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LES PREUVES QUE LA COMMEMORATION DU MAWLID EST UNE BONNE INNOVATION

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2017

La louange est à Allah Qui nous a envoyé celui qui a instauré, suite à la révélation, la Sounnah, Qui nous a indiqué qu’il y a parmi les innovations ce qui est bon, et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a une belle voix et un beau visage, Abou l-Qacim, le grand-père de Al-Haçan et de Al-Houçayn.

 

Nous allons vous exposer les raisons pour lesquelles il est permis de commémorer la Naissance honorée du Messager, le Mawlid, et que cela comporte une grande récompense. Ainsi, nous affirmons, totalement confiants en Allah :

La signification de l’innovation dans la langue arabe.

 

Dans la langue arabe, une innovation (bid^ah), c’est ce qui a été instauré sans équivalent antérieur.

 

La signification de l’innovation selon la Loi.

 

Selon la Loi, une innovation, c’est une nouveauté qui n’est pas explicitement citée ni dans le Qour’an ni dans le Hadith.

 

PREUVE que la bonne innovation existe, à partir du Qour’an honoré.

C’est la parole de Allah ta^ala concernant l’éloge des croyants de la communauté de ^Iça ^alayhi s-

salam : [sourat Al-Hadid ‘ayah 27] qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas or-donné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah. »

Allah fait l’éloge des musulmans qui suivaient la Loi de Jésus, ^Iça ^alayhi s-salam parce qu’ils étaient des gens miséricordieux et qu’ils avaient de la compassion, et parce qu’ils ont innové ce monachisme (ar-rahbaniyyah) qui consiste à couper court aux désirs pourtant permis – et ce en plus de l’abandon des péchés. Ils en arrivèrent au point de ne plus se marier, de délaisser les jouissances permises telles que les plaisirs de la table et les habits luxueux et ils se sont consacrés totalement à l’au-delà. Ils ont innové quelque chose que ^Iça ^alayhi s-salam ne leur a jamais prescrite. Allah a fait leur éloge pour ce monachisme. Quant à la parole de Allah ta^ala dans la suite de la ayah 27 de sourate Al-Hadid : [sourat Al-Hadid 27] il ne s’agit pas d’un blâme envers eux ni envers le monachisme innové par ces croyants véridiques mais d’un blâme envers ceux qui sont venus après eux et qui ont prétendu les imi-ter dans le réfrènement des désirs tout en adorant autre que Allah, à savoir en adorant ^Iça ^alayhi s-salam ainsi que sa mère.

PREUVE que la bonne innovation existe à partir de la Sounnah prophétique pure.

C’est la parole du Prophète  : [hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih d’après le compagnon Jarir ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy que Allah l’agrée] qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah) en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et quiconque instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah) se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs pé-chés. » Par conséquent, nous apprenons à partir de ce Hadith que c’est le Messager lui-même qui a enseigné à sa communauté que l’innovation est de deux sortes : une innovation d’égarement qui est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah, et une innovation de bonne guidée qui est la nouveauté qui est conforme au Qour’an et à la Sounnah.

Si l’on vient nous dire : (En fait, ça veut dire : « si quelqu’un a instauré une nouveauté durant la vie du Messager de Allah », pas après), la réponse à donner, c’est que « la restriction du sens d’un texte n’est confirmée qu’à partir d’une preuve. » Voilà donc la réponse à donner à ceux qui prétendent que l’instauration d’une bonne innovation est valable uniquement durant la vie du Messager et pas après sa mort. En effet, la preuve indique ici le contraire de ce qu’ils prétendent, parce que le Messager n’a pas dit « Quiconque instaure durant ma vie » mais il a dit ce qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam. »

 

Il n’a pas dit non plus « Quiconque refait une chose que moi-même j’avais faite en la faisant revivre. » Par ailleurs, l’Islam n’était pas limité à l’époque dans laquelle a vécu le Messager de Allah . Il ne leur reste donc plus aucun argument en leur faveur.

 

S’ils prétendent par la suite que ce hadith a été dit en une occasion particulière lorsque des gens extrê-mement pauvres, portant des guenilles indiquant leur extrême pauvreté, vinrent et que le visage du Messager changea à leur vue. Les gens ont alors fait des aumônes jusqu’à ce qu’ils parviennent à collecter pour eux une belle quantité de biens, le visage du Messager de Allah est alors devenu encore plus radieux et il a dit qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui. » La réponse à donner est que ce qui est à prendre en compte, c’est la généralité et la globalité du terme du hadith et non la particularité de la cause pour laquelle ce hadith a été énoncé, tout comme l’ont décrété les savants spécialistes des fondements (al-‘ousoul).

 

La bonne innovation dans les paroles et actes des Califes bien guidés.

 

Les Califes bien guidés ont innové des choses que le Messager n’a jamais faites et qu’il n’a jamais ordonné de faire, mais qui pourtant restent conformes au Qour’an et à la Sounnah. Ils furent donc des guides pour nous en cela.

Abou Bakr As-Siddiq a rassemblé le Qour’an en l’appelant Moushaf. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a réuni les gens derrière un seul imam pour faire les tarawih. Il dit en les voyant faire :

 

(ni^mati l-bid^atou hadhih) c’est-à-dire : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! »

 

 

^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné que l’on fasse un appel à la prière supplémentaire pour la prière de la joumou^ah.

 

L’Imam ^Aliyy, les points sur et sous les lettres du Moushaf ont été ajouté au temps de son califat à l’initiative d’un successeur des compagnons nommé Yahya Ibnou Ya^mar.

^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz a édifié les mihrab et les minarets pour les mosquées.

Rien de tout cela n’existait à l’époque du Messager de Allah ! Ce sont des choses totalement nouvelles !

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid de nos jours, vont-ils interdire toutes ces choses-là sous prétexte qu’elles n’existaient pas à l’époque du Messager de Allah ou bien vont-ils rendre arbitrai-rement certaines choses licites et certaines autres in-terdites sans aucune preuve ?!

 

C’est bien ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont interdit le Mawlid mais ont autorisé la ponctuation des lettres dans les livres du Qour’an, tout comme ils ont auto-risé le tachkil des lettres, c’est-à-dire les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin.

Ils ont autorisé beaucoup de choses que le Messager de Allah n’a jamais faites comme les calendriers par exemple. Les calendriers qui indiquent les horaires des prières ne sont apparus pour la première fois qu’il y a environ trois cents ans. Or eux-mêmes y travaillent et les diffusent dans la population.

 

La bonne innovation dans les paroles des savants du Salaf.

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit :                 [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre dans le livre « Manaqibou ch-Chafi^iyy »] ce qui signi-fie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contre-dit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou l’accord des compagnons. C’est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contra-diction ni avec le Livre, ni avec la Sounnah ni avec l’Unanimité et cette nouveauté-là n’est pas blâ-mable. » Il est connu que les mouhaddith ont été unanimes à dire que Ach-Chafi^iyy est celui qui est visé par la parole du Prophète  : [Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy] qui signifie : « Viendra le savant de Qouraych qui remplira les contrées de la terre de Science. » Quant à Al-Bayhaqiyy il fait partie des sept Hafidh au sujet desquels les avis ont concordé sur leur fiabilité –leur statut de ^adl.

Le Mawlid est une manifestation de notre reconnaissance envers Allah ta^ala de nous avoir envoyé Mouhammad en ce mois, et ce n’est en rien une adoration qui serait vouée à Mouhammad.

Nous, musulmans, nous n’adorons pas Mouhammad ! Nous n’adorons rien d’autre que Allah. Mais nous glorifions Mouhammad plus que tout autre prophète, plus que les anges. De plus, nous glorifions tous les prophètes et nous n’adorons aucun d’entre eux. Nous n’adorons pas Mouhammad, nous n’adorons aucun ange, ni aucun astre, ni le soleil ni la lune. Pour nous, la soumission extrême n’est vouée uniquement qu’à Allah. Nous ne posons nos fronts au sol et nous ne glorifions que Allah. L’extrême soumission, voilà ce qu’est l’adoration. Nous ne faisons pas cela pour notre maître Mouhammad ; nous, notre adoration n’est vouée qu’à Allah. Nous, nous n’adorons pas Mouhammad mais nous considérons que Mouhammad est celui qui appelle à l’adoration de Allah. Il a guidé les gens et mérite d’être glorifié mais d’une glorification en deçà de l’adoration. Allah ta^ala fait l’éloge de ceux qui ont

cru en lui, qui l’ont glorifié, Allah ^azza waj all dit :               [Sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ceux qui ont cru en lui et l’ont glorifié, qui l’ont soutenu et ont suivi la bonne guidée qui a été révélée avec lui, ceux-là sont ceux qui réussiront. »

 

Le Mawlid représente un rassemblement fondé sur l’obéissance à Allah. C’est un rassemblement fondé sur l’amour de Allah et l’amour du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Ce rassemblement comporte l’évocation de Allah, l’évocation d’une partie de la biographie du Messager de Allah, de son ascendance honorée salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam, la mention de certains de ses traits de caractères et de ses caractéristiques physiques. Ce rassemblement est aussi l’occasion de distribuer de la nourriture par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wata^ala. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils préfèrent donner leur nourriture aux pauvres, aux orphelins et aux captifs. » Après tout cela, comment quelqu’un qui prétend avoir des connaissances peut-il oser interdire de commémorer le Mawlid qui est fait par réjouissance de la naissance du Messager de Allah ?!

 

Le Hafidh Ibnou Hajar a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans le livre Al-Hawi lil-Fatawi, d’après ce qu’a rapporté Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : lorsque le Prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs jeûnaient le jour de ^Achoura. Quand on les a interrogés à ce sujet, ils ont répondu : « C’est le jour durant lequel Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon. Et nous, nous jeûnons ce jour-là pour le glorifier. » C’est alors que Le Messager de Allah a dit : (nahnou ‘awla bi Mouça) ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça. » C’est-à-dire que nous sommes musulmans alors que vous, vous ne l’êtes plus. Le Prophète a ordonné de jeûner ce jour d’une injonction indiquant le caractère recommandé. On déduit à partir de ce Hadith qu’il est permis d’ac-complir un acte d’adoration pour remercier Allah, pour une grâce qu’Il nous a accordée en un jour par-ticulier, suite à un bienfait qui nous est parvenu ou suite à une épreuve dont nous avons été délivrés, et qu’il est permis de répéter cet acte d’adoration et de remerciement chaque année, à la date anniversaire correspondant à ce jour-là. Le remerciement de Allah a lieu par différentes sortes d’adoration comme la prosternation, le jeûne, l’aumône ou la récitation. Et quelle plus grande grâce que la grâce de l’apparition du Prophète ?!

 

Le Hafidh As-Souyoutiyy a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans son épitre Housnou l-Maqsid fi ^Amali l-Mawlid, lorsque le Prophète a été interrogé sur la raison de son jeûne du lundi, il avait répondu ^alayhi s-salatou was-salam : ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et en ce jour que j’ai reçu la révélation. » Dans ce Hadith, il y a l’indication qu’il est recommandé de jeûner les jours durant lesquels Allah a fait grâce d’un bienfait à Ses esclaves. Et parmi les grâces les plus éminentes que Allah nous ait accordées, c’est de l’avoir fait naître, et de nous l’avoir envoyé en tant que Messager. La preuve à cela est Sa parole ta^ala : [Sourat ‘Ali ^Imran 157] qui signifie : « Allah a accordé une grâce aux croyants car Il leur a envoyé un messager, un homme issu d’entre les leurs. » Le

 

Hafidh As-Souyoutiyy a dit dans sa Riçalah : « L’Imam des Hafidh, ‘Abou l-Fadl Ahmad ‘Ibnou Hajar a trouvé une origine au Mawlid dans la Sounnah, Quant à moi j’en ai trouvé une autre… » Fin de citation.

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, une bonne tradition, les musulmans sont les premiers à l’avoir instaurée et ils ne fêtent pas sa mort comme certains le prétendent.

 

Les savants mémorisateurs du hadith et spécialistes des chaînes de transmission (houffadh) ainsi que les savants spécialistes de l’histoire, des biographies et autres, ont mentionné que celui qui a innové le Mawlid, c’est le roi Al-Moudhaffar qui gouvernait ‘Irbil. Il était scrupuleux, vertueux, savant et courageux, il avait un souci particulier pour la défense de cette religion, c’était un héros. Il fut donc le premier à commémorer le Mawlid. Par la suite, les savants, les faqih, y compris les savants des autres pays qu’il ne gouvernait pas, eurent des avis en concordance avec le sien. C’est ce qu’a cité le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-‘Awa’il et les musulmans sont restés sur cette tradition depuis huit siècles jusqu’à nos jours.

Or toute chose qui a été approuvée et appréciée par les savants de la communauté de Mouhammad et sur laquelle les avis ont concordé, est obligatoirement une bonne chose ! Et toute chose que les savants de la communauté de Mouhammad ont dépréciée est obligatoirement mauvaise.

 

En effet, il est bien connu que les savants de la communauté de Mouhammad ne seront jamais en con-cordance sur un égarement, en raison du Hadith rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan : qui signifie : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et on ne dit pas : « si cela avait été quelque chose de bien, le Messager aurait indiqué à sa communauté de le faire. »

 

En effet : constituer le recueil du Moushaf, ponctuer les lettres, mettre le tachkil avec les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin, tout cela sont des actes de bien, bien que le Prophète ne les a pas indiqués explicitement et ne les a jamais faits lui-même.

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid sous prétexte que si c’était quelque chose de bien, le Messager nous l’aurait indiqué, eux-mêmes utili-sent le tachkil c’est-à-dire les harakah sur les lettres du Moushaf et ils les écrivent avec les points ! Alors de deux choses l’une : soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil du Moushaf ne sont pas des actes de bien parce que le Messager ne les a pas faits et n’a pas indiqué à sa communauté de le faire, alors qu’eux-mêmes le font, soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil sur les lettres du Moushaf sont des actes de bien, même si le Messager ne les a pas faits et ne les a pas indiqués à sa communauté, et que c’est pour cela qu’ils le font ! Dans les deux cas ils sont en contradiction avec eux-mêmes !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah et on ne dit pas : « le Messager ne l’a pas fait, donc nous ne le faisons pas » en prétendant trouver un argument dans la parole de Allah ta^ala : [Sourat Al-Hachr / 7] ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a ordonné de faire, faites-le ; et ce qu’Il vous a interdit de faire, ne le faites pas. »

 

En effet, il n’est pas correct de dire que toute chose que le Messager ne nous a pas ordonnée ni interdite est forcément quelque chose d’interdit. Le Messager ne nous a pas ordonné de ponctuer le Moushaf et ne nous l’a pas interdit. Par conséquent, ce n’est pas interdit de le faire ! Également, le Mawlid du Prophète rentre dans le même cas. C’est le cas de tout acte conforme à la religion que le Prophète ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire : ce n’est pas interdit de le faire, car c’est quelque chose qui est conforme à sa religion.

 

En résumé, tous les sujets de la religion ne nous sont pas parvenus par un texte explicite, dans le Qour’an ou dans le Hadith. S’il n’y a pas de texte explicite, il appartient aux savants de la communauté qui sont moujtahid, ceux qui ont connaissance du Hadith, d’extraire des choses conformes à sa religion.

Ceci est confirmé par sa parole  : qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense. » On dé-duit de ce Hadith que Allah tabaraka wata^ala a autorisé les musulmans à innover dans la religion ce qui ne contredit pas le Qour’an et le Hadith, et c’est ce qui s’appelle une bonne tradition (sounnah ha-çanah).

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’interdiction comprise à partir du Hadith du Prophète: qui signifie : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, c’est rejeté. »

 

En effet, le Prophète nous a indiqué que la nouveauté qui est rejetée, c’est celle qui n’est pas conforme à la Chari^ah (ma layça minh). C’est cette nouveauté-là, celle qui est en opposition avec la Chari^ah, qui est rejetée, alors que celle qui est conforme à la Chari^ah n’est pas rejetée.

Le Messager n’a pas dit que celui qui innove dans notre religion quoi que ce soit, c’est rejeté ! Mais il a dit cette parole pour bien indiquer que la nouveauté qui est rejetée c’est celle qui n’est pas conforme à sa Loi (ma layça minh) alors que celle qui est conforme à la Loi est autorisée. C’est la nouveauté qui n’est pas conforme à la Loi qui est interdite.

 

Étant donné que l’organisation du Mawlid, la commémoration de la naissance du Prophète, est quelque chose de méritoire selon les preuves textuelles parvenues dans le Qour’an et la Sounnah, ce n’est pas quelque chose de rejeté.

Le Mawlid est une bonne sounnah, il ne sous-entend pas que la religion ne serait pas complétée et qu’il

serait un démenti de la parole de Allah ta^ala : [sourah Al-Ma’idah / ‘2].

 

En réalité, Al-Qourtoubiyy dans son Tafsir, a dit que cette ayah veut dire que les règles de la religion sont accomplies. Il a dit : « La majorité (al-joum-hour) a dit : Le sens qui est visé, c’est que la majo-rité des obligations, la majorité de ce qui est licite et de ce qui est interdit, a été indiqué, bien que beau-coup d’autres ‘ayah dans le Qour’an ont été révé-lées après cette ‘ayah ! Il y a, entre autres, la ‘ayah du gain usuraire (ar-riba). Il y a aussi la ‘ayah de la kalalah et autres. Cette ‘ayah n’est donc pas la dernière ‘ayah qui a été révélée dans le Qour’an. La dernière ‘ayah qui a été révélée, c’est la parole de Allah : [sourat Al-Baqarah / 285] »

Al-Qourtoubiyy a mentionné cela dans son Tafsir d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux.

Le Mawlid est une bonne tradition et ne sous-entend aucune accusation de trahison envers le Messager de Allah , sous prétexte qu’il n’aurait pas indiqué à sa communauté de commémorer le Mawlid, comme le prétendent ceux qui l’interdisent.

 

Si tout acte innové après le Messager, que le Prophète n’a pas indiqué à sa communauté tout en étant conforme au Qour’an et à la Sounnah, représentait une accusation de trahison envers le Messager, alors, selon la parole de ces gens-là, Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et ^Oumar ‘Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi qu’une sélection des meilleurs des savants de la communauté, auraient eux-mêmes accusé le Messager d’être un traître !

En effet, ils ont innové eux-mêmes des choses qui sont conformes au Qour’an et à la Sounnah et que le Messager n’a pas indiquées à sa communauté !

Quant à la prétendue argumentation, à partir de ce qu’ils attribuent à l’Imam Malik, qu’il aurait dit « si quelqu’un innove dans l’Islam une innovation qu’il considère bonne, il aura prétendu que Mouhammad a trahi le message », cette prétendue argumentation s’appliquerait à plus forte raison aux mauvaises in-novations, comme la croyance des assimilationnistes (tachbih) et la croyance des anthropomorphes (tajsim), et non pas au Mawlid et ce qui est de cet ordre.

On leur dit par ailleurs : vous mentionnez la parole de l’Imam Malik alors que par ailleurs, vous le déclarez implicitement mécréant ! Même si expressément et explicitement vous ne le faites pas…

 

En effet, lorsque le Calife Al-Mansour s’était rendu à Médine et avait interrogé l’Imam Malik : « ÔAbou ^Abdi l-Lah, est-ce que je me dirige vers la Qiblah pour faire des invocations ou bien je me dirige vers le Prophète ? », l’Imam Malik lui avait répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de Lui alors qu’il est ton intercesseur et l’intercesseur de ton père ‘Adam à Allah ; dirige-toi vers lui et demande son intercession, que Allah le fasse intercéder. »

 

Selon vous qui interdisez le Mawlid, tout ceci est du chirk, une forme d’association, et un égarement clair !

 

Vous accusez les savants de la communauté d’être associateurs (mouchrikin) et vous allez ensuite cher-cher des arguments dans leurs propos !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, et on ne l’empêche pas sous prétexte que cela reviendrait à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ^Iça .

Si nous faisons un acte conforme à la religion agréée par Allah qui est également pratiqué par des juifs ou des chrétiens, cela nous est licite. Mais ce qu’ils font, eux, et qui n’est pas conforme à la religion agréée par Allah, voilà ce qui est interdit.

N’est-ce pas que lorsque le Prophète était arrivé à Médine et avait vu les juifs jeûner le jour de ^Achoura, quand ils avaient dit que c’est en ce jour que Allah a fait se noyer Pharaon et a donné la victoire à Mouça, n’est-ce pas ce que le Prophète a dit, et qu’il n’a pas dit : « ne jeûnez pas le jour de ^Achouraparce que les juifs jeûnent, vous allez leur ressembler » ?!

Au contraire, il a ordonné à sa communauté de le jeûner. C’est-à-dire que nous glorifions ce jour-là, tout comme les musulmans qui avaient suivi Mouça ce jour-là l’ont glorifié.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et dire que la condition pour qu’il soit permis de le faire serait que le Messager de Allah l’ait lui-même commémoré, est infondé, nul et non avenu.

 

En effet et de la même manière, la ponctuation des lettres dans le Moushaf est une bonne tradition. Si quelqu’un posait comme condition qu’il aurait fallu que le Messager l’ait fait lui-même pour qu’il soit permis de le faire, sa condition serait sans fondement, nulle et non avenue. Dans les deux cas, ces conditions n’auraient aucune base dans la religion agréée par Allah. Le Messager de Allah   a dit : [rapporté par Al-Bazzar d’après ‘Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux] ce qui signifie : « Toute condition qui ne figure pas dans le livre de Allah est infondée même s’il s’agit de cent conditions. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et ne rentre pas dans le cadre des innovations que le Messager de

 

Allaha interdites par sa parole

Le Hafidh Al-^Iraqiyy dans sa ‘Alfiyyah a dit : la meilleure manière d’expliquer un hadith, c’est par un autre hadith.

D’autre part, les savants ont dit que la meilleure explication, c’est celle qui tient compte du contexte du hadith. Or le contexte du hadith (koullou bid^ah Dalaalah) ici, est que le Messager a commencé en disant : (fa‘inna ‘ahsana l-hadithi kitabou l-Lah), cela veut dire que la meilleure des paroles, c’est la parole de Allah. Puis il a dit Ce qui veut dire que la meilleure des conduites, c’est la conduite de Mouhammad. Puis il a dit  : Ce qui veut dire que les pires choses sont les nouveautés qui contredisent les meilleures des paroles et la meilleure des conduites ; et il s’agit des innovations d’égarement. Il n’y a donc dans le blâme qui est cité ici aucune allusion aux bonnes innovations. An-Nawawiyy, dans son commentaire du Sahih de Mouslim, tome 6, page 154, a dit : « La parole du Prophète  ici, est un texte dont l’expression est générale mais dont le sens visé est spécifique. Il a dit que ce qui en est visé c’est : la plupart des innovations sont de l’égarement ; et le fait que ce Hadith ait une expression générale ayant une portée particulière et spécifique, n’empêche pas que le Prophète ait insisté en utilisant le mot « koull », parce que même s’il utilise « koull », la spécification figure bien dans ce Hadith. Comme cela est le cas dans la parole de Allah ta^ala dans sourate Al-‘Ahqaf, ayah 25 : [Sourat Al-‘Ahqaf 25].

Cette ayah a, elle aussi, une expression générale mais son sens est spécifique puisque le vent dont il est question dans cette ayah, qui détruit toute chose, Allah a fait qu’il souffle sur des mécréants du peuple de ^Ad. Le vent les a anéantis. Mais ce vent n’a pas anéanti tout ce qui existe sur terre, car Allah ta^ala nous a appris qu’il a sauvé Houd ^alayhi s-salam et les croyants qui sont avec lui. Ainsi Allah ta^ala dit : [sourah Houd / 58] ce qui signifie : « Et lorsque ce que Nous avons prédestiné est arrivé, Nous avons sauvé Houd et les croyants qui étaient avec lui par une miséricorde de Notre part. Nous les avons sauvés d’un châtiment douloureux. » Parmi les exemples de paroles ayant des termes généraux mais une portée particulière ou spécifique, il y a la parole du Messager : (koullou ^aynin zaaniyah).

 

Il est connu dans la Loi que ce hadith ne concerne pas les yeux des prophètes ^alayhimou s-salatou was-salam, car Allah ta^ala les a préservés de commettre les péchés des yeux, en raison de la parole de Allah : [Sourat Al-‘An^am / 86] qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré et un honneur supérieur au reste des mondes. »

 

Il est parvenu également dans le hadith sahih rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan, au chapitre du Cor (sour) et de la Résurrection, que le Prophète  a dit : ce qui signifie : « La terre assimile la totalité de l’être humain, exception faite de l’os à l’extrémité du coccyx… » Ici aussi le mot « koull » ne peut pas venir dans le sens de la globalité, puisque dans le hadith, le Prophète  a dit : ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. » Ainsi, dans le premier hadith, la parole veut dire que la plupart des êtres humains sont assimilés par la terre, puisque le Messager a excepté dans l’autre hadith les prophètes.

La commémoration du Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concernée par le Hadith qui signifie : « Vous allez suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés », parce que le sens de ce hadith concerne les sujets du bas monde.

N’est-ce pas que lorsque les musulmans aujourd’hui, meublent leur maison, s’habillent et font quantité de choses dont beaucoup sont permises, sans être toutes interdites, mais dont une partie est interdite, n’est-ce pas qu’ils font comme les non musulmans ?!

 

Aujourd’hui, la communauté du Prophète Mouhammad a suivi ces gens-là dans beaucoup de sujets du bas monde, dont certains sont licites et d’autres interdits.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’exagération que le Messager de

Allah   nous a interdite par sa parole

Le sens de ce Hadith est le suivant : « Ne m’accordez pas un degré supérieur à mon degré tout comme les chrétiens ont élevé ^Iça au-dessus de son degré. » Les chrétiens l’ont considéré comme étant un Dieu Créateur. Quant à l’organisation du Mawlid que les musulmans pratiquent, ce n’est pas une élévation du Prophète au-dessus de son degré mais un remerciement envers Allah pour la naissance du Messager.

 

La parole du Prophète (la toutrouni) ne veut pas dire : (ne faites pas mon éloge) dans l’absolu. La vérité est de dire que ce qui est une outrance est interdit mais ce qui n’est pas une outrance n’est pas interdit. Sinon, comment le Messager aurait autorisé son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée, de faire son éloge ?! Il a même fait une invocation en sa faveur pour le remercier pour son acte ! Il a été confirmé avec une chaîne de transmission fiable (haçan) dans ce qu’a rapporté Ibnou Hajar dans Al-‘Amali, que l’oncle du Messager, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, a dit : ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j’ai composé des vers de poésie pour faire ton éloge. » Alors le Messager  lui a dit : ce qui signifie : « Dis-les, que Dieu fasse que tu ne perdes jamais tes dents. »

 

Et comme l’a dit Al-^Abbas, cela a effectivement eu lieu parce qu’il avait fait l’éloge du Prophète en

lui disant : ce qui signifie :

 

Toi, lorsque tu naquis, a resplendit la terre

 

Et les horizons ont rayonnés de ta lumière.

 

 

Le Mawlid est une bonne tradition et il ne revient pas à réserver les manifestations d’amour envers le Prophète à un jour particulier.

 

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit aux juifs : ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça » et qu’il a ordonné de jeûner le jour de ^Achoura ?

Est-ce que le Messager aurait ainsi réservé l’amour envers Mouça ^alayhi s-salam à un jour particulier ?!

Le Mawlid est une bonne tradition et ne porte aucune atteinte aux compagnons du Prophète ni aucune prétention que nous aimerions le Prophète plus qu’ils ne l’ont aimé.

 

En effet, le Messager n’a jamais réuni le Qour’an en un seul recueil. C’est Abou Bakr As-Siddiq qui l’a rassemblé en un seul volume. C’est lui qui l’a appelé Al-Moushaf. Aucun compagnon n’a renié ce que Abou Bakr a fait sous prétexte que Abou Bakr aurait aimé le Qour’an plus que le Messager de Alla. Par ailleurs les savants ont dit : c’est-à-dire : « Le privilège n’implique pas la supériorité dans le mérite. »

 

Si Abou Bakr As-Siddiq a eu le privilège de réunir matériellement le Qour’an alors que le Messager ne l’avait pas rassemblé en un volume unique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, cela ne veut pas dire que Abou Bakr est meilleur que le Messager de Allah.

 

Si ^Oumar ‘Ibnou l-Khattab a rassemblé les gens pour la prière du tarawih pour être dirigés par un seul homme alors que Abou Bakr ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Oumar est meilleur que Abou Bakr.

 

Si ^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné d’ajouter un appel à la prière dans la prière du vendredi alors que ^Oumar ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Outhman est meilleur que ^Oumar.

 

De la même manière, si nous organisons le Mawlid alors que les compagnons ne l’ont pas fait, cela ne veut pas dire que nous sommes meilleurs qu’eux ni que nous aimons le Prophète plus qu’eux.

Le Mawlid est une bonne tradition et la manifestation de notre joie et de notre bonheur en ce jour, en souvenir de la naissance et de l’envoi du Prophète, n’est pas une atteinte portée à notre amour envers lui, sous prétexte que cela coïnciderait avec le jour de son décès, comme le prétendent ceux qui interdisent le Mawlid !!!

 

Ils se basent en effet sur quelque chose qui n’a aucun fondement parce que chaque jour de la semaine à travers les époques a probablement coïncidé avec un événement ou une catastrophe qui a frappé les musulmans et les a plongés dans le chagrin.

 

À suivre leurs propos, les musulmans ne fêteront plus aucun mariage ni aucun ^id, car cet évènement coïncidera avec le jour de la mort du Messager, ou encore avec le jour où sa dent a été cassée, ou bien le jour où sa lèvre honorée a été blessée tout comme cela est arrivé durant la bataille de ‘Ouhoud. En résumé, ce que vous prétendez, personne, ni la raison, ni les textes, ne peut l’accepter.

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit :                 [rapporté par Mouslim dans son « Sahih »] ce qui signifie :

« Le meilleur jour dans lequel le soleil se lève c’est le vendredi, c’est en ce jour que ‘Adam a été créé, en ce jour qu’il est entré au paradis et en ce jour qu’il en est sorti. »

 

Ainsi, le mérite que le Messager a reconnu au vendredi et le mérite que nous reconnaissons au jour de sa naissance ne comportent aucune atteinte à notre amour envers Adam bien que cela corresponde au jour même durant lequel il est sorti du paradis.

 

De même, lorsque nous glorifions le jour de ^Achouraen raison de la parole du Prophète. Cela ne porte aucune atteinte à notre amour pour le Maître des jeunes hommes du paradis, Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy, que Allah les agrée lui et son père, bien que cela corresponde au jour où il a été tué.

 

De même, le fait de manifester notre joie le jour anniversaire de la naissance du Prophète ne porte aucune atteinte à notre amour envers lui, bien que son décès ait eu lieu ce même jour.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et nous ne l’interdisons pas en raison de ce que certains ignorants font à son occasion.

 

Il est connu qu’il se passe lors du pèlerinage de nos jours, et même par le passé, des choses blâmables de la part de certains ignorants, au point que depuis longtemps, l’un des savants a dit : Tant de tumulte et si peu de vrais pèlerins !

 

Tout cela n’a pas causé l’interdiction du pèlerinage ni empêché les gens de l’accomplir.

 

Il en est de même pour le reste des actes d’adoration, en particulier pour le Mawlid. S’il arrive à l’occasion du Mawlid des choses blâmables de la part de certains ignorants, nous ne l’interdisons pas dans l’absolu, mais nous interdisons ce que font les ignorants, c’est-à-dire les choses qui contredisent la religion agréée par Allah.

 

D’autre part, si un mal vient à se produire dans une mosquée, est-ce qu’on va fermer la mosquée ?!

Ou bien interdire le mal que certains individus ont fait ?

 

CONCLUSION

La commémoration du Mawlid est un bien et une bénédiction, ceci n’est pas quelque chose qui ramène la communauté du Prophète en arrière. Ce n’est pas une régression.

Le Mawlid renouvelle au contraire l’amour du musulman envers le Prophète. C’est une occasion qui fait pénétrer en lui les sentiments de son amour pour le Prophète et qui le mène à éprouver de la nostalgie envers lui.

 

Ceux qui combattent le Mawlid et qui combattent les musulmans qui commémorent le Mawlid, ceux qui déclarent les musulmans égarés, grands pécheurs et en arrivent même à les déclarer mécréants pour cela, pourquoi laissent-ils faire certaines choses blâmables qui sont véritablement blâmables ?

 

  • Comme la mécréance par la parole qui se diffuse chez beaucoup de gens du commun, lorsqu’ils insultent Allah, entre autre ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants sans aucune raison valable selon la Loi, du simple fait qu’ils font le tawassoul par le Prophète ou les vertueux par exemple ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils font le tabarrouk par le Prophète ou par ses traces honorées ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils récitent la Fatihah ou d’autres ayah du Qour’an en faveur d’un mort !

Pourquoi ne blâment-ils pas ces choses blâmables et pourquoi interdisent-ils et blâment-ils le fait de commémorer la naissance du Prophète Mouhammad ?

 

Les avis des musulmans concordent depuis que cette commémoration a été innovée jusqu’à nos jours : ils l’ont appréciée et recommandée, tant que cela reste une commémoration qui ne comporte pas de choses blâmables, comme de déformer le nom de Allah ou de mentir au sujet du Messager de Allah .

 

Tout leur stratagème, tous leurs agissements contre les musulmans qui commémorent le Mawlid, ne serait-ce pas en raison de la haine qu’ils ont dans le cœur envers le Meilleur de tous les êtres créés par Allah ?

 

 

 

Et la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

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Quand tu demandes de l’aide, …

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2017

Il nous a été autorisé de rapporter dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy que Allah lui fasse miséricorde, d’après le hadith de ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui est son père  dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit en s’adressant à Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلْ اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Le sens du hadith est que en priorité si tu veux demander quelque chose à quelqu’un, demandes-là à Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur du bien et du mal, et de ce qui est bénéfique, de ce qui est préjudiciable, s’il en est ainsi, il n’échappe à personne qu’en priorité on demande à Allah et, la deuxième partie du hadith, en priorité si tu demandes de l’aide, demandes-là à Allah.

Dans le même sens que ce hadith,  il y a un autre hadith que nous avons rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban dans lequel le Prophète r a dit :

 

(la tousahib ‘il-la mou’mina, wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) le sens de ce hadith indique également que le compagnon à prendre en priorité c’est le croyant et également, en priorité, celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est celui qui est pieux. Le Messager de Allah r ne veut pas dire dans ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas croyant et ce que vise le Prophète n’est pas non plus d’avoir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas un croyant mais c’est plutôt pour indiquer la priorité. En priorité, la compagnie à avoir est celle du croyant. La deuxième partie du hadith également, ce que vise le Messager de Allah r c’est que en priorité celui avec qui tu partages ta nourriture c’est le musulman qui est pieux. Qui est le pieux ? Le pieux c’est celui qui s’est acquitté des devoirs à l’égard de Allah et il s’est acquitté de ses devoirs à l’égard des esclaves de Allah c’est-à-dire qu’il a accompli les devoirs qui se rapportent aux actes d’adorations corporels, comme la prière, le jeune du mois de Ramadan, comme la zakat, comme le pèlerinage et d’autres que cela. Egalement il a évité ce que Allah lui a interdit. C’est celui-là le pieux (at-taqiyy). Le Messager de Allah r dit dans ce hadith :

 

(wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) cela veut dire qu’en priorité celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est le musulman qui est pieux, c’est-à-dire que donner ta nourriture au musulman qui est pieux vaut mieux et est prioritaire. C’est mieux que de donner de la nourriture à un musulman qui n’est pas pieux ou à un non musulman. Le sens du hadith n’est pas qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture à un musulman qui est grand pécheur, un désobéissant et le Messager de Allah r ne vise pas par-là qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture aux non musulmans. Cela est permis. Si un musulman a partagé sa nourriture avec un désobéissant qui fait partie des grands pécheurs cela est permis et ça donne des récompenses. De même, si un musulman donne à manger à un non musulman cela est permis et cela donne des récompenses.

Est-ce qu’il y a un sens qui échappe dans ce hadith pour celui qui a compris comme il se doit ce hadith. Il n’y a rien qui n’est pas clair.

Ceux qui déforment la Loi de Allah, ils mentionnent le hadith de Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَل اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Pour interdire le tawassoul par les prophètes et les saints. Mais où se trouve dans ce hadith l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints ? Le messager n’a pas dit dans le hadith : « Ne demandes pas à autre que Allah », il n’a pas dit cela. Mais il a dit : « Quand tu demandes, demandes à Allah ». Il n’a pas dit non plus : « ne recherches pas de l’aide d’autre que Allah », mais il a dit : « quand tu recherches de l’aide, recherches l’aide de Allah ». Les savants en ont compris la priorité. Il y a une grande différence entre dire : « Ne demandes pas à autre que Allah » et dire : « quand tu demandes de l’aide, demandes l’aide à Allah ». Mais ces gens-là qui n’ont pas pour autres objectifs que d’essayer de déformer la Chari^ah de Allah et d’essayer de tromper les gens et d’embellir le faux et de faire croire aux gens que les choses qui sont licites seraient interdites ou qu’une forme d’association (chirk) a lieu ou une mécréance. C’est gens-là, ont déformé le hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas. Telle est leur habitude. Quand ils veulent interdire le tawassoul par les prophètes et les saints ils évoquent ce hadith

Ce hadith est sahih mais eux ils ont déformé sa signification. Il n’y a pas de preuve en faveur de ce qu’ils prétendent.  Il n’y a aucune espèce de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Il n’y en a pas du tout. Et chaque croyant sait et à pour croyance que lorsque le croyant demande à son Seigneur cela vaut mieux que de demander à autre que Lui. Chaque croyant sait cela et il sait que de demander à Allah est mieux que de demander à une des créatures de Allah. De même, tout croyant sait que demander l’aide de Allah vaut mieux que de rechercher l’aide d’autre que Allah ta^ala. Mais ces gens-là ne cite pas le hadith dans le sens visé par le Messager de Allah r , ils le citent pour interdire ce que Allah a autorisé.

Le tawassoul par les prophètes et les saints est quelque chose qui a été autorisé par la Loi de l’Islam (Chari^ah). Allahou tabaraka wata^ala nous a autorisé de faire le tawassoul par les prophètes, par les saints, qu’ils soient vivants ou morts. Ces gens-là n’ont aucune preuve si ce n’est la duperie. Ils citent ce hadith pour faire croire aux gens que demander à autre que Allah dans le sens du tawassoul par les prophètes et les saints serait interdit. Et ils le mentionnent également dans le sens que la demande d’aide (al-isti^anah) par les saints et les prophètes serait interdite. Ils considèrent même que c’est de la mécréance, ici, si tu appelles un prophète ou un saint que tu l’appelles alors qu’il n’est pas vivant ni présent devant toi, ils le considèrent comme étant associateur, mécréant. Ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de la duperie c’est-à-dire qu’ils font croire aux gens de ce qui veulent … (Manque passage)

Il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) que ces gens-là mentionnent. Pour ce qui est du hadith de ^Abou l-Lah Ibnou ^Abbas il est authentique (sahih) :

 

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) c’est-à-dire : « Quand tu demandes, demandes à Allah et quand tu recherches l’aide, recherches l’aide de Allah », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son Jami^ qu’il a jugé authentique (sahih). Mais il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) auquel ils s’attachent pour l’interdire la demande du renfort (al-istighathah) et pour déclarer mécréant celui qui fait m’istighathah par le Messager de Allah ou par le reste des prophètes et des saints. Quel est ce hadith ? Ce hadith a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad  avec une chaîne de transmission dans laquelle il y a un rapporteur qui est considéré da^if selon les spécialistes du hadith qui s’appelle Ibnou Lahi^ah. Dans ce hadith, ‘Abou Bakr, que Allah l’agrée aurait dit : « Venez avec moi, nous allons auprès du Messager de Allah pour faire l’istighathah par lui, c’est-à-dire demander son renfort, contre cet hypocrite ». Ils sont partis et ont dit au Messager de Allah cela et le Messager de Allah   selon eux aurait dit ce qui signifie : « On ne fait pas de ‘istighathah par moi, mais on demande l’istighathah par Allah ^azza wajall ». De plus, eux s’attachent à se hadith pour déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah par le Messager ou par un autre prophète ou un saint pour celui qui dit : « Ô messager de Allah vient à mon renfort » ou : « Ô ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy vient à mon renfort » ou ce qui est de cet ordre comme expression. Comme ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de suivre leur passion ils citent ce hadith, or ce hadith ne comporte pas de preuve de déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah. Méfiez-vous et surtout ne les croyez pas. S’ils vous citent un hadith, soit ce hadith est faible (da^if) soit le hadith est sahih mais eux en déforment la signification. Alors méfiez-vous de ces gens-là. Surtout ne vous empressez pas pour être en accord avec eux. Ce hadith n’a pas la chaîne de transmission de l’authentique (sahih) et malgré cela ils le citent pour déclarer mécréant celui qui demande le renfort du Messager de Allah r ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah vient à notre renfort » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah aide-nous » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah sauve-nous de cette épreuve » ou : « Ô Messager de Allah nous allons périr, sauve nous, vient à notre secours » et ce qui est de cet ordre comme expression. Ils veulent, en mentionnant ce hadith qui est faible (da^if) déclarer mécréant le musulman qui demande le renfort du Messager de Allah ou par un autre prophète ou les saints.

La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens.  Si quelqu’un dit : « Ô Allah, je te demande par notre Prophète Mouhammad de nous délivrer de nos tourments » ou « de me régler mon affaire, de résoudre mon problème » cela s’appelle un tawassoul par le Messager. Et on l’appelle également l’istighathah par le Messager. La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens tout comme l’a dit le Hafidh, le Faqih, le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le spécialiste de la grammaire, le spécialiste de la croyance, le spécialiste des fondements Ach-Chafi^iyy Taqiyou d-Din As-Soubkiyy. C’est un imam qui fait partie des savants de la langue et de la grammaire. Tout comme c’est un mouhaddith, spécialiste du hadith, et il est Hafidh, et c’est un Faqih chafi^iyy, c’est-à-dire qu’il a atteint le degré de Moujtahid au sein de l’école chafi^ite. Et selon ce qu’on dit certains c’est un moujtahid mais il n’a pas prétendu cela, il n’a pas dit aux gens : « Je suis moujtahid, prenez mes avis ». Le moujtahid, même s’il devient moujtahid ce n’est pas une condition qu’il lance un appel pour dire aux gens de le suivre. S’il considère que les gens suivent des imam tel que Ach-Chafi^iyy, Malik, ‘Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agrées, il considère que c’est suffisant.

Un autre point également auquel s’attache ces gens-là pour interdire le tawassoul par le Prophète après son décès. Ils ont une règle qui n’a aucun fondement dans la religion, ils disent : « Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent ». Qui leur a donné cette règle ? Ibnou Taymiyah et aucun savant musulman avant lui n’a dit cela. Avant Ibnou Taymiyah, aucun savant de l’Islam n’a dit cela. Il a dit : « Ce n’est pas permis de faire le tawassoul si ce n’est par quelqu’un de vivant et de présent ». Selon lui, si tu fais le tawwasoul par un prophète ou un saint après son décès, c’est interdit. Non seulement c’est interdit mais selon lui c’est du chirk et de la mécréance. Selon lui, si tu fais le tawassoul par le Prophète ou par un saint et que ce n’est pas dans son assemblée, c’est-à-dire ce n’est pas là où il se trouve, c’est-à-dire lui est dans une ville et toi tu es dans une autre ville ou toi tu es chez toi et lui est chez lui, si tu fais le tawassoul par lui dans ce cas-là, selon lui, tu as commis du chirk et de la mécréance. Ça c’est la règle de Ibnou Taymiyah. Certains ont repris cette règle de nos jours, qui comme nous l’avons vu n’a aucun point, aucun argument, le Messager de Allah ne l’a pas dite, il n’y a pas d’imam moujtahid, ‘Abou Hanfah, Malik ou bien ‘Ahmad Ibnou Hanbal ou bien Ach-Chafi^iyy ou d’autres personnes ne l’a dite.

Il y a une question à laquelle il faut traiter une intention particulière, certains calomnient l’imam ‘Abou Hanifah, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que ‘Abou Hanifah a dit qu’il n’est pas permis de demander à Allah ta^ala par le (haqq) de untel. Il est possible que l’imam ‘Abou Hanifah ait dit cela et il est possible qu’il n’ait pas dit cela. Si vraiment il avait dit cette phrase, ceux qui l’ont suivi ont dit que ce que ‘Abou Hanifah visait en disant cela c’est que cette parole fait croire que Allah serait redevable envers une de Ses créatures. Mais Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Les musulmans qui accomplissent de bonnes actions, les prophètes, les saints, qui obéissent à Allah tabaraka wata^ala, s’ils réussissent à obéir à Dieu c’est parce que Dieu leur a donné la capacité de le faire, c’est Allah qui leur a enseigné. Et c’est bien Dieu Qui a créé en Ses esclaves la perception, la connaissance, c’est Allah qui nous a donné la force de parler, c’est Allah Qui nous a donné la force de marcher. Tous les bienfaits que les gens font c’est par la grâce de Dieu. Comment Allah serait-Il alors L’obligé d’une de Ses créatures. Allah n’est pas L’obligé d’un prophète ni d’un saint, Allah n’est pas obligé de donner quoi que ce soit à quiconque, mais Allah, si Il donne c’est par Sa grâce, par Ses bienfaits. La récompense que vont obtenir ceux qui sont obéissants parmi Ses esclaves, les prophètes, les saints, ces récompenses sont un bienfait de la part de Allah. Allah n’est pas obligé de leur donner ces récompense. Pourquoi ? Parce que c’est Allah qui a créé Ses esclaves, c’est Allah Qui leur a donné l’existence alors qu’ils n’existaient pas et c’est Allah Qui a créé en eux les mouvements et les immobilités qui sont à partir desquels il y a les bonnes actions. Donc, si Il leur donne quelque chose qu’Il a créé en eux, c’est par Sa grâce. C’est Allah Qui mérite la reconnaissance de Ses esclaves […]. Les prophètes, les saints, les anges, n’ont pas de mérite sur Dieu mais c’est Dieu Qui a un mérite et Qui leur a fait grâce en leur accordant les actes d’obéissances qu’ils accomplissent. Allah les a créés, Allah leur a créé leur raison, Il leur a créé leur langue, ces langues qui évoquent Dieu, ces langues grâce auxquelles ils font le tasbih de Dieu, ces langues grâce auxquelles ils glorifient Dieu, c’est Allah qui a créé en eux la capacité de prononcer et la prononciation également. L’être humain, lorsqu’il nait il n’est pas capable de parler, il ne parle pas. Qui créer dans l’être humain, après qu’arrive la période de pouvoir parler, la capacité de parler ? Par ailleurs, qui inspire à l’être humain de faire le bien ? C’est Allah tabaraka wata^ala qui inspire l’être humain pour faire ce qu’il fait. A partir de là on sait que Allah tabaraka wata^ala n’est pas obligé envers quiconque de sorte que si Il ne faisait pas ce qu’Il en était obligé Il serait injuste, Dieu est exempt de cela. Allahou ta^ala n’est pas obligé de faire quoi que ce soit pour une de Ses créatures, ni pour les prophètes, ni pour les saints. Mais c’est Allah Qui leur a fait grâce, c’est Allah Qui a du mérite sur eux, c’est Lui Qui leur a inspiré d’accomplir les bonnes actions et c’est Allah qui a donné la capacité d’accomplir les bonnes choses. Voilà ce qu’ont dit les savants qui ont suivi l’école de ‘Abou Hanifah, ceux qui ont suivi l’imam ‘Abou Hanifah ont dit que l’imam ‘Abou Hanifah a défendu que l’on dise : « Ô Allah, je te demande par le (haqq) de untel » parce que cela peut faire croire que untel aurait un droit sur Dieu et que Dieu serait son obligé. Il est connu que Allah n’est pas obligé envers quiconque de lui donner une récompense dans l’au-delà. Mais Allah c’est Lui Qui a fait grâce, c’est Lui Qui a du mérite sur Ses esclaves qui sont obéissants, qu’ils soient prophètes ou saints. Les gens de l’école de Abou Hanifah on dit : l’imam ‘Abou Hanifah a défendu de dire : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel » parce que l’expression « par le (haqq) de untel » fait croire que Allah serait obligé envers quelqu’un. Une des têtes des Wahhabites à Damas il y a plus de vingt ans, nous étions dans une assemblée de débat, a dit : « Pour ce qui est du tawassoul, Abou Hanifah nous a donné la preuve suffisamment, c’est-à-dire selon lui que ‘Abou Hanifah a interdit le tawassoul. Mais où donc Abou Hanifah aurait interdit le tawassoul ? Il n’a fait que défendre cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel », c’est juste cette phrase qu’il n’a pas voulu qu’on dise. Il n’a pas dit qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et par les saints quand ils ne sont pas présents et quand ils ne sont pas vivant, Abou Hanifah n’a pas dit cela.

Et même si nous supposons que l’imam ‘Abou Hanifah aurait défendu d’utiliser cette formulation[1], nous avons une preuve d’un hadith authentique (sahih) dans lequel le Prophète r a confirmé qu’il est permis d’utiliser cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel ». Il y a un hadith qui est du degré du hasan, il a été authentifié par deux houfadh ; le Hafidh Ibnou Hajar et le HafidhAbou l-Haçan Al-Maqdisiyy. Ce hadith dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

من خرج إلي المسجد وقال اللهم إني أسألك بحق السائلين عليك وبحق ممشاي هذا فإني لم أخرج أشرا ولا بطرا ولا رياء ولا رياء ولا سمعة

(man khalaja ‘ila l-masjidi waqala ‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bihaqqi s-sa’ilina ^alayk wabihaqqi mamchaya hadha fa’inni lam ‘akhrouj ’acharan wala bataran wala riya’an wala soum^ah) ce qui signifie : « Celui qui sort de chez lui pour se rendre dans la mosquée, et qu’il dit cette invocation : « Ô Allah je te demande bihaqqi -par le degré- de ceux qui ont un haut degré et qui T’invoque et bihaqqi -le degré- de ma marche. Je ne suis pas sortie par insincérité, pour avoir une réputation ou par orgueil »[2] jusqu’à la fin du hadith. Dans ce hadith il est indiqué que celui qui fait cette invocation quand il sort pour se rendre à la mosquée, il aura soixante-dix mille anges qui vont demander le pardon en sa faveur. Ce hadith, le Hafidh Ibnou Hajar a dit qu’il est haçan et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy a dit aussi qu’il est haçan.

En raison de ce hadith, il n’y a pas dans la parole attribuée à Abou Hanifah le sens cru par ces égarés, ni dans le sens expliqué par les gens de l’école de ‘Abou Hanifah, il n’y a pas de preuve de l’interdiction de dire, pour celui qui fait le tawassoul : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de Mouhammad » ou « par le (haqq) de ‘Ibrahim » ou « par le (haqq) de Abou Bakr » ou « par le (haqq) de ^Aliyy ibnou Abi Talib », il n’y a pas de preuve de l’interdiction de cette formulation. Il n’y a pas de preuve en cela. Lorsque la nouvelle est confirmée, il n’y a plus de place à la réflexion (la réponse figurant déjà dans le texte confirmé). C’est ainsi qu’ont dit les gens de la science, c’est-à-dire que dès lors qu’il nous a été confirmé un hadith du Messager de Allah r l’analogie (al-qiyas) et l’effort de déduction pour trouver un jugement (al-ijtihad) sont tous deux caduques. Il n’y a plus lieux de faire l’effort de déduction de jugement (‘ijtihad) dès lors qu’il y a un hadith du Messager de Allah. Avec l’existence de ce hadith nous disons que ce qui est rapporté de ‘Abou Hanifah ne comporte pas de preuve qu’il serait défendu d’utiliser cette expression. Ce que je vous ai citez, cet homme qui est une des têtes des Wahhabites a dit dans un des débats à Damas : « Pour ce qui est du tawassoul, la preuve de ‘Abou Hanifah nous suffit »,  or c’est une parole qui ne vaut absolument rien du tout.

[1] « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel »

[2] Rapporté par ‘Ahmad dans son Mousnad, babou Mousnad ‘abi Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée.

Jurer par Allaah

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur juin 7, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Un homme a posé la question à notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) il lui a dit : « Comment je peux renforcer ma foi ? ». La réponse était : La foi se renforce en multipliant les actes d’obéissance et en délaissant les plaisirs interdits. Cela est le début du renforcement de la foi. Et quand la personne persévère sur ce chemin : l’accomplissement des actes d’obéissance et le délaissement des plaisirs interdit, elle va avoir plus de penchant pour accomplir les actes surérogatoire et elle va ainsi atteindre la sainteté. Celui qui persévère sur cela, les actes d’obéissance deviennent pour lui un plaisir. Pour les saints, les actes d’obéissance sont un plaisir. Au début, c’est quelque chose qui va être éprouvant pour l’âme car l’âme a des penchants ; en la forçant à accomplir les actes d’obéissance on la détourne de ses penchants. Au début c’est donc éprouvant. Après, cela devient un plaisir. Il trouve du plaisir dans l’accomplissement de la prière. Il trouve le repos et la sérénité en entrant dans la prière. Il y avait un chaykh en Éthiopie qui est resté debout deux mois. Il est partit à la campagne pour accomplir la prière. Tandis qu’il était en prière, il a complètement perdu la conscience. Il est resté comme un bout de bois, debout, pendant deux mois. Il ne mangeait pas et ne buvait pas. Si quelqu’un venait devant lui pour lui donner à boire, il ne prêtait pas attention. Notre chaykh a dit au moment de son discours : « Cela a eu lieu, il y a cinquante ans. Moi je l’ai vu cet homme et après je ne sais pas s’il est mort ». Au début tu contrains ton âme et ton âme se rebiffe. Elle n’a pas de penchant pour cela. C’est ici qu’est la force : contraindre son âme. Après cela, les actes d’adoration deviennent un plaisir. Dans certains cas, il ressent encore que son âme est contrainte mais dans d’autres cas les actes d’obéissance sont devenus un plaisir. La base le fondement c’est la science de la religion c’est-à-dire la connaissance de la science de la croyance et la connaissance de la science des lois.

Le simple fait de se consacrer aux actes d’adoration ne fait pas parvenir à la sainteté. Tu trouves certains qui te disent : « Moi je jeûne tout le mois de Cha^ban » ou « Moi je termine tout le Qour’an par mois », mais ils n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion. Leur effort ne les fait pas parvenir à la sainteté car Allah n’accorde pas la sainteté à un ignorant. Celui qui se consacre aux actes d’adoration en apparence mais qui se maintient dans l’ignorance, il ne va pas atteindre la sainteté car il n’a pas appris comment s’assurer que sa croyance est correcte, comment s’assurer que ses actes d’adorations sont corrects. Il croit qu’il s’élève en degrés mais sa réalité c’est soit qu’il régresse soit il stagne. Mais il ne s’améliore pas. Il doit apprendre la part indispensable de la science de la religion par transmission orale.

Certains qui sont dans l’erreur, avant d’apprendre la science de la religion, ils se réclament d’un chaykh ou d’une tariqah et pensent que du simple fait d’accomplir beaucoup de prières ils atteindront la sainteté. Certains pensent que Allah va leur accorder une science ladounniyy sans qu’ils n’aient appris le minimum. La science ladounniyy c’est une science qui est au-delà du minimum de la science de la religion. Allah accorde cette science à certains savants qui ont atteint la piété. A certains savants qui ont atteint la piété, Allah accorde une science supplémentaire qui n’est pas acquise par transmission orale. Mais Allah n’accorde pas cette science à quelqu’un d’ignorant. Ces gens-là ne réussiront jamais, ceux qui se consacrent à l’adoration sans science. Comme certains que le Chaykh a mentionné : comme ^Adnan Yaçin et d’autres, innombrables. La cause de leur perte c’est qu’ils n’ont pas appris la part indispensable de la science de la religion, celle qui est obligatoire, le chaytan s’est moqué d’eux et ils ont été perdus sans s’en apercevoir.

Notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue, du degré du sahih, dans le Mousnad de l’imam Ibnou Hibban (que Allah lui fasse miséricorde), il a dit : « Un homme a posé la question : « Ô Messager de Dieu, quelle est la meilleure des œuvres ? », le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ». L’homme a posé la question une seconde fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière », puis l’homme a posé la question une troisième fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ».

Et notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne qui n’est pas coupée, c’est-à-dire qui remonte jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Sachez que la meilleure de vos œuvres (pratique) c’est la prière », rapporté par ‘Ahmad, Ibnou Majah, Ibnou Hibban, AtTabaraniyy et par Al-Bayhaqiyy. »

La prière a des piliers, a des conditions, et elle a une clé. La clé de la prière est un sujet très important qu’il convient de traiter avec beaucoup d’attention. Si la clé n’était pas bonne, tu ne peux pas garantir d’entrer dans l’endroit. Tout comme la clé réelle, physique, si elle n’était pas bonne pour ouvrir la porte, la porte ne s’ouvrira pas. Egalement la clé, au sens figurée, si elle n’était pas bonne elle ne garantit pas l’obtention de récompense pour la prière, elle ne garantit même pas la validité de la prière. Elle ne garantit pas non plus d’être déchargé de la prière. En effet, lorsque le temps de la prière entre puis que la personne n’accomplit pas la prière jusqu’à ce que le temps de la prière sorte, la personne est toujours chargée du rattrapage de cette prière. Si quelqu’un n’a pas fait un jour, une semaine, dix ans de prières, il doit les rattraper. L’Homme, l’humain, quand il est responsable c’est-à-dire il a atteint la puberté et qui est saint d’esprit, il a sa charge d’accomplir l’obligation de la prière. Celui qui accomplit la prière conformément à ce que Dieu a ordonné, il en sera déchargé. Celui qui ne fait pas une prière dans son temps, cette épreuve qu’il a est plus grave que s’il perdait la totalité de sa famille : son père, sa mère, ses enfants meurent. Beaucoup de gens sont dans l’insouciance, alors que le Prophète a beaucoup insisté à accomplir la prière dans son temps. Beaucoup de gens ne font pas attention à cette clé. La clé de la prière c’est la purification. Selon le Jugement de Allah, la purification est très importante. Mais chez selon qui n’ont pas appris, ce n’est pas un sujet important.

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission du degré du sahih également, que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La purification est comme la moitié de la foi », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ». Cette parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) indique la grande importance de la purification.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous fait comprendre que la purification a un jugement éminent selon le Jugement de Dieu. La purification est clé de la prière et la prière c’est la meilleure des œuvres. La meilleure des œuvres après la connaissance de Allah et de Son Messager. Juste après la connaissance de Allah et de Son Messager, il y a la prière. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a indiqué que la purification est la clé de la prière de sorte que celui qui néglige la purification aura négligé la prière. Celui qui néglige l’accomplissement de la prière c’est comme s’il a perdu toute sa religion. C’est très important, faite le rappel aux gens. Ils sont dans une insouciance profonde. Le Messager a beaucoup insisté sur la prière, il ne faut pas négliger cela. Après la croyance en Allah et en Son Messager, il y a la prière dans son temps.

L’auteur explique un peu plus, il dit : « Lorsque nous disons cela qui comporte l’insistance sur la prière, nous visons bien évidemment les prières obligatoires et non les prières surérogatoires ».

Il y a des prières surérogatoires que l’on accomplit avant et après les prières obligatoires, elles sont appelées les rawatib. Celui qui n’a pas accompli de toute sa vie de prière surérogatoire, il ne s’expose pas à un péché à cause de cela. La personne risque le châtiment lorsqu’elle délaisse les prières obligatoires ou une des prières obligatoires. Si quelqu’un n’accomplit pas le woudou’ correctement, sa prière ne lui permettra pas d’atteindre les degrés élevés. Si la purification était correcte, qu’il n’y avait rien de faux dans cette purification, on espère que la prière de cette personne soit complète. Ce n’est pas tous ceux qui font la prière qui ont la même récompense. Si quelqu’un fait la prière de As-Soubh, il aura une récompense multipliée jusqu’à 1OO OOO, comme s’il avait accompli 100 000 prières et non une seule. Et un autre fait la prière mais il n’a pas autre que 10 fois. Tout cela dans le cas où la purification et la prière sont valables. Quant à celui qui n’a pas eu une bonne purification, qui n’est pas valable dans la Loi, sa prière ne sera pas valide. Il en est de même si quelqu’un a fait correctement sa purification et il a diminué le nombre de rak^ah ou il n’a pas accompli la prière correctement ou il a annulé sa prière ; il n’aura pas de récompense pour cette prière. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le grand nombre de prières de sorte que la personne accomplit en apparence les cinq prières obligatoires et quotidiennes puis elle prit en apparence une demi-heure de prières surérogatoires la nuit ; ce n’est pas cela qui compte. Il y a un groupe de femme qui s’appelle As-Sahariyyat qui déforme la Loi de l’Islam. Selon l’apparence on dirait des saintes mais leur réalité c’est qu’elles sont déviées dans la croyance et dans la pratique. L’une d’entre elle dit : « Si ma main bouge c’est parce que Allah est dedans ». Certaines de leurs chefs leur disaient : « Ne vous mariez pas. Nous, nous sommes mariées à Dieu » et après avoir dit cela elle a prétendu se marier. Il faut faire attention à ces gens.

Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est la meilleure des créatures et Allah ne l’a pas déchargé de la prière. La prière était obligatoire pour lui et il l’a faite. Il ne faut pas négliger la prière.

Il y a un saint du nom de ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy, lorsqu’il se trouvait en prière le chaytan est venu à lui sous l’apparence d’une lumière. Le chaytan a prétendu être Dieu, il a dit à ce saint : « Ô mon esclave ^Abdal-Qadir, je te décharge de la prière ». ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy a continué la prière, il a su que c’était le chaytan car il savait que Allah n’est pas une lumière. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Mais aussi parce que Allah n’a pas déchargé le meilleur de Ses esclaves, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de l’accomplissement de la prière.

Dans un conseil, notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « On ne glorifie pas les prophètes comme on glorifie Dieu ». Il n’est pas permis de glorifier quelqu’un tout comme on glorifie Allah. Allah est le Seul qui mérite d’être adoré. Il n’est pas permis de se faire humble à l’extrême pour autre que Lui. Il n’est pas permis d’adorer une des créatures, ni ange ni prophète. On n’adore pas les anges, on n’adore pas les prophètes. Mais on glorifie les prophètes moins que l’on glorifie Dieu, c’est-à-dire on leur accorde une glorification dans notre cœur moindre que ce qui est dut à Dieu. Les prophètes et les anges ont les glorifie à un degré qui leur convient et à la limite qu’il nous est permis de les glorifie, pas plus. C’est pour cela que celui qui jure par autre que Dieu en le glorifiant tout comme il glorifie Dieu, il devient mécréant. Mais celui qui jure par autre que Dieu sans glorifier ce par quoi il jure comme il glorifie Dieu, il ne devient pas mécréant. Néanmoins, jurer par autre que Dieu est déconseillé dans l’absolu. Il est déconseillé de jurer par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le déconseillé celui qui le fait ne mérite pas de châtiment mais s’il le délaisse parce que c’est déconseillé, il a une récompense. Il est déconseillé de jurer par Jibril, par ‘Israfil, par Mikail et par un autre ange. Jurer par la Ka^bah est déconseillé. Certains jurent par la Ka^bah et ceci est déconseillé. Le musulman qui jure par la Ka^bah, il ne la glorifie pas comme il glorifie Allah. Pour eux, jurer par la Ka^bah c’est déconseillé ; donc délaisser cela vaut mieux. Par contre, si quelqu’un jure par le Qour’an comme en disant : « Par le Qour’an» ou « Sur le Qour’an » si lui il a visé la Parole propre à l’Être de Allah, Son Attribut ; ceci n’est pas déconseillé. Il jure par l’Attribut de Allah et non pas par le livre. Ici le mot Qour’an signifie l’Attribut de la Parole de Dieu. C’est autorisé et ce sur quoi il a juré il doit le tenir. S’il dit : « Par le Qour’an, je ferai telle chose », il ne doit pas manquer à ce qu’il a promis de faire. Certains disent : « Par la vie du Qour’an », ces paroles-là n’ont aucun poids. Ce n’est pas valable. Jurer par le Qour’an ceci est autorisé, mais s’il dit : « Par la vie du Qour’an » ce n’est pas valable. S’il jure par l’Attribut de la Parole de Dieu le Qour’an c’est autorisé, et s’il jure par le livre du Qour’an c’est déconseillé, et s’il jure en disant : « Par la vie du Qour’an » c’est une parole qui n’a pas de sens c’est une parole fausse. On ne dit pas du Qour’an qu’il est vivant ou qu’il est mort. C’est Allah qui a pour attribut une vie qui est éternelle, qui n’a ni début ni fin, qui n’est ni de chair, ni d’âme, ni de sang. Il est permis de jurer par la Vie de Allah, comme en disant : « Par la Vie de Allah ». Ce qui est interdit c’est de dire : « Par la vie du Qour’an », ce sont des paroles qui n’a pas de sens. L’Attribut de la Parole de Dieu c’est un attribut, ce n’est pas un être vivant. Ceux qui disent cette parole : « Par la vie du Qour’an », ils prétendent que le Qour’an a une vie, une générosité ; et ceci sont des paroles défendues. Si quelqu’un jure par la vie du Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il n’a pas d’expiation à faire car sa parole lorsqu’il a juré n’avait pas de sens. Mais si quelqu’un a juré par le Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il doit une expiation. De même s’il jure par Allah ou par un de Ses attributs, le fait qu’il ait juré est valable et s’il ne tient pas sa parole, l’expiation est un devoir pour lui. Néanmoins, il n’y a pas de péché dans le fait de ne pas avoir tenu sa parole. Si quelqu’un dit : « Par Allah, je ne parle plus à cette personne » puis il va lui parler, il doit l’expiation.

Celui qui a juré par une expression qui est valable, puis il ne tient pas sa parole, il doit l’expiation. L’expiation consiste en l’une de ces trois choses :

  1. Soit il affranchit un esclave
  2. Soit il donne à manger à dix pauvres
  3. Soit il donne à se vêtir à dix pauvres

S’il ne peut aucun des trois il va jeûner trois jours, successifs (les uns à la suite des autres) ou non successifs.

Si quelqu’un a déformé le Nom de Allah, il a dit : « walla » c’est comme s’il n’a pas juré, cela ne compte pas. De sorte que s’il ne tient pas sa parole, il ne doit pas d’expiation car il n’a pas juré correctement. Le fait de juré n’est pas confirmé pour lui mais ce qu’il a fait est interdit car il a déformé le Nom de Allah. Il tombe dans le péché. Déformé le Nom de Allah est un péché. Si quelqu’un s’appelle ^Abdou l-Lah, on ne dit pas : « ^Abda l-La ». Celui qui délaisse le « ه » (h) tombe dans un péché et il n’a pas de récompense du tout. Sa manière de prononcer n’est pas une évocation de Dieu, même s’il avait l’intention dans son cœur d’évoquer Dieu car il n’a pas cité Dieu par Son Nom. Beaucoup de gens gaspillent leur souffle, au lieu d’évoquer Dieu ils déforment la prononciation.

Dans certaines écoles, c’est déconseillé de jurer par autre que Allah (comme celui qui jure par la Ka^bah, par le Prophète ou par le trône) ; et dans d’autres écoles c’est interdit. Les savants divergent à ce sujet.

 

Comportement et croyance : tenir une discussion

Posted in cours général,Croyance,société par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Réjouir le cœur des gens.

Si chacun de nous observe son cas à lui quand il est content, quand il est heureux qu’est-ce qu’il ressent : quand quelqu’un est à l’aise, heureux, cela a un impact sur son cœur ; même son ardeur, sa volonté, sa motivation augmentent. Cette vigueur va se refléter sur son corps et sur ses œuvres, elle va œuvrer encore plus. Mais si la personne est malheureuse ; généralement cela aura l’effet inverse sur ses œuvres et sur son corps.

Parmi les sujets plus importants qui font que les gens soient heureux c’est qu’ils trouvent qui parle avec eux des sujets qu’ils aiment, des sujets qui leur réjouissent le cœur. C’est quelque chose de requis pour la personne pour que les gens soient heureux avec elle, c’est de leur parler des sujets qui sont licites dans la Loi de l’Islam, des sujets qui leur réjouissent le cœur et non pas n’importe quels sujets. En d’autres termes, celui avec qui les gens sont heureux c’est important de ne pas négliger les règles de comportements et les principes de base. De sorte que la personne ne va pas être amenée à dire des paroles, même si cela va plaire à ces gens-là mais elle ne va pas respecter les règles de la religion ou de la décence. Il ne faut pas tomber bas, c’est cela qu’il est à retenir.

C’est pour cela qu’il est très important de savoir quels sont les sujets qui réjouissent le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Cela pour que tu trouves une voie vers son cœur. Pourquoi nous parlons de cela ? Parce que si quelqu’un se trouve dans une assemblée et que il se trouve avec des gens et qu’il leur parle d’un sujet de bien ; par exemple il leur parle d’un sujet de croyance, il leur parle d’un sujet où il les incite à faire les devoirs, un sujets où il va les inciter à délaisser les péchés, quand il a trouvé comment arriver à leurs cœurs, ils ne vont pas se lasser, ils vont au contraire être heureux de discuter avec une telle personne c’est pour cela que c’est très important de savoir comment discuter, comment aborder et comment réjouir le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Dans quel objectif ? Pour lui transmettre l’information qui est un bien pour cette personne. De sorte que même si dans la discussion les gens abordent un autre sujet, lui il va un peu dans leur sens tant qu’il ne commet pas de péché, il ne va pas non plus les inciter à commettre un péché, pourvu que lui il puisse récupérer la discussion et parler des sujets qui sont importants. Ce, parce que lorsqu’ils vont voir que lui il parle avec eux des sujets qui ne sont pas forcément le cours de religion qu’il voulait donner, après cela ils vont aimer écouter ce que lui il va leur dire comme chose de bien. Pour que les gens se réjouissent d’une discussion avec une personne et qu’ils aiment cette personne, qu’elle fasse preuve de sagesse pour leur réjouir le cœur. Qu’il aille un peu dans le sens des gens, et même si il fait de temps en temps des plaisanteries qui ne comportent pas de péché, cela va renforcer l’attachement des gens à lui et il pourra ensuite donner des paroles de bien qu’il veut leur donner dès le début. Voyez comme c’est important, et nous allons prendre un exemple de comment le Prophète faisait (^alayhi s-salatou wa s-salam).

Un jour des compagnons sont venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui demander une monture. Ils ont dit au Prophète : « Porte nous », c’est-à-dire « Donne nous une monture pour que l’on puisse faire un trajet ». Il leur a dit ce qui signifie : « Je vous donne pour monture le fils de la chamelle », ils ont dit : « Mais ô Messager de Allah, le fils de la chamelle qu’est-ce qu’il va nous faire ? », il leur a dit ce qui signifie : « Mais n’est-ce pas que les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle ? ». Eux, lorsqu’ils ont compris le fils de la chamelle, le sens qui vient c’est celui de petite taille et il leur a dit que même les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle. Il leur a dit cela pour leur réjouir le cœur. Vous voyez quel genre de plaisanterie on peut faire. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas menti lorsqu’il a dit cela. Le fils de la chamelle c’est bien un chameau.

Une telle plaisanterie dans laquelle il n’y a ni mensonge ni nuisance à un musulman. Retenez ces deux règles : pas de mensonge et pas de nuisance à un musulman. Cela c’est possible au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Certains des compagnons ont dit : « Ô Messager de Allah, tu plaisantes avec nous ! ». Les compagnons se sont sentis très bien, cela leur a réjoui le cœur. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qu’a rapporté at-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « Oui, je plaisante avec vous mais je ne dis que la vérité », même si le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) plaisante mais il ne dit pas des paroles mensongeres. Même lorsqu’il plaisante ce qu’il dit est vrai.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) portait Al-Haçan et Al-Houçayn parfois dans ses bras. Ce sont les deux petits du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a eu quatre filles et trois garçons. Tous sont morts pendant sa vie, sauf sa dernière fille Fatimah Az-Zahraa’. Elle est morte six mois après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Tous les garçons sont morts tout petits, ils n’ont pas dépassé les deux ans. Les filles se sont toutes mariées mais il n’y a que Zaynab qui a eu un enfant qui est mort, il s’appelle ^Aliyy. Et elle aussi était morte comme ses sœurs Rouqayyah et Oummou Kalthoum sans avoir laissé de descendants vivants. La seule qui a laissé des descendants vivants c’est Fatimah Az-Zahraa’ qui était mariée à notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Les deux garçons Al-Haçan et Al-Houçayn ont eu des descendants. Elle a eu un troisième fils qui s’appelle Al-Mouhçin mais il est mort lui aussi petit. Tous ceux qui sont descendants du Prophète aujourd’hui sont descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn. Le Prophète réjouissait le cœur de ses petits-enfants. Il portait Al-Haçan et Al-Houçayn. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il lui arrivait de réjouir le cœur de ses propres enfants à lui.

Une fois le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) marchait dans une des rues de Médine et il a vu un compagnon qui s’appelle Zahir fils de Hizam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a pris entre ses bras par derrière. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Qui achète cet esclave ? » c’est-à-dire celui qui a l’apparence d’un esclave. Cela ne veut pas dire que c’est un mensonge. Quand Zahir ce compagnon s’en est aperçu, il a dit : « Je n’ai pas eu une joie plus intense, plus grande, que le fait que mon corps soit collé au corps du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ».

Et il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu une femme qui s’appelle Oummou Khalid, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a complimentée sur ses vêtements. Il lui a dit ce qui signifie : « Qu’ils sont beaux tes vêtements ! ». Cela pour lui réjouir le cœur.

Réjouir le cœur des gens c’est une des choses qui fait gagner leur amour. C’est naturel chez les gens qu’ils sont attirés par celui qui leur réjoui le cœur. Allah a fait que c’est naturel chez les gens. Le fait de plaisanter avec des petites paroles qui réjouissent le cœur cela aide à ce que les gens t’aiment. En introduisant la joie dans leur cœur, cela entraîne l’amour des gens. Il y a des situations où il faut être absolument sérieux et il y a des situations qui permettent un peu de plaisanter. Pourquoi nous parlons de ce sujet, pour que celui qui a attiré le cœur des gens puisse leur transmettre ce qui leur est utile dans leur bas monde et dans leur au-delà. Un peu de plaisanterie renforce l’amour et l’amour va faire que les gens soient plus réceptifs. C’est cela l’objectif : que tu puisses enseigner aux gens ce qui leur sera utile. Et la plaisanterie, le fait de réjouir le cœur des gens. Cela va enlever ce qu’il y a dans les cœurs comme ennui et lassitude. Parfois dans les cœurs il y a de l’ennui et de la lassitude. Comment tu peux passer outre ? En parlant aux gens par des choses qui vont leur réjouir le cœur, et cela leur permet d’être plus réceptifs pour ce que tu vas leur dire.

Dans le hadith rapporté par Mouslim, également par An-Naça’iyy et Al-Bayhaqiyy, d’après Abou Dharr Ar-Rifa^iyy le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, au moins que tu sois à la rencontre de ton frère avec un visage souriant », c’est-à-dire que si tu vas vers ton frère avec un visage souriant pour gagner des récompenses de la part de Dieu, tu es récompensé. Cela c’est un bien qui ne coûte pas grand-chose, de sourire à ton frère ou pour la femme de sourire à ta sœur. C’est une bonne action qu’un musulman rencontre son frère avec un visage détendu et non pas crispé. Il y a des récompenses à réjouir le cœur de ta sœur ou de ton frère en Islam. Ceci est très facile. Sourire ne nécessite pas beaucoup d’efforts.

Il a été rapporté également du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que tout acte de bienfaisance comporte la récompense d’une aumône. L’aumône est un acte qui donne des récompenses mais il n’y a pas que l’aumône qui donne des récompenses. Tout acte de bien donne la récompense d’une aumône. Que tu souris à ton frère, que tu lui réjouisses le cœur, cela ce sont des actes de bienfaisance qui te donnent la récompense d’une aumône.

Et comme les actes de bienfaisance sont très nombreux et certains donnent plus de récompenses que d’autres. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a cité ce qui est le plus facile pour la personne, c’est qu’un homme vienne à la rencontre de son frère en Islam en étant souriant ou qu’une femme vienne à la rencontre de sa sœur en Islam en étant souriante. C’est quelque chose de facile, ce n’est pas grand-chose mais plus cela nécessite un effort plus cela mérite de récompenses. Avoir un visage souriant c’est l’apparence qu’il convient à la personne d’avoir lorsqu’elle va aborder les gens.
Les hadiths du Prophète orientent la personne à avoir un visage détendu même si dans son cœur il est chagriné. Il faut que tu apprennes à déconnecter entre ce qu’il y a dans ton cœur et ton visage. Lorsque tu es avec les gens ton visage est détendu même si dans ton cœur tu es chagriné.

Le fait d’être souriant, le fait d’avoir un visage souriant d’un sourire sincère cela tient compagnie aux gens et aux amis, cela rapproche le cœur des gens. Il a été dit qu’il y a trois choses du bas monde qui réjouissent le cœur : la femme obéissante, l’enfant bien éduqué et qui exécute ce qu’on lui demande et le frère qui est souriant. Et justement c’est de cela que nous parlons maintenant.

Il a été dit à Ibnou Samak parmi les savants : « Lequel parmi les frères (c’est-à-dire les musulmans) c’est celui qu’il convient d’entretenir avec les liens avec lui ? », il a dit : « C’est celui qui est attaché à sa religion, deuxièmement c’est celui qui est sensé, c’est quelqu’un qui agit de manière raisonnable. C’est celui qui ne te gêne pas lorsqu’il est auprès de toi, et lorsqu’il est loin de toi il pense toujours à toi. Si tu te rapproches de lui, il vient vers toi (il ne te fuit pas), et si tu prends tes distances, il se retire (c’est-à-dire il comprend que tu as besoin de te retirer un peu, il prend ses distances pour te laisser souffler). Si tu demandes son aide, il va te soutenir. Et ce qui concrétise son amour par ses actes dépasse ses paroles. » Il y a des gens qui te font de beaux discours, mais quand tu as besoin d’eux ils ne sont pas là. Voici quelques petites règles de gens qui ont de la sagesse et de l’expérience.
Pour gagner l’amour des gens et ceci est un signe de la réussite, il convient comme nous l’avons vu précédemment d’avoir un visage détendu, un visage qui est toujours avenant, et souriant avec sincérité. On ne parle pas d’hypocrisie ici. Pour sortir un sourire sincère c’est que tu as travaillé au préalable sur ton cœur. L’apparence c’est le reflet de l’intérieur. Nous parlons ici de l’apparence mais cela sous-entend que tu as travaillé sur ton for intérieur. Si quelqu’un n’a pas pour habitude de sourire, qu’il s’entraîne à cette belle qualité. Et ce n’est pas un défaut que d’apprendre à sourire. Qu’il fasse que son sourire prenne naissance dans son cœur et qu’il traverse ses lèvres afin que l’apparence de son visage soit détendue.
Et il ne va pas se charger de quelque chose de difficile et il ne sera pas perdant, c’est lui le gagnant, c’est lui qui aura réussi, c’est lui l’heureux si dans tous les cas il aura été sincère pour sortir ce sourire.

Que chacun retienne une chose c’est que le visage détendu et le sourire ce sont les principaux points qui vont faire en sorte qu’il laisse un bon impact quand il va rencontrer des gens pour la première fois. Ce afin qu’ils gardent un bon souvenir de toi. Il convient à la personne qu’elle prenne cela pour habitude, surtout lors de la première rencontre. Qu’elle aille vers les gens avec un sourire. C’est ainsi que la personne réussira dans ses actes et elle gagnera l’amour des gens.

Un autre sujet qui est très important, c’est le fait d’écouter les gens. Ecouter les gens est un art que beaucoup de gens négligent. Beaucoup de gens maîtrisent le fait de parler plus que le fait d’écouter. L’écoute c’est quelque chose d’important aussi. Certains lorsqu’ils se taisent, au lieu d’écouter ce que l’autre est en train de dire, ils réfléchissent sur ce qu’ils vont dire lorsque l’autre va se taire. Au lieu d’écouter, il est sur sa lancée, il attend juste que le second s’arrête et il va enchaîner sur sa lancée. Une question : « Est-ce qu’il y a un lien entre gagner l’amour des gens et écouter ce qu’ils sont en train de dire ? » la réponse est : « Oui, il y a un lien ». Si deux personnes se rencontrent et qu’une conversation s’engage entre les deux. Mais ils négligent ce que l’autre est en train de dire. Quel va être le sentiment du second ? Sans aucun doute il ne va pas être content, ni attiré. Il va se dire : « Je suis en train de parler, et il n’est pas en train de m’écouter ». Qu’il fasse une expérience : qu’il entre en discussion avec une personne et qu’il lui montre qu’il écoute ce qu’il est en train de dire. Il lui montre qu’il écoute ses paroles et qu’il ne le coupe pas, sauf dans un cas. Le cas c’est si tu crains que la personne dans la suite de la discussion tu t’attends à ce qu’elle dise une chose contraire à la religion. Dans ce cas tu la coupe de manière élégante, tu introduis la preuve que ce qu’elle allait dire n’est pas correct. Tu fais comme si tu vas la doubler pour le précéder sur le sujet et donner directement la preuve que cette chose est fausse, mais de manière élégante. Mais ceci c’est un art. Tu montres que tu écoutes car cela réjouit le cœur des gens et si au cours de la discussion tu remarques qu’il y a un risque qu’il dise quelque chose qui contredit la religion, tu vas anticiper et tu vas donner la preuve que ce que tu crains qu’il ne dise est faux et tu donnes directement la preuve. Voyez comme c’est important. Ce sont des choses qu’il convient d’apprendre.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lorsque quelqu’un lui parlait il ne se suffisait pas seulement de tourner le visage, il se tournait lui-même vers la personne. Voyez, ceci renforce l’amour. Et lorsque la personne t’aime tu peux lui enseigner la bonne croyance, l’exhortation. C’est pour cela que c’est important de savoir comment parler aux gens. Comment dire une parole qui lui réjouit le cœur, comment écouter ce qu’il est en train de dire, tu ne le coupes que si tu crains qu’il va dire une chose qui contredit la religion. Lorsque tu parles avec un individu, tu ne tournes pas juste le visage ; tu te tournes tout entier vers la personne car le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) faisait cela. Si tu prends en exemple le prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est quelque chose qui donne des récompenses.
Une règle : Celui qui va adresser la parole à quelqu’un ou qui va enseigner la religion. Ici nous parlons de la religion, nous ne sommes pas dans un salon pour jeunes femmes modèles pour le savoir-vivre. Nous, nous avons le savoir-vivre religieux et nous donnons des cours à ceux qui se disent donner le savoir vivre aujourd’hui. Notre religion comporte une expertise beaucoup plus importante que ce que certains prétendent. Celui qui donne un discours et celui qui va enseigner, il convient qu’il observe celui à qui il est en train d’adresser la parole. Il ne parle pas en ayant la tête dans les nuages. C’est important. Et d’autre part d’écouter. Si on t’invite à donner un discours et que l’un est en train de discuter, l’autre est en train de manger ; est-ce que cela va t’encourager à donner ton discours ? Non. Est-ce que tu vas être attiré par les gens qui sont dans cette assemblée ? Non. Est-ce que tu vas faire leur éloge ? Non plus. Habituellement ce n’est pas le cas. Ce que tu retiens dans ton cœur c’est que ce ne sont pas des gens qui t’ont encouragé dans ton cours ou ton discours, car ils ne prêtent pas l’oreille. Donc, retiens cela avec les autres.
Une règle que les savants ont donnée : l’étudiant de la science de la religion il convient qu’il soit en face de son enseignant, que ce soit par son cœur que par son visage. Même dans une assemblée de science, tu trouves certains qui sont adossés contre le mur, les jambes allongées et comme si « oui, oui… je suis en train d’écouter ». Quand tu vas apprendre une information de religion, il convient que tu sois face à celui qui te donne le cours. Ceci est important car cela aide ton cœur à bien assimiler ces informations que tu es en train de recevoir. Ecouter ce n’est pas quelque chose de difficile mais c’est une habitude à prendre. Tu vas l’acquérir en combattant les mauvais penchants de ton âme. Après cela devient un art d’écouter, d’encourager quelqu’un à émettre ses idées ; bien sûr quand ce sont des idées qui ne contredisent pas la religion. On ne va pas encourager quelqu’un à dire des choses fausses. Cela veut dire que celui qui sait écouter, il travaille sa patience, il doit la renforcer. Sa patience pour garder le silence pour ne pas interrompre celui avec qui il se trouve tant que ce qu’il dit ne contredit pas la religion. Il y a toujours ce « tant que » car on ne permet pas le faux. On ne va pas dire je vais écouter quelqu’un alors qu’il est en train d’insulter Dieu ou d’insulter le Prophète ou de rendre licite ce qui est interdit ou de rendre interdit ce qui est licite. Tant que ce n’est pas quelque chose qui contredit la religion, on l’écoute jusqu’à ce qu’il termine sa parole ou jusqu’à ce qu’il termine l’idée qu’il voulait passer.
C’était quelques petits rappels concernant des sujets très important dans notre époque.
Nous prenons un rappel concernant un sujet :

Il a été rapporté dans Mouslim et Al-Bayhaqiyy que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrange et il redeviendra étrange tout comme il a débuté, bonheur aux étrangers ! », les compagnons ont demandé : « Mais qui sont donc les étrangers ? », il a répondu ce qui signifie : « Ce seront ceux qui auront corrigé de ma loi/sounnah ce que les gens auront corrompu ».

Le mot sounnah ne signifie pas seulement la tenue vestimentaire, la manière de manger, comme certains le croient. Il n’y a pas que cela. Le mot « sounnah » peut avoir plusieurs sens. Parmi les sens du mot sounnah, c’est la loi du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire sa croyance et les jugements. Ceux qui vont réparer la sounnah du Prophète que les gens auront corrompue, c’est-à-dire ceux qui vont réparer dans la croyance et les lois ce que les gens auront corrompu. Il y a des gens qui vont corrompre la croyance tout comme on le voit aujourd’hui, ils diffusent de fausses croyances. Et il y a des gens qui propagent des informations fausses aux sujets des lois. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Bonheur à ceux qui vont réparer ce les gens auront corrompu de ma sounnah ». Dans ce hadith, il y a une annonce de bonne nouvelle à celui qui va s’attacher dans cette époque à la sounnah du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire qui va s’attacher à la croyance et aux lois, surtout dans cette époque où il y a de mauvaises croyances qui sont diffusées.

Si un assimilateur de Dieu avec Ses créatures prétend qu’il y a dans le Qour’an et les hadiths des preuves que Dieu serait dans la direction du haut. Comment lui rétorquer ? Nous savons pertinemment que Dieu (Allah) est le Créateur de toutes les directions, Il n’a pas besoin d’endroit ni de direction. Si un assimilateur prétend que Dieu est dans la direction du haut, on lui répond à partir des preuves rationnelles, à partir du Qour’an et du hadith. Ce groupe d’assimilateur, d’anthropomorphes, ils jouent sur les mots. Ils disent : « Ce que Dieu a confirmé pour Lui-même, nous le confirmons et ce que Dieu n’a pas confirmé pour Lui-même nous ne le confirmons pas », après cela ils disent : « Dieu n’a pas dit qu’Il est sans endroit, donc nous nous ne disons pas qu’Il est sans endroit », c’est cela qu’ils veulent dire. Ce sont des gens qui jouent sur les mots. Ils croient que Dieu est un corps, qu’Il a une ou deux mains, un œil, une jambe qu’Il met en enfer et que l’enfer va se remplir sans que sa jambe ne brûle. Regardez à quel point ils sont loin. Après cela ils disent : « Nous sommes musulmans ». Mais vous êtes loin de l’Islam ! Ce sont comme les idolâtres. Ils adorent un corps. Les musulmans n’adorent pas un corps. Allah est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps.
Quand ils disent nous ne confirmons pas au sujet de Dieu ce qu’Il n’a pas confirmé à Son Sujet. Ils veulent dire par là : « Nous, nous ne disons pas que Allah est exempt de l’endroit, des directions, du corps, du changement d’humeur, de l’immobilité, du mouvement, du déplacement et de tout ce qui est des caractéristiques des corps ». Alors que les musulmans, nous, disent que Dieu est exempt du corps, du mouvement, de l’immobilité, du déplacement, et tout ce qui est des caractéristiques des créatures. Tout ce qui est des caractéristiques des créatures, Dieu en est exempt. En est exempt signifie qu’Il n’a pas cela pour attribut. On ne dit pas que Dieu a pour attribut d’être en contact ou d’être séparé, ni qu’Il serait immobile ou en mouvement car le contact et la séparation, le mouvement et l’immobilité ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps ainsi Il n’est pas concerné par cela. C’est cela la croyance des musulmans.

Parmi les anciens mouchabihhah, les anciens assimilateurs de Dieu à Ses créatures, ils disaient que Dieu est une lumière qui brille. Certains disaient cela. Les mouchabihhah de notre époque qui se font passer pour des salafistes, mais qui sont en réalité des wahhabites, disent que Dieu est un corps palpable.

La preuve qu’ils attribuent le corps à Dieu, c’est qu’ils disent que dans l’au-delà lorsqu’il sera dit à l’enfer « es-tu rempli ? », il dira : « Non, non je peux prendre encore plus ». Ils disent que Dieu mettre sa jambe dedans et sa jambe ne va pas brûler. Voilà leur croyance. C’est une croyance stupide, abjecte. Il n’y a pas de différence entre eux et ceux qui adoraient les idoles ; les idolâtres fabriquaient ce qu’ils adoraient et eux (les mouchabihhah) ils l’ont imaginé. Si un de ses assimilateurs (mouchabihhah) vient vous voir et vous cite le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith est en contradiction avec un hadith moutawatir qui lui a été rapporté par quinze ou seize de compagnons ». Moutawatir est un adjectif et le nom c’est le tawatour. Le hadith moutawatir est un hadith rapporté par un grand nombre de personne de sorte que ce n’est pas concevable que ce soient des menteurs. Quinze ou seize compagnons ont entendu le Messager de Allah dire
حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله و إني رسول الله
Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a donc enseigné à ces quinze ou seize compagnons qu’il ne juge musulman quelqu’un que s’il entend de lui les deux témoignages.

Quelqu’un qui n’est pas d’origine musulmane comment tu vas le juger musulman, c’est en entendant de lui les deux témoignages à savoir : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ». C’est cela qui te permet de juger quelqu’un musulman. Ceci et un hadith moutawatir rapporté par un grand nombre de compagnons.

Le hadith de la femme esclave dans la version de Mouslim, car il y d’autres versions, auquel s’attachent becs et ongles les assimilateurs, qu’est-ce qu’il fait comprendre : il fait comprendre que le Prophète AURAIT (au conditionnel car ce n’est pas vrai) jugé la femme esclave croyante (car son propriétaire voulait la libérer si elle était croyante) uniquement parce qu’elle aurait dit Allahou fi s-sama’, or ceci est contre au hadith moutawatir. Nous jugeons musulman quelqu’un musulman parce qu’il dit « La ‘ilaha illa l-Lah » et non pas en disant : « Allahou fi s-sama’ ». Dans ce hadith de la femme esclave, le Prophète aurait dit : « ‘ayna l-Lah ? », elle aurait dit : « Fi s-sama’i », il aurait dit « man ‘ana ? » (Qui suis-je ?), elle a répondu : « Raçoula l-Lah » (le Messager de Dieu) et il aurait dit de l’affranchir. Ce hadith suggère que le Messager aurait jugé croyante une femme parce qu’elle aurait dit : « Allahou fi s-sama’ » or le hadith moutawatir nous indique que l’on ne juge musulman quelqu’un que s’il dit les deux témoignages, donc ce hadith est en opposition avec le moutawatir. Le moutawatir donne une information certaine. Le moutawatir dans son poids au niveau des preuves est au même niveau que le Qour’an. Pourquoi ? Le Qour’an est par tawatour. Le Qour’an nous est parvenu sans que ce soit une personne qui l’ait entendu, mais plutôt c’est un grand nombre qui a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à nous. C’est donc par tawatour. Le Qour’an entraîne une connaissance certaine car il n’est pas possible que tous ces gens aient menti. Idem pour le hadith moutawatir. On juge musulman que par les deux témoignages. Du point de vue de la force dans les preuves le Qour’an et le hadith moutawatir sont équivalent car ils sont venus tous deux avec ce même degrés de confiance, de fiabilité à savoir le tawatour. La version de Mouslim c’est un compagnon qui a cru entendre cela du Prophète, un seul. Selon la version de Mouslim il suffirait que quelqu’un dise « Allahou fi s-sama’ » pour qu’on le juge croyant, or celui qui dit : « Allahou fi s-sama’ », le sens apparent de cette parole c’est que Dieu serait dans le ciel, or ceci n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans est que Allah est sans endroit. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais ce hadith, cette version de Mouslim il y a des savants qui ont fait le commentaire de Mouslim et qui ont été d’accord avec cette version » et il te cite An-Nawawiyy, Ar-Razi et d’autres. Tu leur dis : « Oui, ils ont accepté qu’il est correct mais ils ne lui ont pas donné le sens apparent. Ils lui ont donné un autre sens que le sens apparent. Ils ont fait le ta’wil (c’est-à-dire donner un autre sens que le sens apparent). » Ces savants ont interprété la première parole « ‘ayna l-Lah » celle attribué au Prophète, ils ont dit que cela ne veut pas dire où est Dieu. Ce n’est pas cela le sens. Dans la langue il est valable de dire « ‘ayna untel » c’est-à-dire « quel est son degré/son importance ? ». Et la réponse « fi s-sama’ » ne veut pas dire dans le ciel, mais cela veut dire qu’il a une grande importance. Vous voyez, ceux qui l’ont interprété n’ont pas dit où est Dieu. Mais ils ont dit ‘ayna l-Lah c’est-à-dire quel est le degré / quelle est l’importance, et la réponse fi s-sama’ veut dire qu’Il a un très haut degré. Cela ne signifie pas que Dieu est dans le ciel, car Allah n’est pas dans le ciel. Il n’est pas en haut. Il est sans endroit. « ‘ayna l-Lah » veut dire : « Quelle est l’importance que tu accordes dans ton cœur à Allah ? ». Et elle en répondant « fi s-sama’ », elle a dit : « Un très grand degré ». Ce n’est pas selon le sens apparent que ces deux grands savants l’ont interprété mais c’est dans le sens de l’importance et du degré. On leur dit (aux mouchabihhah) : « Si vous aviez vous aussi interprété autrement que par le sens apparent vous ne seriez pas tombé dans la mécréance ». Si eux avaient fait comme ces deux savants, ils ne seraient pas tombés dans la mécréance. Mais s’ils donnent le sens apparent qui serait la confirmation de l’endroit à Dieu, ceci est de la mécréance. S’ils interprètent au sens apparent ils ont sur eux la déclaration de mécréance. S’ils retenaient le sens apparent de chaque texte, ce sera des contradictions entre les textes car dans le Qour’an il y a plusieurs versets qui ne sont pas des versets explicites. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Un exemple c’est le verset 99 de sourat As-Saffat :
وَقَالَ إِنِّى ذَاهِبٌ إِلَىٰ رَبِّى سَيَهْدِينِ
Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit selon le sens apparent : « Je vais vers mon Seigneur, Il va me guider », et lui partait d’Iraq pour rejoindre la Palestine. Cela ne signifie pas que ‘Ibrahim (Abraham) a quitté la Palestine pour rejoindre Dieu qui se trouverait dans la Palestine. Mais cela signifie : « Je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller ». Si les mouchabihhah retiennent le sens apparent ils vont dire que Dieu est dans la Palestine et dans le ciel. Il y a une contradiction. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Vous leur citez ce verset. S’il te dit : « Non, non cela veut dire je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller », on lui dit : « Donc tu as interprété. Pourquoi tu interprètes ici et pas là-bas ? Tu es en train d’agir arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un de correct avec une règle. Quand ça te chante tu interprètes et quand ça te chante tu ne veux pas interpréter ».

Les savants ont dit : « Tout ce dont le sens apparent est contraire aux versets explicites, on lui donne une interprétation qui est en concordance avec les versets explicites », c’est cela la règle. On lui donne donc une interprétation en conformité avec la langue arabe, car les textes sont en arabe et avec les versets qui sont explicites. Et le texte de référence pour l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créature c’est le verset numéro 11 de sourat Ach-Choura
ليس كمثله شىء وهو السميع البصير
Qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures, ni avec les êtres humains, ni avec les anges, ni avec les jinns, ni avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Ce monde il est composé de substances et des caractéristiques des substances. Il y a des corps et des substances élémentaires. Le corps c’est ce qui se divise et la substance élémentaire c’est la plus petite substance qui ne se divise pas tellement elle est petite. Les caractéristiques des substances, c’est ce qui advient au corps, comme la couleur, le mouvement et l’immobilité, le contact et la séparation. Allah n’a pas de ressemblance, ni avec les corps ni avec les caractéristiques des corps ; et Il est sans endroit et sans comment.

Bid3ah et Tariqa soufi

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 29, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.

 

Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.

 

Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.

 

Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.

 

Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : «  Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant «  Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : «  C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Moushaf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.

 

Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et AtTariqah (des voies soufies).

 

Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.

 

Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah  c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah  qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.

 

Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

 » Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .

 

Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les moushaf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.

 

Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait :  » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.

 

A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Israil. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : «  Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.

 

En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : «  Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : «  La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : «  La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Israil et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : «  Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : «  Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : «  Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : «  Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.

 

La louange est à Allah.

 

 

L’innovation (bid3ah) et le mawlid

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :

 

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

 

C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.

 

Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.

 

Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.

 

Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.

 

An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.

 

Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.

 

Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.

 

Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.

 

Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.

 

Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.

 

Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.

 

La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.

 

Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Addouha est une nouveauté.

 

^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Addouha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Addouha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.

 

Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Addouha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.

 

Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.

 

Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”

Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :

 

“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”

 

Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.

 

Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.

 

Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.

 

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :

“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.

 

Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.

 

Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.

 

Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.

 

Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
 » Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.

 

Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati ssalat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.

Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.

 

Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.

Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aDDouha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou SSima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

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Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Le clonage, un mythe de notre époque !

Bismi lLahi rRahmani rRahim

Al hamdou li lLahi Rabbi l^alamin

Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad

Et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

 

Le mensonge du clonage – La définition de la réalité scientifique et la définition de la théorie.

 

 

 Au début il est très important de comprendre ce que beaucoup de personnes négligent de nos jours. A savoir que les sciences qui sont enseignées dans les écoles et dans les universités et dans les autres instituts se divisent en deux catégories :

1°) Des réalités scientifiques

2°) Des théories

 

Pour ce qui est des réalités scientifiques comme leurs noms l’indiquent il s’agit de réalité dont on s’est assuré, et qui ne sont pas de simples hypothèses ou des présomptions.

Un exemple quelqu’un qui voit un singe qui marche sur leurs jambes, sur deux pieds,  cela est une réalité scientifique.C’est quelque chose qu’il s’est imaginé en imaginant une réalité. Parce qu’il n’a pas vu dans sa vie un seul singe se transformer en être humain. Sa parole serait donc une hypothèse, une supposition de sa part sans plus et ce n’est pas une réalité scientifique.

Pour plus de détails, pour distinguer entre la réalité scientifique et la théorie,  nous disons que la définition qui est usitée de la théorie c’est que la théorie est un ensemble d’hypothèses alors que les hypothèses sont des expressions non sures, non confirmées. Elles sont des tentatives d’établissement en attente de confirmation. 

Quand à la théorie c’est quelque chose dont n’est pas sûr. Un exemple si quelqu’un dit que comme le singe marche sur deux pieds, l’origine de l’homme est un singe, quand il dit cela ce n’est pas une réalité. La base même de la théorie c’est un ensemble d’hypothèses, de supposition non sures, et non confirmées. Mais ce qui est étonnant c’est que beaucoup de personnes disent que ces théories sont des choses que la science a confirmée. Alors que ce qu’ils appellent la science reconnaît que ce ne sont que des théories non confirmées. Et voici les aveux de certains des auteurs contemporains qui sont considérés comme étant des références chez la plupart de ceux qui croinent en ces théories, et qui confirment ce que nous avons précédemment cité notamment le livre appelé microbiologie. Les auteurs disent : «  C’est important de noter que les hypothèses de la théorie ne sont jamais absolument prouvées. » Deuxième édition 1992 p12.

Et voici à toi cher lecteur, la reconnaissance, cet aveu de la part de quelqu’un qui est considéré par ceux qui utilisent les théories comme étant le plus intelligent des savants en physique après Einstein à savoir le professeur Stephen Hawking, le professeur de mathématique de l’université de Cambridge.  Dans son livre qu’il a appelé « les trous noirs et autres produits de l’univers – essais et observations», en page 36, il dit que de très belles théories ont été refusées car elles n’ont pas été conformes aux observations scientifiques, sauf que je ne connais pas une seule théorie qui soit réputée, qui a été évaluée, conformément à des expériences scientifiques. Ensuite il dit au sujet de la voie qu’il convient de suivre pour amender les théories. Il dit : «  La théorie est toujours au début dans l’objectif de parvenir une forme, une image mathématique élégante. Ensuite viennent des suppositions que la théorie engendre. Dont on ne peut s’assurer que par l’observation scientifique et si les observations sont conformes avec les prévisions théoriques, cela ne confirme pas la théorie.  Mais la théorie reste en phase d’observation conformément à ce modèle. Mais si les observations n’ont pas été conformes avec les prévisions de la théorie alors il convient de délaisser, d’abandonner totalement cette théorie.

Ensuite il commence à parler de ce que font les chercheurs comme cerrtains physiciens, et ceux de cet ordre qui disent, il dit : « C’est ce qui est requis, c’est à dire ce que nous avons cité plus haut, mais les gens n’abandonnent pas la théorie dans laquelle ils ont investi beaucoup de temps et d’efforts. C’est pour cela que si ils constatent une contradiction entre l’expérience et la théorie, ils se mettent à douter quand à la rigueur de leur observation et de leur expérience au lieu d’abandonner la théorie. Et s’ils ne réussissent pas alors ils essaient de modifier la théorie de manière étrange au point que cela devient une théorie étrange. » fin de citation

Ceci est un texte clair de sa part, la plupart de ce qui est publié entre les gens comme étant une théorie scientifique n’est pas complètement confirmé. Au contraire la plupart du temps ce n’est pas du tout confirmé, mais c’est le fruit de l’imagination du théoricien, dont la théorie a répondu à son désir, et il commence à manipuler les observatins scientifiques pour se convaincre lui-même et autrui, que ses observations sont conformes avec sa théorie. Et ces manipulations des réalités, est observé chez la plupart de ceux qui veulent confirmer la théorie de ce qu’ils appellent l’évolution et la sélection. Nous avons cité précédemment ce que font ces gens en composant des squelettes osseux différents pour fabriquer des squelettes voulant par cela confirmer leurs mauvaise croyance. Ce qui est étonnant c’est que nous voyons que ces théories sont enseignées dans diverses écoles et universités comme étant des réalités scientifiques reconnues et lorsque l’un de ces enseignants parlent de l’une de ces théories, c’est rare qu’il cite que ce n’est qu’une théorie qui n’est pas confirmée. Au contraire la plupart du temps ils citent comme étant une réalité scientifique et beaucoup d ‘élèves grandissent sur l’inconscience, sans distinction entre la réalité et l’imagination,  et nous voyons que beaucoup d’entre eux défendent cette théorie corrompue comme s’ils défendaient des réalités alors que les personnes qui ont présentées cette théorie ne l’ont pas présentée comme étant une réalité. Donc les deux références :

1)      Microbiology – 2ème édition Prescott, Harley and Klane 1996 p12

2)      Black holes and baby universes, essais – Stephen Hawking 1993 p36

 

 

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat Al Hajj / ‘ayah 73 : « Ô vous les gens il vous est donné un exemple écoutez le. Ceux que vous invoquez d’autres que Allah ne pourront pas créer des mouches même s’ils se réunissent pour le faire »

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat Az-Zoumar / ‘ayah 63 : «  Allah est le créateur de toute chose »

Il y a un sujet que certains appellent le clonage humain et animal qui a entraîné un grand remue-ménage médiatique. Et ce sujet a occupé les esprits de nombreuses personnes.

Les avis se sont multipliés tout comme les paroles et les théories. Et qui ont trouvé une grande vague de reniement de la part des croyants et des Faqih de l’Islam même au sein des chercheurs de recherche scientifique. En réalité il ne s’agit que de mensonges et de calomnies qui sont un démenti clair du Qour’an honoré et de la religion de droiture de l’Islam et des préceptes du message honoré.

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat At-Tour / ayah 35-36 : « Ou croient-ils qu’ils ont été créés à partir de rien du tout ? Ou qu’ils seraient eux les créateurs ? Ou qu’ils auraient créé les cieux et la terre ? Ils ne sont pas certains. »

 

Que disent ceux qui suivent ces avis mensongers ? Quel est ce groupe surnommé les Raéliens, un groupe singulier qui est l’auteur de cette grande calomnie, qu’ils ont surnommé le clonage ?

  Qui est leur fondateur et qui sont ces adeptes? Quels sont leurs objectifs, leur description et leurs croyances  ?

Le résumé de ce qui s’appelle la théorie mensongère du clonage.

Ceux qui prétendent le clonage ils disent que c’est une opération qui commence par enlever une cellule d’un corps qui n’est pas un spermatozoide, qui n’est pas du sperme à partir du corps qu’ils prétendent vouloir cloner, l’homme ou l’animal,  que ce soit mâle ou femmelle puis de prendre un ovule d’une femelle qui serait vidé de son noyau et cela se passe à l’extérieur de l’utérus dans un laboratoire ensuite d’envoyer des charges électriques dans cet ovule dont le noyau a été enlevé avec la cellule qui a été extraite de l’être humain ou de l’animal.

Ainsi selon leur fausse prétention ce serait une cellule dont le noyau provient de l’homme,  dont l’enveloppe alimentaire le cytoplasme serait d’une autre personne. Après que cette cellule se divise plusieurs fois à l’extérieur de l’utérus, de prendre les cellules resultantes de cette division et de les piquer dans l’utérus d’une femelle afin qu’elles continuent leur croissance.

Et ainsi ce serait un foetus parfait selon leur prétention qui serait une copie de l’homme ou de l’animal dont a été prélevé la cellule, ayant les mêmes caractéristiques hériditaires. 

Allah ta ^ala dit dans Sourat Al Kahf / ‘ayah 5 ce qui signifie : « C’est un gros mensonge que ce qu’ils profèrent de leur bouche ils ne disent que des mensonges. »

Le contenu de cette prétention mensongère de ce qu’ils appellent le clonage, c’est que l’enfant selon eux pourrait naître sans prendre le sperme d’un corps humain homme ou femme, qu’ils appellent cellule. Ensuite ils le déposent dans l’utérus d’une femme qui  serait enceinte d’un enfant qui ressemble à cet homme dont a été prélevé la cellule.

Ceci est un mensonge composé d’un autre mensonge et des mythes qui comportent un démenti clair du Qour’an honoré, un démenti de ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé par révélation de la part de Allah ^azza wa jall.

Allah ta ^ala dit dans Sourat AnNajm / ‘ayah 3-4  ce qui signifie : «  Il ne parle pas sous l’effet des passions mails il parle par révélation. »

 

Allah soubhanahou wa ta^ala nous a indiqué dans le Qour’an honoré que l’homme est créé d’un maniyy-sperme de l’homme et d’un maniyy-sperme de la femme. Allah ta ^ala dit dans Sourat Al-Insan / ‘ayah 2 ce qui signifie : « nous avons créé l’être humain » et la parole qui signifie « du maniyy de l’homme et du maniyy de la femme »   et la parole qui signifie  « un mélange ».

An-Naçafiyy dans son tafsir a dit : « il s’agit d’un mélange des deux eaux, du père et de la mère » et c’est cela la description de al louhsa qui est un mélange du maniyy de l’homme et du maniyy de la femme. Cette ‘ayah est explicite et claire. Allah ^azza wa jall nous y a indiqué que l’eau qui sort de l’homme et l’eau qui sort de la femme, c’est à dire leur maniyy, leurs spermes se mélangent dans l’utérus. Et Allah ta ^ala créé à partir de ce mélange l’être humain.

 

 Allah tabaraka wa ta ^ala nous indique dans d’autres ayah explicites de quoi est créé l’être humain. Allah ta ^ala dit dans Sourat At-Tariq / ‘ayah 5-6-7 ce qui signifie : « que l’homme considère de quoi il a été créé. Il a été créé d’une eau qui sort avec effusion qui glisse de as-soulb et de at-tara’ib.  Ainsi l’homme est créé à partir de l’eau de l’homme et de l’eau de la femme, qui sont le maniyy. Le maniyy de l’homme vient de son soulb c’est à dire de son dos. Et le maniyy de la femme vient de at-tara’ib c’est à dire des os de sa poitrine.

Allah ta ^ala a confirmé l’existence de deux eaux. C’est à dire le maniyy de l’homme et le maniyy de la femme. Et que l’être humain est créé à partir de ces deux eaux et ceci est une réalité scientifique, mentionnées dans le Qour’an honoré que seul un entêté refusant la vérité, dont Allah a aveuglé le coeur, (qui la) renie et  il n’a pas observé la bonne guidée. Le Messager élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué comment l’enfant ressemble à s amère ou à son père. Le Messager  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Si c’est l’eau de l’homme qui prend le dessus sur l’eau de la femme, il ressemble au père et si c’est l’eau de la femme qui prend le dessus sur l’eau de l’homme alors il ressemble à sa mère. » et il a dit également  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « Si l’eau de l’homme précède l’eau de la femme ils ont un garçon par la volonté de Allah et si c’est l’eau de la femme qui précède l’eau de l’homme ils auront une fille par la volonté de Allah. » Et conformément à la voie honorée et à la guidée du Messager  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce que certains appellent le clonage humain n’est que des racontars, des mensonges, qu’il n’est pas permis de croire, ni de suivre. Il est un devoir plutôt de s’en détourner, d’en mettre engarde, d’interdire aux gens d’y coire et ainsi nous aurons  la voie du Qour’an honoré, la guidée de notre Messager, du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallamAllah soubhanahou wa ta^ala dit dans Sourat  Al-‘Isra / ‘ayah 9 ce qui signifie : « ce Qour’an guide par ce qui est droit et il annonce la bonne nouvelle aux croyants qui auront accompli des actes de bien, qu’ils auront une grande récompense. »

 

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Chapitre suivant- Qui est le groupe Raelien ? Qui est leur chef ? Quelles sont leur description, leur conduite et leur croyance ?

 

Le groupe qui s’est appelé les Raeliens, c’est relativement à leur chef français qui a porté le nom Rael. C’est un groupe religieux singulier, qui est apparu au tout début en 1973 en France et qui s’est propagé à partir de là vers d’autres pays. Parmi ses paroles corrompues les plus connues c’est qu’il dit que Dieu nous en préserve que les créatures de l’espace ont créé les humain, et qu’ils oeuvrent selon leur prétention à réaliser une vie éternelle pour les humains, c’est à dire pour ne pas mourir. A partir de ce qu’ils ont prétendu être le clonage. Et ce groupe a essayé en diffusant ce qu’ils appellent l’opération de clonage d’influencer certaines personnes naïves, et de rassembler de grandes quantités d’argent, à partir d’internet et des moyens de communication pour diffuser leur mauvaise croyance, leurs principes corrompus, pour qu’ils soient diffuser entre les gens.  Le fondateur et le chef de ce mouvement singulier est un chanteur et un journaliste français singulier qui a lancé son mouvement depuis 1973, il est connu pour ses dérapages sexuels, pour ses idées et ses croyances déviées, et il a prétendu qu’il était le dernier des prophètes, qu’il était un frère qui n’était pas de même mère de notre maître ^Iça ibnou Maryam, ^alayhi s-salam, tout comme il a prétendu avoir vu en 1993, un vaisseau spatial et une créature de couleur verte qui avait des cheveux noirs longs et qui l’aurait emmené avec lui sur leur planète et que depuis ce jour il s’est mis à diffuser cette existence de créature spatiales et il dit, selon sa prétention, que ces créatures ont créé le premier des humain, et l’a envoyé sur terre depuis des milliers d’année,  et il s’est mis à organiser des centres sous le nom de la ville des vaisseaux spatiaux, ou des vaisseaux volants.

 

Ce qui est à dire c’est que ce groupe connu pour leur détournement et leurs déviations sexuels quand aux relations de leurs individus entre eux,  et eux ils cherchent à partir de la diffusion à large échelle de leur mensonge appelé le clonage, d’avoir encore plus de réputation et d’appeler encore à leur mauvaise croyance, et leurs idées corrompues à rassembler beaucoup d’argent, et à se moquer des gens; à emmener ceux qui sont naïfs pour les suivre et pour aller avec eux.

Et ce groupe satanique n’est qu’un maillon d’une chaîne satanique qui nuit aux esprits des gens, qui diffusent la corruption entre les gens, pour les amener à leur perdition, à la grande catastrophe, comme ces groupes singuliers qui se suicident en groupe dans des jours particuliers, ils pensent que c’est la fin du monde, et comme le groupe qui s’est fait appelé l’adorateur du chaytan. Que Allah ta^ala fasse que nous persévérons sur la vérité, sur la croyance de droiture et qu’IL nous préserve du mal des mauvais et des égarés.

 

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Le mensonge du clonage et la singularité de ceux qui l’ont suivi.

 

Après que des gens aient contré cette théorie du clonage par-ci et par là, il n’y a pas eu autant de bruit autour de cette théorie. C’est alors que ceux qui suivent ce sujet ont été étonné par la mort de la brebis Dolly. Parce qu’elle était atteinte par une maldie des poumons, connue, et certains ont prétendu mensongèrement qu’elle a été cloné le 5 Juillet 1996, et que cela n’a été annoncé que le 23 de ?Chbat? De 1997,  alors qu’en l’an 2003 elle s’est mise à se plaindre d’une inflammation dans la cuisse, et dans le genou et qu’elle a eu des signes de la vieillesse à partir de 2003. Il y a eu l’annonce qu’elle était atteinte d’une grave maladie, et le 14 ?Chba? 2003 la mort a été annoncé à l’âge de 6 ans et demi.Tout en sachant que les chêvres vivent habituellement douze ans. En australie la premiere chêvre selon eux cloné alors qu’elle était en bon état, et il y a eu les traces de brûlure de la chèvre Mathilde après sa mort, en contradiction avec la théorie corrompue, qui se sont plaints de ne pas avoir trouver le moyen de s’assurer de ce qui s’est produit. Donc selon eux elle a été brûlé sans qu’ils aient pu vérifié ce qui lui était arrivé.

 

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Chapitre suivant – La prétendue eva.

 

 

Sauf que les cas de Dolly et de Mathilde n’ont pas définitivement fermé le dossier de cette théorie. Puisque les gens parlaient encore de ce sujet des Etats-unis d’Amérique et il est arrivé jusqu’à l’état sioniste tout en  sachant que Brigitte Boisselier la présidente de la société cloneaid, qui est rattaché au groupe de ce qu’ils appellent les raeliens, a prétendu la naissance de la fille Eva, elle a prétendu qu’elle était le clone de sa mère qui était marié à un homme stérile, suite à une césarienne, et qu’elle pèse trois kilos cent et qu’elle est une copie conforme de sa mère, avec trente et un ans de différence qui est l’age de la mère, en plus de quatre autres enfants dans certains endroits dans le monde. Sauf que un des avocats de la ville de Miami, en Amérique a déposé une plainte, en demandant de mettre cette fille prétendue, sous tutelle juridique. C’est alors que Boisselier a annoncé devant le tribunal, en Floride aux Etats-unis que la fille Eva est dans l’état sioniste et qu’elle était née là-bas en niant que ce soit aux Etats-unis. Chose qui a poussé le juge a classer le dossier et à dire que le siége de cloneaid est établi dans la ville de Las-Vegas, et que Boisselier a deux mille personnes qui attendent ce qu’ils appellent le clonage de leur bien-aimé en plus d’une liste de personnes ou chacun serait prêt à donner trente mille dollars en contre partie de ce qu’ils appellent son clonage.

 

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Chapitre suivant – Mensonge et mensonge.

 

La branche de ce mouvement qui s’appelle les raeliens, a continué le feuilleton des mensonges, il a assuré l’existence de la fille Eva, dans cette entité sans annoncer l’endroit précis où elle se trouvait. Celui qui parle au nom de ce mouvement a dit que le médecin qui s’occupe de cette fille et de son suivi, connaît son endroit et elle ne sera pas exposé devant les médias, et ne subira aucun examen. Le ministèrede la santé israeliens a nié avoir des informatins sur le sujet, et a assuré que cette théorie est interdite dans le pays. En réplique à Boisselier le docteur Zafos, le directeur de l’un des centres médicaux dans l’état du Kentucky,  aux états-unis a dit qu’elle n’était pas médecin mais qu’elle était spécialiste en chimie et qu’elle possédait une société commerciale qui n’a rien à voir avec la médecine, et les médecins en niant l’existence d’un quelconque enfant, fille ou garçon suite à cette théorie. Zafos a demandé de dévoiler cette prétendue fille, il a dit que Boisselier peut dire n’importe quoi, elle demande  un quart de million de dollar pour chaque opération, que bien sûr elle n’obiendra pas, parce qu’il n’y a eu aucune opération de clonage. 

 

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Chapitre suivant – Des déviations ou des délires

Parmi les informations au sujet du groupe qui s’appelle les raelien, qui est présidé par Claude Forélone, qui était un chanteur et un journaliste sportif, c’est que sa théorie corrompue a commencé  après sa station près du volcan proche de son bureau,  le 13 Kanoun Awwal de l’année 1973,  c’est là qu’il a prétendu avoir vu une lumière rouge qui sort d’un vaisseau spatial qui a ouvert sa porte, pour montrer une créature de couleur verte qui a une longueur de quatre pieds, qui a de longs cheveux, et après être monté dans ce vaisseau il a vu selon sa prétention des créatures spatiales, dont il a dit qu’elles étaient clonées, et il a dit que c’étaient elles qui avaient créé les humains sur terre, que Dieu nous en préserve, par le clonage. Et celui qui s’appelle rael a prétendu qu’il était le dernier des prophètes, et qu’il était un frère de mère différente de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam. Cette personne a été suivi par d’autres personnes,  on dit qu’ils sont au nombre de cinquante-cinq milles, dispersés dans quatre-vingt quatre pays, la plupart vivent en France et en Suisse alors que d’autres qui suivent le dossier, prétendent que leur nombre est beaucoup plus faible que ce nombre prétendu.

Ce groupe a été connu pour ces déviations sexuelles puisque le journal « News of the world » dans un reportage a rapporté autour de ce groupe les pratiques permissives et singulières, des pratiques sexuelles décadentes, et qu’ils comettent des relations interdites.

 

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Chapitre suivant – Son épouse le dévoile.

 

Sauf que les déviations de ce groupe, le dévoilement de l’égarement de ce groupe n’a pas été l’oeuvre de ceux qui contredisent cette théorie mensongère. La plus proche des personnes au prétendu rael, l’a dévoilé et a indiqué les déviations de son groupe. Ainsi son épouse qui s’appele Christine a dit qu’elle vivait une situation difficile, elle a dit que « notre maison était devenu un endroit où quiconque pouvait y venir à n’importe quel moment. » et qu’elle s’est retrouvé être une servante des visiteurs. Et qu’il avait une personnalité particulière qui a attiré un grand nombre de ses disciples, et qu’il se cachait puis il laissait la maison, de manière continue et cyclique en prétendant qu’il allait en rendez-vous avec des créatures spatiales, qu’ils l’emmènent sur leur planète. Christine a assuré que son mari écrivait ou faisait un reportage de ces prétendues rencontres, et qu’il les a imprimé dans un livre pour ses disciples, qui sont autour de lui et surtout dans son cercle le plus proche.  Dans lequel il a annoncé la liberté sexuelle, y compris de comettre des actes singuliers avec les enfants, elle a décrit son mari comme étant un homme qui aime l’indécence, et qu’il est entouré de petites jeunes filles.

Traité de croyance de Ibnou Açaakir en translittéré de l’arabe

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Le traité de la croyance du Chaykh

Fakhrou d-din Ibnou ^Asakir

(décédé en l’an 620 de l’Hégire)

Qala ch-chaykhou Fakhrou d-dini bnou ^Asakir :

I^lam Archadana llalou wa ‘iyyaka ‘annahou yajibou ^ala koulli moukallafin an ya^lama anna llaha ^azza wa jalla wahidoun fi moulkih.

Khalaqal-^alama bi ‘asrihi : al-^oulwiyya wa s-soufliyya wa l-^archa wa l-koursiyya, wa s-samawati wa l-‘arda wa ma fihima wa ma baynahouma.

Jami^ou l-khala’iqi maqhourouna biqoudratih, la tataharrakou dharratoun ‘il-la bi ‘idhnih, laysa ma^ahou moudabbiroun fi l-khalqi wa la charikoun fi l-moulk.

Hayyoun Qayyoumoun la ta’khoudhouhou sinatoun wa la nawm, ^alimou l-ghaybi wa ch-chahadah, la yakhfa ^alayhi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’, ya^lamou ma fi l-barri wa l-bahri wa ma tasqoutou min waraqatin ‘il-la ya^lamouha, wa la habbatin fi dhouloumati l-‘ardi wa la ratbin wa la yabisin ‘il-la fi kitabin moubin.

‘Ahata bi koulli chay’in ^ilma wa ‘ahsa koulla chay’in ^adada fa^^aloun lima yourid.

Qadiroun ^ala ma yacha’. Lahou l-moulkou wa lahou l-ghina.

Wa lahou l-^izzou wa l-baqa’, wa lahou l-houkmou wa l-qada’, wa lahou l-‘asma’ou l-housna ; la dafi^a lima qada, wa la mani^a lima ‘a^ta.

Yaf^alou fi moulkihi ma yourid, wa yahkoumou fi khalqihi bima yacha’.

La yarjou thawaban wa la yakhafou ^iqaba, laysa ^alayhi haqqoun (yalzamouhou) wa la ^alayhi houkm. Wa koullou ni^matoun minhou fadloun wa koullou niqmatin minhou ^adl ; la yous’alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun.

Mawjoudoun qabla l-khalq, laysa lahou qabloun wa la ba^d, wa la fawqoun wa la taht, wa la yaminoun wa la chimal, wa la ‘amamoun wa la khalf, wa la koulloun wa la ba^d, wa la youqalou mata kana wa la ‘ayna kana wa la kayf.

Kana wa la makan ; kawwana l-‘akwana wa dabbara zzaman. La yataqayyadou bi zzamani wa la yatakhassasou bi l-makan, wa la yachghilouhou cha’noun ^an cha’n, wa la yalhaqouhou wahm, wa la yaktanifouhou ^aql, wa la yatakhassasou bi dh-dhihn, wa la yatamath-thalou fi n-nafs, wa la  youtasawwarou fi l-wahm, wa la yatakayyafou fi l-^aql, la talhaqouhou l-‘awhamou wa l-‘afkar.

Laysa kamithlihi chay’oun wa houwa s-sami^ou l-basir.

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