Chaykhaboulaliyah's Blog


Achoura

Posted in Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’Islam a ordonné d’honorer, le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année est la nuit de Al-Qadr, le meilleur jour de l’année est le jour de ^Arafah et parmi les jours que nous glorifions il y a le jour de ^Aachouraa. Nous commençons une nouvelle année de l’Hégire et nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^Aachouraa c’est le dixième jour de ce mois. Donc ^Aachouraa qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour-là? C’est le dixième jour de MouHarram et c’est un jour auquel Allaah a accordé des spécificités entre autres c’est en ce même jour que Allaah a accepté le repentir de notre maître Adam ^alayhi s-salaam. Puisque auparavant notre maître Adam avait commis un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis il n’a pas été confirmé que cet arbre fut un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de l’arbre il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé. Allaah ta^aala dit : «  wa ^aSa Adamou Rabbahou faghawaa thoumma jtabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa  » c’est dans sourate Taha, les versets 121 et 122 qui signifient : « Allaah a fait que Aadam lui a désobéit puis il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ». C’est donc en un jour de ^Aachouraa que Allaah a accepté le repentir de Adam c’est ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate al Baqarah puis dans le verset 23 de sourate al a^rab dans lequel Adam et Hawwaa ont reconnus qu’ils avaient désobéi et que ils ont demandé à Allaah de leur pardonner. Il faut bien faire attention à ce sujet, c’est que ce péché qu’avait commis Adam n’était pas un grand péché ce n’était pas le péché capital soi-disant pour lequel Jésus ait venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commis, non. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché et ce n’était a fortiori pas de la mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce n’est pas un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilenie. C’était donc un petit péché, un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilenie et qui n’est pas un grand péché et de toute manière Allaah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains ont dit non, non les prophètes ne commettent pas du tout de péchés sinon les gens vont les suivre dans ce péché, les savants ont répliqués : « ils ont dit les prophètes peuvent commettre de petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement », et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est clair dans le Qour’an « wa ^aSa Aadamou Rabbahou faghawaa » donc il y a bien le mot wa^aSaa qui signifie il a désobéit mais Allaah a accepté son repentir et c’est ceux que nous apprenons dans le Qour’an : « thoumma adjatabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa ».

Un autre évènement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achourah, le dixième jour de MouHarram c’est le fait que le navire de notre maitre NouH se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al-Djouudiyy alors que durant plusieurs mois il a vogué sur Terre et sur une quantité d’eau dont seul Allaah en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagne, ni vallée, il n’y avait pas d’autres êtres vivants à ce moment-là si ce n’est ceux qui était sur l’arche avec NouH ^alayhi s-salaam ceux que Allaah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux, Allaah lui a ordonné de prendre un couple de chaque espèces animales.

Le jour de ^Aachouraa également Allaah a sauvé notre maître Ibraahiiim du feu dans lequel il a été projeté, un feu qui ne l’a pas brulé, qui lui a fait aucun mal, ni même à ses vêtements. C’est un feu immense mais qui était fraicheur et paix pour Ibraahiim. La raison ne juge pas ceux-là impossible au contraire, la raison juge cela possible parce que la raison nous dit que il n’y a pas cinquante mille créateurs et ce ne sont pas les causes qui crées les effets mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle, il n’y a pas l’effet habituel il n’y en aura pas. Le feu habituellement il brule, mais si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Ce n’est pas la cause qui crée l’effet. Cela nous le voyons dans la vie de tous les jours certains prenne les mêmes causes et ils provoquent les mêmes causes, l’un il obtient ce qu’il veut, l’autre il n’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux de la vie de tous les jours donc ce n’est pas la cause qui crée l’effet, mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il  y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel ne soit pas présent, n’est pas lieu, ne se produit pas, il ne se produira pas. Le feu habituellement il brule, ce n’est pas le feu qui crée la brulure, c’est Allaah qui crée la brulure, si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Bien-sûr dans ce cas-là, c’est une chose inhabituelle, c’est quelque chose d’extraordinaire et Allaah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées des miracles. Pour les saints, ces choses extraordinaires sont appelées des prodiges. Pour d’autres, cela dépend.

En ce même jour,  Allaah ta^ala a sauvé notre Mouçaa ^alayhi s-salaam  et les croyants, les musulmans qui étaient avec lui, les fils d’Israël qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouçaa. Puisque tous les prophètes sont musulmans, ceux qui suivent les prophètes, on les appelle des croyants, on les appelle des musulmans. C’est donc plus tard que ces gens-là ou leurs descendants ont déformé le message du prophète et ne sont plus croyants et ne sont donc plus musulmans. Même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers, le premier d’entre eux étant Adam et le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Si quelqu’un dit je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus, celui-là n’est pas croyant, c’est une condition pour être croyant de croire en Jésus. Donc ceux qui prétendre suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent nous croyons en Dieu et nous croyons en Jésus mais qui ne croit pas en MouHammad ce ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans parce que ne pas croire en l’un des prophètes de Dieu revient à démentir Dieu et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant. Donc ceux qui était à l’époque de notre maitre Mouçaa qui était les fils de Israa’il, qui étaient sous la domination de Pharaon, Allaah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte, un jour de ^Achouraa quand ils se sont retrouvés devant la mer, Allaah a fait que d’une manière extraordinaire ce n’est pas une question de marée haute ou de marée basse comme certains le disent mais c’est douze chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils ont pu traverser puisqu’ils étaient douze tribus. Chaque tribu avait reconnu son chemin, ils ont pu traverser pour échapper à Pharaon et à son armée puis la mer s’est refermé sur ceux qui étaient à leur poursuite donc c’était un jour de ^Aachouraa également.

Egalement parmi les choses qui se sont produits un jour de ^Aachouraa c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous. Younous était un prophète, Younous fils de Mattaa. Son peuple a échappé à un châtiment un jour de ^Achouraa. Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a envoyé son prophète Younous, Younous fils de Mattaa, ^alayhi s-salaam aux habitants d’une ville qui s’appelle Naynawaa qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler à l’Islam pour adorer Allaah Lui seul. Les habitants de cette ville Naynawaa était plus de cent mille personnes. C’était des gens qui étaient devenus des idolâtres ils adoraient les idoles, notre maitre Younous les a appelé à l’adoration de Allaah lui seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salaam est resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qui leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ trente-trois années parmi eux à les appeler à l’Islam, au bout de trente-trois années deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple il n’a plus espéré qu’il soit guidé et il les a quittés en étant en colère contre eux avant que Allaah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maitre Younous puisqu’il est partit avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allaah soubHaanahou ne lui en voudra pas d’avoir laissés les habitants de cette ville et ce qu’il avait commis la était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni de vilenie. Et notre maitre Younous salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a fait le repentir de ce péché. Allaah nous apprend ce qu’il en ait de notre maitre Younous dans sourate al anbiyah, le verset 87. Younous est surnommé Dhou n-nouun qui a pensé que Allaah lui en veut pas de quitter cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et quand à la suite de ce récit il a été avalé par un cétacé, il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allaah ta^aalaa l’a préservé de la mort quand même et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, cette invocation comporte un grand secret : « Laa ilaha illa anta soubHanaka innnii kountou mina Dh-Dhaalimiin » parmi les secrets de cette invocation, c’est que celui qui l’a dit au dernier tiers de la nuit, quarante fois avec une intention particulière, in shaa Allaah, si Dieu le veut, il sera exaucé. Donc c’est une invocation qui est celle de Younous ^alayhi salam que Allaah nous apprend dans le Qour’an dans sourate Al Anbiyah le verset 87. Il est important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal comprit le Qour’an pensaient que Younous ^alayhi s-salaam était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui est en colère contre Dieu, celui qui se rebelle contre Dieu, il n’est pas musulman et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’Islam, il n’est plus conforme à l’Islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu, un tel comportement n’est pas possible au sujet des Prophètes. Dieu a préservé les prophètes de tout rébellion contre Lui, il n’y a pas un seul prophète qui commettent de la mécréance avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salaam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’ignorer, d’être ignorant et d’être un mécréant. Ceci est impossible au sujet d’un prophète vu qu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés comportant une bassesse avant leur mission de prophète tout comme après. Les prophètes sont l’élite de l’humanité ce sont les meilleurs êtres de l’humanité, Dieu les a préservés des choses vils, Dieu a fait que ce soit Ses messagers, Ses envoyés c’est eux qui transmettent aux autres humains les ordres, les interdits de la part de Dieu. Dieu si Il voulait Il aurait fait que chacun d’entre nous reçoivent directement la révélation de Lui. Mais Il ne l’a pas voulu, Il a voulu que ça passe par certaines personnes, ses personnes ce sont ceux qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières, ils sont préservés de la mécréance c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont préservés également des grands péchés, comme la fornication aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse de caractère, il n’y a pas par exemple comme de voler un grain de raisin, ce n’est pas un grand péché, c’est un petit péché mais qui indique une bassesse de caractère. Donc les prophètes sont préservés de cela. Il n’y a pas un prophète qui mente, qui se mette à mentir, il n’y a pas un prophète qui commette un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus parce que si quelqu’un dit oui, oui c’est possible qu’il commette le lapsus quand on rapporte quelque chose de la part d’un prophète il va dire qui me dit que ce n’est pas un lapsus. Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmis des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple qui doutait au sujet de Dieu, celui qui doute de l’existence de Dieu ce n’est pas un musulman, le doute contredit la foi. La personne elle constate par la raison que Dieu est obligatoire, que Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui change tout ce qui change a forcément un commencement, ce monde change, ce monde a forcément un commencement, il a donc besoin de qui lui a donné le commencement et qui le fait changer, tout ce qui change à un commencement ce monde change il a forcément un commencement, il a besoin donc de qui lui a donné le commencement et celui qui lui a donné le commencement et qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah ou Dieu. C’est un Être dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a absolument aucune ressemblance avec  tout ce qui existent, Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit et sans comment ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis Adam jusqu’à MouHammad. Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, si nous arrivons à penser, si nous arrivons à digérer, à manger, à respirer tout cela est grâce à Lui donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême et c’est cela la signification d’être musulman. C’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu de le croire, de le savoir, de le dire et de croire au prophète de son époque, c’est-à-dire que même si la personne a accompli aucune obligation, elle n’a fait aucune prière, aucun jeune, aucun pèlerinage mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que MouHammad est le Messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable soit après un châtiment préalable. Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou pas préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmis. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission, par exemple le fait qu’il y ait un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il faille faire cinq prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il est interdit à un homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison que l’on peut le connaitre. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par la transmission. Mais les fondements de la croyance le fait que Dieu existe qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses Créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes, le fait que les prophètes soient véridiques cela aussi nous le connaissons par la raison. Ici, il y a un verset que certains pourraient mal comprendre dans sourate Al Anbiyyaa’ le verset 87, ce verset : «faDhanna an lan  naqdira ^alayh » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allaah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire, même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas appris il ne doute pas de la puissance de Dieu sur toute chose, que dire alors des prophètes ! Qui sont ceux qui enseignent aux gens la bonne croyance à plus forte raison il ne doute pas de la puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pas dire que Younous a douté de la puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de le faire, de quitter la ville et il a commis ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Toute-Puissance de Dieu, ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaitre Dieu. Ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, quand nous disons sur toute chose Tout-Puissant ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison. Qu’est-ce que ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison ? C’est-à-dire tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire, elle est blanche. Dieu s’Il veut, Il peut faire que ce siège est des dimensions plus grande ou plus petite. Donc Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison, c’est possible selon la raison que ce siège soit d’une autre couleur, c’est possible selon la raison que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais dans qui soit né dans l’époque des compagnons donc tout cela fait partie du possible rationnel. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec les yeux, il voit avec ses doigts, c’est possible, tout cela fait partie du possible rationnel. Mais il y a des choses qui sont impossible selon la raison, par exemple il est impossible que Dieu est un fils parce que le fils a un début et le fils il est comme son père, Dieu Il est exempt du début. Il est impossible que quelque chose qui a un début soit comme Celui Qui est exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu est un début, il est impossible selon la raison que Dieu est une fin. Comme certains qui n’ont pas appris le chaytan il vient et il leur dit vous dites que Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, il répond oui jusqu’ici c’est correct, et il lui dit est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille ? On dit Dieu n’est pas un corps, être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut mais Sa Puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison tout simplement. Il est très important de bien comprendre qu’est-ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce qui est impossible selon la raison et qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses Attributs. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu. Ce qui est possible selon la raison, c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit l’existence que l’inexistence. La puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison, la puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison, la puissance de Allaah concerne ce qui est possible selon la raison, parce que qu’est-ce que ça veut dire la puissance ?  La puissance c’est un attribut, la puissance de Allaah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit donc Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Allaah, Dieu Il n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement donc Sa Puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu il n’admet pas son entrée en existence donc Sa Puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible par la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence donc La Puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit mais Allaah ta^aalaa Il est sur toute chose Tout Puissant. Donc les prophètes ne doutent pas à propos de la Puissance de Dieu si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas sur la Toute Puissance de Dieu sur toute chose que dire des prophètes ?

Il y a un autre savant qui a dit ici ce ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il était en colère contre Son Peuple qui a désobéit à Dieu, c’est une forme en arabe quand le croyant il n’est pas content quand quelqu’un il désobéit à Dieu en l’occurrence comme ce peuple de Naynawaa qui était en train d’adorer des idoles donc c’est ça le sens de ce verset selon ce savant. Ibnou Mas^oud, le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Naynawaa jusqu’à ce que Allaah lui ordonne d’y revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. Enfaite Younous mettait en garde son peuple qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier et il les a quittés à ce moment-là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance, ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allaah de leur éviter ce châtiment et le châtiment ils l’ont évité et c’était un mercredi, un jour de ^Achouraa. Mais Younous quand il était sorti, il n’avait pas pris connaissance de leur repentir c’est pour cela que il était en colère contre eux et ce qui l’aurait fallu qu’il fasse c’est de ne quitter la ville que sur autorisation  de la part de Dieu, voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

Egalement parmi les choses qui sont arrivés un jour de ^Aachouraa il y a la naissance de notre maitre Ibraahiim Al Khaliil ^alayhi s-salaam c’était une nuit de vendredi un jour de ^Aachouraa. Donc An Nouwayri a dit lorsque la mère de IbraHim a atteint les neuf mois de grossesse, elle a dit à son époux, j’aimerai aller au temple des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement et son mari le lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsque elle est allée au temple des idoles, elle en ai sortie effrayée parce qu’elle avait vu Namroud le Roi parmi les siens qui portait des bougies dans leur mains et Namroud a dit qui est là ? Elle a dit c’est l’épouse de ton esclave TaaraH. Nemroud s’est trompé au lieu de dire attraper là il a dit laissé là. Elle est retournée rapidement chez elle apeurée et les contractions ont commencés c’est alors qu’un ange est venu de la part de Dieu, il lui a dit : « ne craint rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivie jusqu’à une grotte et c’est la même grotte dans lesquels Idriss et NouH ^alayhi ma sallam sont nés. Elle est rentrée dans la grotte et elle a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin, Allaah lui a facilité les contractions, elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Aachouraa. Quand Ibrahiim est arrivé sur Terre, Jibriil lui a coupé le cordon ombilical, il lui a fait un appel à la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle, elle était toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher et l’ange lui a dit : «n’en parles pas ». Quand elle est revenue son époux Taraah l’a trouvé toute vigoureuse, toute légère. Elle lui a dit en visant un autre sujet que cela pas pour mentir mais pour viser autre chose, elle a dit j’avais des gazes, ce n’était pas un enfant et je suis soulagée maintenant et il était content. Allaah a fait que Namroud oublie le sujet de Ibraahiim. Le cinquième jour, sa mère est repartie à la grotte et elle a vu que des fauves étaient autour et devant la grotte elle a pensé que son enfant a été dévoré mais quand elle a vu elle a trouvé dans un très bon état, elle a su que il avait un Seigneur qui veillait sur lui, Il le protégeait. Elle est revenue chez elle, elle en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Elle allait le voir en cachette tous les trois jours jusqu’à que l’enfant IbraHim est atteint l’âge de deux ans. Jibriil lui a ramené de la nourriture du Paradis, lui a donné à manger et à boire. Quand il a atteint l’âge de quatre ans, l’ange lui a apporté un vêtement du paradis et lui a dit : « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Aachouraa, c’est la victoire de Moïse (Mouçaa) contre les sorciers qui étaient venu le défier sur ordre de Pharaon, c’était un jour de ^Aachouraa. Ibnou Kathir a dit Mouçaa et Haaroun donc qui étaient des frères et qui étaient tous deux prophètes messagers ^alayhima s-salaam ont essayé d’aborder Pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer pendant une longue période. Jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer, ils se sont adressés à Pharaon tout comme Allaah nous l’apprend dans sourate Taha, le verset 47. Ils lui ont dit : « Nous sommes des envoyés de Ton Seigneur, laisse partir avec nous les fils d’Israël et ne les torturent pas, nous t’avons apporté des signes de la part de Ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée » mais Pharaon a refusé. Il a dit à Mouçaa ce que Allaah nous apprend dans sourate al ‘A^raaf, le verset 106, ce qui signifie : « Si tu as véritablement emmené un signe alors montre le, si tu es véridique ». C’est alors que Mouçaa a lancé son bâton et Dieu a fait que ce bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et allait rapidement en direction de Pharaon. Quand Pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et il s’est assis sur son trône et il a demandé à Mouçaa de l’en protéger. Puis Mouçaa lui a montré un autre signe, il a mis sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou une quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvé sa couleur d’origine donc il lui a montré deux signes qui sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Et la signification du miracle, qu’est-ce que le sens du miracle ? Le miracle c’est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer au point que certains incrédules vont dire c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Qu’est-ce qui fait que par exemple notre maître MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles c’est que de l’eau a jailli d’entre ses doigts avec mille cinq cent personnes qui en ont bu et qui ont faire leur ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts, l’eau ici ce n’est pas des petites gouttes ou de la transpiration, il s’agit de source, de l’eau qui a jaillit comme des sources suffisamment, en abondance pour que les gens qui étaient assoiffés puisse étancher leur soif donc ça n’était pas une illusion d’optique puisque ils avaient bien soif avant puis ils n’ont plus soifs et leur mains sont devenus mouillés puisqu’ils ont lavé leur membre, ils étaient mille cinq cent ce n’est pas une personne ou deux ou trois. Le sens du miracle c’est comme-ci Dieu dit à tous ceux qui ont pris connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part, il est véridique suivez-le, puisque Je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer. Ils ne peuvent pas amener quelque chose de semblables donc ça c’est pour ceux qui étaient présent qui les ont vus. Quelqu’un pourrait dire oui mais nous n’avons pas vu ses miracles. Ces miracles, comment ils nous ont été rapportés ? Ils ont été rapportés par ceux qui les ont vus et qui étaient nombreux. Ceux qui sont nombreux et  les ont vu, les ont transmis à d’autres qui étaient nombreux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parviennent. La communauté du prophète MouHammad n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire à chaque génération qui ont transmis, qui ont relayé ses informations ils étaient nombreux ce qui fait que selon la raison il est impossible que ce soit tous des gens qui se soit entendu à des mensonges. Donc les miracles du prophète MouHammad qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission que l’on appelle « at-tawaatour » entraine pour nous une connaissance certaine comme-ci nous-mêmes avions été présent. Des exemples semblables, par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelle Louis XVI pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup de monde qui l’ont vu et qui ont rapportés son existence à d’autres et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne ou même avant qu’il y ait eu des photos, les gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine même si ils ne s’y sont pas rendus. Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu, ils ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Donc si quelqu’un vous dit oui mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié, comment est-ce qu’on peut répondre à ça ? Parmi les conditions qui font que cette information entraine une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information tout aussi bien que ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié, ils n’étaient pas nombreux. Certains disent sept ou neuf et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient, certains disaient la tête c’est la tête de Jésus mais le corps ce n’est pas son corps, d’autres ont dit Jésus c’est un dieu il ne peut pas être crucifié. Donc eux même n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraine une connaissance certaine qui n’est pas remplie ici, à savoir que la première couche était d’un faible nombre et n’était pas cohérente entre elle. Autre chose qui prouve l’infondé ou le faux de cette information c’est que entre-temps il y a eu une information correcte qui est venue, qui est celle du prophète MouHammad. Le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est soutenu, il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ai eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Le Seigneur des mondes, Dieu, le confirme dans tout ce qu’il dit donc forcément ce qu’il dit est vrai. Il nous a appris que Jésus n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel et qu’il est encore vivant, il va redescendre. Dieu s’Il veut il fait que quelqu’un vive mille ans ou deux mille ans, Dieu c’est Lui qui donne la vie, c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie d’ici. Ici, la personne vieillit, la vie dans le ciel fait que Jésus garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé. Donc le miracle est une preuve de la véracité du prophète c’est ça qui fait que cet homme dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu. Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais il a des choses extraordinaire, ça ne s’appelle pas un miracle, comment cela ? Comment quelqu’un ne se dit pas envoyé de Dieu et il a des choses extraordinaires ? Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple, si c’est un saint et qu’il suit correctement le Prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le prophète qui est suivi. Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophète, ni saint comme Ad-Dajjaal. Al MaciiH Ad-Dajjaal, celui que certains appellent l’antéchrist, c’est un homme qui va venir à la fin des temps qui prétend la divinité. C’est un homme, il est borgne et il aura des choses extraordinaires que Dieu lui accorde pour entrainer les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber, elle va tomber, il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse, il est appelé Al MaciiH Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est-à-dire l’imposteur ou le menteur donc ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des prodiges, ce sont des « istidraaj » c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Cet homme-là, beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui c’est notre maître ^Iça, c’est Jésus qui comme nous l’a annoncé le prophète MouHammad va le tuer à l’entrée d’une ville en Palestine qui s’appelle Al-Loudd et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître MouHammad. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Aachouraa, in shaa Allaah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est que il est bien de jeûner ce jour-là, je n’ai pas eu la certitude que le premier de MouHarram est aujourd’hui ça va être aujourd’hui ou demain. Si le premier jour de MouHarram est aujourd’hui, le jour de ^Aachouraa sera le mardi 11 octobre 2016, si le premier jour de MouHarram c’est demain lundi 3 octobre alors le dixième jour de MouHarram sera le mercredi 12 octobre 2016 donc il est bien de jeûner ce jour-là. Ce n’est pas une obligation de le jeûner, c’est recommander. C’est également recommander de le jeûner avec un jour avant et/ou un jour après pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. Donc de jeûner le neuf et le dix ou le neuf, le dix et le onze ou bien le dix et le onze du mois de MouHarram, c’est un jeune qui est recommandé et qui n’est pas obligatoire. Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûne représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accorder des bienfaits en ce jour-là, c’est ça la signification de ce jeûne comme le prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^Aachouraa et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit c’est parce que ce jour-là Moïse a été sauvé de Pharaon, nous le jeûnons pour remercier Dieu, le prophète a dit :  « Nous nous sommes plus proche que vous de Moïse vous vous êtes écartés de sa croyance et de sa loi alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse (Mouça) ». Il a jeûné ce jour-là et il a ordonné de le jeûner. Pour se distinguer on jeûne le neuf et/ou le onze avec le dix.

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Comportement et croyance : tenir une discussion

Posted in cours général,Croyance,société par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Réjouir le cœur des gens.

Si chacun de nous observe son cas à lui quand il est content, quand il est heureux qu’est-ce qu’il ressent : quand quelqu’un est à l’aise, heureux, cela a un impact sur son cœur ; même son ardeur, sa volonté, sa motivation augmentent. Cette vigueur va se refléter sur son corps et sur ses œuvres, elle va œuvrer encore plus. Mais si la personne est malheureuse ; généralement cela aura l’effet inverse sur ses œuvres et sur son corps.

Parmi les sujets plus importants qui font que les gens soient heureux c’est qu’ils trouvent qui parle avec eux des sujets qu’ils aiment, des sujets qui leur réjouissent le cœur. C’est quelque chose de requis pour la personne pour que les gens soient heureux avec elle, c’est de leur parler des sujets qui sont licites dans la Loi de l’Islam, des sujets qui leur réjouissent le cœur et non pas n’importe quels sujets. En d’autres termes, celui avec qui les gens sont heureux c’est important de ne pas négliger les règles de comportements et les principes de base. De sorte que la personne ne va pas être amenée à dire des paroles, même si cela va plaire à ces gens-là mais elle ne va pas respecter les règles de la religion ou de la décence. Il ne faut pas tomber bas, c’est cela qu’il est à retenir.

C’est pour cela qu’il est très important de savoir quels sont les sujets qui réjouissent le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Cela pour que tu trouves une voie vers son cœur. Pourquoi nous parlons de cela ? Parce que si quelqu’un se trouve dans une assemblée et que il se trouve avec des gens et qu’il leur parle d’un sujet de bien ; par exemple il leur parle d’un sujet de croyance, il leur parle d’un sujet où il les incite à faire les devoirs, un sujets où il va les inciter à délaisser les péchés, quand il a trouvé comment arriver à leurs cœurs, ils ne vont pas se lasser, ils vont au contraire être heureux de discuter avec une telle personne c’est pour cela que c’est très important de savoir comment discuter, comment aborder et comment réjouir le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Dans quel objectif ? Pour lui transmettre l’information qui est un bien pour cette personne. De sorte que même si dans la discussion les gens abordent un autre sujet, lui il va un peu dans leur sens tant qu’il ne commet pas de péché, il ne va pas non plus les inciter à commettre un péché, pourvu que lui il puisse récupérer la discussion et parler des sujets qui sont importants. Ce, parce que lorsqu’ils vont voir que lui il parle avec eux des sujets qui ne sont pas forcément le cours de religion qu’il voulait donner, après cela ils vont aimer écouter ce que lui il va leur dire comme chose de bien. Pour que les gens se réjouissent d’une discussion avec une personne et qu’ils aiment cette personne, qu’elle fasse preuve de sagesse pour leur réjouir le cœur. Qu’il aille un peu dans le sens des gens, et même si il fait de temps en temps des plaisanteries qui ne comportent pas de péché, cela va renforcer l’attachement des gens à lui et il pourra ensuite donner des paroles de bien qu’il veut leur donner dès le début. Voyez comme c’est important, et nous allons prendre un exemple de comment le Prophète faisait (^alayhi s-salatou wa s-salam).

Un jour des compagnons sont venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui demander une monture. Ils ont dit au Prophète : « Porte nous », c’est-à-dire « Donne nous une monture pour que l’on puisse faire un trajet ». Il leur a dit ce qui signifie : « Je vous donne pour monture le fils de la chamelle », ils ont dit : « Mais ô Messager de Allah, le fils de la chamelle qu’est-ce qu’il va nous faire ? », il leur a dit ce qui signifie : « Mais n’est-ce pas que les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle ? ». Eux, lorsqu’ils ont compris le fils de la chamelle, le sens qui vient c’est celui de petite taille et il leur a dit que même les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle. Il leur a dit cela pour leur réjouir le cœur. Vous voyez quel genre de plaisanterie on peut faire. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas menti lorsqu’il a dit cela. Le fils de la chamelle c’est bien un chameau.

Une telle plaisanterie dans laquelle il n’y a ni mensonge ni nuisance à un musulman. Retenez ces deux règles : pas de mensonge et pas de nuisance à un musulman. Cela c’est possible au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Certains des compagnons ont dit : « Ô Messager de Allah, tu plaisantes avec nous ! ». Les compagnons se sont sentis très bien, cela leur a réjoui le cœur. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qu’a rapporté at-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « Oui, je plaisante avec vous mais je ne dis que la vérité », même si le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) plaisante mais il ne dit pas des paroles mensongeres. Même lorsqu’il plaisante ce qu’il dit est vrai.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) portait Al-Haçan et Al-Houçayn parfois dans ses bras. Ce sont les deux petits du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a eu quatre filles et trois garçons. Tous sont morts pendant sa vie, sauf sa dernière fille Fatimah Az-Zahraa’. Elle est morte six mois après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Tous les garçons sont morts tout petits, ils n’ont pas dépassé les deux ans. Les filles se sont toutes mariées mais il n’y a que Zaynab qui a eu un enfant qui est mort, il s’appelle ^Aliyy. Et elle aussi était morte comme ses sœurs Rouqayyah et Oummou Kalthoum sans avoir laissé de descendants vivants. La seule qui a laissé des descendants vivants c’est Fatimah Az-Zahraa’ qui était mariée à notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Les deux garçons Al-Haçan et Al-Houçayn ont eu des descendants. Elle a eu un troisième fils qui s’appelle Al-Mouhçin mais il est mort lui aussi petit. Tous ceux qui sont descendants du Prophète aujourd’hui sont descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn. Le Prophète réjouissait le cœur de ses petits-enfants. Il portait Al-Haçan et Al-Houçayn. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il lui arrivait de réjouir le cœur de ses propres enfants à lui.

Une fois le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) marchait dans une des rues de Médine et il a vu un compagnon qui s’appelle Zahir fils de Hizam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a pris entre ses bras par derrière. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Qui achète cet esclave ? » c’est-à-dire celui qui a l’apparence d’un esclave. Cela ne veut pas dire que c’est un mensonge. Quand Zahir ce compagnon s’en est aperçu, il a dit : « Je n’ai pas eu une joie plus intense, plus grande, que le fait que mon corps soit collé au corps du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ».

Et il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu une femme qui s’appelle Oummou Khalid, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a complimentée sur ses vêtements. Il lui a dit ce qui signifie : « Qu’ils sont beaux tes vêtements ! ». Cela pour lui réjouir le cœur.

Réjouir le cœur des gens c’est une des choses qui fait gagner leur amour. C’est naturel chez les gens qu’ils sont attirés par celui qui leur réjoui le cœur. Allah a fait que c’est naturel chez les gens. Le fait de plaisanter avec des petites paroles qui réjouissent le cœur cela aide à ce que les gens t’aiment. En introduisant la joie dans leur cœur, cela entraîne l’amour des gens. Il y a des situations où il faut être absolument sérieux et il y a des situations qui permettent un peu de plaisanter. Pourquoi nous parlons de ce sujet, pour que celui qui a attiré le cœur des gens puisse leur transmettre ce qui leur est utile dans leur bas monde et dans leur au-delà. Un peu de plaisanterie renforce l’amour et l’amour va faire que les gens soient plus réceptifs. C’est cela l’objectif : que tu puisses enseigner aux gens ce qui leur sera utile. Et la plaisanterie, le fait de réjouir le cœur des gens. Cela va enlever ce qu’il y a dans les cœurs comme ennui et lassitude. Parfois dans les cœurs il y a de l’ennui et de la lassitude. Comment tu peux passer outre ? En parlant aux gens par des choses qui vont leur réjouir le cœur, et cela leur permet d’être plus réceptifs pour ce que tu vas leur dire.

Dans le hadith rapporté par Mouslim, également par An-Naça’iyy et Al-Bayhaqiyy, d’après Abou Dharr Ar-Rifa^iyy le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, au moins que tu sois à la rencontre de ton frère avec un visage souriant », c’est-à-dire que si tu vas vers ton frère avec un visage souriant pour gagner des récompenses de la part de Dieu, tu es récompensé. Cela c’est un bien qui ne coûte pas grand-chose, de sourire à ton frère ou pour la femme de sourire à ta sœur. C’est une bonne action qu’un musulman rencontre son frère avec un visage détendu et non pas crispé. Il y a des récompenses à réjouir le cœur de ta sœur ou de ton frère en Islam. Ceci est très facile. Sourire ne nécessite pas beaucoup d’efforts.

Il a été rapporté également du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que tout acte de bienfaisance comporte la récompense d’une aumône. L’aumône est un acte qui donne des récompenses mais il n’y a pas que l’aumône qui donne des récompenses. Tout acte de bien donne la récompense d’une aumône. Que tu souris à ton frère, que tu lui réjouisses le cœur, cela ce sont des actes de bienfaisance qui te donnent la récompense d’une aumône.

Et comme les actes de bienfaisance sont très nombreux et certains donnent plus de récompenses que d’autres. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a cité ce qui est le plus facile pour la personne, c’est qu’un homme vienne à la rencontre de son frère en Islam en étant souriant ou qu’une femme vienne à la rencontre de sa sœur en Islam en étant souriante. C’est quelque chose de facile, ce n’est pas grand-chose mais plus cela nécessite un effort plus cela mérite de récompenses. Avoir un visage souriant c’est l’apparence qu’il convient à la personne d’avoir lorsqu’elle va aborder les gens.
Les hadiths du Prophète orientent la personne à avoir un visage détendu même si dans son cœur il est chagriné. Il faut que tu apprennes à déconnecter entre ce qu’il y a dans ton cœur et ton visage. Lorsque tu es avec les gens ton visage est détendu même si dans ton cœur tu es chagriné.

Le fait d’être souriant, le fait d’avoir un visage souriant d’un sourire sincère cela tient compagnie aux gens et aux amis, cela rapproche le cœur des gens. Il a été dit qu’il y a trois choses du bas monde qui réjouissent le cœur : la femme obéissante, l’enfant bien éduqué et qui exécute ce qu’on lui demande et le frère qui est souriant. Et justement c’est de cela que nous parlons maintenant.

Il a été dit à Ibnou Samak parmi les savants : « Lequel parmi les frères (c’est-à-dire les musulmans) c’est celui qu’il convient d’entretenir avec les liens avec lui ? », il a dit : « C’est celui qui est attaché à sa religion, deuxièmement c’est celui qui est sensé, c’est quelqu’un qui agit de manière raisonnable. C’est celui qui ne te gêne pas lorsqu’il est auprès de toi, et lorsqu’il est loin de toi il pense toujours à toi. Si tu te rapproches de lui, il vient vers toi (il ne te fuit pas), et si tu prends tes distances, il se retire (c’est-à-dire il comprend que tu as besoin de te retirer un peu, il prend ses distances pour te laisser souffler). Si tu demandes son aide, il va te soutenir. Et ce qui concrétise son amour par ses actes dépasse ses paroles. » Il y a des gens qui te font de beaux discours, mais quand tu as besoin d’eux ils ne sont pas là. Voici quelques petites règles de gens qui ont de la sagesse et de l’expérience.
Pour gagner l’amour des gens et ceci est un signe de la réussite, il convient comme nous l’avons vu précédemment d’avoir un visage détendu, un visage qui est toujours avenant, et souriant avec sincérité. On ne parle pas d’hypocrisie ici. Pour sortir un sourire sincère c’est que tu as travaillé au préalable sur ton cœur. L’apparence c’est le reflet de l’intérieur. Nous parlons ici de l’apparence mais cela sous-entend que tu as travaillé sur ton for intérieur. Si quelqu’un n’a pas pour habitude de sourire, qu’il s’entraîne à cette belle qualité. Et ce n’est pas un défaut que d’apprendre à sourire. Qu’il fasse que son sourire prenne naissance dans son cœur et qu’il traverse ses lèvres afin que l’apparence de son visage soit détendue.
Et il ne va pas se charger de quelque chose de difficile et il ne sera pas perdant, c’est lui le gagnant, c’est lui qui aura réussi, c’est lui l’heureux si dans tous les cas il aura été sincère pour sortir ce sourire.

Que chacun retienne une chose c’est que le visage détendu et le sourire ce sont les principaux points qui vont faire en sorte qu’il laisse un bon impact quand il va rencontrer des gens pour la première fois. Ce afin qu’ils gardent un bon souvenir de toi. Il convient à la personne qu’elle prenne cela pour habitude, surtout lors de la première rencontre. Qu’elle aille vers les gens avec un sourire. C’est ainsi que la personne réussira dans ses actes et elle gagnera l’amour des gens.

Un autre sujet qui est très important, c’est le fait d’écouter les gens. Ecouter les gens est un art que beaucoup de gens négligent. Beaucoup de gens maîtrisent le fait de parler plus que le fait d’écouter. L’écoute c’est quelque chose d’important aussi. Certains lorsqu’ils se taisent, au lieu d’écouter ce que l’autre est en train de dire, ils réfléchissent sur ce qu’ils vont dire lorsque l’autre va se taire. Au lieu d’écouter, il est sur sa lancée, il attend juste que le second s’arrête et il va enchaîner sur sa lancée. Une question : « Est-ce qu’il y a un lien entre gagner l’amour des gens et écouter ce qu’ils sont en train de dire ? » la réponse est : « Oui, il y a un lien ». Si deux personnes se rencontrent et qu’une conversation s’engage entre les deux. Mais ils négligent ce que l’autre est en train de dire. Quel va être le sentiment du second ? Sans aucun doute il ne va pas être content, ni attiré. Il va se dire : « Je suis en train de parler, et il n’est pas en train de m’écouter ». Qu’il fasse une expérience : qu’il entre en discussion avec une personne et qu’il lui montre qu’il écoute ce qu’il est en train de dire. Il lui montre qu’il écoute ses paroles et qu’il ne le coupe pas, sauf dans un cas. Le cas c’est si tu crains que la personne dans la suite de la discussion tu t’attends à ce qu’elle dise une chose contraire à la religion. Dans ce cas tu la coupe de manière élégante, tu introduis la preuve que ce qu’elle allait dire n’est pas correct. Tu fais comme si tu vas la doubler pour le précéder sur le sujet et donner directement la preuve que cette chose est fausse, mais de manière élégante. Mais ceci c’est un art. Tu montres que tu écoutes car cela réjouit le cœur des gens et si au cours de la discussion tu remarques qu’il y a un risque qu’il dise quelque chose qui contredit la religion, tu vas anticiper et tu vas donner la preuve que ce que tu crains qu’il ne dise est faux et tu donnes directement la preuve. Voyez comme c’est important. Ce sont des choses qu’il convient d’apprendre.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lorsque quelqu’un lui parlait il ne se suffisait pas seulement de tourner le visage, il se tournait lui-même vers la personne. Voyez, ceci renforce l’amour. Et lorsque la personne t’aime tu peux lui enseigner la bonne croyance, l’exhortation. C’est pour cela que c’est important de savoir comment parler aux gens. Comment dire une parole qui lui réjouit le cœur, comment écouter ce qu’il est en train de dire, tu ne le coupes que si tu crains qu’il va dire une chose qui contredit la religion. Lorsque tu parles avec un individu, tu ne tournes pas juste le visage ; tu te tournes tout entier vers la personne car le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) faisait cela. Si tu prends en exemple le prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est quelque chose qui donne des récompenses.
Une règle : Celui qui va adresser la parole à quelqu’un ou qui va enseigner la religion. Ici nous parlons de la religion, nous ne sommes pas dans un salon pour jeunes femmes modèles pour le savoir-vivre. Nous, nous avons le savoir-vivre religieux et nous donnons des cours à ceux qui se disent donner le savoir vivre aujourd’hui. Notre religion comporte une expertise beaucoup plus importante que ce que certains prétendent. Celui qui donne un discours et celui qui va enseigner, il convient qu’il observe celui à qui il est en train d’adresser la parole. Il ne parle pas en ayant la tête dans les nuages. C’est important. Et d’autre part d’écouter. Si on t’invite à donner un discours et que l’un est en train de discuter, l’autre est en train de manger ; est-ce que cela va t’encourager à donner ton discours ? Non. Est-ce que tu vas être attiré par les gens qui sont dans cette assemblée ? Non. Est-ce que tu vas faire leur éloge ? Non plus. Habituellement ce n’est pas le cas. Ce que tu retiens dans ton cœur c’est que ce ne sont pas des gens qui t’ont encouragé dans ton cours ou ton discours, car ils ne prêtent pas l’oreille. Donc, retiens cela avec les autres.
Une règle que les savants ont donnée : l’étudiant de la science de la religion il convient qu’il soit en face de son enseignant, que ce soit par son cœur que par son visage. Même dans une assemblée de science, tu trouves certains qui sont adossés contre le mur, les jambes allongées et comme si « oui, oui… je suis en train d’écouter ». Quand tu vas apprendre une information de religion, il convient que tu sois face à celui qui te donne le cours. Ceci est important car cela aide ton cœur à bien assimiler ces informations que tu es en train de recevoir. Ecouter ce n’est pas quelque chose de difficile mais c’est une habitude à prendre. Tu vas l’acquérir en combattant les mauvais penchants de ton âme. Après cela devient un art d’écouter, d’encourager quelqu’un à émettre ses idées ; bien sûr quand ce sont des idées qui ne contredisent pas la religion. On ne va pas encourager quelqu’un à dire des choses fausses. Cela veut dire que celui qui sait écouter, il travaille sa patience, il doit la renforcer. Sa patience pour garder le silence pour ne pas interrompre celui avec qui il se trouve tant que ce qu’il dit ne contredit pas la religion. Il y a toujours ce « tant que » car on ne permet pas le faux. On ne va pas dire je vais écouter quelqu’un alors qu’il est en train d’insulter Dieu ou d’insulter le Prophète ou de rendre licite ce qui est interdit ou de rendre interdit ce qui est licite. Tant que ce n’est pas quelque chose qui contredit la religion, on l’écoute jusqu’à ce qu’il termine sa parole ou jusqu’à ce qu’il termine l’idée qu’il voulait passer.
C’était quelques petits rappels concernant des sujets très important dans notre époque.
Nous prenons un rappel concernant un sujet :

Il a été rapporté dans Mouslim et Al-Bayhaqiyy que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrange et il redeviendra étrange tout comme il a débuté, bonheur aux étrangers ! », les compagnons ont demandé : « Mais qui sont donc les étrangers ? », il a répondu ce qui signifie : « Ce seront ceux qui auront corrigé de ma loi/sounnah ce que les gens auront corrompu ».

Le mot sounnah ne signifie pas seulement la tenue vestimentaire, la manière de manger, comme certains le croient. Il n’y a pas que cela. Le mot « sounnah » peut avoir plusieurs sens. Parmi les sens du mot sounnah, c’est la loi du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire sa croyance et les jugements. Ceux qui vont réparer la sounnah du Prophète que les gens auront corrompue, c’est-à-dire ceux qui vont réparer dans la croyance et les lois ce que les gens auront corrompu. Il y a des gens qui vont corrompre la croyance tout comme on le voit aujourd’hui, ils diffusent de fausses croyances. Et il y a des gens qui propagent des informations fausses aux sujets des lois. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Bonheur à ceux qui vont réparer ce les gens auront corrompu de ma sounnah ». Dans ce hadith, il y a une annonce de bonne nouvelle à celui qui va s’attacher dans cette époque à la sounnah du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire qui va s’attacher à la croyance et aux lois, surtout dans cette époque où il y a de mauvaises croyances qui sont diffusées.

Si un assimilateur de Dieu avec Ses créatures prétend qu’il y a dans le Qour’an et les hadiths des preuves que Dieu serait dans la direction du haut. Comment lui rétorquer ? Nous savons pertinemment que Dieu (Allah) est le Créateur de toutes les directions, Il n’a pas besoin d’endroit ni de direction. Si un assimilateur prétend que Dieu est dans la direction du haut, on lui répond à partir des preuves rationnelles, à partir du Qour’an et du hadith. Ce groupe d’assimilateur, d’anthropomorphes, ils jouent sur les mots. Ils disent : « Ce que Dieu a confirmé pour Lui-même, nous le confirmons et ce que Dieu n’a pas confirmé pour Lui-même nous ne le confirmons pas », après cela ils disent : « Dieu n’a pas dit qu’Il est sans endroit, donc nous nous ne disons pas qu’Il est sans endroit », c’est cela qu’ils veulent dire. Ce sont des gens qui jouent sur les mots. Ils croient que Dieu est un corps, qu’Il a une ou deux mains, un œil, une jambe qu’Il met en enfer et que l’enfer va se remplir sans que sa jambe ne brûle. Regardez à quel point ils sont loin. Après cela ils disent : « Nous sommes musulmans ». Mais vous êtes loin de l’Islam ! Ce sont comme les idolâtres. Ils adorent un corps. Les musulmans n’adorent pas un corps. Allah est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps.
Quand ils disent nous ne confirmons pas au sujet de Dieu ce qu’Il n’a pas confirmé à Son Sujet. Ils veulent dire par là : « Nous, nous ne disons pas que Allah est exempt de l’endroit, des directions, du corps, du changement d’humeur, de l’immobilité, du mouvement, du déplacement et de tout ce qui est des caractéristiques des corps ». Alors que les musulmans, nous, disent que Dieu est exempt du corps, du mouvement, de l’immobilité, du déplacement, et tout ce qui est des caractéristiques des créatures. Tout ce qui est des caractéristiques des créatures, Dieu en est exempt. En est exempt signifie qu’Il n’a pas cela pour attribut. On ne dit pas que Dieu a pour attribut d’être en contact ou d’être séparé, ni qu’Il serait immobile ou en mouvement car le contact et la séparation, le mouvement et l’immobilité ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps ainsi Il n’est pas concerné par cela. C’est cela la croyance des musulmans.

Parmi les anciens mouchabihhah, les anciens assimilateurs de Dieu à Ses créatures, ils disaient que Dieu est une lumière qui brille. Certains disaient cela. Les mouchabihhah de notre époque qui se font passer pour des salafistes, mais qui sont en réalité des wahhabites, disent que Dieu est un corps palpable.

La preuve qu’ils attribuent le corps à Dieu, c’est qu’ils disent que dans l’au-delà lorsqu’il sera dit à l’enfer « es-tu rempli ? », il dira : « Non, non je peux prendre encore plus ». Ils disent que Dieu mettre sa jambe dedans et sa jambe ne va pas brûler. Voilà leur croyance. C’est une croyance stupide, abjecte. Il n’y a pas de différence entre eux et ceux qui adoraient les idoles ; les idolâtres fabriquaient ce qu’ils adoraient et eux (les mouchabihhah) ils l’ont imaginé. Si un de ses assimilateurs (mouchabihhah) vient vous voir et vous cite le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith est en contradiction avec un hadith moutawatir qui lui a été rapporté par quinze ou seize de compagnons ». Moutawatir est un adjectif et le nom c’est le tawatour. Le hadith moutawatir est un hadith rapporté par un grand nombre de personne de sorte que ce n’est pas concevable que ce soient des menteurs. Quinze ou seize compagnons ont entendu le Messager de Allah dire
حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله و إني رسول الله
Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a donc enseigné à ces quinze ou seize compagnons qu’il ne juge musulman quelqu’un que s’il entend de lui les deux témoignages.

Quelqu’un qui n’est pas d’origine musulmane comment tu vas le juger musulman, c’est en entendant de lui les deux témoignages à savoir : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ». C’est cela qui te permet de juger quelqu’un musulman. Ceci et un hadith moutawatir rapporté par un grand nombre de compagnons.

Le hadith de la femme esclave dans la version de Mouslim, car il y d’autres versions, auquel s’attachent becs et ongles les assimilateurs, qu’est-ce qu’il fait comprendre : il fait comprendre que le Prophète AURAIT (au conditionnel car ce n’est pas vrai) jugé la femme esclave croyante (car son propriétaire voulait la libérer si elle était croyante) uniquement parce qu’elle aurait dit Allahou fi s-sama’, or ceci est contre au hadith moutawatir. Nous jugeons musulman quelqu’un musulman parce qu’il dit « La ‘ilaha illa l-Lah » et non pas en disant : « Allahou fi s-sama’ ». Dans ce hadith de la femme esclave, le Prophète aurait dit : « ‘ayna l-Lah ? », elle aurait dit : « Fi s-sama’i », il aurait dit « man ‘ana ? » (Qui suis-je ?), elle a répondu : « Raçoula l-Lah » (le Messager de Dieu) et il aurait dit de l’affranchir. Ce hadith suggère que le Messager aurait jugé croyante une femme parce qu’elle aurait dit : « Allahou fi s-sama’ » or le hadith moutawatir nous indique que l’on ne juge musulman quelqu’un que s’il dit les deux témoignages, donc ce hadith est en opposition avec le moutawatir. Le moutawatir donne une information certaine. Le moutawatir dans son poids au niveau des preuves est au même niveau que le Qour’an. Pourquoi ? Le Qour’an est par tawatour. Le Qour’an nous est parvenu sans que ce soit une personne qui l’ait entendu, mais plutôt c’est un grand nombre qui a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à nous. C’est donc par tawatour. Le Qour’an entraîne une connaissance certaine car il n’est pas possible que tous ces gens aient menti. Idem pour le hadith moutawatir. On juge musulman que par les deux témoignages. Du point de vue de la force dans les preuves le Qour’an et le hadith moutawatir sont équivalent car ils sont venus tous deux avec ce même degrés de confiance, de fiabilité à savoir le tawatour. La version de Mouslim c’est un compagnon qui a cru entendre cela du Prophète, un seul. Selon la version de Mouslim il suffirait que quelqu’un dise « Allahou fi s-sama’ » pour qu’on le juge croyant, or celui qui dit : « Allahou fi s-sama’ », le sens apparent de cette parole c’est que Dieu serait dans le ciel, or ceci n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans est que Allah est sans endroit. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais ce hadith, cette version de Mouslim il y a des savants qui ont fait le commentaire de Mouslim et qui ont été d’accord avec cette version » et il te cite An-Nawawiyy, Ar-Razi et d’autres. Tu leur dis : « Oui, ils ont accepté qu’il est correct mais ils ne lui ont pas donné le sens apparent. Ils lui ont donné un autre sens que le sens apparent. Ils ont fait le ta’wil (c’est-à-dire donner un autre sens que le sens apparent). » Ces savants ont interprété la première parole « ‘ayna l-Lah » celle attribué au Prophète, ils ont dit que cela ne veut pas dire où est Dieu. Ce n’est pas cela le sens. Dans la langue il est valable de dire « ‘ayna untel » c’est-à-dire « quel est son degré/son importance ? ». Et la réponse « fi s-sama’ » ne veut pas dire dans le ciel, mais cela veut dire qu’il a une grande importance. Vous voyez, ceux qui l’ont interprété n’ont pas dit où est Dieu. Mais ils ont dit ‘ayna l-Lah c’est-à-dire quel est le degré / quelle est l’importance, et la réponse fi s-sama’ veut dire qu’Il a un très haut degré. Cela ne signifie pas que Dieu est dans le ciel, car Allah n’est pas dans le ciel. Il n’est pas en haut. Il est sans endroit. « ‘ayna l-Lah » veut dire : « Quelle est l’importance que tu accordes dans ton cœur à Allah ? ». Et elle en répondant « fi s-sama’ », elle a dit : « Un très grand degré ». Ce n’est pas selon le sens apparent que ces deux grands savants l’ont interprété mais c’est dans le sens de l’importance et du degré. On leur dit (aux mouchabihhah) : « Si vous aviez vous aussi interprété autrement que par le sens apparent vous ne seriez pas tombé dans la mécréance ». Si eux avaient fait comme ces deux savants, ils ne seraient pas tombés dans la mécréance. Mais s’ils donnent le sens apparent qui serait la confirmation de l’endroit à Dieu, ceci est de la mécréance. S’ils interprètent au sens apparent ils ont sur eux la déclaration de mécréance. S’ils retenaient le sens apparent de chaque texte, ce sera des contradictions entre les textes car dans le Qour’an il y a plusieurs versets qui ne sont pas des versets explicites. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Un exemple c’est le verset 99 de sourat As-Saffat :
وَقَالَ إِنِّى ذَاهِبٌ إِلَىٰ رَبِّى سَيَهْدِينِ
Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit selon le sens apparent : « Je vais vers mon Seigneur, Il va me guider », et lui partait d’Iraq pour rejoindre la Palestine. Cela ne signifie pas que ‘Ibrahim (Abraham) a quitté la Palestine pour rejoindre Dieu qui se trouverait dans la Palestine. Mais cela signifie : « Je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller ». Si les mouchabihhah retiennent le sens apparent ils vont dire que Dieu est dans la Palestine et dans le ciel. Il y a une contradiction. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Vous leur citez ce verset. S’il te dit : « Non, non cela veut dire je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller », on lui dit : « Donc tu as interprété. Pourquoi tu interprètes ici et pas là-bas ? Tu es en train d’agir arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un de correct avec une règle. Quand ça te chante tu interprètes et quand ça te chante tu ne veux pas interpréter ».

Les savants ont dit : « Tout ce dont le sens apparent est contraire aux versets explicites, on lui donne une interprétation qui est en concordance avec les versets explicites », c’est cela la règle. On lui donne donc une interprétation en conformité avec la langue arabe, car les textes sont en arabe et avec les versets qui sont explicites. Et le texte de référence pour l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créature c’est le verset numéro 11 de sourat Ach-Choura
ليس كمثله شىء وهو السميع البصير
Qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures, ni avec les êtres humains, ni avec les anges, ni avec les jinns, ni avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Ce monde il est composé de substances et des caractéristiques des substances. Il y a des corps et des substances élémentaires. Le corps c’est ce qui se divise et la substance élémentaire c’est la plus petite substance qui ne se divise pas tellement elle est petite. Les caractéristiques des substances, c’est ce qui advient au corps, comme la couleur, le mouvement et l’immobilité, le contact et la séparation. Allah n’a pas de ressemblance, ni avec les corps ni avec les caractéristiques des corps ; et Il est sans endroit et sans comment.

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aDDouha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou SSima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

L’ami vertueux

Posted in cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur mars 4, 2013

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Premier sujet important pour la vie de tous les jours pour la personne : Sur quel critère choisir un ami de bien, un bon ami.

Allah ta^ala dit :

 (الْأَخِلَّاءُ يَوْمَئِذٍ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ إِلَّا الْمُتَّقِينَ)

(Al-‘akhilla’ou yawma’idhin ba^douhoum liba^din ^adouwwoun ‘illa l-mouttaqin) [Sourat Az-Zoukhrouf/67]

Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend dans cette ayah qui signifie : « ceux qui étaient des compagnons, ceux qui étaient es amis les uns pour les autres dans ce bas-monde vont devenir des ennemis les uns pour les autres sauf les pieux, ce qui étaient amis sur la base de la piété ». Eux leur amitié, leur amour va demeurer jusqu’à l’au-delà et il va perdurer encore.

Les pieux qui sont-ils ? Ce sont ceux qui s’acquittent de ce que Allah a ordonné et qui évitent ce que Allah a interdit et qui également respecte le droit des gens. C’est-à-dire ceux qui ont des droits sur eux, ils les respectent.

En d’autre terme les pieux ce sont qui ont accomplis les devoirs et qui ont évité les péchés et qui ont agi avec les gens de manière correcte. Ils ont agi avec les gens conformément à la loi de Allah.

Combien est ce qu’il y a de gens qui vérifient les critères de l’ami vertueux ? Qui choisissent leurs amis parmi le critère de la vertu.

Combien de gens de nos jours choisissent quelqu’un de vertueux avec qui participer à une assemblée. Combien de parents vérifient qui sont les amis de leurs enfants pour que ceux des amis vertueux ? Très peu.

Et la raison pour cela, pourquoi ils ne veillent pas à choisir l’ami sur le critère de la vertu c’est parce qu’ils n’assistent pas aux assemblées de science de religion. Et donc, ils n’ont pas le critère qu’il faut pour choisir les bons amis.

Une des caractéristiques des pieux, c’est que ce sont des gens qui s’entraident pour accomplir ce que Dieu agrée.

Quand ils se réunissent, ils se réunissent pour l’obéissance à Dieu.

L’ami vertueux c’est celui qui te guide vers l’obéissance à Dieu. C’est quelqu’un qui est d’un bon conseil. C’est celui qui te rappelle l’obéissance.

Au lieu de te dire dans quel café on va passer la soirée aujourd’hui ? Dans quel cinéma ou quel film tu vas voir ? Il te dit plutôt « A quelle assemblée de science tu vas assister ? »

Quand tu vois quelqu’un qui cherche à apprendre encore et encore, c’est un bon signe, c’est signe que cette personne est sur le chemin de la réussite. L’intérêt que porte la personne à la science de la religion, son ardeur pour apprendre encore davantage ceci est une preuve de bien pour la personne, c’est signe qu’elle est sur un bon chemin.

Les pieux sont des gens qui se réunissent sur l’obéissance. Quelle est la cause de leur réunion ? C’est l’obéissance. Et quand ils se séparent également, ils se quittent pour aller accomplir des actes d’obéissance et ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne se trompent pas les uns les autres.

Ils ne s’indiquent pas les uns aux autres des mauvaises innovations, ou de l’égarement, ou de la perversité. Ils ne se montrent pas le mal au contraire, ils se rappellent le bien toujours.

Quand ils se réunissent ce qui les a unis c’est l’amour de Dieu, et quand ils se quittent c’est également pour l’amour de Dieu et c’est cela l’amour véritable, l’amour sincère.

Quand l’un d’entre commet un péché, quand l’un d’entre désobéit à Dieu, son ami le réprimande. Pourquoi est-ce qu’il le réprimande ? Parce qu’il lui veut le bien, il ne va pas fermer les yeux et dire c’est mon ami donc je ne lui interdis pas le mal. Non ! Il lui fait le rappel.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

(المُؤْمِنُ مِرْآةُ أَخِيهِ المُؤْمِن يَنْصُحُهُ حَتَّى يُصْلِحُ حَالُهُ)

(Al-mou’minou mir’atou ‘akhihi al-mou’mini yansahouhou hatta yousliha halouhou)

Ce qui signifie : « le croyant est comme un miroir pour son frère croyant [c’est-à-dire que s’il a des défauts, il les lui montre] »

Le croyant est comme un miroir pour son frère, il le corrige pour que son état s’améliore.

N’est ce pas que quelqu’un quand il se voit dans un miroir, s’il voit quelque chose qui n’est pas belle, il l’enlève, il la corrige.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé le croyant à un miroir dans le sens qu’il reflète à son frère ce qu’il a pour qu’il le corrige. C’est-à-dire qu’il montre à son frère ce qu’il a comme mauvaise chose pour qu’il la corrige.

Il lui dit « laisse cette mauvaise chose ». Il ne le laisse pas tel qu’il est sur son erreur, mais il le corrige.

Le croyant qui a atteint un degré de foi complète, il aime son frère pour l’agrément de Dieu pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas pour un intérêt du bas monde qu’il l’aime, il l’aime pour l’agrément de Dieu parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres pour s’entraider pour obéir à Dieu et pour s’entraider à délaisser la désobéissance à Dieu. C’est cela, c’est un amour désintéressé, ce n’est pas pour les choses du bas monde parce que j’espère qu’il va me donner telle chose un jour ou parce qu’il va m’aider ou parce que il a besoin… ce n’est pas pour une raison du bas monde.

L’amour complet est réalisé en suivant parfaitement le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans sa conduite parfumée.

Alors que chacun d’entre vous choisisse pour lui et pour ses enfants les amis vertueux, ceux qui sont embellis avec les bons caractères, parmi c’est-à-dire qui ont de l’amour et qui aiment donner le conseil mais un conseil conforme à la loi de l’Islam.

Il t’aime pour l’agrément de Dieu et il te donne le conseil pour l’agrément de Dieu. Cet ami vertueux va t’aider pour accomplir les actes de bienfaisance pour faire le bien que Allah agrée.

Dans un hadith Qoudsiyy, c’est un hadith où le Prophète commence en disant « Allah a dit » c’est-à-dire il rapporte la parole de Allah qu’il a eu par révélation, mais ce n’est pas du Qour’an, le hadith Qoudsiyy ce n’est pas du Qour’an. Et bien sur quand nous disons Allah a dit et nous citons des mots qui sont en arabe cela ne veut pas dire que Allah parle la langue arabe. La parole de Allah n’est pas dans une langue, la parole de Allah ce n’est pas des mots, la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, la parole de Allah ce ne sont pas des ondes sonores, la parole de Allah est sans comment, ce n’est pas une quantité, la parole de Allah n’a pas de comment et n’a pas de quantité. Quand l’un d’entre nous parle ou parle fort ou il parle faible, ce sont des comment, la parole de Allah n’est pas qualifiée de comment. Quelqu’un il parle vite ou il parle lentement, c’est pour la créature. La parole de Allah on ne la qualifie pas de vite ou de lente. Ce sont là des caractéristique des créatures, or la parole de Allah est de toute éternité, elle n’a pas de début et elle est sans comment. Quand le Prophète a dit : «Allah ta^ala dit » et il cite une phrase en arabe, quand nous disons le Qour’an il est en arabe, et le Qour’an est la parole de Allah.

Il y a une chose importante à comprendre c’est que ces mots qui sont en arabe sont une expression de l’attribut de Dieu. Tout comme le nom « Dieu » c’est une expression qui indique l’Être de Allah. Si j’écris « Dieu » et que je demande à quelqu’un « qu’est ce que c’est ? », il va me dire que « C’est Dieu ». Qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ce mot est  une expression qui indique un être que nous adorons et cet être est sans comment. Il n’est pas un corps il est sans endroit.

Egalement la parole de Allah, quand nous récitons par exemple sourat Al-Ikhlas, qoul houwa l-Lahou ‘ahad, cette sourat est une expression de l’attribut de la parole de Allah, en arabe on dit ^ibarah C’est-à-dire ce que nous rapportons en arabe exprime la parole de Allah qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin. La parole de Allah est de toute éternité, elle est exempte de début et exempte de fin. Et la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, ce ne sont pas des mots. Cela est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui a pour croyance que Allah parle avec des mots et des lettres, il n’a pas fait la différence entre le créateur et la créature.

Ce n’est pas un musulman celui là. Si quelqu’un croit que Allah parle en arabe ou bien qu’Il dit des lettres l’une après l’autre, celui là Il n’adore pas Allah mais une créature qu’il a imaginé.

Allah est sans comment, Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures.

Celui qui parle avec des mots et des lettres, n’est ce pas qu’il a besoin d’émettre des sons.

Nous par exemple, comment pouvons dire la lettre ba’ si nous n’avions pas les deux lèvres, pour dire ba’ il y a besoin des lèvres, c’est avec les lèvres que nous disons ba’.

Egalement quand nous émettons un son de la gorge que ce soit ‘a ou ha’ ou qa’ ou ^a tout cela c’est avec des lettres. Qui dit son et lettres ca veut dire qu’ils sont un corps, ce sont des modulations, un corps contre un corps qui émet de sorte que le son sorte. Quand on dit « al » vous voyez que c’est la langue qui colle au palais, juste au dessus des incisives supérieurs (les deux dents de devant) la partie du palais qui est juste au dessus, la partie de la gencive qui commence au dessus des incisives supérieurs, vous collez le bout de la langue là bas et vous émettez le son « la’ » Le point d’articulation est de là bas. Donc si quelqu’un dit que Allah parle avec des lettres et des sons, c’est comme s’il a dit qu’Il a des lèvres, des dents, c’est comme s’il a dit qu’Il est comme nous.

Et nous on voit bien qu’on a besoin de qui nous donne le commencement, qui nous donne le début, celui qui est un corps, celui qui est une quantité il a besoin de qui lui a donné ce corps, de qui lui a donné cette quantité et celui qui a besoin, il n’est pas Dieu, il est crée. Il a un début et Allah est sans début.

C’est cela la base de notre croyance, c’est la base de l’islam, celui qui n’apprends pas cela et qui a une mauvaise croyance, il ne lui est pas utile de faire l’image de la prière ou de mémoriser tout le Qour’an ou d’apprendre la langue arabe etc… rien ne lui sera utile s’il n’a pas la bonne croyance. Avoir la bonne croyance c’est la base pour l’acceptation des bonnes œuvres. Sans la bonne croyance, les bonnes œuvres ne sont pas agrées par Allah. Sans la bonne croyance, la personne n’ira pas au paradis, elle ira en enfer. Celui qui a la croyance que Allah parle avec des lettres et des mots, lui il croyait qu’il était musulman, quand vient l’ange de la mort, notre maitre ^Azrail ^alayhi s-salam, il va lui annoncer qu’il est mécréant, il va lui dire « je t’annonce la nouvelle d’un châtiment qui ne va pas s’arrêter pour toi » Lui il croyait peut-être qu’il est parti au pèlerinage, il croit que tous ses frère sont partis au pèlerinage, que ses parents sont partis au pèlerinage, lui il croit qu’il connait tout le Qour’an par cœur et parce qu’ il a une mauvaise croyance, il va en enfer parce qu’il croit que Dieu parle avec des lettres et des mots. C’est pour cela que c’est important, cela est plus important que d’apprendre à faire la prière c’est plus important que d’apprendre à faire le pèlerinage, celui qui n’a pas la bonne croyance il est perdu.

Il y a des gens qui s’occupent de choses qui sont importantes certes mais qui ne sont pas plus importante que la croyance, la croyance c’est la base de tout. La croyance c’est la base, si la base n’est pas bonne tout le reste n’est pas bon. Si la base n’est pas bonne, comment tu peux construire si tu n’as pas une bonne fondation ? Tout le reste n’est pas bon parce que parmi les conditions de validité des actes d’adorations c’est que tu es musulman. Pour que tu aies tes actes d’adoration agrée par Allah, une condition c’est d’être musulman. Et que veut dire être musulman ? Être musulman ce n’est pas uniquement le prétendre par la bouche, tout en le contredisant. Être musulman c’est avoir la croyance du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et la Croyance de notre maitre Mouhammad c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas avec des mots et des lettres et des sons. C’est pour cela que c’est très important ce sujet là.

Cela on commence à l’enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge pour ne pas qu’ils grandissent sur des choses fausses.

Certains laissent de côté ce sujet et ils insistent sur d’autres sujets qui sont d’une plus faible priorité, même si leur priorité est grande, elle est plus faible que la priorité de la croyance. La première chose c’est la croyance comme la enseigné le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, un des compagnons disait « quand nous étions jeune adolescents, juste en dessous de la puberté, on nous avait d’abord enseigné la croyance, la foi, et après on nous a enseigné le Qour’an, par l’enseignement du Qour’an notre foi est devenu plus forte » mais au départ c’est la foi, c’est les règles de la croyance, c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas en français ou en arabe, Sa parole est de toute éternité et Allah n’habite pas le ciel, Il n’habite pas le corps des gens, Il n’habite pas le cœur des gens, Il n’est pas partout Il n’est pas dans un endroit qu’on ignore caché quelque part. Non, Allah est sans endroit, c’est Lui le créateur des endroits. Avant la création de tous les endroits, Allah existe, tous les endroits ont un début. C’est qui qui leur a donné le début ? C’est Dieu. C’est Allah qui donne le début aux choses. Avant l’existence de tout ce monde y compris les endroits, Allah existe, Il est de toute éternité. Après la création des endroits, Dieu ne change pas, Dieu est toujours sans endroits. Après la création des endroits, Dieu existe sans endroit puisqu’Il est le créateur des endroits, Il n’a pas besoins des endroits. Avant l’existence des endroits Allah existe et après la création des endroits Dieu existe sans endroit parce qu’Il ne change pas. Pourquoi Il ne change pas ? Parce que celui qui change Il a besoin de qui l’a fait changer. Et celui qui change est un signe qu’il a un début.

Nous par notre raison, comment avons-nous su que ce monde a un Créateur, comment avons-nous su que ce monde a un début ? C’est parce qu’il change. Par la raison comment avons-nous su que ce monde a un Créateur ? Comment avons-nous su que ce monde est une preuve de l’existence de Dieu ? Parce qu’il change, le fait qu’il change d’un état à un autre, cela veut dire qu’il a un début. Toute chose qui change d’un état à un autre obligatoirement à un commencement, du moment qu’il a un début ce monde alors nous déduisons qu’il a eut besoin de qui lui a donné ce début. Une chose ne se donne pas le début à elle-même. Elle a besoin d’autre qu’elle pour lui donner le début. Donc ce monde a besoin de qui lui a donné le début. Et Celui qui donne le début est exempt du début, Il n’a pas de ressemblance avec ce monde et c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou en français Dieu.

C’est Celui qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, qui n’a pas de début et qui ne change pas et qui mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême puisqu’Il est Celui qui nous a donné le début, Il est Celui qui nous a donné notre existence et notre existence et les nombreux bienfaits que Allah nous a accordé. Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême, Il mérite qu’on lui obéisse.

C’est pour cela que dans le hadith Qoudsiyy nous disons que « Allah dit » mais cela veut dire que ce que nous rapportons c’est une expression de la parole éternelle de Dieu. Parce que Allah Sa parole n’est pas des mots ou des sons. La parole de Allah est de toute éternité, n’est pas en langue arabe ou autre.

:قال الله تعالى  : قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم في حديث قدسي

(وجبت محبّتي للمتحابّين فيّ و المتجالسين فيّ والمتزاورين فيّ)

(Wajabat mahabbati li l-moutahabbina fiy wa l-moutajalisina fiy wa l-moutazawirina fiyy)

Donc Allah nous apprend dans le hadith Qoudsiyy que ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, Allah ta^ala leur accorde Son agrément. Et ceux qui se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu c’est-à-dire, ce n’est pas ils se tiennent dans une même assemblée pour une raison du bas monde, ils se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu, ceux là aussi, Allah leur accorde Son agrément, Allah les agrée. Et ceux qui se rendent visite les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, également Allah les agrée.

(المتحابّون في الله يكونون يوم القيامة في ظّل العرش يوم لا ظلّ إلّا ظّله يغبطهم بمكانهم النّبيّون والشّهداء )

( Al-moutahabbouna fi l-Lahi yakounouna yawma l-qiyamati fi dhilli l-^archi yawma la dhilla ‘illa dhillouh ; yaghboutouhoum bimakanihimou n-nabiyyouna wa ch-chouhada’)

 

Et dans le hadith le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, [c’est-à-dire c’est de manière désintéressée, ce n’est pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas parce qu’il attend quelque chose de lui ou qu’il veut quelque chose de lui, non, mais uniquement parce que le lien qu’il y a entre lui et son ami c’est l’obéissance à Dieu, l’amour de Dieu. C’est cela qui les unis. C’est cela qui est la raison de leur amitié] ils seront au jour du jugement à l’ombre du trône. »

Al-^Arch, le trône, c’est le toit du paradis. Le trône c’est comme un lit, il a quatre piliers, il est porté par quatre anges mais ce n’est pas un endroit pour que Dieu s’assoit dessus, parce que Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. C’est quoi l’objectif de ce trône ? Pourquoi Allah l’a créé ? Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée et qu’Il honore son visage nous l’apprit, il a dit :

« Allah a créé le trône par manifestation de Sa puissance et Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même »

 (إِنَّ اللهَ خَلَقَ العَرْشَ إِظهَارًا لِقُدْرَتِهِ وَلَمْ يَتَّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ)

(‘inna l-Laha khalaqa l-^archa ‘idh-haran li-qoudratihi wa lam yattakhidh-hou makanan li-dhatihi) 

Ce n’est pas pour s’assoir dessus, parce que celui qui s’assoit est un corps qui est composé d’une partie supérieure et d’une partie inférieure. Celui qui s’assoit il se plie, il a une articulation qui fait qu’une partie de sa partie inférieure de son corps avec être en contact avec ce sur quoi il va s’assoir. De plus celui qui s’assoit a une limite et celui qui a une limite a besoin de Celui Qui lui a donné cette limite. Celui qui s’assoit est une créature, ce n’est pas le Créateur.

Allah soubhanahou wa ta^ala est exempt de la position debout ou de la position assise ou de la position allongée ou de la position sur le côté ou sur le ventre ou en poirier, ou à cloche pied etc… parce que tout cela c’est quoi ? Ce sont des caractéristiques du corps et Allah est exempt de tout cela. Celui qui est un corps il a une limite, il a besoin de qui lui a donné cette limite, il a donc un début. Allah n’est pas un corps, Il est exempt du début. Donc Allah a créé le trône comme manifestation de Sa puissance, Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même, parce qu’Il est exempt de l’endroit.

Au jour du jugement, ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah, ils seront à l’ombre du trône, le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône. C’est-à-dire que ce jour là ceux qui seront rassemblés, la plupart seront exposés au soleil, le soleil qui va devenir de très courte distance des gens, et certains vont avoir la transpiration jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’aux nombrils, d’autres jusqu’au cou, d’autres vont être recouvert de leur transpiration. Les gens seront à côtés les uns des autres sans que la transpiration de l’un atteigne l’autre. Le mécréant dira ce jour là « Ô Allah délivre moi de cela même en me mettant en enfer » Il croit que s’il était en enfer ça serait plus facile à supporter, ça sera plus difficile. C’est pour cela qu’on n’invoque pas Allah pour qu’Il allège ou qu’Il fasse miséricorde à celui qui est mort mécréant. Une fois que la personne meurt mécréante ça sera de pire en pire, et ça ne s’arrêtera jamais, celui qui quitte ce bas monde en étant mécréant, il aura un châtiment sans fin.

On ne dit pas Allahou yarhamouhou pour quelqu’un qui est mort mécréant. On ne dit pas que Dieu lui fasse miséricorde. Dans ce bas monde oui on peut faire une invocation pour quelqu’un qui est mécréant, pour que Allah le guide, pour que Allah lui fasse miséricorde en le faisant entrer en islam. Mais s’il meurt mécréant, c’est trop tard. Donc c’est pour cela qu’il faut faire attention. Il y a même des paroles que les gens pensent être des invocations mais qui les font sortir de l’Islam. Il y a des paroles que les gens croient être une invocation mais qui les font sortir de l’islam. Par exemple, quelqu’un qui dit « que Dieu fasse miséricorde aux mécréants » ou bien qui dit « ô Allah ne fait entrer aucun musulman en enfer » Pourquoi ? Parce qu’on sait que Allah va faire entrer des musulmans en enfer. Il y a des musulmans qui vont entrer en enfer, mais ils ne resteront pas éternellement.

Celui qui dit « Ô Allah pardonne à tout les croyants et à toutes les croyantes tous leurs péchés » Parce que certainement il y a des musulmans qui vont entrer en enfer à cause de leurs péchés, simplement quelle est la faveur que les musulmans auront ? C’est qu’ils ne resteront pas éternellement en enfer, contrairement aux mécréants. Parce que quand les mécréants vont se retrouver avec certains mécréants en enfer ils vont leur dire « En quoi l’Islam vous a été utile puisque vous êtes avec nous? Mais après des musulmans vont sortir et les mécréants vont augmenter en tristesse. Quand les mécréants vont être en enfer et que les musulmans vont être au paradis Allah ta^ala fait qu’un ange égorge la mort sous la forme d’un mouton pour annoncer aux gens qu’il n’y aura plus de monde. Les gens du paradis vont redoubler de joie quand l’ange va leur dire « il n’y a plus de mal, vivez et profitez vous n’avez plus à craindre de mort » et quand les mécréants vont savoir qu’il n’y a plus de mort, ils vont redoubler encore en chagrin, s’ils pouvaient mourir, ils seraient mort à l’annonce de cette nouvelle.

Que Dieu nous préserve de l’enfer !

Donc c’est pour cela qu’il est très important de ne pas dire des paroles qui font sortir de l’islam, de ne pas avoir de croyances qui font sortir de l’Islam et d’apprendre la bonne croyance comme on a vu précédemment. Il s’agit de croire que Allah n’est pas un corps, Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, et Allah soubhanahou wa ta^ala quand on dit qu’Il a pour attribut la parole, la vue, ou l’ouïe, cela veut dire que ce sont des attributs qui sont dignes de Lui, ce ne sont pas comme nos caractéristiques à nous, qui sont à l’aide d’organes et qui ont des comment, Allah est exempt du comment, Il est le Créateur du comment et Il est sans comment. Ce sont des choses qui sont très importantes ! Non seulement à réviser, à apprendre, mais également à diffuser autour de soi. Que chacun d’entre nous enseigne autour de lui. Et si tu prends connaissances que quelqu’un avait une mauvaise croyance, qui croyait que Dieu est un corps ou qu’Il parle avec une langue et des voix alors corrige le tout de suite. Dis lui : « reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages. » Parce que celui qui n’est pas musulman, comment devient-il musulman ? Ce n’est pas en disant « astaghfirou l-Lah » Mais c’est en disant « La ilaha ‘illa l-Lah Mouhammadoun raçoulou l-La» c’est-à-dire « il n’est de dieu que Dieu ; Mouhammad est le Messager de Dieu »

Et si tu fais entrer un mécréant en Islam, ta récompense sera le paradis, comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est pour cela que c’est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal, et ça c’est quelque chose qui a manqué beaucoup de nos jours. Les gens aujourd’hui à cause de leur ignorance, à cause du fait qu’ils soient attirés par le bas monde et que ils n’ont pas d’autres préoccupation que le bas monde, ça fait que les gens se sont détournés de ces choses alors que ça ne nécessite pas beaucoup de temps mais qu’il faut apprendre. C’est un devoir de l’apprendre par transmission orale et de plus il y a des gens qui diffusent des informations qui sont fausses sous couvert de l’islam. Comme ceux qui se prétendent Salafiste alors qu’ils diffusent des croyances fausses, qui sont des croyances contraire à la croyance de l’islam. Ils prétendent que Allah est un corps, ils prétendent que Allah habite le ciel, qu’Il monte et qu’Il descend, qu’Il a un pied et qu’au jour du jugement Il va le mettre en enfer, et que l’enfer va se remplir à cause de ce pied. Ces gens là sont très dangereux et c’est pour cela qu’il faut enseigner la croyance correcte pour ne pas qu’ils entrainent les gens en enfer.

Même si selon leurs apparence tu te dis  macha’a l-Lah ils s’habillent conformément à la sunna, il connait des versets de Qour’an en arabe, l’apparence est trompeuse parfois. En fait ce sont des gens qui appellent en enfer. Une fois un compagnon du Prophète  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a posé la question au Prophète parce que l’Islam se diffusait, les gens entraient en Islam en grand nombre. il a dit au Prophète « est ce qu’après tout ce bien il y aura un mal, une situation difficile ? » le Prophète a répondu ce qui signifie « oui il y aura des gens qui vont appeler en enfer » et ce compagnon lui a dit « décris nous ces gens là » le Prophète lui a dit ce qui signifie «  Ce sont des gens qui ont la même peau que nous, et qui parlent notre langue » Et c’est le cas avec ces groupes égarés aujourd’hui. Ils parlent arabe, une fois tellement ils ont diffusé leur égarement l’imam ‘une mosquée en France a dit un jour « je croyais que tous les arabes étaient devenus wahhabites ». Il a dit cela, tellement il était malheureux, quand chaque fois que venait quelqu’un il avait une mauvaise croyance. Mais non ce n’est pas le cas. La plupart des arabes de nos jours ne ce sont pas des wahhabites al-hamdouli l-Lah mais il faut mettre en garde contre cette mauvaise croyance, c’est la croyance des mouchabbihah, ceux qui assimilent Allah à Ses créatures.

Notre chaykh a dit que cette fitna ressemble à la fitna de ad-dajjal, du faux messie. Parce qu’ils font comme lui, ils appellent les gens à la mécréance, ils appellent les gens à adorer un corps. C’est cela leur croyance, donc c’est pour cela que c’est d’apprendre ce qui est correcte. Une de nos sœurs a demandé à notre chaykh, elle lui a dit « est ce que après toute cette humiliation et toute cette situation difficile que nous vivons aujourd’hui, il y aura de nouveau la gloire pour les musulmans ? »

Le chaykh lui a dit « bien sur » elle lui a dit « Quand alors ? » Il lui a dit « c’est après la sortie de Al-Mahdiyy et la descente de ^Iça ^alayhi s-salam »

Donc c’est pour cela qu’il faut apprendre et il faut diffuser. Apprendre pour se protéger soi-même, protéger les gens autour de soi, notre famille etc…

Donc il ne faut pas arrêter d’apprendre et de diffuser, c’est le chemin qui mène à la réussite.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 ( إِنَّ المُتَّقِينَ يَتَحَابُّونَ بِنُورِ اللَه)

( ‘inna al-mouttaqina yatahabbouna binouri l-Lah)

ce qui signifie « les pieux s’aiment les uns les autres par l’amour de Dieu »

c’est-à-dire pour l’obéissance à Allah ils s’aiment les uns les autres. Et qu’est ce qui est la raison de leur amour les uns pour les autres, c’est l’obéissance à Dieu, ils s’aiment les uns les autres sans qu’il y ait de relation de proche parenté. Ce n’est pas parce qu’il y a des liens de sang qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des liens de mariage qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des raisons financières qui les unissent. Non ! Ils s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Ce sont eux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala. Ils s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété. Et ils ne s’entraident pas pour le péché ou pour l’animosité.

Si tu constate que ton ami ignore les sujets de la religion, si tu constates que ton ami n’a pas appris ce que Allah a ordonné d’apprendre et de faire et il n’a pas appris ce que Allah a interdit de faire alors si véritablement c’est ton ami il ne convient pas que tu te taises. Il ne convient pas que tu le laisses ignorant. S’il est véritablement ton ami si tu lui aimes véritablement le bien tu vas lui enseigner, tu vas le guider et bien sûr tu utilises les causes qui vont te faire parvenir à ton objectif. Comme ont dit certains « donner le conseil ne veut pas dire faire un scandale », mais il convient que tu lui enseignes de manière subtile de ne pas heurter son égo, parce qu’il se peut que s’il est ignorant et que tu essaies de le corriger, il va se mettre contre toi et son chaytan va se mettre contre toi et il va ameuter toute la famille qui va être contre toi, tu ne vas pas atteindre ton objectif. Donc l’objectif c’est de lui faire enseigner de manière intelligente, avec sagesse. Parce que quel est ton objectif quand tu vas lui enseigner, c’est de le tirer d’affaire, c’est de le sauver, ce n’est pas de l’enfoncer davantage. C’est non seulement de le sauver lui et ceux qui sont autour de lui. Non pas d’avoir toute la famille contre toi. Non ! Il s’agit de lui enseigner avec intelligence, avec sagesse. Donc s’il est véritablement ton ami, il ne convient pas de taire parce que tout les chemins sont sans issus sauf pour ceux qui suivent la voie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Pour parvenir à l’agrément de Dieu, il n’y a pas d’autres chemins que de suivre le chemin du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et d’appliquer sa loi.

Quand tu veux rendre visite à ton ami, veille à ce que ton intention soit sincère. Qu’est ce que cela veut dire « ton intention soit sincère ? » Cela veut dire mets dans ton cœur que tu vas faire cela pour l’agrément de Dieu.

( رُبَّ صَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ صِيَامِهِ إِلَّا الجُوعُ والعَطَش وَ رُبَّ قَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ قِيَامِهِ إِلَّا السّهَر )

( Roubba sa’imin laysa lahou min siyamihi ‘illa l-jou^ou wa l-^atach wa roubba qa’imin laysa lahou min qiyamihi ‘illa s-sahar)

 

Donc dans ce hadith, le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam nous incite à avoir toujours la bonne intention et quand tu vas rendre visite à ton ami veille à ce que tu aies la bonne intention.

Que veut dire avoir la bonne intention ? Cela veut dire veille à ce que quand tu as accomplis cet acte ton intention en accomplissant cet acte c’est de gagner l’agrément de Dieu, c’est d’avoir des récompenses de la part de Dieu. C’est cela avoir la bonne intention.

C’est-à-dire rechercher par ton acte l’agrément de Dieu. Ne recherche pas par ton acte la reconnaissance des gens. Ne recherche pas par ton acte la réputation que vas avoir auprès des gens. Ne recherche pas par ton acte que les gens ne parlent pas en mal de toi par exemple quand quelqu’un va rendre visite à un ami, il dit « je vais lui rendre visite pour qu’il ne me prenne pas la tête, pour qu’il ne parle pas en mal de moi » Et là tu n’a pas fait cela pour l’agrément de Dieu, donc qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire quand tu accomplis un acte d’adoration fais le en recherchant la récompense de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère, tu la purifies de tout ce qui peut entraver l’obtention des récompenses de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère pour l’agrément de Dieu. Et cela c’est un exercice qui n’est pas facile, ce n’est pas quelque chose de facile, c’est très difficile parce que le cœur change très rapidement. Parfois tu peux commencer quelque chose tu as la bonne intention et tu tombes dans le panneau et tu es tiré vers le bas. Il faut toujours te corriger. C’est une des dernières choses que maitrise la personne pour atteindre la sainteté. Donc il faut s’exercer à veiller à ce que l’intention soit pour l’agrément de Dieu. Quand tu fais quelque chose de bien ou quelque chose d’indifférent veille à le faire par recherche de l’agrément de Dieu, tu gagneras ainsi des récompenses et tu ne tomberas pas dans les péchés.

Quand tu assistes dans une assemblée de science, quand tu vas préparer le repas pour ton mari et quand tu vas emmener les enfants à l’école, quand tu vas étudier la science, même les sciences du bas monde qui sont utiles pour les musulmans, tu l’étudies pour être utile pour la communauté. Aies présent dans ton cœur la recherche de l’agrément de Dieu quand tu vas gagner ta vie avec les moyens licite, tu le fais pour assurer ta chasteté et la chasteté qui sont à ta charge si tu en as ou pour aider les musulmans etc… Recherche toujours l’agrément de Dieu, mais pas par quelque chose qui est déconseillée ou quelque chose qui est interdite bien sur quand tu fais un péché tu ne recherches pas l’agrément de Dieu et quand tu fais quelque chose de déconseillée non plus tu ne recherches pas l’agrément de Dieu. Veilles à ce que quand tu fais quelque chose de licite, d’autorisé, d’indifférent ou qui est quelque chose de bien dans la loi de l’islam de rechercher l’agrément de Dieu par cet acte. C’est cela qui est important comme cela tu gagneras des récompenses.

Quand tu aimes quelqu’un également fais que ton amour soit pour une raison valable dans la loi de l’Islam, non pas pour une raison du bas monde. Ne fais pas en sorte que cela soit pour une raison du bas monde.

Quand tu donnes une aumône à quelqu’un qui est pauvre à quelqu’un qui est miséreux, quand tu vas soutenir un orphelin, fais pour que cela soit pour l’agrément de Dieu également.

Et veille à ce que chaque fois que tu te retrouves dans une assemblée, que tu réalise un intérêt religieux, c’est-à-dire que tu accomplis une tâche qui est conforme à la loi de l’Islam. Par exemple, fais un rappel, même si les gens parlent de mariage, de cuisine ou parlent des vacances, fais en sorte que tu vas faire un petit rappel même deux trois phrases. Parfois les gens, certains peuvent avoir une réaction qui n’est pas bonne, parfois il y a des gens qui peuvent quitter l’assemblée alors que tu parles de religion. Donc veille à ce que tu essaies de les attirer et parfois tu donnes même quand quelqu’un prend beaucoup le miel parfois il va s’ennuyer du miel, il arrive qu’il s’ennuie du miel. Donc donne les informations mais tu les doses de sorte à ce que les gens soient réceptifs. C’est cela ton intérêt, c’est que les gens les assimilent et qu’ils en profitent et pas qu’ils deviennent réfractaire.

Et quand tu vas soutenir quelqu’un financièrement par exemple en donnant une aumône à un pauvre, ou à un miséreux ou à un orphelin alors fais en sorte que cela soit pour l’agrément de Allah.

Parmi les bénédictions du Mawlid

Posted in Biographie,cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Il est des choses qui montrent la grandeur des bénédictions survenant lors de la commémoration de la naissance de la meilleure des créatures. Parmi elles, l’histoire de la juive et de son époux.

Au temps d’avant, et pendant qu’un citoyen de Bassorah organisait, comme chaque année, cette commémoration – le Mawlid – en l’honneur du Prophète  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ses voisins juifs se demandèrent les raisons de cette grande mobilisation. L’épouse questionna : « Pourquoi notre voisin musulman dépense-t-il une aussi grande somme chaque année au même mois ? » Son mari lui répondit : « C’est parce qu’il prétend que son Prophète était né en ce mois ».

La même nuit, lorsqu’elle s’endormie, elle vit en rêve un homme inspirant le respect, rayonnant et possédant un haut rang ; il marchait au milieu de ses compagnons et se remarquait comme on démarquerait une lune au milieu d’un ciel obscur. La dame juive s’adressa alors à l’un de ces compagnons : « Qui est cet homme aussi rayonnant ? » On lui répondit : « Il s’agit du Prophète arabe » Elle dit alors : « Me répondrait-il si je lui adressais la parole ? » On lui dit : «Oui, c’est un homme modeste et juste ». La femme juive se dirigea alors vers le Prophète et l’appela : « Ô Mouhammad » Le Prophète lui répondit de manière douce et belle. Elle s’étonna et lui dit : « Comment dis-tu d’aussi belles choses à moi qui ne suis pas de ta religion ? » Il lui répondit : « Je ne te parle ainsi que parce que j’ai su que Dieu t’a prédestiné d’être guidée vers le droit chemin ». La dame s’exclama alors : « Il n’y a pas de doute, tu es un Prophète honorable doté du meilleur des comportements, et je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que tu es Mouhammad le Messager de Dieu ».

Durant son rêve, elle fit vœu de faire don de tout ce qu’elle possédait dès son réveil pour montrer le bonheur de sa conversion en Islam et de célébrer le Mawlid du Prophète.

A son réveil, elle prononça immédiatement les deux témoignages de foi. Elle vit ensuite son mari qui avait préparé un banquet et qui s’haletait à sa tâche, elle lui demanda alors : « En quel honneur as-tu préparé tout cela ? » Il lui répondit : « C’est en l’honneur de la même personne par la grâce de laquelle tu t’es convertie à l’Islam hier soir ! » Surprise, elle dit : « Mais qui t’a divulgué mon secret ? » Il lui répondit : « Celui par la grâce duquel je me suis converti à mon tour ! »

questions éparses sur le mariage

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Si l’un des deux parents dit à son fils : divorce ton épouse, car ils ne l’aiment pas, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir et de la divorcer, mais ce n’est pas un devoir pour lui.

Par contre, si elle nuit à ses parents en les frappant, en les insultant et ce qui est de cet ordre, ou si elle est connue pour être perverse comme par la pratique de la fornication et ce qui est de  cet ordre, et que s’il ne la divorçait pas, ses parents seraient profondément chagrinés à cause de cela, alors il est un devoir pour lui de la divorcer.

Si un de ses parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui, ne désirait pas l’épouser, qu’il leur indique la raison de son refus. Ce n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils le lui aient demandé et qu’ils n’aimeraient pas qu’il ne leur obéisse pas en cela, sans pour autant que cela ne leur entraîne de profond tourment. Cependant, si cela entraîne pour eux un profond tourment, s’il est  dit que c’est un devoir de leur obéir, il n’y a pas de mal en cela.

Par ailleurs, s’il désirait épouser une femme et que ses parents ne le souhaitaient pas, si cela entraînait un profond tourment pour eux, ce n’est pas permis pour lui de l’épouser.

L’excellence du comportement et le long silence

Posted in cours général,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »

(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)

 

ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou ssamt.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre Assamt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.

 

Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien  pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.

 

Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »

(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi  ssa‘imi)

 

ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا » 

(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)

 

ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna

l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.

« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

                                                  (wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

 « Et certes Allah n’agréé pas, n’aime pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les aime pas.

 

Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.

 

Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.

 

L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.

Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.

 

Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.

 

Un poète a dit : 

بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر

إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر

(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athari, Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamarin)

 

« Mon fils soit parmi les humains, comme les palmiers, ses arbres dont on fait l’éloge, quand on lui lance des pierres au palmier il répond avec des fruits. Quand tu lances des pierres au palmier il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement. »

 

Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole

{ وإنك لعلى خلق عظيم }

(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)

 

qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »

 

Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.

 

Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.

La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.

 

Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.

 

Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.

Donc, la personne il convient d’être silencieuse sauf pour du bien pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.

 

Donc la personne aura des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur.  Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.

 

En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »

(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa  koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)

 

 Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».

 

Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit

« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «

(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)

 

ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de s’habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.

 

Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordé il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.

Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.

Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.

 

S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.

 

Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit

 

« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »

(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)

 

ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.

 

Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.

 

Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :

يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم

(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout  ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)

 

« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )

 

Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par AtTabaraniyy]

 

Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés.  Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur et regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.

Donc il y a des paroles qui font sortir de l’islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.

 

Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.

 

Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »

(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa,  yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

 

ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.

 

Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».

 

Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :

« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه  «

(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)

 

« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.

 

Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.

 

Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« من صمت نجا «

(Man samata naja)

 

Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »

Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)

 

Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».

 

Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.

 

Nous demandons à Allah d’être sauvé dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce que tu agréés comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin

Conseil pour les écoles et l’apprentissage

Posted in cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur mars 19, 2012

Certes, répéter un grand nombre de fois fait partie des méthodes d’enseignement. Les gens se distinguent en cela : Il y a des gens qui retiennent ce qui est appris sans trop de répétition. Il y a des gens qui ne retiennent qu’après un grand nombre de répétitions. Il convient donc de ne pas multiplier les matières et les mémorisations pour les enfants de sorte que les leçons leur paraissent nombreuses et que cela entraîne la fatigue, la retenue des derniers cours tout en oubliant les premiers, ceci venant de la rapidité de l’enseignant et du grand nombre de cours surtout à notre époque où la mémoire de la plupart des gens est devenue très faible. Ce qu’il convient de faire, c’est de diminuer le nombre de cours dans leur ensemble et de multiplier les répétitions tout en mémorisant ; c’est cela qui est utile. N’attachez pas d’importance aux autres ni à leur méthode d’enseignement. De nombreux savants et mouhaddith reprenaient le même cours plusieurs fois. Ibnou l-Jawziyy a rapporté qu’un savant spécialiste de la jurisprudence a repris chez lui un cours de nombreuses fois. Une vieille femme qui se trouvait alors chez lui lui a dit : je l’ai déjà appris. Il lui dit alors : répète-le. Elle le lui répéta. Ensuite, après quelques jours, il lui demanda de le lui répéter. Elle lui dit alors : je l’ai oublié. Il lui répondit : je répète la récitation par cœur pour qu’il ne m’arrive pas ce qui t’est arrivé.

Il convient à l’enseignant de ne pas prolonger le cours d’une durée qui entraîne l’ennui, ni de le raccourcir d’une manière qui porterait atteinte [à la compréhension]. Il prend en considération pour cela ce qui est de l’intérêt des étudiants. Il convient de procéder avec douceur pour faire comprendre les choses, de prendre soin d’enseigner et de faire comprendre en fournissant tout son effort et de faire des rapprochements  d’idées sans en faire trop de sorte que son esprit ne puisse pas le supporter, et sans trop détailler non plus de sorte que l’étudiant ne puisse pas mémoriser avec rigueur. Il convient aussi qu’il éclaircisse les questions par des exemples et qu’il demande aux étudiants de reprendre le commentaire pour qu’il persiste dans leurs esprits. Il ne charge pas l’étudiant de ce qu’il n’est pas apte à supporter de par sa compréhension ou son âge, ni d’un écrit que son esprit serait incapable de comprendre. Il convient à l’enseignant de faire preuve de modestie envers l’étudiant ainsi qu’avec toute personne cherchant à être guidée et qui poserait à cet effet des questions. Il  convient également qu’il agisse avec un visage détendu et une intention sincère. Rappelle-leur la parole des mouhaddith : celui qui recherche toute la science d’un seul coup, il la manque entièrement.

Ensuite, porte le conseil aux enseignants et aux dirigeants des écoles de faire preuve de miséricorde les uns envers les autres, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et d’excellence de comportement, d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins bien qu’eux ou mieux qu’eux, de diminuer les paroles sauf pour le bien. Porte leur le conseil de s’embellir par les caractéristiques louables, de faire preuve de docilité et de souplesse les uns envers les autres : en effet, ce qu’ils font est une tâche éminente. Alors, soyez sincères dans votre intention et que votre travail soit loin des innovations. Je vous rappelle la parole du Messager de Allah  ce qui signifie : « Certes Allah accorde pour ce qui est effectué avec douceur ce quIl naccorde pas pour ce qui est accompli avec rudesse« . Ceci est mon conseil pour vous.

Et je demande à Allah de nous accorder la réussite ainsi que vous pour ce en quoi il y a Son agrément.

Mas’alah

Posted in islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur mars 19, 2012

Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :

« Les filles sont meilleurs que les garçons. »

Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Meilleur, si ici il signifie mieux, ici il n’y a pas de ta’wil possible, d’interprétation par un autre sens, c’est de la mécréance. En général, il n’est pas permis de préférer les filles aux garçons. Mais, c’est possible en détaillant, en disant par exemple, certaines femmes sont meilleures que certains hommes. Ceci est vrai. »

 

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :

« Les filles ont plus de tendresse que les garçons. »

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Celui qui dit dans l’absolu que les filles ont plus de tendresse que les garçons est mécréant. Mais celui qui restreint ses propos ou s’il y a dans le contexte de ce qu’il dit, ce qui indique qu’il parle d‘une fille particulière et qui est plus tendre qu’un garçon bien précis, il ne devient pas mécréant. »

 

Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit cette expression, et s’il n’en comprend pas la généralisation, il ne comprend que la restriction.

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « S’il n’a pas restreint ses propos dans une région particulière, c’est de la mécréance car il comprend la généralisation et quand il prétend : « je n’ai pas visé », cela ne lui est pas utile. Mais s’il veut dire une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. »

 

Dans tous les caractères de mérite, les hommes ont une plus grande part.

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui a eu une fille et qui a dit :

« Pour moi la fille vaut 100 hommes. »

 Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Ceci est une parole explicite du mérite de la fille sur le garçon et c’est de la mécréance.

Puis le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « la question de la tendresse, s’il vise une tendresse particulière comme la patience pour jouer avec les enfants, pour les faire dormir, pour enlever leurs saletés, dans ce cas, s’il dit cela, ce n’est pas de la mécréance. »

C’est pour cela que les faqih disent que la mère est prioritaire pour prendre en charge les enfants et les élever lorsqu’il y a un divorce. Elever les enfants est à la charge de la mère et le coût de cette éducation est à la charge du père.

Ils ont dit :

« Car elle a plus de tendresse pour l’élever alors qu’il est encore enfant. »

Celui qui comprend de cette expression une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. Et celui qui a compris de celui qui a dit cette phrase une part de tendresse et non pas l’absolue totalité et par conséquent il n’a pas déclaré mécréant celui qui dit cette phrase, lui également, il ne devient pas mécréant.

La tendresse particulière, c’est comme patienter avec un enfant, s’occuper de lui, supporter la fatigue comme ses larmes, le fait de le faire dormir et ce qui est de cet ordre.

 

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde à été interrogé au sujet de celui qui a 3 filles puis qui a eu la 4ème et il a dit :

« Les filles sont meilleurs que les garçons. » (et il comprend qu’elle peut aider sa mère plus que la garcon.)

Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « ici il y a dans sa parole un contexte qui indique la spécification, il ne devient pas mécréant. »

 

Puis notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui dit que les filles sont plus tendres que les garçons et il comprend de là qu’elle aide plus sa mère à la maison pour la cuisine, pour les lavages des vêtements, la vaisselle et ce qui est de cet ordre, il ne devient pas mécréant. »

 

En résumé, on interdit de dire pareille expression.

Conseils épars

Posted in cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur mars 19, 2012

1/ Pour les femmes : Parmi les choses qui relèvent du manque de préparation pour le jour du jugement dans cette époque, il y a les femmes qui sortent fréquemment, ceci revient au fait de suivre les passions, le dimanche, elles veulent sortir se promener en dehors de la ville, si elles s’empêchaient de le faire, ce serait mieux pour elles.

Si le Prophète a dit que la prière de la femme chez elle est meilleure que la prière dans ma mosquée, qu’en est-il donc de la sortie des femmes pour se promener et dont elles ont pris l’habitude de nos jours ? Elles sortent sans que se soit pour se soigner. Si elle est malade et qu’elle veut se faire soigner en sortant de la ville, c’est une excuse. Mais par simple habitude et pour suivre les passions de l’âme, ceci est éloigné de la religion et de la Loi. Dans la mosquée du Prophète, la récompense de la prière est multipliée par cinq cent mille. Pourtant le Prophète a conseillé les femmes de ne pas sortir pour faire la prière dans sa mosquée et qu’elles fassent la prière chez elles, il a montré que la prière chez elles est préférable à celle qui est accomplie dans sa mosquée.

Les femmes ont à se rendre des comptes à elles-mêmes. Elles ont pris l’habitude de sortir et de se promener chaque dimanche. Au Liban, avant l’arrivée de l’occupation, ces choses là n’existaient pas. Les habitudes des mécréants sont restées. Ceci est dû au manque de réflexion pour l’au-delà. La tombe les attend. La tombe est la demeure de la solitude, de l’inquiétude, des vers et de l’obscurité. Elles ne réfléchissent pas à cela. Si maintenant la femme sort pour appuyer le travail de l’association et pour propager la croyance de Ahlou s-sounnah, par la croyance et la pratique, il y a en cela un bien immense.

 

2/

Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.

Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-«  cest un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.

Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… »  cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.

ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !

Cet autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).

Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.

En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.

3/

Question : ce qui est méritoire (machrou^) englobe les devoirs et les actes recommandés. Chez les spécialistes de la Loi, on n’appelle pas « méritoire » ce qui est permis. Ce qui est méritoire c’est ce à quoi Allah a incité, cela englobe les actes obligatoires et les actes recommandés. La bonne innovation est également comprise car le Messager a appelé tout comme le Qour’an à la bonne innovation.

 

(wa rahbaniyyatan ibtada^ouha) ce qui signifie « et un monachisme qu’ils ont innové ».

Cette ayah comporte l’invitation à la bonne innovation. Le Messager a invité à la bonne innovation, à ce que les musulmans fassent quelque chose de nouveau, qui soit conforme à la religion agréée par Allah. « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne innovation il en aura la récompense et une part de la récompense de ceux qui vont la faire après lui ». C’est pour cela que les savants ont pratiqué des choses qu’ils ont innovées, comme mettre les points sur les lettres dans le Moushaf, comme de mettre le chakl –voyelles courtes– dans le Moushaf, comme fabriquer les mihrab concaves, les minarets ou encore l’organisation du Mawlid –commémoration de la naissance du Prophète– le mois de Rabi^ou l-‘Awwal. Comme exemple de bonne innovation il y a l’apprentissage de la grammaire arabe (nahw) et le bayan –rhétorique arabe–. Cela fait partie des bonnes innovations.
Par ailleurs, il y a parmi les bonnes innovations ce qui a le jugement du devoir et il y a ce qui n’entre pas dans le cadre de l’obligation. La grammaire arabe fait partie des obligations d’ordre communautaire. Il est indispensable qu’il y ait parmi les gens qui connaisse le nahw car la compréhension du Qour’an et du hadith en dépend.

 

(la youqda ^alayhim fayamoutou). Celui qui ne connaît pas le nahw pourra imaginer un sens différent du sens correct de cette ayah. Celui qui connaît le nahw saura le sens correspondant.

Celui qui ne connaît pas le nahw pensera que le sens de la ayah est que Allah ne les anéantit pas mais ils mourront. Alors que le sens visé est tout autre : Allah ne les anéantit pas par la mort ; Allah ne les fera pas mourir et ils ne mourront pas. C’est ce sens-là qui est visé.

 

Question : Le Chaykh a été interrogé au sujet de celui qui a pensé que les savants de son époque étaient vertueux mais malgré cela il les a spécifiés par la malédiction dans leur totalité, tout en ayant pour conviction qu’ils étaient vertueux. Le Chaykh a dit : il devient mécréant. Considérer maudit l’ensemble des savants de son époque en ayant pour conviction qu’il y a parmi eux des vertueux qui n’ont pas manqué en ce que Allah leur a ordonné, le rend mécréant.

Le Chaykh a dit : Celui qui aura cru que quelqu’un de vertueux selon le jugement de Allah et malgré cela il le maudit, c’est comme s’il a considéré l’obéissance à Allah faire l’objet de la volonté de châtiment de la part de Allah. Il devient alors mécréant.

 

4/

Parmi les questions importantes il y a :
Celui qui connaît les sortes de mécréance et qui fait la distinction entre la mécréance et la foi, s’il a eu doute véritable quant au fait que lui soit survenue une mécréance certaine – c’est-à-dire qu’il n’y a pas de divergence sur le fait que ce soit une mécréance dans son cas – il lui est un devoir de prononcer les deux témoignages par précaution immédiatement, que le doute de cette personne au sujet de la survenue ou non de cette mécréance, soit fort ou faible, du moment où il s’agit d’un doute véritable. Donc dès lors que la personne a un doute véritable, elle décide fermement et immédiatement par son cœur de faire les deux témoignages et les prononce immédiatement par sa langue – c’est-à-dire la personne fait les deux témoignages avec l’intention de se débarrasser de cette mécréance si celle-ci est survenue de sa part, et elle ne retarde pas son témoignage, après cette décision, pour dire autre chose de plus. Celui-là sera sauvé du fait de retarder le témoignage par précaution. Par ailleurs, son témoignage lui est utile si cette mécréance lui ait véritablement arrivé.

Par contre, s’il retarde le témoignage par précaution par une parole ou par autre chose, comme le fait de répéter l’intention alors qu’il y avait le doute véritable et qu’il ne s’agit pas d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit, il devient mécréant pour avoir retardé les deux témoignages. Il lui faudra alors faire les deux témoignages de manière catégorique car il se sera satisfait du fait de rester sur la mécréance dans le cas où cette mécréance se serait produite de sa part.

Le doute véritable – qu’il soit faible (la personne penche plus pour la non survenue de la mécréance que pour la survenue), où fort (la personne penche plus vers la survenue que la non survenue)  ou équivalent (la personne penche autant pour la survenue que pour la non survenue de la mécréance) –  tout cela est un doute véritable.
Celui qui aura retardé le témoignage, puis l’a prononcé, ce témoignage lui suffira pour se débarrasser de la mécréance, c’est-à-dire, en sachant que ce retard du témoignage durant cette période après la survenue du doute véritable revient à persister sur la mécréance.
Quant à celui de qui est provenue une parole laide, qui est interdite et  dont le jugement (est-ce de la mécréance ou pas ?) échappe à beaucoup de ceux qui ne sont pas des savants ; il n’a pas su si c’est de la mécréance ou pas et il est parti posé la question et lorsqu’il a posé la question, il s’est avéré que ça n’était pas de la mécréance, celui-là ne sera pas déclaré mécréant pour avoir douté et pour avoir attendu la réponse. Mais s’il s’avère que cette parole est de la mécréance sans divergence, il doit faire les deux témoignages de manière catégorique. Et son retard de témoignage dans ce cas, serait une persistance sur la mécréance.

 

5/

Quelque soit la faille ou le défaut que tu trouveras en ton frère, un défaut qui est prouvé sans aucun doute, alors porte lui le conseil en cachette, sans que ce soit au grand jour. Ne te laisse pas tromper par le chaytan de sorte à en venir à faire sa médisance.

Lorsque tu l’exhortes, ne le fais pas en étant content d’avoir pris connaissance de son défaut, de sorte qu’il te considère avec égard et respect et que tu le considères avec dédain et rabaissement ! Fais plutôt en sorte que ton objectif soit de le délivrer du péché. Sois triste pour lui tout comme tu serais triste pour toi si tu découvrais en toi-même un défaut. Il convient que tu préfères qu’il délaisse son défaut sans que tu ne l’aies à l’exhorter plutôt qu’il ne le délaisse parce que tu l’as exhorté.

6/  Soubhana l-Lahi midada kalimatihi veut dire : je fais le tasbih de Allah d’un tasbih qui est digne de l’éminence de Ses kalimat.

 

7/ Celui qui dit au matin : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou la charika lah, lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wahouwa ^ala koulli chay’in qadir) aura l’équivalent de l’affranchissement d’un des  descendants de ‘Isma^il

Cela veut dire c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi ceux qui ont la plus honorable lignée : la plus honorable des lignées des humains c’est la descendance de ‘Isma^il. Ils sont plus honorables que les fils de ‘Israil et plus honorables que les non-arabes.

8/ Lorsque notre maître Abou Bakr a été investi du califat, il a dit : « J’ai eu la responsabilité de vos affaires et je ne suis pas le meilleur d’entre vous », c’est-à-dire pour certaines caractéristiques de la sainteté : il n’était pas d’un corps fort comme ^Oumar mais il avait une forte capacité de compréhension et d’esprit pour certains sujets. Mais par ailleurs il savait qu’il était le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Notre maître ^Oumar par exemple est le maître de ceux qui ont le kachf. Notre maître ^Aliyy par exemple était celui qui avait le plus de science parmi les compagnons.

 

9/

Je vous recommande à nos frères de s’aimer les uns les autres, maintenir les liens les uns avec les autres, se donner le conseil les uns aux autres, se rendre visite les uns aux autres et faire des dons les uns aux autres, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala.

Lorsque le musulman aime son frère et que son frère l’aime par recherche de l’agrément de Allah, non pas poru une raison de ce bas monde ni pour une proche parenté, il sera à l’ombre du Trône au jour du jugement, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil.

 

Faire des dons les uns aux autres veut dire que l’un donne quelque chose et que l’autre donne quelque chose. Cela renforce l’amour. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  » تهادوا تحابوا «   (tahadou tahabbou) cela veut dire que si vous donnez des cadeaux et que l’un donne quelque chose à son frère et que l’autre lui donne quelque chose alors l’amour augmente. Je vous recommande de vous consacrer avec empressement à la science en apprenant et en enseignant car la science de Ahlou s-Sounnahc’est la vie de l’lslam.

Attachez-vous aussi à éviter les mécréances qui se sont propagées dans de nombreux pays et plsu particulièrement dans ce siècle. Le Hafidh Mourtada AzZabidiyy a dit dans le commentaire de ‘Ihya’ou ^Ouloumi d-Din : Un certain nombre d’imams des quatre écoles ont composé des écrits pour la présentation des paroles de mécréance.

Attachez-vous à l’indulgence car l’indulgence est la parure de la science. Wa s-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh.

10/

Si l’un des parents a dit à son fils : divorce ton épouse car ils n’aiment pas son épouse, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir en cela et ce n’est pas un devoir pour lui.

Si elle leur nuisait en les insultant, en les frappant et ce qui est de cet ordre, ou si elle était connue pour sa perversité comme si elle faisait la fornication et que s’il ne la divorçait pas, ils seraient fortement chagrinés à cause de cela, c’est un devoir pour lui de la divorcer.

Si l’un des deux parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui ne désirait pas l’épouser, il leur indique la raison de cela et il n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils lui aient ordonné de le faire et qu’ils n’apprécient pas qu’il leur désobéisse en cela sans que cela ne les chagrine. Mais s’ils sont profondément chagrinés s’il ne l’épousait pas, s’il est dit que c’est un devoir pour lui de l’épouser, il n’y a pas de mal en cela.

S’il voulait épouser une femme et que ses parents ne voulaient pas qu’il l’épouse, si cela entraîne pour eux un grand chagrin, il ne lui est pas permis de l’épouser.

 

11/

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit à un homme en l’exhortant, ce qui signifie « Profite de cinq choses avant cinq autres : profite de ta vie avant ta mort, profite de ta bonne santé avant ta maladie, profite de ton temps libre avant d’être occupé, profite de ta jeunesse avant ta vieillesse et profite de ta richesse avant ta pauvreté » rapporté par Ahmad. Dans ce hadith, il y a une mise en garde contre le fait de perdre son temps en ce qui ne profite pas dans l’au-delà car celui qui ne fournit pas son effort pour obéir à Allah durant sa vie, il manquera beaucoup de biens et il gardera le regret. Celui qui ne fournit pas son effort quand il est jeune, il sera incapable après cela de faire beaucoup d’actes qui pourraient lui être utiles dans l’au-delà et il va le regretter. Il ne convient pas donc de s’occuper de loisirs, de jeux et de ne pas faire ce qui profite à la personne dans sa tombe ou dans son au-delà. Ceci est une grande perte que de perdre son temps face à la télévision et ce qui est du même ordre. Ce temps-là, ce qu’il consacre à la télé, s’il le consacrait à l’obéissance, à l’une des obéissances ou à une demande de pardon en faveur des parents ou à ceux qui les ont précédés parmi les ancêtres, cela serait un bon acte, un grand acte. Mais habituer les enfants à passer beaucoup de temps dans pareils loisirs, dans beaucoup de cas, la conséquence c’est que l’enfant, après la mort de son père et de sa mère va être occupé par cela au lieu d’occuper son temps par la demande du pardon en faveur de ses parents et autres de ceux qui ont précédé au barzakh. Et en agissant de la sorte, il se sera acquitté du droit que ses parents et ses proches ont sur lui. Ces gens-là auront habitué leurs enfants à délaisser ces bienfaits qu’ils pourraient obtenir après leur mort au lieu de les habituer à réciter le Qour’an et ce qui est du même ordre des choses qui leur sont utiles car ils auraient profité à eux-mêmes et à leur famille. Ce caractère, quel mauvais caractère, il convient de s’en protéger. Les parents et autres membres de la famille attendent des cadeaux qu’ils vont recevoir de leurs enfants et de leur famille, cadeaux qu’ils obtiendront grâce  au istighfar, la demande de pardon et grâce aux récompenses de la récitation et ce qui est du même ordre. Eux, ils se languissent de cela. Si l’enfant était ainsi, il occupera son temps avec des chose sutiles, il va se consacrer totalement à la télévision et ce qui est du même ordre, il aura privé ses parents de ce de quoi ils se languiront. Ceci est une insouciance atroce. Les parents ne doivent pas habituer leurs enfants à se prolonger à passer du temps à regarder la télévision et l’internet sans utilité car sinon, ils vont priver leurs parents de récompenses après leur mort. L’enfant est-ce qu’il n’est dans ce bas monde uniquement pour avoir du loisir ? Quels mauvais parents et quels mauvais enfants, ceux dont c’est leur état. Le père qui délaisse ses enfants se noyer dans leur temps libre dans cela, quel mauvais état que l’état de ce père et quels mauvais enfants ceux dont il sera le père. On ne permet pas à l’enfant que d’une certaine part, de sorte que si l’enfant, il y a un mal qui est moins grave qu’un autre, le père et la mère après la mort, ils attendent des cadeaux de leurs enfants et des autres proches parents car c’est là-bas qu’ils connaîtront la valeur des cadeaux, les gens dans les tombes connaissent la valeur des cadeaux. Quels mauvais enfants que ceux qui passent leur temps depuis le début de la soirée jusqu’au sommeil à regarder la télévision,  à ne pas se rappeler de sa famille qui est devenue des gens dans les tombes en leur envoyant des cadeaux. La plupart des gens éduque leurs enfants comme ils élèveraient des vaches. La vache, on espère en profiter, profiter de son lait et si c’est un mâle, ceux qui labourent la terre, ils en profiteront pour labourer leur terre, ceux-là également.

 

12/

Le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Celui à qui des biens ont été accordés et qui a remercié, celui qui a été éprouvé et qui a patienté, celui qui a subi une injustice et qui a pardonné, celui qui a agi injustement et qui a demandé à être pardonné, ceux-là seront en sécurité et sont bien guidés » rapporté par AtTabaraniyy.

Allah tabaraka wa ta^ala fait l’éloge de ceux dont ceci est  le caractère. Le premier caractère, c’est de remercier pour les bienfaits que Allah t’accorde. Le sens du remerciement c’est de le placer à sa juste place que Allah agréée, c’est-à-dire utiliser les bienfaits dont  Allah nous a fait grâce. L’argent, il le place dans son poste, c’est-à-dire il dépense dans ce que Allah tabaraka wa ta^ala agrée. Le plus éminent de ce qui fait gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala pour dépenser l’argent, c’est ce qui permet de renforcer la religion, la croyance et les lois selon l’école de Ahlou s-Sounnah. A vous de vous occuper de cela et la récompense diffère selon une différence de l’effort. Celui qui dépense dans la voie que Allah agrée dans cela malgré le peu de biens qu’il possède, il aura beaucoup plus de récompenses que celui qui dépense beaucoup de biens, alors occupez-vous de cela. Que la personne ne dise pas « comment je donne à un homme et je n’ai que peu, je n’ai pas beaucoup » la force de la certitude amène la personne à donner le peu qu’il a pour profiter de cette récompense, que Allah nous accorde des bénédictions. Quelques hadith au sujet de l’intention.

« Innama l-’a^malou bi n-niyyat » c’est un hadith. Ce hadith veut dire que les bons actes ne seront agréés selon le Jugement de Allah qu’avec la bonne intention. Ce hadith ne veut pas dire que l’intention à elle seule suffit car nous avons reçu l’ordre d’améliorer, de corriger les actes et de corriger l’intention. L’intention n’est pas suffisante à elle seule sans les actes et les actes ne sont pas agréés sans l’intention. Il est surprenant, que certains citent ce hadith pour défendre le péché ou la mécréance qui est provenue d’eux, ces gens-là n’ont pas compris le sens du hadith, l’interdit ne se transforme pas en obéissance par l’intention et la mécréance ne se transforme pas en foi grâce à l’intention.

L’imam ^Aliyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit des paroles très précieuses pour celui qui les comprend et qui les applique : « parmi les meilleures des choses dans lesquelles tu dépenses ton temps, il y a la revivification de la science utile, de persévérer sur la diffusion de cette science aux grands et aux plus petits. Il y a en cela une préservation de la loi de Dieu, des droits des esclaves et  la plus importante des sciences, c’est la connaissance de Allah et de Son messager. Il ne convient pas que la personne n’ait pas une ardeur forte pour demander davantage de science. Allah ta^ala dit à Son prophète « Qoul Rabbi zidni ^ilma » ce qui signifie « Dis, ô Seigneur augmente moi en connaissances ». Il n’a pas demandé à Son prophète de demander à augmenter en autre chose que la science. Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « La yachba3ou mou’minoun min khayrin yasma3ouh Hattaa yakouuna mountahaahou l-jannah » qui signifie « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis ». Dans ce hadith, il y a une incitation certaine à obtenir la science et la diffuser.

Ne ratez pas ce grand bien et consacrez-y le plus vos ardeurs, que Allah vous accorde la réussite.

13/

La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ayah 4 :

 

Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».

Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ayah 39  :

 

Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».

 

AzZourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».

 

Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.

C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.

Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.

 

14/

Parmi les conditions de la prière en assemblée, le ma’moum (celui qui prie en étant dirigé) met l’intention d’être dirigé, de faire la prière en assemblée et ce, lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel ou après.

Il met cette intention lors de la parole de l’entrée en rituel pour la prière du vendredi, pour la prière répétée et pour le prière rassemblée à cause de la pluie. Pour ces trois prières, il est une condition de mettre l’intention d’être dirigé lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel. Il en est de même pour la prière que la personne a fait le vœu d’accomplir en assemblée.

Mis à part ces quatre prières, il est une condition que l’intention ait lieu avant de commencer à suivre les mouvements de l’imam.

S’il l’a suivi sans avoir mis l’intention au prélable, sa prière n’est pas valable. C’est-à-dire que s’il attend longtemps l’imam et le suit.

Mais s’il l’attend longtemps sans le suivre, sa prière n’est pas annulée.

Si quelqu’un suit un autre sans avoir mis l’intention d’être dirigé par lui dans sa prière, et que délibérément, il attend qu’il s’incline pour s’incliner après lui, ou qu’il attend qu’il se prosterne pour se prosterner après lui comme s’il avait été dirigé par lui (ma’moum) alors qu’il ne l’est pas réellement, alors sa prière est annulée s’il l’a attendu longtemps.

Mais si cela s’est produit par coïncidence et qu’il l’a suivi sans que ce soit délibéré, sa prière n’est pas annulée.

Sa prière n’est pas annulée s’il le suit dans les paroles, sauf pour dire le salam.

De même, s’il l’a attendu longtemps sans le suivre dans ses mouvements, sa prière n’est pas annulée.

Et Allah sait plus que tout autre.

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