Chaykhaboulaliyah's Blog


Conseils divers

Posted in cours général,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 31, 2018

Al ‘Islam

 

 

            « Al-Boukhariyy et Mouslim ont tous deux rapporté que lorsque le Messager de Allah, a reçu la révélation du verset :

وَأَنذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ

(wa’andhir ^achirataka l-‘aqrabin) qui signifie : « Avertie ton clan les plus proches », sourate A ch-Chou^ara’/ 214. Le Messager de Allah a appelé les gens de sa tribu et a escaladé le mont de AsSafa et les gens se sont réunis, soient ils étaient venus eux-mêmes, soient ils envoyaient quelqu’un qui les représentaient pour voir ce que le Prophète voulait leur dire. Et le Messager de Allah s’est adressé à eux, il leur dit :

يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ ، يَا بَنِي فِهْرٍ ، يَا بَنِي عَبْدِ لؤي، يَا بَنِي فلان، لَوْ أني أَخْبَرْتُكُمْ أَنَّ خَيْلا  بِسَفْحِ الْجَبَلِ تُرِيدُ أَنْ تُغِيرَ عَلَيْكُمْ صَدَّقْتُمُونِي ؟

 

ce qui signifie, « Ô vous les descendants de ^Abdoul-Mouttalib, ô vous les descendants de Fihr, ô vous les descendants de Lou’ay, ô vous les descendants de untel, si je vous annonçais que de l’autre côté de la montagne, il y a des cavaliers qui viennent pour vous attaquer, est-ce que vous allez me croire ? Ils lui ont dit : « Oui. » Il leur a dit alors :

فَإنِّي نَذِيرٌ لَكُمْ بَيْنَ يَدَيْ عَذَابٍ شَدِيدٍ

 

ce qui signifie : « Alors, je vous avertis d’un châtiment terrible. » C’est alors que ‘Abou Lahab, lui a dit : « Est-ce pour cela que tu ne nous réunis rien que pour nous dire cela ? Tabban laka ! Qui veut dire tu vas à ta perte. » Il a insulté le Messager, alors que personne d’autre n’avait insulté le Prophète, de tout ceux qu’il a rassemblé. C’est alors que Allah a révélé ce verset :

 

تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ

qui signifie : « Malheur à Abou Lahab. » sourate Al Masad. »

 

« La grâce de l’Islam, le bienfait de l’Islam, c’est le lien le plus fort entre les croyants, il n’y a pas un lien semblable au lien de l’Islam. C’est à partir de là, que nous devons nous aimer les uns les autres, nous devons entretenir les liens avec les uns les autres, nous devons nous rendre visite les uns les autres et nous devons nous donner le conseil les uns aux autres. »

 

« Le bienfait le plus éminent que Allah a accordé aux humains c’est l’Islam. Celui pour qui Allah veut un bien, il lui accorde la réussite pour l’Islam. Et celui pour qui Allah veut le mal, il ne lui accorde pas la réussite pour être musulman. »

 

            « Les gens de la vérité sont devenus comme des étrangers, car l’Islam lorsqu’il a commencé il était étranger et il va redevenir étranger tout comme il a débuté. Tout comme c’est le cas, à notre époque, à notre époque c’est l’époque où l’Islam est redevenu étranger. »

 

            « L’Islam c’est le meilleur bienfait que l’être humain reçoit dans cette vie du bas-monde. »

 

            « Si quelqu’un ne perd pas son capital, c’est comme s’il n’a pas perdu. Et le capital du musulman, c’est la croyance. La croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, et cette croyance, et la grâce est à Dieu, elle existe parmi nous. La majorité de ceux qui se disent musulmans ont cette croyance, même si dans les pratiques il y a un relâchement. Nous remercions Allah pour le fait qu’il y ait cette croyance parmi nous. »

 

            « Le plus éminent à des bienfaits que Allah accorde à l’être humain dans cette vie du bas-monde, c’est que Allah lui accorde la foi et le fait mourir croyant. »

 

            « La foi, Allah ta^ala, a fait que cela soit une lumière, une lumière qu’Il a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves, parmi les humains et les Jinn. Pour ce qui est des anges, les anges sont tous des croyants. »

 

            « La foi c’est le chemin pour être sauvé. »

 

            « Allah a éclairé les cœurs des croyants par la foi, c’est cela la lumière que Allah a créée dans les cœurs des gens. » [1]

 

            « La foi c’est comme une lumière que Allah ta^ala accorde, car c’est ce qui sauve de l’obscurité de la mécréance. »

 

            « Celui qui a reçu des biens du bas-monde, mais il a été privé de foi, c’est comme s’il n’a rien reçu. Et celui qui a eu la foi mais il n’a pas eu le bas-monde, celui-là, c’est comme s’il n’a été privé de rien du tout. »

 

            « Le sujet le plus important, qu’il a à conserver, c’est de persévérer sur l’Islam. Celui qui a cru en Dieu et en Son Messager et qui a persévéré sur l’Islam, c’est-à-dire il a évité la mécréance, quelques soient les péchés, qu’il commet, tant qu’il évite la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance jusqu’à mourir sur cet état. Alors, celui-là, soit Allah le préserve dans sa tombe de tout chagrin et dans l’au-delà de tout châtiment et Il le fait entrer au paradis. Ou alors Il le châtie à cause de ses péchés dont il ne s’est pas repenti avant de mourir puis Il le fait sortir du châtiment pour le faire entrer au paradis. Et après qu’il soit entre au paradis, il ne verra aucun chagrin aucune tristesse tout comme ceux qui sont entrés au paradis, sans châtiment au préalable. Mais le malheur, tout le malheur, c’est pour celui qui meurt mécréant. »

 

            « La base de la religion, les fondements de la religion, c’est l’intention qui est correcte, avec la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. Quant à celui qui n’a pas appris les croyances de ‘Ahlou s-Sounnah, il n’aura aucune récompense dans l’au-delà. »

 

            « Dans cette époque, s’est beaucoup manifesté ce que le Messager, a annoncé à propos de l’étrangeté de l’Islam. Car le Messager, a dit :

إن الإسلام بدأ غريباً وسيعود غريباً كما بدأ فطوبى للغرباء

ce qui signifie : « L’islam a débuté étrange, et il va redevenir étranger tout comme il a commencé. Bonheur aux étrangers ! » Les compagnons ont alors dit : « Qui sont donc ces étrangers pour qui tu as a fait des invocations de bien ? » Il a dit :

 

الَّذِينَ يُصْلِحُونَ إِذَا فَسَدَ النَّاسُ بعدي من سنتي

 

ce qui signifie : « Ce seront ceux qui vont rectifier, corriger ce que des gens auront corrompu dans ma loi. »

De nos jours, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas conformes, beaucoup de gens ont dévié de la Sounnah du Messager, c’est à dire de la loi du Messager, de la croyance et les jugements. Bonheur à celui qui fait partie de ceux qui appelle à la tradition du Messager de Allah, à sa Sounnah aussi bien sa croyance que ses pratiques. La louange est à Allah qui nous inspiré à nous attacher à la tradition du Messager et à nous appeler à cette tradition, c’est à dire la croyance et les jugements. Nous demandons à Allah ta^ala, qu’Il nous renforce, qu’Il nous soutienne et qu’Il nous fasse persévérer sur cela.

            Tous ceux qui aident dans ce travail, soit par son effort à lui-même, soit par sa contribution personnelle ou en motivant d’autres alors il aura, selon le jugement de Allah, une récompense imminente.

Celui qui œuvre directement dans cela, et celui qui aide celui qui œuvre dans cela, s’associe tous deux pour gagner des récompenses. Profitez de cette occasion, celui qui la réalise, il aura la récompense comme celle d’un martyr. Tout comme cela est parvenu dans un autre hadith. Le Messager a dit :

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجرشهيد

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid )ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va se propager au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » De nos jours, la plupart des membres de la communauté se sont relâchés. Honneur à celui qui s’attache à le Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qui fait face à ceux qui ne s’y conforment pas.

 

            « Les plus importants des sujets dans la religion agrée par Allah, et la plus bénéfique des choses pour l’au-delà, c’est la foi. La persévérance sur la foi en évitant la mécréance. C’est ainsi qu’a lieu la persévérance sur la foi. Celui qui évite donc la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance, jusqu’à mourir dans cet état alors celui-là le paradis lui est garanti. Par la grâce de Dieu et par la miséricorde de Dieu, il est indispensable qu’il rentre au paradis.

 

« Celui qui perd la croyance, il aura tout perdu. La croyance correcte c’est le capital de tout musulman. »

 

            « La croyance a été perdue par de nombreuses personnes qui prétendent l’Islam. Ils ne connaissent pas leur Créateur. Ils n’apprennent pas auprès des gens qui ont de la connaissance. Leurs pères et leurs mères ont négligé de leur enseigner. Et il se peut qu’ils soient comme eux des ignorants. »

 

            « La grâce la plus éminente que Allah accorde à Ses esclaves c’est l’Islam. Ceux à qui Allah accorde cette grâce, d’être sur la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, ceux qui avaient la croyance des compagnons du Messager de Allah. Alors ceux-là, Allah ta^ala leur a voulu du bien. Quant à celui qui n’a pas la croyance de Ahlou s-Sounnah, c’est-à-dire la croyance des compagnons du Messager de Allah, et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque, alors celui qui n’a pas eu cette croyance-là, il fait partie des perdants. »

 

             Que celui à qui Allah a accordé la réussite pour avoir la croyance de Ahlou s-Sounnah qu’il remercie Dieu. Aussi bien concernant les bases de la croyance, c’est-à-dire les fondements de la croyance et également les fondements des lois.

            Nous nous suivons ceux qui nous ont précédés. Les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque. Nous suivons la voie de ‘Ahlou s-Sounnah, celle qui a été suivie par les compagnons et leurs successeurs, et les successeurs des successeurs, et les successeurs des successeurs, ceux qui ont vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire et ceux qui sont venus après. »

 

            « La religion c’est une loi, ce sont des règles célestes que Allah a défini pour Ses créatures afin qu’elles les suivent.  Ce n’est pas un héritage consacré ou dédié à un groupe de gens uniquement. Certains l’ont considéré comme si c’était un héritage propre à eux, qu’ils ont hérité de leurs ancêtres. »

 

 

La religion céleste c’est l’Islam uniquement

 

            « La religion céleste c’est l’Islam. Et l’Islam, c’est la religion de la totalité des prophètes. Allah n’a pas agréé une autre religion pour Ses créatures, si ce n’est l’Islam. On peut dire les lois célestes. Adam avait une loi où il était permis qu’un frère épouse sa sœur, s’ils n’étaient pas jumeaux. Ensuite Allah a interdit cela dans les lois des prophètes qui sont venus après lui. Ceci est un exemple de différences dans les lois. Également, ^Isa, ^alayhi s-salam, quand il est venu, il eut la loi qui rend licite certaines choses qui étaient interdite dans le loi de Moïse. C’est cela le sens de la différence des lois célestes, c’est-à-dire la différence dans les jugements. Il n’est pas permis de dire : les religions célestes. Parce que dire cela, fait comprendre que Allah aurait accepté pour Ses créatures une autre religion que l’Islam. Adam était musulman par exemple, et il a enseigné à ses enfants l’Islam. Puis le prophète qui est venu après Adam, lui aussi était sur l’Islam. Et également, ^Iça, Mouça, et Mouhammad, tous étaient sur l’Islam[2]. Tous les prophètes, ont enseigné aux gens l’Islam. Celui qui a eu pour croyance, qu’il y avait une religion autre que l’Islam, que Dieu a agréé à Ses créatures par le passé, alors c’est un mécréant.

Quant à celui qui comprend par le terme « les religions », c’est-à-dire les lois, c’est-à-dire les jugements, et il a dit : « les religions célestes », dans le sens que ce sont les lois qui ont été descendues aux différents Prophètes, tout en ayant pour croyance que la religion que Allah a donné l’ordre de suivre, c’est uniquement l’Islam avec la variété des lois pratiques dans ce deuxième cas, il ne devient pas mécréant. »

 

La voie de Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah

 

« Parmi les sujets les plus éminents de l’Islam c’est de connaître la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah conformément à ses principes de bases. Croyance et principes qu’ont suivis les savants de l’Islam depuis l’époque du Messager, jusqu’à nos jours. Un conseil qui est très précieux, que l’on donne aux jeunes des musulmans : « Profitez de l’occasion d’être vivant pour apprendre cette croyance qui comporte la sauvegarde dans l’au-delà pour celui qui l’a. » C’est la croyance des gens de la vérité. Connaître Allah comme il se doit. Et de croire en Son Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam notre Maître Mouhammad. Et de faire suivre cela par la connaissance de ce qui rompt l’Islam. Et qui fait sortir la personne vers la mécréance. Et ce, en évitant les mécréances que les savants de ‘Ahlou s-Sounnah ont indiqué dans leurs ouvrages et dans leurs écrits. Quelle grande réussite pour le jeune qui aura achevé et réalisé cela. Le Messager de Allah a dit :

سبعة يظلهم الله يوم القيامة في ظل العرش يوم لا ظل إلا ظله

ce qui signifie : « Il y a sept catégories de personnes au jour du jugement qui seront à l’ombre du Trône, le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Et il a compté parmi eux, le jeune homme qui grandit dans l’obéissance à Son Seigneur. » Aujourd’hui beaucoup de gens sont dans l’insouciance de cela. Ils ont préféré les sciences du bas-monde au dépend de l’apprentissage de la bonne croyance. L’au-delà est une résidence qui n’a pas de fin. Celui qui aura appris cette croyance sur laquelle ont été les musulmans, il aura été sauvé des croyances égarées. Il y a environ deux cents cinquante ans un groupe est apparu et il a assimilé Allah à Ses créatures. C’est un groupe qui a pour croyance que Dieu est un corps qui est localisé dans la direction du haut. Et ce groupe considère que Allah est un corps qui a des membres, qui a une quantité de la taille du trône ou plus petit ou plus grand. Ces gens-là, ont contredit le Qour’an. Le Qour’an nous dit que Allah rien n’est tel que Lui. Il n’a pas de ressemblance avec ce monde d’aucune manière que ce soit. Allah n’est pas un corps de grande taille et n’est pas un corps de petite taille. Il n’est pas situé dans une direction ou dans un endroit. Parce que Allah ta^ala n’est pas un corps. Ce qui se trouve dans une direction ou dans un endroit est un corps, qu’il soit grand ou petit. Et les gens de la vérité ont tous été d’accord sur le fait que Allah, existe sans endroit. Ce groupe égaré, sa croyance est comme la croyance des non-musulmans. Les mécréants, ont pour croyance que Allah existe dans un endroit. Et ceux-là, ont été d’accord avec eux. Et, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont sortis de l’Islam. Et il y a un autre groupe qui est apparu il y a environ soixante-dix ans. Qui déclare mécréants les musulmans, et s’autorise de les tuer. Il s’agit du groupe de Sayyid Qoutoub, celui-là qui déclare mécréant les gouverneurs musulmans parce qu’ils appliquent autre que le Qour’an, bien qu’ils jugent dans plusieurs chapitres conformément à la loi de l’Islam, dans la science de l’héritage, dans le mariage, dans le divorce, dans le don et ce qui est recommandé. Ils déclarent mécréants les administrés par ce sultan et ils s’autorisent de le tuer. Et il y a un troisième groupe qui est apparu, qui dit que c’est l’homme qui créé ses actes, qui créé ses mouvements, ses immobilités, sa prononciation, son regard, sa réflexion. Or, le Qour’an nous apprend que : « Allah est le Créateur de toute chose », c’est-à-dire le Créateur des corps, Il est le Créateur des mouvements, Il est le Créateur des œuvres. Ces deux groupes, les gens les connaissent sous le nom « le groupe musulman ». Ils se sont eux-mêmes donné ce nom-là. Ils visent par cela que se sont eux les musulmans et nul autre qu’eux. Et le troisième groupe qui s’appelle « hizbou tahri», prétendent que celui qui meurt sans avoir fait un pacte d’allégeance, une promesse d’obéissance à un calife, il meurt comme ceux qu’ont adoré les idoles. Et ce groupe également, est apparu il y a environ soixante ans, ils sont apparus en Palestine. Et le groupe d’avant, le parti dit « des frères musulmans » sont apparus en Égypte. Méfiez-vous de ces trois groupes afin que vous préserviez votre religion. Et ceux qui œuvrent pour diffuser cette mise en garde et pour diffuser la science correcte, on espère pour eux qu’ils obtiennent le degré du martyr. Même s’ils meurent dans leur lit. Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

 

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجر شهيد

 

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid) ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va apparaître au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » Quel bonheur pour celui qui aura appris, qui aura appelé les gens à cela et qui s’est appliqué. Il s’est réalisé ce que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit, à savoir que notre époque, il y a beaucoup qui déforment la Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam c’est-à-dire sa croyance et ses lois. Ils n’ont pas conservé cela, ils se sont attachés à leurs avis personnels.  Ils appellent les gens à cela. Méfiez-vous, méfiez-vous d’eux. Et ceux qui empêchent leurs enfants et leurs épouses d’aller dans cela pour apprendre la science de la croyance, ils ont été privé de beaucoup de bien et ils auront un grand péché. Parce que la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, c’est le fondement même de l’Islam. Celui qu’il l’aura manqué, il aura accusé une grande perte. Quiconque aura connu la valeur de l’au-delà, n’acceptera pas cela pour lui-même. Et le Messager quand il a dit (Sounnati), il vise par-là la croyance et les jugements, ce n’est pas les s-Sounnah, c’est-à-dire les actes surérogatoires, même si les actes surérogatoires sont très importants dans la religion.

 

« Les savants, les anciens, les saints ont dit « Quoique tu imagines en ton esprit Allah n’est pas ainsi ! » Si tu l’auras imaginé comme étant un corps de grande taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine, comme un corps de petite taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et s’il tu l’imagine comme étant un corps impalpable, il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine comme un corps palpable, il n’est pas ainsi non plus. L’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy qui est le chaykh des soufi parmi les sages des soufi, a dit cette phrase. L’imam ‘Ahmad, qui est celui qui a l’école de Jurisprudence qui est connue, a dit cette phrase également. Et tous les savants, tous ont dit la même chose. »

[1] Tout comme dans le Qour’an Allah ta^ala dit : يَهْدِي اللهُ لِنُورِهِ مَن يَشَاء  ce qui signifie : « Allah guide vers la lumière qu’Il crée (c’est à dire la lumière de la foi) qui Il veut », sourate An-Nour / 35.

 

[2] Tous les prophètes étaient sur l’Islam. Ceux qui les ont suivis, qui ont témoigné de l’nicité de Dieu et qui ont témoigné du message de ces messagers, eux-aussi étaient sur l’Islam.

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La bonne croyance au sujet de Dieu

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2018

Le plus important des sujets selon le jugement de Allah, celui qui est le meilleur d’entre eux, c’est de connaître Allah et Son messager comme il convient. Ce n’est pas le simple fait que la personne dise : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu, » par la langue. Il ne suffit pas, de simplement reconnaître par la langue. Il est indispensable de connaître par le cœur le sens de la ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah. Celui qui a connu le sens de : « la ilaha ‘il-la l-Lah, Il n’est de dieu que Dieu » et celui qui a connu le sens de « Mouhammadoun rasoulou l-Lah, Mouhammad est le Messager de Alla», comme il se doit, et qui a cru fermement par son cœur, en ce qu’il a su, qu’il n’a eu aucun doute, à propos de ce qu’il a su, celui-là, il lui est garanti la sauvegarde du séjour éternel en enfer, quel que soit le nombre de ses péchés, même s’il meurt dans l’insouciance, comme s’il n’a pas fait tous les devoirs, ou il a fait des péchés, nécessairement il entrera au paradis. Quel que soit le châtiment qu’il subira en enfer, indispensablement, il sortira de l’enfer pour rentrer au paradis. Mais celui qui n’a pas connu le sens, il répétait par la langue seulement qu’il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là, il n’en profitera pas après sa mort.

 

Dans le bas monde, il y a beaucoup de réalités qui nous sont cachées, mais après la mort, ces réalités vont être apparentes, le voile va se dissiper. Celui qui, parmi les gens, répétait : « il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le messager de Dieu », mais n’en a pas connu la signification, et qui est mort ainsi, il en a ignoré la signification, celui-là n’en profitera pas dans la tombe et dans l’au-delà.

 

La signification de : « la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, il n’est de dieu que Dieu » est que nul ne mérite l’extrême glorification, nul ne mérite que l’on se soumette à lui à l’extrême et que l’on se fasse humble à lui, si ce n’est Allah.  Allah ta^ala, est celui qui mérite de la part de Ses esclaves l’extrême soumission et l’extrême glorification. Il n’est permis de glorifier personne tout comme on glorifie Allah. Ni les anges, ni les prophètes, ni les saints. Ils ne méritent pas d’être glorifiés tout comme Allah est glorifié, mais nous les glorifions jusqu’à une limite qui leur convient, pas avec la même limite avec laquelle nous glorifions Dieu. La glorification de Allah est une glorification absolue, c’est l’extrême glorification. Nous le glorifions à l’extrême. Les anges et les prophètes, également glorifient Allah et se soumettent à Lui. Ils se font humbles à l’extrême pour Lui. Ils se soumettent à l’extrême plus que nous. Les prophètes et les anges sont les meilleures des créatures.

La signification de « La ilaha ‘il-la l-Lah », c’est : nul ne mérite l’extrême glorification si ce n’est Allah, nul autre que Allah ne mérite l’extrême glorification. Et « Allah » signifie un Être, c’est le nom d’un Être qui a les attributs de perfection. Il existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’a pas de ressemblance avec les choses que nous avons vues et n’a pas de ressemblance avec les choses que nous n’avons pas vues. Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain. Il n’est pas quelque chose qui a une partie supérieure et une partie inférieure, comme l’être humain. Il n’a pas de ressemblance avec les objets qui n’ont pas d’âme, inanimés, comme les objets, le soleil, la lune ou les étoiles. Il n’est pas non plus comme l’air, la lumière et l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec tout cela.

 

Tout ce que l’on imagine dans notre cœur Allah en est différent :

مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذلك

 

(mahma tasawwarta bibalik fal-Lahou bikhilafi dhalik) ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. » Cette parole a été dite par l’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy, qui fait partie des plus grands saints, qui lorsqu’ils parlaient, leurs paroles étaient comme des pierres précieuses qui sortaient de leur bouche. Ce savant illustre avait dit cette phrase, qui l’a déduite du Qour’an. Allah, dans le Qour’an a dit :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

 

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », sourate Ach-Choura, verset 11. Allah ta^ala a dit de Lui-même, que rien n’est tel que Lui, c’est à dire que l’être humain n’a pas de ressemblance avec Lui, les objets éclairés n’ont pas de ressemblance avec Allah, comme le soleil, la lune et les étoiles, ni l’air, le vent, l’eau ni autre que cela parmi les choses qui sont impalpables. L’âme qui est créée, parmi les êtres vivants, créée, c’est à dire qu’elle a un début, certains ignorants disent que l’âme est une partie de Dieu. Selon leur prétention Allah serait incarné en nous, parce que l’âme est en nous, et cette âme, selon leur prétention, serait une partie de Allah. Ces gens-là n’ont pas connu Allah. Allah ne s’incarne pas dans quelque chose. Allah, ne prend pas place dans de la chair. Allah n’est pas incarné dans quoique ce soit et rien ne prend place dans Allah. Allah ne touche pas et Il n’est pas touché, le fait de toucher est une relation entre deux corps. Et            Allah n’est pas un corps. Il a créé ce monde sans qu’il n’y ait de contact, ni d’instrument, ni d’outil. Il n’est pas comme nous. Nous, lorsque nous construisons une maison, un bâtiment c’est avec des mouvements, avec des outils, avec des instruments, mais Lui, Allah n’est pas ainsi. Il nous a créés sans qu’il n’y ait de contact, sans qu’il n’y ait de Sa part des mouvements, sans contact avec des outils, c’est par Sa volonté éternelle, que toute chose s’est produite et qu’elle est entrée en existence. Allah a voulu de toute éternité, avant la création de ce monde, Il a voulu tout ce qui va se produire. Et tout ce dont Il a voulu l’existence, est entré en existence. Il a voulu de toute éternité avant qu’il n’y ait quoi que ce soit. De toute éternité, il n’y a que Dieu, que Allah. De toute éternité, il n’y a pas de trône, pas de ciel, pas de paradis, pas d’enfer, pas d’air, pas de lumière, pas d’obscurité.

 

C’est quelque chose que l’imagination n’arrive pas à réaliser. Si quelqu’un pose la question : « Comment par le passé, il y avait une existence sans lumière sans obscurité ? Ceci, est quelque chose que l’imagination ne réalise pas. La perception de l’être humain, ici, arrive à être étonnée. Mais nous croyons en cela. Nous disons, de toute éternité, il n’y a ni lumière, ni obscurité. Allah seul existe de toute éternité, ni lumière, ni obscurité, ni air, ni âme ni quoique ce soit. Lui seul est de toute éternité. Allah a créé avant toute chose l’eau. Et à partir de l’eau, Il a créé le Trône. Puis à partir de l’eau, également, Il a créé le qalam élevé. il s’agit d’autre que nos qalam à nous, le qalam est un instrument pour écrire. Et, Il a créé la table préservée, cette table préservée, n’est pas comme nos cahiers à nous, et non pas non plus comme ces tableaux sur lesquels nous écrivons. Mais c’est un corps qui est très grand. Il a une distance de cinq cents années, d’un bord à un autre.

 

Allah tabaraka wata^ala a fait grâce à notre Prophète Mouhammad, par le miracle de AlMi^raj, c’est à dire l’ascension, jusqu’à Sidratou l-Mountaha. la sidrah, est un arbre qui s’appelle le jujubier en français. Al Mountaha, c’est à dire de l’extrême, lorsqu’il est très loin. Et il a pu aller au-delà de cet arbre, du jujubier extrême. Il est monté plus haut que cet arbre, jusqu’à là où Dieu a voulu qu’il arrive. La finalité de ce miracle est pour que, Allah fasse découvrir à notre Maître Mouhammad des choses étonnantes des cieux, du monde céleste. (Nous déjà, sur terre quand nous regardons et que le ciel est dégagé, nous observons des choses étonnantes, en voyant toutes ces étoiles qui changent et pourtant, ce que nous voyons, au maximum c’est le premier ciel. Le Prophète est monté au-delà. Et déjà, dans les cieux, il y a des choses étonnantes, et parmi les choses étonnantes, il y a des mers. Il y a des mers dans l’espace au-dessus de nous. Il arrive parfois qu’il pleuve des poissons.) Afin que le Prophète augmente en certitude en Son Seigneur, en glorification de Son Seigneur, c’était là la finalité de l’ascension. Cet endroit où le messager est arrivé, était un endroit qu’a occupé le Messager. Il s’y est tenu à ce moment-là. Le Messager était situé là-bas. Mais Allah ta^ala existe sans endroit. Il n’est pas possible à Son sujet, qu’Il ait une situation. Il n’est pas possible qu’Il ait un endroit, ou une limite, tout comme cela a été rapporté de notre maître ^Aliyy, dans son livre Al-Hilyah de ‘Abou Nou^aym. Il a rapporté que notre maître ^Aliyy a dit :

من زعم ان الهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود

(man za^ama anna ‘ilahana mahdoud faqad jahila l-khaliqa l-ma^boud) ce qui signifie « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur Celui Qui est adoré. » Tout comme cela est également cité dans le livre de ‘Abou Ja^far AtTahawwiyy :

وتعالى عن الحدود والغايات، والأركان والأعضاء والأدوات، لا تحويه الجهات الست كسائر المبتدعات

 

(ta^ala ^ani l-houdoudi wal-ghayati wal-‘arkani wal-‘a^da’i wal-‘adawat, wala tahwihi l-jihatou s-sittou kasa’iri l-moubtada^at) ce qui signifie : « Il est exempt des limites, exempt des fins, exempt des coins, exempt des membres, exempt des organes. Et il n’est pas contenu dans les six directions tout comme le sont les créatures. » Il n’est pas possible que Allah ta^ala ait une étendue. Chaque corps a une étendue. L’homme a une étendue. La fourmi a une étendue. Mais Allah ta^ala n’est pas concerné par la limite et la quantité, car ce qui est concerné par la limite et la quantité a nécessairement besoin de qui lui a donné cette limite et cette quantité.

 

La finalité de l’ascension : c’est d’honorer le Prophète en lui faisant découvrir des choses surprenantes du monde céleste. Quant à celui qui a pour croyance, que Allah a un des attributs des humains, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme l’évolution, comme le changement, comme l’augmentation, comme la diminution, comme le fait de subir l’influence ou d’avoir des changements d’humeur, celui qui croit cela, une de ces choses à propos de Allah est un mécréant. Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains, il n’a pas connu Allah. Il doit changer sa croyance et de dire Allah existe pas comme tout ce qui existe. Il est exempt du comment, il est exempt de la quantité. Il est exempt du mouvement et de l’immobilité. Il est exempt de l’évolution et du changement et Il est exempt des changements d’humeurs. Puis, il revient à l’Islam en abandonnant cette mécréance par la croyance, en prononçant les deux témoignages. Allah ta^ala a créé les endroits, Il n’en a pas besoin. Ibnou Makkiyy a dit au sujet de Allah:

الله تعالى خلق المكان فلا يحتاج إليه

(‘Allahou ta^ala khalaqa l-makan fala yahtajou ‘ilayh) ce qui signifie : « Allahou ta^ala a créé l’endroit et Il n’en a pas besoin » C’est à dire qu’Il ne change pas. Celui qui s’est donné l’illusion que le Messager a eu ce voyage, cette ascension pour rencontrer Allah dans un endroit, là où Il se trouverait, où Il se situerait, nous lui disons : « Ceci est une ignorance de ta part au sujet de Dieu. Si Allah ta^ala avait eu un endroit, Il aurait eu des semblables. » Les anges du trône vivent autour du trône et les anges du premier ciel, les anges du deuxième ciel, les anges du troisième ciel, les anges du quatrième ciel jusqu’au septième vivent dans ces cieux. Tellement, les anges sont nombreux, notre Maître Mouhammad a dit :

ما في السموات موضع كف ولا شبر ولا ذراع إلا وفيه ملك قائم أو راكع أو ساجد

(ma fis-samawati mawdi^ou kaffin wala chibrin wala dhira^in ‘il-la wafihi malakoun qa’imoun aw raki^oun aw sajid) ce qui signifie : « Il n’y pas dans les cieux l’espace d’une main, ni d’un empan, ni d’une coudée sans qu’il ne soit occupé par un ange qui est debout, en inclination ou en prosternation. » Si Allah avait eu un endroit, Il serait semblable à Ses anges. Alors qu’Il dit dans sourate Ach-Choura verset 11 :

 

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui. » Il a nié à Son sujet la ressemblance avec les créatures. Et l’Imam Hibatou-l-Lah Ibnou Makkiyy, a composé un poème au sujet de la croyance de Abou Hassan Al‘Ach^ariyy. Et il a offert ce poème au Sultan Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a offert ce poème au Sultan pour qu’il l’enseigne dans les écoles. Auparavant, dans les écoles étaient enseignés des sujets intéressants, importants. C’est pour cela que ce poème fut appelé « Al^Aqida Salahiya », en référence à Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a dit dans ce poème :

« Le Créateur de ce monde n’est pas contenu, par un quelconque endroit, Dieu est exempt de ressemblance,

Il existe de Toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire qu’Il ne change pas),

Il est exempt de l’endroit, et Il est exempt du fait de subir le temps. »

 

Auparavant Salahou d-din payait les muezzins après la prière, pour répéter la croyance musulmane, pour qu’elle reste gravée dans leurs cœurs. Donc, ceux-là qui ont cru que le Messager a été élevé jusqu’au septième ciel et au-delà, jusqu’à parvenir à un endroit où il aurait vu Allah car Allah ta^ala se trouverait là-bas, alors ceci est une ignorance au sujet de Allah et c’est un égarement. Ces gens-là, nous leur enseignons pour qu’ils abandonnent leur mécréance et qu’ils prononcent les deux témoignages. Sinon, ils meurent sur autre que l’Islam. Leur enseigner est un devoir. Tellement ils sont ignorants, certains ont dit, notre Maître Mouhammad s’est rapproché de Allah d’une distance comme une distance qui sépare un sourcil d’un autre sourcil. D’où ont-ils amené ces paroles laides ? Allah ta^ala dit dans sourate An-Najm, verset 9 :

ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّى {8} فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى

(thoumma dana fatadalla, fakana qaba qawsayni ‘aw ‘adna) mais eux ont expliqué ce verset de cette manière. Ils ont dit : Allah est descendu d’en haut par un mouvement et un déplacement, jusqu’à ce qu’il y ait entre Allah et Mouhammad, une distance comme celle-là. Quelle grande ignorance ! Ils ont assimilé Allah à ses créatures. Ils disent également que Allah, est assis sur une chaise, sur le Koursiyy, un piédestal ou sur le Trône (^arch), et qu’Il a laissé pour notre Maître Mouhammad un endroit pour s’asseoir à côté au jour du jugement. Et ceci, est parmi les plus profondes des ignorances, ceci est un démenti du Qour’an et ceci est une mécréance. Que Dieu nous en préserve.

la croyance correcte est que Dieu existe sans endroit !

Les épreuves

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

Le Messager de Allah a dit :

من يرد الله به خيرا يصب منه

 (man youridi l-Lahou bihi khayra yousib minhou) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves ». Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. Il veut dire que si Allah veut pour un esclave croyant un haut degré, il fait que s’abattent sur lui les épreuves du bas monde, et Il le protège des épreuves dans la religion mais Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Et parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la pauvreté, la nuisance des gens et ce qui est de cet ordre quelques soient les différentes sortes. Les épreuves du bas monde sont nombreuses, comme quelqu’un qui perd ses biens à causes des bombes, ou dont ses biens sont pillés. Les pervers, les grands pécheurs, les mécréants lui pillent ces biens, ceci est une grande épreuve. Et celui qui est blessé dans son corps c’est une épreuve. Que cela ait entraîné la mort ou pas. Parce qu’il aura enduré les douleurs de la blessure et les différentes douleurs, tout cela fait partie des épreuves, des épreuves du bas monde.

Quant aux épreuves dans la religion, c’est comme, cet homme qui est éprouvé par le fait de ne pas faire la prière, ou par le fait de boire de l’alcool, ou par le fait de consommer les biens interdits ou tout autre péché, tout cela, sont des épreuves dans la religion. Si Allah agrée un de ses esclaves que cela soit un humain ou jinn, Il lui multiplie les épreuves du bas monde et Il le protège des épreuves dans la religion. Il ne convient pas que l’homme dise, comme certains qui disent : « Que c’est de mauvaise augure, depuis que je me suis consacré à la religion, à l’adoration de Allah, j’ai subi des épreuves qui s’abattent sur moi ». Qu’il ne dise pas l’adoration ne m’a pas laissé tranquille. Il ne dit pas : le fait que je m’empresse et que je me consacre à l’adoration, cela n’a pas été une source de bonheur pour moi. Parce que les épreuves se sont abattues et sont devenues nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration. Il n’est pas permis de dire de telles paroles, c’est une erreur. Ceci est une tromperie de chaytan. C’est le chaytan qui lui projette cela dans son cœur. Le chaytan lui dit : « Tu n’étais pas ainsi lorsque tu n’étais pas consacré à l’adoration maintenant que tu te consacres à l’adoration, ces épreuves se sont abattues sur toi ». Tout cela pour le ramener à l’état antérieur, pour le faire reculer. C’était quelqu’un qui avançait, qui se dirigeait vers le bien pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, puis le chaytan va le faire reculer et le ramener en arrière. Ceci fait partie des duperies de chaytan. Il convient à l’homme, si sa religion est sauve et que les épreuves se multiplient qu’il remercie Allah. Si les épreuves arrivent à ses biens, à son corps, au fait que les gens s’attaquent à lui injustement, qu’il remercie Allah toutes les fois que les épreuves augmentent et qu’il ne se rebelle pas contre Allah. Ces épreuves même si elles sont dans le bas monde, et même si cela provoque une nuisance pour lui et cela lui fait du mal, mais selon le jugement de Allah, c’est une élévation dans les degrés.

 

Combien de Prophètes ont été tué par les fils de ‘Israil ? Et les Prophètes sont les meilleures créatures de Allah et ne sont pas négligeables selon le jugement de Dieu. Ils sont honorables, pour Dieu, mais malgré cela ils ont été éprouvés dans le bas monde. Parmi eux, il a ceux qu’Il a éprouvé par la nuisance des gens. Les mécréants, les fils de ‘Israil, ont tué un grand nombre de Prophètes. Yahya ^alayhi s-salam, par exemple, c’était le fils de la tante maternelle de ^Iça ^alayhi s-salam, il a subi de fortes nuisances. La nuisance est arrivée au point qu’il fût assassiné. Il y avait un roi injuste qui avait épousé une femme. Cette femme est devenue âgée et elle a perdu la beauté qu’elle avait. Et elle avait une fille qui était élevée par ce roi. Ce n’était pas la fille du roi. Et elle lui a dit : « épouse ma fille », pour ne pas quitter le confort et le bien être qu’elle avait grâce à ce roi. Et ce roi, lui a dit, je vais demander le jugement à Yahya pour savoir si cela est autorisé ou pas dans la religion. Il a alors posé la question à Yahya qui lui a dit que c’est haram, interdit. Alors, le roi a dit à sa femme, que Yahya lui a dit que c’est un péché. Elle a alors dit : Cet homme tue le, comment il t’interdit cela ? Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux faire ? Il a pris en compte sa parole et il l’a alors tué Yahya. On lui a ramené la tête de Yahya dans un saut et une goutte de sang est tombée par terre et s’est mise à bouillir. Le sang était en ébullition et n’a cessé de bouillir et la terre n’absorbait pas ce sang. Allah a fait qu’un mécréant est venu les attaquer. Il est venu d’Irak et a tué soixante-dix mille personnes de son royaume, c’est alors que le sang de Yahya s’est calmé. Ce sang est resté en ébullition jusqu’à ce qu’il y ait eu soixante mille personnes du groupe de ce roi mauvais qui ont été tuées. Yahya était un Prophète honorable selon le jugement de Allah. Il n’était pas méprisable pour Allah. Allah a fait que ce roi l’ait attaqué, et que Yahya soit tué, jusqu’à ce qu’on lui ramène la tête de Yahya jusqu’à lui, ce n’est pas parce que Yahya ne comptait pas ou n’avait pas de valeur selon le jugement de Dieu. Mais c’était pour que Allah augmente Yahya en honneur. C’est pour cela que maintenant on dit que Yahya, son corps est enterré dans un endroit et sa tête dans un autre endroit. A Saïda, au sud du Liban, il y a un maqam. On dit que c’est le maqam du prophète de Allah Yahya, les gens le visitent. Et il y a un autre endroit, où l’on dit la même chose. Il y a également Zakariyya, qui est son père qui est un prophète de Dieu, ce sont les mécréants des fils de ‘Israil qui l’ont tué. Ces deux Prophètes ont été connus par leur nom. Quant aux Prophètes que les fils de Isra’il ont assassinés, ils sont nombreux, on ne connaît pas leurs noms. Allah ta^ala n’a pas cité le nom de ces prophètes qui ont été assassinés par les fils de ‘Israil. Mais Allah dit dans sourate ‘Ali ^Imran verset 181 :

وَقَتْلَهُمُ الأَنبِيَاء بِغَيْرِ حَقٍّ

 

(waqatlahoumou l-‘anbiya’a bighayri haqq) ce qui signifie : « Et leurs assassinats de Prophètes injustement ».

 

Quant aux épreuves qui ont touché les épreuves autres que l’assassinat comme la maladie, la nuisance de la part des gens cela était fréquent. Nouh, ^alayhi s-salam, il a patienté pour appeler à la religion les gens. Il disait à son peuple, entrer dans l’Islam, soyez croyants, délaisser ces idoles que vous adorez. Il est resté neuf cent cinquante années parmi eux, où leur disait adorez Allah et délaissez ces choses. Et son peuple se moquait de lui, l’insultait et le rabaissait devant les gens. Il a énormément enduré de leur part. Également notre maître Mouhammad, que Allah l’honore et honore ses frères Prophètes, qui a enduré énormément et a eu beaucoup de nuisances de la part des associateurs et a enduré beaucoup de maladies. Quand il avait de la fièvre, elle était le double, c’est à dire que la température et la force de cette fièvre était le double de ce qui touchait les autres personnes. Beaucoup de gens lorsqu’ils se consacrent à l’adoration et à la piété, ils sont touchés par le peu d’argent et de bien. Il n’est pas permis à l’être humain de délaisser l’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis qu’il dise : l’adoration ne m’a pas amené de bonheur. Il ne dit pas que l’obéissance ne lui a pas amené du bonheur depuis qu’il s’est consacré à l’accomplir, de dire que depuis il a été touché par des épreuves. Il n’est pas permis de dire cela. […] »

 

 

Le fait de s’attacher à la croyance des gens de vérité :

Le chaykh que Allah l’agrée a dit : « Le plus éminent des bienfaits que Allah accorde à ses esclaves, c’est qu’ils soient sur la croyance des gens de la vérité. Il s’agit des compagnons et de ceux qui les ont suivis générations après générations, siècles après siècles. Ceci est le plus éminent des bienfaits de Allah à son esclave. Et la croyance des gens de la vérité c’est ce que le khalaf a transmis de la part du Salaf. Et celui qui vit sur cette croyance et qui meurt sur cette croyance sera ressuscité avec les gens qui seront en sécurité sauvé du châtiment de Allah. Et le plus important de la croyance des gens de la vérité se sont deux choses, la croyance en Allah et en Son messager et la croyance en l’unicité de Allah ta^ala dans la création des choses. Concernant la croyance en Allah ta^ala, c’est d’avoir pour croyance que Allah existe pas comme autre que Lui, Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables ni les caractéristiques des corps impalpables.

 

Et ceci est basé sur le fait que Allah ta^ala est Celui Qui existe, Qui n’a pas de début à Son existence. Et tout autre que Lui est entré en existence et il existe après ne pas avoir existé. Toutes les choses, autres que Allah, ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction, il n’y a aucune des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, le changement, le fait d’avoir une couleur ou le fait d’avoir un changement d’humeur. Allah ta^ala est celui qui a pour attribut de ne pas avoir de début à Son existence et est Celui à qui n’arrive pas de changement. Car le changement nécessite qui le fait exister. Dans ce monde, on voit les signes du changement. C’est pour cela que c’est obligatoire tant selon la raison que selon la loi, que ce monde soit entré en existence c’est à dire qu’il existe après avoir été précédé de néant. Par ailleurs, ce n’est pas suffisant d’exempter Allah du corps palpable ou du corps impalpable, en ayant pour croyance qu’Il lui arrive des caractéristiques entrées en existence. C’est un devoir d’exempter Allah, de toutes caractéristiques entrées en existence. La vie de Allah, est un attribut éternelle, exempt de début, exempt de fin, qui ne change pas, à qui Il n’arrive ni augmentation, ni diminution. Ainsi que Sa Science qui est exempte d’augmenter ou de diminuer. Il en est de même pour Son ouïe ou Sa vue. Il voit ce qui est visible sans qu’Il ne lui arrive de vision et entend ce qui est audible sans qu’Il ne lui arrive d’audition. Mais Il entend d’une ouïe qui est exempte de début et exempte de fin. Et Il voit les choses qui sont visibles par une vue qui est exempte de début et exempte de fin et n’est pas comme l’ouïe de Ses créatures ni la vue de Ses créatures. Il en est de même pour Sa puissance et Sa volonté, elles sont toutes les deux exemptes de début et exemptes de fin, elles ne sont pas comme la puissance et la volonté des esclaves. La puissance des esclaves est entrée en existence, puis elle diminue puis elle augmente. La volonté des esclaves aussi est entrée en existence, elle diminue et elle augmente. Il en est de même pour la parole de Allah ta^ala ce n’est pas quelque chose qui entre en existence après ne pas avoir existé. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se succèdent ou se précèdent les unes les autres comme notre parole. Notre parole, est des sons avec des lettres, dont certaines précèdent les autres. Quant à la Parole de Allah, ce ne sont pas des sons et des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence dans l’Etre de Dieu, puis qui augmente et qui diminue ou qui est entrecoupée de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, il aura connu Allah. Des lors, les actes d’adorations seront valides de sa part. Sa prière, son jeune, son pèlerinage, sa zakat, la récitation du Qour’an et autres que cela seront valides de la part de Allah. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance et qui a eu la croyance contraire, ses actes d’adorations ne seront pas valides de sa part, et toutes les sortes d’adorations.

 

Et le sujet le plus important après cela, c’est d’avoir la croyance en l’unicité de Allah dans ses actes. L’acte de Allah, c’est de faire exister, de créer. Quant aux actes des créatures, ce n’est pas par le fait de faire exister ou de créer. C’est à dire que c’est Allah ta^ala qui fait entré en existence ce qui n’existe pas. Les corps c’est Lui qui leur a donné l’existence après qu’ils n’existaient pas. Les mouvements des corps, les immobilités des corps, leurs paroles tout cela c’est Allah qui les a fait passer du néant à l’existence. Si l’être humain, dit des paroles de plein gré, par sa propre volonté délibérément, ce n’est pas lui qui crée ces paroles mais c’est Allah qui les lui créées. Il est en de même pour ses réflexions, ses perceptions, ses réflexions, ses connaissances tout cela c’est Allah qui les créé dans l’être humain. Personne ne crée quoique ce soit, ni mouvement, ni immobilité si ce n’est Allah.

 

Ce deuxième sujet est le sujet le plus important des sujets de la croyance. Celui qui a contredit le tanzih, et qui a eu pour croyance que Allah est un corps localisé dans la direction du trône il n’aura pas connu Allah. Et celui qui a pour croyance que Allah est caractérisé par des mouvements et des immobilités, c’est quelqu’un qui a ignoré Son seigneur et il est mécréant. Et celui qui a pour croyance que Allah est tout le temps immobile, il est ignorant de Son créateur. Car l’immobilité est une caractéristique des créatures et le mouvement aussi est une caractéristique des créatures. Et celui qui qualifie le créateur par ces deux caractéristiques ou une des deux caractéristiques alors c’est quelqu’un qui a ignoré Son créateur. Ces deux sujets sont les deux sujets les plus importants de la croyance. Après cela, les sujets de la religion, parmi ceux-là ; il y ceux qui font partie de la croyance et ceux qui font partie des actes du corps. Et une partie de ces actes, certains sont obligatoires, celui qui les délaisse il est dans le péché et celui qui les accompli, il est récompensé. Il aura une récompense selon le jugement de Allah.

 

Par ailleurs, Allah tabaraka wata^ala a autorisé aux musulmans d’innover dans la religion agrée par Allah ce qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, et c’est ce que nous appelons la bonne Sounnah, la bonne tradition. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints ont innové dans la religion agrée par Allah ta^ala est qui est conforme avec le Qour’an et le hadith est une bonne tradition. On ne dit pas : cette chose le Messager ne l’a pas faite c’est donc une mauvaise tradition, une mauvaise innovation ou une innovation interdite. Nous ne disons pas cela. Il y a parmi les gens qui étaient les successeurs des compagnons qui ont innové dans la religion quelque chose que le Messager n’a pas faite.

 

Il y a même eu des gens parmi les savants de l’Islam qui sont venus après les successeurs des compagnons qui ont innové des choses que le Messager n’avait pas faites et qu’il n’avait pas mentionné. Le Messager n’a pas dit : « faites cette chose », donc ce sont des choses qui ont été innovées par les successeurs, les savants des successeurs des compagnons ceux qui sont pieux dans la religion, ce sont de bonnes traditions. Il en est de même, pour ce qui a été innové dans la religion après eux, qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, c’est une bonne tradition. Parmi les premières des choses qui ont été innovées par les musulmans à l’époque des compagnons, c’est ce qui a été innové par autres que les compagnons, il y a le fait de mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an et également de mettre les harakah. Les compagnons n’ont pas mis les points sur les lettres du Moushaf et en dessous et n’ont pas mis non plus le tachkil, les points. Ils l’ont écrit, dicté par le Messager sans mettre les points et sans mettre le tachkil. Mais c’est quelqu’un parmi les successeurs des compagnons qui a innové cela à l’époque des compagnons.

 

Egalement ce qui a été innové parmi les savants du salaf et des successeurs, il y a les mihrab, dans les mosquées. Les mosquées n’avaient pas de mihrab concave. La mosquée du Messager et les mosquées des compagnons également ne comportaient pas de mihrab. C’est le savant, ascète qui était aussi calife des musulmans, ^Oumar ‘Ibnou ^abdi l-^Aziz que Allah l’agrée, qui les a innovés ? C’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui, les mosquées des musulmans n’avaient pas de minarets. Et après cela, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Et parmi, les choses qui ont été innovées après cela il y la commémoration du mawlid, la naissance du Prophète et également la tariqah. La commémoration du mawlid, durant le mois de rabi^ou l-‘awwal, a été faite par un roi pieux, conquérant, un savant. Et les savants de l’Islam ont accepté cela et les musulmans l’ont pratiqué jusqu’à nos jours. Et cette pratique date de plus de huit cents années.

 

Il est en de même, pour la tariqah rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles ont été innové par des savants pieux, et ascètes. Le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy et le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, ce sont les deux qui ont innové la Tariqah. Puis après cela, des savants Saints ont innové des tariqah nombreuses toutes sont des causes pour gagner l’agrément de Allah. Et c’est une chose qui est appelée une bonne tradition. Toutes ces choses qui ont été innové par les savants de l’Islam, sont appelées une bonne tradition.

 

Après toutes ces explications, nous ne prêtons aucune attention à tous ceux qui contredisent ce sujet. Car ils disent à propos de ces choses qui sont de bonnes innovations, ils les appellent des innovations interdites. Mais à ces gens-là, nous n’accordons aucune considération à leurs paroles. Ce sont des gens qui eux-mêmes pratiquent des choses qui n’existaient à l’époque du Messager, des choses qui ont été innovées par les savants de l’Islam, et ils en renient certaines. Alors que les deux ont été fondée sur le Qour’an et le hadith. Les Mous-haf qui comportent des points et des chakl, ils l’utilisent tout comme nous nous l’utilisons. Et les minarets et les mihrab également, ils les font tout comme nous nous les faisons. Ce sont des gens qui ne s’attachent pas à la balance selon la loi de l’Islam mais ils s’attachent à leurs passions. Ce qu’ils leur plaisent ils l’acceptent, et la chose qui ne leur plaisent pas, ils disent c’est une mauvaise innovation et une mauvaise innovation. Ce ne sont pas des gens qui suivent les preuves, ce sont des gens qui suivent leurs passions. Pourquoi ont-ils accepté le chakl et les points dans les Moushaf, pourquoi ont-ils accepté la construction des minarets et les mihrab dans les mosquées alors qu’ils interdisent les tariqah et la commémoration du Mawlid. Sans preuve, ils interdisent et rendent licite. Alors nous ne prenons aucune considération à leurs paroles.

 

Pour ce qui est des tariqah, la première qui a été fondée, c’est la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiri^yyah. Le chaykh ^Abdou l-Qadir ainsi que le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah les agrée tous les deux, étaient contemporains en Irak. Quant au chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, il est descendant de notre maître Al-Housayn ‘Ibnou ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. C’était un faqih de l’école chaféite. L’imam Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, le Chafi^iyy, qui était celui qui a consigné l’école, a dit, au sujet des caractères de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy : « C’est lui qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager. »

 

Et ce qu’a dit ici Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, d’autres parmi les Saints et les gens de son époque, les chaykh se sont accordés à dire que le chaykh ‘Ahmad Ar Rifa^iyy est le chaykh qui a le plus haut degré. Et, ce qui est une caractéristique de la Tariqah de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, elle a un mérite par rapport à toutes les autres c’est que Allah a préservé ceux qui suivaient notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy de deux croyances qui sont les pires mécréances.

 

La première : c’est de dire que Allah s’incarne (rentre) dans les personnes.

Et la deuxième : est de dire que Allah et ce monde, sont une seule et même chose. Ces deux mécréances se sont introduites chez certains Qadiriyy, chez certains Chadhiliyy, et chez certains Naqchabandiyy et d’autres encore. A notre époque, il y a des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah et qui disent que Allah nous en préserve, que Allah est à l’intérieur de toutes personnes, hommes et femmes. Et, il y parmi ceux-là ceux qui disent que, Allah nous en préserve, que Allah et ce monde est comme la glace et l’eau qu’elle contient. Certains, Chadhiliyah ont dit cela et ils ont même dit que ce monde, c’est comme la glace et l’eau qui est à l’intérieur c’est Allah. Ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des juifs car ils ont considéré que toute chose est un lieu pour Dieu.

 

Et les autres, le chaykh a dit, ils ont considéré que toute chose est une partie de Dieu. Ici au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de toute personne. Et ils ont même rajouté, ce mur est Allah et toi tu es Allah.

 

Allah ta^ala a protégé la tariqah Rifa^iyyah de cela. Parce que son Chaykh, de la tariqah Rifa^iyyah reniait fortement durant sa vie ces deux groupes, ceux qu’on appelle al-houlouliyyah ceux qui disent que Allah s’incarne dans les choses et at-tahadiyyah ceux qui disent l’unité de l’existence de Allah, que Allah et ce monde ne font qu’un. Ils mettaient en garde fortement dans certains de ses ouvrages et dans ses cours. Car il était quelqu’un qui veillait à donner beaucoup de cours. C’est la raison pour laquelle, il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Il enseignait en début de journée, dans la science du fiqh, dans le hadith, dans le tafsir et à la fin de la journée également. Et le jeudi, il se dédiait à l’exhortation. Il prenait place sur une chaise élevée, pour que les gens puissent le voir, tellement il y avait de gens qui assistaient à son assemblée et ses exhortations étaient nombreuses. Les émirs, les savants les soufiyy et les gens du commun assistaient à son assemblée d’exhortations.

 

Une fois, il était assis sur sa chaise pour l’exhortation et dans cette assemblée, il se trouvait qu’il y avait des juifs et des sabéens. Les sabéens, sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ses paroles, environ huit mille de ceux-là sont entrées en Islam. Et parmi les gens de Ahlou s-Sounnah qui étaient dans l’insouciance et dans les péchés, quarante mille se sont repentis. Et parmi les prodiges que Allah lui avait accordés, c’est que se réunissaient chez lui, une nuit dans l’année, plus de cent mille personnes. Ils se réunissaient, et il leur donnait suffisamment à manger et à boire. Tous mangeaient et buvaient alors qu’il n’était ni un roi ni quelqu’un qui avait un poste de ministre. Sa famille ne comportait pas de ministre ni de roi. Mais lui, grâce à un secret que Allah lui a accordé, il donnait à manger à tout ce grand nombre de personnes qui leur suffisaient pour manger et pour boire. Il était surnommé Abou l-^Alamayn, celui qui a les deux bannières, et aussi Abou l-^Abbas et le chaykh de la petite boiteuse. Car un jour, il est sorti visiter un village où il avait des gens, des disciples qui le suivaient. Ils l’ont accueilli, hommes et femmes. Et parmi eux, il y avait une petite fille qui était boiteuse, qui était bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh, elle s’est dirigée vers lui et lui a demandé des invocations. Elle lui a dit, je ne supporte plus, tellement les filles du village se moquent de moi. Il a fait des invocations à Allah en sa faveur, sa jambe est devenue droite sur le champ, son dos est devenu droit aussi, elle a perdu sa bosse et ses cheveux ont poussé. Tellement les gens étaient étonnés par ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de al-^Ourayja, c’est à dire le chaykh qui a soigné, qui a guéri cette fille boiteuse. Tellement il s’occupait de science et plus particulièrement de science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été protégée. Jusqu’à nos jours, il n’y a pas qui, parmi les gens, de sa tariqah, qui disent que Allah est incarné dans les choses, ou dans certaines choses, ou quelqu’un qui dise que Allah est une seule et même chose, ni qui dise que Allah est unique puis s’est multiplié. Il n’existe pas, dans sa tariqah, des gens qui disent ces paroles abominables et la louange est à Allah.

 

Par ailleurs, l’imam Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj. Al-Hallaj, est mort avant notre Maître l’imam ‘Ahmad, trois cents ans environ. Il mettait en garde contre lui, il disait : « il n’est pas sur la vérité », s’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : « je suis Allah ». Parce que Al-Hallaj disait « je suis Al-Haqq », c’est à dire : « je suis Allah ». Que Dieu nous en préserve. Car parmi les noms de Allah, il y a Al-Haqq. Notre ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que c’était un égaré. Et c’est cela la vérité, et la plupart des soufiyy ont dit « Al-Hallaj ne fait pas partie des notre ». C’est pour cela que par le passé, très peu nombreux étaient ceux qui faisaient l’éloge de Al-Hallaj. Mais de nos jours, ils sont devenus plus nombreux. Si tu prends place avec certains Qadiriyy tu les entends faire l’éloge de Al-Halaj. Et si tu prends place avec certains chadhiliyy, tu les entends faire son éloge et si tu prends place avec certains Naqchabandiyyah également tu les entends faire son éloge et d’autre également que ces gens-là, mis à part les Rifa^iyyah. Car ils ont su, qu’il était égaré car le chaykh de la tariqah Rifa^iyyah a dit que Al-Hallaj est un égaré et ceci est une des faveurs de la tariqah Rifa^iyyah. »

La croyance musulmane

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

« Il y a de nombreuses voies qui permettent de faire du bien et de gagner du bien. Et certaines voies sont meilleures que d’autres. Certaines sont plus profitables et c’est pour cela qu’il convient de prioriser le plus important d’abord. Les voies sont nombreuses mais ne sont pas toutes équivalentes. Et le plus important des sujets de la religion, celui auquel il convient d’accorder le plus important des connaissances et le plus prioritaire c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wajama^ah. C’est la croyance suivie par le Salaf et le Khalaf. Le Salaf ce sont les gens des trois premiers siècles, qui étaient sur la croyance des compagnons. Et il aura toujours la majorité qui restera sur la croyance des compagnons jusqu’au jour du jugement. Parce que Allah ta^ala a promis à Son prophète que sa communauté ne sera pas égarée. Et que la majorité ne va pas s’égarer. La majorité de ceux qui se disent musulmans sont sur la croyance des compagnons. Et ne sont pas des égarés.  Mais ceux qui se sont écartés, ceux qui se sont singularisé de la croyance des compagnons se sont eux qui vont s’égarer sans aucun doute. Et ceci s’est produit. »

 

« Le plus éminent des bienfaits que Allah ta^ala nous a accordé c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. La plus éminente des grâces de Allah est la croyance de ‘Ahlou Sounnah, la croyance suivie par les compagnons et ceux qui les ont suivis. Que les musulmans ont hérité, successeurs auprès des prédécesseurs, depuis quatorze siècles, et cette voie la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-jama^ah est également la croyance qu’avaient eu les califes et les sultans.

Et parmi les sultans, qui avaient eu la croyance ach^arite en rapport à l’imam ‘Abou l-Hasan Al-‘Ach^ariyy, parmi ceux qui avaient cette croyance, il y le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy, que Allah lui fasse miséricorde. En Occident, il est connu sous le nom de Saladin, que Allah lui fasse miséricorde. Le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy s’appelait Yousouf. C’était un savant de l’Islam, il connaissait le Qour’an par cœur, un livre de jurisprudence Chafi^ite qui s’appelle At-Tanbih, et connaissait aussi par cœur, un autre livre Al-Hamasah. Ce sultan, Salahou d-din Al-Ayyoubiyy avait accordé une grande importance et s’occupait particulièrement de la croyance ‘Ahlou s-Sounnah, la croyance ach^arite. Il accordait une grande importance à la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah au point qu’il avait donné l’ordre au mou’adhin de réciter la croyance ‘ach^arite du haut des minarets pour que les voisins des mosquées les entendent. Et il a ordonné, l’enseignement du livre de la croyance ach^arite aux plus jeunes tout comme aux plus âgés, même ceux qui étaient dans les Koutab (madrasah), où les enfants apprennent. Ils apprenaient cette croyance, et cette croyance est celle qui figure dans le livre qui s’appelle Hada’aqou l-fousouli wa jawahirou l-^ouqoul. »

 

 

  Les péchés des mécréants ne seront pas pardonné sauf par l’Islam :

« Le sens du hadith :

اللهم اغفر لقومي فإنهم لا يعلمون

(‘Allahoumma ghfir li qawmi fa’innahoum la ya^lamoun) quand il a fait cette invocation en faveur de son peuple qui n’était pas musulman. Et nous savons que nous ne demandons pas le pardon en faveur d’un non musulman. C’est une demande de pardon pour que leur mécréance soit effacée par l’Islam et non une demande de pardon pour leur mécréance. C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah ! Fais-les rentrer en Islam », mais cela ne veut pas dire : « Ô Allah pardonne leur leurs péchés et qu’ils restent mécréants ». C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah pardonne leur mécréance par leur entrée dans l’Islam ». Cela ne veut pas dire de leur effacer leurs péchés avant qu’ils ne deviennent musulmans.

 

Cette invocation veut plutôt dire « Ô Allah efface leur, leur mécréance par l’Islam ». Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par son entrée dans l’Islam.  Le mécréant d’origine, c’est celui qui n’est pas un apostat. Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par l’Islam, quelques soient ses aumônes ou les services aux pauvres, aux miséreux, aux veuves. Aucun petit péché ne lui sera pardonné avant son entrée en Islam. »

« Quiconque aura démenti la loi de l’Islam, de n’importe quelle manière, Allah ne lui pardonne que par son entrée en Islam. Celui qui dément la loi de l’Islam, ce qu’il a fait est grave. Et ce qui expie la mécréance, est par l’entrée en Islam. Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Anfal verset 38 :

قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ

(qoul l-lil ladhina kafarou ‘an yantahou youghfar lahoum ma qad salafa) ce qui signifie : « Les mécréants s’ils abandonnent leur mécréance, il leur sera pardonné leurs péchés antérieurs ». Le mécréant même s’il a tué mille musulmans, s’il rentre en Islam, il lui sera pardonné grâce à son Islam. L’islam lui efface tous ses péchés antérieurs. »

« Le mécréant ne profitera d’aucune de ses œuvres dans l’au-delà. Car il a mécru en Dieu et en Son messager. Les insectes selon le jugement de Dieu sont meilleurs que le mécréant. Allah ta^ala a révélé dans le Qour’an, dans sourate Al-Anfal verset 55 :

إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِندَ اللهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ فَهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَ

(‘inna ch-charra d-dawabbi ^inda l-Lahi l-ladhina kafarou fahoum la you’minoun) ce qui signifie : « Les pires des êtres vivants, selon le jugement de Dieu se sont ceux qui ont mécru et qui ne sont pas croyants ». Le mécréant qui meurt sur sa mécréance, c’est la pire des créatures de Dieu. Tout ce que Dieu a créé, les insectes et même les animaux nuisibles comme les fauves, tous ceux-là sont meilleurs selon le jugement de Dieu que celui qui n’a pas été croyant. S’ils agissent en bien dans le bas monde, les mécréants, leur rétribution sera dans le bas-monde. Ils auront la subsistance et la bonne santé. Mais dans l’au-delà, ils n’auront aucune bonne rétribution. »

La miséricorde pour le mécréant est dans ce bas monde uniquement :

« Lorsque l’on fait une invocation de miséricorde en faveur d’un mécréant cela veut dire dans le bas monde et non pas la miséricorde dans l’au-delà. Ceux qui disent à propos d’un mécréant qui est mort mécréant, « Que Dieu lui fasse miséricorde », deviennent mécréants. Dans le bas-monde le mécréant aura bénéficier des bienfaits que Dieu a voulu qu’il prenne. Ces bienfaits qu’il a pris et dont il a profité dans le bas-monde sera une source de châtiment pour lui dans l’au-delà. Car il n’a pas remercié Dieu. Le remerciement c’est l’Islam, c’est de croire en Allah et en Son Messager. Et s’il avait cru en Allah et en Son Messager que Allah a envoyé pour être suivi, pour que l’on croit en sa véracité, il aura remercié Dieu. Mais le simple fait d’agir avec bienfaisance envers les pauvres, envers les miséreux, donner des aumônes aux veuves et les orphelins, il n’aura rien de toutes ces aumônes dans l’au-delà.

Le mécréant, quoiqu’il agisse en bien avec les gens, il n’aura pas remercié Dieu. Mais le musulman, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés lui, il aura remercié Dieu. S’il se maintient dans ce degré, de délaissement des péchés et d’accomplissement des devoirs, alors il est appelé « Chakour », c’est à dire quelqu’un qui à persévérer dans le remerciement de Dieu. Allah ta^ala dit dans sourate Saba’ verset 13 :

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour », c’est à dire qui persévèrent dans l’accomplissement des devoirs et le délaissement des péchés. Parmi les musulmans très peu sont chakour.

Ach-chakour c’est celui qui est arrivé au degré de la Sainteté. Le chakour, est un waliyy. Quant à celui qui fait beaucoup de bonnes actions, même s’il était musulman, on ne dit pas de lui qu’il est chakour, tant qu’il n’est pas pieux.

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour » cette ‘ayah, désigne les saints parmi les musulmans, les waliyy. Ceux qui ont la croyance correcte et qui accomplisse assidûment les devoirs et qui délaissent beaucoup d’interdits. S’il n’arrive pas au degré de la piété, aucun d’entre eux, ne sera appelé chakour. Si des personnes accomplissent beaucoup de devoirs et délaissent beaucoup de péchés mais ne sont pas arrivées au degré de la piété, alors elles ne seront pas appelées chakour. Mais les croyants, les pieux et les non pieux, sont très nombreux. Mais ceux qui ne sont pas nombreux ce sont les chakour, mais les autres musulmans sont très nombreux. »

La mécréance et le chirk sont de différents niveaux :

« Ils ne sont pas tous d’un même niveau. Certains sont plus graves que d’autres. Il y a : une association majeure (‘Ach-chirkou l-akbar) et une association mineure (‘Ach-chirkou l-asghar). L’association majeure c’est ce qui fait sortir de la communauté. Et l’association mineure ne fait pas sortir de l’Islam. Al-koufr également est de différents niveaux. Il y a un koufr qui fait sortir de la communauté et il y a un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. Certains grands péchés, sont appelés koufr mineurs comme juger par d’autres loi que la loi de l’Islam est un koufr mais qui est mineur. Gouverner en appliquant d’autres lois que la loi de l’Islam est un koufr qui est mineur mais ce n’est pas un koufr majeur, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. »

La connaissance est une chose et la foi une chose :

« A propos de Ja^far ‘Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée que lorsqu’il est revenu après une période d’absence, le Messager s’est levé pour lui et l’a embrassé entre ses yeux. Une personne peut embrasser un musulman entre ses yeux, sur ses joues, sur sa main tout cela est permis. Le Messager ses mains et ses pieds ont été embrassés, par les compagnons.

Deux juifs à Médine, étaient en train de discuter. Et l’un d’entre eux a dit : « Nous allons poser cette question à Mouhammad ». Ils lui ont réservé une question, que même parmi les juifs, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la réponse. Ils lui ont posé la question et il leur a donné la réponse. Ils lui ont dit : « Tu es donc Prophète ». Et le Prophète leur a dit :

ما يمنعكما أن تتبعاني

(ma yamna^oukouma ‘an tatabi^ani ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce qui vous empêche de me suivre alors? ». Ils ont répondu en mentant : « Nous avons pour croyance qu’il n’y aura de Prophète, qu’un descendant de Dawou». Mais avant de partir, ils ont embrassé les mains et les pieds du Prophète, tellement ils avaient reconnu qu’il avait pour connaissance la réponse. La connaissance est une chose et la foi est autre chose. Ces deux-là ont su que notre maître Mouhammad était un Prophète, ils ont eu la connaissance mais ils n’ont pas cru, ils n’ont pas été croyants. Il n’est pas suffisant de connaître, de savoir mais il est indispensable de faire soumettre son âme à cette vérité, c’est à dire que son âme accepte cette chose et qu’elle l’ait pour croyance. Les juifs savaient que Mouhammad était un Prophète tout comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, avec la même certitude. Mais, très peu d’entre eux sont devenus croyants. Les chrétiens, à cette époque-là, étaient plus proche de la foi. Le roi de l’Abyssinie que l’on appelle en arabe « AlHabachah » (actuelle Ethiopie), était chrétien. Il est entré en Islam et a cru au Messager alors qu’il était dans son pays. Comment le message lui est parvenu ? Par l’intermédiaire de certains compagnons sont allés chez lui en Abyssinie et lui ont parlé du Prophète Mouhammad, et il est entré dans l’Islam.

A sa mort, il avait atteint le degré de la sainteté. C’est à l’époque du Messager de Allah qu’il est mort, et il n’avait jamais rencontré le Prophète, mais avait cru en lui. Après sa mort, on voyait de la lumière, la nuit, jaillir de sa tombe jusqu’au ciel. Il était appliqué dans l’Islam jusqu’à devenir un saint. Le Messager, le jour de sa mort, a accompli pour ‘Ashamah An-Najachiyy, la prière funéraire de l’absent. Le Messager était à Médine. Allah lui a révélé que An-Najachiyy était mort. Il a dit à ses compagnons :

قوموا نصلي على أخيكم أصحمة

(qoumou nousalli ^ala ‘akhikoum ‘ashamah) ce qui signifie : « Levez-vous, nous allons faire la prière funéraire pour votre frère ‘Ashamah. » An-Najachiyy s’appelait ‘Ashamah. An-Najachiyy est le titre donné de tous les rois d’Ethiopie. Et lui s’appelait ‘Ashamah. » Il est mort en Abyssinie et les gens de Médine ont fait la prière funéraire pour lui. »

La parole de Allah ta^ala est unique :

« ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : وحدة كلام الله تعالى (wahdati kalami l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « La parole de Allah ta^ala est unique ». L’imam ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy Al-‘ichbiliyy, mort en l’an sept cent dix-sept de l’hégire. Tout comme Al-Bayhaqiyy a cité cette phrase : وحدة كلام (wahdatou kalami) ce qui signifie : « La parole de Allah est unique. » Il l’a cité dans deux de ses livres. ‘Ahlou s-Sounnah ont pour croyance que Allah ta^ala a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Allah parle d’une parole qui n’est pas de lettres, ni de voix. La parole qui est de lettres et des sons, cette parole-là est créé. Allah n’a pas pour attribut quelque chose qui entre en existence. ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-’Akbar a dit :

نحن نتكلم بالآلات والحروف والله يتكلم بلا ألة ولاحرف

(nahnou natakallamou bil’alati walhouroufi wal-Lahou yatakallamou bilaalatin wala harf) ce qui signifie : « Nous nous parlons avec des organes et des lettres mais Allah parle sans organe, ni lettre. » La parole de Allah qui n’est ni lettres, ni sons, est une parole qui est exempte de début et exempte de fin et qui ne s’interrompe pas. Il n’est pas possible que Allah parle puis se taise. La parole qui est un attribut propre à Allah n’est pas des lettres, ni un son. Les humains et les jinn dans l’au-delà, vont entendre la parole de Allah qui n’est ni des lettres ou un son. Quant à la parole qui est des lettres et un son, comme le Qour’an que nous récitons, ou comme At-Tawrat, Al-‘Injil ou Az-Zabour, ce sont des expressions de l’attribut de la Parole de Allah. Ce n’est pas l’attribut même de la parole de Allah. Allah ta^ala, nous a appris qu’Il crée les choses par Sa parole. Et tout ce que Allah a créé et tout ce qui va être créer, tout cela c’est par la parole de Allah. C’est la signification du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون

(‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de toute éternité. » Le verset n’a pas pour sens que Allah prononce la lettre « kaf » et la lettre « Noun ». Prononcer des lettres c’est la caractéristique des créatures et prétendre par ailleurs, que pour créer, quelque chose, Allah prononce « koun », veut dire qu’Il crée après avoir prononcé et ceci est impossible car Allah ne dépend pas du temps et ne change pas. Mais le sens est Qu’Il crée les choses dont Il a voulu l’existence, de Toute éternité par Sa parole qui n’est pas des lettres qui n’est pas un son. Et cela la signification de la parole du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون (‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de tout Eternité. » Quant à la parole que certains disent : « Il est exempt d’imperfection celui qui est entre le kaf et le Noun. » ce sont des paroles laides qui ne sont pas du Qour’an, ni du hadith ni des gens de Science. »

‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy que Allah l’agrée :

« Par le passé, deux cent ans, après l’émigration, à l’époque de l’état Abbasside. Les Abbassides sont de Ibnou ^Abbas et les Omeyyades de Banou Oummayyah.

Certains des gouverneurs des musulmans ont obligé les gens à dire le Qour’an est créé. Certains ont dit cette phrase et d’autres ont refusé. Ces gouverneurs, quand ils disaient que le Qour’an est créé, ils visaient les lettres du Qour’an qui sont créées. Mais la phrase : « Le Qour’an est créé », il est interdit de la dire dans l’absolu. Pourquoi ? Il faut savoir que le Qour’an est l’expression de la Parole de Allah qui est de Toute éternité. Le livre qui a été révélé au Prophète Mouhammad, sont des expressions, ce sont des lettres qui sont une expression de la Parole de Allah qui est de toute éternité. Ces lettres-là sont créées. Mais le mot « Qour’an », exprime l’attribut de la parole de Allah qui est de Toute éternité. Donc, l’attribut de la parole de Allah, nous ne disons pas qu’il est créé. Même si les lettres sont créées, comme le Qour’an est le nom de l’attribut de la parole de Allah qui est de toute éternité, nous ne disons pas que le Qour’an est créé. Allah a des attributs, comme l’ouïe, la puissance, la volonté et parmi Ses attributs il y a la Parole. L’attribut de la Parole s’appelle Qour’an, ‘Injil, Tawrat. Le nom des livres est aussi le nom de l’attribut de la parole de Dieu. Donc, on ne dit pas la phrase : « le Qour’an est créé », pour pas que les gens croient que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, a refusé de dire cette phrase « le Qour’an est créé. » A cette époque, le gouverneur de l’époque, a chargé cent cinquante personnes pour le fouetter en une seule nuit. L’Imam Ahmad a patienté pour ne pas dire cette phrase. Il y avait aussi un autre grand savant, ‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé. Sa tête a été coupée pour cela, est plantée sur une lance. Ils ont chargé un gardien pour qu’il tourne cette tête, pour pas qu’elle soit dans la direction de la qiblah, tellement il y avait de l’injustice. Mais cette tête coupée, s’est mise à réciter sourate Yasin, correctement. Allah lui a accordé un prodige, en récitant sourate Yasin, coupée du corps de ce savant. La nuit, lorsque les gardiens baissaient la garde, la tête se remettait en direction de la qiblah, alors qu’elle était enfoncée dans une lance. Puis après cela, ils l’ont enterré. Ceci s’est produit à Bagdad, il y a mille cent années. Ces gouverneurs ont nui aux gens. Ils voulaient qu’ils disent que le Qour’an est créé. Ils ont torturé un certain nombre de savants, mais les savants, certains d’entre eux ont patienté et d’autres n’ont pas patienté. Ceux qui n’ont pas patienté les ont suivis. Mais nous notre croyance est que le Qour’an qui est récité par la bouche, avec un son, cette récitation-là, est créée. C’est Allah qui l’a créé. Mais le Qour’an qui désigne l’attribut de la parole de Dieu, qui est de toute éternité, n’est pas des lettres, ni un son. Nous avons pour croyance qu’Il est de toute éternité et qu’il n’est pas créé. »

Informations utiles sur des saints

Posted in Biographie,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2018

Notre dame Fatimah bint ‘Ahmad ‘ibn ^Abdi d-Da’im :

A notre époque, cette époque est devenue très pauvre en science de la religion. Il y a un siècle ou plus, il y avait des fouqaha parmi les hommes et les femmes. Et il y a deux cents ans, il y avait à la Mecque une chaykhah qui s’appelait Fatimah fille de ‘Ahmad fils de ^Abdou d-Da’im. Elle était originaire d’Irak. Elle a appris la science de la religion dans son pays, puis elle est partie faire le pèlerinage à la Mecque. Elle a fait le pèlerinage, elle a visité le Prophète puis elle eut l’intention d’habiter à la Mecque et de ne plus repartir. Puis, un jour elle a perdu la vue, elle est restée deux ans aveugle. Une nuit, sa servante est partie chez sa famille, elle a demandé l’autorisation et elle est partie. Puis comme c’est de son habitude, elle s’est levée la nuit pour faire ses prières surérogatoires au milieu de la nuit. Elle a glissé sur une marche, elle est tombée et s’est cassée deux côtes. Malgré cela, elle a fait la prière en supportant la douleur intense. Puis elle s’est assoupie, après avoir fait ses prières surérogatoires. Elle a vu le Messager, notre maître ‘Abou Bakr, et notre maître ^Oumar, tous les trois venant de la Ka^bah. Tous les trois venaient de la ka^bah, elle, habitait juste en face. Le Messager a mis de la salive honorée sur son écharpe et lui a dit : « Passe-toi cette écharpe sur les yeux ». Alors, elle a pris l’écharpe et l’a passé sur ses yeux. Et elle a profité pour passer, en plus, cette écharpe sur ces côtes qui étaient cassées. C’est alors qu’elle a recouvré la vue sur le champ. Et lorsque sa servante est revenue, elle a vu qu’elle avait recouvré la vue. La Chaykhah lui a raconté ce qu’il lui était arrivé. Sa nouvelle s’est propagée dans la Mecque et des régions lointaines.

Cette Fatimah, est une sainte. Beaucoup, de femmes à la Mecque, ont tiré profit d’elle, de son ascèse et de sa piété. Les saints avaient peur de tomber dans l’insincérité, ils avaient peur pour eux d’être amenés à la corruption et à l’insincérité. Les Waliyy de Allah craignent pour eux même de tomber dans la corruption.

 

Le chaykhAhmad Al-Badawiyy :

Ahmad Al-Badawiyy qui est un savant ascète originaire du Maroc, et il a résidé à la Mecque. Il récitait le Qour’an avec les sept récitations différentes. Puis il s’est installé en Égypte. Les gens de l’Égypte ont fait le tabarrouk par lui durant sa vie et après sa mort. Il est le plus connu des saints en Égypte. C’était un savant, il était tellement ascète, qu’il ne s’est pas marié. Il a dit : « J’aurais mes épouses des femmes du paradis ». S’il avait voulu se marier, les gens d’Égypte lui en auraient donné quatre en même temps, tellement ils l’aimaient.

‘Ahmad Al-Badawiyy, avait eu un grand prodige. Il y avait des Moujahidin qui avaient été fait prisonniers en Europe. De non musulmans les ont amenés en Europe. Allah tabaraka wata^ala a donné à ce chaykh une force morale, par laquelle il a amené ces prisonniers, d’Europe jusqu’en Egypte d’une manière prodigieuse. Il les a ramenés. Et cela est une faible part des prodiges que Allah lui a accordé.

LES PREUVES QUE LA COMMEMORATION DU MAWLID EST UNE BONNE INNOVATION

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2017

La louange est à Allah Qui nous a envoyé celui qui a instauré, suite à la révélation, la Sounnah, Qui nous a indiqué qu’il y a parmi les innovations ce qui est bon, et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a une belle voix et un beau visage, Abou l-Qacim, le grand-père de Al-Haçan et de Al-Houçayn.

 

Nous allons vous exposer les raisons pour lesquelles il est permis de commémorer la Naissance honorée du Messager, le Mawlid, et que cela comporte une grande récompense. Ainsi, nous affirmons, totalement confiants en Allah :

La signification de l’innovation dans la langue arabe.

 

Dans la langue arabe, une innovation (bid^ah), c’est ce qui a été instauré sans équivalent antérieur.

 

La signification de l’innovation selon la Loi.

 

Selon la Loi, une innovation, c’est une nouveauté qui n’est pas explicitement citée ni dans le Qour’an ni dans le Hadith.

 

PREUVE que la bonne innovation existe, à partir du Qour’an honoré.

C’est la parole de Allah ta^ala concernant l’éloge des croyants de la communauté de ^Iça ^alayhi s-

salam : [sourat Al-Hadid ‘ayah 27] qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas or-donné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah. »

Allah fait l’éloge des musulmans qui suivaient la Loi de Jésus, ^Iça ^alayhi s-salam parce qu’ils étaient des gens miséricordieux et qu’ils avaient de la compassion, et parce qu’ils ont innové ce monachisme (ar-rahbaniyyah) qui consiste à couper court aux désirs pourtant permis – et ce en plus de l’abandon des péchés. Ils en arrivèrent au point de ne plus se marier, de délaisser les jouissances permises telles que les plaisirs de la table et les habits luxueux et ils se sont consacrés totalement à l’au-delà. Ils ont innové quelque chose que ^Iça ^alayhi s-salam ne leur a jamais prescrite. Allah a fait leur éloge pour ce monachisme. Quant à la parole de Allah ta^ala dans la suite de la ayah 27 de sourate Al-Hadid : [sourat Al-Hadid 27] il ne s’agit pas d’un blâme envers eux ni envers le monachisme innové par ces croyants véridiques mais d’un blâme envers ceux qui sont venus après eux et qui ont prétendu les imi-ter dans le réfrènement des désirs tout en adorant autre que Allah, à savoir en adorant ^Iça ^alayhi s-salam ainsi que sa mère.

PREUVE que la bonne innovation existe à partir de la Sounnah prophétique pure.

C’est la parole du Prophète  : [hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih d’après le compagnon Jarir ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy que Allah l’agrée] qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah) en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et quiconque instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah) se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs pé-chés. » Par conséquent, nous apprenons à partir de ce Hadith que c’est le Messager lui-même qui a enseigné à sa communauté que l’innovation est de deux sortes : une innovation d’égarement qui est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah, et une innovation de bonne guidée qui est la nouveauté qui est conforme au Qour’an et à la Sounnah.

Si l’on vient nous dire : (En fait, ça veut dire : « si quelqu’un a instauré une nouveauté durant la vie du Messager de Allah », pas après), la réponse à donner, c’est que « la restriction du sens d’un texte n’est confirmée qu’à partir d’une preuve. » Voilà donc la réponse à donner à ceux qui prétendent que l’instauration d’une bonne innovation est valable uniquement durant la vie du Messager et pas après sa mort. En effet, la preuve indique ici le contraire de ce qu’ils prétendent, parce que le Messager n’a pas dit « Quiconque instaure durant ma vie » mais il a dit ce qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam. »

 

Il n’a pas dit non plus « Quiconque refait une chose que moi-même j’avais faite en la faisant revivre. » Par ailleurs, l’Islam n’était pas limité à l’époque dans laquelle a vécu le Messager de Allah . Il ne leur reste donc plus aucun argument en leur faveur.

 

S’ils prétendent par la suite que ce hadith a été dit en une occasion particulière lorsque des gens extrê-mement pauvres, portant des guenilles indiquant leur extrême pauvreté, vinrent et que le visage du Messager changea à leur vue. Les gens ont alors fait des aumônes jusqu’à ce qu’ils parviennent à collecter pour eux une belle quantité de biens, le visage du Messager de Allah est alors devenu encore plus radieux et il a dit qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui. » La réponse à donner est que ce qui est à prendre en compte, c’est la généralité et la globalité du terme du hadith et non la particularité de la cause pour laquelle ce hadith a été énoncé, tout comme l’ont décrété les savants spécialistes des fondements (al-‘ousoul).

 

La bonne innovation dans les paroles et actes des Califes bien guidés.

 

Les Califes bien guidés ont innové des choses que le Messager n’a jamais faites et qu’il n’a jamais ordonné de faire, mais qui pourtant restent conformes au Qour’an et à la Sounnah. Ils furent donc des guides pour nous en cela.

Abou Bakr As-Siddiq a rassemblé le Qour’an en l’appelant Moushaf. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a réuni les gens derrière un seul imam pour faire les tarawih. Il dit en les voyant faire :

 

(ni^mati l-bid^atou hadhih) c’est-à-dire : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! »

 

 

^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné que l’on fasse un appel à la prière supplémentaire pour la prière de la joumou^ah.

 

L’Imam ^Aliyy, les points sur et sous les lettres du Moushaf ont été ajouté au temps de son califat à l’initiative d’un successeur des compagnons nommé Yahya Ibnou Ya^mar.

^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz a édifié les mihrab et les minarets pour les mosquées.

Rien de tout cela n’existait à l’époque du Messager de Allah ! Ce sont des choses totalement nouvelles !

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid de nos jours, vont-ils interdire toutes ces choses-là sous prétexte qu’elles n’existaient pas à l’époque du Messager de Allah ou bien vont-ils rendre arbitrai-rement certaines choses licites et certaines autres in-terdites sans aucune preuve ?!

 

C’est bien ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont interdit le Mawlid mais ont autorisé la ponctuation des lettres dans les livres du Qour’an, tout comme ils ont auto-risé le tachkil des lettres, c’est-à-dire les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin.

Ils ont autorisé beaucoup de choses que le Messager de Allah n’a jamais faites comme les calendriers par exemple. Les calendriers qui indiquent les horaires des prières ne sont apparus pour la première fois qu’il y a environ trois cents ans. Or eux-mêmes y travaillent et les diffusent dans la population.

 

La bonne innovation dans les paroles des savants du Salaf.

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit :                 [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre dans le livre « Manaqibou ch-Chafi^iyy »] ce qui signi-fie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contre-dit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou l’accord des compagnons. C’est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contra-diction ni avec le Livre, ni avec la Sounnah ni avec l’Unanimité et cette nouveauté-là n’est pas blâ-mable. » Il est connu que les mouhaddith ont été unanimes à dire que Ach-Chafi^iyy est celui qui est visé par la parole du Prophète  : [Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy] qui signifie : « Viendra le savant de Qouraych qui remplira les contrées de la terre de Science. » Quant à Al-Bayhaqiyy il fait partie des sept Hafidh au sujet desquels les avis ont concordé sur leur fiabilité –leur statut de ^adl.

Le Mawlid est une manifestation de notre reconnaissance envers Allah ta^ala de nous avoir envoyé Mouhammad en ce mois, et ce n’est en rien une adoration qui serait vouée à Mouhammad.

Nous, musulmans, nous n’adorons pas Mouhammad ! Nous n’adorons rien d’autre que Allah. Mais nous glorifions Mouhammad plus que tout autre prophète, plus que les anges. De plus, nous glorifions tous les prophètes et nous n’adorons aucun d’entre eux. Nous n’adorons pas Mouhammad, nous n’adorons aucun ange, ni aucun astre, ni le soleil ni la lune. Pour nous, la soumission extrême n’est vouée uniquement qu’à Allah. Nous ne posons nos fronts au sol et nous ne glorifions que Allah. L’extrême soumission, voilà ce qu’est l’adoration. Nous ne faisons pas cela pour notre maître Mouhammad ; nous, notre adoration n’est vouée qu’à Allah. Nous, nous n’adorons pas Mouhammad mais nous considérons que Mouhammad est celui qui appelle à l’adoration de Allah. Il a guidé les gens et mérite d’être glorifié mais d’une glorification en deçà de l’adoration. Allah ta^ala fait l’éloge de ceux qui ont

cru en lui, qui l’ont glorifié, Allah ^azza waj all dit :               [Sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ceux qui ont cru en lui et l’ont glorifié, qui l’ont soutenu et ont suivi la bonne guidée qui a été révélée avec lui, ceux-là sont ceux qui réussiront. »

 

Le Mawlid représente un rassemblement fondé sur l’obéissance à Allah. C’est un rassemblement fondé sur l’amour de Allah et l’amour du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Ce rassemblement comporte l’évocation de Allah, l’évocation d’une partie de la biographie du Messager de Allah, de son ascendance honorée salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam, la mention de certains de ses traits de caractères et de ses caractéristiques physiques. Ce rassemblement est aussi l’occasion de distribuer de la nourriture par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wata^ala. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils préfèrent donner leur nourriture aux pauvres, aux orphelins et aux captifs. » Après tout cela, comment quelqu’un qui prétend avoir des connaissances peut-il oser interdire de commémorer le Mawlid qui est fait par réjouissance de la naissance du Messager de Allah ?!

 

Le Hafidh Ibnou Hajar a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans le livre Al-Hawi lil-Fatawi, d’après ce qu’a rapporté Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : lorsque le Prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs jeûnaient le jour de ^Achoura. Quand on les a interrogés à ce sujet, ils ont répondu : « C’est le jour durant lequel Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon. Et nous, nous jeûnons ce jour-là pour le glorifier. » C’est alors que Le Messager de Allah a dit : (nahnou ‘awla bi Mouça) ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça. » C’est-à-dire que nous sommes musulmans alors que vous, vous ne l’êtes plus. Le Prophète a ordonné de jeûner ce jour d’une injonction indiquant le caractère recommandé. On déduit à partir de ce Hadith qu’il est permis d’ac-complir un acte d’adoration pour remercier Allah, pour une grâce qu’Il nous a accordée en un jour par-ticulier, suite à un bienfait qui nous est parvenu ou suite à une épreuve dont nous avons été délivrés, et qu’il est permis de répéter cet acte d’adoration et de remerciement chaque année, à la date anniversaire correspondant à ce jour-là. Le remerciement de Allah a lieu par différentes sortes d’adoration comme la prosternation, le jeûne, l’aumône ou la récitation. Et quelle plus grande grâce que la grâce de l’apparition du Prophète ?!

 

Le Hafidh As-Souyoutiyy a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans son épitre Housnou l-Maqsid fi ^Amali l-Mawlid, lorsque le Prophète a été interrogé sur la raison de son jeûne du lundi, il avait répondu ^alayhi s-salatou was-salam : ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et en ce jour que j’ai reçu la révélation. » Dans ce Hadith, il y a l’indication qu’il est recommandé de jeûner les jours durant lesquels Allah a fait grâce d’un bienfait à Ses esclaves. Et parmi les grâces les plus éminentes que Allah nous ait accordées, c’est de l’avoir fait naître, et de nous l’avoir envoyé en tant que Messager. La preuve à cela est Sa parole ta^ala : [Sourat ‘Ali ^Imran 157] qui signifie : « Allah a accordé une grâce aux croyants car Il leur a envoyé un messager, un homme issu d’entre les leurs. » Le

 

Hafidh As-Souyoutiyy a dit dans sa Riçalah : « L’Imam des Hafidh, ‘Abou l-Fadl Ahmad ‘Ibnou Hajar a trouvé une origine au Mawlid dans la Sounnah, Quant à moi j’en ai trouvé une autre… » Fin de citation.

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, une bonne tradition, les musulmans sont les premiers à l’avoir instaurée et ils ne fêtent pas sa mort comme certains le prétendent.

 

Les savants mémorisateurs du hadith et spécialistes des chaînes de transmission (houffadh) ainsi que les savants spécialistes de l’histoire, des biographies et autres, ont mentionné que celui qui a innové le Mawlid, c’est le roi Al-Moudhaffar qui gouvernait ‘Irbil. Il était scrupuleux, vertueux, savant et courageux, il avait un souci particulier pour la défense de cette religion, c’était un héros. Il fut donc le premier à commémorer le Mawlid. Par la suite, les savants, les faqih, y compris les savants des autres pays qu’il ne gouvernait pas, eurent des avis en concordance avec le sien. C’est ce qu’a cité le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-‘Awa’il et les musulmans sont restés sur cette tradition depuis huit siècles jusqu’à nos jours.

Or toute chose qui a été approuvée et appréciée par les savants de la communauté de Mouhammad et sur laquelle les avis ont concordé, est obligatoirement une bonne chose ! Et toute chose que les savants de la communauté de Mouhammad ont dépréciée est obligatoirement mauvaise.

 

En effet, il est bien connu que les savants de la communauté de Mouhammad ne seront jamais en con-cordance sur un égarement, en raison du Hadith rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan : qui signifie : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et on ne dit pas : « si cela avait été quelque chose de bien, le Messager aurait indiqué à sa communauté de le faire. »

 

En effet : constituer le recueil du Moushaf, ponctuer les lettres, mettre le tachkil avec les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin, tout cela sont des actes de bien, bien que le Prophète ne les a pas indiqués explicitement et ne les a jamais faits lui-même.

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid sous prétexte que si c’était quelque chose de bien, le Messager nous l’aurait indiqué, eux-mêmes utili-sent le tachkil c’est-à-dire les harakah sur les lettres du Moushaf et ils les écrivent avec les points ! Alors de deux choses l’une : soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil du Moushaf ne sont pas des actes de bien parce que le Messager ne les a pas faits et n’a pas indiqué à sa communauté de le faire, alors qu’eux-mêmes le font, soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil sur les lettres du Moushaf sont des actes de bien, même si le Messager ne les a pas faits et ne les a pas indiqués à sa communauté, et que c’est pour cela qu’ils le font ! Dans les deux cas ils sont en contradiction avec eux-mêmes !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah et on ne dit pas : « le Messager ne l’a pas fait, donc nous ne le faisons pas » en prétendant trouver un argument dans la parole de Allah ta^ala : [Sourat Al-Hachr / 7] ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a ordonné de faire, faites-le ; et ce qu’Il vous a interdit de faire, ne le faites pas. »

 

En effet, il n’est pas correct de dire que toute chose que le Messager ne nous a pas ordonnée ni interdite est forcément quelque chose d’interdit. Le Messager ne nous a pas ordonné de ponctuer le Moushaf et ne nous l’a pas interdit. Par conséquent, ce n’est pas interdit de le faire ! Également, le Mawlid du Prophète rentre dans le même cas. C’est le cas de tout acte conforme à la religion que le Prophète ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire : ce n’est pas interdit de le faire, car c’est quelque chose qui est conforme à sa religion.

 

En résumé, tous les sujets de la religion ne nous sont pas parvenus par un texte explicite, dans le Qour’an ou dans le Hadith. S’il n’y a pas de texte explicite, il appartient aux savants de la communauté qui sont moujtahid, ceux qui ont connaissance du Hadith, d’extraire des choses conformes à sa religion.

Ceci est confirmé par sa parole  : qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense. » On dé-duit de ce Hadith que Allah tabaraka wata^ala a autorisé les musulmans à innover dans la religion ce qui ne contredit pas le Qour’an et le Hadith, et c’est ce qui s’appelle une bonne tradition (sounnah ha-çanah).

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’interdiction comprise à partir du Hadith du Prophète: qui signifie : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, c’est rejeté. »

 

En effet, le Prophète nous a indiqué que la nouveauté qui est rejetée, c’est celle qui n’est pas conforme à la Chari^ah (ma layça minh). C’est cette nouveauté-là, celle qui est en opposition avec la Chari^ah, qui est rejetée, alors que celle qui est conforme à la Chari^ah n’est pas rejetée.

Le Messager n’a pas dit que celui qui innove dans notre religion quoi que ce soit, c’est rejeté ! Mais il a dit cette parole pour bien indiquer que la nouveauté qui est rejetée c’est celle qui n’est pas conforme à sa Loi (ma layça minh) alors que celle qui est conforme à la Loi est autorisée. C’est la nouveauté qui n’est pas conforme à la Loi qui est interdite.

 

Étant donné que l’organisation du Mawlid, la commémoration de la naissance du Prophète, est quelque chose de méritoire selon les preuves textuelles parvenues dans le Qour’an et la Sounnah, ce n’est pas quelque chose de rejeté.

Le Mawlid est une bonne sounnah, il ne sous-entend pas que la religion ne serait pas complétée et qu’il

serait un démenti de la parole de Allah ta^ala : [sourah Al-Ma’idah / ‘2].

 

En réalité, Al-Qourtoubiyy dans son Tafsir, a dit que cette ayah veut dire que les règles de la religion sont accomplies. Il a dit : « La majorité (al-joum-hour) a dit : Le sens qui est visé, c’est que la majo-rité des obligations, la majorité de ce qui est licite et de ce qui est interdit, a été indiqué, bien que beau-coup d’autres ‘ayah dans le Qour’an ont été révé-lées après cette ‘ayah ! Il y a, entre autres, la ‘ayah du gain usuraire (ar-riba). Il y a aussi la ‘ayah de la kalalah et autres. Cette ‘ayah n’est donc pas la dernière ‘ayah qui a été révélée dans le Qour’an. La dernière ‘ayah qui a été révélée, c’est la parole de Allah : [sourat Al-Baqarah / 285] »

Al-Qourtoubiyy a mentionné cela dans son Tafsir d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux.

Le Mawlid est une bonne tradition et ne sous-entend aucune accusation de trahison envers le Messager de Allah , sous prétexte qu’il n’aurait pas indiqué à sa communauté de commémorer le Mawlid, comme le prétendent ceux qui l’interdisent.

 

Si tout acte innové après le Messager, que le Prophète n’a pas indiqué à sa communauté tout en étant conforme au Qour’an et à la Sounnah, représentait une accusation de trahison envers le Messager, alors, selon la parole de ces gens-là, Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et ^Oumar ‘Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi qu’une sélection des meilleurs des savants de la communauté, auraient eux-mêmes accusé le Messager d’être un traître !

En effet, ils ont innové eux-mêmes des choses qui sont conformes au Qour’an et à la Sounnah et que le Messager n’a pas indiquées à sa communauté !

Quant à la prétendue argumentation, à partir de ce qu’ils attribuent à l’Imam Malik, qu’il aurait dit « si quelqu’un innove dans l’Islam une innovation qu’il considère bonne, il aura prétendu que Mouhammad a trahi le message », cette prétendue argumentation s’appliquerait à plus forte raison aux mauvaises in-novations, comme la croyance des assimilationnistes (tachbih) et la croyance des anthropomorphes (tajsim), et non pas au Mawlid et ce qui est de cet ordre.

On leur dit par ailleurs : vous mentionnez la parole de l’Imam Malik alors que par ailleurs, vous le déclarez implicitement mécréant ! Même si expressément et explicitement vous ne le faites pas…

 

En effet, lorsque le Calife Al-Mansour s’était rendu à Médine et avait interrogé l’Imam Malik : « ÔAbou ^Abdi l-Lah, est-ce que je me dirige vers la Qiblah pour faire des invocations ou bien je me dirige vers le Prophète ? », l’Imam Malik lui avait répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de Lui alors qu’il est ton intercesseur et l’intercesseur de ton père ‘Adam à Allah ; dirige-toi vers lui et demande son intercession, que Allah le fasse intercéder. »

 

Selon vous qui interdisez le Mawlid, tout ceci est du chirk, une forme d’association, et un égarement clair !

 

Vous accusez les savants de la communauté d’être associateurs (mouchrikin) et vous allez ensuite cher-cher des arguments dans leurs propos !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, et on ne l’empêche pas sous prétexte que cela reviendrait à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ^Iça .

Si nous faisons un acte conforme à la religion agréée par Allah qui est également pratiqué par des juifs ou des chrétiens, cela nous est licite. Mais ce qu’ils font, eux, et qui n’est pas conforme à la religion agréée par Allah, voilà ce qui est interdit.

N’est-ce pas que lorsque le Prophète était arrivé à Médine et avait vu les juifs jeûner le jour de ^Achoura, quand ils avaient dit que c’est en ce jour que Allah a fait se noyer Pharaon et a donné la victoire à Mouça, n’est-ce pas ce que le Prophète a dit, et qu’il n’a pas dit : « ne jeûnez pas le jour de ^Achouraparce que les juifs jeûnent, vous allez leur ressembler » ?!

Au contraire, il a ordonné à sa communauté de le jeûner. C’est-à-dire que nous glorifions ce jour-là, tout comme les musulmans qui avaient suivi Mouça ce jour-là l’ont glorifié.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et dire que la condition pour qu’il soit permis de le faire serait que le Messager de Allah l’ait lui-même commémoré, est infondé, nul et non avenu.

 

En effet et de la même manière, la ponctuation des lettres dans le Moushaf est une bonne tradition. Si quelqu’un posait comme condition qu’il aurait fallu que le Messager l’ait fait lui-même pour qu’il soit permis de le faire, sa condition serait sans fondement, nulle et non avenue. Dans les deux cas, ces conditions n’auraient aucune base dans la religion agréée par Allah. Le Messager de Allah   a dit : [rapporté par Al-Bazzar d’après ‘Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux] ce qui signifie : « Toute condition qui ne figure pas dans le livre de Allah est infondée même s’il s’agit de cent conditions. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et ne rentre pas dans le cadre des innovations que le Messager de

 

Allaha interdites par sa parole

Le Hafidh Al-^Iraqiyy dans sa ‘Alfiyyah a dit : la meilleure manière d’expliquer un hadith, c’est par un autre hadith.

D’autre part, les savants ont dit que la meilleure explication, c’est celle qui tient compte du contexte du hadith. Or le contexte du hadith (koullou bid^ah Dalaalah) ici, est que le Messager a commencé en disant : (fa‘inna ‘ahsana l-hadithi kitabou l-Lah), cela veut dire que la meilleure des paroles, c’est la parole de Allah. Puis il a dit Ce qui veut dire que la meilleure des conduites, c’est la conduite de Mouhammad. Puis il a dit  : Ce qui veut dire que les pires choses sont les nouveautés qui contredisent les meilleures des paroles et la meilleure des conduites ; et il s’agit des innovations d’égarement. Il n’y a donc dans le blâme qui est cité ici aucune allusion aux bonnes innovations. An-Nawawiyy, dans son commentaire du Sahih de Mouslim, tome 6, page 154, a dit : « La parole du Prophète  ici, est un texte dont l’expression est générale mais dont le sens visé est spécifique. Il a dit que ce qui en est visé c’est : la plupart des innovations sont de l’égarement ; et le fait que ce Hadith ait une expression générale ayant une portée particulière et spécifique, n’empêche pas que le Prophète ait insisté en utilisant le mot « koull », parce que même s’il utilise « koull », la spécification figure bien dans ce Hadith. Comme cela est le cas dans la parole de Allah ta^ala dans sourate Al-‘Ahqaf, ayah 25 : [Sourat Al-‘Ahqaf 25].

Cette ayah a, elle aussi, une expression générale mais son sens est spécifique puisque le vent dont il est question dans cette ayah, qui détruit toute chose, Allah a fait qu’il souffle sur des mécréants du peuple de ^Ad. Le vent les a anéantis. Mais ce vent n’a pas anéanti tout ce qui existe sur terre, car Allah ta^ala nous a appris qu’il a sauvé Houd ^alayhi s-salam et les croyants qui sont avec lui. Ainsi Allah ta^ala dit : [sourah Houd / 58] ce qui signifie : « Et lorsque ce que Nous avons prédestiné est arrivé, Nous avons sauvé Houd et les croyants qui étaient avec lui par une miséricorde de Notre part. Nous les avons sauvés d’un châtiment douloureux. » Parmi les exemples de paroles ayant des termes généraux mais une portée particulière ou spécifique, il y a la parole du Messager : (koullou ^aynin zaaniyah).

 

Il est connu dans la Loi que ce hadith ne concerne pas les yeux des prophètes ^alayhimou s-salatou was-salam, car Allah ta^ala les a préservés de commettre les péchés des yeux, en raison de la parole de Allah : [Sourat Al-‘An^am / 86] qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré et un honneur supérieur au reste des mondes. »

 

Il est parvenu également dans le hadith sahih rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan, au chapitre du Cor (sour) et de la Résurrection, que le Prophète  a dit : ce qui signifie : « La terre assimile la totalité de l’être humain, exception faite de l’os à l’extrémité du coccyx… » Ici aussi le mot « koull » ne peut pas venir dans le sens de la globalité, puisque dans le hadith, le Prophète  a dit : ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. » Ainsi, dans le premier hadith, la parole veut dire que la plupart des êtres humains sont assimilés par la terre, puisque le Messager a excepté dans l’autre hadith les prophètes.

La commémoration du Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concernée par le Hadith qui signifie : « Vous allez suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés », parce que le sens de ce hadith concerne les sujets du bas monde.

N’est-ce pas que lorsque les musulmans aujourd’hui, meublent leur maison, s’habillent et font quantité de choses dont beaucoup sont permises, sans être toutes interdites, mais dont une partie est interdite, n’est-ce pas qu’ils font comme les non musulmans ?!

 

Aujourd’hui, la communauté du Prophète Mouhammad a suivi ces gens-là dans beaucoup de sujets du bas monde, dont certains sont licites et d’autres interdits.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’exagération que le Messager de

Allah   nous a interdite par sa parole

Le sens de ce Hadith est le suivant : « Ne m’accordez pas un degré supérieur à mon degré tout comme les chrétiens ont élevé ^Iça au-dessus de son degré. » Les chrétiens l’ont considéré comme étant un Dieu Créateur. Quant à l’organisation du Mawlid que les musulmans pratiquent, ce n’est pas une élévation du Prophète au-dessus de son degré mais un remerciement envers Allah pour la naissance du Messager.

 

La parole du Prophète (la toutrouni) ne veut pas dire : (ne faites pas mon éloge) dans l’absolu. La vérité est de dire que ce qui est une outrance est interdit mais ce qui n’est pas une outrance n’est pas interdit. Sinon, comment le Messager aurait autorisé son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée, de faire son éloge ?! Il a même fait une invocation en sa faveur pour le remercier pour son acte ! Il a été confirmé avec une chaîne de transmission fiable (haçan) dans ce qu’a rapporté Ibnou Hajar dans Al-‘Amali, que l’oncle du Messager, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, a dit : ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j’ai composé des vers de poésie pour faire ton éloge. » Alors le Messager  lui a dit : ce qui signifie : « Dis-les, que Dieu fasse que tu ne perdes jamais tes dents. »

 

Et comme l’a dit Al-^Abbas, cela a effectivement eu lieu parce qu’il avait fait l’éloge du Prophète en

lui disant : ce qui signifie :

 

Toi, lorsque tu naquis, a resplendit la terre

 

Et les horizons ont rayonnés de ta lumière.

 

 

Le Mawlid est une bonne tradition et il ne revient pas à réserver les manifestations d’amour envers le Prophète à un jour particulier.

 

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit aux juifs : ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça » et qu’il a ordonné de jeûner le jour de ^Achoura ?

Est-ce que le Messager aurait ainsi réservé l’amour envers Mouça ^alayhi s-salam à un jour particulier ?!

Le Mawlid est une bonne tradition et ne porte aucune atteinte aux compagnons du Prophète ni aucune prétention que nous aimerions le Prophète plus qu’ils ne l’ont aimé.

 

En effet, le Messager n’a jamais réuni le Qour’an en un seul recueil. C’est Abou Bakr As-Siddiq qui l’a rassemblé en un seul volume. C’est lui qui l’a appelé Al-Moushaf. Aucun compagnon n’a renié ce que Abou Bakr a fait sous prétexte que Abou Bakr aurait aimé le Qour’an plus que le Messager de Alla. Par ailleurs les savants ont dit : c’est-à-dire : « Le privilège n’implique pas la supériorité dans le mérite. »

 

Si Abou Bakr As-Siddiq a eu le privilège de réunir matériellement le Qour’an alors que le Messager ne l’avait pas rassemblé en un volume unique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, cela ne veut pas dire que Abou Bakr est meilleur que le Messager de Allah.

 

Si ^Oumar ‘Ibnou l-Khattab a rassemblé les gens pour la prière du tarawih pour être dirigés par un seul homme alors que Abou Bakr ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Oumar est meilleur que Abou Bakr.

 

Si ^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné d’ajouter un appel à la prière dans la prière du vendredi alors que ^Oumar ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Outhman est meilleur que ^Oumar.

 

De la même manière, si nous organisons le Mawlid alors que les compagnons ne l’ont pas fait, cela ne veut pas dire que nous sommes meilleurs qu’eux ni que nous aimons le Prophète plus qu’eux.

Le Mawlid est une bonne tradition et la manifestation de notre joie et de notre bonheur en ce jour, en souvenir de la naissance et de l’envoi du Prophète, n’est pas une atteinte portée à notre amour envers lui, sous prétexte que cela coïnciderait avec le jour de son décès, comme le prétendent ceux qui interdisent le Mawlid !!!

 

Ils se basent en effet sur quelque chose qui n’a aucun fondement parce que chaque jour de la semaine à travers les époques a probablement coïncidé avec un événement ou une catastrophe qui a frappé les musulmans et les a plongés dans le chagrin.

 

À suivre leurs propos, les musulmans ne fêteront plus aucun mariage ni aucun ^id, car cet évènement coïncidera avec le jour de la mort du Messager, ou encore avec le jour où sa dent a été cassée, ou bien le jour où sa lèvre honorée a été blessée tout comme cela est arrivé durant la bataille de ‘Ouhoud. En résumé, ce que vous prétendez, personne, ni la raison, ni les textes, ne peut l’accepter.

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit :                 [rapporté par Mouslim dans son « Sahih »] ce qui signifie :

« Le meilleur jour dans lequel le soleil se lève c’est le vendredi, c’est en ce jour que ‘Adam a été créé, en ce jour qu’il est entré au paradis et en ce jour qu’il en est sorti. »

 

Ainsi, le mérite que le Messager a reconnu au vendredi et le mérite que nous reconnaissons au jour de sa naissance ne comportent aucune atteinte à notre amour envers Adam bien que cela corresponde au jour même durant lequel il est sorti du paradis.

 

De même, lorsque nous glorifions le jour de ^Achouraen raison de la parole du Prophète. Cela ne porte aucune atteinte à notre amour pour le Maître des jeunes hommes du paradis, Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy, que Allah les agrée lui et son père, bien que cela corresponde au jour où il a été tué.

 

De même, le fait de manifester notre joie le jour anniversaire de la naissance du Prophète ne porte aucune atteinte à notre amour envers lui, bien que son décès ait eu lieu ce même jour.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et nous ne l’interdisons pas en raison de ce que certains ignorants font à son occasion.

 

Il est connu qu’il se passe lors du pèlerinage de nos jours, et même par le passé, des choses blâmables de la part de certains ignorants, au point que depuis longtemps, l’un des savants a dit : Tant de tumulte et si peu de vrais pèlerins !

 

Tout cela n’a pas causé l’interdiction du pèlerinage ni empêché les gens de l’accomplir.

 

Il en est de même pour le reste des actes d’adoration, en particulier pour le Mawlid. S’il arrive à l’occasion du Mawlid des choses blâmables de la part de certains ignorants, nous ne l’interdisons pas dans l’absolu, mais nous interdisons ce que font les ignorants, c’est-à-dire les choses qui contredisent la religion agréée par Allah.

 

D’autre part, si un mal vient à se produire dans une mosquée, est-ce qu’on va fermer la mosquée ?!

Ou bien interdire le mal que certains individus ont fait ?

 

CONCLUSION

La commémoration du Mawlid est un bien et une bénédiction, ceci n’est pas quelque chose qui ramène la communauté du Prophète en arrière. Ce n’est pas une régression.

Le Mawlid renouvelle au contraire l’amour du musulman envers le Prophète. C’est une occasion qui fait pénétrer en lui les sentiments de son amour pour le Prophète et qui le mène à éprouver de la nostalgie envers lui.

 

Ceux qui combattent le Mawlid et qui combattent les musulmans qui commémorent le Mawlid, ceux qui déclarent les musulmans égarés, grands pécheurs et en arrivent même à les déclarer mécréants pour cela, pourquoi laissent-ils faire certaines choses blâmables qui sont véritablement blâmables ?

 

  • Comme la mécréance par la parole qui se diffuse chez beaucoup de gens du commun, lorsqu’ils insultent Allah, entre autre ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants sans aucune raison valable selon la Loi, du simple fait qu’ils font le tawassoul par le Prophète ou les vertueux par exemple ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils font le tabarrouk par le Prophète ou par ses traces honorées ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils récitent la Fatihah ou d’autres ayah du Qour’an en faveur d’un mort !

Pourquoi ne blâment-ils pas ces choses blâmables et pourquoi interdisent-ils et blâment-ils le fait de commémorer la naissance du Prophète Mouhammad ?

 

Les avis des musulmans concordent depuis que cette commémoration a été innovée jusqu’à nos jours : ils l’ont appréciée et recommandée, tant que cela reste une commémoration qui ne comporte pas de choses blâmables, comme de déformer le nom de Allah ou de mentir au sujet du Messager de Allah .

 

Tout leur stratagème, tous leurs agissements contre les musulmans qui commémorent le Mawlid, ne serait-ce pas en raison de la haine qu’ils ont dans le cœur envers le Meilleur de tous les êtres créés par Allah ?

 

 

 

Et la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

Quand tu demandes de l’aide, …

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2017

Il nous a été autorisé de rapporter dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy que Allah lui fasse miséricorde, d’après le hadith de ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui est son père  dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit en s’adressant à Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلْ اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Le sens du hadith est que en priorité si tu veux demander quelque chose à quelqu’un, demandes-là à Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur du bien et du mal, et de ce qui est bénéfique, de ce qui est préjudiciable, s’il en est ainsi, il n’échappe à personne qu’en priorité on demande à Allah et, la deuxième partie du hadith, en priorité si tu demandes de l’aide, demandes-là à Allah.

Dans le même sens que ce hadith,  il y a un autre hadith que nous avons rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban dans lequel le Prophète r a dit :

 

(la tousahib ‘il-la mou’mina, wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) le sens de ce hadith indique également que le compagnon à prendre en priorité c’est le croyant et également, en priorité, celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est celui qui est pieux. Le Messager de Allah r ne veut pas dire dans ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas croyant et ce que vise le Prophète n’est pas non plus d’avoir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas un croyant mais c’est plutôt pour indiquer la priorité. En priorité, la compagnie à avoir est celle du croyant. La deuxième partie du hadith également, ce que vise le Messager de Allah r c’est que en priorité celui avec qui tu partages ta nourriture c’est le musulman qui est pieux. Qui est le pieux ? Le pieux c’est celui qui s’est acquitté des devoirs à l’égard de Allah et il s’est acquitté de ses devoirs à l’égard des esclaves de Allah c’est-à-dire qu’il a accompli les devoirs qui se rapportent aux actes d’adorations corporels, comme la prière, le jeune du mois de Ramadan, comme la zakat, comme le pèlerinage et d’autres que cela. Egalement il a évité ce que Allah lui a interdit. C’est celui-là le pieux (at-taqiyy). Le Messager de Allah r dit dans ce hadith :

 

(wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) cela veut dire qu’en priorité celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est le musulman qui est pieux, c’est-à-dire que donner ta nourriture au musulman qui est pieux vaut mieux et est prioritaire. C’est mieux que de donner de la nourriture à un musulman qui n’est pas pieux ou à un non musulman. Le sens du hadith n’est pas qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture à un musulman qui est grand pécheur, un désobéissant et le Messager de Allah r ne vise pas par-là qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture aux non musulmans. Cela est permis. Si un musulman a partagé sa nourriture avec un désobéissant qui fait partie des grands pécheurs cela est permis et ça donne des récompenses. De même, si un musulman donne à manger à un non musulman cela est permis et cela donne des récompenses.

Est-ce qu’il y a un sens qui échappe dans ce hadith pour celui qui a compris comme il se doit ce hadith. Il n’y a rien qui n’est pas clair.

Ceux qui déforment la Loi de Allah, ils mentionnent le hadith de Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَل اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Pour interdire le tawassoul par les prophètes et les saints. Mais où se trouve dans ce hadith l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints ? Le messager n’a pas dit dans le hadith : « Ne demandes pas à autre que Allah », il n’a pas dit cela. Mais il a dit : « Quand tu demandes, demandes à Allah ». Il n’a pas dit non plus : « ne recherches pas de l’aide d’autre que Allah », mais il a dit : « quand tu recherches de l’aide, recherches l’aide de Allah ». Les savants en ont compris la priorité. Il y a une grande différence entre dire : « Ne demandes pas à autre que Allah » et dire : « quand tu demandes de l’aide, demandes l’aide à Allah ». Mais ces gens-là qui n’ont pas pour autres objectifs que d’essayer de déformer la Chari^ah de Allah et d’essayer de tromper les gens et d’embellir le faux et de faire croire aux gens que les choses qui sont licites seraient interdites ou qu’une forme d’association (chirk) a lieu ou une mécréance. C’est gens-là, ont déformé le hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas. Telle est leur habitude. Quand ils veulent interdire le tawassoul par les prophètes et les saints ils évoquent ce hadith

Ce hadith est sahih mais eux ils ont déformé sa signification. Il n’y a pas de preuve en faveur de ce qu’ils prétendent.  Il n’y a aucune espèce de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Il n’y en a pas du tout. Et chaque croyant sait et à pour croyance que lorsque le croyant demande à son Seigneur cela vaut mieux que de demander à autre que Lui. Chaque croyant sait cela et il sait que de demander à Allah est mieux que de demander à une des créatures de Allah. De même, tout croyant sait que demander l’aide de Allah vaut mieux que de rechercher l’aide d’autre que Allah ta^ala. Mais ces gens-là ne cite pas le hadith dans le sens visé par le Messager de Allah r , ils le citent pour interdire ce que Allah a autorisé.

Le tawassoul par les prophètes et les saints est quelque chose qui a été autorisé par la Loi de l’Islam (Chari^ah). Allahou tabaraka wata^ala nous a autorisé de faire le tawassoul par les prophètes, par les saints, qu’ils soient vivants ou morts. Ces gens-là n’ont aucune preuve si ce n’est la duperie. Ils citent ce hadith pour faire croire aux gens que demander à autre que Allah dans le sens du tawassoul par les prophètes et les saints serait interdit. Et ils le mentionnent également dans le sens que la demande d’aide (al-isti^anah) par les saints et les prophètes serait interdite. Ils considèrent même que c’est de la mécréance, ici, si tu appelles un prophète ou un saint que tu l’appelles alors qu’il n’est pas vivant ni présent devant toi, ils le considèrent comme étant associateur, mécréant. Ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de la duperie c’est-à-dire qu’ils font croire aux gens de ce qui veulent … (Manque passage)

Il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) que ces gens-là mentionnent. Pour ce qui est du hadith de ^Abou l-Lah Ibnou ^Abbas il est authentique (sahih) :

 

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) c’est-à-dire : « Quand tu demandes, demandes à Allah et quand tu recherches l’aide, recherches l’aide de Allah », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son Jami^ qu’il a jugé authentique (sahih). Mais il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) auquel ils s’attachent pour l’interdire la demande du renfort (al-istighathah) et pour déclarer mécréant celui qui fait m’istighathah par le Messager de Allah ou par le reste des prophètes et des saints. Quel est ce hadith ? Ce hadith a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad  avec une chaîne de transmission dans laquelle il y a un rapporteur qui est considéré da^if selon les spécialistes du hadith qui s’appelle Ibnou Lahi^ah. Dans ce hadith, ‘Abou Bakr, que Allah l’agrée aurait dit : « Venez avec moi, nous allons auprès du Messager de Allah pour faire l’istighathah par lui, c’est-à-dire demander son renfort, contre cet hypocrite ». Ils sont partis et ont dit au Messager de Allah cela et le Messager de Allah   selon eux aurait dit ce qui signifie : « On ne fait pas de ‘istighathah par moi, mais on demande l’istighathah par Allah ^azza wajall ». De plus, eux s’attachent à se hadith pour déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah par le Messager ou par un autre prophète ou un saint pour celui qui dit : « Ô messager de Allah vient à mon renfort » ou : « Ô ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy vient à mon renfort » ou ce qui est de cet ordre comme expression. Comme ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de suivre leur passion ils citent ce hadith, or ce hadith ne comporte pas de preuve de déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah. Méfiez-vous et surtout ne les croyez pas. S’ils vous citent un hadith, soit ce hadith est faible (da^if) soit le hadith est sahih mais eux en déforment la signification. Alors méfiez-vous de ces gens-là. Surtout ne vous empressez pas pour être en accord avec eux. Ce hadith n’a pas la chaîne de transmission de l’authentique (sahih) et malgré cela ils le citent pour déclarer mécréant celui qui demande le renfort du Messager de Allah r ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah vient à notre renfort » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah aide-nous » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah sauve-nous de cette épreuve » ou : « Ô Messager de Allah nous allons périr, sauve nous, vient à notre secours » et ce qui est de cet ordre comme expression. Ils veulent, en mentionnant ce hadith qui est faible (da^if) déclarer mécréant le musulman qui demande le renfort du Messager de Allah ou par un autre prophète ou les saints.

La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens.  Si quelqu’un dit : « Ô Allah, je te demande par notre Prophète Mouhammad de nous délivrer de nos tourments » ou « de me régler mon affaire, de résoudre mon problème » cela s’appelle un tawassoul par le Messager. Et on l’appelle également l’istighathah par le Messager. La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens tout comme l’a dit le Hafidh, le Faqih, le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le spécialiste de la grammaire, le spécialiste de la croyance, le spécialiste des fondements Ach-Chafi^iyy Taqiyou d-Din As-Soubkiyy. C’est un imam qui fait partie des savants de la langue et de la grammaire. Tout comme c’est un mouhaddith, spécialiste du hadith, et il est Hafidh, et c’est un Faqih chafi^iyy, c’est-à-dire qu’il a atteint le degré de Moujtahid au sein de l’école chafi^ite. Et selon ce qu’on dit certains c’est un moujtahid mais il n’a pas prétendu cela, il n’a pas dit aux gens : « Je suis moujtahid, prenez mes avis ». Le moujtahid, même s’il devient moujtahid ce n’est pas une condition qu’il lance un appel pour dire aux gens de le suivre. S’il considère que les gens suivent des imam tel que Ach-Chafi^iyy, Malik, ‘Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agrées, il considère que c’est suffisant.

Un autre point également auquel s’attache ces gens-là pour interdire le tawassoul par le Prophète après son décès. Ils ont une règle qui n’a aucun fondement dans la religion, ils disent : « Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent ». Qui leur a donné cette règle ? Ibnou Taymiyah et aucun savant musulman avant lui n’a dit cela. Avant Ibnou Taymiyah, aucun savant de l’Islam n’a dit cela. Il a dit : « Ce n’est pas permis de faire le tawassoul si ce n’est par quelqu’un de vivant et de présent ». Selon lui, si tu fais le tawwasoul par un prophète ou un saint après son décès, c’est interdit. Non seulement c’est interdit mais selon lui c’est du chirk et de la mécréance. Selon lui, si tu fais le tawassoul par le Prophète ou par un saint et que ce n’est pas dans son assemblée, c’est-à-dire ce n’est pas là où il se trouve, c’est-à-dire lui est dans une ville et toi tu es dans une autre ville ou toi tu es chez toi et lui est chez lui, si tu fais le tawassoul par lui dans ce cas-là, selon lui, tu as commis du chirk et de la mécréance. Ça c’est la règle de Ibnou Taymiyah. Certains ont repris cette règle de nos jours, qui comme nous l’avons vu n’a aucun point, aucun argument, le Messager de Allah ne l’a pas dite, il n’y a pas d’imam moujtahid, ‘Abou Hanfah, Malik ou bien ‘Ahmad Ibnou Hanbal ou bien Ach-Chafi^iyy ou d’autres personnes ne l’a dite.

Il y a une question à laquelle il faut traiter une intention particulière, certains calomnient l’imam ‘Abou Hanifah, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que ‘Abou Hanifah a dit qu’il n’est pas permis de demander à Allah ta^ala par le (haqq) de untel. Il est possible que l’imam ‘Abou Hanifah ait dit cela et il est possible qu’il n’ait pas dit cela. Si vraiment il avait dit cette phrase, ceux qui l’ont suivi ont dit que ce que ‘Abou Hanifah visait en disant cela c’est que cette parole fait croire que Allah serait redevable envers une de Ses créatures. Mais Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Les musulmans qui accomplissent de bonnes actions, les prophètes, les saints, qui obéissent à Allah tabaraka wata^ala, s’ils réussissent à obéir à Dieu c’est parce que Dieu leur a donné la capacité de le faire, c’est Allah qui leur a enseigné. Et c’est bien Dieu Qui a créé en Ses esclaves la perception, la connaissance, c’est Allah qui nous a donné la force de parler, c’est Allah Qui nous a donné la force de marcher. Tous les bienfaits que les gens font c’est par la grâce de Dieu. Comment Allah serait-Il alors L’obligé d’une de Ses créatures. Allah n’est pas L’obligé d’un prophète ni d’un saint, Allah n’est pas obligé de donner quoi que ce soit à quiconque, mais Allah, si Il donne c’est par Sa grâce, par Ses bienfaits. La récompense que vont obtenir ceux qui sont obéissants parmi Ses esclaves, les prophètes, les saints, ces récompenses sont un bienfait de la part de Allah. Allah n’est pas obligé de leur donner ces récompense. Pourquoi ? Parce que c’est Allah qui a créé Ses esclaves, c’est Allah Qui leur a donné l’existence alors qu’ils n’existaient pas et c’est Allah Qui a créé en eux les mouvements et les immobilités qui sont à partir desquels il y a les bonnes actions. Donc, si Il leur donne quelque chose qu’Il a créé en eux, c’est par Sa grâce. C’est Allah Qui mérite la reconnaissance de Ses esclaves […]. Les prophètes, les saints, les anges, n’ont pas de mérite sur Dieu mais c’est Dieu Qui a un mérite et Qui leur a fait grâce en leur accordant les actes d’obéissances qu’ils accomplissent. Allah les a créés, Allah leur a créé leur raison, Il leur a créé leur langue, ces langues qui évoquent Dieu, ces langues grâce auxquelles ils font le tasbih de Dieu, ces langues grâce auxquelles ils glorifient Dieu, c’est Allah qui a créé en eux la capacité de prononcer et la prononciation également. L’être humain, lorsqu’il nait il n’est pas capable de parler, il ne parle pas. Qui créer dans l’être humain, après qu’arrive la période de pouvoir parler, la capacité de parler ? Par ailleurs, qui inspire à l’être humain de faire le bien ? C’est Allah tabaraka wata^ala qui inspire l’être humain pour faire ce qu’il fait. A partir de là on sait que Allah tabaraka wata^ala n’est pas obligé envers quiconque de sorte que si Il ne faisait pas ce qu’Il en était obligé Il serait injuste, Dieu est exempt de cela. Allahou ta^ala n’est pas obligé de faire quoi que ce soit pour une de Ses créatures, ni pour les prophètes, ni pour les saints. Mais c’est Allah Qui leur a fait grâce, c’est Allah Qui a du mérite sur eux, c’est Lui Qui leur a inspiré d’accomplir les bonnes actions et c’est Allah qui a donné la capacité d’accomplir les bonnes choses. Voilà ce qu’ont dit les savants qui ont suivi l’école de ‘Abou Hanifah, ceux qui ont suivi l’imam ‘Abou Hanifah ont dit que l’imam ‘Abou Hanifah a défendu que l’on dise : « Ô Allah, je te demande par le (haqq) de untel » parce que cela peut faire croire que untel aurait un droit sur Dieu et que Dieu serait son obligé. Il est connu que Allah n’est pas obligé envers quiconque de lui donner une récompense dans l’au-delà. Mais Allah c’est Lui Qui a fait grâce, c’est Lui Qui a du mérite sur Ses esclaves qui sont obéissants, qu’ils soient prophètes ou saints. Les gens de l’école de Abou Hanifah on dit : l’imam ‘Abou Hanifah a défendu de dire : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel » parce que l’expression « par le (haqq) de untel » fait croire que Allah serait obligé envers quelqu’un. Une des têtes des Wahhabites à Damas il y a plus de vingt ans, nous étions dans une assemblée de débat, a dit : « Pour ce qui est du tawassoul, Abou Hanifah nous a donné la preuve suffisamment, c’est-à-dire selon lui que ‘Abou Hanifah a interdit le tawassoul. Mais où donc Abou Hanifah aurait interdit le tawassoul ? Il n’a fait que défendre cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel », c’est juste cette phrase qu’il n’a pas voulu qu’on dise. Il n’a pas dit qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et par les saints quand ils ne sont pas présents et quand ils ne sont pas vivant, Abou Hanifah n’a pas dit cela.

Et même si nous supposons que l’imam ‘Abou Hanifah aurait défendu d’utiliser cette formulation[1], nous avons une preuve d’un hadith authentique (sahih) dans lequel le Prophète r a confirmé qu’il est permis d’utiliser cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel ». Il y a un hadith qui est du degré du hasan, il a été authentifié par deux houfadh ; le Hafidh Ibnou Hajar et le HafidhAbou l-Haçan Al-Maqdisiyy. Ce hadith dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

من خرج إلي المسجد وقال اللهم إني أسألك بحق السائلين عليك وبحق ممشاي هذا فإني لم أخرج أشرا ولا بطرا ولا رياء ولا رياء ولا سمعة

(man khalaja ‘ila l-masjidi waqala ‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bihaqqi s-sa’ilina ^alayk wabihaqqi mamchaya hadha fa’inni lam ‘akhrouj ’acharan wala bataran wala riya’an wala soum^ah) ce qui signifie : « Celui qui sort de chez lui pour se rendre dans la mosquée, et qu’il dit cette invocation : « Ô Allah je te demande bihaqqi -par le degré- de ceux qui ont un haut degré et qui T’invoque et bihaqqi -le degré- de ma marche. Je ne suis pas sortie par insincérité, pour avoir une réputation ou par orgueil »[2] jusqu’à la fin du hadith. Dans ce hadith il est indiqué que celui qui fait cette invocation quand il sort pour se rendre à la mosquée, il aura soixante-dix mille anges qui vont demander le pardon en sa faveur. Ce hadith, le Hafidh Ibnou Hajar a dit qu’il est haçan et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy a dit aussi qu’il est haçan.

En raison de ce hadith, il n’y a pas dans la parole attribuée à Abou Hanifah le sens cru par ces égarés, ni dans le sens expliqué par les gens de l’école de ‘Abou Hanifah, il n’y a pas de preuve de l’interdiction de dire, pour celui qui fait le tawassoul : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de Mouhammad » ou « par le (haqq) de ‘Ibrahim » ou « par le (haqq) de Abou Bakr » ou « par le (haqq) de ^Aliyy ibnou Abi Talib », il n’y a pas de preuve de l’interdiction de cette formulation. Il n’y a pas de preuve en cela. Lorsque la nouvelle est confirmée, il n’y a plus de place à la réflexion (la réponse figurant déjà dans le texte confirmé). C’est ainsi qu’ont dit les gens de la science, c’est-à-dire que dès lors qu’il nous a été confirmé un hadith du Messager de Allah r l’analogie (al-qiyas) et l’effort de déduction pour trouver un jugement (al-ijtihad) sont tous deux caduques. Il n’y a plus lieux de faire l’effort de déduction de jugement (‘ijtihad) dès lors qu’il y a un hadith du Messager de Allah. Avec l’existence de ce hadith nous disons que ce qui est rapporté de ‘Abou Hanifah ne comporte pas de preuve qu’il serait défendu d’utiliser cette expression. Ce que je vous ai citez, cet homme qui est une des têtes des Wahhabites a dit dans un des débats à Damas : « Pour ce qui est du tawassoul, la preuve de ‘Abou Hanifah nous suffit »,  or c’est une parole qui ne vaut absolument rien du tout.

[1] « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel »

[2] Rapporté par ‘Ahmad dans son Mousnad, babou Mousnad ‘abi Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée.

La science de la croyance

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Les activités dans lesquelles  il convient de consacrer le plus précieux des temps c’est la science de la religion. La meilleure des sciences c’est la science de la religion et la meilleure des sciences dans la science de la religion c’est la science de la croyance. La croyance en l’unicité de Dieu. Car c’est grâce à cette science qu’on connait Allaah.

La base de l’islam c’est de connaitre Allaah. Connaitre Allaah c’est le fondement même de l’islam. C’est le pilier le plus important. Le bonheur n’est obtenu qu’en connaissant Dieu.

 

Combien de gens connaissent tout le Qour’aan par cœur et occupent leur temps à faire des évocations conformément à une taariqa (une voie soufi), ils font du dhikr, le jeun, ils veillent la nuit mais ne connaissent pas leur Créateur car ils croient que Dieu est un corps assis au-dessus du trône dans le ciel. Ces gens-là ne sont pas musulmans, même s’il connait tout le Qour’aan par cœur, même si selon l’apparence il fait le jeune, il fait des prières, du dhikr, tant qu’il n’a pas connu Allaah ce n’est pas du tout un musulman.

 

L’imam Ach-Chaafi^yy que Allaah l’agrée a dit : « que celui qui a cru que Dieu est un corps assis sur le trône c’est un mécréant », il n’est pas musulman. Celui qui est assis est un corps, il a une limite.

Celui qui croit que Dieu est un corps que ce soit de la taille du trône, exactement avec les mêmes dimensions, ou plus que le trône ou plus petit que le trône, dans tous les cas il lui a attribué des limites. Et toute chose qui a des limites, qui a des dimensions,  a besoin de qui l’a crée avec ces limites et ces dimensions.

 

Si Allaah avait été un corps IL aurait besoin de qui l’a créé. Il aurait eu besoin d’un Dieu qui l’a créé.

Nous ne nous sommes pas donné ces dimensions et nous ne nous sommes pas créées avec ces limites. L’être humain fait grosso modo quatre coudées de haut et une coudée de large. Ce n’est pas nous qui nous nous sommes donnés cette image et cet aspect. Nous nous sommes trouvés avec cet aspect et cette image.

Et ceci a lieu par un Etre qui nous a donné cette dimension, cette taille, cet aspect et cet Etre-là c’est Allaah.

Celui qui nous a attribué cet aspect c’est  Allaah. Et Allaah il n’est pas possible selon la raison qu’il soit quelque chose de composer, de partie. Parce que la chose ne crée pas son semblable. La chose ne crée pas ce qui lui ressemble. Celui qui crée n’a pas de ressemblance avec ce qu’il crée.

Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps avec des dimensions supérieures à celles du trône c’est un mécréant. Même celui qui croit que Dieu est un corps immense étendu à l’infini, celui-là aussi c’est un mécréant.

 

Toute chose qui a une étendue est forcément créée. On ne qualifie pas Allaah de petitesse ou de grandeur de dimension. Les petites dimensions ou les grandes dimensions sont relatives aux créatures.

Le Créateur est exempt de la petitesse, de la grandeur et des dimensions en générale.

 

Allaah existe. Son existence n’a pas été précédée de néant. Mais tout autre que Allaah existe après ne pas avoir existé.

Les endroits n’existaient pas de toute éternité. Même cet espace qu’il y a entre la terre et le ciel n’existait pas de toute éternité avant que Allaah ne le crée. L’endroit n’existait pas avant que Allaah ne le crée.

Allaah existe avant l’existence de toute chose. Allaah existe, son existence n’a pas de début, n’a pas été présidé de néant. Allaah existe avant l’existence du temps, Il existe avant l’existence de l’endroit, Il a crée le temps et l’endroit et Il n’est pas localisé dans un endroit. Il existe sans endroit.

Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a des attributs qui sont exempts de début. Parce que  l’Etre qui est de toute éternité n’a pas d’attributs qui sont entrés en existence.

 

Nos êtres sont entrés en existence, nos attributs également sont entrés en existence.

Notre science est entrée en existence, notre connaissance à nous augmente, diminue et elle est entrecoupée de choses que nous ignorons et que nous apprenons.

Notre parole à nous est entrée en existence. Ce sont des lettres, des voix et cette parole est entrecoupée de silence.

 

Ce n’est pas possible que la parole de Allaah soit comme notre parole avec des lettres, une voix et un son. Ce n’est pas possible que la parole de Allaah ait un début et ait une fin.

Toute parole de créature a un début et une fin.

Allaah il est impossible que Sa parole soit semblable à notre parole. Egalement Sa science, Sa parole, Sa volonté, Sa puissance, Sa vie, Sa vue, Son ouïe. Ses 7 attributs sont de toute éternité exempts de début et exempts de fin.

 

 

Allaah n’a pas pour attribut un attribut qui entre en existence.

Les savants sunnites de la voie majoritaire de l’islam se sont tous accordés à dire que la parole de Allaah est unique, la parole de Allaah n’est pas des parties, la parole de Allaah n’a pas de début et n’a pas de fin.

La parole de Allaah dans ce bas-monde Mouçaa l’a entendu  à deux reprises. Il a entendu une parole qui n’est pas faite de lettres ni de sons. Allaah lui a donné la puissance d’entendre une parole qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix.

Mais dans l’au-delà, les musulmans et les non musulmans vont entendre la parole de Allaah qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix. Ils vont comprendre de la parole de Allaah sur quoi Il les interroge.

Ceci est la croyance sur laquelle se sont accordés les savants de ahlou s-sounnah.

 

 

Il y a un livre qui s’appelle ^Ouyounoul Mounaadharaat, ce livre a été composé par un des savants des musulmans d’Andalousie. C’était dans la ville de Séville et en arabe on l’appelle Ichbiiliyah. Ce savant s’appelle ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy, il est d’origine arabe, d’une tribu qui s’appelle Sakoun.

C’est-à-dire il fait parties de ces arabes qui, durant les conquêtes islamiques, sont venus dans la péninsule arabique et se sont installées en Andalousie.

Ce savant a dit : « les savants de ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que la parole de Allaah est unique ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’elle n’est pas entrecoupée. Notre parole à nous les créatures dépend du temps, elle a un début et une fin. La parole de Allaah ne dépend pas du temps, elle n’a pas de début et n’a pas de fin, c’est un attribut.

On dit de Allaah ta^aalaa qu’Il parle, on ne dit pas qu’Il prononce.

 

Egalement la science de Allaah est unique, la science de Allaah n’a pas de début n’a pas de fin.

Sa vue également, Il voit les choses par un attribut qui s’appelle la vue, qui est exempt de début et qui est exempt de fin, ce n’est pas une vue qui est entrecoupée.

Et Il entend les sons par une ouïe qui est exempt de début, qui est exempt de fin et qui ne s’interrompt pas. C’est cela la voie de ahlou s-sounnah, c’est cela le tawhiid.

 

Mais ce qui est contraire à cela c’est une assimilation de Allaah à Ses créatures.

Celui qui a pour croyance que Dieu parle puis Il se tait, puis Il parle puis Il se tait, il l’aura comparé à ses créatures, c n’est pas un musulman.

Certaines personnes comprennent les versets de manière contraire à cela. Ces gens-là vont à leur perte et ceux qui les suivent vont à leur perte.

 

Allaah ta^aalaa a fait que dans le Qour’aan il y a deux sortes de versets :

  • Certains versets leur explication n‘est pas leur sens apparent. Celui qui explique les versets selon leur sens apparent il devient mécréant. Allaah a voulu éprouver ses esclaves. Car il ya des gens qui veulent expliquer ces versets selon leur sens apparent, ils comprennent ces versets selon leur sens apparent et ils s’égarent ; ils vont à leur perte.
  • Et d’autres ne les expliquent pas selon leur sens apparent. Ils en font une interprétation qui est différente du sens apparent. Et c’est la voie de ahlou s-sounnah qui sont sur la voie des compagnons jusqu’à nos jours. Ces versets-là ils ne les expliquent pas selon leur sens apparent.

 

Quand à ceux qui vont à leur perte comme les wahhabites, ils expliquent ces versets selon leur sens apparent et ils vont à leur perte.

 

 

Un exemple concret pour ce que nous sommes en train de dire :

Dans le Qour’aan il y a un verset qui est : « Ar-Rahmaanou ^ala l-^archi stawaa ».

Nous, nous expliquons ce verset, nous disons que ce verset veut dire Allaah a dominé le trône. Le trône c’est la plus éminente des créatures par les dimensions, le trône est plus grand que les cieux et la terre. Allaah a dominé le trône, cela veut dire pour nous que Allaah domine toute chose.

Car le trône c’est la plus immense des créatures par les dimensions.

Mais les assimilationnistes, les wahhabites, expliquent ce verset par la position assise. Ils disent que Allaah est assis sur le trône, établit ou installé et ils sont devenus mécréants.

Pourquoi sont-ils devenus mécréants ? Car ils sont assimilés Allaah à Ses créatures.

 

La position assise est une caractéristique pour les êtres humains, les jinns, les anges, les animaux que ce soit les ânes, les singes et autres…

Dire que Allaah est assis n’est pas une éloge pour Dieu. C’est plutôt un blâme pour Dieu, c’est une insulte de Dieu. Mais ces gens-là ne comprennent pas.

C’est pour cela que la mauvaise compréhension est une sale épreuve, c’est une mauvaise épreuve, que Dieu nous en préserve.

Ces wahhabites ne comprennent pas. Ils croient que lorsqu’ils disent que Allaah est assis sur le trône, ils auront glorifiés Dieu, ils l’ont comparé aux rois.

Par le passé, les rois se faisaient fabriqués des lits qui étaient en or, qui étaient élevés. Quand ils vont aborder leurs sujets, ces rois du bas-monde montent sur ces trônes pour aborder leurs sujets à partir de là. Les wahhabites ont assimilés Allaah à ces rois-là. C’est comme ça qu’ils sont les wahhabites.

 

 

Et également ce verset : « ‘innamaa ‘amrouhou ‘idhaa ‘araada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fa yakoun ».

Les wahhabites disent que chaque fois que Dieu veut créer une chose ils disent que Dieu dis : «koun koun koun ». Koun ça veut dire sois, l’impératif du verbe être.

Ils ont compris ce verset de travers et disent que Dieu dis koun koun koun chaque fois qu’Il veut créer quelque chose.

Quand la pluie tombe eux disent que Dieu dis « koun koun koun ». Regardez leur stupidité.

Quand le vent souffle ils disent que Dieu dis koun koun koun. Ça c’est de la mécréance. Ce n’est pas un musulman qui a cette croyance là. Certains prétendent avoir le Qour’aan et sont soit disant des savants, ils habitent à la Mecque et ils ont cette croyance-là. Selon eux, Il ne fait rien d’autre que de dire koun koun koun.

 

Allaah ne prononce pas des lettres, Sa parole n’est pas comme notre parole.

Les savants de ahlou s-sounnah ont dit que ce verset signifie que Allaah crée les créatures (ce monde) conformément à Son Jugement qui est de toute éternité.

C’est par Son Jugement qui est de toute éternité, il a jugé que les choses soient ainsi. Toute chose existe par le Jugement éternel de Allaah. Et le jugement c’est une parole c’est-à-dire c’est la parole de Allaah qui est de toute éternité. C’est par sa parole qui est de toute éternité, par Sa Puissance, par Sa science et par Sa Volonté que Allaah crée ce monde.

 

 

Les wahhabites gouvernent la Mecque et Médine depuis environ un siècle. Ils ont prit la Mecque et Médine de force il y a environ un siècle.

Auparavant c’était un chariif, un descendant du prophète qui l’a gouverné, un descendant de Houçayn le fils de ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. C’était les descendants du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam qui gouvernaient la Mecque et Médine en étant sous l’autorité des sultans, sous l’autorité des califes. Les califes étaient à Bagdad et les sultans une grande partie d’entre eux étaient en Turquie.

Et également en Egypte sous l’autorité des sultans, il y a eu certains rois qui ont gouvernés.

Les turques après 900 ans depuis l’émigration du prophète c’était eux qui gouvernaient les musulmans. Ils ont été très très utiles, très bénéfiques pour les musulmans. Aujourd’hui certains pour déformer l’histoire, ils enseignent dans les pays arabes notamment que c’était la colonisation ottomane. Ce n’était pas une colonisation, c’était un pouvoir musulman ; c’était des sultans turques qui gouvernaient les musulmans. Le siège de leur pouvoir était Istanbul. L’un de ces sultans ottomans s’appelle  Mouhammad al-Faatih. Allaah a honoré ce sultan. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a parlé de lui. Et pourtant eux ont gouvernés 900 ans après l’émigration. Il a dit ce qui signifie : « Constantinople sera conquise, quel bon chef d’armée que le chef de l’armée qui va mener cette bataille, et quelle bonne armée que cette armée qui va mener cette bataille ». Le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a fait l’éloge du chef de l’armée qui était Mouhammad al-Faatih et de l’armée qui a fait cette conquête. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé que le musulman allait s’emparer d’Istanbul. Constantinople était aux mains des chrétiens, c’était une très grande ville parmi les plus grandes villes de l’époque. Le messager l’a annoncé et c’est un signe de sa prophétie. Il a dit que le chef de l’armé c’est quelqu’un de bon. Et l’armée qui va la conquérir est une bonne armée.

Les compagnons du prophète après la mort du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam sont allés vers Constantinople pour essayer de la conquérir de force mais ils n’ont pas réussi. Jusqu’à ce qu’il se soit écoulé 900 années depuis que le prophète a dit cette parole.

Ce turque Mouhammad al-Faatih l’a conquise et il a gagné. Il avait 22 ans quand il l’a conquise. Regardez aujourd’hui nos jeunes à 22 ans qu’est-ce qu’ils ont dans leur tête beaucoup d’entre eux. Lui à 22 ans a conquis une ville que des armées avant lui n’ont pas réussi à la conquérir. Ce sont des gens qui ne perdaient pas leur temps, ils œuvraient pour l’au-delà. Depuis qu’ils sont jeunes ils apprennent des sujets qui vont les sauver dans l’au-delà. Et chaque jour ils essaient de s’améliorer.

 

 

Informations Utiles :

Allaah ta^aalaa a fait que dans la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des Saints. Et Il a fait que les savants de cette communauté ont beaucoup plus de sciences que les savants des communautés des prophètes qui les ont précédés.

Allaah a fait que dans la communauté de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des savants et des saints qui dépassent les savants et les saints des communautés antérieures. Tous les prophètes sont musulmans, il n’y a pas eu un prophète qui ne soit pas musulman. Et tous les saints sont musulmans. On ne parle pas de ceux qu’eux appellent saints. Ceux qui ne sont pas sur l’islam ne sont pas des saints. On parle de ceux qui ont suivi correctement les prophètes. Comme tous les prophètes sont musulmans, les saints qui les ont suivis sont aussi musulmans. Mais les saints et les savants de la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam ont dépassé de loin les saints et les savants des communautés antérieures.

 

Allaah a fait que les saints parmi les humains qui ont les plus hauts degrés il y a d’abord ‘Abou Bakr As-Siddiq, ensuite ^Oumar Al-Faarouq, puis ^Outhmaan Dhounnourayn et ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. Eux c’était les plus grands des saints de toute l’humanité. Ces saints sont les meilleurs des saints, il n’y a pas de saints qui ont le même degré qu’eux. Tous les saints par leur degré viennent après ces quatre saints là.

Et Allaah a fait qu’il y a après ceux-là beaucoup de saints dans la communauté de Mouhammad. Mais parmi ceux qui étaient les plus connus, ceux qui avaient le plus de disciples, plus de gens qui les avaient suivis, il y a deux saints qui sont apparus au cinquième siècle de l’hégire, c’est-à-dire 400 années après l’émigration.

Le premier c’est Ahmad Ar-Rifaa^iyy et le deuxième c’est ^Abdoul-Qaadir Al-Jiilaaniyy. Ils étaient contemporains, ils étaient à la même époque.

Le chaykh ^Abdoul Qaadir Al-Jilaaniyy était à Bagdad et le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy était à Waasit qui est une ville en Iraq.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy, ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il a confié le secret) et les successeurs de ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il leur a confié le secret pour cette tariiqa soufiyyah) étaient 180000. C’était quelqu’un de modeste, d’extrêmement modeste. Il avait une Zaawiyah, c’est une sorte d’édifice consacrée pour ses disciples, ses élèves où les gens venaient pour organiser la tariiqa. Ils apprenaient la science auprès de lui et ils évoquaient, ils  faisaient la tariiqa régulièrement.

Chaque nuit, il y avait 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui. Il n’y avait pas moins de 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui et c’était lui qui s’occupait pour l’organisation de leur nourriture et de leur boisson. Certains jours, c’tétait lui-même qui prenait le balai et  balayait la Zaawiyah.

Parfois il sortait de la Zaawiyah et s’il trouvait un aveugle qui ne connaissait pas son chemin, il le prenait par la main et il le conduisait là où il voulait aller. Un jour il était avec ses disciples au bord de la mer et ils avaient péchés des poissons. Ils les ont grillés et les ont mangés. Et le chaykh Ahmad leur a dit : « rassemblez le reste des poissons », ils les ont rassemblés et par la volonté de Dieu ces poissons sont redevenus vivants et sont retournés dans l’eau. Ceci est un de ses nombreux prodiges. Vous savez que les prophètes ont des miracles. Les saints, Allaah leur donne des prodiges qui sont comme des miracles des prophètes ; mais ils ne disent pas qu’ils sont prophètes, ils disent qu’ils suivent les prophètes.

 

 

La voie soufi Rifaa^iite est une voie de bien, ce n’est pas quelque chose de blâmable. C’est quelque chose que Allaah agrée. Même si le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé ça ne veut pas dire que tout ce qui est relative à la religion qui est apparu après le messager serait quelque chose de rejeté. Tout ce qui est conforme au Qour’aan et aux hadiiths c’est quelque chose de bien même si le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé.

 

Lorsque le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam transmettait le Qour’aan aux compagnons, certains compagnons ont écrit ce que le messager leur a récité sans mettre les points ni les voyelles (Harakaat). Les compagnons pouvaient lire sans qu’il n’y avait de point ni de harakaat car c’était leur langue. Ils récitaient tout comme ils avaient entendu de la parole du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils n’avaient pas besoin des points et des chakl.

Et 60 ans après, un musulman  a mit des points et un autre avait mit le chakl (dammah, fatha, kasra, soukoun…). C’était quelque chose que le messager n’avait pas fait et que les compagnons n’avaient pas fait. C’était certains musulmans et ce n’était pas des compagnons car ils sont venus 60 ans plus tard. C’est eux qui ont mit les points et les harakaat. Et ça c’est quelque chose de bien.

Même la voie soufi le messager ne l’avait pas faite mais c’est quelque chose qui est conforme à la loi. C’est donc une bonne tradition. Tout comme les points sur le Qour’aan c’est une bonne tradition, les deux sont un bien.

 

 

 

Quelques Récits :

Il y avait une femme qui avait un fils unique du nom de Ahmad. Il est parti en voyage pour chercher du travail et il s’est absenté longtemps. Des années se sont écoulées et elle regardait toujours par la fenêtre en espérant que son fils revienne. Elle espérait un jour que son fils revienne.

Un jour que cette dame allait prendre son repas, elle allait manger, il y a un homme pauvre qui était venu et qui était extrêmement affamé. Il voulait de la nourriture, elle lui a donné tout ce qu’elle avait et elle est restée affamé. Elle patientait tout le reste de la journée et elle attendait toute la nuit.

Quelques jours après son fils est revenu et il avait subi beaucoup d’épreuves. Il avait été attaqué par des brigands et il a été sauvé. Une fois il était en pleine mer, son navire a failli chavirer car  des pirates les avaient attaqués. S’il n’y avait pas eu les hommes d’un gouverneur qui était fort qui ont pu sauver les passagers et mettre en déroute les pirates.

Il a annoncé à sa mère parmi les choses qui étaient les plus étonnantes qui lui est arrivé ya pas si longtemps, c’est qu’il avait enfourché son âne et il a parcouru un chemin où il y avait des fauves. Soudain un lion de grande taille est apparu entre les arbres et l’a attaqué. Il a essayé de s’enfuir mais son âne a trébuché et Ahmad s’est retrouvé par terre. L’âne s’est enfuit et le lion a introduit  ses griffes dans les vêtements de Ahmad mais c’était des vêtements très épais car il faisait très froid. Rien n’avait touché le corps de Ahmad des griffes du lion. Mais il était extrêmement effrayé car le lion l’a tiré jusqu’à sa tanière. Le lion s’est accroupi sur Ahmad pour le dévorer, c’est alors qu’un homme de grande taille avec des vêtements blancs et un visage tout blanc est venu, a prit le lion l’a soulevé et l’a jeté par terre. Il lui a dit : « lève-toi lion, une bouchée contre une bouchée ». Le lion est parti en courant et Ahmad a été sauvé du lion. Ahmad a essayé de rattraper cet homme qui l’a sauvé mais il ne l’a pas trouvé. Ensuite il a regardé son corps et il  n’avait pas de traces de blessure.

Il a rejoint les gens de la caravane et il a annoncé aux gens de la caravane ce qui c’était passé. Mais il n’a pas compris ce que cet homme a voulu dire par sa parole : « une bouchée contre une bouchée ».

Sa mère s’est rappelée et elle lui a demandé quel jour cela s’était produit. Et elle a vu que c’était le jour où elle avait donné le repas qu’elle voulait manger elle-même au pauvre qui était affamé.

Regardez parfois le bien tu peux retrouver son résultat dans ce bas-monde avant l’au-delà et l’aumône est quelque chose de très important. Il convient que chacun d’entre nous profite même par quelque chose de négligeable. Parfois les pièces rouges que tu as à la maison tu ne sais pas quoi en faire, et même ça si tu le donnes en aumône tu en retrouveras la rétribution au jour du jugement. Donc ne perds pas l’occasion. Le prophète s’est adressé aux femmes en leur disant ce qui signifie : « faites des aumônes car j’ai vu que vous serez nombreuses dans le feu de l’enfer ».

 

 

Notre chaykh que Allaah l’agrée a dit : « essayez d’observer le croissant lunaire, c’est une obligation communautaire chaque mois ». Chaque mois lunaire est une obligation d’ordre communautaire d’essayer d’observer le croissant lunaire. Il est indispensable qu’il y ait qui essaie de voir le croissant de la lune.

Mais l’observation des horaires des cinq prières quotidiennes est encore plus importante.

Le chaykh a dit : « désigner des personnes spécialisées pour observer le croissant lunaire ».

Dans chaque pays où les horaires du lever et du coucher du soleil sont différents, il faut qu’il y ait des personnes qui essaient d’observer le croissant lunaire.

Mais si dans une ville il y a les mêmes horaires pour le lever et le coucher du soleil que dans une autre où les gens font l’observation c’est suffisant, ils peuvent s’aligner sur la ville où ils font l’observation.

 

Le chaykh a été interrogé : « combien de temps le croissant de la lune reste apparent le premier jour du mois ? ». Il a dit : « environ une demi heure à partir du coucher du soleil ». Mais c’est approximatif. Il a dit : « la deuxième nuit c’est presque une heure et la troisième nuit c’est presque une heure vingt minutes ». La troisième nuit, le croissant lunaire se couche à une heure et un tiers, donc une heure et vingt minutes.

 

Celui qui fait les calculs pour soit disant déterminer quand le croissant lunaire est apparent, on n’applique pas ses calculs, on ne les prend pas en compte ni pour le temps de la prière ni pour le jeun.

 

Il a été rapporté dans le hadiith qu’à la fin des temps,  les gens médiocres seront élevés et les gens nobles seront rabaissés. Et c’est ce qui se passe à notre époque. Les gens qui sont forts, qui sont bons, qui ont de la jugeote seront rabaissés. Et les gens qui sont médiocres, qui sont vils seront élevés.

 

Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé les gens bons à ceux qui sont forts comme le bouc qui est dans la montagne et qui est fort. Et les gens vils par ceux qui sont pervers, par ceux qui sont bas. Il les a appelé les gens qui sont bas (la bassesse).

 

Le chaykh a dit : « soyez comme le messager a dit » ce qui signifie : « soyez dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou un simple passager ». Quelqu’un qui ne fait que traverser sa route. C’est-à-dire ne vous attachez pas à ce bas-monde, ne faites pas en sorte que ce bas-monde soit votre ultime objectif.

Le chaykh a dit : « ne faites pas en sorte que votre principal souci soit votre avenir du point de vue de l’argent, de la subsistance. Préférer plutôt ce qui n’a pas de fin, réfléchissez surtout à l’au-delà. L’avenir c’est Allaah qui le sait ».

 

Il se peut que la personne vienne à une journée et ne va pas la finir, elle va mourir avant. Et il se peut que la personne entame une nuit qu’elle ne va pas achever, elle va mourir avant.

Le chaykh a dit : « faites que vos ardeurs soient fortes, vous qui suivez la vérité. Que Dieu vous aide, que Dieu vous donne la victoire, que Dieu vous renforce ».

Chaa`baan

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 9, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah Honore et Elève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

La nuit de la mi-cha^baan est nuit qui est bénie. Et c’est une nuit qui comporte beaucoup de bénédictions. Mais le maximum que puisse faire la personne en cette nuit-là c’est de la veiller, de faire des prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après. En raison du hadiith du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « lorsque ce sera la nuit de la mi-cha^baan, alors veillez la nuit en prières surérogatoires et jeûnez le jour qui vient juste après ».

Et le maximum que la personne puisse faire en cette nuit-là c’est de la veiller en prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après.

 

La preuve également vient du hadiith du messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, rapporté par Mouslim et qui signifie : « la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit ».

Et également le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué cela par sa parole qui signifie : « partage ta nourriture avec les gens, maintiens les relations avec tes proches parents, fais la prière la nuit pendant que les gens sont endormis, tu entreras au paradis en paix ».

Celui qui applique cela entre au paradis sans châtiment.

 

Le fait de faire beaucoup de dou^as, de faire beaucoup de prières surérogatoires pendant cette nuit, c’est quelque chose de requis et qui comporte beaucoup de récompenses. Et celui qui a des prières à rattraper qu’il les accomplisse.

Egalement de dire beaucoup de paroles : soubhaanal-Laah, laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah, ‘alLaahou ‘akbar, rabbi gh-fir lii (‘istighfaar : demander le pardon à Allaah), des invocations en faveur du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, tout cela bien sûr avec la bonne croyance et la sincérité. Ce sont deux conditions indispensables pour que la personne gagne des récompenses.

 

Certains disent des paroles qu’ils prétendent être un hadiith, ils prétendent que le prophète a dit : « Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^baan est mon mois à moi et RamaDaan c’est le mois de ma communauté ». Ceci est faux, ceci est infondé et ce n’est pas un hadiith qui est authentique.

Certains disent également d’autres paroles qu’ils attribuent au prophète et ce n’est pas vrai. Ils disent : « Rajab c’est le mois de la demande du pardon, Cha^baan c’est le mois des invocations pour le prophète et RamaDaan c’est le mois du Qour’aan ». Ça aussi ce n’est pas vrai.

 

Attention et ça c’est une règle générale, surtout quand il s’agit de la parole du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il ne s’agit pas de répéter tout ce qu’on entend, il faut vérifier l’authenticité avant de transmettre. Surtout à notre époque où les gens se mettent à parler sans sciences.

Dans le hadiith,  le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dit ce qui signifie : « il suffit à la personne comme mensonge de répéter tout ce qu’elle entend ». Et s’il n’y a pas d’intérêt à la personne de diffuser cette information, même si elle est vraie, pourquoi est-ce qu’elle va la diffuser ?

 

Pour ce qui est de la récitation de Sourat Yacin, il y a des récompenses à la réciter, dans n’importe quel moment.

D’ailleurs à ce titre, que grâce à la récitation du Qour’aan de certains pendant la nuit, Allaah nous évite beaucoup, beaucoup d’épreuves. Il est rapporté dans le hadiith que Allaah nous épargne énormément d’épreuves parce qu’il ya des gens qui récitent le Qour’aan pendant la nuit. Que chacun d’entre nous profite de cela pour réciter ce qu’il sait du Qour’aan, même s’il ne connait que Sourat Al-‘Ikhlaas, qu’il la répète, qu’il la récite pour avoir des récompenses, si pour chaque lettre tu as 10 bonnes actions. Et Sourat Yacin n’est pas très longue, si tu la récites correctement ça prends six à sept minutes. Et vous voyez combien il ya des récompenses dans cette Sourah.

Mais on ne dit pas que c’est une sounnah du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans la nuit de la mi-cha^baan. Il n’a pas été rapporté que c’est une sounnah du prophète qu’il avait faite en particulier ou qu’il est encouragé à le faire, à réciter Sourat Yacin la nuit de la mi-cha^baan, contrairement à ce que certains pensent à tort.

Pourquoi est-ce que nous citons cela ? Car Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, elle ordonne le bien, elle interdit le mal et elle croit en Dieu. C’est donc au titre de corriger des erreurs propagés que nous citons cela.

Celui qui récite Sourat Yacin qu’il le fasse en espérant la récompense de la part de Allaah et en espérant que Allaah lui donne la barakah dans sa santé, que Allaah lui donne de la barakah dans sa subsistance, de la barakah dans ses enfants, que Allaah le protège.

 

 

Il convient de ne pas croire que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit à propos de laquelle Allaah dit dans Sourat Ad-doukhaan : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ‘amran min ^indinaa ».

Certains croient que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit durant laquelle les gens reçoivent ce qui leur est prédestiné pour l’année en cours. Et ce n’est pas lors de la nuit de la mi-cha^baan que les gens reçoivent et que les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens pour l’année en cours. En réalité la nuit durant laquelle les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens de cette année jusqu’à l’année suivante, c’est la nuit de Al-Qadr qui se trouve dans le mois de RamaDaan. C’est cette nuit-là qu’il ya cette descente avec ce que Allaah a prédestiné aux esclaves de cette nuit-là jusqu’à l’année suivante. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan comme certains ont cru à tort.

 

La nuit de Al-Qadr (la nuit de la destinée ou du destin, la nuit de la grande valeur, il ya plusieurs explications), n’a lieu que pendant le mois de RamaDaan.

Qu’est-ce que ça veut dire : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ».

C’est-à-dire que durant la nuit de Al-Qadr, Allaah fait connaitre aux anges qu’est-ce que les esclaves vont recevoir pendant l’année à venir, le détail. C’est-à-dire qu’est-ce qu’il va y avoir comme mort, comme naissance, comme subsistance, comme épreuve, comme tourments, comme joie,… Donc ces détails-là de l’année en cours  jusqu’à l’année suivante, c’est pendant la nuit de Al-Qadr que les anges vont découvrir tout cela. Allaah leur fait connaitre ces détails. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan mais la nuit de Al-Qadr.

 

Quel est le sens du verset « koulla yawmin houwa fii cha’n » ? C’est-à-dire comme l’a expliqué le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : « IL pardonne le péché de certains, IL soulage le tourment d’autres personnes, IL élève en degrés certains et IL rabaisse  en degrés d’autres ». Ça veut dire que le changement arrive à la créature. Allaah Lui ne change pas. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Que celui qui récite le Qour’aan fasse attention pour ne pas expliquer par des choses qui sont contraires à la croyance des musulmans. Le changement arrive aux créatures et il n’y a pas de changement au sujet de Dieu ni au sujet de Ses attributs.

Comment avons-nous su que ce monde est créé ? C’est par le changement. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence, c’est le signe que la chose qui change a un commencement. Ce monde change donc il a un début. Il a  donc besoin de qui lui a donné le début et qui le fait changer. Et Celui qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah.

 

Il faut faire attention, car il ya des gens qui se réunissent la nuit de la mi-cha^baan et ils demandent à Allaah de changer Sa prédestination. Attention, la Volonté, la Prédestination de Allaah ne changent pas. On ne demande pas à Allaah de changer Sa Prédestination ou de changer Sa Volonté car Sa volonté ne change pas. Car le changement c’est le signe de celui qui a un début. Allaah ne change pas.

‘Abou Dawoud a rapporté de notre messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a enseigné à l’une de ses filles une parole qui signifie : « ce que Dieu Veut est, et ce que Dieu ne Veut pas n’est pas ».

Les invocations ne changent pas la Prédestination. Mais les invocations ont une place importante dans notre adoration. Pourquoi ?

Car quand tu fais des invocations tu te rappelles que tu es pauvre et que tu as besoin de Allaah le Tout Puissant.

Parce que le musulman quand il invoque Allaah, quand il fait des invocations,  il a des récompenses, Allaah lui donne beaucoup de récompenses. C’est pour cela nous devons faire des invocations et multiplier nos invocations. Peut-être que Allaah nous accorde ce que nous avons demandé. Et notre croyance c’est que Allaah ne change pas Sa Prédestination.

 

 

Nous avons appris qu’il est déconseillé de jeûner le vendredi tout seul car le vendredi est un jour de fête pour les musulmans. Il est bien de jeuner le samedi ou le dimanche, mais le vendredi tout seul on ne le jeûne pas car c’est un jour de fête pour les musulmans.

Et nous avons appris que le jeûne de la mi-cha^baan est recommandé.

Que faire ?

Certains savants ont dit ce n’est pas déconseillé de jeûner le vendredi seul quand c’est la mi-cha^baan. Ils ont dit comme il y a le caractère recommandé, c’est le caractère recommandé qui l’emporte sur le caractère déconseillé.

Et d’autres savants ont dit que pour sortir de la divergence, c’est bien de jeûner un jour avant. Comme ça on ne jeûne pas le vendredi tout seul mais on jeûne le jeudi et le vendredi.  Donc vous avez deux avis sur la question.

Mise en garde

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 5, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui sort pour apprendre la science de la religion, il est dans la voie que Allaah agrée jusqu’à son retour ».

Que veut dire ce hadiith ?

Ce hadiith veut dire que celui qui sort pour aller apprendre la science de la religion, qu’il aille dans sa ville ou qu’il aille à l’étranger, dans les deux cas, c’est-à-dire qu’il aille à l’étranger pour apprendre la science de la religion (il part de chez lui vers un autre pays)  ou qu’il sorte de chez lui en restant dans sa ville pour aller soit dans la mosquée ou ailleurs mais pour apprendre la science de la religion, il est comme celui qui va dans la voie que Allaah agrée, c’est-à-dire pour diffuser l’islam.

Et le fait d’aller pour défendre la religion, pour diffuser la religion, ceci est un des plus hauts degrés que Allaah accorde.

Le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a comparé celui qui sort de chez lui pour aller apprendre la science de la religion, à celui qui sort de chez lui pour mettre sa propre vie en péril pour la religion. C’est-à-dire il met sa propre vie en péril, soit il revient, soit il ne revient pas, mais pour diffuser l’islam. Celui qui apprend la religion c’est comme celui qui met sa propre vie en péril pour diffuser l’islam. Il met en péril sa vie, il se dit « si je suis tué ou si j’arrive à revenir sain et sauf, dans les deux cas, moi c’est pour l’islam que je sors », celui-là est semblable à celui qui va apprendre la science de la religion.

Allaah a fait pour ceux qui mettent en péril leur propre vie pour l’islam, ils auront 100 degrés au paradis. Entre un degré et un autre, c’est comme entre ciel et terre.

Donc celui qui sort pour apprendre la science de la religion, est comme l’autre qui a mit en péril sa propre vie. Regardez l’honneur et le degré de l’apprentissage de la science de la religion.

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam  a dit ce qui signifie : « celui qui aide quelqu’un à faire le bien c’est comme si lui-même l’a fait ». C’est pour cela que c’est très important de diffuser la science, pour inviter les gens à apprendre la science, à venir assister dans ces assemblées de science de religion, dans lesquelles on apprend ce qui nous sera bénéfique et ce qui nous sera utile dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

La science de la religion, c’est une arme. Celui qui apprend la science de la religion, il détient une arme qui sert à repousser le chaytan de toi, de repousser les chaytans parmi les humains. C’est une arme qui te permet de repousser tes mauvais penchants, les mauvais désirs. La science de la religion est une arme qui te permet de repousser loin de toi les chaytans parmi les humains. Qui sont-ils ? Ce sont ceux qui incitent les gens à commettre les péchés.

La personne qui incite les gens à désobéir à Dieu, on l’appelle un chaytan parmi les humains.

Et dans le hadiith, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la personne a tôt ou tard une partie du comportement de son compagnon ». Chacun est influencé par le comportement de son compagnon, veillez, vérifier qui est votre compagnon. Ne recherchez pas le compagnon qui va être un chaytan parmi les humains, qui va t’inciter à désobéir à Allaah. Cherche plutôt le compagnon qui va t’inciter à l’obéissance à Dieu, celui qui quand tu le vois, il te rappelle les cours de religion, il te rappelle les prières, il te rappelle le jeun. Pas celui que lorsque tu le vois, il te rappelle les péchés.

 

Dans le Qour’aan, Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : «les compagnons au jour du jugement seront des ennemis les uns pour les autres, sauf les pieux ». C’est-à-dire sauf ceux qui se sont entraidés dans l’obéissance à Allaah, qui se sont rappelés l’obéissance à Allaah. Allaah nous ordonne, nous incite de nous entraider pour la bienfaisance, pour nous entraider à la piété, et de ne pas nous entraider pour les péchés et la désobéissance.

 

Par ailleurs, la personne, il n’est pas valable qu’elle se dise, moi c’est bon, je crois en Dieu, j’ai apprit les attributs de Dieu, j’ai appris les attributs des Prophètes, je connais le minimum obligatoire, j’ai accomplit ce que je dois faire, je reste chez moi, je ne vais pas distribuer les calendriers ou ordonner le bien et interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal fait partie des obligations très importante. Il est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam  par Sa parole qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés, vous ordonnez le bien, vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

Et la distribution des calendriers s’inscrit dans le cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. C’est-à-dire qu’il n’est pas permit à la personne de délaisser  d’ordonner le bien et d’interdire le mal, si elle n’a pas d’excuse pour s’abstenir. Celui qui délaisse le fait d’ordonner, le bien c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète. Celui qui n’ordonne pas le bien, qui n’interdit pas le mal, qui n’interdit pas les péchés aux autres, c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète.

C’est-à-dire que c’est quelqu’un  qui ne dit pas aux autres :

  • s’il voit quelqu’un qui ne fait pas la prière, il ne lui dit pas « fais la prière, la prière est obligatoire »,
  • s’il voit quelqu’un qui ne fait pas le jeun de RamaDaan, il ne lui dit pas « jeune RamaDaan, le jeun du mois de RamaDaan est obligatoire »,
  • s’il voit quelqu’un qui ne subvient pas à la charge de son épouse et de ses enfants, il ne va pas lui dire « pourquoi tu négliges cela, Allaah t’a ordonné de subvenir à la charge de ton épouse ». Mais il se tait.

Celui-là c’est un chaytan qui est muet.

 

En d’autres termes, si tu prends connaissance que quelqu’un va avec un de ces charlatans de notre époque, qui prétend la science, qui donne des avis sans science, et qui a des égarements, tu ne vas pas te taire !   Dans ce cas tu vas lui donner le conseil.  Tu vas lui dire : « ne va pas assister dans cette mosquée », tu vas lui dire « j’ai entendu l’imam là-bas qui disait que Dieu a une main par exemple ». Tu vas le mettre en garde, tu vas lui dévoiler le cas de ce charlatan.

 

Parmi ce que Allaah a ordonné à Ses esclaves, il ya la mise en garde contre ceux qui nuisent aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde.

En d’autres termes, si vous prenez connaissances que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde, et que vous ne mettez pas en garde contre eux, alors vous êtes dans le péché. Même si vous, en vous-même vous avez délaissé ces choses-là, mais vous avez prit connaissance que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde et vous vous taisez, dans ce cas vous êtes dans le péché, vous êtes désobéissants. Il ya beaucoup de gens dans notre époque qui ont négligé cela, ils disent : « nous, nous faisons les devoirs et nous évitons les péchés. Les gens font ce qu’ils veulent ». Ils se disent : « moi je suis réglo, après ce que les gens font ça ne me regarde pas ». Beaucoup sont dans cette situation, si vous regardez autour de vous, beaucoup te disent que ce que les gens font, ça ne les regarde pas. Ils se taisent. Ces gens-là s’appliquent à eux ce que ‘Abou ^Aliyy Ad-Daqqaaq a dit : « celui qui se tait, qui ne dit pas la vérité, c’est un chaytan qui est muet ».

 

 

Par ailleurs, cette mise en garde ne concerne pas une partie des gens et pas d’autres. C’est-à-dire que tout le monde est concerné par l’obligation de mettre en garde et la mise en garde peut avoir lieu de tout un chacun. Ce n’est pas parce que c’est quelqu’un  qui monte sur le minbar, qui a un turban et qui est promut de telle ou telle institution qu’il est au-dessus de la mise en garde.

Rappelez-vous notre maitre ^Oumar ‘Ibnou l-Khattaab que Allaah l’agrée, lui n’a pas dit de la mécréance, mais il s’est trompé, une femme l’a arrêté et lui a dit « tu t’es trompé ».

 

Là on ne parle pas de cas comme ce qu’a fait notre maitre ^Oumar, parce que ce qu’il a fait c’est loin de ça, ce n’est pas quelque chose qui est de la mécréance, mais juste pour vous dire sa modestie et l’importance de corriger quand il ya lieu de corriger.

Nous, nous parlons maintenant de ceux qui diffusent la mécréance aujourd’hui et qui sont habillés à l’image des Savants. Il ne s’agit pas de se taire. Pourquoi est-ce que nous distribuons les calendriers ? Justement pour ça, pour mettre en garde contre des gens qui sont égarés. Le calendrier est une arme qui dénonce les gens qui sont égarés et c’est une arme qui va repousser le chaytan, car tu vas réveiller les gens pour les inciter à venir apprendre la science de la religion. Donc c’est celui qui veut gagner le paradis, qu’il œuvre dans le cadre de cette association, qu’il œuvre dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Même si c’est quelqu’un qui se réclame d’une fonction, par exemple il est juge islamique ou il suit une Tariiqah ou si c’est un commerçant qui trompe les gens dans la marchandise, si quelqu’un se tait et il connait leur état qu’ils sont en train de tromper les gens, il ne met pas en garde contre eux, il commet un grand péché.

 

Par exemple, si c’est quelqu’un qui est connu comme étant un Savant et qui est connu chez les gens comme étant un chaykh et nous avons entendu de la mécréance de sa part, et il n’a pas voulu l’abandonner, comment mettre en garde ?

La mise en garde c’est de dire :

  • n’allez pas chez untel,
  • ne prenez pas la religion de lui,
  • n’assistez pas à ses assemblées,
  • n’allez pas dans les assemblées d’untel,
  • méfiez-vous de lui car il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu.

Voilà comment a lieu la mise en garde. C’est ainsi qu’on met en garde. Si tu sais dans ton quartier qu’il ya un soit disant imam  et il est en train d’enseigner la croyance que Dieu est assis dans le ciel ou au-dessus du trône, tu dis aux gens :

« N’allez pas chez lui,  n’assistez pas dans ses assemblées, il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu ».

 

Si quelqu’un avait honte, il se dit : « je ne peux pas faire cela » car celui qui est dans ce cas est son frère ou son ami ou son cousin, la honte n’est pas une excuse. En priorité, tu dois craindre Dieu. L’esclave reste esclave, même s’il a 5 étages de turbans sur la tête, il reste un esclave. Mais la condition pour cette mise en garde de cette manière, c’est qu’elle n’entraine pas quelque chose de blâmable et qui est plus grave.

Un exemple, si dans notre époque, certains qui ont le pouvoir, c’est un buveur d’alcool, tu te dis si moi je vais renier cette chose qui est blâmable, il va me tuer. Dans ce cas tu n’as pas à renier avec ta langue. Dans ce cas, tu ne tombes pas dans le péché, il est permit pour toi si tu ne dis pas « arrêtes de boire l’alcool ».

 

Egalement, si quelqu’un dit de la mécréance et tu sais que si tu vas le reprendre, si tu vas le réprimander, si tu vas le blâmer, il va dire une mécréance encore plus, dans ce cas tu ne parles pas. Mais tu mets en garde les autres contre lui. Tu dis aux gens « n’écoutez pas de lui ». Mais le blâmer lui directement, le reprendre lui directement, tu en es déchargé, car si tu vas le faire il va commettre encore plus de mécréance. Même si lui ne va pas dire une mécréance encore plus, mais tu sais qu’il ne va pas accepter de toi, alors tu es déchargé. Mais mettre en garde d’autres contre lui, ça c’est important. C’est très important d’interdire le mal de cette manière. A notre époque, beaucoup de gens ont négligé cela. Il n’y a pas ce conseil, le fait de se donner le conseil d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ce chapitre ils l’ont négligé et ceci est une cause de perdition.

 

Il ne suffit pas que la personne accomplisse les cinq prières, le jeun, la zakat et qu’elle évité les péchés. Ce n’est pas suffisant que la personne elle-même applique, c’est-à-dire elle fait les devoirs et évite les péchés, et ne met pas en garde contre ces charlatans qui dupent les gens à propos du bas-monde et de la religion. Ils déforment les Lois de Allaah, ils prennent la position pour enseigner la religion alors qu’ils ne sont pas aptes. Ils ne maitrisent pas la science de la religion et ils égarent les gens. Il ne suffit pas que la personne elle-même connaisse et applique les devoirs et évite les péchés. Mais la personne doit autant qu’elle peut blâmer ceux qui font des choses blâmables et mettre en garde contre eux.

 

 

Par rapport aux gens qui diffusent l’égarement, qui se prétendent enseigner la religion alors qu’ils sont égarés, il ya deux choses qui sont obligatoires à leur sujet :

  • la première, c’est de leur interdire de le faire à condition que tu sois capable, à condition qu’ils n’augmentent pas en égarement si tu lui parles. Si tu sais que quelqu’un est en train de diffuser l’égarement dans ton quartier, qu’est-ce que tu fais ? Tu lui parles, tu l’empêches si tu as la capacité, à condition qu’il n’augmente pas en égarement.
  • La deuxième, c’est que tu mettes les gens en garde contre lui, pour que les gens ne le suivent pas dans son égarement et ne s’éloignent pas de la religion. Parce qu’ils pensaient que c’était quelqu’un qui avait de la science et ils ont prit de lui des sujets qui sont faux. Et cela va leur être préjudiciable. C’est pour cela que tu n’as pas à te taire.

Et ceci est quelque chose qui a beaucoup été négligé à cette époque. C’est pour cela que diffuser le calendrier s’inscrit dans ce cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

 

 

Certains croient que du simple fait qu’ils prennent une Tariiqah, ils s’engagent dans une voie soufi, ils deviennent des Saints même s’ils n’ont pas apprit la science de la religion. Certains, l’ignorance les a emmener à assimiler Allaah à Ses créatures, ils te disent : « moi je suis de la Tariiqah de Untel ».

Et d’autres ne prennent pas la tariiqa, ne suivent pas une voie soufi, mais ils deviennent des Saints car ils sont attachés à la voie de Allaah.

 

Beaucoup de Saints qui sont inconnus chez les gens, ils sont discrets et les gens ne les connaissent pas. Ils sont devenus des Saints parce qu’ils ont appliqué le minimum sans pour autant s’être engager dans une voie soufi. Ils ont simplement apprit des choses indispensables auprès des gens de la connaissance.

Ce sont des gens qui ont apprit la science de la religion auprès de quelqu’un qui a apprit la science obligatoire. Qui l’a lui-même apprise auprès de quelqu’un qui l’a précédé et ainsi de suite avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Messager et les compagnons l’ont apprises auprès du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam.

Il a simplement apprit le minimum indispensable auprès de quelqu’un qui connait cette science, qui est digne de confiance, puis il s’est appliqué et a œuvré. Et il n’était pas connu chez les gens pour être quelqu’un qui a de la science ou qui est un chaykh ou qui suit une Tariiqah (une voie soufi). Il a son cœur qui est emplit d’amour pour Dieu. Son cœur est pur. Il s’est attaché au repentir, il suit la voie de l’agrément de Allaah tabaarakah wa ta^aalaa.

 

Le Chaykh a dit il y avait quelqu’un de ces gens-là qui était discret, qui était mort. Il n’était pas connu pour être un Chaykh mais c’était quelqu’un qui se comportait très bien avec les gens. Il accomplissait les obligations que Allaah lui a ordonné de faire. Il organisait au mois de Rabii^ou l-‘Awwal un Mawlid, il commémorait la naissance du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam par amour pour le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il le faisait à partir de l’argent licite qu’il avait gagné d’une voie licite. Et il offrait des mets délicieux aux gens à cette occasion. Cet homme lorsqu’il est mort, les gens sont partis dans son convoi funéraire, ils l’ont enterré. Et quand ils ont terminé l’enterrement, quand ils allaient partir, ils ont entendu un bruit terrible très fort. Ils pensaient que c’était une attaque aérienne. Le Chaykh a dit parce qu’il y avait à cette époque une révolte des musulmans contre le gouvernement qui était communiste dans son pays. Ils ont pensé que c’était une attaque aérienne mais après ils ont vérifié et ils se sont rendu compte que ça venait de la tombe, que ce n’était pas une attaque. La terre s’était ouverte deux mètres à peu près à côté de la tombe et le Saint est sorti. Il est sorti avec son linceul et il s’est envolé. Les gens ne savent plus où est-ce qu’il est parti.

Ce n’était pas quelqu’un qui était connu pour être un chaykh ni pour suivre une Tariiqah qaadiriyyah ou autre. Il était pieux dans ce qui concerne son comportement à l’égard de Dieu. Il a bien apprit la science obligatoire mais il n’était pas d’un niveau pour qu’il soit désigné comme étant un Savant. Parce que ce n’est pas une condition pour atteindre la sainteté que la personne soit un Savant.

Mais la condition c’est qu’il apprenne le minimum de la science tel qu’il lui permette d’avoir une croyance correcte et des actes et pratiques qui sont corrects. Qu’il puisse distinguer entre ce qui est licite et ce qui est interdit. Et qu’il ait acquis cette science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Non pas en lisant dans les livres. Celui qui veut apprendre la science ou devenir savant simplement en lisant dans les livres, sans recevoir par transmission auprès des gens de la connaissance, c’est quelqu’un qui s’est égaré.

 

 

 

C’est une mise en garde contre ce qu’ils disent être halloween.

 

D’après le fils de ^Oumar que Allaah l’agrée lui et son père, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui adopte un comportement pour ressembler à des gens, il fait partie des leurs ». Rapporté par ‘Abou Dawoud.

 

Que l’on sache que la commémoration de ce qu’ils appellent halloween c’est haraam, c’est interdit. Et cette commémoration c’est une des fêtes des celtes. Les celtes c’étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale et environ 1500 années avant le calendrier roumain, avant l’apparition du christianisme. Et c’était des peuples qui étaient des idolâtres.

 

Dans plusieurs versets du Qour’aan et tels que l’ont expliqué plusieurs savants, il y a l’interdiction de fêter des fêtes des non musulmans.

‘Abou l-Qaacim fils de Al-Hussein At-Tabariyy Ach-Chaafi^yy mort en 418 de l’Hégire a dit : « il n’est pas permis aux musulmans de commémorer et d’assister aux fêtes des non musulmans car leur état est blâmable ». Ils sont dans l’erreur. Et si les gens du bien se mélangent avec les gens du mal sans les réprimander, sans les reprendre, sans le leur reprocher, c’est comme s’ils acceptaient ce qu’ils faisaient. Et nous craignions dans ce cas, que ne s’abatte sur leur groupe (le groupe des musulmans), le châtiment de Dieu et il englobe la totalité des gens. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de Son châtiment.

 

Il ya dans certaines références historiques, que ce jour qu’ils appellent halloween ou la fête des barbares, il est lié à un des croyances dans leur religion. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils utilisaient cela pour faire peur aux sorcières en Irlande. Et maintenant les médias font de la propagande pour inciter les gens à acheter et pour avoir des objectifs économiques. Il est donc interdit de fêter cela car il y a en cela une ressemblance avec les non musulmans.

 

Du même ordre, il ya ce qui est interdit, le fait de fêter les anniversaires. C’est quelque chose qui revient à ressembler à des non musulmans, c’est interdit. Tout comme la félicitation à cette occasion ou se réunir pour manger et boire à cette occasion ou ce qui est de cet ordre. En priorité, il aurait mieux fallu donner cet argent comme aumône à un musulman ou à un non musulman également, il y a des récompenses pour les deux. Au lieu de payer de l’argent pour des déguisements qui font peur ou pour imiter ce que font ces non musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt ni de considération selon la Loi de l’Islam.

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