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Le bon comportement entre mari et femme

Posted in cours général,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2019

Que Allaah honore et élève le rang de notre Maître MouHammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre de ce nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Celui qui suit ce chemin, aura une grande réussite, c’est à dire le chemin de l’amour véritable, de l’amour sincère les uns pour les autres. Mais le simple fait de se réunir, de se rencontrer, tout en se trompant, en étant malhonnête, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

Il se peut alors que celui qui en apparence t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. D’ailleurs dans le Qour’an, Allah ta^ala dit ce dont on comprend : « Ceux qui étaient des amis les uns pour les autres dans ce bas monde pour des sujets du bas monde et pas pour l’agrément de Dieu, vont se transformer au Jour du Jugement en des ennemis les uns pour les autres. ».

Pourquoi est-ce qu’ils vont devenir des ennemis ? Parce que si leur amitié était pour des raisons du bas monde, ils vont s’entrainer les uns les autres dans le péché, et donc au Jour du Jugement, chacun va dire à l’autre « C’est à cause de toi que je suis dans cette situation maintenant. ». Donc c’est ainsi qu’ils vont se transformer en des ennemis les uns pour les autres.

 

L’auteur dit : C’est pour cela que les maris doivent avoir ce caractère éminent, pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit pour montrer l’importance de ce caractère, le fait de s’aimer sincèrement les uns les autres pour l’agrément de Dieu, qu’au Jour du Jugement, lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil, ils seront à l’ombre du Trône, et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend pas la suite.

 

Dans le Hadith qoudsiyy, notre Prophète a dit (…), c’est à dire dans le Hadith de 7 catégories de personnes qui seront à l’ombre du Trône au Jour du Jugement, il y a 7 catégories, parmi ces 7 catégories, il y a deux personnes qui se sont aimés pour l’agrément de Dieu, c’est à dire que ce qui les a réunis c’est l’agrément de Dieu, et quand ils se séparent, c’est pour l’agrément de Dieu également. Donc ils n’ont pas d’intérêt du bas monde. Si le couple est basé sur la recherche de l’agrément de Dieu, alors au Jour du Jugement, ils auront cette grande récompense. Ceux qui s’aiment pour l’agrément de Allah, se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché ni pour le mal. Ce qui les réunit c’est l’obéissance à Allah, loin des objectifs du bas monde. Ils ne se trompent pas les uns les autres, ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne s’indiquent les uns aux autres l’égarement et l’injustice, au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala.

 

Veille, toi mon frère, et veille, toi ma soeur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là, ô Allah, Toi Le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde, fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.

 

Qu’est ce que cela veut dire s’aimer pour l’agrément de Allah ? C’est à dire avoir cet amour pour obéir à Dieu. Parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres, de nous entraider pour ordonner le bien et interdire le mal, c’est à dire que c’est dans cet objectif là. Ce n’est pas un amour passionnel, ou un amour pour des intérêts du bas monde, c’est vraiment un amour qui est désintéressé, uniquement pour accomplir ce que Dieu nous a ordonné de faire. C’est à dire que la personne dit « Voilà, cette personne c’est une musulmane, elle a la croyance qui mène au Paradis, je l’aime pour l’agrément de Dieu, c’est à dire si elle me sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, je suis présent et moi j’espère aussi que quand je la sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, elle sera présente, et nous nous entraidons pour obéir à Dieu, pour nous encourager à faire ce que Dieu nous a ordonné et à éviter ce que Dieu nous a interdit. ». Donc c’est cela le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, et au sein du couple, à fortiori.

 

Il est parvenu dans le Hadith qoudsiyy que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie : « Allah dit : « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément, auront des chairs de lumières au Jour du Jugement (la chair c’est ce que l’on appelle Al Mimbar, c’est ce sur quoi on s’assoit). »

Ceci aura lieu avant leur entrée au Paradis, c’est à dire avant l’entrée au Paradis, ils auront cette situation là. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du trône sur des mimbar, des chairs, comme des fauteuils de lumière, de sorte que les gens seront heureux pour eux, c’est à dire les gens quand ils vont les voir, ils seront heureux pour eux. Les prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les prophètes aient un degré supérieur, lorsqu’ils verront cela, pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils se réjouiront pour eux. C’est ce que l’on appelle al ghibtah, à la différence de l’envie. Donc l’envie c’est quand la personne ne supporte pas un bien que son frère a et il oeuvre en conséquence de ce sentiment pour essayer de lui enlever ce bien que son frère ou sa soeur a eu. Al ghibtah c’est de se réjouir pour le bien de son frère, ça c’est un caractère qui louable, c’est louable que de se réjouir pour un bien que Allah a accordé à quelqu’un d’autre. Les prophètes vont avoir ce sentiment de réjouissance pour le bien que Dieu accorde à ceux qui se sont aimés les uns les autres pour l’agrément de Dieu, ils se sont réjouiront pour eux.

 

L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie ni d’hypocrisie. Quand il voit que son ami est dans une mauvaise situation, par exemple il est en train de commettre les péchés, il ne lui embellit pas ce mal, sous prétexte qu’ils sont des amis, il ne se tait pas, tant qu’il est capable de l’en délivrer. S’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie ni d’hypocrisie, ils s’entraident pour l’obéissance et se donnent le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, ils se faisaient le rappel de la Parole de Allah ta^ala l’un à l’autre,(…) c’est à dire « Allah jure par al ^asr, (al ^asr c’est ce moment de la journée), que la plupart des gens vont à leur perte sauf ceux qui sont croyants et qui ont agi en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la bonne croyance et l’obéissance à Allah, ainsi que la patience pour accomplir les actes d’adoration. »

 

Le fait de s’aimer les uns les autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône, au Jour du Jugement. Au Jour du Jugement, le soleil se rapproche de la tête des gens jusqu’à être à une distance de un mil, et au Jour du Jugement il n’y a pas d’arbre sous lequel on puisse s’abriter, il n’y a pas de grotte ou de caverne pour entrer, pour être à l’ombre, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’autre ombre que celle du Trône.

Ceux qui s’aiment les uns les autres seront à l’ombre du Trône, ils échapperont à la chaleur du soleil. Le soleil sera tellement proche, que les gens vont avoir leur transpiration pour certains qui leur arrive jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’au nombril, d’autres vont se noyer dans leur transpiration, sans que la transpiration de l’un ne dépasse pour toucher celui qui est a côté.

Le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah, est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le Hadith qoudsiyy (…) ce qui signifie :  « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément. ».

 

La félicité dans le bas monde :

 

La femme vertueuse fait partie des 4 choses qui font gagner le bonheur du bas monde, tout comme cela est parvenu dans le Hadith, rapporté par le Hafidh Diya’ou d-din Al Maqdisiyy, qui a pour sens « Le bonheur du bas monde, c’est à dire le bonheur dans cette vie ici-bas, est tel : une grande maison, une bonne monture pour se déplacer, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. ». Voila les 4 exemples de bonheur dans le bas monde. Ceci est mentionné dans le Hadith. La première choses que le Prophète a mentionné c’est par exemple une grande maison, une maison où tu as de l’espace, une bonne monture, c’est à dire une monture qui ne se rebelle pas, qui est docile, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. Ce sont là les exemples des biens du bas monde que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a mentionné. Ce sont les 4 choses qui mènent au bonheur dans le bas monde.  Celui qui a ces 4 choses vivra heureux et il se peut que ces 4 choses l’aident dans sa religion et lui profite pour son au-delà. Bien entendu, cela ne veut pas dire que celui qui possède une grande maison, une bonne monture, qui a pour voisin un homme vertueux, et qui a pour épouse une femme vertueuse, sera assurément heureux dans l’au-delà.

 

En effet, la base de l’islam c’est de croire en Allah et de croire en Son Messager Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Celui qui réalise cela aura réalisé la meilleure des oeuvres. Cette croyance c’est la meilleure des oeuvres. Par contre, celui qui ne réalise pas cela, aura perdu tout bien, car il aura perdu la félicité de l’au-delà, celle qui n’aura pas de fin.

 

Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle soutient son mari pour sa religion, en s’occupant de la maison, tandis que lui se charge de ramener la subsistance au foyer, ce qui le libère pour se consacrer à la science de la religion et aux oeuvres pieuses. La base pour obtenir la félicité dans ce bas monde et l’au-delà, c’est l’attachement à la religion. C’est cela le secret de la réussite, c’est de s’attacher à la religion. Si l’épouse n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle affaiblisse l’attachement à la religion de son mari et provoque ainsi une nuisance dans son quotidien. Cela est également le cas si la femme a un mauvais comportement. Sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Compte tenu de cela, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a incité à épouser la femme attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala, qui agit avec bienfaisance envers son mari, et qui lui obéit dans ce qui fait obtenir l’agrément d’Allah ^azza wa jall.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…) ce dont nous comprenons en français : « La femme est généralement choisie pour chaque critère (c’est à dire les hommes quand ils veulent se marier, généralement ils prennent en considération ces 4 critères, quels sont-ils ?) : les biens, la beauté, l’ascendance et l’attachement à la religion.

Les biens, c’est à dire de ce qu’elle dotée ou pas, la beauté, l’ascendance, c’est à dire de quelle famille elle est, et l’attachement à la religion.

Mais qu’est ce que le Prophète a dit ? Il a dit à la fin ce qui signifie :  « Recherche la femme pour son attachement à la religion, tu y gagneras. C’est à dire la valeur sure c’est l’attachement à la religion, le reste sera perdu, mais l’attachement à la religion, c’est cela qui est la valeur qui est sure.

 

Dans le Hadith, le Prophète a utilisé une expression : « taribat yadak ». L’expression « taribat yadak » que le Prophète a utilisé indique une insistance de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à épouser la femme qui est attachée à la religion, celle qui craint Allah ta^ala, qui oeuvre et agit avec bienfaisance envers son mari en lui obéissant dans ce qui permet d’obtenir l’agrément de Dieu. Dans ce Hadith il y a donc également un encouragement de la part du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, afin que les femmes apprennent les sujets de la religion. Parce que si la femme apprend les sujets de la religion, non seulement elle va aider son mari dans son application à la religion, mais en plus elle pourra éduquer une génération. Mais si la femme n’a pas appris la religion, elle sera une difficulté, une épreuve pour son mari et ses enfants ne vont pas pouvoir apprendre auprès d’elle.

Il y a donc un risque que ses enfants soient perdus. C’est pour cela que c’est très important l’apprentissage de la femme, de la fille dès qu’elle est jeune et du garçon bien sûr.

 

Celui qui a un meilleur comportement envers son épouse :

 

L’auteur dit :

 

At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : « khayroukoum, khayroukoum li ‘ahlih, wa ana khayroukoum li ‘ahlih. », ce qui a pour sens « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse, et je suis celui qui est le meilleur avec son épouse. ».

C’est à dire que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a appris que, font partie des meilleurs croyants ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse.

Le Prophète est celui qui a le meilleur des comportements avec son épouse. Le musulman qui a un excellent comportement avec son épouse, est meilleur que les autres musulmans. Donc celui qui agit bien avec son épouse, il est meilleur que les autres musulmans. Parmi les exemples de l’excellent comportement du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y a le fait qu’après avoir passé la nuit chez l’une de ses épouses, il passait au matin voir chacune d’entre elle l’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune et disait « As-salamou ^alaykoum wa rahmatoul-Lahi wa barakatouhou ‘ahla lbayt », c’est à dire que c’est lui qui passait devant chacune de ses épouses pour leur passer le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne le saluer, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu, celui que Allah agrée le plus, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Prenons exemple sur ce comportement. Quelle joie il introduit ainsi dans le coeur de ses épouses par ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager, qu’il se comporte avec bienfaisance envers son épouse, qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil ou d’oppression avec elle, mais qu’il agisse plutôt avec miséricorde, compassion, patience et sagesse. Qu’il ne soit pas dure et qu’il n’agisse pas mal avec elle.

 

N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses, qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme il le souhaite ?

Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, il mérite un intense châtiment dans l’au-delà, il lui sera prélevé de ses récompenses le nombre qui correspond à ses injustices, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe, il demande le pardon à son épouse, il ne sera alors pas puni à cause de cela.

 

Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, participait au quotidien dans la maison, comme tout un chacun. Il faisait la traie de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait, et entretenait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparation. Il n’agissait pas avec les gens à l’image de roi envers leurs sujets.

 

Al Boukhariyy a rapporté que ^A’ichah que Allah l’agrée fut interrogée : « Que faisait le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la maison ? ». Elle répondit : « Ce que chaque homme fait chez lui. C’est à dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison. ».

Voilà un exemple, pas comme certains de notre époque, qui sont loin de tel comportement.

 

La modestie est chose requise :

 

Les prophètes, ^alayhimou s-salam, sont parmi les esclaves de Allah, les gens les plus modestes. C’est pour cette raison que chaque prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons. Notre Maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a fait paitre des moutons pendant un certain temps, quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre pendant 10 ans un troupeau de moutons, appartenant au prophète Chou^ayb.

Pourquoi donc ? Parce que fait paitre les moutons entraînent à supporter la fatigue. Le berger est ainsi préparé à diriger les gens et supporter leur difficulté.

 

La modestie est requise avec les personnes âgées et les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres, et tout cela par recherche de l’agrément de Allah.

La modestie entraîne l’amour, alors que l’orgueil est blâmable. C’est en fonction de le modestie du croyant à l’égard de Allah que son degré est élevé, jusqu’à atteindre le plus haut de ^iliyyin. ^iliyyin est un endroit au dessus du 7ème ciel. Pour cela, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…), rapporté par le Hafidh Ibnou Hajjar dans son livre Al ‘Amaliyy, ce dont nous comprenons : « Certes, vous négligez un des meilleurs actes d’adoration, la modestie. ».

La modestie est un acte d’adoration, c’est à dire celui qui fait preuve de modestie pour l’agrément de Dieu, il a des récompenses.

 

Lorsque l’homme est chez lui, il n’attend pas que l’on soit à son service. Ce n’est pas comme certains, il rentre et il attend que toute la famille soit à son service. S’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.

 

Une fois, un de nos frères, (il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde, il était algérien) il a demandé au Chaykh, il a dit : « Mawlana, au pays, dans certaines familles, quand l’homme rentre à la maison, ils ont une habitude, le femme vient avec un bassin d’eau et elle lave les pieds de son mari, est ce que c’est permis ? » Le Chaykh l’a regardé et lui a dit : « Oui, et lui aussi il peut laver les pieds de sa femme. ». Dans ce sens que la modestie est quelque chose de bien. C’est bien de faire cela et c’est bien aussi que le mari agisse de la même manière avec son épouse. C’est vrai que la personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari, c’est ce que le Prophète a enseigné mais cela ne veut pas dire que le mari doit être un tyran, un oppresseur, mais il agit avec modestie avec elle, de sorte qu’il n’attend pas que l’on soit à son service, au contraire si par exemple c’est lui qui fait la vaisselle, si elle était fatiguée le jour de Ramadan, et lui il va faire la vaisselle, c’est quelque chose de bien s’il le fait pour l’agrément de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qui va le diminuer, au contraire.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit (…), ce dont nous comprenons : « Celui qui fait preuve d’un seul degré de modestie, Allah l’élève d’un degré et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^iliyyin (un endroit au dessus du 7ème ciel), et celui qui fait preuve d’un degré d’orgueil, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’a ce qu’il arrive au plus bas des niveaux, c’est à dire à sa perte. » Il sera ainsi perdant, qu’il soit un époux ou une épouse. Il y a des épouses qui font preuve d’orgueil avec leur mari, et il y a des maris qui font preuve d’orgueil avec leur femme. C’est donc en fonction de la modestie que ce croyant est élevé en degré selon le Jugement de Allah jusqu’à arriver au plus haut degré.

 

Il est requis pour le mari qu’il agisse avec bienveillance envers son épouse. La bienveillance est quelque chose de bien. Il est parvenu dans le Hadith : « Idha ‘ahabbaha, ‘akramaha, wa idha kariraha, lam youhinha ». Ce dont nous comprenons : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore, et s’il n’a pas de penchant pour elle, il ne l’humilie pas. ». La personne n’est pas maîtresse de son coeur, il se peut qu’il n’ait pas de sentiments pour sa femme, il se peut qu’elle aussi n’ait pas de sentiments pour son mari, mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent tomber dans le péché. S’il n’a pas de penchant pour elle, il n’a pas le droit de l’humilier, mais il agit avec elle conformément à la Loi de Dieu. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quels sont les devoirs et les droits de tout un chacun pour s’en acquitter, indépendamment du ressenti dans le coeur. Certains croient que l’amour c’est une idylle, ils croient que c’est arlequin…non. Il y a des règles, il faut les appliquer, et on essaie de faire que nos coeurs, nos sentiments soient soumis à la Loi de l’Islam, comme a dit le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie :  « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. ».

 

Le Messager a appelé la modestie : « ‘afdalou l^ibadah », le meilleur des actes d’adoration.

Le tatawou^, à savoir la concordance, l’obéissance mutuelle, est également requis. L’époux ne bénéficie pleinement de l’amour de son épouse et réciproquement, c’est à dire l’épouse ne bénéfice pleinement de l’amour de son époux qu’avec la concordance.

Qu’est ce que la concordance, « At-tatawou^ »? Et c’est cela qui est difficile pour l’âme, parce que la personne a souvent tendance à tirer la couverture vers elle, à vouloir toujours ses aises, au détriment des autres, que ce soit son épouse ou autre, également la femme.

 

C’est quoi la concordance ? C’est le fait d’abandonner sa position pour la position de l’autre. Tu peux avoir une position, tu peux avoir une opinion, tu peux avoir un désir, le fait de délaisser ta position pour t’aligner sur la position de l’autre. Cela est requis de la part de l’homme et requis également de la femme, dans les deux sens. Le tatawou^, c’est s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé par ce que son conjoint a comme compréhension et connaissance. La personne va dire peut être que sur ce coup j’ai mal compris quelque chose, peut être que mon avis ici n’est pas le plus sage, donc je délaisse mon avis, je délaisse mon opinion pour prendre l’avis de l’autre. Et cela va dans les deux sens, l’homme avec la femme, et la femme avec l’homme. Chacun profitera ainsi de l’autre.

C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour réussir sa vie conjugale. Ce sont là deux mots clés : la modestie et la concordance. Le mari agit avec bienveillance avec son épouse, en étant modeste avec elle, il lui fait miséricorde pour sa faiblesse, et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La douceur entre les époux :

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (rapporté par Mouslim), ce dont nous comprenons : « Chaque fois que la douceur se glisse dans quelque chose, elle l’a rend plus belle. »

La même chose tu peux la faire avec rudesse et tu peux la faire avec douceur. Quand tu l’a fais avec douceur, elle va embellir cette chose. Et dans une autre version de ce hadith, (…) (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons « Allah agrée la douceur en toute chose. ». La douceur est le contraire de la brutalité. Allah agrée pour son esclave croyant qu’il utilises la douceur en toute chose. Celui qui veut être ainsi, qu’il utilise le comportement du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec douceur et non avec avec rudesse. Le plus souvent, lorsque l’on ordonne avec douceur aux gens d’agir en bien, cela les encourage à le faire. Le plus souvent, la douceur donne des résultats plus que la brutalité, mais dans la plupart des cas, utiliser la dureté ne va pas avoir l’effet recherché.

Agit avec douceur. Lorsque tu veux recommander le bien à ton épouse, qui n’a pas accompli une des obligations de Dieu, comme par exemple une prière, ne le lui ordonne pas de manière à ce qu’elle te contredise par entêtement. Certains lorsque tu leur ordonne de manière brutale, ou rude ou sèche, parfois c’est leur mauvais penchant de leur âme qui les entraîne à faire preuve d’entêtement et de vouloir te contredire juste parce que tu lui a parlé de manière rude, alors que si tu lui avais transmis cette information ou cet ordre de manière plus douce, il t’aurait suivi. À plus forte raison, si tu veux interdire quelque chose que Dieu nous a défendu, cela aura plus d’effets si tu utilises la douceur. Les gens te suivront pour ce à quoi tu les appelles. C’est également une forme de douceur que de prendre en considération la situation de ton épouse. Lorsque tu veux lui donner le conseil. Si tu penses qu’elle comprendras d’un simple signe, alors contentes-toi de cela, sinon utilises une parole explicite. Que le mari donc fasse attention et choisisse la bonne manière de s’adresser à son épouse, pour qu’elle ne soit pas blessée dans son amour propre et en vienne à le contredire par orgueil.

 

Beaucoup de personnes n’acceptent pas la vérité facilement, même si elles savent que ce qu’on leur dit est vrai, à cause de leur orgueil. Combien de personnes refusent la vérité, tout en sachant que ce qui leur est dit est vrai. La dureté peut dans certains cas engendrer l’opposé de ce qui est recherché. Et il y a pour démontrer cela de nombreux exemples.

 

Un homme de pouvoir, à l’époque du calife de ^Oumar Ibnou l-Khattab, avait eu un mauvais comportement avec un musulman. Pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la Ka^bah, c’est alors qu’on appliqua immédiatement la loi du Talion à cet homme de pouvoir.

La loi du talion c’est ce qui est parvenu dans la loi de Mouça, c’est ce qu’on dit « oeil pour oeil et dent pour dent ». C’est à dire celui qui a fait quelque chose, la justice implique de lui rendre la pareille, exactement la même chose, c’est quelque chose qui est dans la Loi du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Donc il a bousculé, il a mal agi avec un musulman à l’époque du calife ^Oumar, c’était à son tour à lui de subir la même chose qu’il a fait subir à ce musulman, alors que lui c’était quelqu’un de pouvoir, mais il était récemment entré en islam, il n’était pas suffisamment encré. Donc la loi du talion fut appliquée à cet homme de pouvoir récemment entré en islam, afin de venger le musulman. Son orgueil l’amena à quitter l’islam. Il a perdu et s’il meurt mécréant, il va en enfer pour l’éternité, à cause de son orgueil. Il ne supporta pas qu’on lui applique la loi du talion, en raison de son mauvais comportement à l’égard d’un individu du commun des musulmans.

 

Tout cela pour dire que les gens sont de nature différente. Il y a des gens qui acceptent plus facilement que d’autre. Il y a ceux qui acceptent le conseil et ceux qui ne l’acceptent pas.

Si tu penses que ton épouse ne va pas accepter ton conseil, laisse le pour plus tard et attend le moment propice. Certains, quand ils sont dans le feu de l’action, ils lâchent, ils commencent à parler et la personne en face n’est pas prédisposée à écouter le conseil, et au contraire, elle peut s’enfoncer dans l’orgueil et cela peut aller dans le sens opposé de ce qui est voulu. Donc parfois, on ne parle pas tout de suite, on laisse les choses se calmer et après à tête reposée, on en discute.

 

De même, si une femme s’adresse à son mari de manière sèche et dure, qu’il lui donne le conseil pour la raisonner et ne lui réponde pas avec dureté, qu’il ne lève pas la main sur sa femme si elle a délaissé la prière, qu’il lui donne plutôt le conseil comme l’ont dit les savants.

Celui qui a un animal et qui le frappe violemment sans raison, mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane, qui est respectable selon le Jugement de Allah. Tout musulman est respectable.

 

La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la brutalité est fondamental pour accepter et se soumettre à la vérité. Si tu veux aider quelqu’un pour qu’il accepte la vérité, il s’agit d’utiliser avec lui la douceur.

 

Agir avec bienfaisance est également requis avec celui des deux conjoints qui a mal agi.

Le mari doit éviter la dureté avec son épouse. Il convient qu’il agisse intelligemment avec elle, il lui parle seul à seul et fais preuve de modestie avec elle. C’est à dire s’il a une recommandation ou un conseil à lui dire, il ne va pas la faire devant tout le monde de sorte à lui faire un scandale et à l’humilier. Il la prend seul à seul, et réciproquement également. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’elle en est retirée, elle l’enlaidit.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit, tout comme Allah l’a dit à son Messager (…) ce dont nous comprenons : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux, et si tu avais été rude avec un coeur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi. » (Sourat ‘Ali ^Imran).

C’est à dire que la douceur que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, était une miséricorde de la part de Allah. S’il avait été rude et sec avec un coeur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui, tout comme cela est parvenu dans le hadith « ‘inna l-Laha you^ti ^ala  r-rifqi ma la  you^ti ^ala l^ounf » (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’il n’accorde pas pour ce qui est fait avec brutalité. »

 

Le Prophète nous a ainsi recommandé d’agir les uns les autres avec douceur, avec amour. Que dire alors du comportement à adopter avec celle qui partage sa vie. N’est ce pas que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « Khayroukoum khayroukoum li ‘ahlih » ce dont nous comprenons : « Fais partie des meilleurs d’entre vous ceux qui sont les meilleurs avec leur femme. ». Il y a là une incitation à agir avec douceur vis à vis de l’épouse, avec un comportement excellent. Quelque soit le mal et la corruption, ils sont corrigés avec la sagesse et la douceur.

 

Rappelez-vous que Allah donne plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que pour ce qui est fait avec brutalité et rudesse.

 

Il est demandé aux deux époux d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’être souriant et d’utiliser de belles paroles quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent des gens bien heureux et ce sont les caractères du croyant. À l’image de l’abeille qui consomme de ce qui est bon et qui produit quelque chose de bon. Si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.

 

Et notre Chaykh a comparé le croyant à arbre fruitier, qui si tu prends le fruit avec ta main avec douceur pour le cueillir, tu obtiens ce fruit, et si tu frappes la branche avec un bâton, tu obtiens aussi le fruit. C’est à dire le croyant, dans tous les cas, il est recommandé qu’il agisse avec bien, qu’il donne du bien aussi bien avec celui qui agit avec douceur avec lui qu’avec celui qui a agi avec dureté avec lui.

 

L’excellence de comportement même lors de la colère :

 

Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « ‘akmalou lmou’minna ‘imanan ‘ahçanouhoum khoulouqa, wa khiyaroukoum, khiyaroukoum li niça’ihim », ce dont nous comprenons « Les croyants qui ont le degré le plus complet sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs épouses. ».

 

L’excellent comportement consiste à :

  1. supporter la nuisance d’autrui,
  2. cesser de nuire aux autres
  3. agir avec bienfaisance.

 

Voici les caractères mentionnés dans le Qour’an : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres.

Tous ces caractères de bien, mentionnés dans le Qour’an, et que Allah a ordonné d’avoir, font partie des caractères du Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Safiyyah, bintou Houyay, que l’agrée a dit : « Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie (car elle était esclave auparavant. Elle était juive auparavant puis elle est entrée en islam, elle était esclave chez le Messager, puis il l’a affranchie, et il l’a épousée), et a fait que ma dot soit mon affranchissement. Il m’arrivait de rencontrer certaines de ces autres épouses qui me disaient : « Ô toi la fille du juif ! » ».

Comme entre des épouses, il arrive qu’il y ait des jalousies entre les épouses du Prophète. C’est un sentiment qui est normal. Mais elles se sont repenties et elles seront toutes au Paradis avec notre Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Donc, certaines lui disaient cette parole qui lui faisait du mal à Safiyyah. Elles lui disaient : « Ô toi la fille du juif ! ».

D’autre part, elle disait : « Je voyais bien que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, agissait correctement et avec douceur avec moi. Il m’honorait et me traitait avec égard. Un jour, il rentra et me trouva en pleurs. Il me dit alors « malaki ? », ce qui veut dire « Qu’as-tu à pleurer ainsi ? » Je lui dis « Certaines de tes épouses m’humilient en me disant « Tu es la fille du juif » » Safiyyah dit :  « J’ai vu alors le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, mécontent, et il me dit alors (ce dont nous comprenons) : « Si elles te disent encore cela, ou si elles essaient encore une fois de te blesser, répond :  « Mon ancêtre est Haroun, et mon oncle paternel est Mouça. » (Hadith haçan sahih). C’est à dire qu’elle est descendante de prophètes, c’est une manière de répliquer à celles qui l’accusaient d’être descendante d’un juif.

 

Quand le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était mécontent de ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et disait (…) (rapporté par Ibnou ^açakir, dans son livre Al ‘arba^in fii manaqibi ‘oummahatin mou’minin), ce qui veut dire :  « Ô Allah, pardonne lui son péché, dissipe la colère de son coeur, préserve la des discordes qui mènent à la perte. » (Hadith sahih haçan).

 

Méditez sur le grand amour que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, avait pour ses épouses, c’est cela le véritable amour.

Le Prophète a dit (…) (rapporté par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan sahih, qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui soit plus lourd dans la balance des bonnes oeuvres que l’excellent comportement. »

 

Ce hadith nous apprend que l’excellence de comportement a une valeur éminente dans l’Islam, mais ne signifie pas qu’il serait plus important et prioritaire que la foi en Dieu. La croyance en Dieu c’est la plus importante des oeuvres.

Ce qui profite à la personne, c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu. C’est cela qui est bien, c’est d’avoir les deux : la croyance en Dieu et l’excellent comportement, c’est ainsi que la personne augmente et s’élève en degré.

 

Que Allah nous accorde l’excellence de comportement.

Les priorités envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence,parents par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Parmi les manifestations de bienfaisance envers les parents car il est un devoir dans l’Islam d’agir avec bienfaisance avec les parents, il y a le maintien des relations de son père après le décès de son père. C’est-à-dire avec ses amis, il va leur rendre visite après la mort de son père, ou en agissant en bien avec eux. Et aussi, pour la mère, avec les amies de sa mère, ceux avec qui elle affectionnait avant de mourir, en agissant avec bienfaisance et en leur rendant visite. Notre Prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

إن من أبر البر أن يبر الرجل أهل ود أبيه بعد أن يولي

 

ce qui signifie : « Parmi les plus grandes manifestations de bienfaisance envers ses parents, c’est que l’homme entretienne les relations avec les relations de son père après le décès de son père. »

Et parmi la bienfaisance avec les parents, c’est de leur rendre visite après leur mort auprès de leur tombe. De leur faire des invocations auprès de leur tombe. Alors celui qui veut être bienfaisant envers ses parents, qu’ils leur obéissent dans toutes les choses indifférentes ou sinon la majorité. « Quand est-ce qu’il est un devoir d’obéir dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent à ses parents ? C’est lorsque la désobéissance entraîne un grand chagrin dans le cœur de ses parents. S’il ne leur obéit pas, cela leur brise le cœur qu’il ne leur obéisse pas. Mais si cela n’arrive pas jusqu’à ce point-là, au point d’être chagriné alors ce n’est pas un devoir d’obéir dans des choses indifférentes. Les savants ont donné un exemple, si le fils allait voyager et que l’un des deux parents, le père ou la mère, lui dit : non ne part pas en voyage. Et que ce voyage, ne comporte pas de nécessité. Dans ce cas, il devra abandonner son voyage, si ses parents se retrouvaient profondément chagrinés s’il partait. Il doit leur obéir dans ce cas. Un autre cas : si le père ou la mère ne voulait pas que son fils ou sa fille, ne sorte pas de la maison sans autorisation, et que s’il sortait sans autorisation cela les affecterait profondément, cela les chagrinerait profondément et que cela peut entraîner une déprime, dans ce cas, il ne leur est pas permis de sortir sans leur autorisation. Sortir dans ce cas-là, compte même parmi les grands péchés. La gravité de la désobéissance est fonction de la nuisance relative et proportionnelle à la nuisance, au tort chez les parents.

 

Et si le père ou la mère a demandé à leur fils, quelque chose d’indifférent, comme faire la vaisselle, ou de ranger la chambre, ou chauffer le repas ou préparer le thé ou ce qui est de cet ordre. Et que s’ils ne le font pas et que cela va entrainer un grand chagrin ou un grand tort dans le cœur du du père ou de la mère, alors il tombe dans le péché. Il a désobéi à Dieu en s’abstenant de faire cela.

Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Isra verset 23-24 :

 

وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ

أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا {23} وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

 (waqada  rabbouka ‘al-la ta^boudou il-la iyyahou wabil-l walidayni ‘ihsana ‘imma yabloughanna ^indaka-l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma  waqoul lahouma qawlan kariyman wakhfid  lahouma janaha dh-dhoulli mina r-Rahmati waqoul Rabbi r-hamhouma kama rabbayaniyy  saghira)

 

            Allah a ordonné à Ses esclaves quelque chose de catégorique, à savoir de ne l’adorer que Lui. Et Il nous a ordonné la bienfaisance envers les parents.

Et Ibnou ^Abas a dit : « Quand tu es en présence de tes parents, ne secoue pas tes vêtements, de crainte que la poussière ne les atteigne. »

 

Allah a même interdit dans le Qour’an de dire à ses parents, « ouf », c’est à dire celui qui souffle. C’est une onomatopée qui indique une exaspération. Si cela est interdit, que dire de ce qui est plus grave, de hausser la voix, de taper ou de claquer la porte.

 

Allah ordonne dans, sourate Al ‘Isra, verset 23-24,

« De ne l’adorer que Lui et a ordonné la bienfaisance envers les parents et Il a interdit de leur dire « ouf », et Il a interdit de les réprimander », c’est-à-dire de leur interdire de faire quelque chose qui ne te plait pas alors qu’eux aiment faire cette chose-là. Nous n’avons pas à leur dire : « non, tu ne peux pas faire telle chose » alors qu’ils aiment la faire et que ce n’est pas interdit, même si cela ne nous plaît pas.

 

            « Et parle leur avec des paroles douces », c’est-à-dire parle-leur avec des paroles douces, avec des belles paroles quand tu t’adresses à tes parents, c’est-à-dire recherche, utilise le bon comportement avec tes parents.

 

            « Sois humble avec tes parents », tellement tu as de la miséricorde pour eux. Tellement tu as de la tendresse pour eux, quand ils vont devenir âgés et qu’ils vont avoir besoin de toi le jour où, ils seront dans une faiblesse physique. Sois humble et sois modeste avec eux. Ne sois pas rude, sois doux avec eux. Ne parle pas avec dureté.

 

            « Dis : Ô Seigneur, fait leur miséricorde tout comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. » Beaucoup, se rendent compte de la valeur de leurs parents, quand ils ont des enfants.  Aussi, quand nous nous adressons à nos parents, nous ne les appelons pas par leur prénom, on les appelle par père ou mère. Les appeler par leur prénom est une mauvaise manière, un manque de respect. Et même si c’est quelqu’un qui est plus âgé que toi, tu utilises un titre pour l’appeler d’une manière convenable. Nous ne les appelons pas par leur prénom, comme c’est l’usage dans certains pays, qui n’ont pas cet enseignement des règles de comportement de notre belle religion.

 

Al-Hakim, ainsi que At-Tabaraniyy et Al-Bayhaqiyy, dans ses Chou^ab ont tous rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, qu’il a dit :

رضا الله في رضا الوالدين وسخط الله في سخط الوالدين

ce qui signifie : « Tu gagnes l’agrément de Dieu quand tes parents t’agrée, quand ils sont satisfaits de toi. Et tu encoures le châtiment de Dieu, si tes parents sont insatisfaits de toi. »

 

D’après Bahz Ibni Hakim, d’après son père, et d’après son grand-père, que Allah les agrée, il a dit : j’ai demandé : « Au Messager de Dieu : Quelle est la personne qui mérite le plus que je sois bienfaisante avec elle ? Et le Messager de Allah a répondu : ta mère. Et le compagnon a dit, ensuite qui ? Le Prophète a répondu, une deuxième fois : ta mère. Le compagnon a répondu : ensuite qui en troisième position ? Le Prophète a répondu :  ta mère.  Et il lui a dit ensuite qui ? Il lui a dit : ton père. En quatrième position. Puis de proche en proche. » Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy, et a été jugé haçan.

 

On comprend de ce hadith la priorité de la mère sur le père concernant la bienfaisance. Si la mère demande à sa fille ou à son fils quelque chose, et que le père demande autre chose, un ordre différent, de sorte que s’il obéissait à l’un des deux, l’autre serait en colère. Alors il priorise la mère, dans ce cas. Voilà la règle de la religion. Voilà ce que le Prophète nous a enseigné.

Les épreuves sont en réalité un bien pour le croyant !

Posted in cours général,Croyance,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur avril 18, 2018

La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad r, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.

 

Celui qui veut la sauvegarde de sa religion, qu’il diminue les paroles. Les épreuves qui arrivent au croyant sont un grand bénéfice pour lui. Mais, le mécréant, ne profite pas des épreuves qui lui arrivent. Quelques soient les souffrances du mécréant dans le bas-monde, cela ne va pas le soulager de ses péchés. Par l’épreuve qui lui arrive comme la maladie, ou autre, cela ne lui soulagera de ses péchés et ne lui sera d’aucune utilité dans l’au-delà. Mais le musulman, plus est-il éprouvé, plus grande sera sa récompense selon le jugement de Dieu. Tandis que celui qui est musulman, et qui, s’il est éprouvé, se rebelle contre Dieu, celui-là, aura perdu le bas-monde et l’au-delà. Certains, lorsqu’ils sont sujet à des douleurs terribles, ils commettent la mécréance. Ces gens auront perdu le bas-monde et l’au-delà. Dans le bas-monde, cette rébellion, ne va pas repousser d’eux l’épreuve, la souffrance. A l’exemple d’un homme qui a vécu, il y a des milliers d’années, c’était un arabe. Il était musulman, il est resté musulman pendant quarante ans. Et Allah a fait qu’une grande épreuve le touche, il a été touché par une très grande épreuve. Ses enfants sont partis à la chasse, et la foudre s’est abattue sur eux, et les a tués. Cet homme s’est rebellé contre Dieu. Il a dit : « Je ne l’adore plus, Il a tué mes enfants. » Donc, il a commis de la mécréance, il est sorti de l’Islam. Et il est resté sur sa mécréance et a persisté dessus. Quand des gens arrivaient dans sa ville, ils leur disaient : « Soit vous commettez la mécréance ou je vous tue ! ». Quelques temps plus tard, Allah a fait qu’un feu s’abatte sur sa région et a brûlé les gens, les animaux, tous ceux qui étaient dans cette vallée ont été brûlés ainsi que lui-même.  Cet homme a donc perdu le bas-monde ainsi que l’au-delà.  Sa mécréance ne lui a pas été profitable. La cause de tout cela, est qu’il n’a pas supporté l’épreuve et a commis une mécréance abominable. Certains, lorsqu’une épreuve leur arrive, soit ils commettent la mécréance ou ils abandonnent des obligations. Et certains parce qu’ils tombent malades, abandonnent la prière. Ceci est en réalité une grande perte pour eux. Et il y a parmi les gens, ceux qui commettent la mécréance. Il dit : « Pourquoi, est-ce que Dieu m’éprouve ? », par objection, il se rebelle contre Dieu. Cet homme, qui était arabe, faisait partie d’un peuple qui s’appelle le peuple de ^Ad, une tribu qui s’appelle ^Ad. Cet homme s’appelait Himar, fils de Malik. Certains arabes, appelaient leur enfant Himar, qui veut dire « âne ». Même parmi les compagnons, il avait un homme dont le père s’appelait Himar. Et, il avait même une femme dont les parents, dans la jahiliyyah avaient appelés, leur fille ^Asiyah, c’est-à-dire désobéissante. Mais le Messager l’a appelé Jamilah. Les arabes aussi appelaient Himar, Jahch, Kalb, cela veut dire mulet et chien. Celui qui a commis cette mécréance, abominable s’appelait Himar.

 

C’est pour cela que le conseil est de préserver sa langue et de patienter face aux épreuves. Le conseil les uns aux autres, c’est de patienter face aux épreuves et de préserver sa langue. Donc, celui qui parle beaucoup, soit il va tomber soit dans la mécréance, soit dans un péché, soit dans quelque chose de déconseillé. Beaucoup de gens tombent dans la mécréance à cause du fait de trop parler. Il y a parmi les paroles ce qui est un péché, il y a parmi les regards ce qui est un péché et parmi ce qui est de toucher qui est interdit. Le Messager a dit :

زنى العين النظر وزنى اليد اللمس وزنى الرجلين الخطى وزنى اللسان المنطق

(zina l-^ayni n-nadharou wazina l-yadi l-lamsou wazina r-rijlayni l-khouta wazina l-lisani l-mantiq) ce qui signifie : « Les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour les yeux, c’est le regard qui est interdit. Les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour la main, c’est le fait de toucher ce qui est interdit de toucher. Et les préliminaires à la fornication, qui sont interdits pour les pieds, ce sont les pas que l’on fait pour commettre l’interdit. Et les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour la langue, ce sont les paroles qui sont interdites. »  Les paroles qu’un homme, peut tenir avec une femme qui est ajnabiyyah, pour avoir du plaisir, homme ou femme, et bien ceci est interdit. Ce n’est pas un grand péché, ce n’est pas la fornication mais ce sont des petits péchés et ils sont interdits. Le Prophète a dit :

وزنى الفم القبل (wazina l-fami l-qoubal) ce qui signifie : « Ce que la bouche peut commettre comme préliminaires à la fornication, c’est le baiser. » Mais tout ce que le Prophète cite ici, dans ce hadith, ce sont des petits péchés, ce ne sont pas des grands péchés. Et il cité aussi :

وزنى النفس أن تتمنى وتشتهي (wazina n-nafsi ‘an tatamanna watachtahi) ce qui signifie : « le préliminaire à la fornication que peut commettre l’âme, c’est de désirer et de souhaiter. » Le fait de « fantasmer », de s’imaginer, de la provoquer, de s’imaginer en train de faire l’interdit avec. Cela est interdit et c’est un péché pour l’âme. Les préliminaires à la fornication avec le cœur, c’est qu’il s’imagine qu’il est en train de serrer entre ses bras, il s’imagine cela en se procurant du plaisir. Ceci est interdit, et cela s’appelle le zina de al-nafs, les préliminaires à la fornication commis par l’âme. Mais, parmi tout ce qui a été cité dans ce hadith, ce qui est le plus fréquent c’est le zina l-^ayn, c’est les préliminaires à la fornication avec les yeux. C’est pour cela que le Messager a dit :

وكل عين زانية (wakoullou ^aynin zaniyah) ce qui signifie : « La plupart des humains ont ce regard qui est avec désir et tombent dans le péché. » Mais tout cela sont des petits péchés et non pas des grands péchés. Ce péché et d’autres petits péchés, peuvent être compensés par n’importe quelle bonne action. Si quelqu’un dit : la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, avec une bonne intention, le petit péché, a été compensé, grâce à cette bonne action. Et s’il dit : soubhana l-Lah, le petit péché est parti, et s’il dit : ‘Allahou ‘akbar ou s’il dit : Al-hamdou lil-Lah, dans le sens que l’on remercie Allah, que l’on glorifie Allah, et bien ce petit péché s’en va. Également, quand nous faisons le woudou’ correctement. Et avec une bonne intention, en recherchant les récompenses de la part de Allah, en espérant obtenir les récompenses par cet acte de la part de Allah. Quand il va laver son visage, les petits péchés qu’il aura commis avec sa bouche, avec ses yeux, vont tomber avec cette eau qu’il aura utilisée pour laver son visage. Et quand il lave ses mains, les petits péchés, qu’il a fait avec ses mains, vont s’en aller également. Et quand il lave ses pieds, les petits péchés qu’il a fait avec ses pieds vont s’en aller également. Allah ta^ala accorde une large miséricorde, avec largesse. »

 

(‘ahibba l-masakin) : Aime les mauvres !

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Le Messager de Allah, a donné des conseils à son compagnon ‘Abou Dhar Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Le Messager lui a donné beaucoup de conseil et le compagnon lui disait à chaque fois : « Ajoute-moi encore un autre conseil, ajoute-moi encore un autre conseil. » Il lui en a donné beaucoup. Parmi les conseils qui lui a donné :

أحب المساكين وجالسهم ولا تنظر إلى من هو فوقك وانظر إلى من هو دونك

(‘ahibba l-masakin wajalis-houm wala tandhour ila man houwa fawqaka wandhour ila man houwa dounak) ce qui signifie : « Aime les pauvres et tiens leur compagnie. » c’est ainsi que se comportait notre Prophète. Il était extrêmement modeste et qu’il aimait beaucoup les pauvres et il était souvent avec eux. « Il convient de ne pas convoiter la position de celui qui a plus que toi, et tire les leçons plutôt de ceux qui ont moins que toi. »

 

Le Prophète a enseigné à ce compagnon de ne pas se comparer toujours avec ceux qui ont plus que toi, non, mais considère toujours plutôt et regarde ceux qui ont moins que toi, c’est à dire pour la subsistance, les moyens financiers, la force physique, les choses du bas monde. Car si tu regardes ceux qui ont moins que toi, cela va t’aider à remercier Dieu pour les bienfaits qu’Il t’a accordé. Ceci concerne les sujets du bas-monde, la subsistance, la bonne santé dans le corps. Mais concernant les sujets de la religion, le musulman il convient qu’il essaye de se comparer à ceux qui sont plus forts que lui dans la religion. Pour qu’il s’améliore et qu’il obtienne selon le jugement de Dieu, les hauts degrés. Pour les sujets du bas-monde, tu peux chercher à gagner plus d’argent pour aider les pauvres, dans la bonne intention. Et le fait de se comparer ou de chercher à avoir, comme le fait de vouloir avoir dans les sujets du bas-monde, risque et peut entraîner à essayer d’avoir plus d’argent quitte à ce que ce soit d’une voie interdite. Rien que pour atteindre cette personne qui a plus que toi dans l’argent, et ce sera une cause de la perte de la personne. Les Prophètes de Dieu, les waliyy, les saints, leurs cœurs n’étaient pas attachés au bas-monde. Celui qui attache son cœur au bas monde, va à sa perte.   Il va être entraîner aux péchés et à commettre les grands péchés.

 

Il y avait parmi les fils de ‘Israil, un homme qui était très très riche. Il avait une grande fortune. Il avait un neveu, le fils de son frère. Et son neveu, était attaché à l’argent, il avait un grand amour pour l’argent. Il s’est mis à réfléchir, comment il pouvait avoir la fortune de son oncle, pour qu’il puisse en profiter. Il a tué son oncle et il a posé le corps devant la maison de gens qui n’ont rien à voir avec ce crime. Afin que ces gens-là, soient accusés et que lui soit blanchi. Il a dit : « C’est ces gens-là, cette famille, qui a tué mon oncle. » Les autres n’ont pas accepté l’accusation, alors que ce n’est pas eux. Et ceux qui était de sa tribu à lui, lui ont dit : « Comment vous ne voulez pas reconnaître que vous avez assassiné un des nôtres ? » Alors, il a failli avoir un combat entre les deux clans, le clan de ceux qui ont été accusé injustement et le clan de celui qui a accusé injustement. Ils se sont dit : « Attendez, il y a parmi nous un Prophète, nous n’allons pas nous combattre et nous allons lui demander. » Ils sont allés voir notre maître Mousa ^alayhi s-salam. Allah a révélé à notre maître Mousa de leur ordonner d’égorger une vache. Il leur a dit : « Vous égorgez une vache, et vous allez donner un coup avec celui qui a été assassiné avec une partie de cette vache. » Ils ont fait cela. Allah a ressuscité ce mort, qui a parlé. Il a dit : « C’est mon neveu qui m’a tué. » A ce point, la personne peut arriver quand elle aime l’argent, à tuer son propre oncle et à plus que cela. C’est pour cela que le Messager a recommandé de regarder celui qui a moins que nous dans les sujets de la subsistance et de ne pas considérer celui qui a plus que nous.

La modestie, l’indulgence, la concordance

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur février 19, 2018
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   (al-hilmou wat-tawadou^) :

« Attachez-vous à œuvrer conformément au hadith :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum latakhfoulouna ^an afdali l-^ibadati at-tawadou^) ce qui signifie : « Certes vous passez à côté d’une des adorations les importantes et il s’agit de la modestie ». Le Messager r nous a appris que la modestie fait partie des meilleurs actes d’adoration et il a dit que beaucoup de gens passent à côté, beaucoup de gens passent à côté de la modestie, c’est-à-dire ils n’appliquent pas cela. Ils n’appliquent pas cette modestie qui fait partie des meilleurs actes d’adoration. Et c’est pour cela que parmi les règles de comportement de l’enseignent et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Parmi les règles de comportement de l’enseignant et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Attachez-vous à ce hadith et œuvrez conformément à ce hadith. Parmi les suites logiques de la modestie il y a l’indulgence. Il se peut que celui qui vient apprendre soit froid dans son comportement si l’enseignant ne patiente pas avec lui celui qui est venu apprendre et qui a cette froideur dans son comportement risque de partir. Par contre avec l’indulgence il va profiter jusqu’à obtenir cette part qui est requise, il va continuer jusqu’à obtenir cette part qui est requise. »

 

« La modestie et l’indulgence vont de pair. Certains savants ont dit :

الحلم زين العلم

(al-hilmou zaynou l-^ilm) c’est-à-dire l’indulgence c’est la parure de la science. »

 

« L’indulgent c’est celui qui a de la sagesse et qui patiente. Et dans l’époque où nous vivons celui qui est indulgent c’est quelque chose qui est devenu très rare. »

 

Il est possible de trouver quelqu’un d’ignorant et qui est indulgent mais l’indulgence avec la foi ça devient un grand honneur. Mais la simple indulgence cela tu peux le trouver même chez un mécréant. L’indulgence avec la piété ceci est un grand honneur selon le jugement de Dieu. ^Iça a décrit la communauté de notre maître Mouhammad, il a dit :

علماء حلماء بررة أتقياء كأنهم من الفقه أنبياء

(^oulama’ou houlama’ou bararatou ‘atqiya’ou ka’annahoum mina l-fiqhi ‘anbiya) ce qui signifie : « Les savants, indulgents, bienfaisants, pieux on dirait que ce sont des prophètes. ». »

 

« Khalid ‘Ibnou l-Walid était le chef de l’armée et notre maitre ^Aliyy était avec lui dans l’armée de notre maître Khalid. ^Aliyy n’a pas fait preuve d’orgueil, il n’a pas dit : Je suis mieux que lui, comment moi je sors avec celui qui n’est pas mon équivalent ni dans la science, ni dans l’ascendance, ni dans l’honneur, ni dans le courage. Regardez comment se comportaient les compagnons du Messager de Allah. Ils faisaient preuve de modestie les uns avec les autres et ils se donnaient le conseil les uns les autres et ils entretenaient les liens les uns avec les autres, ils faisaient preuve de concordance. »

 

« Attachez-vous à la modestie et à la patience pour la da^wah et attachez-vous à supporter la nuisance de la part des gens. »

 

« Je vous recommande l’indulgence et la patience et d’être doux avec les élèves. Là il parle de ceux qui donnent, enseignent aux élèves [celui qui perd vite patience]. Celui qui veut la réussite, celui qui veut la victoire qu’il agisse avec bienfaisance envers ses parents. »

 

Ne méprisez aucun musulman :

« Ne méprisez aucun musulman, même si vous trouvez qu’ils sont défaillants dans les actes d’adoration. Ne dites pas dans votre cœur qu’il ne vaut rien selon le jugement de Dieu. Qui vous fait savoir, il se peut que lui, Allah lui accorde de mourir musulman et Il lui accorde une sorte de martyr, les sortes de martyr sont nombreuses.

 

Il y a de nombreux musulmans même si chez les gens ils ne sont pas réputés mais selon le jugement de Allah tabaraka wata^ala ils ont un très haut degré. Parce que Allah leur accorde une sorte de martyr. Donc il ne convient pas de penser du mal d’un musulman. Si on nous dit que untel est mort et que nous savions qu’il était défaillant dans les actes d’adoration, il ne convient pas de le mépriser dans notre cœur et de dire : « celui-là il ne vaut rien selon le jugement de Dieu ». Nous disons plutôt : « Peut-être qu’il est mort sur la foi et que Allah lui a accordé une des sortes de martyr et donc selon le jugement de Dieu il est sauvé dans sa tombe et dans l’au-delà il n’a pas à être chagriné. »

 

   (At-tawadou^ afdalou l-^ibadah) :

« Je vous recommande de faire preuve de miséricorde entre vous, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et de faire preuve d’excellence de comportement et d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins que vous ou au-dessus de vous et de peu parler sauf pour dire du bien. »

 

« Le Messager de Allah r a dit :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali l-^ibadati t-tawadou^) ce qui signifie : « Vous passez à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie »  Le hafidh ‘Ibnou Hajar a dit : c’est un hadith qui a une bonne chaîne de transmission.

La modestie entraîne l’amour entre les gens. La modestie éloigne la répulsion, la modestie éloigne la répulsion ceci lorsqu’on s’y attache mais si on délaisse la modestie c’est l’effet inverse qui va se produire. N’eût été la modestie que Dieu a créé dans les prophètes les gens ne les auraient pas suivis et ne les auraient pas pris comme modèles. La modestie est une cause d’amour entre les frères, c’est une cause pour que les gens entretiennent les liens entre eux, la modestie est une cause pour que les gens se rendent visite les uns aux autres, la modestie est une cause pour que les gens s’offrent des cadeaux les uns aux autres et la modestie est une cause pour patienter face à la nuisance des autres. Et le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu ne se réalise que par la modestie. Parce qu’il est fréquent et c’est très probable que la personne voit de son frère quelque chose qui la dérange, soit un dérangement qui est supportable, qui est léger, soit un dérangement qui est plus grand. Le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu donne des fruits, le tatawou^, c’est-à-dire le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre. Par le tatawou^ c’est le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre le peu qui est accompli ainsi donne énormément de bien. Par contre si on délaisse le tatawou^ ceci va entraîner la perte du bien, ou la diminution du bien.

Parmi les choses qui renforcent l’amour il y a le fait de se rendre visite les uns les autres et ça sème dans les cœurs l’amitié, le fait de se rendre visite les uns les autres. Si quelqu’un a su que son frère musulman va lui rendre visite son amour va augmenter pour lui et si l’autre va agir de la même manière, l’amour aussi va augmenter dans les deux sens et en tout cela il y a un grand bien. Embellissez-vous par cela car les actes de bienfaisance vont augmenter ainsi et évitez de ne pas accomplir cela et que chacun d’entre vous se demande, se rend des comptes à lui-même à ce sujet. »

 

 

   (al-‘ikram) :

« Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre Al-‘Adab que le Messager de Allah r a dit :

المؤمن كالجمل الأنف، إن قيد انقاد وإن استنيخ على صخرة استناخ

(al-mou’minou kaljamali l-‘anif, in qida nqad wa’in istounikha ^ala sakhratin ‘istanakh) Le Messager r a comparé le croyant à un chameau qui a un trou dans son museau. Malgré sa grande taille, malgré sa puissance si c’est quelqu’un d’adulte ou un enfant qui le tire il va le suivre.

La signification de ce hadith est qu’il convient que le croyant soit doux avec son frère, il convient qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil avec lui, il convient qu’il soit docile, qu’il soit facile à manier.  Il convient qu’il ne soit pas dur, il lui obéit tant qu’il ne lui demande pas de désobéir à Allah mais si c’est quelque chose qui est blâmable il ne lui obéit pas. C’est ainsi qu’il convient que les croyants soient obéissants, doux qu’aucun d’entre eux ne fasse preuve d’orgueil vis-à-vis de son frère, aucun d’entre eux ne soit dur à manier, qu’ils soient tous dociles les uns envers les autres comme le chameau. »

 

  (min kamali t-tawadou^) :

« Le Prophète il faisait lui-même les tâches ménagères à la maison tout comme les gens font. Il n’était pas orgueilleux ou hautain comme certains il était modeste et il faisait les tâches ménagères à la maison c’est-à-dire il se servait lui-même. Par exemple il faisait lui-même la traie de sa brebis c’est lui qui allait la faire et c’est lui qui réparait ses sandales, ses semelles, c’est lui qui raccommodait son vêtement s’il y avait quelque chose qui méritait d’être raccommodé c’était lui-même qui le faisait. Tout cela est une marque d’une parfaite modestie. »

 

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan) :

« Les saints n’aiment pas ceux qui sont orgueilleux, ils aiment plutôt être avec les croyants qui sont modestes, qui ont des cœurs humbles. Le Messager a demandé à son Seigneur :

اللهم أحيني مسكينا وأمتني مسكينا، واحشرني في زمرة المساكين

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan wahchourni fi zamrati l-masakin) ce qui signifie : « Ô Allah fais que je vive humble et modeste, fais que je meure humble et modeste et fais que je sois rassemblé au Jour du Jugement avec ceux qui sont humbles et modestes. »

 

Le mot (miskin) a deux emplois : le sens de celui qui est pauvre qui n’a pas d’argent qui lui suffit on l’appelle (miskin) et celui qui est modeste qui n’a pas d’orgueil on l’appelle aussi (miskin). C’est ce deuxième sens que le Messager a demandé à avoir. Les prophètes de Dieu quand ils observent les gens, ils savent que tout le monde se comporte conformément à ce que Dieu lui a prédestiné. Celui qui est faible, celui qui est fort aucun des deux ne va dépasser ce que Dieu lui a prédestiné. Tu trouves les enfants d’un même homme et ils ont la même mère ; l’un est actif, vigoureux bouge et l’autre est chétif, faible et peut-être même idiot. Pourquoi ? Parce que Allah ta^ala est Celui Qui accomplit ce qu’Il veut de Ses esclaves. Et les prophètes et les saints savent que tout le monde sont concernés par la prédestination de Dieu. Quand ils observent quelqu’un d’actif, d’intelligent ils savent que c’est grâce à l’aide de Dieu et ceux qui ont un état qui est différent, ils savent aussi que c’est Allah qui leur a donné cette caractéristique. »

 

    L’ascèse :

« Je vous recommande d’être des modèles pour les autres en délaissant le superflu. Mou^adh ‘Ibnou Jabal que Allah l’agrée, quand le Messager de Allah r l’a dépêché au Yémen pour enseigner aux gens, il lui a dit :

إياك والتنعم فان عباد الله ليسوا بالمتنعمين

(‘iyyaka wat-tana^^oum, fa’inna ^ibada l-Lahi laysou bi l-moutana^^imin) ce qui signifie : « Garde-toi du superflu parce que les esclaves vertueux de Dieu ce ne sont pas des gens qui recherchent le superflu ». Rechercher le superflu est un obstacle sur le chemin de celui qui recherche l’au-delà. »

 

« Habituez-vous à diminuer le superflu ceci vaut mieux pour la religion et pour la vie du bas monde. »

 

« Fais preuve d’ascèse dans ce bas monde et recherche plutôt les actes pour l’au-delà. »

 

« Ne vous réfugiez pas dans le confort et dans le superflu. Le Salaf vertueux, s’ils ont diffusé la religion c’est parce qu’ils ont délaissé le superflu. S’ils étaient attachés au superflu l’Islam ne se serait pas propagé. »

 

« Combien de savants sont tombés dans le péché parce qu’ils recherchaient le superflu. Ne pas se satisfaire du peu de subsistance c’est cela qui les a amenés aux péchés comme leur âme ne s’est pas suffi du peu leur main s’est tendue vers l’interdit. »

 

« Soyez des modèles pour autrui, soyez des modèles pour autrui en délaissant le superflu. Les conséquences du superflu sont préjudiciables pour celui qui recherche l’au-delà. »

 

Les épreuves

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

Le Messager de Allah a dit :

من يرد الله به خيرا يصب منه

 (man youridi l-Lahou bihi khayra yousib minhou) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves ». Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. Il veut dire que si Allah veut pour un esclave croyant un haut degré, il fait que s’abattent sur lui les épreuves du bas monde, et Il le protège des épreuves dans la religion mais Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Et parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la pauvreté, la nuisance des gens et ce qui est de cet ordre quelques soient les différentes sortes. Les épreuves du bas monde sont nombreuses, comme quelqu’un qui perd ses biens à causes des bombes, ou dont ses biens sont pillés. Les pervers, les grands pécheurs, les mécréants lui pillent ces biens, ceci est une grande épreuve. Et celui qui est blessé dans son corps c’est une épreuve. Que cela ait entraîné la mort ou pas. Parce qu’il aura enduré les douleurs de la blessure et les différentes douleurs, tout cela fait partie des épreuves, des épreuves du bas monde.

Quant aux épreuves dans la religion, c’est comme, cet homme qui est éprouvé par le fait de ne pas faire la prière, ou par le fait de boire de l’alcool, ou par le fait de consommer les biens interdits ou tout autre péché, tout cela, sont des épreuves dans la religion. Si Allah agrée un de ses esclaves que cela soit un humain ou jinn, Il lui multiplie les épreuves du bas monde et Il le protège des épreuves dans la religion. Il ne convient pas que l’homme dise, comme certains qui disent : « Que c’est de mauvaise augure, depuis que je me suis consacré à la religion, à l’adoration de Allah, j’ai subi des épreuves qui s’abattent sur moi ». Qu’il ne dise pas l’adoration ne m’a pas laissé tranquille. Il ne dit pas : le fait que je m’empresse et que je me consacre à l’adoration, cela n’a pas été une source de bonheur pour moi. Parce que les épreuves se sont abattues et sont devenues nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration. Il n’est pas permis de dire de telles paroles, c’est une erreur. Ceci est une tromperie de chaytan. C’est le chaytan qui lui projette cela dans son cœur. Le chaytan lui dit : « Tu n’étais pas ainsi lorsque tu n’étais pas consacré à l’adoration maintenant que tu te consacres à l’adoration, ces épreuves se sont abattues sur toi ». Tout cela pour le ramener à l’état antérieur, pour le faire reculer. C’était quelqu’un qui avançait, qui se dirigeait vers le bien pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, puis le chaytan va le faire reculer et le ramener en arrière. Ceci fait partie des duperies de chaytan. Il convient à l’homme, si sa religion est sauve et que les épreuves se multiplient qu’il remercie Allah. Si les épreuves arrivent à ses biens, à son corps, au fait que les gens s’attaquent à lui injustement, qu’il remercie Allah toutes les fois que les épreuves augmentent et qu’il ne se rebelle pas contre Allah. Ces épreuves même si elles sont dans le bas monde, et même si cela provoque une nuisance pour lui et cela lui fait du mal, mais selon le jugement de Allah, c’est une élévation dans les degrés.

 

Combien de Prophètes ont été tué par les fils de ‘Israil ? Et les Prophètes sont les meilleures créatures de Allah et ne sont pas négligeables selon le jugement de Dieu. Ils sont honorables, pour Dieu, mais malgré cela ils ont été éprouvés dans le bas monde. Parmi eux, il a ceux qu’Il a éprouvé par la nuisance des gens. Les mécréants, les fils de ‘Israil, ont tué un grand nombre de Prophètes. Yahya ^alayhi s-salam, par exemple, c’était le fils de la tante maternelle de ^Iça ^alayhi s-salam, il a subi de fortes nuisances. La nuisance est arrivée au point qu’il fût assassiné. Il y avait un roi injuste qui avait épousé une femme. Cette femme est devenue âgée et elle a perdu la beauté qu’elle avait. Et elle avait une fille qui était élevée par ce roi. Ce n’était pas la fille du roi. Et elle lui a dit : « épouse ma fille », pour ne pas quitter le confort et le bien être qu’elle avait grâce à ce roi. Et ce roi, lui a dit, je vais demander le jugement à Yahya pour savoir si cela est autorisé ou pas dans la religion. Il a alors posé la question à Yahya qui lui a dit que c’est haram, interdit. Alors, le roi a dit à sa femme, que Yahya lui a dit que c’est un péché. Elle a alors dit : Cet homme tue le, comment il t’interdit cela ? Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux faire ? Il a pris en compte sa parole et il l’a alors tué Yahya. On lui a ramené la tête de Yahya dans un saut et une goutte de sang est tombée par terre et s’est mise à bouillir. Le sang était en ébullition et n’a cessé de bouillir et la terre n’absorbait pas ce sang. Allah a fait qu’un mécréant est venu les attaquer. Il est venu d’Irak et a tué soixante-dix mille personnes de son royaume, c’est alors que le sang de Yahya s’est calmé. Ce sang est resté en ébullition jusqu’à ce qu’il y ait eu soixante mille personnes du groupe de ce roi mauvais qui ont été tuées. Yahya était un Prophète honorable selon le jugement de Allah. Il n’était pas méprisable pour Allah. Allah a fait que ce roi l’ait attaqué, et que Yahya soit tué, jusqu’à ce qu’on lui ramène la tête de Yahya jusqu’à lui, ce n’est pas parce que Yahya ne comptait pas ou n’avait pas de valeur selon le jugement de Dieu. Mais c’était pour que Allah augmente Yahya en honneur. C’est pour cela que maintenant on dit que Yahya, son corps est enterré dans un endroit et sa tête dans un autre endroit. A Saïda, au sud du Liban, il y a un maqam. On dit que c’est le maqam du prophète de Allah Yahya, les gens le visitent. Et il y a un autre endroit, où l’on dit la même chose. Il y a également Zakariyya, qui est son père qui est un prophète de Dieu, ce sont les mécréants des fils de ‘Israil qui l’ont tué. Ces deux Prophètes ont été connus par leur nom. Quant aux Prophètes que les fils de Isra’il ont assassinés, ils sont nombreux, on ne connaît pas leurs noms. Allah ta^ala n’a pas cité le nom de ces prophètes qui ont été assassinés par les fils de ‘Israil. Mais Allah dit dans sourate ‘Ali ^Imran verset 181 :

وَقَتْلَهُمُ الأَنبِيَاء بِغَيْرِ حَقٍّ

 

(waqatlahoumou l-‘anbiya’a bighayri haqq) ce qui signifie : « Et leurs assassinats de Prophètes injustement ».

 

Quant aux épreuves qui ont touché les épreuves autres que l’assassinat comme la maladie, la nuisance de la part des gens cela était fréquent. Nouh, ^alayhi s-salam, il a patienté pour appeler à la religion les gens. Il disait à son peuple, entrer dans l’Islam, soyez croyants, délaisser ces idoles que vous adorez. Il est resté neuf cent cinquante années parmi eux, où leur disait adorez Allah et délaissez ces choses. Et son peuple se moquait de lui, l’insultait et le rabaissait devant les gens. Il a énormément enduré de leur part. Également notre maître Mouhammad, que Allah l’honore et honore ses frères Prophètes, qui a enduré énormément et a eu beaucoup de nuisances de la part des associateurs et a enduré beaucoup de maladies. Quand il avait de la fièvre, elle était le double, c’est à dire que la température et la force de cette fièvre était le double de ce qui touchait les autres personnes. Beaucoup de gens lorsqu’ils se consacrent à l’adoration et à la piété, ils sont touchés par le peu d’argent et de bien. Il n’est pas permis à l’être humain de délaisser l’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis qu’il dise : l’adoration ne m’a pas amené de bonheur. Il ne dit pas que l’obéissance ne lui a pas amené du bonheur depuis qu’il s’est consacré à l’accomplir, de dire que depuis il a été touché par des épreuves. Il n’est pas permis de dire cela. […] »

 

 

Le fait de s’attacher à la croyance des gens de vérité :

Le chaykh que Allah l’agrée a dit : « Le plus éminent des bienfaits que Allah accorde à ses esclaves, c’est qu’ils soient sur la croyance des gens de la vérité. Il s’agit des compagnons et de ceux qui les ont suivis générations après générations, siècles après siècles. Ceci est le plus éminent des bienfaits de Allah à son esclave. Et la croyance des gens de la vérité c’est ce que le khalaf a transmis de la part du Salaf. Et celui qui vit sur cette croyance et qui meurt sur cette croyance sera ressuscité avec les gens qui seront en sécurité sauvé du châtiment de Allah. Et le plus important de la croyance des gens de la vérité se sont deux choses, la croyance en Allah et en Son messager et la croyance en l’unicité de Allah ta^ala dans la création des choses. Concernant la croyance en Allah ta^ala, c’est d’avoir pour croyance que Allah existe pas comme autre que Lui, Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables ni les caractéristiques des corps impalpables.

 

Et ceci est basé sur le fait que Allah ta^ala est Celui Qui existe, Qui n’a pas de début à Son existence. Et tout autre que Lui est entré en existence et il existe après ne pas avoir existé. Toutes les choses, autres que Allah, ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction, il n’y a aucune des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, le changement, le fait d’avoir une couleur ou le fait d’avoir un changement d’humeur. Allah ta^ala est celui qui a pour attribut de ne pas avoir de début à Son existence et est Celui à qui n’arrive pas de changement. Car le changement nécessite qui le fait exister. Dans ce monde, on voit les signes du changement. C’est pour cela que c’est obligatoire tant selon la raison que selon la loi, que ce monde soit entré en existence c’est à dire qu’il existe après avoir été précédé de néant. Par ailleurs, ce n’est pas suffisant d’exempter Allah du corps palpable ou du corps impalpable, en ayant pour croyance qu’Il lui arrive des caractéristiques entrées en existence. C’est un devoir d’exempter Allah, de toutes caractéristiques entrées en existence. La vie de Allah, est un attribut éternelle, exempt de début, exempt de fin, qui ne change pas, à qui Il n’arrive ni augmentation, ni diminution. Ainsi que Sa Science qui est exempte d’augmenter ou de diminuer. Il en est de même pour Son ouïe ou Sa vue. Il voit ce qui est visible sans qu’Il ne lui arrive de vision et entend ce qui est audible sans qu’Il ne lui arrive d’audition. Mais Il entend d’une ouïe qui est exempte de début et exempte de fin. Et Il voit les choses qui sont visibles par une vue qui est exempte de début et exempte de fin et n’est pas comme l’ouïe de Ses créatures ni la vue de Ses créatures. Il en est de même pour Sa puissance et Sa volonté, elles sont toutes les deux exemptes de début et exemptes de fin, elles ne sont pas comme la puissance et la volonté des esclaves. La puissance des esclaves est entrée en existence, puis elle diminue puis elle augmente. La volonté des esclaves aussi est entrée en existence, elle diminue et elle augmente. Il en est de même pour la parole de Allah ta^ala ce n’est pas quelque chose qui entre en existence après ne pas avoir existé. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se succèdent ou se précèdent les unes les autres comme notre parole. Notre parole, est des sons avec des lettres, dont certaines précèdent les autres. Quant à la Parole de Allah, ce ne sont pas des sons et des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence dans l’Etre de Dieu, puis qui augmente et qui diminue ou qui est entrecoupée de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, il aura connu Allah. Des lors, les actes d’adorations seront valides de sa part. Sa prière, son jeune, son pèlerinage, sa zakat, la récitation du Qour’an et autres que cela seront valides de la part de Allah. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance et qui a eu la croyance contraire, ses actes d’adorations ne seront pas valides de sa part, et toutes les sortes d’adorations.

 

Et le sujet le plus important après cela, c’est d’avoir la croyance en l’unicité de Allah dans ses actes. L’acte de Allah, c’est de faire exister, de créer. Quant aux actes des créatures, ce n’est pas par le fait de faire exister ou de créer. C’est à dire que c’est Allah ta^ala qui fait entré en existence ce qui n’existe pas. Les corps c’est Lui qui leur a donné l’existence après qu’ils n’existaient pas. Les mouvements des corps, les immobilités des corps, leurs paroles tout cela c’est Allah qui les a fait passer du néant à l’existence. Si l’être humain, dit des paroles de plein gré, par sa propre volonté délibérément, ce n’est pas lui qui crée ces paroles mais c’est Allah qui les lui créées. Il est en de même pour ses réflexions, ses perceptions, ses réflexions, ses connaissances tout cela c’est Allah qui les créé dans l’être humain. Personne ne crée quoique ce soit, ni mouvement, ni immobilité si ce n’est Allah.

 

Ce deuxième sujet est le sujet le plus important des sujets de la croyance. Celui qui a contredit le tanzih, et qui a eu pour croyance que Allah est un corps localisé dans la direction du trône il n’aura pas connu Allah. Et celui qui a pour croyance que Allah est caractérisé par des mouvements et des immobilités, c’est quelqu’un qui a ignoré Son seigneur et il est mécréant. Et celui qui a pour croyance que Allah est tout le temps immobile, il est ignorant de Son créateur. Car l’immobilité est une caractéristique des créatures et le mouvement aussi est une caractéristique des créatures. Et celui qui qualifie le créateur par ces deux caractéristiques ou une des deux caractéristiques alors c’est quelqu’un qui a ignoré Son créateur. Ces deux sujets sont les deux sujets les plus importants de la croyance. Après cela, les sujets de la religion, parmi ceux-là ; il y ceux qui font partie de la croyance et ceux qui font partie des actes du corps. Et une partie de ces actes, certains sont obligatoires, celui qui les délaisse il est dans le péché et celui qui les accompli, il est récompensé. Il aura une récompense selon le jugement de Allah.

 

Par ailleurs, Allah tabaraka wata^ala a autorisé aux musulmans d’innover dans la religion agrée par Allah ce qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, et c’est ce que nous appelons la bonne Sounnah, la bonne tradition. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints ont innové dans la religion agrée par Allah ta^ala est qui est conforme avec le Qour’an et le hadith est une bonne tradition. On ne dit pas : cette chose le Messager ne l’a pas faite c’est donc une mauvaise tradition, une mauvaise innovation ou une innovation interdite. Nous ne disons pas cela. Il y a parmi les gens qui étaient les successeurs des compagnons qui ont innové dans la religion quelque chose que le Messager n’a pas faite.

 

Il y a même eu des gens parmi les savants de l’Islam qui sont venus après les successeurs des compagnons qui ont innové des choses que le Messager n’avait pas faites et qu’il n’avait pas mentionné. Le Messager n’a pas dit : « faites cette chose », donc ce sont des choses qui ont été innovées par les successeurs, les savants des successeurs des compagnons ceux qui sont pieux dans la religion, ce sont de bonnes traditions. Il en est de même, pour ce qui a été innové dans la religion après eux, qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, c’est une bonne tradition. Parmi les premières des choses qui ont été innovées par les musulmans à l’époque des compagnons, c’est ce qui a été innové par autres que les compagnons, il y a le fait de mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an et également de mettre les harakah. Les compagnons n’ont pas mis les points sur les lettres du Moushaf et en dessous et n’ont pas mis non plus le tachkil, les points. Ils l’ont écrit, dicté par le Messager sans mettre les points et sans mettre le tachkil. Mais c’est quelqu’un parmi les successeurs des compagnons qui a innové cela à l’époque des compagnons.

 

Egalement ce qui a été innové parmi les savants du salaf et des successeurs, il y a les mihrab, dans les mosquées. Les mosquées n’avaient pas de mihrab concave. La mosquée du Messager et les mosquées des compagnons également ne comportaient pas de mihrab. C’est le savant, ascète qui était aussi calife des musulmans, ^Oumar ‘Ibnou ^abdi l-^Aziz que Allah l’agrée, qui les a innovés ? C’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui, les mosquées des musulmans n’avaient pas de minarets. Et après cela, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Et parmi, les choses qui ont été innovées après cela il y la commémoration du mawlid, la naissance du Prophète et également la tariqah. La commémoration du mawlid, durant le mois de rabi^ou l-‘awwal, a été faite par un roi pieux, conquérant, un savant. Et les savants de l’Islam ont accepté cela et les musulmans l’ont pratiqué jusqu’à nos jours. Et cette pratique date de plus de huit cents années.

 

Il est en de même, pour la tariqah rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles ont été innové par des savants pieux, et ascètes. Le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy et le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, ce sont les deux qui ont innové la Tariqah. Puis après cela, des savants Saints ont innové des tariqah nombreuses toutes sont des causes pour gagner l’agrément de Allah. Et c’est une chose qui est appelée une bonne tradition. Toutes ces choses qui ont été innové par les savants de l’Islam, sont appelées une bonne tradition.

 

Après toutes ces explications, nous ne prêtons aucune attention à tous ceux qui contredisent ce sujet. Car ils disent à propos de ces choses qui sont de bonnes innovations, ils les appellent des innovations interdites. Mais à ces gens-là, nous n’accordons aucune considération à leurs paroles. Ce sont des gens qui eux-mêmes pratiquent des choses qui n’existaient à l’époque du Messager, des choses qui ont été innovées par les savants de l’Islam, et ils en renient certaines. Alors que les deux ont été fondée sur le Qour’an et le hadith. Les Mous-haf qui comportent des points et des chakl, ils l’utilisent tout comme nous nous l’utilisons. Et les minarets et les mihrab également, ils les font tout comme nous nous les faisons. Ce sont des gens qui ne s’attachent pas à la balance selon la loi de l’Islam mais ils s’attachent à leurs passions. Ce qu’ils leur plaisent ils l’acceptent, et la chose qui ne leur plaisent pas, ils disent c’est une mauvaise innovation et une mauvaise innovation. Ce ne sont pas des gens qui suivent les preuves, ce sont des gens qui suivent leurs passions. Pourquoi ont-ils accepté le chakl et les points dans les Moushaf, pourquoi ont-ils accepté la construction des minarets et les mihrab dans les mosquées alors qu’ils interdisent les tariqah et la commémoration du Mawlid. Sans preuve, ils interdisent et rendent licite. Alors nous ne prenons aucune considération à leurs paroles.

 

Pour ce qui est des tariqah, la première qui a été fondée, c’est la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiri^yyah. Le chaykh ^Abdou l-Qadir ainsi que le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah les agrée tous les deux, étaient contemporains en Irak. Quant au chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, il est descendant de notre maître Al-Housayn ‘Ibnou ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. C’était un faqih de l’école chaféite. L’imam Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, le Chafi^iyy, qui était celui qui a consigné l’école, a dit, au sujet des caractères de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy : « C’est lui qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager. »

 

Et ce qu’a dit ici Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, d’autres parmi les Saints et les gens de son époque, les chaykh se sont accordés à dire que le chaykh ‘Ahmad Ar Rifa^iyy est le chaykh qui a le plus haut degré. Et, ce qui est une caractéristique de la Tariqah de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, elle a un mérite par rapport à toutes les autres c’est que Allah a préservé ceux qui suivaient notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy de deux croyances qui sont les pires mécréances.

 

La première : c’est de dire que Allah s’incarne (rentre) dans les personnes.

Et la deuxième : est de dire que Allah et ce monde, sont une seule et même chose. Ces deux mécréances se sont introduites chez certains Qadiriyy, chez certains Chadhiliyy, et chez certains Naqchabandiyy et d’autres encore. A notre époque, il y a des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah et qui disent que Allah nous en préserve, que Allah est à l’intérieur de toutes personnes, hommes et femmes. Et, il y parmi ceux-là ceux qui disent que, Allah nous en préserve, que Allah et ce monde est comme la glace et l’eau qu’elle contient. Certains, Chadhiliyah ont dit cela et ils ont même dit que ce monde, c’est comme la glace et l’eau qui est à l’intérieur c’est Allah. Ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des juifs car ils ont considéré que toute chose est un lieu pour Dieu.

 

Et les autres, le chaykh a dit, ils ont considéré que toute chose est une partie de Dieu. Ici au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de toute personne. Et ils ont même rajouté, ce mur est Allah et toi tu es Allah.

 

Allah ta^ala a protégé la tariqah Rifa^iyyah de cela. Parce que son Chaykh, de la tariqah Rifa^iyyah reniait fortement durant sa vie ces deux groupes, ceux qu’on appelle al-houlouliyyah ceux qui disent que Allah s’incarne dans les choses et at-tahadiyyah ceux qui disent l’unité de l’existence de Allah, que Allah et ce monde ne font qu’un. Ils mettaient en garde fortement dans certains de ses ouvrages et dans ses cours. Car il était quelqu’un qui veillait à donner beaucoup de cours. C’est la raison pour laquelle, il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Il enseignait en début de journée, dans la science du fiqh, dans le hadith, dans le tafsir et à la fin de la journée également. Et le jeudi, il se dédiait à l’exhortation. Il prenait place sur une chaise élevée, pour que les gens puissent le voir, tellement il y avait de gens qui assistaient à son assemblée et ses exhortations étaient nombreuses. Les émirs, les savants les soufiyy et les gens du commun assistaient à son assemblée d’exhortations.

 

Une fois, il était assis sur sa chaise pour l’exhortation et dans cette assemblée, il se trouvait qu’il y avait des juifs et des sabéens. Les sabéens, sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ses paroles, environ huit mille de ceux-là sont entrées en Islam. Et parmi les gens de Ahlou s-Sounnah qui étaient dans l’insouciance et dans les péchés, quarante mille se sont repentis. Et parmi les prodiges que Allah lui avait accordés, c’est que se réunissaient chez lui, une nuit dans l’année, plus de cent mille personnes. Ils se réunissaient, et il leur donnait suffisamment à manger et à boire. Tous mangeaient et buvaient alors qu’il n’était ni un roi ni quelqu’un qui avait un poste de ministre. Sa famille ne comportait pas de ministre ni de roi. Mais lui, grâce à un secret que Allah lui a accordé, il donnait à manger à tout ce grand nombre de personnes qui leur suffisaient pour manger et pour boire. Il était surnommé Abou l-^Alamayn, celui qui a les deux bannières, et aussi Abou l-^Abbas et le chaykh de la petite boiteuse. Car un jour, il est sorti visiter un village où il avait des gens, des disciples qui le suivaient. Ils l’ont accueilli, hommes et femmes. Et parmi eux, il y avait une petite fille qui était boiteuse, qui était bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh, elle s’est dirigée vers lui et lui a demandé des invocations. Elle lui a dit, je ne supporte plus, tellement les filles du village se moquent de moi. Il a fait des invocations à Allah en sa faveur, sa jambe est devenue droite sur le champ, son dos est devenu droit aussi, elle a perdu sa bosse et ses cheveux ont poussé. Tellement les gens étaient étonnés par ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de al-^Ourayja, c’est à dire le chaykh qui a soigné, qui a guéri cette fille boiteuse. Tellement il s’occupait de science et plus particulièrement de science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été protégée. Jusqu’à nos jours, il n’y a pas qui, parmi les gens, de sa tariqah, qui disent que Allah est incarné dans les choses, ou dans certaines choses, ou quelqu’un qui dise que Allah est une seule et même chose, ni qui dise que Allah est unique puis s’est multiplié. Il n’existe pas, dans sa tariqah, des gens qui disent ces paroles abominables et la louange est à Allah.

 

Par ailleurs, l’imam Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj. Al-Hallaj, est mort avant notre Maître l’imam ‘Ahmad, trois cents ans environ. Il mettait en garde contre lui, il disait : « il n’est pas sur la vérité », s’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : « je suis Allah ». Parce que Al-Hallaj disait « je suis Al-Haqq », c’est à dire : « je suis Allah ». Que Dieu nous en préserve. Car parmi les noms de Allah, il y a Al-Haqq. Notre ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que c’était un égaré. Et c’est cela la vérité, et la plupart des soufiyy ont dit « Al-Hallaj ne fait pas partie des notre ». C’est pour cela que par le passé, très peu nombreux étaient ceux qui faisaient l’éloge de Al-Hallaj. Mais de nos jours, ils sont devenus plus nombreux. Si tu prends place avec certains Qadiriyy tu les entends faire l’éloge de Al-Halaj. Et si tu prends place avec certains chadhiliyy, tu les entends faire son éloge et si tu prends place avec certains Naqchabandiyyah également tu les entends faire son éloge et d’autre également que ces gens-là, mis à part les Rifa^iyyah. Car ils ont su, qu’il était égaré car le chaykh de la tariqah Rifa^iyyah a dit que Al-Hallaj est un égaré et ceci est une des faveurs de la tariqah Rifa^iyyah. »

Informations utiles sur des saints

Posted in Biographie,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2018

Notre dame Fatimah bint ‘Ahmad ‘ibn ^Abdi d-Da’im :

A notre époque, cette époque est devenue très pauvre en science de la religion. Il y a un siècle ou plus, il y avait des fouqaha parmi les hommes et les femmes. Et il y a deux cents ans, il y avait à la Mecque une chaykhah qui s’appelait Fatimah fille de ‘Ahmad fils de ^Abdou d-Da’im. Elle était originaire d’Irak. Elle a appris la science de la religion dans son pays, puis elle est partie faire le pèlerinage à la Mecque. Elle a fait le pèlerinage, elle a visité le Prophète puis elle eut l’intention d’habiter à la Mecque et de ne plus repartir. Puis, un jour elle a perdu la vue, elle est restée deux ans aveugle. Une nuit, sa servante est partie chez sa famille, elle a demandé l’autorisation et elle est partie. Puis comme c’est de son habitude, elle s’est levée la nuit pour faire ses prières surérogatoires au milieu de la nuit. Elle a glissé sur une marche, elle est tombée et s’est cassée deux côtes. Malgré cela, elle a fait la prière en supportant la douleur intense. Puis elle s’est assoupie, après avoir fait ses prières surérogatoires. Elle a vu le Messager, notre maître ‘Abou Bakr, et notre maître ^Oumar, tous les trois venant de la Ka^bah. Tous les trois venaient de la ka^bah, elle, habitait juste en face. Le Messager a mis de la salive honorée sur son écharpe et lui a dit : « Passe-toi cette écharpe sur les yeux ». Alors, elle a pris l’écharpe et l’a passé sur ses yeux. Et elle a profité pour passer, en plus, cette écharpe sur ces côtes qui étaient cassées. C’est alors qu’elle a recouvré la vue sur le champ. Et lorsque sa servante est revenue, elle a vu qu’elle avait recouvré la vue. La Chaykhah lui a raconté ce qu’il lui était arrivé. Sa nouvelle s’est propagée dans la Mecque et des régions lointaines.

Cette Fatimah, est une sainte. Beaucoup, de femmes à la Mecque, ont tiré profit d’elle, de son ascèse et de sa piété. Les saints avaient peur de tomber dans l’insincérité, ils avaient peur pour eux d’être amenés à la corruption et à l’insincérité. Les Waliyy de Allah craignent pour eux même de tomber dans la corruption.

 

Le chaykhAhmad Al-Badawiyy :

Ahmad Al-Badawiyy qui est un savant ascète originaire du Maroc, et il a résidé à la Mecque. Il récitait le Qour’an avec les sept récitations différentes. Puis il s’est installé en Égypte. Les gens de l’Égypte ont fait le tabarrouk par lui durant sa vie et après sa mort. Il est le plus connu des saints en Égypte. C’était un savant, il était tellement ascète, qu’il ne s’est pas marié. Il a dit : « J’aurais mes épouses des femmes du paradis ». S’il avait voulu se marier, les gens d’Égypte lui en auraient donné quatre en même temps, tellement ils l’aimaient.

‘Ahmad Al-Badawiyy, avait eu un grand prodige. Il y avait des Moujahidin qui avaient été fait prisonniers en Europe. De non musulmans les ont amenés en Europe. Allah tabaraka wata^ala a donné à ce chaykh une force morale, par laquelle il a amené ces prisonniers, d’Europe jusqu’en Egypte d’une manière prodigieuse. Il les a ramenés. Et cela est une faible part des prodiges que Allah lui a accordé.

Saviez-vous que le voisin a un droit éminent ?

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2017

 

Dans souurat An-Niçaa’ le verset 36 Allaah nous ordonne de n’adorer que Lui et d’agir avec bienfaisance envers les parents ainsi qu’envers les proches parents, les orphelins, les pauvres et les voisins. Les voisins qui sont proches parents et les voisins qui ne sont pas proches parents.

Allaah a fait que le voisin a un droit légal sur ses voisins. Dès lors que le musulman s’acquitte de ce droit envers eux, il y aura l’amour, l’amitié, l’entraide et le pardon entre eux.

Parmi les droits du voisin, il y a le fait de ne pas lui faire de mal. Ce droit dont le voisin dispose, il le détient sur les musulmans. C’est donc un devoir pour les musulmans de ne pas nuire à leur voisin.

Al-Boukhaariyy et Mouslim ont rapporté de Abouu hourayrah que Allaah l’agrée que le messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il ne fasse pas de mal à son voisin ». Celui qui fait du mal à son voisin, c’est quelqu’un dont la foi est incomplète. Il n’a pas atteint le degré de foi complète. Celui qui a été éprouvé par un voisin qui lui fait du mal, qu’il fasse preuve de patience et qu’il espère la récompense de la part de Allaah pour sa récompense. Allaah lui accorde une issue à cette difficulté qu’il a rencontrée de la part de ce voisin nuisible. Fais bien attention alors et attire l’attention de tes voisins avec douceur pour qu’ils ne fassent rien qui nuise, qui dérange les voisins.

Allaahou tabaaraka wa ta^aalaa nous a donné l’ordre de protéger le voisin et de s’acquitter du droit qu’il a sur nous. Le voisin a un droit sur toi ; pas un seul mais plusieurs droits. Al-Boukhaariyy a rapporté de ^Aa’ichah que Allah l’agrée que le prophète a dit ce qui signifie : « Jibriil n’a pas cessé de me recommander le bien envers le voisin au point que c’est comme s’il allait le considérer parmi les héritiers ». Le droit du voisin est éminent !

Parmi ce qui indique l’importance de l’éminence du droit du voisin, c’est que Dieu a fait que le péché commis avec un voisin est grave. Quand quelqu’un commet un péché avec son voisin, ce péché est considéré comme étant grave. Parmi les plus graves des situations, des nuisances à un voisin, c’est de lui nuire dans sa famille c’est-à-dire sa femme et ses enfants.

Ainsi, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhaariyy dans le SaHiiH d’après ^Abdou l-Laah que Allaah l’agrée, il a dit : « J’ai posé la question ou le messager de Allah a été interrogé : quel est le péché le plus grave selon le jugement de Dieu ? » Le messager a répondu ce qui signifie : « C’est que tu attribues un associé à Dieu alors qu’il t’a créé ». La mécréance est donc le plus grave des péchés. Celui qui a posé la question a alors dit : « Et ensuite, qu’est-ce qu’il y a comme péché grave ? » Il a dit ce qui signifie : « C’est que tu assassines ton enfant par crainte qu’il ne te diminue ta subsistance ». De là, les savants ont compris que tuer quelqu’un sans droit, c’est le plus grave des péchés après la mécréance. Ensuite, c’est le fait de tuer quelqu’un sans droit, y compris se tuer soit même. Celui qui a posé la question, en a posé une autre par la suite : « Et ensuite quel est le péché le plus grave ? », le messager a répondu ce qui signifie : « Que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin ». Les savants ont dit que ceci une preuve qu’après tuer quelqu’un sans droit, le péché le plus grave c’est la fornication. Le prophète a cité le cas particulier de la fornication avec le voisin pour nous montrer l’importance du droit du voisin.

C’est ainsi qu’a été révélé un verset qui confirme la parole du prophète dans souurat Al-Fourqaan le verset 68 qui signifie : « Et ceux qui n’adorent pas un autre dieu avec Allaah, ceux qui ne tuent pas ceux que Allaah a interdit de tuer et ceux qui ne commettent pas la fornication ». C’est donc dans cet ordre-là que sont les plus graves des péchés. Lorsque le Prophète a dit ce qui signifie : « Et que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin », c’est-à-dire que la fornication qui est faite avec l’épouse du voisin est plus grave que la fornication avec une autre femme. Et dans une version de ce hadith qui a été rapportée par l’Imam Ahmad, la fornication avec l’épouse du voisin est dix fois plus grave que la fornication avec une autre femme, c’est-à-dire il y a dix fois plus de péchés de forniquer avec l’épouse du voisin qu’avec une autre femme.

Parmi les situations de nuisance à un voisin, il y a le fait de l’envier. C’est la jalousie envers un voisin. Il y a aussi se moquer de lui ou le mépriser ou encore divulguer les secrets de son voisin ou de propager les informations qui le concernent. Il y a aussi mentir au sujet de son voisin pour repousser les gens de lui ou alors chercher quels sont les défauts de son voisin et se réjouir de ses écarts ou alors le déranger dans son terrain ou son logement ou ce qui est de cet ordre. Il y a aussi jeter des détritus devant sa porte ou prendre connaissance, espionner son voisin ou espionner ses femmes ou son épouse ou bien ses filles ou encore déranger son voisin avec des cris ou des sons qui sont dérangeants ou alors lui nuire c’est-à-dire nuire à ses enfants ou ce qui est de cet ordre.

Le fait de mal se comporter avec le voisin est une des habitudes de la jaahiliyyah, de la période antéislamique. Allaah a envoyé son prophète pour justement changer ces mauvaises habitudes. Ceci apparait clairement de la réponse de Ja^far Ibnou Abii Taalib que Allaah l’agrée à An-Najaachiyy quand il l’a interrogé à propos de cette nouvelle religion. Ja^far a dit en s’adressant au roi : « Ô roi, nous étions des gens qui vivions dans la jaahiliyyah dans une période antéislamique, nous adorions les statues, nous mangions des cadavres, nous commettions des choses indécentes, nous rompions les liens avec nos proches parents et nous agissions mal avec nos voisins ». Il a ajouté : « Nous étions dans une période où les plus forts avaient le dessus sur les plus faibles. Nous étions ainsi jusqu’à ce que Allaah nous a envoyé un messager qui fait partie de notre peuple. Nous connaissions parfaitement son ascendance, sa véracité, son honnêteté et sa chasteté. Il nous a invités à adorer Dieu. Il nous appelés à croire en l’unicité de Dieu, à adorer Dieu et à délaisser les pierres et les idoles que nous adorions nous ainsi que nos parents au lieu d’adorer Dieu. Il nous a ordonnés d’être véridiques lorsque nous parlons. Il nous a ordonné de nous acquitter de ce qu’il nous est confié. Il nous a ordonné d’entretenir les liens avec les proches parents. Il nous a ordonné d’agir en bien avec les voisins. Il nous a ordonné de cesser de commettre les péchés et de faire couler le sang. Il a dit : « Il nous a interdit de commettre les choses viles. Il nous a interdit de dire le faux témoignage. Il nous a interdit de consommer le bien de l’orphelin. Il nous a interdit d’accuser injustement de fornication les femmes chastes ». Il a poursuivi en disant : « Il nous a ordonné d’adorer Allaah lui seul, de ne pas lui attribuer d’associé » et il lui a dit : « Il nous a ordonné d’accomplir la prière, de s’acquitter de la zakat, d’accomplir le jeûne et il lui a énuméré les sujets de l’Islam ». Il a ajouté : « Nous avons cru en sa véracité, nous avons cru en lui et nous l’avons suivi dans ce qu’il nous a amené ». Il a conclu : « Nous avons donc ainsi adoré Allaah lui seul, nous ne lui avons pas attribué d’associé, nous avons cessé de faire ce qu’il nous a interdit et nous avons considéré licite de faire ce qu’il nous a appris comme étant licite ». Ce Hadiith a été rapporté par AHmad dans son mousnad avec une bonne chaîne de transmission.

La relation de bon voisinage, le fait que les voisins soient en de bons termes entre eux ceci est quelque chose qui fait gagner l’agrément de Allaah et qui dérange le chayTaan. A l’opposé les mauvaises relations de voisinage, c’est quelque chose que Allaah n’agrée pas, mais que le chayTaan aime.

Si les relations entre les voisins sont bonnes, si ce sont des relations basées sur l’amour et l’harmonie, alors toute la société sera heureuse. Le bon voisin va s’éclairer lui-même de son bien et il va profiter également à ses voisins. Le mauvais voisin lui verra son mauvais caractère retomber sur lui-même. La bonne relation, le fait d’être en de bon terme avec ton voisin, la relation de bon voisinage, ce n’est pas uniquement en cessant de nuire à tes voisins, mais également en supportant la nuisance de tes voisins également, en réglant les affaires de tes voisins et en les délivrant de leur tourment.

Abouu Bakr Al-La’aal a rapporté dans son livre …. Que le prophète a dit ce qui signifie : « J’habitais entre deux pires voisins, ^Ouqbah ibn Abii Mou`ayT et Abouu Lahab : ils jetaient les restes des gens devant ma porte ». C’est-à-dire que le prophète supportait leur nuisance alors qu’il était le plus courageux de toutes les créatures de Dieu dans l’absolu. Allah a accordé à son prophète la force physique équivalente de celle de quarante hommes. Malgré cela, il avait pour conduite de pardonner. Son caractère particulier était de patienter et de supporter la nuisance des autres. Le bien aimé, l’élu que Allaah l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une chose qui soit plus lourde dans la balance des bonnes œuvres du croyant au jour du jugement que l’excellent comportement. Allaah n’agrée pas celui qui est vulgaire et celui qui est indécent » At-Tirmidhiyy a dit ce hadith est Haçan et il est SaHiiH.

Qu’est-ce que l’excellent comportement ? L’excellent comportement consiste à supporter la nuisance d’autrui, à cesser de nuire à autrui et à faire le bien autour de soi. Il est indispensable de faire une halte pour étudier notre cas, pour faire le point sur notre état, pour corriger nos états et œuvrer pour appliquer les enseignements de la loi concernant les droits des voisins, le fait de s’acquitter des obligations envers eux et d’agir avec bienfaisance envers eux.

Ô Allaah nous te demandons d’avoir un meilleur état, d’être de ceux qui sont des bons voisins et d’avoir une fin heureuse et nous te demandons ô Allah d’avoir pour comportement les comportements bons et louables et nous te demandons ô Allah de faire que nous soyons au nombre des voisins vertueux ceux-là mêmes que le messager de Allah  a loué certes, tu es sur toute chose tout puissant.

Aachouraa’

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les meilleurs jours de l’année de l’Hégire bénie, il y a le jour de ^achoura. ^achoura est le dixième jour du mois de Mouharram. C’est un jour dans lequel ce sont produit des événements mémorables. En pareil à ce jour béni, Allahou ta^ala a sauvé Son Prophète Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui l’ont suivi. Il les a sauvés de la noyade et Il a fait noyer Pharaon et son peuple qui étaient des mécréants. En pareil à ce jour, également le jour de ^achoura, Allah ^azza wa jall a accepté le repentir de Son Prophète ‘Adam (^alayhi s-salam) suite au péché qu’il avait commis lorsqu’il avait consommé d’un arbre. Un arbre dont le fruit lui avait été interdit. Cependant le péché que ‘Adam avait commis était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de rabaissement; ce n’est donc pas de la mécréance, ni un grand péché. En pareil à ce jour également, le jour de ^achoura, Allahou tabaraka wa ta^ala a sauvé le navire, le bateau, l’arche du Prophète Nouh (^alayhi s-salam) et ce bateau s’est installé, s’est arrêté au niveau d’une montagne qui s’appelle Al-Joudiyy, c’est une montagne qui se trouve en Irak, alors qu’elle était resté cent cinquante jours en mer auparavant. Dans cette arche, il y avait le Prophète de Allah, notre maître Nouh (^alayhi s-salam) et il y avait également les croyants qui l’avaient suivi.

Allahou soubhanahou wa ta^ala avait envoyé Mouça (^alayhi s-salam) et son frère Haroun (^alayhi s-salam). Tous deux étaient des prophètes messagers. Ils étaient prophètes et ils étaient messagers. Il les a envoyé pour appeler Pharaon et son peuple à l’Islam et à l’adoration de Allah Lui seul. Pharaon c’était quelqu’un d’injuste, c’était un tyran qui avait prétendu être dieu wa a^oudhoubi l-Lah. Il avait dit aux gens d’Égypte : “ Je suis votre dieu suprême “. Quand Mouça et Haroun ont rencontré Pharaon, ils lui ont ordonné l’Islam, ils lui ont ordonné d’adorer Allah ta^ala Lui Seul. Mais il a refusé, il s’est entêté et il a manifesté sa tyrannie. Mouça (^alayhi s-salam) a emmené son peuple, les fil de ‘Israil que l’on appellent israéliens c’est-à-dire ce sont les deux ascendants de ‘Israil, du Prophète Ya^qoub et il les a fait sortir d’Égypte pour les emmener en Palestine. Mais Pharaon était à leur poursuite avec une armée qui était importante, il voulait les exterminer. Son armée était composée d’un million six cent mille soldats. Ils avaient tous leur arme et leurs chevaux. Et les croyants qui étaient avec Mouça (^alayhi s-salam) étaient au nombre de six cent mille. Et l’armée de Pharaon allait attraper les musulmans qui était avec notre maître Mouça vers le temps du lever du soleil. Quand les deux groupes étaient à vue d’oeil, chacun pouvait voit l’autre et que le peuple de Mouça avait vu le peuple de Pharaon avec son armée et ses soldats, ils ont eu vraiment très peur. Ils ont dit à leur prophète Mouça : “ Ça y’est, il va nous rattraper, il va nous exterminer “. Mais Mouça leur a parlé calmement de sorte à les apaiser, à apaiser leur coeur et à dissiper la perturbation qui s’était emparé d’eux. Quand Mouça était arrivé au bord delà mer rouge et que les vagues étaient immenses dans cette mer, Allah a révélé à notre maître Mouça de frapper la mer avec son bâton. Quand il a donné un coup de son bâton à la mer, Allah a fait que elle s’est séparée pour laisser apparaître douze chemin entre les vagues. Chaque séparation entre un chemin et un autre était comme une montagne d’eau. Et entre deux montagnes d’eau, il y avait un chemin de terre ferme. Et c’est ainsi que Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui étaient avec lui ont pu traverser la mer. Et ceci n’est pas quelque chose de surprenant car Allah est sur toute chose tout puissant. C’est Allah qui a créé la mer, c’est Allah qui a créé l’eau et c’est celui qui a créé la terre ferme et c’est lui qui est tout puissant. Si Il veut de l’eau se dégage et laisse apparaître un chemin de terre ferme. Ceci n’est pas quelque chose que la raison rejette. Mais bien sûr c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Et comme ceci est apparu aux mains de quelqu’un qui s‘est dit envoyé de Dieu, on appelle cela un miracle. Et si c’était as que chose qui serait apparu aux mains d’un saint on aurait appelé cela un prodige. Et Allah créé ce qu’Il veut. Pharaon lorsqu’il est arrivé avec son orgueil, il a trouvé les chemins devant lui. Il a dit alors tout imbu de lui-même et de sa force et de sa tyrannie : “ Nous allons les rattraper et les exterminer “. Quand ils se sont engagé, Allah a ordonné à la mer de se refermer sur eux. Il a péri lui ainsi que ses soldats, noyé, et c’était la juste rétribution pour leur mécréance et leur tyrannie. Certains qui l’ont suivi ont dit : “ Non, non Pharaon a disparu. Il n’est pas mort “. Et Allah a démenti ces gens-là, Il a fait que le cadavre de Pharaon apparaisse ; il était mort et tout gonflé.

Allah nous apprend le récit de ce qui s’est passé par Sa parole qui signifie :

“ Ils les ont suivis et ils allaient les rattraper au moment du lever du soleil et lorsque les deux groupes étaient en face l’un de l’autre, les compagnons de Mouça a dit (certes, ils vont nous rattraper) mais Mouça a dit (Non pas du tout, Allah nous donne la victoire. Il va nous indiquer ce qui va nous permettre d’être sauvé). Nous avons révélé à Mouça de frapper la mère avec ton bâton et c’est alors que les chemins se sont entrouvert entre des montagnes d’eau et ils ont pu passer et les autres sont morts noyés. Certes il y a dans cela des signes mais la plupart des gens ne sont pas croyants “.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a incité sa communauté à jeûner le jour de Mouharram en raison du grand mérite que ce jour comporte.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Le meilleur des jeûnes après le mois de Ramadan c’est le jeûne du mois de Mouharram et la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit “, rapporté par Mouslim.

Nous sommes actuellement au mois de Mouharram alors profitez pour jeûner même si nous avons dépassé ^achoura.

Le jeûne de ^achoura est une tradition qui nous est parvenu du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui lorsqu’il a été interrogé au sujet du jeûne de ^achoura, il a dit ce qui signifie :

 

“Son jeûne permet d’expier les péchés de l’année écoulée“, rapporté par Mouslim.

Et les savants illustrés se sont accordés à dire que jeûner le jour de ^achoura’ est une tradition qui est recommandée.

Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, a dit : Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était venu à Médine, il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^achoura. Ils ont été interrogé sur la raison pour laquelle ils la jeûnaient. Ils ont dit : “ C’est en ce jour que Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de ‘Israil contre Pharaon. Nous le jeûnons pour remercier Dieu pour cela et pour glorifier Dieu ce jour-là. “

C’est alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) à dit ce qui signifie : “ Nous, nous suivons Mouça plus que vous “ et il a ordonné de le jeûner.

Rapporté par Mouslim.

Ibnou ^Abbas qui est celui qui interprète le Qour’an par excellence, celui à qui Allah a donné la science de comprendre et d’interpréter le Qour’an, quand il fut interrogé au sujet du jeûne du jour de ^achoura, il a dit : “ je n’ai pas connaissance que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam jeûnait un jour dont il espérait la grande récompense plus que le jour de ^achoura (c’est-à-dire il recherchait plus particulièrement ce jour-là) et ni un mois par lequel il recherchait plus la récompense que ce mois (c’est-à-dire le mois de Mouharram dans lequel nous sommes actuellement)”.

Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans les Sahih, dans le livre les actes de mérite.

Le jeûne du jour de ^achoura n’est pas une obligation, ce n’est pas un devoir tout comme l’ont dit les savants.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à propos du jour de ^achoura ce qui signifie :

“ Ce jour c’est le jour de ^achoura, Allah ne vous a pas prescrit de le jeûner, cependant celui qui veut le jeûner qu’il le jeûne et celui qui veut qu’il ne jeûne pas “, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les savants et les faqih quand ils ont rapporté la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de jeûner ce jour, lorsqu’il a donné l’ordre de jeûner ce jour, c’est-à-dire c’est un ordre qui indique le caractère recommandé et non pas le caractère obligatoire.

Il y a parmi les nouvelles dans ce sens ce qui a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait jeûné le jeûne de ^achoura et il avait donné l’ordre de le jeûner. Mais comme on avait vu l’ordre c’est un ordre qui indique le caractère recommandé. Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est également recommandé de jeûner le jour tasou^ah, c’est le neuvième jour du mois de Mouharram. En raison de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

“ Si je suis vivant l’année prochaine, je jeûnerais également le neuvième jour “, cela a été rapporté par Mouslim. Or le Prophète était mort mais le caractère recommandé reste.

Certains savants illustrés ont dit que la sagesse pour jeûner le neuvième de Mouharram avec le dixième, c’est la précaution parce qu’il se peut qu’il y ait une erreur concernant la détermination du début du mois donc pour se prémunir contre cette erreur éventuelle les savants ont dit de jeûner le neuvième jour, et ils ont dit que c’est cela la sagesse pour jeûner le neuvième jour. C’est aussi pour se distinguer des non-musulmans qui ne jeûnent que le dix et c’est aussi pour ne pas jeûner uniquement le vendredi s’il tombe un vendredi, comme c’était le cas cette année. S’il ne jeûne pas le neuvième avec le dix, alors il lui est recommandé de jeûner le onzième avec le dixième. L’imam Ach-Chafi^iyy a même dit dans ses livres qu’il est recommandé de jeûner le neuf, le dix et le onze de Mouharram, le trois jours.

Le dix du mois de Mouharram de la quatrième année de l’Hégire, il s’est produit une conquête qui s’appelle dhatou r-riqa^. Ar-riqa^ c’est-à-dire les bandelettes que l’on met sur une blessure. À l’origine de cette bataille, le Messager éminent (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était sorti de Médine l’illuminée accompagné de sept cent compagnons. Il avait pour destination des tribus de la région de Najd qui sont le clan de banou Mouhalid, le clan de banou tha^labah qui sont de GhaTafaan. Ce sont des gens qui avaient tendu une embuscade à certains compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ils en ont tué soixante-dix alors que le Prophète les avait préparés pour enseigner la religion aux gens et pour diffuser l’Islam. C’était des gens qui avaient appris beaucoup de science et ils étaient connus pour maîtriser le Qour’an. Ces gens-là les avaient assassinés par surprise. C’était pour les venger qu’il était sorti. Quand les associateurs s’étaient préparés pour combattre le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ses compagnons, quand ils ont su qu’ils étaient venu pour les combattre et que les deux groupes s’étaient rapprochés des uns des autres. Allah a fait que la terreur s’empare des cœurs des tribus des associateurs alors qu’ils étaient nombreux, mais ils se sont dispersé loin des musulmans. Ils se sont enfuis abandonnant leurs biens et leurs femmes. Il n’y a pas eu de guerre. Allah a épargné à Son Prophète et ses compagnons le mal de ces groupes associateurs.

Pourquoi cette bataille a été appelée dhatou r-riqa^, la bataille où les gens ont enroulé des bandes autour des pieds ? C’est parce que lorsque les compagnons marchaient, leurs pieds étaient blessés, lorsqu’ils marchaient sur de la pierre, leurs ongles étaient cassés et ils avaient des blessures à leur pieds. Ils avaient mis des bandages à leurs pieds pour continuer leur marche.

Et en l’an 61 de l’Hégire, toujours le dixième jour du mois de Mouharram s’est produit un événement qui est extrêmement affligeant pour la communauté. C’était une grande épreuve qui s’est abattue sur les musulmans. C’était une épreuve qui a rempli les cœurs de chagrin et de tristesse. C’était un vendredi 10 du mois de Mouharram que l’imam Abou ^Abdi l-Lah, Al-Houçayn fils de ^Aliyy que Allah l’agrée, le petit-fils du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui était le fils de sa fille Fatimah Az-Zahra’ que Allah l’agrée. Il a été tué par un groupe injuste. Al-Houcayn (^alayhi s-salam) était mort, martyr, heureux ; il avait cinquante-six ans. Il était l’un de ces hommes illustres qui a gagné le statut de martyr. Il était au nombre de ces martyrs qui ont été véridiques dans leur engagement à l’égard de Dieu, ils ont ainsi gagné l’agrément de Dieu et la récompense de Sa part. Allah a accordé pour Ses martyrs les hauts degres et la grande récompense au Paradis.

L‘Imam Al-Houçayn était né la quatrième année de l’Hégire, le mois de Cha^ban. Et il avait cinq enfants : ^Aliyy le grand, ^Aliyy le petit, Ja^far, Fatimah et Sakinah. C’était un imam de grand mérite. Il était mieux, il était ascète et il était pur. Il avait hérité des caractères de son grand-père, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le mérite de ce grand imam et des événements de sa vie sont très nombreux et multiples. Parmi ce qui est rapporté au sujet de Al-Houçayn et son frère Al-Hasan, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rapportée par At-Tirmidhiyy, qui signifie :

“ Al-Hasan et Al-Houçayn ce sont les maîtres des jeunes gens du Paradis “.

Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit d’eux ce qui signifie :

“ Ce sont mes deux sources de plaisir dans ce bas monde “.

Et il a dit (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :

“ Ce sont mes enfants, celui qui les aime m’aura aimé “.

Ce sont eux qui ressemblaient le plus au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Et parmi les paroles de l’imam Al-Houçayn, que Allah l’agrée, il y a sa parole :

« Celui qui est généreux il sera considéré comme un maître et celui qui est avare il sera humilié ».

Il y a un hadith qui est parvenu au sujet des meilleures des femmes. C’est un hadith qui a été rapporté par Ibnou ^Abdi l-Barr et d’autres, tout comme dans le commentaire de Al-Boukhariyy, livre de Al-fada’il et il a une chaîne de transmission qui est du degrés du Sahih. Le hadith est

“ Les meilleures des femmes sont Maryam, ensuite Fatimah, ensuite Khadijah, ensuite Aciyah “.

Les meilleures des femmes sont Maryam c’est-à-dire la mère de ^Iça, ensuite Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Al-Hasan et Al-Houçayn, puis Khadijah et Aciyah. Ce hadith il est Sahih.

Khadijah c’est l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Fatimah, et Aciyah c’est l’épouse de Pharaon celui qui voulait tuer Mouça (^alayhi s-salam), elle était musulmane et elle était une sainte. Pharaon l’a tuée lorsqu’il a su qu’elle était croyante. À l’époque, il était permis à une musulmane d’épouser un non-musulman mais dans la loi du Prophète Mouhammad c’est interdit à une musulmane d’épouser un non-musulman.

 

Quant à l’autre hadith qui signifie :

“ Fatimah c’est la maîtresse des gens du Paradis sauf Maryam la fille de ^Imran “, ce hadith a été rapporté par Al-Hakim et d’autres. Il ne contredit pas le premier.

Concernant Maryam, Dieu a fait l’éloge de Maryam la mère de ^Iça, dans Sa parole dans le Qour’an qui signifie :

“ Allah a accordé à Maryam un mérite supérieur aux autres, Il l’a élue (c’est-à-dire choisie) “.

Concernant Fatimah et la famille du Prophète en général, Allah dit ce qui signifie :

“ Pour éloigner de vous la mécréance, vous la famille du Prophète et pour vous purifier “, donc il y a une différence entre l’istifa’ le choix et la sélection, le fait d’accorder un grand mérite et at-taT-hir de purifier, de les purifier de la mécréance.

Le fait de leur accorder un grand mérite et les choisir est supérieur au fait de les purifier. Pourquoi ? Parce que le choix al-istifa a été cité au sujet de Maryam et il a été cité aussi au sujet de prophètes par la parole de Allah qui a dit ce qui signifie :

“ Allah a choisi et a accordé un mérite à ‘Adam, à Nouh, à la famille de ‘Ibrahim et à la famille de ^Imran “, donc vous voyez l’istifa est supérieur à at-taT-hir. C’est pour cela que nous disons que Maryam a un degré supérieur au degré de Fatimah.

Question précieuse : La femme si elle est embellie et parfumée et qu’elle donne un cours à des hommes et à des femmes et qu’elle met l’intention dans son coeur de rechercher la récompense par l’enseignement qu’elle donne alors elle a des récompenses par l’enseignement qu’elle donne. Mais le fait de sortir de sa maison embellie et parfumée, elle n’a pas à rechercher des récompenses par sa sortie ainsi. Et l’embellissement qui est déconseillée c’est l’embellissement qui est exagéré. Mais l’embellissement qui est léger il n’est pas déconseillé. Le fait d’exagérer dans l’embellissement c’est cela qui est déconseillé. Cependant, si cet embellissement exagéré, elle le fait parce qu’elle va donner cours à des femmes qui ne vont pas accepter d’elle si elle ne s’embellit pas de la sorte, alors il n’y a plus de caractère déconseillé pour cela. Il y a des femmes si elle vient leur donner cours de manière simple et sans embellissement exagéré elles ne vont pas accepter. Si elles n’acceptent que si elle vient avec un embellissement exagéré au-delà de ce qui est simple, alors il n’y a plus de caractère déconseillé.

L’embellissement exagéré c’est ce qui attire le regard. Mais le fait que la femme sorte avec un embellissement qui est léger, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela.

À notre époque, on vit parfois des événements qui sont étonnants et surprenants. Qu’est-ce que les savants ont dit à propos de ce qu’ils appellent Halloween :

D’après le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée lui et son père, il a rapporté que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Celui qui fait des choses pour se faire ressembler à des gens, alors il est comme eux, il fait partie des leurs “. Cela a été rapporté par Abou Dawoud.

Que l’on sache que fêter ce qu’ils appellent Halloween c’est interdit, haram. C’est une fête qui est rémanente des fêtes des celtes qui étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale à l’époque de bronze environ 1500 années avant le calendrier romain c’est-à-dire avant le christianisme et c’était des peuples qui étaient des idolâtres. Les celtes étaient des idolâtres.

Allah dit ce qui signifie : “ Tu ne trouves pas des gens qui sont véritablement croyants en Dieu et au Jour Dernier qui cherchent à être ami et à faire la même chose que ceux qui prennent Allah et Son Messager pour ennemi “.

Parmi les savants qui ont expliqué le verset (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) il y a Abou l-^Aliyah Rafi^ Ibn mahran mort en 93 de l’Hégire, il y a Taws Ibnou Qaysan qui est mort en106 de l’Hégire, il y a Mouhammad Ibn Sirin qui est mort en 110 de l’Hégire, il y a Ad-Dahak Ibn Mouzihin qui est mort en l’an 100 de l’Hégire, il y a Ar-Rabi^ Ibn ‘Anas qui est mort en l’an 139 de l’Hégire et d’autres ont expliqué la parole de Allah : (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) c’est-à-dire ceux qui n’assistent pas aux fêtes des associateurs.

Abou l-Qacim Hibatou l-Lah fils de Al-Houçayn AtTabariyy le chaféite mort en 418 de l’Hégire a dit :

“ Il n’est pas permis aux musulmans d’assister aux fêtes des incroyants parce qu’ils commettent des choses qui sont blâmables et ils sont sur l’erreur. Les gens de vérité se mélangent aux gens qui sont blâmables sans les reprendre, sans les blâmer, sans les réprimander pour ce qu’ils font ils seront comme des gens qui sont satisfaits de ce qu’ils font et qui préfèrent le blâmable à ce qui est bon, et nous craignons alors que le châtiment de Allah ne s’abatte sur eux et qu’il n’englobe la totalité d’entre eux. “ Nous demandons à Allah qu’il nous préserve de Son châtiment.

Parmi les références historiques, certains disent que ce jour qu’ils appellent Halloween ou la fête des barbares chez les chrétiens est une particularité liée à leur croyance et à leur religion et à ce qu’ils considèrent comme des prêtres chez eux. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils faisaient peur ainsi aux sorcières en Irlande. Et maintenant de nos jours, les télévisions ainsi les gens pour sortir et acheter et commémorer cela. Il est donc interdit dans la Loi de commémorer cette fête. Il est donc interdit de fêter cela dans la loi de l’Islam car il y a en cela une ressemblance aux associateurs.

Le mieux c’est plutôt de faire acte de bienfaisance à un pauvre qu’il soit musulman ou non-musulman, cela comporte des récompenses au lieu d’acheter des masques qui font peur ou d’imiter ce que font ces non-musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt considéré.

Que Allah nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.

Parfum pour les femmes et entretien des relations avec les proches parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler de ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy ce qui a pour sens : « Allah agrée pour Ses esclaves qu’ils soient modérés », c’est-à-dire qu’ils ne rendent pas licite ce qui est interdit et qu’ils n’interdisent pas ce qui est licite. Allah agrée de Ses esclaves qu’ils disent à propos de ce qui est interdit qu’il est interdit et à propos de ce qui est licite qu’il est licite.

Quant aux extrémistes, ceux qui interdisent les choses en se référant à leurs passions, ceux-là Allah n’agrée pas leur pratique. Et l’inverse également Allah ne l’agrée pas, c’est-à-dire ceux qui rendent licite ce qui est interdit. Dans de nombreux pays, certaines personnes interdisent certaines choses quand cela ne convient pas à leurs passions, à leurs plaisirs à eux. En contrepartie, ils se rendent licites des choses qui leur ont plu alors qu’elles sont interdites dans la religion agréée par Dieu. Ce qui est en accord avec leurs passions, ils le considèrent licites, et ce qui contredit leurs penchants ils l’interdisent. Ces gens-là auront un grand malheur au jour du jugement, ils seront châtiés. La langue, au jour du jugement, celui qui en dispose en sera interrogé. S’il a utilisé sa langue pour dire des choses que Dieu agrée, il aura des récompenses et des bonnes actions. Quand à celui qui a utilisé sa langue pour rendre licite ce que Allah a interdit à Ses esclaves ou qui a utilisé sa langue pour interdire ce que Allah a rendu licite à Ses esclaves, celui-là malheur à lui au jour du jugement.

Le Hafidh An-Nawawiyy, savant très connu chez les chaféites comme un feu au-dessus d’une montagne. Avant, pour prévenir que Ramadan avait débuté, il n’y avait pas de téléphone ou de moyen de communication, qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils allumaient un feu en hauteur pour que les gens le voient et sachent que c’est un signe d’une information et ceci est relayé d’un point à un autre. Le Hafidh An-Nawawiyy est connu comme un signe que quelqu’un de loin peut voir. Ceci est le Hafidh An-Nawawiyy. Qu’est-ce que ce savant très connu a dit ? Dans son livre Charhou l-mouhadh-dhab, il a dit : « Paragraphe si une femme veut sortir pour se rendre dans une mosquée, il est déconseillé pour elle qu’elle se parfume et il lui est déconseillé également des vêtements luxueux. » Cette parole veut dire que se parfumer ou mettre des vêtements luxueux pour la femme qui veut se rendre à la mosquée, ce n’est pas interdit mais c’est déconseillé. Elle n’a pas commis de péché, c’est uniquement déconseillé. Exception est faite, si la femme en s’embellissant, en se parfumant, son objectif est de provoquer les hommes, dans ce cas-là c’est un péché. Mais si ce n’était pas pour provoquer les hommes, si c’était pour un autre objectif, alors ce n’est pas un péché.

Dans certains pays, il y a des gens qui prétendent être des chaykhs et qui prétendent être des savants, ils interdisent dans l’absolu à la femme de sortir parfumée, que son intention soit de provoquer les hommes ou que ce soit pour se faire belle afin d’être contente d’elle-même, ils lui interdisent, malheur à eux dans ce bas-monde. Et parmi eux, tellement ils n’ont pas de scrupule pour calomnier cette religion, ils ont prétendu qu’il y a unanimité sur le fait qu’il est interdit à la femme de sortir embellie ou parfumée. Notre chaykh a dit : « Ces gens-là, que Dieu nous en préserve, je ne sais pas comment ils osent porter la joubbah du chaykh, le turban du chaykh. Je ne sais pas dans quel sens ils mettent ce vêtement. Qu’est-ce qu’ils ont étudié ? Pourquoi ils disent ces choses-là contraires à la religion parce que cela plaît à leurs passions ». L’un d’entre eux a dit cela dans une mosquée, devant tout le monde. Ils n’ont pas honte ! Ils n’ont pas peur du châtiment de Dieu au jour du jugement. Ils rendent illicites des choses alors qu’elles sont licites. L’un d’entre eux, on lui a amené la preuve du contraire de ce qu’il a dit. Quelqu’un lui a montré. Après qu’il ait essayé de feinter, il a avoué et il a dit : « Oui c’est vrai, c’est une erreur de ma part ». Après avoir dit aux gens qu’il y a unanimité puis qu’il ait eu la preuve, il a dit : « Oui c’est une erreur de ma part ». Unanimité veut dire toutes les écoles. Pourquoi il s’est empressé de dire quelque chose de faux ? Pourquoi il s’est vêtu avec les vêtements des macha’ikhs, avec une joubbah et une ^imamah ? Pour calomnier la religion agréée par Allah. Pourquoi il n’empêche pas sa langue de dire des choses fausses ?

La preuve que c’est déconseillé.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim, en s’adressant aux femmes, ce qui signifie : « Si l’une d’entre vous va à la mosquée alors qu’elle ne se parfume pas ».

Et la preuve également c’est un hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Dawoud et d’autres, qui signifie : « N’empêchez pas les femmes esclaves de Dieu de se rendre aux mosquées agréées par Dieu, mais qu’elles sortent sans être parfumées ». Le sens de ce hadith est n’empêchez pas les femmes de se rendre à la mosquée mais qu’elles ne soient ni embellies ni parfumées. Sinon, si elles sont embellies ou parfumées, c’est déconseillé uniquement mais ce n’est pas interdit. Le déconseillé, si la personne l’évite parce qu’il est déconseillé elle gagne des récompenses mais si elle fait ce qui est déconseillé, elle ne s’expose pas à un châtiment. Tandis que l’interdit, celui qui le commet s’expose à un châtiment et celui qui l’évite parce que c’est interdit alors il gagne des récompenses.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. Al-‘ithmid est une poudre qui est brune. C’est recommandé que la personne mette du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. C’est le ‘ithmid qui est de couleur brune, marron, c’est celui-ci qui est recommandé. Quant à celui qui est noir, celui-là est pour s’embellir. Le noir n’a pas le même jugement que le marron. Le marron c’est celui-ci qui est recommandé. Le noir celui qui veut en mettre qu’il en mette, et celui qui veut ne pas en mettre qu’il n’en mette pas. Le ‘ithmid qui est brun, celui que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait dans ses yeux tous les soirs, non seulement il est recommandé mais en plus il est bénéfique. Il comporte des choses utiles. Dans le hadith rapporté par ‘Ahmad, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Mettez du ‘ithmid dans les yeux car il fait pousser les cils et il améliore la vue ».

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait une vue plus forte que n’importe qu’elle personne et malgré cela, il mettait du ‘ithmid dans les yeux. Il mettait du kouhoul chaque nuit.

Par ailleurs, faire la prière en assemblée c’est quelque chose de recommandé pour la femme, ce n’est pas obligatoire, ce n’est pas comme pour les hommes. Les savants ont dit ce jugement, c’est que le Messager lui-même a autorisé à une femme qui s’appelle Oummou waraqah de diriger les femmes de sa famille dans la prière, c’est rapporté dans les sounan de Abou Dawoud et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad. C’était une femme compagnon, une femme qui a rencontré le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Une femme de Médine. Le Messager lui a autorisé les femmes, et non les hommes, dans la prière. Pour ce qui est de l’appel à la prière ; s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy (c’est-à-dire un homme qui peut être un mari pour elle) elle peut le faire mais elle n’élève pas la voix fort comme l’homme. A plus forte raison, Al-‘iqamah (l’annonce à la prière) s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy, elle peut la faire.

S’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy quand elle va faire la prière, la femme peut réciter à haute voix mais pas comme les hommes, plus bas que les hommes. S’il n’y a que des femmes ou bien s’il y a son fils à elle par exemple. Tant qu’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy en sa présence. Par contre, s’il y a des hommes ‘ajnabiyy elle n’élève pas la voix, elle récite à voix basse. Il y a aussi un autre hadith, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il a dit ce qui signifie : « Si les femmes vous demandent de faire la prière de nuit à la mosquée, alors autorisez-leurs ».

Si quelqu’un vient vous dire : « Mais Abou Hourayrah a vu une fois une femme qui avait une forte odeur de parfum et il lui a dit « Ou tu vas comme ça femme ? », elle lui a dit « je vais à la mosquée » et Abou Hourayrah lui a dit « Avec un tel parfum ? Retourne chez toi, lave toi d’abord ». Cela ne veut pas dire que c’est interdit lorsqu’il lui a dit « retourne chez toi ». Ce n’est pas cela le sens de la parole de Abou Hourayrah mais le sens c’est que c’est déconseillé. C’est comme si Abou Hourayrah a dit à cette femme : « Si tu veux aller à la mosquée sans être dans le déconseillé, rentre chez toi et enlève l’odeur du parfum en te lavant, puis va à la mosquée ». C’est cela la signification de la parole de Abou Hourayrah. Le sens ce n’est pas que c’est interdit mais le sens est que si elle retourne à la mosquée en ayant enlevé le parfum alors ce sera conforme à la Loi et ce n’est pas déconseillé.

Il y a un hadith rapporté par ‘Ahmad que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », cela veut dire qu’elle ressemble à celle qui est fornicatrice mais cela ne veut pas dire que c’est le même péché que la fornicatrice, car la fornication est un grand péché tandis qu’ici il s’agit d’un petit péché. Le petit péché n’est pas comme le grand péché.

Il y a une autre version de ce même hadith, d’après Abou Hourayrah rapporté par At-Tirmidhiyy dans lequel le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La femme lorsqu’elle sort parfumée et qu’elle passe auprès d’une assemblée alors elle est comme fornicatrice », cela sous-entend que son objectif était de provoquer les gens de cette assemblée. Son intention était d’attirer l’attention des hommes par son odeur pour qu’ils tombent dans le péché. Lorsqu’ils vont sentir son odeur peut être vont-ils tomber dans un regard interdit ou dans une parole interdite, ou autre. Son objectif à elle était donc de les inciter à l’interdit. Cette version du hadith de Abou Hourayrah est expliquée par la version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy dans Sounan An-Naça’iyy, toujours d’après le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), le hadith signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », dans cette version le Prophète a dit : « Li yajidou rihaha », c’est-à-dire pour qu’ils sentent son odeur, pour qu’elle les provoque au péché.

En d’autres termes, si son objectif n’était pas de provoquer les hommes au péché alors elle ne tombe pas dans le péché.

La version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, c’est-à-dire dans ce qu’il a entendu du Messager de Allah, il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Tandis que dans la version de Abou Hourayrah il n’y a pas cette précision, il a dit en général toute femme qui sort parfumée et qui passe auprès d’une assemblée, elle est comme fornicatrice. Cette deuxième version est ramenée à la première dans laquelle il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Ceci est une science. Il s’agit de concilier entre les deux hadiths, les paroles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne se contredisent pas.

Quant à ceux qui ne connaissent pas la science du hadith, simplement ils passent sur un hadith dans un livre par exemple, ils le prennent à la lettre et ils l’expliquent d’une manière qui n’est pas correcte ; ces gens-là sont en train de falsifier la religion agréée par Allah. Malheur à eux au jour du jugement.

Ces gens-là ils sont en train de déformer la religion car il y a de nombreux versets, celui qui les interprète d’une manière déplacée, il sort de l’Islam. Egalement il y a de nombreux hadith du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il ne suffit pas de dire « Allah a dit, le Messager a dit ». Il s’agit de donner au verset, à la ‘ayah, son sens véritable. Il ne s’agit pas de citer et de donner un sens qui n’est pas correct.

Comme certains ils sortent de l’Islam parce qu’ils ont mal interprété le verset : « Al-Fitnatou ‘achaddou mina l-qatl ». Al-Fitnah dans ce verset ce n’est pas la zizanie entre les gens. On ne dit pas que semer la zizanie c’est plus grave que de tuer. L’homicide est plus grave que la zizanie. Ces gens-là lorsqu’il y a une zizanie, ils récitent ce verset et ils croient que ce qui tu as fait là c’est plus grave que d’assassiner. Ils sortent de l’Islam. Dans ce verset, Al-Fitnah veut dire Ach-Chirk. Il ne s’agit pas de dire « Allah a dit » sans comprendre.

Observez les deux hadiths précédents, les deux versions. Celui qui n’a pas appris s’il voit le hadith de Abou Hourayrah, il va sortir un jugement en interdisant ce que Dieu a rendu licite. Il va dire dans l’absolu qu’il est interdit à la femme de sortir parfumée et embellie. Il n’a pas saisit la subtilité du hadith et il n’a pas connaissance de la précision qui se trouve dans le hadith de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy.

Ce qui compte c’est de donner au hadith son sens véritable et de donner aux versets le sens correct et véritable, c’est cela qui donne la récompense. Mais citer un verset en lui donnant un autre sens que ce qui est correct ou citer un hadith hors de son contexte de manière déplacée pour lui donner un sens erroné, ceci mène à la perte ; que Dieu nous en préserve.

Que l’on sache que rompre les relations avec les proches parents est un grand péché selon l’unanimité et ce péché c’est un péché du corps.

Comment dit-on qu’il y a rupture avec les proches parents ? Lorsque ton proche parent se languit de toi et qu’il sent que tu l’as laissé de côté, comme si tu l’as abandonné. Soit parce que tu ne soutiens plus tes proches parents financièrement alors qu’ils sont dans le besoin, soit tu ne leur rends pas visite sans excuse.

Une excuse c’est comme par exemple s’il n’a plus les moyens de les soutenir ou alors il a les moyens financiers mais il a d’autres priorités qui sont des priorités selon la Loi de l’Islam et non pas selon les passions.

Qui sont les proches parents ? Ce sont les grands parents, les oncles et tantes paternels et leurs enfants, et les oncles et tantes maternelles et leurs enfants. Tous ceux-là sont appelés proches parents.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui a plus de mérite ce n’est pas celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui. Celui qui a le plus de mérite c’est celui qui entretient les relations avec son proche parent qui a coupé les liens avec lui ».

Dans ce hadith, il y a l’indication que lorsque quelqu’un entretient les relations avec son proche parent qui les a rompus avec lui il a plus de mérite que celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui, parce que le premier fait preuve d’excellence de comportement. Celui qui agit en bien avec celui qui agit en mal, il fait preuve d’excellence de comportement, comportement qui a été fortement encouragé dans la Loi de l’Islam.

La rupture des liens avec les proches parents à lieu par exemple en leur faisant mal ou en cessant de les visiter dans excuse de sorte que leur cœur va ressentir ce manque. Ils vont se sentir écartés. Deuxième cas de figure, ses proches parents sont dans le besoin et lui il a de l’argent en plus de ses besoins, il peut les aider et malgré cela il les laisse dans le besoin.

Allah dit dans sourat An-Niça’, le verset n°1 ce qui signifie : « Craignez Dieu en entretenant les relations avec vos proches parents », et dans un autre verset ; dans les versets 22 et 23 de sourat Mouhammad, Allah a décrit ceux qui rompt les liens avec leurs proches parents comme étant des gens que Allah a rendu sourds et aveugles et Allah les maudit.

Et AtTabaraniyy et Al-Bazzar ont rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ».

Et dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance, qu’il entretienne les liens avec ses proches parents ».

Et dans le hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après le compagnon Joubayr Ibnou Mout^im (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Quelqu’un qui rompt les liens avec ses proches parents, n’entrera pas au paradis (parmi les premiers) ».

Sache que ton proche parent, si tu as la capacité de lui rendre visite, il est indispensable que tu lui rendes visite. Si tu as la capacité de lui rendre visite, cela ne suffit pas que tu lui passes le salam par quelqu’un d’autre, comme en disant : «  passe le salam à Untel de ma part ». Mais pour un certain temps cela suffit de lui passer le salam, mais pas tout le temps, il faut que tu ailles lui rendre visite. Mais le fait que lui et son proche parent se trouvent dans la même ville et qu’un an s’écoule, deux ans s’écoulent, trois ans s’écoulent, et il ne va pas lui rendre visite alors qu’il peut lui rendre visite, cela s’appelle rompre les relations avec les proches parents. Mais si son proche parent ne veut pas qu’il vienne dans sa maison, et lui il sait cela alors dans ce cas il ne va pas chez lui car il n’accepte pas, mais il reste qu’il lui passe le salam ou il lui envoie un écrit. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent seulement aux deux fêtes de Aïd, pour eux cela n’est pas considéré comme une rupture, cela suffit. Cela dépend des gens, des coutumes. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent et que lorsqu’il y a un mariage ou un décès il va le voir, ils considèrent qu’il n’y a pas de rupture, c’est suffisant. Ceci dans le cas où la personne n’a pas d’excuse. Par contre, si quelqu’un a une excuse, par exemple il est à l’étranger et s’est absenté cinq années, de temps à autre il leur transmet le salam par quelqu’un, dans ce cas il ne tombe pas dans la rupture avec ses proches parents.

Parmi les excuses pour ne pas tenir les relations avec ses proches parents, il y a qu’il ait entendu d’un de ses proches parents une apostasie comme s’il a entendu que son proche parent a insulté Dieu ou les prophètes, ou les anges ou qu’il a rabaissé le Qour’an. Dans ce cas, ce n’est pas un devoir pour lui d’entretenir les liens avec un apostat membre de sa famille. Il est également permis de rompre les relations avec son proche parent si son proche parent est pervers, s’il commet les grands péchés. Par exemple s’il commet la fornication ou s’il boit de l’alcool ou s’il ne fait pas la prière. Cependant, il l’avertit avant de rompre les relations de la raison de cette rupture pour le réprimandé, pour le blâmer pour ses mauvaises pratiques. Il lui dit : « Je ne te parle et je ne te visite plus parce que tu fais telle chose ».

Dans le hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance et que sa vie soit longue, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ». Que sa vie soit longue c’est-à-dire que Allah lui accorde la réussite à faire beaucoup de bien en peu de temps. Celui à qui Allah accorde de faire beaucoup de bien en peu de temps c’est comme s’il a vécu longtemps.

Dans un hadith rapporté par Al-Qoudariyy dans son Mousnad, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Entretenir les relations avec ses proches parents rallonge la vie », rallonge la vie veut dire que Allah sait de toute éternité que s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents il n’aurait pas vécu aussi longtemps. La science de Allah englobe toute chose. Allah sait même les choses qui n’ont pas eu lieu, si elles avaient eu lieu comment elles auraient été. Allah sait ce qui a eu lieu, ce qui a lieu et ce qui aura lieu au paradis et en enfer, et Il sait ce qui n’a pas eu lieu comment il aurait été s’il avait eu lieu. Allah sait que cet homme qui a entretenu les relations avec ses proches parents aurait vécu moins longtemps s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents. Et Allah sait qu’il allait entretenir les relations avec ses proches parents. Il a voulu qu’il les entretienne et qu’il vive plus.

Ne pas dévoiler

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

D’après ^A‘ichah (que Allah l’agrée), elle a dit : «  Nous étions toutes les épouses du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) auprès de lui. Aucune ne manquait. C’est alors que Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivée, elle marchait et sa marche était absolument identique à la marche du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Quand le Messager a vu sa fille, il lui a fait bonne accueil. Il lui a dit (ce qui signifie) :  « Bienvenue à ma fille ! », puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche (^A‘ichah a douté). Puis il lui a dit quelque chose à voix basse sans que les autres entendent, et elle s’est mise à pleurer à chaudes larmes. Quand il a vu qu’il était triste, il lui a dit quelque chose à voix basse et elle s’est mise à sourire. » ^A‘ichah a alors dit à Fatimah (que Allah les agrée toute les deux) : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’entre toute les femmes il t’a dit quelque chose à toi et toi tu te met à pleurer. » Quand le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit, ^A‘ichah a dit à Fatimah : « Qu’est-ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) t’a dit? », c’est alors que Fatimah à répondu à ^A‘ichah : « Je ne veux pas dévoiler le secret du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) », il lui avait dit à voix basse donc c’était pour que les autres ne l’entendent pas. ^A‘ichah a dit que après le décès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle est partit voir Fatimah à nouveau et lui a dit : « Je te demande avec insistance et j’aimerais que tu prenne en compte le droit que j’ai sur toi (c’est-à-dire le fait qu’elle soit l’épouse de son père). Dis-moi ce que le Messager t’a dit l’autre jour. » Fatimah lui a dit : «  Maintenant (que le Messager est mort) je peux te le dire. La première fois quand le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) m’a dit quelque chose à voix basse, il m’a dit que Jibril révisait le Qour’an avec lui une ou deux fois par an et que cette année il l’a révisé deux fois. Le Prophète a dit :  «  S’il la fait deux fois cette année, je crois que c’est parce que je vais bientôt mourir. Alors fais preuve de piété à l’égard de Dieu et patiente, je serais un bon prédécesseur pour toi (c’est-à-dire je vais te précéder pour la mort mais tu viendras après)» C’est pour cela que tu m’as vu pleurer.». Puis pour la consoler le Prophète lui avais dit : «  Ô Fatimah, ne serais tu pas heureuse si je t’annonce que tu es la meilleure des femmes de cette communauté . » Fatimah dit à ^A‘ichah à ce sujet : « C’est alors que tu m’as vu sourire. » Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Ainsi notre dame Fatimah fille du Prophète et de son épouse Khadijah, est la meilleure des femmes de cette communauté, tout comme notre dame Maryam mère de notre maître ^Iça est la meilleure des femmes de toute l’humanité, de toutes les communautés. Et la femme qui a le plus de science religieuse de toute l’humanité est notre dame ^A‘ichah.

Avec ce caractère, à savoir le fait de ne pas dévoiler le secret d’autrui, il se peut que tu gagnes le pardon de tes péchés.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui lave un mort et qui s’acquitte de son devoir envers lui (c’est un devoir de laver le mort musulman, le mettre dans un linceul, faire la prière en sa faveur et l’enterrer) et qui ne dévoile pas le secret qu’il voit de lui, il sortira de ses péchés comme quand sa mère l’a mise au monde », rapporté par Ahmad dans son Mousnad.

Regardez le bienfait de laver le corps du mort, de ne pas dévoiler son secret, ceci te permet d’avoir tous tes péchés pardonnés.

Ne pas dévoiler le secret des croyants, c’est un signe de foi complète. Le croyant est respectable, tu ne vas pas le dévoiler. Ne pas dévoiler les secrets des croyants c’est un signe de complétude de la foi.

D’après le compagnon Anas Ibnou Malik (Que Allah l’agrée), le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il n’y a pas de doute que tu attends de ton frère qu’il ne dévoile pas tes intimités, c’est quelque chose de connu que tu t’attende à ce que ton frère ne dévoile pas tes intimités et qu’il ne cite pas tes défauts. Et si tu vois que ton frère ne se comporte pas comme tu le souhaites, c’est-à-dire qu’il cite tes défauts et qu’il dévoile tes intimités, tu vas être très en colère contre lui, tu ne vas pas apprécier que ton frère dévoile tes défauts. Si toi tu t’attends à ce que ton frère ne dévoile pas tes défauts, pourquoi serais-tu étonné de son comportement si toi tu ne lui cache pas ses défauts, toi à ton tour tu dévoile ses secrets. Beaucoup de gens attendent que les autres se comportent avec eux d’une certaine manière alors que eux ils ne se comportent pas avec les autres de cette manière-là. Si eux diffusent les secrets des gens pourquoi ils s’étonnent et s’attendent à ce que les gens ne diffusent pas leurs secrets. Ces gens-là sont semblables à ceux que Allah a blâmé dans le Qour’an, dans sourat Al-Moutafifin par Sa Parole qui signifie : «  Malheur à ces moutafifin, ce sont des gens qui lorsqu’ils vont acheter leur marchandise chez les gens, ils vont prendre tout leur droit, mais lorsqu’ils vont vendre ils vont diminuer, ils vont tromper les gens ». Ils veulent que les gens ne dévoilent pas leur secret tandis que eux ils dévoilent le secret des gens.

Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Moustadrak de Al-Hakim que notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui voit une intimité d’un musulman et il la cache, alors sa récompense est semblable à celui qui tire de sa tombe une fille qui a été enterrée vivante ».

Il y a un saint qui se nomme Hatim Al-Asamm, Al-Asamm signifie le sourd. Lui n’était pas sourd mais il a été surnommé ainsi car une fois il était dans un commerce, en étant soit commerçant soit vendeur et il y a une femme qui est entré pour acheter quelque chose. Cette femme a laissé échapper un gaz qui a émis un bruit, elle a eu honte. Lorsqu’elle s’est avancé vers lui pour lui demander quelque chose, il lui a dit : « Hein ?! Quoi?! Qu’est-ce que tu dis ? ». Il lui a fait croire qu’il était sourd, elle a été apaisée. Observez l’élégance de ceux qui ont atteint la sainteté. Celui qui prend connaissance de l’intimité d’un musulman et ne la dévoile pas, il est semblable à celui qui sort de sa tombe une fille enterrée vivante.

Ce hadith est sahih. Il nous annonce que celui qui voit une intimité, quelque chose qui peut être source de pudeur ou qui dérange le musulman, il n’aime pas qu’on en prenne connaissance et quelqu’un en prend connaissance, si quelqu’un ne la dévoile pas, la dissimule, il ne la propage pas aux gens, il aura une récompense comme la récompense de celui qui sauve une petite fille qui a été enterrée vivante. Les arabes dans la jahiliyyah enterraient leur fille vivante par honte, c’était une source de problèmes selon eux.

Le fait de dévoiler un secret peut être une source de rupture entre un musulman et sa famille ; et ceci va détruire les liens familiaux et sociales.

Mouslim et Abou Dawoud ont rapporté du compagnon Abou Sa^id Al-Khoudriyy (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Parmi les plus mauvais des gens au jour du jugement, c’est le cas d’un homme qui épouse une femme, il lui donne ses secrets et elle lui donne ses secrets, puis il va divulguer les secrets de sa femme. » Les choses qui sont intimes à elle, il va en parler aux gens, celui-là fait partie des pires des gens. C’est-à-dire il dévoile ce qui se passe lorsqu’un homme et son épouse sont seuls dans l’intimité.

Il a été rapporté à propos de quelqu’un parmi les gens de mérite qu’il fut été interrogé au sujet d’une femme qui était son épouse mais qu’il a divorcé. Elle s’est mariée avec quelqu’un d’autre. Les gens ont voulu savoir comment elle était. Certains ont une curiosité déplacée. Il leur a dit : «  Pourquoi voulez-vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? ». Regardez comment ne pas divulguer le secret d’autrui. C’est cela la signification de ne pas dévoiler le secret d’autrui.

^Oumar Ibnou ^Abda l-^Aziz (que Allah l’agrée) a dit : «  Les cœurs sont des récipients pour les secrets. Les lèvres sont les serrures de ces secrets et les langues sont les clés, alors que chacun préserve bien les clés de son secret. »

Ton secret, si tu n’es pas capable de le garder chez toi et que tu le confie à autrui, sache que autrui ne fera pas mieux que toi. Si toi tu n’as pas réussi à garder, comment tu espères que les autres vont te le garder.

Celui qui est censé, il convient qu’il enfouisse son secret et qu’il ne laisse apparaître que ce qu’il veut faire apparaître. Il ne va pas agir en secret pour faire des choses qu’il n’aimerait pas que les gens voient ; parce que même si les gens ne le voient pas, Allah le voit. Rien n’échappe à la Science de Allah.

Ibnou Hibban a rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Allah a révélé à notre maître Ibrahim dix livrets et il a cité dans ces livrets que celui qui est censé devrait être conscient de ce qui se passe à son époque (par exemple : il sait qu’il y a un groupe égaré qui s’appelle les wahhabites et que ces gens-là diffusent une croyance qui est fausse que Allah est dans le ciel alors que la croyance qui est correcte c’est que Dieu est sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps. Il est également conscient que il y a un partie qui s’appelle les frères musulmans qui déclarent mécréants ceux qui n’appliquent pas la Loi islamique et que leur croyance est contraire à la croyance de l’Islam. Il est conscient qu’à son époque il y a un partie qui s’appelle Hizbou tahrir qui prétendent que l’Homme est créateur de ses actes et cela aussi c’est un mécréance. Celui qui est conscient n’est pas déconnecté.), et il veille à corriger son état (il apprend ce qui est obligatoire et il l’accomplit, il apprend ce qui est interdit et il évite les péchés) et il préserve sa langue. » Il ne va pas trop parler sauf pour ce qui lui est profitable. Celui qui a su qu’il sera interrogé sur ses œuvres et aussi sur ses paroles alors il ne va pas dire ce qui sera une source de honte ou de regret au jour du jugement.

 

Notre belle religion respecte le vivant et le mort, et c’est une religion qui diffuse les caractères méritoires chez les gens. La plus grande des grâces, le plus grand des bienfaits que Dieu accorde aux gens c’est d’être musulman. Et cette grâce est suffisante. Celui qui a obtenu l’Islam c’est comme s’il n’avait été privé de rien du tout. Ce bienfait, le fait d’être musulman, celui qui le conserve toute sa vie du bas-monde et jusqu’à mourir ainsi, il sera heureux dans sa tombe et dans l’au-delà.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse mourir sur la Loi qu’Il agrée et qu’Il nous ressuscite au Jour du Jugement sur cette religion.

Parmi les conseils, il y a que l’un d’entre nous ne prenne pas pour compagnon quelqu’un qui l’éloigne de la piété parce que ce compagnon peut l’entraîner au mal. Ne tenez la compagnie que de quelqu’un qui aide dans l’accomplissement de la religion. Et ne regardez pas beaucoup la télévision. La télévision aujourd’hui et même les écrans comme internet, beaucoup de choses enseignent la corruption. C’est quelque chose qui égare l’esprit. Celui qui regarde tout le temps tout le temps la télé, son âme va avoir un penchant pour les loisirs et pour les péchés. Il va être enclin aux loisirs et aux péchés. Son esprit va s’éloigner de l’objectif qui est de conserver la religion. Son état va empirer. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne cherche la compagnie que du croyant qui est pieux. », c’est-à-dire en priorité tient la compagnie du pieux, celui qui ne t’emmène pas vers le péché mais au contraire qui t’emmène vers le bien. Certains élèves lorsqu’ils sont jeunes, lorsqu’ils voient la télé leur âme est corrompue. Leurs cœurs et leurs âmes pourrissent et ils sont emmené vers la corruption, vers leur perte. S’il tient la compagnie de quelqu’un qu’il ne tienne pas la compagnie de quelqu’un qui va lui corrompre sa religion. Recherchez la compagnie de celui qui a un bon état ; que ce soit l’élève avec les élèves à l’école, les étudiants avec les étudiants à l’université, les gens au travail, les femmes avec leurs voisines, les hommes avec leurs voisins ; recherchez toujours ceux qui ont un bon état. Si vous en trouvez tant mieux, si vous n’en trouvez pas ne prenez pas la compagnie de celui qui va vous entraîner vers le mal.

 

Par ailleurs veillez à accomplir les cinq prières dans leur temps. Veillez à accomplir la prière de As-Soubh dans son temps. A cause de la télé, la plupart des gens ne font pas la prière de As-Soubh dans son temps. A cause des veillées devant la télé ils sont privés de beaucoup de bienfaits. Le fait de suivre les habitudes des non-musulmans c’est cela qui a été la cause pour entraîner les musulmans dans cet état que l’on voit aujourd’hui. Par le passé, les musulmans accomplissaient la prière du ^Icha‘ puis ils dormaient directement. Ils ne perdaient pas leur temps à regarder la télévision ou à regarder des émissions ou à rigoler ou à jouer aux cartes. Ils faisaient la prière du ^Icha‘ puis ils s’endormaient et ils se réveillaient avant l’aube pour faire des prières surérogatoires, puis pour faire la prière de l’aube et ils ne dormaient pas tout le reste de la journée jusqu’à la nuit suivante. Voilà les bonnes habitudes ! Il y a énormément de bonnes choses dans le temps du soubh. Celui qui fait la prière de As-Soubh dans son temps, puis il récite trois fois :

بِسْمِ اللّهِ الَّذِى لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ في الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a-smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa houwa s-Sami^ou l-^Alim)

ou il reste dans la position qu’il avait en terminant la prière de As-Soubh et après avoir passé le salam, il ne bouge pas ses jambes, il dit dix fois : لا إله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير

(La ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulk wa lahou l-hamd wa houwa ^ala koulli chay’in qadir)

il aura énormément de bienfaits toute sa journée jusqu’au soir. Et si il récite la même chose après la prière du Magrhib, Allah le préserve du mal du chaytan et de la niusance des jinns. A notre époque, après la prière du ^Icha’ les gens veillent pour discuter des sujets du bas-monde ou devant la télévision, et ils vont être privé du bienfait d’accomplir la prière de As-Soubh dans son temps.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne considérait pas cela comme étant une bonne chose. C’est déconseillé de discuter des sujets du bas monde après la prière de Al-^Icha‘.

Comment faisait le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)

Il faisait la prière de Al-^Icha‘ et il dormait, puis quand c’était le milieu de la nuit il se levait, il faisait le woudou‘ et il faisait des prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se réveillait, il faisait le woudou‘ et les prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se levait à l’appel de l’aube qui annonce que l’aube va bientôt entrer, puis lorsque la prière de l’aube était entrée annoncée par le deuxième appel, il accomplissait la prière de l’aube et il retournait se coucher le soir.

C’est ainsi que se comportaient les gens par le passé, ils accomplissaient la prière de Al-^Icha‘ puis ils allaient se coucher. Et celui qui révise ses cours avant la prière de l’aube, cela c’est un temps qui est béni. L’esprit est vif à ce moment-là, avant le temps du début du temps de As-Soubh. Celui qui se réveille avant le temps de l’aube, une heure avant, son esprit est très réceptif pour qu’il mémorise les cours. C’est un bon moment pour mémoriser les cours.

 

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