Tafsir sourate an Nisaa versets 1-16
Sūratu n-Nisāʾ
Elle est médinoise et comporte cent soixante-seize versets.
Verset 1 : Ô vous les gens : c’est-à-dire ô vous descendants d’Ādam
Craignez votre Seigneur Qui vous a créés à partir d’une seule personne : votre Seigneur Qui vous a fait dériver tous à partir d’une même origine qui est votre père à tous et il s’agit d’Ādam ʿalayhi s-salām.
Et Il a créé à partir d’Ādam son épouse : Dieu vous a fait apparaitre à partir d’une seule personne dont telle est la caractéristique : Dieu l’a créée de terre, et de la personne d’Ādam, Dieu a créé son épouse Hawwāʾqui a été a été créée à partir d’une des côtes d’Ādam.
Et à partir d’eux deux, Dieu a fait qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes. Dieu a fait que se propagent à partir de ces deux-là les deux espèces du genre humain, qui sont des hommes et des femmes. Et Celui Qui est tout puissant à faire cela, Il est puissant sur toute chose. Et parmi les choses sur lesquelles Il est tout puissant, c’est de punir les mécréants et les pervers. La réflexion à ce sujet mène à craindre Celui qui est tout puissant à châtier et mène à craindre Son châtiment.
Et craignez Dieu Celui par Lequel vous vous suppliez les uns les autres : quand on dit à quelqu’un, pour l’attendrir, la parole « bi l-Lāh », on veut dire : « par l’amour révérenciel que tu as pour Dieu, fais cela »
Et les liens de parenté : faites bien attention à ne pas rompre les liens de parenté, ceci pour montrer l’importance des liens de parenté.
Certes Dieu sait tout de vous : rien n’échappe à Dieu à votre sujet.
Verset 2 : et accordez aux orphelins leurs biens : c’est-à-dire quand ils atteignent la puberté, donnez-leur les biens que leur ont laissé leurs parents. Dès qu’ils atteignent la puberté, ils ne sont plus orphelins mais comme il n’y a pas si longtemps, ils l’étaient, ils sont encore nommés ainsi. Il y a ainsi une indication à ne pas retarder à leur donner leurs biens dès que ces orphelins atteignent la puberté, si on pense d’eux qu’ils vont gérer leurs biens de manière réfléchie c’est-à-dire si on pense qu’ils ont atteint une maturité qui leur permet de gérer leurs biens.
Ne remplacez pas ce qui est mauvais par ce qui est bon : autrement dit, ne substituez pas à ce qui vous est interdit (à savoir les biens des orphelins) par ce qui vous est licite (à savoir votre bien à vous).
Et ne prenez pas leurs biens pour les rajouter à vos propres biens à vous : ne rajoutez leurs biens à vos biens à vous lorsque vous engagez des dépenses de sorte que vous ne distinguiez plus entre vos biens et leurs biens, par insouciance et que vous en arriviez à consommer ce qui ne vous est pas licite. Et que vous ne fassiez pas de différence entre leurs biens et vos propres biens.
Car cela est extrêmement grave : c’est-à-dire consommer les biens des orphelins est extrêmement grave c’est-à-dire que c’est un grand péché.
Verset 3 : et si vous craignez de ne pas être équitables : c’est-à-dire de ne pas être justes à propos des orphelins (ici c’est un pluriel qui englobe les filles et les garçons)
Alors épousez ce que bon vous semble : c’est-à-dire ce qui vous est licite, autorisé
Parmi les femmes : parce qu’il y a parmi les femmes celles que Dieu vous sont interdites et qui sont mentionnées dans le verset de sūratu at-taḥrīm. Il a été dit : si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, alors à plus forte raison, craignez de tomber dans la fornication ; c’est -à-dire que si vous craignez d’être injustes envers les orphelins dans la gestion de leurs biens, alors à plus forte raison, craignez de tomber dans la fornication ; alors épousez ce qui vous sont licites comme femmes et ne tournez pas autour des interdits. Il a été dit que c’était des gens qui n’avaient pas de scrupules à commettre la fornication mais ils craignaient d’assurer la tutelle des orphelins. Alors il leur a été dit cela : « si vous craignez d’être injustes à propos des orphelins, alors, à plus forte raison, craignez de tomber dans la fornication. Et pour ne pas tomber dans la fornication, épousez ce qui vous est licite comme femmes. Et ne rodez pas autour des interdits.
Epousez des femmes qui vous sont licites en un nombre bien limité, deux, trois ou quatre : c’est comme si on dit à quelqu’un : partagez -vous cette somme d’argent : deux /deux, ou trois/trois : c’est-à-dire comme ainsi et pas cinq/cinq par exemple. Celui d’entre vous qui veut épouser plus d’une, alors que ce soit dans cet ordre : chacun d’entre vous épouse deux, ou trois ou quatre, selon cet ordre-là et pas selon un autre ordre.
Si vous craignez de ne pas être équitable, alors que ce soit une seule : c’est-à-dire : attachez-vous à n’en épouser qu’une ou choisissez une (dans le cas où certains, à ce moment-là avaient plus que quatre femmes : il leur est dit : si tu crains de ne pas être équitable, tu gardes une femme et tu te sépares des autres)
Ou celles qui vous appartiennent : il a considéré comme équivalent, dans le cas où ils craignent de ne pas être équitables, soit une seule épouse libre ou plusieurs femmes esclaves (sans limiter le nombre des femmes esclaves)
Cela (il fait allusion entre choisir une seule épouse ou avoir des femmes esclaves) vaut mieux que de favoriser une ou d’être injuste.
Verset 4 : et accordez aux femmes leurs dots d’un don qui soit de bon cœur : la parole s’adresse ici aux maris. Il a été dit que cette phrase s’adresse au tuteur qui prenait la dot de la femme : c’est pour leur rappeler que la dot est destinée à la femme.
Alors si elles acceptent de bon cœur de vous en donner (c’est-à-dire aux maris) une part (c’est-à-dire de la dot) c’est-à-dire qu’elles ont accepté de bon cœur de vous rendre une partie de la dot, mais sans qu’elles n’y soient contraintes à cause de votre mauvais comportement et votre mauvaise vie conjugale,
Alors consommez-le sans péché : et sans qu’il y ait de mal en cela. Cette expression « hanī’an marīʾan » est pour indiquer que c’est licite et qu’il n’y a pas de charge contre vous si vous le faites.
Verset 5 : n’accordez pas aux impudents c’est-à-dire ceux (ceux qui étaient orphelins puis qui ont atteint la puberté) qui gaspillent leurs biens, ceux qui dépensent leurs biens dans ce qu’il ne convient pas et qui n’ont pas la capacité de bien gérer leurs biens, de les faire fructifier et de les utiliser à bon escient : la parole s’adresse ici aux tuteurs
Vos biens : c’est-à-dire les biens des orphelins dont vous avez la charge en tant que tuteurs (en effet ce sont les tuteurs qui gèrent les biens de ces orphelins) alors que Dieu a fait que les biens (en général) soient un moyen de vie pour vous, pour vos familles et vos enfants. Donc ce verset ne veut pas dire que les biens de l’orphelin sont un moyen pour vous de vie pour vos familles.
Et faites-les fructifier : faites en sorte que ces biens soient une source de subsistance pour eux : faites avec ce bien du commerce pour dégager par-là du bénéfice et que leurs frais de charge soient couverts à partir des bénéfices et non pas à partir du bien en soi, pour que le bien ne soit pas consommé uniquement par les dépenses.
Et assurez leur subsistance et achetez-leur aussi des vêtements et dites-leur de belles paroles : c’est-à-dire c’est la promesse que, si vous êtes mûrs lorsque vous atteindrez votre puberté, nous vous rendrons vos biens.
Verset 6 : éprouvez les orphelins : c’est-à-dire : examinez leur comportement, testez leur état et leurs connaissances de la bonne gestion, avant la puberté. Le test « chez nous » signifie « chez les Hanafites » (car l’imam An-Nasafiyy est hanafite) : le test chez eux consiste à leur donner un certain montant pour le gérer, pour déterminer leur état, pour déterminer ce qu’ils vont faire avec ce qui leur a été confié. Il y a la preuve qu’il est permis d’autoriser à un enfant mature de faire du commerce.
Jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge du mariage : c’est-à-dire la puberté, parce que c’est l’âge qui rend valide le mariage, l’âge auquel le rapport sexuel est possible. Il a été appelé l’âge du mariage car « an-nikāḥ » est un terme qui désigne le mariage et le rapport sexuel.
S’il s’avère pour vous qu’ils sont matures : dans leur comportement (la gestion d’activités) et dans les transactions,
Alors rendez-leur leurs biens : sans retard par rapport à l’âge de la puberté. C’est comme s’il disait : testez les orphelins jusqu’à leur puberté, ils sont en droit de recevoir leurs biens et donnez-leur leurs biens à condition que vous ayez remarqué leur maturité.
Et ne consommez pas leurs biens en gaspillant et en vous empressant qu’ils ne grandissent : ne consommez pas les biens de l’orphelin par gaspillage et par anticipation de leur croissance, en disant « nous les dépensons dans ce que nous désirons, avant que l’orphelin ne devienne pubère et ne récupère les biens qui sont entre nos mains ».
Dans ce verset, Dieu a donné deux règles :une dans le cas où le tuteur est tuteur d’un orphelin qui est riche et une dans le cas où le tuteur est le tuteur d’un orphelin qui est pauvre : celui qui est riche évite de consommer le bien de l’orphelin, il se préserve autant que faire se peut de la consommation du bien de l’orphelin. Quant au pauvre, il peut consommer ce qui lui permet de survivre tout en prenant ses précautions lorsqu’il consomme.
Quand vous leur rendrez leurs biens, alors prenez des témoins à ce sujet : prenez des témoins qui témoignent que les orphelins ont bien réceptionné leurs biens, pour éviter tout reniement ultérieur.
Et Dieu suffit pour faire rendre des comptes aux gens : et cela suffit. Au Jour du Jugement il y aura la justice.
Verset 7 : les hommes ont une part de l’héritage laissé par les parents ainsi que la parenté et les femmes également ont une part de l’héritage laissé par les parents ainsi que la parenté : ce sont ces gens-là qui héritent les uns les autres, à partir du lien de parenté. Donc c’est le lien de parenté qui implique un héritage. Elles auront une part qui est inférieure ou bien supérieure, mais ce sont des parts qui sont déterminées dans la Loi de l’Islam. C’est-à-dire que chacun aura une part déterminée de l’héritage. Alors que les gens de l’époque de l’ignorance avant la venue du Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam ne donnaient pas d’héritage ni aux enfants ni aux femmes. Et ils disaient : n’hérite que celui qui sait utiliser une lance et obtenir un butin. Ils visaient les hommes capables de se battre. Alors que l’Islam est venu pour définir la part pour chacun.
Verset 8 : et si, sont présents au partage de l’héritage la parenté (qui ne font pas partie des héritiers) et qu’il y a des orphelins et des pauvres (qui ne sont pas de la parenté) donnez-leur une part (de ce qu’ont laissé les parents et la parenté) : ici c’est un ordre de recommandation (amru nadbin) et dites-leur de belles paroles : à ceux qui ne font pas partie de la parenté, dites -leur de belles paroles, c’est-à-dire une belle excuse et de belles promesses ; c’est-à-dire soyez généreux avec eux.
Verset 9 : ceux qui craignent, s’ils meurent, de laisser une descendance qui est démunie, ils ont peur pour eux. Qu’ils craignent Dieu: ceux qui sont visés ici, ce sont les tuteurs, autres que la parenté. Comme si un père recommande quelqu’un de confiance, au cas où lui-même meurt, en assumant les charges et en faisant fructifier leur héritage et en le préservant. Ces tuteurs (autres que la parenté) ont reçu l’ordre de craindre Dieu et de préserver ceux qui sont sous leur tutelle. Dans ce verset, Dieu leur ordonne de craindre pour ceux qui sont sous leur tutelle parmi les orphelins, de la même crainte et de la même compassion que s’ils avaient été leur propre descendance et qu’ils étaient démunis et faibles. Et qu’ils s’engagent à cela dans leurs cœurs et que s’ils s’imaginent que c’était leurs propres enfants, pour qu’ils n’osent pas agir d’une manière différente de la compassion et de la miséricorde. (Ils se disent dans leurs cœurs : si ces orphelins étaient mes propres enfants, comment aimerais-je que d’autres les gèrent ? Donc moi, je vais gérer ces orphelins comme j’aurais espéré que d’autres gèrent mes propres enfants)
Et qu’ils disent des paroles justes : la parole juste, ici, de la part du tuteur, c’est qu’il s’adresse à ces orphelins tout comme il s’adresserait à ses propres enfants, avec la bienséance et le bon accueil.
Verset 10 : c’est un verset de menace et d’avertissement : ceux qui consomment les biens des orphelins injustement. C’est-à-dire en agissant avec injustice, d’une manière qui n’est pas conforme à la Loi de l’Islam ; ils sont en train de remplir leur ventre d’un feu, c’est comme s’ils sont en train d’avaler du feu. Ils ne font que consommer ce qui va entrainer vers l’enfer. Il a été rapporté que celui qui consomme les biens de l’orphelin injustement, il sortira de sa tombe au Jour du Jugement (il sera ressuscité) avec de la fumée qui sort de sa tombe, de la fumée qui sort de sa bouche et de la fumée qui sort de son nez et de ses oreilles. Les gens sauront ainsi que c’était quelqu’un qui consommait injustement les biens de l’orphelin., dans le bas-monde.
Et ils vont griller en enfer : ils entreront en enfer qui est attisé et dont les flammes sont terribles.
Verset 11 : Dieu vous engage et vous ordonne à propos de vos enfants : c’est-à-dire à propos de leur héritage : le garçon a la part équivalente à deux filles : c’est-à-dire pour chaque garçon de vos enfants. Il a été dit que cette règle est venue abroger ce qui était fait avant dans la période de l’ignorance, où l’héritage allait totalement aux garçons et pas aux filles. Il a été dit qu’il suffit aux garçons qu’ils aient le double de la part des filles. Cette règle est dans le cas où il y a une telle configuration : c’est-à-dire s’il y a parmi les enfants, un garçon et deux filles : dans ce cas-là, le garçon aura deux parts et les deux filles auront deux parts.
S’il n’y a que des filles, plus que deux, dans ce cas elles vont se partager les deux tiers de l’héritage du défunt : parce que, même si l’héritage n’a pas été mentionné explicitement, on comprend qu’il s’agit des deux tiers de l’héritage. Comme le verset parle d’héritage, on a su que celui qui a laissé, c’est le défunt.
Si c’est une fille unique, elle aura la moitié de l’héritage : et le reste sera pour les autres membres du clan. Ceci indique que s’il n’y avait qu’un fils unique, il aura tout l’héritage. Mais cela n’a pas été mentionné de manière explicite. La plupart des compagnons, que Dieu les agrée, ils ont dit que, dans le cas où il y a deux filles, elles ont le même jugement qu’un ensemble de filles, du fait de la règle générale qui indique que le garçon a le double de la part de la fille. Exemple : si quelqu’un meurt et laisse un garçon et une fille : la fille a la moitié de la part du garçon : donc la fille aura un tiers et le garçon aura les deux tiers. Si une fille unique a le tiers, alors les deux tiers sont pour les deux filles. Cela non plus n’est pas mentionné. Ceci, parce qu’à la fin du verset, Dieu dit que si elles étaient deux sœurs, elles auront les deux tiers de ce qu’il a laissé : c’est dans le cas où un homme meurt sans laisser d’enfants et il laisse deux sœurs : elles auront les deux tiers. An -Nasafiyy dit que, comme les deux filles sont plus proches du défunt que les deux sœurs : donc si les deux sœurs ont les deux tiers, alors, à plus forte raison, les deux filles auront deux tiers. On parle des deux sœurs car ce cas n’a pas été mentionné de manière explicite dans le verset. C’est pour cela qu’ils ont considéré que les deux filles auront la même part que les deux sœurs, et ils n’ont pas diminué la part des deux filles.
Et pour ses parents : ce qui est visé est le père et la mère (qui vont hériter si leur enfant décédé n’a pas de descendance) d’un garçon ou d’une fille (même si c’est le pronom possessif masculin qui est employé car le plus courant est qu’il s’agit des parents d’un homme) chacun des deux aura le sixième de ce qu’il aura laissé en héritage, s’il a des enfants. Ceci s’applique pour le garçon et pour la fille. Les parents auront le tiers – chacun aura un sixième avant le partage –
Dans le cas où il meurt sans laisser de descendance, alors sa mère aura le tiers : dans le cas où il n’est pas marié et n’a pas d’enfants, sa mère aura le tiers de l’héritage. S’il (ou elle) était marié(e), son épouse (ou son époux) aura une part de l’héritage et sa mère aura le tiers de ce qui reste. Ceci car le père a une part plus grande dans l’héritage que la mère : il a le double. Donc si la mère recevait le tiers de l’héritage, alors il aurait moins que sa part à elle. Exemple : une femme était mariée, elle est morte et elle a laissé un mari et ses deux parents. Dans ce cas, le mari a la moitié de l’héritage. Sa mère a le tiers du restant c’est-à-dire le tiers de la moitié ce qui correspond au sixième de l’héritage. Et le père aura le double, ce qui correspond au tiers de l’héritage.
S’il avait des frères, alors sa mère aura le sixième : si le défunt avait deux ou plus frères et sœurs (et il n’a pas laissé d’enfants). Et s’il n’avait qu’un seul frère, la mère aura le tiers : c’est comme s’il n’avait pas de frère ou sœur). Il va citer trois catégories de proches parents : al-ʾaʿyāne et al-ʿalāte et al-aẖyāf.
Al-ʾaʿyāne sont les frères et sœurs de même père et mère. Al-ʿalāte sont les enfants d’un homme qu’il a eus de femmes différentes. Al-aẖyāf sont les enfants d’une femme qu’elle a eus de maris différents. Ces trois catégories de personnes, leur conséquence sur la part de la mère est la même.
Après avoir réalisé les dernières volontés du défunt : le défunt peut donner jusqu’au tiers de son héritage pour autre que les héritiers, à condition que ce ne soit pas dans l’intention de priver les héritiers et après avoir remboursé les dettes et avoir réalisé les dernières volontés. Le remboursement de la dette est prioritaire sur les dernières volontés dans la Loi de l’Islam. Alors que dans le verset, ce qui a été mentionné en premier, ce sont les dernières volontés mais dans la Loi de l’Islam, c’est le remboursement de la dette qui est prioritaire. Cela veut dire que tous ces partages auront lieu après avoir réalisé les dernières volontés et avoir remboursé la dette.
Vos pères et vos enfants, vous ne savez pas lequel d’entre eux vous est le plus bénéfique : c’est-à-dire que vous ne savez pas lequel des deux va vous profiter le plus, en terme d’héritage. Dieu a précisé les parts d’héritage, conformément à ce qui est pour Lui une sagesse. Et si cela dépendait de vous, alors vous ne sauriez lequel d’entre eux est le plus bénéfique et vous auriez placé vos biens d’une manière qui n’est pas sage. Donc les parts de chacun des héritiers se distinguent en fonction des bénéfices de chacun. Et vous ne connaissez pas cette différence, c’est pour cela que Dieu a fixé les parts de chacun et Il n’a pas laissé ce choix à votre propre décision parce que vous êtes incapables de connaitre les parts qu’il convient de donner à chacun.
Cela est une obligation qui a été fixée par Dieu. Certes Dieu sait les choses avant de les créer et il est Ḥakīm c’est-à-dire qu’Il a la sagesse en tout ce qu’Il a défini comme part de l’héritage de chacun et pour autre que l’héritage.
Verset 12 : qu’est-ce que l’homme va hériter si c’est son épouse qui meurt : vous avez la moitié de ce que vos épouses laissent dans le cas où elle n’a pas d’enfant mais dans le cas où elle avait des enfants de vous ou d’autres que vous, vous auriez dans ce cas le quart de ce qu’elle laisse mais après avoir exécuté les dernières volontés ou remboursé les dettes. Les dernières volontés (al-waṣiyyah) ne peuvent pas dépasser le tiers de l’héritage et il ne faut pas que ce soit dans l’intention de priver les héritiers.
Et à leur tour, votre épouse héritera du quart de ce que vous laissez si vous n’avez pas d’enfants. Mais si vous avez des enfants, elles auront le huitième de ce que vous aurez laissé (ce qui correspond à 12.5%)
Après avoir exécuté les dernières volontés ou remboursé les dettes.
Si c’est une femme ou plusieurs femmes, elles s’associent dans le partage du quart ou du huitième. C’est toujours la règle que l’homme a le double de part de la femme.
Si c’est un homme qui est décédé duquel il est hérité, (kalālatan) c’est-à-dire un homme dont on hérite mais il n’a pas d’enfant ni de parents ou bien si c’est une femme dont les parents sont morts et elle n’a pas d’enfant. S’il a un frère ou une sœur de même mère et sur ce point-là, il ya unanimité des compagnons et des savants, dans ce cas-là, chacun aura le sixième : dans ce cas-là, il n’y a pas de différence entre le garçon et la fille.
Dans le cas où ils sont plus qu’un (frère ou sœur) c’est-à-dire s’ils sont deux ou plus, frères ou sœurs de même mère, garçon ou fille, ils seront associés au tiers : si c’est un frère il aura un sixième, si c’est une sœur, elle aura un sixième mais s’ils sont plus qu’un, alors ils vont se partager le tiers, parce qu’ils ont cette parenté avec leur frère défunt par le biais de leur mère et par ailleurs, la mère n’hériterait pas plus que le tiers. Le terme qui signifie qu’ils vont être associés (pour le tiers), généralement, cela indique que c’est à parts égales. Et il n’y a pas de part additionnelle pour le frère par rapport à sa sœur. Ils vont se partager le tiers de l’héritage à parts égales.
Après avoir exécuté les dernières volontés et le remboursement des dettes : cette phrase a été répétée dans le verset à plusieurs reprises parce que ceux qui vont laisser leurs dernières volontés sont différents (En effet le défunt est soit le père, soit la mère, soit un homme qui n’a pas d’ascendants ni de descendants).
Ce leg dans l’intention qu’il ne soit pas pour porter préjudice à ses héritiers : ce qui pourrait être un préjudice serait de léguer plus que le tiers de son héritage ou de léguer à un seul héritier (car cela va diminuer la part des autres héritiers). Rappel : le leg est ce que le défunt a recommandé de donner après sa mort. Cela consiste à donner une part de l’héritage à quelqu’un qui ne fait pas partie des héritiers, dans la limite du tiers des biens laissés.
Ceci est une recommandation de la part de Dieu : Dieu vous recommande d’agir ainsi.
Et Dieu sait qui est juste et qui est injuste dans ses dernières volontés : Dieu ne punit pas l’injuste immédiatement, Dieu donne du répit mais Il ne te néglige pas.
Verset 13 : ceci : fait référence aux Lois qui ont été mentionnées des legs et des héritages sont des frontières que Dieu a fixées : elles sont appelées ainsi car ces Lois sont comme des limites fixées par Dieu, des limites qu’il est interdit de franchir. Mais si quelqu’un les franchit, cela ne veut pas dire que Dieu les néglige, mais Il donne du répit.
Et celui qui obéit à Dieu et à Son Messager, Il le fait entrer dans des jardins sous lesquels coulent des rivières, ils y resteront éternellement et c’est cela la grande réussite.
Verset 14 : et celui qui désobéit à Dieu et à Son Messager et qui franchit ces limites, Il le fera entrer dans un feu où il restera éternellement et il aura un châtiment humiliant : Al-Kalbiyy a dit : celui qui désobéit à Dieu et à Son Messager, en reniant la division des héritages et en dépassant les limites fixées par Dieu, en se rendant licite ce qu’il fait, il sort de l’Islam.
Les versets suivants s’adressent aux juges légaux, les juges de l’Islam.
Verset 15 : et celles de vos épouses qui commettent l’adultère alors prenez des témoins contre elles, quatre d’entre vous : c’est-à-dire quatre croyants
S’ils témoignent, alors emprisonnez-les à la maison jusqu’à leur mort : c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elles meurent et que leur âme soit retirée
Ou que Dieu leur accorde une autre issue : en raison de la parole du Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām qui est parvenue dans ce verset : le Prophète légifère dans le sens qu’il fixe les Lois, il est une source de législation pour nous. Dieu le confirme dans le Qur’ān dans Sa parole qui signifie : « ce que le Prophète vous dit de faire, faites-le et ce qu’il vous interdit de faire, ne le faites pas ».
Verset 16 : les deux d’entre vous – le fornicateur et la fornicatrice – qui commettent la fornication, alors faites-leur des reproches en les blâmant, en les réprimandant, en leur disant : « vous n’avez pas honte de commettre l’adultère, vous ne craignez donc pas Dieu ! ».
S’ils font le repentir (suite à la fornication) et qu’ils améliorent leur état, alors cessez : c’est-à-dire « cessez les réprimandes et les reproches ».
Certes Dieu est Celui Qui accepte le repentir et Qui est Miséricordieux. Dieu accepte le repentir de celui qui fait le repentir et Il lui fait miséricorde. l’ordre de la révélation est contraire à l’ordre de la récitation ».
En résumé : si le fornicateur était marié et avait consommé le contrat de mariage, il a le statut de muḥṣan : s’il commet la fornication, il mérite une peine légale et ce n’est que celle-là, il n’y en a pas d’autre.
Et s’il n’était pas muḥṣan, il a une autre peine légale et pas une autre.
Et si l’un des deux était muḥṣan et que l’autre ne l’était pas, et qu’ils ont commis la fornication, il sera appliqué au premier la peine légale du muḥṣan et celui qui n’était pas muḥṣan, il lui sera appliqué la peine de celui qui n’était pas muḥṣan.
Iyās ibn Muʿāwiyah
Sa biographie : Il s’agit d’Abū Wāthila Iyās ibn Muʿāwiya ibn Qurrah ibn Iyās ibn Hilāl ibn Rabāb ibn ʿUbayd ibn Sawʾah ibn Sāriyah ibn Ḏibyān ibn Thaʿlabah ibn Sulaym ibn Aws ibn Muzaynah al-Muzaniyy ; il naquit à Baṣra en l’an cinquante-six de l’hégire.
Les signes de son génie et de sa perspicacité se manifestèrent dès son plus jeune âge ; Ibn Khillikān rapporte dans « Wafayāt al-Aʿyān » qu’il dit un jour à son père, alors qu’il était enfant — et son père préférait son frère à lui — : « Ô père, sache que la comparaison entre moi et mon frère auprès de toi est celle d’un pigeonneau : plus laid il est à l’éclosion, plus il gagne en beauté en grandissant, si bien qu’on lui construit des étages et lui aménage des enclos, et que les rois l’apprécient ; tandis que mon frère est comme un jeune ânon : plus séduisant à sa naissance, il perd en beauté en grandissant, jusqu’à ne plus servir qu’à porter le fumier et la terre. »
Il exerça la fonction de juge une année, sous le califat de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz : le calife écrivit à son délégué en Irak, ʿAdiyy ibn Arṭāt, de réunir Iyās ibn Muʿāwiyah et al-Qāsim ibn Rabīʿa al-Jurchiyy, afin de nommer l’un d’eux juge de Baṣrah. Il les réunit donc ; Iyās lui dit : « Ô gouverneur, interroge à mon sujet et à celui d’al-Qāsim les deux juristes de la ville, al-Ḥasan al-Baṣriyy et Muḥammad ibn Sīrīn » — sachant qu’al-Qāsim leur rendait visite alors qu’Iyās ne le faisait pas ; al-Qāsim sut donc que s’il les interrogeait, ils recommanderaient le recommanderaient lui.
Al-Qāsim dit alors au gouverneur : « N’interroge ni à mon sujet ni au sien ; par Allāh, en dehors de qui il n’y a nulle autre dieu, Iyās ibn Muʿāwiyah est plus versé en droit que moi et plus savant en matière de jugement ; si je mens, il ne te sied pas de me nommer alors que je mens, et si je dis vrai, il te faut accepter ma parole. » Iyās dit alors au gouverneur : « Tu as amené un homme que tu avais placé au bord de l’enfer, et il s’en est sauvé par un serment mensonger dont il demande pardon à Allāh, échappant ainsi à ce qu’il craignait. » ʿAdiyy dit : « De ce que je comprends de cela, c’est à toi que revient la charge » ; il le nomma ainsi juge de Baṣrah.
Parmi ses mérites : de nombreux ouvrages de biographies, de littérature et de récits rapportent des anecdotes témoignant de l’intelligence et de la perspicacité du juge Iyās ibn Muʿāwiyah ; al-Ḥarīriyy dit à son sujet, dans ses Maqāmāt, ces mots qu’il écrivit dans la septième séance : « Mon intuition est celle d’Ibn ʿAbbās, et ma perspicacité est celle d’Iyās. » On dit aussi en proverbe : « Il est plus que Iyās », c’est-à-dire plus intelligent que lui.
Parmi ce qui est rapporté de son intelligence et de sa perspicacité, ce que rapporte Ibn al-Jawziyy dans son livre al-ʾAdhkiyāʾ : un homme avait confié un dépôt d’argent à un autre ; lorsqu’il revint le réclamer, celui-ci le nia. Il vint trouver Iyās, qui lui demanda : « Sait-il que tu es venu me voir ? » Il répondit : « Non. » « L’as-tu confronté devant quelqu’un ? » demanda-t-il. « Non », répondit-il. Iyās dit : « Va, et reviens dans deux jours. » Il fit ensuite venir l’autre homme et lui dit : « J’ai une grande somme d’argent que je souhaite te confier ; prépare chez toi un endroit pour cet argent et des gens pour le transporter. »
Lorsque le propriétaire de l’argent revint, le juge lui dit : « Va le trouver et réclame ton argent ; s’il te le donne, tant mieux ; s’il te le nie encore, dis-lui : « J’en informerai le juge. » » L’homme se rendit chez lui, qui lui remit son argent.
Ibn al-Jawziyy rapporte une autre version : un homme avait confié un dépôt d’argent à un autre, puis le lui réclama ; l’homme le nia. Ils portèrent leur litige devant le juge Iyās, qui demanda au demandeur : « Qui était présent avec vous ? » Il répondit : « Je le lui ai remis à tel endroit », et en cet endroit se trouvait un arbre. Iyās dit alors au propriétaire de l’argent : « Va à cet endroit et observe l’arbre ; peut-être Allāh t’y montrera-t-Il ce qui établira ton droit. » L’homme se rendit vers l’arbre, tandis que le juge demandait à l’autre d’attendre le retour de son adversaire ; pendant qu’Iyās jugeait d’autres affaires, il demanda soudain à l’homme : « Penses-tu que ton compagnon soit déjà arrivé à l’arbre ? » Il répondit : « Non. » Le juge lui dit : « Tu es donc un traître » ; l’homme avoua alors avoir nié l’argent.
L’auteur de Ḥilyat al-ʾAwliyāʾ rapporte qu’on dit un jour à Iyās : « Tu as trois défauts : la laideur, le fait de trop parler, et la hâte dans le jugement. » Il répondit : « Quant à la laideur, cela ne dépend pas de moi ; quant au fait de trop parler, est-ce que je parle avec justesse ou avec erreur ? » Ils dirent : « Avec justesse. » Il dit : « Alors abonder en justesse est mieux et préférable. Quant à votre reproche de hâte dans le jugement, combien fait ceci ? » — et il montra cinq doigts. Ils répondirent : « Cinq. »
Il dit : « Vous vous êtes hâtés ! N’auriez-vous pas dû dire un, deux, trois, quatre, cinq ? » Ils dirent : « Nous ne comptons pas ce que nous connaissons déjà. » Il dit : « Je ne retiens pas non plus ce qui m’est déjà apparu clairement dans un jugement. »
Parmi ses récits, il se trouvait un jour dans un lieu où survint une chose alarmante, en présence de trois femmes qu’il ne connaissait pas ; il dit : « Celle-ci doit être enceinte, celle-ci allaitante, et celle-ci vierge. » On vérifia, et il en fut bien ainsi. On lui demanda : « Comment le sais-tu ? » Il répondit : « Dans la peur, l’homme porte instinctivement la main sur ce qu’il a de plus précieux et craint pour cela ; j’ai vu l’enceinte porter la main sur son ventre, j’en ai déduit sa grossesse ; j’ai vu l’allaitante porter la main sur son sein, et la vierge porter la main sur ses parties intimes. »
Il regarda un jour une brique, à Wāsiṭ, et dit : « J’ai vu entre les deux briques un endroit humide, différent de tout le reste de cet espace ; j’ai su qu’il y avait dessous quelque chose qui respire. »
Il passa un jour près d’un endroit et dit : « J’entends l’aboiement d’un chien étranger. » On lui demanda comment il le savait ; il répondit : « Par la soumission de sa voix et l’intensité des aboiements des autres chiens contre lui » ; on vérifia, et l’on trouva effectivement un chien étranger attaché, alors que les autres chiens aboyaient contre lui.
Il se trouvait un jour dans le désert et entendit l’aboiement d’un chien ; il dit : « Ce chien aboie au bord d’un puits » ; on constata que la chose était bien telle qu’il l’avait dite ; on lui demanda comment il le savait ; il répondit : « Parce que j’ai entendu un son semblable à celui qui sort d’un puits. »
Dāwūd ibn Abī Hind rapporte, d’après lui, qu’il dit : « Je parle aux gens avec la moitié de mon intelligence ; mais lorsque deux parties viennent en litige devant moi, je rassemble toute mon intelligence. »
Ḥabīb ibn ach-Chahīd l’entendit dire : « Je n’ai jamais parlé à un homme de doctrine erronée avec toute mon intelligence, sauf aux qadarites ; je leur ai demandé : « Qu’est l’injustice selon vous ? » Ils répondirent : « Que quelqu’un prenne ce qui ne lui appartient pas. » Je leur dis : « Or tout appartient à Allāh ʿazza wa jall ! » »
Parmi ses paroles en défense de la religion, il entendit un jour un juif dire : « Comme les musulmans sont sots ! Ils prétendent que les gens du Paradis mangent sans jamais avoir de besoins naturels [c’est-à-dire qu’ils mangent sans uriner ni déféquer]. » Iyās lui dit : « Tout ce que tu manges se transforme-t-il en besoin naturel ? » Il répondit : « Non, car Allāh en fait une nourriture assimilée. » Il dit : « Alors pourquoi nies-tu qu’Allāh Qui est exempt d’imperfections fasse de tout ce que mangent les gens du Paradis une nourriture entièrement assimilée ? » Le mécréant fut confondu.
Il est également rapporté qu’il dit : « Nul ne m’a jamais surpassé, sauf un seul homme : j’étais dans la salle du tribunal à Baṣrah lorsqu’un homme entra, témoignant devant moi que tel jardin, dont il décrivit les limites, appartenait à Untel. Je lui demandai : « Combien d’arbres y compte-t-on ? » Il se tut, puis dit : « Depuis quand notre maître le juge siège-t-il dans cette assemblée ? » Je répondis : « Depuis tant. » Il demanda : « Et combien de poutres compte le plafond ? » Je lui dis : « Tu as raison », et j’acceptai son témoignage. »
Son décès : l’auteur de Wafayāt al-Aʿyān rapporte qu’Iyās ibn Muʿāwiyah dit, l’année de sa mort : « J’ai vu en songe mon père et moi montés sur deux chevaux, courant ensemble ; je ne l’ai pas devancé, ni lui ne m’a devancé ; mon père a vécu soixante-seize ans, et j’ai le même âge aujourd’hui. » Une nuit, il dit : « Savez-vous quelle nuit est celle-ci ? C’est la nuit où j’atteins l’âge exact de mon père » ; il se coucha et fut trouvé mort au matin ; cela survint en l’an cent vingt-deux de l’hégire, à l’âge de soixante-six ans.
Al-Hasan al-Basriyy
Al-Ḥasan al-Baṣriyy
Sa biographie : Il s’agit du grand imam, du noble maître, le mujtahid, le ḥāfiẓ, l’un des maîtres parmi les Successeurs (Tabiʿīn), Abū Saʿīd al-Ḥasan ibn Abī al-Ḥasan Yasār ibn Muṭahhar ibn Ġāḍirah ibn Qurhud — on dit aussi Furhud, avec un fāʾ — al-ʿAwfiyy.
Son père, Abū al-Ḥasan Yasār, faisait partie des captifs de Maysān, une vaste et importante province riche en villages et en palmeraies, située entre Baṣrah et Wāsiṭ, en terre d’Irak ; il s’établit à Médine, alors qu’il était esclave ; il fut affranchi et demeura à Médine, où il se fixa et se maria, sous le califat d’al-Fārūq ʿUmar, qu’Allāh l’agrée ; al-Ḥasan y naquit ainsi deux ans avant la fin du califat de ʿUmar, qu’Allāh l’agrée. Le nom de sa mère était Khayrah ; on dit qu’elle était affranchie de la Mère des croyants Umm Salamah, épouse du Prophète ﷺ ; Umm Salamah envoyait parfois la mère d’al-Ḥasan pour une course, et lui, encore nourrisson, se mettait à pleurer ; Umm Salamah l’apaisait alors avec son propre sein ; elle le présentait parfois, tout enfant, aux Compagnons du Messager d’Allāh ﷺ, qui invoquaient pour lui. Elle le présenta une fois à notre maître ʿUmar, qui invoqua pour lui en disant : « Ô Allāh, donne-lui la compréhension de la religion et fais-le aimer des gens. » Al-Ḥasan grandit ainsi dans le Wādī al-Qurā[1] ; il faut signaler qu’à sa naissance, notre maître ʿUmar lui avait fait mâcher une datte ; il avait un an lorsque notre maître ʿUthmān mourut, et il assista avec lui à la prière du vendredi ; ainsi, l’année de la naissance d’al-Ḥasan serait l’an vingt et un de la bénie hégire.
Description de quelques-uns de ses traits : l’imam al-Ḥasan, qu’Allāh l’agrée, était éminent, vénéré, noble, d’un rang élevé et d’une grande importance, d’une exceptionnelle prestance, de belle apparence, au point qu’on disait qu’il était le plus bel homme de Baṣrah de son temps, de constitution parfaite, imposant et rayonnant ; il était par ailleurs un combattant, un héros courageux, réputé et compté parmi les braves, un lion parmi les lions de la guerre sur les champs de bataille, d’une force considérable et d’une puissance immense, aguerri face aux hommes. Al-Aṣmaʿiyy rapporte, d’après son père : « Je n’ai jamais vu d’avant-bras plus large que celui d’al-Ḥasan al-Baṣriyy ; il faisait un empan de large. » Muḥammad ibn Saʿd rapporte : « Al-Ḥasan, qu’Allāh lui fasse miséricorde, était un homme accompli, élevé, versé en droit religieux, digne de confiance, faisant autorité, sûr, dévot, ascète, d’une science abondante, éloquent, beau et séduisant ; on ne vit à Baṣrah, de son temps, personne au visage plus beau que le sien, et les gens le tenaient pour l’homme dont l’opinion ressemblait le plus à celle de ʿUmar, qu’Allāh l’agrée. »
Ses mérites : al-Ḥasan, qu’Allāh l’agrée, fut l’un des hommes dont le for intérieur ressemblait le plus au comportement extérieur ; s’il ordonnait quelque chose, il était le premier à l’appliquer, et s’il interdisait quelque chose, il était le plus éloigné de le commettre ; dévot, humble, obéissant, ascète, pieux, scrupuleux, d’une virilité étonnante et d’une vaste générosité d’âme, il possédait une part considérable de bonne moralité : sa forme était belle, son caractère était beau, sa science était belle, sa voie était belle — et il était al-Ḥasan [le Beau]. Malgré cela, on le voyait rarement rire, et lorsqu’il riait, ce n’était que par un sourire ; il était d’une tristesse durable et pleurait abondamment, comme s’il venait toujours d’être frappé d’un malheur ; il pleurait avec des sanglots et une voix telle qu’on aurait dit le feu entre ses deux yeux. Il est rapporté qu’il se trouvait une fois dans une assemblée et demanda de l’eau ; lorsqu’on la lui apporta, il s’évanouit un moment, puis reprit connaissance ; interrogé sur la cause de cela, il répondit, qu’Allāh l’agrée : « Je me suis souvenu de cette parole d’Allāh ʿazza wa jall : « Et s’ils implorent du secours, on les secourra avec une eau semblable à du métal fondu qui brûlera leurs visages ; quelle affreuse boisson et quelle détestable demeure ! » [sourate al-Kahf/verset 29]. » Quel homme dont la crainte atteignait un tel degré qu’il s’évanouissait de peur et de crainte au simple souvenir d’un verset du Livre d’Allāh ! Comment s’en étonner, lui qui était réputé pour la longueur de sa tristesse, l’abondance de ses larmes, la profusion de ses pleurs et de ses sanglots par crainte du châtiment d’Allāh ; on dit qu’il resta trente ans sans rire et quarante ans sans plaisanter. Oui, il était perspicace, comprenant que ce bas monde n’est pas le terme ultime de toute chose ; il le prit ainsi pour un océan profond et fit de ses bonnes œuvres un navire pour naviguer vers la demeure de sécurité et de salut ; il fut ainsi un excellent savant œuvrant, revenant sans cesse à la crainte de Allāh, se tenant debout la nuit pour prier et jeûnant le jour, multipliant les veillées nocturnes et les jeûnes. Lorsqu’un homme venait lui demander la science, il ne tardait pas à la voir se manifester dans son humilité, son ascèse, sa langue et son regard, qu’Allāh l’agrée. Il réunissait, outre ces nobles qualités, le combat dans la voie agréée par Allāh, dans lequel il avait une part considérable, au point qu’al-Muhallab, lorsqu’il voulait combattre les mécréants et se préparait au combat pour l’agrément d’Allāh, le faisait venir pour la guerre, en raison de son courage, de sa fermeté, de sa vigueur et de sa force dans l’affrontement des hommes, et de sa constance dans les situations où d’autres hésitaient ; il était en effet un héros aguerri, de forte constitution, aux muscles noués, doté d’un jugement pénétrant, d’une perspicacité vive et d’une excellente capacité de planification et d’action ; tout cela contribua à élever son rang et à magnifier son importance auprès de toutes les catégories de gens et des hommes sensés. Sache également qu’al-Ḥasan al-Baṣriyy, qu’Allāh lui fasse miséricorde, était réputé pour son soin de lui-même : il nettoyait son vêtement et son corps avec un grand souci du détail ; parmi les récits témoignant de son attention à la beauté de sa mise vestimentaire, ce que rapporte Adh-Dhahabiyy, d’après Salām ibn Miskīn, qu’il dit : « J’ai vu al-Ḥasan porter un vêtement scintillant comme de l’or. » Yūnus rapporte : « Al-Ḥasan portait en hiver un manteau rayé, un châle kurde et un turban noir, et en été un izār (pagne) de lin, une tunique et un manteau rayé. » Salām ibn Miskīn rapporte : « J’ai vu sur al-Ḥasan un châle comme si l’eau y coulait, et une tunique comme si elle était de soie. » Il teignait, qu’Allāh lui fasse miséricorde, sa barbe en jaune chaque vendredi, changeant en jaune tout ce qui avait blanchi de ses cheveux.
Mention de l’abondance de sa science : quant à la science, al-Ḥasan y atteignit un degré immense, dont peu bénéficièrent parmi les gens ; il fut un imam en de nombreuses branches de la science — droit religieux, hadith, exégèse, sciences coraniques, langue, littérature, soufisme et rhétorique —, un maître de son époque, un Chaykh vénéré. Il rapporta le hadith du noble Compagnon ʿImrān ibn al-Muʿīn, ainsi qu’al-Muġīrah ibn Chuʿbah, Abū Bakr ath-Thaqafiyy, an-Nuʿmān ibn Bachīr, ʿAbdullāh ibn ʿAbbās, Anas et d’autres ; il vit ʿUthmān et entendit de lui quelques sermons du vendredi, ainsi que d’autres grands Compagnons ; nombre de Successeurs rapportèrent de lui, dont Thābit al-Bunāniyy, Mālik ibn Dīnār et bien d’autres. Certains l’accompagnèrent pour le droit religieux et devinrent juristes ; d’autres l’accompagnèrent pour le hadith et devinrent traditionnistes ; d’autres l’accompagnèrent pour le soufisme et l’ascèse et y atteignirent un degré éminent. Al-Ḥasan demeura ainsi un océan débordant de sciences diverses, de sagesses et de connaissances variées. Ḥajjāj al-Aswad rapporte qu’un homme fit un vœu, disant : « Puissé-je avoir l’ascèse d’al-Ḥasan, le scrupule d’Ibn Sīrīn, la dévotion de ʿĀmir ibn ʿAbd Qays, et la compréhension juridique de Saʿīd ibn al-Musayyab » — et il mentionna Muṭarrif ibn ach-Chikhkhīr pour une autre qualité ; on examina cela et l’on trouva tout cela pleinement réuni chez al-Ḥasan. Qatādah rapporte : « Al-Ḥasan était l’un des plus savants en matière de licite et d’illicite ; il tenait, qu’Allāh lui fasse miséricorde, des propos qui sortaient de lui comme des perles et des joyaux, et lorsqu’il parlait, ses paroles captivaient les cœurs et ses exhortations marquaient profondément les âmes des hommes. » Il possédait par ailleurs une vaste maîtrise de l’art oratoire, au point qu’on disait qu’il était le plus célèbre orateur de son époque en matière d’exhortation et de rappel ; on discernait, dans ses propos, le langage d’un homme sensé, avisé, perspicace, connaissant la portée des choses et embrassant une part abondante de compréhension et de mémoire. Ar-Rabīʿ ibn Anas rapporte : « J’ai fréquenté al-Ḥasan dix années durant, et il n’était pas un jour où je n’apprenais de lui ce que je n’avais jamais entendu auparavant. » Anas ibn Mālik, qu’Allāh l’agrée, rapporte : « Interrogez al-Ḥasan, car il a retenu ce que nous avons oublié. » Adh-Dhahabiyy rapporte, d’après Abū Hilāl : « J’étais auprès de Qatādah lorsque parvint la nouvelle de la mort d’al-Ḥasan ; je dis : « Il s’était certes plongé dans la science. » Qatādah dit : « Bien plus, elle a poussé en lui, il l’a assimilée et s’en est imprégné. » » ʿAṭāʾ, à qui l’on rapporta qu’al-Ḥasan disait réciter sur la dépouille lors des funérailles, répondit à celui qui l’interrogeait : « Ta science à ce sujet suffit ; c’est un immense imam, digne d’être suivi. » Yūnus ibn ʿUbayd, l’un des Chaykhs vertueux et des savants œuvrants dignes de confiance et pieux, rapporta une fois : « Je n’ai jamais vu quelqu’un dont la parole fût plus proche de l’acte qu’al-Ḥasan » ; il dit également ailleurs à son sujet : « Il était l’un des chefs des savants. » Tous ces témoignages attestent de l’ampleur de la science que cet homme atteignit, ce qui en fit un point de référence, l’un des piliers de la science et l’un des grands érudits de la communauté, qu’Allāh l’agrée et l’ait pour satisfait.
Son décès, qu’Allāh l’agrée : après une vie immense qu’il consacra à la science, à l’œuvre et au combat dans la voie agréée par Allāh, notre imam al-Ḥasan fut rejoint par la mort inéluctable ; cela survint en rajab de l’an cent dix, à l’âge d’environ quatre-vingt-huit ans ; on le porta alors dans des funérailles imposantes, majestueuses et grandioses ; on pria pour lui après la prière du vendredi à Baṣrah ; les gens l’accompagnèrent en foule et se pressèrent autour de lui, au point que la prière de l’après-midi ne put être célébrée ce jour-là dans cette grande mosquée. Sa mort affligea les notables, comme Ibn Sīrīn et d’autres ; Adh-Dhahabiyy rapporte, d’après Hichām ibn Ḥassān : « Nous étions auprès de Muḥammad [Ibn Sīrīn] un jeudi soir, lorsqu’un homme entra après la prière de l’après-midi et dit : « Al-Ḥasan est mort. » Muḥammad implora la miséricorde pour lui, changea de couleur et se tut, ne parlant plus jusqu’au coucher du soleil ; les gens se turent aussi devant lui, voyant sa profonde affliction. »
Qu’Allāh fasse miséricorde à l’imam al-Ḥasan al-Baṣriyy et élève son rang dans les jardins des délices ; Il est Celui qui entend l’invocation ; louange à Allāh, Seigneur des mondes.
[1] NdT : Wādī al-Qurā désignait historiquement une vallée d’oasis parsemée de villages, située sur les routes reliant le Hedjaz à la Syrie. Sa principale cité était Qurḥ (قُرْح), un important centre commercial et agricole. Les ruines de Qurḥ se trouvent aujourd’hui à environ 20 km au sud de la vieille ville d’Al-ʿUla, près du village de Mughayrah. Le nom Wādī al-Qurā a progressivement disparu au profit du nom Al-ʿUla, qui désigne aujourd’hui la région et la ville.
Conseils pour une vie conjugale heureuse (troisième partie)
إن نبينا المصطفى و حبيبنا الأعظم صلى الله عليه و سلم فاق بعاطفته و مشاعره ما تعارف عليه الناس من مشاعر المحبة و العواطف النبيلة و محاسن الأخلاق بين الزوج وزوجه في الحياة الزوجية.
Notre prophète élu, notre bien-aimé éminent صلى الله عليه و سلم a dépassé par ses sentiments et ses ressentis ce sur quoi les gens se sont entendus comme un sentiment d’amour et comme noble sentiment et excellent comportement entre un mari et son épouse dans leur vie de couple
و ضرب لنا صلى الله عليه و سلم بخلقه العظيم أروع الأمثال
Et il nous a donné par son excellent comportement les plus illustres des exemples
منها ففي حديث أم زرع الذي رواه الإمام البخاري عن السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها و فيه أن إحدى عشر امرأة جلسن و تعاهدن أن لا يكتمن شيئا من أخبار أزواجهن
Il y’a entre autre le hadith de Oummou Zar^ qui a été rapporté par l’imam el Boukhariyy d’après l’illustre dame ^Aaîchah que Allaah l’agrée dans lequel onze femmes s’étaient assises et s’étaient promises de ne rien dissimuler des informations à propos de leurs maris
و كان من بين أولئك امرأة يقال لها أم زرع التي تحدثت عن زوجها الوفي أبي زرع بأحسن حديث عنه
Et parmi ces femmes il y’avait eu une femme qui s’appelait oummou zar^ qui avait parlé de son mari fidèle abou zar^ en parlant de lui de la meilleure manière
حيث تحدثت عن عظيم حبه وحسن معاشرته لها
Puisqu’elle avait parlé de son immense amour et de sa bonne vie conjugale avec elle
و سعة كرمه وإحسانه إليها
Et combien il était généreux et bienfaisant envers elle
و جميل و حسن العيش و راحته مع أهله و أولاده و أمه وكذلك عظيم وفائه لها
Également la beauté et la bienséance et l’apaisement qu’il assurait à sa femme et à ses enfants ainsi qu’à sa propre mère, et sa grande fidélité envers elle
قالت السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها قال لها رسول الله صلى الله عليه وسلم « كنت لك كأبي زرع لأم زرع »
Et la dame illustre ^Aaîchah que Allaah l’agrée a dit le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « j’étais pour toi comme Abou Zar^ à oummou zar^ »
أي أنا لك كأبي زرع في الوفاء و المحبة و حسن المعاملة
C’est à dire je suis pour toi comme Abou Zar^ dans la fidélité, dans l’amour et l’excellent comportement
فقالت عائشة رضي الله عنها للرسول صلى الله عليه و سلم مظهرة وفاءه وعظيم محبته لها وحسن عشرته لها « بأبي وأمي لأنت خير لي من أبي زرع لأم زرع »
Alors ^Aaîchah que Allaah l’agrée a dit au messager pour lui montrer combien le messager était fidèle, combien il avait un immense amour pour elle et une bonne vie conjugale avec elle, elle lui a dit « je te promets que tu es meilleur pour moi que abou zar^ ne l’était avec oummou zar^ »
و من عظيم وفاء الرسول الأعظم صلى الله عليه و سلم أنه كان يقابل وفاء زوجته و إحسانها له بالوفاء و الإحسان و الجميل
Et parmi l’immense loyauté du messager envers son épouse c’est qu’il répondait à son épouse et à sa bienfaisance par encore plus de loyauté et de bienfaisance et de reconnaissance
و كان يعلن حبه و وفاءه لزوجته الوفية التي وقفت معه عند الشدائد و الأزمات و آزرته و أحسنت إليه
Il annonçait et il clamait son amour et sa loyauté pour son épouse fidèle qui s’est tenue à ses côtés lors des difficultés, lors des épreuves, et qui l’a soutenue et a bien agi avec lui
و هي السيدة الجليلة الطاهرة العفيفة خديجة رضي الله عنها
Et il s’agit de la dame illustre, pure et chaste, la dame khadidjah que Dieu l’agrée
فقد كان عليه السلام يسعد بإعلانه حبه ووفائه لها وإحسانه إليها رضي الله عنها وأرضاها
Ainsi notre prophète était heureux d’annoncer son amour, sa loyauté envers elle, sa bienfaisance envers elle, que Dieu l’agrée et lui donne satisfaction
فعن السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها قالت « كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا ذبح الشاة يقول اذهبوا بذي إلى أصدقاء خديجة »
Ainsi, d’après la dame illustre ^Aaîcheh que Allaah l’agrée, elle disait le messager d’Allaah disait quand il égorgeait un mouton ce qui signifie « emmener cette part de viande aux amies de Khadidjah »
قالت عائشة فأغضبته يوما فقال عليه الصلاة و السلام « إني رٌزقت حبها »، رواه مسلم
^Aaîcheh que Allaah l’agrée a dit – j’ai un jour mis en colère le prophète, il m’a dit ce qui signifie « Dieu m’a accordé son amour, l’amour de Khadidjah », hadith rapporté par Muslim
و كان يشارك زوجاته الفرح و السعادة
Le prophète s’associe à ses épouses dans leur joie et leur bonheur
و كان صلى الله عليه و سلم يدخل البهجة والسرور على قلوبهن
Et le messager d’Allaah introduisant la réjouissance et la joie dans le cœur de ses épouses
فعن أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها قالت – دخل الحبشة (أي أناس من الحبشة) المسجد يلعبون، فقال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم « يا حميراء أتحبين أن تنظري إليهم؟ »
Ainsi, d’après la mère des croyants ^aîchah que Allaah l’agrée a dit des éthiopiens (des gens d’abyssinie) sont venus à la mosqué et ils sautillaient et ils chantaient dans la mosqué, elle a dit – alors le messager de Allaah m’a dit « Ô حميراء » c’est-à-dire qu’il l’a appelée par un diminutif de sympathie, (c’est-à-dire tu es de couleur rouge), « est ce que tu aimerais les voir ? » (c’est-à-dire c’est plaisant de voir des hommes qui étaient en train de danser, de chanter, de sauter)
فقالت – فقلت نعم
Elle a dit oui
فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم بالباب فجئته فوضعت ذقني على عاتقه
Alors le prophète s’est dirigé vers la porte (parce que sa porte donnait sur la mosqué), et ^aîchah a dit – j’ai posé mon menton sur son épaule (pour qu’elle voit en étant cachée par son corps
قالت – وأسندت وجهي إلى خده
Elle a dit – et j’ai collé ma joue à sa joue
قالت – ومن قولهم يومئذ « أبا القاسم طيبا »
Et parmi les chants qu’ils chantaient, ils disaient « Aba l Qaasim est bon » dans leur langue, c’est-à-dire ils faisaient l’éloge du prophète en chantant et dansant dans la mosquée
فقال صلى الله عليه وسلم « حسبك » فقلت – يا رسول الله لا تعجل
Le messager de Allaah m’a alors dit « ça te suffit » alors ^aîchah a dit – Oh messager de Dieu ne soit pas pressé (c’est-à-dire qu’elle voulait bien rester comme ça encore)
فقام صلى الله عليه و سلم ثم قال « حسبك » فقلت – لا تعجل يا رسول الله
À nouveau, le prophète s’est tenu debout et toujours dans cette position, il lui a dit ce qui signifie « ça te suffit », et ^aîchah lui a dit – non, non, ne t’empresse pas, oh messager de Dieu
قالت عائشة رضي الله عنها – وما بي حب النظر إليهم و لكن أحببت أن يبلغ النساء مقامه لي أو مكاني منه
Et donc ^Aaichah que Allaah l’agrée disait – en fait, ce n’était pas que je voulais tellement les voir, mais je voulais que les autres épouses du prophète sachent comment il me traite bien et quelle est la place que j’ai dans son cœur
و روت أيضا السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها قالت – كان يوم عيد يلعب السودان فقال لي رسول الله صلى الله عليه و سلم « أتشتهين أن تنظري » قلت نعم، فأقامني وراءه خدي على خده
Et dans une autre version, elle a rapporté la dame illustre ^Aaîchah que Allaah l’agrée qu’il y’avait un jour de fête et des gens d’Abyssinie, des noirs, étaient venus, et le prophète a dit ce qui signifie « est ce que tu souhaites les voir », je lui ai répondu oui, alors il m’a laissé derrière lui, ma joue contre sa joue
و أخبرت أيضا السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها أنها كانت تلعب بالبنات و هن اللعب في بيته صلى الله عليه و سلم ،و قالت – وكانت تأتيني صواحبي فكن يتقمعن أي يستترن من رسول الله صلى الله عليه وسلم فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يسربهن إلي أي يأمرهن بالذهاب إلي
Et la dame illustre ^Aaichah que Allaah l’agrée a rapporté qu’elle jouait avec des poupés de filles dans sa maison, et elle disait – mes compagnes c’est-à-dire mes amies venaient et elles se cachaient du messager de Allaah mais le messager de Allaah les laissait entrer et leur disait d’aller vers moi, de jouer avec moi
ومن حسن عشرته صلى الله عليه وسلم لزوجاته و إدخال الفرح والسرور على قلوبهن تكنية زوجاته
Et parmi sa bienséance envers ses épouses et l’introduction de la joie et du bonheur dans leur cœur les surnoms qu’il donnait à ses épouses
و من ذلك ما روت السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها أنها قالت للنبي صلى الله عليه و سلم – يا رسول الله كل نسائك لها كنية غيري
Et entre autres, il y’a ce que rapporte l’illustre dame ^Aa’ichah que Allaah l’agrée, elle disait au prophète – Ô messager d’Allaah, toutes tes épouses ont un surnom sauf moi
فقال لها رسول الله صلى الله عليه وسلم « اكتني أنت أم عبد الله »
Alors le messager lui a dit ce qui signifie « tu peux prendre le surnom de أم عبد الله »
فكان يقال لها أم عبد الله إلى أن ماتت ولم تلد قط
C’est alors qu’elle était surnommée أم عبد الله jusqu’à ce qu’elle soit morte que Dieu l’agrée sans avoir eu d’enfants
و من حسن عشرته صلى الله عليه و سلم أيضا مناداته لزوجته عائشة رضي الله عنها بأسماء تسرها متوددا إليها و مدخلا السرور و الفرح على قلبها
Et parmi sa bienséance le fait qu’il ait appelé son épouse l’illustre ^aîchah que Allaah l’agrée par des noms qui lui réjouissent le cœur pour renforcer son amour envers lui et pour introduire la joie et le bonheur dans son cœur à elle
قائلا لها صلى الله عليه وسلم « يا عائش هذا جبريل يُقرؤك السلام » قالت – و عليه السلام و رحمة الله و بركاته، ترى ما لا رأى، تريد رسول الله صلى الله عليه و سلم
Et entre autres, il lui disait : « عائش » (c’est un diminutif) Voici Jibril qui te passe le salaam », alors ^aîchah que Dieu l’agrée répondait و عليه السلام و رحمة الله و بركاته Ô messager de Dieu, tu vois ce que je ne vois pas, c’est-à-dire toi tu as vu Jibril moi je ne le vois pas
قالت و كذلك كان يناديها يا حميراء و ذلك لأن وجهها كان أبيضا مشربا بحمرة
Et entre autres, il l’a surnommée حميراء parce que son visage était blanc teinté de rose
و كان صلى الله عليه و سلم أعلم الناس بالله و أشدهم له خشية في حياته الزوجية
Et le prophète était celui qui connaissait le plus Allaah et qui le craignait le plus dans sa vie conjugale
و هو القائل « أنا أعلمكم بالله و أخشاكم له »
Il est celui qui dit ce qui signifie « je suis celui qui connait le plus Allaah et qui le craint le plus
و عن السيدة عائشة رضي الله عنها قالت – أتاني رسول الله صلى الله عليه و سلم في ليلة فدخل معي في لحافي حتى مس جلدي جلده، ثم قال لي « يا بنت أبي بكر ذريني أتعبد ربي »، قلت إني أحب قربك يا رسول الله، فأذنت له و قام إلى قِربة من ماء فتوضأ ثم قام يصلي فبكى حتى سالت دموعه على صدره ثم ركع فبكى ثم سجد فبكى ثم رفع رأسه فبكى فلم يزل كذلك حتى جاء بلال فآذنه بالصلاة، فقلت يا رسول الله ما يُبكيك و قد غفر الله لك ما تقدم من ذنبك وما تأخر، فقال « أفلا أكون عبدا شكورا »، رواه مسلم
Et d’après la dame illustre ^aichah que Allaah l’agrée, elle a dit – le messager de Allaah est venu chez moi la nuit ou c’était mon tour, il est venu s’installer avec moi sous le même drap au point que ma peau touchait sa peau, puis il m’a dit « Ô toi, la fille de Abou Bakr, est ce que tu me permets que je me lève pour me consacrer à l’adoration de mon seigneur », alors je lui ai répondu mais j’aime tellement être à tes côtés oh messager de Dieu, et elle lui a autorisé. Il s’est alors levé, il a pris une outre d’eau, il a fait son woudoue et s’est levé pour faire la prière et il était en train de pleurer au point que ses larmes coulaient sur sa poitrine, puis il a fait son inclination et il a pleuré, puis il a fait la prosternation en pleurs, puis il a relevé sa tête, il pleurait toujours, il est resté ainsi jusqu’à ce que Bilal a fait l’appel à la prière, je lui ai dit – Ô messager de Dieu, qu’est ce qui te fait pleurer alors que Dieu t’a pardonné tout ce que tu aurais pu commettre et tout ce que tu peux commettre comme péchés ? Il lui a dit ce qui signifie « ne serais-je pas alors un esclave qui remercie Dieu », rapporté par Al Boukhaariyy et Muslim
و كان النبي الأعظم صلى الله عليه و سلم يأكل و يشرب مع زوجاته و لا يتأفف عليهن من ظروفهن الطبيعية التي تطرأ عليهن كفترات الحيض الذي كتبه الله تعالى على النساء من بني حواء عليها السلام و كغيرهن من النساء
Et le prophète éminent mangeait et buvait avec son épouse, il n’était pas dérangé par les conditions naturelles qui peuvent leur survenir comme les périodes et les états de menstrus que Allaah a prescrites aux femmes descendantes de Hawae comme les autres femmes
و هناك شواهد و مواقف كثيرة من سيرته صلى الله عليه و سلم
Et il y’a beaucoup d’événements qui témoignent des situations nombreuses de sa conduite صلى الله عليه و سلم à ce sujet
و عن السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها أنها كانت تأكل من اللحم وهي حائض
Ainsi, la dame illustre ^aîchah, elle mangeait de la viande alors qu’elle avait les menstrus
قالت – فيأخذه رسول الله صلى الله عليه وسلم فيضع فمه حيث كان فمي و أشرب من الإناء فيأخذه صلى الله عليه وسلم فيضع فمه حيث كان فمي و أنا حائض، رواه أحمد
Et ^aichah disait – et le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم prenait le morceau de viande et il croquait là où j’avais croqué auparavant avec ma bouche et je buvais d’un récipient et le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم prenait le même récipient et buvait là où j’avais posé ma bouche, et j’avais les menstrues, rapporté par Ahmad.
و عن عائشة رضي الله عنها قالت – كنت أُرَجِل رأس رسول الله صلى الله عليه وسلم وأنا حائض، أي أسرح شعره، رواه البخاري
Et d’après ^aîchah que Allaah l’agrée également elle disait – je coiffais les cheveux du messager de Allaah صلى الله عليه و سلم alors que j’avais les menstrues, cela a été rapporté par el Boukhariyy
و عن عائشة رضي الله عنها أيضا قالت – كان رسول الله صلى الله عليه و سلم يتكأ في حجري و انا حائض فيقرأ القرءان، رواه مسلم
Et d’après ^aichah que Allaah l’agrée, elle disait – le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم posait sa tête sur mes genoux alors que j’avais les menstrus et il récitait le قرءان, rappirté par Muslim
و هناك نماذج رائعة وردت في سيرته العطرة صلى الله عليه وسلم مع زوجاته رضي الله عنهن فيما يتعلق بالعطف و الشفقة و الرحمة و المودة و الإحسان إلى زوجاته عليه الصلاة و السلام. و يتجلى لنا ذلك في جوانب و أمور كثيرة منها عدم ضربه لزوجاته صلى الله عليه و سلم
Il y’a beaucoup d’événements qui nous sont parvenus à propos de sa belle conduite avec ses épouses que Dieu les agrée, concernant sa tendresse, sa compassion, sa miséricorde, son amour, sa bienfaisance envers ses épouses عليه الصلاة و السلام, et cela se manifeste pour nous dans plusieurs événements parmi lesquels le fait qu’il ne frappait pas ses épouses
فقد روي عن السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها – ما ضرب رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئا قط بيده ولا امرأة ولا خادما إلا أن يجاهد في سبيل الله ولا نيل منه شيء قط فينتقم من صاحبه إلا أن يُنتهك شيء من محارم الله تعالى فينتقمَ لله تعالى، رواه مسلم
Ainsi la dame illustre ^aîchah que Allaah l’agrée, elle disait – le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم n’a jamais rien frappé de sa main, ni une femme ni un serviteur, sauf le djihad dans la voie que Dieu agrée, et si jamais quelqu’un lui portait atteinte il ne se vengeait pas de celui qui lui a porté atteinte sauf dans le cas ou un des interdits fixés par Dieu n’était pas respecté, dans ce cas-là il prend la revanche pour l’agrément de Dieu
و تهدئته زوجاته صلى الله عليه و سلم عند الغضب
Également parmi les manifestations de sa bienfaisance, c’est le fait qu’il calmait ses épouses lorsqu’elles étaient en colère
فقد ورد في الحديث الشريف أن حبيبنا المصطفى صلى الله عليه و سلم كان إذا غضبت زوجته عائشة رضي الله عنها وضع يده على كتفها و دعا لها بقوله « اللهم اغفر لها ذنبها وأذهب غيظ قلبها وأعذها من مضلات الفتن » أي معضلات الفتت المفضية إلى الهلاك، رواه ابن عساكر
Entre autres, il est parvenu dans le hadith honoré, que notre bien-aimé élu lorsque son épouse ^Aa’ichah que Allaah l’agrée était en colère, le prophète posait sa main sur son épaule à elle et il faisait cette invocation en disant ce qui signifie « Oh Allaah, pardonne lui son péché, fait disparaître la colère de son cœur et préserve la des épreuves qui mènent à la perte », rapporté par Ibn ^Asaakir
كذلك مواساته صلى الله عليه وسلم زوجاته عند الضيق والشدة و مراعاتهن عند المرض
Également, le fait qu’il avait de la compassion envers ses épouses en cas de difficulté, d’épreuve, et de veiller sur elles en cas de maladie
و من أمثلة ذلك ما ورد أن صفية بنتَ حيي زوجة رسول الله الأعظم صلى الله عليه و سلم كانت مع رسول الله في سفر وكان ذلك يومها فأبطأت في المسير فاستقبلها رسول الله صلى الله عليه و سلم و هي تبكي و تقول للنبي – حملتني على بعير بطيء
Parmi ces exemples, il y’a ce qui est rapporté par son épouse Saffiyah fille de Huyay, épouse du messager éminent salla lLaahou ^alayhi wa sallam, elle était avec le messager de Allaah dans un voyage et c’était son jour à elle, alors elle était dans la caravane, c’est alors que le messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam quand il l’a vu venir il l’avait trouvé en pleurs, elle disait au prophète – tu m’as laissé sur un chameau qui est lent
فجعل رسول الله صلى الله عليه و سلم صاحب القلب الرحيم يمسح بيديه الشريفتين عينيها شفقة بها و رحمة
C’est alors que le messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam, celui qui a le cœur miséricordieux, essuyait de ses deux mains honorées ses yeux par tendresse et miséricorde envers elle
و عن السيدة الجليلة عائشة رضي الله عنها قالت – كان صلى الله عليه وسلم إذا مرض أحد من أهل بيته أي من زوجاته نفث عليها بالمعوذات ورقاها بيديه، رواه مسلم. و النفث هو نفخ لطيف بلا ريق
Et d’après l’illustre dame ^aîchah que Dieu l’agrée, elle a dit – le prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam quand un de sa famille tombait malade, c’est-à-dire l’une de ses épouses, il soufflait sur elle après lui avoir récitait المعوذات, et il lui faisait lui-même la رقية,
rapporté par Muslim.
و من ذلك نعلم و ندرك أن حبيبنا و نبينا الأعظم صلى الله عليه و سلم هو بشر مثلنا و لكنه هو سيد و أعظم البشر
Et à partir de tout cela, nous savons et nous sommes certains que notre bien-aimé et notre prophète éminent salla lLaahou ^alayhi wa sallam est un humain comme nous, mais il est salla lLaahou ^alayhi wa sallam le maître et le plus éminent des humains
خلق الله تبارك و تعالى فيه صلى الله عليه و سلم مشاعر و أحاسيس و عواطف و صفات و غرائز إنسانية كغيره من البشر
Allaah a créé en lui des sentiments, des perceptions, des ressentiments, des caractères et des signes d’humanité comme les autres humains
و لكنه صلى الله عليه و سلم نبي معصوم كسائر إخوانه من الأنبياء عليهم الصلاة والسلام أجمعين
Cependant, il était salla lLaahou ^alayhi wa sallam un prophète préservé comme tous ses frères prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré
قال الله تعالى « ولقد أرسلنا من قبلك رسلا وجعلنا لهم أزواجا وذرية »، سورة الرعد، آية ٣٨
Ce qui signifie « nous avons envoyé des messagers avant toi, nous leur avons accordé des épouses et de la descendance »
و قال تبارك وتعالى « قل إنما أنا بشر مثلكم يوحى إلي »، آية ١١٠، سورة الكهف
Allaah dit ce qui signifie « dis je ne suis qu’un humain comme vous et je reçoie la révélation »
و قال عزوجل « قل سبحان ربي هل كنت إلا بشرا رسولا »، سورة الإسراء، آية ٩٣
Allaah dit ce qui signifie « dis mon seigneur est exempt d’imperfections, je ne suis qu’un humain messager »
و بذلك يكون الرسول الأعظم صلى الله عليه وسلم خير قدوة لأمته في مراعاة النواحي العاطفية و الأحاسيس و المشاعر الإنسانية في حياته الزوجية و في تعامله مع زوجاته الطاهرات أمهات المؤمنين رضي الله عنهن
Et ainsi, le messager éminent salla lLaahou ^alayhi wa sallam est le meilleur modèle pour sa communauté pour prendre en compte les côtés sentimentaux et les sentiments humains durant sa vie conjugale et dans sa manière d’agir avec ses épouses pures, les mères des croyants que Dieu les agrée
قال الله تعالى « لقد كان لكم في رسول الله أسوة حسنة لمن كان يرجو الله و اليوم الآخر و ذكر الله كثيرا »، سورة الأحزاب، آية ٢١
Ce qui signifie « vous avez en la personne du messager de Allaah un excellent modèle pour ceux qui savent qu’ils vont être ressuscités pour le jugement de Dieu au jour du jugement et qui ont évoqué beaucoup Allaah »
و صلى الله تعالى على سيدنا محمد وعلى صحابته الطيبين الطاهرين، وسلام على المرسلين والحمد لله رب العالمين.
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بسم الله الرحمان الرحيم
الدرس الرابع: حب الزوج في الإسلام
يقول الله تبارك و تعالى « و من آياته أن خلق لكم من أنفسكم أزواجا لتسكنوا إليها و جعل بينكم مودة ورحمة إن في ذلك لآيات لقوم يتفكرون » سورة الروم
و روى البخاري و مسلم أن النبي صلى الله عليه وسلم قال « تنكح المرأة لأربع لمالها و لحسبها و لجمالها و لدينها فاظفر بذات الدين تربت يداك »
Allaah تبارك و تعالى dit dans sourate الروم, verset 21, ce qui signifie « parmi les preuves qu’il vous a donné, c’est qu’il vous a créé à partir de vous-mêmes des épouses afin que vous trouviez le repos auprès d’elles et il a fait qu’il y’ait entre vous de l’amour et de la miséricorde, certes il y’a en cela des signes pour les gens qui méditent »
Et al Boukhaariyy et Muslim ont rapporté que le messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « la femme est généralement cherché en mariage pour quatre choses, pour ses biens, pour son ascendance, pour sa beauté, et pour sa religion, recherche la femme attachée à la religion tu gagneras »
و قد شرع الله تعالى النكاح لما فيه من تحصين للنفس من الوقوع في الحرام و هو أيضا مسؤولية و تكليف لما فيه من رعاية لحق الزوجين لكل منهما و تربية الأولاد وتنشئتهم النشأة الإسلامية الصحيحة على كتاب الله تعالى وسنة نبيه صلى الله عليه و سلم
Allaah ta^aala a légiféré le mariage en raison de ce qu’il comporte comme préservation de l’âme pour ne pas tomber dans l’interdit. Le mariage est également une responsabilité et une charge pour ce qu’il comporte comme respect des droits des deux époux, chacun des deux envers l’autre, pour l’éducation des enfants, pour les faire grandir d’une manière islamique correcte conformément au livre de Allaah ta^aala et à la tradition de son prophète
و لما كان ذلك دعا عليه الصلاة و السلام إلى أن ينظر الرجل في الزوجة الصالحة فقال فيما رواه مسلم « الدنيا متاع وخير متاع الدنيا الزوجة الصالحة » و ذلك لأن المرأة الصالحة تعرف حق زوجها وتطيعه إذا أمر وتسره إذا نظر ولا تخالفه في نفسها بما يكره إلا فيما حرم الله
Ceci étant pris en considération, le prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam a appelé l’homme à chercher la femme vertueuse, dans ce qu’a rapporté Muslim, il a dit ce qui signifie « dans le bas monde il y’a différentes sortes de bien, et le meilleur des biens du bas monde c’est la femme vertueuse », et ce parce que la femme vertueuse connait le droit de son mari, elle lui obéit quand le lui ordonne, elle lui réjouit le regard quand il la voit, elle ne le contredit pas en sa propre personne en faisant ce qu’il n’aime pas sauf lorsqu’il s’agit de ce que Allaah a interdit
فالمرأة الصالحة تعرف أن للزوج حقا عظيما كما جاء مبينا في حديث بن حبان و بن ماجه و غيرها أنه لما قدم الصحابي الجليل معاذ بن جبل رضي الله عنه من الشام سجد للرسول صلى الله عليه و سلم
La femme vertueuse reconnait le droit éminent que le mari a sur elle tout comme cela est venu détaillé dans le hadith de ibn Hibbaan, ibn Maajah et d’autres, que lorsque l’illustre compagnon Mou^aadh ibn Jabal que Dieu l’agrée était revenu de الشام, il s’était prosterné au prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam
فقال له عليه السلام « ما هذا » فقال « يا رسول الله رأيت أهل الشام يسجدون لبطارقتهم و أساقفتهم و أنت أولى بذلك »
Quand le messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam l’a vu faire, il l’a interrogé et lui a dit « qu’est-ce que tu fais là ? », c’est-à-dire que Mou^aadh a dit « Oh messager de Dieu, j’ai vu les gens de الشام se prosterner pour leurs patriarches et leurs évêques, et toi tu mérites plus pour que l’on se prosterne pour toi »
فقال « لا تفعل، لو كنت آمر أحدا أن يسجد لأحد لكنت أمرت المرأة أن تسجد لزوجها »
Il lui a dit ce qui signifie « ne fais plus cela, si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner à quelqu’un d’autre, j’aurais donné l’ordre à la femme de se prosterner pour son mari »
معناه سجود تحية و احترام لا عبادة
Bien sûr, il s’agit là d’une prosternation de salutation et de respect, et non pas d’adoration
و لكن حتى هذا السجود الذي للاحترام حرمه رسول الله صلى الله عليه وسلم لأمته و لو كان حلالا لكان أولى الناس بفعله المرأة لزوجها
Mais même cette prosternation par respect, le messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam l’a interdit pour sa communauté. Et si cela avait été licite, la personne qui aurait été prioritaire pour le faire c’est justement l’épouse pour son mari
شدد الإسلام بأمر التوحيد و إخلاص العبادة لله تعالى و كذلك شدد على طاعة المرأة لزوجها، ولا تؤدي المرأة حق الله عز وجل عليها كله حتى تؤدي حق زوجها عليها كله كما يبين هذا الحديث
Donc, l’islam a fortement insisté sur le sujet du tawhid et de la croyance en l’unicité de Dieu, d’être sincère, de n’adorer que Dieu, et également l’islam a fortement insisté sur l’obéissance de la femme à son mari. Et la femme n’aura accompli tout ses devoirs envers Dieu que si elle s’aquitte du droit que son mari a sur elle, tout son droit, tout comme est indiqué dans ce hadith
فلما قدم معاذ الشام و رأى النصارى تسجد لبطارقتها و أساقفتها و هي مراتب لقساوسة الكنيسة، فلما رجع معاذ إلى المدينة سجد للنبي صلى الله عليه وسلم فنهاه النبي صلى الله عليه و سلم عن ذلك ثم قال « لو كنت آمر أحدا أن يسجد لأحد » يعني لو كان السجود جائزا في حق العباد لبعضهم البعض « لأمرت الزوجة أن تأمر لزوجها » لما للزوج من فضل و قوامة و كثرة حقوقه عليها، و في هذا غاية المبالغة لوجوب طاعة المرأة لزوجها
Et donc, quand Mou^aadh est revenu de Ach-Chaam, il avait vu les chrétiens se prosterner pour leurs patriarches et leurs évêques, ceux sont des niveaux dans leur église, à son retour il s’est prosterné pour le prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam, mais le prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam lui a interdit cela, puis il lui dit ce qui signifie « si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner à quelqu’un d’autre » c’est-à-dire si la prosternation entre les esclaves les uns pour les autres était autorisée, « j’aurais donné l’ordre à la femme de se prosterner pour son mari » en raison du grand mérite du mari, de sa responsabilité, de son grand nombre de droits sur elle. Et il y’a en cela une grande insistance sur l’obligation à la femme d’obéir à son mari.
و في الحديث النهي عن السجود لغير الله و فيه بيان لعظم حق الزوج على الزوجة
Dans ce hadith, il y’a entre autres moralités, l’interdiction de se prosterner pour autre que Dieu, et il y’a également l’indication de l’éminence du droit du mari sur son épouse.
و ليعلم أن طاعة المرأة لزوجها ليس فيها تنقيص لحقها و لا إذلال لها
Que l’on sache que l’obéissance de la femme à son mari n’est pas une diminution de sa valeur ni une humiliation pour elle
بل هي طاعة مودة و حنان
Il s’agit d’une obéissance d’amour et de tendresse
المرأة إذا صبرت على زوجها و أحسنت إليه بما يحب كان لها عند الله تعالى ثواب عظيم
La femme si elle patiente avec son mari, si elle agit en bien avec lui en faisant ce qu’il aime, elle aura selon le jugement de Allaah une récompense éminente
فعن عائشة رضي الله عنها قالت – قلت يا رسول الله من أعظم الناس حقا على الرجل؟، قال « أمه »
D’après ^Aa’ichah que Allaah l’agrée, elle a dit – j’ai dit, j’ai posé la question, oh messager de Dieu, qui est la personne qui a le plus grand droit sur un homme ? le prophète a dit ce qui signifie « sa mère »
قلت و من أعظم الناس حقا على المرأة؟، قال « زوجها »، كما رواه الحاكم
Elle a dit – et qui donc est la personne qui est la plus éminente en droit sur la femme, il a rapporté ce qui signifie « son mari », rapporté par al Haakim.
وروى الترميذي عن أم سلمة رضي الله عنها قالت – قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « أيما امرأة ماتت وزوجها عنها راض دخلت الجنة »
Et at-Tirmidhiyy a rapporté de Oummou Salamah qu’elle a dit que le messager de Allaah a dit ce qui signifie « toute femme qui meurt avec son mari satisfait d’elle rentrera au paradis
«
و قال أيضا « إذا صلت المرأة خمسها و صامت شهرها و حصنت فرجها و أطاعت بعلها، دخلت الجنة من أي أبواب الجنة شاءت »
Il a dit également salla lLaahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie « si la femme accomplit ses cinq prières obligatoires, qu’elle jeune son mois obligatoire, qu’elle se préserve de toute relation interdite, qu’elle obéit à son mari, elle pourra entrer au paradis de n’importe quelle porte qu’elle voudra »
و إن مما كثر به البلاء في هذا الزمان عدم تفاهم كثير من الأزواج مما أدى إلى التخاصم و التباغض و الطلاق
Et ce qui une forte épreuve dans notre époque, c’est le fait que beaucoup d’époux, beaucoup de couples ont des conflits, n’arrivent pas à s’entendre et entraînent des disputes, des animosités et même des divorces.
و الأخطر من ذلك أن بعضهم عند الغضب يكفرون بالله العظيم كسب الله أو نبي من أنبياء الله أو ملك من الملائكة الكرام أو سب دين الإسلام أو أي لفظ فيه استخفاف بالله أو ملائكته أز رسله أو شيء من شعائر دينه و لا يعذرون بالغضب و لا بالجهل و لا بالمزح، و لا يعود من كفر إلى الإسلام إلا بالنطق بالشهادتين بنية الدخول في الإسلام
Ce qui est encore plus dangereux que cela, c’est que certains au moment de la colère, ils mécroient en Allaah العظيم, comme en insultant Allaah ou en insultant un des prophètes de Allaah, ou en insultant des anges honorables ou en insultant la religion de l’islam ou n’importe quel terme qui comporte un rabaissement de Dieu ou de ses anges ou des ses messagers ou d’un des rites de la religion qu’il agrée. Ils ne sont pas excusés pour leur colère ni pour leur ignorance ni pour leur plaisanterie, et celui qui a mécru, qui a commis la mécréance, ne retournera à l’islam qu’en prononçant les deux témoignages avec l’intention d’entrer en islam
و المرأة التي تسمع من زوجها كفرا فتسكت عنه و تعاشره بحجة أنه غضبان لا بركة فيها و لا سعادة في عشرتها على هذه الحال ما لم يرجع إلى الإسلام بالشهادتين
La femme qui entend de son mari de la mécréance et qui se tait, et qui continue à vivre avec lui sous prétexte qu’il était en colère, il n’y a pas de bénédiction ni de bonheur dans cette vie conjugale dans cet état tant qu’il n’est pas retourné à l’islam en prononçant les deux témoignages
و كذلك الرجل إذا سمع من زوجته لفظا كفريا كسب الله و نحوه فعليه أن يأمرها بالنطق بالشهادتين و إلا فالمعاشرة محرمة
L’homme également, s’il entend de son épouse des termes de mécréances comme l’insulte de Dieu et ce qui est de cet ordre, il doit lui ordonner de prononcer les deux témoignages sinon la vie conjugale sera une vie interdite.
و من أراد أسرة سعيدة مباركة هنيئة فعليه بتقوى الله فهي رأس كل سعادة و عليه بحفظ اللسان عما حرم الله و بترك الغضب و إلا فلن يجد سعادة في غير ذلك
Et celui qui veut une vie paisible, heureuse, bénie, avec de la félicité, il devra faire preuve de piété à l’égard de Allaah parce que c’est le capital de tout bonheur. Il doit préserver sa langue de ce que Allaah a interdit de dire, il doit délaisser la colère, sinon il ne trouvera pas de bonheur ailleurs.
و مما يجب على الزوجة تًجاه زوجها أن لا تخرج من بيته إلا بإذنه أما الخروج لضرورة فجائز
Parmi les devoirs de l’épouse envers le mari, c’est qu’elle ne quitte pas, qu’elle ne sorte pas du domicile de son mari sans son autorisation, mais le fait de sortir pour quelque chose d’indispensable cela est autorisé
و ذلك كأن تخشى في المنزل الذي أسكنها فيه اقتحام فجرة أو انهياره
Et ces choses indispensables, comme si elle craignait en restant dans la maison dans laquelle son mari l’a logé qu’il y’ait des pervers qui rentrent de force, ou que la maison ne s’écroule
أو كأن أرادت أن تستفتي أهل العلم في ما لا تستغني عنه و كان زوجها لا يكفيها في ذلك فإنها تخرج من دون رضاه و هذا شامل لمعرفة أصول العقيدة و لما تحتاج إليه من فروع الأحكام كأمور الطهارة و مسائل الحيض فإن لها تشعبا
Autre cas pour lequel il est indispensable pour elle de sortir comme elle devait demander un avis de jugement aux gens de science dans un sujet dont elle ne peut se passer et que son mari ne pouvait pas lui suffire pour lui donner la réponse, elle sort alors même sans son autorisation. Ceci englobe la connaissance de ce qui fait partie des fondements de la croyance et également de ce dont elle a besoin des branches de la loi comme les sujets de la purification ou les questions de menstrues qui ont beaucoup de ramifications
و أما إن كان يرضى و يأذن لها فلا يمانع أن تخرج المرأة من بيتها ضمن حدود الحِشمة و الأدب و الستر
Mais si son mari l’accepte et l’y autorise, rien ne l’empêche que la femme sorte de chez elle dans les limites de la pudeur, de la bienséance et de la couverture.
و أما قول الله تعالى « و قرن في بيوتكن ولا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى » فهو خاص بنساء النبي صلى الله عليه و سلم
Quant au verset 33 de sourate الأحزاب qui signifie « restez chez vous et ne vous exposez pas comme les femmes de la première جاهلية le faisaient », cela est spécifique aux épouses du prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam
و مما يستفاد منه أن لا تكون المرأة متسكعة في الطرقات همها التعرض للرجال فتكون بادئة الفتنة
Et parmi ce que nous déduisons de cela c’est que la femme ne doit pas être dans la rue à tourner dans l’objectif c’est de s’exposer aux hommes en étant elle qui provoque les tentations
و ليس المعنى أن تحبس المرأة في البيت بل يجوز لها أن تخرج سواء كان خروجها إلى النزهة أو إلى السوق أو لزيارة الأقارب أو لأداء الصلاة في المساجد فهذا أمر جائز و إن كانت المبالغة في الستر و التزام البيت لها أسلم
Cela ne veut pas dire que la femme est emprisonnée chez elle, il lui est permis de sortir que ce soit pour se promener ou aller au marché ou visiter des proches, ou pour accomplir la prière dans la mosquée, cela est autorisé, même si l’excès de couverture et de garder la maison est plus sauf pour elle
لقوله صلى الله عليه و سلم « أقرب ما تكون المرأة من وجه ربها (أي من طاعة ربها) وهي في قعر بيتها »
En raison de la parole du prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam qui signifie « là ou la femme est le plus proche de وجه de son seigneur, ça veut dire de l’obéissance de son seigneur (ce n’est pas le visage), c’est qu’elle reste au fond de sa maison »
و يجب عليها أن لا تأذن لأحد في دخول بيته إلا بإذنه
Et c’est un devoir pour la femme de ne pas autoriser à quiconque de rentrer chez lui sans son autorisation
و أن لا تصوم النفل وهو حاضر إلا بإذنه
Et qu’elle ne jeûne pas de jeûne surérogatoire alors que son mari n’est pas en voyage sans son autorisation
لقوله صلى الله عليه وسلم فيما رواه الشيخان « لا يحل لامرأة أن تصوم وزوجها شاهد إلا بإذنه ولا تأذن في بيته إلا بإذنه »
En raison de la parole rapportée par le prophète salla lLaahou ^alayhi wa sallam rapporté par les deux chaykh al Boukhariyy et Muslim « il n’est permis à la femme de jeuner alors que son mari est présent (c’est-à-dire qu’il n’est pas en voyage) que si c’est avec son autorisation, et elle n’autorise à personne de rentrer chez lui sans son autorisation »
و حكمة هذا التحريم أن للزوج حقُ الاستمتاع بها في أي وقت وحقه واجب على الفور
La sagesse de cette interdiction est que le mari a le droit de jouir d’elle à n’importe quel moment, et son droit est un devoir pour elle dans l’immédiat
و صيامها تطوعا ليس فرضا فلا يُمنع حق واجب بنفل
Alors que son jeûne reste un acte surérogatoire, ce n’est pas une obligation, donc on n’empêche pas un droit qui est obligatoire à cause d’un acte qui est surérogatoire
و كذلك في الحديث المذكور حرمة أن تدخل إلى بيته من لا يرضى بدخوله لأن ذلك يسبب العداوة بين الزوج و زوجته
De même dans le hadith précédemment cité, il y’a l’interdiction qu’elle fasse entrer dans le domicile de son mari quelqu’un dont il n’accepte pas la venue car cela provoque l’animosité et les disputes entre l’homme et son épouse
و أما صيام الفرض فلا تستأذنه فيه كرمضان فإنها تصومه رضي زوجها أو لم يرضى، لأن الله أحق أن يطاع، لقول رسول الله صلى الله عليه و سلم « لا طاعة لمخلوق في معصية الخالق عز وجل »، رواه أحمد في المسند
Quant au jeûne obligatoire, elle ne lui demande pas son autorisation comme le jeûne de ramadaan, elle peut le juger que son mari il accepte ou pas, parce que Allaah mérite davantage qu’on lui obéisse, en raison de la parole du messager de Allaah salla lLaahou ^alayhi wa sallam rapporté par Ahmad dans al-Mousnad, qui signifie « il n’y a pas d’obéissance à une créature dans ce qui constitue une désobéissance au Créateur عزوجل »
و ليس للزوج أن يمنع زوجته من صلة والديها بالمرة لغير عذر و لا تطيعها في ذلك، للحديث المذكور آنفا
Le mari n’a pas le droit d’empêcher son épouse d’entretenir les liens avec ses propres parents, qu’elle coupe les liens totalement, sans aucune excuse, elle ne lui obéit pas en cela, toujours en raison du même hadith précédemment cité.
فلو طلب الزوج من زوجته شيئا محرما لا تطيعه فيه و لو غضب منها كأن طلب منها أن تترك فرضا من الفرائض أو تفعل معصية كأن يطالبها من جماعها وقت الحيض أو النفاس أو من إتيانها في الدبر لأن ذلك كله مما حرم الله تعالى
Si le mari demande à son épouse quelque chose d’interdit, elle ne lui obéit pas, même si cela le met en colère contre elle, comme si il lui avait demandé d’abandonner une obligation, ou qu’elle commette un péché comme si il lui avait demandé de lui permettre d’avoir un rapport avec elle pendant qu’elle avait les menstrues ou les lochies, ou d’avoir un rapport dans l’anus, car cela fait partie de ce que Allaah a interdit
فقد قال الله تعالى في محكم التنزيل « و يسألونك عن المحيض قل هو أذى فاعتزلوا النساء في المحيض ولا تقربوهن حتى يطهرن فإذا تطهرن فأتوهن من حيث أمركم الله إن الله يحب التوابين و يحب المتطهرين، نساؤكم حرث لكم فأتوا حرثكم أنى شئتم وقدموا لأنفسكم واتقوا الله واعلموا أنكم ملاقوه وبشر المؤمنين »
Tout cela est indiqué dans ce verset de sourate البقرة
قوله تعالى « ويسألونك عن المحيض » هو مصدر يقال حاضت المرأة محيضا، و قوله تعالى « قل هو أذى » أي المحيض شيء يستقذر و يؤذي من يقربه
Donc la parole de Allaah
« ويسألونك عن المحيض »
qui signifie « et ils t’interrogent à propos des menstrues » donc un substantif, et sa parole « قل هو أذى » c’est-à-dire les menstrues c’est quelque chose de répugnant et qui nuit à celui qui s’en approche
و قوله تعالى « فاعتزلوا النساء في المحيض » أي فاجتنبوه أي فاجتنبوا مجامعتهن
La signification du verset
« فاعتزلوا النساء في المحيض »
c’est-à-dire « ne faites pas de rapports avec vos épouses quand elles ont les menstrues »
و قيل أن النصارى كانوا يجامعون نساءهم و لا يبالون بالحيض و أن اليهود كانوا يعتزلون في كل شيء، فأمر الله تعالى بالاقتصاد بين الأمرين
Il a été dit que les nassara, ils faisaient des rapports avec leurs femmes sans faire attention si elles avaient les menstrues ou pas. Et que les yahoud les isolaient et les mettaient en quarantaine en toute chose pendant qu’elles avaient les menstrues. Allaah taa^ala a ordonné la voie du juste milieu entre les deux extrêmes.
ثم قال تعالى « ولا تقربوهن » أي مجتمعين أو لا تقربوا مجامعتهن حتى يطهرن أي حتى يغتسلن فلا يجوز أن يجامعها الزوج حتى تطهر و تتطهر أي تغتسل بنية رفع الحدث الأكبر بدليل قوله تعالى »فإذا تطهرن فأتوهن » أي جامعوهن، فجمع بين الأمرين
Puis dans la suite du verset
« و لا تقربوهن »
c’est-à-dire n’approchez pas vos femmes pour le rapport, ça ne veut pas dire ne les approchez pas physiquement, mais ça veut dire ne faites pas de rapport, ou n’approchez pas le rapport
« حتى يطهرن »
c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elles fassent le ghousl, il n’est pas permis que le mari ait un rapport avec son épouse jusqu’à ce qu’elle se purifie de ses menstrues et qu’elle fasse la purification, c’est-à-dire qu’elle fasse le ghousl dans l’intention de lever le grand hadath, preuve en est la parole de Allaah
« فإذا تطهرن فأتوهن »
dès lors qu’elles ont fait leur purification alors vous pouvez avoir le rapport avec elles. Alors, il a posé les deux points ensemble
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و قوله تعالى « من حيث أمركم الله » أي من المأتى الذي أمركم الله تعالى به وحلله لكم وهو القبل
La signification de la parole de Allaah
« من حيث أمركم الله »
c’est-à-dire vous faites le rapport par l’orifice par lequel Allaah ta^aala vous a permis de le faire, c’est-à-dire l’orifice antérieur
و قوله تعالى « إن الله يحب التوابين » أي العائدين إلى الله تعالى من ارتكاب ما نُهوا عنه، « و يحب المتطهرين » أي المتطهرين بالماء أو المتنزهين عن أدبار النساء أو عن الجماع في الحيض أو عن الفواحش
Et la parole de Allaah
« إن الله يحب التوابين »
Allaah agrée ce qui reviennent à l’obéissance a Allaah après avoir commis ce qui leur avait été interdit,
« و يحب المتطهرين »
et il agrée ceux qui se purifient, c’est-à-dire ceux qui font la purification avec l’eau, ou bien ceux qui s’éloignent d’avoir un rapport dans les anus des femmes, ou qui s’éloignent du rapport pendant les menstrues, ou qui s’éloignent des vilenies
ثم قال ربنا عز وجل « نساؤكم حرث لكم » أي مواضع حرث لكم وهذا مجاز، شُبهن بالحارث تشبيها لما يلقى في أرحامهن من النُطف التي منها النسل بالبذور، و الولد بالنبات
Puis, à la suite, Allaah dit
« نساؤكم حرث لكم »
c’est comme un terrain de semence pour vous, c’est-à-dire c’est une forme métaphorique, les femmes ont été assimilé à une terre de semence par assimilation de ce qui est placé dans leurs utérus comme liquide séminal à partir duquel il y’a la descendance à l’image des graines qui sont semées dans la terre, et l’enfant qui naît c’est comme la plante qui a poussé.
ووقع قوله تعالى « نساؤكم حرث لكم » بيانا وتوضيحا لقوله « فأتوهن من حيث أمركم الله » أي إن المأتى الذي أمركم الله به هو مكان الحرث لا مكان الفرث، تنبيها أن المطلوب الأصلي في الإتيان هو طلب النسل. و المقصود بلفظ الفرث هنا هو الدبر أي موضع خروج الغائط، فمكان الحرث هو موضع الزرع و الإنبات و هو القبل لأنه محل النسل و الولد، و مكان الفرث هو موضع الأذى أي الدبر و ليس محل زرع و لا نسل.
Et la parole de Allaah
« نساؤكم حرث لكم »
indique et éclaircit la parole de Allaah
« فأتوهن من حيث أمركم الله »
Faites le rapport la ou Allaah vous l’a ordonné, c’est-à-dire l’orifice par lequel Allaah vous a ordonné le rapport c’est un endroit pour la semence, ce n’est pas un endroit pour les choses répugnantes, pour attirer l’attention que le premier objectif dans le rapport c’est de chercher la descendance, et ce qui est visé par le mot فرث ici c’est-à-dire l’anus c’est-à-dire l’endroit de sortie des matière fécales, et l’endroit de la semence c’est l’endroit où l’on plante pour faire pousser les plantes, c’est-à-dire l’orifice antérieur, car c’est un endroit pour avoir la descendance et les enfants tandis que l’endroit pour les matières répugnantes c’est un endroit où il y’a des matières qui sentent mauvais c’est-à-dire l’anus, ce n’est pas un endroit ni pour la semence ni pour la descendance.
و قوله تعالى « فاتوا حرثكم أنى شئتم » أي جامعوهن متى شئتم أو كيف شئتم، باركة أو مستلقية او مضطجعة، بعد أن يكون المأتي واحدا و هو موضع الحرث. و هذا تمثيل، أي فاتوهن كما تأتون أراضيكم التي تريدون أن تحرثوها من أي جهة شئتم، لا يُحظر عليكم جهة دون جهة، و في ذلك دليل على تحريم الوطأ في الدبر لأن الله تعالى لم يُبح إتيان المرأة إلا في الموضع الذي منه الحرث
Et dans la parole de Allaah « فاتوا حرثكم أنى شئتم », allaient à votre lieu de semence comme vous voulez ou quand vous voulez, c’est-à-dire faites le rapport quand vous le voulez ou de la manière que vous le voulez, c’est-à-dire qu’elle soit accroupie, ou qu’elle soit allongée, ou qu’elle soit sur le côté, du moment que l’orifice dans lequel vous faites le rapport est le même, qui est l’emplacement pour la semence, et ceci est un sens figuré, c’est-à-dire vous pourrez aller avoir un rapport avec vos femmes tout comme vous vous rendez à votre terrain, donc vous voulez labourer dans n’importe quelle direction vous pouvez, et il ne vous est pas interdit de labourer dans un sens plutôt que dans un autre. Il y’a en cela la preuve de l’interdiction du rapport dans l’anus car Allaah تعالى n’a pas autorisé d’avoir un rapport dans l’anus de la femme hormis dans l’orifice qui est le terrain de semence.
و قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « لا ينظر الله إلى رجل جامع زوجته في دبرها »، رواه ابن ماجه و حسنه الترميذي من حديث ابن عباس رضي الله عنهما
Et le messager de Allaah a dit ce qui signifie « Allaah n’agrée pas un homme, il le punit quand il a un rapport avec son épouse dans son anus », rapporté par ibn Maajah, et cela a été jugé حسن par at-Tirmidhiyy du hadith de ibn ^Abbaas, que Allaah l’agrée lui et son père.
و قوله تعالى « و قدموا لأنفسكم » أي ما يجب تقديمه من الأعمال الصالحة و مما هو خلاف ما نهاكم عنه، أو هو طلب الولد أو التسمية على الوطأ
Et dans la signification de la parole de Allaah « و قدموا لأنفسكم », faites les préliminaires, c’est-à-dire ce qu’il est un devoir de présenter comme bonnes œuvres auparavant avant d’avoir le rapport, ou ne faites pas ce qui vous a été interdit, ou veiller à rechercher une descendance, ou citer le nom de Dieu avant de commencer le rapport.
قوله « و اتقوا الله » أي فلا تجترؤوا على المناهي
Et la parole de Allaah « و اتقوا الله », craignez Dieu, c’est-à-dire n’ayez pas d’audace pour commettre les choses interdites.
« و اعلموا أنكم ملاقوه » أي صائرون إليه فاستعدوا للقائه
Et sachez que vous allez venir à son jugement, c’est-à-dire vous allez revenir pour être jugés par lui, préparez-vous onc à son jugement.
« و بشر المؤمنين »، أي بالثواب
Annonce la bonne nouvelle aux croyants, c’est-à-dire qu’ils auront la récompense
و هذا التفسير ذكره الإمام النسفي و غيره
Cette explication a été mentionnée par l’imam an-Nasafiyy et d’autres que lui.
La prédestination : al-qadar
Le sens de la destinée
et la croyance en la destinée
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Certains savants ont dit : la destinée (al-qadar) est le fait de faire entrer les choses en existence (at-tadbir) d’une manière conforme à la science de Allah et à Son vouloir éternel. Il les faits exister dans l’instant dans lequel Il sait qu’elles existeront. Les actes de l’esclave, le bien et le mal, faits de son propre choix sont donc concernés par cela.
Commentaire :
L’homme, lorsqu’il accomplit une bonne action, on dit que c’est un acte de bien et s’il accomplit une désobéissance, on dit que son acte est un acte de mal et tous deux sont par la création de Allah ta^ala mais la prédestination de Allah ta^ala, en tant qu’attribut, n’est pas qualifiée de mal. Sa prédestination est un bien et ne comporte pas de mal. Par contre, lorsque l’esclave fait ce qui est mal, cela est mal de la part de l’esclave, mais la prédestination du mal par Allah n’est pas mauvaise de la part de Allah. Tout comme Sa prédestination de ce qui est laid n’est pas laid de la part de Allah, tout comme Sa volonté d’existence du mal n’est pas laide de la part de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ceci est prouvé par ce qui nous est parvenu du hadith du Messager de Allah lorsque Jibril l’a interrogé sur la foi (al-‘iman), il lui a dit :
« Al-‘imanou ‘an tou’mina billahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulihi wa l-yawmi l-‘akhiri wa tou’mina bi l-qadari khayrihi wa charrih » [Rapporté par Mouslim], ce qui signifie :
« La foi, c’est que tu crois fermement en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, le jour dernier et que tu crois fermement en la destinée, que ce soit du bien ou du mal ».
La signification de ce hadith est la suivante : les créatures que Allah ta^ala a prédestinées, parmi lesquelles il y a le bien et le mal, existent par la prédestination éternelle de Allah. Ainsi, la prédestination, qui est un attribut de Allah Lui-même, ne peut être qualifiée de mauvaise en soi.
Commentaire :
La signification de la parole du Prophète, ^alayhi s-salam, dans le hadith de Jibril est la suivante : c’est la croyance que tout ce qui est prédestinée est par la prédestination de Allah, c’est par la prédestination de Allah que ces choses existent c’est à dire que c’est Allah qui les fait exister. L’obéissance qui a lieu de la part des créatures tout comme la désobéissance qui a lieu de leur part sont par la création de Allah, c’est Lui qui les fait exister. En effet, la prédestination de Allah qui est Son attribut est bonne et n’est pas qualifiée de mauvaise. Parce que la prédestination du mal de Allah n’est pas mauvaise en soi mais ce qui est mauvais c’est que l’esclave fasse le mal. Tout comme le mot Al-Qadar désigne également ce qui est destiné. Comme ce qui est visé dans le hadith de Jibril lorsque le Prophète a dit ce qui signifie :
« Que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal »
ce qui est visé par la destinée, ce n’est pas l’attribut mais ce qui est destiné, c’est-à-dire la créature qui a été destinée ; c’est elle qui peut être qualifiée de bonne ou de mauvaise.
Le mot destinée peut également être utilisé pour désigner l’attribut de Allah, c’est à dire de faire en sorte que les choses soient dans un état particulier. Il y a aussi un tadbir, lorsque les anges font que des choses soient dans tel ou tel état. C’est comme cette ‘ayah qui indique que les anges sont chargés de la pluie. Il y a aussi le fait de faire que les choses soient dans tel ou tel état et qui est un attribut de Allah qui est de toute éternité.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
La volonté de Allah ta^ala de faire exister se réalise donc en tout ce qu’Il veut, conformément à Sa science
Commentaire :
La volonté de Allah c’est à dire Son vouloir se réalise et il n’y a pas de manquement à Sa volonté comme est le cas pour la volonté des esclaves. La volonté des esclaves se réalise dans certaines situations et ne se réalise pas dans d’autres. Mais la volonté de Allah se réalise dans tout ce qu’Il veut et c’est cela la signification de ce sur quoi les musulmans ont été unanimes : « Ma cha’allahou kan ; wa ma lam yacha’ lam yakoun », ce qui signifie : « ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ». Allah ta^ala, Sa volonté se réalise et nul n’empêche la réalisation de Sa volonté. Quant à l’esclave, il se peut qu’il envisage de faire une chose et il se peut que cette chose se réalise tout comme il se peut que cette chose ne se réalise pas.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
La chose dont Il sait l’existence, Il en veut l’existence dans l’instant dans lequel elle existe. La chose qu’Il sait qu’elle ne sera pas, Il ne veut pas qu’elle soit.
Commentaire :
Ce que Allah a su de toute éternité qu’il sera, Il a voulu qu’il soit et il est indispensable qu’il soit. Ainsi, nos actes que Allah a su de toute éternité qu’ils seront, Il a voulu qu’ils soient et nécessairement ils seront. Mais, ce que Allah ta^ala n’a pas voulu qu’il soit, il ne sera pas.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Une chose n’entre donc en existence dans ce monde que par Son vouloir. Rien n’atteint l’esclave [de Allah] que ce soit, bien, mal, santé, maladie, pauvreté, richesse ou autre que cela, que par le vouloir de Allah ta^ala. Et aucune chose ne manque l’esclave [de Allah], que Allah a prédestinée et voulue qu’elle l’atteigne.
Il a été rapporté du Prophète qu’il a enseigné à l’une de ses filles : « Ma cha’ allahou kan ; wa ma lam yacha’ lam yakoun », ce qui signifie ; « ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ». Il a été rapporté par ‘Abou Dawoud dans les Sounan. C’est un hadith qui par la suite est devenu moutawatir et qui s’est propagé entre les membres de la communauté.
Commentaire :
La volonté de Allah englobe les actes des esclaves, le bien d’entre eux et le mal. Ainsi, tout ce qui entre en existence parmi les actes du mal, que ce soit une mécréance ou une désobéissance, c’est bien par la volonté de Allah que cela a lieu et se produit. Ceci est une perfection au sujet de Allah ta^ala car le fait que Sa puissance et Sa volonté englobent toute chose, cela est digne de l’honneur et de la gloire de Allah. Ainsi, s’il se produisait dans ce qui Lui appartient ce qu’Il ne veut pas, cela serait contraire à la divinité. Quant à ce qu’a rapporté ‘Abou Dawoud dans ses Sounan,les musulmans ont été unanimes à le dire. Ce que Allah prédestine a lieu, mais ce que les esclaves prévoient et envisagent, ce qu’ils veulent faire, il se peut qu’il ait lieu tout comme il se peut qu’il n’ait pas lieu.
Et c’est cela la signification de la parole de Allah :
« Fa tabarak Allahou ‘ahsanou l-khaliqin »
ce qui signifie :
« Allah est Celui dont la prédestination se réalise et ce que les esclaves envisagent de faire, il se peut qu’il ait lieu tout comme il se peut qu’il n’ait pas lieu ».
Et c’est également la signification de la parole de Zouhayr, le poète, lorsqu’il a fait l’éloge d’un homme et lui a dit :
« Toi tu prévois de faire des choses et tu tiens ton engagement tandis que d’autres prévoient de faire des choses mais ne les font pas pas ».
On rapporte qu’il y a eu un combat entre deux tribus. Ce combat a duré quarante ans et plusieurs ont essayé de réconcilier ces deux tribus afin qu’elles ne se combattent plus mais les gens n’ont pas pu sauf une seule personne a réussi et c’est au sujet de cette personne que Zouhayr le poète a dit ce vers de poésie. Cet homme a réussi à les réconcilier en leur donnant à chacune une somme d’argent. Ces deux tribus se sont combattues pendant quarante ans parce que l’une des deux disait que c’est le cheval Dahis qui a été le premier dans la course, et l’autre disait que c’est Al-Ghabra. A cause de cela, ils se sont combattus pendant quarante ans.
Ainsi notre maître ^Aliyy a dit ce qui signifie :
« J’ai connu Allah par le fait que nos volonté changent, que l’un d’entre nous il se peut qu’il envisage de faire une chose et il ne l’a fait pas, alors que Allah ce qu’Il prédestine a lieu ».
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Al-Bayhaqiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, a rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Certes, la foi [en toute certitude] ne parviendra pas dans le cœur de l’un de vous tant qu’il ne croira pas en toute certitude, sans aucun doute, que ce qui l’a atteint n’allait pas le manquer et que ce qui l’a manqué n’allait pas l’atteindre et tant qu’il ne reconnaîtra pas la destinée, la destinée entière », c’est à dire qu’il n’est pas permis de croire en une partie [des choses] de la destinée [de Allah] et d’être incrédule vis a vis d’une autre.
Commentaire :
La signification de cette phrase de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, est que : la foi n’est réalisée dans vos cœurs, que si vous avez la certitude sans aucun doute c’est-à-dire sans qu’il croie d’une croyance catégorique qui n’est entachée par aucun doute, que ce qui l’a atteint ne pouvait lui manquer, que ce soit une subsistance, une catastrophe ou autre que cela, et que ce qui l’a manqué ne pouvait l’atteindre et qu’il reconnaisse la destinée toute entière. Cela signifie qu’il n’est pas permis de croire en une partie de la destinée et de mécroire en une autre. Mais il est un devoir pour tout musulman de croire que tout ce qui se produit dans ce monde, du bien, du mal, un égarement ou une guidée, une difficulté ou une facilité, une chose douce ou amère, tout cela est par la création de Allah, c’est par Sa volonté que cela s’est produit et que cela a lieu et si ce n’est Allah ta^ala qui l’a fait entrer en existence et qui l’a créée cela ne se serait pas produit.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Il a rapporté également, par chaîne de transmission, que ^Oumar Ibou l-Khattab était à Al-Jabiyah – région de Ach-Cham – Il s’est levé et a prononcé un discours. Il a loué Allah et a rappelé Ses bienfaits. Ensuite, il a dit :
« Man yahdillahou fa la moudilla lah ; wa man youdlil fa la hadiya lah », ce qui signifie : « Celui que Allah guide personne ne l’égare et celui que Allah égare, personne ne le guide ». Alors un non-musulman non-arabe [qui était présent et] faisait partie des gens de adh-dhimmah a dit dans sa langue : « Certes Allah n’égare personne ». ^Oumar a alors dit à l’interprète : « Qu’est-ce qu’il a dit ». Il lui a répondu : « Il a dit que Allah n’égare personne ». Alors ^Oumar a dit : « Tu as menti Ô ennemi de Allah ; si tu n’avais été des gens de adh-dhimmah, je t’aurai exécuté. C’est Lui qui t’a égaré et c’est Lui qui te fera entrer en enfer s’Il veut, c’est à dire s’Il veut que tu meurs ainsi ».
Commentaire :
La signification de la parole de ^Oumar, que Allah l’agrée, est la suivante : cette croyance est une mécréance et un égarement, c’est à dire la croyance que Allah n’égare personne, c’est à dire que la personne s’égarerait par sa propre volonté et non pas par la volonté de Allah et que l’esclave serait le créateur de cet égarement et non pas que c’est Allah qui en est le créateur.
La signification de la parole de notre maître ^Oumar « s’Il veut », c’est à dire s’Il veut que tu meurs sur ta mécréance nécessairement tu entreras en enfer. Note maître ^Oumar a pris pour argument cette ‘ayah :
« wa man yahdillahou fama lahou min moudill » [Sourat Az-Zoumar /37]
qui signifie :
« Celui pour qui Allah a voulu de toute éternité d’être bien guidé personne ne le rendra égaré ».
Et dans une autre ‘ayah, Allah dit :
« wa man youdlili llahou fala hadiya lah » [Sourat Al-‘A^raf /187], ce qui signifie :
« Et celui dont Allah veut l’égarement, nul ne le guidera », c’est-à-dire personne ne le rendra bien guidé.
Voici le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a au début averti son peuple tout au début de la descente de la révélation sur lui pour agir conformément à la parole de Allah ta^ala :
« wa ‘andhir ^achirataka l-‘aqrabin » [Sourat Ach-Chou^ara’ /214], qui signifie :
« Mets en garde de la mécréance tes proches parents».
Des gens ont été bien guidés grâce à lui mais d’autres parmi ses proches comme ‘Abou Lahab et d’autres n’ont pas été guidés vers l’Islam. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, leur a transmis son appel mais ils n’ont pas été bien guidés et ceux-là qui ont été bien guidés eux ils l’ont été. Qu’est-ce qui entraîne que certains sont bien guidés et que d’autres ne le sont pas ? Ce qui entraîne cela c’est que Allah ta^ala a voulu de toute éternité que ceux-là soient bien guidés par Mouhammad et Allah n’a pas voulu que ces autres-là soient bien guidés et la volonté de Allah est réalisé pour les deux groupes. Allah ta^ala n’agrée pas la mécréance et la désobéissance mais Il a spécifié ceux-là par le fait d’être amenés à l’égarement, tout comme Il a caractérisé ces autres par le fait qu’ils soient amenés par leur propre choix à la bonne guidée, c’est cela la signification de la volonté.
La parole de Allah dans [Sourat Az-Zoumar] signifie que celui pour qui Allah veut la bonne guidée, nul ne parviendra à l’égarer. Et la parole de Allah dans [Sourat Al-‘ A^raf /184] signifie que celui que Allah veut qu’il soit égaré, nul ne le guide. Donc la parole de notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, lorsqu’il a dit « celui que Allah guide nul ne l’égare, et celui que Allah égare nul ne le guide », cette parole est tirée de ces deux ‘ayah.
Quant à la parole de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, lorsqu’il a dit :
« la foi ne parvient au cœur de l’un d’entre vous que lorsqu’il a la certitude, une certitude qui n’est entachée par aucun doute, que ce qui l’a atteint ne pouvait le manquer, et que ce qui l’a manqué ne pouvait l’atteindre et qu’il reconnaisse la destinée, toute la destinée », cette parole est tirée du hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui signifie :
« Si Allah veut châtier des gens des cieux et de la terre, Il les châtie et Il n’est pas injuste vis à vis d’eux et que s’Il leur accorde une félicité, c’est par Sa grâce. Si tu dépensais comme la montagne de ‘Ouhoud en or, Allah ne l’agrée de toi que si tu crois en la destinée, toute la destinée ».
Dans la ‘ayah que nous avons citée et dans le hadith, tout comme la parole de notre maître ^Aliyy et de notre maître ^Oumar, il y a une preuve que la croyance du salaf et la croyance des musulmans c’est que Allah a prédestiné toute chose. En effet, il n’y a pas une seule chose qui entre en existence sans que ce soit Allah ta^ala qui l’ait prédestinée. Tout mouvement et toute immobilité est par la prédestination de Allah et par la destinée de Allah. Allah est en effet le créateur des corps et le créateur des actes, il n’y a nul autre créateur que Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et le Hafidh Abou Nou^aym a rapporté du fils du frère de Az–Zouhriyy d’après son oncle paternel Az–Zouhriyy que ^Oumar Ibnou l-Khattab aimait particulièrement la poésie de Labid Ibnou Rabi^ah, parmi laquelle il y avait ces vers qui sont :
« ‘inna taqwa rabbina khayrou nafal :
Certes, la piété envers notre Seigneur est le meilleur des dons
Wa bi idhni l-Lahi raythi wa ^ajal :
Et par la volonté de Allah, sont ma lenteur et ma rapidité
‘Ahmadou l-Laha fala nidda lah :
Je loue Allah, Il n’a pas d’égal
Bi yadayhi l-khayrou macha’a fa^al :
C’est Lui Qui possède le bien [et le mal], ce qu’Il veut, Il le fait
Man hadahou souboula l-khayri htada :
Celui qu’Il guide vers les voies du bien est bien guidé
Na^ima l-bali wa man cha’a ‘adall :
Tranquille est son esprit et celui qu’Il veut [égarer], Il l’égare
Le sens de sa parole : « Inna taqwa Rabbina khayrou nafal » (Certes la piété envers notre Seigneur est le meilleur des dons), c’est qu’elle est la meilleure des chose qui soit accordée à l’homme.
Commentaire :
Ces vers font partie de Bahr ar-ramal et ^Oumar aimait ces vers-là en raison des différentes informations utiles et importantes qu’ils comprennent. Ainsi, la parole de l’auteur signifie que la piété à l’égard de Allah et le meilleur de ce qui puisse être accordé à la personne et le mieux de ce qui peut lui être donné. La piété est un mot léger à prononcer mais lourd dans les actes car il s’agit d’accomplir ce que Allah a rendu obligatoire aux esclaves et d’éviter ce qu’Il leur a interdit et ceci est très difficile.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Le sens de sa parole : « Wa bi’idhni l-Lahi raythi wa ^ajal » (Et par la volonté de Allah, sont ma lenteur et ma rapidité), c’est qu’une personne n’accomplit une chose lentement, ou bien rapidement que par le vouloir de Allah et par Sa volonté.
Commentaire :
C’est-à-dire que si une personne fait preuve de lenteur et qu’une autre est vigoureuse et active dans le travail, sa rapidité est par la volonté de Allah ta^ala c’est-à-dire que c’est Allah ta^ala qui crée en l’esclave la force et la vigueur pour faire le bien et c’est Lui qui crée la paresse et le retard à accomplir le bien. En d’autres termes, le bien et le mal tous deux sont par la création de Allah et par Sa volonté.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et sa parole : « ‘Ahmadou l-Laha fala nidda lah » (Je loue Allah, Il n’a pas d’égal), c’est qu’Il n’a pas de semblable.
Sa parole : « Bi yadayhi l-khayrou macha’a fa^al » (C’est Lui qui possède le bien), sous-entend le mal également.
Commentaire :
Allah ta^ala est Celui à qui appartient le bien et Il est Celui à qui appartient le mal. Il n’y a pas d’autre créateur pour le bien et le mal parmi les actes des esclaves si ce n’est Allah. Ce ne sont pas les esclaves qui le créent, ni la lumière ni l’obscurité ne crée quoi que ce soit tout comme l’ont prétendu les Manawiyyah. Ces derniers disent :
« La lumière et l’obscurité sont de toute éternité, exempts de début, ils se sont mélangés. A partir de la lumière s’est produit le bien et à partir de l’obscurité s’est produit le mal ».
Le poète Al-Moutanabbiyy leur a répondu et a dit :
« Combien dans l’obscurité de la nuit j’ai d’informations qui me rapportent que les Manawiyyah est un peuple de menteurs ».
Labid Ibn Rabi^ah, que Allah l’agrée, s’est suffi à mentionner le bien et pas le mal parce que c’est connu chez les gens de la vérité que Allah est le créateur du bien et du mal et c’est sur cela que ce sont accordés les gens de la vérité. Ainsi, la foi de la part des croyants leurs obéissances, tout comme les mécréances de la part des non-musulmans, tous sont par la création de Allah ta^ala et par Sa volonté. Seulement le bien, la foi et l’obéissance sont par la création de Allah, Sa volonté et Son agrément, tandis que le mal c’est-à-dire la mécréance et les péchés sont aussi par la création de Allah, ils se produisent par la volonté de Allah, mais non pas selon Son agrément car Il leur a interdit de le faire. Et Allah ta^ala, Il fait ce qu’Il veut, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait. Il n’est pas permis de faire d’analogie entre le Créateur et la créature tout comme celui qui dit :
« Comment serait-Il le créateur du mal en nous ensuite, Il nous fait rendre des comptes pour le mal dans l’au-delà ». Celui-là a fait une analogie entre le Créateur et la créature et cela est un égarement. La personne n’est musulmane qu’en se soumettant totalement à Allah. Celui qui se soumet à Allah, il sera sauvé, et celui qui abandonne la soumission à Allah qui émet des objections, celui-là il ne sera pas sauvé.
Ces vers de poésie que notre maître ^Oumar affectionnait qui étaient dits par Labid Ibn Rabi^ah indique que le bien et le mal sont créés par Allah. La signification de :
« Inna taqwa Rabbina khayrou nafal » c’est-à-dire que la piété qui est accordé à l’esclave c’est la meilleur des choses qui lui soit accordée et la piété c’est d’accomplir les obligations et d’éviter les interdits.
Et la signification de la parole du poète :
« Wa bi idhni l-Lahi raythi wa ^ajal » c’est à dire que la lenteur de ceux qui sont lents et la rapidité de ceux qui sont rapides sont toutes deux par la volonté de Allah.
« ‘Ahmadou l-Laha fala nidda lah », c’est-à-dire je loue Allah, Celui qui n’a point d’équivalent. C’est une exemption du Créateur de tout associé.
« Bi yadayhi l-khayrou ma cha’a fa^al », c’est-à-dire que Allah est le Créateur du bien et du mal.
Ainsi, Labid Ibn Rabi^ah s’est suffi à mentionner le bien car c’est connu que Allah est le Créateur du bien et du mal. Donc, il n’en est pas tel que le prétendent les Manawiyyah qui sont un groupe de mazdéens adorateur du feu. Ils sont appelés Manawiyyah tout comme ils sont appelés Ath-Thanawiyyah.
Al-Moutanabbiyy le poète les a démentis par sa poésie. En effet, les Manawiyyah ont prétendu que le bien est par la création de la lumière et le mal par la création de l’obscurité. Donc, Al-Moutanabbiyy a composé un vers de poésie pour les démentir. C’est-à-dire que prétendre attribuer la création de tout le mal à l’obscurité est un mensonge, tout comme prétendre que l’obscurité est dépourvue de bien est un mensonge. En effet, dans la nuit il y a des choses utiles tout comme dans la journée, il y a des choses utiles. Il a été confirmé que Al-Moutanabbiyy s’est repenti avant sa mort.
L’auteur a dit dans la suite du commentaire, si quelqu’un dit :
« N’est-ce pas que Allah ta^ala dit « Bi yadika l-Khayr », à Toi appartient le bien, Il s’est suffi de citer le bien et il n’a pas dit wa ch-charr, le mal, comment peut-il être possible qu’il soit dit qu’Il est le créateur du bien et du mal ? ».
Réponse : dans d’autres passages dans le Qour’an, il y a ce qui nous fait apprendre que Allah ta^ala est Créateur de toute chose, chay’, englobe le bien et le mal.
Allah ta^ala dit à son Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, :
« Qoul : Allahoumma malika l-moulk ; tou’ti l-moulka man tacha’ou wa tanzi^ou l-moulka mimman tacha’ » [sourat ‘Ali-^Imran /26], ce qui signifie :
« Dis : Ô Allah Tu es a Qui appartient la souveraineté, Tu accordes Ta souveraineté à qui Tu veux et Tu ôtes la souveraineté de qui Tu veux »
Nous avons su à partir de la parole de Allah ta^ala « tou’ti l-moulka man tacha’ », qui signifie « Tu accordes la souveraineté à qui Tu veux », que Allah est le Créateur du bien et du mal car c’est Lui qui a accordé la souveraineté aux rois mécréants comme pharaon, ainsi qu’aux rois croyants comme Dhou l-Qarnayn, donc le fait que ne soit pas mentionné le mal avec le bien dans Sa parole ta^ala n’est pas une preuve que Allah ta^ala n’est pas créateur du mal et selon les savants de la langue, d’une spécialité qui s’appelle ^Ilmou l-Bayan, cela s’appelle Al-‘iktifa c’est à dire se suffire pour ne pas mentionner une chose en raison de la connaissance de son opposé, on se limite par la connaissance de l’opposé de la chose pour ne pas citer la chose elle-même. La preuve que Allah est le créateur du bien et du mal est qu’Il a accordé la souveraineté à des rois mécréants tout comme à des rois croyants. Pharaon qui a fait preuve d’injustice faisait partie des rois mécréants et c’est Allah ta^ala qui lui a accordé cette souveraineté. Cela prouve que c’est Allah qui est le créateur du bien et du mal.
La parole de Allah : « Qoul : Allahoumma malika l-moulki tou’ti l-moulka man tacha’ou wa tanzi^ou l-moulka mimman tacha’ » [sourat ‘Ali-^Imran /26], ce qui signifie :
« Dis : Ô Allah Tu est Celui à Qui appartient la souveraineté, Tu accordes Ta souveraineté à qui Tu veux et Tu ôtes la souveraineté de qui Tu veux », cette ‘ayah est une preuve que Allah est le créateur du bien et du mal.
Quant à Sa parole ta^ala :
« Ma ‘asabaka min haçanatin famina l-Lah ; wa ma ‘asabaka min sayyi’atin fa min n-nafsik » [Sourat An-Niça /79].
Ici, Al-Haçanah signifie la grâce et le bienfait et As-Sayyi’ah signifie la catastrophe et l’épreuve. La signification de cette ‘ayah est :
« ce qui t’a atteint comme bienfait est une grâce de Allah pour toi et ce qui t’a atteint comme calamité, comme épreuve ce n’est qu’en rétribution de ton acte. Les actes de mal que tu as fait nous de rétribuons pour ces actes-là par ces calamités et ces épreuves ».
La signification n’est pas que toi en tant qu’être humain tu crées le mal car l’esclave ne crée rien du tout mais il acquiert le bien et le mal et Allah est le créateur des deux dans l’esclave. Cette explication est retenue par de nombreux savants. Il y a une deuxième explication de cette ‘ayah qu’il convient de retenir et de délaisser l’explication précédente à savoir que la signification de Sa parole ta^ala :
« Ma ‘asabaka min haçanatin » c’est un discours qui est rapporté et attribué aux associateurs c’est à dire le discours rapporté a été ôté et éliminé, c’est comme si la ‘ayah disait :
« Ils disent : Ô Mouhammad, ce qui t’a atteint comme grâce c’est de la part de Allah et ce qui t’a atteint comme calamité c’est à cause de toi et de ton malheur ». Et cette deuxième explication est dépourvue de toute problématique contrairement à la première qui elle est problématique. Cette deuxième explication a été énoncée par des savants parmi lesquels As–Souyoutiyy, le chafeite et Al-Qounawiyy, le hanefite.
Cette ‘ayah également ne comporte pas de preuve que l’être humain serait le créateur du mal mais c’est Allah qui crée le bien et le mal. Mais la signification de cette ‘ayah est que tous les bienfaits qui t’atteignent ce sont une grâce de la part de Allah et tout mal qui t’arrive, ce n’est qu’une rétribution pour tes mauvais actes. C’est donc Allah qui est le créateur du bien et du mal et l’esclave n’a que l’acquisition de l’acte. Pour ce qui est de Al-Kasb, l’acquisition, c’est le fait que l’esclave dirige et oriente son intention vers l’acte et Allah le lui crée dans ce moment-là.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Mais il s’est limité à citer le bien parce que cela est suffisant ici, comme dans Sa parole ta^ala ; « sarabila taqikoumou l-harr » [Sourat An-Nahl /81], ce qui signifie : « Des vêtements de protection qui vous protègent de la chaleur », c’est-à-dire du froid également.
Commentaire :
Dans la langue arabe ceci s’appelle une méthode de rhétorique, chez les spécialistes de la langue éloquents c’est-à-dire de citer une des deux choses qui appartiennent au même jugement pour se suffire par la mention de l’un pour ne pas citer l’autre. Tout comme dans Sa parole ta^ala :
« Bi yadika l-khayr ; innaka ^ala koulli chay’in qadir » [Sourat Ali-^Imran /26]
Cela ne veut pas dire que Allah est tout puissant à faire le bien seulement et qu’Il n’est pas puissant pour le mal tout comme dans Sa parole ta^ala :
« Wa ja^ala lakoum sarabila taqikoumou l-harra wa sarabila taqikoum ba’sakoum » [Sourat An-Nahl /81]
As-sarabil, ce sont les chemises ou les habits d’aciers, ce sont les boucliers et les armures que l’on met dans la guerre qui protègent des armes. Allah ta^ala nous a fait grâce de ces habits-là car c’est Lui qui nous a créé les deux. Il nous a créé des habits qui nous protègent de la chaleur c’est-à-dire implicitement et également du froid, et des habits c’est-à-dire des chemises ou des boucliers et des armures d’acier qui nous protègent du mal que nous pouvons nous porter les uns aux autres, c’est-à-dire qui nous protègent des armes.
Parmi les formes de rhétorique dans la langue arabe, il y a le fait de mentionner une des deux choses qui appartiennent à une même famille qui ont le même jugement. Tout comme cela est indiqué par la ‘ayah « sarabila taqikoumou l-harr », des habits qui vous protègent de la chaleur. Est-ce quelqu’un pourrait dire que Allah nous a créé des chemises qui ne protègent que de la chaleur et qui ne protègent pas du froid ?!
Le poète a également mentionné le bien et pas le mal pour prendre ainsi la même forme de rhétorique qui se trouve dans cette ‘ayah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Sa parole : « Macha’a fa^al », ce qu’Il veut, Il le fait, c’est-à-dire ce que Allah a voulu qu’il se produise eh bien, il se produira nécessairement et ce que Allah a voulu qu’il ne se produise pas, il ne se produira pas.
Sa parole : « Celui qu’Il guide vers les voies du bien est bien guidé », c’est que celui pour qui Allah veut qu’il soit sur la voie juste de droiture, est bien guidé.
Sa parole : « Na^ima l-bali », Tranquille est son esprit, c’est-à-dire qu’il a le cœur serein et satisfait.
Sa parole : « Wa mancha’a adall », Et celui qu’Il veut égarer, Il l’égare, c’est-à-dire que celui qu’Il a voulu qu’il soit égaré, Il l’égare.
Commentaire :
La signification de ce vers de poésie est que Allah tabaraka wa ta^ala, celui qu’Il guide vers les voies du bien c’est-à-dire celui pour qui Allah a voulu de toute éternité qu’il soit bien guidé sur la voie correcte de droiture, celui-là sera nécessairement bien guidé, il sera sur la religion agréée par Allah tabaraka wa ta^ala et sur la piété à l’égard de Allah.
Sa parole : « Na^ima l-bali », c’est-à-dire il aura l’esprit tranquille en raison de sa foi en Allah ta^ala et en ce qui est rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Sa parole : « Wa mancha’a adall », c’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala celui qu’Il veut de toute éternité qu’il soit égaré, Il l’égarera, c’est-à-dire que Allah crée en lui l’égarement et ces paroles font parties des fondements de la croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis correctement. Ainsi, celui pour qui Allah veut la bonne guidée, il sera nécessairement bien guidé, Allah lui inspire la foi et la piété, il sera bien guidé par son propre choix, il n’y sera pas contraint. Quant à celui pour qui Allah ta^ala veut de toute éternité qu’il soit contraire à cela, c’est-à-dire qu’il soit égaré et non musulman, Allah tabaraka wa ta^ala l’égarera c’est-à-dire qu’Il fera en sorte qu’il ne soit pas musulman, cet esclave choisira alors la mécréance.
En raison de ce que ces vers de poésie comprennent comme tawhid pur, ^Oumar les affectionnait et les aimait.
Qu’on les apprenne donc car ce sont des perles de science dans les fondements de la croyance. On n’attache aucune considération à ce que disent certaines personnes que Allah n’a pas créé le mal, que l’on soit sur ses gardes contre pareilles paroles et que l’on mette en garde contre elles. Il est un devoir d’enseigner aux enfants que Allah est le créateur du bien et du mal mais que Allah agrée le bien et n’agrée pas le mal et Il n’est pas interrogé au sujet de ce qu’Il fait. Donc, dans la parole du poète, il y a également une preuve que la bonne guidée et l’égarement sont par la création de Allah. Ces vers de poésie ont été composés par Labid Ibn Rabi^ah et comme ces vers comprennent des perles des fondements même de la croyance, notre maître ^Oumar les aimait particulièrement. Dans ces vers de poésie, le poète nous apprend que Allah est le créateur du bien qu’Il est le créateur du mal, qu’Il est le créateur de la bonne guidée et de l’égarement.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Al-Bayhaqiyy a rapporté de Ach-Chafi^iyy, qui a dit lorsqu’il a été interrogé au sujet de la destinée, ce qui signifie :
Ma chi’ata kana wa ‘inlam ‘acha’
Ce que Tu veux est, quand bien même je ne le veux pas
Wa ma chi’atou ‘in lam tacha’ lam yakoun
Et ce que je veux, si Tu ne le veux pas, n’est pas
Khalaqta l-^ibada ^ala ma ^alimta
Tu a créés les esclaves conformément à ce que Tu sais
Fafi l-^ilmi yajri l-fata wa l-mousinn
Selon Ta science sont le jeune et le plus âgé
^Ala dha mananta wa hadha khadhalta
A celui-là Tu as accordé du bien et à cet autre du mal
Wa hadha ‘a^anta wa dha lam tou^in
Et celui-ci Tu l’as aidé et cet autre Tu ne l’as pas aidé
Faminhoum chaqiyyoun wa minhoum sa^id
Parmi eux des malheureux et parmi eux des heureux
Wa hadha qabihoun wa hadha haçan
Et celui-là est laid et cet autre est beau.
Commentaire :
Ces vers de poésie c’est Ar-Rabi^ Ibn Soulayman qui les a rapportés de Ach-Chafi^iyy et Ar-Rabi^ Ibn Soulayman, que Allah l’agrée, fait partie de ceux qui ont rapporté de l’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ach-Chafi^iyy a expliqué la destinée dans ces vers par la volonté et c’est une des explication de l’imam Ach-Chafi^iyy pour la destinée avec détail. En résumé c’est que Allah tabaraka wa ta^ala a pour attribut une volonté éternelle exempte de fin qui ne change pas comme tout Ses attributs, qui ne leur advient ni augmentation ni diminution. Il a accordé aux esclaves une volonté qui elle est entrée en existence qui admet le changement.
Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, dit au sujet de Allah tabaraka wa ta^ala :
Ma chi’ata kana : « ce que Tu veux est », c’est-à-dire Ô Toi notre Seigneur, ce qui est de Ta volonté de toute éternité nécessairement existera.
wa ‘inlam ‘acha’ : « Quand bien même je ne le veux pas », c’est-à-dire, même si moi l’esclave ne veux pas que cela se produise car la volonté de Allah se réalise et ne change pas. Le sens en est que la volonté de l’esclave suit la volonté de Allah. En effet, la volonté de l’esclave est entrée en existence. Ainsi, toute volonté dans les esclaves a lieu parce que Allah a voulu de toute éternité que nous voulions. C’est par la volonté de Allah ta^ala que nous avons une volonté et ce qui est concerné par notre volonté ne se produit que si Allah veut que cela se produise. Ainsi la volonté de Allah se réalise sans aucun doute parce que s’il ne se réalisait rien de ce que Allah ta^ala veut, cela serait une impuissance et l’impuissance est impossible au sujet de Allah. Parmi les attribut du Dieu, c’est que Sa volonté se réalise. Il n’y a pas de manquement à Sa volonté.
Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : Wa ma chi’atou ‘in lam tacha’ lam yakoun : « Et ce que je veux, si Tu ne le veux pas, n’est pas », c’est-à-dire si moi j’ai voulu qu’une chose se produise par ma volonté qui est entrée en existence, si Toi Ô mon Seigneur ne veux pas que cette chose se réalise par Ta volonté qui est de toute éternité, eh bien cette chose ne se réalisera pas car la volonté de Allah est de toute éternité et se réalise et il n’y a pas de manquement à cela. Quant à la volonté de l’esclave, elle est entrée en existence, il y a parmi la volonté de l’esclave ce qui se réalise et il y a ce qui ne se réalise pas.
La signification de la parole de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, :
Khalaqta l-^ibada ^ala ma ^alimta : « Tu a créé les choses conformément à ce que Tu sais », c’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala c’est Lui qui fait entrer Ses esclaves du néant à l’existence conformément à ce qu’Il sait de toute éternité et non d’une manière qui ne soit pas conforme à ce qu’Il sait de toute éternité car le fait qu’une chose se réalise contrairement à ce que Allah sait est impossible, et il est obligatoire d’en exempter Allah.
Sa parole, que Allah l’agrée : Fafi l-^ilmi yajri l-fata wa l-mousinn : « Selon Ta science sont le jeune et le plus âgé », c’est-à-dire que le jeune homme tout comme le plus âgé, chacun des deux agit conformément à la science de Allah tabaraka wa ta^ala c’est-à-dire, qu’il n’accomplit pas quelque chose qui ne soit pas conforme à la science de Allah. Ce jeune homme qui est vigoureux et actif tout comme ce vieil homme qui a une impuissance et une faiblesse, il ne se produit pas de l’un des deux, des mouvements et des immobilités, des intentions ou des perceptions, si ce n’est conformément à la science de Allah qui est de toute éternité. Ils agissent d’une manière conforme à ce que Allah sait de toute éternité et à Sa science qui est de toute éternité.
L’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « ^ala dha mananta wa hadha khadhalt » c’est-à-dire qu’à celui-là, Tu lui as fait grâce, Tu lui a accordé la réussite pour la foi, la bonne guidée, la vertu et l’élévation en degré dans la foi. La signification du tawfiq de la part de Allah en faveur de son esclave c’est que Allah fait que son esclave utilise sa capacité et son choix pour le bien. Et la signification de : « wa hadha khadhalt », c’est-à-dire que cet autre Tu ne lui as pas accordé la réussite pour le bien, il n’a pas été guidé pour la vérité, et il n’ a pas accepté la vérité. La signification de al-khoudhlan de la part de Allah pour son esclave, c’est que l’esclave utilise sa puissance et son choix pour le mal.
L’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « wa hadha a^anta wa dha lam tou^in », c’est-à-dire, celui-là, Tu l’as aidé aux actes que Tu agrées et cet autre Tu ne l’as pas aidé pour accomplir ce que Tu agrées. La signification de sa parole, ne veut pas dire que Allah n’aide pas au mal et que Allah aiderait pour le bien seulement. En effet, Ahlou sounnah s’accorde à dire que Allah aide pour le bien et Il est Celui qui aide pour le mal. Aider signifie ici, donner la capacité à faire c’est-à-dire que c’est Allah qui donne la capacité à l’esclave de faire le bien et c’est Lui également qui donne la capacité à l’esclave de faire le mal. Cela a été dit par l’imam des deux haram, tout comme Abou Sa^id Al-Moutawalli auparavant, le Chaykh Mouhammad Al-Baqir An-Naqchabandiyy et Al-‘Amirou l-Kabir le malikiyy, l’auteur de Al-Majmou^.
La signification de : « Fa minhoum chaqiyyoun wa minhoum sa^id, wa hadha qabihoun wa hadha haçan », est que, celui pour qui Allah a voulu qu’il soit malheureux, ici malheureux chaqiyy, c’est-à-dire qui fait partie des gens du châtiment douloureux et celui pour qui Allah a voulu qu’il soit heureux ici sa^id, c’est-à-dire faisant partie des gens qui auront une félicité ininterrompue, il sera ainsi. Que l’on sache que le registre des malheureux et le registre des heureux sont confirmés, ils ne changent pas, c’est-à-dire que la liste de ceux qui seront au paradis et celle de ceux qui seront en enfer ne change pas.
Cela ne dépend pas de la destinée qui est conditionnée. Mais ce qui est conditionnée, c’est comme ce qui se rapporte à la subsistance et aux épreuves. Les invocations sont utiles pour les choses qui sont autres que le fait d’être heureux ou le fait d’être malheureux pour l’éternité. Car le fait d’être heureux ou malheureux pour l’éternité, ceci n’est pas concerné par le conditionnement. En effet, le fait d’être heureux, c’est de mourir sur la foi, et le fait d’être malheureux, c’est de mourir sur la mécréance. Celui au sujet de qui Allah a su qu’il mourra sur la foi, cela ne changera pas et celui au sujet de qui Allah a su qu’il mourra sur la mécréance, cela ne changera. Quant à la félicité du bas monde elle change. Il se peut qu’elle soit concernée par le conditionnement c’est-à-dire qu’il est écrit sur les livrets des anges que si cet homme a fait telle invocation ou s’il a donné telle aumône ou s’il a maintenu les liens avec ses proches parents ou s’il a agi avec bienfaisance avec ses parents, il obtiendra telle chose et que s’il ne le fait pas, il n’obtiendra pas cette chose. La félicité du bas monde, c’est comme une maison large, une monture tranquille, une épouse vertueuse et un voisin vertueux, ces quatre-là font partie de la félicité du bas monde tout comme cela a été rapporté dans le hadith rapporté par Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy.
Dans les paroles de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, il y a beaucoup de choses utiles parmi lesquelles il y a l’explication de la destinée par la volonté. Et qu’il n’y a pas une seule chose qui se produit dans ce bas monde sans que ce soit par la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala. Et que la volonté de l’esclave se réalise que si Allah tabaraka wa ta^ala le veut. Et il a également précisé qu’il n’y a pas une seule chose dans ce monde qui a lieu sans que ce soit conforme à la science de Allah tabaraka wa ta^ala et que c’est Allah qui crée en l’esclave la capacité à agir avec obéissance. Il y a également dans les propos de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, que c’est Allah qui aide le mécréant dans sa mécréance et qu’Il aide le croyant dans sa foi et que l’aide signifie le fait de donner la capacité à faire cette chose et cela ne veut pas dire que Allah agrée la mécréance comme l’ont prétendu certains. Et également dans les propos de l’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, il y a un rappel que ceux qui sont inscrits comme faisant partie des gens de l’enfer cela ne changera pas et que ceux qui sont inscrits comme faisant partie des gens du paradis cela ne changera pas. Celui à qui Allah a accordé la réussite et l’obéissance, ceci est une grâce de la part de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
De là, il devient clair que dans Sa parole ta^ala :
« Youdillou man yacha’ wa yahdi man yacha’ »[Sourat An-Nahl /93], ce qui signifie : « il égare qui [Il] veut et [Il] guide qui Il veut », le pronom [Il] se réfère à Allah et non à l’esclave comme l’ont prétendu ceux qui nient la destinée (les qadariyy). La preuve en est Sa parole ta^ala , au sujet de notre maître Mouça :
« in hiya illa fitnatouka toudillou biha man tacha’ wa tahdi man tacha’ » [Sourat Al-‘A^raf /155] ce qui signifie : « ce n’est certes que Ton épreuve avec laquelle Tu égares qui Tu veux et que Tu guides qui Tu veux ».
Commentaire :
Mouça, ^alayhi s-salam, lorsqu’il est parti pour évoquer son Seigneur c’est-à-dire pour entendre la parole de Allah qui est de toute éternité, il a chargé son frère Haroun qui était prophète de veiller sur son peuple. Il a passé quarante nuits, puis il est retourné vers eux et il les a retrouvés adorant un veau sauf certains d’entre eux. Et c’était après qu’il ait dépassé avec eux la mer et après qu’ils aient vu ce grand miracle qui était la séparation de la mer en douze parties et chacune d’elles était telle une immense montagne, après qu’il les ait sauvés de Pharaon. C’était un homme qui s’appelle Mouça As-samiriyy qui les a amenés à la discorde à l’égarement. Il leur a fabriqué un veau en or et il a mis dedans une partie des traces du sabot de la monture de Jibril. En effet, lorsque Pharaon a voulu traverser la mer, Jibril était sur une monture. Ce malin As-samiriyy avait vu l’endroit où se tenait la monture de Jibril et il en a pris une partie qu’il a mise dans ce veau qu’il a fabriqué d’or. Allah ta^ala a fait vivre ce veau et il s’est mis à émettre un bruit comme un veau véritable. Allah a créé en lui la vie. As-samiriyy leur a dit : « Ceci est votre dieu et le dieu de Mouça ^alayhi salam ». Il les a entraînés à l’adoration de ce veau et ils ont été égarés par lui. Lorsque notre maître Mouça, ^alayhi s-salam, apprit cela il fut extrêmement en colère contre ces gens là. Il a pris à part ce Samiriyy et il lui a dit, ce qui signifie :
« Regardes ton dieu que tu a adoré, nous le brûlerons et nous le jetterons dans l’eau » [Sourat Taha /97]
Et Mouça, ^alayhi s-salam, a détaché soixante-dix parmi son peuple pour les prendre avec lui afin d’invoquer Allah ta^ala. C’est alors que la terre a tremblé avec eux et Mouça, ^alayhi s-salam, en suppliant et en invoquant Allah a dit, ce qui signifie :
« Seigneur si Tu le voulais Tu les aurais anéantis auparavant et moi aussi. Est-ce que Tu nous anéantis pour ce que certains indécents et vulgaire d’entre nous ont fait ?! Ce n’est qu’une épreuve de Ta part par laquelle Tu égares qui Tu veux et par laquelle Tu guides qui Tu veux. Certes, nous T’adorons. Alors pardonne nous et fais nous miséricorde. Tu es le meilleur de ceux qui pardonnent. Accorde-nous dans ce bas monde un bienfait et dans l’au-delà un bienfait ».
« Inna houdna ilayk », certains savants ont dit que le mots yahoud est dérivé et tiré de la parole de Mouça ^alayhi salam. C’est-à-dire nous nous repentons et nous revenons à Ton adoration Ô Allah.
Lorsque Pharaon a essayé de rattraper notre maître Mouça, ^alayhi s-salam, et son peuple les fils de ‘Isra’il, Mouça, ^alayhi s-salam, avait avec lui six cent mille musulmans des fils de ‘Isra’il. Pharaon a essayé de les rattraper avec une armée composée de 1 700 000 personnes. Notre maître Mouça, ^alayhi s-salam, a frappé la mer de son bâton et elle s’est séparée en douze crêtes. Chacune d’elles était comme une montagne et entre chaque montagne d’eau et une autre, il y avait un chemin de terre ferme et notre maître Mouça, ^alayhi s-salam, a traversé avec son peuple. Lorsque Pharaon était venu avec son armée, ce qu’il a vu l’avait fortement impressionné. Il n’avait pas eu le courage de s’engager dans ce chemin ferme. Et il y avait à ce moment là notre maître Jibril qui avait pris l’aspect d’un homme et il était sur une jument. Pharaon lui était sur un cheval et le cheval de pharaon a essayé de rattraper la jument de Jibril. Lorsque Pharaon et son armée se sont engagés dans la mer, elle s’est refermée sur eux et Allah les a fait mourir noyés. Mouça As-samiriyy a pris une poignée de la terre sur laquelle se tenait la monture de Jibril. Il l’a melangée avec de l’or pour en fabriquer un veau. Mouça As-samiriyy à ce moment là était musulman, lui il faisait partie de ceux qui ont traversé la mer. Mais à l’origine, c’était un homme qui faisait partie d’un peuple qui adorait les vaches. Et après l’Islam, il est revenu à ses origines et Allah a transformé son cœur pour qu’il redevienne mécréant Après qu’ils ont vu ce grand miracle, ils sont retombés dans la mécréance à laquelle les avait invité Mouça As-samiriyy. Et lorsque notre maître Mouça,^alayhi s-salam, était revenu auprès de son peuple, il avait trouvé qu’une partie d’entre eux s’était mis à adorer ce veau. C’était Mouça As-samiriyy qui les avait amenés à cela. Il était venu avec un veau qui émettait un bruit comme un veau véritable. Il l’avait fabriqué en or, et Mouça As-samiriyy disait à son peuple : « Voici votre dieu et le dieu de Mouça ». Ils sont tombés dans la mécréance sauf une partie d’entre eux. Lorsque notre maître Mouça ^alayhi s-salam, était revenu et qu’il a retrouvé une partie de son peuple qui était tombée dans la mécréance, Mouça ^alayhi s-salam, a alors fait brûler ce veau fabriqué en or pour montrer clairement aux gens qu’il ne mérite pas l’adoration. Ceux que Mouça As-samiriyy avait égaré sont au nombre de 70 000. Mouça, ^alayhi s-salam, a choisi 70 de son peuple afin qu’ils invoquent Allah avec lui. Parmi ce que notre maître Mouça,^alayhi s-salam, a dit dans ses invocations, c’est ce qui nous est parvenue dans cette ‘ayah qui signifie : « ce n’est la que Ton épreuve Ô Allah ta^ala par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux ». Et à la fin de son invocation, il a dit : « Inna houdna ‘ilayk »ce qui signifie : « Ô Allah nous avons fait le repentir et nous revenons à Ton obéissance ».
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Un groupe qui se réclame de Amin Chaykhou a dit la même chose. Leur leader aujourd’hui est ^Abdou l-Hadi Al-Bani qui est à Damas. Ainsi, ils ont prétendu que la volonté de Allah suit la volonté de l’esclave puisque pour eux, le sens de la ‘ayah est : si l’esclave veut choisir le bon chemin, Allah le guide sur ce chemin, et si l’esclave veut choisir l’égarement, Allah l’égare. Ils ont ainsi contredit la ‘ayah :
« Wa ma tacha’ouna illa ‘an yacha‘Allah » [Sourat Al-Takwir /29], ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut ». Si l’un d’eux voulait donner pour preuve une ‘ayah du Qour’an pour contredire ce sens, on lui dit que les sens du Qour’an s’appuient et se consolident et ne se contredisent pas. Il n’y a pas dans le Qour’an une ‘ayah qui soit opposée à une autre. D’autre part, ceci ne relève pas de ce qui abroge et ce qui est abrogé (an-nacikh et al-mansoukh), car l’abrogation ne concerne pas les croyances et n’entraîne pas la contradiction. En effet, l’abrogation, c’est l’annonce qu’un jugement d’une ‘ayah ultérieure met fin au jugement d’une ‘ayah antérieure. De plus, ce groupe ne croit pas en ce qui abroge et en ce qui est abrogé.
Relevant encore de leur surprenante stupidité, il y a leur explication de Sa parole ta^ala : « Wa ^allama ‘Adama l-‘asma’a koullaha » [Sourat Al-Baqarah /31], ce qui signifie : « Et Il a révélé à ‘Adam tous les noms ». Ils disent que ce sont les noms de Allah. Si on dit à ces gens : Si ces noms étaient les noms de Allah, Allah n’aurait pas dit : « Falamma ‘anba’ahoum bi’asma’ihim » [Sourat Al-Baqarah /33], ce qui signifie : « Et lorsqu’ Il leur apprit leurs noms », mais Il aurait dit : « Et lorsqu’Il leur apprit Mes noms », ils se seraient tus. Pourtant, ces gens-là persistent sur leur ignorance et leur déformation du sens du Qour’an.
Commentaire :
Ces gens-là ont suivi les Mou^tazilah dans cette question. Ils ont fait une analogie entre le Créateur et la créature et ils se sont égarés.
Et ils ont déformé le sens de la ‘ayah qu’ils prennent pour argument à savoir Sa paroleta^ala: « Fa youdillou l-Lahou man yacha’ou wa yahdi man yacha’ ». Ces gens-là croient que lorsque nous disons que c’est Allah qui égare qui Il veut parmi Ses esclaves, ils croient que nous aurions ainsi attribué l’injustice à Allah. Ils ont dit : « comment Allah veut-Il l’égarement pour eux ensuite Il les châtie pour cela ?! », c’est à partir de là qu’ils se sont égarés. Ils ont dit au sujet de Sa paroleta^ala : « Fa youdillou l-Lahou man yacha’ou wa yahdi man yacha’ », ils attribuent le pronom à man et pour eux cela signifie esclave. Selon eux la signification de la ‘ayah est que l’esclave qui veut être égaré, alors Allah l’égare. C’est ainsi qu’ils ont déformé cette ‘ayah. Mais ce qui est correct, c’est de dire que le pronom revient à Allah. « Fa youdillou l-Lahou man yacha’ou … », c’est-à-dire l’esclave que Allah veut égarer par Sa volonté qui est de toute éternité exempte de fin, Il l’égare. C’est cela la signification de cette ‘ayah et c’est à Allah que revient le pronom.
La signification de Sa paroleta^ala : « … wa yahdi man yacha’ », c’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala s’Il veut par Sa volonté qui est de toute éternité exempte de fin, qu’une personne soit bien guidée, alors cette personne sera bien guidée, par son propre choix, elle sera amenée à la bonne guidée et elle choisira la guidée et la foi car Allah lui a voulu cela. C’est ce qui est conforme à d’autres ‘ayah comme Sa paroleta^ala : « faman yahdi man ‘adalla l-Lah » [Sourat Ar-Roum /29], qui signifie : « Qui guide alors celui que Allah égare ?! ». Et Sa paroleta^ala : « Wa man youdlili l-Lahou fama lahou min had » [Sourat Ghafir /33], qui signifie : « Et celui qu’Allah égare, nul ne le guide ».
Et la plus explicite des ‘ayah pour annuler la croyance de ces Hadawiyyah, Chaykhouwiyyah, c’est donc : « Toudillou biha man tacha’ » [Sourat Al-A^raf /155], qui signifie : « Tu égares par elle qui Tu veux », car Sa paroleta^ala : « …Tacha’ » est explicite est claire pour attribuer ici la volonté à Allah. Si l’on était comme le prétendent ceux-là, le terme de la ‘ayah serait : « Toudillou biha man yacha’ », Tu égares par elle qui veut. Que ce groupe sache alors qu’ils sont contre le Qour’an et qu’ils sont en dehors de l’Islam. Parmi les groupes qui sont en dehors de l’Islam, il y a ce groupe dont le chef est ^Abdou l-Hadi Al-Bani qui est l’élève de Amin Chaykhou. Ces gens-là ont pris la voie des mou^tazilah ils ont fait l’analogie entre le Créateur et la créature. Selon leur prétention afin d’exempter Allah de l’injustice, ils Lui attribuent l’impuissance. Parmi leur égarement, ils ont fait que la volonté du Créateur suit la volonté de l’esclave. Ils ont prétendu prendre pour argument afin de justifier leur mauvaise croyance la ‘ayah précédemment citée, et ils ont prétendu que cette ‘ayah a pour signification que celui qui veut être égaré, Allah l’égare, et celui qui veut être bien guidé, Allah le guide. Et une des ^plus explicite des ‘ayah pour réfuter leur mauvaise croyance c’est Sa paroleta^ala: « Wa ma tacha’ouna illa ‘an yacha ‘Allahou rabbou l-^Alamin », qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut », c’est-à-dire que votre volonté est soumise à la volonté de Allah. Ainsi, si Allah veut la bonne guidée pour un esclave, il sera bien guidé. Et celui pour qui Il veut l’égarement, il sera égaré ».
Parmi leur mécréance également, ils disent que Allah ne châtie pas et que le châtiment serait un attribut d’imperfection, ils ont démenti la parole de Allah ta^ala :
« You^adh-dhibou man yacha’ou wa yarhamou man yacha’ » [Sourat Al-Ankabout / 28], qui signifie : « Il châtie qui Il veut et Il fait miséricorde à qui Il veut ». Ils ont déformé la parole de Allah : « Chadidou l-^Iqab » [Sourat Al-Baqarah /196], ce qui signifie : « Dont le châtiment est terrible », ils ont prétendu que al-^iqab ne veut pas dire le châtiment ici mais que c’est la rétribution pour chaque chose et ils prétendent que la parole de Allah ta^ala : « Wa ^allama ‘Adama l-‘asma’a » [Sourat Al-Baqarah /31], ils prétendent que cette ‘ayah a pour signification que Allah a enseigné à ‘Adam les noms qui indiquent la perfection, les noms de Allah. Ils contredisent donc le hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet de la validité duquel il y a accord et qui comporte le fait que les gens viendront dire à ‘Adam au jour du jugement, la parole du prophète : « ^Allamaka ‘asma’a koulli chay’ » qui signifie : « Allah t’a enseigné les noms de toute chose ».
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AVERTISSEMENT
Ce qui est à retenir chez les savants de la grammaire arabe, an-nahw, c’est que le pronom fait référence au mot cité le plus proche. S’il n’y a pas de preuve qui indique qu’il se rapporte à ce qui l’a précédé, alors il se rapporte au mot cité le plus proche. S’il y a une preuve qui fait que ce pronom se rapporte à ce qui est avant ce qui est le plus proche, alors le pronom se rapporte à ce qui est avant ce qui est le plus proche. C’est cela la règle pour eux. Or ici, il y a un argument qui empêche que le pronom se rapporte à l’esclave dans la parole de Allah : « Youdilou l-Lahou man yacha’ou wa yahdi man yacha’ », et man, ici ne se rapporte pas au mot le plus proche, qui est l’esclave. Il se rapporte plutôt à Allah. Mais ce groupe contredit cette règle. Ils n’accordent pas de considération aux règles grammaticales de la langue arabe. Ils n’ont de considération que pour leur avis personnel et leurs pensées qui selon leur prétention viendraient du cœur du Messager de Allah en passant par le cœur de Abou Bakr et jusqu’aux cœurs des Chaykh de la Naqchabandiyyah jusqu’à parvenir au cœur de leur chaykh.
Si quelqu’un prétend que cette ‘ayah a été abrogée par une autre, nous lui disons que l’abrogation ne concerne pas la croyance et n’entraîne pas la contradiction. Croire que la volonté de l’esclave suit la volonté de Allah et non pas le contraire fait partie des fondements de la croyance et celui qui contredit cela, il sera mécréant, que Allah ta^ala nous en préserve. Parmi les preuves pour répliquer à ce groupe c’est qu’un pronom dans la langue arabe, (qui), man en arabe, se rapporte au mot le plus proche, s’il n’y a pas de preuve qui indique qu’il se rapporte à ce qui a précédé le sujet le plus proche. Cette ‘ayah est une preuve que c’est Allah qui guide qui Il veut et que c’est Lui qui égare qui Il veut. Seulement, ces gens-là afin que les gens ne s’éloignent pas d’eux, quand ils sont contrés avec des preuves selon la langue arabe, ils disent : « Nous la science, on l’a parce qu’elle vient du cœur de notre chaykh directement », c’est-à-dire qu’ils ne suivent pas les règles, ils disent que cela vient au cœur de notre chaykh qui lui la reçoit de son chaykh et ainsi de suite.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et Al-Hakim , que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, a rapporté que ^Aliyy Ar-Rida Ibn Mouça Al-Kadhim s’asseyait dans la mosquée du Prophète, tout près de sa tombe (ar-rawdah) alors qu’il était encore jeune, enveloppé dans un drap grossier. On venait l’interroger dans la mosquée : les gens du commun tout comme les grands parmi les savants. Il fut questionné sur la destinée et il a donc répondu : « Allah ^azza wa jall dit :
« ‘inna l-moujrimina fi dalalin wa sou^our – yawma youshabouna fi n-nari ^ala woujouhihim dhouqou’ massa saqar – ‘inna koulla chay’in khalaqnahou biqadar » [Sourat Al-Qamar /47,48,49], ce qui signifie : « Certes les mécréants sont dans un égarement et une folie. Le jour où ils seront traînés dans le feu sur leurs visages. On leur dira : goûtez au châtiment de l’enfer. Certes nous avons créé toute chose avec une destinée ».Fin de citation.
Puis, Ar-Rida a dit : « Mon père citait de ses ancêtres que l’émir des croyants, ^Aliyy Ibnou Abi Talib disait : « ‘innallaha khalaqa koulla chay’in biqadar ; hatta l-^ajza wa l-kaysa wa ‘ilayhi l-machi’atou wa bihi l-hawlou wa l-qouwwah » (Certes, Allah a créé toute chose selon une destinée ; même la faiblesse de la compréhension et l’intelligence. A Lui la volonté, par Lui la préservation des péchés et la force pour l’obéissance) ». Fin de citation.
Commentaire :
Al-Hakim, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, c’est le chaykh de Al-Bayhaqiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté ces propos éminents qui contiennent beaucoup de sens nobles.
Lorsqu’il a dit que Allah crée toute chose selon une destinée, par Sa prédestination de toute éternité, c’est-à-dire que tout ce qui entre dans l’existence, il n’a existé que par la prédestination de Allah. Lorsqu’il a dit : « Hatta l-^ajza wa l-kays » , al-^ajz , ici, c’est l’impuissance, c’est la faiblesse dans la compréhension et dans la perception des sens. Et on dit également qu’ici al-^ajz, l’impuissance, c’est la faiblesse de l’ardeur, de la volonté. Quant à al-kays, c’est l’extrême intelligence et la perspicacité.
Pour ce qui est de sa parole : « wa ilayhi l-machi’ah », c’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala a une volonté globale, générale qui est de toute éternité exempt de fin, qui ne change pas et qui n’évolue pas. C’est donc par Sa volonté de toute éternité que Allah ta^ala a voulu l’arrivée de ce qui est possible selon la raison et qui est entré en existence, que ce soit les corps ou les actes des esclaves, leurs mouvements ou leurs immobilités, et leurs évolutions.
La volonté de Allah est de toute éternité alors que la volonté des esclaves est entrée en existence. Les esclaves n’ont de volonté que ce que Allah leur a voulu.
Certaines personnes disent en arabe : « Inna li l-Lahi ^ibadan idha ‘aradou ‘arad », cette expression n’est pas approuvée et l’abandonner vaut mieux car elle laisse croire que Allah tabaraka wa ta^ala aurait une volonté qui entre en existence. Or la volonté de Allah est de toute éternité. Elle ne fait pas partie de tout ce qui entre en existence. Nous disons plutôt, comme cela est parvenu dans le hadith : « Inna li l-Lahi ^ibadan law ‘aqsamou ^ala l-Lahi la‘abarrahoum ». Al-Boukhariyy et d’autres ont rapporté des versions semblables qui ont le même sens. C’est-à-dire que Allah donne à ces esclaves-là et Il leur fait réaliser leur volonté tout comme il est rapporté dans le hadith rapporté par Mouslim et d’autres. La parole du Prophète au sujet d’un pareil croyant, « aghbar » c’est-à-dire qu’il ne peut pas entretenir ses habits par le lavage et le nettoyage tant il est dans la pauvreté. Ce sont des habits sur lesquels il y a la poussière. Sa parole : « dhitoumrayni », c’est-à-dire qu’il met deux morceaux d’étoffe, un pour la partie haute du corps, et l’autre qu’il met autour de sa taille. Pour ce qui est de la parole du Prophète : « madfou^in bi l-‘abwab », c’est-à-dire qu’un tel croyant, les gens ne lui accordent pas de respect, il est repoussé aux portes lorsqu’il vient à quelqu’un pour un besoin tant ses habits sont sales et tant son apparence semble repoussante. On ne lui permet pas d’entrer car ses cheveux ne sont pas peignés et ses habits sont plein de poussière. Cet esclave a selon le jugement de Allah un grand degré de sorte à ce que s’il demande une chose à Allah, Il l’exauce, c’est-à-dire que s’il dit : « Ô mon Seigneur je t’invoque de faire telle chose pour telle personne », Allah l’exauce. Mais ces esclaves-là, leurs cœurs sont attachés à l’au-delà, ils demandent rarement une chose de ce bas monde, qui se rapporte à la vie de tous les jours. Ces gens-là, s’ils demandent une chose à Allah, c’est pour un intérêt pour la religion et non pour satisfaire leur désir.
Quant à la parole de notre maître ^Aliyy : « wa bihi l-hawlou wa l-qouwwah », et c’est par Allah la protection et la force, al-hawl, la protection ici, c’est la protection du mal et al-qouwwah, la force, c’est la force pour accomplir le bien qui a lieu pour les esclaves. Cela signifie que l’esclave ne peut repousser de lui un mal et ne peut éviter un mal et une corruption et une désobéissance que par l’aide de Allah, s’Il l’en protège. Ainsi, les anges, les prophètes et les vertueux parmi les croyants, ce ne sont pas eux qui se protègent eux-mêmes de l’égarement indépendamment de Allah mais c’est Allah ta^ala qui les protège. C’est à Allah que revient la grâce et le mérite en leur faveur. Le mérite revient à Allah qui les en a protégés et si ce n’était la protection de Allah pour eux, ils ne seraient pas sauvés de ces désobéissances et de ces indécences. Quant à sa parole, « wa l-qouwwah », cela signifie personne n’a de force à l’obéissance à accomplir une bonne action, à accomplir un acte honorable, si ce n’est par la prédestination de Allah, par Sa volonté, Sa science et la réussite qu’Il accorde. En effet, ceux à qui Allah accorde la réussite pour faire les actes d’obéissances et qui les ont réalisés, cela n’est que par l’aide de Allah. N’eût été l’aide de Allah, ils n’auraient pas accompli une seule bonne action, c’est donc à Allah que revient le mérite et le bienfait. Ceci est le pur tawhid et c’est une perle de science, c’est une expression concise mais son sens est éminent.
Dans la parole de ^Aliyy Ar-Rida, il y a une présentation de la croyance de la famille du Prophète. Il n’en est pas comme le prétendent certains que la volonté de Allah suivrait la volonté de l’esclave. L’esclave n’a de choix et n’accomplit d’acte que par la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala. Et n’eût été la protection de Allah pour Ses esclaves, personne n’aurait été sauf de désobéissance. Et n’eût été l’aide de Allah pour Ses esclaves, aucun d’entre eux n’auraient accompli un acte d’obéissance. Dans la parole de ^Aliyy, il y a une parole claire et concise de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah c’est-à-dire lorsqu’il a dit : « C’est par Allah qu’est la protection et l’aide ».
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ainsi, les esclaves [de Allah] sont amenés à faire ce qui provient d’eux, par leur propre choix et non sous la menace ni par contrainte.
Commentaire :
Les créatures sont amenés à ce que Allah ta^ala veut de toute éternité et sait de toute éternité qu’ils vont faire. Nécessairement ils y seront amenés par leur propre choix. Les croyants qui ont cru sont amenés à la foi par leur propre choix. Et les mécréants pour qui Allah ta^ala a voulu qu’ils meurent mécréants sont amenés à la mécréance par leur propre choix. La volonté de Allah s’est réalisé en cela et en cela.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et si Allah ne voulait pas la désobéissance de ceux qui désobéissent , la mécréance des mécréants et l’obéissance de ceux qui obéissent, Il ne créerait pas le paradis et l’enfer.
Celui qui attribue à Allah la création du bien sans la création du mal, il aura attribué à Allah ta^ala l’incapacité et s’il en étai ainsi, il y aurait pour ce monde deux créateurs, un créateur du bien et un créateur du mal et ceci est de la mécréance et de l’association.
Commentaire :
Il n’est pas possible que l’esclave ait une volonté qui se réalise et qui serait contraire à la volonté de Allah comme le prétendent les Mou^tazilah. Ceux-là ont dit que Allah a voulu pour tout les esclaves même pour pharaon qu’ils soient croyants pieux. Et même ‘Iblis, seulement ils auraient contredits la volonté de Allah. Ils disent que eux ont choisi la mécréance et que la volonté de Allah ne serait pas réalisé en eux, ils ont considéré Allah comme vaincu et Allah ta^ala est le vainqueur, ghalib, et non pas le vaincu. Ils ont qualifiés Allah d’impuissant et d’être vaincu alors que la divinité contredit le fait d’être vaincu.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Cet avis stupide par ailleurs conduit à considérer que Allah ta^ala est vaincu dans ce monde qui Lui appartient, car, d’après la croyance de ce genre de personne. Allah ta^ala aurait voulu le bien seulement et le mal qui a eu leu serait l’œuvre de Son ennemi ‘Iblis (satan) et de ses aises mécréants, malgré lui.
Celui qui croît cet avis devient mécréant en contredisant Sa parole ta^ala :
« Wa l-Lahou ghaliboun ^ala ‘amrih » [Sourat Youçouf /21], ce qui signifie :« Et la volonté de Allah est souveraine », c’est-à-dire que personne n’empêche Sa volonté de se réaliser.
Commentaire :
Allah ta^ala tout ce qui entre en existence et tout ce que font les esclaves par leur propre choix et également ce qu’ils font sans que ce soit par leur propre choix, tout cela a lieu par la volonté de Allah. Si Allah ta^ala voulait que ces mécréants soient bien guidés, il ne serait pas resté un seul d’entre eux sans qu’ils soient bien guidés, mais Allah n’a pas voulu pour ces mécréants qu’ils soient bien guidés. Il leur a ordonné la foi mais Il ne leur a pas voulu la foi. Ce que Allah veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas. Allah ta^ala a voulu pour les croyants, qu’ils soient croyants par leur propre choix, et ils ont cru. Et Il a voulu pour les mécréants qu’ils soient mécréants par leur propre choix et ils ont mécru. Si Il leurs avait voulu la foi, ils auraient cru, c’est cela la croyance des gens de la vérité. Ce dont Allah veut l’existence nécessairement il existe. Nul n’empêche la réalisation de la volonté de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Le jugement de celui qui attribue à Allah ta^ ala le bien à l’esclave [de Allah] et qui attribue le mal à l’esclave par politesse est qu’il n’y a pas de mal pour lui. Mais celui qui a cru que Allah est le créateur du bien mais pas du mal, son jugement est qu’il est déclaré mécréant.
Commentaire :
Si quelqu’un dit : « Nous attribuons le bien à Allah et nous attribuons le mal à nous même ou au Chaytan ou aux mécréants », par respect et par politesse à l’égard de Allah, il n’y a pas de mal pour lui en cela. Car ceci ne veut pas dire que Allah n’a pas voulu l’arrivée du mal mais cela veut dire que le mal ne nous fait pas rapprocher de l’agrément de Allah, alors que le bien nous fait rapprocher de l’agrément de Allah.
Quant à celui qui a eu pour croyance que Allah a crée le bien et pas le mal et que le mal serait créé par ‘Iblis, celui-là est un mécréant. Nous disons : « le bien est de Ta part », mais dire que le mal est de Ta part serait un manque de politesse à l’égard de Allah.
Quant à la parole de celui qui dit : « le bien est le mal sont par le volonté de Allah », ceci ne contredit pas le respect et la politesse à l’égard de Allah. C’est comme s’il dit : « Allah est le créateur de l’être humain, des anges, des animaux, des porcs, et les singes ». Toutes sont des créatures de Allah et ne contredisent pas le respect à l’égard de Allah. Mais s’il dit uniquement des porcs, et des singes, et qu’il dit : « Allah est le créateur des porcs et des singes », cela serait un manque de politesse à l’égard de Allah.
Parmi les fondements de la foi nous devons croire que Allah est le créateur du bien et du mal. Cela ne veut pas dire que Allah, on Le qualifie d’injuste. Car l’injustice comme nous l’avons vu est impossible au sujet de Allah car l’injustice c’est de contredire l’ordre et l’interdiction alors que Allah n’a personne pour lui ordonner ou lui interdire. Egalement, il est impossible d’attribuer à Allah l’impuissance ou le fait d’être vaincu car ceci contredit la divinité. Ainsi, ce n’est pas la volonté de Allah qui suit la volonté de l’esclave, mais c’est l’inverse donc la volonté de l’esclave suit la volonté de Allah. Ainsi, c’est Allah le créateur du bien et c’est Lui qui l’ordonne et c’est Allah qui est le créateur du mal et Il ne l’ordonne pas.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et sachez, que Allah vous fasse miséricorde, que si Allah ta^ala châtie le désobéissant c’est par Sa justice, sans injustice. Et s’Il récompense l’obéissant, c’est par Sa grâce sans que cela ne soit un devoir pour Lui, car l’injustice ne peut provenir que de celui à qui quelqu’un ordonne et interdit. Or, Allah, personne ne Lui ordonne ni Lui interdit ; Il agit dans ce qui Lui appartient comme Il le veut car Il est le créateur des choses et Celui Qui les possèdes. Il nous est parvenu dans le hadith sûr que l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad et l’Imam Abou Dawoud dans ses Sounan et autres que eux-deux ont rapporté d’après Ibnou d-Daylamiyy qu’il a dit :
« Je suis venu voir ‘Oubayy Ibnou Ka^b et je lui ai dit : « Ô Abou l-Moundhir, quelque chose m’a frappé l’esprit concernant cette destinée, parle m’en, peut-être Allah m’en fera tirer profit ».
Il a dit : « Certes, si Allah châtiait les gens de Sa terre et de Ses cieux, Il les châtierait et ne serait pas injuste envers eux. Et s’Il leur faisait miséricorde, Sa miséricorde leur serait plus bénéfique que leurs actes. Et si tu dépenses autant que la montagne de ‘Ouhoud en or dans une voie agréée par Allah (fi sabili l-Lah) Allah ne l’accepte pas de toi tant que tu n’as pas cru en la destinée et que tu n’as pas su que ce qui t’a atteint n’allait pas te manquer et que ce que t’a manqué n’allait pas t’atteindre. Si tu meurs sur une autre croyance que celle-là, tu es en enfer ».
Il a dit : « Ensuite j’ai été voir ^Abdoullah Ibnou Mas^oud qui m’a dit la même chose, puis j’ai été voir Houdhayfah Ibnou l-Yaman qui m’a dit la même chose, puis j’ai été voir Zayd Ibnou Thabit qui m’a dit la même chose d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».
Commentaire :
C’est-à-dire que la personne ne fait partie des croyants que si elle a pour croyance que le bien et le mal sont par la création de Allah et par la destinée de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et Mouslim a rapporté dans son recueil de hadith sûrs ainsi que Al-Bayhaqiyy dans Kitabou l-Qadar d’après Abou l-‘Aswad Ad-Dou’aliyy, qui a dit : « ^Imran Ibnou l-Houçayn m’a dit : « ‘Ara’aytou ma ya^malou n-nasou l-yawma wa yakdahouna fihi ‘achay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim min qadari qad sabaqa ‘aw fima youstaqbalouna bihi mimma ‘atahoum nabiyyouhoum wa thabatati l-houjjatou ^alayhim » [ As-tu vu ce que font les gens aujourd’hui et ce pour quoi ils oeuvrent, est-ce une chose qui leur a été prédestinée et qui a été voulu par eux de toute éternité ou alors est-ce une chose qu’ils font sans que ce leur soit destinée, donnes-moi une preuve à partir de ce que le Prophète leur a transmis et qui soit un argument pour eux ?].
Je lui ai alors dit : « bal chay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim » [c’est une chose qui leur a été destinée de toute éternité].
Il a alors répondu : « ‘Afala yakounou dhoulma » [ne serait-ce pas une injustice ?].
J’ai alors été terriblement effrayé et j’ai dit : « Koullou chay’in khalqahou wa milkou yadihi la yous‘alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun » [Toute chose est par Sa création et toute chose Lui appartient. Il ne Lui est pas demandé des comptes sur ce qu’Il fait et c’est à nous qu’il en sera demandé].
Il m’a alors dit : « yarhamoukallaha ‘inni lam ‘arid bima sa’altouka ‘illa l-‘ahzira ^aqlaka, ‘inna rajoulayni min mouzaynata ‘ataya raçoulallahi faqala [Que Allah te fasse miséricorde, par ma question j’ai seulement voulu tester ta connaissance de la religion. Il y avait eu deux hommes de Mouzaynah qui étaient venus voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qui lui ont dit] : « Ya raçoulallah ‘ara’aytou ma ya^malou n-nasou l-yawma wa yakdahouna fihi ‘achay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim min qadari qad sabaqa ‘aw fima youstaqbalouna bihi mimma ‘atahoum nabiyyouhoum wa thabatati l-houjjatou ^alayhim » [Ô Messager de Allah vois-tu ce que font les gens de nos jours et ce pour quoi ils oeuvrent, est-une chose qui leur a été destinée et qui l’a été de toute éternité ou alors est-ce qu’ils le font sans que ce soit prédestinée, donnes-moi une preuve à partir de ce que leur Prophète leur a donné et qui soit un argument pour eux ?].
Il leur a répondu alors, : « bal chay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim » [c’est une chose qui leur a été destinée de toute éternité]. Et a preuve de cela est Sa parole ta^ala : « Wa nafsin wa ma sawwaha fa’alhamaha foujouraha wa taqwaha » [Sourat Ach-Chams /7], ce qui signifie : « Par l’âme et ce dont Il l’a pourvue, Il lui a inspiré son immoralité et sa piété ».Fin de citation.
Commentaire :
Ce hadith a été rapporté par Al-Bayhaqiyy dans Kitabou l-Qadar du hadith de Yahya Bin ^Ouqayl d’après Yahya Ibnou Ya^mar qui est le premier a avoir mis les points sur les lettres dans le Mous-haf, d’après Abou l-‘Aswad Ad-Dou’aliyy, qui est connu comme faisant partie des successeurs des compagnons qui étaient dignes de confiance. Il a reçue le hadith de notre maître ^Aliyy et d’autres que lui. Il était le premier à avoir des fondements de la science de an-nahwou, la grammaire arabe sur indication de notre maître ^Aliyy, d’après ^Imran Ibnou l-Houçayn, qui est l’un des savants de jurisprudence parmi les compagnons, qui était moujtahid, qui était réputé par sa science, tant qu’on a dit que personne ayant plus de connaissance de jurisprudence n’est entre à Al-Basra avant lui c’est-à-dire que tout ce qui étaient entré à Al-Basra parmi les compagnons du Messager ^Imran était celui d’entre eux qui avait le plus de connaissance dans la jurisprudence. Et ^Imran Ibnou l-Houçayn fait partie également des waliyy parmi les compagnons, les anges venaient lui rendre visite. Puis une fois, il a utilisé le fait de brûler en raison d’une maladie (des ampoules à l’orifice postérieur) et utiliser la brûlure est une chose déconseillée, le Messager de Allah n’approuvait pas cela. C’est alors que les anges ne lui rendaient plus visite pendant un certains temps et ensuite ils sont revenus à lui rendre visite.
La signification de sa parole : « ‘Ara’aytou ma ya^malou n-nasou l-yawma wa yakdahouna fihi … » « Vois-tu ce que les gens font de nos jours et ce pour quoi ils oeuvrent », c’est leurs actes, leur mouvements, leurs immobilités.
Sa parole : « ‘achay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim min qadari qad sabaqa …» « Est-ce une chose qui leur a été destinée et qui l’est de toue éternité », c’est-à-dire est-ce une chose que Allah ta^ala a destinée qu’il allait arriver par leur propre choix et leur propre volonté qui est entrée en existence après que Allah l’ait voulu de toute éternité et l’ait su de toute éternité.
Et sa parole : « ‘aw fima youstaqbalouna bihi » « Ou alors, est-ce une chose nouvelle qui n’a pas été précédée d’une destinée » c’est-à-dire que Allah n’a pas su de toute éternité. qu’elle allait provenir d’eux, seulement ce sont eux-mêmes qui ont fait cela sans que ce soit par la destinée de Allah. Ou alors est-ce que eux n’ont pas de choix mais qui sont complètement dépourvus de choix.
La signification de sa parole : « mimma ‘atahoum nabiyyouhoum wa thabatati l-houjjatou ^alayhim » « Donnes-moi une preuve à partir de ce que le Prophète leur a transmis et qui soit un argument pour eux » et la signification de sa parole : « Afala yakounou dhoulma » c’est-à-dire il voulait ainsi le tester d’avantage en lui disant : « N’est-ce pas là une injustice ».
La signification est que : si l’homme agit et fait ce que Allah ta^ala lui a destinée de faire selon la volonté et la science de Allah et que par la suite Il lui fait rendre des comptes dans l’au-delà, pour cet acte et qu’Il le châtie, n’est-ce pas là une injustice ? Il a dit : j’ai été terriblement effrayé par ce qu’il vient de dire. Et il lui a dit : toute chose est sa création, toute chose Lui appartient, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, et eux ils le seront. Allah ta^ala a inspiré à Abou l-‘Aswad la réponse correcte. Il a répondu ce qui signifie que : « Allah nul ne Le commande et c’est Lui qui fait ce qu’Il veut. Les actes sont un signe Allah a accordé la réussite à certains, ils ont choisi la bonne guidée et les bons actes et il sont amenés par leur propre choix cela conformément à Sa volonté et à Sa science, ils seront ainsi parmi les gens de la félicité éternelle. Et d’autres seront amenés par leur propre choix à faire ce que Allah leur a interdit sans que ce soit en dehors de la prédestination de Allah et de Sa science. Ainsi, lorsqu’ Il demande des comptes aux désobéissants et Il les châtie cela n’est pas injuste car c’est Lui qui a le jugement et nul autre que Lui n’a le jugement et c’est Lui qui ordonne et Il n’a pas qui Lui ordonne. Il agit dans ce qui Lui appartient d’une appartenance réelle et Il n’agit pas dans ce qui ne Lui appartient pas parce que l’injustice adh–dhouloum dans la langue arabe c’est agir dans ce qui ne lui appartient pas et Allah toute chose Lui appartient, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait des esclaves.
L’auteur a dit dans la suite du commentaire, la parole de ^Imran Ibnou l-Houçayn lorsqu’il lui a été accordé la réussite de donner la réponse correcte, il a fait des invocations en sa faveur et il a reconnu le fait que sa réponse était correcte, et il lui a dit : « Je n’ai voulu par ma question que tester ta compréhension de la religion ». Puis ^Imran Ibnou l-Houçayn a dit : « Il y a eu deux hommes de la tribu de Mouzaynah (une des tribus arabe) étaient venu voir le Messager de Allah et lui ont dit : Ô Messager de Allah vois-u ce que font les gens de nos jours et ce pour quoi ils oeuvrent, est-ce une chose qui leur a été destinée et qui l’a été de toute éternité ou alors est-ce que ce sont des choses qu’ils font sans que cela leur a été destiné. Donne-moi une preuve à partir de ce que le Prophète leur a donné et qui soit un argument pour eux ? c’est-à-dire nous voulons une preuve de toi à partir de la Loi.
Le Prophète ^alayhi salatou wa salam leur a dit ce qui signifie :
« bal chay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim » [c’est une chose qui leur a été destinée de toute éternité]. Et a preuve de cela est Sa parole ta^ala : « Wa nafsin wa ma sawwaha fa’alhamaha foujouraha wa taqwaha » [Sourat Ach-Chams /7], ce qui signifie : « Par l’âme et ce dont Il l’a pourvue, Il lui a inspiré son immoralité et sa piété ».
La signification de cela est que tout ce que font les esclaves comme mouvement et immobilité même les intentions sont conformes à lavolonté de Allah qui est de toute éternité, à Sa science et à Sa prédestination. Ensuite, Il les rétribue pour leurs bonnes actions par la récompense et pour leur mauvaises par le châtiment.Le Messager de Allah a tiré l’argument à partir de la ‘ayah citée et il a confirmé sa réponse à eux parce que Allah a juré par l’âme, c’est que Allah tabaraka wa ta^ala c’est Lui qui inspire aux âmes leur égarement et leur piété c’est-à-dire qu’il n’y a pas une seule chose parmi les actes des esclaves, le bien ou le mal, sans que ce soit par la création de Allah ta^ala en eux par cela.
Dans la question posé par le compagnon ^Imran Ibnou l-Houçayn il y a une preuve que tout les actes sont par la création de Allah tabaraka wa ta^ala . Et ce qui s’est passé entre eux s’est passé également avec deux hommes de la tribu de Mouzaynah. Et la réponse du Prophète ^alayhi salatou wa salam a bien indiqué que toute chose est selon la destinée, une destinée qui est de toute éternité. Et le Prophète a donné pour preuve la parole de Allah ta^ala dans [Sourat Ach-Chams /7.8], ce qui signifie : « Allah a inspiré à l’âme aussi bien les péchés qu’elle fait et la piété dont elle fait preuve ».
On sait à partir de là que les actes des esclaves sont tous une création de Allah ta^ala et une acquisition pour les esclaves c’est-à-dire que nous nous orientons notre volonté et notre vouloir et les capacités en nous qui sont entrées en existence. Mais l’arrivée de cette chose-là est par la création de Allah. Allah ta^ala dit : « Laha ma kasabat wa ^alayha maktasabat » [Sourat Al-Baqarah /286], ce qui signifie : « Elle a en sa faveur le bien qu’elle a acquis et contre elle le mal qu’elle a acquis ». Le sens en est que les esclaves sont rétribués pour leur acquisition pour leurs bons actes par la récompense et ils seront rétribués par le châtiment pour leurs mauvaises actions. Si quelqu’un dit : « Si Allah voulait pour nous que nous fassions telle chose qui est une mécréance et telles choses qui sont des actes de désobéissance, que ferons-nous ? La réponse est de dire : « L’avenir est chose inconnu pour nous, c’est un ghayb, ce qui vient après cet instant est une chose inconnue pour nous. Ce que nous devons faire c’est d’agir afin que nous soyons de ceux qui accomplissent ce que Allah ta^ala nous a ordonné et de respecter ainsi les droits de Allah ta^ala et les droits de Ses esclaves qu’Il nous a ordonné. Nous avons pour croyance que en même temps si Allah sait et a voulu que nous agissions pour le bien cela sera un signe que nous faisons partie de ceux pour qui Allah a voulu qu’il soit parmi les gens de la félicité éternelle dans l’au-delà. Et si cela ne nous a pas été rendu facile nous ne seront pas de cela mais nous ne mériterons pas cela et nous craignons d’être parmi ceux que Allah a voulu qu’il soit, au nombre de ceux qui auront le châtiment éternel. Tout comme la personne lorsqu’elle sème une graine et elle ne sait pas avec certitude qu’elle va vivre et obtenir la récolte de cette semence, soit elle meurt avant, soit il arrive une maladie à ces graines et elles vont le corrompre et elle ne pourra pas profiter de la récolte. Seulement nous entamons cela avec l’espoir, la possibilité que nous allons vivre jusqu’à ce que ces graines donnent des pouces et que nous soyons encore vivant lorsqu’elles seront des graines ou des fruits dès qu’elle pourra en profiter. De même l’un d’entre nous lorsqu’il est atteint d’une maladie, il prend des médicaments dans l’espoir sans pour autant être catégorique qu’il va guérir grâce à ce médicament. Il dit : « Il se peut que je guérisse grâce à ce médicament et il se peut que je ne guérisse pas ». Les sujets de l’au-delà également, les conséquences sont cachées et voilées pour nous. Nous savons seulement ce qu’il s’est produit auparavant. Nous disons : « Ceci s’est réalisé par la volonté de Allah ». Mais ce qui ne s’est pas encore réalisée est une chose inconnue pour nous. Tout comme il n’est pas permis à la personne de rester et de dire : « ce que Allah a destinée nécessairement va arriver jusqu’à mon ventre », et il n’agit en aucune manière que ce soit en s’exposant à la mort par la faim. De même, il n’est pas permis de dire : « Moi, soi Allah a destiné que je sois au nombre des heureux pour l’éternité, nécessairement je serai heureux pour l’éternité et s’Il a destiné pour moi autre que cela je ne serai pas heureux pour l’éternité » et il reste sans agir car il serait au nombre de ceux qui seront sauvés ».
Allah ta^ala dit : « Wa ma khalaqtou l-jinna wa l-‘insa‘illa liya^boudoun » qui signifie : « Je n’ai créé les jinns et les humains que pour leur ordonner de M’adorer ». Et Il dit ta^ala : « Wa^boudou rabbaka hatta ya’tiyaka l-yaqin » ce qui signifie : « Poursuis ta vie dans l’obéissance à Allah, dans l’adoration de Allah jusqu’à ce que vienne à toi la mort ».
Ainsi, il nous a été ordonné d’accomplir les devoirs et d’éviter les interdits. Comme l’homme a été ordonné de respecter les droits de Allah et les droits des esclaves tel que Allah nous l’a ordonné, la personne doit accomplir les devoirs et éviter les interdits jusqu’à la mort. Et l’homme doit également se maintenir entre la crainte et l’espoir. La crainte d’être châtié et l’espoir d’être pardonné et également de prendre les causes parce que nous ne connaissons pas le ghayb. Ainsi, la personne doit accomplir les obéissances à Allah jusqu’à la mort parce que il n’a aucune connaissance si il va mourir sur la foi ou si il va mourir sur la mécréance. Tout comme l’homme doit œuvrer pour les choses de ce bas monde, il doit également œuvrer pour les choses de l’au-delà afin qu’il soit au nombre de ceux qui seront sauvés.
On ne fait pas d’analogie entre l’acte de Allah et l’acte de la créature. Face à nous un sujet sur lequel s’accorde le croyant et l’irréligieux, il s’agit du fait de tirer profit de ses animaux. Ces animaux sont une créature tout comme nous-même sommes des créatures. Ces animaux sentent le plaisir et la douleur tout comme nous-même ressentons le plaisir et la douleur. Est-ce que l’un d’entre nous s’oppose à ce que ces animaux soient égorgés pour qu’on puisse en profiter, est-ce qu’il y a lieu de s’opposer ? Est-ce que l’un d’entre nous ou d’entre eux dit : Ces animaux ont des âmes tout comme nous même avons des âmes et ces animaux perçoivent la douleur tout comme nous-même percevons la douleur, alors il ne nous est pas permis de donner fin à leur vie afin de parvenir à notre plaisir ? Tout comme vous n’avez pas à vous opposer en cela, vous n’avez pas également à vous opposer à ce que Allah tabaraka wa ta^ala accorde la réussite, la capacité à faire le bien à qui Il veut et Il prive de réussite, du bien qui Il veut. Ainsi, ceux à qui Allah a accordé la réussite et qui feront partie des gens de la félicité éternelle dans l’au-delà et ainsi ceux à qui Allah n’a pas accordé la réussite et qui feront partie des gens du châtiment pour l’éternité. Que celui qui est raisonnable sache que le sujet de la religion n’est acquis parfaitement par la personne qu’en se soumettant totalement à Allah. Mais faire une analogie entre le créateur et la créature, ceci est un égarement et une perdition. On ne fait pas d’analogie entre le créateur et la créature, l’injustice est impossible au sujet de Allah. L’injustice est concevable de la part des créatures parce que l’injustice peut provenir de celui qui a qui lui ordonne et lui interdit, l’injustice consiste à contredire l’ordre et l’interdiction. Mais Allah c’est Lui qui ordonne et qui interdit, l’injustice Lui est donc impossible Tout comme Allah nous a rendu permis de consommer des animaux égorgés correctement selon la Loi, cela est un acte qui est permis. Mais il ne nous est pas permis de faire mourir ces moutons ou autre en les brûlant par exemple. La première manière qui consiste à égorger Allah ta^ala l’a rendu permis et le deuxième acte qui consiste à faire brûler vivant est un acte que Allah a interdit. Les deux reviennent à faire mourir l’animal sauf que la première manière est permise et la deuxième est interdite. La deuxième manière qui est un acte qui consiste à faire brûler vivant est une injustice puisqu’il consiste à contredire l’ordre d’interdiction Mais le premier acte revient également à donner la mort mais il ne comporte pas de désobéissance, de contradiction à l’ordre ni à l’interdiction. Tout comme sur ce sujet il n’y a pas lieu d’émettre d’opposition également il n’y a pas lieu d’émettre d’opposition à ce que Allah accorde la réussite à qui Il veut et prive de réussite qui Il veut.
La règle pour la religion c’est que cela passe forcément en se soumettant et en reconnaissant que Allah a le droit d’ordonner et d’interdire. Tant que certains ont dit : « Sallim taslam » c’est-à-dire soumets-toi, n’émets pas d’objection, tu sera sauvé.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
D’autre part, le hadith suivant a été confirmé :
« faman wajada khayra fa l-yahmadil-Lah wa man wajada ghayra dhalika fala yaloumanna ‘illa nafsahou » [Rapporté par Mouslim du hadith de Abou Dharr d’après le Prophète de Allah ^azza wa jall] qui signifie : « Ainsi, qui trouve du bien, qu’il fasse la louange à Allah, et celui qui trouve autre chose, qu’il s’en prenne à lui-même ».
Commentaire :
Ce hadith également est sûr du Messager de Allah. Sa signification est que celui qui fait les bonnes actions, les actes d’obéissance, qui évite les désobéissances, qu’il fasse les louanges à Allah, qu’il loue Allah parce qu’Il lui a accordé la réussite à faire cela. Et celui qui a trouvé autre que cela, c’est-à-dire celui dont les actes étaient contraires à cela, qu’il se blâme lui-même c’est-à-dire que Allah n’est pas injuste avec lui mais que c’est lui-même qui a été injuste avec lui-même. On ne dit pas : Pourquoi Allah n’a pas fait que tous les esclaves soient des obéissants ? car Allah fait ce qu’Il veut. Celui qui dit cela par opposition à Allah, il devient mécréant mais si quelqu’un dit cela pour connaître la sagesse, il ne devient pas mécréant.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Quant au premier, c’est celui qui a trouvé du bien, du fait que Allah ta^ala lui fait grâce de faire exister [ce bien ] et de lui accorder la réussite [à l’accomplir] sans que cela soit un devoir pour Lui. Que l’esclave [de Allah] fasse la louange à son Seigneur pour les grâces qu’Il lui accorde.
Quant au second, c’est celui qui a trouvé du mal, du fait que Allah ta^ala manifeste par Sa puissance ce que cet esclave possède comme mauvais penchants. Celui que Allah égare, c’est donc par Sa justice et celui qu’Il guide c’est par Sa grâce.
Commentaire :
Celui à qui Allah accorde la réussite pour faire les bons actes qu’il fasse les louanges à Allah quant à l’esclave dépourvu de réussite, voué à l’échec c’est celui qui a été éprouvé par les désobéissances, qu’il ne se blâme que lui-même. Allah a fait manifester de la part de l’esclave mécréant ce qu’Il sait de lui de toute éternité à savoir que cet homme a un penchant pour cela, avant que cet esclave agisse, il était préparé, il avait la prédisposition et Allah a manifester ce mauvais penchant en cet esclave.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et si Allah avait créé les créatures et avait mis un groupe au paradis et un groupe en enfer conformément à Sa science éternelle qu’ils n’auraient pas été des croyants, alors, celui d’entre eux qui subirait le châtiment dirait, comme l’a décrit Allah par Sa parole : ce qui signifie : « Et si Nous les avions châtiés auparavant, ils auraient certainement dit : Ô notre Seigneur, si Tu nous avais envoyé un messager, alors nous aurions suivi Tes ordres auparavant et nous n’aurions pas été humiliés ni châtiés ».
Commentaire :
Si Allah n’avait pas envoyé les messagers à Ses esclaves pour leur montrer ce qui est le bien et ce qui est le mal, et qu’Il les châtie pour leurs mauvais actes, ils auraient dit : « Pourquoi, ne nous as-Tu pas envoyé des messagers pour les suivre ». On leur a ainsi enlevé cette excuse en leur envoyant les prophètes. Les prophètes, leurs actes c’est de montrer ce que Allah interdit et ils ont montré ce qui est une obligation pour les esclaves, ce qui est demande d’eux d’une manière catégorique qu’ils fassent. C’est cela la fonction des prophètes. Et Allah, s’Il n’avait pas envoyé de messagers et s’Il avait châtié qui Il veut, Il ne serait pas injuste. Mais Il a envoyé les messagers et les mécréants ont ainsi aucune excuse.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Allah ta^ala a envoyé des messagers annonçant la bonne nouvelle et mettant en garde contre le châtiment pour manifester ce que l’esclave [de Allah] a comme prédisposition pour l’obéissance et pour le refus. Ainsi, celui qui sera châtié le sera après avoir eu la preuve et celui qui sera récompensé le sera après avoir eu la preuve.
Commentaire :
Lorsque Allah a envoyé des messagers et qu’ils ont monté aux gens ce que Allah leur ordonne de faire et de ne pas délaisser et ce qu’Il leur a interdit et qu’ensuite ce qu’ils ont été bien guidés l’ont été et ce qui se sont égarés l’ont été. Ceux qui ont été bien guidé, seront bien guidé après avoir eu la preuve et ceux qui ont été égaré se seront égarés après avoir eu la preuve.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Il nous a appris qu’il y a un groupe de gens de Sa création dont le devenir est l’enfer à cause de leurs actes qu’ils commettent de leur propre choix. Allah ta^ala sait, par Sa science éternelle qu’ils ne sont pas des croyants.
Commentaire :
Allah ta^ala a su par Sa science qui est de toute éternité qui va être croyant et qui ne va pas l’être, qui accepte des prophètes et qui n’accepte pas. Allah sait ce qui a eu lieu et ce qui aura lieu.
Allah sait également par Sa science qui est de toute éternité ce vers quoi penche tel ou tel autre esclave. Cela veut dire que Allah sait par Sa science qui est de toue éternité qui va être croyant et qui ne va pas l’être et avec cela, Il a envoyé des prophètes, des messagers, annonciateur de bonne novelle et avertisseur d’un châtiment. Ils ont ainsi ordonné ce qu’ils ont ordonné et ils ont ainsi interdits ce qu’ils ont interdit. Ainsi, celui qui va à sa perte, il est parti à sa perte après avoir eu la preuve à savoir les prophètes. Ainsi, Allah a fait que l’esclave n’a plus aucune excuse par l’envoi des messagers. Ainsi, Allah nous a envoyé des messagers afin que celui qui a obéi et qui a cru l’a été après avoir reçu les preuves c’est-à-dire les messagers et celui qui va à sa perte, il ira à sa perte après avoir reçu la preuve des messagers. Ainsi, par l’envoi des messagers, les mécréants n’ont plus aucune excuse. Il est impossible que Allah soit attribué d’injustice.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Allah ta^ala dit : « Wa law chi’na la’atayna koulla nafsin houdaha wa lakin haqqal qawlou minni la’am lanna jahannama l-jinnati wa n-nasi ‘ajma^in » [Sourat As-Sajdah /13] ce qui signifie :
« Et si Nous avions voulu, Nous aurions donné à chaque âme sa bonne guidée. Mais la parole est véridique de Ma part : certes, Nous remplirons l’enfer de jinn et d’hommes ensemble ». Allah ta^ala nous informe dans cette ‘ayah qu’Il dit de toute éternité, ce qui signifie : « Nous remplirons l’enfer de jinn et d’hommes ensemble » et Sa parole est vérité. Il ne la change pas car ne pas tenir une parole est un mensonge et le mensonge est impossible au sujet de Allah.
Commentaire :
La signification en est que si Allah veut de toute éternité que toutes les âmes soient bien guidée, toutes les âmes seraient bien guidées. Il aurait accordé à chaque âme sa bonne guidée et Il en aurait faite une croyante bien guidée. Mais Allah ta^ala dit de toute éternité, et il n’y a pas de manquement à Sa parole, qu’Il va remplir l’enfer de jinn et d’humains. Donc nécessairement, il aura des jinn et des humains parmi les mécréants et cela ne changera pas. Cela signifie que Allah ta^ala dit de toute éternité qu’Il remplie l’enfer de jinn et d’hommes et nécessairement l’enfer sera rempli de jinn et d’hommes. Il a fait que la mention de jinn précède car la plupart des gens de l’enfer sont des jinn et la parole de Allah est vérité, et il n’y a pas de manquement, de changement à Sa parole. N’est-ce pas qu’Il dit de toute éternité qu’une partie des esclaves parmi les humains et les jinn IL les fera entrer en enfer et qu’une partie d’entre eux seront au paradis et cela ne changera pas. Il n’est pas permis de dire : « S’Il a dit cela de toute éternité alors Il est capable de changer » et on ne dit pas : « Il fait ce qu’Il veut, Il change Sa parole » car le changement dans la parole de Allah est impossible et ce concernant la promesse et la menace. Ce que Allah a annoncé qu’Il fait, nécessairement Il le fait et ce qu’Il a annoncé qu’Il ne va pas faire, il n’aura pas lieu.
Et ce que certains ont prétendu le contraire, cela est réfutée car certains ont dit que la menace de Allah est comme la menace de Ses créatures et ils ont retenu pour prétendre argumenter cela par la parole d’un poète qui a dit un vers dans ce sens et le poète a dit cela à son propre sujet alors qu’Il est une des créatures de Allah. En effet, s’il a menacé et qu’il ne tient pas sa parole, cela n’est pas un défaut pour lui mais Allah ta^ala, Il réalise ce qu’Il dit aussi bien concernant la menace que la promesse.
Quant à la parole de nombreux ignorants qui disent que Allah est Tout-puissant à changer ce qu’Il dit dans semblable à ce sujet. Cela est de la mécréance. Il leur est répondu : Allah est certes Tout-puissant mais Il ne manque pas à Sa parole car manquer à Sa parole est un mensonge, et Allah est exempt du mensonge. Cela n’est pas relatif à la puissance. Combien est atroce la parole de certains qui disent : Allah peut faire en sorte que des gens de l’enfer soient au paradis, en visant par là tous les gens de l’enfer, les mécréants et les non-mécréants. Il est répondu à cela : vous avez attribué à Allah le mensonge sans vous en apercevoir mais aussi Il est certes Tout-puissant mais Il ne le fait pas car cela implique l’attribution du mensonge à Allah. En effet, Allah nous a appris que les mécréants ne sortiront pas de l’enfer. Chaque fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés.
Certaines personnes, lorsque leurs proches meurent, ils disent : « Soubhanalladhi youghayyir wa la yataghayyar » c’est-à-dire, Il est exempt d’imperfection Celui qui fait changer et Qui ne change pas. Ce sont des paroles correctes, Allah fait changer les créatures mais Il ne change pas.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Allah ta^ala dit : « Qoul falil-Lahi houjjatou l-balighatou falaw cha’a lahadakoum ‘ajma^in », [Sourat Al-‘An^am /149] ce qui signifie : « Dis [si vous n’avez pas de preuve] Allah à la preuve incontestable. S’Il voulait [votre guidance], Il vous aurait tous guidés », c’est-à-dire qu’au contraire Il ne veut pas la bonne guidée de la totalité d’entre vous car Il sait que vous ne le seriez pas.
Commentaire :
Allah s’Il veut de toute éternité que tout le monde soit bien guidé, il serait bien guidé mais Il n’a pas voulu la bonne guidée pour tous car Il sait de toute éternité que cela n’est pas ainsi. De plus, ces mécréants, s’ils étaient amenés de nouveaux dans ce bas monde, ils reviendraient ce sur quoi ils étaient, et ce penchant pour le mal serait toujours en eux.
Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré , ce qui signifie : « S’ils [les mécréants] étaient ramenés de nouveau dans ce bas monde, ils récidiveraient, ils reviendraient à faire encore ce qui leur était interdit ». Allah n’a pas voulu que tous les esclaves soient bien guidés. Ainsi, la mécréance, l’égarement, la bonne guidée, l’obéissance, tout cela est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Les esclaves [de Allah] sont donc amenés a faire ce qui provient d’eux par leur propre choix et non sous la menace et par la contrainte.
Commentaire :
Les créatures sont amenées à ce que Allah ta^ala veut de toute éternité et sait qu’ils vont faire. Nécessairement, ils vont y être amenés par leur propre choix. Les croyants qui ont cru sont amenés à la foi par leur propre choix et les mécréants pour qui Allah ta^ala a voulu qu’ils meurent mécréants sont amenés à la mécréance par leur propre choix, la volonté de Allah s’est réalisée en cela et en cela. Les esclaves ont donc un choix dans les actes qu’ils font de leur propre choix seulement, ils ne sont pas créateurs de leurs actes. Les esclaves ne sont pas comme une plume qui est dans le vent et que le vent prendrai à droite et à gauche sans aucun choix de sa part. Le fait que ces gens-là rendent équivalent l’esclave et la plume est une preuve d’irréligion et de mécréance. Les esclaves ont certes un choix mais leur choix est soumis à la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala. La volonté des esclaves est soumise à la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala. On ne dit pas que l’esclave est semblable à une plume emportée par le vent. Car cela est une preuve d’irréligion et de mécréance car en disant ainsi, ils ont dépourvu l’esclave de tout choix. En effet, l’esclave choisit d’un choix qui es soumis à la volonté de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Sache que ce que nous avons cité au sujet de la destinée ne relève pas de la discussion que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a mentionné par sa parole : « ‘idha dhoukira l-qadarou fa’amsikou » [Rapporté par At–Tabaraniyy], ce qui signifie : « Si la destinée est évoquée, taisez-vous », en effet, tout ceci est une exégèse pour la destinée que les textes ont rapportée. Tandis que ce qui est interdit, c’est la discussion pour chercher à parvenir à son secret. Ach-Chafi^iyy et le Hafidh Ibnou ^Açakir ont rapporté de ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit à celui qui l’a interrogé sur la destinée : « C’est un secret de Allah, alors ne t’en charge pas ». Lorsqu’il a insisté, il lui a dit : « Si tu insistes, c’est une chose entre deux choses : ce ni une contrainte, ni une délégation ».
Commentaire :
le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « ‘idha dhoukira l-qadarou fa’amsikou » c’est-à-dire ne vous approfondissez pas pour rechercher et débattre à ce sujet pour parvenir à son secret. Ceci nous a été interdit car c’est une mer qui n’a pas de navire mais l’explication de la destinée par ce qui a précédé, cela il est un devoir de le connaître. L’origine de la destinée c’est un secret que Allah ta^ala n’a pas dévoilé à sa créature et Qui n’a pas donné à connaître ni un ange d’un degré élevé ni à un prophète envoyé. Et quelque soit l’effort que peuvent se fournir certains pour parvenir au secret de la destinée, ils ne le trouveront pas car Allah nous a caché cela et nous a interdit de le rechercher.
La parole de ^Aliyy, que Allah l’agrée, : « la jabroun wa la tafwid », il en veut que la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, est que l’esclave à un choix mélangé à une contrainte et que l’esclave est libre de choisir sous la volonté de Allah, cela a été dit par le savant spécialiste des fondements de la croyance Badrou d-Din Az-Zarkachiyy dans le commentaire de Jam^ou l-jawami^. Et nous n’avons pas la parole des Jabriyyah qui prétendent que l’esclave n’a pas d’acte du tout et qu’il est semblable à une plume accrochée dans le vent, qu’il traîne tantôt à droite et tantôt à gauche ; nous n’avons pas non plus la même parole que les mou^tazilah qui disent que l’esclave crée ses actes seulement nous sommes le juste milieu. On ne dit pas non plus cette expression que beaucoup d’arabophones répètent, ils disent : Al insanou mouçayyar aw moukhayyar.
Cette phrase est une erreur selon la langue et selon la loi. On dit mouçayyar dans le sens que la personne Allah lui donne la capacité de marcher, de voyager sur terre et sur mer. Allah ta^ala dit : « Houwalladhi youçayyiroukoum fi l-barri wa l-bahr » [Sourat Younous /22] , Allah ta^ala c’est Lui qui crée en nous le mouvement que nous accomplissons de notre propre choix et le mouvement qui ne sont pas de notre propre choix. On dit plutôt que l’esclave est libre de choisir sous la volonté de Allah. Al-moukhtar vient de Al-‘Ikhtiyar, le choix, mais le mot moukhayyar vient ad-dakhir c’est-à-dire celui qui a à choisir entre ces deux choses et ce qui de cet ordre, ici il n’y a pas de sens au dakhir dans l’expression que certains arabophones disent.
La destinée c’est le fait de faire en sorte que les choses soient, conformes à la science de Allah qui est de toute éternité et la volonté de Allah qui est de toute éternité. Ainsi, Allah fait exister les choses dans le temps dans lequel Il sait qu’elles existeront.
Il ne s’agit donc pas de la définition de cette destinée que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a interdit d’aborder lorsqu’il a dit ce qui signifie : « c’est un secret que Allah n’a pas dévoilé à Ses esclaves, ne t’en charge pas ». Egalement le hadith qui signifie : « lorsque la destinée est mentionnée, n’entrez pas dans cette discussion », ce qui nous a été interdit c’est de débattre et de discuter pour parvenir au secret de la destinée.
Il y a par ailleurs dans la parole de notre maître ^Aliyy la présentation claire de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah à ce sujet. Parce qu’il n’en est pas comme prétendent les mou^tazilah que l’esclave serait le créateur de ses actes. Et il n’en est pas tel que le prétende,nt les jabriyyah que l’ esclave n’a pas du tout d’acte. Ahlou s-Sounnah est le milieu entre les deux, ils ont dit que l’esclave choisit sous la volonté de Allah. De plus, ceux qui posent la question en arabe
Al insanou mouçayyar aw moukhayyar est une preuve manifeste de leur ignorance, parc que nous sommes ordonnés et nous ne sommes pas indépendant de la volonté de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Sache aussi que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a blâmé ceux qui nient la destinée (les qadariyy appelés aussi les mou^tazilah) qui sont divisés en plusieurs groupes. Parmi eux, il y a ceux qui disent : « L’esclave [de Allah] est le créateur de tous ses actes qu’il fait de son propre gré ». Et parmi eux, il y a ceux qui disent : « L’esclave est le créateur du mal et non du bien ». Et les deux groupes sont des mécréants. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Al-qadariyyatou majouçou hadhihi l-‘oummah » [Rapporté par Abou-Dawoud et d’autres du hadith de la parole de Ibnou ^Oumar], ce qui signifie : « Les qadariyy sont les mazdéens -le adorateurs du feu de la perse antique- de cette communauté ».
Dans une autre version de ce hadith, [on trouve], :
« Likoulli ‘oummati majouç wa majouçou hadhihi l-‘oummati l-lahdina yaqoulouna la qadar » [Rapporté par Abou-Dawoud d’après Houdhayfah du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ], ce qui signifie : « A chaque communauté, il y a des mazdéens et les mazdéens de cette communauté sont ceux qui disent : il n’y a pas de destinée ».
Commentaire :
Ces deux hadith comporte une preuve que les mou^tazilah , ceux qui disent que l’esclave crée ses actes qu’il fait de son propre choix ou ceux qui disent qu’il est le créateur du mal mais pas du bien sont tout deux des mécréants. Il nous est parvenu de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Les mazdéens avaient auparavant un livre est une science qu’ils étudiaient » c’est-à-dire qu’ils étaient sur l’Islam, qu’ils avaient un livre céleste et une science qu’ils étudiaient ensuite leur roi a bu de l’alcool et devenu ivre et il a fait le rapport avec sa sœur. Et lorsqu’il s’est réveillé les gens ont entendu ce qu’il a fait c’est alors qu’il a su cela et il a rassemblé les chefs parmi ses sujets et il leurs a dit : Est-ce nous qui sommes prioritaire ou bien ‘Adam qui est prioritaire ? ‘Adam faisait épouser ses fils avec ses filles, il ne nous est permis de juger indécent ce que ‘Adam faisait. Certains l’ont contredit et lui ont renié cela et d’autres ont été d’accord avec lui et il s’est satisfait de ces derniers et a châtié. Il a fait tuer ceux qui l’a fait tué d’entre eux jusqu’à ce que son avis prévale. Notre maître ^Aliyy a dit : « Lorsqu’ils ont fait cela, leur livre a été élevé d’entre eux » et ils l’ont perdu et la science qui était dans leur poitrine également leur a été retiré, il s’agit de la science de l’Islam et ils sont restés sur l’adoration du feu. Jusqu’à maintenant l’un d’entre eux, lorsqu’il voyage lorsqu’on allume l’électricité le soir, il l’adore, il se dirige vers elle. Allah ta^ala après la loi de ‘Adam ^alayhi s-Salam a interdit que le frère épouse sa sœur. Cela n’était permis que dans la loi de ‘Adam ^alayhi s-Salam. Et il était permis dans sa loi que le frère épouse sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle. Allah ta^ala a fait que ces gens-là étaient des mécréants à cause de ce qu’ils avaient fait. Et il leur est arrivé ce qui leur est arrivé. le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a assimilé les qadariyy, les mou^tazilah aux adorateurs du feu. Le Messager a dit que les qadariyy sont les mazdéens de cette communauté. Les mou^tazilah sont prés de vingt groupes. L’un de ces mou^tazilah qui nie la destinée lorsque le hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Al-qadariyyatou majouçou hadhihi l-‘oummah »leur a été rappelé, il a prétendu que il s’agit de là de ceux qui ont cru en la destinée, il a dit que ceux qui ont cru en la destinée qui ont cru que toute chose est selon une destinée, ce son eux les mazdéens de cette communauté. Et il lui a été répliqué par l’autre hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « A chaque communauté, il y a des mazdéens et les mazdéens de cette communauté sont ceux qui disent : il n’y a pas de destinée ». Il l’a fait taire.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et dans le livre Al-Qadar de Al-Bayhaqiyy et le livre Tahdhibou l-‘Athar de l’Imam Ibnou Jarir At–Tabariyy, que Allah ta^ala leur accorde sa miséricorde, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« Sinfini min ‘oummati layça lahouma nasiboun fi l-Islami l-qadariyyatoun wa l-mourji’ah » ce qui signifie : « Deux genres de gens de ma communauté n’ont aucune part dans l’Islam : les qadariyy,[ les mou^tazilah] et les mourji’ah ».
Les mou^tazilah sont les qadariyy car ils ont rendu égaux Allah et l’esclave de Allah en reniant à Son sujet la puissance, ^azza wa jall, sur ce qu’Il a rendu Son esclave capable de faire. C’est comme s’ils confirmaient [l’existence de] deux créateurs en réalité, comme les mazdéens (majouç) ont confirmé [l’existence de] deux créateurs, un créateur du bien qui est pour eux la lumière et un créateur du mal qui est pour eux l’obscurité.
Commentaire :
Ce hadith comporte une preuve que chacun de ces deux groupes est mécréant. Pour ce qui est des mou^tazilah leur cas a été expliqué précédemment, ils sont environ 20 groupes, parmi eux il y a ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance comme ceux que nous avons cité et aussi parmi eux il y en a qui ne sont pas arrivés jusqu’à cette limite.
Quant aux le livre Al-Qadar de Al-Bayhaqiyy et le livre Tahdhibou l-‘Athar de l’Imam Ibnou Jarir At–Tabariyy, que Allah ta^ala leur accorde sa miséricorde, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« Sinfini min ‘oummati layça lahouma nasiboun fi l-Islami l-qadariyyatoun wa l-mourji’ah » ce qui signifie : « Deux genres de gens de ma communauté n’ont aucune part dans l’Islam : les qadariyy,[ les mou^tazilah] et les mourji’ah ».
Les mourji’ah sont un groupe qui se réclame de l’Islam, qui avait pour croyance que l’esclave croyant quoi qu’il fasse comme grand péché, lorsqu’il meurt sans se repentir il n’a pas de châtiment. Ils ont dit : « Aucun péché n’est préjudiciable tant qu’il y a la foi, tout comme aucun n’acte d’obéissance est inutile tant que la personne est mécréante ». Ils ont fait une analogie et ils se sont égarés et sont allés à leur perte, car lorsqu’il disent qu’aucun acte d’obéissance n’est profitable avec la mécréance, cela est vrai car le mécréant quoi qu’il fasse comme image des actes d’obéissance tant qu’il est sur la mécréance, il ne profitera pas de ces actes-là. Quant à leur parole qu’aucun péché n’est préjudiciable avec la foi, ceci est de la mécréance et de l’égarement. En effet, le croyant les désobéissances qu’il fait lui sont préjudiciables et al-iirjah l’origine du nom mourji’ah, c’est-à-dire le fait de ne pas être atteint. En effet, ils ont été appelés al-mourji’ahcar ils ont prétendu que le croyant n’est pas atteint par le châtiment. Ils ont dit que ceux qui désobéissent tant qu’ils sont sur la foi, ils ne seront pas atteints par le châtiment. La raison de leur perte sur cette question c’est qu’ils ont compris certaines ‘ayah autrement que le sens correcte comme Sa parole ta^ala : « wa ha l-noujazi ‘illa l-kafour » [sourat Saba’ /17] , ils ont cru à partir de cette ‘ayah que celui qui n’est pas mécréant ne sera pas châtié ». Or, la signification de cette ‘ayah c’est que le châtiment qui est cité avant sera appliqué qu’aux mécréants. Et la louange est à Allah c’est comme s’ils avaient disparu jusqu’à maintenant, il n’en est resté personne selon notre connaissance, seulement ils sont cités dans les livres de la croyance.
Dans le hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il a appelé les mourji’ah les mécréants comme les mou^tazilah. Les mou^tazilah sont environ au nombre de 20 groupes. Il y a parmi qui est arrivé à la mécréance et parmi eux qui n’est pas arrivé à la mécréance.
Parmi ce qui prouve que Allah a voulu l’arrivée de la mécréance, c’est Sa parole ta^ala , dans la description des mécréants au jour du jugement : « Wa qalou li jouloudihim lima chahid thoumma ^alayna qalou ‘antaqanallahou l-ladhi ‘antaqa koulla chay’ » [sourat Foussilat /21] ce qui signifie : « Ils ont dit à leur peau pourquoi avez-vous témoigné contre nous, leur peau ont répondu c’est Allah qui nous a fait prononcer, Lui qui fait prononcer toute chose ».
A un moment donné, les mécréants au jour du jugement fait qu’ils ne parleront pas car ils reniaient la mécréance qu’ils avaient faite tant ils seront perturbés. Ils diront : « Nous n’avons pas commis d’association ». Allah empêche leur bouche de parler et fait prononcer les organes et leur peau qui témoignent contre eux de ce qu’ils ont fait.
Et dans Sa parole ta^ala : « Man yacha’illahou youdlilhou wa man yacha’ yaj^alhou ^ala siratin~moustaqim » [sourat Al-‘An^am /39] qui signifie : « Celui que Allah veut égarer, Il l’égare et celui qu’Il veut, Il fait qu’il soit sur le chemin de droiture ». Il y a une preuve claire que Allah a voulu pour une partie de Ses esclaves l’égarement et pour une autre partie la guidée et la volonté de Allah s’est réalisée.
La signification de Sa parole ta^ala : « Ma kanou li you’minou ‘illa ‘an yacha’allah » [sourat Al-‘An^am /111] qui signifie : « Les bons actes des esclaves comme la foi et ce qui s’en suit n’ont lieu que par la volonté de Allah ta^ala ».
Et Sa parole ta^ala : « Wa law cha’allahou la jama^ahoum ^ala l-houda » [sourat Al-‘An^am /35] qui signifie : « Si Allah veut la bonne guidée pour tous, Il aurait guidée tout le monde », c’est-à-dire qu’Il n’a pas voulu la bonne guidée pour tout le monde.
Quant à Sa parole ta^ala [sourat Younous/99] qui signifie : « Allah n’a pas voulu pour l’ensemble de Ses créatures qu’ils soient croyants même s’Il leur a ordonné la foi ».
Mais certains ignorants prétendent que Allah n’a pas créé le mal et ils expliquent à tort la parole de Allah : « Min charri ma khalaq » et ils veulent dire par là : « du mal qu’Il n’a pas créé ». On dit à ces gens-là : « Que dites-vous au sujet de la prononciation, est ce que la prononciation est une créature de Allah ou pas ? Parmi ce qui est prononcé il y a ce qui est du bien et il y a ce qui est du mal. Evoquer Allah c’est du bien mais insulter Allah c’est du mal. Lorsqu’il va répondre, il va dire : « la prononciation est par la création de Allah ». On lui dit alors : « tu a reconnu toi-même que le mal est par la création de Allah ». Et s’ils disent : « Non, ce n’est pas par la création de Allah ». On leur dit : « Vous avez contredit la parole de Allah dans [sourat Foussilat /21] ce qui signifie : « Ils ont dit à leur peau pourquoi avez-vous témoigné contre nous, leur peau ont répondu c’est Allah qui nous a fait prononcer, Lui qui fait prononcer toute chose »
Allah a voulu pour une partie de Ses esclaves qui soient bien guidés et Il a voulu pour une autre qu’ils soient égarés. Dans les ‘ayah qui ont été cité, il y a une preuve que Allah n’ a pas voulu la bonne guidée pour tous Ses esclaves.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
L’expression « la guidée » s’emploie dans deux sens :
Le premier : le fait de démontrer la vérité, d’y inviter et d’en présenter les preuves. Employé dans ce sens, il est valable d’annexer la guidée la guidée aux messagers et à toute personne qui appelle à la religion de Allah.
Commentaire :
La guidée est de deux sens. L’un des deux sens est de montrer la vérité et d’appeler à cette vérité c’est-à-dire d’ordonner les gens cette vérité. Les prophètes dans ce sens-là sont des guides c’est-à-dire qu’ils indiquent aux gens le bien, ils montrent aux gens ce que Allah agrée et ils mettent en garde les gens de ce que Allah n’agrée pas. La fonction des prophètes, qui est un devoir pour eux d’accomplir, c’est de montrer, de prouver et de guider. Après cela, celui pour qui Allah le veut, il sera guidé par la parole de ce prophète là et en prenant en compte leur parole et leur conseil. Et celui pour qui Allah n’a pas voulu qu’il soit guidé, il ne sera pas bien guidé quel que soit le miracle qu’il voit. Voici par exemple Abou jahal qui a vu la lune fendue en deux et autres parmi les grands mécréants, aucun d’entre eux n’a été bien guidé sauf ceux que Allah a voulu qu’il soit guidé, c’est pour cela que l’un des savants a dit dans un vers de poésie : « les miracles ne guident pas par eux-même, c’est celui pour qui Allah veut la guidée qu’il sera guidé grâce au miracle, mais ceux à qui Allah n’ a pas voulu la guidée, ni les miracles n’auront un effet sur eux, ni les choses qui se sont produites pour ceux qui les ont précédé et qui ont démenti les prophètes, n’aura un effet sur eux ».
Ainsi, appeler à la vérité s’appelle guidée et de même donner les preuves de cette vérité s’appelle également guidée.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Tout comme la parole de Allah ta^ala au sujet de Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « wa ‘innaka latahdi ‘ila siratin moustaqim » [sourat Ach-Choura /52] ce qui signifie : « Et tu guides certes vers un chemin de droiture ».
Commentaire :
C’est-à-dire : Ô toi Mouhammad tu indiques la voie droiture, tu montres aux créatures la voie de la bonne guidée. Cela ne veut pas dire que c’est toi qui crée la bonne guidée dans le cœur des gens. En effet, le messager ne possède pas les cœurs, lui il leur dit croyaient en Allah et en Son messager et ne lui attribuez pas d’associé. Cela s’appelle une guidée. La preuve que la guidée ici n’est pas dans le sens de la création de la bonne guidée dans le cœur des esclaves c’est que Abou Talib est mort mécréant. N’est-ce pas que le Messager aimait pour Abou Talib qu’il soit bien guidé mais malgré cela Abou Talib est mort mécréant bien qu’il aimât le messager, il le défendait mais malgré cela il n’avait pas voulu prononcé les deux témoignages lorsqu’il était sur son lit de mort. Lorsque le Messager est venu le voir et lui a dit ce qui signifie : « Ô Oncle dit : La ‘ilaha ‘illa l-Lah, je serai témoin en ta faveur lors du jour du jugement », mais il n’a pas voulu les prononcer. Il a dit : « Je suis sur la religion de ^Abdou l-Mouttalib » et avant cela il avait dit : « Si je n’avais pas crainte que Qouraych se moque de moi, je t’aurais satisfait en les prononçant ». Et lorsqu’il est mort ^Aliyy Ibnou Abi Talib est venu au Messager et lui a dit : « Ton oncle, le vieil homme égaré est mort ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Va et enterres le » c’est-à-dire prépares son convoi funéraire. Et le Messager n’était pas sorti dans son convoi funéraire, s’il l’aimait pour sa personne il serait sorti dans son convoi funéraire mais cela est une preuve qu’il ne l’aimait pas pour sa personne mais il le détester en raison de sa mécréance. Il n’est pas permis de croire qu’un des prophètes aimait un mécréant qu’il soit proche ou loin en raison de la parole de Allah ta^ala : « Qoul ‘ati^oullaha wa r-raçoula fa’in tawallaw fa’innallaha la youhibbou l-kafirin » [sourat Ali-^Imran /32] ce qui signifie : « Dis : obéissez à Allah et au messager en étant croyant, si il se détourne de la foi certes Allah n’agrée pas les mécréants », et les prophètes de Allah n’aiment pas les mécréants car Allah ne les agrée pas. Seulement le Prophète aimait que son oncle soit bien guidé et la signification de la parole de Allah ta^ala : « ‘Innaka la tahdi man ‘ahbabta wa lakinallaha yahdi man yacha’ » [sourat Al-Qasas /56] qui a pour signification : Ô toi Mouhammad, tu ne peux pas créé la bonne guidée dans le cœur de ceux pour qui tu aimes la bonne guidée, celui que tu aimes et qu’il soit bien guidée celui-là il ne sera pas bien guidé si Allah ne veut pas qu’il soit bien guidé. Mais c’est Allah qui crée la bonne guidée si de toute éternité Il veut qu’il soit bien guidé.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait souhaité que Abou Talib soit bien guidé car il était son proche parent et il l’avait défendu et il le protégeait mais Allah n’a pas voulu la foi pour Abou Talib qui est mort sans être entrer en Islam.
Al-^Abbas avait interrogé le Messager et lui a dit : « Ô Messager de Allah ton oncle paternel Abou Talib, il t’aimait et te défendait, est-ce que tu lui a été utile ». Il lui a dit ce qui signifie : « Il est dans une partie de l’enfer et si ce n’était moi il serai au tout bas de l’enfer » [rapporté par Al-Boukhariyy] cela signifie que Allah a fait que sa rétribution dans le feu de l’enfer est que le feu le touche jusqu’aux pieds seulement, il ne va pas entrer dans l’endroit qui est à une distance de 70 ans de chute comme les autres mécréants. Les mécréants nécessairement chacun d’entre eux parviendra à cet endroit en bas de l’enfer et on comprend de la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que le messager a profité à son oncle et malgré cela le châtiment ne lui sera pas allégé mais il restera dans cet état à jamais et ceci est une preuve qu’il n’était pas mort musulman.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam seulement deux de ses oncles paternels étaient entré en Islam qui sont Hamza le maître des martyrs et Al-^Abbas . Mais Abou Talib lui étai mort sur la mécréance. Parce que lorsque le Prophète a insisté et voulu que son oncle Abou Talib entre en Islam alors qu’il était sur son lit de mort, il n’a pas voulu entrer en Islam et il est mort sur la mécréance. Et Al-Mouttalib n’est pas un des noms de Allah. Lorsqu’on dit ^Abdou l-Mouttalib c’est-à-dire le serviteur de Mouttalib. La raison du surnom du grand-père du Prophète ^Abdou l-Mouttalib c’est qu’il était un jour lorsqu’il était jeune avec son oncle paternel qui s’appelait Mouttalib et il derrière lui sur une monture et il n’était pas habillé d’une manière élégante et son oncle paternel qui était de Qouraych faisait partie des dignitaires de Qouraych. Lorsqu’on lui a dit : « Qui est celui-là qui est avec toi », il avait eu honte de dire c’est le fils de mon frère, il a dit : « C’est mon esclave ». C’est pour cela qu’après, il a été surnommé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Mouttalib. Mais son prénom est Chaybatou l-Hamd, donc le grand-père du Prophète ^Abdou l-Mouttalib s’appelle Chaybatou l-Hamd. De même lorsqu’on dit au sujet de ^Abdou-Manaf c’est-à-dire l’esclave de Manaf, celui qui s’élève. Cela ne veut pas dire l’esclave d’une statue qui s’appelle Al- Manaf parce qu’il grimpait pour arriver à une statue qui s’appelle Manaf et l’endroit aussi sur lequel il monte s’appelle Manaf. Donc ce nom Manaf est le nom de la statue qu’ils adoraient et le nom également ce sur quoi ils grimpaient pour atteindre cette statue mais cela ne veut pas dire qu’il est l’esclave de ce sur quoi il grimpe serait son créateur mais cela veut dire que c’est quelqu’un qui s’attache à l’élévation. Mais dire ^Abdou-Raçoul comme cela est propagée chez certains, cela n’est pas permis. Il n’est pas permis qu’un homme appelle son fils ^Abdou-Raçoul et ^Abdou n-Nabiyy parce qu’en loi ceci pourrait laisser croire que le Prophète l’aurait créé. Et le savant Ibnou Ziyad le yéménite qui faisait partie des plus réputés des savants Chafi^ite du dixième siècle de l’Hégire a dit dans ses Fatawi : « Il n’est pas permis d’appeler ^Abdou n-Nabiyy »
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et dans Sa parole ta^ala : « wa ‘amma thamoudou fahadaynahoum » [sourat Foussilat /17] ce qui signifie : « Et quant à Thamoud Nous leur avons montré la vérité ».
Commentaire :
C’est-à-dire, Nous leur avons montré la vérité, Nous le leur avons indiqué. Thamoud est une des tribus des arabes avant notre Maître Mouhammad et ils sont le peuple du Prophète de Allah Salih. Leur lieu de résidence est après Médine environ 300 km en direction de Ach-Cham. Allah a montré la voie du bien à Thamoud , Il leur a envoyé Salih et il leur a montré la voie de la bonne guidée, la voie de l’Islam et ils l’ont démenti. Ils ont mécru en leur Prophète et Allah les a anéantis. La parole de Allah : « wa ‘amma thamoudou fahadaynahoum » [sourat Foussilat /17] ce qui signifie : « Et quant à Thamoud Nous leur avons montré la vérité ». Seulement, ils ont démenti le Prophète et Allah les a anéanti en raison de leur injustice. Il a ordonné à Jibril qui a poussé un cri et ils en ont été anéanti. Ils ont préféré l’égarement et n’ont pas accepté la foi.
Sa parole ta^ala : « wa antarna ^alayha hijaratan min sijjilin mandoud mousawwamatan ^inda rabbika wa ma hiya mina dh-dhalimina bi ba^id » [sourat Houd /82.83] c’est-à-dire que Allah fait descendre sur la tribut de Lout des pierres qui étaient mousawwamah c’est-à-dire sur ces pierres là il y avait l’indication sur qui cette pierre allait tomber. Et Allah ta^ala leur a accordé un autre châtiment. Jibril a renversé leur village et de plus ils ont eu cette pluie de pierre qui s’est abattu sur eux.
Quant à la parole de Allah ta^ala dans cette même ‘ayah : « ^inda rabbik », cela ne signifie que Allah ta^ala serait dans un endroit et que ces pierres seraient auprès de Allah par une quelconque distance. Les mouchabbihah, les assimilateurs, n’ont pas en cela d’argument au contraire cette ‘ayah est même une preuve contre eux parce que il n’est pas possible que ces pierres soient à côté de Allah ta^ala selon ce qu’ils prétendent que Allah serait un corps assis au-dessus du trône. Tant ils font preuve d’une extrême ignorance, ils prétendent prendre pour argument la parole « ^inda l-Lah » pour confirmer la localisation est l’endroit à Allah, combien ils sont éloignés de la compréhension de la langue arabe. Si les wahabites se réclament de Bani Tamim l’une des tribus arabes réputée et ancienne, leur ancêtre qui étaient de l’époque du Prophète n’avait pas pour compréhension la localisation et la direction à partir de ces ‘ayah non-explicite. Ces ‘ayah à partir desquels les wahabites croient la localisation dans un endroit et la direction au sujet de Allah ; Allah est exempt de toute imperfection Lui qui caractérise qui Il veut et par ce qu’Il veut. Et Qui a fait que la compréhension est le meilleur de ce qui soit accordé à l’être humain.
Tout comme les mécréants de Qouraych qui adoraient des statues qu’ils avaient placé dans la Ka^bah, ces wahabites ont adoré quelque chose qu’ils se sont imaginés habitant au-dessus du trône.
Notre Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « la mauvaise compréhension, c’est une des graves épreuves, c’est grâce à la bonne compréhension que les gens ont des niveaux différents ».
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et le second : c’est la guidée que Allah ta^ala accorde à Ses esclaves, c’est-à-dire la création de la bonne guidée dans leurs cœurs, comme dans Sa parole ta^ala :
« Fa man youridi l-Lahou ‘an yahdiyahou yachrah sadrahou li l-Islami wa man yourid ‘an youdillahou yaj^al sadrahou dayyiqa haraja » [sourat Al-‘An^am /125] ce qui signifie : « Et celui que Allah veut guider, Il rend son cœur ouvert pour accepter l’Islam et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite est gênée ».
Ainsi, le fait de rendre égaré, c’est la création de l’égarement dans le cœur des égarés.
Le vouloir des esclaves [de Allah] est donc conforme au vouloir de Allah. Allah ta^ala dit : « wa ma tacha’ouna ‘illa ‘an yacha Allah » [sourat Al-‘Insan /30] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut ».
Et cette ‘ayah est une des preuves les plus claires de l’égarement du groupe de ‘Amin Chaykhou car ces gens-là expliquent à tort cette ‘ayah. Ils prétendent que c’est lorsque l’esclave veut la bonne guidée que Allah le guide et que lorsque l’esclave veut l’égarement alors Allah l’égare. Que disent-ils alors de la ‘ayah : « Fa man youridi l-Lahou ‘an yahdiyahou yachrah sadrahou li l-Islami wa man yourid ‘an youdillahou yaj^al sadrahou dayyiqa haraja » [sourat Al-‘An^am /125] ce qui signifie : « Et celui que Allah veut guider, Il rend son cœur ouvert pour accepter l’Islam et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite est gênée ». Car Allah s’est attribué la volonté à Lui-même et non pas aux esclaves.
Ils ont expliqué à tort cette ‘ayah. Le chaykh explique donc ici selon les règles de la langue arabe que le Qour’an comporte beaucoup d’éloquence et de forme de rhétorique et leur profonde ignorance et leur stupidité fait qu’ils expliquent le Qour’an d’une manière où ils montrent une médiocrité dans les termes et qui mènent à la contradiction des ‘ayah les unes les autres et une falsification afin de donner à ces ‘ayah le sens qui est contraire à la langue arabe dans lequel est descendu le Qour’an. Un sens contraire à la compréhension des compagnons du Qour’an et c’est cela leur égarement.
Commentaire :
La guidée est dans le sens de créer la bonne guidée. Ce sens là est propre à Allah ta^ala. Celui que Allah veut guider, Il lui fait aimer l’Islam et celui que Allah veut égarer, Il lui fait que sa poitrine est étroite et réfractaire et Il ne lui fait pas aimer l’Islam.
L’égarement signifie la création de l’égarement dans le cœur des mécréants. Ainsi, Allah soubhanah crée la bonne guidée dans les cœurs de qui Il veut parmi Ses esclaves et c’est par Sa grâce et un honneur de Sa part pour Ses esclaves. Et Il crée l’égarement dans les cœurs de qui Il veut parmi Ses esclaves et ceci est une justice de Sa part et non une injustice.
Allah ta^ala dit : « Youridoullahou ‘alla yaj^alalahoum khadh-dha fi l-‘akhirati » [sourat Ali-^Imran /176] ce qui signifie : « Allah veut qu’il n’ai pas de bien dans l’au-delà ». Cette ‘ayah est une des preuves les plus explicites que les propos de ce groupe est une déformation de la religion agréée par Allah car Allah dit : « Lam youridillahou ‘an youtahhira qouloubahoum », ce qui signifie : « Il n’a pas voulu purifier leurs cœurs » alors que eux ils disent qu’Il a voulu et ceci est claire puisque Allah ta^ala n’a pas voulu pour ces mécréants qu’ils soient croyants.
Et la volonté de l’esclave suit la volonté de Allah. Allah ta^ala dit : « wa ma tacha’ouna ‘illa ‘an yacha Allah » [sourat Al-‘Insan /30] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut », c’est-à-dire que c’est Lui qui crée en nous cette volonté. De plus Allah nous a montré que ce qu’Il veut parmi la volonté qui leurs a créé qu’elle soit réalisée, elle sera réalisée et celle qu’Il ne veut pas qu’elle soit réalisée, elle ne se réalisera pas tout comme la parole de Allah ta^ala l’a indiqué au sujet de Abou Talib : « ‘Innaka la tahdi man ‘ahbabta » [sourat Al-Qasas /56] qui a pour signification : « Le messager voulait que son oncle Abou Talib soit bien guidée mais Allah ne l’a pas voulu ». Ainsi la volonté du Messager ne s’est pas réalisée.
Parmi les preuves claires que Allah est Celui qui crée l’égarement pour celui qu’Il a égaré parmi Ses esclaves, il y a Sa parole ta^ala : « Wa man youridillahou fitnatahou falan tamlika lahou minallahi chay’a, ‘oula’ika-lladhina lam youridillahou youtahhira qouloubahoum » [sourat Al-Ma’idah /41] ce qui signifie : « Celui que Allah a voulu égarer tu ne pourras rien en sa faveur et ceux-là sont ceux pour qui Allah n’ a pas voulu la purification des cœurs ». Ainsi, Allah adresse cela à Son messager par le fait qu’il a voulu égarer ceux-là et ils ont été égarés et ils ont détesté la foi et toi tu ne peux pas créer en eux la bonne guidée parce que Allah n’a pas voulu leur purifier le cœur de la mécréance.
A partir de là, nous savons que la fonction des prophètes qui est une obligation pour eux d’accomplir c’est de donner les preuves, d’expliquer et de guider, d’ordonner et d’interdire. Mais ils n’ont pas la capacité de créer la guidée dans les cœurs. Personne ne peut créer la guidée dans le cœur d’un esclave, ni un ange ni un prophète.
La parole de Allah : « wa man youridi l-Lahou fitnatah » c’est-à-dire celui à qui Allah a voulu l’égarement, « fa lan tamlika » c’est-à-dire Ô Mouhammad tu ne possèdes pas de moyen de l’en empêcher. Quant bien parmi les proches du Messager, le Messager n’a pas pu guider leurs cœurs afin qu’ils croient. C’est cela la parole de Allah ta^ala : « Layça ^alayka houdahoum » c’est-à-dire tu n’es pas chargé de faire en sorte qu’ils soient croyants, qu’ils aient un cœur qui croit en cela, seulement tu as la charge de monter et donner les preuves.
Et cette ‘ayah est conforme à la parole de Allah ta^ala : « La ikraha fi d-Din qad tabayyana rouchdou mina l-ghayy » [sourat Al-Baqarah/256] c’est-à-dire que cela rejoint le fait que tu ne peux pas créer la guidée dans les cœurs. Même si ce qui est le plus réputé chez les savants qui ont fait l’exégèse du Qour’an deux exégèse de cette ‘ayah.
L’une des deux c’est que : Tu ne peux pas contraindre les gens de la dhimmah tant qu’ils donnent la jizyah et tant qu’ils sont soumis à la Loi de l’Islam, tu n’as pas dans ce cas-là à brandir d’arme contre eux afin qu’ils deviennent musulmans.
La deuxième explication est que : cette ‘ayah était avant la descente de la ‘ayah du combat c’est-à-dire que tu n’as pas a les contraindre à l’Islam maintenant. Par la suite, Allah a fait descendre la ‘ayah du combat : « Qatiloulladhina la you’minouna bi l-Lah » [sourat At-Tawbah/29] ce qui signifie : « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah » jusqu’à la parole de Allah : « Hatta you^tou l-jizyata ^an yadin wa houm saghiroun » c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils donnent la jizyah en étant soumis.
Toutes ces ‘ayah sont autant de preuves que le Messager n’a pas la capacité de créer la guidée dans le cœur de quiconque. Le Messager a voulu que son oncle entre en Islam et qu’il meurt croyant mais il est mort mécréant. Et également beaucoup parmi les proches parents du Messager sont morts sur la mécréance parce que le Prophète ne crée pas la bonne guidée. Ainsi, c’est Allah qui crée la bonne guidée dans le cœur de celui qu’Il veut qu’il soit bien guidée. Ainsi, Abou Talib est mort dans la mécréance et d’autres que lui parce que c’est Allah qui n’a pas voulu qu’il soit bien guidé. Et pour le rappel nous disons que les parents du Prophète sont morts sur l’Islam.
§
La prédestination de Allah
ne change pas
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Sache qu’aucune chose ne peut changer la prédestination de Allah ta^ala qui est éternelle exempt de début, ni l’invocation de celui qui invoque, ni l’aumône de celui qui la donne, ni la prière de celui qui l’accomplit ni autre chose que cela parmi les bons actes. Il est indispensable que les créatures soient telles qu’Il les a prédestinées, sans que cela change.
Commentaire :
Allah ta^ala s’Il destine que l’un de Ses esclaves sera atteint par telle chose, nécessairement cette chose l’atteindra. Même si cet homme donne une aumône ou fait une invocation ou maintient ses liens avec ses proches parents ou s’il agit avec bienfaisance avec ses proches parents, sa mère, sa sœur, son oncle, sa tante paternelle, sa tante maternelle, son père son grand-père et ce qui est de cet ordre parmi les gens de sa famille. Même s’il leur fait preuve de bienfaisance nécessairement ce que Allah a destiné qui atteigne cet homme cela va se réalisé.
Il n’est pas permis de croire que ’un d’entre nous lorsqu’il donne une aumône ou qu’il maintient ses relations avec ses proches ou qu’il fait une invocation, il sera de ce que Allah a destiné qui l’atteigne.
Tout comme le prétendent certaines personnes durant la nuit de la mi-cha^ban. En effet, ils prétendent que s’il invoque Allah dans cette nuit-là, une partie de ce que Allah a destiné qui les atteigne ne les atteindra pas.
Ceci est contraire à celui qui croit que Allah a fait écrire une destinée conditionnée. Comme si une personne a fait telle chose, il aura telle chose de ses demandes ou il lui sera repoussé telle partie de ses épreuves et que s’il ne fait pas cette chose-là, il n’obtiendra pas ce qu’il a demandé. Ceci est possible car les anges inscrivent sur le livret en conditionnant selon ce qu’ils reçoivent de la part de Allah ta^ala. Ceci ne contredit pas la foi en la destinée.
Par contre, s’il dit : « Si Allah ta^ala veut de toute éternité qu’une chose m’atteigne si je ne fais pas telle et telle chose comme le maintien des liens avec mes proches patents ou donner une aumône et ce qui est de cet ordre mais que Allah a su que si je fais cette invocation ou si je donne cette aumône ou j’agis en faisant preuve de bienfaisance avec ma famille ou mes proches parents, je serais sauvé grâce à l’invocation, ou à l’aumône ou au maintien des liens avec mes proches », cela ne comporte pas de nuisance.
Mais, celui qui fait des invocations durant la nuit de la mi-cha^ban dans l’intention d’être sauvé de ce que Allah a destiné et a su qu’il va l’atteindre sans aucun doute, celui-là, il est mécréant car il a considéré Allah ayant une volonté, une science qui change. Or le changement de la science et de la volonté fait partie des attributs des créatures.
Quant à la parole de Allah ta^ala; « Koulla yawmin houwa fi cha’n » [sourat Ar-Rahman /29], elle n’a pas pour signification que Allah change Sa volonté selon les époques et les situations. Mais sa signification est que Allah crée de nouvelles créatures. Chaque jours, Il change dans sa création mais et Il ne change pas dans Sa science et Sa volonté.
Quant au hadith : « la yarouddou l-qada’a chay’oun illa dou^aou » [rapporté par At-Tirmidhiyy], ce qui en est visé c’est la destinée qui est conditionnée. Car la destinée, il y en a ce qui est conditionnée et il y en a ce qui ne change pas. La destinée qui est conditionnée c’est celle qui est conditionné dans les livrets qu’ils ont transcrites à partir de la table préservée. Ainsi, il était inscrit chez eux par exemple que un tel s’il maintient ses liens avec ses proches parents ou s’il agit avec bienfaisance avec ses patents ou s’il fait telle invocation, il vivra jusqu’à 100 ans ou il lui sera donné tant de subsistance ou de santé et que si il ne maintient pas ses liens avec ses proches parents, il vivra jusqu’à 60 ans, il n’aura pas telle subsistance et telle santé. C’est cela la signification de la destinée qui est conditionnée. Cela ne veut pas dire que la prédestination de Allah qui est de toute éternité qui est Son attribut, elle est conditionnée par l’acte de cette personne ou son invocation. En effet, Allah ta^alasais toute chose, rien ne lui échappe. Et Il sait par Sa science qui est de toute éternité laquelle des deux choses cette personne va choisir et ce qui va l’atteindre. La table préservée cela est inscrit dessus également.
Dans un sens semblable à celui-là, on donne un hadith d’après Al-Bayhaqiyy d’après Ibnou ^Abbas qu’il a dit ce qui signifie : « Aucune précaution n’est utile avec la destinée mais Allah ^azza wa jall efface par l’invocation ce qu’Il veut de la destinée [conditionnée] ». Sa parole : « aucune précaution n’est utile avec la destinée », cela signifie, la destinée, tout ce qui est inscrit est ce qui n’est pas conditionnée. Et sa parole : « Allah efface ce qu’Il veut par l’invocation de la destinée » c’est-à-dire la destinée qui est conditionnée.
Parmi ce que les gens de la vérité ont retenu comme argument pour dire que Allah ne change pas Sa volonté suite à l’invocation de quelqu’un qui invoque qui est le hadith rapporté par le Hafidh ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Hatim d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie : « J’ai demandé à mon dieu pour ma communauté quatre choses, Il m’en a accordé trois et m’en a privé d’une ». Et dans une autre version rapportée par Mouslim, il a dit ce qui signifie : « j’ai demandé à mon dieu trois choses, Il m’a accordé deux et m’a privé d’une ». Et dans une version le Prophète a dit ce qui signifie : « Ô Mouhammad, lorsque Je décide une chose elle ne sera pas changée ».
Ainsi, si Allah changeait Sa volonté suite à une invocation, Il l’aurait changé pour Son bien aimé, l’élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Mais Allah ta^ala Ses attributs ne changent pas.
Dans la destinée, il y a ce qui est conditionnée et ce qui n’est pas conditionnée. La destinée qui n’est pas conditionnée ne change pas, elle se réalise sans aucun doute. Mais la destinée qui est conditionnée, c’est celle qui l’est dans le livret des anges comme par exemple si un tel maintient ses liens avec ses proches parents, il vivra jusqu’à 100 ans et s’il ne les tient pas, il vivra jusqu’à 60 ans. Le fait que la destinée soit conditionnée ceci est sur les livrets des anges mais Allah sait de toute éternité que telle personne va faire l’une de ces deux choses et qu’il va vivre tel nombre d’année. Mais le changement arrive dans ce qui est destinée et non pas dans l’attribut de Allah ta^ala. De plus, le conditionnement ne concerne pas le fait de faire partie des gens du paradis ou des gens de l’enfer.
Dans ce qui a été rapporté par le hadith qui signifie : « Changera la destinée que l’ invocation » c’est-à-dire la destinée qui est conditionnée, parce que la destinée qui n’est pas conditionnée, elle ne sera pas changée ni par une invocation ni par autre que cela. La preuve en est ce qui est rapporté dans le hadith Qoudsiyy où Allah dit ce qui signifie : « Ô Mouhammad lorsque J’ai décidé une chose, elle ne sera pas changée ». Si les invocations changeaient la destinée qui n’est pas conditionnée alors l’invocation de notre Maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, serait exaucée. La destinée qui n’est pas conditionnée se réalise et il n’y a pas de changement dans la destinée de Allah ni dans Son attribut.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Quant à Sa parole ta^ala : « yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab » [sourat Ar-Ra^d /39] ce qui signifie : « Allah efface et Il confirme ce qu’Il veut et Il a la base du livre [la Table Préservée] », cela ne signifie pas que l’effacement et la confirmation concernent la prédestination de Allah. Mais le sens est bien que Allah jalla thana’ouh a fait écrire ce qui attendra chacun de Ses esclaves, que ce soit épreuves, privations, mort ou tout autre chose, et que si l’esclave invoque Allah ta^ala ou s’il Lui obéit en entretenant les relations avec ses proches ou autres, il ne sera pas atteint par telle épreuve, il aura beaucoup de bien ou il atteindra un âge avancé. Et Il a fait écrire dans la base du Livre (‘oummou l-kitab) ce qui aura lieu de l’une ou l’autre chose. Ainsi, l’effacement et la confirmation concernent l’un des deux livres, comme l’a signalé Ibnou ^Abbas. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Ibnou ^Abbas à propos de la parole de Allah ^azza wa jall : « yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab » [sourat Ar-Ra^d /39] ce qui signifie : « Allah efface et Il confirme ce qu’Il veut et Il a la base du livre [la Table Préservée] », qu’il a dit : « Allah efface ce qu’Il veut de l’un des deux livres. Ce sont deux livres, Allah efface et confirme de l’un des deux livres ce qu’Il veut et Il a la base du Livre ». Fin de citation.
Commentaire :
^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, a expliqué la parole de Allah ta^ala : « yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbit… » [sourat Ar-Ra^d /39] , par la destinée qui est conditionnée.
Quant à Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, il a expliqué cette ‘ayah par ce qui abroge et ce qui est abrogée, c’est-à-dire que Allah ta^ala enlève ce qu’Il veut comme Loi du Qour’an et le jugement n’est plus appliqué et Il abroge cela par un autre jugement. Et Il confirme ce qu’Il veut du Qour’an et qui n’abroge pas et ce qui est changé et ce qui est confirmé tout cela est dans un livre. Ceci avait lieu du temps de la vie du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, mais après sa mort il n’y a plus d’abrogation. Al-Bayhaqiyy a dit : « C’est le plus correcte qui ait été dit pour l’interprétation de cette ‘ayah ».
Quant à la parole de Allah ta^ala : « … ^indahou ‘oummou l-kitab » [sourat Ar-Ra^d /39] , c’est-à-dire l’ensemble des livres, la Table Préservée, qui elle, comporte aussi bien ce qui est changé que ce qui est confirmé mais autre que la Table Préservée à partir duquel les anges font des copies ou que les anges inscrivent au sujet d’une chose en particulier, il y a ici la mention de l’une des deux possibilités. C’est-à-dire qu’ils écrivent dans leur livret par exemple, que un tel s’il maintient ses liens avec ses proches parents, il vivra jusqu’à 100 ans et que s’il ne maintient pas ses liens avec ses proches parents, il vivra jusqu’à 60 ans. Mais lequel des deux va avoir lieu en fin de compte, eux, ils ne le connaissent pas. Les anges ne sont pas chargés de connaître l’avenir simplement ils écrivent ce qu’ils sont ordonnés d’écrire et ceci concerne ce à qui Allah ta^ala n’a pas fait connaître laquelle des deux choses.
Pour ce qui est de la parole de Al-Bayhaqiyy d’après Ibnou ^Abbas lorsqu’il dit ce qui signifie : « Ce sont deux livres, Allah efface et confirme de l’un des deux livres ce qu’Il veut et … ». L’un de ses deux livres et la Table Préservée et l’autre c’est celui qui est entre les mains des anges qui ont été ordonnés de copier à partir de la Table Préservée. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an dispersé sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et il y a eu parmi les ‘ayah
Ce qui a été élevé après sa descente et qui ne fait donc plus partie du Qour’an et il y a eu parmi les ‘ayah ce qui est resté en tant que récitation mais son jugement a été élevé. Cela s’appelle ce qui est abrogé et c’est le sens de cette ‘ayah c’est-à-dire que Allah enlève une partie de ce qui a été descendu comme Qour’an, parmi les jugements du Qour’an, Il confirme ce qu’Il veut et c’est le plus fréquent car ce qui est abrogé est très peu fréquent.
Parmi ce qui était descendu en tant que Qour’an mais dont la récitation a été levée, il y a ce qu’a rapporté ‘Anas qui disait : « Nous récitions un Qour’an Ô notre Seigneur fait que notre peuple sache que nous avons rencontré notre Seigneur, Il nous a agréer et qu’Il nous a donné satisfaction puis cette récitation du Qour’an a été levée ».
Au sujet de Sa parole ta^ala les savants ont eu divers avis. Parmi cela, il y a la parole de Ibnou^Abbas qui a expliqué cette ‘ayah par la destinée qui est conditionnée. Et Ibnou^Abbas a dit qu’il s’agit de deux livres. L’un des deux comporte la destinée qui va se réaliser qui n’est pas conditionnée et l’autre livre c’est celui qui est entre les mains des anges. La Table Préservée comporte les deux, ce qui est enlevé, et ce qui est préservée. Et les livrets des anges ne comportent que ce que les anges ont transcrit et copier à partir de la Table Préservée. Ceci est une explication de cette ‘ayah.
Quant à Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, il a expliqué cette ‘ayah par ce qui abroge et ce qui est abrogé. C’est-à-dire que Allah abroge ce qu’Il veut du Qour’an et Il fait qu’un jugement n’est plus appliqué et il est remplacé par un autre jugement.
Et il y a aussi ce qui a été rapporté de ‘Anas qu’il y avait une partie qui était récitée en tant que Qour’an mais qui n’est plus récitée en tant que Qour’an, la récitation a été abrogée. Mais on le rapporte simplement.
Et l’abrogation n’est pas dépourvue de sagesse car la ‘ayah descend et les gens oeuvrent conformément à cette ‘ayah pendant un certain temps. Ensuite sont jugement est levée et vient une autre qui la remplace. Et la sagesse avant qu’on n’agisse plus conformément à la première ‘ayah était d’agir conformément à elle. Et l’intérêt des esclaves et dans la levée de se jugement car les ordres et les interdits divins, il y a parmi eux ce qui est pour toujours et il y a parmi eux ce qui est conditionnée dans le temps. L’injustice par exemple a été interdite dans toutes les lois et d’autres choses encore. Comme par exemple le mariage d’un frère avec sa sœur dans la Loi de ‘Adam ^alayhi s-salam. Allah a permis cela dans la Loi de ‘Adam ^alayhi s-salam pour multiplier la descendance. Et après le décès de ‘Adam ^alayhi s-salam cette loi a été abrogée mais le fait d’agir conformément à cette loi a été levée.
Pour ce qui est de Sa parole ta^ala : « Koulla yawmin houwa fi cha’ » [sourat Ar-Rahman /29] cela ne signifie pas que Allah change Sa volonté mais cela signifie tout comme l’a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam rapporté par Ibnou Hibban ce qui signifie : « Il pardonne un péché, Il délivre d’une épreuve, Il élève un peuple et Il rabaisse d’autres ». Ceci est en accord avec la parole des gens : « Soubhanalladhi youghayyir wa la yataghayyar » qu’Il est exempt d’imperfection Celui qui fait changer et Qui ne change pas, et ce sont de très belles paroles. Car le changement advient aux créatures et nom pas à Allah et Ses attributs et ceci tout comme cela a été cité précédemment que l’acte de Allah est Son attributs de toute éternité et ce qui en résulte est la créature, ceci vaut chez beaucoup de salaf comme Abou Hanifah et ses deux compagnons, Al-Boukhariyy et certains des premiers ‘Ach^ariyy, c’est sur cela également qu’était Abou Ja^far At–Tahawiyy, ‘Ahmad Ibnou Salamah l’égyptien qui est considéré comme faisant partie du salaf car il est né an l’an 227 et il est mort en l’an 321 avant Al-‘Ach^ariyy et après Al-Matouridiyy.
En effet, selon les propos de Abou Ja^far At–Tahawiyy et c’est sur ces mêmes paroles de Abou Ja^far At–Tahawiyy que sont la majorité de la voie du salaf puisqu’il a dit au début de son traité de la croyance : « Ceci est la présentation de la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah ».
Le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a penché également pour cela.
Quant à la voie des Matouridiyy et des ‘Ach^ariyy pour eux l’acte est entré en existence, ce n’est pas un attribut propre à l’être de Allah mais c’est le résultat de la Toute-puissance qui est de toute éternité. Beaucoup de savants ont composé des écrits dans la voie des Matouridiyy comme le Qadi Badr Hawariz Zadah qui a composé un poème qui rassemble toute l’école. Et les deux écoles ne comporte pas l’attribution de Allah par un attribut qui est entré en existence. Leur divergence n’amène pas à les juger mauvais innovateur et ou grand pécheur ou égaré quiconque des deux car ceci a lieu dans les branches de la croyance et non pas dans ses fondements. Nous avions cité précédemment que les compagnons avaient divergé au sujet de la vision du Prophète de son Seigneur la nuit de l’ascension. Ainsi ^A’ichah et Ibnou Mas^oud ont nié cela tandis que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas et ‘Anas Ibnou Malik l’ont confirmé. Et chacune des deux voies a été suivi par les successeurs des compagnons. Tout comme cela n’amène pas à juger mauvais innovateur certains compagnons ni grand pécheur, également ce qui s’est produit entre les Matouridiyy et les ‘Ach^ariyy n’amène pas cela.
Selon les ‘Ach^ariyy Sifatou l-ma^aniy qui sont propres à l’être de Allah sont de toute éternité et elles sont au nombre de huit : la Vie, la Puissance, la Volonté, la Science, l’Ouïe, la Vue, la Parole et l’exemption de fin, comme l’a dit Ach-Chatibiyy. Quant aux dernier s des ‘Ach^ariyy, la plupart d’entre eux disent que Sifatou l-ma^aniy sont au nombre de sept, ils n’ont pas considéré l’Exemption de fin comme Sifatou l-ma^aniy. Mais l’Imam Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy l’a considéré comme un attribut propre à l’être de Allah et c’est cela l’avis de la majorité de Al-Ach^ariyy et c’est ce qui est retenu.
Quant aux Mouchabbihah pour eux, Allah n’a pas d’autres attributs propres qui soient éternelles exempt de fin et qui ne soient pas entré en existence si ce n’est l’existence. Ibnou Taymiyah a même attribué en tant qu’associé avec Allah le genre de ce monde. Il a considéré ainsi que le genre du monde est de toute éternité avec Allah et c’est cette chose là par laquelle Ibnou Taymiyah s’est singularisé d’entre les mouchabbihah, les assimilateurs, qui l’ont précédé. Ce qui est étonnant de sa part c’est comment serait-il valable pour eux en même temps l’éternité et le renouvellement car il dit que Allah Sa volonté est de toute éternité par le genre mais dont les individus sont entrés en existence. Il prétend ainsi qu’Il lui arrive une volonté après chaque volonté, comment serait-il valable que le genre soit éternelle alors que les individus sont entrés en existence ? Ceci pour les gens raisonnables revient à délaisser. Même Mouhammad ^Abdou qui comporte ce qu’il comporte a trouvé les propos de Ibnou Taymiya dans un écrit à lui mais il a manifesté l’hésitation quant à la confirmation des propos de Ibnou Taymiya et il n’y a pas de sens à l’hésitation en cela. Car Ibnou Taymiya a décrété cela dans des dizaines de ses livres avec force détails dans ses expressions. Mais peut-être que ses expressions à ce sujet si elles étaient rassemblées à partir de tous ses livres, elles représenteraient plusieurs volumes. Ce qui est encore plus étonnant c’est que prétendre que c’est la voie des mouhaddith. Est-ce que chaque avis qui plaît à Ibnou Taymiya, il l’attribue à la voie des mouhaddith calomnieusement ? Est-ce qu’il lui a échappé que la majorité des mouhaddith, des Hafidh sont des Al-Ach^ariyy ? Que Ad-Daraqoutniyy a fait l’éloge de Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy ? Et que parmi les plus réputés de leurs Imams c’est Al-Bayhaqiyy ? Et que parmi eux il y a le Hafidh Taqiyyou d-Din Ibnou Daqiqi l-^Id et parmi eux il y a le Hafidh Zaynou d-Din Al-^Iraqiyy le chaykh du Hafidh Ibnou l-Hajar et que parmi eux il est le chaykh des chaykh du Hafidh Ibnou l-Hajar Abou Sa^id Al-^Ala’iyy et parmi eux il y a le Hafidh Siraji d-Din Ibnou Mouraqqa et parmi eux le dernier des Hafidh Mouhammad Mourtada z–Zabidiyy ? Et tout ceux-là qui sont cités sont les plus réputés des Hafidh Al-Ach^ariyy alors qu’il y en a beaucoup d’autres qui n’ont pas atteint cette réputation semblable à ceux-là. Pour ceux qui est de leurs mouhaddith, ils ne sont pas, on ne peut les énumérer. Quant aux mouchabbihah, les assimilateurs, comme Ibnou Taymiyah, il y a qui l’a précédé comme Abou ‘Isma^il celui qui attribue à Allah le corps et il y a ceux qui étaient ses contemporains, comme son élève Ibnou ^Abdi l-Hadi. D’après Ibnou Taymiyah, comment se peut-il que les Imams des mouhaddith étaient sur la voie du tajsim, de l’attribution du corps à Allah ?
Quant à Ibnou Taymiyah qui attribue cette prétention à l’Imam ‘Ahmad, il prétend que l’Imam ‘Ahmad a dit que celui qui prétend l’Unanimité est un menteur. Alors que lui-même Ibnou Taymiyah dans d’autres questions, il rapporte l’accord et l’Unanimité. Plus encore, il déclare sans aucune pudeur : « l’accord des savants est avant même l’accord des moujtahid. ‘Ahmad n’est pas comme l’a prétendu Ibnou Taymiyah car il a été confirmé qu’il a rapporté l’Unanimité dans la question de la vente par (al-Kali) et d’autres questions également.
En résumé le changement arrive à la créature mais n’arrive pas à Allah. Pour ce qui est de la parole de Allah : « yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab » [sourat Ar-Ra^d /39], ceci concerne la destinée qui est conditionnée et non pas celle qui ne l’est pas comme l’a dit Ibnou ^Abbas. Tout les musulmans y compris leurs savants sont d’accords qu’il n’est pas permis d’attribuer le changement à Allah tabaraka wa ta^ala. La divergence qu’il peut y avoir entre les Matouridiyy et les ‘Ach^ariyy n’est pas dans les fondements de la croyance mais dans certaines questions secondaires et ceci n’est pas sujet au blâme. Et la prétention des assimilateurs c’est cela qui est sujet de blâme. Ou encore lorsqu’ils attribuent à Allah le fait d’avoir un associé dans Son exemption de début comme l’a dit Ibnou Taymiyah qui a prétendu que ce monde n’a pas de commencement. Ceci est contraire à la croyance des musulmans mais ce n’est la croyance des philosophes. Ce que nous devons croire c’est que le changement arrive à la créature et non pas à Allah ni à l’attribut de Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Or, l’effacement ne concerne pas le malheur [c’est-à-dire la mort sur la mécréance] (chaqawah) ni la félicité [c’est-à-dire la mort sur la foi] (sa^adah).
Commentaire :
Ce qui est effacé à partir des livres qui a été écrit a lieu dans autre que la félicité pour l’éternité et le malheur pour l’éternité car la félicité pour l’éternité et le malheur pour l’éternité ne sont pas concernés par l’effacement et la confirmation. Il s’agit là de ce qui va être au résultat pour chaque personne.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ainsi, Al-Bayhaqiyy a rapporté également de Moujahid dans l’exégèse da la parole de Allah ta^ala : « Fiha youfraqou koullou ‘Amrin Hakim » [sourat Ad-Doukhan /4] ce qui signifie : « Durant laquelle il est copié dans les manuscrits des anges toutes choses qui a été prédestinée [pour l’année] et ce, conformément à la sagesse divine », et cette parole signifie : lors de la nuit de Al-Qadr, ce qui atteindra les gens comme bien ou comme épreuve pour toute l’année sera copié de la Table Préservée sur les manuscrits des anges. Quant au livre du malheur et de la félicité, il est confirmé, il ne change pas.
Commentaire :
Moujahid Ibnou l-Jabr c’est l’élève de Ibnou ^Abbas, le fils de l’oncle paternelle du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est lui qui a dit ces paroles qui comportent une preuve que la destinée de Allah qui est définitive, qui n’est pas conditionnée, elle ne change pas.
Quant à la parole de Allah ta^ala : « Fiha youfraqou koullou ‘Amrin Hakim » [sourat Ad-Doukhan /4] cela signifie comme l’a dit ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, l’exégète du Qour’an que c’et durant la nuit de Al-Qadr, qui est une nuit de Ramadan, que seront annoncées toutes choses qui comporte la sagesse c’est-à-dire tout ce qui est définitif, c’est-à-dire que les sujets qui vont se produire dans le monde à partir de cette nuit-là jusqu’à la nuit semblable de l’année suivante, les choses qui vont se produire comme mort, comme bonne santé, comme maladies, comme pauvreté, comme richesse et tout autre que cela, tout ce qui va arriver parmi les différentes choses de cette nuit-là jusqu’à la nuit d’après, tout cela sera annoncé. Et cela ne veut pas dire que cela aura la nuit la nuit de la mi-cha^ban comme le pense de nombreuses personnes. Et ce qui a été rapporté dans le hadith sahih c’est la parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam rapporté par Ibnou Hibban dans son sahih qui signifie que : « Allah accorde à Ses créatures la nuit de la mi-cha^ban, Il pardonne à Sa création sauf à quelqu’un qui est associateur ou qui est haineux ». Le haineux c’est celui qui a entre lui et un musulman une animosité, une envie ou une haine, par contre autre que l’associateur et le haineux, tous les musulmans, il leur sera pardonné à certains tous leurs péchés et à d’autres une partie de leurs péchés. Mais l’autre hadith qui signifie : « Il sera pardonné à nombre plus grand que le nombre des cheveux des moutons de … », ceci n’est pas vrai et ce hadith n’est pas vrai, il a été rapporté par Ibnou Majah et At-Tirmidhiyy qui l’on jugé faible.
La parole de Allah : « Fiha youfraqou koullou ‘Amrin Hakim » [sourat Ad-Doukhan /4] ce qui en est visé c’est la nuit de Al-Qadr et non la nuit de la mi-cha^ban. C’est-à-dire que les anges vont prendre connaissance de tout ce qui va avoir lieu de cette nuit-là de Al-Qadr jusqu’à la nuit de Al-Qadr. Et cela n’a pas lieu durant la nuit de la mi-cha^ban comme l’ont prétendu certains.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Pour cela, il n’est pas valable d’affirmer que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit cette invocation qui comporte : « in kounna katabtani fi ‘oummi l-kitabi ^indaka chaqiyyan famhou ^anni ‘isma ch-chaqa’ wa ‘athbitni ^indaka sa^idan, wa ‘in kounta katabtani fi ‘oummi l-kitabi mahrouman mouqattaran ^alayya rizqi famhou ^anni hirmani wa taqtira rizqi wa ‘athbitni ^indaka sa^idan mouwaffaqan li l-khayr, fa’innaka taqoulou fi kitabika … » , ce qui signifie : (Si Tu m’as inscrits dans la base du livre malheureux (chaqiyy), alors efface-moi du nombre des malheureux et confirme moi heureux (sa^id). Et si Tu m’as inscrits dans la base du Livre [c’est-à-dire la Table Préservée] privé, parmi ceux dont le bien est restreint, efface la privation et la restriction de mon bien et confirme ma félicité et mon succès pour le bien, certes Tu dis : « yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab » [sourat Ar-Ra^d /39], ni qu’il a été dit quoi que ce soit qui ressemble à ces paroles.
Commentaire :
Une fois ceci retenu, il n’y a aucune considération pour l’attribution de cette invocation, que certaines personnes disent la nuit de la mi-cha^ban qui comporte au début ya man ya moun wa la youmannou ^alay et qui comporte ces paroles, à ^Oumar ni à Moujahid ni à autres que deux-là parmi les salaf . Rien de tout cela n’est confirmé comme l’a signalé le hafidh Al-Bayhaqiyy dans le livre Al-Qadr. Al-Bayhaqiyy a rapporté d’après Moujahid qu’il a dit : « Ceci concerne la félicité pour l’éternité et le malheur pour l’éternité » puis il a abandonné cet avis l’année suivante.
Et ce dhikir comporte des égarements, entre autre que la nuit durant laquelle sera annoncée toute chose qui est définitif serait selon cette invocation la nuit de la mi-cha^ban alors qu’en réalité il s’agit de la nuit de Al-Qadr mais beaucoup de personnes dans plusieurs pays font cela et certains chaykh sont d’accords avec eux en récitant en plus sourat Yaçin et autres. Il convient donc de mettre en garde contre cela, car lorsque l’ignorant qui n’a pas appris la croyance récite cette invocation, s’il va penser que Allah change Sa volonté cette nuit-là ou lorsqu’il viendra à cette réunion, et croire le changement de la volonté de Allah est de la mécréance car cela revient a attribué l’entrée en existence à Allah et l’entrée en existence contredit la divinité sauf pour celui qui ne distingue pas entre l’exemption de début et l’entrée en existence comme Ibnou Taymiya parce que c’est comme s’il n’a pas récité la parole de Allah ta^ala : « Houwa l-‘Awwal », car cette parole signifie que Allah tabaraka wa ta^ala existe de toute éternité avant l’entrée en existence de ce monde par son genre et sa composition et les savants des musulmans ne distinguent pas entre le genre du monde et sa composition concernant son entrée en existence.
Quant à ceux d’entre ces gens-là qui récitent l’invocation précédemment citée et ils en comprennent que si Allah veut de toute éternité qu’Il nous sauve des calamités et qu’Il nous élargit dans notre subsistance grâce à notre invocation durant cette nuit, il nous arrivera cela conformément à Sa science et à Sa volonté Qui sont de toute éternité, pour celui-là, il n’y a pas de mal pour sa croyance. Seulement ces termes qu’il récite sont faux. Mais celui qui croit que Allah change pour eux Sa volonté, ils font cette invocation contrairement à Sa volonté et Sa science Qui sont de toute éternité, c’est celui-là qui devient mécréant. Et beaucoup de ces gens-là n’ont pas appris que Allah ne Lui arrive pas une nouvelle volonté et une nouvelle science, ni une nouvelle puissance. Sa science est de toute éternité exempte de fin, Il englobe toute chose par Sa science. Sa volonté est de toute éternité exempte de fin et ceux qui croient qu’il arrive à Allah une nouvelle volonté et Qui change, celui qui croit cela sa croyance sera corrompue.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et cette invocation n’est pas tenue non plus de ^Oumar, ni de Moujahid ni d’autres que ces deux-ci parmi les prédécesseurs conformément à ce qui est tiré du livre Al-Qadar de Al-Bayhaqiyy.
Commentaire :
Le Hafidh Al-Bayhaqiyy a composé un livre qu’il a appelé Kitabou l-Qadar dans lequel il a détaillé les propos à ce sujet. Il a cité dans son livre qu’il n’a pas été confirmé ni de nôtre Maître ‘Oumar ni de Moujahid ni de autres que ces deux-là, ces termes qui sont récités lors de la nuit de la mi-cha^ban. Seulement certains rapportent cela de nôtre Maître ^Oumar alors qui n’a pas été confirmé et d’autres le rapportent de Moujahid alors que cela n’a pas été confirmé.
En résumé, la volonté de Allah se réalise et elle ne change pas. Ni l’invocation de celui qui invoque, ni l’aumône de celui qui la donne ne change la volonté de Allah. Et le livre qui comporte ceux qui seront heureux pour l’éternité et ceux qui seront malheureux pour l’éternité, c’est un livre qui est figé, qui ne change pas. Et le conditionnement qui a été cité ne concerne ni la félicité pour l’éternité ni le malheur pour l’éternité. Mais ce qui est de l’ordre de si un tel maintient les liens avec ses proches parents, il vivra 100 ans et s’il ne les maintient pas il vivra 60 ans. Et ce conditionnement figure dans le livret des anges. Quant à la Table Préservée, elle figure sur aide des deux ce qui est définitif et ce qui est conditionnée. Et de même nous disons que par la science de Allah qui est de toute éternité un tel va faire telle chose et vivre tant d’année. Quant à ceux qui récitent une prétendue invocation lors de la nuit de la mi-cha^ban en l’attribuant à ^Oumar ou bien à Moujahid, cela n’a pas du tout été confirmé. Et cette invocation n’est pas valable, ils la récitent la nuit de la mi-cha^ban ! Et il est connu que la nuit durant laquelle sera annoncé tout ce qui est définitif est la nuit de Al-Qadr et non la nuit de la mi-cha^ban. C’est pour cela que cette invocation n’est pas valable. De plus celui qui récitent cette invocation peut croire que Allah change Sa volonté. Et le changement n’arrive pas à l’attribut de Allah. Par contre ceux qui ne comprennent pas le changement dans la volonté de Allah en récitant cette prétendue invocation, ils ne sortent pas de l’Islam mais il leur est interdit de la réciter. Semblable à cette invocation n’est pas validée comme étant dite ni de ^Oumar ni de Moujahid ni de personnes du salaf.
§
La classification des choses
en quatre catégories
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Les choses se classent en quatre catégories :
La première : une chose que Allah veut [de toute éternité] et qu’Il ordonne : c’est la croyance des croyants et l’obéissance de ceux qui obéissent.
La deuxième : une chose que Allah veut [de toute éternité] et qu’Il n’ordonne pas ; c’est la désobéissance de ceux qui désobéissent et la mécréance des mécréants.
Toutefois, Allah n’aime pas la mécréance, bien qu’Il l’a crée par Sa volonté, tout comme Il ne l’agrée pas pour ses esclaves. Allah ta^ala dit : « wa la yarda li^ibadihi l-koufr » [sourat Az-Zoumar/7]ce qui signifie : « Et Il n’agrée pas la mécréance pour Ses esclaves ».
La troisième : une chose que Allah ne veut pas [de toute éternité] et qu’Il ordonne : c’ est la croyance pour les mécréants ; [Allah] leur ordonne de croire et ne le veut pas pour eux.
La quatrième : une chose qu’Il ne veut pas [de toute éternité] et qu’Il n’ordonne pas : c’est la mécréance pour les prophètes et les anges.
Commentaire :
Parmi les preuves qui indiquent que Allah a bien voulu que se produisent des désobéissances, il y a Sa parole ta^ala : « Alam tara’anna arsalna ch-chayatina ^ala l-kafirina ta’ouzzouhoum ‘azza » [sourat Maryam /83] ce qui signifie : « Ne vois-tu donc pas que Nous avons envoyé les Chaytan aux mécréants qui les poussent à faire les péchés ». Ceci est une preuve en faveur de Ahlou s-Sounnah et qui contredit la croyance des mou^tazilah qui prétendent que Allah n’a pas voulu qu’il y ai des péchés de la part de Sa création. Certains savants ont dit : « SI Allah voulait ne pas être désobéit, il n’aurait pas créer ‘Iblis ». Allah ta^ala dit : « Wa man lam yaj^alillahou nouran fama lahou min n-nour » [sourat An-Nour /40], ce qui signifie : « Celui à qui Allah n’ a pas envoyé de guide, il n’aura personne pour le guider ».
Parmi les preuves que l’ordre, Al-‘Amr, c’est autre que la volonté, Al-Machi’ah, c’est que Allah a ordonné à ‘Ibrahim par la révélation dans le rêve car le rêve des prophètes est une réalité, Il lui a ordonné d’égorger son fils ‘Isma^il mais Il n’a pas voulu que ‘Isma^il soit égorgé. Et Il a compensé ‘Isma^il par un bélier que Jibril a amené du paradis. A partir de là, on sait la corruption de la parole de certains qui disent : « Koullouhou bi ‘amrihi » c’est-à-dire tout est par Son ordre car ce qu’entraîne leur parole c’est que Allah aurait ordonné les désobéissances et ceci revient à démentir la Loi. Seulement ce qu’il est valide de dire c’est que tout ce qui a lieu se produit conformément à Sa volonté à Sa science et Sa prédestination.
Quant à la parole de Allah ta^ala : « Wa ‘idha ‘aradna ‘an n-nouhlika qaryatan ‘amarna moutrafiha wa faghasaqou fiha fahaqqa ^alayha l-qawlou fadammar naha tadmira » [sourat Al-‘Isra’/16], les gens de la science ont expliqué la parole de Allah « ‘amarna » dans cette ‘ayah par rendre le nombre très grand. C’est-à-dire que Allah fait que leur nombre devient très grand, ils deviennent pervers et ils deviennent mécréants et ils sortent de l’obéissance à Allah et Allah les anéantit. Ceci concerne les communautés précédentes. Ceci a été interprété par le peuple de Lout, le peuple de Houd, le peuple de Salih et d’autres. Ils ont été nombreux, c’est alors qu’il y a eu beaucoup de grâce parmi eux, mais ensuite ils ont été pervers, ils se sont égarés et Allah les a anéantis. C’est à partir de là que nôtre Maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Des gens, lorsqu’ils deviennent nombreux dans le passé, ils deviennent pervers et commettent des grands péchés et Allah les anéantit », c’est-à-dire qu’ils quittent la foie et Allah les anéantit tout comme cela s’est produit pour le peuple de Lout, le peuple de Houd, le peuple de Salih et d’autres. Mais après la mission du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’Islam ne s’interrompra pas au sein de sa communauté. Quoiqu’il arrive nécessairement il y aura des vertueux et il y aura des pervers malgré l’oppression qu’ils subiront de la part des égarés, malgré les nuisances et les oppositions, Allah ta^ala par Sa miséricorde les confirme sur la vérité et Il ne descendra pas sur un eux un châtiment général comme ont été anéantit les autres communautés précédentes. Il n’y aura pas de châtiment général après notre Maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
D’autre savants ont dit : « ‘amarna moutrafiha », c’est-à-dire Nous leur avons ordonné l’obéissance, « faghasaqou », c’est-à-dire ils ont contredit. Et cette deuxième explication est conforme, il n’y a pas de mal en celle-ci encore mais la première explication est meilleure.
En résumé, comme nous l’avons dit Allah est le créateur de la mécréance et de la foi, Il est le créateur du bien et du mal, Il est le créateur de l’obéissance et de la désobéissance. Allah et Il a ordonné le bien et Il a créé le mal et Il ne l’ordonne pas. Allah a créé le mal, Il ne l’ordonne pas et Il ne l’agrée pas pour Ses esclaves. Allah a ordonné les gens à l’obéissance et la foi. Le fait que les gens tombent dans la désobéissance c’est bien par la création de Allah qui est conforme à Sa volonté mais ce n’est pas conforme à Son ordre ni à Son agrément. En effet, la volonté c’est autre que l’ordre. La preuve est ce qui est rapporté au sujet de notre Maître ‘Isma^il et de son père notre Maître ‘Ibrahim. Si la volonté étai l’ordre alors ce qu’avait vu notre Maître ‘Ibrahim dans le rêve se serait réalisé. Mais la volonté c’est autre que l’ordre. Il n’est pas valable de dire que tout est par Son ordre. Allah est le créateur de la mécréance mais Il ne leur a pas ordonné la mécréance. Et la désobéissance n’a pas lieu malgré la volonté de Allah. Et car il en tel que certains savants ont dit : « Si Allah voulait ne pas être désobéit, Il n’aurait pas créé ‘Iblis ». Mais Allah a préservé les prophètes de ne pas se retrouver dans la mécréance. Tout comme, Il a préservé les anges de se retrouver dans la mécréance.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et celui qui croit fermement au Qour’an Honoré, qu’il s’arrête sur Sa parole ta^ala : « La yous’alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun » [sourat Al-‘Anbiya’ /23], ce qui signifie : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui seront interrogés [sur ce qu’ils ont fait] ».
On ne dit donc pas : « Comment peut-Il châtier au jour du jugement ceux qui désobéissent pour les péchés qu’Il a voulu qu’ils commettent ».
Commentaire :
Allah ta^ala n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et eux [les esclaves] seront interrogés. Il n’est pas permis de faire d’analogie entre Allah et nous-même. Nous, nous agissons conformément à ce que la Loi nous a permis. Si nous dépassons cette permission, nous aurons des comptes à rendre. Mais Allah, Il n’est pas concerné par un quelconque ordre. On ne dit pas : « Comment châtie-t-Il les désobéissants pour leurs désobéissances alors qu’Il a voulu qu’elles se produisent de leurs parts par leurs propres choix ? Celui qui dit cela est considéré comme émettant des objections contre Allah et celui qui émet des objections contre Allah est un mécréant. Note Seigneur n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait. Mais autre que le croyant, il lui est dit : « Allah fait de ce qui Lui appartient réellement et non dans un sens figuré, Il fait ce qu’Il veut, comment pourrait-on émettre des objections contre Lui ?
Par contre, si quelqu’un avait voulu connaître la sagesse pour répliquer aux corrupteurs et non pas pour renier et qui a dit : « Pourquoi Allah a voulu la mécréance des mécréants alors qu’Il a écrit qu’ils rentreront en enfer, qu’ils resteront éternellement dans l’enfer ? ». Cette parole-là dans ce cas, la recherche de sagesse n’est pas interdite.
§
La croyance en l’unicité (tawhid)
de Allah dans l’acte
Croire en l’unicité de Allah dans Ses attributs signifie avoir pour croyance que les attributs de Allah n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui.
Quant à croire à Son unicité dans Ses actes, c’est que la personne ait pour croyance que Allah ta^ala fait par Sa puissance éternelle, par Son acte de faire entrer en existence qui est de toute éternité sans contact avec la chose. Allah ta^ala dit : « Innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoulalahou koun fa yakoun » [sourat Yaçin /82] , il est parvenu dans l’exégèse de cette ‘ayah selon ce qu’on dit certains que Allah ta^ala fait exister ce dont Il veut l’existence, sans fatigue, sans difficulté, sans retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence. Il crée les choses sans mouvement ni utilisation d’outils, simplement par Sa volonté qui est de toute éternité cette chose se produit. Cette ‘ayah indique donc la rapidité de l’entrer en existence. Allah est le créateur des causes et des effets et il s’est répandu dans les invocations des musulmans leur parole : « Ya mousabbi ba l-‘asfab » c’est-à-dire Toi qui crée les causes et ceci a pour origine la croyance en l’unicité des actes c’est-à-dire que Allah est Celui dont il n’y a pas de manquement à la manifestation de Son acte. Lorsqu’ Il veut l’arrivé d’une chose suite à ce que une créature fasse quelque chose, ce résultat a lieu nécessairement.
Le tawhid, la croyance en l’unicité, tout comme l’a dit le chaykh des soufiyy Al-Jounayd le fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy qui est enterré à Baghdad qui est décédé en l’an 300 moins 3 environ, : « Tawhidou ‘ifradou l-qadimi mina l-mouhdathi » [le tawhid c’est de distinguer Celui qui est exempt de début de celui qui est entré en existence]. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de ressemblance entre Al-qadim, Celui qui est exempt de début qui est Allah et Al-mouhdat, ce qui est entré en existence et qui est le monde dans sa totalité.
La signification de : « Allahou wahidoun fi ‘af^ali », Allah est unique dans Ses actes c’est que Allah tabaraka wa ta^ala fait dans le sens qu’Il fait surgir du néant à l’existence et nul autre ne fait ainsi si ce n’est Allah.
La signification de « Allahou wahidoun fi dh-dhati » Allah est unique dans Son être : c’est que l’être de Allah n’est pas composé, et qui accepterai la division car Allah est exempt de la limite.
Le tawhid c’est de croire en l’unicité de Allah par Son être, de croire en l’unicité de Allah par Ses attributs, et de croire en l’unicité de Allah par Ses actes. Croire en l’unicité de Allah par Son être c’est de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les êtres de Ses créatures. Croire en l’unicité de Allah par Ses attributs c’est avoir pour croyance que les attributs de Allah n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Et croire en l’unicité de Allah par Ses actes c’est d’avoir pour croyance que les actes de Allah n’ont pas de ressemblance avec les actes des créatures.
Nos actes à nous sont par un contact direct avec ce que nous faisons mais l’acte de Allah est de toute éternité sans contact sans utilisation d’outils. Ce que Allah a voulu qu’il ai lieu cela aura lieu nécessairement. Car la volonté de Allah se réalise sans aucun doute.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
On rapporte de Al-Jounayd, l’imam des soufiyy connaisseurs, lorsqu’il a été interrogé sur la croyance en l’unicité, qu’il a dit : « C’est [avoir] la certitude ». Puis on lui a demandé des explications sur cela, il a alors répondu : « Qu’il n’y a personne qui crée la moindre chose, qu’elle soit substance ou acte, hormis Allah ta^ala ».
Allah ta^ala dit : « wa l-Lahou khalaqakoum wa ma ta^maloun » [sourat As-Saffat /96], ce qui signifie : « Et Allah vous a créés vous ainsi que vos actes ».
Commentaire :
Avoir pour croyance que Allah est le créateur des choses et avoir cela présent dans son cœur c’est cela la certitude. Que le croyant fasse que ce soit présent dans son cœur et qu’il tâche de faire en sorte que soit permanent afin qu’il ait la croyance en l’unicité de Allah d’une croyance qui vienne par ce témoignage et ce dans tous ses actes et toutes ses situations. Ainsi les difficultés et la crainte des esclaves lui seront négligeables. Celui qui fait que ce sens soit une évocation par son cœur c’est-à-dire qui a fait que son cœur ressente cela d’une manière permanente alors les difficultés lui seront plus faciles et ce qu’il craint qu’il ne se produise de la part des gens lui devient aisé et alors toutes ces choses seront faciles et ceci ne va l’amener a oublier que Allah tabaraka wa ta^ala est Celui qui gère toute chose. C’est ce qu’on appelle At-Tawhid Ach-Chouhoudiyy.
La signification de : « Wa l-Lahou khalaqakoum » c’est-à-dire Allah a créé vos être et « wa ma ta^maloun » c’est-à-dire vos mouvements et vos immobilités c’est Allah qui en est le créateur et nos intentions c’est Lui qui en est le créateur. Allah, Il est Celui qui est de toute éternité, Qui est le créateur de tout autre, autre que Allah est entré en existence, il a existé après ne pas avoir été.
Un juif était venu auprès de ^Aliyy bin Abi Talib et lui a dit : « Quand est-ce qu’était Allah ». Alors notre maître ^Aliyy a dit : « On ne dit pas au sujet de Allah ta^ala quand est-ce qu’Il était mais on dit quand est-ce qu’il était au sujet de ce qui n’était pas puis qui a eu lieu, alors que Allah ta^ala est de toute éternité et Il est exempt de fin ». Ce juif a voulu l’examen, d’une part il avait pris connaissance dans At–Tawrat de ces paroles et lorsque ^Aliyy lui a donné cette réponse qui est cité dans leur Tawrat d’origine, l’homme n’a pu se contenir de rentrer en Islam, il a fait les témoignages dans l’assemblée. Il a dit en lui-même ^Aliyy n’avait pas de connaissance de la Tawrat, d’où est-ce qu’il connaît la réponse si ce n’est que sa religion est correcte.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : « ‘Inna l-Laha sani^ou koulli sani^i wa san^atihi » [rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban du hadith de Houdhayfah] ce qui signifie : « Certes Allah est le Créateur de chaque choses qui agit et de ce qu’elle fait ».
Commentaire :
Ici, « ce qu’elle fait » dans le hadith n’a pas pour signification le travail de l’artisans mais ce qui est visé c’est ce qui est plus général encore, c’est-à-dire l’acte que fait l’esclave, ses mouvements, ses immobilités, la signification en est que Allah est le Créateur de toute personne qui agit ainsi que de ses actes. En cela, il y a une annulation de la parole des mou^tazilah qui prétendent que l’esclave crée ses actes par une puissance que Allah crée en lui. Ainsi, l’être humain son corps est un seul, mais ses actes, ses mouvements et ses immobilités sont des millions. Si Allah était le Créateur du corps seulement et que l’esclave était le créateur de ses mouvements et de ses immobilités alors les créatures des esclaves seraient beaucoup plus nombreuses que les créatures de Allah.
Ceci est également une réplique aux mou^tazilah qui prétendent que c’est l’esclave qui crée ses actes.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Les esclaves [de Allah] ne créent rien de leurs acres [du néant], mais ils les acquièrent. Allah ta^ala dit : « Allahou khaliqou koulli chay’ » [sourat Ar-Ra^d /16] ce qui signifie : « Allah est le Créateur de toute chose ».
Il S’est loué Lui-même par cela, ta^ala , car c’est une chose qui Lui est spécifique. Et ceci implique l’universalité et la généralité aux substances, aux actes, aux mouvements et aux immobilités.
Commentaire :
Allah ta^ala nous appris que Lui seul est le Créateur de toute chose. Il est le Créateur de nos corps, de nos mouvements, de nos immobilités. S’Il n’était pas le Créateur de tout cela, mais le Créateur des corps seulement, il n’aurai pas eu une valeur particulière pour cette ‘ayah car ici sinon tout ce que crée l’esclave serait plus nombreux que ce que crée Allah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Allah ta^ala dit : « Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati li l-Lahi rabbi l-^alamin » [sourat Al-‘An^am /162] ce qui signifie : « Dis : mes prières, mes actes rituels, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes ».
Allah a évoqué la prière, les actes rituels, la vie et la mort au même niveau et nous a appris qu’ils sont Sa propriété. Tout comme Allah est le Créateur de la vie et de la mort, de même. Il est le Créateur des actes volontaires comme la prière et les actes rituels et [le Créateur] des mouvements involontaires à plus forte raison.
Commentaire :
« Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati li l-Lahi rabbi l-^alamin » [sourat Al-‘An^am /162] ce qui signifie : « Dis : Ô Mouhammad ma prière mes actes sacrifices [actes rituels] ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes, Il n’a pas d’associé et c’est ce qui m’a été ordonné et je suis le premier des musulmans ». Donc, cela a pour signification : apprends à ton peuple que tu n’attribues pas d’associé à Allah ni dans ta prière ni dans tes sacrifices, c’est ce qui est égorgé pour se rapprocher de l’agrément de Allah comme le sacrifice du mouton et même pendant le pèlerinage lorsque quelqu’un prend de son pays des chameaux, des bovins ou des moutons et qui les a égorgés là-bas pour se rapprocher de l’agrément de Allah ceci également est une créature de Allah et Lui appartient. Ma vie et ma mort appartiennent à Allah je ne Lui attribue pas d’associé en cela.
Pour ce qui est de la vie est de la mort ce ne sont pas des actes délibérés, ce sont des créatures de Allah. Allah ta^ala dit : « Alladhi khalaqa l-mawta wa l-hayata liyab’louwakoum ‘ayyoukoum ‘ahsanou ^amala … » [sourat Al-Moulk /2] ce qui signifie : « Il est Celui qui a créé la mort et la vie et pour vous éprouvez qui d’entre vous agit en mieux … ». Ainsi, les actes par le propres choix de la personne et les actes qui ne sont pas par le propre choix de la personne sont créés par Allah et Lui appartiennent.
Pour ce qui est de sa parole : « Wa ‘ana ‘awwalou l-mouslimin » c’est-à-dire que je suis le premier venu avec cette religion, la religion du tawhid, d’entre ces humains qui vivent sur cette terre dans notre époque. Car il n’y avait pas à cette époque-là d’autres musulmans que lui, et sa parole « je suis le premier musulman » cela ne veut pas dire qu’avant lui, il n’y avait pas du tout de musulman. C’est une preuve claire que les actes fait sont par le propre choix de la personne tout comme ceux qui ne sont pas le choix de la personne sont créés par Allah. La prière et les sacrifices sont des actes que la personne fait de son propre choix et la vie et la mort ne sont pas du propre choix de la personne.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Toutefois, les actes faits de plein gré sont caractérisés par le fait qu’ils sont acquis pour nous ; ils ont donc sujets à notre responsabilité.
L’acquisition (al-kasb), ce que fait l’esclave [de Allah] et selon elle, l’esclave sera récompensé ou châtié dans l’au-delà, c’est l’orientation de l’esclave [de Allah], de son intention et de sa volonté pour l’acte et c’est Allah Qui le crée à l’instant donné.
Commentaire :
La différence entre les actes faits par propre choix et les actes qui ne sont pas de propre choix, c’est que les actes faits par le propre choix sont acquis pour nous mais ceux qui ne sont pas de notre propre choix, ils ne sont pas acquis pour nous. Ainsi, les actes faits par le propre choix sont sujets à la responsabilité c’est-à-dire ce sont les actes pour lesquels l’esclave aura des comptes a rendre pour les avoir faits. Ce qui en est comme bien, il en sera récompensé et ce qui en est comme mal, il méritera le châtiment.
Quant aux actes qui ne sont pas du propre choix, ils ne sont pas sujets à la responsabilité mais nous ne seront interrogé qu’au sujet que les actes que nous avons faits par notre propre choix. Pour ce qui est des catastrophes que peuvent atteindre le croyant comme les maladies et ce qui est de cet ordre comme le décès d’un proche parents, il en sera récompe,nsé et ce sera une cause pour l’expiation de ses péchés ou et l’élévation de ses degrés. La maladie même ne fait pas partie des actes faits par le propre choix mais la patience est-elle parmi les actes que la personne fait de son propre choix.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ainsi, l’esclave [de Allah] acquiert son œuvre de Allah ta^ala et le Créateur de l’œuvre de cet esclave, laquelle constitue son acquis (al-kasb). Et ceci est unes des questions les plus difficiles de cette science. Allah ta^ala dit : « Laha ma kasabat wa ^alayha maktasabat » [sourat Al-Baqarah /286] ce qui signifie : « [la personne] a en sa faveur le bien qu’elle aura acquis et contre elle le mal qu’elle aura acquis ».
Commentaire :
Al-kasb, l’acquisition, est une chose autre que la création, c’est la ferme volonté avec insistance pour faire une chose. Lorsqu’il dirige et oriente son intention et sa volonté pour une chose Allah lui crée cette chose. Al-kasb, l’acquisition, selon la définition de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah est quelque chose d’obscur, une des plus obscur de la science de Al-Kalam.
Quant à la parole de Allah ta^ala : « Laha ma kasabat … » c’est-à-dire elle a en sa faveur ce qu’elle a acquis comme acte de bien, cela veut dire qu’ elle va en profiter et « … wa ^alayha maktasabat » c’est-à-dire elle a contre elle le mal qu’elle a acquis, les désobéissances, cela veut dire que l’âme sera chargé des conséquences de ce qu’elle a acquis comme désobéissance et qu’elle mérite un châtiment pour cela. Il y a dans cette ‘ayah confirmation de l’acquisition pour l’esclave. Al-kasb, l’acquisition, c’est l’orientation de l’esclave de son intention et de sa volonté à faire l’acte et Allah le lui crée dans ce moment-là.
La différence entre les actes que la personne fait de son propre choix et les actes qui ne sont pas de son propre choix c’est que les actes faits du propre choix sont une acquisition pour la personne. La maladie qui atteint la personne n’est pas un acte qui est fait de son propre choix mais patienter face à cette maladie est un acte que l’esclave fait de son propre choix. Ainsi, Allah ne fait pas rendre des comptes à la personne pour les actes qui ne sont pas faits de son propre choix. Mais, il aura des comptes à rendre si jamais il émet des objections contre Allah pour la maladie ou les épreuves qu’il a eu. Ainsi, si la personne oriente son intention et sa volonté pour faire le bien, elle sera récompensée pour cela. Et la personne est chargée aussi pour ce qu’elle fait comme mal. Mais elle ne mérite pas de châtiment pour avoir fait le bien mais au contraire elle sera récompensée. Et c’est cela la signification de la parole de Allah : « Laha ma kasabat … » c’est-à-dire elle a en sa faveur ce qu’elle a acquis comme acte de bien, et « … wa ^alayha maktasabat » c’est-à-dire elle a contre elle le mal qu’elle a acquis. Et même cette acquisition est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
L’homme n’est donc pas contraint car la contrainte contredit la responsabilité.
Et c’est cela la voie des gens de la vérité, qui est différente de la voie de ceux qui disent que l’homme est contraint (jabriyyah) et de la voie de ceux qui disent qu’il n’y a pas de destinée (qadariyyah).
Commentaire :
L’homme n’est pas contraint c’est-à-dire qu’il n’est pas dépourvu de choix. Car s’il avait été contraint, il n’aurai pas été responsable. Ils visent par contraint, qu’il est comme une plume dans le vent qu’il emporterai à droite et à gauche, sans qu’elle ait un quelconque choix en cela. Si l’esclave était semblable à cette plume, il ne lui serait pas interdit de commettre des péchés.
Les mou^tazilah et les jabriyyah sont deux groupes distinct qui présentent de grandes différences.
Les jabriyyah disent que l’esclave est contraint comme la plume accrochée au vent.
Et les mou^tazilah disent que l’esclave crée ses actes lui-même.
Ahlou s-Sounnah ne font partie ni de ces premiers ni de ces derniers mais ils sont un juste milieu entre les deux. Ahlou s-Sounnah disent lorsque l’homme envisage de faire une chose de son propre gré, il est libre de choisir selon l’apparence mais si l’on ne considère par rapport au fait que Allah a su de lui qu’il fera cet acte qui est une obéissance ou autre et que nécessairement il va le faire car la science de Allah ne change pas. Si nous considérons dans ce sens-là nous trouverons que les esclaves sont libres de choisir selon l’apparence et contraint non pas selon l’apparence. Les esclaves sont donc libres de choisir d’un choix mêlé par une contrainte. L’homme a donc un choix qui suit la volonté de Allah. Il choisit sous la volonté de Allah. On dit également l’esclave est libre de choisir, il n’est pas contraint dans les actes pour lesquelles il est responsable.
Mais on ne dit pas cette expression qui s’est répandue entre les gens du commun, ils disent : « Al ^abdou mousayyar ‘aw moukhayyar » car al-‘ikhtiyar et at-tasyir ne sont pas de sens opposé mais ce sont des sens qui ont des points communs. L’esclave a certes un choix et il est mousayyar c’est-à-dire que Allah lui permet de marcher. Allah ta^ala dit : « Houwalladhi youçayyiroukoum fi l-barri wa l-bahr » [sourat Younous /22] ce qui signifie : « C’est Allah qui vous permet de voyager sur terre et sur mer ». Cette expression que les gens du commun répètent n’est pas valable ni selon la langue et elle est contraire à la Loi et malgré cela elle est répandue entre les gens du commun et de ceux qui se font passer pour des savants.
Aussi bien les qadariyyah que les jabriyyah sont des mécréants.
Les jabriyyah sont ceux qui disent que l’esclave n’a pas du tout de choix.
Quant aux qadariyyah sont ceux qui disent que l’esclave crée ses actes.
Ahlou s-Sounnah ne sont ni des jabriyyah ni des mou^tazilah. Ahlou s-Sounnah disent que l’esclave a un choix mais que ce choix est soumis à la volonté de Allah. La volonté de l’esclave sui ta volonté de Allah tabaraka ta^ala. La parole de certains qui disent : « Est-ce que al-‘insan est mouçayyar ou moukhayyar » n’a aucun sens. Leur parole est une preuve de leur ignorance de la langue arabe. Parce que l’être humain est mouçayyar et moukhayyar en même temps. L’être humain a un choix, il est moukhtar et Allah lui permet de se déplacer et il est mouçayyar. Cette expression est donc non valable selon la langue et elle est contraire à la Loi. La croyance de Ahlou s-Sounnah est que l’être humain est libre de choisir sous la volonté de Allah tabaraka ta^ala.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Celui qui dit que l’esclave crée ses actes [du néant], comme les mou^tazilah, il est devenu mécréant.
Comme l’ a dit Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, : « Les paroles des qadariyy sont de la mécréance ». Et les qadariyy sont les mou^tazilah ».
Commentaire :
Les mou^tazilah qui disent que l’esclave crée ses actes sont mécréants car ils ont démentit le Qour’an. Ils ont démentit la parole de Allah ta^ala : « Qouli l-Lahou khaliqou koulli chay’ » [sourat Ar-Ra^d /16] ce qui signifie : « Dis : Allah est le Créateur de toute chose ». Ils disent que Allah est le Créateur des substances c’est-à-dire des corps seulement et que les actes ce sons les esclaves qui les créent. Ils se sont cachés sous la parole « par une puissance que Allah a créé en eux » mais cela ne leur est pas profitable. Eux ils disent que l’esclave est indépendant dans ses actes tant que les derniers d’entre eux ont dit que Allah était capable de créer nos mouvements et nos immobilités avant de nous donner cette capacité en nous et que lorsqu’ Il nous a donné la capacité à le faire, Il est devenu impuissant pour faire cela, ceci a été rapporté d’eux par l’imam des deux Haram et Abou Sa^id Al-Moutawalliyy tout comme Abou l-Haçan Chith Ibnou Ibrahim dans son livre qu’il a composé pour la réplique contre les mou^tazilah et qu’il a appelé Hazzou l-ghalasim fi ‘ifhami l-moukhasim et d’autres. Abou l-Haçan Chith Ibnou Ibrahim a dit les mou^tazilah ont rendu Allah comme celui qui dit dans le proverbe « je l’ai fiat rentrer chez moi et il m’en a fait sortir ». Après cela est-ce qu’il y a une hésitation pour les déclarer mécréants.
Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, a dit que leur parole est de la mécréance. Car ils ont dit que les désobéissances se produisent sans que ce soit par la volonté de Allah et que nos actes ce sont nous qui les créons et c’est pour cela qu’ils ont été surnommé les qadariyy.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Abou Youçouf a dit : « Al-mou^tazilaou zanadiqatoun » [Les mou^tazilah sont des irréligieux (zindiq)].
Commentaire :
Abou Youçouf c’est le compagnon de Abou Hanifah et c’est le plus grand de ses élèves par la science, il était un Qadi, un juge, du temps de Haroun Ar-Rachid. Il a dit : « Al-mou^tazilaou zanadiqatoun » [Les mou^tazilah sont des zindiq]». C’est-à-dire les irréligieux, celui qui ne se réclame pas d’une religion mais qui dit : « nous mangeons, nous buvons et nous vivons ». Les mou^tazilah sont semblables à ces gens-là. Al-Mou^tasim n’était pas d’eux. Et il a été en accord avec eux dans leur parole dans cette expression : « le Qour’an est créée » et il vise par-là, le terme qui a été descendu. Mais pour le restant de leur croyance, il n’a pas été en accord avec eux. Au sujet de cette question également, il n’a pas été totalement en conformité avec eux puisque les mou^tazilah niaient l’attribut de la parole qui propre à l’Être de Allah. Les mou^tazilah disaient que Allah par dans le sens qu’Il crée une parole dans autre que Lui, c’est pour cela qu’ils niaient que le Qour’an soit une parole de toute éternité propre à l’Être de Allah et qui n’est pas de lettre et de son. Ainsi Mou^tasim n’était pas mou^taziliyy c’est pour cela que lorsque l’Imam ‘Ahmad s’était adressé à lui, il lui a dit : « Ô toi émir des croyants » et on n’a pas retenu que Mou^tasim avait dit que l’esclave crée ses actes qu’il fait de son propre choix indépendamment et qui est le fondement même de la croyance des mou^tazilah.
Cette expression : « le Qour’an est créé », on empêche les gens de la dire. Mais celui qui l’a dit en visant par là qu’il s’agit des termes qui ont été révélés et non pas l’attribut, cette expression là on l’empêche de la dire parce qu’elle laisse croire que l’attribut de la parole qui est propre à l’Être de Allah serait créé. Quant aux termes qui ont été descendus sont créés, aucune personne raisonnable ne va discuter à ce sujet. Et c’est ce qui a été indiqué par Sa parole ta^ala : « ‘Innahou la qawlou raçoulin karim » [sourat Al-Haqa /40], il s’agit de la parole d’un messager honoré. Le Messager honoré en question c’est Jibril. La signification en est que le Qour’an dans le sens des termes descendus c’est la récitation de Jibril. C’est une expression de la parole qui est propre à l’Être de Allah qui elle est de toute éternité exempte de fin, qui n’est pas de lettres composées qui se précèdent les unes les autres ou viennent après les autres, et comme le sont tout les attributs de Allah. Cette croyance est la croyance intermédiaire entre les assimilateurs qui disent que Allah parle avec les lettres qui sont entrées en existence et entre les mou^tazilah qui renient la parole qui est dans le sens de l’attribut qui est propre à l’Être de Allah de toute éternité exempte de fin et nous avons détaillé le commentaire de cela précédemment. La louange est à Allah ta^ala qui a accordé la réussite à Ahlou s-Sounnah et Qui les a guidé vers la vérité.
Allah a pour attribut la parole mais Sa parole n’est pas une langue, arabe ou autres, ou des sons. Il est impossible que Allah ne soit pas attribué de l’attribut la parole parce que s’Il n’avait pas eu cet attribut, Il serait muet et le fait d’être muet est une imperfection et Allah est exempt de l’imperfection. Ahlou s-Sounnah sont l’intermédiaire entre les assimilateurs et les mou^tazilah. Les mou^tazilah qui ont été mécréant en raison du fait qu’ils aient nié la parole au sujet de Allah. Et les mouchabbihah également qui ont prétendu que Allah parle avec des paroles qui sont entrées en existence. Ainsi, Ahlou s-Sounnah sont l’intermédiaire entre les deux. Mais pour le Qour’an c’est comme nous avons vu précédemment, c’est la parole de Allah. Mais le mot Qour’an a deux emploie. Il est employé et désigne l’attribut de Allah Sa parole propre qui n’est pas des sons, ni des langues, ni des voix, ni une succession de lettres et c’est un mot qui est également utilisé pour désigner les termes qui sont descendus sur notre Prophète Mouhammad que nous récitons et qui sont dans une langue arabe. Ce que nous mémorisons dans nos poitrines, que nous récitons par nos langues qui est inscrit dans le Mous–haf ce sont les termes qui ont été révélés. Donc, ces termes sont clairement entrés en existence et ne sont pas de toute éternité. Et bien que ces termes qui sont descendus, qui ont un début et une fin, malgré cela on utilise pas l’expression dans l’absolu, nous ne disons pas le Qour’an est créé. Parce que cette expression « Qour’an est créé » peut laisser suggérer que l’attribut de Allah est entré en existence. Alors que la parole de Allah est de toute éternité exempte de début, exempte de fin et n’est pas une langue ni une succession de lettres.
Le compagnon de Abou Hanifah qui s’appelle Abou Youçouf a surnommé les mou^tazilah les zindiq. Il était un Qadi, un juge, du temps de Haroun Ar-Rachid. Haroun Ar-Rachid lors de son règne, il partait pour combattre dans la voie que Allah agrée et l’année d’après il était l’émir des gens pour le pèlerinage. C’est-à-dire que c’est lui qui organisait les affaires des pèlerins. Il alternait, une année il partait pour le jihad et une année il partait pour le pèlerinage. Allah lui a donné une force pour le combat.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Abou Mansour At-Tamimiyy les a décrits dans son livre Al-Farqou Bayna l-firaq comme étant des associateurs. Et Abou Mansour est celui à propos duquel Ibnou Hajar a dit cette parole : « Et le grand imam, l’imam de nos compagnons [chafi^iyy et ‘ach^ariyy] Abou Mansour Al-Baghdadiyy [et il est de ceux à partir de qui Al-Bayhaqiyy a écrit dans la science du hadith] a dit […] ».
Commentaire :
Abou Mansour At-Tamimiyy est un grand imam de l’école Chafi^iyy et ‘Ach^ariyy dans la croyance et ce n’est pas lui seul qui a jugé mécréant les mou^tazilah. La majorité des savants les avaient déclarés mécréants. Quant à ceux qui ne les avaient pas déclarés mécréants, ils sont très peu, on ne retient pas leur parole comme l’auteur du livre Al-‘iqna^ bi charhi Abi chouja^. Ce qui est correcte et duquel on ne s’écarte pas c’est ce qu’a dit l’imam, le Hafidh Al-Boulqiniyy : « celui au sujet duquel a été confirmé un point particulier qui entraîne de le déclarer mécréant, il n’est pas valable d’accomplir la prière derrière lui ». Al-Boulqiniyy a dit c’est cela la signification da parole de Ach-Chafi^iyy : « j’accepte le témoignage de ceux qui suivent leurs passions sauf les Khattabiyy ». Ach-Chafi^iyy a visé par sa parole « … ceux qui suivent leurs passions… », ceux qui ont contredit Ahlou s-Sounnah dans la croyance et on accepte leur témoignage tant qu’il n’a pas été prouvé ou confirmé d’eux un point particulier qui entraîne leur déclaration de mécréance. Celui qui a généralisé la non déclaration de mécréance des mou^tazilah et qui a retenu cela dans l’absolu sans détail et qui a prétendu que la prière est valable en étant dirigé par un mou^taziliyy, celui-là s’est trompé car ce n’est pas la croyance de Ach-Chafi^iyy. En effet , Ach-Chafi^iyy a déclaré mécréant Hafs Al-fard qui était mou^taziliyy.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ne sois pas abusé par l’absence de déclaration de mécréance à l’encontre de certains de leurs derniers représentants [mou^tazilah]. Le maître Abou Mansour At-Tamimiyy a rapporté des imams, dans son livre ‘Ousoulou d-Din et aussi dans son livre Tafsirou l-‘Asma’i wa s–Siffat [ce livre est très rare. Il en existe deux ou trois copies manuscrites dans certaines bibliothèques], qu’ils les ont jugés mécréants.
D’autre part, l’imam Al-Baghdadiyy a dit dans son livre Tafsirou l-‘Asma’i wa s–Siffat : « Nos compagnons ont été unanimes à juger mécréants les mou^tazilah ». Lorsqu’il dit nos compagnons, cela signifie les ‘Ach^ariyy et les Chafi^iyy, car il était et ‘Ach^ariyy, Chafi^iyy. Plus encore, il était parmi les plus grands Chafi^iyy, comme l’a dit Ibnou Hajar qui est un imam de très haut rang dans la transmission, connu pour cela chez les savants de la jurisprudence, les spécialistes de la croyance musulmane et les historiens qui ont écrit au sujet des groupes déviants. Celui qui veut s’en assurer d’avantage encore, qu’il lise ses livres. On ne contredit pas la parole que [Al-Baghdadiyy] rapporte par celle de Al-Bajouriyy ou par celle de ses semblables, qu’ils soient antérieurs à son époque ou ultérieurs.
Commentaire :
Al-Bajouriyy, ses paroles ne tiennent pas face à ce qu’a transmis Abou Mansour At-Tamimiyy lui qui a composé le livre Al-Farqou Bayna l-firaq, afin de présenter les différents groupes qui existent sur terre et qui a montré leur croyance et leur religion. Al-Bajouriyy est comme rien du tout par rapport à Abou Mansour At-Tamimiyy. Abou Mansour a présenté les classes des mou^tazilah car parmi les mou^tazilah, il y a ceux qui ne disent pas que l’esclave crée ses propres actes mais ils s’associent avec les mou^tazilah dans d’autres croyances. Comme le fait de dire que Allah ne sera pas vu dans l’au-delà ou celui qui commet le grand péché restera pour l’éternité en enfer, il n’en sortira pas et qu’il n’est ni croyant ni mécréant. Ou encore ceux qui renient l’intercession et ils ont d’autres paroles encore. Ces mou^tazilah là sont comme Bichr Al-Mariçiyy qui lui était d’accord avec eux sauf sur la question de la création des actes de l’esclave. Pour celle-ci, il les déclarait mécréants.
Al-Ma’moum Al-^Abbaçiyy, lui, il a fait beaucoup de mal aux musulmans qui ne disaient pas que le Qour’an est créé. Les différents groupes qui ont contredit Ahlou s-Sounnah et qui prétendent l’Islam sont au nombre de 72 mais si on compte leur membre, ils seront très peu nombreux par rapport à Ahlou s-Sounnah. Ahlou s-Sounnah sont beaucoup plus nombreux qu’eux dans le nombre mais les noms de ces groupes sont nombreux.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Quant aux paroles de certains précurseurs [des mou^tazilah], qui n’ont pas été déclaré mécréants, elles sont expliquées de manière similaire à la parole de Bichr Al-Mariçiyy et de Al-Ma’moum Al-^Abbaçiyy. Bichr était d’accord avec eux sur leur parole : « Le Qour’an est créé » et il les a jugés mécréants pour leur parole concernant la création [par l’homme] de [ses] actes. Ainsi, on ne juge pas tous ceux qui se réclament des mou^tazilah du même jugement, mais chaque individu d’entre eux est jugé égaré.
Commentaire :
Le jugement qui s’applique à tous les mou^tazilah c’est qu’ils sont égarés. Tous leurs groupes sont égarés. C’est-à-dire que tous ceux qui sont sortit de la croyance de Ahlou s-Sounnah sont appelés égaré. Et Al-Ma’moum Al-^Abbaçiyy les savants ne l’ont pas déclaré parce qu’ils n’ont pas compris le sens qu’il avait voulu lorsqu’il a dit que le Qour’an est créé. S’ils avaient compris qu’il avait voulu par là que la parole de Allah qui est Son attribut est créé, ils l’auraient déclaré mécréant car en cela il n’y a pas de doute sur la mécréance de celui qui le dit.
Il a été rapporté dans le hadith que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit que ce qui signifie : « Al-yahoud se sont partagés en 71 groupes, An-Nasara se sont partagés en 72 groupes et sa communauté se partagera en 73 ». Il a dit ce qui signifie : « Tous mériteront l’enfer sauf un seul ». Et ils lui ont dit : « Quel est-il le groupe qui sera sauvé ». Il a dit ce qui signifie : « C’est ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes compagnons ». De plus, ces groupes que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a mentionné, il y a parmi eux qui est arrivé jusqu’à la mécréance et il y a parmi eux qui n’est pas arrivé jusqu’à la mécréance. « Koullouhoum fi n-nar » c’est-à-dire ils ont contredit la croyance de Ahlou s-Sounnah c’est-à-dire ils méritent l’entrée en enfer.
Ainsi, Abou Mansour At-Tamimiyy a composé son livre Al-Farq Bayna l-firaq en agissant conformément au hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et les mou^tazilah tout comme on l’a vu sont près de 20 groupes. Et Abou Mansour les a qualifiés dans son livre comme étant des associateurs.
Et Ibnou ^Abbas les a décrits comme étant des mécréants puisqu’il a dit : « La parole des Qadariyy est de la mécréance ».
Il a été confirmé également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il les a déclarés mécréants.
Et il a été rapporté de Al-Bayhaqiyy que Abou Mansour At-Tamimiyy a dit : « Nos compagnons ont été unanimes a déclaré mécréants les mou^tazilah ».
Tout cela est une preuve qu’il n’y a pas lieu de prendre en considération ceux qui ont contredit la parole des imams de Ahlou s-Sounnah et qui ont prétendu qu’il est valable de faire la prière derrière les mou^tazilah. Il nous suffit en cela que Ach-Chafi^iyy a déclaré mécréant Hafs Al-fard parce qu’il disait que le Qour’an est créé, il était mou^taziliyy.
Quant à ce qu’ont fait certains savants qui n’ont pas déclaré mécréants Al-Ma’moum Al-^Abbaçiyy alors qu’il disait que Al-Qour’an est créé, c’était parce que ils ne s’étaient pas assurés de ce qu’il voulait dire par cette expression, est-ce qu’il attribue l’entrée en existence à l’attribut ou pas.
Les mou^tazilah comme nous l’avons vu sont de différents groupes et ils ont contredit la croyance de Ahlou s-Sounnah et même si ce n’est pas pour toute leur croyance qu’ils sont déclarés mécréants. Mais on les appelle des égarés parce qu’ils ont contredit la croyance de Ahlou s-Sounnah. Parmi leurs paroles pour lesquelles Ahlou s-Sounnah ne les ont pas déclarés mécréants c’est lorsqu’ils disent que le paradis n’est pas actuellement créé. Eux ils ont prétendu que le paradis n’existe pas encore mais qu’il va exister plus tard. Cette parole pour laquelle ils ont contredit la croyance de Ahlou s-Sounnah, ils n’ont pas pour autant été déclarés mécréants pour l’avoir dite. Et avec tout cela nous disons que ce sont des égarés car ils ont contredit la croyance de Ahlou s-Sounnah.
§
La preuve par la raison de la perversion de la parole des mou^tazilah, selon laquelle l’esclave [de Allah] crée ses actes
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Les gens de la vérité ont dit :
« Il est impossible que l’esclave de Allah crée ses actes du fait de l’universalité de la puissance de Allah ta^ala, de l’universalité de Sa volonté et de Sa science ».
La démonstration de la preuve de cela, c’est que la puissance de Allah est universelle, de même que Sa science et Sa volonté. Le rapport [de Sa puissance] aux choses possibles selon la raison, est identique quelles que soient les choses.
Ainsi, l’existence de la chose qui est possible selon la raison a simplement besoin du Tout-Puissant, du fait de sa possibilité selon la raison et à son entrée en existence.
Si Ses attributs que l’on a cités ne concernaient que certaines choses possibles, Il faudrait donc, lui attribuer, ta^ala, l’opposé de ces attributs, à savoir l’ignorance et l’incapacité. Or ceci est une imperfection et l’imperfection est impossible s’agissant de Lui.
Le fait que ces attributs ne concernent que certaines choses requerrait l’existence d’un être qui leur conférerait Celui dont l’existence est obligatoire tout comme Ses attributs, et ceci est impossible. Ainsi, a été confirmée l’universalité de Ses attributs.
Si Allah ta^ala veut faire exister une créature, l’esclave [de Allah] voulait l’opposé, et la volonté de l’esclave se réalisant aux dépens de ce que Allah veut, ceci implique bien l’impossibilité supposée par la confirmation de deux dieux. Et la pluralité des dieux est une impossibilité démontrée par le raisonnement. Or, ce qui conduit à une impossibilité est impossible.
§
La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui qui crée l’effet en réalité, c’est Allah
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Al-Hakim dans son Tarikh [qui est l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour] a dit : « J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-^An~bariyy dire : « j’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça At-Tahmaniyy Al-Marouziyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala, fait apparaître ce qu’Il veut s’Il veut [manifester] des signes et des leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam dignité et puissance et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam et confirme les réalités de la foi, par une grâce de Sa part accordée à Ses saints, en leur accordant un surcroît de preuves et en leur portant témoignage contre celui qui a refusé d’être obéissant et a apostasié dans Sa religion. Certes, celui qui périra le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de Dieu que Lui, Celui qui possède les arguments majeurs, la gloire dominatrice et la puissance éblouissante. Et que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le Prophète de la miséricorde et le Messager de la bonne guidée ; à sa famille pure la paix et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.
Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu durant notre époque et connu parfaitement et qui a fait croire notre certitude dans notre religion et notre foi en la vérité qu’a rapportée notre Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, vérité à laquelle il a invité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leurs propos. Allah jalla thama’ouh dit : « wa la tahsabanna-lladhina fi sabilillahi ‘aùwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqouna farihin » [sourat ‘Ali-^Imran /169] qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont morts. Ils sont vivants, leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente-huit une des villes de Khouwarizn qui s’appelle Hazaracib, elle se trouve à l’Est de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvé une femme, veuve d’un martyr qui a vu dans le rêve qu’elle avait été nourrie de quelque chose. Elle ne mangeait rien et ne buvait rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir, le gouverneur de Khouraçan qui étai mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante-deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à la ville de Khouwarizn à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un gamin qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connaît et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh [distance parcourue en environ une heure et demie de marche]de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen c’est-à-dire la trentaine, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée [lui était sur une monture] et elle a marché avec moi vigoureusement [c.a.d. de la marche de quelqu’un de fort]. Auparavant, certains commerçants et grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme correct appelé ^Abdoullah Ibnou ^Abdou r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogé sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son histoire est claire chez eux, il n’y a pas de contradiction parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdoullah Ibnou ^Abdou r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai trouvé que pudeur et chasteté. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans sa prétention, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne l’ont pas vue manger, ni boire et n’ont pas trouvé de traces d’urine, ni d’excrément. Il l’ont alors traitée avec honneur, ils lui ont donné des biens et l’ont relâchée. Lorsque les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.
Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière [pour attaquer le village] lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm Kasra. Abou l-^Abbas a dit : « Al-‘Aqta^, était un mécréant injuste, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières. Il avait affaibli les gens de Khouwarizm en emprisonnant les leurs, en les tuant et en les attaquants. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec égard, ainsi que ses semblables les autres grands parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaquent envers les sujets et pour arrêterl’écoulement du sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et de présent nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a coupé les chemins. Il a fait du mal, il a semé la corruption, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pu le contenir. Son affaire a été portée à Abou l-^Abbas ^Abdoullah Ibnou Tahir, que Allah lui accorde Sa miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal mawla Tahir et Haroun Al-‘Arid.
Il a aussi fourni le pays en soldats et en armées qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balah a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farçakh. Et lorsqu’elle est gelée, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours. Et si une année le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.
La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. La charge du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Ainsi, un groupe de jeunes gens et les moins âgés s’avancèrent. Ils se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et combattirent à l’abri des obstacles. Ils se retrouvèrent ainsi loin de la forteresse et les renforts étaient éloignés. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent ainsi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteint de blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.
La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Et Mikal mawla Tahir campait avec son armée. Il avait alors accourue en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdoullah Ibnou Tahir, que Allah lui accorde Sa miséricorde. Il avait parcourue jusqu’à Hazaracib, en un jour et une nuit, quarante farçakh des farçakh de Khouwarizm qui valent plus que le farçakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. Sur cet entre-fait, ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendus le son des tambours. Ils ont alors laissé ces gens-là. Mikal mawla Tahir est alors arrivé au lieu de la bataille. Il a enterré les morts et transporté les blessés.
La femme a dit : cette après-midi-là, on transporté à la forteresse environ quatre cents convois funéraires. Il n’y eu pas une maison à laquelle on ne portait un tué. La catastrophe était générale et toute la région était endeuillée. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai ressenti une frayeur et une peur comme ce que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, la perte de ses enfants et nous avions des enfants. Elle a dit : Les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à assumer ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne comprenaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levé pour faire la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’a ordonné. Je me suis prosterné et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je Lui ai demandé la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis alors des palais et des édifices que je ne pourrais décrire, je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnante d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tué dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Ô Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus, son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient fait tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il était préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait est plus sucré que le miel et le sucre est plus tendre que le beurre de clarifié (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui, pas même une chose que les gens mangent.
Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en prétendant qu’elle éprouvait de la gêne en sentant l’odeur de la nourriture. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je crois qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui a dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ? Je lui ai dit : faits-tu les ablutions pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’on ordonné. Je me suis dis : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : « La woudou’a ‘il_la min hadathin ‘aw nawm » ce qui signifie : « Pas d’ablution qu’à la suite d’un état d’impureté rituel (hadath) ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a regardé. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazaracib tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdoullah Ibnou ^Abdou r-Rahman le faqih. Il a dit : J’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’ elle va aux toilettes ». Fin de citation.
Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même, pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne soient pas présentes. Les choses sont donc selon la volonté de Allah ta^ala. Et les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection (barzakh). Il est exempt de toute imperfection Celui qui est sur toute chose tout puissant.
Commentaire :
Ce récit nous donne pour information qu’il n’y a pas de liaison nécessaire selon la raison entre les causes et les effets mais ce sont des causes et à l’occurrence de ces causes Allah ta^ala crée les effets. Allah ta^ala crée lors de la nourriture le fait d’être rassasié, lors de la boisson, le fait de ne plus avoir soif et il se peut que Allah ne crée pas le fait de ne pas avoir faim et soif après manger et boire, ceci est possible selon la raison. Il est possible selon la raison que Allah crée le fait de ne plus avoir fin après manger et de ne plus avoir soif après boire. Ceci est possible.
De même, ce récit nous donne comme information qu’il se peut qu’il y ait un préjudice par la création de Allah lorsqu’on délaisse de manger et de boire et il se peut que ce préjudice n’arrive pas. Cette femme a abandonner le fait de manger et de boire pendant une longue période mais cela ne lui a pas été préjudiciable. La plupart des gens s’ils délaissent la nourriture et la boisson pendant cinq ou six jours, ils meurent de faim. On sait à partir de là, que ce ne sont pas les causes qui créent quoi que ce soit. La nourriture ne crée pas le fait d’être rassasié et délaisser la nourriture ne crée pas la nuisance. Allah c’est Lui qui crée le fait de ne plus avoir faim suite au manger et c’est Lui qui crée la nuisance lorsqu’on délaisse la consommation de la nourriture s’Il le veut.
De même, le feu lorsqu’il touche quelque chose Allah crée la brûlure lorsque cette chose est touchée par le feu et il se peut que Allah ne la crée pas. Chaque chose selon la volonté de Allah qui est de toute éternité. Ainsi, notre maître ‘Ibrahim Al-Khalil ^alayhi s-salam, son peuple l’a lancé dans un feu immense, mais le feu ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses vêtements mais le feu a brûlé les liens avec lesquels ils l’ont ligoté. Et le feu était pour lui fraîcheur et paix. De même, il arrivait la même chose à Abou Mouslim Al-Khawlaniyy, que Allah l’agrée, lorsque Al-Thoudara^ançiyy l’a lancé dans le feu mais le feu ne l’a pas brûlé. Cela s’est produit également pour beaucoup de cette communauté après cela parmi les rifa^iyy les qadriyy et autres. Dans tout cela il y a des preuves que les causes ne créent pas les effets, ni le médicament crée la guérison, ni le feu crée la brûlure. Combien de personnes malades prennent un médicament pour la même maladie, celui-là guérit et cet autre ne guérit pas.
Ainsi, un des poètes de l’Andalousie dans le septième siècle de l’Hégire qui s’appelle Ya^qoub Ibnou Jabir Al-Minjaniqiyy a dit des vers de poésie qui signifie :
Dis à celui qui fait preuve d’orgueil qu’il délaisse son orgueil
Parce que le mérite revient à Allah,
C’est Allah qui accorde un mérite pour certaines créatures par rapport à d’autres
Et les boucliers de Dawoud ne sont pas utile la nuit de Al-Ghar, la grotte, et le mérite est revenu à l’araignée
Et As-samandal lorsqu’il reste vivant dans le feu ceci enlève le mérite au diamant
Et de même les autruches consomment des braises ardentes et le charbon ardent n’est pas une nourriture pour les autruches
Ici, lorsqu’il a dit : « nasyou Dawoud ^alayhi s-Salam », ce sont les boucliers de fer. Allah a fait que le fer soit malléable de sorte à ce que Dawoud ^alayhi s-Salam fabriquait de ses mains des boucliers de fer.
La nuit de la grotte c’est-à-dire la nuit ou le Prophète était avec son compagnon Abou Bakr dans la grotte et que les associateurs les avaient rattrapés.
As-samandal est un animal qui rendre dans le feu et le feu ne le brûle pas. Lorsqu’ il voulait nettoyer sa peau, il le jeter dans le feu et tout autre que la peau était brûlée. C’est un animal qui est très rare qui existait en chine.Cela signifie que le diamant est une pierre alors que l’homme ne soit pas épris par le diamant parce que si le feu le brûle tout comme il est surpris que le feu ne brûle pas As-samandal qui est de chair et de sang.
De même, il a cité comment l’autruche mange un charbon ardent alors que l’autruche est de chair et de sang.
Il est exempt d’imperfection Celui qui est sur toute chose tout puissant.
Tout cela indique que les causes ne créent pas les effets. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure, ce n’est pas l’eau qui crée le fait de ne plus avoir soif et ce n’est pas le pain qui crée le fait de ne pas avoir faim. Et ce ne sont pas les médicaments qui créent la guérison. Mais c’est Allah qui crée la guérison, le fait de ne plus avoir faim ni soif. Car si le feu créait la brûlure notre maître ‘Ibrahim n’en serait pas épargné. Ni ceux qui sont venus après lui de ceux qui n’ont pas été brûlés par le feu. Et si le médicament créait la guérison alors tout ceux qui utilisaient ce médicament auraient guéris en prenant ce médicament. Et si c’était le pain qui créait le fait de ne plus avoir faim tout le monde ce seraient suffi d’une même quantité. Et c’est Allah qui crée les causes et qui crée les effets.
De plus, ce récit qui arrivait à cette femme comporte aussi une preuve que les martyrs ont une vie dans le barzakh c’est-à-dire la durée de la tombe jusqu’au jour du jugement. Leurs corps ont une fie, même si celui qui les voit les trouve comme le corps de celui qui est endormis mais il y a dans ce corps là une vie. Le martyr lorsque sa tombe sera ouverte et qu’on le voit, il a l’apparence d’un homme endormit mais malgré cela il y a une vie dans son corps. Son âme qui est au paradis est en contact avec son corps et il ressent le plaisir de la nourriture et de la boisson que son âme consomme au paradis. Cela arrive jusqu’à lui et il a du sang dans le corps. Même si après mille ans, il a une blessure, de cette blessure sort du sang. Ceci, si sa croyance est correcte et si son intention est correcte et qu’il a combattu les mécréants et qu’ils l’ont tué. Par contre, si sa croyance est mauvaise, il sera comme autre que lui. Après environ trois jours, son corps se gonflera et sortira de son nez un liquide humide et puant et ensuite la terre assimilera son corps. Il arrive la même chose pour celui dont l’intention était mauvaise, celui qui a combattu afin que les gens disent de lui qu’il est courageux et non pour se rapprocher de l’agrément de Allah seulement. Le martyr quel que soit le moment où on ouvre sa tombe, son corps est intact. Allah a accordé au martyr du combat ce qu’Il n’a pas accordé à autre qu’eux.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
L’ignorant de ce que nous avons cité parmi les fondements [de la croyance] n’est pas excusé. Il n’est pas non plus excusé pour ce qui le fait tomber dans la mécréance en raison du fait qu’il n’accorde pas d’importance à la religion.
Commentaire :
L’ignorant, s’il ne savait pas que le fait d’insulter Allah est de la mécréance et qu’il insulte Allah on ne dit pas qu’il est excusé, qu’il ne tombe pas dans la mécréance parce qu’il a ignoré le jugement. Personne n’est excusé pour la mécréance en raison de son ignorance. C’est ainsi qu’on dit les Malikiyy comme le Qadi ^iyad et Ibnou Hajar pour les Chafi^iyy et de même pour les Hanafiyy. Certains Hanafiyy ont dit que : « dire que celui qui dit la mécréance délibérément mais qui ignorait le jugement, qu’il est excusé, cela est contraire à ce qui est correcte » c’est-à-dire qu’on accorde aucune considération à ses paroles, c’est comme du néant. Le jugement de celui qui insulte autre que Allah parmi les différentes sortes de mécréances est semblable à celui qui insulte Allah et ce comme celui qui insulte le Messager, les anges, les livres célestes et la religion de l’Islam.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et si l’ignorance exemptait de la remise de comptes, l’ignorance serait meilleure que la science. Et ceci est contraire à Sa parole ta^ala : « Qoul hal yastawilladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun » [sourat Az-Zoumar /9] ce qui signifie : « Dis : sont-ils égaux ceux qui savent et ce qui ne savent pas ! ».
Exception est faite pour celui qui est récemment entré en Islam ou celui dont la situation est similaire. Il ne devient pas mécréant en reniant l’obligation de la prière ou l’interdiction de l’alcool ou ce qui est semblable [à cela, on lui enseigne].
Commentaire :
Cela signifie que l’ignorance si elle évitait le châtiment dans l’au-delà alors l’ignorance serait un bien pour les gens. Mais il n’en est pas ainsi, pour preuve la ‘ayah mentionné. Allah ta^ala accordé un mérite pour ceux qui savent par rapport à ceux qui ne savent pas. Et si l’ignorant était excusé pour son ignorance alors l’ignorance serait meilleure pour les gens.
Sauf que si quelqu’un renie un des sujets de la religion et il n’a pas su que cela faisait partie de la religion c’est-à-dire une chose qui n’est pas connue d’évidence par rapport à la religion, celui qui l’a renié n’est pas déclaré mécréant mais on lui enseigne. Mais s’il récidive à renier alors il est déclaré mécréant. Même si c’est quelqu’un qui rentre en Islam et que s’est écoulé une période et n’a pas appris qu’avant d’entrer en Islam que la fornication est interdite chez les musulmans et il n’a pas du tout entendu cela et il a dit que la fornication était licite, il ne sera pas déclaré mécréant mais on lui apprend que la fornication dans la religion est interdite. S’il récidive et il renie ou il doute alors là il est déclaré mécréant. Et c’est ainsi qu’on fait analogie pour beaucoup d’autres sujets. Et même si ce quelqu’un n’a pas entendu, il est né de parents musulmans, il a vécu mais il n’a pas entendu que dans l’Islam il est obligatoire d’accomplir cinq prière pendant le jour et la nuit et il a renié l’obligation des prières, il a cru qu’elles n’étaient pas une obligation, il n’est pas déclaré mécréant mais on lui enseigne. On lui dit que dans l’Islam il y a cinq prières que Allah a prescrites aux esclaves. Et par la suite, s’il renie après cela, il est jugé apostat et on lui demande de revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages.
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AVERTISSEMTNT
Sache que Allah te fasse miséricorde, que celui qui est compté comme récemment entré en Islam c’est celui dont sa famille ou autre ne lui a pas appris les sujets de la religion mis à part les deux témoignages et qui a vécu ainsi pendant une longue ou courte période. Celui-là lorsqu’il renie un des sujets de la religion qui est apparent entre les musulmans, il n’est pas déclaré mécréant mais on lui apprend le jugement. Ainsi, celui qui est éloigné de la connaissance des jugements de la Loi même s’il vivait parmi les musulmans, c’est celui qu’on appelle semblable récemment entré en Islam. Ce n’est pas celui à qui n’a pas connu le jugement d’une question alors qu’il connaît des questions semblables. Comme ceux qui ont beaucoup entendu des jugements de la Loi qui sont semblables à une question particulière, celui-là, n’est pas considéré comme quelqu’un récemment entré en Islam. Mais celui qui est comme récemment entré en Islam c’est celui qui a vécu entre les musulmans mais qui n’a rien appris avec eux. Celui qui a appris beaucoup semblables à ces questions particulières et malgré cela il a ignoré, il n’est pas considéré comme récemment entré en Islam.
Quant à certains sujets qui ne sont pas de ceux qu’on comprend à partir des sujets semblables, ces sujets-là si quelqu’un les a ignorés, il est excusé. Même s’il a étudié pendant une longue période la science de la religion parce qu’il n’a pas entendu cette question-là. Comme par exemple, une personne qui n’a pas entendu qu’un des prophètes s’appelle ‘Ilyas et il est resté ainsi pendant une longue période. Il n’a pas récité dans le Qour’an le nom de ‘Ilyas entre les prophètes. Puis il a renié son statut de prophète. Celui-là même s’il a étudié beaucoup de livres, s’il a reçu par transmission des chaykh, celui-là n’est pas déclaré mécréant car une question semblable à celle-ci n’est pas connu par l’analogie mais que par la transmission orale. Et de même si quelqu’un a récité dans le Qour’an que ‘Ilyas était Prophète puis qu’il a oublié et qui a nié son statut de prophète, celui-là également n’est pas déclaré mécréant.
Ainsi, celui dont la famille n’a pas appris les sujets de la religion et qui a vécu ainsi pendant une certaine période, celui-là est considéré comme récemment entré en Islam. Mais celui qui a appris beaucoup de sujets de la religion et pour qui une question a échappé, celui-là n’est pas considéré comme récemment entré en Islam.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Et la première obligation à l’égard des membres de sa propre famille, c’est de leur enseigner les bases de la croyance pour qu’ils ne tombent pas dans la mécréance par leur ignorance de la croyance. S’ils croient que Allah est un corps, rayonnant de lumière, blanc et qu’ils ont persisté sur cette croyance après la puberté puis sont morts sur cela, ils resteront éternellement en enfer à la suite de leur croyance corrompue.
Commentaire :
Le plus important qu’il est un devoir d’enseigner à la famille c’est de connaître Allah et Son messager car la famille que ce soit des enfants ou autres, s’ils sont laissés sans apprentissage des fondements de la croyance sans leur enseigner que Allah est exempt de la forme, de la limite, de la longueur, de la largeur, de la localisation dans un endroit, sans leur apprendre que Allah est exempt du contact est de la séparation et tout ce qui est des caractéristiques des créatures, il se peut qu’ils aient pour croyance une mauvaise croyance et iront à leurs pertes. Si on laisse l’enfant sans lui enseigner, il se peut qu’il croie que Allah est quelque chose de l’ordre de la lumière blanche ou quelque chose de bleu comme la couleur du ciel ou qu’IL est un corps qui habite le ciel et il quittera le bas-monde en étant ignorant de son créateur. Et s’il atteint la puberté sur cette croyance et qu’il meurt sur cela, il fait partie des gens de l’enfer et c’est pour cela que le prioritaire de ce que la famille enseigne à l’enfant c’est la croyance. Il lui enseigne que Allah existe sans endroit et qu’on ne dit pas qu’Il est à l’intérieur du monde ni qu’Il est à l’extérieur, ni qu’Il est semblable au monde. On ne l’imagine pas dans nos esprits et nos imaginations car Il n’a pas de semblable, Il n’a pas de ressemblant, et qu’Il est celui qui mérite l’adoration et qu’il n’y a rien d’autre que Lui qui est Créateur, et qu’Il sait toute chose et qu’Il est sur toute chose tout puissant, qu’Il est éternel, qu’Il n’a pas de début à Son existence, qu’Il est exempts de fin et ce qui est de cet ordre.
Ensuite, on lui enseigne les cinq prières, le jeûne du mois de Ramadan que c’est une obligation pour chaque responsable capable de jeûner. On lui dit également que le vol est interdit, que la fornication est interdite que la sodomie est interdite, que l’injustice est interdite que frapper les musulmans et les insulter sans droit est interdit et ce qui est semblable à cela.
Il est également un devoir pour la famille d’empêcher que leurs enfants soient exposés à la faim et la soif mais ils leurs donnent de sorte à ce qu’ils ne soient pas exposés à la faim et la soif. Il est un devoir pour la famille aussi de donner à leurs enfants de ce qui les protège de la douleur du froid.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Al-Foudayl Ibnou ^Iyad a dit : « Ne soit pas influencé par le grand nombre de gens allant à leurs pertes ». Est-ce que cette ignorance des choses de la croyance est le résultat de l’amour des gens pour leurs enfants ?
Commentaire :
Al-Foudayl Ibnou ^Iyad faisait partie des illustre salaf, des pieux, des saints qui oeuvrent qui sont ascètes, qui sont connus par la science et les actes. Il a vécu dans le deuxième siècle de l’Hégire de l’époque de Ach-Chafi^iyy . Il a reçu la science de Malik, que Allah l’agrée. Il a été confirmé que Al-Foudayl Ibnou ^Iyad , que Allah l’agrée, a dit cette parole : « Ne te laisses pas méprendre par le grand nombre de personne qui vont à leurs pertes », c’est-à-dire, ne considères pas le grand nombre de personnes qui se débattent dans la désobéissance et l’ignorance et que tu dises la plupart des gens sont égarés et que tu t’égares avec eux. Laisse-les dans leur égarement et utilise ta raison, cette grande grâce que Allah t’a accordé pour distinguer entre ce qui est mauvais et ce qui est bon afin d’être au nombre de ceux qui seront sauvés. Délaisses la plupart des humains et ne marche pas avec dans l’égarement et prends le chemin des vertueux même s’ils ne sont pas nombreux.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Allah ta^ala dit : « wa ma khalaqtou l-jinna wa l-‘insa ‘il-la li ya^boudoun » [sourat Adh-Dhariyat /56] ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinns et les hommes que pour [leur ordonner de] M’adorer ».
Commentaire :
Cette ‘ayah n’a pas pour signification que Allah ta^ala a voulu pour l’ensemble qu’ils soient croyants comme prétendent les mou^tazilah. Allah a ordonné à l’ensemble l’adoration mais Il n’a pas voulu que l’ensemble L’adore. La preuve pour cela est dans cette ‘ayah dans laquelle Allah a ordonné qu’on adore que Lui. Cela ne veut pas dire qu’Il a voulu que l’ensemble soit adorateur de Allah. Mais Il a ordonné à la totalité de L’adorer et l’adoration ici c’est l’extrême humilité.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Ainsi, après que nous ait été parvenue la bonne guidée en la personne du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et après que les preuves nous ont été présentées, nous n’avons plus d’excuse. Allah ta^ala dit : « wa ma kounna mou^adh-dhibina hatta nab^atha raçoula » [sourat Al-‘Isra’ /15] ce qui signifie : « Et nous ne châtierons qu’après avoir envoyé un messager ».
Commentaire :
Cette ‘ayah comporte une preuve que Allah ta^ala ne châtie pas ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam avec lequel sont venus les prophètes, ni d’un châtiment dans le bas-monde [extermination], ni un châtiment dans l’au-delà dans le feu de l’enfer. C’est cette ‘ayah que les ‘ach^ariyy ont retenu comme argument. Ils ont dit : « celui à qui n’est pas parvenu l’appel d’un des prophète et qui est mort ne sera pas châtié même s’il vit en train d’adorer les statues ».
Et Abou Hanifah a dit : « Nul n’est excusé pour son ignorance du Créateur » cela signifie que la raison à elle seule suffit à partir de ce qu’il voit comme création des cieux et de la terre, comme création de lui-même, il n’aura plus d’excuse. Cette ‘ayah, il dit que ce qui en est visé c’est un châtiment d’extermination dans le bas-monde et non pas le châtiment de l’au-delà. Le châtiment de l’extermination signifie le châtiment qui déracine l’ensemble comme le châtiment du peuple de Nouh qui était par la noyade.
Cette ‘ayah indique que Allah ne châtie pas avant d’envoyer des messagers. C’est-à-dire qu’Il n’envoie pas un châtiment d’extermination dans le bas-monde et dans le feu de l’enfer dans l’au-delà pour ceux à qui n’est pas parvenu l’appel à l’Islam d’un messager. Le mécréant à qui n’est pas parvenu l’appel à l’Islam d’un messager, il n’est pas appelé croyant, on l’appelle mécréant mais celui-là ne va pas subir un châtiment d’extermination dans le bas-monde ni un châtiment dans le feu de l’enfer dans l’au-delà.
Quant aux Hanafiyy, ils ont dit que l’être humain doit déduire par sa raison l’existence du Créateur. Si il n’utilise pas sa raison et ne parvient pas à l’existence du Créateur par sa raison, les Hanafiyy ont dit que celui-là sera en enfer pour l’éternité. Et au sujet de Sa parole ta^ala : « wa ma kounna mou^adh-dhibina hatta nab^atha raçoula » [sourat Al-‘Isra’ /15], ils ont dit que cela signifie que Allah ne châtie pas d’un châtiment d’extermination dans le bas-monde tout comme cela est arrivé au peuple de Nouh sauf après l’envoi de messager. Le châtiment d’extermination se fait rapidement c’est-à-dire qui fait mourir la totalité d’entre eux.
Wa soubhanallah Wa l-hamdou li l-Lahi rabbi l-^alamin
Allah est exempt de toute imperfection
Et la louange est Allah le Seigneur des mondes
Conseils pour une vie conjugale heureuse (deuxième partie)
بسم الله الرحمان الرحيم
النصيحة الثانية
قالت أم لابنتها ليلة زفافها وهي تودعها « أي بني إنك قد فارقت بيتك الذي منه خرجت ووكرك الذي فيه نشأت إلى وكر لم تألفيه وقرين لم تعرفيه كوني له أَمة يكن لك عبدا واحفظي له عشر خصال يكن لك ذخرا:
• Une mère a dit à sa fille sa nuit de noces en lui faisant ses adieux « Ma fille, tu as quitté ton foyer à partir duquel tu es sorti, le nid dans lequel tu as grandi, pour un nid auquel tu n’as pas été habitué et un compagnon que tu ne connais pas, alors sois pour lui une femme esclave, il sera pour toi un homme esclave » et retiens pour lui dix caractères qui seront pour toi une reserve de bien :
قالت: أما الأولى و الثانية فالصحبة بالقناعة و المعاشرة بحسن السمع و الطاعة
– Elle a dit : pour ce qui est de la première et de la deuxième provision, tiens compagnie en te suffisant du peu et adopte une cohabitation en écoutant la parole et en obéissant
قالت: و أما الثالثة و الرابعة فالتعهد بموقع عينيه و التفقد بموضع أنفه فلا تقع عيناه منك على قبيح ولا يشمن منك إلا أطيب ريح و الكحل أحسن الحسن الموصوف والماء والصابون أطيب الطيب المعروف
– Pour ce qui est de la troisième et quatrième provision, entretiens et fais attention à sur quoi tombe son regard et contrôle qu’est ce qu’il sent avec son nez, que ses yeux ne se trouve pas sur toi en trouvant quelque chose de laid, et qu’il ne sente de toi que la meilleure odeur, et le kohl c’est la meilleure des beautés qualifiées et l’eau et le savon c’est parmi les plus bons parfums connus
قالت: و أما الخامسة و السادسة فالتفقد لوقت طعامه و الهدوء عند منامه فإن حرارة الجوع ملهبة و تنغيص النوم مكربة
– Elle a dit : pour ce qui est de la cinquième et de la sixième provision, fais bien attention au moment de son repas et au calme au moment de son sommeil, car la chaleur de la faim brûle les entrailles et le dérangement du sommeil est une source de tourment.
و أما السابعة و الثامنة فالعناية ببيته و ماله و الرعاية بنفسه و عياله
– Pour ce qui est de la septième et de la huitième provision, c’est l’attention que tu portes à sa maison et à son argent, et la supervision de sa personne et de ses enfants
أما التاسعة و العاشرة فلا تعصين له أمرا و لا تفشين له سرا فإنك إن عصيت أمره أوغرت صدره و إن فشيت سره لم تأمني غدره
– Pour ce qui est de la neuvième et la dixième, ne lui désobéis pas à son ordre et ne dévoile pas son secret, car si tu désobéis à son ordre tu vas déranger son cœur, et si tu dévoiles son secret tu n’est pas à l’abri de son mal
ثم بعد ذلك إياك و الفرح حين اكتئابه و الاكتىاب حين فرحه فإن الأولى من التقصير و الثانية من التكدير
– Par la suite, garde toi d’être heureuse quand il est malheureux, et de montrer que tu es malheureuse quand lui est heureux, la première c’est un manquement de ta part et la deuxième c’est un dérangement
قالت و أشد ما تكونين له إعظاما أشد ما يكون لك إكراما
– Elle a dit : plus tu vas le respecter, plus il va à son tour t’honorer.
و لن تصلي إلى ذلك حتى تؤثري رضاه على رضاك وهواه على هواك فيما أحببتي أم كرهتي
– Et tu ne parviendras à cela que si tu priorise sa satisfaction à lui au détriment de ta satisfaction à toi, et ce qu’il désire lui au détriment de ce que toi tu désires dans tout ce que tu aimes et et tu détestes
و عن أبي أمامة رضي الله عنه قال – قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « ثلاثة لا تُجاوز صلاتهم آذانهم العبد الآبق حتى يرجع و امرأة باتت و زوجها عليها ساخط و إمام قوم و هم له كارهون » رواه الترميذي و حسنه
• D’après Abou Oumamah, que Allaah l’agrée, le message de Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « Il y’a trois catégories de personnes, leur prière ne dépassera pas leur oreille (càd qu’ils n’auront pas de récompenses), l’esclave qui s’est enfui jusqu’à ce su’il revienne, une femme qui a passé la nuit alors que son mari est en colère contre elle, et quelqu’un qui dirrige les gens dans une prière alors que eux le détesent », rapporté par atirmidiyy, qui l’a jugé hassan
و في هذا الحديث حذّر النبي صلى الله عليه و سلم من الأعمال التي قد تهدر لصاحبها الأجر و الثواب
– Dans ce hadith, le prophète صلى الله عليه و سلم a mis en garde contre les actes qui vont faire perdre à la personne la récompense
فقال « ثلاثة لا تُجاوز صلاتهم آذانهم » أي إن صلاتهم لا تصعد إلى السماء و تكون غير مقبولة و ذلك لأنها اقترنت بمعصية حتى و إن كانت صحيحة بأركانها وشروطها
– Il a ainsi dit ce qui signifie « trois catégories de personnes, leur prière ne dépasse pas leur oreille », càd que leur prière ne va pas monté au ciel, càd que ce ne sera pas accepté, c’est parce que ce sont des prières qui ont été accompagnées d’un péché même si la prière était valide du point de vue de ses conditions et de ses piliers
قال « العبد الآبق » أي العبد الهارب من مالكه بلا سبب و عذر في هروبه فلا تقبل منه صلاته
– Il a cité en premier « l’esclave qui a fugué », càd l’esclave qui s’est enfui de son propriétaire sans raison sans excuse pour sa fugue, sa prière ne sera pas accepté
حتى يرجع من هروبه من سيده و مالكه
– Jusqu’à son retour de sa fugue pour trouver son maître, son propriétaire
قال « و امرأة باتت و زوجها عليها ساخط » أي غاضب عليها بسبب سوء أخلاقها أو عصيانها له و عدم طاعته و تأدية حقوقه الشرعية
– Il a dit « une femme qui a passé la nuit alors que son mari est en colère contre elle » càd il était en colère contre elle à cause de son mauvais comportement ou parce qu’elle lui a désobéis et qu’elle ne lui a pas obéis et n’a pas accompli ses droits légaux
« و إمام قوم » أي من تقدم للناس إماما في الصلاة، « و هم له كارهون » أب بسبب أمر يتعلق بدينه من كذب أو فسق أو لأنه جاهل
– « et un imam qui dirige des gens » càd qu’il s’est avancé pour diriger les gens dans la prière, « alors que eux ne l’acceptent pas » càd pour une raison qui se rapporte à sa religion soit c’est un menteur, soit c’est un grand pécheur ou parce qu’il est ignorant
و عن سيدنا معاذ رضي الله عنه قال- قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « لا تؤذ امرأة زوجَها في الدنيا إلا قالت امرأته من الحور العين لا تؤذه قاتلك الله فإنما هو عندك دخيل يوشك أن يفارقك إلينا » – رواه أحمد و الترميذي و ابن ماجه
• Et d’après notre maitre Mou^ad ibn Jabal, que Dieu l’agrée, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « pas une femme qui ne nuise à don mari dans le bas monde sans que son épouse parmi les hour el ^in, les femmes du paradis, ne lui dise, ne lui fais pas de mal que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité qui va te quitter pour nous rejoindre » – rapporté par Ahmed, Attirmidiyy et Ibn Majeh
كان النبي عليه الصلاة و السلام دائما ما يحذر النساء من إغضابهن لأزواجهن بما لهن في الٱخرة من عقاب على كفرانهن للعشير أو لعن الملائكة لعاصية زوجها و ما للرجل في الجنة من الحور العين
– Le prophète صلى الله عليه و سلم souvent il mettait en garde les femmes pour qu’elles ne mettent pas en colère leurs maris en leur mentionnant qu’est ce qu’elles risquent comme punition dans l’au delà en raison de leur ingratitude envers leur compagnon, ou par la malédiction des anges pour celle qui désobéit à son mari et ce qu’il aura au paradis comme hour ^in femmes au paradis.
و في هذا الحديث يقول النبي صلى الله عليه و سلم « لا تؤذ امرأة زوجها في الدنيا » أي تتسبب أو تصيب زوجها المؤمن بشر يقول أو فعل ينهى عنه الشرع، إلا قالت زوجته أي من أهل الجنة و هي من الحور العين و الحوراء هي شديدة بياض العِين، و العين بالكسر هي واسعة العَين « لا تؤذه قاتلك الله، فإنما هو عندك دخيل » أي ضيف غريب نزيل عندك، « يوشك أن يفارقك إلينا » أي قريبا يتركك و يدخل الجنة فيكون معنا
– Et dans ce hadith, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit « pas une femme qui ne nuise à don mari dans le bas monde » càd qui est une cause ou qui porte un mal à son époux croyant par une parole ou par un acte que la loi défend de commettre, sans que son épouse, càd son épouse des gens du paradis, càd elhour el^in, et الحور c’est le pluriel de حوراء, c’est celle qui a un blanc éclatant dans les yeux, et العين c’est celle qui a des yeux qui sont larges, « ne lui fais pas de mal que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité », càd un invité etranger qui a fait halte chez toi, « qui va te quitter pour nous rejoindre », càd bientôt il va te laisser et va rentrer au paradis
و في الحديث الترهيب الشديد من إيذاء الزوجة لزوجها
– Dans ce hadith il y’a une forte mise en garde de la nuisance de l’épouse contre son mari
و اعلمي أن المرأة إذا نشزت وقعت في معصية الله تعالى و سقط حقها في المبيت و النفقة طالما هي ناشز، فإذا خرجت من بيته من غير إذنه نشزت و إذا رفعت صوتها عليه مع تخشين صوتها له كان تقول له أنت غبي نشزت و إن منعته من نفسها لغير عذر شرعي نشزت
– Sachez que la femme si elle fait le نشوز, elle tombe dans la désobéissance à Allaah et elle n’a plus le droit à sa nuitée et sa charge, tant qu’elle est ناشز qu’elle n’a pas fait le repentir. Ainsi, lorsqu’elle sort de chez elle sans son autorisation elle commet le نشوز, si elle lève la voix sur son mari en lui disant des paroles blessantes comme en lui disant « tu es bête » elle est dans le نشوز, et si elle le prive de jouir d’elle sans excuse légale, elle est dans le نشوز.
و تذكري قول رسول الله صلى الله عليه و سلم « ألا أخبركم بنسائكم في الجنة الودود الولود التي إن ظَلمت أو ظُلمت (و في رواية أو غضب زوجها) قالت هذه يدي في يدك لا أكتحل بغمض حتى ترضى » رواه الطبراني
و في رواية أخرى عند النسائي في السنن الكبرى، عن عبد الله بن عباس رضي الله عنهما قال، قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « ألا أخبركم بنسائكم من أهل الجنة الودود الولود العؤود على زوجها التي إذا آذت أو أوذيت جاءت حتى تأخذ بيد زوجها ثم تقول والله لا أذوق غمضا حتى ترضى »
و الودود هي المتحببة إلى زوجها
و معنى « آذت أو أوذيت » أي آذت زوجها أو آذاها زوجها، يعني سواء كانت ظالمة أو مظلومة فإنها تسعى لاسترضاء زوجها و تقول « لا أذوق غمضا حتى ترضى » أي تقول و هي مستعطفة له « هذه يدي في يدك، لا أذوق غمضا حتى ترضى » أي لا أذوق نوما حتى ترضى عني
• Et rappelle toi la parole du messager d’Allaah صلى الله عليه و سلم qui signifie « Voulez vous que je vous informe quelles seront vos épouses au paradis, celle qui est ودود, celle qui est fertile, celle qui si elle a été injuste ou si elle a subi une injustice (et dans une version ou si son mari était en colère contre elle), elle dit voici ma main dans ta main, je ne fermerai pas les yeux jusqu’à ce que tu sois satisfait de moi » – rapporté par attabaraniyy
– Et dans une autre version chez annassaîyy rapportée dans السنن الكبرى, d’après عبد الله بن عباس que Dieu l’agrée lui et son père il a dit, le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « Voulez vous que je vous informe quelles seront vos épouses qui seront au paradis, celle qui est ودود, celle qui est fertile (qui donne naissance), celle qui revient à son mari, celle qui si elle lui a fait du mal ou elle a subi du mal, elle vient jusqu’à prendre la main de son mari et lui dis و الله je ne goutterai pas au sommeil jusqu’à ce que tu sois satisfait »
— الودود c’est celle qui cherche à se faire aimer par son mari
— Et le sens de « elle a nuit ou elle a subi une nuisance », càd elle a nuit à son mari ou son mari lui a nuit, càd dans les deux cas, qu’elle soit injuste ou qu’elle subisse une injustice, elle cherche à satisfaire son mari, elle lui dit « je ne goutterai pas au sommeil jusqu’à ce que tu sois satisfait », càd elle lui en cherchant son attendrissement « voici ma main dans ta main, je ne goutterai pas au sommeil jusqu’à ce que tu sois satisfait de moi »
و تذكري قول رسول الله صلى الله عليه و سلم « أيما امراة ماتت و زوجها عنها راض دخلت الجنة » رواه الترميذي و ابن ماجه عن أم سلمة رضي الله عنها
• Et rappelles toi de la parole du messager de Allaah صلى الله عليه و سلم qui signifie « toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle, elle rentrera au paradis » rapporté par Attirmidiyy et Ibn Majeh d’après Oummou Salameh que Allaah l’agrée
و روى الإمام أحمد أن معاذ بن جبل رضي الله تعالى عنه لما قدم من الشام سجد لرسول الله صلى الله عليه و سلم فقال له عليه السلام « ما هذا » فقال « يا رسول الله، إني رأيت أهل الشام يسجدون لبطارقتهم و أساقفتهم و أنت أولى بذلك منهم » فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم « لا تفعل لو كنت آمرُ أحدا أن يسجد لأحد لأمرت المرأة أن تسجد لزوجها »
• Et l’imam Ahmed a rapporté que Mou^ad Ibn Jabal, que Dieu l’agrée, lorsqu’il revenu de الشام, il s’est prosterné pour le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, le message عليه السلام lui a dit ce qui signifie « que fais tu la », il a répondu « Oh messager de Dieu, quand j’étais au شام, j’ai vu que les gens de الشام se prosternaient pour leurs patriarches et pour leurs évêques, et toi tu es prioritaire pour que l’on se prosterne pour toi », c’est alors que le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم lui a dit ce qui signifie « ne fais pas cela, si je vais ordonner à quelqu’un de se prosterner à quelqu’un d’autre, j’aurai ordonner à l’épouse de se prosterner pour son mari »
و أخرج أحمد و النسائي و صححه الحاكم من حديث عائشة رضي الله عنها سألت النبي صلى الله عليه و سلم « أي الناس أعظم حقا على المرأة؟ » قال « زوجها »، قلت « فعلى الرجل؟ » قال « أمه »
• Ahmed, Annassaîyy, et ce hadith a été jugé sahih par el Hakim, ont rapporté de ^aicha que Allaah l’agrée, elle a dit « j’ai interrogé le prophète صلى الله عليه و سلم quelle est la personne qui a le plus grand droit sur la femme ? », il a répondu ce qui signifie « son époux », je lui ai dit « et pour l’homme ? », il a dit ce qui signifie « c’est sa mère »
و لا تحملي نصائحي على أنها إنكار لإحسانك و فضلك فالأمر ليس كذلك، إن أردتي الانتفاع بكلامي هذا كما ينبغي كرري قرائته و سماعه دائما بإمعان و تفكر، و علميه غيرك، والله تعالى الموفق للصواب
• Ne prends pas mon conseil ici comme si c’était pour renier tes bienfaits, ton mérite, il n’en est pas ainsi. Si tu veux profiter de mes propos comme il convient, répète les et écoute les et lis les à nouveau avec attention, et enseigne les à autrui, et Allaah est celui qui accorde la réussite pour ce qui est correct.
و تذكري دائما أن تزني أمورك بأمور الشرع فلا تطلبي ما ليس لك أن تطلبيه من الأشياء الثمينة و نحوها و تعلمي ما هي حقوق الزوجة و ما هي حقوق الزوج. إن أحسنت لزوجك فأحسني له لله تعالى لا مراءاة، لا تطلبي بذلك مدحه و الثناء عليك، و لا تطلبي مدح أمه و أهله، و لا تطلبي الخادمة بغير ضرورة فتوفتي على نفسك ثواب هدنة الزوج، و تذكري قول رسول الله صلى الله عليه و سلم لفاطمة رضي الله عنها لما طلبت منه الخادمة و كان تعبهم في العمل أكثر من أيامنا بكثير « ألا أدلكما على ما هو خير لكما من خادم، إذا أخذتما مضاجعكما فسبحا ثلاثا وثلاثين واحمدا ثلاثا وثلاثين وكبرا أربعا وثلاثين، فهو خير لكما من خادم » رواه البخاري و مسلم، فلعلك بسر هذا الذكر ترزقين الهمة والقوة على الخدمة
• Et souviens toi toujours de peser toutes tes affaires par la balance de la loi, ne demande pas ce que tu n’as pas à demander parmi les choses qui sont très coûteuses et ce qui est de cet ordre, apprends quels sont les droits de l’épouse et quels sont les droits du mari. Si tu agis en bien envers ton mari, agis en bien avec lui pour l’agrément de Dieu et non pas de manière insincère, ne recherche pas par cela son éloge et qu’il te dise des paroles de bien, ne recherche pas l’éloge de sa mère et de sa famille. Ne cherche pas à avoir une servante quand il n’y a pas de nécessité, parce que tu raterais ainsi la récompense d’être au service de ton mari. Souviens toi de la parole du messager de Allaah à sa fille Fatimah que Dieu l’agrée quand elle avait demandé à son père une servante et leur effort et leur fatigue dans les tâches ménagères à cette époque là dépasse de loin les efforts et tâches ménagères de nos jours, le prophète leur a dit à Fatimah et à ^aliyy ce qui signifie « Voulez vous que je vous indique ce qui est mieux pour vous qu’une servante, quand vous prenez votre place pour dormir alors dites 33 fois سبحان الله, dites 33 fois الحمد لله et dites 34 fois الله أكبر, cela vaut mieux pour vous qu’une servante », rapporté par el Bukhariyy et Muslim. Peut être que par le secret de cette évocation, Allaah t’accordera une ardeur et une force pour le service.
و تذكري قول الله تعالى « إن أحسنتم أحسنتم لأنفسكم وإن أسأتم فلها ».
و لا تسوفي إذا طلبك لحاجته للجماع و نحوه فتقولين له سوف ءاتيك ثم لا تأتين حتى تغلبه عيناه و ينام، فتكوني ملعونة بتعمدك لتركه مع علمك بحاجته.
• Et souviens toi de la parole de Allaah dans sourate الإسراء – verset 7, ce qui signifie « Si vous agissez en bien, vous aurez agi en bien pour vous mêmes, et si vous agissez en mal, c’est contre vous mêmes ».
– Et ne remets pas à plus tard quand il te demande pour son besoin de rapport et ce qui est de cet ordre, tu lui dis je vais venir et tu ne viens pas jusqu’à ce qu’il s’endorme, tu seras ainsi maudite pour avoir délibérément délaissé ton mari alors que savais qu’il avait besoin de toi.
فعن أبي هريرة رضي الله تعالى عنه قال – قال رسول الله صلى الله عليه و سلم « إذا باتت المرأة هاجرة فراش زوجها لعنتها الملائكة حتى تصبح »، رواه البخاري و مسلم
• D’après Abu Huraira, que Dieu l’agrée, le prohète صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « si la femme passe la nuit en ayant délaissé le lit de son mari, les anges la maudisse jusqu’au matin », rapporté par el Bukhariyy et Muslim.
و في هذا الحديث بين النبي صلى الله عليه و سلم حكم امتناع المرأة من فراش زوجها إذا دعاها، و هو كناية عن المعاشرة و الجماع، فإذا طلب الرجل من زوجته أن يجامعها فامتنعت عن مجامعته و باتت على تلك الحالة، كانت عاقبة ذلك وخيمة على الزوجة حيث تلعنها الملائكة فتدعو عليها بالطرد من رحمة الله تعالى حتى الصباح لأنها عصت زوجها و منعته حقه الشرعي. و يستثنى من ذلك لو كان لديها عذر شرعي من حيض أو مرض و نحوهما. و في الحديث دليل على عظم حق الزوج على زوجته و فيه النهي عن عصيان المرأة لزوجها فيما يجب عليها أن تطيعه فيه
– Dans ce hadith, le prophète صلى الله عليه و سلم a indiqué le jugement de la femme qui d’abstient de rejoindre son mari dans son lit quand il l’invite, et ceci fait allusion au rapport er aux préliminaires, parce que si l’homme demande à son épouse d’avoir un rapport avec elle et qu’elle s’abstient de lui répondre et qu’il passe la nuit sur cet état, la conséquence de cela sera grave pour l’épouse puisque les anges la maudisse et les anges feront des invocations contre elle pour qu’elle soit chassée de la miséricorde de Allaah et ce jusqu’au matin, parce qu’elle n’a pas obéit à son mari et l’a privé de son droit légal. Est excepté de cela le cas ou elle a une excuse légale comme les menstrus ou une maladie ou ce qui est de cet ordre. Et dans ce hadith, il y’a une preuve de l’éminence du droit du mari sur son épouse et il y’a l’interdiction à la femme de désobéir à don mari pour ce qui est obligatoire pour elle de lui obéir.
إن عودت نفسك و أولادك القناعة بالقليل من الرزق و الاقتصاد في المعيشة عشت سعيدة لأن الذي لا يعود نفسه على ذلك إن دارت به الأيام و تقلبت به الأحوال من الغنى إلى الفقر يتنكد عيشه و يكثر همه و قد يمد يده إلى الحرام و يترك الصدقة على إخوانه خوفا من الفقر و قلة التنعم و التنعم مكروه لا خير فيه و تركه شينة الأنبياء عليهم السلام و الصالحين رضوان عليهم فهم أزهد الناس فقيرهم و غنيهم و أموالهم يصرفونها في طاعة الله تعالى لا في شهواتهم
• Si tu t’habitues ainsi que tes enfants à te suffir du peu de subsistance, à l’économie dans la vie de tous les jours, tu vivras heureuse, parce que celui qui ne s’habitue pas à cela, si la situation change et que son état change de la richesse à la pauvreté, sa vie deviendra malheureuse et donc il deviendra extrêmement tourmenté, il risque même de tendre la main et prendre ce qui est interdit et de délaisser les aumônes à ses frères par crainte pour lui même de la pauvreté et du peu de superflus, alors que le superflus est déconseillé, il n’y a pas de bien en cela. Délaisser le superflus est le caractère des prophètes عليهم السلام et des vertueux que Dieu les agrée, ceux sont les plus ascètes des gens, les riches d’entre eux et les pauvres, et leurs bien ils les dépensent dans l’obéissance à Allaah تعالى et pas dans les désirs de leurs âmes.
و في مسند الإمام أحمد أنه لما أرسل معاذ بن جبل قال له « إياك و التنعم فإن عباد الله ليسوا بالمتنعمين »
• Et dans le مسند de l’imam Ahmed, le prophète صلى الله عليه و سلم quand il a envoyé Mou^ad Ibn Jabal que Dieu l’agrée, il lui a donné un conseil, il lui a dit ce qui signifie « Gardes toi du superflus car les esclaves vertueux de Dieu ne sont pas de ceux qui recherchent le superflus »
و هو القائل عليه الصلاة و السلام « والله ما الفقرَ أخشى عليكم و لكن أخشى أن تبسط عليكم الدنيا كما بسطت على من كان قبلكم فتنافسوها كما تنافسوها و تهلككم كما أهلكتهم »، رواه البخاري و مسلم
• Et c’est le prophète عليه الصلاة و السلام qui a dit ce qui signifie « Par Allaah, ce n’est pas de la pauvreté que je crains pour vous, mais je crains pour vous que le bas monde ne lâche ses richesses pour vous tout comme ce bas monde a donné ses richesses à ceux qui vous ont précédé, et que vous alliez vous concurrencer pour en obtenir davantage tout comme ils l’ont fait, et que le bas monde vous anéantira tout comme il les a anéanti » rapporté par el Bukhariyy et Muslim.
و إياك أن تصرخي على أولادك و تشتميه بغير حق أو أن تضربيهم بغير حق و إياك أن تفعلي ذلك مع خادمتك و إن فعلتي فتوبي و اندمي و لا تستحي من طلب السماح منهم، و علمي أولادك علم الدين فإن ذلك فيه النجاة و علميهم قراءة القرءان الكريم بدل أن يصرفوا أوقاتهم فيما لا ينفع، ثم اعلمي أنك إن أهنت زوجك أمامهم أهانوك بعد ذلك و لم يحترموك، هذا من الأسباب المؤدية لذلك
• Et surtout, gardes toi de crier sur tes enfants ou de les insulter sans droit ou de les frapper sans droit, et gardes toi de faire cela avec ta servante, parce que si tu le fais alors fais le repentir, regrettes et n’ais pas honte de leur demander pardon. Enseigne à tes enfants la science de la religion, il y’a en cela leur sauvegarde, enseigne leur la récitation du قرءان honnoré au lieu de passer leur temps dans ce qui n’est pas utile. Et saches que si tu humilies ton mari devant tes enfants, ils t’humilieront après cela et ne te respecteront pas, ceci est une cause qui entraîne cela.
و إياك أن تعاندي الحق عند سماع النصيحة و أنت غاضبة من زوجك لأنه نصحك، و لا تسفهي رأي زوجك و لا تحقريه خصوصا أمام الناس، و اختاري الوقت المناسب لتقديم النصيحة له. و اعملي بما قاله خير الخلق صلى الله عليه و سلم « المرأة إذا صلت خمسها و صامت شهرها و أحصنت فرجها و أطاعت بعلها دخلت من أي أبواب الجنة شاءت » رواه أحمد عن أنس رضي الله تعالى عنه
• Et gardes toi de t’enteter et de refuser la vérité quand tu entends le conseil de la part de ton mari alors que es en colère, ne rabaisse pas l’avis de ton mari, ne le méprise pas surtout devant les gens, choisis le moment propice pour lui donner le conseil et oeuvre conformément à la parole dite par la meilleure des créatures de Allaah صلى الله عليه و سلم qui signifie « Lorsque la femme fait ses cinq prières, et qu’elle accomplie son jeune, et qu’elle se préserve des péchés du sexe, et qu’elle obéit à son mari, elle rentrera par n’importe quelle porte du paradis qu’elle voudra », rapporté par Ahmed, d’après Anas que Dieu l’agrée.
و في الختام هذه نصيحتي لك فاقبلي نصحي و حاسبي نفسك قبل أن تحاسبي و زني أعمالك قبل أن توزن عليك، فقد قال عليه الصلاة و السلام « الدين النصيحة »، رواه مسلم. و الله تعالى الموفق لما يحب و يرضى.
• Et en conclusion, voici mon conseil à toi, accepte mon conseil, demande des comptes à ton âme avant d’avoir à en rendre, et pèse tes actes avant qu’ils ne soient pesés. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « Donner le conseil fait partie intégrante de la religion », rapporté par Muslim. Et c’est Allaah qui accorde la réussite pour ceux qu’il agrée.
Conseils pour une vie conjugale heureuse (première partie)
النصيحة الأولى
قال الله تعالى « و تعاونوا على البر والتقوى ولا تعاونوا على الإثم و العدوان و اتقوا الله إن الله شديد العقاب »
روى مسلم عن تميم بن أوس الداري أن النبي عليه الصلاة و السلام قال « الدين النصيحة » قلنا « لمن يا رسول الله » قال « لله و لكتابه و لرسوله و لأئمة المسلمين وعامتهم » و الوقوف على معاني كلام رسول الله صلى الله عليه و سلم يحتاج إلى ذهن حاضر و عقل ثاقب، و لا شك أن معرفة المعاني المرادة من كلامه صلى الله عليه و سلم نعمة عظيمة يوفق الله إليها من شاء من عباده المؤمنين فقد أوتي سيدنا محمد صلى الله عليه و سلم جوامع الكلم و هو أن يقول كلاما موجزا قليلا لكنه يتضمن معنى واسعا عظيما يستوعب شرحه الكتب و المجلدات.
و عملا بهذا الحديث نذكر نصائح لكل زوجة إن عملت بها عاشت مع زوجها بهناء و سعادة:
• Dans sourate المائدة – verset 2, Allaah تعالى dit ce qui signifie « entraidez vous pour le bien et la piété et ne vous entraidez pas pour les péchés et l’injustice, et faites preuve de piété à l’égard de Dieu, certes Allaah est celui dont le châtiment est terrible »
• Muslim a rapporté de Tamiim fils de Aous Eddariyy que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit « الدين النصيحة » càd que « donner le conseil fait partie intégrante de la religion », les compagnons ont alors demandé « Pour qui le conseil oh messager de Dieu ? », il a alors répondu « لله و لكتابه و لرسوله و لأئمة المسلمين و عامتهم », ce hadith nécéssite beaucoup d’explication, en tout cas ce qu’il en ressort est que le conseil est donné pour obéir à Dieu, pour obéir au messager de Dieu, il est donné au gouverneur des musulmans et au commun des gens des musulmans. Donc, s’arrêter au niveau des sens de la parole du messager de Allaah صلى الله عليه و سلم nécessite d’avoir l’esprit présent et une forte perspicacité, nul doute que la connaissance voulue et visée par sa parole صلى الله عليه و سلم est une grâce éminente à laquelle Allaah accorde la réussite à qui il veut parmi ses esclaves croyants. En effet, notre maitre محمد صلى الله عليه و سلم, Allaah lui a accordé جوامع الكلمة, ça veut dire qu’en peu de mots, il dit des paroles qui sont concises mais qui comportent énormément de sens et dont l’explication pourrait nécessiter des livres et des volumes.
– Et donc par application de ce hadith, nous allons mentionner quelques conseils pour chaque épouse si elle les accomplit elle vivra par la volonté de Dieu heureuse avec son mari :
١- إذا أردت العيش مع زوجك بسعادة و سرور فعليك أولا بتقوى الله عزوجل فأدي الفرائض و اجتنبي المحرمات و زني أقوالك و أفعالك بميزان الشرع و صاحبي من ينصحك بالخير و لا تصاحبي من إذا ما أدرت لهم ظهرك انقلبوا عليك و اشتغلوا بغيبتك و فرحوا بخلافك مع زوجك و طلاقك إذا طلقك.
1- Si tu veux vivre heureuse avec ton mari, dans le bonheur et la félicité, tu devras alors en premier faire preuve de piété à l’égard d’Allaah عزوجل, accomplis donc les obligations, évites les interdits, et pèse chacune de tes paroles et chacun de tes actes par la balance de la loi, tiens la compagnie de ceux qui te donnent le conseil de faire le bien, ne prends pas la compagnie de ceux qui lorsque tu leur tournes le dos, il se retourne contre toi, ils se mettent à faire ta médisance, ils sont heureux quand tu es en désaccord avec ton mari, quand il te divorce s’il te divorce.
٢- عليك بتقوى الله و حسن الخلق فهما أساس السعادة فحسن الخلق يَعمر الديار و يبعد الأشرار و كُفي أذاك عن زوجك و أحسني إليه و تحملي أذاه و اصبري معه في الشدة و الضيق تعظمي في نظره و يزد حبه لك. كوني عونا له في أوقات الشدة و لا تكوني ثقلا عليه، هوني عليه الأحمال و لا تزيديها عليه.
إياك أن تعتبري ما يخالف هواك مما يفعله زوجك مما هو جائز في الشرع و لا عيب فيه معاداة لك فتنكدي عيشه لأجله.
2- Attache-toi à la piété à l’égard de Allaah تعالى et à l’excellence de comportement, ceux sont les fondements du bonheur. L’excellence de comportement remplit les foyers et éloigne les gens qui sont mauvais. Cesse de nuir à ton mari, agis en bien avec lui, supporte sa nuisance à lui, patiente avec lui dans la difficulté et les épreuves, tu grandiras à ses yeux et son amour pour toi augmentera. Soit une aide pour lui dans les moments difficiles, ne sois pas une charge pour lui. Facilite lui le fardeau et ne lui en rajoute pas.
– Surtout, ne considère pas ce qui n’est pas conforme à tes propores envies de ce que ton mari fait des choses permises dans la loi de l’islam, dans lequelles il n’y a pas de blames, ne considère pas que c’est une animosité envers toi, et tu seras amener alors à lui rendre la vie difficile à cause de cela.
٣- اقنعي بالقليل من الرزق و احمدي على ما أنت عليه من النعم و انظري في أمر دنياك إلى من هو دونك لا إلى من هو فوقك، إن تغيرت أحوالك من الغنى إلى الفقر تذكري أن كثيرا من أهل الصلاح كانوا فقراء و أن الفقراء يدخلون الجنة قبل الأغنياء بخمس مئة عام
3- Suffis toi du peu de subsistance, remercie Allaah تعالى pour les garces dont tu disposes, considère concernant ton bas monde ceux qui ont moins que toi et pas ceux qui ont plus que toi. Si ta situation change, tu étais dans la richesse alors que que tu te retrouves dans la pauvreté, alors souviens-toi que de nombreux parmi les gens de vertus étaient des pauvres, et que les pauvres entreront au paradis 500 années avant les riches.
٤- أبقي أمور بيتك بينك و بينه و لا تنشريها فيصعب عليك إصلاح الأمر بعد ذلك
اتهمي رأيك و لا تُغلبي رأيك على رأيه و تذكري قول الله تعالى « الرجال قوامون على النساء بما فضل الله بعضهم على بعض و بما أنفقوا من أموالهم فالصالحات قانتات حافظات للغيب بما حفظ الله »
أطعيه في طاعة الله تعالى و اعصيه في معصيته و اذكري قول الشافعي « من حسن ظنه طاب عيشه » فلا تتبعي عورات زوجك فيسلط الله عليك من يتتبع عوراتك و يفضحك بين الناس
اتهمي رأيك و خالفيه و قدمي رأيه على رأيك ما لم يخالف شرع الله تعالى، و ظني به الخير و لا تظني به السوء، استري عورة زوجك و لا تفضحيه بين الناس تكبري بنظره و إلا صرت ممقوتة بنظره، و تذكري أن ستر العورات أجره كبير عند الله تعالى فكيف بستر عورة زوجك، هذا إن تيقنت فكيف إذا شككت و لم تتيقني
و لا تكثري الصراخ في بيته وامام أهله و جيرانه، و عالجي أمورك بالحكمة و الصبر، فالصُراخ يُوَتر أجواء البيت و ينفر الزوج من زوجته
4- Laisse les secrets de ton foyer entre toi et lui, ne les diffuse pas car il sera difficile pour toi de réparer par la suite.
– Remets en cause ton opinion à toi, ne fais pas en sorte d’imposer ton avis sur le sien, et rappelles toi le verset 34 de sourate النساء dans lequel Allaah nous apprend que les hommes ont un pouvoir, une autorité sur les femmes, parce que Allaah leur a accordé plus de mérite sur certains points et parce que ceux sont eux qui les prennent en charge, les femmes vertueuses, les femmes pieuses préservent le secret par ce que Allaah a préservé »
– Obéis lui quand il t’appelle à l’obéissance à Dieu, et désobéit lui s’il t’appelle à la désobéissance à Dieu. Souviens toi de la parole de Achafi^iyy « Celui qui pense du bien, il vivra heureux ». Donc, ne recherche pas les défauts de ton mari sinon Allaah chargera de toi qui va rechercher tes propres défauts et qui va te dévoiler devant les gens.
– Remets en cause ta propre opinion et contredit tes passions, priorise l’avis de ton mari sur le tien tant que son avis ne contredit pas la loi de Dieu, pense du bien de lui et ne pense pas de lui du mal. Ne dévoile pas les défauts de ton mari, ne le dévoile pas devant les gens, tu grandiras à ses yeux sinon tu seras détestée. Souviens toi que ne pas dévoiler les défauts à une grande récompense selon le jugement de Dieu, que dire s’il s’agit de ton propre mari. Ceci dans le cas où tu avais la certitude que c’était un défaut, que dire si c’était un simple doute et que tu n’en as pas la certitude.
– Ne crie pas, ne hurle pas chez lui à la maison, et pas devant sa famille et les voisins. Règle tes affaires avec la sagesse et la patience. Les cris, les hurlements, vont stresser la maison et éloignent le mari de son épouse.
٥- أولاده أولادك اعتبريهم كالأمانة في عنقك فأدي حق الله تعالى فيهم وراقبيهم و أرشديهم و أبعديهم عما يفسدهم و عن صحبة الفساق، و عوديهم صحبة الأخيار الذين يذكرونهم بآخرتهم لا بدنياهم، و علميهم أن المرء يعلو شأنه بتقوى الله تعالى و كثرة الطاعات لا كثرة المال و الجاه، و أن الدنيا دار ممر كممر المسافر لا دار قرار، و أن العمر يمضي بسرعة و أن المرء لا يدري متى يفاجؤه الموت في صغر أم كبر و أن ما ينفعه في قبره العمل الصالح
5- Ses enfants sont tes enfants, considère les comme un dépôt qui t’a été confié. Donc, accomplit les droits de Dieu concernant tes enfants, surveille les, guides les, éloigne les de ce qui peut les corrompre, et surtout de la compagnie des gens mauvais et des gens de turpitude. Habitue les à la compagnie des gens de bien, ceux qui vont leur rappeler leur au-delà et pas le bas monde. Enseigne leur que le degré de la personne augmente par la piété envers Dieu, par la multiplication des actes d’obéissance et non pas par la quantité d’argent, ni le pouvoir. Enseigne leur que le bas monde est une résidence de passage, comme le passage du chemin d’un voyageur, ce n’est pas une résidence dans laquelle on s’établit pour toujours. Enseigne à tes enfants que la vie passe vite, que la personne ne sait pas quand est ce que la mort va la surprendre, quand elle est jeune ou âgée, et que ce qui profite dans la tombe ceux sont les bonnes oeuvres.
٦- إياك أن تُدخلي داره من لا يحب دخوله إليه، و إياك أن تنامي و هو ساخط عليك و إياك أن تمنعيه من نفسك من غير عذر شرعي، البسي من الثياب ما يعجبه و رتبي الأشياء كما يحب و ضعيها حيث يحب، تزيني له دائما بما يحب و تطيبي له دائما بما يحب، فلا يشمن منك إلا طَيب ريح و لا تقعن عيناه منك على قبيح. التفتي إلى وقت طعامه و منامه و أطعميه كما يحب و ما يحب و لا تحدثيه عند طعامه أو نومه بما يكره
6- Garde toi de faire entrer chez lui quelqu’un qu’il n’aimerait qu’il entre, et garde toi de dormir alors qu’il est en colère contre toi. Garde toi de le priver de toi sans une excuse légale. Porte les vêtements qui lui plaisent, range les choses comme il le veut et mets les la ou il veut. Embellis toi toujours par ce qu’il aime, parfume toi toujours par les parfums qu’il aime. tâche qu’il ne sente de toi que de belles odeurs et que son regard ne tombe pas sur toi sur quelque chose de laid. Prête attention au moment de ses repas, de son sommeil, donne lui à manger ce qu’il veut quand il le veut et ne lui tiens pas la conversation quand il va manger ou dormir par des sujets qu’il n’aime pas.
٧- تذكري قصة المرأة الصالحة زوجةٓ أحد الصحابة و التي مات ولدها و زوجها غائب عن البيت، فلما رجع أخفت ذلك عن زوجها و قدمت له الطعام فأكل ثم عرضت نفسها إليه فقضى حاجته منها ثم أخبرته فشكاها إلى رسول الله صلى الله عليه و سلم، فأثنى عليها الرسول و لم يذم فعلها، فعن أنس رضي الله عنه أنه قال « مات ابن لأبي طلحة من أم سليم فقالت لاهلها لا تحدثوا أبا طلحة بابنه حتى أكون أنا من يحدثه فجاء فقربت إليه عشاء فاكل و شرب ثم تصنعت له أحسن ما كان تصنعَ له قبل ذلك فوقع بها فلما رأت أنه قد شبع و أصاب منها قالت -يا أبا طلحة أرأيت لو أن قوما أعاروا عاريتهم أهل بيت فطلبوا عاريتهم ألهم أن يمنعوهم- قال -لا- قالت -فاحتسب ابنك- فغضب و قال -تركتني حتى تلطخت ثم أخبرتني بابني- فانطلق حتى إذا أتى رسول الله صلى الله عليه و سلم فأخبره بما كان فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم »بارك الله لكما في غابر ليلتكما » فحملت فولدت غلاما ثم أُحضر إلى النبي صلى الله عليه و سلم فدعا رسول الله صلى الله عليه و سلم بعجوة من عجوة المدينة فدلكها في فيه حتى ذابت ثم قذفها في في الصبي فجعل الصبي يتلمظها، فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم « انظروا إلى حب الأنصار التمر » ثم مسح وجهها و سماه عبد الله » رواه مسلم
7- Souviens toi du récit de cette femme vertueuse, l’epouse d’un compagnon dont le fils est mort alors que son mari était absent. À son retour, elle ne lui a pas tout de suite dit qu’il était mort, elle lui a présenté la nourriture et il a mangé, puis elle s’est offerte à lui, il a satisfait son besoin d’elle, puis elle lui a annoncé la nouvelle alors il est parti se plaindre d’elle au messager de Allaah صلى الله عليه و سلم. Le messager a fait l’éloge de cette femme et ne l’a pas blamé pour ce qu’elle a fait. Ainsi, d’après Anas que Dieu l’agrée a dit « Un fils de Abou Talheh, qu’il a eu de Oummou Souleym est mort. alors elle a dit aux membres de la famille ne parlez pas à Abou Talheh de la mort de son fils, laissez moi la première à lui en parler. Quand il est rentré, elle lui a présenté le dîner, il a mangé et il a bu. Puis, elle s’est faite belle pour lui et l’a attiré de la meilleure manière alors il a eu un rapport avec elle. Quand elle a vu qu’il était rassasié et qu’il a eu un rapport avec elle, elle lui a dit – Oh Abou Talheh, vois tu si des gens ont prêté un objet à une famille puis ils ont voulu réclamer cet objet, est ce qu’ils ont le droit de les priver de cet objet-, il lui a dit non bien sûr, elle lui a dit alors essaye de gagner des récompense en patientant pour la mort de ton fils. Il s’est mis en colère et lui a dit tu m’as laissé jusqu’à ce que j’ai fait ce que j’ai fait puis tu m’annonces la mort de mon fils. Donc, il est parti jusqu’à rejoindre le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم, c’est alors que le messager de Allaah a dit à Abou Talheh ce qui signifie « que Allaah vous accorde les bénédictions pour ce que vous avez fait votre nuit », c’est alors que par l’exaucement de l’invication du prophète Oummou Souleym est tombée enceinte et elle a accouché d’un garçon qui fut emmené au prophète صلى الله عليه و سلم. Le messager de Allaah a demandé une datte ^adjweh, il l’a mise dans sa bouche jusqu’à ce qu’elle soit complètement fondue et l’a mise dans la bouche de l’enfant, l’enfant s’est mise à la machouiller, à bouger ses gencives parce qu’il appréciait ce qu’il avait dans sa bouche, c’est alors que le messager d’Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « regardez comment les ansar aiment les dattes » puis le prophète a passé sa main sur son visage et l’a appelé عبد الله », rapporté par Muslim.
٨- احفظي له ماله بحسن التدبير و الاقتصاد، و لا تظهري الفرح بين يديه إن كان مغتما و لا تظهري الاغتمام بين يديه إن كان مسرورا، و تذكري قول أم لابنتها ليلة زفافها « لن تنالي منه ما تريدين حتى تؤثري هواه على هواك و رضاه على رضاك »
8- Gère bien son argent, préserve lui ses biens par la bonne gestion et l’économie. Ne montre pas devant lui que tu es heureuse si lui il est malheureux, ne montre pas que tu es triste si lui il est heureux. Et rappelles toi ce que une mère a dit à sa fille sa nuit de noces « tu n’obtiendras de ton mari ce que tu veux que lorsque tu prefereras ses envies à lui, son opinion à lui, au détriment de tes envies et de tes passions à toi, et que tu prioriseras sa satisfaction à lui sur ta propre satisfaction »
٩- لا تكوني كثيرة الشكوى و الأنين و اصبري تزدادي جمالا في نظره ، و إن أحسنت إليه فلا تكوني مَنّانة فينفِر قلبه منك و لا تكوني كثيرة الطلبات فتحمليه ما لا يتحمل
9- Ne sois pas de celles qui se plaignent et qui gémissent tout le temps, patientes et tu augmenteras en beauté à ses yeux. Si tu agis en bien avec lui, ne sois pas de celles qui rappellent leurs œuvres de bienfaits, parce que son cœur te fuira. Et ne sois pas de celles qui multiplient les demandes de sorte à le charger ce qu’il ne peut pas porter.
١٠- تذكري أن زوجك أعظم حقا عليك من والديك و أنه ينبغي لك أن تكوني أمامه كأنك أمام ملك من الملوك، إياك أن تخرجي من بيته بدون إذنه، فقد يأذن لك اليوم و غدا لا يأذن، لا تطيلي غيابك عن البيت لغير ضرورة، إياك أن تترك فراغا في بيتك بحثا عن شهوة نفسك، اشتغلي بما يعنيك و اتركي ما لا يعنيك، اتركي الشكوك و الظنون التي في غير محلها و التي تهدم لك بيتك، من كان ينفعك في دينك فصاحبيه و من لا فابتعدي عنه خصوصا من يشغلك بالغيبة و إثارة القلاقل
10- Souviens toi que ton mari a un droit plus éminent sur toi que tes propres parents, et qu’il convient à ce que tu te comportes avec lui comme si tu étais devant un roi. Surtout, garde toi de quitter son foyer sans son autorisation. Il se peut qu’aujourd’hui il t’autorise et demain il ne t’autorise pas. Ne reste pas longtemps absente de la maison sans nécessité. Surtout ne laisse pas un vide dans ta maison pour satisfaire tes propres désirs. Occupe ton temps par ce qui t’est utile et délaisse ce qui n’est pas utile. Délaisse les conjectures et les doutes qui sont déplacés et qui vont détruire ton foyer. Celui qui te profitera dans ta religion alors tiens sa compagnie, et celui qui ne t’est pas profitable pour ta religion éloigne toi de lui surtout celui qui va t’occuper par la médisance et la provocation des zizanies.
١١- لا تكلمي زوجك كمن يحاكمه لمجرد شك أو ظن في أمر لا يعجبك فيؤدي ذلك إلى نفوره منك، لا تبحثي في أشيائه بدون إذنه إرضاء لشهوة نفسك التي في غير محلها، الأمر الذي قد يهدم بيتك و أنت لا تشعرين
إن أديت ما عليك و التزمت بما قلت لك (أي هذه النصائح) كانت ثقتك بنفسك كافية لردعك عن مثل هذه الأمور و الشكوك و الظنون التي تنغص عيشك و عيش من في البيت و تهدم بيتك، و إلا فلا تلومي إلا نفسك، لقد هدمت و خربت الغيرة كثيرا من البيوت، و لو عملنا بحديث النبي صلى الله عليه و سلم فيما رواه الإمام مالك في الموطأ « من حسن إسلام المرء تركه ما لا يعنيه » لارتحنا كثيرا
11- Ne parle pas à ton mari comme si tu étais un juge qui demande des comptes à un accusé, du simple fait que tu as des doutes ou des conjectures dans un sujet qui ne t’a pas plu, car cela va entraîner sa répulsion de toi. Ne cherche pas dans ses affaires sans son autorisation juste pour satisfaire un désir en toi qui est déplacé, chose qui peut détruire ton foyer sans que tu ne t’en rendes compte.
– Si tu accomplis ce que tu dois faire, tu t’attaches à ces conseils ta confiance en toi sera suffisante pour repousser de toi pareille chose, pareil doute, pareille conjecture, qui vont te rendre la vie difficile et qui vont envenimer la vie de ceux qui sont dans ton foyer et qui vont le détruire. Et sinon, tu ne blâmes que toi-même. La jalousie a détruit plusieurs foyers. Et si nous avions appliqué le hadith du messager de Allaah صلى الله عليه و سلم dans ce qu’a rapporté l’imam Malik dans الموطأ ce qui signifie « Parmi les bonnes manifestations de l’attachement a l’islam c’est de délaisser ce qui ne la concerne pas », nous aurions gagné beaucoup en repos.
١٢- إياك ثم إياك ثم إياك أن تطلبي الطلاق منه بدون عذر شرعي فتقعي في كبائر الذنوب، ليس لك عذر أن تطلبي الطلاق لأنك تشعرين بالنفور منه أو تزوج غيرك أو لأنك تغارين أو لأنه لا يكثر من قضاء حاجتك، فقد روى أبو داوود و الترميذي و بن ماجه و بن حبان و حسنه أن رسول الله عليه الصلاة و السلام قال « أيّما امرأة سألت زوجها طلاقا من غير بأس فحرام عليها رائحة الجنة »
12- Garde toi et puis garde toi et puis garde toi de demander le divorce de lui sans excuse légale car tu tomberas ainsi dans un grand péché. Tu n’as pas d’excuse de demander le divorce parce que tu ressens une répulsion, ou parce qu’il a épousé une autre, ou parce que tu es jalouse, ou parce qu’il ne te satisfait pas beaucoup dans les rapports. Ainsi, Abou Daoud, Attirmidiyy, Ibn Majeh et Ibn Hibban qui a jugé le hadith hassan, ont rapporté que le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « Toute femme qui demande à son mari le divorce sans raison valable, l’odeur du paradis lui en sera privée ».
١٣- انتبهي و زني أمورك بميزان الشرع لا بميزان الهوى، إياك ثم إياك إن جلب لك طعاما أو ثيابا أو نحو ذلك أن تتأففي لأن الطعام ليس كما تريدين و الثياب ليس كما تشتهين و السيارة ليست كما تحبين، إما أن تأكلي و تشكري أو تسكتي و تحمدي الله تعالى على كل حال، احمدي الله تعالى على ما أنت فيه من النعم و تذكري قوله صلى الله عليه و سلم « من لم يشكر الناس لم يشكر الله » رواه الطبراني في المعجم و الإمام أحمد في المسند
13- Fais attention, ne pèse pas les choses par tes passions mais pèse les choses par la balance de la loi. Surtout, surtout, s’il te ramène de la nourriture ou des vêtements ou ce qui est de cet ordre de montrer une insatisfaction, parce que la nourriture n’est pas ce que tu aimes, les vêtements ne sont pas comme tu désires, la voiture n’est pas comme tu aurais aimé. Soit tu manges et tu remercies ou tu te tais et tu loues Allaah تعالى dans tous les cas. Remercie Allaah pour les grâces dont tu disposes, et souviens toi de sa parole عليه الصلاة و السلام ce qui signifie en français « celui qui ne remercie pas les gens, il n’aura pas complètement remercier Dieu », rapporté par Attabarniyy dans al Mou^djam et par l’imam Ahmed dans el Mousnad.
١٤- كوني عونا له لا عليه و قدمي له العون عن طيب نفس إن احتاج له فطالما أنفق عليك الكثير و القليل و الغالي و النفيس و احفظي نفسك في غيبته و حافظي له على ماله، لا تكلمي زوجك بصيغة الآمر و كلميه بتواضع فإن ذلك لا ينقص من قدرك بل يرفعك، قولي له « لو جلبت لنا كذا و كذا »، « لو أخذتنا إلى مكان كذا » من غير إلزام له و تهديد و توعد بل اشكريه و اثني عليه لما يقدم لك و أولادكما من صنائع الخير
14- Sois une aide pour lui et non pas une aide contre lui, présente lui ton aide de bon cœur s’il en a besoin, il a toujours dépensé pour toi les grandes quantités, les petites quantités, ce qui est cher et ce qui est précieux. Préserve toi pendant son absence et conserve lui ses biens. N’adresse pas la parole à ton mari en lui donnant des ordres et adresse lui la parole avec modestie, cela ne diminue en rien ton degré et ta valeur, au contraire cela va t’élever. Dis lui « si tu pouvais nous ramener telle ou telle chose », « si tu pouvais nous emmener à tel endroit » sans contrainte, sans menace, sans le forcer. Remercie le, fais son éloge pour ce qu’il te présente à toi et à vos enfants.
١٥- إياك ان تكسري قلبه مع أنه أحسن إليك مع ما جلب لك، قولي له « بارك الله فيك وجزاك عني كل خير » لا تقولي له « ما هذا الطعام، يوجد أجود منه » « ما هذا اللباس، يوجد أحسن منه » و نحو ذلك، فإنك إن فعلت ذلك كسرتي قلبه فنفر منك، و تذكري قول الله تعالى « و من يتق الله يجعل له مخرجا و يرزقه من حيث لا يحتسب » ٱية 2-3 سورة الطلاق. و كوني له خير النساء و هي التي تسره إذا نظر و تطيعه إذا أمر و لا تخالفه في نفسها بما يكره إلا فيما حرم الله تعالى.
15- Surtout ne lui brise pas le cœur alors qu’il a fait du bien avec toi par ce qu’il t’a amené. Dis lui « Que Dieu te rétribue en bien » au lieu de lui dire « c’est quoi cette nourriture, il y’a meilleure qu’elle », « c’est quoi ces vêtements, il y’a mieux » et ce qui est de cet ordre, car si tu agis de la sorte tu lui briseras le coeur et tu le repousseras de toi. Rappelles-toi de la parole de Allaah, verset 2-3 dans sourate الطلاق, ce qui signifie « Celui qui craint Dieu, Allaah lui accorde une issue et lui accorde une subsistance d’une voie à partir de laquelle il ne s’attendait pas à en recevoir ». Sois pour lui la meilleure des femmes, càd celle qui lui réjouit le regard quand il la voit, celle qui lui obéit quand il lui demande quelque chose, celle qui ne le contredit pas en sa personne par quelque chose qu’il déteste sauf lorsqu’il d’agit de quelque chose que Dieu a interdite.
١٦- إياك أن تنكري إحسان زوجك لمجردِ أنه أساء إليك مرة أو أكثر أو فيما تظنين أنه أساء و هو لم يفعل فتحرقي قلبه و تصيري بذلك ملعونة مغضوبا عليها تستحقين دخول النار، و تذكري أن إنكار إحسان الزوج من أسباب دخول النار
و عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه خرج رسول الله صلى الله عليه و سلم في أضحى أو فطر إلى المصلى ثم انصرف فوعظ الناس و أمرهم بالصدقة فقال « أيها الناس تصدقوا » فمر على النساء فقال « يا معشر النساء تصدقن فإني رأيتكن أكثر أهل النار » فقلن « و بما ذلك يا رسول الله »، قال « تكثرن اللعن و تكفرن العشير »، فلما صار إلى منزله جاءت زينب امرأة بن مسعود تستأذن عليه فقيل له « يا رسول الله هذه زينب » فقال « أي الزيانب » فقيل « امراة بن مسعود » قال « نعم اءذنوا لها » فأذنوا لها، قالت « يا نبي الله إنك أمرت اليوم بالصدقة و كان عندي حلي لي فأردت أن أتصدق به فزعم بن مسعود انه و و لده أحق من تصدقت به عليهم »، فقال النبي صلى الله عليه و سلم « صدق بن مسعود، زوجك و ولدك أحق من تصدقت به عليهم » رواه البخاري في صحيحه في كتاب الزكاة
و في رواية مسلم في صحيحه عن بن عمر رضي الله عنهما أن النبي عليه الصلاة و السلام قال « يا معشر النساء تصدقن و أكثرن الاستغفار فإني رأيتكن أكثر أهل النار » فقالت امرأة منهن جزلة « و ما لنا يا رسول الله أكثر أهل النار؟ » فقال « تكثرن اللعن و تكفرن العشير و ما رأيت من ناقصات عقل و دين أغلب لذي لب منكن » قالت « يا رسول الله و ما نقصان العقل و الدين؟ » قال « أما نقصان العقل فشهادة امراتين تعدل شهادة رجل فهذا نقصان العقل، و تمكث الليالي ما تصلي و تفكر في رمضان فهذا نقصان الدين »
16- Surtout ne renie pas le bienfait de ton mari du simple fait qu’il a mal agit avec toi une fois ou plus, ou tu penses qu’il a mal agi alors que ce n’est pas le cas. Tu lui bruleras son coeur, tu deviendras maudite et tu mériteras ainsi d’entrer en enfer. Souviens toi que renier le bienfait du mari est une cause d’entrer en enfer.
– Et de Abi Sa^id El Khoudriyy que Dieu l’agrée, le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم est sorti dans une prière de ^id el adha ou ^id el fitr au el moussala lieu de prière de el ^id, et il a exhorté cad qu’il a donné son discours et a ordonné de faire des aumônes, il a dit ce qui signifie « Oh vous les gens, faites des aumônes ». Puis quand il est passé devant les femmes, il leur a dit ce qui signifie « Oh vous les femmes, faites des aumônes, j’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », les femmes ont dit « Pourquoi donc oh messager de Dieu », il a dit ce qui signifie « vous maudissez beaucoup et vous reniez le bienfait du mari souvent ». Quand il est rentré chez lui, Zeyneb l’épouse de Ibn Mas^oud est venue demander l’autorisation pour le voir, alors on lui a dit « Oh messager de Dieu, voici Zeyneb », il a répondu ce qui signifie « laquelle des Zeyneb », il lui a été dit « c’est la femme de Ibn Mas^oud », il a dit ce qui signifie « D’accord, autorisez lui d’entrer », ils lui ont autorisé. Alors, elle a dit « Oh messager de Dieu, tu nous as ordonné aujourd’hui de faire des aumônes, et j’avais des bijoux et voulais les donner en aumônes, mais Ibn Mas^oud a prétendu que lui et son fils étaient prioritaires pour recevoir cette aumône, est ce que je peux la leur donner ? ». C’est alors que le prophète صلى الله عليه و سلم a confirmé la parole du compagnon et a dit ce qui signifie « Ibn Mas^oud a dit vrai, ton mari et ton fils sont prioritaires pour que tu leur donnes l’aumône » rapporté par el Bukhariyy dans son sahih dans le livre de a-zakat.
– Et dans une version de Muslim dans son sahih, d’après le fils de ^omar que Allaah تعالى l’agrée lui et son père, le messager de Allaah صلى الله عليه و سلم a dit ce qui signifie « Oh vous les femmes, faites des aumones et multipliez les demandes de pardon, car j’ai vu que vous alliez être les plus nombreuses en enfer », c’est alors qu’une femme a dit « Oh messager d’Allaah, pourquoi donc nous sommes les plus nombreuses en enfer ? « , il a dit ce qui signifie « Vous maudissez beaucoup, vous reniez souvent le bienfait du mari, et je n’ai pas vu (ناقصات عقل و دين) qui sont plus capables à enerver quelqu’un d’indulgent que vous », cette femme a posé la question « qu’est ce que ça veut dire نقصان العقل و الدين ». Le prophète a répondu ce qui signifie « نقصان العقل parce que le temoignage de deux femmes équivaut au témoignane d’un homme » ça c’est la preuve de نقصان العقل, « et la femme passe des nuits sans faire la prière et ne jeune pas certains jours de Ramadaan (à cause des menstrus) et c’est ça نقصان الدين ».
١٧- كان النبي صلى الله عليه و سلم يتعهد النساء بالموعظة كما يتعهد الرجال و كان يطلب منهم بتحصين أنفسنهن و علاج ما يقعن فيه من أخطاء، و في هذا الحديث يخبر عبد الله بن عمر رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه و سلم وعظ النساء و أمرهن أن يخرجن الصدقات من أموالهن و أمرهن أن يستغفرن الله و قد يُعبر به (أي بالاستغفار) عن التوبة، فقال « يا معشر النساء تصدقن و أكثرن الاستغفار فإني رأيتكن أكثر أهل النار » و علل هذا الأمر صلى الله عليه و سلم بكونه رأى أهل النار أكثرهم من النساء فقال « فإني رأيتكن أكثر أهل النار » فيكون أمره لهن بالصدقة لانها تزيد في الحسنات و تطفئ غضب الرب، فأرشدهن إلى ما يخلصهن من النار و هو الصدقة مطلقا، لعل الله تعالى يرحمهن بسبب الصدقات، و كءلك باستغفارهن الله سبحانه على ما اقترفن من ذنوب و معاصي.
و لما سمع النساء بذلك قالت امراة منهن جزلة أي ذات عقل و رأي بما استحقن ذلك، قال صلى الله عليه و سلم « تكثرن اللعن و تكفرن العشير »، فبين النبي صلى الله عليه و سلم السبب بأنهن يكثرن اللعن و هو السب و الشتم أو الدعاء بالإبعاد و الطرد من رحمة الله تعالى و يدور هذا اللعن على ألسنتهن كثيرا لمن لا يجوز لعنه و كان ذلك عادة جارية في نساء العرب فحذرهن رسول الله صلى الله عليه و سلم منه ليتركنه، و يكفرن العشير، و المراد بالعشير الزوج و المعنى لا يشكرن أزواجهن و لا يعترفن بفضلهم، و قد فسره النبي صلى الله عليه و سلم في رواية أخرى عند البخاري و مسلم بقوله « لو أحسنت إلى إحداهن الدهر كله ثم رأت منك شيئا قالت ما رأيت منك خيرا قط »، فتقابلُ ذلك الإحسان بالجحود و الإنكار فقد غلب استيلاء الكفران على فعلها فكأنها مصرة عليه و حق الزوج عظيم فيجب فعليها شكره و الاعتراف بفضله لقيامه على أمورها و صيانتها و حفظه لها و بذل نفسه في ذلك، و قد أمر الله تعالى من أُسديت إليه نعمة أن يشكرها فكيف بنعم الزوج التي يبذلها الرجل للمرأة في عمرها كله
17- Le prophète صلى الله عليه و سلم il exhortait les femmes tout comme il exhortait les hommes, et il demandait aux femmes de se preserver et de corriger les erreurs qu’elles pouvaient commettre. Dans ce hadith عبد الله بن عمر que Allaah l’agrée lui et son père, a informé que le messager d’Allaah صلى الله عليه و سلم a exhorté les femmes et leur a ordonné de donner des aumones à partir de leurs propres biens, et il leur a ordonné également de faire الاستغفار qu’on peut appeler aussi le repentir, il a dit عليه الصلاة و السلام ce qui signifie « Oh vous les femmes, donnez des aumones et multipliez الاستغفار », et il a justifié cela par le fait qu’il a vu صلى الله عليه و سلم que la plupart des gens en enfer c’était des femmes, il a dit ce qui signifie « j’ai vu que vous alliez être les plus nombreuses en enfer ». Donc, il leur a ordonné les aumônes parce que les aumônes augmentent les bonnes actions et vont éloigner de soi le châtiment dont Allaah menace. Donc, il les a orientés vers ce qui va les libérer de l’enfer qui est l’aumône en général. Puisse Allaah leur faire miséricorde par la cause des aumônes. Également, par leur demande de استغفار, demande de pardon à Allaah سبحانه pour les pêches et les désobéissances qu’elles ont commises.
– Quand les femmes ont entendu ce message, une femme parmi elles qui était une femme mure d’esprit et posée a dit « Pourquoi donc méritons nous cela ». Le messager d’Allaah a dit ce qui signifie « Vous maudissez beaucoup et vous reniez beaucoup le bienfait votre mari ». Il a indiqué عليه الصلاة و السلام la raison, c’est parce qu’elles multiplient beaucoup les paroles de لعن qui est le fait d’insulter ou d’injurier ou de faire beaucoup d’invocation d’éloignement de la miséricorde de Dieu, et ce لعن était très courant de beaucoup de femmes envers qui il n’est pas permis de maudire, c’était une habitude courante chez les femmes arabes. Et elles renient les bienfaits du mari, le sens est qu’elles ne remercient pas leurs époux et ne reconnaissent pas leurs mérites. Et le prophète l’a expliqué dans une autre version selon El Bukhariyy et Muslim par sa parole qui signifie « si tu agis en bien avec l’une d’entre elles toute ta vie, et qu’elle constate de toi une chose, elle te dit je n’ai jamais rien vu de bien de toi », elle va répondre ou rendre ce bienfait du mari oar le reniement. Donc, c’est cette ingratitude qui prend le dessus sur son acte, c’est comme si elle persistait sur cela. Or le droit du mari est éminent, elle doit le remercier, elle doit lui reconnaître ses bienfaits parce qu’il veille sur elle, parce qu’il lui assure sa chasteté, parce qu’il la protège, parce qu’il se donne pour elle. Et Allaah تعالى nous a ordonné si quelqu’un reçoie un bien de remercier, que dire alors des bienfaits que le mari prodigue à la femme durant toute sa vie à elle.
١٨- ثم وصفهن النبي صلى الله عليه و سلم بأنهن ناقصات عقل و دين و أنهن أذهب للب الرجل الحازم، فقال عليه الصلاة و السلام فقال « و ما رأيت من ناقصات عقل و دين أغلب لذي لب منكن » و اللب العقل الخالص من الشوائب و معناه إذا أردن شيئا غالبن الرجل عليه حتى يفعلوه سواء كان صوابا أو خطأ، ثم بين صلى الله عليه و سلم علامة نقصان العقل بأن شهادة امرأتين تعدل شهادة رجل واحد و هذا تنبيه منه صلى الله عليه و سلم إلى ما وراءه و هو ما نبه الله به في كتابه بقوله تعالى « أن تضل إحداهما فتذكر إحداهما الأخرى »، ثم بين نقصان الدين بأن المراة تمكث ليالي و أياما لا تصلي بسبب الحيض و النفاس و تفطر أياما من رمضان بسبب الحيض و النفاس، و ليس المراد بذكر نقص العقل و الدين في النساء لومهن عليه لأنه من أصل الخلقة لكن التنبيه على ذلك تحذير من الافتتان بهن
18- Le prophète عليه الصلاة و السلام les a décrites qu’elles sont ناقصات عقل و دين, non affirmées incomplètes dans la raison et la religion, et qu’elles sont capables de faire perdre patience à l’homme qui est le plus ferme. Et le prophète عليه الصلاة و السلام a dit ce qui signifie « je n’ai pas vu qui sont incomplètes par la raison et la religion qui sont plus fortes pour vaincre celui qui est sensé et mur que vous », càd celui qui est sensé, qui a une raison qui est libre de toute mauvaise chose, càd si elles veulent quelque chose, elles vont faire tout pour forcer les hommes à le faire, que ce soit quelque chose de bon ou de mauvais. Puis il a indiqué ce qu’est l’incomplétude de la raison par le fait que le témoignage de deux femmes équivaut au témoignage d’un seul homme, et ceci est c’est pour avertir de sa part صلى الله عليه و سلم par des conséquences, à savoir ce à quoi Allaah تعالى averti dans son livre par sa parole qui signifie dans sourate البقرة – verset 282 « dans le cas ou l’une des deux oublie, elle rappelle l’autre ». Et il expliqué l’incomplétude de la religion, c’est que la femme demeure des nuits et des jours sans faire la prière à cause des menstrus et des lochis, et qu’elle ne jeune pas des jours de Ramadaan à cause des menstrus et des lochis. Attention, le fait de mentionner l’incomplétude dans la raison et la religion pour les femmes ne veut pas dire un blâme contre elles, parce qu’à l’origine elles sont crées ainsi, mais l’avertissement ici c’est de mettre en garde du fait d’être entraîné au péché à cause de cela.
Tafsir An-Nasafiyy : sourate al-Moulk
La louange est à Allah, Le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions, nos actes et nos paroles soient accomplis sincèrement par recherche de Son agrément.
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
(bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)
تَبَـٰرَكَ ٱلَّذِی بِیَدِهِ ٱلۡمُلۡكُ وَهُوَ عَلَىٰ كُلِّ شَیۡءࣲ قَدِیرٌ﴿ ١ ﴾ ٱلَّذِی خَلَقَ ٱلۡمَوۡتَ وَٱلۡحَیَوٰةَ لِیَبۡلُوَكُمۡ أَیُّكُمۡ أَحۡسَنُ عَمَلࣰاۚ وَهُوَ ٱلۡعَزِیزُ ٱلۡغَفُورُ﴿ ٢ ﴾
(tabaraka l-ladhi biyadihi l-moulkou wa houwa ^ala koulli chay’in qadir (1) al-ladhi khalaqa l-mawta wa l-hayata liyablouwakoum ‘ayyoukoum ‘ahçanou ^amala, wa houwa l-^Azizou l-Ghafour (2))
- تَبَٰرَكَ (tabaraka) c’est-à-dire: Il est exempt d’imperfection et glorifié soit-Il, Il est exempt des caractéristiques des créatures. Il est exempt d’imperfection, Il a la gloire et Il est exempt des caractéristiques des créatures.
ٱلَّذِی بِیَدِهِ ٱلۡمُلۡكُ (al-ladhi biyadihi l-moulk): Celui Qui détient la souveraineté, c’est-à-dire la souveraineté et le pouvoir sur toutes les créatures, toutes les créatures Lui appartienne. Et Il est Celui à Qui appartient la souveraineté. Il accorde la souveraineté à qui Il veut et Il hôte la souveraineté de qui Il veut. Quand on dit qu’Il est Celui à Qui appartient la souveraineté, cette deuxième dont il est question ici, c’est la souveraineté de la créature, c’est la souveraineté que Allah accorde à certains de Ses esclaves croyants et mécréants. La souveraineté dans ce sens-là est créée. Quant à la souveraineté qui est comprise de son nom Al-Malik c’est un attribut à Lui et cet attribut est éternel, exempt de début, exempt de fin. Lorsqu’il est dit : « Celui à Qui appartient la souveraineté », la souveraineté ici c’est celle qui est créée. Quant à notre parole : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui a la souveraineté » c’est-à-dire la souveraineté qui est Son attribut tabaraka wata^ala.
وَهُوَ عَلَىٰ كُلِّ شَیۡءࣲ قَدِیرٌ Et Il est sur toute chose, c’est-à-dire toute chose qui fait partie des possibles selon la raison, Il est sur toute chose tout-puissant, c’est-à-dire tout-puissant parfaitement. C’est-à-dire que Sa toute-puissance est parfaite, il n’y a pas une chose dont Il serait incapable. Il n’y a pas une chose possible selon la raison qui serait exceptée de Sa puissance.
- ٱلَّذِی خَلَقَ ٱلۡمَوۡتَ وَٱلۡحَیَوٰةَ (al-ladhi khalaqa l-mawta wal-hayata): Celui Qui a créé la mort et la vie, c’est-à-dire: Il a créé votre mort et votre vie, vous qui êtes responsables. Ainsi, Allah est Le Créateur des substances et des caractéristiques des substances.
لِیَبۡلُوَكُمۡ (liyablouwakoum): pour vous éprouver, c’est-à-dire: Il vous éprouve par les ordres qu’Il vous donne et par les interdits qu’Il vous fixe, tout cela avant votre mort, c’est-à-dire de votre responsabilité jusqu’à votre mort Il vous éprouve, ainsi ce manifeste de vous ce que Dieu a su qu’il proviendrait de vous. C’est-à-dire que ce qui provient de nous est quelque chose que Dieu sait. Et Il vous rétribuera ainsi pour vos œuvres (…).
أَیُّكُمۡ أَحۡسَنُ عَمَلࣰاۚ (‘ayyoukoum ‘ahçanou ^amala): Qui d’entre vous accompli les meilleures œuvres, c’est-à-dire qui d’entre vous accomplis les œuvres les plus sincères et les plus correctes. L’acte sincère c’est quand il est accompli pour l’agrément de Dieu et l’acte qui est correcte c’est qu’il soit conforme à la Sounnah.
Ce qui est visé c’est : Il vous a accordé la vie grâce à laquelle vous êtes capable d’œuvrer. C’est Lui Qui vous a donné la vie grâce à laquelle vous avez la capacité à œuvrer et Il vous a soumis à la mort qui est ce qui vous amène à choisir les bonnes œuvres plutôt que les mauvaises. Il vous a dominé par la mort, la mort qui est le moteur, ce qui vous appel, vous invite à choisir les bonnes œuvres plutôt que les œuvres laides, les œuvres mauvaises. Après la mort, il n’y a d’autre que la résurrection et la rétribution qui sont inéluctables. Et Allah a mentionné la mort avant la vie dans ce verset parce que le plus fort des gens, le plus intelligent et le plus efficace des gens qui incite les gens à œuvrer c’est celui qui a placé entre ses yeux la mort. La mort est le plus grand moteur des gens qui incite à œuvrer. Ce qui va motiver le plus les gens à œuvrer c’est de placer la mort entre les yeux, c’est-à-dire d’y penser.
وَهُوَ ٱلۡعَزِیزُ ٱلۡغَفُورُ (wa houwa l-^Azizou l-Ghafour): Il est Al-^Aziz c’est-à-dire Celui Qui vainc, Celui Qui n’est pas rendu impuissant par celui qui agit mal. Celui qui agit mal ne nuit aucunement à Dieu. Al-Ghafour c’est Celui Qui ne dévoile pas, Celui dont les gens qui font du mal, les gens qui dérapent ne désespère pas de Son pardon.
ٱلَّذِی خَلَقَ سَبۡعَ سَمَـٰوَ ٰتࣲ طِبَاقࣰاۖ مَّا تَرَىٰ فِی خَلۡقِ ٱلرَّحۡمَـٰنِ مِنتَفَـٰوُتࣲۖ فَٱرۡجِعِ ٱلۡبَصَرَ هَلۡ تَرَىٰ مِن فُطُورࣲ﴿ ٣ ﴾
ثُمَّ ٱرۡجِعِ ٱلۡبَصَرَ كَرَّتَیۡنِ یَنقَلِبۡ إِلَیۡكَ ٱلۡبَصَرُ خَاسِئࣰا وَهُوَ حَسِیرࣱ﴿ ٤ ﴾
وَلَقَدۡ زَیَّنَّا ٱلسَّمَاۤءَ ٱلدُّنۡیَا بِمَصَـٰبِیحَ وَجَعَلۡنَـٰهَا رُجُومࣰا لِّلشَّیَـٰطِینِۖ وَأَعۡتَدۡنَا لَهُمۡ عَذَابَ ٱلسَّعِیرِ﴿ ٥ ﴾
(al-ladhi khalaqa sab^a samawatin tibaqa, ma tara fi khalqi r-Rahmani mintafawout, farji^i l-basara hal tara min foutour (3) thoumma rji^i l-basara karratayni yanqalib ‘ilayka l-basarou khasi’an wa houwa hasir (4) wa laqad zayyana s-sama’a d-dounya bimasabiha wa ja^alnaha roujouma l-lich-chayatin, wa ‘a^tadna lahoum ^adhaba s-sa^ir (5))
- ٱلَّذِی خَلَقَ سَبۡعَ سَمَـٰوَ ٰتࣲ طِبَاقࣰاۖ (al-ladhi khalaqa sab^a samawatin tibaqa) Celui Qui a créée sept cieux similaires, c’est-à-dire qui sont les uns au-dessus des autres sans qu’ils ne soient en contacts les uns avec les autres. Et tu ne vois pas dans la création de Ar-Rahman (ici « tu » s’adresse au Messager ou à tout interlocuteur) pour prouver par que par Sa puissance Il est Celui Qui créée pareille chose, cette créature qui est tellement belle et harmonieuse que ces sept cieux qui sont les uns au-dessus des autres.
مَّا تَرَىٰ فِی خَلۡقِ ٱلرَّحۡمَـٰنِ مِنتَفَـٰوُتࣲۖ (ma tara fi khalqi r-Rahmani mintafawout) Tu ne vois pas dans la création de Dieu de «tafawout», c’est-à-dire d’inharmonie, de désordre. Autrement dit, il n’y a pas dans la création de Dieu, dans la création des cieux et autres que les cieux, de toutes Ses créatures, il n’y a pas dans de défauts dans la création.
فَٱرۡجِعِ ٱلۡبَصَرَ هَلۡ تَرَىٰ مِن فُطُورࣲ (farji^i l-basara hal tara min foutour): fixe encore du regard, regarde à nouveau, c’est-à-dire regarde à nouveau vers le ciel pour qu’il te soit confirmé de visu ce dont tu as été informé, de sorte à ce que tu n’aies aucun doute. Est-ce que tu vois des fissures dans le ciel ? Tu ne vois pas ni fissure, ni déformation, ni défaut. Allah fait que cette création est parfaite.
- ثُمَّ ٱرۡجِعِ ٱلۡبَصَرَ كَرَّتَیۡنِ (thoumma rji^i l-basara karratayni): Ensuite, regarde à nouveau une deuxième fois. Il a été dit qu’il n’a pas été visé la restriction à regarder à deux reprises, même si dans le verset il est cité « regarde une deuxième fois » mais ce qui est visé n’est pas de se restreindre à scruter, fixer du regard que par deux fois mais il est visé par la répétition de nombreuses fois, c’est-à-dire : regarde à nouveau, fixe bien du regard, est-ce que tu vois un défaut ? Est-ce que tu vois une fissure ?
یَنقَلِبۡ إِلَیۡكَ ٱلۡبَصَرُ خَاسِئࣰا وَهُوَ حَسِیر (yanqalib ‘ilayka l-basarou khasi’an wa houwa hasir): Ton regard te reviendras, c’est-à-dire que ce que tu vois te ramèneras l’information que ton regard sera déçu, loin de ce que tu cherches, c’est-à-dire que tu ne vas pas trouver de défauts. Ton regard rentrera bredouille, il reviendra à toi sans réussite à voir ce que tu voulais voir comme défauts. C’est-à-dire qu’il ne va trouver de défauts.
- وَلَقَدۡ زَیَّنَّا ٱلسَّمَاۤءَ ٱلدُّنۡیَا (wa laqad zayyana s-sama’a d-dounya): Et nous avons décoré le ciel. Le mot « dounya » signifie le plus proche, c’est-à-dire le ciel qui est le plus proche de nous, qui est celui que nous voyons qui est le premier. Avec quoi il a été décoré ? Avec بِمَصَـٰبِیحَ (bimasabih) des chandelles, c’est ainsi qu’ont été appelé les planètes (kawkab) est un terme qui désigne les étoiles. Des planètes qui éclairent comme le jour.
وَجَعَلۡنَـٰهَا رُجُومࣰا لِّلشَّیَـٰطِینِۖ (wa ja^alnaha roujouma l-lich-chayatin): Nous en avons fait des causes pour a lapidation des démons, c’est-à-dire vos ennemis, ceux qui vont font sortir de la lumière vers les ténèbres. « ar-roujoum » c’est un pluriel de « rajm » c’est un substantif par lequel a été nommé ce qui est lapidé. Ici ce qui est lapidé s’appelle « roujoum ». Cela veut dire que le fait que ces planètes, ces étoiles soient une cause de lapidation des démons parce qu’il s’en sépare des « chihab » des météorites. Cela veut dire que les démons sont lapidés par des boules de feu, ici le mot « chihab » et le mot « qabas » il s’agit de la boule de feu, cela veut dire qu’il se détache de l’étoile une boule de feu, l’étoile est stable dans sa place, comme une flemme de laquelle peut se détacher du feu et la flemme reste à sa place. Cela ne veut pas dire qu’ils sont lapidés par l’étoile elle-même mais c’est quelque chose qui se détache de l’étoile qui va lapider les démons. Il sera pris du feu qui va tuer se jinn ou qui va le rendre fou.
وَأَعۡتَدۡنَا لَهُمۡ عَذَابَ ٱلسَّعِیرِ (wa ‘a^tadna lahoum ^adhaba s-sa^ir): Et nous leur avons réservé (aux démons) le châtiment de l’enfer dans l’au-delà après leur brulure par les boules de feu dans le bas monde.
وَلِلَّذِینَ كَفَرُوا۟ بِرَبِّهِمۡ عَذَابُ جَهَنَّمَۖ وَبِئۡسَ ٱلۡمَصِیرُ﴿ ٦ ﴾
إِذَاۤ أُلۡقُوا۟ فِیهَا سَمِعُوا۟ لَهَا شَهِیقࣰا وَهِیَ تَفُورُ﴿ ٧ ﴾
تَكَادُ تَمَیَّزُ مِنَ ٱلۡغَیۡظِۖ كُلَّمَاۤ أُلۡقِیَ فِیهَا فَوۡجࣱ سَأَلَهُمۡ خَزَنَتُهَاۤ أَلَمۡ یَأۡتِكُمۡ نَذِیرࣱ﴿ ٨ ﴾
(wa li l-ladhina kafarou birabbihim ^adhabou jahannam, wa bi’sa l-masir (6) idha ‘oulqou fiha sami^ou laha chahiqan wa hiya tafour (7) takadou tamayyazou mina l-ghaydh, koullama ‘oulqiya fiha fawjoun sa’alahoum khazanatouha ‘alam ya’tikoum nadhir (8))
- وَلِلَّذِینَ كَفَرُوا۟ بِرَبِّهِمۡ wa li l-ladhina kafarou birabbihim): Et pour ceux qui ont mécru en leur Seigneur, c’est-à-dire pour tous ceux qui ont mécru en Dieu, qu’ils fussent des démons ou autres.
عَذَابُ جَهَنَّمَۖ (^adhabou jahannam): Ils auront le châtiment de la géhenne, et cela n’est pas réservé qu’aux démons qui ont été lapidés, cela n’est pas spécifique aux démons qui ont été lapidés dont il été question dans le verset précédent.
وَبِئۡسَ ٱلۡمَصِیرُ (wa bi’sa l-masir): Et quelle mauvaise demeure, c’est-à-dire: Et quelle mauvaise demeure qu’est l’enfer.
- إِذَاۤ أُلۡقُوا۟ فِیهَا (idha ‘oulqou fiha): Lorsqu’ils y seront jetés, c’est-à-dire qu’ils seront jetés en enfer tout comme on jette le bois dans un grand brasier.
سَمِعُوا۟ لَهَا شَهِیقࣰا (sami^ou laha chahiqan): On lui entend, c’est-à-dire on entend de l’enfer un soupir, un son qui est blâmable, comme le son de l’âne (l’âne quand il brait, c’est un son qui est laid) on entends aussi un son laid de l’enfer quand ils seront jetés dedans. Le bruit du feu, le crépitement des flemmes de l’enfer qui est abominable a été comparé au braiement d’un âne.
وَهِیَ تَفُورُ (wa hiya tafour): Alors qu’il est en train de bouillir, c’est-à-dire qu’on entend de l’enfer un bruit comme l’ébullition du chaudron quand il y a de l’eau qui est chauffée dedans.
- تَكَادُ تَمَیَّز(takadou tamayyazou): L’enfer va faillir se déchirer et se découper مِنَ ٱلۡغَیۡظِۖ (mina l-ghaydh) c’est-à-dire que l’enfer c’est comme s’il va se déchirer, se rompre par colère contre les mécréants. L’enfer a été comparé à quelqu’un qui est en colère, c’est un sens figuré pour indiquer l’extrême ébullition avec les mécréants dedans.
كُلَّمَاۤ أُلۡقِیَ فِیهَا فَوۡجࣱ (koullama ‘oulqiya fiha fawjoun): Chaque fois qu’un groupe est jeté dedans, c’est-à-dire un groupe de mécréants, سَأَلَهُمۡ خَزَنَتُهَاۤ (sa’alahoum khazanatouha): les anges qui en sont chargés les interrogent, il s’agit de Malik et de ceux qui sont avec lui parmi les anges de l’enfer, az-zabaniyah. Les zabaniyah est le nom des anges qui poussent les gens dans l’enfer. Les anges gardiens de l’enfer, Malik et les zabaniyah, ses aides, les interrogeront et c’est une interrogation de blâme. أَلَمۡ یَأۡتِكُمۡ نَذِیرࣱ (‘alam ya’tikoum nadhir): N’est-ce pas qu’ils vous est parvenu quelqu’un qui vous en a averti?! Un Messager qui vous a fait craindre ce châtiment.
قَالُوا۟ بَلَىٰ قَدۡ جَاۤءَنَا نَذِیرࣱ فَكَذَّبۡنَا وَقُلۡنَا مَا نَزَّلَ ٱللَّهُ مِن شَیۡءٍ إِنۡ أَنتُمۡ إِلَّا فِی ضَلَـٰلࣲ كَبِیرࣲ﴿ ٩ ﴾
وَقَالُوا۟ لَوۡ كُنَّا نَسۡمَعُ أَوۡ نَعۡقِلُ مَا كُنَّا فِیۤ أَصۡحَـٰبِ ٱلسَّعِیرِ﴿ ١٠ ﴾
فَٱعۡتَرَفُوا۟ بِذَنۢبِهِمۡ فَسُحۡقࣰا لِّأَصۡحَـٰبِ ٱلسَّعِیرِ﴿ ١١ ﴾
إِنَّ ٱلَّذِینَ یَخۡشَوۡنَ رَبَّهُم بِٱلۡغَیۡبِ لَهُم مَّغۡفِرَةࣱ وَأَجۡرࣱ كَبِیرࣱ﴿ ١٢ ﴾
(qalou bala qad ja’ana nadhiroun fakadh-dhabna wa qoulna ma nazzala l-Lahou min chay’in ‘in ‘antoum ‘illa fi dalalin kabir (9) wa qalou law kounna nasma^ou ‘aw na^qilou ma kounna fi ‘as-habi s-sa^ir (10) fa^tarafou bidhanbihim fasouhqan li‘as-habi s-sa^ir (11)’inna l-ladhina yakhchawna rabbahoum bi l-ghaybi lahoum maghfiratoun wa ‘ajroun kabir (12))
- قَالُوا۟ بَلَىٰ قَدۡ جَاۤءَنَا نَذِیرࣱ (qalou bala qad ja’ana nadhiroun): Ils ont dit «Ah que oui, ils nous ait bien parvenu un avertisseur», c’est une reconnaissance de leur part de l’équité et de la justice de Dieu, c’est un aveu, Allah leur a éliminé toutes excuses en leur envoyant des messagers et en les avertissant de ce dans quoi ils se sont retrouvés. فَكَذَّبۡنَا (fakadh-dhabna): ils ont dit: «Nous les avons démenti» c’est-à-dire qu’ils ont dit: «Nous avons démenti les messagers,
وَقُلۡنَا مَا نَزَّلَ ٱللَّهُ مِن شَیۡءٍ (wa qoulna ma nazzala l-Lahou min chay’in): et nous avons dit: Allah n’a rien révélé de ce que les avertisseurs qui ont prétendu être des envoyés, comme promesses et menaces et autres que cela» Ils reconnaissent qu’ils n’avaient pas cru en ce que Allah a révélé.
إِنۡ أَنتُمۡ إِلَّا فِی ضَلَـٰلࣲ كَبِیرࣲ (‘in ‘antoum ‘illa fi dalalin kabir): Et ils ont dit: «Vous n’êtes que dans un profond égarement», c’est-à-dire que les mécréants ont dit au Prophète qui les a averti: «Vous n’êtes que dans un profond égarement».
- وَقَالُوا۟ لَوۡ كُنَّا نَسۡمَعُ (wa qalou law kounna nasma^ou): Ils ont dit: «Si nous avions entendu» c’est-à-dire qu’ils ont dit: «Si nous avions entendu cet avertissement mais de la manière de celui qui recherche la vérité». أَوۡ نَعۡقِلُ (‘aw na^qilou): et ils ont dit: «et si nous avions résonné» c’est-à-dire à la manière de celui qui observe correctement alors cette réflexion nous aurait amenée à croire en sa véracité et en la véracité de ce à quoi il a appelé et qu’il n’est pas permis de suivre le contraire. مَا كُنَّا فِیۤ أَصۡحَـٰبِ ٱلسَّعِیرِ (ma kounna fi ‘as-habi s-sa^ir): ils ont dit: «Nous n’aurions pas été alors en enfer» c’est-à-dire au nombre des gens de l’enfer. Mais ils écoutaient le message à la manière de celui qui est entêté, à la manière de celui qui est orgueilleux, celui qui ne réfléchie pas à propos de la véracité de ce qu’il entend.
- فَٱعۡتَرَفُوا۟ بِذَنۢبِهِم (fa^tarafou bidhanbihim): Ils ont reconnu leur péché, ils ont reconnu leur mécréance pour avoir démenti les messagers. فَسُحۡقࣰا لِّأَصۡحَـٰبِ ٱلسَّعِیرِ (fasouhqan li‘as-habi s-sa^ir): Malédiction aux gens de l’enfer, c’est-à-dire qu’ils soient éloignés de la miséricorde et de la grâce de Dieu. Qu’ils aient reconnu ou qu’ils renient cela ne leur sera pas profitable.
- إِنَّ ٱلَّذِینَ یَخۡشَوۡنَ رَبَّهُم بِٱلۡغَیۡبِ (‘inna l-ladhina yakhchawna rabbahoum bil-ghayb): Certes ceux qui craignent Dieu sans avoir vu le châtiment. Et il a été dit : Ils croient en la véracité du châtiment alors qu’ils sont encore dans le bas monde, ils croient aux choses qui leurs échappent, qu’ils ne voient pas, qui aura lieu dans l’au-delà. Et il a été dit : Il le craigne lors de désobéissance alors que ne sont pas présentes avec eux car leur crainte est une crainte de Dieu et ce n’est pas une crainte de la critique des gens quand ils font le péché. لَهُم مَّغۡفِرَةࣱ (lahoum maghfiratoun): Ils auront un pardon, c’est-à-dire pour leur péché. وَأَجۡرࣱ كَبِیرࣱ (wa ‘ajroun kabir): Et une grande récompense, c’est-à-dire le Paradis.
وَأَسِرُّوا۟ قَوۡلَكُمۡ أَوِ ٱجۡهَرُوا۟ بِهِۦۤۖ إِنَّهُۥ عَلِیمُۢ بِذَاتِ ٱلصُّدُورِ﴿ ١٣ ﴾
أَلَا یَعۡلَمُ مَنۡ خَلَقَ وَهُوَ ٱللَّطِیفُ ٱلۡخَبِیرُ﴿ ١٤ ﴾
هُوَ ٱلَّذِی جَعَلَ لَكُمُ ٱلۡأَرۡضَ ذَلُولࣰا فَٱمۡشُوا۟ فِی مَنَاكِبِهَا وَكُلُوا۟ مِن رِّزۡقِهِۦۖ وَإِلَیۡهِ ٱلنُّشُورُ﴿ ١٥ ﴾
(wa ‘asirrou qawlakoum ‘awijharoubih, ‘innahou ^alimoun bidhati s-soudour (13) ‘ala ya^lamou man khalaqa wa houwa l-latifou l-khabir (14) houwa l-ladhi ja^ala lakoumou l-arda dhaloulan famchou fi manakibiha wa koulou min rizqih, wa ‘ilayhi n-nouchour (15))
- وَأَسِرُّوا۟ قَوۡلَكُمۡ أَوِ ٱجۡهَرُوا۟ بِهِۦۤ (wa ‘asirrou qawlakoum ‘awijharoubih): «Que vous parliez à voix basse ou que vous parliez à haute voix », il a été rapporté que les associateurs de la Mecque médisaient et insultaient le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand ils étaient entre eux. Et Jibril a informé le Prophète de ce que les associateurs de la Mecque avaient dit à son sujet et les insultes qu’ils avaient porté à son égard. Alors ils se sont dit entre eux : « Parlez à voix basse pour que le Dieu de Mouhammad ne vous entende pas » c’est alors que ce verset a été révélé.
Puis il a expliqué la parole إِنَّهُۥ عَلِیمُۢ بِذَاتِ ٱلصُّدُورِ (‘innahou ^alimoun bidhati s-soudour): « Certes, Il sait ce qu’il y a dans les poitrines », c’est-à-dire ce qui est caché dans les cœurs avant qu’il ne soit exprimé par les langues, alors comment ignorerait-Il ce qui a été dit même si c’était à voix basse. C’est-à-dire que le fait que vous parliez à voix basse ne Lui échappe pas, tout comme le fait que vous parliez à haute voix cela n’ajoute pas d’avantage de connaissance pour Lui.
- أَلَا یَعۡلَمُ مَنۡ خَلَقَ وَهُوَ ٱللَّطِیفُ ٱلۡخَبِیرُ (‘ala ya^lamou man khalaqa wa houwa l-latifou l-khabir): « Ne saurait-Il pas ce qu’Il a créé alors qu’Il est Al-Latif, Al-Khabir ?! […]. Il est Al-Latif : Celui Qui sait le détail des choses, Al-Khabir : Celui Qui la réalité des choses. Il y a en cela la confirmation qu’Il est le Créateur des paroles, cela est donc une preuve qu’Il est le Créateur des actes des esclaves, c’est-à-dire que Allah est le Créateur de tout vos actes et de toutes vos paroles, comment ne saurait-Il pas ce que vous cachez dans votre fort intérieur et ce que vous annoncez au grand jour, à savoir parmi vos paroles, puisqu’Il est en le créateur. Donc c’est une phrase sou forme de question mais c’est pour renier, c’est-à-dire pour dire que la réponse est « bien sûr que oui ».
هُوَ ٱلَّذِی جَعَلَ لَكُمُ ٱلۡأَرۡضَ ذَلُولࣰا فَٱمۡشُوا۟ فِی مَنَاكِبِهَا وَكُلُوا۟ مِن رِّزۡقِهِۦۖ وَإِلَیۡهِ ٱلنُّشُورُ﴿ ١٥ ﴾
- هُوَ (houwa) : c’est-à-dire Allah, ٱلَّذِی جَعَلَ لَكُمُ ٱلۡأَرۡضَ ذَلُولࣰا (al-ladhi ja^ala lakoumou l-arda dhaloulan): Celui qui a fait que la terre pour vous soit facile, elle est asservie pour vous de sorte qu’il ne vous est pas impossible de marcher dessus, vous n’êtes pas empêchés de pouvoir vous déplacer dessus. Parce que si Allah l’avait voulu Il aurait fait qu’elle soit comme des épines sur laquelle il serait difficile de marcher. فَٱمۡشُوا۟ فِی مَنَاكِبِهَا (famchou fi manakibiha) : Marchez dans ses différents recoins, dans les différentes régions, que ce soit pour déduire de votre raison la toute-puissance de Dieu ou pour rechercher votre subsistance. وَكُلُوا۟ مِن رِّزۡقِهِۦۖ (wa koulou min rizqih): Et consommez de la subsistance qu’Il vous accorde, c’est-à-dire de ce dont Allah vous pourvoie sur terre. وَإِلَیۡهِ ٱلنُّشُورُ (wa ‘ilayhi n-nouchour) : et à Lui le devenir, c’est-à-dire votre résurrection, votre rassemblement Lui appartienne et c’est Lui Qui possède tout cela. Il est Celui Qui vous interrogera sur le remerciement pour les grâces qu’Il vous a accordé.
ءَأَمِنتُم مَّن فِی ٱلسَّمَاۤءِ أَن یَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ فَإِذَا هِیَ تَمُورُ﴿ ١٦ ﴾
أَمۡ أَمِنتُم مَّن فِی ٱلسَّمَاۤءِ أَن یُرۡسِلَ عَلَیۡكُمۡ حَاصِبࣰاۖ فَسَتَعۡلَمُونَ كَیۡفَ نَذِیرِ﴿ ١٧ ﴾
وَلَقَدۡ كَذَّبَ ٱلَّذِینَ مِن قَبۡلِهِمۡ فَكَیۡفَ كَانَ نَكِیرِ﴿ ١٨ ﴾
(‘a‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yakhsifa bikoumou l-arda fa’idha hiya tamour (16) ‘am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba, fasata^lamouna kayfa nadhir (17) walaqad kadh-dhaba l-ladhina min qablihim fakayfa kana nakir (18))
- ءَأَمِنتُم (‘a‘amintoum) : C’est-à-dire : Vous les associateurs, vous croyez-vous à l’abri, en sécurité, مَّن فِی ٱلسَّمَاۤءِ (man fi s-sama’i) : c’est-à-dire Celui dont la souveraineté et l’éminence ce manifeste dans le ciel, parce que le ciel et le lieu de résidence des anges, parce que c’est du ciel que vous parvienne les Lois, c’est du ciel que descend la réalisation de ce que Dieu a ordonné qu’il est lieu dans Sa création. C’est du ciel de descende Ses Livres, c’est du ciel que descende Ses ordres et Ses interdictions. La signification : « Vous croyez-vous à l’abri du Créateur du ciel, de Celui à Qui le ciel appartient ? ». Note : On dit que مَّن فِی ٱلسَّمَاۤءِ (man fi s-sama’i) c’est-à-dire « Ahlou s-sama’ » il s’agit des anges, les anges ont la capacité de les ensevelir sous terre s’ils en reçoivent l’ordre. أَن یَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ (‘an yakhsifa bikoumou l-arda) : c’est-à-dire qu’Il vous ensevelisse, qu’Il face que la terre s’ouvre et que vous soyez ensevelit tout comme cela a été fait pour Qaroun. فَإِذَا هِیَ تَمُورُ (fa’idha hiya tamour) : Alors la terre va bouger, va trembler et elle va vous entourez et vous engloutir jusqu’à ses entrailles.
- أَمۡ أَمِنتُم مَّن فِی ٱلسَّمَاۤءِ أَن یُرۡسِلَ عَلَیۡكُمۡ حَاصِبࣰاۖ (’am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba) : Ou alors vous croyez-vous à l’abri de ceux qui sont au ciel qu’ils ne vous envoient des pierres par-dessus vous comme cela a été fait avec le peuple de Lout ^alayhi-salam. Le sens est : est-ce que vous êtes à l’abri de ces deux choses-là ? Et donc si vous n’avez pas la sécurité de ces deux choses-là que veut dire alors votre prolongation dans l’association à Dieu, et ceci est une éminente mise en garde. فَسَتَعۡلَمُونَ كَیۡفَ نَذِیرِ (fasata^lamouna kayfa nadhir) : Vous saurait qu’elle a été Mon avertissement, c’est-à-dire quand vous voyez ce qui vous a été mentionné et par lequel vous avez été averti, vous saurait comment était Mon avertissement mais ce sera au moment où cette connaissance ne vous sera pas profitable.
- وَلَقَدۡ كَذَّبَ ٱلَّذِینَ مِن قَبۡلِهِمۡ (walaqad kadh-dhaba l-ladhina min qablihim) : Déjà des gens avant eux ont démenti, c’est-à-dire «Des gens avant ton peuple», فَكَیۡفَ كَانَ نَكِیرِ (fa kayfa kana nakir) : c’est-à-dire «Comme Je les ai anéanti» et il y a ici un réconfort pour le messager de Allah et une menace de châtiment pour son peuple qui sont des associateurs. [13min30 : pas compris la phrase]
أَوَلَمۡ یَرَوۡا۟ إِلَى ٱلطَّیۡرِ فَوۡقَهُمۡ صَـٰۤفَّـٰتࣲ وَیَقۡبِضۡنَۚ مَا یُمۡسِكُهُنَّ إِلَّا ٱلرَّحۡمَـٰنُۚ إِنَّهُۥ بِكُلِّ شَیۡءِۭ بَصِیرٌ﴿ ١٩ ﴾
أَمَّنۡ هَـٰذَا ٱلَّذِی هُوَ جُندࣱ لَّكُمۡ یَنصُرُكُم مِّن دُونِ ٱلرَّحۡمَـٰنِۚ إِنِ ٱلۡكَـٰفِرُونَ إِلَّا فِی غُرُورٍ﴿ ٢٠ ﴾
أَمَّنۡ هَـٰذَا ٱلَّذِی یَرۡزُقُكُمۡ إِنۡ أَمۡسَكَ رِزۡقَهُۥۚ بَل لَّجُّوا۟ فِی عُتُوࣲّ وَنُفُورٍ﴿ ٢١ ﴾
أَفَمَن یَمۡشِی مُكِبًّا عَلَىٰ وَجۡهِهِۦۤ أَهۡدَىٰۤ أَمَّن یَمۡشِی سَوِیًّا عَلَىٰ صِرَ ٰطࣲ مُّسۡتَقِیمࣲ﴿ ٢٢ ﴾
(‘awa lam yaraw ‘ila t-tayri fawqahoum saffatin wa yaqbidna ma youmsikouhounna ‘illa r-rahman, ‘innahou bikoulli chay’in basir (19) ‘amman hadha l-ladhi houwa joundoun lakoum yansouroukoum min douni r-rahman, ‘ini l-kafirouna ‘illa fi ghourour (20) ‘amman hadha l-ladhi yarzouqoukoum ‘in ‘amsaka rizqah, bal lajjou fi ^outouwwin wa noufour (21) ‘afaman yamchi moukiban ^ala wajhihi ‘ahda ‘amman yamchi sawiyyan ^ala siratin moustaqim (22))
- أَوَلَمۡ یَرَوۡا۟ إِلَى ٱلطَّیۡرِ (‘awa lam yaraw ‘ila t-tayri) : N’ont-ils pas vu les volatiles « Tayr » et le pluriel de « Tayir », فَوۡقَهُمۡ (fawqahoum) : Au-dessus d’eux, c’est-à-dire dans l’air, صَـٰۤفَّـٰتࣲ (saffatin) : qui ont leurs ailes grandes ouvertes quand ces oiseaux vols dans l’air, leurs ailes sont grandes ouvertes quand ils sont dans les airs, وَیَقۡبِضۡنَۚ (wa yaqbidn) : Et qui les regroupent quand ils rabattent les ailes sur leur côté (le mouvement de l’oiseau qui bas ses ailes, tantôt les ailes sont ouvertes et tantôt les ailes sont fermés). مَا یُمۡسِكُهُنَّ (ma youmsikouhounna) : qui les retient de tomber, aussi bien au moment où leurs ailes sont largement ouvertes ou quand ils battent leurs ailes et les ramènent au niveau de leur corps, إِلَّا ٱلرَّحۡمَـٰنُۚ (‘illa r-rahman) : Ormi Dieu par Sa toute-puissance, c’est Lui Qui les empêche de tomber. Et de même, s’Il n’accordait pas le bien à ce monde alors les étoiles et les planètes qui sont dans leur trajectoire seraient tombées, elles ne seraient pas restées stable dans leur endroit, dans l’espace. إِنَّهُۥ بِكُلِّ شَیۡءِۭ بَصِیرٌ (‘innahou bikoulli chay’in basir) : Certes, Il sait absolument toute chose, Il sait ce qu’Il crée, Il sait ce qu’Il prédestine des choses surprenantes.
- أَمَّنۡ هَـٰذَا ٱلَّذِی هُوَ جُندࣱ لَّكُمۡ یَنصُرُكُم مِّن دُونِ ٱلرَّحۡمَـٰنِۚ (‘amman hadha l-ladhi houwa joundoun lakoum yansouroukoum min douni r-rahman) : « Ou alors est-ce que vous avez des soldats qui vous soutiennent autre que Dieu, c’est-à-dire qui vous donne la victoire d’autre que Dieu si Dieu vous éprouve par Son châtiment ?! » La aussi c’est une forme interrogative mais pour blâmer, par reniement, cela veut dire : « Personne ne vous soutiendra ». إِنِ ٱلۡكَـٰفِرُونَ إِلَّا فِی غُرُورٍ (‘ini l-kafirouna ‘illa fi ghourour) : « Certes les mécréants sont dans une grande erreur, ils sont trompés, le chaytan les a dupés, il leur a dit que le châtiment n’allait pas s’abattre sur eux.
- أَمَّنۡ هَـٰذَا ٱلَّذِی یَرۡزُقُكُمۡ إِنۡ أَمۡسَكَ رِزۡقَهُۥۚ (‘amman hadha l-ladhi yarzouqoukoum ‘in ‘amsaka rizqah) : « Ou alors qui donc vous donne votre subsistance si Dieu la retient ?! » La aussi c’est une forme interrogative mais la phrase à le sens de la mise en garde, du blâme, c’est-à-dire : « Nul autre que Dieu ne vous pourvoit, ne vous accorde votre subsistance ». بَل لَّجُّوا۟ فِی عُتُوࣲّ (bal lajjou fi ^outouwwin) : Malheureusement ils ont persistés sur orgueil et leur refus de la vérité, وَنُفُورٍ (wa noufour) : c’est-à-dire leur éloignement de la vérité, en raison de la difficulté qu’ils ont pour la suivre, ils ne l’ont donc pas suivie.
Puis Il a donné un exemple du mécréant et du croyant :
- أَفَمَن یَمۡشِی مُكِبًّا عَلَىٰ وَجۡهِهِۦۤ أَهۡدَىٰۤ أَمَّن یَمۡشِی سَوِیًّا عَلَىٰ صِرَ ٰطࣲ مُّسۡتَقِیمࣲ (‘afaman yamchi moukiban ^ala wajhihi ‘ahda ‘amman yamchi sawiyyan ^ala siratin moustaqi) : Est-ce que celui qui marche la tête vers le sol, qui trébuche à chaque instant, qui va dans n’importe quelle direction, il ne connaît pas sa destination, est-ce que celui-là est plus mûr et mieux guidé que celui qui marche droit, sauf de trébucher et de tomber, sur un chemin de droiture. Et nul doute que celui qui marche droit, le tronc droit, est mieux guidé. Alors, vous les gens soyez ainsi. Le mécréant c’est adonné à la désobéissance à Dieu dans le bas monde. Allah le rassemblera au jour du jugement la tête au sol. Le croyant lui il a été droit sur l’ordre de Dieu dans le bas monde ; Allah le rassemblera au Jour du jugement le tronc droit.
قُلۡ هُوَ ٱلَّذِیۤ أَنشَأَكُمۡ وَجَعَلَ لَكُمُ ٱلسَّمۡعَ وَٱلۡأَبۡصَـٰرَ وَٱلۡأَفۡـِٔدَةَۚ قَلِیلࣰا مَّا تَشۡكُرُونَ﴿ ٢٣ ﴾
قُلۡ هُوَ ٱلَّذِی ذَرَأَكُمۡ فِی ٱلۡأَرۡضِ وَإِلَیۡهِ تُحۡشَرُونَ﴿ ٢٤ ﴾
وَیَقُولُونَ مَتَىٰ هَـٰذَا ٱلۡوَعۡدُ إِن كُنتُمۡ صَـٰدِقِینَ﴿ ٢٥ ﴾
قُلۡ إِنَّمَا ٱلۡعِلۡمُ عِندَ ٱللَّهِ وَإِنَّمَاۤ أَنَا۠ نَذِیرࣱ مُّبِینࣱ﴿ ٢٦ ﴾
فَلَمَّا رَأَوۡهُ زُلۡفَةࣰ سِیۤـَٔتۡ وُجُوهُ ٱلَّذِینَ كَفَرُوا۟ وَقِیلَ هَـٰذَا ٱلَّذِی كُنتُم بِهِۦ تَدَّعُونَ﴿ ٢٧ ﴾
(Qoul houwa l-ladhi ‘ancha’akoum wa ja^ala lakoumou s-sam^a wal-‘absara wal-‘af’idah, qalilan ma tachkouroun (23) Qoul houwa l-ladhi dhara’akoum fi l-ardi wa ‘ilayhi touhcharoun (24) wa yaqoulouna mata hadha l-wa^dou ‘in kountoum sadiqin (25) qoul ‘innama l-^ilmou ^inda l-Lahi wa ‘innama ‘ana nadhiroun moubin (26) falama ra’awhou zoulfatan si’at woujouhou l-ladhina kafarou wa qila hadha l-ladhi kountoum bihi tadda^oun (27))
- قُلۡ (Qoul) : c’est-à-dire : « Dis, ô Mouhammad, dis aux associateurs, dis à ceux qui démentent la résurrection », هُوَ ٱلَّذِیۤ أَنشَأَكُمۡ (houwa l-ladhi ‘ancha’akoum) : C’est Lui Qui vous a créé la première fois, وَجَعَلَ لَكُمُ ٱلسَّمۡعَ وَٱلۡأَبۡصَـٰرَ وَٱلۡأَفۡـِٔدَةَۚ (wa ja^ala lakoumou s-sam^a wal-‘absara wal-‘af’idah) : qu’Il vous a accordé l’ouïe, la vue, le cœur. Il a spécifié ces trois-là parce que ce sont des instruments pour la connaissance. قَلِیلࣰا مَّا تَشۡكُرُونَ (qalilan ma tachkouroun) : Peu d’entre vous remercie pour ces grâces parce que vous attribuez des associés à Dieu, vous ne l’adorez pas exclusivement. Et il a été dit ici : peu veut dire « aucun », c’est-à-dire que les associateurs ne remercient ni peu ni beaucoup, mais la première explication veut dire que peu d’entre vous entreront en Islam et deviendront aux nombres de ceux qui remercient. Cela ne veut pas dire qu’il y a peu de mécréants qui remercient alors qu’ils sont sur la mécréance, car la mécréance et le remerciement sont incompatible, ils ne se réunissent pas.
- قُلۡ هُوَ ٱلَّذِی ذَرَأَكُم فِی ٱلۡأَرۡضِ وَإِلَیۡهِ تُحۡشَرُونَ ۡ (Qoul houwa l-ladhi dhara’akoum fi l-ardi wa ‘ilayhi touhcharoun) : Dis : c’est Lui Qui vous a créé sur terre et vous allez être rassemblé pour l’exposition des actes et la rétribution.
- وَیَقُولُونَ مَتَىٰ هَـٰذَا ٱلۡوَعۡدُ إِن كُنتُمۡ صَـٰدِقِینَ (wa yaqoulouna mata hadha l-wa^dou ‘in kountoum sadiqin) : Et ils disent, c’est-à-dire les mécréants, aux croyants par moquerie : « Quand est-ce que va se produire ce que vous ne promettez, c’est-à-dire ce châtiment, si vous êtes véridiques » c’est-à-dire qu’ils disent : « Si cela va avoir lieu, dites-nous quand cela aura lieu ».
- قُلۡ إِنَّمَا ٱلۡعِلۡمُ عِندَ ٱللَّهِ وَإِنَّمَاۤ أَنَا۠ نَذِیرࣱ مُّبِینࣱ (qoul ‘innama l-^ilmou ^inda l-Lahi wa ‘innama ‘ana nadhiroun moubin) : « Dis : cette connaissance, la science de quand aura lieu le châtiment, c’est Dieu Qui la détient et je ne suis qu’un avertisseur, c’est-à-dire je vous fais craindre cela ». مُّبِینࣱ (moubin) : c’est-à-dire : « je vous indique les Lois ».
زُلۡفَةࣰ سِیۤـَٔتۡ وُجُوهُ ٱلَّذِینَ كَفَرُوا۟ وَقِیلَ هَـٰذَا ٱلَّذِی كُنتُم بِهِۦ تَدَّعُونَ
falama ra’awhou si’at woujouhou l-ladhina kafarou wa qila hadha l-ladhi kountoum bihi tadda^oun
- فَلَمَّا رَأَوۡهُ (falama ra’awhou) : Quand ils vont voir ce qui leur a été promis, autrement dit le châtiment dont ils avaient été menacés, زُلۡفَةࣰ (zoulfatan) : c’est-à-dire proche d’eux, سِیۤـَٔتۡ وُجُوهُ ٱلَّذِینَ كَفَرُوا۟ (si’at woujouhou l-ladhina kafarou) : cette vision de ce châtiment, de ce qui a été promis va faire du mal à leur visage, puisque sur le visage on lira la tristesse, le chagrin, et ils seront recouvert de la poussière noire et obscure. وَقِیلَ هَـٰذَا ٱلَّذِی (wa qila hadha l-ladhi) : Il a été dit que ce sont les zabaniyah qui vont dire cela, qui sont les anges du châtiment, ceux qui poussent les gens de l’enfer en enfer ; ils vont dire : « Voici ce dont vous avez été menacés, c’est-à-dire ce que vous vouliez voir rapidement » c’est dire : « Vous prétendiez demander que ce soit rapide et vous disiez : applique nous ce dont tu nous menace ».
قُلۡ أَرَءَیۡتُمۡ إِنۡ أَهۡلَكَنِیَ ٱللَّهُ وَمَن مَّعِیَ أَوۡ رَحِمَنَا فَمَن یُجِیرُ ٱلۡكَـٰفِرِینَ مِنۡ عَذَابٍ أَلِیمࣲ﴿ ٢٨ ﴾
قُلۡ هُوَ ٱلرَّحۡمَـٰنُ ءَامَنَّا بِهِۦ وَعَلَیۡهِ تَوَكَّلۡنَاۖ فَسَتَعۡلَمُونَ مَنۡ هُوَ فِی ضَلَـٰلࣲ مُّبِینࣲ﴿ ٢٩ ﴾
قُلۡ أَرَءَیۡتُمۡ إِنۡ أَصۡبَحَ مَاۤؤُكُمۡ غَوۡرࣰا فَمَن یَأۡتِیكُم بِمَاۤءࣲ مَّعِینِۭ﴿ ٣٠ ﴾
(Qoul ‘araytoum ‘in ‘ahlakaniya l-Lahou wa man ma^iya ‘aw rahimana faman youjirou l-kafirina min ^adhabin ‘alim (28) qoul houwa r-rahmanou ‘amanna bihi wa ^alayhi tawakkalna, fasata^lamouna man houwa fi dalalin moubin (29) qoul ‘araytoum ‘in ‘asbaha ma’oukoum ghawran faman ya’tikoum bima’in ma^in (30))
- قُلۡ أَرَءَیۡتُمۡ إِنۡ أَهۡلَكَنِیَ ٱللَّهُ وَمَن مَّعِیَ أَوۡ رَحِمَنَا فَمَن یُجِیرُ ٱلۡكَـٰفِرِینَ مِنۡ عَذَابٍ أَلِیمࣲ﴿ ٢٨ ﴾ (Qoul ‘araytoum ‘in ‘ahlakaniya l-Lahou wa man ma^iya ‘aw rahimana faman youjirou l-kafirina min ^adhabin ‘alim) : « Dis ô Mouhammad: Si Dieu me fait mourir ainsi que ceux qui sont avec moi (c’est-à-dire mes compagnons), ou si Il nous fait miséricorde, c’est-à-dire qu’Il retarde notre terme, qui va sauvé les mécréants d’un châtiment douloureux, qui fait mal ». Les mécréants de la Mecque invoquaient contre le Messager de Dieu et contre les croyants pour qu’ils meurent. Le prophète a reçu l’ordre de leur dire : « Nous sommes des croyants, et nous nous attendons une des deux bonnes choses : soit nous mourrons comme vous le souhaitez et nous irons au Paradis ou alors il nous sera fait miséricorde et la victoire nous sera accordé contre vous tout comme nous l’espérons, et vous qu’est-ce que vous faites ? Qui vous préserve alors que vous êtes mécréants, qui vous préserve du châtiment de l’enfer ? Nécessairement vous irez là-bas, il n’y a pas de délivrance pour vous par notre mort, il n’y a pas de délivrance pour vous contre le châtiment. » La seule délivrance, la seule sauvegarde et par la croyance, par la foi en l’Islam.
- : قُلۡ هُوَ ٱلرَّحۡمَـٰنُ ءَامَنَّا بِهِۦ (qoul houwa r-rahmanou ‘amanna bihi) « Dis : c’est Ar-Rahman, Celui à l’adoration Duquel je vous invite. Nous croyons en Lui et nous ne mécroyons pas tout comme vous avez mécru. وَعَلَیۡهِ تَوَكَّلۡنَاۖ (wa ^alayhi tawakkalna) : A Lui nous nous fions, c’est-à-dire : nous nous en remettons à Lui totalement pour toutes nos affaires, فَسَتَعۡلَمُونَ (fasata^lamouna) :Vous saurez lorsque le châtiment va s’abattre sur vous, مَنۡ هُوَ فِی ضَلَـٰلࣲ مُّبِینࣲ (man houwa fi dalalin moubin) : Qui est dans un égarement profond, si c’est nous ou si c’est vous.
- قُلۡ أَرَءَیۡتُمۡ إِنۡ أَصۡبَحَ مَاۤؤُكُمۡ غَوۡرࣰا فَمَن یَأۡتِیكُم بِمَاۤءࣲ مَّعِینِۭ (qoul ‘araytoum ‘in ‘asbaha ma’oukoum ghawran faman ya’tikoum bima’in ma^in) : Dis : Voyez-vous si votre eau est absorbée par la terre et que les sources et les puits tarissent, que vos sceaux n’arrivent plus à atteindre l’eau parce que l’eau a été absorbée, qui donc vous ramènera de l’eau douce, de l’eau qui coule à laquelle peut parvenir qui le veut.
Et il est recommandé pour le récitateur après avoir récité ce verset de dire, après le mot « ma^in » : « Allahou rabbou l-^alamin », c’est-à-dire : « c’est Allah Qui peut nous ramener cette eau » mais c’est un défi qui leur a été lancé.
C’est ainsi que s’achève sourate Al-Moulk, le prophète a dit ce qui signifie : « j’aurais souhaité qu’elle soit dans le cœur de chaque personne de ma communauté » Celui qui persévère à la réciter toutes les nuits il sera préservé du supplice de la tombe.
القاديانيَّة المؤامرة الدنيئة والعقيدة الكفرية Al-Qādiyāniyyah : un complot vil et une croyance de mécréance : INTRODUCTION
Nous commençons l’étude de ce livre intitulé Al-Qādiyāniyyaا al-muʾāmarah ad-danīʾah wa al-ʿaqīdah al-kufriyyah. C’est un ouvrage que le Shaykh Jamīl Ḥalīm a rassemblé.
Introduction — المقدمة
قال رسولُ الله ﷺ : لَتُنتَقَضَنَّ عُرَى الإسلام عُرْوَةً عُرْوَةً، فَكُلَّمَا انتَقَضَتْ عُرْوَةٌ تَشَبَّثَ النَّاسُ بِالَّتِي تَلِيهَا، فَأَوَّلُهُنَّ نَقْضًا الحُكْمُ، وَآخِرُهُنَّ الصَّلاةُ
Dans l’introduction, le Shaykh Jamīl a cité un ḥadīth du Messager ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam, rapporté par Aḥmad, al-Muḥammil, Ummū bi-Khātim et Ibn Ḥibbān. Dans ce ḥadīth, le Messager ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam a dit, ce qui signifie :
« Les nœuds de l’Islam seront déliés nœud après nœud. Et chaque fois qu’un nœud est délié, les gens s’attachent au suivant. Le premier des nœuds qui sera délié sera le gouvernement, c’est-à-dire le fait de gouverner, et le dernier sera la prière »
L’importance de cette recherche — أهميَّة البحث
لقد عَلَّمَنا الصَّادِقُ المَصدُوقُ ﷺ أنَّ مِن علاماتِ السَّاعةِ الصُّغرى انتشارَ الجهلِ وقِلَّةَ العِلمِ وظُهورَ الكذَّابينَ المُحرِّفينَ مُدَّعِي النُّبُوَّة، أمثال غلام أحمد القاديانيّ، ولكنَّهُ
Ainsi, celui en la véracité duquel nous croyons, le Prophète ʿalayhi aṣ-ṣalātu wa as-salām, nous a appris que parmi les petits signes annonciateurs du Jour du Jugement, il y a la propagation de l’ignorance. Parmi ces signes, il y a la propagation de l’ignorance et la diminution de la science religieus. Ce n’est pas comme auparavant : autrefois, le commun des gens connaissait davantage de choses que certains qui, aujourd’hui, se prétendent imams. Le troisième signe est l’apparition de menteurs, de déformateurs, de charlatans, et même de certains qui prétendent être prophètes. Parmi ceux qui ont prétendu être prophètes, il y a Ghulām Aḥmad al-Qādiyāniyy, celui que nous allons justement étudier.
ولكنَّهُ ﷺ قال أيضًا: لَا تَزَالُ طَائِفَةٌ مِنْ أُمَّتِي ظَاهِرِينَ عَلَى الحَقِّ لا يَضُرُّهُم مَّن خَالَفَهُم
Cependant, le Messager ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam a dit, ce qui signifie :
« Il y aura toujours, au sein de ma communauté, un groupe qui sera sur la vérité. Ils seront apparents, et ceux qui les contredisent ne leur causeront aucun préjudice. »
هذه الطَّائفة من مَهَمَّاتِها تَفنِيدُ أقوالِ المُخَالِفينَ بعَونِ الله
Ce groupe qui restera sur la vérité aura parmi ses caractéristiques le fait de réfuter les opposants et de prouver la fausseté de ceux qui sont dans l’égarement. Ceux qui sont égarés seront dénoncés par ce groupe qui est sur la vérité, par la volonté et l’aide d’Allāh.
وإظهارُ تحريفاتِهم وفهمِ السَّقيم للأحكام المُنزَّلة عِبرَ إظهارِ حقيقتِهم
Ils montreront la déformation des égarés et leur mauvaise compréhension des lois révélées, en exposant leur réalité. C’est cela la caractéristique de ce groupe qui restera toujours sur la vérité.
والرَّدِّ على شُبَهِهم، فهيَ للباطل بالمِرصاد
Répondre aux tentatives de mise en doute fait donc partie de leur mission. Ce groupe reste à l’affût pour dénoncer les gens qui sont dans l’égarement.
ومَن عَرَفَ الحقَّ عَرَفَ أهلَهُ
Celui qui connaît la vérité reconnaît les gens qui sont sur la vérité. Si tu connais la vérité, en écoutant les différentes personnes et ce qu’elles disent, tu reconnaîtras ceux qui sont sur la vérité, car ils diront ce que tu as appris comme étant la vérité. En connaissant la vérité, tu reconnaîtras ceux qui sont sur la vérité.
ذلك أنَّ البَشَرَ ليسوا على درجةٍ واحدة مِنَ الفَهْمِ والذَّكاء وقُوَّةِ الإيمانِ
Il explique aussi que les êtres humains ne sont pas tous au même niveau de compréhension, d’intelligence et de force de. Les gens ne sont pas égaux : ils n’ont pas tous le même degré de compréhension, ni le même degré d’intelligence, ni la même force de foi.
بل هم أصنافٌ وأشكالٌ، منهم الخامِلُ، ومنهم المُخادِعُ، ومنهم مَن يُحبُّ المَسكَنةَ والذِّلَّة
Il existe différentes sortes et catégories de personnes. Il y a ceux qui ont une faible ardeur, peu de motivation. Il y a ceux qui dupent les gens, rusés comme des renards. Il y a ceux qui cherchent à paraître misérables, pauvres, afin d’attendrir le cœur des gens.
ومنهم مَن يُحبُّ الرِّياسَةَ والسُّلطةَ والشُّهرة
Il y a parmi les gens ceux qui aiment être chefs, qui aiment le pouvoir et le leadership. Ils veulent commander les autres. Ils aiment la célébrité et veulent être connus. Ainsi, les gens sont de différentes catégories.
لذا نَجِدُ على مَرِّ الأزمانِ أنَّ كلَّ صائح وَجَدَ لَهُ صَدًى
À travers les époques, à chaque personne qui élève la voix et lance un appel , tu trouves des gens qui font écho à ce qu’elle dit, c’est-à-dire qui la suivent.
وكلَّ داعٍ وَجَدَ لنفسِه أتباعًا، سواءً كانت دعوتُه خيِّرةً أو شريرةً
Que son appel soit un appel au bien ou un appel au mal, il trouvera des gens pour le suivre.
فالخَيِّرةُ يَقبَلُها أهلُ الخير، والشريرةُ يَتَلَقَّفُها أهلُ الشَّر
Les appels au bien sont suivis par des gens de bien, et les appels au mal sont suivis par des gens du mal.
، والتَّافِهةُ يَتَقَبَّلُها التَّافِهُونَ من النَّاس وضِعافُ النُّفوس
Et les appels insignifiants sont suivis par les gens insignifiants et faibles.
وغلام أحمد القاديانيُّ وَجَدَ لدعوتِهِ الشِّريرة التَّافِهةَ مَن يَتَقبَّلُها
Celui dont nous parlons s’appelle Ghulām Aḥmad al-Qādiyāniyy. Cet homme a trouvé pour son appel de mal et qui est vil, des gens qui l’ont accepté.
فالقاديانيَّةُ مِنَ الفِرَقِ والمذاهب الباطلة الخَطِرَة على الأُمَّةِ الإسلامية،
Les Qādiyāniyy constituent donc un groupe infondé et dangereux pour la communauté islamique. Infondé signifie qu’il ne repose pas sur les bases de l’appel de notre maître Muḥammad ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam.
الخارجة مِن عَباءة الاستعمار الإنجليزيّ
Qui est le fruit de la colonisation anglaise. C’est la colonisation anglaise qui l’a mis en place.
وقد انتشروا في كثير من البلاد الإسلامية
Ils se sont répandus parmi de nombreux pays islamiques. Ils ont bénéficié du soutien du colonisateur, par son pouvoir discret et par ses moyens financiers. Ils sont ainsi ses aides et ses outils pour propager la corruption parmi les musulmans.
يُعاونُهمُ الاستعمارُ بسُلطانِه الخفيِّ ومالِهِ
Ils ont bénéficié du soutien du colonisateur, par son pouvoir discret et par ses moyens financiers.
فَهُم أعوانُهُ وأداتُهُ في إشاعةِ الفسادِ بين المسلمين
Ils sont ainsi ses aides et ses outils pour propager la corruption parmi les musulmans.
وباسترداد تاريخيٍّ بسيط سنستعرض كيف نَبَتُوا، ومَن زَرَعَهُم
Le Shaykh explique qu’il présentera une revue historique simple afin de montrer comment ils ont pris racine, comment ils ont été implantés et qui a semé leur graine.
وسَنُحَذِّرُ النَّاسَ من شَوكِهم وَنَباتِهِم السَّامِّ الذي أَعيَا المجتمعَ الإسلاميَّ
Il dit : nous mettrons en garde les gens contre leurs épines et leurs plantes empoisonnées, qui ont éprouvé la société islamique. Nous dévoilerons leur réalité, leurs avis qualifiés d’impurs, ainsi que leurs paroles et leur enseignement empoisonnés.
وسنكشِفُ اللِّثامَ عن حقيقتِهم وآرائِهم النَّجِسة وأقوالِهم وتعاليمِهم المسمومة
Nous dévoilerons leur réalité, leurs avis d’impurs, ainsi que leurs paroles et leur enseignement empoisonnés.
وقد قال رسولُ الله ﷺ: قَد تَرَكتُكُم عَلى البَيضَاءِ لَيلُهَا كَنَهَارِهَا، لَا يَزِيغُ عَنهَا بَعدِي إِلَّا هَالِكٌ، مَن يَعِشْ مِنكُم فَسَيَرى اختِلافًا كَثِيرًا، فَعَلَيكُم بِمَا عَرَفتُم مِن سُنَّتِي، وَسُنَّةِ الخُلَفَاءِ الرَّاشِدِينَ المَهدِيِّينَ عَضُّوا عَلَيهَا بِالنَّوَاجِذِ
Puis il cite la parole du Prophète ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam
Ce qui signifie :
« Je vous ai laissés sur une voie claire qui est sécurisée de nuit, comme de jour. Nul ne s’en écartera après moi sans être voué à la perdition. Celui d’entre vous qui vivra longtemps verra beaucoup de divergences. Attachez-vous donc à ce que vous avez su de ma Sunnah. »
Il parle ici de la croyance et des jugements. Celui qui vivra longtemps verra apparaître de nombreuses divergences au sein de la communauté. Quelle est alors la solution ? Le Prophète l’a indiquée : attachez-vous à ma Sunnah. La Sunnah ici ne signifie pas simplement la tenue vestimentaire, comme certains le pensent. La Sunnah désigne la croyance et les actes.
Il a également dit : attachez-vous à la Sunnah des califes bien guidés – : Abū Bakr, ʿUmar, ʿUthmān et ʿAlī.
Et il a dit : « ʿAḍḍoū ʿalayhā bi-n-nawājidh », c’est-à-dire : mordez-y avec vos molaires, accrochez-vous-y fermement.
La Sunnah n’est pas quelque chose que l’on mord réellement ; cela signifie : ne la lâchez pas.
فالعقيدةُ الإسلاميةُ صافيةٌ نقيَّة، مَحجَّةٌ بيضاء
La croyance de l’islam est pure et claire, simple et limpide. C’est une route blanche, qui mène à la sauvegarde.
ولهذا فما إن تَظهَرُ البِدَعُ والفِتَنُ التي أرادَ أهلُها بسوء نيَّةٍ تَعكيرَ صَفاء العقيدة وطَمسَ نُورها، حتى يَقِفَ أهلُ الحقِّ بكلِّ حَزمٍ وشجاعةٍ ويقين لِرَدِّها والإنكار عليها وعلى أهلِها،
C’est pour cela que, dès que les mauvaises innovations apparaissent, dès que surgissent les sources de sédition et ceux qui cherchent à troubler la pureté de la croyance et à éteindre ou voiler sa lumière — par métaphore, comme si la croyance était une lumière — les gens de la vérité se mobilisent.
Avec fermeté, courage et certitude pour réfuter ces innovations et ces zizanies et les renier ceux qui en sont les instigateurs
لا تَأخُذُهُم في الله لومةُ لائم
Ils ne craignent le blâme de personne lorsqu’il s’agit de rechercher l’agrément d’Allāh.
فَحَفِظَ اللهُ بهم الدِّين
Par leurs cause, Allāh a préservé la religion. À chaque époque où certains ont tenté de propager le mal, d’autres se sont levés pour y faire barrage.
Ceci est une particularité de la communauté de notre maître Muḥammad ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam. Dans les communautés antérieures, après leurs prophètes, les égarés ont parfois pris le dessus. Le Shayṭān œuvre toujours, pour altérer et déformer le message des prophètes. Mais dans la communauté de Muḥammad, même s’il existe des égarés, la majorité est restée sur la vérité grâce à ceux qui interdisent le mal. Cela implique que chacun d’entre nous, lorsqu’il est témoin d’une chose incorrecte, dise stop. Que ce soit la médisance, la calomnie ou une mauvaise croyance, il faut interdire le faux, quel qu’il soit.
ولولا فضلُ اللهِ ثم تلك الجهودُ التي بَذَلُوها لاختَلَطَ الحقُّ بالباطل
C’est par la grâce d’Allāh envers cette communauté. Avant toute chose, c’est la grâce d’Allāh.
Premièrement, puis par les efforts de ces gens qui sont sur la vérité (ahl al-ḥaqq), en second lieu. Sans la grâce d’Allāh et sans les efforts de ceux qui sont fermement attachés à la vérité, le vrai se serait mélangé au faux.
وقالَ مَن شاء في الدِّين ما شاء
N’importe qui aurait alors parlé de la religion comme il le souhaite, et chacun aurait dit ce qu’il veut à propos de la religion.
Il n’y aurait pas eu de garde-fous, pas de groupe préservant la vérité. Or, grâce à ces gens qui ordonnent le bien et interdisent le mal, la croyance est restée limpide et claire depuis l’époque du Prophète ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam jusqu’à nos jours. C’est la même croyance, et elle est portée par la majorité des musulmans.
ولانتَشَرَ التَّحريفُ والخُرافاتُ، إلى أن يُصبِحَ المسلمونَ في دينِهم كما أصبحت عليه الأُمَمُ السَّابِقة
Sans ces efforts, par la grâce d’Allāh et par les efforts de ceux qui les ont accomplis, la vérité se serait confondue avec le faux. N’importe qui aurait alors parlé de la religion comme il le souhaite, et chacun aurait dit ce qu’il veut à propos de la religion. La falsification et les fausses informations se seraient largement propagées.
Si l’on observe l’histoire, il y a eu des périodes où des croyances déviantes ont pris de l’ampleur. Par exemple, les Muʿtazilah ont connu une grande influence à l’époque des ʿAbbāsides. Malgré cela, les gens de la vérité ont persévéré, et ces déviations ont fini par s’atténuer. Aujourd’hui encore, il existe une grande fitna (contre les wahabbites). Notre chaykh ʿAbd Allāh a comparé cela à fitna contre le dadjal. Les gens de la vérité sont présents, ils combattent par la science et la fermeté, et la vérité finit par prévaloir.
إلى أن يُصبِحَ المسلمونَ في دينِهم كما أصبحت عليه الأُمَمُ السَّابِقة
Sans la grâce d’Allāh et les efforts de ces gens, les musulmans seraient devenus comme certaines communautés précédentes. Mais Allāh a garanti la préservation de la religion qu’Il a agréée pour nous jusqu’au Jour du Jugement.
وسَخَّرَ له رجالًا يَخدِمُونَهُ يَبتَغُون فَضلًا من الله ورضوانًا
Allāh a asservi des gens au service de cette religion : Il a mis au service de la religion des hommes qui recherchent Son agrément et Sa grâce.
لا يَضرُّهم مَن خالَفَهم في حياة رسول الله ﷺ وبعد وفاته
Ceux qui s’opposent à eux ne leur nuisent pas. Leur opposition ne diminue ni leur ardeur ni leur détermination. Ceux qui les contredisent ne leur causent aucun tort, que ce soit durant la vie du Messager d’Allāh ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam ou après son décès.
فقد كان السَّلَفُ أَخلَصَ النَّاس وأَشَدَّهم حِفاظًا على شعائر الإسلام
Les Salaf, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, étaient les plus sincères. Ils étaient les plus fermes dans la préservation des rites de l’Islam.
ومنهم الصَّحابةُ فقد كانوا أَشِدَّاءَ على الكفار رُحماءَ بينهم، يتناصحونَ ويُرشِدون
Parmi eux se trouvent les Compagnons du Messager d’Allāh. Ils étaient fermes envers les mécréants et miséricordieux entre eux.
Ils s’encourageaient mutuellement au conseil. Les Compagnons avaient l’habitude, lorsqu’ils se rencontraient, de réciter Sūrat al-ʿAṣr. Ils se recommandaient la vérité et la patience. Le conseil signifie ramener la personne à la conformité avec la loi de l’Islam. Ce n’est pas un conseil basé sur une opinion personnelle, mais un rappel fondé sur la religion, afin que la personne soit en accord avec la loi d’Allāh. C’est cela, le véritable conseil.
Ils acceptent le conseil les uns des autres et ils guident vers la vérité et vers le bien.
لا يَسكتُ أَحدُهم إذا رأى مُنكَرًا من قريبٍ أو من بعيد، ولا يُداهِنُ منهم أَحَدًا.
L’un d’eux ne reste pas silencieux lorsqu’il voit quelque chose de blâmable, que cela vienne d’un proche ou d’un éloigné. Il ne dit pas : « Lui, c’est mon ami, nous avons grandi ensemble », puis il s’abstient de lui interdire le mal.
Il ne fait pas preuve d’hypocrisie. Il ne ment pas et n’embellit pas le mal. Il ne dit pas à quelqu’un qui est dans une mauvaise situation : « C’est bien ce que tu fais », alors qu’il sait que c’est faux. Lorsqu’il voit quelque chose d’incorrect, il dit : « Attention, cela n’est pas correct. » Il ne flatte pas les gens dans le sens du poil en disant « mā shāʾ Allāh » alors qu’il sait qu’ils sont dans l’erreur. Il conseille et il corrige.
Informations utiles
قال الشيخ عبد الله الهروي رحمة الله: «المؤمن التقي في الحالين يكون مطيعا لربه تبارك وتعالى.»
Notre chaykh ʿAbd Allāh a dit : le croyant pieux, dans les deux situations, obéit à son Seigneur. C’est le meilleur état pour l’être humain. Quelles sont ces deux situations ? Le croyant pieux remercie Allāh lorsqu’il est dans l’aisance, dans le confort, et il Le remercie également lorsqu’il traverse des épreuves et des difficultés. Dans les deux cas, il remercie Allāh. Que signifie remercier Allāh ? Cela signifie Lui obéir dans toutes les situations : dans l’aisance comme dans la difficulté.
وثبت في الصحيحين عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال: «من صلى الصبح فهو في ذمة الله تعالى.» أي في أمان الله وحفظه. معناه له عهد من الله
Il est rapporté de manière authentique dans les deux Ṣaḥīḥ, celui d’al-Bukhārī et celui de Muslim, que le Messager d’Allāh ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam a dit, ce qui signifie :
« Celui qui accomplit la prière du ṣoubḥ est sous la protection d’Allāh. »
Être sous la protection d’Allāh signifie qu’il bénéficie d’une promesse de protection de la part d’Allāh. Cela veut dire qu’Allāh le protège. Certains savants ont expliqué que celui qui accomplit la prière du ṣubḥ à son heure, en particulier en assemblée lorsqu’il en a la possibilité, est sous la protection d’Allāh pour cette journée.
Et nous terminons avec une invocation du Prophète ṣallallāhu ʿalayhi wa sallam :
يا ذا المعروف الذي لا ينقطع أبداً ولا يحصيه غيرك فرج عني ما أهمني
Ô Toi Qui accordes le bien qui ne s’interrompt jamais,
Et que nul autre que Toi ne sait,
Soulage-moi de ce qui me préoccupe.
Tafsir an-Nasafiyy : sourate al-A alaa
Sourate Al-‘A^la est une sourate qui est mecquoise. Elle comporte 19 versets.
Bismi l-Lāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm
Sabbihisma Rabbika l-’Aʿlā [1]
Sabbihisma Rabbika l-’Aʿlā signifie : « Exempte ton Seigneur ». « Exempte ton Seigneur de ce qui n’est pas digne de Lui ». « Al-’A^la », ça veut dire « al-ʿOulouww » qui signifie « La domination et la puissance ». Ici, il ne s’agit pas de l’endroit. Ce n’est pas une élévation par l’endroit, puisque Allah ne dépend pas des endroits. C’est lui le créateur des endroits. Il ne dépend pas de Ses créatures. Dans le hadith, lorsque cette ayah a été révélée, le Prophète – ^alayhi s-salam – a dit ce qui signifie : « Appliquez ce verset dans votre prosternation ». C’est pour cela que quand on est en prosternation, on dit : « Soubhana Rabbiya l-’A^la ». Ça, c’est le premier verset.
Le deuxième,
Al-ladhī khalaqa fa ṣawwā [2]
Il est Celui qui a créé toute chose et Il a fait que la création soit parfaite. Il n’y a pas eu dans Sa création des choses qui sont inégales, qui sont inappropriées, imparfaites. Mais toute Sa création est avec perfection et avec harmonie. Preuve que cela provient d’un Être qui a une science et qui a une sagesse.
Le troisième verset,
Wa l-ladhī qaddara fa hadā [3]
C’est-à-dire, Celui qui a prédestiné à tout être vivant ce qu’il lui faut et Il l’a guidé vers cela. Il lui a fait connaître comment en profiter, en tirer profits. « fa hadā » c’est-à-dire, Il a guidé et Il a égaré. Mais « Il a égaré » ici a été omis parce que c’est ce qu’on appelle une figure de style en arabe de al-iktifâ. Al-iktifâ c’est comme dans le verset de sourate Aali Imraan. C’est comme dans sourate Aali Imraan, le verset 26 : « biyadikal khayr » « À toi appartient le bien ». Ça sous-entend « et le mal » également. Certains ignorants pensent que le bien c’est ce que Allah prédestine par Sa Science, Sa Volonté et Son agrément et que le mal ce n’est pas Allah qui le prédestine. Une telle croyance fait sortir de lIislam, c’est de la mécréance. Allah est Celui qui crée le bien et le mal. Il est celui qui a créé la foi et la mécréance dans Ses esclaves. Il a créé en celui-ci la foi et en cet autre la mécréance. On ne dit pas : « Pourquoi Il crée la mécréance en celui-là pour qu’Il le châtie dans l’au-delà ? ». Allah n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.
C’est le style en arabe qui s’appelle al-iktifâ, c’est-à-dire la suffisance. Il se suffit de citer un des deux opposés pour englober le deuxième. Comme Sa parole ta^ala: « Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut » dans sourate an-Nahl verset 93 :
Wa l-ladhiī ’akhraja l-marʿā [4]
C’est le verset 4. Il est Celui qui a fait pousser le pâturage, ce que les bêtes peuvent paître ou ce qu’elles peuvent brouter.
Fajaʿalahou ghoutha’an ’aḥwā [5]
Il en a fait – donc de ces herbes – ce qui est sec et cassant. « Al-ghouthā » c’est ce que le ruisseau ou le torrent emporte sur son passage comme brindilles sèches et autres. « al-hashim » ce sont les plantes qui sont cassantes, qui se cassent. Donc il en a fait ce qui est sec et cassant et ce qui est noir, « aḥwā ». Ça c’est le verset numéro 5.
Le verset numéro 6,
Sanouqri’ouka fa lā tansā [6]
C’est-à-dire, Nous allons t’apprendre le Qour’an afin de ne pas l’oublier.
’illā mā cha’a l-Lāhou [7]
c’est-à-dire, sauf ce que Dieu veut abroger. Et ceci est une annonce de bonne nouvelle de la part de Allah à son Prophète, à savoir qu’il lui conservera la révélation afin que rien ne lui échappe. Sauf ce que Allah veut abroger, il échappera de sa mémorisation parce qu’il n’aura plus le statut de récitation de Qour’an.
‘innahou yaʿlamou l-jahra wa mā yakhfā [7]
C’est le verset numéro 7. C’est-à-dire : Certes, quand tu récites à haute voix avec la récitation de Jibril par crainte de l’oublier, et Allah sait que tu récites à haute voix avec lui et Il sait ce qu’il y a dans ton cœur, ce qui t’amène à prononcer à haute voix. Ou Il sait ce que tu récites en ton cœur par crainte de l’oubli. Ou c’est général, c’est-à-dire, Il sait ce que vous cachez dans vos cœurs et ce que vous annoncez au grand jour parmi vos paroles et vos gestes, ce qui est apparent et ce qui est caché de vos états.
Wa nouyassirouka li l-yousrā [8]
Le verset numéro 8. Nous allons t’accorder la réussite vers le chemin qui est le plus facile, le plus aisé, c’est-à-dire la mémorisation de la révélation. Et il a été dit que la voie la plus facile, c’est la loi, la loi qui est belle, c’est-à-dire qui ne comporte pas de difficultés et qui n’est pas difficile, celle qui est la plus facile des lois.
Le verset numéro 9,
Fadhakkir ’in nafa^ati dh-dhikrā [9]
« Fadhakkir » c’est-à-dire : Exhorte les gens par le Qour’an. ’in nafʿati dh-dhikrā [9]
Il a été dit que la forme apparente de ce verset c’est une condition. C’est-à-dire, que c’est peu probable que l’exhortation ait un effet sur eux, c’est-à-dire ceux qui ont le cœur qui est fermé. Et il a été dit que c’est un ordre de faire le rappel dans l’absolu, comme dans la parole de Allah, fadhakkir ‘innama ‘anta moudhakkir , sourate Al-Ghachiyah, verset 21, qui signifie : « Fais le rappel, tu n’es que quelqu’un qui fait le rappel » Donc, il a été dit qu’il n’y a pas de condition que ça soit utile. Donc, tu fais l’exhortation sans requérir la condition qu’il y ait un bénéfice derrière.
Le verset numéro 10,
Sayadhdhakkarou man yakhchā [10]
« Sayadhdhakkarou » c’est-à-dire, seront exhortés et accepteront le rappel « man yakhchā » ceux qui craignent Allah » et qui craignent une fin malheureuse.
Le verset 11,
Wa yatajannabouha l-’ashqā [11]
« Wa yatajannabouhā » et va s’éloigner de ce rappel, de cette exhortation et ne va pas l’accepter – « al-’cshqā » – le mécréant. Il a été dit qu’elle a été révélée à propos de Al-Walid ibn al-Moughirah » et de ibn Rabi’ah
Alladhī yaṣla n-nāra l-kubrā [12]
Le verset 12. Celui qui entrera dans le feu de l’enfer – et le feu, donc ici, il est appelé le feu majeur, c’est-à-dire le feu de l’enfer tandis que le feu mineur, c’est celui du bas monde –
Thumma lā yamoutou fīhā wa lā yaḥyā [13]
« Thumma lā yamoutou fīhā » Et il ne va pas y mourir pour se reposer du châtiment. « wa lā yaḥyā » et il ne va pas vivre une vie de plaisir où il va avoir une vie heureuse.
Le verset 14,
Qad ’aflaḥa man tazakkā [14]
« Qad ’aflaḥa » : Aura réussi, aura obtenu la victoire, « man tazakkā » celui qui s’est purifié du chirk ou celui qui s’est purifié pour la prière ou celui qui a accompli la zakat.
Wa dhakara sma Rabbihi fa ṣallā [15]
C’est le verset 15, Et qui a mentionné le nom de Allah et qui a donc fait la prière, c’est-à-dire les cinq prières. « Wa dhakara sma Rabbihi » c’est-à-dire, il a mentionné le nom de son Seigneur, il a dit la parole « Allahou ‘akbar » pour l’ouverture de la prière. « fa ṣallā » c’est-à-dire il a fait les cinq prières, ça c’est le verset 15.
Bal tou’thirouna l-hayata d-dounya [16]
Le verset 16. Mais en réalité, vous préférez la vie du bas monde au détriment de l’au-delà et vous ne faites pas ce qui pourrait vous accorder la réussite. Et ce qui est concerné par ce discours ici, ce sont les mécréants.
Le verset 17,
Wa l-‘ākhiratou khayroun wa abqā [17]
Et l’au-delà vaut mieux et demeure plus. Elle est meilleure en elle-même et elle dure plus que le bas-monde.
Le verset 18,
Inna hādhā lafī s–souhoufi l-ʾoula [18]
Cela figure dans les premiers livrets.
souhoufi ʾIbrāhīma wa Mousa [19]
Le verset 19. Les livrets de ’Ibrāhīm et de Mouça. « hādhā », ceci est un démonstratif. Il fait allusion à la parole de Allah « Qad ’aflaḥa » jusqu’à « wa abqā » c’est-à-dire, le sens de ces paroles figure dans ces livrets ou ceci fait allusion à toute cette sourate dans sa totalité. Dans Al-‘Athar, il figure – dans les livrets de ‘Ibrahim qui signifie : « Il convient à celui qui est sensé de garder sa langue, c’est-à-dire de ne pas trop parler, d’être au courant des faits de son époque, c’est-à-dire il sait qu’est-ce qu’il y a de bien dans son époque pour le faire et l’encourager et ce qu’il y a de mal dans son époque pour l’éviter et mettre en garde contre, et de s’occuper de soi-même, pour essayer d’améliorer son état dans un objectif d’amélioration et de progression continue ».