Chaykhaboulaliyah's Blog


La bonne croyance au sujet de Dieu

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2018

Le plus important des sujets selon le jugement de Allah, celui qui est le meilleur d’entre eux, c’est de connaître Allah et Son messager comme il convient. Ce n’est pas le simple fait que la personne dise : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu, » par la langue. Il ne suffit pas, de simplement reconnaître par la langue. Il est indispensable de connaître par le cœur le sens de la ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah. Celui qui a connu le sens de : « la ilaha ‘il-la l-Lah, Il n’est de dieu que Dieu » et celui qui a connu le sens de « Mouhammadoun rasoulou l-Lah, Mouhammad est le Messager de Alla», comme il se doit, et qui a cru fermement par son cœur, en ce qu’il a su, qu’il n’a eu aucun doute, à propos de ce qu’il a su, celui-là, il lui est garanti la sauvegarde du séjour éternel en enfer, quel que soit le nombre de ses péchés, même s’il meurt dans l’insouciance, comme s’il n’a pas fait tous les devoirs, ou il a fait des péchés, nécessairement il entrera au paradis. Quel que soit le châtiment qu’il subira en enfer, indispensablement, il sortira de l’enfer pour rentrer au paradis. Mais celui qui n’a pas connu le sens, il répétait par la langue seulement qu’il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là, il n’en profitera pas après sa mort.

 

Dans le bas monde, il y a beaucoup de réalités qui nous sont cachées, mais après la mort, ces réalités vont être apparentes, le voile va se dissiper. Celui qui, parmi les gens, répétait : « il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le messager de Dieu », mais n’en a pas connu la signification, et qui est mort ainsi, il en a ignoré la signification, celui-là n’en profitera pas dans la tombe et dans l’au-delà.

 

La signification de : « la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, il n’est de dieu que Dieu » est que nul ne mérite l’extrême glorification, nul ne mérite que l’on se soumette à lui à l’extrême et que l’on se fasse humble à lui, si ce n’est Allah.  Allah ta^ala, est celui qui mérite de la part de Ses esclaves l’extrême soumission et l’extrême glorification. Il n’est permis de glorifier personne tout comme on glorifie Allah. Ni les anges, ni les prophètes, ni les saints. Ils ne méritent pas d’être glorifiés tout comme Allah est glorifié, mais nous les glorifions jusqu’à une limite qui leur convient, pas avec la même limite avec laquelle nous glorifions Dieu. La glorification de Allah est une glorification absolue, c’est l’extrême glorification. Nous le glorifions à l’extrême. Les anges et les prophètes, également glorifient Allah et se soumettent à Lui. Ils se font humbles à l’extrême pour Lui. Ils se soumettent à l’extrême plus que nous. Les prophètes et les anges sont les meilleures des créatures.

La signification de « La ilaha ‘il-la l-Lah », c’est : nul ne mérite l’extrême glorification si ce n’est Allah, nul autre que Allah ne mérite l’extrême glorification. Et « Allah » signifie un Être, c’est le nom d’un Être qui a les attributs de perfection. Il existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’a pas de ressemblance avec les choses que nous avons vues et n’a pas de ressemblance avec les choses que nous n’avons pas vues. Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain. Il n’est pas quelque chose qui a une partie supérieure et une partie inférieure, comme l’être humain. Il n’a pas de ressemblance avec les objets qui n’ont pas d’âme, inanimés, comme les objets, le soleil, la lune ou les étoiles. Il n’est pas non plus comme l’air, la lumière et l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec tout cela.

 

Tout ce que l’on imagine dans notre cœur Allah en est différent :

مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذلك

 

(mahma tasawwarta bibalik fal-Lahou bikhilafi dhalik) ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. » Cette parole a été dite par l’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy, qui fait partie des plus grands saints, qui lorsqu’ils parlaient, leurs paroles étaient comme des pierres précieuses qui sortaient de leur bouche. Ce savant illustre avait dit cette phrase, qui l’a déduite du Qour’an. Allah, dans le Qour’an a dit :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

 

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », sourate Ach-Choura, verset 11. Allah ta^ala a dit de Lui-même, que rien n’est tel que Lui, c’est à dire que l’être humain n’a pas de ressemblance avec Lui, les objets éclairés n’ont pas de ressemblance avec Allah, comme le soleil, la lune et les étoiles, ni l’air, le vent, l’eau ni autre que cela parmi les choses qui sont impalpables. L’âme qui est créée, parmi les êtres vivants, créée, c’est à dire qu’elle a un début, certains ignorants disent que l’âme est une partie de Dieu. Selon leur prétention Allah serait incarné en nous, parce que l’âme est en nous, et cette âme, selon leur prétention, serait une partie de Allah. Ces gens-là n’ont pas connu Allah. Allah ne s’incarne pas dans quelque chose. Allah, ne prend pas place dans de la chair. Allah n’est pas incarné dans quoique ce soit et rien ne prend place dans Allah. Allah ne touche pas et Il n’est pas touché, le fait de toucher est une relation entre deux corps. Et            Allah n’est pas un corps. Il a créé ce monde sans qu’il n’y ait de contact, ni d’instrument, ni d’outil. Il n’est pas comme nous. Nous, lorsque nous construisons une maison, un bâtiment c’est avec des mouvements, avec des outils, avec des instruments, mais Lui, Allah n’est pas ainsi. Il nous a créés sans qu’il n’y ait de contact, sans qu’il n’y ait de Sa part des mouvements, sans contact avec des outils, c’est par Sa volonté éternelle, que toute chose s’est produite et qu’elle est entrée en existence. Allah a voulu de toute éternité, avant la création de ce monde, Il a voulu tout ce qui va se produire. Et tout ce dont Il a voulu l’existence, est entré en existence. Il a voulu de toute éternité avant qu’il n’y ait quoi que ce soit. De toute éternité, il n’y a que Dieu, que Allah. De toute éternité, il n’y a pas de trône, pas de ciel, pas de paradis, pas d’enfer, pas d’air, pas de lumière, pas d’obscurité.

 

C’est quelque chose que l’imagination n’arrive pas à réaliser. Si quelqu’un pose la question : « Comment par le passé, il y avait une existence sans lumière sans obscurité ? Ceci, est quelque chose que l’imagination ne réalise pas. La perception de l’être humain, ici, arrive à être étonnée. Mais nous croyons en cela. Nous disons, de toute éternité, il n’y a ni lumière, ni obscurité. Allah seul existe de toute éternité, ni lumière, ni obscurité, ni air, ni âme ni quoique ce soit. Lui seul est de toute éternité. Allah a créé avant toute chose l’eau. Et à partir de l’eau, Il a créé le Trône. Puis à partir de l’eau, également, Il a créé le qalam élevé. il s’agit d’autre que nos qalam à nous, le qalam est un instrument pour écrire. Et, Il a créé la table préservée, cette table préservée, n’est pas comme nos cahiers à nous, et non pas non plus comme ces tableaux sur lesquels nous écrivons. Mais c’est un corps qui est très grand. Il a une distance de cinq cents années, d’un bord à un autre.

 

Allah tabaraka wata^ala a fait grâce à notre Prophète Mouhammad, par le miracle de AlMi^raj, c’est à dire l’ascension, jusqu’à Sidratou l-Mountaha. la sidrah, est un arbre qui s’appelle le jujubier en français. Al Mountaha, c’est à dire de l’extrême, lorsqu’il est très loin. Et il a pu aller au-delà de cet arbre, du jujubier extrême. Il est monté plus haut que cet arbre, jusqu’à là où Dieu a voulu qu’il arrive. La finalité de ce miracle est pour que, Allah fasse découvrir à notre Maître Mouhammad des choses étonnantes des cieux, du monde céleste. (Nous déjà, sur terre quand nous regardons et que le ciel est dégagé, nous observons des choses étonnantes, en voyant toutes ces étoiles qui changent et pourtant, ce que nous voyons, au maximum c’est le premier ciel. Le Prophète est monté au-delà. Et déjà, dans les cieux, il y a des choses étonnantes, et parmi les choses étonnantes, il y a des mers. Il y a des mers dans l’espace au-dessus de nous. Il arrive parfois qu’il pleuve des poissons.) Afin que le Prophète augmente en certitude en Son Seigneur, en glorification de Son Seigneur, c’était là la finalité de l’ascension. Cet endroit où le messager est arrivé, était un endroit qu’a occupé le Messager. Il s’y est tenu à ce moment-là. Le Messager était situé là-bas. Mais Allah ta^ala existe sans endroit. Il n’est pas possible à Son sujet, qu’Il ait une situation. Il n’est pas possible qu’Il ait un endroit, ou une limite, tout comme cela a été rapporté de notre maître ^Aliyy, dans son livre Al-Hilyah de ‘Abou Nou^aym. Il a rapporté que notre maître ^Aliyy a dit :

من زعم ان الهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود

(man za^ama anna ‘ilahana mahdoud faqad jahila l-khaliqa l-ma^boud) ce qui signifie « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur Celui Qui est adoré. » Tout comme cela est également cité dans le livre de ‘Abou Ja^far AtTahawwiyy :

وتعالى عن الحدود والغايات، والأركان والأعضاء والأدوات، لا تحويه الجهات الست كسائر المبتدعات

 

(ta^ala ^ani l-houdoudi wal-ghayati wal-‘arkani wal-‘a^da’i wal-‘adawat, wala tahwihi l-jihatou s-sittou kasa’iri l-moubtada^at) ce qui signifie : « Il est exempt des limites, exempt des fins, exempt des coins, exempt des membres, exempt des organes. Et il n’est pas contenu dans les six directions tout comme le sont les créatures. » Il n’est pas possible que Allah ta^ala ait une étendue. Chaque corps a une étendue. L’homme a une étendue. La fourmi a une étendue. Mais Allah ta^ala n’est pas concerné par la limite et la quantité, car ce qui est concerné par la limite et la quantité a nécessairement besoin de qui lui a donné cette limite et cette quantité.

 

La finalité de l’ascension : c’est d’honorer le Prophète en lui faisant découvrir des choses surprenantes du monde céleste. Quant à celui qui a pour croyance, que Allah a un des attributs des humains, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme l’évolution, comme le changement, comme l’augmentation, comme la diminution, comme le fait de subir l’influence ou d’avoir des changements d’humeur, celui qui croit cela, une de ces choses à propos de Allah est un mécréant. Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains, il n’a pas connu Allah. Il doit changer sa croyance et de dire Allah existe pas comme tout ce qui existe. Il est exempt du comment, il est exempt de la quantité. Il est exempt du mouvement et de l’immobilité. Il est exempt de l’évolution et du changement et Il est exempt des changements d’humeurs. Puis, il revient à l’Islam en abandonnant cette mécréance par la croyance, en prononçant les deux témoignages. Allah ta^ala a créé les endroits, Il n’en a pas besoin. Ibnou Makkiyy a dit au sujet de Allah:

الله تعالى خلق المكان فلا يحتاج إليه

(‘Allahou ta^ala khalaqa l-makan fala yahtajou ‘ilayh) ce qui signifie : « Allahou ta^ala a créé l’endroit et Il n’en a pas besoin » C’est à dire qu’Il ne change pas. Celui qui s’est donné l’illusion que le Messager a eu ce voyage, cette ascension pour rencontrer Allah dans un endroit, là où Il se trouverait, où Il se situerait, nous lui disons : « Ceci est une ignorance de ta part au sujet de Dieu. Si Allah ta^ala avait eu un endroit, Il aurait eu des semblables. » Les anges du trône vivent autour du trône et les anges du premier ciel, les anges du deuxième ciel, les anges du troisième ciel, les anges du quatrième ciel jusqu’au septième vivent dans ces cieux. Tellement, les anges sont nombreux, notre Maître Mouhammad a dit :

ما في السموات موضع كف ولا شبر ولا ذراع إلا وفيه ملك قائم أو راكع أو ساجد

(ma fis-samawati mawdi^ou kaffin wala chibrin wala dhira^in ‘il-la wafihi malakoun qa’imoun aw raki^oun aw sajid) ce qui signifie : « Il n’y pas dans les cieux l’espace d’une main, ni d’un empan, ni d’une coudée sans qu’il ne soit occupé par un ange qui est debout, en inclination ou en prosternation. » Si Allah avait eu un endroit, Il serait semblable à Ses anges. Alors qu’Il dit dans sourate Ach-Choura verset 11 :

 

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui. » Il a nié à Son sujet la ressemblance avec les créatures. Et l’Imam Hibatou-l-Lah Ibnou Makkiyy, a composé un poème au sujet de la croyance de Abou Hassan Al‘Ach^ariyy. Et il a offert ce poème au Sultan Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a offert ce poème au Sultan pour qu’il l’enseigne dans les écoles. Auparavant, dans les écoles étaient enseignés des sujets intéressants, importants. C’est pour cela que ce poème fut appelé « Al^Aqida Salahiya », en référence à Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a dit dans ce poème :

« Le Créateur de ce monde n’est pas contenu, par un quelconque endroit, Dieu est exempt de ressemblance,

Il existe de Toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire qu’Il ne change pas),

Il est exempt de l’endroit, et Il est exempt du fait de subir le temps. »

 

Auparavant Salahou d-din payait les muezzins après la prière, pour répéter la croyance musulmane, pour qu’elle reste gravée dans leurs cœurs. Donc, ceux-là qui ont cru que le Messager a été élevé jusqu’au septième ciel et au-delà, jusqu’à parvenir à un endroit où il aurait vu Allah car Allah ta^ala se trouverait là-bas, alors ceci est une ignorance au sujet de Allah et c’est un égarement. Ces gens-là, nous leur enseignons pour qu’ils abandonnent leur mécréance et qu’ils prononcent les deux témoignages. Sinon, ils meurent sur autre que l’Islam. Leur enseigner est un devoir. Tellement ils sont ignorants, certains ont dit, notre Maître Mouhammad s’est rapproché de Allah d’une distance comme une distance qui sépare un sourcil d’un autre sourcil. D’où ont-ils amené ces paroles laides ? Allah ta^ala dit dans sourate An-Najm, verset 9 :

ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّى {8} فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى

(thoumma dana fatadalla, fakana qaba qawsayni ‘aw ‘adna) mais eux ont expliqué ce verset de cette manière. Ils ont dit : Allah est descendu d’en haut par un mouvement et un déplacement, jusqu’à ce qu’il y ait entre Allah et Mouhammad, une distance comme celle-là. Quelle grande ignorance ! Ils ont assimilé Allah à ses créatures. Ils disent également que Allah, est assis sur une chaise, sur le Koursiyy, un piédestal ou sur le Trône (^arch), et qu’Il a laissé pour notre Maître Mouhammad un endroit pour s’asseoir à côté au jour du jugement. Et ceci, est parmi les plus profondes des ignorances, ceci est un démenti du Qour’an et ceci est une mécréance. Que Dieu nous en préserve.

la croyance correcte est que Dieu existe sans endroit !

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La modestie, l’indulgence, la concordance

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur février 19, 2018
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   (al-hilmou wat-tawadou^) :

« Attachez-vous à œuvrer conformément au hadith :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum latakhfoulouna ^an afdali l-^ibadati at-tawadou^) ce qui signifie : « Certes vous passez à côté d’une des adorations les importantes et il s’agit de la modestie ». Le Messager r nous a appris que la modestie fait partie des meilleurs actes d’adoration et il a dit que beaucoup de gens passent à côté, beaucoup de gens passent à côté de la modestie, c’est-à-dire ils n’appliquent pas cela. Ils n’appliquent pas cette modestie qui fait partie des meilleurs actes d’adoration. Et c’est pour cela que parmi les règles de comportement de l’enseignent et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Parmi les règles de comportement de l’enseignant et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Attachez-vous à ce hadith et œuvrez conformément à ce hadith. Parmi les suites logiques de la modestie il y a l’indulgence. Il se peut que celui qui vient apprendre soit froid dans son comportement si l’enseignant ne patiente pas avec lui celui qui est venu apprendre et qui a cette froideur dans son comportement risque de partir. Par contre avec l’indulgence il va profiter jusqu’à obtenir cette part qui est requise, il va continuer jusqu’à obtenir cette part qui est requise. »

 

« La modestie et l’indulgence vont de pair. Certains savants ont dit :

الحلم زين العلم

(al-hilmou zaynou l-^ilm) c’est-à-dire l’indulgence c’est la parure de la science. »

 

« L’indulgent c’est celui qui a de la sagesse et qui patiente. Et dans l’époque où nous vivons celui qui est indulgent c’est quelque chose qui est devenu très rare. »

 

Il est possible de trouver quelqu’un d’ignorant et qui est indulgent mais l’indulgence avec la foi ça devient un grand honneur. Mais la simple indulgence cela tu peux le trouver même chez un mécréant. L’indulgence avec la piété ceci est un grand honneur selon le jugement de Dieu. ^Iça a décrit la communauté de notre maître Mouhammad, il a dit :

علماء حلماء بررة أتقياء كأنهم من الفقه أنبياء

(^oulama’ou houlama’ou bararatou ‘atqiya’ou ka’annahoum mina l-fiqhi ‘anbiya) ce qui signifie : « Les savants, indulgents, bienfaisants, pieux on dirait que ce sont des prophètes. ». »

 

« Khalid ‘Ibnou l-Walid était le chef de l’armée et notre maitre ^Aliyy était avec lui dans l’armée de notre maître Khalid. ^Aliyy n’a pas fait preuve d’orgueil, il n’a pas dit : Je suis mieux que lui, comment moi je sors avec celui qui n’est pas mon équivalent ni dans la science, ni dans l’ascendance, ni dans l’honneur, ni dans le courage. Regardez comment se comportaient les compagnons du Messager de Allah. Ils faisaient preuve de modestie les uns avec les autres et ils se donnaient le conseil les uns les autres et ils entretenaient les liens les uns avec les autres, ils faisaient preuve de concordance. »

 

« Attachez-vous à la modestie et à la patience pour la da^wah et attachez-vous à supporter la nuisance de la part des gens. »

 

« Je vous recommande l’indulgence et la patience et d’être doux avec les élèves. Là il parle de ceux qui donnent, enseignent aux élèves [celui qui perd vite patience]. Celui qui veut la réussite, celui qui veut la victoire qu’il agisse avec bienfaisance envers ses parents. »

 

Ne méprisez aucun musulman :

« Ne méprisez aucun musulman, même si vous trouvez qu’ils sont défaillants dans les actes d’adoration. Ne dites pas dans votre cœur qu’il ne vaut rien selon le jugement de Dieu. Qui vous fait savoir, il se peut que lui, Allah lui accorde de mourir musulman et Il lui accorde une sorte de martyr, les sortes de martyr sont nombreuses.

 

Il y a de nombreux musulmans même si chez les gens ils ne sont pas réputés mais selon le jugement de Allah tabaraka wata^ala ils ont un très haut degré. Parce que Allah leur accorde une sorte de martyr. Donc il ne convient pas de penser du mal d’un musulman. Si on nous dit que untel est mort et que nous savions qu’il était défaillant dans les actes d’adoration, il ne convient pas de le mépriser dans notre cœur et de dire : « celui-là il ne vaut rien selon le jugement de Dieu ». Nous disons plutôt : « Peut-être qu’il est mort sur la foi et que Allah lui a accordé une des sortes de martyr et donc selon le jugement de Dieu il est sauvé dans sa tombe et dans l’au-delà il n’a pas à être chagriné. »

 

   (At-tawadou^ afdalou l-^ibadah) :

« Je vous recommande de faire preuve de miséricorde entre vous, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et de faire preuve d’excellence de comportement et d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins que vous ou au-dessus de vous et de peu parler sauf pour dire du bien. »

 

« Le Messager de Allah r a dit :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali l-^ibadati t-tawadou^) ce qui signifie : « Vous passez à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie »  Le hafidh ‘Ibnou Hajar a dit : c’est un hadith qui a une bonne chaîne de transmission.

La modestie entraîne l’amour entre les gens. La modestie éloigne la répulsion, la modestie éloigne la répulsion ceci lorsqu’on s’y attache mais si on délaisse la modestie c’est l’effet inverse qui va se produire. N’eût été la modestie que Dieu a créé dans les prophètes les gens ne les auraient pas suivis et ne les auraient pas pris comme modèles. La modestie est une cause d’amour entre les frères, c’est une cause pour que les gens entretiennent les liens entre eux, la modestie est une cause pour que les gens se rendent visite les uns aux autres, la modestie est une cause pour que les gens s’offrent des cadeaux les uns aux autres et la modestie est une cause pour patienter face à la nuisance des autres. Et le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu ne se réalise que par la modestie. Parce qu’il est fréquent et c’est très probable que la personne voit de son frère quelque chose qui la dérange, soit un dérangement qui est supportable, qui est léger, soit un dérangement qui est plus grand. Le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu donne des fruits, le tatawou^, c’est-à-dire le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre. Par le tatawou^ c’est le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre le peu qui est accompli ainsi donne énormément de bien. Par contre si on délaisse le tatawou^ ceci va entraîner la perte du bien, ou la diminution du bien.

Parmi les choses qui renforcent l’amour il y a le fait de se rendre visite les uns les autres et ça sème dans les cœurs l’amitié, le fait de se rendre visite les uns les autres. Si quelqu’un a su que son frère musulman va lui rendre visite son amour va augmenter pour lui et si l’autre va agir de la même manière, l’amour aussi va augmenter dans les deux sens et en tout cela il y a un grand bien. Embellissez-vous par cela car les actes de bienfaisance vont augmenter ainsi et évitez de ne pas accomplir cela et que chacun d’entre vous se demande, se rend des comptes à lui-même à ce sujet. »

 

 

   (al-‘ikram) :

« Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre Al-‘Adab que le Messager de Allah r a dit :

المؤمن كالجمل الأنف، إن قيد انقاد وإن استنيخ على صخرة استناخ

(al-mou’minou kaljamali l-‘anif, in qida nqad wa’in istounikha ^ala sakhratin ‘istanakh) Le Messager r a comparé le croyant à un chameau qui a un trou dans son museau. Malgré sa grande taille, malgré sa puissance si c’est quelqu’un d’adulte ou un enfant qui le tire il va le suivre.

La signification de ce hadith est qu’il convient que le croyant soit doux avec son frère, il convient qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil avec lui, il convient qu’il soit docile, qu’il soit facile à manier.  Il convient qu’il ne soit pas dur, il lui obéit tant qu’il ne lui demande pas de désobéir à Allah mais si c’est quelque chose qui est blâmable il ne lui obéit pas. C’est ainsi qu’il convient que les croyants soient obéissants, doux qu’aucun d’entre eux ne fasse preuve d’orgueil vis-à-vis de son frère, aucun d’entre eux ne soit dur à manier, qu’ils soient tous dociles les uns envers les autres comme le chameau. »

 

  (min kamali t-tawadou^) :

« Le Prophète il faisait lui-même les tâches ménagères à la maison tout comme les gens font. Il n’était pas orgueilleux ou hautain comme certains il était modeste et il faisait les tâches ménagères à la maison c’est-à-dire il se servait lui-même. Par exemple il faisait lui-même la traie de sa brebis c’est lui qui allait la faire et c’est lui qui réparait ses sandales, ses semelles, c’est lui qui raccommodait son vêtement s’il y avait quelque chose qui méritait d’être raccommodé c’était lui-même qui le faisait. Tout cela est une marque d’une parfaite modestie. »

 

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan) :

« Les saints n’aiment pas ceux qui sont orgueilleux, ils aiment plutôt être avec les croyants qui sont modestes, qui ont des cœurs humbles. Le Messager a demandé à son Seigneur :

اللهم أحيني مسكينا وأمتني مسكينا، واحشرني في زمرة المساكين

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan wahchourni fi zamrati l-masakin) ce qui signifie : « Ô Allah fais que je vive humble et modeste, fais que je meure humble et modeste et fais que je sois rassemblé au Jour du Jugement avec ceux qui sont humbles et modestes. »

 

Le mot (miskin) a deux emplois : le sens de celui qui est pauvre qui n’a pas d’argent qui lui suffit on l’appelle (miskin) et celui qui est modeste qui n’a pas d’orgueil on l’appelle aussi (miskin). C’est ce deuxième sens que le Messager a demandé à avoir. Les prophètes de Dieu quand ils observent les gens, ils savent que tout le monde se comporte conformément à ce que Dieu lui a prédestiné. Celui qui est faible, celui qui est fort aucun des deux ne va dépasser ce que Dieu lui a prédestiné. Tu trouves les enfants d’un même homme et ils ont la même mère ; l’un est actif, vigoureux bouge et l’autre est chétif, faible et peut-être même idiot. Pourquoi ? Parce que Allah ta^ala est Celui Qui accomplit ce qu’Il veut de Ses esclaves. Et les prophètes et les saints savent que tout le monde sont concernés par la prédestination de Dieu. Quand ils observent quelqu’un d’actif, d’intelligent ils savent que c’est grâce à l’aide de Dieu et ceux qui ont un état qui est différent, ils savent aussi que c’est Allah qui leur a donné cette caractéristique. »

 

    L’ascèse :

« Je vous recommande d’être des modèles pour les autres en délaissant le superflu. Mou^adh ‘Ibnou Jabal que Allah l’agrée, quand le Messager de Allah r l’a dépêché au Yémen pour enseigner aux gens, il lui a dit :

إياك والتنعم فان عباد الله ليسوا بالمتنعمين

(‘iyyaka wat-tana^^oum, fa’inna ^ibada l-Lahi laysou bi l-moutana^^imin) ce qui signifie : « Garde-toi du superflu parce que les esclaves vertueux de Dieu ce ne sont pas des gens qui recherchent le superflu ». Rechercher le superflu est un obstacle sur le chemin de celui qui recherche l’au-delà. »

 

« Habituez-vous à diminuer le superflu ceci vaut mieux pour la religion et pour la vie du bas monde. »

 

« Fais preuve d’ascèse dans ce bas monde et recherche plutôt les actes pour l’au-delà. »

 

« Ne vous réfugiez pas dans le confort et dans le superflu. Le Salaf vertueux, s’ils ont diffusé la religion c’est parce qu’ils ont délaissé le superflu. S’ils étaient attachés au superflu l’Islam ne se serait pas propagé. »

 

« Combien de savants sont tombés dans le péché parce qu’ils recherchaient le superflu. Ne pas se satisfaire du peu de subsistance c’est cela qui les a amenés aux péchés comme leur âme ne s’est pas suffi du peu leur main s’est tendue vers l’interdit. »

 

« Soyez des modèles pour autrui, soyez des modèles pour autrui en délaissant le superflu. Les conséquences du superflu sont préjudiciables pour celui qui recherche l’au-delà. »

 

Les épreuves

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

Le Messager de Allah a dit :

من يرد الله به خيرا يصب منه

 (man youridi l-Lahou bihi khayra yousib minhou) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves ». Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. Il veut dire que si Allah veut pour un esclave croyant un haut degré, il fait que s’abattent sur lui les épreuves du bas monde, et Il le protège des épreuves dans la religion mais Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Et parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la pauvreté, la nuisance des gens et ce qui est de cet ordre quelques soient les différentes sortes. Les épreuves du bas monde sont nombreuses, comme quelqu’un qui perd ses biens à causes des bombes, ou dont ses biens sont pillés. Les pervers, les grands pécheurs, les mécréants lui pillent ces biens, ceci est une grande épreuve. Et celui qui est blessé dans son corps c’est une épreuve. Que cela ait entraîné la mort ou pas. Parce qu’il aura enduré les douleurs de la blessure et les différentes douleurs, tout cela fait partie des épreuves, des épreuves du bas monde.

Quant aux épreuves dans la religion, c’est comme, cet homme qui est éprouvé par le fait de ne pas faire la prière, ou par le fait de boire de l’alcool, ou par le fait de consommer les biens interdits ou tout autre péché, tout cela, sont des épreuves dans la religion. Si Allah agrée un de ses esclaves que cela soit un humain ou jinn, Il lui multiplie les épreuves du bas monde et Il le protège des épreuves dans la religion. Il ne convient pas que l’homme dise, comme certains qui disent : « Que c’est de mauvaise augure, depuis que je me suis consacré à la religion, à l’adoration de Allah, j’ai subi des épreuves qui s’abattent sur moi ». Qu’il ne dise pas l’adoration ne m’a pas laissé tranquille. Il ne dit pas : le fait que je m’empresse et que je me consacre à l’adoration, cela n’a pas été une source de bonheur pour moi. Parce que les épreuves se sont abattues et sont devenues nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration. Il n’est pas permis de dire de telles paroles, c’est une erreur. Ceci est une tromperie de chaytan. C’est le chaytan qui lui projette cela dans son cœur. Le chaytan lui dit : « Tu n’étais pas ainsi lorsque tu n’étais pas consacré à l’adoration maintenant que tu te consacres à l’adoration, ces épreuves se sont abattues sur toi ». Tout cela pour le ramener à l’état antérieur, pour le faire reculer. C’était quelqu’un qui avançait, qui se dirigeait vers le bien pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, puis le chaytan va le faire reculer et le ramener en arrière. Ceci fait partie des duperies de chaytan. Il convient à l’homme, si sa religion est sauve et que les épreuves se multiplient qu’il remercie Allah. Si les épreuves arrivent à ses biens, à son corps, au fait que les gens s’attaquent à lui injustement, qu’il remercie Allah toutes les fois que les épreuves augmentent et qu’il ne se rebelle pas contre Allah. Ces épreuves même si elles sont dans le bas monde, et même si cela provoque une nuisance pour lui et cela lui fait du mal, mais selon le jugement de Allah, c’est une élévation dans les degrés.

 

Combien de Prophètes ont été tué par les fils de ‘Israil ? Et les Prophètes sont les meilleures créatures de Allah et ne sont pas négligeables selon le jugement de Dieu. Ils sont honorables, pour Dieu, mais malgré cela ils ont été éprouvés dans le bas monde. Parmi eux, il a ceux qu’Il a éprouvé par la nuisance des gens. Les mécréants, les fils de ‘Israil, ont tué un grand nombre de Prophètes. Yahya ^alayhi s-salam, par exemple, c’était le fils de la tante maternelle de ^Iça ^alayhi s-salam, il a subi de fortes nuisances. La nuisance est arrivée au point qu’il fût assassiné. Il y avait un roi injuste qui avait épousé une femme. Cette femme est devenue âgée et elle a perdu la beauté qu’elle avait. Et elle avait une fille qui était élevée par ce roi. Ce n’était pas la fille du roi. Et elle lui a dit : « épouse ma fille », pour ne pas quitter le confort et le bien être qu’elle avait grâce à ce roi. Et ce roi, lui a dit, je vais demander le jugement à Yahya pour savoir si cela est autorisé ou pas dans la religion. Il a alors posé la question à Yahya qui lui a dit que c’est haram, interdit. Alors, le roi a dit à sa femme, que Yahya lui a dit que c’est un péché. Elle a alors dit : Cet homme tue le, comment il t’interdit cela ? Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux faire ? Il a pris en compte sa parole et il l’a alors tué Yahya. On lui a ramené la tête de Yahya dans un saut et une goutte de sang est tombée par terre et s’est mise à bouillir. Le sang était en ébullition et n’a cessé de bouillir et la terre n’absorbait pas ce sang. Allah a fait qu’un mécréant est venu les attaquer. Il est venu d’Irak et a tué soixante-dix mille personnes de son royaume, c’est alors que le sang de Yahya s’est calmé. Ce sang est resté en ébullition jusqu’à ce qu’il y ait eu soixante mille personnes du groupe de ce roi mauvais qui ont été tuées. Yahya était un Prophète honorable selon le jugement de Allah. Il n’était pas méprisable pour Allah. Allah a fait que ce roi l’ait attaqué, et que Yahya soit tué, jusqu’à ce qu’on lui ramène la tête de Yahya jusqu’à lui, ce n’est pas parce que Yahya ne comptait pas ou n’avait pas de valeur selon le jugement de Dieu. Mais c’était pour que Allah augmente Yahya en honneur. C’est pour cela que maintenant on dit que Yahya, son corps est enterré dans un endroit et sa tête dans un autre endroit. A Saïda, au sud du Liban, il y a un maqam. On dit que c’est le maqam du prophète de Allah Yahya, les gens le visitent. Et il y a un autre endroit, où l’on dit la même chose. Il y a également Zakariyya, qui est son père qui est un prophète de Dieu, ce sont les mécréants des fils de ‘Israil qui l’ont tué. Ces deux Prophètes ont été connus par leur nom. Quant aux Prophètes que les fils de Isra’il ont assassinés, ils sont nombreux, on ne connaît pas leurs noms. Allah ta^ala n’a pas cité le nom de ces prophètes qui ont été assassinés par les fils de ‘Israil. Mais Allah dit dans sourate ‘Ali ^Imran verset 181 :

وَقَتْلَهُمُ الأَنبِيَاء بِغَيْرِ حَقٍّ

 

(waqatlahoumou l-‘anbiya’a bighayri haqq) ce qui signifie : « Et leurs assassinats de Prophètes injustement ».

 

Quant aux épreuves qui ont touché les épreuves autres que l’assassinat comme la maladie, la nuisance de la part des gens cela était fréquent. Nouh, ^alayhi s-salam, il a patienté pour appeler à la religion les gens. Il disait à son peuple, entrer dans l’Islam, soyez croyants, délaisser ces idoles que vous adorez. Il est resté neuf cent cinquante années parmi eux, où leur disait adorez Allah et délaissez ces choses. Et son peuple se moquait de lui, l’insultait et le rabaissait devant les gens. Il a énormément enduré de leur part. Également notre maître Mouhammad, que Allah l’honore et honore ses frères Prophètes, qui a enduré énormément et a eu beaucoup de nuisances de la part des associateurs et a enduré beaucoup de maladies. Quand il avait de la fièvre, elle était le double, c’est à dire que la température et la force de cette fièvre était le double de ce qui touchait les autres personnes. Beaucoup de gens lorsqu’ils se consacrent à l’adoration et à la piété, ils sont touchés par le peu d’argent et de bien. Il n’est pas permis à l’être humain de délaisser l’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis qu’il dise : l’adoration ne m’a pas amené de bonheur. Il ne dit pas que l’obéissance ne lui a pas amené du bonheur depuis qu’il s’est consacré à l’accomplir, de dire que depuis il a été touché par des épreuves. Il n’est pas permis de dire cela. […] »

 

 

Le fait de s’attacher à la croyance des gens de vérité :

Le chaykh que Allah l’agrée a dit : « Le plus éminent des bienfaits que Allah accorde à ses esclaves, c’est qu’ils soient sur la croyance des gens de la vérité. Il s’agit des compagnons et de ceux qui les ont suivis générations après générations, siècles après siècles. Ceci est le plus éminent des bienfaits de Allah à son esclave. Et la croyance des gens de la vérité c’est ce que le khalaf a transmis de la part du Salaf. Et celui qui vit sur cette croyance et qui meurt sur cette croyance sera ressuscité avec les gens qui seront en sécurité sauvé du châtiment de Allah. Et le plus important de la croyance des gens de la vérité se sont deux choses, la croyance en Allah et en Son messager et la croyance en l’unicité de Allah ta^ala dans la création des choses. Concernant la croyance en Allah ta^ala, c’est d’avoir pour croyance que Allah existe pas comme autre que Lui, Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables ni les caractéristiques des corps impalpables.

 

Et ceci est basé sur le fait que Allah ta^ala est Celui Qui existe, Qui n’a pas de début à Son existence. Et tout autre que Lui est entré en existence et il existe après ne pas avoir existé. Toutes les choses, autres que Allah, ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction, il n’y a aucune des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, le changement, le fait d’avoir une couleur ou le fait d’avoir un changement d’humeur. Allah ta^ala est celui qui a pour attribut de ne pas avoir de début à Son existence et est Celui à qui n’arrive pas de changement. Car le changement nécessite qui le fait exister. Dans ce monde, on voit les signes du changement. C’est pour cela que c’est obligatoire tant selon la raison que selon la loi, que ce monde soit entré en existence c’est à dire qu’il existe après avoir été précédé de néant. Par ailleurs, ce n’est pas suffisant d’exempter Allah du corps palpable ou du corps impalpable, en ayant pour croyance qu’Il lui arrive des caractéristiques entrées en existence. C’est un devoir d’exempter Allah, de toutes caractéristiques entrées en existence. La vie de Allah, est un attribut éternelle, exempt de début, exempt de fin, qui ne change pas, à qui Il n’arrive ni augmentation, ni diminution. Ainsi que Sa Science qui est exempte d’augmenter ou de diminuer. Il en est de même pour Son ouïe ou Sa vue. Il voit ce qui est visible sans qu’Il ne lui arrive de vision et entend ce qui est audible sans qu’Il ne lui arrive d’audition. Mais Il entend d’une ouïe qui est exempte de début et exempte de fin. Et Il voit les choses qui sont visibles par une vue qui est exempte de début et exempte de fin et n’est pas comme l’ouïe de Ses créatures ni la vue de Ses créatures. Il en est de même pour Sa puissance et Sa volonté, elles sont toutes les deux exemptes de début et exemptes de fin, elles ne sont pas comme la puissance et la volonté des esclaves. La puissance des esclaves est entrée en existence, puis elle diminue puis elle augmente. La volonté des esclaves aussi est entrée en existence, elle diminue et elle augmente. Il en est de même pour la parole de Allah ta^ala ce n’est pas quelque chose qui entre en existence après ne pas avoir existé. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se succèdent ou se précèdent les unes les autres comme notre parole. Notre parole, est des sons avec des lettres, dont certaines précèdent les autres. Quant à la Parole de Allah, ce ne sont pas des sons et des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence dans l’Etre de Dieu, puis qui augmente et qui diminue ou qui est entrecoupée de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, il aura connu Allah. Des lors, les actes d’adorations seront valides de sa part. Sa prière, son jeune, son pèlerinage, sa zakat, la récitation du Qour’an et autres que cela seront valides de la part de Allah. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance et qui a eu la croyance contraire, ses actes d’adorations ne seront pas valides de sa part, et toutes les sortes d’adorations.

 

Et le sujet le plus important après cela, c’est d’avoir la croyance en l’unicité de Allah dans ses actes. L’acte de Allah, c’est de faire exister, de créer. Quant aux actes des créatures, ce n’est pas par le fait de faire exister ou de créer. C’est à dire que c’est Allah ta^ala qui fait entré en existence ce qui n’existe pas. Les corps c’est Lui qui leur a donné l’existence après qu’ils n’existaient pas. Les mouvements des corps, les immobilités des corps, leurs paroles tout cela c’est Allah qui les a fait passer du néant à l’existence. Si l’être humain, dit des paroles de plein gré, par sa propre volonté délibérément, ce n’est pas lui qui crée ces paroles mais c’est Allah qui les lui créées. Il est en de même pour ses réflexions, ses perceptions, ses réflexions, ses connaissances tout cela c’est Allah qui les créé dans l’être humain. Personne ne crée quoique ce soit, ni mouvement, ni immobilité si ce n’est Allah.

 

Ce deuxième sujet est le sujet le plus important des sujets de la croyance. Celui qui a contredit le tanzih, et qui a eu pour croyance que Allah est un corps localisé dans la direction du trône il n’aura pas connu Allah. Et celui qui a pour croyance que Allah est caractérisé par des mouvements et des immobilités, c’est quelqu’un qui a ignoré Son seigneur et il est mécréant. Et celui qui a pour croyance que Allah est tout le temps immobile, il est ignorant de Son créateur. Car l’immobilité est une caractéristique des créatures et le mouvement aussi est une caractéristique des créatures. Et celui qui qualifie le créateur par ces deux caractéristiques ou une des deux caractéristiques alors c’est quelqu’un qui a ignoré Son créateur. Ces deux sujets sont les deux sujets les plus importants de la croyance. Après cela, les sujets de la religion, parmi ceux-là ; il y ceux qui font partie de la croyance et ceux qui font partie des actes du corps. Et une partie de ces actes, certains sont obligatoires, celui qui les délaisse il est dans le péché et celui qui les accompli, il est récompensé. Il aura une récompense selon le jugement de Allah.

 

Par ailleurs, Allah tabaraka wata^ala a autorisé aux musulmans d’innover dans la religion agrée par Allah ce qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, et c’est ce que nous appelons la bonne Sounnah, la bonne tradition. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints ont innové dans la religion agrée par Allah ta^ala est qui est conforme avec le Qour’an et le hadith est une bonne tradition. On ne dit pas : cette chose le Messager ne l’a pas faite c’est donc une mauvaise tradition, une mauvaise innovation ou une innovation interdite. Nous ne disons pas cela. Il y a parmi les gens qui étaient les successeurs des compagnons qui ont innové dans la religion quelque chose que le Messager n’a pas faite.

 

Il y a même eu des gens parmi les savants de l’Islam qui sont venus après les successeurs des compagnons qui ont innové des choses que le Messager n’avait pas faites et qu’il n’avait pas mentionné. Le Messager n’a pas dit : « faites cette chose », donc ce sont des choses qui ont été innovées par les successeurs, les savants des successeurs des compagnons ceux qui sont pieux dans la religion, ce sont de bonnes traditions. Il en est de même, pour ce qui a été innové dans la religion après eux, qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, c’est une bonne tradition. Parmi les premières des choses qui ont été innovées par les musulmans à l’époque des compagnons, c’est ce qui a été innové par autres que les compagnons, il y a le fait de mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an et également de mettre les harakah. Les compagnons n’ont pas mis les points sur les lettres du Moushaf et en dessous et n’ont pas mis non plus le tachkil, les points. Ils l’ont écrit, dicté par le Messager sans mettre les points et sans mettre le tachkil. Mais c’est quelqu’un parmi les successeurs des compagnons qui a innové cela à l’époque des compagnons.

 

Egalement ce qui a été innové parmi les savants du salaf et des successeurs, il y a les mihrab, dans les mosquées. Les mosquées n’avaient pas de mihrab concave. La mosquée du Messager et les mosquées des compagnons également ne comportaient pas de mihrab. C’est le savant, ascète qui était aussi calife des musulmans, ^Oumar ‘Ibnou ^abdi l-^Aziz que Allah l’agrée, qui les a innovés ? C’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui, les mosquées des musulmans n’avaient pas de minarets. Et après cela, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Et parmi, les choses qui ont été innovées après cela il y la commémoration du mawlid, la naissance du Prophète et également la tariqah. La commémoration du mawlid, durant le mois de rabi^ou l-‘awwal, a été faite par un roi pieux, conquérant, un savant. Et les savants de l’Islam ont accepté cela et les musulmans l’ont pratiqué jusqu’à nos jours. Et cette pratique date de plus de huit cents années.

 

Il est en de même, pour la tariqah rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles ont été innové par des savants pieux, et ascètes. Le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy et le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, ce sont les deux qui ont innové la Tariqah. Puis après cela, des savants Saints ont innové des tariqah nombreuses toutes sont des causes pour gagner l’agrément de Allah. Et c’est une chose qui est appelée une bonne tradition. Toutes ces choses qui ont été innové par les savants de l’Islam, sont appelées une bonne tradition.

 

Après toutes ces explications, nous ne prêtons aucune attention à tous ceux qui contredisent ce sujet. Car ils disent à propos de ces choses qui sont de bonnes innovations, ils les appellent des innovations interdites. Mais à ces gens-là, nous n’accordons aucune considération à leurs paroles. Ce sont des gens qui eux-mêmes pratiquent des choses qui n’existaient à l’époque du Messager, des choses qui ont été innovées par les savants de l’Islam, et ils en renient certaines. Alors que les deux ont été fondée sur le Qour’an et le hadith. Les Mous-haf qui comportent des points et des chakl, ils l’utilisent tout comme nous nous l’utilisons. Et les minarets et les mihrab également, ils les font tout comme nous nous les faisons. Ce sont des gens qui ne s’attachent pas à la balance selon la loi de l’Islam mais ils s’attachent à leurs passions. Ce qu’ils leur plaisent ils l’acceptent, et la chose qui ne leur plaisent pas, ils disent c’est une mauvaise innovation et une mauvaise innovation. Ce ne sont pas des gens qui suivent les preuves, ce sont des gens qui suivent leurs passions. Pourquoi ont-ils accepté le chakl et les points dans les Moushaf, pourquoi ont-ils accepté la construction des minarets et les mihrab dans les mosquées alors qu’ils interdisent les tariqah et la commémoration du Mawlid. Sans preuve, ils interdisent et rendent licite. Alors nous ne prenons aucune considération à leurs paroles.

 

Pour ce qui est des tariqah, la première qui a été fondée, c’est la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiri^yyah. Le chaykh ^Abdou l-Qadir ainsi que le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah les agrée tous les deux, étaient contemporains en Irak. Quant au chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, il est descendant de notre maître Al-Housayn ‘Ibnou ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. C’était un faqih de l’école chaféite. L’imam Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, le Chafi^iyy, qui était celui qui a consigné l’école, a dit, au sujet des caractères de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy : « C’est lui qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager. »

 

Et ce qu’a dit ici Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, d’autres parmi les Saints et les gens de son époque, les chaykh se sont accordés à dire que le chaykh ‘Ahmad Ar Rifa^iyy est le chaykh qui a le plus haut degré. Et, ce qui est une caractéristique de la Tariqah de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, elle a un mérite par rapport à toutes les autres c’est que Allah a préservé ceux qui suivaient notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy de deux croyances qui sont les pires mécréances.

 

La première : c’est de dire que Allah s’incarne (rentre) dans les personnes.

Et la deuxième : est de dire que Allah et ce monde, sont une seule et même chose. Ces deux mécréances se sont introduites chez certains Qadiriyy, chez certains Chadhiliyy, et chez certains Naqchabandiyy et d’autres encore. A notre époque, il y a des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah et qui disent que Allah nous en préserve, que Allah est à l’intérieur de toutes personnes, hommes et femmes. Et, il y parmi ceux-là ceux qui disent que, Allah nous en préserve, que Allah et ce monde est comme la glace et l’eau qu’elle contient. Certains, Chadhiliyah ont dit cela et ils ont même dit que ce monde, c’est comme la glace et l’eau qui est à l’intérieur c’est Allah. Ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des juifs car ils ont considéré que toute chose est un lieu pour Dieu.

 

Et les autres, le chaykh a dit, ils ont considéré que toute chose est une partie de Dieu. Ici au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de toute personne. Et ils ont même rajouté, ce mur est Allah et toi tu es Allah.

 

Allah ta^ala a protégé la tariqah Rifa^iyyah de cela. Parce que son Chaykh, de la tariqah Rifa^iyyah reniait fortement durant sa vie ces deux groupes, ceux qu’on appelle al-houlouliyyah ceux qui disent que Allah s’incarne dans les choses et at-tahadiyyah ceux qui disent l’unité de l’existence de Allah, que Allah et ce monde ne font qu’un. Ils mettaient en garde fortement dans certains de ses ouvrages et dans ses cours. Car il était quelqu’un qui veillait à donner beaucoup de cours. C’est la raison pour laquelle, il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Il enseignait en début de journée, dans la science du fiqh, dans le hadith, dans le tafsir et à la fin de la journée également. Et le jeudi, il se dédiait à l’exhortation. Il prenait place sur une chaise élevée, pour que les gens puissent le voir, tellement il y avait de gens qui assistaient à son assemblée et ses exhortations étaient nombreuses. Les émirs, les savants les soufiyy et les gens du commun assistaient à son assemblée d’exhortations.

 

Une fois, il était assis sur sa chaise pour l’exhortation et dans cette assemblée, il se trouvait qu’il y avait des juifs et des sabéens. Les sabéens, sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ses paroles, environ huit mille de ceux-là sont entrées en Islam. Et parmi les gens de Ahlou s-Sounnah qui étaient dans l’insouciance et dans les péchés, quarante mille se sont repentis. Et parmi les prodiges que Allah lui avait accordés, c’est que se réunissaient chez lui, une nuit dans l’année, plus de cent mille personnes. Ils se réunissaient, et il leur donnait suffisamment à manger et à boire. Tous mangeaient et buvaient alors qu’il n’était ni un roi ni quelqu’un qui avait un poste de ministre. Sa famille ne comportait pas de ministre ni de roi. Mais lui, grâce à un secret que Allah lui a accordé, il donnait à manger à tout ce grand nombre de personnes qui leur suffisaient pour manger et pour boire. Il était surnommé Abou l-^Alamayn, celui qui a les deux bannières, et aussi Abou l-^Abbas et le chaykh de la petite boiteuse. Car un jour, il est sorti visiter un village où il avait des gens, des disciples qui le suivaient. Ils l’ont accueilli, hommes et femmes. Et parmi eux, il y avait une petite fille qui était boiteuse, qui était bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh, elle s’est dirigée vers lui et lui a demandé des invocations. Elle lui a dit, je ne supporte plus, tellement les filles du village se moquent de moi. Il a fait des invocations à Allah en sa faveur, sa jambe est devenue droite sur le champ, son dos est devenu droit aussi, elle a perdu sa bosse et ses cheveux ont poussé. Tellement les gens étaient étonnés par ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de al-^Ourayja, c’est à dire le chaykh qui a soigné, qui a guéri cette fille boiteuse. Tellement il s’occupait de science et plus particulièrement de science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été protégée. Jusqu’à nos jours, il n’y a pas qui, parmi les gens, de sa tariqah, qui disent que Allah est incarné dans les choses, ou dans certaines choses, ou quelqu’un qui dise que Allah est une seule et même chose, ni qui dise que Allah est unique puis s’est multiplié. Il n’existe pas, dans sa tariqah, des gens qui disent ces paroles abominables et la louange est à Allah.

 

Par ailleurs, l’imam Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj. Al-Hallaj, est mort avant notre Maître l’imam ‘Ahmad, trois cents ans environ. Il mettait en garde contre lui, il disait : « il n’est pas sur la vérité », s’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : « je suis Allah ». Parce que Al-Hallaj disait « je suis Al-Haqq », c’est à dire : « je suis Allah ». Que Dieu nous en préserve. Car parmi les noms de Allah, il y a Al-Haqq. Notre ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que c’était un égaré. Et c’est cela la vérité, et la plupart des soufiyy ont dit « Al-Hallaj ne fait pas partie des notre ». C’est pour cela que par le passé, très peu nombreux étaient ceux qui faisaient l’éloge de Al-Hallaj. Mais de nos jours, ils sont devenus plus nombreux. Si tu prends place avec certains Qadiriyy tu les entends faire l’éloge de Al-Halaj. Et si tu prends place avec certains chadhiliyy, tu les entends faire son éloge et si tu prends place avec certains Naqchabandiyyah également tu les entends faire son éloge et d’autre également que ces gens-là, mis à part les Rifa^iyyah. Car ils ont su, qu’il était égaré car le chaykh de la tariqah Rifa^iyyah a dit que Al-Hallaj est un égaré et ceci est une des faveurs de la tariqah Rifa^iyyah. »

La croyance musulmane

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

« Il y a de nombreuses voies qui permettent de faire du bien et de gagner du bien. Et certaines voies sont meilleures que d’autres. Certaines sont plus profitables et c’est pour cela qu’il convient de prioriser le plus important d’abord. Les voies sont nombreuses mais ne sont pas toutes équivalentes. Et le plus important des sujets de la religion, celui auquel il convient d’accorder le plus important des connaissances et le plus prioritaire c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wajama^ah. C’est la croyance suivie par le Salaf et le Khalaf. Le Salaf ce sont les gens des trois premiers siècles, qui étaient sur la croyance des compagnons. Et il aura toujours la majorité qui restera sur la croyance des compagnons jusqu’au jour du jugement. Parce que Allah ta^ala a promis à Son prophète que sa communauté ne sera pas égarée. Et que la majorité ne va pas s’égarer. La majorité de ceux qui se disent musulmans sont sur la croyance des compagnons. Et ne sont pas des égarés.  Mais ceux qui se sont écartés, ceux qui se sont singularisé de la croyance des compagnons se sont eux qui vont s’égarer sans aucun doute. Et ceci s’est produit. »

 

« Le plus éminent des bienfaits que Allah ta^ala nous a accordé c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. La plus éminente des grâces de Allah est la croyance de ‘Ahlou Sounnah, la croyance suivie par les compagnons et ceux qui les ont suivis. Que les musulmans ont hérité, successeurs auprès des prédécesseurs, depuis quatorze siècles, et cette voie la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-jama^ah est également la croyance qu’avaient eu les califes et les sultans.

Et parmi les sultans, qui avaient eu la croyance ach^arite en rapport à l’imam ‘Abou l-Hasan Al-‘Ach^ariyy, parmi ceux qui avaient cette croyance, il y le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy, que Allah lui fasse miséricorde. En Occident, il est connu sous le nom de Saladin, que Allah lui fasse miséricorde. Le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy s’appelait Yousouf. C’était un savant de l’Islam, il connaissait le Qour’an par cœur, un livre de jurisprudence Chafi^ite qui s’appelle At-Tanbih, et connaissait aussi par cœur, un autre livre Al-Hamasah. Ce sultan, Salahou d-din Al-Ayyoubiyy avait accordé une grande importance et s’occupait particulièrement de la croyance ‘Ahlou s-Sounnah, la croyance ach^arite. Il accordait une grande importance à la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah au point qu’il avait donné l’ordre au mou’adhin de réciter la croyance ‘ach^arite du haut des minarets pour que les voisins des mosquées les entendent. Et il a ordonné, l’enseignement du livre de la croyance ach^arite aux plus jeunes tout comme aux plus âgés, même ceux qui étaient dans les Koutab (madrasah), où les enfants apprennent. Ils apprenaient cette croyance, et cette croyance est celle qui figure dans le livre qui s’appelle Hada’aqou l-fousouli wa jawahirou l-^ouqoul. »

 

 

  Les péchés des mécréants ne seront pas pardonné sauf par l’Islam :

« Le sens du hadith :

اللهم اغفر لقومي فإنهم لا يعلمون

(‘Allahoumma ghfir li qawmi fa’innahoum la ya^lamoun) quand il a fait cette invocation en faveur de son peuple qui n’était pas musulman. Et nous savons que nous ne demandons pas le pardon en faveur d’un non musulman. C’est une demande de pardon pour que leur mécréance soit effacée par l’Islam et non une demande de pardon pour leur mécréance. C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah ! Fais-les rentrer en Islam », mais cela ne veut pas dire : « Ô Allah pardonne leur leurs péchés et qu’ils restent mécréants ». C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah pardonne leur mécréance par leur entrée dans l’Islam ». Cela ne veut pas dire de leur effacer leurs péchés avant qu’ils ne deviennent musulmans.

 

Cette invocation veut plutôt dire « Ô Allah efface leur, leur mécréance par l’Islam ». Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par son entrée dans l’Islam.  Le mécréant d’origine, c’est celui qui n’est pas un apostat. Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par l’Islam, quelques soient ses aumônes ou les services aux pauvres, aux miséreux, aux veuves. Aucun petit péché ne lui sera pardonné avant son entrée en Islam. »

« Quiconque aura démenti la loi de l’Islam, de n’importe quelle manière, Allah ne lui pardonne que par son entrée en Islam. Celui qui dément la loi de l’Islam, ce qu’il a fait est grave. Et ce qui expie la mécréance, est par l’entrée en Islam. Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Anfal verset 38 :

قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ

(qoul l-lil ladhina kafarou ‘an yantahou youghfar lahoum ma qad salafa) ce qui signifie : « Les mécréants s’ils abandonnent leur mécréance, il leur sera pardonné leurs péchés antérieurs ». Le mécréant même s’il a tué mille musulmans, s’il rentre en Islam, il lui sera pardonné grâce à son Islam. L’islam lui efface tous ses péchés antérieurs. »

« Le mécréant ne profitera d’aucune de ses œuvres dans l’au-delà. Car il a mécru en Dieu et en Son messager. Les insectes selon le jugement de Dieu sont meilleurs que le mécréant. Allah ta^ala a révélé dans le Qour’an, dans sourate Al-Anfal verset 55 :

إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِندَ اللهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ فَهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَ

(‘inna ch-charra d-dawabbi ^inda l-Lahi l-ladhina kafarou fahoum la you’minoun) ce qui signifie : « Les pires des êtres vivants, selon le jugement de Dieu se sont ceux qui ont mécru et qui ne sont pas croyants ». Le mécréant qui meurt sur sa mécréance, c’est la pire des créatures de Dieu. Tout ce que Dieu a créé, les insectes et même les animaux nuisibles comme les fauves, tous ceux-là sont meilleurs selon le jugement de Dieu que celui qui n’a pas été croyant. S’ils agissent en bien dans le bas monde, les mécréants, leur rétribution sera dans le bas-monde. Ils auront la subsistance et la bonne santé. Mais dans l’au-delà, ils n’auront aucune bonne rétribution. »

La miséricorde pour le mécréant est dans ce bas monde uniquement :

« Lorsque l’on fait une invocation de miséricorde en faveur d’un mécréant cela veut dire dans le bas monde et non pas la miséricorde dans l’au-delà. Ceux qui disent à propos d’un mécréant qui est mort mécréant, « Que Dieu lui fasse miséricorde », deviennent mécréants. Dans le bas-monde le mécréant aura bénéficier des bienfaits que Dieu a voulu qu’il prenne. Ces bienfaits qu’il a pris et dont il a profité dans le bas-monde sera une source de châtiment pour lui dans l’au-delà. Car il n’a pas remercié Dieu. Le remerciement c’est l’Islam, c’est de croire en Allah et en Son Messager. Et s’il avait cru en Allah et en Son Messager que Allah a envoyé pour être suivi, pour que l’on croit en sa véracité, il aura remercié Dieu. Mais le simple fait d’agir avec bienfaisance envers les pauvres, envers les miséreux, donner des aumônes aux veuves et les orphelins, il n’aura rien de toutes ces aumônes dans l’au-delà.

Le mécréant, quoiqu’il agisse en bien avec les gens, il n’aura pas remercié Dieu. Mais le musulman, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés lui, il aura remercié Dieu. S’il se maintient dans ce degré, de délaissement des péchés et d’accomplissement des devoirs, alors il est appelé « Chakour », c’est à dire quelqu’un qui à persévérer dans le remerciement de Dieu. Allah ta^ala dit dans sourate Saba’ verset 13 :

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour », c’est à dire qui persévèrent dans l’accomplissement des devoirs et le délaissement des péchés. Parmi les musulmans très peu sont chakour.

Ach-chakour c’est celui qui est arrivé au degré de la Sainteté. Le chakour, est un waliyy. Quant à celui qui fait beaucoup de bonnes actions, même s’il était musulman, on ne dit pas de lui qu’il est chakour, tant qu’il n’est pas pieux.

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour » cette ‘ayah, désigne les saints parmi les musulmans, les waliyy. Ceux qui ont la croyance correcte et qui accomplisse assidûment les devoirs et qui délaissent beaucoup d’interdits. S’il n’arrive pas au degré de la piété, aucun d’entre eux, ne sera appelé chakour. Si des personnes accomplissent beaucoup de devoirs et délaissent beaucoup de péchés mais ne sont pas arrivées au degré de la piété, alors elles ne seront pas appelées chakour. Mais les croyants, les pieux et les non pieux, sont très nombreux. Mais ceux qui ne sont pas nombreux ce sont les chakour, mais les autres musulmans sont très nombreux. »

La mécréance et le chirk sont de différents niveaux :

« Ils ne sont pas tous d’un même niveau. Certains sont plus graves que d’autres. Il y a : une association majeure (‘Ach-chirkou l-akbar) et une association mineure (‘Ach-chirkou l-asghar). L’association majeure c’est ce qui fait sortir de la communauté. Et l’association mineure ne fait pas sortir de l’Islam. Al-koufr également est de différents niveaux. Il y a un koufr qui fait sortir de la communauté et il y a un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. Certains grands péchés, sont appelés koufr mineurs comme juger par d’autres loi que la loi de l’Islam est un koufr mais qui est mineur. Gouverner en appliquant d’autres lois que la loi de l’Islam est un koufr qui est mineur mais ce n’est pas un koufr majeur, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. »

La connaissance est une chose et la foi une chose :

« A propos de Ja^far ‘Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée que lorsqu’il est revenu après une période d’absence, le Messager s’est levé pour lui et l’a embrassé entre ses yeux. Une personne peut embrasser un musulman entre ses yeux, sur ses joues, sur sa main tout cela est permis. Le Messager ses mains et ses pieds ont été embrassés, par les compagnons.

Deux juifs à Médine, étaient en train de discuter. Et l’un d’entre eux a dit : « Nous allons poser cette question à Mouhammad ». Ils lui ont réservé une question, que même parmi les juifs, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la réponse. Ils lui ont posé la question et il leur a donné la réponse. Ils lui ont dit : « Tu es donc Prophète ». Et le Prophète leur a dit :

ما يمنعكما أن تتبعاني

(ma yamna^oukouma ‘an tatabi^ani ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce qui vous empêche de me suivre alors? ». Ils ont répondu en mentant : « Nous avons pour croyance qu’il n’y aura de Prophète, qu’un descendant de Dawou». Mais avant de partir, ils ont embrassé les mains et les pieds du Prophète, tellement ils avaient reconnu qu’il avait pour connaissance la réponse. La connaissance est une chose et la foi est autre chose. Ces deux-là ont su que notre maître Mouhammad était un Prophète, ils ont eu la connaissance mais ils n’ont pas cru, ils n’ont pas été croyants. Il n’est pas suffisant de connaître, de savoir mais il est indispensable de faire soumettre son âme à cette vérité, c’est à dire que son âme accepte cette chose et qu’elle l’ait pour croyance. Les juifs savaient que Mouhammad était un Prophète tout comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, avec la même certitude. Mais, très peu d’entre eux sont devenus croyants. Les chrétiens, à cette époque-là, étaient plus proche de la foi. Le roi de l’Abyssinie que l’on appelle en arabe « AlHabachah » (actuelle Ethiopie), était chrétien. Il est entré en Islam et a cru au Messager alors qu’il était dans son pays. Comment le message lui est parvenu ? Par l’intermédiaire de certains compagnons sont allés chez lui en Abyssinie et lui ont parlé du Prophète Mouhammad, et il est entré dans l’Islam.

A sa mort, il avait atteint le degré de la sainteté. C’est à l’époque du Messager de Allah qu’il est mort, et il n’avait jamais rencontré le Prophète, mais avait cru en lui. Après sa mort, on voyait de la lumière, la nuit, jaillir de sa tombe jusqu’au ciel. Il était appliqué dans l’Islam jusqu’à devenir un saint. Le Messager, le jour de sa mort, a accompli pour ‘Ashamah An-Najachiyy, la prière funéraire de l’absent. Le Messager était à Médine. Allah lui a révélé que An-Najachiyy était mort. Il a dit à ses compagnons :

قوموا نصلي على أخيكم أصحمة

(qoumou nousalli ^ala ‘akhikoum ‘ashamah) ce qui signifie : « Levez-vous, nous allons faire la prière funéraire pour votre frère ‘Ashamah. » An-Najachiyy s’appelait ‘Ashamah. An-Najachiyy est le titre donné de tous les rois d’Ethiopie. Et lui s’appelait ‘Ashamah. » Il est mort en Abyssinie et les gens de Médine ont fait la prière funéraire pour lui. »

La parole de Allah ta^ala est unique :

« ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : وحدة كلام الله تعالى (wahdati kalami l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « La parole de Allah ta^ala est unique ». L’imam ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy Al-‘ichbiliyy, mort en l’an sept cent dix-sept de l’hégire. Tout comme Al-Bayhaqiyy a cité cette phrase : وحدة كلام (wahdatou kalami) ce qui signifie : « La parole de Allah est unique. » Il l’a cité dans deux de ses livres. ‘Ahlou s-Sounnah ont pour croyance que Allah ta^ala a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Allah parle d’une parole qui n’est pas de lettres, ni de voix. La parole qui est de lettres et des sons, cette parole-là est créé. Allah n’a pas pour attribut quelque chose qui entre en existence. ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-’Akbar a dit :

نحن نتكلم بالآلات والحروف والله يتكلم بلا ألة ولاحرف

(nahnou natakallamou bil’alati walhouroufi wal-Lahou yatakallamou bilaalatin wala harf) ce qui signifie : « Nous nous parlons avec des organes et des lettres mais Allah parle sans organe, ni lettre. » La parole de Allah qui n’est ni lettres, ni sons, est une parole qui est exempte de début et exempte de fin et qui ne s’interrompe pas. Il n’est pas possible que Allah parle puis se taise. La parole qui est un attribut propre à Allah n’est pas des lettres, ni un son. Les humains et les jinn dans l’au-delà, vont entendre la parole de Allah qui n’est ni des lettres ou un son. Quant à la parole qui est des lettres et un son, comme le Qour’an que nous récitons, ou comme At-Tawrat, Al-‘Injil ou Az-Zabour, ce sont des expressions de l’attribut de la Parole de Allah. Ce n’est pas l’attribut même de la parole de Allah. Allah ta^ala, nous a appris qu’Il crée les choses par Sa parole. Et tout ce que Allah a créé et tout ce qui va être créer, tout cela c’est par la parole de Allah. C’est la signification du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون

(‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de toute éternité. » Le verset n’a pas pour sens que Allah prononce la lettre « kaf » et la lettre « Noun ». Prononcer des lettres c’est la caractéristique des créatures et prétendre par ailleurs, que pour créer, quelque chose, Allah prononce « koun », veut dire qu’Il crée après avoir prononcé et ceci est impossible car Allah ne dépend pas du temps et ne change pas. Mais le sens est Qu’Il crée les choses dont Il a voulu l’existence, de Toute éternité par Sa parole qui n’est pas des lettres qui n’est pas un son. Et cela la signification de la parole du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون (‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de tout Eternité. » Quant à la parole que certains disent : « Il est exempt d’imperfection celui qui est entre le kaf et le Noun. » ce sont des paroles laides qui ne sont pas du Qour’an, ni du hadith ni des gens de Science. »

‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy que Allah l’agrée :

« Par le passé, deux cent ans, après l’émigration, à l’époque de l’état Abbasside. Les Abbassides sont de Ibnou ^Abbas et les Omeyyades de Banou Oummayyah.

Certains des gouverneurs des musulmans ont obligé les gens à dire le Qour’an est créé. Certains ont dit cette phrase et d’autres ont refusé. Ces gouverneurs, quand ils disaient que le Qour’an est créé, ils visaient les lettres du Qour’an qui sont créées. Mais la phrase : « Le Qour’an est créé », il est interdit de la dire dans l’absolu. Pourquoi ? Il faut savoir que le Qour’an est l’expression de la Parole de Allah qui est de Toute éternité. Le livre qui a été révélé au Prophète Mouhammad, sont des expressions, ce sont des lettres qui sont une expression de la Parole de Allah qui est de toute éternité. Ces lettres-là sont créées. Mais le mot « Qour’an », exprime l’attribut de la parole de Allah qui est de Toute éternité. Donc, l’attribut de la parole de Allah, nous ne disons pas qu’il est créé. Même si les lettres sont créées, comme le Qour’an est le nom de l’attribut de la parole de Allah qui est de toute éternité, nous ne disons pas que le Qour’an est créé. Allah a des attributs, comme l’ouïe, la puissance, la volonté et parmi Ses attributs il y a la Parole. L’attribut de la Parole s’appelle Qour’an, ‘Injil, Tawrat. Le nom des livres est aussi le nom de l’attribut de la parole de Dieu. Donc, on ne dit pas la phrase : « le Qour’an est créé », pour pas que les gens croient que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, a refusé de dire cette phrase « le Qour’an est créé. » A cette époque, le gouverneur de l’époque, a chargé cent cinquante personnes pour le fouetter en une seule nuit. L’Imam Ahmad a patienté pour ne pas dire cette phrase. Il y avait aussi un autre grand savant, ‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé. Sa tête a été coupée pour cela, est plantée sur une lance. Ils ont chargé un gardien pour qu’il tourne cette tête, pour pas qu’elle soit dans la direction de la qiblah, tellement il y avait de l’injustice. Mais cette tête coupée, s’est mise à réciter sourate Yasin, correctement. Allah lui a accordé un prodige, en récitant sourate Yasin, coupée du corps de ce savant. La nuit, lorsque les gardiens baissaient la garde, la tête se remettait en direction de la qiblah, alors qu’elle était enfoncée dans une lance. Puis après cela, ils l’ont enterré. Ceci s’est produit à Bagdad, il y a mille cent années. Ces gouverneurs ont nui aux gens. Ils voulaient qu’ils disent que le Qour’an est créé. Ils ont torturé un certain nombre de savants, mais les savants, certains d’entre eux ont patienté et d’autres n’ont pas patienté. Ceux qui n’ont pas patienté les ont suivis. Mais nous notre croyance est que le Qour’an qui est récité par la bouche, avec un son, cette récitation-là, est créée. C’est Allah qui l’a créé. Mais le Qour’an qui désigne l’attribut de la parole de Dieu, qui est de toute éternité, n’est pas des lettres, ni un son. Nous avons pour croyance qu’Il est de toute éternité et qu’il n’est pas créé. »

Informations utiles sur des saints

Posted in Biographie,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2018

Notre dame Fatimah bint ‘Ahmad ‘ibn ^Abdi d-Da’im :

A notre époque, cette époque est devenue très pauvre en science de la religion. Il y a un siècle ou plus, il y avait des fouqaha parmi les hommes et les femmes. Et il y a deux cents ans, il y avait à la Mecque une chaykhah qui s’appelait Fatimah fille de ‘Ahmad fils de ^Abdou d-Da’im. Elle était originaire d’Irak. Elle a appris la science de la religion dans son pays, puis elle est partie faire le pèlerinage à la Mecque. Elle a fait le pèlerinage, elle a visité le Prophète puis elle eut l’intention d’habiter à la Mecque et de ne plus repartir. Puis, un jour elle a perdu la vue, elle est restée deux ans aveugle. Une nuit, sa servante est partie chez sa famille, elle a demandé l’autorisation et elle est partie. Puis comme c’est de son habitude, elle s’est levée la nuit pour faire ses prières surérogatoires au milieu de la nuit. Elle a glissé sur une marche, elle est tombée et s’est cassée deux côtes. Malgré cela, elle a fait la prière en supportant la douleur intense. Puis elle s’est assoupie, après avoir fait ses prières surérogatoires. Elle a vu le Messager, notre maître ‘Abou Bakr, et notre maître ^Oumar, tous les trois venant de la Ka^bah. Tous les trois venaient de la ka^bah, elle, habitait juste en face. Le Messager a mis de la salive honorée sur son écharpe et lui a dit : « Passe-toi cette écharpe sur les yeux ». Alors, elle a pris l’écharpe et l’a passé sur ses yeux. Et elle a profité pour passer, en plus, cette écharpe sur ces côtes qui étaient cassées. C’est alors qu’elle a recouvré la vue sur le champ. Et lorsque sa servante est revenue, elle a vu qu’elle avait recouvré la vue. La Chaykhah lui a raconté ce qu’il lui était arrivé. Sa nouvelle s’est propagée dans la Mecque et des régions lointaines.

Cette Fatimah, est une sainte. Beaucoup, de femmes à la Mecque, ont tiré profit d’elle, de son ascèse et de sa piété. Les saints avaient peur de tomber dans l’insincérité, ils avaient peur pour eux d’être amenés à la corruption et à l’insincérité. Les Waliyy de Allah craignent pour eux même de tomber dans la corruption.

 

Le chaykhAhmad Al-Badawiyy :

Ahmad Al-Badawiyy qui est un savant ascète originaire du Maroc, et il a résidé à la Mecque. Il récitait le Qour’an avec les sept récitations différentes. Puis il s’est installé en Égypte. Les gens de l’Égypte ont fait le tabarrouk par lui durant sa vie et après sa mort. Il est le plus connu des saints en Égypte. C’était un savant, il était tellement ascète, qu’il ne s’est pas marié. Il a dit : « J’aurais mes épouses des femmes du paradis ». S’il avait voulu se marier, les gens d’Égypte lui en auraient donné quatre en même temps, tellement ils l’aimaient.

‘Ahmad Al-Badawiyy, avait eu un grand prodige. Il y avait des Moujahidin qui avaient été fait prisonniers en Europe. De non musulmans les ont amenés en Europe. Allah tabaraka wata^ala a donné à ce chaykh une force morale, par laquelle il a amené ces prisonniers, d’Europe jusqu’en Egypte d’une manière prodigieuse. Il les a ramenés. Et cela est une faible part des prodiges que Allah lui a accordé.

LES PREUVES QUE LA COMMEMORATION DU MAWLID EST UNE BONNE INNOVATION

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2017

La louange est à Allah Qui nous a envoyé celui qui a instauré, suite à la révélation, la Sounnah, Qui nous a indiqué qu’il y a parmi les innovations ce qui est bon, et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a une belle voix et un beau visage, Abou l-Qacim, le grand-père de Al-Haçan et de Al-Houçayn.

 

Nous allons vous exposer les raisons pour lesquelles il est permis de commémorer la Naissance honorée du Messager, le Mawlid, et que cela comporte une grande récompense. Ainsi, nous affirmons, totalement confiants en Allah :

La signification de l’innovation dans la langue arabe.

 

Dans la langue arabe, une innovation (bid^ah), c’est ce qui a été instauré sans équivalent antérieur.

 

La signification de l’innovation selon la Loi.

 

Selon la Loi, une innovation, c’est une nouveauté qui n’est pas explicitement citée ni dans le Qour’an ni dans le Hadith.

 

PREUVE que la bonne innovation existe, à partir du Qour’an honoré.

C’est la parole de Allah ta^ala concernant l’éloge des croyants de la communauté de ^Iça ^alayhi s-

salam : [sourat Al-Hadid ‘ayah 27] qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas or-donné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah. »

Allah fait l’éloge des musulmans qui suivaient la Loi de Jésus, ^Iça ^alayhi s-salam parce qu’ils étaient des gens miséricordieux et qu’ils avaient de la compassion, et parce qu’ils ont innové ce monachisme (ar-rahbaniyyah) qui consiste à couper court aux désirs pourtant permis – et ce en plus de l’abandon des péchés. Ils en arrivèrent au point de ne plus se marier, de délaisser les jouissances permises telles que les plaisirs de la table et les habits luxueux et ils se sont consacrés totalement à l’au-delà. Ils ont innové quelque chose que ^Iça ^alayhi s-salam ne leur a jamais prescrite. Allah a fait leur éloge pour ce monachisme. Quant à la parole de Allah ta^ala dans la suite de la ayah 27 de sourate Al-Hadid : [sourat Al-Hadid 27] il ne s’agit pas d’un blâme envers eux ni envers le monachisme innové par ces croyants véridiques mais d’un blâme envers ceux qui sont venus après eux et qui ont prétendu les imi-ter dans le réfrènement des désirs tout en adorant autre que Allah, à savoir en adorant ^Iça ^alayhi s-salam ainsi que sa mère.

PREUVE que la bonne innovation existe à partir de la Sounnah prophétique pure.

C’est la parole du Prophète  : [hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih d’après le compagnon Jarir ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy que Allah l’agrée] qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah) en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et quiconque instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah) se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs pé-chés. » Par conséquent, nous apprenons à partir de ce Hadith que c’est le Messager lui-même qui a enseigné à sa communauté que l’innovation est de deux sortes : une innovation d’égarement qui est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah, et une innovation de bonne guidée qui est la nouveauté qui est conforme au Qour’an et à la Sounnah.

Si l’on vient nous dire : (En fait, ça veut dire : « si quelqu’un a instauré une nouveauté durant la vie du Messager de Allah », pas après), la réponse à donner, c’est que « la restriction du sens d’un texte n’est confirmée qu’à partir d’une preuve. » Voilà donc la réponse à donner à ceux qui prétendent que l’instauration d’une bonne innovation est valable uniquement durant la vie du Messager et pas après sa mort. En effet, la preuve indique ici le contraire de ce qu’ils prétendent, parce que le Messager n’a pas dit « Quiconque instaure durant ma vie » mais il a dit ce qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam. »

 

Il n’a pas dit non plus « Quiconque refait une chose que moi-même j’avais faite en la faisant revivre. » Par ailleurs, l’Islam n’était pas limité à l’époque dans laquelle a vécu le Messager de Allah . Il ne leur reste donc plus aucun argument en leur faveur.

 

S’ils prétendent par la suite que ce hadith a été dit en une occasion particulière lorsque des gens extrê-mement pauvres, portant des guenilles indiquant leur extrême pauvreté, vinrent et que le visage du Messager changea à leur vue. Les gens ont alors fait des aumônes jusqu’à ce qu’ils parviennent à collecter pour eux une belle quantité de biens, le visage du Messager de Allah est alors devenu encore plus radieux et il a dit qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui. » La réponse à donner est que ce qui est à prendre en compte, c’est la généralité et la globalité du terme du hadith et non la particularité de la cause pour laquelle ce hadith a été énoncé, tout comme l’ont décrété les savants spécialistes des fondements (al-‘ousoul).

 

La bonne innovation dans les paroles et actes des Califes bien guidés.

 

Les Califes bien guidés ont innové des choses que le Messager n’a jamais faites et qu’il n’a jamais ordonné de faire, mais qui pourtant restent conformes au Qour’an et à la Sounnah. Ils furent donc des guides pour nous en cela.

Abou Bakr As-Siddiq a rassemblé le Qour’an en l’appelant Moushaf. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a réuni les gens derrière un seul imam pour faire les tarawih. Il dit en les voyant faire :

 

(ni^mati l-bid^atou hadhih) c’est-à-dire : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! »

 

 

^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné que l’on fasse un appel à la prière supplémentaire pour la prière de la joumou^ah.

 

L’Imam ^Aliyy, les points sur et sous les lettres du Moushaf ont été ajouté au temps de son califat à l’initiative d’un successeur des compagnons nommé Yahya Ibnou Ya^mar.

^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz a édifié les mihrab et les minarets pour les mosquées.

Rien de tout cela n’existait à l’époque du Messager de Allah ! Ce sont des choses totalement nouvelles !

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid de nos jours, vont-ils interdire toutes ces choses-là sous prétexte qu’elles n’existaient pas à l’époque du Messager de Allah ou bien vont-ils rendre arbitrai-rement certaines choses licites et certaines autres in-terdites sans aucune preuve ?!

 

C’est bien ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont interdit le Mawlid mais ont autorisé la ponctuation des lettres dans les livres du Qour’an, tout comme ils ont auto-risé le tachkil des lettres, c’est-à-dire les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin.

Ils ont autorisé beaucoup de choses que le Messager de Allah n’a jamais faites comme les calendriers par exemple. Les calendriers qui indiquent les horaires des prières ne sont apparus pour la première fois qu’il y a environ trois cents ans. Or eux-mêmes y travaillent et les diffusent dans la population.

 

La bonne innovation dans les paroles des savants du Salaf.

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit :                 [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre dans le livre « Manaqibou ch-Chafi^iyy »] ce qui signi-fie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contre-dit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou l’accord des compagnons. C’est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contra-diction ni avec le Livre, ni avec la Sounnah ni avec l’Unanimité et cette nouveauté-là n’est pas blâ-mable. » Il est connu que les mouhaddith ont été unanimes à dire que Ach-Chafi^iyy est celui qui est visé par la parole du Prophète  : [Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy] qui signifie : « Viendra le savant de Qouraych qui remplira les contrées de la terre de Science. » Quant à Al-Bayhaqiyy il fait partie des sept Hafidh au sujet desquels les avis ont concordé sur leur fiabilité –leur statut de ^adl.

Le Mawlid est une manifestation de notre reconnaissance envers Allah ta^ala de nous avoir envoyé Mouhammad en ce mois, et ce n’est en rien une adoration qui serait vouée à Mouhammad.

Nous, musulmans, nous n’adorons pas Mouhammad ! Nous n’adorons rien d’autre que Allah. Mais nous glorifions Mouhammad plus que tout autre prophète, plus que les anges. De plus, nous glorifions tous les prophètes et nous n’adorons aucun d’entre eux. Nous n’adorons pas Mouhammad, nous n’adorons aucun ange, ni aucun astre, ni le soleil ni la lune. Pour nous, la soumission extrême n’est vouée uniquement qu’à Allah. Nous ne posons nos fronts au sol et nous ne glorifions que Allah. L’extrême soumission, voilà ce qu’est l’adoration. Nous ne faisons pas cela pour notre maître Mouhammad ; nous, notre adoration n’est vouée qu’à Allah. Nous, nous n’adorons pas Mouhammad mais nous considérons que Mouhammad est celui qui appelle à l’adoration de Allah. Il a guidé les gens et mérite d’être glorifié mais d’une glorification en deçà de l’adoration. Allah ta^ala fait l’éloge de ceux qui ont

cru en lui, qui l’ont glorifié, Allah ^azza waj all dit :               [Sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ceux qui ont cru en lui et l’ont glorifié, qui l’ont soutenu et ont suivi la bonne guidée qui a été révélée avec lui, ceux-là sont ceux qui réussiront. »

 

Le Mawlid représente un rassemblement fondé sur l’obéissance à Allah. C’est un rassemblement fondé sur l’amour de Allah et l’amour du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Ce rassemblement comporte l’évocation de Allah, l’évocation d’une partie de la biographie du Messager de Allah, de son ascendance honorée salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam, la mention de certains de ses traits de caractères et de ses caractéristiques physiques. Ce rassemblement est aussi l’occasion de distribuer de la nourriture par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wata^ala. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils préfèrent donner leur nourriture aux pauvres, aux orphelins et aux captifs. » Après tout cela, comment quelqu’un qui prétend avoir des connaissances peut-il oser interdire de commémorer le Mawlid qui est fait par réjouissance de la naissance du Messager de Allah ?!

 

Le Hafidh Ibnou Hajar a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans le livre Al-Hawi lil-Fatawi, d’après ce qu’a rapporté Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : lorsque le Prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs jeûnaient le jour de ^Achoura. Quand on les a interrogés à ce sujet, ils ont répondu : « C’est le jour durant lequel Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon. Et nous, nous jeûnons ce jour-là pour le glorifier. » C’est alors que Le Messager de Allah a dit : (nahnou ‘awla bi Mouça) ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça. » C’est-à-dire que nous sommes musulmans alors que vous, vous ne l’êtes plus. Le Prophète a ordonné de jeûner ce jour d’une injonction indiquant le caractère recommandé. On déduit à partir de ce Hadith qu’il est permis d’ac-complir un acte d’adoration pour remercier Allah, pour une grâce qu’Il nous a accordée en un jour par-ticulier, suite à un bienfait qui nous est parvenu ou suite à une épreuve dont nous avons été délivrés, et qu’il est permis de répéter cet acte d’adoration et de remerciement chaque année, à la date anniversaire correspondant à ce jour-là. Le remerciement de Allah a lieu par différentes sortes d’adoration comme la prosternation, le jeûne, l’aumône ou la récitation. Et quelle plus grande grâce que la grâce de l’apparition du Prophète ?!

 

Le Hafidh As-Souyoutiyy a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans son épitre Housnou l-Maqsid fi ^Amali l-Mawlid, lorsque le Prophète a été interrogé sur la raison de son jeûne du lundi, il avait répondu ^alayhi s-salatou was-salam : ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et en ce jour que j’ai reçu la révélation. » Dans ce Hadith, il y a l’indication qu’il est recommandé de jeûner les jours durant lesquels Allah a fait grâce d’un bienfait à Ses esclaves. Et parmi les grâces les plus éminentes que Allah nous ait accordées, c’est de l’avoir fait naître, et de nous l’avoir envoyé en tant que Messager. La preuve à cela est Sa parole ta^ala : [Sourat ‘Ali ^Imran 157] qui signifie : « Allah a accordé une grâce aux croyants car Il leur a envoyé un messager, un homme issu d’entre les leurs. » Le

 

Hafidh As-Souyoutiyy a dit dans sa Riçalah : « L’Imam des Hafidh, ‘Abou l-Fadl Ahmad ‘Ibnou Hajar a trouvé une origine au Mawlid dans la Sounnah, Quant à moi j’en ai trouvé une autre… » Fin de citation.

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, une bonne tradition, les musulmans sont les premiers à l’avoir instaurée et ils ne fêtent pas sa mort comme certains le prétendent.

 

Les savants mémorisateurs du hadith et spécialistes des chaînes de transmission (houffadh) ainsi que les savants spécialistes de l’histoire, des biographies et autres, ont mentionné que celui qui a innové le Mawlid, c’est le roi Al-Moudhaffar qui gouvernait ‘Irbil. Il était scrupuleux, vertueux, savant et courageux, il avait un souci particulier pour la défense de cette religion, c’était un héros. Il fut donc le premier à commémorer le Mawlid. Par la suite, les savants, les faqih, y compris les savants des autres pays qu’il ne gouvernait pas, eurent des avis en concordance avec le sien. C’est ce qu’a cité le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-‘Awa’il et les musulmans sont restés sur cette tradition depuis huit siècles jusqu’à nos jours.

Or toute chose qui a été approuvée et appréciée par les savants de la communauté de Mouhammad et sur laquelle les avis ont concordé, est obligatoirement une bonne chose ! Et toute chose que les savants de la communauté de Mouhammad ont dépréciée est obligatoirement mauvaise.

 

En effet, il est bien connu que les savants de la communauté de Mouhammad ne seront jamais en con-cordance sur un égarement, en raison du Hadith rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan : qui signifie : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et on ne dit pas : « si cela avait été quelque chose de bien, le Messager aurait indiqué à sa communauté de le faire. »

 

En effet : constituer le recueil du Moushaf, ponctuer les lettres, mettre le tachkil avec les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin, tout cela sont des actes de bien, bien que le Prophète ne les a pas indiqués explicitement et ne les a jamais faits lui-même.

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid sous prétexte que si c’était quelque chose de bien, le Messager nous l’aurait indiqué, eux-mêmes utili-sent le tachkil c’est-à-dire les harakah sur les lettres du Moushaf et ils les écrivent avec les points ! Alors de deux choses l’une : soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil du Moushaf ne sont pas des actes de bien parce que le Messager ne les a pas faits et n’a pas indiqué à sa communauté de le faire, alors qu’eux-mêmes le font, soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil sur les lettres du Moushaf sont des actes de bien, même si le Messager ne les a pas faits et ne les a pas indiqués à sa communauté, et que c’est pour cela qu’ils le font ! Dans les deux cas ils sont en contradiction avec eux-mêmes !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah et on ne dit pas : « le Messager ne l’a pas fait, donc nous ne le faisons pas » en prétendant trouver un argument dans la parole de Allah ta^ala : [Sourat Al-Hachr / 7] ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a ordonné de faire, faites-le ; et ce qu’Il vous a interdit de faire, ne le faites pas. »

 

En effet, il n’est pas correct de dire que toute chose que le Messager ne nous a pas ordonnée ni interdite est forcément quelque chose d’interdit. Le Messager ne nous a pas ordonné de ponctuer le Moushaf et ne nous l’a pas interdit. Par conséquent, ce n’est pas interdit de le faire ! Également, le Mawlid du Prophète rentre dans le même cas. C’est le cas de tout acte conforme à la religion que le Prophète ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire : ce n’est pas interdit de le faire, car c’est quelque chose qui est conforme à sa religion.

 

En résumé, tous les sujets de la religion ne nous sont pas parvenus par un texte explicite, dans le Qour’an ou dans le Hadith. S’il n’y a pas de texte explicite, il appartient aux savants de la communauté qui sont moujtahid, ceux qui ont connaissance du Hadith, d’extraire des choses conformes à sa religion.

Ceci est confirmé par sa parole  : qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense. » On dé-duit de ce Hadith que Allah tabaraka wata^ala a autorisé les musulmans à innover dans la religion ce qui ne contredit pas le Qour’an et le Hadith, et c’est ce qui s’appelle une bonne tradition (sounnah ha-çanah).

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’interdiction comprise à partir du Hadith du Prophète: qui signifie : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, c’est rejeté. »

 

En effet, le Prophète nous a indiqué que la nouveauté qui est rejetée, c’est celle qui n’est pas conforme à la Chari^ah (ma layça minh). C’est cette nouveauté-là, celle qui est en opposition avec la Chari^ah, qui est rejetée, alors que celle qui est conforme à la Chari^ah n’est pas rejetée.

Le Messager n’a pas dit que celui qui innove dans notre religion quoi que ce soit, c’est rejeté ! Mais il a dit cette parole pour bien indiquer que la nouveauté qui est rejetée c’est celle qui n’est pas conforme à sa Loi (ma layça minh) alors que celle qui est conforme à la Loi est autorisée. C’est la nouveauté qui n’est pas conforme à la Loi qui est interdite.

 

Étant donné que l’organisation du Mawlid, la commémoration de la naissance du Prophète, est quelque chose de méritoire selon les preuves textuelles parvenues dans le Qour’an et la Sounnah, ce n’est pas quelque chose de rejeté.

Le Mawlid est une bonne sounnah, il ne sous-entend pas que la religion ne serait pas complétée et qu’il

serait un démenti de la parole de Allah ta^ala : [sourah Al-Ma’idah / ‘2].

 

En réalité, Al-Qourtoubiyy dans son Tafsir, a dit que cette ayah veut dire que les règles de la religion sont accomplies. Il a dit : « La majorité (al-joum-hour) a dit : Le sens qui est visé, c’est que la majo-rité des obligations, la majorité de ce qui est licite et de ce qui est interdit, a été indiqué, bien que beau-coup d’autres ‘ayah dans le Qour’an ont été révé-lées après cette ‘ayah ! Il y a, entre autres, la ‘ayah du gain usuraire (ar-riba). Il y a aussi la ‘ayah de la kalalah et autres. Cette ‘ayah n’est donc pas la dernière ‘ayah qui a été révélée dans le Qour’an. La dernière ‘ayah qui a été révélée, c’est la parole de Allah : [sourat Al-Baqarah / 285] »

Al-Qourtoubiyy a mentionné cela dans son Tafsir d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux.

Le Mawlid est une bonne tradition et ne sous-entend aucune accusation de trahison envers le Messager de Allah , sous prétexte qu’il n’aurait pas indiqué à sa communauté de commémorer le Mawlid, comme le prétendent ceux qui l’interdisent.

 

Si tout acte innové après le Messager, que le Prophète n’a pas indiqué à sa communauté tout en étant conforme au Qour’an et à la Sounnah, représentait une accusation de trahison envers le Messager, alors, selon la parole de ces gens-là, Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et ^Oumar ‘Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi qu’une sélection des meilleurs des savants de la communauté, auraient eux-mêmes accusé le Messager d’être un traître !

En effet, ils ont innové eux-mêmes des choses qui sont conformes au Qour’an et à la Sounnah et que le Messager n’a pas indiquées à sa communauté !

Quant à la prétendue argumentation, à partir de ce qu’ils attribuent à l’Imam Malik, qu’il aurait dit « si quelqu’un innove dans l’Islam une innovation qu’il considère bonne, il aura prétendu que Mouhammad a trahi le message », cette prétendue argumentation s’appliquerait à plus forte raison aux mauvaises in-novations, comme la croyance des assimilationnistes (tachbih) et la croyance des anthropomorphes (tajsim), et non pas au Mawlid et ce qui est de cet ordre.

On leur dit par ailleurs : vous mentionnez la parole de l’Imam Malik alors que par ailleurs, vous le déclarez implicitement mécréant ! Même si expressément et explicitement vous ne le faites pas…

 

En effet, lorsque le Calife Al-Mansour s’était rendu à Médine et avait interrogé l’Imam Malik : « ÔAbou ^Abdi l-Lah, est-ce que je me dirige vers la Qiblah pour faire des invocations ou bien je me dirige vers le Prophète ? », l’Imam Malik lui avait répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de Lui alors qu’il est ton intercesseur et l’intercesseur de ton père ‘Adam à Allah ; dirige-toi vers lui et demande son intercession, que Allah le fasse intercéder. »

 

Selon vous qui interdisez le Mawlid, tout ceci est du chirk, une forme d’association, et un égarement clair !

 

Vous accusez les savants de la communauté d’être associateurs (mouchrikin) et vous allez ensuite cher-cher des arguments dans leurs propos !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, et on ne l’empêche pas sous prétexte que cela reviendrait à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ^Iça .

Si nous faisons un acte conforme à la religion agréée par Allah qui est également pratiqué par des juifs ou des chrétiens, cela nous est licite. Mais ce qu’ils font, eux, et qui n’est pas conforme à la religion agréée par Allah, voilà ce qui est interdit.

N’est-ce pas que lorsque le Prophète était arrivé à Médine et avait vu les juifs jeûner le jour de ^Achoura, quand ils avaient dit que c’est en ce jour que Allah a fait se noyer Pharaon et a donné la victoire à Mouça, n’est-ce pas ce que le Prophète a dit, et qu’il n’a pas dit : « ne jeûnez pas le jour de ^Achouraparce que les juifs jeûnent, vous allez leur ressembler » ?!

Au contraire, il a ordonné à sa communauté de le jeûner. C’est-à-dire que nous glorifions ce jour-là, tout comme les musulmans qui avaient suivi Mouça ce jour-là l’ont glorifié.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et dire que la condition pour qu’il soit permis de le faire serait que le Messager de Allah l’ait lui-même commémoré, est infondé, nul et non avenu.

 

En effet et de la même manière, la ponctuation des lettres dans le Moushaf est une bonne tradition. Si quelqu’un posait comme condition qu’il aurait fallu que le Messager l’ait fait lui-même pour qu’il soit permis de le faire, sa condition serait sans fondement, nulle et non avenue. Dans les deux cas, ces conditions n’auraient aucune base dans la religion agréée par Allah. Le Messager de Allah   a dit : [rapporté par Al-Bazzar d’après ‘Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux] ce qui signifie : « Toute condition qui ne figure pas dans le livre de Allah est infondée même s’il s’agit de cent conditions. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et ne rentre pas dans le cadre des innovations que le Messager de

 

Allaha interdites par sa parole

Le Hafidh Al-^Iraqiyy dans sa ‘Alfiyyah a dit : la meilleure manière d’expliquer un hadith, c’est par un autre hadith.

D’autre part, les savants ont dit que la meilleure explication, c’est celle qui tient compte du contexte du hadith. Or le contexte du hadith (koullou bid^ah Dalaalah) ici, est que le Messager a commencé en disant : (fa‘inna ‘ahsana l-hadithi kitabou l-Lah), cela veut dire que la meilleure des paroles, c’est la parole de Allah. Puis il a dit Ce qui veut dire que la meilleure des conduites, c’est la conduite de Mouhammad. Puis il a dit  : Ce qui veut dire que les pires choses sont les nouveautés qui contredisent les meilleures des paroles et la meilleure des conduites ; et il s’agit des innovations d’égarement. Il n’y a donc dans le blâme qui est cité ici aucune allusion aux bonnes innovations. An-Nawawiyy, dans son commentaire du Sahih de Mouslim, tome 6, page 154, a dit : « La parole du Prophète  ici, est un texte dont l’expression est générale mais dont le sens visé est spécifique. Il a dit que ce qui en est visé c’est : la plupart des innovations sont de l’égarement ; et le fait que ce Hadith ait une expression générale ayant une portée particulière et spécifique, n’empêche pas que le Prophète ait insisté en utilisant le mot « koull », parce que même s’il utilise « koull », la spécification figure bien dans ce Hadith. Comme cela est le cas dans la parole de Allah ta^ala dans sourate Al-‘Ahqaf, ayah 25 : [Sourat Al-‘Ahqaf 25].

Cette ayah a, elle aussi, une expression générale mais son sens est spécifique puisque le vent dont il est question dans cette ayah, qui détruit toute chose, Allah a fait qu’il souffle sur des mécréants du peuple de ^Ad. Le vent les a anéantis. Mais ce vent n’a pas anéanti tout ce qui existe sur terre, car Allah ta^ala nous a appris qu’il a sauvé Houd ^alayhi s-salam et les croyants qui sont avec lui. Ainsi Allah ta^ala dit : [sourah Houd / 58] ce qui signifie : « Et lorsque ce que Nous avons prédestiné est arrivé, Nous avons sauvé Houd et les croyants qui étaient avec lui par une miséricorde de Notre part. Nous les avons sauvés d’un châtiment douloureux. » Parmi les exemples de paroles ayant des termes généraux mais une portée particulière ou spécifique, il y a la parole du Messager : (koullou ^aynin zaaniyah).

 

Il est connu dans la Loi que ce hadith ne concerne pas les yeux des prophètes ^alayhimou s-salatou was-salam, car Allah ta^ala les a préservés de commettre les péchés des yeux, en raison de la parole de Allah : [Sourat Al-‘An^am / 86] qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré et un honneur supérieur au reste des mondes. »

 

Il est parvenu également dans le hadith sahih rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan, au chapitre du Cor (sour) et de la Résurrection, que le Prophète  a dit : ce qui signifie : « La terre assimile la totalité de l’être humain, exception faite de l’os à l’extrémité du coccyx… » Ici aussi le mot « koull » ne peut pas venir dans le sens de la globalité, puisque dans le hadith, le Prophète  a dit : ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. » Ainsi, dans le premier hadith, la parole veut dire que la plupart des êtres humains sont assimilés par la terre, puisque le Messager a excepté dans l’autre hadith les prophètes.

La commémoration du Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concernée par le Hadith qui signifie : « Vous allez suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés », parce que le sens de ce hadith concerne les sujets du bas monde.

N’est-ce pas que lorsque les musulmans aujourd’hui, meublent leur maison, s’habillent et font quantité de choses dont beaucoup sont permises, sans être toutes interdites, mais dont une partie est interdite, n’est-ce pas qu’ils font comme les non musulmans ?!

 

Aujourd’hui, la communauté du Prophète Mouhammad a suivi ces gens-là dans beaucoup de sujets du bas monde, dont certains sont licites et d’autres interdits.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’exagération que le Messager de

Allah   nous a interdite par sa parole

Le sens de ce Hadith est le suivant : « Ne m’accordez pas un degré supérieur à mon degré tout comme les chrétiens ont élevé ^Iça au-dessus de son degré. » Les chrétiens l’ont considéré comme étant un Dieu Créateur. Quant à l’organisation du Mawlid que les musulmans pratiquent, ce n’est pas une élévation du Prophète au-dessus de son degré mais un remerciement envers Allah pour la naissance du Messager.

 

La parole du Prophète (la toutrouni) ne veut pas dire : (ne faites pas mon éloge) dans l’absolu. La vérité est de dire que ce qui est une outrance est interdit mais ce qui n’est pas une outrance n’est pas interdit. Sinon, comment le Messager aurait autorisé son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée, de faire son éloge ?! Il a même fait une invocation en sa faveur pour le remercier pour son acte ! Il a été confirmé avec une chaîne de transmission fiable (haçan) dans ce qu’a rapporté Ibnou Hajar dans Al-‘Amali, que l’oncle du Messager, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, a dit : ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j’ai composé des vers de poésie pour faire ton éloge. » Alors le Messager  lui a dit : ce qui signifie : « Dis-les, que Dieu fasse que tu ne perdes jamais tes dents. »

 

Et comme l’a dit Al-^Abbas, cela a effectivement eu lieu parce qu’il avait fait l’éloge du Prophète en

lui disant : ce qui signifie :

 

Toi, lorsque tu naquis, a resplendit la terre

 

Et les horizons ont rayonnés de ta lumière.

 

 

Le Mawlid est une bonne tradition et il ne revient pas à réserver les manifestations d’amour envers le Prophète à un jour particulier.

 

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit aux juifs : ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça » et qu’il a ordonné de jeûner le jour de ^Achoura ?

Est-ce que le Messager aurait ainsi réservé l’amour envers Mouça ^alayhi s-salam à un jour particulier ?!

Le Mawlid est une bonne tradition et ne porte aucune atteinte aux compagnons du Prophète ni aucune prétention que nous aimerions le Prophète plus qu’ils ne l’ont aimé.

 

En effet, le Messager n’a jamais réuni le Qour’an en un seul recueil. C’est Abou Bakr As-Siddiq qui l’a rassemblé en un seul volume. C’est lui qui l’a appelé Al-Moushaf. Aucun compagnon n’a renié ce que Abou Bakr a fait sous prétexte que Abou Bakr aurait aimé le Qour’an plus que le Messager de Alla. Par ailleurs les savants ont dit : c’est-à-dire : « Le privilège n’implique pas la supériorité dans le mérite. »

 

Si Abou Bakr As-Siddiq a eu le privilège de réunir matériellement le Qour’an alors que le Messager ne l’avait pas rassemblé en un volume unique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, cela ne veut pas dire que Abou Bakr est meilleur que le Messager de Allah.

 

Si ^Oumar ‘Ibnou l-Khattab a rassemblé les gens pour la prière du tarawih pour être dirigés par un seul homme alors que Abou Bakr ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Oumar est meilleur que Abou Bakr.

 

Si ^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné d’ajouter un appel à la prière dans la prière du vendredi alors que ^Oumar ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Outhman est meilleur que ^Oumar.

 

De la même manière, si nous organisons le Mawlid alors que les compagnons ne l’ont pas fait, cela ne veut pas dire que nous sommes meilleurs qu’eux ni que nous aimons le Prophète plus qu’eux.

Le Mawlid est une bonne tradition et la manifestation de notre joie et de notre bonheur en ce jour, en souvenir de la naissance et de l’envoi du Prophète, n’est pas une atteinte portée à notre amour envers lui, sous prétexte que cela coïnciderait avec le jour de son décès, comme le prétendent ceux qui interdisent le Mawlid !!!

 

Ils se basent en effet sur quelque chose qui n’a aucun fondement parce que chaque jour de la semaine à travers les époques a probablement coïncidé avec un événement ou une catastrophe qui a frappé les musulmans et les a plongés dans le chagrin.

 

À suivre leurs propos, les musulmans ne fêteront plus aucun mariage ni aucun ^id, car cet évènement coïncidera avec le jour de la mort du Messager, ou encore avec le jour où sa dent a été cassée, ou bien le jour où sa lèvre honorée a été blessée tout comme cela est arrivé durant la bataille de ‘Ouhoud. En résumé, ce que vous prétendez, personne, ni la raison, ni les textes, ne peut l’accepter.

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit :                 [rapporté par Mouslim dans son « Sahih »] ce qui signifie :

« Le meilleur jour dans lequel le soleil se lève c’est le vendredi, c’est en ce jour que ‘Adam a été créé, en ce jour qu’il est entré au paradis et en ce jour qu’il en est sorti. »

 

Ainsi, le mérite que le Messager a reconnu au vendredi et le mérite que nous reconnaissons au jour de sa naissance ne comportent aucune atteinte à notre amour envers Adam bien que cela corresponde au jour même durant lequel il est sorti du paradis.

 

De même, lorsque nous glorifions le jour de ^Achouraen raison de la parole du Prophète. Cela ne porte aucune atteinte à notre amour pour le Maître des jeunes hommes du paradis, Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy, que Allah les agrée lui et son père, bien que cela corresponde au jour où il a été tué.

 

De même, le fait de manifester notre joie le jour anniversaire de la naissance du Prophète ne porte aucune atteinte à notre amour envers lui, bien que son décès ait eu lieu ce même jour.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et nous ne l’interdisons pas en raison de ce que certains ignorants font à son occasion.

 

Il est connu qu’il se passe lors du pèlerinage de nos jours, et même par le passé, des choses blâmables de la part de certains ignorants, au point que depuis longtemps, l’un des savants a dit : Tant de tumulte et si peu de vrais pèlerins !

 

Tout cela n’a pas causé l’interdiction du pèlerinage ni empêché les gens de l’accomplir.

 

Il en est de même pour le reste des actes d’adoration, en particulier pour le Mawlid. S’il arrive à l’occasion du Mawlid des choses blâmables de la part de certains ignorants, nous ne l’interdisons pas dans l’absolu, mais nous interdisons ce que font les ignorants, c’est-à-dire les choses qui contredisent la religion agréée par Allah.

 

D’autre part, si un mal vient à se produire dans une mosquée, est-ce qu’on va fermer la mosquée ?!

Ou bien interdire le mal que certains individus ont fait ?

 

CONCLUSION

La commémoration du Mawlid est un bien et une bénédiction, ceci n’est pas quelque chose qui ramène la communauté du Prophète en arrière. Ce n’est pas une régression.

Le Mawlid renouvelle au contraire l’amour du musulman envers le Prophète. C’est une occasion qui fait pénétrer en lui les sentiments de son amour pour le Prophète et qui le mène à éprouver de la nostalgie envers lui.

 

Ceux qui combattent le Mawlid et qui combattent les musulmans qui commémorent le Mawlid, ceux qui déclarent les musulmans égarés, grands pécheurs et en arrivent même à les déclarer mécréants pour cela, pourquoi laissent-ils faire certaines choses blâmables qui sont véritablement blâmables ?

 

  • Comme la mécréance par la parole qui se diffuse chez beaucoup de gens du commun, lorsqu’ils insultent Allah, entre autre ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants sans aucune raison valable selon la Loi, du simple fait qu’ils font le tawassoul par le Prophète ou les vertueux par exemple ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils font le tabarrouk par le Prophète ou par ses traces honorées ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils récitent la Fatihah ou d’autres ayah du Qour’an en faveur d’un mort !

Pourquoi ne blâment-ils pas ces choses blâmables et pourquoi interdisent-ils et blâment-ils le fait de commémorer la naissance du Prophète Mouhammad ?

 

Les avis des musulmans concordent depuis que cette commémoration a été innovée jusqu’à nos jours : ils l’ont appréciée et recommandée, tant que cela reste une commémoration qui ne comporte pas de choses blâmables, comme de déformer le nom de Allah ou de mentir au sujet du Messager de Allah .

 

Tout leur stratagème, tous leurs agissements contre les musulmans qui commémorent le Mawlid, ne serait-ce pas en raison de la haine qu’ils ont dans le cœur envers le Meilleur de tous les êtres créés par Allah ?

 

 

 

Et la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

Quand tu demandes de l’aide, …

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2017

Il nous a été autorisé de rapporter dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy que Allah lui fasse miséricorde, d’après le hadith de ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui est son père  dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit en s’adressant à Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلْ اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Le sens du hadith est que en priorité si tu veux demander quelque chose à quelqu’un, demandes-là à Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur du bien et du mal, et de ce qui est bénéfique, de ce qui est préjudiciable, s’il en est ainsi, il n’échappe à personne qu’en priorité on demande à Allah et, la deuxième partie du hadith, en priorité si tu demandes de l’aide, demandes-là à Allah.

Dans le même sens que ce hadith,  il y a un autre hadith que nous avons rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban dans lequel le Prophète r a dit :

 

(la tousahib ‘il-la mou’mina, wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) le sens de ce hadith indique également que le compagnon à prendre en priorité c’est le croyant et également, en priorité, celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est celui qui est pieux. Le Messager de Allah r ne veut pas dire dans ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas croyant et ce que vise le Prophète n’est pas non plus d’avoir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas un croyant mais c’est plutôt pour indiquer la priorité. En priorité, la compagnie à avoir est celle du croyant. La deuxième partie du hadith également, ce que vise le Messager de Allah r c’est que en priorité celui avec qui tu partages ta nourriture c’est le musulman qui est pieux. Qui est le pieux ? Le pieux c’est celui qui s’est acquitté des devoirs à l’égard de Allah et il s’est acquitté de ses devoirs à l’égard des esclaves de Allah c’est-à-dire qu’il a accompli les devoirs qui se rapportent aux actes d’adorations corporels, comme la prière, le jeune du mois de Ramadan, comme la zakat, comme le pèlerinage et d’autres que cela. Egalement il a évité ce que Allah lui a interdit. C’est celui-là le pieux (at-taqiyy). Le Messager de Allah r dit dans ce hadith :

 

(wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) cela veut dire qu’en priorité celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est le musulman qui est pieux, c’est-à-dire que donner ta nourriture au musulman qui est pieux vaut mieux et est prioritaire. C’est mieux que de donner de la nourriture à un musulman qui n’est pas pieux ou à un non musulman. Le sens du hadith n’est pas qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture à un musulman qui est grand pécheur, un désobéissant et le Messager de Allah r ne vise pas par-là qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture aux non musulmans. Cela est permis. Si un musulman a partagé sa nourriture avec un désobéissant qui fait partie des grands pécheurs cela est permis et ça donne des récompenses. De même, si un musulman donne à manger à un non musulman cela est permis et cela donne des récompenses.

Est-ce qu’il y a un sens qui échappe dans ce hadith pour celui qui a compris comme il se doit ce hadith. Il n’y a rien qui n’est pas clair.

Ceux qui déforment la Loi de Allah, ils mentionnent le hadith de Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَل اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Pour interdire le tawassoul par les prophètes et les saints. Mais où se trouve dans ce hadith l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints ? Le messager n’a pas dit dans le hadith : « Ne demandes pas à autre que Allah », il n’a pas dit cela. Mais il a dit : « Quand tu demandes, demandes à Allah ». Il n’a pas dit non plus : « ne recherches pas de l’aide d’autre que Allah », mais il a dit : « quand tu recherches de l’aide, recherches l’aide de Allah ». Les savants en ont compris la priorité. Il y a une grande différence entre dire : « Ne demandes pas à autre que Allah » et dire : « quand tu demandes de l’aide, demandes l’aide à Allah ». Mais ces gens-là qui n’ont pas pour autres objectifs que d’essayer de déformer la Chari^ah de Allah et d’essayer de tromper les gens et d’embellir le faux et de faire croire aux gens que les choses qui sont licites seraient interdites ou qu’une forme d’association (chirk) a lieu ou une mécréance. C’est gens-là, ont déformé le hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas. Telle est leur habitude. Quand ils veulent interdire le tawassoul par les prophètes et les saints ils évoquent ce hadith

Ce hadith est sahih mais eux ils ont déformé sa signification. Il n’y a pas de preuve en faveur de ce qu’ils prétendent.  Il n’y a aucune espèce de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Il n’y en a pas du tout. Et chaque croyant sait et à pour croyance que lorsque le croyant demande à son Seigneur cela vaut mieux que de demander à autre que Lui. Chaque croyant sait cela et il sait que de demander à Allah est mieux que de demander à une des créatures de Allah. De même, tout croyant sait que demander l’aide de Allah vaut mieux que de rechercher l’aide d’autre que Allah ta^ala. Mais ces gens-là ne cite pas le hadith dans le sens visé par le Messager de Allah r , ils le citent pour interdire ce que Allah a autorisé.

Le tawassoul par les prophètes et les saints est quelque chose qui a été autorisé par la Loi de l’Islam (Chari^ah). Allahou tabaraka wata^ala nous a autorisé de faire le tawassoul par les prophètes, par les saints, qu’ils soient vivants ou morts. Ces gens-là n’ont aucune preuve si ce n’est la duperie. Ils citent ce hadith pour faire croire aux gens que demander à autre que Allah dans le sens du tawassoul par les prophètes et les saints serait interdit. Et ils le mentionnent également dans le sens que la demande d’aide (al-isti^anah) par les saints et les prophètes serait interdite. Ils considèrent même que c’est de la mécréance, ici, si tu appelles un prophète ou un saint que tu l’appelles alors qu’il n’est pas vivant ni présent devant toi, ils le considèrent comme étant associateur, mécréant. Ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de la duperie c’est-à-dire qu’ils font croire aux gens de ce qui veulent … (Manque passage)

Il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) que ces gens-là mentionnent. Pour ce qui est du hadith de ^Abou l-Lah Ibnou ^Abbas il est authentique (sahih) :

 

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) c’est-à-dire : « Quand tu demandes, demandes à Allah et quand tu recherches l’aide, recherches l’aide de Allah », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son Jami^ qu’il a jugé authentique (sahih). Mais il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) auquel ils s’attachent pour l’interdire la demande du renfort (al-istighathah) et pour déclarer mécréant celui qui fait m’istighathah par le Messager de Allah ou par le reste des prophètes et des saints. Quel est ce hadith ? Ce hadith a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad  avec une chaîne de transmission dans laquelle il y a un rapporteur qui est considéré da^if selon les spécialistes du hadith qui s’appelle Ibnou Lahi^ah. Dans ce hadith, ‘Abou Bakr, que Allah l’agrée aurait dit : « Venez avec moi, nous allons auprès du Messager de Allah pour faire l’istighathah par lui, c’est-à-dire demander son renfort, contre cet hypocrite ». Ils sont partis et ont dit au Messager de Allah cela et le Messager de Allah   selon eux aurait dit ce qui signifie : « On ne fait pas de ‘istighathah par moi, mais on demande l’istighathah par Allah ^azza wajall ». De plus, eux s’attachent à se hadith pour déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah par le Messager ou par un autre prophète ou un saint pour celui qui dit : « Ô messager de Allah vient à mon renfort » ou : « Ô ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy vient à mon renfort » ou ce qui est de cet ordre comme expression. Comme ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de suivre leur passion ils citent ce hadith, or ce hadith ne comporte pas de preuve de déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah. Méfiez-vous et surtout ne les croyez pas. S’ils vous citent un hadith, soit ce hadith est faible (da^if) soit le hadith est sahih mais eux en déforment la signification. Alors méfiez-vous de ces gens-là. Surtout ne vous empressez pas pour être en accord avec eux. Ce hadith n’a pas la chaîne de transmission de l’authentique (sahih) et malgré cela ils le citent pour déclarer mécréant celui qui demande le renfort du Messager de Allah r ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah vient à notre renfort » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah aide-nous » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah sauve-nous de cette épreuve » ou : « Ô Messager de Allah nous allons périr, sauve nous, vient à notre secours » et ce qui est de cet ordre comme expression. Ils veulent, en mentionnant ce hadith qui est faible (da^if) déclarer mécréant le musulman qui demande le renfort du Messager de Allah ou par un autre prophète ou les saints.

La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens.  Si quelqu’un dit : « Ô Allah, je te demande par notre Prophète Mouhammad de nous délivrer de nos tourments » ou « de me régler mon affaire, de résoudre mon problème » cela s’appelle un tawassoul par le Messager. Et on l’appelle également l’istighathah par le Messager. La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens tout comme l’a dit le Hafidh, le Faqih, le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le spécialiste de la grammaire, le spécialiste de la croyance, le spécialiste des fondements Ach-Chafi^iyy Taqiyou d-Din As-Soubkiyy. C’est un imam qui fait partie des savants de la langue et de la grammaire. Tout comme c’est un mouhaddith, spécialiste du hadith, et il est Hafidh, et c’est un Faqih chafi^iyy, c’est-à-dire qu’il a atteint le degré de Moujtahid au sein de l’école chafi^ite. Et selon ce qu’on dit certains c’est un moujtahid mais il n’a pas prétendu cela, il n’a pas dit aux gens : « Je suis moujtahid, prenez mes avis ». Le moujtahid, même s’il devient moujtahid ce n’est pas une condition qu’il lance un appel pour dire aux gens de le suivre. S’il considère que les gens suivent des imam tel que Ach-Chafi^iyy, Malik, ‘Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agrées, il considère que c’est suffisant.

Un autre point également auquel s’attache ces gens-là pour interdire le tawassoul par le Prophète après son décès. Ils ont une règle qui n’a aucun fondement dans la religion, ils disent : « Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent ». Qui leur a donné cette règle ? Ibnou Taymiyah et aucun savant musulman avant lui n’a dit cela. Avant Ibnou Taymiyah, aucun savant de l’Islam n’a dit cela. Il a dit : « Ce n’est pas permis de faire le tawassoul si ce n’est par quelqu’un de vivant et de présent ». Selon lui, si tu fais le tawwasoul par un prophète ou un saint après son décès, c’est interdit. Non seulement c’est interdit mais selon lui c’est du chirk et de la mécréance. Selon lui, si tu fais le tawassoul par le Prophète ou par un saint et que ce n’est pas dans son assemblée, c’est-à-dire ce n’est pas là où il se trouve, c’est-à-dire lui est dans une ville et toi tu es dans une autre ville ou toi tu es chez toi et lui est chez lui, si tu fais le tawassoul par lui dans ce cas-là, selon lui, tu as commis du chirk et de la mécréance. Ça c’est la règle de Ibnou Taymiyah. Certains ont repris cette règle de nos jours, qui comme nous l’avons vu n’a aucun point, aucun argument, le Messager de Allah ne l’a pas dite, il n’y a pas d’imam moujtahid, ‘Abou Hanfah, Malik ou bien ‘Ahmad Ibnou Hanbal ou bien Ach-Chafi^iyy ou d’autres personnes ne l’a dite.

Il y a une question à laquelle il faut traiter une intention particulière, certains calomnient l’imam ‘Abou Hanifah, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que ‘Abou Hanifah a dit qu’il n’est pas permis de demander à Allah ta^ala par le (haqq) de untel. Il est possible que l’imam ‘Abou Hanifah ait dit cela et il est possible qu’il n’ait pas dit cela. Si vraiment il avait dit cette phrase, ceux qui l’ont suivi ont dit que ce que ‘Abou Hanifah visait en disant cela c’est que cette parole fait croire que Allah serait redevable envers une de Ses créatures. Mais Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Les musulmans qui accomplissent de bonnes actions, les prophètes, les saints, qui obéissent à Allah tabaraka wata^ala, s’ils réussissent à obéir à Dieu c’est parce que Dieu leur a donné la capacité de le faire, c’est Allah qui leur a enseigné. Et c’est bien Dieu Qui a créé en Ses esclaves la perception, la connaissance, c’est Allah qui nous a donné la force de parler, c’est Allah Qui nous a donné la force de marcher. Tous les bienfaits que les gens font c’est par la grâce de Dieu. Comment Allah serait-Il alors L’obligé d’une de Ses créatures. Allah n’est pas L’obligé d’un prophète ni d’un saint, Allah n’est pas obligé de donner quoi que ce soit à quiconque, mais Allah, si Il donne c’est par Sa grâce, par Ses bienfaits. La récompense que vont obtenir ceux qui sont obéissants parmi Ses esclaves, les prophètes, les saints, ces récompenses sont un bienfait de la part de Allah. Allah n’est pas obligé de leur donner ces récompense. Pourquoi ? Parce que c’est Allah qui a créé Ses esclaves, c’est Allah Qui leur a donné l’existence alors qu’ils n’existaient pas et c’est Allah Qui a créé en eux les mouvements et les immobilités qui sont à partir desquels il y a les bonnes actions. Donc, si Il leur donne quelque chose qu’Il a créé en eux, c’est par Sa grâce. C’est Allah Qui mérite la reconnaissance de Ses esclaves […]. Les prophètes, les saints, les anges, n’ont pas de mérite sur Dieu mais c’est Dieu Qui a un mérite et Qui leur a fait grâce en leur accordant les actes d’obéissances qu’ils accomplissent. Allah les a créés, Allah leur a créé leur raison, Il leur a créé leur langue, ces langues qui évoquent Dieu, ces langues grâce auxquelles ils font le tasbih de Dieu, ces langues grâce auxquelles ils glorifient Dieu, c’est Allah qui a créé en eux la capacité de prononcer et la prononciation également. L’être humain, lorsqu’il nait il n’est pas capable de parler, il ne parle pas. Qui créer dans l’être humain, après qu’arrive la période de pouvoir parler, la capacité de parler ? Par ailleurs, qui inspire à l’être humain de faire le bien ? C’est Allah tabaraka wata^ala qui inspire l’être humain pour faire ce qu’il fait. A partir de là on sait que Allah tabaraka wata^ala n’est pas obligé envers quiconque de sorte que si Il ne faisait pas ce qu’Il en était obligé Il serait injuste, Dieu est exempt de cela. Allahou ta^ala n’est pas obligé de faire quoi que ce soit pour une de Ses créatures, ni pour les prophètes, ni pour les saints. Mais c’est Allah Qui leur a fait grâce, c’est Allah Qui a du mérite sur eux, c’est Lui Qui leur a inspiré d’accomplir les bonnes actions et c’est Allah qui a donné la capacité d’accomplir les bonnes choses. Voilà ce qu’ont dit les savants qui ont suivi l’école de ‘Abou Hanifah, ceux qui ont suivi l’imam ‘Abou Hanifah ont dit que l’imam ‘Abou Hanifah a défendu que l’on dise : « Ô Allah, je te demande par le (haqq) de untel » parce que cela peut faire croire que untel aurait un droit sur Dieu et que Dieu serait son obligé. Il est connu que Allah n’est pas obligé envers quiconque de lui donner une récompense dans l’au-delà. Mais Allah c’est Lui Qui a fait grâce, c’est Lui Qui a du mérite sur Ses esclaves qui sont obéissants, qu’ils soient prophètes ou saints. Les gens de l’école de Abou Hanifah on dit : l’imam ‘Abou Hanifah a défendu de dire : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel » parce que l’expression « par le (haqq) de untel » fait croire que Allah serait obligé envers quelqu’un. Une des têtes des Wahhabites à Damas il y a plus de vingt ans, nous étions dans une assemblée de débat, a dit : « Pour ce qui est du tawassoul, Abou Hanifah nous a donné la preuve suffisamment, c’est-à-dire selon lui que ‘Abou Hanifah a interdit le tawassoul. Mais où donc Abou Hanifah aurait interdit le tawassoul ? Il n’a fait que défendre cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel », c’est juste cette phrase qu’il n’a pas voulu qu’on dise. Il n’a pas dit qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et par les saints quand ils ne sont pas présents et quand ils ne sont pas vivant, Abou Hanifah n’a pas dit cela.

Et même si nous supposons que l’imam ‘Abou Hanifah aurait défendu d’utiliser cette formulation[1], nous avons une preuve d’un hadith authentique (sahih) dans lequel le Prophète r a confirmé qu’il est permis d’utiliser cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel ». Il y a un hadith qui est du degré du hasan, il a été authentifié par deux houfadh ; le Hafidh Ibnou Hajar et le HafidhAbou l-Haçan Al-Maqdisiyy. Ce hadith dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

من خرج إلي المسجد وقال اللهم إني أسألك بحق السائلين عليك وبحق ممشاي هذا فإني لم أخرج أشرا ولا بطرا ولا رياء ولا رياء ولا سمعة

(man khalaja ‘ila l-masjidi waqala ‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bihaqqi s-sa’ilina ^alayk wabihaqqi mamchaya hadha fa’inni lam ‘akhrouj ’acharan wala bataran wala riya’an wala soum^ah) ce qui signifie : « Celui qui sort de chez lui pour se rendre dans la mosquée, et qu’il dit cette invocation : « Ô Allah je te demande bihaqqi -par le degré- de ceux qui ont un haut degré et qui T’invoque et bihaqqi -le degré- de ma marche. Je ne suis pas sortie par insincérité, pour avoir une réputation ou par orgueil »[2] jusqu’à la fin du hadith. Dans ce hadith il est indiqué que celui qui fait cette invocation quand il sort pour se rendre à la mosquée, il aura soixante-dix mille anges qui vont demander le pardon en sa faveur. Ce hadith, le Hafidh Ibnou Hajar a dit qu’il est haçan et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy a dit aussi qu’il est haçan.

En raison de ce hadith, il n’y a pas dans la parole attribuée à Abou Hanifah le sens cru par ces égarés, ni dans le sens expliqué par les gens de l’école de ‘Abou Hanifah, il n’y a pas de preuve de l’interdiction de dire, pour celui qui fait le tawassoul : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de Mouhammad » ou « par le (haqq) de ‘Ibrahim » ou « par le (haqq) de Abou Bakr » ou « par le (haqq) de ^Aliyy ibnou Abi Talib », il n’y a pas de preuve de l’interdiction de cette formulation. Il n’y a pas de preuve en cela. Lorsque la nouvelle est confirmée, il n’y a plus de place à la réflexion (la réponse figurant déjà dans le texte confirmé). C’est ainsi qu’ont dit les gens de la science, c’est-à-dire que dès lors qu’il nous a été confirmé un hadith du Messager de Allah r l’analogie (al-qiyas) et l’effort de déduction pour trouver un jugement (al-ijtihad) sont tous deux caduques. Il n’y a plus lieux de faire l’effort de déduction de jugement (‘ijtihad) dès lors qu’il y a un hadith du Messager de Allah. Avec l’existence de ce hadith nous disons que ce qui est rapporté de ‘Abou Hanifah ne comporte pas de preuve qu’il serait défendu d’utiliser cette expression. Ce que je vous ai citez, cet homme qui est une des têtes des Wahhabites a dit dans un des débats à Damas : « Pour ce qui est du tawassoul, la preuve de ‘Abou Hanifah nous suffit »,  or c’est une parole qui ne vaut absolument rien du tout.

[1] « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel »

[2] Rapporté par ‘Ahmad dans son Mousnad, babou Mousnad ‘abi Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée.

Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

Achoura

Posted in Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’Islam a ordonné d’honorer, le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année est la nuit de Al-Qadr, le meilleur jour de l’année est le jour de ^Arafah et parmi les jours que nous glorifions il y a le jour de ^Aachouraa. Nous commençons une nouvelle année de l’Hégire et nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^Aachouraa c’est le dixième jour de ce mois. Donc ^Aachouraa qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour-là? C’est le dixième jour de MouHarram et c’est un jour auquel Allaah a accordé des spécificités entre autres c’est en ce même jour que Allaah a accepté le repentir de notre maître Adam ^alayhi s-salaam. Puisque auparavant notre maître Adam avait commis un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis il n’a pas été confirmé que cet arbre fut un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de l’arbre il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé. Allaah ta^aala dit : «  wa ^aSa Adamou Rabbahou faghawaa thoumma jtabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa  » c’est dans sourate Taha, les versets 121 et 122 qui signifient : « Allaah a fait que Aadam lui a désobéit puis il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ». C’est donc en un jour de ^Aachouraa que Allaah a accepté le repentir de Adam c’est ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate al Baqarah puis dans le verset 23 de sourate al a^rab dans lequel Adam et Hawwaa ont reconnus qu’ils avaient désobéi et que ils ont demandé à Allaah de leur pardonner. Il faut bien faire attention à ce sujet, c’est que ce péché qu’avait commis Adam n’était pas un grand péché ce n’était pas le péché capital soi-disant pour lequel Jésus ait venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commis, non. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché et ce n’était a fortiori pas de la mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce n’est pas un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilenie. C’était donc un petit péché, un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilenie et qui n’est pas un grand péché et de toute manière Allaah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains ont dit non, non les prophètes ne commettent pas du tout de péchés sinon les gens vont les suivre dans ce péché, les savants ont répliqués : « ils ont dit les prophètes peuvent commettre de petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement », et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est clair dans le Qour’an « wa ^aSa Aadamou Rabbahou faghawaa » donc il y a bien le mot wa^aSaa qui signifie il a désobéit mais Allaah a accepté son repentir et c’est ceux que nous apprenons dans le Qour’an : « thoumma adjatabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa ».

Un autre évènement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achourah, le dixième jour de MouHarram c’est le fait que le navire de notre maitre NouH se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al-Djouudiyy alors que durant plusieurs mois il a vogué sur Terre et sur une quantité d’eau dont seul Allaah en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagne, ni vallée, il n’y avait pas d’autres êtres vivants à ce moment-là si ce n’est ceux qui était sur l’arche avec NouH ^alayhi s-salaam ceux que Allaah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux, Allaah lui a ordonné de prendre un couple de chaque espèces animales.

Le jour de ^Aachouraa également Allaah a sauvé notre maître Ibraahiiim du feu dans lequel il a été projeté, un feu qui ne l’a pas brulé, qui lui a fait aucun mal, ni même à ses vêtements. C’est un feu immense mais qui était fraicheur et paix pour Ibraahiim. La raison ne juge pas ceux-là impossible au contraire, la raison juge cela possible parce que la raison nous dit que il n’y a pas cinquante mille créateurs et ce ne sont pas les causes qui crées les effets mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle, il n’y a pas l’effet habituel il n’y en aura pas. Le feu habituellement il brule, mais si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Ce n’est pas la cause qui crée l’effet. Cela nous le voyons dans la vie de tous les jours certains prenne les mêmes causes et ils provoquent les mêmes causes, l’un il obtient ce qu’il veut, l’autre il n’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux de la vie de tous les jours donc ce n’est pas la cause qui crée l’effet, mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il  y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel ne soit pas présent, n’est pas lieu, ne se produit pas, il ne se produira pas. Le feu habituellement il brule, ce n’est pas le feu qui crée la brulure, c’est Allaah qui crée la brulure, si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Bien-sûr dans ce cas-là, c’est une chose inhabituelle, c’est quelque chose d’extraordinaire et Allaah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées des miracles. Pour les saints, ces choses extraordinaires sont appelées des prodiges. Pour d’autres, cela dépend.

En ce même jour,  Allaah ta^ala a sauvé notre Mouçaa ^alayhi s-salaam  et les croyants, les musulmans qui étaient avec lui, les fils d’Israël qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouçaa. Puisque tous les prophètes sont musulmans, ceux qui suivent les prophètes, on les appelle des croyants, on les appelle des musulmans. C’est donc plus tard que ces gens-là ou leurs descendants ont déformé le message du prophète et ne sont plus croyants et ne sont donc plus musulmans. Même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers, le premier d’entre eux étant Adam et le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Si quelqu’un dit je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus, celui-là n’est pas croyant, c’est une condition pour être croyant de croire en Jésus. Donc ceux qui prétendre suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent nous croyons en Dieu et nous croyons en Jésus mais qui ne croit pas en MouHammad ce ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans parce que ne pas croire en l’un des prophètes de Dieu revient à démentir Dieu et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant. Donc ceux qui était à l’époque de notre maitre Mouçaa qui était les fils de Israa’il, qui étaient sous la domination de Pharaon, Allaah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte, un jour de ^Achouraa quand ils se sont retrouvés devant la mer, Allaah a fait que d’une manière extraordinaire ce n’est pas une question de marée haute ou de marée basse comme certains le disent mais c’est douze chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils ont pu traverser puisqu’ils étaient douze tribus. Chaque tribu avait reconnu son chemin, ils ont pu traverser pour échapper à Pharaon et à son armée puis la mer s’est refermé sur ceux qui étaient à leur poursuite donc c’était un jour de ^Aachouraa également.

Egalement parmi les choses qui se sont produits un jour de ^Aachouraa c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous. Younous était un prophète, Younous fils de Mattaa. Son peuple a échappé à un châtiment un jour de ^Achouraa. Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a envoyé son prophète Younous, Younous fils de Mattaa, ^alayhi s-salaam aux habitants d’une ville qui s’appelle Naynawaa qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler à l’Islam pour adorer Allaah Lui seul. Les habitants de cette ville Naynawaa était plus de cent mille personnes. C’était des gens qui étaient devenus des idolâtres ils adoraient les idoles, notre maitre Younous les a appelé à l’adoration de Allaah lui seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salaam est resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qui leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ trente-trois années parmi eux à les appeler à l’Islam, au bout de trente-trois années deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple il n’a plus espéré qu’il soit guidé et il les a quittés en étant en colère contre eux avant que Allaah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maitre Younous puisqu’il est partit avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allaah soubHaanahou ne lui en voudra pas d’avoir laissés les habitants de cette ville et ce qu’il avait commis la était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni de vilenie. Et notre maitre Younous salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a fait le repentir de ce péché. Allaah nous apprend ce qu’il en ait de notre maitre Younous dans sourate al anbiyah, le verset 87. Younous est surnommé Dhou n-nouun qui a pensé que Allaah lui en veut pas de quitter cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et quand à la suite de ce récit il a été avalé par un cétacé, il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allaah ta^aalaa l’a préservé de la mort quand même et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, cette invocation comporte un grand secret : « Laa ilaha illa anta soubHanaka innnii kountou mina Dh-Dhaalimiin » parmi les secrets de cette invocation, c’est que celui qui l’a dit au dernier tiers de la nuit, quarante fois avec une intention particulière, in shaa Allaah, si Dieu le veut, il sera exaucé. Donc c’est une invocation qui est celle de Younous ^alayhi salam que Allaah nous apprend dans le Qour’an dans sourate Al Anbiyah le verset 87. Il est important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal comprit le Qour’an pensaient que Younous ^alayhi s-salaam était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui est en colère contre Dieu, celui qui se rebelle contre Dieu, il n’est pas musulman et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’Islam, il n’est plus conforme à l’Islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu, un tel comportement n’est pas possible au sujet des Prophètes. Dieu a préservé les prophètes de tout rébellion contre Lui, il n’y a pas un seul prophète qui commettent de la mécréance avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salaam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’ignorer, d’être ignorant et d’être un mécréant. Ceci est impossible au sujet d’un prophète vu qu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés comportant une bassesse avant leur mission de prophète tout comme après. Les prophètes sont l’élite de l’humanité ce sont les meilleurs êtres de l’humanité, Dieu les a préservés des choses vils, Dieu a fait que ce soit Ses messagers, Ses envoyés c’est eux qui transmettent aux autres humains les ordres, les interdits de la part de Dieu. Dieu si Il voulait Il aurait fait que chacun d’entre nous reçoivent directement la révélation de Lui. Mais Il ne l’a pas voulu, Il a voulu que ça passe par certaines personnes, ses personnes ce sont ceux qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières, ils sont préservés de la mécréance c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont préservés également des grands péchés, comme la fornication aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse de caractère, il n’y a pas par exemple comme de voler un grain de raisin, ce n’est pas un grand péché, c’est un petit péché mais qui indique une bassesse de caractère. Donc les prophètes sont préservés de cela. Il n’y a pas un prophète qui mente, qui se mette à mentir, il n’y a pas un prophète qui commette un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus parce que si quelqu’un dit oui, oui c’est possible qu’il commette le lapsus quand on rapporte quelque chose de la part d’un prophète il va dire qui me dit que ce n’est pas un lapsus. Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmis des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple qui doutait au sujet de Dieu, celui qui doute de l’existence de Dieu ce n’est pas un musulman, le doute contredit la foi. La personne elle constate par la raison que Dieu est obligatoire, que Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui change tout ce qui change a forcément un commencement, ce monde change, ce monde a forcément un commencement, il a donc besoin de qui lui a donné le commencement et qui le fait changer, tout ce qui change à un commencement ce monde change il a forcément un commencement, il a besoin donc de qui lui a donné le commencement et celui qui lui a donné le commencement et qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah ou Dieu. C’est un Être dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a absolument aucune ressemblance avec  tout ce qui existent, Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit et sans comment ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis Adam jusqu’à MouHammad. Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, si nous arrivons à penser, si nous arrivons à digérer, à manger, à respirer tout cela est grâce à Lui donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême et c’est cela la signification d’être musulman. C’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu de le croire, de le savoir, de le dire et de croire au prophète de son époque, c’est-à-dire que même si la personne a accompli aucune obligation, elle n’a fait aucune prière, aucun jeune, aucun pèlerinage mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que MouHammad est le Messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable soit après un châtiment préalable. Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou pas préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmis. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission, par exemple le fait qu’il y ait un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il faille faire cinq prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il est interdit à un homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison que l’on peut le connaitre. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par la transmission. Mais les fondements de la croyance le fait que Dieu existe qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses Créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes, le fait que les prophètes soient véridiques cela aussi nous le connaissons par la raison. Ici, il y a un verset que certains pourraient mal comprendre dans sourate Al Anbiyyaa’ le verset 87, ce verset : «faDhanna an lan  naqdira ^alayh » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allaah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire, même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas appris il ne doute pas de la puissance de Dieu sur toute chose, que dire alors des prophètes ! Qui sont ceux qui enseignent aux gens la bonne croyance à plus forte raison il ne doute pas de la puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pas dire que Younous a douté de la puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de le faire, de quitter la ville et il a commis ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Toute-Puissance de Dieu, ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaitre Dieu. Ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, quand nous disons sur toute chose Tout-Puissant ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison. Qu’est-ce que ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison ? C’est-à-dire tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire, elle est blanche. Dieu s’Il veut, Il peut faire que ce siège est des dimensions plus grande ou plus petite. Donc Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison, c’est possible selon la raison que ce siège soit d’une autre couleur, c’est possible selon la raison que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais dans qui soit né dans l’époque des compagnons donc tout cela fait partie du possible rationnel. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec les yeux, il voit avec ses doigts, c’est possible, tout cela fait partie du possible rationnel. Mais il y a des choses qui sont impossible selon la raison, par exemple il est impossible que Dieu est un fils parce que le fils a un début et le fils il est comme son père, Dieu Il est exempt du début. Il est impossible que quelque chose qui a un début soit comme Celui Qui est exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu est un début, il est impossible selon la raison que Dieu est une fin. Comme certains qui n’ont pas appris le chaytan il vient et il leur dit vous dites que Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, il répond oui jusqu’ici c’est correct, et il lui dit est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille ? On dit Dieu n’est pas un corps, être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut mais Sa Puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison tout simplement. Il est très important de bien comprendre qu’est-ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce qui est impossible selon la raison et qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses Attributs. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu. Ce qui est possible selon la raison, c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit l’existence que l’inexistence. La puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison, la puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison, la puissance de Allaah concerne ce qui est possible selon la raison, parce que qu’est-ce que ça veut dire la puissance ?  La puissance c’est un attribut, la puissance de Allaah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit donc Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Allaah, Dieu Il n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement donc Sa Puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu il n’admet pas son entrée en existence donc Sa Puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible par la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence donc La Puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit mais Allaah ta^aalaa Il est sur toute chose Tout Puissant. Donc les prophètes ne doutent pas à propos de la Puissance de Dieu si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas sur la Toute Puissance de Dieu sur toute chose que dire des prophètes ?

Il y a un autre savant qui a dit ici ce ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il était en colère contre Son Peuple qui a désobéit à Dieu, c’est une forme en arabe quand le croyant il n’est pas content quand quelqu’un il désobéit à Dieu en l’occurrence comme ce peuple de Naynawaa qui était en train d’adorer des idoles donc c’est ça le sens de ce verset selon ce savant. Ibnou Mas^oud, le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Naynawaa jusqu’à ce que Allaah lui ordonne d’y revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. Enfaite Younous mettait en garde son peuple qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier et il les a quittés à ce moment-là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance, ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allaah de leur éviter ce châtiment et le châtiment ils l’ont évité et c’était un mercredi, un jour de ^Achouraa. Mais Younous quand il était sorti, il n’avait pas pris connaissance de leur repentir c’est pour cela que il était en colère contre eux et ce qui l’aurait fallu qu’il fasse c’est de ne quitter la ville que sur autorisation  de la part de Dieu, voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

Egalement parmi les choses qui sont arrivés un jour de ^Aachouraa il y a la naissance de notre maitre Ibraahiim Al Khaliil ^alayhi s-salaam c’était une nuit de vendredi un jour de ^Aachouraa. Donc An Nouwayri a dit lorsque la mère de IbraHim a atteint les neuf mois de grossesse, elle a dit à son époux, j’aimerai aller au temple des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement et son mari le lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsque elle est allée au temple des idoles, elle en ai sortie effrayée parce qu’elle avait vu Namroud le Roi parmi les siens qui portait des bougies dans leur mains et Namroud a dit qui est là ? Elle a dit c’est l’épouse de ton esclave TaaraH. Nemroud s’est trompé au lieu de dire attraper là il a dit laissé là. Elle est retournée rapidement chez elle apeurée et les contractions ont commencés c’est alors qu’un ange est venu de la part de Dieu, il lui a dit : « ne craint rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivie jusqu’à une grotte et c’est la même grotte dans lesquels Idriss et NouH ^alayhi ma sallam sont nés. Elle est rentrée dans la grotte et elle a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin, Allaah lui a facilité les contractions, elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Aachouraa. Quand Ibrahiim est arrivé sur Terre, Jibriil lui a coupé le cordon ombilical, il lui a fait un appel à la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle, elle était toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher et l’ange lui a dit : «n’en parles pas ». Quand elle est revenue son époux Taraah l’a trouvé toute vigoureuse, toute légère. Elle lui a dit en visant un autre sujet que cela pas pour mentir mais pour viser autre chose, elle a dit j’avais des gazes, ce n’était pas un enfant et je suis soulagée maintenant et il était content. Allaah a fait que Namroud oublie le sujet de Ibraahiim. Le cinquième jour, sa mère est repartie à la grotte et elle a vu que des fauves étaient autour et devant la grotte elle a pensé que son enfant a été dévoré mais quand elle a vu elle a trouvé dans un très bon état, elle a su que il avait un Seigneur qui veillait sur lui, Il le protégeait. Elle est revenue chez elle, elle en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Elle allait le voir en cachette tous les trois jours jusqu’à que l’enfant IbraHim est atteint l’âge de deux ans. Jibriil lui a ramené de la nourriture du Paradis, lui a donné à manger et à boire. Quand il a atteint l’âge de quatre ans, l’ange lui a apporté un vêtement du paradis et lui a dit : « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Aachouraa, c’est la victoire de Moïse (Mouçaa) contre les sorciers qui étaient venu le défier sur ordre de Pharaon, c’était un jour de ^Aachouraa. Ibnou Kathir a dit Mouçaa et Haaroun donc qui étaient des frères et qui étaient tous deux prophètes messagers ^alayhima s-salaam ont essayé d’aborder Pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer pendant une longue période. Jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer, ils se sont adressés à Pharaon tout comme Allaah nous l’apprend dans sourate Taha, le verset 47. Ils lui ont dit : « Nous sommes des envoyés de Ton Seigneur, laisse partir avec nous les fils d’Israël et ne les torturent pas, nous t’avons apporté des signes de la part de Ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée » mais Pharaon a refusé. Il a dit à Mouçaa ce que Allaah nous apprend dans sourate al ‘A^raaf, le verset 106, ce qui signifie : « Si tu as véritablement emmené un signe alors montre le, si tu es véridique ». C’est alors que Mouçaa a lancé son bâton et Dieu a fait que ce bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et allait rapidement en direction de Pharaon. Quand Pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et il s’est assis sur son trône et il a demandé à Mouçaa de l’en protéger. Puis Mouçaa lui a montré un autre signe, il a mis sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou une quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvé sa couleur d’origine donc il lui a montré deux signes qui sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Et la signification du miracle, qu’est-ce que le sens du miracle ? Le miracle c’est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer au point que certains incrédules vont dire c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Qu’est-ce qui fait que par exemple notre maître MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles c’est que de l’eau a jailli d’entre ses doigts avec mille cinq cent personnes qui en ont bu et qui ont faire leur ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts, l’eau ici ce n’est pas des petites gouttes ou de la transpiration, il s’agit de source, de l’eau qui a jaillit comme des sources suffisamment, en abondance pour que les gens qui étaient assoiffés puisse étancher leur soif donc ça n’était pas une illusion d’optique puisque ils avaient bien soif avant puis ils n’ont plus soifs et leur mains sont devenus mouillés puisqu’ils ont lavé leur membre, ils étaient mille cinq cent ce n’est pas une personne ou deux ou trois. Le sens du miracle c’est comme-ci Dieu dit à tous ceux qui ont pris connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part, il est véridique suivez-le, puisque Je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer. Ils ne peuvent pas amener quelque chose de semblables donc ça c’est pour ceux qui étaient présent qui les ont vus. Quelqu’un pourrait dire oui mais nous n’avons pas vu ses miracles. Ces miracles, comment ils nous ont été rapportés ? Ils ont été rapportés par ceux qui les ont vus et qui étaient nombreux. Ceux qui sont nombreux et  les ont vu, les ont transmis à d’autres qui étaient nombreux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parviennent. La communauté du prophète MouHammad n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire à chaque génération qui ont transmis, qui ont relayé ses informations ils étaient nombreux ce qui fait que selon la raison il est impossible que ce soit tous des gens qui se soit entendu à des mensonges. Donc les miracles du prophète MouHammad qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission que l’on appelle « at-tawaatour » entraine pour nous une connaissance certaine comme-ci nous-mêmes avions été présent. Des exemples semblables, par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelle Louis XVI pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup de monde qui l’ont vu et qui ont rapportés son existence à d’autres et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne ou même avant qu’il y ait eu des photos, les gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine même si ils ne s’y sont pas rendus. Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu, ils ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Donc si quelqu’un vous dit oui mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié, comment est-ce qu’on peut répondre à ça ? Parmi les conditions qui font que cette information entraine une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information tout aussi bien que ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié, ils n’étaient pas nombreux. Certains disent sept ou neuf et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient, certains disaient la tête c’est la tête de Jésus mais le corps ce n’est pas son corps, d’autres ont dit Jésus c’est un dieu il ne peut pas être crucifié. Donc eux même n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraine une connaissance certaine qui n’est pas remplie ici, à savoir que la première couche était d’un faible nombre et n’était pas cohérente entre elle. Autre chose qui prouve l’infondé ou le faux de cette information c’est que entre-temps il y a eu une information correcte qui est venue, qui est celle du prophète MouHammad. Le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est soutenu, il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ai eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Le Seigneur des mondes, Dieu, le confirme dans tout ce qu’il dit donc forcément ce qu’il dit est vrai. Il nous a appris que Jésus n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel et qu’il est encore vivant, il va redescendre. Dieu s’Il veut il fait que quelqu’un vive mille ans ou deux mille ans, Dieu c’est Lui qui donne la vie, c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie d’ici. Ici, la personne vieillit, la vie dans le ciel fait que Jésus garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé. Donc le miracle est une preuve de la véracité du prophète c’est ça qui fait que cet homme dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu. Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais il a des choses extraordinaire, ça ne s’appelle pas un miracle, comment cela ? Comment quelqu’un ne se dit pas envoyé de Dieu et il a des choses extraordinaires ? Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple, si c’est un saint et qu’il suit correctement le Prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le prophète qui est suivi. Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophète, ni saint comme Ad-Dajjaal. Al MaciiH Ad-Dajjaal, celui que certains appellent l’antéchrist, c’est un homme qui va venir à la fin des temps qui prétend la divinité. C’est un homme, il est borgne et il aura des choses extraordinaires que Dieu lui accorde pour entrainer les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber, elle va tomber, il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse, il est appelé Al MaciiH Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est-à-dire l’imposteur ou le menteur donc ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des prodiges, ce sont des « istidraaj » c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Cet homme-là, beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui c’est notre maître ^Iça, c’est Jésus qui comme nous l’a annoncé le prophète MouHammad va le tuer à l’entrée d’une ville en Palestine qui s’appelle Al-Loudd et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître MouHammad. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Aachouraa, in shaa Allaah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est que il est bien de jeûner ce jour-là, je n’ai pas eu la certitude que le premier de MouHarram est aujourd’hui ça va être aujourd’hui ou demain. Si le premier jour de MouHarram est aujourd’hui, le jour de ^Aachouraa sera le mardi 11 octobre 2016, si le premier jour de MouHarram c’est demain lundi 3 octobre alors le dixième jour de MouHarram sera le mercredi 12 octobre 2016 donc il est bien de jeûner ce jour-là. Ce n’est pas une obligation de le jeûner, c’est recommander. C’est également recommander de le jeûner avec un jour avant et/ou un jour après pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. Donc de jeûner le neuf et le dix ou le neuf, le dix et le onze ou bien le dix et le onze du mois de MouHarram, c’est un jeune qui est recommandé et qui n’est pas obligatoire. Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûne représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accorder des bienfaits en ce jour-là, c’est ça la signification de ce jeûne comme le prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^Aachouraa et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit c’est parce que ce jour-là Moïse a été sauvé de Pharaon, nous le jeûnons pour remercier Dieu, le prophète a dit :  « Nous nous sommes plus proche que vous de Moïse vous vous êtes écartés de sa croyance et de sa loi alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse (Mouça) ». Il a jeûné ce jour-là et il a ordonné de le jeûner. Pour se distinguer on jeûne le neuf et/ou le onze avec le dix.

Jurer par Allaah

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur juin 7, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Un homme a posé la question à notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) il lui a dit : « Comment je peux renforcer ma foi ? ». La réponse était : La foi se renforce en multipliant les actes d’obéissance et en délaissant les plaisirs interdits. Cela est le début du renforcement de la foi. Et quand la personne persévère sur ce chemin : l’accomplissement des actes d’obéissance et le délaissement des plaisirs interdit, elle va avoir plus de penchant pour accomplir les actes surérogatoire et elle va ainsi atteindre la sainteté. Celui qui persévère sur cela, les actes d’obéissance deviennent pour lui un plaisir. Pour les saints, les actes d’obéissance sont un plaisir. Au début, c’est quelque chose qui va être éprouvant pour l’âme car l’âme a des penchants ; en la forçant à accomplir les actes d’obéissance on la détourne de ses penchants. Au début c’est donc éprouvant. Après, cela devient un plaisir. Il trouve du plaisir dans l’accomplissement de la prière. Il trouve le repos et la sérénité en entrant dans la prière. Il y avait un chaykh en Éthiopie qui est resté debout deux mois. Il est partit à la campagne pour accomplir la prière. Tandis qu’il était en prière, il a complètement perdu la conscience. Il est resté comme un bout de bois, debout, pendant deux mois. Il ne mangeait pas et ne buvait pas. Si quelqu’un venait devant lui pour lui donner à boire, il ne prêtait pas attention. Notre chaykh a dit au moment de son discours : « Cela a eu lieu, il y a cinquante ans. Moi je l’ai vu cet homme et après je ne sais pas s’il est mort ». Au début tu contrains ton âme et ton âme se rebiffe. Elle n’a pas de penchant pour cela. C’est ici qu’est la force : contraindre son âme. Après cela, les actes d’adoration deviennent un plaisir. Dans certains cas, il ressent encore que son âme est contrainte mais dans d’autres cas les actes d’obéissance sont devenus un plaisir. La base le fondement c’est la science de la religion c’est-à-dire la connaissance de la science de la croyance et la connaissance de la science des lois.

Le simple fait de se consacrer aux actes d’adoration ne fait pas parvenir à la sainteté. Tu trouves certains qui te disent : « Moi je jeûne tout le mois de Cha^ban » ou « Moi je termine tout le Qour’an par mois », mais ils n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion. Leur effort ne les fait pas parvenir à la sainteté car Allah n’accorde pas la sainteté à un ignorant. Celui qui se consacre aux actes d’adoration en apparence mais qui se maintient dans l’ignorance, il ne va pas atteindre la sainteté car il n’a pas appris comment s’assurer que sa croyance est correcte, comment s’assurer que ses actes d’adorations sont corrects. Il croit qu’il s’élève en degrés mais sa réalité c’est soit qu’il régresse soit il stagne. Mais il ne s’améliore pas. Il doit apprendre la part indispensable de la science de la religion par transmission orale.

Certains qui sont dans l’erreur, avant d’apprendre la science de la religion, ils se réclament d’un chaykh ou d’une tariqah et pensent que du simple fait d’accomplir beaucoup de prières ils atteindront la sainteté. Certains pensent que Allah va leur accorder une science ladounniyy sans qu’ils n’aient appris le minimum. La science ladounniyy c’est une science qui est au-delà du minimum de la science de la religion. Allah accorde cette science à certains savants qui ont atteint la piété. A certains savants qui ont atteint la piété, Allah accorde une science supplémentaire qui n’est pas acquise par transmission orale. Mais Allah n’accorde pas cette science à quelqu’un d’ignorant. Ces gens-là ne réussiront jamais, ceux qui se consacrent à l’adoration sans science. Comme certains que le Chaykh a mentionné : comme ^Adnan Yaçin et d’autres, innombrables. La cause de leur perte c’est qu’ils n’ont pas appris la part indispensable de la science de la religion, celle qui est obligatoire, le chaytan s’est moqué d’eux et ils ont été perdus sans s’en apercevoir.

Notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue, du degré du sahih, dans le Mousnad de l’imam Ibnou Hibban (que Allah lui fasse miséricorde), il a dit : « Un homme a posé la question : « Ô Messager de Dieu, quelle est la meilleure des œuvres ? », le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ». L’homme a posé la question une seconde fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière », puis l’homme a posé la question une troisième fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ».

Et notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne qui n’est pas coupée, c’est-à-dire qui remonte jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Sachez que la meilleure de vos œuvres (pratique) c’est la prière », rapporté par ‘Ahmad, Ibnou Majah, Ibnou Hibban, AtTabaraniyy et par Al-Bayhaqiyy. »

La prière a des piliers, a des conditions, et elle a une clé. La clé de la prière est un sujet très important qu’il convient de traiter avec beaucoup d’attention. Si la clé n’était pas bonne, tu ne peux pas garantir d’entrer dans l’endroit. Tout comme la clé réelle, physique, si elle n’était pas bonne pour ouvrir la porte, la porte ne s’ouvrira pas. Egalement la clé, au sens figurée, si elle n’était pas bonne elle ne garantit pas l’obtention de récompense pour la prière, elle ne garantit même pas la validité de la prière. Elle ne garantit pas non plus d’être déchargé de la prière. En effet, lorsque le temps de la prière entre puis que la personne n’accomplit pas la prière jusqu’à ce que le temps de la prière sorte, la personne est toujours chargée du rattrapage de cette prière. Si quelqu’un n’a pas fait un jour, une semaine, dix ans de prières, il doit les rattraper. L’Homme, l’humain, quand il est responsable c’est-à-dire il a atteint la puberté et qui est saint d’esprit, il a sa charge d’accomplir l’obligation de la prière. Celui qui accomplit la prière conformément à ce que Dieu a ordonné, il en sera déchargé. Celui qui ne fait pas une prière dans son temps, cette épreuve qu’il a est plus grave que s’il perdait la totalité de sa famille : son père, sa mère, ses enfants meurent. Beaucoup de gens sont dans l’insouciance, alors que le Prophète a beaucoup insisté à accomplir la prière dans son temps. Beaucoup de gens ne font pas attention à cette clé. La clé de la prière c’est la purification. Selon le Jugement de Allah, la purification est très importante. Mais chez selon qui n’ont pas appris, ce n’est pas un sujet important.

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission du degré du sahih également, que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La purification est comme la moitié de la foi », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ». Cette parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) indique la grande importance de la purification.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous fait comprendre que la purification a un jugement éminent selon le Jugement de Dieu. La purification est clé de la prière et la prière c’est la meilleure des œuvres. La meilleure des œuvres après la connaissance de Allah et de Son Messager. Juste après la connaissance de Allah et de Son Messager, il y a la prière. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a indiqué que la purification est la clé de la prière de sorte que celui qui néglige la purification aura négligé la prière. Celui qui néglige l’accomplissement de la prière c’est comme s’il a perdu toute sa religion. C’est très important, faite le rappel aux gens. Ils sont dans une insouciance profonde. Le Messager a beaucoup insisté sur la prière, il ne faut pas négliger cela. Après la croyance en Allah et en Son Messager, il y a la prière dans son temps.

L’auteur explique un peu plus, il dit : « Lorsque nous disons cela qui comporte l’insistance sur la prière, nous visons bien évidemment les prières obligatoires et non les prières surérogatoires ».

Il y a des prières surérogatoires que l’on accomplit avant et après les prières obligatoires, elles sont appelées les rawatib. Celui qui n’a pas accompli de toute sa vie de prière surérogatoire, il ne s’expose pas à un péché à cause de cela. La personne risque le châtiment lorsqu’elle délaisse les prières obligatoires ou une des prières obligatoires. Si quelqu’un n’accomplit pas le woudou’ correctement, sa prière ne lui permettra pas d’atteindre les degrés élevés. Si la purification était correcte, qu’il n’y avait rien de faux dans cette purification, on espère que la prière de cette personne soit complète. Ce n’est pas tous ceux qui font la prière qui ont la même récompense. Si quelqu’un fait la prière de As-Soubh, il aura une récompense multipliée jusqu’à 1OO OOO, comme s’il avait accompli 100 000 prières et non une seule. Et un autre fait la prière mais il n’a pas autre que 10 fois. Tout cela dans le cas où la purification et la prière sont valables. Quant à celui qui n’a pas eu une bonne purification, qui n’est pas valable dans la Loi, sa prière ne sera pas valide. Il en est de même si quelqu’un a fait correctement sa purification et il a diminué le nombre de rak^ah ou il n’a pas accompli la prière correctement ou il a annulé sa prière ; il n’aura pas de récompense pour cette prière. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le grand nombre de prières de sorte que la personne accomplit en apparence les cinq prières obligatoires et quotidiennes puis elle prit en apparence une demi-heure de prières surérogatoires la nuit ; ce n’est pas cela qui compte. Il y a un groupe de femme qui s’appelle As-Sahariyyat qui déforme la Loi de l’Islam. Selon l’apparence on dirait des saintes mais leur réalité c’est qu’elles sont déviées dans la croyance et dans la pratique. L’une d’entre elle dit : « Si ma main bouge c’est parce que Allah est dedans ». Certaines de leurs chefs leur disaient : « Ne vous mariez pas. Nous, nous sommes mariées à Dieu » et après avoir dit cela elle a prétendu se marier. Il faut faire attention à ces gens.

Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est la meilleure des créatures et Allah ne l’a pas déchargé de la prière. La prière était obligatoire pour lui et il l’a faite. Il ne faut pas négliger la prière.

Il y a un saint du nom de ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy, lorsqu’il se trouvait en prière le chaytan est venu à lui sous l’apparence d’une lumière. Le chaytan a prétendu être Dieu, il a dit à ce saint : « Ô mon esclave ^Abdal-Qadir, je te décharge de la prière ». ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy a continué la prière, il a su que c’était le chaytan car il savait que Allah n’est pas une lumière. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Mais aussi parce que Allah n’a pas déchargé le meilleur de Ses esclaves, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de l’accomplissement de la prière.

Dans un conseil, notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « On ne glorifie pas les prophètes comme on glorifie Dieu ». Il n’est pas permis de glorifier quelqu’un tout comme on glorifie Allah. Allah est le Seul qui mérite d’être adoré. Il n’est pas permis de se faire humble à l’extrême pour autre que Lui. Il n’est pas permis d’adorer une des créatures, ni ange ni prophète. On n’adore pas les anges, on n’adore pas les prophètes. Mais on glorifie les prophètes moins que l’on glorifie Dieu, c’est-à-dire on leur accorde une glorification dans notre cœur moindre que ce qui est dut à Dieu. Les prophètes et les anges ont les glorifie à un degré qui leur convient et à la limite qu’il nous est permis de les glorifie, pas plus. C’est pour cela que celui qui jure par autre que Dieu en le glorifiant tout comme il glorifie Dieu, il devient mécréant. Mais celui qui jure par autre que Dieu sans glorifier ce par quoi il jure comme il glorifie Dieu, il ne devient pas mécréant. Néanmoins, jurer par autre que Dieu est déconseillé dans l’absolu. Il est déconseillé de jurer par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le déconseillé celui qui le fait ne mérite pas de châtiment mais s’il le délaisse parce que c’est déconseillé, il a une récompense. Il est déconseillé de jurer par Jibril, par ‘Israfil, par Mikail et par un autre ange. Jurer par la Ka^bah est déconseillé. Certains jurent par la Ka^bah et ceci est déconseillé. Le musulman qui jure par la Ka^bah, il ne la glorifie pas comme il glorifie Allah. Pour eux, jurer par la Ka^bah c’est déconseillé ; donc délaisser cela vaut mieux. Par contre, si quelqu’un jure par le Qour’an comme en disant : « Par le Qour’an» ou « Sur le Qour’an » si lui il a visé la Parole propre à l’Être de Allah, Son Attribut ; ceci n’est pas déconseillé. Il jure par l’Attribut de Allah et non pas par le livre. Ici le mot Qour’an signifie l’Attribut de la Parole de Dieu. C’est autorisé et ce sur quoi il a juré il doit le tenir. S’il dit : « Par le Qour’an, je ferai telle chose », il ne doit pas manquer à ce qu’il a promis de faire. Certains disent : « Par la vie du Qour’an », ces paroles-là n’ont aucun poids. Ce n’est pas valable. Jurer par le Qour’an ceci est autorisé, mais s’il dit : « Par la vie du Qour’an » ce n’est pas valable. S’il jure par l’Attribut de la Parole de Dieu le Qour’an c’est autorisé, et s’il jure par le livre du Qour’an c’est déconseillé, et s’il jure en disant : « Par la vie du Qour’an » c’est une parole qui n’a pas de sens c’est une parole fausse. On ne dit pas du Qour’an qu’il est vivant ou qu’il est mort. C’est Allah qui a pour attribut une vie qui est éternelle, qui n’a ni début ni fin, qui n’est ni de chair, ni d’âme, ni de sang. Il est permis de jurer par la Vie de Allah, comme en disant : « Par la Vie de Allah ». Ce qui est interdit c’est de dire : « Par la vie du Qour’an », ce sont des paroles qui n’a pas de sens. L’Attribut de la Parole de Dieu c’est un attribut, ce n’est pas un être vivant. Ceux qui disent cette parole : « Par la vie du Qour’an », ils prétendent que le Qour’an a une vie, une générosité ; et ceci sont des paroles défendues. Si quelqu’un jure par la vie du Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il n’a pas d’expiation à faire car sa parole lorsqu’il a juré n’avait pas de sens. Mais si quelqu’un a juré par le Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il doit une expiation. De même s’il jure par Allah ou par un de Ses attributs, le fait qu’il ait juré est valable et s’il ne tient pas sa parole, l’expiation est un devoir pour lui. Néanmoins, il n’y a pas de péché dans le fait de ne pas avoir tenu sa parole. Si quelqu’un dit : « Par Allah, je ne parle plus à cette personne » puis il va lui parler, il doit l’expiation.

Celui qui a juré par une expression qui est valable, puis il ne tient pas sa parole, il doit l’expiation. L’expiation consiste en l’une de ces trois choses :

  1. Soit il affranchit un esclave
  2. Soit il donne à manger à dix pauvres
  3. Soit il donne à se vêtir à dix pauvres

S’il ne peut aucun des trois il va jeûner trois jours, successifs (les uns à la suite des autres) ou non successifs.

Si quelqu’un a déformé le Nom de Allah, il a dit : « walla » c’est comme s’il n’a pas juré, cela ne compte pas. De sorte que s’il ne tient pas sa parole, il ne doit pas d’expiation car il n’a pas juré correctement. Le fait de juré n’est pas confirmé pour lui mais ce qu’il a fait est interdit car il a déformé le Nom de Allah. Il tombe dans le péché. Déformé le Nom de Allah est un péché. Si quelqu’un s’appelle ^Abdou l-Lah, on ne dit pas : « ^Abda l-La ». Celui qui délaisse le « ه » (h) tombe dans un péché et il n’a pas de récompense du tout. Sa manière de prononcer n’est pas une évocation de Dieu, même s’il avait l’intention dans son cœur d’évoquer Dieu car il n’a pas cité Dieu par Son Nom. Beaucoup de gens gaspillent leur souffle, au lieu d’évoquer Dieu ils déforment la prononciation.

Dans certaines écoles, c’est déconseillé de jurer par autre que Allah (comme celui qui jure par la Ka^bah, par le Prophète ou par le trône) ; et dans d’autres écoles c’est interdit. Les savants divergent à ce sujet.

 

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