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Tafsir an-Nasafiyy : sourate al-Baqarah, versets 185 à 186

Posted in Croyance,islam,société,tafsir par chaykhaboulaliyah sur décembre 7, 2022

Verset 185 : le mois de ramaDaan durant lequel a été descendu le Qour’aan. Il y a une autre explication : le mois de ramaDaan à propos duquel le Qour’aan a été descendu.

A propos de la première explication : le mois de ramaDaan durant lequel le Qour’aan a commencé à être descendu et c’était la nuit de al-Qadar.

Selon la deuxième explication : il y a des versets qui concernent le mois de ramaDaan.

Et le terme « ramaDaan » est le maSdar de « ramaDa » qui veut dire « brûler ». C’est un substantif c’est-à-dire un mot qui dérive d’un verbe. Ceci signifie que, pendant ce mois, les gens endurent la chaleur de la faim et de la difficulté du jeûne. En effet la faim est ressentie comme une brûlure. Et à l’origine, les noms des mois désignaient des évènements particuliers et quand le nom du mois de ramaDaan a été donné, cela coïncidait avec des jours de grande chaleur.

Et il est une guidée pour les gens : il guide les gens vers la vérité. Dans le Qour’aan il y a des versets qui sont clairs et ils guident vers la vérité et grâce à ces versets, on distingue entre le vrai et le faux. Dans ce verset, il a été cité que le Qour’aan est une guidée et c’est ce qui permet de distinguer entre le vrai et le faux. C’est une partie de ce que Dieu a révélé, parmi les livres célestes. Cette appellation « céleste » signifie que l’ange chargé de la révélation ramène ce qui est écrit sur la table préservée qui est dans le ciel, il le ramène aux prophètes. Le livre céleste permet de distinguer entre la bonne guidée et l’égarement.

Celui d’entre vous qui est présent : c’est-à-dire qui est résident et qui n’est pas voyageur durant ce mois alors qu’il le jeûne (qu’il ne rompe pas le jeûne)

Quant à celui qui est malade ou qui est en voyage, alors qu’il jeûne un certain nombre d’autres jours.

Allaah agrée pour vous la facilité puisqu’Il n’a pas fait qu’il y ait dans votre religion des difficultés. Puisqu’Il a autorisé de ne pas jeûner pour celui qui voyage ou pour celui qui est malade.

Et Allaah n’agrée pas pour vous la difficulté. Le sens est qu’Il n’a pas fait qu’il y ait dans votre religion des difficultés. Dans la religion, il n’y a que ce que vous pouvez supporter.

Et afin que vous complétiez le nombre.  C’est-à-dire le nombre de jours que vous n’avez pas jeûnés, en faisant le rattrapage s’il n’y a plus de maladie ni de voyage. Allaah vous a autorisé cela.

Et afin que vous glorifiiez Allaah pour vous avoir guidés.

Puissiez-vous remercier.

Concernant le fait de compléter le nombre de jours : c’est parce qu’il y a l’ordre de compléter par le même nombre de jours quand on rattrape.

Concernant le fait de glorifier Dieu, c’est parce qu’Il nous a enseigné comment rattraper.

Concernant le fait de remercier : c’est pour remercier Dieu de l’autorisation qu’Il nous a donnée, de ne pas jeûner.

Verset 186 : un homme de la campagne a interrogé le Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam et a dit : « est-ce que notre Seigneur est proche pour que nous L’implorions ou loin pour que nous L’appelions ? » Rapporté par AT-Tabariyy et d’autres. Alors le verset 186 a été révélé.

Et lorsque Mes esclaves t’interrogent à Mon sujet, alors Je suis Qariib : c’est-à-dire proche par la science et par l’exaucement et non pas par la position physique. C’est -à-dire Je sais absolument tout d’eux et Je peux les exaucer rapidement. Parce que Dieu est exempt de la proximité par l’endroit. On ne dit pas au sujet de Dieu qu’Il est loin (ba^iid) ni qu’Il est présent (HaaDir). Mais on peut dire le mot « Qariib » en arabe au sujet de Dieu, comme nous l’avons expliqué auparavant. Chaykh ^Abdoul l-Laah a ajouté : la question de cet homme n’était pas parce qu’il aurait douté à propos de l’impossibilité de la proximité physique ni de l’éloignement physique au sujet de Dieu. Mais il voulait augmenter en certitude, du fait que Dieu n’est ni proche par la distance ni qu’Il est éloigné par la distance. Car celui qui aura cru que Dieu est proche par la distance ou éloigné par la distance, il aura assimilé Dieu à Ses créatures. Parce que les créatures sont proches les unes des autres par la distance et éloignées les unes des autres par la distance. Donc on ne dit pas cela au sujet de Dieu.

J’exauce l’invocation de celui qui M’invoque lorsqu’il m’invoque. Cela veut dire que Dieu donne la récompense à celui qui est obéissant, pour son obéissance qui est conforme à la Loi. L’exaucement de l’invocation est une promesse véridique de la part de Dieu à laquelle il n’y a pas de manquement.

 Il y a une histoire qui est fausse que le chaykh a citée pour mettre en garde contre elle : certains prétendent que lorsque l’esclave dit : « ô mon Seigneur » alors   Dieu lui dit « labbayk, ô Mon esclave », c’est un mensonge. Le mot « labbayk » signifie : « je t’obéis, obéissance après obéissance. Les musulmans disent ce mot-là au pèlerinage « labbayka l-Laahoumma labbayk ». Cela veut dire : « ô Allaah, nous T’obéissons, obéissance après obéissance ». Cette phrase, c’est l’esclave qui la dit à Allaah mais ce n’est pas Dieu Qui dit cette phrase à l’esclave.

Alors qu’ils répondent et qu’ils obéissent à Mon ordre. C’est-à-dire lorsque Je leur ordonne d’être croyant. Tout comme Je leur exauce leurs invocations lorsqu’ils M’invoquent pour leurs affaires.

Et qu’ils croient en Moi.

Puissent-ils être bien guidés. Ar-rachaad est le contraire de l’égarement.

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Tafsir An-Nasafiyy de sourate al-Baqarah versets de 103 à 140

Posted in cours général,Croyance,islam,Livre,tafsir,Tajwid par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2022

Et ce qui a été descendu aux deux anges : il s’agit de haarouut et Maarouut.

Ils (les démons) leur enseignent (aux gens) ce qui a été descendu aux deux anges. Ou ils récitent ce qui a été descendu, c’est-à-dire la science de la sorcellerie. Et c’est une épreuve de la part de Dieu aux gens. Celui qui aura appris la sorcellerie (telle qu’elle a été descendue aux deux anges) et qui l’applique, il devient mécréant s’il réfute, par cette sorcellerie, ce qui est une des conditions de la foi, c’est-à-dire s’il contredit l’islam. Et celui qui évite cette sorcellerie ou bien celui qui l’apprend mais non pas pour l’appliquer mais afin de l’éviter, pour connaitre que ceci est une sorcellerie qu’il ne fait donc pas faire, ou pour ne pas être trompé (pour savoir faire la différence entre la sorcellerie et autre chose), lui restera croyant.

Le chaykh Abouu ManSouur al-Maatouridiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « dire que la sorcellerie est dans l’absolu une mécréance, est une erreur. Mais il faut analyser quelle est, au préalable, la raison de cette sorcellerie. S’il y a dans cette sorcellerie particulière, une réfutation de e qui est une condition indispensable de la foi, alors c’est une mécréance. Par contre, si dans cette sorcellerie particulière, il n’y a pas de réfutation de ce qui est une condition nécessaire à la foi, alors ce n’est pas une mécréance.

Par ailleurs, dans le cas où la sorcellerie est une mécréance, alors celui qui est de sexe masculin qui la pratique, il sera exécuté mais pas les personnes de sexe féminin. Quant à la sorcellerie qui n’est pas une mécréance mais qui revient à faire mourir une personne, alors le jugement de faire pratiquer une telle sorcellerie est le même jugement que celui d’un brigand qui va barrer la route aux gens. Et dans ce cas-là, la peine légale est la même, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes.

Par contre si un sorcier a fait le repentir de son acte, son repentir sera accepté. Et celui qui prétend que le repentir du sorcier ne sera pas accepté, il aura commis une erreur. La preuve est que le repentir des sorciers de pharaon a été accepté.

Et il a été dit que « ounzila » ici n’est pas quelque chose qui a été descendu mais que ça a été projeté dans le cœur des gens comment faire la sorcellerie tout en recevant l’interdiction de la pratiquer.

Mise en garde contre un récit qui est faux : quant à ce qui a été dit qu’il s’agit de deux anges que les anges avaient élus pour qu’ils aient en eux le désir comme les humains, lorsque les humains ont dit aux anges : « vous n’avez pas le désir ». Ils étaient sur terre la journée et la nuit, ils montaient au ciel et ils étaient tombés amoureux de Zohra et elle les a amenés à boire de l’alcool et qu’ils auraient commis la fornication avec elle, puis qu’un humain les aurait vu puis qu’ils l’auraient assassiné, qu’ils auraient choisi d’être torturés dans le bas monde plutôt que dans l’au-delà et qu’ils sont maintenant en train d’être torturés tête vers le bas dans un puits à Babel. Tout cela est faux.

Pourquoi Babel a -telle été appelée ainsi ? En raison du tabalboul et c’est le chant d’un oiseau qui chante à plusieurs voix et c’est une analogie parce que les humains se seraient installés à Babel et chacun d’entre eux s’était mis à parler avec une langue différente des autres.

Quant à haarouut et Maarouut, ils font partie des anges, ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu’Il leur ordonne et ils font absolument tout ce que Dieu leur ordonne de faire.

Ce que certains rapportent d’eux, qu’ils auraient bu de l’alcool et qu’ils auraient tué l’enfant qu’une femme portait dans ses bras et qu’ils auraient commis la fornication avec cette femme, tout cela n’est pas vrai.

Quant à ce que disent beaucoup d’exégètes de Ahlou s-sounnah à propos du récit de haarouut et Maarouut, ils prétendent que ces deux anges seraient exceptés de la préservation des prophètes et que Zohra était une femme avec laquelle ils auraient essayé de faire la fornication mais qu’elle aurait refusé sauf s’ils lui enseignaient le nom éminent de Dieu, celui par lequel, lorsqu’il est invoqué, Il exauce. Puis qu’ils lui auraient enseigné ce nom et qu’elle serait devenue une planète dans le ciel, tout cela est mensonge. Cela est une hérésie fomentée par les descendants d’Israël.

Autre histoire mensongère : ils auraient vu une femme, auraient eu la tentation en eux de commettre la fornication avec elle. Elle aurait dit qu’elle n’accepterait que s’ils attribuaient un associé à Dieu, ils auraient refusé. Elle leur aurait alors fait boire de l’alcool, ils en auraient bu et auraient été ivres puis ils auraient tué un enfant et se seraient prosternés pour une idole. Tout cela n’est que mensonge et mythe.

Toute personne à qui les deux anges enseignaient la sorcellerie, ils lui disaient pour l’avertir, nous sommes une épreuve de la part d’Allaah et ils lui disaient « ne commets pas la mécréance » : c’est-à-dire en apprenant et en pratiquant cette sorcellerie de manière à ce que ce soit une mécréance.

Et ils apprennent d’eux : les deux anges apprennent aux gens la sorcellerie et les gens enseignent entre eux la sorcellerie et la mécréance que les deux anges leur auraient indiquée et ce qui est visé par l’enseignement des anges, c’est que les gens fassent la différence entre ce qui est de la sorcellerie et ce qui n’est pas de la sorcellerie.

Ce qui leur permet de séparer entre un homme et son épouse. C’est-à-dire de la sorcellerie qui est une cause pour la séparation entre deux époux. Suite à la pratique de cette sorcellerie, Dieu crée la répulsion et la divergence et c’est une épreuve de la part de Dieu.

La sorcellerie est une réalité selon Ahlou s-sounnah, que Dieu fasse qu’ils soient encore plus nombreux. Tandis que les moutazilites considèrent que ce sont des illusions et des duperies.

Et les gens, malgré cela, ne pourront nuire par cette sorcellerie, personne, si ce n’est par la volonté de Dieu. C’est-à-dire que tout ce qui arrive par la volonté de Dieu. Ici, c’est par la volonté de Dieu que la sorcellerie nuit. Et il y a dans cette phrase une réfutation de la voix des moutazilites parce qu’ils prétendent que les désobéissances n’ont pas lieu par la volonté de Dieu mais qu’elles ont lieu uniquement par la volonté des esclaves. Ce verset est explicite pour réfuter leur prétention.

Et ils apprennent de la sorcellerie ce qui va leur nuire et ne va pas leur profiter, c’est-à-dire dans l’au-delà. Il y a ici une preuve que c’est un devoir d’éviter l’apprentissage de la sorcellerie, comme l’apprentissage de la philosophie qui entraine à l’égarement, et également l’apprentissage qui permet de deviner les choses cachées. On apprend de ce verset que haarouut et Maarouut sont deux anges auxquels Dieu a donné l’ordre de descendre sur terre et d’enseigner aux gens la sorcellerie, non pas pour que les gens la pratiquent mais pour qu’ils connaissent sa réalité. Les deux anges ont donc enseigné aux gens la sorcellerie et ils les mettaient en même temps en garde contre le fait de la pratiquer. Les deux anges disaient aux gens : « nous sommes une épreuve de la part de Dieu. Nous vous enseignons la sorcellerie mais ne commettez pas la mécréance ». Ils leur enseignaient comme sorte de sorcellerie ce qui permet de séparer entre deux personnes qui s’aiment. Par ailleurs les gens qui avaient appris auprès des deux anges la sorcellerie, certains d’entre eux ne l’ont pas appliquée et d’autres l’ont appliquée et ils ont ainsi désobéi à leur seigneur.

Et il y a parmi la sorcellerie autre que ce que haarouut et Maarouut ont enseigné aux humains. Les démons mécréants pratiquaient la sorcellerie et l’enseignaient. Et parmi les sortes de sorcellerie qu’ils enseignaient, il y en a qui sont de la mécréance comme le fait d’adorer le soleil. Il y a même des cas où le démon posait comme condition à la personne pour l’aider, que la personne urine sur le mouSHaf parce que la mécréance se produit ainsi.

Également parmi les duperies que les démons utilisent pour propager la pratique de la sorcellerie, c’est qu’ils mélangent certains versets du Qour’aan avec de la sorcellerie, afin de faire croire aux gens que le Qour’aan intervient dans la sorcellerie. Or le Qour’aan est contraire à la sorcellerie. Par le Qour’aan, on arrive à libérer de la sorcellerie. Mais ces gens-là mélangent le Qour’aan à la sorcellerie. Ils mettent des paroles malines que les démons aiment, sur une feuille puis ils écrivent à côté de ces paroles malines certains versets du Qour’aan, de sorte que les ignorants parmi les humains vont croire que le Qour’aan intervient dans la sorcellerie et c’est ainsi que les démons égarent les gens. Si quelqu’un voit de la sorcellerie écrite avec à côté de cela des versets du Qour’aan, qu’il sache que le Qour’aan n’intervient pas dans la sorcellerie, mais que ce sont les démons qui ont fait cela, pour les amener à croire que le Qour’aan est de la sorcellerie.

Notre maitre Soulaymaane ^alayhi s-salaam, les mécréants disaient qu’il était un roi et qu’il pratiquait la sorcellerie. Or c’est un mensonge. La sorcellerie n’est pratiquée ni par les prophètes ni par les saints. Mais les démons étaient exaspérés contre notre Soulaymaane ^alayhi s-salaam parce que Dieu lui a accordé un secret de sorte que les démons lui obéissaient, bien qu’ils fussent mécréants. Ils étaient à son service et accomplissaient des travaux très difficiles. Celui d’entre eux qui désobéissait à notre maitre Soulaymaane, Dieu faisait que s’abattait sur lui un châtiment dans ce bas-monde ; ainsi ils étaient dominés par notre maitre Soulaymaane.

Quand il décéda, les démons ont écrit de la sorcellerie et l’ont placée sous son trône. Puis ils sont allés voir des gens et leur ont dit : « saviez-vous comment Soulaymaane vous gouvernait ? Il vous gouvernait par la sorcellerie. Allez creuser sous son trône et vous verrez ». Ils sont partis creuser sous le trône de Soulaymaane et ils ont trouvé cet écrit dans lequel il y avait la sorcellerie et certains ont cru que cet écrit était celui de Soulaymaane : ceux qui ont cru cela sont devenus mécréants. Ceux qui ont cru ce que les démons ont dit sont devenus mécréants, parce que la sorcellerie n’est l’œuvre ni des prophètes ni des saints. Que l’on prenne garde contre ceux qui se présentent spirites ou devins !!! Méfiez-vous d’eux et mettez les gens en garde contre eux. La plupart de ces gens-là sont des égarés et des corrupteurs. Ils font tomber les gens dans l’égarement et la mécréance parce que la personne, si elle croit que la sorcellerie est une bonne chose et que c’est licite, elle devient mécréante. La sorcellerie compte parmi les grands péchés et se rendre licite la sorcellerie est une mécréance.

Le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « ne fait pas partie des nôtres celui qui a été un devin ou qui a demandé à un devin certaines choses ou qui a fait de la sorcellerie ou qui a demandé à ce qu’on fasse de la sorcellerie pour lui ». Rapporté par AT-Tabaraaniyy dans al-a’ouSat et d’autres.

La sorcellerie a lieu soit avec l’aide des démons soit sans leur aide. Il n’est pas permis d’utiliser la sorcellerie pour soigner ou pour se défaire d’une sorcellerie, comme le font certains ignorants.

Parmi les pratiques de sorcellerie et leurs paroles malines, il y a qu’ils demandent le secours des démons pour nuire à telle personne et ils disent des paroles laides qui comportent une glorification du chayTaane pour qu’il les aide à nuire à cette personne.

Parmi les actes malins qu’ils font, c’est qu’ils prennent du sang de menstrues qu’ils font boire à la personne à laquelle ils veulent nuire et parfois ils utilisent les ongles ou une touffe de cheveux pour que la nuisance soit encore plus forte.

Parfois ils prélèvent de la terre de la tombe de la personne dans cet objectif-là.

Et parfois ils se font aider par des démons terrestres et parfois par des planètes parce que selon leur prétention, les planètes auraient des âmes qui pourraient les aider tout comme le soleil. Et bien sûr ils mentent en disant cela.

Et parfois ils utilisent des temps particuliers pour pratiquer la sorcellerie parce que Dieu a accordé à des moments de la journée et à certains mois des spécificités, soit pour faire du bien soit pour faire du mal.

 Parmi les sorcelleries, il y a la sorcellerie de l’emprise c’est-à-dire qu’ils orientent un djinn sur une personne, il va avoir une emprise sur cette personne, il va la faire tomber malade, il peut même aller jusqu’à la tuer.

Parmi les choses qui sont bénéfiques et profitables pour se préserver contre la sorcellerie, il y a que la personne persévère chaque matin et chaque soir à réciter les mou^awwithaates trois fois chacune.

Pour en revenir à haarouut et Maarouut, ce sont deux anges parmi les anges et comme tous les anges, ils ne désobéissent pas aux ordres que Dieu leur donne et ils font absolument ce qu’ils ont reçu l’ordre de faire. Et ceux qui prétendent qu’ils auraient bu du vin et qu’ils auraient tué un enfant qui était porté par une femme et qu’ils auraient commis la fornication avec elle, tout cela est faux.

Et ils ont su c’est-à-dire les yahouud que celui qui a préféré ce que font les démonsau lieu de suivre le livre de Dieu n’aura pas dans l’au-delà de part, il sera perdant.

Et quel mauvais commerce ils ont fait, ils ont vendu leur âme.

Law kaanouu ya^lamouune. Il a nié la connaissance à leur sujet c’est-à-dire qu’ils sont ignorants. Alors qu’auparavant, il a dit qu’ils savaient parfaitement. C’est-à-dire que s’ils avaient œuvré conformément à leurs connaissances, alors ils auraient été sauvés. Mais comme ils n’ont pas œuvré conformément à ce qu’ils avaient su, c’est comme s’ils n’avaient pas su.

Verset 103 : et s’ils avaient été croyants au Messager de Dieu, au Qour’aan et s’ils avaient fait preuve de piété à l’égard de Dieu et s’ils avaient délaissé leur conduite qui consiste à rejeter le Livre de Dieu et à suivre les livres des démons

Ils auraient eu la récompense de la part de Dieu et cette récompense de la part de Dieu est mieux pour eux, ils le savent. Cela signifie que la récompense de la part de Dieu vaudrait mieux pour eux que l’état dans lequel ils se trouvent. Et ils le savent. Mais il les a considérés ignorants parce qu’ils n’avaient pas œuvré conformément à leurs connaissances. Et la construction grammaticale ici est une phrase nominale et non pas une phrase verbale en guise de réponse à la condition « law » parce que c’est plus fort pour indiquer la preuve de la confirmation de la récompense. Il y a une subtilité dans la construction de la phrase pour dire qu’un peu de récompense de la part de Dieu valait mieux pour eux.

Et il y a eu une autre explication qui a une chaine de transmission plus faible : il a été dit que « law » ici signifie que cela aurait mieux pour eux. C’est-à-dire « si seulement ils avaient été croyants, il y aurait une récompense de la part de Dieu ».

Verset 104 :  ô vous qui êtes croyants, ne dites pas « raa^inaa » et dites « oundhournaa »

Les musulmans disaient au Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il leur enseignait, ils lui disaient « raa^iinaa, ô messager de Dieu », c’est-à-dire « surveille-nous et attends-nous pour que nous puissions bien comprendre et mémoriser ce que tu nous enseignes ». Et les yahouud avaient une phrase d’insulte, en hébreu ou en araméen qui était « raa^inaa » qui ressemble à la phrase en arabe que les musulmans disaient mais le sens était différent. Comme ils ont entendu que les croyants disaient « raa^inaa » dans le sens « attends que nous puissions assimiler ce que tu nous dis », eux, ils ont saisi cette occasion pour s’adresser au Prophète avec la même phrase mais eux, ils visaient le sens de l’insulte. C’est pour cela qu’il a été défendu aux croyants d’utiliser ce terme-là dorénavant et ils ont reçu l’ordre de dire « oundhournaa » qui signifie « attends-nous ».

Et écoutez bien :c’est-à-dire soyez attentifs lorsque le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vous parle et qu’il vous enseigne des questions religieuses. Ayez des oreilles attentives et votre cœur présent afin que vous n’ayez pas besoin de vous préparer et de demander à ce qu’il vous attende.

Une autre explication : écoutez à la manière de celui qui accepte et qui va obéir. Ne soyez pas de ceux qui écoutent comme les yahouud qui disent « nous avons entendu mais nous désobéissons ».

Et les mécréants c’est-à-dire les yahouud, ceux qui ont insulté le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam auront un châtiment douloureux.

Verset 105 : ceux qui ont mécru c’est-à-dire ceux qui ont prétendu suivre un livre et les associateurs ne souhaitent pas qu’il vous soit révélé de la part de votre Seigneur un quelconque bien. Et le bien ici c’est la révélation au Prophète MouHammad et c’est également la miséricorde.

Et Allaah accorde Sa miséricorde à qui Il veut. Ils considèrent qu’ils sont prioritaires sur vous pour recevoir la révélation. Et par conséquent ils vous envient et ils n’aiment pas qu’il vous soit descendu quoi que ce soit de révélation. Mais Allaah accorde spécifiquement le repentir à qui Il veut.

Et Allaah est Celui Qui a la grâce et l’éloge et le mérite éminent. Cela est une preuve que le fait d’accorder le statut de prophète est une grâce éminente. Et comme ils ont considéré que l’abrogation est impossible, ils l’ont dénigrée et ont dit à leurs compagnons : « regardez comment MouHammad ordonne à ses compagnons aujourd’hui une chose et le lendemain, il la leur interdit ». C’est ainsi qu’ont été révélés les versets 106 à 110.

Audio 25 : Verset 106 : tout verset que Nous abrogeons. An-naskh, l’abrogation. Dans la langue arabe, cela signifie « baddala », « changer ». Et dans la Loi de l’Islam, c’est l’indication de la fin de l’application d’un jugement. C’est un changement pour nous mais au sujet de Dieu ce n’est pas un changement, mais c’est une indication pour nous. Dieu nous indique que tel jugement n’est plus appliqué mais qu’il est remplacé par un autre.  Donc l’abrogation n’implique pas un changement au sujet de Dieu parce que le changement est la preuve de l’entrée en existence et Dieu est exempt du début. Dans cette définition citée, il y a une réplique aux yahouud qui, eux, ont prétendu que l’abrogation implique le changement. Selon eux, il est impossible qu’il y ait une abrogation dans une loi.

Il y a plusieurs cas possibles d’abrogation.

Il est possible qu’il y ait abrogation du Livre et de la Sounnah lorsqu’il s’agit de textes de même ordre ou d’ordre différent. Il est possible qu’il y ait abrogation de la récitation et du jugement, du jugement mais pas de la récitation, de la récitation mais pas du jugement, et l’abrogation d’une caractéristique dans le jugement, comme un ajout au texte ; ce dernier cas est une abrogation pour nous, contrairement à ach-Chaafi^iyy, que Dieu lui fasse miséricorde.

L’oubli c’est que de faire perdre sa mémorisation aux cœurs.

Ou que nous faisons oublier : il y a deux explications possibles.

1/ aw nounsihaa : que les gens l’oublient en faisant enlever son souvenir des cœurs. Quelqu’un peut apprendre une sourate, et il l’oublie par la suite.

2/ Ou alors selon une autre manière de réciter « nansa’haa », récitation mecquoise de makiyy et de Abou ^Amr qui signifie « Nous la décalons dans le temps » avec le verbe « nasa’a » c’est-à-dire retarder.

Donc selon la manière de réciter, il y a un sens différent.

Nous en amenons un qui est meilleur. C’est-à-dire un verset qui est meilleur pour les esclaves, c’est-à-dire qu’en l’appliquant les gens gagnent plus de récompenses.

Ou qui est semblable. Dans le sens qu’il n’y a pas de mérite de certains versets sur d’autres. Lorsque nous étudions la parole de Dieu qui est propre à Son Être, dans le sens que cette parole est une parole unique, on ne dit pas que dans la parole de Dieu, il y a ce qui est meilleur que l’autre. Parce que la parole de Dieu est unique dans le sens qu’elle n’est pas composée de parties. Mais pour ce qui est du terme qui est révélé, dans certains versets il y a un ordre qui allégé et dans d’autres il y a un ordre qui est plus contraignant. C’est dans ce sens qu’on parle de « meilleur » : soit il y a un allégement soit une contrainte dans l’ordre.

Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit à propos de aayatou l-koursiyy, ce qui signifie : « elle est la maitresse des versets du Qour’aan ». Cela signifie que aayatou l-koursiyy est le meilleur verset du Qour’aan. La parole de Dieu en parlant de l’attribut de Dieu qui est de toute éternité, on ne dit pas qu’une parole est meilleure qu’une autre, parce que l’attribut de la parole de Dieu n’est pas composé de parties. Mais pour ce qui est des termes et des lettres qui sont révélés, nous disons que certains sont meilleurs que d’autres comme le verset aayatou l-koursiyy.

Ne sais-tu pas que Dieu est sur toute chose tout puissant. C’est-à-dire que Dieu est tout puissant pour le bien et pour autre que cela.

Verset 107 : ne sais-tu pas que Dieu a la souveraineté des cieux et de la terre. Tout ce qui vous concerne appartient à Dieu. C’est Dieu Qui prédestine tout ce qui vous arrive. Et Dieu sait plus que tout autre par quoi Il vous asservit, en l’occurrence ce par quoi Il abroge et ce qui est abrogé.

Vous n’avez nul autre que Dieu Qui vous prédestine les choses et vous n’avez nul autre que Dieu Qui vous soutienne et Qui vous protège du châtiment si Dieu veut vous châtier.

Verset 108 : ou alors voulez-vous demander à votre messager tout comme il a été demandé à Mouuçaa certaines choses. Il a été rapporté que les gens de Qouraych ont dit au Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam « ô MouHammad, transforme-nous la montagne de aS-Safa en or et fais que La Mecque soit plus étendue ». Il leur a été interdit de demander à avoir des miracles, tout comme le peuple de Mouuçaa lui a demandé certaines choses, dont certaines qui sont de la mécréance, comme quand ils lui ont dit de leur accorder un dieu quand ils se sont mis à adorer le veau.

Et celui qui délaisse la foi et suit la mécréance c’est-à-dire celui qui délaisse la confiance en les versets qui ont été descendus, qui doute à propos de ces versets et qui en demande d’autres, il se sera égaré, il aura perdu son chemin.

Verset 109 : beaucoup de gens du Livre espèrent vous rendre mécréants après votre foi : ils espèrent que vous commettiez une apostasie. Ce verset a été révélé après la bataille de OuHoud. Certains musulmans n’avaient pas appliqué les consignes du Prophète qui leur avait dit de ne pas abandonner une position, il avait placé des archers pour assurer les arrières des musulmans. Ces archers ont vu que les musulmans semblaient gagner la bataille, alors ils ont abandonné leurs positions, sauf quelques-uns, puis ils ont été attaqués par l’arrière et ils ont été défaits. On dit que ce sont ceux qui n’ont pas appliqué les consignes du Prophète qui ont été défaits, on ne dit pas que le Prophète a été défait.

 Ce verset a été révélé lorsque les yahouud ont dit aux musulmans, après la bataille de OuHoud : « vous voyez ce qui vous est arrivé, si vous étiez sur la vérité, vous n’auriez pas perdu. Revenez à notre religion, c’est mieux pour vous ».

Les versets sont « as-baabou n-nouzouul », c’est-à-dire les conditions dans lesquelles tel verset a été révélé. La bonne compréhension des versets nécessite de connaitre les causes pour lesquelles ils ont été révélés.

Par jalousie et envie. Celui qui est jaloux et envieux est malheureux et triste du bien que les autres ont. Les savants ont dit que celui qui est envieux, en réalité, il se nuit à lui-même, car son cœur se ronge de malheur parce que les autres ont du bien.

De leur part : Ils ont souhaité vous rendre mécréants d’ un souhait provenant de leur propre passion, qui émane d’eux-mêmes. Ce n’est pas un souhait qui est motivé par la religion. Par exemple, si tu souhaites que le mois de ramaDaan ait trente jours et pas vingt-neuf pour avoir plus de récompenses, il s’agit d’un souhait qui a une origine religieuse.

Après qu’il leur soit avéré que vous êtes sur la vérité. Ils souhaitent que le bien que vous avez vous soit ôté et il s’agit de l’islam. Alors qu’ils savent au fond d’eux-mêmes que MouHammad et ses compagnons sont sur la vérité.

Excusez et pardonnez : c’est-à-dire « empruntez le chemin du pardon » c’est-à-dire de ce qui peut provenir d’eux comme ignorance et animosité

Jusqu’à ce que Dieu vous donne l’ordre : c’est-à-dire du combat.

Certes Dieu est sur toute chose tout puissant. C’est-à-dire que Dieu est tout puissant à leur faire parvenir le châtiment.

Verset 110 : accomplissez la prière, acquittez-vous de la zakaat et tout ce que vous faites comme bien pour vous-mêmes : c’est-à-dire comme bonne action

Vous en trouverez la récompense que Dieu vous conservera. Tout ce que vous faites comme bien, Dieu vous en donnera la récompense.

Certes Allaah sait parfaitement ce que vous faites. C’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’œuvre de la part de quelqu’un qui œuvre qui ne sera pas récompensée. Allaah ta^aalaa vous donnera la récompense. Dieu dit ce qui signifie : « celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien, il en verra la rétribution et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal, il en verra la rétribution ».

Verset 111 : ils ont dit que n’entrera au paradis que quelqu’un qui est yahouudiyy ou naSraniyy. C’est-à-dire que les gens du Livre ont dit, c’est-à-dire les yahouud et les naSaaraa : les yahouud ont dit que n’entrera au paradis que celui qui est yahouudiyy et les naSaaraa ont dit que n’entrera au paradis que celui qui est naSaaraa. Dans ce verset, les deux ont été cités en même temps, parce que celui qui entend cette phrase, il saura que chaque parole est dite par celui de ce clan-là, c’est-à-dire que les yahouud ont dit que n’entrera au paradis que celui qui est yahouudiyy et les naSaaraa ont dit que n’entrera au paradis que celui qui est naSaaraa. Chacun dit que ceux qui sont dans son propre clan entrera au paradis et il n’y a pas de confusion possible car on sait qu’il y a une animosité entre les deux et que chacun de deux groupes déclare l’autre égaré. Il y a un autre verset dans lequel les yahouud ont dit que les naSaaraa sont dans l’erreur et les naSaaraa disent que les yahouud sont dans l’égarement.

Ce sont là leurs souhaits. C’est-à-dire les trois souhaits précédemment cités : d’abord ils ont souhaité qu’il n’y ait pas de bien qui soit révélé pour les croyants de la part de leur Seigneur. Puis ils ont souhaité que les croyants deviennent mécréants. Puis ils ont souhaité que n’entre pas au paradis autre qu’eux. 

Dis : donnez donc votre preuve. C’est-à-dire : donnez votre preuve que vous serez les seuls à entrer au paradis.

Si vous êtes véridiques. Dans votre prétention qu’il n’y aura que vous qui entrerez au paradis.

Verset 112 : ah que oui. C’est une confirmation de ce qu’ils ont nié. C’est pour confirmer qu’il y aura autre qu’eux qui entreront au paradis. Et c’est une réfutation de leur prétention.

Celui qui s’est soumis totalement à Dieu. C’est-à-dire celui qui adore Dieu uniquement et ne Lui attribue aucun associé.

Wa houwa mouHsin : il y a deux explications.

1/ Et qui croit au Qour’aan

2/ Ibnou l-Jawziyy a donné une autre explication. Il a dit : et il agit en bien c’est-à-dire qu’il accomplit de bonnes œuvres.

Il aura la récompense de la part de son Seigneur. C’est-à-dire qu’il aura la rétribution de la part de son Seigneur. Az-Zajjaaj a dit : il est visé par-là l’entrée au paradis.

Il n’y a pas de crainte à leur sujet et ils n’ont pas à être attristés.

Verset 113 : et les yahouud ont dit : les naSaaraa ne se basent pas sur quelque chose de fiable : les naSaaraa sont dans l’erreur et les naSaaraa ont dit que les yahouud ne s’appuient pas sur quelque chose de fiable.  Les deux camps s’accusent d’égarement.

Alors qu’ils récitent le Livre : ici il s’agit de la Torah et de l’Evangile (authentiques). Ils sont normalement des gens de science et de récitation du Livre. Et celui qui porte la Torah et l’Evangile et qui croit en ces livres, normalement, il ne mécroit pas au reste parce que chacun des deux livres confirme ce que contient l’autre. Donc celui qui croit en la Torah, normalement, croit en l’Evangile et celui qui croit en l’Evangile, normalement, il croit en la Torah.

Et de même, la même parole a été dite par ceux qui n’ont pas de science : c’est -à-dire par ceux qui n’ont pas de livre, comme les idolâtres, comme les athées, qui ont dit chacune des deux religions est dans l’erreur.

Et cette dernière partie du verset 113 est un grand blâme pour les naSaaraa parce que, par leur parole (qu’ils ont certaines connaissances), ils se sont placés au même niveau que ceux qui n’ont pas de connaissance (ceux qui n’ont pas de Livre). Ils se réclament d’un livre et malgré cela, ils disent la même chose que ceux qui suivent leurs passions et qui sont complètement égarés.

Allaah juge entre eux au jour du jugement à propos de ce en quoi ils divergeaient. Allaah fait apparaitre la vérité. C’est-à-dire que Dieu punira chacun des deux au jour du jugement, par la juste punition qu’ils méritent.

Verset 114 : qui donc est plus injuste que ceux qui empêchent d’accéder aux mosquées et d’y évoque le nom de Dieu . C’est une grande injustice. La raison de la révélation de ce verset est que les naSaaraa ont mis des saletés dans la mosquée de Jérusalem et ils ont empêché les gens d’y faire la prière. Ou alors, une autre raison est que les associateurs de La Mecque avaient empêché le Messager de Dieu de parvenir à la mosquée Al-Haram à La Mecque lorsque le Prophète voulait faire une ^oumrah.

Dans ce verset, le mot mosquée est employé au pluriel « maçaajid », alors que l’empêchement concernait une seule mosquée, soit la mosquée de Jérusalem, soit la mosquée Al-Haram selon l’explication. C’est une règle : le jugement est parvenu général, même si la cause est particulière. On retrouve cela dans d’autres versets : il se peut que la révélation d’un jugement soit pour une raison bien particulière mais que le jugement soit général. Comme lorsque le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé à ce qu’on soutienne les gens qui étaient miséreux. Alors quelqu’un a ramené un peu de nourriture et un autre a suivi et ainsi de suite. Alors le Prophète a dit ce qui signifie : « celui qui instaure en islam une bonne tradition, il en aura les récompenses ». Ici la parole est générale, elle concerne l’islam, il n’a pas dit : celui qui fait une collecte pour des pauvres ». Ça arrive que le texte soit général alors que l’événement est bien particulier. Comme dans le Qour’aan, ce qui signifie « malheur à tout houmazah » ici le terme est général alors que le verset a été descendu à propos de quelqu’un en particulier qui s’appelle Akhnas fils de ChourayQ.

Et qui œuvre pour les détruire.

Ceux-là. C’est-à-dire ceux qui œuvrent pour les détruire

N’avaient pas à entrer dans les mosquées autrement qu’apeurés. C’est-à-dire qu’ils n’avaient pas à entrer dans les mosquées autre que dans un état de crainte des croyants qu’ils ne les attaquent. A plus forte raison, ils n’ont pas à s’emparer des mosquées et à empêcher les croyants d’y accéder. Telle est la vérité n’eut été l’injustice des mécréants. Il a été rapporté que n’entre à Jérusalem aucun naSaaraa sauf s’il était déguisé, par crainte d’être tué. Ceci avait lieu avant les compagnons, lorsque les yahouud s’étaient emparés de la mosquée de Jérusalem. Donc c’était avant la mission de prophète de notre maitre MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam. Puis lorsque les naSaaraa ne pouvaient pas entrer dans la mosquée de Jérusalem au grand jour, Nabuchodonosor a détruit Jérusalem. Puis les yahouud sont revenus et il y avait quelques naSaaraa avec eux. Puis notre maitre ^Oumar ibnou l-KhaTTaab que Dieu l’agrée est allé au pays de Ach-Chaam et il a fait un pacte d’armistice avec les naSaaraa de Jérusalem, en contrepartie d’une jiziah (sorte de dime qui est payée par les gens du Livre au sultan des musulmans). Puis Jérusalem est restée aux mains des musulmans jusqu’au quatrième siècle de l’hégire. Puis les croisés sont entrés à Jérusalem puis SalaaHou d-diine les en a fait sortir.

Et Qataadah a dit qu’à l’époque où les yahouud s’étaient emparés de Jérusalem, il n’y avait pas un seul naSaaraa là-bas car dès qu’ils en voyaient un, ils le frappaient. Et le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a lancé un appel qui signifie qu’après cette année-là, aucun associateur ne fasse le pèlerinage. Rapporté par Al-Boukhaariyy et Mouslim.

Aucun mécréant n’entre à La Mecque ni à Médine. Il a été dit que c’est une interdiction de leur permettre d’entrer. Ils auront une humiliation dans le bas monde et ils auront dans l’au-delà un châtiment terrible, c’est-à-dire le feu de l’enfer.

verset 115 : à Allaah appartient le levant et le couchant. C’est-à-dire que ce soit à l’est ou à l’ouest, tout cela appartient à Dieu. Il est Celui à Qui tout cela appartient et Celui Qui gère tout cela. Il n’y a pas une chose qui a lieu sans que ce soit par Sa volonté soubHaanahou wa ta^aalaa.

Où que vous vous dirigiez. C’est-à-dire où que vous vous dirigiez, dans n’importe quel endroit vers lequel vous vous orientez c’est-à-dire vous orientez vos faces pour votre prière, preuve en est la parole de Dieu « chatTra hou », il y a dans cette direction que vous avez prise, une direction que Dieu agrée.

Il y a une direction que Dieu a ordonnée d’avoir et que Dieu agrée. C’est-à-dire que si on vous empêche de faire la prière dans la mosquée al-Haraam ou dans la mosquée de Jérusalem, toute la terre pour vous est un lieu de prière. Vous pouvez faire la prière partout. Où que vous vous dirigiez, la prière est valable. Il est parvenu dans l’exégèse de Moujaahid qui est l’élève de ibnou ^Abbaas, l’explication du mot « wajh » non pas par face mais par « Qiblah » c’est-à-dire la direction agréée pour la prière surérogatoire sur une monture pendant le voyage.

Où que vous vous trouviez il y a « wajhou l-Laah », cela veut dire « où que vous orientez vos visages pendant la prière surérogatoire en voyage », c’est une Qiblah que Dieu agrée. C’est-à-dire que c’est une direction que Dieu agrée pour votre prière.

Le jugement de celui qui croit que Dieu a des organes, c’est qu’il est déclaré mécréant.

« Fa thamma oujhou l-Laah », signifie que le voyageur, lorsqu’il est sur sa monture (un cheval ou une ânesse ou autre que cela), il peut faire une prière surérogatoire. Mais l’avion n’est pas concerné par cela, excepté le pilote de l’avion, il est considéré comme celui qui est sur une monture. Également concernant le pilote, si le temps devient court pour lui, et qu’il veut faire la prière obligatoire et qu’il ne trouve pas d’endroit pour faire la prière sur le sol, alors dans ce cas, il lui est permis de faire la prière alors qu’il est assis et qu’il est assis dans la direction dans laquelle il dirige l’avion).

Le sens apparent de ce verset est que Dieu serait sur terre, de sorte que si quelqu’un fait la prière vers l’est ou l’ouest ou vers le sud ou le nord, il se dirigerait vers Dieu et que Dieu serait là tout autour de l’horizon, de sorte que n’importe quelle personne qui fait la prière surérogatoire se dirigerait vers l’Etre de Dieu !! Or le sens apparent de ce verset contredit la croyance des wahabites qui disent que Dieu est situé au-dessus du Trône. Ce verset détruit toutes leurs illusions, tout ce que leurs imaginations ont construit.

Alors que nous, les gens de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, par la réussite que Dieu nous accorde, nous avons été bien guidés pour donner un sens correct, valide, qui concilie les textes. C’est Allaah Qui nous a accordé la réussite par Sa miséricorde et Sa grâce, de concilier entre les versets et les Hadiith. Nous disons que ce verset « fa aynamaa touwallouu fathamma wajhou l-Laah », « où que vous vous dirigiez, il y a wajhou l-Laah », nous ne lui donnons pas le sens apparent, mais nous l’interprétons par un autre sens que le sens apparent.

Certes Allaah est Celui Qui est extrêmement miséricordieux. Il accorde l’élargissement de la subsistance à Ses esclaves et Il est Celui Qui sait ce qui est de leur intérêt. Et le fils de ^Oumar que Dieu les agrée tous les deux a dit la même chose que ^Abdoul-Laah ibnou ^Abbaas, c’est-à-dire que ce verset est réservé au voyageur sur sa monture, où que sa monture se dirige.

Et il a été dit que des gens n’ont pas su où se trouvait la Qiblah (ils étaient dans un endroit, la nuit) et chacun a prié dans une direction, ils pensaient que c’était la bonne direction. Au matin, ils se sont rendu compte de leur erreur et ils ont été excusés. Et ceci est un argument contre l’avis de Ach-Chaafi^iy que Dieu lui fasse miséricorde, concernant celui qui tourne le dos à la Qiblah.

Et il a été dit qu’il ne s’agit pas de prière ici, mais il s’agit d’invocation et d’évocation. C’est-à-dire qu’où que vous vous tourniez pour invoquer ou évoquer Dieu, cela est valide.

Verset 116 : et ils disent que Allaah S’est donné un fils. Ceux qui disent que Jésus est le fils de Dieu et ceux qui ont dit qu’^Ouzayr est le fils de Dieu. Et le terme « wa » ici est une conjonction de coordination qui indique que ce récit qui va être cité maintenant est lié au récit précédent.

Allaah est complètement exempt d’avoir un fils.

A Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre. Cela signifie que tout cela appartient à Dieu. Et, entre autres choses qu’il y a dans les cieux et sur terre, il y a le messie Jésus et il y a ^Ouzayr. Et la filiation contredit la propriété. Le fait d’être fils est différent du fait d’appartenir, c’est un être qui dérive.

Et tout lui est soumis. Ils sont tous soumis à Dieu, il n’y a pas une chose qui soit dans les cieux ou sur terre, qui ne soit pas concernée par la puissance de Dieu et par Sa prédestination.

Verset 117 : Il est Celui Qui crée les cieux et la terre. Il les a créés sans qu’il n’y ait d’exemple antérieur, sans qu’Il n’ait copié sur autre que Lui. Il les a fait exister alors qu’ils n’existaient pas. Quiconque fait quelque chose que d’autres n’ont pas fait avant lui, on dit que c’est une bid^ah, c’est une innovation. C’est pour cela que celui qui a contredit ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, on l’appelle « moubtadi^ » parce qu’il a amené dans la religion de l’islam quelque chose que ni les compagnons ni les successeurs n’ont faite. Mais nous savons bien que cela ne veut pas dire que toutes les innovations sont mauvaises.

Et si Allaah juge qu’une chose aura lieu : c’est-à-dire qu’Il a prédestiné qu’une chose va avoir lieu.

Il dit à cette chose « sois » et cette chose a lieu. C’est-à-dire de toute éternité, Il dit « sois ». Ici c’est une métaphore pour indiquer la rapidité de la création et c’est pour nous rapprocher les idées. Tout comme c’est rapide pour nous de dire « sois », Dieu, s’Il veut qu’une chose existe, Il la fait exister dans le temps dans lequel Il veut qu’elle existe. L’explication de An-Naçafiyy est : ce que Dieu a prédestiné comme choses, parmi les choses que Dieu a voulu qu’elles existent, elles entrent en existence, sans manquement. Tout comme celui qui reçoit des ordres et qui est obéissant. Quand on lui donne un ordre, il obtempère immédiatement, sans hésitation. Il ne s’abstient pas et il n’y a pas de refus de sa part. Et il y a une insistance dans ce verset que les choses entrent en existence par le simple fait que Dieu a voulu qu’elles existent. Il a insisté ainsi que Dieu est exempt d’avoir un fils parce que celui qui a ces attributs-là comme la toute-puissance, forcément ces attributs sont différents des attributs des corps, alors comment pourrait-Il avoir un fils ? C’est impossible selon la raison.

Il y a ici deux possibilités pour réciter « yaQouulou », certains ont dit « yaQouula ». Les deux récitations sont rapportées du Prophète et les deux ont une explication grammaticale. Et An-Naçafiyy a fait prévaloir la récitation avec « yaQouulou » parce que « yaQouula » serait dans le cas d’une condition. Or ici il ne s’agit pas d’une condition mais d’une information. Si c’est une chose qui existe déjà, ça n’a pas de sens de lui ordonner d’exister. Et si c’est une chose qui n’existe pas, ça n’a pas de sens de lui adresser une parole.

Verset 118 : Et ceux qui ne savent pas ont dit : il est visé les associateurs ou les gens du Livre, ils ont été qualifiés par « ceux qui ne savent pas » parce qu’ils n’ont pas œuvré avec la science qui leur est parvenue. Ils ont donc été qualifiés d’ignorants.

Pourquoi Allaah ne nous parle pas : ils ont dit « pourquoi Il ne nous parle pas tout comme Il a parlé aux anges, Il a parlé à Mouuçaa » et c’est de l’orgueil et de l’entêtement de leur part.

Ou qu’Il nous amène un signe. Ils ont renié le fait que ce que le Prophète nous a amené comme miracle soit des signes de la part de Dieu et c’est un dénigrement de leur part.

Ceux qui les ont précédés ont dit la même chose qu’eux : leurs paroles se ressemblent. Ceux qui étaient à l’époque du Prophète MouHammad ont dit cela mais ceux qui étaient avant ont dit la même chose. Leurs cœurs et les cœurs de ceux qui les ont précédés se ressemblent dans leur cécité parce que ce sont des cœurs qui sont aveugles.

Nous avons indiqué les signes à ceux qui sont objectifs : et qui ont la certitude que ce sont des signes de la part de Dieu, qu’il est un devoir de reconnaitre, auxquels il est un devoir de se soumettre et de se suffire de ces signes-là sans avoir à en demander d’autres.

Verset 119 :  Nous t’avons envoyé avec la vérité annonciatrice de bonne nouvelle : il a annoncé la bonne nouvelle aux croyants, qu’ils auront la récompense.

Et avertisseur : c’est-à-dire qu’il avertit les mécréants qu’ils auront un châtiment.

Et tu ne seras pas interrogé à propos de ceux qui iront en enfer : Nous n’allons pas t’interroger à leur propos, ceux qui iront en enfer. Nous ne te dirons pas « pourquoi ne sont-ils pas devenus croyants ? » du moment que tu as transmis et que tu as fourni tous tes efforts pour les appeler à l’islam. On peut réciter « wa laa tous’alou ».

Il y a une autre manière de réciter « wa laa tas’al », dans le sens de la négation de l’impératif : ne demande pas après les gens de l’enfer, quand ils seront dans le châtiment. Comme si quelqu’un te dit : comment va un tel ? Et tu ne demandes pas après lui.

Verset 120 : les yahouud et les naSaaraa ne seront jamais satisfaits de toi tant que tu ne suis pas leur religion.  C’est comme s’ils avaient dit « nous ne serons jamais satisfaits de toi, même si tu fournis tous tes efforts pour gagner notre agrément, tant que tu ne suis pas notre religion. C’était pour faire perdre espoir au Messager d’Allaah qu’ils entrent en islam. Et Allaah a rapporté leurs paroles.

Dis : la bonne guidée de la part d’Allaah : c’est-à-dire celle qu’Il agrée pour Ses esclaves, c’est l’islam. L’islam est la religion que Allaah agrée et il n’y a pas d’autre chose que Dieu agrée si ce n’est l’islam. Et ce à quoi vous appelez, ce n’est pas une bonne guidée. Ce ne sont que vos passions.

Et si tu suivais leurs passions : leurs paroles proviennent du fait qu’ils suivent leurs passions et ce sont de mauvaises innovations

Après la science que tu as reçue : c’est-à-dire après que tu aies eu connaissance que la religion que Dieu agrée, c’est l’islam. Ou que la religion qui est valide par les preuves claires et l’argument qui sont apparents.

Tu n’auras pas de la part de Dieu : c’est-à-dire du châtiment de Dieu.

Quiconque qui te protègera. Tu n’auras pas de protecteur contre le châtiment de Dieu.

Ni quiconque qui te suivra.  C’est-à-dire qu’après la connaissance que tu as eue, tu n’auras pas de protecteur contre le châtiment de Dieu.

verset 122 : ceux à qui Nous avons accordé le Livre. An-Naçafiyy donne deux explications. La première : ce sont les croyants parmi les gens du Livre et le Livre dans ce cas-là, c’est la Torah et l’Evangile. Deuxième explication : ce sont les compagnons du Prophète ^alayhi s-salaam et le Livre serait le Qour’aan.

Ils le récitent de la parfaite récitation : c’est-à-dire qu’ils le récitent correctement tel qu’il a été révélé, en articulant, en méditant, en réfléchissant au sens. Ou deuxième explication donnée par An-Naçafiyy : ils œuvrent conformément au Livre, ils croient au contenu de ce Livre. Et ils ne changent pas ce qu’il y a dans le Livre comme description du Prophète Salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit qu’il y a ici une preuve qu’il n’y a pas de récompense pour celui qui récite le Qour’aan sans avoir reçu sa récitation par transmission. Car sinon, comment se garantit-il qu’il va le réciter tel qu’il a été révélé ?

Ceux-là croient fermement en ce qu’il y a dans le Livre. Et ceux qui mécroient au Livre, ce sont eux les perdants. Parce qu’ils ont choisi l’égarement en délaissant la bonne guidée.

Verset 122 : ô vous descendants d’Israa’iil, rappelez-vous des grâces que Je vous ai accordées et que Je vous ai accordé un mérite par rapport au reste du monde. C’est-à-dire au reste du monde de leur époque. C’est-à-dire quand ils étaient musulmans, ils étaient les meilleurs de leur époque.

Verset 123 : craignez un jour dans lequel personne ne va sauver quelqu’un d’autre. Si quelqu’un est mécréant, il ne pourra pas sauver quelqu’un d’autre. Et il ne pourra pas profiter de l’intercession ni du soutien. Ces quatre phrases sont une description de cette journée, durant laquelle les gens seront rétribués, cette journée durant laquelle il ne sera pas accepté de compensation, cette journée durant laquelle il ne sera pas accepté d’intercession, cette journée durant laquelle il n’y aura pas de soutien, pour le mécréant car il y aura une intercession pour le grand pêcheur.

Verset 124 : et cite lorsque Ibraahiim a été éprouvé par son Seigneur par des ordres et des interdits. Allaah a éprouvé Ibraahiim en lui fixant des ordres et des interdits. En quoi consiste l’épreuve en général ? Lorsque nous éprouvons quelqu’un, nous l’éprouvons pour connaitre ce que nous ne savons pas. Mais quand c’est Dieu Qui éprouve Ses esclaves, c’est pour montrer ce que Lui sait de toute éternité. Et les conséquences de l’épreuve de la part de celui qui éprouve, c’est la manifestation de ce qui est caché, aussi bien pour celui qui sait que celui qui ne sait pas. C’est pour cela qu’il est permis de dire que Dieu éprouve Ses créatures.

Et il a été dit que l’épreuve que Dieu fait subir à Son esclave c’est ce qui revient à donner la capacité de choisir l’une des deux choses, ce que Dieu agrée et ce que l’esclave désire. Comme si Dieu l’éprouvait pour manifester ce qui va provenir de la part l’esclave et pour le rétribuer en fonction de ce que l’esclave va choisir, que Dieu a voulu qu’il choisisse.

Et Abouu Haniifah que Dieu l’agrée, a récité ce verset autrement. Au lieu de dire « wa idhib-talaa Ibraahiima rabbouhou », ce qui signifie qu’Ibraahiim a été éprouvé par son Seigneur, il a dit « wa idhib-talaa Ibraahiimou rabbahou » : il a considéré que Ibraahiim était le sujet et non pas le complément d’objet direct, dans le sens qu’il a invoqué son Seigneur. C’est la récitation d’Abdoul -Laah ibnou ^Abbaas. Ibraahiim avait invoqué son Seigneur pour voir s’Il allait l’exaucer ou pas.

Et Ibraahiim a accompli les épreuves parfaitement. C’est-à-dire qu’il a réalisé les épreuves de la meilleure manière, sans manquement, sans paresse.

Et selon la deuxième manière de réciter, cela signifie que Dieu a accordé à Ibraahiim tout ce qu’il avait demandé à son Seigneur.  Il y a d’autres versets où il est cité qu’Ibraahiim a été exaucé : « ô Seigneur fais que cette ville soit paisible » : il s’agissait d’une invocation en faveur de La Mecque. « Fais que nous Te soyons soumis » : il avait fait cette invocation quand il était avec son fils Ismaa^iil. « Seigneur, envoie-leur un messager qui soit l’un d’entre eux » : Ibraahiim avait demandé à ce que ceux qui allaient habiter à La Mecque reçoivent un messager qui était d’entre eux et ce fut Mouhammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam. « Ô notre Seigneur, agrée de nous ce que nous faisons ». Quand il était avec son fils Ismaa^iil.

Et selon la récitation qui est la plus réputée, c’est-à-dire que c’est son Seigneur Qui a éprouvé Ibraahiim, quelles sont ces paroles qu’Ibraahiim avait accomplies parfaitement ? Ce sont cinq choses qui sont au niveau de la tête : d’avoir une raie au milieu des cheveux, de se couper les moustaches (pour ne pas qu’ils arrivent sur les lèvres), d’utiliser le siwaak, de se rincer la bouche et le nez.  Et cinq autres choses qui sont au niveau du corps : la circoncision, le fait de se couper les ongles, le fait de s’épiler les aisselles, le fait de raser le pubis et faire l’istinjaa’.

Et selon ibnou ^Abbaas, que Dieu les agrée lui et son père, ces fameuses paroles par lesquelles Dieu a éprouvé Ibraahiim, sont au nombre de trente : dix ont été mentionnées dans sourate Baraa’a à partir du verset at-taa’ibouune, dix dans sourate al-aHzaab à partir de la parole « inna l-mouslimiina wa l-mouslimaate, dix ont été sourate « al-mou’minouune » et « al-ma^aarij » jusqu’à la parole de Dieu « youHaafidhouune » et il a été dit que ces paroles sont les rites du pèlerinage.

Je vais faire en sorte que tu sois un imaam pour les gens : Dieu a annoncé à notre maitre Ibraahiim qu’il allait être quelqu’un que l’on suit sur sa religion.

Et de ma descendance ? Ibraahiim a demandé à Dieu que parmi sa descendance, il y ait des gens qui soient pris pour imaam c’est-à-dire qui soient suivis dans leur religion. « Dhourriyyah » ce sont les descendants de l’homme c’est-à-dire les garçons et les filles, les deux sont appelés « descendants ». 

Il a dit : ce que Je confie, Je ne le confie pas aux injustes. Cela signifie quele fait d’être imaam, de diriger les gens, c’est-à-dire le fait d’être prophète, ne va pas être obtenu par ceux qui commettent des injustices c’est-à-dire par ceux qui sont mécréants parmi ses descendants. Allaah a annoncé que le fait de diriger les musulmans ne sera pas accordé aux mécréants. Et que parmi ses descendants qui sont musulmans, il y a ceux qui sont musulmans et ceux qui sont mécréants. Dieu dit ce qui signifie : « Nous avons accordé des bénédictions à Ibraahiim ainsi qu’à IsHaaQ et à leur descendance, il y a ceux qui sont bienfaiteurs, il y a ceux qui sont des injustes envers eux-mêmes ». Le bienfaisant est celui qui est croyant et l’injuste est celui qui est mécréant.

Verset 125 : et Nous avons fait que La maison : c’est-à-dire la ka^bah. Il est convenu qu’on comprend qu’il s’agit de la ka^bah quand il est cité le terme « la » maison dans le Qour’aan, tout comme on comprend du terme « thourayyah », l’étoile. C’est le nom de l’individu du genre qui est visé et connu.

C’est un lieu vers lequel d’une part les pèlerins se dirigent puis ils se séparent puis ils retournent à cet endroit que ce soit pour le pèlerinage ou pour la ^oumrah.

Et une sécurité : c’est-à-dire que c’est un lieu qui est sûr car, même celui qui a commis un crime et qui s’y réfugie, on ne lui fait rien du tout jusqu’à ce qu’il en sorte. C’est une preuve que le Haram reste un refuge.

Et prenez le maQaam d’Ibraahiim comme lieu de prière : c’est-à-dire que Nous avons dit« prenez le maQaam d’Ibraahiim comme un endroit pour faire la prière. Et il a été rapporté du Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam qu’il a pris la main d’^Oumar ibnou l-KhaTTaab et il lui a dit : « voici le maQaam d’Ibraahiim ». Rapporté par Abouu Nou^aym. Alors ^Oumar que Dieu l’agrée a dit au Prophète : « est-ce que nous pouvons le prendre comme lieu de prière ? ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « je n’ai pas reçu l’ordre de cela ». Le soleil ne s’était pas couché que la révélation lui était parvenue pour qu’effectivement le maQaam d’Ibraahiim soit pris comme lieu de prière.

Et il a été dit que le terme « mouSallaa » signifie un lieu qui est respecté. Et le maQaam d’Ibraahiim est la pierre qui est sous une cloche en verre et on voit la trace des pieds de notre maitre ’Ibraahiim dessus.

Et il y a un avis qui est faible et qui dit que tout le Haram est le maQaam d’Ibraahiim.

Il y a une autre récitation appelée récitation « chaamiyy » nafa^ qui est « wa t-takhadhouu » avec le verbe non pas à l’impératif mais à l’accompli c’est-à-dire que les gens ont pris cet endroit qui est connu relativement à Ibraahiim parce qu’il s’en était occupé, parce que c’est un lieu dans lequel Ibraahiim a fait habiter sa descendance « prenez -le pour Qiblah » c’est-à-dire comme direction pour se diriger dans la prière.

Et Nous avons donné l’ordre à Ibraahiim et à Ismaa^iil de purifier Ma maison : et la signification est la purification des idoles, des choses indécentes, des choses vilaines, des souillures dans leur totalité. Et lorsque Dieu dit cela à Ibraahiim et Ismaa^iil, c’est pour nous faire comprendre que la ka^bah a un haut degré selon le jugement de Dieu et que la ka^bah est honorée selon le jugement de Dieu. Et ceci n’est pas dans le sens d’un adjectif qui implique une relation comme quand tu dis que l’ami de Zayd est ^Amr. ^Amr est un ami qui est attribué à Zayd en raison de la relation d’amitié qu’il y a entre eux. C’est pour indiquer que ce n’est pas une maison dans laquelle Dieu habiterait.

Pour ceux qui viennent accomplir les tours rituels autour. Il a été dit « ceux qui viennent des différentes contrées pour aller à la ka^bah.

Et ceux qui restent au voisinage de la ka^bah : c’est-à-dire qui y demeurent sans partir, qui résident à La Mecque. Ou bien ceux qui font l’intention de l’i^tikaaf qui est un acte d’adoration qui consiste à rester dans la mosquée ce qui permet de gagner des récompenses.

Et pour ceux qui s’inclinent et se prosternent : c’est-à-dire pour tous ceux qui font la prière dans sa totalité.

Verset 126 : et lorsque Ibraahiim a dit ô Seigneur fais que cet endroit soit une ville paisible c’est-à-dire une ville où il y a une vie agréable où ceux qui s’y trouvent soient en sécurité.

Et accorde à ses habitants une subsistance : parce que c’était un endroit qui était aride, sans rien à consommer et cela a été changé.

Et accorde à ceux qui sont croyants en Dieu et au jour dernier : c’est-à-dire les habitants de cette ville, ceux qui sont croyants parmi eux.

Et Il a dit (Dieu a dit à Ibraahiim ^alayhi s-salaam en réponse à sa demande) et également à celui qui a mécru (c’est-à-dire J’accorde sa subsistance à celui qui a mécru) Je lui permettrai de profiter de jouir un peu de temps (jusqu’à la fin de son terme) Puis Je l’amènerai à subir le châtiment de l’enfer et quelle mauvaise demeure. Le devenir qui sera celui de ce mécréant est l’enfer.

Verset 127 : et lorsqu’Ibraahiim élève les bases (il construit les bases de la fondation) de la maison sacrée (qui est la ka^bah) avec Ismaa^iil (Ibraahiim construisait la maison et Ismaa^iil lui passait les pierres à chaque fois)

O notre Seigneur (c’est-à-dire qu’eux deux disaient cette parole). Ici ^Abdoul-Laah a fait un idh-haar dans la récitation entre Ismaa^iil et rabbanaa, parce qu’en même temps qu’ils construisaient, ils disaient ces paroles.

Agrée de nous (c’est-à-dire récompense-nous pour la construction de cette maison).

Tu es certes Celui Qui exauce (nos invocations) et Qui sait (ce qu’il y a dans nos cœurs et nos intentions).

Verset 128 : ô notre Seigneur, fais que nous soyons soumis à Toi (c’est-à-dire sincères dans notre invocation. Augmente-nous en sincérité et augmente-nous en soumission à Toi).

Ainsi que notre descendance (c’est-à-dire fais également que de notre descendance, il y ait une communauté qui soit soumise à Toi. Le mot « min » peut avoir le sens de la partie et peut avoir le sens du détail de ce que contient un ensemble. Il a été dit que ce qu’il a visé par « la communauté », c’est la communauté de MouHammad ^alayhi s-salaam. Et Ibraahiim et Ismaa^iil ont cité dans l’invocation leurs descendances parce que, généralement, on a plus de compassion et de tendresse envers sa propre descendance, tout comme il est dit dans le verset ce qui signifie « préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un feu… »).

Et indique-nous nos rites (c’est-à-dire comment nous accomplissons nos actes d’adoration, ce par quoi Tu nous as asservi le pèlerinage ou fais-nous les connaitre. Le mot « manaasik » est le pluriel de « mansak » qui signifie « l’acte par lequel Dieu nous a ordonné de L’adorer et c’est pour cela que l’adorateur ^abd est appelé naasik.

Et accepte notre repentir : cela signifie, ou bien accepte notre repentir pour notre éventuelle défaillance, si nous avons failli en certaines choses. Ou bien ils ont demandé le repentir en faveur de leur descendance.

O Allaah Tu es Celui Qui accepte le repentir et Qui est miséricordieux

Verset 129 : ô Seigneur, envoie parmi eux (c’est-à-dire parmi la communauté musulmane)

Un messager d’entre eux (c’est-à-dire quelqu’un qui fait partie des leurs. Et c’est ainsi que Dieu a envoyé notre maitre MouHammad ^alayhi s-salaam). Notre maitre MouHammad a dit ce qui signifie : « je suis l’exaucement de l’invocation de mon père Ibraahiim, l’annonce de bonne nouvelle portée par Jésus et la vision que ma mère a vue ». Rapporté par ibnou Hibbaan, Al-Bazzaar et AHmad, c’est-à-dire qu’Aminah a vu qu’il a jailli d’elle une lumière qui a éclairé La Mecque.

Qu’il leur récite Tes signes (c’est-à-dire il leur transmette ce que Tu lui révèleras comme preuve de Ton unicité, comme la véracité de ce prophète et de Tes messagers

Et leur enseigne le Livre (c’est-à-dire le Qour’aan) et la sagesse (c’est-à-dire la sounnahet la compréhension du Qour’aan)

Et il les purifie (c’est-à-dire qu’il les purifie de toute forme d’association à Dieu et de toute forme de souillure)

Certes Tu es Al-^Aziiz (c’est-à-dire Celui Qui vainc et Qui n’est pas vaincu)

Al-Hakiim (Tu crées les choses selon une sagesse) dans ceux à qui Tu accordes ce statut, cette mission de prophète.

Verset 130 : et qui de sensé se détourne de la communauté d’Ibraahiim ? (C’est une interrogation dans le sens du reniement, c’est-à-dire de renier qu’il y ait parmi les gens sensés qui se détourne de la vérité claire, à savoir de la communauté d’Ibraahiim, à savoir de la croyance en l’unicité de Dieu. Et le mot « millah » c’est-à-dire la tradition, ce qui est instauré, c’est le chemin : c’est ce qui est rapporté par Az-Zajjaaj).

Hormis quelqu’un qui n’a pas pensé à son propre intérêt ? (C’est quelqu’un qui va négliger sa propre personne. Ou si quelqu’un qui est idiot). Et les deux explications sont rapportées de Az-Zajjaaj.

Nous lui avons accordé un honneur dans le bas-monde et il est dans l’au-delà parmi les vertueux. C’est une indication de l’erreur de l’avis de celui qui se détourne de la communauté d’Ibraahiim, parce que celui qui a réuni l’honneur des deux vies, la vie du bas-monde et la vie de l’au-delà, il ne va se détourner de l’une des deux, il ne va pas se détourner de la communauté d’Ibraahiim, ^alayhi s-salaam.

verset 131 : cite cette époque pour qu’eux, sachent que notre Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam est celui qui a été élu, celui qui est vertueux, dont on ne se détourne pas. Quelqu’un de sensé ne se détourne pas de la communauté du Prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le terme « aslim » ici ne veut pas dire qu’il n’était pas musulman et qu’il lui a été dit de devenir musulman. Mais cela veut dire « soumets-toi, obéis et sois sincère » dans la religion que tu as envers Dieu. C’est-à-dire « n’adore pas autre que Dieu ».

Il a dit je me suis soumis au Seigneur des mondes. Il a dit qu’il n’adore pas autre que Dieu.

Verset 132 : et il a donné cette même recommandation. C’est-à-dire « aslim » qui signifie l’ordre de se soumettre totalement à Dieu. Ou bien il a donné la même communauté.

Ibraahiim a donné la même recommandation à ses fils et Ya^Qouub a donné la même recommandation qui est de n’avoir que l’islam pour religion. C’est une preuve que tous les prophètes sont musulmans. Dans cette construction de phrase, Ibraahiim a fait cette recommandation à ses fils et Ya^Qouub également. (Ya^Qouub est le fils de IsHaaQ et le père de Youuçouf). C’est l’islam. C’est la preuve que ce n’est pas le Prophète MouHammad qui est venu le premier avec la religion de l’islam. Les prophètes avant lui sont venus avec l’islam.

O mes fils, Dieu vous a sélectionné une religion. C’est-à-dire qu’Il vous a donné la religion qui est la meilleure des religions. Ceci est une preuve qu’autre que l’islam s’appelle aussi religion, mais ce sont des religions fausses.

Tâchez de ne mourir qu’en étant musulmans. Ce sont Ibraahiim et Ya^Qouub qui ont dit cela à leurs enfants, donc cela veut dire qu’ils étaient musulmans. Ils ont dit : œuvrez pour que votre état au moment de votre de votre mort soit l’islam. Ne mourez pas sur un autre état que l’islam.

Verset 133 : ou alors est-ce-que vous étiez présents lorsque Ya^Qouub allait mourir ? C’est-à-dire que vous n’étiez pas présents. C’est une question qui entraine implicitement une réponse négative. Et cette parole s’adresse aux croyants. Comment avez-vous su ce que Ya^Qouub avait dit à ses fils, de rester sur l’islam ? Vous en avez pris connaissance grâce à la révélation à votre prophète MouHammad Salla-l-Laahou ^alayhi wa sallam.

Et il y a une autre explication : ou alors c’est une parole qui s’adresse aux yahooud qui ont dit que tout prophète est mort yahouudiyy. Comment prétendez-vous que les prophètes étaient des yahouud alors que vous n’étiez pas présents lorsque Ya^Qouub était prêt à mourir ?

Ces deux explications sont deux preuves qui indiquent que Ya^Qouub était bien musulman.

Lorsque Ya^Qouub a dit à ses fils « qui adorez-vous après ma mort ? ». Il a dit cela au moment de mourir.

Ils ont dit « nous adorons ton Dieu et le Dieu de tes parents ». Ici, il a été mentionné le mot « Dieu » deux fois. Les fils de Ya^Qouub ont répondu cela.

Ibraahiim, Ismaa^iil et IsHaaQ. Ibraahiim est le grand-père de Ya^Qouub, Ismaa^iil est l’oncle paternel de Ya^Qouub et IsHaaQ est son père.  L’oncle est considéré comme le père et la tante maternelle est comme la mère.

Un Dieu unique.

Et nous sommes soumis à Lui.

Verset 134 : cette communauté-là (de Ibraahiim, Ya^Qouub, et de leurs fils) a vécu avant. C’est-à-dire que par rapport à la communauté de notre maitre MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam.

Elle aura ce qu’elle a acquis et vous, vous aurez ce que vous aurez acquis. C’est-à-dire que personne ne va profiter de l’acquisition des autres. Certains n’œuvraient pas en bien sous prétexte que leurs parents, eux, avaient agi en bien. La personne n’est pas sauvée du fait que son père était un saint ou un prophète. Elle sera sauvée par son travail à elle.

Et vous ne serez pas interrogés sur ce qu’ils faisaient. Vous n’allez pas payer sur ce qu’ils faisaient. Vous n’allez pas être punis pour les péchés qu’eux, ont fait. Eux seront rétribués pour ce qu’ils auront acquis et vous, vous serez rétribués pour ce que vous allez acquérir.

Verset 135 : et ils ont dit soyez soit des yahouud ou soit des naSaaraa. Les yahouud ont dit soyez des yahouud, les naSaaraa ont dit soyez des naSaaraa.

Vous serez bien guidés.

Dis : non, plutôt la communauté d’Ibraahiim. Nous suivons plutôt la communauté d’Ibraahiim. Nous sommes sur la même religion qu’Ibraahiim.

(Haniifaa) de droiture : celui qui s’éloigne de toute religion fausse et qui est sur la religion de vérité. Ibraahiim était à l’écart de toute religion fausse.

Et Ibraahiim n’était pas un associateur. Cette dernière phrase du verset 135 est une réponse par allusion. Comme quand quelqu’un dit à un autre : « moi, je ne suis pas issu de fornication ». Sous-entendu que toi, tu l’es. Ici, cette dernière phrase est une allusion aux gens du Livre et à autre que les gens du Livre. Parce que chacun d’entre eux prétend suivre Ibraahiim, aussi bien les yahouud que les naSaaraa, alors qu’ils sont sur l’association ; ils attribuent la divinité à autre que Verset 136 : dites : première explication :  c’est une parole qui est adressée aux croyants. Deuxième explication : c’est une parole qui est adressée aux non croyants. C’est-à-dire « dites ce qui va suivre, pour être sur le vrai, sinon vous serez sur le faux ».

Nous avons cru fermement en Dieu et en ce qui nous a été descendu. C’est-à-dire le Qour’aan.  

Et en ce qui a été descendu à Ibraahiim et Ismaa^iil et IsHaaQ et Ya^Qouub et aux ‘asbaaT. C’est le pluriel de sibT qui veut dire à l’origine petit-fils. Al-Haçan et Al-Houçayn qui étaient les deux petits-fils de notre Prophète MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam sont appelés sibTay raçouuli l-Laah. Mais ici il s’agit des descendants de Ya^Qouub c’est-à-dire les descendants de ses douze fils. Youuçouf était prophète et Binyaamiin, certains savants ont dit qu’il était prophète. Les dix autres fils n’étaient pas des prophètes. Mais dans leur descendance il y a eu beaucoup de prophètes, comme Soulaymaane, Daawouud, Mouuçaa, Youuchaa^, Zakariyyah, YaHyaa, ^Iiçaa.

Ainsi que ce qui a été révélé à Moise, à Jésus et à tout ce que les prophètes ont eu de la part de leur Seigneur. Nous ne faisons point de distinction entre eux. C’est-à-dire que nous ne disons pas au sujet de certains qu’ils étaient des prophètes et au sujet d’autres qu’ils n’étaient pas des prophètes. Notre croyance est qu’ils étaient tous des prophètes. C’est-à-dire que nous ne faisons pas comme les yahouud et les naSaaraa. Les yahouud n’ont pas cru en Jésus. Les NaSaaraa n’ont pas cru en certains prophètes. Nous, nous croyons en tous les envoyés de Dieu.

Et nous sommes musulmans. C’est-à-dire que nous adorons Dieu uniquement. Nous sommes sincères dans notre adoration pour Dieu.

Verset 137 : s’ils croient en pareil à ce à quoi vous croyez, alors ils seront bien guidés. Cette phrase, si elle est prise selon son sens apparent, peut prêter à confusion : cela pourrait indiquer que Dieu a un semblable, alors que ce n’est pas cela le sens. Le sens est : s’ils ont la même croyance que vous, vous avez. La similarité est dans la croyance et non pas celui qui est adoré. Parce que celui qui est adoré est unique et Il n’a pas de pareil ni de semblable. C’est une forme qu’on trouve dans d’autres versets du Qour’aan.

S’ils se détournent : s’ils refusent de croire en ce en quoi vous croyez. S’ils se détournent (de ce que vous leur dites). Ou alors s’ils se détournent (du témoignage qu’il n’est de dieu que Dieu et s’ils refusent d’entrer dans la croyance par le témoignage).

Alors ils seront loin de la vérité : ils seront dans l’erreur. Ce ne sont pas des gens qui recherchent la vérité.

Allaah te garantit que tu auras le dessus sur eux. C’est une garantie de la part de Dieu que le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam aura le dessus sur eux. Et la promesse de Dieu s’est réalisée puisque certains sont morts et d’autres ont été exilés. La lettre « sa » indique que c’est un événement qui aura lieu dans le futur, sans aucun doute.

Et Il est Celui Qui entend : c’est-à-dire que Dieu entend ce qu’eux disent

Qui sait : Il est Celui Qui sait ce qu’ils ont dans leurs cœurs comme envie et jalousie et comme animosité. Et Il les punira. Donc c’est une menace de la part de Dieu.

Deuxième explication : c’est une promesse en faveur du Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, que Dieu entend ses invocations et Il sait quelle est son intention, à savoir que le Messager souhaite que la religion de vérité ait le dessus. Dieu exaucera le Messager et lui fera parvenir ce qu’il souhaite.

Verset 138 : « Sibghata l-Laah » : certains l’ont traduit par la couleur de Dieu !! Mais Dieu n’est pas un corps et la couleur est la caractéristique du corps.  Or Dieu n’est pas concerné par la caractéristique du corps. La signification est : nous croyons fermement en Dieu. Cela veut dire que c’est une purification de la part de Dieu. La foi purifie les âmes. L’origine de cette phrase est que les chrétiens, lorsqu’ils baptisent leurs enfants, ils les plongent dans de l’eau qui est jaunâtre et ils disent que c’est une purification pour eux et qu’ainsi, ils sont chrétiens. Donc les musulmans ont reçu l’ordre de leur dire : nous croyons fermement en Dieu et Dieu nous a purifiés par la foi. Nous ne disons pas lors de la ^aQiiQah que nous faisons le baptême de l’enfant.

Et quelle meilleure purification que celle que Dieu vous accorde : c’est-à-dire qu’il n’y a pas meilleure religion que celle que Dieu agrée pour vous. Ou il n’y a pas meilleure purification que celle que Dieu vous accorde par la foi.

Et nous adorons Dieu : c’est comme s’ils disaient : nous croyons en tous les prophètes et nous adorons Dieu.

Il a cité un dicton : « lorsque Hadhaamii dit quelque chose, alors croyez-la ». C’était une femme qui pouvait voir très loin, avant la venue de notre prophète.  Donc quand un ennemi se préparait à les attaquer, elle prévenait son peuple et il gagnait tout le temps. Une fois, une armée a utilisé un stratagème, elle a pris des branches pour se dissimuler ; et cette femme a dit qu’elle voyait des branches qui se rapprochaient. Ils se sont moqués d’elle. Puis cette armée a gagné la guerre et ils ont tué Hadhaamii. C’est pour cela que c’est devenu un proverbe : si Hadhaamii dit quelque chose, croyez-la. Les ennemis ont ouvert les yeux de cette femme pour comprendre ce qu’ils avaient de particulier. Ils ont trouvé plein de ithmid.

Verset 139 : dis est-ce -que vous émettez une objection contre Dieu ? Cela signifie : vous remettez en cause le fait que Dieu ait choisi le Prophète parmi les Arabes au lieu que ce soit un des vôtres. Et vous dites : si Dieu avait révélé la prophétie à quelqu’un, Il l’aurait révélée à l’un d’entre vous. Vous considérez que vous êtes prioritaires pour avoir le statut de prophète. Les yahouud ont dit que le dernier prophète est forcément de la descendance de Moise. Alors que non. Tous les prophètes ont bien annoncé à leurs communautés que le dernier des prophètes s’appelle MouHammad.

Alors qu’Il est notre Seigneur et votre Seigneur : nous avons tous en commun que nous sommes les esclaves de Dieu. Il est notre Seigneur et c’est Lui Qui accorde Sa miséricorde et c’est Lui Qui accorde l’honneur à qui Il veut parmi Ses esclaves. Dieu veut honorer certains, Il les honore. Et Il veut rabaisser d’autres et Il les rabaisse. Il n’a pas de comptes à rendre.

Et nous avons nos œuvres et vous avez vos œuvres. Ce qui distingue les uns des autres, ce sont leurs œuvres. Et tout comme vous avez vos œuvres, nous aussi, nous avons nos œuvres.

Et nous Lui sommes fidèles : c’est-à-dire que nous reconnaissons Son unicité. Nous accordons notre foi en Dieu uniquement. Alors que vous, vous Lui attribuez des associés. Et celui qui est sincère dans son adoration mérite plus d’honneur et mérite plus le statut de prophète qu’autre que lui. Quiconque croit en Dieu et en Son Prophète MouHammad fait partie de cette communauté. Dieu a accordé l’honneur à cette communauté en disant ce qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés ».

Verset 140 : où alors vous prétendez qu’Ibraahiim, Ismaa^iil, IsHaaQ, Ya^Qouub, al-‘AsbaaT étaient des juifs ou des chrétiens. Et Dieu a ordonné à Son Prophète de leur répondre par une interrogation en guise de réplique.

Dis est-ce vous qui avez plus de connaissances ou bien   Dieu ? La forme de la phrase est une question mais la réponse est implicite.  C’est-à-dire que Dieu a témoigné pour tous Ses prophètes qu’ils étaient musulmans, par Sa parole qui signifie : « Ibraahiim n’était pas juif et n’était pas chrétien, mais il était musulman sur la religion de droiture ». Et musulman signifie avoir pour croyance qu’il n’est de dieu que Dieu, que Dieu seul mérite l’adoration. Et l’adoration c’est l’extrême soumission. Et bien sûr croire au prophète de son époque.

Qui est plus injuste que celui qui cache ce que Dieu a révélé ? C’est une grande injustice ce que font certains qui ont déformé ce que Dieu a révélé aux prophètes précédents. Ici cela fait référence au témoignage de Dieu du fait qu’Ibraahiim était musulman. Les yahouud et les naSaaraa avaient cette information dans leurs livres authentiques (la torah et l’évangile) mais ils les ont falsifiés.  Le sens de ce verset est qu’il n’y a pas plus injuste que les gens du livre, parce qu’ils ont caché ce témoignage alors qu’ils le connaissaient.

Deuxième explication : si nous cachons ce témoignage qu’Ibraahiim était musulman, alors il n’y a pas plus injuste que nous. Alors nous allons le dire.

Et il y a en cela une allusion au fait qu’ils ont dissimulé le témoignage de Dieu en faveur du Prophète MouHammad dans leurs livres authentiques.

Allaah, rien ne Lui échappe de ce que vous faites. C’est-à-dire dans le fait que vous démentez des messagers et que vous dissimulez le témoignage.

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur mai 3, 2022

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah  a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah  a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah  a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah  dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de AzZoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire

                            de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

                                        Et la récompense du ijtihad nous confirmons

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyah n’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète  ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah  qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète  l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

 (man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi : les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah  :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah  :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah  :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas un éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est un éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

Exégèse sourate Maryam (Suite 2)

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Livre,tafsir par chaykhaboulaliyah sur novembre 30, 2021

^Amr Ibn ^Al °AaS qui était un des envoyés des Qurayshites pour remonter An-Najachiyy (le Négus) contre les musulmans. Voyant que les paroles rapportées par Ja^far avaient un impact sur le Négus et les autres, il voulait tout essayer pour le remonter contre les musulmans.

Amr Ibn ^As lui dit : “Mais ils te contredisent à propos de Jésus fils de Marie !”

Le négus s’est retourné vers les musulmans et leur a demandé musulmans ce qu’ils disaient sur Jésus fils de Marie et à propos de sa mère.

Hamza qui était l’oncle du prophète a pris la parole et a dit : “nous disons à propos de Jésus, qu’il est l’esclave de Dieu et son messager. Il est le fils de Marie, celle qui se consacre à l’adoration de Dieu, celle qui est pure. Nous disons que comme Dieu l’a dit, il est l’annonce de la bonne nouvelle et que son âme (l’âme de Jésus) est une âme honorée par Dieu, c’est Dieu qui l’a créé, c’est Dieu qui l’a honorée et c’est une âme qui a été insufflée dans la vierge Marie, celle qui n’a pas été touchée par un humain (c’est à dire qu’elle n’a pas eu de rapport).”

Ps : à cette époque, ^Amr Ibn Al °AaS était un associateur, par la suite, il est entré en islam.

Lorsque le négus a entendu ces paroles, il a pris une tige et il a dit “Ô vous gens d’Abyssinie, ô vous les prêtres, par Dieu ce qu’ils sont en train de dire à propos de Jésus, c’est exactement ce que nous disons à son propos. Bienvenue à vous et bienvenue de celui de chez qui vous êtes venus (c’est à dire au prophète). Je témoigne qu’il est un envoyé de Dieu et qu’il est celui qui nous a été décrit dans l’évangile et qu’il est le messager qui a été annoncé par Jésus fils de Marie. Vous êtes en sécurité dans mon royaume, vous n’avez rien à craindre, allez ou bon vous semble. Par Dieu, n’eut été les charges de la royauté, je serais venu auprès de lui et je serais celui qui lui porte ses sandales et celui qui lui verse l’eau pour qu’il fasse ses ablutions.”

Le négus a ainsi humilié les deux Quraychites qui étaient venu pour essayer de le remonter contre eux et il a même ordonné qu’on leur rende leur cadeau, ce qui fut fait.

Le négus et ceux qui étaient avec lui, ont pris pour preuve que notre maitre Mouhammad est un envoyé de Dieu en se basant sur le miracle du Qour’aan. C’était suffisant pour eux, pour prouver la véracité du prophète. Ils se sont suffi du texte du Qour’aan et ils ont cru au prophète et en ce qu’il a amené de la part de Dieu.

Parmi les informations qui sont dans le Qour’aan, c’est la confirmation de l’existence du Créateur et du fait que ce monde a un début.

Ce roi d’Abyssinie est entré en Islam et il n’est pas resté longtemps au pouvoir car il est mort peu de temps après. Le jour de son décès, lorsqu’il était mort, le prophète qui était en Arabie a reçu la révélation que le négus était mort au pays d’Abyssine. Dieu le Lui a révélé. Le messager a dit à ses compagnons à Médine ce qui signifie : “Faites la prière funéraire de l’absent en faveur de votre frère le négus car il est mort”. Ils ont fait la prière funéraire de l’absent en sa faveur.

Par la suite, les informations parvenaient aux gens de Médine, que de la tombe du négus, les gens voyaient une lumière qui jaillissait.

°Aa’ichah a dit “nous discutions entre nous sur le fait que c’était très connu qu’au-dessus de la tombe de An-Najaachiyy, on voyait la lumière. Il était devenu un musulman, un saint vertueux. Il était parmi les grands musulmans, des esclaves vertueux et pieux de Allaah ”.

Il est entré en Islam, il a appliqué parfaitement les lois de l’Islam et est devenu un saint. Il est devenu au nombre des saints. Au point que Dieu a fait montrer aux gens ce prodige, c’est à dire qu’il avait de la lumière qui jaillissait de sa tombe.

Le prodige du roi d’Abyssinie, c’est que les gens voyaient au-dessus de sa tombe de la lumière.

Ps : aujourd’hui encore, les gens lui rendent visite en Abyssinie. Les musulmans ont pris l’habitude de visiter sa tombe le mois de mouharram, le jour de ^achoura. Celui qui se tient devant sa tombe ressent une quiétude et la crainte de Dieu.

« Cite dans le Livre, le récit de Notre esclave, Zakariyaa ».

Verset ce qui signifie : “Nous allons te narrer, Nous allons te rapporter, Nous allons t’informer, Nous allons te détailler comment était l’esclave de Dieu, Son prophète Zakariyyâ. Quelles étaient ses belles traces, quels étaient les faits remarquables de sa vie”

Il y a dans le récit de ce prophète des moralités pour ceux qui recherchent à avoir des moralités. C’est l’occasion d’avoir un modèle pour ceux qui veulent un modèle.

En effet, Dieu a élu Zakariyyâ, Il L’a choisi pour être porteur de son message. Il Lui accordé spécifiquement la révélation et Zakariyyâ s’est assuré de cela à l’image de ses semblables parmi Ses messager.

Zakariyyâ a appelé les esclaves à l’adoration de son seigneur et il leur a enseigné ce que Dieu Lui a enseigné. Il a donné le conseil a son peuple comme ses autres frères messagers et ceux qui les ont suivis.

Le verset numéro 3 : « Zakariyyâ a invoqué son Seigneur discrètement ».

Quand, Zakarriyyâ a vu qu’il prenait de l’âge et qu’il devenait faible, il avait craint de mourir sans qu’il n’y ait qui lui succède pour appeler les gens à l’adoration de Allâh. Il s’est plaint à son Seigneur de sa faiblesse physique et de la faiblesse de son for intérieur, c’est-à-dire son impuissance face à cette situation : Il craignait qu’il n’y ait pas de successeur pour son peuple. Il a invoqué Dieu en toute discrétion pour que ce soit encore plus parfait et plus complet en termes de sincérité envers Dieu et en espérant l’exaucement de son invocation. Cette manière d’invoquer est celle qui est la plus proche de la sincérité, de la pureté, et la plus éloigné de l’insincérité. Ceci est un exemple et un modèle pour nous.

Autre explication de ce verset, il n’a pas récité cette invocation à haute voix, afin qu’on ne lui fasse pas de reproche d’avoir demandé à avoir un descendant, alors qu’il était devenu âgé. Il avait atteint l’âge de 120 ans. Zakarriyyâ a invoqué Allâh, il Lui a demandé de Lui accorder de Sa grâce et Dieu L’a exaucé. Dieu, Lui a fait miséricorde et Lui a accordé un enfant pur.

“ô Seigneur, je suis devenu âgé, mes os sont devenus fragiles”.

Dans ce verset, il a cité les os en particulier car ce sont les os qui tiennent tout le reste du corps. Les os sont la partie la plus dure et la plus ferme du corps. Si, celle-ci s’affaiblit à fortiori, le reste s’affaiblit. C’est pour cela qu’il a dit “ô Seigneur mes os sont devenus faibles”. Il a dit “ma tête est devenu blanche”, c’est à dire ses cheveux blancs sont devenus nombreux dans sa chevelure. C’est comme s’il disait “ô Seigneur, je suis devenu vieillard, mes cheveux sont devenus gris, puisque la vieillesse et les cheveux gris sont la preuve de la faiblesse et de l’âge avancé”. Il a imploré Dieu, il s’est plaint à Dieu de sa faiblesse et de son impuissance. Ceci est une preuve qu’il déclare et reconnait que la préservation et la force ne reviennent pas à lui en tant que créature. Il a attaché son cœur à la préservation de Dieu et a Sa puissance. Il n’est de préservation et de force que par Dieu.

Ô Allâh Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui n’as besoin de rien, c’est Ta miséricorde que nous recherchons, Corrige-moi mon état et Ne me laisse pas me remettre à mon âme le temps d’un clin d’œil. Dieu nous suffit et qui de mieux que Lui à qui se fier.

« ô Seigneur, j’ai toujours été heureux lorsque je T’invoque »

C’est à dire, j’ai toujours été exaucé avant aujourd’hui. Chaque fois que je T’invoquais, Tu m’accordais ce que je demandais”. C’est-à-dire qu’il obtenait toujours ce qu’il recherchait. Il implorait Dieu par les grâces qu’Il Lui accordées auparavant et par l’exaucement de ses invocations antérieures.

« J’ai craint ce qu’il va advenir à mon clan et à mes proches après ma mort »

Il craignait après sa mort qui allait être en charge des fils d’Israël. Il craignait qu’ils n’assument pas, qu’ils n’accomplissent pas parfaitement la religion que Dieu agrée, et qu’ils n’appellent pas les esclaves à L’adorer. Le prophète craignait de la conduite des siens, c’est à dire de son clan et de ses cousins car, ils étaient les pires des fils d’Israël. Il craignait qu’ils n’altèrent et ne modifient la religion, et qu’ils n’assument pas sa succession pour veiller sur sa communauté. Il n’avait pas trouvé parmi eux quelqu’un qui serait apte à lui succéder après sa mort pour les diriger. C’est pour cela, qu’il a demandé à avoir un descendant de lui-même qui prenne exemple sur lui pour poursuivre et assurer la continuité de la religion. Il y a en cela une miséricorde de la part de Zakarriyyâ, car il voulait le bien à son peuple.

Son objectif était l’intérêt de la religion et la crainte de sa disparition. Il a invoqué Allâh pour qu’Il Lui accorde un fils qui assume la religion après lui. C’est la raison pour laquelle, ce noble prophète a demandé à avoir une descendance. Ce n’est pas pour les raisons de ce bas monde comme la majorité des gens.

Information utile : Il est rapporté dans le sahih Ibn Hiban, que le nombre des prophètes et des messagers est de 124.000 et parmi eux, il y a 313 messagers. Dieu a mentionné 25 d’entre eux dans le Qour’aan.

La plupart des prophètes étaient des fils d’Israël. Leur langue étaient soit de l’araméen, soit de l’hébreu.

Conseil : Il faut apprendre la science, le minimum indispensable de la science et ne pas se lasser de répéter et d’apprendre sinon les loups vont vous dévorer. La science de la religion est une protection permanente.

Q&R à propos de l’apostasie

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 21, 2021

  1. Indique les différentes catégories d’apostasie.

L’apostasie c’est le fait de rompre l’Islam. Elle est de trois sortes : croyances, actes et paroles.

  1. Donne quelques exemples de croyances de mécréance.

C’est par exemple croire que Allah habite dans un endroit ou que Allah serait un corps ou qu’Il aurait une forme ou une couleur ou croire qu’un des prophètes serait venu avec une autre religion que l’Islam.

  1. Donne quelques exemples d’actes de mécréance.

Un acte de mécréance, c’est comme le fait de jeter le Mous-haf dans les ordures, de se prosterner pour une idole ou pour un chaytan.

  1. Donne quelques exemples de paroles de mécréance.

Une parole de mécréance, c’est comme insulter Dieu ou un des prophètes, ou se moquer de la prière.

  1. Quel est le jugement de celui qui dit une parole de mécréance en état de colère ?

La colère n’est pas une excuse. De nombreuses personnes commettent de la mécréance au nom de la colère. Elles insultent leur Créateur ou insultent la religion de l’Islam. L’homme doit glorifier Allah quel que soit l’état dans lequel il se trouve, qu’il soit en colère ou qu’il soit satisfait. Bonheur donc à celui qui applique la recommandation du Messager de Allah ﷺ qu’il a donnée à un homme qui l’avait interrogé : « Qu’est ce qui va me sauver du châtiment de Allah ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère ». Cela veut dire que la colère mène au châtiment de Allah. Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, alors ne te mets pas en colère, c’est-à-dire abandonne la colère car la colère c’est quelque chose qui mène à la perte. Il se peut qu’elle mène la personne à la mécréance, il se peut qu’elle l’amène à tuer quelqu’un injustement ou à rompre les liens avec ses proches parents et il se peut que la colère entraine d’autres corruptions encore. L’Imam An-Nawawiyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : si un homme était en colère contre son fils ou son esclave et qu’il se mette à le frapper violemment et qu’un autre homme lui dit : « N’es-tu pas musulman ? » c’est-à-dire comment frappes-tu ton enfant ou ton esclave de manière aussi violente ? N’es-tu pas musulman ? S’il répond « non » délibérément, il devient mécréant parce qu’il aura prononcé la mécréance de son plein gré.

  1. Quel est le jugement de celui qui renie un des jugements de la loi ?

Celui qui renie par le cœur ou par la langue un jugement de la loi après l’avoir su, il devient mécréant. C’est le cas de celui qui renie le fait que le feu de l’enfer restera éternellement, sans fin, ou qui renie l’obligation des cinq prières obligatoires, ou qui se rend licite de boire de l’alcool, ou qui interdit le mariage dans l’absolu, ou qui renie que la loi ait incité à faire telle chose comme la prière de al-witr.

  1. Quel est le jugement de celui qui dénigre Allah ou Ses messagers ou Ses Livres ou Ses anges ou Ses jugements ou Sa promesse ou Sa menace ou les signes représentatifs de Sa religion ?

Toute parole, acte ou croyance qui indiquent un rabaissement et une moquerie à l’égard de Allah, de Ses messagers, de Ses livres, de Ses anges, des jugements de la religion, de Sa promesse du Paradis, de la récompense ou bien Sa menace de l’enfer et du châtiment, ou des signes représentatifs de la religion, c’est-à-dire ce qui est célèbre comme faisant partie des sujets de la religion comme la prière, le pèlerinage, l’appel à la prière. Celui qui se moque de cela, il commet de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui a eu une croyance de mécréance ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a prononcé une parole de mécréance et qui a dit les deux témoignages tout en doutant à propos de ce qui est provenu de lui ?

Celui qui a eu une croyance de mécréance, ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a dit une parole de mécréance, son témoignage, avec le doute concernant ce qu’il a fait, cru ou dit, est une mécréance ou pas, ne lui sera pas profitable. Il est indispensable qu’il soit catégorique par le cœur que ce qui s’est produit de sa part est une mécréance.

  1. Mentionne certaines règles grâce auxquelles on peut reconnaitre la mécréance.

Celui qui se satisfait de la mécréance, ou qui apprécie la mécréance, c’est-à-dire qu’il a eu pour croyance que c’était quelque chose de bien, ou qui ordonne à autrui de commettre de la mécréance, ou qui force autrui par la contrainte à faire de la mécréance, ou qui aide autrui à commettre de la mécréance, ou qui s’est réjoui de la mécréance d’autrui, ou a souhaité la mécréance d’autrui, ou a appelé iman, foi, une mécréance, ou il a fait un acte qui indique au mécréant de demeurer sur sa mécréance pendant un certain temps, ou qui a eu l’intention de commettre la mécréance dans le futur, ou qui a fait dépendre sa mécréance par l’arrivée de quelque chose en disant : si telle chose se produit, je deviens mécréant, ou s’il a hésité à devenir mécréant ou pas, dans tous ces cas il aura commis de la mécréance. Il en est de même s’il empêche quelqu’un d’entrer en Islam, ou s’il a appelé l’Islam une mécréance, ou s’il considère laide quelque chose que la loi de l’Islam a considérée bonne tout en sachant qu’elle était bonne, ou il a considéré une bonne chose ce que la loi de l’Islam a considérée comme étant une mauvaise chose tout en sachant qu’elle était une chose mauvaise, ou encore celui qui apprécie le péché ou il a considéré licite le péché tout en sachant que c’est un péché, ou alors il a considéré interdit quelque chose de licite tout en sachant qu’elle était bien licite, ou alors il a renié une obligation tout en sachant que c’est une obligation dans la religion, ou alors il a renié un des jugements de la loi après l’avoir su, ou il a considéré obligatoire ce qui ne l’est pas tout en le sachant.

  1. Quel est le jugement de celui qui fait un acte qui ne provient que d’un mécréant ?

Celui qui fait un acte qui ne provient que de la part d’un mécréant, comme s’il s’était prosterné pour quelqu’un pour l’adorer alors il aura commis de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui déclare mécréant un musulman sans aucune mauvaise interprétation ?

Celui qui déclare mécréant un musulman alors qu’il sait que c’est un musulman, il n’a pas su de lui quelque chose qu’il pensait être une mécréance alors il devient mécréant. Comme s’il lui disait toi mécréant, il voulait dire par là que sa religion c’est de la mécréance, il devient mécréant. Pourquoi ? parce qu’il a considéré l’Islam qui était la religion de cette personne musulmane comme étant de la mécréance. Mais s’il lui dit tu es mécréant et qu’il vise par là qu’il ressemble au mécréant dans la bassesse de ses actes alors il ne devient pas mécréant mais il s’est chargé d’un grand péché.

  1. Cite une preuve à partir du Qour’an qui indique que la moquerie à l’égard de Dieu et de Son Messager est de la mécréance.

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat At-Tawbah, versets 65 et 66 :

﴿وَلَئِنْ سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ قُلْ أَبِاللَّهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِؤُونَ لا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Et si tu les interroges, ils te diront mais nous ne faisions que discuter et plaisanter. Dis : « Est-ce de Allah, de Ses ‘ayah et de Son Messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après votre foi ».

  1. Cite une preuve du hadith que celui qui dit une parole de mécréance délibérément c’est un mécréant.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّ الْعَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ لا يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا

Ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave dise une parole dans laquelle il ne voit aucun mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer une distance de soixante-dix automnes », c’est-à-dire qu’il se peut que l’homme dise une parole qu’il ne considère pas nuisible et il ne la considère pas comme étant un péché, mais à cause de laquelle il descendra soixante-dix ans en enfer jusqu’à parvenir au fond de l’enfer. Et le hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy.

  1. Cite certains cas d’exceptions à la mécréance par la parole.

Il y a des exceptions de la mécréance par la parole dans certains cas où celui qui la commet ne sort pas de l’Islam :

  • Le cas de celui qui commet un lapsus linguae
  • Le cas de la perte de conscience
  • Le cas de la contrainte
  • Le cas du discours rapporté de la mécréance d’autrui sans l’apprécier ni s’en satisfaire
  1. Qu’est-ce que le lapsus linguae ?

C’est lorsque quelqu’un dit une parole de mécréance sans volonté mais la parole est sortie de sa bouche et n’avait pas pour objectif de la dire, absolument pas. Comme celui qui voulait dire : et je ne suis pas au nombre des associateurs, sa langue a fourché, il a fait un lapsus et a dit : et je ne suis pas au nombre des musulmans. Celui-là, n’en est pas chargé.

  1. Qu’est-ce que la perte de conscience ?

La perte de conscience, c’est le fait de ne pas être conscient, c’est celui qui a perdu sa raison. S’il a parlé en étant dans cet état en disant des paroles de mécréance, alors il n’est pas jugé mécréant parce qu’il n’est pas responsable dans ce cas-là. Ce jugement englobe celui qui est endormi, celui qui est fou et ceux qui sont du même ordre comme le saint lorsqu’il perd la raison.

  1. Quel est l’état de contrainte ?

C’est le cas où la personne dit de la mécréance par sa langue mais parce qu’elle est menacée de mort ou ce qui est du même ordre, c’est-à-dire quelque chose qui entraine la mort. Celui qui dit une parole de mécréance par sa langue sous la contrainte d’être tué et ce qui est de cet ordre alors que son cœur est empli de foi, il ne devient pas mécréant. Celui qui est contraint sous la menace, c’est celui qui a été menacé par autrui d’être exécuté s’il ne commet pas la mécréance, dans le cas où celui qui l’a menacé était capable de mettre à exécution sa menace et que le menacé croit en cela ; c’est-à-dire qu’il croit au fait qu’il va le faire et il n’a pas trouvé de moyen pour se débarrasser hormis en faisant ce qu’il lui a été demandé.

  1. Quel est le cas de discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier ?

Le discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier c’est que quelqu’un rapporte de la mécréance qui s’est produite d’autrui, sans qu’il ne soit satisfait de cette mécréance ni qu’il ne l’apprécie et tout en utilisant le discours rapporté, comme s’il dit untel a dit et il cite sa mécréance.

  1. Que doit faire celui de qui est provenu une apostasie ?

Il est un devoir pour celui qui a commis une apostasie, c’est-à-dire une mécréance, de revenir immédiatement à l’Islam c’est-à-dire en prononçant les deux témoignages par la langue de sorte qu’il puisse s’entendre. Il n’est pas suffisant qu’il dise l’expression par le cœur. Et il doit également avoir pour croyance que ce qu’il a commis est une mécréance. Par ailleurs, il n’entre pas en Islam en disant « astaghfirou-lLah », au contraire cela l’augmente en péché et en mécréance parce que par cette parole, il demande le pardon alors qu’il est mécréant. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, ne pardonne pas la mécréance du mécréant et ses péchés alors qu’il est sur son état. Preuve en est la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dans sourat An-Niça’ :

﴿إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللَّهُ لِيَغْفِرَ لَهُمْ﴾

Ce qui signifie : « Certes ceux qui ont mécru et qui ont été injustes, Allah ne leur pardonnera pas ».

  1. Quelle est la preuve à partir du hadith qu’il n’est pas permis au mécréant de dire « astaghfirou-Llah » alors qu’il est sur sa mécréance ?

Ibn Hibban a rapporté de ^Imran Ibn Houçayn que Allah l’agrée, qu’il avait dit qu’un homme c’est-à-dire un associateur était venu voir le Messager de Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Mouhammad, ^Abd al Mouttalib [c’est-à-dire ton grand père] est meilleur que toi pour son peuple : Il leur donnait à manger du foie et de la bosse de chameau [c’est la partie la plus haute du dos de chameau et c’est un met luxueux chez les arabes] et toi, tu les mènes à s’entretuer [c’est-à-dire dans le jihad] », mais le Messager de Allah ﷺ lui a répliqué par ce que Allah a voulu qu’Il lui réplique suite à son insulte. Cet homme qui a insulté le Prophète, lorsqu’il voulait partir, il lui a dit : « maintenant je vais partir, qu’est-ce que tu me conseilles de dire », c’est-à-dire enseigne-moi des paroles que je puisse dire. Alors le Prophète ﷺ lui a enseigné une invocation, il lui a dit tu dis :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى

Ce qui signifie : « Ô Allah, préserve-moi du mal de mon âme, et indique-moi ce qui est le mieux pour moi ». L’homme est parti, il n’était pas encore entré en Islam. Quelque temps après, cet homme est revenu et a dit au Messager de Allah ﷺ : « je suis venu te voir et tu m’as dit de dire Allahoumma qini charra nafçi wa-^zim li ^ala ‘archadi ‘amri et qu’est-ce que je dis maintenant que je suis entré en Islam ? », il lui a dit de dire la parole :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِى مَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ وَمَا عَمَدْتُ وَمَا أَخْطَأْتُ وَمَا جَهِلْتُ

Ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi du mal de mon âme, réserve-moi ce qui est le mieux pour moi, Ô Allah pardonne-moi ce que j’ai commis comme péché en cachette et ce que j’ai commis comme péché au grand jour, ce que j’ai fait délibérément, ce que j’ai fait par erreur et ce que j’ignore ». Ce hadith sahih est une preuve que tant que l’homme est mécréant, il ne lui est pas permis de dire « astaghfirou-Llah » preuve en est que le Messager n’a pas enseigné l’istighfar al-lafdhiyy hormis après que cet homme est entré en Islam.

  1. Cite quelques lois relatives à l’apostasie.

Celui qui apostasie l’Islam aura perdu son jeûne et son tayammoum. Il est interdit de consommer de l’animal qu’il aurait égorgé. Il n’hérite pas de ses proches parents musulmans qui vont mourir et il n’est pas permis de faire la prière funéraire en sa faveur lorsqu’il meurt. Il n’est pas permis d’enterrer cet apostat dans les cimetières des musulmans. Son proche parent musulman ne va pas hériter de lui après sa mort. Les biens laissés par l’apostat iront au trésor des musulmans.

  1. Quel est le jugement du mariage de celui qui a apostasié l’Islam

Celui qui apostasie avant la consommation du mariage avec son épouse, son contrat de mariage est annulé. Elle ne lui est plus licite même s’il retourne à l’Islam excepté avec un nouveau contrat de mariage. Et de même son contrat de mariage sera annulé chez Ach-Chafi^iyy s’il apostasie après avoir consommé le contrat de mariage et qu’il n’est pas revenu à l’Islam dans la durée d’attente post maritale. S’il revient à l’Islam avant la fin de la période d’attente post maritale alors il n’a pas besoin de renouveler son contrat de mariage selon Ach-Chafi^iyy. La durée de la période d’attente post maritale est de trois puretés, trois périodes inter-menstruelles pour la femme à qui il arrive d’avoir des menstrues, elle est de trois mois lunaires pour la femme qui n’a pas les menstrues et pour celle qui est enceinte la période d’attente post-maritale dure jusqu’à ce qu’elle accouche. L’apostat, il n’est pas valide de lui faire un contrat de mariage avec une musulmane ou avec autre qu’une musulmane, même avec une apostate comme lui.

  1. Est-ce qu’on juge qu’un apostat comme étant apostat du simple fait qu’une seule personne témoigne de cela contre lui ?

On ne juge pas apostat du simple fait qu’un seul témoignage d’apostasie contre lui ait été fait même si c’est quelqu’un qui est digne de confiance, pas même par le témoignage de deux femmes. Mais il est jugé apostat par le témoignage de deux hommes dignes de confiance. L’homme digne de confiance, c’est le musulman qui évite les grands péchés et qui ne multiplie pas les petits péchés de sorte à ce qu’ils dépassent en nombre ses actes d’obéissance. C’est quelqu’un qui respecte la dignité de ses semblables. Il ne fait pas quelque chose comme faire voler les pigeons sur les toits ou danser, même si ce n’est pas une danse interdite, ou manger dans le marché tout en marchant, s’il ne fait pas partie des gens du marché, ou d’avoir le métier d’éboueur si la nécessité ne l’a pas amené à le faire, ou encore multiplier les blagues qui ne comportent pas d’intérêts, même si elles sont autorisées ou jouer beaucoup aux jeux d’échec.

Parle-moi de croyance de l’Islam !

Posted in cours général,Croyance par chaykhaboulaliyah sur avril 6, 2021
  1. Parle de l’attribut du courage des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Il n’y a pas parmi eux un seul qui soit peureux, qui soit d’un cœur faible. Un compagnon avait dit lorsque la bataille battait rage, nous nous protégions par le Messager de Allah ﷺ, c’est-à-dire que nous nous protégions par lui lorsque la bataille était à son apogée. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a ainsi accordé à notre Prophète Mouhammad ﷺ la force de quarante hommes forts. Quant à la peur naturelle, cela n’est pas impossible au Prophète, comme de craindre l’attaque conjointe des mécréants contre lui pour le tuer. Tout comme cela est parvenu dans le Qour’an à propos de notre Prophète Mouça ^alayhi s-salam qu’il a dit :

﴿فَفَرَرْتُ مِنْكُمْ لَمَّا خِفْتُكُمْ﴾

Al-firar, ne donne pas l’impression du manque de courage, ce n’est pas la fuite.

  1. Parle de l’éloquence des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes dans leur totalité sont éloquents. Ils parlent d’un langage clair, compréhensible. Il n’y a pas parmi eux quelqu’un qui n’articule pas correctement ou qui bafoue lorsqu’il parle de sorte que sa langue fourche. Il n’y a pas non plus dans leur langue de maladie qui fasse que leur parole soit incompréhensible pour ceux qui l’écoutent. Et Adam ^alayhi s-salam était très éloquent. Il parlait toutes les langues. Il conversait avec ses fils de paroles claires et ce n’était pas avec un langage des signes. Et Adam avait une belle voix. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَا بَعَثَ اللَّهُ نَبِيًّا إِلَّا حَسَنَ الْوَجْهِ حَسَنَ الصَّوْتِ وَإِنَّ نَبِيَّكُمْ أَحْسَنُهُمْ وَجْهًا وَأَحْسَنُهُمْ صَوْتًا اهـ رَوَاهُ الإِمَامُ أَحْمَدُ

Ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul Prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix », rapporté par l’Imam Ahmad. Mouslim a rapporté de Joubayr fils de Mout^im que Dieu l’agrée qu’il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ réciter sourat At-Tour ﴿وَالطُّورِ mon cœur a failli s’envoler, c’est-à-dire tellement la voix du Prophète était belle ﷺ. Pour ce qui est de notre Maître Mouça ^alayhi s-salam sa langue était affectée par le charbon qu’il avait pris et placé dans sa bouche quand il était encore enfant devant Pharaon. C’est-à-dire que ce charbon a laissé une légère trace dans la chaire mais n’avait pas affecté son éloquence, ni sa manière de parler, ni sa bonne articulation ni la prononciation les lettres. Et il parlait plutôt correctement. Sa parole était claire, compréhensible, il ne changeait pas une lettre à la place d’une autre, il n’y avait pas en lui quelque chose qui soit considérée comme un défaut chez les gens. Il a invoqué Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, quand la révélation lui est parvenue et il a dit ce qui signifie : « Délivre ma langue », c’est-à-dire que cette trace a disparu de sa langue.

  1. Parle de l’attribut de l’intelligence des Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient extrêmement intelligents, c’est-à-dire perspicaces, il leur est donc impossible la stupidité, c’est-à-dire l’idiotie. Et il n’est pas digne d’eux qu’ils soient idiots car Allah les a envoyés pour qu’ils transmettent le message, qu’ils indiquent la vérité et pour qu’ils donnent les preuves contre les mécréants qui s’entêtent. S’ils avaient été idiots les gens les auraient fuis en raison de leur stupidité et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il n’accorde pas le statut de Prophète et le statut de Messager à des stupides.

  1. Parle de certaines choses qui ne sont pas possibles aux Prophètes de Dieu parmi les attributs.

Il est un devoir de croire que Allah, exempté de tout imperfection soit-Il, a préservé les Prophètes du mensonge, de la trahison, de la vilénie, de la vulgarité, du manque de courage, de l’idiotie, c’est-à-dire de la stupidité et les a préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés, c’est-à-dire des péchés qui comportent une indécence, une bassesse comme le fait de voler un grain de raisin. Ils sont préservés de tout cela avant de recevoir leur statut de Prophète tout comme après.

  1. Quel est le sens de la trahison ?

La trahison c’est le contraire du conseil. Et il se peut que la trahison ait lieu par les actes comme de consommer quelque chose qui nous a été confiée ou par la parole comme de renier qu’on nous ait confié quelque chose ou encore par l’attitude, comme celui qui fait croire aux gens qu’il est apte à assumer qu’on lui confie des choses alors qu’il ne l’est pas.

  1. Quel est le sens de la vilénie ?

La vilénie est une caractéristique des gens bas, des gens viles, comme le fait de regarder furtivement des femmes ajnabiyyah avec désir.

  1. Qu’est-ce que la vulgarité ?

La vulgarité, c’est le fait d’agir de manière qui soit contraire à la sagesse ou encore de dire des paroles abominables que l’âme considère laides.

  1. Qu’est ce que la couardise (le manque de courage) ?

La couardise, c’est avoir un cœur qui est faible.

  1. Quelle est la signification de Sa parole, exempté de tout imperfection soit-Il, a propos de Youçouf ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ وَهَمَّ بِهَا لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾

Certains exégètes parmi les gens de la vérité ont dit ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ﴾ c’est-à-dire que la femme du haut dignitaire d’Egypte avait tenté d’amener Youçouf à commettre l’adultère avec elle. Et le sens de ﴿وَهَمَّ بِهَا﴾  , c’est-à-dire que Youçouf a pensé la pousser pour se débarrasser d’elle. Et la parole ﴿لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾ , c’est-à-dire que Allah lui a fait savoir : « Que toi Youçouf si tu poussais cette femme, elle va dire à son mari il m’a poussé pour m’obliger à l’adultère. Il ne l’a donc pas poussée. Il lui a plutôt tourné le dos en s’éloignant d’elle. Elle lui a alors déchiré sa chemise par derrière et ce fut une preuve contre elle. Il est donc un devoir de croire que les Prophètes sont préservés de commettre les grands péchés et d’envisager de les faire. Il n’y a pas parmi les Prophètes qui commette la fornication ou qui l’envisage, c’est-à-dire, qui a pour objectif de le faire. Quant à ce qui est rapporté mensongèrement que Youçouf aurait envisagé de commettre la fornication, qu’il aurait ouvert son pagne et qu’il aurait pris la position avec la femme du haut dignitaire avec la position que l’homme a avec son épouse, c’est-à-dire tout comme un homme ferait avec son épouse, cela est infondé et n’est pas digne d’un des Prophètes de Allah.

  1. Parle de l’exemption des Prophètes de tout ce qui repousserait de l’acceptation de l’appel de leur part.

Il est un devoir de croire qu’il est impossible aux Prophètes tout ce qui repousserait les gens de l’acceptation de l’appel de leur part, comme les maladies repoussantes, comme la gale, comme la lèpre, comme le vitiligo, comme le fait que des vers sortent du corps. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a fait que les Prophètes soient un modèle pour les gens, Il les a envoyés pour appeler à la religion de l’Islam, il n’est donc pas possible qu’ils tombent malades d’une maladie qui repousse les gens d’eux. S’ils pouvaient être atteints de maladies repoussantes, les gens les auraient fuis et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il ne fait pas que de telles maladies les atteignent. Quant à la maladie qui est extrêmement douloureuse, même si elle provoque un évanouissement, de telle maladies leur sont possibles. On sait à partir de là que ce que prétendent certains ignorants à propos du Prophète de Allah Ayyoub ^alayhi s-salam (Job), que des vers avaient dévoré son corps et qu’il arrivait qu’un ver tombe, qu’il le reprenait, qu’il le remettait à sa place dans son corps et qu’il lui disait « O toi créature de mon Dieu, mange la subsistance qu’Il t’a accordé », tout cela est pure mensonge et calomnie et cela comporte l’attribution du grand péché à l’un des Prophètes de Dieu parce que nuire à son corps est interdit. Et l’interdiction de tel acte est compris dans la parole de Allah de sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous tuez pas ». Ainsi, Ayyoub (Job) ^alayhi s-salam, il n’y avait pas de vers qui sortaient de son corps. Cependant Allah l’a éprouvé d’une grande épreuve qui s’est prolongée dix-huit ans, il a perdu ses biens, ses enfants, puis Allah Lui a donné la bonne santé la richesse et lui a accordé à nouveau beaucoup d’enfants.

  1. Parle de la préservation des Prophètes de la mécréance.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont obligatoirement préservés contre la mécréance avant leur statut de Prophète tout comme après. Quant à ce qui est parvenu dans le Qour’an, en l’occurrence la parole de Ibrahim à propos de l’astre quand il l’a vu ﴿هَذَا رَبِّى﴾  c’est sous-entendu une forme interrogative mais qui comporte une réponse négative. C’est comme s’il disait est-ce donc là mon Seigneur comme vous le prétendez ? Quant à Ibrahim ^alayhi s-salam, il savait pertinemment bien avant cela que la divinité n’est que pour Allah, preuve en est Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, dans le Qour’an :

﴿مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien mais il était sur la droiture, musulman, il n’était pas au nombre des associateurs ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam faisait du commerce de statues et qu’il disait aux gens achetez ce qui ne vous profite pas et ne vous nuit pas car les Prophètes ont combattu l’adoration d’autre que Dieu et n’ont pas encouragé les gens à cela.

  1. Parle de la préservation des Prophètes des grands péchés.

Il est obligatoire que les Prophètes soient préservés des grands péchés, c’est-à-dire les grands péchés comme boire de l’alcool, la fornication ou le suicide. Il n’est donc pas permis de croire que notre maître Lout aurait bu de l’alcool, qu’il aurait commis l’adultère, l’inceste avec ses deux filles. Il n’est pas permis de croire non plus que notre maître Younous se serait jeté à la mer pour se suicider. Il n’est pas non plus permis de croire que notre Prophète Mouhammad ﷺ aurait envisagé de se jeter par-dessus du sommet d’une montagne pour se suicider. Celui qui croit cela devient mécréant car le suicide est un grand péché, c’est le plus grave des péchés après la mécréance et l’on ne conçoit pas que cela se produise de la part d’un Prophète. L’interdiction de cela est comprise dans la parole de Dieu dans sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous donnez pas la mort »

  1. Quelle est la preuve qu’il est possible que les Prophètes commettent un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse ?

Parmi les preuves qu’il est possible que les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse se produisent de la part des Prophètes, Il y a la parole de Allah dans sourat Taha :

﴿وَعَصَى ءَادَمُ رَبَّهُ﴾

C’est-à-dire que : « ‘Adam a commis une erreur en consommant de l’arbre que Allah Lui a interdit ». Allah Lui a interdit de consommer et il n’a pas obtempéré à cet ordre quand il était au Paradis et cela était avant qu’il ne reçoive la révélation du statut de Prophète. Et ce péché de Adam, n’est pas un grand péché comme le prétendent les chrétiens qui l’appellent le péché capital, mais c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse. Le chaytan lui a suggéré de manger de cet arbre sans entrer dans son corps tout comme Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿فَوَسْوَسَ إِلَيْهِ الشَّيْطَانُ قَالَ يَا ءَادَمُ هَلْ أَدُلُّكَ عَلَى شَجَرَةِ الْخُلْدِ وَمُلْكٍ لَّا يَبْلَى

Ce qui signifie : « Le chaytan lui a suggéré une mauvaise suggestion, il lui dit Ô Adam, veux-tu que je t’indique l’arbre de la vie éternelle et d’une souveraineté qui n’aura pas de fin », et il est tombé dans la désobéissance, c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ou de bassesse de caractère, puis il en a fait le repentir.

  1. Quel est le jugement de celui qui attribue aux Prophètes, un nom qui est laid ?

Il est un devoir de croire que Allah a préservé les Prophètes d’avoir des noms qui sont laids, mauvais, qui dérivent de quelque chose de mauvais ou dont est dérivé quelque chose de mauvais. Celui qui leur attribue un nom abominable et laid, il les aura diminués. Une fois cette règle connue, on comprend qu’il n’est pas permis de dire que le nom du Prophète Lout dérive de al-liwat qui est la sodomie ou que la sodomie dériverait du nom de Lout. Ainsi al-liwat, la sodomie c’est un terme arabe et Lout c’est un prénom qui n’est pas arabe. Comment quelqu’un prétendrait-il que c’est un dérivé de al-liwat – la sodomie – ou que al-liwat la sodomie dériverait du nom de Lout. Et la dérivation de la langue arabe est à partir du substantif (al-masdar) et non pas à partir du verbe. Al-haririyy a dit : « le substantif c’est la base – et quelle base – et c’est à partir de ce substantif qu’on dérive le verbe ».

  1. Cite certaines choses qui sont impossibles aux Prophètes

Il est impossible aux Prophètes la folie, la sénilité et l’influence de la sorcellerie sur leur raison ou leur comportement. Et il n’arrive pas de leurs corps, ni de leurs bouches, ni de leurs vêtements une mauvaise odeur. Il n’y avait pas eu parmi eux quelqu’un qui avait une maladie, un handicap dans son physique, un défaut physique. Il n’y avait pas parmi eux de boiteux ni d’aveugles de naissance.

Jésus, Al Mahdi, Abraham et Mouhammad

Posted in cours général,Croyance,Histoire par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2021
  • Quelle est la preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam et pourquoi était-il surnommé Al-Macih ?

 Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat ‘Ali ^Imran

﴿فَلَمَّا أَحَسَّ عِيسَى مِنْهُمُ الْكُفْرَ قَالَ مَنْ أَنْصَارِى إِلَى اللَّهِ قَالَ الْحَوَارِيُّونَ نَحْنُ أَنْصَارُ اللَّهِ﴾

Ce qui signifie : « Lorsque ^Iça ^alayhi s-salam, Allah Lui a révélé qu’il y aura des mécréants parmi eux, il a dit qui seront mes partisans ? et les apôtres ont dit, nous nous sommes les partisans », c’est-à-dire « des partisans qui soutenons la religion agréée par Allah ». Il a été révélé à leur sujet :

﴿ءَامَنَّا بِاللَّهِ وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Nous avons cru en Allah, et témoigne que nous sommes musulmans ».

Les apôtres, al-hawariyyoun, ce sont des élèves de Jésus, ils étaient sur l’Islam preuve en est leur parole :

﴿وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Témoigne que nous sommes des musulmans ». Ceci est une preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam, car c’est lui qui leur a enseigné cette religion. Comment ^Iça aurait une autre religion que l’Islam comme le prétendent certains ignorants alors que Dieu dit :

﴿وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِين﴾

Ce qui signifie : « Celui qui suit autre que l’Islam pour religion elle ne sera pas acceptée de lui, dans l’au-delà il sera au nombre des perdants ». Donc selon leur prétention, Jésus, le Prophète envoyé, serait dans l’au-delà parmi les perdants ? Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat Al-An^am :

﴿وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ﴾

Ce qui signifie : « Nous leur avons à tous accordé un degré supérieur au reste des mondes », c’est-à-dire que tous les Prophètes de Allah sont les meilleures des créatures.

Quant au surnom de Jésus Al-Macih, le Messie, il a été dit que c’était en raison de ses nombreux déplacements sur terre afin d’enseigner aux gens la religion agréée par Allah, pour les appeler à l’adoration de Allah Lui Seul. Et il a été dit qu’il a été surnommé ainsi parce qu’il passait (masaha) sa main honorée sur celui qui était lépreux, qui était aveugle de naissance et ils guérissaient par la volonté de Dieu. Mais cela ne veut pas dire que ^Iça avait une autre religion que l’Islam.

  • Quelle est la preuve de la descente de notre Maitre ^Iça ^alayhi s-salam du ciel ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿ وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِ ﴾

Ce qui signifie : « Il est certes un signe annonciateur du Jour du Jugement », c’est-à-dire que la descente de notre maître ^Iça du ciel est un signe parmi les grands signes annonciateurs du Jour du Jugement. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

لَيُوشِكَنَّ أَنْ يَنْزِلَ فِيكُمْ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِى حَتَّى يُسَلِّمَ عَلَىَّ وَلَأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ، رَوَاهُ الْحَاكِمُ فِى الْمُسْتَدْرَكِ

Ce qui signifie : « Certes ^Iça le fils de Maryam va bientôt descendre parmi vous, il sera un gouverneur équitable, il va traverser Médine pour faire un pèlerinage ou une ^Oumrah, Il se rendra auprès de ma tombe afin de me passer le salam et je lui rendrai sans doute le salam », rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak.

Il est un devoir de croire que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam va descendre sur terre et il gouvernera en appliquant la loi de Mouhammad ﷺ. Il descendra du ciel alors qu’il aura les mains posées sur les ailes de deux anges. Et Al-Mahdiyy se trouvera à ce moment-là à l’Est de Damas, il se sera apprêté à accomplir la prière de l’aube. Al-Mahdiyy va le voir, il va l’attendre et lorsque notre maître ^Iça arrivera sur terre, Al-Mahdiyy va reculer pour laisser ^Iça diriger la prière. Mais notre maître ^Iça lui dira « dirige cette prière, c’est pour toi qu’elle a été annoncée », c’est-à-dire « qu’on a fait Al Iqamah pour que tu sois l’Imam de cette prière » et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam fera la prière en étant dirigé par Al-Mahdiyy pour ainsi faire comprendre aux gens qu’il est descendu sur terre pour appliquer l’Islam et œuvrer conformément à la loi de Mouhammad ﷺ . Après cette première fois, ce sera notre maître ^Iça qui dirigera les gens dans la prière parce qu’il est un prophète et le prophète est meilleur que le saint tandis que Al-Mahdiyy c’est un saint parmi les saints de Allah.

Et à l’époque de ^Iça, il y aura un miracle éclatant qui renforcera l’Islam. Tout lieu où parviendra le regard de ^Iça, où parviendra le souffle de ^Iça, les mécréants qui s’y trouveront vont mourir. Il ne restera plus sur terre un seul mécréant.

  • Qui est Al-Mahdiyy qui est attendu ?

Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que ne se réalisent les grands et les petits signes annonciateurs. Quant aux petits signes, il y a parmi eux la diminution de la science et l’augmentation de l’ignorance, c’est-à-dire l’ignorance des sujets de la religion, les nombreux homicides et injustices, le grand nombre de maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant, le grand nombre de charlatans et d’orateurs qui sèment la discorde, la prétention de gens à la prophétie et les attaques des différentes communautés contre la communauté de Mouhammad tout comme s’ils entouraient un plat de nourriture en l’entourant de toute part. Tout cela s’est réalisé. Parmi les derniers signes des petits signes à apparaitre, il y a l’apparition de Al-Mahdiyy et ceci est confirmé dans le hadith authentique rapporté par Ibnou Hibban dans son Sahih, Abou Dawoud dans ses Sounan, At-Tirmidhiyy dans son Jami^, Al-Hakim dans Al-Moustadrak du hadith de ^AbdoulLah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah ﷺ qu’il a dit :

لا تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى يَمْلِكَ النَّاسَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ بَيْتِى يُواطِئُ اسْمُهُ اسْمِى وَاسْمُ أَبِيهِ اسْمَ أَبِى فَيَمْلَأُهَا أَىِ الأَرْضَ قِسْطًا وَعَدْلًا

Ce qui signifie : « Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que les gens ne soient dirigés par un homme de ma famille dont le prénom est comme mon prénom et dont le prénom du père est comme le prénom de mon père, il emplira la terre de justice et d’équité ».

Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, s’appelle Mouhammad fils de ^AbdoulLah. Il est soit haçaniyy, descendant de Al-Haçan, soit houçayniyy, descendant de Al-Houçayn, tous deux fils de Fatimah que Allah l’agrée. C’est un homme de grande taille, d’un teint basané, son visage est comme un astre dans sa beauté et sa clarté. Il a un front dégagé, un nez droit, des yeux noirs larges et des sourcils fins et longs qui sont proches sans être collés, sur sa joue droite il y a un grain de beauté noir, il a une barbe épaisse et des dents brillantes. Il va naître à Médine l’illuminée. Il va grandir là-bas, ensuite il ira à la Mecque honorée où les saints vont lui faire un pacte d’allégeance puis il s’installera dans le pays de Ach-Cham. Il est parvenu dans Al ‘Athar qu’il sera accompagné au tout début par un ange qui va marcher avec lui et qui va dire aux gens « Voici le Calife que Allah vous a désigné sur terre, Al-Mahdiyy, alors suivez-le ». Il a été rapporté également dans Al ‘Athar que Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, apparaîtra au tout début à Médine l’illuminée, il sera accompagné de mille anges qui vont lui donner du renfort. Ensuite il ira à la Mecque honorée là où l’attendront trois cents saints qui seront les premiers à lui faire un pacte d’allégeance. Il y aura une armée qui va se constituer pour le combattre et Allah va faire que toute cette armée soit ensevelie sous terre dans un endroit entre la Mecque et Médine. Après cela, il va s’installer dans les pays de Ach-Cham. A l’époque de Al-Mahdiyy il y aura une famine. Le croyant accompli, à ce moment-là, sera rassasié par la glorification de Dieu, le tasbih et le taqdis, c’est-à-dire en évoquant Dieu et en le glorifiant. Et il y aura entre ^Iça et Al-Mahdiyy sept ou neuf années.

  • Quelle est la preuve que Mouça ^alayhi s-salam était sur l’Islam ?

Il est un devoir de croire que notre maître Mouça ^alayhi s-salam n’était pas un juif, mais il était sur l’Islam comme le reste des prophètes. Preuve en est que les magiciens, lorsqu’ils ont été croyants en Mouça et qu’ils sont devenus musulmans, ils ont invoqué Allah pour qu’Il raffermisse leur cœur sur la foi et l’Islam. Ils ont dit : « Seigneur, accorde-nous la patience et fait nous mourir musulmans ».

  • Parle de la croyance aux livres célestes.

Il est devoir de croire aux livres célestes qui ont été révélés aux Messagers de Dieu qui sont au nombre de cent quatre et le plus réputé, le plus célèbre, c’est le Qour’an qui a été descendu à notre maître Mouhammad en arabe. Il y a aussi la Torah, c’est-à-dire d’origine, qui a été révélée à notre Maître Mouça en hébreu, l’évangile d’origine qui a été révélée à notre Maître ^Iça en araméen et les psaumes qui ont été révélées à notre Maître Dawoud en hébreu. Ainsi, Ibn Hibban a rapporté dans son Sahih le hadith de Abou Dharr, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « J’ai demandé au Messager de Allah combien de livres Allah a fait descendre. ». Le Prophète a répondu ce qui signifie : « Cent quatre livres. Il a été descendu à Chith cinquante Livrets, ont été descendus à Akhnoukh, c’est-à-dire à Idris, trente Livrets, ont été descendus à Ibrahim dix Livrets, ont été descendus à Mouça avant la Torah dix Livrets, il a été descendu la Torah, l’Evangile, Az-Zabour et le Qour’an ». La Torah et l’Évangile ont été déchirés et falsifiés, mais on ne dit pas qu’ils ont été élevés au ciel.  Et il y a des livres qui ont été élevés. Il a été rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Les mages, les mazdéens, ils avaient un livre et une science qu’ils étudiaient », rapporté par Abou Dawoud d’après le hadith du fils de ^Oumar. C’est-à-dire qu’ils étaient sur l’Islam, ils avaient un livre céleste et une science qu’ils étudiaient. Puis leur roi s’est enivré un jour, il a bu de l’alcool et s’est retrouvé ivre et a commis l’inceste avec sa sœur. Et lorsqu’il a repris connaissance, les gens ont entendu ce qu’il a fait et l’ont su. Alors il a réuni ses chefs, des dignitaires de son royaume et leur a dit : « Est-ce que nous serions critiqués pour avoir fait ce que ‘Adam a fait ? ‘Adam faisait marier ses fils avec ses filles, il ne nous est pas permis de discréditer ou de considérer comme faux ce que ‘Adam faisait ». Alors certains l’ont contredit et blâmé pour ce qu’il avait fait et d’autres ont été d’accord. Le roi a été satisfait de ceux qui étaient d’accord avec lui et il a torturé les autres, il a tué ceux qu’il a pu tuer jusqu’à imposer son avis. Notre Maître ^Aliyy a dit : « Lorsqu’ils ont fait cela, leur livre a été élevé, ils ne l’ont plus retrouvé et la science qu’ils avaient auparavant a été retirée de leur cœur, c’était la science de l’Islam, ils se sont retrouvés à adorer le feu ». Tandis que le Qour’an honoré, Allah le préserve de toute falsification en raison de la parole de Allah :

﴿إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Ce qui signifie : « Certes nous avons fait descendre le Qour’an et nous le préserverons ». A la fin des temps le Qour’an sera élevé au ciel et il ne restera plus un seul verset sur terre.

  • Parle de la foi de la croyance en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal

Il est un devoir de croire en la prédestination qu’elle soit du bien ou du mal, c’est-à-dire que tout ce qui entre en existence que ce soit du bien ou du mal est par la prédestination de Allah qui est de toute éternité, c’est-à-dire que c’est Allah qui l’a fait exister conformément à Sa Science éternelle et à Sa volonté éternelle. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

الإِيمَانُ أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « La foi c’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et que tu croies en la destinée du bien et du mal », rapporté par Mouslim. Le mot al-qadar, quand il est employé on peut en viser l’attribut de Allah, c’est-à-dire le fait qu’Il prédestine et il en est visé ce qui est prédestiné, c’est-à-dire ce que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a prédestiné parmi les créatures. Et c’est ce deuxième sens qui est visé dans la parole du Prophète ﷺ :

وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ

Ce qui signifie : « Que tu croies en ce qui est prédestiné qu’il soit du bien ou du mal ». Le mot qadar a été mentionné une première fois dans le sens de l’attribut de Allah de prédestiner puis le pronom « hi » fait référence au mot qadar mais cette fois-ci dans le sens de ce qui est prédestiné parce que l’attribut de Allah est exempt de défaut, on ne qualifie pas l’attribut de Allah de mauvais ou de mal.

  • Parle de certains sujets qui se rapportent à la croyance au message de notre Prophète Mouhammad ﷺ.

Il est un devoir de croire qu’il est le Messager de Allah ﷺ et qu’il est le dernier des Prophètes, c’est-à-dire le dernier d’entre eux et qu’il est le maître des humains en raison de sa parole ﷺ :

أَنَا سَيِّدُ وَلَدِ ءَادَمَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَلا فَخْر رَوَاهُ التِّرْمِذِىُّ

Ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au Jour du Jugement et je ne dis pas cela par vanité », rapporté par At-Tirmidhiyy, c’est-à-dire je ne dis pas ça par fierté mais bien pour mentionner les grâces que Allah m’a accordées.

  • Parle de certains attributs obligatoires pour les Prophètes.

Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allah est obligatoirement attribué de véridicité, d’honnêteté, de courage, d’éloquence et d’extrême intelligence.

  • Parle de l’attribut de la véracité pour les Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient véridiques. Il leur est impossible le mensonge car le mensonge est un défaut qui ne convient pas au rang de Prophète. Ainsi notre Maître Mouhammad ﷺ était connu parmi les gens de la Mecque, il était surnommé Al-‘Amin, l’honnête, en raison de sa véracité, de son honnêteté et de sa chasteté. Aucun mensonge n’est provenu de lui, jamais. Quant à la parole de Ibrahim ^alayhi s-salam, à propos de son épouse Sarah, quand il a dit : « c’est ma sœur » alors qu’elle n’était pas sa sœur de sang, c’était en raison du fait qu’elle était sa sœur dans la religion dans l’objectif de la préserver de la nuisance de ce roi tyran. Ce n’est donc pas un mensonge dans le fond et dans la forme, mais c’est une véracité. Ibrahim a visé qu’elle était sa sœur dans la religion, ce n’était donc pas un mensonge. N’est-ce pas que Allah dit, ce qui signifie : « Les croyants sont certes des frères ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam a dit un mensonge car les prophètes sont exemptés du mensonge.

Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit de son épouse Sarah « C’est ma sœur » lorsqu’il était arrivé dans le royaume d’un tyran mécréant. C’était l’habitude de ce roi, que toute belle femme qui pénétrait dans son royaume, était emmenée chez lui pour qu’il commette la fornication avec elle. Et Sarah faisait partie des plus belles des femmes. Ce roi avait pour habitude que si cette femme était la sœur d’un homme, il la laissait, sinon il la prenait. Un de ses espions lui a dit : « Aujourd’hui, il y a une femme parmi les belles femmes humaines qui est arrivée dans ton royaume ». Il a dit : « Ramenez-là moi ». Lorsqu’il l’a vue, il n’a pas pu se contenir. Il a tendu sa main vers elle et sa main s’est paralysée, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus la bouger. Il lui a dit : « fais-moi des invocations », elle a invoqué Allah et il a retrouvé l’usage de sa main et à nouveau, il n’a pas pu se retenir, il a tendu sa main vers elle une deuxième fois et sa main s’est paralysée. Il a perdu espoir et a été catégorique qu’il ne tenterait plus jamais après cela. Il lui a dit : « fais-moi des invocations, je ne ferai plus aucune tentative avec toi », et il a retrouvé l’usage de sa main.

  • Quelle est la signification de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, à propos de notre Prophète Ibrahim :

﴿بَلْ فَعَلَهُ كَبِيرُهُمْ هَذَا فَاسْأَلُوهُمْ إِنْ كَانُوا يَنْطِقُونَ﴾

Qui signifie : « C’est plutôt l’un d’entre eux qui l’a fait, posez-leur la question s’ils pouvaient répondre ! »

Il est un devoir de croire que les prophètes sont exemptés du mensonge. Quant à ce qui est parvenu à propos de Ibrahim dans ce verset, ce n’est pas un mensonge, c’est une vérité du point de vue du fond et de la forme. Son peuple était un peuple d’idolâtres et Ibrahim ^alayhi s-salam voulait faire quelque chose à leurs idoles qui soit un argument contre eux, puissent-ils se réveiller de leur léthargie et de leur insouciance. Et c’était une habitude de son peuple d’organiser une fête pour leurs idoles à l’extérieur de leur ville. Lorsque c’était le jour de leur fête, ils sont sortis de la ville et le Prophète Ibrahim ^alayhi s-salam s’est rendu au temple où étaient entreposées les idoles. Il a trouvé une grande idole et plusieurs petites. Il a pris de sa main une hache et s’est mis à détruire les petites statues jusqu’à faire en sorte qu’elles soient complètement détruites puis il a accroché la hache au cou de la plus grande des statues de sorte que lorsque son peuple revient, il leur montre que les statues ne peuvent même pas se protéger d’une nuisance. Et notre Maître Ibrahim ^alayhi s-salam donne ainsi l’argument à son peuple mécréant. Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à son peuple : « C’est la plus grande qui a fait cela (c’est à dire qui les a détruites), posez-leur donc la question si elles peuvent parler.» En effet, c’était la plus grande des idoles qui l’avait amené à détruire les autres idoles tellement il était exaspéré par leur exagération dans leur glorification de cette grande statue en embellissant son apparence. Cela l’a amené à détruire les petites statues et à humilier la plus grande. L’attribution de l’acte à la plus grande des idoles est donc une attribution métaphorique. Il n’y a pas de mensonge en cela.

Rappel de ce en quoi nous devons croire !

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 30, 2021
  • Parle de ach-chafa^ah, l’intercession.

Il est un devoir de croire en l’intercession (ach-chafa^ah) et il s’agit de demander que certains désobéissants musulmans soient déchargés du châtiment. Ainsi les prophètes, les anges, les savants qui œuvrent pour la religion, tout comme les martyrs de combat, intercèderont. L’intercession n’est réservée qu’en faveur des musulmans. Le Prophète ﷺ dans un hadith rapporté par Al-Hakim a dit :

شَفَاعَتِى لِأَهْلِ الْكَبَائِرِ مِنْ أُمَّتِى

Ce qui signifie : « Mon intercession est réservée pour les grands pécheurs de ma communauté ».

Quant aux mécréants il n’y aura pas d’intercession en leur faveur le Jour du Jugement. Dans Sourat Al-‘Anbiya’, Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit :

﴿وَلا يَشْفَعُونَ إِلَّا لِمَنِ ارْتَضَى﴾

Ce qui signifie : « Et ils n’intercèderont que pour ceux pour qui il agrée l’intercession. », c’est-à-dire que pour ceux qui se seront satisfaits de l’Islam pour religion.

  • Parle du Paradis.

Il est un devoir de croire au Paradis. C’est une résidence de félicité éternelle pour les croyants et le Paradis se trouve au-dessus du septième ciel. Il existe actuellement. La preuve en est de la Parole de Allah :

﴿أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ﴾

Ce qui signifie : « Il est déjà réservé[U1]  en faveur des pieux ». Le Paradis ne sera pas anéanti et ceux qui vont y résider ne seront pas anéantis. La félicité au Paradis est de deux sortes. Il y a une félicité qui est générale, réservée à tous ceux qui seront au Paradis et il y a une félicité qui est particulière que n’obtiendront que les pieux. Pour ce qui est de la félicité générale, tous les gens du Paradis seront vivants, ne mourront plus jamais, ils seront tous en bonne santé et ne tomberont jamais malades. Les gens du Paradis seront tous jeunes et ne vieillirons jamais. Ils seront tous dans une félicité et ne seront jamais malheureux. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِذَا دَخَلَ أَهْلُ الْجَنَّةِ الْجَنَّةَ نَادَى مُنَادٍ إِنَّ لَكُمْ أَنْ تَحْيَوْا فَلا تَمُوتُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَصِحُّوا فَلا تَسْقَمُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَشِبُّوا فَلا تَهْرَمُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَنْعَمُوا فَلا تَبْأَسُوا أَبَدًا اهـ رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Lorsque les gens du Paradis entreront au Paradis, un ange va appeler et va transmettre [ils vont tous entendre] : vous allez être vivants, vous ne mourrez plus jamais, vous serez en bonne santé, vous ne tomberez plus jamais malades, vous serez jeunes, vous ne vieillirez jamais, et vous aurez une félicité, vous ne serez plus jamais malheureux », hadith rapporté par Mouslim.

Pour ce qui est de la félicité particulière, c’est celle que Allah a réservé pour ses esclaves vertueux tout comme cela est parvenu dans le hadith qoudsiyy dans lequel le Messager de Allah ﷺ dit :

قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَعْدَدْتُ لِعِبَادِىَ الصَّالِحِينَ مَا لا عَيْنٌ رَأَتْ وَلا أُذُنٌ سَمِعَتْ وَلا خَطَرَ عَلَى قَلْبِ بَشَرٍ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Allah, glorifié soit-Il, dit : J’ai réservé pour Mes esclaves vertueux ce que pas un œil n’a vu, pas une oreille n’a entendu et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un humain », rapporté par Al-Boukhariyy.

Le Paradis c’est la résidence qui est pure de toute souillure comme l’urine, les selles, les menstrues, les lochies le crachat et le sperme. Ainsi la nourriture dont vont s’alimenter les gens du Paradis et leur boisson ne sera pas transformée en urine et en matière fécale, mais elle va sortir sous forme de transpiration de leur corps, qui a l’odeur du musc. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّ أَهْلَ الْجَنَّةِ يَأْكُلُونَ فِيهَا وَيَشْرَبُونَ وَلا يَتْفِلُونَ وَلا يَبُولُونَ وَلا يَتَغَوَّطُونَ وَلا يَتَمَخَّطُونَ

Ce qui signifie : « Les gens du Paradis vont y manger et boire et ils ne crachent pas, ils n’urinent pas, ils ne vont pas à la selle et il ne se mouchent pas ». Les compagnons ont demandé que vont devenir les aliments dont ils vont se nourrir. Le Messager a dit ce qui signifie : « Ce sera de l’air qui sortira de leur bouche et la transpiration de leur peau qui aura l’odeur du musc. Ils seront inspirés de faire le tasbih [la parole soubhana l-lah] et le tahmid [la parole al-hamdou li-Llah] comme ils seront inspirés de respirer ».

Les gens du Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam c’est à dire soixante coudées de haut avec sept coudées de large. Il a été rapporté dans le hadith de At-Tirmidhiyy, dans ses Sounan, que les gens du Paradis seront imberbes, ils n’auront pas de poils sur le corps excepté les cheveux de la tête, des paupières, des cils et des sourcils et ils auront l’âge de trente-trois ans (c’est-à-dire comme s’ils avaient l’aspect d’une personne de trente-trois ans).

  • Parle des caractéristiques du Paradis.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

هَلْ مُشَمِّرٌ لِلْجَنَّةِ فَإِنَّ الْجَنَّةَ لا خَطَرَ لَهَا

Ce qui signifie : « Qui d’entre vous est prêt à se retrousser les manches pour gagner le Paradis. Le Paradis est au-delà de ce que vous pourrez imaginer ». Puis le Prophète ﷺ a dit concernant la description du Paradis :

هِىَ ورَبِّ الكَعْبَةِ نُورٌ يَتَلَأْلَأُ وَرَيَحَانَةٌ تَهْتَزُّ و ٌقَصْرٌ مَشِيدٌ وَنَهْرٌ مُطَّرِدٌ وَفَاكِهَةٌ كَثِيرَةٌ نَضِيجَةٌ وَزَوْجَةٌ حَسْنَاءُ جَمِيلَةٌ وَحُلَلٌ كَثِيرَةٌ في مُقِامٍ أَبَدِىٍّ فِى حَبْرَةٍ وَنَضْرَةٍ، رَوَاهُ ابْنُ حِبّانَ.

Ce qui signifie : « Le Paradis, par le Seigneur de la Ka^bah, ce sont des lumières scintillantes, une verdure chatoyante, des palais édifiés, des rivières qui coulent en abondance, des fruits en abondance mûrs, une épouse belle et beaucoup de parures dans une résidence qui est perpétuelle, dans une joie et une verdoyance », rapporté par Ibnou Hibban. Ainsi le Prophète ﷺ a dit à ses compagnons : « Y a-t-il qui se retrousse les manches pour gagner le Paradis ? », c’est-à-dire qui veut fournir des efforts dans l’obéissance à Allah ? Qui est prêt à œuvrer pour le Paradis ? Parce que le Paradis n’a pas de pareil. Et il a poursuivi en disant : « Le Paradis par le seigneur de la Ka^bah, ce sont des lumières scintillantes », c’est-à-dire je jure par le Seigneur de la Ka^bah que le Paradis est plein de lumières scintillantes, il est éclairé, il n’y a pas d’obscurité et il n’y a pas besoin de soleil ou de lune. Si une des femmes du Paradis comme l’avait décrite le Messager de Allah ﷺ apparaissait dans cette terre, elle l’aurait éclairée du levant au couchant, Alors comment peut-il y avoir de l’obscurité au Paradis ? Et le Messager ﷺ a décrit le Paradis qui comporte beaucoup de verdure qui est plaisante au regard. Chaque arbre du Paradis, son tronc est en or et lorsque ses feuilles frémissent, elles émettent un son agréable et plaisant pour l’âme. Et le Messager ﷺ a décrit le Paradis comme ayant des palais édifiés, c’est-à-dire qu’il y a au Paradis des palais très élevés. Quant à sa parole ﷺ concernant les fleuves, elle indique qu’il y a des fleuves qui coulent : il y a des fleuves d’eau, des fleuves de lait et des fleuves de miel pur. Et la parole du Prophète ﷺ à propos des fruits mûrs, nous apprend qu’au Paradis il y a tout ce que l’âme peut désirer comme fruit et qu’ils sont mûrs. Et la parole du Prophète ﷺ : « Une épouse belle », signifie qu’il y a pour les croyants des épouses qui sont très belles. Sa parole ﷺ « Dans une résidence qui n’a pas de fin », fait référence à une vie éternelle qui n’a pas de fin. La parole du Prophète « Fi habrah », c’est-à-dire dans une joie continue et la parole du Prophète « nadrah » c’est-à-dire que les visages des gens du Paradis ont de beaux visages. Et les compagnons ont dit au Messager de Allah  ﷺ: « Nous, nous retroussons les manches Ô Messager de Allah », il leur a enseigné de dire « In cha’ a l-Lah », c’est-à-dire si Dieu le veut.

  • Parle de la vision dans l’au-delà.

Il est un devoir de croire que Allah sera vu dans l’au-delà. Les croyants Le verront lorsqu’ils seront au Paradis sans comment, sans endroit et sans direction, c’est-à-dire sans qu’Il n’ait des caractéristiques des créatures et sans qu’Il ne soit dans un endroit ou une direction. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat al-Qiyamah :

﴿وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَّاضِرَةٌ إِلَى رَبِّهَا نَاظِرَةٌ﴾

Ce qui signifie : « Les croyants avec leurs visages rayonnants de bonheur, verront leur Seigneur ce jour-là, ils Le verront, Celui Qui n’a pas de pareil ». Ils ne Le verront pas comme un corps impalpable à l’image de la lumière ni comme un corps palpable comme l’être humain. Ils ne Le verront pas installé au Paradis ni en dehors du Paradis et ils ne Le verront pas situé dans un endroit ou dans une direction. Et ils ne Le verront pas situé à leur droite ni à leur gauche ni dans la direction du dessus ni dans la direction du dessous ni dans la direction de devant ni dans la direction de derrière. Ils Le verront sans qu’Il n’ait un volume, une quantité, une taille, une étendue ou une limite. Il n’aura pas d’organe, ils Le verront sans qu’Il n’ait de longueur parce qu’Il n’est pas un corps composé de parties, Il n’a pas de membres, ils Le verront sans qu’Il n’ait de longueur, de largeur, de profondeur, d’épaisseur, de couleur, de formes, d’aspect ou de comment. Ils Le verront sans qu’Il n’ait une position debout, assise, allongée ou adossée, sans qu’Il soit accroché, en contact, séparé, immobile ou en mouvement, sans qu’il n’y ait entre Lui et Ses créatures une quelconque distance. La vision des croyants qu’ils auront de Allah dans l’au-delà ce n’est pas une réunion avec Allah comme les gens qui font la prière, qui se réunissent avec un Imam dans la mosquée parce que Allah, il Lui est impossible de résider dans un endroit. La vision que les croyants auront de leur Seigneur dans l’au-delà est possible selon la raison, preuve en est que Mouça ^alayhi s-salam a demandé à Son Seigneur de Le voir, par la parole :

﴿رَبِّى أَرِنِى أَنْظُرْ إِلَيْكَ﴾

Ce qui signifie : « Seigneur fait que je puisse te voir ». Si la vision avait été impossible, Mouça n’aurait pas demandé à son Seigneur de le voir. Quant à la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, adressée à Mouça :

﴿لَنْ تَرَانِى﴾

Ce qui signifie : « Tu ne me verras point », c’est-à-dire dans le bas-monde. Et Mouça ^alayhi s-salam lorsqu’il avait demandé à son Seigneur de pouvoir Le voir avec ses yeux, Il ne lui avait pas encore révélé à ce moment-là que Allah ne pourra pas être vu avec les yeux qui seront anéantis dans ce bas-monde. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ رَبَّكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ كَمَا تَرَوْنَ الْقَمَرَ لَيْلَةَ الْبَدْرِ لا تَضَامُّونَ فِى رُؤْيَتِهِ ، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Certes vous verrez votre Seigneur au Jour du Jugement comme lorsque vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne vous bousculerez pas pour Le voir », rapporté par Mouslim. Le Messager ﷺ a comparé la vision que les croyants auront de leur Seigneur, du fait qu’elle ne comporte aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Il n’a pas assimilé Allah à la lune. Ce qui est visé c’est qu’ils Le verront d’une vision dans laquelle il n’y a aucun doute. Ils ne vont pas douter sur le fait que Celui qu’ils ont vu c’est bien Dieu et non pas autre que Dieu. Tout comme celui qui observe la lune, une nuit de pleine lune et qu’il n’y a pas de nuage, il verra la lune d’une vision dans laquelle il n’y a aucun doute. La parole qu’utilise le Prophète dans le hadith « La tadammouna fi rou’yatihi » signifie : « vous ne vous bousculerez pas pour le voir » et cela est le cas de Celui Qui n’a pas d’endroit. Parce que les gens lorsqu’ils veulent voir quelqu’un ou quelque chose dans un endroit, ils se bousculent les uns les autres pour le voir et ceux qui seront proches pourront le voir alors que ceux qui seront plus loin seront repoussés.

  • Parle de la croyance aux anges.

Il est un devoir de croire aux anges, c’est-à-dire en leur existence et qu’il s’agit d’esclaves vertueux qui ne sont ni mâles ni femelles. Ils ne mangent pas, ils ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne se fatiguent pas, ils n’ont pas de rapport et ne reproduisent pas. Ils ne désobéissent pas aux ordres que Allah leur donne et ils font tout ce qui leur est ordonné de faire. Les anges sont des corps impalpables, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas saisis avec la main. Allah les a créés de lumière, ils ont des âmes, des raisons et une volonté. Allah leur a donné la capacité à prendre forme sous l’apparence d’hommes parmi les descendants de ‘Adam sans l’organe génital et ne prennent pas d’apparence de femmes. Chaque ange a deux ailes, quatre, six ou plus. Dans Sourat Fatir, Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿أُولِى أَجْنِحَةٍ﴾

Ce qui signifie : « Ils ont des ailes ». Notre maître Jibril ^alayhi-s-salam a six cents ailes. Le Messager ﷺ l’a vu une fois dans un endroit de la Mecque qui s’appelle Ajyad. Jibril lui a alors dit : « Demande à ton Seigneur de t’accorder de me voir sous mon aspect d’origine ». Alors le Messager a demandé cela, Jibril lui est apparu de l’est mais il était tellement grand qu’il a caché entre l’est et l’ouest. Le Messager de Allah ﷺ s’est évanoui. Puis Jibril ^alayhi-s-salam l’a pris après avoir pris une forme humaine et l’a serré contre lui. C’est alors que le Messager de Allah ﷺ lui dit ce qui signifie : « Ô Jibril, je n’ai pas pensé que Allah a créé une créature avec cet aspect-là ». Alors Jibril ^alayhi-s-salam lui a dit ce qui signifie : « Allah m’a créé, et il m’a accordé six cents ailes et je n’ai ouvert que deux ailes ;  et Allah a créé Israfil, Il lui a donné à lui aussi six cents ailes mais une seule de ses ailes est comme toutes mes ailes à moi ». Et il y a parmi les anges ceux qui ont des tailles encore plus grandes comme les Anges qui portent le trône. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

أُذِنَ لِى أَنْ أُحَدِّثَ عَنْ مَلَكٍ مِنْ مَلائِكَةِ اللَّهِ مِنْ حَمَلَةِ الْعَرْشِ إِنَّ مَا بَيْنَ شَحْمَةِ أُذُنِهِ إِلَى عَاتِقِهِ مَسِيرَةُ سَبْعِمِائَةِ عَامٍ ، رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ

Ce qui signifie : « J’ai eu l’autorisation de vous parler d’un des anges de Dieu, de ceux qui portent le trône, entre le lobe de l’oreille de l’un d’entre eux jusqu’à son épaule il y a la distance de sept cents années », c’est-à-dire par le vol d’une distance parcourue par un oiseau qui vole rapidement, rapporté par Abou Dawoud. Cet ange, son épaule se trouve au niveau du Trône et son pied se trouve dans la septième terre.

  • Parle de la croyance aux messagers.

Il est un devoir de croire aux messagers de Allah, c’est-à-dire à Ses prophètes. Le premier d’entre eux est ‘Adam ^alayhi-s-salam et le dernier d’entre eux est Mouhammad ﷺ. Il est parvenu dans un hadith que le nombre de prophètes est de cent vingt-quatre mille parmi lesquels il y a trois cent treize Messagers, Hadith rapporté par Ibnou Hibban qu’il a jugé Sahih. Et la prophétie est spécifique aux hommes parmi les humains. Il n’y a pas de prophète femme. La preuve en est la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿وَمَا أَرْسَلْنَا مِنْ قَبْلِكَ إِلَّا رِجَالًا نُّوحِى إِلَيْهِم﴾

Ce qui signifie : « Nous n’avons pas envoyé avant toi excepté des hommes à qui nous avons transmis la révélation ». Il n’y a pas de prophète parmi les anges ni parmi les jinns.

  • Quelle est la preuve de la prophétie de ‘Adam ?

Il est un devoir de croire que notre maître ‘Adam ^alayhi-s-salam est le premier des prophètes et des messagers. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى ءَادَمَ وَنُوحًا وَءَالَ إِبْرَاهِيمَ وَءَالَ عِمْرَانَ عَلَى الْعَالَمِينَ﴾

Ce qui signifie : « Certes Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de Ibrahim, la famille de ^Imran sur le reste mondes », c’est-à-dire qu’Il a choisi ‘Adam et Nouh pour qu’ils soient prophètes et messagers. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Nouh :

﴿إِنَّا أَرْسَلْنَا نُوحًا إِلَى قَوْمِهِ

Ce qui signifie : « Certes nous avons envoyé Nouh a son peuple ». Nouh par le texte même du Qour’an est un messager. Ainsi nous comprenons de la parole de Allah :

﴿إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى ءَادَمَ وَنُوحًا﴾

Ce qui signifie : « Certes Allah a élu ‘Adam et Nouh », que cette élection de ‘Adam est du même ordre que l’élection de Nouh ; c’est une élection pour assumer la charge de messager et de prophète. Ce qui témoigne de son statut de prophète c’est le hadith de At-Tirmidhiyy, qui signifie : « ‘Adam et tout autre que lui parmi les prophètes seront sous ma bannière au jour du Jugement ».  Les musulmans ont été unanimes sur le statut de prophète de notre Maître ‘Adam de sorte que celui qui renie son statut est un mécréant selon l’unanimité. Ceci est également mentionné dans le livre Maratibou-l-ijma^.

  • Quelle est la preuve que notre Maître ‘Adam ^alayhi-s-salam n’était pas un singe qui aurait évolué ?

Notre Maître ‘Adam ^alayhi-s-salam est le premier des humains et le premier des prophètes et des envoyés. Il n’était pas un singe qui aurait évolué, et ne lui ressemble pas. Il était plutôt d’un bel aspect, doté d’une belle voix, il était droit et n’était pas comme les animaux qui marchent à quatre pattes. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ طُولُ ءَادَمَ سِتِّينَ ذِرَاعًا طُولًا فِى سَبْعَةِ أَذْرُعٍ عَرْضًا، رَوَاهُ أَحْمَدُ فِى مُسْنَدِهِ

Ce qui signifie : « ‘Adam avait une taille de soixante coudées de haut sur sept coudées de large », tout comme l’a rapporté Ahmad dans son Mousnad. Quant à la parole de certains athées qui prétendent que le premier des humains avait l’aspect d’un singe, cela revient à démentir le Qour’an. Ainsi dans Sourat At-Tin Allah, exempté de toute imperfection soit-Il dit :

﴿لَقَدْ خَلَقْنَا الإِنْسَانَ فِى أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ﴾

Ce qui signifie : « Nous avons créé l’être humain avec le plus bel aspect », c’est-à-dire la plus belle image, c’est-à-dire qu’il avait une belle composition, qu’il était droit, marchait sur ses pieds et mangeait avec ses mains. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-‘Isra’ :

﴿وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِى ءَادَمَ

Ce qui signifie : « Nous avons honoré le fils de ‘Adam », c’est-à-dire que Allah a créé l’homme, l’a honoré et a fait que son aspect soit meilleur que celui d’autres que lui. Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit :

﴿إِنِّى خَالِقٌ بَشَرًا مِّنْ طِينٍ

Ce qui signifie : « Je crée un humain à partir de terre ». Et Mouslim a rapporté d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit :

خُلِقَتِ الْمَلائِكَةُ مِنْ نُورٍ وَخُلِقَ الْجَانُّ مِنْ مَارِجٍ مِنْ نَارٍ وَخُلِقَ ءَادَمُ مِمَّا وُصِفَ لَكُمْ

Ce qui signifie : « Les anges ont été créés de lumière, les jinns ont été créés à partir de flamme de feu et ‘Adam a été créé à partir ce qui vous a été décrit », c’est-à-dire des sols de cette terre. Par ailleurs, comment ‘Adam serait-il prophète en étant un singe, cela repousserait les gens de lui et de son appel. S’il était un singe comme ils le prétendent, cela serait une porte pour lui porter atteinte, pour le diminuer et ceci n’est pas digne des prophètes.

  • Quelle est la différence entre un prophète messager et un prophète qui n’est pas messager ?

Le prophète messager est celui à qui il a été révélé une nouvelle loi et le prophète qui n’est pas messager est celui à qui il a été révélé de suivre la loi du messager qui était avant lui. Tous deux ont l’ordre de transmettre. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿فَبَعَثَ اللَّهُ النَّبِيِّينَ مُبَشِّرِينَ وَمُنْذِرِينَ﴾

Ce qui signifie : « Allah a envoyé les prophètes annonciateurs de bonne nouvelle et avertisseurs d’un châtiment ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ النَّبِىُّ يُرْسَلُ إِلَى قَوْمِهِ وَأُرْسِلْتُ إِلَى النَّاسِ كَافَّةً ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Le prophète avant moi avait pour mission de transmettre à son peuple alors que moi j’ai eu pour mission de transmettre à tous les gens, tout le monde », rapporté par Al-Boukhariyy. Il n’y a pas de sens de l’envoi d’un prophète s’il n’y a pas l’ordre de transmettre.

  • Quelle est la preuve que la religion des prophètes dans leur totalité c’est l’Islam ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللَّهِ الإِسْلامُ﴾

Ce qui signifie : « Certes la religion que Dieu agrée c’est l’Islam », c’est-à-dire que la religion correcte, que Dieu accepte, c’est l’Islam. Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ﴾

Ce qui signifie : « Celui qui suit autre que l’Islam pour religion, elle ne sera pas acceptée de lui et dans l’au-delà, il sera au nombre des perdants ». Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿وَوَصَّىٰ بِهَا إِبْرَاهِيمُ بَنِيهِ وَيَعْقُوبُ يَا بَنِىَّ إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَىٰ لَكُمُ الدِّينَ فَلا تَمُوتُنَّ إِلَّا وَأَنْتُمْ مُّسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim a recommandé cela à ses fils et Ya^qoub également : Ô vous mes fils Allah vous a choisi la religion, ne mourrez qu’en étant musulmans. ». Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran à propos de Son Prophète Ibrahim ^alayhi-s-salam :

﴿مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim n’était pas juif, il n’était pas chrétien, mais il était sur la droiture, musulman et il n’était pas associateur ». Et notre maître Youçouf ^alayhi-s-salam a dit dans ce que nous apprenons dans le Qour’an :

﴿تَوَفَّنِى مُسْلِمًا وَأَلْحِقْنِى بِالصَّالِحِينَ﴾

Ce qui signifie : « Fais-moi mourir musulman et fais que je rejoigne les vertueux ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

الأَنْبِيَاءُ إِخْوَةٌ لِعَلَّاتٍ دِينُهُمْ وَاحِدٌ وَأُمَّهَاتُهُمْ شَتَّى، رَوَاهُ الإِمَامُ أَحْمَدُ

Ce qui signifie : « Les prophètes sont comme des frères de même père et de mères différentes, leur religion est la même, et leurs mères sont différentes », rapporté par l’Imam Ahmad. Le Messager a comparé les prophètes aux frères qui ont des mères différentes, leur père c’est le même et leurs mamans sont différentes. De même les prophètes sont comme des frères dans la religion, leur religion est la même, c’est-à-dire leur croyance est la même mais leurs lois sont différentes.


Q&R Croyance suite

Posted in Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 13, 2021
  • Parle de l’attribut de Al Baqa’

Il est un devoir de croire que Allah n’est pas atteint par l’anéantissement car si l’anéantissement avait été possible à Son sujet, Il aurait été créé et n’aurait pas été exempt de début.

Or, Allah est exempt de début c’est-à-dire qu’il n’y a pas de début à Son Existence. Il est donc obligatoire qu’Il soit exempt de fin, Il existe sans fin et l’anéantissement est impossible à Son sujet.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il dit :

وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ

C’est-à-dire : « Ne demeure que l’Être de ton Seigneur, Allah est exempt de fin ».

L’Existence sans fin est un attribut obligatoire pour Dieu et c’est une existence sans fin obligatoire qui est propre à Son Être, c’est-à-dire que ce n’est pas autre que Lui qui l’en a caractérisé.

Quant à l’existence sans fin du Paradis et de l’enfer, ce n’est pas une existence sans fin propre à leur réalité, intrinsèque au Paradis et à l’enfer. Mais ils existent sans fin parce que Allah les maintient en existence et qu’Il a fait qu’ils n’aient pas de fin.

  • Parle de l’attribut de Allah le Non besoin

Il est un devoir de croire que Allah n’a besoin de rien, Il n’a besoin d’aucune de Ses créatures, Il ne tire aucun bénéfice de l’obéissance de ceux qui sont obéissants et Il ne subit aucun préjudice par la désobéissance des désobéissants. Et tout autre que Allah a besoin de Lui et ne se passe pas de Allah le temps d’un clin d’œil.

Allah, exempté de toute imperfection, soit-Il dit :

فَإِنَّ اللَّهَ غَنِىٌّ عَنِ الْعَالَمِين

Ce qui signifie : « Allah n’a pas besoin des mondes ».

Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

يَا أَيُّهَا النَّاسُ أَنْتُمُ الْفُقَرَاءُ إِلَى اللَّهِ وَاللَّهُ هُوَ الْغَنِىُّ الْحَمِيدُ

Ce qui signifie : « Ô vous les gens, c’est vous qui avez besoin de Allah et Allah est Celui qui n’a besoin de rien, à Lui la louange »,

  • Parle de l’attribut de la Puissance de Allah

Il est un devoir de croire que Allah est sur toute chose Tout Puissant, rien ne le rend impuissant.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il dit :

وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ

Ce qui signifie « Et Il est sur toute chose Tout Puissant ».

Allah, exempté d’imperfection soit-Il, s’Il n’était pas Tout Puissant, Il serait impuissant or l’impuissance est un défaut et le défaut est impossible à Son sujet. Il n’est pas permis d’appeler Allah, force ou puissance car la force, al qouwwah en arabe dans le sens de la puissance est un attribut de Dieu et Allah, exempté d’imperfection soit-Il n’est pas un attribut. Le mot qouwwah peut avoir le sens de puissance ou de force mais on ne dit pas que Allah a pour attribut la force.

  • Parle de l’attribut de la Volonté au sujet de Allah

La volonté dans le sens du vouloir est un attribut de Dieu par lequel Il spécifie ce dont l’existence est possible par l’existence au lieu de l’inexistence et par une caractéristique au lieu d’une autre. La Volonté de Dieu englobe toutes les œuvres des esclaves, les bonnes et les mauvaises. Tout ce qui entre en existence que ce soit du bien ou du mal c’est par la Volonté de Allah que cela a eu lieu et s’est produit. Si Allah n’avait pas spécifié les bonnes actions par l’existence, elles n’auraient pas existé. Il en est de même pour les mécréances et les désobéissances, si Allah, exempté d’imperfection soit-Il ne les avaient pas spécifiées par l’existence, elles n’auraient pas existé.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et les créatures. Ainsi, le fait qu’un esclave fasse du mal, c’est quelque chose de laid de sa part parce que c’est une chose qui lui est interdite. Quant à la création du mal de la part de Dieu, ce n’est pas quelque chose de laid de Sa part. Il en de même pour le fait que Allah, si Sa Volonté porte sur l’existence de quelque chose de laid, ce n’est pas une chose laide de la part de Allah. Mais ce qui est laid, c’est de la part des esclaves, le fait de faire ce qui est laid et de le vouloir.

  • Parle de l’attribut de la Science au sujet de Allah

Il est un devoir de croire que Allah sait absolument toute chose par Sa Science qui est de toute éternité. Ainsi Allah sait Son Être, Il sait Ses Attributs et Il sait ce qu’Il fait entrer en existence comme créature.

Car s’Il n’avait pas été attribué de Science, il aurait été ignorant. Or, l’ignorance est un défaut, et Allah est exempt de tout défaut.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il, dit :

وَأَنَّ اللَّهَ قَدْ أَحَاطَ بِكُلِّ شَىْءٍ عِلْمًا

Ce qui signifie : « Et Allah cerne toute chose par Sa Science ».

Sa Science n’admet pas l’augmentation ni la diminution car si Sa Science augmentait ou diminuait, il aurait été semblable à Ses créatures.

  • Parle de l’attribut de la Science au sujet de Allah    

Il est un devoir de croire que Allah entend par Son Ouïe, qui est de toute éternité, tout ce qui est audible. Ainsi Allah, glorifié soit-Il et exempté d’imperfection soit-Il, entend Sa parole qui est de toute éternité tout comme Il entend la parole des créatures et leurs sons, sans avoir besoin d’oreille ou d’aucun autre instrument.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il, dit :

وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ

Ce qui signifie : « Et Il est Celui qui entend et qui voit ».

  • Parle de l’attribut de la Vue au sujet de Dieu

Il est un devoir de croire que Allah voit par Sa Vue qui est de toute éternité tout ce qui est visible. Ainsi Allah, glorifié soit-Il et exempté d’imperfection soit-Il, voit Son Être qui est de toute éternité et voit Ses créatures sans avoir besoin d’œil ou de rayon lumineux.

Si Allah avait eu un œil ou des yeux, Il aurait été semblable à nous et Il lui aurait été possible tout ce qui nous est possible comme mort, anéantissement et changement.

  • Parle de l’Attribut de la Vie au sujet de Allah

Il est un devoir de croire que Allah est vivant d’une vie qui n’a pas de ressemblance avec notre vie, qui n’est pas à l’aide d’une âme et d’un corps.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il, dit dans sourate Al Baqarah :

اللَّهُ لا إِلَهَ إِلَّا هُوَ الْحَىُّ الْقَيُّومُ

Ce qui signifie : « Allah Il n’est de dieu que Lui, Il a pour Attribut la Vie, Il n’a besoin de rien ». Si Allah n’avait pas été vivant, rien de ce monde n’existerait car Celui qui n’est pas vivant n’a pas pour attribut la Science, la Puissance, la Volonté. Et celui qui n’a pas ces attributs n’est pas créateur.

  • Parle de l’attribut de la parole au sujet de Allah

Il est un devoir de croire que Allah parle sans langue sans lèvre et que Sa parole n’est pas des lettres ni une voix, ni une langue. Elle n’a pas de début ni de fin. Sa parole, il ne lui arrive ni silence ni interruption.

Allah, exempté d’imperfection soit-Il, dit :     

وَكَلَّمَ اللَّهُ مُوسَى تَكْلِيمًا

Ce qui Signifie : « Et Allah fait entendre Sa Parole à Mouça assurément ».

Il n’est pas permis de dire que Allah prononce car le fait de prononcer n’a lieu qu’avec des lettres et une voix.

  • Quel est le sens du fait que Allah est différent des contingents ?

C’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures. Ainsi, Allah, exempté d’imperfection soit-Il, n’a aucune ressemblance avec les créatures d’aucune manière que ce soit. Allah n’est pas un corps et n’est pas attribué des caractéristiques des corps.

Preuve en est Sa parole, exempté d’imperfection soit-Il :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ

Qui signifie : « Il n’a absolument aucun pareil ».

Ainsi notre Seigneur n’a pas de ressemblance avec les êtres dotés d’âme que ce soit les humains, les djinns, les anges ou autre. Il n’a absolument pas de ressemblance avec les objets inanimés que ce soit les corps célestes ou les corps d’ici-bas.

  • Quel est le sens de « je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah » ?

La signification de « je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah » est : je reconnais par ma langue, je crois fermement par mon cœur que notre Maître Mouhammad ﷺ est envoyé de la part de Allah à la totalité des humains et des djinns afin qu’ils croient en lui et qu’ils le suivent.

  • Cite une partie de l’ascendance du Prophète, de quelle tribu est-il, où est-il mort et où est-il enterré

Il s’appelle Mouhammad, fils de ^AbdoulLah, fils de ^Abdou l-Mouttalib, fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf le qourachite ﷺ.

Et le fait de savoir qu’il est descendant de ^Abdou Manaf c’est-à-dire de connaitre ses parents jusqu’à ^Abbdou Manaf est une obligation d’ordre communautaire. Quant au fait de savoir qu’il est Mouhammad fils de ^AbdoulLah, ceci est une obligation d’ordre personnel pour toute personne responsable.

Il est un devoir de croire qu’il est né à la Mecque et que sa naissance a eu lieu le 12 du mois de rabi^ou l-‘awwal de l’année de l’éléphant. Il s’agit de l’année durant laquelle Abrahah d’Abyssinie a essayé de conquérir la Ka^bah. Mais Allah, exempté d’imperfection soit-Il l’a anéanti ainsi que son armée avant qu’ils puissent pénétrer à La Mecque.

Le Messager a reçu sa mission de Prophète alors qu’il résidait à La Mecque. Il avait alors quarante ans. Il a émigré à Médine l’illuminée sur ordre de Dieu.

Il est mort et est enterré dans la chambre de notre dame ^Aichah que Allah l’agrée, à l’endroit même où il est décédé. En effet, les prophètes sont enterrés là où ils meurent. Ceci est une des spécificités des prophètes par laquelle Allah les a caractérisés, puisque le Prophète a dit :

الأَنْبِيَاءُ يُدْفَنُونَ حَيْثُ يَمُوتُونَ

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont enterrés là où ils meurent ».

  • Parle de la description physique du Prophète ﷺ

Le Messager ﷺ était blanc de peau, extrêmement blanc. Sa blancheur était teintée de rose et ses cheveux étaient noirs d’un noir vif. Ils n’étaient pas raides ni frisés. Mais c’était des cheveux intermédiaires légèrement ondulés. Ses cheveux arrivaient parfois jusqu’au lobe des oreilles et parfois jusqu’à ses épaules. Il ne s’est jamais rasé le crâne hormis pour le pèlerinage ou la ^oumrah. Il n’a pas eu plus d’une vingtaine de poils blancs dans les cheveux et le visage. Le Prophète ﷺ était de taille moyenne plutôt grand c’est-à-dire d’une taille moyenne. Il n’était pas gros ni maigre. Son ventre et sa poitrine ne dépassaient pas l’un l’autre. Ses épaules étaient larges et son visage était plutôt rond que long. On dirait que le soleil parcourait son visage. Son visage était rayonnant. Ses sourcils étaient fins. Ils n’étaient pas épais. Ses mains étaient fortes et ses pieds également, c’est-à-dire qu’ils étaient pleins, et pas maigres. Ses pieds également étaient robustes. Ses yeux étaient noirs d’un noir de jais. Les cils sur ses paupières étaient longs. Il avait des poils sur les bras, sur les épaules et le haut de sa poitrine. Il avait une ligne de duvet qui descendait de sa poitrine jusqu’au nombril. Il avait une barbe épaisse c’est-à-dire que l’on ne voyait pas la peau à travers. Son nez était fin avec des narines non épatées et une légère protubérance en son milieu, comme sublimé par une lumière. Sa bouche était large et il avait un petit interstice entre ses deux incisives du haut.

  • Parle de la véracité du Prophète ﷺ

Il est un devoir de croire que le Prophète ﷺ est véridique en tout ce qu’il a annoncé et transmis et de la part de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il. Le miracle est la preuve de la véracité du Prophète. Le miracle est quelque chose d’extraordinaire, qui vient conformément à la prétention de celui qui se dit prophète, qui est sauf de toute opposition par quoique ce soit de semblable. Quelque chose d’extraordinaire, c’est ce qui contredit ce qui est habituel. Quant aux choses étonnantes qui ne contredisent pas l’habitude, ce ne sont pas des miracles. C’est le cas par exemple de rester en apnée sous l’eau pendant cinq minutes. Également parmi les choses extraordinaires mais qui ne s’accompagnent pas d’une prétention à la prophétie, il y a ce qui se manifeste par les mains des saints. Ce ne sont pas des miracles mais ce sont des prodiges parce que le saint ne prétend pas être prophète. Autrement, ces choses extraordinaires ne se seraient pas produites pour lui. Cette chose extraordinaire qui est un miracle vient conformément à la prétention de celui qui se dit prophète, c’est-à-dire que cela confirme sa prétention à la prophétie. Quant à ce qui n’est pas conforme à la prétention à la prophétie, cela ne s’appelle pas un miracle. C’est par exemple ce qui s’est produit pour Mouçaylimah le menteur qui prétendait la prophétie. Il lui est arrivé de passer sa main sur le visage d’un homme borgne lequel a alors perdu son œil sain. Il est devenu aveugle. Le miracle, est ainsi sauf de toute opposition par quoique ce soit de semblable. C’est-à-dire que les incrédules, ceux qui le démentent n’ont pas la capacité d’amener quelque chose d’équivalent. La connaissance qu’un miracle s’est produit parvient par l’observation, pour celui qui l’a observé, ou par la voie du tawatour pour celui qui n’en a pas été témoin. Le tawatour, c’est la diffusion de l’information par l’intermédiaire d’un grand nombre de personnes en en étant témoin, à un grand nombre de personnes et, ainsi de suite, jusqu’à ce que cette nouvelle nous parvienne. De la sorte, il est impossible qu’ils se soient tous entendus pour mentir à propos de cette nouvelle.

  • Parle du supplice de la tombe.

Il est un devoir de croire au supplice de la tombe tel que l’exposition au feu pour le mécréant chaque jour à deux reprises, une fois en début de journée et une fois en fin de journée. Il subira un supplice en voyant la place qu’il occupera dans l’au-delà. Dans sourate Ghafir, Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوًّا وَعَشِيًّا

Ce qui signifie : « Le feu leur sera exposé une fois en début de journée et une fois en fin de journée ».

Les gens qui ont suivi et adoré Pharaon, verront leur place en enfer lorsqu’ils seront dans le Barzakh, la période qui sépare la tombe du jour du Jugement, c’est-à-dire la période de la tombe, chaque jour à deux reprises au point qu’ils seront emplis de terreur. Et lorsque le jour du Jugement arrivera, il sera dit aux anges :

أَدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ الْعَذَابِ

Ce qui signifie : « faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon et qui l’ont adoré au pire des châtiments ». Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourate Taha :

وَمَنْ أَعْرَضَ عَنْ ذِكْرِى فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنْكًا

Ce qui signifie : « Et celui qui se détourne de Mon adoration, il aura une vie difficile », c’est-à-dire que le mécréant, celui qui s’est détourné de la foi en Dieu et en son Messager subira un supplice dans sa tombe. C’est en effet ce qui est visé dans ce verset par ﴿مَعِيشَةً ضَنْكًا﴾, c’est-à-dire une vie éprouvante dans la tombe. Et le Prophète ﷺ a expliqué cela comme étant le supplice de la tombe, tout comme cela a été rapporté avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’à lui par Ibn Hibban et At-Tabaraniyy, par l’intermédiaire de Abou Hourayrah que Dieu l’agrée. Et parmi les supplices de la tombe, il y a la pression de la tombe de sorte que ses deux parois se resserrent sur les deux côtés au point que ses côtes vont s’entrecroiser, les serpents, les scorpions et les insectes de la terre vont dévorer son corps. At-Tabaraniyy a rapporté que le Messager de Allah ﷺ   a dit :

وَيُسَلَّطُ عَلَيْهِ عَقَارِبُ وَثَعَابِينُ لَوْ نَفَخَ أَحَدُهُمْ فِى الدُّنْيَا مَا أَنْبَتَتْ شَيْئًا تَنْهَشُهُ فَتُؤْمَرُ الأَرْضُ فَتُضَمّ حَتَّى تَخْتَلِفَ أَضْلاعُهُ اهـ

Ce qui signifie : « Et il sera en proie à des scorpions et des serpents, si l’un d’entre eux soufflait sur le bas-monde alors plus rien ne pousserait, ils vont le dévorer puis la terre recevra l’ordre de se resserrer sur lui au point que ses côtes vont s’entrecroiser ». Quant aux musulmans désobéissants, grands pécheurs qui sont morts avant de se repentir, ils sont de deux catégories : une catégorie à qui Allah épargne le supplice dans la tombe et une catégorie que Allah fera supplicier dans la tombe ensuite le supplice s’interrompra pour eux et le restant sera retardé pour l’au-delà. Et parmi ce qui constitue un supplice dans la tombe, il y a l’apeurement de certains musulmans désobéissants de l’obscurité de la tombe et du sentiment de solitude qu’ils ressentiront.

Ainsi, Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça’iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, qu’il a dit que le Messager de Allah ﷺ  est passé auprès de deux tombes et il a dit ce qui signifie : « Ces deux morts sont en train de subir un supplice ; ils ne subissent pas un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent par erreur comme étant un grand péché ». Et pourtant c’est un grand péché puisque le Prophète a dit par la suite ce qui signifie « Ah que si ». Puis il a expliqué : « L’un des deux colportait les propos pour semer la zizanie, [c’est-à-dire il rapportait la parole entre deux personnes pour les amener à se considérer comme des ennemis]. Pour ce qui est du second, il ne se protégeait pas de l’urine, [c’est-à-dire qu’il se souillait le corps avec l’urine] ». Puis le Messager de Allah ﷺ  a demandé à avoir une branche de palmier, une palme verte qu’il a coupé en deux et a planté une moitié sur chaque tombe puis il a dit ce qui signifie : « Puisse le supplice de la tombe leur être allégé grâce à ces palmes tant qu’elle restent vertes plantées dans le sol de leur tombe ». Il a été parvenu dans le hadith que les plantes vertes font le tasbih pour Dieu et lorsqu’elles sont plantées sur la tombe, cela soulagera celui qui est dans la tombe grâce à leur glorification de Dieu. Donc si cette plante verte est plantée sur la tombe cela allègera celui qui est dans la tombe s’il est dans une situation difficile. Il convient donc de planter des plantes vertes sur les tombes car elles glorifient Dieu mais nous ne les entendons pas. Il y avait à l’époque des compagnons un des habitants du Yémen qui s’appelait Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui faisait partie des grands saints. Il avait rencontré des compagnons mais il n’avait pas rencontré le Messager de Allah ﷺ . Une fois, alors qu’il était en train de faire le tasbih, il évoquait Dieu avec un chapelet, il s’est assoupi et la soubhah s’est mise à tourner toute seule dans sa main en disant soubhanaka ya mounbita n-nabat wa ya da’ima th-thabat, puis il s’est réveillé et a trouvé que la soubhah tournait autour de son poignet et elle faisait le tasbih. Il a appelé son épouse Oummou Mouslim et lui a dit « Ô Oummou Mouslim, vient voir, vient vite, il y a quelque chose d’étonnant » et lorsque la femme est arrivée, la soubhah s’est arrêtée. Ya mounbita-n-nabat veut dire « Ô toi qui fait pousser les plantes » et wa ya da’ima-th-thabat signifie « Ô Toi dont l’existence est immuable » c’est-à-dire Celui dont l’existence n’a pas de fin. Cela ne veut pas dire que Allah est immobile sans mouvement.

  • Parle des différentes sortes de martyrs.

Le martyr est de différente de sortes, et n’est martyr que quelqu’un qui est mort musulman. Celui qui est mort dans le combat, dans la voie que Allah agrée est un martyr de combat. Celui qui est mort en défendant ses biens, c’est-à-dire qu’il défendait ses biens pour empêcher un injuste de les prendre et qui fut tué ainsi, c’est un martyr. Celui qui se défend pour se protéger lui-même, c’est-à-dire contre l’attaque d’un injuste qui voulait le tuer, il a combattu et il a été tué, c’est un martyr. Celui qui a été tué pour sa religion, c’est-à-dire qui a été tué parce qu’il était musulman, c’est un martyr. Aussi celui qui est mort en défendant sa famille, comme celui qui défendait son épouse pour empêcher que quelqu’un la viole et a été tué par celui qui voulait la fornication, il est mort martyr. Celui qui meurt de la noyade ou de la brulure, c’est un martyr. Celui qui meurt à cause de son ventre, de ses intestins, ou de quelque chose qui provient de l’intérieur de l’abdomen comme d’une diarrhée ou au contraire il ne pouvait plus émettre ni de gaz ni de selles, c’est un martyr. En raison du Hadith de At-Tirmidhiyy :

مَنْ قَتَلَهُ بطْنُهُ لَمْ يُعَذَّبْ فِى قَبْرِهِ

Ce qui signifie : « Celui qui est mort à cause de son ventre, il ne sera pas supplicié dans sa tombe ». De même celui qui est mort étranger de son pays et de sa famille c’est un martyr en raison du Hadith de Ibnou Majah :

مَوْتُ الْغَرِيبِ شَهَادَةٌ

Ce qui signifie : « La mort de l’étranger est un martyr ». Celui qui meurt de la peste, d’une pleurésie, qui meurt sous les décombres ou encore qui ait fait une chute d’une hauteur, c’est un martyr. Également la femme qui meurt à cause des contractions de l’accouchement, c’est une martyre. Celui qui obtient une des sortes de martyr, il ne subira de supplice ni dans la tombe ni dans l’au-delà.

  • Parle de la félicité de la tombe

Il est un devoir de croire en la félicité de la tombe comme l’élargissement de la tombe, soixante-dix coudées de long sur soixante-dix coudées de large pour le croyant qui est pieux et son éclairage par une lumière qui ressemble à la lumière de la lune une nuit de pleine lune et autre que cela comme le fait de sentir l’odeur du Paradis.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِذَا قُبِرَ الْمَيِّتُ أَوِ الإِنْسَانُ أَتَاهُ مَلَكَانِ أَسْوَدَانِ أَزْرَقَانِ

 (أَىْ لَوْنُهُمَا أَسْوَدُ مَمْزُوجٌ بِزُرْقَةٍ) يُقَالُ لِأَحَدِهِمَا مُنْكَرٌ وَلِلآخَرِ نَكِيرٌ

Ce qui signifie : « Lorsque le mort sera enterré ou l’être humain, viendront à lui deux anges noir-bleu (c’est-à-dire que leur couleur est d’une noirceur teintée de bleu), l’un s’appelle Mounkar et l’autre s’appelle Nakir. Ces anges lui diront : « Qu’est-ce que tu disais à propos de cet homme Mouhammad ? ». Il répondra ce qu’il disait avant de mourir. Si c’était un croyant il dira : « Il est l’esclave de Allah et Son Messager, je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ». Ils lui diront alors : « Nous savions que tu dirais cela » c’est-à-dire nous savions avant même que tu ne répondes que tu avais cette croyance. Puis sa tombe sera élargie de soixante-dix coudées sur soixante-dix coudées, elle sera éclairée. Il lui sera dit : « Dors » et il dormira du plus profond des sommeils comme celui du nouveau marié qui n’est réveillé que par son épouse, l’être qui lui est le plus cher c’est à dire qu’il ne ressentira ni dérangement ni solitude jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette couche. 

Q&R croyance

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 13, 2021
  • Quelle est la signification de la parole   لا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah, il n’est de protection et de force que par Allah ?

Le Prophète a expliqué cette phrase par sa parole :

لا حَوْلَ عَنْ مَعْصِيَةِ اللَّهِ إِلَّا بِعِصْمَةِ اللَّهِ وَلا قُوَّةَ عَلَى طَاعَةِ اللَّهِ إِلَّا بِعَوْنِ اللَّهِ

Qui signifie : il n’est de protection contre la désobéissance à Dieu que grâce à la préservation de Dieu et il n’est de force pour l’obéissance à Dieu que grâce à l’aide de Dieu. C’est-à-dire que l’Homme ne peut éviter le péché que si Allah l’en protège et il ne peut faire le bien et l’obéissance que si Allah l’aide.

  • Cite certains des bénéfices de la parole la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah.

Il est parvenu dans le hadith que cette phrase est un des trésors du Paradis. Le Prophète ﷺ a dit à Abou Mouça Al Ach^ariyy que Dieu l’agrée :

أَلا أَدُلُّكَ عَلَى كَلِمَةٍ هِىَ كَنْزٌ مِنْ كُنُوزِ الْجَنَّةِ

Ce qui signifie : « Veux-tu que je t’indique une parole qui est un des trésors du Paradis ? ».

Il a dit « Bien sûr Ô Messager de Allah », il lui a dit ce qui signifie : « C’est la phrase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah » tel que l’a rapporté l’imam Ahmad. Cette phrase qu’on appelle en arabe al hawqalah a été appelée trésor car c’est comme si c’était un trésor enfoui pour celui qui la dit, qu’il retrouvera au jour du Jugement.

Il a été rapporté dans le hadith rapporté par Al Hakim dans Al Moustadrak, que la phase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah est utile pour quatre-vingt-dix maux, le minimum étant le tourment. C’est-à-dire que cette phrase dissipe le tourment, c’est une des meilleures paroles qu’il convient de dire, pour celui qui est tourmenté. Cette phrase est également bénéfique pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions (waswas), tout cela par la Volonté de Dieu. S’il la dit de manière régulière, assidue et qu’il persévère à la dire, nécessairement il verra la délivrance et sa difficulté sera transformée en facilité. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a fait que cette parole comporte un grand secret et un bénéfice éminent.

Ahmad a rapporté, d’après Abou Ayyoub Al-Ansariyy que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ la nuit de son voyage nocturne, est passé près de Ibrahim ^alayhi s-salam, qui a dit à notre Prophète : « Ordonne à ta communauté qu’elle multiplie les plantes du Paradis ; le sol du Paradis est bon et sa terre est étendue ». Le Prophète lui a dit :  وَمَا غِرَاسُ الْجَنَّةِ

Ce qui signifie « Quelles sont donc les plantes du Paradis ? » et Ibrahim ^alayhi s-salam lui a répondu : « C’est la phrase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah ».  Le croyant, chaque fois qu’il dit cette parole, il sera planté pour lui un arbre au paradis dont le tronc est en or.

  •  Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui. Pourquoi la parole perfection a été restreinte par l’expression « qui est digne de Lui » ?

La parole perfection a été restreinte par l’expression « qui est digne de Lui » parce que la qualité de la perspicacité est une perfection, un éloge pour l’être humain mais ce n’est pas une perfection au sujet de Dieu. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer cela.

  • Parle d’exempter Allah des défauts

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, est exempt de tout défaut, c’est-à-dire qu’il est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui comme le corps, la forme, la couleur et d’autres caractéristiques des créatures.

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Ach-Choura :

﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴾

Ce qui signifie : « Absolument rien n’est pareil à Lui ».

  • Que signifie Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, layça kamithlihi chay’, absolument rien n’est pareil à Lui ?

Cela veut dire que Allah n’a absolument pas de ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. L’imam Dhou n-noun Al Misriyy a dit : « Quoi que tu imagines dans ton esprit Allah n’est pas ainsi », c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec cela.

  • Quel est le sens de la parole, exempté de toute imperfection soit-Il وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ  wa houwa s-sami^ou l-basir ?

C’est à dire que Allah a pour attribut l’ouïe et la vue. Il est un devoir de croire que Allah entend tout ce qui est audible sans avoir besoin d’oreille ou d’un autre organe et Il voit tout ce qui est visible sans avoir besoin d’œil ou de rayon lumineux.

  • Quel est le sens de la parole des savants : Allah est de toute éternité et tout ce qui est hormis Lui est entré en existence ?

C’est-à-dire que Allah exempté de toute imperfection soit-Il, n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui a un début c’est-à-dire qu’il a existé après n’avoir pas été.

  • Parle à propos de la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il.

Dans sourat An-niça’ Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَكَلَّمَ اللَّهُ مُوسَى تَكْلِيمًا﴾

Wa kallama l-Lahou Mouça taklima.

Le Messager de Allah a dit :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إِلَّا سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

 Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous sans qu’il n’entende la Parole de Allah au jour du Jugement », rapporté par Al Boukhariyy.

Il est un devoir de croire que Allah a pour attribut une parole qui n’a pas de ressemblance avec la nôtre, qui n’est pas de lettres, ni de voix ni de langue, une parole qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas concernée par le silence ou l’interruption.

L’imam Abou Hanifah dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar a dit : « Nous, nous parlons avec des organes et des lettres et Allah parle sans organes ni lettres. Les lettres sont créées et la parole de Allah n’est pas créée ».

Pour ce qui est de la Parole de Allah dans Sourat Yacin :

﴿إِنَّمَا أَمْرُهُ إِذَا أَرَادَ شَيْئًا أَنْ يَقُولَ لَهُ كُنْ فَيَكُونُ﴾

Cela veut dire que Allah crée les choses rapidement, sans fatigue, sans difficulté, sans empêchement de la part de quiconque. Cela ne veut pas dire que Allah articule et prononce le terme koun qui veut dire en français “soit”, l’impératif du verbe être. Cela ne signifie pas que Allah prononce ce terme autant de fois qu’il y a de créatures car Allah, glorifié soit-Il, crée dans un instant ce que nous ne pouvons énumérer comme créatures. Ce verset indique donc la rapidité de faire entrer en existence.

  • Est-ce que l’on dit au sujet du Qour’an dans le sens de la parole révélée, qu’il s’agit de la Parole de Allah ?

Le Qour’an dans le sens des termes qui ont été descendus à notre Maitre Mouhammad par révélation, sont appelés Parole de Dieu. Parce que ces termes indiquent et sont une expression de la Parole de Dieu, qui n’est pas des lettres ni un son ni des langues. Également parce que ces termes ne sont pas la composition d’un ange ou d’un humain. Cela ne signifie pas que Allah a prononcé le Qour’an avec des lettres et un son tout comme nous le récitons.

Ainsi dans Sourat At-Tawbah Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وإِنْ أَحَدٌ مِّن الْمُشْرِكِينَ اسْتَجَارَكَ فَأَجِرْهُ حَتَّى يَسْمَعَ كَلامَ اللَّهِ﴾

Ce qui signifie : « Si l’un des associateurs demandait à ce que tu lui octroies une garantie de sécurité alors donne lui cette garantie de sécurité pour qu’il vienne en terre d’islam et qu’il entende la Parole de Allah ». Il est clair ici qu’il s’agit des termes révélés et non pas de l’attribut de Dieu sinon tout un chacun qui entendrait ces termes qui ont été révélés serait l’équivalent de Moïse, lui qui a entendu la Parole propre de Dieu, Son attribut.

  • Que signifie que Allah est différent de toutes les créatures par Son Être, par Ses attributs et par Ses actes ?

Allah est différent de la totalité des créatures, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, il n’y a donc pas d’être qui soit pareil à Son Être, car Allah n’est pas un corps. Il n’y a pas pour autre que Dieu, d’attribut qui soit pareil à l’attribut de Dieu ou d’acte qui soit pareil à Son acte. Allah, exempté de toute imperfection soit-ll, dit dans Sourat Ach-Choura :

﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴾

Ce qui signifie : « Absolument rien n’est pareil à Lui », et Allah, exempté de toute imperfection soit-ll, dit dans Sourat An-Nahl :

﴿وَلِلَّهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى﴾

Ce qui signifie : « Allah a l’attribut qui n’a pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui », c’est-à-dire que Allah a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. L’Imam Abou Hanifah que Dieu Lui fasse miséricorde a dit : Son acte, exempté de toute imperfection soit-Il, c’est-à-dire le fait qu’Il crée : c’est Son attribut de toute éternité ; et ce qui en résulte c’est-à-dire ce qui est créé, est contingent, il est entré en existence.

  • Quel est le sens de la parole des savants « Il est exempt de ce que disent les injustes. » ?

C’est-à-dire que Allah est totalement exempt de ce que disent les mécréants, exempt de ce qu’il n’est pas digne de Lui attribuer, comme d’avoir une épouse et un enfant. Et la plus grande des injustices, c’est l’injustice des mécréants. Les mécréants ont atteint le summum de l’injustice. Comme la mécréance est la plus grave des formes d’injustice, Allah a employé dans le Qour’an le terme Adh-dhalimin et il en a visé al-kafirin, les mécréants. Allah exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَالْكَافِرُونَ هُمُ الظَّالِمُونَ

Ce qui signifie : « Les mécréants sont eux les injustes ».

  • Parle des attributs de Dieu.

Allah a pour attribut les attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Et les attributs de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, sont dans leur totalité exempts de début et exempts de fin, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de début et qu’ils n’ont pas de fin. L’Imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, a dit dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar: « Celui qui dit que les attributs de Allah sont contingents, accidentels, entrés en existence ou qui doute, ou qui ne veut pas se prononcer à ce sujet, c’est un mécréant ». C’est-à-dire que celui qui dit que Allah Il Lui est arrivé un des attributs qu’Il n’a pas de toute éternité, il prétend que ce serait de nouveaux attributs, ou qui a douté à ce sujet, c’est-à-dire s’il a dit peut être que les attributs de Dieu sont de toute éternité ou peut-être qu’il sont contingents, ou qui ne veut pas se prononcer à ce sujet, c’est-à-dire qu’il dit moi je ne dis pas que les attributs de Dieu sont accidentels et je ne dis pas qu’ils sont de toute éternité : dans tous ces cas-là, il est mécréant.

  • Les savants ont dit qu’il est un devoir de connaitre treize des attributs de Dieu, quels sont donc ces attributs ?

Les treize attributs sont : l’existence, l’unicité, l’existence de toute éternité, c’est-à-dire le fait de ne pas avoir de début, l’existence sans fin, le non-besoin, c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui, la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie, la parole et le fait qu’Il soit différent de ce qui est contingent, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures.

  • Parle de l’attribut de l’existence de Dieu.

Il est un devoir de croire que Dieu existe, il n’y a pas de doute à propos de Son existence, Son existence n’est pas par l’acte d’un être qui l’aurait fait exister car Son existence n’a pas été précédée du néant.

Ainsi dans le Qour’an Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿أَفِى اللَّهِ شَكٌّ﴾

Ce qui signifie : « Il n’y a pas de doute à propos de Dieu », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de doute à son sujet.

  • Parle de l’attribut de l’unicité de Dieu.

Il est un devoir de croire que Allah est unique, qu’Il n’a pas d’associé, que nul ne mérite d’être adoré sinon Lui et qu’Il n’est pas un corps composé de parties. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, n’a pas d’associé à Son Être ni à Ses attributs ni à Son acte. Il n’y a pas d’être qui soit pareil à Son être, d’autres que Lui n’ont pas d’attributs ni d’actes pareils aux Siens. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿وَإِلَهُكُمْ إِلَهٌ وَاحِدٌ﴾

Ce qui signifie : « Et votre Dieu est un Dieu unique ». Il n’est pas visé par l’unicité de Dieu l’unicité du nombre car un corps admet des parties, mais ce qui est visé c’est qu’il n’a pas de pareil. L’Imam Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar : « Allah est unique non pas dans le sens des nombres, mais plutôt dans le sens qu’Il n’a pas d’associés ».

  • Parle de l’attribut de l’exemption de début de Allah.

Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit dans Sourat Al-Hadid :

﴿هُوَ الأَوَّلُ﴾

Ce qui signifie: « Que Allah seul est Celui Qui n’a pas de début à Son existence ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ اللَّهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité », rapporté par Al-Boukhariyy, c’est-à-dire que Allah est de toute éternité et nul autre que Lui n’est de toute éternité. Il est donc un devoir de croire que Allah est de toute éternité dans le sens qu’il n’y a pas de début à Son existence et que tout autre que Lui est contingent, c’est-à-dire qu’il a existé après n’avoir pas existé. Et le sens de Al-Qadim à propos de Dieu ne veut pas dire qu’Il a subi une longue durée ou qu’Il est vieux. L’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy dans son traité de croyance a dit à propos de Dieu : « Il est exempt de début, Il est qadim, Il n’a pas de début à Son existence ». Si Allah n’avait pas été de toute éternité, Il serait entré en existence, c’est-à-dire créé et ce qui est contingent a besoin de qui le fait exister et celui qui a besoin d’autrui ne peut être un dieu. Il a été rapporté que le Prophète ﷺ disait lorsqu’il voulait entrer dans la mosquée :

أَعُوذُ بِاللَّهِ الْعَظِيمِ وَبِوَجْهِهِ الْكَرِيمِ وَسُلْطَانِهِ الْقَدِيمِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ، وَالْحَدِيثُ إِسْنَادُهُ حَسَنٌ

Ce qui signifie : « Je demande la préservation par Allah l’éminent et par Son Être glorifié et par Sa souveraineté qui est Qadim contre le chaytan qui est maudit ». Ce hadith a une bonne chaine de transmission (il est de l’ordre du haçan). S’il a été authentifié qu’il est permis d’employer le terme Al-Qadim à propos de la Souveraineté de Dieu Qui est Son attribut alors il est permis de l’employer à propos de Son Être.

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