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Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

Achoura

Posted in Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’Islam a ordonné d’honorer, le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année est la nuit de Al-Qadr, le meilleur jour de l’année est le jour de ^Arafah et parmi les jours que nous glorifions il y a le jour de ^Aachouraa. Nous commençons une nouvelle année de l’Hégire et nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^Aachouraa c’est le dixième jour de ce mois. Donc ^Aachouraa qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour-là? C’est le dixième jour de MouHarram et c’est un jour auquel Allaah a accordé des spécificités entre autres c’est en ce même jour que Allaah a accepté le repentir de notre maître Adam ^alayhi s-salaam. Puisque auparavant notre maître Adam avait commis un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis il n’a pas été confirmé que cet arbre fut un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de l’arbre il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé. Allaah ta^aala dit : «  wa ^aSa Adamou Rabbahou faghawaa thoumma jtabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa  » c’est dans sourate Taha, les versets 121 et 122 qui signifient : « Allaah a fait que Aadam lui a désobéit puis il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ». C’est donc en un jour de ^Aachouraa que Allaah a accepté le repentir de Adam c’est ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate al Baqarah puis dans le verset 23 de sourate al a^rab dans lequel Adam et Hawwaa ont reconnus qu’ils avaient désobéi et que ils ont demandé à Allaah de leur pardonner. Il faut bien faire attention à ce sujet, c’est que ce péché qu’avait commis Adam n’était pas un grand péché ce n’était pas le péché capital soi-disant pour lequel Jésus ait venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commis, non. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché et ce n’était a fortiori pas de la mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce n’est pas un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilenie. C’était donc un petit péché, un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilenie et qui n’est pas un grand péché et de toute manière Allaah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains ont dit non, non les prophètes ne commettent pas du tout de péchés sinon les gens vont les suivre dans ce péché, les savants ont répliqués : « ils ont dit les prophètes peuvent commettre de petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement », et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est clair dans le Qour’an « wa ^aSa Aadamou Rabbahou faghawaa » donc il y a bien le mot wa^aSaa qui signifie il a désobéit mais Allaah a accepté son repentir et c’est ceux que nous apprenons dans le Qour’an : « thoumma adjatabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa ».

Un autre évènement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achourah, le dixième jour de MouHarram c’est le fait que le navire de notre maitre NouH se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al-Djouudiyy alors que durant plusieurs mois il a vogué sur Terre et sur une quantité d’eau dont seul Allaah en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagne, ni vallée, il n’y avait pas d’autres êtres vivants à ce moment-là si ce n’est ceux qui était sur l’arche avec NouH ^alayhi s-salaam ceux que Allaah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux, Allaah lui a ordonné de prendre un couple de chaque espèces animales.

Le jour de ^Aachouraa également Allaah a sauvé notre maître Ibraahiiim du feu dans lequel il a été projeté, un feu qui ne l’a pas brulé, qui lui a fait aucun mal, ni même à ses vêtements. C’est un feu immense mais qui était fraicheur et paix pour Ibraahiim. La raison ne juge pas ceux-là impossible au contraire, la raison juge cela possible parce que la raison nous dit que il n’y a pas cinquante mille créateurs et ce ne sont pas les causes qui crées les effets mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle, il n’y a pas l’effet habituel il n’y en aura pas. Le feu habituellement il brule, mais si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Ce n’est pas la cause qui crée l’effet. Cela nous le voyons dans la vie de tous les jours certains prenne les mêmes causes et ils provoquent les mêmes causes, l’un il obtient ce qu’il veut, l’autre il n’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux de la vie de tous les jours donc ce n’est pas la cause qui crée l’effet, mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il  y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel ne soit pas présent, n’est pas lieu, ne se produit pas, il ne se produira pas. Le feu habituellement il brule, ce n’est pas le feu qui crée la brulure, c’est Allaah qui crée la brulure, si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Bien-sûr dans ce cas-là, c’est une chose inhabituelle, c’est quelque chose d’extraordinaire et Allaah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées des miracles. Pour les saints, ces choses extraordinaires sont appelées des prodiges. Pour d’autres, cela dépend.

En ce même jour,  Allaah ta^ala a sauvé notre Mouçaa ^alayhi s-salaam  et les croyants, les musulmans qui étaient avec lui, les fils d’Israël qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouçaa. Puisque tous les prophètes sont musulmans, ceux qui suivent les prophètes, on les appelle des croyants, on les appelle des musulmans. C’est donc plus tard que ces gens-là ou leurs descendants ont déformé le message du prophète et ne sont plus croyants et ne sont donc plus musulmans. Même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers, le premier d’entre eux étant Adam et le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Si quelqu’un dit je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus, celui-là n’est pas croyant, c’est une condition pour être croyant de croire en Jésus. Donc ceux qui prétendre suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent nous croyons en Dieu et nous croyons en Jésus mais qui ne croit pas en MouHammad ce ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans parce que ne pas croire en l’un des prophètes de Dieu revient à démentir Dieu et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant. Donc ceux qui était à l’époque de notre maitre Mouçaa qui était les fils de Israa’il, qui étaient sous la domination de Pharaon, Allaah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte, un jour de ^Achouraa quand ils se sont retrouvés devant la mer, Allaah a fait que d’une manière extraordinaire ce n’est pas une question de marée haute ou de marée basse comme certains le disent mais c’est douze chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils ont pu traverser puisqu’ils étaient douze tribus. Chaque tribu avait reconnu son chemin, ils ont pu traverser pour échapper à Pharaon et à son armée puis la mer s’est refermé sur ceux qui étaient à leur poursuite donc c’était un jour de ^Aachouraa également.

Egalement parmi les choses qui se sont produits un jour de ^Aachouraa c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous. Younous était un prophète, Younous fils de Mattaa. Son peuple a échappé à un châtiment un jour de ^Achouraa. Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a envoyé son prophète Younous, Younous fils de Mattaa, ^alayhi s-salaam aux habitants d’une ville qui s’appelle Naynawaa qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler à l’Islam pour adorer Allaah Lui seul. Les habitants de cette ville Naynawaa était plus de cent mille personnes. C’était des gens qui étaient devenus des idolâtres ils adoraient les idoles, notre maitre Younous les a appelé à l’adoration de Allaah lui seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salaam est resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qui leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ trente-trois années parmi eux à les appeler à l’Islam, au bout de trente-trois années deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple il n’a plus espéré qu’il soit guidé et il les a quittés en étant en colère contre eux avant que Allaah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maitre Younous puisqu’il est partit avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allaah soubHaanahou ne lui en voudra pas d’avoir laissés les habitants de cette ville et ce qu’il avait commis la était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni de vilenie. Et notre maitre Younous salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a fait le repentir de ce péché. Allaah nous apprend ce qu’il en ait de notre maitre Younous dans sourate al anbiyah, le verset 87. Younous est surnommé Dhou n-nouun qui a pensé que Allaah lui en veut pas de quitter cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et quand à la suite de ce récit il a été avalé par un cétacé, il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allaah ta^aalaa l’a préservé de la mort quand même et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, cette invocation comporte un grand secret : « Laa ilaha illa anta soubHanaka innnii kountou mina Dh-Dhaalimiin » parmi les secrets de cette invocation, c’est que celui qui l’a dit au dernier tiers de la nuit, quarante fois avec une intention particulière, in shaa Allaah, si Dieu le veut, il sera exaucé. Donc c’est une invocation qui est celle de Younous ^alayhi salam que Allaah nous apprend dans le Qour’an dans sourate Al Anbiyah le verset 87. Il est important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal comprit le Qour’an pensaient que Younous ^alayhi s-salaam était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui est en colère contre Dieu, celui qui se rebelle contre Dieu, il n’est pas musulman et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’Islam, il n’est plus conforme à l’Islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu, un tel comportement n’est pas possible au sujet des Prophètes. Dieu a préservé les prophètes de tout rébellion contre Lui, il n’y a pas un seul prophète qui commettent de la mécréance avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salaam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’ignorer, d’être ignorant et d’être un mécréant. Ceci est impossible au sujet d’un prophète vu qu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés comportant une bassesse avant leur mission de prophète tout comme après. Les prophètes sont l’élite de l’humanité ce sont les meilleurs êtres de l’humanité, Dieu les a préservés des choses vils, Dieu a fait que ce soit Ses messagers, Ses envoyés c’est eux qui transmettent aux autres humains les ordres, les interdits de la part de Dieu. Dieu si Il voulait Il aurait fait que chacun d’entre nous reçoivent directement la révélation de Lui. Mais Il ne l’a pas voulu, Il a voulu que ça passe par certaines personnes, ses personnes ce sont ceux qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières, ils sont préservés de la mécréance c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont préservés également des grands péchés, comme la fornication aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse de caractère, il n’y a pas par exemple comme de voler un grain de raisin, ce n’est pas un grand péché, c’est un petit péché mais qui indique une bassesse de caractère. Donc les prophètes sont préservés de cela. Il n’y a pas un prophète qui mente, qui se mette à mentir, il n’y a pas un prophète qui commette un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus parce que si quelqu’un dit oui, oui c’est possible qu’il commette le lapsus quand on rapporte quelque chose de la part d’un prophète il va dire qui me dit que ce n’est pas un lapsus. Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmis des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple qui doutait au sujet de Dieu, celui qui doute de l’existence de Dieu ce n’est pas un musulman, le doute contredit la foi. La personne elle constate par la raison que Dieu est obligatoire, que Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui change tout ce qui change a forcément un commencement, ce monde change, ce monde a forcément un commencement, il a donc besoin de qui lui a donné le commencement et qui le fait changer, tout ce qui change à un commencement ce monde change il a forcément un commencement, il a besoin donc de qui lui a donné le commencement et celui qui lui a donné le commencement et qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah ou Dieu. C’est un Être dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a absolument aucune ressemblance avec  tout ce qui existent, Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit et sans comment ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis Adam jusqu’à MouHammad. Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, si nous arrivons à penser, si nous arrivons à digérer, à manger, à respirer tout cela est grâce à Lui donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême et c’est cela la signification d’être musulman. C’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu de le croire, de le savoir, de le dire et de croire au prophète de son époque, c’est-à-dire que même si la personne a accompli aucune obligation, elle n’a fait aucune prière, aucun jeune, aucun pèlerinage mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que MouHammad est le Messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable soit après un châtiment préalable. Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou pas préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmis. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission, par exemple le fait qu’il y ait un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il faille faire cinq prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il est interdit à un homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison que l’on peut le connaitre. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par la transmission. Mais les fondements de la croyance le fait que Dieu existe qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses Créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes, le fait que les prophètes soient véridiques cela aussi nous le connaissons par la raison. Ici, il y a un verset que certains pourraient mal comprendre dans sourate Al Anbiyyaa’ le verset 87, ce verset : «faDhanna an lan  naqdira ^alayh » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allaah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire, même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas appris il ne doute pas de la puissance de Dieu sur toute chose, que dire alors des prophètes ! Qui sont ceux qui enseignent aux gens la bonne croyance à plus forte raison il ne doute pas de la puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pas dire que Younous a douté de la puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de le faire, de quitter la ville et il a commis ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Toute-Puissance de Dieu, ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaitre Dieu. Ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, quand nous disons sur toute chose Tout-Puissant ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison. Qu’est-ce que ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison ? C’est-à-dire tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire, elle est blanche. Dieu s’Il veut, Il peut faire que ce siège est des dimensions plus grande ou plus petite. Donc Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison, c’est possible selon la raison que ce siège soit d’une autre couleur, c’est possible selon la raison que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais dans qui soit né dans l’époque des compagnons donc tout cela fait partie du possible rationnel. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec les yeux, il voit avec ses doigts, c’est possible, tout cela fait partie du possible rationnel. Mais il y a des choses qui sont impossible selon la raison, par exemple il est impossible que Dieu est un fils parce que le fils a un début et le fils il est comme son père, Dieu Il est exempt du début. Il est impossible que quelque chose qui a un début soit comme Celui Qui est exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu est un début, il est impossible selon la raison que Dieu est une fin. Comme certains qui n’ont pas appris le chaytan il vient et il leur dit vous dites que Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, il répond oui jusqu’ici c’est correct, et il lui dit est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille ? On dit Dieu n’est pas un corps, être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut mais Sa Puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison tout simplement. Il est très important de bien comprendre qu’est-ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce qui est impossible selon la raison et qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses Attributs. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu. Ce qui est possible selon la raison, c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit l’existence que l’inexistence. La puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison, la puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison, la puissance de Allaah concerne ce qui est possible selon la raison, parce que qu’est-ce que ça veut dire la puissance ?  La puissance c’est un attribut, la puissance de Allaah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit donc Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Allaah, Dieu Il n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement donc Sa Puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu il n’admet pas son entrée en existence donc Sa Puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible par la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence donc La Puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit mais Allaah ta^aalaa Il est sur toute chose Tout Puissant. Donc les prophètes ne doutent pas à propos de la Puissance de Dieu si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas sur la Toute Puissance de Dieu sur toute chose que dire des prophètes ?

Il y a un autre savant qui a dit ici ce ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il était en colère contre Son Peuple qui a désobéit à Dieu, c’est une forme en arabe quand le croyant il n’est pas content quand quelqu’un il désobéit à Dieu en l’occurrence comme ce peuple de Naynawaa qui était en train d’adorer des idoles donc c’est ça le sens de ce verset selon ce savant. Ibnou Mas^oud, le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Naynawaa jusqu’à ce que Allaah lui ordonne d’y revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. Enfaite Younous mettait en garde son peuple qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier et il les a quittés à ce moment-là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance, ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allaah de leur éviter ce châtiment et le châtiment ils l’ont évité et c’était un mercredi, un jour de ^Achouraa. Mais Younous quand il était sorti, il n’avait pas pris connaissance de leur repentir c’est pour cela que il était en colère contre eux et ce qui l’aurait fallu qu’il fasse c’est de ne quitter la ville que sur autorisation  de la part de Dieu, voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

Egalement parmi les choses qui sont arrivés un jour de ^Aachouraa il y a la naissance de notre maitre Ibraahiim Al Khaliil ^alayhi s-salaam c’était une nuit de vendredi un jour de ^Aachouraa. Donc An Nouwayri a dit lorsque la mère de IbraHim a atteint les neuf mois de grossesse, elle a dit à son époux, j’aimerai aller au temple des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement et son mari le lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsque elle est allée au temple des idoles, elle en ai sortie effrayée parce qu’elle avait vu Namroud le Roi parmi les siens qui portait des bougies dans leur mains et Namroud a dit qui est là ? Elle a dit c’est l’épouse de ton esclave TaaraH. Nemroud s’est trompé au lieu de dire attraper là il a dit laissé là. Elle est retournée rapidement chez elle apeurée et les contractions ont commencés c’est alors qu’un ange est venu de la part de Dieu, il lui a dit : « ne craint rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivie jusqu’à une grotte et c’est la même grotte dans lesquels Idriss et NouH ^alayhi ma sallam sont nés. Elle est rentrée dans la grotte et elle a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin, Allaah lui a facilité les contractions, elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Aachouraa. Quand Ibrahiim est arrivé sur Terre, Jibriil lui a coupé le cordon ombilical, il lui a fait un appel à la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle, elle était toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher et l’ange lui a dit : «n’en parles pas ». Quand elle est revenue son époux Taraah l’a trouvé toute vigoureuse, toute légère. Elle lui a dit en visant un autre sujet que cela pas pour mentir mais pour viser autre chose, elle a dit j’avais des gazes, ce n’était pas un enfant et je suis soulagée maintenant et il était content. Allaah a fait que Namroud oublie le sujet de Ibraahiim. Le cinquième jour, sa mère est repartie à la grotte et elle a vu que des fauves étaient autour et devant la grotte elle a pensé que son enfant a été dévoré mais quand elle a vu elle a trouvé dans un très bon état, elle a su que il avait un Seigneur qui veillait sur lui, Il le protégeait. Elle est revenue chez elle, elle en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Elle allait le voir en cachette tous les trois jours jusqu’à que l’enfant IbraHim est atteint l’âge de deux ans. Jibriil lui a ramené de la nourriture du Paradis, lui a donné à manger et à boire. Quand il a atteint l’âge de quatre ans, l’ange lui a apporté un vêtement du paradis et lui a dit : « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Aachouraa, c’est la victoire de Moïse (Mouçaa) contre les sorciers qui étaient venu le défier sur ordre de Pharaon, c’était un jour de ^Aachouraa. Ibnou Kathir a dit Mouçaa et Haaroun donc qui étaient des frères et qui étaient tous deux prophètes messagers ^alayhima s-salaam ont essayé d’aborder Pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer pendant une longue période. Jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer, ils se sont adressés à Pharaon tout comme Allaah nous l’apprend dans sourate Taha, le verset 47. Ils lui ont dit : « Nous sommes des envoyés de Ton Seigneur, laisse partir avec nous les fils d’Israël et ne les torturent pas, nous t’avons apporté des signes de la part de Ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée » mais Pharaon a refusé. Il a dit à Mouçaa ce que Allaah nous apprend dans sourate al ‘A^raaf, le verset 106, ce qui signifie : « Si tu as véritablement emmené un signe alors montre le, si tu es véridique ». C’est alors que Mouçaa a lancé son bâton et Dieu a fait que ce bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et allait rapidement en direction de Pharaon. Quand Pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et il s’est assis sur son trône et il a demandé à Mouçaa de l’en protéger. Puis Mouçaa lui a montré un autre signe, il a mis sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou une quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvé sa couleur d’origine donc il lui a montré deux signes qui sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Et la signification du miracle, qu’est-ce que le sens du miracle ? Le miracle c’est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer au point que certains incrédules vont dire c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Qu’est-ce qui fait que par exemple notre maître MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles c’est que de l’eau a jailli d’entre ses doigts avec mille cinq cent personnes qui en ont bu et qui ont faire leur ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts, l’eau ici ce n’est pas des petites gouttes ou de la transpiration, il s’agit de source, de l’eau qui a jaillit comme des sources suffisamment, en abondance pour que les gens qui étaient assoiffés puisse étancher leur soif donc ça n’était pas une illusion d’optique puisque ils avaient bien soif avant puis ils n’ont plus soifs et leur mains sont devenus mouillés puisqu’ils ont lavé leur membre, ils étaient mille cinq cent ce n’est pas une personne ou deux ou trois. Le sens du miracle c’est comme-ci Dieu dit à tous ceux qui ont pris connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part, il est véridique suivez-le, puisque Je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer. Ils ne peuvent pas amener quelque chose de semblables donc ça c’est pour ceux qui étaient présent qui les ont vus. Quelqu’un pourrait dire oui mais nous n’avons pas vu ses miracles. Ces miracles, comment ils nous ont été rapportés ? Ils ont été rapportés par ceux qui les ont vus et qui étaient nombreux. Ceux qui sont nombreux et  les ont vu, les ont transmis à d’autres qui étaient nombreux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parviennent. La communauté du prophète MouHammad n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire à chaque génération qui ont transmis, qui ont relayé ses informations ils étaient nombreux ce qui fait que selon la raison il est impossible que ce soit tous des gens qui se soit entendu à des mensonges. Donc les miracles du prophète MouHammad qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission que l’on appelle « at-tawaatour » entraine pour nous une connaissance certaine comme-ci nous-mêmes avions été présent. Des exemples semblables, par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelle Louis XVI pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup de monde qui l’ont vu et qui ont rapportés son existence à d’autres et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne ou même avant qu’il y ait eu des photos, les gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine même si ils ne s’y sont pas rendus. Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu, ils ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Donc si quelqu’un vous dit oui mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié, comment est-ce qu’on peut répondre à ça ? Parmi les conditions qui font que cette information entraine une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information tout aussi bien que ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié, ils n’étaient pas nombreux. Certains disent sept ou neuf et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient, certains disaient la tête c’est la tête de Jésus mais le corps ce n’est pas son corps, d’autres ont dit Jésus c’est un dieu il ne peut pas être crucifié. Donc eux même n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraine une connaissance certaine qui n’est pas remplie ici, à savoir que la première couche était d’un faible nombre et n’était pas cohérente entre elle. Autre chose qui prouve l’infondé ou le faux de cette information c’est que entre-temps il y a eu une information correcte qui est venue, qui est celle du prophète MouHammad. Le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est soutenu, il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ai eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Le Seigneur des mondes, Dieu, le confirme dans tout ce qu’il dit donc forcément ce qu’il dit est vrai. Il nous a appris que Jésus n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel et qu’il est encore vivant, il va redescendre. Dieu s’Il veut il fait que quelqu’un vive mille ans ou deux mille ans, Dieu c’est Lui qui donne la vie, c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie d’ici. Ici, la personne vieillit, la vie dans le ciel fait que Jésus garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé. Donc le miracle est une preuve de la véracité du prophète c’est ça qui fait que cet homme dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu. Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais il a des choses extraordinaire, ça ne s’appelle pas un miracle, comment cela ? Comment quelqu’un ne se dit pas envoyé de Dieu et il a des choses extraordinaires ? Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple, si c’est un saint et qu’il suit correctement le Prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le prophète qui est suivi. Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophète, ni saint comme Ad-Dajjaal. Al MaciiH Ad-Dajjaal, celui que certains appellent l’antéchrist, c’est un homme qui va venir à la fin des temps qui prétend la divinité. C’est un homme, il est borgne et il aura des choses extraordinaires que Dieu lui accorde pour entrainer les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber, elle va tomber, il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse, il est appelé Al MaciiH Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est-à-dire l’imposteur ou le menteur donc ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des prodiges, ce sont des « istidraaj » c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Cet homme-là, beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui c’est notre maître ^Iça, c’est Jésus qui comme nous l’a annoncé le prophète MouHammad va le tuer à l’entrée d’une ville en Palestine qui s’appelle Al-Loudd et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître MouHammad. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Aachouraa, in shaa Allaah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est que il est bien de jeûner ce jour-là, je n’ai pas eu la certitude que le premier de MouHarram est aujourd’hui ça va être aujourd’hui ou demain. Si le premier jour de MouHarram est aujourd’hui, le jour de ^Aachouraa sera le mardi 11 octobre 2016, si le premier jour de MouHarram c’est demain lundi 3 octobre alors le dixième jour de MouHarram sera le mercredi 12 octobre 2016 donc il est bien de jeûner ce jour-là. Ce n’est pas une obligation de le jeûner, c’est recommander. C’est également recommander de le jeûner avec un jour avant et/ou un jour après pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. Donc de jeûner le neuf et le dix ou le neuf, le dix et le onze ou bien le dix et le onze du mois de MouHarram, c’est un jeune qui est recommandé et qui n’est pas obligatoire. Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûne représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accorder des bienfaits en ce jour-là, c’est ça la signification de ce jeûne comme le prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^Aachouraa et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit c’est parce que ce jour-là Moïse a été sauvé de Pharaon, nous le jeûnons pour remercier Dieu, le prophète a dit :  « Nous nous sommes plus proche que vous de Moïse vous vous êtes écartés de sa croyance et de sa loi alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse (Mouça) ». Il a jeûné ce jour-là et il a ordonné de le jeûner. Pour se distinguer on jeûne le neuf et/ou le onze avec le dix.

Jurer par Allaah

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur juin 7, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Un homme a posé la question à notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) il lui a dit : « Comment je peux renforcer ma foi ? ». La réponse était : La foi se renforce en multipliant les actes d’obéissance et en délaissant les plaisirs interdits. Cela est le début du renforcement de la foi. Et quand la personne persévère sur ce chemin : l’accomplissement des actes d’obéissance et le délaissement des plaisirs interdit, elle va avoir plus de penchant pour accomplir les actes surérogatoire et elle va ainsi atteindre la sainteté. Celui qui persévère sur cela, les actes d’obéissance deviennent pour lui un plaisir. Pour les saints, les actes d’obéissance sont un plaisir. Au début, c’est quelque chose qui va être éprouvant pour l’âme car l’âme a des penchants ; en la forçant à accomplir les actes d’obéissance on la détourne de ses penchants. Au début c’est donc éprouvant. Après, cela devient un plaisir. Il trouve du plaisir dans l’accomplissement de la prière. Il trouve le repos et la sérénité en entrant dans la prière. Il y avait un chaykh en Éthiopie qui est resté debout deux mois. Il est partit à la campagne pour accomplir la prière. Tandis qu’il était en prière, il a complètement perdu la conscience. Il est resté comme un bout de bois, debout, pendant deux mois. Il ne mangeait pas et ne buvait pas. Si quelqu’un venait devant lui pour lui donner à boire, il ne prêtait pas attention. Notre chaykh a dit au moment de son discours : « Cela a eu lieu, il y a cinquante ans. Moi je l’ai vu cet homme et après je ne sais pas s’il est mort ». Au début tu contrains ton âme et ton âme se rebiffe. Elle n’a pas de penchant pour cela. C’est ici qu’est la force : contraindre son âme. Après cela, les actes d’adoration deviennent un plaisir. Dans certains cas, il ressent encore que son âme est contrainte mais dans d’autres cas les actes d’obéissance sont devenus un plaisir. La base le fondement c’est la science de la religion c’est-à-dire la connaissance de la science de la croyance et la connaissance de la science des lois.

Le simple fait de se consacrer aux actes d’adoration ne fait pas parvenir à la sainteté. Tu trouves certains qui te disent : « Moi je jeûne tout le mois de Cha^ban » ou « Moi je termine tout le Qour’an par mois », mais ils n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion. Leur effort ne les fait pas parvenir à la sainteté car Allah n’accorde pas la sainteté à un ignorant. Celui qui se consacre aux actes d’adoration en apparence mais qui se maintient dans l’ignorance, il ne va pas atteindre la sainteté car il n’a pas appris comment s’assurer que sa croyance est correcte, comment s’assurer que ses actes d’adorations sont corrects. Il croit qu’il s’élève en degrés mais sa réalité c’est soit qu’il régresse soit il stagne. Mais il ne s’améliore pas. Il doit apprendre la part indispensable de la science de la religion par transmission orale.

Certains qui sont dans l’erreur, avant d’apprendre la science de la religion, ils se réclament d’un chaykh ou d’une tariqah et pensent que du simple fait d’accomplir beaucoup de prières ils atteindront la sainteté. Certains pensent que Allah va leur accorder une science ladounniyy sans qu’ils n’aient appris le minimum. La science ladounniyy c’est une science qui est au-delà du minimum de la science de la religion. Allah accorde cette science à certains savants qui ont atteint la piété. A certains savants qui ont atteint la piété, Allah accorde une science supplémentaire qui n’est pas acquise par transmission orale. Mais Allah n’accorde pas cette science à quelqu’un d’ignorant. Ces gens-là ne réussiront jamais, ceux qui se consacrent à l’adoration sans science. Comme certains que le Chaykh a mentionné : comme ^Adnan Yaçin et d’autres, innombrables. La cause de leur perte c’est qu’ils n’ont pas appris la part indispensable de la science de la religion, celle qui est obligatoire, le chaytan s’est moqué d’eux et ils ont été perdus sans s’en apercevoir.

Notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue, du degré du sahih, dans le Mousnad de l’imam Ibnou Hibban (que Allah lui fasse miséricorde), il a dit : « Un homme a posé la question : « Ô Messager de Dieu, quelle est la meilleure des œuvres ? », le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ». L’homme a posé la question une seconde fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière », puis l’homme a posé la question une troisième fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ».

Et notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne qui n’est pas coupée, c’est-à-dire qui remonte jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Sachez que la meilleure de vos œuvres (pratique) c’est la prière », rapporté par ‘Ahmad, Ibnou Majah, Ibnou Hibban, AtTabaraniyy et par Al-Bayhaqiyy. »

La prière a des piliers, a des conditions, et elle a une clé. La clé de la prière est un sujet très important qu’il convient de traiter avec beaucoup d’attention. Si la clé n’était pas bonne, tu ne peux pas garantir d’entrer dans l’endroit. Tout comme la clé réelle, physique, si elle n’était pas bonne pour ouvrir la porte, la porte ne s’ouvrira pas. Egalement la clé, au sens figurée, si elle n’était pas bonne elle ne garantit pas l’obtention de récompense pour la prière, elle ne garantit même pas la validité de la prière. Elle ne garantit pas non plus d’être déchargé de la prière. En effet, lorsque le temps de la prière entre puis que la personne n’accomplit pas la prière jusqu’à ce que le temps de la prière sorte, la personne est toujours chargée du rattrapage de cette prière. Si quelqu’un n’a pas fait un jour, une semaine, dix ans de prières, il doit les rattraper. L’Homme, l’humain, quand il est responsable c’est-à-dire il a atteint la puberté et qui est saint d’esprit, il a sa charge d’accomplir l’obligation de la prière. Celui qui accomplit la prière conformément à ce que Dieu a ordonné, il en sera déchargé. Celui qui ne fait pas une prière dans son temps, cette épreuve qu’il a est plus grave que s’il perdait la totalité de sa famille : son père, sa mère, ses enfants meurent. Beaucoup de gens sont dans l’insouciance, alors que le Prophète a beaucoup insisté à accomplir la prière dans son temps. Beaucoup de gens ne font pas attention à cette clé. La clé de la prière c’est la purification. Selon le Jugement de Allah, la purification est très importante. Mais chez selon qui n’ont pas appris, ce n’est pas un sujet important.

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission du degré du sahih également, que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La purification est comme la moitié de la foi », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ». Cette parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) indique la grande importance de la purification.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous fait comprendre que la purification a un jugement éminent selon le Jugement de Dieu. La purification est clé de la prière et la prière c’est la meilleure des œuvres. La meilleure des œuvres après la connaissance de Allah et de Son Messager. Juste après la connaissance de Allah et de Son Messager, il y a la prière. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a indiqué que la purification est la clé de la prière de sorte que celui qui néglige la purification aura négligé la prière. Celui qui néglige l’accomplissement de la prière c’est comme s’il a perdu toute sa religion. C’est très important, faite le rappel aux gens. Ils sont dans une insouciance profonde. Le Messager a beaucoup insisté sur la prière, il ne faut pas négliger cela. Après la croyance en Allah et en Son Messager, il y a la prière dans son temps.

L’auteur explique un peu plus, il dit : « Lorsque nous disons cela qui comporte l’insistance sur la prière, nous visons bien évidemment les prières obligatoires et non les prières surérogatoires ».

Il y a des prières surérogatoires que l’on accomplit avant et après les prières obligatoires, elles sont appelées les rawatib. Celui qui n’a pas accompli de toute sa vie de prière surérogatoire, il ne s’expose pas à un péché à cause de cela. La personne risque le châtiment lorsqu’elle délaisse les prières obligatoires ou une des prières obligatoires. Si quelqu’un n’accomplit pas le woudou’ correctement, sa prière ne lui permettra pas d’atteindre les degrés élevés. Si la purification était correcte, qu’il n’y avait rien de faux dans cette purification, on espère que la prière de cette personne soit complète. Ce n’est pas tous ceux qui font la prière qui ont la même récompense. Si quelqu’un fait la prière de As-Soubh, il aura une récompense multipliée jusqu’à 1OO OOO, comme s’il avait accompli 100 000 prières et non une seule. Et un autre fait la prière mais il n’a pas autre que 10 fois. Tout cela dans le cas où la purification et la prière sont valables. Quant à celui qui n’a pas eu une bonne purification, qui n’est pas valable dans la Loi, sa prière ne sera pas valide. Il en est de même si quelqu’un a fait correctement sa purification et il a diminué le nombre de rak^ah ou il n’a pas accompli la prière correctement ou il a annulé sa prière ; il n’aura pas de récompense pour cette prière. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le grand nombre de prières de sorte que la personne accomplit en apparence les cinq prières obligatoires et quotidiennes puis elle prit en apparence une demi-heure de prières surérogatoires la nuit ; ce n’est pas cela qui compte. Il y a un groupe de femme qui s’appelle As-Sahariyyat qui déforme la Loi de l’Islam. Selon l’apparence on dirait des saintes mais leur réalité c’est qu’elles sont déviées dans la croyance et dans la pratique. L’une d’entre elle dit : « Si ma main bouge c’est parce que Allah est dedans ». Certaines de leurs chefs leur disaient : « Ne vous mariez pas. Nous, nous sommes mariées à Dieu » et après avoir dit cela elle a prétendu se marier. Il faut faire attention à ces gens.

Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est la meilleure des créatures et Allah ne l’a pas déchargé de la prière. La prière était obligatoire pour lui et il l’a faite. Il ne faut pas négliger la prière.

Il y a un saint du nom de ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy, lorsqu’il se trouvait en prière le chaytan est venu à lui sous l’apparence d’une lumière. Le chaytan a prétendu être Dieu, il a dit à ce saint : « Ô mon esclave ^Abdal-Qadir, je te décharge de la prière ». ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy a continué la prière, il a su que c’était le chaytan car il savait que Allah n’est pas une lumière. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Mais aussi parce que Allah n’a pas déchargé le meilleur de Ses esclaves, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de l’accomplissement de la prière.

Dans un conseil, notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « On ne glorifie pas les prophètes comme on glorifie Dieu ». Il n’est pas permis de glorifier quelqu’un tout comme on glorifie Allah. Allah est le Seul qui mérite d’être adoré. Il n’est pas permis de se faire humble à l’extrême pour autre que Lui. Il n’est pas permis d’adorer une des créatures, ni ange ni prophète. On n’adore pas les anges, on n’adore pas les prophètes. Mais on glorifie les prophètes moins que l’on glorifie Dieu, c’est-à-dire on leur accorde une glorification dans notre cœur moindre que ce qui est dut à Dieu. Les prophètes et les anges ont les glorifie à un degré qui leur convient et à la limite qu’il nous est permis de les glorifie, pas plus. C’est pour cela que celui qui jure par autre que Dieu en le glorifiant tout comme il glorifie Dieu, il devient mécréant. Mais celui qui jure par autre que Dieu sans glorifier ce par quoi il jure comme il glorifie Dieu, il ne devient pas mécréant. Néanmoins, jurer par autre que Dieu est déconseillé dans l’absolu. Il est déconseillé de jurer par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le déconseillé celui qui le fait ne mérite pas de châtiment mais s’il le délaisse parce que c’est déconseillé, il a une récompense. Il est déconseillé de jurer par Jibril, par ‘Israfil, par Mikail et par un autre ange. Jurer par la Ka^bah est déconseillé. Certains jurent par la Ka^bah et ceci est déconseillé. Le musulman qui jure par la Ka^bah, il ne la glorifie pas comme il glorifie Allah. Pour eux, jurer par la Ka^bah c’est déconseillé ; donc délaisser cela vaut mieux. Par contre, si quelqu’un jure par le Qour’an comme en disant : « Par le Qour’an» ou « Sur le Qour’an » si lui il a visé la Parole propre à l’Être de Allah, Son Attribut ; ceci n’est pas déconseillé. Il jure par l’Attribut de Allah et non pas par le livre. Ici le mot Qour’an signifie l’Attribut de la Parole de Dieu. C’est autorisé et ce sur quoi il a juré il doit le tenir. S’il dit : « Par le Qour’an, je ferai telle chose », il ne doit pas manquer à ce qu’il a promis de faire. Certains disent : « Par la vie du Qour’an », ces paroles-là n’ont aucun poids. Ce n’est pas valable. Jurer par le Qour’an ceci est autorisé, mais s’il dit : « Par la vie du Qour’an » ce n’est pas valable. S’il jure par l’Attribut de la Parole de Dieu le Qour’an c’est autorisé, et s’il jure par le livre du Qour’an c’est déconseillé, et s’il jure en disant : « Par la vie du Qour’an » c’est une parole qui n’a pas de sens c’est une parole fausse. On ne dit pas du Qour’an qu’il est vivant ou qu’il est mort. C’est Allah qui a pour attribut une vie qui est éternelle, qui n’a ni début ni fin, qui n’est ni de chair, ni d’âme, ni de sang. Il est permis de jurer par la Vie de Allah, comme en disant : « Par la Vie de Allah ». Ce qui est interdit c’est de dire : « Par la vie du Qour’an », ce sont des paroles qui n’a pas de sens. L’Attribut de la Parole de Dieu c’est un attribut, ce n’est pas un être vivant. Ceux qui disent cette parole : « Par la vie du Qour’an », ils prétendent que le Qour’an a une vie, une générosité ; et ceci sont des paroles défendues. Si quelqu’un jure par la vie du Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il n’a pas d’expiation à faire car sa parole lorsqu’il a juré n’avait pas de sens. Mais si quelqu’un a juré par le Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il doit une expiation. De même s’il jure par Allah ou par un de Ses attributs, le fait qu’il ait juré est valable et s’il ne tient pas sa parole, l’expiation est un devoir pour lui. Néanmoins, il n’y a pas de péché dans le fait de ne pas avoir tenu sa parole. Si quelqu’un dit : « Par Allah, je ne parle plus à cette personne » puis il va lui parler, il doit l’expiation.

Celui qui a juré par une expression qui est valable, puis il ne tient pas sa parole, il doit l’expiation. L’expiation consiste en l’une de ces trois choses :

  1. Soit il affranchit un esclave
  2. Soit il donne à manger à dix pauvres
  3. Soit il donne à se vêtir à dix pauvres

S’il ne peut aucun des trois il va jeûner trois jours, successifs (les uns à la suite des autres) ou non successifs.

Si quelqu’un a déformé le Nom de Allah, il a dit : « walla » c’est comme s’il n’a pas juré, cela ne compte pas. De sorte que s’il ne tient pas sa parole, il ne doit pas d’expiation car il n’a pas juré correctement. Le fait de juré n’est pas confirmé pour lui mais ce qu’il a fait est interdit car il a déformé le Nom de Allah. Il tombe dans le péché. Déformé le Nom de Allah est un péché. Si quelqu’un s’appelle ^Abdou l-Lah, on ne dit pas : « ^Abda l-La ». Celui qui délaisse le « ه » (h) tombe dans un péché et il n’a pas de récompense du tout. Sa manière de prononcer n’est pas une évocation de Dieu, même s’il avait l’intention dans son cœur d’évoquer Dieu car il n’a pas cité Dieu par Son Nom. Beaucoup de gens gaspillent leur souffle, au lieu d’évoquer Dieu ils déforment la prononciation.

Dans certaines écoles, c’est déconseillé de jurer par autre que Allah (comme celui qui jure par la Ka^bah, par le Prophète ou par le trône) ; et dans d’autres écoles c’est interdit. Les savants divergent à ce sujet.

 

Femmes, faites des aumônes

Posted in cours général,Exhortation,Hadith,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur février 8, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : «  Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :

 

« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : «  Takfourna « . Elles ont dit : «  Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : «  Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : «  Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.

 

Un des compagnons du Prophète a dit : «  Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : «  Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis «  je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.

 

Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : «  Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.

 

Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : «  Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .

 

Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy qui signifie : «  Maudire un musulman c’est comme le tuer « .

 

Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi «  son péché est grand selon le Jugement de Dieu.

 

Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.

 

Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : «  Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : «  Takfourna ».

 

Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.

 

Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : «  Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : «  Ma cha‘al-Lah «  mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.

 

Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est

Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah

(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)

fils de ^Abdou l-Mouttalib

( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)

fils de Hachim

fils de ^Abdou Manaf.

 

^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel  parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : «  Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : «  ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.

 

Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.

 

Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.

 

Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?

 

Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.

 

Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.

 

Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.

 

Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : «  Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : «  C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.

 

Notre Chaykh a dit : «  C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.

 

Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : «  Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.

 

Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : «  Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : «  Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.

La louange est à Allah le Seigneur des mondes.

L’innovation (bid3ah) et le mawlid

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :

 

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

 

C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.

 

Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.

 

Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.

 

Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.

 

An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.

 

Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.

 

Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.

 

Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.

 

Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.

 

Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.

 

Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.

 

La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.

 

Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Addouha est une nouveauté.

 

^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Addouha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Addouha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.

 

Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Addouha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.

 

Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.

 

Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”

Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :

 

“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”

 

Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.

 

Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.

 

Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.

 

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :

“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.

 

Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.

 

Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.

 

Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.

 

Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
 » Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.

 

Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati ssalat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.

Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.

 

Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.

Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !

L’émigration du Prophète

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 20, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) qu’il a dit : Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a recu la révélation alors qu’il avait quarante ans, il est resté ensuite treize années à La Mecque, il recevait la révélation, puis il a reçu l’ordre d’émigrer à Médine et il est resté dix ans à Médine après quoi il est décédé à l’âge de soixante trois années. Fin de citation.

 

Son émigration, ^alayhi s-salam, son voyage qu’il a fait de la Mecque à Médine, c’eatot le mois de Rabi^ou l-‘awwal de la treizième année depuis le début de la révélation. Et c’était un lundi tout comme l’a rapporté l’imam Ahmad d’après Ibnou ^Abbas. Ainsi l’imam Ahmad rapporte d’après Ibnou ^Abbas que les agrée lui et son père, qu’il a dit : le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est né un lundi, il a reçu la révélation un lundi, il est mort un lundi, il a quitté la Mecque pour émigrer à Médine un lundi, il est arrivé à Médine un lundi et il a placé la pierre noire dans la Mecque, dans la Ka^bah, un lundi.

 

La raison de son émigration ^alayhi ssalatou wa sallam c’est que lorsque la tribu de Qouraych a constaté que tous ceux qui étaient musulmans partaient à Médine en enmenant leurs femmes et leurs enfants, ils ont eu peur que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam à son tour ne parte. Ils ont su que les musulmans ont dorénavant une force et une base. Ils se sont réunis pour se concerter à son sujet dans une maison qui s’appelle Darou n-nadwa. Et Iblis était présent avec eux et il était sous l’apparence d’un vieil homme de la région du Najd. Et chacun donnait un avis et Iblis disait :  » Non ce n’est pas la meilleure chose « . Iblis a attendu jusqu’à ce que Abôu Jahal qui était un des oncles du Prophète et qui était celui qui avait le plus d’animosité contre le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam. Il a dit :  » Nous allons prendre de chaque clan (de la tribu de Qouraych) un jeune homme et nous lui donnons une épée et ils vont tous attaquer le Prophète et ils le tuent comme si c’était un seul homme qui le tue en même temps et comme cela de ^Abdou manaf (c’est le clan du Prophète) ne vont pas vouloir venger le Prophète parce que ils auront à venger tous les autres clans et donc ils accepteront le prix du sang « . Et Iblis leur a dit :  » Ah oui cela c’est un bon avis « . Ils se sont donc quitté en ayant adopté cet avis. Et notre maître Jibril ^alayhi s-salam a alors avertit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que son peuple avait comploté contre lui. Le Prophète n’a pas passé la nuit dans l’endroit où il dormait habituellement. Et les jeunes hommes étaient juste devant la porte de la maison du Prophète, en train de surveiller pour qu’il dorme et ils soteront alors sur lui. C’est alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a dit à notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée :

 

 » Dors à ma place et couvre toi avec ma couverture à moi et rien de mal ne t’arriveras « .

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a prit une poignée de terre et il est sortie pour affronter tous ces gens-là et Allah a fait qu’ils ne le voient pas. Il récitait sourat Yasin, le début de sourat Yasin et il mettait de la terre sur leur tête, à tous. Ils étaient tous endormis et il récitait sourat Yasin jusqu’à la parole de Allah qui signifie :

 

 » Nous les avons voilé et ils ne voient pas « .

 

Et ces premières parties de sourat Yasin comportent un secret quand quelqu’un veut affronter des gens ou des ennemis, il peut réciter ceux-là et par la barakah de ce verset il est protégé. Puis il est partit. Quelqu’un. Est venu et leur a dit :  » Mais Mouhammad est partit et chacun d’entre vous a de la terre sur la tête « . Chacun a trouvé qu’il y avait bien de la terre sur la tête. Puis ils se sont mis à vérifier si le Prophète était partit. Et ils voyaient qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur recouvert avec le drap du Prophète. Ils ont dit :  » Non, non il n’est pas partit. Il est à l’intérieur, il dors « . Ils sont restés ainsi jusqu’au matin, jusqu’à ce que ^Aliyy est sorti du lit.

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’ que le Messager de Allah pour commencer son émigration. Il était en compagnie de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et Abou Bakr tantôt il marchait devant le Prophète et tantôt il était derrière lui, et parfois il marchait à sa droite et parfois il marchait à sa gauche. Alors le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :

 

 » Pourquoi tu fais comme cela Abou Bakr ? Ce n’est pas de ton habitude de faire comme cela « .

 

C’est alors Abou Bakr lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, quand je me rappelle les gens qui essayent de nous tendre un piège je marche devant toi, quand je me rappelle les gens qui sont à notre poursuite je marche derrière toi et parfois je marche à ta droite, parfois je marche à ta gauche ; je crains pour toi « .

 

Et quand ils sont arrivé devant l’entrée de la grotte, Abou Bakr a dit au Prophète :  » Par Celui Qui t’a envoyé avec la religion de vérité, je ne voudrais pas que tu ne rentres avant que je ne rentre, comme cela s’il y a un animal nuisible il me nuit à moi plutôt qu’à toi « . Il est entré et il n’a rien vu. Mais il y avait une fissure dans la grotte et dans cette fissure il y avait des serpents et des vipères, c’est alors que Abou Bakr a mis son pied dedans pour qu’ils ne sortent pas et ne nuisent pas au Messager et c’est alors qu’ils étaient en train de le mordre. Et ces larmes ont alors coulé. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait à notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée) :  » Allah nous donnera la victoire « .

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’, que la nuit où notre maître Mouhammad est entré avec Abou Bakr dans la grotte, Allah a ordonné à un arbre de pousser juste devant la grotte, ce qui a caché le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a ordonné à une araignée de tisser sa toile sur l’entrée de la grotte et Il a ordonné à deux pigeons de se poser juste à l’entrée de la grotte.

 

Les jeunes gens de Qouraych étaient venu comme c’était le complot de Qouraych, de chaque clan il y avait un homme. Ils étaient venu avec leurs bâtons et leurs épées. Quand ils étaient tout proche, l’un d’entre eux a été voir ce qu’il y avait à l’intérieur de la grotte. Il a vu qu’il y avait deux pigeons qui étaient juste à l’entrée de la grotte. Il est revenu auprès de ses compagnons. Ils lui dit :  » Pourquoi tu n’as pas regardé ce qu’il y avait juste à l’entrée de la grotte ? « . Il a dit :  » J’ai vu qu’il y avait deux pigeons juste à l’entrée de la grotte donc j’ai su qu’il y avait personne à l’intérieur « .

 

Donc ce n’est pas parce que l’araignée a tissé sa toile à l’entrée de la grotte où le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il serait interdit de tuer les araignées. Si les araignées ce sont des animaux nuisibles, il y a du poison dans l’araignée donc il est permis de la tuer.

 

L’imam Ahmad a rapporté de ^Abdou r-Razzaq, d’après ^Outhman Al-Djazariyy, d’après l’esclave de Ibnou ^Abbas que Ibnou ^Abbas lui a appris à propos de la parole de Allah dans sourat Al-‘Anfal verset numéro 30 que Qouraych s’était concerté de nuit à la Mecque. Certains ont dit :  » Au matin, sautez sur le Prophète et attachez-le, ligotez-le.  » D’autres ont dit :  » Tuez-le plutôt « . Et d’autres ont dit :  » Chassez-le de la Mecque « . Allah a fait savoir à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le complot de son peuple contre lui. ^Aliyy s’est endormi cette nuit-là dans le lit du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et le Prophète est partit à la grotte. Et les associateurs étaient juste devant la maison du Prophète, ils voyaient ^Aliyy sous les draps et ils croyaient que c’était le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils sont entré de force et quand ils ont vu que c’était ^Aliyy, ils ont été déçus. Ils lui ont dit :  » Où est ton compagnon ? « . ^Aliyy a dit :  » Je ne sais pas « . Ils ont suivi la trace du Prophète. Quand ils sont arrivés au niveau de la montagne ils ont perdu la trace, parce que autant sur la terre c’est facile de suivre la trace, dans la montagne c’était moins évident. Ils ont escaladé la montagne, ils sont passé devant la grotte. Ils ont vu sur l’entrée de la grotte la toile d’araignée. Ils ont dit que si quelqu’un était rentrée à l’intérieur il n’y aurait pas eu la toile d’araignée sur la porte. Il est resté trois nuits dans la grotte. Trois nuits après le Messager, il est resté trois nuits dans la grotte que l’on appelle Ghar thawr, c’est une grotte qui est connue jusqu’à maintenant on peut la visiter. Ils sont resté trois nuits dans la grotte puis ils sont partis puis avec notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Abou Bakr, il y avait ^Ammar Ibnou foughayrah à leur service et ils ont loué les services d’un guide qui pourrait leur indiquer le chemin. Ils ont pris plutôt le chemin qui longeait la cote plutôt que de prendre le chemin habituel de la Mecque pour aller à Médine. Ils ont suivi la cote et Allah a fait que leur ennemi a été détourné, son attention à été détourné pour qu’il ne suive pas ce chemin par la cote. Mais il y avait un homme pour suivre les gens à la trace, qui s’appelle Souraqqah fils de Malik fils de Jouchoun Al-Moudlijiyy. On lui a dit qu’il y avait des points noirs, des gens avaient vu des points noirs au niveau de la cote. Il a pris son cheval. Il est partit à la recherche de ce dont on l’avait informé mais en cachette par rapport à son peuple. Il voulait le tuer le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et gagner la récompense à lui tout seul, c’est pour cela qu’il n’a pas averti son peuple. Il voulait prendre la récompense à lui seul. Comme vous le savez tuer un Prophète ou vouloir le tuer c’est une mécréance car cela revient à émettre une objection contre Dieu. Et lui cet homme était mécréant à cette époque-là. Mais il ne pouvait rien faire car Allah préserve Son Prophète.

 

Il a été très rapide jusqu’à les rattraper. Abou Bakr regardait souvent derrière pour voir s’il était proche ou pas. Alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) récitait le qour’an et il ne se retournait pas. Quand il était très très proche d’eux, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit une invocation.

 

Il a dit : Allahoumma kfinahou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire : Ô Allah, préserve nous de lui comme Tu veux et par la cause que Tu veux.

 

Ici il y a kfina parce que c’est pour deux personne ou plus. Si c’est une personne elle dit kfini. Et le hou à la suite c’est pour dire que c’est un homme. Si c’est pour plusieurs houm, si c’est pour une femme ha. Si c’est pour deux personnes houma. Si tu veux réciter cette invocation pour être préservé

 

Contre un homme : Allahoumma kfinihou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre une femme : Allahoumma kfiniha kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre plusieurs personnes : Allahoumma kfinihoum kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire que on demande à Allah de nous préserver contre cet homme par la cause que Allah veut.

 

Et il a faut une invocation contre lui, c’est alors que les pieds de son cheval ce sont enfoncé dans la terre jusqu’au ventre. C’est alors que Souraqah a compris que ce n’était pas habituel. C’est une terre qui n’est pas des sables mouvants, c’est une terre rocailleuse. Il l’a appelé pour qu’il lui donne une garantie de sécurité, c’est-à-dire il n’allait pas lui faire du mal. Il lui a donné l’engagement qu’il n’allait pas le rattraper mais il demandait au Prophète de les sauver de cette situation et qu’il n’allait pas leur montrer le chemin que le Prophète avait suivi. Le Prophète a fait une invocation en sa faveur et le cheval est ressortit. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est arrêté et il a attendu que Souraqah viennent et il lui a ce que son peuple voulait lui faire, c’est-à-dire que son peuple voulait le tuer. Ils ont promis une récompense, ils ont mis sa tête à prix. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit :

 

 » Dissimule le chemin que nous avons pris.  »

 

Les arabes tiennent leur parole, même ceux qui étaient associateurs. Du fait qu’il l’a sauvé de l’épreuve dans laquelle il s’est retrouvé, il tenait sa parole même s’il était pas encore musulman à cette époque-là. Pourquoi je dis  » encore « , c’est que l’on va voir que cet homme allait devenir musulman par la suite. Et lorsqu’il est revenu sur ses pas Souraqah a vu que les gens allaient suivre ce chemin-là. Il leur a dit :  » C’est bon j’ai vérifié cette partie-là, cherchez ailleurs « .

 

Souraqah disait, lorsqu’il relatait cet événement par la suite :  » Quand je suis partis de chez moi, j’étais de ceux qui étaient le plus motivé pour les rattraper et quand je les ait quitté j’étais le plus motivé pour que personne ne les rattrape.  »

 

Et Souraqah disait par la suite de la poésie dans laquelle il s’adressait à Abou Jahl. Il lui disait :

 

 » Ô Abou Hakam, si tu étais témoin concernant ce qui est arrivé à mon cheval quand ses pieds se sont enfoncé dans le sol, tu auras su et tu n’auras point douté que Mouhammad est un Messager et qui a des preuves. Qui peut lui tenir tête ? Alors, empêche les gens de lui nuire car je suis sûr qu’un jour ce à quoi il appelle aura le dessus et que tous les gens dans leur totalité vont souhaiter être avec lui.  »

 

Il a été dit que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait écrire pour Souraqah un écrit sur des os ou sur de la peau et qui était une garantie de sécurité, c’est-à-dire à chaque fois que Souraqah quelqu’un voulait lui nuire il lui montrait ce que le Prophète lui avait fait écrire, par reconnaissance

 

Et vous savez que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne savait ni lire ni écrire. Et cela c’est un miracle pour lui. Toute cette science, toutes ces connaissances, les hadiths, le qour’an, tout cela il l’a transmis un livre ancien, sans avoir rencontré des gens, sans avoir étudié auprès de gens, et cela c’est un grand miracle pour lui (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).Et l’un d’entre nous combien de temps il passe à lire des livres et des livres, et il n’arrivera pas à un pourcentage infime des connaissances que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné et des bon s caractères auxquels il avait appelé, la croyance de vérité qui consiste à reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu.

 

Il a été rapporté donc que cet écrit, sans que ce soit lui qui l’ait écrit mais il a ordonné à quelqu’un de lui écrire. Le jour de la conquête de la Mecque, Souraqah l’avait montré au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et ceci est sans aucun doute un grand bienfait que le Prophète avait fait pour Souraqah.

 

Il s’est manifesté pour l Souraqah un des miracles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), un des signes de sa prophétie ; puisque le Prophète a dit à Souraqah alors qu’il n’était pas encore musulman. Il lui a dit :  » Tu verras Souraqah, un jour tu vas porter les bracelets de Chosroes « . Chosroes qui était le roi de Perse. Et effectivement plus tard, lors du califat de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, Souraqah était devenu musulman entre temps et il est allé dans l’armée des musulmans lorsqu’elle est partie à la conquête de la Perse. Et parmi le butin qu’ils ont eu, il y avait les bracelets de Chosroès et c’était la part qui revenait à Souraqah. Le Prophète lui avait dit bien avant de mourir et cela c’est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par la suite, sur leur chemin ils sont passé par la tente d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad. Elle avait planté sa tente dans le désert. Cette femme est surnommée Oummou Ma^bad, la mère de Ma^bad, mais elle s’appelait ^Atikah. Son prénom c’est ^Atikah, ^Atikah fille de Khalid Al-Khouza^iyy. Elle était sur leur chemin, elle était à l’intérieur de sa tente et elle proposait de l’eau et du lait aux gens et aux voyageurs. C’était sa tâche et elle gagnait sa vie ainsi. Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu qu’elle avait une brebis. Il lui a dit :  » Qu’est-ce que c’est ? « , elle lui a dit :  » C’est une brebis mais qui est tellement faible que elle n’a pas de force pour sortir paître avec le troupeau.  » le Messager lui a dit ce qui signifie :  » Est-ce qu’elle a du lait ?  » elle a dit :  » Elle est plus faible que de donner du lait « . Le Messager a passé sa main honorée sur le dos de la brebis, puis sur les mamelles de la brebis, il a évoqué le Nom de Dieu et il a fait des invocations. Et il a pu traire suffisamment de lait pour qu’ils puissent boire jusqu’à satiété. Puis il a trait un deuxième récipient et il a laissé le récipient de lait plein chez cette femme. Et il est partit après avoir pris l’engagement d’elle qu’elle soit musulmane et la barakah est restée chez cette femme. Ceci est sans aucun doute quelque chose qui sort de l’ordinaire parce que une brebis qui est famélique elle ne va pas pouvoir donner du lait suffisamment pour plusieurs personnes. Ceci est une preuve que c’est Allah qui crée toute chose, ce n’est pas la brebis qui crée le lait. Et Allah a voulu que d’une brebis qui est très faible sorte du lait en grande quantité et ceci pour soutenir et confirmer le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Il y a une autre version pour ce même événement, c’est que lorsque le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit de la Mecque pour faire l’émigration à Médine en compagnie de Abou Bakr et du serviteur de Abou Bakr qui était ^Ammar Ibnou Foughayrah, et leur guide ^Abdoiu l-Lah Ibnou ^Ourayqit, ils sont passé auprès de la tombe d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyy qui était une femme qui donnait à boire et à manger. Ils lui ont dit si elle avait de la viande et des dattes pour les acheter. Ils n’ont rien trouvé chez elle. Et comme ils étaient fatigués et affamés. Ils ont vu qu’il y avait une brebis à l’intérieur de la tente. Le Messager lui a dit :  » Ô Oummou Ma^bad, est-ce que cette brebis a du lait ?  » elle lui a dit :  » C’est une brebis qui est très faible, elle n’a pas « . Il lui a demandé :  » Est-ce que tu m’autorise que je trait cette brebis ? « , elle a lui a dit :  » Oui si tu peux tirer du lait « , c’est alors que le Prophète a passé sa main honorée sur les mamelles de cette brebis, il a évoqué le Nom de Allah, il a fait des invocations pour que Allah fasse qu’il y ait de la barakah dans cette brebis et elle a eu des poussée de lait et il a pu la traire. Il a demandé un recipient, il a trait, puis il a donné à Oummou Ma^bad qui a pu boire puis il a donné à ses compagnons puis c’est lui qui a bu en dernier. Puis il remplit à nouveau le récipient de lait et il l’a laissé et il a pris d’elle le pacte d’allégeance sur l’islam et ils sont partit ils l’ont laissée. Puis lorsque son mari est venu, il s’appelait Fils de Al-Jawn. Il avait un troupeau de moutons qui étaient très faibles. Quand il a vu le récipient de lait, il était très étonné. Il a dit :  » Comment tu as ce lait alors que il n’y a pas de brebis qui donne de lait dans la maison ? « , elle a dit :  » Il y a un homme béni qui est passé par là et c’est grâce à lui que nous avons ce lait « , il lui a dit :  » Décris le moi « .

 

Et là, Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyyah a décrit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’une manière très éloquente et très précise et c’est cette description qui est restée transmise de générations en générations comme étant la description du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont des mots qui sont tre précis, très jolis en arabe mais très fins.

 

Elle a dit :  » Sa beauté saute aux yeux. Son visage est extrêmement beau. Il a un très bel aspect. Il n’a pas le ventre qui est gros et qui tombe. Et il n’a pas une tête qui est petite. Sa beauté saute aux yeux, la beauté générale et la beauté de chaque partie de son visage. Ses yeux sont un iris très noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Se cils sont longs et recourbés. Sa voix n’est pas stridente mais elle est posée. Et son cou est brillant. Sa barbe elle est très épaisse. Il a le bout de ses paupières comme s’il y avait du kouhoul dessus sans qu’il n’y en ait. Ses sourcils sont long et fins et arqués. Ses cheveux sont très noirs. Quand il est silencieux il inspire le respect et quand il parle toute sa beauté se manifeste. Il est très beau de loin et très beau de près. Ses paroles sont éloquentes. Il parle de manière concises sans que ce soit peu de mots de sorte à considérer que ce n’est pas intéressant ni beaucoup de mots de sorte à ce que cela devienne inutile. Ses paroles sont comme des perles d’un copier. Il est de taille intermédiaire, il n’est pas très petit ni très grand. Il est comme entre deux branches (c’est-à-dire que elle fait référence à ses compagnons). Il est celui des trois qui a le plus bel aspect. Il a des compagnons qui l’entourent. Lorsqu’il parle, ils écoutent ce qu’il dit. Lorsqu’il donne un ordre, ils s’empressent à l’exécuter. Il est bien entouré, toujours des gens à son service. Il n’est pas de couleur terne et il n’est pas de ceux qui disent des paroles inutiles.  »

 

Abou Ma^bad a alors dit :  » C’est sans aucun doute celui que Qouraych est en train de rechercher et j’ai voulu lui tenir compagnie. Si je pouvais le faire, je serais son compagnon « .

 

À la Mecque, ils ont entendu une voix qui leur annonçait ce qui c’était produit chez Oummou Ma^bad et comment le Prophète s’était arrêté chez elle et que il a pu extraire du lait d’une brebis qui était complètement faible.

 

‘Asma a dit :  » Quand nous avons entendu cette voix à la Mecque nous avons su quelle était la destination du Prophète et qu’il s’y dirigeait vers Médine « .

 

Lorsque le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est arrivé à Médine, ^Outban Ibnou Malik est venu avec des gens du clan de Bani s-salim. C’était des gens de Médine. Ils ont pris la bride de la chamelle du Prophète et ils lui ont dit :  » Viens habiter chez nous, nous sommes nombreux, nous avons beaucoup de réserves, nous allons te défendre « . Mais le Prophète a dit :  » Laissez la chamelle poursuivre son chemin, Dieu lui a ordonné de marcher jusqu’à s’arrêter dans l’endroit où sera ma mosquée « . Ils ont laissé les premiers donc la famille de Banou s-salim ont laissé la chamelle et elle est passé auprès de la famille de Banou sa^idah et Abou ^Oubadah est venu en la compagnie de d’autres hommes et il a demandé la même chose au Prophète, de venir s’installer chez eux. Mais le Prophète leur a répondu la même chose qu’aux premiers. Elle a poursuivi son chemin jusqu’à arriver près de la résidence de bani l-Harif, et c’était Sa^ad Ibnou Rawif et ^Abdou l-Lah qui ont voulu faire la même chose, ils ont proposé la même chose que le Prophète s’installe chez eux mais le Prophète à répondu de la même manière. Et quand la chamelle a poursuivi son chemin jusqu’à passer auprès d’une résidence d’un des oncles paternels du Prophète et Ibnou Qays est venu et a proposé la même chose, mais le Prophète a répondu la même chose c’est-à-dire laissez la chamelle poursuivre son chemin. Quand elle est arrivé près de la résidence de Bani Malik Ibni Najar, la chamelle s’est accroupie c’est-à-dire Allah lui a ordonné de s’accroupir dans l’endroit qui allait être la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). À ce moment cet endroit appartenait à deux jeunes gens qui étaient orphelins de Banou Malik Ibni Najar qui étaient sous la tutelle d’un homme. Quand la chamelle s’est accroupit, le Prophète n’est pas descendu, il est resté. Elle est resté un peu puis elle s’est relevée, elle a marché un peu sans aller trop loin et le Prophète lui avait lâché les brides comme cela elle pouvait aller où elle voulait. Puis elle a fait demi-tour, elle s’est accroupie au même emplacement, le premier. Elle s’est relâchée et elle a posé son cou sur le sol. Le Prophète est alors descendu et c’était en plein milieu de la journée. C’est alors que Abou ‘Ayyoub, Khalid Ibnou Zayd qui fait partit de Banou Najar a pris les bagages du Prophète Bani Malik Ibni Najar, il a fait rentrer la chamelle chez lui et il l’a invité chez lui parce que Khalid Ibnou Zayd fait partie de oncles maternes de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib le grand père du Prophète. C’est pour cela que l’on dit l’oncle maternel. Quand les gens ont invité le Prophète chez eux, il a dit :  » Je vais là où sont mes bagages « .

 

Et il y avait des jeunes filles qui étaient très contentes que le Prophète soit dans leur grande résidence, parce que chaque clan occupait un quartier, il était dans leur quartier. Elles disaient :  » Nous sommes des filles de Bani Najar (Bani Najar la famille de Abou ‘Ayyoub Al-Ansariyy et ce sont la famille des oncles maternels de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib, le grand père du Prophète), nous sommes heureuses que Mouhammad soit notre voisin « . Elle disait cela en chantant avec des douffs. C’est alors que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à elles. Il leur a dit :  » Est-ce que vous m’aimez ? « , elles ont dit :  » Oui bien sûr, par Allah nous t’aimons  » et il répondu :  » Et moi aussi je vous aime  » il a répété cela trois fois.

 

Et zayd Ibnou Thabit a dit :  » et le premier cadeau qui a été fait au Prophète à ce moment-là c’était un grand récipient dans lequel il y avait du beurre rance et du lait et je lui ait dit c’est ma mère qui te l’a envoyé « , et le Prophète lui a dit ce qui signifie :  » Que Allah te donne des bénédictions « . Et il a invité ses compagnons et ils ont mangé et chaque jour ramenaient de la nourriture pour l’offrir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a résidé ainsi chez Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy jusqu’à ce qu’il a fait construire sa mosquée qui était large. Qui était grande, après avoir acheté le terrain des héritiers. Mou^adh Ibnou ^Afra lui a dit :  » Ils appartiennent à Sahal et Souhayl deux garçons qui sont les fils de ^Ammar ce sont des orphelins et c’est moi qui suit en charge d’eux.  » Le Messager a proposé de l’acheter de chez eux mais ils lui ont dit :  » Nous voulons te l’offrir « , il refusé jusqu’à l’acheter pour dix dinars. Il a ordonné à Abou Bakr de leur donner cet argent. Il a ordonné que l’on coupe les arbres et les palmiers. Et il a ordonné que l’on fabrique des briques de terre pour construire les murs. Il y avait des tombes de Al-jahiliyyah là-bas, les os ont été déplacés et la terre a été aplatie et ils ont fondé la mosquée. Sa longueur en direction de la Qiblah est de cent coudées. Une coudée c’est un peu moins qu’un demi mètre. Et sur les deux côtés la même chose, c’est-à-dire qu’il était de forme carré. Et il a été dit qu’il était moins que cent coudées. Les fondations étaient environ de trois coudées en pierres. Puis ils l’ont construite avec des brique de terre cuite. Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) déplaçait avec eux les pierres. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait :

 

 » Ô Allah la vie réelle dans laquelle il y a une félicité c’est la vie de l’au-delà. « , et cela c’est une invocation qui convient de dire quand on voit quelque chose qui nous plaît ou qui nous déplaît.

 

On dit : Allâhoumma la ^aycha ‘illa ^aychou l-‘akhirah.

 

Et il disait :  » Ô Allah accorde le Pardon aux Ansar (partisans) et aux mouhajiroun (émigrants) « .

 

Enfin, une information utile pour guérir des maladies difficiles, par la Volonté de Dieu.

 

Une première méthode.

Réciter la basmalah (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) 1000 fois.

 

Une deuxième méthode.

Réciter le verset 58 de sourat An-Najm (Layça laha min douni l-Lahi kachifah) 1000 fois.

 

Pour les deux méthodes :

On place de l’eau dans trois récipients.

Souffler après les mille fois sur l’eau des trois récipients.

Boire un peu des trois récipients.

Se laver avec le reste.

Ce verset a été expérimentée pour des maladies difficiles et il y a eu la guérison et même certains médecin n’ont pas pu croire le résultat.

Premières femmes

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 21, 2015
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بسم الله الرحمن الرحيم

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Incha‘ Allah, nous allons voir quelques exemples de femmes, par le passé, qui étaient à chaque fois les premières dans ce qu’elles avaient comme situation ou ce qu’elles avaient fait.

La première des femmes qui a cru au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui l’a suivi est Khadijah fille de Khouwaylid. C’était une femme qui était ferme, qui était très intelligente, qui était honorable. Dans la jahiliyyah, c’est-à-dire avant la mission de prophète de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle était surnommée at-Tahirah, c’est-à-dire la pure. Khadijah était la première femme que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée et c’était également la première femme qui a cru en lui,qui l’avait suivi sur l’Islam. Elle avait donné plusieurs enfants au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). D’abord, Al-Qacim d’où le surnom du Prophète Abou l-Qacim, le père de Qacim. C’était le premier enfant que Khadijah lui avait donné et qui était mort enfant. Puis, elle lui a donné Zaynab, puis Oummou Kalthoum, puis Fatimah et enfin Rouqayyah. Puis ^Abdoul-Lah, un autre garçon qui était mort jeune également.

Pour ce qui est de la première femme qui est entrée en Islam après Khadijah (que Allah l’agrée), c’était la mère de Al-FaDl qui s’appelle Loubabah, la fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Loubabah était la soeur de Maymounah qui était l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète avait épousé la soeur de cette femme-là. Loubabah était également la tante maternelle de Khalid Ibnou l-Walid. Khalid Ibnou l-Waliid est très connu, c’est un grand compagnon mais il est entré en Islam à la fin. Il n’était pas parmi les premiers à être entré en Islam. Loubabah était l’épouse de Al-^Abbas fils ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas est l’oncle paternel du Prophète (^alayhi salatou wa s-salaam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rendait visite à Loubabah fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Et Loubabah avait donné six fils à Al-^Abbas.

La première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée après Khadijah (que Allah l’agrée) c’était Sawdah fille de Zoum3ah. Cette femme était mariée à un autre homme, elle était venue d’Abyssinie en émigrant de sa terre pour venir s’installer à La Mecque avec son mari. Elle est venue avec son mari en provenance d’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie. Mais à La Mecque son mari est mort. Quand la période d’attente poste maritale s’est écoulée, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé quelqu’un pour la lui demander en mariage. Quand elle a reçu cette demande en mariage du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle lui a dit :  » Tu fais de moi ce que tu veux, ô Messager de Allah. C’est toi qui décide.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie en français : « Demande à un homme de ta famille pour te donner en mariage », c’est-à-dire ce sera le tuteur pour le contrat du mariage. Elle a alors demandé à Hatib fils ^Amr qui la donnée en mariage. Elle fut ainsi la première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) épousa après Khadijah.

La première femme à qui on fabriqua une sorte de cercueil pour l’enterrement funéraire, c’était Zaynab bint JaHch qui était la fille de la tante paternelle du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’était la femme que le Messager de Allah avait épousée l’an trois de l’Hégire, c’est-à-dire trois années après son émigration. Et c’était la première femme de ses épouses à mourir après lui. Ce fut durant le califat de ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’an vingt de l’Hégire. Quand elle mourut, notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit :  » Comment allons-nous faire ? C’est la mère des croyants, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Est-ce que on va l’emmener au cimetière découverte ? « , c’est-à-dire ce serait bien de la couvrir par quelque chose, ne pas laisser seulement le linceul sur son corps de sorte que les formes apparaissent. C’est alors que Asma‘ fille de ^Oumays lui a dit :  » Ô Émir des croyants, quand j’étais en Abyssinie [les musulmans ont fait une première émigration en Abyssinie, Al-Habachah avant d’émigrer à Médine.], j’ai vu que l’on emmenait les femmes pour être enterrées en étant comme dans une sorte de cercueil. De sorte que le corps est complètement caché.  » Et elle le lui a décrit. Ce fut ainsi qu’on lui fabriqua un. C’était la première fois que l’on emmenait une femme pour être enterrée dans une sorte de boîte. Cela ne veut pas dire que les musulmans enterrent dans le cercueil mais ils l’emmènent jusqu’au lieu de l’enterrement dans une sorte de cercueil, puis font sortir le corps drapé du linceul, et le mettent en terre sans qu’il ne soit dans un cercueil.

La première femme arabe qui a recouvert la Ka^bah de soie, c’était Noutaylah la fille de Janab. Elle était la mère de Al-^Abbas fils de ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas c’était l’oncle paternel du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils ont dit que la raison pour laquelle elle avait drapé la Ka^bah de soie c’est que Al-^Abbas s’était perdu quand il était petit. Elle a fait le vœux, si elle retrouvait son fils Al-^Abbas de recouvrir la Ka^bah. Et comme elle l’a retrouvé, elle a tenu son engagement, sa promesse.

La première femme parmi les musulmanes à mourir lors de la conquête des musulmans à travers les mers, c’était Oummou Haram fille de Malhan. Cette femme rapporte, elle a dit :  » Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait une sieste chez moi et il s’est réveillé de sa sieste en souriant. » Elle lui a dit :  » Ô Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dis-moi s’il te plait qu’est-ce qui te fait sourire.  » II lui a dit ce qui signifie : « II y aura des membres de ma communauté qui vont embarquer en mer. Ils seront comme des rois assis sur leur trône. » Cette femme, Oummou Haram fille de Malhan, a dit :  » Ô Messager de Allah, fais des invocations pour que je sois avec eux.  » Il lui a dit ce qui signifie : « Tu seras parmi eux. » Le Messager lui a confirmé qu’elle sera parmi les premiers, et ce fut ainsi plus tard. Elle fut parmi ceux qui ont embarqué en mer et elle est morte après son arrivée. Sa tombe est connue comme étant la tombe de la femme vertueuse. Elle se trouve à Chypre.

La première femme hébraïque qui était au service de Baytou l-Maqdis, était Maryam la fille de ^Imran. Elle est la meilleure des femmes de toute l’humanité. C’est une femme musulmane, pieuse, vertueuse, pure. Sa mère s’appelle Hannah fille de Thakoudha. Il a été dit que ^Imran, le mari de Hannah était mort alors que Hannah était enceinte de Maryam. Hannah a fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis. C’était une mosquée même si elle n’avait pas été construite par la communauté de notre maître Mouhammad. Mais, tous les prophètes étaient musulmans. Elle était à l’époque de Zakariyyah, c’était un prophète musulman. Zakariyyah était le mari de la tante maternelle de Maryam, c’est-à-dire que Zakariyyah et ^Imran le père de Maryam, avaient épousé deux soeurs. Hannah avait fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis, et généralement les gens faisaient un tel vœu lorsque l’enfant était un garçon. Mais ce fut une fille et ce fut le mari de sa tante, Zakariyyah qui lui enseigna les règles de l’Islam. C’était une femme vertueuse. Ces prodiges sont mentionnés dans le Qour’an. Elle se trouvait dans Al-Mihrab, l’endroit où elle se consacrait pour l’adoration de Dieu. Et Allah lui accordait les fruits de l’hiver en été, et les fruits de l’été en hiver. C’était une femme vertueuse et elle fut la mère de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Elle est tombée enceinte de ^Iça sans qu’aucun homme ne l’ait touchée, sans qu’elle n’ait eu aucun rapport, sans qu’elle ne soit mariée. Et Allah est sur toute chose Tout-puissant. Allah a fait que chacun d’entre nous est né d’un père et d’une mère et Il a créé ^Iça à partir d’une mère seulement. Et Il a créé Hawwa‘ à partir d’un homme et Il a créé ‘Adam à partir de la terre. ‘Adam est le père de l’humanité, c’est le père de tous les hommes et femmes. Il était le premier des prophètes également. Hawwa‘ est son épouse, elle était une femme vertueuse. Dieu l’a créé à partir de la côte gauche la plus courte de notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Mais elle était d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam, parce que ‘Adam était grand, il avait soixante coudées de hauteur, environ une trentaine de mètres. C’est la taille des gens lorsqu’ils seront au Paradis. Il y a eu parmi ses descendances qui étaient plus grands encore, ils ont atteint jusqu’à cent coudées. Puis les humains sont devenus de la taille que l’on connaî aujourd’hui. Allah est sur toute chose Tout-puissant. Ce ne sont pas les causes qui créent les conséquences. Les enfants sont des conséquences puisqu’ils viennent suite à un homme et une femme. Mais, ce n’est pas l’homme et la femme qui créent l’enfant. Tous ceux qui ont des enfants, le savent parfaitement. Celui Qui crée Il sait ce qu’Il crée. Chacun d’entre nous ne sait même pas combien de pas il a fait, combien de muscles travaillent dans son corps, combien de choses il a mangé, combien de fois il a dormi. Celui Qui crée sait ce qu’Il crée. Nous, nous ne créons rien du tout, ni nos enfants. Nos parents ne nous créent pas. Nous ne créons pas nos actes mais c’est Allah Qui crée pour nous nos actes, Qui crée pour nous des enfants, Qui crée pour nous cette respiration, ce battement du coeur, cette digestion, l’irrigation de notre corps grâce au sang qui circule dans les vaisseaux, tout cela c’est Allah Qui le crée. Nous ne créons rien du tout. Allah a créé ^Iça sans père. Ce n’est pas difficile pour Dieu. Du fait que Dieu veut que quelque chose existe, elle existe. C’est pour cela dans un hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à son cousin ^Abdou-Lah Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Si tout le monde se réunissait pour te profiter par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te profiter, et si tout le monde se réunissait pour te nuire par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te nuire. »

La première femme à avoir installé une tente pour les blessés, c’est Roufaydah Al-Aslamiyyah et il a été dit Al-Ansariyyah. C’est une femme compagnon qui a beaucoup de mérite. Elle s’est engagée à obéir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après son émigration. Elle soignait les blessés lorsqu’il y avait des guerres. Elle a participé à la bataille de Al-Khandaq et à la bataille de Khaybar. Elle avait installé une tente dans la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour soigner les blessés. Cette femme (que Allah l’agrée) savait lire et écrire, et elle avait une grande fortune. Elle était très riche. Elle dépensait pour cet objectif, de soigner les blessés, de son propre argent, de plein gré, c’est-à-dire pour l’agrément de Dieu.

La première femme qui a allaité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Sou’aybah Al-Islamiyyah qui était une femme esclave chez Abou Lahab. Elle a allaité également Hamzah Ibnou ^Abd Al-Mouttalib, ainsi que Abou Salamah Al-Makhzoumiyy. Plus tard, ce fut Khadijah As-Sa^diyyah qui a pris en charge le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

La première femme parmi les femmes des Ansar qui a fait pacte d’allégeance au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Oummou ^Amir Al-Achkhaliyyah fille de Yazid Ibnou s-Sakan. Elle a dit :  » Je suis partie en compagnie d’une autre femme qui s’appelle Layla file de Hatim et Hawwa‘ fille de Yazid fils de As-Sakan. Nous sommes parties visiter le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il nous a fait bon accueil. Puis il m’a dit (ce qui signifie) : « Quel est ton besoin ? » « . Elle lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, nous sommes venues te faire pacte d’allégeance sur l’Islam. Nous avons cru en ta véracité et nous témoignons que ce que tu as amené est vrai.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « J’accepte votre pacte d’allégeance. » Le pacte d’allégeance avec les hommes était en serrant la main, mais le Prophète ne touchait pas les femmes qui n’étaient pas licites pour lui.

La première femme qui a mis du Ithmid en tant que kouhoul dans les yeux. On peut utiliser plusieurs kouhoul dans les yeux. La meilleure c’est Al-Ithmid. Elle s’appelle Zarqa‘ou Al-Yamamah. C’était une femme qui avait une grande acuité visuelle, elle avait une vue excellente. Elle pouvait voir un voyageur sur sa monture à une distance de trois nuit de marche. Lorsque son peuple fit l’objet d’une attaque d’un roi qui s’appelle Al-Hasan, qui venait du Yémen. Lorsqu’ils se sont approché, ils ont eu peur qu’elle ne les voit de loin. Ils avaient coupé des arbres et chaque homme d’entre eux tenait un arbre. Quand elle a vu, elle s’est adressée à son peuple :  » Ô vous peuple de Jaadis, les arbres se dirigent vers vous.  » Elle leur a dit :  » Ce sont des arbres qui marchent mais derrière eux il y a quelque chose que je ne vois pas. Mais je vois un homme derrière un arbre qui est en train de manger quelque chose ou de réparer des sandales. » Mais son peuple n’a pas voulu la croire. Et il en fut ainsi, c’est-à-dire qu’ils furent attaqués. Ils n’ont pas voulu se préparer à la guerre et ils n’ont pas voulu l’entendre. C’est alors que ce roi Hasan les a attaqués, avec pour simples montures des ânes. L’âne n’est pas rapide. Ils étaient très peu préparés à se défendre et il les a anéantis. Quand il a fini avec ce peuple, ce roi Hasan avec le peuple de Jaadis, il a demandé qu’on lui amène Al-Yamamah et il lui a arraché les yeux. Il a vu que dedans il y avait des veines toutes noires. Il l’a interrogée à ce sujet. Elle lui a dit :  » C’est une pierre noire qui s’appelle Al-Ithmid que n’utilisait pour en mettre dans les yeux et c’est grâce à cela que j’étais très forte, je voyais de loin.  » C’était la première femme qui utilisait Al-Ithmid, et par la suite c’est devenu une habitude. C’est histoire remonte à la jahiliyyah. Zarqa‘ou Al-Yamamah était connue.

La première femme qui a fait les trajets entre AsSafa et Al-Marwah. C’était la mère de Isma^il, qui s’appelait Hajar. ‘Ibrahim sur ordre de Dieu l’avait laissée elle et son fils à La Mecque. Il n’y avait pas encore de construction c’était une terre déserte. Son petit, son fils qui était encore tout petit, Isma^il, avait eu une grande soif. C’est alors que Hajar a escaladé le mont de AsSafa et elle a regardé tout autour, puisse-t-elle voir une source d’eau où des gens qui pouvaient l’aider, mais elle ne vit rien du tout. Elle est descendue de AsSafa et elle a escaladé Al-Marwah. Et elle fit de même. Elle ne vit rien du tout. Elle revint à nouveau sur AsSafa et elle refit la même chose, jusqu’à ce qu’elle fit les trajets sept fois. Puis elle revint auprès de Isma^il. Elle fut à ses côtés lorsqu’il secouait ses pieds tellement il avait soif. C’est alors que Jibril a appelé Hajar et il lui a dit :  » Qui es-tu ?  » Elle a dit :  » Je suis Hajar, la mère du fils de ‘Ibrahim.  » Et il lui a dit : « À qui il vous a laissé ?  » Elle a dit :  » Il nous a laissé à Dieu, Il nous a confié à Dieu.  » Il lui a dit :  » Dieu vous accordera ce que vous souhaitez.  » C’est alors que le petit a creusé la terre avec son doigt et l’eau de Zamzam a jailli. Il y a plusieurs versions. Dans une autre version, c’était Jibril qui a tapé le sol avec son pied et l’eau de Zamzam a jailli.

La première femme martyr dans cette communauté, c’était Soumayyah la fille Khabat, la mère de ^Ammar Ibnou Yaçir. Elle était entrée en Islam au tout début, à La Mecque. C’était une femme qui était torturé pour abandonner l’Islam mais elle n’a pas laissé. Ils étaient torturés pour abandonner l’Islam et ils n’abandonnaient pas. dans les communautés antérieures, c’était encore plus difficile, comme la femme de Pharaon : elle fut écartelée. On lui attacha ses mains et ses pieds dans des pieux et ils furent tirés jusqu’à ce que son corps soit déchiré et elle n’abandonnait pas l’Islam. Certains étaient enterrés tout entier en terre, et uniquement la tête dépassait. Ils étaient torturés et ils n’abandonnaient pas l’Islam, alors que de nos jours des gens disent des paroles de mécréance par plaisanterie et ils quittent l’Islam. Et d’autres soit disant font les intelligents et disent des paroles qui contredisent l’Islam. Il dit :  » Moi mon avis… moi je pense  » et il dit une parole qui le fait sortir de l’Islam sans que lui, il ne veuille sortir de l’Islam et pourtant sa parole l’a fait sortir de l’Islam. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرَى بِها بَأْساً يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِين خَرِيفاً

(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati la yara biha ba’san yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

Ce qui signifie : « Il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il va chuter en enfer soixante-dix automnes. » c’est-à-dire la parole qui revient à manquer de respect à l’égard de Dieu, à l’égard des anges, à l’égard d’un des prophètes, à l’égard d’un des signes de la religion ou une parole qui revient à contredire une loi de l’Islam, à rendre licite une chose qui est interdite selon l’unanimité, ou à rendre interdite une chose qui est licite selon l’unanimité, ou à renier le caractère obligatoire d’une chose qui est obligatoire selon l’unanimité, ou à considérer obligatoire ce qui ne l’est pas selon l’unanimité, etc. Le mieux c’est d’apprendre quel est le jugement dans la religion et de dire ça c’est mon avis, plutôt que de dire moi mon avis c’est cela, puis tu te retrouves en porte à faux par rapport à ce que Dieu a révélé à Son Prophète (^alayhi s-salam) Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى يَكُونَ هَوَاهُ تَبَعًا لِمَا جِئْتُ بِهِ
Ce qui signifie : « L’un d’entre vous n’atteindra le degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. » c’est là qu’apparaît celui qui est fort. Le fort c’est celui qui arrive à maîtriser, à se contrôler, à faire soumettre même son avis personnel à la Loi de l’Islam, à ce que Allah a révélé à Son Prophète. Et celui qui est faible c’est celui qui suit ses passions, qui dit :  » Moi je pense… Moi je critique… Moi je ne pense pas…  » Celui-là en quoi il va suivre l’Islam ? Peut-être qu’il va considérer bien ce que Dieu a révélé qu’il était mauvais ou il va considérer mauvais ce que Dieu a révélée qu’elle était bonne. L’Islam c’est croire qu’il n’est de dieu que Dieu, et de suivre le Prophète. Comment il va suivre le Prophète si lui il va avoir son propre avis ? Il ne reçoit pas la révélation ! Ton avis c’est la Loi de l’Islam, c’est ainsi qu’il convient que ce soit, de faire soumettre ses passions à la Loi de l’Islam. La raison à elle ne permet pas de connaître quelles sont les choses qui vont sauver au jour du jugement. Il se peut qu’une même chose, dix personnes trouvent un avis sur cette chose-là. Un dit qu’elle n’est pas bien, un dit parfois elle est bien parfois elle n’est pas bien, un dit c’est déconseillé, un est recommandé. Al-hamdouli l-Lah, Dieu nous a envoyé un Prophète et ce Messager c’est comme un ambassadeur de Dieu à Ses créatures, et Allah lui a donné des miracles qui sont signe de sa véracité. Allah n’a pas fait que chacun de nous soit un messager, un envoyé de Dieu. Allah a fait que nous dépendions des prophètes, et c’est un bien que Dieu nous ait envoyé les prophètes parce que tous seuls nous n’aurions pas pu nous passer de l’envoi des prophètes donc c’est une miséricorde cet envoi. Et c’est une miséricorde pour nous que d’avoir eu des savants qui soient héritiers des prophètes, et c’est une miséricorde pour nous qui nous est parvenue cette croyance et ces lois jusqu’à nos jours. Celui qui est intelligent, celui qui est fort c’est celui qui apprend et qui applique, ce n’est pas celui qui remet en cause quelque chose qui est certaine. Celui-là, il est faible. Celui -là, il suit le chaytan. C’est le chaytan qui a rejeté, qui a émis une objection, qui s’est rebellé, qui a dit :  » Moi je suis meilleur.  » N’est-ce pas que Allah a ordonné au chaytan de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect ? Les anges se sont tous prosterné parce que les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils font ce que Dieu leur ordonne. Ce sont tous des musulmans, ce sont tous des saints. Iblis était un jinn, au départ il était musulman mais il a refusé il a dit :  » Comment Tu m’ordonnes de me prosterner ? Je suis meilleur que lui ! Tu l’as créé de terre et Tu m’as créé de feu.  » Si il s’était abstenue de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché. De ne pas accomplir un ordre c’est un péché, cela ne fait pas sortir de l’islam mais remettre en cause l’ordre cela c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam, c’est comme s’il dit à Allah :  » Ce que Tu m’ordonnes c’est quelque chose d’absurde ! « ,  » C’est du n’importe quoi ! « , comme certains disent aujourd’hui. Il s’est rebellé contre Dieu c’est pour cela que c’est de la mécréance. S’il s’était abstenu de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché, il n’aurait pas quitté l’islam. Mais en disant : « Je suis meilleur que lui. « , il remet en cause l’ordre et cela c’est de la mécréance. Il faut bien comprendre la nuance. Ne pas exécuter un ordre ne fait pas sortir de l’Islam. Remettre en cause l’ordre ça c’est de la mécréance.

Soumayyah fut torturée pour qu’elle abandonne l’Islam. Jusqu’au jour où Abou Lahab est passé par là, il lui a planté une lance, et elle était morte. Elle fut la première femme martyr dans cette communauté, elle était une femme âgée et faible. Lorsque Abou Jahl fut tué durant la bataille de Badr, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à ^Ammar Ibnou Yacir : « Allah a fait que l’assassin de ta mère soit tué. »

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aDDouha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou SSima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

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Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Exemples d’effacement de contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 2, 2014

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.

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