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Le supplice de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

« La croyance en le châtiment de la tombe, en sa félicité et en l’interrogatoire ». Allah ta^ala dit « An-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^atou … » (sourat Ghafir/46), ce qui signifie « Ils sont exposés au feu au matin et en fin de journée et le jour où arrivera l’Heure, faîtes entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ». Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur sa mécréance, c’est-à-dire, ceux qui sont mécréants comme lui, qu’ils soient mécréants associateurs ou mécréants non associateurs, dans cette ayah, nous apprenons que les mécréants sont exposés au feu durant le barzakh (période entre la tombe jusqu’au jour du jugement). Dans cette période, ils seront exposés au feu, le barzahk, c’est depuis la mort jusqu’à la résurrection, c’est-à-dire, durant la tombe. Ils seront exposés au feu sans entrer dans le feu de l’enfer mais ils y seront exposés et ils seront terrorisés par cela une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le début du jour, c’est-à-dire du temps de sobh jusqu’au douha. Addouha, c’est environ vingt minutes après le lever du soleil  (il y a une prière surérogatoire qui s’appelle addouha qu’on peut faire environ vingt minutes après le lever du soleil et al-^achiyy, c’est depuis le temps de al-^asr jusqu’à la fin de la journée. Le jour où arrivera l’Heure, c’est-à-dire au Jour du Jugement, il sera dit aux anges « faîtes entrer ceux qui ont adoré Pharaon au plus intense des châtiments », c’est-à-dire que les anges les mettront en enfer. Cela ce sont parmi les preuves qu’il y a un supplice dans la tombe. Parmi les supplices qu’il y a également, c’est la pression qu’ils subiront lorsqu’ils seront dans leur tombe au point que leurs côtes s’entrecroisent, cette pression dans la tombe est réservée aux mécréants et à certains grands pécheurs musulmans comme ceux qui se souillaient avec l’urine car se souiller avec l’urine est un grand péché. La pression dans la tombe n’est pas réservée à toute personne.

Quant au croyant qui est pieux, il aura une félicité où qu’il soit enterré même si il est enterré au milieu des mécréants et il se peut que Allah charge des anges qui vont transporter son corps de l’endroit où il a été enterré vers un endroit où il avait souhaité être enterré.

La ayah suivante « wa man… » (sourat Taha/124), ce qui signifie « Et celui qui se détourne de Mon rappel mènera certes une vie difficile ». Qui s’est détourné du rappel ? Ce sont les mécréants, donc les mécréants qui se sont détournés de la croyance en Dieu lorsqu’ils meurent, ils subiront un supplice dans leur tombe. C’est cela le sens de la Parole de Allah « ma^ichatan danka », c’est-à-dire une vie difficile. Il ne s’agit pas d’une vie difficile avant la mort mais d’une vie lorsqu’ils seront dans le barzakh. Ces deux ayah sont des preuves qui confirment le supplice dans la tombe, la ayah 46 de sourat Ghafir est explicite qu’il s’agit d’un supplice dans la tombe. Quant à la deuxième, on a su que ce qui en est visé, c’est le supplice dans la tombe à partir d’un hadith attribué au prophète qui nous a donné l’explication de cette deuxième ayah 124 de sourat Taha, c’est ce hadith qui a expliqué la vie difficile « ma^ichatan danka » par le supplice dans la tombe, hadith rapporté par Ibnou Hibban et d’autres. Ceci est une preuve que le mort dans sa tombe, après le retour de l’âme à son corps, il a une perception, il ressent la douleur, il ressent le supplice que ce soit un supplice à cause de la mécréance ou un supplice à cause des péchés, lorsqu’il sera dans sa tombe, l’âme revient à son corps et il perçoit le supplice. Ce n’est pas un supplice moral uniquement c’est un supplice moral et physique. Le chaykh a dit « Ces deux ‘ayah (46 de sourat Ghafir et 124 de sourat Taha concernent le châtiment de la tombe pour les mécréants. Quant à ceux qui désobéissent parmi les musulmans qui commettaient des grands péchés et sont morts avant de s’en repentir, sont de deux sortes : il y a ceux que Allah dispense du châtiment de la tombe et ceux qu’Il soumet un supplice qu’Il interrompe et auxquels Il reporte le reste du châtiment au Jour dernier.Une partie des musulmans grands pécheurs qui subiront un supplice dans la tombe, ils seront suppliciés puis le supplice va s’interrompre et le reste du châtiment qu’ils méritent, ils l’auront au Jour du Jugement parce que l’autre partie, Allah leur pardonne, Allah pardonne moins que la mécréance à qui Il veut mais la mécréance, Il ne pardonne pas. Allah nous a appris « … » « Allah ne pardonne pas la mécréance et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut ».

Que l’on sache que si l’on ouvre la tombe d’un mort et qu’on le trouve comme quelqu’un endormi et qu’on ne voit sur lui aucun signe de perturbation, cela n’est pas une preuve qu’il ne subi pas le supplice et ce n’est pas une preuve que seule son âme subirait un supplice et pas son corps ». Une règle que les savants ont dit « le fait de ne pas trouver quelque chose ne prouve pas que cette chose est inexistante ». Si nous n’avons rien vu de nos propres yeux, cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. Beaucoup de choses, Allah ne nous les a pas dévoilées et certaines, Allah les dévoile à certains de Ses esclaves, Allah donne  certaines choses de visu à certains de Ses esclaves. Cette information est dans le Qour’an, c’est le prophète qui nous l’a dite et le prophète ne ment pas, c’est pour cela que nous y croyons fermement et cela est suffisant parce que le prophète a des miracles qui sont un signe de sa véracité. Le miracle, c’est comme si le Créateur disait « Mon esclave que je vous ais envoyé dit vrai dans ce qu’il dit, croyez-le », le miracle, c’est une preuve de la part du Créateur que le prophète est véridique en tout ce qu’il dit. Dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça’iyy d’après Ibnou ^Abbas, le messager de Allah est passé auprès de deux tombes de deux musulmans, il a dit « … », ce qui signifie « Certes, ils sont en train tous deux de subir un châtiment pour une chose qui n’apparaît pas très grave aux gens » puis il a ajouté « bala » pour confirmer qu’en réalité c’est une chose qui est grave « … » ce qui signifie « ah que si, certes l’un des deux rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde » «  an-namimah » est un grand péché, le deuxième se souillait avec l’urine, c’est-à-dire après uriné, il salissait son corps ou ses vêtements, il ne faisait pas l’istinja’, c’est un grand péché. Ensuite, le prophète a demandé une palme encore verte qu’il a coupée en deux et il a planté une moitié sur chacune des deux tombes et il a dit « … » ce qui signifie « Peut-être que c’est une cause pour que le châtiment leur soit allégé » parce que la tige verte fait du tasbih c’est-à-dire, elle glorifie Dieu. Le tasbih c’est comme de dire soubhanallah, une parole de dhikr – évocation – elle signifie « Dieu est Exempt de toute imperfection », Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, avant l’existence de toutes les créatures, Dieu existe et après la création de toutes les créatures, Il existe toujours et Il ne change pas, Il n’a pas besoin de Ses créatures, Il n’a pas besoin du ciel. Le prophète en plantant une tige de palmier sur chacune des deux tombes, il espère que ce soit une cause pour que le supplice leur soit allégé.

Après les deux ‘ayah (ghafir/46, Taha/124), ce hadith est une preuve sur le supplice de la tombe. Le messager est passé auprès de deux tombes et Dieu lui a dévoilé. Dieu dévoile ce qu’Il veut à qui Il veut parmi Ses esclaves surtout au meilleur d’entre eux qui est notre prophète Mouhammad. Le prophète a dit dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, « .. » c’est-à-dire « protégez vous de l’urine, ne vous salissez pas les vêtements et la peau avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela ». Tous les prophètes sont musulmans, le premier est Adam, le dernier est Mouhammad mais ce qui les distingue l’un de l’autre, ce sont les lois pratiques. Dans la loi de Mouhammad, si quelqu’un sali un vêtement avec l’urine, il le lave. Dans les lois des prophètes auparavant, ils coupaient la partie qui était salie et la jetait.Le jugement était plus difficile.L’urine est quelque chose d’impur selon la loi de l’Islam comme le sang, les selles, le vomi. Dans ce hadith, c’est une indication que la plupart du supplice dans la tombe est à cause du fait de se souiller avec l’urine. Ce n’est pas une condition pour le supplice dans la tombe que son corps soit en contact avec le feu, Allah a fait qu’il y ait beaucoup de sortes de supplices autres que par le feu notamment dans la tombe. Le messager a vu cela et certains croyants vertueux peuvent voir le supplice de la tombe et la félicité de la tombe.

Il y a une félicité réservée aux musulmans qui sont pieux. Le chaykh Mouhammad Ibnou ^Abdi Salam, il passait auprès de la tombe d’un savant pieu et il disait « il est dans une grande félicité », Allah lui a dévoilé et il voit l’emplacement de sa tombe qu’elle est éclairée et que sa tombe est élargie et qu’elle est pleine de verdure. Il y a beaucoup de personnes à qui Allah a dévoilé la félicité dans la tombe. Notre chaykh a dit « et saches qu’il  a été confirmé dans les nouvelles sûres que l’âme retourne au corps dans la tombe comme le hadith de Al-Bara Ibnou ^Azib, rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Abou ? qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas rapporté au prophète dans lequel le prophète a dit « … » rapporté par Ibnou ^Abdi-l ? et ^Abdou-l-Haqq Al- ? qui l’a jugé sahih et qui signifie « Nul ne passe près de la tombe de son frère croyant, qu’il connaissait dans le bas monde, c’est-à-dire que si quelqu’un connaissait quelqu’un d’autre dans le bas monde et le deuxième est mort et qu’il est dans sa tombe, quand il passe auprès de sa tombe lorsqu’il lui passe le salam, le deuxième le reconnaît et lui rend le salam ». C’est une preuve que le mort reprend conscience. Habituellement, on n’entend pas le fait qu’il rende le salam. Nous croyons en ce qui est parvenu dans le hadith même si nous n’entendons pas le salam rendu par celui qui est mort puisque Allah nous a voilé cela, c’est un voile abstrait qui nous empêche d’entendre cela. Ce hadith de Al-Barra Ibnou ^Azib, c’est un hadith qui est long et dans lequel il est cité « … », c’est-à-dire « l‘âme revient à son corps ». Quant au hadith de Ibnou ^Abbas il a été rapporté par Ibnou ^Abdi l- ? dans « .. », c’est le hafidh ^Abdou-l-Haqq dans le livre « .. » qui l’a jugé sahih c’est du point de vue de la fiabilité de la chaîne de transmission.

« cela requiert donc que l’âme revienne à tout le corps » et c’est le sens qui vient communément à l’esprit dans ce hadith « ou à une partie du corps ». Le retour de la vie dans la tombe est encore plus certains pour les prophètes puisque le prophète a dit dans le hadith rapporté par Anas « .. » ce qui signifie « Les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière » (rapporté par Al-Bayhaqiyy et le hafidh Ibnou Hajar l’a jugé sahih. Le retour de l’âme au corps est confirmé pour toute personne que ce soit une personne vertueuse ou pas. Pour les vertueux autres que les prophètes il arrive à certains d’eux qu’ils accomplissent la prière comme c’est arrivé à un successeur des compagnons qui s’appelle Thabit Al-Binaniyy. Il a été rapporté que ceux qui l’ont descendu dans sa tombe (il y a deux manières d’enterrer selon la qualité du sol), ils l’ont mis dans une tombe et quand ils mettaient des briques les unes sur les autres, il y a une pierre qui est tombée, celui qui était là a vu qu’il  était en train de faire la prière, il est parti voir sa fille et lui a dit « qu’est-ce qu’il avait de particulier ton père ? », elle leur citait qu’il veillait tout le temps les nuits en prières surérogatoires et qu’il invoquait Dieu en disant « Si tu as accordé à quelqu’un de faire la prière dans sa tombe alors accordes-le moi ». C’est un successeur des compagnons, c’est-à-dire, il a pris la science des compagnons.Ceci a été rapporté par Ibnou Rajab dans son livre « .. ». Il a rapporté également d’après Salim Ibnou ^Abdillah, d’après son père, qu’il a dit « je suis passé un jour, auprès de tombes de la jahiliyyah et j’ai vu un homme sortir de sa tombe et il brûlait, il y avait du feu sur son corps et à son cou, il y avait une chaîne de feu  et j’avais avec moi un récipient d’eau, lorsqu’il m’a vu, il m’a dit « Oh esclave de Allah, donnes moi à boire, verses de l’eau sur mon corps », cet homme s’appelait justement ^Abdoullah, « ^Abdoullah » signifie « esclave de Allah », il a dit « je ne sais pas si il m’a reconnu, il m’a appelé par mon prénom ou si c’était l’habitude des Arabes d’appeler la personne qu’on ne connaît pas « ^Abdoullah », c’est alors que quelqu’un d’autre est sorti de la même tombe et m’a dit « oh ^Abdoullah, ne lui donnes pas à boire, c’est un mécréant » et il l’a pris par la chaîne et il l’a retiré jusqu’à le faire entrer dans la tombe ». Et il a dit «La nuit est tombée, j’étais auprès d’une maison d’une vieille femme qui avait à côté de sa maison une tombe et j’entendais une voix la nuit qui disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau », j’ai dit à la vieille femme « qu’est-ce que j’entends de cette tombe ? Elle a dit « c’était mon époux qui ne veillait pas à ne pas se souiller avec l’urine et je lui disait « tout le temps malheur à toi-même le chameau quand il va uriner, il écarte ses pattes mais il ne prêtait pas attention à ce que je lui disait et un jour qu’il était assis, un homme est venu à lui et lui a dit « donnes moi à boire, je suis assoiffé ». Son mari ne voulait pas faire un effort et lui a dit « tu peux prendre le seau qui est accroché il est plein d’eau », et l’homme lui disait « s’il te plaît donnes moi à boire, je vais mourir » et il lui a dit « tu peux prendre l’eau tout seul », c’est alors que  l’homme est tombé raide mort, il était mort de soif. La femme dit « mon mari on entend de sa tombe, il disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou à cause de l’eau » et cet homme a dit « je suis allé auprès du messager de Allah et je lui ais raconté ce que j’ai vu et entendu ».

Egalement concernant la félicité de la tombe, il y a beaucoup de choses qui ont été rapportées entre autres Ibnou Abi d-Dounya dans son livre « … » d’après ?, qu’un homme s’appelle .Quand il est mort, il a été emmené dans sa tombe et les gens sont descendus pour l’enterrer et c’est alors qu’ils ont trouvé que le fond de la tombe était plein de verdure, de feuilles parfumées et certains ont pris de ces feuilles qui étaient parfumées et c’est resté soixante-dix jours sans changer. Les gens venaient et regardaient et sentaient l’odeur de ce qu’ils avaient pris du fond de la tombe de cet homme.

Le mécréant, il lui sera dit « regarde la place que tu aurais pu obtenir au Paradis et qui t’a été enlevée et remplacée par la place qui t’attend en enfer » et il verra les deux. Quand il voit ce qu’il a manqué au Paradis, il sera chagriné et quand il voit ce qui l’attend en enfer, il sera doublement chagriné. Il verra les deux places. Son âme sera amenée à un endroit en deçà du premier ciel et il verra ce qui aurait pu être sa place au Paradis et son âme sera ensuite emmenée à un endroit près de l’enfer en dessous de la septième terre et il verra la place qui l’attend. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après le prophète, d’après Anas, que le prophète a dit ce qui signifie «Quand l’homme est déposé dans sa tombe et que ses compagnons le quittent – c’est-à-dire ceux qui sont venus pour l’enterrer s’en vont-, il entend le bruit de leurs pas et lorsqu’il se sont retirés, deux anges viennent à lui et le font asseoir et lui disent « que disais-tu à propos de cet homme Mouhammad ? » Le croyant dira « je témoigne qu’il est l’esclave de Allah et Son messager ». On lui dira « Regardes la place en enfer que tu aurais eu, Allah te la échangée contre une place au Paradis » et il les verra toutes les deux. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui », alors, on lui dira « tu n’as rien su et tu n’a rien dit » pour l’humilier puis il sera frappé entre les deux oreilles avec une masse de fer et il criera d’un cri qu’entendront tous ceux qui se trouvent aux alentours sauf les hommes et les jinns », c’est-à-dire les animaux vont entendre les cris qu’il pousse mais les humains et les jinns, Allah nous a voilé de sorte qu’on n’entend pas le son qui va sortir de lui. Ce hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim confirme que le mort reprend conscience, que son âme revient à son corps, qu’il va entendre le questionnement de ces deux anges Mounkar et Nakir qui parlent toutes les langues, qui poseront la question dans la langue que ce mort connaît. Sont exceptés de l’interrogatoire les enfants morts en deçà de la puberté et les prophètes. Son âme sera emmenée à un endroit d’où il verra l’enfer et il verra la place qu’il aurait eu si il était mort mécréant et son âme sera emmenée près du paradis et il verra la place qui l’attendra dans l’au-delà et il reconnaîtra le mérite de l’Islam de visu. Après avoir connu le mérite de l’Islam par le cœur dans ce bas monde, quand il sera enterré et quand il verra la place qui l’attend au Paradis, il verra le mérite de l’Islam de ses propres yeux. Quant au mécréant, il va dire « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui ». Pour l’humilier, les deux anges vont lui dire « tu n’as rien su, tu n’as rien dit » et ensuite ces deux anges vont le frapper avec une masse entre les oreilles, un coup si il descendait sur une montagne, il la ferait tomber, toute la montagne serait détruite et il va pousser un cri tellement fort que tous les animaux qui sont autour de lui, les oiseaux vont entendre ce cri sauf les humains et les jinns. Il a été rapporté d’après ^Abdoullah Ibnou ^Amr que le messager de Allah lorsqu’il a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, ^Oumar Ibnou l-Khattab, le deuxième calife, a dit « est-ce que nous allons reprendre conscience dans notre tombe ? » Le Prophète lui a dit, c’est-à-dire « oui vous serez conscient comme vous êtes conscients maintenant ». ^Oumar a dit « il ne reste plus rien à dire », c’est-à-dire que la personne retrouvera conscience lorsqu’elle sera dans sa tombe.

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