Chaykhaboulaliyah's Blog


Adoption

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2014
Tags:

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à Mouhammad le pur et l’honnête.

 

La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :

 

Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».

Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39  :

 

Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».

 

Az-Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».

 

Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.

C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.

Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.

Publicités

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

**************************************************************************************************************************

Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Exemples d’effacement de contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 2, 2014

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.

CONSEILS UTILES ET INVOCATIONS

Posted in cours général,Invocations,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Un grand Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a été interrogé « est-ce que chaque jour de Ramadan il y a un moment durant lequel les invocations sont exaucées ? » Il a répondu, que Allah lui fasse miséricorde « Chaque nuit il y a un moment ». Un moment, ça ne veut pas dire soixante minutes mais c’est un laps de temps. Cependant, seuls ceux à qui Allah le veut font des invocations dans ce moment-là. Les coqs, lorsqu’ils poussent le  cri la nuit cela veut dire qu’ils ont vu les anges, l’invocation à ce moment-là est utile ceci dans le cas où le coq a crié de lui-même et non pas qu’il a été provoqué. Si quelqu’un était proche du coq à cet instant-là et que le coq a poussé un cri cela veut dire que les anges sont passés par là ou qu’ils étaient présents dans ce moment-là pour leur fonction. Le coq à ce moment-là voit l’ange sous sa véritable apparence.

La ‘ilaha illa l-Lahou l-Halimou-l-Karim Soubhana l-Lahi Rabbi l-^archi-l-^adhim ; al-hamdouli-l-Lahi Rabbi-l-^alamin.

Cette formule diffère de la formule citée dans le livre « ad-dalil » mais légèrement. C’est l’invocation du tourment et l’autre aussi c’est l’invocation du tourment. Cette invocation est parvenue de Al-Haçan fils de Al-Haçan fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Al-Hajjaj Ibnou Youçouf a demandé à ce qu’on le lui amène. Les gens lui ont dit « aujourd’hui tu vas être tué ». Quand il s’est retrouvé debout devant Al-Hajjaj, Al-Hajjaj a changé. Il voulait au départ le tuer mais il a changé d’avis. Il s’est mis à l’aimer, il a été attiré par lui, il a eu son amour dans son cœur, il l’a honoré et il lui a même réalisé une affaire puis il lui a dit : « avant que tu ne viennes tu étais la personne que je détestais le plus et maintenant tu es la personne que j’aime le plus » et Al-Haçan avait dit cette invocation lorsque Al-Hajjaj avait demandé à ce qu’on le lui amène puis il est parti le voir. Celui qui veut rencontrer un gouverneur dont il craint la tyrannie ou la nuisance, qu’il dise cette invocation avant d’entrer le voir et incha’ Allah il sera sauvé.

Question : on dit que Untel est mouqaddas si cette personne est un croyant accompli mais Al-Qouddous, on ne le dit que pour Allah comme on dit Ar-Rahman.

Question : est-ce qu’il est permis de poser le Moushaf sous l’oreiller et de dormir au-dessus de l’oreiller qui est sur le Moushaf ? Réponse : si il a posé sa tête au-niveau du Moushaf, c’est-à-dire au-dessus exactement, cela n’est pas permis mais s’il a posé la tête dans une autre direction que celle en-dessous de laquelle se trouve le Moushaf, c’est permis et il peut dormir sur cet oreiller car il ne sait pas avec certitude si durant la nuit il va changer de position et sa tête deviendra sur la partie de l’oreiller qui est au-dessus du Moushaf.

Question : quel est le sens de « wa aatouhounna oujouurahounn » ? Réponse : « al-oujour » ici ce sont les dotes que les hommes donnent aux femmes.

Question : celui qui dit que al-mout^ah c’est la fornication elle-même c’est dans quel livre ? Réponse : c’est Al-Bayhaqiyy qui a rapporté cela de Ja^far AsSadiq.

Question : qui a rapporté le hadith de l’interdiction de al-mout^ah et dans quel livre – al-mout^ah c’est le mariage temporaire – ? Réponse : Mouslim, Al-Bayhaqiyy et d’autres.

Question : le messager a dit ce qui signifie « je vivais entre deux des pires voisins ». Ces deux-là sont Abou Jahl et Abou Lahab, ils jetaient devant la porte du messager ce qui sortait des gens. Et le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit ce qui signifie  « J’habitais entre deux pires voisins Abou Lahab et Ibnou Abi Mou^ayt rapporté par Ibnou Sa^d d’après ^A’ichah. Ils  ramenaient les déchets qu’ils mettaient devant ma porte, ils ramenaient les poux qu’ils jetaient devant ma porte et ils ramenaient même ce qui sortait de leur ventre et ils le mettaient devant ma porte.

Question : la Parole de Allah ta^ala qui ordonne dans cette ayah le tahajjoud, elle comporte l’ordre de veiller des nuits pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires. La question : est-ce que cette ayah est spécifique au Messager ou concerne-t-elle tous les croyants ?

Réponse : cette ayah est une parole adressée au messager. Ceci est spécifique au messager du point de vue de la parole et du point de vue du sens. Mais le tahajjoud, c’est-à-dire les prières surérogatoires pendant la nuit, c’est requis de sa communauté à titre d’exemple sur le prophète et non pas au titre d’obligation. Tandis que le prophète, certains savants ont dit que c’est un devoir pour lui après la révélation des cinq prières de faire des prières surérogatoires la nuit, de faire d’autres prières pendant la nuit et certains ont dit « cela a été abrogé à son sujet tout comme cela a été abrogé au sujet de sa communauté ».

 

Information utile : le temps libre, si tu ne l’occupes pas par ce qui est important, tu vas l’occuper par ce qui n’est pas important.

Question : quelqu’un qui est entré avec l’imam dans la prière dans un temps qui ne suffit pas à réciter la Fatihah et l’imam s’est incliné puis s’est relevé du roukou^ et le ma’moum est encore debout en train de réciter la Fatihah et avant que l’imam n’amorce son mouvement pour la prosternation, le ma’moum s’est incliné, dans ce cas-là la rak^ah pour le ma’moum a été manquée.

Question : la terre elle-même ne sera pas anéantie mais ce sont ses caractéristiques qui vont changer, c’est cela le sens de l’anéantissement. Les cieux, leurs caractéristiques vont changer.

Question : si quelqu’un a interrompu la prière surérogatoire pour répondre à ses parents, ce n’est pas déconseillé.Hh il est ren

L’éminence des droits des parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. A Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bons éloges. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, et celui que Allah, le Seigneur des mondes, agrée le plus.

Al-Hakim a rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un hadith sahih : (‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar’ati zawjouha wa ‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala r-rajouli ‘oummouh) ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. La personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère ». La signification de ce hadith, c’est que celui qui a le plus de droits sur l’homme et la femme, autre que son mari, c’est la mère. Quant à la femme qui est mariée, la personne qui a le plus grand droit sur elle, c’est son mari. Si les parents demandent à la femme mariée quelque chose et que son mari demande autre chose, c’est l’obéissance au mari qui est prioritaire. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (‘ayyouma mra’atin matat wa zawjouha radin  ^anha dakhalati l-jannah) ce qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au paradis ».

Et a été authentifié le hadith : (‘ayyouma mra’atin batat wa zawjouha ghadiboun ^alayha la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Toute femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin », c’est-à-dire que si l’homme demande à sa femme de jouir d’elle, de la jouissance légale, autorisée dans la Loi, et qu’elle n’avait pas d’excuse pour s’abstenir, ni d’excuse légale comme les menstrues, ni une excuse corporelle comme la maladie, elle n’a pas à s’abstenir de lui obéir en cela. Et si elle s’abstient sans excuse, son péché est grand.

Le hadith a été authentifié : (Khayroukoum khayroukoum li’ahlih wa ‘ana khayroukoum li’ahlih) ce qui signifie : « Font partie des meilleurs ceux qui agissent le mieux envers leurs femmes ». Et le Messager est le meilleur des gens. Sa conduite est la meilleure des conduites avec ses épouses. Ainsi, il réparait lui-même ses sandales. Il raccommodait lui-même ses vêtements. Il faisait la traite de sa brebis de sa main. Il est rapporté qu’il aidait aux tâches ménagères chez lui. Et ceci est une preuve de sa grande modestie. Il n’attendait pas que sa femme soit à son service. Mais il est prioritaire pour le faire. Et ceci rentre dans le cadre de l’excellence de comportement à laquelle a incité fortement le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il a dit, ^alayhi ssalatou wa s-sala: (‘inna l-mou’mina la youdrika bi housni houlouqihi dalajta ssa’in miqa’in) c’est-à-dire, que celui qui patiente face à la nuisance des gens, qui ne leur nuit pas, qui agit en bien envers eux est semblable à celui qui veille toute la nuit pour faire la prière et qui jeûne toute l’année, mis à part les cinq jours pendant lesquels on ne jeûne pas. Le croyant, grâce à la piété envers Allah, avec son excellence de comportement et la multiplication des évocations de Allah, peut parvenir à la sainteté.

Quand aux parents, leur droit est éminent sur leurs enfants, et plus particulièrement la mère. Celui qui était bienfaisant envers ses parents, aura une fin heureuse. Gagnez l’agrément des parents en ce qui ne comporte pas de désobéissance, comporte une grande bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il se peut que la personne reçoive une large subsistance grâce à sa bienfaisance envers ses parents. Ce n’est pas poli que l’enfant, lorsqu’il atteint la puberté, demande à sa mère d’être à son service. La parfaite conduite est que ce soit lui qui soit à son service, même si elle ne le lui demande pas. Il est de l’habitude de certains jeunes de nos jours, garçons et filles, de demander à leurs mères de leur préparer le repas, ou de leur laver leurs vêtements, ou ce qui est du même ordre, choses qu’ils peuvent faire d’eux-mêmes. Et ceci est considéré comme une impolitesse. L’état de ces gens-là est très éloigné de l’état des esclaves accomplis.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Raghima’anf thoumma raghima’anfthoumma raghima’anf man ‘adraka ‘abawayh ‘aw’ahadahouma chaykhan walam yadkhoul bihi l-jannah) c’est-à-dire celui qui a vécu et qui a vu ses parents âgés ou l’un des deux, et qui n’a pas réussi à gagner leur agrément en étant à leur service ou ce qui est du même ordre, il aura manqué une récompense éminente ». L’état du bas monde est que chacun va mourir. Soit ses parents le quittent avant lui, soit il les quitte avant eux. S’il n’agit pas avec bienfaisance envers eux deux maintenant, quand est-ce qu’il pourra le faire ? Après la séparation ?

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Al-walidou ‘awsatou ‘abwabi l-jannah) c’est-à-dire que celui qui ne gagnait pas l’agrément de ses parents, qui n’agissait pas avec bienfaisance envers eux, il aura raté une grande récompense, à savoir que l’agrément des parents musulmans fait parvenir au paradis à partir de la porte du milieu.

Il est arrivé que l’un des soufiyy saints, qui est Bilal Al-Khawwas marchait dans l’endroit où les fils de ‘Israil s’étaient perdus. Il a dit : « C’est alors que je me suis rendu compte qu’un homme marchait à mon niveau. Je lui ai demandé : « Que penses-tu de ‘Ach-Chafi^iyy ? ». Il a dit : « Il fait partie des ‘Awtad, qui est un haut degré dans la sainteté ». Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu dis de Malik ? ». Il a dit : « C’est l’Imam des Imams ». Je lui ai dit : « Que dis-tu de ‘Ahmad ? ». Il m’a dit : « C’est un véridique ». Je lui ai dit : « Que penses-tu de Bichr Al-Hafiyy ? ». Il a dit : « Il n’y aura pas après lui quelqu’un qui soit comme lui ». Je lui ai dit : « Je te demande par Allah qui es-tu ? ». Il a dit : « Je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit : « Grâce à quoi ai-je pu te voir ? ». Il a dit : « Grâce à ta bienfaisance envers ta mère ». Allah a honoré Bilal Al-Khawwas car il était vertueux et bienfaisant envers sa mère. Et Allah lui a permis de rencontrer Al-Khadir ^alayhi s-salam. Et seuls les vertueux le voient à l’état d’éveil.

 

Invocation de la demande de consultation (istikhaarah)

Posted in cours général,Invocations,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

‘Allahoumma inni ‘astakhirouka bi ^ilmika wa ‘astaqdirouka bi qoudratika wa as’alouka min fadlika l-^adhim ;

fa ‘innaka taqdirou wa la ‘aqdirou wa ta^lamou wa la ‘a^lamou wa ‘anta ^allamou l-ghouyoub ;

‘Allahoumma in kounta ta^lamou anna hadha l-‘amra (il cite le sujet en question en arabe) khayroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou il dit fi ^ajili ‘amri wa ‘ajilih) faqdirhou li wa yassirhou li thoumma barik li fih ;

wa in kounta ta^lamou ‘anna hadha l-‘amra charroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou alors il dit fi ^ajili amri wa ‘ajilih) fasrifhou ^anni wasrifni ^anh, waqdir liya l-khayra haythou kan, thoumma raddini bih.

Information utile : cette ‘istikharah est recommandée dans tous les cas. Elle est réalisée après deux rak^ah surérogatoires et on dit après ces deux rak^ah l’invocation précédemment citée, celle que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseignée aux compagnons.

Si le croyant a demandé, a fait l’istikharah, il s’engage après cela pour ce pour quoi son cœur est tranquille et qui ne comporte pas de péché. Ce n’est pas une condition qu’il voit quelque chose dans le rêve.

questions éparses sur le mariage

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Si l’un des deux parents dit à son fils : divorce ton épouse, car ils ne l’aiment pas, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir et de la divorcer, mais ce n’est pas un devoir pour lui.

Par contre, si elle nuit à ses parents en les frappant, en les insultant et ce qui est de cet ordre, ou si elle est connue pour être perverse comme par la pratique de la fornication et ce qui est de  cet ordre, et que s’il ne la divorçait pas, ses parents seraient profondément chagrinés à cause de cela, alors il est un devoir pour lui de la divorcer.

Si un de ses parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui, ne désirait pas l’épouser, qu’il leur indique la raison de son refus. Ce n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils le lui aient demandé et qu’ils n’aimeraient pas qu’il ne leur obéisse pas en cela, sans pour autant que cela ne leur entraîne de profond tourment. Cependant, si cela entraîne pour eux un profond tourment, s’il est  dit que c’est un devoir de leur obéir, il n’y a pas de mal en cela.

Par ailleurs, s’il désirait épouser une femme et que ses parents ne le souhaitaient pas, si cela entraînait un profond tourment pour eux, ce n’est pas permis pour lui de l’épouser.

Comment faire la prière selon Maalik

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Les causes d’annulation de la prière

 

Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi les causes d’annulation, il y a :

 

1/ Parler délibérément pour une autre raison que pour corriger la prière. C’est par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli. Cependant, la parole qui est dite pour corriger la prière ne l’annule pas. C’est le cas lorsque l’imam oublie une sourah après la Fatihah ou s’il oublie l’inclination et qu’on lui dise alors : tu n’as pas récité la sourat (ma qara’ta s-sourah) ou tu n’as pas fait le roukou^ (ma raka^ta). Cela n’annule pas la prière si ces paroles ne sont pas nombreuses, mais elle le sera dans le cas contraire.

 

2/ De nombreux mouvements.

 

3/ Faire un mouvement excessif, comme un bond excessif c’est-à-dire un grand bond.

 

4/ Ajouter un pilier gestuel, comme si on fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.

 

5/ Le simple mouvement si c’est pour jouer comme si on tire la langue à quelqu’un, ou si on bouge sa paupière, comme si on cligne de l’œil pour jouer.

 

6/ Manger ou boire, même s’il s’agit d’une petite quantité, si cela a été fait tout en se rappelant qu’on est dans la prière.

 

7/ Le hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.

 

8/ L’intention d’interrompre la prière, ou faire dépendre son interruption de la survenance d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.

 

9/ Souffler de la bouche, délibérément.

 

10/ L’éclat de rire.

 

11/ Ajouter, par oubli, autant de rak^ah que celles de sa prière.

 

12/ Ravaler délibérément le vomi. Si on le ravale en étant capable de le rejeter, la prière est annulée.

 

13/ Se rappeler durant sa prière qu’on a à rattraper cinq prières ou moins. C’est-à-dire que si on se rappelle, en étant dans la prière, qu’on a à rattraper cinq prières ou moins, la prière est annulée si le temps qui reste suffit pour les rattraper. Mais si on se rappelle qu’on a plus de cinq prières à rattraper, la prière n’est pas annulée.

Les conditions de validité de la prière

 

Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :

 

1/ Le woudou.

 

2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple. Ceci est selon un avis dans l’école, toutefois et selon un autre avis réputé dans l’école, la prière n’est pas annulée par la présence d’une najaçah.

 

3/ S’orienter vers la direction de la qiblah.

 

4/ Que le temps de la prière ait commencé.

 

5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.

 

6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.

 

7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains. Selon un avis fort dans l’école, la cuisse de l’homme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Cet avis a été jugé plus argumenté par Ibnou l-Hajj Al-Malikiyy et d’autres encore.

 

La connaissance des temps des prières

 

Parmi les devoirs, il y a cinq prières par jour et nuit :

 

1/ La prière de adhdhouhr

 

2/ La prière de al-^asr

 

3/ La prière de al-maghrib

 

4/ La prière de al-^icha

 

5/ La prière de assoubh

 

Il est du devoir de chaque musulman pubère, sain d’esprit et pur (pour la femme, pure du sang des menstrues et des lochies) d’accomplir ces obligations dans leurs temps respectifs.

Il n’est pas permis de les anticiper par rapport à leurs temps, c’est-à-dire les accomplir avant l’entrée de leurs temps, ni de les reculer par rapport à leurs temps sans excuse, car Allah ta^ala dit :   فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ الَّذِينَ هُمْ عَن صَلاتِهِمْ سَاهُونَ}﴿

(fa-wayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) dont on comprend : « Ceux qui, font la prière en les retardant sans excuse méritent le wayl » [sourat AlMa^oun / 4-5].

Ce qui est visé ici [dans la ‘ayah] par le sahw dans la prière c’est le fait de retarder la prière par rapport à son temps jusqu’à l’entrée du temps de la prière suivante. Allah menace du wayl ceux qui font une prière après la fin de son temps. Le wayl est le châtiment terrible

 

La prière

 

Comment tu accomplis la prière du dhouhr

 

Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ للهِ قَانِتِين َ  ﴿

(hafidhou ^ala ssalawati wa ssalati l-wousta wa qoumou li l-Lahi qanitin) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane. Veillez à accomplir les prières surérogatoires dans l’humilité » [sourat Al-Baqarah : 238].

Le Messager de Allah a dit :

((خمس صلوات كتبهن الله تبارك وتعالى على العباد من أتى بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عهد عند الله تبارك وتعالى عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء غفر له))

(khamsou salawatin katabahounna l-Lahou tabaraka wa ta^ala ^ala l-^ibad, man ‘ata bihinna lam youdayyi^ minhounna chay’an istikhfafan bihaqqihinna kana lahou ^inda l-Lahi tabaraka wa ta^ala ^ahdoun ‘an youdkhilahou l-jannah ; wa man lam ya’ti bihinna falayça lahou ^inda l-Lahi ^ahdoun ‘in cha’a ^adh-dhabahou wa ‘in cha’a ghafara lah) ce qui signifie : « Ce sont cinq prières que Allah tabaraka wa ta^ala a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération à leurs mérites, a une promesse de la part de Allah tabaraka wa ta^ala de l’entrée (ou le faire entrer) au paradis. Celui qui ne les aura pas accomplies n’aura pas de promesse de la part de Allah : s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera » [rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad].

 

Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ;, ni avant ni après.

 

La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :

La première rak^ah

1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en t’orientant vers la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).

2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant de faire l’intention peu avant le takbir.

 

3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1] en levant les avant-bras de sorte que les mains soient au niveau des oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).

4/ Se tenir debout pour la prière.

5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en-dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour la personne de sexe masculin de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds.

6- La récitation de sourat Al-Fatihah : Il suffit de la réciter en bougeant la langue, même si on ne s’entend pas soi-même. Il est quand même préférable de s’entendre réciter. La Fatihah est récitée sans la basmalah selon l’avis réputé de l’école. Mais, il n’y a pas de mal si on dit la basmalah. Il est une condition de réciter les ayah les unes à la suite des autres, de les réciter dans l’ordre et de prononcer les lettres de leurs points d’articulation (sortir les lettres de leur point de prononciation (c’est comme ça dans le moukhtasar)) respectifs. Cette récitation de Al-Fatihah est un devoir pour l’imam ainsi que pour celui qui fait la prière seul mais elle ne l’est pas pour celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

La Fatihah est :

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1}  الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3}  إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4}  اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6}  غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim                                                                

Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin                                                            1

Ar-Rahmani r-Rahim                                                                                   2

Maliki yawmi d-Din                                                                                      3

‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in                                                      4

‘Ihdina ssirata l-moustaqim                                                                        5

Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim                                                             6

 ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la ddallin                                                          7         

 

dont on comprend :

 

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Ar-Rahman, Ar-Rahim

Celui à Qui appartient le jour du jugement

C’est Toi Que nous adorons (expliquer en bas de page brièvement car je pense à la compréhension des gens qui n’ont pas forcément pris de cours avec nous) et c’est Ton aide [de créer ce qui nous est utile] que nous recherchons

Guide-nous au chemin de droiture

Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Ta grâce et non celui de ceux qui encourent Ton châtiment ni de ceux qui sont égarés

Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :

( ءامــيـن) (Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».

Il est recommandé de réciter après la Fatihah du Qour’an dans la première et la deuxième rak^ah.

Il est recommandé  aussi pour l’Imam et à celui qui fait la prière seul de réciter la Fatihah et la sourat après à voix basse.

 

7- Se tenir debout pour la récitation de la Fatihah.

 

8- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent toucher tes genoux (voir figure n° 26).

Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.

Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre », trois fois.

9- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent d’un coup d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah).

 

10- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge », ceci concerne l’imam et celui qui fait la prière seul mais pas celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd), cette recommandation concerne aussi celui qui prie en étant dirigé.

 

11- La quiétude dans la position debout

 

12- La prosternation par deux fois : la prosternation revient à poser le front et le nez par terre. Ce n’est pas une condition que le front soit découvert. Si on se prosterne le front contre le sol sans que le nez touche le sol, la prosternation est valable (voir figure n° 29-a).

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te baisses pour faire la prosternation : Allahou ‘akbar.

Il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre», trois fois.

 

13- La quiétude dans la prosternation :

Il est recommandé que tu poses tes mains au voisinage de tes oreilles, ou un peu plus bas, que ta main soit posée sur le sol, les doigts tendus et orientés vers la qiblah tout en les maintenant collés les uns aux autres. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation. La femme, quant à elle,  serre son corps.

14- La position assise entre les deux prosternations.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te relèves de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.

 

Il est également permis de s’asseoir.

15- La quiétude dans cette position assise.

 

16- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.

 

17- La quiétude dans cette prosternation.

 

18- Se relever pour la deuxième rak^ah : Il est recommandé que celui qui fait la prière garde les mains sur les genoux le temps de se relever de la prosternation et qu’il mette d’abord les mains et ensuite les genoux lorsqu’il descend pour la prosternation.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.

 

La deuxième rak^ah

 

19- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 17. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Par la suite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.

 

 

20- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud, qui fait partie des actes recommandés de la prière. Tu relèves donc la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies.

 

21- Tu récites, après t’être assis suite à la deuxième prosternation, le premier tachahhoud qui est également un acte recommandé. C’est :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh

qui signifie : « Les salutations appartiennent à Allah ; les multiplications du bien appar­tiennent à Allah ; les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah ;

Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions

Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah L’unique Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager.

Il est recommandé de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement à l’avant [2].

 

22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.

 

23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah, sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.

 

La quatrième rak^ah

 

24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.

 

25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Cette position assise est recommandée sauf le temps nécessaire pour prononcer le salam et qui est dans ce cas c’est un devoir. Le tachahhoud est également recommandé ici, selon l’avis le plus répandu et le plus argumenté dans l’école.

Pose tes mains sur tes cuisses.

 

Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk.

Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de iftirach.

 

26- Tu récites le deuxième tachahhoud qui consiste à dire :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

« At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh »

Il est recommandé de dresser l’index en le courbant légèrement à l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.

27- Tu fais l’invocation en faveur du Prophète r, ce qui est recommandé : La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.

« Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama sallayta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid ;

Allahoumma barik ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama barakta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid »

qui signifie : « Ô Allah élève en degré Mouhammad et les proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as élevé en degré ‘Ibrahim et les disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

Ô Allah accorde des bénédictions à Mouhammad et aux proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as accordé des bénédictions à ‘Ibrahim et aux disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

 

 

Avertissement important : On apprend à l’enfant et aux autres, de ne pas prolonger le son (li) lorsqu’il prononce le mot (salli) afin qu’il ne dise pas salli, c’est-à-dire en ajoutant un ya car ce serait une parole adressée à une personne de sexe féminin. Le sens devient alors non valable et faux. On lui apprend donc de la prononcer avec la lettre lam doublé, ayant une kasrah et sans prolongation. On lui apprend aussi de faire la distinction entre la prononciation de la lettre sin et celle de la lettre sad.

 

 

Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :

ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.

(Rabbanaatina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahha».

 

28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.

La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum.

Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage orienté vers la qiblah.

Il est recommandé pour l’imam, pour celui qui prie seul, ainsi que pour le ma’moum –celui qui prie en étant dirigé– de dire le salam à voix haute.

 

29- Respecter l’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités.

 

Ainsi, tu auras terminé la prière du dhouhr.

 

Comment tu fais la prière du ^asr

 

La prière du ^asr est de quatre rak^ah.

 

Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu fais l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.

 

Comment tu fais la prière du maghrib

 

La prière du maghrib est de trois rak^ah.

 

Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.

Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [3]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.

Celui qui fait la prière fait l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.

 

 

 

Comment tu fais la prière du ^icha

 

La prière du ^icha est de quatre rak^ah.

 

Tu accomplies la prière du ^icha comme la prière du dhouhr mais tu fais l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha.

Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [4].

 

Comment tu fais la prière du soubh

 

La prière de soubh est de deux rak^ah.

 

Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète et le salam, comme on l’a vu précédemment.

 

Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [5] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha.

 

Il est recommandé de réciter, avant l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation de l’humilité –qounout– dans la prière du soubh, et c’est cela le mieux. Il est toutefois permis de le faire après s’être redressé de cette inclination.

 

 

L’invocation du qounout –l’humilité– est :

اللهم إنا نستعينك ونستغفرك ونؤمن بك ونتوكل عليك ونثني عليك الخير كله، نشكرك ولا نكفرك ونخنع ونخلع ونترك من يكفرك، اللهم إياك نعبد ولك نصلي ونسجد وإليك نسعى و نحفد، نرجو رحمتك ونخاف عذابكإن عذابك الجد بالكافرين ملحق.

 

(Allahoumma ‘inna nasta^inouka wa nastaghfirouka wa nou’minou bika wa natawakkalou ^alayka wa nouthni ^alayka l-khayra koullah, nachkourouka wa la nakfourouka wa nakhna^ou wa nakhla^ou wa natroukou man yakfourouk,

Allahoumma ‘iyyaka na^boudou wa laka nousalli wa nasjoudou wa ‘ilayka nas^a wa nahfid, narjou rahmataka wa nakhafou ^adhabaka ‘inna ^adhabaka l-jidda bi l-kafirina moulhaq)

qui signifie : « Ô Allah, nous demandons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous fions à Toi et nous Te remercions par toutes les louanges (pour tous les bienfaits ?); nous Te remercions et nous ne Te sommes pas ingrats, nous détestons, nous nous innocentons et nous délaissons ceux qui mécroient en Toi . Ô Allah, c’est Toi Que nous adorons, c’est pour Toi que nous faisons la prière et nous nous prosternons, pour gagner Ton agrément nous œuvrons et nous agissons, nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment, certes Ton châtiment immense parviendra aux mécréants ».

 

Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations (et non pas un lieu de résidence pour Dieu car Allah existe sans endroit). Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.

 

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il se dirige vers la qiblah en étant debout ;

2- Il dit la parole (Allahouakbar) d’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé, dans les deux premières rak^ah de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.

4- Il fait l’inclination de sorte que les paumes des mains puissent approcher ses genoux, tout en marquant une quiétude.

5- Il se redresse en marquant la quiétude.

6- Il s’assoit sur la chaise par exemple

7- La première prosternation : il se penche pour la prosternation avec la quiétude de sorte que son front passe devant ses genoux

8- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude

 

 

9- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en observant la quiétude

10- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.

11- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations–, l’invocation en faveur du Prophète s’il se trouve dans la dernière rak^ah.

12- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se retourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et vers la gauche pour la deuxième.

 

Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha, celui qui fait la prière fait la même chose que dans la première et la deuxième rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.

 

 

La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah, en étant debout

2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout

4- Il s’assoit sur la chaise puis s’incline de sorte que sa tête soit face à ce qui est devant ses genoux, en marquant une quiétude.

 5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude.

6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude.

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque une quiétude.

8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.

9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante.

10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.

La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout pour faire la prière

 

Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accompli en étant assis. Il fait ce qui suit :

 

1- Il s’assoit en se dirigeant vers la qiblah ;

2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière.

3- Il récite la Fatihah en étant assis.

 

Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).

La prière en assemblée

 

 

Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :

 )) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين (( رواه مسلم.

qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept degrés la prière de l’homme seul » [rapporté par Mouslim].

Afin que la prière du ma’moum [6] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :

1- Se tenir derrière l’imam. Il est déconseillé de le devancer dans l’emplacement de la prière, sauf en cas de nécessité. Il a été dit que cela est interdit mais n’annule pas la prière.

2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.

3-Que le ma’moum fasse l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit par son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée.

4- Ne pas s’incliner ni se relever de son inclination avant que son imam ne s’incline. S’il le fait délibérément, sa prière est annulée.

5- Il est interdit de tarder à suivre son imam d’un pilier gestuel, si cela est sans excuse.

 

 

 

 

La prière funéraire

 

 

 

Comment tu fais la prière funéraire

 

La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis donc en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter les causes de son annulation.

 

1- Tu fais face à la qiblah, avec ton buste.

 

2- Tu fais l’intention avec ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il n’est pas une condition que l’intention soit faite conjointement à la parole de takbirAllahou ‘akbar–. Si l’intention précède le takbir de peu, elle est valable.

 

3- Tu fais la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar tout en étant debout.

 

4- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

5- Tu fais la deuxième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans  t’incliner.

 

6- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

7- Tu fais la troisième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

8- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

Information utile : L’Imam Malik, que Allah l’agrée, a désapprouvé que le mort soit déposé à l’intérieur de la mosquée et que l’on y fasse la prière funéraire en sa faveur.

 

9- Tu fais la quatrième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

10- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

Il n’est pas une condition de réciter une invocation particulière. Il suffit de dire : Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou. Mais il est recommandé de s’appliquer dans les invocations en sa faveur.

 

11- Le salam une seule fois. Il est dit à voix basse, sauf l’imam qui élève sa voix afin que les gens proches de lui puissent l’entendre.

Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah

Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah

12- Il est une condition pour la validité de la prière funéraire qu’il y ait un imam. Si elle est accomplie sans imam c’est-à-dire chacun tout seul et non en assemblée, elle sera refaite.

 

Information utile : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitika) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».

 

Si le mort n’est pas musulman et que celui qui reçoit les condoléances est musulman, il lui sera dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbaraka) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ». Mais il ne lui sera pas dit : (wa ghafara limayyitika) qui signifie : « et qu’Il pardonne à ton défunt » car Allah ta^ala dit :

     ﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء

qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça/48].

 

La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, à savoir croire en Son unicité ta^ala.

 

Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :

 ﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ

(ma kana li n-nabiyyi….) qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur des associateurs, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113]

 

[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah est plus éminent en degré que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِير ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].

[2] Abou Dawoud a rapporté dans ses sounan que le messager de Allah, lorsqu’il levait l’index il le courbait légèrement vers l’avant ; ceci signifie que Allah existe sans endroit et cette élèvation du doigt est par glorification de Allah.

[3] dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[5] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[6] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.

WouDouu’ et tayammoum selon Maalik

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Le Woudou

 

Le woudou’,
ses obligations, ses actes recommandés
et ses actes méritoires

Allah ta^ala dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘idha qoumtoum ‘ila ssalati faghsilou woujouhakoum wa ‘aydiyakoum ‘ila l-marafiqi wa-msahou birou’ouçikoum wa ‘arjoulakoum ‘ila l-ka^bayn) dont on comprend : « Ô vous qui avez cru, lorsque vous voulez faire la prière, lavez vous le visage, vos mains jusqu’aux coudes, passez [les mains] mouillées sur vos têtes, et [lavez] vos pieds jusqu’aux chevilles » [Al-Ma’idah / 6].

Le woudou’ a des obligations, des actes recommandés et des actes méritoires :

Les obligations : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ n’est pas valable.

Les actes recommandés : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable, mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.

 Les actes méritoires : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable. Mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.

Le woudou’ se fait avec de l’eau pure et purificatrice, telle que  l’eau de pluie, l’eau du puits, l’eau de mer, l’eau du fleuve ou ce qui est de cet ordre.

Comment faire le woudou’ :

1-      Prononcer la tasmiyah lors du lavage des mains : ceci fait partie des actes méritoires du woudou’. La signification de la tasmiyah ici c’est que tu dises : Bismi l-Lah.

 

2-      Laver en premier les mains jusqu’aux poignets[1] : Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’.

3-      Se rincer la bouche : c’est-à-dire faire circuler de l’eau à l’intérieur de la bouche en la faisant déplacer dedans pour ensuite la cracher. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.

4-      L’istinchaq consiste à introduire de l’eau dans le nez et à l’aspirer. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.

Parmi les actes recommandés, il y a l’istinthar c’est-à-dire expulser ce qu’il y a dans ton nez comme eau et choses gênantes en expirant et en t’aidant de tes deux doigts.

5-      L’intention : c’est-à-dire que tu aies l’intention par ton cœur au moment où tu laves le visage, de faire le woudou’. Par exemple en te disant : J’ai l’intention de faire le woudou’. Cette intention est une des obligations du woudou. L’intention signifie viser par le cœur, l’accomplissement de l’acte au moment du début de l’acte. L’intention est toutefois suffisante si elle précède de peu le lavage du visage.

6-      Le lavage du visage en entier : c’est-à-dire que tu laves la totalité de ton visage en longueur et en largeur, tout en frottant (c’est-à-dire en accompagnant l’eau avec ta main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé). Ce lavage fait partie des obligations du woudou’.

Il est recommandé de laver le visage trois fois mais il est permis de le laver une seule fois.

Les limites du visage en hauteur vont de là où les cheveux poussent chez la majorité des gens, jusqu’à l’extrémité du menton. Les limites du visage en largeur vont d’une oreille jusqu’à l’autre oreille. Les deux oreilles ne faisant pas partie du visage, il n’est donc pas un devoir de les laver. Il est seulement un devoir de laver la partie qui se trouve entre les deux oreilles.

7-      Laver les mains avec les coudes : C’est l’une des obligations du woudou’. Il est un devoir aussi d’accompagner l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui est à laver. Le coude est la jointure entre les deux os de l’avant-bras et celui du bras. Il est recommandé de commencer par la droite trois fois puis de terminer par la gauche trois fois. Il est valable de laver une seule fois.

8-      Passer les mains mouillées sur la tête, en totalité. Certains savants ont dit qu’il est permis de le faire sur les deux tiers de la tête seulement. C’est l’une des obligations du woudou’. Les limites de la tête vont de là où poussent habituellement les cheveux jusqu’à l’occiput –la pointe située à l’extrémité arrière de la boîte crânienne–. Le passage des mains mouillées sur la tête d’arrière en avant fait, quant à lui, partie des actes recommandés du woudou’. Il s’agit de passer les deux mains mouillées sur sa tête d’arrière en avant après les avoir passées d’avant en arrière.

9-      Passer les mains mouillées sur les oreilles : leurs parties apparentes ainsi que leurs parties cachées, ce passage fait partie des actes recommandés du woudou’ (voir figure n° 10).

10-   Laver les pieds chevilles comprises : Ce lavage fait partie des obligations du woudou’. Il est recommandé de laver trois fois mais il est permis de laver une seule fois, tout en frottant. De même, il est recommandé de commencer par le droit.

Les chevilles sont les deux os qui dépassent au niveau de l’articulation du pied et de la jambe.

11-  Frotter : c’est une obligation du woudou’. Tu accompagne l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé : tout en versant l’eau ou après l’avoir versée.

12-   La continuité : c’est une obligation du woudou’. Il s’agit de faire tout le woudou’ d’une traite, sans interruption. Une courte interruption est cependant tolérée, même si elle est délibérée.

13-  L’ordre : c’est-à-dire faire les obligations du woudou’ dans l’ordre. Cela fait partie des actes recommandés. Ainsi :

1/ tu laves le visage avec l’intention en premier

2/ ensuite tu laves les mains et les avant-bras

3/ ensuite tu passes les mains mouillées sur la tête

4/ puis tu laves les pieds chevilles comprises

Il est recommandé de respecter l’ordre entre les obligations et les actes recommandés. Il s’agira donc, de laver les mains, de rincer la bouche et le nez en faisant l’istinchaq et l’istinthar avant de laver le visage et de passer les mains mouillées sur les oreilles avant de laver les pieds mais après avoir passé les mains mouillées sur la tête.


Informations éminemment précieuses

Il est recommandé de dire après avoir terminé le woudou’ :

(( أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا  شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، اللهم اجعلني من التوابين واجعلني من المتطهرين ))

 

(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, ‘Allahoumma j^alni mina t-tawwabbin wa j^alni mina l-moutatahhirin) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ; ô Allah fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient ».

Il est cité dans le hadith que celui qui a fini le woudou’ et qui dit en levant les yeux  vers le ciel –c’est-à-dire par manifestation de la glorification de Allah– :

(( أشهد أن لا إلاه إلا الله وحده لا  شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، فتحت له أبواب الجنة الثمانية وقيل له أدخل من أيها شئت ))

(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, foutihat lahou abwabou ljannah aththamaniyah wa qila lahou oudkhoul min ayyouha chi’ta) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager », il lui sera ouvert les huit portes du paradis et il lui sera dit : « Entre par celle que tu veux ».

Il est cité dans le hadith sûr :

(( من توضأ كما أمروصلى كما أمر غفر له ما تقدم من ذنبه ))

man tawadda’a kama ‘oumira wa salla kama ‘oumira ghoufira lahou ma taqaddama min dhanbih) c’est-à-dire celui qui fait un woudou’ parfait et qui fait une prière parfaite conforme à la Loi, même s’il s’agissait d’une prière de deux rak^ah, ses [petits] péchés antérieurs lui seront pardonnés, même s’ils étaient nombreux.

Il est cité dans le Sahih de Mouslim que le Messager de Allah  faisait le plus souvent le woudou’ avec un moudd et le ghousl avec un sa^.

Le moudd équivaut au plein des deux mains (de taille moyenne) jointes.

Le sa^ équivaut à quatre moudd.

Cela montre la forte recommandation d’utiliser peu d’eau pour faire le woudou’ et le ghousl. Il est également cité dans le Sahih de Mouslim que le Prophète  avait utilisé un makkouk pour le woudou’ et cinq makkouk pour le ghousl. Le makkouk équivaut à six moudd.

 


Les causes d’annulation du woudou

Si un musulman avait le woudou  et il lui est arrivé quelque chose qui l’annule, il lui est interdit de faire la prière avant de l’avoir renouvelé.

Parmi les causes d’annulation du woudou il y a :

1/ La sortie, par les deux orifices inférieurs, de quelque chose d’habituel comme l’urine, les selles ou les gaz. Par contre, il n’est pas un devoir de refaire le woudou s’il s’agit de quelque chose d’inhabituel comme des calculs rénaux ou des vers.

2/ Le toucher, par contact direct, du sexe avec l’intérieur ou la partie latérale des mains, avec l’intérieur ou la partie latérale des doigts. De même pour le fait que la femme introduise sa main entre les lèvres supérieures de son vagin. Il a été dit par certains savants que cela n’annule pas le woudou .

N’est pas considéré comme contact direct le fait que le toucher a lieu à travers un vêtement, ou en portant des gants lorsqu’on touche avec la main.

3/ La perte de la raison par la folie, l’évanouissement ou l’ébriété.

4/ Le sommeil profond si on dort dans une autre position qu’en étant bien calé sur son postérieur en dormant par exemple sur le ventre, le dos ou le côté, que le sommeil soit court ou prolongé. Parmi les signes du sommeil profond, il y a le fait que la soubhah glisse de la main, que la salive coule, ou que quelqu’un lui parle de près sans qu’il ne s’aperçoive de rien.

5/ Qu’un homme touche la peau d’une femme ‘ajnabiyyah par contact direct, en recherchant le plaisir ou en l’ayant senti. Ce qui est visé par femme ‘ajnabiyyah c’est toute autre  femme en dehors de ses mahram.

 

6/ Douter au sujet de l’annulation du woudou’ : Ainsi, s’il a la certitude d’avoir le woudou puis il doute s’il a été annulé ou pas, alors il refait le woudou.

7/ L’apostasie : C’est le fait de rompre l’Islam par une parole de mécréance, une croyance de mécréance ou un acte de mécréance. L’apostat doit alors revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et refaire son woudou par la suite.

 

Le Tayammoum

 

Comment tu fais le tayammoum

Allah ta^ala dit :

﴿ فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُواْ بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ

(falam tajidou ma’an fatayammamou sa^idan tayyiban famsahou biwoujou-hikoum wa ‘aydikoum minh) ce qui signifie : « Et lorsque vous ne trouvez pas d’eau, faites le tayammoum à l’aide d’une surface de la terre pureet  passez les mains sur vos visages et vos mains avec » [sourat Al-Ma’idah / 6].

Le Messager de Allah  a dit :

جُعلت لنا الأرضُ كلُّها مسجدا وجعلت لنا تربتها طهورا

(jou^ilat lana l-‘ardou koullaha masjidan wa jou^ilat tourbatouha lana tahoura)

ce qui signifie : « La terre toute entière nous est mise à disposition comme lieu de prière et son sol comme purificateur » [rapporté par Mouslim].

Le tayammoum est autorisé pour celui qui est dans l’incapacité de faire le woudou, soit parce qu’il ne trouve pas d’eau soit que l’eau lui est nuisible. Il est fait avec un sa^id pur. Le sa^id c’est ce qui provient de la terre et se trouve sur sa surface, quel qu’il soit, du sable, de la pierre ou de la terre.

1/ L’obligation consiste à frapper une première fois le sol : en mettant l’intérieur des mains en contact avec le sa^id. Il est recommandé de dire bismi l-Lah lorsqu’on frappe la première fois

2/ L’intention : Tu fais l’intention par ton cœur en disant : Je fais l’intention du tayammoum pour me rendre autorisée la prière obligatoire. L’intention est à formuler lorsqu’on frappe la première fois.

 

3/ Passer les deux mains sur le visage : il n’est pas nécessaire de parvenir aux endroits difficilement accessibles.

 

4/ Frapper une deuxième fois le sa^id  par les deux mains ; cela fait partie des actes recommandés.

5/ Se frotter les mains jusqu’aux poignets ; quant au passage des mains sur les avant-bras jusqu’aux coudes il est recommandé.

Tu peux frotter la main de la manière suivante :

a- pose l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos des doigts de ta main droite.

b- fais passer l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos de ta main droite.

c- Lorsque tu arrives au niveau du poignet, fais que le bout de tes doigts soient sur le coté de l’avant bras.

d- Fais glisser ta main gauche jusqu’au coude. Le passage de la main concerne également le coude (voir figure n° 18).

e- Fais pivoter le plat de ta main gauche, de sorte qu’il soit maintenant en contact avec l’intérieur de l’avant-bras.

f- fais glisser ta main gauche sur l’intérieur de ton avant-bras droit

g- Lorsque tu arrives au niveau du poignet de ta main droite, fais passer l’intérieur du pouce de ta main gauche sur le dos du pouce de ta main droite.

h) Passe la main droite sur ta main gauche : Tout comme tu as fait précédemment. Ainsi tu auras terminé le tayammoum.

Remarque : Cette manière de procéder est la plus complète. Mais s’il passe la main sur toute la main et l’avant-bras autrement, cela reste valable. De même, s’il passe les mains sur les mains jusqu’aux poignets seulement, l’obligation aura été réalisée.

Il faut pour la validité du tayammoum :

1/ La succession.

2/ Ce qui provient de la surface de la terre et qui est pur tel que la terre ou la pierre.

3/ Qu’il soit fait juste avant la prière. Par conséquent, il n’est pas permis de faire deux prières obligatoires avec un seul tayammoum. Il est toutefois permis de faire, avec le même tayammoum fait pour une prière obligatoire, la prière sounnah qui la suit juste après avoir accompli cette dernière.

4/ L’entrée du temps de la prière.

Avertissement :

Une personne résidente et saine de corps n’a pas à se rendre autorisée, suite à l’indisponibilité de l’eau, la prière du vendredi ou une prière surérogatoire par un tayammoum fait exclusivement pour l’une ou l’autre. Il peut se rendre autorisée la prière obligatoire uniquement. Quant aux prières surérogatoires, l’avis le plus répandu est de ne pas faire de tayammoum exclusif pour ces prières.

Pour toute personne, autre que celle qui est résidente et saine de corps, il n’y a pas de mal à faire des prières surérogatoires avec un seul tayammoum si elles seront accomplies successivement.

Autre avertissement :

On enlève sa bague lors du deuxième coup sur le sol, afin que le passage sur la main soit valable.


[1] Le poignet : la jointure de la main et de l’avant-bras.

Egorgement qui rend licite la consommation de la viande

Posted in jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mars 26, 2012

Il n’est pas valable d’égorger avec une machine électrique sans que ce soit un musulman ou quelqu’un faisant partie des gens du Livre qui provoque son mouvement, lors du sacrifice de chaque animal.

S’il provoque son mouvement une seule fois pour égorger un certain nombre d’animaux, le premier égorgé est licite mais pas les suivants. Il faut que le sacrificateur provoque son mouvement à chaque fois sur chaque cou d’animal pour qu’il soit licite à la consommation.

Parmi les conditions de l’égorgement qui rend licite la consommation de l’animal c’est que le mouvement de l’instrument tranchant servant à l’égorgement ait eu lieu par l’acte d’un musulman ou quelqu’un faisant partie des gens du Livre.

Mais si un instrument tranchant tombe sur le cou d’un animal et le lui tranche, cet animal a le jugement du cadavre non égorgé, illicite à la consommation. C’est le cas par exemple d’un animal qui tombe sur un instrument tranchant qui le décapite. Un tel animal n’est pas licite à la consommation. La lame qui est activée par l’électricité est semblable à cela.

Page suivante »