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Aliyy et Mouawiyah

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 8, 2019

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

 

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

 

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah  a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah  a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah  a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah  dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de AzZoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire

de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

Et la récompense du ijtihad nous confirmons

 

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyah n’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète  ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah  qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

 

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète  l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

 

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

(man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi, les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah  :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah  :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah  :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

 

La Dame Nafisah

Posted in Biographie,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 17, 2019

La dame Nafisah a vécu dans un contexte où il y avait beaucoup de science, d’ascèse et de piété. Elle a vécu dans un milieu où il y avait des savants, des adorateurs et des ascètes. Elle a ainsi récitait tout le qour’an et l’a mémorisé par coeur. Elle a étudié la science de la religion et l’a bien assimilée. Elle a entendu des questions sur le hadith du Prophète et le fiqh – la jurisprudence – et les a parfaitement comprises. C’était une femme dont l’invocation était exaucée, la dame Nafisah. C’est une femme qui faisait tout le temps le jeûne surérogatoire et elle veillait les nuits en prière surérogatoire.

 

Elle a connu la vérité. Elle a connu quels sont ses devoirs, quels sont ses droits et elle s’est limitée à cela. Elle a connu quelles sont les choses qui sont interdites, elle les a évitées. Elle s’est appliquée dans l’adoration et jusqu’à devenir une sainte et Allah lui a donné beaucoup de prodiges.

 

Elle est la dame Nafisah la fille de Al-Haçan Al-’Anouwar qui est surnommé Abou Mouhammad le fils de Zayd Al-’Ablaj, le fils de Al-Haçan, le petit fils du Prophète, fils de l’Imam ^Aliyy que Allah l’honore. Elle est issue de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

La dame Nafisah était une femme qui était chaste. On n’a pas su d’elle qu’elle a un jour tendu la main pour demander de l’argent à quiconque. Elle subvenait à ses propres besoins à elle et aux besoins de sa famille à partir de son argent ou de l’argent de son mari ou de ce qu’elle gagnait en travaillant le fil elle-même. ( Les femmes par le passé regardez c’était une sainte et pourtant  elle travaillait pour gagner sa vie ).

 

Allah tabaraka wa ta^ala a facilité à la dame Nafisah de se réunir avec des savants d’un très haut degrés, des Imams dans la jurisprudence, des Chouyoukh dans l’ascèse et des adorateurs. A l’exemple d’un saint qui s’appelle Bichr Ibnou Al-Harith il est connu sous le surnom de Bichr Al-Hafiyy. Elle a rencontré également l’Imam de Ahlou s-sounnah l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal. Elle rencontré également l’Imam Ach-Chafi^iyy. Elle a rencontré également l’Imam Malik. Elle a rencontré également ^Abdou l-Lah Ibnou Al-Hakam. Elle a rencontré Abou Sa^id Souhnoun fils de Sa^id le faqih Malikite. Elle a rencontré Ar-Rabi^ fils de Soulayman qui est Mouradiyy qui est un compagnon de l’Imam Ach-Chafi^iyy. Elle a rencontré Ar-Rabi^ Al-Jiziyy et beaucoup d’autres.

 

Mawloudouha – Sa naissance

 

Il était de l’habitude de Al-Haçan Al-’Anouwar qui est le père de la dame Nafisah de s’asseoir dans la mosquée Al-Haram à la Mecque pour donner des cours de religion et il expliquait aux gens les sujets de la religion et les sujets du qour’ân.

 

Alors qu’il était assis comme à son habitude pour donner des cours aux gens, il y a une jeune femme qui est venue pour lui annoncer la bonne nouvelle. Cette femme a dit à notre maître  Al-Haçan : «  je t’annonce la bonne nouvelle oh mon maître, cette nuit tu as eu une petite fille qui est née, nous n’avons pas vu une fille aussi belle qu’elle ni qui a un front aussi éclairé que son front, la lumière sort de sa bouche et elle est rayonnante ».

 

Quand Al-Haçan Al-’Anouwar a reçu cette bonne nouvelle, il était heureux. Et il s’est tout de suite prosterné ( vous savez qu’on peut faire une prosternation de remerciement quand nous recevons une bonne nouvelle, quand on est soulagé ou d’être délivré d’une épreuve, on peut faire une prosternation en direction de la qiblah). Il s’est prosterné pour Dieu, pour Le remercier pour ce bienfait qu’Il lui accordé et pour avoir exaucé son invocation.

 

Puis il a récompensé la jeune femme qui est venue lui annoncer la bonne nouvelle. Il a dit à cette jeune femme : «  dis à la famille (il vise la mère sa fille) d’appeler cette petite fille Nafisah ( nafisah veut dire précieuse et le mot nafis signifie précieux) ». Il a dit : « appelez-la Nafisah parce que in cha‘ Allah elle sera nafisah, elle sera précieuse ».

 

La dame Nafisah est née à la Mecque honorée, le mercredi onze du mois de Rabi^ou ‘Al-’Awwal de l’an 145 de l’hégire. Sa mère était heureuse de sa naissance. Et ce qui a augmenté la joie de Al-’Anouwar, du père de Nafisah,  Al-Haçan Al-’Anouwar, c’est que sa petite fille ressemblait beaucoup à sa sœur à lui, la dame qui s’appelait aussi Nafisah fille de Zayd que Allah l’agrée, c’était celle que le Calife Al-Walid Ibnou ^Abdi l-Malik avait épousée.

 

Lorsque l’assistance, comme lui donnait un cours à la Mecque, donc les gens qui étaient dans l’assistance ont entendu cette annonce de bonne nouvelle et c’étaient des gens parmi l’élite, des gens qui étaient vertueux parmi ses disciples Quand ils ont entendu l’annonce de bonne nouvelle, de la naissance qu’a reçu  Al-Haçan Al-’Anouwar, ils se sont levés pour le féliciter pour avoir obtenu ce qu’il souhaité et pour l’exaucement de son invocation.

 

Il avait remercié les gens qui l’avaient félicité puis il a levé les mains vers le ciel ( le ciel est la direction pour les invocations, ça ne veut pas dire que Allah habite dans le ciel, Allah n’est pas dans le ciel, Il n’est pas partout et Il est sans endroit ).

 

Donc il a dirigé les mains vers le ciel, en ouvrant les mains pour les invocations en disant des invocations, le sens général est le suivant : « Ô Allah, fais qu’elle grandisse dans le bien, agrée cette petite fille, fais qu’elle soit au nombre de tes esclaves vertueux parmi les saints du plus haut degrés que Tu agrées et qui T’aime. Ô Allah, fais qu’elle soit une femme de mérite, une source de bien et de bienfaisance, une lumière et une guidée. Ô Allah, fais qu’elle soit précieuse par sa science, éminente dans son indulgence, d’un très haut degré, qu’elle soit ferme et forte dans l’attachement à la religion et qu’elle a une certitude complète dans la croyance ».

 

Avec cette annonce de bonne nouvelle de sa fille Nafisah, il y a aussi un émissaire qui est venu du calife Abasside de l’époque c’est Abou Ja^far Al-Mansour, cet envoyé du calife est descendu de son cheval, il est entré dans la mosquée Al-Haram, il a traversé les rang jusqu’arriver devant Al-Haçan Al-’Anouwar le père de Sayyidah Nafisah. Il a sorti de son sac une lettre, il a donné ave la lettre le cadeau du calife qui était une grande bourse qui contenait vingt mille dinars ( quand on dit un dinar c’est-à-dire c’est une pièce d’or donc vingt mille pièces d’or ).

 

Il émanait de cette lettre l’odeur du musc – du parfum -. Le Chaykh c’est-à-dire Al-Haçan Al-’Anouwar a ouvert cette lettre et il a lu le contenu lentement. Les gens qui étaient là, ils écoutaient, ils craignaient pour lui parce que la famille du Prophète a été opprimée par certains qui rechercher le pouvoir après les quatre Califes, notre maître Abou Bakr, notre maître ^Oumar, notre maître ^Outhman et notre maître ^Aliyy et après six mois de notre maître Al-Haçan, il y a eu toute une dynastie qu’on appelle les Omeyades qui ont pris le pouvoir, ils ne voulaient pas que le pouvoir reviennent à la famille du Prophète, c’est pour cela qu’ils ont beaucoup opprimé, certains ont même été assassinés comme notre maître Al-Houçayn le petit fils du Prophète ( c’est-à-dire imaginez le petit fils du Prophète était tué par des gens, juste pour le pouvoir ).

 

Les gens étaient là à attendre et ils craignaient pour celui qui était le plus grand de la famille du Prophète, celui qui était le plus noble des descendants de Hachim. Ils craignaient que le Calife ne lui fasse un quelconque mal ou qu’il ne lui arrive quoi que ce soit, mais ils n’ont pas quitté la place et ils ont vu que Al-Haçan Al-’Anouwar s’était mis à pleurer. Alors ils ont augmenté en peu pour lui. Ils lui ont dit : «  qu’est-ce qu’il y avait dans la lettre du Calife ». Il leur a annoncé cette situation importante puisqu’il  lui était confié une grande charge. Il leur a dit : « j’ai reçu la mission de gouverné Médine l’illuminée et le le Calife m’a désigné comme son représentant sur Médine », la ville de Médine, la ville du Prophète ^alayhi salatou wa sallam, donc c’est une lourde charge, donc il avait pleurait parce qu’il allait assumer une grande responsabilité, donc ce n’était pas ce qu’ils craignaient pour lui, ce n’était pas un mal, mais lui, il a pleuré parce que c’était une grande responsabilité.

 

Les gens étaient tous heureux, l’assistance était contente de ce qui est arrivé. Leurs visages étaient rayonnant de bonheur. Ils ont dit : «  Bonheur, félicitation à la ville du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir quelqu’un comme toi, qui va réaliser la justice, diffuser la vérité et propager la sécurité, la sérénité, la paix et la justice ».

 

Ils lui ont dit : «  Bonheur aux habitants de Médine s’ils ont quelqu’un comme toi qui va les gouverner, quelqu’un qui est bienfaisant de la famille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui va exécuter les lois, réaliser les peines, revivifier les sounnah et renouveler les préceptes de la religion de droiture ».

 

Ils lui ont dit : «  Surtout n’hésite pas, prends cette responsabilité parce que peut être tu vas trouver quelqu’un qui a subit une injustice, tu vas rétablir son droit. Quelqu’un qui a besoin de secours, tu vas venir à son secours. Un prisonnier que tu vas libérer ou quelqu’un qui a été chassé, tu vas le protéger et l’abriter. »

 

C’est alors quand il a entendu ces paroles, il leur a dit : «  Si cette responsabilité que je viens d’avoir est une grâce de la part de Dieu pour les gens, alors c’est cette petite fille qui est née, qui est l’annonce de cette gouvernance, il vise la dame Nafisah. Et si cette gouvernance est un honneur pour nous, alors c’est cette petite fille qui est la cause ».

 

La dame Nafisah a grandi de manière honorable. Elle a grandi d’abord à la Mecque et lorsqu’elle a atteint les cinq ans, son père l’a amenée à Médine. Il s’est mis à lui enseigné les sujets de la religion et du bas monde. ( Voyez comment c’est très important que les parents veillent à enseigner à leurs enfants les sujets de la religion).

 

Elle a d’abord mémorisé le qour’an. Il lui a enseigné le hadith du Prophète honnête salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a appris comment se conduisaient les vertueux. Elle a appris comment les gens pieux se conduisaient. Il ne s’est pas limité à enseigner à sa fille, à ce qu’elle mémorise, à ce qu’elle retienne mais aussi à ce qu’elle applique ce qu’elle apprend pour qu’elle mette en pratique ce qu’elle apprend.

 

Il faisait participer sa fille dans ses actes d’adoration. Il avait des wird c’est-à-dire des paroles qu’il disait régulièrement, des dhikr, des évocations de Dieu. Donc, il faisait que sa fille fasse la même chose avec lui. Souvent, il l’emmené à la mosquée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour qu’elle voit l’assemblée des musulmans, pour qu’elle voit de ses yeux les convois des gens de bien, les groupes des bienfaisants qui viennent avec grande nostalgie, visitait le Prophète dans sa mosquée salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Allah a donné des bénédictions à la dame Nafisah dans son enfance. Elle n’avait pas même huit ans qu’elle avait appris par coeur tout le qour’an, la dame Nafisah.Elle avait appris quelque chose qui n’est pas négligeable du hadith du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam.  Elle était toujours en compagnie de son père que ce soit lorsqu’il était en voyage ou lorsqu’il n’était pas en voyage. Son père était pour elle un modèle, un exemple pour elle, puis elle le suivait.

 

Son coeur a été éclairé par la lumière de la foi et son âme a goûté à la douceur de l’obéissance. Souvent, elle invoquait Allah, alors qu’elle était encore petite. Elle demandait à Allah qu’Il écarte de son coeur à elle tout ce qui peut la détourner de l’adoration de Dieu. Et elle demandait à Allah qu’Il fasse aimer dans son coeur à elle tout ce qui pouvait lui faire gagner l’agrément de Dieu. Elle demandait à Allah qu’Il lui facilite le chemin pour l’obéissance à Dieu. Elle demandait à Allah qu’Il fasse qu’elle soit au nombre des saintes. Elle disait : « Ô Allah, Tu es Celui dont nous recherchons l’aide lorsque nous sommes dans les épreuves, Celui dont nous recherchons le secours quand nous serons dans les difficultés. »

 

Parmi ceux que la dame Nafisah a rencontré à Médine, il y a l’Imam Malik que Allah l’agrée. L’Imam Malik avait collecté les hadith des faqih et des musulmans dans un livre qu’il appelait Al-Mouwata et la jurisprudence de l’Imam Malik s’est diffusée dans les différents pays.

 

L’Imam Malik fils de ‘Anas était l’Imam de Médine. Il était parmi les savants qui avaient les plus hauts degrés, celui parmi les savants qui avaient le plus de crainte de Dieu, celui parmi les savants qui veillaient à ne dire que les paroles des plus authentiques et celui qui récitait le plus  le livre de Allah.

 

Et dans la maison de son père la dame Nafisah, elle rencontrait l’élite parmi les savants, les plus grands des faqih, les plus forts parmi les poètes et les gens de littérature. Elle écoutait d’eux et ensuite elle rapportait d’eux ce qu’elle avait entendu d’eux. Elle prenait d’eux et de leur parole. Elle apprenait par coeur de leur sagesse ce qui nourrissait sa raison éclairée et qui éclairait son âme.

 

C’était une femme qui avait une raison clairvoyante, elle était clairvoyante, elle avait une grande ardeur pour l’adoration. Et elle avait une intention sincère et elle avait une ardeur toujours forte pour oeuvrer pour le bien.

 

Quand la dame Nafisah a atteint l’âge du mariage. Les descendants du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils étaient descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn, souhaitaient se marier avec elle. Tout comme beaucoup de jeunes gens, des plus nobles de la tribu de Qouraych ont souhaité la demander en mariage qaund ils ont su que c’était une femme de bien, qu’elle agissait en bien, qu’elle avait une foi très forte et qu’elle était très pieuse. Et celui qui veillait le plus à l’épouser c’était Is-haq le fils de Ja^far AsSadiq.

 

Is-haq fils de Ja^far AsSadiq était surnommé Al-Mou’taman, Is-haq Al-Mou’taman, celui qui était honnête dans ce qu’il lui est confié, tellement il était digne de confiance, il avait une forte foi et un grand attachement à la religion. Ce jeune homme n’était pas étrangé puisque lui même s’appelle Is-haq fils de Ja^far AsSadiq fils de Mouhammad Al-Baqir fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin fils de Al-Houçayn le petit fils du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Is-haq voyait les gens demander la main de la dame Nafisah auprès de son père Al-Haçan Al-’Anouwar, parmi ceux qui venaient la demander en mariage, il y avait des savants émérites, des adorateurs illustres, mais son père, quand les gens lui demandaient la raison pour laquelle il les refusait, il disait : «  Je voudrai rendre ce qui m’a été confié à sa famille et rendre la goutte à la mer, et je voudrai planter la rose dans son jardin. » Quand les gens entendaient sa réponse, ils s’abstenaient de parler, ils disaient : « peut-être qu’il y a dans l’affaire un secret que nous ne pouvons pas connaître ».

 

Mais Is-haq a voulu essayer lui-même. Il a demandé le mariage avec la dame Nafisah. Il a fait une prière de consultation – ‘istikharah – puis il est parti avec son oncle et avec lui les plus grands de la famille du Prophète.  Al-Haçan Al-’Anouwar, le père de sayyidah Nafisah leur a fait bonne accueil mais il s’est abstenu de marier la dame Nafisah à Is-haq. Donc ils sont partis, ils avaient très mal au coeur parce que quelqu’un comme Is-haq généralement n’est pas quelqu’un que l’on refuse.

 

Is-haq est sorti de chez Al-Haçan, il était profondément chagriné, il est parti à la mosquée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,  il s’est tenu dans le mihrab du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  et il s’est mis à faire la prière. Puis, quand il a fini les prières, il est entré dans la chambre honorée, là où est enterré le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il s’est tenu en face de la tombe du Prophète  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il a dit : « A toi le salam ô Messager de Allah, à toi le salam ô toi le maître des Messagers, le dernier des Prophètes, Celui que le Seigneur des mondes agrée le plus, je te fais part de mon chagrin, je viens avec mon besoin, je t’expose mon affaire, combien de gens avaient besoin de secours sont venus vers toi, combien de gens qui étaient déprimés et attristés ont demandé ton aide. J’ai demandé la main de Nafisah de mon oncle Al-Haçan mais il me l’a refusé », puis il a passé le salam et il est parti.

 

Le lendemain matin matin, Al-Haçan a demandé quelqu’un pour l’amener et il était étonné. ( Et qu’est-ce qu’il lui a dit?) Il lui a dit : « Cette nuit, j ‘ai vu mon grand-père, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  avec un très bel aspect, il m’a passé le salam et il m’a dit : «  Ô Haçan donne ta fille Nafisah en mariage à Is-haq Al-Mou’taman. »

 

Son mariage a eu lieu le premier jour de Rajab de l’année 161 de l’Hégire. Par leur mariage, se sont réunis deux lumières, la lumière de Al-Haçan et celle de Al-Houçayn, les maîtres des jeunes gens du Paradis, parce que la dame Nafisah sont ancêtre, son grand-père c’est l’Imam Al-Haçan et Is-haq Al-Mou’taman, son grand-père, son ancêtre c’est l’Imam Al-Houçayn, qua Allah les agrée tous les deux.

 

Is-haq, son mari était quelqu’un qui faisait partie des gens de mérites, des gens qui fournissaient les efforts dans l’adoration et qui craignaient Dieu. Beaucoup de gens ont rapporté de lui les hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa salla. C’était quelqu’un qui était mouhadith, il était digne de confiance, il était honnête et il était véridique.

 

Il est parvenu dans le livre ^Oumdatou ttalib, à propos de Is-haq, pour ce qui est de Is-haq fils de Ja^far AsSadiq, il est surnommé Abou Mouhammad et il est surnommé Al-Mou’taman. Il est né à Al-^Arid qui est vallée à Médine et c’était parmi les gens, celui qui ressemblait le plus physiquement au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Et lorsque Soufiyan fils de ^Ouwayna, qui était le Chaykh de l’Imam Ach-Chafi^iyy. Soufiyan fils de ^Ouwayna, c’est le Chaykh de l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah les agrée tous les deux. Quand il rapporté il citait la chaîne de transmission de ce qu’il avait entendu de Is-haq fils de Ja^far AsSadiq, il disait : « Celui qui est digne de confiance, celui qui est agrée, Is-haq fils de Ja^far AsSadiq fils de Mouhammad, fils de ^Aliyy, fils de Al-Houçayn, que Allah l’agrée, m’a rapporté ».

 

Et Al-Mouqriziyy dans ses khoutat, il rapporte, il dit : « celui qui épousé Nafisah c’est Is-haq fils de Ja^far AsSadiq, quelqu’un de vertueux, des gens de bien, de mérites, et d’attaché à la religion.

 

Le voyage de Nafisah en Egypte

 

La dame Nafisah avait une grande part, elle occupait une place importante dans le coeur des musulmans et les égyptiens en particulier. Les gens d’Egypte quand ils venaient en pèlerinage, ils veillaient à la rencontrer. Et à chaque fois, ils lui demandaient de venir chez eux, de les visiter en Egypte, tellement ils ont entendu de sa grande science et de son grand mérite. Elle leur disait à chaque fois : « je vais venir vous rendre visite dans votre pays, si Dieu le veut. Dieu a fait l’éloge de  l’Egypte et l’a mentionnée dans Son Livre honoré. » Et elle a dit : «  mon grand-père (elle vise le Messager de Allasalla l-Lahou ^alayhi wa sallam) m’a recommandé l’Egypte, par sa parole qui signifie: « lorsque vous allez conquérir l’Egypte (et ça aussi c’est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, parce qu’à son époque l’Egypte n’était pas encore conquise) donc il leur disait ce qui signifie : «  lorsque vous allez conquérir l’Egypte, alors recommandez vous les uns aux autres d’agir en bien avec les gens d’Egypte parce qu’il y a en Egypte, il a cité sahran wa nasaba entre autre vous savez parce que parmi les épouses de notre maître Mouhammad, il y a une femme qui s’appelle Mariya et elle est égyptienne, donc c’est pour ça c’est comme si vous avez une belle famille là-bas ».

 

Entre temps la situation a dégénérée concernant la famille du Prophète. Le père de la dame Nafisah,  Al-Haçan Al-’Anouwar a été démit de ses fonctions, de gouverneur de Médine, après qu’un homme qui s’appelle Ibnou Abi Dhi’b a colporté ou a fait circuler des fausses rumeurs. (Vous savez à cette époque-là, il y avait des gens qui faisaient circuler de mauvaises informations à propos de gens et certains gouverneurs tombaient dans le piège et ils démettaient certaient gouverneurs de leur fonction juste à cause de ces rumeurs que les gens faisaient circuler. Donc la situation a dégénérée et il y a eu beaucoup de zizanie et la famille du Prophète s’est trouvée amenée à se déplacer d’un endroit à un autre, de quitter Médine bien qu’ils chérissaient énormément Médine. Ils se sont décidés à partir en Egypte.

 

Ils ont décidé d’aller en Egypte et bien sûr dans un temps, beaucoup d’années auparavant, des dizaines d’années auparavant il y avait la dame pure Zaynab la fille de l’Imam ^Aliyy qui était la sœur de Al-Haçan et de Al-Houçayn, la fille de notre dame Fatimah. Et Zaynab était la petite fille du Messager de Allasalla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle était déjà installé en Egypte, puis elle était enterrée en Egypte.

 

Les égyptiens ont fait bonne accueil à la famille du Prophète et bien sûr à leur tête notre dame Nafisah et son mari Is-haq et ses deux enfants Al-Qacim et sa fille Oum kalthoum et d’autres personnes de la famille du Prophète. Ils se sont tous empressés , qui pouvez les accueillir, qui pouvez les héberger. Celui qui a eu cet honneur, c’est le maître Jamal Ibnou Al-Jasas, il les a accueillis chez lui dans sa maison.

 

La dame Nafisah a vécu en Egypte jusqu’à sa mort, elle a été enterrée en Egypte. Malgré le fait que la dame Nafisah a grandi dans la maison de son père où il y avait des signes de luxe et de confort parce que son père était gouverneur, sauf qu’elle avait préféré le détachement des choses du bas-monde et l’ascèse. Elle mangeait très peu. On a rapporté d’elle qu’elle mangeait un plat complet une fois tous les trois jours.

 

Zaynab qui est la nièce de la dame Nafisah, c’est la fille de son frère, elle a dit : «  j’ai été au service de ma tante paternelle pendant quarante ans. Quarante ans, je ne l’ai pas vue dormir une nuit ni ne pas jeûner un jour hormis les deux jours de al-^id et les trois jours de At-tachriq. » La nièce, la dame Zaynad a dit à la dame Nafisah : «  tu ne prends pas pitié de toi-même, parfois ne fais pas le jeûne, dors certaines nuits ». Elle a dit : «  comment tu veux que je prennes pitié de mon âme, alors que j’ai devant moi des épreuves pouvant être dépassées que par ceux qui vont réussir. »

 

Regardez leur degré, elle est descendante du prophète et elle est très proche, elle a vécu à une période de gens de science, comment elle a peur du Jour du Jugement, alors que nous, nous sommes dans notre insoucience, à penser : oui Allah est miséricordieux, tu trouves des gens qui commettent des péchés, qui ne prennent pas l’effort à faire les devoirs, qui ne prennent pas l’effort d’éviter les péchés. Donc regardez, l’insouciance est une voie pour l’interdit, c’est une voie pour l’enfer.

 

Elle disait : «  Ma tante, elle connaissait tout le qour’an par coeur, elle le récitait et elle connaissait son tafsir sa signification, elle récitait le qour’an et elle pleurait quand elle le récitait ».

 

Lorsque la dame Nafisah a persévéré sur l’obéissance à Dieu, Allah ta^ala lui a donné de nombreux prodiges, parmi lesquels :

Al-Qina^iyy que Dieu lui fasse miséricorde, a dit à Zaynab, cette même femme qui était la nièce de la dame Nafisah parce que le père de Zaynab s’appelle Yahya, et Yahya était le père de Nafisah. Il lui dit : «  quelle est la nourriture de ta tante ? » Elle disait : «  elle ne mangeait qu’un seul plat complet tous les trois jours, elle avait un panier qui était accroché devant son lieu de prière. Elle avait un lieu de prière, elle avait un panier qui était accroché. Chaque fois qu’elle voulait quelque chose à manger, elle trouvait dans ce panier. Et elle ne prenait rien des gens hormis de ce que son mari lui donnait où de ce que Allah lui accordait ». Elle a dit : « La louange est à Allah Qui nous a accordé une part de ce qu’Il a accordé à Maryam, la dame Maryam fille de ^Imran, ^alayha s-salam » Pourquoi?Parce que notre dame Maryam, c’est cité dans le qour’an que Allah lui donnait les fruits de l’hiver en été et les fruits de l’été en hiver, et c’était d’une manière prodigieuse, que ce soit d’une manière, c’est-à-dire que c’était des prodiges qui étaient à la dame Nafisah, Allah faisait parvenir sa subsistance.

 

Sa^d Ibnou Al-Haçan a dit : «  une année où il y avait une sécheresse en Egypte, le fleuve du Nil s’est arrêté de couler ». Vous savez c’est un fleuve, c’est comme une mer et il s’est arrêté, il s’est asséché. Les gens se sont empressés auprès de notre dame Nafisah pour lui demander l’intercession, pour qu’elle invoque Dieu pour que le Nil continue à couler, ils lui ont demandé des invocations. Alors elle avait une pièce qui lui appartenait, un objet qui lui appartenait, ils l’ont ramené et ils ont pris cet objet de notre dame Nafisah dans le fleuve. Le fleuve a repris son cours et à déborder de ce qu’il était de son lit habituel ».

 

^Abdou r-Rahman Al-’Awza^iyy que Allah l’agrée, c’était l’Imam des gens de Ach-Cham, le faqih, c’était un savant, il est mort en 158 de l’Hégire, il est enterré à Beyrout et l’invocation est exaucé auprès de sa tombe. Il a dit : «  j’ai demandé à Jawhar, c’était une des filles de Al-Houçayn, est-ce que tu as vu de ta maîtresse Nafisah le prodige ? » Elle lui a répondit : « oui ». Elle a dit : «  c’était un jour de grande chaleur, un grand serpent était venu, et j’avais un récipient d’eau de la dame Nafisah, alors ce serpent s’est mis à se frotter la tête contre le récipient comme s’il recherchait les bénédictions de l’eau de la dame Nafisah, puis il est reparti d’où il est venu ».

 

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée, quand il tombait malade, il envoyé un de ses élèves comme Ar-Rabi^ Al-Jiziyy ou bien Ar-Rabi^ Al-Mouradiyy auprès de la dame Nafisah, il lui passait lesalam et il lui disait : «  ton cousin Ach-Chafi^yy est malade, il te demande de lui faire des invocations ». Et elle faisait des invocations pour lui, l’envoyé de Ach-Chafi^iyy ne retournait pas auprès de Ach-Chafi^iyy sans que Ach-Chafi^iyy soit directement guérit  de sa maladie.

 

Lorsque Ach-Chafi^iyy est tombé malade de sa dernière maladie, il ne savait pas à ce moment-là, il a envoyé quelqu’un comme à son habitude pour demander à la dame Nafisah des invocations. Elle lui a fait une autre invocation, elle a dit : « Que Allah accorde à  Ach-Chafi^iyy de voir Allah dans l’au-delà c’est-à-dire de voir l’Être de Allah dans l’au-delà »

Donc le mot wajh signifie l’Être au sujet de Allah, ce n’est pas cette partie de la tête, la face. Celui qui a une face ou qui a un dos est un corps et Allah, Il dit layça kamithlihi chay’ qui signifie : rien n’est tel que Lui. Donc Allah n’est pas un corps. Al-wajh ici signifie adh-dhat c’est-à-dire l’Être de Allah. Allah ta^ala lorsque les croyants seront au paradis, ils verront Allah sans que Allah soit dans un endroit au paradis ou dans un autre endroit, à l’extérieur du paradis, non. Allah est sans endroit.

 

Donc quand elle lui a dit que Allah lui accorde de voir Allah, l’Être de Allah, le mot wajh signifie l’Être, ça ne veut pas dire la face ici, au sujet de Dieu, ça veut dire que Allah lui accorde d’être au paradis parce que les croyants lorsqu’ils seront au paradis, ils verront Dieu sans que Dieu soit dans un endroit, sans qu’Il soit dans une direction parce que Allah est le Créateur des endroits, Il est le Créateur des directions. Avant la création des endroits, avant la création des directions, Allah existe sans endroit, sans direction. Après la création des endroits et des directions, Allah ne change pas. Donc les croyants leur plus grande récompense c’est qu’ils verront Allah lorsqu’ils seront au paradis sans que Allah soit au paradis, mais Allah leur donne la force de la voir, sans qu’Il soit dans dans un endroit et ça c’est quelque chose qui est confirmé dans le qour’an et dans le hadith.

 

Dans le qour’an, Allah ta^ala dit ce qui signifie : «  Les visages ce jour-là seront resplandisssant de bonheur, ils verront leur Seigneur ».

 

Et la parole du Prophète a dit ce qui signifie : «  Vous allez voir certes votre Seigneur au Jour du Jugement , vous n’aurez aucun doute tout comme vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous n’avez pas de doute que ce que vous avez vu c’est la lune » il n’ a pas comparé Allah avec la lune mais il a comparé la certitude, le fait de ne pas douter que ce que vous avez vu c’est Allah.

 

Son mari Is-haq Al-Mou’taman lui a dit un jour : «  Nous allons partir à Al-Hijaz ». Elle a répondu : «  je ne pourrai pas aller avec toi à Al-Hijaz parce que j’ai vu le Messager de Allah dans le rêve qui m’a dit : ne quitte pas l’Egypte parce que Allah te fera mourir en Egypte »

 

La dame Nafisah que Allah l’agrée est tombée malade le mois de Rajab de l’an 208 de l’Hégire. Et la maladie s’est emplifiée jusqu’à Ramadan, elle était à la situation la plus difficile de sa maladie. Elle ne pouvait même plus bouger. Ils lui ont ramené un medecin , il lui a dit de rompre le jeûne. Elle a dit : «  que c’est étonnant, depuis trente ans que je demande à Dieu de faire en sorte que je meure, en étant en état de jeûne et tu veux que je rompts le jeûne maintenant ».

 

Il y avait un rideau dans sa maison, et derrière le rideau il y avait une tombe qui était creusée. Elle a fait signe vers cette tombe , elle a dit : «  voici ma tombe » et elle a dit : «  ici, je serai enterrée si Dieu le veut ». Elle leur a dit : «  quand je meure, faites moi entrer dans cette tombe ». Quand son âme pure a débordé de son corps, elle a été enterrée dans la tombe qu’elle avait creusée de ses mains et dans laquelle elle avait récité six mille fois tout le qour’an et cela avait eu lieu quarante ans après la mort de Ach-Chafi^iyy.

 

Que Allah fasse que nous profitions et que nous ayons les bénédictions de la dame Nafisah, que Allah l’agrée, que Allah nous accorde sa barakah.

 

Le bon comportement entre mari et femme

Posted in cours général,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2019

Que Allaah honore et élève le rang de notre Maître MouHammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre de ce nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Celui qui suit ce chemin, aura une grande réussite, c’est à dire le chemin de l’amour véritable, de l’amour sincère les uns pour les autres. Mais le simple fait de se réunir, de se rencontrer, tout en se trompant, en étant malhonnête, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

Il se peut alors que celui qui en apparence t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. D’ailleurs dans le Qour’an, Allah ta^ala dit ce dont on comprend : « Ceux qui étaient des amis les uns pour les autres dans ce bas monde pour des sujets du bas monde et pas pour l’agrément de Dieu, vont se transformer au Jour du Jugement en des ennemis les uns pour les autres. ».

Pourquoi est-ce qu’ils vont devenir des ennemis ? Parce que si leur amitié était pour des raisons du bas monde, ils vont s’entrainer les uns les autres dans le péché, et donc au Jour du Jugement, chacun va dire à l’autre « C’est à cause de toi que je suis dans cette situation maintenant. ». Donc c’est ainsi qu’ils vont se transformer en des ennemis les uns pour les autres.

 

L’auteur dit : C’est pour cela que les maris doivent avoir ce caractère éminent, pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit pour montrer l’importance de ce caractère, le fait de s’aimer sincèrement les uns les autres pour l’agrément de Dieu, qu’au Jour du Jugement, lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil, ils seront à l’ombre du Trône, et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend pas la suite.

 

Dans le Hadith qoudsiyy, notre Prophète a dit (…), c’est à dire dans le Hadith de 7 catégories de personnes qui seront à l’ombre du Trône au Jour du Jugement, il y a 7 catégories, parmi ces 7 catégories, il y a deux personnes qui se sont aimés pour l’agrément de Dieu, c’est à dire que ce qui les a réunis c’est l’agrément de Dieu, et quand ils se séparent, c’est pour l’agrément de Dieu également. Donc ils n’ont pas d’intérêt du bas monde. Si le couple est basé sur la recherche de l’agrément de Dieu, alors au Jour du Jugement, ils auront cette grande récompense. Ceux qui s’aiment pour l’agrément de Allah, se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché ni pour le mal. Ce qui les réunit c’est l’obéissance à Allah, loin des objectifs du bas monde. Ils ne se trompent pas les uns les autres, ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne s’indiquent les uns aux autres l’égarement et l’injustice, au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala.

 

Veille, toi mon frère, et veille, toi ma soeur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là, ô Allah, Toi Le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde, fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.

 

Qu’est ce que cela veut dire s’aimer pour l’agrément de Allah ? C’est à dire avoir cet amour pour obéir à Dieu. Parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres, de nous entraider pour ordonner le bien et interdire le mal, c’est à dire que c’est dans cet objectif là. Ce n’est pas un amour passionnel, ou un amour pour des intérêts du bas monde, c’est vraiment un amour qui est désintéressé, uniquement pour accomplir ce que Dieu nous a ordonné de faire. C’est à dire que la personne dit « Voilà, cette personne c’est une musulmane, elle a la croyance qui mène au Paradis, je l’aime pour l’agrément de Dieu, c’est à dire si elle me sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, je suis présent et moi j’espère aussi que quand je la sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, elle sera présente, et nous nous entraidons pour obéir à Dieu, pour nous encourager à faire ce que Dieu nous a ordonné et à éviter ce que Dieu nous a interdit. ». Donc c’est cela le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, et au sein du couple, à fortiori.

 

Il est parvenu dans le Hadith qoudsiyy que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie : « Allah dit : « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément, auront des chairs de lumières au Jour du Jugement (la chair c’est ce que l’on appelle Al Mimbar, c’est ce sur quoi on s’assoit). »

Ceci aura lieu avant leur entrée au Paradis, c’est à dire avant l’entrée au Paradis, ils auront cette situation là. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du trône sur des mimbar, des chairs, comme des fauteuils de lumière, de sorte que les gens seront heureux pour eux, c’est à dire les gens quand ils vont les voir, ils seront heureux pour eux. Les prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les prophètes aient un degré supérieur, lorsqu’ils verront cela, pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils se réjouiront pour eux. C’est ce que l’on appelle al ghibtah, à la différence de l’envie. Donc l’envie c’est quand la personne ne supporte pas un bien que son frère a et il oeuvre en conséquence de ce sentiment pour essayer de lui enlever ce bien que son frère ou sa soeur a eu. Al ghibtah c’est de se réjouir pour le bien de son frère, ça c’est un caractère qui louable, c’est louable que de se réjouir pour un bien que Allah a accordé à quelqu’un d’autre. Les prophètes vont avoir ce sentiment de réjouissance pour le bien que Dieu accorde à ceux qui se sont aimés les uns les autres pour l’agrément de Dieu, ils se sont réjouiront pour eux.

 

L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie ni d’hypocrisie. Quand il voit que son ami est dans une mauvaise situation, par exemple il est en train de commettre les péchés, il ne lui embellit pas ce mal, sous prétexte qu’ils sont des amis, il ne se tait pas, tant qu’il est capable de l’en délivrer. S’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie ni d’hypocrisie, ils s’entraident pour l’obéissance et se donnent le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, ils se faisaient le rappel de la Parole de Allah ta^ala l’un à l’autre,(…) c’est à dire « Allah jure par al ^asr, (al ^asr c’est ce moment de la journée), que la plupart des gens vont à leur perte sauf ceux qui sont croyants et qui ont agi en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la bonne croyance et l’obéissance à Allah, ainsi que la patience pour accomplir les actes d’adoration. »

 

Le fait de s’aimer les uns les autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône, au Jour du Jugement. Au Jour du Jugement, le soleil se rapproche de la tête des gens jusqu’à être à une distance de un mil, et au Jour du Jugement il n’y a pas d’arbre sous lequel on puisse s’abriter, il n’y a pas de grotte ou de caverne pour entrer, pour être à l’ombre, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’autre ombre que celle du Trône.

Ceux qui s’aiment les uns les autres seront à l’ombre du Trône, ils échapperont à la chaleur du soleil. Le soleil sera tellement proche, que les gens vont avoir leur transpiration pour certains qui leur arrive jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’au nombril, d’autres vont se noyer dans leur transpiration, sans que la transpiration de l’un ne dépasse pour toucher celui qui est a côté.

Le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah, est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le Hadith qoudsiyy (…) ce qui signifie :  « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément. ».

 

La félicité dans le bas monde :

 

La femme vertueuse fait partie des 4 choses qui font gagner le bonheur du bas monde, tout comme cela est parvenu dans le Hadith, rapporté par le Hafidh Diya’ou d-din Al Maqdisiyy, qui a pour sens « Le bonheur du bas monde, c’est à dire le bonheur dans cette vie ici-bas, est tel : une grande maison, une bonne monture pour se déplacer, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. ». Voila les 4 exemples de bonheur dans le bas monde. Ceci est mentionné dans le Hadith. La première choses que le Prophète a mentionné c’est par exemple une grande maison, une maison où tu as de l’espace, une bonne monture, c’est à dire une monture qui ne se rebelle pas, qui est docile, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. Ce sont là les exemples des biens du bas monde que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a mentionné. Ce sont les 4 choses qui mènent au bonheur dans le bas monde.  Celui qui a ces 4 choses vivra heureux et il se peut que ces 4 choses l’aident dans sa religion et lui profite pour son au-delà. Bien entendu, cela ne veut pas dire que celui qui possède une grande maison, une bonne monture, qui a pour voisin un homme vertueux, et qui a pour épouse une femme vertueuse, sera assurément heureux dans l’au-delà.

 

En effet, la base de l’islam c’est de croire en Allah et de croire en Son Messager Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Celui qui réalise cela aura réalisé la meilleure des oeuvres. Cette croyance c’est la meilleure des oeuvres. Par contre, celui qui ne réalise pas cela, aura perdu tout bien, car il aura perdu la félicité de l’au-delà, celle qui n’aura pas de fin.

 

Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle soutient son mari pour sa religion, en s’occupant de la maison, tandis que lui se charge de ramener la subsistance au foyer, ce qui le libère pour se consacrer à la science de la religion et aux oeuvres pieuses. La base pour obtenir la félicité dans ce bas monde et l’au-delà, c’est l’attachement à la religion. C’est cela le secret de la réussite, c’est de s’attacher à la religion. Si l’épouse n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle affaiblisse l’attachement à la religion de son mari et provoque ainsi une nuisance dans son quotidien. Cela est également le cas si la femme a un mauvais comportement. Sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Compte tenu de cela, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a incité à épouser la femme attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala, qui agit avec bienfaisance envers son mari, et qui lui obéit dans ce qui fait obtenir l’agrément d’Allah ^azza wa jall.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…) ce dont nous comprenons en français : « La femme est généralement choisie pour chaque critère (c’est à dire les hommes quand ils veulent se marier, généralement ils prennent en considération ces 4 critères, quels sont-ils ?) : les biens, la beauté, l’ascendance et l’attachement à la religion.

Les biens, c’est à dire de ce qu’elle dotée ou pas, la beauté, l’ascendance, c’est à dire de quelle famille elle est, et l’attachement à la religion.

Mais qu’est ce que le Prophète a dit ? Il a dit à la fin ce qui signifie :  « Recherche la femme pour son attachement à la religion, tu y gagneras. C’est à dire la valeur sure c’est l’attachement à la religion, le reste sera perdu, mais l’attachement à la religion, c’est cela qui est la valeur qui est sure.

 

Dans le Hadith, le Prophète a utilisé une expression : « taribat yadak ». L’expression « taribat yadak » que le Prophète a utilisé indique une insistance de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à épouser la femme qui est attachée à la religion, celle qui craint Allah ta^ala, qui oeuvre et agit avec bienfaisance envers son mari en lui obéissant dans ce qui permet d’obtenir l’agrément de Dieu. Dans ce Hadith il y a donc également un encouragement de la part du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, afin que les femmes apprennent les sujets de la religion. Parce que si la femme apprend les sujets de la religion, non seulement elle va aider son mari dans son application à la religion, mais en plus elle pourra éduquer une génération. Mais si la femme n’a pas appris la religion, elle sera une difficulté, une épreuve pour son mari et ses enfants ne vont pas pouvoir apprendre auprès d’elle.

Il y a donc un risque que ses enfants soient perdus. C’est pour cela que c’est très important l’apprentissage de la femme, de la fille dès qu’elle est jeune et du garçon bien sûr.

 

Celui qui a un meilleur comportement envers son épouse :

 

L’auteur dit :

 

At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : « khayroukoum, khayroukoum li ‘ahlih, wa ana khayroukoum li ‘ahlih. », ce qui a pour sens « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse, et je suis celui qui est le meilleur avec son épouse. ».

C’est à dire que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a appris que, font partie des meilleurs croyants ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse.

Le Prophète est celui qui a le meilleur des comportements avec son épouse. Le musulman qui a un excellent comportement avec son épouse, est meilleur que les autres musulmans. Donc celui qui agit bien avec son épouse, il est meilleur que les autres musulmans. Parmi les exemples de l’excellent comportement du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y a le fait qu’après avoir passé la nuit chez l’une de ses épouses, il passait au matin voir chacune d’entre elle l’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune et disait « As-salamou ^alaykoum wa rahmatoul-Lahi wa barakatouhou ‘ahla lbayt », c’est à dire que c’est lui qui passait devant chacune de ses épouses pour leur passer le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne le saluer, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu, celui que Allah agrée le plus, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Prenons exemple sur ce comportement. Quelle joie il introduit ainsi dans le coeur de ses épouses par ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager, qu’il se comporte avec bienfaisance envers son épouse, qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil ou d’oppression avec elle, mais qu’il agisse plutôt avec miséricorde, compassion, patience et sagesse. Qu’il ne soit pas dure et qu’il n’agisse pas mal avec elle.

 

N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses, qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme il le souhaite ?

Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, il mérite un intense châtiment dans l’au-delà, il lui sera prélevé de ses récompenses le nombre qui correspond à ses injustices, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe, il demande le pardon à son épouse, il ne sera alors pas puni à cause de cela.

 

Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, participait au quotidien dans la maison, comme tout un chacun. Il faisait la traie de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait, et entretenait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparation. Il n’agissait pas avec les gens à l’image de roi envers leurs sujets.

 

Al Boukhariyy a rapporté que ^A’ichah que Allah l’agrée fut interrogée : « Que faisait le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la maison ? ». Elle répondit : « Ce que chaque homme fait chez lui. C’est à dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison. ».

Voilà un exemple, pas comme certains de notre époque, qui sont loin de tel comportement.

 

La modestie est chose requise :

 

Les prophètes, ^alayhimou s-salam, sont parmi les esclaves de Allah, les gens les plus modestes. C’est pour cette raison que chaque prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons. Notre Maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a fait paitre des moutons pendant un certain temps, quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre pendant 10 ans un troupeau de moutons, appartenant au prophète Chou^ayb.

Pourquoi donc ? Parce que fait paitre les moutons entraînent à supporter la fatigue. Le berger est ainsi préparé à diriger les gens et supporter leur difficulté.

 

La modestie est requise avec les personnes âgées et les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres, et tout cela par recherche de l’agrément de Allah.

La modestie entraîne l’amour, alors que l’orgueil est blâmable. C’est en fonction de le modestie du croyant à l’égard de Allah que son degré est élevé, jusqu’à atteindre le plus haut de ^iliyyin. ^iliyyin est un endroit au dessus du 7ème ciel. Pour cela, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…), rapporté par le Hafidh Ibnou Hajjar dans son livre Al ‘Amaliyy, ce dont nous comprenons : « Certes, vous négligez un des meilleurs actes d’adoration, la modestie. ».

La modestie est un acte d’adoration, c’est à dire celui qui fait preuve de modestie pour l’agrément de Dieu, il a des récompenses.

 

Lorsque l’homme est chez lui, il n’attend pas que l’on soit à son service. Ce n’est pas comme certains, il rentre et il attend que toute la famille soit à son service. S’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.

 

Une fois, un de nos frères, (il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde, il était algérien) il a demandé au Chaykh, il a dit : « Mawlana, au pays, dans certaines familles, quand l’homme rentre à la maison, ils ont une habitude, le femme vient avec un bassin d’eau et elle lave les pieds de son mari, est ce que c’est permis ? » Le Chaykh l’a regardé et lui a dit : « Oui, et lui aussi il peut laver les pieds de sa femme. ». Dans ce sens que la modestie est quelque chose de bien. C’est bien de faire cela et c’est bien aussi que le mari agisse de la même manière avec son épouse. C’est vrai que la personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari, c’est ce que le Prophète a enseigné mais cela ne veut pas dire que le mari doit être un tyran, un oppresseur, mais il agit avec modestie avec elle, de sorte qu’il n’attend pas que l’on soit à son service, au contraire si par exemple c’est lui qui fait la vaisselle, si elle était fatiguée le jour de Ramadan, et lui il va faire la vaisselle, c’est quelque chose de bien s’il le fait pour l’agrément de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qui va le diminuer, au contraire.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit (…), ce dont nous comprenons : « Celui qui fait preuve d’un seul degré de modestie, Allah l’élève d’un degré et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^iliyyin (un endroit au dessus du 7ème ciel), et celui qui fait preuve d’un degré d’orgueil, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’a ce qu’il arrive au plus bas des niveaux, c’est à dire à sa perte. » Il sera ainsi perdant, qu’il soit un époux ou une épouse. Il y a des épouses qui font preuve d’orgueil avec leur mari, et il y a des maris qui font preuve d’orgueil avec leur femme. C’est donc en fonction de la modestie que ce croyant est élevé en degré selon le Jugement de Allah jusqu’à arriver au plus haut degré.

 

Il est requis pour le mari qu’il agisse avec bienveillance envers son épouse. La bienveillance est quelque chose de bien. Il est parvenu dans le Hadith : « Idha ‘ahabbaha, ‘akramaha, wa idha kariraha, lam youhinha ». Ce dont nous comprenons : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore, et s’il n’a pas de penchant pour elle, il ne l’humilie pas. ». La personne n’est pas maîtresse de son coeur, il se peut qu’il n’ait pas de sentiments pour sa femme, il se peut qu’elle aussi n’ait pas de sentiments pour son mari, mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent tomber dans le péché. S’il n’a pas de penchant pour elle, il n’a pas le droit de l’humilier, mais il agit avec elle conformément à la Loi de Dieu. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quels sont les devoirs et les droits de tout un chacun pour s’en acquitter, indépendamment du ressenti dans le coeur. Certains croient que l’amour c’est une idylle, ils croient que c’est arlequin…non. Il y a des règles, il faut les appliquer, et on essaie de faire que nos coeurs, nos sentiments soient soumis à la Loi de l’Islam, comme a dit le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie :  « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. ».

 

Le Messager a appelé la modestie : « ‘afdalou l^ibadah », le meilleur des actes d’adoration.

Le tatawou^, à savoir la concordance, l’obéissance mutuelle, est également requis. L’époux ne bénéficie pleinement de l’amour de son épouse et réciproquement, c’est à dire l’épouse ne bénéfice pleinement de l’amour de son époux qu’avec la concordance.

Qu’est ce que la concordance, « At-tatawou^ »? Et c’est cela qui est difficile pour l’âme, parce que la personne a souvent tendance à tirer la couverture vers elle, à vouloir toujours ses aises, au détriment des autres, que ce soit son épouse ou autre, également la femme.

 

C’est quoi la concordance ? C’est le fait d’abandonner sa position pour la position de l’autre. Tu peux avoir une position, tu peux avoir une opinion, tu peux avoir un désir, le fait de délaisser ta position pour t’aligner sur la position de l’autre. Cela est requis de la part de l’homme et requis également de la femme, dans les deux sens. Le tatawou^, c’est s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé par ce que son conjoint a comme compréhension et connaissance. La personne va dire peut être que sur ce coup j’ai mal compris quelque chose, peut être que mon avis ici n’est pas le plus sage, donc je délaisse mon avis, je délaisse mon opinion pour prendre l’avis de l’autre. Et cela va dans les deux sens, l’homme avec la femme, et la femme avec l’homme. Chacun profitera ainsi de l’autre.

C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour réussir sa vie conjugale. Ce sont là deux mots clés : la modestie et la concordance. Le mari agit avec bienveillance avec son épouse, en étant modeste avec elle, il lui fait miséricorde pour sa faiblesse, et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La douceur entre les époux :

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (rapporté par Mouslim), ce dont nous comprenons : « Chaque fois que la douceur se glisse dans quelque chose, elle l’a rend plus belle. »

La même chose tu peux la faire avec rudesse et tu peux la faire avec douceur. Quand tu l’a fais avec douceur, elle va embellir cette chose. Et dans une autre version de ce hadith, (…) (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons « Allah agrée la douceur en toute chose. ». La douceur est le contraire de la brutalité. Allah agrée pour son esclave croyant qu’il utilises la douceur en toute chose. Celui qui veut être ainsi, qu’il utilise le comportement du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec douceur et non avec avec rudesse. Le plus souvent, lorsque l’on ordonne avec douceur aux gens d’agir en bien, cela les encourage à le faire. Le plus souvent, la douceur donne des résultats plus que la brutalité, mais dans la plupart des cas, utiliser la dureté ne va pas avoir l’effet recherché.

Agit avec douceur. Lorsque tu veux recommander le bien à ton épouse, qui n’a pas accompli une des obligations de Dieu, comme par exemple une prière, ne le lui ordonne pas de manière à ce qu’elle te contredise par entêtement. Certains lorsque tu leur ordonne de manière brutale, ou rude ou sèche, parfois c’est leur mauvais penchant de leur âme qui les entraîne à faire preuve d’entêtement et de vouloir te contredire juste parce que tu lui a parlé de manière rude, alors que si tu lui avais transmis cette information ou cet ordre de manière plus douce, il t’aurait suivi. À plus forte raison, si tu veux interdire quelque chose que Dieu nous a défendu, cela aura plus d’effets si tu utilises la douceur. Les gens te suivront pour ce à quoi tu les appelles. C’est également une forme de douceur que de prendre en considération la situation de ton épouse. Lorsque tu veux lui donner le conseil. Si tu penses qu’elle comprendras d’un simple signe, alors contentes-toi de cela, sinon utilises une parole explicite. Que le mari donc fasse attention et choisisse la bonne manière de s’adresser à son épouse, pour qu’elle ne soit pas blessée dans son amour propre et en vienne à le contredire par orgueil.

 

Beaucoup de personnes n’acceptent pas la vérité facilement, même si elles savent que ce qu’on leur dit est vrai, à cause de leur orgueil. Combien de personnes refusent la vérité, tout en sachant que ce qui leur est dit est vrai. La dureté peut dans certains cas engendrer l’opposé de ce qui est recherché. Et il y a pour démontrer cela de nombreux exemples.

 

Un homme de pouvoir, à l’époque du calife de ^Oumar Ibnou l-Khattab, avait eu un mauvais comportement avec un musulman. Pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la Ka^bah, c’est alors qu’on appliqua immédiatement la loi du Talion à cet homme de pouvoir.

La loi du talion c’est ce qui est parvenu dans la loi de Mouça, c’est ce qu’on dit « oeil pour oeil et dent pour dent ». C’est à dire celui qui a fait quelque chose, la justice implique de lui rendre la pareille, exactement la même chose, c’est quelque chose qui est dans la Loi du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Donc il a bousculé, il a mal agi avec un musulman à l’époque du calife ^Oumar, c’était à son tour à lui de subir la même chose qu’il a fait subir à ce musulman, alors que lui c’était quelqu’un de pouvoir, mais il était récemment entré en islam, il n’était pas suffisamment encré. Donc la loi du talion fut appliquée à cet homme de pouvoir récemment entré en islam, afin de venger le musulman. Son orgueil l’amena à quitter l’islam. Il a perdu et s’il meurt mécréant, il va en enfer pour l’éternité, à cause de son orgueil. Il ne supporta pas qu’on lui applique la loi du talion, en raison de son mauvais comportement à l’égard d’un individu du commun des musulmans.

 

Tout cela pour dire que les gens sont de nature différente. Il y a des gens qui acceptent plus facilement que d’autre. Il y a ceux qui acceptent le conseil et ceux qui ne l’acceptent pas.

Si tu penses que ton épouse ne va pas accepter ton conseil, laisse le pour plus tard et attend le moment propice. Certains, quand ils sont dans le feu de l’action, ils lâchent, ils commencent à parler et la personne en face n’est pas prédisposée à écouter le conseil, et au contraire, elle peut s’enfoncer dans l’orgueil et cela peut aller dans le sens opposé de ce qui est voulu. Donc parfois, on ne parle pas tout de suite, on laisse les choses se calmer et après à tête reposée, on en discute.

 

De même, si une femme s’adresse à son mari de manière sèche et dure, qu’il lui donne le conseil pour la raisonner et ne lui réponde pas avec dureté, qu’il ne lève pas la main sur sa femme si elle a délaissé la prière, qu’il lui donne plutôt le conseil comme l’ont dit les savants.

Celui qui a un animal et qui le frappe violemment sans raison, mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane, qui est respectable selon le Jugement de Allah. Tout musulman est respectable.

 

La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la brutalité est fondamental pour accepter et se soumettre à la vérité. Si tu veux aider quelqu’un pour qu’il accepte la vérité, il s’agit d’utiliser avec lui la douceur.

 

Agir avec bienfaisance est également requis avec celui des deux conjoints qui a mal agi.

Le mari doit éviter la dureté avec son épouse. Il convient qu’il agisse intelligemment avec elle, il lui parle seul à seul et fais preuve de modestie avec elle. C’est à dire s’il a une recommandation ou un conseil à lui dire, il ne va pas la faire devant tout le monde de sorte à lui faire un scandale et à l’humilier. Il la prend seul à seul, et réciproquement également. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’elle en est retirée, elle l’enlaidit.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit, tout comme Allah l’a dit à son Messager (…) ce dont nous comprenons : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux, et si tu avais été rude avec un coeur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi. » (Sourat ‘Ali ^Imran).

C’est à dire que la douceur que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, était une miséricorde de la part de Allah. S’il avait été rude et sec avec un coeur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui, tout comme cela est parvenu dans le hadith « ‘inna l-Laha you^ti ^ala  r-rifqi ma la  you^ti ^ala l^ounf » (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’il n’accorde pas pour ce qui est fait avec brutalité. »

 

Le Prophète nous a ainsi recommandé d’agir les uns les autres avec douceur, avec amour. Que dire alors du comportement à adopter avec celle qui partage sa vie. N’est ce pas que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « Khayroukoum khayroukoum li ‘ahlih » ce dont nous comprenons : « Fais partie des meilleurs d’entre vous ceux qui sont les meilleurs avec leur femme. ». Il y a là une incitation à agir avec douceur vis à vis de l’épouse, avec un comportement excellent. Quelque soit le mal et la corruption, ils sont corrigés avec la sagesse et la douceur.

 

Rappelez-vous que Allah donne plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que pour ce qui est fait avec brutalité et rudesse.

 

Il est demandé aux deux époux d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’être souriant et d’utiliser de belles paroles quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent des gens bien heureux et ce sont les caractères du croyant. À l’image de l’abeille qui consomme de ce qui est bon et qui produit quelque chose de bon. Si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.

 

Et notre Chaykh a comparé le croyant à arbre fruitier, qui si tu prends le fruit avec ta main avec douceur pour le cueillir, tu obtiens ce fruit, et si tu frappes la branche avec un bâton, tu obtiens aussi le fruit. C’est à dire le croyant, dans tous les cas, il est recommandé qu’il agisse avec bien, qu’il donne du bien aussi bien avec celui qui agit avec douceur avec lui qu’avec celui qui a agi avec dureté avec lui.

 

L’excellence de comportement même lors de la colère :

 

Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « ‘akmalou lmou’minna ‘imanan ‘ahçanouhoum khoulouqa, wa khiyaroukoum, khiyaroukoum li niça’ihim », ce dont nous comprenons « Les croyants qui ont le degré le plus complet sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs épouses. ».

 

L’excellent comportement consiste à :

  1. supporter la nuisance d’autrui,
  2. cesser de nuire aux autres
  3. agir avec bienfaisance.

 

Voici les caractères mentionnés dans le Qour’an : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres.

Tous ces caractères de bien, mentionnés dans le Qour’an, et que Allah a ordonné d’avoir, font partie des caractères du Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Safiyyah, bintou Houyay, que l’agrée a dit : « Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie (car elle était esclave auparavant. Elle était juive auparavant puis elle est entrée en islam, elle était esclave chez le Messager, puis il l’a affranchie, et il l’a épousée), et a fait que ma dot soit mon affranchissement. Il m’arrivait de rencontrer certaines de ces autres épouses qui me disaient : « Ô toi la fille du juif ! » ».

Comme entre des épouses, il arrive qu’il y ait des jalousies entre les épouses du Prophète. C’est un sentiment qui est normal. Mais elles se sont repenties et elles seront toutes au Paradis avec notre Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Donc, certaines lui disaient cette parole qui lui faisait du mal à Safiyyah. Elles lui disaient : « Ô toi la fille du juif ! ».

D’autre part, elle disait : « Je voyais bien que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, agissait correctement et avec douceur avec moi. Il m’honorait et me traitait avec égard. Un jour, il rentra et me trouva en pleurs. Il me dit alors « malaki ? », ce qui veut dire « Qu’as-tu à pleurer ainsi ? » Je lui dis « Certaines de tes épouses m’humilient en me disant « Tu es la fille du juif » » Safiyyah dit :  « J’ai vu alors le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, mécontent, et il me dit alors (ce dont nous comprenons) : « Si elles te disent encore cela, ou si elles essaient encore une fois de te blesser, répond :  « Mon ancêtre est Haroun, et mon oncle paternel est Mouça. » (Hadith haçan sahih). C’est à dire qu’elle est descendante de prophètes, c’est une manière de répliquer à celles qui l’accusaient d’être descendante d’un juif.

 

Quand le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était mécontent de ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et disait (…) (rapporté par Ibnou ^açakir, dans son livre Al ‘arba^in fii manaqibi ‘oummahatin mou’minin), ce qui veut dire :  « Ô Allah, pardonne lui son péché, dissipe la colère de son coeur, préserve la des discordes qui mènent à la perte. » (Hadith sahih haçan).

 

Méditez sur le grand amour que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, avait pour ses épouses, c’est cela le véritable amour.

Le Prophète a dit (…) (rapporté par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan sahih, qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui soit plus lourd dans la balance des bonnes oeuvres que l’excellent comportement. »

 

Ce hadith nous apprend que l’excellence de comportement a une valeur éminente dans l’Islam, mais ne signifie pas qu’il serait plus important et prioritaire que la foi en Dieu. La croyance en Dieu c’est la plus importante des oeuvres.

Ce qui profite à la personne, c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu. C’est cela qui est bien, c’est d’avoir les deux : la croyance en Dieu et l’excellent comportement, c’est ainsi que la personne augmente et s’élève en degré.

 

Que Allah nous accorde l’excellence de comportement.

La piété et le ijtihad

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Allah soubhanah wata^ala dit dans Son livre dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Certains comprennent de ce verset un autre sens que le sens qui est visé. Il est donc obligatoire, de bien comprendre le sens qui est visé, pour ne pas comprendre le sens qui n’est pas visé selon les gens de la connaissance. Le sens véritable de ce verset : c’est l’ordre de la part de Allah aux esclaves de faire preuve de piété à l’égard de Allah.

 

La piété ce n’est pas le fait simple d’accomplir l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage ou d’aller souvent à la mosquée, ou de beaucoup réciter le Qour’an. La piété c’est quelque chose de très éminent, est qui est difficile pour les âmes faibles. La piété (At-Taqwa), même si c’est une parole qui est concise, légère à la prononciation, mais elle est lourde de sens. Car la piété englobe l’accomplissement de ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire et éviter tout ce qu’Il leur a interdit de faire. Ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, il y a parmi cela, ce qui concerne le cœur, les actes pour le cœur. Il a parmi ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, ce qui a parmi les actes pour le corps. Et il y a, ce qui est des connaissances, et il y a ce qui est des pratiques. La piété, ce n’est pas le simple fait d’accomplir l’image des actes. Que cela soit la prière ou le jeûne ou de rester tout le temps à la mosquée, ou de faire le pèlerinage, ou de multiplier les aumônes. La piété est basée sur deux choses importantes. La première est que l’esclave accomplisse ce que Allah lui a ordonné de faire, comme actes du cœur et actes du corps. Pour ce qui est des actes du cœur, il s’agit de connaître Allah tabaraka wata^ala et de connaître Son Messager. Une croyance qui est catégorique, qui ne comporte aucun doute et aucune hésitation. Et il a aussi, après cela la connaissance des fondements de la croyance, comme la croyance aux anges, comme la croyance aux messagers, comme la croyance au jour dernier, que sans aucun doute les gens seront rassemblés par leurs corps et leurs âmes, après la création à nouveau des corps qui ont été assimilés par la terre. Il ne s’agit pas uniquement de la résurrection des âmes. Il n’est pas suffisant de croire en la résurrection des âmes seulement. Il est indispensable de croire que la résurrection aura lieu par le corps et l’âme. Le corps sera créé à nouveau après son anéantissement.

 

Allah tabaraka wata^ala qui a créé les corps la première fois, est Tout puissant pour les créer à nouveau après leur anéantissement. Pour ce qui est de l’âme, depuis qu’elle s’est détachée du corps, après la mort existe et ne s’anéantit pas. Allah a créé l’âme pour qu’elle demeure sans être anéantie. L’anéantissement qui arrive à l’être humain, c’est la séparation entre l’âme et le corps. Ceci va arriver inéluctablement à chaque être humain, aux prophètes, aux martyrs et d’autres. Après la sortie de l’âme, l’âme ne va pas s’anéantir, elle va demeurer. Allah ta^ala a créé l’âme pour qu’elle reste. Les corps sont de deux catégories. Il y a des corps que Allah a créés et ils seront anéantis. Ils seront assimilés par la terre et vont disparaître. Et il y a des corps que Allah a créés et qui vont rester comme les corps des prophètes, et des martyrs qui sont morts dans le combat. Et également, autres que les prophètes et les martyrs, ceux pour qui Allah a voulu cela, comme certains saints et des créatures particulières pour qui Dieu a voulu cela.

 

La base des sujets obligatoires sur le plan de la connaissance, c’est-à-dire, ce qui est indispensable pour la validité de l’Islam et de la foi, c’est de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est cela la base de la religion sans laquelle la personne n’est pas croyante et n’est pas musulmane. Celui qui a réalisé cette connaissance, et qui a adhéré de manière catégorique, c’est-à-dire sans hésitation, sans aucun doute, c’est un musulman, c’est un croyant. Mais il ne sera un musulman accompli, que s’il fait tous les devoirs, tout ce que Allah a ordonné de faire. Et qu’il évite tout ce que Allah a interdit de faire. Les savants ont donné une règle : (Al-^ilmou awwalan thoumma l-^amal), « la connaissance d’abord ensuite les œuvres ». La connaissance dans ce contexte, cela concerne le fait de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est pour cela que les savants ont dit : « la science avant les œuvres. » Car les œuvres ne sont correctes que par la science, sans la science les actes et les pratiques, ne peuvent pas être correctes. Allah tabaraka wata^ala dit, dans sourate Mouhammad, verset 19 :

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لا إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ

(fa^lam ‘annahou la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wastaghfir lidhanbika walilmou’minina wal-mou’minat) ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de Dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et en faveur des croyants. »

 

Dans ce verset, Allah a fait que la connaissance a été cité en premier. La connaissance ici englobe la connaissance des fondements de la croyance et le fondement de la croyance, c’est de connaître Allah soubhanah wata^ala. Et lié à cela, la connaissance de Son Messager. Parmi les obligations que Allah a ordonné à ses esclaves de faire, il y a l’apprentissage de cette science qui est la science des fondements de la religion. Également, la science des lois, la science des jugements comme la connaissance des lois de la prière pour pouvoir l’accomplir de manière de correcte, conformément à ce que Dieu a ordonné et le reste des œuvres dont le musulman ne peut se passer du fait que ce soient des obligations d’ordre personnelle pour toute personne responsable. Celui qui a appris les fondements de la croyance, qui a appris la science indispensable de la religion, qui se rapporte aux œuvres pratiques et aux actes d’adoration pratiques, comme la prière, quels sont ses devoirs, quelles sont ses causes d’annulation et qui a appris les jugements du jeûne, quelles sont les obligations du jeûne, quelles sont les causes d’annulation du jeûne. Celui-là, aura accompli une partie de ce que Allah lui a ordonné de faire.

 

Dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

 

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Cela veut dire : Accomplissez ce que Je vous ai ordonné de faire. Que ce soit les connaissances ou les œuvres, accomplissez cela et, évitez ce que Je vous ai interdit de faire, que ce soit des actes du cœur ou des actes du corps.

 

Celui qui agit ainsi, Allah tabaraka wata^ala l’honorera par des connaissances que l’on appelle (al-^ilm l-ladounniyy), la science qui est accordée par Allah. Lorsque l’esclave croyant apprend ce que Allah lui a ordonné d’apprendre comme science indispensable et qu’il œuvre, et qu’il est sincère. Il agit ainsi uniquement pour gagner l’agrément de Dieu. S’il arrive à ce niveau, alors il sera apte à recevoir, cette science ladounniyy. C’est une science qui déborde, qui arrive directement dans le cœur de l’esclave croyant qui est pieux, c’est-à-dire sans qu’il n’apprenne par transmission. Mais s’il n’arrive pas au degré de la piété, c’est-à-dire s’il n’accomplit pas tout ce que Allah a ordonné de faire, y compris l’apprentissage de la science de la religion qui fait partie des obligations, s’il n’est pas ainsi, l’esclave n’aura aucune part dans cette science ladounniyy.

 

Beaucoup de gens vivent dans l’erreur, et se gourent. Ils n’apprennent pas le minimum indispensable de la science de la religion mais ils accomplissent l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage. Ils vont souvent dans les mosquées et multiplient les aumônes et ils pensent à tort, malgré leur ignorance de ce qui est indispensable de la science de la religion, ils pensent à tort qu’ils sont devenus aptes pour avoir cette science ladounniyy sans apprentissage. Ils disent mais nous nous faisons tout le temps la prière, nous faisons tout le jeûne, nous donnons tout le temps la zakat, nous donnons beaucoup d’aumônes, nous faisons beaucoup de récitation du Qour’an, d’évocations. Ils peuvent dire nous suivons telle tariqah, donc, nous sommes aptes à avoir cette science ladounniyy, et ils vont se croire aptes à avoir du kachaf, le dévoilement, des secrets qui sont cachés. Car à certains waliyy Allah leur dévoilent certaines choses cachées. Eux croient qu’ils sont arrivés à ce degré sans être passé par l’apprentissage du minimum de la science de la religion. Ces gens-là se gourent, et cette erreur va les mener à un grand danger.

 

Ces gens-là, pensaient que la piété était seulement d’accomplir l’image des œuvres, de la prière, du jeûne, de la zakat, de multiplier les aumônes et d’aller souvent à la mosquée. Ils pensent que c’est cela la piété. Mais ils se trompent. Ce n’est pas cela le critère qui indique la piété. C’est pour cela que beaucoup de personnes, qui se réclament de certaines voies soufiyy, de certaines tariqah, pensent qu’ils sont devenus aptes à cela. Ils se basent sur leurs illusions, sur leurs idées passagères. Alors que les saints, les saints véritables, accomplis, ceux qui ont suivis ce chemin, c’est-à-dire d’accomplir tous les devoirs et d’éviter tous les interdits, et parmi les devoirs, l’apprentissage du minimum indispensable de la science de la religion, dont aucune personne responsable ne peut se passer. Malgré, cela les saints ne se basent pas sur leurs idées passagères, mais même s’ils ont quelque chose qui vient à eux, ils se basent sur les critères de la religion, du livre de la Sounnah, c’est-à-dire le Qour’an. Ils évaluent ce qui leur vient à l’esprit par le Qour’an et les hadith, c’est à dire que si ce qui leur a traversé l’esprit est conforme au Qour’an et au hadith, alors ils sont contents et si cela est contraire alors ils le rejettent.

 

L’imam Al-Jounayd ‘Abou l-Qasim Al-Baghdadiyy, le soufiyy, il a été rapporté de lui qu’il a dit : « Il se peut que j’aie une pensée, (c’est à dire, parmi les pensées qui arrivent aux Saints), mais je ne l’accepte qu’après l’avoir confronté au hadith et au Qour’an. » Si cette pensée est conforme au Qour’an et au hadith, je le prends en considération, sinon je ne la prends pas en considération. Et les savants des fondements de la croyance ont dit l’intuition du Saint n’est pas une preuve. La preuve reste toujours le Qour’an et le hadith. Donc quand le moujtahid prend connaissance d’une question à laquelle il est confronté ou quelqu’un d’autre y est confronté et qui n’a pas fait l’objet d’un texte, alors il a l’aptitude de lui extraire le jugement à partir du Qour’an et du hadith, en fonction de sa capacité, de son effort et de sa compréhension que Allah lui a accordé. Et celui qui n’est pas moujathid, n’a pas à déduire des jugements de lui-même. Il n’a pas la légitimité, il n’a pas l’aptitude ni la légitimité d’essayé de déduire un jugement pour des évènements que cela soit des événements auxquels il est lui-même confronté ou d’autres que lui sont confronté et qui sont venus lui poser des questions. Il n’a pas à donner des fatwah, ni pour lui-même, ni pour autrui, c’est interdit. Car le Messager de Allah, nous a indiqué que parmi ceux qui entendent le Qour’an, ou le hadith, il y deux catégories de gens.

 

Il y a des gens qui peuvent simplement rapporter les termes qui ont entendus. Leur part est de transmettre les termes, c’est le cas de la plupart des musulmans. Et, il y a une autre catégorie qui a une part plus grande, c’est que Allah leur a donné une capacité intellectuelle très forte, de sorte à ce qu’ils soient capables d’extraire des jugements pour des questions à partir du Qour’an et du hadith. Des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte, mais il y a allusion à ses questions par une indication dans le Qour’an ou dans le hadith.

Il n’est pas permis de se baser sur des pensées, de sortes à ce que ces pensées, soient des preuves légales mais la référence pour ce qui est des jugements c’est de se référer aux moujtahid. Pour celui qui n’est pas moujtahid, il se réfère à celui qui est moujtahid.

Les priorités envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence,parents par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Parmi les manifestations de bienfaisance envers les parents car il est un devoir dans l’Islam d’agir avec bienfaisance avec les parents, il y a le maintien des relations de son père après le décès de son père. C’est-à-dire avec ses amis, il va leur rendre visite après la mort de son père, ou en agissant en bien avec eux. Et aussi, pour la mère, avec les amies de sa mère, ceux avec qui elle affectionnait avant de mourir, en agissant avec bienfaisance et en leur rendant visite. Notre Prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

إن من أبر البر أن يبر الرجل أهل ود أبيه بعد أن يولي

 

ce qui signifie : « Parmi les plus grandes manifestations de bienfaisance envers ses parents, c’est que l’homme entretienne les relations avec les relations de son père après le décès de son père. »

Et parmi la bienfaisance avec les parents, c’est de leur rendre visite après leur mort auprès de leur tombe. De leur faire des invocations auprès de leur tombe. Alors celui qui veut être bienfaisant envers ses parents, qu’ils leur obéissent dans toutes les choses indifférentes ou sinon la majorité. « Quand est-ce qu’il est un devoir d’obéir dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent à ses parents ? C’est lorsque la désobéissance entraîne un grand chagrin dans le cœur de ses parents. S’il ne leur obéit pas, cela leur brise le cœur qu’il ne leur obéisse pas. Mais si cela n’arrive pas jusqu’à ce point-là, au point d’être chagriné alors ce n’est pas un devoir d’obéir dans des choses indifférentes. Les savants ont donné un exemple, si le fils allait voyager et que l’un des deux parents, le père ou la mère, lui dit : non ne part pas en voyage. Et que ce voyage, ne comporte pas de nécessité. Dans ce cas, il devra abandonner son voyage, si ses parents se retrouvaient profondément chagrinés s’il partait. Il doit leur obéir dans ce cas. Un autre cas : si le père ou la mère ne voulait pas que son fils ou sa fille, ne sorte pas de la maison sans autorisation, et que s’il sortait sans autorisation cela les affecterait profondément, cela les chagrinerait profondément et que cela peut entraîner une déprime, dans ce cas, il ne leur est pas permis de sortir sans leur autorisation. Sortir dans ce cas-là, compte même parmi les grands péchés. La gravité de la désobéissance est fonction de la nuisance relative et proportionnelle à la nuisance, au tort chez les parents.

 

Et si le père ou la mère a demandé à leur fils, quelque chose d’indifférent, comme faire la vaisselle, ou de ranger la chambre, ou chauffer le repas ou préparer le thé ou ce qui est de cet ordre. Et que s’ils ne le font pas et que cela va entrainer un grand chagrin ou un grand tort dans le cœur du du père ou de la mère, alors il tombe dans le péché. Il a désobéi à Dieu en s’abstenant de faire cela.

Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Isra verset 23-24 :

 

وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ

أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا {23} وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

 (waqada  rabbouka ‘al-la ta^boudou il-la iyyahou wabil-l walidayni ‘ihsana ‘imma yabloughanna ^indaka-l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma  waqoul lahouma qawlan kariyman wakhfid  lahouma janaha dh-dhoulli mina r-Rahmati waqoul Rabbi r-hamhouma kama rabbayaniyy  saghira)

 

            Allah a ordonné à Ses esclaves quelque chose de catégorique, à savoir de ne l’adorer que Lui. Et Il nous a ordonné la bienfaisance envers les parents.

Et Ibnou ^Abas a dit : « Quand tu es en présence de tes parents, ne secoue pas tes vêtements, de crainte que la poussière ne les atteigne. »

 

Allah a même interdit dans le Qour’an de dire à ses parents, « ouf », c’est à dire celui qui souffle. C’est une onomatopée qui indique une exaspération. Si cela est interdit, que dire de ce qui est plus grave, de hausser la voix, de taper ou de claquer la porte.

 

Allah ordonne dans, sourate Al ‘Isra, verset 23-24,

« De ne l’adorer que Lui et a ordonné la bienfaisance envers les parents et Il a interdit de leur dire « ouf », et Il a interdit de les réprimander », c’est-à-dire de leur interdire de faire quelque chose qui ne te plait pas alors qu’eux aiment faire cette chose-là. Nous n’avons pas à leur dire : « non, tu ne peux pas faire telle chose » alors qu’ils aiment la faire et que ce n’est pas interdit, même si cela ne nous plaît pas.

 

            « Et parle leur avec des paroles douces », c’est-à-dire parle-leur avec des paroles douces, avec des belles paroles quand tu t’adresses à tes parents, c’est-à-dire recherche, utilise le bon comportement avec tes parents.

 

            « Sois humble avec tes parents », tellement tu as de la miséricorde pour eux. Tellement tu as de la tendresse pour eux, quand ils vont devenir âgés et qu’ils vont avoir besoin de toi le jour où, ils seront dans une faiblesse physique. Sois humble et sois modeste avec eux. Ne sois pas rude, sois doux avec eux. Ne parle pas avec dureté.

 

            « Dis : Ô Seigneur, fait leur miséricorde tout comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. » Beaucoup, se rendent compte de la valeur de leurs parents, quand ils ont des enfants.  Aussi, quand nous nous adressons à nos parents, nous ne les appelons pas par leur prénom, on les appelle par père ou mère. Les appeler par leur prénom est une mauvaise manière, un manque de respect. Et même si c’est quelqu’un qui est plus âgé que toi, tu utilises un titre pour l’appeler d’une manière convenable. Nous ne les appelons pas par leur prénom, comme c’est l’usage dans certains pays, qui n’ont pas cet enseignement des règles de comportement de notre belle religion.

 

Al-Hakim, ainsi que At-Tabaraniyy et Al-Bayhaqiyy, dans ses Chou^ab ont tous rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, qu’il a dit :

رضا الله في رضا الوالدين وسخط الله في سخط الوالدين

ce qui signifie : « Tu gagnes l’agrément de Dieu quand tes parents t’agrée, quand ils sont satisfaits de toi. Et tu encoures le châtiment de Dieu, si tes parents sont insatisfaits de toi. »

 

D’après Bahz Ibni Hakim, d’après son père, et d’après son grand-père, que Allah les agrée, il a dit : j’ai demandé : « Au Messager de Dieu : Quelle est la personne qui mérite le plus que je sois bienfaisante avec elle ? Et le Messager de Allah a répondu : ta mère. Et le compagnon a dit, ensuite qui ? Le Prophète a répondu, une deuxième fois : ta mère. Le compagnon a répondu : ensuite qui en troisième position ? Le Prophète a répondu :  ta mère.  Et il lui a dit ensuite qui ? Il lui a dit : ton père. En quatrième position. Puis de proche en proche. » Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy, et a été jugé haçan.

 

On comprend de ce hadith la priorité de la mère sur le père concernant la bienfaisance. Si la mère demande à sa fille ou à son fils quelque chose, et que le père demande autre chose, un ordre différent, de sorte que s’il obéissait à l’un des deux, l’autre serait en colère. Alors il priorise la mère, dans ce cas. Voilà la règle de la religion. Voilà ce que le Prophète nous a enseigné.

La bonne croyance au sujet de Dieu

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2018

Le plus important des sujets selon le jugement de Allah, celui qui est le meilleur d’entre eux, c’est de connaître Allah et Son messager comme il convient. Ce n’est pas le simple fait que la personne dise : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu, » par la langue. Il ne suffit pas, de simplement reconnaître par la langue. Il est indispensable de connaître par le cœur le sens de la ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah. Celui qui a connu le sens de : « la ilaha ‘il-la l-Lah, Il n’est de dieu que Dieu » et celui qui a connu le sens de « Mouhammadoun rasoulou l-Lah, Mouhammad est le Messager de Alla», comme il se doit, et qui a cru fermement par son cœur, en ce qu’il a su, qu’il n’a eu aucun doute, à propos de ce qu’il a su, celui-là, il lui est garanti la sauvegarde du séjour éternel en enfer, quel que soit le nombre de ses péchés, même s’il meurt dans l’insouciance, comme s’il n’a pas fait tous les devoirs, ou il a fait des péchés, nécessairement il entrera au paradis. Quel que soit le châtiment qu’il subira en enfer, indispensablement, il sortira de l’enfer pour rentrer au paradis. Mais celui qui n’a pas connu le sens, il répétait par la langue seulement qu’il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là, il n’en profitera pas après sa mort.

 

Dans le bas monde, il y a beaucoup de réalités qui nous sont cachées, mais après la mort, ces réalités vont être apparentes, le voile va se dissiper. Celui qui, parmi les gens, répétait : « il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le messager de Dieu », mais n’en a pas connu la signification, et qui est mort ainsi, il en a ignoré la signification, celui-là n’en profitera pas dans la tombe et dans l’au-delà.

 

La signification de : « la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, il n’est de dieu que Dieu » est que nul ne mérite l’extrême glorification, nul ne mérite que l’on se soumette à lui à l’extrême et que l’on se fasse humble à lui, si ce n’est Allah.  Allah ta^ala, est celui qui mérite de la part de Ses esclaves l’extrême soumission et l’extrême glorification. Il n’est permis de glorifier personne tout comme on glorifie Allah. Ni les anges, ni les prophètes, ni les saints. Ils ne méritent pas d’être glorifiés tout comme Allah est glorifié, mais nous les glorifions jusqu’à une limite qui leur convient, pas avec la même limite avec laquelle nous glorifions Dieu. La glorification de Allah est une glorification absolue, c’est l’extrême glorification. Nous le glorifions à l’extrême. Les anges et les prophètes, également glorifient Allah et se soumettent à Lui. Ils se font humbles à l’extrême pour Lui. Ils se soumettent à l’extrême plus que nous. Les prophètes et les anges sont les meilleures des créatures.

La signification de « La ilaha ‘il-la l-Lah », c’est : nul ne mérite l’extrême glorification si ce n’est Allah, nul autre que Allah ne mérite l’extrême glorification. Et « Allah » signifie un Être, c’est le nom d’un Être qui a les attributs de perfection. Il existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’a pas de ressemblance avec les choses que nous avons vues et n’a pas de ressemblance avec les choses que nous n’avons pas vues. Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain. Il n’est pas quelque chose qui a une partie supérieure et une partie inférieure, comme l’être humain. Il n’a pas de ressemblance avec les objets qui n’ont pas d’âme, inanimés, comme les objets, le soleil, la lune ou les étoiles. Il n’est pas non plus comme l’air, la lumière et l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec tout cela.

 

Tout ce que l’on imagine dans notre cœur Allah en est différent :

مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذلك

 

(mahma tasawwarta bibalik fal-Lahou bikhilafi dhalik) ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. » Cette parole a été dite par l’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy, qui fait partie des plus grands saints, qui lorsqu’ils parlaient, leurs paroles étaient comme des pierres précieuses qui sortaient de leur bouche. Ce savant illustre avait dit cette phrase, qui l’a déduite du Qour’an. Allah, dans le Qour’an a dit :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

 

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », sourate Ach-Choura, verset 11. Allah ta^ala a dit de Lui-même, que rien n’est tel que Lui, c’est à dire que l’être humain n’a pas de ressemblance avec Lui, les objets éclairés n’ont pas de ressemblance avec Allah, comme le soleil, la lune et les étoiles, ni l’air, le vent, l’eau ni autre que cela parmi les choses qui sont impalpables. L’âme qui est créée, parmi les êtres vivants, créée, c’est à dire qu’elle a un début, certains ignorants disent que l’âme est une partie de Dieu. Selon leur prétention Allah serait incarné en nous, parce que l’âme est en nous, et cette âme, selon leur prétention, serait une partie de Allah. Ces gens-là n’ont pas connu Allah. Allah ne s’incarne pas dans quelque chose. Allah, ne prend pas place dans de la chair. Allah n’est pas incarné dans quoique ce soit et rien ne prend place dans Allah. Allah ne touche pas et Il n’est pas touché, le fait de toucher est une relation entre deux corps. Et            Allah n’est pas un corps. Il a créé ce monde sans qu’il n’y ait de contact, ni d’instrument, ni d’outil. Il n’est pas comme nous. Nous, lorsque nous construisons une maison, un bâtiment c’est avec des mouvements, avec des outils, avec des instruments, mais Lui, Allah n’est pas ainsi. Il nous a créés sans qu’il n’y ait de contact, sans qu’il n’y ait de Sa part des mouvements, sans contact avec des outils, c’est par Sa volonté éternelle, que toute chose s’est produite et qu’elle est entrée en existence. Allah a voulu de toute éternité, avant la création de ce monde, Il a voulu tout ce qui va se produire. Et tout ce dont Il a voulu l’existence, est entré en existence. Il a voulu de toute éternité avant qu’il n’y ait quoi que ce soit. De toute éternité, il n’y a que Dieu, que Allah. De toute éternité, il n’y a pas de trône, pas de ciel, pas de paradis, pas d’enfer, pas d’air, pas de lumière, pas d’obscurité.

 

C’est quelque chose que l’imagination n’arrive pas à réaliser. Si quelqu’un pose la question : « Comment par le passé, il y avait une existence sans lumière sans obscurité ? Ceci, est quelque chose que l’imagination ne réalise pas. La perception de l’être humain, ici, arrive à être étonnée. Mais nous croyons en cela. Nous disons, de toute éternité, il n’y a ni lumière, ni obscurité. Allah seul existe de toute éternité, ni lumière, ni obscurité, ni air, ni âme ni quoique ce soit. Lui seul est de toute éternité. Allah a créé avant toute chose l’eau. Et à partir de l’eau, Il a créé le Trône. Puis à partir de l’eau, également, Il a créé le qalam élevé. il s’agit d’autre que nos qalam à nous, le qalam est un instrument pour écrire. Et, Il a créé la table préservée, cette table préservée, n’est pas comme nos cahiers à nous, et non pas non plus comme ces tableaux sur lesquels nous écrivons. Mais c’est un corps qui est très grand. Il a une distance de cinq cents années, d’un bord à un autre.

 

Allah tabaraka wata^ala a fait grâce à notre Prophète Mouhammad, par le miracle de AlMi^raj, c’est à dire l’ascension, jusqu’à Sidratou l-Mountaha. la sidrah, est un arbre qui s’appelle le jujubier en français. Al Mountaha, c’est à dire de l’extrême, lorsqu’il est très loin. Et il a pu aller au-delà de cet arbre, du jujubier extrême. Il est monté plus haut que cet arbre, jusqu’à là où Dieu a voulu qu’il arrive. La finalité de ce miracle est pour que, Allah fasse découvrir à notre Maître Mouhammad des choses étonnantes des cieux, du monde céleste. (Nous déjà, sur terre quand nous regardons et que le ciel est dégagé, nous observons des choses étonnantes, en voyant toutes ces étoiles qui changent et pourtant, ce que nous voyons, au maximum c’est le premier ciel. Le Prophète est monté au-delà. Et déjà, dans les cieux, il y a des choses étonnantes, et parmi les choses étonnantes, il y a des mers. Il y a des mers dans l’espace au-dessus de nous. Il arrive parfois qu’il pleuve des poissons.) Afin que le Prophète augmente en certitude en Son Seigneur, en glorification de Son Seigneur, c’était là la finalité de l’ascension. Cet endroit où le messager est arrivé, était un endroit qu’a occupé le Messager. Il s’y est tenu à ce moment-là. Le Messager était situé là-bas. Mais Allah ta^ala existe sans endroit. Il n’est pas possible à Son sujet, qu’Il ait une situation. Il n’est pas possible qu’Il ait un endroit, ou une limite, tout comme cela a été rapporté de notre maître ^Aliyy, dans son livre Al-Hilyah de ‘Abou Nou^aym. Il a rapporté que notre maître ^Aliyy a dit :

من زعم ان الهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود

(man za^ama anna ‘ilahana mahdoud faqad jahila l-khaliqa l-ma^boud) ce qui signifie « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur Celui Qui est adoré. » Tout comme cela est également cité dans le livre de ‘Abou Ja^far AtTahawwiyy :

وتعالى عن الحدود والغايات، والأركان والأعضاء والأدوات، لا تحويه الجهات الست كسائر المبتدعات

 

(ta^ala ^ani l-houdoudi wal-ghayati wal-‘arkani wal-‘a^da’i wal-‘adawat, wala tahwihi l-jihatou s-sittou kasa’iri l-moubtada^at) ce qui signifie : « Il est exempt des limites, exempt des fins, exempt des coins, exempt des membres, exempt des organes. Et il n’est pas contenu dans les six directions tout comme le sont les créatures. » Il n’est pas possible que Allah ta^ala ait une étendue. Chaque corps a une étendue. L’homme a une étendue. La fourmi a une étendue. Mais Allah ta^ala n’est pas concerné par la limite et la quantité, car ce qui est concerné par la limite et la quantité a nécessairement besoin de qui lui a donné cette limite et cette quantité.

 

La finalité de l’ascension : c’est d’honorer le Prophète en lui faisant découvrir des choses surprenantes du monde céleste. Quant à celui qui a pour croyance, que Allah a un des attributs des humains, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme l’évolution, comme le changement, comme l’augmentation, comme la diminution, comme le fait de subir l’influence ou d’avoir des changements d’humeur, celui qui croit cela, une de ces choses à propos de Allah est un mécréant. Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains, il n’a pas connu Allah. Il doit changer sa croyance et de dire Allah existe pas comme tout ce qui existe. Il est exempt du comment, il est exempt de la quantité. Il est exempt du mouvement et de l’immobilité. Il est exempt de l’évolution et du changement et Il est exempt des changements d’humeurs. Puis, il revient à l’Islam en abandonnant cette mécréance par la croyance, en prononçant les deux témoignages. Allah ta^ala a créé les endroits, Il n’en a pas besoin. Ibnou Makkiyy a dit au sujet de Allah:

الله تعالى خلق المكان فلا يحتاج إليه

(‘Allahou ta^ala khalaqa l-makan fala yahtajou ‘ilayh) ce qui signifie : « Allahou ta^ala a créé l’endroit et Il n’en a pas besoin » C’est à dire qu’Il ne change pas. Celui qui s’est donné l’illusion que le Messager a eu ce voyage, cette ascension pour rencontrer Allah dans un endroit, là où Il se trouverait, où Il se situerait, nous lui disons : « Ceci est une ignorance de ta part au sujet de Dieu. Si Allah ta^ala avait eu un endroit, Il aurait eu des semblables. » Les anges du trône vivent autour du trône et les anges du premier ciel, les anges du deuxième ciel, les anges du troisième ciel, les anges du quatrième ciel jusqu’au septième vivent dans ces cieux. Tellement, les anges sont nombreux, notre Maître Mouhammad a dit :

ما في السموات موضع كف ولا شبر ولا ذراع إلا وفيه ملك قائم أو راكع أو ساجد

(ma fis-samawati mawdi^ou kaffin wala chibrin wala dhira^in ‘il-la wafihi malakoun qa’imoun aw raki^oun aw sajid) ce qui signifie : « Il n’y pas dans les cieux l’espace d’une main, ni d’un empan, ni d’une coudée sans qu’il ne soit occupé par un ange qui est debout, en inclination ou en prosternation. » Si Allah avait eu un endroit, Il serait semblable à Ses anges. Alors qu’Il dit dans sourate Ach-Choura verset 11 :

 

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui. » Il a nié à Son sujet la ressemblance avec les créatures. Et l’Imam Hibatou-l-Lah Ibnou Makkiyy, a composé un poème au sujet de la croyance de Abou Hassan Al‘Ach^ariyy. Et il a offert ce poème au Sultan Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a offert ce poème au Sultan pour qu’il l’enseigne dans les écoles. Auparavant, dans les écoles étaient enseignés des sujets intéressants, importants. C’est pour cela que ce poème fut appelé « Al^Aqida Salahiya », en référence à Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a dit dans ce poème :

« Le Créateur de ce monde n’est pas contenu, par un quelconque endroit, Dieu est exempt de ressemblance,

Il existe de Toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire qu’Il ne change pas),

Il est exempt de l’endroit, et Il est exempt du fait de subir le temps. »

 

Auparavant Salahou d-din payait les muezzins après la prière, pour répéter la croyance musulmane, pour qu’elle reste gravée dans leurs cœurs. Donc, ceux-là qui ont cru que le Messager a été élevé jusqu’au septième ciel et au-delà, jusqu’à parvenir à un endroit où il aurait vu Allah car Allah ta^ala se trouverait là-bas, alors ceci est une ignorance au sujet de Allah et c’est un égarement. Ces gens-là, nous leur enseignons pour qu’ils abandonnent leur mécréance et qu’ils prononcent les deux témoignages. Sinon, ils meurent sur autre que l’Islam. Leur enseigner est un devoir. Tellement ils sont ignorants, certains ont dit, notre Maître Mouhammad s’est rapproché de Allah d’une distance comme une distance qui sépare un sourcil d’un autre sourcil. D’où ont-ils amené ces paroles laides ? Allah ta^ala dit dans sourate An-Najm, verset 9 :

ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّى {8} فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى

(thoumma dana fatadalla, fakana qaba qawsayni ‘aw ‘adna) mais eux ont expliqué ce verset de cette manière. Ils ont dit : Allah est descendu d’en haut par un mouvement et un déplacement, jusqu’à ce qu’il y ait entre Allah et Mouhammad, une distance comme celle-là. Quelle grande ignorance ! Ils ont assimilé Allah à ses créatures. Ils disent également que Allah, est assis sur une chaise, sur le Koursiyy, un piédestal ou sur le Trône (^arch), et qu’Il a laissé pour notre Maître Mouhammad un endroit pour s’asseoir à côté au jour du jugement. Et ceci, est parmi les plus profondes des ignorances, ceci est un démenti du Qour’an et ceci est une mécréance. Que Dieu nous en préserve.

la croyance correcte est que Dieu existe sans endroit !

La modestie, l’indulgence, la concordance

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur février 19, 2018
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   (al-hilmou wat-tawadou^) :

« Attachez-vous à œuvrer conformément au hadith :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum latakhfoulouna ^an afdali l-^ibadati at-tawadou^) ce qui signifie : « Certes vous passez à côté d’une des adorations les importantes et il s’agit de la modestie ». Le Messager r nous a appris que la modestie fait partie des meilleurs actes d’adoration et il a dit que beaucoup de gens passent à côté, beaucoup de gens passent à côté de la modestie, c’est-à-dire ils n’appliquent pas cela. Ils n’appliquent pas cette modestie qui fait partie des meilleurs actes d’adoration. Et c’est pour cela que parmi les règles de comportement de l’enseignent et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Parmi les règles de comportement de l’enseignant et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Attachez-vous à ce hadith et œuvrez conformément à ce hadith. Parmi les suites logiques de la modestie il y a l’indulgence. Il se peut que celui qui vient apprendre soit froid dans son comportement si l’enseignant ne patiente pas avec lui celui qui est venu apprendre et qui a cette froideur dans son comportement risque de partir. Par contre avec l’indulgence il va profiter jusqu’à obtenir cette part qui est requise, il va continuer jusqu’à obtenir cette part qui est requise. »

 

« La modestie et l’indulgence vont de pair. Certains savants ont dit :

الحلم زين العلم

(al-hilmou zaynou l-^ilm) c’est-à-dire l’indulgence c’est la parure de la science. »

 

« L’indulgent c’est celui qui a de la sagesse et qui patiente. Et dans l’époque où nous vivons celui qui est indulgent c’est quelque chose qui est devenu très rare. »

 

Il est possible de trouver quelqu’un d’ignorant et qui est indulgent mais l’indulgence avec la foi ça devient un grand honneur. Mais la simple indulgence cela tu peux le trouver même chez un mécréant. L’indulgence avec la piété ceci est un grand honneur selon le jugement de Dieu. ^Iça a décrit la communauté de notre maître Mouhammad, il a dit :

علماء حلماء بررة أتقياء كأنهم من الفقه أنبياء

(^oulama’ou houlama’ou bararatou ‘atqiya’ou ka’annahoum mina l-fiqhi ‘anbiya) ce qui signifie : « Les savants, indulgents, bienfaisants, pieux on dirait que ce sont des prophètes. ». »

 

« Khalid ‘Ibnou l-Walid était le chef de l’armée et notre maitre ^Aliyy était avec lui dans l’armée de notre maître Khalid. ^Aliyy n’a pas fait preuve d’orgueil, il n’a pas dit : Je suis mieux que lui, comment moi je sors avec celui qui n’est pas mon équivalent ni dans la science, ni dans l’ascendance, ni dans l’honneur, ni dans le courage. Regardez comment se comportaient les compagnons du Messager de Allah. Ils faisaient preuve de modestie les uns avec les autres et ils se donnaient le conseil les uns les autres et ils entretenaient les liens les uns avec les autres, ils faisaient preuve de concordance. »

 

« Attachez-vous à la modestie et à la patience pour la da^wah et attachez-vous à supporter la nuisance de la part des gens. »

 

« Je vous recommande l’indulgence et la patience et d’être doux avec les élèves. Là il parle de ceux qui donnent, enseignent aux élèves [celui qui perd vite patience]. Celui qui veut la réussite, celui qui veut la victoire qu’il agisse avec bienfaisance envers ses parents. »

 

Ne méprisez aucun musulman :

« Ne méprisez aucun musulman, même si vous trouvez qu’ils sont défaillants dans les actes d’adoration. Ne dites pas dans votre cœur qu’il ne vaut rien selon le jugement de Dieu. Qui vous fait savoir, il se peut que lui, Allah lui accorde de mourir musulman et Il lui accorde une sorte de martyr, les sortes de martyr sont nombreuses.

 

Il y a de nombreux musulmans même si chez les gens ils ne sont pas réputés mais selon le jugement de Allah tabaraka wata^ala ils ont un très haut degré. Parce que Allah leur accorde une sorte de martyr. Donc il ne convient pas de penser du mal d’un musulman. Si on nous dit que untel est mort et que nous savions qu’il était défaillant dans les actes d’adoration, il ne convient pas de le mépriser dans notre cœur et de dire : « celui-là il ne vaut rien selon le jugement de Dieu ». Nous disons plutôt : « Peut-être qu’il est mort sur la foi et que Allah lui a accordé une des sortes de martyr et donc selon le jugement de Dieu il est sauvé dans sa tombe et dans l’au-delà il n’a pas à être chagriné. »

 

   (At-tawadou^ afdalou l-^ibadah) :

« Je vous recommande de faire preuve de miséricorde entre vous, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et de faire preuve d’excellence de comportement et d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins que vous ou au-dessus de vous et de peu parler sauf pour dire du bien. »

 

« Le Messager de Allah r a dit :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali l-^ibadati t-tawadou^) ce qui signifie : « Vous passez à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie »  Le hafidh ‘Ibnou Hajar a dit : c’est un hadith qui a une bonne chaîne de transmission.

La modestie entraîne l’amour entre les gens. La modestie éloigne la répulsion, la modestie éloigne la répulsion ceci lorsqu’on s’y attache mais si on délaisse la modestie c’est l’effet inverse qui va se produire. N’eût été la modestie que Dieu a créé dans les prophètes les gens ne les auraient pas suivis et ne les auraient pas pris comme modèles. La modestie est une cause d’amour entre les frères, c’est une cause pour que les gens entretiennent les liens entre eux, la modestie est une cause pour que les gens se rendent visite les uns aux autres, la modestie est une cause pour que les gens s’offrent des cadeaux les uns aux autres et la modestie est une cause pour patienter face à la nuisance des autres. Et le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu ne se réalise que par la modestie. Parce qu’il est fréquent et c’est très probable que la personne voit de son frère quelque chose qui la dérange, soit un dérangement qui est supportable, qui est léger, soit un dérangement qui est plus grand. Le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu donne des fruits, le tatawou^, c’est-à-dire le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre. Par le tatawou^ c’est le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre le peu qui est accompli ainsi donne énormément de bien. Par contre si on délaisse le tatawou^ ceci va entraîner la perte du bien, ou la diminution du bien.

Parmi les choses qui renforcent l’amour il y a le fait de se rendre visite les uns les autres et ça sème dans les cœurs l’amitié, le fait de se rendre visite les uns les autres. Si quelqu’un a su que son frère musulman va lui rendre visite son amour va augmenter pour lui et si l’autre va agir de la même manière, l’amour aussi va augmenter dans les deux sens et en tout cela il y a un grand bien. Embellissez-vous par cela car les actes de bienfaisance vont augmenter ainsi et évitez de ne pas accomplir cela et que chacun d’entre vous se demande, se rend des comptes à lui-même à ce sujet. »

 

 

   (al-‘ikram) :

« Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre Al-‘Adab que le Messager de Allah r a dit :

المؤمن كالجمل الأنف، إن قيد انقاد وإن استنيخ على صخرة استناخ

(al-mou’minou kaljamali l-‘anif, in qida nqad wa’in istounikha ^ala sakhratin ‘istanakh) Le Messager r a comparé le croyant à un chameau qui a un trou dans son museau. Malgré sa grande taille, malgré sa puissance si c’est quelqu’un d’adulte ou un enfant qui le tire il va le suivre.

La signification de ce hadith est qu’il convient que le croyant soit doux avec son frère, il convient qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil avec lui, il convient qu’il soit docile, qu’il soit facile à manier.  Il convient qu’il ne soit pas dur, il lui obéit tant qu’il ne lui demande pas de désobéir à Allah mais si c’est quelque chose qui est blâmable il ne lui obéit pas. C’est ainsi qu’il convient que les croyants soient obéissants, doux qu’aucun d’entre eux ne fasse preuve d’orgueil vis-à-vis de son frère, aucun d’entre eux ne soit dur à manier, qu’ils soient tous dociles les uns envers les autres comme le chameau. »

 

  (min kamali t-tawadou^) :

« Le Prophète il faisait lui-même les tâches ménagères à la maison tout comme les gens font. Il n’était pas orgueilleux ou hautain comme certains il était modeste et il faisait les tâches ménagères à la maison c’est-à-dire il se servait lui-même. Par exemple il faisait lui-même la traie de sa brebis c’est lui qui allait la faire et c’est lui qui réparait ses sandales, ses semelles, c’est lui qui raccommodait son vêtement s’il y avait quelque chose qui méritait d’être raccommodé c’était lui-même qui le faisait. Tout cela est une marque d’une parfaite modestie. »

 

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan) :

« Les saints n’aiment pas ceux qui sont orgueilleux, ils aiment plutôt être avec les croyants qui sont modestes, qui ont des cœurs humbles. Le Messager a demandé à son Seigneur :

اللهم أحيني مسكينا وأمتني مسكينا، واحشرني في زمرة المساكين

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan wahchourni fi zamrati l-masakin) ce qui signifie : « Ô Allah fais que je vive humble et modeste, fais que je meure humble et modeste et fais que je sois rassemblé au Jour du Jugement avec ceux qui sont humbles et modestes. »

 

Le mot (miskin) a deux emplois : le sens de celui qui est pauvre qui n’a pas d’argent qui lui suffit on l’appelle (miskin) et celui qui est modeste qui n’a pas d’orgueil on l’appelle aussi (miskin). C’est ce deuxième sens que le Messager a demandé à avoir. Les prophètes de Dieu quand ils observent les gens, ils savent que tout le monde se comporte conformément à ce que Dieu lui a prédestiné. Celui qui est faible, celui qui est fort aucun des deux ne va dépasser ce que Dieu lui a prédestiné. Tu trouves les enfants d’un même homme et ils ont la même mère ; l’un est actif, vigoureux bouge et l’autre est chétif, faible et peut-être même idiot. Pourquoi ? Parce que Allah ta^ala est Celui Qui accomplit ce qu’Il veut de Ses esclaves. Et les prophètes et les saints savent que tout le monde sont concernés par la prédestination de Dieu. Quand ils observent quelqu’un d’actif, d’intelligent ils savent que c’est grâce à l’aide de Dieu et ceux qui ont un état qui est différent, ils savent aussi que c’est Allah qui leur a donné cette caractéristique. »

 

    L’ascèse :

« Je vous recommande d’être des modèles pour les autres en délaissant le superflu. Mou^adh ‘Ibnou Jabal que Allah l’agrée, quand le Messager de Allah r l’a dépêché au Yémen pour enseigner aux gens, il lui a dit :

إياك والتنعم فان عباد الله ليسوا بالمتنعمين

(‘iyyaka wat-tana^^oum, fa’inna ^ibada l-Lahi laysou bi l-moutana^^imin) ce qui signifie : « Garde-toi du superflu parce que les esclaves vertueux de Dieu ce ne sont pas des gens qui recherchent le superflu ». Rechercher le superflu est un obstacle sur le chemin de celui qui recherche l’au-delà. »

 

« Habituez-vous à diminuer le superflu ceci vaut mieux pour la religion et pour la vie du bas monde. »

 

« Fais preuve d’ascèse dans ce bas monde et recherche plutôt les actes pour l’au-delà. »

 

« Ne vous réfugiez pas dans le confort et dans le superflu. Le Salaf vertueux, s’ils ont diffusé la religion c’est parce qu’ils ont délaissé le superflu. S’ils étaient attachés au superflu l’Islam ne se serait pas propagé. »

 

« Combien de savants sont tombés dans le péché parce qu’ils recherchaient le superflu. Ne pas se satisfaire du peu de subsistance c’est cela qui les a amenés aux péchés comme leur âme ne s’est pas suffi du peu leur main s’est tendue vers l’interdit. »

 

« Soyez des modèles pour autrui, soyez des modèles pour autrui en délaissant le superflu. Les conséquences du superflu sont préjudiciables pour celui qui recherche l’au-delà. »

 

Les épreuves

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

Le Messager de Allah a dit :

من يرد الله به خيرا يصب منه

 (man youridi l-Lahou bihi khayra yousib minhou) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves ». Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. Il veut dire que si Allah veut pour un esclave croyant un haut degré, il fait que s’abattent sur lui les épreuves du bas monde, et Il le protège des épreuves dans la religion mais Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Et parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la pauvreté, la nuisance des gens et ce qui est de cet ordre quelques soient les différentes sortes. Les épreuves du bas monde sont nombreuses, comme quelqu’un qui perd ses biens à causes des bombes, ou dont ses biens sont pillés. Les pervers, les grands pécheurs, les mécréants lui pillent ces biens, ceci est une grande épreuve. Et celui qui est blessé dans son corps c’est une épreuve. Que cela ait entraîné la mort ou pas. Parce qu’il aura enduré les douleurs de la blessure et les différentes douleurs, tout cela fait partie des épreuves, des épreuves du bas monde.

Quant aux épreuves dans la religion, c’est comme, cet homme qui est éprouvé par le fait de ne pas faire la prière, ou par le fait de boire de l’alcool, ou par le fait de consommer les biens interdits ou tout autre péché, tout cela, sont des épreuves dans la religion. Si Allah agrée un de ses esclaves que cela soit un humain ou jinn, Il lui multiplie les épreuves du bas monde et Il le protège des épreuves dans la religion. Il ne convient pas que l’homme dise, comme certains qui disent : « Que c’est de mauvaise augure, depuis que je me suis consacré à la religion, à l’adoration de Allah, j’ai subi des épreuves qui s’abattent sur moi ». Qu’il ne dise pas l’adoration ne m’a pas laissé tranquille. Il ne dit pas : le fait que je m’empresse et que je me consacre à l’adoration, cela n’a pas été une source de bonheur pour moi. Parce que les épreuves se sont abattues et sont devenues nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration. Il n’est pas permis de dire de telles paroles, c’est une erreur. Ceci est une tromperie de chaytan. C’est le chaytan qui lui projette cela dans son cœur. Le chaytan lui dit : « Tu n’étais pas ainsi lorsque tu n’étais pas consacré à l’adoration maintenant que tu te consacres à l’adoration, ces épreuves se sont abattues sur toi ». Tout cela pour le ramener à l’état antérieur, pour le faire reculer. C’était quelqu’un qui avançait, qui se dirigeait vers le bien pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, puis le chaytan va le faire reculer et le ramener en arrière. Ceci fait partie des duperies de chaytan. Il convient à l’homme, si sa religion est sauve et que les épreuves se multiplient qu’il remercie Allah. Si les épreuves arrivent à ses biens, à son corps, au fait que les gens s’attaquent à lui injustement, qu’il remercie Allah toutes les fois que les épreuves augmentent et qu’il ne se rebelle pas contre Allah. Ces épreuves même si elles sont dans le bas monde, et même si cela provoque une nuisance pour lui et cela lui fait du mal, mais selon le jugement de Allah, c’est une élévation dans les degrés.

 

Combien de Prophètes ont été tué par les fils de ‘Israil ? Et les Prophètes sont les meilleures créatures de Allah et ne sont pas négligeables selon le jugement de Dieu. Ils sont honorables, pour Dieu, mais malgré cela ils ont été éprouvés dans le bas monde. Parmi eux, il a ceux qu’Il a éprouvé par la nuisance des gens. Les mécréants, les fils de ‘Israil, ont tué un grand nombre de Prophètes. Yahya ^alayhi s-salam, par exemple, c’était le fils de la tante maternelle de ^Iça ^alayhi s-salam, il a subi de fortes nuisances. La nuisance est arrivée au point qu’il fût assassiné. Il y avait un roi injuste qui avait épousé une femme. Cette femme est devenue âgée et elle a perdu la beauté qu’elle avait. Et elle avait une fille qui était élevée par ce roi. Ce n’était pas la fille du roi. Et elle lui a dit : « épouse ma fille », pour ne pas quitter le confort et le bien être qu’elle avait grâce à ce roi. Et ce roi, lui a dit, je vais demander le jugement à Yahya pour savoir si cela est autorisé ou pas dans la religion. Il a alors posé la question à Yahya qui lui a dit que c’est haram, interdit. Alors, le roi a dit à sa femme, que Yahya lui a dit que c’est un péché. Elle a alors dit : Cet homme tue le, comment il t’interdit cela ? Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux faire ? Il a pris en compte sa parole et il l’a alors tué Yahya. On lui a ramené la tête de Yahya dans un saut et une goutte de sang est tombée par terre et s’est mise à bouillir. Le sang était en ébullition et n’a cessé de bouillir et la terre n’absorbait pas ce sang. Allah a fait qu’un mécréant est venu les attaquer. Il est venu d’Irak et a tué soixante-dix mille personnes de son royaume, c’est alors que le sang de Yahya s’est calmé. Ce sang est resté en ébullition jusqu’à ce qu’il y ait eu soixante mille personnes du groupe de ce roi mauvais qui ont été tuées. Yahya était un Prophète honorable selon le jugement de Allah. Il n’était pas méprisable pour Allah. Allah a fait que ce roi l’ait attaqué, et que Yahya soit tué, jusqu’à ce qu’on lui ramène la tête de Yahya jusqu’à lui, ce n’est pas parce que Yahya ne comptait pas ou n’avait pas de valeur selon le jugement de Dieu. Mais c’était pour que Allah augmente Yahya en honneur. C’est pour cela que maintenant on dit que Yahya, son corps est enterré dans un endroit et sa tête dans un autre endroit. A Saïda, au sud du Liban, il y a un maqam. On dit que c’est le maqam du prophète de Allah Yahya, les gens le visitent. Et il y a un autre endroit, où l’on dit la même chose. Il y a également Zakariyya, qui est son père qui est un prophète de Dieu, ce sont les mécréants des fils de ‘Israil qui l’ont tué. Ces deux Prophètes ont été connus par leur nom. Quant aux Prophètes que les fils de Isra’il ont assassinés, ils sont nombreux, on ne connaît pas leurs noms. Allah ta^ala n’a pas cité le nom de ces prophètes qui ont été assassinés par les fils de ‘Israil. Mais Allah dit dans sourate ‘Ali ^Imran verset 181 :

وَقَتْلَهُمُ الأَنبِيَاء بِغَيْرِ حَقٍّ

 

(waqatlahoumou l-‘anbiya’a bighayri haqq) ce qui signifie : « Et leurs assassinats de Prophètes injustement ».

 

Quant aux épreuves qui ont touché les épreuves autres que l’assassinat comme la maladie, la nuisance de la part des gens cela était fréquent. Nouh, ^alayhi s-salam, il a patienté pour appeler à la religion les gens. Il disait à son peuple, entrer dans l’Islam, soyez croyants, délaisser ces idoles que vous adorez. Il est resté neuf cent cinquante années parmi eux, où leur disait adorez Allah et délaissez ces choses. Et son peuple se moquait de lui, l’insultait et le rabaissait devant les gens. Il a énormément enduré de leur part. Également notre maître Mouhammad, que Allah l’honore et honore ses frères Prophètes, qui a enduré énormément et a eu beaucoup de nuisances de la part des associateurs et a enduré beaucoup de maladies. Quand il avait de la fièvre, elle était le double, c’est à dire que la température et la force de cette fièvre était le double de ce qui touchait les autres personnes. Beaucoup de gens lorsqu’ils se consacrent à l’adoration et à la piété, ils sont touchés par le peu d’argent et de bien. Il n’est pas permis à l’être humain de délaisser l’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis qu’il dise : l’adoration ne m’a pas amené de bonheur. Il ne dit pas que l’obéissance ne lui a pas amené du bonheur depuis qu’il s’est consacré à l’accomplir, de dire que depuis il a été touché par des épreuves. Il n’est pas permis de dire cela. […] »

 

 

Le fait de s’attacher à la croyance des gens de vérité :

Le chaykh que Allah l’agrée a dit : « Le plus éminent des bienfaits que Allah accorde à ses esclaves, c’est qu’ils soient sur la croyance des gens de la vérité. Il s’agit des compagnons et de ceux qui les ont suivis générations après générations, siècles après siècles. Ceci est le plus éminent des bienfaits de Allah à son esclave. Et la croyance des gens de la vérité c’est ce que le khalaf a transmis de la part du Salaf. Et celui qui vit sur cette croyance et qui meurt sur cette croyance sera ressuscité avec les gens qui seront en sécurité sauvé du châtiment de Allah. Et le plus important de la croyance des gens de la vérité se sont deux choses, la croyance en Allah et en Son messager et la croyance en l’unicité de Allah ta^ala dans la création des choses. Concernant la croyance en Allah ta^ala, c’est d’avoir pour croyance que Allah existe pas comme autre que Lui, Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables ni les caractéristiques des corps impalpables.

 

Et ceci est basé sur le fait que Allah ta^ala est Celui Qui existe, Qui n’a pas de début à Son existence. Et tout autre que Lui est entré en existence et il existe après ne pas avoir existé. Toutes les choses, autres que Allah, ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction, il n’y a aucune des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, le changement, le fait d’avoir une couleur ou le fait d’avoir un changement d’humeur. Allah ta^ala est celui qui a pour attribut de ne pas avoir de début à Son existence et est Celui à qui n’arrive pas de changement. Car le changement nécessite qui le fait exister. Dans ce monde, on voit les signes du changement. C’est pour cela que c’est obligatoire tant selon la raison que selon la loi, que ce monde soit entré en existence c’est à dire qu’il existe après avoir été précédé de néant. Par ailleurs, ce n’est pas suffisant d’exempter Allah du corps palpable ou du corps impalpable, en ayant pour croyance qu’Il lui arrive des caractéristiques entrées en existence. C’est un devoir d’exempter Allah, de toutes caractéristiques entrées en existence. La vie de Allah, est un attribut éternelle, exempt de début, exempt de fin, qui ne change pas, à qui Il n’arrive ni augmentation, ni diminution. Ainsi que Sa Science qui est exempte d’augmenter ou de diminuer. Il en est de même pour Son ouïe ou Sa vue. Il voit ce qui est visible sans qu’Il ne lui arrive de vision et entend ce qui est audible sans qu’Il ne lui arrive d’audition. Mais Il entend d’une ouïe qui est exempte de début et exempte de fin. Et Il voit les choses qui sont visibles par une vue qui est exempte de début et exempte de fin et n’est pas comme l’ouïe de Ses créatures ni la vue de Ses créatures. Il en est de même pour Sa puissance et Sa volonté, elles sont toutes les deux exemptes de début et exemptes de fin, elles ne sont pas comme la puissance et la volonté des esclaves. La puissance des esclaves est entrée en existence, puis elle diminue puis elle augmente. La volonté des esclaves aussi est entrée en existence, elle diminue et elle augmente. Il en est de même pour la parole de Allah ta^ala ce n’est pas quelque chose qui entre en existence après ne pas avoir existé. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se succèdent ou se précèdent les unes les autres comme notre parole. Notre parole, est des sons avec des lettres, dont certaines précèdent les autres. Quant à la Parole de Allah, ce ne sont pas des sons et des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence dans l’Etre de Dieu, puis qui augmente et qui diminue ou qui est entrecoupée de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, il aura connu Allah. Des lors, les actes d’adorations seront valides de sa part. Sa prière, son jeune, son pèlerinage, sa zakat, la récitation du Qour’an et autres que cela seront valides de la part de Allah. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance et qui a eu la croyance contraire, ses actes d’adorations ne seront pas valides de sa part, et toutes les sortes d’adorations.

 

Et le sujet le plus important après cela, c’est d’avoir la croyance en l’unicité de Allah dans ses actes. L’acte de Allah, c’est de faire exister, de créer. Quant aux actes des créatures, ce n’est pas par le fait de faire exister ou de créer. C’est à dire que c’est Allah ta^ala qui fait entré en existence ce qui n’existe pas. Les corps c’est Lui qui leur a donné l’existence après qu’ils n’existaient pas. Les mouvements des corps, les immobilités des corps, leurs paroles tout cela c’est Allah qui les a fait passer du néant à l’existence. Si l’être humain, dit des paroles de plein gré, par sa propre volonté délibérément, ce n’est pas lui qui crée ces paroles mais c’est Allah qui les lui créées. Il est en de même pour ses réflexions, ses perceptions, ses réflexions, ses connaissances tout cela c’est Allah qui les créé dans l’être humain. Personne ne crée quoique ce soit, ni mouvement, ni immobilité si ce n’est Allah.

 

Ce deuxième sujet est le sujet le plus important des sujets de la croyance. Celui qui a contredit le tanzih, et qui a eu pour croyance que Allah est un corps localisé dans la direction du trône il n’aura pas connu Allah. Et celui qui a pour croyance que Allah est caractérisé par des mouvements et des immobilités, c’est quelqu’un qui a ignoré Son seigneur et il est mécréant. Et celui qui a pour croyance que Allah est tout le temps immobile, il est ignorant de Son créateur. Car l’immobilité est une caractéristique des créatures et le mouvement aussi est une caractéristique des créatures. Et celui qui qualifie le créateur par ces deux caractéristiques ou une des deux caractéristiques alors c’est quelqu’un qui a ignoré Son créateur. Ces deux sujets sont les deux sujets les plus importants de la croyance. Après cela, les sujets de la religion, parmi ceux-là ; il y ceux qui font partie de la croyance et ceux qui font partie des actes du corps. Et une partie de ces actes, certains sont obligatoires, celui qui les délaisse il est dans le péché et celui qui les accompli, il est récompensé. Il aura une récompense selon le jugement de Allah.

 

Par ailleurs, Allah tabaraka wata^ala a autorisé aux musulmans d’innover dans la religion agrée par Allah ce qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, et c’est ce que nous appelons la bonne Sounnah, la bonne tradition. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints ont innové dans la religion agrée par Allah ta^ala est qui est conforme avec le Qour’an et le hadith est une bonne tradition. On ne dit pas : cette chose le Messager ne l’a pas faite c’est donc une mauvaise tradition, une mauvaise innovation ou une innovation interdite. Nous ne disons pas cela. Il y a parmi les gens qui étaient les successeurs des compagnons qui ont innové dans la religion quelque chose que le Messager n’a pas faite.

 

Il y a même eu des gens parmi les savants de l’Islam qui sont venus après les successeurs des compagnons qui ont innové des choses que le Messager n’avait pas faites et qu’il n’avait pas mentionné. Le Messager n’a pas dit : « faites cette chose », donc ce sont des choses qui ont été innovées par les successeurs, les savants des successeurs des compagnons ceux qui sont pieux dans la religion, ce sont de bonnes traditions. Il en est de même, pour ce qui a été innové dans la religion après eux, qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, c’est une bonne tradition. Parmi les premières des choses qui ont été innovées par les musulmans à l’époque des compagnons, c’est ce qui a été innové par autres que les compagnons, il y a le fait de mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an et également de mettre les harakah. Les compagnons n’ont pas mis les points sur les lettres du Moushaf et en dessous et n’ont pas mis non plus le tachkil, les points. Ils l’ont écrit, dicté par le Messager sans mettre les points et sans mettre le tachkil. Mais c’est quelqu’un parmi les successeurs des compagnons qui a innové cela à l’époque des compagnons.

 

Egalement ce qui a été innové parmi les savants du salaf et des successeurs, il y a les mihrab, dans les mosquées. Les mosquées n’avaient pas de mihrab concave. La mosquée du Messager et les mosquées des compagnons également ne comportaient pas de mihrab. C’est le savant, ascète qui était aussi calife des musulmans, ^Oumar ‘Ibnou ^abdi l-^Aziz que Allah l’agrée, qui les a innovés ? C’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui, les mosquées des musulmans n’avaient pas de minarets. Et après cela, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Et parmi, les choses qui ont été innovées après cela il y la commémoration du mawlid, la naissance du Prophète et également la tariqah. La commémoration du mawlid, durant le mois de rabi^ou l-‘awwal, a été faite par un roi pieux, conquérant, un savant. Et les savants de l’Islam ont accepté cela et les musulmans l’ont pratiqué jusqu’à nos jours. Et cette pratique date de plus de huit cents années.

 

Il est en de même, pour la tariqah rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles ont été innové par des savants pieux, et ascètes. Le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy et le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, ce sont les deux qui ont innové la Tariqah. Puis après cela, des savants Saints ont innové des tariqah nombreuses toutes sont des causes pour gagner l’agrément de Allah. Et c’est une chose qui est appelée une bonne tradition. Toutes ces choses qui ont été innové par les savants de l’Islam, sont appelées une bonne tradition.

 

Après toutes ces explications, nous ne prêtons aucune attention à tous ceux qui contredisent ce sujet. Car ils disent à propos de ces choses qui sont de bonnes innovations, ils les appellent des innovations interdites. Mais à ces gens-là, nous n’accordons aucune considération à leurs paroles. Ce sont des gens qui eux-mêmes pratiquent des choses qui n’existaient à l’époque du Messager, des choses qui ont été innovées par les savants de l’Islam, et ils en renient certaines. Alors que les deux ont été fondée sur le Qour’an et le hadith. Les Mous-haf qui comportent des points et des chakl, ils l’utilisent tout comme nous nous l’utilisons. Et les minarets et les mihrab également, ils les font tout comme nous nous les faisons. Ce sont des gens qui ne s’attachent pas à la balance selon la loi de l’Islam mais ils s’attachent à leurs passions. Ce qu’ils leur plaisent ils l’acceptent, et la chose qui ne leur plaisent pas, ils disent c’est une mauvaise innovation et une mauvaise innovation. Ce ne sont pas des gens qui suivent les preuves, ce sont des gens qui suivent leurs passions. Pourquoi ont-ils accepté le chakl et les points dans les Moushaf, pourquoi ont-ils accepté la construction des minarets et les mihrab dans les mosquées alors qu’ils interdisent les tariqah et la commémoration du Mawlid. Sans preuve, ils interdisent et rendent licite. Alors nous ne prenons aucune considération à leurs paroles.

 

Pour ce qui est des tariqah, la première qui a été fondée, c’est la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiri^yyah. Le chaykh ^Abdou l-Qadir ainsi que le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah les agrée tous les deux, étaient contemporains en Irak. Quant au chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, il est descendant de notre maître Al-Housayn ‘Ibnou ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. C’était un faqih de l’école chaféite. L’imam Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, le Chafi^iyy, qui était celui qui a consigné l’école, a dit, au sujet des caractères de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy : « C’est lui qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager. »

 

Et ce qu’a dit ici Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, d’autres parmi les Saints et les gens de son époque, les chaykh se sont accordés à dire que le chaykh ‘Ahmad Ar Rifa^iyy est le chaykh qui a le plus haut degré. Et, ce qui est une caractéristique de la Tariqah de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, elle a un mérite par rapport à toutes les autres c’est que Allah a préservé ceux qui suivaient notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy de deux croyances qui sont les pires mécréances.

 

La première : c’est de dire que Allah s’incarne (rentre) dans les personnes.

Et la deuxième : est de dire que Allah et ce monde, sont une seule et même chose. Ces deux mécréances se sont introduites chez certains Qadiriyy, chez certains Chadhiliyy, et chez certains Naqchabandiyy et d’autres encore. A notre époque, il y a des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah et qui disent que Allah nous en préserve, que Allah est à l’intérieur de toutes personnes, hommes et femmes. Et, il y parmi ceux-là ceux qui disent que, Allah nous en préserve, que Allah et ce monde est comme la glace et l’eau qu’elle contient. Certains, Chadhiliyah ont dit cela et ils ont même dit que ce monde, c’est comme la glace et l’eau qui est à l’intérieur c’est Allah. Ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des juifs car ils ont considéré que toute chose est un lieu pour Dieu.

 

Et les autres, le chaykh a dit, ils ont considéré que toute chose est une partie de Dieu. Ici au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de toute personne. Et ils ont même rajouté, ce mur est Allah et toi tu es Allah.

 

Allah ta^ala a protégé la tariqah Rifa^iyyah de cela. Parce que son Chaykh, de la tariqah Rifa^iyyah reniait fortement durant sa vie ces deux groupes, ceux qu’on appelle al-houlouliyyah ceux qui disent que Allah s’incarne dans les choses et at-tahadiyyah ceux qui disent l’unité de l’existence de Allah, que Allah et ce monde ne font qu’un. Ils mettaient en garde fortement dans certains de ses ouvrages et dans ses cours. Car il était quelqu’un qui veillait à donner beaucoup de cours. C’est la raison pour laquelle, il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Il enseignait en début de journée, dans la science du fiqh, dans le hadith, dans le tafsir et à la fin de la journée également. Et le jeudi, il se dédiait à l’exhortation. Il prenait place sur une chaise élevée, pour que les gens puissent le voir, tellement il y avait de gens qui assistaient à son assemblée et ses exhortations étaient nombreuses. Les émirs, les savants les soufiyy et les gens du commun assistaient à son assemblée d’exhortations.

 

Une fois, il était assis sur sa chaise pour l’exhortation et dans cette assemblée, il se trouvait qu’il y avait des juifs et des sabéens. Les sabéens, sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ses paroles, environ huit mille de ceux-là sont entrées en Islam. Et parmi les gens de Ahlou s-Sounnah qui étaient dans l’insouciance et dans les péchés, quarante mille se sont repentis. Et parmi les prodiges que Allah lui avait accordés, c’est que se réunissaient chez lui, une nuit dans l’année, plus de cent mille personnes. Ils se réunissaient, et il leur donnait suffisamment à manger et à boire. Tous mangeaient et buvaient alors qu’il n’était ni un roi ni quelqu’un qui avait un poste de ministre. Sa famille ne comportait pas de ministre ni de roi. Mais lui, grâce à un secret que Allah lui a accordé, il donnait à manger à tout ce grand nombre de personnes qui leur suffisaient pour manger et pour boire. Il était surnommé Abou l-^Alamayn, celui qui a les deux bannières, et aussi Abou l-^Abbas et le chaykh de la petite boiteuse. Car un jour, il est sorti visiter un village où il avait des gens, des disciples qui le suivaient. Ils l’ont accueilli, hommes et femmes. Et parmi eux, il y avait une petite fille qui était boiteuse, qui était bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh, elle s’est dirigée vers lui et lui a demandé des invocations. Elle lui a dit, je ne supporte plus, tellement les filles du village se moquent de moi. Il a fait des invocations à Allah en sa faveur, sa jambe est devenue droite sur le champ, son dos est devenu droit aussi, elle a perdu sa bosse et ses cheveux ont poussé. Tellement les gens étaient étonnés par ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de al-^Ourayja, c’est à dire le chaykh qui a soigné, qui a guéri cette fille boiteuse. Tellement il s’occupait de science et plus particulièrement de science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été protégée. Jusqu’à nos jours, il n’y a pas qui, parmi les gens, de sa tariqah, qui disent que Allah est incarné dans les choses, ou dans certaines choses, ou quelqu’un qui dise que Allah est une seule et même chose, ni qui dise que Allah est unique puis s’est multiplié. Il n’existe pas, dans sa tariqah, des gens qui disent ces paroles abominables et la louange est à Allah.

 

Par ailleurs, l’imam Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj. Al-Hallaj, est mort avant notre Maître l’imam ‘Ahmad, trois cents ans environ. Il mettait en garde contre lui, il disait : « il n’est pas sur la vérité », s’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : « je suis Allah ». Parce que Al-Hallaj disait « je suis Al-Haqq », c’est à dire : « je suis Allah ». Que Dieu nous en préserve. Car parmi les noms de Allah, il y a Al-Haqq. Notre ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que c’était un égaré. Et c’est cela la vérité, et la plupart des soufiyy ont dit « Al-Hallaj ne fait pas partie des notre ». C’est pour cela que par le passé, très peu nombreux étaient ceux qui faisaient l’éloge de Al-Hallaj. Mais de nos jours, ils sont devenus plus nombreux. Si tu prends place avec certains Qadiriyy tu les entends faire l’éloge de Al-Halaj. Et si tu prends place avec certains chadhiliyy, tu les entends faire son éloge et si tu prends place avec certains Naqchabandiyyah également tu les entends faire son éloge et d’autre également que ces gens-là, mis à part les Rifa^iyyah. Car ils ont su, qu’il était égaré car le chaykh de la tariqah Rifa^iyyah a dit que Al-Hallaj est un égaré et ceci est une des faveurs de la tariqah Rifa^iyyah. »

La croyance musulmane

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

« Il y a de nombreuses voies qui permettent de faire du bien et de gagner du bien. Et certaines voies sont meilleures que d’autres. Certaines sont plus profitables et c’est pour cela qu’il convient de prioriser le plus important d’abord. Les voies sont nombreuses mais ne sont pas toutes équivalentes. Et le plus important des sujets de la religion, celui auquel il convient d’accorder le plus important des connaissances et le plus prioritaire c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wajama^ah. C’est la croyance suivie par le Salaf et le Khalaf. Le Salaf ce sont les gens des trois premiers siècles, qui étaient sur la croyance des compagnons. Et il aura toujours la majorité qui restera sur la croyance des compagnons jusqu’au jour du jugement. Parce que Allah ta^ala a promis à Son prophète que sa communauté ne sera pas égarée. Et que la majorité ne va pas s’égarer. La majorité de ceux qui se disent musulmans sont sur la croyance des compagnons. Et ne sont pas des égarés.  Mais ceux qui se sont écartés, ceux qui se sont singularisé de la croyance des compagnons se sont eux qui vont s’égarer sans aucun doute. Et ceci s’est produit. »

 

« Le plus éminent des bienfaits que Allah ta^ala nous a accordé c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. La plus éminente des grâces de Allah est la croyance de ‘Ahlou Sounnah, la croyance suivie par les compagnons et ceux qui les ont suivis. Que les musulmans ont hérité, successeurs auprès des prédécesseurs, depuis quatorze siècles, et cette voie la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-jama^ah est également la croyance qu’avaient eu les califes et les sultans.

Et parmi les sultans, qui avaient eu la croyance ach^arite en rapport à l’imam ‘Abou l-Hasan Al-‘Ach^ariyy, parmi ceux qui avaient cette croyance, il y le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy, que Allah lui fasse miséricorde. En Occident, il est connu sous le nom de Saladin, que Allah lui fasse miséricorde. Le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy s’appelait Yousouf. C’était un savant de l’Islam, il connaissait le Qour’an par cœur, un livre de jurisprudence Chafi^ite qui s’appelle At-Tanbih, et connaissait aussi par cœur, un autre livre Al-Hamasah. Ce sultan, Salahou d-din Al-Ayyoubiyy avait accordé une grande importance et s’occupait particulièrement de la croyance ‘Ahlou s-Sounnah, la croyance ach^arite. Il accordait une grande importance à la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah au point qu’il avait donné l’ordre au mou’adhin de réciter la croyance ‘ach^arite du haut des minarets pour que les voisins des mosquées les entendent. Et il a ordonné, l’enseignement du livre de la croyance ach^arite aux plus jeunes tout comme aux plus âgés, même ceux qui étaient dans les Koutab (madrasah), où les enfants apprennent. Ils apprenaient cette croyance, et cette croyance est celle qui figure dans le livre qui s’appelle Hada’aqou l-fousouli wa jawahirou l-^ouqoul. »

 

 

  Les péchés des mécréants ne seront pas pardonné sauf par l’Islam :

« Le sens du hadith :

اللهم اغفر لقومي فإنهم لا يعلمون

(‘Allahoumma ghfir li qawmi fa’innahoum la ya^lamoun) quand il a fait cette invocation en faveur de son peuple qui n’était pas musulman. Et nous savons que nous ne demandons pas le pardon en faveur d’un non musulman. C’est une demande de pardon pour que leur mécréance soit effacée par l’Islam et non une demande de pardon pour leur mécréance. C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah ! Fais-les rentrer en Islam », mais cela ne veut pas dire : « Ô Allah pardonne leur leurs péchés et qu’ils restent mécréants ». C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah pardonne leur mécréance par leur entrée dans l’Islam ». Cela ne veut pas dire de leur effacer leurs péchés avant qu’ils ne deviennent musulmans.

 

Cette invocation veut plutôt dire « Ô Allah efface leur, leur mécréance par l’Islam ». Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par son entrée dans l’Islam.  Le mécréant d’origine, c’est celui qui n’est pas un apostat. Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par l’Islam, quelques soient ses aumônes ou les services aux pauvres, aux miséreux, aux veuves. Aucun petit péché ne lui sera pardonné avant son entrée en Islam. »

« Quiconque aura démenti la loi de l’Islam, de n’importe quelle manière, Allah ne lui pardonne que par son entrée en Islam. Celui qui dément la loi de l’Islam, ce qu’il a fait est grave. Et ce qui expie la mécréance, est par l’entrée en Islam. Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Anfal verset 38 :

قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ

(qoul l-lil ladhina kafarou ‘an yantahou youghfar lahoum ma qad salafa) ce qui signifie : « Les mécréants s’ils abandonnent leur mécréance, il leur sera pardonné leurs péchés antérieurs ». Le mécréant même s’il a tué mille musulmans, s’il rentre en Islam, il lui sera pardonné grâce à son Islam. L’islam lui efface tous ses péchés antérieurs. »

« Le mécréant ne profitera d’aucune de ses œuvres dans l’au-delà. Car il a mécru en Dieu et en Son messager. Les insectes selon le jugement de Dieu sont meilleurs que le mécréant. Allah ta^ala a révélé dans le Qour’an, dans sourate Al-Anfal verset 55 :

إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِندَ اللهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ فَهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَ

(‘inna ch-charra d-dawabbi ^inda l-Lahi l-ladhina kafarou fahoum la you’minoun) ce qui signifie : « Les pires des êtres vivants, selon le jugement de Dieu se sont ceux qui ont mécru et qui ne sont pas croyants ». Le mécréant qui meurt sur sa mécréance, c’est la pire des créatures de Dieu. Tout ce que Dieu a créé, les insectes et même les animaux nuisibles comme les fauves, tous ceux-là sont meilleurs selon le jugement de Dieu que celui qui n’a pas été croyant. S’ils agissent en bien dans le bas monde, les mécréants, leur rétribution sera dans le bas-monde. Ils auront la subsistance et la bonne santé. Mais dans l’au-delà, ils n’auront aucune bonne rétribution. »

La miséricorde pour le mécréant est dans ce bas monde uniquement :

« Lorsque l’on fait une invocation de miséricorde en faveur d’un mécréant cela veut dire dans le bas monde et non pas la miséricorde dans l’au-delà. Ceux qui disent à propos d’un mécréant qui est mort mécréant, « Que Dieu lui fasse miséricorde », deviennent mécréants. Dans le bas-monde le mécréant aura bénéficier des bienfaits que Dieu a voulu qu’il prenne. Ces bienfaits qu’il a pris et dont il a profité dans le bas-monde sera une source de châtiment pour lui dans l’au-delà. Car il n’a pas remercié Dieu. Le remerciement c’est l’Islam, c’est de croire en Allah et en Son Messager. Et s’il avait cru en Allah et en Son Messager que Allah a envoyé pour être suivi, pour que l’on croit en sa véracité, il aura remercié Dieu. Mais le simple fait d’agir avec bienfaisance envers les pauvres, envers les miséreux, donner des aumônes aux veuves et les orphelins, il n’aura rien de toutes ces aumônes dans l’au-delà.

Le mécréant, quoiqu’il agisse en bien avec les gens, il n’aura pas remercié Dieu. Mais le musulman, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés lui, il aura remercié Dieu. S’il se maintient dans ce degré, de délaissement des péchés et d’accomplissement des devoirs, alors il est appelé « Chakour », c’est à dire quelqu’un qui à persévérer dans le remerciement de Dieu. Allah ta^ala dit dans sourate Saba’ verset 13 :

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour », c’est à dire qui persévèrent dans l’accomplissement des devoirs et le délaissement des péchés. Parmi les musulmans très peu sont chakour.

Ach-chakour c’est celui qui est arrivé au degré de la Sainteté. Le chakour, est un waliyy. Quant à celui qui fait beaucoup de bonnes actions, même s’il était musulman, on ne dit pas de lui qu’il est chakour, tant qu’il n’est pas pieux.

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour » cette ‘ayah, désigne les saints parmi les musulmans, les waliyy. Ceux qui ont la croyance correcte et qui accomplisse assidûment les devoirs et qui délaissent beaucoup d’interdits. S’il n’arrive pas au degré de la piété, aucun d’entre eux, ne sera appelé chakour. Si des personnes accomplissent beaucoup de devoirs et délaissent beaucoup de péchés mais ne sont pas arrivées au degré de la piété, alors elles ne seront pas appelées chakour. Mais les croyants, les pieux et les non pieux, sont très nombreux. Mais ceux qui ne sont pas nombreux ce sont les chakour, mais les autres musulmans sont très nombreux. »

La mécréance et le chirk sont de différents niveaux :

« Ils ne sont pas tous d’un même niveau. Certains sont plus graves que d’autres. Il y a : une association majeure (‘Ach-chirkou l-akbar) et une association mineure (‘Ach-chirkou l-asghar). L’association majeure c’est ce qui fait sortir de la communauté. Et l’association mineure ne fait pas sortir de l’Islam. Al-koufr également est de différents niveaux. Il y a un koufr qui fait sortir de la communauté et il y a un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. Certains grands péchés, sont appelés koufr mineurs comme juger par d’autres loi que la loi de l’Islam est un koufr mais qui est mineur. Gouverner en appliquant d’autres lois que la loi de l’Islam est un koufr qui est mineur mais ce n’est pas un koufr majeur, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. »

La connaissance est une chose et la foi une chose :

« A propos de Ja^far ‘Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée que lorsqu’il est revenu après une période d’absence, le Messager s’est levé pour lui et l’a embrassé entre ses yeux. Une personne peut embrasser un musulman entre ses yeux, sur ses joues, sur sa main tout cela est permis. Le Messager ses mains et ses pieds ont été embrassés, par les compagnons.

Deux juifs à Médine, étaient en train de discuter. Et l’un d’entre eux a dit : « Nous allons poser cette question à Mouhammad ». Ils lui ont réservé une question, que même parmi les juifs, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la réponse. Ils lui ont posé la question et il leur a donné la réponse. Ils lui ont dit : « Tu es donc Prophète ». Et le Prophète leur a dit :

ما يمنعكما أن تتبعاني

(ma yamna^oukouma ‘an tatabi^ani ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce qui vous empêche de me suivre alors? ». Ils ont répondu en mentant : « Nous avons pour croyance qu’il n’y aura de Prophète, qu’un descendant de Dawou». Mais avant de partir, ils ont embrassé les mains et les pieds du Prophète, tellement ils avaient reconnu qu’il avait pour connaissance la réponse. La connaissance est une chose et la foi est autre chose. Ces deux-là ont su que notre maître Mouhammad était un Prophète, ils ont eu la connaissance mais ils n’ont pas cru, ils n’ont pas été croyants. Il n’est pas suffisant de connaître, de savoir mais il est indispensable de faire soumettre son âme à cette vérité, c’est à dire que son âme accepte cette chose et qu’elle l’ait pour croyance. Les juifs savaient que Mouhammad était un Prophète tout comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, avec la même certitude. Mais, très peu d’entre eux sont devenus croyants. Les chrétiens, à cette époque-là, étaient plus proche de la foi. Le roi de l’Abyssinie que l’on appelle en arabe « AlHabachah » (actuelle Ethiopie), était chrétien. Il est entré en Islam et a cru au Messager alors qu’il était dans son pays. Comment le message lui est parvenu ? Par l’intermédiaire de certains compagnons sont allés chez lui en Abyssinie et lui ont parlé du Prophète Mouhammad, et il est entré dans l’Islam.

A sa mort, il avait atteint le degré de la sainteté. C’est à l’époque du Messager de Allah qu’il est mort, et il n’avait jamais rencontré le Prophète, mais avait cru en lui. Après sa mort, on voyait de la lumière, la nuit, jaillir de sa tombe jusqu’au ciel. Il était appliqué dans l’Islam jusqu’à devenir un saint. Le Messager, le jour de sa mort, a accompli pour ‘Ashamah An-Najachiyy, la prière funéraire de l’absent. Le Messager était à Médine. Allah lui a révélé que An-Najachiyy était mort. Il a dit à ses compagnons :

قوموا نصلي على أخيكم أصحمة

(qoumou nousalli ^ala ‘akhikoum ‘ashamah) ce qui signifie : « Levez-vous, nous allons faire la prière funéraire pour votre frère ‘Ashamah. » An-Najachiyy s’appelait ‘Ashamah. An-Najachiyy est le titre donné de tous les rois d’Ethiopie. Et lui s’appelait ‘Ashamah. » Il est mort en Abyssinie et les gens de Médine ont fait la prière funéraire pour lui. »

La parole de Allah ta^ala est unique :

« ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : وحدة كلام الله تعالى (wahdati kalami l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « La parole de Allah ta^ala est unique ». L’imam ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy Al-‘ichbiliyy, mort en l’an sept cent dix-sept de l’hégire. Tout comme Al-Bayhaqiyy a cité cette phrase : وحدة كلام (wahdatou kalami) ce qui signifie : « La parole de Allah est unique. » Il l’a cité dans deux de ses livres. ‘Ahlou s-Sounnah ont pour croyance que Allah ta^ala a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Allah parle d’une parole qui n’est pas de lettres, ni de voix. La parole qui est de lettres et des sons, cette parole-là est créé. Allah n’a pas pour attribut quelque chose qui entre en existence. ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-’Akbar a dit :

نحن نتكلم بالآلات والحروف والله يتكلم بلا ألة ولاحرف

(nahnou natakallamou bil’alati walhouroufi wal-Lahou yatakallamou bilaalatin wala harf) ce qui signifie : « Nous nous parlons avec des organes et des lettres mais Allah parle sans organe, ni lettre. » La parole de Allah qui n’est ni lettres, ni sons, est une parole qui est exempte de début et exempte de fin et qui ne s’interrompe pas. Il n’est pas possible que Allah parle puis se taise. La parole qui est un attribut propre à Allah n’est pas des lettres, ni un son. Les humains et les jinn dans l’au-delà, vont entendre la parole de Allah qui n’est ni des lettres ou un son. Quant à la parole qui est des lettres et un son, comme le Qour’an que nous récitons, ou comme At-Tawrat, Al-‘Injil ou Az-Zabour, ce sont des expressions de l’attribut de la Parole de Allah. Ce n’est pas l’attribut même de la parole de Allah. Allah ta^ala, nous a appris qu’Il crée les choses par Sa parole. Et tout ce que Allah a créé et tout ce qui va être créer, tout cela c’est par la parole de Allah. C’est la signification du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون

(‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de toute éternité. » Le verset n’a pas pour sens que Allah prononce la lettre « kaf » et la lettre « Noun ». Prononcer des lettres c’est la caractéristique des créatures et prétendre par ailleurs, que pour créer, quelque chose, Allah prononce « koun », veut dire qu’Il crée après avoir prononcé et ceci est impossible car Allah ne dépend pas du temps et ne change pas. Mais le sens est Qu’Il crée les choses dont Il a voulu l’existence, de Toute éternité par Sa parole qui n’est pas des lettres qui n’est pas un son. Et cela la signification de la parole du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون (‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de tout Eternité. » Quant à la parole que certains disent : « Il est exempt d’imperfection celui qui est entre le kaf et le Noun. » ce sont des paroles laides qui ne sont pas du Qour’an, ni du hadith ni des gens de Science. »

‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy que Allah l’agrée :

« Par le passé, deux cent ans, après l’émigration, à l’époque de l’état Abbasside. Les Abbassides sont de Ibnou ^Abbas et les Omeyyades de Banou Oummayyah.

Certains des gouverneurs des musulmans ont obligé les gens à dire le Qour’an est créé. Certains ont dit cette phrase et d’autres ont refusé. Ces gouverneurs, quand ils disaient que le Qour’an est créé, ils visaient les lettres du Qour’an qui sont créées. Mais la phrase : « Le Qour’an est créé », il est interdit de la dire dans l’absolu. Pourquoi ? Il faut savoir que le Qour’an est l’expression de la Parole de Allah qui est de Toute éternité. Le livre qui a été révélé au Prophète Mouhammad, sont des expressions, ce sont des lettres qui sont une expression de la Parole de Allah qui est de toute éternité. Ces lettres-là sont créées. Mais le mot « Qour’an », exprime l’attribut de la parole de Allah qui est de Toute éternité. Donc, l’attribut de la parole de Allah, nous ne disons pas qu’il est créé. Même si les lettres sont créées, comme le Qour’an est le nom de l’attribut de la parole de Allah qui est de toute éternité, nous ne disons pas que le Qour’an est créé. Allah a des attributs, comme l’ouïe, la puissance, la volonté et parmi Ses attributs il y a la Parole. L’attribut de la Parole s’appelle Qour’an, ‘Injil, Tawrat. Le nom des livres est aussi le nom de l’attribut de la parole de Dieu. Donc, on ne dit pas la phrase : « le Qour’an est créé », pour pas que les gens croient que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, a refusé de dire cette phrase « le Qour’an est créé. » A cette époque, le gouverneur de l’époque, a chargé cent cinquante personnes pour le fouetter en une seule nuit. L’Imam Ahmad a patienté pour ne pas dire cette phrase. Il y avait aussi un autre grand savant, ‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé. Sa tête a été coupée pour cela, est plantée sur une lance. Ils ont chargé un gardien pour qu’il tourne cette tête, pour pas qu’elle soit dans la direction de la qiblah, tellement il y avait de l’injustice. Mais cette tête coupée, s’est mise à réciter sourate Yasin, correctement. Allah lui a accordé un prodige, en récitant sourate Yasin, coupée du corps de ce savant. La nuit, lorsque les gardiens baissaient la garde, la tête se remettait en direction de la qiblah, alors qu’elle était enfoncée dans une lance. Puis après cela, ils l’ont enterré. Ceci s’est produit à Bagdad, il y a mille cent années. Ces gouverneurs ont nui aux gens. Ils voulaient qu’ils disent que le Qour’an est créé. Ils ont torturé un certain nombre de savants, mais les savants, certains d’entre eux ont patienté et d’autres n’ont pas patienté. Ceux qui n’ont pas patienté les ont suivis. Mais nous notre croyance est que le Qour’an qui est récité par la bouche, avec un son, cette récitation-là, est créée. C’est Allah qui l’a créé. Mais le Qour’an qui désigne l’attribut de la parole de Dieu, qui est de toute éternité, n’est pas des lettres, ni un son. Nous avons pour croyance qu’Il est de toute éternité et qu’il n’est pas créé. »

Informations utiles sur des saints

Posted in Biographie,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2018

Notre dame Fatimah bint ‘Ahmad ‘ibn ^Abdi d-Da’im :

A notre époque, cette époque est devenue très pauvre en science de la religion. Il y a un siècle ou plus, il y avait des fouqaha parmi les hommes et les femmes. Et il y a deux cents ans, il y avait à la Mecque une chaykhah qui s’appelait Fatimah fille de ‘Ahmad fils de ^Abdou d-Da’im. Elle était originaire d’Irak. Elle a appris la science de la religion dans son pays, puis elle est partie faire le pèlerinage à la Mecque. Elle a fait le pèlerinage, elle a visité le Prophète puis elle eut l’intention d’habiter à la Mecque et de ne plus repartir. Puis, un jour elle a perdu la vue, elle est restée deux ans aveugle. Une nuit, sa servante est partie chez sa famille, elle a demandé l’autorisation et elle est partie. Puis comme c’est de son habitude, elle s’est levée la nuit pour faire ses prières surérogatoires au milieu de la nuit. Elle a glissé sur une marche, elle est tombée et s’est cassée deux côtes. Malgré cela, elle a fait la prière en supportant la douleur intense. Puis elle s’est assoupie, après avoir fait ses prières surérogatoires. Elle a vu le Messager, notre maître ‘Abou Bakr, et notre maître ^Oumar, tous les trois venant de la Ka^bah. Tous les trois venaient de la ka^bah, elle, habitait juste en face. Le Messager a mis de la salive honorée sur son écharpe et lui a dit : « Passe-toi cette écharpe sur les yeux ». Alors, elle a pris l’écharpe et l’a passé sur ses yeux. Et elle a profité pour passer, en plus, cette écharpe sur ces côtes qui étaient cassées. C’est alors qu’elle a recouvré la vue sur le champ. Et lorsque sa servante est revenue, elle a vu qu’elle avait recouvré la vue. La Chaykhah lui a raconté ce qu’il lui était arrivé. Sa nouvelle s’est propagée dans la Mecque et des régions lointaines.

Cette Fatimah, est une sainte. Beaucoup, de femmes à la Mecque, ont tiré profit d’elle, de son ascèse et de sa piété. Les saints avaient peur de tomber dans l’insincérité, ils avaient peur pour eux d’être amenés à la corruption et à l’insincérité. Les Waliyy de Allah craignent pour eux même de tomber dans la corruption.

 

Le chaykhAhmad Al-Badawiyy :

Ahmad Al-Badawiyy qui est un savant ascète originaire du Maroc, et il a résidé à la Mecque. Il récitait le Qour’an avec les sept récitations différentes. Puis il s’est installé en Égypte. Les gens de l’Égypte ont fait le tabarrouk par lui durant sa vie et après sa mort. Il est le plus connu des saints en Égypte. C’était un savant, il était tellement ascète, qu’il ne s’est pas marié. Il a dit : « J’aurais mes épouses des femmes du paradis ». S’il avait voulu se marier, les gens d’Égypte lui en auraient donné quatre en même temps, tellement ils l’aimaient.

‘Ahmad Al-Badawiyy, avait eu un grand prodige. Il y avait des Moujahidin qui avaient été fait prisonniers en Europe. De non musulmans les ont amenés en Europe. Allah tabaraka wata^ala a donné à ce chaykh une force morale, par laquelle il a amené ces prisonniers, d’Europe jusqu’en Egypte d’une manière prodigieuse. Il les a ramenés. Et cela est une faible part des prodiges que Allah lui a accordé.

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