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Premières femmes

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah le janvier 21, 2015
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بسم الله الرحمن الرحيم

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Incha‘ Allah, nous allons voir quelques exemples de femmes, par le passé, qui étaient à chaque fois les premières dans ce qu’elles avaient comme situation ou ce qu’elles avaient fait.

La première des femmes qui a cru au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui l’a suivi est Khadijah fille de Khouwaylid. C’était une femme qui était ferme, qui était très intelligente, qui était honorable. Dans la jahiliyyah, c’est-à-dire avant la mission de prophète de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle était surnommée at-Tahirah, c’est-à-dire la pure. Khadijah était la première femme que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée et c’était également la première femme qui a cru en lui,qui l’avait suivi sur l’Islam. Elle avait donné plusieurs enfants au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). D’abord, Al-Qacim d’où le surnom du Prophète Abou l-Qacim, le père de Qacim. C’était le premier enfant que Khadijah lui avait donné et qui était mort enfant. Puis, elle lui a donné Zaynab, puis Oummou Kalthoum, puis Fatimah et enfin Rouqayyah. Puis ^Abdoul-Lah, un autre garçon qui était mort jeune également.

Pour ce qui est de la première femme qui est entrée en Islam après Khadijah (que Allah l’agrée), c’était la mère de Al-FaDl qui s’appelle Loubabah, la fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Loubabah était la soeur de Maymounah qui était l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète avait épousé la soeur de cette femme-là. Loubabah était également la tante maternelle de Khalid Ibnou l-Walid. Khalid Ibnou l-Waliid est très connu, c’est un grand compagnon mais il est entré en Islam à la fin. Il n’était pas parmi les premiers à être entré en Islam. Loubabah était l’épouse de Al-^Abbas fils ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas est l’oncle paternel du Prophète (^alayhi salatou wa s-salaam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rendait visite à Loubabah fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Et Loubabah avait donné six fils à Al-^Abbas.

La première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée après Khadijah (que Allah l’agrée) c’était Sawdah fille de Zoum3ah. Cette femme était mariée à un autre homme, elle était venue d’Abyssinie en émigrant de sa terre pour venir s’installer à La Mecque avec son mari. Elle est venue avec son mari en provenance d’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie. Mais à La Mecque son mari est mort. Quand la période d’attente poste maritale s’est écoulée, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé quelqu’un pour la lui demander en mariage. Quand elle a reçu cette demande en mariage du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle lui a dit :  » Tu fais de moi ce que tu veux, ô Messager de Allah. C’est toi qui décide.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie en français : « Demande à un homme de ta famille pour te donner en mariage », c’est-à-dire ce sera le tuteur pour le contrat du mariage. Elle a alors demandé à Hatib fils ^Amr qui la donnée en mariage. Elle fut ainsi la première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) épousa après Khadijah.

La première femme à qui on fabriqua une sorte de cercueil pour l’enterrement funéraire, c’était Zaynab bint JaHch qui était la fille de la tante paternelle du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’était la femme que le Messager de Allah avait épousée l’an trois de l’Hégire, c’est-à-dire trois années après son émigration. Et c’était la première femme de ses épouses à mourir après lui. Ce fut durant le califat de ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’an vingt de l’Hégire. Quand elle mourut, notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit :  » Comment allons-nous faire ? C’est la mère des croyants, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Est-ce que on va l’emmener au cimetière découverte ? « , c’est-à-dire ce serait bien de la couvrir par quelque chose, ne pas laisser seulement le linceul sur son corps de sorte que les formes apparaissent. C’est alors que Asma‘ fille de ^Oumays lui a dit :  » Ô Émir des croyants, quand j’étais en Abyssinie [les musulmans ont fait une première émigration en Abyssinie, Al-Habachah avant d’émigrer à Médine.], j’ai vu que l’on emmenait les femmes pour être enterrées en étant comme dans une sorte de cercueil. De sorte que le corps est complètement caché.  » Et elle le lui a décrit. Ce fut ainsi qu’on lui fabriqua un. C’était la première fois que l’on emmenait une femme pour être enterrée dans une sorte de boîte. Cela ne veut pas dire que les musulmans enterrent dans le cercueil mais ils l’emmènent jusqu’au lieu de l’enterrement dans une sorte de cercueil, puis font sortir le corps drapé du linceul, et le mettent en terre sans qu’il ne soit dans un cercueil.

La première femme arabe qui a recouvert la Ka^bah de soie, c’était Noutaylah la fille de Janab. Elle était la mère de Al-^Abbas fils de ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas c’était l’oncle paternel du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils ont dit que la raison pour laquelle elle avait drapé la Ka^bah de soie c’est que Al-^Abbas s’était perdu quand il était petit. Elle a fait le vœux, si elle retrouvait son fils Al-^Abbas de recouvrir la Ka^bah. Et comme elle l’a retrouvé, elle a tenu son engagement, sa promesse.

La première femme parmi les musulmanes à mourir lors de la conquête des musulmans à travers les mers, c’était Oummou Haram fille de Malhan. Cette femme rapporte, elle a dit :  » Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait une sieste chez moi et il s’est réveillé de sa sieste en souriant. » Elle lui a dit :  » Ô Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dis-moi s’il te plait qu’est-ce qui te fait sourire.  » II lui a dit ce qui signifie : « II y aura des membres de ma communauté qui vont embarquer en mer. Ils seront comme des rois assis sur leur trône. » Cette femme, Oummou Haram fille de Malhan, a dit :  » Ô Messager de Allah, fais des invocations pour que je sois avec eux.  » Il lui a dit ce qui signifie : « Tu seras parmi eux. » Le Messager lui a confirmé qu’elle sera parmi les premiers, et ce fut ainsi plus tard. Elle fut parmi ceux qui ont embarqué en mer et elle est morte après son arrivée. Sa tombe est connue comme étant la tombe de la femme vertueuse. Elle se trouve à Chypre.

La première femme hébraïque qui était au service de Baytou l-Maqdis, était Maryam la fille de ^Imran. Elle est la meilleure des femmes de toute l’humanité. C’est une femme musulmane, pieuse, vertueuse, pure. Sa mère s’appelle Hannah fille de Thakoudha. Il a été dit que ^Imran, le mari de Hannah était mort alors que Hannah était enceinte de Maryam. Hannah a fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis. C’était une mosquée même si elle n’avait pas été construite par la communauté de notre maître Mouhammad. Mais, tous les prophètes étaient musulmans. Elle était à l’époque de Zakariyyah, c’était un prophète musulman. Zakariyyah était le mari de la tante maternelle de Maryam, c’est-à-dire que Zakariyyah et ^Imran le père de Maryam, avaient épousé deux soeurs. Hannah avait fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis, et généralement les gens faisaient un tel vœu lorsque l’enfant était un garçon. Mais ce fut une fille et ce fut le mari de sa tante, Zakariyyah qui lui enseigna les règles de l’Islam. C’était une femme vertueuse. Ces prodiges sont mentionnés dans le Qour’an. Elle se trouvait dans Al-Mihrab, l’endroit où elle se consacrait pour l’adoration de Dieu. Et Allah lui accordait les fruits de l’hiver en été, et les fruits de l’été en hiver. C’était une femme vertueuse et elle fut la mère de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Elle est tombée enceinte de ^Iça sans qu’aucun homme ne l’ait touchée, sans qu’elle n’ait eu aucun rapport, sans qu’elle ne soit mariée. Et Allah est sur toute chose Tout-puissant. Allah a fait que chacun d’entre nous est né d’un père et d’une mère et Il a créé ^Iça à partir d’une mère seulement. Et Il a créé Hawwa‘ à partir d’un homme et Il a créé ‘Adam à partir de la terre. ‘Adam est le père de l’humanité, c’est le père de tous les hommes et femmes. Il était le premier des prophètes également. Hawwa‘ est son épouse, elle était une femme vertueuse. Dieu l’a créé à partir de la côte gauche la plus courte de notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Mais elle était d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam, parce que ‘Adam était grand, il avait soixante coudées de hauteur, environ une trentaine de mètres. C’est la taille des gens lorsqu’ils seront au Paradis. Il y a eu parmi ses descendances qui étaient plus grands encore, ils ont atteint jusqu’à cent coudées. Puis les humains sont devenus de la taille que l’on connaî aujourd’hui. Allah est sur toute chose Tout-puissant. Ce ne sont pas les causes qui créent les conséquences. Les enfants sont des conséquences puisqu’ils viennent suite à un homme et une femme. Mais, ce n’est pas l’homme et la femme qui créent l’enfant. Tous ceux qui ont des enfants, le savent parfaitement. Celui Qui crée Il sait ce qu’Il crée. Chacun d’entre nous ne sait même pas combien de pas il a fait, combien de muscles travaillent dans son corps, combien de choses il a mangé, combien de fois il a dormi. Celui Qui crée sait ce qu’Il crée. Nous, nous ne créons rien du tout, ni nos enfants. Nos parents ne nous créent pas. Nous ne créons pas nos actes mais c’est Allah Qui crée pour nous nos actes, Qui crée pour nous des enfants, Qui crée pour nous cette respiration, ce battement du coeur, cette digestion, l’irrigation de notre corps grâce au sang qui circule dans les vaisseaux, tout cela c’est Allah Qui le crée. Nous ne créons rien du tout. Allah a créé ^Iça sans père. Ce n’est pas difficile pour Dieu. Du fait que Dieu veut que quelque chose existe, elle existe. C’est pour cela dans un hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à son cousin ^Abdou-Lah Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Si tout le monde se réunissait pour te profiter par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te profiter, et si tout le monde se réunissait pour te nuire par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te nuire. »

La première femme à avoir installé une tente pour les blessés, c’est Roufaydah Al-Aslamiyyah et il a été dit Al-Ansariyyah. C’est une femme compagnon qui a beaucoup de mérite. Elle s’est engagée à obéir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après son émigration. Elle soignait les blessés lorsqu’il y avait des guerres. Elle a participé à la bataille de Al-Khandaq et à la bataille de Khaybar. Elle avait installé une tente dans la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour soigner les blessés. Cette femme (que Allah l’agrée) savait lire et écrire, et elle avait une grande fortune. Elle était très riche. Elle dépensait pour cet objectif, de soigner les blessés, de son propre argent, de plein gré, c’est-à-dire pour l’agrément de Dieu.

La première femme qui a allaité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Sou’aybah Al-Islamiyyah qui était une femme esclave chez Abou Lahab. Elle a allaité également Hamzah Ibnou ^Abd Al-Mouttalib, ainsi que Abou Salamah Al-Makhzoumiyy. Plus tard, ce fut Khadijah As-Sa^diyyah qui a pris en charge le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

La première femme parmi les femmes des Ansar qui a fait pacte d’allégeance au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Oummou ^Amir Al-Achkhaliyyah fille de Yazid Ibnou s-Sakan. Elle a dit :  » Je suis partie en compagnie d’une autre femme qui s’appelle Layla file de Hatim et Hawwa‘ fille de Yazid fils de As-Sakan. Nous sommes parties visiter le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il nous a fait bon accueil. Puis il m’a dit (ce qui signifie) : « Quel est ton besoin ? » « . Elle lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, nous sommes venues te faire pacte d’allégeance sur l’Islam. Nous avons cru en ta véracité et nous témoignons que ce que tu as amené est vrai.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « J’accepte votre pacte d’allégeance. » Le pacte d’allégeance avec les hommes était en serrant la main, mais le Prophète ne touchait pas les femmes qui n’étaient pas licites pour lui.

La première femme qui a mis du Ithmid en tant que kouhoul dans les yeux. On peut utiliser plusieurs kouhoul dans les yeux. La meilleure c’est Al-Ithmid. Elle s’appelle Zarqa‘ou Al-Yamamah. C’était une femme qui avait une grande acuité visuelle, elle avait une vue excellente. Elle pouvait voir un voyageur sur sa monture à une distance de trois nuit de marche. Lorsque son peuple fit l’objet d’une attaque d’un roi qui s’appelle Al-Hasan, qui venait du Yémen. Lorsqu’ils se sont approché, ils ont eu peur qu’elle ne les voit de loin. Ils avaient coupé des arbres et chaque homme d’entre eux tenait un arbre. Quand elle a vu, elle s’est adressée à son peuple :  » Ô vous peuple de Jaadis, les arbres se dirigent vers vous.  » Elle leur a dit :  » Ce sont des arbres qui marchent mais derrière eux il y a quelque chose que je ne vois pas. Mais je vois un homme derrière un arbre qui est en train de manger quelque chose ou de réparer des sandales. » Mais son peuple n’a pas voulu la croire. Et il en fut ainsi, c’est-à-dire qu’ils furent attaqués. Ils n’ont pas voulu se préparer à la guerre et ils n’ont pas voulu l’entendre. C’est alors que ce roi Hasan les a attaqués, avec pour simples montures des ânes. L’âne n’est pas rapide. Ils étaient très peu préparés à se défendre et il les a anéantis. Quand il a fini avec ce peuple, ce roi Hasan avec le peuple de Jaadis, il a demandé qu’on lui amène Al-Yamamah et il lui a arraché les yeux. Il a vu que dedans il y avait des veines toutes noires. Il l’a interrogée à ce sujet. Elle lui a dit :  » C’est une pierre noire qui s’appelle Al-Ithmid que n’utilisait pour en mettre dans les yeux et c’est grâce à cela que j’étais très forte, je voyais de loin.  » C’était la première femme qui utilisait Al-Ithmid, et par la suite c’est devenu une habitude. C’est histoire remonte à la jahiliyyah. Zarqa‘ou Al-Yamamah était connue.

La première femme qui a fait les trajets entre As-Safa et Al-Marwah. C’était la mère de Isma^il, qui s’appelait Hajar. ‘Ibrahim sur ordre de Dieu l’avait laissée elle et son fils à La Mecque. Il n’y avait pas encore de construction c’était une terre déserte. Son petit, son fils qui était encore tout petit, Isma^il, avait eu une grande soif. C’est alors que Hajar a escaladé le mont de As-Safa et elle a regardé tout autour, puisse-t-elle voir une source d’eau où des gens qui pouvaient l’aider, mais elle ne vit rien du tout. Elle est descendue de As-Safa et elle a escaladé Al-Marwah. Et elle fit de même. Elle ne vit rien du tout. Elle revint à nouveau sur As-Safa et elle refit la même chose, jusqu’à ce qu’elle fit les trajets sept fois. Puis elle revint auprès de Isma^il. Elle fut à ses côtés lorsqu’il secouait ses pieds tellement il avait soif. C’est alors que Jibril a appelé Hajar et il lui a dit :  » Qui es-tu ?  » Elle a dit :  » Je suis Hajar, la mère du fils de ‘Ibrahim.  » Et il lui a dit : « À qui il vous a laissé ?  » Elle a dit :  » Il nous a laissé à Dieu, Il nous a confié à Dieu.  » Il lui a dit :  » Dieu vous accordera ce que vous souhaitez.  » C’est alors que le petit a creusé la terre avec son doigt et l’eau de Zamzam a jailli. Il y a plusieurs versions. Dans une autre version, c’était Jibril qui a tapé le sol avec son pied et l’eau de Zamzam a jailli.

La première femme martyr dans cette communauté, c’était Soumayyah la fille Khabat, la mère de ^Ammar Ibnou Yaçir. Elle était entrée en Islam au tout début, à La Mecque. C’était une femme qui était torturé pour abandonner l’Islam mais elle n’a pas laissé. Ils étaient torturés pour abandonner l’Islam et ils n’abandonnaient pas. dans les communautés antérieures, c’était encore plus difficile, comme la femme de Pharaon : elle fut écartelée. On lui attacha ses mains et ses pieds dans des pieux et ils furent tirés jusqu’à ce que son corps soit déchiré et elle n’abandonnait pas l’Islam. Certains étaient enterrés tout entier en terre, et uniquement la tête dépassait. Ils étaient torturés et ils n’abandonnaient pas l’Islam, alors que de nos jours des gens disent des paroles de mécréance par plaisanterie et ils quittent l’Islam. Et d’autres soit disant font les intelligents et disent des paroles qui contredisent l’Islam. Il dit :  » Moi mon avis… moi je pense  » et il dit une parole qui le fait sortir de l’Islam sans que lui, il ne veuille sortir de l’Islam et pourtant sa parole l’a fait sortir de l’Islam. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرَى بِها بَأْساً يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِين خَرِيفاً

(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati la yara biha ba’san yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

Ce qui signifie : « Il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il va chuter en enfer soixante-dix automnes. » c’est-à-dire la parole qui revient à manquer de respect à l’égard de Dieu, à l’égard des anges, à l’égard d’un des prophètes, à l’égard d’un des signes de la religion ou une parole qui revient à contredire une loi de l’Islam, à rendre licite une chose qui est interdite selon l’unanimité, ou à rendre interdite une chose qui est licite selon l’unanimité, ou à renier le caractère obligatoire d’une chose qui est obligatoire selon l’unanimité, ou à considérer obligatoire ce qui ne l’est pas selon l’unanimité, etc. Le mieux c’est d’apprendre quel est le jugement dans la religion et de dire ça c’est mon avis, plutôt que de dire moi mon avis c’est cela, puis tu te retrouves en porte à faux par rapport à ce que Dieu a révélé à Son Prophète (^alayhi s-salam) Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى يَكُونَ هَوَاهُ تَبَعًا لِمَا جِئْتُ بِهِ
Ce qui signifie : « L’un d’entre vous n’atteindra le degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. » c’est là qu’apparaît celui qui est fort. Le fort c’est celui qui arrive à maîtriser, à se contrôler, à faire soumettre même son avis personnel à la Loi de l’Islam, à ce que Allah a révélé à Son Prophète. Et celui qui est faible c’est celui qui suit ses passions, qui dit :  » Moi je pense… Moi je critique… Moi je ne pense pas…  » Celui-là en quoi il va suivre l’Islam ? Peut-être qu’il va considérer bien ce que Dieu a révélé qu’il était mauvais ou il va considérer mauvais ce que Dieu a révélée qu’elle était bonne. L’Islam c’est croire qu’il n’est de dieu que Dieu, et de suivre le Prophète. Comment il va suivre le Prophète si lui il va avoir son propre avis ? Il ne reçoit pas la révélation ! Ton avis c’est la Loi de l’Islam, c’est ainsi qu’il convient que ce soit, de faire soumettre ses passions à la Loi de l’Islam. La raison à elle ne permet pas de connaître quelles sont les choses qui vont sauver au jour du jugement. Il se peut qu’une même chose, dix personnes trouvent un avis sur cette chose-là. Un dit qu’elle n’est pas bien, un dit parfois elle est bien parfois elle n’est pas bien, un dit c’est déconseillé, un est recommandé. Al-hamdouli l-Lah, Dieu nous a envoyé un Prophète et ce Messager c’est comme un ambassadeur de Dieu à Ses créatures, et Allah lui a donné des miracles qui sont signe de sa véracité. Allah n’a pas fait que chacun de nous soit un messager, un envoyé de Dieu. Allah a fait que nous dépendions des prophètes, et c’est un bien que Dieu nous ait envoyé les prophètes parce que tous seuls nous n’aurions pas pu nous passer de l’envoi des prophètes donc c’est une miséricorde cet envoi. Et c’est une miséricorde pour nous que d’avoir eu des savants qui soient héritiers des prophètes, et c’est une miséricorde pour nous qui nous est parvenue cette croyance et ces lois jusqu’à nos jours. Celui qui est intelligent, celui qui est fort c’est celui qui apprend et qui applique, ce n’est pas celui qui remet en cause quelque chose qui est certaine. Celui-là, il est faible. Celui -là, il suit le chaytan. C’est le chaytan qui a rejeté, qui a émis une objection, qui s’est rebellé, qui a dit :  » Moi je suis meilleur.  » N’est-ce pas que Allah a ordonné au chaytan de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect ? Les anges se sont tous prosterné parce que les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils font ce que Dieu leur ordonne. Ce sont tous des musulmans, ce sont tous des saints. Iblis était un jinn, au départ il était musulman mais il a refusé il a dit :  » Comment Tu m’ordonnes de me prosterner ? Je suis meilleur que lui ! Tu l’as créé de terre et Tu m’as créé de feu.  » Si il s’était abstenue de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché. De ne pas accomplir un ordre c’est un péché, cela ne fait pas sortir de l’islam mais remettre en cause l’ordre cela c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam, c’est comme s’il dit à Allah :  » Ce que Tu m’ordonnes c’est quelque chose d’absurde ! « ,  » C’est du n’importe quoi ! « , comme certains disent aujourd’hui. Il s’est rebellé contre Dieu c’est pour cela que c’est de la mécréance. S’il s’était abstenu de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché, il n’aurait pas quitté l’islam. Mais en disant : « Je suis meilleur que lui. « , il remet en cause l’ordre et cela c’est de la mécréance. Il faut bien comprendre la nuance. Ne pas exécuter un ordre ne fait pas sortir de l’Islam. Remettre en cause l’ordre ça c’est de la mécréance.

Soumayyah fut torturée pour qu’elle abandonne l’Islam. Jusqu’au jour où Abou Lahab est passé par là, il lui a planté une lance, et elle était morte. Elle fut la première femme martyr dans cette communauté, elle était une femme âgée et faible. Lorsque Abou Jahl fut tué durant la bataille de Badr, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à ^Ammar Ibnou Yacir : « Allah a fait que l’assassin de ta mère soit tué. »

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah le janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aD-Douha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou S-Sima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

Les compagnons de la caverne, des musulmans de la communauté du Prophète musulman Jésus !

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le décembre 23, 2014
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang
de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il
craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons,
qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et
nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à
Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Le récit des compagnons de la Caverne « Ahlou lkahf» a été mentionné dans le Qour’an,
dans souratou lkahf.
Dans ce récit, il y a beaucoup de leçons, beaucoup de moralités et il y a des preuves qui annoncent l’éminence de la ToutePuissance de Allah ta^ala ainsi que Sa Sagesse dans la prédestination des choses à Ses créatures. Le détail de ce récit tout comme il nous est parvenu, c’est qu’un roi qui s’appelle Douqyanous a ordonné aux habitants de sa
ville qui s’appelle ‘Oufsous d’adorer les idoles. Cette ville se trouve dans l’actuelle Turquie.
Au sujet des compagnons de la Caverne, il y a eu plusieurs versions. Dans une version, il s’agissait de huit jeunes gens qui s’appellent : Moukaslamina qui était le plus âgé d’entre eux, Maximilien, Amlikha, Maratounis, Birounis, Kachoutounis, Birounis, Daynamous, et Batounis.
Et il y a eu d’autres versions. Leur chien s’appelle Qitmir.
Un jour, un des compagnons (les apôtres, en arabe : AlHawariyyoun) de notre maître ^Iça AlMasih عليه السلام était venu dans cette ville, ‘Oufsous. Cet apôtre était un musulman, il appelait à la religion de l’Islam car tous les prophètes sont musulmans. Il n’y a pas eu de prophète juif, ni chrétien, ni mazdéen. Tous les prophètes ont dit : il n’est de dieu que Dieu, et le prophète de leur époque c’est le Messager de Dieu. Par exemple, à l’époque de Jésus, ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, ^Iça est le Messager de Dieu. À l’époque de Mouça (Moïse), ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, Mouça est le Messager de Dieu. A l’époque de Nouh, ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, Nouh est le Messager de Dieu. A chaque époque, ils mentionnaient le nom de leur prophète.
Cet apôtre qui est venu dans cette ville, il était un employé dans un hammam, un bain maure. Les gens y venaient se laver. Quand le propriétaire avait vu que cet employé était une source de beaucoup de bénédictions, il l’a chargé des affaires du bain maure. Cet apôtre a fait connaissance avec quelques jeunes gens de cette ville. Il leurs a enseigné le tawhid,
c’est-à-dire la croyance en l’Unicité de Allah. Il leur a enseigné que Allah est exempt de toute ressemblance avec Ses créatures, que Allah est exempt d’avoir un fils, que Allah est exempt d’avoir une forme, que Allah n’a pas d’endroit. Ils sont entrés en Islam, ils ont cru en Dieu et au Prophète ^Iça, et ils ont appliqué ce que cet apôtre leur a enseigné comme lois. Ils étaient de bons musulmans. La croyance de l’Islam depuis notre maître ‘Adam qui est le premier Prophète jusqu’à notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il n’est pas un corps assit sur le trône qui descend dans une partie de la nuit puis qui remonte et redescend. Allah n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout. Il n’est pas du tout un corps, Il n’a pas de quantité. Celui qui a une quantité, celui qui a un corps, il a un endroit et il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cet endroit. Celui qui a besoin, il n’est pas un dieu c’est une créature. Allah soubhanaou wa ta^ala est exempt d’avoir une forme, ou un corps ou un endroit pour se localiser ou une
direction. C’est pour cela que les savants ont dit que Allah existe sans endroit, sans direction et sans comment.
Ces jeunes gens qui étaient devenus musulmans, étaient devenus très connus dans la ville.
Les gens savaient qu’ils étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah Lui Seul. Leur cas a été soulevé au roi Douqyanous et il lui a été dit : ils ont quitté ta religion et ils se moquent ce que tu adores comme statues, et ils ont mécru en cela. Le roi les a appelé à son assemblée et il leurs a ordonné de quitter l’Islam. Certains n’aiment pas l’Islam car cette religion permet aux
gens de s’affranchir du pouvoir des injustes, comme les fils de ‘Isra’il lorsque ^Iça est venu avec l’Islam, ils n’ont pas voulu le suivre alors qu’ils devaient le suivre. Ils ont prétendu suivre notre maître Mouça. Ils ont dit : Comment ! Les gens nous suivent maintenant, vous voulez que l’on se mette à suivre les autres? c’est-à-dire qu’ils auraient eu une perte de pouvoir.
C’est pour cela que les gouverneurs injustes n’aiment pas que les gens connaissent la réalité de l’Islam, que c’est la religion de vérité. Ils empêchent les gens soit en diffusant de fausses informations, soit en empêchant les gens de devenir musulmans. Le roi Douqyanous a menacé les jeunes gens musulmans de les exécuter s’ils n’abandonnaient pas l’Islam. Il leur a ramené des idoles et il leur a ordonné de commettre la mécréance. Il leur a dit : « Égorgez un animal pour glorifier l’idole comme les gens le font ou je vous tue. » Mais, ils ont refusé. Moukaslamin a dit : « Nous avons un Dieu que nous adorons et nous n’adorons nul autre que Lui. Nous ne reconnaissons pas ce à quoi tu nous appelles, jamais nous ne le
ferons. » Allah nous a appris à leur sujet ce qui figure dans souratou lkahf, ‘ayah 14, que Dieu leurs a accordé un coeur ferme et ils ont dit : « Notre Dieu c’est le Seigneur des cieux et de la terre, nous n’adorerons nul autre que Lui. » Lorsque le roi Douqyanous a entendu leur refus, il a ordonné de les exécuter. Puis, il a dit : « Ce n’est encore que de jeunes gens. Ils ne
sont pas suffisamment mûrs. » Il ne les a pas exécutés immédiatement, il leurs a donné une période de réflexion avant de mettre à exécution sa menace. Il leurs a dit : « Du moment que vous avez fait ce que vous avez fait (la foi, l’Islam), je vais m’occuper de votre cas. Je vais mettre à exécution ma menace mais ce qui m’en empêche c’est que je vois que vous êtes
encore jeunes. Je vais vous donner un délai de réflexion,comme cela vous pouvez réfléchir à deux fois si vous voulez rester sur votre religion. » Puis, il a ordonné qu’on leur enlève une parure qu’ils portaient, c’était en or et en argent. Cette parure leur a été enlevée et il a ordonné de les faire sortir. Ils sont rentrés chez eux. Entre temps, ce roi Douqyanous a voyagé et les jeunes gens se sont concertés entre eux, comment faire pour échapper à ce qui les attend. L’un d’entre eux a dit : « Je connais une caverne qui se trouve dans la montagne là-bas.
Mon père avait du bétail et il faisait rentrer ses moutons dans cette caverne. Nous pouvons y aller nous cacher jusqu’à ce que Allah nous accorde une issue. » Ils se mirent d’accord sur cela. Ils sont sortis en faisant mine de jouer avec une balle qu’ils lançaient devant eux, jusqu’à ce qu’ils aient échappé et que les gens ne se soient pas rendu compte d’eux. Mais, un chien a couru derrière eux. Ils lui ont lancé des pierres pour l’éloigner, pour que les gens ne se rendent pas compte qu’ils étaient en train d’échapper pour préserver leur religion. Mais Allah a fait parler ce chien. C’était un prodige, une chose extraordinaire.
Allah accorde des prodiges à certains saints. Les saints ce sont ceux qui sont sur la droiture : ils font les obligations et évitent les péchés. Le prodige du saint constitue un miracle pour le Prophète qu’il suit. Le prodige est un signe de la véracité du saint et de la véracité du Prophète qu’il suit. Et, le miracle est une preuve pour le Prophète qu’il est bien l’envoyé de
Allah. Parmi les miracles du Prophète ^Iça (^alayhi ssalaam), c’est qu’il prenait de la terre glaise, la façonnait à l’image d’une chauve-souris, puis la lançait et elle s’envolait jusqu’à s’éloigner des regards, puis elle meurt et n’a pas de descendance. La chauve-souris est un animal complexe car c’est un mammifère qui allaite ses petits et aussi elle vole. C’est une preuve de Allah que ^Iça est véridique, qu’il est l’envoyé de Allah. Et parmi les miracles du Prophète Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) c’est qu’un tronc d’arbre, sur lequel il s’appuyait pour le discours, a gémi comme un enfant après que le Prophète l’ait laissé pour s’installer sur une chaire (un minbar). Le tronc d’arbre ne s’est arrêté de gémir que lorsque le Prophète l’a pris dans ses bras. Il l’a calmé comme on calme un petit. Petit à petit, jusqu’à ce qu’il se taise. Ceci s’est déroulé devant beaucoup de compagnons du Prophète (salla lLahou ^alayhi wa sallam). C’est une preuve en faveur de notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) qu’il est bien un envoyé de Dieu. Parmi les miracles du Prophète
Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam), il y a aussi que de l’eau est sortie d’entre ses doigts et des centaines de personnes en ont bu et ont lavé leurs membres. Ce n’est pas une illusion d’optique. Ce n’est pas comme certains, il y a un rocher qui laisse couler un peu de liquide dans une grotte et ils prétendent que c’est un prodige. Non. Le Prophète, de l’eau
sortait d’entre ses doigts alors que habituellement l’eau ne sort pas de cette partie, elle sortait comme des sources. Les gens, des centaines, en ont bu et ont fait leurs ablutions. Ils étaient témoins, ils n’ont pas rêvé. Ils avaient soif, puis ils n’avaient plus soif. Leurs membres étaient secs, puis leurs membres sont devenus mouillés. C’est une réalité qu’un grand nombre de personnes a transmis à un grand nombre qui l’a transmis à un grand nombre, jusqu’à ce que l’information nous parvienne donc ce n’est pas possible que ce soit un mensonge. Les incrédules sont dérangés car ils ne peuvent pas le nier. Dieu guide qui Il veut. Il y a des gens qui étaient présents lorsque le Prophète Mouhammad a eu pour miracle la lune qui s’est fendue en deux. Une moitié qui est restée en haut et une autre moitié qui s’est rapprochée de la terre. Ils ont dit : « Non non, c’est un sorcier. » Quelques temps plus tard, une caravane est arrivée et a dit :  » Telle nuit nous avons vu la lune fendue en deux. » Ce n’était donc pas une illusion d’optique. C’est une preuve en faveur du Prophète Mouhammad. Les saints qui
suivent les prophètes, certains d’entre eux Allah leurs accorde des prodiges. Parmi les prodiges qui sont connus dans la communauté de notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam), il y a un prodige qu’a eu un saint qui s’appelle Chaykh Ahmad ArRifa^iyy.
Ce saint est un descendant du Prophète, il a vécu environ cinq siècles après le Prophète.
Tellement il aimait le Prophète, lorsqu’il est allé à Médine, à l’occasion du pèlerinage, il en a profité pour visiter le Prophète. Il s’est trouvé devant la tombe du Prophète, il a dit : «Assalamou ^alayka ya jaddi », c’est-à-dire : je te passe le salam ô toi qui est mon ancêtre. Et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) pour l’honorer lui a répondu : « wa ^alayka ssalamou
ya ibni ». Les gens qui étaient présents ont entendu. Tellement le chaykh était heureux, il s’est mit à dire de la poésie et il ne se contenait plus, il a dit au Prophète : « Tends moi donc ta main pour que je puisse l’embrasser. » Le Prophète de sa tombe lui a tendu sa main, le chaykh l’a embrassé devant des milliers de personnes. C’est une preuve que c’est un saint
qui suit correctement le Prophète. La raison ne dit pas que ce n’est pas possible. Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. Les prophètes sont vivants dans leur tombe, mais d’une vie qui n’est pas comme nous actuellement, alors que nous, nous avons besoin de manger et de boire, eux vivent d’une vie durant laquelle ils prient sans avoir besoin
de manger ou de boire. A chaque fois, que quelqu’un passe le salam au Prophète, ce dernier le rend. Dans le hadith, le Prophète a dit : « مَن زَارَ قَبْرِي وَجَبَتْ لَهُ شَفَاعَتِي » (man zara qabri wajabat lahou chafa^ati) ce qui signifie : « Celui qui vient me rendre visite à ma tombe, j’intercéderai en sa faveur au jour du jugement. »
Les savants ont dit s’il a l’intention sincère lorsqu’il va rendre visite au Prophète, que son argent est licite, et son objectif est unqiueent de visiter le Prophète, le Prophète intercède en sa faveur au jour du jugement. Le Prophète est utile pour sa communauté. Il était utile avant sa naissance car le Prophète ‘Adam a demandé pardon à Allah par le degrés du Prophète
Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) et Allah lui a pardonné son petit péché. Ce n’était pas un grand péché, ni un petit péché de bassesse. Le Prophète ‘Adam a su que il y avait avoir un Prophète de sa descendance du nom de Mouhammad car il a vu sur le trône (Al^ arch) écrit : La ilaha illa lLah, Mouhammadoun raçoulou lLah (il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu). Il a dit que si le nom d’une des créatures de Dieu était à côté du nom de Dieu, c’est que forcément c’est une créature qui a un haut degrés.
Durant sa vie, le Prophète est utile car lorsque les compagnons ont besoin d’un jugement, le Prophète leur donne. Il les a protégé, il leurs a enseigné la bonne croyance. C’était le plus courageux des hommes, il avait la force de quarante hommes. Après sa mort également, il est utile (salla lLahou ^alayhi wa sallam). Au jour du jugement, il est utile car il intercède en
faveur des grands pécheurs de sa communauté. Il a dit : « شفاعتِي لأهل الكبَائِرِ من أُمتِي » (chafa^ati li ‘ahli kaba’iri min ‘oummati)
c’est-à-dire : « ceux qui ont commit des grands péchés dans ma communauté, je vais intercéder en leur faveur. »
Certains qui entreront en enfer à cause de graves péchés qu’ils ont commis, en sortiront par l’intercession du prophète, avant qu’ils n’aient toute la durée qu’ils méritent. Et d’autres, qui méritent l’enfer, l’éviteront. Certains, le soleil se rapprochera de leur tête au jour du jugement, au point que la transpiration leurs arrive pour certains aux genoux, d’autres au nombril,
d’autres jusqu’au coup. Grâce à l’intercession du prophète, ils seront soulagés. Mais, il n’y aura pas d’intercession pour le mécréant. Personne n’intercèdera en leurs faveurs. L’intercession est réservé pour le Prophète Mouhammad (salla lLahou
^alayhi wa sallam), les saint, les anges et les martyrs. Un martyr intercède pour soixante dix membres de sa famille. L’intercession c’est de demander le bien à autrui en faveur d’autrui. On l’appelle en arabe : Ach-chafaa^ah.

Les compagnons de la caverne qui était sortis avec une balle et Allah a fait parler le chien.
C’est un honneur pour eux. Le chien a dit : « Pourquoi vous me chassez? Pourquoi vous me lancez des pierres? Pourquoi vous voulez me frapper? Ne craignez rien de moi. Par Allah, je ne suis pas mécréant en Dieu. Je ne vous ferai aucun mal. » C’est alors que les jeunes gens l’ont emmené avec eux et ils ont eu la certitude que Allah les protège car ce prodige raffermit
le coeur. Ils ont occupé leur temps en faisant des invocations et en suppliant Allah.

Allah nous apprend dans souratou lkahf comment ces jeunes gens se sont comportés. Et ils sont arrivés dans cette caverne, dans la montagne. Ils ont trouvé des fruits. Ils ont trouvé de l’eau, ils en ont bu. Ils se sont allongé un peu pour reposer leurs pieds. Quelques instants plus tard, ils ont senti le sommeil alourdir leurs paupières. Ils se sont endormis par terre d’un sommeil profond, et en gardant les yeux grands ouverts. Les nuits et les jours se sont succédés, les années se sont succédées les unes les autres, et ces jeunes gens étaient toujours endormis tout comme Allah nous l’apprend dans souratou lkahf, ‘ayah 25. Allah a fait que dans leur sommeil, ils n’entendent pas. Habituellement, lorsque celui qui est endormi, entend un bruit il se réveille. Mais eux, Allah a fait que leurs oreilles n’entendent pas pendant leur sommeil. Le bruit des tempêtes, du vent, ils ne l’entendent pas. Le tonnerre également, ils ne l’entendent pas. Et le soleil, lorsqu’il se lève, ils ne subissent pas ses rayons toute la journée. C’était un honneur pour eux. Lorsque le soleil se levait, il était du côté droit de la Caverne, et il disparaissait toute la journée, puis il se couchait du côté gauche. Ils avaient les rayons du soleil durant la journée que peu de temps de sorte que la couleur de leurs vêtements ne soit pas altérée, et que leur peau ne soit pas brûlée. C’est ce que Allah nous apprend dans souratou lkahf, ‘ayah 17. Si quelqu’un les observait, il croirait qu’ils sont éveillés car leurs
yeux sont grands ouverts alors qu’en réalité ils étaient endormis. Allah a fait que leurs yeux ne s’assèchent pas car c’est préférable pour l’oeil lorsqu’il est exposé à l’air. Ils étaient retournés deux fois par an, afin que la terre n’altère pas le côté de qui était en contact avec elle. Il a été dit que c’était un ange qui était chargé de les retourner deux fois par an. Si quelqu’un les voyait, il prendrait peur tellement ils inspirent la crainte, tellement cet endroit inspire la crainte. Allah les a voilés afin que les gens ne les voient pas, les gens ne s’approchent même pas d’eux. C’est ce que Allah nous apprend dans souratou lkahf,
la ‘ayah 18. Ce que nous comprenons de ce verset est qu’ils étaient endormis les yeux ouverts de sorte que si quelqu’un les voyait, il croirait qu’ils sont réveillés. Ils sont restés trois cent neuf années. Leur communauté qui était mécréante était morte et une communauté musulmane l’avait remplacée. Le roi de cette nouvelle communauté était croyant, il suivait la religion de notre maître ^Iça (^alayhi ssalam).
Mais dans sa communauté, une divergence est apparue entre les musulmans, certains ont dit que Allah ressuscitera le corps et l’âme, et d’autres ont dit juste l’âme. Nous on sait que Allah au jour du jugement ressuscite le corps et l’âme et si le corps a été assimilé par la terre Allah crée un nouveau corps. Si le corps n’a pas été assimilé par la terre, comme le corps des prophètes, alors ils seront ressuscités avec ce corps. Le roi était désemparé. La divergence apparue au sein de la communauté le dérangeait. Il y avait un risque que il y ait une zizanie car les gens n’étaient pas d’accord sur
un sujet de croyance. Le roi a invoqué Allah afin qu’il fasse parvenir une preuve manifeste, afin que tout le monde soient alignés. Il a dit : « Ô mon Seigneur, les les gens ont divergé, alors envoie-nous un signe pour nous indiquer ce qui est correct. »

Allah leur a envoyé justement ces jeunes gens de la caverne. Après toutes ces longues années de sommeil, Allah les a fait réveiller de leur sommeil. Ils étaient affamés. L’un d’entre eux a dit : « On est restés endormis une journée ou une partie d’une journée. », un autre a dit : « nous nous sommes endormis le matin et là, regardez le soleil est prêt de se coucher. » un quatrième a dit : « Laissez nous avec vos interrogations, Dieu Seul sait combien de temps nous sommes restés dans cette caverne mais nous allons envoyer l’un d’entre nous, nous allons lui donner une partie de notre argent pour qu’il nous ramène de la nourriture. Mais, qu’il soit vraiment intelligent et qu’il fasse attention, qu’il soit méfiant pour que personne ne le reconnaisse car ils pourront le suivre pour nous rattraper. Le roi Douqyanous sera averti, lui et son groupe, ils sauront où nous sommes et ils vont nous torturer ou nous égarer de notre religion. » Ils ont envoyé l’un d’entre eux, celui qui s’appelle Amlikha, pour leur ramener de la nourriture. Ils ont collecté de l’argent, c’était de grandes pièces d’argent métal de leur époque à eux. Amlikha était craintif, lorsqu’il est sorti de la caverne il a vu quelque chose qui ne lui a pas inspiré
confiance, il voulait revenir mais il a continué jusqu’à arriver dans la vile. Il était étonné comment le paysage avait changé, comment les formes des constructions étaient différentes. Il y avait, auparavant, des étendues qui étaient des pâturages pour les animaux, qui étaient devenues des grands palais. Et d’autres, où il y avait des palais étaient devenus des ruines. Il
voyait des visages qu’il ne reconnaissait pas. Il avait alors un regard furtif. Il regardait à droite et à gauche. On voyait qu’il était perturbé dans sa marché. C’est alors que quelqu’un s’est adressé à lui. Il lui a dit : « Tu es donc étranger de cette ville? Qu’est-ce que tu cherches? »
Amlikha a dit : « Non, non je ne suis pas étrange. Je cherche juste de la nourriture pour en acheter. Je ne trouve pas l’endroit où j’ai pour habitude d’en acheter. » Alors cet homme l’a emmené vers quelqu’un qui vend de la nourriture. Quand il leur a donné l’argent pour payer, il leur a donné des pièces sur lesquelles il y avait l’image du roi Douqyanous qui était mort
depuis plus de trois cents ans. Ils étaient étonnés. Ils lui ont dit : « D’où est-ce que tu ramènes cet argent? », ils croyaient que c’était quelqu’un qui avait trouvé un trésor, des anciennes pièces. Ils l’ont interrogé puis ils l’ont emmené auprès de leur roi vertueux. Quand il a eu vent de leur existence,  ce roi musulman était impatient de voir ce jeune homme car il
avait entendu de ses ancêtres l’histoire de ces jeunes gens. Le roi l’a interrogé et Amlikha a raconté son histoire, celle de ses compagnons. Ils étaient tous heureux, le roi et ceux qui étaient avec lui, de retrouver les compagnons de la Caverne. Il a dit à ses sujets : « Peut-être que Allah vous a montré que la résurrection est par le corps et l’âme. Vous voyez, c’est une indication au sujet de l’interrogation que vous aviez concernant la résurrection. » Ils ont dit à Amliikhaa : « Emmène-nous pour que l’on voit tes compagnons.» Ils ont suivi Amliikhaa pour les voir. A l’entrée de la caverne, il a demandé l’autorisation au roi pour le laisser entrer seul en premier pour avertir et rassurer ses compagnons, afin qu’ils ne prennent pas peur.

Une fois entré, il leur a dit que le roi qui était mécréant Douqyanous est mort, maintenant c’est un roi musulman et vertueux qui gouverne. Ils étaient très heureux, ils sortirent de leur caverne. Les musulmans étaient heureux de les voir. Par la suite, les jeunes gens sont retournés à leur Caverne. Leur ouïe ne leur faisait plus parvenir de son. Les gens voulaient entrer, mais à chaque fois qu’ils entraient, ils prenaient peur et s’enfuyaient. Les gens n’arrivaient plus à rentrer dans cette Caverne.
Ensuite, les gens n’ont plus su où était l’entrée de cette Caverne. C’est alors qu’il se sont dits : « Elevons une construction ici pour que l’on connaisse l’endroit. » D’autres ont dit : « Construisez plutôt une mosquée pour que l’on recherche les bénédictions par ces jeunes gens qui étaient musulmans. » Ils ont construit une mosquée dans laquelle ils font la prière
alors qu’auparavant ils divergeaient au sujet de la résurrection. C’était là le récit des compagnons de la Caverne. Allah a fait que ce soit un rappel pour les gens et une source d’exhortation. Nous demandons à Allah qu’il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous augmente en connaissance, certes Il est Celui Qui fait ce qu’Il veut.

Un savant a composé une poésie avec les noms des compagnons de la Caverne, il y a de la bârakah dans leurs noms.
Par la volonté de Allah, les causes profitent.
مُكَسْلَمِينَ Moukaslamin : Écrire ce nom sur un bout de tissu et le jeter dans le feu, cela l’éteint.
أَمْلِيخَا Amlikha : Écrire ce nom sur une feuille et le jeter dans la mer où il y a la tempête, la mer se calme.
مرتونس Maratounis : Écrire ce nom et coller l’inscription sur la cuisse, la personne peut marcher longtemps sans se fatiguer.
يَنْيُونِس Yanyounis : Écrire ce nom sur l’argent que l’on veut protéger.
سَازَمُونِس Sazamounis : Accroché sur le malade, ce nom atténue la maladie.
دَوَانَوَانِس Dawanawanis : Accroché, ce nom est une cause d’aide pour l’armée dans la bataille.
كَشْفِيطِط Kachfitit : Écrire ce nom dans un récipient et boire l’eau qui l’a dilué ou l’accrocher sur le malade, cela aide pour la guérison.
D’autres avis ont dit que ces noms sont utiles pour six choses, entre autres l’incendie, l’enfant qui pleure beaucoup, on écrit les noms et place l’inscription sous son oreiller, les maux de têtes, la fièvre, etc.
Et قِطمِير Qitmir est le chien.
Allahou ta^ala ahlam wa ahkam.

Croyance musulmane

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah le décembre 9, 2014
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بسم الله الرحمن الرحيم

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeller ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’I fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Allaah ta^aalaa dit : Ce qui signifie en français : « Rien n’est tel que Lui », (Sourat Ach-Choura / ‘ayah 11).

Allaah n’a absolument pas de ressemblance avec Ses créatures. Cette ‘ayah nous apprends que Allaah n’est pas du tout un corps. Allaah n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable. Les corps sont de deux catégories :

– les corps palpables, ce sont ceux que l’on peut attraper avec la main.

– les corps impalpables, ce sont ceux que l’on ne peut pas attraper avec la main, comme la lumière. La lumière est un corps car elle occupe un espace, elle a un endroit. Allaah n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni es caractéristiques des corps impalpables. La lumière, l’obscurité, l’ombre, l’âme, tout cela fait partie des corps impalpables.

La parole de ceux qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement, est loin de la vérité. Nous disons que Dieu est vivant c’est-à-dire qu’Il a pour attribut la Vie, mais n’étant pas un corps Il n’est pas concerné par le mouvement, ni l’immobilité. Le mouvement et l’immobilité ce sont deux caractéristiques des corps. Allaah n’est pas un corps, on ne dit pas qu’Il est en mouvement, on ne dit pas qu’Il est immobile. Dieu n’est pas concernés par les caractéristiques des corps.

Il y a, malheureusement, des gens qui se disent musulmans et qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement et cela est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam. Ils n’ont pas connu Dieu, ils ont adorer quelque chose qui a les caractérisques des corps. Selon eux, le dieu pour lequel ils se soumettent serait un corps qui tantôt bouge tantôt est immobile. Ce n’est pas Dieu qu’ils adorent car Allaah n’est pas un corps. Parmi ceux qui ont pris cette mauvaise croyance, il y a un homme qui est connu qui s’appelle Ad-Daramiyy. Il y en a un autre qui a tiré cela de lui, c’est Ibnou Taymiyyah. Ces deux ne sont pas musulmans à cause de cette mauvaise croyance qui consiste à attribuer à Allaah le mouvement et l’immobilité. Parfois le vent est calme et parfois le vent souffle. La lumière également, parfois elle est dans un endroit, parfois elle est dans un autre endroit. Les corps impalpables peuvent avoir pour caractéristique le mouvement, tout comme les corps palpables peuvent avoir comme caractéristique le mouvement. Tout ceci, ce sont des caractéristiques des créatures.

Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit : « Celui qui a pour croyance que Allaah est une lumière, c’est un mécréant, et celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, c’est un mécréant; ou celui qui croit que Dieu dérive de quelque chose, c’est un mécréant. Et celui qui croit que Dieu remplit les cieux et la terre, c’est un mécréant. »

Ce savant qui a vécu il y a plus d’un siècle, a dit cela car il y a des croyances qui sont justes et d’autres qui ne le sont pas. Il a transmis cela afin de distinguer qu’elle est la croyance du Prophète MouHammad صلى الله عليه و سلم et qu’est-ce qui est des choses que les gens ont ajouté de leur tête. Et ce, même s’ils prennent l’apparence de l’Islam. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’il ne faut pas déclarer mécréance. Ils veulent faire croire que toute personne est gentille et juste, mais ceci est faux.

Ce savant, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit que celui qui croit que Allaah est une lumière n’est pas musulman parce que Allaah dit dans le Qour’aan :

{ ليس كمثله شيء }

qui signifie : Rien n’est tel que Lui.

Celui qui dit que Allaah s’incarne dans quelque chose, il aura dit comme les chrétiens. Ils ont dit à propos de Dieu que l’un de Ses Attributs s’est incarné dans Jésus. Incarner veut dire prendre chair, devenir un corps. Ceci, au Sujet de Dieu ce n’est pas possible. Allaah dit :

{ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ }

C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré.

Celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, il est mécréant. Et celui qui croit que quelque chose dérive de Lui, qu’il y a quelque chose qui se sépare de Dieu pour donner autre chose, lui aussi est mécréant. Celui qui a cru que Dieu est un tout duquel des choses peuvent dériver, il a considéré Dieu comme étant un corps. Ce qui peut donner ou engendrer quelque chose c’est un corps, c’est-à-dire quelque chose composer de parties. Or ce qui est composé de parties a besoin de Qui l’a composé ainsi. Cela n’est pas Dieu, un tel être a un début. C’est une créature.

Cette croyance les savants l’ont expliqué avec des mots à notre portée. Les compagnon du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم avec tout l’intelligence que Dieu leurs a accordé et leur maîtrise de la langue, il suffisait pour eux d’entendre le verset et toutes les choses étaient claires. Nous, à notre niveau, on est faibles par la compréhension de la langue et par la compréhension en général. On a besoin de ce détail, de nou dire que Allaah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, qu’Il n’est pas un tout duquel dérive des parties, qu’Il ne prend pas chair, qu’Il ne s’incarne pas, que rien ne dérive de Lui. Tout cela est compris dans Sa parole :

{ ليس كمثله شيء و هو السميع البصير {

Dans un seul verset.

Allaah dit aussi : C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré. Et Il n’a aucun équivalent.

C’est important de bien comprendre cela afin de l’expliquer à notre tour, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a encouragé à cela, il a dit : Ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’une ‘aayah », [rapporté par Al-Boukhaariyy].

C’est très important que chacun de nous apprenne, comprenne et transmette. De même, c’est important de le réviser.

Il y avait, par le passé, un groupe qui se disait musulman et qui disait que Dieu est une lumière qui scintille. Ils ont cru que Dieu est une grande lumière éblouissante. C’est là leur croyance, ils ne sont pas musulmans. Les wahhabites, quant à eux, qui se font passer pour des salafistes; ils croient que Dieu est un corps qui a des membres, des mains, des pieds, qui est assis sur le trône. Ceci aussi ce n’est pas la croyance de l’Islam. Les deux groupes sont des mécréants.

Parmi les Noms de Allaah, il y a le Nom An-Noour (النور) et il y a le Nom Al-Mouniir (المنير). Mais cela ne signifie pas lumière. Cela signifie que Allaah éclaire les cieux et la terre par la lumière du soleil, de la lune et des étoiles. C’est cela l’une des deux explications du verset.

Selon l’autre explication, cela signifie que Allaah guide les habitants des cieux (les anges) et les croyants parmi les habitants de la terre (les humains et les djinns) vers la foi.

La foi c’est la lumière que Dieu crée dans le coeur des gens car c’est une lumière qui préserve des ténèbres de la mécréance. Elle délivre des ténèbres de la mécréance.

Il se peut que Allaah accorde à certaines personnes une certaine connaissance des sujets du bas-monde, ils parviennent à une expertise dans certains sujets du bas-monde. Mais certains d’entre eux, Allaah leurs a aveuglé le coeur de sorte que ils sont complètement perdus concernant les sujets de la foi et de l’au-delà. Allaah guide qui Il veut. Ce n’est pas parce qu’une personne sait fabriqué un avion que forcément sa croyance est correcte, de même celui qui a une croyance correcte ce n’est pas une condition qu’il est la connaissance suffisante pour construire des avions par exemple. Ce n’est pas des choses corrélées, de sorte à ce que l’un existe que sans l’autre.

Parmi les groupes de gens qui se revendiquent de l’Islam de manière fausse, il y a un groupe qui dit que Allaah est l’origine de ce monde et que tout ce monde ce sont des ramifications de Lui. Ils disent que Allaah est devenu des anges, des Jinns, des animaux, et toute les choses sont des parties de Lui. Ces gens ils se croient soufiyy alors qu’ils sont plus mécréants que les juifs et les chrétiens. Il y a un autre groupe qui se dit soufiyy aussi mais ils ont pour croyance que Allaah s’incarne dans chaque chose. On les appelle les achroutiyyah. Ces achroutiyyah se trouvent en Syrie, au Liban, en Palestine et même aux Comores. Ils se réclament d’un Chaykh qui s’appelle ^Aliyy Nourou d-Diin al-Achroutiyy qui est du Maghreb et qui s’est établit à ^Akka, en Palestine. Ce chaykh n’avait cette mauvaise croyance mais certains de ceux qui le suivaient ont dérivés. Il a été dit que durant sa vie, lorsqu’il a su que certains qui se réclamaient de lui ont dit cette mauvaise croyance qui consiste à croire que Allaah s’incarne dans les choses, il s’est innocenté d’eux. Il a dit que ces gens ne sont pas sur sa croyance, qu’il ne se reconnait pas en eux.

Il y avait à Beyrouth, une de ces femmes qui se réclament de lui tout en ayant une mauvaise croyance. Environ quatre-vingt femmes l’a suivaient. Elle disait : « Je suis Allaah, tu es Allaah. » Ces gens considèrent véritablement que Dieu s’incarne dans les choses. Si l’un d’eux frappent à la porte, l’un demande qui est là et celui qui se trouve derrière la porte dit qu’il est Allaah.

Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy avait une fille qui a suivi cette mauvaise croyance, elle n’avait pas appris de son père. Ce n’est pas parce qu’un individu est un savant que son enfant sera un savant, et inversement. Le Prophète NouHعليه السلام avait quatre fils, trois étaient musulmans, un quatrième était mécréant. Le père du Prophète Ibraahiim عليه السلام était mécréant.

Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy était un musulman d’une voie soufiyy véritable, il était sur la droiture. Mais des gens ont diffusé de la mécréance sous son appellation, en se revendiquant mensongèrement de lui. Ils ont dérivés. Sa fille diffusa elle aussi des mécréances. Jusqu’à nos jours, on trouve encore des traces de ces gens là.

La croyance de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire les gens qui sont sur la croyance du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم , n’est pas que Allaah a une quantité, ni qu’Il serait dans un endroit, ni qu’Il serait dans tous les endroits (partout). Mais plutôt c’est de croire que Allaah existe sans endroit. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de dire que Allaah est dans la direction du haut, dans la direction du trône. Il n’est pas permis de dire que Allaah est partout. Il n’est pas permis d’imaginer que Allaah serait dans une direction ou dans toutes les directions. Celui qui a eu une idée passagère, qu’il la chasse cette idée de sa tête. Les directions et les endroits ont un début et Allaah existe sans début. Avant l’existence des endroits et des directions, Allaah existe sans endroits e sans direction. Après la création des endroits et des directions, Allaah existe et ne change pas. Celui qui change, il a un début, il a besoin Qui lui donne ce début et le fait changer.

La plupart des anges tournent autour du trône, le toit du Paradis, la plus grande des créatures que Allaah a créé. Au Paradis aussi il y a des anges, ils ont des fonctions. Ces anges qui sont au Paradis, ils ont un président qui s’appelle RiDwane. De même, en enfer il y a des anges en chargent de l’enfer. Leur président s’appelle Maalik. Les anges qui sont en enfer ne subissent pas de châtiment. Ils sont tous des saints. L’enfer ne leur fait pas de douleur ou de mal. Si Allaah avait une direction ou un endroit, Il aurait été semblable à une partie de Ses créatures.

Le deuxième pilier fondamental de la croyance des musulmans, c’est de croire que la création est un attribut de Allaah exclusivement. Il n’y a pas autre que Dieu qui crée quoi que ce soit. Il n’y a pas autre que Lui qui donne l’existence à ce qui n’existait pas. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui, dans le sens de donner l’existence. Il donne l’existence au bien et au mal. Allaah est le Créateur de notre regard. Lorsque nous observons quelque chose et que l’image revient, tout cela c’est Allaah Qui le crée. Allaah est le Créateur de la foi et de la mécréance. Quant à ceux qui prétendent que les bonnes actions c’est Dieu Qui en est le Créateur et que les péchés ce serait l’esclave qui les crée ou le chayTan qui les crée, ce sont des mécréants. Ils ont cru qu’il y a deux créateurs. Allaah nous apprend qu’il y a qu’un seul Créateur.

Dieu dit dans le Qour’aan :

وَخَلَقَ كُلَّ شَىْءٍ

Ce qui signifie : « Il crée toute chose », [Al-Fourqaan / 2]

Il dit aussi :

هَلْ مِنْ خَالِقٍ غَيْرُ اللهِ

ce qui signifie : « Y aurait-il un autre créateur que Allâh » [FâTir / 3].

C’est-à-dire qu’il n’y a pas de créateur autre que Dieu.

Croire que Allaah est le Créateur de toute chose, c’est une croyance prouvée dans le Qour’aan.

Allaah a créé la lune et Il a fait qu’elle n’éclaire pas uniquement vers la terre mais aussi vers le ciel. Par Sa toute-puissance, Il fait que la lumière de la lune n’est pas tous le temps la même. Au début du mois, la majeure partie de la lune n’émet pas de lumière. Puis, nous voyons d’avatange de lumière. Il y a un chaykh, d’origine turque, qui s’appelle ^Abdoul-laah Afandiyy qui est monté à la lune deux fois. Il a désiré faire la prière sur la lune. Il y est monté deux fois, puis il est revenu. Cela a eu lieu, il y a une soixantaine d’années. Il enterré dans un village qui s’appelle QaQmaz. Les savants ont dit que l’on ne peut pas vivre sur la lune.

Dans sourat NouH, les ‘aayah 15 et 16, Allaah nous apprend qu’il a créé les sept cieux qui sont tous parallèles les uns aux autres et Il a fait que la lune éclaire pour ces cieux, c’est-à-dire que la lune donne de la lumière pour ce ciel que nous voyons mais également pour les autres cieux qui sont au-dessus. Les cieux sont séparés par une grande distance. Un ciel ce n’est pas des matieres gazeuses, ce sont des matrieres solides. C’est un corps palpable. Chaque ciel est épais.

Le fait de dire que la terre tourne, cela n’a aucun fondement. Ce qui est correct, c’est de dire que le soleil tourne. Le prophète Ibraahiim عليه السلام a dit au roi An-Noumroud qui se prétendait dieu : « Mon Seigneur fait venir le soleil de l’Est, fais le donc venir de l’ouest si tu es capable. » Au préalable, le prophète Ibraahiim lui avait indiqué que c’est Allaah Qui donne la vie et la mort mais le roi faible d’esprit avait tenté une réponse qui n’est pas un argument. Deux de ses prisonniers, tous deux sous la coupe d’une sentence de mort. Il fit tuer l’un, prétextant lui donner la mort. Et il fit libérer l’autre, en prétextant donner la vie. Le Prophète Ibraahiimعليه السلام lui donna alors l’argument au sujet du soleil.

Il a été demandé au Chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy comment explique t-on l’éclipse lunaire et l’éclipse solaire. Il a dit que ces deux sont des événements pour la lune et le soleil, c’est une menace pour les gens. Le chaykh a dit qu’il se peut que des gens puissent calculer, déterminer à l’avance approximativement quand aura lieu telle ou telle éclipse car cela fait partie des choses qui peuvent être calculer.

Le chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy a dit, sur une autre question, au sujet d’une appellation que des gens donnent en arabe à l’arc en ciel. Ils disent : قوس قزح , mais ce qui est juste de dire c’est : قوس الله .

Le chaykh fut interrogé au sujet de ce qui est cité dans des livres de préhistoire, concernant de grands animaux appelés les dinosaures. Il a dit que il n’y a pas de préjudice pour la croyance de la personne si elle croit que les dinosaures ont existé ou si elle croit qu’ils n’ont pas existé. Croire qu’ils ont existé et croire qu’ils n’ont pas existé, c’est indifférent. Ce n’est pas quelque chose qui attrait aux fondements de l’Islam.

Le chaykh ^Abdoul-laah a dit au sujet de ce que les gens appellent l’attraction terrestre, cela n’a rien à voir. Allaah a donné une puissance à l’être humain pour monter plus faible que sa puissance pour descendre. Ce n’est pas cela qui prouve l’attraction gravitationnelle.

Concernant l’expérience que certains font durant laquelle deux poids différents, un plus lourd que l’autre, sont lâchés dans un récipient vide. Le chaykh a dit que ce n’est pas une preuve de l’attraction gravitationnelle, mais plutôt c’est une caractéristique que Dieu a créé.

Le chaykh a été questionné au sujet de la fécondation in vitro, ce qui est fait lorsqu’ils prennent le maniyy de la femme (équivalent féminin du sperme) en insérant une seringue dans son orifice inférieur sans qu’il y ait de pousser de désir et le maniyy de l’homme (sperme), puis qu’ils les mélangent, puis les mettent dans l’utérus de la femme. Le chaykh a dit que si le mari est médecin, il peut le faire avec son épouse. Sinon, c’est interdit car la femme découvre ses parties intimes. Il a expliqué que l’eau de la femme prend racine au niveau des os de la poitrines, puis il descend vers le bas.

Les classes du jugement rationnel sont au nombre de trois :

– ce qui est obligatoire selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistance, comme l’Existence de Dieu et Ses Attributs. Tout ce qui existe est une preuve de Celui Qui les a créé.

– ce qui est impossible selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence, comme l’impossibilité d’un associé à Dieu. L’impossibilité d’un second à Dieu, d’une femme, d’un fils.

– ce qui est possible selon la raison : c’est ce dont la raison conçoit tantôt l’existence et tantôt l’inexistence.

La Puissance de Dieu ne se rapporte pas à ce qui est obligatoire selon la raison, et ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison. Et ce, parce que le premier est obligatoire et parce que le deuxième est impossible, par définition même. La fonction de la Puissance de Dieu c’est de donner l’existence et d’anéantir, ce qui admet l’existence et l’anéantissement, c’est-à-dire ce qui est possible selon la raison. La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est obligatoire parce qu’il n’admet pas l’inexistance. Et la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible parce qu’il n’admet pas l’existence. Mais la Puissance de Allaah concerne tout ce qui est possible selon la raison. On ne dit donc pas  » la Puissance de Allaah ne peut pas » mais on dit  » la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible ». On ne dit pas :  » Est-ce que Allaah peut avoir un fils? » Avoir un fils au Sujet de Dieu est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas :  » Oui, Il peut. » et on ne dit pas :  » Non, Il ne peut pas. ». On dit plutôt : « La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est impossible. » Celui qui dit :  » Oui, Il peut », il devient mécréant. De même, celui qui dit que Allaah ne peut pas, il devient mécréant. En une phrase, la personne peut rompre son Islam. C’est pour cela que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes »

Une phrase peut être la cause pour un séjour éternel en Enfer. Il faut surveiller sa langue car le Prophète nous a indiqué que l’organe par lequel l’être humain commet le plus de péché c’est sa langue. Dans un Hadîth, il a dit : ce qui signifie : « Celui qui se tait est sauvé. »

Adoption

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le octobre 14, 2014
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à Mouhammad le pur et l’honnête.

 

La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :

 

Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».

Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39  :

 

Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».

 

Az-Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».

 

Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.

C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.

Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

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Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Exemples d’effacement de contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le août 2, 2014

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.

Quelques signes annonciateurs du jour du jugement (première partie)

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah le mai 18, 2014
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, Celui Qui est très Miséricordieux, Celui à Qui appartient toute chose.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui Seul n’a pas d’associé, et Celui Qui est tout Puissant et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son Messager, celui que Allah a envoyé avec la bonne guidée.

Nous demandons à Allah qu’Il honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et

qu’ Il honore sa famille et ses compagnons.

 

Chers bien aimés honorables,

 

L’heure du jour du jugement est quelque chose de très éminent.

Le jour du jugement comporte des difficultés et des épreuves qui sont très graves.

Allah ne nous a pas donné à connaitre le moment exacte de son arrivée mais Allah soubhanah, nous a fait connaitre certains des signes qui sont annonciateurs pour nous rappeler qu’il y a aura un jour du jugement.

Un jour du jugement qui sera l’aboutissement de tous ces signes annonciateurs.

Afin que nous nous préparions, en ayant la bonne foi, la bonne croyance et en accomplissant les bonnes oeuvres.

Craignez donc Dieu en vous préparant pour ce jour, le jour du jugement, en multipliant les actes d’obéissance, avant que ne s’abattent les épreuves.

 

Notre Seigneur, Allahou tabaraka wa ta^ala nous a annoncé et nous a appris combien nous avons de bien ou de mal.

Comment nous aurons des choses que nous allons aimer et des choses que nous allons détester, des plaisirs et des choses qui dérangent puisqu’Il dit dans sourat ? ‘ayah 20 ce que nous comprenons:

 » Sachez que cette vie du bas monde est pour certains des jeux, des loisirs, d’occasions pour s’embellir, pour faire preuve de fierté et d’arrogance, pour multiplier les biens et les enfants; tout comme une pluie qui plait au non croyant, qui par la suite fait pousser des plantes, mais qui en fin de compte deviennent sèches et dans l’au-delà ce sera une source de châtiment ou un pardon de la part de Dieu et un bon agrément, cette vie du bas monde est surtout suivi par ceux qui n’oeuvrent pas pour l’au-delà »

 

Dans sourat al-‘anbiya, ‘ayah 105, Allah nous apprend que chaque personne va mourir et que chacun sera éprouvé par de mauvaises choses ou de bonnes choses, ce seront donc des épreuves, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une résurrection et un jugement.

 

Allah a crée ce monde que nous observons, dont nous rendons compte véritablement et Il a fait que ce monde a un terme défini.

Et chaque créature dans ce monde, elle aussi a une durée qu’elle ne va pas dépassé.

Tout comme dit Allah ta^ala dans sourat ar-roum ‘ayah 8 ce dont nous comprenons:

« Ne méritent-ils donc pas à propos d’eux-même et à propos de ce que Allah a crée, les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux, toute les choses ont un terme bien défini, mais beaucoup de gens ne croient pas au jour du jugement.

 

Et dans sourat a^raf ‘ayah 104, Allah nous apprend que chaque communauté a un terme et lorsque sera arrivé l’échéance, personne ne va dépasser cette échéance.

 

Et dans sourat ‘ali ^Imran ‘ayah 145, Allah nous apprend que chaque personne va mourir mais qu’elle ne pourra avant le terme que Allah lui a donné.

 

Lorsque la personne arrive à son terme, lorsque la créature arrive à sa fin, Allah soubhanahou wa ta^ala la fait mourir et la fait remplacer par une autre.

Lorsque cette vie arrivera à son terme, les cieux vont se fissurer, la terre sera applatie, les montagnes disparaitront et seront comme des mirages, le soleil aura sa lumière éteinte tout comme la lune et les étoiles vont tomber.

Tout ceux qui sont dans les cieux et sur terre vont mourir sauf ceux pour qui Allah a voulu qu’ils ne meurent pas.

 

Allah, après la fin de ce bas monde, fait qu’il y a aura un jour du jugement.

Dans sourat al-hajj, ‘ayah 1 et 2, nous avons des informations à propos de ce jour là puisque Allah nous ordonne de faire preuve de piété à Son égard, ce jour là est un jour éminent, ce jour là, s’il avait une femme qui allaitait son enfant, elle l’oublierait, s’il y avait eu une femme qui était enceinte, elle perdrait son enfant tellement les épreuves de ce jour sont difficiles.

Les gens vont sembler être ivres sans qu’ils ne le soient véritablement, mais c’est à cause du châtiment de Allah, ils seront comme perdu tellement les épreuves sont éminents ce jour là.

 

Allah a crée pour ce jour là, le jour du jugement un autre monde.

Ce monde là, les vertueux vont avoir une félicité pour leurs bonnes oeuvres, et ceux qui auront mal agit auront un châtiment douloureux.

Allah nous apprend dans les ‘ayah de 48 à 50 de sourat Ibrahim, que ce jour là, la terre sera changée et que les gens seront tous réssucités, les criminels, ce jour là, seront enchainés et leurs visages recouvert de feu.

 

Allah ta^ala nous apprend dans sourat ar-roum, dans la ‘ayah 14 et 15 qu’au jour du jugement, les gens seront séparés les uns des autres. Ceux qui ont été croyants et qui ont agit en bien seront dans des jardins du Paradis et ils en profiteront.

Allah nous a caché le jour du jugement, c’est-à-dire que nous ne connaissons pas sa date, mais dans sourat a^raf, ‘ayah 187, Allah ordonne à Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam de répondre à ceux qui l’interrogent à propos du jour du jugement, de leur dire qu’il n’en a pas de connaissance, que Seul Allah sait quand est-ce que le jour du jugement aura lieu.

 

Cependant, Allah ta^ala a fait que pour le jour du jugement, il y a des signes, qui vont l’annnoncer, qui précèdent ce jour là, qui indiquent son éminence, afin que les gens profitent de leur vie pour multiplier les actes d’obéissance, et pour qu’ils s’éloignent des péchés.

Par ailleurs, ces mêmes signes annonciateurs du jour du jugement, qui nous les fait connaitre? c’est notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam.

L’arrivée de ces signes sont autant de miracles en faveur de notre Prophète puisqu’il annoncer des choses qui allait se produire dans le futur quand il a parlé.

Parmi ces signes, il y a ceux qu’on appelle des petits signes, et parmi eux ceux qu’on appelle des grands signes.

 

Parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, il y a ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé quand Gibril l’a interrogé dans ce hadith qui a été rapporté par Mouslim.

Gibril, pour enseigner aux compagnons, avait posé la question quels étaient ces signes annonciateurs du jour du jugement.

Et le Messager a dit une phrase que les savants ont expliqué comme suit:

Ils ont dit les filles vont devenir désobéissantes à leurs mères, c’est comme si la fille avait été née d’une femme qui était esclave et que elle, serait la maîtresse de sa mère car les filles, dans cette époque là vont considérer de haut leur propre mère, tellement leur coeur sera corrompu et ceci est apparu.

De nos jour, la fille est comme une maitresse pour sa mère.

 

Dans ce même hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un autre petit signe, c’est que ce sera dans une période où ceux qui étaient pauvres, qui marchaient nu pied, qui étaient mal habillé, qui faisait paître du bétail devenir riches et construire des tours, chacun essayant de construire des tours plus élevés que l’autre et cela nous le voyons dans la péninsule arabique, ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient pauvres et qui se mettent à construire en hauteur.

 

Dans un hadith, rapporté par al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le compagnons ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé que parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, c’est que la science de la religion va se perdre, les gens ne vont plus s’en occuper comme auparavant.

Et par conséquent, l’ignorance va se propager, également la fornication va se propager et beaucoup de gens vont se mettre à boire de l’alcool.

 

Qu’est ce que nous comprenons de ce hadith? Nous comprenons que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, il y a moins de science par la mort des savants, les véritables savants, et que l’ignorance va se propager, la majorité va devenir ignorante.

Et qu’il y aura beaucoup de fornication, parce que les gens n’auront plus de pudeur et enfin que beaucoup se mettent à boire de l’alcool.

 

D’après Maymounah, que Allah l’agrée, l’épouse du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, elle a dit que le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa s-sallam a donné des signes annonciateurs du jour du jugement, il nous a appris que sa communauté sera dans de bonnes conditions, dans un bon état tant qu’il n’y a pas beaucoup d’enfant issue de la fornication; mais s’il va y avoir des enfants issue de la fornication, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment de la part de Dieu.

Ce hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Ya^la et at-Tabaraniyy veut dire que si jamais la fornication se propage au sein de la communauté, alors Allah fait parvenir un châtiment et des épreuves dans ce bas-monde avant même l-au-delà.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a également appris que si la communauté délaisse l’interdiction de ce qui blâmable, de ce qui est mauvais et que les gens arrêtent d’interdire ce qui est mauvais, alors Allah leur fait parvenir un châtiment, et des épreuves dans ce bas-monde avant les épreuves dans l’au-delà, puisque l’Imam Ahmad ibnou Hanbal dans son mousnad, d’après notre maître Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agrée, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris que si les gens n’interdisent pas le mal alors qu’ils sont conscient de ce mal, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment et sans doute des épreuves s’abbatent de nos jours sur les musulmans, c’est à cause justement de leur abstinence d’interdire ce qui est blâmable.

 

Dans la ‘ayah 105, de sourat al-ma’idah, Allah nous ordonne, Il ordonne à tous les croyants d’oeuvrer dans l’obéissance à Allah, de faire ce que Allah nous a ordonné de faire et de nous abstenir de faire ce qu’Il nous a interdit de faire.

La suite de cette même ‘ayah, Allah nous apprend que si la communauté, si les musulmans s’ordonnent le bien les uns les autres, si les gens s’abstiennent de faire ce qui est interdit en s’interdisant de commettre ce qui est blâmable.

C’est-à-dire que si l’homme fait ce que Allah lui a ordonné de faire après avoir appris la science de la religion, car il s’agit d’apprendre la science qui permet de connaître ce qui est licite et ce qui est interdit, de connaitre ce qui est obligatoire et ce qui est interdit et de connaître quel est l’argent qui est licite et quel est l’argent interdit, quelles sont les paroles licites et les paroles etc, celui qui apprend le minimum de la science de la religion et qui applique cela pour lui même, Allah ta^ala lui accorde un grand bien.

 

Dans cette ‘ayah, Allah nous apprend que dès lors que la personne pratique ce qui la concerne, en terme d’obligation et qu’elle s’arrête de commettre ce qui est interdit, à partir de ce moment là, il y a des gens qui sont égarés, cela ne lui portera aucun préjudice.

Cela ne lui sera aucunement nuisible ou préjudiciable.

 

D’après Salman, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement c’est que le voisin nuise à son propre voisin.

Ce hadith rapporté par Abou ibnou Chaybah est une preuve de la prophétie de notre maître Mouhammad, de nos jours beaucoup de gens nuisent à leurs voisins.

 

Et dans un hadith rapporté par ? al-aslami, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que Allah fait mourir les vertueux les uns après les autres, de sorte que ne restera en majorité que des gens qui ont peu de vertus, des gens qui sont grand pécheurs et Allah ne leur fait pas miséricorde.

Ce hadith est semblable a cet autre dans lequel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que chaque jour qui vient sera pire que celui qui l’a précédé jusqu’à ce qu’arrive le jour du jugement c’est-à-dire que ce seront des épreuves et des dissensions qui vont se succéder les unes après les autres, mais Allah sauve Qui Il veut et Il anéantit Qui Il veut et l’Islam ne sera jamais interrompu.

 

La Loi de Mouhammad ne sera pas interrompu, la Loi de Mouhammad demeurera et restera jusqu’au jour où Dieu fait mourir tous les croyants et que seuls les non croyants seront encore en vie, c’est-à-dire que le dernier siècle de cette vie dans ce bas-monde, personne ne va dire « Allah », personne ne va dire « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » les gens seront noyés dans le mal.

Dieu les fera mourir par un cri que va souffler l’ange Israfil, tous périront par le bruit que va émettre l’ange Israfil, c’est cela le début du jour du jugement.

 

C’est pour cela que par le passé, tu voyais qu’il y avait plus de vertueux, par le passé, tu pouvais voir des gens qui faisaient le tahajjoud, qui se levaient la nuit pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires.

Dieu fait mourir les vertueux les uns après les autres.

Par le passé, les gens faisaient beaucoup d’actes surérogatoires, les gens jeunaient des jeûnes surérogatoires, ils donnaient des aumônes ; mais les jours s’empirent de jour en jour, les gens deviennent de plus en plus mauvais.

 

Par le passé, les gens veillaient en acte surérogatoires, alors que de nos jours, ils veillent pour des choses inutiles.

Par le passé les gens jeunaient leur journée en jeûne surérogatoire, alors qu’aujourd’hui, tu les trouve en train de dormir ou en train de faire des transactions interdites, de la vente avec de la traîtrise, ils trahissent ceux à qui ils vendent, ou ils les dupent ou ils les trompent.

 

Les gens deviennent de plus en plus mauvais mais malgré cela, il y a toujours des gens de biens et la louange est à Dieu pour cela, il y aura toujours des gens que Dieu agrée sur la religion, des gens qui sont sur la droiture selon l’apparence.

Pour cela, que chacun d’entre nous fasse attention pour ne pas être de ceux que le Messager a décrit par le terme « ? » c’est-à-dire les restes, les choses inutiles, mais d’être plutôt de ceux qui sont les meilleurs, de ceux qui sont sur la droiture, de l’obéissance à Dieu. Même si beaucoup autour de lui vont à leur perte et qu’ils s’exposent au châtiment, car chacun sera ressuscité au jour du jugement selon son intention.

 

Dans un hadith rapporté par al-Boukhariyy, le compagnon Abou Hourayrah, que Allah l’agrée a dit que notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que la science ne diminue, et qu’il n’y ait beaucoup de tremblement de terre, et que le temps va paraitre très court et qu’il y ait beaucoup de zizanie qui va apparaitre, ainsi que des assassinats et des meurtres et l’argent sera disponible à grande échelle chez les gens.

 

Dans ce hadith, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement ne commencera pas avant certaines choses.

Il est à rappeler que le jour du jugement dure 50 000 années, et que ce jour va commencer lorsque l’ange Israfil va souffler dans le cor, qui est un instrument un son, les gens sortiront alors de leur tombes pour l’exposition des actes.

 

La parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lorsqu’il a dit que la science va diminuer, ça veut dire que les savants véritables vont mourir et qu’il y aura beaucoup d’ignorance.

Exactement tout comme a rapporté al-Boukhariyy, d’après notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qu’il a dit que Allah n’ôte pas la science des cœurs des gens, mais Allah sait que la science diminue par la mort des savants, au point que lorsqu’il n’y aura pas beaucoup de savants, les gens vont prendre des ignorants à leur tête et ils vont les interroger ; et ces ignorants qui se font passer pour des savants vont donner des avis, de sorte qu’ils s’égarent eux-mêmes et ils égarent ceux qui l’ont interrogé.

 

Ce hadith est une preuve que si quelqu’un pose une question de religion pour avoir un avis à celui qui n’est pas apte à donner des jugements, de sorte que celui qui n’est pas apte lui donne une réponse sans science et que celui qui a posé la question applique cette réponse, la nuisance, le tort et le préjudice va concerner les deux ; aussi bien celui qui a posé la question, que celui à qui la question a été posé et qui a répondu sans science.

 

Quand le Prophète a dit qu’il y aura beaucoup de tremblement de terre, le tremblement de terre c’est lorsque la terre tremble à tel point que les constructions, et les édifices s’écroulent.

Le Messager a dit que parmi ces signes, le temps va paraitre très court, c’est-à-dire que ce qui était habituellement long va sembler être très très court et ce sont des paroles globales que le Messager a donné dans un hadith qui a rapporté par at-Tirmidhiyy.

Dans ce hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps ne devienne court, de sorte que l’année devient comme un mois, le mois devienne comme une semaine, la semaine devient comme un jour, le jour devient comme une heure, et l’heure comme le moment où le feu est attisé et ceci ne s’est pas encore réalisé.

 

Pour ce qui est des dissensions qui vont apparaitre, c’est également un signe annonciateur du jour du jugement, c’est que les zizanies et les discordes deviennent apparentes, elles vont se multiplier.

 

Pour ce qui est du hadith, il y a une explication du terme qu’à utilisé le Prophète, le Prophète a utilisé le terme « al- ? » c’est-à-dire que les assassinats se multiplieront, les gens vont s’entretuer.

 

Pour ce qui est de la parole du Prophète dont on comprend, c’est que l’argent sera disponible à large échelle, c’est que lorsque le nombre de tués va augmenter, il y aura plus beaucoup d’hommes, et les gens ne vont plus chercher à avoir des biens, et ils n’auront pas beaucoup d’espoir de vivre.

 

Tout ce qui est des préliminaires, de ce que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé, la plupart de ces choses sont apparut, entre autres beaucoup d’ignorance, peu de savants, et également le grand nombre de marché, c’est-à-dire les points de vente.

Aujourd’hui, tout cela est apparu.

Par le passé, lorsque quelqu’un voulait vendre ou acheter, il devait parcourir de longue distances, alors qu’aujourd’hui, les points de vente et les marchés sont devenus très proches les uns des autres.

 

Parmi les petites signes que le Messager nous a annoncé, c’est la disparition des montagnes dans leur totalité, des montagnes qui disparaissent de leur base, tout comme cela est apparut dans le hadith, c’est-à-dire de nombreuses montagnes.

Est-ce que c’est par l’action des gens ou pas ? Cela n’a pas été précisé dans le hadith.

Ce que font les gens aujourd’hui, ils détruisent une montagne pour construire un chemin ou élargir un chemin, c’est ce qui se produit aujourd’hui, mais la disparition des montagnes dans sa totalité, cela ne s’est pas encore produit.

 

Parmi les petits signes, il y a également la multiplication des maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Il y aussi le grand nombre de charlatan, et les orateurs qui diffusent le mal, tout cela s’est produit.

 

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparut, il y a ce qu’à rapporté al-Boukhariyy et Mouslim, d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lui qui est véridique et qui ne ment pas ; dans sa parole qu’il a dite mentionnant que le jour du jugement n’arrivera pas avant que l’Euphrate ne laisse paraître une montagne en or, et pour 100 personnes qui vont s’entretuer pour avoir cet or, 99 vont mourir, chacun d’entre eux dira « peut-être que c’est moi qui sera sauvé ».

Alors, comment est-ce que ce fleuve l’Euphrate, dans lequel il y a beaucoup d’eau aujourd’hui va faire paraitre cette montagne en or ? An-Nawawiyy a dit c’est-à-dire que son eau va disparaitre et qu’une montagne en or va apparaitre.

Aujourd’hui, cette montagne en or est recouverte de terre, c’est une montagne en or qui n’est pas connu aujourd’hui.

Et si le cours de ce fleuve de l’Euphrate se déplace, cette montagne en or va apparaitre.

Et Allah sait plus que tout autre comment cette eau va disparaitre.

Alors pourquoi ça a été appelé montagne d’or, c’est pour indiquer qu’il y aura beaucoup d’or.

 

Et parmi les signes qui sont des petits signes également qui ne sont pas encore apparu, c’est l’apparition d’un homme qui s’appelle al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, et son apparition est authentifié par le hadith sahih rapporté par ibnou Hibban.

Dans le hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous apprend que le jour du jugement n’arrivera pas avant qu’il y ait un homme de la famille du Prophète, qui portera le même nom que le Prophète, et dont le père aura le même nom que le père du Prophète et il va gouverner la terre en rétablissant la justice.

 

Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, il est soit Haçaniyy, c’est-à-dire descendant de notre maître al-Haçan, soit Houçayni, c’est-à-dire descendant de al-Houçayn, qui sont tous deux, les enfants de Fatimah, la fille du Prophète, que Allah l’agrée.

 

Il a été rapporté dans les paroles des compagnons, qu’au tout début de la sortie de al-Mahdiyy, il y aura un ange qui va l’accompagner qui va dire « Voici al-Mahdiyy, le Calife que Dieu a voulu pour vous, alors suivez-le ».

Il a été rapporté également que notre maître al-Mahdiyy, au tout début, il sortira de Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui vont le soutenir, il ira ensuite à la Mecque, et à la Mecque, il sera attendu par 300 saints qui seront les tout premiers à lui faire un pacte d’allégeance.

 

A l’époque de al-Mahdiyy, au début, il y aura une famine, tout comme cela a été rapporté dans le hadith.

La prière

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah le mars 10, 2014

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim

 

Premier chapitre

Les conditions de la prière

 

Une condition de validité : c’est quelque chose qui est nécessaire à la validité d’un acte mais qui n’en fait pas partie. Ainsi, la prière n’est pas valable pour quelqu’un qui a délaissé l’une des conditions de validité de la prière, comme le woudou par exemple. Le woudou ne fait pas partie de la prière mais sans lui la prière n’est pas valable.

 

Les conditions d’obligation de la prière sont au nombre de quatre :

1/   L’Islam : pour le mécréant d’origine, la prière ne constitue pas un devoir que l’on exige de lui dans le bas monde. Mais elle est pour lui un devoir dont l’abandon sera une cause de châtiment dans l’au-delà. Tout comme il sera châtié pour avoir délaissé le jeûne, fait la fornication ou bu de l’alcool. En effet les mécréants seront interrogés sur les différents points de la Loi de l’Islam.

2/   La puberté : la prière n’est pas un devoir pour le jeune garçon ou la jeune fille qui n’a pas atteint la puberté. Mais c’est un devoir pour le tuteur d’un garçon ou d’une fille moumayyiz –qui a atteint l’âge de distinction– de leur ordonner d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans lunaires et de les corriger s’ils la délaissent alors qu’ils ont atteint l’âge de dix ans lunaires. Il s’agit ici de l’année lunaire et non de l’année solaire. Toutefois, ce n’est pas un devoir pour les enfants de rattraper ce qu’ils ont manqué comme prières lorsqu’ils deviennent pubères.

3/   La raison : la prière n’est donc pas un devoir pour le fou et ce n’est pas un devoir pour lui de la rattraper.

4/   La pureté des menstrues et des lochies : la prière n’est pas un devoir pour les femmes qui ont leurs menstrues et les femmes qui ont leurs lochies. Elles n’ont pas le devoir de les rattraper.

 

Les conditions de validité de la prière sont :

1/   L’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant d’origine. De même, la prière n’est pas valable non plus de la part d’un apostat qui est sorti de l’Islam en chutant dans la mécréance, qu’il ait insulté Allah, le Prophète ou le Qour’an ou qu’il ait fait autre chose encore, la prière ne sera valable de sa part qu’après son retour à l’Islam par la prononciation des deux témoignages.

2/   La raison : la prière n’est pas valable de la part d’un fou. Le fou n’est pas responsable.

3/   La distinction : la prière n’est pas valable de la part d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction. Donc, on ne dit pas à un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction : « accomplis la prière » mais on lui dit : « regarde comment on fait la prière ». L’enfant a atteint l’âge de distinction lorsqu’il comprend quand on lui parle et sait répondre.

4/   Faire face à la qiblah : à savoir faire face à la Ka^bah, c’est-à-dire à son volume ou au prolongement de son volume jusqu’au septième ciel ou jusqu’à la septième terre. De sorte que si on oriente une partie de son corps face à la Ka^bah et qu’une autre partie ne lui fait pas face, cela ne suffit pas. Ce qui est visé par « la Ka^bah », c’est l’édifice qui existe actuellement et qui existait à l’époque du Messager r. Il a dit lorsqu’il a prié face à elle :

(( هذه القبلة ))

ce qui signifie : « Voici la qiblah » [rapporté par accord de tous]. Ce qui est visé par « faire face », c’est d’orienter son buste lors des positions debout et assise et l’ensemble de son corps lors de l’inclination et de la prosternation.

5/   Le commencement du temps de la prière : s’assurer du commencement du temps de la prière fait partie des conditions de validité de la prière. On acquiert cette certitude en observant par exemple le début de la redescente du soleil après le zénith : on peut observer l’augmentation de la longueur d’une ombre par rapport à ce qu’elle était lorsque le soleil était au milieu du ciel ou observer le changement d‘orientation de l’ombre vers l’est après que le soleil a été au milieu du ciel. On peut aussi obtenir cette intime conviction en évaluant la durée d’un acte répétitif et régulier dans le temps (wird). Il n’est donc pas suffisant de se lever pour la prière et de l’entamer sur la base d’une simple impression. Bien plus, cette prière n’est pas valable même si elle a coïncidé avec le temps de cette prière. Combien de gens accomplissent la prière en pareille situation ! Pourtant ils ne l’ont pas accomplie, selon la Loi de Allah ta^ala. Il convient donc de prêter attention au temps des prières et de s’en soucier. At-Tabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre et ininterrompue que le Messager de Allah r a dit :

(( إنّ خيار عباد الله الّذين يراعون الشّمس والقمر والأظلّة لذكر الله ))

ce qui signifie : « Certes, les meilleurs des esclaves de Allah sont ceux qui tiennent compte du soleil, de la lune et des ombres pour l’accomplissement de la prière » [rapporté par At-Tabaraniyy]. Dans ce hadith,il y a une preuve que la lune intervient dans la détermination du temps des prières. En effet, il a été confirmé dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyyque le Prophète r avait accompli la prière de al-^icha lorsque le croissant de la troisième nuit du mois lunaire avait disparu.

6/   La connaissance du caractère obligatoire de cette prière : c’est-à-dire de croire que la prière qu’on est en train d’accomplir est une obligation. Si quelqu’un hésite ou croit que c’est un acte surérogatoire qui n’est pas obligatoire, sa prière n’est pas réalisée jusqu’à ce qu’il sache qu’elle est une obligation, c’est alors qu’elle sera valide de sa part.

7/   Ne pas croire qu’une de ses obligations est simplement recommandée, c’est-à-dire qu’il est une condition de validité de la prière de ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est simplement recommandé et n’est donc pas un devoir, comme l’inclination, la prosternation, la récitation de la Fatihah ou un autre acte qui fait partie des actes obligatoires unanimement reconnus comme tels. Ceci vaut dans l’école de jurisprudence des chafi^iyy. Si quelqu’un croit que la récitation de la Fatihah n’est pas un devoir, sa prière n’est pas valable selon eux. Toutefois, si on croit que tous les gestes et toutes les paroles de la prière sont obligatoires, la prière est valable. Celui qui croit que certains de ses gestes sont obligatoires et d’autres recommandés sans viser qu’une obligation particulière est simplement recommandée, sa prière est valable, qu’il fasse partie du commun des musulmans ou non.

8/   Couvrir la zone de pudeur : même si on est dans l’obscurité et seul, par respect envers Allah ta^ala. La couverture de la zone de pudeur est réalisée avec ce qui cache la couleur de la peau, des poils et des cheveux. Ce qui ne cache pas la couleur n’est pas suffisant. C’est une condition que la zone de pudeur soit couverte par en haut et par les côtés mais ce n’est pas une condition qu’elle le soit par en bas. Par conséquent, si quelqu’un accomplit la prière sur un endroit surélevé et que sa zone de pudeur est visible – sa cuisse par exemple – pour quelqu’un qui la regarderait d’en bas, sans qu’elle soit visible d’en haut ni de côté, sa prière reste valable.

* dans la prière comme en-dehors de la prière, la zone de pudeur de la femme libre concerne tout son corps sauf le visage et les mains. Ainsi, le visage de la femme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Il en est de même pour ses deux mains, selon l’Unanimité des imams moujtahid. Il n’est donc pas un devoir pour la femme libre de se couvrir le visage à l’extérieur, ni lorsqu’elle est en présence d’hommes ‘ajnabiyy –qui ne font pas partie de ses mahram–.

* la zone de pudeur de l’homme est la zone comprise entre le nombril et les genoux. Le nombril et les genoux eux-mêmes ne font pas partie de la zone de pudeur, c’est ce qui est compris entre eux qui constitue la zone de pudeur. Ceci est le jugement dans l’école de jurisprudence de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ainsi, selon lui, la cuisse fait partie de la zone de pudeur et il est un devoir de la couvrir ; c’est ce qui fait le plus preuve de précaution.

9/   La purification du hadath : c’est-à-dire du grand et du petit hadath.

* le petit hadathrend obligatoire le woudou seulement. C’est par exemple le contact peau contre peau avec une femme ‘ajnabiyyah ou l’émission d’urine ou de selles. Celui qui a eu un petit hadath devra faire le woudou pour pouvoir accomplir la prière, porter le Mous-haf ou ce qui est semblable à cela.

* le grand hadathrend obligatoire le ghousl. C’est par exemple l’accouchement ou l’émission de maniyy. Il est donc un devoir pour la femme de faire le ghousl après l’accouchement pour pouvoir accomplir la prière. Il en est de même pour celui qui a émis du maniyy.

10/ La purification de toute najaçah –de toute substance impure selon la Loi de l’Islam– non tolérable :

* sur le corps, même à l’intérieur de la bouche et du nez.

* sur les vêtements : si une najaçah non tolérable, comme l’urine, atteint le vêtement, la prière n’est donc pas valable en sa présence.

* sur l’endroit qui est en contact avec le corps : c’est-à-dire ce qui est touché par le corps. Ainsi, la simple proximité d’une najaçah, sans contact, n’est pas préjudiciable, même si la poitrine est à proximité d’une najaçah. On a appris ainsi que si quelqu’un accomplit la prière quelque part et qu’une najaçah se trouve à proximité de lui mais ne touche ni son vêtement, ni son corps, ni une chose qu’il porte sur lui comme une cape, sa prière est valable.

Il est aussi une condition qu’on ne porte pas sur soi de najaçah, comme par exemple une bouteille contenant une najaçah dans sa poche.

 

Deuxième chapitre

Les choses qui annulent la prière

Sache qu’il est un devoir pour la personne responsable d’apprendre les choses qui annulent la prière et qui la rompent afin de les éviter. Il n’est donc pas suffisant de faire l’apparence des actes comme c’est le cas de nos jours si l’on considère la situation d’un bon nombre de gens qui ne tiennent compte en effet que de l’apparence des actes. Ainsi, il arrive que l’un d’eux aille au pèlerinage sans avoir appris les lois du pèlerinage et se satisfasse de suivre les autres dans leurs actes, ou encore qu’il fasse l’apparence de la prière sans en avoir appris les piliers. Ceux-là sont concernés par le hadithdu Messager de Allah r :

(( ربّ قائم ليس له من قيامه إلاّ السّهر، وربّ صائم ليس له من صيامه إلاّ الجوع والعطش ))

qui signifie : « Combien de gens croient faire des prières de nuit et ne recueillent rien d’autre que la veille et combien de gens croient faire un jeûne et ne recueillent rien d’autre que la faim et la soif » [rapporté par Ibnou Hibban].

La prière est annulée par les choses suivantes :

1/   La parole, à savoir ce qui fait partie du langage des gens, si elle est dite sciemment –tout en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière– et sans que cela soit hors de sa volonté –c’est-à-dire sans que l’on soit capable de ne pas la prononcer–, et ceci même si ce qui est prononcé est constitué de deux lettres qui n’ont pas de sens. Ainsi, si l’on dit (‘Ah), la prière est annulée, comme cela a été mentionné par les savants spécialistes de la jurisprudence qu’ils soient chafi^iyy ou autres. Leur jugement est une preuve que (‘Ah) n’est pas un nom de Allah. De même, la prière est annulée par une lettre prolongée, comme si l’on dit : (A) ou (I) ou (Ou). Elle devient en effet deux lettres à cause de cette prolongation. Dans l’école chafi^iyy, il y a pourtant un avis disant que la simple lettre n’annule pas la prière si elle est prolongée, comme par exemple en disant (A). De même, la prière est annulée en prononçant une lettre ayant une signification, comme en disant قِ(qi) ou ع(^i) ou ف(fi), car ces trois lettres en arabe ont chacune un sens compréhensible. (Qi) signifie « protège ! » à l’impératif (^i) signifie « prends conscience ! » à l’impératif et (fi) signifie « sois loyal ! » à l’impératif. Ces choses-là et les choses similaires annulent la prière si elles sont dites sciemment en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière et en sachant que cela est illicite. Quant à celui qui ignorait l’interdiction de la parole pendant la prière parce qu’il fait partie des gens récemment entrés en Islam ou qu’il est né dans un pays éloigné de ceux qui connaissent les jugements de la Loi de l’Islam, sa prière n’est pas annulée.

Quant à celui qui a oublié qu’il était en train d’accomplir la prière, s’il a peu parlé, c’est-à-dire six phrases selon l’usage courant ou moins, sa prière n’est pas annulée par sa parole. C’est le cas par exemple, si l’on a dit : va au marché, achète-moi du pain, ramène-le-moi puis mets-le à tel endroit.

Pour le raclement de gorge, le rire, le pleur, le gémissement et le souffle, il y a deux cas :

      a) S’il y apparaît deux lettres ou plus, la prière est annulée.

      b) S’il n’y apparaît pas du tout de lettres, la prière n’est pas annulée.

Il y a cependant un avis selon lequel le raclement de gorge n’annule pas la prière, même s’il y apparaît deux lettres.

Par la précision « ce qui fait partie du langage des gens », on exclut l’évocation de Allah ta^ala (adh-dhikr) qui n’annule donc pas la prière. C’est par exemple le cas lorsqu’on dit, si on voit le chaytan faire une attaque : (‘a^oudhou bi l-Lahi minka). Ainsi, Iblis est venu au Messager r avec une torche en flamme à la main en voulant la jeter sur lui. Le Prophète r a dit :

(( أعوذ بالله منك ))

ce qui signifie : « Je recherche par Allah la protection contre toi ». Allah l’a donc aidé et lui a accordé de le vaincre au point qu’il s’apprêtait à l’attacher à un pilier de la mosquée pour que les gens le voient au matin, mais il s’est rappelé l’invocation de Soulayman le fils de Dawoud, ^alayhima s-salam :

] وهب لي ملكا لا ينبغي لأحد من بعدي [

ce qui signifie : « Accorde-moi une souveraineté que Tu n’accorderas à personne d’autre après moi » [sourat Sad / 36], il a donc abandonné ce qu’il allait faire.

2/   Faire trois mouvements successifs, que ce soit avec trois membres, en faisant par exemple un mouvement avec les deux mains et la tête, successivement ou en même temps, ou bien trois pas, ceci valant selon certains chafi^iyy. D’autres ont dit : les mouvements qui annulent la prière concernent ce qui dure le temps d’accomplir une rak^ah –une séquence rituelle–. Il est permis d’agir conformément à cet avis-là. Il est en effet plus en accord avec les hadithdans lesquels il a été rapporté une information qui laisse penser que le Prophète r a fait dans sa prière plus de trois mouvements, comme par exemple le hadithdans lequel il a ouvert r à ^A‘ichah, que Allah l’agrée, une porte close se trouvant vers la qiblah et poursuivi ensuite sa prière. Ce hadithest sahih ; il a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah. Ce qui apparaît de son geste r, c’est qu’il a fait plus de trois mouvements successifs et il est très peu probable qu’il n’ait fait que deux mouvements.

3/   Le mouvement excessif : par exemple un grand saut. La prière est également annulée par un seul mouvement, même s’il n’est pas excessif, s’il est fait pour jouer. La prière n’est pas annulée par le mouvement des doigts, la paume restant au repos, même si ce sont de nombreux mouvements. De même, les mouvements de paupière, de langue ou d’oreille, l’ouverture ou la fermeture d’un bouton, même s’ils sont nombreux n’annulent pas la prière, tant que la paume reste au repos, si ce n’est pas fait pour jouer.

4/   L’ajout d’un pilier gestuel : par exemple dans le cas où l’on ajoute une inclination ou une prosternation délibérément.

5/   Le fait de manger ou de boire sauf si on a oublié. En effet, dans ce cas si on mange ou si on boit peu, cela n’annule pas la prière.

6/   L’intention d’interrompre la prière : si on fait l’intention dans le cœur d’interrompre la prière immédiatement, elle est annulée. De même, si on a l’intention de l’interrompre après l’écoulement d’une rak^ah par exemple, la prière est annulée.

* Elle est aussi annulée si on fait dépendre l’interruption de la prière de quelque chose, comme par exemple en se disant : « si telle chose arrive, j’interromps ma prière », elle est immédiatement annulée.

* De même, la prière est annulée par l’hésitation à l’interrompre, comme par exemple en se disant : « je l’interromps ou je la poursuis ? » ; elle est alors annulée.

7/   Par le dépassement d’un pilier en ayant le doute au sujet de l’intention de l’entrée en rituel (at-taharroum) ou bien si la période de doute s’est prolongée. C’est-à-dire que la prière est annulée si quelqu’un doute au sujet de l’intention de la prière –est-ce qu’il a fait l’intention lors de l’entrée en rituel ou pas, ou bien est-ce qu’il a fait l’intention pour le dhouhr ou pour le ^asr–. Cela veut dire que la prière est annulée si ce doute se prolonge et dure jusqu’à ce qu’un pilier se termine alors qu’on est encore dans le doute. C’est le cas par exemple si on a récité la Fatihah et qu’on est resté dans le doute, la prière est annulée ; ou si on a douté à ce sujet et qu’on a fait l’inclination en étant toujours dans le doute, ici aussi la prière est annulée. De même, elle est annulée si la période du doute se prolonge, même si on n’a pas atteint la fin d’un pilier. Quant à celui à qui le souvenir revient avant d’avoir atteint la fin d’un pilier et que la période du doute ne s’est pas prolongée, sa prière n’est pas annulée. Cela arrive quand on a douté puis que le doute a été dissipé rapidement.

 

Troisième chapitre

Les conditions d’agrément de la prière

 

On a cité dans le premier chapitre les conditions pour que la prière soit une obligation et ses conditions de validité –les conditions sans lesquelles la prière n’est pas valable–. Les conditions qu’on va citer dans ce chapitre sont les conditions pour obtenir la récompense. Si elles ne sont pas remplies, la prière reste valable mais elle est sans récompense. Ce sont les conditions suivantes :

1/   La sincérité pour Allah ta^ala (al-‘ikhlas) : c’est-à-dire que l’esclave de Allah doit viser par sa prière l’obéissance à l’ordre de Allah et non l’éloge et l’estime des gens. De sorte que si quelqu’un a pour objectif que les gens fassent son éloge ou s’il a pour objectif, outre la recherche des récompenses, que les gens pensent du bien de lui, il n’aura pas de récompense et il se sera chargé d’un péché car il aura accompli la prière avec l’insincérité (ar-riya), c’est-à-dire pour que les gens fassent son éloge.

2/   Que sa nourriture, ses vêtements soient licites (halal) : si sa nourriture ou ses vêtements proviennent d’une source illicite, il n’aura pas de récompense dans sa prière : cependant elle reste valable, c’est-à-dire suffisante pour l’en décharger. De sorte que si quelqu’un consomme une nourriture ou une boisson illicite puis accomplit la prière immédiatement après, avant que ce qu’il a consommé soit digéré, dans ce cas, il n’a pas de récompense dans sa prière qui reste tout de même valable.

3/   Que son lieu de prière soit licite (halal) : celui qui accomplit la prière dans un endroit usurpé à son propriétaire n’aura pas de récompense dans sa prière. Il en est de même s’il entre dans la maison de quelqu’un sans son accord et y accomplit la prière.

4/   Qu’il ressente dans son cœur le khouchou^ envers Allah, ne serait-ce qu’un instant : ainsi, celui qui n’a pas ressenti dans son cœur l’humilité envers Allah, ne serait-ce qu’un instant dans sa prière en ressortira sans récompense. Allah ta^ala dit :

] قد أفلح المؤمنون الذين هم في صلاتـهم خاشعون [

ce qui signifie : « Les croyants ont certes gagné, ceux qui sont dans leurs prières dans un état de khouchou^ » [sourat Al-Mou’minoun / 2-3].

 

Quatrième chapitre

Les piliers de la prière

Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :

1/   L’intention : c’est un acte du cœur. Ce n’est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l’on n’a pas dit par sa langue : « j’ai l’intention d’accomplir adh-dhouhr » ou « al-^asr » par exemple, mais qu’on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou ‘akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l’intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n’est plus présente lors du takbir, la prière n’est pas valable selon l’Imam Ach-Chafi^iyy car selon lui, l’intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n’est pas valable si on dit par la langue : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr » et qu’on n’a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.

Ce qui est nécessaire pour l’intention :

*  c’est d’avoir la volonté d’accomplir la prière ;

* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-^id) ou celle de l’éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad-douha ;

* de faire l’intention d’accomplir une obligation le cas échéant, c’est-à-dire que l’on fait l’intention avec le cœur d’accomplir la prière de adh-dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l’intention d’accomplir la prière de adh-dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n’est pas valable chez certains chafi^iyy. D’autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d’avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.

La simultanéité de l’intention avec le takbir n’est pas obligatoire chez l’Imam Malik, que Allah l’agrée. Par conséquent, si on fait l’intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c’est-à-dire que si on fait l’intention avec son cœur, puis que l’on prononce la formule du takbir de l’entrée en rituel, la prière est valable.

2/   La formule du takbir de l’entrée en rituel : c’est dire de façon à pouvoir s’entendre soi-même obligatoirement pour l’ensemble de ses lettres : (Allahou ‘akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s’entendre soi-même.

Les piliers oraux sont au nombre de cinq :

a)   la formule du takbir de l’entrée en rituel –dire (Allahou ‘akbar)– lors de l’ouverture de la prière.

b)   la récitation de la Fatihah.

c)   le dernier tachahhoud.

d)   l’invocation en faveur du Prophète r lors de la dernière position assise.

e)   le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou ^alaykoum).

 

Remarques relatives à la formulation du takbir de l’entrée en rituel qu’il convient de connaître :

1)   il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba’) du mot (‘akbar) de manière à ce que le terme devienne (‘akbar). Ceci annule la prière, c’est-à-dire que la prière n’est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car (‘akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n’est pas valable. S’il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l’on y prenne garde lors de l’appel à la prière (al-‘adhan) également. Certains chafi^iyy et malikiyy ont cité que c’est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.

2)   il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : (‘allahou ‘akbar), sa prière n’est pas engagée et c’est interdit car cela signifie l’interrogation. C’est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »

3)   il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l’on dit : (wallahou ‘akbar), la prière n’est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot (‘akbar), en disant (Allahou wa ‘akbar), la prière n’est pas valable non plus. De même, si on change le (‘a) de (‘akbar) par un (wa), la prière n’est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).

Information Utile : si le ma’moum –celui qui prie dirigé– a été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l’entrée en rituel au point qu’il cause une gêne pour les autres ma’moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s’assoit à discuter près de quelqu’un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu’il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.

3/   La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c’est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c’est une prière que l’on fait à la suite d’un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l’adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c’est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d’une deuxième assemblée. D’autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n’est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l’aide d’un bâton doit en utiliser un.

Si l’on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c’est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l’on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d’accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l’on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l’on n’a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l’on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l’on est incapable de faire tout cela, par exemple si l’on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c’est-à-dire qu’on bouge ses paupières avec l’intention de faire l’inclination, puis on les bouge avec l’intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l’on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.

Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l’endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l’entrée en rituel (taharroum), c’est-à-dire après la formulation du takbir de l’entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.

4/   La récitation de la Fatihah : selon sa parole r :

(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))

qui signifie : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept ayah –sept versets– et la basmalah –[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ] (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)– en fait partie. La récitation de la Fatihah n’est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l’on délaisse ne serait-ce que l’une d’elles, la récitation de la Fatihah n’est pas valable, comme par exemple si l’on dit : [إيّاك  ] (‘iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya). Il est un devoir de réciter les ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n’est pas préjudiciable si l’on est gagné par l’éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n’est pas nuisible que le ma’moum dise (amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n’est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d’articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s’il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta) en (ta), sa récitation n’est pas valable.

5/   L’inclination (ar-roukou^) : elle a lieu en se courbant jusqu’à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l’inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l’inclination, c’est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d’un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l’homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d’accomplir l’inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-^Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.

6/   La quiétude (at-touma’ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s’agit de l’immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c’est-à-dire immobiliser les membres  simultanément.

7/   Le redressement (al-i^tidal) qui consiste à se relever en position droite après l’inclination : c’est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l’inclination, qu’il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l’on faisait la prière debout et en se remettant assis si l’on faisait la prière assis.

8/   La quiétude dans ce pilier.

9/   La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l’emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole r :

(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))

qui signifie : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».

Parmi ses conditions :

a)   appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l’on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.

b)   abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.

10/ La quiétude dans la prosternation.

11/ La position assise entre les deux prosternations.

12/ La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.

13/ La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c’est-à-dire l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.

14/ Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachah­houd, sans lequel la prière n’est pas valable est le suivant :

التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).

Quant au tachahhoud complet, c’est :

التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s-salawatou t-tayyibatou lil-Lah, as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu’aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».

Avertissement : Il s’est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l’endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta^ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n’est pas vrai car cette forme du tachahhoud n’a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu’elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l’expliquer aux gens.

15/ L’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) dont le minimum est :

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد             (Allahoumma salli ^ala Mouhammad)

ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad r ».

16/ Le salam dont le minimum est de dire :

السَّلاَمُ عَلَيْكُم                (as-salamou ^alaykoum)

Parmi ses conditions, on prononce l’article défini « ال » (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun ^alaykoum).

Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D’autres ont choisi d’ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.

17/ L’ordre : c’est-à-dire effectuer les piliers dans l’ordre, comme ils viennent d’être cités. Si on fait exprès d’abandonner l’ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l’inclination, la prière est annulée selon l’Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l’ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu’on revienne au pilier omis pour l’accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak^ah suivante ou plus avancé encore, la rak^ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant de la rak^ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l’ordre par distraction puis s’est rappelé de ce qu’il a omis :

1/   soit il s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

2/   soit il s’en rappelle alors qu’il a atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

3/   soit il s’en rappelle alors qu’il a dépassé le pilier correspondant de la rak^ah suivante.

Le détail à propos de ces jugements est le suivant :

1/   Si on s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu’on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n’a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l’ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak^ah, on a oublié l’inclination et on s’est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s’est rappelé dans la prosterna­tion qu’on a délaissé l’inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Puis, on accom­plit l’inclination et on poursuit la prière.

2/   Si on s’en rappelle alors qu’on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak^ah suivante, ce qu’on est en train de faire complète la rak^ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu’on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’en est rappelé dans l’inclination de la deuxième rak^ah, on reste dans cette inclination en considérant que c’est la première rak^ah et on poursuit la prière.

3/   Si on s’en rappelle alors qu’on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak^ah a été complétée par ce qu’on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’est rappelé dans la prosternation de la troisième rak^ah qu’on avait oublié l’inclination de la première rak^ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak^ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant suivant n’est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l’inclination omise de la première rak^ah et l’inclination de la deuxième rak^ah n’est pas pris en compte.

Ce jugement concerne celui qui n’est pas ma’moum ; le ma’moum accomplit une rak^ah après le salam de son imam.

Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d’avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s’être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d’avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak^ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.

 

 

 

 

Remarque pour l’explication des termes de la prière :

(Allahou ‘akbar) : signifie Allah est plus puissant et sait plus que tout autre et non pas qu’Il est plus grand par les dimensions car Allah est exempt des dimensions. Il est valable de l’expliquer par l’expression (kabir) car la parole (Allahou ‘akbar) est synonyme de (Allahou kabir).

(soubhana l-Lah) : signifie que Allah est exempt de toute imperfection et de tout défaut, tels que l’incapacité, la faiblesse, l’ignorance, la peur, le changement, la position assise, l’établissement et ce qui est de cet ordre des caractéristiques des humains.

(soubhana Rabbiya l-‘A^la) : c’est-à-dire Mon Seigneur Qui domine par Sa toute puissance toute la création et Qui est exempt de toute imperfection ; cette expression ne veut pas dire qu’Il est plus élevé en terme de localisation, d’endroit ou d’élévation par la distance.

 

Les actes et paroles recommandées de la prière

Les choses recommandées de la prière avant de l’entamer sont au nombres de deux : L’appel à la prière (Al-‘adhan) et l’annonce de la prière (Al-‘iqamah). Quant à celles après avoir entamé la prière, pour certaines on accomplit les prosternations d’oubli (soujoudou s-sahw) et elles sont au nombres de deux : le premier tachahhoud et al-qounout dans la prière du Soubh et dans la prière du Witr dans la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.

Quant aux choses recommandées pour lesquelles on n’accomplit pas de prosternations d’oubli si on les délaisse, elles sont nombreuses. Parmi cela, il y a :

 

    Lever les mains lors de la formulation du takbir de l’entrée en rituel ainsi que pour l’inclination et pour le redressement de l’inclination.

    poser la main droite sur la main gauche, sous la poitrine et au-dessus du nombril

    Ecarter entre les pieds d’un empan.

    L’invocation du tawajjouh : (wajjahtou wajhiya lil-ladhi fatara s-samawati wa l-‘arda hanifan mousliman wa ma ‘ana mina l-mouchrikin ; ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi rabbi l-^alamin ; la charika lahou wa bidhalika ‘oumirtou wa ‘ana mina l-mouslimin) ce qui signifie : « Je recherche l’agrément de Celui Qui a créé les cieux et la terre, éloigné de toute religion autre que l’Islam, musulman, je ne suis pas au nombre des associateurs. Certes, ma prière, mes actes d’adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. J’ai eu l’ordre d’agir de la sorte et je suis au nombre des musulmans ».

    Faire at-ta^awwoudh (rechercher la protection de Allah contre le chaytan maudit) et c’est recommandé dans chaque rak^ah.

    Dire (amin) à la suite de la récitation de la Fatihah.

    La récitation à voix basse dans son contexte et la récitation à voix haute dans son contexte. Quant à la femme, elle baisse la voix en présence d’hommes ‘ajnabiyy et ce comme acte recommandé.

    La récitation d’une sourah après la Fatihah. La base de la sounnah est réalisée avec la récitation d’une ayah. Il est préférable de réciter une sourah complète. Cette récitation n’est pas recommandée dans la troisième rak^ah du maghrib ou autre, ni dans la quatrième de la prière à quatre rak^ah.

    Dire (Allahou ‘akbar) lors du relèvement et lors de la descente.

    Dire avec le commencement du redressement de l’inclination : (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Lui fait les louanges » et la parole: (Rabbana laka l-hamd) ce qui signifie : « Notre Seigneur, à Toi la louange » lorsqu’on s’est redressé.

    Le tasbih dans l’inclination et dans la prosternation.

    Que l’homme décolle ses coudes de ses côtes et éloigne son ventre de ses cuisses. Quant à la femme, elle regroupe son corps.

    Faire une petite pause en position assise après la deuxième prosternation dans chaque rak^ah suite à laquelle on se relève de sorte qu’elle ne soit pas suivie d’un tachahhoud.

    Al-iftirach dans toutes les positions assises. C’est le fait de s’asseoir sur la cheville du pied droit en posant les extrémités du dessous des orteils du pied gauche en contact du sol.  

    At-tawarrouk dans la dernière position assise: c’est semblable à l’iftirach dans sa forme sauf qu’on fait dépasser le pied gauche du côté droit et qu’on pose au sol la hanche gauche.

    Poser les mains sur les cuisses dans la position assise en dépliant la main gauche et en repliant la main droite sauf l’index : on le relève lorsqu’on dit : (‘il-la l-Lah) dans le tachahhoud pour indiquer la croyance en l’unicité de Allah.

    De se tourner vers la droite pour le premier salam et vers la gauche pour le deuxième.

    Le deuxième salam.

 

 

La prière en assemblée (al-jama^ah)

La prière en assemblée pour les cinq prières est une obligation communautaire (fardou kifayah) pour :

1/   les personnes de sexe masculin et libres ; elle n’est donc pas un devoir pour les femmes car ce qui est requis d’elles, c’est le surcroît de discrétion..

2/   pubères ; elle n’est pas un devoir pour le jeune enfant, mais il est du devoir de son tuteur d’ordonner à l’enfant qui a atteint l’âge de distinction de faire la prière du vendredi et la prière en assemblée.

3/   sains d’esprits ; elle n’est donc pas un devoir pour le fou.

4/   résidents ; elle n’est donc pas un devoir pour le voyageur. Le voyageur est celui qui a eu l’intention de résider dans la ville moins que quatre jours complets, sans compter ses jours d’arrivée et de départ.

5/   qui n’ont pas d’excuse valable pour s’en abstenir ; elle n’est donc pas un devoir pour ceux qui ont une excuse faisant que la prière en assemblée n’est plus obligatoire pour eux. Ces excuses sont nombreuses.

L’obligation est réalisée en accomplissant la prière en assemblée de façon que l’accomplissement du rite ait un signe manifeste. Ainsi, elle est faite dans la petite ville en un lieu unique et dans la grande ville en plusieurs lieux de sorte que celui qui compte y aller puisse l’atteindre sans difficulté apparente. La prière pour laquelle l’assemblée est la plus requise, c’est celle de as-soubh, puis celle de al-^icha, puis celle de al-^asr.

Le ma’moum doit avoir fait l’intention d’être dirigé par l’imam, contrairement à l’imam dont la prière est valable même s’il ne fait pas l’intention d’être imam. Exception faite toutefois pour la prière du vendredi, la prière répétée (al-mou^adah) et la prière rassemblée à cause de la pluie, prières pour lesquelles il doit faire l’intention d’être imam.

Il est un devoir pour toute personne qui prie dirigé par un imam :

1/   de ne pas devancer son imam dans l’emplacement et ce, en considérant ses talons lorsqu’il est debout et son postérieur lorsqu’il est assis. S’il le devance, sa prière est annulée.

2/   de ne pas devancer son imam dans la formulation de la takbirah de l’entrée en rituel. Bien plus, la simultanéité dans l’entrée en rituel invalide la prière. Il est donc un devoir pour le ma’moum de reporter toute la formulation du takbir après la formulation du takbir de l’entrée en rituel de l’imam, en raison de sa parole r :

(( إنّما جعل الإمام ليؤتمّ به فإذا كبّر فكبّروا ))

qui signifie : « Certes, l’imam a été placé pour qu’on le suive. Lorsqu’il a formulé le takbir, alors formulez-le à votre tour » [rapporté par Al-Boukhariyy et Abou Dawoud]. Ce qui est recommandé dans les autres actes que l’entrée en rituel, c’est que le ma’moum débute ses actes après l’imam. La manière la plus complète, c’est que le ma’moum retarde le commencement de son acte après l’acte de l’imam tout entier. Ainsi, il n’entame son mouvement qu’après que l’imam soit arrivé à la position en question. Ceci vaut dans le cas où il sait que s’il accomplit le geste, il rejoindra l’imam dans la position visée par le déplacement. Quant à la formulation de la parole (amin), ce qui est préférable, c’est la simultanéité avec l’imam.

3/   de ne pas devancer l’imam d’un pilier gestuel, tel que l’inclination ou la prosternation. Cette anticipation est interdite : par exemple faire l’inclination alors que l’imam est debout, puis relever la tête de l’inclination alors que l’imam est encore debout. Mais si le ma’moum précède l’imam d’une partie d’un pilier et non par tout un pilier, par exemple s’il fait l’inclination alors que l’imam est encore debout et s’il l’attend en position d’inclination jusqu’à ce que l’imam fasse l’inclination, ceci est déconseillé.

4/   de ne pas devancer l’imam de deux piliers gestuels. Ceci a lieu si le ma’moum fait l’inclination puis se relève en position debout et entame la descente pour la prosternation alors que l’imam est encore debout, ceci annule la prière.

5/   de ne pas prendre du retard par rapport à l’imam de deux piliers gestuels sans excuse, comme dans le cas où l’imam fait l’inclination et se relève en position debout, puis entame la descente pour la prosternation alors que le ma’moum est encore debout, ceci annule la prière également. De même, s’il prend du retard de plus de trois piliers longs même avec excuse, ceci a lieu par exemple quand l’imam fait l’inclination, se relève en position debout puis fait la première et la deuxième prosternation et commence le tachahhoud ou se relève pour une autre rak^ah alors que le ma’moum est encore debout, ceci aussi annule la prière. Parmi les excuses pour le ma’moum, il y a la lenteur de sa récitation de la Fatihah. Par conséquent, s’il achève cette récitation avant que l’imam se relève de la deuxième prosternation, il fait l’inclination et rattrape l’imam au fur et à mesure.

      Toutefois, il n’est pas interdit de précéder l’imam d’un pilier oral et ceci n’annule pas la prière. Exception faite pour le takbir d’entrée en rituel pour lequel précéder l’imam annule la prière ainsi que pour le salam sauf si le ma’moum fait l’intention de la séparation ; dans ce cas, s’il dit le salam avant lui, sa prière n’est pas annulée.

6/   d’être au courant des mouvements de son imam. Ceci a lieu soit en voyant l’imam ou en voyant qui le voit, ou en entendant sa voix ou la voix de celui qui transmet.

7/   il est aussi une condition que la distance entre l’imam et le ma’moum ne dépasse pas trois cents coudées sauf s’ils sont réunis dans une mosquée et que le ma’moum est au courant du déroulement de la prière de l’imam.

8/   qu’il n’y ait pas entre l’imam et le ma’moum d’obstacle empêchant le passage pour parvenir auprès de l’imam ou empêchant de le voir ou de voir ceux qui prient derrière lui, comme par exemple un mur ou une porte fermée ou rabattue.

9/   que le déroulement de la prière de l’imam et celle du ma’moum s’accordent de manière à ce qu’ils soient en concordance pour les actes apparents, même si le nombre de leurs rak^ah ou leurs intentions diffèrent, comme par exemple adh-dhouhr avec al-^asr ou al-maghrib avec al-^icha, dans ce cas, la prière du ma’moum est valable. Mais si le déroulement de leurs prières est différent, comme la prière de al-^icha avec la prière funéraire (salatou l-jinazah), la prière du ma’moum n’est pas valable.

10/ que le ma’moum ne se distingue pas de l’imam dans un acte recommandé (sounnah) quand la différence de pratique est trop grande, comme dans le cas où l’imam délaisse le premier tachahhoud et que le ma’moum s’assoit pour l’effectuer. La prière du ma’moum est annulée dans ce cas s’il connaissait le jugement et l’a fait délibérément, même s’il a rattrapé l’imam de près et ce, pour avoir délaissé le fait de suivre l’imam, qui est obligatoire sur lui. En revanche si l’imam effectue le premier tachahhoud et que le ma’moum le délaisse délibérément, sa prière n’est pas annulée car il est passé d’une obligation à une autre obligation.

    Il n’est pas valable qu’une personne de sexe masculin, même un garçon, ait pour imam une personne de sexe féminin. De même, il n’est pas valable qu’une personne récitant correctement la Fatihah ait pour imam une personne qui ne la récite pas correctement. Ici, il s’agit de celui qui ne prononce pas correctement certaines lettres de la Fatihah, il prononce par exemple le (sin) : (tha) ou le (ra) : (lam). Celui qui récite correctement la Fatihah, c’est quelqu’un qui en prononce correctement les lettres.

    Il est permis à la personne pubère d’avoir pour imam celui qui est proche de la puberté, bien qu’en priorité, c’est la personne pubère qui est imam. Celui qui est prioritaire pour être imam, c’est celui qui récite le mieux tout en réunissant les conditions de validité de la prière et la piété.

 

La prière du voyageur

Il est autorisé au voyageur de raccourcir les prières de quatre rak^ah, à savoir adh-dhouhr, al-^asr et al-^icha, en faisant deux rak^ah sous certaines conditions, parmi lesquelles :

1/   que le voyage soit long, c’est-à-dire que l’aller dépasse une distance de seize farçakh. Le farçakh est égal à trois mil. Le mil est égal à six mille coudées, selon un avis, trois mille cinq cents coudées selon un deuxième avis et deux mille selon un troisième avis. Si l’on considère que la coudée vaut 46.5 cm, la distance serait d’après le premier avis de 133.92 Km, de 78.12 Km selon le second et de 44.64 Km selon le troisième. Quant au voyage court, il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un voyage court ;

2/   que le voyageur ne commette pas de désobéissance par son voyage. Ainsi, le voyage qui est permis est par exemple le voyage pour faire le commerce ou se promener. Mais quelqu’un qui commet une désobéissance par son voyage comme l’épouse qui s’est enfuie de chez son mari, celui qui voyage pour faire le commerce d’alcool ou pour commettre la fornication avec une femme, il ne lui est pas permis de raccourcir ;

3/   cela concerne la prière de quatre rak^ah qu’il accomplit pendant son voyage. Ainsi, on ne raccourcit pas la prière de al-maghrib, ni celle de as-soubh. D’autre part, on ne raccourcit pas la prière manquée avant le voyage pour la rattraper raccourcie pendant le voyage.

      Il est permis de raccourcir celle qu’on a manquée pendant le voyage, pour l’effectuer au cours du voyage. Ceci a lieu dans le cas où on a manqué la prière de adh-dhouhr à cause du sommeil en étant voyageur, si on la rattrape pendant le voyage, on la rattrape raccourcie si l’on veut ;

4/   qu’il fasse l’intention de raccourcir lors de l’entrée en rituel, en disant dans son cœur par exemple, lors de la formulation du takbir : « je fais la prière obligatoire de adh-dhouhr, en deux rak^ah » ou « je fais la prière obligatoire de al-^asr en deux rak^ah », ou « je fais la prière obligatoire de al-^icha raccourcie » ;

5/   qu’il ne prenne pas pour imam quelqu’un qui est résident. Ainsi, il n’est pas valable pour le voyageur qui veut raccourcir d’avoir pour imam quelqu’un qui ne raccourcit pas, c’est-à-dire qui fait la prière de quatre rak^ah sans la raccourcir.

 

Remarques utiles :

* Dans le cas où la destination du voyageur a deux chemins, l’un est long et l’autre court, s’il prend le chemin le plus long pour se rendre permis le raccourcissement de la prière et seulement dans cet objectif, il ne raccourcit pas. Mais s’il avait un autre objectif en empruntant ce chemin, même accompagné de l’objectif de se rendre permis le fait de raccourcir, par exemple la sûreté du chemin, sa facilité, une visite ou la visite d’un malade ou même si l’objectif était seulement de se promener, il peut raccourcir.

* le début du voyage a lieu en franchissant les remparts de la ville si elle en a et les limites de l’agglomération si elle n’en a pas.

* si le voyageur est dans un endroit qu’il pense quitter jour après jour si son affaire se réalise, il peut raccourcir durant dix-huit jours, en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, tant qu’il demeure dans cette situation.

* si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours complets en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.

Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper adh-dhouhr avec al-^asr dans le temps de l’un des deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et al-maghrib avec al-^icha en anticipant ou en reculant.

 

Si l’on regroupe pendant le temps de la première, il y a trois conditions :

1) accomplir la première avant la seconde. Ainsi, on accomplit par exemple adh-dhouhr en premier puis al-^asr, ou al-maghrib puis al-^icha.

2) faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première.

3) les faire immédiatement l’une après l’autre. Il n’est pas valable de regrouper en faisant une pause très longue, par rapport à l’usage. Toutefois, une petite pause n’est pas préjudiciable, comme par exemple le temps de faire l’iqamah –l’annonce de la prière– pour la seconde prière ou le temps de faire le tayammoum pour elle.

 

Il est une condition pour le regroupement, lorsqu’on recule la première prière : de faire l’intention, dans le temps de la première prière, de la reculer jusque dans le temps de la seconde, et ce, de manière à ce qu’il reste de son temps ce qui suffit à la faire ou plus. Il n’est pas une condition de respecter l’ordre des deux prières, ni de les faire l’une immédiatement après l’autre, ni de faire l’intention de regrouper pendant la première prière.

Remarque : Il est permis de regrouper pour celui qui est résident et malade d’une maladie comportant une difficulté manifeste, que ce soit en anticipant ou en reculant, selon ce qui lui est le plus facile. Si le plus facile pour lui, c’est d’anticiper, cela lui est permis et si le plus facile pour lui, c’est de reculer, cela lui est permis.

 

La prière du vendredi

La prière du vendredi (al-joumou^ah) est constituée de deux rak^ah. C’est une obligation d’ordre personnel (fardou ^ayn) pour tout musulman pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin, résident, non dispensé par une excuse qui autorise son délaissement, s’il y a quarante résidents établis à vie (moustawtin). Ainsi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour le mécréant d’origine, d’un devoir requis de lui dans le bas monde. De même, elle n’est pas obligatoire pour le jeune enfant, ni pour le fou, ni pour l’esclave, ni pour la personne de sexe féminin, ni pour le voyageur même si son voyage est d’une distance inférieure à la distance qui permet de raccourcir la prière, ni pour celui qui a une excuse qui permet son délaissement, comme le malade d’une maladie à cause de laquelle il lui est éprouvant de se rendre à l’endroit où a lieu la prière du vendredi.

Elle est également obligatoire pour celui qui a eu l’intention de résider dans la ville où a lieu la prière du vendredi au moins quatre jours complets, c’est-à-dire en dehors de ses jours d’arrivée et de départ ; en effet, il n’a plus dans ce cas le jugement de voyageur.

 

Conditions de la prière du vendredi :

1/  qu’elle ait lieu dans un endroit faisant partie de la ville, même si c’est dans une construction en bois, en roseaux ou en branches de palmiers. Ainsi, elle est valable dans la limite de la ville : dans une mosquée, dans une maison ou bien à l’extérieur dans l’espace qui s’y trouve. Mais elle n’est pas valable en-dehors des limites de la ville ;

2/  qu’elle soit précédée par deux discours (khoutbah) qui soient entendus par les quarante hommes établis à vie. Il est une condition que chacun d’eux soit musulman, pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin et résident établi à vie ;

3/  qu’elle soit effectuée en assemblée avec eux, c’est-à-dire avec les quarante résidents établis à vie ;

4/  qu’elle ait lieu dans le temps de adh-dhouhr, de sorte qu’elle n’est valable ni avant ni après ce temps ;

5/  qu’une autre prière du vendredi ne soit pas simultanée avec elle dans la même ville, même si la ville est grande ; c’est-à-dire, si le rassemblement des gens de la ville en un lieu unique ne présente pas une réelle difficulté. Le cas échéant, celle qui a précédé l’autre est valable et pas la suivante. Si l’on ne sait pas laquelle des deux a précédé l’autre, aucune des deux n’est valable. Certains compagnons de Ach-Chafi^iyy ont dit : il n’est pas valable qu’il y ait plus qu’une prière de vendredi, quelle qu’en soit la raison.

 

Les piliers des deux discours (khoutbah) sont :

1/  la louange à Allah en disant : (al-hamdou li l-Lah) ou (lil-Lahi l-hamd) ou (hamdan lil-Lah) ou ce qui est semblable ;

2/  l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy), en disant par exemple : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad). Il est suffisant de dire : (salla l-Lahou ^ala Mouhammad) ;

3/  la recommandation de la piété (at-taqwa) en incitant à l’obéissance et en réprimant la désobéissance ou l’un des deux. Il n’est pas une condition de prononcer le mot (taqwa) (piété) mais il suffit de dire (‘ati^ou l-Lah) ce qui signifie : « obéissez à Allah ».

     Il est une condition de faire ces trois piliers dans chacun des deux discours ;

4/  une ayah –un verset– ayant un sens complet dans l’un des deux discours. La meilleure façon, c’est que cela ait lieu dans le premier discours à la fin du discours ;

5/  l’invocation en faveur des croyants dans le deuxième discours, incluant les croyantes. Il est recommandé de citer les croyantes et il n’est pas une condition de généraliser : si l’on cite en particulier ceux qui sont présents ou quarante d’entre eux, cela suffit.

 

 

Les conditions de validité des deux discours sont :

1/   la purification des deux hadath, petit et grand, et l’élimination des najaçah non tolérables sur le corps, sur l’emplacement des discours et sur ce que l’on porte sur soi, comme un vêtement ou autre ;

2/   couvrir la zone de pudeur, c’est-à-dire la zone comprise entre le nombril et les genoux ;

3/   la position debout pour celui qui le peut. Si on est incapable de se tenir debout, on donne le discours assis ;

4/   la position assise entre les deux discours au minimum le temps de la quiétude. Mais la façon la plus complète, c’est le temps équivalent à celui de la récitation de sourat Al-‘Ikhlas et il est ici recommandé de la réciter à voix basse ;

5/   faire successivement leurs piliers et faire suivre par la prière à la fin des deux discours ;

6/   que les piliers des deux discours soient en arabe ;

7/   qu’ils aient lieu après que le soleil a quitté sa position du zénith ;

8/   que les quarante hommes établis à vie entendent les piliers des discours ;

9/   faire précéder la prière par les deux discours.

 

Ce qui est recommandé :

1/   le ghousl pour la prière du vendredi. Le temps de ce ghousl commence avec l’aube. Il est déconseillé de délaisser ce ghousl ;

2/   mettre des habits blancs ;

3/   se parfumer ;

4/   se couper les ongles ;

5/   se rendre tôt à la prière, à pied, dès l’aube ;

6/   être attentif à celui qui donne le discours. La signification de « être attentif » est de se taire tout en l’écoutant. Si on délaisse cela, c’est déconseillé.

Celui qui entre alors que l’imam est en train de donner le discours accomplit deux rak^ah légères puis s’assoit.

 

La prosternation de la récitation

Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an, pour celui qui l’entend ou celui qui l’écoute de faire la prosternation de la récitation après avoir récité ou entendu une des ayah de prosternation (sajdah) et ce, tant que le temps qui sépare l’instant où il l’entend et celui où il se prosterne ne s’est pas prolongé selon l’usage. Si cet instant s’est prolongé, on ne fait pas la prosternation et on ne la rattrape pas. Si celui qui récite ou qui entend avait eu un petit hadath et fait le woudou rapidement, il peut faire la prosternation, sinon il ne la fait pas.

La prosternation de la récitation requiert les conditions de validité de la prière telles que la purification, couvrir la zone de pudeur, faire face à la qiblah, délaisser la prononciation de la parole qui est de l’ordre du langage des gens ainsi que le commencement de son temps qui coïncide avec l’achèvement de la récitation ou de l’audition de la ayah de prosternation complète.

Si celui qui se prosterne n’était pas en train d’accomplir la prière, il lui est un devoir de formuler le takbir de l’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prosternation. Il est recommandé qu’il lève les mains lors de la formulation du takbir, comme pour l’entrée en rituel de la prière. Il n’est pas recommandé pour celui qui récite assis de se lever pour se prosterner depuis la position debout. Ensuite, il s’abaisse pour la prosternation en formulant un takbir, puis il relève la tête en formulant un takbir, s’assoit, et c’est une condition qu’il passe le salam. Il n’est pas une condition de réciter le tachahhoud. S’il était en train de faire une prière, il est recommandé de faire un takbir pour l’abaissement et pour le relèvement de la prosternation.

Il est recommandé que l’imam la retarde dans la prière à voix basse jusqu’après la fin de la prière, pour ne pas perturber ceux qu’il dirige dans la prière, si le temps qui sépare l’instant où il récite la ayah et celui où il se prosterne est court.

 

La prosternation du remerciement

La prosternation du remerciement est recommandée lors de l’avènement d’un bien tel que l’arrivée d’un enfant, d’une somme d’argent, le retour d’un absent ou la victoire sur un ennemi et aussi lors de la fin d’une épreuve comme le sauvetage de la noyade ou de l’incendie. Elle n’est pas recommandée pour la poursuite d’un bien ou la poursuite de la délivrance d’une épreuve. Elle a lieu comme la prosternation de la récitation du Qour’an faite en-dehors de la prière, avec les mêmes conditions et de la même manière.

Remarque : Il n’est pas permis de faire une prosternation sans raison aucune, dans l’intention de rechercher l’agrément de Allah ta^ala. De même, il n’est pas permis de se prosterner pour un musulman ou toute autre personne, même si la prosternation est faite dans l’intention de le saluer.

 

La prière de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) et de la Fête du sacrifice (^idou l-‘ad-ha)

La prière de la Fête (al-^id) est très recommandée. Elle est constituée de deux rak^ah. Son temps dure depuis le lever du soleil, jusqu’à ce qu’il quitte sa position du zénith. Mais le mieux, c’est de la reculer jusqu’à ce que le soleil atteigne la hauteur d’une lance, c’est-à-dire par rapport au niveau du regard.

Il est recommandé de l’accomplir en assemblée. Elle est valable même si la personne l’accomplit seule, en faisant deux rak^ah, telles que les deux rak^ah de la prière recommandée qui accompagne as-soubh. Il est recommandé de formuler sept takbir au début de la première rak^ah, après le takbir de l’entrée en rituel et dans la deuxième rak^ah cinq takbir après la formulation du takbir pour le relèvement en position debout. On dit entre un takbir et un autre : (soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar).

Il est recommandé de faire deux discours après la prière, en formulant dans le premier neuf takbir et dans le deuxième sept takbir.

Il est recommandé de sortir tôt pour la prière de la Fête, après la prière de as-soubh, sauf pour celui qui donne les discours, qui recule son arrivée jusqu’au temps de la prière. Il est préférable d’aller à pied plutôt que d’y aller sur une monture. Il n’y a pas de mal que celui qui a une excuse s’y rende sur une monture. Il est recommandé de faire le ghousl. Le temps de ce ghousl commence à la moitié de la nuit. Il est recommandé de s’embellir par l’habillement et autres et de se parfumer. Ceci vaut pour les hommes : quant aux femmes, il leur est déconseillé de sortir parfumées et embellies.

Il est recommandé de faire des takbir la veille des deux Fêtes jusqu’à l’entrée en rituel de leur prière de même qu’après les prières obligatoires, depuis le soubh du neuvième jour de Dhou l-Hijjah –le jour de ^Arafah– jusqu’au ^asr du treizième jour de ce mois –le dernier des trois jours de at-tachriq.

 

Remarque : La prière surérogatoire est de deux sortes : une catégorie qu’il est recommandé de faire en assemblée, par exemple pour les deux Fêtes, l’éclipse lunaire, l’éclipse solaire, la demande de la pluie ou les tarawih, les plus méritoires étant celles des deux Fêtes. Et il y a une catégorie qu’il n’est pas recommandé d’accomplir en assemblée : ce sont par exemple les prières surérogatoires des cinq prières obligatoires (rawatib) et la prière de ad-douha. Les meilleures prières de cette catégorie sont le witr, puis les deux rak^ah du fajr. La prière du witr est réalisée par un nombre impair de rak^ah pouvant aller jusqu’à onze et au minimum une rak^ah. Le minimum pour accomplir la manière complète, c’est d’effectuer trois rak^ah. Par conséquent, si on accomplit pour le witr trois rak^ah continues ou davantage, et qu’on fait le tachahhoud dans les deux dernières ou seulement dans la dernière rak^ah, cela est suffisant. Il est préférable de la faire en continu avec un seul tachahhoud plutôt que de la faire en  continu avec deux tachahhoud. La séparation entre la dernière rak^ah et les précédentes est préférable à la continuité. Son temps commence après avoir accompli al-^icha jusqu’à la deuxième aube.

Le witr lui-même comptera pour un tahajjoud –une prière de nuit accomplie après avoir dormi ou une prière accomplie la nuit si la personne veille toute la nuit– si on le fait après un sommeil. Si on le fait avant, c’est un witr et non un tahajjoud. Il n’est pas recommandé de le faire en assemblée, sauf à la suite des prières de tarawih.

Le minimum de la prière de ad-douha est de deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir quatre rak^ah et le maximum est de huit. Il est recommandé de faire le salam après chaque deux rak^ah. Son temps dure à partir du moment où le soleil est élevé à la hauteur d’une lance, jusqu’au zénith.

 

La prière funéraire (al-jinazah)

Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Tout comme il fait preuve de patience envers la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.

C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.

Ce qui est un devoir pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice une fois sur tout le corps, peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête mais elle est laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, pour la femme morte en état de rituel, on ne lui couvre pas le visage.

La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé d’un tissu en coton, en lin ou ce qui est semblable. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf, mais aussi bien ce qui a déjà été porté que ce qui est neuf suffit.

Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois choses que l’on vient de citer.

La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de son bien et qui n’a pas de dette qui dépasse ses biens, comme par exemple s’il laisse un héritage qui dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.

Le minimum de la prière funéraire par lequel l’obligation est accomplie est le suivant : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire, ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention de faire une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou), puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.

Mais il est recommandé après le deuxième takbir de réciter as-salatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid). Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabihi wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».

Le minimum de l’enterrement, c’est un fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à la construction ou au cercueil, ceci devient alors un devoir.

La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour celui qui y descend le mort ainsi que son aide et qu’il soit de la profondeur de quelqu’un de taille moyenne levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte et de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.

 

Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.

 

 

Wa soubhana l-Lahi

wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin.

Allah est exempt de toute imperfection
la louange est à Allah le Seigneur
des mondes

Contredire les passions de son âme

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Nous allons commencer par parler du fait de contredire les passions de son âme.

 

Allah ta^ala dit :

إِنَّ الْمُتَّقِينَ فِي جَنَّاتٍ وَعُيُونٍ

ءاخِذِينَ مَا ءاتَاهُمْ رَبُّهُمْ إِنَّهُمْ كَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ مُحْسِنِينَ

(‘inna l-mouttaqin fi jannatin wa ^ouyounin ‘akhidhina ma ‘atahoum rabbouhoum ‘innahoum kanou qabla dhalika mouhsinin)

 

Ce qui signifie : « Ceux qui sont pieux sont dans des jardins et ils font ce que leur Seigneur leur a ordonné, ils étaient bienfaiteurs » dans [sourat Adh-Dhariyat/15-16]

 

Ce que Allah ta^ala a révélé à Son esclave Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam est vrai, il n’y a pas de doute à ce sujet. Et ce que Allah tabaraka wa ta^ala a promis aura lieu immanquablement. Ainsi l’esclave vertueux, celui qui est pieux c’est le bien aimé de Allah. Sa rétribution selon le jugement de Allah ce sont des jardins du paradis.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَأُزْلِفَتِ الْجَنَّةُ لِلْمُتَّقِينَ غَيْرَ بَعِيدٍ

هَذَا مَا تُوعَدُونَ لِكُلِّ أَوَّابٍ حَفِيظٍ

مَنْ خَشِيَ الرَّحْمَن بِالْغَيْبِ وَجَاء بِقَلْبٍ مُّنِيبٍ

ادْخُلُوهَا بِسَلامٍ ذَلِكَ يَوْمُ الْخُلُودِ

لَهُم مَّا يَشَاؤُونَ فِيهَا وَلَدَيْنَا مَزِيدٌ

(wa ‘ouzfati l-jannatou lil mouttaqin ghayra ba^idin hadha matou^adouna li koulli ‘awwabin hafidhin man khachiya r-rahman bil ghayba wa ja’a bi qalbin mounibin ‘adkhoulouha bi salamin dhalika yawmou l-khouloudi lahoum ma yachaouna fiha waladayna mazid)

Ainsi Allah rétribue les pieux largement. [sourat Qaf/31-35]

 

La félicité du paradis est meilleure que la félicité du bas monde. Et la félicité du paradis dure plus longtemps que la félicité du bas monde. La félicité du bas monde est comme rien du tout par rapport à la félicité du paradis. Alors œuvre pour être au nombre des pieux selon les jugements de Allah et sache que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris dans son hadith honoré :

 

أَلاَ وَ إِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَة إذا صَلَحَت صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ وَ إِذَا فَسَدَت فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ أَلَا وَ هِيَ القَلْب

( ‘ala wa ‘inna fi ljasadi moudgha ‘idha  salahat salaha ljasadou koul-louhou wa ‘idha fasadat fasada ljasadou koul-louhou ‘ala wa hiya lqalb)

 

Ce qui signifie : « Il y a certes dans le corps un bout de chair si ce bout de chair est bon alors tout le corps est bon et si ce bout de chair est corrompu alors tout le corps est corrompus. Et il s’agit du cœur. » Alors méfies toi et préserve toi des maladies du cœur, garde toi de l’insincérité, gardes toi de l’infatuation. Gardes toi de l’orgueil, gardes toi de l’envie, gardes toi de l’animosité.

 

Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَبَاغَضُوا وَ لاَ تَحَاسَدُوا وَ لا تدابَروا وكُونُوا عِبَاد الله إخْوَانا

(la tabaghadou wa la tahasadou wa la tadabarou wa kounou ^ibada L-lahi ikhwana)

 

Ce qui signifie : « Ne vous haïssez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres [ne soyez pas envieux, ne soyez pas jaloux], ne vous détournez pas les uns des autres [quand vous le rencontrez ne faites pas comme si vous ne l’avez pas vu] et soyez des frères, vous, esclaves de Allah, soyez des frères ».

 

Parmi les maladies du cœur il y a justement l’envie, la jalousie. Parmi les maladies du cœur il y a la haine, le fait de se haïr, de se détester les uns les autres et les conséquences de ces deux maladies du cœur sont très graves. Ce sont des choses contraires à ce que la loi a ordonné.

C’est le contraire de l’entraide pour la bienfaisance et la piété. En effet si les musulmans se jalousent s’envient les uns les autres. Si les musulmans se haïssent les uns les autres, ils vont reculer et ne vont pas ordonner, ils ne vont pas faire le bien, ils ne vont pas s’entraider pour la bienfaisance.

 

L’envie, la jalousie qui est interdite qu’est ce que c’est ? L’envie interdite c’est souhaiter que le bienfait de ton frère lui soit enlevé tout en œuvrant pour cela, c’est-à-dire en faisant quelque chose pour que le bienfait de ce musulman lui soit enlevé. En œuvrant soit par la parole soit avec le corps. Donc il dit quelque chose ou il fait quelque chose pour que le bienfait de son frère musulman lui soit enlevé.

Ce qui aide pour se débarrasser de la haine, du fait de se détester les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser de la jalousie les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser du fait de se détourner les uns des autres c’est de contredire les passions de ton âme. Ce que ton âme suggère comme mal, tu le contredis, tu ne suis pas ce que ton âme te suggère comme mal. Contredire les passions de son âme aide à gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala.

 

Un des savants connaisseurs de Allah a dit :

 

خَالِف هَواك طَرْقًا لِلمَعالِي

( khalif hawaka tarqan lilma^ali )

 

C’est-à-dire « contredis tes passions, tu aspireras vers les haut degrés et tu verras les conséquences du degré complet. Celui qui suit ses passions va à sa perte puis il verra les graves conséquences de ce qu’il a fait. »

Les saints, les waliyy ne sont devenus des waliyy que en contredisant les passions de leurs âme. Beaucoup de gens ne contredisent pas les passions de leurs âmes et ne se contredisent pas. C’est pour cela qu’ils sont amenés à faire ce que Allah a interdit.

Tu vois certains ils se détournent de leur frères musulmans, ils lui tournent le dos. Certains tournent le dos à leur propre frère de même père et de même mère en raison de quelque chose du bas monde. Ce sont les gens, quand ils agissent ainsi qui ne s’en remettent pas à la loi de Allah et ne contredise pas les passions de leurs âmes. Au contraire ils suivent ce que son chaytan lui suggère, que Dieu nous en préserve.

Il arrive que son frère en Islam vienne vers lui et lui il lui tourne le dos pour lui faire sentir qu’il le déteste, ou il tourne son visage vers une autre direction. Et il y a en cela une nuisance pour le musulman. Il a été dit que l’envie al-hasad a été le premier péché qui a été commis, ça été la première désobéissance à Allah et c’est ‘iblis que Dieu le maudisse qui avait envié le Prophète ‘Adam et cela s’est produit au paradis. ‘iblis était musulman, il était au paradis et notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam était au paradis et le premier péché qui a été commis, la première désobéissance à Allah qui a eut lieu c’est le péché de ‘iblis qui a envier notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam et c’est le premier péché qui a été commis au paradis. Et l’envie a été également le premier péché à être commis sur terre. Puisque Qabil, un des fils de ‘Adam a envié son frère Habil. Puis il l’a tué.

 

Notre Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous incite à nous empresser pour faire le bien, il nous incite à régler les affaires des gens, à nous entraider les uns les autres. Il nous incite à accomplir les actes d’obéissance. Au lieu de la haine, au lieu de l’envie, au lieu de se détourner les uns des autres, il convient plutôt de délivrer les gens qui sont éprouvés de leurs épreuves.

Il convient plutôt de faciliter pour ceux qui sont dans la difficulté et de régler les affaires de ceux qui sont nécessiteux. Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَحْقِرَنَّ مِنَ المَعْروفِ شَيْئًا

(la tahqiran-na mina lma^roufi chay’an )

 

Ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, ne fusse qu’en rencontrant ton frère avec un visage souriant » [Rapporté par Mouslim]

 

Quand le Messager a dit « ton frère » c’est-à-dire ton frère en Islam et à plus forte raison ton frère de même père ou de même mère ou bien ton épouse ou bien ton enfant. De plus c’est quelque chose qui est très facile que de sourire face à ton frère en Islam, ce n’est pas quelque chose qui va te demander beaucoup d’effort et tu introduits ainsi la joie dans son cœur.

Egalement d’aller rendre visite à ton frère qui est malade. Il se peut que par ta visite tu le soulage d’une partie de ses douleurs.

Egalement si ton frère est éprouvé tu demandes après lui. Cela peut lui délivrer d’une partie de ses tourments et ses chagrins. Et tu peux aider ton frère qui est nécessiteux. Quand tu aides ton frère qui est nécessiteux, tu lui introduis la joie et le sourire dans son cœur.

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