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Les épouses du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 30, 2010
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Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim,

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 

Allah ta^ala dit dans [Sourat Al-‘Ahzab/6] . Dans cet ‘ayah, Allah a appelé les épouses du Prophète « Oumahatou l-mou’minin » ce qui signifie « les mères des croyants ».  C’est-à-dire que les épouses du Prophète sont comme des mères pour les croyants et cette appellation est tirée du Qour’an notamment dans cette ‘ayah 6 de Sourat Al-‘Ahzab.

Cette dénomination « Oumahatou l-mou’minin » est donnée à titre de respect, un respect qui leur est dû à titre de glorification des épouses du Prophète  et au titre qu’il y a un caractère de Hourmah pour ces femmes. Tout comme il est interdit d’épouser sa propre mère,  il est interdit de se marier avec ces femmes même après la mort du Prophète .

Ces femmes « Oumahatou l-mou’minin » ont beaucoup de particularités parmi lesquelles le fait que personne ne puisse les épouser après le décès du Messager de Allah . Elles ont également des jugements qui leurs sont propres. Parmi eux,  il y a le devoir pour elles de se couvrir le visage en présence des ‘ajnabiyy, en présence d’hommes qui ne font pas partie de leur proche parenté, qui ne sont pas des mahram, des hommes qu’il leur est interdit d’épouser à cause des liens de sang, d’allaitement ou de mariage. Ceci est spécifique aux épouses du Prophète . Ce n’est pas un jugement qui s’applique à la totalité des femmes musulmanes. Il n’est pas obligatoire pour les autres femmes que les épouses du Prophète de se couvrir le visage. On parle ici du visage et non des cheveux ni du cou. La limite du visage, c’est de là où commence à pousser les cheveux chez le commun des gens jusqu’au menton; en hauteur; et d’une oreille à l’autre.

Pour le commun des femmes, leur zone de pudeur; c’est à dire ce qu’elles doivent couvrir que ce soit dans la prière ou en présence d’hommes ‘ajnabiyy, comme dans la rue par exemple, c’est tout le corps sauf le visage et les mains. Le visage et les mains ne font pas partie de la zone de pudeur de la femme.

Notre Prophète  a épousé plusieurs femmes. Mais ceci n’était pas parce qu’il était attiré par les femmes particulièrement, ce n’était pas par recherche des femmes comme cela peut arriver pour d’autres et contrairement à ce que certains calomniateurs essayent de diffuser pour perturber les gens.

Que l’on sache que le Prophète  n’avait pas le coeur attaché aux femmes. Ce qui indique cela est qu’il était connu parmi les gens de La Mecque comme étant Mouhammad Al-Amin Mouhammad, l’honnête. Jusqu’à l’âge de 50 ans, il n’avait pas multiplié les épouses et s’était marié à l’âge de 25 ans avec Khadija que Allah l’agrée, qui était son aînée de 15 ans.

S’il avait eu le coeur attaché aux femmes, d’une part il n’aurait pas épousé une femme de 15 ans son aînée et d’autre part les gens auraient relevé de sa part beaucoup d’actes d’indécence, d’impudences. Or il était connu des gens de La Mecque, même de ceux qui n’étaient pas musulmans pour son statut de Mouhammad Al-Amin, Mouhammad l’honnête. Ces gens n’avaient pas relevé de lui quelque chose qui puisse porter atteinte à sa chasteté. Et s’il avait été comme le prétendent certains calomniateurs, les gens ne l’auraient pas suivi. Les idolâtres ne l’auraient pas écouté et ils auraient uniquement diffusé les mauvaises choses qu’ils auraient relevées de lui pour inciter les gens à ne pas le suivre. Or il n’en était pas ainsi puisque même ses ennemis n’avaient pas porté atteinte à sa chasteté, à son honneur. Ce que disent ces calomniateurs est infondé.

Une autre chose indique sa chasteté. Hormis le fait qu’il s’était marié pour la première fois avec Khadijah bintou khouwaylid à l’âge de 25 ans alors qu’elle en avait 40, il y a aussi pour preuve que lorsque Khadija, que Allah l’agrée, mourut,  le Prophète qui avait 50 ans ne se remaria pas  avec une deuxième femme à ce moment là. Si son coeur avait été attaché aux femmes, il aurait multiplié les épouses et les gens auraient relevé de lui un mauvais comportement. Dans ce cas,  il aurait préféré à Khadijah des filles vierges, jeunes et ce, même après le décès de Khadijah. Cependant, ce n’était pas le cas.

La plupart des épouses du Prophète  étaient des veuves ou des divorcées. L’unique femme qu’il avait épousé vierge était ^Aichah, que Allah l’agrée. Après Khadijah, le Prophète ne s’est donc marié qu’après l’âge de 50 ans. Si les prétentions des calomniateurs étaient vraies, le Prophète aurait multiplié les épouses bien avant. Et si le Prophète a épousé plusieurs femmes, ce n’était pas pour satisfaire des désirs ou pulsions mais  pour l’intérêt de l’appel à l’Islam.

Allah ta^ala a accordé à notre Prophète un jugement particulier qu’Il n’a pas accordé à d’autres que lui, à savoir qu’il pouvait avoir plus de quatre épouses en même temps.

Ce qui indique sa pureté et sa chasteté, c’est ce qu’a rapporté Mouslim dans le Sahih. D’après ^Aichah, que Allah l’agrée, elle disait ce qui signifie: « Lorsque venait ma nuitée » (c’est-à-dire la nuit qui était son tour à elle) « Quand venait mon tour, le Prophète partait à Al Baqi^ (c’est le cimetière qui est à Médine, dans lequel sont enterrés les morts musulmans) pour invoquer Allah en faveur des musulmans qui sont morts ».  Il sortait donc à Al Baqi^et laissait ^Aichah sachant qu’elle était sa seule épouse qu’il avait épousée vierge. S’il avait eu le coeur attaché aux femmes, il ne serait pas parti, il serait resté à côté de sa femme.

Parmi ses épouses, il y avait Khadijah bintou Khouwaylid et  ^Aichah la fille de Abou Bakr As Siddiq.

 L’appel à l’Islam est un appel au bien c’est appeler les gens à avoir la croyance correcte que la raison confirme et à avoir la croyance qui sauve du séjour éternel en enfer. Parmi les sagesses pour lesquelles le Prophète a épousé plus d’une femme, il y a le fait de  faire en sorte que cette croyance que la raison approuve et confirme, puisse être diffusée et que les règles et les jugements concernant les femmes puissent se diffuser par l’intermédiaire des femmes. En effet, il y a des Lois qui sont relatives aux femmes et il est plus facile que ces règles et jugements qui concernent les femmes soient enseignés aux femmes par des femmes. Par exemple, pour les jugements concernant les menstrues, les lochies, l’accouchement, le rapport et autre que cela, il est plus aisé pour une femme d’apprendre cela auprès d’autres femmes.  C’est donc une des sagesses pour laquelle le Prophète a épousé plusieurs femmes.

Une autre sagesse dans le fait d’avoir plusieurs épouses, c’est d’unifier et de rassembler les différentes tribus. En effet, il ne faut pas oublier que la société avant l’appel à l’Islam était une société tribale et qu’il y avait énormément de conflits même à Médine entre les deux principales tribus qui étaient Al Aws et Al Khazraj. Il existait des conflits qui duraient depuis des années et des années. Par ce moyen, le Prophète rassemblait lees gens, les différentes tribus.

Les épouses du Prophète ont également eu un mérite non négligeable, qui est celui d’avoir pu apprécier l’excellence de comportement de notre Maître Mouhammad , de le rapporter et de le transmettre aux gens. Elles ont aussi relaté ses paroles. Ainsi elles ont observé et vécu avec le Prophète qui est le meilleur des hommes, le meilleur des Prophètes, le meilleur de toutes les créatures et elles ont ainsi rapporté à la communauté ce qu’elles ont vu, ce qu’elles ont entendu de notre Maître Mouhammad . Allah ta^ala dit dans [Sourat Al Ahzab/34]. Parmi ce que nous comprenons de cette ‘ayah, c’est que c’est un ordre pour les épouses du Prophète de rapporter ce qui se passait chez elle comme signes, choses importantes et sagesses. C’est-à-dire que c’est un ordre pour elles de transmettre  aux gens les belles choses qu’elles voyaient et qu’elles entendaient afin que les gens en profitent.

La première de ses femmes bénie est Khadijah bintou Khouwaylid que Allah l’agrée. Le Prophète  l’a épousée quinze ans avant qu’il ne reçoive la révélation. Il avait donc vingt-cinq ans lorsqu’il s’est marié et il a reçu sa mission de prophète à l’âge de quarante ans. Elle lui a donné sa fille Zaynab et c’est la plus grande de ses filles. Ensuite elle lui a donné Rouqayyah, Oummou Kalthoum et Fatimah. Ce sont les filles de notre Prophète avec notre Dame Khadijah que Allah l’agrée. Parmi les garçons, elle lui a donné Al Qacim, ^Abdou l-Lah et AtTahir. Ce sont les garçons du Prophète qui sont morts jeunes. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé Abou l-Qacim, le père de Qacim. Khadijah fut la première femme à entrer en Islam. Elle est la première à avoir cru en le statut de notre Prophète Mouhammad . Elle a patienté et l’a soutenu au début de l’appel à l’Islam dans les épreuves difficiles qu’il a rencontrées. Tous les fils du Prophète sont de Khadijah mis à part ‘Ibrahim qu’il avait eu d’une autre épouse. Khadijah est morte à l’âge de 65 ans. Il a vécu avec elle vingt-cinq ans. Elle est enterrée à Al Houjoun qui est une montagne à La Mecque.

Après Khadijah, il épousa Sawdah bintou Zoum^ah Al ^Amiriyyah qui, auparavant avait été mariée à un musulman. Elle avait émigré avec lui jusqu’en Abyssinnie (car les musulmans avaient d’abord émigré à Al Habachah, l’Abyssinie). Son mari mourut et par la suite, elle épousa le Messager de Allah . Elle avait atteint un âge avancé et avait demandé au Prophète qu’il l’épouse pour qu’elle soit son épouse dans le bas monde et dans l’au-delà.  Et lorsque c’était sa nuitée, elle acceptait que ce soit ^Aichah qui bénéficie du Prophète à sa place.

Ensuite, il épousa, toujours à La Mecque, ^Aichah bintou Abi Bakr AsSiddiq. Elle était la troisième épouse du Messager. Il l’épousas avant l’émigration. Il est arrivé plus tard à ^Aichah que certains l’accusent de choses très graves et Allah l’a innocentée dans le Qour’an par Sa parole dans [Sourat An-Nour/11].

En résumé, ^Aichah était dans un voyage avec le Messager de Allah . Lors d’une halte, ^Aichah partit pour un besoin. A l’époque, elle était jeune et légère, c’est-à-dire qu’elle n’avait pas un poids très lourd, de sorte que lorsque le chameau s’est levé pour continuer le voyage, personne n’a remarqué que le chameau n’était pas chargé, que ^Aichah manquait.. Lorsque ^Aichah revint, elle ne retrouva pas la caravane. Elle resta donc à sa place. C’est alors qu’un homme de La Mecque du nom de Safwan ‘ibnou l-Mou^attil qui la connaissait et qui s’était lui aussi fait précéder par la caravane la fit monter sur son chameau. Et ils purent ainsi rattrraper la caravane. C’est alors que des hypocrites ont accusé ^Aichah que Allah l’agrée de choses graves jusqu’à ce que cette ‘ayah ait été révélée, et qui l’innocentait. Le Messager de Allah savait que son épouse était chaste et que son père était également chaste et honorable. C’était notre Maître Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée, qui est le meilleur de cette communauté après son Prophète.

Notre Prophète n’a pas épousé d’autres femmes vierges hormis ^Aichah que Allah l’agrée. Et elle était la femme qui avait le plus de science dans cette communauté. Elle a rapporté beaucoup de Hadith du Messager de Allah . Après la mort du Prophète, elle enseignait aux hommes la science de la religion en étant séparée d’eux par un voile..

Le Prophète est mort dans la maison de ^Aichah que Allah l’agrée. La règle étant que les Prophètes sont enterrés à l’endroit dans lequel ils sont morts, elle a eu le privilège et le grand honneur que le Prophète soit enterré dans sa maison. ^Aichah disait : que le Prophète est mort alors que sa tête reposait sur elle que Allah l’agrée. Il  a donc été enterré dans la maison de ^Aichah qui était alors collée à la mosquée du Prophète . Ensuite la mosquée a été élargie et la maison de ^Aichah a été incluse dans la mosquée. ^Aichah a vécu jusqu’au califat de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Elle a été enterrée à Al-Baqi^, le fameux cimetière des musulmans qui se trouve juste en face de la mosquée du Prophète . Le Prophète disait ce qui signifie: « Le mérite de ^Aichah par rapport aux autres femmes, c’est comme le mérite de Aththarid (un plat que le prophète affectionnait particulièrement) sur le reste des plats » pour dire que le mérite de ^Aichah est très grand.

Ensuite le Prophète  a épousé ‘Oummou Salamah en l’an II de l’Hégire (bintou abi ‘Oumayah). Après la bataille de Badr, il a épousé Hafsah bintou ^Oumar ibni l-Khattab qui était de Qouraych que Allah l’agrée elle et son père. C’était une femme qui jeunaît beaucoup et qui veillait beaucoup les nuits en actes surrérogatoires. Hafsah est morte durant le califat de notre Maître ^Othman Ibnou ^Affan que Allah l’agrée.

L’an III de l’hégire, le Prophète a épousé Zaynab Al-Asdiyyah qui était la fille de la tante paternelle du Prophète. Sa mère s’appellait ‘Oumaymah fille de ^Abdou l-Mouttalib.  ‘Oumaymah était donc la soeur de ^Abdou l-Lah le père du Prophète et Zaynab était la cousine du Prophète.. Le Prophète a voulu la marier avec Zayd Ibnou Harithah qui était un esclave affranchi par le Prophète. Il a donné sa cousine en mariage pour celui qui était son esclave. Au départ, Zaynab ne voulait pas mais elle accepta car c’est le Prophète qui le voulait. Puis Allah ^azza wa jall a révélé à notre Prophète que Zaynab allait devenir l’épouse du Prophète. C’est donc par révélation que le Prophète apprit que Zaynab alors épouse de Zayd, allait devenir son épouse. Le Prophète avait  bien sûr de la pudeur pour dire à Zayd de la divorcer. Et lorsqu’il y avait des différends entre Zayd et Zaynab, comme il arrive entre une femme et son mari, le Messager ordonnait à Zayd de garder son épouse, c’est-à-dire de ne pas s’empresser à divorcer. Et il est arrivé que Zayd dise au Prophète: « Ô Messager de Allah, Zaynab me parle d’une manière très dure, je ne supporte plus ». Alors que  Zayd se plaignait au Prophète, ce dernier lui disait ce qui signifie: « Craint Allah et garde ton épouse » c’est-à-dire qu’ il oeuvrait pour que le mariage ne soit pas rompu. Et Allah révéla au Prophète une ‘ayah explicite dans le Qour’an [Sourat Al ‘Ahzab/37] pour qu’il transmette aux gens sans tarder que Zaynab  allait devenir  son épouse. Et il y avait une sagesse en cela. En effet, au départ,  le Prophète avait pris Zayd comme son fils alors qu’avant l’avènement de la mission du Prophète, les gens adoptaient les enfants et les considéraient comme leurs fils. C’est -à-dire qu’ils leurs donnaient leurs propres noms. Paarmi  les sagesses dans le fait que Zaynab ne reste pas mariée avec Zayd et qu’elle épouse le Prophète, il y a que les gens sachent qu’il n’ y a pas d’adoption en Islam dans le sens où l’enfant qui est élevé par autre que ses parents prendrait son nom et qu’il lui serait appliqué les mêmes lois qui sont appliquées à leurs propres enfants. Car on sait que si un fils épouse une femme, le père de ce fils n’a pas le droit d’épouser cette femme. Si c’est son fils de sang, dès qu’il fait son contrat de mariage même avant la consommation, cette femme que son fils a épousée devient interdite à jamais pour le père. Et justement concernant Zayd, même si le Prophète l’avait élevé chez lui, il n’avait pas le jugement de son fils, c’est-à-dire que la femme que Zayd avait auparavant n’était pas interdite à jamais au Prophète. Si par exemple un couple prend un garçon en jeune âge pour l’élever, ils peuvent le nourrir et l’élever chez eux mais une fois qu’il deviendra pubère, la femme ne pourra pas se montrer dévoilée devant lui. Cet enfant ne devra pas dire « mon père c’est Untel » en désignant celui qui l’aura élevé. Il n’y a pas d’adoption dans le sens « héritage du nom » et application des mêmes Lois que si c’était leurs propres enfants.

Il est important de connaître cette sagesse car des calomniateurs ont prétendu que le Prophète était attaché à la femme de Zayd et qu’il l’avait poussé au divorce pour qu’il l’épouse ensuite. Alors qu’on voit bien ici que ce n’était pas le cas et qu’au contraire c’est le Messager qui avait voulu que Zayd qui était son esclave affranchi épouse Zaynab qui était sa cousine, et que c’est lui qui veillait pour que le mariage dure, jusqu’à ce que cette ‘ayah dans Sourat Al-‘Ahzab/37 soit révélée pour que le Prophète épouse Zaynab. La ‘ayah  signifie: « Après qu’elle soit une épouse de Zayd pendant un certain temps, Nous te l’avons accordé comme épouse ». C’est cela la ‘ayah, elle est explicite. C’est une ‘ayah que jusqu’à aujourd’hui les musulmans récitent. Allah ta^ala a révélé cette ‘ayah  et le Prophète a transmis aux gens car il est honnête comme tous les Prophètes.

Zaynab, que Allah l’agrée disait  (rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy) ce qui signifie : « Ce sont vos pères qui vous ont données en mariage et moi c’est Allah Qui a fait inscrire mon mariage sur la Table Préservée qui est au dessus des 7 cieux » c’est à dire que son mariage a eu lieu sans que ce soit avec un tuteur et des témoins comme les autres mariages. Tous les mariages sont inscrits dans la Table préservée  mais c’est à titre d’honneur que ce mariage en particulier a eu lieu par révélation.

Concernant ce Hadith, certains assimilateurs essayent de l’expliquer à leur manière pour prétendre que cela veut dire que Dieu est au dessus des cieux alors que Dieu est Le Créateur des cieux, Il existe sans endroit. Ce Hadith ne veut pas dire que Dieu est au dessus des 7 cieux  car Allah est le Créateur des 7 cieux, Il n’a pas besoin des cieux. Allah existe avant l’existence des endroits, avant l’existence des cieux, sans endroit, sans les cieux, sans le Trône et après la création des endroits, après la création des cieux, après la création du Trône. Allah ne change pas. Le changement arrive à la créature et pas au Créateur car celui qui est dans un endroit est limité, celui qui est limité a besoin de Qui lui a donné cette limite et celui qui a besoin a un début, il n’est pas de toute éternité, il est créé.

Parmi les épouses du Prophète, il y avait aussi Jouwayriyah bintou l-Harith qui est morte en 56 de l’hégire,  Maryah qui était une femme esclave entrée en Islam et qui  donna au prophète son fils ‘Ibrahim, lui aussi mort jeune. Il y avait également ‘Oummou Habibah bintou ‘Abi Soufyan,  Safiyyah, Maymounah. Elles n’étaient pas toutes en même temps ses épouses. Il y avait aussi Fatimah bintou Jourayh, Zaynab bintou Khouzaymah, ‘Asma bintou N-Nou^man, ‘Oummou Charik.

Le Prophète  lorsqu’il est mort, avait neuf épouses que Allah les agrée toutes.

Après cela, il apparait clair que le Prophète  était chaste et pur et qu’il est innocent de ce dont certains calomniateurs l’accusent. Bien sûr, que la personne fasse attention pour ne pas accuser injustement le Prophète, l’insulter car ceci fait sortir de l’Islam et celui qui sort de l’Islam doit prononcer les deux témoignages pour revenir à l’Islam.

Il faut veiller, surtout à notre époque où certains devenus très frivoles se mettent à parler pour dire des choses qui portent atteinte à la personne de notre Maître Mouhammad , lui que Allah a envoyé pour guider les gens vers l’excellence de comportement, à qui Il a accordé une Loi parfaite. Le Messager de Allah est notre modèle dans son équité, dans sa justice, dans la préservation des droits des gens, dans l’excellence de comportement dans la vie conjugale avec ses épouses. Le Messager de Allah   n’était pas injuste envers ses épouses en multipliant le nombre d’épouses. Cela n’était pas une injustice mais un acte de bonne guidée et une voie de droiture.

Que Allah agrée toutes les épouses du Prophète . Que Allah augmente notre amourpour notreProphète. Qu’Il nous accorde de le prendre pour modèle et de le suivre dans tous les enseignements qu’il nous a tranmis. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre Maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Wa l-Lahou ta^ala a^lam wa ahkam, wa baraka l-Lahou fikoum.

Commentaires fermés sur Les épouses du Prophète

Se remettre en question avant que ne vienne la mort

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad,  tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.

 Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »

Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah

Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ الاالمُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 20, 2010
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Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça AtTahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala fait manifeste ce qu’Il veut s’Il veut comme ayah [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce de Sa part accordée, en leur accordant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, al-^izzou l-qahir –la gloire dominatrice– et  attawlou l-bahir –Le fort mérite –. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le prophète de la miséricorde et le messager de la bonne voie ; à sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.

         Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en ce avec quoi est venu notre Prophète r et à quoi il a appelé comme vérité et y a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :

{وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ} [4]

(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqoun)

ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont actuellement morts. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui a vu dans le rêve qu’elle avait comme été nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.

Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas est clair pour eux, il n’y a pas de divergence parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils agissaient alors en bien avec elle, lui donnaient des vêtements et la relâchaient. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.

Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière pour attaquer le village lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, aux grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm  par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, ainsi que ses semblables, les autres chefs parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaques envers les sujets et de faire couler le sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et des présents nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a fait du mal, il a semé la discorde, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.

Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’elle gèle, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, la glace sert de pont pour les gens du pays. Ainsi, les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.

La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et des moins âgés s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loins. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent aussi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.

La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé au lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.

La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune, une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le beurre de conserve fondu (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit [par ce morceau de pain] ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui et pas une seule chose que les gens consomment.

     Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : ((لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ)) (la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) ce qui signifie : « Pas de woudou’ qu’à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire à autre que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.

Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas, que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection. Il est donc exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.


[1]              C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.

[2]       Comme « ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « les leçons de morale » c’est-à-dire dont on prend la force de la croyance en l’Islam.

[3]          Tels les nœuds d’une corde.

[4]             [sourat Ali ^Imran / 169]

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Le miracle

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 20, 2010
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Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.

Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.

De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints [1], qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige [2].

De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.

De plus, il y a deux sortes de miracles :

Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète.

Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens.

De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.

Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée.

Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.

Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.

Quelques miracles qui se sont produits
 à ceux qui ont précédé Mouhammad

Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad r, il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim r puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits.

Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté.

Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Israil, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable.

Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque.

Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad, il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète r s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus r et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah r est alors descendu et le serra, alors il s’est tu.

2 – Il y a parmi ses miracles r, le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète r s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète r lui dit :

((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ))

(‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qillata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh)

ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ».

3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala‘ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète r ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète r est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit :

((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ))

(‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh)

Ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ».

Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada AzZabidiyy dans Charhou ‘Ihya‘i ^Ouloumi d-Din.

4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatir ma^nawiyy [1]. Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^.

5 – Les deux ChaykhAl-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah r alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah r un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ».

6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah r avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ».

Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ».

7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché.

Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala‘il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : (La) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation

A propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie :

Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de ‘Israil à partir de la pierre

         Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre

Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation

         Combien par leurs paumes ont rendu de visions

8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète r et nous entendions le tasbih de la nourriture ».

Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles de Al-Macih ^Iça fils de Maryam.

9 – Et parmi ses miracles : Le voyage nocturne (al-‘isra) et l’ascension (al-mi^raj)


[1]             C’est-à-dire que cette nouvelle est par tawatir mais qu’ils ne l’ont pas transmis avec exactement les mêmes termes.


[1]             waliyy de Allah

[2]          Le miracle s’appelle mou^jizah et le prodige s’appelle karamah

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Recommandation de Abou Hanifah à son élève

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 14, 2010
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Ceci est la recommandation de l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, à son élève Youçouf Ibnou l-Khalid AsSamtiyy Al-Basriyy. Il a fait cette recommandation lorsque son élève avait demandé à son maître Abou Hanifah la permission de rejoindre sa patrie Al-Basra.

Lorsqu’il lui avait demandé l’autorisation de le laisser partir à Al-Basra, Abou Hanifah lui avait dit : « Non, attends que je te donne la recommandation de ce dont tu auras besoin pour côtoyer les gens et agir envers eux, pour connaître la manière d’agir avec les gens de science et pour que je t’explique quel est leur degré, comment éduquer ton âme, la manière d’agir avec les différentes personnes de la communauté et aussi la manière d’agir envers les gens particuliers tout comme avec les gens du commun, et également qu’elle sera la recommandation pour que tu te contrôles et que tu vérifies ce qui concerne le commun des gens.

Abou Hanifah lui a dit : « Ainsi quand tu vas partir avec ta science tu auras avec toi un outil qui te sera utile qui t’embellira et ne sera pas un défaut pour toi. Sache que si jamais tu agis en mal avec les gens, ils deviendront des ennemis pour toi, même si ces gens-là sont des pères et des mères ; mais si tu agis en bien avec les gens qui ne sont pas des proches parents pour toi à l’origine, ils deviendront pour toi comme des pères et des mères.  

L’Imam Youçouf AsSamtiyy a dit : « Patiente avec moi encore un jour. Comme ça je pourrai me libérer pour toi et je rassemblerai pour toi toute ma bonne volonté, je te ferai connaître des choses dont tu me seras reconnaissant et avec lesquelles tu pourras te comporter. Mais il n’est de réussite que par Allah. »

C’est ainsi que Abou Hanifah parla à l’Imam AsSamtiyy  pour qu’il attende sa recommandation.

Puis il lui a dit : «Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, je vais d’abord te dévoiler ce que je me suis résolu à te dire ». Il lui a dit : « Je commence par ce dont j’ai connu de toi ».[1] « C’est comme si je te voyais entrer maintenant à Al-Basra et te diriger pour donner les preuves contre ceux qui t’ont contredit. Tu as été supérieur à eux et tu as donné les arguments à partir de ta science contre eux. Puis tu t’es replié pour ne pas les côtoyer et te mêler à eux. Tu les as quitté et abandonné et eux à leur tour t’ont abandonné. Tu les as insultés, ils t’ont insulté, tu les as jugé égarés, ils t’ont jugé égaré, tu les as jugé mauvais innovateurs et ils t’ont jugé à leur tour mauvais innovateur. Ces qualificatifs t’ont atteint et nous ont atteint de sorte que tu as éprouvé le besoin de partir et de les quitter. Mais ceci n’est pas une décision fondée parce qu’il n’y a pas quelqu’un qui soit raisonnable sans qu’il ait ce avec quoi il peut contourner les difficultés jusqu’à ce que Allah Lui accorde une issue. L’Imam AsSamtyy avait dit : « Je m’étais déjà résolu à faire ce qu’il me dirait ». Puis l’Imam Abou Hanifah a poursuivi et a dit, que Allah lui fasse miséricorde et c’est à partir d’ici qu’il a commencé les recommandations :

« Lorsque tu entreras à Al-Basra et que les gens t’accueilleront, lorsqu’ils te rendront visite et auront connu ta juste valeur, accorde à chaque homme d’entre eux son juste mérite. Honore les gens qui sont d’une descendance honorée et traite avec beaucoup de respect les gens de science. Respecte les plus âgés et agis avec douceur avec les plus jeunes. Approche-toi des gens du commun et sache comment contourner les pervers. Cherche la compagnie des meilleurs et ne néglige pas le gouverneur. Ne méprise personne et ni personne qui vient à toi, ne manque pas d’établir des liens d’amitié avec eux sans dévoiler ton secret à personne. N’ai confiance en la compagnie de personne jusqu’à ce que tu l’ai éprouvé et n’utilise pas comme serviteur quelqu’un de stupide ni quelqu’un de vile. Ne dis pas des paroles telles que le sens apparent soit une source de blâme pour toi et garde-toi d’être familier avec les vilains et les vulgaires. Ne réponds à aucune invitation et n’accepte aucun cadeau. Sache comment utiliser les formules pour confirmer et échapper aux pièges et fais preuve de patience. Sois de ceux qui supportent, fais preuve d’excellence de comportement et de bonté de cœur. D’autre part, mets de beaux habits, utilise beaucoup de parfum et fais en sorte de tenir de nombreuses assemblées et que ces assemblées soient dans des temps bien connus. Consacre pour toi un moment de solitude qui puisse te permettre de réparer tes affaires personnelles. Cherche à avoir des nouvelles de ceux qui sont à ton service. Agis pour les corriger et les éduquer en utilisant pour cela la douceur. Ne sois pas de ceux qui font souvent des reproches car par la suite le reproche ne ferait plus son effet. Fais en sorte que cela ne soit pas toi-même qui les éduques parce que ceci contribuerait à ce que tu n’inspires plus le respect, en d’autres termes, si tu les éduquais d’une manière assez sévère, fais en sorte que ça ne vienne pas directement de ta part. D’un autre côté, préserve toujours le respect que tu inspires. Persévère sur tes prières et donne de ta nourriture parce qu’il n’y a pas un avare qui soit devenu maître. Ceci est un moyen par lequel tu connaîtras la réalité de l’état des gens parce que toutes les fois que tu ? ? et que tu auras connaissance qu’il y a un bien, alors augmente en désir d’obtenir ce bien. Rends visite à ceux qui te visitent et à ceux qui ne te visitent pas et agis en bien à l’égard de celui qui agit en bien avec toi tout comme avec celui qui agit en mal. Fais preuve de pardon, ordonne le bien et détourne-toi de ce qui ne te concerne pas. Délaisse tous ceux qui te font du tort. Sois de ceux qui réparent les droits. Celui d’entre tes frères qui tombe malade, rends-lui visite de toi-même et demande après lui régulièrement par l’intermédiaire de gens que tu envoies. Celui d’entre eux qui s’absente, cherche à avoir de ses nouvelles et celui qui te délaisse un temps, n’agis pas mal envers lui et recherche après lui. Maintiens les liens avec ceux qui ne les ont pas maintenus avec toi, honore celui qui vient à toi, pardonne à celui qui t’a fait du mal et à celui qui parle de toi en mal, parle de lui en bien. Si quiconque parmi eux vint à mourir, assures les droits qu’il a. Celui à qui arrive une joie, félicite-le pour cette joie et celui d’entre eux à qui arrive un malheur, présente-lui tes condoléances. Celui à qui il arrive un chagrin, sois solidaire avec lui pour endurer avec lui ce chagrin et celui qui recherche ton aide pour une de ses affaires, tiens-toi à ses côtés. Celui qui recherche ton secours, viens à son secours et celui qui cherche à ce que tu sois son allié alors sois son allié. Agis en montrant la recherche de l’amitié et de l’amour tant que tu le peux et adresse le salam même si ce sont des gens stupides. Quand tu te tiens dans une assemblée avec des gens qui n’ont pas le même avis que toi, si tu te retrouves avec eux dans une même mosquée et que les questions ce sont succédées, qu’ils y ont débattu et ont donné un avis différent du tien, ne leur montre pas de divergence. Si tu es interrogé au sujet de ces questions,  réponds par ce que les gens connaissent, ensuite tu dis qu’il y a un autre avis sur cette question-là et sa preuve. C’est avec cette preuve-là, lorsqu’ils l’entendront de toi, qu’ils sauront ton degré et ta juste valeur. Et s’ils te demandent : « C’est l’avis de qui ? » dis : « C’est l’avis de certains savants ». [2] Et lorsqu’ils accepteront cela, qu’ils s’y seront habitués et qu’ils auront connu ta juste valeur, lorsqu’ils t’auront accordé un degré important, donne à chacun de ceux qui viendra à toi une sorte de science qu’ils étudieront. Ainsi, chacun d’entre eux pourra en avoir une part. Donne-leur de la science la plus glorieuse avant les détails. Tiens leur compagnie et plaisante avec eux de temps à autre. Discute avec eux parce que c’est une source de renforcement des liens qui prolonge l’assiduité à apprendre la science. Donne-leur à manger de temps à autre. Règle leurs affaires. Reconnais leur degré. Fais comme si tu n’avais pas vu leurs éventuels dérapages. Sois doux avec eux et pardonne-leur. Ne manifeste à aucun d’entre eux un ennui ou une quelconque lassitude. Sois comme si tu étais l’un d’entre-eux. Accepte d’eux ce que tu acceptes de toi-même. Agis avec les gens tout comme tu agirais avec toi-même. Aide-toi contre ton nafs en la préservant et en contrôlant ses différents états. Ne perds pas patience avec celui qui ne perd pas patience avec toi. Délaisse tout ce qui est anarchique. Ecoute de celui qui écoute de toi et ne charge pas les gens dont ils ne te chargent pas. Accepte pour eux ce qu’ils ont accepté pour eux-mêmes. Fais en sorte que tu aies toujours la bonne intention. Utilise la véracité. Délaisse l’orgueil. Garde-toi de la trahison même s’ils te trahissent. Rends ce qui t’a été confié et acquitte-toi de ce dont tu es chargé même si on ne fait pas de même avec toi. Attache-toi à la fidélité et attache-toi à la piété. Agis avec les différentes religions selon ce qu’ils agissent avec toi. [3]

Si tu t’attaches à ma recommandation que voici, j’espère pour toi qu’ainsi tu seras sauvé. Tu vivras sauf ‘in cha’a l-Lah wa ta^ala. De plus, je suis très triste de te quitter parce que t’avoir connu est quelque chose qui m’a fait beaucoup plaisir. Alors garde le contact avec moi par tes écrits. Fais-moi connaître quels sont tes besoins. Sois avec moi comme un fils parce que je suis avec toi comme un père. »

Youçouf Ibnou Khalid AsSamtiyy a dit : « Ensuite, il m’a amené des dinars, un habit et des provisions et il est sorti avec moi. Il a fait porter cela par un porteur. Il a réuni ses compagnons pour qu’ils m’accompagnent un peu sur la route. Il est monté avec eux jusqu’à ce que nous soyons parvenus au rivage de l’Euphrate. Ensuite, ils m’ont salué et je les ai salués.

Le bienfait et la grâce de Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, par cette recommandation pour moi et son bienfait sont plus éminents que toute autre grâce qui m’ait été accordée.

Je suis arrivé à Al-Basra et j’ai appliqué ce qu’il m’a dit. Il ne fallut que peu de temps pour que tout le monde devienne des amis pour moi. J’ai pu prendre des assemblées et l’école de Abou Hanifah à Al-Basra a prévalu. Tout comme cette école a prévalu à Al-Koufah, l’école de Abou Hanifah, et au détriment de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin c’est-à-dire que l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin ont disparu.

Voilà quelle fut la recommandation de Abou Hanifah à son élève.

Si nous étudiions chacune de ces expressions, nous trouverions cette expression soit dans le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, soit dans le Livre de Allah. Et si nous réfléchissions sur les propos de Abou Hanifah, nous retrouverions tout cela dans les caractères et les recommandations de notre Chaykh. C’est comme si tu retrouvais tout ce qui a été cité en notre Chaykh.

C’est pour cela qu’il convient de prêter attention et de s’appliquer à ce qui vient d’être cité parce que ceci rapproche celui qui est proche avant de rapprocher celui qui est loin. Voilà ce qui t’évitera les dérapages et t’évitera de mal agir envers les gens.


[1] Abou Hanifah avait eu un dévoilement sur son élève et ceci fut un prodige pour notre maître Abou Hanifah.

[2] [Ca c’est selon l’école de l’Imam Abou Hanifah. Dans le passé en effet, Al-Basra n’était pas sur la voie de l’Imam Abou Hanifah, elle était sur la voie de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy. Mais à cause de AsSamtiyy les gens ont changé et ils ont adopté l’école de Abou Hanifah.]

[3] Le Chaykh a dit : c’est-à-dire ce qui comporte un profit et qui ne comporte pas de nuisance.

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Conseil pour les plus âgés et les plus jeunes

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 14, 2010
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Un savant a dit :

إنّ الشباب والفراغ والجـِدَة     مفسدة للمرء أيُّ مفسدة

‘inna ch-chababa wa l-faragha wa l-jidah                                 mafsadatoun li l-mar’i ‘ayyou mafsadah

Cela veut dire que de nombreuses personnes quand elles sont jeunes sont corrompues. En effet, les désirs et les passions à cette période de la vie sont forts pour la personne. De nombreux jeunes garçons et jeunes filles ne contredisent pas les passions de leurs âmes. Ils sont ainsi entraînés à la corruption. Un des grands savants du Salaf a dit : « Ton plus grand ennemi, c’est ta propre âme qui se trouve entre tes côtes » c’est-à-dire que ton âme est un grand ennemi pour toi. Si tu ne la contredis pas, tu vas à ta perte. Allah ta^ala dit : 

(إن النفس لأمارة بالسوء)

« inna n-nafsa la ‘ammaratoun bi s-sou’ » cela veut dire que la plupart des gens, leurs âmes leur ordonnent de faire le mal.

Le connaisseur, le ^arif bi l-Lah vertueux Mouhammad Ibnou l-Mounkadir a dit : « J’ai combattu les passions de mon âme quarante ans durant, jusqu’à ce qu’elle prenne le chemin de la droiture » c’est-à-dire que j’ai passé quarante ans de ma vie à contredire les passions de mon âme jusqu’à la rendre telle que je le souhaite, c’est-à-dire qu’elle m’obéit pour faire le bien.

Un grand saint a vu un autre assis en tailleur entre ciel et terre c’est-à-dire suspendu dans l’air. Il lui a dit : comment es-tu arrivé à ce haut degré ? Il lui a répondu : c’est en contredisant les passions de mon âme.

L’Imam, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui ne contredit pas les passions de son âme n’augmente pas en degré » c’est-à-dire que celui qui suit les passions de son âme n’arrivera pas aux degrés élevés. C’est pour cela que la personne doit corriger son état. Par la suite, elle ne prête pas attention à autre chose.

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit : « Tu ne pourras jamais satisfaire tout le monde alors corrige ton état. Corrige ce dont tu es redevable à ton Seigneur et ne prête pas attention à toute autre chose ».

L’Imam le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : « corrige ton état à l’égard de Allah et ne prête pas attention aux gens, qu’ils te blâment, qu’ils te trouvent des défauts ou qu’ils fassent ton éloge ».

Un savant a dit : « wa ma ‘ahadoun min ‘alçouni n-naci salima wa law kana dhaka n-Nabiyya l-mou^adhdhama », c’est-à-dire personne n’est sauvé de la langue des gens, pas même le Prophète éminent ! Le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : « le temps libre si tu ne le remplis pas par quelque chose d’utile, il sera rempli par ce qui ne t’est pas utile » c’est-à-dire que celui qui ne remplit pas son ton libre par l’obéissance à Allah, souvent il sera amené à le remplir par ce qui ne comporte pas de bien, par les loisirs, comme s’occuper d’internet ou de la télévision d’une manière qui ne comporte pas de bien si ce n’est de gaspiller le temps et parfois en tombant dans les péchés.

Quant à «al-jidah » dans le vers de poésie « ‘inna l-faragha wa ch-chababa wa li-Uidah » cela veut dire la richesse, beaucoup de gens sont corrompus par la quantité d’argent qu’ils possèdent. Au lieu d’utiliser le bien dans l’obéissance à Allah, ils l’utilisent dans ce qui ne comporte pas de bien et ce dont les conséquences ne sont pas louables. Celui qui veut être parmi les gens qui ont les hauts degrés, ce qui l’aide à cela après le fait de contredire ses passions, c’est de tenir la compagnie des vertueux. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

( المرء على دين خليله فلينـْظـُر أحدُكم من يُخالـِلْ)

 « al-mar’ou ^ala dini khalilih, fa l-yandhour ‘ahadoukoum man youkhalil » cela veut dire que la personne est influencée par la conduite et le comportement de son compagnon, que chacun de vous pense à la compagnie de qui il tient. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

(إذا أحب اللهُ عبدا رزقـَه خليلا إن نسي ذكـّره وإن ذكر أعانـَه)

 «idha ahabba l-Lahou ^abdan razaqahou khalilan ‘in naci dhakkarah wa ‘in dhakara ‘a^anah » c’est-à-dire celui pour qui Allah veut le bien, Il lui accorde un compagnon qui s’il est dans l’insouciance, il lui rappelle l’obéissance, et s’il se rappelle l’obéissance, il l’aide à l’accomplir. Le Chaykh ^Abdou l-Lah a dit : « si tu veux être élevé en degré alors tiens la compagnie des meilleurs ».

Ce qui est le plus important et qu’il convient de s’en occuper en toute périoden c’est la science de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah car il comporte la préservation de la croyance, des souillures des mauvaises corruptions. Et la meilleure chose dans la science de ‘Ahlou s-Sounnah, c’est la science de la croyance. Ce qui est le plus important dans la science de la croyance, c’est de connaitre Allah tel qu’il est digne de Lui c’est-à-dire en ayant la croyance qu’Il est Celui Qui existe, qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures d’aucune manière que ce soit, qu’Il existe sans endroit et sans direction, qu’Il n’est pas quelque chose qui puisse être imaginée ou représentée dans le cœur, tout comme Allah ta^ala dit :

( ليس كمثله شئ )

« layça ka mithlihi chay’ » cette ayah est la plus éminente des ayah et la plus explicite des ayah, pour exempter Allah l’exemption totale de la ressemblance avec Ses créatures. Ainsi l’Être de Allah, Sa réalité ne ressemble pas aux réalités et aux êtres des créatures. Les attributs de Allah n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. On n’attribue pas à Allah le corps, ni un grand ni un petit corps. Allah n’est absolument pas un corps. En effet, le corps est créé. Il occupe une partie de l’espace, mais Allah l’a créé. Il n’est pas possible qu’Il lui ressemble. Allah ta^ala dit :

( وكل شئ عنده بمقدار )

« wa koullou chay’in ^indahou bi miqdar », cette ayah suit la ayah « layça ka mithlihi chay’ » pour montrer l’éminence que Allah n’a pas de ressemblance aux créatures, cela veut dire que Allah a créé toute chose avec une quantité, une quantité spécifique de matière ou de corps, ainsi les corps qu’ils soient palpables c’est-à-dire qu’ils peuvent être palpés et touchés avec la main, comme le trône, comme les cieux, comme la terre, comme l’être humain, comme la pierre, tout cela ce sont des corps qui ont des volumes et des tailles spécifiques, qui ont une étendue, une superficie, qui ont un endroit, qui ont une direction. Les corps impalpables également, les corps impalpables sont ceux qu’on ne peut pas attraper à la main, comme l’âme,  comme le vent, comme la lumière, comme l’obscurité, comme les jinn, comme les anges, chacun a une taille et un corps spécifique, Allah qui a créé ces corps, il n’est pas possible qu’Il leur ressemble, il n’est pas possible qu’Il soit caractérisé par les caractéristiques du corps comme la forme, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme les changements d’humeur ou le changement. Allah ta^ala dit : « wa ‘anna ila rabbika l-mountaha », (à vérifier : celui parmi les compagnons qui récite le plus le Qour’an), qui s’appelle ‘Oubayy ‘Ibnou Ka^b a dit que le sens de cette ayah est que l’imagination de l’être humain n’arrive pas à connaitre la réalité de Allah, c’est-à-dire que les réflexions des esclaves n’atteignent pas la réalité de Allah, Allah ta^ala dit : « la toudrikouhou l-‘absar wa houwa youdrikou l-‘absa» ce qui signifie : « les êtres humains n’atteignent pas la réalité de Allah alors que Allah sait tout des êtres humains ». Et le messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : «la fikrata fi r-Rabb » rapporté par ‘abou l-Qacim Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire on ne réfléchit pas pour connaitre la réalité de Allah. La science de ‘ahlou s-sounnah c’est la preuve de la réussite et celui qui prend cette science et qui a une envie et une ardeur pour l’acquérir, ceci est un signe de bien pour lui, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « la yachba^ou mou’minoun min khayrin yasma^ouh hatta yakouna mountahahou l-jannah » rapporté par le hafidh rouzayn al-^abdariyy, cela veut dire que le croyant peut se lasser de manger et de boire, peut se lasser du sommeil et des plaisirs mais il ne se lasse pas de la science de la religion. Par ailleurs, un conseil, c’est que l’étudiant de science de religion soit modeste, et que l’enseignant de la science de la religion, afin que l’utilité et le profit soient généralisés et soient plus éminents, et que chacun de nous diminue les paroles sauf pour dire du bien, parce que de nombreuses personnes jeunes ou moins jeunes sont tombés dans la mécréance à cause de trop de parole, comme ceux qui disent « oh Allah châtie ceux qui enseignent qu’ils soient vivants ou morts », cela est de la mécréance car les Prophètes ont enseigné aux gens le bien, les vertueux également, ce sera ainsi une invocation pour le châtiment des Prophètes et des vertueux, quelle mécréance atroce que celle-là et quelle atrocité pour celui qui l’a dite et quel danger pour celui qui l’a apprécié, ce sont des paroles contraires aux paroles du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet de celui qui enseigne: « wa ‘inna l-Laha wa mala’ikatahou hatta l-hitana fi l-bahri layouçallouna ^ala mou^allimi n-naci l-khayr », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son jami^. Certains élèves sont tombés dans la mécréance en disant prend un zéro et ne t’en fais pas car le zéro c’est un signe que tu es un homme, ceci est une éloge pour la paresse de laquelle le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a recherché la préservation en disant : « Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-^ajzi wa l-kaçal », al-^ajz, c’est de ne pas être guidé vers ce qui est le mieux et al-kaçal c’est la faiblesse de l’ardeur dans l’obéissance à Allah, celui qui considère quelque chose qui est blâmé dans la loi de Allah comme sujet à éloge, il aura démenti la loi comme certains impudents disent : « le mensonge c’est le signe que quelqu’un est un homme », cela est un éloge pour le mensonge et également certains impudents qui disent : « tous les hommes sont traîtres ou tous les hommes sont menteurs ou tous les hommes on ne peut pas leur faire confiance » cela est un blâme qui atteint les Prophètes et celui qui blâme les Prophètes commet de la mécréance. Devient mécréant également celui qui dit : « que Dieu maudisse le genre humain ou que Dieu maudisse les femmes » car cela englobe Mariam assiddiqah dont Allah a fait l’éloge dans le Qour’an, et d’autres vertueuses. La cause de tout cela c’est le fait de trop parler et d’ignorer les sujets de la religion. Il convient également d’enseigner la bienfaisance envers les parents, que c’est un devoir, celui qui a des parents musulmans et qui agit avec bienfaisance envers eux par recherche de l’agrément  de Allah ta^ala bonheur à lui: car le messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « al-walidou ‘awsatou abwabi l-jannah, fa ‘in chi’ta fa hfadh-hou wa ‘in chi’ta fa dayyi^hou » rapporté par ‘ibnou hibban, le terme al-walid est valable pour désigner le père tout comme la mère, le sens du Hadith est que la satisfaction des parents fait entrer au paradis à partir de la porte du milieu du paradis, celui qui agit conformément à cela, il aura gagné ce bien, et celui qui délaisse cela il l’aura perdu, par ailleurs le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « rida l-Lah fi rida l-walid, wa sakhatouhou fi sakhatih », celui dont un des deux parents a ordonné quelque chose de licite et qu’il n’a pas réalisé, et que cela entraine un chagrin pour le père ou la mère, que le fils n’a pas réalisé ce qu’ils ont demandé, il aura désobéi à son seigneur, il s’il a délaissé une obéissance à ses parents en quelque chose, et que cela leur provoque un grand chagrin, ce sera un grand péché, que l’on sache que celui qui nuit à l’un de ses deux parents, même si c’est une nuisance qui est petite, il se sera chargé d’un péché, il se peut que Allah ta^ala l’éprouve dans ce bas monde à cause de cela, l’obéissance aux parents est une bénédiction dans le bas-monde et dans l’au-delà. Le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « raghima ‘anf, thoumma raghima ‘anf, thoumma raghima ‘anfou man adraka walidayhi chaykhayn ‘aw ahadahouma wa lam yadkhoul bihi l-jannah » il a été dit :  cela veut dire que celui qui a vécu suffisamment longtemps pour vivre à la période durant laquelle un de ses deux parents ou ses deux parents étaient âgés, et qu’il n’a pas gagné leur satisfaction en agissant avec bienfaisance, il aura laissé passé un grand bien. Il est connu de plus d’un vertueux, qui ne mangeait pas avec sa mère dans un même récipient, quand il a été interrogé à sujet il disait : « je crains que ma main ne prenne ce que l’œil de ma mère a convoité avant moi » et un vertueux a ramené à son père de l’eau pour faire du woudou en période de froid, il est resté debout toute la nuit en rapprochant le récipient d’une chandelle pour que l’eau ne refroidisse pas, où sont ces vertueux de l’état de nos enfants de nos jours. Un des savants a dit : « il convient que l’enfant s’adresse à ses parents comme s’il s’adressait à un roi, et le fils quand il grandit et qu’il peut être autonome, il ne convient pas qu’il demande à ses parents qu’ils soient à son service, au contraire il convient plutôt qu’il soit à son service lui-même et au service de ses parents…. Il convient de faire grandir les enfants sur ce comportement. Un grand savant a dit : « les habitudes des maîtres sont les maitresses des habitudes », « ^adatou s-sadat, sadatou l-^adat », et parmi ? ces choses recommandées que le fils vienne vers ses parents en embrassant leurs mains pour les honorer même s’il était âgé. Il est arrivé que notre Chaykh l’Imam ^abdou l-Lah Al-Harariyy une fois est venu au pèlerinage, on lui a dit ta mère est aussi au pèlerinage, il est parti lui rendre visite mais quand il est rentré il est resté debout par respect par politesse avec elle, ……. ?…. quand on lui a dit cela, elle a prêté attention, elle a dit ^abdou l-Lah assieds-toi, il s’est alors assis, et à ce moment là il avant plus que soixante ans que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. J’ai vu un homme qui est venu voir le Chaykh ^abdou l-Lah, et avec lui son fils il voulait partir voyager en Amérique et son père ne voulait pas cela, le Chaykh ^abdou l-Lah lui a dit : « obéis à tes parents et gagne leur agrément, sois tu vas les précéder au barzakh et donc mourir avant eux soit ils vont te précéder », beaucoup d’enfants après la mort de leurs parents ils disent : « ah si seulement nous avions agi en bien avec eux durant leur vie », un homme est venu voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit : « je voudrais partir faire le jihad », le Messager lui a dit : « ‘alaka walidan », ce qui signifie « as-tu tes parents qui sont encore vivants », il a répondu « oui », il lui a dit : « rji^ ‘ilayhima fafihima l-moujahadah », le Prophète lui a dit ce qui signifie « retourne vers eux….. ? », les savants ont dit que c’était dans la situation où le jihad était une obligation d’ordre communautaire, et la suffisance était atteinte sans nécessiter que cet homme d’un âge ou qu’il aide ? et dans une autre version un homme est venu voir le prophète pour le jihad et il lui a dit : « Oh Messager de Allah, je suis venu vers toi et j’ai laissé mes parents en pleurs derrière moi », le Prophète a dit : « rji^ ‘ilayhima fa ‘adhik-houma kama ‘abkaytahouma », ce qui signifie « retourne vers eux et rend leur le sourire tout comme tu les as fait pleurer ». La parole « ouf » si l’enfant la dit à l’un de ses parents, c’est-à-dire, si le fils ou la fille la dit à ses parents, si ce n’est pas par plaisanterie, est un grand péché. Que dire s’il y a une parole plus grave encore ou un comportement plus grave. Il est arrivé à Bayrout qu’un homme frappait sa mère, elle disait : « que Allah te brise tes bras », puis par la suite, il était entrain de monter une vis, elle s’est cassée, alors son bras s’est cassé, on l’a emmené à l’hôpital, et il s’est avéré qu’il était atteint d’un cancer dans les os et il est mort suite à cela. Mais la plupart des gens ne tirent pas les conséquences et les moralités de pareil récit, c’est pour cela que la plupart des enfants dans notre époque sont dans le ^ouqouq envers leurs parents père et mère, nous demandons à Allah la préservation, wa l-Lahou ta^ala ‘a^lamou wa ‘ahkam.

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Histoire d’un vertueux

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 10, 2010
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« Un jour pendant que je marchais dans une des rues de Basora ,j’ai vu alors un groupe d’enfants jouer ensemble ,et autour d’eux  un enfant qui ne jouait pas avec eux mais qui les regardait en pleurant.

Je me suis alors dit cet enfant est triste de ne pas avoir de quoi jouer avec ces autres enfants. Je me suis approché de lui et lui ai dit : « Qu’est ce qui t’arrive mon petit ? Pourquoi tu pleures ? Veux-tu que je t’achète des jouets pour jouer avec ces enfants ? »

Il a alors levé son regard vers moi et m’a répondu avec politesse et intelligence :

« Ô oncle, nous n’avons pas été créés pour jouer ! »

Je lui ai alors dit pour évaluer son intelligence : Pourquoi sommes-nous créés O mon fils ?

Il m’a répondu : « Pour apprendre la science de la religion et œuvrer conformément à cette science »

(C’est-à-dire que Allah nous a créés et nous a ordonnés de L’adorer)

Je lui ai répondu O mon fils d’où tiens-tu cela ?

Il a répondu de Sa parole ta^ala dont on comprend que Allah ne nous a pas créés pour perdre notre temps, et qu’un jour nous serons ressuscités pour le jour du Jugement.

Je lui ai alors dit O mon fils je vois en toi un enfant doué de sagesse, exhorte-moi, conseille moi !

Il s’est alors mis à citer quelques vers de poésie dons le sens est :

Je vois cette vie d’ici-bas qui se prépare à se séparer de moi, nous allons tous quitter celle-ci et celle-ci va tous nous quitter.

Puis cet enfant s’est mis à regarder le ciel les larmes coulant sur ses joues et invoquant Allah, au point de s’évanouir et de tomber, tant sa crainte était grande.

Je lui ai soulevé alors la tête et je l’ai posée sur mes genoux et j’ai essuyé la terre de son visage, et je lui ai dit :

« Qu’est ce qui t’arrive mon petit, tu n’es pas pubère tu n’a aucun péché ! De quoi as-tu peur ?!»

Il m’a répondu : « J’ai observé ma mère faire le feu avec du bois de grande taille, mais celui-ci ne prend que s’il est attisé avec le bois de petite taille et moi je crains de faire partie de ceux qui grandissent et deviennent pubères en étant habitués aux péchés ! »

Lorsque j’ai entendu cela, je me suis alors évanoui à mon tour, et lorsque je me suis réveillé l’enfant avait disparu, j’ai demandé aux enfants qui jouaient s’ils le connaissaient, ils m’ont dit :

« Tu ne l’as pas reconnu ? C’est un des enfants de Al Houçayn fils de ^Aliyy. »

Je me suis alors dit : Je ne devais pas être étonné d’apprendre d’où pouvait provenir un tel fruit, si ce n’est de cet arbre !

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Qui sont les Salaf vertueux

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 3, 2010
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Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».

   De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100]  qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par  Allah et ils sont satisfaits de Lui ».

      Ceux qui  suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs  sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : «  Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».

     Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire  qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de  Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à  Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher  de la  bénédiction – la barakah – et qui  y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés  par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah  a dépassé le milliard.

     Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».

     L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far AtTahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit  au début  de son  » Traité de Croyance  »  ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah,  il a dit dans son  » Traité de Croyance  » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que  Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas  une créature. Ainsi,  Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.

      Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ]    ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».

       Au sujet de Allah, AtTahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.

    Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.

    En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.

    La parole de AtTahawiyy  au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe  sans direction  et sans endroit.

Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.

     Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.

     Dans son  » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahma», ce qui signifie  : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Alla». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.

    À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de  hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik,  de Ath-Thawriyy et  de Ibnou l-Moubarak  ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah.  Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.

     L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, dans son  » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses.  Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.

     À  propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie  des caractéristiques des créatures.

     Il n’y a pas  lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah.   Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir »,  il a dit : «  fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.

        Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils  ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.

Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.

L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant.  Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»

 

Abou Sahl AsSa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »

  L’Imam Abou Bakr AsSayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».

   Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit !  Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai  suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : «  Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science.  En effet,  il n’abordait  la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit  que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit :  Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»

 

    Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy  a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »

       En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.

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