Chaykhaboulaliyah's Blog


La science de la croyance

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Les activités dans lesquelles  il convient de consacrer le plus précieux des temps c’est la science de la religion. La meilleure des sciences c’est la science de la religion et la meilleure des sciences dans la science de la religion c’est la science de la croyance. La croyance en l’unicité de Dieu. Car c’est grâce à cette science qu’on connait Allaah.

La base de l’islam c’est de connaitre Allaah. Connaitre Allaah c’est le fondement même de l’islam. C’est le pilier le plus important. Le bonheur n’est obtenu qu’en connaissant Dieu.

 

Combien de gens connaissent tout le Qour’aan par cœur et occupent leur temps à faire des évocations conformément à une taariqa (une voie soufi), ils font du dhikr, le jeun, ils veillent la nuit mais ne connaissent pas leur Créateur car ils croient que Dieu est un corps assis au-dessus du trône dans le ciel. Ces gens-là ne sont pas musulmans, même s’il connait tout le Qour’aan par cœur, même si selon l’apparence il fait le jeune, il fait des prières, du dhikr, tant qu’il n’a pas connu Allaah ce n’est pas du tout un musulman.

 

L’imam Ach-Chaafi^yy que Allaah l’agrée a dit : « que celui qui a cru que Dieu est un corps assis sur le trône c’est un mécréant », il n’est pas musulman. Celui qui est assis est un corps, il a une limite.

Celui qui croit que Dieu est un corps que ce soit de la taille du trône, exactement avec les mêmes dimensions, ou plus que le trône ou plus petit que le trône, dans tous les cas il lui a attribué des limites. Et toute chose qui a des limites, qui a des dimensions,  a besoin de qui l’a crée avec ces limites et ces dimensions.

 

Si Allaah avait été un corps IL aurait besoin de qui l’a créé. Il aurait eu besoin d’un Dieu qui l’a créé.

Nous ne nous sommes pas donné ces dimensions et nous ne nous sommes pas créées avec ces limites. L’être humain fait grosso modo quatre coudées de haut et une coudée de large. Ce n’est pas nous qui nous nous sommes donnés cette image et cet aspect. Nous nous sommes trouvés avec cet aspect et cette image.

Et ceci a lieu par un Etre qui nous a donné cette dimension, cette taille, cet aspect et cet Etre-là c’est Allaah.

Celui qui nous a attribué cet aspect c’est  Allaah. Et Allaah il n’est pas possible selon la raison qu’il soit quelque chose de composer, de partie. Parce que la chose ne crée pas son semblable. La chose ne crée pas ce qui lui ressemble. Celui qui crée n’a pas de ressemblance avec ce qu’il crée.

Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps avec des dimensions supérieures à celles du trône c’est un mécréant. Même celui qui croit que Dieu est un corps immense étendu à l’infini, celui-là aussi c’est un mécréant.

 

Toute chose qui a une étendue est forcément créée. On ne qualifie pas Allaah de petitesse ou de grandeur de dimension. Les petites dimensions ou les grandes dimensions sont relatives aux créatures.

Le Créateur est exempt de la petitesse, de la grandeur et des dimensions en générale.

 

Allaah existe. Son existence n’a pas été précédée de néant. Mais tout autre que Allaah existe après ne pas avoir existé.

Les endroits n’existaient pas de toute éternité. Même cet espace qu’il y a entre la terre et le ciel n’existait pas de toute éternité avant que Allaah ne le crée. L’endroit n’existait pas avant que Allaah ne le crée.

Allaah existe avant l’existence de toute chose. Allaah existe, son existence n’a pas de début, n’a pas été présidé de néant. Allaah existe avant l’existence du temps, Il existe avant l’existence de l’endroit, Il a crée le temps et l’endroit et Il n’est pas localisé dans un endroit. Il existe sans endroit.

Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a des attributs qui sont exempts de début. Parce que  l’Etre qui est de toute éternité n’a pas d’attributs qui sont entrés en existence.

 

Nos êtres sont entrés en existence, nos attributs également sont entrés en existence.

Notre science est entrée en existence, notre connaissance à nous augmente, diminue et elle est entrecoupée de choses que nous ignorons et que nous apprenons.

Notre parole à nous est entrée en existence. Ce sont des lettres, des voix et cette parole est entrecoupée de silence.

 

Ce n’est pas possible que la parole de Allaah soit comme notre parole avec des lettres, une voix et un son. Ce n’est pas possible que la parole de Allaah ait un début et ait une fin.

Toute parole de créature a un début et une fin.

Allaah il est impossible que Sa parole soit semblable à notre parole. Egalement Sa science, Sa parole, Sa volonté, Sa puissance, Sa vie, Sa vue, Son ouïe. Ses 7 attributs sont de toute éternité exempts de début et exempts de fin.

 

 

Allaah n’a pas pour attribut un attribut qui entre en existence.

Les savants sunnites de la voie majoritaire de l’islam se sont tous accordés à dire que la parole de Allaah est unique, la parole de Allaah n’est pas des parties, la parole de Allaah n’a pas de début et n’a pas de fin.

La parole de Allaah dans ce bas-monde Mouçaa l’a entendu  à deux reprises. Il a entendu une parole qui n’est pas faite de lettres ni de sons. Allaah lui a donné la puissance d’entendre une parole qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix.

Mais dans l’au-delà, les musulmans et les non musulmans vont entendre la parole de Allaah qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix. Ils vont comprendre de la parole de Allaah sur quoi Il les interroge.

Ceci est la croyance sur laquelle se sont accordés les savants de ahlou s-sounnah.

 

 

Il y a un livre qui s’appelle ^Ouyounoul Mounaadharaat, ce livre a été composé par un des savants des musulmans d’Andalousie. C’était dans la ville de Séville et en arabe on l’appelle Ichbiiliyah. Ce savant s’appelle ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy, il est d’origine arabe, d’une tribu qui s’appelle Sakoun.

C’est-à-dire il fait parties de ces arabes qui, durant les conquêtes islamiques, sont venus dans la péninsule arabique et se sont installées en Andalousie.

Ce savant a dit : « les savants de ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que la parole de Allaah est unique ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’elle n’est pas entrecoupée. Notre parole à nous les créatures dépend du temps, elle a un début et une fin. La parole de Allaah ne dépend pas du temps, elle n’a pas de début et n’a pas de fin, c’est un attribut.

On dit de Allaah ta^aalaa qu’Il parle, on ne dit pas qu’Il prononce.

 

Egalement la science de Allaah est unique, la science de Allaah n’a pas de début n’a pas de fin.

Sa vue également, Il voit les choses par un attribut qui s’appelle la vue, qui est exempt de début et qui est exempt de fin, ce n’est pas une vue qui est entrecoupée.

Et Il entend les sons par une ouïe qui est exempt de début, qui est exempt de fin et qui ne s’interrompt pas. C’est cela la voie de ahlou s-sounnah, c’est cela le tawhiid.

 

Mais ce qui est contraire à cela c’est une assimilation de Allaah à Ses créatures.

Celui qui a pour croyance que Dieu parle puis Il se tait, puis Il parle puis Il se tait, il l’aura comparé à ses créatures, c n’est pas un musulman.

Certaines personnes comprennent les versets de manière contraire à cela. Ces gens-là vont à leur perte et ceux qui les suivent vont à leur perte.

 

Allaah ta^aalaa a fait que dans le Qour’aan il y a deux sortes de versets :

  • Certains versets leur explication n‘est pas leur sens apparent. Celui qui explique les versets selon leur sens apparent il devient mécréant. Allaah a voulu éprouver ses esclaves. Car il ya des gens qui veulent expliquer ces versets selon leur sens apparent, ils comprennent ces versets selon leur sens apparent et ils s’égarent ; ils vont à leur perte.
  • Et d’autres ne les expliquent pas selon leur sens apparent. Ils en font une interprétation qui est différente du sens apparent. Et c’est la voie de ahlou s-sounnah qui sont sur la voie des compagnons jusqu’à nos jours. Ces versets-là ils ne les expliquent pas selon leur sens apparent.

 

Quand à ceux qui vont à leur perte comme les wahhabites, ils expliquent ces versets selon leur sens apparent et ils vont à leur perte.

 

 

Un exemple concret pour ce que nous sommes en train de dire :

Dans le Qour’aan il y a un verset qui est : « Ar-Rahmaanou ^ala l-^archi stawaa ».

Nous, nous expliquons ce verset, nous disons que ce verset veut dire Allaah a dominé le trône. Le trône c’est la plus éminente des créatures par les dimensions, le trône est plus grand que les cieux et la terre. Allaah a dominé le trône, cela veut dire pour nous que Allaah domine toute chose.

Car le trône c’est la plus immense des créatures par les dimensions.

Mais les assimilationnistes, les wahhabites, expliquent ce verset par la position assise. Ils disent que Allaah est assis sur le trône, établit ou installé et ils sont devenus mécréants.

Pourquoi sont-ils devenus mécréants ? Car ils sont assimilés Allaah à Ses créatures.

 

La position assise est une caractéristique pour les êtres humains, les jinns, les anges, les animaux que ce soit les ânes, les singes et autres…

Dire que Allaah est assis n’est pas une éloge pour Dieu. C’est plutôt un blâme pour Dieu, c’est une insulte de Dieu. Mais ces gens-là ne comprennent pas.

C’est pour cela que la mauvaise compréhension est une sale épreuve, c’est une mauvaise épreuve, que Dieu nous en préserve.

Ces wahhabites ne comprennent pas. Ils croient que lorsqu’ils disent que Allaah est assis sur le trône, ils auront glorifiés Dieu, ils l’ont comparé aux rois.

Par le passé, les rois se faisaient fabriqués des lits qui étaient en or, qui étaient élevés. Quand ils vont aborder leurs sujets, ces rois du bas-monde montent sur ces trônes pour aborder leurs sujets à partir de là. Les wahhabites ont assimilés Allaah à ces rois-là. C’est comme ça qu’ils sont les wahhabites.

 

 

Et également ce verset : « ‘innamaa ‘amrouhou ‘idhaa ‘araada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fa yakoun ».

Les wahhabites disent que chaque fois que Dieu veut créer une chose ils disent que Dieu dis : «koun koun koun ». Koun ça veut dire sois, l’impératif du verbe être.

Ils ont compris ce verset de travers et disent que Dieu dis koun koun koun chaque fois qu’Il veut créer quelque chose.

Quand la pluie tombe eux disent que Dieu dis « koun koun koun ». Regardez leur stupidité.

Quand le vent souffle ils disent que Dieu dis koun koun koun. Ça c’est de la mécréance. Ce n’est pas un musulman qui a cette croyance là. Certains prétendent avoir le Qour’aan et sont soit disant des savants, ils habitent à la Mecque et ils ont cette croyance-là. Selon eux, Il ne fait rien d’autre que de dire koun koun koun.

 

Allaah ne prononce pas des lettres, Sa parole n’est pas comme notre parole.

Les savants de ahlou s-sounnah ont dit que ce verset signifie que Allaah crée les créatures (ce monde) conformément à Son Jugement qui est de toute éternité.

C’est par Son Jugement qui est de toute éternité, il a jugé que les choses soient ainsi. Toute chose existe par le Jugement éternel de Allaah. Et le jugement c’est une parole c’est-à-dire c’est la parole de Allaah qui est de toute éternité. C’est par sa parole qui est de toute éternité, par Sa Puissance, par Sa science et par Sa Volonté que Allaah crée ce monde.

 

 

Les wahhabites gouvernent la Mecque et Médine depuis environ un siècle. Ils ont prit la Mecque et Médine de force il y a environ un siècle.

Auparavant c’était un chariif, un descendant du prophète qui l’a gouverné, un descendant de Houçayn le fils de ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. C’était les descendants du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam qui gouvernaient la Mecque et Médine en étant sous l’autorité des sultans, sous l’autorité des califes. Les califes étaient à Bagdad et les sultans une grande partie d’entre eux étaient en Turquie.

Et également en Egypte sous l’autorité des sultans, il y a eu certains rois qui ont gouvernés.

Les turques après 900 ans depuis l’émigration du prophète c’était eux qui gouvernaient les musulmans. Ils ont été très très utiles, très bénéfiques pour les musulmans. Aujourd’hui certains pour déformer l’histoire, ils enseignent dans les pays arabes notamment que c’était la colonisation ottomane. Ce n’était pas une colonisation, c’était un pouvoir musulman ; c’était des sultans turques qui gouvernaient les musulmans. Le siège de leur pouvoir était Istanbul. L’un de ces sultans ottomans s’appelle  Mouhammad al-Faatih. Allaah a honoré ce sultan. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a parlé de lui. Et pourtant eux ont gouvernés 900 ans après l’émigration. Il a dit ce qui signifie : « Constantinople sera conquise, quel bon chef d’armée que le chef de l’armée qui va mener cette bataille, et quelle bonne armée que cette armée qui va mener cette bataille ». Le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a fait l’éloge du chef de l’armée qui était Mouhammad al-Faatih et de l’armée qui a fait cette conquête. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé que le musulman allait s’emparer d’Istanbul. Constantinople était aux mains des chrétiens, c’était une très grande ville parmi les plus grandes villes de l’époque. Le messager l’a annoncé et c’est un signe de sa prophétie. Il a dit que le chef de l’armé c’est quelqu’un de bon. Et l’armée qui va la conquérir est une bonne armée.

Les compagnons du prophète après la mort du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam sont allés vers Constantinople pour essayer de la conquérir de force mais ils n’ont pas réussi. Jusqu’à ce qu’il se soit écoulé 900 années depuis que le prophète a dit cette parole.

Ce turque Mouhammad al-Faatih l’a conquise et il a gagné. Il avait 22 ans quand il l’a conquise. Regardez aujourd’hui nos jeunes à 22 ans qu’est-ce qu’ils ont dans leur tête beaucoup d’entre eux. Lui à 22 ans a conquis une ville que des armées avant lui n’ont pas réussi à la conquérir. Ce sont des gens qui ne perdaient pas leur temps, ils œuvraient pour l’au-delà. Depuis qu’ils sont jeunes ils apprennent des sujets qui vont les sauver dans l’au-delà. Et chaque jour ils essaient de s’améliorer.

 

 

Informations Utiles :

Allaah ta^aalaa a fait que dans la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des Saints. Et Il a fait que les savants de cette communauté ont beaucoup plus de sciences que les savants des communautés des prophètes qui les ont précédés.

Allaah a fait que dans la communauté de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des savants et des saints qui dépassent les savants et les saints des communautés antérieures. Tous les prophètes sont musulmans, il n’y a pas eu un prophète qui ne soit pas musulman. Et tous les saints sont musulmans. On ne parle pas de ceux qu’eux appellent saints. Ceux qui ne sont pas sur l’islam ne sont pas des saints. On parle de ceux qui ont suivi correctement les prophètes. Comme tous les prophètes sont musulmans, les saints qui les ont suivis sont aussi musulmans. Mais les saints et les savants de la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam ont dépassé de loin les saints et les savants des communautés antérieures.

 

Allaah a fait que les saints parmi les humains qui ont les plus hauts degrés il y a d’abord ‘Abou Bakr As-Siddiq, ensuite ^Oumar Al-Faarouq, puis ^Outhmaan Dhounnourayn et ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. Eux c’était les plus grands des saints de toute l’humanité. Ces saints sont les meilleurs des saints, il n’y a pas de saints qui ont le même degré qu’eux. Tous les saints par leur degré viennent après ces quatre saints là.

Et Allaah a fait qu’il y a après ceux-là beaucoup de saints dans la communauté de Mouhammad. Mais parmi ceux qui étaient les plus connus, ceux qui avaient le plus de disciples, plus de gens qui les avaient suivis, il y a deux saints qui sont apparus au cinquième siècle de l’hégire, c’est-à-dire 400 années après l’émigration.

Le premier c’est Ahmad Ar-Rifaa^iyy et le deuxième c’est ^Abdoul-Qaadir Al-Jiilaaniyy. Ils étaient contemporains, ils étaient à la même époque.

Le chaykh ^Abdoul Qaadir Al-Jilaaniyy était à Bagdad et le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy était à Waasit qui est une ville en Iraq.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy, ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il a confié le secret) et les successeurs de ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il leur a confié le secret pour cette tariiqa soufiyyah) étaient 180000. C’était quelqu’un de modeste, d’extrêmement modeste. Il avait une Zaawiyah, c’est une sorte d’édifice consacrée pour ses disciples, ses élèves où les gens venaient pour organiser la tariiqa. Ils apprenaient la science auprès de lui et ils évoquaient, ils  faisaient la tariiqa régulièrement.

Chaque nuit, il y avait 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui. Il n’y avait pas moins de 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui et c’était lui qui s’occupait pour l’organisation de leur nourriture et de leur boisson. Certains jours, c’tétait lui-même qui prenait le balai et  balayait la Zaawiyah.

Parfois il sortait de la Zaawiyah et s’il trouvait un aveugle qui ne connaissait pas son chemin, il le prenait par la main et il le conduisait là où il voulait aller. Un jour il était avec ses disciples au bord de la mer et ils avaient péchés des poissons. Ils les ont grillés et les ont mangés. Et le chaykh Ahmad leur a dit : « rassemblez le reste des poissons », ils les ont rassemblés et par la volonté de Dieu ces poissons sont redevenus vivants et sont retournés dans l’eau. Ceci est un de ses nombreux prodiges. Vous savez que les prophètes ont des miracles. Les saints, Allaah leur donne des prodiges qui sont comme des miracles des prophètes ; mais ils ne disent pas qu’ils sont prophètes, ils disent qu’ils suivent les prophètes.

 

 

La voie soufi Rifaa^iite est une voie de bien, ce n’est pas quelque chose de blâmable. C’est quelque chose que Allaah agrée. Même si le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé ça ne veut pas dire que tout ce qui est relative à la religion qui est apparu après le messager serait quelque chose de rejeté. Tout ce qui est conforme au Qour’aan et aux hadiiths c’est quelque chose de bien même si le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé.

 

Lorsque le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam transmettait le Qour’aan aux compagnons, certains compagnons ont écrit ce que le messager leur a récité sans mettre les points ni les voyelles (Harakaat). Les compagnons pouvaient lire sans qu’il n’y avait de point ni de harakaat car c’était leur langue. Ils récitaient tout comme ils avaient entendu de la parole du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils n’avaient pas besoin des points et des chakl.

Et 60 ans après, un musulman  a mit des points et un autre avait mit le chakl (dammah, fatha, kasra, soukoun…). C’était quelque chose que le messager n’avait pas fait et que les compagnons n’avaient pas fait. C’était certains musulmans et ce n’était pas des compagnons car ils sont venus 60 ans plus tard. C’est eux qui ont mit les points et les harakaat. Et ça c’est quelque chose de bien.

Même la voie soufi le messager ne l’avait pas faite mais c’est quelque chose qui est conforme à la loi. C’est donc une bonne tradition. Tout comme les points sur le Qour’aan c’est une bonne tradition, les deux sont un bien.

 

 

 

Quelques Récits :

Il y avait une femme qui avait un fils unique du nom de Ahmad. Il est parti en voyage pour chercher du travail et il s’est absenté longtemps. Des années se sont écoulées et elle regardait toujours par la fenêtre en espérant que son fils revienne. Elle espérait un jour que son fils revienne.

Un jour que cette dame allait prendre son repas, elle allait manger, il y a un homme pauvre qui était venu et qui était extrêmement affamé. Il voulait de la nourriture, elle lui a donné tout ce qu’elle avait et elle est restée affamé. Elle patientait tout le reste de la journée et elle attendait toute la nuit.

Quelques jours après son fils est revenu et il avait subi beaucoup d’épreuves. Il avait été attaqué par des brigands et il a été sauvé. Une fois il était en pleine mer, son navire a failli chavirer car  des pirates les avaient attaqués. S’il n’y avait pas eu les hommes d’un gouverneur qui était fort qui ont pu sauver les passagers et mettre en déroute les pirates.

Il a annoncé à sa mère parmi les choses qui étaient les plus étonnantes qui lui est arrivé ya pas si longtemps, c’est qu’il avait enfourché son âne et il a parcouru un chemin où il y avait des fauves. Soudain un lion de grande taille est apparu entre les arbres et l’a attaqué. Il a essayé de s’enfuir mais son âne a trébuché et Ahmad s’est retrouvé par terre. L’âne s’est enfuit et le lion a introduit  ses griffes dans les vêtements de Ahmad mais c’était des vêtements très épais car il faisait très froid. Rien n’avait touché le corps de Ahmad des griffes du lion. Mais il était extrêmement effrayé car le lion l’a tiré jusqu’à sa tanière. Le lion s’est accroupi sur Ahmad pour le dévorer, c’est alors qu’un homme de grande taille avec des vêtements blancs et un visage tout blanc est venu, a prit le lion l’a soulevé et l’a jeté par terre. Il lui a dit : « lève-toi lion, une bouchée contre une bouchée ». Le lion est parti en courant et Ahmad a été sauvé du lion. Ahmad a essayé de rattraper cet homme qui l’a sauvé mais il ne l’a pas trouvé. Ensuite il a regardé son corps et il  n’avait pas de traces de blessure.

Il a rejoint les gens de la caravane et il a annoncé aux gens de la caravane ce qui c’était passé. Mais il n’a pas compris ce que cet homme a voulu dire par sa parole : « une bouchée contre une bouchée ».

Sa mère s’est rappelée et elle lui a demandé quel jour cela s’était produit. Et elle a vu que c’était le jour où elle avait donné le repas qu’elle voulait manger elle-même au pauvre qui était affamé.

Regardez parfois le bien tu peux retrouver son résultat dans ce bas-monde avant l’au-delà et l’aumône est quelque chose de très important. Il convient que chacun d’entre nous profite même par quelque chose de négligeable. Parfois les pièces rouges que tu as à la maison tu ne sais pas quoi en faire, et même ça si tu le donnes en aumône tu en retrouveras la rétribution au jour du jugement. Donc ne perds pas l’occasion. Le prophète s’est adressé aux femmes en leur disant ce qui signifie : « faites des aumônes car j’ai vu que vous serez nombreuses dans le feu de l’enfer ».

 

 

Notre chaykh que Allaah l’agrée a dit : « essayez d’observer le croissant lunaire, c’est une obligation communautaire chaque mois ». Chaque mois lunaire est une obligation d’ordre communautaire d’essayer d’observer le croissant lunaire. Il est indispensable qu’il y ait qui essaie de voir le croissant de la lune.

Mais l’observation des horaires des cinq prières quotidiennes est encore plus importante.

Le chaykh a dit : « désigner des personnes spécialisées pour observer le croissant lunaire ».

Dans chaque pays où les horaires du lever et du coucher du soleil sont différents, il faut qu’il y ait des personnes qui essaient d’observer le croissant lunaire.

Mais si dans une ville il y a les mêmes horaires pour le lever et le coucher du soleil que dans une autre où les gens font l’observation c’est suffisant, ils peuvent s’aligner sur la ville où ils font l’observation.

 

Le chaykh a été interrogé : « combien de temps le croissant de la lune reste apparent le premier jour du mois ? ». Il a dit : « environ une demi heure à partir du coucher du soleil ». Mais c’est approximatif. Il a dit : « la deuxième nuit c’est presque une heure et la troisième nuit c’est presque une heure vingt minutes ». La troisième nuit, le croissant lunaire se couche à une heure et un tiers, donc une heure et vingt minutes.

 

Celui qui fait les calculs pour soit disant déterminer quand le croissant lunaire est apparent, on n’applique pas ses calculs, on ne les prend pas en compte ni pour le temps de la prière ni pour le jeun.

 

Il a été rapporté dans le hadiith qu’à la fin des temps,  les gens médiocres seront élevés et les gens nobles seront rabaissés. Et c’est ce qui se passe à notre époque. Les gens qui sont forts, qui sont bons, qui ont de la jugeote seront rabaissés. Et les gens qui sont médiocres, qui sont vils seront élevés.

 

Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé les gens bons à ceux qui sont forts comme le bouc qui est dans la montagne et qui est fort. Et les gens vils par ceux qui sont pervers, par ceux qui sont bas. Il les a appelé les gens qui sont bas (la bassesse).

 

Le chaykh a dit : « soyez comme le messager a dit » ce qui signifie : « soyez dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou un simple passager ». Quelqu’un qui ne fait que traverser sa route. C’est-à-dire ne vous attachez pas à ce bas-monde, ne faites pas en sorte que ce bas-monde soit votre ultime objectif.

Le chaykh a dit : « ne faites pas en sorte que votre principal souci soit votre avenir du point de vue de l’argent, de la subsistance. Préférer plutôt ce qui n’a pas de fin, réfléchissez surtout à l’au-delà. L’avenir c’est Allaah qui le sait ».

 

Il se peut que la personne vienne à une journée et ne va pas la finir, elle va mourir avant. Et il se peut que la personne entame une nuit qu’elle ne va pas achever, elle va mourir avant.

Le chaykh a dit : « faites que vos ardeurs soient fortes, vous qui suivez la vérité. Que Dieu vous aide, que Dieu vous donne la victoire, que Dieu vous renforce ».

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Chaa`baan

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 9, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah Honore et Elève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

La nuit de la mi-cha^baan est nuit qui est bénie. Et c’est une nuit qui comporte beaucoup de bénédictions. Mais le maximum que puisse faire la personne en cette nuit-là c’est de la veiller, de faire des prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après. En raison du hadiith du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « lorsque ce sera la nuit de la mi-cha^baan, alors veillez la nuit en prières surérogatoires et jeûnez le jour qui vient juste après ».

Et le maximum que la personne puisse faire en cette nuit-là c’est de la veiller en prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après.

 

La preuve également vient du hadiith du messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, rapporté par Mouslim et qui signifie : « la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit ».

Et également le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué cela par sa parole qui signifie : « partage ta nourriture avec les gens, maintiens les relations avec tes proches parents, fais la prière la nuit pendant que les gens sont endormis, tu entreras au paradis en paix ».

Celui qui applique cela entre au paradis sans châtiment.

 

Le fait de faire beaucoup de dou^as, de faire beaucoup de prières surérogatoires pendant cette nuit, c’est quelque chose de requis et qui comporte beaucoup de récompenses. Et celui qui a des prières à rattraper qu’il les accomplisse.

Egalement de dire beaucoup de paroles : soubhaanal-Laah, laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah, ‘alLaahou ‘akbar, rabbi gh-fir lii (‘istighfaar : demander le pardon à Allaah), des invocations en faveur du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, tout cela bien sûr avec la bonne croyance et la sincérité. Ce sont deux conditions indispensables pour que la personne gagne des récompenses.

 

Certains disent des paroles qu’ils prétendent être un hadiith, ils prétendent que le prophète a dit : « Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^baan est mon mois à moi et RamaDaan c’est le mois de ma communauté ». Ceci est faux, ceci est infondé et ce n’est pas un hadiith qui est authentique.

Certains disent également d’autres paroles qu’ils attribuent au prophète et ce n’est pas vrai. Ils disent : « Rajab c’est le mois de la demande du pardon, Cha^baan c’est le mois des invocations pour le prophète et RamaDaan c’est le mois du Qour’aan ». Ça aussi ce n’est pas vrai.

 

Attention et ça c’est une règle générale, surtout quand il s’agit de la parole du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il ne s’agit pas de répéter tout ce qu’on entend, il faut vérifier l’authenticité avant de transmettre. Surtout à notre époque où les gens se mettent à parler sans sciences.

Dans le hadiith,  le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dit ce qui signifie : « il suffit à la personne comme mensonge de répéter tout ce qu’elle entend ». Et s’il n’y a pas d’intérêt à la personne de diffuser cette information, même si elle est vraie, pourquoi est-ce qu’elle va la diffuser ?

 

Pour ce qui est de la récitation de Sourat Yacin, il y a des récompenses à la réciter, dans n’importe quel moment.

D’ailleurs à ce titre, que grâce à la récitation du Qour’aan de certains pendant la nuit, Allaah nous évite beaucoup, beaucoup d’épreuves. Il est rapporté dans le hadiith que Allaah nous épargne énormément d’épreuves parce qu’il ya des gens qui récitent le Qour’aan pendant la nuit. Que chacun d’entre nous profite de cela pour réciter ce qu’il sait du Qour’aan, même s’il ne connait que Sourat Al-‘Ikhlaas, qu’il la répète, qu’il la récite pour avoir des récompenses, si pour chaque lettre tu as 10 bonnes actions. Et Sourat Yacin n’est pas très longue, si tu la récites correctement ça prends six à sept minutes. Et vous voyez combien il ya des récompenses dans cette Sourah.

Mais on ne dit pas que c’est une sounnah du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans la nuit de la mi-cha^baan. Il n’a pas été rapporté que c’est une sounnah du prophète qu’il avait faite en particulier ou qu’il est encouragé à le faire, à réciter Sourat Yacin la nuit de la mi-cha^baan, contrairement à ce que certains pensent à tort.

Pourquoi est-ce que nous citons cela ? Car Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, elle ordonne le bien, elle interdit le mal et elle croit en Dieu. C’est donc au titre de corriger des erreurs propagés que nous citons cela.

Celui qui récite Sourat Yacin qu’il le fasse en espérant la récompense de la part de Allaah et en espérant que Allaah lui donne la barakah dans sa santé, que Allaah lui donne de la barakah dans sa subsistance, de la barakah dans ses enfants, que Allaah le protège.

 

 

Il convient de ne pas croire que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit à propos de laquelle Allaah dit dans Sourat Ad-doukhaan : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ‘amran min ^indinaa ».

Certains croient que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit durant laquelle les gens reçoivent ce qui leur est prédestiné pour l’année en cours. Et ce n’est pas lors de la nuit de la mi-cha^baan que les gens reçoivent et que les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens pour l’année en cours. En réalité la nuit durant laquelle les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens de cette année jusqu’à l’année suivante, c’est la nuit de Al-Qadr qui se trouve dans le mois de RamaDaan. C’est cette nuit-là qu’il ya cette descente avec ce que Allaah a prédestiné aux esclaves de cette nuit-là jusqu’à l’année suivante. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan comme certains ont cru à tort.

 

La nuit de Al-Qadr (la nuit de la destinée ou du destin, la nuit de la grande valeur, il ya plusieurs explications), n’a lieu que pendant le mois de RamaDaan.

Qu’est-ce que ça veut dire : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ».

C’est-à-dire que durant la nuit de Al-Qadr, Allaah fait connaitre aux anges qu’est-ce que les esclaves vont recevoir pendant l’année à venir, le détail. C’est-à-dire qu’est-ce qu’il va y avoir comme mort, comme naissance, comme subsistance, comme épreuve, comme tourments, comme joie,… Donc ces détails-là de l’année en cours  jusqu’à l’année suivante, c’est pendant la nuit de Al-Qadr que les anges vont découvrir tout cela. Allaah leur fait connaitre ces détails. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan mais la nuit de Al-Qadr.

 

Quel est le sens du verset « koulla yawmin houwa fii cha’n » ? C’est-à-dire comme l’a expliqué le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : « IL pardonne le péché de certains, IL soulage le tourment d’autres personnes, IL élève en degrés certains et IL rabaisse  en degrés d’autres ». Ça veut dire que le changement arrive à la créature. Allaah Lui ne change pas. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Que celui qui récite le Qour’aan fasse attention pour ne pas expliquer par des choses qui sont contraires à la croyance des musulmans. Le changement arrive aux créatures et il n’y a pas de changement au sujet de Dieu ni au sujet de Ses attributs.

Comment avons-nous su que ce monde est créé ? C’est par le changement. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence, c’est le signe que la chose qui change a un commencement. Ce monde change donc il a un début. Il a  donc besoin de qui lui a donné le début et qui le fait changer. Et Celui qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah.

 

Il faut faire attention, car il ya des gens qui se réunissent la nuit de la mi-cha^baan et ils demandent à Allaah de changer Sa prédestination. Attention, la Volonté, la Prédestination de Allaah ne changent pas. On ne demande pas à Allaah de changer Sa Prédestination ou de changer Sa Volonté car Sa volonté ne change pas. Car le changement c’est le signe de celui qui a un début. Allaah ne change pas.

‘Abou Dawoud a rapporté de notre messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a enseigné à l’une de ses filles une parole qui signifie : « ce que Dieu Veut est, et ce que Dieu ne Veut pas n’est pas ».

Les invocations ne changent pas la Prédestination. Mais les invocations ont une place importante dans notre adoration. Pourquoi ?

Car quand tu fais des invocations tu te rappelles que tu es pauvre et que tu as besoin de Allaah le Tout Puissant.

Parce que le musulman quand il invoque Allaah, quand il fait des invocations,  il a des récompenses, Allaah lui donne beaucoup de récompenses. C’est pour cela nous devons faire des invocations et multiplier nos invocations. Peut-être que Allaah nous accorde ce que nous avons demandé. Et notre croyance c’est que Allaah ne change pas Sa Prédestination.

 

 

Nous avons appris qu’il est déconseillé de jeûner le vendredi tout seul car le vendredi est un jour de fête pour les musulmans. Il est bien de jeuner le samedi ou le dimanche, mais le vendredi tout seul on ne le jeûne pas car c’est un jour de fête pour les musulmans.

Et nous avons appris que le jeûne de la mi-cha^baan est recommandé.

Que faire ?

Certains savants ont dit ce n’est pas déconseillé de jeûner le vendredi seul quand c’est la mi-cha^baan. Ils ont dit comme il y a le caractère recommandé, c’est le caractère recommandé qui l’emporte sur le caractère déconseillé.

Et d’autres savants ont dit que pour sortir de la divergence, c’est bien de jeûner un jour avant. Comme ça on ne jeûne pas le vendredi tout seul mais on jeûne le jeudi et le vendredi.  Donc vous avez deux avis sur la question.

Mise en garde

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 5, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui sort pour apprendre la science de la religion, il est dans la voie que Allaah agrée jusqu’à son retour ».

Que veut dire ce hadiith ?

Ce hadiith veut dire que celui qui sort pour aller apprendre la science de la religion, qu’il aille dans sa ville ou qu’il aille à l’étranger, dans les deux cas, c’est-à-dire qu’il aille à l’étranger pour apprendre la science de la religion (il part de chez lui vers un autre pays)  ou qu’il sorte de chez lui en restant dans sa ville pour aller soit dans la mosquée ou ailleurs mais pour apprendre la science de la religion, il est comme celui qui va dans la voie que Allaah agrée, c’est-à-dire pour diffuser l’islam.

Et le fait d’aller pour défendre la religion, pour diffuser la religion, ceci est un des plus hauts degrés que Allaah accorde.

Le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a comparé celui qui sort de chez lui pour aller apprendre la science de la religion, à celui qui sort de chez lui pour mettre sa propre vie en péril pour la religion. C’est-à-dire il met sa propre vie en péril, soit il revient, soit il ne revient pas, mais pour diffuser l’islam. Celui qui apprend la religion c’est comme celui qui met sa propre vie en péril pour diffuser l’islam. Il met en péril sa vie, il se dit « si je suis tué ou si j’arrive à revenir sain et sauf, dans les deux cas, moi c’est pour l’islam que je sors », celui-là est semblable à celui qui va apprendre la science de la religion.

Allaah a fait pour ceux qui mettent en péril leur propre vie pour l’islam, ils auront 100 degrés au paradis. Entre un degré et un autre, c’est comme entre ciel et terre.

Donc celui qui sort pour apprendre la science de la religion, est comme l’autre qui a mit en péril sa propre vie. Regardez l’honneur et le degré de l’apprentissage de la science de la religion.

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam  a dit ce qui signifie : « celui qui aide quelqu’un à faire le bien c’est comme si lui-même l’a fait ». C’est pour cela que c’est très important de diffuser la science, pour inviter les gens à apprendre la science, à venir assister dans ces assemblées de science de religion, dans lesquelles on apprend ce qui nous sera bénéfique et ce qui nous sera utile dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

La science de la religion, c’est une arme. Celui qui apprend la science de la religion, il détient une arme qui sert à repousser le chaytan de toi, de repousser les chaytans parmi les humains. C’est une arme qui te permet de repousser tes mauvais penchants, les mauvais désirs. La science de la religion est une arme qui te permet de repousser loin de toi les chaytans parmi les humains. Qui sont-ils ? Ce sont ceux qui incitent les gens à commettre les péchés.

La personne qui incite les gens à désobéir à Dieu, on l’appelle un chaytan parmi les humains.

Et dans le hadiith, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la personne a tôt ou tard une partie du comportement de son compagnon ». Chacun est influencé par le comportement de son compagnon, veillez, vérifier qui est votre compagnon. Ne recherchez pas le compagnon qui va être un chaytan parmi les humains, qui va t’inciter à désobéir à Allaah. Cherche plutôt le compagnon qui va t’inciter à l’obéissance à Dieu, celui qui quand tu le vois, il te rappelle les cours de religion, il te rappelle les prières, il te rappelle le jeun. Pas celui que lorsque tu le vois, il te rappelle les péchés.

 

Dans le Qour’aan, Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : «les compagnons au jour du jugement seront des ennemis les uns pour les autres, sauf les pieux ». C’est-à-dire sauf ceux qui se sont entraidés dans l’obéissance à Allaah, qui se sont rappelés l’obéissance à Allaah. Allaah nous ordonne, nous incite de nous entraider pour la bienfaisance, pour nous entraider à la piété, et de ne pas nous entraider pour les péchés et la désobéissance.

 

Par ailleurs, la personne, il n’est pas valable qu’elle se dise, moi c’est bon, je crois en Dieu, j’ai apprit les attributs de Dieu, j’ai appris les attributs des Prophètes, je connais le minimum obligatoire, j’ai accomplit ce que je dois faire, je reste chez moi, je ne vais pas distribuer les calendriers ou ordonner le bien et interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal fait partie des obligations très importante. Il est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam  par Sa parole qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés, vous ordonnez le bien, vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

Et la distribution des calendriers s’inscrit dans le cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. C’est-à-dire qu’il n’est pas permit à la personne de délaisser  d’ordonner le bien et d’interdire le mal, si elle n’a pas d’excuse pour s’abstenir. Celui qui délaisse le fait d’ordonner, le bien c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète. Celui qui n’ordonne pas le bien, qui n’interdit pas le mal, qui n’interdit pas les péchés aux autres, c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète.

C’est-à-dire que c’est quelqu’un  qui ne dit pas aux autres :

  • s’il voit quelqu’un qui ne fait pas la prière, il ne lui dit pas « fais la prière, la prière est obligatoire »,
  • s’il voit quelqu’un qui ne fait pas le jeun de RamaDaan, il ne lui dit pas « jeune RamaDaan, le jeun du mois de RamaDaan est obligatoire »,
  • s’il voit quelqu’un qui ne subvient pas à la charge de son épouse et de ses enfants, il ne va pas lui dire « pourquoi tu négliges cela, Allaah t’a ordonné de subvenir à la charge de ton épouse ». Mais il se tait.

Celui-là c’est un chaytan qui est muet.

 

En d’autres termes, si tu prends connaissance que quelqu’un va avec un de ces charlatans de notre époque, qui prétend la science, qui donne des avis sans science, et qui a des égarements, tu ne vas pas te taire !   Dans ce cas tu vas lui donner le conseil.  Tu vas lui dire : « ne va pas assister dans cette mosquée », tu vas lui dire « j’ai entendu l’imam là-bas qui disait que Dieu a une main par exemple ». Tu vas le mettre en garde, tu vas lui dévoiler le cas de ce charlatan.

 

Parmi ce que Allaah a ordonné à Ses esclaves, il ya la mise en garde contre ceux qui nuisent aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde.

En d’autres termes, si vous prenez connaissances que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde, et que vous ne mettez pas en garde contre eux, alors vous êtes dans le péché. Même si vous, en vous-même vous avez délaissé ces choses-là, mais vous avez prit connaissance que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde et vous vous taisez, dans ce cas vous êtes dans le péché, vous êtes désobéissants. Il ya beaucoup de gens dans notre époque qui ont négligé cela, ils disent : « nous, nous faisons les devoirs et nous évitons les péchés. Les gens font ce qu’ils veulent ». Ils se disent : « moi je suis réglo, après ce que les gens font ça ne me regarde pas ». Beaucoup sont dans cette situation, si vous regardez autour de vous, beaucoup te disent que ce que les gens font, ça ne les regarde pas. Ils se taisent. Ces gens-là s’appliquent à eux ce que ‘Abou ^Aliyy Ad-Daqqaaq a dit : « celui qui se tait, qui ne dit pas la vérité, c’est un chaytan qui est muet ».

 

 

Par ailleurs, cette mise en garde ne concerne pas une partie des gens et pas d’autres. C’est-à-dire que tout le monde est concerné par l’obligation de mettre en garde et la mise en garde peut avoir lieu de tout un chacun. Ce n’est pas parce que c’est quelqu’un  qui monte sur le minbar, qui a un turban et qui est promut de telle ou telle institution qu’il est au-dessus de la mise en garde.

Rappelez-vous notre maitre ^Oumar ‘Ibnou l-Khattaab que Allaah l’agrée, lui n’a pas dit de la mécréance, mais il s’est trompé, une femme l’a arrêté et lui a dit « tu t’es trompé ».

 

Là on ne parle pas de cas comme ce qu’a fait notre maitre ^Oumar, parce que ce qu’il a fait c’est loin de ça, ce n’est pas quelque chose qui est de la mécréance, mais juste pour vous dire sa modestie et l’importance de corriger quand il ya lieu de corriger.

Nous, nous parlons maintenant de ceux qui diffusent la mécréance aujourd’hui et qui sont habillés à l’image des Savants. Il ne s’agit pas de se taire. Pourquoi est-ce que nous distribuons les calendriers ? Justement pour ça, pour mettre en garde contre des gens qui sont égarés. Le calendrier est une arme qui dénonce les gens qui sont égarés et c’est une arme qui va repousser le chaytan, car tu vas réveiller les gens pour les inciter à venir apprendre la science de la religion. Donc c’est celui qui veut gagner le paradis, qu’il œuvre dans le cadre de cette association, qu’il œuvre dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Même si c’est quelqu’un qui se réclame d’une fonction, par exemple il est juge islamique ou il suit une Tariiqah ou si c’est un commerçant qui trompe les gens dans la marchandise, si quelqu’un se tait et il connait leur état qu’ils sont en train de tromper les gens, il ne met pas en garde contre eux, il commet un grand péché.

 

Par exemple, si c’est quelqu’un qui est connu comme étant un Savant et qui est connu chez les gens comme étant un chaykh et nous avons entendu de la mécréance de sa part, et il n’a pas voulu l’abandonner, comment mettre en garde ?

La mise en garde c’est de dire :

  • n’allez pas chez untel,
  • ne prenez pas la religion de lui,
  • n’assistez pas à ses assemblées,
  • n’allez pas dans les assemblées d’untel,
  • méfiez-vous de lui car il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu.

Voilà comment a lieu la mise en garde. C’est ainsi qu’on met en garde. Si tu sais dans ton quartier qu’il ya un soit disant imam  et il est en train d’enseigner la croyance que Dieu est assis dans le ciel ou au-dessus du trône, tu dis aux gens :

« N’allez pas chez lui,  n’assistez pas dans ses assemblées, il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu ».

 

Si quelqu’un avait honte, il se dit : « je ne peux pas faire cela » car celui qui est dans ce cas est son frère ou son ami ou son cousin, la honte n’est pas une excuse. En priorité, tu dois craindre Dieu. L’esclave reste esclave, même s’il a 5 étages de turbans sur la tête, il reste un esclave. Mais la condition pour cette mise en garde de cette manière, c’est qu’elle n’entraine pas quelque chose de blâmable et qui est plus grave.

Un exemple, si dans notre époque, certains qui ont le pouvoir, c’est un buveur d’alcool, tu te dis si moi je vais renier cette chose qui est blâmable, il va me tuer. Dans ce cas tu n’as pas à renier avec ta langue. Dans ce cas, tu ne tombes pas dans le péché, il est permit pour toi si tu ne dis pas « arrêtes de boire l’alcool ».

 

Egalement, si quelqu’un dit de la mécréance et tu sais que si tu vas le reprendre, si tu vas le réprimander, si tu vas le blâmer, il va dire une mécréance encore plus, dans ce cas tu ne parles pas. Mais tu mets en garde les autres contre lui. Tu dis aux gens « n’écoutez pas de lui ». Mais le blâmer lui directement, le reprendre lui directement, tu en es déchargé, car si tu vas le faire il va commettre encore plus de mécréance. Même si lui ne va pas dire une mécréance encore plus, mais tu sais qu’il ne va pas accepter de toi, alors tu es déchargé. Mais mettre en garde d’autres contre lui, ça c’est important. C’est très important d’interdire le mal de cette manière. A notre époque, beaucoup de gens ont négligé cela. Il n’y a pas ce conseil, le fait de se donner le conseil d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ce chapitre ils l’ont négligé et ceci est une cause de perdition.

 

Il ne suffit pas que la personne accomplisse les cinq prières, le jeun, la zakat et qu’elle évité les péchés. Ce n’est pas suffisant que la personne elle-même applique, c’est-à-dire elle fait les devoirs et évite les péchés, et ne met pas en garde contre ces charlatans qui dupent les gens à propos du bas-monde et de la religion. Ils déforment les Lois de Allaah, ils prennent la position pour enseigner la religion alors qu’ils ne sont pas aptes. Ils ne maitrisent pas la science de la religion et ils égarent les gens. Il ne suffit pas que la personne elle-même connaisse et applique les devoirs et évite les péchés. Mais la personne doit autant qu’elle peut blâmer ceux qui font des choses blâmables et mettre en garde contre eux.

 

 

Par rapport aux gens qui diffusent l’égarement, qui se prétendent enseigner la religion alors qu’ils sont égarés, il ya deux choses qui sont obligatoires à leur sujet :

  • la première, c’est de leur interdire de le faire à condition que tu sois capable, à condition qu’ils n’augmentent pas en égarement si tu lui parles. Si tu sais que quelqu’un est en train de diffuser l’égarement dans ton quartier, qu’est-ce que tu fais ? Tu lui parles, tu l’empêches si tu as la capacité, à condition qu’il n’augmente pas en égarement.
  • La deuxième, c’est que tu mettes les gens en garde contre lui, pour que les gens ne le suivent pas dans son égarement et ne s’éloignent pas de la religion. Parce qu’ils pensaient que c’était quelqu’un qui avait de la science et ils ont prit de lui des sujets qui sont faux. Et cela va leur être préjudiciable. C’est pour cela que tu n’as pas à te taire.

Et ceci est quelque chose qui a beaucoup été négligé à cette époque. C’est pour cela que diffuser le calendrier s’inscrit dans ce cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

 

 

Certains croient que du simple fait qu’ils prennent une Tariiqah, ils s’engagent dans une voie soufi, ils deviennent des Saints même s’ils n’ont pas apprit la science de la religion. Certains, l’ignorance les a emmener à assimiler Allaah à Ses créatures, ils te disent : « moi je suis de la Tariiqah de Untel ».

Et d’autres ne prennent pas la tariiqa, ne suivent pas une voie soufi, mais ils deviennent des Saints car ils sont attachés à la voie de Allaah.

 

Beaucoup de Saints qui sont inconnus chez les gens, ils sont discrets et les gens ne les connaissent pas. Ils sont devenus des Saints parce qu’ils ont appliqué le minimum sans pour autant s’être engager dans une voie soufi. Ils ont simplement apprit des choses indispensables auprès des gens de la connaissance.

Ce sont des gens qui ont apprit la science de la religion auprès de quelqu’un qui a apprit la science obligatoire. Qui l’a lui-même apprise auprès de quelqu’un qui l’a précédé et ainsi de suite avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Messager et les compagnons l’ont apprises auprès du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam.

Il a simplement apprit le minimum indispensable auprès de quelqu’un qui connait cette science, qui est digne de confiance, puis il s’est appliqué et a œuvré. Et il n’était pas connu chez les gens pour être quelqu’un qui a de la science ou qui est un chaykh ou qui suit une Tariiqah (une voie soufi). Il a son cœur qui est emplit d’amour pour Dieu. Son cœur est pur. Il s’est attaché au repentir, il suit la voie de l’agrément de Allaah tabaarakah wa ta^aalaa.

 

Le Chaykh a dit il y avait quelqu’un de ces gens-là qui était discret, qui était mort. Il n’était pas connu pour être un Chaykh mais c’était quelqu’un qui se comportait très bien avec les gens. Il accomplissait les obligations que Allaah lui a ordonné de faire. Il organisait au mois de Rabii^ou l-‘Awwal un Mawlid, il commémorait la naissance du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam par amour pour le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il le faisait à partir de l’argent licite qu’il avait gagné d’une voie licite. Et il offrait des mets délicieux aux gens à cette occasion. Cet homme lorsqu’il est mort, les gens sont partis dans son convoi funéraire, ils l’ont enterré. Et quand ils ont terminé l’enterrement, quand ils allaient partir, ils ont entendu un bruit terrible très fort. Ils pensaient que c’était une attaque aérienne. Le Chaykh a dit parce qu’il y avait à cette époque une révolte des musulmans contre le gouvernement qui était communiste dans son pays. Ils ont pensé que c’était une attaque aérienne mais après ils ont vérifié et ils se sont rendu compte que ça venait de la tombe, que ce n’était pas une attaque. La terre s’était ouverte deux mètres à peu près à côté de la tombe et le Saint est sorti. Il est sorti avec son linceul et il s’est envolé. Les gens ne savent plus où est-ce qu’il est parti.

Ce n’était pas quelqu’un qui était connu pour être un chaykh ni pour suivre une Tariiqah qaadiriyyah ou autre. Il était pieux dans ce qui concerne son comportement à l’égard de Dieu. Il a bien apprit la science obligatoire mais il n’était pas d’un niveau pour qu’il soit désigné comme étant un Savant. Parce que ce n’est pas une condition pour atteindre la sainteté que la personne soit un Savant.

Mais la condition c’est qu’il apprenne le minimum de la science tel qu’il lui permette d’avoir une croyance correcte et des actes et pratiques qui sont corrects. Qu’il puisse distinguer entre ce qui est licite et ce qui est interdit. Et qu’il ait acquis cette science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Non pas en lisant dans les livres. Celui qui veut apprendre la science ou devenir savant simplement en lisant dans les livres, sans recevoir par transmission auprès des gens de la connaissance, c’est quelqu’un qui s’est égaré.

 

 

 

C’est une mise en garde contre ce qu’ils disent être halloween.

 

D’après le fils de ^Oumar que Allaah l’agrée lui et son père, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui adopte un comportement pour ressembler à des gens, il fait partie des leurs ». Rapporté par ‘Abou Dawoud.

 

Que l’on sache que la commémoration de ce qu’ils appellent halloween c’est haraam, c’est interdit. Et cette commémoration c’est une des fêtes des celtes. Les celtes c’étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale et environ 1500 années avant le calendrier roumain, avant l’apparition du christianisme. Et c’était des peuples qui étaient des idolâtres.

 

Dans plusieurs versets du Qour’aan et tels que l’ont expliqué plusieurs savants, il y a l’interdiction de fêter des fêtes des non musulmans.

‘Abou l-Qaacim fils de Al-Hussein At-Tabariyy Ach-Chaafi^yy mort en 418 de l’Hégire a dit : « il n’est pas permis aux musulmans de commémorer et d’assister aux fêtes des non musulmans car leur état est blâmable ». Ils sont dans l’erreur. Et si les gens du bien se mélangent avec les gens du mal sans les réprimander, sans les reprendre, sans le leur reprocher, c’est comme s’ils acceptaient ce qu’ils faisaient. Et nous craignions dans ce cas, que ne s’abatte sur leur groupe (le groupe des musulmans), le châtiment de Dieu et il englobe la totalité des gens. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de Son châtiment.

 

Il ya dans certaines références historiques, que ce jour qu’ils appellent halloween ou la fête des barbares, il est lié à un des croyances dans leur religion. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils utilisaient cela pour faire peur aux sorcières en Irlande. Et maintenant les médias font de la propagande pour inciter les gens à acheter et pour avoir des objectifs économiques. Il est donc interdit de fêter cela car il y a en cela une ressemblance avec les non musulmans.

 

Du même ordre, il ya ce qui est interdit, le fait de fêter les anniversaires. C’est quelque chose qui revient à ressembler à des non musulmans, c’est interdit. Tout comme la félicitation à cette occasion ou se réunir pour manger et boire à cette occasion ou ce qui est de cet ordre. En priorité, il aurait mieux fallu donner cet argent comme aumône à un musulman ou à un non musulman également, il y a des récompenses pour les deux. Au lieu de payer de l’argent pour des déguisements qui font peur ou pour imiter ce que font ces non musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt ni de considération selon la Loi de l’Islam.

Quelques règles de comportement

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Il a été rapporté dans le hadiith du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, qu’il a dit ce qui signifie : « soyez, vous esclaves de Dieu, soyez des frères. Le musulman est comme un frère pour le musulman. Il ne lui fait pas subir d’injustice, il le soutient, il ne le dément pas et il ne le méprise pas ».

Et un vertueux a donné une règle et a dit : « l’amour par le cœur entre les musulmans est un secret de la réussite ». Le fait de s’aimer les uns les autres est un secret pour la réussite.

 

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, d’après ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahiih, a dit ce qui signifie : « celui qui délivre un croyant d’un des tourments du bas monde, Allaah le délivre d’un des tourments du jour du jugement. Et celui qui réjouit le cœur d’un croyant, Allaah le réjouit dans le bas monde et dans l’au-delà. Et Allaah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère ».

C’est-à-dire si tu as quelqu’un qui est tourmenté, qui est chagriné et tu le délivres de son tourment. Par exemple, il est endetté et l’échéance est arrivé, et c’est une somme qui pour lui est importante mais qui pour toi n’est pas importante, toi tu le délivres de ce tourment pour l’agrément de Dieu. Allaah te délivre de ton tourment au jour du jugement. Et si tu vois un croyant et que tu lui réjouis le cœur, par exemple tu lui dis quelque chose de bien pour que son cœur soit heureux, Allaah réjouit le cœur de cette personne dans le bas monde et dans l’au-delà. Et si tu aides un croyant, par exemple il a  une démarche administrative et il ne sait pas la faire tout seule, ou il reçoit du monde et tu vas pour l’aider afin qu’il honore ses invités, en tout cas tu aides le croyant tant que tu fixes dans ton cœur l’intention d’aider le croyant par recherche de l’agrément de Dieu, Allaah t’aide. Parfois dans des situations difficiles, Allaah t’accorde une issue que tu ne pensais pas du tout avoir. Tant que l’esclave aide son frère, Allaah l’aide.

 

Un savant qui s’appelle ‘Ibn ^Ataa’il-Laah As-Sakandariyy a dit : « c’est un bienfait que Allaah t’accorde que les gens aient besoin de toi ». Pas comme certains à notre époque qui disent « pourquoi c’est toujours moi, pourquoi on me demande toujours à moi ». Parfois il ya trois ou quatre frères et sœurs, le père ou la mère va lui dire va faire telle chose, au lieu d’être content et de dire « c’est super c’est tombé sur moi, je vais gagner des récompenses », certains disent pourquoi c’est toujours moi, pourquoi ce n’est pas lui. Si la personne réfléchit correctement, c’est un bienfait que Allaah t’accorde que les gens aient besoin de toi. Parce que si toi tu fais cette chose pour l’agrément de Dieu, pour aider un musulman, tu as des récompenses. Que dire alors si c’est ton père, ta mère, ton frère ou ta sœur. Celui qui est intelligent se dit c’est une occasion, comme celui qui était un Saint et un mendiant a sonné à sa porte. Il a dit : « bienvenue à celui qui est venu emmener mes bagages de ce bas-monde vers l’au-delà ». C’est quoi les bagages ? Ce sont les récompenses. C’est-à-dire que ce qu’il va lui donner, il va les retrouver dans l’au-delà. C’est comme cela qu’il convient que tu réfléchisses. Que tu te dises qu’il « ya quelqu’un qui a besoin de moi, très bien il faut maintenant à ce que je veille que mon intention soit correcte pour que je vienne à son aide pour l’agrément de Dieu. Pour que je puisse gagner des récompenses ». Parce que si tu le fais machinalement ou bien parce que c’est une langue de vipère en te disant que si tu ne vas pas l’aider, il va te prendre la tête pendant une semaine. Non, tu le fais pour l’agrément de Dieu, c’est à toi de veiller à ce que ton intention soit correcte. C’est un bonheur, c’est un bienfait que Dieu t’a agréé qu’il y ait des gens qui ont besoin de toi.

Celui qui agit avec les gens conformément à l’agrément de Dieu, il aura gagné énormément.

 

Il a été rapporté qu’en Egypte il y avait un commerçant, c’était un vendeur de dattes. Il s’appelait ^Atiyyah fils de Khalaf. C’était quelqu’un de fortuné. Il avait beaucoup d’argent puis il a été ruiné, il a perdu tous ses biens. Il ne lui restait plus qu’un vêtement qu’il portait, c’est ce qu’il lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Il n’avait rien d’autre. Aujourd’hui, si les gens n’achètent pas tous les mois quelque chose, c’est comme s’il leur manquait quelque chose de vital.

Lui a tout perdu, il ne lui restait qu’un seul vêtement qui lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Le jour de ^Aachouraa’, il a fait la prière de As-Soubh dans la mosquée de ^Amr ‘Ibn Al-^As, puis il s’est mis à  invoquer Allaah parmi les gens qui invoquaient Allaah. Il était à l’écart des femmes, c’est alors qu’une femme l’a abordé, elle était venue avec ses enfants. Elle lui a dit : « ô toi mon maître, est-ce que tu peux me délivrer de ma pauvreté et m’accorder quelque chose, même si tu la souhaites pour toi mais tu me l’accordes à moi, pour que je puisse subvenir à la subsistance de mes enfants. Leur père est mort et il ne leur a laissé rien du tout. Moi je suis Chariifah, je suis noble (c’est-à-dire descendante du Prophète éminent Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam). Elle a dit je ne connais personne auprès de qui je peux chercher de l’aide ».

Cet homme s’est dit en lui-même qu’il ne possède rien du tout à part le vêtement qu’il porte. Puis il lui a dit : « viens avec moi je vais te donner quelque chose ». Elle est partie avec lui jusqu’à chez lui. Il l’a fait attendre devant la porte, il est rentré chez lui, il a enlevé le seul vêtement qu’il avait sur lui et il a prit un pagne qu’il a mis autour de la taille. Et il lui a donné le vêtement par l’entrebâillement de la porte. Regardez à quel point il se fie à Dieu !

Elle lui a dit : « que Allaah t’accorde des parures du paradis et que Allaah fasse que tout le reste de ta vie tu n’auras besoin de personne ». Il a été très heureux de l’invocation qu’elle lui a faite. Il a fermé la porte et il est resté chez lui à faire des évocations, à évoquer Allaah jusqu’à la nuit. Puis il s’est endormi. Et il a vu dans le rêve une des femmes du paradis. Les gens n’ont pas vu plus belle qu’elle. Elle portait à la main une pomme qui a embaumé ciel et terre. Elle lui a donné dans le rêve la pomme qu’il a cassé en deux, il en est sorti une des parures (un vêtement) du paradis qui dépasse en valeur le bas monde et ce qu’il contient. Elle lui a fait porter cette parure et elle s’est assise avec lui.

Il lui a dit : « qui es-tu ? ». Elle lui a dit : « je serai ton épouse au paradis ».

Il lui a dit : « quelle est la cause pour que je gagne cette grande récompense ? ».

Elle lui a dit : « c’est grâce à l’invocation de la pauvre femme veuve avec ses orphelins avec qui tu as agis en bien hier ».

Regardez la personne, avec un vêtement tu peux gagner le paradis. Voilà ce que tu retiens. A condition que tu sois sincère et c’est encore de plus grande valeur si tu fais preuve d’altruisme. L’altruisme c’est de préférer les bonnes choses pour les autres plutôt que pour toi. C’est le contraire de l’égoïsme. Généralement certains n’ont pas ce sens du partage. Mais le Prophète nous a enseigné que si la personne a un grand cœur et qu’elle fait preuve d’altruisme, peut-être dans le peu qu’il lui reste, Allaah fait qu’il y aura plus de baarakah que si elle avait gardé la totalité.

 

 

Parmi ce qu’il convient à la personne de faire, c’est de préserver sa langue et de veiller à l’utiliser correctement. En raison du hadiith du Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ».

Dans les livrets de ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, ce qui a été révélé à notre Maitre ‘Ibraahiim, il y est mentionné que l’homme doit préserver sa langue et qu’il ne parle qu’à propos des sujets qui le concerne, que des choses qui lui sont utiles, que des choses qui lui sont profitables. Ce n’est pas la peine de jacasser pour rien. Il s’agit de dire des paroles utiles ou alors de se taire.

 

D’après Soufian ‘Ibn ^Abdil-Laah Ath-Thaqafii que Allaah l’agrée, il a dit : « ô Messager de Allaah, donne moi une règle à la quelle je puisse m’attacher ». Il lui a dit ce qui signifie : « dis, je crois fermement en Dieu et suis le chemin de droiture ».

Le compagnon a posé la question au Prophète : « quelle est la chose que tu crains le plus pour moi ? ». Le Messager a prit sa propre langue et a dit ce qui signifie : « c’est  ça ». C’est-à-dire que c’est cette langue qui est la chose la plus dangereuse pour toi.

Cette dernière partie du hadiith beaucoup de gens ne l’appliquent pas. Donc l’âme a un penchant, qui est de parler. L’âme a un penchant et se met à parler et à parler, sans réfléchir aux conséquences de ce qu’elle est en train de dire. Attention, là nous parlons de la langue, mais c’est la même chose que si tu utilises ton téléphone ou ton clavier. Il ya des gens qui ont ce grand penchant, sans réfléchir à ce qu’ils disent.

Ils ne réfléchissent pas, ils ne se disent pas quelles seront les conséquences de mes paroles dans l’au-delà ou alors dans le bas monde. Ils ne se posent pas cette question. Sans réfléchir aux conséquences de ce qu’ils disent, les gens parlent. C’est pour cela que le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « c’est ta langue ». Préserver la langue est un sujet très important. La plus grande cause pour que l’être humain perde dans l’au-delà ce sont les péchés de la langue. Parce que les paroles sont faciles, il est très aisé de parler. Pour marcher tu as besoin d’effort, mais pour parler c’est facile. La plupart des paroles de mécréance proviennent de la langue. La plupart des animosités sont à cause de la langue. Et la plupart des disputes sont à cause de la langue. Et les plus grandes causes de rupture, d’animosités sont à cause de la langue. A cause des paroles, il ya comme des guerres entre les gens, les gens se disputent à cause des paroles. Que chacun se demande des comptes à son âme, qu’il réfléchisse à propos des conséquences des paroles qu’il dit avant de parler, car c’est comme ça qu’il sera sauvé.

Allaah ta^aalaa dit dans Sourat At-Tawbah verset 119 ce qui signifie : « ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Allaah et soyez avec ceux qui sont véridiques ».

 

Il a été rapporté du Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « la véracité conduit à la bienfaisance, et la bienfaisance conduit au paradis. Et lorsque l’homme dit la vérité et cherche toujours à dire la vérité, il sera inscrit selon le jugement de Allaah au nombre des gens qui sont véridiques ».

Parmi ce qui est rapporté du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, sa parole qui signifie : « la véracité c’est une cause de tranquillité, c’est une cause d’apaisement, c’est une cause de sérénité. Alors que le mensonge c’est une cause de doute, c’est une cause d’instabilité, c’est une cause qui fait que la personne est tout le temps gênée, ennuyée ».

 

Allaah ta^aalaa dit dans Sourat Al-Houjouraat verset 11 ce qui signifie : « ne vous donnez pas des surnoms les uns les autres pour vous moquer les uns des autres ». Certains se donnent des surnoms pour se moquer, pour se rabaisser. Ceci est quelque chose d’interdit.

 

Al-Boukhaariyy a rapporté du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « insulter un musulman est un grand péché ».

 

Egalement la parole de Qadr : « c’est d’attribuer la fornication à quelqu’un, ceci est un grand péché lorsque celui à propos duquel on parle est chaste, il ne commet pas cela ».

 

Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « maudir un musulman c’est comme le tuer ». C’est-à-dire que c’est un grand péché.

Qu’est-ce que ça veut dire maudir ? C’est-à-dire demander à ce qu’il soit éloigné du bien. ‘Ibliis a été maudit, Allaah l’a éloigné du bien. Il n’aura jamais la Miséricorde de Dieu. Allaah ne lui pardonne pas sa mécréance et il ira en enfer.

Le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « le croyant n’est pas quelqu’un qui porte atteinte à l’honneur des gens, ce n’est pas quelqu’un qui maudit les gens, ce n’est pas quelqu’un qui dit des paroles vulgaires et laides ».

 

Dans le Qour’aan, dans Sourat Al-Houjouraat verset 11, nous comprenons beaucoup de choses. Parmi les choses que nous comprenons, c’est qu’il n’est pas permit de mépriser, de rabaisser un musulman. , il est interdit de dire toute parole nuisible au musulman si c’est sans droit. Tout comme il est interdit de dire une parole qui est nuisible, il est interdit de faire un acte ou un signe qui est nuisible au musulman.

Et dans le hadiith le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, pour indiquer qu’il est interdit de manifester le fait de se réjouir du mal qui arrive aux autres, en arabe c’est « Ach-chamaata », c’est-à-dire d’être content quand il arrive quelque chose de mauvais à quelqu’un. Cela est interdit à l’égard du musulman. Il ne faut pas que tu te réjouisses du mal qui arrive au musulman. Dans le hadiith, le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « ne te réjouis pas du mal qui arrive à ton frère car il se peut que Allaah lui fasse Miséricorde et Il t’éprouve par cette même chose ». Il se peut  que Allaah le délivre et toi Il va t’éprouver avec cette chose-là. Donc ne te réjouis pas du mal qui arrive aux autres, c’est ça le sens.

 

 

Parmi les règles de comportement qu’il convient d’avoir, c’est ce que le Messager de Allaah Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a indiqué dans le hadiith, ce qui signifie : « Allaah agrée que l’on voit sur la personne, les manifestations de la Grâce que Dieu lui a fait ». Les vêtements et le corps ce sont des choses apparentes avec lesquels la personne va se présenter aux gens. Et ce, attention, je vous le dit notamment pour celles qui sont mariées, qu’elles ne se fassent pas belles uniquement quand elles sortent. Même quand elle est chez elle, qu’elle veille à ce que son mari ne sente pas sur elle une mauvaise odeur, qu’il voit pas sur elle quelque chose de mauvais. Qu’elle se fasse belle plus pour son mari que si elle sortait à l’extérieur. Si elle sort à l’extérieur est-ce qu’elle va sortir avec quelque chose de déchirer ou tacher avec de la sauce ? Non. A plus forte raison quand elle est à la maison, elle ne va pas accueillir son mari comme ça ou elle se dit oui c’est bon on n’est pas au lit. Il ne faut pas qu’elle se néglige.

Donc justement, quand on est à l’extérieur aussi c’est très important. Surtout que les gens vont te voir avec plusieurs étiquettes, aujourd’hui tu n’y échappes pas, tu es étiqueté. On te voit comme musulman, on te voit comme de telle ou telle autre origine, donc il convient que tu honores ces étiquettes que tu veuilles ou tu ne veuilles pas sont sur toi. Sache les représenter correctement. Un des élèves du chaykh a dit : « on est comme un grand drap blanc, la moindre tâche dessus est visible ». Imagine-toi tu as un drap blanc et tu mets une petite goutte d’encre, les gens ne vont pas regarder ce drap blanc mais ils vont regarder cette goutte d’encre. C’est comme ça, c’est la nature des gens. Ils font un focus peut-être sur la seule chose que tu n’as pas soigné. Et même quand tu vas aborder quelqu’un pour la première fois ou tu étais avec ta sœur et tu lui as crié dessus, qu’est-ce qu’il va retenir celui qui est devant toi ? Il dit c’est une personne qui crie sur les gens autour d’elle. Peut-être que c’était uniquement ce jour où tu étais mal ou elle s’est mal comportée avec toi et tu n’as pas patienté. Mais les gens ne vont retenir que ça, c’est tout !  Il ne retient pas autre chose. Le premier contact est très important, généralement c’est ça que les gens gardent.

Justement, les vêtements, le corps, il convient que tu te soignes, que tu veilles à ce qu’ils soient propres. C’est de la nature des gens normaux qui apprécient la propreté et le fait d’être bien présenté, bien soigné. Le fait que tu vas aborder les gens en étant bien habillé, quand on dit bien habillé c’est même si tu vas à la friperie tu peux trouver des choses qui sont bien, mais qui soient propres, qui ne soient pas sales, qui soient agréables, que tu caches bien ta zone de pudeur, que c’est quelque chose qui attire l’attention positivement, c’est-à-dire pas d’une manière vulgaire, mais pour dire maa chaa’ Allaah c’est quelqu’un qui se présente bien, qui a du goût. Ce ne sont pas des couleurs n’importe comment, ce ne sont pas des couleurs blâmés. Ce sont des couleurs qui sont sounnah du Propète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il ya des choses qui dans certains contextes, dans certaines sociétés si tu les portes, les gens vont avoir peur. Il s’agit d’attirer les gens vers l’islam. Même par tes vêtements tu peux être une cause de répulsion ou d’attraction, au-delà de ta propre personne. On sait que ce sont des choses qui sont sounnah, qui sont recommandées. Mais peut-être que si tu les portes dans certaines villes ou certains pays ça passe, alors que dans d’autres pays, ça ne passe pas. Au contraire, tu vas faire en sorte que les gens vont s’éloigner. Il s’agit d’être intelligent, dans le sens qu’il ya des choses qui sont recommandées, des choses qui sont autorisées et des choses qui sont interdites. L’interdit tu t’en éloignes. Et quand il ya des choses qui sont recommandées, des choses qui sont de l’ordre de l’indifférent, tu regardes. Peut-être que si tu fais quelque chose de recommandée, tu vas provoquer un péché, tu ne sais pas. Alors que si tu ne fais pas cette chose recommandée et que tu te limites à cette chose qui est indifférente, tu vas au contraire entrainer quelque chose de bien.

 

 

Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « n’entrera pas au paradis celui qui a dans son cœur le poids d’un grain de poussière d’orgueil ». Un compagnon a répondu : « mais il arrive qu’on veut avoir de beaux vêtements, de belles sandales, est-ce que ça c’est une preuve d’orgueil ? »

Le Messager lui a répondu par sa parole qui signifie : « Allaah est Jamiil, Il aime que la personne soit bien habillée, bien vêtue proprement ».

Jamiil ici ne signifie pas beau comme certains égarés traduisent ce hadiith. Ils disent que Allah est beau. Celui qui croit que Dieu est un corps qui a des organes, il n’est pas musulman. Ce hadiith « ‘Inna l-Laaha jamiil  » signifie que Allaah a des attributs de perfections, Allah est Parfait. Allaah n’a pas un corps, Il n’a pas de formes, Il n’a pas d’images. Celui qui croit que Allaah a un corps ou qui a une couleur ou qui a une main ou des organes, il n’a pas connu Allaah. Celui qui a une couleur, une main, une tête, une jambe, il a besoin de qui les lui a donné. Et Allaah Lui Il est le Créateur. Celui qui Crée les corps n’est pas un corps. Aucun corps ne peut créer un corps. Allaah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Allaah ta^aalaa dit dans le Qour’aan dans Sourat Ach-Chouraa verset 11, ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

 

Donc le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a expliqué au compagnon ce qui signifie : « l’orgueil c’es deux choses : batrou l-haqq wa ghamtou n-naas ».

Batrou l-haqq c’est rejeter la vérité énoncée par autrui. Il ya des gens qui sont orgueilleux, quand tu lui dis quelque chose, au fond de lui-même il sait que tu as raison mais son orgueil le rend aveugle. Il dit non ce n’est pas comme ça. Alors il sait que tu as raison. Ça c’est une forme d’orgueil. Et ça on le trouve malheureusement. Quand quelqu’un est par exemple réputé ou il est plus connu ou il est plus âgé et que quelqu’un le corrige, alors que celui qui l’a corrigé avait raison, il rejette. Ça c’est ça c’est quelque chose qui est un péché du cœur. Ça s’appelle batrou l-haqq.

Ghamtou n-naas, et c’est ça qui est le plus connu chez les gens quand on parle d’orgueil. C’est le fait de mépriser les autres, ça c’est la deuxième forme d’orgueil. Donc l’orgueil c’est deux choses : rejeter la vérité énoncée par autrui et mépriser les gens. C’est ainsi que notre Maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a expliqué ce que c’est l’orgueil.

 

 

Allaah n’est pas de ceux qui ont une forme, Il est exempt de la forme, Il est exempt de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Et si chacun est interrogé et il lui est posé la question : « est-ce que tu veux que les gens te voient avec un aspect qui soit convenable ou un aspect qui es laid ? » Chacun va répondre « je veux que les gens me voient d’un aspect qui est convenable ».

 

 

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce qui nous est utile, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons apprit et qu’Il nous augmente en connaissance.

Le voeu (an-nadhr)

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 20, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui a fait le vœu d’accomplir un acte d’obéissance à Dieu, alors qu’il respecte ce vœu, qu’il le tienne. Et celui qui a fait le vœu de désobéir à Dieu, alors qu’il ne Lui désobéisse pas». Rapporté par Al-Boukhaariyy, ‘Abouu Dawouud et autres.

 

Le vœu peut être conditionné, c’est-à-dire si le vœu dépend d’une désobéissance à Dieu ou c’est un vœu d’accomplir une désobéissance à Dieu, alors il n’est pas permit de l’exécuter. Si par exemple quelqu’un a dit : « je fais le vœu de manger une viande qui n’est pas égorgée », alors qu’il ne tient pas ce vœu, il n’a pas à tenir ce vœu. Parce que le vœu est pour se rapprocher de l’agrément de Dieu.

Pourquoi est-ce qu’on fait un vœu ? Pour se rapprocher de l’agrément de Dieu.

 

Allaah agrée qu’on respecte notre vœu. Donc si le vœu consiste à faire quelque chose que Dieu agrée, par exemple un acte d’obéissance surérogatoire comme une aumône. Une aumône qu’on fait de manière surérogatoire. Comme par exemple de faire un jeun surérogatoire, accomplir une prière surérogatoire, faire un acte surérogatoire, un pèlerinage qui n’est pas obligatoire c’est-à-dire que la personne a déjà accomplit le pèlerinage obligatoire et elle fait un pèlerinage en plus, c’est un pèlerinage qu’on appelle surérogatoire. Donc le vœu est valable en cela c’est-à-dire si quelqu’un fait un vœu de quelque chose de surérogatoire, il doit respecter ce vœu. Donc, quand on fait le vœu d’un acte d’adoration surérogatoire, alors on doit respecter ce vœu.

Celui qui fait le vœu d’un acte d’obéissance surérogatoire c’est un devoir pour lui que de le tenir. S’il n’exécute pas ce qu’il a fait le vœu de faire, il tombe dans le péché, c’est-à-dire il mérite un châtiment de la part de Dieu dans l’au-delà. Si quelqu’un a fait le vœu d’accomplir un acte d’adoration surérogatoire, il doit respecter ce vœu, il doit le tenir.

 

Par contre si le vœu n’était pas pour l’agrément de Dieu, si quelqu’un fait un vœu mais ce n’est pas pour Dieu, il le fait pour autre que Dieu, cela revient à attribuer un associé à Dieu et c’est une mécréance. Comme par exemple quelqu’un a fait le vœu pour l’agrément d’un Saint ou une Sainte, dans ce cas cela revient à attribuer un associé à Dieu. C’est-à-dire qu’il n’a pas fait ce vœu pour rechercher l’agrément de Dieu, mais c’était pour se rapprocher d’un Saint, cela est infondé et c’est de la mécréance.

Un exemple : quelqu’un fait le vœu pour un Saint comme notre maître al-imam Al-‘Aouzaa^i ou une Sainte comme notre dame Zaynab, la fille de ^Aliyy ‘Ibnou ‘Abii Taalib qui est la sœur de Al-Haçan et Al-Hussein, ou d’autres Saints, il fait le vœu pour un Saint non pas pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, pour mériter la récompense de la part de Dieu, donc il fait le vœu non pas pour accomplir un acte d’aumône pour l’agrément de Dieu au nom de ce Saint ou de cette Sainte, mais il fait le vœu pour se rapprocher de ce Saint ou de cette Sainte, alors ce vœu-là est interdit et c’est une adoration pour autre que Dieu. Vous voyez la subtilité, il ya une différence.

Il se peut que quelqu’un fasse le vœu d’accomplir un acte qui est une aumône pour Dieu mais il en offre la récompense à ce Saint ou à cette Sainte, ça c’est valable. Parce que l’acte qu’il fait c’est pour l’agrément de Dieu. Une aumône pour l’agrément de Dieu.

Et l’autre qui fait un acte pour se rapprocher de ce Saint, c’était comme s’il l’adore et ça ce n’est pas bon.

Ce sont deux choses qui sont différentes.

 

Quand on dit se rapprocher de l’agrément de Dieu c’est-à-dire rechercher la récompense de la part de Dieu.

 

C’est pour cela que la personne doit apprendre même comment faire les actes d’adoration surérogatoires. La personne doit apprendre pour ne pas tomber dans des choses qui sont fausses. La science éclaire la personne, l’ignorance lui fait croire qu’elle est dans le bon chemin alors qu’elle ne l’est pas. C’est pour cela que c’est très important d’apprendre.

 

Toutes les créatures appartiennent à Allaah, que ce soit les Prophètes, que ce soit les Saints, et tout autre qu’eux. Tous sont des esclaves de Dieu.

Que veut-dire « tous sont des esclaves de Dieu » ? C’est-à-dire ils appartiennent à Dieu. Nous tous sommes des esclaves de Dieu, c’est-à-dire nous appartenons à Dieu.

Et aucune créature ne mérite qu’on se soumette à elle à l’extrême. Et c’est ça la signification de l’adoration. Quand nous disons nous nous adorons Dieu, qu’est-ce que ça veut dire ? C’est-à-dire que nous nous soumettons à Dieu à l’extrême. C’est ça l’adoration de Dieu.

Allaahou tabaaraka wa ta^aalaa nous a créé. Il a créé tout ce monde, Il  a créé les Anges, Il a créé les Prophètes et Il a créé les Saints. Mais Seul Allaah mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême.

Qu’est-ce que ça veut dire se soumettre à Allaah à l’extrême ?

Ça veut dire adorer Allaah.

Quand nous disons laa ‘ilaaha illa l-Laah, en français Il n’est de Dieu que Dieu, ça veut dire Seul Dieu mérite d’être adoré.

Qu’est-ce que ça veut dire que Dieu mérite d’être adoré ?

Ça veut dire Dieu Seul mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême. C’est ça le sens de l’adoration.

 

Tout autre que Allaah ne mérite pas cela. Allaah nous Le glorifions de la glorification qui Lui convient. Et tout autre que Allaah nous ne le glorifions pas tout comme nous glorifions Allaah. Mais ceux qui méritent d’être honoré, d’être respecté, nous les respectons, nous les honorons convenablement à leur rang.

Par exemple les Prophètes méritent qu’on les honore, méritent qu’on les respecte, d’un respect, d’un honneur qui est convenable à leur rang. Les Saints aussi méritent qu’on les respecte, méritent qu’on les honore, d’un honneur et d’un respect qui convient à leur rang. Et Allaah mérite qu’on Le glorifie de la glorification qui est convenable à Lui.

Donc les Prophètes et les Saints nous les glorifions, nous recherchons la Barakah par eux, nous recherchons le Tawassoul par eux, nous faisons le Tawassoul par eux, nous recherchons les bénédictions par leur tombe, nous recherchons les bénédictions par ce qu’ils ont laissé, mais nous ne les glorifions pas comme nous glorifions Dieu.

 

Celui qui recherche à se rapprocher à autre que Dieu, parmi les Saints, les Saintes, en croyant que ce Saint, faire un vœu pour lui comporte le moyen de réaliser nos affaires ou de repousser les nuisances ou les épreuves, et que quelqu’un fait un vœu pour se rapprocher du Saint, il aura adoré le Saint.

Donc s’il fait le vœu de cette manière, il aura adoré autre que Dieu. Et celui qui adore autre que Dieu c’est un associateur, c’est un mécréant.

Tout comme il n’est pas permis de faire la prière pour autre que Dieu, également il  n’est pas permis de faire le vœu dans l’intention de se rapprocher d’un des esclaves de Dieu. Qu’il soit un Saint ou une Sainte. Ceci n’est pas permis, beaucoup de vœux ne comportent pas de récompenses, pire encore ils comportent un péché ou de la mécréance.

 

Qu’est-ce que ça veut dire de la mécréance ?

C’est le fait d’adorer autre que Dieu.

Nous avons dit qu’il n’est de Dieu que Dieu, laa ‘ilaaha illa l-Laah signifie Dieu Seul mérite d’être adoré. Donc celui qui adore autre que Dieu, il aura contredit la phrase laa ‘ilaaha illa- l-Laah, il n’est de dieu que Dieu. C’est pour cela que Dieu Seul mérite d’être adoré.

 

 

Par contre si le vœu était pour l’agrément de Allaah, alors c’est un vœu qui est correct, qui est accepté et comporte une récompense. Par exemple, un musulman fait le vœu d’égorger un mouton ou de donner en aumône de la nourriture ou de l’argent, pour l’agrément de Dieu, dans l’intention que la récompense de cet acte parvienne à un Saint en particulier ou une Sainte en particulier. Ça c’est correct. Comme s’il dit par exemple : « je m’engage, je fais le vœu pour l’agrément de Dieu, d’égorger ce mouton ou de distribuer cet argent ou cette nourriture aux pauvres ou aux nécessiteux, ou bien aux orphelins, pour que la récompense de cet acte, c’est-à-dire la récompense de cette aumône, parvienne à la Sainte Zaynab ou au Saint l’imam Al-‘Awzaa^i ».

C’est-à-dire qu’il accomplit un acte d’adoration, il espère de cet acte d’adoration de la récompense et il offre cette récompense aux Saints. Il accomplit un acte d’adoration qui est un acte d’adoration surérogatoire à l’origine, comme égorger un mouton  par exemple, ou distribuer de la nourriture, et il se dit j’espère que la récompense de cet acte parvienne à ce Saint ou à cette Sainte. Ici, il n’y a pas de danger et c’est quelque chose de conforme à la Loi de Dieu. Il n’y a pas de mal en cela.

 

Donc que celui qui veut faire le vœu fasse attention à cela. C’est-à-dire de sorte à ce que son vœu soit pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, c’est-à-dire pour obtenir la récompense de la part de Dieu, en faisant parvenir cette récompense de ce vœu à un Saint ou à une Sainte. Donc qu’il ne fasse pas en sorte qu’il fasse le vœu pour se rapprocher du Saint ou de la Sainte ou pour se rapprocher de leur tombe.

Vous voyez, le vœu on le fait pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, on ne le fait pas pour se rapprocher d’un Saint ou d’une Sainte. Vous avez vu la différence.

 

 

Nous avons vu également que ce n’est pas une habitude des musulmans de faire le vœu d’allumer une bougie dans la tombe d’un Saint ou dans une mosquée. Le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, d’après ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy dans son livre As-Sounnan al-Koubraa, il a dit ce qui signifie : « Dieu a maudit celles qui visitent les tombes et ceux qui prennent les tombes comme mosquées et qui allument des bougies ». Alors attention, ici dans le hadiith, la première partie de la malédiction des femmes qui visitent les tombes a été abrogée.

Qu’est-ce que ça veut dire elle a été abrogé ? C’est-à-dire que le Messager plus tard a dit une parole qui a modifié la Loi. Le Prophète abroge ce qu’il veut et il légifère toujours sur ordre de Dieu.

Au début de l’islam, les gens étaient encore attachés à l’idolâtrie et à l’adoration des statuts. Après le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « je vous avais auparavant interdit de visiter les tombes, maintenant visitez-les ». C’est-à-dire que celui qui visite la tombe d’un Saint ou d’une Sainte, ça c’est pour profiter de la Barakah, des bénédictions, en espérant que Dieu exauce nos invocations auprès d’un être vertueux. Puisque le Saint, Dieu l’a agréé et il lui a accordé un haut degré. Nous espérons que notre invocation sera exaucée parce que dans cet endroit il ya un être vertueux.

 

Pour en revenir au sujet de As-Sourouj, ce qui est interdit, ce sont les bougies que les gens placent auprès des tombes des Saints et des Saintes. Alors il y a deux cas :

  • Si cette bougie est placée pour éclairer les gens, parce que les gens ont besoin d’éclairage. Par exemple, quelqu’un qui veut réciter le Qour’aan, il a besoin de cet éclairage pour réciter le Qour’aan, ou pour étudier dans un livre de science correct, ou pour du dhikr, ou des wird c’est-à-dire des paroles d’évocation régulières et correctes. Si c’est dans cette intention qu’on allume cette bougie, dans ce cas c’est valable car il y a un intérêt il y a un bénéfice.
  • Mais certains quel est leur objectif ? Ils allument cette bougie pour glorifier celui qui est dans cet endroit, celui qui est dans cette tombe. Et ça ce n’est pas quelque chose de valable. Donc les gens qui allument les bougies non pas pour rechercher l’agrément de Dieu en profitant aux gens, en aidant les gens à s’éclairer auprès de ce maqaam, de cette tombe pour réciter le Qour’aan ou pour quelque chose d’utile, malheureusement on voit que dans de nombreux endroits les gens allument des bougies en plein jour, sans que ce soit dans l’objectif d’éclairer les gens, quelqu’un qui récite le Qour’aan par exemple, ces gens-là se sont égarés.

 

Le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam justement a maudit ceux qui allument les bougies auprès des tombes ; ces gens-là sont maudits par la parole du Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est un hadiith rapporté par Al-Bayhaqiyy.

Celui qui allume une bougie ou de l’électricité, même les ampoules, pour glorifier l’endroit et non pas dans l’intention que les musulmans puissent profiter de l’éclairage, vous voyez il y a deux cas. Soit pour profiter aux gens par l’éclairage, soit pour glorifier cet endroit. Si c’est pour glorifier l’endroit ça c’est interdit.

 

Et pour ce qui est de la deuxième partie du hadiith qui signifie : « ce qui est maudit c’est comme le faisait les gens du livre, qui ont dirigé leur prière vers les tombes des Saints et des Prophètes ». Ils priaient en direction de la tombe, ça c’est interdit. Se prosterner pour une tombe c’est de la mécréance. On ne se prosterne pas pour une tombe.

Et on ne fait pas la prière en direction de la tombe. Si elle est devant la personne mais s’il ya un mur, il ya un obstacle, il n’y a plus d’interdiction. Parce que c’est derrière le mur. Il n’y a pas d’interdiction.

 

 

 

Une information utile rapportée par notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde, il a dit : « il est recommandé après avoir enterré la personne de dire des paroles que nous a enseigné le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après avoir terminé l’enterrement ». Vous savez que les musulmans n’enterrent pas dans un cercueil. Les musulmans enterrent dans un linceul. Et vous savez qu’on ne met pas la terre directement sur le corps, mais on met un espace.

Soit on l’enterre, on creuse en profondeur puis on creuse une cavité latérale où on va placer le corps. Puis on va boucher cette cavité latérale avec des pierres puis on fait tomber la terre. Ça c’est dans le sol qui est dur.

Dans le sol qui est meuble, on creuse en profondeur, puis au fond on creuse encore un autre trou. Et on place le corps dedans et on le couvre avec des pierres ou des planches ou autres avant de remettre la terre, de sorte à ce que la terre n’arrive pas directement sur le corps.

 

Donc après avoir fini l’enterrement, le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de rester au niveau de la tombe et de dire des paroles.

On appelle le mort par son prénom fils du prénom de sa mère. On dit : « yaa ^abdal-Laah ‘Ibn ‘amatil-Laah » à trois reprises. Par exemple s’il s’appelle Saalih fils de Faatimah, on dit : yaa Saalih ‘Ibn Faatimah à trois reprises.

Si on ne connait pas sa mère, on l’attribue à Hawwaa’ qui est la mère de tous les humains, tout comme ‘Aadam qui est le père de tous les humains.

 

‘Aadam était le premier des Prophètes, il était le premier des humains. Ce que nous a enseigné notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est que tous les humains descendent d’un homme et d’une femme, ‘Aadam et Hawwaa’. Et cet homme ‘Aadam, en plus du fait qu’il était le père de l’humanité, il était aussi le premier des Prophètes et le premier des Messagers. La croyance des musulmans c’es que les humains ne sont pas une sélection d’une sélection d’une sélection qui est comme le racontent des gens. Ils racontent une théorie qui n’a aucun fondement. Eux-mêmes appellent ça une théorie, c’est-à-dire ce n’est pas une croyance. C’est une théorie et la théorie chez les scientifiques pour la prouver, il faut faire des expériences. Et eux ne sont pas capables de faire des expériences, personne n’a vu un singe accoucher d’un être humain. Donc ça reste une théorie et ça n’a aucune espèce d’importance et c’est complètement faux. Même s’il ya un million de personnes qui le répètent, même s’il y est dans de beaux livres, mêmes s’ils le mettent dans des documentaires, même s’ils répètent ça à longueur de journée, ça ne changera pas la vérité, ça ne changera pas la réalité.

 

Comment nous nous disons cela ? Parce que celui qui nous a dit cela est quelqu’un qui est un envoyé de Dieu.

Comment avons-nous su qu’il est un envoyé de Dieu ? Parce qu’il a des miracles.

Comment avons-nous su qu’il a des miracles ? Parce que de nombreuses personnes l’ont vu et qui ont transmit à d’autres personnes jusqu’à ce que l’information nous soit arrivée. Et tous ceux qui ont vu ces miracles, ils sont été incapables de le contredire ou de ramener quelque chose qui l’annule. Donc c’est vraiment un défi pour eux jusqu’à nous.

 

Et le Qour’aan qui est la parole de Allaah, c’est le miracle permanent de notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est un livre par lequel Allaah a défié les gens. Personne ne peut emmener un livre aussi parfait, aussi beau que ce livre-là. Parmi ses particularités, c’est que même les enfants de six ans, sept ans, qui ne sont pas du tout arabophone arrivent à le mémoriser. Et il comporte des nouvelles des communautés antérieures mais également des choses qui vont se produire dans le futur. A l’époque où il a été révélé au Prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, certaines ne s’étaient pas produites mais elles se sont produites ; et d’autres ne se sont pas encore produites mais notre certitude c’est qu’elles vont se produire.

Allaah ta^aalaa a défié les gens par ce miracle, par le Qour’aan. C’est pour cela que le Qour’aan c’est le miracle permanent de notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Et notre maitre Mouhammad est un envoyé de Dieu. Allaah l’a envoyé pour nous transmettre des choses, Allaah a fait que le message qu’Il veut envoyer aux humains passe par un homme qui est le meilleur des hommes, notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allaah s’Il voulait Il faisait que chacun d’entre nous reçoive la révélation. Mais Allaah n’a pas voulu cela. Il a voulu que Seul le Prophète Mouhammad reçoive la révélation et que du Prophète Mouhammad, ses compagnons transmettent. C’est pour cela que nous aimons les compagnons du Prophète.

Et le meilleur des compagnons de notre maitre Mouhammad, c’est notre maitre ‘Abouu Bakr As-Siddiiq que Allaah l’agrée.

Après notre maitre ‘Abouu Bakr As-Siddiiq c’est notre maitre ^Oumar ‘Ibn Al-Khattaab que Allaah l’agrée.

Après notre maitre ^Oumar ‘Ibn Al-Khattaab c’est notre maitre ^Outhmaan et notre maitre ^Aliyy et ainsi de suite.

Nous aimons tous les compagnons du Prophète parce que ce sont eux les héritiers du Prophète, ce sont eux qui nous ont transmit le message de l’islam.

 

Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a dit ce qu’il en est par rapport à ‘Aadam et à Hawwaa’. C’est lui qui a dit que tous les humains descendent d’un même père et d’une même mère, qui sont ‘Aadam et Hawwaa’.

Et Dieu a créé ‘Aadam sans père ni mère. Et Dieu a créé Hawwaa’ à partir de ‘Aadam.

Et Dieu a créé ^iiçaa de Marie. C’est-à-dire c’est un enfant sans père.

Allaah nous a créé nous à partir d’un père et d’une mère. Ça veut dire que ce n’est pas la cause qui crée la conséquence. C’est Dieu qui est le Créateur des causes et c’est Lui qui est le Créateur des conséquences. Les parents sont des causes pour l’existence des enfants. Mais ce n’est pas les parents qui créent les enfants. La preuve, il ya des couples qui sont mariés, qui espèrent avoir des enfants et ils n’en ont pas. Et d’autres qui sont mariés et qui ne voulaient pas avoir d’enfants, ils en ont. Et chacun ce n’est pas lui qui choisit la couleur des yeux de ses enfants ou bien la taille ou bien le poids. C’est à la mode maintenant, ils disent : « elle a accouché d’un enfant de trois kilos, de trois kilos cinq cent, de quatre kilos,… ». C’est Dieu qui crée. Ce sont des preuves.

Chacun d’entre nous s’il s’arrête un instant et il réfléchit, il sait que tout ce monde a forcément un Créateur. Que c’est Ce Créateur qui crée toute chose, même notre respiration, chaque souffle d’air que nous prenons. Tellement c’est devenu une habitude qu’on ne se rend pas compte. Quand tu avales ta salive, arrête d’avaler ta salive, regarde ce qui arrive dans ta bouche. Si un jour ce que tu rentres dans ton ventre ne sors plus, qu’est-ce qui va t’arriver ? Si ce que tu manges ne se digère pas, qu’est-ce qui va t’arriver ? Si ton cœur arrête de battre, il n’irrigue pas ton corps avec le sang. Allaah est le Créateur de toute chose. Même quand tu dors ton corps fonctionne, ton cœur continue de battre et irrigue ton sang, ta respiration continue,… regarde les bienfaits que Dieu t’a a accordé, depuis que tu es né, depuis que tu sors de l’utérus de ta mère. Tu ne sais même pas ce qui est bien pour toi ce qui est mauvais, tu es vulnérable. Si tu tombes sur des gens qui te laissent dans le froid tu meurs. Allaah a facilité pour toi les causes, pour que les gens s’occupent de toi, ils te changent, ils te nourrissent, ils te donnent à boire, et après tu es ingrat envers Dieu. Non! Il  faut être reconnaissant envers Dieu, il faut remercier Dieu pour les biens qu’IL nous a accordé.

Et comment remercier Dieu ? C’est en accomplissant les actes d’obéissance et en évitant les péchés. C’est comme ça que tu remercies Dieu.

C’est pas celui qui dit  « al hamdoulilLaah al hamdoulilLaah », il est entrain de faire des péchés et ne fait pas les devoirs. Il dit  « moi je dis toujours al hamdoulilLaah ». Mais ce n’est pas ça le remerciement obligatoire. Le remerciement obligatoire c’est que tu n’utilises pas les bienfaits que Dieu t’a accordé dans la désobéissance. Là on est en train de parler d’un hadiith.

 

Le hadiith parle de quoi ? Le hadiith parle de quand tu seras dans ta tombe, ça veut dire que tu vas mourir. Donc que chacun d’entre nous se prépare quand il va être dans sa tombe. Qu’est-ce que le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné ? Il a enseigné que quand on va enterrer quelqu’un, on l’appelle par son prénom fils du prénom de sa mère à trois reprises. Si on ne connait pas sa mère, on attribue à Hawwaa’, qui est la mère de toute l’humanité.

Et puis qu’est-ce qu’on lui dit ? On lui dit : « rappelle-toi de la croyance que tu avais quand tu as quitté le bas monde. Le témoignage qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Et que tu as accepté Dieu pour Seigneur, l’islam pour religion, Mouhammad pour Prophète et le Qour’aan en tant que guide ».

 

Qu’est-ce qui arrive quand on dit ces paroles à celui qui est enterré ?

Le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « c’est-à-dire que les  deux Anges qui viennent interroger dans la tombe », l’un s’appelle Mounkar et l’autre s’appelle Nakiir. Tous ceux qui seront enterrés, ils reçoivent deux Anges et ils vont l’interroger. « Ils vont lui dire que disais-tu de cet homme Mouhammad ? Il va répondre en conformité avec sa croyance avant de mourir, il ne pourra pas cacher ».

Le mécréant ou l’hypocrite sa langue va le trahir tellement il va avoir peur, il va parler comme si c’est par lapsus, tellement il est hébété, étonné par peur, parce que ces deux Anges ont un aspect effrayant. Ils sont d’un bleu noir, d’une couleur foncée effrayante. L’un d’entre nous pendant la vie, peut avoir peur de certaines choses. Dans la tombe ce sera pire si c’est quelqu’un qui est mécréant ou hypocrite.

 

C’est qui l’hypocrite ? C’est celui qui en apparence est musulman mais dans son cœur il n’est pas musulman. Comment il n’est pas musulman ? Par exemple dans son cœur il doute est-ce que l’islam est vrai ou pas. Celui-là n’est pas musulman. Ou bien il rejette, déteste l’islam par son cœur mais il ne le montre pas.

 

L’hypocrite et le mécréant tous les deux quand ils vont recevoir ses deux Anges Mounkar et Nakiir, ils vont dire : « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient ». Et là va commencer pour eux un supplice.

 

Le musulman à qui on fait le Talqiin, littéralement c’est comme le fait de souffler la réponse à quelqu’un. Le verbe « laqqana » c’est-à-dire lui apprendre quoi répondre, lui souffler quoi dire.

Donc qu’est-ce qu’il a rappelé celui qui vient d’enterré ou celui qui a été au-dessus de la tombe, après avoir enterré la personne ?  Il lui dit : « rappelle-toi de l’engagement que tu avais prit, de la croyance que tu avais quand tu avais quitté le bas monde. Le témoignage qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Et que tu as accepté Dieu pour Seigneur, l’islam pour religion, Mouhammad pour Prophète et le Qour’aan en tant que guide ».

Qu’est-ce qui se passe alors ? Les deux Anges, l’un dit à l’autre : « qu’est-ce qui nous fait rester auprès de quelqu’un qui a reçu la réponse à donner ». On vient de lui donner la réponse. Il vient de la recevoir. Les deux Anges ne l’interrogent pas. C’est pour cela que les savants ont dit : « parmi ceux qui sont excepter de l’interrogatoire dans la tombe, il ya celui qui reçoit le Talqiin ».

Quand vous enterrez vos morts et recommandez à vos proches avant de mourir, de vous faire cela. De se tenir au niveau de la tombe, dès que vous finissez l’enterrement avant de partir, vous appelez le mort par son prénom fils du prénom de sa mère à trois reprises.

 

Dans le hadiith il a été rapporté que :

  • La première fois qu’il entend son prénom, il prend conscience.
  • La deuxième fois, il s’assoit dans sa tombe
  • La troisième fois, il dit : « ‘archidounii yarhamoukoumou l-Laah» ce qui signifie : « guidez-moi, que Dieu vous fasse Miséricorde ».

 

Ça c’est une preuve que le mort est utile pour celui qui est vivant. Il peut profiter à celui qui est vivant. La preuve c’est qu’il peut lui faire des invocations. Chacun d’entre nous va y aller. On ne peut pas faire comme si de rien n’était. Et l’intelligent c’est celui qui se prépare, ce n’est pas celui qui passe sa vie dans la distraction, il oublie. Chacun va passer cet examen-là, préparons nous. Et comment est-ce que tu vas le préparer ? En faisant les devoirs et en évitant les péchés. Pour connaitre tes devoirs et les péchés que sont-ils, il faut que tu apprennes la science de la religion.

Comment tu apprends la science ? En venant dans les assemblées de science. Ce n’est pas sur internet, ce n’est pas par la télé, ce n’est pas en restant avec les ignorants, mais c’est en venant dans les assemblées de science où on apprend avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

C’est ça qui te permet d’être sauvé. Mais ce n’est pas en souhaitant sans faire d’efforts. Si quelqu’un est dans le froid et il souhaite être au chaud, mais il reste dans le froid, est-ce qu’il va être au chaud ? Non, il ne s’expose pas. Il ne prend pas les causes. Prends les causes : prends un manteau, reste à côté d’un feu, rentre à l’intérieur,…

Là-aussi, tu sais que maintenant tu vas passer cet examen, tu sais que tu vas répondre à ces deux Anges, prépare-toi. Et tu ne sais pas quand est-ce que va arriver ton échéance. Nous on espère que notre échéance soit bien pour qu’on multiplie les actes de bien pour avoir beaucoup de récompenses, pas comme certains ignorants disent : « j’espère que je vais vivre longtemps pour m’amuser le plus longtemps possible ». Non ce n’est pas pour s’amuser le plus longtemps possible. On espère pour gagner encore et encore plus de récompenses. Mais pour cela il faut que tu profites de chaque instant, en le remplissant par des choses qui sont utiles. Tu fais des choses utiles pour les musulmans. Par exemple si tu donnes à manger ou une sucrerie à ton frère ou à ta sœur en islam, Dieu t’évites l’amertume du jour du jugement. C’est si tu le fais pour l’agrément de Dieu. Regardez les causes du bien combien elles sont nombreuses. Même si tu donnes dans la bouche de ta sœur ou de ton frère quelque chose de sucré, Dieu t’évites l’amertume du jour du jugement, Il te facilite. Les portes du bien sont nombreuses. Pour gagner des récompenses, il y a énormément de voies.

Sauf qu’il faut que tu conserves ton islam de tout ce qui l’annule et tout ce qui le rompt. Parce qu’il ya des choses qui annulent l’islam et beaucoup de gens les ignorent. Par exemple celui qui écrit dans son devoir de SVT que l’homme descends du singe, là il est sorti de l’islam, même si lui n’y croit pas, du moment qu’il l’a écrit il est sorti de l’Islam. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Il doit dire les deux témoignages : « il n’est de Dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu » pour revenir à l’islam. Donc dire une parole qui contredit l’islam, même si la personne n’y croit pas, ça fait sortir de l’islam. Ou d’autres par énervement, par colère, ils disent une parole de mécréance. Là-aussi ils sortent de l’islam. Certains ne sont pas contents de leurs femmes ou de leurs enfants, et ils se mettent à insulter l’islam ou à insulter la religion de l’islam. C’est une parole qui fait sortir de l’islam. Ou quelqu’un qui rend licite quelque chose d’interdit ou qui rend interdit quelque chose de licite. Certains répondent de leurs têtes et disent « oui, oui c’est interdit, non ce n’est pas interdit ». Alors qu’ils se retrouvent à contredire quelque chose dans la religion qui est connue d’évidence et qui est objet de l’unanimité. C’est pour cela que la personne doit faire attention, même quand elle plaisante, ou quand elle est en colère, dans toutes les situations, qu’elle ne dise pas une parole qui contredise l’islam. Certains, soit disant pour faire rigoler les autres, ils racontent une histoire pour se moquer de Dieu ou rabaisser les Anges ou rabaisser les Prophètes. Là-aussi ce sont des paroles qui font sortir de l’islam. Que la personne fasse attention à elle, qu’elle apprenne.

 

Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui pour qui Dieu veut le bien, IL lui fait apprendre la science de la religion ». Si toi tu ne connaissais pas cela et que tu viens de l’entendre, ça veut dire que Dieu a voulu du bien pour toi. Parce que si tu as quelque chose de faux, tu vas te corriger. D’autres,  Allaah ne leur a pas voulu le bien ils sont privés. Ils sont dans l’erreur, ils sont peut être dans la mécréance, et Dieu ne leur a pas facilité pour apprendre, pour se protéger. C’est très important que chacun d’entre nous cherche à apprendre et assiste dans les assemblées de science. Et c’est ce que nous faisons dans les locaux de notre association. C’est-à-dire, que nous multiplions les assemblées de science sur ce minimum indispensable de la religion. Et dans la religion il n’y a pas de scoop, il n’y a pas de nouveautés, c’est la même chose depuis quinze siècles. C’est la même croyance, c’est les mêmes Lois, que nous transmettons et que nous répétons, car Allaah a dit ce qui signifie : « fais le rappel parce que le rappel est utile pour les croyants ». Le rappel est utile. Parfois tu entends la même chose cinq fois et c’est la sixième fois que tu comprends la subtilité.

Dans un hadiith le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis ». Ces assemblées de science sont des assemblées où il se peut que toi tu sois venu pour accompagner quelqu’un et par la bénédiction que Allaah accorde à cette assemblée-là, Dieu te pardonne tes péchés.

Il est rapporté dans le hadiith qu’il y a des Anges qui circulent sur terre et qui cherchent ces assemblées de science. Et quand ils les trouvent, ils les entourent et ils sont tellement nombreux qu’ils arrivent jusqu’au ciel. Et Allaah ta^aalaa fait savoir à ces Anges qu’Il a pardonné aux gens qu’ils sont dans cette assemblée. Et un Ange dit : « mais Allaah celui-là ne faisait que passer ». Allaah apprend à cet Ange que même celui qui ne faisait que passer bénéficie de ce pardon. Pourquoi ? Parce qu’il y a des bénédictions dans ces assemblées.

 

 

Allaah n’habite pas le ciel, Allaah n’est pas partout, Allaah est sans endroit. Qu’est-ce que ça veut dire qu’Il est sans endroit ?

Avant la création des endroits Allaah existe. Et après la création des endroits Allaah existe et ne change pas.  C’est pourquoi dans certains pays ils disent ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection celui qui fait changer les choses et qui ne change pas ».

Nous par la raison, comment est-ce qu’on a su que ce monde a un Créateur ?

C’est parce que ce monde change. Et tout ce qui change a obligatoirement un début. Et tout ce qui a  un début nécessite celui qui lui a donné le début. Ce n’est pas lui-même qui se donne le début. Ce monde change, il a un début et a besoin de Qui lui donne ce début. Et Celui qui lui a donné le début c’est Allaah, qui Lui n’a pas de début et qui ne change pas. Voilà la preuve par la raison de l’existence de Dieu, c’est l’existence de ce monde.

 

Ce hadiith a été rapporté par le haafidh Al MaqdiSiyy dans le livre Al-Moukhtaara. Et le haafidh ‘Ibn Hajar a dit que sa chaîne de transmission est authentique. Et ce hadiith est une preuve qu’il est permit de faire le Talqiin, de rappeler au mort ce qu’il doit répondre.

 

Il n’y a pas de mal non plus quand on va pour enterrer un mort, de dire sur le chemin à haute voix  « laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah ». D’accompagner le convoi funéraire en répétant les paroles de tawhiid. Il n’y a pas de mal en cela, c’est-à-dire même si les gens du Salaf étaient silencieux quand ils accompagnaient, sauf pour faire du dhikr, mais ils ne discutaient pas des affaires du bas monde. C’est un bien d’évoquer Allaah sur le chemin quand on va enterrer un mort.

Mais c’est très mauvais ce que font à notre époque, qui, même lorsqu’ils vont accompagner un mort, ils commettent des péchés de la langue. Ils font la médisance, ils font la calomnie, etc.…

 

In chaa’ Allaahou ta ^aalaa que Allaah fasse que nous mourions musulmans et qu’IL fasse que nous ayons les hauts degrés. Et qu’IL fasse que nous augmentions en science. Que ce soit une occasion pour chacun d’entre nous, qu’il essaie d’abord d’apprendre le minimum indispensable, et après avoir apprit le minimum il applique et il transmet à autrui.

Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « transmettez de moi-même un seul verset ». Maintenant tu as apprit quelque chose, diffuse la autour de toi, tu vas gagner.

Comme a dit notre maitre ^Aliyy : « la science te protège alors que l’argent c’est toi qui le protège ». L’argent généralement quand tu le dépenses il diminue. Alors que la science généralement quand tu l’enseignes, elle va augmenter dans ton cœur elle va rester graver.

Comme l’a dit notre maitre Abouu Hourayrah, il a appelé la science et l’enseignement du Prophète « l’héritage du Prophète ». C’est-à-dire que ce que le Prophète a laissé en héritage c’est la science.  A nous de profiter de cet héritage pour augmenter en degré.

 

 

 

 

 

Wa l-Laahou ta^aalaa ‘a^lam wa ‘ahkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.

L’INDULGENCE, L’AMOUR MUTUEL, LA VISITE & FAIRE CONNAISSANCE

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté dans leur Sahih respectifs, d’après le compagnon Abou Houreyra que Allah l’agrée que le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Il y a 5 droits qu’un musulman a sur son frère musulman ». Et le prophète a cité, c’est :

  1. De rendre le salam,
  2. De rendre visite à celui qui est malade,
  3. Le tachmit de celui qui éternue. On va voir ce que cela veut dire le tachmit de celui qui éternue,
  4. De suivre son convoi funéraire, c’est-à-dire de marcher avec le convoi funéraire,
  5. De répondre à son invitation.

 

Le tachmit de celui qui éternue est une règle de comportement, c’est une règle de politesse. Et certains savants ont même dit que c’est un devoir que de faire le tachmit de quelqu’un qui éternue.

Alors comment est-ce que le tachmit a lieu pour celui qui éternue ? C’est comme l’a rapporté Abou Hourayrah, d’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie en français :

« Lorsque l’un d’entre vous éternue, et qu’il dit Al hamdoulil-Laah, c’est-à-dire je remercie Dieu, que son frère ou son compagnon lui dise yarhamouk Allah, c’est-à-dire que Dieu te fasse Miséricorde ».

Mais s’il ne dit pas Al hamdoulil-Laah, on n’est pas obligé de lui dire. Cette règle c’est lorsque celui qui éternue dit Al hamdoulil-Laah. Quand il dit Al hamdoulil-Laah, qu’est-ce qu’on lui fait ? Le tachmit.

C’est quoi le tachmit ? Selon certains c’est une règle de comportement, selon d’autres c’est un devoir. C’est quoi exactement ? C’est de lui dire yarhamouk Allah. Ça c’est dans le cas où lui dit al hamdoulil-Laah. Mais s’il ne le dit pas, on ne lui dit pas yarhamouk Allah.

Si on lui dit yarhamouk Allah, quelle est la règle de politesse pour celui qui a éternué ? Il va répondre. Qu’est ce qu’il va dire ? Yahdiikoumoul-Lahou wa youSlihou balakoum. C’est-à-dire que Dieu vous Guide et vous Apaise votre cœur.

 

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père ; Quand on dit le fils de ^Oumar, ^Oumar a eu plusieurs fils. Mais généralement celui qui rapporte les hadiths c’est ^Abdul-Laah. C’est celui que le prophète a dit de lui « qu’il est un homme vertueux ».

C’est ^Abdul-Laah le fils de notre maître ^Oumar Ibnou Al-Khattab que Allah les agrée tous les deux. Quand on dit tous les deux, c’est qu’on a parlé de deux personnes, on a dit ^Abdul-Laah le fils et ^Oumar son père.

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est passé auprès d’un homme qui fait partie des AnSars. Les AnSars ce sont les partisans de Médine, c’est-à-dire les habitants de Médine qui sont entrés en islam et qui ont accueilli les Mouhajirouns, les émigrants, ceux qui sont venus de la Mecque.

C’était quelqu’un qui lui faisait des reproches, qui lui disait « pourquoi tu as de la pudeur ? ». Alors le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit ce qui signifie :

 

« Laisse le, la pudeur c’est quelque chose de bien ; la pudeur c’est une manifestation de la Foi ». Donc la pudeur, c’est quelque chose de louable.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à un compagnon qui s’appelle Al-‘Achajjal Min Qari, ce qui signifie en français :

 

« Tu as deux traits de caractères que Allah agrée ». Le compagnon a dit « quels sont-ils » ?

Et le prophète lui a dit ce qui signifie : «  L’indulgence et la pudeur ».

 

Et Allah agrée les deux ; Allah agrée l’indulgence et Allah agrée la pudeur. Ce compagnon a alors dit : « je remercie Dieu qui m’a accordé deux traits de caractère qu’Il agrée ». Parce qu’il sait que même si on a des qualités, c’est Allah qui nous les a créés. « La louange est à Allah qui m’a accordé deux traits de caractères qu’Il agrée », c’est ce qu’il a dit.

 

Et là quand on parle de pudeur, attention il s’agit de la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses vulgaires, les vilénies. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre la Science de la religion. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre le minimum indispensable de la religion. La pudeur qui est louable c’est la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses viles, les choses vulgaires, les choses vilaines.

 

Et d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

 

« Vous ne pourrez pas satisfaire et gagner le cœur de tout le monde par votre argent. Mais vous pouvez gagner le cœur des gens avec un visage souriant et avec un excellent comportement ».

 

Donc là c’est une incitation de la part du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à avoir un visage détendu, à être souriant, à faire preuve d’excellence de comportement. Et le visage reflète ce qu’il ya dans le cœur. Si le cœur est mauvais, ça se reflète sur le visage. Si le cœur est bon, ça se reflète sur le visage. Que la personne soit souriante, qu’elle soit avenante, qu’elle ait de l’empathie, ce sont des choses que notre religion recommande fortement.

 

 

Il y avait un homme qui s’appelle Yahya Ibnou ‘Aksam. Cet homme Yahya Ibnou ‘Aksam était connu pour sa grande indulgence. On le donnait en exemple quand on parlait d’indulgence, on citait Yahya Ibnou ‘Aksam. Un jour les gens lui ont posé la question ils lui ont dit « chez qui tu as apprit cette indulgence ? Comment tu as réussi à atteindre ce haut degré d’indulgence ? »

Il leur a dit « je l’ai apprise auprès de Qays Ibnou ^ASim ». Et c’est homme Qays Ibnou ^ASim que Allah l’agrée c’était un compagnon illustre, un compagnon du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce sui caractérise ce compagnon Qays Ibnou ^ASim ? Le neveu de Qays Ibnou ^ASim, le fils de son frère, a assassiné son fils (le neveu de Qays Ibnou ^ASim a tué son cousin, qui est le fils de Qays Ibnou ^ASim). On a ramené ce jeune homme qui était donc assassin ligoté. C’était connu qu’il pouvait réclamer l’application de la Loi du talion. C’est-à-dire qu’il pouvait demander à ce qu’il soit exécuté à son tour. Parce qu’il avait assassiné et l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance.

 

La mécréance c’est le plus grave des péchés, pourquoi ? Parce que c’est le péché que Dieu ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Si quelqu’un meurt mécréant, Dieu ne lui pardonne pas. Il ira en enfer pour l’éternité. Même si dans cette vie il a fait du bien, il a aidé les miséreux, il a accueilli les pauvres chez lui, du moment qu’il est mort sur une autre religion que l’islam, il n’aura que l’enfer pour l’éternité. Même si lui était d’origine musulmane, mais qu’il a apostasié et qu’il est mort mécréant, il ira en enfer pour l’éternité. Et comme vous savez, il y a l’apostasie par la croyance, il y a l’apostasie par les actes et il y a l’apostasie par la parole.

 

L’apostasie par la croyance comme celui qui croit que Dieu est un corps, est assis dans le ciel, ou qui croit que Dieu est une lumière, ou qui croit que Dieu a une barbe, des jambes ou un pied, et des yeux, celui-là est sorti de l’islam par la croyance. Parce que la croyance des musulmans c’est que Allah n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures. Il n’est pas un corps, Il existe sans endroit et sans comment.

 

Il y a l’apostasie par les actes, comme celui qui jette le nom de Dieu dans les ordures ou il jette le Qour’an dans les ordures, ou il se prosterne pour une statue ; ça c’est un acte qui fait sortir de l’islam.

 

Et il y a l’apostasie par la parole qui  est très répandue à notre époque, au point que les gens disent des paroles qui les font sortir de l’islam et ne se rendent même pas compte qu’ils sont sortis de l’islam. Ils continuent leur vie normalement comme si de rien n’était. Ils ne savent pas que ce qu’ils ont dit les a fait sortir de l’islam. Et quand l’Ange de la mort viendra pour retirer leur âme, il leur annonce la mauvaise nouvelle qu’ils iront en enfer pour l’éternité.

Alors que peut-être que la personne a pensé qu’elle était partie au pèlerinage, elle faisait sa prière tous les jours, parce qu’elle a dit une parole qui contredit la religion. Comme certains lorsqu’ils sont en colère, ils insultent Dieu ou ils insultent la religion de l’islam, ou certains rendent licite quelque chose qui est interdit. Certains s’empressent de donner des jugements de leur tête et ils contredisent la religion. Ou rendent interdit quelque chose de licite, ou ils nient le caractère obligatoire de quelque chose d’obligatoire, ou ils rendent obligatoire quelque chose qui n’est pas obligatoire, ou ils nient le caractère méritoire de ce qui est méritoire. Ou au contraire ce sont des choses qui sont connues d’évidence et qui ne leur a pas échappé. Donc c’est pour cela que la personne doit faire attention. Elle ne dit pas des paroles qui contredisent la croyance musulmane. Par exemple elle ne dit pas que l’homme descend du singe, ça c’est une croyance qui fait sortir de l’islam !

Ou c’est une parole qui fait sortir de l’islam, ou c’est une écriture qui fait sortir de l’islam. La personne ne doit pas dire ou croire ou écrire quelque chose qui est contraire à l’enseignement du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Donc celui qui a apostasié, qu’est-ce qu’il doit faire pour devenir musulman ? Il dit « la ilaha illa l-Lah, Mouhammadoun raçouloul-Lah ; il n’est de Dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu ».

S’il ne le fait pas, même si lui croit qu’il fait la prière tous les jours, certains quand tu leur donnes cette information, ils te disent « mais nous on dit toujours les deux témoignages, on fait la prière, on fait toujours les témoignages ». Oui mais quand tu fais soi-disant la prière, à l’origine même ta prière n’est pas correcte. Puisque tu n’as pas la condition de validité qui est d’être musulman. Donc tout ce que tu dis dans ce que tu prétends être une prière n’est pas compté, parce que tu n’as pas remplit la condition principale de validité qui est d’être musulman. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quelles sont les choses qui font sortir de l’Islam pour s’en préserver. Et si jamais la personne est tombée dans un cas d’apostasie, de mécréance, qu’elle s’empresse de dire les deux témoignages dans l’intention de devenir musulmane.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim, on lui a ramené l’assassin de son fils, il était ligoté. Qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit : « libérez-le ». Et il a dit au jeune homme assassin « tu as désobéît à Dieu ». Parce qu’il a commis l’homicide.

Et comme on a dit, l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance, parce que la mécréance c’est le péché que Dieu ne pardonne pas. Et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut. Allah ne pardonne pas à celui qui meurt mécréant. Mais si quelqu’un meurt musulman chargé de beaucoup d’autres péchés autres que la mécréance, Dieu s’Il veut Il le pardonne et s’Il veut Il le châtie puis Il le fait rentrer au paradis. Dans tous les cas, le musulman, même s’il est châtié dans l’au-delà, il ne restera pas éternellement en enfer, il ira au paradis. La demeure finale du musulman même s’il est chargé de péchés, c’est le paradis. Alors soit le paradis directement sans châtiment préalable, soit après un châtiment.

Par contre, celui qui meurt mécréant, il restera en enfer pour l’éternité. Que Dieu nous en préserve.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim lui a dit : « tu as désobéit à ton Seigneur et tu as rompu les liens avec tes proches parents » (puisqu’il a tué son cousin). C’est-à-dire qu’il a commit de graves péchés. Puis il l’a libéré, il lui a pardonné. Et il a donné à la mère de son fils 100 chamelles pour la consoler. Et ce compagnon Qays Ibnou ^ASim est devenu un exemple d’indulgence.

Vous voyez c’est quoi l’indulgence ? L’indulgence c’est  de patienter avec celui qui, dans certaines situations, certaines personnes perdent patience vite fait, certains perdent patience même avec des êtres qui leurs sont chers : avec son propre frère ou sa propre sœur, avec son enfant, avec ses parents. Les gens perdent patience alors qu’il convient qu’ils fassent preuve d’indulgence aussi bien avec les proches parents que ceux qui ne sont pas des proches parents. Donc l’indulgence est un caractère louable.

L’indulgence est un secret pour que tu puisses profiter des gens et leur profiter. Celui qui n’a pas d’indulgence, il ne profite pas des gens et il ne va pas leur profiter. Pour que tu puisses profiter aux autres, si quelqu’un est un enseignant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence, pour qu’il puisse profiter aux gens par son enseignement. Et celui qui est étudiant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence avec son enseignant pour qu’il puisse profiter de lui. Et ainsi de suite dans la vie de tous les jours.

Donc les gens ont donné Qays Ibnou ^ASim comme exemple de l’indulgence. Regardez à ce point, perdre son enfant ce n’est pas quelque chose de négligeable, ce n’est pas un chien écrasé. Et pourtant, il a pardonné à celui qui lui a tué son enfant.

 

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Quand vous vous saluez, serrez-vous les mains ». Ici bien sûr les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes. Parce que c’est une cause pour dissiper la haine qu’il peut y avoir dans les cœurs. Parfois il y’a de l’animosité dans les cœurs, on n’est pas tous maître de nos sentiments. Qu’est-ce qui est mauvais ? C’est de concrétiser un mauvais sentiment. Il se peut que la personne ait un mauvais sentiment vis-à-vis de quelqu’un d’autre. Le mot à la mode aujourd’hui c’est « je n’ai pas d’affinité avec quelqu’un ». Ça existe qu’il n’y ait pas d’affinités ou qu’il y ait même au-delà de ne pas avoir d’affinités. Mais il faut savoir contenir ce sentiment et ne pas le concrétiser, ne pas le manifester. C’est-à-dire ce qui transparait de toi, ton comportement vis-à-vis de tes frères et sœurs en islam, doit être correct vis-à-vis de la Loi. Même si tu n’as pas de penchant, même si tu as un semblant d’aversion, mais que cela n’impacte pas du tout ton comportement. Il faut que tu agisses correctement. Et ça, ça nécessite de combattre les penchants de ton âme. Parce que l’âme est faible, si tu la laisses faire, elle t’emmène droit dans le mur. Ce sentiment tu ne peux pas l’empêcher de venir mais tu peux l’empêcher de se manifester, de se concrétiser dans ton comportement avec les autres. Donc, tu l’étouffes ce sentiment quand il est mauvais. Et tu ne le laisses surtout pas transparaitre, ni par une parole, ni par un regard, ni par un geste. Tu l’enterres. Ce qui sort de toi, c’est uniquement ce qui est correct avec la Loi.

Qu’est-ce que la Loi nous incite à faire ? D’être souriant avec nos frères et sœurs, et bien tu gardes cela ; à dire la bonne parole, à offrir un cadeau,… Tu enterres les mauvais sentiments et tu ne les laisses pas transparaitre.

Et c’est ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de faire : « serrez-vous la main ». Donc les hommes quand ils se saluent avec les hommes se serrent la main, les femmes quand elles se saluent avec les femmes elles se serrent la main.

Et il a dit également ce qui signifie : « offrez-vous des cadeaux, parce que c’est une cause pour que vous vous aimiez les uns les autres » ;

C’est important que les gens s’aiment les uns les autres car lorsque les gens s’aiment les uns les autres, ils seront plus forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Mais quand ils ne s’aiment pas les uns les autres, ils ne vont pas être forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Et ordonner le bien et interdire le mal est un devoir important dans notre religion, c’est un principal devoir dans notre religion. Donc offrez-vous des cadeaux, aimez-vous et cela va dissiper la haine qui peut y avoir dans vos cœurs.

 

 

Un savant a recommandé à certains de ses élèves, il leur a dit : « je vous recommande de vous aimer les uns les autres, je vous recommande d’avoir de l’amour dans vos cœurs les uns pour les autres, je vous recommande de vous porter le conseil les uns aux autres, je vous recommande de vous rendre visite les uns aux autres, je vous recommande de vous faire des cadeaux les uns aux autres même si c’est quelque chose qui n’a pas une grande valeur ».

Un frère offre même un siwak. C’est quoi un siwak ? C’est une tige d’un arbre, c’est tout. Qu’est-ce que ça coute, qu’est-ce qu’on en fait ? On se frotte les dents avec et ça c’est quelque chose de très recommandée dans la religion. Beaucoup de gens ignorent le caractère recommandé du siwak. C’est une tige d’un arbre mais le meilleur arbre pour cela c’est al ‘arak. C’est pour ça qu’on dit ^oud al ‘arak.

Même une tige d’un arbre tu l’offres, même si c’est quelque chose qui n’est pas de très grande valeur. Tu offres ce que tu peux, parce que s’offrir des cadeaux renforce l’amour.

 

Dans le hadith Qoudsiyy, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit Allah dit ce qui signifie : « Mon agrément est gagné par ceux qui s’offrent des cadeaux les uns aux autres sincèrement ».

 

Qu’est-ce que ça veut dire sincèrement ? C’est-à-dire que l’objectif n’est pas un objectif du bas monde. Mais leur objectif est de gagner l’Agrément de Dieu, de gagner des récompenses de la Part de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qu’il fait pour attirer l’attention de l’autre ou parce qu’il a besoin de lui ou il se dit je vais faire quelque chose maintenant parce que dans une semaine je vais avoir besoin de lui, je vais lui emprunter un objet de chez lui ou je ne sais autre calcul… Non.

C’est un cadeau qu’il offre d’une manière désintéressée c’est-à-dire son seul objectif est de gagner l’Agrément de Dieu. C’es-à-dire gagner l’Agrément de Dieu ? C’est-à-dire qu’il se dit dans son cœur moi je fais cette chose parce que Dieu l’agrée, c’est pour gagner des récompenses de la Part de Dieu. Et les récompenses me sont utiles pour le jour du jugement. C’est ça mon objectif, je n’ai pas d’autres objectifs que cela. Je n’attends pas qu’il soit reconnaissant, je n’attends pas qu’il me fasse la même chose. Je veux le faire uniquement pour l’Agrément de Dieu.

 

Et ce n’est pas une condition que lorsque tu offres un cadeau, que ce soit du même niveau ou de la même valeur. Si quelqu’un a offert à un autre 1000 dinar, même si l’autre il peut lui offrir que ce qu’il peut faire, même un siwak, et ce conformément au hadith. Parce que si tu le fais, tu te dis que le prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de le faire donc je le fais. C’est-à-dire j’obéis à cet ordre et donc ça c’est une chose qui te donne des récompenses. Et qui n’a pas besoin de récompenses ? Au jour du jugement tu ne sais pas, peut-être que la petite aumône que tu as faite va te sauver du châtiment de l’enfer. La balance de tes œuvres, des bonnes actions et des mauvaises actions, peut-être que ce qui va faire pencher la balance du côté de tes bonnes œuvres, c’est le quart d’une datte que tu as donné en aumône.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « préservez-vous du feu de l’enfer, même avec la partie d’une datte ».

Cette partie ce n’est pas une condition que ce soit la moitié. Toi quand tu ouvres une datte, tu n’as pas forcément deux moitiés. Parfois tu as un petit bout, parfois ¼, parfois 3/4, parfois tu as 1/3 et 2/3. Même cette partie si tu vas au marché personne ne va te l’acheter, si tu la donnes en aumône, ça peut être ça qui va te sauver au jour du jugement. Que chacun ne dise pas « non moi je n’ai pas besoin de faire cet acte pour gagner des récompenses ».

Chacun d’entre nous a besoin, tu cherches, il faut être opportuniste. Opportuniste dans le sens positif du terme, dans le sens à œuvrer pour l’au-delà. Tu ne rates aucune occasion pour gagner des récompenses. Quelqu’un te sollicite, te demande « viens, aide-moi à faire telle chose », tu t’empresses, tu cours. Tu te dis que c’est une occasion pour gagner des récompenses.

 

Le chaykh a dit « parmi les bienfaits que Dieu vous a accordé, c’est que les gens ont besoin de vous ». Quand quelqu’un, tu lui demandes de t’aider, tu le sollicites. Celui qui est censé, qui est intelligent, se dit al-hamdoulil-Laah c’est un bon signe que je vais pouvoir aider pour gagner des récompenses.

 

Mais bien-sûr il ne faut pas oublier l’intention !  Pour gagner des récompenses, il faut que tu te rappelles que tu fais cela pour gagner l’Agrément de Dieu. Si quelqu’un te sollicite ou sollicite ton aide, tu le fais pour gagner des récompenses, pour l’Agrément de Dieu. Mais bien-sûr tu le fais quand il s’agit d’une demande d’aide pour quelque chose de bien. Si quelqu’un te demande d’aider pour présenter un plateau d’alcool pour qu’il boive, tu ne vas pas dire « moi je fais la bonne intention », là c’est un péché. On met la bonne intention quand il s’agit d’un acte agrée. On ne va pas aider quelqu’un à faire quelque chose de déconseiller ou d’interdit.

 

Et notre prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il recevait un cadeau, il disait souvent ce qui signifie : « emmenez ce cadeau chez une telle parce qu’elle aimait khadija ».

Après la mort de Khadija, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas oublié. Certains d’entre nous, la personne est encore vivante et ils l’ont oublié comme si elle était morte. Elle tombe malade, elle va à l’hôpital, personne ne demande après elle, personne ne lui rend visite comme si elle était morte. Alors qu’il convient qu’on se demande les uns après les autres, comment vas-tu, et on le fait toujours de manière désintéressée, pas pour l’agrément de Dieu.

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était reconnaissant pour ce que son épouse Khadijah avait fait avec lui.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans ce qu’a rapporté Mouslim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban, a dit ce qui signifie :

« Il y avait un homme qui est parti rendre visite à un frère à lui, un frère en islam, dans un autre village. Allah lui a envoyé un Ange pour l’interroger sur la raison de cette visite qu’il entreprenait :

  • L’ange lui a dit « où vas-tu comme ça ? ».
  • L’homme lui a dit « je vais rendre visite à un frère qui est dans ce village ».
  • L’ange lui a dit « est-ce que tu es redevable dans quelconque bien envers lui ? ».
  • L’homme a dit « non, sauf que je l’ai aimé pour l’Agrément de Dieu ».
  • L’ange lui a dit « je suis l’envoyé de Dieu à toi. Je t’informe que Dieu t’a agréé tout comme tu as aimé ton frère ».

 

Regardez ce qu’il a gagné, les portes du bien sont très grandes. Simplement, il faut avoir présent l’intention. Les savants ont dit que c’est ça qui distingue l’acte que tu fais par habitude de l’acte que tu fais en tant qu’acte d’obéissance. C’est grâce à l’intention que ça change. Ce que tu faisais par habitude, comme par exemple une femme qui cuisine tous les soirs pour son mari. Si elle le fait pour l’Agrément de Dieu, elle a des récompenses. C’est-à-dire que l’intention transforme ton acte que tu fais par habitude en un acte qui peut te donner des récompenses. Si tu vois un verre d’eau, tu le bois, tu te désaltères parce qu’il fait chaud. Mais si tu le fais pour gagner des récompenses ou pour avoir plus de forces pour accomplir des actes d’obéissance, tu seras rétribué en cela. C’est pour cela que c’est important de se surveiller pour Dieu. De toujours se rappeler que nous avons des comptes à rendre, et que lorsque je vais parler, je vais agir, je vais avoir une croyance ou une pensée, n’importe, je me surveille pour Dieu. Si c’est quelque chose de mauvais je m’en éloigne, si c’est quelque chose de bien je le fais pour l’Agrément de Dieu. Ainsi, je gagne des récompenses.

 

Se rendre visite les uns aux autres est quelque chose de très important. Surtout si ton frère ou ta sœur s’est absenté depuis longtemps, ou s’il a subit une épreuve ou si c’était une grave maladie qui l’a atteint. Qu’il ne s’écoule pas une longue période sans que tu ne vois ta sœur ou ton frère et sans demander après lui.

Si tu as la capacité d’aller lui rendre visite, tu vas lui rendre visite. Si tu ne peux pas, tu y fais parvenir un salam par l’intermédiaire de quelqu’un ou tu l’appelles au téléphone.

 

Il est parvenu dans un hadith prophétique honoré, que le croyant lorsqu’il sort pour rendre visite à son frère croyant, il y a un Ange qui va lui dire (c’est-à-dire un Ange parmi les Anges de la Miséricorde, il se peut qu’il l’entende et il se peut qu’il ne l’entende pas ; la plupart du temps il ne l’entend pas. Mais si Allah veut qu’il l’entende alors il l’entendra), « tu marches vers un grand bien. Ta marche est un bien et toi tu agis en bien. Et Allah t’accorde une résidence au paradis pour ce que tu es en train de faire, pour cette visite à ton frère».

 

Entretenir les liens en rendant visite comporte un bien éminent. Qu’un musulman rende visite à son frère musulman pour l’Agrément de Dieu, ceci comporte une grande récompense. Une récompense plus grande que s’il allait sortir pour se promener.

La visite a des règles aussi. Ce n’est pas qu’il va lui rendre visite quand l’autre est occupé ou quand il a autre chose à faire ou il reste longtemps alors que l’autre attends quand est-ce qu’il va partir ou bien il va ouvrir l’armoire pour regarder ce qu’il a. Le croyant il convient qu’il soit léger. La visite c’est quelque chose qui va égayer le cœur de celui à qui tu vas rendre visite. Ce n’est pas pour le déranger. Même la visite d’un malade il y a des règles, il convient de les apprendre.

 

Et le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Celui qui va rendre visite à un malade le matin, Allah Charge 70.000 Anges qui demandent le pardon en sa faveur jusqu’au soir et il aura un jardin au paradis ». C’est pour cela, quand tu vas rendre visite à un malade, essaie de le faire le plus tôt. Si c’est la journée, le plus tôt dans la journée. Parce que tu auras 70.000 Anges qui demandent le pardon en ta faveur jusqu’au soir. Et en plus, il aura un jardin au paradis pour cette visite.

« Et celui qui va rendre visite à un malade le soir, Allah Charge pour lui 70.000 Anges qui font des invocations de demande de pardon en sa faveur jusqu’au matin et il aura un jardin au paradis ». C’est-à-dire quand tu vas rendre visite la nuit après le coucher du soleil, fais-le le plus tôt. Et là aussi comme on a vu, il ne s’agit pas de rendre la chose plus dure pour le malade. C’est-à-dire que tu vas lui rendre visite c’est pour lui égayer le cœur, pour le soulager, pour lui dire « ce n’est pas grave ce que tu as In cha’ Allah ». Tu ne lui racontes pas des choses qui vont l’attrister, le chagriner encore plus. Tu vas au contraire faire en sorte de lui remonter le moral, et tu ne restes pas longtemps pour ne pas le fatiguer. Tu fais en sorte que ce soit léger.

 

Egalement il y a des règles de comportement que notre religion enseigne et recommande. Et ce qui fait gagner les cœurs des gens c’est quand tu parles avec quelqu’un et que ce sont des paroles utiles. Pas de la mécréance ou bien des paroles qui sont un péché.

Quand il s’agit de paroles utiles, tu manifestes que tu es en train de l’écouter mais pas celui qui est en train de le couper tout le temps comme certains parfois ils ne se rendent pas compte. Il lui pose une question et il attend même pas qu’il réponde, il lui parle d’un autre sujet. Il lui dit « comment vont les enfants ? ». Après il lui dit « mais tu sais j’ai été l’autre jour au magasin j’ai trouvé … ». Tu as posé la question sur ses enfants et tu n’as même pas attendu la réponse. La règle c’est que lorsque tu parles avec quelqu’un, tu écoutes ce qu’il te dit bien-sur quand il ne s’agit pas de péchés ou de mécréance. S’il s’agit de péchés ou de mécréance tu ne le laisses pas parler car ce n’est pas quelque chose de bien. Ce n’est pas soit disant un respect de laisser quelqu’un déblatéré de la mécréance.

Il convient de bien écouter la personne, de lui montrer que tu es attentionné, que tu prêtes attention à ce qu’il dit et tu l’encourages, tu lui donnes l’occasion de s’exprimer pour dire quelque chose de bien, que ce soit qu’il parle de lui-même ou qu’il parle de quelque chose qui le concerne ou quelque chose qui l’intéresse.

 

Si quelqu’un rencontre un autre et commence à discuter avec lui, il engage la conversation sans lui demander par exemple quel est son nom, comment l’autre va se sentir ? Si tu parles avec une personne sans prendre la peine de lui demander son nom, comment est-ce qu’il va se sentir ? Le minimum des sentiments qui peut avoir c’est que celui avec qui il parle ne prête pas attention à lui, en faisant comme s’il ne l’intéresse pas. Parce qu’il n’a même pas dénié l’interroger à propos de son nom complet. Alors que, si au tout début de la conversation, il lui avait dit, et ça c’est le mieux, ou pendant qu’il parle « comment vous vous appelez ? ». Ou « j’aurai bien aimé connaître votre nom ». Cela aurait été plus avenant, plus empathique avec  celui avec qui il parle. Et le fait de faire connaissance c’est une Sounnah.

 

La bienséance, le bon comportement, c’est quelque chose qui est dans notre religion. Ce ne sont pas des gens qui ne sont pas de notre religion qui vont nous donner des leçons sur cela. Notre religion nous a donné et nous continuons à donner des leçons aux gens sur le bon comportement. Simplement il y a beaucoup d’ignorances malheureusement à notre époque. Dans notre époque, certains par leur ignorance, ils croient qu’être musulmans c’est être une brute. Que Dieu nous en préserve.

La civilisation, la beauté, l’élégance, la finesse, tout cela c’est dans notre religion. Jusqu’à étudier l’histoire, ce que les musulmans ont construit, ce qu’ils ont produit, les connaissances qu’ils ont diffusés alors que d’autres étaient dans la décadence. Eux étaient des brutes. Celui qui étudie un minimum de l’histoire il le sait. Donc il ne faut pas se laisser influencer par les médias qui, parce qu’aujourd’hui ils ont profité de deux ou trois têtes brûlés qui ont fait des dégâts, qu’ils essaient de changer l’image et cacher la réalité.

 

Certains ne prennent pas la peine de poser la question de demander comment s’appelle leur interlocuteur. Parfois, à cause de l’orgueil qu’ils ont dans leurs cœurs. Ou parce qu’il n’accorde pas d’importance à faire connaissance ou à quel qu’autre défaillance concernant la culture de se comporter avec les gens. Quelle que soit la situation, il convient de connaître le nom de celui avec qui tu parles.

Il se peut que quelqu’un dise : «  à quoi cela me sert-il de connaître le nom de quelqu’un que je vais quitter et peut-être je ne vais plus jamais revoir. Et qu’est-ce que je vais récolter de cela ».

 

La réponse est de se poser la question « qu’est-ce que tu perds en posant la question en demandant le nom de la personne avec qui tu parles ? ». Peut-être que cette personne va devenir un ami intime pour la vie. Combien de gens sont devenus des amis très proches parce qu’ils ont eu la peine de faire connaissance et de connaître le nom des uns des autres. Et de toute manière, les gens ont besoin les uns des autres. Et souvent le besoin réunit les personnes avec d’autres. Aujourd’hui, peut-être que tu penses que tu n’as pas besoin de cette personne mais demain peut-être que tu en as besoin.

 

De toute manière, prendre connaissance du nom de cette personne, en plus du fait que ce soit une bonne habitude, si l’intention est bonne et si l’objectif est sain, ceci contribue à gagner l’amour et l’amitié de cette personne. Ceci contribue à rentrer dans son cœur.

Et la modestie intervient beaucoup dans le fait de connaître le nom de l’autre personne. Celui qui est modeste ne trouve aucune barrière pour faire connaissance avec les autres. Au contraire, il est extrêmement heureux.

 

Nous demandons à Allah qu’il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse profiter par ce que nous avons apprit et qu’Il nous augmente en connaissances.

Les lois des mosquées

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabaraka wa ta^ala dit dans sourate Al ‘Isra’/verset 36 : « wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm, inna s-sam^a wal baSara wal fou’ada koullou ‘oula’ika kana ^anhou mas’oulan ».

Ce qui signifie : « ne dis pas des paroles sans connaissances, ne parle pas sans sciences, ne parle pas de sujets dans lesquels tu n’as pas apprit ce qui est correct et ce qui n’est pas correct. Avant de parler apprends ».

Avant d’aborder des sujets, apprends d’abord ce que Dieu nous a autorisé, ce que Dieu a  ordonné et ce qu’IL nous a interdit ensuite tu abordes ces sujets. N’aborde pas les sujets comme certains ignorants à notre époque disent : « oui oui esprit critique, qu’est-ce que tu en penses, qu’est-ce que dis-tu toi, ». Et les gens se mettent à dire des paroles peut-être même qu’ils vont contredire la religion sans s’en apercevoir. Ne parles pas sans connaissances.

Et dans le 2ème partie de ce verset, Allah nous apprend que « l’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela la personne aura des comptes à rendre ». Elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses yeux, elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses oreilles et elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec son cœur.

Et il a été rapporté dans le Jami^de At-Tirmidhiyy, c’est le recueil de hadith de At-Tirmidhiyy et plus particulièrement dans le livre du silence AS-SamT du hafidh ^Abdul-Lah fils de Mouhammad Abou Bakr Al-Qourachiyy : « qul khayran wa illa faskout », ce qui signifie : « dis du bien ou alors tais-toi ».

En effet, une des plus grandes pertes de l’être humain, c’est de parler sans connaissances, sans sciences, c’est-à-dire sans savoir que ce qu’il dit est autorisé ou pas. De sorte qu’il va considérer licite, ou au contraire il va dire d’une chose qu’elle est interdite sans connaitre la preuve dans la Loi de Dieu. C’est-à-dire sans avoir apprit dans la Loi de Allah qu’est-ce qu’il en est, la personne dit : « la la haram » ou « la yajouz ». Certains, pire, au sujet des choses qui sont licites ils te disent : « chirk ». Certains l’ignorance les à aveugler. A propos de choses licites ou mêmes recommandées, ils sont capables de dire « que c’est de la mécréance, ça revient à attribuer un associé à Dieu », tout ça à cause de l’ignorance.

Dire qu’une chose est licite ou dire d’une chose qu’elle est interdite s’il n’y a pas de preuve selon la Loi de Dieu sur laquelle s’appuyer, cette parole qui est caduque, c’est une parole qui n’a aucun poids. Et non seulement elle est nulle et non avenue, mais c’est une cause de perte, une cause de grand châtiment pour la personne qui la dite.

En effet les gens de science, les gens de la piété, les gens de l’ascèse ont beaucoup apprécié la parole « la ‘adri ». La ‘adri c’est-à-dire je ne sais pas. Lorsque la personne n’a pas de connaissances, qu’elle dise «la ‘adri », qu’elle dise « je ne sais pas ». Si elle ne sait pas si telle chose est permise ou interdite, qu’elle réponde je ne sais pas.

Il a été rapporté de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée le 4ème calife, qu’il fut interrogé à propos d’une chose. Qu’est-ce qu’il a répondu ? Il a répondu : « la ‘adri, ma abradaha ^alal kabidi an ‘ous’ala ‘an chay’in la a^lamouhou fa ‘aqoula la ‘adri ».

Donc à propos d’une question qui lui a été posée, notre maître ^Aliyy a dit : « je ne sais pas ». Il a dit ce qui signifie : « combien je suis apaisé, je suis soulagé, je suis serein  lorsque l’on me pose une question à propos de quelque chose que je ne sais pas et que je réponde je ne sais pas ».

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a été confirmé de lui de manière authentique, qu’il fut interrogé au sujet de certaines choses et il répondit : « la ‘adri, je demande à Jibril ».

Et qu’est-ce qu’il a fait alors ? Il a demandé à Jibril. Jibril ^alayhi s-salam est l’ange chargé de la révélation, c’est lui qui est un envoyé de Dieu aux messagers et aux prophètes. Notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé à notre maître Jibril et Jibril à son tour a répondu la même chose : « je ne sais pas, je demande au Seigneur», pour la même question.

Jibril a demandé à Allah ta ^ala et Allah a apprit à Jibril quelle était la réponse. Puis Jibril est venu au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit ce que Dieu lui a apprit.

Cette question était à propos des meilleurs endroits sur terre et des pires endroits sur terre. C’était un compagnon qui a demandé au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « quels sont les meilleurs endroits sur terre et quels sont les pires des endroits sur terre ? ». Et dans une autre version : « les meilleurs des régions habités sur terre et les pires des régions habités sur terre ».

Jibril ^alayhi s-salam a dit : « khayroul biladil maçajid » et dans une version « khayroul biqa^il maçajid wa charrou l-biqa al aswaq».

C’est-à-dire : « les meilleurs des endroits sur terre ce sont les mosquées et les pires des endroits sur terre ce sont les marchés ».

En effet, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à quelques compagnons ce qui signifie : « ne sois pas le premier à aller au marché et ne sois pas le dernier à quitter le marché, car le chayTan aime les marchés ».

Le prophète a utilisé une expression : « ba^da fiha wa farrakh ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le chayTan aime beaucoup les marchés.

Pourquoi ? Car dans les marchés :

  • il y’a des gens qui jurent par le nom de Dieu mensongèrement et il y’a beaucoup de gens qui décrivent de manière fausse leurs marchandises. Par exemple, il dit : « c’est une bonne marchandise, c’est une belle qualité » alors qu’il y’a des défauts et il sait qu’il y’a des défauts dans ses marchandises.
  • Il y’a beaucoup de disputes dans les marchés, les gens se disputent dans les marchés.
  • Il y’a la tromperie et la fraude.

C’est pour cela que les marchés sont les pires des endroits sur terre.

 

Allah dit dans Son livre honoré : « wa anna l-maçajida lil-Lah fala tada^ou ma Allahi ‘ahada ».

C’est-à-dire que « les endroits qui ont été construit pour l’adoration de Dieu, pour reconnaître Son Unicité, pour glorifier Dieu, ce sont les mosquées ». Et donc le verset « lil-Laah » c’est une attribution, c’est une adjonction d’honneur, ce sont des endroits qui appartiennent à Dieu. Et ce sont des endroits honorés selon le jugement de Dieu parce que ce sont des endroits qui ont été érigés pour adorer Dieu exclusivement sans Lui attribuer d’associés.

« fala tada^ou ma Allahi ‘ahada », c’est-à-dire « n’attribuez pas d’associés à Allah ».

Adorez Allah uniquement, reconnaissez Son Unicité et soyez sincères dans votre adoration de Dieu.

Allahou ta ^ala a glorifié les mosquées, ce sont des endroits honorés. Allah a honoré les mosquées car les mosquées sont des symboles pour les musulmans.

 

Allah ta ^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « celui qui glorifie les symboles de la religion (celui qui dans son cœur leur accorde une grande place, beaucoup de respects, beaucoup d’honneurs, celui qui respecte les symboles de la religion), ceci est une preuve de piété, une manifestation de piété du cœur ».

Les symboles ici c’est tout ce qui est représentatif de la religion comme par exemple la prière, le jeun, le pèlerinage, la zakat et ce qui est de cet ordre. Celui qui les glorifie, ceci est une manifestation de piété.

Il nous est interdit de rabaisser un de ces rites ou symboles de la religion. Au contraire, celui qui est responsable doit glorifier tout ce qui est représentatif de la religion. Nous devons honorer tout ce qui est représentatif de la religion.

 

Et parmi ce qui est représentatif de la religion, il y’a les mosquées. Pour cela, salir la mosquée avec des choses répugnantes ou avec des choses pires comme les substances impures (la najaçah) selon la Loi de l’islam, si c’est par rabaissement de la mosquée parce que c’est un endroit de prière et que la personne la salit pour la rabaisser, alors ceci est une apostasie. Qu’est-ce que c’est l’apostasie ? C’est la sortie de l’islam, c’est de la mécréance.

Si la personne est musulmane et qu’elle salit la mosquée avec des choses répugnantes ou impures pour la rabaisser parce qu’elle est un lieu de prière, alors elle sort de l’islam elle n’est plus musulmane. Même si elle dit : « moi je n’ai pas l’intention de quitter l’islam ».

Mais dans le cas où ce n’est pas par rabaissement de la mosquée et qu’il la salit avec quelque chose de répugnant comme avec du crachat par exemple (ce n’est pas impur selon la Loi de l’islam) ou il la salit avec quelque chose d’impure selon la Loi de l’islam mais pas par rabaissement, alors dans ce cas ce n’est pas de la mécréance mais c’est interdit.

Si c’est une mécréance, la personne doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ». C’est ainsi que celui qui n’était pas musulman devient musulman. Si c’est un péché alors la personne doit faire le repentir mais elle n’a pas à dire les deux témoignages car elle n’est pas sortie de l’islam.

 

Celui qui salit donc un emplacement de la mosquée délibérément avec une najaçah (c’est la substance impure selon la Loi de l’islam comme de l’urine, du sang,…), alors il commet un péché.

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit : « tandis que nous étions un jour dans la mosquée auprès du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un campagnard est venu, il est parti pour uriner à l’intérieur de la mosquée ». Vous savez à l’époque du prophète, le sol c’était de la terre.

« Alors le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux compagnons ce qui signifie : ne le bousculez pas, laissez le ». Ils l’ont laissé jusqu’à ce qu’il a terminé d’uriner. Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  l’a appelé et lui a dit ce qui signifie : « ces mosquées ne sont pas pour qu’on urine dedans ni qu’on les salisse avec des choses répugnantes. Mais ce sont des endroits pour l’évocation de Dieu, pour l’accomplissement de la prière, pour la récitation du Qour’an ».

Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a ordonné a un homme d’apporter un seau d’eau qu’il a versé sur l’urine. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Pourquoi est-ce que le prophète leur a demandé de le laisser ? Car s’ils le bousculaient alors qu’il était en train d’uriner, ça va salir encore plus d’endroits.

 

Dans le passé, les mosquées étaient recouvertes de pierres, de terre. Celui qui crache dans une mosquée il commet un péché. C’est interdit en raison du hadith de Al-Boukhariyy et Muslim qui signifie : « cracher à l’intérieur de la mosquée c’est un péché. Comment expier ce péché ? En recouvrant de terre ce crachat ».

 

 

Par ailleurs, accomplir la prière en assemblée ceci est meilleur que d’accomplir la prière seule. Et ça dépasse de 27 degrés la prière en étant seule. La personne qui fait la prière en assemblée aura plus de récompenses de 27 degrés que si elle faisait la prière seule. Regardez le mérite de la prière en assemblée.

Par ailleurs, les pas que le musulman fait pour accomplir la prière en assemblée, ils lui seront comptés comme des récompenses selon le jugement de Dieu. Il aura des récompenses autant de pas qu’il accomplit. Pour chaque pas qu’il fait il sera élevé d’un degré et délivré d’un péché. Tout comme cela a été confirmé de manière authentique dans les deux Sahih de Al-Boukhariyy et Muslim. D’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « lorsque l’homme fait la prière en assemblée, cette prière en assemblée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son marché de plus de 20 degrés. Parce que si l’un d’entre vous fait son wouDou’ (c’est-à-dire parfaitement), puis il va à la mosquée et il n’a pas d’autres objectifs en se rendant à la mosquée que d’y accomplir la prière (car certains vont à la mosquée pour changer d’air ou pour se reposer, d’autres vont à la mosquée pour discuter), chaque pas qu’il fait il lui sera une cause pour être élevé d’un degré et être délivré d’un péché, jusqu’à ce qu’il arrive à la mosquée. Une fois à la mosquée, il est considéré comme étant en train de faire la prière tant qu’il est en train d’attendre la prière. Tout le temps qu’il attend la prière c’est comme s’il était en train de la faire. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans l’assemblé dans laquelle il a fait la prière ». C’est-à-dire que tu fais la prière et tu ne bouges pas, tu restes à ta place.

Pas comme certains, dès qu’ils passent le salam on dirait qu’ils sont dans des starting block. Dès qu’il dit « as salamou ^alaykoum », il commence la course.

 

La prière est une occasion pour être apaisé, c’est pour gagner du réconfort. Tu es entrain d’adorer Dieu, tu es en train de glorifier Celui qui t’a créé, Celui qui fait battre ton cœur, Celui qui fait passer ta nourriture d’un orifice et qui fait sortir de deux orifices différents. Imagine que tu t’es bloqué ? Les gens ne pensent pas à ça et disent « ouais c’est normal ». Non ce n’est pas normal, c’est un bienfait que Dieu t’a accordé. Si nous énumérions tous les bienfaits que Dieu nous a accordé, si on passait tout notre temps à le glorifier, ce ne serait pas suffisant.

Combien de temps passe dans l’insouciance ? Combien de temps passe dans la frivolité, dans les loisirs, dans des choses inutiles, dans des choses qui souvent ils poussent le châtiment dans l’au-delà ?

Celui qui est intelligent c’est celui qui ne gaspille pas son temps. C’est celui qui est opportuniste. Dans quel sens ? Il essaie de gagner à chaque instant, à chaque souffle d’air des récompenses. Même si tu marches dans la rue, même si la femme ne couvre pas sa zone de pudeur et qu’elle est dans la rue et qu’elle fait du dhikr, elle dit « la ilaha illa l-Lah », elle gagne des récompenses. Donc pourquoi perdre ces occasions de gagner ces récompenses.

 

Que disent les anges à propos de cette personne qui a terminé sa prière et qui n’a pas bougé ? Ils disent : « Allahoumma r-hamhou Allahoumma ghfir lahou ». Ce qui signifie : « Ô Allah fais lui Miséricorde, Ô Allah accorde lui le repentir ». Et ce, tant qu’il n’a pas rompu son wouDou’, c’est-à-dire qu’il est à sa place et a gardé son wouDou’, les anges lui font des invocations. Ceci est rapporté par Muslim.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah vous efface vos péchés et vous élève en degré ? ».

Les compagnons ont dit : « bien sûr Ô messager de Allah ».

Il leur a dit ce qui signifie : « faire le wouDou’ suite aux difficultés ». Quand vous êtes dans des situations difficiles ou par exemple certains quand il fait froid, malgré cela ils font le wouDou’ même avec de l’eau fraîche. Même si c’est quelque chose où il ya des difficultés, vous faites le wouDou’ et vous le faites parfaitement.

« Et vous marchez beaucoup pour les mosquées ». C’est-à-dire que vous faites beaucoup de pas pour vous rendre vers les mosquées, vous vous rendez souvent vers les mosquées. « Attendre la prière après avoir accomplit la prière ». Quand tu finis une prière, tu attends la suivante. Tu penses à ta prière, tu ne restes pas dans l’insouciance. Et tu te prépares pour la prière.

 

Il y avait un Saint, pour vous dire combien les saints ont le cœur tourné dans l’au-delà. Ils n’ont pas leur cœur noyé dans le bas monde. Les gens se sont levés ensemble pour faire la prière en assemblée. Eux ils voulaient lui dire : « tu diriges notre prière ». Et lui avait peur de la responsabilité et il a dit à un autre. Comme l’autre lui aussi voulait insister pour que ce Saint dirige la prière, qu’est-ce qu’il lui a dit ? Il lui a dit : « moi je la fais maintenant et toi tu la fais pour la suivante ». Qu’est-ce qu’il lui a dit le Saint ? Il lui a dit : « tu as beaucoup d’espoir ». C’est-à-dire tu espères vivre jusqu’à la prière suivante. Ce sont des gens qui pensent toujours à ce que la mort vienne à n’importe quel moment. Pas comme l’un d’entre nous, il fait des projets : « l’été qu’est-ce que je vais faire, l’hiver qu’est-ce que je vais faire, l’année d’après qu’est-ce que je vais faire, dans 10 ans qu’est-ce que je vais faire ? ». C’est bien de planifier mais dans le sens de le faire sans oublier de penser à la mort tout le temps. Parce que si tu penses que tu vas quitter cette vie, ça  sera un motif supplémentaire pour œuvrer pour l’au-delà. Ça ne veut pas dire que tu arrêtes toutes les machines et tu dors. Non ! Tu travailles encore plus.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui fait la prière de al ^icha’ en assemblée, c’est comme s’il a veillé la moitié de la nuit en prières surérogatoires ». Donc si tu fais la prière de al ^icha’ en assemblée, qu’est-ce que tu gagnes ? C’est comme si tu as passé la moitié de la nuit à faire des prières surérogatoires, des récitations de Qour’an, des invocations et des évocations.

Et s’il fait en plus la prière as-Soubh en assemblée, c’est comme s’il a passé toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Donc s’il fait al ^icha’ en assemblée, il gagne la moitié de la nuit, et s’il fait al ^icha’ et as-Soubh c’est comme s’il a gagné toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Regardez combien il y’a d’insistance dans la Loi de l’islam à faire la prière en assemblée.

 

Il a été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « annonce la bonne nouvelle à ceux qui partent la nuit dans l’obscurité pour se rendre à la mosquée, ils auront une lumière parfaite au jour du jugement ».

Le fait de marcher la nuit dans l’obscurité, mais ça c’était à  l’époque où il n’y avait pas de lumière ni d’électricité dans la rue, c’était la nuit obscur, c’est comme si tu marchais les yeux fermés. A notre époque, c’est quelque chose qu’on a raté car il y’a toujours de la lumière dans la rue.

 

‘Abou Mouslim Al-Khawlanii que Allah l’agrée, il partait d’un endroit qui s’appelait Dariya (l’emplacement où il habitait s’appelait Dariya) jusqu’à la mosquée de Béni ‘Oumeyade à Damas, dans l’obscurité. Il marchait sans rien avoir avec lui pour lui éclairer le chemin. Il n’y avait ni électricité, ni bougies, ni chandelles ni quoi que ce soit. Alors que la distance entre Dariya et la mosquée ‘Oumeyade à Damas dépasse plus de 10km. Aujourd’hui, l’un d’entre nous même si c’est dans la lumière, il ne marche pas les 10km.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est déconseillé de vendre et d’acheter à l’intérieur de la mosquée. Il a été authentifié du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter à  l’intérieur de la mosquée, ne lui faites pas des invocations pour que son commerce soit gagnant ». Donc c’est déconseillé. Mais ce n’est pas interdit. Qu’est-ce que ça veut dire que c’est déconseillé ? Ça veut dire que si la personne ne le fait pas, elle a des récompenses. Mais si elle le fait, elle ne s’expose pas à un châtiment.

Encore moins s’il ya une nécessité de le faire. C’est quoi la nécessité ? Comme par le passé dans la mosquée Al-haram, il y avait des gens qui vendaient de l’eau. Et c’était une extrême chaleur, il n’y avait pas de ventilateur ni de climatiseur. Et les gens ne pouvaient pas facilement sortir s’ils avaient soif, de repartir ou de revenir. Il y avait des gens qui étaient des vendeurs d’eau, ils vendaient de l’eau pour que les gens boivent. Ils leur donnaient à boire de l’eau de Zamzam. Et les gens en contrepartie leur donnaient un peu d’argent.  Donc là il y’a une nécessité, il y avait un besoin, il y avait une grande chaleur qui fait que la personne a besoin de boire sans quitter sa place. C’est quelque chose qui lui permet d’étancher sa soif. Et ce n’était pas facile de quitter la mosquée, de sortir de la mosquée pour aller boire à l’extérieur. Et ça arrive aussi à la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la période de pèlerinage où les gens viennent visiter le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Là encore il n’y a pas de caractère déconseillé.

Ceci dans le cas où celui qui donne de l’eau son objectif était de la vente. Mais si son objectif n’est pas de vendre mais simplement de gagner des récompenses, c’est encore moins déconseillé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est permit de dormir à l’intérieur de la mosquée. Aussi bien pour quelqu’un qui est étranger que pour quelqu’un qui est de la ville. ^Abdul-Lah Ibnou ^Oumar Ibnou l-Khattab, qui est le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab le 2ème calife que Allah les agrée tous les deux, il passait la nuit dans la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Personne ne lui a dit : « pourquoi tu dors ici, tu as ta maison pas loin de là ». Il faisait la prière et dormait à cet endroit.  Donc on peut dormir à l’intérieur de la mosquée sans qu’il n’y ait de caractère déconseillé.

 

Discuter à l’intérieur de la mosquée, quel est le jugement ? Quelqu’un qui parle des sujets de ce bas monde ?

Il n’y a pas de péchés en cela tant qu’il dit des paroles qui ne sont pas une désobéissance ni une médisance. De telles discussions, de telles conversations sont permises. Elles ne font pas perdre de récompenses. Si quelqu’un demande : « comment va la famille, comment vont les enfants, qu’est-ce que tu fais, …», il parle de sujet où il n’y a pas de péchés, il n’y a pas de caractère déconseillé. Cela est autorisé.

 

Il ya des gens qui ont attribué deux hadiths mensongèrement au messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que le messager n’a pas dit.

  • La première c’est : « parler à l’intérieur de la mosquée dévore les bonnes actions tout comme le feu dévore le bois ». Ceci est faux, c’est un mensonge. Si quelqu’un voit ces paroles écrites dans une mosquée, elle doit les enlever car elles sont fausses. Et de plus l’information que comporte ces paroles, c’est un sens qui est mauvais. Car à l’époque du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens parlaient et disaient des paroles qui n’était pas de la religion ni des évocations de Dieu. Dans le Sahih de Al-Boukhariyy, il y avait deux compagnons qui se trouvaient dans la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. L’un devait de l’argent à l’autre. Le créancier voulait récupérer son argent, il lui a dit : « rends moi mon argent ». Et leurs voix se sont élevées. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait signe au créancier qui s’appelait Ka^b Ibnou Malik, de pardonner à l’endetté la moitié de la dette. Pourquoi le hadith est cité ici ? C’est pour dire que le messager ne leur a pas reproché de discuter de leur dette à l’intérieur de la mosquée. Il ne leur a pas dit : « pourquoi vous parlez à l’intérieur de la mosquée d’un des sujets du bas monde ? Comment vous faites autre que l’évocation de Dieu, autre que la récitation du Qour’an, autre que le tasbiH ou le takbir, ou autre que la révision de la science de la religion ?».

De ce hadith qui est Sahih, qui a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres, nous avons la preuve qu’il est permit de parler dans la mosquée en évoquant des sujets du bas monde et que ceci n’est pas interdit. Les paroles qui sont interdites à l’extérieur de la mosquée sont également interdites à l’intérieur de la mosquée. Il y’a une exception toutefois. Si quelqu’un discute et que cela va perturber une personne qui fait la prière ou qui récite le Qour’an, c’est interdit. Et cela concerne aussi les personnes qui sont en train d’étudier la science de la religion. Si par exemple dans le centre il y’a une assemblée de la science de la religion et que des gens sont en train de parler de sorte à ce que ça les perturbe, c’est haram. Ou des gens qui font du dhikr et que des gens discutent de sorte à les perturber, c’est interdit. Faites le rappel pour ne pas que les gens tombent dans le péché.

 

Certains quand ils font un rappel, c’est pour avoir le dessus. C’est pour se montrer comme si lui sait et l’autre ne sait pas. Ou bien soit disant pour marquer un but : « ça y est je l’ai fait taire ! ». Non ce n’est pas ça l’objectif, quand tu interdits un mal tu le fais pour l’agrément de Dieu. Vérifie ton intention. Ça c‘est très important. Car l’âme a tendance à vouloir toujours être supérieure, donc il va lui dire pour se montrer supérieur à lui, pour le faire taire. Ce n’est pas quelque chose de louable, il peut tomber dans le péché s’il fait preuve d’orgueil ou autre. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Il doit vérifier son intention avant puis il s’adresse à lui avec douceur.

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah accorde plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que ce qui est fait avec dureté et violence ».

Donc fais le avec le sourire. Quel est ton objectif au bout du compte? C’est que tu veux le sauver du péché et tu veux gagner des récompenses. Donc fais le de manière élégante, de manière subtile, de manière gentille. De plus, tu as plus de chance d’atteindre ton objectif si tu le fais avec douceur qu’avec violence.

Donc si quelqu’un est en train de faire la prière ou qu’il récite le Qour’an, c’est interdit de le perturber que ce soit avec des paroles du bas monde ou des paroles de religion.

Ou même si tu récites à côté de lui ou autre. Si quelqu’un veut réciter le Qour’an, alors qu’il récite de manière à ne pas perturber l’autre. Celui qui parle qu’il ne perturbe pas non plus celui qui récite le Qour’an.

 

Il ne faut pas oublier une chose, c’est que dans notre religion, le musulman est respectable. Quand on dit que le musulman a une hourba, c’est quoi ? C’est la respectabilité.

Même si toi tu ne le supportes pas, tu es jaloux, tu gardes ça dans ton cœur, tu l’étouffes et tu ne le manifestes pas. Tu te comportes de manière correcte, rigoureuse. C’est normal, certains peuvent avoir des sentiments. Nous ne sommes pas tous maîtres de nos sentiments. Parfois tu dis : « celui-là je ne le supporte pas, pourquoi c’est toujours lui, pourquoi ce n’est pas moi ». Tu étouffes ce sentiment et tu ne le concrétises surtout pas, ni par une parole, ni par une croyance, ni par un acte, ni rien. Tu essaies d’atténuer ce sentiment au maximum. Et tu te comportes de manière correcte comme la Loi de l’islam te l’a ordonné. Allah ta ^ala a fait qu’on n’est pas maître de nos sentiments. On ne peut pas aimer certains d’un amour dans le sens de la passion, du désir. Mais les sentiments on les cantonne dans un container hermétique et on se comporte de manière correcte. Il ne faut pas que ça déborde, ça salit, ça devient de mauvaises paroles, de mauvais regards, de mauvais gestes, non.

 

  • Le deuxième hadith qui est aussi mensongèrement attribué au prophète, ils disent : « que celui qui parle dans la mosquée en disant des paroles du bas monde, Allah lui fait perdre des récompenses de 40 ans ». Cela est aussi un mensonge. Il a été authentifié que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il lui arrivait de rester la nuit avec un groupe de ses compagnons dans la mosquée. Et les compagnons se mettaient à discuter des souvenirs avant comment ils faisaient dans la jahiliyya, avant d’entrer en islam. C’est-à-dire comment les gens se comportaient, c’était des choses qui étaient drôles. Et eux riaient et le prophète souriait. Dans ce hadith Sahih rapporté par At-Tirmidhiyy et dans le hadith avant, il y’a des preuves que parler à l’intérieur de la mosquée et dire des paroles qui ne comportent pas de péchés, rire pas pour quelque chose d’interdit, ne fait pas perdre des récompenses et c’est quelque chose d’autorisé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, il est permit de s’asseoir de manière mouhtabiyan. C’est une manière de s’asseoir comme en tenant ses jambes avec ses mains (en repoussant les jambes vers sa poitrine et en les tenant avec les mains). C’est également permit de s’asseoir en tailleur (croiser les jambes). Toutes les manières de s’asseoir sont autorisées dans la mosquée. Et on peut même s’allonger dans la mosquée. Même si la personne est allongée et dirige ses jambes vers la qibla’, c’est permit ce n’est pas interdit. Il y’a des ignorants qui lorsqu’ils voient qu’une personne dirige ses pieds vers la qibla’, ils disent : « non non ne fais pas comme ça ». Il faut arrêter ces gens là, les empêcher de faire cela. Car ils sont en train d’interdire aux gens de faire des choses qui sont licites. Interdire cela c’est de l’égarement. Avec quelle preuve selon la Loi de l’islam ils interdisent cela ? Il n’a pas été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il est interdit cela. Ce qui est interdit c’est de tendre les pieds vers le Qour’an ou vers un livre de sciences de religion ou vers un des noms de Dieu. C’est-à-dire si le Qour’an ou le livre de sciences de religion ou une feuille sur laquelle il y’a le nom de Dieu n’était pas sur un endroit élevé, mais en face du pied de la personne, ça c’est interdit. Mais si lui, tends ses pieds et que le livre est au-dessus sur une armoire, cela n’est pas interdit.

L’interdiction ici c’est par respect pour le nom de Allah ou pour le Qour’an.

Par contre rabaisser le livre du Qour’an comme en posant les pieds dessus, ça c’est de la mécréance. Et celui qui commet une mécréance ou une apostasie, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ».

 

Parmi les lois relatives aux mosquées qui sont recommandées, c’est de les nettoyer, de les parfumer en brûlant de l’encens. Comme par exemple en brûlant du loubban, qui est une gomme arabique. C’est de la résine qui sort des arbres. Ou avec Al ^Oud, qui est une sorte de bois venant des pays d’Asie et qui est très parfumé. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’encensait avec le corps, il les brûlait pour se parfumer le corps avec.

Et la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, on y brulait de l’encens depuis l’époque de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab jusqu’à nos jours, chaque vendredi sans interruption. Ça c’est une tradition qui a été perdu dans certains pays, les gens l’ont arrêté. Celui qui revivifie cette tradition en brûlant de l’encens dans la mosquée, il est concerné par le hadith de Ibnou Majah, qui signifie : « celui qui revivifie une bonne tradition qui a disparu après moi, il en aura la récompense et il aura la récompense de ceux qui vont la refaire après lui, sans qu’il ne leur soit diminué quoi que ce soit de leur récompense ».

S’il ya quelque chose de bien qui a disparu, celui qui la refait comme par exemple brûler de l’encens dans la mosquée, alors c’est quelque chose qui a disparu dans certaines villes, il aura la récompense chaque fois que quelqu’un va la refaire. Il aura une part de récompense.

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons de ceux que lorsqu’ils écoutent une parole, ils suivent le meilleur qu’ils entendent et qu’ils l’appliquent. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une fin heureuse et qu’Il fasse que nous soyons au nombre des gens du paradis et de la félicité. ‘aamiin

 

 

 

Wa l-Lahou ta ^ala ‘a^lam wa ahkam.

 

L’excellence de comportement

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître MouHammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le chaykh que Allaah lui fasse Miséricorde a dit : « que chacun d’entre nous mette en pratique le hadiith du messager de Allaah » qui signifie : « celui qui veut éviter l’enfer et qui veut entrer au paradis, qu’il fasse en sorte que lorsqu’il vient à mourir, il croit en Dieu, il croit au jour dernier, et qu’il se comporte avec les gens tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui ». Rapporté par ‘Ahmad, Mouslim, Al-Bayhaqiyy et ‘Ibnou ‘Abii Chaybah.

Cette dernière phrase : « …qu’il se comporte avec les gens tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui », celui qui la met en pratique il aura réussit, il aura gagné. Et celui qui ne la met pas en pratique il sera dans les plus bas niveaux.

Cette dernière phrase veut donc dire, parmi les causes pour être sauvé, c’est que le musulman, on le sait il aime que les gens l’excusent, il aime que les gens ne lui en veulent pas, il aime que les gens patientent avec lui comme s’il a des défaillances. Il convient également qu’il se comporte de la même manière avec les gens.

C’est-à-dire qu’il convient au musulman de patienter devant la nuisance d’autrui, et d’agir en bien avec celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant.

L’un d’entre nous aime bien que son frère ne le dévoile pas quand il fait défaillance ou quand il fait des erreurs. Il convient qu’il se comporte avec les gens de la même manière. C’est-à-dire qu’il supporte la défaillance des gens, la défaillance de ses frères.

 

Quant à celui qui n’agit pas ainsi il ne va pas augmenter en degré selon le jugement de Allaah.

Et c’est cela l’excellence de comportement auquel le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement incité, par sa parole qui signifie : « je suis garant d’une résidence en bordure du paradis, pour celui qui délaisse le débat inutile ». C’est à dire le débat où la personne débat uniquement pour avoir le dernier mot. Il n’y a pas d’intérêt religieux dans le fait de poursuivre cette discussion, juste la personne veut avoir le dernier mot. Celui qui le délaisse même s’il avait raison, pour des choses qui sont futiles, pour l’agrément de Dieu il délaisse cela, le prophète a dit qu’il lui garantit une résidence en bordure du paradis.

 

Et il est garant ^alayhi s-Salaatou wa s-salaam, d’une résidence au centre du paradis pour celui qui délaisse le mensonge, même si c’est par plaisanterie. Le mensonge c’est toute parole qui n’est pas conforme à la réalité. Donc celui qui délaisse cela, même si c’est par plaisanterie, le prophète lui garantit une résidence au centre du paradis.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam garantit une résidence tout en haut du paradis pour celui qui fait preuve d’excellence de comportement. Et l’excellence de comportement nécessite beaucoup de combats contre ses passions, contre son âme.

Parce que l’âme veut toujours avoir le dessus, l’âme veut avoir le dernier mot, l’âme cherche à répondre au mal par le mal, l’âme veut faire mal à autrui pour être elle tranquille. Donc celui qui arrive à faire dompter son âme, à la faire suivre la loi du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à faire preuve d’excellence de comportement, le prophète lui garantit une résidence tout en haut du paradis. Il n’y a pas de malheur au paradis, il n’y a pas de tristesse, il n’y a pas de chagrin. Mais les degrés du paradis ne sont pas les mêmes. Il y’a des gens qui vont avoir mieux que d’autres. Cependant, il n’y a pas quelqu’un qui va être malheureux au paradis, il n’y a aucune espèce de dérangement, de gêne, de jalousie. Tout le monde sera satisfait. Mais la félicité au paradis n’est pas la même. Il y a des gens qui vont avoir plus que d’autres. Et celui qui est intelligent c’est celui qui cherche à avoir encore plus.

Parce que, si ici dans cette vie tu cherches à avoir la maison la plus confortable, la plus proche par exemple pour aller faire tes courses, la plus proche des transports, pour une vie qui est limitée quel que soit le nombre d’années, que dire du paradis, c’est une vie qui est sans fin. Celui qui est intelligent c’est celui qui cherche à avoir encore mieux au  paradis. Certains ils se suffisent comme l’expression « ils dorment sur leur laurier ». Ils disent « al HamdoulilLaah j’ai vu le prophète en rêve, j’ai vu le cheveu du prophète en rêve », et après certains ont un mauvais comportement.

Celui qui est intelligent c’est celui qui est reconnaissant envers Dieu, et qui cherche à avoir mieux encore.

 

L’excellence de comportement c’est une chose auquel le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement incité. Ce hadiith a été rapporté par Al-Bayhaqiyy, Al-Haakim, At-Tabaraniyy et ‘Abouu Dawouud.

 

 

Notre chaykh a dit : « l’excellence de comportement c’est quelque chose de très important, de très noble, de très élevé comme niveau ».

Pour atteindre ce niveau, il est :

  • Indispensable de supporter la nuisance des autres,
  • Indispensable de cesser de nuire aux autres,
  • Indispensable de faire le bien à autrui envers ceux qui sont reconnaissants tout comme envers ceux qui ne sont pas reconnaissants.

 

Le chaykh que Allaah lui fasse Miséricorde a dit : « si vous vous attachez à ce hadiith, si vous le mettez en œuvre, vous deviendrez au nombre de ceux qui réussiront, vous serez élevés au plus haut des degrés ».

 

 

Et dans un autre hadiith, il ya une similarité de certains points de vue, qui est ce qui signifie : « à chaque fois que la douceur intervient dans une chose, elle la rend encore plus belle ». Tu peux faire la chose de deux manières différentes : tu peux la faire durement, et tu peux la faire avec douceur. Quand tu la fais avec douceur, cette chose devient encore plus belle.

Un enseignant dans son cours peut transmettre l’information de manière sèche, de manière rude. Et il peut transmettre l’information avec douceur.

Une enseignante dans son école peut transmettre l’information de manière rude, elle peut transmettre l’information de manière douce.

Une femme dans son foyer peut se comporter avec son mari, il arrive qu’elle peut se comporter de manière sèche, elle peut aussi faire un effort et se comporter de manière douce.

L’homme dans la maison peut se comporter de manière rude, il peut se comporter de manière douce.

La personne peut s’acquitter des obligations de manière qui est sans faire d’efforts, et la personne peut également faire un effort pour accompagner cette chose avec de la douceur. La douceur chaque fois qu’elle intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. Ce hadiith a été rapporté par Al-Boukhaariyy dans Al-‘Adabou l-Moufrad et par ‘Ibnou Hibbaan.

 

 

Et dans une autre version de ce hadiith, le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allaah agrée la douceur en toute chose ». Même quand tu parles, quand tu marches, quand tu t’assoies, quant tu abordes la conversation. Donc d’aborder la douceur si tu le fais avec la recherche de l’agrément de Dieu, tu gagnes des récompenses. Allaah agrée la douceur dans toute chose. Et ce hadiith a été rapporté par At-Tabaraniyy, par Al-Boukhaariyy, par An-Naçaa’i, par Al-Bayhaqiyy, par ‘Ibnou Hibbaan.

 

 

Qu’est-ce que la douceur ?

C’est d’accomplir la chose de la meilleure manière comme en patientant avec les gens. Ce titre est surtout pour ceux qui veulent travailler dans la da^wah. Ceux qui veulent profiter aux gens pour leur enseigner, faut patienter avec eux. Et le chaykh a comparé, et ça c’est l’enseignement des souufis, celui qui veut profiter aux gens il est comme l’arbre fruitier. J’imagine qu’à chacun d’entre vous il vous est arrivé de cueillir un fruit d’un arbre, de tenir le fruit dans votre main et de le prendre. L’arbre fruitier, si tu vas cueillir le fruit avec ta main, tu vas l’obtenir. Si tu vas secouer l’arbre, les fruits vont tomber. Si tu vas frapper avec une tige, les fruits vont tomber.

Celui qui travaille dans la da^wah, il est comme cet arbre fruitier. Qu’on vienne prendre de lui doucement, qu’on le secoue, qu’on le tape, dans tous les cas il donne des fruits. C’est ça l’enseignement des souufis, c’est ça l’enseignement de notre chaykh.

Travailler dans la da^wah ce n’est pas uniquement réciter des connaissances, c’est également patienter avec les gens et savoir comment transmettre ces informations avec la douceur, la pertinence. Faire en sorte que la personne mette en œuvre ce qu’elle entend. Il ya des gens qui savent très très bien la théorie, mais quand ils arrivent à la pratique, quand ils sont sous le feu de l’action, ils oublient.

 

Et vous avez sans aucun doute entendu ce hadiith du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam rapporté par Al-Bayhaqiyy qui signifie : « le croyant est semblable à un chameau qui a un trou dans son museau, par lequel on peut le tirer ».

Qu’est-ce que le prophète a dit ? Il a dit ce qui signifie : « si on le tire il marche, si on veut le faire accroupir même sur un rocher, il va s’accroupir, grâce à ce point faible qu’il a, il est devenu docile ».

Le croyant est à l’image de ce chameau qui est docile. Si tu le tires il vient. Si tu le fais accroupir même sur un rocher, ce n’est pas confortable pour un chameau de s’accroupir sur un rocher, et bien il s’accroupit. Même si c’est quelqu’un de petit ou d’âgé qui va le tirer, il va marcher avec lui. Qui va le faire accroupir sur un rocher, il va s’accroupir.

 

Le sens de ce hadiith, c’est une incitation au croyant d’être doux, d’être docile avec ses frères, tant qu’ils ne lui demandent pas de faire une désobéissance à Dieu. Quand le chaykh a dit « avec ses frères », ça peut être ton mari à la maison, ça peut être ton épouse à la maison, ça peut être ton collègue dans le travail de da^wah.

Donc sois docile tant qu’il ne te demande pas de désobéir à Dieu. Sois facile à manier, ne sois pas difficile. Certains ont une appréhension, quand ils vont s’adresser à quelqu’un il va se dire « qu’est-ce qu’il va me répondre, qu’est-ce qu’il va me dire, comment je vais lui demander ». Il s’agit d’être facile avec les autres pour s’entraider à ordonner le bien et interdire le mal.

C’est-à-dire il va faire preuve de concordance avec lui, il ne va pas être hautain vis-à-vis de lui, et il va ainsi se faire aimer par lui. Celui qui applique cela, il aura gagné, il atteindra les hauts degrés.

Le chaykh a dit : « engagez vous à appliquer cela. Si vous appliquez cela vous atteindrez les hauts degrés ». Si vous le faites bien sûr, dans l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. « Et si vous n’appliquez pas cela, ce sera le contraire ».

Et le chaykh a dit : « ceux qui sont prioritaires pour appliquer ce hadiith, ce sont ceux qui d’entres vous sont les plus âgés ». Et le chaykh a dit : « et ceci est requis de la part de tout le monde ». Du jeune, du plus petit jusqu’à celui qui est âgé ou adulte. « Tout ceci est requis de la totalité. Mais en priorité ce sont vous les plus âgés. Vous les pus âgés soyez des exemples, soyez des modèles pour autrui dans ces comportements qui sont louables. Vous obtiendrez ce que vous souhaitez comme haut degré si Dieu le veut ».

 

Dans ce verset 159 de souurat ‘Aali ^Imraan, Allaah nous apprend : « que la douceur qui est dans le cœur du prophète envers ses compagnons, cette douceur est un bienfait, est une Grâce que Allaah lui a accordé ».

Et qu’est-ce que ça veut dire que Allaah a accordé une Miséricorde dans le cœur du prophète ?

C’est-à-dire  que le prophète, Allaah ta ^aalaa l’a aidé à faire preuve, IL lui a accordé la réussite à être doux avec ses compagnons, à agir avec sagesse et douceur envers eux.

Et dans la suite du verset, Allaah nous apprend : « que si tu avais été froid et si tu avais eu le cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi ». Personne ne serait resté avec toi, tout le monde serait parti.

La froideur, certains tu leur dis « as salaamou ^alaykoum », c’est à peine s’il te répond, pour marquer la distance.

Certains c’est comme ils n’ont pas de pitié dans leur cœur, son cœur est dur. Certains, soubHaanalLaah, ils ont la dureté dans le cœur. C’est comme si pour lui il est anormal d’être doux, de sourire, de passer le salaam, de dire quelques mots pour détendre un peu l’atmosphère. Parfois même avec les gens qui leur sont proche, ils vivent dans la même maison. Donc ce n’est pas ainsi qu’il convient d’être, il convient d’agir avec douceur, avec bienfaisance.

 

La suite du verset : « fa^fou ^anhoum » c’est-à-dire « excuse-les ». Pourquoi ?

Parce que ce verset est venu après la bataille de ^OuHoud. Vous savez que lors de la bataille de ^OuHoud, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait fixé un ensemble de compagnons pour surveiller les arrières de l’armée, pour pas que l’ennemi vienne les prendre en étau, entre ceux qui étaient devants et ceux qui étaient derrières. Mais ceux qu’il avait positionné sur cette montagne qu’on appelle Jabal Ar-Roumaat, devant la tombe de notre maître Hamza, en face de la montagne de ^OuHoud, c’est la bas que le prophète avait placé les archers, quand ils ont vu sur le terrain de la bataille que les musulmans avaient le dessus, ils n’avaient pas écoutés la parole du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils ont pour certains, quittés leur position.

Donc le verset c’est pardonne-les, excuse-les pour ce qu’ils ont fait avec toi, en n’ayant pas écouté ta parole.

 

« wa staghfir lahoum »  c’est-à-dire « invoque Allaah pour qu’il leur pardonne pour ce qu’ils auraient outre passés comme règle ou comme loi dans l’islam ».

 

Et l’ordre suivant qui est venu dans le verset, c’est :

« Wa chaawirhoum fil ‘amr »  – « concerte toi avec eux, demande leur conseil ». C’est-à-dire « dans les sujets qui sont importants, là où tu n’as pas reçu la révélation ». Bien sur, quand il a reçu la révélation Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne va pas demander « qu’est-ce que vous pensez? On fait ça ou on fait ça ? ». Il va simplement appliquer la révélation.

Pourquoi cet ordre de demander le conseil ?

Parce que quand tu demandes conseil à quelqu’un, n’est-ce pas que ça le touche, ça lui fait plaisir si tu vas donner ton avis. Si par exemple à la maison la femme demande à son mari « qu’est-ce que tu penses si on fait telle chose ? », c’est une concertation qui va réjouir le cœur de celui à qui on demande son opinion. Et cela égaye le cœur, ça montre qu’on accorde de l’importance à cette personne à laquelle on demande l’avis. C’est quelque chose qui va raffermir les liens. Et c’est ça dans l’islam, comme nous a enseigné notre chaykh, lorsque les liens deviennent forts, on peut facilement ordonner le bien et interdire le mal. Ca devient encore plus facile. Mais si les gens se repoussent les uns les autres, chacun va aller dans un sens. On ne va pas être fort pour aller dans une même direction pour ordonner le bien et interdire le mal.

 

Autre finalité de cet ordre quand Allaah dit : « Wa chaawirhoum fil ‘amr », c’est une parole qui concerne le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est-à-dire « concerte-toi avec eux pour les sujets importants », c’est également afin que ta communauté te prenne en exemple en cela. Afin que ta communauté te suive dans cette demande de concertation.

 

Et dans le hadiith rapporté par Al-Haçan, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « chaque fois que les gens se concertent, ils parviennent à ce qui est le mieux pour eux ».

Hadiith rapporté par At-Tabariyy, Al-Boukhaariyy dans Al ‘Adaba l-Moufrad d’après Al-Haçan.

C’est ce qu’à notre époque, certains qui parlent dans ce genre de science, appellent cela l’intelligence collective. Des gens vont mettre ensemble leurs idées et vont pouvoir arriver à quelque chose qui est plus fort que si chacun allait tout seul. Rappelle toi une chose c’est qu’il ya des gens qui payent de l’argent pour avoir des conseillers, alors que toi tu as pleins de conseillers autour de toi, des frères et sœurs, donc demande-leur leur opinion, leur avis. Peut être qu’ils vont attirer ton attention sur quelque chose à laquelle toi tu n’avais pas pensé, mais que ça va être très utile. Et c’est gratuit, donc profite.

 

‘Abouu Houreyra que Allaah l’agrée a dit : « je n’ai pas vu des gens qui demandaient plus le conseil les uns aux autres que les compagnons du messager de Allaah ».

Qu’est-ce que ça veut dire se concerter ?

Ça veut dire je montre mon opinion, mon avis, mes arguments et je fais que mon frère à son tour me donne son avis, son opinion, ses arguments. Vous voyez qu’ainsi on va explorer ensemble un maximum de pistes qui va nous enrichir mutuellement, intellectuellement. Et avec la bonne entente et la lucidité et la sagesse, on va aller tous ensemble vers ce qui est de notre intérêt.

Et de chez qui les compagnons ont apprit cela ? Ils l’ont apprit auprès du messager.

 

Ce hadiith indique également qu’il est permit de faire un ‘ijtihaad, c’est-à-dire de déduire les lois pour des cas qui n’ont pas fait l’objet de textes. Bien sûr ce n’est pas n’importe quelle personne qui va déduire des lois. Ce sont ceux qui sont Moujtahid. Et ceci comporte la preuve que l’analogie est également un argument dans l’islam.

 

La suite du sens du verset, c’est la parole qui est adressée au prophète : « dès lors que tu as fixé ton opinion, après avoir entendu les divers avis autour de toi, quand tu as tranché, alors fie-toi à Dieu ». C’est-à-dire va dans le sens de ce que tu as jugé comme étant le plus pertinent et le mieux.

Il ne s’agit pas de l’avis que tu as entendu le plus, ce n’est pas un vote ou une majorité. Tu pèses le pour ou le contre par rapport à la Loi de l’islam. Dès lors que tu as su ce qui est le plus pertinent, le plus adéquat, le plus conforme à la Loi de l’islam, alors tu fonces. Ça y est tu te fies à Dieu et tu avances.

La suite du verset signifie : « Certes Allaah agrée ceux qui se fient à Lui ».

Cela signifie compter sur la réussite que Dieu nous accorde. Et s’en remettre totalement à Lui. C’est à dire se rappeler et garder présent dans son cœur que c’est Dieu qui est le Créateur du bien et du mal, que c’est Dieu qui Crée la réussite, que Dieu c’est Lui qui accorde, c’est Lui qui prive, c’est Lui qui fait ce qu’IL veut.

Donc tu te fies à Dieu, tu as choisit ce qui est le plus pertinent et tu avances en espérant que Dieu t’accorde la réussite.

 

Et dans le Sahih de Al-Boukhariyy, du hadiith de ‘Anas ‘Ibnou Maalik, que Allaah l’agrée, à propos de la description du messager de Allaah notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « c’était le meilleur des gens par son aspect physique et par son comportement ».

C’est par ce hadiith et des hadiiths qui sont semblables, qui ont été rapporté à propos des mérites du messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il apparait clairement ce que la dame ^Aa’ichah que Allaah l’agrée a dit pour décrire le messager de Allaah, une parole qui signifie : « le Qour’aan était son  comportement ». Ça c’est le sens apparent. Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ca veut dire tout caractère de bien que le Qour’aan a ordonné d’avoir, et bien ce trait de caractère était celui du messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Et le messager tout comme il a dit cela pour enseigner, pour diriger, il a dit ce qui signifie : « Allaah agrée la douceur en toute chose », tout comme l’a rapporté Mouslim.

Et la douceur c’est le contraire de la violence.

Et Allaah agrée que son esclave croyant fasse preuve de douceur en toute chose.

Celui qui veut avoir un tel état, alors qu’il cherche, qu’il apprenne comment se comportait le prophète pour que lui-même adopte la même conduite et le même comportement que celui du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Lorsqu’un croyant veut ordonner un bien, qu’il le fasse avec la douceur et non pas avec la violence. Beaucoup de gens lorsqu’on leur ordonne de faire quelque chose, qui est à l’origine quelque chose de bien, mais si la manière est dure, alors ils vont se braquer. Par contre si c’est avec douceur, ils vont aller dans le même sens.

 

Parmi les formes de douceur, c’est que tu veux ordonner à quelqu’un qui a manqué à une obligation, si tu veux lui donner l’ordre d’accomplir cette obligation religieuse, sans qu’il en fasse tout une affaire, la douceur requiert que tu lui transmettes le message sans lui faire comprendre forcément que c’est lui qui est visé et pas quelqu’un d’autre. C’est-à-dire que tu peux parler en général pour que la personne elle-même comprenne le message sans que tu la mettes dans une situation inconfortable. Certains savants ont dit : « passer le conseil ça ne veut pas dire faire un scandale ». Tu peux passer le message sans que la personne soit dévoilée ou que tu la blesses dans son amour propre. Parce que si tu utilises ce moyen, tu vas te préserver du refus par entêtement. Certains refusent par entêtement. Certains parce que tu leur parles avec dureté, ils vont refuser. Rien que par entêtement ils vont refuser.

A plus forte raison, si tu veux interdire quelque chose de blâmable, par exemple quelqu’un commet quelque chose d’interdit, c’est un péché, et tu as su que quelqu’un avait commit ce péché, si tu utilises la douceur pour passer ton message, cela va permettre plus facilement à ce que la personne obtempère, comprenne et applique. Ça veut dire que la douceur est un secret pour la réussite. Quand tu veux ordonner le bien, quand tu veux interdire le mal tout comme Allaah l’a ordonné, adopte la douceur. La douceur permet d’avoir beaucoup plus de résultats que la dureté ou la violence.

 

Parmi les formes de douceur qui sont recommandées dans la Loi de l’islam, c’est que tu penses à l’état de la personne à la quelle tu veux passer le conseil. Tu réfléchis à son état. S’il s’agit d’une personne qui comprend d’un signe, par simple allusion, et bien tu utilises ce moyen. Tu fais un signe et la personne elle-même va comprendre. Mais il ya des gens qui ne comprennent pas par allusion, tu as besoin d’être plus explicite. Mais ce n’est pas pour autant que tu vas utiliser la méthode qui va l’empêcher d’accepter la vérité.

Certains quand tu parles avec eux avec des paroles directes, leur orgueil va prendre le dessus. Ils vont refuser juste par entêtement, même s’ils savent pertinemment que ce que tu es en train de lui dire est vrai.

Donc donner le conseil c’est comme escalader une montagne. Quand tu escalades une montagne, est-ce que tu vas choisir la côte la plus dure ou tu vas utiliser le chemin qui est le plus facile pour monter ? C’est le chemin le plus facile même s’il est plus long. Mais au moins tu vas y arriver. Mais si tu prends le chemin le plus dur, tu risques de tomber et tu ne vas pas atteindre ton objectif.

 

Combien de gens sont partis de quelque chose qui est bonne à l’origine, c’est d’interdire quelque chose de mal. Mais comme ils ont mal agit, ils ont utilisés une manière violente, quand on dit violente ce n’est pas forcément avec des coups, ça peut être avec les mots ou un comportement ou avec un signe de la tête. Ils vont avoir un résultat contraire au résultat escompté.

Il ya parmi les gens, que Dieu nous en préserve, ceux qui commettent la mécréance à cause de leur entêtement. Ou qui, que Dieu nous en préserve, augmentent en mal par rapport au mal qu’ils étaient en train de faire et qu’on leur demande d’arrêter. Surtout s’il s’agit des gens qui ont un pouvoir comme le gouverneur ou les princes ou les gens qui ont une notoriété ou les gens qui sont matériellement à l’aise, ou qui ont des postes ou des diplômes. Certains ça joue sur leur égo et ils rejettent la vérité si on utilise la manière directe. C’est pour cela qu’utiliser la douceur est un secret qui permet d’arriver au résultat.

Parce que celui qui veut ordonner le bien et interdire le mal, quel est son objectif ?

N’est-ce pas que son objectif c’est qu’on obéisse à Dieu, c’est de faire diminuer les désobéissances à Dieu. Si lui utilise la méthode qui au contraire va augmenter la désobéissance à Dieu, est-ce qu’il a atteint son objectif ? Il n’a pas atteint son objectif.

C’est pour cela parfois tu patientes devant quelque chose, tu sais qu’elle est mauvaise la chose, mais tu attends un moment plus opportun pour la corriger. Parce que si tu vas directement la corriger, ça va non seulement ne pas arrêter ce mal, mais ça va provoquer un mal plus grave.

Un exemple que notre chaykh nous a donné, il a dit que si quelqu’un est tout nouveau dans l’islam, par exemple il n’est pas d’origine musulmane, il ya des choses qui sont des obligations. Tu ne vas pas parler de ces obligations dès le début avec lui, alors que lui est déjà au tout début du cheminement. Il est en train de se conforter dans la compréhension des deux témoignages : Qu’est-ce que le témoignage il n’est de Dieu que Dieu signifie, qu’est-ce que le témoignage que Mouhammad est le messager de Dieu signifie. Petit à petit tu vas l’aider à progresser. Mais si tu lui places la barre très haute dès le départ, qu’est-ce qu’il va faire ? Certains vont tout arrêter d’un coup. Il va peut être ne plus écouter de cours sur la croyance parce que tu lui as parlé des choses qui sont de l’ordre qui sont des péchés du corps ou des péchés de la main qui sont bien moins graves que la mécréance.

Et quand on dit que quelqu’un est nouveau parfois c’est quelqu’un qui est né de parents musulmans mais qui n’a pas entendu beaucoup, qui n’a pas suffisamment apprit. Certains ils ont leurs parents qui sont musulmans depuis des générations mais ils ont certains noms de musulmans ou noms d’attache, ou quelques petits repères (leur prénom ou ils savent qu’il ya ramaDaan ou il ya l’^iid). Il n’a pas beaucoup de connaissances et si dès le départ tu lui parles de beaucoup de choses, il va peut être se braquer et tu ne vas pas pouvoir aborder avec lui des thèmes qui sont importants, comme par exemple l’apostasie (ce qui fait sortir de l’islam). Il ne va pas être réceptif si tu le braques sur des sujets qui sont des conséquences bien moins graves que les conséquences de la mécréance par exemple. C’est pour cela qu’il faut adopter la sagesse et faire preuve de douceur.

 

Une fois dans l’assemblée du chaykh, il y avait quelqu’un qui avait dit une parole et cette parole est une parole qui fait sortir de l’islam, clairement. Si le chaykh n’avait pas été là, beaucoup de ceux qui étaient dans l’assemblée et qui ont apprit, auraient tout de suite sauté et auraient dit « qu’est-ce que tu dis, dis tout de suite les deux témoignages ». Mais le chaykh a vu plus loin que cela. Il a adopté la sagesse. Qu’est-ce qu’il a fait ? Il a continué son cours et il a passé dans son cours les informations pour faire comprendre que cette notion n’est pas correcte et que c’est quelque chose qui fait sortir de l’islam. On peut interdire le mal sans diriger la parole vers la personne. Quand il s’est assuré que la notion correcte a bien été comprise, diffusée, acceptée, il s’est levé comme si l’assemblée était finie. Il a fait comme mine d’avoir oublié quelque chose. Vous voyez il n’a pas tout de suite sauté. Il a dit « on va tous dire tous ensemble il n’est de Dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » et tout le monde a dit cela.

Sans que tu aies mit la personne dans le collimateur et qu’il se soit braqué ou qu’il se soit entêté. Voila comment une manifestation de sagesse, de douceur et tu atteints ton objectif. C’est pour cela que c’est très important.

 

Qu’est-ce qui t’aide à cela ? C’est ton intention, quelle est-elle ? Qu’est-ce que tu cherches, qu’est-ce que tu veux ?  Tu as toujours le cap, il faut que tu maintiennes le cap. Ton objectif c’est d’ordonner le bien et d’interdire le mal, de faire en sorte qu’il y ait moins de péchés, que des gens adorent Dieu, que des gens n’aient pas de mauvaise croyance au sujet de Dieu, que des gens accomplissent les obligations. Tu le fais parce que Dieu nous l’a ordonné, tu  le fais pour gagner des récompenses, pour gagner l’agrément de Dieu. C’est-à-dire la sincérité et la finalité, l’intention. Et cela va t’aider à ne pas être déstabilisé quand tu entends quelque chose ou quand quelqu’un te dit quelque chose. Tu gardes ton sang froid, tu es lucide, tu continues calmement, gentiment, sincèrement et tu avances. C’est ça qui va te permettre d’atteindre ton objectif.

Le devoir le plus important c’est de croire en Dieu et en Son messager. Ça c’est le plus important des devoirs. Tous les péchés par rapport à la mécréance c’est comme si ce n’était pas des péchés. C’est pour cela que la chose la plus précieuse que le musulman a c’est le fait qu’il soit musulman. C’est le fait qu’il a la croyance qu’il n’ait de Dieu que Dieu, que Allaah est l’unique Dieu qui mérite d’être adoré, c’est-à-dire qu’on se soumette à Lui à l’extrême. Ça c’est la plus grande des richesses, le bien le plus précieux que tu as. Les savants ont dit même si tu n’as rien, tu n’as pas de maison, tu n’as pas de nourriture, tu n’as rien du tout mais que tu as l’islam, c’est comme si tu as mieux que les biens de ce bas monde. Et celui qui possède tout ce bas monde, même si quelqu’un possédait beaucoup de richesses mais il n’est pas musulman, c’est comme s’il n’a rien du tout.

Pourquoi ?

Car après cette vie on va tous mourir. Et après on va être tous ressuscité. Et après la résurrection, il y aura des gens qui vont aller au paradis et des gens qui vont aller en enfer. Et ceux qui ne sont pas musulmans ne vont pas aller au paradis. Celui qui adore Jésus mais qui dit que Jésus c’est le fils de Dieu, celui qui ne croit pas au prophète Mouhammad, ou celui qui dit moi je crois en Dieu mais je ne crois pas au prophète, celui qui te dit « moi je suis agnostique je ne me prononce pas je suis neutre (il dit peut être vous êtes vrai, peut être c’est faux) », ceux-là ne sont pas musulmans, ne sont pas croyants.

Les croyants ce sont ceux qui ont cru en Dieu et en Son messager et qui n’ont point douté. Le fait de douter fait sortir de l’Islam. On ne doute pas que notre religion c’est la religion que Dieu agrée, on ne doute pas que Dieu existe, on ne doute pas que notre prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est venu pour nous enseigner l’islam, on ne doute pas que tous les prophètes sont musulmans. On ne doute pas que celui qui a autre que l’islam pour religion, elle ne sera pas accepté de lui. On ne doute pas sur ces sujets.

 

Le croyant est ferme, il est fort. Le croyant n’est pas une girouette qui tourne avec le vent : quand les gens fêtent soit disant noël, ils achètent un arbre alors il achète un arbre ; quand les gens se jettent par le haut du balcon il se jette par le haut du balcon. Le musulman a des principes.

 

Mais comment se renforcer dans la Foi ? C’est en assistant dans les assemblées de science. C’est pour cela que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui pour qui Dieu veut du bien, IL lui fait apprendre la science de la religion ».

 

Mais comment est-ce que tu apprends la science ?

C’est en assistant dans les assemblées de science. Ce n’est pas en lisant des livres ou en regardant internet ou des chaînes paraboliques. C’est en assistant dans les assemblées de science parce que la science s’acquiert par transmission orale.

 

Souurat Al-Zalzalah

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Nous allons voir ensemble quelques sens compris dans une sourah du Qour’aan. Une sourah qui est très importante et qui contient beaucoup d’informations à propos du jour du jugement. Cette sourah c’est la sourate Az-Zalzalah.

A propos de cette sourah et plus particulièrement où est-ce qu’elle a été révélé, descendu, il y’a deux avis des savants. Mais l’avis qui prévaut est l’avis de la majorité des savants du tafsiir, qui est l’avis de ‘Ibnou Mas^oud et de Jaabir, qui sont tous deux des compagnons du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est que cette sourah a été descendu lorsque le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  était à la Mecque. Selon la majorité des savants, notamment ‘Ibnou Mas^oud et Jaabir, cette sourah a été révélé alors que le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  était à la Mecque.

Certains savants, certains faqiih ont dit : « non elle est médinoise ». C’est-à-dire qu’elle a été descendue au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  alors qu’il était à Médine, sa ville illuminée. Et ce deuxième avis c’est l’avis de ‘Ibnou ^Abbaas.

 

Les versets de cette sourah sont au nombre de 8.

Bismil-Laahi r-raHmaani r-raHiim

  1. ‘Idhaa zoulzilati l-‘arDou zilzaalahaa
  2. Wa ‘akhrajati l-‘arDou ‘athqaalahaa
  3. Wa qaala l-’insaanou maalahaa
  4. Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa
  5. Bi ‘anna rabbaka ‘aw Haalahaa
  6. ‘Yawma ‘idhin yaSdourou n-naasou ‘achtaatan liyouraw ‘a^maalahoum
  7. Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah
  8. Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah.

 

An-Naçaa’i a rapporté à propos des mérites du Qour’aan, tout comme Al-Haakim et ‘Ahmad, qu’un homme a demandé au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  de lui enseigner une sourah qui comporte beaucoup de significations, qui soit globale, qui soit universelle.

Le messager lui a dit ce qui signifie : « faqra ‘Idhaa zoulzilati jusqu’à la fin ».

L’homme lui a dit : « par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ajouterai rien après elle ». C’est-à-dire qu’il a demandé à ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  lui enseigne une sourah et il a dit qu’il n’allait pas réciter autre que celle-là par la suite. Et l’homme est parti.

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « ‘aflaHa r-rouwayjil  ‘aflaHa r-rouwayjil ». Ar-Rouwayjil est un diminutif de Ar-Rajoul. C’est-à-dire le messager a dit ce qui signifie : « il aura réussi il aura réussi ». Il ne l’a pas blâmé s’il ne récitait pas autre que cette sourah.

 

 

Que veulent-ils dire les versets de cette sourah ?

La parole de Allah ta^aalaa :

 

Verset 1 : « ‘Idhaa zoulzilati l-‘arDou zilzaalahaa » :

C’est-à-dire lorsque la terre va se mettre à trembler. Elle va trembler fortement, elle va être secouée. Mouqaatil a dit : «  la terre va trembler suite aux sons que va émettre l’ange ‘Israafiil ». ‘Israafiil est un ange. ‘Israafiil est un ange qui s’apprête à souffler dans le cor. Le cor est un instrument qui émet un son. Vous savez quand les gens vont à la chasse, ils utilisent un cor. C’est un instrument arrondi et qui fait du bruit pour que les animaux soient chassés d’un endroit à un autre. C’est ça le cor. Ce n’est pas le corps dans le sens humain.

Quand Allah donne l’ordre à ‘Israafiil, il souffle. Et ce souffle indiquera la fin de ce monde. La terre va trembler lorsque ‘Israafiil va émettre ce son par le cor. Au point qu’elle ne s’arrêtera que lorsque tout ce qui est dessus va tomber. Que ce soit des montagnes, que ce soit des constructions, que ce soit des arbres, tout va tomber. Puis elle va continuer à trembler pour faire sortir, la deuxième fois qu’il souffle dans le cor, tout ce qui est enterré. Tout ce qui est sous terre va sortir.

A propos du temps où ce tremblement (zalzalah veut dire trmeblement) aura lieu, il y’a deux avis. C’est-à-dire que les savants ont eu deux explications :

  • Une première pour dire que ce tremblement aura lieu pendant ce bas monde. Et ce sont des tremblements qui font partie des signes annonciateurs du jour du jugement. Et c’est l’avis de la plupart. Comme vous le savez, parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, c’est qu’il va y avoir beaucoup de tremblements de terre.
  • Il y’a un deuxième avis qui dit qu’il s’agit du tremblement du jour du jugement. C’est ce qu’a dit Khaarija ‘Ibnou Zayd ‘Ibnou Thaabit ‘AnSaari que Allah l’agrée, qui fait partie des 7 faqiihs.

Verset 2 : « Wa ‘akhrajati l-‘arDou ‘athqaalahaa » : Al-Farraakh qui fait partie de ceux qui sont connus pour l’exégèse du Qour’aan a dit : « lorsque la terre va projeter tout ce qu’elle contient dans ses entrailles comme argent, comme or ou comme mort ».

 

 

Verset 3 : « Wa qaala l-’insaanou maalahaa » : là aussi il y’a deux avis.

  • Le premier des deux avis c’est que Al’Insaan ici c’est le nom du genre, c’est-à-dire l’être humain. Et cet homme ici, quand l’homme va poser la question « qu’est-ce qui arrive», il s’agit de l’homme en général, ça englobe le croyant et le non croyant. Ici c’est le nom du genre qui englobe le croyant et le non croyant. Dans ce cas cette explication, c’est l’explication qui a été donné par ceux qui ont dit que Az-Zalzalah, le tremblement dont il est question dans le premier verset c’est Az-Zalzalah, le tremblement annonciateur du jour du jugement. Et non pas le tremblement du jour du jugement.
  • Le deuxième avis, l’homme ici c’est le non croyant en particulier. C’est lui qui va poser la question « qu’est-ce qui arrive ». Cette deuxième explication a été donnée par ‘Ibnou l-Jawziyy dans son livre Nouzhatou l-‘a^younil Nawaadhir et Al-Farraakh dans Ma^aanil Qour’aan. Et ce deuxième avis c’est l’avis de ceux qui ont considéré que Az-Zalzalah, c’est le tremblement du jour du jugement. Pourquoi ? Car le croyant sait ce qui arrive. Il ne va pas poser la question. Celui qui pose la question « qu’est-ce qu’elle a la terre, pourquoi elle est comme ça », c’est le non croyant, c’est celui qui renie le jour du jugement. Parce qu’il n’a pas cru en la résurrection. C’est pour cela qu’il va poser la question.

 

 

Verset 4 : « Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa » : au jour du jugement, la terre va annoncer, va informer, va parler. Elle va dire ce que les gens ont fait dessus. Qu’est-ce qu’ils ont fait comme bien et qu’est-ce qu’ils ont fait comme mal. Allah crée la prononciation, l’articulation dans la terre et elle va témoigner de ce que les esclaves ont fait sur elle, qu’est-ce qu’ils ont commit. Allah fait parler la terre et la terre témoignera, elle parlera. Ce n’est pas quelque chose qui est impossible selon la raison, que l’objet inanimé parle. Inanimé ça veut dire qu’il n’a pas d’âme. Un objet qui n’a pas d’âme ce n’est pas impossible qu’il parle par la volonté de Dieu. Puisque c’est Allah qui a fait que l’être humain parle. L’être humain qui était du sang coagulé, puis IL a fait de lui un être qui soit debout avec des caractéristiques. IL l’a fait évoluer d’une étape à une autre, de l’étape de l’eau mélangée des parents jusqu’à du sang puis de la chaire et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il devienne un fœtus ou un enfant, composé de sang, d’os. Et IL a insufflé dans ce corps une âme et IL l’a fait sortir du ventre de sa mère. Et IL a fait que cet être vivant se mette à parler dans le temps dans lequel Allah a voulu qu’il parle, qu’il exprime ainsi ce qu’il a dans son cœur. IL lui donné aussi une force après la faiblesse, après qu’il a été faible, qu’il ne pouvait même pas se protéger des dangers. Allah lui a donné une puissance, une capacité, de se protéger des dangers.  Et IL a préservé autre que lui. IL a fait de lui un être humain. Nous parlons aussi de celui qui est pubère parmi les humains, qu’il soit homme ou femme. Que la femme soit pubère si elle est mariée ou pas. Quand on dit l’homme ici ça englobe tout cela, l’homme ou la femme qu’elle soit mariée ou pas. Allah a fait que cet être humain passe par différentes étapes, depuis l’étape où il était de l’eau mélangée jusqu’à devenir un homme. Cette eau mélangée qui est devenue un caillot de sang puis une bouchée de chaire n’avait pas d’âme, c’était comme un objet inanimé. Puis Allah l’a fait évoluer jusqu’à faire que ce mélange devienne un homme qui parle, une femme qui parle, qui gèrent des affaires de leur vie. C’est Allah, par Sa Toute Puissance a créé l’articulation, la prononciation chez l’homme. C’est par Sa Puissance que Allah a créé dans cette terre qui nous porte la prononciation et l’articulation. La terre parlera, elle témoignera de ce que l’homme a fait sur elle. Elle va témoigner du bien et elle va témoigner du mal que l’être humain a fait. Pour ce qui est des croyants qui sont pieux, la terre ne témoignera que de leurs bonnes actions, parce que leurs mauvaises actions seront effacées. Que Allah nous pardonne nos péchés. ‘aamiin

 

Le musulman vertueux, Allah lui pardonne ses mauvaises actions. Il restera que du bien dans le livre de ses œuvres. Et au jour du jugement, la terre témoignera en sa faveur des bonnes actions qu’il a faite. Elle va dire : « untel a fait sur moi telle et telle chose, tel et tel jour ». Allah crée la parole dans la terre qui va témoigner.

Quand au non musulman, la terre va témoigner contre lui de tous les actes de perversité, d’incrédulités et de désobéissances qu’il aura fait. Le non musulman n’aura pas une seule bonne action de laquelle la terre va témoigner. Car le non musulman aura épuisé, consommé toute la rétribution de ces bonnes actions qu’il avait faite dans le bas monde, de sorte que lorsqu’il va sortir du bas monde, il n’aura aucune bonne action. Allah le rétribue pour ses bonnes actions dans le bas monde avant sa mort. Il aura la santé, la subsistance et ce qui est de cet ordre. Il sera rétribué s’il donne à manger à quelqu’un d’affamé, il sera rétribué s’il donne de quoi se vêtir à quelqu’un qui est dévêtu. De sorte que lorsqu’il va quitter le bas monde, il n’aura aucune part de bonne action dans l’au-delà.

Pour ce qui est des musulmans désobéissants, ceux qui sont morts avant de se décharger des grands péchés, avant le repentir, ils seront de deux catégories. Une catégorie pour lesquelles la terre va témoigner des bonnes et des mauvaises actions qu’ils ont faites sur elle. Et une autre catégorie, Allah ne les dévoilera pas. IL ne fera pas témoigner la terre sur les mauvaises actions qu’ils ont faites sur elle.

 

Et c’est cela la signification de la parole de Allah ta^aalaa : « Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa ». Ce sont là les informations que va donner la terre.

 

At-Tirmidhiyy, ‘Ahmad, Al-Haakim et d’autres ont rapportés que le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « savez-vous quelles sont ces informations que la terre va donner ? ». Ils ont dit : « Allah Sait plus que tout autre et son messager sait ». Il a dit ce qui signifie : « ces nouvelles c’est qu’elle va témoigner de ce que chaque esclave, homme et femme, a fait sur elle ». Elle va dire il a fait telle et telle chose, tel et tel jour.

 

Verset 5 : « Bi ‘anna rabbaka ‘aw Haalahaa » : c’est-à-dire que la terre va annoncer des informations  que Dieu lui a  révélé. C’est par la volonté de Dieu qu’elle informe ce qui a été fait sur elle. On comprend de ce verset qu’en ce moment-là, Allah crée en elle une perception. Et Allah fait apprendre à la terre ce que les gens faisaient sur elle.

 

Verset 6 : « ‘Yawma ‘idhin yaSdourou n-naasou ‘achtaatan liyouraw ‘a^maalahoum » : c’est-à-dire que les gens au jour du jugement vont quitter cette station. Cette station où leurs actes leur ont été exposés. Ils vont la quitter groupe par groupe. Un groupe va partir vers la droite au paradis et les gens de la mécréance iront vers la gauche en enfer. La parole de Allah ta^aalaa « li youraw ‘a^maalahoum », c’est-à-dire « ils verront la rétribution de leurs œuvres ». Allah ta^aalaa fait que les gens vont quitter par groupe la station où leurs actes leur ont été exposés pour voir et obtenir la juste rétribution de leurs œuvres. Le sens est qu’ils vont quitter la station de l’exposition des actes par groupe pour occuper leur place au paradis et en enfer.

 

Verset 7 : “Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah et verset 8 : “Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah”.

^Abdoul-Laah ‘Ibnou Mas^oud a dit : “c’est le verset du Qour’aan qui comporte le plus de sagesse”. C’est ce qu’a dit Al-Qourtoubi et il a été d’accord avec lui.

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a cité ce verset et il l’a appelé « Al-FaaDHah Al-Jaami^ah »  tout comme dans le Sahih de Al-Boukhariyy.

Le Haafidh ‘Ibnou Hajjar Al-^Asqalaaniyy a dit : « il l’a appelé Al-Jaami^ah parce qu’elle englobe toutes les sortes d’obéissance et de désobéissance ».

 

Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah signifie : « celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien il en sera rétribué ».

Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah signifie : « et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal il en verra la rétribution ».

 

Certains pieux lorsque quelqu’un leur prête la maison ou leur loue la maison, si jamais il y’a un clou qui est tombé ou il a mit un clou, il cherche à s’excuser auprès du propriétaire. Car ils ont compris ce verset. Pas comme aujourd’hui les gens font du mal autour d’eux et ne cherchent même pas à s’excuser. C’est très important de quitter ce bas monde propre. Tout comme on lave le corps du mort, il est important qu’avant de mourir, il fasse en sorte qu’il se décharge de toutes les injustices qu’il aurait pu commettre. Et vous savez que l’invocation que fait celui qui a subi une injustice contre celui qui l’a faite, est une invocation qui est exaucée. Même si celui qui a subi l’injustice est un non musulman. Il faut que la personne fasse attention de ne pas être injuste, ni avec les musulmans ni avec les non musulmans.

Il l’a appelé FaaDHah c’est-à-dire unique, particulière. Parce qu’elle est unique par sa signification. C’est-à-dire que parmi les gens bien heureux, ceux qui font le poids d’une petite fourmi de bien (une fourmi est très légère), il verra cela dans le livre de ses actes. Soit il le verra inscrit dans son livre des actes soit il verra la rétribution pour ce qu’il a fait. Pourquoi le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a incité à faire des aumônes ? Peut-être avec la partie d’une datte que tu donnes en aumône, cela va faire pencher la balance des bonnes œuvres et tu vas aller au paradis. Tu ne sais pas quel acte de bien va être celui qui va te sauver. Ne rate aucune occasion, dès que tu te lèves le matin, de faire le bien autour de toi. Même avec un sourire avec ton frère en islam ou ta sœur en islam, ou une partie de datte. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité les gens, surtout les femmes à faire des aumônes. Car l’aumône peut être une cause pour être délivré. A nous de donner des aumônes avant que ne vienne un jour où tu ne trouveras pas un seul pauvre. Lorsque va venir notre maître ^Iça ^alayhi s-salaam, la terre va sortir ses richesses, tu ne trouveras pas de pauvres  à qui donner une aumône, tellement les gens seront riches.

Celui qui fait le poids d’une fourmi de bien, il le verra. Qu’est-ce que ça veut dire qu’il le verra ? Soit il le verra inscrit sur le livre de ses œuvres soit il en verra la rétribution. Parce que le non musulman, lui ne verra aucun bien dans l’au-delà.

 

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^aalaa : « Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah », c’est-à-dire celui qui fait le poids d’une fourmi ou d’un grain de poussière de mal, il le verra. C’est-à-dire qu’il verra la rétribution. Allah ta^aalaa nous a averti par Sa parole « mithqaala dharrah », c’est-à-dire le poids d’un grain de poussière ou d’une fourmi. Car le mot dharrah peut avoir le sens de grain de poussière, peut avoir le sens de fourmi. C’est-à-dire que c’est quelque chose de très léger. Le poids d’un grain de poussière ou le poids d’une fourmi, IL nous a averti pour que nous sachions que celui qui est plus que le grain de poussière ou la fourmi, aussi que ce soit de peu ou de loin supérieur à un grain de poussière ou une fourmi, la personne en verra la rétribution. Ainsi ce qui est de la taille du grain de poussière ou de fourmi la personne va en voir la rétribution, à fortiori, ce qui est plus grand que le grain de poussière ou le poids d’une fourmi.

 

As-SouyouTiyy a dit : « dans ces deux versets (c’est-à-dire les versets 7 et 8), il y’a une incitation à faire le bien, que ce soit en petite quantité ou en grande quantité ». C’est-à-dire si ton frère ou ta sœur te sollicite, t’appelle à l’aide pour que tu viennes participer avec lui au bien, ne rate pas cette occasion. Dis toi que maintenant tu as la capacité physique, tu as le temps, alors ne rate pas cette occasion. Que ce soit ton père ou ta mère à la maison qui te demande de l’aider pour des tâches ménagères. Que ce soit ton frère ou ta sœur de sang qui te demande de l’aider pour une affaire administrative ou autre. Que ce soit ton frère ou ta sœur dans l’association qui te demande de donner un cours ou de surveiller les enfants ou d’ordonner le bien et d’interdire le mal, ou de venir renforcer une assemblée de sciences. Ne rate aucune occasion pour faire le bien. Tu ne sais pas, aujourd’hui tu peux le faire, demain tu ne pourras pas le faire. Aujourd’hui certains montent dix marches d’escaliers, il ne s’est même pas aperçu qu’il a monté dix marches. Demain peut-être qu’une marche il va trouver une difficulté.

 

Comme l’a dit notre chaykh que Allah lui fasse Miséricorde : « ô vous qui avez la bonne santé, faites les prières surérogatoires ». Si tu ne fais pas la prière surérogatoire maintenant, c’est quand que tu vas les faire. Donc il ne faut rater aucune occasion pour faire le bien.

 

Ces deux versets sont comme le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les a appelé : « globaux et uniques ».

Globaux car il englobe toutes sortes de bonnes et de mauvaises actions. C’est-à-dire que ça nous averti sur le bénéfice des bonnes actions et la gravité des  mauvaises actions même s’ils sont d’un grain de poussière.

Et unique par cette information, car ça nous attire l’attention, ça nous incite à œuvrer.

 

Dans Al-Mouwatta de l’imaam Maalik que Allah l’agrée, il a dit : « il m’a été rapporté qu’un pauvre a demandé la nourriture à ^A’ichah la mère des croyants. Elle avait du raisin devant elle. Elle a dit à quelqu’un prends un grain de raisin et donne le lui. Cette personne à qui elle a donné l’ordre s’est mit à regarder ^A’ichah avec étonnement ». Pourquoi un grain ? Les gens trouvent négligeable. Peut-être que devant elle, il y avait 3 grains, 4 grains, Allaahou ‘a^lam. Mais elle a dit donne lui un grain de raisin. Aujourd’hui certains dans les marchés l’écrasent, au lieu de les prendre et de les mettre sur l’étalage.

Elle a dit : « prends un grain de raisin et donne le lui. La personne était étonnée ? ^A’ichah lui a dit : « tu es étonné ? ». Elle lui a dit : « combien tu estimes ce grain de raisin en poids de fourmis ?». Combien il vaut en fourmi ?

Alors que dans le verset, celui qui fait le poids d’une fourmi de bien, il en sera rétribué. Qu’est-ce quelle a voulu lui faire passer comme message ? Ne néglige pas le bien que tu peux faire. Même si c’est quelque chose qu’aux yeux des gens peut sembler négligeable, tu ne sais pas combien ça vaut comme poids de fourmis.

 

 

Que Allah nous inspire et nous aide à faire le bien avec la bonne intention, et qu’IL ne nous prive pas de la récompense. ‘aamiin

Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

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