Chaykhaboulaliyah's Blog


Introduction au chapitre de la transaction

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur janvier 19, 2022

L’auteur a dit : Le Qour’aan honoré fait référence à tout ce qui a été cité concernant les transactions par sa parole dans sourate At TaHriim qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres. »

Et notre maître ^ATaa’ a dit : « C’est en apprenant comment faire la prière, comment jeûner, comment vendre et comment acheter, comment se marier et comment divorcer. »

Dans l’explication, cela veut dire que celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la religion ne se sera pas préservé lui-même et ni sa famille d’un feu qui est d’un châtiment douloureux.

Allaah a qualifié le châtiment en Enfer par le fait qu’il soit terrible. Cela ne veut pas dire qu’il ne serait pas autorisé de dire à propos de l’Enfer qu’il est mauvais, qu’il est puant, que Dieu n’agrée pas l’Enfer et que nous n’aimons pas l’Enfer.

Allaah a créé l’Enfer en tant que lieu de châtiment pour que les mécréants s’établissent, pour que soit châtié en Enfer certains désobéissants pendant un certain temps.

Nous disons qu’il est permis d’insulter l’Enfer. Mais de l’insulter par ce qui est vrai en lui. Comme par exemple le fait de dire que l’Enfer est puant.

Cela est vrai.

Mais il n’est pas permis de dire que le châtiment en Enfer est négligeable ni de dire que le châtiment en Enfer est facile ou encore de dire que demain nous allons nous réchauffer en Enfer. Tout ceux-là sont des paroles de mécréance.

Celui qui a dit cela est un successeur des compagnons qui s’appelle ^Ataa’ Ibnou RabaaH. Il a appris la science auprès de ^Abdoullaah fils de Al ^Abbas, également auprès de Ibn Mas^ouud et auprès d’autres compagnons.

Le divorce :

Il est extrêmement important de connaître les jugements du divorce. En effet, il y a de nombreuses personnes de qui un divorce survient sans savoir que leurs femmes sont divorcées et continuent de vivre avec elles. Et ceci est une vie dans l’interdit.

C’est un devoir d’apprendre les jugements du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier.

Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’a pas appris les jugements du mariage et du divorce, il n’est pas chargé du péché.

Celui qui compte se marier, c’est une obligation pour lui d’apprendre comment le mariage est valide selon la loi, comment le mariage est effacé et comment le divorce est effectif.

Celui qui s’engage dans un mariage sans avoir appris les jugements du mariage aura désobéi à Dieu.

Il se peut qu’en n’ayant pas appris il pense que le mariage qui est valide ne l’est pas et par conséquent il va vivre dans ce cadre de mariage qui est corrompu et donc interdit.

Par ailleurs, si quelqu’un n’a pas appris les jugements du divorce, il se peut qu’il provienne de lui une parole en cas de plaisanterie ou en cas de colère. Lui ne sait pas que cette parole annule le contrat et il va rester à vivre en commun et se charge donc de péchés.

Il est parvenu dans le hadith rapporté par Abouu Daawouud que la chose qui est permise, que Allaah n’agrée pas est le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.

Dans l’école chaféite, si quelqu’un divorce sa femme sans aucune raison légale, c’est quelque chose de déconseillé. Cela n’est pas interdit, il n’est pas chargé de péchés mais il vaut mieux éviter cela.

Divorcer d’une femme qui ne fait pas la prière est quelque chose de sounnah.

L’imam AHmad a dit : « Le divorce sans raison légale est interdit. Mais même s’il est interdit, le divorce est effectif. »

Le divorce est de deux catégories :

– le divorce explicite,

– le divorce qui n’est pas explicite.

Les termes qui expriment le divorce sont de deux catégories. Il y une catégorie de terme qui est explicite c’est à dire qui n’admet qu’un seul sens, qui est le sens du divorce.

Et il y a une deuxième catégorie de termes qui est non explicite et qui admet le sens du divorce et qui admet autre que le sens du divorce.

Donc si un homme dit une parole de divorce explicite, l’intention n’est pas nécessaire. Le divorce est donc effectif même si cela a été dit par plaisanterie.

Le divorce explicite est le terme qui indique le divorce de manière claire. C’est le terme qui n’admet pas un autre sens que le sens du divorce. Comme s’il dit à sa femme : je t’ai divorcé.

Le divorce est effectif avec ce terme-là, qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

Paroles de divorce explicite :

Le terme du divorce a été cité plusieurs fois dans le Qour’aan.

Le divorce dans la langue arabe tel qu’il a été mentionné dans le Qour’aan, il y a 5 termes qui l’indiquent.

Ces termes sont :

-Talaaq,

-Firaaq (séparation),

-SaraaH (libération),

-Khoul^ (séparation moyennant une contrepartie),

-Le terme de « don pour un khoul^ » (ce que la personne donne pour la séparation et la parole « oui » en guise de réponse au khoul^).

La parole « oui » en réponse à quelqu’un qui dit « Acceptes-tu de divorcer ta femme ? ». S’il dit oui, alors la femme est divorcée.

On parle de ce sujet car si quelqu’un envisage le mariage, il doit connaître les jugements du mariage et ceux du divorce, pour ne pas se retrouver à vivre dans une vie en commun interdite alors que le divorce a lieu et lui/elle ne sait pas car il/elle n’a pas appris(e). Ces sujets sont donc importants.

Il est un devoir de les apprendre pour celui qui envisage de se marier ou qui est déjà marié. Celui qui n’envisage pas de se marier ce n’est pas obligatoire pour lui d’en connaître les jugements.

– Premier verset où il y a le mot Talaaq c’est le verset 229 de sourate Al Baqarah. Dans ce verset Allaah ta^aalaa dit : « aT-Talaaqou marrataan »

Cela ne veut pas dire que le divorce va toujours en nombre pair. Il y a une suite à ce verset, c’est-à-dire que l’homme qui divorce sa femme une première fois peut la reprendre ou se remarier avec elle, s’il divorce une deuxième fois il peut la reprendre ou peut se remarier avec elle.

Mais s’il divorce trois fois, c’est définitif. Cela veut dire qu’il ne peut pas la reprendre avant que certaines choses ne soient réalisées.

Ce verset veut dire qu’il y a possibilité de reprise deux fois. Le troisième est un divorce qui est définitif. Il peut se remarier avec cette femme si elle termine sa période d’attente post maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme, qu’elle consomme le mariage avec cet autre homme, que cet autre homme veuille bien la divorcer, qu’elle finisse la période d’attente post maritale avec le second pour que le premier puisse à nouveau l’épouser.

C’est le cas où le divorce triple a lieu.

Si le divorce triple a lieu en une fois ou en 3 périodes ou en 2 occasions, les conséquences sont les mêmes.

– Le terme firaaq (au sens littéral cela signifie quitter) est mentionné dans la sourate AT Talaaq verset 2.

– Dans sourate Al AHzaab verset 49, Allaah a mentionné le terme de saraaH c’est à dire le fait de libérer la femme.

– Et il y a al khoul^.

Al khoul^ c’est une séparation moyennant une contrepartie. La femme « rachète » sa liberté en payant quelque chose à l’homme pour qu’il la libère des liens du mariage.

Soit il lui dit : « rachète-toi de moi pour tant »

Littéralement c’est le même terme que quelqu’un qui paye une rançon.

– Le cinquième terme c’est que quelqu’un réponde oui à la question qui est posée : « Est ce que tu divorces ta femme tout de suite ? »

Il répond : « Oui ».

Alors cette parole oui est un divorce et donc celui-ci est effectif.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il y a trois paroles qui, si elles sont dites en plaisantant ou en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Parmi ces paroles-là, il y a le divorce. »

Il y a un autre cas de figure qui ressemble à celui-là.

Si quelqu’un pose la question à l’homme : « Est ce que tu as divorcé de ta femme ? »

S’il répond : « oui »

Cela n’est pas compté comme un nouveau divorce, mais c’est juste une information. Il dit cela dans le sens où le divorce a eu lieu mais pas dans le sens qu’il le fait actuellement.

Il y a des termes explicites qui n’admettent qu’un sens et des termes qui ne le sont pas. Ici, on voit le sens du terme, s’il est explicite, on ne va pas demander l’intention.

Si quelqu’un dit à un autre : « Divorce ta femme. »

Il lui dit : « Oui je l’ai divorcé. »

Dans ce cas-là, ça rentre dans le terme explicite.

Dans le cas où on n’a pas su le sens visé de celui qui parle alors, il est donné le sens de la demande d’information.

Si on n’a pas su le sens visé de celui qui a dit oui, alors on va porter à cette phrase le sens de l’interrogation. Et on ne juge pas qu’il est en train de prononcer un divorce. Sauf si lui-même avoue qu’il a voulu prononcer un divorce.

Qu’est-ce que le divorce non explicite (kinaaya) ?

C’est lorsque la parole n’admet pas qu’un seul sens et qu’il y a besoin d’une intention.

Comme s’il dit à sa femme : « Va t’en », « Pars en voyage », « Couvre toi », « Je n’ai plus besoin de toi. »

Tous ces termes qui ont été donnés sont des termes qui admettent le divorce et qui ne l’admettent pas. C’est pour cela que ça n’est compté comme un divorce que s’il y a une intention de divorcer avec.

S’il lui dit « va t’en » et qu’il n’avait pas l’intention de la divorcer, alors ce n’est pas considéré comme un divorce. Mais s’il lui dit « va t’en » en ayant pour intention de la divorcer, alors c’est un divorce.

S’il prononce un terme qui n’admet qu’un seul sens, alors le divorce est effectif qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

S’il cite un des termes qui ne sont pas explicites, le divorce ne sera explicite que s’il a eu l’intention de divorcer.

Autre critère : il doit avoir l’intention de divorcer à partir du moment où il dit cette parole explicite. Il ne doit pas dire la parole non explicite et après, avoir l’intention de la divorcer.

L’intention doit accompagner le début de la parole.

Règle de calcul de la zakaat sur l’argent

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 9, 2022
  • Rappel

Dans le Qour’an la zakaat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.

  • Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chaafi^iyy et AHmad Ibnou Hanbal :

La zakaat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.

  • Selon Abouu Haniifah :

La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakaat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Haniifah), elle doit suivre son avis pour la zakaat.

  • Pour la zakaat sur l’or et l’argent métal
 ORARGENT
Seuil à partir duquel la zakaat est due20 dinars200 dirhams
Equivalent en poids84,875 g594,125 g

La quantité à verser est :   x  =  = 2,5 %

  • Pour la zakaat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Haniifah)

Il y a deux dimensions à prendre en considération :

  1. le seuil : al niSaab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakaat
  2. le temps : al Hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakaat

Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakaat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.

Si on prend l’hypothèse que :

  • 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
  • 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros
   OR  ARGENT
  Nisab  Environs 3 000 euros (35 000 x 0,084875)  Environs 1 200 euros (2 000 x 0,594125)  
  Hawl    Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil
  Qimah (la quantité à verser)    2,5 %  2,5 %

Lequel des seuils faut-il utiliser ?

  • Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.

Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakaat.

Selon Abouu Haniifah il y a une règle de calcul :

Paramètres :

M : montant sujet à la zakaat

Seuil : seuil de l’argent métal

M’ : montant qui dépasse le seuil

Z1 : zakaat qui est due sur le montant du seuil

Z2 : zakaat qui est due sur ce qui dépasse le seuil

E (x) : partie entière

M > seuil

M = seuil + M’

Application

On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.

2 140 > 1 200

2 140 = 1 200 + 940

Z1 :      Zakaat (seuil) = 2,5% x seuil

Z2 :      Zakaat (M’) = 2,5% x (

Zakaat M = Z1 + Z2

Zakaat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros

  • Sur 1 200 euros on verse 30 euros

    du seuil = 1 200 x   = 240

On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?

On obtient   = 3 et il reste 220

Donc 940 = 3 x 240 + 220  littéralement on a  nombre entier x  + reste

Abou Haniifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakaat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.

Ainsi dans notre exemple, la zakaat à payer est :

1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%

= 1 920  x 2,5% = 48 euros

Si la personne veut verser la zakaat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% =  53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakaat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.


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