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Abou Bakr, le Calife bien guidé

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Notre maître Abou Bakr s’appelle ^Abdoullah, fils de ^Outhman, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de , fils de Taym et Taym, c’est l’homme auquel est rattaché tout le clan de Abou Bakr AsSiddiq, on dit qu’Abou Bakr fait partie de Banou Taym qui sont un clan de la tribu de Qouraych et Taym est fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib, fils de Fihr et ainsi de suite, son ascendance est la même que celle du prophète jusqu’à ^Adnan. Son ascendance de Abou Bakr rencontre l’ascendance du messager de Allah en la personne de Mourrah. Mourrah est un ancêtre commun au prophète et Abou Bakr AsSiddiq. Abou Bakr AsSiddiq est surnommé également ^atiq – ^atiq signifie celui qui est affranchi, c’est-à-dire du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’il ne sera pas châtié dans le feu de l’enfer et la communauté de Mouhammad a été unanime à surnommé Abou Bakr par le mot AsSiddiq, c’est-à-dire celui qui croit rapidement à la véracité du prophète. Notre maître Abou Bakr avait eu des prises de position très glorieuse dans l’Islam comme le jour suivant le miracle de notre prophète, le Voyage nocturne (al-‘Isra). Notre maître Abou Bakr s’est empressé de croire en la véracité de notre maître Mouhammad lorsque les non-musulmans étaient venus, ils voulaient rabaisser le prophète, ils sont venu voir Abou Bakr AsSiddiq et lui ont dit « Ton ami – ils visent le prophète – prétend qu’il a voyagé en moins d’une nuite jusqu’à Baytou-l-maqdis (Jérusalem) » et Abou Bakr s’est empressé de croire en sa véracité, il a dit « s’il a dit cela alors je croie en sa véracité ». Il était connu pour avoir donné beaucoup de ses biens pour l’Islam, pour la voie que Allah agréée. C’était un homme qui avait soutenu  beaucoup l’appel à l’Islam et également il a laissé sa famille et ses enfants pour accompagner le prophète et il était resté en compagnie du prophète durant son émigration, il a fait face aux difficultés et aux dangers. Egalement Abou Bakr était resté ferme auprès du prophète lorsque, le jour de la bataille de Badr et le jour de ?, certains avaient été perturbés.

Parmi les caractéristiques de Abou Bakr, il était rapide dans la compréhension de ce que lui disait et de ce que voulait le messager de Allah. Lorsque le prophète avait donné son discours, il a dit « … », c’est-à-dire « il y a un esclave à qui Allah a donné à choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà » et Abou Bakr a compris de qui il s’agissait dans ce hadith. Egalement, il avait été aux côtés du prophète dans les situations très difficiles et surtout après la mort du prophète, il était resté ferme et il a donné un discours qui était mémorable aux gens lorsque le prophète était mort. Les compagnons du prophète qui étaient aux côtés du prophète qui leur indiquait ce qu’ils faisaient et du jour au lendemain, ils se retrouvent sans le prophète parce que le prophète est mort. Abou Bakr a eu une prise de position très importante et il a pu maîtriser la situation. Il a juste après cela prêté attention à l’intérêt des musulmans, notamment l’engagement d’obéissance (al-bay^ah) que les compagnons avaient donné à Abou Bakr en le désignant en tant que calife des musulmans après le prophète et il a envoyé les armées, entre autres comme l’armée de ^Oussama et il a combattu les gens de l’apostasie, il a envoyé les armées en Irak pour la conquête de l’Irak, de Ach-Cham et il a envoyé des renforts aux différentes armées des musulmans et lorsqu’il a senti sa mort proche, il a choisi notre maître ^Oumar Ibnou-l-Khattab pour qu’il soit le calife après lui. Tout ceci fait partie de l’ensemble des mérites de notre maître Abou Bakr.

Notre maître Abou Bakr est né deux ans et quelques mois après le prophète. Il était parmi les dignitaires de Qouraych dans la jahiliyyah (la période qui a précédé l’Islam), c’est-à-dire, il faisait partie de ces gens à qui on demandait l’avis pour les choses importantes. Il avait énormément de science et il connaissait beaucoup la science de la généalogie, il connaissait les Arabes, qui était l’ancêtre de qui, qui était le père de qui, toute une science à laquelle les gens accordaient beaucoup plus d’importance que de nos jours. Il a été dit qu’il n’y avait pas mieux que lui qui maîtrisait cette science. Abou Bakr, dans la jahiliyyah, la période qui a précédé la mission de notre prophète, ne faisait pas beaucoup de choses que les gens de la jahiliyyah faisaient. Il a été rapporté qu’Abou Bakr n’avait jamais bu de l’alcool, ceci a été rapporté par Abou Nou^aym et Ibnou ^Açakir et d’autres qu’eux.

Abou Bakr était d’un teint blanc, il était maigre, il n’avait pas beaucoup de poils dans sa barbe et il y avait des poils qui étaient blancs, qui faisaient qu’il se teignait avec le henné la barbe. Son front était saillant et ses yeux étaient profonds. Il était le premier homme à entrer en Islam tout comme Khadija était la première femme à entrer en Islam et ^Aliyy était le premier enfant à entrer en Islam et Bilal al-Habachiyy était le premier esclave à entrer en Islam. Le prophète aimait beaucoup Abou Bakr. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Abou Darda qu’un jour il y a eu une dispute entre Abou Bakr et un compagnon qui était ^Oumar. Lorsque le prophète a su cela, il a donné un discours aux gens, il a dit « … », c’est-à-dire « ne nuisez pas à mon compagnon ». Abou Bakr, le prophète l’a appelé « sahibiyy » (mon compagnon), et il était le seul qu’il avait désigné par cette appellation, il l’a dite deux fois et le prophète a dit « … » et le prophète leur a rappelé le mérite de Abou Bakr, il leur a dit, ce qui signifie « Quand je suis venu aux gens, je vous ais dit « je suis le messager de Allah » et nous m’avez dit « tu as menti » et Abou Bakr m’a dit « tu as dit vrai », il a ainsi montré le grand mérite de Abou Bakr, comment Abou Bakr était aux côtés du prophète et qu’il l’avait suivi sans aucune hésitation. Abou Bakr avait tenu la compagnie du message de Allah depuis son Islam jusqu’à sa mort, il ne l’a pas quitté ni dans un voyage ni dans un séjour qui n’était pas dans le cadre d’un voyage. Tout le temps il était avec le prophète sauf dans les cas exceptionnels où le prophète lui avait autorisé de partir comme pour faire le pèlerinage ou pour faire une conquête. Il a été auprès du prophète dans toutes les conquêtes dans lesquelles le messager de Allah était sorti. Allah a fait l’éloge d’Abou Bakr dans le Qour’an par Sa Parole « … » (sourat At-Tawbah/140) ce qui signifie « C’était le deuxième de deux personnes lorsqu’ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon « ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». La communauté a été unanime à dire que le compagnon qui a été cité implicitement dans cette ‘ayah, c’était Abou Bakr AsSiddiq. Egalement, Abou Bakr a été parmi ceux qui n’avaient pas été perturbés le jour de la bataille de Ouhoud quand certains avaient quitté leur position avant que le prophète ne leur autorise, alors la bataille a changé de direction et certains musulmans avaient quitté le champs de la bataille mais Abou Bakr était resté ferme et il était resté auprès du prophète. C’était également le cas le jour de la bataille de ?, lorsque beaucoup de personnes s’étaient enfuies, Abou Bakr était resté avec le prophète. Abou Bakr était quelqu’un de très courageux. Al-Bazzar a rapporté d’après ^Aliyy que ^Aliyy avait parlé du courage de Abou Bakr AsSiddiq. Il a dit « Le jour de la bataille de Badr, les musulmans avaient construit un ^alich (c’est mettre des branches d’arbres et dessus mettre des palmes de palmiers pour que la personne puisse rester en-dessous à l’ombre) pour le prophète. ^Aliyy a dit « Nous nous sommes dit qui va rester avec le prophète pour qu’il n’y ait pas un associateur qui vienne lui nuire ou le tuer » alors Abou Bakr s’est proposé, il a brandi son épée et il est resté auprès du prophète. Il n’y avait pas quelqu’un des associateurs qui s’étaient rapprochés de cet endroit sans que Abou Bakr ne l’ait repoussé ». Prendre position dans telle situation mérite une grande force de cœur. Le messager était la cible des associateurs et rester aux côtés du prophète dans pareille situation nécessite beaucoup de courage. ^Aliyy a dit « Un jour, avant l’émigration à la Mecque, les mécréants s’étaient rassemblés autour du messager, ils s’étaient mis à le blâmer, ils lui ont dit « c’est toi qui as fait que tous les dieux que nous adorions ne soit qu’un seul » et ils voulaient nuire au prophète avec leurs mains, c’est alors que Abou Bakr s’est levé et il a repoussé les gens du prophète, il frappait avec sa main et le messager de Allah a ainsi été protégé et Abou Bakr disait aux gens « Malheur à vous, vous voulez tuer un homme parce qu’il a dit « mon Dieu, c’est Allah » et ^Aliyy, lorsqu’il a rapporté cela, il s’est recouvert la tête avec une ? et il s’est mis à pleurer par nostalgie.

Abou Bakr était parmi les gens celui qui était le plus généreux. Quand il était entré en Islam, il avait quarante mille dinars en or, aujourd’hui si on veut faire l’évaluation de ces quarante mille dinars en or, cela vaut des multiples et des multiples de ce que cela valait à l’époque et il les avait tous dépensés dans la voie que Allah agréée. Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy ont rapporté de ^Oumar qu’il a dit « Le messager de Allah nous a ordonné un jour de donner des aumônes ». ^Oumar a dit « Ce jour-là, j’avais un peu d’argent alors je me suis dit je vais faire mieux que Abou Bakr parce que si je peux faire mieux que lui, c’est l’occasion ou jamais. J’ai ramené alors la moitié de mon argent au prophète ». Alors le prophète a dit à ^Oumar, ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as gardé pour toi ? » et ^Oumar lui a dit « J’ai gardé la même chose ». Alors, Abou Bakr est venu avec tout son argent et le prophète lui a dit « Ya Aba Bakr, ma ?…. », ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as laissé pour ta famille ? » alors Abou Bakr a dit « … », c’est-à-dire « Je me fie à Allah et au messager de Allah ». ^Oumar a dit « Je ne pourrai jamais faire mieux que Abou Bakr ».

Abou Bakr faisait partie des compagnons qui avaient le plus de science et celui d’entre eux qui était le plus perspicace. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Abou Sa^id Al- ? qu’il a dit « Le messager de Allah a donné un discours et il a dit, ce qui signifie « Allah tabaraka wa ta^ala a donné à un esclave de choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà », c’est-à-dire, Il lui a donné à choisir entre le bas-monde et le Paradis et il a choisi le Paradis et lorsque le prophète a dit cela, notre maître Abou Bakr s’est mis à pleurer, il a dit « Nous sacrifions pour toi nos pères et nos mères, oh messager de Allah », c’est-à-dire que nous sommes prêts à les perdre pour te garder. Les gens qui entendaient le prophète n’ont pas fait attention et il s’agissait du prophète. Allah a donné à choisir au prophète entre le faire mourir rapidement ou faire qu’il vive encore plus et le prophète a choisi de mourir rapidement. Cette phrase-là, Abou Bakr l’a comprise, il a compris que cela veut dire que le prophète allait bientôt mourir, c’est pour cela qu’il s’est mis à pleurer. Lorsque le messager de Allah a vu ce que Abou Bakr avait fait, il a dit «… », c’est-à-dire « Parmi les gens qui étaient les plus généreux avec moi dans leur compagnie et dans leurs biens, c’est Abou Bakr », c’est-à-dire qu’Abou Bakr m’a soutenu beaucoup tant avec sa compagnie qu’avec l’argent qu’il a dépensé dans la voie que Allah agréée. Le prophète a ordonné qu’on ferme toutes les portes autour de la mosquée sauf la porte de Abou Bakr parce que autour de la mosquée du prophète il y avait des maisons. Ces maisons avaient des portes qui donnaient directement sur la mosquée. Le prophète a ordonné qu’on condamne toutes les portes sauf la porte de Abou Bakr AsSiddiq. Certains savants ont dit qu’en cela, il y a un signe que le prophète voulait que ce soit Abou Bakr le calife après lui parce qu’il a besoin de passer directement de chez lui dans la mosquée pour donner les discours du vendredi, pour diriger les gens dans les prières. Et parmi les preuves que Abou Bakr faisait partie des plus intelligents et des plus savants parmi les compagnons, il y a ce qui s’est produit le jour du pacte de ?. ?, c’est le nom d’un endroit. Dans cet endroit, le prophète avait fait un pacte, c’est-à-dire un engagement de la part de deux parties, ici il s’agissait des musulmans et des associateurs pour ne pas se combattre pendant une certaine période et il y avait des conditions en plus. ^Oumar avait interrogé Abou Bakr au sujet de ce pacte, il y avait des conditions et des causes à vérifier et ^Oumar avait posé la question pour que Abou Bakr lui explique et Abou Bakr lui a expliqué puis ^Oumar est parti demander la même chose au messager de Allah pour entendre la confirmation et le messager de Allah lui a expliqué exactement ce que Abou Bakr avait dit à ^Oumar.

Abou Bakr fait partie aussi de ceux qui avaient rassemblé le Qour’an durant la vie même du prophète et il avait mémorisé tout le Qour’an par cœur. Il est le meilleur des compagnons tout comme cela fait l’objet de l’unanimité de ‘Ahlou s-sounnah (les sunnites) qui sont le groupe sauvé de cette communauté. Abou Mansour Al-Baghdadiyy a dit « ‘Ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que le meilleur des compagnons, c’est Abou Bakr », ensuite ^Oumar, ensuite ^Outhman ensuite les dix à qui le prophète avait annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis, parmi les dix, il y a les quatre califes. Après les dix, il y a les compagnons qui étaient présents le jour de la bataille de Badr, après eux, ceux qui étaient présents le jour de la bataille de Ouhoud puis ceux qu’on appelle ‘ahlou-l-bay^ah, ce sont des compagnons qui ont fait une bay^ah – un pacte d’allégeance, c’est-à-dire un engagement d’obéissance. Ce sont des compagnons qui se sont engagés au prophète de lui obéir le jour de bay^at-al- ? ou « bay^atou-ch-chajarah » parce que c’était sous un arbre qu’ils s’étaient engagés à obéir au prophète, ensuite les autres compagnons, dans cet ordre-là de mérite. Al-Boukhariyy a rapporté de Mouhammad, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib – ^Aliyy Ibnou Abi Talib avait eu deux fils de Fatimah AzZahrah, la fille de notre prophète, ses deux fils s’appellent Al-Haçan et Al-Houçayn, tous ceux qui sont descendants du prophète sont des descendants soit de Al-Haçan, soit de Al-Houçayn, c’est pour cela qu’on dit « il est haçaniyy » ou « il est houçayniyy », haçaniyy est relativement à Haçan et houçayniyy est relativement à Houçayn. ^Aliyy avait eu des femmes esclaves et parmi ces femmes esclaves, il y avait eu celle qui lui avait donné des fils, et parmi les fils de ^Aliyy il y en a un qui s’appelle Mouhammad, Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah, c’était un savant. Mouhammad a dit, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy « J’ai dit à mon père – qui est ^Aliyy – qui est le meilleur de cette communauté après son prophète ? » et ^Aliyy lui a répondu « C’est Abou Bakr ». « Je lui ai dit « ensuite, c’est qui ? », il a dit « c’est ^Oumar » et Mouhammad ibnou-l-Hanafiyyah a dit « J’ai peur que si je lui pose la question « après c’est qui ? », il me réponde « ^Outhman », alors je lui ai dit « ensuite, c’est toi ? », alors ^Aliyy lui a dit « je ne suis qu’un homme parmi les musulmans » par sa grande modestie. Allah ta^ala a révélé une ayah au sujet de Abou Bakr AsSiddiq, à savoir la Parole de Allah « …. » , les deux personnes c’est le prophète et Abou Bakr, quand ils étaient dans la grotte, c’est-à-dire sur leur chemin vers Médine, quand ils ont quitté la Mecque pour émigrer à Médine et le prophète disait à son compagnon « Ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». Ibnou Jarir a rapporté de Abou Bakr qu’il affranchissait les esclaves musulmans qui étaient faibles et démunis, Abou Bakr les achetait auprès de ceux qui les possédaient et ils les affranchissaient par recherche de l’agrément de Allah. S’il y avait une vieille femme qui entrait en Islam ou des gens qui étaient handicapés, ils les achetaient et il les libéraient et son père lui a dit « oh mon fils, je constate que tu es en train d’affranchir des gens qui sont faibles, si tu avais acheté des gens forts, si tu les affranchissais, le jour où tu est dans le besoin, ils te seront reconnaissants et ils vont t’aider dans la difficulté ». Abou Bakr lui a répondu « Oh mon père, ce que je recherche, c’est l’agrément de Allah » et Allah a révélé une ‘ayah à ce sujet « … » jusqu’à la fin de sourat al-Layl, ‘ayah 5, ce qui signifie « Celui qui a donné de son argent et qui a fait preuve de piété », les savants ont dit qu’il s’agissait de Abou Bakr AsSiddiq. Il a été rapporté du messager de Allah beaucoup de hadith sur le mérite de Abou Bakr, parmi lesquels, ce que le prophète a dit un jour, ce qui signifie « Il y avait un homme qui faisait porter une charge par une vache et la vache s’est retournée vers cet homme et elle lui a dit « je n’ai pas été créée pour cela, j’ai été créée pour labourer la terre » et auparavant le messager leur a parlé d’un loup qui voulait prendre une brebis à un berger, le berger s’est interposé entre le loup et la brebis, le loup s’est retourné vers le berger et lui a dit « Qui va défendre cette brebis le jour où le lion va venir pour la prendre et que cette brebis n’aura personne d’autre que moi pour la protéger » c’est-à-dire « si le lion vient, toi tu vas t’enfuir et je pourrai la manger à ce moment-là, tu ne pourras pas la défendre ». Quand les gens ont entendu cela, le prophète leur a parlé d’un loup qui allait parler et d’une vache, les gens ont dit « oh messager de Allah, une vache qui parle », ce n’est pas à titre de doute sur la parole du messager mais c’était pour marquer leur étonnement, alors le messager a dit « moi, je crois en cela et Abou Bakr également et ^Oumar également » et il a dit cette parole en l’absence de Abou Bakr et de ^Oumar, c’est-à-dire que le messager a témoigné de la foi qui est complète et ceci s’est produit que le loup ait parlé. Les compagnons et les successeurs et ceux qui sont venus après eux ont fait l’éloge de Abou Bakr. ^Aliyy a dit « Par Celui qui détient nos âmes en Sa toute-puissance, il n’y a pas eu une porte pour le bien sans que Abou Bakr nous ait précédé pour le faire », c’est-à-dire que Abou Bakr précédait les compagnons pour faire le bien et on rapporte de Zaydou-l-^Abidin qui est un descendant de ^Aliyy qu’il a été interrogé un jour au sujet du mérite de Abou Bakr et ^Oumar pendant la vie du prophète et il leur a répondu « tout comme leur mérite après sa mort », il veut dire ils sont enterrés à côté du prophète et le prophète n’a pas énoncé un texte explicite pour que ce soit Abou Bakr qui soit le calife après lui mais il y a fait allusion à plusieurs reprises. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Joubair Ibnou ? d’après son père qu’il a dit « Une femme est venue voir le prophète et le prophète lui a dit de revenir plus tard, elle lui a dit « Et si je revenais et je ne te trouve pas ? », elle voulait dire « si tu venais à mourir » mais d’une manière élégante, alors le prophète lui a dit, ce qui signifie « Si tu ne me trouves pas, alors va voir Abou Bakr », le prophète a compris l’allusion de cette femme. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté lorsque le messager de Allah est tombé malade de la maladie qui a précédé sa mort, il a dit, ce qui signifie « Dîtes à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière », alors ^Aichah qui était l’épouse du prophète et la fille de Abou Bakr, elle a dit « Oh messager de Allah, Abou Bakr est un homme qui a le cœur très doux, s’il va prendre ta place, il ne pourra pas diriger les gens dans la prière », c’est-à-dire que quand il va réciter le Qour’an, il va se mettre à pleurer et les gens vont entendre que ses pleurs alors le prophète a répété « Ordonnez à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière » et il n’avait pas apprécié lorsque ^Aichah avait insisté à nouveau pour lui dire qu’il était doux. C’est une allusion claire que ce soit Abou Bakr qui succède au prophète. Un homme est venu voir ^Aliyy et il lui a dit « Tu nous ordonnes de combattre cet ennemi. Est-ce que le messager de Allah t’a recommandé de nous ordonner de combattre cet ennemi ? » et ^Aliyy leur a répondu « Non, le messager de Allah ne m’a pas ordonné de combattre cet ennemi-là ». Mais le messager de Allah avant de mourir, il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui aille diriger les gens dans la prière et « comme Abou Bakr les a dirigé dans un sujet de la religion, nous avons accepté ce que le messager de Allah a accepté pour nous, pour notre religion et nous l’avons désigné pour qu’il nous dirige dans nos affaires du bas-monde ». Ceux qui avaient désigné Abou Bakr à leur tour et qui s’étaient engagés par un pacte d’allégeance envers lui se sont engagés par la suite par un pacte d’allégeance à ^Oumar, puis ils se sont engagés par un pacte d’allégeance à suivre ^Outhman. Tout ceci est une preuve que le prophète a fait allusion à que ce soit Abou Bakr qui lui succède et certains savants ont dit que même dans le Qour’an, il y a cette allusion, à savoir la Parole de Allah « … » jusqu’à la fin de sourat al-Fath, ‘ayah 16. Cette ‘ayah signifie que celui qui dirige les gens, le calife, va appeler les gens à combattre d’autres qui sont puissants dans le combat et ceci s’est produit lorsque Abou Bakr a appelé les musulmans à combattre les gens qui étaient rudes dans les combats, c’étaient des gens de la campagne qui avaient apostasié et Abou Bakr a combattu les apostats. Ceci est une preuve que Allah agrée Abou Bakr. Celui qui prétend que le califat de Abou Bakr n’était pas mérité ou que Abou Bakr avait pris injustement le gouvernement, celui qui prétend cela est dans l’erreur parce que Allah ne rassemble pas la communauté de Mouhammad sur quelque chose de faux, tous les compagnons ont été unanimes à suivre Abou Bakr.

Il n’est pas parvenu de notre maître Mouhammad un titre explicite par lequel il désignait untel ou untel en tant que calife mais à partir de différentes versions de notre prophète, les savants ont dit qu’il y a eu une allusion, entre autre lors de la maladie de la mort de notre prophète, le prophète a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui dirige les musulmans dans la prière, ce qui est un signe très fort pour conforter le rôle de notre maître Abou Bakr.

Dans le récit de al-bay^ah, c’est-à-dire le pacte d’allégeance que les musulmans ont fait pour Abou Bakr, il y a un récit très particulier. Lorsque le messager de Allah était mort, les mouhajjiroun (les musulmans qui ont émigré de la Mecque à Médine) se sont rassemblés avec Abou Bakr AsSiddiq et les ‘Ansars (les musulmans de Médine qui ont accueilli les émigrants se sont réunis à leur tour dans un endroit. Notre maître ^Oumar a dit à Abou Bakr « Viens, nous allons rejoindre nos frères ». Sur leur chemin, Abou Bakr et ^Oumar ont rencontré deux hommes vertueux. Ils leur ont dit à tous deux « Quelle est donc votre destination oh vous mouhajjiroun ». Abou Bakr et ^Oumar ont répondu à ces deux hommes vertueux « Nous allons rejoindre nos frères les ‘Ansar ». Alors ces deux hommes vertueux leur ont dit « Ils se sont rassemblés dans un endroit qui s’appelle ?Bani Sa^ida ». Ils leur ont dit « Ils sont en train de se concerter pour désigner quelqu’un d’entre eux en tant que calife ». Abou Bakr et ^Oumar se sont empressés pour les rejoindre parce qu’ils craignaient qu’il y ait une divergence entre les musulmans après la mort du prophète et ils savaient tous deux que le califat devait être au sein des gens de Qouraych. Quand ils sont arrivés à ? Banou Sa^ida là où s’étaient rassemblés les partisans, ils ont passé le salam et se sont assis. L’un d’entre eux a dit « Nous sommes les ‘Ansar », c’est-à-dire nous avons soutenu la religion agréée par Allah et c’est nous qui avons défendu l’Islam. Il veut faire allusion par cela que le calife pourrait être quelqu’un des ‘Ansar. ^Oumar quand il relatait cet événement a dit « je m’apprêtais à parler et j’avais préparé un discours pour que ce que j’allais dire soit convenable au contexte dans lequel on allait se retrouver ». C’est alors que ^Oumar a dit « Lorsque je m’apprêtais à parler, Abou Bakr m’a arrêté avec douceur et il s’est mis à parler, il a dit par improvisation ce que moi j’avais préparé ». Il a adressé la parole aux gens des ‘Ansar, il leur a indiqué l’importance à ce que ce soit quelqu’un de Qouraych qui devienne calife et lorsque les gens de ? ont entendu cette précision de Abou Bakr que le calife devait être de Qouraych, quelqu’un des ‘Ansar s’est levé et a dit « On peut avoir deux chefs : un de Qouraych et un d’entre nous » et lorsque ^Oumar a vu cela, il a eu peur qu’il y eu des conflits, alors il a pris la main de Abou Bakr et lui a dit « ? » « je fais un pacte d’allégeance pour toi pour que tu sois le calife du messager de Allah ». Quand ^Oumar a fait al-bay^ah, les émigrants à leur tour ont fait al-bay^ah et al-‘Ansar aussi. Grâce à cela, les musulmans ont pu éviter une divergence parmi leur rang parce que si il s’était produit qu’il y ait deux chefs, ce serait un très grand danger. ^Oumar a dit « Nous avons eu peur que si nous les laissions dans cet endroit et que nous partions, qu’ils désignent l’un d’entre eux et alors soit on va être obligé de nous rallier à celui qu’ils ont choisi pour qu’il n’y ait pas de divergence, soit on les contredit et on désigne un à notre tour ». C’est alors que le fait de désigner Abou Bakr en tant que calife a permis d’éviter le danger de la divergence. En cela, il y a beaucoup de moralité pour les musulmans. Grâce à la sagesse de Abou Bakr et de ^Oumar les musulmans ont évité une grande source de dissension.. Lorsque le messager de Allah était tombé malade et que tellement le prophète endurait la maladie de sa mort, Abou Bakr a dirigé les musulmans dans la prière, la nouvelle de la maladie du prophète s’est répandue. Tellement il était malade, il ne pouvait pas sortir diriger les musulmans dans la prière et il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui dirige les musulmans dans la prière. A cette période difficile, il y a des gens qui se sont manifestés et qui ont prétendu la prophétie, c’était à plusieurs endroits de la Péninsule Arabique. Parmi ces gens-là, il y a un homme qui s’appelle ?Al-Asadiyy, il y en a un autre qui s’appelle Al-‘Aswad Al-^Ansiyy et un autre qui s’appelle Mouçaylimah al-Kadhdhab (le menteur) et d’autres que ces trois-là. Quand cela est parvenu au messager de Allah, sa maladie ne l’a pas détourné de ses préoccupations de la communauté. Le prophète gérait les affaires de la communauté malgré sa maladie. Il a envoyé les musulmans dans les différentes régions où ces gens-là s’étaient manifestés pour enseigner aux gens comment se comporter face à ses menteurs et de leur dire « faîtes ceci », « ne faîtes pas cela ». Les musulmans ont fait ce que le prophète leur a dit de faire et cette discorde de ces menteurs qui avait prétendu la prophétie s’était presque éteinte mais à ce moment-là le prophète est mort. C’est alors que ces gens qui avaient prétendu la prophétie se sont renforcés à nouveau et un nombre non négligeable de tribus avait apostasié. Beaucoup de personnes s’étaient abstenu de payer la zakat, ils ont dit « Avant, nous donnions la zakat au prophète, pourquoi est-ce que Abou Bakr veut prendre la zakat de nous ? », ils ont fait une mauvaise interprétation. La situation des musulmans était devenue très sensible. Les musulmans de la Mecque, de Médine et de AtTa’if (ville de la Péninsule arabique – il a été rapporté que Jibril avait amené du pays de Ach-Cham une montagne à la Péninsule arabique, c’était à AtTa’if, c’est vrai que l’air de AtTa’if ressemble à l’air de Ach-Cham (l’actuelle Syrie, Liban et Palestine), les fruits que l’on trouve à AtTa’if ressemblent aux fruits que l’on trouve à Ach-Cham) étaient restés fermes sur l’Islam mais ailleurs dans la Péninsule arabique, rares étaient les endroits qui avaient échappé à l’existence d’apostats. Un grand nombre de personne de la tribu de ? avait apostasié et ? était une très grande tribu. Egalement la tribu de ?, la tribu de Soulaym, la tribu de ^Amir, les Banou Tamim, les Banou Hanifah qui étaient le peuple de Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait au sein de ces tribus des apostats. Les apostats s’étaient réunis dans un endroit proche de Médine et ils voulaient attaquer les musulmans. A ce moment-là, il y avait une autre armée de musulmans qui était dirigée par Oussama fils de Zayd, qui stationnait à l’extérieur de Médine parce qu’avant son décès, le prophète avait préparé cette armée pour qu’elle se dirige vers Ach-Cham. Lorsque cette armée avait commencé sa marche vers Ach-Cham et qu’ils étaient sortie de Médine, le prophète était mort, c’est pour cela que Oussama n’a pas avancé, il a fait halte à l’extérieur de Médine, il attendait les ordres du calife. Certains compagnons à ce moment-là avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi vas-tu combattre ceux qui s’abstiennent de payer la zakat ? Il suffit maintenant de combattre ceux qui ont apostasié pour que tu n’ais pas à gérer plusieurs combats en même temps ». Il y avait des gens qui avaient apostasié et il y avait des gens qui s’étaient abstenus de payer la zakat, ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat avaient manqué à un devoir, ils n’étaient pas sorti de l’Islam, ils avaient fait une mauvaise interprétation, ils croyaient que la zakat était un devoir seulement pendant la vie du prophète. Abou Bakr savait que ce n’était pas correct leur interprétation et que si ces gens-là étaient rudes dans le combat, c’étaient des gens qui pouvaient combattre pour ne pas accomplir l’obligation, le calife devait les combattre. Il savait qu’il devait combattre aussi bien ceux qui avaient apostasié que ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat. Certains compagnons avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi tu va ouvrir deux fronts ? Combats seulement ceux qui ont apostasié pour le moment ». Mais Abou Bakr a répondu de la parole de l’homme qui se fie totalement à Allah et Abou Bakr a dit « Par Allah, si ces gens-là s’abstenaient de donner quelque chose qui n’est pas de grande valeur mais qu’ils devaient donner lorsque le messager de Allah était vivant, je les aurais combattus pour cela, je ne les crains pas ». Ils lui ont dit « Alors dans ce cas, retiens l’armée de Oussama, si tu les laisses partir, ils vont s’éloigner de al-Hijaz (là où était Médine) et si tu as besoin d’eux, ils seront très loin », ils lui ont dit « Les apostats ont presque pris le siège de Médine, si tu retenais cette armée ici et lorsque tu auras terminé avec les apostats, tu peux les laisser partir à Ach-Cham ». Abou Bakr a dit « Comment une armée que le prophète a envoyé, vous voulez que moi je l’arrête, je ne ferai jamais cela » et il a donné l’ordre à Oussama de poursuivre son chemin et il est parti le saluer, à pied alors que Oussama était sur sa monture et Abou Bakr, le calife des musulmans a demandé à Oussama, le chef de l’armée, qui est sous son commandement « est-ce que tu m’autorises à garder ^Oumar avec moi ? » et il lui a permis de laisser ^Oumar avec lui. L’armée de Oussama était partie. En cela il y avait beaucoup de bien pour les musulmans parce que les mécréants et les apostats, quand ils ont vu que l’armée de Oussama était partie, ils ont dit « si les musulmans n’avaient pas une force chez eux à Médine, ils n’auraient pas laissé cette armée partir jusqu’à Ach-Cham ». C’est alors qu’ils n’ont pas attaqué Médine. Celui qui se fie totalement à Allah et qui suit le prophète, incha’ Allah, il sera toujours victorieux. Notre maître Abou Bakr était parti d’un principe : c’est que le prophète a ordonné que cette armée aille dans une direction, il ne va pas changer cette direction et ainsi, c’était un message pour les apostats. C’est à ce moment que notre maître Abou Bakr a mis les musulmans en alerte, il est sorti avec eux et il à attaquer les apostats qui s’étaient rassemblés dans un endroit proche de Médine, il a eu la victoire. Puis il a appelé des gens parmi des compagnons et chacun  de ces compagnons, il lui a délégué un ensemble de personnes pour qu’il aille dans des directions différentes dans les endroits où les apostats se réfugiaient et Allah tabaraka wa ta^ala a donné la victoire aux musulmans. Parmi les compagnons auxquels Abou Bakr avait fait appel, il y avait Khalid Ibnou l-Walide. Abou Bakr avait envoyé Khalid Ibnou l-Walide pour aller aider les musulmans qui combattaient Mouçaylimah le menteur parce que Mouçaylimah était à la tête d’une des armées les plus dangereuses contre les musulmans parce qu’il savait que Khalid était quelqu’un qui était très astucieux dans le combat. Mouçaylimah avait avec lui quarante mille hommes de la région de Najd. Najd se trouve à l’est de al-Hijaz (région dans la Péninsule arabique qui se trouve le plus à l’ouest). Mouçaylimah al-Kadhdhab était de la région de Najd. Abou Bakr a raffermi les ardeurs des musulmans, il les a motivés pour sortir avec Khalid Ibnou l-Walide pour combattre Mouçaylimah al-Kadhdhab. Avec Khalid, Abou Bakr a chargé quelqu’un qui était à la tête des ‘Ansar et quelqu’un qui était à la tête des mouhajjiroun. Pour chaque tribu au sein des mouhajjiroun et au sein des ‘Ansar, il avait désigné aussi un responsable. Khalid Ibnou l-Walide était sorti jusqu’à arriver à la région de Mouçaylimah. Mouçaylimah est quelqu’un qui fait partie de la tribu de Bani Hanifah et il a prétendu que Allah lui a accordé la prophétie. Il citait des paroles à ceux qui le suivaient en prose rimée (as- ?). Pour tromper les gens, il leur disait des paroles qu’il avait fabriqué en s ? et il prétendait que c’était une révélation que Allah lui a accordée. Le messager de Allah avant qu’il ne meurt avait envoyé quelqu’un parler avec Mouçaylimah, pour donner le conseil à Mouçaylimah, pour lui dire d’abandonner cette mauvaise prétention, de reconnaître qu’il est imposteur et pour donner le conseil au peuple de Mouçaylimah mais celui que le prophète avait envoyé pour qu’il parle avec Mouçaylimah, il est tombé dans le piège de Moucaylimah et il a dit aux gens qu’il a entendu que le messager de Allah a dit que Mouçaylimah a reçu la prophétie avec lui et c’était la raison pour laquelle un grand nombre de personnes s’était réuni autour de Mouçaylimah et ils lui disaient « Passes ta main sur la tête de nos enfants », ils voulaient la barakah et après cela, tous ceux sur laquelle Mouçaylimah a passé la main, tous ces enfants ont perdu leurs cheveux. Allah a fait que c’était un signe pour que les gens voient que c’était un menteur. Chaque enfant à qui Mouçaylimah avait fait ? (le prophète a pris un peu de datte qu’il a mis dans sa bouche et après il a frotté les gencives du nouveau-né, c’est pour la barakah) et Mouçaylimah a fait la même chose et tous ces enfants à qui il a fait cela, ils ont eu des problèmes de prononciation par la suite. Chaque puit dans lequel Mouçaylimah a mis de sa salive est devenu un puit avec une eau salée, le prophète avait mis de sa salive honorée dans un puit et jusqu’à maintenant, les gens ont de cette eau pour la barakah. Mouçaylimah, Allah a fait que ce qu’il a fait est contraire à sa prétention à la prophétie. Le miracle, c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui vient sur les mains de celui qui se dit prophète, qui est en accord avec ce qu’il dit et qui ne peut pas être contrer par quelque chose de semblable. Mouçaylimah, tout ce qu’il a eu est venu pour le contredire. Quelqu’un est venu après que Mouçaylimah s’est lavé et a recueilli l’eau de Mouçaylimah, il a arrosé avec son terrain et ce terrain est devenu stérile. Toutes ces choses ne sont qu’apparues qu’après la mort de Mouçaylimah, ces enfants sur lesquels il a passé la main qui ont perdu leurs cheveux, c’était après la mort de Mouçaylimah, ces enfants à qui il a fait ?, quand ils ont eu l’âge de parler, ils avaient des problèmes de prononciation, ceci est apparu après la mort de Mouçaylimah. Les deux armées, celle des musulmans avec à leur tête Khalid Ibnou l-Walide et les mécréants avec Mouçaylimah étaient l’une en face de l’autre et ils se sont combattus dans un endroit qui s’appelle ?. Il y a eu un combat terrible tant qu’à un certain moment du combat, il y a eu une partie des musulmans qui a reculé. Les mécréants étaient arrivés jusqu’au niveau de la tente de Khalid Ibnou l-Walide et il y avait dans cette tente un prisonnier que les musulmans avaient attaché, les mécréants sont venus l’en délivrer. Puis les musulmans se sont encouragés les uns les autres. Thabit Ibnou Qays était parmi les grands compagnons, il était le chef des ‘Ansar, il a dit « Oh Allah, je suis innocent de ce que ces associateurs – c’est-à-dire Bani Hanifah, ceux qui avaient suivi Mouçaylimah, je suis innocent de leurs actes et je suis innocent de ces musulmans qui ont reculé » et il a incité les musulmans ont combat et il a combattu avec son épée jusqu’à ce qu’il soit tué. Zayd Ibnou l-Khattab qui était le frère de ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit « Les associateurs sont arrivés jusqu’à nos affaires, si nous reculons, où est-ce que nous allons aller » et il a combattu jusqu’à être tué. Al-Bara Ibnou Malik, le frère de Anas Ibnou Malik s’est mis a appeler les musulmans pour qu’ils viennent autour de lui et il était connu pour son très grand courage, il a dit « je suis Al-Bara Ibnou Malik », il y a des gens qui se sont rassemblés autour de lui et les musulmans qui avaient reculés quand ils ont vu que ceux qui étaient restés avaient tenu bon, ils sont revenus et la bataille était très forte tant que les musulmans ont tué un des grands chefs de l’armée de Mouçaylimah qui s’appelle Mouhakkam Al-Yamama. ^Abdou Rahman, le fils de Abou Bakr AsSiddiq a tiré en sa direction une flèche et l’a tué et c’est après ce moment-là que l’armée de Mouçaylimah a reculé. Tellement le combat était fort que les musulmans ont repoussé l’armée de Mouçaylimah dans un champs qui était assiégé, il y avait une sorte de clôture autour de ce champ et avec eux, il y avait Mouçaylimah. Al-Bara a dit « Lancez-moi par dessus la clôture que je retombe parmi eux », il a juré par Allah qu’il fallait qu’ils le lancent. Alors ils l’ont lancé, il a combattu et a pu ouvrir de l’intérieur pour que les musulmans puissent rejoindre l’armée de Mouçaylimah qui avait trouvé refuge à l’intérieur de cette clôture et les musulmans ont pu ainsi les combattre et ils ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab et parmi ceux qui ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait Warchiyy, c’était cet homme qui était un esclave chez les gens de Qouraych et qui avait tué avant qu’il n’entre en Islam Hamzah, l’oncle du prophète. C’était lui et un homme des ‘Ansar qui avaient tué Mouçaylimah al-Kadhdhab. Abou Bakr a poursuivi et il a envoyé d’autres armées pour en finir avec les apostats. Parmi ces armées, il y a l’armée qu’il a envoyée avec al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy. Abou Bakr l’avait envoyé pour combattre les apostats qui se trouvaient au ?. Il y a eu un récit étonnant concernant cette armée. On voit que des musulmans ont fourni beaucoup d’efforts pour propager cette religion. Certains d’entre nous ratent la prière en son temps pour des choses qui n’ont pas de valeur, certains d’entre nous au lieu d’assister aux assemblées de science, ils trouvent différent prétextes. Combien ces musulmans qui nous ont précédé surtout les premiers avaient sacrifié et combien ils avaient pris le dessus sur leurs passions pour se consacrer à l’obéissance. Abou Bakr avait un très haut degré et malgré les difficultés qu’il avait rencontrées, il était resté ferme et avaient protégé les musulmans. Au début, lorsque le prophète était mort, Abou Bakr n’était pas perturbé, il a rappelé aux gens que Allah ne meurt pas et que les gens adorent Allah et il a rappelé aux gens que même si le prophète est mort, la religion reste, il a récité la Parole de Allah «… », c’est-à-dire que le prophète va mourir et que nous autres aussi allons mourir et ^Oumar, quand il a entendu cette ayah, il a réalisé effectivement que le prophète était mort et à cause des apostats, les musulmans ont enduré la fatigue, la peur, toutes les armées qu’Abou Bakr avait envoyées avaient combattu pour que l’Islam reste. Parmi les armées que Abou Bakr avait envoyé, il y avait celle de al-^Ala Al-Hadramiyy, pour combattre les apostats au ?. Au ?, il y avait deux grandes tribus : la tribu de ^Abdou l-Qays et la tribu de ?. Pour ce qui est de la tribu de ^Abdou l-Qays, Al-J ? qui est l’un des compagnons les a incités à entrer en Islam après leur apostasie et ils sont revenus à l’Islam. Il leur a dit « Oh vous ^Abdou l-Qays, je vous pose une question, répondez-moi si vous connaissez la réponse », ils lui ont dit « poses la question que tu veux ». Il leur a dit « vous savez que par le passé, il y a eu plusieurs prophètes de Allah », ils lui dont « oui », il leur a dit « vous le savez ou vous l’avez vu ou est-ce une opinion que vous vous aîtes faite », ils lui ont dit « nous le savons ». Il leur a dit « comment ils étaient ces prophètes que Allah a envoyé », ils lui ont dit « ils sont tous morts ». Alors, il leur a dit « Mouhammad est mort à son tour et je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est son esclave et Son messager », ils lui ont dit « nous aussi nous témoignons qu’il n’est de Dieu que Allah et nous témoignons que Mouhammad est Son esclave et Son messager et que tu es notre maître et le meilleur d’entre nous ». Il leur a attiré l’attention sur des choses évidentes parce que certains avaient apostasié parce que le prophète était mort, c’est que même les prophètes qui ont précédé notre prophète sont morts sauf ^Iça et Al-Khadir selon un avis qu’il est un prophète. La deuxième tribu est restée sur son apostasie, le gouverneur que le prophète avait placé sur al- ? avant qu’il ne meurt, il avait placé un homme qui s’appelle ?? à son tour après la mort du prophète, il est mort, le même mois et après sa mort, il y a eu apparition de l’apostasie. Ses compagnons qui étaient musulmans à cet homme ? ont été assiégés dans deux endroits. Les apostats ont dit « nous voulons que nos gouverneurs soient dans la ? de ? » et ils ont choisi l’un d’entre eux et l’ont désigné comme roi et cet homme s’appelle al- ? et cet homme plus tard est revenu à l’Islam. Le siège des apostats autour des musulmans est devenus très dur, ils ont été affamés, et ils ont demandé à Abou Bakr qu’il leur envoi du renfort et c’est alors que Abou Bakr a envoyé cet homme al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy avec une armée. Al-^Ala a traversé un désert qui s’appelle ?, qui est un désert des plus difficiles. Quand ils ont fait halte la nuit pour se reposer, leurs chameaux sont partis et ils n’ont plus eu ni eau ni provisions, chacun recommandait à l’autre des choses. Al-^Ala les a réunis et les a blâmés, ils lui ont dit « si on reste vie jusqu’à demain matin,  le soleil va nous achever », alors il leur a dit « oh vous les gens, ne craignez rien, n’est-ce pas que vous êtes musulmans, n’est-ce pas que vous avez quitté vos résidences dans la voie que Allah agréée, n’est-ce pas que vous êtes sortis pour défendre la religion que Allah agréée », ils lui ont dit « oui », il leur a dit « A vous la  bonne nouvelle, par Allah , Allah ne fait pas que vous échouez » Lorsque l’aube s’est levée, ils ont fait la prière de assoubh, certains ont fait le tayammoum et d’autres avaient encore le woudou, lorsqu’il a passé le salam, al-^Ala al-Hadramiyy s’est mis à genoux et les gens aussi et il s’est mis à invoquer Allah. C’est alors que lorsque le soleil s’est levé, ils ont vu comme quelque chose qui brillait, al-^Ala s’est retourné vers quelqu’un qui était derrière lui et lui a dit « demandes à quelqu’un d’aller voir ce que c’est », il est parti puis il est revenu et leur a dit « ce n’est qu’un mirage », une deuxième fois à nouveau ils ont vu quelque chose qui brillait, il a demandé que quelqu’un aille voir, il est parti et est revenu et a dit « c’est encore un mirage », une troisième fois également, la troisième fois, il leur a dit « c’est de l’eau » ; n’est-ce pas que Allah est le Créateur des causes et des effets. Lorsque le soleil s’est levé encore un peu, toutes leurs montures sont revenues, ils ont fait boire leur monture, ils ont attendu un peu puis sont parti. L’un d’entre eux qui a rapporté cet événement à Abou Hourayrah leur a dit « vous connaissiez cette région », cet homme qui a rapporté ce qui s’est passé a dit « oui je la connaissais très bien. J’avais oublié mon outre dans un endroit ». Il lui a dit « est-ce que tu peux m’accompagner pour que j’aille la chercher » et ils n’ont pas trouvé l’eau à l’endroit qu’ils avaient vu auparavant. Il a trouvé son outre à cet endroit, c’est-à-dire que l’eau qu’ils avaient demandée dans leurs invocations, par la suite, elle n’est plus restée. Abou Hourayrah lui a dit « j’avais laissé exprès mon outre à cet endroit pour voir ce qui s’était passé, si c’était une eau qui existait déjà ou si c’était une eau que Allah nous a fait parvenir pour nous secourir » et il a constaté que c’était une eau que Allah leur a envoyé pour les secourir.

Et Allah sait plus que tout autre.

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Commentaires fermés sur Abou Bakr, le Calife bien guidé

Des choses interdites à la consommation

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde à tous une bonne intention.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an:

﴿حُرّمت عليكم الميتة والدّم ولحم الخنـزير وما أُهلّ لغير الله به والمنخنقة والموقوذة والمتردّية والنّطيحة وما أكل السّبع إلا ما ذكيتم وما ذبح على النّصب

(hourrimat ^alaykoumou l-maytatou wa d-damou wa lahmou l-khinziri wa ma ‘ouhilla lighayri l-Lahi bihi wa l-mounkhaniqatou wa l-mawqoudhatou wa l-moutaraddiyatou wa ma ‘akala s-sabou^ou ‘il-la ma dhakkaytoum wa ma dhoubiha ^ala n-nousoub)

]sourat al-Ma’idah/3[, ce qui signifie «  Vous sont interdites la maytah, le sang, la viande du porc, la viande de l’animal égorgé en citant un autre nom que celui de Allah, la viande de l’animal étranglé, la viande de l’animal mort en recevant des coups, la viande de l’animal mort en tombant de haut, la viande de l’animal mort par des coups de cornes, la viande de l’animal qui a été dévoré par un fauve sauf ce que vous avez pu égorger auparavant et ] vous est interdit [ce qui a été égorgé en tant qu’offrande pour les idoles ».

Cette ‘ayah comporte l’interdiction de consommer certaines choses.

* La première chose, c’est la maytah. La maytah, c’est tout animal qui a perdu la vie à l’exception de l’animal licite à la consommation qui a été tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam. C’est tout animal qui a perdu la vie sans qu’il ne soit tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam qui le rende licite à la consommation.

Les animaux sont de deux sortes : il y a des animaux qui sont licites à la consommation, il y a des animaux qui ne sont pas licites à la consommation.

Un animal qui n’est pas licite à la consommation, comme le lion par exemple, quelque soit la façon par laquelle il est mort, il est considérés comme une maytah, sa consommation est interdite. Même si tu l’égorges, il ne sera pas licite à la consommation.

Quant à l’animal licite à la consommation, comme un mouton par exemple, s’il est égorgé d’une façon conforme à la Loi de l’Islam, il sera licite à la consommation, il sera pur. L’égorgement qui rend un animal licite à la consommation doit satisfaire des conditions. Entre autres, il ne peut être effectué que par un musulman, un chrétien ou un juif. L’animal licite à la consommation qui est égorgé par un chrétien ou par un juif, même si en l’égorgeant il ne dit pas bismi l-Lah, cet animal-là est licite à la consommation. Par contre, l’animal qui est égorgé par un musulman, si ce musulman en égorgeant ne cite pas le nom de Allah, selon l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est licite à la consommation. Selon certains autres imams, s’il délaisse délibérément la basmalah en égorgeant, l’animal ne sera pas licite à la consommation. Selon l’imam Ach-Chafi^iyy, le fait de dire bismi l-Lah lors de l’égorgement, c’est juste une sounnah et si il la délaisse délibérément, l’animal est licite à la consommation. L’égorgement qui est effectué par un apostat – quelqu’un qui était musulman et qui est sorti de l’Islam en insultant Allah par exemple ou en ayant une mauvaise croyance qui lui fait perdre son statut de musulman, cet animal même si il est égorgé, c’est considéré comme une maytah. L’animal qui est égorgé par un mazdéen – quelqu’un qui adore le feu -, par quelqu’un qui adore les idoles, par un athée – quelqu’un qui ne croit pas en l’existence de Allah, tout cela, ce n’est pas licite à la consommation.

Pour que l’égorgement soit valable, il est indispensable de couper al-houlqoum et al-mari . al-mari c’est le conduit de la nourriture et de la boisson  et al-houlqoum c’est le conduit de l’air, que ce soit en inspiration ou en expiration. Il est recommandé de couper al-wadajan, ce sont les deux veines qui sont d’un côté de l’autre de ces deux tubes. al-wadajan, ce n’est pas une condition de les couper pour la validité de l’égorgement. Ce qui est indispensable c’est de couper le conduit de l’air et le conduit de la nourriture et de la boisson. Mais il est recommandé de couper les quatre à la fois c’est-à-dire le conduit de l’air, le conduit de la nourriture et de la boisson et les deux veines qu’on appelle al-wadajan.

Il est indispensable également pour que l’égorgement soit valable de viser l’acte d’égorger, c’est-à-dire que si quelqu’un a un gros couteau dans la main et qu’il y a une bête qui est couchée devant lui, puis le couteau tombe sans qu’il ne fasse exprès et que ce couteau coupe le conduit de l’air et le conduit de la nourriture et de la boisson, ça ne rend pas l’animal licite à la consommation parce que il n’y a pas quelqu’un qui a égorgé en visant cet acte-là. Certains mettent des poules dans des machines et ça passe à la chaîne sans qu’il n’y ait quelqu’un qui appuie sur un bouton à chaque poule qui passe parce que si il y a quelqu’un qui appuie sur un bouton et il y a quelque chose qui vient couper le cou du poulet, si cette personne est musulmane, chrétienne ou juive, c’est valable mais je parle des machines où on met les animaux et on appuie juste une fois sur un bouton et après cela les animaux passent à la chaîne. Si il y a un musulman, un chrétien ou un juif qui appuie sur un bouton, la première bête sera licite à la consommation et le reste ne sera pas licite à la consommation.

Quant à l’outil par lequel on égorge, il est indispensable que ce soit quelque chose de tranchant et que ce ne soit pas une dent, un ongle ou un os. Ce n’est pas valable d’égorger avec les dents, ni avec les ongles ni avec les os. Le prophète a interdit d’égorger avec les dents et avec les ongles. Les savants ont déduit qu’il est interdit d’égorger en utilisant un os parce que le prophète dans le hadith où il a interdit d’utiliser les dents pour égorger, il a justifié cela par le fait que les dents sont des os, c’est de là que les savants ont déduit qu’il n’est pas valable d’utiliser les os des animaux pour égorger.

La maytah, c’est tout animal qui a perdu la vie sans qu’il ne soit tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam qui le rende licite à la consommation. On a dit « sans qu’il ne soit tué » parce que de façon générale, sans qu’il ne soit égorgé mais il y a d’autres cas particuliers où l’animal est licite à la consommation sans qu’il ne soit égorgé, par exemple, le cas du fœtus c’est-à-dire si tu égorges une brebis qui est enceinte, une chamelle qui est enceinte, c’est licite, si le fœtus qu’elle porte trouve la mort à cause de cet égorgement, il est licite à la consommation, si en égorgeant la mère le fœtus meurt, en égorgeant la mère, la mère perd la vie et le fœtus qu’elle a dans le ventre perd la vie dans ce cas-là il est licite à la consommation sans qu’il ne soit égorgé parce que le prophète a dit:

((ذكاة الجنين ذكاة أمه))

(rapporté par Ibnou Hibban), ce qui signifie « L’égorgement qui rend la mère licite à la consommation rend le fœtus licite à la consommation ». Si en égorgeant la mère, le fœtus sort vivant, après il est indispensable de l’égorger pour le consommer. S’il sort vivant et reste pendant deux ou trois jours vivant après il meurt, il n’est pas licite à la consommation car il ne sera pas mort suite à l’égorgement de sa mère.

Un autre cas particulier, c’est le cas de la chasse. Ainsi il est licite de consommer un animal qui a été chassé, c’est-à-dire tué par une flèche, soit par une lance ou ce qui est de cet ordre, quelque chose qui tranche et qui tue. Dans ce cas, il est licite à la consommation. S’il est mort avec la flèche.Il est licite de chasser à l’aide d’un fauve ou d’un rapace, avec certaines conditions. Avant, les Arabes pratiquaient la chasse soit en utilisant des chiens ou d’autres fauves tel que le guépard ou en utilisant un aigle ou un vautour ou quelque chose de cet ordre, mais là aussi il y a des conditions : il faut que cet animal soit dressé à la chasse, pour qu’on dise d’un animal qu’il est dressé à la chasse, il faut qu’il vérifie certaines conditions. De même dans ce cas il faut que celui qui chasse en utilisant cet animal soit musulman, chrétien ou juif.

Quels sont les animaux qui sont licites à la consommation et quels sont les animaux qui ne sont pas licite à la consommation ?

Tout animal au sujet duquel il y avait un texte explicite dans le Qour’an ou dans le hadith ou dans l’unanimité des savants qu’il est licite à la consommation, il est licite à la consommation. Et tout animal au sujet duquel il y a eu un texte explicite dans le Qour’an, dans le hadith ou il y a eu unanimité des savants qu’il est illicite à la consommation, il sera illicite à la consommation.

La règle générale c’est que tout animal au sujet duquel il n’y a pas eu un texte explicite ni dans le Qour’an, ni dans le hadith, ni dans l’unanimité des savants qui le déclare licite à la consommation et au sujet duquel il n’y a pas eu un texte explicite ni dans le Qour’an, ni dans le hadith, ni dans l’unanimité des savants qui le déclare illicite à la consommation et au sujet duquel il n’y a pas eu ordre de le tuer, ni interdiction de le tuer, tout animal qui est ainsi et que les Arabes considéraient comme étant bon à consommer, il est licite à la consommation. Et tout animal qui est ainsi et dont les Arabes rejetaient la consommation, c’est-à-dire qu’ils ne trouvaient pas bon en tant que nourriture, il est illicite à la consommation.

Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte explicite le déclarant interdit à la consommation, que ce soit dans le Qour’an, dans le hadith ou dans l’unanimité des savants, il sera interdit à la consommation. Tout animal au sujet duquel il est recommandé de le tuer, il est illicite à la consommation et tout animal au sujet duquel il y a eu interdiction de le tuer il sera également illicite à la consommation, le reste des animaux au sujet desquels il n’y a pas eu ce genre de texte, on se réfère aux Arabes. Si les Arabes de l’époque du prophète considéraient cet animal comme une bonne nourriture, cet animal sera licite à la consommation. Et si les Arabes rejetaient cet animal en tant que nourriture, il sera illicite à la consommation. Pour les animaux au sujet desquels il n’y a pas eu de texte, on se réfère aux Arabes à l’époque du prophète parce que Allah dit dans le Qour’an:

﴿ويحل لهم الطيبات ويحرم عليهم الخبائث

]sourat Al-‘A^raf/157[, ce qui signifie « Allah leur rend licite ce qu’ils considèrent bon comme nourriture et leur interdit ce qu’ils rejètent comme nourriture ». Les premiers gens auxquels le prophète s’est adressés et notamment par ce verset, ce sont les Arabes. C’est pour cette raison que pour ce sujet, on se réfère aux Arabes. Quand on dit « les Arabes », on vise par cela les Arabes qui sont en situation d’aisance et de fertilité, on ne parle pas des Arabes qui sont en cas de famine et de sécheresse parce qu’en cas de famine et de sécheresse, les gens sont amenés à manger ce qu’ils trouvent. On vise également les Arabes qui ont un caractère normal. On ne vise pas non plus certains bédouins qui vivaient dans le désert et qui mangaient ce qu’ils trouvaient entre leurs mains, ce n’est pas à eux qu’on va se référer, on se réfère aux Arabes qui ont un caractère normal et qui sont en situation d’aisance.

Parmi les animaux au sujet desquels il y a eu un texte explicite, les déclarant interdits à la consommation, il y a le porc, il y a le mulet comme ça a été rapporté dans le hadith rapporté par Abou Dawoud, l’âne comme ça a été rapporté par Mouslim, il y a eu également interdiction de tout animal qui a des canines fortes avec lesquelles il attaque ses proies et il peut les tuer ou leur nuire gravement avec les canines, comme par exemple le lion, le tigre, le loup, le chien, l’éléphant, le chacal, le guépard, le crocodile et ce qui est de cet ordre-là et le chat également. Par contre, le renard n’est pas considéré comme un animal ayant des canines fortes.

Parmi les oiseaux, ont été interdits tous les oiseaux qui ont des griffes fortes avec lesquelles ils attaquent leur proie et avec lesquelles ils peuvent tuer ou blesser leur proie. La règle : on ne se réfère pas si le bec est crochu ou pas, la règle qui est parvenue dans le hadith, c’est que tout animal qui a des canines fortes avec lesquelles il peut tuer ou blesser gravement ses proies et tout oiseau qui a des griffes fortes avec lesquelles il attaque ses proies ont été interdits à la consommation, comme par exemple, les faucons, les vautours, les aigles, les buses et ce qui est de cet ordre.

Parmi les animaux au sujet desquels il y a eu un texte explicite les déclarant licites à la consommation, il y a les camélidés, c’est-à-dire les chameaux mâles et femelles, les bovins, c’est-à-dire les vaches, les moutons et les chèvres, les chevaux, le zèbre. Le prophète a interdit la consommation de l’âne et du mulet et il a déclaré licite la consommation du cheval et du zèbre, le zèbre il a d’autres vertus que cela, si ton regard croise le regard du zèbre, cela peut t’être très profitable pour ta vue. Parmi les animaux licites à la consommation il y a l’hyène, bien que c’est un animal qui a des canines fortes, mais comme il y a eu un texte explicite la déclarant licite à la consommation, elle est licite à la consommation.

Il est également parvenu dans le hadith que le lapin est licite à la consommation. Il y a également addabb c’est comme un grand lézard qui a la queue en scie et qui vie dans la Péninsule arabe, on peut en trouver également en Ethiopie. addabb a été déclaré licite par le texte du hadith du prophète

L’hérisson et le porc-épic sont licites à la consommation.

Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte ordonnant de le tuer ou il est recommandé de le tuer, il est illicite à la consommation , comme le serpent, le scorpion, l’élanion (al-hada’ah).

Il y a également les animaux au sujet desquels il y a un texte interdisant de les tuer, donc illicites à la consommation. Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte interdisant de le tuer, il est illicite à la consommation, comme la huppe, c’est un oiseau qui a comme une couronne sur la tête, une sorte de fourmi qu’on appelle « an-naml as-soulaymani », ce sont des grandes fourmis avec de longues pattes.

Tous les animaux aquatiques, c’est-à-dire qui vivent en mer, en rivière, dans un étang sont licites à la consommation sans qu’ils ne soient égorgés. Quand on dit « animaux aquatiques », on vise par cela les animaux qui vivent exclusivement dans l’eau.

Les animaux qui peuvent vivre aussi bien dans l’eau qu’en dehors de l’eau, ces animaux selon l’école de Ach-Chafi^iyy, sont illicites à la consommation, comme le crocodile, comme certaines sortes de crabes, les escargots.

* La deuxième chose qui est interdite dans la ‘ayah, c’est le sang qui coule parce qu’il y a une autre ‘ayah qui explique cela, c’est la Parole de Allah:

﴿قل لا أجدُ فيما أوحيَ إليَّ محرمًا على طاعمٍ يَطْعَمُهُ إلا أن يكونَ ميتَةً أو دما مسفوحًا

ce qui signifie « Dis, je ne trouve pas dans ce qui m’a été révélé quelque chose qui est interdite en tant que nourriture à l’exception de la maytah et du sang qui coule ».

« Le sang qui coule » parce que le foie et la rate qui sont un sang que Allah a créé à l’état solide dans le corps des animaux et des êtres humains, le foie et la rate d’un animal licite à la consommation sont licites à la consommation.

Le prophète a dit:

((أحلَّت لكم ميتتان ودمان السمك والجراد والكبد والطحال))

ce qui signifie « Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang nous ont été rendus licites à la consommation : les poissons et les sauterelles, le foie et la rate » ]rapporté par Ibnou Majah[.

* La troisième chose qui est interdite dans la ‘ayah c’est la viande du porc, tout ce qui provient du porc est illicite à la consommation mais dans la ‘ayah a été cité la viande du porc parce que c’est la viande qu’on vise dans l’animal habituellement.

* (wa ma ‘ouhilla lighayri l-Lahi bihi) c’est-à-dire, tout ce qui a été égorgé en citant un autre nom que celui de Allah comme le faisaient les mécréants à l’époque du prophète, ils avaient des idoles, ils égorgeait les bêtes et ils disait « au nom de al-lat » ou « au nom de al-^ouzza ».

* La cinquième chose, c’est l’animal qui est mort étranglé ou étouffé comme l’animal qu’on plonge dans l’eau jusqu’à ce qu’il s’étouffe.

* (al-mawqoudhatou) l’animal qui a été frappé par un bâton ou une pierre et qui est mort à cause de cela.

* (al-moutaraddiyatou)  c’est l’animal qui est mort parce qu’il est tombé d’en haut.

* (an-natihatou) c’est l’animal qui est mort à cause de coups de cornes qu’il a reçu d’un autre animal.

* (wa ma ‘akala s-sabou^ou) c’est l’animal qui est mort parce qu’un fauve en a dévoré une partie.

(‘il-la ma dhakkaytoum) « sauf ce que vous avez pu égorgé auparavant », ça veut dire si un animal est dans un de ces cas mais il n’a pas encore atteint le stade où elle est en train de mourir, il se peut qu’un animal tombe d’en haut mais il a encore une vie stable, c’est–à-dire, si on le laisse, il va vivre, c’est par le fait qu’il fait encore des mouvements volontaires, il n’agit pas comme un animal qui est devenu fou. Les mouvements qui ne sont pas volontaires, c’est comme quand on égorge une bête elle commence à faire des mouvements involontaires. La condition pour qu’elle soit licite à la consommation, c’est qu’on atteint cette bête avant qu’elle atteigne le stade où elle est en train de mourir.

* (wa ma dhoubiha ^ala n-nousoub) c’est-à-dire ce qui a été égorgé comme offrande pour les idoles, les mécréants égorgeaient les bêtes puis ils prenaient le sang de ces bêtes et le versaient sur les idoles dans le but de glorifier ces idoles, c’est une sorte d’association.

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Les épouses du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Allah dit « An-nabiyyou…» (sourat al-‘Ahzab/6). Dans cette ‘ayah, Allah a appelé les épouses du Prophète oummahatou-l-mou’minin, c’est-à-dire les mères des croyants, c’est-à-dire que les épouses du prophètes sont comme des mères pour les croyants et cette appellation est tirée du Qour’an notamment dans cette ‘ayah de sourat al-‘Ahzab. Cette appellation de « oumma’atou l’mou’minin », c’est à titre du respect qui leur est dû, à titre de glorification des épouses du prophètes et au titre, tout comme l’a personne, il lui est interdit d’épouser sa propre mère, ces femmes il est interdit de les épouser même après la mort du prophète.

Elles ont beaucoup de particularités ces femmes, parmi ces particularités, c’est qu’il n’y a pas qui puisse les épouser après le décès du messager de Allah. De même elles ont des jugements qui leurs est propre. Parmi les jugements qui sont propres à ces femmes, c’est qu’il est un devoir pour elles et pas pour les autres femmes que de se couvrir le visage en présence des ‘ajnabiyy, en présence d’hommes qui ne font pas partie de leur proche parenté, qui ne sont pas des marham, des hommes qui leur est interdit d’épouser à cause des liens de sang, d’allaitement ou de mariage, elles doivent se couvrir le visage et ceci est spécifique aux épouses du prophète, ce n’est pas un jugement qui s’applique à la totalité des femmes musulmanes. Les autres femmes que les épouses du prophète, ce n’est pas obligatoire pour elles que de se couvrir le visage mais c’est recommandé, c’est-à-dire que c’est  bien si elles le font, si elles ne le font pas, elles ne commettent pas de péché. La limite du visage, c’est de là ou commencent à pousser les cheveux chez le commun des gens jusqu’au menton et d’une oreille à l’autre. Mais comme c’est quelque chose qui est obligatoire pour les épouses du prophète, c’est recommandé pour celles qui ne sont pas épouses du prophète de prendre exemple sur les épouses du prophète. Pour le commun des femmes, leur zone de pudeur, ce qu’elles doivent couvrir que ce soit dans la prière ou en présence des hommes ajnabiyy comme dans la rue par exemple, c’est tout leur corps sauf le visage et les mains, le visage et les mains ne font pas partie de la zone de pudeur de la femme. Notre prophète a épousé plus d’une femme. Mais ceci n’était pas parce qu’il était attiré par les femmes et ce n’est pas l’objectif de rechercher les femmes comme certains calomniateurs qui essayent de perturber les gens essayent de le diffuser. Que l’on sache que le prophète n’avait pas le cœur attaché aux femmes. Ce qui indique cela, c’est qu’il était connu parmi les gens de la Mecque comme étant Mouhammad al-‘Amin – Mouhammad l’honnête. Jusqu’à atteindre l’âge de quarante ans, il n’avait pas multiplié les épouses, il s’était marié à l’âge de vingt-cinq ans avec Khadijah qui était son aînée de quinze ans. Le prophète n’avait pas le cœur attaché aux femmes, s’il était ainsi, il n’aurait pas épousé une femme qui était son aînée de quinze ans d’une part et si comme le prétendent les calomniateurs il était attaché aux femmes, les gens auraient relevé de sa part beaucoup d’indécences, or il était connu parmi les gens de la Mecque, même ceux qui n’étaient pas musulmans reconnaissaient son statut de Mouhammad al-‘amin – Mouhammad l’honnête, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas relevé de lui quelque chose qui puisse porter atteinte à sa chasteté et s’il était comme le prétendaient certains calomniateurs, les gens ne l’auraient pas suivi, ceux qui étaient idolâtres ne l’auraient pas suivi et ils auraient uniquement diffusé les mauvaises choses qu’ils auraient relevées de lui pour inciter les gens à ne pas le suivre, or, ce n’était pas ainsi que ça s’est passé, c’est-à-dire que ses ennemis n’avaient pas porter atteinte à sa chasteté, à son honneur et ce que disent ces calomniateurs est infondé. De même, ce qui indique sa chasteté, c’est qu’il s’était marié pour la première fois avec Khadijah bintou Khouwaylid. Donc, la première fois qu’il s’était marié, il avait vingt-cinq ans, c’était avec Khadijah qui en avait quarante et Khadijah était morte alors que le prophète avait cinquante ans et il ne s’était pas marié avec une deuxième femme à ce moment-là donc si son cœur était attaché aux femmes, il aurait multiplié les épouses et les gens auraient relevé de lui un mauvais comportement. Et même après le décès de Khadijah, si son cœur était attaché aux femmes, il aurait recherché les jeunes filles, ce qui n’était pas le cas. La plupart des épouses du prophète étaient des veuves ou des divorcées. L’unique femme qu’il avait épousée vierge était ^Aichah. Donc, après Khadijah, le prophète ne s’était marié qu’après l’âge de cinquante ans, si tel que le prétendaient les calomniateurs, il avait le cœur attaché aux femmes, il aurait multiplié les épouses bien avant et le prophète s’il a multiplié les épouses, ce n’était pas pour satisfaire des désirs ou des pulsions qu’il aurait eu, ce n’était pas l’objectif mais c’était pour l’intérêt de l’appel à l’Islam. Allah a accordé à notre prophète un jugement particulier qu’Il n’a pas accordé à d’autre que lui, à savoir qu’il pouvait avoir plus de quatre épouses en même temps alors que les autres hommes de sa communauté ne pouvaient pas avoir plus de quatre épouses libres en même temps. Ce qui indique sa pureté et sa chasteté, c’est ce qu’a rapporté Mouslim dans le sahih, d’après ^Aichah elle disait « … » ce qui signifie « Lorsque venait ma nuité », celui qui a plus d’une épouse doit être équitable dans le nombre des nuités, le prophète était équitable et lorsque venait le tour de ^Aichah, la nuité durant laquelle il passait dans la maison de ^Aichah, elle disait « Quand venait mon tour, le prophète partait à al-baqiyyah », le cimetière qui est à Médine dans lequel sont enterrés les morts des musulmans. Lorsque venait le tour de ^Aichah, le prophète allait à al-baqiyyah pour invoquer Allah en faveur des musulmans qui sont morts. Il sortait à al-baqiyyah et il laissait ^Aichah en sachant que ^Aichah était sa seule épouse vierge. S’il avait le cœur attaché aux femmes, il resterait à côté de sa femme. Parmi les épouses du prophète, il y a Khadija bintou Khouwaylid et il y a ^Aichah qui est la fille de Abou Bakr. Parmi les sagesses parmi lesquelles notre prophète a épousé plus d’une femme c’est pour :

1-     que l’appel à l’Islam puisse se diffuser et pour que les règles de la Loi relatives aux femmes puissent être diffusées parmi les femmes par l’intermédiaire des femmes ; l’appel à l’Islam c’est appeler les gens à avoir la croyance correcte que la raison confirme et à avoir la croyance qui sauve du séjour éternel en enfer. L’objectif, c’est de faire en sorte que cette croyance que la raison approuve et confirme puisse être diffusée et que les règles et les jugements qui concernent les femmes puissent se diffuser par l’intermédiaire des femmes. Il y a des lois qui sont relatives aux femmes, c’est plus facile que ce soit des femmes qui les enseignent comme par exemple les jugements concernant les menstrues ou les jugements concernant les lochies ou l’accouchement ou les lois concernant le rapport, ceci est plus facile que les femmes l’apprennent auprès des femmes. C’est une des sagesses pour lesquelles le prophète a épousé plus d’une femme.

2-     D’unifier et de rassembler les différentes tribus parce que la société avant l’appel à l’Islam était une société tribale et il y avait énormément de conflits même à Médine entre les deux principales tribus qui sont al- ? et al- ?, il y avait des conflits qui duraient des années et des années. Donc, par ce moyen, le prophète rassemblait les différentes tribus.

Les épouses du prophète ont eu un mérite qui n’ait pas négligeable, elles étaient celles qui avaient pu observer de près l’excellence de comportement de notre maître Mouhammad et elles ont pu le rapporter et le transmettre aux gens, elles ont également rapporté ses paroles. Elles ont observé et vécu avec le prophète qui est le meilleur des hommes, le meilleur des prophètes, la meilleure de toute les créatures et elles ont pu rapporté à la communauté ce qu’elles ont vu, ce qu’elles ont entendu de notre maître Mouhammad et Allah dit « … » sourat al-‘Ahzab/104. Ce que nous comprenons de cette ‘ayah, c’est que c’est un ordre pour les épouses du prophète de rapporter ce qui se passe chez elles comme signe et chose importante et sagesse, c’est un ordre pour qu’elles transmettent aux gens les belles choses qu’elles voient et qu’elles entendent pour que les gens puissent en profiter. La première de ces femmes bénies, c’est Khadijah bintou Khouwaylid. Le prophète l’a épousée quinze ans avant qu’il reçoive la Révélation, il avait vingt-cinq ans lorsqu’il l’a épousée et le prophète a reçu sa mission de prophète a l’âge de quarante ans. Elle lui a donné sa fille Zaynab et c’est la plus grande de ses filles. Ensuite, elle lui a donné Rouqayyah, ensuite Oummou Kalthoum et Fatimah. Parmi les garçons, elle lui a donné Al-Qacim, ^Abdoullah et AtTahir, c’était les garçons du prophète qui sont mort jeunes, c’est pour cela que notre prophète a été surnommé Abou-l-Qacim, le père de Qacim. Khadijah était la première femme a entrer en Islam, la première femme qui a cru au statut de prophète de notre maître Mouhammad et elle a patienté, elle l’a soutenu au début de l’appel à l’Islam dans les épreuves qu’il a rencontrées. Tous les fils du prophète sont de Khadijah mise à part Ibrahim. Khadijah est morte à l’âge de soixante-cinq ans, il a vécu avec elle vingt-cinq ans et elle est enterrée à al- ? qui est une montagne à la Mecque. Après Khadijah, il a épousé Sawdah bintou ? oum^a al-^amriyya. Elle était mariée auparavant à un musulman et elle a émigré avec lui jusqu’en Abyssinie (les musulmans ont d’abord fait une émigration à Al-Habachah – l’Abyssinie) et son mari est mort et c’est par la suite qu’elle a épousé le messager de Allah. Elle avait atteint un âge avancé et elle avait demandé au prophète qu’il l’épouse pour qu’elle soit son épouse dans le bas-monde et dans l’au-delà et elle passait son tour de nuité à ^Aichah, lorsque c’était son tour à elle, elle acceptait que ce soit ^Aichah qui bénéficie du prophète. Ensuite, il a épousé à la Mecque ^Aichah bintou Abi Bakr Ad-siddiq, ^Aichah était la troisième. Le messager l’a épousée avant l’émigration, elle avait à l’époque huit ans et ceci n’est pas quelque chose de blâmable chez les arabes parce que c’est  connu chez les arabes que les filles se marient jeunes et il est arrivé plus tard que ^Aichah, certains l’avaient accusée de chose très grave et Allah l’a innocentée dans le Qour’an par Sa parole « Inna l-ladhina.. » (sourat an-Nour/11). ^Aichah était dans un voyage avec le messager de Allah. Ils ont fait une halte dans un endroit et ^Aichah est partie pour un besoin. Elle était jeune à l’époque et elle était légère de sorte que lorsque le chameau s’est levé pour qu’ils continuent leur voyage, ils n’ont pas remarqué que ^Aichah manquait et qu’elle n’était pas sur le chameau. Lorsque ^Aichah est revenue, elle n’a pas trouvé la caravane, elle est restée à sa place. C’est alors qu’un homme de la Mecque qui la connaissait et lui aussi était précédé par la caravane, il s’appelle Safwan Ibnou ?et la prise avec lui, il a fait que son chameau s’incline pour qu’elle puisse monter et ils ont rattrapé la caravane. C’est alors qu’il y a eu des hypocrite qui ont accusé ^Aichah et le messager de Allah savait que son épouse était chaste et que son père était chaste et honorable, c’était notre maître Abou Bakr As-Siddiq, le meilleur de cette communauté après son prophète et les gens avaient accusé ^Aichah de chose grave jusqu’à ce que cette ‘ayah dans sourat an-Nour/11 ait été révélée pour innocenter ^Aichah. Notre prophète n’a pas épousé d’autre femme vierge que ^Aichah et ^Aichah était la femme qui avait le plus de science dans cette communauté, elle a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah. Après la mort du prophète, elle enseignait aux hommes par derrière un voile la science de la religion. Le prophète est mort dans la maison de ^Aichah, les prophètes sont enterrés à l’endroit où ils sont morts. Elle a eu le privilège et le grand honneur que le prophète soit enterré dans sa maison. ^Aichah disait « .. », c’est-à-dire que le prophète est mort alors qu’il était appuyé sur ^Aichah, la tête reposait sur ^Aichah. Il a été enterré dans la maison de ^Aichah qui est collée à la mosquée du prophète et après l’élargissement de la mosquée, cette maison de ^Aichah a été incluse dans la mosquée. ^Aichah a vécu jusqu’au califat de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Elle a été enterrée à al-Baqiyyah, le cimetière des musulmans qui se trouve juste en face de la mosquée du prophète et le prophète disait « … », ce qui signifie « Le mérite de ^Aichah par rapport aux autres femmes c’est comme le mérite de ? » – c’est un plat que le prophète appréciait particulièrement sur le reste des plats, pour dire que le mérite de ^Aichah est très grand. Ensuite, le prophète a épousé Oummou Salamah, c’était en l’an deux de l’hégire. Après la bataille de Badr, il a épousé Hafsa la fille de ^Oumar Ibnou-l-Khattab qui est qouraychite. Hafsa, c’était une femme qui jeûnait beaucoup et qui veillait beaucoup les nuits en actes surérogatoires. Hafsa est morte durant le califat de notre maître Outhman Ibnou ^Afwan. L’an trois de l’hégire, le prophète a épousé Zaynab al-Asdiyyah. Zaynab était la fille de la tante paternelle du prophète, la mère de Zaynab s’appelle Oumaymah, fille de ^Abdou-l-Mouttalib, elle est donc la sœur de ^Abdoullah, le père du prophète et Zaynab était la cousine du prophète. Le prophète a voulu la marier avec Zayd Ibnou Halifah. Zayd Ibnou Halifah était un esclave affranchi par le prophète, il a donné sa cousine en mariage pour celui qui était son esclave. Au départ, Zaynab ne voulait pas mais elle a accepté parce que c’est le prophète qui l’a voulu et Allah a révélé à notre prophète que Zaynab allait devenir son épouse et le prophète avait de la pudeur pour dire à Zayd de la divorcer et lorsqu’il y avait des différents, comme il arrive entre une femme et son mari, le messager ordonnait à Zayd de garder son épouse, c’est-à-dire de ne pas s’empresser de divorcer. Il est arrivé que Zayd a dit au prophète « Oh messager de Allah, Zaynab me parle d’une manière très dure, je ne supporte plus », Zayd se plaignait au prophète et le prophète lui disait, ce qui signifie « Crains Allah et gardes ton épouse », c’est-à-dire qu’il oeuvrait pour que le mariage ne soit pas rompu et Allah a révélé une ‘ayah, c’est dans sourat al-Ahzab/37, pour que le prophète transmette aux gens, c’est-à-dire que c’était une ‘ayah explicite dans laquelle Allah apprend au prophète que Zaynab allait devenir son épouse et il y a avait une sagesse en cela parce que le prophète avait au départ pris Zayd comme si c’était son fils alors que avant l’avènement de la mission du prophète, les gens adoptaient les enfants et ils les considéraient comme leur fils, c’est-à-dire, ils leur donnaient leur propre nom et parmi les sagesses que Zaynab ne reste pas avec Zayd et qu’elle épouse le prophète, c’est pour que les gens sachent qu’il n’y a pas d’adoption dans l’Islam, dans le sens que l’enfant n’est élevé que par autre que ses parents. Si un fils épouse une femme, le père de ce fils n’a pas le droit d’épouser cette femme, dès qu’il fait son contrat de mariage, même avant la consommation, cette femme que son fils a épousée devient interdite à jamais pour le père et Zayd, même si le prophète l’a élevé chez lui, il n’a pas le jugement de son fils, c’est-à-dire que même la femme que Zayd avait auparavant, elle n’est pas interdite à jamais au prophète. Parmi les sagesses de ce mariage, c’est pour que les gens sachent qu’il n’y a pas d’adoption dans l’Islam, dans le sens que l’enfant qui peut être élevé par autre que ses parents, il n’hérite pas de leur nom, il n’a pas le même jugement. Si par exemple un couple prend un garçon en jeune âge pour l’élever, ils peuvent l’élever chez eux mais une fois qu’il devient pubère, la femme ne peut pas se montrer dévoilée devant lui, il ne dit pas « mon père c’est untel » celui qui l’a élevé, il n’y a pas d’adoption dans le sens héritage du nom. Il y a des calomniateurs qui ont prétendu que le prophète était attaché à la femme de Zayd et qu’il l’a poussé pour qu’il la divorce et qu’il l’épouse après. La ‘ayah, c’est « Falamma… », « Après qu’elle soit une épouse de Zayd pendant un certain temps, Nous te l’avons accordée comme épouse ». Zaynab disait « .. » rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy, c’est-à-dire « ce sont vos pères qui nous ont données en mariage et moi c’est Allah qui a fait inscrire mon mariage sur la Table Préservée qui est au-dessus des sept cieux », c’est-à-dire que son mariage a eu lieu sans que ce soit avec un tuteur et des témoins comme les autres mariage, c’était par révélation. C’est cela la signification sinon tous les mariages sont inscrits dans la Table Préservée mais elle c’est à titre d’honneur que ce mariage a eu lieu par révélation. Ce hadith, certains assimilateurs essayent de l’expliquer à leur manière et prétendent que Allah est au-dessus des cieux alors que Allah est le Créateur des cieux, Il existe sans endroit, ce hadith ne veut pas dire que Allah est au-dessus des sept cieux parce que Allah est le Créateur des sept cieux , Il n’a pas besoin des cieux, Allah existe avant l’existence des endroits, avant l’existence des cieux, sans endroit, sans les cieux et sans le Trône, après la création des endroits, après la création des cieux, après la création du Trône, Allah ne change pas, le changement arrive à la créature mais pas au Créateur. Celui qui est dans un endroit est limité et celui qui est limité a besoin de qui lui a donné cette limite et celui qui a besoin a un début, il n’est pas de toute éternité, il est créé. Parmi les épouses du prophète, il y a également Jouwayriyah bintou-l-Harith qui est morte en cinquante-six de l’hégire. Le prophète a également épousé Mariyah Al-Qoubtiyyah. C’était une femme esclave et elle est entrée en Islam et lui a donné Ibrahim. Il y a également Oummou Habibah il y a aussi bintou ^ouzaymah, il y a Maymounah bintou l-Harith, elles n’étaient pas toutes en même temps ses épouses. Il y a Fatimah bintou Chourayh, il y a également Zaynab bintou Khouzaymah, il y a ‘Asma’ bintou n-Nou^man, il y a Oummou Charik.

Le prophète, lorsqu’il est mort, il avait neuf épouses, que Allah les agrées toutes. Après tout cela, il apparaît clair que le prophète est chaste et pur et qu’il est innocent de ce que certains calomniateurs l’accusent et que la personne fasse attention pour ne pas accuser injustement le prophète et l’insulter parce que ceci fait sortir de l’Islam et celui qui sort de l’Islam doit prononcer les deux témoignages pour revenir à l’Islam, c’est pour cela qu’il faut faire attention surtout à notre époque où certains sont devenus très frivoles et qui se mettent à parler pour dire des choses qui portent atteinte à la personne de notre maître Mouhammad, lui que Allah a envoyé pour guider les gens vers l’excellence de comportement, lui que notre prophète a embelli par d’excellents caractère et à qui Il a accordé une loi parfaite. Notre modèle c’est le messager de Allah, c’est un modèle dans son équité, dans sa justice, dans la préservation des droits des gens, dans l’excellence de comportement dans la vie conjugale avec ses épouses, le messager de Allah n’était pas injuste envers ses épouses. En multipliant le nombre d’épouses, ce n’était pas une injustice mais c’était un acte de bonne guidée et une bonne droiture .Que Allah agrée toutes les épouses du prophète et que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Allah sait plus que tout autre

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Le tawhid de Allah dans Son acte

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Parmi les fondements de la croyance islamique que le messager de Allah nous a amenés et qui sont communs à tous les prophètes, ce sur quoi étaient les compagnons ainsi que le Salaf vertueux (les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire), il y a le tawhid de Allah dans les actes. C’est que la personne ait pour croyance que Allah agit par une toute puissance qui est de toute éternité sans contact et sans instrument parce que Allah n’est pas un corps palpable ni un corps impalpable. Allah est exempt des organes, des membres et de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Parmi ces fondements, c’est que la personne ait pour croyance que Allah est le seul Créateur, c’est-à-dire que Lui seul fait entrer en existence. Aucune créature ne s’associe à Lui en cela, que ce soit les créatures qui sont dotées d’âmes et les créatures qui n’ont pas d’âme. Allah est le Créateur de tout ce qui profite et de tout ce qui nuit, des créatures et de toute substance (ce qui a un volume et des dimensions) et de faits et des conséquences. Il n’y a pas de manquement à ce qu’Il fait. S’Il veut qu’une chose ait lieu, cette chose aura lieu. C’est cette croyance correcte que la raison saine accepte. Ceci s’appelle chez les savants du tawhid « le tawhid de Allah dans Son acte », c’est-à-dire que nul ne s’associe à Lui pour Son acte. Cette croyance est celle qui est parvenue dans le Qour’an, que le Messager nous a transmise et qu’il a enseignée aux compagnons. C’est cette croyance sur laquelle étaient le Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire.

Il a été rapporté d’après le grand soufi Al-Jounayd Al-Baghdadiyy lorsqu’il a été interrogé au sujet du Tawhid, il a dit « c’est Al-Yaqin », c’est-à-dire la certitude. Il a dit : « Il n’y a pas de Créateur pour les substances (al-‘a^yan) ou les actes (al-‘a^mal) si ce n’est Allah. Preuve en est la parole de Allah dans sourat AsSaffat qui signifie : « Allah vous a créés ainsi que ce que vous faites ». Il a indiqué que témoigner que Allah est le Créateur de toute chose, c’est cela la certitude qu’un cœur apaisé et tranquille aura. Le croyant devra faire en sorte que cette croyance reste dans son cœur pour que dans chaque situation, dans chacun de ses états, il soit de ceux qui font le Tawhid de Allah par le cœur car lorsque le croyant a cette croyance dans son cœur, les épreuves du bas monde lui seront aisées et il lui sera facile de surmonter ce qu’il craint de la part des gens. Dans cette ayah : (Wa l-Lahou khalaqakoum), c’est-à-dire que « Allah vous a créés » c’est-à-dire vos corps (wa ma ta^maloun) c’est-à-dire vos actes. Ainsi, nos mouvements et nos immobilités, c’est Allah qui en est le Créateur. Allah dit : (Wa khalaqa koulla chay’in faqaddarahou taqdira) cela veut dire que Allah est le Créateur des esclaves et des actes des esclaves. Les esclaves ne créent rien du tout, aucun de leurs actes. Allah crée les causes et les effets. Il a créé le médicament et la guérison, la nourriture et le fait d’être rassasié, l’eau et l’étanchement de la soif lorsqu’on boit. Le médicament est une cause pour la guérison, la nourriture est une cause pour être rassasié, la nourriture et la boisson sont deux causes pour que la personne reste en bonne santé, le feu est une cause de brûlure mais Allah est le Créateur des causes et des effets. Les récits sont nombreux qui témoignent de cette vérité et nous mènent à déduire qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet. Il est possible selon la raison que Allah crée le fait d’avoir sa soif disparue suite à une gorgée d’eau. Il est possible que Allah crée la brûlure suite au contact avec le feu et il est possible que Allah ne crée pas l’étanchement de la soif et la brûlure. Il est possible que la personne n’ait plus soif après avoir bu. Il est possible qu’elle reste toujours assoiffée. Allah, s’Il veut, Il crée l’effet habituel ou s’Il veut, Il ne le crée pas. L’existence de l’effet n’est pas une conséquence obligatoire selon la raison suite à l’existence d’une cause. Tout se produit conformément à la volonté de Allah qui est de toute éternité. La personne, il est possible que sa santé se dégrade si elle ne mange pas et si elle ne boit pas et il est possible que sa santé ne se dégrade pas. Des savants ont confirmé que des gens avaient délaissé le fait de manger et de boire pendant une longue période et leur santé ne s’est pas détériorée. Le fait de ne pas manger et de ne pas boire pendant quelques jours entraîne d’habitude la mort. Combien de malades prennent le même médicament pour la même maladie mais ne guérissent pas. La croyance des gens de la vérité entraîne le fait qu’il ne se produit pas ne fut-ce un clin d’œil, un profit ou une nuisance sans que ce soit par la prédestination de Allah par Sa puissance et Sa volonté. Il n’y a pas de différence en cela pour le bien et le mal, la foi ou la mécréance, la réussite ou l’échec. Tout cela se produit par la volonté de Allah.

Ainsi, ‘Ibrahim, son peuple l’a lancé dans un feu immense. Ils ont attisé un feu mais ce feu n’a pas pu le brûler ni même ses habits. Allah dit dans sourat Al-‘Anbiya/69 ce qui signifie : « Nous avons dit : ô feu, sois fraîcheur et paix pour Ibrahim ». Quand ‘Ibrahim avait donné les preuves à son peuple que ce qu’ils adoraient d’autre que Allah ne méritait pas l’adoration, il leur a dit : « Cette lune qui se lève et qui se couche, qui est limitée, qui a une forme, une couleur, elle a besoin du Créateur Qui l’a spécifiée par ses caractéristiques ». Il leur a expliqué que ce Créateur est exempt des formes, de la couleur et que c’est Lui Qui spécifie les choses. Mais ils n’ont pas accepté la vérité et ont voulu le punir. Ils ont allumé un feu tellement intense qu’ils ne pouvaient plus s’en approcher et y ont lancé ‘Ibrahim avec une catapulte. Allah n’a pas voulu que l’effet habituel du feu qui est la brûlure se produise. Des gens vertueux ont eu les mêmes choses extraordinaires que notre maître ‘Ibrahim mais pour les saints, cela s’appelle prodige. Entre autres, il y a Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui était un saint vertueux. Il y avait un homme qui s’appelle Al-‘Aswad Al-^Ansiyy qui avait prétendu être prophète mais c’était un menteur. Il avait ordonné à ceux qui l’avait suivi dans son égarement de lancer le saint vertueux Abou Mouslim Al-Khawlaniyy dans le feu mais le feu ne l’a pas brûlé.

Il y a des personnes qui n’ont pas appris la science de la religion et qui parlent en suivant leurs passions. Ils s’arrêtent dans leur raisonnement à ce qui est apparent. Ils ont des croyances qui sont contraires à la croyance du Messager. Par exemple, certains d’entre eux disent que ces causes que Allah a asservies aux gens créent les effets ! Ils prétendent que les causes par leur nature entraînent l’existence des effets. Il se produit que dans la vie de tous les jours les causes sont provoquées mais que l’effet habituel ne se produit pas. Notre Prophète nous a expliqué cela par sa parole qui signifie : « Certes, Allah a créé la maladie et Il a créé le remède. Si le malade utilse le remède, il guérira par la volonté de Allah ». Sa précision « il guérira par la volonté de Allah » est une preuve que les effets quels qu’ils soient ne sont pas un résultat obligatoire selon la raison de la cause. Il se peut que nous voyons des gens qui mangent une nourriture en quantité équivalente et qui ont la même taille, le même âge, il y a certains qui sont rassasiés, d’autres pas. Il se peut qu’il y ait des gens malades de la même maladie qui utilisent le même médicament, certains guérissent, d’autres pas. Si ce médicament créait par lui-même la guérison, alors chaque malade qui l’aurait utilisé dans la même  configuration de maladie aurait guéri. Allah a créé différentes créatures et Il leur a accordé des couleurs différentes et des mérites différents. Ceci est une preuve que tout ce qu’il y a dans ce monde est par la création de Allah. Il y a une sorte d’oiseaux qui est très rare, qui s’appelle as-samandal, dans lequel Allah a créé une spécificité que les autres n’ont pas : sa peau n’est pas brûlée par le feu. Il se peut qu’il entre dans le feu et qu’il y trouve du plaisir. Si la peau est mise toute seule dans le feu, elle reste sans brûler alors que cet oiseau est comme les autres animaux, il a une âme, il est composé de chair, de sang, d’os. Si ce feu créait la brûlure, cet oiseau aurait brûlé. Il y a l’autruche, elle peut avaler des braises et trouve du plaisir en les mangeant sans brûler alors que l’autruche est une créature de Allah, de sang de chair et d’os. Il y a parmi les créatures étonnantes, le chameau qui mange les épines et les morceaux de verre qu’il broie dans sa bouche et avale. Allah fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient.

En résumé, il est un devoir d’avoir pour croyance que les cause ne créent pas les effets, que c’est Allah Qui crée les effets suite à l’existence des causes. Les causes habituelles ne créent pas les effets, c’est Allah Qui crée ce qui profite et ce qui nuit. Parmi les noms de Allah, il y a AdDarrou : Il est Celui Qui crée ce qui nuit et An-Nafi^ou : Il est Celui Qui crée ce qui profite. Il y a une parole réputée chez les musulmans dans leurs invocations (Ô Toi Qui crée les causes et les effets). C’est Lui Qui crée dans la cause l’effet habituel et ce sont des paroles qui reflètent la croyance correcte. Allah est le Créateur des êtres et des actes. Al-kasb ou l’acquisition, c’est l’acte de l’esclave et c’est ce sur quoi il sera rétribué ou ce sur quoi il aura à rendre compte dans l’au-delà. L’acquisition, c’est le fait que l’esclave oriente son intention et sa volonté vers l’acte et Allah lui crée cet acte. Cette orientation de l’intention est également par la création de Allah. Allah dit : (‘Inna koulla chay’in khalaqnahou biqadar) ce qui signifie : « Allah crée toute chose selon une prédestination ».

Ce bas monde est une résidence de passage. Celui qui est intelligent prend de son lieu de passage pour son lieu de séjour. Le bas monde ne reste pour personne. Celui qui est raisonnable, c’est celui qui abandonne le bas monde avant que le bas monde ne l’abandonne, c’est celui qui construit sa tombe avant d’y pénétrer, qui recherche l’agrément de son Créateur. Les constructions qui y sont faites sont construites pour devenir des ruines. Alors, que chacun craigne Allah. Qu’il multiplie son acte vertueux et qu’il diminue son espoir. Celui qui est intelligent fait que son cœur ne soit pas attaché à l’amour du bas monde. Le séjour dans le bas monde n’est pas très long. Ce bas monde est comme un instant. L’âme de la personne cherche toujours à avoir plus alors enseigne-lui de se satisfaire du peu. Prends toujours exemple sur notre maître Mouhammad. Que chacun sache qu’il va mourir et qu’il sera ressuscité après sa mort et qu’il aura des comptes à rendre sur ses actes. Le bas monde est plein d’épreuves et il est connu pour son anéantissement et sa tromperie. Mouslim a rapporté que le Messager a dit ce qui signifie : « Le bas monde est tel une prison pour le croyant et tel un paradis pour le non croyant ». At-Tirmidhiyy a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ce bas monde ne vaut pas la peine d’y être attaché ; ce qui est utile dans ce bas monde, c’est l’obéissance à Allah et ce qui aide à l’obéissance à Allah » comme de l’argent obtenu d’une voie licite. Ce qui vaut la peine comme celui qui a appris la science de la religion, qui a défendu cette religion contre les mauvais innovateurs et ce qui est utile, c’est d’être de ceux qui apprennent le minimum obligatoire de la science de la religion. Que la personne ne se lasse pas de l’apprentissage de la science de la religion. Celui qui n’apprend pas la science indispensable de la religion va à sa perte et entraîne d’autres que lui avec lui et celui pour qui Allah veut le bien, Il lui fait aimer la science de la religion. Le Messager a dit ce qui signifie : « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il parvienne au Paradis ». Il a été rapporté de ^Iça qui était parmi les plus grands ascètes qu’il a dit ce qui signifie : « Ô vous les apôtres ! J’ai renversé le bas monde comme un récipient qu’on renverse alors ne le ramenez pas à sa position après moi ». Parmi ce qui est mauvais dans le bas monde, c’est que Allah est désobéi. Traversez le bas monde et ne vous y attachez pas. Combien de plaisirs qui n’ont duré un instant ont laissé beaucoup de chagrin. Notre maître Adam a dit ce qui signifie : « Donnez naissance à ceux qui vont mourir et construisez pour ce qui va tomber en ruine ; vous allez tous être sous terre ». Il a été rapporté que notre maître Soulayman était comme sur un tapis qui volait (c’était un de ses miracles) avec des savants, des saints et des soldats. Il était passé au-dessus d’un agriculteur qui était en train de labourer son terrain. Il a levé la tête et a vu le tapis et dit (Soubhana l-Lah, combien la famille de Dawoud a comme biens). Le vent a entraîné la voix jusqu’à Soulayman qui a ordonné au tapis de descendre et a dit : « Je suis venu à toi pour que tu ne souhaites pas ce que tu ne peux obtenir ; mais sache que chaque tasbihah que Allah agrée de ta part vaut mieux pour toi que ce bas monde ». L’agriculteur lui a alors répondu : (Que Allah dissipe tes tourments comme tu as dissipé mes tourments).

Il a été rapporté qu’un homme a voulu tenir compagnie à notre maître ^Iça. Ils ont fait halte au bord d’un fleuve. Ils avaient trois morceaux de pain. Ils en ont mangé deux et le troisième est resté. ^Iça s’était dirigé vers le fleuve pour boire. A son retour, il n’a pas trouvé le troisième morceau et il a dit à l’homme : « Qui a pris le troisième ? » et l’home a dit : « Je ne sais pas ». Il a poursuivi sa route et a vu une gazelle avec deux petits. Il a pris un des deux petits, a grillé sa chair et a mangé et il s’est adressé à ce petit après sa mort et lui a dit : « Relève-toi par la volonté de Allah ». Il s’est adressé à cet homme et lui a dit : « Je te demande par Celui Qui t’a montré ce miracle, qui a pris le morceau de pain ? ». L’homme a répondu : « Je ne sais pas ! ». Ils sont arrivés près d’une terre déserte. ^Iça a ramassé beaucoup de sable et a dit : « Transforme-toi en or ». Il l’a partagé ensuite en trois parties. Il a dit à l’homme : « un tiers pour toi, un tiers pour moi et un tiers pour celui qui a pris le morceau de pain ». l’homme lui a alors avoué : « C’est moi qui ai pris le morceau de pain !». ^Iça lui a dit : « Prends tout ! » et l’a quitté. Deux hommes sont venus vers le détenteur de l’or et ont voulu le lui prendre et le tuer. Il a proposé : « On va plutôt le partager !». Les deux ont accepté. L’un d’entre eux était parti dans le village et a acheté de la nourriture et s’est dit : « Pourquoi je vais partager avec eux cet or ?! ». Il a mis du poison dans la nourriture. Les deux qui sont restés se sont dits : « Nous le tuerons et partagerons l’or ». Ils l’ont tué et ont mangé la nourriture empoisonnée et sont morts. Ces trois étaient morts auprès de l’or. ^Iça a dit à ses compagnons : « Regardez ce bas monde, regardez ses conséquences ! ». Il a été rapporté de ^Iça qu’il a dit : « L’amour du bas monde et l’amour de l’au-delà ne se réunissent pas dans le cœur du croyant accompli ». Jibril a interrogé Nouh et lui a dit : « Ô toi le Prophète qui a vécu le plus longtemps, comment as-tu trouvé le bas monde ? » Nouh a dit : « C’est comme une maison qui a deux portes ; je suis entré par l’une et je suis sorti par l’autre ».

Et Allah sait plus que tout autre.

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Le ‘Ijtihad et le Taqlid

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

L’ijtihad signifie extraire des jugements sur des questions qui n’ont pas été couvertes par un texte explicite qui ne puisse avoir qu’un seul sens. Le moujtahid, c’est celui qui à la capacité de faire l’ijtihad en mémorisant les versets qui sont des versets de jugement, les hadith de jugements, en connaissant leurs chaînes de transmission, en connaissant le degré de fiabilité des hommes qui composent ces chaînes de transmission, qu’il connaisse le nacikh (jugement qui abroge) et le mançoukh (jugement qui est abrogé), le ^amm (ce qui est d’ordre général) et le khass (ce qui est d’ordre particulier), le moutlaq (jugement dans l’absolu) et le mouqayyad (ce qui est restreint), tout en maîtrisant la langue arabe de sorte qu’il mémorise la signification des termes qui parviennent dans les textes (le Qour’an et le hadith) conformément à cette langue arabe dans laquelle est descendu le Qour’an, qu’il connaisse l’unanimité (ijma^) des moujtahjid qui l’ont précédé et le khilaf (la divergence des savants qui l’ont précédé). En effet, s’il ne connaît pas tout cela, il n’y a pas de garantie qu’il ne violera pas l’unanimité. Tout cela a été cité par le savant Zakariyya Al-‘Ansariyy dans son livre ‘Asna l-Matalib Charh Rawdi tTalib. Le moujtahid c’est celui qui va déduire le jugement pour la communauté. En plus de tout cela, il est une condition qui est l’extrême perspicacité, la forte  compréhension. Il est une condition que le moujtahid soit ^adl (digne de confiance ou juste). D’abord, c’est qu’il ne commette pas de grands péchés et qu’il ne persiste pas sur les petits péchés : il se surveille pour que les petits péchés qu’il peut commettre ne deviennent pas supérieurs en nombre à ses bonnes actions. Il est indispensable que ce soit un saint. L’opposé du moujtahid, c’est le mouqallid. La preuve que la parole du Prophète : (Naddara l-Lahou mri’an sami^a maqalati fawa^aha fa’addaha kama sami^aha faroubba mouballighin la fiqha ^indah) [rapporté par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban]. Ce hadith signifie : « Que Allah accorde du bien et un visage resplendissant à celui qui a entendu ma parole, qui l’a bien comprise, qui l’a retransmise et l’a appliquée comme il l’a entendue ». Combien transmettent la parole et n’ont pas de compréhension et il y en a d’autres qui l’ont bien comprise et l’ont appliquée comme ils l’ont entendue. De ce hadith, on comprend qu’il y a des gens qui n’ont pas de compréhension mais qui mémorisent le hadith mais ils n’ont pas la capacité d’extraire les jugements à partir du hadith. Et dans une autre version : (faroubba hamili fiqhin ‘ila man houwa ‘afqaha minhou), ce qui signifie : « Combien de ceux qui transmettent une parole à ceux qui ont plus de  compréhension qu’eux ». Il y a des gens qui vont transmettre un hadith à quelqu’un qui va avoir la capacité de comprendre ce hadith alors que celui qui le transmet n’a pas la capacité de déduire le jugement. C’est ce moujtahid dont il est question dans la parole du Prophète [rapporté par Al-Boukhariyy] : (‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou’ajrani wa ‘idha jtahada fa’akhta’a falahou’ajroun) ce qui signifie : « Lorsque le juge fait un ijtihad et qu’il dit juste, alors il aura deux récompenses ; s’il fait un ijtihad et qu’il se trompe, il n’en aura qu’une seule ». Il s’agit de celui qui est moujtahid : il est arrivé qu’il y ait eu des moujtahid qui avaient des fonctions de juge et de gouverneur par le passé. Il y a les six califes : Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Al-Haçan et ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz. Ces six califes étaient moujtahid et étaient des gouverneurs.

La plupart des gens ne sont pas capables de déduire le jugement. Si tel est le cas des compagnons du Prophète, que dire de ceux qui sont dans notre époque ! Dans son époque, le Prophète a indiqué qu’il y a des gens qui ont la capacité de déduire les jugements à partir du hadith et des gens qui n’ont pas la capacité de déduire les jugements. Or aujourd’hui plusieurs prétendent pouvoir le faire alors que les savants des hadith, ceux qui rédigent dans la science de la terminologie du hadith, ont compté moins de dix compagnons moujtahid et d’autres ont dit qu’ils étaient environ deux cent moujtahid parmi les compagnons. Le Prophète avait des dizaines de milliers de compagnons. Comment n’importe quel musulman qui peut lire le Qour’an ou les livres de hadith peut-il prétendre : (ce sont des hommes et nous aussi nous sommes des hommes, nous n’avons pas à les suivre). La plupart des musulmans des trois premiers siècles n’étaient pas des moujtahid mais des mouqallid. Il a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy qu’un homme était au service d’un autre et il a fait la fornication avec l’épouse de celui qui l’a employé. Son père voulait délivrer son fils de ce qu’il a commis et il a posé la question sur son jugement. Certains lui ont dit : (ton fils doit donner cent brebis et affranchir une femme esclave). Il a posé la question à des gens de science qui lui ont dit : (ton fils doit recevoir cent coups de fouets et être exilé pendant un an). Cet homme est parti voir le Messager de Allah. Le Messager lui a répondu ce qui signifie : « Il n’a pas à donner ce qu’ils t’ont dit mais il doit être fouetté cent coups de fouet et exilé un an ». Cet homme était un compagnon du Prophète et il avait posé la question à des compagnons. Le Messager nous a fait comprendre que certains qui ont écouté son hadith n’avaient pas une capacité de compréhension quand ils entendaient le hadith mais ils ne pouvaient que transmettre ce qu’ils entendaient du Prophète bien que ce soit des gens qui comprenaient la langue arabe. Il y avait un autre hadith rapporté par Abou Dawoud : un homme était en voyage et s’est retrouvé jounoub –il était dans un état où il ne pouvait pas faire la prière, il fallait qu’il fasse une purification– une nuit qui était froide. De plus, il était blessé à la tête. Il a alors demandé à ses compagnons : (je me suis réveillé jounoub et j’ai une blessure à la tête). Ils lui ont dit : (tu dois faire le ghousl). Il a fait le ghousl et il est mort. L’eau était extrêmement froide. Quand l’eau froide est rentrée dans sa blessure, cela a entraîné sa mort. Quand le Prophète a su ce qui s’était passé, il a dit ce qui signifie : « Ces gens-là ne sont pas aptes à émettre un jugement. Pourquoi n’avaient-ils pas posé la question, pourquoi est-ce qu’ils ont parlé de leur tête ?! ». C’étaient des compagnons et leur langue était la langue arabe. Malgré cela, ils ne sont pas arrivés au degré de l’ijtihad. Ils ont émis une fatwa sans science. Le Messager a dit ce qui signifie : « Ils n’avaient pas le droit d’émettre un jugement sans science ». Ce hadith indique que ce n’est pas n’importe quelle personne qui peut faire des déductions de jugements comme le prétendent à tort certains des gens de notre époque. Ils prétendent s’appuyer sur leur réflexion, ils ne suivent pas les moujtahid à qui Allah a accordé cette mémorisation et cette compréhension des textes comme les quatre imams et d’autres. Les quatre imams, leurs écoles sont bien connues, les avis qu’ils ont émis ont été repris par leurs élèves, ils ont été consignés dans des livres alors que d’autres que ces quatre avec leurs jugements n’ont pas tous été rassemblés et transmis par la suite. Il y a eu par le passé beaucoup de moujtahid. Certains étaient parmi les compagnons et d’autres parmi les successeurs des compagnons et d’autres parmi les successeurs des successeurs des compagnons. Leur voie était appliquée pendant leur époque. Certains, leur école était restée dans certains pays environ deux cents années comme l’imam Al-‘Awza^iyy. Ses ouvrages ne sont pas restés, ils ont été perdus. Malgré tout cela, nous ne disons pas qu’il n’y a plus d’ijtihad mais que c’est quelque chose de très difficile. Il est possible qu’il y ait dans cette époque un moujtahid mais il se peut que lui, il ne voit pas la nécessité de se manifester mais il dit : « les gens peuvent suivre les quatre écoles qui ont précédé ».

La preuve qu’il y a toujours lieu de faire l’ijtihad pour ceux qui sont aptes, c’est ce qu’a dit l’Imam ^Aliyy à Kamil fils de Ziyad, il lui a dit ce qui signifie : « Il y aura sur terre toujours quelqu’un qui sera apte à déduire les jugements sur les fondements que nous connaissons) [rapporté par Al-Baghdadiyy et d’autres]. Il n’y a pas d’ijtihad sur la croyance mais on se doit de suivre la croyance sur laquelle était le Messager et que les successeurs des compagnons –qui n’ont pas rencontré le Prophète mais qui ont pris la science des compagnons du Prophète– cette croyance nous a été transmise jusqu’à notre époque avec une chaîne de transmission ininterrompue. Pour la communauté, il n’y a pas de divergence sur la croyance, c’est-à-dire, ce qui est relatif à la connaissance de Allah comme le fait qu’Il existe sans endroit, au sujet des choses qui vont se produire dans l’au-delà, comme l’existence du Paradis, de l’enfer et que Allah est le Créateur de toute chose, des actes des esclaves, que ce soit les actes apparents ou des actes que l’esclave cache en son for intérieur. La majorité de la communauté, c’est-à-dire, ceux qui se disent musulmans n’a pas divergé mais il y a eu la divergence concernant les jugements. Il est arrivé parmi les compagnons du Messager qu’il y ait eu divergence sur certains jugements par exemple sur des questions qui ne se sont pas produites à l’époque du Messager. Par exemple, lorsqu’un homme meurt et qu’il laisse pour héritier un grand-père et des frères. Ceci ne s’était pas produit à l’époque du Messager et ce cas n’était pas cité dans le Qour’an. Certains compagnons ont fait l’ijtihad et leur effort de déduction du jugement l’ont amené a dire que le grand-père hérite tout comme les frères de cet homme. D’autres compagnons ont fait un ijtihad, ils ont dit que le grand-père est comme le père et que c’est lui seul qui hérite et que les frères n’héritent pas. Cette question a fait l’objet de divergence entre les compagnons moujtahid. Il n’y a pas de mal pour la communauté en pareille divergence. C’est une divergence qui porte sur un jugement. Il n’y a aucun mal à suivre le premier avis ou le second avis. Ceux qui ont donné le deuxième avis, c’était Abou Bakr et certains compagnons en accord avec lui et ceux qui ont donné le premier avis, c’est ^Aliyy et Zayd Ibnou Thabit.

Ce qui est dangereux, c’est de suivre les gens qui se sont écartés de la voie des moujtahid ou qui se sont autoproclamés mensongèrement moujtahid. Combien de mouhaddith –qui ont mémorisé des dizaines de milliers de hadith avec leur chaîne de transmission, plus de cent mille chaînes de transmission, ils connaissent cela par cœur– mais ils n’ont pas prétendu pour autant être des moujtahid. Certains d’entre eux suivent Malik, certains suivent Ach-Chafi^iyy comme Ibnou Hajar dont il a été dit qu’il était l’émir des croyants dans le hadith. C’était un Qadi –juge légal– selon l’école chafi^iyy. Il connaissait des dizaines de milliers de noms de compagnons –comme ceux qui ont entendu le hadith de Abou Hourayrah étaient huit cents personnes et que le nombre de ceux qui ont pris le hadith de Abou Bakr étaient de tel nombre–. Il connaissait par cœur tout cela. De nos jours, l’un d’eux ne connaît même pas dix hadith avec leur chaîne de transmission ! Comment osent-ils prétendre l’ijtihad ! La tâche principale du moujtahid c’est al-qiyas (déduction par analogie). C’est de  comparer  ce qui n’a pas fait l’objet d’un texte avec un cas qui a fait l’objet d’un texte, mais un cas qui présente des similarités avec le premier. Il faut se méfier de ceux qui incitent leurs disciples à faire eux-même l’ijtihad. Ceux-là sont des gens qui détruisent et qui invitent leurs disciples à détruire la religion.

Les savants des fondements de la religion ont dit que al-qiyas, c’est  la fonction du moujtahid. Celui qui prétend être moujtahid et qui perturbe les musulmans dans la croyance, c’est comme Ahmad Ibnou Taymiyah qui a vécu dans le septième siècle de l’hégire. Il a donné des avis contraires à la Loi. Il a dévié des savants de l’Islam qui l’ont précédé sur environ soixante questions tout comme le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy l’a affirmé. Il a prétendu que celui qui visite la tombe du Prophète ou d’un saint en recherchant les bénédictions de Allah est un associateur sauf celui qui visite pour lui passer le salam ou faire une invocation en sa faveur. Pour ces derniers cas, il reconnaît que c’est correct. Cet avis a entraîné beaucoup de perturbations. On trouve encore des gens qui l’appellent « Le Chaykh de l’Islam »  et lui font de la publicité. Tous les savants de l’Islam depuis les compagnons jusqu’à nos jours y compris l’époque dans laquelle a vécu Ibnou Taymiyah, tous considéraient que visiter les tombes des saints ou des Prophètes est quelque chose de permis. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a rapporté que Ach-Chafi^iyy disait : « Je recherche les bénédictions par Abou Hanifah, je vais visiter sa tombe tous les jours ; si j’ai une affaire difficile, j’accomplis deux rak^ah et je rends visite à la tombe d’Abou Hanifah et je demande à Allah ce que je veux et rapidement mon affaire est réglée ». Les Imams des quatre écoles faisaient le tabarrouk.

Et Allah sait plus que tout autre.

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Les sortes de péchés

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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D’après sourat An-Niça/13, les gens de la vérité se sont accordés à dire que les péchés sont classés en deux catégories : les grands péchés et les petits péchés (kaba’ir et sagha’ir). Les savants de jurisprudence ont indiqué quels sont les petits péchés et les grands péchés afin que la personne puisse distinguer les différents niveaux des péchés et le jugement des actes. Il n’y a pas dans cette classification un encouragement des gens à commettre les petits péchés et à ne pas commettre les grands. Certaines personnes qui se sont habituées et ont persisté à commettre les grands péchées en sont venues à commettre la mécréance et à mourir sur la mécréance. Allah a indiqué que celui qui évite les grands péchés, même s’il n’évite pas les petits, Allah lui pardonne s’il fait un woudou’ correct selon la Loi tout comme cela est parvenu dans le hadith qui signifie : « Celui qui fait le woudou’ tel qu’il lui a été ordonné, qui fait la prière telle qu’il lui a été ordonné, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs ». Al-Boukhariyy a rapporté qu’un homme de l’époque du Messager a embrassé une femme qu’il lui était interdit d’embrasser. Il a été voir le Messager et lui a dit ce qu’il a fit. Une ayah de sourat Houd a été révélée. Elle signifie : « Accomplis la prière au début et à la fin de la journée et au milieu de la nuit, certes les bonnes actions effacent les petits péchés. Ceci est un rappel pour ceux qui méditent ». L’homme a dit : « Est-ce que cette ayah me concerne ? » Le Messager lui a répondu ce qui signifie : « Ce sera pour tout membre  de ma communauté qui appliquera cette ‘ayah ».

Le Prophète a indiqué ce qui lui a été révélé. Il n’a pas dit aux gens : « Dissimulez cela ». Il arrive que certaines personnes reçoivent un châtiment dans le bas monde pour les petits péchés qu’ils ont commis. Certains, Allah ne les punit pas pour les petits péchés. Il y avait un homme parmi les compagnons qui a vu une femme qui lui a plu, alors qu’il marchait. Il s’est alors cogné la tête contre un mur et du sang a coulé de sa tête. Il a été voir le Messager et lui a appris ce qui s’était passé. Le Messager lui a dit ce qui signifie : « Allah t’a voulu du bien et ceci est une rétribution du regard que tu as porté. »

On comprend de là que certains, Allah les rétribue pour leurs péchés dans le bas monde mais la plupart des gens, Allah leur retarde le châtiment pour l’au-delà. Celui que Allah rétribue pour ses désobéissances dans le bas monde sera dans un meilleur état que celui pour lequel le châtiment est retardé pour l’au-delà car grâce aux épreuves qui lui arrivent, le premier sera déchargé du châtiment dans l’au-delà. Il a été confirmé dans le hadith que certains croyants, tellement ils ont des épreuves dans le bas monde, ils sortent du bas monde sans être chargés d’aucun péché. Allah les purifie de tous leurs péchés grâce à ces épreuves. Ils n’auront aucun châtiment ni dans la tombe ni dans l’au-delà.

D’après sourat An-Najm/3, nous apprenons que Allah a fait que les péchés sont de deux sortes. Il nous a appris dans cette ayah qu’Il pardonne les petits péchés pour celui qui évite les grands péchés. Les grands péchés sont de différents niveaux. Certains sont plus graves que d’autres. Parmi les grands péchés, il y a ceux qui se rapportent aux droits des êtres humains. Les grands péchés qui se rapportent aux droits des êtres humains, Allah les pardonne à qui Il veut. Mais Allah accorde à celui dont le droit a été bafoué des bonnes actions de la part de celui qui a lésé ou des bonnes actions de Sa part. Dans le cas où le grand péché n’était pas une injustice à un être humain, Allah pardonne à qui Il veut parmi les musulmans sans qu’il y ait application du talion (qisas). Tant que le mécréant est vivant, il se peut que sa mécréance soit pardonnée par l’Islam. Allah dit dans sourat Al-‘Anfal/38, ce qui signifie : « Ô Mouhammad, dis leur que s’ils délaissent leur mécréance et qu’ils entrent en Islam, Allah leur pardonne leur mécréance grâce à l’Islam ». Ibrahim faisait al-‘istighfar en faveur de son père afin que Allah lui pardonne par son entrée en Islam. Mais quand Ibrahim a su que son père allait mourir mécréant, il n’a plus fait cet ‘istighfar. Il n’est pas valable de dire que Allah ne pardonne pas les injustices mais Il accorde son droit à celui qui a subi l’injustice, c’est-à-dire soit son droit est rétabli dans ce bas monde, soit il est compensé par des bonnes actions dans l’au-delà. Le châtiment des grands péchés est plus intense : le châtiment des petits péchés n’implique pas l’entrée en enfer. Le châtiment dans l’au-delà est de différentes sortes : l’entrée en enfer et autre comme de subir la douleur du soleil au Jour Jugement, le soleil se rapprochera de la tête des esclaves de un mil (le mil est une unité de mesure). Les pieux : Allah fait qu’ils seront à l’ombre du Trône. La mécréance est de différentes sortes : il y a les mécréants d’origine et les apostats. Il ne leur est pas pardonné car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Allah ait sur Ses esclaves (c’est de croire en Lui et au Prophète de leur époque). Sourat An-Nica/84, ce qui signifie : « Allah ne pardonne pas à celui qui Lui attribue des associés mais Il pardonne ce qui est moins que cela à qui Il veut ».

Hadith : Le Prophète a dit, ce qui signifie : « Il y a eu dans les communautés qui vous ont précédées un homme qui avait assassiné quatre vingt dix-neuf personnes. Il a cherché après l’homme qui avait le plus de science sur terre. On lui a indiqué un homme qui s’adonnait aux actes d’adoration, il s’est adressé à lui en disant : « j’ai tué quatre vingt dix-neuf personnes personnes. Est-ce que je peux me repentir ? Cet homme lui a répondu « non ». Celui qui avait tué quatre vingt dix-neuf personnes personnes l’a alors tué. Comme il voulait toujours se repentir, il a demandé aux gens : « indiquez-moi l’homme qui a le plus de science sur terre ». Ils lui ont indiqué un savant. Quand il est arrivé auprès de ce savant, il a dit : « j’ai tué cent personnes. Est-ce que je peux me repentir ? » Il lui a dit : « oui, qu’est-ce qui t’empêche de te repentir ? Va dans telle région car dans cette région il y a des gens qui adorent Allah, rejoins-les et adore Allah avec eux et ne retourne pas à ta région d’origine car c’est une région de mal ». Il est parti et à mi-chemin, il est mort. Les anges de la miséricorde et les anges du châtiment voulaient chacun l’emporter. Les anges de la miséricorde ont dit : « Mais il était sur son chemin pour se repentir, il a regretté ce qu’il a commis ». Les anges du châtiment leur ont dit : « Mais il n’a jamais fait de bien de sa vie. » Alors, Allah a envoyé un ange sous l’apparence d’un humain et les deux groupes d’anges l’ont pris pour arbitre, il leur a dit :  « Mesurez la distance qui sépare le lieu de sa mort de chacune des deux régions, celle de laquelle il est le plus proche l’emportera ». Ils ont mesuré et ont trouvé qu’il était plus proche de sa destination et ce furent les anges de la miséricorde qui le prirent ». (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim). Il y eu quelques versions de ce hadith, de degré sahih, qui signifie : « Allah a ordonné à la terre de mal de s’éloigner et à la terre de bien de se rapprocher ».

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Les signes annonciateurs du jour dernier

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Notre prophète Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a annoncé qui vont se produire dans le futur que ce soit dans le bas monde ou dans l’au-delà. Nous avons vu le supplice et la félicité dans la tombe, c’est-à-dire que lorsque l’homme sera enterré, dans sa tombe, il reprendra conscience et il sera interrogé sur ce qu’il disait au sujet du prophète Mouhammad, si c’était quelqu’un qui avait cru que le prophète est bien un envoyé de Dieu ou si c’est quelqu’un qui était incrédule et nous avons que Allah accorde une félicité dans la tombe pour le musulman qui est pieux, c’est-à-dire celui qui fait les devoirs et qui évite les interdits. Il accorde également la félicité dans la tombe pour certains musulmans qui n’étaient pas morts pieux mais qui auront droit à cette félicité grâce à quelque chose comme ceux qui sont morts martyrs.

Dieu réserve un supplice dans la tombe pour ceux qui meurent sur une autre religion que l’Islam et également certains musulmans désobéissants auront un supplice dans leur tombe mais ce sera un supplice inférieur à celui du non musulman.

Celui qui renie le supplice dans la tombe, il sort de l’Islam, c’est-à-dire que si il était musulman et qu’il a renié le supplice dans la tombe, il sort de l’Islam parce qu’il aura contredit le Qour’an, il aura contredit la parole du prophète Mouhammad, il aura contredit l’unanimité des savants de l’Islam.

Parmi les signes annonciateurs du Jour dernier, c’est-à-dire les choses qui vont se produire dans ce bas monde, qui indiquent que ce bas monde va bientôt finir et que ce sera l’au-delà qui va commencer, il y a de petits signes annonciateurs et de grands signes annonciateurs.

Parmi les petits signes, il y a la disparition de montagnes, les montagnes entières vont disparaître, que parmi les petits signes, il y a le grand nombre de tremblements de terre. Parmi les petits signes annonciateurs, il y a également le grand nombre de maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Egalement il y a le grand nombre de charlatans, les gens qui prétendent guider des gens et également les orateurs qui diffusent la discorde, tout cela s’est produit. Il y a également, la prétention de certaines personnes à la prophétie et cela aussi s’est réalisé. Parmi les petits signes, il y a également le changement des saisons de sorte que l’été devient comme si c’était l’hiver et l’hiver devient comme si c’était l’été. Il y a également le peu de science parmi les gens, c’est-à-dire que les gens n’ont pas maîtrisé la science de la religion comme ils la maîtrisaient par le passé, et ça aussi nous le voyons, aujourd’hui il y a beaucoup d’ignorance. Parmi les petits signes que nous avons vu également, il y a le grand nombre d’assassinats et l’injustice et tout ceci nous l’observons. Il y a également le temps qui semble s’emballer, c’est-à-dire que les jours passent très rapidement, les mois et les années et tout ceci, nous le constatons. Parmi les petits signes, il y a le rapprochement des marchés, des centres commerciaux, ils deviennent très nombreux, c’est-à-dire qu’il n’y a pas une grande distance qui sépare un marché d’un autre et il y a les ennemis de la communauté du prophète Mouhammad, les différentes communautés qui vont s’allier contre la communauté du prophète Mouhammad, tout comme des gens affamés autour d’un récipient de nourriture, c’est-à-dire, ils l’attaquent de toutes parts et tout cela s’est produit.

Parmi les petits signes également et c’est le dernier qui n’est pas encore apparu, c’est un homme qui s’appelle Al-Madhiyy, le Bien guidé, ^alayhi s-salam qui va venir. Il va naître dans son époque et il va apprendre auprès des savants de son époque. La confirmation de sa venue provient d’un hadith sûr rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban et également Abou Dawoud dans ses Sounan ainsi que At-Tirmidhiyy dans son Jami^ et Al-Hakim dans Al-Moustadrak, ils ont rapporté de ^Abdoullah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui a dit « la taqoumou s-sa^a hatta…. », c’est-à-dire « Le jour du Jugement ne viendra pas avant qu’un homme prenne le pouvoir et il fait partie de ma famille. Il s’appelle comme je m’appelle et son père portera le même prénom que mon père et il remplira la terre de justice et d’équité ». Cet homme, Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdoullah comme notre prophète s’appelle Mouhammad fils de ^Abdoullah. Il est soit de la descendance de Al-Haçan ou de Al-Houçayn, qui sont les deux enfants de Fatima la fille du prophète et il est parvenu dans ? qu’il y aura au tout début de son apparition, un ange qui va l’accompagner qui va dire aux gens « voici le calife que Dieu a désigné, Al-Mahdiyy, alors suivez-le ». Il est rapporté également que Al-Mahdiyy au tout début, il va sortir de Médine, la ville de notre prophète et il sera accompagné de mille anges qui vont le soutenir. Puis il ira à la Mecque et là-bas, il y a trois cent saints qui seront les premiers à lui faire pacte d’obéissance et d’allégeance. Ensuite, il y aura une armée que les gens vont constituer pour le combattre et Allah fait que cette armée sera ensevelie entre La Mecque et Médine, Dieu fait que la terre s’ouvre et avale cette armée que les gens auront préparée pour combattre Al-Mahdiyy. Après cela, Al-Mahdiyy s’installera au pays de Ach-Cham, c’est-à-dire l’actuelle Syrie, Jordanie, Palestine. Nous avons vu quels étaient les grands signes annonciateurs du Jour du Jugement. Après l’apparition de Al-Mahdiyy ce sera la fin des derniers petits signes et ensuite il y aura dix grands signes.

Ces dix grands signes seront la sortie de ad-dajjal, c’est un menteur, un imposteur, ad-dajjal signifie « le charlatan », « le menteur ». Il y aura aussi la descente de Jésus qui est un prophète qui n’a pas été tué, qui n’a pas été crucifié, il est actuellement vivant dans le ciel, le deuxième grand signe annonciateur du Jour du Jugement c’est la descente de Jésus sur terre, il va descendre et il appliquera la loi de Mouhammad. Le troisième grand signe, c’est la sortie de deux tribus qui s’appelle Ya’jouj et Ma’jouj – Gog et Magog. Ces deux tribus sont des humains qu’un homme vertueux qui s’appelle Dhoul Qarnayn a fait emprisonner quelque part sur terre il y a bien longtemps et ce sont des humains qui se reproduisent beaucoup et l’un d’entre eux avant de mourir laisse mille de sa descendance. Le troisième grand signe, c’est lorsqu’ils vont sortir de l’endroit où ils sont cachés sur terre, ils vont détruire tout sur leur passage. Le quatrième grand signe, c’est le levé du soleil de son couchant, c’est-à-dire de l’endroit où d’habitude il se couche et il y a aussi la sortie d’une bête de terre, elle sort de la terre et c’est une bête étonnante, elle s’adresse aux gens et elle reconnaît qui est musulman et qui est mécréant. Personne ne pourra cacher son état, elle dénoncera tout le monde. Après cela, Dieu n’accepte plus le repentir, c’est-à-dire après le levé du soleil de son couchant et la sortie de la bête de terre, Dieu n’accepte plus le repentir. Avant cela, celui qui veut se repentir, c’est-à-dire soit il était désobéissant, il veut se repentir de ses péchés ou il était mécréant, il veut entrer en Islam, avant cela la personne peut se repentir, mais après ces deux grands signes, les gens ne pourront plus se repentir. Ces deux signes, la sortie de la bête de terre et le levé du soleil de son couchant vont se produire un même jour, entre l’aube et le douha, c’est-à-dire une vingtaine de minutes après le levé du soleil, ils vont se produire dans cet intervalle du temps. Il y aura parmi les grands signes une fumée qui va descendre et qui va se diffuser sur terre, les mécréants vont faillir en mourir tellement c’est une fumée dense. Quant au musulman, cela aura l’effet d’un rhume pour lui. Les huitième, neuvième et dixième grands signes, ce sont trois fissures dans la terre. La terre va se fissurer : il y aura une fissure à l’est, une à l’ouest et une troisième dans la Péninsule Arabique. Ces trois fissures dans la terre ne se produiront qu’après la sortie de ad-dajjal, le faux-messie ou l’imposteur et après la descente de ^Iça ^alayhi s-salam et ils se produiront en des instants rapprochés et il se peut que ces trois fissures se produiront le même jour. Le dixième grand signe, c’est un feu qui sortira de Aden qui se trouve au Yémen et qui va avancer peu à peu et les gens pour en échapper vont se diriger vers l’ouest. Nous allons parler de Ya’jouj et Ma’jouj, ce sont des humains. Ya’jouj et Ma’jouj dans la littérature occidentale, ils les désignent par Gog et Magog, ce sont deux tribus des fils de Adam, c’est-à-dire des descendants de Adam, c’est-à-dire ce sont des humains mais ce sont tous des mécréants, il n’y a pas de musulmans parmi eux. L’endroit où ils se trouvent maintenant est caché. Ils sont cachés à l’extrémité de la terre. Allah les a voilés à nous et les gens ne les voient pas maintenant parce que ni eux ne viennent à nous ni nous n’allons vers eux. C’est un homme qui s’appelle AsSa^b Dhoul Qarnayn, ^alayhi s-salam qui était un grand saint. Tous les saints sont musulmans. C’est qui un saint ? C’est celui qui suit correctement le prophète, c’est celui qui croit au prophète de son époque, qui croit qu’il n’est de Dieu que Dieu et qui applique les règles de la religion que le prophète de l’époque leur apprend. Celui qui est sur la droiture, il peut atteindre la sainteté et celui qui atteint la sainteté, Dieu lui accorde des prodiges, des choses qui sortent de l’ordinaire. Parmi les saints qui sont connus, il y a notre dame Maryam, la mère de Jésus, c’était une sainte, Allah nous l’a appris dans le Qour’an, elle avait eu des prodiges, parmi ses prodiges, c’est qu’elle avait des fruits de l’hiver en plein été et des fruits de l’été en hiver, Dieu lui a accordé sans que ce soit avec les causes habituelles. Parmi les prodiges des saints, c’est que certains peuvent parcourir de grandes distances en peu de temps. Certains peuvent même rester de grandes époques sans manger ni boire. Dieu accorde la sainteté, certains saints peuvent entrer dans le feu et le feu ne les brûle pas. Chacun peut avoir un prodige. Donc, As- ? Dhoul Qarnayn, c’était un saint qui a vécu il y a bien longtemps qui a emprisonné ces deux tribus, Ya’jouj et Ma’jouj à l’extrémité de la terre. Dhoul Qarnayn était un saint et parmi ses prodiges, c’est que le vent le portait de l’orient à l’occident. Dieu lui a asservi même le vent. Dhoul Qarnayn, ^alayhi s-salam, grâce à un prodige dont Allah l’a honoré, il a construit une sorte de barrage comme une barricade, une grande montagne de fer sur laquelle il a fait fondre du cuivre et c’est devenu très fort et ainsi aucun humain n’arrive à dépasser par habitude cette montagne. Et Ya’jouj et Ma’jouj chaque jour ils essayent de la transpercer et chaque jour, leurs efforts sont vains. En effet chaque jour, ils essayent de creuser et après un long travail et beaucoup d’efforts, quand ils diront « demain, nous allons poursuivre » et ils arrêtent de creuser et le lendemain lorsqu’ils vont venir, quand ils trouveront que la brèche qu’ils avaient faites a été à nouveau obstruée et à chaque fois, ils reprendront du début jusqu’au jour où Dieu veut qu’ils sortent et la veille ils diront cette fois-là « nous allons poursuivre demain, si Dieu le veut ». Ils sont mécréants mais Dieu fait qu’ils vont prononcer cette phrase « incha’ Allah » et ce jour-là ils pourront sortir. Ya’jouj et Ma’jouj, l’un d’entre eux avant de mourir laisse mille de sa descendance directe ou plus tout comme le messager, ^alayhi ssalat wa sallam, nous l’a cité. Ainsi, avant de sortir, leur nombre deviendra extrêmement grand de sorte qu’au Jour du Jugement tous les humains par rapport à eux représentent que un pourcent, c’est-à-dire que leur nombre est très grand, tous les humains autres qu’eux depuis Adam jusqu’au dernier autre que Ya’jouj et Ma’jouj représentent un pour cent. Dieu Seul sait comment ils vivent actuellement et qu’est ce qu’ils mangent. Certaines personnes prétendent que Ya’jouj et Ma’jouj auraient de longues oreilles et qu’ils dorment, ils posent leur tête sur une de leurs oreilles et se couvrent avec l’autre et qu’ils seraient de petite taille, tout cela n’est pas confirmé, ce sont des choses que les gens disent mais elles ne sont pas confirmées. A leur époque, il y aura une grande famille. Quand ils vont sortir, ils vont passer par la lagune qui s’appelle Tibériade. Tibériade ? une mer aujourd’hui qui se trouve en Palestine, les bateaux voguent dessus. Et ils vont boire toute cette lagune. Lorsque le dernier d’entre eux va passer, il dit « avant, il y avait de l’eau ici » et lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, Al-Macih va descendre du ciel, ils seront comme étonnés. Quand ils vont sortir, les musulmans n’oseront pas les combattre et Jésus aura déjà rejoint les musulmans, il sera déjà descendu du ciel. Notre maître ^Iça et les croyants iront avec lui à atTour au Sinaï. Au Sinaï, il y a une montagne qui s’appelle AtTour, donc les musulmans se retrouveront avec ^Iça là-bas et ils vont invoquer Allah par ^Iça pour que Allah les délivre de Ya’jouj et Ma’jouj et Allah fait descendre sur ces deux tribus Ya’jouj et Ma’jouj des vers et dans le cou de chacun, un ver va s’introduire et ce sera la cause de sa mort. Puis Allah envoie des oiseaux qui vont les transporter et les jeter en mer et il y aura une pluie qui va descendre pour nettoyer la terre de leurs traces. Et ces gens-là, Ya’jouj et Ma’jouj, ils vont sortir après la descente de ^Iça. Pour ce qui est de la descente de Jésus, cela est confirmé par le texte du hadith sûr du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et Abou Dawoud l’a rapporté dans ses sounan ainsi que l’imam Ahmad dans son mousnan et Al-Bayhaqiyy et d’autres. Le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « .. », c’est-à-dire entre notre maître Mouhammad et notre maître ^Iça, il n’y a pas eu de prophète « … » « et il va faire que redescendre sur terre » « … ». Notre prophète nous a dit « Lorsque vous le verrez, reconnaissez-le ». Notre prophète va nous les décrire physiquement pour qu’on les reconnaisse. Il a dit « rajouloun ? », « un homme de taille moyenne » « .. », « la couleur de sa peau est plutôt mate rouge blanche » « .. » « ses cheveux apparaissent comme si ils étaient humides sans qu’ils ne le soient réellement ». « … », « il combattra les gens pour qu’ils rentrent en Islam, il détruira les croix et il tuera les porcs » et toutes les communautés autre que la communauté musulmane seront anéanties dans son époque, il ne restera que la communauté musulmane. « … », « C’est Jésus qui va tuer le faux-messie, l’imposteur », « Il restera sur terre quarante ans après quoi il mourra et les musulmans feront la prière funéraire en sa faveur ». Parmi les choses étonnantes qui vont se produire du temps de ^Iça, c’est que Allah fera parler les arbres et les pierres qui s’adresseront au musulman et lui diront « Ô musulman, voici un mécréant des fils de Isra’il qui se cache derrière moi, viens pour le tuer ». Une sorte d’arbuste qui s’appelle al- ? qui ne va pas dénoncer ces mécréants qui se cacheront derrière lui. Al-Macih, ^Iça, Jésus, ^alayhi s-salam, lorsqu’il descendra du ciel, il descendra en posant ses mains sur les ailes de deux anges, il va descendre auprès d’une tour blanche qui se trouve à l’est de Damas, comme l’a mentionné le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, bien que de l’époque de notre prophète, il n’y avait pas de tour blanche à l’est de Damas alors que maintenant il y en a une comme l’a décrite le messager de Allah. La tour, c’est comme les poteaux de projecteur qui a été fait pour l’aéroport actuel qui se trouve à l’est de Damas et lorsque ^Iça, Al-Macih va descendre du ciel, il rencontrera Al-Mahdiyy dans le pays de Ach-Cham. Ach-Cham, ce n’est pas uniquement la Syrie, c’est également, le Liban, la Jordanie, la Palestine tout cela s’appelle Ach-Cham. La limite de Ach-Cham, c’est d’un endroit qui s’appelle al-^Arich jusqu’à un endroit qui s’appelle Balis. Quand le Prophète Mouhammad a dit que ^Iça va mourir et que les musulmans vont accomplir la prière funéraire en sa faveur, on déduit à partir de là que ^Iça n’est pas encore mort mais Dieu l’a élevé vivant de la terre jusqu’au ciel, il était à l’état d’éveil et celui qui dit que ^Iça est mort sans qu’il ne soit tué ni crucifié, on dit qu’il s’est trompé. Le prophète a même décrit la couleur de la peau de notre maître ^Iça. Dans une version rapportée par Al-Boukhariyy dans son Sahih, il est de couleur mate, ce n’est pas comme les mécréants le dessinent, avec une peau très blanche et les cheveux blonds. Avec plusieurs versions, cela veut dire que la couleur de la peau de Jésus était plutôt mate, comme la couleur du blé. Ibnou Abi Hatim et An-Naça’iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas, le cousin de notre prophète, qui est connu pour être l’exégète du Qour’an, celui qui explique le Qour’an. Il a dit « ^Iça était avec douze de ses apôtres, c’est-à-dire ses compagnons, dans une maison » et il a dit « Il y aura parmi vous qui va devenir mécréant, après avoir cru que je suis un envoyé de Dieu », il leur a annoncé qu’il y aura des gens qui vont sortir de l’Islam. Tous les prophètes sont musulmans. Il leur a dit « Il y aura parmi vous qui va devenir mécréant et incrédule après avoir cru en moi ». Puis il leur a dit « lequel d’entre vous voudra avoir mes traits », c’est-à-dire « me ressembler », Dieu va faire qu’il va lui ressembler, « qui sera tué à ma place et il sera mon compagnon au Paradis ? ». C’est ainsi que le plus jeune de ses compagnons s’est proposé, il a dit « moi », ^Iça lui a dit « assieds-toi ». Et il a à nouveau posé la question, lequel d’entre eux voudrait avoir les traits de ^Iça, ressembler à ^Iça et être tué à la place de ^Iça et il sera son compagnon au Paradis. A nouveau, c’est le plus jeune qui s’est proposé et à nouveau, ^Iça lui a demandé de s’asseoir. Lorsqu’il a posé la question une troisième fois et que c’était toujours le même qui s’est proposé, il lui a dit « ce sera toi ». Et ainsi, il a eu les traits de Jésus, ce compagnon-là et ce jeune homme a été pris et c’est lui qui a été tué à la place de Jésus alors que Jésus entre temps a été élevé vers le ciel à partir d’une lucarne, une ouverture dans le toit de la maison où ils étaient. Quand les juifs sont venus pour rechercher Jésus, ils ont pris ce jeune homme à sa place et ce hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas a une chaîne de transmission sûre. Quant à ce que certains prétendent que ce serait un juif accompagné d’un groupe de juifs pour leur indiquer où se trouvait Jésus, et qu’ils le lui avaient promis une grande somme pour le leur montrer, et que lorsqu’ils étaient entrés dans la maison, c’était ce juif-là qui a eu les traits de Jésus, cela n’est pas vrai. Il y a beaucoup d’historiens qui disent cela, mais ce qui est vrai, c’est ce qu’a dit ^Abdoullah Ibnou ^Abbas, ce que nous avons dit que c’était le plus jeune des compagnons de Jésus qui a eu les traits de Jésus.

A la fin des temps également, la foi, c’est-à-dire l’Islam, va se replier pour se localiser à Médine, la ville de notre prophète, qui se trouve dans la Péninsule Arabique, là où est enterré notre prophète, c’est-à-dire que l’Islam va se ramener dans cette ville, tout comme un serpent se cache dans son trou. C’est-à-dire qu’il va se retirer pour ne rester qu’à Médine et en effet la dernière des villes de l’Islam à être détruite, sera Médine, tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyy « … » et nécessairement, Médine aura un état meilleur que les autres villes que ce soit par le passé ou dans le futur. Par le passé, elle a toujours été meilleure et dans le futur elle sera toujours meilleure. A la fin des temps, le Qour’an sera élevé au ciel, le livre qui a été révélé à notre maître Mouhammad, sera élevé au ciel, il ne restera plus une seule ayah, un seul verset sur terre et c’est à ce moment-là qu’un homme qui s’appelle Al-Khadir, qui est un prophète, qui est toujours vivant et qui a vécu il y a longtemps, c’est à ce moment-là qu’il va mourir. Après l’apparition des dix grands signes annonciateurs du Jour du Jugement, viendra le Jour du Jugement. Cent ans avant le Jour du Jugement, il y aura un vent qui va venir et qui entrera, passera sous l’aisselle de chaque musulman, et tous les musulmans vont mourir. Il ne restera que des mécréants sur terre et c’est sur ces gens-là que viendra le Jour du Jugement. Un ange qui s’appelle Israfil va souffler dans le cor, un cor est un instrument à vent, par exemple les chasseurs utilisent un cor pour ? le gibier. Israfil va souffler dans le cor, lui il est prêt, quand Dieu le lui ordonne, il soufflera dans le cor et Seul Dieu sait quand va avoir lieu le Jour du Jugement. Donc il soufflera dans le cor et les gens vont être terrorisés de ce bruit, les mécréants qui seront vivants à cette époque-là, ils seront terrorisés. En effet, c’est un bruit qui est très fort, les cœurs des mécréants se déchireront dans leur poitrine et ils vont mourir lorsqu’ils vont entendre ce son-là. Les jinns mécréants également mourront à ce moment-là, il ne restera plus aucun humain ni jinn sur terre sans qu’il ne soit déjà mort et ceux qui étaient morts auparavant, les musulmans et les mécréants et qui sont dans leur tombe, ils vont s’évanouir lorsqu’ils vont entendre ce souffle dans le cor sauf les martyrs, les martyrs c’est-à-dire les martyrs de combat, ils ne s’évanouiront pas à ce moment-là. Notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « An-naou ? yawma-l-qiyamah…. » rapporté par Al-Boukhariyy, ce qui signifie « Les gens vont s’évanouir au Jour du Jugement. Israfil soufflera une première fois et le prophète a dit, ce qui signifie « Je serai le premier à reprendre conscience et quand je vais reprendre conscience, je verrai Mouça qui s’accroche à l’un des piliers du Trône », le Trône, c’est un corps immense qui est le toit du Paradis et le prophète a dit, ce qui signifie « Je ne sais pas si Mouça s’est réveillé avant moi ou si il ne s’est pas évanoui à ce moment-là » car il s’était évanoui auparavant lorsqu’il était à Tour, au mont Sinaï. Après la mort des humains, les anges également vont mourir quand Israfil souffle dans le cor et le dernier des anges à mourir, c’est l’ange de la mort qui s’appelle ^Azra’il, certains savants ont dit qu’il y a des anges qui sont exceptés de la mort à ce moment-là, entre autres, les anges gardiens du Paradis, les anges gardiens de l’enfer, les anges qui portent le Trône et également les femmes du Paradis et les serviteurs du Paradis. Après cela, Allah ressuscite Israfil qui avait soufflé la première fois dans le cor et il va souffler une seconde fois et cela se passe quarante ans après le premier souffle. Tous ceux qui étaient morts vont sortir de leur tombe et après cela va commencer l’interrogatoire et l’exposition des actes. Tout cela précède l’exposition des actes et l’interrogatoire.

Le paragraphe suivant que notre chaykh a cité, il s’agit de choses que notre prophète nous a apprises et auxquelles nous devons croire. Il y a al-ba^th, la résurrection. Al-ba^th, la résurrection est une réalité. Qu’est-ce que la résurrection ? Le chaykh donne la définition : c’est la sortie des morts des tombes, ceux qui étaient morts, qui sont enterrés dans leur tombe vont sortir de leur tombe après la reconstitution du corps que la terre avait assimilé. Si leur corps a été assimilé par la terre, Allah leur créé de nouveaux corps mais il y a des corps qui ne seront pas assimilés par la terre, il s’agit des corps des prophètes, les prophètes, la terre n’assimile pas leur corps, il y a également les martyrs de combat, la terre n’assimile par leur corps et également certains saints – waliyy – la terre n’assimile par leur corps, tout cela a été rapporté par tawatou^ et également de l’observation. Concernant les saints, c’est par l’observation que les gens ont constaté que certains saints, la terre n’assimile pas leur corps. Le premier pour qui la tombe s’ouvrira, c’est notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le gens de Makkah et de Madinah et de AtTa’if seront parmi les premiers à être ressuscités. Les prophètes sont les premiers à être ressuscités et le prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, est le premier qui va sortir de sa tombe, voila ce qui concerne la résurrection et nous devons y croire. La deuxième chose que le chaykh cite, c’est le rassemblement – al-hachr. Le rassemblement – al-hachr– est une vérité, c’est le fait qu’ils soient regroupés après la résurrection vers un lieu et ce sera sur la terre changée. Après qu’ils soient sortis de leur tombe, Dieu rassemble tous ces gens-là qui sont sortis de leur tombe, dans un endroit parce qu’ils vont rendre compte de ce qu’ils ont fait dans le bas monde. Dieu ne nous a pas crée absurdement et ne nous à pas abandonné sans lois, Il nous a envoyé des prophètes qui nous ont indiqué ce que Dieu ordonne et ce que Dieu interdit et par ces prophètes, Dieu nous a appris que nous avons des comptes à rendre, que celui qui fait les devoirs et qui évite les interdits, il est au nombre des gagnants au Jour du Jugement et que celui qui n’est pas musulman ou qui commet des péchés, celui-là n’est pas au nombre des gagnants au Jour du Jugement. Donc, le rassemblement, tous ceux qui sont sortis de leur tombe seront regroupés vers un lieu et ce sera sur la terre changée. C’est une terre plate comme une peau tendue, elle ne comporte ni montagne, ni vallée, elle est plus grande et plus étendue que notre terre, blanche comme l’argent. Le pays de Ach-Cham ce sera la terre sur laquelle les gens seront rassemblés et l’endroit le plus caractéristique du pays de Ach-Cham c’est la Palestine parce que la plupart des prophètes ont reçu la Révélation en Palestine. Ibrahim tout comme son fils Ishaaq et son fils Ya^qoub et son fils Youçouf, tous ont leur tombe en Palestine. Les gens au rassemblement seront dans trois situations, les gens auront trois états différents, une partie d’entre eux sera rassasiée, vêtue, montée sur des chamelles dont les mors sont en or, ce sont les pieux, les pieux auront cet état au Jour du Jugement. C’est qui les pieux ? Les pieux ce n’est pas une langue ni un habillement, c’est le fait de faire les devoirs et d’éviter les interdits, c’est cela la piété. Deuxièmement, une partie d’entre eux sera pieds nus, dévêtus et ce sont les musulmans parmi ceux qui ont commis les grands péchés et qui sont morts sans s’en être repentis. En effet dans le hadith le prophète ^alayhi ssalat wa salam, a dit « … » « Celui qui fait le repentir d’un péché, c’est comme celui qui ne l’a pas commis », c’est pour cela que celui qui meurt en ayant fait le repentir de ses péchés c’est comme si il n’a pas commis de péché mais celui qui est mort chargé de grands péchés, celui-là, il fera partie de ces gens-là, c’est-à-dire il sera dévêtu et nus pieds au Jour du Jugement. Et la troisième sorte, ce sont ceux qui seront rassemblés et traînés sur leur visage, ce sont les mécréants, donc la personne doit faire attention. Celui qui a su que Dieu a envoyé un prophète et qui a su que le prophète nous a annoncé cela, il va se préparer, il va œuvrer pour ne pas être dans un état difficile au Jour du Jugement. Les gens au Jour du Jugement seront dans ces trois états-là et l’un des mérites de la communauté de notre maître Mouhammad sur les communautés antérieures, c’est que notre communauté représente la majeure partie des gens du Paradis. Au Jour Dernier, les gens du Paradis seront cent vingt rangées, il y aura cent vingt rangées de personnes qui rentreront au Paradis et la communauté de Mouhammad représente quatre vingt rangées sur les cent vingt. Et Allah a fait qu’il n’y aura pas de communauté qui rentrera au Paradis avant la communauté de Mouhammad. Après que le prophète rentre, les autres prophètes vont rentrer puis ce sera le tour de la communauté de notre maître Mouhammad et cette faveur, nous ne l’avons obtenue que grâce à notre prophète qui est le meilleur de tous les prophètes. Parmi ce en quoi nous devons croire, il y a al-hab, l’exposition des actes. L’exposition des actes- al-hab, est une réalité, c’est une vérité, c’est-à-dire que les gens, les esclaves de Dieu, nous, nous aurons nos actes qui nous seront exposés au Jour du Jugement, ce que nous avons fait dans cette vie-là nous sera exposé. Et comment cela aura lieu ? Dieu parle et tous les esclaves au Jour du Jugement, vont comprendre, vont entendre la Parole de Dieu et ils vont comprendre de la Parole de Dieu chacun ce qui le concerne, ils vont comprendre le questionnement sur leurs actes, ce qu’ils ont fait de leurs actes et le croyant pieu va se réjouir tandis que le mécréant ne se réjouira pas car il a aucune récompense au Jour du Jugement, il faillira plutôt en mourir. Il a été rapporté dans le hadith sûr « .. . », c’est-à-dire « Il n’y aura pas un seul d’entre vous sans que Dieu lui parle au Jour Dernier, il n’y aura pas d’intermédiaire entre vous ». Donc, au Jour du Jugement, les actes seront exposés aux esclaves, chacun amènera le livre dans lequel auront été écrits les actes qu’il a fait dans ce bas monde et au Jour du Jugement, tous les gens vont entendre la Parole éternelle de Dieu qui ne ressemble pas à la parole des humains, comme l’a dit Abou Hanifah « Allah parle sans organe ni lettres ». Les mécréants lorsqu’ils vont entendre la Parole de Allah, ils seront terrorisés, ils seront extrêmement apeurés, ils auront honte de ce qu’ils ont amené, ils seront extrêmement dérangés et gênés. Quant aux désobéissants musulmans, ils seront dans deux situations : une part d’entre eux sera atteinte de peur et de gêne et d’autres n’auront pas cela. Nous devons croire aussi en al-mizan– la balance. La balance – al-mizan est une vérité, elle est comparable à la balance du bas monde, elle a un balancier, une potence et deux plateaux, un plateau pour les bonnes œuvres et un plateau pour les mauvaises œuvres. Les œuvres seront pesées avec cette balance au Jour du Jugement, ceux qui seront chargés de les peser, seront Jibril et Mika’il, ce qui sera pesé seront les feuillets sur lesquels ont été inscrits les bonnes et les mauvaises œuvres. Celui dont les bonnes œuvres l’emporte sur les mauvaises sera parmi les sauvés. Celui dont les bonnes œuvres et les mauvaises sont égales, il sera aussi parmi les sauvés, toutefois, son rang sera inférieur à celui du premier tout en étant supérieur à celui du troisième. Celui dont les mauvaises œuvres l’emportent sur les bonnes sera sous la volonté de Allah, si Il le veut, Il le châtie et si Il le veut, Il lui pardonne. Donc, la balance servira pour mesurer les actes des gens. Certains ont dit « ce sont les livres des actes qui seront pesés, d’autres ont dit « Dieu créé pour les actes quelque chose qui a un poids et ce sont ces choses-là qui seront pesées. Pour un musulman, si c’est les bonnes œuvres qui l’emportent, il ira au Paradis. Si les bonnes œuvres sont comme les mauvaises, il ira au Paradis mais après les premiers et si ce sont les mauvaises qui l’emportent, si Dieu veut, Il lui pardonne et si Dieu veut, Il le châtie puis Il le fera entrer au Paradis. Le mécréant n’aura pas de bonnes œuvres, il n’aura que des mauvaises, il lui sera placées les mauvaises dans un plateau et il sera envoyé en enfer. Ce qui est écrit ici « celui dont les bonnes œuvres et les mauvaises sont égales, il sera aussi parmi les sauvés », toutefois son rang sera inférieur au rang des premiers tout en étant supérieur au rang du troisième. Celui dont les mauvaises œuvres l’emportent sur les bonnes œuvres est sous la volonté de Allah, si Il le veut, Il le châtie, si Il le veut, Il lui pardonne. Quant au mécréant, le plateau de ses mauvaises œuvres l’emportera au Jour du Jugement. Le plateau des mauvaises œuvres l’emportera toujours au Jour du Jugement car il n’aura pas de bonnes œuvres en sa faveur du fait qu’il a été nourri par elles durant sa vie du bas monde. Le mécréant, si il fait de bonnes choses dans ce bas monde, il sera nourri pour avoir fait ces choses-là, ici dans le bas monde mais dans l’au-delà, il n’aura aucune récompense parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs qui est de croire en Dieu et en Son prophète, ça c’est le plus important et c’est la condition pour avoir des récompenses pour ses bonnes œuvres.

Une définition de ce qu’est le hadith qoudsiyy : le hadith qoudsiyy, le chaykh a dit, Jibril entend la Parole de Dieu qui n’est pas une voix, qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des sons, la Parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la parole des humains. Dieu parle d’une Parole qui ne se renouvelle pas, qui n’est pas comme notre parole, nous notre parole, elle se renouvelle, c’est-à-dire qu’il est silencieux, il se met à parler puis il se tait, il se remet à parler, ce sont des paroles qui se renouvellent qui a un début, qui a une fin et ça, c’est signe que c’est une parole créée et que celui qui parle ainsi, il est lui-même créé. Allah, Sa parole n’est pas comme cela, Sa parole n’est pas des lettres ou des sons, ce n’est pas une voix, Sa Parole, c’est un attribut par lequel Il ordonne, Il interdit, Il promet, Il avertit et la Parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la parole des humains. Dieu ne ressemble pas à Ses créatures. Le Qour’an, qui a été révélé à notre maître Mouhammad, c’est le livre qui est en Arabe. Dieu a créé un son qui correspond à la récitation du Qour’an et Jibril a entendu ce son-là et il a vu l’écriture du Qour’an sur la Table Préservée. La Table Préservée, c’est un corps sur lequel est écrit tout ce qui se produira dans le bas monde jusqu’au Jour du Jugement, c’est une table qui se trouve au-dessus du septième ciel selon certains savants et en-dessous du septième ciel selon certains savants sur laquelle est écrit tout ce qui se produit dans ce bas monde y compris le Qour’an, il est écrit là-bas. Jibril a vu comment le Qour’an est écrit, il a entendu le son qui est créé qui correspond à la récitation du Qour’an et il a transmis cela à notre prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Jibril a une particularité, Dieu lui révèle sans intermédiaire, c’est-à-dire que Jibril peut entendre la Parole de Dieu lui-même, Sa Parole qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures, qui n’a pas de son, qui n’est pas une voix, qui ne ressemble pas à la parole des créatures et il arrive que Jibril pour autre que le Qour’an, qu’il transmette à notre maître Mouhammad ce qu’il a entendu de Dieu mais il utilise ses propres termes à lui. Pour exprimer ce qu’il a entendu, il arrive que Jibril utilise ses propres termes et notre prophète quand il rapporte ce qui lui a été révélé de Jibril comme étant la Parole de Dieu mais avec les termes de Jibril, le prophète utilise « Dieu dit » « qala l-Lahou » ou « yaqoulou-l-Lah », ça s’appelle un hadith qoudsiyy. Ce n’est pas comme le hadith prophétique où c’est le prophète qui utilise ses propres termes à lui. Le hadith qoudsiyy, c’est une sorte de hadith qui comporte une expression de la Parole de Dieu mais avec des termes que Jibril a utilisés, c’est Jibril qui a exprimé la Parole de Dieu avec ses propres termes, c’est ça qu’on appelle un hadith qoudsiyy, juste pour comprendre la différence parce qu’il y a des hadith, le prophète commence à parler et il dit « Dieu a dit telle et telle chose » et ce n’est pas du Qour’an, c’est-à-dire que c’est une parole qui a été composée par Jibril de ce qu’il a compris de la Parole de Dieu. Avec le hadith qoudsiyy, on ne peut pas faire la prière, avec le Qour’an, on peut faire la prière. Quand les musulmans seront au Paradis, ils verront Dieu sans que Dieu ne soit au Paradis ni dans un autre endroit, parce que la vision n’implique pas l’endroit, la condition pour que quelqu’un soit vu, c’est qu’il existe, ce n’est pas qu’il se trouve dans un endroit, Dieu existe sans qu’Il soit dans un endroit, ce qui fait que quelqu’un puisse être vu, c’est qu’il existe, si il n’existe pas, ce n’est pas possible qu’il soit vu mais l’existence n’implique pas l’endroit, pour la créature, oui quelque chose est dans un endroit mais le Créateur, il existe avant même l’existence des endroits. Quand on dit que Mouça a entendu la Parole de Dieu ou Jibril entend la Parole de Dieu, ça ne veut pas dire qu’ils sont allés dans un endroit où Dieu habite et qu’Il leur a parlé tout comme l’un d’entre nous parle, ça c’est propre aux créatures.

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Les attributs des Prophètes

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.

An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.

La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.

Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.

Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.

La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.

La différence entre les prophètes et  les messagers

Sache que  le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.

Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.

Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].

Le premier d’entre eux est notre maître Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.

Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.

Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de AtTahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».

De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.

De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.

Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Israil qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Israil mais le mécréant des fils de ‘Israil n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Israil a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Israil et le mécréant des fils de ‘Israil qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Israil a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un  prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».

Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».

Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible  l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de  bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison.  D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.

Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.

Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on  les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.

En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.

Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.

Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.

Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée  se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.

Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et  le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :

(Wa ^asaadamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et Adam a désobéis à son Seigneur ».

Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.

Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.

De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui  a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.

Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient  surnommé AsSadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.

La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ayah.

En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.

AVERTISSEMENT

Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].

Dans cette ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de  ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.

En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ».  Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du  Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.

Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.

Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation  de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et  il n’y a pas  parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».

Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir  que ce  qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.

Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].

Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.

Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.

Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.

De même, leur est impossible toute maladie repoussante.

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité,  la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».

Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement  douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.

Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.

Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui  a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.

Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.

En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa  vie.  Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.

Quant à celui qui dit que Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa zzaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».

Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».

Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a  pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père Adam.

Celui qui dit que Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.

AVERTISSEMENT

Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din AzZarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».

Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».

Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme Adam soit un terme arabe.

Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie –  car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe  est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».

Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».

Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a  précédé pour le commettre ! ».

Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.

Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.

Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.

De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.

Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre.  Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).

Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).

Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.

Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.

Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela  ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.

Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).

De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.

En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre.  Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.

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Le supplice de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

« La croyance en le châtiment de la tombe, en sa félicité et en l’interrogatoire ». Allah ta^ala dit « An-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^atou … » (sourat Ghafir/46), ce qui signifie « Ils sont exposés au feu au matin et en fin de journée et le jour où arrivera l’Heure, faîtes entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ». Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur sa mécréance, c’est-à-dire, ceux qui sont mécréants comme lui, qu’ils soient mécréants associateurs ou mécréants non associateurs, dans cette ayah, nous apprenons que les mécréants sont exposés au feu durant le barzakh (période entre la tombe jusqu’au jour du jugement). Dans cette période, ils seront exposés au feu, le barzahk, c’est depuis la mort jusqu’à la résurrection, c’est-à-dire, durant la tombe. Ils seront exposés au feu sans entrer dans le feu de l’enfer mais ils y seront exposés et ils seront terrorisés par cela une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le début du jour, c’est-à-dire du temps de sobh jusqu’au douha. Addouha, c’est environ vingt minutes après le lever du soleil  (il y a une prière surérogatoire qui s’appelle addouha qu’on peut faire environ vingt minutes après le lever du soleil et al-^achiyy, c’est depuis le temps de al-^asr jusqu’à la fin de la journée. Le jour où arrivera l’Heure, c’est-à-dire au Jour du Jugement, il sera dit aux anges « faîtes entrer ceux qui ont adoré Pharaon au plus intense des châtiments », c’est-à-dire que les anges les mettront en enfer. Cela ce sont parmi les preuves qu’il y a un supplice dans la tombe. Parmi les supplices qu’il y a également, c’est la pression qu’ils subiront lorsqu’ils seront dans leur tombe au point que leurs côtes s’entrecroisent, cette pression dans la tombe est réservée aux mécréants et à certains grands pécheurs musulmans comme ceux qui se souillaient avec l’urine car se souiller avec l’urine est un grand péché. La pression dans la tombe n’est pas réservée à toute personne.

Quant au croyant qui est pieux, il aura une félicité où qu’il soit enterré même si il est enterré au milieu des mécréants et il se peut que Allah charge des anges qui vont transporter son corps de l’endroit où il a été enterré vers un endroit où il avait souhaité être enterré.

La ayah suivante « wa man… » (sourat Taha/124), ce qui signifie « Et celui qui se détourne de Mon rappel mènera certes une vie difficile ». Qui s’est détourné du rappel ? Ce sont les mécréants, donc les mécréants qui se sont détournés de la croyance en Dieu lorsqu’ils meurent, ils subiront un supplice dans leur tombe. C’est cela le sens de la Parole de Allah « ma^ichatan danka », c’est-à-dire une vie difficile. Il ne s’agit pas d’une vie difficile avant la mort mais d’une vie lorsqu’ils seront dans le barzakh. Ces deux ayah sont des preuves qui confirment le supplice dans la tombe, la ayah 46 de sourat Ghafir est explicite qu’il s’agit d’un supplice dans la tombe. Quant à la deuxième, on a su que ce qui en est visé, c’est le supplice dans la tombe à partir d’un hadith attribué au prophète qui nous a donné l’explication de cette deuxième ayah 124 de sourat Taha, c’est ce hadith qui a expliqué la vie difficile « ma^ichatan danka » par le supplice dans la tombe, hadith rapporté par Ibnou Hibban et d’autres. Ceci est une preuve que le mort dans sa tombe, après le retour de l’âme à son corps, il a une perception, il ressent la douleur, il ressent le supplice que ce soit un supplice à cause de la mécréance ou un supplice à cause des péchés, lorsqu’il sera dans sa tombe, l’âme revient à son corps et il perçoit le supplice. Ce n’est pas un supplice moral uniquement c’est un supplice moral et physique. Le chaykh a dit « Ces deux ‘ayah (46 de sourat Ghafir et 124 de sourat Taha concernent le châtiment de la tombe pour les mécréants. Quant à ceux qui désobéissent parmi les musulmans qui commettaient des grands péchés et sont morts avant de s’en repentir, sont de deux sortes : il y a ceux que Allah dispense du châtiment de la tombe et ceux qu’Il soumet un supplice qu’Il interrompe et auxquels Il reporte le reste du châtiment au Jour dernier.Une partie des musulmans grands pécheurs qui subiront un supplice dans la tombe, ils seront suppliciés puis le supplice va s’interrompre et le reste du châtiment qu’ils méritent, ils l’auront au Jour du Jugement parce que l’autre partie, Allah leur pardonne, Allah pardonne moins que la mécréance à qui Il veut mais la mécréance, Il ne pardonne pas. Allah nous a appris « … » « Allah ne pardonne pas la mécréance et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut ».

Que l’on sache que si l’on ouvre la tombe d’un mort et qu’on le trouve comme quelqu’un endormi et qu’on ne voit sur lui aucun signe de perturbation, cela n’est pas une preuve qu’il ne subi pas le supplice et ce n’est pas une preuve que seule son âme subirait un supplice et pas son corps ». Une règle que les savants ont dit « le fait de ne pas trouver quelque chose ne prouve pas que cette chose est inexistante ». Si nous n’avons rien vu de nos propres yeux, cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. Beaucoup de choses, Allah ne nous les a pas dévoilées et certaines, Allah les dévoile à certains de Ses esclaves, Allah donne  certaines choses de visu à certains de Ses esclaves. Cette information est dans le Qour’an, c’est le prophète qui nous l’a dite et le prophète ne ment pas, c’est pour cela que nous y croyons fermement et cela est suffisant parce que le prophète a des miracles qui sont un signe de sa véracité. Le miracle, c’est comme si le Créateur disait « Mon esclave que je vous ais envoyé dit vrai dans ce qu’il dit, croyez-le », le miracle, c’est une preuve de la part du Créateur que le prophète est véridique en tout ce qu’il dit. Dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça’iyy d’après Ibnou ^Abbas, le messager de Allah est passé auprès de deux tombes de deux musulmans, il a dit « … », ce qui signifie « Certes, ils sont en train tous deux de subir un châtiment pour une chose qui n’apparaît pas très grave aux gens » puis il a ajouté « bala » pour confirmer qu’en réalité c’est une chose qui est grave « … » ce qui signifie « ah que si, certes l’un des deux rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde » «  an-namimah » est un grand péché, le deuxième se souillait avec l’urine, c’est-à-dire après uriné, il salissait son corps ou ses vêtements, il ne faisait pas l’istinja’, c’est un grand péché. Ensuite, le prophète a demandé une palme encore verte qu’il a coupée en deux et il a planté une moitié sur chacune des deux tombes et il a dit « … » ce qui signifie « Peut-être que c’est une cause pour que le châtiment leur soit allégé » parce que la tige verte fait du tasbih c’est-à-dire, elle glorifie Dieu. Le tasbih c’est comme de dire soubhanallah, une parole de dhikr – évocation – elle signifie « Dieu est Exempt de toute imperfection », Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, avant l’existence de toutes les créatures, Dieu existe et après la création de toutes les créatures, Il existe toujours et Il ne change pas, Il n’a pas besoin de Ses créatures, Il n’a pas besoin du ciel. Le prophète en plantant une tige de palmier sur chacune des deux tombes, il espère que ce soit une cause pour que le supplice leur soit allégé.

Après les deux ‘ayah (ghafir/46, Taha/124), ce hadith est une preuve sur le supplice de la tombe. Le messager est passé auprès de deux tombes et Dieu lui a dévoilé. Dieu dévoile ce qu’Il veut à qui Il veut parmi Ses esclaves surtout au meilleur d’entre eux qui est notre prophète Mouhammad. Le prophète a dit dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, « .. » c’est-à-dire « protégez vous de l’urine, ne vous salissez pas les vêtements et la peau avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela ». Tous les prophètes sont musulmans, le premier est Adam, le dernier est Mouhammad mais ce qui les distingue l’un de l’autre, ce sont les lois pratiques. Dans la loi de Mouhammad, si quelqu’un sali un vêtement avec l’urine, il le lave. Dans les lois des prophètes auparavant, ils coupaient la partie qui était salie et la jetait.Le jugement était plus difficile.L’urine est quelque chose d’impur selon la loi de l’Islam comme le sang, les selles, le vomi. Dans ce hadith, c’est une indication que la plupart du supplice dans la tombe est à cause du fait de se souiller avec l’urine. Ce n’est pas une condition pour le supplice dans la tombe que son corps soit en contact avec le feu, Allah a fait qu’il y ait beaucoup de sortes de supplices autres que par le feu notamment dans la tombe. Le messager a vu cela et certains croyants vertueux peuvent voir le supplice de la tombe et la félicité de la tombe.

Il y a une félicité réservée aux musulmans qui sont pieux. Le chaykh Mouhammad Ibnou ^Abdi Salam, il passait auprès de la tombe d’un savant pieu et il disait « il est dans une grande félicité », Allah lui a dévoilé et il voit l’emplacement de sa tombe qu’elle est éclairée et que sa tombe est élargie et qu’elle est pleine de verdure. Il y a beaucoup de personnes à qui Allah a dévoilé la félicité dans la tombe. Notre chaykh a dit « et saches qu’il  a été confirmé dans les nouvelles sûres que l’âme retourne au corps dans la tombe comme le hadith de Al-Bara Ibnou ^Azib, rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Abou ? qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas rapporté au prophète dans lequel le prophète a dit « … » rapporté par Ibnou ^Abdi-l ? et ^Abdou-l-Haqq Al- ? qui l’a jugé sahih et qui signifie « Nul ne passe près de la tombe de son frère croyant, qu’il connaissait dans le bas monde, c’est-à-dire que si quelqu’un connaissait quelqu’un d’autre dans le bas monde et le deuxième est mort et qu’il est dans sa tombe, quand il passe auprès de sa tombe lorsqu’il lui passe le salam, le deuxième le reconnaît et lui rend le salam ». C’est une preuve que le mort reprend conscience. Habituellement, on n’entend pas le fait qu’il rende le salam. Nous croyons en ce qui est parvenu dans le hadith même si nous n’entendons pas le salam rendu par celui qui est mort puisque Allah nous a voilé cela, c’est un voile abstrait qui nous empêche d’entendre cela. Ce hadith de Al-Barra Ibnou ^Azib, c’est un hadith qui est long et dans lequel il est cité « … », c’est-à-dire « l‘âme revient à son corps ». Quant au hadith de Ibnou ^Abbas il a été rapporté par Ibnou ^Abdi l- ? dans « .. », c’est le hafidh ^Abdou-l-Haqq dans le livre « .. » qui l’a jugé sahih c’est du point de vue de la fiabilité de la chaîne de transmission.

« cela requiert donc que l’âme revienne à tout le corps » et c’est le sens qui vient communément à l’esprit dans ce hadith « ou à une partie du corps ». Le retour de la vie dans la tombe est encore plus certains pour les prophètes puisque le prophète a dit dans le hadith rapporté par Anas « .. » ce qui signifie « Les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière » (rapporté par Al-Bayhaqiyy et le hafidh Ibnou Hajar l’a jugé sahih. Le retour de l’âme au corps est confirmé pour toute personne que ce soit une personne vertueuse ou pas. Pour les vertueux autres que les prophètes il arrive à certains d’eux qu’ils accomplissent la prière comme c’est arrivé à un successeur des compagnons qui s’appelle Thabit Al-Binaniyy. Il a été rapporté que ceux qui l’ont descendu dans sa tombe (il y a deux manières d’enterrer selon la qualité du sol), ils l’ont mis dans une tombe et quand ils mettaient des briques les unes sur les autres, il y a une pierre qui est tombée, celui qui était là a vu qu’il  était en train de faire la prière, il est parti voir sa fille et lui a dit « qu’est-ce qu’il avait de particulier ton père ? », elle leur citait qu’il veillait tout le temps les nuits en prières surérogatoires et qu’il invoquait Dieu en disant « Si tu as accordé à quelqu’un de faire la prière dans sa tombe alors accordes-le moi ». C’est un successeur des compagnons, c’est-à-dire, il a pris la science des compagnons.Ceci a été rapporté par Ibnou Rajab dans son livre « .. ». Il a rapporté également d’après Salim Ibnou ^Abdillah, d’après son père, qu’il a dit « je suis passé un jour, auprès de tombes de la jahiliyyah et j’ai vu un homme sortir de sa tombe et il brûlait, il y avait du feu sur son corps et à son cou, il y avait une chaîne de feu  et j’avais avec moi un récipient d’eau, lorsqu’il m’a vu, il m’a dit « Oh esclave de Allah, donnes moi à boire, verses de l’eau sur mon corps », cet homme s’appelait justement ^Abdoullah, « ^Abdoullah » signifie « esclave de Allah », il a dit « je ne sais pas si il m’a reconnu, il m’a appelé par mon prénom ou si c’était l’habitude des Arabes d’appeler la personne qu’on ne connaît pas « ^Abdoullah », c’est alors que quelqu’un d’autre est sorti de la même tombe et m’a dit « oh ^Abdoullah, ne lui donnes pas à boire, c’est un mécréant » et il l’a pris par la chaîne et il l’a retiré jusqu’à le faire entrer dans la tombe ». Et il a dit «La nuit est tombée, j’étais auprès d’une maison d’une vieille femme qui avait à côté de sa maison une tombe et j’entendais une voix la nuit qui disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau », j’ai dit à la vieille femme « qu’est-ce que j’entends de cette tombe ? Elle a dit « c’était mon époux qui ne veillait pas à ne pas se souiller avec l’urine et je lui disait « tout le temps malheur à toi-même le chameau quand il va uriner, il écarte ses pattes mais il ne prêtait pas attention à ce que je lui disait et un jour qu’il était assis, un homme est venu à lui et lui a dit « donnes moi à boire, je suis assoiffé ». Son mari ne voulait pas faire un effort et lui a dit « tu peux prendre le seau qui est accroché il est plein d’eau », et l’homme lui disait « s’il te plaît donnes moi à boire, je vais mourir » et il lui a dit « tu peux prendre l’eau tout seul », c’est alors que  l’homme est tombé raide mort, il était mort de soif. La femme dit « mon mari on entend de sa tombe, il disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou à cause de l’eau » et cet homme a dit « je suis allé auprès du messager de Allah et je lui ais raconté ce que j’ai vu et entendu ».

Egalement concernant la félicité de la tombe, il y a beaucoup de choses qui ont été rapportées entre autres Ibnou Abi d-Dounya dans son livre « … » d’après ?, qu’un homme s’appelle .Quand il est mort, il a été emmené dans sa tombe et les gens sont descendus pour l’enterrer et c’est alors qu’ils ont trouvé que le fond de la tombe était plein de verdure, de feuilles parfumées et certains ont pris de ces feuilles qui étaient parfumées et c’est resté soixante-dix jours sans changer. Les gens venaient et regardaient et sentaient l’odeur de ce qu’ils avaient pris du fond de la tombe de cet homme.

Le mécréant, il lui sera dit « regarde la place que tu aurais pu obtenir au Paradis et qui t’a été enlevée et remplacée par la place qui t’attend en enfer » et il verra les deux. Quand il voit ce qu’il a manqué au Paradis, il sera chagriné et quand il voit ce qui l’attend en enfer, il sera doublement chagriné. Il verra les deux places. Son âme sera amenée à un endroit en deçà du premier ciel et il verra ce qui aurait pu être sa place au Paradis et son âme sera ensuite emmenée à un endroit près de l’enfer en dessous de la septième terre et il verra la place qui l’attend. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après le prophète, d’après Anas, que le prophète a dit ce qui signifie «Quand l’homme est déposé dans sa tombe et que ses compagnons le quittent – c’est-à-dire ceux qui sont venus pour l’enterrer s’en vont-, il entend le bruit de leurs pas et lorsqu’il se sont retirés, deux anges viennent à lui et le font asseoir et lui disent « que disais-tu à propos de cet homme Mouhammad ? » Le croyant dira « je témoigne qu’il est l’esclave de Allah et Son messager ». On lui dira « Regardes la place en enfer que tu aurais eu, Allah te la échangée contre une place au Paradis » et il les verra toutes les deux. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui », alors, on lui dira « tu n’as rien su et tu n’a rien dit » pour l’humilier puis il sera frappé entre les deux oreilles avec une masse de fer et il criera d’un cri qu’entendront tous ceux qui se trouvent aux alentours sauf les hommes et les jinns », c’est-à-dire les animaux vont entendre les cris qu’il pousse mais les humains et les jinns, Allah nous a voilé de sorte qu’on n’entend pas le son qui va sortir de lui. Ce hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim confirme que le mort reprend conscience, que son âme revient à son corps, qu’il va entendre le questionnement de ces deux anges Mounkar et Nakir qui parlent toutes les langues, qui poseront la question dans la langue que ce mort connaît. Sont exceptés de l’interrogatoire les enfants morts en deçà de la puberté et les prophètes. Son âme sera emmenée à un endroit d’où il verra l’enfer et il verra la place qu’il aurait eu si il était mort mécréant et son âme sera emmenée près du paradis et il verra la place qui l’attendra dans l’au-delà et il reconnaîtra le mérite de l’Islam de visu. Après avoir connu le mérite de l’Islam par le cœur dans ce bas monde, quand il sera enterré et quand il verra la place qui l’attend au Paradis, il verra le mérite de l’Islam de ses propres yeux. Quant au mécréant, il va dire « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui ». Pour l’humilier, les deux anges vont lui dire « tu n’as rien su, tu n’as rien dit » et ensuite ces deux anges vont le frapper avec une masse entre les oreilles, un coup si il descendait sur une montagne, il la ferait tomber, toute la montagne serait détruite et il va pousser un cri tellement fort que tous les animaux qui sont autour de lui, les oiseaux vont entendre ce cri sauf les humains et les jinns. Il a été rapporté d’après ^Abdoullah Ibnou ^Amr que le messager de Allah lorsqu’il a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, ^Oumar Ibnou l-Khattab, le deuxième calife, a dit « est-ce que nous allons reprendre conscience dans notre tombe ? » Le Prophète lui a dit, c’est-à-dire « oui vous serez conscient comme vous êtes conscients maintenant ». ^Oumar a dit « il ne reste plus rien à dire », c’est-à-dire que la personne retrouvera conscience lorsqu’elle sera dans sa tombe.

Commentaires fermés sur Le supplice de la tombe

Le miracle

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les miracles du prophète, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, il y a le gémissement du tronc. Le prophète s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que ne soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il monta dessus. Le minbar c’est pour que l’orateur se tienne sur un endroit élevé, qu’il puisse être vu par l’assemblée. Il commença son discours debout sur le minbar, c’est alors que le tronc se mit à gémir au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le messager de Allah est alors descendu du minbar et serra ce tronc contre lui, c’est ainsi que ce tronc s’est tu .Ce tronc de palmier est un objet inanimé. Allah a créé des êtres qui ont des âmes : les êtres humains, les jinns, les anges, les animaux. Les plantes n’ont pas d’âme et ce tronc de palmier fait partie des plantes, il n’a pas d’âme et pourtant Allah a crée dans ce tronc de palmier la perception et l’amour du prophète. Habituellement, le prophète quand il disait son discours, il s’appuyait sur ce tronc. Comme il a délaissé ce tronc et il est monté sur le minbar, ce tronc s’est mis à gémir tant il se languissait du prophète. Ce tronc de palmier se trouvait dans la direction de la qiblah dans la mosquée. Le hadith du gémissement du tronc « … » est moutawati^, c’est-à-dire que :

1) la première couche a perçu l’information par ses sens, c’est une perception sensorielle,

2) la première couche était d’un grand nombre,

3) à chaque couche de transmission, le nombre de personnes est grand (plus que dix).

Cette information qui provient par ce mode de transmission qui s’appelle moutawati^ entraîne pour celui à qui l’information parvient une connaissance certaine, c’est comme si lui-même avait été témoin de ce qui lui a été rapporté avec ses conditions (la première couche qui a perçu l’information était en grand nombre, cette première couche l’information qu’elle va rapporter, elle l’a perçue avec les sens et à chaque couche de transmission, le nombre était grand). Moutawatou^ c’est l’adjectif et le nom c’est at-tawatou^. Le hadith du gémissement du tronc de palmier a été observé par un grand nombre, la mosquée était pleine la première couche a perçu l’information par ses sens, ils ont entendu, ils ont vu que lorsque le prophète s’était éloigné du tronc pour donner son discours, le tronc se mettait à gémir comme un enfant et il ne s’est calmé que lorsque le prophète est descendu et l’a pris entre ses bras). Ses compagnons ont transmis à ceux qui sont venus après eux et ceux qui sont venus après eux ont transmis à ceux qui sont venus après eux. La communauté de notre maître Mouhammad ne s’est jamais réduite à un moment de l’histoire à deux ou trois personnes. C’est une information qui a été relayée par la communauté et la communauté est d’un grand nombre ce qui entraîne que ce miracle, même si nous n’avions pas nous mêmes été témoins, c’est comme si nous l’avions vu et entendu puisqu’il nous est parvenu par tawatou^. Pour donner un exemple d’autre information qui nous est parvenu par tawatou^, il y a le Qour’an. Le chaykh a dit que ce miracle fait partie des miracles les plus étonnants, il est même valable de dire qu’il est plus étonnant que le miracle que ^Iça a eu lorsqu’il a ressuscité un mort parce que la résurrection d’un mort consiste à ramener quelque chose à un état qu’il avait auparavant, or le bois fait partie des objets inanimés et ce n’est pas de l’habitude du bois que de parler. Un des descendants du prophète, son petit fils disait aux gens « Le bois s’est languis du prophète et c’est un objet inanimé. Vous qui êtes d’âme de chair et de sang vous devriez à plus forte raison vous languir du prophète ». Parmi les miracles du prophète, il a cité le fait que les animaux ont parlé. L’imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy ont rapporté avec une forte chaîne de transmission du hadith de Ya^la Ibnou Mourra As-Saqafiyy qu’il a dit ce qui signifie « Tandis que nous marchions avec le prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsque le  chameau a vu le prophète, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le prophète s’est arrêté à côté de lui et a dit « ayna sahibou hadha ? » c’est-à-dire « Où est le propriétaire de ce chameau ? ». Le propriétaire est venu, le prophète lui a dit « .. », c’est-à-dire « vends-le moi ». Le propriétaire du chameau lui a dit c’est-à-dire « nous te l’offrons oh messager de Allah » et il a ajouté « Il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le prophète lui a dit « … », c’est-à-dire « Ce chameau s’est plaint du trop de travail et du peu de foin et vous ne lui donnez pas beaucoup à manger alors traitez-le bien ». Le prophète a compris ce que le chameau lui a dit.

Un autre miracle du prophète rapporté par Ibnou Cha ? dans Dala’ilou n-noubouwah d’après ^Abdoullah Ibnou Ja^far qu’il a dit « Le messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors entré dans le jardin d’un homme parmi les ‘Ansar (les partisans) – les musulmans de Médine qui ont accueilli ceux qui ont émigré – et là se trouvait un chameau. Lorsque le chameau a vu le prophète, il a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le prophète est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le prophète a dit « man rabbou hadha l-jamal ? » c’est-à-dire « Qui est le propriétaire de ce chameau ? ». Un jeune homme parmi les ansar est venu et a dit qu’il était à lui. Le prophète lui a dit « … », c’est-à-dire « Ne crains tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire ? Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sahih (sûr) tout comme l’a dit le mouhaddith Mourtada AzZabidiyy dans Charhou Ihya’i ouloumi d-din, c’est un miracle pour le prophète qui a compris ce que lui disait cet animal.

Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. L’eau a jailli d’entre les doigts du prophète. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies de transmission dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, c’est-à-dire que l’ensemble de ces voies fait que l’information qui est véhiculée entraîne une connaissance certaine qui est acquise par tawatou^ ma^nawiyy (parce qu’ils n’ont pas transmise l’information avec les mêmes termes). Ce n’est pas arrivé à quelqu’un d’autre qu’à notre maître Mouhammad puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses nerfs, de sa chair et de son sang. Ceci a une portée plus grande que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée. Mouça qui était musulman comme tous les prophètes, après avoir traversé la mer avec son peuple qui était partagé en douze tribus, Allah leur a ordonné de combattre les mécréants qui étaient à Jérusalem mais ils n’ont pas obéi, Dieu les a châtié dans le bas monde, ils ont erré quarante ans dans la région sans retrouver leur chemin et comme c’était une région désertique, Allah a accordé à Mouça un miracle. Son peuple transportait avec eux un rocher et chaque fois qu’ils avaient besoin d’eau, Mouça frappait de son bâton ce rocher et douze sources d’eau jaillissaient de ce rocher, chaque tribu buvait de la source qui lui était affectée et comme c’était un rocher qu’ils transportaient avec eux, c’était un miracle. Mais le miracle de Mouhammad est encore plus étonnant que le miracle de Mouça parce qu’il nous arrive de voir de l’eau jaillir de la roche, le miracle de Mouça, c’était que c’était une roche qu’ils transportaient avec eux, ce n’était pas de l’eau qui était stockée à l’intérieur comme c’est le cas des sources d’eau qui jaillissent de l’intérieur de la terre, c’est de l’eau qui est stockée et qui sort. Alors que le miracle de notre maître Mouhammad est encore plus étonnant parce que de l’eau jaillissait d’entre les doigts du prophète, de son propre corps. Parmi les compagnons qui ont rapporté cela, Jabir, Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas , Abou Layla Al-Ansariyy et Abou Rafi^. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté une version de Anas Ibnou Malik, il a dit « J’ai vu le messager de Allah alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté  et le prophète avait demandé de l’eau pour faire le woudou’ mais les gens n’en ont pas trouvée. C’est alors qu’on amena au messager de Allah un récipient contenant peu d’eau pour son woudou’. Le prophète a introduit sa main dans ce récipient puis il a ordonné aux gens de faire leurs ablutions avec cette eau ». Anas qui rapporte a dit « J’ai vu l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont fait leurs ablutions jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte qui entendait la parole de Anas a dit à Anas « Combien étiez-vous ? », Anas a répondu « trois cent ». Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir Ibnou Abdi l-Lah, c’est un autre évènement à une autre occasion « Les gens avaient eu soif le jour de al- ?. Alors que le messager de Allah avait entre ses mains un petit récipient à partir duquel il faisait ses ablutions, les gens sont alors venus à lui, il leur a dit « ma lakoum ? » c’est-à-dire « qu’avez-vous ? », ils lui dont dit « Oh messager de Allah nous n’avons pas de quoi faire les ablutions ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains ». Il a alors placé sa main dans le récipient et l’eau a jailli comme des sources entre les doigts. Nous avons ainsi bu et fait les ablutions. Quelqu’un posa la question « combien étiez-vous ? », il a dit « Si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffit. Nous étions quinze cent », c’est-à-dire mille cinq cent. C’est le même miracle qui s’est produit en deux occasions différentes. Chacune de ces occasions fait que cette information a été reliée par un grand nombre de personnes qui l’ont transmise à un grand nombre et ainsi de suite. Le chaykh a dit « Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chair qui se trouve sur les doigts », c’est ce qu’a dit An-Nawawiyy dans son commentaire du sahih de Mouslim et c’est ce qui est confirmé par la parole de Jabir « j’ai vu l’eau sortir » et dans une version « jaillir d’entre ses doigts ».

Parmi les miracles de notre prophète, il y a aussi la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il ait été arraché. Al-Bayhaqiyy dans ad-dalali ? a rapporté de Qatadah Ibnou Nou^man qui a dit que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Son œil pendait sur sa joue, les gens ont voulu le lui couper, ils ont donc demandé la permission au messager de Allah mais le prophète leur a dit « la », c’est-à-dire « non ». Il a demandé qu’on lui amène ce compagnon. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. A propos de ces deux miracles, le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète et le fait de rendre l’œil de Qatadah, un de ceux qui font l’éloge du prophète a dit en poésie en Arabe « … », c’est-à-dire « Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de Isra’il (Isra’il c’est le nom du prophète Ya^qoub, Ya^qoub était aussi musulman comme son père Ishaq, le père de Ishaq est Ibrahim, Ya^qoub, parmi ses fils il a eu Youçouf et Benyamin qui étaient tous deux prophètes, Ya^qoub s’appelle aussi Isra’il. Les fils de Isra’il sont le peuple de Mouça, ceux qui étaient musulmans qui suivaient correctement Mouça, de nos jours, c’est ceux qu’on appelle les juifs, ils ne suivent pas Mouça, ils ont changé la religion de Mouça et ils suivent une religion qui s’appelle le judaïsme qui n’est pas une religion révélée. Le poète qui faisait l’éloge du prophète décrivait le miracle de Mouça quand il a donné à boire aux tribus des fils de Isra’il à partir de la pierre. Le poète a dit « Il y a dans la main une distinction qui n’est pas dans la pierre. Mouça a certes donné à boire à partir d’une pierre et le prophète Mouhammad a donné à boire à partir de sa propre main. Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation, combien par sa paume il a rendu de visions ». (il parle de Qatadah). Ce rocher comme on l’a dit dans le miracle de notre maître Mouça après qu’il ait quitté l’Egypte pour aller en Palestine, chaque fois que son peuple avait besoin d’eau, le rocher laissait douze sources d’eau pour boire, quand ils finissaient, il s’arrêtait et quand à nouveau ils avaient besoin d’eau, Mouça frappait le rocher de son bâton et l’eau coulait à nouveau. Ils sont restés ainsi une longue période.

Parmi les miracles de notre prophète, la nourriture qui disait « Soubhanallah » dans la main du prophète, Allah a créé la parole dans cette nourriture, hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Ibnou Mas^oud qui disait « Nous étions en train de manger avec le prophète et nous entendions le tasbih de la nourriture ».

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