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LES PREUVES QUE LA COMMEMORATION DU MAWLID EST UNE BONNE INNOVATION

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2017

La louange est à Allah Qui nous a envoyé celui qui a instauré, suite à la révélation, la Sounnah, Qui nous a indiqué qu’il y a parmi les innovations ce qui est bon, et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a une belle voix et un beau visage, Abou l-Qacim, le grand-père de Al-Haçan et de Al-Houçayn.

 

Nous allons vous exposer les raisons pour lesquelles il est permis de commémorer la Naissance honorée du Messager, le Mawlid, et que cela comporte une grande récompense. Ainsi, nous affirmons, totalement confiants en Allah :

La signification de l’innovation dans la langue arabe.

 

Dans la langue arabe, une innovation (bid^ah), c’est ce qui a été instauré sans équivalent antérieur.

 

La signification de l’innovation selon la Loi.

 

Selon la Loi, une innovation, c’est une nouveauté qui n’est pas explicitement citée ni dans le Qour’an ni dans le Hadith.

 

PREUVE que la bonne innovation existe, à partir du Qour’an honoré.

C’est la parole de Allah ta^ala concernant l’éloge des croyants de la communauté de ^Iça ^alayhi s-

salam : [sourat Al-Hadid ‘ayah 27] qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas or-donné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah. »

Allah fait l’éloge des musulmans qui suivaient la Loi de Jésus, ^Iça ^alayhi s-salam parce qu’ils étaient des gens miséricordieux et qu’ils avaient de la compassion, et parce qu’ils ont innové ce monachisme (ar-rahbaniyyah) qui consiste à couper court aux désirs pourtant permis – et ce en plus de l’abandon des péchés. Ils en arrivèrent au point de ne plus se marier, de délaisser les jouissances permises telles que les plaisirs de la table et les habits luxueux et ils se sont consacrés totalement à l’au-delà. Ils ont innové quelque chose que ^Iça ^alayhi s-salam ne leur a jamais prescrite. Allah a fait leur éloge pour ce monachisme. Quant à la parole de Allah ta^ala dans la suite de la ayah 27 de sourate Al-Hadid : [sourat Al-Hadid 27] il ne s’agit pas d’un blâme envers eux ni envers le monachisme innové par ces croyants véridiques mais d’un blâme envers ceux qui sont venus après eux et qui ont prétendu les imi-ter dans le réfrènement des désirs tout en adorant autre que Allah, à savoir en adorant ^Iça ^alayhi s-salam ainsi que sa mère.

PREUVE que la bonne innovation existe à partir de la Sounnah prophétique pure.

C’est la parole du Prophète  : [hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih d’après le compagnon Jarir ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy que Allah l’agrée] qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah) en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et quiconque instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah) se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs pé-chés. » Par conséquent, nous apprenons à partir de ce Hadith que c’est le Messager lui-même qui a enseigné à sa communauté que l’innovation est de deux sortes : une innovation d’égarement qui est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah, et une innovation de bonne guidée qui est la nouveauté qui est conforme au Qour’an et à la Sounnah.

Si l’on vient nous dire : (En fait, ça veut dire : « si quelqu’un a instauré une nouveauté durant la vie du Messager de Allah », pas après), la réponse à donner, c’est que « la restriction du sens d’un texte n’est confirmée qu’à partir d’une preuve. » Voilà donc la réponse à donner à ceux qui prétendent que l’instauration d’une bonne innovation est valable uniquement durant la vie du Messager et pas après sa mort. En effet, la preuve indique ici le contraire de ce qu’ils prétendent, parce que le Messager n’a pas dit « Quiconque instaure durant ma vie » mais il a dit ce qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam. »

 

Il n’a pas dit non plus « Quiconque refait une chose que moi-même j’avais faite en la faisant revivre. » Par ailleurs, l’Islam n’était pas limité à l’époque dans laquelle a vécu le Messager de Allah . Il ne leur reste donc plus aucun argument en leur faveur.

 

S’ils prétendent par la suite que ce hadith a été dit en une occasion particulière lorsque des gens extrê-mement pauvres, portant des guenilles indiquant leur extrême pauvreté, vinrent et que le visage du Messager changea à leur vue. Les gens ont alors fait des aumônes jusqu’à ce qu’ils parviennent à collecter pour eux une belle quantité de biens, le visage du Messager de Allah est alors devenu encore plus radieux et il a dit qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui. » La réponse à donner est que ce qui est à prendre en compte, c’est la généralité et la globalité du terme du hadith et non la particularité de la cause pour laquelle ce hadith a été énoncé, tout comme l’ont décrété les savants spécialistes des fondements (al-‘ousoul).

 

La bonne innovation dans les paroles et actes des Califes bien guidés.

 

Les Califes bien guidés ont innové des choses que le Messager n’a jamais faites et qu’il n’a jamais ordonné de faire, mais qui pourtant restent conformes au Qour’an et à la Sounnah. Ils furent donc des guides pour nous en cela.

Abou Bakr As-Siddiq a rassemblé le Qour’an en l’appelant Moushaf. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a réuni les gens derrière un seul imam pour faire les tarawih. Il dit en les voyant faire :

 

(ni^mati l-bid^atou hadhih) c’est-à-dire : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! »

 

 

^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné que l’on fasse un appel à la prière supplémentaire pour la prière de la joumou^ah.

 

L’Imam ^Aliyy, les points sur et sous les lettres du Moushaf ont été ajouté au temps de son califat à l’initiative d’un successeur des compagnons nommé Yahya Ibnou Ya^mar.

^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz a édifié les mihrab et les minarets pour les mosquées.

Rien de tout cela n’existait à l’époque du Messager de Allah ! Ce sont des choses totalement nouvelles !

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid de nos jours, vont-ils interdire toutes ces choses-là sous prétexte qu’elles n’existaient pas à l’époque du Messager de Allah ou bien vont-ils rendre arbitrai-rement certaines choses licites et certaines autres in-terdites sans aucune preuve ?!

 

C’est bien ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont interdit le Mawlid mais ont autorisé la ponctuation des lettres dans les livres du Qour’an, tout comme ils ont auto-risé le tachkil des lettres, c’est-à-dire les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin.

Ils ont autorisé beaucoup de choses que le Messager de Allah n’a jamais faites comme les calendriers par exemple. Les calendriers qui indiquent les horaires des prières ne sont apparus pour la première fois qu’il y a environ trois cents ans. Or eux-mêmes y travaillent et les diffusent dans la population.

 

La bonne innovation dans les paroles des savants du Salaf.

L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit :                 [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre dans le livre « Manaqibou ch-Chafi^iyy »] ce qui signi-fie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contre-dit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou l’accord des compagnons. C’est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contra-diction ni avec le Livre, ni avec la Sounnah ni avec l’Unanimité et cette nouveauté-là n’est pas blâ-mable. » Il est connu que les mouhaddith ont été unanimes à dire que Ach-Chafi^iyy est celui qui est visé par la parole du Prophète  : [Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy] qui signifie : « Viendra le savant de Qouraych qui remplira les contrées de la terre de Science. » Quant à Al-Bayhaqiyy il fait partie des sept Hafidh au sujet desquels les avis ont concordé sur leur fiabilité –leur statut de ^adl.

Le Mawlid est une manifestation de notre reconnaissance envers Allah ta^ala de nous avoir envoyé Mouhammad en ce mois, et ce n’est en rien une adoration qui serait vouée à Mouhammad.

Nous, musulmans, nous n’adorons pas Mouhammad ! Nous n’adorons rien d’autre que Allah. Mais nous glorifions Mouhammad plus que tout autre prophète, plus que les anges. De plus, nous glorifions tous les prophètes et nous n’adorons aucun d’entre eux. Nous n’adorons pas Mouhammad, nous n’adorons aucun ange, ni aucun astre, ni le soleil ni la lune. Pour nous, la soumission extrême n’est vouée uniquement qu’à Allah. Nous ne posons nos fronts au sol et nous ne glorifions que Allah. L’extrême soumission, voilà ce qu’est l’adoration. Nous ne faisons pas cela pour notre maître Mouhammad ; nous, notre adoration n’est vouée qu’à Allah. Nous, nous n’adorons pas Mouhammad mais nous considérons que Mouhammad est celui qui appelle à l’adoration de Allah. Il a guidé les gens et mérite d’être glorifié mais d’une glorification en deçà de l’adoration. Allah ta^ala fait l’éloge de ceux qui ont

cru en lui, qui l’ont glorifié, Allah ^azza waj all dit :               [Sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ceux qui ont cru en lui et l’ont glorifié, qui l’ont soutenu et ont suivi la bonne guidée qui a été révélée avec lui, ceux-là sont ceux qui réussiront. »

 

Le Mawlid représente un rassemblement fondé sur l’obéissance à Allah. C’est un rassemblement fondé sur l’amour de Allah et l’amour du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Ce rassemblement comporte l’évocation de Allah, l’évocation d’une partie de la biographie du Messager de Allah, de son ascendance honorée salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam, la mention de certains de ses traits de caractères et de ses caractéristiques physiques. Ce rassemblement est aussi l’occasion de distribuer de la nourriture par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wata^ala. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils préfèrent donner leur nourriture aux pauvres, aux orphelins et aux captifs. » Après tout cela, comment quelqu’un qui prétend avoir des connaissances peut-il oser interdire de commémorer le Mawlid qui est fait par réjouissance de la naissance du Messager de Allah ?!

 

Le Hafidh Ibnou Hajar a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans le livre Al-Hawi lil-Fatawi, d’après ce qu’a rapporté Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : lorsque le Prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs jeûnaient le jour de ^Achoura. Quand on les a interrogés à ce sujet, ils ont répondu : « C’est le jour durant lequel Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon. Et nous, nous jeûnons ce jour-là pour le glorifier. » C’est alors que Le Messager de Allah a dit : (nahnou ‘awla bi Mouça) ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça. » C’est-à-dire que nous sommes musulmans alors que vous, vous ne l’êtes plus. Le Prophète a ordonné de jeûner ce jour d’une injonction indiquant le caractère recommandé. On déduit à partir de ce Hadith qu’il est permis d’ac-complir un acte d’adoration pour remercier Allah, pour une grâce qu’Il nous a accordée en un jour par-ticulier, suite à un bienfait qui nous est parvenu ou suite à une épreuve dont nous avons été délivrés, et qu’il est permis de répéter cet acte d’adoration et de remerciement chaque année, à la date anniversaire correspondant à ce jour-là. Le remerciement de Allah a lieu par différentes sortes d’adoration comme la prosternation, le jeûne, l’aumône ou la récitation. Et quelle plus grande grâce que la grâce de l’apparition du Prophète ?!

 

Le Hafidh As-Souyoutiyy a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.

Dans son épitre Housnou l-Maqsid fi ^Amali l-Mawlid, lorsque le Prophète a été interrogé sur la raison de son jeûne du lundi, il avait répondu ^alayhi s-salatou was-salam : ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et en ce jour que j’ai reçu la révélation. » Dans ce Hadith, il y a l’indication qu’il est recommandé de jeûner les jours durant lesquels Allah a fait grâce d’un bienfait à Ses esclaves. Et parmi les grâces les plus éminentes que Allah nous ait accordées, c’est de l’avoir fait naître, et de nous l’avoir envoyé en tant que Messager. La preuve à cela est Sa parole ta^ala : [Sourat ‘Ali ^Imran 157] qui signifie : « Allah a accordé une grâce aux croyants car Il leur a envoyé un messager, un homme issu d’entre les leurs. » Le

 

Hafidh As-Souyoutiyy a dit dans sa Riçalah : « L’Imam des Hafidh, ‘Abou l-Fadl Ahmad ‘Ibnou Hajar a trouvé une origine au Mawlid dans la Sounnah, Quant à moi j’en ai trouvé une autre… » Fin de citation.

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, une bonne tradition, les musulmans sont les premiers à l’avoir instaurée et ils ne fêtent pas sa mort comme certains le prétendent.

 

Les savants mémorisateurs du hadith et spécialistes des chaînes de transmission (houffadh) ainsi que les savants spécialistes de l’histoire, des biographies et autres, ont mentionné que celui qui a innové le Mawlid, c’est le roi Al-Moudhaffar qui gouvernait ‘Irbil. Il était scrupuleux, vertueux, savant et courageux, il avait un souci particulier pour la défense de cette religion, c’était un héros. Il fut donc le premier à commémorer le Mawlid. Par la suite, les savants, les faqih, y compris les savants des autres pays qu’il ne gouvernait pas, eurent des avis en concordance avec le sien. C’est ce qu’a cité le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-‘Awa’il et les musulmans sont restés sur cette tradition depuis huit siècles jusqu’à nos jours.

Or toute chose qui a été approuvée et appréciée par les savants de la communauté de Mouhammad et sur laquelle les avis ont concordé, est obligatoirement une bonne chose ! Et toute chose que les savants de la communauté de Mouhammad ont dépréciée est obligatoirement mauvaise.

 

En effet, il est bien connu que les savants de la communauté de Mouhammad ne seront jamais en con-cordance sur un égarement, en raison du Hadith rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan : qui signifie : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et on ne dit pas : « si cela avait été quelque chose de bien, le Messager aurait indiqué à sa communauté de le faire. »

 

En effet : constituer le recueil du Moushaf, ponctuer les lettres, mettre le tachkil avec les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin, tout cela sont des actes de bien, bien que le Prophète ne les a pas indiqués explicitement et ne les a jamais faits lui-même.

 

Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid sous prétexte que si c’était quelque chose de bien, le Messager nous l’aurait indiqué, eux-mêmes utili-sent le tachkil c’est-à-dire les harakah sur les lettres du Moushaf et ils les écrivent avec les points ! Alors de deux choses l’une : soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil du Moushaf ne sont pas des actes de bien parce que le Messager ne les a pas faits et n’a pas indiqué à sa communauté de le faire, alors qu’eux-mêmes le font, soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil sur les lettres du Moushaf sont des actes de bien, même si le Messager ne les a pas faits et ne les a pas indiqués à sa communauté, et que c’est pour cela qu’ils le font ! Dans les deux cas ils sont en contradiction avec eux-mêmes !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah et on ne dit pas : « le Messager ne l’a pas fait, donc nous ne le faisons pas » en prétendant trouver un argument dans la parole de Allah ta^ala : [Sourat Al-Hachr / 7] ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a ordonné de faire, faites-le ; et ce qu’Il vous a interdit de faire, ne le faites pas. »

 

En effet, il n’est pas correct de dire que toute chose que le Messager ne nous a pas ordonnée ni interdite est forcément quelque chose d’interdit. Le Messager ne nous a pas ordonné de ponctuer le Moushaf et ne nous l’a pas interdit. Par conséquent, ce n’est pas interdit de le faire ! Également, le Mawlid du Prophète rentre dans le même cas. C’est le cas de tout acte conforme à la religion que le Prophète ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire : ce n’est pas interdit de le faire, car c’est quelque chose qui est conforme à sa religion.

 

En résumé, tous les sujets de la religion ne nous sont pas parvenus par un texte explicite, dans le Qour’an ou dans le Hadith. S’il n’y a pas de texte explicite, il appartient aux savants de la communauté qui sont moujtahid, ceux qui ont connaissance du Hadith, d’extraire des choses conformes à sa religion.

Ceci est confirmé par sa parole  : qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense. » On dé-duit de ce Hadith que Allah tabaraka wata^ala a autorisé les musulmans à innover dans la religion ce qui ne contredit pas le Qour’an et le Hadith, et c’est ce qui s’appelle une bonne tradition (sounnah ha-çanah).

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’interdiction comprise à partir du Hadith du Prophète: qui signifie : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, c’est rejeté. »

 

En effet, le Prophète nous a indiqué que la nouveauté qui est rejetée, c’est celle qui n’est pas conforme à la Chari^ah (ma layça minh). C’est cette nouveauté-là, celle qui est en opposition avec la Chari^ah, qui est rejetée, alors que celle qui est conforme à la Chari^ah n’est pas rejetée.

Le Messager n’a pas dit que celui qui innove dans notre religion quoi que ce soit, c’est rejeté ! Mais il a dit cette parole pour bien indiquer que la nouveauté qui est rejetée c’est celle qui n’est pas conforme à sa Loi (ma layça minh) alors que celle qui est conforme à la Loi est autorisée. C’est la nouveauté qui n’est pas conforme à la Loi qui est interdite.

 

Étant donné que l’organisation du Mawlid, la commémoration de la naissance du Prophète, est quelque chose de méritoire selon les preuves textuelles parvenues dans le Qour’an et la Sounnah, ce n’est pas quelque chose de rejeté.

Le Mawlid est une bonne sounnah, il ne sous-entend pas que la religion ne serait pas complétée et qu’il

serait un démenti de la parole de Allah ta^ala : [sourah Al-Ma’idah / ‘2].

 

En réalité, Al-Qourtoubiyy dans son Tafsir, a dit que cette ayah veut dire que les règles de la religion sont accomplies. Il a dit : « La majorité (al-joum-hour) a dit : Le sens qui est visé, c’est que la majo-rité des obligations, la majorité de ce qui est licite et de ce qui est interdit, a été indiqué, bien que beau-coup d’autres ‘ayah dans le Qour’an ont été révé-lées après cette ‘ayah ! Il y a, entre autres, la ‘ayah du gain usuraire (ar-riba). Il y a aussi la ‘ayah de la kalalah et autres. Cette ‘ayah n’est donc pas la dernière ‘ayah qui a été révélée dans le Qour’an. La dernière ‘ayah qui a été révélée, c’est la parole de Allah : [sourat Al-Baqarah / 285] »

Al-Qourtoubiyy a mentionné cela dans son Tafsir d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux.

Le Mawlid est une bonne tradition et ne sous-entend aucune accusation de trahison envers le Messager de Allah , sous prétexte qu’il n’aurait pas indiqué à sa communauté de commémorer le Mawlid, comme le prétendent ceux qui l’interdisent.

 

Si tout acte innové après le Messager, que le Prophète n’a pas indiqué à sa communauté tout en étant conforme au Qour’an et à la Sounnah, représentait une accusation de trahison envers le Messager, alors, selon la parole de ces gens-là, Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et ^Oumar ‘Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi qu’une sélection des meilleurs des savants de la communauté, auraient eux-mêmes accusé le Messager d’être un traître !

En effet, ils ont innové eux-mêmes des choses qui sont conformes au Qour’an et à la Sounnah et que le Messager n’a pas indiquées à sa communauté !

Quant à la prétendue argumentation, à partir de ce qu’ils attribuent à l’Imam Malik, qu’il aurait dit « si quelqu’un innove dans l’Islam une innovation qu’il considère bonne, il aura prétendu que Mouhammad a trahi le message », cette prétendue argumentation s’appliquerait à plus forte raison aux mauvaises in-novations, comme la croyance des assimilationnistes (tachbih) et la croyance des anthropomorphes (tajsim), et non pas au Mawlid et ce qui est de cet ordre.

On leur dit par ailleurs : vous mentionnez la parole de l’Imam Malik alors que par ailleurs, vous le déclarez implicitement mécréant ! Même si expressément et explicitement vous ne le faites pas…

 

En effet, lorsque le Calife Al-Mansour s’était rendu à Médine et avait interrogé l’Imam Malik : « ÔAbou ^Abdi l-Lah, est-ce que je me dirige vers la Qiblah pour faire des invocations ou bien je me dirige vers le Prophète ? », l’Imam Malik lui avait répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de Lui alors qu’il est ton intercesseur et l’intercesseur de ton père ‘Adam à Allah ; dirige-toi vers lui et demande son intercession, que Allah le fasse intercéder. »

 

Selon vous qui interdisez le Mawlid, tout ceci est du chirk, une forme d’association, et un égarement clair !

 

Vous accusez les savants de la communauté d’être associateurs (mouchrikin) et vous allez ensuite cher-cher des arguments dans leurs propos !!!

 

Le Mawlid est une bonne sounnah, et on ne l’empêche pas sous prétexte que cela reviendrait à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ^Iça .

Si nous faisons un acte conforme à la religion agréée par Allah qui est également pratiqué par des juifs ou des chrétiens, cela nous est licite. Mais ce qu’ils font, eux, et qui n’est pas conforme à la religion agréée par Allah, voilà ce qui est interdit.

N’est-ce pas que lorsque le Prophète était arrivé à Médine et avait vu les juifs jeûner le jour de ^Achoura, quand ils avaient dit que c’est en ce jour que Allah a fait se noyer Pharaon et a donné la victoire à Mouça, n’est-ce pas ce que le Prophète a dit, et qu’il n’a pas dit : « ne jeûnez pas le jour de ^Achouraparce que les juifs jeûnent, vous allez leur ressembler » ?!

Au contraire, il a ordonné à sa communauté de le jeûner. C’est-à-dire que nous glorifions ce jour-là, tout comme les musulmans qui avaient suivi Mouça ce jour-là l’ont glorifié.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et dire que la condition pour qu’il soit permis de le faire serait que le Messager de Allah l’ait lui-même commémoré, est infondé, nul et non avenu.

 

En effet et de la même manière, la ponctuation des lettres dans le Moushaf est une bonne tradition. Si quelqu’un posait comme condition qu’il aurait fallu que le Messager l’ait fait lui-même pour qu’il soit permis de le faire, sa condition serait sans fondement, nulle et non avenue. Dans les deux cas, ces conditions n’auraient aucune base dans la religion agréée par Allah. Le Messager de Allah   a dit : [rapporté par Al-Bazzar d’après ‘Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux] ce qui signifie : « Toute condition qui ne figure pas dans le livre de Allah est infondée même s’il s’agit de cent conditions. »

 

Le Mawlid est une bonne tradition et ne rentre pas dans le cadre des innovations que le Messager de

 

Allaha interdites par sa parole

Le Hafidh Al-^Iraqiyy dans sa ‘Alfiyyah a dit : la meilleure manière d’expliquer un hadith, c’est par un autre hadith.

D’autre part, les savants ont dit que la meilleure explication, c’est celle qui tient compte du contexte du hadith. Or le contexte du hadith (koullou bid^ah Dalaalah) ici, est que le Messager a commencé en disant : (fa‘inna ‘ahsana l-hadithi kitabou l-Lah), cela veut dire que la meilleure des paroles, c’est la parole de Allah. Puis il a dit Ce qui veut dire que la meilleure des conduites, c’est la conduite de Mouhammad. Puis il a dit  : Ce qui veut dire que les pires choses sont les nouveautés qui contredisent les meilleures des paroles et la meilleure des conduites ; et il s’agit des innovations d’égarement. Il n’y a donc dans le blâme qui est cité ici aucune allusion aux bonnes innovations. An-Nawawiyy, dans son commentaire du Sahih de Mouslim, tome 6, page 154, a dit : « La parole du Prophète  ici, est un texte dont l’expression est générale mais dont le sens visé est spécifique. Il a dit que ce qui en est visé c’est : la plupart des innovations sont de l’égarement ; et le fait que ce Hadith ait une expression générale ayant une portée particulière et spécifique, n’empêche pas que le Prophète ait insisté en utilisant le mot « koull », parce que même s’il utilise « koull », la spécification figure bien dans ce Hadith. Comme cela est le cas dans la parole de Allah ta^ala dans sourate Al-‘Ahqaf, ayah 25 : [Sourat Al-‘Ahqaf 25].

Cette ayah a, elle aussi, une expression générale mais son sens est spécifique puisque le vent dont il est question dans cette ayah, qui détruit toute chose, Allah a fait qu’il souffle sur des mécréants du peuple de ^Ad. Le vent les a anéantis. Mais ce vent n’a pas anéanti tout ce qui existe sur terre, car Allah ta^ala nous a appris qu’il a sauvé Houd ^alayhi s-salam et les croyants qui sont avec lui. Ainsi Allah ta^ala dit : [sourah Houd / 58] ce qui signifie : « Et lorsque ce que Nous avons prédestiné est arrivé, Nous avons sauvé Houd et les croyants qui étaient avec lui par une miséricorde de Notre part. Nous les avons sauvés d’un châtiment douloureux. » Parmi les exemples de paroles ayant des termes généraux mais une portée particulière ou spécifique, il y a la parole du Messager : (koullou ^aynin zaaniyah).

 

Il est connu dans la Loi que ce hadith ne concerne pas les yeux des prophètes ^alayhimou s-salatou was-salam, car Allah ta^ala les a préservés de commettre les péchés des yeux, en raison de la parole de Allah : [Sourat Al-‘An^am / 86] qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré et un honneur supérieur au reste des mondes. »

 

Il est parvenu également dans le hadith sahih rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan, au chapitre du Cor (sour) et de la Résurrection, que le Prophète  a dit : ce qui signifie : « La terre assimile la totalité de l’être humain, exception faite de l’os à l’extrémité du coccyx… » Ici aussi le mot « koull » ne peut pas venir dans le sens de la globalité, puisque dans le hadith, le Prophète  a dit : ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. » Ainsi, dans le premier hadith, la parole veut dire que la plupart des êtres humains sont assimilés par la terre, puisque le Messager a excepté dans l’autre hadith les prophètes.

La commémoration du Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concernée par le Hadith qui signifie : « Vous allez suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés », parce que le sens de ce hadith concerne les sujets du bas monde.

N’est-ce pas que lorsque les musulmans aujourd’hui, meublent leur maison, s’habillent et font quantité de choses dont beaucoup sont permises, sans être toutes interdites, mais dont une partie est interdite, n’est-ce pas qu’ils font comme les non musulmans ?!

 

Aujourd’hui, la communauté du Prophète Mouhammad a suivi ces gens-là dans beaucoup de sujets du bas monde, dont certains sont licites et d’autres interdits.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’exagération que le Messager de

Allah   nous a interdite par sa parole

Le sens de ce Hadith est le suivant : « Ne m’accordez pas un degré supérieur à mon degré tout comme les chrétiens ont élevé ^Iça au-dessus de son degré. » Les chrétiens l’ont considéré comme étant un Dieu Créateur. Quant à l’organisation du Mawlid que les musulmans pratiquent, ce n’est pas une élévation du Prophète au-dessus de son degré mais un remerciement envers Allah pour la naissance du Messager.

 

La parole du Prophète (la toutrouni) ne veut pas dire : (ne faites pas mon éloge) dans l’absolu. La vérité est de dire que ce qui est une outrance est interdit mais ce qui n’est pas une outrance n’est pas interdit. Sinon, comment le Messager aurait autorisé son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée, de faire son éloge ?! Il a même fait une invocation en sa faveur pour le remercier pour son acte ! Il a été confirmé avec une chaîne de transmission fiable (haçan) dans ce qu’a rapporté Ibnou Hajar dans Al-‘Amali, que l’oncle du Messager, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, a dit : ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j’ai composé des vers de poésie pour faire ton éloge. » Alors le Messager  lui a dit : ce qui signifie : « Dis-les, que Dieu fasse que tu ne perdes jamais tes dents. »

 

Et comme l’a dit Al-^Abbas, cela a effectivement eu lieu parce qu’il avait fait l’éloge du Prophète en

lui disant : ce qui signifie :

 

Toi, lorsque tu naquis, a resplendit la terre

 

Et les horizons ont rayonnés de ta lumière.

 

 

Le Mawlid est une bonne tradition et il ne revient pas à réserver les manifestations d’amour envers le Prophète à un jour particulier.

 

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit aux juifs : ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça » et qu’il a ordonné de jeûner le jour de ^Achoura ?

Est-ce que le Messager aurait ainsi réservé l’amour envers Mouça ^alayhi s-salam à un jour particulier ?!

Le Mawlid est une bonne tradition et ne porte aucune atteinte aux compagnons du Prophète ni aucune prétention que nous aimerions le Prophète plus qu’ils ne l’ont aimé.

 

En effet, le Messager n’a jamais réuni le Qour’an en un seul recueil. C’est Abou Bakr As-Siddiq qui l’a rassemblé en un seul volume. C’est lui qui l’a appelé Al-Moushaf. Aucun compagnon n’a renié ce que Abou Bakr a fait sous prétexte que Abou Bakr aurait aimé le Qour’an plus que le Messager de Alla. Par ailleurs les savants ont dit : c’est-à-dire : « Le privilège n’implique pas la supériorité dans le mérite. »

 

Si Abou Bakr As-Siddiq a eu le privilège de réunir matériellement le Qour’an alors que le Messager ne l’avait pas rassemblé en un volume unique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, cela ne veut pas dire que Abou Bakr est meilleur que le Messager de Allah.

 

Si ^Oumar ‘Ibnou l-Khattab a rassemblé les gens pour la prière du tarawih pour être dirigés par un seul homme alors que Abou Bakr ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Oumar est meilleur que Abou Bakr.

 

Si ^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné d’ajouter un appel à la prière dans la prière du vendredi alors que ^Oumar ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Outhman est meilleur que ^Oumar.

 

De la même manière, si nous organisons le Mawlid alors que les compagnons ne l’ont pas fait, cela ne veut pas dire que nous sommes meilleurs qu’eux ni que nous aimons le Prophète plus qu’eux.

Le Mawlid est une bonne tradition et la manifestation de notre joie et de notre bonheur en ce jour, en souvenir de la naissance et de l’envoi du Prophète, n’est pas une atteinte portée à notre amour envers lui, sous prétexte que cela coïnciderait avec le jour de son décès, comme le prétendent ceux qui interdisent le Mawlid !!!

 

Ils se basent en effet sur quelque chose qui n’a aucun fondement parce que chaque jour de la semaine à travers les époques a probablement coïncidé avec un événement ou une catastrophe qui a frappé les musulmans et les a plongés dans le chagrin.

 

À suivre leurs propos, les musulmans ne fêteront plus aucun mariage ni aucun ^id, car cet évènement coïncidera avec le jour de la mort du Messager, ou encore avec le jour où sa dent a été cassée, ou bien le jour où sa lèvre honorée a été blessée tout comme cela est arrivé durant la bataille de ‘Ouhoud. En résumé, ce que vous prétendez, personne, ni la raison, ni les textes, ne peut l’accepter.

N’est-ce pas que le Messager de Allah   a dit :                 [rapporté par Mouslim dans son « Sahih »] ce qui signifie :

« Le meilleur jour dans lequel le soleil se lève c’est le vendredi, c’est en ce jour que ‘Adam a été créé, en ce jour qu’il est entré au paradis et en ce jour qu’il en est sorti. »

 

Ainsi, le mérite que le Messager a reconnu au vendredi et le mérite que nous reconnaissons au jour de sa naissance ne comportent aucune atteinte à notre amour envers Adam bien que cela corresponde au jour même durant lequel il est sorti du paradis.

 

De même, lorsque nous glorifions le jour de ^Achouraen raison de la parole du Prophète. Cela ne porte aucune atteinte à notre amour pour le Maître des jeunes hommes du paradis, Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy, que Allah les agrée lui et son père, bien que cela corresponde au jour où il a été tué.

 

De même, le fait de manifester notre joie le jour anniversaire de la naissance du Prophète ne porte aucune atteinte à notre amour envers lui, bien que son décès ait eu lieu ce même jour.

 

Le Mawlid est une bonne tradition et nous ne l’interdisons pas en raison de ce que certains ignorants font à son occasion.

 

Il est connu qu’il se passe lors du pèlerinage de nos jours, et même par le passé, des choses blâmables de la part de certains ignorants, au point que depuis longtemps, l’un des savants a dit : Tant de tumulte et si peu de vrais pèlerins !

 

Tout cela n’a pas causé l’interdiction du pèlerinage ni empêché les gens de l’accomplir.

 

Il en est de même pour le reste des actes d’adoration, en particulier pour le Mawlid. S’il arrive à l’occasion du Mawlid des choses blâmables de la part de certains ignorants, nous ne l’interdisons pas dans l’absolu, mais nous interdisons ce que font les ignorants, c’est-à-dire les choses qui contredisent la religion agréée par Allah.

 

D’autre part, si un mal vient à se produire dans une mosquée, est-ce qu’on va fermer la mosquée ?!

Ou bien interdire le mal que certains individus ont fait ?

 

CONCLUSION

La commémoration du Mawlid est un bien et une bénédiction, ceci n’est pas quelque chose qui ramène la communauté du Prophète en arrière. Ce n’est pas une régression.

Le Mawlid renouvelle au contraire l’amour du musulman envers le Prophète. C’est une occasion qui fait pénétrer en lui les sentiments de son amour pour le Prophète et qui le mène à éprouver de la nostalgie envers lui.

 

Ceux qui combattent le Mawlid et qui combattent les musulmans qui commémorent le Mawlid, ceux qui déclarent les musulmans égarés, grands pécheurs et en arrivent même à les déclarer mécréants pour cela, pourquoi laissent-ils faire certaines choses blâmables qui sont véritablement blâmables ?

 

  • Comme la mécréance par la parole qui se diffuse chez beaucoup de gens du commun, lorsqu’ils insultent Allah, entre autre ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants sans aucune raison valable selon la Loi, du simple fait qu’ils font le tawassoul par le Prophète ou les vertueux par exemple ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils font le tabarrouk par le Prophète ou par ses traces honorées ?

 

  • Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils récitent la Fatihah ou d’autres ayah du Qour’an en faveur d’un mort !

Pourquoi ne blâment-ils pas ces choses blâmables et pourquoi interdisent-ils et blâment-ils le fait de commémorer la naissance du Prophète Mouhammad ?

 

Les avis des musulmans concordent depuis que cette commémoration a été innovée jusqu’à nos jours : ils l’ont appréciée et recommandée, tant que cela reste une commémoration qui ne comporte pas de choses blâmables, comme de déformer le nom de Allah ou de mentir au sujet du Messager de Allah .

 

Tout leur stratagème, tous leurs agissements contre les musulmans qui commémorent le Mawlid, ne serait-ce pas en raison de la haine qu’ils ont dans le cœur envers le Meilleur de tous les êtres créés par Allah ?

 

 

 

Et la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

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Quand tu demandes de l’aide, …

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2017

Il nous a été autorisé de rapporter dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy que Allah lui fasse miséricorde, d’après le hadith de ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui est son père  dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit en s’adressant à Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلْ اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Le sens du hadith est que en priorité si tu veux demander quelque chose à quelqu’un, demandes-là à Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur du bien et du mal, et de ce qui est bénéfique, de ce qui est préjudiciable, s’il en est ainsi, il n’échappe à personne qu’en priorité on demande à Allah et, la deuxième partie du hadith, en priorité si tu demandes de l’aide, demandes-là à Allah.

Dans le même sens que ce hadith,  il y a un autre hadith que nous avons rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban dans lequel le Prophète r a dit :

 

(la tousahib ‘il-la mou’mina, wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) le sens de ce hadith indique également que le compagnon à prendre en priorité c’est le croyant et également, en priorité, celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est celui qui est pieux. Le Messager de Allah r ne veut pas dire dans ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas croyant et ce que vise le Prophète n’est pas non plus d’avoir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas un croyant mais c’est plutôt pour indiquer la priorité. En priorité, la compagnie à avoir est celle du croyant. La deuxième partie du hadith également, ce que vise le Messager de Allah r c’est que en priorité celui avec qui tu partages ta nourriture c’est le musulman qui est pieux. Qui est le pieux ? Le pieux c’est celui qui s’est acquitté des devoirs à l’égard de Allah et il s’est acquitté de ses devoirs à l’égard des esclaves de Allah c’est-à-dire qu’il a accompli les devoirs qui se rapportent aux actes d’adorations corporels, comme la prière, le jeune du mois de Ramadan, comme la zakat, comme le pèlerinage et d’autres que cela. Egalement il a évité ce que Allah lui a interdit. C’est celui-là le pieux (at-taqiyy). Le Messager de Allah r dit dans ce hadith :

 

(wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) cela veut dire qu’en priorité celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est le musulman qui est pieux, c’est-à-dire que donner ta nourriture au musulman qui est pieux vaut mieux et est prioritaire. C’est mieux que de donner de la nourriture à un musulman qui n’est pas pieux ou à un non musulman. Le sens du hadith n’est pas qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture à un musulman qui est grand pécheur, un désobéissant et le Messager de Allah r ne vise pas par-là qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture aux non musulmans. Cela est permis. Si un musulman a partagé sa nourriture avec un désobéissant qui fait partie des grands pécheurs cela est permis et ça donne des récompenses. De même, si un musulman donne à manger à un non musulman cela est permis et cela donne des récompenses.

Est-ce qu’il y a un sens qui échappe dans ce hadith pour celui qui a compris comme il se doit ce hadith. Il n’y a rien qui n’est pas clair.

Ceux qui déforment la Loi de Allah, ils mentionnent le hadith de Ibnou ^Abbas :

((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَل اللَّهَ))

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Pour interdire le tawassoul par les prophètes et les saints. Mais où se trouve dans ce hadith l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints ? Le messager n’a pas dit dans le hadith : « Ne demandes pas à autre que Allah », il n’a pas dit cela. Mais il a dit : « Quand tu demandes, demandes à Allah ». Il n’a pas dit non plus : « ne recherches pas de l’aide d’autre que Allah », mais il a dit : « quand tu recherches de l’aide, recherches l’aide de Allah ». Les savants en ont compris la priorité. Il y a une grande différence entre dire : « Ne demandes pas à autre que Allah » et dire : « quand tu demandes de l’aide, demandes l’aide à Allah ». Mais ces gens-là qui n’ont pas pour autres objectifs que d’essayer de déformer la Chari^ah de Allah et d’essayer de tromper les gens et d’embellir le faux et de faire croire aux gens que les choses qui sont licites seraient interdites ou qu’une forme d’association (chirk) a lieu ou une mécréance. C’est gens-là, ont déformé le hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas. Telle est leur habitude. Quand ils veulent interdire le tawassoul par les prophètes et les saints ils évoquent ce hadith

Ce hadith est sahih mais eux ils ont déformé sa signification. Il n’y a pas de preuve en faveur de ce qu’ils prétendent.  Il n’y a aucune espèce de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Il n’y en a pas du tout. Et chaque croyant sait et à pour croyance que lorsque le croyant demande à son Seigneur cela vaut mieux que de demander à autre que Lui. Chaque croyant sait cela et il sait que de demander à Allah est mieux que de demander à une des créatures de Allah. De même, tout croyant sait que demander l’aide de Allah vaut mieux que de rechercher l’aide d’autre que Allah ta^ala. Mais ces gens-là ne cite pas le hadith dans le sens visé par le Messager de Allah r , ils le citent pour interdire ce que Allah a autorisé.

Le tawassoul par les prophètes et les saints est quelque chose qui a été autorisé par la Loi de l’Islam (Chari^ah). Allahou tabaraka wata^ala nous a autorisé de faire le tawassoul par les prophètes, par les saints, qu’ils soient vivants ou morts. Ces gens-là n’ont aucune preuve si ce n’est la duperie. Ils citent ce hadith pour faire croire aux gens que demander à autre que Allah dans le sens du tawassoul par les prophètes et les saints serait interdit. Et ils le mentionnent également dans le sens que la demande d’aide (al-isti^anah) par les saints et les prophètes serait interdite. Ils considèrent même que c’est de la mécréance, ici, si tu appelles un prophète ou un saint que tu l’appelles alors qu’il n’est pas vivant ni présent devant toi, ils le considèrent comme étant associateur, mécréant. Ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de la duperie c’est-à-dire qu’ils font croire aux gens de ce qui veulent … (Manque passage)

Il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) que ces gens-là mentionnent. Pour ce qui est du hadith de ^Abou l-Lah Ibnou ^Abbas il est authentique (sahih) :

 

(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) c’est-à-dire : « Quand tu demandes, demandes à Allah et quand tu recherches l’aide, recherches l’aide de Allah », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son Jami^ qu’il a jugé authentique (sahih). Mais il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) auquel ils s’attachent pour l’interdire la demande du renfort (al-istighathah) et pour déclarer mécréant celui qui fait m’istighathah par le Messager de Allah ou par le reste des prophètes et des saints. Quel est ce hadith ? Ce hadith a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad  avec une chaîne de transmission dans laquelle il y a un rapporteur qui est considéré da^if selon les spécialistes du hadith qui s’appelle Ibnou Lahi^ah. Dans ce hadith, ‘Abou Bakr, que Allah l’agrée aurait dit : « Venez avec moi, nous allons auprès du Messager de Allah pour faire l’istighathah par lui, c’est-à-dire demander son renfort, contre cet hypocrite ». Ils sont partis et ont dit au Messager de Allah cela et le Messager de Allah   selon eux aurait dit ce qui signifie : « On ne fait pas de ‘istighathah par moi, mais on demande l’istighathah par Allah ^azza wajall ». De plus, eux s’attachent à se hadith pour déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah par le Messager ou par un autre prophète ou un saint pour celui qui dit : « Ô messager de Allah vient à mon renfort » ou : « Ô ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy vient à mon renfort » ou ce qui est de cet ordre comme expression. Comme ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de suivre leur passion ils citent ce hadith, or ce hadith ne comporte pas de preuve de déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah. Méfiez-vous et surtout ne les croyez pas. S’ils vous citent un hadith, soit ce hadith est faible (da^if) soit le hadith est sahih mais eux en déforment la signification. Alors méfiez-vous de ces gens-là. Surtout ne vous empressez pas pour être en accord avec eux. Ce hadith n’a pas la chaîne de transmission de l’authentique (sahih) et malgré cela ils le citent pour déclarer mécréant celui qui demande le renfort du Messager de Allah r ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah vient à notre renfort » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah aide-nous » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah sauve-nous de cette épreuve » ou : « Ô Messager de Allah nous allons périr, sauve nous, vient à notre secours » et ce qui est de cet ordre comme expression. Ils veulent, en mentionnant ce hadith qui est faible (da^if) déclarer mécréant le musulman qui demande le renfort du Messager de Allah ou par un autre prophète ou les saints.

La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens.  Si quelqu’un dit : « Ô Allah, je te demande par notre Prophète Mouhammad de nous délivrer de nos tourments » ou « de me régler mon affaire, de résoudre mon problème » cela s’appelle un tawassoul par le Messager. Et on l’appelle également l’istighathah par le Messager. La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens tout comme l’a dit le Hafidh, le Faqih, le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le spécialiste de la grammaire, le spécialiste de la croyance, le spécialiste des fondements Ach-Chafi^iyy Taqiyou d-Din As-Soubkiyy. C’est un imam qui fait partie des savants de la langue et de la grammaire. Tout comme c’est un mouhaddith, spécialiste du hadith, et il est Hafidh, et c’est un Faqih chafi^iyy, c’est-à-dire qu’il a atteint le degré de Moujtahid au sein de l’école chafi^ite. Et selon ce qu’on dit certains c’est un moujtahid mais il n’a pas prétendu cela, il n’a pas dit aux gens : « Je suis moujtahid, prenez mes avis ». Le moujtahid, même s’il devient moujtahid ce n’est pas une condition qu’il lance un appel pour dire aux gens de le suivre. S’il considère que les gens suivent des imam tel que Ach-Chafi^iyy, Malik, ‘Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agrées, il considère que c’est suffisant.

Un autre point également auquel s’attache ces gens-là pour interdire le tawassoul par le Prophète après son décès. Ils ont une règle qui n’a aucun fondement dans la religion, ils disent : « Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent ». Qui leur a donné cette règle ? Ibnou Taymiyah et aucun savant musulman avant lui n’a dit cela. Avant Ibnou Taymiyah, aucun savant de l’Islam n’a dit cela. Il a dit : « Ce n’est pas permis de faire le tawassoul si ce n’est par quelqu’un de vivant et de présent ». Selon lui, si tu fais le tawwasoul par un prophète ou un saint après son décès, c’est interdit. Non seulement c’est interdit mais selon lui c’est du chirk et de la mécréance. Selon lui, si tu fais le tawassoul par le Prophète ou par un saint et que ce n’est pas dans son assemblée, c’est-à-dire ce n’est pas là où il se trouve, c’est-à-dire lui est dans une ville et toi tu es dans une autre ville ou toi tu es chez toi et lui est chez lui, si tu fais le tawassoul par lui dans ce cas-là, selon lui, tu as commis du chirk et de la mécréance. Ça c’est la règle de Ibnou Taymiyah. Certains ont repris cette règle de nos jours, qui comme nous l’avons vu n’a aucun point, aucun argument, le Messager de Allah ne l’a pas dite, il n’y a pas d’imam moujtahid, ‘Abou Hanfah, Malik ou bien ‘Ahmad Ibnou Hanbal ou bien Ach-Chafi^iyy ou d’autres personnes ne l’a dite.

Il y a une question à laquelle il faut traiter une intention particulière, certains calomnient l’imam ‘Abou Hanifah, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que ‘Abou Hanifah a dit qu’il n’est pas permis de demander à Allah ta^ala par le (haqq) de untel. Il est possible que l’imam ‘Abou Hanifah ait dit cela et il est possible qu’il n’ait pas dit cela. Si vraiment il avait dit cette phrase, ceux qui l’ont suivi ont dit que ce que ‘Abou Hanifah visait en disant cela c’est que cette parole fait croire que Allah serait redevable envers une de Ses créatures. Mais Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Les musulmans qui accomplissent de bonnes actions, les prophètes, les saints, qui obéissent à Allah tabaraka wata^ala, s’ils réussissent à obéir à Dieu c’est parce que Dieu leur a donné la capacité de le faire, c’est Allah qui leur a enseigné. Et c’est bien Dieu Qui a créé en Ses esclaves la perception, la connaissance, c’est Allah qui nous a donné la force de parler, c’est Allah Qui nous a donné la force de marcher. Tous les bienfaits que les gens font c’est par la grâce de Dieu. Comment Allah serait-Il alors L’obligé d’une de Ses créatures. Allah n’est pas L’obligé d’un prophète ni d’un saint, Allah n’est pas obligé de donner quoi que ce soit à quiconque, mais Allah, si Il donne c’est par Sa grâce, par Ses bienfaits. La récompense que vont obtenir ceux qui sont obéissants parmi Ses esclaves, les prophètes, les saints, ces récompenses sont un bienfait de la part de Allah. Allah n’est pas obligé de leur donner ces récompense. Pourquoi ? Parce que c’est Allah qui a créé Ses esclaves, c’est Allah Qui leur a donné l’existence alors qu’ils n’existaient pas et c’est Allah Qui a créé en eux les mouvements et les immobilités qui sont à partir desquels il y a les bonnes actions. Donc, si Il leur donne quelque chose qu’Il a créé en eux, c’est par Sa grâce. C’est Allah Qui mérite la reconnaissance de Ses esclaves […]. Les prophètes, les saints, les anges, n’ont pas de mérite sur Dieu mais c’est Dieu Qui a un mérite et Qui leur a fait grâce en leur accordant les actes d’obéissances qu’ils accomplissent. Allah les a créés, Allah leur a créé leur raison, Il leur a créé leur langue, ces langues qui évoquent Dieu, ces langues grâce auxquelles ils font le tasbih de Dieu, ces langues grâce auxquelles ils glorifient Dieu, c’est Allah qui a créé en eux la capacité de prononcer et la prononciation également. L’être humain, lorsqu’il nait il n’est pas capable de parler, il ne parle pas. Qui créer dans l’être humain, après qu’arrive la période de pouvoir parler, la capacité de parler ? Par ailleurs, qui inspire à l’être humain de faire le bien ? C’est Allah tabaraka wata^ala qui inspire l’être humain pour faire ce qu’il fait. A partir de là on sait que Allah tabaraka wata^ala n’est pas obligé envers quiconque de sorte que si Il ne faisait pas ce qu’Il en était obligé Il serait injuste, Dieu est exempt de cela. Allahou ta^ala n’est pas obligé de faire quoi que ce soit pour une de Ses créatures, ni pour les prophètes, ni pour les saints. Mais c’est Allah Qui leur a fait grâce, c’est Allah Qui a du mérite sur eux, c’est Lui Qui leur a inspiré d’accomplir les bonnes actions et c’est Allah qui a donné la capacité d’accomplir les bonnes choses. Voilà ce qu’ont dit les savants qui ont suivi l’école de ‘Abou Hanifah, ceux qui ont suivi l’imam ‘Abou Hanifah ont dit que l’imam ‘Abou Hanifah a défendu que l’on dise : « Ô Allah, je te demande par le (haqq) de untel » parce que cela peut faire croire que untel aurait un droit sur Dieu et que Dieu serait son obligé. Il est connu que Allah n’est pas obligé envers quiconque de lui donner une récompense dans l’au-delà. Mais Allah c’est Lui Qui a fait grâce, c’est Lui Qui a du mérite sur Ses esclaves qui sont obéissants, qu’ils soient prophètes ou saints. Les gens de l’école de Abou Hanifah on dit : l’imam ‘Abou Hanifah a défendu de dire : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel » parce que l’expression « par le (haqq) de untel » fait croire que Allah serait obligé envers quelqu’un. Une des têtes des Wahhabites à Damas il y a plus de vingt ans, nous étions dans une assemblée de débat, a dit : « Pour ce qui est du tawassoul, Abou Hanifah nous a donné la preuve suffisamment, c’est-à-dire selon lui que ‘Abou Hanifah a interdit le tawassoul. Mais où donc Abou Hanifah aurait interdit le tawassoul ? Il n’a fait que défendre cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel », c’est juste cette phrase qu’il n’a pas voulu qu’on dise. Il n’a pas dit qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et par les saints quand ils ne sont pas présents et quand ils ne sont pas vivant, Abou Hanifah n’a pas dit cela.

Et même si nous supposons que l’imam ‘Abou Hanifah aurait défendu d’utiliser cette formulation[1], nous avons une preuve d’un hadith authentique (sahih) dans lequel le Prophète r a confirmé qu’il est permis d’utiliser cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel ». Il y a un hadith qui est du degré du hasan, il a été authentifié par deux houfadh ; le Hafidh Ibnou Hajar et le HafidhAbou l-Haçan Al-Maqdisiyy. Ce hadith dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

من خرج إلي المسجد وقال اللهم إني أسألك بحق السائلين عليك وبحق ممشاي هذا فإني لم أخرج أشرا ولا بطرا ولا رياء ولا رياء ولا سمعة

(man khalaja ‘ila l-masjidi waqala ‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bihaqqi s-sa’ilina ^alayk wabihaqqi mamchaya hadha fa’inni lam ‘akhrouj ’acharan wala bataran wala riya’an wala soum^ah) ce qui signifie : « Celui qui sort de chez lui pour se rendre dans la mosquée, et qu’il dit cette invocation : « Ô Allah je te demande bihaqqi -par le degré- de ceux qui ont un haut degré et qui T’invoque et bihaqqi -le degré- de ma marche. Je ne suis pas sortie par insincérité, pour avoir une réputation ou par orgueil »[2] jusqu’à la fin du hadith. Dans ce hadith il est indiqué que celui qui fait cette invocation quand il sort pour se rendre à la mosquée, il aura soixante-dix mille anges qui vont demander le pardon en sa faveur. Ce hadith, le Hafidh Ibnou Hajar a dit qu’il est haçan et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy a dit aussi qu’il est haçan.

En raison de ce hadith, il n’y a pas dans la parole attribuée à Abou Hanifah le sens cru par ces égarés, ni dans le sens expliqué par les gens de l’école de ‘Abou Hanifah, il n’y a pas de preuve de l’interdiction de dire, pour celui qui fait le tawassoul : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de Mouhammad » ou « par le (haqq) de ‘Ibrahim » ou « par le (haqq) de Abou Bakr » ou « par le (haqq) de ^Aliyy ibnou Abi Talib », il n’y a pas de preuve de l’interdiction de cette formulation. Il n’y a pas de preuve en cela. Lorsque la nouvelle est confirmée, il n’y a plus de place à la réflexion (la réponse figurant déjà dans le texte confirmé). C’est ainsi qu’ont dit les gens de la science, c’est-à-dire que dès lors qu’il nous a été confirmé un hadith du Messager de Allah r l’analogie (al-qiyas) et l’effort de déduction pour trouver un jugement (al-ijtihad) sont tous deux caduques. Il n’y a plus lieux de faire l’effort de déduction de jugement (‘ijtihad) dès lors qu’il y a un hadith du Messager de Allah. Avec l’existence de ce hadith nous disons que ce qui est rapporté de ‘Abou Hanifah ne comporte pas de preuve qu’il serait défendu d’utiliser cette expression. Ce que je vous ai citez, cet homme qui est une des têtes des Wahhabites a dit dans un des débats à Damas : « Pour ce qui est du tawassoul, la preuve de ‘Abou Hanifah nous suffit »,  or c’est une parole qui ne vaut absolument rien du tout.

[1] « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel »

[2] Rapporté par ‘Ahmad dans son Mousnad, babou Mousnad ‘abi Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée.

Saviez-vous que le voisin a un droit éminent ?

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2017

 

Dans souurat An-Niçaa’ le verset 36 Allaah nous ordonne de n’adorer que Lui et d’agir avec bienfaisance envers les parents ainsi qu’envers les proches parents, les orphelins, les pauvres et les voisins. Les voisins qui sont proches parents et les voisins qui ne sont pas proches parents.

Allaah a fait que le voisin a un droit légal sur ses voisins. Dès lors que le musulman s’acquitte de ce droit envers eux, il y aura l’amour, l’amitié, l’entraide et le pardon entre eux.

Parmi les droits du voisin, il y a le fait de ne pas lui faire de mal. Ce droit dont le voisin dispose, il le détient sur les musulmans. C’est donc un devoir pour les musulmans de ne pas nuire à leur voisin.

Al-Boukhaariyy et Mouslim ont rapporté de Abouu hourayrah que Allaah l’agrée que le messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il ne fasse pas de mal à son voisin ». Celui qui fait du mal à son voisin, c’est quelqu’un dont la foi est incomplète. Il n’a pas atteint le degré de foi complète. Celui qui a été éprouvé par un voisin qui lui fait du mal, qu’il fasse preuve de patience et qu’il espère la récompense de la part de Allaah pour sa récompense. Allaah lui accorde une issue à cette difficulté qu’il a rencontrée de la part de ce voisin nuisible. Fais bien attention alors et attire l’attention de tes voisins avec douceur pour qu’ils ne fassent rien qui nuise, qui dérange les voisins.

Allaahou tabaaraka wa ta^aalaa nous a donné l’ordre de protéger le voisin et de s’acquitter du droit qu’il a sur nous. Le voisin a un droit sur toi ; pas un seul mais plusieurs droits. Al-Boukhaariyy a rapporté de ^Aa’ichah que Allah l’agrée que le prophète a dit ce qui signifie : « Jibriil n’a pas cessé de me recommander le bien envers le voisin au point que c’est comme s’il allait le considérer parmi les héritiers ». Le droit du voisin est éminent !

Parmi ce qui indique l’importance de l’éminence du droit du voisin, c’est que Dieu a fait que le péché commis avec un voisin est grave. Quand quelqu’un commet un péché avec son voisin, ce péché est considéré comme étant grave. Parmi les plus graves des situations, des nuisances à un voisin, c’est de lui nuire dans sa famille c’est-à-dire sa femme et ses enfants.

Ainsi, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhaariyy dans le SaHiiH d’après ^Abdou l-Laah que Allaah l’agrée, il a dit : « J’ai posé la question ou le messager de Allah a été interrogé : quel est le péché le plus grave selon le jugement de Dieu ? » Le messager a répondu ce qui signifie : « C’est que tu attribues un associé à Dieu alors qu’il t’a créé ». La mécréance est donc le plus grave des péchés. Celui qui a posé la question a alors dit : « Et ensuite, qu’est-ce qu’il y a comme péché grave ? » Il a dit ce qui signifie : « C’est que tu assassines ton enfant par crainte qu’il ne te diminue ta subsistance ». De là, les savants ont compris que tuer quelqu’un sans droit, c’est le plus grave des péchés après la mécréance. Ensuite, c’est le fait de tuer quelqu’un sans droit, y compris se tuer soit même. Celui qui a posé la question, en a posé une autre par la suite : « Et ensuite quel est le péché le plus grave ? », le messager a répondu ce qui signifie : « Que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin ». Les savants ont dit que ceci une preuve qu’après tuer quelqu’un sans droit, le péché le plus grave c’est la fornication. Le prophète a cité le cas particulier de la fornication avec le voisin pour nous montrer l’importance du droit du voisin.

C’est ainsi qu’a été révélé un verset qui confirme la parole du prophète dans souurat Al-Fourqaan le verset 68 qui signifie : « Et ceux qui n’adorent pas un autre dieu avec Allaah, ceux qui ne tuent pas ceux que Allaah a interdit de tuer et ceux qui ne commettent pas la fornication ». C’est donc dans cet ordre-là que sont les plus graves des péchés. Lorsque le Prophète a dit ce qui signifie : « Et que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin », c’est-à-dire que la fornication qui est faite avec l’épouse du voisin est plus grave que la fornication avec une autre femme. Et dans une version de ce hadith qui a été rapportée par l’Imam Ahmad, la fornication avec l’épouse du voisin est dix fois plus grave que la fornication avec une autre femme, c’est-à-dire il y a dix fois plus de péchés de forniquer avec l’épouse du voisin qu’avec une autre femme.

Parmi les situations de nuisance à un voisin, il y a le fait de l’envier. C’est la jalousie envers un voisin. Il y a aussi se moquer de lui ou le mépriser ou encore divulguer les secrets de son voisin ou de propager les informations qui le concernent. Il y a aussi mentir au sujet de son voisin pour repousser les gens de lui ou alors chercher quels sont les défauts de son voisin et se réjouir de ses écarts ou alors le déranger dans son terrain ou son logement ou ce qui est de cet ordre. Il y a aussi jeter des détritus devant sa porte ou prendre connaissance, espionner son voisin ou espionner ses femmes ou son épouse ou bien ses filles ou encore déranger son voisin avec des cris ou des sons qui sont dérangeants ou alors lui nuire c’est-à-dire nuire à ses enfants ou ce qui est de cet ordre.

Le fait de mal se comporter avec le voisin est une des habitudes de la jaahiliyyah, de la période antéislamique. Allaah a envoyé son prophète pour justement changer ces mauvaises habitudes. Ceci apparait clairement de la réponse de Ja^far Ibnou Abii Taalib que Allaah l’agrée à An-Najaachiyy quand il l’a interrogé à propos de cette nouvelle religion. Ja^far a dit en s’adressant au roi : « Ô roi, nous étions des gens qui vivions dans la jaahiliyyah dans une période antéislamique, nous adorions les statues, nous mangions des cadavres, nous commettions des choses indécentes, nous rompions les liens avec nos proches parents et nous agissions mal avec nos voisins ». Il a ajouté : « Nous étions dans une période où les plus forts avaient le dessus sur les plus faibles. Nous étions ainsi jusqu’à ce que Allaah nous a envoyé un messager qui fait partie de notre peuple. Nous connaissions parfaitement son ascendance, sa véracité, son honnêteté et sa chasteté. Il nous a invités à adorer Dieu. Il nous appelés à croire en l’unicité de Dieu, à adorer Dieu et à délaisser les pierres et les idoles que nous adorions nous ainsi que nos parents au lieu d’adorer Dieu. Il nous a ordonnés d’être véridiques lorsque nous parlons. Il nous a ordonné de nous acquitter de ce qu’il nous est confié. Il nous a ordonné d’entretenir les liens avec les proches parents. Il nous a ordonné d’agir en bien avec les voisins. Il nous a ordonné de cesser de commettre les péchés et de faire couler le sang. Il a dit : « Il nous a interdit de commettre les choses viles. Il nous a interdit de dire le faux témoignage. Il nous a interdit de consommer le bien de l’orphelin. Il nous a interdit d’accuser injustement de fornication les femmes chastes ». Il a poursuivi en disant : « Il nous a ordonné d’adorer Allaah lui seul, de ne pas lui attribuer d’associé » et il lui a dit : « Il nous a ordonné d’accomplir la prière, de s’acquitter de la zakat, d’accomplir le jeûne et il lui a énuméré les sujets de l’Islam ». Il a ajouté : « Nous avons cru en sa véracité, nous avons cru en lui et nous l’avons suivi dans ce qu’il nous a amené ». Il a conclu : « Nous avons donc ainsi adoré Allaah lui seul, nous ne lui avons pas attribué d’associé, nous avons cessé de faire ce qu’il nous a interdit et nous avons considéré licite de faire ce qu’il nous a appris comme étant licite ». Ce Hadiith a été rapporté par AHmad dans son mousnad avec une bonne chaîne de transmission.

La relation de bon voisinage, le fait que les voisins soient en de bons termes entre eux ceci est quelque chose qui fait gagner l’agrément de Allaah et qui dérange le chayTaan. A l’opposé les mauvaises relations de voisinage, c’est quelque chose que Allaah n’agrée pas, mais que le chayTaan aime.

Si les relations entre les voisins sont bonnes, si ce sont des relations basées sur l’amour et l’harmonie, alors toute la société sera heureuse. Le bon voisin va s’éclairer lui-même de son bien et il va profiter également à ses voisins. Le mauvais voisin lui verra son mauvais caractère retomber sur lui-même. La bonne relation, le fait d’être en de bon terme avec ton voisin, la relation de bon voisinage, ce n’est pas uniquement en cessant de nuire à tes voisins, mais également en supportant la nuisance de tes voisins également, en réglant les affaires de tes voisins et en les délivrant de leur tourment.

Abouu Bakr Al-La’aal a rapporté dans son livre …. Que le prophète a dit ce qui signifie : « J’habitais entre deux pires voisins, ^Ouqbah ibn Abii Mou`ayT et Abouu Lahab : ils jetaient les restes des gens devant ma porte ». C’est-à-dire que le prophète supportait leur nuisance alors qu’il était le plus courageux de toutes les créatures de Dieu dans l’absolu. Allah a accordé à son prophète la force physique équivalente de celle de quarante hommes. Malgré cela, il avait pour conduite de pardonner. Son caractère particulier était de patienter et de supporter la nuisance des autres. Le bien aimé, l’élu que Allaah l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une chose qui soit plus lourde dans la balance des bonnes œuvres du croyant au jour du jugement que l’excellent comportement. Allaah n’agrée pas celui qui est vulgaire et celui qui est indécent » At-Tirmidhiyy a dit ce hadith est Haçan et il est SaHiiH.

Qu’est-ce que l’excellent comportement ? L’excellent comportement consiste à supporter la nuisance d’autrui, à cesser de nuire à autrui et à faire le bien autour de soi. Il est indispensable de faire une halte pour étudier notre cas, pour faire le point sur notre état, pour corriger nos états et œuvrer pour appliquer les enseignements de la loi concernant les droits des voisins, le fait de s’acquitter des obligations envers eux et d’agir avec bienfaisance envers eux.

Ô Allaah nous te demandons d’avoir un meilleur état, d’être de ceux qui sont des bons voisins et d’avoir une fin heureuse et nous te demandons ô Allah d’avoir pour comportement les comportements bons et louables et nous te demandons ô Allah de faire que nous soyons au nombre des voisins vertueux ceux-là mêmes que le messager de Allah  a loué certes, tu es sur toute chose tout puissant.

Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

Aachouraa’

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les meilleurs jours de l’année de l’Hégire bénie, il y a le jour de ^achoura. ^achoura est le dixième jour du mois de Mouharram. C’est un jour dans lequel ce sont produit des événements mémorables. En pareil à ce jour béni, Allahou ta^ala a sauvé Son Prophète Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui l’ont suivi. Il les a sauvés de la noyade et Il a fait noyer Pharaon et son peuple qui étaient des mécréants. En pareil à ce jour, également le jour de ^achoura, Allah ^azza wa jall a accepté le repentir de Son Prophète ‘Adam (^alayhi s-salam) suite au péché qu’il avait commis lorsqu’il avait consommé d’un arbre. Un arbre dont le fruit lui avait été interdit. Cependant le péché que ‘Adam avait commis était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de rabaissement; ce n’est donc pas de la mécréance, ni un grand péché. En pareil à ce jour également, le jour de ^achoura, Allahou tabaraka wa ta^ala a sauvé le navire, le bateau, l’arche du Prophète Nouh (^alayhi s-salam) et ce bateau s’est installé, s’est arrêté au niveau d’une montagne qui s’appelle Al-Joudiyy, c’est une montagne qui se trouve en Irak, alors qu’elle était resté cent cinquante jours en mer auparavant. Dans cette arche, il y avait le Prophète de Allah, notre maître Nouh (^alayhi s-salam) et il y avait également les croyants qui l’avaient suivi.

Allahou soubhanahou wa ta^ala avait envoyé Mouça (^alayhi s-salam) et son frère Haroun (^alayhi s-salam). Tous deux étaient des prophètes messagers. Ils étaient prophètes et ils étaient messagers. Il les a envoyé pour appeler Pharaon et son peuple à l’Islam et à l’adoration de Allah Lui seul. Pharaon c’était quelqu’un d’injuste, c’était un tyran qui avait prétendu être dieu wa a^oudhoubi l-Lah. Il avait dit aux gens d’Égypte : “ Je suis votre dieu suprême “. Quand Mouça et Haroun ont rencontré Pharaon, ils lui ont ordonné l’Islam, ils lui ont ordonné d’adorer Allah ta^ala Lui Seul. Mais il a refusé, il s’est entêté et il a manifesté sa tyrannie. Mouça (^alayhi s-salam) a emmené son peuple, les fil de ‘Israil que l’on appellent israéliens c’est-à-dire ce sont les deux ascendants de ‘Israil, du Prophète Ya^qoub et il les a fait sortir d’Égypte pour les emmener en Palestine. Mais Pharaon était à leur poursuite avec une armée qui était importante, il voulait les exterminer. Son armée était composée d’un million six cent mille soldats. Ils avaient tous leur arme et leurs chevaux. Et les croyants qui étaient avec Mouça (^alayhi s-salam) étaient au nombre de six cent mille. Et l’armée de Pharaon allait attraper les musulmans qui était avec notre maître Mouça vers le temps du lever du soleil. Quand les deux groupes étaient à vue d’oeil, chacun pouvait voit l’autre et que le peuple de Mouça avait vu le peuple de Pharaon avec son armée et ses soldats, ils ont eu vraiment très peur. Ils ont dit à leur prophète Mouça : “ Ça y’est, il va nous rattraper, il va nous exterminer “. Mais Mouça leur a parlé calmement de sorte à les apaiser, à apaiser leur coeur et à dissiper la perturbation qui s’était emparé d’eux. Quand Mouça était arrivé au bord delà mer rouge et que les vagues étaient immenses dans cette mer, Allah a révélé à notre maître Mouça de frapper la mer avec son bâton. Quand il a donné un coup de son bâton à la mer, Allah a fait que elle s’est séparée pour laisser apparaître douze chemin entre les vagues. Chaque séparation entre un chemin et un autre était comme une montagne d’eau. Et entre deux montagnes d’eau, il y avait un chemin de terre ferme. Et c’est ainsi que Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui étaient avec lui ont pu traverser la mer. Et ceci n’est pas quelque chose de surprenant car Allah est sur toute chose tout puissant. C’est Allah qui a créé la mer, c’est Allah qui a créé l’eau et c’est celui qui a créé la terre ferme et c’est lui qui est tout puissant. Si Il veut de l’eau se dégage et laisse apparaître un chemin de terre ferme. Ceci n’est pas quelque chose que la raison rejette. Mais bien sûr c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Et comme ceci est apparu aux mains de quelqu’un qui s‘est dit envoyé de Dieu, on appelle cela un miracle. Et si c’était as que chose qui serait apparu aux mains d’un saint on aurait appelé cela un prodige. Et Allah créé ce qu’Il veut. Pharaon lorsqu’il est arrivé avec son orgueil, il a trouvé les chemins devant lui. Il a dit alors tout imbu de lui-même et de sa force et de sa tyrannie : “ Nous allons les rattraper et les exterminer “. Quand ils se sont engagé, Allah a ordonné à la mer de se refermer sur eux. Il a péri lui ainsi que ses soldats, noyé, et c’était la juste rétribution pour leur mécréance et leur tyrannie. Certains qui l’ont suivi ont dit : “ Non, non Pharaon a disparu. Il n’est pas mort “. Et Allah a démenti ces gens-là, Il a fait que le cadavre de Pharaon apparaisse ; il était mort et tout gonflé.

Allah nous apprend le récit de ce qui s’est passé par Sa parole qui signifie :

“ Ils les ont suivis et ils allaient les rattraper au moment du lever du soleil et lorsque les deux groupes étaient en face l’un de l’autre, les compagnons de Mouça a dit (certes, ils vont nous rattraper) mais Mouça a dit (Non pas du tout, Allah nous donne la victoire. Il va nous indiquer ce qui va nous permettre d’être sauvé). Nous avons révélé à Mouça de frapper la mère avec ton bâton et c’est alors que les chemins se sont entrouvert entre des montagnes d’eau et ils ont pu passer et les autres sont morts noyés. Certes il y a dans cela des signes mais la plupart des gens ne sont pas croyants “.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a incité sa communauté à jeûner le jour de Mouharram en raison du grand mérite que ce jour comporte.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Le meilleur des jeûnes après le mois de Ramadan c’est le jeûne du mois de Mouharram et la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit “, rapporté par Mouslim.

Nous sommes actuellement au mois de Mouharram alors profitez pour jeûner même si nous avons dépassé ^achoura.

Le jeûne de ^achoura est une tradition qui nous est parvenu du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui lorsqu’il a été interrogé au sujet du jeûne de ^achoura, il a dit ce qui signifie :

 

“Son jeûne permet d’expier les péchés de l’année écoulée“, rapporté par Mouslim.

Et les savants illustrés se sont accordés à dire que jeûner le jour de ^achoura’ est une tradition qui est recommandée.

Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, a dit : Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était venu à Médine, il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^achoura. Ils ont été interrogé sur la raison pour laquelle ils la jeûnaient. Ils ont dit : “ C’est en ce jour que Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de ‘Israil contre Pharaon. Nous le jeûnons pour remercier Dieu pour cela et pour glorifier Dieu ce jour-là. “

C’est alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) à dit ce qui signifie : “ Nous, nous suivons Mouça plus que vous “ et il a ordonné de le jeûner.

Rapporté par Mouslim.

Ibnou ^Abbas qui est celui qui interprète le Qour’an par excellence, celui à qui Allah a donné la science de comprendre et d’interpréter le Qour’an, quand il fut interrogé au sujet du jeûne du jour de ^achoura, il a dit : “ je n’ai pas connaissance que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam jeûnait un jour dont il espérait la grande récompense plus que le jour de ^achoura (c’est-à-dire il recherchait plus particulièrement ce jour-là) et ni un mois par lequel il recherchait plus la récompense que ce mois (c’est-à-dire le mois de Mouharram dans lequel nous sommes actuellement)”.

Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans les Sahih, dans le livre les actes de mérite.

Le jeûne du jour de ^achoura n’est pas une obligation, ce n’est pas un devoir tout comme l’ont dit les savants.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à propos du jour de ^achoura ce qui signifie :

“ Ce jour c’est le jour de ^achoura, Allah ne vous a pas prescrit de le jeûner, cependant celui qui veut le jeûner qu’il le jeûne et celui qui veut qu’il ne jeûne pas “, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les savants et les faqih quand ils ont rapporté la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de jeûner ce jour, lorsqu’il a donné l’ordre de jeûner ce jour, c’est-à-dire c’est un ordre qui indique le caractère recommandé et non pas le caractère obligatoire.

Il y a parmi les nouvelles dans ce sens ce qui a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait jeûné le jeûne de ^achoura et il avait donné l’ordre de le jeûner. Mais comme on avait vu l’ordre c’est un ordre qui indique le caractère recommandé. Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est également recommandé de jeûner le jour tasou^ah, c’est le neuvième jour du mois de Mouharram. En raison de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

“ Si je suis vivant l’année prochaine, je jeûnerais également le neuvième jour “, cela a été rapporté par Mouslim. Or le Prophète était mort mais le caractère recommandé reste.

Certains savants illustrés ont dit que la sagesse pour jeûner le neuvième de Mouharram avec le dixième, c’est la précaution parce qu’il se peut qu’il y ait une erreur concernant la détermination du début du mois donc pour se prémunir contre cette erreur éventuelle les savants ont dit de jeûner le neuvième jour, et ils ont dit que c’est cela la sagesse pour jeûner le neuvième jour. C’est aussi pour se distinguer des non-musulmans qui ne jeûnent que le dix et c’est aussi pour ne pas jeûner uniquement le vendredi s’il tombe un vendredi, comme c’était le cas cette année. S’il ne jeûne pas le neuvième avec le dix, alors il lui est recommandé de jeûner le onzième avec le dixième. L’imam Ach-Chafi^iyy a même dit dans ses livres qu’il est recommandé de jeûner le neuf, le dix et le onze de Mouharram, le trois jours.

Le dix du mois de Mouharram de la quatrième année de l’Hégire, il s’est produit une conquête qui s’appelle dhatou r-riqa^. Ar-riqa^ c’est-à-dire les bandelettes que l’on met sur une blessure. À l’origine de cette bataille, le Messager éminent (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était sorti de Médine l’illuminée accompagné de sept cent compagnons. Il avait pour destination des tribus de la région de Najd qui sont le clan de banou Mouhalid, le clan de banou tha^labah qui sont de GhaTafaan. Ce sont des gens qui avaient tendu une embuscade à certains compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ils en ont tué soixante-dix alors que le Prophète les avait préparés pour enseigner la religion aux gens et pour diffuser l’Islam. C’était des gens qui avaient appris beaucoup de science et ils étaient connus pour maîtriser le Qour’an. Ces gens-là les avaient assassinés par surprise. C’était pour les venger qu’il était sorti. Quand les associateurs s’étaient préparés pour combattre le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ses compagnons, quand ils ont su qu’ils étaient venu pour les combattre et que les deux groupes s’étaient rapprochés des uns des autres. Allah a fait que la terreur s’empare des cœurs des tribus des associateurs alors qu’ils étaient nombreux, mais ils se sont dispersé loin des musulmans. Ils se sont enfuis abandonnant leurs biens et leurs femmes. Il n’y a pas eu de guerre. Allah a épargné à Son Prophète et ses compagnons le mal de ces groupes associateurs.

Pourquoi cette bataille a été appelée dhatou r-riqa^, la bataille où les gens ont enroulé des bandes autour des pieds ? C’est parce que lorsque les compagnons marchaient, leurs pieds étaient blessés, lorsqu’ils marchaient sur de la pierre, leurs ongles étaient cassés et ils avaient des blessures à leur pieds. Ils avaient mis des bandages à leurs pieds pour continuer leur marche.

Et en l’an 61 de l’Hégire, toujours le dixième jour du mois de Mouharram s’est produit un événement qui est extrêmement affligeant pour la communauté. C’était une grande épreuve qui s’est abattue sur les musulmans. C’était une épreuve qui a rempli les cœurs de chagrin et de tristesse. C’était un vendredi 10 du mois de Mouharram que l’imam Abou ^Abdi l-Lah, Al-Houçayn fils de ^Aliyy que Allah l’agrée, le petit-fils du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui était le fils de sa fille Fatimah Az-Zahra’ que Allah l’agrée. Il a été tué par un groupe injuste. Al-Houcayn (^alayhi s-salam) était mort, martyr, heureux ; il avait cinquante-six ans. Il était l’un de ces hommes illustres qui a gagné le statut de martyr. Il était au nombre de ces martyrs qui ont été véridiques dans leur engagement à l’égard de Dieu, ils ont ainsi gagné l’agrément de Dieu et la récompense de Sa part. Allah a accordé pour Ses martyrs les hauts degres et la grande récompense au Paradis.

L‘Imam Al-Houçayn était né la quatrième année de l’Hégire, le mois de Cha^ban. Et il avait cinq enfants : ^Aliyy le grand, ^Aliyy le petit, Ja^far, Fatimah et Sakinah. C’était un imam de grand mérite. Il était mieux, il était ascète et il était pur. Il avait hérité des caractères de son grand-père, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le mérite de ce grand imam et des événements de sa vie sont très nombreux et multiples. Parmi ce qui est rapporté au sujet de Al-Houçayn et son frère Al-Hasan, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rapportée par At-Tirmidhiyy, qui signifie :

“ Al-Hasan et Al-Houçayn ce sont les maîtres des jeunes gens du Paradis “.

Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit d’eux ce qui signifie :

“ Ce sont mes deux sources de plaisir dans ce bas monde “.

Et il a dit (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :

“ Ce sont mes enfants, celui qui les aime m’aura aimé “.

Ce sont eux qui ressemblaient le plus au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Et parmi les paroles de l’imam Al-Houçayn, que Allah l’agrée, il y a sa parole :

« Celui qui est généreux il sera considéré comme un maître et celui qui est avare il sera humilié ».

Il y a un hadith qui est parvenu au sujet des meilleures des femmes. C’est un hadith qui a été rapporté par Ibnou ^Abdi l-Barr et d’autres, tout comme dans le commentaire de Al-Boukhariyy, livre de Al-fada’il et il a une chaîne de transmission qui est du degrés du Sahih. Le hadith est

“ Les meilleures des femmes sont Maryam, ensuite Fatimah, ensuite Khadijah, ensuite Aciyah “.

Les meilleures des femmes sont Maryam c’est-à-dire la mère de ^Iça, ensuite Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Al-Hasan et Al-Houçayn, puis Khadijah et Aciyah. Ce hadith il est Sahih.

Khadijah c’est l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Fatimah, et Aciyah c’est l’épouse de Pharaon celui qui voulait tuer Mouça (^alayhi s-salam), elle était musulmane et elle était une sainte. Pharaon l’a tuée lorsqu’il a su qu’elle était croyante. À l’époque, il était permis à une musulmane d’épouser un non-musulman mais dans la loi du Prophète Mouhammad c’est interdit à une musulmane d’épouser un non-musulman.

 

Quant à l’autre hadith qui signifie :

“ Fatimah c’est la maîtresse des gens du Paradis sauf Maryam la fille de ^Imran “, ce hadith a été rapporté par Al-Hakim et d’autres. Il ne contredit pas le premier.

Concernant Maryam, Dieu a fait l’éloge de Maryam la mère de ^Iça, dans Sa parole dans le Qour’an qui signifie :

“ Allah a accordé à Maryam un mérite supérieur aux autres, Il l’a élue (c’est-à-dire choisie) “.

Concernant Fatimah et la famille du Prophète en général, Allah dit ce qui signifie :

“ Pour éloigner de vous la mécréance, vous la famille du Prophète et pour vous purifier “, donc il y a une différence entre l’istifa’ le choix et la sélection, le fait d’accorder un grand mérite et at-taT-hir de purifier, de les purifier de la mécréance.

Le fait de leur accorder un grand mérite et les choisir est supérieur au fait de les purifier. Pourquoi ? Parce que le choix al-istifa a été cité au sujet de Maryam et il a été cité aussi au sujet de prophètes par la parole de Allah qui a dit ce qui signifie :

“ Allah a choisi et a accordé un mérite à ‘Adam, à Nouh, à la famille de ‘Ibrahim et à la famille de ^Imran “, donc vous voyez l’istifa est supérieur à at-taT-hir. C’est pour cela que nous disons que Maryam a un degré supérieur au degré de Fatimah.

Question précieuse : La femme si elle est embellie et parfumée et qu’elle donne un cours à des hommes et à des femmes et qu’elle met l’intention dans son coeur de rechercher la récompense par l’enseignement qu’elle donne alors elle a des récompenses par l’enseignement qu’elle donne. Mais le fait de sortir de sa maison embellie et parfumée, elle n’a pas à rechercher des récompenses par sa sortie ainsi. Et l’embellissement qui est déconseillée c’est l’embellissement qui est exagéré. Mais l’embellissement qui est léger il n’est pas déconseillé. Le fait d’exagérer dans l’embellissement c’est cela qui est déconseillé. Cependant, si cet embellissement exagéré, elle le fait parce qu’elle va donner cours à des femmes qui ne vont pas accepter d’elle si elle ne s’embellit pas de la sorte, alors il n’y a plus de caractère déconseillé pour cela. Il y a des femmes si elle vient leur donner cours de manière simple et sans embellissement exagéré elles ne vont pas accepter. Si elles n’acceptent que si elle vient avec un embellissement exagéré au-delà de ce qui est simple, alors il n’y a plus de caractère déconseillé.

L’embellissement exagéré c’est ce qui attire le regard. Mais le fait que la femme sorte avec un embellissement qui est léger, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela.

À notre époque, on vit parfois des événements qui sont étonnants et surprenants. Qu’est-ce que les savants ont dit à propos de ce qu’ils appellent Halloween :

D’après le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée lui et son père, il a rapporté que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Celui qui fait des choses pour se faire ressembler à des gens, alors il est comme eux, il fait partie des leurs “. Cela a été rapporté par Abou Dawoud.

Que l’on sache que fêter ce qu’ils appellent Halloween c’est interdit, haram. C’est une fête qui est rémanente des fêtes des celtes qui étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale à l’époque de bronze environ 1500 années avant le calendrier romain c’est-à-dire avant le christianisme et c’était des peuples qui étaient des idolâtres. Les celtes étaient des idolâtres.

Allah dit ce qui signifie : “ Tu ne trouves pas des gens qui sont véritablement croyants en Dieu et au Jour Dernier qui cherchent à être ami et à faire la même chose que ceux qui prennent Allah et Son Messager pour ennemi “.

Parmi les savants qui ont expliqué le verset (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) il y a Abou l-^Aliyah Rafi^ Ibn mahran mort en 93 de l’Hégire, il y a Taws Ibnou Qaysan qui est mort en106 de l’Hégire, il y a Mouhammad Ibn Sirin qui est mort en 110 de l’Hégire, il y a Ad-Dahak Ibn Mouzihin qui est mort en l’an 100 de l’Hégire, il y a Ar-Rabi^ Ibn ‘Anas qui est mort en l’an 139 de l’Hégire et d’autres ont expliqué la parole de Allah : (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) c’est-à-dire ceux qui n’assistent pas aux fêtes des associateurs.

Abou l-Qacim Hibatou l-Lah fils de Al-Houçayn AtTabariyy le chaféite mort en 418 de l’Hégire a dit :

“ Il n’est pas permis aux musulmans d’assister aux fêtes des incroyants parce qu’ils commettent des choses qui sont blâmables et ils sont sur l’erreur. Les gens de vérité se mélangent aux gens qui sont blâmables sans les reprendre, sans les blâmer, sans les réprimander pour ce qu’ils font ils seront comme des gens qui sont satisfaits de ce qu’ils font et qui préfèrent le blâmable à ce qui est bon, et nous craignons alors que le châtiment de Allah ne s’abatte sur eux et qu’il n’englobe la totalité d’entre eux. “ Nous demandons à Allah qu’il nous préserve de Son châtiment.

Parmi les références historiques, certains disent que ce jour qu’ils appellent Halloween ou la fête des barbares chez les chrétiens est une particularité liée à leur croyance et à leur religion et à ce qu’ils considèrent comme des prêtres chez eux. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils faisaient peur ainsi aux sorcières en Irlande. Et maintenant de nos jours, les télévisions ainsi les gens pour sortir et acheter et commémorer cela. Il est donc interdit dans la Loi de commémorer cette fête. Il est donc interdit de fêter cela dans la loi de l’Islam car il y a en cela une ressemblance aux associateurs.

Le mieux c’est plutôt de faire acte de bienfaisance à un pauvre qu’il soit musulman ou non-musulman, cela comporte des récompenses au lieu d’acheter des masques qui font peur ou d’imiter ce que font ces non-musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt considéré.

Que Allah nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.

Parfum pour les femmes et entretien des relations avec les proches parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler de ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy ce qui a pour sens : « Allah agrée pour Ses esclaves qu’ils soient modérés », c’est-à-dire qu’ils ne rendent pas licite ce qui est interdit et qu’ils n’interdisent pas ce qui est licite. Allah agrée de Ses esclaves qu’ils disent à propos de ce qui est interdit qu’il est interdit et à propos de ce qui est licite qu’il est licite.

Quant aux extrémistes, ceux qui interdisent les choses en se référant à leurs passions, ceux-là Allah n’agrée pas leur pratique. Et l’inverse également Allah ne l’agrée pas, c’est-à-dire ceux qui rendent licite ce qui est interdit. Dans de nombreux pays, certaines personnes interdisent certaines choses quand cela ne convient pas à leurs passions, à leurs plaisirs à eux. En contrepartie, ils se rendent licites des choses qui leur ont plu alors qu’elles sont interdites dans la religion agréée par Dieu. Ce qui est en accord avec leurs passions, ils le considèrent licites, et ce qui contredit leurs penchants ils l’interdisent. Ces gens-là auront un grand malheur au jour du jugement, ils seront châtiés. La langue, au jour du jugement, celui qui en dispose en sera interrogé. S’il a utilisé sa langue pour dire des choses que Dieu agrée, il aura des récompenses et des bonnes actions. Quand à celui qui a utilisé sa langue pour rendre licite ce que Allah a interdit à Ses esclaves ou qui a utilisé sa langue pour interdire ce que Allah a rendu licite à Ses esclaves, celui-là malheur à lui au jour du jugement.

Le Hafidh An-Nawawiyy, savant très connu chez les chaféites comme un feu au-dessus d’une montagne. Avant, pour prévenir que Ramadan avait débuté, il n’y avait pas de téléphone ou de moyen de communication, qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils allumaient un feu en hauteur pour que les gens le voient et sachent que c’est un signe d’une information et ceci est relayé d’un point à un autre. Le Hafidh An-Nawawiyy est connu comme un signe que quelqu’un de loin peut voir. Ceci est le Hafidh An-Nawawiyy. Qu’est-ce que ce savant très connu a dit ? Dans son livre Charhou l-mouhadh-dhab, il a dit : « Paragraphe si une femme veut sortir pour se rendre dans une mosquée, il est déconseillé pour elle qu’elle se parfume et il lui est déconseillé également des vêtements luxueux. » Cette parole veut dire que se parfumer ou mettre des vêtements luxueux pour la femme qui veut se rendre à la mosquée, ce n’est pas interdit mais c’est déconseillé. Elle n’a pas commis de péché, c’est uniquement déconseillé. Exception est faite, si la femme en s’embellissant, en se parfumant, son objectif est de provoquer les hommes, dans ce cas-là c’est un péché. Mais si ce n’était pas pour provoquer les hommes, si c’était pour un autre objectif, alors ce n’est pas un péché.

Dans certains pays, il y a des gens qui prétendent être des chaykhs et qui prétendent être des savants, ils interdisent dans l’absolu à la femme de sortir parfumée, que son intention soit de provoquer les hommes ou que ce soit pour se faire belle afin d’être contente d’elle-même, ils lui interdisent, malheur à eux dans ce bas-monde. Et parmi eux, tellement ils n’ont pas de scrupule pour calomnier cette religion, ils ont prétendu qu’il y a unanimité sur le fait qu’il est interdit à la femme de sortir embellie ou parfumée. Notre chaykh a dit : « Ces gens-là, que Dieu nous en préserve, je ne sais pas comment ils osent porter la joubbah du chaykh, le turban du chaykh. Je ne sais pas dans quel sens ils mettent ce vêtement. Qu’est-ce qu’ils ont étudié ? Pourquoi ils disent ces choses-là contraires à la religion parce que cela plaît à leurs passions ». L’un d’entre eux a dit cela dans une mosquée, devant tout le monde. Ils n’ont pas honte ! Ils n’ont pas peur du châtiment de Dieu au jour du jugement. Ils rendent illicites des choses alors qu’elles sont licites. L’un d’entre eux, on lui a amené la preuve du contraire de ce qu’il a dit. Quelqu’un lui a montré. Après qu’il ait essayé de feinter, il a avoué et il a dit : « Oui c’est vrai, c’est une erreur de ma part ». Après avoir dit aux gens qu’il y a unanimité puis qu’il ait eu la preuve, il a dit : « Oui c’est une erreur de ma part ». Unanimité veut dire toutes les écoles. Pourquoi il s’est empressé de dire quelque chose de faux ? Pourquoi il s’est vêtu avec les vêtements des macha’ikhs, avec une joubbah et une ^imamah ? Pour calomnier la religion agréée par Allah. Pourquoi il n’empêche pas sa langue de dire des choses fausses ?

La preuve que c’est déconseillé.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim, en s’adressant aux femmes, ce qui signifie : « Si l’une d’entre vous va à la mosquée alors qu’elle ne se parfume pas ».

Et la preuve également c’est un hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Dawoud et d’autres, qui signifie : « N’empêchez pas les femmes esclaves de Dieu de se rendre aux mosquées agréées par Dieu, mais qu’elles sortent sans être parfumées ». Le sens de ce hadith est n’empêchez pas les femmes de se rendre à la mosquée mais qu’elles ne soient ni embellies ni parfumées. Sinon, si elles sont embellies ou parfumées, c’est déconseillé uniquement mais ce n’est pas interdit. Le déconseillé, si la personne l’évite parce qu’il est déconseillé elle gagne des récompenses mais si elle fait ce qui est déconseillé, elle ne s’expose pas à un châtiment. Tandis que l’interdit, celui qui le commet s’expose à un châtiment et celui qui l’évite parce que c’est interdit alors il gagne des récompenses.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. Al-‘ithmid est une poudre qui est brune. C’est recommandé que la personne mette du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. C’est le ‘ithmid qui est de couleur brune, marron, c’est celui-ci qui est recommandé. Quant à celui qui est noir, celui-là est pour s’embellir. Le noir n’a pas le même jugement que le marron. Le marron c’est celui-ci qui est recommandé. Le noir celui qui veut en mettre qu’il en mette, et celui qui veut ne pas en mettre qu’il n’en mette pas. Le ‘ithmid qui est brun, celui que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait dans ses yeux tous les soirs, non seulement il est recommandé mais en plus il est bénéfique. Il comporte des choses utiles. Dans le hadith rapporté par ‘Ahmad, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Mettez du ‘ithmid dans les yeux car il fait pousser les cils et il améliore la vue ».

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait une vue plus forte que n’importe qu’elle personne et malgré cela, il mettait du ‘ithmid dans les yeux. Il mettait du kouhoul chaque nuit.

Par ailleurs, faire la prière en assemblée c’est quelque chose de recommandé pour la femme, ce n’est pas obligatoire, ce n’est pas comme pour les hommes. Les savants ont dit ce jugement, c’est que le Messager lui-même a autorisé à une femme qui s’appelle Oummou waraqah de diriger les femmes de sa famille dans la prière, c’est rapporté dans les sounan de Abou Dawoud et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad. C’était une femme compagnon, une femme qui a rencontré le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Une femme de Médine. Le Messager lui a autorisé les femmes, et non les hommes, dans la prière. Pour ce qui est de l’appel à la prière ; s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy (c’est-à-dire un homme qui peut être un mari pour elle) elle peut le faire mais elle n’élève pas la voix fort comme l’homme. A plus forte raison, Al-‘iqamah (l’annonce à la prière) s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy, elle peut la faire.

S’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy quand elle va faire la prière, la femme peut réciter à haute voix mais pas comme les hommes, plus bas que les hommes. S’il n’y a que des femmes ou bien s’il y a son fils à elle par exemple. Tant qu’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy en sa présence. Par contre, s’il y a des hommes ‘ajnabiyy elle n’élève pas la voix, elle récite à voix basse. Il y a aussi un autre hadith, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il a dit ce qui signifie : « Si les femmes vous demandent de faire la prière de nuit à la mosquée, alors autorisez-leurs ».

Si quelqu’un vient vous dire : « Mais Abou Hourayrah a vu une fois une femme qui avait une forte odeur de parfum et il lui a dit « Ou tu vas comme ça femme ? », elle lui a dit « je vais à la mosquée » et Abou Hourayrah lui a dit « Avec un tel parfum ? Retourne chez toi, lave toi d’abord ». Cela ne veut pas dire que c’est interdit lorsqu’il lui a dit « retourne chez toi ». Ce n’est pas cela le sens de la parole de Abou Hourayrah mais le sens c’est que c’est déconseillé. C’est comme si Abou Hourayrah a dit à cette femme : « Si tu veux aller à la mosquée sans être dans le déconseillé, rentre chez toi et enlève l’odeur du parfum en te lavant, puis va à la mosquée ». C’est cela la signification de la parole de Abou Hourayrah. Le sens ce n’est pas que c’est interdit mais le sens est que si elle retourne à la mosquée en ayant enlevé le parfum alors ce sera conforme à la Loi et ce n’est pas déconseillé.

Il y a un hadith rapporté par ‘Ahmad que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », cela veut dire qu’elle ressemble à celle qui est fornicatrice mais cela ne veut pas dire que c’est le même péché que la fornicatrice, car la fornication est un grand péché tandis qu’ici il s’agit d’un petit péché. Le petit péché n’est pas comme le grand péché.

Il y a une autre version de ce même hadith, d’après Abou Hourayrah rapporté par At-Tirmidhiyy dans lequel le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La femme lorsqu’elle sort parfumée et qu’elle passe auprès d’une assemblée alors elle est comme fornicatrice », cela sous-entend que son objectif était de provoquer les gens de cette assemblée. Son intention était d’attirer l’attention des hommes par son odeur pour qu’ils tombent dans le péché. Lorsqu’ils vont sentir son odeur peut être vont-ils tomber dans un regard interdit ou dans une parole interdite, ou autre. Son objectif à elle était donc de les inciter à l’interdit. Cette version du hadith de Abou Hourayrah est expliquée par la version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy dans Sounan An-Naça’iyy, toujours d’après le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), le hadith signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », dans cette version le Prophète a dit : « Li yajidou rihaha », c’est-à-dire pour qu’ils sentent son odeur, pour qu’elle les provoque au péché.

En d’autres termes, si son objectif n’était pas de provoquer les hommes au péché alors elle ne tombe pas dans le péché.

La version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, c’est-à-dire dans ce qu’il a entendu du Messager de Allah, il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Tandis que dans la version de Abou Hourayrah il n’y a pas cette précision, il a dit en général toute femme qui sort parfumée et qui passe auprès d’une assemblée, elle est comme fornicatrice. Cette deuxième version est ramenée à la première dans laquelle il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Ceci est une science. Il s’agit de concilier entre les deux hadiths, les paroles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne se contredisent pas.

Quant à ceux qui ne connaissent pas la science du hadith, simplement ils passent sur un hadith dans un livre par exemple, ils le prennent à la lettre et ils l’expliquent d’une manière qui n’est pas correcte ; ces gens-là sont en train de falsifier la religion agréée par Allah. Malheur à eux au jour du jugement.

Ces gens-là ils sont en train de déformer la religion car il y a de nombreux versets, celui qui les interprète d’une manière déplacée, il sort de l’Islam. Egalement il y a de nombreux hadith du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il ne suffit pas de dire « Allah a dit, le Messager a dit ». Il s’agit de donner au verset, à la ‘ayah, son sens véritable. Il ne s’agit pas de citer et de donner un sens qui n’est pas correct.

Comme certains ils sortent de l’Islam parce qu’ils ont mal interprété le verset : « Al-Fitnatou ‘achaddou mina l-qatl ». Al-Fitnah dans ce verset ce n’est pas la zizanie entre les gens. On ne dit pas que semer la zizanie c’est plus grave que de tuer. L’homicide est plus grave que la zizanie. Ces gens-là lorsqu’il y a une zizanie, ils récitent ce verset et ils croient que ce qui tu as fait là c’est plus grave que d’assassiner. Ils sortent de l’Islam. Dans ce verset, Al-Fitnah veut dire Ach-Chirk. Il ne s’agit pas de dire « Allah a dit » sans comprendre.

Observez les deux hadiths précédents, les deux versions. Celui qui n’a pas appris s’il voit le hadith de Abou Hourayrah, il va sortir un jugement en interdisant ce que Dieu a rendu licite. Il va dire dans l’absolu qu’il est interdit à la femme de sortir parfumée et embellie. Il n’a pas saisit la subtilité du hadith et il n’a pas connaissance de la précision qui se trouve dans le hadith de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy.

Ce qui compte c’est de donner au hadith son sens véritable et de donner aux versets le sens correct et véritable, c’est cela qui donne la récompense. Mais citer un verset en lui donnant un autre sens que ce qui est correct ou citer un hadith hors de son contexte de manière déplacée pour lui donner un sens erroné, ceci mène à la perte ; que Dieu nous en préserve.

Que l’on sache que rompre les relations avec les proches parents est un grand péché selon l’unanimité et ce péché c’est un péché du corps.

Comment dit-on qu’il y a rupture avec les proches parents ? Lorsque ton proche parent se languit de toi et qu’il sent que tu l’as laissé de côté, comme si tu l’as abandonné. Soit parce que tu ne soutiens plus tes proches parents financièrement alors qu’ils sont dans le besoin, soit tu ne leur rends pas visite sans excuse.

Une excuse c’est comme par exemple s’il n’a plus les moyens de les soutenir ou alors il a les moyens financiers mais il a d’autres priorités qui sont des priorités selon la Loi de l’Islam et non pas selon les passions.

Qui sont les proches parents ? Ce sont les grands parents, les oncles et tantes paternels et leurs enfants, et les oncles et tantes maternelles et leurs enfants. Tous ceux-là sont appelés proches parents.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui a plus de mérite ce n’est pas celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui. Celui qui a le plus de mérite c’est celui qui entretient les relations avec son proche parent qui a coupé les liens avec lui ».

Dans ce hadith, il y a l’indication que lorsque quelqu’un entretient les relations avec son proche parent qui les a rompus avec lui il a plus de mérite que celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui, parce que le premier fait preuve d’excellence de comportement. Celui qui agit en bien avec celui qui agit en mal, il fait preuve d’excellence de comportement, comportement qui a été fortement encouragé dans la Loi de l’Islam.

La rupture des liens avec les proches parents à lieu par exemple en leur faisant mal ou en cessant de les visiter dans excuse de sorte que leur cœur va ressentir ce manque. Ils vont se sentir écartés. Deuxième cas de figure, ses proches parents sont dans le besoin et lui il a de l’argent en plus de ses besoins, il peut les aider et malgré cela il les laisse dans le besoin.

Allah dit dans sourat An-Niça’, le verset n°1 ce qui signifie : « Craignez Dieu en entretenant les relations avec vos proches parents », et dans un autre verset ; dans les versets 22 et 23 de sourat Mouhammad, Allah a décrit ceux qui rompt les liens avec leurs proches parents comme étant des gens que Allah a rendu sourds et aveugles et Allah les maudit.

Et AtTabaraniyy et Al-Bazzar ont rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ».

Et dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance, qu’il entretienne les liens avec ses proches parents ».

Et dans le hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après le compagnon Joubayr Ibnou Mout^im (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Quelqu’un qui rompt les liens avec ses proches parents, n’entrera pas au paradis (parmi les premiers) ».

Sache que ton proche parent, si tu as la capacité de lui rendre visite, il est indispensable que tu lui rendes visite. Si tu as la capacité de lui rendre visite, cela ne suffit pas que tu lui passes le salam par quelqu’un d’autre, comme en disant : «  passe le salam à Untel de ma part ». Mais pour un certain temps cela suffit de lui passer le salam, mais pas tout le temps, il faut que tu ailles lui rendre visite. Mais le fait que lui et son proche parent se trouvent dans la même ville et qu’un an s’écoule, deux ans s’écoulent, trois ans s’écoulent, et il ne va pas lui rendre visite alors qu’il peut lui rendre visite, cela s’appelle rompre les relations avec les proches parents. Mais si son proche parent ne veut pas qu’il vienne dans sa maison, et lui il sait cela alors dans ce cas il ne va pas chez lui car il n’accepte pas, mais il reste qu’il lui passe le salam ou il lui envoie un écrit. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent seulement aux deux fêtes de Aïd, pour eux cela n’est pas considéré comme une rupture, cela suffit. Cela dépend des gens, des coutumes. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent et que lorsqu’il y a un mariage ou un décès il va le voir, ils considèrent qu’il n’y a pas de rupture, c’est suffisant. Ceci dans le cas où la personne n’a pas d’excuse. Par contre, si quelqu’un a une excuse, par exemple il est à l’étranger et s’est absenté cinq années, de temps à autre il leur transmet le salam par quelqu’un, dans ce cas il ne tombe pas dans la rupture avec ses proches parents.

Parmi les excuses pour ne pas tenir les relations avec ses proches parents, il y a qu’il ait entendu d’un de ses proches parents une apostasie comme s’il a entendu que son proche parent a insulté Dieu ou les prophètes, ou les anges ou qu’il a rabaissé le Qour’an. Dans ce cas, ce n’est pas un devoir pour lui d’entretenir les liens avec un apostat membre de sa famille. Il est également permis de rompre les relations avec son proche parent si son proche parent est pervers, s’il commet les grands péchés. Par exemple s’il commet la fornication ou s’il boit de l’alcool ou s’il ne fait pas la prière. Cependant, il l’avertit avant de rompre les relations de la raison de cette rupture pour le réprimandé, pour le blâmer pour ses mauvaises pratiques. Il lui dit : « Je ne te parle et je ne te visite plus parce que tu fais telle chose ».

Dans le hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance et que sa vie soit longue, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ». Que sa vie soit longue c’est-à-dire que Allah lui accorde la réussite à faire beaucoup de bien en peu de temps. Celui à qui Allah accorde de faire beaucoup de bien en peu de temps c’est comme s’il a vécu longtemps.

Dans un hadith rapporté par Al-Qoudariyy dans son Mousnad, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Entretenir les relations avec ses proches parents rallonge la vie », rallonge la vie veut dire que Allah sait de toute éternité que s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents il n’aurait pas vécu aussi longtemps. La science de Allah englobe toute chose. Allah sait même les choses qui n’ont pas eu lieu, si elles avaient eu lieu comment elles auraient été. Allah sait ce qui a eu lieu, ce qui a lieu et ce qui aura lieu au paradis et en enfer, et Il sait ce qui n’a pas eu lieu comment il aurait été s’il avait eu lieu. Allah sait que cet homme qui a entretenu les relations avec ses proches parents aurait vécu moins longtemps s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents. Et Allah sait qu’il allait entretenir les relations avec ses proches parents. Il a voulu qu’il les entretienne et qu’il vive plus.

Ne pas dévoiler

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

D’après ^A‘ichah (que Allah l’agrée), elle a dit : «  Nous étions toutes les épouses du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) auprès de lui. Aucune ne manquait. C’est alors que Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivée, elle marchait et sa marche était absolument identique à la marche du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Quand le Messager a vu sa fille, il lui a fait bonne accueil. Il lui a dit (ce qui signifie) :  « Bienvenue à ma fille ! », puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche (^A‘ichah a douté). Puis il lui a dit quelque chose à voix basse sans que les autres entendent, et elle s’est mise à pleurer à chaudes larmes. Quand il a vu qu’il était triste, il lui a dit quelque chose à voix basse et elle s’est mise à sourire. » ^A‘ichah a alors dit à Fatimah (que Allah les agrée toute les deux) : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’entre toute les femmes il t’a dit quelque chose à toi et toi tu te met à pleurer. » Quand le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit, ^A‘ichah a dit à Fatimah : « Qu’est-ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) t’a dit? », c’est alors que Fatimah à répondu à ^A‘ichah : « Je ne veux pas dévoiler le secret du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) », il lui avait dit à voix basse donc c’était pour que les autres ne l’entendent pas. ^A‘ichah a dit que après le décès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle est partit voir Fatimah à nouveau et lui a dit : « Je te demande avec insistance et j’aimerais que tu prenne en compte le droit que j’ai sur toi (c’est-à-dire le fait qu’elle soit l’épouse de son père). Dis-moi ce que le Messager t’a dit l’autre jour. » Fatimah lui a dit : «  Maintenant (que le Messager est mort) je peux te le dire. La première fois quand le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) m’a dit quelque chose à voix basse, il m’a dit que Jibril révisait le Qour’an avec lui une ou deux fois par an et que cette année il l’a révisé deux fois. Le Prophète a dit :  «  S’il la fait deux fois cette année, je crois que c’est parce que je vais bientôt mourir. Alors fais preuve de piété à l’égard de Dieu et patiente, je serais un bon prédécesseur pour toi (c’est-à-dire je vais te précéder pour la mort mais tu viendras après)» C’est pour cela que tu m’as vu pleurer.». Puis pour la consoler le Prophète lui avais dit : «  Ô Fatimah, ne serais tu pas heureuse si je t’annonce que tu es la meilleure des femmes de cette communauté . » Fatimah dit à ^A‘ichah à ce sujet : « C’est alors que tu m’as vu sourire. » Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Ainsi notre dame Fatimah fille du Prophète et de son épouse Khadijah, est la meilleure des femmes de cette communauté, tout comme notre dame Maryam mère de notre maître ^Iça est la meilleure des femmes de toute l’humanité, de toutes les communautés. Et la femme qui a le plus de science religieuse de toute l’humanité est notre dame ^A‘ichah.

Avec ce caractère, à savoir le fait de ne pas dévoiler le secret d’autrui, il se peut que tu gagnes le pardon de tes péchés.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui lave un mort et qui s’acquitte de son devoir envers lui (c’est un devoir de laver le mort musulman, le mettre dans un linceul, faire la prière en sa faveur et l’enterrer) et qui ne dévoile pas le secret qu’il voit de lui, il sortira de ses péchés comme quand sa mère l’a mise au monde », rapporté par Ahmad dans son Mousnad.

Regardez le bienfait de laver le corps du mort, de ne pas dévoiler son secret, ceci te permet d’avoir tous tes péchés pardonnés.

Ne pas dévoiler le secret des croyants, c’est un signe de foi complète. Le croyant est respectable, tu ne vas pas le dévoiler. Ne pas dévoiler les secrets des croyants c’est un signe de complétude de la foi.

D’après le compagnon Anas Ibnou Malik (Que Allah l’agrée), le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il n’y a pas de doute que tu attends de ton frère qu’il ne dévoile pas tes intimités, c’est quelque chose de connu que tu t’attende à ce que ton frère ne dévoile pas tes intimités et qu’il ne cite pas tes défauts. Et si tu vois que ton frère ne se comporte pas comme tu le souhaites, c’est-à-dire qu’il cite tes défauts et qu’il dévoile tes intimités, tu vas être très en colère contre lui, tu ne vas pas apprécier que ton frère dévoile tes défauts. Si toi tu t’attends à ce que ton frère ne dévoile pas tes défauts, pourquoi serais-tu étonné de son comportement si toi tu ne lui cache pas ses défauts, toi à ton tour tu dévoile ses secrets. Beaucoup de gens attendent que les autres se comportent avec eux d’une certaine manière alors que eux ils ne se comportent pas avec les autres de cette manière-là. Si eux diffusent les secrets des gens pourquoi ils s’étonnent et s’attendent à ce que les gens ne diffusent pas leurs secrets. Ces gens-là sont semblables à ceux que Allah a blâmé dans le Qour’an, dans sourat Al-Moutafifin par Sa Parole qui signifie : «  Malheur à ces moutafifin, ce sont des gens qui lorsqu’ils vont acheter leur marchandise chez les gens, ils vont prendre tout leur droit, mais lorsqu’ils vont vendre ils vont diminuer, ils vont tromper les gens ». Ils veulent que les gens ne dévoilent pas leur secret tandis que eux ils dévoilent le secret des gens.

Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Moustadrak de Al-Hakim que notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui voit une intimité d’un musulman et il la cache, alors sa récompense est semblable à celui qui tire de sa tombe une fille qui a été enterrée vivante ».

Il y a un saint qui se nomme Hatim Al-Asamm, Al-Asamm signifie le sourd. Lui n’était pas sourd mais il a été surnommé ainsi car une fois il était dans un commerce, en étant soit commerçant soit vendeur et il y a une femme qui est entré pour acheter quelque chose. Cette femme a laissé échapper un gaz qui a émis un bruit, elle a eu honte. Lorsqu’elle s’est avancé vers lui pour lui demander quelque chose, il lui a dit : « Hein ?! Quoi?! Qu’est-ce que tu dis ? ». Il lui a fait croire qu’il était sourd, elle a été apaisée. Observez l’élégance de ceux qui ont atteint la sainteté. Celui qui prend connaissance de l’intimité d’un musulman et ne la dévoile pas, il est semblable à celui qui sort de sa tombe une fille enterrée vivante.

Ce hadith est sahih. Il nous annonce que celui qui voit une intimité, quelque chose qui peut être source de pudeur ou qui dérange le musulman, il n’aime pas qu’on en prenne connaissance et quelqu’un en prend connaissance, si quelqu’un ne la dévoile pas, la dissimule, il ne la propage pas aux gens, il aura une récompense comme la récompense de celui qui sauve une petite fille qui a été enterrée vivante. Les arabes dans la jahiliyyah enterraient leur fille vivante par honte, c’était une source de problèmes selon eux.

Le fait de dévoiler un secret peut être une source de rupture entre un musulman et sa famille ; et ceci va détruire les liens familiaux et sociales.

Mouslim et Abou Dawoud ont rapporté du compagnon Abou Sa^id Al-Khoudriyy (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Parmi les plus mauvais des gens au jour du jugement, c’est le cas d’un homme qui épouse une femme, il lui donne ses secrets et elle lui donne ses secrets, puis il va divulguer les secrets de sa femme. » Les choses qui sont intimes à elle, il va en parler aux gens, celui-là fait partie des pires des gens. C’est-à-dire il dévoile ce qui se passe lorsqu’un homme et son épouse sont seuls dans l’intimité.

Il a été rapporté à propos de quelqu’un parmi les gens de mérite qu’il fut été interrogé au sujet d’une femme qui était son épouse mais qu’il a divorcé. Elle s’est mariée avec quelqu’un d’autre. Les gens ont voulu savoir comment elle était. Certains ont une curiosité déplacée. Il leur a dit : «  Pourquoi voulez-vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? ». Regardez comment ne pas divulguer le secret d’autrui. C’est cela la signification de ne pas dévoiler le secret d’autrui.

^Oumar Ibnou ^Abda l-^Aziz (que Allah l’agrée) a dit : «  Les cœurs sont des récipients pour les secrets. Les lèvres sont les serrures de ces secrets et les langues sont les clés, alors que chacun préserve bien les clés de son secret. »

Ton secret, si tu n’es pas capable de le garder chez toi et que tu le confie à autrui, sache que autrui ne fera pas mieux que toi. Si toi tu n’as pas réussi à garder, comment tu espères que les autres vont te le garder.

Celui qui est censé, il convient qu’il enfouisse son secret et qu’il ne laisse apparaître que ce qu’il veut faire apparaître. Il ne va pas agir en secret pour faire des choses qu’il n’aimerait pas que les gens voient ; parce que même si les gens ne le voient pas, Allah le voit. Rien n’échappe à la Science de Allah.

Ibnou Hibban a rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Allah a révélé à notre maître Ibrahim dix livrets et il a cité dans ces livrets que celui qui est censé devrait être conscient de ce qui se passe à son époque (par exemple : il sait qu’il y a un groupe égaré qui s’appelle les wahhabites et que ces gens-là diffusent une croyance qui est fausse que Allah est dans le ciel alors que la croyance qui est correcte c’est que Dieu est sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps. Il est également conscient que il y a un partie qui s’appelle les frères musulmans qui déclarent mécréants ceux qui n’appliquent pas la Loi islamique et que leur croyance est contraire à la croyance de l’Islam. Il est conscient qu’à son époque il y a un partie qui s’appelle Hizbou tahrir qui prétendent que l’Homme est créateur de ses actes et cela aussi c’est un mécréance. Celui qui est conscient n’est pas déconnecté.), et il veille à corriger son état (il apprend ce qui est obligatoire et il l’accomplit, il apprend ce qui est interdit et il évite les péchés) et il préserve sa langue. » Il ne va pas trop parler sauf pour ce qui lui est profitable. Celui qui a su qu’il sera interrogé sur ses œuvres et aussi sur ses paroles alors il ne va pas dire ce qui sera une source de honte ou de regret au jour du jugement.

 

Notre belle religion respecte le vivant et le mort, et c’est une religion qui diffuse les caractères méritoires chez les gens. La plus grande des grâces, le plus grand des bienfaits que Dieu accorde aux gens c’est d’être musulman. Et cette grâce est suffisante. Celui qui a obtenu l’Islam c’est comme s’il n’avait été privé de rien du tout. Ce bienfait, le fait d’être musulman, celui qui le conserve toute sa vie du bas-monde et jusqu’à mourir ainsi, il sera heureux dans sa tombe et dans l’au-delà.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse mourir sur la Loi qu’Il agrée et qu’Il nous ressuscite au Jour du Jugement sur cette religion.

Parmi les conseils, il y a que l’un d’entre nous ne prenne pas pour compagnon quelqu’un qui l’éloigne de la piété parce que ce compagnon peut l’entraîner au mal. Ne tenez la compagnie que de quelqu’un qui aide dans l’accomplissement de la religion. Et ne regardez pas beaucoup la télévision. La télévision aujourd’hui et même les écrans comme internet, beaucoup de choses enseignent la corruption. C’est quelque chose qui égare l’esprit. Celui qui regarde tout le temps tout le temps la télé, son âme va avoir un penchant pour les loisirs et pour les péchés. Il va être enclin aux loisirs et aux péchés. Son esprit va s’éloigner de l’objectif qui est de conserver la religion. Son état va empirer. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne cherche la compagnie que du croyant qui est pieux. », c’est-à-dire en priorité tient la compagnie du pieux, celui qui ne t’emmène pas vers le péché mais au contraire qui t’emmène vers le bien. Certains élèves lorsqu’ils sont jeunes, lorsqu’ils voient la télé leur âme est corrompue. Leurs cœurs et leurs âmes pourrissent et ils sont emmené vers la corruption, vers leur perte. S’il tient la compagnie de quelqu’un qu’il ne tienne pas la compagnie de quelqu’un qui va lui corrompre sa religion. Recherchez la compagnie de celui qui a un bon état ; que ce soit l’élève avec les élèves à l’école, les étudiants avec les étudiants à l’université, les gens au travail, les femmes avec leurs voisines, les hommes avec leurs voisins ; recherchez toujours ceux qui ont un bon état. Si vous en trouvez tant mieux, si vous n’en trouvez pas ne prenez pas la compagnie de celui qui va vous entraîner vers le mal.

 

Par ailleurs veillez à accomplir les cinq prières dans leur temps. Veillez à accomplir la prière de As-Soubh dans son temps. A cause de la télé, la plupart des gens ne font pas la prière de As-Soubh dans son temps. A cause des veillées devant la télé ils sont privés de beaucoup de bienfaits. Le fait de suivre les habitudes des non-musulmans c’est cela qui a été la cause pour entraîner les musulmans dans cet état que l’on voit aujourd’hui. Par le passé, les musulmans accomplissaient la prière du ^Icha‘ puis ils dormaient directement. Ils ne perdaient pas leur temps à regarder la télévision ou à regarder des émissions ou à rigoler ou à jouer aux cartes. Ils faisaient la prière du ^Icha‘ puis ils s’endormaient et ils se réveillaient avant l’aube pour faire des prières surérogatoires, puis pour faire la prière de l’aube et ils ne dormaient pas tout le reste de la journée jusqu’à la nuit suivante. Voilà les bonnes habitudes ! Il y a énormément de bonnes choses dans le temps du soubh. Celui qui fait la prière de As-Soubh dans son temps, puis il récite trois fois :

بِسْمِ اللّهِ الَّذِى لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ في الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a-smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa houwa s-Sami^ou l-^Alim)

ou il reste dans la position qu’il avait en terminant la prière de As-Soubh et après avoir passé le salam, il ne bouge pas ses jambes, il dit dix fois : لا إله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير

(La ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulk wa lahou l-hamd wa houwa ^ala koulli chay’in qadir)

il aura énormément de bienfaits toute sa journée jusqu’au soir. Et si il récite la même chose après la prière du Magrhib, Allah le préserve du mal du chaytan et de la niusance des jinns. A notre époque, après la prière du ^Icha’ les gens veillent pour discuter des sujets du bas-monde ou devant la télévision, et ils vont être privé du bienfait d’accomplir la prière de As-Soubh dans son temps.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne considérait pas cela comme étant une bonne chose. C’est déconseillé de discuter des sujets du bas monde après la prière de Al-^Icha‘.

Comment faisait le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)

Il faisait la prière de Al-^Icha‘ et il dormait, puis quand c’était le milieu de la nuit il se levait, il faisait le woudou‘ et il faisait des prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se réveillait, il faisait le woudou‘ et les prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se levait à l’appel de l’aube qui annonce que l’aube va bientôt entrer, puis lorsque la prière de l’aube était entrée annoncée par le deuxième appel, il accomplissait la prière de l’aube et il retournait se coucher le soir.

C’est ainsi que se comportaient les gens par le passé, ils accomplissaient la prière de Al-^Icha‘ puis ils allaient se coucher. Et celui qui révise ses cours avant la prière de l’aube, cela c’est un temps qui est béni. L’esprit est vif à ce moment-là, avant le temps du début du temps de As-Soubh. Celui qui se réveille avant le temps de l’aube, une heure avant, son esprit est très réceptif pour qu’il mémorise les cours. C’est un bon moment pour mémoriser les cours.

 

La nuit de la mi Cha3ban

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français : « Lorsque c’est la nuit de la mi-Cha^ban, veillez cette nuit en actes d’adoration surérogatoires et jeûnez la journée », c’est-à-dire la nuit du quinzième jour et le quinzième jour on le jeûne. Ceci n’est pas à titre d’obligation mais c’est à titre de recommandation.

Dans le Qour’an, nous comprenons que Allah nous ordonne de l’adorer et qu’Il est Celui qui exauce les invocations. Le mot « qarib » au sujet de Dieu ne veut pas dire « proche par la distance » parce que Allah est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par les endroits. On ne dit pas qu’Il est proche ou loin par la distance, car la distance c’est ce qui concerne deux corps et Allah n’étant pas un corps cela n’a pas de sens de dire qu’Il est proche ou loin par la distance. Il n’est pas du tout concerné par la distance puisqu’Il est sans endroit. Ici « qarib » veut dire qu’Il exauce rapidement l’invocation de celui qui L’invoque. Il nous ordonne donc de croire en Lui et de Lui obéir. Et Il nous a ordonné de L’invoquer. C’est également ce que nous comprenons dans le hadith suivant du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit : « Ad-Dou^a’ moukh-khou l-^ibadah » c’est-à-dire : « Les invocations représentent quelque chose de très important dans l’adoration. » Il est donc très important d’invoquer Dieu c’est-à-dire de Lui demander des choses. Le sens du hadith est que les invocations occupent une place très importante dans l’adoration. L’adoration est se faire humble à l’extrême, se s’humilier à l’extrême. Ce n’est pas le simple fait d’appeler quelqu’un qui est une adoration. Si quelqu’un dit : « Ya raçoula l-lah » « Ô Messager de Dieu », cela ne veut pas dire qu’il a adoré le Prophète. De même si quelqu’un dit : «  Ya sayyidU ^Abda l-Qadir Al-Jilaniyy » ou « Ya sayyidi ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy », cela ne veut pas dire qu’il a adoré notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy ou notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; parce que l’adoration c’est un terme qui a été définit dans la langue et dans la Loi. Dans la langue, cela n’a pas le sens d’appeler et de même, dans la Loi cela n’a pas le sens d’appeler. La définition c’est par exemple ce qu’a dit Taqiyyou d-din As-Soubkiyy : « L’extrême limite de la crainte et de la soumission ». Seul Dieu mérite qu’on L’adore, Seul Dieu mérite que l’on se soumette à l’extrême pour Lui, Seul Dieu mérite qu’on s’humilie à l’extrême pour Lui. Les adorations ont donc une place importante dans l’adoration, et ce parce que lorsque l’esclave croyant invoque Dieu il reconnaît implicitement la divinité de Dieu en L’invoquant. Il reconnaît la Toute-Puissance de Dieu en L’invoquant, ainsi que les nombreux bienfaits de Dieu. C’est pour cela que l’invocation occupe une place importante dans l’adoration.

Que l’on sache également à propos du mérite des prières de nuit, ce que nous a appris notre Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par sa parole : «  Afdalou ssalat bard al-faridati salatou l-layl », c’est un hadith rapporté par Mouslim qui signifie : « Les meilleures prières après les prières obligatoires, ce sont les prières surérogatoires de nuit ».

Veillez les nuits en actes d’adoration surérogatoires, ce que l’on appelle en arabe « qiyamou l-layl », c’est quelque chose qui est très recommandé dans la religion. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a beaucoup incité à veiller les nuits en actes d’adoration surérogatoires ; que ce soit en prières, en invocations, en dhikr (évoquer Dieu), en istighfar (demande de pardon), en faisant l’invocation en faveur du Prophète, ou en récitant le Qour’an. Ceci est quelque chose qui fait rapprocher de l’Agrément de Dieu et ceci en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les péchés évidemment. Les savants ont dit : « Eviter un seul petit péché vaut mieux qu’accomplir milles rak^ah surérogatoires ». C’est pour cela que c’est important d’accomplir les actes surérogatoires après avoir accompli les devoirs et évité les péchés, dans l’ordre de priorité. Il y a l’accomplissement des obligations et le fait d’éviter les péchés. Les actes surérogatoires ne viennent pas avant d’avoir accompli les obligations et d’avoir évité les péchés.

La mi-cha^ban est une nuit bénie et honorable. Veiller pour y accomplir des adorations comme le dhikr (l’évocation de Dieu), comme la récitation du Qour’an, c’est quelque chose qui est très recommandé et qui comporte une grande récompense.

Il a été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : «  Lorsque c’est la mi-cha^ban, veillez en actes surérogatoires et jeûner le jour », rapporté par Ibnou Majah.

La meilleure des choses que la personne puisse accomplir cette nuit c’est de craindre Allah cette nuit-là, tout comme il convient qu’il craigne Dieu les autres nuits. La piété c’est la meilleure des choses que l’être humain puisse obtenir dans ce bas-monde qui va à sa fin et qui ne va pas durer éternellement.

Allah ta^ala dit sourat ‘Ali ^Imran, verset 102 ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et ne mourrez qu’en étant musulmans ».

La piété c’est un terme qui est facile à prononcer mais qui est lourd de sens. La piété c’est le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés.

Parmi les devoirs, il y a croire en Dieu et en Son Prophète. Mais il est indispensable que cette croyance en Dieu soit correcte. Allahou ta^ala rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et qui voit. Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps établit sur le trône, il n’est pas pieux, ni même musulman. Le croyant n’a pas pour croyance que Dieu est un corps qui serait établit sur le trône. Celui qui croit que Dieu est un corps qui monte et qui descend le dernier tiers de la nuit, ou qu’Il aurait une jambe qu’Il mettrait en enfer et qui remplirait l’enfer ; celui-là n’est pas musulman. Même si en apparence il paraît être musulman. Malheureusement certains jeunes dans ce pays et dans d’autres pays ont suivi cette voie, cette voie de mécréance. Ceci n’est pas la voie des musulmans, mais ceci est la croyance d’un groupe « les wahhabites » qui se prétendent salafistes et qui sont apparus il y a environ 300 ans. Eux ils n’ont pu diffuser leur croyance que grâce au pétrole. Il y a environ un siècle, dans la péninsule arabique, ils ont fondé leur royaume et ils se sont mis à commercialiser le pétrole et ils ont pu enrôler les gens dans leur croyance. Au tout début, de leur apparition tout le monde les ont repoussés car ils ont une croyance laide et stupide, que la raison saine et que les textes de l’Islam rejettent. Ils ont pour croyance que Dieu est un corps au-dessus des cieux. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah existe sans endroit et qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

La piété à l’égard de Dieu c’est d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés, il convient donc à la personne perspicace, durant la nuit de la mi-cha^ban de s’empresser d’accomplir le bien tout comme il convient de le faire dans chaque moment, dans chaque nuit, chaque jour. Il convient que la personne se rappelle que la mort va venir sans aucun doute, qu’elle est inévitable et que les gens seront ressuscités après la mort puis rassembler et ils devront rendre des comptes. Le gagnant est celui qui a cru en Dieu, qui a cru en Son Messager et qui a fait preuve de piété. Et le perdant c’est celui qui aura mécru en Dieu, qui aura été injuste et qui a désobéit.

Dans sourat Al-Baqarah ‘ayah 197, Allah dit ce qui signifie : « Faites des provisions et la meilleure des provisions c’est la piété ».

A ce propos, la nuit de la mi-cha^ban, il est très important de citer certaines choses qui se sont malheureusement propagées parmi les gens du commun et ce sont des choses qui sont sans aucun fondements, qui sont fausses. Ce sont même pire des choses contraires à la religion de l’Islam. Entre autre, il y a des hadiths qui sont mensongers c’est-à-dire que ce ne sont pas des paroles du Prophète et il n’est donc pas permis d’attribuer cela au Prophète. Comme la parole de ceux qui attribuent au Prophète : «  Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^ban c’est mon mois à moi, et Ramadan c’est le mois de ma communauté », ceci est faux. Mettez donc en garde pour que les gens ne mentent pas au sujet du Prophète. Mentir en attribuant des paroles au Prophète c’est plus grave que de mentir en attribuant des paroles à quelqu’un d’autre. Il ne faut pas jouer avec cela. Il y a une deuxième parole que les gens attribuent au Prophète comme étant un hadith alors que cette parole n’est pas un hadith, ils disent que le Prophète a dit : « Rajab est le mois de la demande de pardon et Cha^ban c’est le mois des invocations en ma faveur et Ramadan c’est le mois du Qour’an alors appliquez-vous et faites des efforts. Que Dieu vous fasse miséricorde », ceci également ce n’est pas un hadith du Prophète. Il est infondé. Les savants du hadith ont dit que ces deux sont infondés.

Concernant la récitation de sourat Ya-sin la nuit de la mi-cha^ban, cela donne des récompenses tout comme si la personne la récite dans une autre nuit. Mais que l’on sache qu’il n’a pas été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il aurait dit que c’est recommandé en particulier de la réciter cette nuit-là. Tout comme il convient de faire attention au sujet du fait que la nuit de la mi-cha^ban ce n’est pas la nuit à propos de laquelle Dieu dit le verset 4 dans sourat Ad-Doukhan. Certains gens ont cru cela mais il n’en est pas ainsi. Ce qui est correct c’est que la nuit qui est visé dans ce verset c’est la nuit de Al-Qadr. Ce verset signifie que Allah donne aux anges à connaître qu’est-ce qu’il a été prédestiné (en terme de mort, en terme de subsistance,…) aux esclaves depuis la nuit de Al-Qadr de l’année en cours jusqu’à la nuit de Al-Qadr de l’année suivante. La nuit de Al-Qadr c’est une des nuits de Ramadan, on ne sait pas exactement c’est laquelle, chaque année elle peut être différente. Il ne convient donc pas d’avoir pour croyance que la nuit de la mi-cha^ban serait la nuit durant laquelle le Qour’an a été descendu jusqu’à Baytou l-^izzah, mais c’est plutôt la nuit de Al-Qadr. Il a été descendu en totalité. Ensuite, à partir de Baytou l-^izzah le Qour’an a été descendu au Prophète selon les occasions, selon les évènements, sur une durée de vingt-trois ans. Le Prophète a reçu la révélation à quarante ans et il est mort à soixante-trois ans. Sur vingt-trois, le Qour’an a été descendu de Baytou l-^izzah jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Baytou l-^izzah c’est un endroit dans le ciel du bas-monde. Le ciel du bas-monde c’est celui que nous voyons qui est bleu. Il faut cinq cent années pour arriver au ciel du bas-monde. Et le ciel c’est quelque chose qui est palpable, c’est quelque chose que l’on peut attraper avec la main. Ce n’est pas quelque chose d’impalpable comme l’air. Le ciel a des portes et dans chaque ciel il y a un ange qui en est chargé et en dessous de cet ange il y a d’autres anges. Le verset 1 de sourat Al-Qadr qui signifie : « Nous avons révélé le Qour’an la nuit de Al-Qadr » c’est-à-dire Nous avons descendu le Qour’an jusqu’au ciel du bas-monde. L’année durant laquelle le Prophète a reçu pour la première fois la révélation, tout le Qour’an a été descendu dans Baytou l-^iza’ dans le ciel du bas-monde. Puis, sur vingt-trois ans le Qour’an été descendu au Prophète. Ce verset de sourat Al-Qadr explique les versets 3 et 4 de sourat Ad-Doukhan.

Il convient également de faire attention au fait que il n’a pas été rapporté que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a accompli un certain nombre de rak^ah durant la nuit de la mi-cha^ban. Il n’a pas dit de faire un nombre particulier de rak^ah. Cependant celui qui veut le bien, il peut accomplir durant cette nuit ce que Dieu lui a donné comme effort pour accomplir des prières surérogatoires sans se limiter à un nombre particulier ou une manière particulière de prier.

Il y a un grand savant marocain qui s’appelle Al-Ghoumariyy qui a composé un livre qui s’appelle Housnou l-bayan fi laylatou n-niSfi min cha^ban. Il a dit : « Il n’y a pas été rapporté de prières particulières durant cette nuit ni d’une manière authentique (sahih) ni d’une manière faible (da^if). Il a seulement été rapporté de hadiths mensongers à ce sujet », que la personne fasse attention. Mais que la personne s’applique autant que faire se peut.

Que l’on sache que la croyance de l’Islam est que la Volonté de Dieu est universelle c’est-à-dire elle concerne les actes et les paroles des esclaves, tous les actes et toutes les paroles des esclaves. Rien ne se produit dans ce bas-monde sans que ce soit par la Volonté de Dieu, par Sa Prédestination, par Sa Science et par Sa Création. Ceci est un des fondements de notre croyance. Si une chose a lieu c’est que Dieu a voulu qu’elle existe, c’est que Dieu a su qu’elle va exister, c’est que Dieu a prédestiné qu’elle existe, et c’est Dieu qui a fait qu’elle existe ; que cette chose soit un acte, une parole ou une croyance ou une pensée. Tout ce qui entre en existence. Et la Volonté de Dieu ne change pas parce que le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah n’a besoin de rien. Il ne change pas. Dans certains pays ils disent une belle parole : « soubhana l-Ladhi youghayyir wa la yataghayyar » ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui fait changer les choses et Qui ne change pas ». Nous avons su que ce monde a un début parce qu’il change. Il a forcément Qui le fait changer et Qui lui a donné le début. Dieu est Celui qui donne le début et Qui fait changer, et Lui n’a pas de début et Il ne change pas. Dieu dit ce qui signifie : « Rien absolument rien n’est tel que Lui », telle est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui croit que Dieu change Sa Volonté, il n’est pas musulman car il n’a pas fait la différence entre le Créateur et la créature. Il a assimilé Dieu à Ses créatures et ceci est de la mécréance. Certains assimilent Dieu à Ses créatures en Lui attribuant l’endroit, et d’autres en Lui attribuant le fils et d’autres en Lui attribuant le changement de volonté. Tout cela est une assimilation de Dieu à Ses créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Parmi la croyance des musulmans, il y a que les volontés des créatures sont soumises à la volonté de Dieu. Dans sourat At-Takwir le verset 29, Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Vous ne voulez que ce que Dieu le Seigneur des mondes le veut », c’est-à-dire que nos volontés sont soumises à la volonté de Dieu. Tout d’abord, ce verset nous indique que nous avons une volonté. Il y a un groupe égaré qui se dit musulman et qui dit « Non, non. Nous n’avons pas de volonté. Nous sommes comme la plume emportée par le vent. Lorsque le vent souffle à droite, elle va à gauche et lorsqu’il souffle à gauche, elle va à droite ». Ceci est rejeté par la constatation, nous le voyons que nous avons une volonté, et c’est rejeter par la raison ainsi que par le Qour’an. Nous avons une volonté qui a de particulier qu’elle est soumise à la volonté de Dieu c’est-à-dire que si nous voulons une chose et que Dieu veut cette chose, cette chose aura lieu. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu veut cette chose, elle aura lieu. Ce que Dieu a voulu se réalise. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu ne veut pas cette chose, elle n’aura pas lieu. Et si nous, nous ne voulons pas une chose que Dieu a voulue, elle aura lieu. Il y a quatre cas. Dans tous les cas, c’est la Volonté de Dieu qui prévaut. Nous ne sommes pas dépourvus de volonté mais nous ne sommes pas indépendants de la Volonté de Dieu. Cependant, puisque nous ne savons pas ce que Dieu a voulu ou n’a pas voulu pour nous, nous œuvrons dans l’espoir de réussir. Tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Dieu, que ce soit un bien ou un mal, un acte d’obéissance ou un acte de désobéissance, que ce soit une mécréance ou une foi, tout est créé et tout est par la Volonté de Dieu. Et ce parce qu’il n’y a pas de créateur de quoi que ce soit, si ce n’est Dieu. Par ailleurs, la Volonté de Dieu est de toute éternité, elle n’a ni début ni fin car la Volonté de Dieu il ne lui arrive pas de changement, ni de modification. Il en est de même pour tous les attributs de Dieu. La Science de Dieu ne change pas. Il est impossible le changement à Dieu, à Son Être et à Ses Attributs. Le changement est une des caractéristiques des créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Il est donc interdit de croire que Dieu aurait un attribut qui change, que ce soit Sa Science ou Sa Volonté, ou qu’Il lui arriverait de vouloir une chose qu’Il ne voulait pas de toute éternité. Tout comme il est interdit d’avoir pour croyance qu’Il Lui arriverait de savoir quelque chose qu’Il ne savait pas de toute éternité. Ce sujet est très important. La Volonté de Dieu ne change pas, la Science de Dieu ne change pas. Tandis que nous, notre volonté change ainsi que notre connaissance. Nous apprenons de nouvelles choses, nous oublions des connaissances. La Science de Dieu n’augmente pas, ne diminue pas. Si Dieu changeait Il aurait une ressemblance avec Ses créatures, or Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures puisqu’Il dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

La volonté de Dieu ne change pas suite à l’invocation de celui qui L’invoque, la volonté de Dieu ne change pas suite à l’aumône que donne quelqu’un, la volonté de Dieu ne change pas si quelqu’un fait un vœu d’accomplir quelque chose si Dieu lui accorde une chose.

Ce que Dieu veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas, comme l’a rapporté Abou Dawoud d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Ce dont Allah a su et voulu de toute éternité l’existence, cela aura lieu immanquablement. Et ce dont Il a su qu’il n’aura pas lieu, cela n’aura jamais lieu. Ce qui confirme cela c’est la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

« Le vœu ne change pas la prédestination de Dieu, mais cela permet à celui qui est avare de donner ». Le vœu c’est comme par exemple qu’une femme musulmane dise : « Ô Allah je fais le vœu à Toi de jeûner un jour si Tu accordes à mon fils son diplôme ».

Dans le hadith qui a été authentifié du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il a dit ce qui signifie : « J’ai demandé à mon Seigneur quatre choses. Il m’en a accordé trois et il m’a privé d’une. Je lui ai demandé de faire en sorte que toute ma communauté ne devienne pas mécréante et Il me l’a accordé (c’est-à-dire que quels que soit les ennemis qui essayent de déformer comme le font les wahhabites, la communauté ne deviendra pas entièrement mécréante. Il y aura toujours des musulmans et en plus ils seront la majorité). Je lui ai demandé qu’Il ne les anéantisse pas comme ont été anéantis les communautés avant elle (comme des communautés d’autres Prophète que Dieu a exterminés), et Il me l’a accordé. Je lui ai demandé qu’il n’y ait pas un ennemi extérieur qui les anéantisse tous, et Il me l’a accordé également. Et je lui ai demandé qu’il n’y ait pas de guerre entre eux, mais cette chose Il ne me l’a pas accordé ». Cela a été rapporté par le Hafidh ^Abdi r-Rahman Ibnou Abi Hatim, d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée). Et Mouslim a rapporté de Thawban ce hadith d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie (dans une autre version donc) : « J’ai demandé à mon Seigneur trois choses, Il m’a accordé deux et Il m’a privé d’une ». Et dans une version le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Et Il m’a dit : « Ô MouHammad, si Je prédestine quelque chose elle ne sera pas changée ». Ce hadith est une preuve que ce que Dieu a voulu et prédestiné n’est pas changé par la volonté, de qui que ce soit. Si Dieu changeait sa volonté suite à l’invocation de quelqu’un, Il l’aurait changé pour Son bien-aimé, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est la croyance des gens de la vérité, la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la croyance de ceux qui sont venu après lui et qui l’ont suivi correctement.

Le fait de ne pas se nettoyer après uriner

Posted in cours général,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Beaucoup de jeunes gens qui sont dans les écoles ou ailleurs, ceux qui n’ont pas appris la science de la religion, ils négligent ils ne font pas le nettoyage intime après avoir uriné. Beaucoup de jeunes filles également, elles ne font pas le nettoyage intime après avoir uriné. Et cela compte parmi les grands péchés. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de l’urine.

Par ailleurs, la plus grande cause de supplice dans la tombe c’est an-namimah c’est-à-dire le fait de rapporter la parole des uns aux autres pour semer la zizanie entre eux, pour qu’ils deviennent des ennemis l’un pour l’autre. Il rapporte la parole du premier au deuxième et du deuxième au premier pour semer la discorde, pour qu’ils deviennent des ennemis ; alors qu’auparavant ils étaient des amis : cela s’appelle an-namimah. Quant à la médisance c’est le fait de citer un musulman derrière son dos, en son absence, par quelque chose qui lui ferait du mal et qui ne lui plairait pas si cela lui parvenait. Egalement la médisance si elle est faite à l’égard de quelqu’un de pieux, d’attaché à la religion, c’est un grand péché. Mais les gens habituels, ceux qui ne sont pas des pieux, faire leur médisance n’est pas un grand péché. C’est interdit mais ce n’est pas un grand péché. Beaucoup de gens se laissent aller. Lorsque l’on ouvre la tombe pour enterrer quelqu’un d’autre, ils ne voient pas qu’il y a un châtiment donc ils tombent dans l’erreur. Ils ne voient ni serpent, ni fumée. Quand ils ouvrent la tombe, ils ne voient rien du tout. Ils croient qu’il n’y a rien dans la tombe car eux n’ont pas vu le supplice. Eux ils ne voient pas, donc ils se laissent aller. En réalité, il y a un supplice mais Allah le dévoile pour très peu de personnes. Très peu de gens ont pu voir certaines choses, mais nous nous y croyons car c’est le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous l’a dit.

Un homme de Médine m’a rapporté (que Allah honore et élève d’avantage en degrés celui qui y réside, notre Maître Mouhammad), il a dit : un homme de la région de Younbou^ (qui se trouve à environ 180 kilomètres de Médine) qui a dit : il y a un homme qui est mort et quand nous avons creusé la tombe pour l’enterre nous avons trouvé un serpent. On a laissé cette tombe, on a creusé une autre tombe : on a trouvé le même serpent qui attendait. On a creusé une autre tombe, on a trouvé à nouveau le serpent qui attendait. On l’a mis dans la troisième tombe et on l’a laissé. Ils ont eu peur que ce soit quelqu’un pour qui Allah veuille le supplice dans la tombe. Allah leur a montré afin que ce soit une leçon pour eux et pour ceux qui entendent d’eux. Regardez c’est arrivé jusqu’à nous, afin que nous même agissions pour échapper à cela. Allah leur a dévoilé le cas de ce serpent de sorte qu’ils aient vu de leurs yeux. C’était une leçon pour nous et ceux pour qui à qui ils ont transmis cela. Ce serpent ce n’était pas un serpent comme on en voit à la surface de la terre. C’est un serpent particulier que Allah crée pour le châtiment dans la tombe à ceux à qui Il l’a prédestiné. Et Allah pour une sagesse, Il ne fait pas que ce serpent soit visible pour tout le monde mais Il l’a réservé pour le supplice de ceux pour qui Il a voulu le supplice dans leurs tombes. La plupart des humains ne voient rien du tout. Mais celui qui a eu la certitude qu’il allait mourir et bien il applique ce qui lui est parvenu du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il évite ce qui entraîne le châtiment dans la tombe comme le fait de se souiller avec l’urine.

Il est interdit de se salir la peau et le vêtement avec l’urine. Ceci est un grand péché. La personne doit patienter jusqu’à penser qu’il ne va plus sortir d’urine, après cela elle fait le nettoyage avec de l’eau parce que c’est mieux ou alors elle fait l’istinja’ avec la pierre ou les feuilles de papier. Pour les hommes, la pierre, le papier, l’eau, le bois ce qui est de cet ordre, tout cela est valable. Si l’homme se suffit d’utiliser une de ces choses-là, le papier par exemple sans utiliser l’eau, dans la Loi de Allah c’est valable. Puis si l’homme fait le woudou’, sans avoir fait l’istinja’ avec l’eau mais seulement avec le papier par exemple, sa prière est valide après cela. Concernant la femme, les savants ont divergé. Certaines écoles ont dit : ce n’est pas suffisant pour la femme d’utiliser la feuille ou la pierre pour l’istinja’, la femme doit impérativement utiliser l’eau pour son istinja’. Quant à l’école chafi^ite, ils ont dit qu’il est permis à la femme d’utiliser le papier, la feuille ou l’eau comme pour l’homme ; c’est pour cela qu’ils ont dit qu’il y a eu divergence pour la femme. Pour l’homme, il n’y a pas de divergence. Les savant chafi^ite ont dit qu’il est suffisant pour la femme tout comme pour l’homme de faire l’istinja’ avec le papier kleenex ou la pierre.

Allah a envoyé de nombreux prophètes, le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Il est le premier humain et le premier prophète. Notre maître ‘Adam a un grand mérite sur toute l’humanité car d’une part il est notre ancêtre à tous, et comme tous les prophètes il était beau. Il était bien habillé, il n’était pas nu. Il avait un beau visage. C’est lui qui a enseigné à ses descendants comment faire la prière, comment faire le woudou’. Il a enseigné à ses fils et à ses filles les règles de l’Islam. Puis, après lui vint son fils Chith qui était lui aussi musulman. Et ainsi de suite. Après notre maître Chith, il y eu notre maître ‘Idris, puis notre maître Nouh. Il y a eu beaucoup de prophètes. Dans une version de Ibnou Hibban, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’il y a 124 000 prophètes. Il y a 124 000 prophètes. Parmi lesquels il y a eu 313 messagers. Et tous étaient musulmans. Il n’y a pas eu un prophète qui a dit : « Adorez-moi », il n’y a pas eu un prophète qui a dit que telle autre religion que l’Islam est valable, non. Ils sont tous venus avec la même religion. Ils ont tous dit : «  Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé ».

Les fils de ‘Israil (‘Israil est le nom d’un Prophète, le Prophète Ya^qoub fils de Ishaq fils de ‘Ibrahim. Ce nom est donc respectable. On ne se moque pas de ce nom) ont reçu beaucoup de prophètes. Allah a envoyé beaucoup de prophète aux descendants de ‘Israil. Dans une de leur loi, si un vêtement était souillé avec de l’urine, ils devaient le couper et le jeter. Cela ne suffisait pas de le laver. Dans ses communautés qui ont précédé le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), les lois ce n’étaient pas des lois faciles. Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), si un vêtement est souillé par l’urine, il suffit de le laver. Mais eux qui nous ont précédés, ils devaient découper le vêtement et détruire la partie souillée. A cette communauté, la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), Allah lui a fait miséricorde. Allah a facilité des choses pour la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par rapport à ce qui était dans les lois des autres communautés, les lois qu’ils avaient reçu de leurs prophètes par révélation.

Les lois de l’Islam ce n’est pas par réflexion qu’on les a. Les lois de l’Islam sont par révélation aux prophètes, puis il y a des savants moujtahids qui sont capables de déduire les lois concernant des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte ; et ils procèdent par des méthodes qui sont connues chez eux. Mais ce n’est pas une personne seule qui dit «  moi je pense que ceci est licite, ceci est interdit, ceci est recommandé, ceci est obligatoire. » Ce n’est pas non plus quelqu’un qui dit « Allez nous allons réformer la religion. On va changer les règles et on applique d’autres règles car aujourd’hui on est dans une autre époque », non. Allah sait de toute éternité que l’époque va changer par rapport à l’époque du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), mais Il a voulu que cette loi qui a été révélée à notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) soit appliquée jusqu’à la fin des temps. Allah s’Il voulait Il aurait envoyé un autre Prophète. Allah a envoyé dans le passé des prophètes. A une époque ils devaient faire une prière par jour et nuit, et à une autre époque ils devaient faire deux prières par jour et nuit. A une époque, ils devaient faire la prière dans les lieux de prières, ils ne pouvaient pas faire la prière à la maison comme dans la Loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous, nous pouvons faire la prière chez moi. Allah a envoyé des messagers et des prophètes avec des lois qui étaient de l’intérêt des gens à leur époque, d’une époque à une autre jusqu’à l’avènement de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah a voulu que sa loi soit applicable jusqu’à la fin des temps. Il n’y a pas besoin qu’il y ait un nouveau prophète après notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Donc, à plus forte raison il n’y a pas lieu de changer des lois ou de réformer des lois ou d’adapter des lois ou que sais-je. Ces lois sont révélées aux prophètes. Dans leur loi à eux, Allah a révélée à leur prophète que si leur vêtement était souillé par l’urine, ils devaient le découper. Dans cette communauté, Allah a facilité la chose.

Dans la loi de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), l’eau est suffisante. Si notre peau ou notre vêtement est touché par de l’urine, nous versons de l’eau dessus. Remercions Dieu pour cette allègement que Allah a accordé à la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Veillons, tous, à ne pas nous souiller avec l’urine. Combien des jeunes de cette époque vont aller à leur perte à cause de cela. Ils urinent debout et ils ne font pas l’istinja’. » Même pour l’homme, c’est mieux d’uriner assit. Ces jeunes gens même s’ils n’avaient aucun autre péché que celui-là, cela leur suffit pour être châtié dans leur tombe et dans l’au-delà. Ce n’est pas un sujet négligeable. Beaucoup de gens ne font pas attention. Et si l’on dit : « Pourquoi le donne-t-on à un cours de femmes ? » et bien parce que ce sont les femmes qui éduquent les hommes de demain tout simplement. L’au-delà est proche. Chaque chose qui va venir est imminente.

Allah a montré à certain le bel état qui les attend dans leur barzakh et à d’autres le mauvais état qui les attend dans leur barzakh. Le barzakh c’est entre la mort et la résurrection, c’est-à-dire la tombe. Certains tu vas devant leur tombe, tu sens de belles odeurs et ce n’est pas quelqu’un qui est en train de brûler de l’encens. Allah fait que de la tombe tu sens les belles odeurs. Lorsque tu visites la tombe du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou d’un saint tu récites la Fatihah et tu offres les récompenses, tu sens les belles odeurs qui sortent. Très souvent. Celui qui sent les bonnes odeurs, ce n’est pas forcément lui-même un saint. Même quelqu’un de normal. Et parfois, pour certains, tu vois un serpent qui sort de la tombe.

Celui pour qui la tombe a été creusée à trois reprises et dans laquelle il y avait un serpent qui attendais, c’était quelque chose qui est arrivée récemment. » Ce n’est pas quelque chose qui vient des livres d’histoires. C’est quelque chose qui a été rapporté à quelqu’un qui a rapporté à notre Chaykh. Dans cette région là ce n’est pas une région où l’on trouve des serpents quand on creuse habituellement. C’est quelque chose d’inhabituelle. Le Chaykh a dit de cet homme que le serpent attendait dans sa tombe : soit c’était quelqu’un qui se souillait avec l’urine, soit c’était quelqu’un qui doutait est-ce que tout ce que le Messager Mouhammad était vrai ou pas. Beaucoup de gens ont du doute dans leur cœur. Ils n’ont pas la ferme conviction, ils n’ont pas la croyance ferme que tout ce qu’il y a dans le Qour’an ou que tout ce que le Messager Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est vrai. Ils n’ont pas cette croyance catégorique et ferme. Ils ont ce doute. Ces gens-là à leur mort ils auront le même traitement que ce qui sont des mécréants déclarés, ceux qui disent qui ne sont pas musulmans. Eux et ceux qui doutent de la véracité de l’Islam ils sont équivalents. Ils auront le même traitement dans la tombe et dans l’au-delà. Celui qui doute de l’Islam, celui qui n’est pas sûr, il n’est pas musulman. Celui qui dit : « Je suis pas sûr mais à toutes fins utiles je vais faire comme les musulmans. Si jamais il y a une vie après la mort, je vais faire la prière… », celui-là n’est pas musulman. Il est mécréant. Cela s’appelle un hypocrite, en apparence il fait croire qu’il est croyant mais dans son cœur il est mécréant. Le musulman c’est celui qui n’a aucune espèce de doute dans con cœur. C’est celui qui est ferme et catégorique que tout ce qu’a dit le Messager Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est véridique. Et le raisonnement est très simple. Le raisonnement il part d’un constat. Ce constat c’est que ce monde existe, et ce monde change d’un état à un autre. Nous voyons qu’il y a des gens qui viennent et des gens qui partent, des gens qui naissent, des gens qui meurent, des bourgeons actuellement au printemps, il y a des fleurs. Ce sont donc des changements. Et par la raison on constate que tout ce qui change d’un état à un autre à obligatoirement un commencement. Et ce qui a un commencement, il a besoin de qui lui donne le commencement et qui le fait changer ; ce n’est pas lui-même qui se donne le commencement. Ce monde a forcément qui lui a donné le début et qui le fait changer. Et Celui qui lui donne le début et le fait changer, c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou Dieu en français. Allah (Dieu) est Celui qui n’a pas de début à Son Existence, qui n’a pas de fin à Son Existence et Qui n’a besoin de rien. Allah (Dieu) a des attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Il a pour attribut de la Volonté, Il a voulu l’existence de ce monde. Il a pour attribut la science ; s’Il fait exister quelque chose Il sait ce qu’Il fait exister. Il a pour attribut la puissance ; Il fait exister quelque chose qui n’existe pas par Sa puissance. Il entend mais sans oreilles. Il voit mais sans yeux. Il parle mais Sa parole ce n’est pas une langue, ni arabe ni autre, ni une onde sonore. Il existe mais sans ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’est pas un corps, Il existe sans endroit et sans comment. Il est Celui qui mérite qu’on l’adore. Il mérite que l’on s’humilie pour Lui à l’extrême car Il est notre Créateur, c’est Lui qui nous a créé. C’est Lui qui nous a donné tous les bienfaits que nous avons. Et par Sa Miséricorde Il a envoyé des prophètes et des messagers pour nous transmettre certaines choses. Allah s’Il voulait Il révélait à chacun d’entre nous, mais Il n’a pas voulu révéler à chacun d’entre nous. Il a voulu qu’il y a ait des hommes qu’Il envoi pour nous transmettre certaines choses et la preuve que ces hommes sont des envoyés de Dieu ce sont les miracles. Dieu leur a donné des choses extraordinaires que personne ne peut contrer pour que les gens sachent qu’ils sont véridiques dans leur prétention d’être des envoyés de Dieu. Parmi les miracles du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, de laquelle ont bu des centaines et des centaines de personnes. Il y a le tronc de palmier qui a gémit parce que le Prophète s’appuyait sur un tronc de palmier qui était mort et quand il a quitté le palmier pour aller donner son discours d’au-dessus d’une chaire, d’un minbar. Le palmier s’est mis à gémir comme un bébé et il ne s’est pas calmé, alors que c’est un tronc d’arbre. Ils n’ont pas d’âme les arbres, et en plus c’était un arbre qui était mort. Il ne s’est calmé que lorsque le Prophète est descendu et l’a serré entre ses bras (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il s’est calmé comme un enfant est calmé, doucement. Ce n’est pas d’un coup. Et les miracles du Prophète sont nombreux. C’est une preuve qu’il est bien un envoyé de Dieu. Et tous les prophètes ont eu des miracles. C’est pour cela que le raisonnement est tout simple. Cela part d’un constat : tout ce qui change a un début et ce qui a un début a forcément qui lui a donné ce début et qui le fait changer, c’est Celui que nous appelons Allah. Donc, Allah existe et Il est Celui dont la raison ne conçoit pas l’inexistence. Obligatoirement Il existe. Observe-toi toi-même, tu verras que tu as existé après n’avoir pas existé tu as donc eu besoin de qui t’a donné l’existence et tes parents sont comme toi donc eux aussi ont eu besoin qui leur a donné l’existence et ainsi de suite. Tout dans ce monde est de cette catégorie : qui a un début et qui change. Donc, tout dans ce monde a eu besoin de qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Cet Être qui donne l’existence et qui fait changer, c’est Lui qui mérite d’être adoré ; c’est Lui qui par Sa Miséricorde nous a envoyé des prophètes pour nous enseigner ce qui va nous sauver dans cette vie et dans l’au-delà, car notre raison à elle seule ne nous suffit pas pour nous passer des prophètes. La raison à elle seule ne nous suffit pas pour connaître ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Est-ce que par la raison à elle seule on aurait pu savoir qu’il fallait faire cinq prières par jour et nuit ? Est-ce que juste avec la raison on aurait pu savoir que si on se souille avec l’urine on mérite le châtiment dans la tombe ? Non, la raison à elle seule ne nous suffit pas pour savoir ce qui va nous sauver dans l’au-delà. C’est pour cela, Dieu par Sa Miséricorde nous a envoyé des prophètes et des messagers pour nous enseigner.

L’interdiction d’une chose et l’obligation d’une chose c’est par une sagesse. Ce sont des épreuves. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais, à l’époque du Prophète il n’y avait pas de chambre froide, de frigo, c’est pour cela qu’il ne mangeait pas le porc, maintenant il y a des chambres froides ». Tu lui dis : « L’interdiction du porc, également de la viande qui n’est pas égorgée, il y a une sagesse mais c’est une épreuve ». Pourquoi est-ce une épreuve ? Pour que les gens voient qui s’empresse et obéit à l’Ordre de Dieu et qui fait preuve d’insouciance. Ce n’est pas une question de chambre froide, c’est une question d’épreuve. Dieu fait ce qu’Il veut parce qu’Il est le Maître Absolu, Il est Celui à qui tout appartient. Celui qui se rebelle contre Dieu, c’est lui le perdant, cela ne touche en rien Dieu. Si quelqu’un dit : « Oui mais pourquoi Dieu nous a créé », Dieu nous a créé pour quelque chose de très important c’est pour nous ordonner de L’adorer. Et celui qui adore Dieu, qui ne se rebelle pas contre Dieu, Dieu lui a réservé une félicité ininterrompue, un plaisir sans fin au Paradis. Dieu n’est pas obligé de faire cela. Dieu, s’Il veut Il met tout le monde en enfer et Il n’est pas injuste. Allah accorde ce qu’Il veut à qui Il veut, et Il prive qui Il veut de ce qu’Il veut. Celui qui a trouvé du bien, qu’il remercie Dieu. Si Dieu a fait que tu trouves du bien, que tu connaisses l’Islam, ou que tu as vécu sur la mécréance mais que après tu as découverts l’islam et tu suis la voie de vérité, remercie Dieu car Dieu n’est pas obligé. Regarde il y a des gens qui adorent l’électricité et ils adorent la lumière. Il y a des gens qui adorent la lune. Il y a des gens qui adorent quelque chose de bizarroïde qu’ils appellent trinité, ils disent que c’est trois mais c’est un, va savoir. Puis, lorsque tu essayes de tirer les choses au clair, ils te disent : « C’est le mystère de la foi ». Allah ta^ala éprouve qui Il veut et Il guide qui Il veut. Tu as trouvé le chemin de vérité, remercie Dieu et ne sois pas ingrat applique-toi. Soie reconnaissant. Qu’est-ce que cela veut dire soie reconnaissant ? C’est-à-dire applique les devoirs et évite les péchés, et essaye de t’améliorer. Jour après jour, essaye de t’améliorer en espérant que lorsque tu vas mourir tu sois sur la foi complète. C’est cela qui compte, c’est l’état sur lequel tu vas mourir. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’il y a des gens qui font les actes des gens du paradis jusqu’à être à une coudée du paradis, puis ils font les actes des gens de l’enfer et ils vont en enfer. Et il y a des gens qui toute leur vie font les actes des gens de l’enfer jusqu’à être à une coudée de l’enfer, puis ils font les actes des gens du paradis et ils entrent au paradis. Ce qui compte c’est l’état sur lequel tu vas mourir, et Allah ta^ala donne du répit mais Il n’oublie pas, Il ne néglige pas. Il se peut que quelqu’un insulte Dieu du matin au soir, il commet beaucoup de péchés, mais Allah ne le châtie pas sur le coup. Il le fait vivre peut être cent ans. Mais à la fin, Allah ta^ala lui donnera sa juste rétribution. Aujourd’hui, cette vie ce n’est pas une résidence de comptes, c’est une résidence d’épreuve. La résidence des comptes c’est après la mort. Après la mort les gens vont se rendre compte de la réalité véritablement. Comme l’a dit le quatrième calife de l’Islam, l’imam ^Aliyy : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils prennent conscience ». Aujourd’hui les gens font leur plan « qu’est-ce que je vais faire dans dix ans ? Il faut que j’achète la maison et les meubles… » Ils font plein de plans. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de plans, mais il ne faut pas oublier l’au-delà car cette vie même si elle est longue pour toi, elle aura une fin tandis que l’autre vie n’aura pas de fin. Celui qui est intelligent c’est celui qui investit cette vie qui a une fin pour gagner l’autre qui n’a pas de fin. Et celui qui n’est pas intelligent c’est celui qui oublie l’autre et qui se consacre à celle-ci. L’intelligent c’est celui qui refreine ses passions et qui empêche son âme de courir derrière ses désirs lorsqu’ils sont interdits. C’est celui-là l’intelligent, celui qui est fort. Le faible c’est celui qui suit ses passions, il vit comme un bateau qui n’a pas de gouvernail au grès des vagues, il est comme une girouette qui tourne avec le vent. Allah ta^ala nous a donné une raison et Il nous a chargé de certaines choses, à nous de nous appliquer. Aujourd’hui ce sont les actes et il n’y a pas de compte, et demain ce seront les comptes et il n’y aura pas d’actes. Celui qui gagne dans l’au-delà c’est celui qui agit maintenant c’est pour cela que ici c’est une résidence pour les œuvres.

Ceux qui n’ont pas de conviction certaines que ce que le Qour’an dit ou que ce que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dit est vrai, ces gens-là Allah les rétribue de la même manière que les mécréants qui étaient déclarés, ceux qui ne se réclament pas de l’Islam. Ils sont comme eux parce que la foi n’est pas valable avec le doute. Allah dit

إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ ءاَمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا

Ce qui signifie : « Les croyants sont ceux qui ont cru en Allah et en Son Messager et qui n’ont point douté ». Le doute et la foi sont incompatibles.

La personne ne peut pas dire dans son cœur : «  Je suis croyante mais je doute ». Ceux-là ne sont pas compatibles. Il se peut que quelqu’un il lui arrive autre chose, comme les compagnons du Prophète lorsqu’ils sont venu voir le Prophète ils ont dit : « Parfois il nous arrive des pensées et on a même peur d’en parler mais nous on les rejette » ; le Messager leur a enseigné que tant que la personne rejette ces idées car elle sait dans son cœur ce qui est correct, son agissement est correct. Le chaytan ou elle-même par cela lui parvienne des idées qui lui traversent l’esprit qui sont contraires à sa croyance, mais tant qu’elle sait ce qui est correct elle a des récompenses, en rejetant ces idées. Elle rejette quelque chose de mauvais. Le fait d’avoir des idées qui traversent l’esprit sans que ce soit par ta volonté que cette idée a été amenée, tu ne possèdes pas la capacité de l’empêcher de venir à toi mais tu possèdes la capacité de la rejeter. Si c’est une idée qui traverse l’esprit et que tu sais qu’elle est contraire à ce qui est correct, tu l’as rejete. Tu as des récompenses en la rejetant. Mais si c’est quelqu’un de faible d’esprit, cette idée l’amène à douter alors si cela devient un doute il est sorti de l’islam si c’est une idée contraire à l’islam. Il doit revenir à l’islam en disant : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu », il ne suffit pas de la dire dans son cœur, il faut la prononcer. Mais ce n’est pas une condition d’avoir deux personnes avec toi pour la prononcer, même si tu es tout seul tu dis : « Il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu ». Mais, il ne faut pas retarder. Si quelqu’un a le doute sur son islam parce qu’il a eu au départ une mauvaise pensée puis qui l’a mené par la suite à douter de la véracité de l’Islam ; alors il doit immédiatement prononcer : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu ».

Les causes du supplice de la tombe, ce n’est pas une chose ou deux choses, mais ce sont beaucoup de choses. La plus grave des causes de supplice dans la tombe c’est de douter de la religion que Dieu agrée, de douter de l’Islam. Si quelqu’un doute du Qour’an ou de la véracité du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), celui-là, que Dieu nous en préserve, même s’il montre en apparence qu’il est musulman mais Allah sait ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Il sait ce qu’il y a dans les consciences, rien n’échappe à la Science de Dieu. Si quelqu’un a vu un mauvais comportement de certains qui se réclament de l’Islam et à cause de leur mauvais comportement, il a douté de la véracité de l’Islam, lui aussi il n’est pas excusé pour sa mécréance. Il devait d’abord apprendre et savoir que eux même s’ils se réclament de l’Islam leur comportement n’est pas conforme à l’Islam. Allah a fait que ces gens-là sont des épreuves pour les autres. Eux se sont égarés, ils ont chuté et ils ont entraîné dans leur chute d’autres personnes. Comme ceux qui aujourd’hui mettent des bombes pour se suicider ou pour tuer des innocents. Certains croient que cela est dans l’Islam alors que dans l’Islam c’est interdit de se suicide, c’est interdit de tuer des innocents. A cause de leur ignorance, ils disent : « Ceci est l’islam alors je m’innocente de l’Islam ». Ils sont sortis de l’Islam à cause de mauvais agissements des autres. C’est pour cela que c’est très important d’apprendre. En apprenant tu sais que ce que font ces gens-là n’est pas conforme à l’Islam et que notre religion est une religion que Dieu agrée. Dans cette religion, il n’y a pas d’actes qui sont mauvais. C’est interdit de se suicider dans l’Islam. C’est interdit de tuer des innocents. Allah ta^ala a fait que il faut apprendre la science de la religion pour être sauvé. Chaque chose tu sauras l’estimer à sa juste valeur, tu ne risqueras pas d’être entraîné dans des dédales, dans des choses qui sont fausses après tu tombes sur des gens qui disent : « C’est le mystère de la foi », non. Allah a fait que tu apprennes chaque chose correctement comme cela a été transmis du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Il y a des choses qui sont prémonitoires, qui sont un témoin de ce que sera l’état de la personne dans sa tombe. Des signes qui annoncent que cette personne aura du bien dans sa tombe, et pour d’autres le contraire. Le Chaykh quand il a donné ce cours, il a dit il y a quatre ans un homme est mort en Ethiopie, l’ex-Abyssinie, c’était un croyant et quelqu’un qui était pieux. C’était un saint (waliyy), c’est-à-dire que les saints ce n’est pas quelque chose qui n’existe plus, il en existe encore à chaque époque. Mais les gens ne savaient pas que cet homme était un saint. C’était quelqu’un qui accomplissait les obligations (la prière, le jeûne, etc.) et il évitait les péchés, les choses interdites. Et en plus de cela, c’était quelqu’un qui commémorait avec beaucoup d’application la naissance du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est une bonne bid^ah. C’est une chose qui a été innovée mais c’est une bonne innovation. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a enseigné qu’il y a de bonnes innovations et il y a de mauvaises innovations, et que la plupart des innovations sont mauvaises. Dans un hadith, il a dit que la plupart des innovations sont mauvaises. Les innovations c’est ce qui n’a pas été fait par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et qui n’a pas été indiqué par un texte. Chaque fois que venait le mois de Rabi^ou l-‘awwal, le mois de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il organisait des festins de nourriture provenant d’argent licite. C’était quelqu’un qui avait des plantations, c’était un agriculteur. Tellement il aimait le Prophète, tellement il aimait commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il offrait de la nourriture aux gens. Les gens venaient chez lui, se réunissaient et chantaient les éloges au Prophète. Tout comme cela a été fait au temps du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ; il y avait un groupe de gens d’Abyssinie qui étaient venu dans la mosquée du Prophète et qui chantaient dans leur langue. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a demandé au traducteur de lui indiquer ce qu’ils disaient et ils disaient que Mouhammad est un homme qui est bon. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas dit que c’est mauvais de faire cela, et ceci vous le trouver dans les livres de hadiths. Cet homme qui commémorait la naissance du Prophète, avant son décès il est tombé malade. Il a dit aux gens : « Il y a un chaykh qui va venir chez moi, il va rester trois jours après quoi je vais mourir ». Allah le lui a dévoilé. Allah dévoile certaines choses à certaines personnes. Il y a un homme, un chaykh, qui est venu et les gens de la ville ne le connaissaient pas. Ils ne connaissaient pas cet homme. Il est resté à son chevet, il est resté à veiller sur lui, puis après son décès ce chaykh est partit. Ils ont creusé une tombe et ils ont enterré cet homme. A l’époque l’état d’Ethiopie voulait installer le communisme et il y avait une révolte contre eux de la part du peuple. Les musulmans avaient fait une révolte contre les communistes. Quand ils ont terminé l’enterrement, ils ont entendu un son très fort qui venait de la tombe. Au départ, ils croyaient que c’était un bombardement de l’état communiste contre les rebels. Peu de temps après ils se sont rendu compte que le son venait de la tombe. Après un mètre de la tombe et celui qu’il venait d’enterrer s’est envolé dans les airs. Et les gens étaient là, tous témoins. Ils se sont demandé ce que c’était, ils ont regardé la tombe et il n’y avait rien. Ni attaque aérienne ni rien. La tombe était vide. C’était un saint. Le chaykh a dit : « C’est possible que cet homme voulait être enterré ailleurs que cet emplacement-là. Soit à La Mecque soit à Médine ». Les gens qui sont enterré à La Mecque et à Médine et à AtTa’if ce sont les trois régions desquelles les gens sortiront au Jour du Jugement avec le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont les premières tombes desquelles les gens vont sortir au Jour du Jugement. Le Messager, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) sa tombe sera la première à s’ouvrir et ceux qui vont sortir après lui ce sera les gens de La Mecque, de Médine et de AtTa’if et ensuite ce sera le reste des tombes. Cet homme Allah lui a accordé cette chose qui témoigne de son haut degré, le fait qu’il sort de sa tombe et qu’il vole dans les airs. Tellement les gens de la ville étaient étonnés car ils n’ont jamais vu quelque chose de pareil, ils en ont parlé au gouvernement local, pas le gouvernement national. Les gens du gouvernement sont venus faire l’inspection, ils ont vu la tombe et ils étaient tous étonnés. Et ceux qui étaient venu à l’enterrement ils étaient nombreux, ce n’était pas une illusion d’optique d’une ou deux personnes qui ont cru voir que, non ils étaient nombreux, tous témoins. La tombe, comme l’a dit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ce sera soit un des jardins du Paradis soit un des trous de l’enfer. Que Allah fasse que notre tombe soit un des jardins du Paradis. Le croyant qui est pieux pour lui la tombe est un jardin du Paradis. Il ne va pas ressentir de solitude dans la tombe, il ne va pas trouver de bestioles ou des bêtes de la terre, ni scorpion, ni serpent, ni des animaux qui vont dévorer son corps. Il n’aura pas les anges du châtiment, il n’aura que les anges de la miséricorde. Sa tombe sera éclairée. Il ne va pas endurer l’obscurité de la tombe, il ne va pas endurer l’étroitesse de la tombe.

Il a été rapporté de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Il était avec des gens qui le suivait, des musulmans, des croyants parce que ^Iça (Jésus) était musulman comme tous les prophètes. Il a dit : « Dites il n’est de dieu que Dieu, ^Iça est le Messager de Dieu ». Il était avec un groupe de musulmans, ils se sont arrêtés auprès d’une tombe. Ceux qui étaient avec notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) ont dit : « Que la tombe est étroite ! ». En fin de compte, aujourd’hui les gens construisent des maisons qui sont grandes avec des pièces qui sont larges, lorsqu’il rentre dans un studio il dit : « Ah ! Ici je me sens à l’étroit », alors que en réalité il a de l’espace. Dans la tombe ce sera moins. Notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) a dit : « Les utérus de vos mères sont plus petits encore que la tombe ». La parole de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) est correct. L’utérus de la mère est tout petit. Allah nous a fait vivre dans cet utérus qui est tout étroit. Et ^Iça (^alayhi s-salam) a dit : « Allah l’élargit (la tombe) pour qui Il veut ». Que doit faire l’Homme, l’être humain ? Il doit faire preuve de piété à l’égard de son Seigneur. La piété c’est qu’il accomplisse les obligations et qu’il évite les péchés et ensuite il garde l’espoir de la Miséricorde de son Seigneur. Nous devons garder notre cœur entre la peur et l’espoir. Notre cœur on doit le maintenir entre la peur d’être châtié et l’espoir d’être pardonné. Nous agissons en bien et on espère la miséricorde de Dieu. C’est ce que notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) nous a enseigné. Il ne convient pas que la personne fasse n’importe quoi puis qu’elle dise : « Mais Dieu est miséricordieux ». Certes Allah est miséricordieux mais Il châtie aussi. Tu fais plutôt de ton mieux et tu espères la miséricorde de Dieu. Tu espères que tu ne seras pas châtié et qu’après la tombe également tu ne seras pas châtié et tu espères que ta tombe ne soit pas étroite.

Certains disent que lorsque l’appel à la prière est faite près du cimetière les morts l’entendent. C’est possible qu’ils entendent l’appel à la prière mais ce que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit c’est que le mort entend les pas de ceux qui sont venu pour l’enterrer quand ils vont repartir chez eux. Lui il est sous terre, il entend. » N’est-ce pas que parfois tu entends les pas du voisin du dessus, lui il est dans sa tombe et il entend les pas de ceux qui repartent après l’enterrement. Imagine-toi dans ta tombe, on t’a emmené et on va te laisser tout seul. Voilà ce qui nous attend. C’est pour cela que il faut œuvrer pour ce qui vient après la mort. Il va entendre le son des semelles. Si le mort entend le bruit des pas à plus forte raison il peut entendre l’appel à la prière qui provient de la mosquée qui se trouve à côté du cimetière.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans le hadith rapporté par Ibnou ^Açakir ce qui signifie : «  Chaque homme musulman qui passe auprès la tombe d’un mort qui le connaissait durée sa vie, il lui passe le salam alors le mort va le reconnaître et va lui rendre le salam ». Ce mort va l’entendre mais celui qui est vivant Allah fait qu’il n’entende pas le salam qui est rendu par le mort.

Le Chaykh a annoncé, il a dit : « Voir le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avant de mourir à l’état d’éveil ceci n’est accordé qu’à celui qui a vu le Messager dans le rêve sous sa véritable apparence. Mais la plupart des savants ont dit que celui qui a vu le Messager dans le rêve même si ce n’était pas sous sa véritable apparence, il va voir le Prophète avant de mourir. », même si il a vu le Prophète sous la forme d’un enfant ou mate de peau ou brun de peau alors que la réalité du Prophète c’est qu’il est blanc éclatant. Le Prophète on dirait que le soleil parcours son visage tant il est beau, (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et celui qui a vu le Messager sous sa véritable apparence nécessairement il ira au Paradis.

Que Allah nous accorde de voir le Prophète sous sa véritable apparence.

Al Israa’ wa l Mi3raaj

Posted in cours général,Hadith,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Prophète a voyagé de la Mosquée Al-Haram jusqu’à la Mosquée Al-‘Aqsa.

Les gens de science furent unanimes, qu’ils fussent du salaf c’est-à-dire des trois premiers siècles de l’hégire ou du khalaf c’est-à-dire des siècles suivant, qu’ils soient mouhaddith (spécialistes du hadith) ou des moutakallim (spécialistes de la croyance) ou des moufassir (spécialistes de l’exégèse), des savants, des faqihs ; ils se sont tous accordé sur le fait que Al-‘isra (le voyage nocturne) a été accompli avec le corps et l’âme, à l’état d’éveil. Et c’est cela qui est la vérité. C’est d’ailleurs la parole des compagnons Ibnou ^Abbas, Jabir, ‘Anas, ^Oumar, Houdhayfah et d’autres. Les savants ont dit que celui qui renie Al-‘isra’ (le voyage nocturne) aura démenti le Qour’an et celui qui dément le Qour’an devient mécréant, que Dieu nous en préserve.

Pour ce qui est de Al-Mi^raj (l’ascension), il a été confirmé par les textes du hadith. Concernant le Qour’an, il n’y a pas eu à propos de Al-Mi^raj de texte explicite qui n’admette pas d’interprétation, cependant il est parvenu dans le Qour’an ce qui est presque un texte explicite concernant l’ascension. Il n’est donc pas parvenu dans le Qour’an un texte explicite, qui n’admette pas d’interprétation, concernant l’ascension. Il est parvenu dans le Qour’an ce qui fait allusion à Al-Mi^raj c’est-à-dire l’ascension, la montée du Prophète dans les cieux ; mais ce n’est pas un texte explicite. Au propos de l’ascension il y a la Parole de Allah, dans les versets 13, 14 et 15 de sourat Al-‘isra’ :

وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِندَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِندَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى

Sidratou l-mountaha qui est un arbre qui s’appelle en français le jujubier dont les fruits sont des jujubiers et al-mountaha c’est-à-dire de l’extrême car c’est un arbre qui est dans les cieux comme nous allons le voir, il se trouve au-dessus du sixième ciel. Celui qui comprend de ce verset que sidratou l-mountaha se trouve dans les cieux et que le Prophète a été là-bas et malgré cela il renie l’ascension alors il devient mécréant car la règle est que celui qui contredit le Qour’an est mécréant. Il devient mécréant parce qu’il a compris le Prophète est arrivé dans cet endroit-là, puis il dit : « Non, il n’est pas arrivé dans cet endroit-là », c’est une contradiction qui est une mécréance. Par contre, s’il ne savait pas et n’avait pas compris cela du Qour’an et il n’avait pas pour croyance que la croyance des musulmans était cela alors il ne devient pas mécréant. Le sujet n’est pas difficile, il est très simple.

 

Al-‘isra’ a été confirmé dans le Qour’an par le premier verset de la sourat Al-‘isra’ qui justement porte son nom.  

﴿ سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِّنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الأَقْصَا الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا ﴾

Ce qui signifie : « Est exempt d’imperfection Celui Qui a fait voyager, en une partie de la nuit,  Son esclave depuis la Mosquée Al-Haram jusqu’à la Mosquée Al-‘Aqsa, dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer de Nos signes éclatants. »

Ce verset commence par le mot sabbih. Dans la langue, as-sabbah veut dire l’éloignement. Cela signifie : aie pour croyance que Dieu est exempté de tout défaut, c’est-à-dire Il est loin de toute ressemblance avec Ses créatures. Ici l’éloignement ce n’est pas celui qui est perceptible par la distance mais c’est dans le sens figuré, Allah est exempt. Il est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui, de tout ce qui est une ressemblance avec les créatures, de tout ce qui est une caractéristique des créatures comme le corps qu’il soit palpable ou impalpable, les caractéristiques des corps comme la couleur ou la quantité la petite et la grande, comme le fait d’être dans une direction ou dans un endroit. Nous exemptons Allah de tout cela car Il s’est Lui-même exempter de cela par Sa Parole : (ليس كمثله شيء) qui signifie : «  Rien n’est tel que Lui ». Si Allah avait eu des dimensions ou un corps grand ou petit, Il aurait eu des semblables innombrables.

La parole de Allah « bi ^abdihi » (Son esclave) il s’agit ici du Prophète Mouhammad. Il a été dit que lorsque notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivé au très haut degré dans l’ascension des cieux, Allah soubhanaou wa ta^ala lui a révélé. La révélation peut être par l’intermédiaire de l’ange Jibril (^alayhi s-salam) ou directement dans le cœur du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah a révélé dans le cœur du Prophète : «  Ô Mouhammad, par quelle chose souhaite tu que Je t’honore ? », et le Messager a répondu par sa parole ce qui signifie : « En m’attribuant à Toi comme étant Ton esclave ». Dieu a révélé Sa Parole : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ

Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui a fait voyagé Son esclave ». Cela veut dire que l’attribution du Prophète à Allah comme étant Son esclave c’est le summum de l’honneur pour le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) parce que les esclaves de Dieu sont nombreux, et il a été cité tout particulièrement dans ce verset parce qu’il a un honneur éminent (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

La Parole de Allah : لَيْلاً  c’est un circonstanciel de temps (de nuit). Si il a été dit : « Pourquoi il a été précisé layl (nuit) alors que déjà le verbe asra c’est un voyage de nuit ? ». La réponse est que Il a voulu par Sa Parole laylan (de nuit) insister sur la courte période que ce voyage a duré. Le Prophète a accompli ce voyage en une nuit, en une partie de la nuit, depuis La Mecque jusqu’au pays de Ach-Cham.

Quant à la Mosquée Al-Haram, elle se trouve à La Mecque. Elle a été appelée ainsi en raison de son caractère sacrée. Al-Hourmah c’est-à-dire sacrée. Elle est sacrée c’est-à-dire qu’elle a un honneur cette mosquée sur le reste de mosquées. Elle a des jugements qui lui sont spécifiques qu’il n’y a pas dans les autres mosquées ; entre autre le fait qu’il y a la multiplication de la récompense plus que dans une autre mosquée, des milliers de fois.

Concernant la mosquée Al-‘aqsa, al-‘aqsa c’est-à-dire l’extrême ; extrême parce qu’elle est loin de la mosquée Al-Haram.

Concernant la parole de Allah الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ (dont Nous avons béni les alentours), il a été dit parce que c’est un endroit où beaucoup de prophètes ont habité, au pays de Ach-Cham et en particulier auprès de la mosquée Al-‘aqsa ; et beaucoup d’anges descendent dans cette terre, elle est bénie. Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit ce qui est mentionné dans sourat AsSaffat ‘ayah 99, ce qui signifie : «  Je vais aller là où Dieu m’a ordonné d’aller et Il va me guider », il s’agit de la région du pays de Ach-Cham car ‘Ibrahim allait quitter l’Iraq pour rejoindre la Palestine. En effet, Allah a fait savoir à ‘Ibrahim que Ach-Cham est un lieu de bénédictions et que la plupart de la révélation du Prophète a lieu dans Ach-Cham et que la plupart des prophètes étaient là-bas. Egalement la Palestine, n’était pas sous la domination de Noumroud ainsi ‘Ibrahim pourra se diriger dans le pays de Ach-Cham et pourra se consacrer à l’adoration de Dieu sans être perturbé par Noumroud, ni subir de nuisance. Ainsi notre maître ‘Ibrahim lorsqu’il a quitté l’Iraq qui était gouverné par Noumroud et qu’il s’est dirigé vers la Palestine, la Palestine n’était pas gouverné par Noumroud. Il a donc quitté son pays l’Iraq pour rejoindre la Palestine, puis il est parti à La Mecque et il a laissé sa femme esclave Hajar et son fils Isma^il là-bas. Il a invoqué Allah pour qu’Il accorde aux gens de La Mecque et des bienfaits. Allah a exaucé ‘Ibrahim (^alayhi s-salam). Il faut savoir que La Mecque à l’origine est une vallée qui ne comporte pas de plantation. Rien ne poussait là-bas, elle est aride. Allah a ordonné à Jibril en plus de déplacé une montagne, la montagne de AtTa’if. Il l’a ramené du pays de Ach-Cham jusqu’à près de La Mecque. Jibril a arraché cette montagne et l’a ramené près de La Mecque. Cette montagne comporte des raisins de la meilleure qualité, des grenades et d’autres fruits encore. Et l’air de cette montagne est très doux, et c’est un lieu de résidence d’été pour les habitants de La Mecque. Le savant, géographe, Al-Azraqiyy a cité cela dans son Akhbarou Makkah qui est un livre qui comporte beaucoup de choses utiles.

Toujours dans la suite de la ‘ayah, Allah dit : ) لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا ( c’est-à-dire afin de montrer à Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) certains signes.

Allah l’a fait voyagé de nuit depuis La Mecque jusqu’à la Mosquée Al-‘aqsa pour lui faire découvrir des choses étonnantes et des signes que Dieu a créé qui sont une manifestation de la Puissance de Dieu. Allah a fait voyagé de nuit Son prophète de La Mecque jusqu’à Baytou l-Maqdiss, et avant d’arrivé à Baytou l-Maqdiss Jibril a emmené le Prophète, ils sont passé par Médine et c’était avant l’émigration du Prophète à Médine, il était encore installé à La Mecque. Alors que le Prophète était à La Mecque, Jibril a ouvert le toit de la maison sans qu’il ne tombe sur eux, ni de la terre, ni des pierres. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était endormi à ce moment-là chez sa cousine la fille de son oncle paternel, elle s’appelait Oummou Hani la fille de Abou Talib, la sœur de notre maître. C’était dans un quartier de La Mecque qui s’appelle Ajihad. Il était endormi entre son oncle Hamzah et son cousin Ja^far Ibnou Abi Talib. Jibril ^alayhi s-salam a réveillé notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il l’a emmené à la Mosquée Al-Haram. Il l’a fait monter sur Al-Bouraq. Al-Bouraq est un animal du Paradis qui est de taille intermédiaire entre la mule et le cheval. Et ils sont partis sur cette monture qui est très rapide, qui posait son sabot à l’extrémité où pouvait atteindre son regard. Ils sont arrivés à Médine. Jibril lui a dit de descendre et il est descendu. Jibril a dit à Mouhammad : « Fais une prière de deux rak^ah. » Il a accompli deux rak^ah. Puis il a fait la même à la Montagne Tir du Sinaï, et c’est là-bas que notre maître Mouça (^alayhi s-salaam) a entendu la Parole de Allah sans que la Parole de Allah ne soit des lettres, un son ou une langue. Puis ils reparti encore et ils ont fait une halte à Madyan qui est la ville du Prophète Chou^ayb. Il lui a dit : « Descend » et il a accompli deux rak^ah et ils sont repartis. Il a fait la même chose à Bethlehem où est né notre maître ^Iça (^alayhi s-salaam). Quand ils sont arrivé à Baytou l-Maqdis, le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait la prière et il a dirigé tous les prophètes. Allah lui a rassemblé tous les prophètes. Allah les a tous réunis là-bas pour honorer notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah les a tous ressuscité pour notre Prophète cette nuit-là sauf ^Iça qui lui n’était pas mort. ^Iça vit actuellement dans le ciel, Allah l’a fait descendre pour notre Prophète, pour qu’il fasse la prière avec tous les prophètes. Puis Allah tabaraka wa ta^ala a augmenté en honneur Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) puisqu’Il a élevé pour lui dans les cieux huit prophètes qui sont : ‘Adam, ^Iça et Yahya, Youçouf, ‘Idriss, Haroun, Mouça et ‘Ibrahim. Il les a élevé dans les cieux, et ils ont fait bon accueil à Mouhammad. Il a été élevé dans les cieux tout comme nous allons le voir dans le hadith de ‘Anas.

Auparavant, au début de son voyage, lorsque Jibril était venu depuis la maison de sa cousine Oummou Haani, Jibril avait emmené le Prophète jusqu’à la Mosquée Al-Haram, auprès de la Ka^bah. Il lui avait ouvert la poitrine sans que le Prophète ne ressente de douleur et il lui a lavé le cœur avec de l’eau de Zamzam. Puis, Jibril a ramené un récipient en or remplit de sagesse et de foi. Et il les a versé dans la poitrine du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a mis dans son cœur le secret de la sagesse et de la foi. Puis il lui a fermé la poitrine tout comme elle était auparavant. C’était afin qu’il puisse supporter d’observer des choses extraordinaires parmi les créatures de Dieu. La poitrine du Prophète avait été également ouverte quand il était enfant. Et quand il était enfant sa poitrine avait ouverte afin que soit retiré comme un petit caillot noir du cœur et c’est la part du chaytan de l’être humain ; afin que le Prophète soit toute sa vie préservé du mal du chaytan.

Parmi les choses étonnantes que le Messager a vu pendant son voyage nocturne, il y a ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy et d’autres : Pendant qu’il était en route pour Baytou l-Maqdiss il a vu le bas-monde à l’image d’une veille femme ; cela veut dire que comme une veille femme ce qui s’est écoulé est plus long que ce qui reste et cela signifie que le bas-monde va à sa fin. Et il a vu ‘Ibliis en bordure du chemin qui ne pouvait rien faire contre le Prophète. Et il a vu ceux qui fournissent des efforts dans la voie que Allah agrée, ils sèment et ils récoltent ce qu’ils ont semé en deux jours. Et il a vu les orateurs du mal, ceux qui sèment la discorde, ceux qui sèment la zizanie, ceux qui divisent le rang des musulmans, ceux qui diffusent l’égarement. Il a vu leurs lèvres et leurs langues être découpées avec des ciseaux en feu. Et il a vu l’exemple de celui qui dit une parole mauvaise, à l’image d’un grand taureau qui sort d’un petit orifice puis il essai d’y rentrer et il n’y arrive pas. Il a vu comment allait devenir ceux qui ne payaient pas la zakat, ceux qui ne faisaient pas la prière et ceux qui commettaient la fornication, et ceux qui ne s’acquitte pas de ce qui leur est confié et ceux qui consomment le riba’ et ceux qui consomment les biens des orphelins, et ceux qui buvaient de l’alcool et ceux qui commettent la médisance. Et il a senti une belle odeur qui sortait de la tombe de la femme qui coiffait les cheveux de la fille de Pharaon. Et c’était une femme qui était croyante et vertueuse.

Il a été rapporté au sujet du récit de cette femme que tandis qu’elle coiffait les cheveux de la fille de Pharaon, le peigne lui a glissé des mains, elle s’est penché pour le prendre et elle a dit : « Bismi l-Lah ». La fille de Pharaon lui a dit : « As-tu donc un dieu autre que mon père ? », la coiffeuse a répondu : «  Mon Seigneur et le Seigneur de ton père c’est Allah », la fille a dit : « Tu veux que je le rapporte à mon père ce que tu viens de me dire là ? », elle lui a dit : « Dis-lui si tu veux ». La fille a dit à son père et Pharaon a dit à cette femme d’abandonner l’Islam mais elle a refusé. Il lui a fait bouillir de l’eau qui est devenu extrêmement brûlante et il a jeté les enfants de cette femme dans cette eau et ils mourraient devant ses yeux. Et quand c’était le tour de son petit qui était encore nourrisson, elle est devenu apeuré, elle a eu pour son enfant. Elle a eu un moment de forte peur pour cet enfant qui était tout petit. Allah pour la raffermir a fait parler ce nourrisson, et l’enfant a dit : « Ô mère, patiente car le châtiment de l’au-delà est plus terrible que le châtiment du bas-monde, alors reste ferme tu es sur la vérité », et cela est certainement un prodige que Allah a accordé à cette femme. Et c’est alors qu’elle a repris encore plus de courage. Pharaon a jeté son enfant, puis avant que ce soit à son tour elle a demandé à Pharaon de réunir les os et de les enterrer ensemble. En effet l’eau était si bouillante que lorsqu’il jetait le corps, la chaire fondait dans l’eau il ne restait que les os. Elle a dit : «  Je voudrais que tu réunisse les os et que tu les enterre », il a dit : « Je t’accorde cela ». Puis à son tour il l’a jeté elle aussi. Hadith rapporté Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih. Alors qu’à nos jours sans qu’ils soient menacé d’être jeté dans une eau bouillante ou quoi que ce soit, juste pour plaisanter ou parce qu’il veut avoir le dernier mot dans un débat, dans quelque chose qui ne sert à rien du tout si ce n’est divisé le rang des musulmans, il dit une parole de mécréance et il sort de l’Islam. Il accuse les gens qui sont des saints de mécréance par exemple. Simplement parce qu’il veut avoir le dernier mot. Que Dieu nous préserve.

Puis, Al-Mi^raj fut installé. C’est une sorte d’escalier. Le Prophète fut élevé sur Al-Mi^raj. Al-Mi^raj est une sorte d’escalier qui a tantôt une marche en or, tantôt une marche en argent. Puis Jibril a demandé qu’on leur ouvre la porte du premier ciel. L’ange en charge a dit : « Qui est là ? », il a dit : « C’est Jibril », il lui a dit : « Qui est avec toi ? », il lui a dit : « C’est Mouhammad », il a dit : « Est-ce que le moment dans lequel il est élevé aux cieux est arrivé ? », il a dit : « Oui, il est arrivé ».

L’interrogation de l’ange, certains ont dit c’était une question sans que ce soit parce que les anges ne savaient pas que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait reçu sa mission de prophète, les anges savaient que notre maître Mouhammad avait reçu la révélation. Mais certains savants ont dit c’était une question pour plus d’insistance, pour s’assurer davantage. A l’exemple de quelqu’un qui vient à un autre, puis l’autre lui dit : « Ah, tu es venu ? ». D’autres ont dit que c’est la demande au sujet de l’élévation dans les cieux qui est visé, comme mentionné précédemment dans la traduction. Et c’est par l’affirmative que Jibril avait répondu.

Au premier ciel, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu ‘Adam le père de l’humanité. Il est le premier prophète et le premier messager (^alayhi s-salaam).

Dans le deuxième ciel, il a vu ^Iça et Yahya (^alayhima s-salam).

Dans le troisième ciel, il a vu Youçouf (^alayhi s-salaam). C’est bien Youçouf, et non Youcif. Le Prophète a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Allah a accordé à Youuçouf la moitié de la beauté d’essence des humains ».

Au quatrième ciel, il a vu ‘Idriss (^alayhi s-salam)

Au cinquième ciel, il a vu Haroun (^alayhi s-salam).

Au sixième ciel, il a vu Mouça (^alayhi s-salam).

Au septième ciel, il a vu ‘Ibrahim (^alayhi s-salam). Physiquement ‘Ibrahim ressemblait beaucoup à notre maitre Mouhammad (^alayhi s-salam).

Puis, il a vu le jujubier de l’extrême (sidratou l-mountaha). Cet arbre est tellement beau que c’est difficile de le décrire. Les gens ne parviennent pas à le décrire tant il est joli. Sur cet arbre, il y a plein de papillons en or dessus. Les feuilles de cet arbre sont comme des oreilles d’éléphants. Les fruits de cet arbre sont comme des jars, vous savez les jars ce sont ces grands récipients que l’on rempli d’eau. Cet arbre prend racine au sixième ciel puis il s’élève au septième ciel et au-delà du septième ciel. Ensuite, Jibril s’est arrêté il n’a pas dépassé une certaine limite et notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a continué à être élevé dans les cieux jusqu’à arriver à un endroit où il entendait le bruit des anges qui recopiaient sur leurs tablettes ce qui était inscrit sur la table préservée, des choses que Dieu a voulu qu’elle se réalise. Ils les copient puis ils descendent sur terre les réaliser comme Dieu a voulu qu’elles soient et a prédestiné et ordonné qu’elles soient exécutées. Là-bas à cet endroit-là, Allah a enlevé le voile abstrait qui empêche d’entendre la Parole de Dieu. C’est un voile abstrait. Un voile c’est comme un rideau, si je le ferme ce qui est derrière devient voilé. Ici c’est un voile concret. Sur nos oreilles, il y a un voile abstrait c’est-à-dire que ce n’est pas quelque chose de physique. C’est un voile abstrait qui nous empêche d’entendre la parole de Dieu. Si Dieu nous enlevait ce voile abstrait nous attendrions Sa Parole, et Allah l’a enlevé pour Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a pu entendre la Parole de Dieu sans que la Parole de Dieu ne soit des lettres, sans que ce soit une voix, sans que ce soit une langue, sans que ce soit comme notre parole. Nous nous parlons d’une chose puis on s’arrête il y a un entrecoupement puis on parle d’autre chose. La parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la nôtre. La Parole de Dieu n’a pas de début et n’a pas de fin.

Si quelqu’un vient vous dire : « Mais ce verset (wa laqad ra’aahou nazlatan oukhraa) qui signifie : (il l’a vu une seconde fois auprès de sidratou l-mountaha), il est possible que ce soit une vue dans le rêve ! », on répond : « Si tu prétends que c’est une vision dans le rêve alors tu as fait une interprétation par autre que le sens apparent. Le sens apparent c’est qu’il l’a vu à l’état d’éveil. On ne peut pas donner à un texte un autre sens que le sens apparent s’il n’y a pas de preuve pour cela : Soit une preuve rationnelle catégorique qui nous force à délaisser le sens apparence, ou une preuve textuelle authentique qui nous mène à délaisser le sens apparent, comme l’a dit le savant Ar-Razi dans Al-Mahsoul et d’autres l’ont dit parmi les savants des fondements ».

Les savants spécialistes des fondements ont donné une règle ils ont dit : Le texte (Qour’an ou hadith) par défaut on l’interprète au sens apparent, sauf si il y a une des deux choses qui nous mènent à délaisser ce sens apparent :

  1. S’il y a une preuve rationnelle catégorique qui nous mène à délaisser ce sens apparent, qui nous mène à dire que c’est impossible d’expliquer selon le sens apparent. On abandonne alors le sens apparent et on interprète par autre que le sens apparent.
  2. Ou s’il y a une preuve textuelle c’est-à-dire qui est rapporté, et authentique alors on délaisse le sens apparent pour donner un autre sens que le sens apparent, qui est également valide dans la langue.

S’il n’y a pas l’une de ces deux choses, on interprète selon le sens apparent. On ne va pas s’amuser à dire : « Ceci veut dire cela. Ah non ! Ceci veut dire cela ».

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu Jibril (^alayhi s-salam) sous sa véritable apparence une seconde fois, auprès du jujubier de l’extrême. Et ceci fait allusion à l’ascension, à l’élévation du Prophète dans les cieux. Ce parce que cet arbre commence au niveau du sixième ciel et il arrive au-delà du septième ciel. Mais le Qour’an ne comporte pas un texte explicite qui n’admette aucune interprétation au sujet de l’ascension. Ce verset-là fait une allusion qui est presque un texte explicite, mais ce n’est pas un texte explicite. C’est pour cela que les savants ont dit que celui qui renie le voyage nocturne devient mécréant parce qu’il a été confirmé par le Qour’an et celui qui renie l’ascension il ne devient pas mécréant s’il n’avait pas entendu que cela avait eu lieu, mais si c’est par entêtement c’est de la mécréance. Ce, parce que la preuve de l’ascension (Al-Mi^raaj) n’est pas comme la preuve du voyage nocturne (Al-‘Isra’). La preuve du voyage nocturne est plus forte.

Il n’est pas permis de donner à un texte une interprétation par un autre sens que le sens apparent lorsqu’il n’y a pas de preuve rationnelle catégorique ou de preuve textuelle rapporté et authentique. La preuve textuelle c’est celle qui est transmise et entendu. La voie de transmission c’est le fait d’entendre. Quant à la preuve rationnelle, c’est la preuve que l’on acquiert avec un raisonnement correct. Ce n’est pas tout le monde qui utilise sa raison correctement. La plupart aujourd’hui n’utilise pas correctement. Il n’est donc pas permis pour nous d’interpréter un verset ou un hadith par un autre sens que le sens apparent, sauf si il y a une preuve rationnelle catégorique ou une preuve textuelle authentique (sahih).

Mouslim a rapporté de ‘Anas (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  On m’amena Al-Bouraq (un animal du paradis de couleur blanche, qui est d’une taille plus grande que l’âne et plus petite que le mulet et il pose son sabot à l’extrémité de ce que peut atteindre son regard. Evidemment, la porter du regard d’un animal du paradis est plus grande que celle d’un animal du bas-monde). Je suis monté sur Al-Bouraq jusqu’à arriver à Baytou l-maqdiss et je l’ai attaché à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. (Il y a un anneau dans la mosquée, c’est un anneau où les prophètes attachent leur monture.) Je suis entré dans la mosquée et j’ai accompli une prière de deux rak^ah. Quand je suis sorti, Jibril m’a ramené un récipient de Khamr et un récipient de leben et j’ai choisis le leben. (Al-Khamr c’est le même terme qui désigne le vin. Mais le khamr du paradis c’est une boisson qui porte le même nom mais elle n’est pas comme le khamr du bas-monde –le vin-. La boisson du Paradis n’enivre pas et ne donne pas de maux de tête. L’autre boisson, le leben, c’est du lait. Ce n’est pas comme ce que dans certains pays ils se sont habitué à appeler leben, le lait caillé. En fait, le mot leben désigne le lait tout court.) », Jibril lui a dit ce qui signifie : «  Tu as choisi l’attachement à la religion », même s’il avait choisi le leben ce n’était pas interdit car c’est le khamr du Paradis. Mais cela indique l’attachement à la religion.

Dans le hadith, il y a la preuve que Al-‘Isra’ et Al-Mi^raj étaient tous les deux la même nuit. C’était par l’âme et le corps et à l’état d’éveil, car personne n’a dit qu’il s’est endormi à Baytou l-Maqdis et qu’il a rêvé de la montée dans les cieux, personne n’a dit cela.

Concernant la vision de son Seigneur. Concernant le fait que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu son Seigneur, la nuit de Al-Mi^raj.

AtTabaraniyy a rapporté dans Al-Mou^jami^ Al-Awsat avec une chaîne de transmission qui est forte tout comme l’a dit le Hafidh Ibnou Hajar d’après Ibnou ^Abbas (que Allah les agrée tous les deux), il a dit : «  Mouhammad a vu son Seigneur à deux reprises », notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu Allah deux fois.

Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission ce qui signifie : « Mouhammad a vu son Seigner ». Ce qui est visé c’est que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu son Seigneur par son cœur, ce n’est pas par ses yeux.

La preuve que notre Prophète a vu son Seigneur par son cœur et non par les yeux c’est ce qu’a rapporté Mouslim d’après Abou l-^Aliyah d’après Ibnou ^Abbas qui explique la parole de Allah dans sourat An-Najim les versets 11, 12 et 13 ; il a dit : «  Il a vu son Seigneur avec son cœur, à deux reprises ».

Al-Ghazaliyy a dit dans son livre Ahya ^Ouloumi d-din a dit : «  Ce qui est correct c’est que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas vu son Seigneur la nuit de Al-Mi^raaj », ce qui est visé c’est qu’il ne l’a pas vu avec ses yeux puisque ce n’est pas authentifié que le Prophète a dit qu’il a vu Allah avec ses yeux, ni un compagnon n’a dit cela, ni un successeur, ni un successeur des successeurs des compagnons.

Alors que veut dire qu’il l’a vu par son cœur ? Allah a enlevé du cœur du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le voile abstrait. Tout à l’heure nous avons vu qu’Il lui a enlevé le voile abstrait des oreilles et il a entendu la Parole de Dieu. Il lui a enlevé le voile abstrait dans le cœur et il l’a vu par son cœur, c’est-à-dire que Allah lui a donné la force de Le voir par le cœur. Et il ne l’a pas vu avec les yeux car dans ce bas-monde pendant que nous sommes vivants avec les corps que nous avons, nous ne voyons pas Allah avec nos yeux. Si quelqu’un voyait Allah avec les yeux cela aurait été notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Dans l’au-delà, Allah sera vu par les croyants. Les croyants seront au Paradis et ils verront Allah avec les yeux que Allah leur accorde pour l’éternité. Ceci est confirmé dans le Qour’an, Allah dit : وجوه يومئذ ناضرة إلى ربّها ناظرة

Ce qui signifie : « Des visages seront resplendissants de bonheur ce jour-là, ils verront leur Seigneur ».

Allah accorde aux croyants qui sont au Paradis de voir Allah sans que Allah ne soit au Paradis ou dans un autre endroit car Allah existe sans endroit. On ne dit pas que Allah est au Paradis ou qu’Il est au-dessus du trône ou qu’Il est partout. Allah est sans endroit. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir ». Tout comme cela est compris de la Parole de Allah à Mouça, ce qui signifie : « Tu ne Me verras pas », c’est-à-dire dans ce bas-monde.

Il a été rapporté qu’il a été demandé au Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) : « As-tu vu ton Seigneur la nuit de Al-Mir^aj ? », il a dit ce qui signifie : «  Soubhana l-Lah, soubhana l-Lah, je L’ai vu par mon cœur mais je ne L’ai pas vu par mes yeux ». Mais c’est un hadith qui est da^if , il n’a pas été authentifié.

L’imam Malik (que Allah l’agrée) a dit : « On ne voit pas Allah, Celui Qui est exempt de fin, avec des yeux qui vont avoir une fin. Mais Il sera vu avec des yeux qui n’auront pas de fin dans l’au-delà », c’est-à-dire les yeux des gens du Paradis qui ne seront pas anéantis car les gens du Paradis ne mourront jamais.

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