Chaykhaboulaliyah's Blog


Histoire de la Ka3bah

Posted in Histoire par chaykhaboulaliyah sur juillet 30, 2011

Sachez que Allah ta^ala dit [souratAlou ^Imran / 96] :

) إن أولَ بيتٍ وُضِعَ للناسِ للذي بِبَكَّةَ مباركًا وهدىً للعالمين (

 (inna ‘awwala baytin woudi^a lin-naci lalladhi bibakkata moubarakan wa houda l-lil^alamin)

ce qui signifie : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, cest bien celle de Bakkah (La Mecque) bénie et c’est une bonne direction pour les créatures. »

Musulmans, Allah tabaraka wa ta^ala a créé la Ka^bah honorée. Il a fait qu’elle soit au centre de la terre afin que les gens accomplissent un acte d’adoration en y tournant autour.

Le premier à l’avoir construite est notre maître Adam ^alayhi s-salam. Il l’a construite après être descendu du Paradis. On dit que Adam a accompli quarante Pèlerinages.

La Ka^bah a été détruite suite au déluge à l’époque de Nouh ^alayhi s-salam. Et après ce déluge, c’est notre maître Ibrahim ^alayhi s-salam qui l’a reconstruite sur ordre de Allah ta^ala avec son fils Isma^il.

Au fur et à mesure que Ibrahim ^alayhi s-salam construisait, Isma^il ^alayhi s-salam lui ramenait les pierres. Lorsque le mur s’était élevé, il lui a rapproché le Maqam sur lequel il s’est tenu jusqu’à finir la construction au niveau de la pierre noire, al-hajar al-‘aswad qui est une perle blanche qui a été descendue avec Adam ^alayhi s-salam lorsqu’il a été descendu du Paradis. C’est Jibril ^alayhi s-salam qui la lui a ramenée et qui l’a remise à sa place afin qu’elle soit pour les gens un signe à partir duquel ils commencent leurs tours autour de la Ka^bah, attawaf. Ibrahim a construit par-dessus ; à ce moment-là, cette pierre scintillait d’une lumière éclairant l’Orient et l’Occident, du Cham au Yémen.

Seulement, cette pierre est devenue noire suite aux frottements des idolâtres après le retour de la mécréance chez les gens de La Mecque. Ceci avait eu lieu, un certain temps après Isma^il
^alayhi s-salam. Le Maqam de Ibrahim, c’est la pierre sur laquelle al-Khalil ^alayhi s-salam se tenait lorsqu’il construisait la Ka^bah honorée. Le mérite de ce Maqam est confirmé et réputé par le texte du Qour’an honoré et la Sounnah honorée qui est sûre. Pour ce qui est du Qour’an, c’est la parole de Allah ta^ala [sourat Alou ^Imran / 97]

)فيه ءاياتٌ بيّنات مقام إبراهيم(

(fihi ‘ayatoun bayyinatoun maqamou Ibrahim)

qui signifie : « Il contient des signes clairs parmi lesquels le Maqam de Ibrahim ». Pour ce qui est de la Sounnah, c’est la parole du Prophète r :

))إن الحجر والمقام ياقوتتان من يواقيت الجنة طمس الله نورهما، ولولا أن طمس نورهما لأضاءا ما بين المشرق والمغرب((

(inna l-hajara wa l-maqama yaqoutatani min yawaqiti l-jannah, tamaça l-Lahou nourahouma, wa lawla ‘an tamaça nourahouma la’adaa ma bayna l-machriqi wa l-maghrib)

qui signifie : « La pierre noire et le Maqam sont deux perles du Paradis. Allah a voilé leur lumière et s’Il n’avait pas voilé leur lumière, elles auraient éclairé ce qu’il y a entre l’Orient et l’Occident ».

Après que notre maître Ibrahim al-Khalil ^alayhi s-salam a fini de construire la Ka^bah, Allah ta^ala lui a ordonné d’appeler au Pèlerinage. Allah ta^ala dit [Al-Hajj / 27] :

)وأذّن في الناس بالحج(

(wa ‘adh-dhin fi n-naci bil-hajji)

ce qui signifie : « Appelle les gens au Pèlerinage ». Ibrahim a dit : « Ô Seigneur, comment pourrais-je leur faire entendre ? » Allah lui dit : « C’est Moi Qui le leur fait parvenir » c’est-à-dire c’est Lui qui le leur fait entendre. Alors Ibrahim a appelé du lieu même où il se trouvait : « Ô vous les gens, Allah vous a prescrit le Pèlerinage ». Ainsi, chaque âme qui devrait accomplir le Pèlerinage jusqu’au jour du Jugement a entendu la voix de Ibrahim ^alayhi s-salam.

Sachez mes bien-aimés, qu’avant la construction de la Ka^bah, Allah ta^ala a ordonné à Ibrahim ^alayhi s-salam d’installer son fils Isma^il et la mère de son fils, Hajar, près de la Maison sacrée, c’est-à-dire al-Bayt, à savoir l’emplacement de la Ka^bah avant qu’il ne la construise. Il n’y avait pas de population à La Mecque à ce moment-là et il n’y avait ni végétation ni eau. Notre maître Ibrahim
^alayhi s-salam était soumis à l’ordre de Allah ta^ala, il les a donc menés tous les deux là-bas. Puis, il a marché jusqu’à s’éloigner de al-Bayt. Lorsqu’il s’est éloigné, il s’est tourné en direction de la Ka^bah, il a invoqué Allah ta^ala tout comme Allah ^azza wa jall nous a appris dans le Qour’an au sujet de Son prophète Ibrahim [sourat Ibrahim / 37] :

)ربنا إني أسكنت من ذريتي بواد غير ذي زرع عند بيتك المحرَّم ربنا ليقيموا الصلاة فاجعل أفئدةً من الناس تهوي إليهم وارزقهم من الثمرات لعلهم يشكرون(

(rabbana ‘inni ‘askantou min dhourriyati biwadin ghayri dhi zar^in ^inda baytika l-mouharram, rabbana liyouqimou ssalata fa-j^al ‘af’idatan mina n-naci tahwi ‘ilayhim wa-rzouqhoum mina th-thamarati la^allahoum yachkouroun)

ce qui signifie : « Notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantes, près de la Maison sacrée qui T’appartient et que Tu as honorée. Seigneur, ceci pour qu’ils accomplissent la prière, alors attire le cœur de nombreux gens vers eux et accorde-leur abondamment de subsistances, puissent-ils Te remercier ».

Allah ta^ala a exaucé l’invocation de Son prophète ^alayhi s-salam. Il leur a fait jaillir de l’eau de Zamzam et ce lorsque Hajar était partie chercher de l’eau pour son fils, alors que toute l’eau qu’ils avaient en provision était épuisée. Elle avait eu soif et son fils également. Elle avait regardé en direction de la montagne, et n’avait vu personne qui appelle ni personne qui réponde. Elle grimpa alors sur asSafa mais ne trouva personne puis, elle redescendit, le regard rivé sur son fils jusqu’à atteindre la vallée. Elle s’est éloignée et elle a disparu du regard. Elle a marché rapidement en courant légèrement jusqu’à monter de l’autre côté et à nouveau, elle a pu revoir son fils de loin. Ayant poursuivi ainsi jusqu’à grimper sur al-Marwah, elle n’a vu personne ; et elle a fait cela sept fois. Puis, elle est revenue auprès de son fils.

Notre maître Jibril ^alayhi s-salam était alors descendu et avait frappé le sol avec son aile, de l’eau avait jailli. Lorsque Allah a fait sortir l’eau de Zamzam pour Isma^il, sa mère Hajar s’est mise à contenir la source avec de la terre de crainte que l’eau ne s’épuise ; et elle l’a empêchée ainsi de couler pour ne pas perdre l’eau. Or, si elle l’avait laissée ainsi, ce serait une eau qui coulerait et qui serait beaucoup plus abondante qu’actuellement, comme nous l’a annoncé le Prophète r.

L’eau de Zamzam a un honneur, une particularité émérite qui ne se retrouvent dans aucune autre eau de la terre. Dans al-Moustadrak de al-Hakim à partir du hadith de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole attribuée au Prophète r :

))ماء زمزم لما شُرِب له((

(ma’ou zamzam lima chouriba lahou)

qui signifie : « L’eau de Zamzam est utile pour la cause pour laquelle on la boit ».

Musulmans, sachez que la Ka^bah a été reconstruite plusieurs fois à travers les âges. Mais, concernant sa reconstruction à l’époque du Messager de Allah r, elle avait eu lieu parce que la femme de Abdou l-Mouttalib avait encensé la Ka^bah avec du bakhour. Or, une étincelle de son encensoir s’était envolée dans le tissu de la Ka^bah, et la plupart du bois de la Ka^bah avait brûlé. De plus, une grande coulée d’eau provoquée par une forte pluie avait pénétré à l’intérieur et avait fortement endommagé ses murs ; elle avait donc été reconstruite.

Lorsque Qouraych s’était partagé la reconstruction des différents côtés de la Ka^bah, le Messager de Allah transportait avec eux la pierre. Puis, ils ont divergé au sujet de celui qui remettrait la pierre noire à sa place avec eux. Ils s’étaient accordés à dire que celui qui entrerait par la porte de asSafa aurait à le faire. Et, le premier à y entrer, fut le Messager de Allah. Lorsqu’ils l’ont vu, ils ont dit : « Voici Mouhammad l’Honnête » et ils ont accepté d’emblée son arbitrage. Il leur a dit ^alayhi s-salam : « Venez avec moi pour prendre un morceau d’étoffe !». Ils lui ont ramené un morceau d’étoffe, il a pris la pierre noire, l’a placée de ses mains sur le bout d’étoffe puis il a dit : « Que chaque dignitaire d’un grand clan prenne un bout de cette étoffe ». Ainsi, ils l’ont transportée tous ensemble, ils l’ont portée et l’ont élevée jusqu’au voisinage de son emplacement. C’est alors que le Messager de Allah l’a prise dans sa main honorée et l’a remise à sa place.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous fasse profiter des bénédictions du Prophète.

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Qui sont les Salaf ?

Posted in islam,société par chaykhaboulaliyah sur juillet 30, 2011

Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».

 

De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsanin radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100]  qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par  Allah et ils sont satisfaits de Lui ».

 

Ceux qui  suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs  sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : «  Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».

 

Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire  qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de  Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à  Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher  de la  bénédiction – la barakah – et qui  y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés  par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah  a dépassé le milliard.

 

Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».

 

L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far AtTahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit  au début  de son  » Traité de Croyance  »  ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah,  il a dit dans son  » Traité de Croyance  » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que  Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas  une créature. Ainsi,  Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.

 

      Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ]    ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».

 

Au sujet de Allah, AtTahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.

 

Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.

 

En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.

 

La parole de AtTahawiyy  au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe  sans direction  et sans endroit.

Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.

 

Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.

 

Dans son  » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahma», ce qui signifie  : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Alla». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.

 

À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de  hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik,  de Ath-Thawriyy et  de Ibnou l-Moubarak  ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah.  Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.

 

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, dans son  » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses.  Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.

 

À  propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie  des caractéristiques des créatures.

 

Il n’y a pas  lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah.   Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir »,  il a dit : «  fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.

 

Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils  ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.

Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.

 

L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant.  Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»

 

Abou Sahl AsSa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »

 

 

L’Imam Abou Bakr AsSayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».

 

Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit !  Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai  suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : «  Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science.  En effet,  il n’abordait  la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit  que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit :  Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»

 

    Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy  a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »

 

En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.

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Croyance : Les fondements de la foi

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur juillet 21, 2011

LES SIX FONDEMENTS DE LA FOI

 Il a été confirmé dans le hadith sahih rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que Jibril est venu au prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam sous l’apparence d’un homme mais aucun des compagnons ne le connaissait. Il s’est assis auprès du prophète au point de coller ses genoux aux genoux du prophète et a posé ses mains sur ses cuisses et il lui a dit ce qui signifie en Français « Ô Mouhammad, dis moi qu’est-ce que al-‘iman » – la foi -. Il lui a répondu (al-‘imanou ‘an tou’mina bi l-Lahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulihi wa bi l-yawmi l-‘akhiri wa  bi l-qadari khayrihi wa charrihi) ce qui signifie « La foi c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour Dernier et en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ». C’est alors que Jibril lui a dit « sadaqta » ce qui signifie « tu as dis vrai » jusqu’à la fin du hadith. Le sens de sa parole qui signifie donc « que tu crois en Allah » al-‘iman dans la langue signifie at-tasdiq, c’est-à-dire de croire en la véracité. Dans la loi at-tasdiq  bima^na ch-chahadatayn, c’est-à-dire de croire au sens des deux témoignages. La foi en Allah a lieu en ayant la croyance qu’Il existe sans avoir de ressemblance avec aucune de Ses créatures, la preuve pour cela à partir du Qour’an honoré c’est la Parole de Allah « Layça kamithlihi chay’ wa Houwa s-sami^ou l-Basir » ce qui signifie « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit ». Allah ta^ala est le Créateur de toutes choses, des corps palpables, c’est ce qui peut être palpé, tenu à la main comme la pierre, les arbres, l’homme et les corps impalpables, c’est ce qui ne peut être tenu à la main comme le vent, l’âme, la lumière et l’obscurité, les jinns et les anges. Allah n’a ainsi aucune ressemblance avec aucune de Ses créatures. Il n’est donc pas permis d’avoir la croyance qu’Il serait un corps palpable ni un corps impalpable. Allah ta^ala dit « wa koullou chay’in ^indahou bimaqdar » ce qui signifie « Toute chose, Allah l’a créée selon une quantité particulière ». Si le grain de moutarde a un corps qui est petit, le grain de blé un peu plus grand, puis vient le grain de raisin encore plus grand jusqu’au Trône qui est le plus grand corps que Allah a créé par ses dimensions. Et un corps ne créé pas un autre corps. Il est confirmé ainsi que Allah n’est pas un corps. Par ailleurs, il n’est pas possible que Allah ait une des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilisation, le fait d’être dans une direction et dans un endroit. Il n’est donc pas possible que l’on dise que Allah existe dans le ciel ou qu’Il est assis sur le Trône ou qu’Il est installé au-dessus du Trône ou en face du Trône car tout ceci fait partie des caractéristiques des corps. L’imam Abou Ja^far AtTahawiyy le salafite, celui qui a vécu dans le troisième siècle de l’Hégire a dit dans son Traité de Croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahli s-sounnah wa-l-jama^ah « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie « Celui qui attribue à Allah un des sens des humains il devient mécréant ». Il s’est écoulé plus de mille ans depuis la mort de AtTahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde. « Les sens des humains » c’est-à-dire leurs caractéristiques, c’est-à-dire comme les organes, les membres, la forme, la couleur, le changement d’un état à un autre, le changement d’humeur, le déplacement d’un endroit à un autre. Allah ta^ala est le Créateur des endroits et des directions. Il n’est donc pas possible à Son sujet qu’Il y réside, il n’est pas possible à Son sujet qu’Il y habite. Allah existe de toute éternité avant la création des endroits et des directions sans endroit ni direction et Il existe après la création des endroits et des directions sans endroit ni direction car Allah change Ses créatures alors que Lui soubhanahou wa ta^ala ne change pas et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX ANGES

 

La signification de la parole du prophète , salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam,dans le hadith de Jibril qui signifie « La croyance c’est que tu crois en Allah et en Ses anges » jusqu’à la fin du hadith, les anges sont des esclaves de Allah, ils sont honorés, Allah les a créés de lumières, ils ont des ailes, ils ne tombent pas dans les péchés et ils sont responsables, ils ont un libre choix qui est sous la volonté de Allah mais ils ne choisissent que l’obéissance. Allah ta^ala dit « La ya^souna-l-Laha ma amarahoum wa yaf^alouna ma you’marouna » ce qui signifie « Ils ne désobéissent pas aux ordres que Allah leur donne et ils font ce qui leur est ordonné ». Seul Allah sait leur nombre. Allah ta^ala dit « Wa ma ya^lamou jounouda Rabbika illa hou » et ils ont des fonctions. Certains portent le Trône, d’autres inscrivent les bonnes actions, d’autres inscrivent les mauvaises, d’autres protègent les esclaves du fait que les jinns leur fassent du mal, on les appelle les anges gardiens – al-hafadhah – et le meilleur d’entre eux est Jibril ^alayhi s-salam qui est leur président, c’est un messager aux anges et les anges ne sont pas de sexe masculin ni de sexe féminin, ils ne mangent pas, ils ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne se fatiguent pas d’obéir à Allah, ils ne se reproduisent pas. Allah les a créés et dans le mérite après Jibril vient Mikail qui est l’ange en charge de la pluie et des plantes et des récoltes, après lui vient Israfil qui est l’ange en charge de souffler dans le cor au Jour du Jugement, puis vient ^Azra’il qui est l’ange de la mort. Il est parvenu dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy dans Tiwalat que le nom de l’ange de la mort est ^Azra’il tout comme c’est parvenu dans le hadith du cor assour rapporté par Al-Bayhaqiyy contrairement aux ignorants qui renient cela. Et Ibnou Farhoun a mentionné, donc Ibnou Farhoun qui est un savant malékite a mentionné dans tabsirat al-houkkam que celui qui insulte l’ange de la mort ^Azra’il, il devient mécréant. Ceci fait l’objet d’accord chez les savants. Après ^Azra’il dans l’ordre de mérite viennent les anges qui portent le Trône. Chaque ange est un saint, un waliyy de Allah. Il peut prendre des aspects d’homme avec un bel aspect parfois mais sans qu’il n’ait l’organe génital et ils ne prennent pas l’aspect de femme absolument pas du tout ni des aspects laids comme les singes, les chiens ou les porcs. Certains anges descendent à l’aube et ils assistent à la récitation du Qour’an lors de la prière de l’aube. Allah ta^ala dit « wa Qour’ana-l- fajri inna Qour’ana-l-fajri kana machhouda » c’est-à-dire que les anges témoignent et sont présents nuit et jour et notamment lors de la récitation du Qour’an à l’aube. Les anges, ce sont eux qui sont visés par la Parole « Yanzilou Rabbouna koulla laylatin ila s-sama’i d-dounya fayaqoulou hal min moustaghfirin faghfira lah » le hadith qui signifie « Un ange de notre Seigneur descend sur ordre de Allah et il dit en transmettant que Allah leur apprend qu’Il est leur Seigneur et Qui leur dit « est-ce qu’il y a quelqu’un qui cherche à être pardonné et Allah lui pardonne » jusqu’à la fin du hadith. Il a été confirmé dans ce qu’a rapporté le hafidh An-Naça’iyy dans le livre « amalou-l-yawm wa l-layla » d’après Abou Hourayrah qu’il a dit « Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « inna-l-Laha youmhil hatta ‘idha mada chatrou l-layli-l-awwal amara mounadia fayounadi inna Rabbakoum yaqoul « hal min moustaghfirin faghfira lah, hal min sa’ilin fa’ou^tiyah, hal min da^in fa’astajiba lah hatta yanfajira l-fajr », ce qui signifie « Allah fait que s’écoule la première moitié de la nuit puis Il ordonne à un ange qui va appeler en disant « votre Seigneur vous dit « est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande à être pardonné et Allah lui pardonne, est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande quelque chose, Allah lui donne, est-ce qu’il y a quelqu’un qui invoque et Allah l’exauce jusqu’à l’aube ». Et la meilleure manière d’expliquer un hadith qui est rapporté par un autre hadith, Al-hafidh Al-^iraqiyy a ainsi dit dans son Atfiyah « wa khayrou ma fasartahou bi-l-waridi » c’est-à-dire la meilleure manière d’expliquer une version d’un hadith, c’est par un autre hadith. C’est également la même chose pour tout texte du même ordre ; il s’agit des anges comme dans la Parole de Allah « a’amintoum man fi s-sama’i an yakhsifa bikoumou l-ard » qui signifie « Êtes-vous donc  en sécurité, ne craignez-vous pas que ceux qui sont au ciel ne fassent que vous soyez ensevelis sous terre ». Il s’agit ici des anges. Egalement la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « Ar-rahimouna yarhamouhoum r-Rahman ‘irhamou man fi-l-‘ard yarhamoukoum ahli s-sama’ » qui signifie « Les miséricordieux, c’est Ar-Rahman Allah Qui leur fait miséricorde. Soyez miséricordieux avec ceux qui sont sur terre alors ceux qui sont aux cieux vous feront miséricorde ». Ceux qui sont visés ici ce sont les anges preuve en est le hadith rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans ses « ‘amali » et hadith qu’il a jugé haçan. Le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Ar-rahimouna yarhamouhoum Rahim ‘irhamou ahlou l-‘ardi yarhamoukoum ‘ahlou s-sama’ » ce qui signifie « Les miséricordieux c’est Ar-Rahim Allah Qui leur fait miséricorde. Soyez miséricordieux envers les gens sur terre alors les habitants du ciel vous feront miséricorde ». Il est clair ici qu’il s’agit des anges car Allah n’est pas appelé « ‘ahlou s-sama’ » « gens du ciel ». Le sens de la miséricorde des anges en faveur des croyants parmi les gens de la terre, c’est qu’ils demandent le pardon en leur faveur et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX LIVRES CELESTES

 

Le sens de la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le long hadith de Jibril qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges et en Ses Livres » jusqu’à la fin du hadith, les livres célestes, c’est Jibril ^alayhi-s-salam qui les a fait descendre sur les prophètes de Allah. Les plus connus d’entre  ces livres, ce sont quatre livres : at-Tawrat – la Thorah, al-‘Injil – l’Evangile, azZabour– les Psaumes et al-Qour’an – le Qour’an – le Coran, qui est le meilleur d’entre ces livres. Ces livres, c’est Jibril qui les a pris à partir de la Table Préservée. Allah ta^ala  a créé un son qui correspond à la récitation de ces livres sans que Jibril a entendu. At-Tawrat a été révélée et descendue sur Mouça, al-‘Injil a été descendu sur ^Iça et az-Zabour a été descendu sur Dawoud. Il comporte des sagesses et des exhortations. Le Qour’an, lui, a été descendu à Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. La parole qui existe dans ces livres n’est pas la parole-même propre à l’Être de Allah mais il s’agit d’expressions de cette parole. L’expression est une chose et ce qui est exprimé est autre chose. L’expression qui est faite de lettres et de sons est une langue écrite dans la Table Préservée et c’est une expression que Jibril a récitée au prophète sans aucun doute, elle est créée, elle est entrée en existence. Quant à ce qu’elle exprime qui est la Parole de Allah l’Unique, Celui Qui est de toute éternité,  Qui est Exempt de début et de fin et qui est une parole qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Abou ^Aliyy As-Saqouniyy, mort en 707 de l’hégire a dit que la Parole de Allah est unique. Le hafidh Al-Bayhaqiyy dans deux de ses livres a dit cela également. Tous les savants de Ahli s-sounnah ont dit cela. Le sens de l’unicité de la Parole de Allah, c’est que la Parole de Allah qui est Son Attribut n’est pas une parole multiple mais c’est une parole unique. Cette parole unique est une promesse, une menace, un ordre, une interdiction, une information, une interrogation, une annonce de bonne nouvelle. Il est parvenu dans le Qour’an honoré « Qoul law kana l-bahrou midada likalimati Rabbi » cela ne veut pas dire que la Parole de Allah est multiple parce qu’il y a « kalimat » mais ici le mot « kalimat » est au pluriel, c’est dans le sens de l’honneur et de la glorification de la Parole de Allah. Le sens de la ayah « Law kana l-bahrou midadan » c’est-à-dire si la mer, si les océans avaient été de l’encre avec lequel on écrit ce qui exprime la Parole de Allah, ces océans, cette mer finiraient et ce qui exprime la Parole de Allah ne finit pas, c’est cela le sens de « Qoul law kana l-bahrou midada likalimati Rabbi lanafida l-bahrou qabla an tanfada kalimatou Rabbi wa law ji’na bimithlihi madada » c’est-à-dire même si nous avions ramenés autant de mers et d’océans qu’il y a, ils finiraient tous et cela ne suffit pas pour écrire ce qui exprime la Parole de Allah. Il en est de même dans la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « ‘a^oudhou bikalimati-l-Lahi tammah ». « Al-kalam », la parole a été mentionnée ici au pluriel « kalimat » pour glorifier la Parole de Allah et le sens de « at-tammah » c’est-à-dire la Parole de Allah qui ne comporte pas de défaut c’est-à-dire que la Parole de Allah ne comporte pas de défaillance. Quant à la Parole de Allah ta^ala« La touharrik bihi liçanaka lita^jala bih » cela signifie « Ô Mouhammad ne récite pas le Qour’an pendant que Jibril te le récite de crainte que tu ne l’oublies » mais Sa Parole « ‘Inna ^alayna jam^ahou wa Qour’anah » cela veut dire « Nous te garantissons que tu ne l’oublieras pas » c’est-à-dire que tu vas mémoriser le Qour’an et que tu ne vas pas l’oublier. Quant à Sa Parole « Fa’idha qara’nahou fa’tabi^ou qour’anah » c’est-à-dire « Nous te l’avons rassemblé dans ta poitrine, dans ton cœur alors suis et œuvre conformément à ce qui t’a été révélé. Il est dit dans la langue Arabe « Qara’ l-ma’ou fi-l-hawd » c’est-à-dire « rassembler l’eau dans un bassin ». Il n’est pas permis de croire que Allah prononce les mots du Qour’an tout comme nous le prononçons, c’est pour cela on ne dit pas que Allah prononce natiq mais on dit « moutakallim » Il parle, ça veut dire qu’Il a pour attribut la parole, cette parole qui est un attribut qui n’est pas de lettre, qui n’est pas une voix, qui n’est pas une langue. Preuve en est, c’est-à-dire qu’il est confirmé que Allah a pour attribut la parole, la preuve à partir du Qour’an, c’est la Parole de Allah ta^ala « Wa kallama-l-Lahou Mouça taklima » et la preuve que cette ayah nous a indiqué la confirmation d’une parole réelle à Allah tel qu’il est digne de Lui c’est que le verbe dans la langue Arabe quand il est appuyé par le substantif, al-masdar, cela indique le sens propre et le masdar, le susbtantif, c’est ce qui vient en troisième position lorsqu’on décline le verbe, on dit « kallama , youkallimou, taklima » « il a parlé, il parle, parole » et le sens de la ‘ ayah c’est que Allah a levé de l’ouïe de Mouça le voile abstrait qui empêche d’entendre  Sa Parole, lorsque Mouça était au mont Sinaï, tour Saïna, il a ainsi entendu la Parole de Allah qui existe éternellement et cette parole qui n’est pas de lettre, ni de voix, ni de langue, cette parole qui n’est pas comme la parole des mondes sans que la Parole de Allah qui est Son attribut propre ne prenne place dans l’oreille de Mouça car ce qui prend place et qui s’incarne dans la créature est en soi créé ou ce qui est une preuve de l’entrée en existence de l’âme, c’est le fait que l’âme s’incarne dans la créature. Les gens de Ahli s-sounnah ont dit « Mouça ainsi que son ouïe sont entrés en existence et la Parole de Allah n’est pas entrée en existence ». L’imam Abou Hanifah An-Nou^man Ibnou Thabit dans son livre « al-fiqhou-l-‘akbar », Abou Hanifah qui est né en 80 de l’hégire a dit « Allah parle, pas comme nous parlons. Nous nous parlons avec des instruments et des langues et des lettres mais Allah parle sans instrument, sans lettre. Le sens d’instrument, c’est les points d’articulation des lettres comme la gorge et ceci est une preuve que la croyance de Ahlou-s-sounnah, que ce soit les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’hégire ou les gens du Khalaf, les musulmans des siècles suivants est que la Parole de Allah, qui est Son attribut, n’est pas de lettre, n’est pas une voix ni une langue. Il est par ailleurs parvenu dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le messager a dit « Ma minkoum min ahadin illa sayakallimouhou Rabbouhou yawma-l-qiyamah layça baynahou wa baynahou tarjouman wa la hajib » cela veut dire que dans l’au-delà, Allah est Celui qui interroge et fait rendre des comptes aux esclaves. Il hôte ainsi de l’ouïe de Ses créatures lors de la station de l’exposition des actes, Il leur hôte le voile abstrait, celui qui empêche d’entendre Sa Parole propre. Ainsi, tous les humains, tous les jinns vont entendre la Parole de Allah qui n’est pas des lettres, qui n’est pas une voix. Ils vont comprendre de  cette parole l’interrogation sur leurs œuvres, sur leurs intentions, sur leurs paroles. Les croyants pieux seront heureux et les mécréants seront malheureux bien que la Parole de Allah soit unique, ceci est une preuve que cette parole propre n’est pas une lettre, ni une voix, ni une langue car si l’exposition des actes à Allah avait été par une interrogation avec des lettres et une langue, Allah serait le plus lent à faire rendre des comptes, que Allah nous préserve et nous garde de pareille croyance. Or, Allah dit « Thoumma rouddou ila-l-Lahi mawlahoum-l-haqq ‘ala lahou l-houkmou wa houwa asra^ou-l-hasibin » c’est-à-dire « Je suis Celui Qui fait rendre rapidement les comptes aux gens » c’est cela le sens de cette ayah. Il y a aussi la Parole de Allah ta^ala « sari^ou-l-hisab » cela veut dire cela également. Il est par ailleurs parvenu dans le Sahih dans Al-Boukhariyy « ‘Ana l-bachara koullahoum binisbati liya’jouj wa ma’jouj kawahidi ‘ila ‘alf » ce qui signifie « Tous les humains par rapport à Ya’jouj et Ma’jouj représentent un pour mille ». Si l’exposition des actes de ceux-là – Ya’jouj et Ma’jouj– avait été avec des lettres et une voix, cela aurait duré un temps très long. Tout ceci confirme donc que la Parole de Allah qui est Son attribut propre n’est pas des lettres, n’est pas une voix, n’est pas une langue, n’a pas de début, n’a pas de fin et que le Qour’an honoré, la Tawrat, l’’Injil qui sont authentiques et tous les livres qui ont été descendus aux prophètes sont des expressions de cette parole mais malgré cela on appelle ce qu’ils comportent ces livres « la Parole de Allah » car ce ne sont pas une composition d’humain ni une composition d’ange et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX MESSAGERS DE ALLAH

 

 

La parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans le long hadith de Jibril, qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers » jusqu’à la fin du hadith, cela veut dire qu’il est un devoir de croire aux messagers de Allah, ceux d’entre eux qui étaient prophètes – nabiyy –  mais pas messager – raçoul – et ceux qui étaient messagers – raçoul – et prophètes –nabiyy. Que l’on sache que le prophète –an-nabiyy, c’est celui qui a reçu la révélation d’une loi, la loi d’un messager qui l’a précédé. Quant au messager – ar-raçoul – c’est celui qui a reçu la révélation d’une nouvelle loi. Chacun des deux à pour ordre de transmettre. Certains savants se sont trompés en disant que le prophète n’a pas l’ordre de transmettre. C’est une erreur abominable car si il n’avait pas reçu l’ordre de transmettre, quel est le sens de son message, de son envoi. Quant à la Parole de Allah ta^ala « La noufarriqou bayna ‘ahadin min rouçoulih » c’est-à-dire « Nous ne distinguons entre aucun de ces messagers par la foi » cela veut dire que nous croyons en la totalité d’entre eux. Mais du point de vue du mérite, certains messagers sont meilleurs que d’autres. Allah ta^ala dit « Tilka r-rouçouli faddalna ba^dahoum ^ala ba^d » ce qui signifie « Ces messagers, nous avons accordé à certains un degré supérieur aux autres. Le premier des prophètes et des messagers, c’est Adam ^alayhi s-salam. La preuve en est qu’il était prophète, c’est la Parole de Allah ta^ala «’Inna l-Laha stafaAdama wa Nouhan wa ‘ala Ibrahima wa ‘ali ^Imran ^ala-l-^alamin » ce qui signifie « Allah a élu Adam, Nouh, la famille de Ibrahim, la famille de ^Imran par rapport au reste des mondes ». Certains se sont trompés. Ils ont pensé que le premier des messagers dans l’absolu, c’est Nouh et ils ont cité pour cela un hadith que Nouh serait le premier des messagers de Allah aux gens de la terre. Or, le sens de ce hadith, c’est que Nouh ^alayhi s-salam était le premier que Allah a envoyé à des peuples différents car avant cela, les gens étaient une seule communauté, c’est-à-dire ils étaient tous sur l’Islam. Cela avait duré à l’époque de Adam, à l’époque de Chith, puis à l’époque de ‘Idris. Ensuite, la mécréance s’était produite pour la première fois après ‘Idris. Nouh était donc le premier à être envoyé à des mécréants. Al-jahiliyatou-l-‘oula, la première période anté-islamique c’est celle qui séparait le décès de ‘Idris et l’envoi de Nouh. Elle a duré mille années. Le dernier des prophètes et le meilleur d’entre eux, c’est Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. La preuve qu’il était le meilleur des prophètes c’est la Parole de Allah ta^ala « Kountoum khayroun ‘oummatin ‘oukhrijat li-n-nas » ce qui signifie « Votre communauté est la meilleure des communautés ». Si sa communauté est la meilleure des communautés, il est donc lui le meilleur des prophètes.

Que l’on sache que les prophètes sont meilleurs que les saints, les waliyy. Ils sont meilleurs que les anges – al-mala’ikah. Allah ta^ala après la mention d’un certain nombre de prophètes a dit « Wa koullan faddalna ^ala-l-^alamin » ce qui signifie « Nous leur avons accordé à tous un degré supérieur aux mondes ». Les mondes – al-^alamoun – englobe les jinns, les humains et les anges. Il est parvenu que tous les prophètes sont  venus avec une seule et même religion qui est l’islam. Allah ta^ala dit « ‘Inna d-dina ^inda-l-Lahi l’islam » qui signifie « La religion agréée par Allah c’est l’Islam » et Allah ta^ala dit « Wa man yabtaghi ghayra l’islami dina falan youqbala minh wa houwa fi-l-‘akhirati mina l-khacirin » qui signifie « Celui qui choisi une autre religion que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera dans l’au-delà au nombre des perdants » et Allah ta^ala dit « Houwa s-sammakoumou l-mousliminou mina-l-qabl » qui signifie « Celui qui vous a appelé musulmans depuis bien longtemps ». Et  Allah ta^ala dit «  Ma kana ‘Ibrahim yahoudiyan wa la nasraniyan wa lakin kana hanifan mousliman wa ma kana mina-l-mouchrikin » ce qui signifie « ‘Ibrahim n’était pas juif, il n’était pas chrétien mais il était bien sur l’Islam, sur la droiture, il n’était pas un associateur» et Allah ta^ala dit « Falamma ‘ahassa ^Iça  minhoumou-l-koufra qala man ‘ansari illa-l-Lah qala-l-hawariyyoun nahnou ‘ansarou-l-Lah ‘amanna bi-l-Lahi wa chahd bi ‘anna mouslimoun » ce qui signifie « Lorsque ^Iça a vu que certains allaient commettre la mécréance, il a dit « qui sont ceux qui me soutiennent pour l’agrément de Alla? » Les apôtres ont alors dit « nous te soutenons pour l’agrément de Allah, nous avons cru en Allah et témoigne que nous somme musulmans ». Al-Boukhariyy a rapporté que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Al-anbiya’ou ‘ikhwatou li^allat dinouhoum wahid wa ‘oummahatouhoum chatta » cela veut dire que les prophètes sont comme des frères de même père mais de mère différente. Leur religion est la même qui est l’islam. Tous les prophètes sont venus avec une seule croyance au sujet de Allah qui est la croyance qu’il n’est de Dieu que Allah ». Le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit « ‘Afdalou ma qoultou ‘ana wa n-nabiyyouna min qabli la ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah » ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que les prophètes qui m’ont précédés est « il n’est de Dieu que Allah, Il n’a pas d’associé ». Et les frères dans la langue « al-‘ikhwah » sont soit des frères « ach-chiqqa’ » soit des frères « ‘akhiaf » soit des frères  « li^allat ». Le sens de « frères li^allat » ce sont des frères qui ont même père mais qui ont des mères différentes. Cette comparaison que le messager a faite veut dire que tous les prophètes sont comme des frères qui ont un même père, en effet, puisque leur religion est la même qui est l’Islam. Mais ce qui les distingue les uns des autres, c’est la loi, c’est-à-dire les ramifications pratiques comme la zakat, comme la prière et ce qui est de cet ordre. Dans la loi de Adam par exemple, il était permis au frère d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle. La fornication à son époque et dans sa loi, c’est qu’un homme ait un rapport avec sa sœur qui était sa sœur jumelle. Puis, par la suite, il y a eu l’interdiction du mariage d’un frère avec sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle dans la loi de Chith et il était dans la loi de Adam obligatoire d’accomplir une seule prière puis dans les lois des prophètes des fils de ‘Israil, il y a eu obligation d’accomplir deux prières. Puis dans la loi de notre maître Mouhammad qui est la meilleure des lois et  la plus facile, il y a eu l’obligation d’accomplir cinq prières par jour et nuit. Ce changement dans la loi est fonction de ce que requiert la sagesse et Allah sait mieux que quiconque l’intérêt des gens plus qu’eux-mêmes.  A partir de là, tu prends connaissance, toi qui est neutre et objectif, de la grave erreur dans la parole de certains qui disent « les trois religions célestes ». En effet, il n’y a pas de religion valable si ce n’est l’Islam qui est la seule religion céleste. Quant aux nasara qui ont été mentionnés dans le Qour’an à titre d’éloge dans cette ayah « ‘Inna l-ladhina hadouwan n-nasara wa sabi’in man ‘amana bi-l-Lahi wa l-yawmi-l-‘akhir » jusqu’à la fin de la ayah « an-nasara » ici, c’était les musulmans qui ont été les supporters et les partisans de ^Iça, qui l’ont suivi sur l’Islam. Quant à l’yahoud qui sont cités ici, ce sont ceux qui étaient musulmans, ceux qui  hadou, c’est-à-dire qui ont fait le repentir, qui ont abandonné les erreurs qu’ils avaient faites après avoir contredit Mouça et Haroun, ils ont dit « houdna » c’est-à-dire « toubna wa raja^na » c’est-à-dire « nous nous repentons ». Et la raison de l’appellation de ceux qui ont mécru après ceux-là comme « yahoud » et « nasara », la raison de leur appellation « gens du Livre » «’ahlou-l-kitab », c’est parce qu’ils se réclament de at-Tawrat et de al-‘Injil mais c’est une simple réclamation sans croire en at-Tawrat et al-‘Injil authentiques. Il n’est donc pas permis de les appeler « croyants ». Preuve en est la Parole de Allah ta^ala « Qoul ya ‘ahla-l-kitabi lam takfourouna bi ‘ayati-l-Lah wa-l-Lahou chahidou ^ala ma ta^maloun » qui signifie « Ô vous gens du Livre pourquoi vous êtes mécréants en les ayah de Allah et Allah sait ce que vous faîtes » et la Parole de Allah ta^ala « Wa law ‘amana ahlou-l-kitabi lakana khayran lahoum » qui signifie « Si les gens du Livre avaient été croyants cela aurait été mieux pour eux ». Et la Parole de Allah ta^ala « Wa law ‘an ‘ahla-l-kitabi ‘amanou wa t-taqou lakafarna ^anhoum sayyi’atihim » qui signifie « Si les gens du Livre avaient été croyants et avaient été pieux Nous leur aurions expié leurs mauvaises actions ». Quant à la Parole de Allah ta^ala « ‘Inna l-ladhina kafarou min ‘ahli l-kitabi wa l-mouchrikina fi nari jahannama khalidina fiha ‘oula’ikahoum charrou l-bariyyah ». Ici, il ne s’agit pas d’une partie d’entre eux mais il s’agit de la totalité d’entre eux. On dit que « min » ici ce n’est pas les taba^iyoud mais les bayan, c’est-à-dire que tous sont des mécréants. Et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AU JOUR DERNIER

 

 

Le prophète ^alayhi ssalatou wa salam a dit dans le long hadith de Jibril ce qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour Dernier » jusqu’à la fin du hadith. Le Jour Dernier c’est le Jour du Jugement. Il commence à partir du moment où Israfil souffle dans le cor. Tous ceux qui étaient vivants parmi les humains et les jinns et les anges vont mourir sauf ceux qui sont exceptés parmi les anges comme ceux qui portent le Trône, comme l’ange chargé du Paradis, l’ange chargé de l’enfer. Le Jour du Jugement dure cinquante mille ans. Il s’agit de cinquante stations différentes pour l’exposition des actes. Chaque station dure mille années. Allah ta^ala dit « Fi yawmin kana miqdarouh khamsina ‘alfa sanah » qui signifie « Un jour dont la durée est de cinquante mille ans ». Il est parvenu dans le hadith sahih que toutes ces années vont passer pour un croyant pieu comme moins que le temps d’une prière prescrite et dans une autre version comme lorsque le soleil s’apprête à se coucher. L’exposition des actes des gens a lieu sur la terre changée. Allah ta^ala dit « Yawma toubaddoula l-‘ardou ghayra l-‘ard » ce qui signifie « Le jour où la terre sera changée ». Al-qiyamah, le Jour du Jugement a des petits signes annonciateurs et des grands signes annonciateurs. Parmi les petits signes annonciateurs, c’est de construire en hauteur de la part de ceux qui, auparavant, marchaient nu pied, qui étaient mal habillés, qui étaient pauvres, qui faisaient paître le bétail et ceci s’est produit. Il y a aussi le rapprochement des marchés, ils deviennent  tellement nombreux qu’ils deviennent proches les uns des autres et cela aussi s’est produit. Il y a aussi le grand nombre de tremblements de terre et le grand nombre d’assassinats sans raison et le grand nombre de gens qui boivent l’alcool et beaucoup de fornication, beaucoup de gens qui entendent la musique interdite et tout cela s’est produit. Il y a aussi les femmes qui vont paraître avec des vêtements qui montrent leur zone de pudeur en grand nombre avec leur tentation des hommes pour la fornication, ceci aussi s’est produit. Et le dernier des petits signes annonciateurs, c’est l’apparition de Al-Mahdi. At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud ont rapporté que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « La taqoumou s-sa^a hatta yamlika n-nasa rajouloun min ahli baytiyi youwatihou smouhou smi wa smou abihi sma abi yamlan l-‘ardou qistan wa ^adlan kama mouli’at dhoulman wa jawra » c’est-à-dire que parmi les signes annonciateurs du Jour du Jugement, c’est que la terre sera emplie d’injustice et de tyrannie et cela aussi s’est produit. Ensuite va paraître un homme qui est de la famille du messager, qui s’appellera Mouhammad fils de ^Abdou-l-Lah, il est de Médine lui ainsi que son père, il va apparaître à Médine l’Illuminée et en sortir pour se diriger à la Mecque là où 313 saints vont lui faire pacte d’allégeance. Ensuite, il va s’installer dans le pays de Ach-Cham et il y vivra et il gouvernera la terre avec équité. Il est parvenu dans les paroles qui nous ont été rapportées qu’il aura au-dessus de lui un ange qui annoncera aux gens « Ô vous les gens, voici Al-Mahdi, suivez-le » et lorsque ^Iça va descendre du ciel, Al-Mahdi va le diriger dans la prière. Tout cela indique que ^Iça Al-Macih va appliquer la loi de Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. Après les petits signes annonciateurs, il y aura de grands signes annonciateurs parmi lesquels il y a trois fissures dans la terre, une à l’est, une à l’ouest et une dans la Péninsule arabique. Il y a aussi les peuples de Ya’jouj et Ma’jouj qui vont apparaître. Ce sont des mécréants, des êtres humains descendants de Adam mais qui sont cachés dans une direction de la terre. Dhou l-Qarnayn qui est un esclave vertueux a construit une barrière, un barrage entre eux et les autres humains. Il est parvenu dans le hadith sahih que chaque jour, ils essayent de transpercer ce barrage et il reste une partie qu’ils ne transpercent pas, une partie qui peut être transpercée en une seule journée mais ils diront « demain, nous allons le poursuivre » et le lendemain quand ils vont revenir, ils vont retrouver que le barrage est redevenu tel quel jusqu’au jour dans lequel Allah a voulu qu’ils sortent. Ils vont dire la veille « demain nous allons poursuivre si Dieu le veut ». Quand ils vont venir le lendemain, ils vont ouvrir le barrage et ils vont sortir et ils vont manger tout ce qu’il y a sur terre comme nourriture même ils vont boire toute l’eau qu’il y a dans la lagune de Tibériade qui se trouve en Palestine et le dernier d’entre eux quand il va passer, il va dire « ici, il y avait de l’eau ». Il y a aussi l’apparition de al-macih ad-dajjal. Al-macih ad-dajjal c’est le faux messie qui est emprisonné sur une île en mer, les anges l’ont ligoté avec des chaînes, c’est un mécréant qui va dire aux gens « je suis votre dieu » et il est borgne. Il ordonne aux gens de le suivre sur cette mauvaise croyance. Beaucoup vont le suivre car sa discorde et sa dissension est grande. Il dira à la terre « fais pousser tes plantes » et il va pousser ses plantes. Il dira au ciel « fais tomber ta pluie » et la pluie va tomber et ceci est une épreuve de la part de Allah à Ses esclaves. Le prophète, ^alayhi ssalat wa salam a dit « Il a avec lui une eau et un feu. Son eau est en réalité du feu et son feu est en réalité de l’eau ». Il y aussi parmi les grands signes la descente de ^Iça al-Macih. Allah ta^ala dit « Wa ‘innahou la^alamoun li s-sa^ah » ce qui signifie « Et il est certes un signe qui annonce le Jour du Jugement ». Ibnou ^Abbas a dit « Il s’agit de la descente de Al-Macih ^Iça. Il est parvenu dans le hadith sahih qu’il descendra auprès de la tour blanche qui se trouve à l’est de Damas, sur les ailes de deux anges. Et il y a maintenant une tour blanche à l’est de Damas dans le nouvel aéroport. Et il est parvenu que Al-Macih va tuer ad-dajjal à la porte de la ville de Loudd qui se trouve en Palestine et il va faire une invocation contre Ya’jouj et Ma’jouj et Allah les exterminera en faisant en sorte que des vers vont pénétrer dans leur cou et qu’ils vont les tuer. Il est rapporté de Ka^b Al-‘Ahbar que ^Iça va être enterré auprès de notre maître Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam dans la maison bénie de ^A’ichah. Il y a parmi les grands signes, la descente d’une fumée du ciel qui va recouvrir les gens qui vont être comme enrhumés. Il y a aussi la sortie d’un animal de la terre, c’est une bête immense qui sortira de la montagne AsSaffa, qui a une trompe, qui va marquer le croyant par un signe et le mécréant par un signe. Il y a aussi le lever du soleil à partir de son couchant et son coucher au levant pendant trois jours de suite. Il y a aussi un feu immense qui va sortir de ^Adan au Yémen qui va pousser les gens vers la terre de Ach-Cham et la terre de Ach-Cham est une grande surface depuis al-^Arich jusqu’à Balis en Irak et tout cela englobe la Jordanie, la Palestine, le Liban et la Syrie.

Remarque importante : il est un devoir de croire que Allah ta^ala n’est pas un corps. Il n’y a pas entre lui et une de Ses créatures de rapport de distance car le rapport de distance a lieu entre deux corps qui se trouvent dans une direction et un endroit. Lorsque nous entendons la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « Man ‘ahaba liqa’ Allah ‘ahaba-l-Lahou liqa’ahou wa man kariha liqa’ Allah kariha l-Lahou liqa’ ». Il n’est pas permis de croire que « liqa’ou l-Lah » a lieu de face mais le sens de « liqa’ou l-Lah » c’est la mort, c’est-à-dire que celui qui veut mourir, le croyant qui est pieu lors de la mort viendra à lui ^Azrail et lui dira « je t’annonce la bonne nouvelle que Allah te fait miséricorde et qu’Il t’agrée » et il aimera mourir. Ce pieu, Allah l’aime et le sens quand on dit que Allah l’aime, c’est-à-dire Allah l’honore. Mais le mécréant, ^Azrail viendra à lui, l’ange de la mort, quand il est en train d’agoniser, il lui dira « je t’annonce la mauvaise nouvelle que Allah te châtie » et il va détester encore plus la mort, ce mécréant, Allah ne l’aime pas c’est-à-dire Il ne l’honore pas. Il n’est pas permis de dire que Allah aime toute créature car Il les a créées toutes. Allah ta^ala dit « Fa’inna l-Laha la youhibbou l-kafirin » ce qui signifie « Allah n’agrée pas les mécréants ». Et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE EN LA DESTINEE QU’ELLE SOIT DU BIEN OU DU MAL

 

La signification de la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans le long hadith de Jibril « La foi est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour Dernier et en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ». La croyance en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ici, al-qadar, il s’agit de l’attribut de Allah, c’est-à-dire qu’il est un devoir de croire que tout ce qui entre en existence entre en existence par la Prédestination éternelle de Allah. La prédestination de Allah qui est Son Attribut éternel, exempt de début, exempt de fin englobe tout ce qui entre en existence, que ce soit les corps ou les œuvres, qu’elles soient du bien ou du mal. La Prédestination de Allah qui est Son Attribut n’est pas qualifié de mauvais. Le sens de « khayrihi wa charrihi » « qu’il soit du bien ou du mal » c’est ce qui est prédestiné, c’est-à-dire la créature, il y a parmi Ses créatures ce qui est une  bonne chose, il y a ce qui est une mauvaise. Ce qui est prédestiné est entré en existence grâce à la Prédestination de Allah qui est de toute éternité. Le messager, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, aura utilisé le terme « al-qadar » dans le sens de l’Attribut de Allah puis il a utilisé le pronom « fi khayrihi » sur le sens de ce qui  est destiné, à savoir, la créature. Allah ta^ala dit « Inna koulla chay’in khalaqnahou bi qadar » c’est-à-dire « Chaque chose Nous l’avons créée selon une destinée ». Et Mouslim a rapporté dans son sahih que le messager a dit « Koullou chay’in bi qadar hatta l-^ajzou wa l-kays » c’est-à-dire « Toute chose est selon une prédestination même la stupidité et l’intelligence ». Il n’est pas permis de dire que Allah a prédestiné le bien et qu’Il n’a pas prédestiné le mal car ceci est contraire au Qour’an, au hadith et à la raison. La prédestination du mal de la part de Allah, la volonté du mal de la part de Allah et la création du mal de la part de Allah n’est pas mauvais de la part de Allah. C’est le fait que l’esclave fasse le mal qui est mauvais. En effet, l’esclave a pour ordre de ne faire que le bien. Il lui est interdit de faire le mal. Mais Allah ta^ala est Celui Qui ordonne, Qui n’a personne qui Lui donne des ordres, Il est Celui qui interdit et Qui n’a personne qui Lui fixe des interdits. La différence entre le bien et le mal, c’est que Allah aime le bien, ordonne le bien, alors que le mal, Allah ne l’aime pas et l’interdit. Sinon, tout est créé par Allah, la Prédestination de Allah et la Science de Allah et par la Volonté de Allah. Si quelqu’un demande « l’homme est moukhayyir aw mousayyir ? ».  La réponse est de dire que l’homme a une liberté de choisir qui est soumise à la Volonté de Allah. L’homme a un choix mais il ne sort pas de la Volonté de Allah. Allah ta^ala dit « Wa ma tachaouna illa ‘an yacha’ Allahou Rabbou l-^alamin » ce qui signifie « Et vous ne voulez que ce que Allah le Seigneur des mondes veut ». On ne dit pas que l’homme a un choix qui est indépendant de la Volonté de Allah. On ne dit pas que l’homme est contraint à faire ce qui provient de lui de son propre choix car la contrainte, al-jabr contredit la responsabilisation at-taklif. Allah ta^ala dit « La youkallifou l-Lahou  nafsan illa wous^aha » qui signifie « Allah ne charge la personne que de ce dont elle est capable, de ce qu’elle peut faire » et Allah ta^ala dit « Laha ma kaçabat wa ^alayha ma ktaçabat » c’est-à-dire que l’âme a en sa faveur le bien qu’elle accompli, contre elle le mal qu’elle a accompli et acquis. L’homme, ne provient de lui que ce que Allah lui a prédestiné tout comme le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit « Wa qoul ‘i^malou fakoulloun mouyassaroun lima khouliqa lah » ce qui signifie « Dis, oeuvrez chacun il lui sera facilité ce pour quoi il a été créé ». La part de l’esclave et de son acte est qu’il oriente son intention vers cet acte et Allah lui créé cet acte dans ce moment-là si Dieu le veut. Les esclaves ont l’acquisition des œuvres. Ils n’ont pas de part dans la création des œuvres. Allah ta^ala dit « Hal min khaliqin ghayrou l-Lah ? » cela veut dire qu’il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Et Ibnou Hibban a rapporté que le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « Inna l-Laha sani^ou koulli sani^in wa san^atih » c’est-à-dire que Allah est le Créateur de l’esclave et le Créateur de l’acte de l’esclave. Parmi les plus grandes preuves de ‘Ahli s-sounnah que Allah est le Créateur de l’acte de l’esclave et que l’esclave n’a pas de part dans la création, c’est la Parole de Allah « Falam taqtoulouhoum walakina l-Laha qatalahoum wa ma ramayta ‘idh ramayt walakina l-Laha rama » cela veut dire « Ce n’est pas toi ô Mouhammad qui a créé l’acte de lancer mais lorsque tu as lancé, lorsque tu as acquis cet acte de lancer mais c’est Allah Qui a créé l’acte de lancer ». L’imam Ach-Chafi^iyy a été interrogé au sujet de la destinée al-qadar. Il a répondu « Ma chi’ta kana wa in lam ‘acha’ – wa ma chi’tou in lam tacha’ lam yakoun – khalaqta l-^ibada ^ala ma ^alimt – fafi l-^ilmi yajri l-fata wa l-mousin – ^ala dha manant wa hadha khadhalt – wa hadha a^anta – wa dha lam tou^in – faminhoum chaqiyyoun – wa minhoum sa^id – wa hadha qabihoun – wa hadha haçan » cela veut dire « Ce que tu veux ô Allah a lieu même si moi je ne le veux pas – et ce que je veux si Toi Tu ne le veux pas n’aura pas lieu – Tu as créé les esclaves conformément à ce que Tu sais – conformément à ce que Tu sais a lieu tout ce qui concerne le plus jeune tout comme le plus âgé – à celui-là Tu as fait grâce à cet autre Tu n’as pas fait grâce – celui-là tu l’as aidé celui-là Tu ne l’as pas aidé – parmi eux il y a les bienheureux d’autres des malheureux – celui-là est laid et cet autre est beau ». Ach-Chafi^iyy a donc expliqué al-qadar, la destinée, par la volonté. Et il a indiqué que ce que Allah veut aura lieu nécessairement et que ce que l’esclave veut n’aura lieu que si Allah le veut et que toute chose est créée par Allah conformément à sa Science et à Sa Volonté. Certains se sont égarés. Ils se prétendent de l’Islam. Ils ont considéré que la Volonté de Allah est soumise à la volonté de l’esclave et ceci est contraire à la Parole de Allah ta^ala « Wa ma tachaouna illa ‘an yacha’ Allahou Rabbou l-^Alamin » qui signifie « Et vous ne voulez que si Allah le Seigneur des mondes le veut ». Les mou^tazilah, que Dieu les enlaidisse, ont dit que Allah a créé les corps des esclaves et leur a donné la capacité de créer leurs œuvres puis il est devenu impuissant de les leur créer. Ceci est une des plus abominables mécréances. Un certain savant a dit « Les mou^tazilah ont considéré Allah comme celui qui a été cité dans le proverbe « je l’ai fait entrer chez moi et il m’en a fait sortir » c’est-à-dire ils ont considéré que Allah serait devenu vaincu dans ce monde qui Lui appartient. Or Allah dit « Wa l-Lahou ghaliboun ^ala ‘amri » c’est-à-dire que la Volonté de Allah se réalise. Al-qadiyy ^Abdou Jabbar, le mou^tazilite a rencontré l’imam Abou ‘Ishaq Al-Isfrayiny et le mou^taziliyy a commencé à parler en disant « Il est exempt d’imperfection Celui Qui est exempt de toute indécence ». Il vise par cela que Allah n’a pas voulu que le mal existe et qu’Il ne l’a pas créé ». C’est alors que Abou ‘Ishaq lui a répondu « Il est exempt d’imperfection Celui Qui est tel qu’il ne se produit dans ce qui Lui appartient que ce qu’Il veut ». C’est alors que le mou^taziliyy lui a répondu « est-ce que notre Seigneur aime qu’on Lui désobéisse ? ». Alors, Abou ‘Ishaq lui a répondu « Est-ce que notre Seigneur est désobéi malgré Lui ? ». Le mou^taziliyy a répondu « Vois-tu, si Il m’empêche d’être bien guidé et qu’Il a jugé que je sois mal guidé, égaré, est-ce qu’Il aura agi en bien envers moi ou en mal ? ». Alors, Abou ‘Ishaq lui a répondu « Si Il te prive de ce qui est ton droit, Il aura agi en mal mais si Il te prive de ce qui Lui appartient, alors Il accorde Sa miséricorde à qui Il veut ». C’est alors que le mou^taziliyy s’est tut et il n’a plus parlé car l’imam Abou ‘Ishaq lui a donné la preuve qui le fait taire.

Il s’avère ainsi, ô toi qui cherche la vérité que tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Allah conformément à Sa Science, Sa Prédestination et Sa Création que ce soit les corps ou les actes, le bien tout comme le mal, la mécréance et la foi. Seulement, Allah aime le bien et ordonne le bien mais Il n’aime pas le mal et Il interdit le mal. Ibnou Hibban a rapporté que le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « ‘Inna l-Laha law ^adhdhaba ahli ‘ardihi wa samawatihi la^adhdhabahoum wa Houwa ghayrou dhalimin lahoum wa law rahimahoum kanat rahmatouhou khayran lahoum min ‘a^malihim wa law ‘anfaqta mithla ‘ouhoudin dhahaban fi sabili l-Lahi ma qabilahou l-Lahou mink hatta tou’mina bi l-qadar wa ta^allama ‘an ma asabak lam yakoun liyoukhti’ak wa ma ‘akhta’ak lam yakoun liyousibak wa law mit ^ala ghayri hadha dakhalta n-nar » ce qui signifie « Allah si Il châtiait les gens de la terre et des cieux, Il les aurait châtiés sans être injuste envers eux et si Il leur faisait miséricorde, Sa miséricorde serait un bien pour eux, ce serait mieux que les actes qu’ils ont accomplis. Et si tu dépensais comme la montagne de ‘Ouhod en or dans la voie que Allah agréée, Allah n’accepte cela de toi que si tu crois en la prédestination et que tu saches que ce qui t’a atteint ne pouvait pas te manquer et que ce qui t’a manqué ne pouvait pas t’atteindre et que si tu mourrais sur autre que cette croyance tu irais en enfer »

Et Allah sait plus que tout autre.

 

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Invocations : Al-Istikhaarah

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

« ‘Allahoumma inni ‘astakhirouka bi ^ilmika wa ‘astaqdirouka bi qoudratika wa as’alouka min fadlika l-^adhim ;

fa ‘innaka taqdirou wa la ‘aqdirou wa ta^lamou wa la ‘a^lamou wa ‘anta ^allamou l-ghouyoub ;

‘Allahoumma in kounta ta^lamou anna hadha l-‘amra (il cite la chose) khayroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou il dit fi ^ajili ‘amri wa ‘ajilih) faqdourhou li wa yassirhou li thoumma barik li fih ;

wa in kounta ta^lamou ‘anna hadha l-‘amra charroun li fi dini wa ^aqibati ‘amri (ou alors il dit fi ^ajili amri wa ‘ajilih) fasrifhou ^anni wasrifni ^anh, waqdour liya l-khayra haythou kan, thoumma raddini bih ».

Information utile : cette ‘istikharah est recommandée dans tous les cas. Elle est réalisée après deux rak^ah surérogatoires et on dit après ces deux rak^ah l’invocation précédemment citée, celle que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseignée aux compagnons.

Si le croyant a demandé, a fait l’istikharah, il s’engage après cela pour ce pour quoi son cœur est tranquille et qui ne comporte pas de péché. Ce n’est pas une condition qu’il voit quelque chose dans le rêve.

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Exhortations : Conseils utiles et questions

Posted in Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a été interrogé « est-ce que chaque jour de Ramadan il y a un moment durant lequel les invocations sont exaucées ? » Il a répondu, que Allah lui fasse miséricorde « Chaque nuit il y a un moment ». Un moment, ça ne veut pas dire soixante minutes mais c’est un laps de temps. Cependant, seuls ceux à qui Allah le veut font des invocations dans ce moment-là. Les coqs, lorsqu’ils poussent le  cri la nuit cela veut dire qu’ils ont vu les anges, l’invocation à ce moment-là est utile ceci dans le cas où le coq a crié de lui-même et non pas qu’il a été provoqué. Si quelqu’un était proche du coq à cet instant-là et que le coq a poussé un cri cela veut dire que les anges sont passés par là ou qu’ils étaient présents dans ce moment-là pour leur fonction. Le coq à ce moment-là voit l’ange sous sa véritable apparence.

La ‘ilaha illa l-Lahou l-Halimou-l-Karim Soubhana l-Lahi Rabbi l-^archi-l-^adhim ; al-hamdouli-l-Lahi Rabbi-l-^alamin.

Cette formule diffère de la formule citée dans le livre « ad-dalil » mais légèrement. C’est l’invocation du tourment et l’autre aussi c’est l’invocation du tourment. Cette invocation est parvenue de Al-Haçan fils de Al-Haçan fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Al-Hajjaj Ibnou Youçouf a demandé à ce qu’on le lui amène. Les gens lui ont dit « aujourd’hui tu vas être tué ». Quand il s’est retrouvé debout devant Al-Hajjaj, Al-Hajjaj a changé. Il voulait au départ le tuer mais il a changé d’avis. Il s’est mis à l’aimer, il a été attiré par lui, il a eu son amour dans son cœur, il l’a honoré et il lui a même réalisé une affaire puis il lui a dit : « avant que tu ne viennes tu étais la personne que je détestais le plus et maintenant tu es la personne que j’aime le plus » et Al-Haçan avait dit cette invocation lorsque Al-Hajjaj avait demandé à ce qu’on le lui amène puis il est parti le voir. Celui qui veut rencontrer un gouverneur dont il craint la tyrannie ou la nuisance, qu’il dise cette invocation avant d’entrer le voir et incha’ Allah il sera sauvé.

Question : on dit que Untel est mouqaddas si cette personne est un croyant accompli mais Al-Qouddous, on ne le dit que pour Allah comme on dit Ar-Rahman.

Question : est-ce qu’il est permis de poser le Moushaf sous l’oreiller et de dormir au-dessus de l’oreiller qui est sur le Moushaf ? Réponse : si il a posé sa tête au-niveau du Moushaf, c’est-à-dire au-dessus exactement, cela n’est pas permis mais s’il a posé la tête dans une autre direction que celle en-dessous de laquelle se trouve le Moushaf, c’est permis et il peut dormir sur cet oreiller car il ne sait pas avec certitude si durant la nuit il va changer de position et sa tête deviendra sur la partie de l’oreiller qui est au-dessus du Moushaf.

Question : quel est le sens de « wa aatouhounna oujouurahounn » ? Réponse : « al-oujour » ici ce sont les dotes que les hommes donnent aux femmes.

Question : celui qui dit que al-mout^ah c’est la fornication elle-même c’est dans quel livre ? Réponse : c’est Al-Bayhaqiyy qui a rapporté cela de Ja^far AsSadiq.

Question : qui a rapporté le hadith de l’interdiction de al-mout^ah et dans quel livre – al-mout^ah c’est le mariage temporaire – ? Réponse : Mouslim, Al-Bayhaqiyy et d’autres.

Question : le messager a dit ce qui signifie « je vivais entre deux des pires voisins ». Ces deux-là sont Abou Jahl et Abou Lahab, ils jetaient devant la porte du messager ce qui sortait des gens. Et le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit ce qui signifie  « J’habitais entre deux pires voisins Abou Lahab et Ibnou Abi Mou^ayt rapporté par Ibnou Sa^d d’après ^A’ichah. Ils  ramenaient les déchets qu’ils mettaient devant ma porte, ils ramenaient les poux qu’ils jetaient devant ma porte et ils ramenaient même ce qui sortait de leur ventre et ils le mettaient devant ma porte.

Question : la Parole de Allah ta^ala qui ordonne dans cette ayah le tahajjoud, elle comporte l’ordre de veiller des nuits pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires. La question : est-ce que cette ayah est spécifique au Messager ou concerne-t-elle tous les croyants ?

Réponse : cette ayah est une parole adressée au messager. Ceci est spécifique au messager du point de vue de la parole et du point de vue du sens. Mais le tahajjoud, c’est-à-dire les prières surérogatoires pendant la nuit, c’est requis de sa communauté à titre d’exemple sur le prophète et non pas au titre d’obligation. Tandis que le prophète, certains savants ont dit que c’est un devoir pour lui après la révélation des cinq prières de faire des prières surérogatoires la nuit, de faire d’autres prières pendant la nuit et certains ont dit « cela a été abrogé à son sujet tout comme cela a été abrogé au sujet de sa communauté ».

 

Information utile : le temps libre, si tu ne l’occupes pas par ce qui est important, tu vas l’occuper par ce qui n’est pas important.

Question : quelqu’un qui est entré avec l’imam dans la prière dans un temps qui ne suffit pas à réciter la Fatihah et l’imam s’est incliné puis s’est relevé du roukou^ et le ma’moum est encore debout en train de réciter la Fatihah et avant que l’imam n’amorce son mouvement pour la prosternation, le ma’moum s’est incliné, dans ce cas-là la rak^ah pour le ma’moum a été manquée.

Question : la terre elle-même ne sera pas anéantie mais ce sont ses caractéristiques qui vont changer, c’est cela le sens de l’anéantissement. Les cieux, leurs caractéristiques vont changer.

Question : si quelqu’un a interrompu la prière surérogatoire pour répondre à ses parents, ce n’est pas déconseillé.

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Exhortations : Ceux qui craignent Allaah

Posted in Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, dit Allah ta^ala dit ce qui signifie « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants » afin de nous faire comprendre que l’ignorance entraîne l’ignorant à agir d’une manière singulière et à s’écarter de la vérité. Les savants, ils savent ce que Allah a rendu licite, ce que Allah a interdit et ils appliquent la loi de Allah. Ils font les devoirs, ils évitent les péchés, ceux-là, ils ont connu ce que Allah leur a ordonné d’accomplir, ce que Allah a ordonné à Ses esclaves d’accomplir, ce qu’Il  leur a rendu obligatoire, ils s’en sont acquittés et ils ont su ce que Allah a interdit à Ses esclaves et ils l’ont évité. Ce sont ceux-là qui craignent le plus Allah plus qu’autres qu’eux. Quant à l’ignorant, il se peut qu’il fasse quelque chose en pensant que c’est un acte d’adoration agréé alors qu’il n’est pas valable ou il se peut qu’il néglige quelque chose alors qu’elle  est une obligation. Pour cela, Allah ta^ala dit « innamaa yakhcha lLaaha min 3ibaadihi l 3oulamaa’ », c’est-à-dire que les savants sont ceux qui craignent  Allah, c’est-à-dire qui Le craignent le plus, plus qu’autres qu’eux. Pour ce, le messager de  Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « un seul faqih est plus fort contre le chaytan que mille adorateurs » car le faqih, c’est-à-dire le savant, il se protège contre les accès du chaytan pour corrompre les esclaves. Quant à l’ignorant, il va suivre les pièges du chaytan, il va faire un acte d’adoration alors que le chaytan a introduit dans son adoration ce qui la corrompt sans qu’il ne le sache. Quant au savant, si le chaytan l’inspire à faire quelque chose de manière qui n’est pas valable dans l’adoration, il sait que cette adoration si il la fait de cette manière-là elle ne sera pas valable et il évite cela. Il y a un homme de la région de Mardin, qui était âgé, il vivait à Beyrouth, peut être qu’il est encore vivant, il jeûnait toute l’année et il veillait toutes les nuits. Il disait de lui-même que dans sa prosternation il disait soubhana-l-jalis, il croyait que Allah était assis. Cet homme qu’est-ce qu’il va avoir dans l’au-delà s’il mourrait sur cet état avant de connaître que c’est de la mécréance, avant de renouveler son Islam par les deux témoignages tout en exemptant Allah de la position assise et d’autres caractéristiques des humains ! Il n’aura pas d’autre demeure que l’enfer. Certains comprennent d’une ayah  un sens qui est faux et la ayah n’a pas le sens qu’ils croient. Le sens ici est que les savants sont ceux qui craignent Allah plus qu’autres qu’eux. Celui qui attribue à Allah la peur des savants il devient mécréant sauf s’il comprenait par la peur, en Arabe « al-khawf », l’honneur, il ne devient pas mécréant. Celui qui explique cette ayah que Allah honore parmi  Ses esclaves les savants seulement, celui qui explique par le respect et par l’honneur il ne devient pas mécréant car beaucoup de savants ont dit cela, la glorification, c’est le respect, c’est l’honneur. Mais expliquer la ayah que Allah glorifie les  savants, c’est une version qui est singulière, c’est une explication singulière. Celui qui explique la ayah que Allah craint Ses savants, il devient mécréant mais celui qui explique cette ayah par le sens du respect et l’honneur, il ne devient pas mécréant.

Question : quel est le jugement de la femme qui ne met pas ce qui lui couvre la tête devant l’enfant qui a dix ans ? La réponse : si l’enfant n’a pas atteint la puberté, elle ne commet pas de péché, ce n’est pas un jeune proche de la puberté. Celui qui est proche de la puberté, c’est celui qui atteint un âge auquel  la plupart des gens deviennent pubères. La plupart des gens deviennent pubères à quatorze ou treize ans. Celui qui est proche de la puberté, il n’est pas permis qu’elle se retrouve seule à seule avec lui mais celui qui n’a que dix ans, il est permis qu’elle se retrouve seule avec lui et qu’elle dévoile sa tête devant lui et qu’elle lui serre la main.

Question : l’homme a été créé de terre. Réponse : notre père Adam a été créé de terre, pour cela nous disons que les humains sont créés de terre par rapport au premier d’entre eux.

Question : un apostat a demandé une fille en mariage et un autre lui a dit « félicitations » quel est son jugement ? Réponse : s’il comprend de la parole « félicitations », c’est-à-dire « j’espère que tu seras heureux par ces fiançailles », ce n’est pas de la mécréance mais s’il comprend par « félicitations » que c’est quelque chose qui est bénie selon le jugement de Allah, il devient mécréant. La parole « mabrouk » n’a pas d’origine dans la langue Arabe, on ne dit pas « mabrouk », on dit « moubarak ».

Question : un homme, une femme lui a fait du mal. Il a répondu « les filles de Eve sont rusées » alors qu’elle lui avait fait ce mal, quel est son jugement ? Réponse : lui ne comprend pas la généralisation, il ne comprend pas de là que chaque femme est rusée, il ne comprend pas ce sens, ce n’est pas de la mécréance.

Question : quel est le sens de « Ya Qawiyyou Ya Matin » ? Réponse, Ya Qawiyy, c’est-à-dire « Ô Toi Qui est sur toute chose Tout-Puissant et Ya Matin « Ô Toi Qui a la parfaite Toute-Puissance ».

Question : celui qui croit que le corps de Mouhammad a été créé de lumière, c’est un mécréant. Quant à celui qui croit que l’âme de Mouhammad est créée de lumière, il ne devient pas mécréant. Quant à celui qui dit que le corps de Mouhammad a été créé de lumière, il a démenti le Qour’an « Qoul innama ‘ana bacharoun mithloukoum » qui signifie « Dis je ne suis qu’un être humain comme vous ». Les humains ont été créés du maniyy de leur père et de leur mère, les deux maniyy se mélangent et à partir de ces deux eaux, ils sont créés sauf Hawwa’, ‘Adam et ^Iça, le fils de Maryam, eux, ils n’ont pas été créés du maniyy mais tous autres humains qu’eux ont été créés d’un maniyy.

Question : notre maître Adam est le dernier genre des créatures. Réponse : le dernier genre des créatures mais les vaches ont été créées avant cela, les serpents, les arbres, l’eau, les planètes, tout cela a été créé avant Adam. Adam est le dernier genre des créatures, cela ne veut pas dire que Allah n’a pas créé d’autres créatures après Adam.

Question : une femme doit un rattrapage de jeûne, elle voulait rattraper mais le jour où elle voulait rattraper par exemple c’était le jour de la station à ^Arafah, elle voulait rassembler l’intention du rattrapage et l’intention de la sounnah, est-ce que cela lui est possible ? Réponse : selon certains c’est possible mais l’avis qui prévaut c’est qu’elle ne rassemble pas l’intention du rattrapage et de la sounnah.

Question : Oummou Soulaym est-elle une des épouses du messager ou qui serait-elle ? Réponse : elle n’est pas une des épouses du messager, c’est la sœur de ^Aliyy Ibnou Abi Talib.

Question : lorsque cette terre sera changée, c’est-à-dire ses caractéristiques, Allah ta^ala fait que les humains soient déplacés de cette terre vers un lieu obscur puis sont ramenés à cette terre après qu’elle soit changée.

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