Chaykhaboulaliyah's Blog


La piété

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2010
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Allah ta^ala dit dans une ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en abandonnant les interdits. Ainsi, celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad     est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

    La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah    est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah  qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

     Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad,  bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad   a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

    Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

    Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah    mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah  mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah  qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou  Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

     Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah    a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

     Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)).  C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah    lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah    c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah    sont tous des caractères de bien.

   Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala  a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah  celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.

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Commentaires fermés sur La piété

Croyance des musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

 

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont transmis leurs successeurs (khalaf) à partir des prédécesseurs (salaf). C’est-à-dire ce qu’ils ont transmis de l’époque du Prophète  r jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils se sont écartés de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. C’était (Il était), que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a fait sortir les mécréants les anglais et leurs alliés de Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’ils l’aient occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

            Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

            Allah a donné la souveraineté du Hijaz  et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

            Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

            Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

            Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

            Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

            Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

            Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

            Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

            Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

            L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

            Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

            A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

            Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

            Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

            Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

            Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

            Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

            En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de toute chose ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons atteindre l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons exprime la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre sur notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien. Fin de citation


[1]              Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent la limite requise dans la Loi pour le lavage du visage et celui des avants-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2]              Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3]              Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4]              Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5]              L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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Du Livre Al-Bourhaanou l-Mou’ayyad de notre maître Ahmad Ar-Rifaa3iyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 23, 2010
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L’Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy , que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Donne le conseil à tes frères et essaie de rassembler leur cœur, et réunis les gens de toutes tes forces. Incite les gens à devenir véritablement des soufi, à prendre la voie du tasawwouf. Emplis ton cœur de dhikr, d’évocations de Dieu. Embellis ton cœur par la méditation et éclaire ton intention par la sincérité, et recherche l’aide de Allah, et patiente face aux épreuves de Allah, et sois satisfait de Allah, ne te rebelle pas contre Lui, et dis : « al-hamdou li l-Lahi ^ala koulli ha» (la louange est à Allah dans toute situation), et multiplie les invocations en faveur du Prophète honorable, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et si tu sens de ton âme, un mauvais penchant ou de l’orgueil, alors fais le jeûne par recherche de l’agrément de Allah. Et reste chez toi, et ne vas pas beaucoup au marché, et aux endroits de loisirs, car celui qui délaisse ces endroits-là, il obtiendra la délivrance.

Honore ton invité, fais miséricorde à ta femme et à tes enfants, et à ton serviteur,  et évoque Allah dans tous les cas, et sois sincère, dans ton for intérieur et dans ton apparence, et œuvre pour l’au-delà, avec de bons actes, et fais en sorte que ce que tu fais dans le bas monde soit des provisions pour l’au-delà. Ceci est mon conseil pour toi et pour tous ceux qui suivront mon chemin, et pour mes frères et pour tous les musulmans, et les biens aimés, que Allah fasse qu’ils soient nombreux. Et je demande que Allah l’Eminent, me pardonne tous mes péchés, et je me repens à Lui. Mon fils, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie : « si un esclave cache en son for intérieur, un caractère ou un sentiment, Allah lui donnera pour parure le résultat de ce sentiment. S’il a du bien dans son cœur, il sera embelli par du bien, et s’il a du mal dans son cœur, il sera recouvert de mal ».

Mon fils, si tu as une raison que tu utilises véritablement correctement, tu ne vas pas pencher pour le bas monde, même si le bas monde vient vers toi, car le bas monde est traître, le bas monde se rit des gens qui s’attachent à lui. Celui qui s’écarte du bas monde, il en sera sauvé, et celui qui penche vers le bas monde, il y sera éprouvé. Il a été rapporté que : « l’amour du bas monde, c’est l’origine de tous les péchés ». Tout comme l’amour du bas monde est à l’origine de tous les péchés, également, se détourner du bas monde, est à l’origine de toute bonne action. Le bas monde est comme une vipère,  douce au toucher, mais dont le poison est mortel, ses plaisirs s’estompent rapidement, ses jours s’écoulent comme un rêve, alors occupe-toi dans le bas monde par la piété à l’égard de Allah, ne tombe pas dans l’insouciance et l’oubli de son évocation un seul instant, et si un moment d’insouciance te parvient, alors empresse-toi pour rattraper cela, et reprend la méditation et évoque Allah, et éprouve de la pudeur à l’égard de Allah, surveille ton âme, par recherche de l’agrément de Allah quand tu es seul ou en compagnie des gens, et remercie Allah dans tous les cas, et ne t’occupe pas des autres. Sois un soufi pur, et ne sois pas un hypocrite parce que cela te mènera à ta perte.

Le tasawwouf véritable, c’est se détourner de tout autre que Allah et de ne pas occuper son esprit par autre que Allah, c’est se fier à Allah, c’est s’en remettre dans tous les cas à Allah, c’est attendre les bienfaits de Allah, c’est la crainte de Allah dans tout instant, et c’est le fait de penser du bien au sujet de Allah ta^ala.

Mon fils, si tu apprends une science, et que tu entends une belle parole qui t’es rapportée, alors applique-là, et ne sois pas de ceux qui apprennent mais qui ne pratiquent pas. La sauvegarde du savant, est grâce à sa science et à ses actes, c’est le fait d’agir conformément à sa science, et la perte du savant, c’est qu’il délaisse les pratiques. Ne perds pas ton temps dans les loisirs et les jeux, ne perds pas ton temps à écouter les instruments de musique, et les paroles de ceux qui racontent des histoires, car le fait de rester éternellement dans le bas monde est impossible, et le fait de se pencher et de s’investir totalement dans le bas monde, c’est une ignorance qui mène à un égarement. Fais en sorte que ton esprit soit occupé par les prophètes et les envoyés qui t’ont précédé, et pense aussi aux tyrans et aux sultans qui sont morts comme s’ils n’avaient pas existé, eux nous ont précédé, et nous sommes sur leur voie, alors marche sur la voie des vertueux, afin que tu sois rassemblé parmi eux, et que tu sois de leur groupe. » Fin de citation de l’Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy tirée de son livre Al-Bourhanou l-Mou’ayyad.

Allah ta^ala A^lam wa Ahkam (Allah sait et a plus de sagesse que tout autre).

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons de ceux qui lorsqu’ils écoutent de belles paroles, ils en tirent profit, et ils les appliquent.

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Conseil du Chaykh Ah_mad Ar-Rifaa3Iyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 19, 2010
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Est maître celui qui frappe la porte avec humilité, la porte lui sera ouverte avec l’acceptation

Et Celui qui rentre avec modestie il prendra place dans la maison de la gloire

Mon frère, attache toi à suivre la loi de l’Islam concernant les lois apparentes et ce qui concerne ton coeur

Et Protège ton coeur pour qu’il n’oublie pas d’évoquer Dieu

Et pour être au service des disciples qui recherchent la science de la religion et ceux qui sont étrangers (c’est-à-dire ceux qui sont en voyage et qui n’ont pas de famille)

Et Empresse toi toujours pour accomplir les bonnes oeuvres sans paresse et sans lassitude

Et veille les nuits en prières surérogatoires par recherche de l’agrément de Allaah

Et Recherche l’agrément de Dieu,

Habitue toi à te réveiller en pleine nuit pour accomplir des prières surérogatoires

Et veille à ce que tu as accomplis sois sauf de toute insincérité

Et Pleure quand tu es seul pour les péchés que tu as fait par le passé

Mon fils, ce bas monde est comme un mirage et ce qu’il comporte va à sa fin

Mon fils, le plus grand souci des gens du bas monde c’est leur bas monde

Et le plus grand objectif des gens de l’au-delà c’est de gagner l’au-delà

Garde-toi de prétendre avoir atteint de hauts degrés alors que tu es menteur

Fais en sorte que ta croyance soit ferme et stable

Et Détourne tes pensées des suggestions du chaytaan

Et mets en garde ton âme pour qu’elle ne recherche pas le mauvais compagnon

Car les conséquences de la compagnie du mauvais ami c’est le regret au jour du jugement

Tout comme Allaah dit au sujet de l’égaré dans sourate al Fourqan / 28 ce qui signifie :  » Malheur à moi. Si seulement je n’avais pas pris untel pour ami  »

Et Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie :  » Si seulement il y avait entre toi et moi la distance qui sépare les deux levants, quel mauvais compagnon  »

Garde-toi du mauvais compagnon

Pour que tu ne lui adresses pas la parole au jour du jugement en lui disant ce qu’il y a dans ces deux ayah du Qour’aan et là-bas ton regret ne te sera pas utile

Et tes propos ne seront pas entendus

Ô mon fils ce que tu as mangé tu l’a anéantit

Et ce que tu as mis comme vêtement tu l’as usé mais ce que tu as fait tu vas le retrouver

Et venir au jugement de Dieu est quelque chose qui va avoir lieu inéluctablement

Et que tu te sépares un jour de tes bien-aimés (sous entendu par la mort) cela est quelque chose qui va avoir lieu sans aucun doute

Au début de ta vie dans ce bas monde tu étais faible et tu te fatiguais

Et la fin de ta vie dans ce bas monde ce sera une mort et ce sera une tombe

Si les gens qui habitaient dans le bas monde étaient restés, les maisons du bas monde ne seraient pas tombées en ruine

Attache ton coeur à l’obéissance à Dieu

Et détourne-toi de tout autre que Dieu

Et fie-toi dans toute situation à Dieu

Et fais en sorte que ta conduite soit la conduite des soufis avec la modestie

Et prends la droiture en oeuvrant, en suivant à la lettre la loi de l’Islam

Et protège ton intention de la souillure des mauvaises suggestions

Et garde ton coeur pour qu’il ne suive pas l’agrément des gens

Mange plutôt du pain et de l’eau salée quand c’est quelque chose qui est licite

Et ne consomme pas de viande tendre et de miel si cela vient d’une voie que Allaah n’agrée pas

Et recherche les causes pour ta subsistance à partir d’une subsistance qui est licite

Et n’utilise pas la ruse pour obtenir des causes de subsistance

Garde-toi de blesser le coeur des soufis

Maintiens tes liens avec tes proches parents

Honore tes proches parents

Pardonne à celui qui a été injuste envers toi

Fais preuve de modestie à l’égard de celui qui a fait preuve d’orgueil vis-à-vis de toi

Ne cherche pas à atteindre les portes des gens qui ont du pouvoir

Et multiplie tes visites aux soufis

Multiplie tes visites aux tombes et aux cimetières

Adoucis tes paroles quand tu t’adresses aux gens

Parle aux gens tel que leur compréhension le leur permet

Améliore ton comportement

Quand tu es avec les gens essaie d’être avec eux avec une bonne humeur

Détourne-toi des injustes

Oeuvre pour être au service des orphelins et honore-les

Multiplie la visite à ceux qui sont pauvres

Soit au service des veuves

Fais miséricorde aux gens, il te sera fait miséricorde

Sois dans l’obéissance à Allaah et tu verras que Allaah t’aidera

Fais que la sincérité soit ton compagnon dans tous tes actes et dans toutes tes paroles

Et fournis tout effort pour guider les créatures vers la voie de vérité

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Adam, le premier des humains

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 16, 2010

Dans un Hadith du Prophète Mouhammad il nous est parvenu ce qui signifie : « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis »

Notre maître Adam est le père de l’humanité, il est donc le premier être humain que Allah ta^ala a créé. Il est ainsi le premier du genre humain. Le genre humain est celui à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Ainsi il est le meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinns. La création de Adam était au paradis, la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Tout comme cela nous est parvenu dans le Hadith de Mouslim ainsi que d’autres, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le Messager de Allah, notre maître Mouhammad a dit ce qui signifie : « le meilleur des jours sur lequel s’est levé le soleil c’est le jour de vendredi, c’est en ce jour que fut créé Adam. »

Allah a voulu par Sa volonté qui est éternelle, qui ne change pas, qui ne se modifie pas, l’existence de Adam. Ainsi, Il l’a fait passer par Sa puissance du néant à l’existence. Allah a ainsi ordonné à un de Ses anges honorés de prendre différentes sortes de sol de cette terre sur laquelle nous vivons pour en créer Adam. Cet ange a ainsi pris des différentes sortes de sols de cette terre : à partir du sol blanc, du sol noir et de ce qui est entre les deux, du sol tendre, du sol dur et de ce qui est entre les deux, du sol bon, du sol mauvais et de ce qui est entre les deux.

Dans un hadith rapporté par Ibnou Hibban et d’autres, le Prophète a dit ce qui signifie : « Certes Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de la terre des sols blancs, noirs et entre les deux, des sols bons et mauvais et entre les deux. Ainsi les descendants de Adam vient relativement à cette différence des sols » D’après Ahmad le Prophète a dit ce qui signifie en français : « les fils de Adam vinrent relativement au sol dont fut créé Adam. Ainsi parmi eux il y a ceux qui sont blancs, rouges, noires et entre les deux. Ceux qui sont tendres, durs et entre les deux, ceux qui sont mauvais, bons et entre les deux. »

Les états et les couleurs de la descendance des fils de Adam étaient différents en raison des sables différents dont fut créé Adam.

Information importante :

On dit que Adam fut appelé ainsi parce qu’il a été créé à partir du Adim mot arabe qui signifie la terre elle-même, parce qu’il a été créé de la terre elle-même.

La signification du Hadith du Messager de Allah qui signifie « Certes, Allah a créé Adam ^ala souratihi ». souratihi’ signifie son image. Seulement au sujet du pronom « son » les savants ont donné différents avis. Dans certaines mauvaises traductions certains égarés disent que (Allah a créé Adam à son image), et ils écrivent parfois ‘Son’ avec une majuscule. Ces gens-là attribuent donc à Allah l’image, et c’est de la mécréance. Ceci est contraire à la croyance des musulmans.

La signification de ce hadith c’est que Adam, Allah l’a créé adulte dès le début de son existence. Ce n’est pas comme fut notre cas. Nous, nous avons été enfants puis nous avons grandi. Mais souratihi, veut dire « son image d’adulte », c’est-à-dire que dès sa création Adam avait son image d’adulte. Il avait en effet soixante coudées de hauteur et sept coudées de large.

Il est possible donc que le pronom concerne Adam, c’est-à-dire que Allah a créé Adam à l’image de Adam qui était adulte, et non pas un jeune enfant qui aurait grandi. Il est possible aussi que le pronom « son » se rapporte à Allah. Ainsi cela signifierait que Allah a créé Adam sur l’image que Allah a créée et qui est une image honorée. L’image de Adam son apparence est honorée parce que Adam est honoré. Les prophètes sont meileurs que les autres créatures, et son image est honorée comme l’a dit par ailleurs notre Prophète, dans un hadith. Il a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Allah n’a pas envoyé un prophète sans beau visage ni belle voix, et notre prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix.

Donc ici le pronom ‘souratihi’ pouvait se rapporter selon certains savants à l’image que Allah a créée et qu’Il a rendue honorée, et cette adjonction, c’est-à-dire l’attribution de l’image, c’est une adjonction de possession et d’honneur, c’est-à-dire que Allah a honoré cette image. C’est une image qui appartient à Allah et qui est honorée par Allah. Mais cela ne veut pas dire que c’est une image qui est une image de Allah parce que Allah est exempt de l’image. Celui qui a une image est un corps et Allah est le Créateur des corps, Il n’est donc pas un corps. Certains savants ont dit : quoi que tu imagines, Allah en est différent.

Pour cette deuxième interprétation, que c’est une adjonction de possession et d’honneur, il y a une similarité avec la Ka^bah. Allah dit au sujet de la Ka^bah à notre maître Ibrahim et notre maître Isma^il ce qui signifie en français : « Purifiez Ma maison, la maison qui M’appartient ». C’est cela la signification. Cela ne veut pas dire que Allah habite dans un quelconque endroit parce que Allah existe sans endroit et ‘Ma maison’ ici, c’est une adjonction qui marque l’honneur parce que la Ka^bah est un lieu honoré par Allah. On n’attribue pas le corps ou la partie à Allah. Il n’est donc pas une origine de quoi que ce soit ni une descendance de quoique ce soit.

Allah n’est pas localisé dans un endroit ou une direction parce que le fait d’être localisé est propre au corps, qu’il soit palpable ou impalpable. C’est le corps qui est localisé et qui occupe donc une endroit. Allah est exempt de la localisation. Le corps impalpable est le corps que l’on ne perçoit pas au toucher. Nos corps sont des corps palpables. On peut les percevoir au toucher. Mais les corps des anges sont impalpables. L’apparence, l’aspect sur lequel Adam a été créé était beau. Il avait également une belle voix, car tout les prophètes de Allah, que Allah a envoyés pour guider les gens avaient une belle image et un bel aspect. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas un prophète que Allah a envoyé sans qu’il n’ait un beau visage et une belle voix ».

Et certes, notre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix.

La taille de notre maître Adam était de soixante coudées. Une coudée est environ un peu moins qu’un demi-mètre soit environ 46,48 cm. Notre maître Adam avait beaucoup de cheveux. Après sa création, Adam a reçu l’ordre de passer le salam aux anges et d’écouter leur réponse. Ce sera son salut et le salut de sa descendance. Alors Adam est allé à ces anges et leur a dit « As-salamou ^alaykoum », et ils lui ont répondu « As-salamou alayka wa rahmatou l-Lah ». Tous ceux qui entreront au paradis auront la taille et l’aspect de Adam. Il a ainsi été rapporté dans le Sahih de Mouslim et par l’Imam Ahmad avec une bonne chaîne de transmission d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète, que les gens de paradis entreront au paradis avec l’image de Adam : soixante coudées de haut sur sept coudées de large.

Information importante :

L’Imam Ahmad a rapporté du Messager de Allah ce qui signifie : Certes, lorsque Allah a donné l’image à Adam, Il l’a laissé et Iblis s‘était mis à tourner autour. Lorsqu’il a vu qu’il était un corps non compact, il a su que Adam était une créature pas comme les anges ni comme les objets inanimés, mais qu’il était une créature plus faible. Selon ce qui a rapporté d’après Abou Ya^la qui est un autre traditionniste, le Prophète a dit ce qui signifie : « Iblis passait auprès de lui et il disait à Adam avant que ne lui soit insufflée l’âme : tu as été créé pour quelque chose d’important ». Ainsi dans ce hadith sûr, il y a une preuve que Iblis était au paradis lorsque Adam a été créé, et ce avant qu’il ne sorte de l’Islam, avant qu’il ne devienne mécréant. Ainsi Iblis était au départ musulman. Il adorait Allah, tout comme les anges adorent Allah. Mais il ne faisait pas partie d’eux de part son genre et de part son origine. L’origine des anges est la lumière, et l’origine de Iblis est le feu. Allah a créé Iblis à partir du feu et dans ce hadith également nous apprenons que Iblis tournait autour du corps de Adam et ce, avant que l’âme ne soit insufflée en Adam et il a vu que Adam était un corps qui n’était pas compact, mais qu’il avait de l’espace à l’intérieur. Parmi les mensonges clairs, qui se sont propagés à travers des théories que certains mécréants avaient innovées, il y la théorie connue sous l enom de la théorie de Darwin selon laquelle l’origine de l’humanité est un singe ou semblablee au singe. Ceci constitue un démenti de la parole de Allah qui signifie en français : « Nous avons créé l’être humain sous une belle apparence ». Ainsi notre maître Adam est le premier homme que Allah a créé. Adam n’avait pas pour origine un singe qui aurait évolué jusqu’à devenir être humain. La théorie de Darwin selon laquelle l’homme a pour origine un singe qui par la suite aurait évolué en raison de facteurs inconnus jusqu’à devenir être humain, c’est une théorie qui est nulle, qui ne se base sur aucune fondement scientifique et qui est réfutée par les textes qui nous sont transmis.

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L’âme

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 10, 2010
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L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin  (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence. Les ignorants sont perplexes face à ces choses là et parle souvent de mystère. Alors qu’il se peut que ce soit le qariin d’une femme qui a été enterrée ou qui est apparue sur une photo par exemple. Donc, le jinn peut prendre l’apparence d’un être humain mais pas parfaite. Il y a quelque chose qui fait que ce n’est pas une apparence parfaite.

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.  

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont fait. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an  il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas-monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Et bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah allah il accorde ce qu’il veut à qui il veut et il prive ce qu’il veut de ce qu’il veut et il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser?  En rentrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeune dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne sait pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad  a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut que ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, allah sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte , ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas . Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce que avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah accorde pas forcément à celui qui a un haut degré, peut être des gens qui ont un haut degré et qui n’ont pas rêvé du Prophète, alors que un mécréant peut rêver du Prophète. Si le mécréant rêve du Prophète, c’est signe qu’il va entrer en Islam, et qu’il va mourir musulman.

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Le miracle : un moyen de reconnaître le Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 5, 2010
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Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable. Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle. De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints , qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige . De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente. De plus, il y a deux sortes de miracles : Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète. Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens. De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui. Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée. Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants. Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle. Quelques miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad  Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad , il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim  puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits. Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté. Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Isra’il, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable. Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque. Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad , il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète  s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus  et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah  est alors descendu et le serra, alors il s’est tu. 2 – Il y a parmi ses miracles , le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète , un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète  s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète  lui dit : ((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ)) (‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qil-lata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh) ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ». 3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala’ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à Médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète  ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète  est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit : ((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ)) (‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh) ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada Az-Zabidiyy dans Charhou ‘Ihya’i ^Ouloumi d-Din. 4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatour ma^nawiyy . Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^. 5 – Les deux Chaykh –Al-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah  alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah  un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ». 6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah  avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ». Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ». 7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché. Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala’il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : ((لا)) (la) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation À propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie : Si Mouça a abreuvé les tribus des fils de ‘Isra’il à partir de la pierre Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation Combien par sa paume ont été rendues de visions 8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète  et nous entendions le tasbih de la nourriture ». Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles du Macih ^Iça fils de Maryam. 9 – Et parmi ses miracles  : Le voyage nocturne (al-‘isra’) et l’ascension (al-mi^raj) Le voyage nocturne (al-‘isra’) est confirmé par le texte du Qour’an et du hadith sahih. Il est un devoir de croire que Allah l’a fait voyager  d’une partie de la nuit, de Makkah à la mosquée Al-‘Aqsa . Quant à l’ascension (al-mi^raj), elle a été confirmée par le texte du hadith. Mais dans le Qour’an, il n’y a pas un texte explicite y faisant référence qui n’admette aucun ta’wil . A son sujet, il y a cependant ce qui est presque un texte explicite . Ainsi, le voyage nocturne (al-‘isra’) a été cité dans Sa parole ta^ala : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الْأَقْصَى الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا (soubhana l-ladhi ‘asra bi^abdihi laylan mina l-masjidi l-harami ‘ila l-masjidi l-‘aqsa l-ladhi barakna hawlahou linouriyahou min ‘ayatina) ce qui signifie : « Il est exempt de toute imperfection Celui Qui a fait voyager Son esclave une partie de la nuit, de la mosquée Al-Haram à la mosquée Al-‘Aqsa dont Nous avons béni les alentours, pour lui montrer certaines des grandes manifestations de Notre toute-puissance ». Si quelqu’un dit : Sa parole ta^ala : وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِنْدَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى (wa laqad ra’ahou nazlatan ‘oukhra) ce qui signifie : « Et certes, il l’a vu une seconde fois » peut admettre que ce soit une vision dans le rêve, nous répondons : ceci est un ta’wil et il ne sied pas de faire le ta’wil d’un texte s’il n’y a ni un argument rationnel catégorique pour le faire ni un texte un texte rapporté et confirmé qui soit une preuve pour le faire, conformément à ce qu’a dit Ar-Raziyy dans Al-Mahsoul et d’autres que lui parmi les savants de la science des fondements. Dans notre cas, Il n’y a pas de tels arguments pour faire de ta’wil. Mouslim a rapporté d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah  a dit : ))أُتِيتُ بِالْبُرَاقِ وَهُوَ دَابَّةٌ أَبْيَضُ طَوِيلٌ فَوْقَ الْحِمَارِ وَدُونَ الْبَغلِ يَضَعُ حَافِرَهُ عِنْدَ مُنْتَهَى طَرفِهِ فَرَكِبْتُهُ حَتَّى أَتَيْتُ بَيْتَ الْمَقْدِسِ فَرَبَطْتُهُ بِالْحَلقَةِ الَّتِي يَرْبِطُ بِهَا الأَنْبِيَاءُ. ثُمَّ دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَصَلَّيْتُ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ خَرَجْتُ فَجَاءَنِي جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ بِإِنَاءٍ مِنْ خَمْرٍ وَإِنَاءٍ مِنْ لَبَنٍ فَاخْتَرْتُ اللَّبَنَ. فَقَالَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ : اخْتَرْتَ الْفِطْرَةَ. ثُمَّ عَرَجَ بَنَا إِلىَ السَّمَاءِ ((… (‘outitou bi l-bouraq wahouwa dabbatoun ’abyadou tawiloun fawqa l-himari wa douna l-baghli yada^ou hafirahou ^inda mountaha tarfihi, qala : farakibtouhou hatta ‘ataytou bayta l-maqdis farabattouhou bi l-hilqati l-lati yarbitou biha l-‘anbiya’, qala : thoumma dakhaltou l-masjida fasallaytou fihi rak^atayni thoumma kharajtou faja’ani Jibrilou ^alayhi s-salamou bi’ina’in min khamrin wa ‘ina’in min labanin fakhtartou l-labana faqala Jibrilou ^alayhi s-salam : ‘ikhtarta l-fitrah ; qala : thoumma ^araja bina ‘ila s-sama’…) ce qui signifie : « On m’a amené al-bouraq qui est une bête blanche haute, de taille intermédiaire entre l’âne et le mulet et qui pose son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteint. Je l’ai montée jusqu’à arriver à Baytou l-Maqdis –Jérusalem– et je l’ai attachée à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. Il a dit : Ensuite, je suis entré à la mosquée où j’ai accompli deux rak^ah et je suis sorti. Jibril ^alayhi s-salam m’a présenté un récipient contenant du khamr [du paradis, qui n’enivre pas] et un autre contenant du lait. J’ai choisi le lait. Jibril ^alayhi s-salam m’a dit : tu as choisi de t’attacher à la religion. Il a dit : Puis, il nous a fait monter au ciel… » jusqu’à la fin du hadith. De plus, dans ce hadith, il y a une preuve que le voyage nocturne et l’ascension ont eu lieu dans une même nuit, par son âme et son corps, à l’état d’éveil puisque personne n’a dit qu’il est arrivé à Baytou l-Maqdis puis qu’il s’est endormi. La vision qu’a eue le Messager de Son Seigneur par son cœur et non par ses yeux durant cette nuit At-Tabaraniyy a rapporté dans son Mou^jamou l-‘Awsat, avec une forte chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée tous deux, qu’il a dit : « Mouhammad a vu son Seigneur par deux fois ». De même, Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission : « Mouhammad a vu son Seigneur ». Ce qui est visé est qu’il L’a vu avec son cœur, pour preuve le hadith de Mouslim citant la parole de Ibnou ^Abbas, rapportée par Abou l-^Aliyah, à propos de Sa parole ta^ala : مَا كَذَبَ الْفُؤَادُ مَا رَأَى أَفَتُمَارُونَهُ عَلَى مَا يَرَى وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى (ma kadhaba l-fou’adou ma ra’a ‘afatoumarounahou ^ala ma yara) ce qui signifie : « Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce qu’il a vu ? Il L’a pourtant vu aussi lors d’une autre occasion ». Il a dit : « Il a vu son Seigneur par son cœur deux fois ». Avertissement : Al-Ghazaliyy a dit : « La vérité, c’est que le Prophète n’a pas vu son Seigneur la nuit de l’ascension ». Ce qu’il visait, c’est qu’il ne L’a pas vu avec ses yeux. En effet, il n’a pas été confirmé que le Prophète  ait dit qu’il L’a vu avec ses yeux ni qu’un des compagnons, des successeurs ou de leurs successeurs ait dit : (Il L’a vu avec ses yeux). Le fait que le miracle est une preuve de la véracité du Prophète  La chose extraordinaire, qui apparaît par la main de ceux qui disent être prophètes, qui répond à un défi et ne peut se voir opposer quelque chose de semblable, est du même ordre que si Allah disait : (صَدَقَ عَبْدِي فِي كُلِّ مَا يُبَلِّغُ عَنِّي) (sadaqa ^abdi fi koulli ma youballighou ^anni) ce qui signifie : « Mon esclave est véridique en tout ce qu’il a transmis de Ma part », c’est-à-dire que s’il n’était pas véridique dans ses dires, Allah ne lui ferait pas fait apparaître ce miracle. C’est donc comme si Allah ta^ala disait : « Mon esclave, celui-là même qui dit être prophète est véridique dans ce qu’il dit, car Je lui fais apparaître ce miracle ». En effet, celui qui déclare véridique le menteur est lui-même menteur et s’agissant de Allah, le mensonge est impossible. Ceci prouve donc que Allah lui crée ce miracle pour montrer sa véracité, étant donné que toute personne raisonnable sait que le retour des morts à la vie, la transformation du bâton en serpent et la sortie d’une chamelle d’une roche compacte ne sont pas des choses ordinaires. Le moyen de connaître le miracle de façon formelle et avec certitude La connaissance du miracle a lieu : Par l’observation, pour ceux qui l’ont vu et, par l’arrivée de la nouvelle par tawatir à ceux qui ne l’ont pas vu. Ceci est comparable à notre connaissance des pays éloignés et des événements historiques sûrs qui sont arrivés à ceux qui nous ont précédés, concernant par exemple les rois et les communautés antérieures. La nouvelle transmise par tawatour tient lieu d’observation. Il est donc obligatoire selon la raison de croire en celui à qui le miracle est arrivé, tout comme cela est obligatoire selon la Loi de l’Islam.

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Les Preuves de l’entrée en existence du monde

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 1, 2010

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.  

Argumenataion Globale :

Les savants de l’Islam ont dit qu’il est un devoir pour toute personne responsable de connaître la preuve globale selon la raison au sujet de l’existence de Allah.

Un exemple d’argumentation globale, c’est que la personne dise en elle-même : l’écriture a nécessairement qui a tracé cette écriture, une construction, un immeuble, une maison ou autre, a nécessairement qui l’a construit, qui a élevé cette construction, et ce qui s’applique à l’écriture et la construction sont des parties de ce monde, ce qui a été dit concernant l’écriture et les constructions, concerne également tout ce monde puisque ce sont des parties de ce monde, ce qui a été dit pour l’écriture et la construction est donc valable pour tout ce monde. Ce monde à plus forte raison a nécessairement Qui lui a donné l’existence. Et Celui Qui a donné l’existence à ce monde n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.

Ceci est l’argumentation globale.

Une autre argumentation globale, c’est de dire : moi j’existe après n’avoir pas existé, et tout ce qui existe après n’avoir pas existé a nécessairement Qui lui a fait existé. J’ai donc nécessairement un Être Qui m’a donné l’existence et Qui n’a absolument aucune ressemblance avec moi. Et cette argumentation est valable pour toutes les parties de ce monde, toutes les créatures. Et Celui qui a donné l’existence à ce monde, n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.

Argumentation détaillée :

Pour ce qui est de l’argumentation détaillée, les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit qu’il est un devoir d’ordre communautaire de connaître cette argumentation détaillée.

C’est comme de dire que ce monde avec toutes ses parties est entrée en existence, ceci est une argumentation détaillée en disant que ce monde est composé de substance (‘a^yan pluriel de ^ayn) et de caractéristiques des substances (a^rad pluriel de ^arad). Al-‘a^yan, c’est ce qui se définit par soi-même (comme le corps), et le ^arad c’est ce qui est défini par autre que soi (comme le mouvement du corps).

Un exemple de substance : une table. Un exemple de caractéristiques de substances : son immobilité. L’immobilité, n’est pas définit indépendamment de la table. Donc la caractéristique, c’est quelque chose qui advient à la substance.

Ce monde est composé de substances et de caractéristique des substances. Ce monde est entré en existence car il est composé de substance et des caractéristiques des substances.

La preuve de l’entrée en existence des substances et des caractéristiques :

a) entrée en existence des caractéristiques

1- Les substances ont des caractéristiques, chaque ^ayn a nécessairement des ^arad comme le mouvement et l’immobilité. En effet, la substance est soit immobile, soit en mouvement, nécessairement. Ceci est une chose qui est claire et évidente.

2- Or, le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence (hadith). Nous allons expliquer pourquoi.

Le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence parce que par l’advenue de l’un des deux, l’autre s’achève. C’est pour cela que le mouvement et l’immobilité sont entrés en existence. Car si l’un des deux survient, l’autre prend fin. Il n’y a pas une substance immobile sans que la raison juge de sa possibilité de sa mise en mouvement ; et réciproquement, toute substance en mouvement, la raison juge possible qu’elle s’immobilise. N’est ce pas que les étoiles sont des corps qui sont toujours en mouvements. Les cieux sont des corps tout le temps immobiles, mais la raison juge possible qu’il leurs arrivent le mouvement.

Donc ce qui advient à la substance est entré en existence, si la substance est immobile et que lui advient le mouvement, cette caractéristique qui a eu un début est entré en existence, et la caractéristiques qui a pris fin a aussi un début.

Parce que si l’immobilité avait été sans début, il lui aurait été impossible l’anéantissement. Et si réciproquement, la substance qu’on observe était en mouvement et qu’elle s’immobilise, l’immobilité est entrée en existence car elle a un début et ce mouvement a aussi un début car s’il n’avait pas eu de début, il n’aurait pas de fin.

Nous avons prouvé que les caractéristiques des substances sont entrées en existences.

Si on prouve que les substances sont entrées en existence on aura prouvé que ce monde est entrée en existence.

 b) entrée en existence des substances

Les substances sont entrées en existence car elles sont liées aux caractéristiques des substances qui sont entrées en existence, et toute chose qui est sujette à ce qui entre en existence est obligatoirement entré en existence.

Parce que si elles n’étaient pas entrées en existence, cela reviendrait à prétendre qu’avant chaque caractéristique entrée en existence il y avait une autre qui serait entré en existence et cela sans début selon eux, et comme les substances sont sujettes aux caractéristiques, ceci est donc impossible.

Et il est impossible qu’il y ait des caractéristiques qui entrent en existence sans début.

Car prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, ceci implique l’impossibilité de l’existence de la chose qui entre en existence actuellement (la chose qui entre en existence, on l’appelle hadith en arabe). Prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, cela revient à nier l’existence de l’évènement présent.

L’existence de l’élément présent actuellement, nous le constatons par les sens. Et prétendre qu’avant chaque élément entré en existence, il y a eu un élément entré en existence sans début, ceci est impossible car selon eux, cet élément qui entre en existence actuellement n’existe selon eux uniquement si un nombre infini d’éléments entrés en existence a une fin. Or la fin de ce qui ne finit pas est impossible.

Cela veut dire que les substances ont aussi un début. Ce monde a donc un début.

Les gens de la vérité ont donné un exemple pour prouver l’impossibilité de l’élément entré en existence sans début. Il est impossible qu’il y ait des choses qui entrent en existence sans début. Ils ont dit : l’élément entré en existence, c’est un élément qui existe après n’avoir pas existé (dans certaines prétendus science, il parlent d’accident, d’évènement, en arabe on dit hadith).

L’analogie que les savants de Ahlou s-Sounnah ont donné pour montrer l’impossibilité de cela est : un événement, c’est comme si quelqu’un dit : je t’ai donné un euro. Faire dépendre cet évènement entré en existence par un autre qui l’aurait précédé et qui serait selon eux la cause de son entrée en existence, c’est comme dire que l’élément présent n’existe que si l’élément précédent a existé.

C’est comme s’il disait : je te donne un euro que si je t’ai donné un euro la veille. Et la veille, je t’ai donné que si je t’ai donné l’avant-veille un euro … et cela selon eux sans commencement, sans début. Cela implique qu’il ne va rien avoir, il ne va rien donner. Le don de un euro dépend selon lui de l’achèvement d’un nombre qui ne finit pas de don. Il est impossible qu’une chose qui n’a pas de fin finisse, et ce qui entraîne une chose impossible est en soi impossible. Cela revient dons à nier l’existence de l’évènement présent. Prétendre qu’il y a des choses qui entrent en existence sans début, revient à nier l’existence de ce monde.

Nous avons donc prouvé que ce monde a un début.

Les savants ont dit que pour ce monde, s’il a un début, il a nécessairement besoin de Qui lui donne l’existence. Ce qui entre en existence a besoin de Qui fait entrer en existence et qui est attribué de volonté, de choix.

La preuve que le monde n’a pas existé par hasard :

Il n’est pas valable que l’existence de ce monde soit par hasard car la raison juge impossible l’existence d’une chose sans Qui lui a donné l’existence.

Pourquoi ? Parce que dans le cas contraire, cela revient à dire que un des deux états (existence et inexistence) prennent le dessus sur l’autre sans qu’il y ait Qui a fait prévaloir un état sur l’autre.

Or les deux états sont équivalents selon la raison. Pourquoi donc cet état prendrait-il le dessus sur l’autre sans qu’il y ait un Être Qui fasse prévaloir un état sur un autre. Donc ceci est impossible car selon la raison, l’existence et l’inexistence sont équivalentes. Comment l’un des deux états aurait pris le dessus sans qu’il y ait Qui fasse prévaloir. Ceci prouve que l’existence de ce monde n’est pas du au hasard.

La preuve que le monde ne s’est pas donné l’existence à lui-même :

Si quelqu’un dit : c’est le monde lui-même qui s’est donné l’existence. Nous répondons : prétendre que ce monde s’est donné lui même l’existence, revient à dire une chose qui se contredit. Car lorsque tu dis que Zayd s’est créé lui même, d’un point de vue tu auras considéré qu’il a existé avant son existence, et d’un autre point de vue tu as prétendu qu’il a existé après, or ceci est impossible selon la raison.

Donc il est impossible que le monde se soit créé lui-même.

On a prouvé que ce monde a un début, qu’il n’est pas du au hasard et qu’il est impossible que ce monde se soit donné l’existence lui-même.

La preuve que ce n’est pas la nature qui a donné l’existence au monde :

Et ce n’est pas possible que Celui Qui fait exister le monder soit la nature. Ce n’est pas la nature qui crée, car elle n’a pas de volonté ni de choix. La nature n’ayant pas de volonté, elle ne peut spécifier ce qui est possible selon la raison par l’existence plutôt que l’inexistence, elle ne peut pas caractériser ce qui est entré en existence par une caractéristique plutôt qu’une autre ou par un temps plutôt qu’un autre. La nature n’a pas de volonté ni de choix.

La conclusion c’est que ce monde a un Être Qui lui a donné l’existence.

La preuve que le Créateur du monde est de toute éternité :

Il est obligatoire selon la raison que Celui Qui fait entrer en existence soit de toute éternité. Parce que s’Il n’avait pas été de toute éternité, cela aurait impliqué son entrée en existence. Et Il aurait eu besoin à son tour de qui Lui a donné l’existence. Cela entraîne soit le cycle (ad-dawr), soit l’enchaînement (at-tasalsoul).

– Le cycle c’est de dire que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une deuxième chose dont l’existence dépend d’une troisième chose et cette troisième chose dépendrait de l’existence de la première. Le cycle, c’est ceux qui prétendent que Zayd a crée ^Amr et que ^Amr et a créé Khalid et Khalid a créé Zayd.

– Et l’enchaînement, c’est de dire qu’une chose, son existence dépend d’une chose, qui elle dépend de l’existence d’une autre chose, et selon eux, sans commencement.

Or le cycle et l’enchaînement sont tous les deux impossibles. L’enchaînement, c’est le fait que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une chose qui l’a précédé et ainsi de suite selon eux sans début. Le cycle est impossible comme précédemment vu.

Celui qui donne l’existence à ce monde, Il est de toute éternité, Il a une volonté.

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L’éminence du droit des parents

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 1, 2010

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. A Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bons éloges. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, et celui que Allah, le Seigneur des mondes, agrée le plus.

Al-Hakim a rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un hadith sahih : (‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar’ati zawjouha wa ‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala r-rajouli ‘oummouh) ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. La personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère ». La signification de ce hadith, c’est que celui qui a le plus de droits sur l’homme et la femme, autre que son mari, c’est la mère. Quant à la femme qui est mariée, la personne qui a le plus grand droit sur elle, c’est son mari. Si les parents demandent à la femme mariée quelque chose et que son mari demande autre chose, c’est l’obéissance au mari qui est prioritaire. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (‘ayyouma mra’atin matat wa zawjouha radin  ^anha dakhalati l-jannah) ce qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au paradis ».

Et a été authentifié le hadith : (‘ayyouma mra’atin batat wa zawjouha ghadiboun ^alayha la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Toute femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin », c’est-à-dire que si l’homme demande à sa femme de jouir d’elle, de la jouissance légale, autorisée dans la Loi, et qu’elle n’avait pas d’excuse pour s’abstenir, ni d’excuse légale comme les menstrues, ni une excuse corporelle comme la maladie, elle n’a pas à s’abstenir de lui obéir en cela. Et si elle s’abstient sans excuse, son péché est grand.

Le hadith a été authentifié : (Khayroukoum khayroukoum li’ahlih wa ‘ana khayroukoum li’ahlih) ce qui signifie : « Font partis des meilleurs ceux qui agissent le mieux envers leurs femmes ». Et le Messager est le meilleur des gens. Sa conduite est la meilleure des conduites avec ses épouses. Ainsi, il réparait lui-même ses sandales. Il raccommodait lui-même ses vêtements. Il faisait la traite de sa brebis de sa main. Il est rapporté qu’il aidait aux tâches ménagères chez lui. Et ceci est une preuve de sa grande modestie. Il n’attendait pas que sa femme soit à son service. Mais il est prioritaire pour le faire. Et ceci rentre dans le cadre de l’excellence de comportement à laquelle a incité fortement le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il a dit, ^alayhi ssalatou wa s-sala: (‘inna l-mou’mina la youdrika bi housni houlouqihi dalajta ssa’in miqa’in) c’est-à-dire, que celui qui patiente face à la nuisance des gens, qui ne leur nuit pas, qui agit en bien envers eux est semblable à celui qui veille toute la nuit pour faire la prière et qui jeûne toute l’année, mis à part les cinq jours pendant lesquels on ne jeûne pas. Le croyant, grâce à la piété envers Allah, avec son excellence de comportement et la multiplication des évocations de Allah, peut parvenir à la sainteté.

Quand aux parents, leur droit est éminent sur leurs enfants, et plus particulièrement la mère. Celui qui était bienfaisant envers ses parents, aura une fin heureuse. Gagnez l’agrément des parents en ce qui ne comporte pas de désobéissance, comporte une grande bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il se peut que la personne reçoive une large subsistance grâce à sa bienfaisance envers ses parents. Ce n’est pas poli que l’enfant, lorsqu’il atteint la puberté, demande à sa mère d’être à son service. La parfaite conduite est que ce soit lui qui soit à son service, même si elle ne le lui demande pas. Il est de l’habitude de certains jeunes de nos jours, garçons et filles, de demander à leurs mères de leur préparer le repas, ou de leur laver leurs vêtements, ou ce qui est du même ordre, choses qu’ils peuvent faire d’eux-mêmes. Et ceci est considéré comme une impolitesse. L’état de ces gens-là est très éloigné de l’état des esclaves accomplis.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Raghima’anf thoumma raghima’anfthoumma raghima’anf man ‘adraka ‘abawayh ‘aw’ahadahouma chaykhan walam yadkhoul bihi l-jannah) c’est-à-dire celui qui a vécu et qui a vu ses parents âgés ou l’un des deux, et qui n’a pas réussi à gagner leur agrément en étant à leur service ou ce qui est du même ordre, il aura manqué une récompense éminente ». L’état du bas monde est que chacun va mourir. Soit ses parents le quittent avant lui, soit il les quitte avant eux. S’il n’agit pas avec bienfaisance envers eux deux maintenant, quand est-ce qu’il pourra le faire ? Après la séparation ?

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Al-walidou ‘awsatou ‘abwabi l-jannah) c’est-à-dire que celui qui ne gagnait pas l’agrément de ses parents, qui n’agissait pas avec bienfaisance envers eux, il aura raté une grande récompense, à savoir que l’agrément des parents musulmans fait parvenir au paradis à partir de la porte du milieu.

Il est arrivé que l’un des soufiyy saints, qui est Bilal Al-Khawwas marchait dans l’endroit où les fils de ‘Israil s’étaient perdus. Il a dit : « C’est alors que je me suis rendu compte qu’un homme marchait à mon niveau. Je lui ai demandé : « Que penses-tu de ‘Ach-Chafi^iyy ? ». Il a dit : « Il fait partie des ‘Awtad, qui est un haut degré dans la sainteté ». Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu dis de Malik ? ». Il a dit : « C’est l’Imam des Imams ». Je lui ai dit : « Que dis-tu de ‘Ahmad ? ». Il m’a dit : « C’est un véridique ». Je lui ai dit : « Que penses-tu de Bichr Al-Hafiyy ? ». Il a dit : « Il n’y aura pas après lui quelqu’un qui soit comme lui ». Je lui ai dit : « Je te demande par Allah qui es-tu ? ». Il a dit : « Je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit : « Grâce à quoi ai-je pu te voir ? ». Il a dit : « Grâce à ta bienfaisance envers ta mère ». Allah a honoré Bilal Al-Khawwas car il était vertueux et bienfaisant envers sa mère. Et Allah lui a permis de rencontrer Al-Khadir ^alayhi s-salam. Et seuls les vertueux le voient à l’état d’éveil.

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