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Série le mariage dans l’Islam (2)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur septembre 22, 2022
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Il est recommandé pour celui qui veut se marier de chercher la femme sur le critère de la religion de sorte qu’elle a apprise et qu’elle applique, de sorte qu’elle soit digne de confiance et non pas perverse.

En raison du Hadiith du Prophète rapporté par Al Boukhaariyy, Mouslim, Abouu Dawouud, An Nacaa’i et Ibnou Maajah dans lequel le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « La femme est recherchée en mariage généralement pour un des 4 critères : pour sa fortune, pour sa beauté, pour sa famille (son ascendance) et pour sa religion. Alors choisis la femme sur le critère de la religion, alors tu gagneras. »

L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit : “Il y a dans ce Hadiith l’indication qu’il est recommandé pour la femme que la personne cherche à épouser, qu’elle soit attachée à la religion.” 

Habituellement, lorsque quelqu’un veut se marier, il va prendre en considération ces 4 critères. Mais le Prophète attire l’attention à celui qui veut se marier de rechercher la femme sur le critère de la religion. La personne sera gagnant si elle cherche la femme sur le critère de la religion et elle sera perdante si elle ne fait pas cela.

L’expression « taribat yadaak » c’est-à-dire tu t’appauvriras si tu ne fais pas cela et tu t’enrichiras si tu fais cela. Cela veut dire que tu seras gagnant si tu cherches la femme sur le critère de la religion et tu seras perdant si tu ne fais pas cela.

L’étymologie de cette expression à l’origine c’est-à-dire tu tombes par terre des mains sur le sol.

Mais par la suite les arabes ont détourné l’usage de cette expression, quand quelqu’un par exemple passe à côté de quelque chose qui était sans droit et qu’il devait connaître ou qu’il s’est trompé et qu’il a fait une erreur ils lui disent cette expression là (taribat yadaak).

Pour cela le Prophète l’a utilisé dans le sens « fais attention ».

Donc c’est une sunnah de rechercher la femme qui s’applique dans la religion et bonheur à celui qui aura eu une telle femme.

Il est recommandé pour l’homme qui cherche à se marier de chercher la femme qui est encore vierge. En raison des deux Sahih de Al Boukhaariyy et Mouslim, d’après Jaabiir que Allaah l’agrée qu’il a dit que le Prophète a dit ce qui signifie : « Épouse une femme vierge à qui tu procures du plaisir et qui te procureras du plaisir. »

Il est mieux d’épouser une femme vierge qu’une femme qui a déjà été mariée et qui a consommé un contrat de mariage valable.

Il est aussi recommandé pour celui qui veut se marier d’épouser une femme qui a une bonne ascendance et pas une femme issue de fornication par exemple.

La preuve vient du Hadiith du Prophète qui signifie : « Veillez ou vous placer ce qui va vous donner des enfants. »

Cependant le fait d’épouser une femme qui n’a pas une bonne ascendance (comme si c’était une femme issue de fornication), cela est déconseillé sauf dans le cas où son intention était de lui assurer sa chasteté.

Si c’est par exemple une femme qui est issue de fornication mais elle est attachée à la religion, elle a appris les sujets de la religion et elle était pieuse. Néanmoins, si elle demeurait sans mariage, on craint pour elle la corruption car à travers le temps, il se peut que l’être humain soit corrompu. Il se peut que dans l’état actuel présent il soit dans un bon état, puis le désir devient trop fort pour lui et il commet la fornication.

S’il l’épouse dans ce cas-là, dans l’intention de craindre pour elle la corruption, cela est sunnah et procure des récompenses. 

Il est recommandé que la femme soit fertile et on sait qu’une femme qui est vierge est fertile en observant ses proches parentes, c’est-à-dire est ce que ses proches parents ont eu des descendants ou pas et ce n’est pas en dévoilant la zone de pudeur.

Il est recommandé que l’épouse soit souriante et agréable et qu’elle ne soit pas maussade devant son mari. 

Le Prophète a incité à ce que le musulman épouse la femme agréable, qui renforce les sentiments d’amour, de sympathie, d’amitié envers son mari. Il s’agit de la femme encore vierge et fertile.

En effet, le fait qu’il y ait des enfants issus des deux époux, ces enfants sont une cause d’amitié, de concordance et d’amour.

Ainsi, d’après Ma^qal fils de Yasaar a dit : “Un homme est venu voir le Prophète et lui a dit : “J’ai trouvé une femme qui est issue d’une famille très honorable et qui est très belle, mais elle est stérile, est-ce que je l’épouse ?”

Le Prophète a dit ce qui signifie : “Non.”

Cet homme est venu une seconde fois et le Prophète ne lui a pas dit oui.

Puis, il est venu une troisième fois et le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Épousez les femmes qui sont fertiles, qui peuvent avoir des enfants, qui sont souriantes, qui sont agréables, je serai fier de votre nombre parmi les communautés au jour du jugement.””

– Rapporté par Abouu Dawouud et An-Nacaa’i.

Ceci est un jugement général.

Il est également recommandé que la femme, que l’homme cherche à épouser ne soit pas une très proche parente comme la cousine, la fille de l’oncle paternel, la fille de la tante paternel, la fille de l’oncle maternel, la fille de la tante maternel.

Par contre, la cousine d’un deuxième degré : par exemple la fille du fils de l’oncle paternel n’est pas concernée par cela.

Ce qui confirme cela, tout comme l’a rapporté Ibnou Jariir At-Tabarii, est lorsque le Messager de Allaah a dit à sa fille Faatimah ce qui signifie : “Je t’ai donné en mariage à celui de ma communauté qui connaît le mieux ma sunnah.”

At-Tabarii a jugé Sahih. Et la sunnah ici correspond à la loi et pas seulement aux actes recommandés.

Ce n’est pas recommandé d’épouser la cousine direct mais si c’est une fille d’un cousin ou d’une cousine ça ne rentre pas dans le fait que ce soit déconseillé.

Il est permis à l’homme libre d’épouser 4 femmes libres seulement. Mais si l’une meurt, il peut en épouser une autre ou s’il divorce avec l’une il peut aussi en épouser une autre.

Haçan le fils de l’imam ^Aliyy que Dieu l’agrée, il a été rapporté qu’il a épousé ainsi environ 90 femmes.

En raison de la parole de Allaah dans sourat An-Niça’ verset 3 qui signifie : “Epousez autant que bon vous semble parmi les femmes, 2, 3 ou 4.” 

La preuve vient également de la parole du Prophète au compagnon Ghaylaan. Quand il est rentré en islam il avait 10 femmes. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “Garde 4 seulement et quitte les 6 autres.”

– Rapporté par AHmad, Abou Daawouud et Ibn Hibban dans son Sahih.

Pour ce qui est du jugement de ce que l’homme peut voir ou non au sujet d’une femme.

L’auteur explique qu’il y a plusieurs cas de figure concernant le fait que l’homme regarde une femme.

Il y a le fait qu’il voit une femme ajnabiyyah c’est-à-dire autre que celles qui lui sont licites.

La maHram c’est celle qui lui est interdite d’épouser à jamais. Le fait qu’un homme voit une femme ajnabiyyah cela n’est pas permis quand il n’y a pas de besoin Si c’est pour une autre partie de son corps que son visage et ses mains.

Il lui est interdit également de voir son visage et ses mains si c’est avec désir. En revanche, si c’est sans désir et sans crainte de tomber dans le péché, il lui est permis de voir le visage et les mains d’une femme ajnabiyyah.

Ceci est l’avis de la majorité des savants.

Certains hommes ne peuvent se garantir pour eux-mêmes de ne pas tomber dans le péché s’ils voient le visage d’une femme ajnabiyyah. Alors dans ce cas, ils doivent détourner le regard. Mais nous ne disons pas que c’est un devoir pour la femme de cacher son visage.

Le fait de se couvrir le visage n’est pas un devoir pour les femmes mais c’est recommandé pour les femmes autres que les épouses du Prophète.

Certains savants ont considéré que c’était un devoir pour autre que les épouses du Prophète de se voiler le visage si l’on craint que les gens tombent dans le péché. Mais ce n’est pas l’avis de la majorité.

Concernant la zone de pudeur de la femme devant les hommes ajnabiyy. Il s’agit de tout son corps hormis le visage et les mains.

L’unanimité à ce propos a été rapporté c’est-à-dire qu’il est permis que la femme sorte le visage dévoilé. Cette unanimité a été rapportée par le QaaDii ^IyaaD Al-Maalikites dans sa Haachiyah sur Al ‘iiDaaH, ainsi que Ibnou Hajar Al haytamiyy le chaafi^iytes.

Le QaaDii ^IyaaD a dit : “Les hommes doivent détourner le visage.”

Cela veut dire que celui qui pense de lui-même qu’il va tomber dans le désir en regardant le visage ou les mains, il doit détourner son visage.

Ibnou Hajar Al haytamiyy a autorisé à la femme de sortir le visage et les mains dévoilés dans trois passages de son livre Al-Haachiyah ^ala ‘iDaHi l-manaasik de An Nawawiyy.

Si la femme a caché ce qu’elle devait cacher de son corps, en l’occurrence tout le corps hormis le visage et les mains et qu’elle sort ainsi, elle ne tombe pas dans le péché. Mais le devoir pour les hommes est de détourner le regard c’est-à-dire de ne pas regarder avec désir.

Ceci fait l’objet de l’unanimité des savants de l’islam. Tous les imams ont cet avis-là. Cette unanimité n’est pas annulée par la parole de quiconque.

Ibnou Hajar Al haytamiyy (savant chaafi^iyte) après avoir cité cela a dit : “Le fait que certains gouverneurs aient empêché les femmes de sortir le visage découvert pour l’intérêt général, n’implique pas l’obligation aux femmes de se couvrir le visage et les mains devant les hommes ajnabiyy.

En d’autres termes, si certains gouverneurs à un certain moment donné ont empêché les femmes de sortir le visage découvert, cela ne veut pas dire que c’est une obligation religieuse.

Quand il y a eu un certain moment donné beaucoup de péchés, les gouverneurs ont dit “vous les femmes couvrez-vous le visage”. Mais cela n’implique pas que ce soit un devoir. Il s’agit d’un ordre qui est une recommandation.

Alors que personne ne change les jugements de la loi en s’appuyant sur son opinion personnelle même s’il se trouve dans une époque où il y a beaucoup de péchés. 

Si la simple crainte de tomber dans le péché du désir rendait obligatoire de se couvrir le visage, alors il aurait été un devoir pour les hommes qui peuvent entraîner des femmes dans le péché du désir de se couvrir leur visage à eux.

A l’époque de notre maître ^Oumar Ibnou-l KhaTTaab il y avait un homme très beau qui s’appelait NaaSir fils de Hajjaaj.

Notre maître ^Oumar avait pour habitude de faire une inspection nocturne. Un jour il marchait il a entendu une femme dans sa maison qui lisait un vers de poésie.

Elle disait dans ce vers : y a-t-il un moyen que je puisse boire du vin ou alors qu’on m’emmène auprès de NaaSir fils de Hajjaaj.

Cela veut dire qu’elle a été éprise de lui.

Elle disait, je bois du vin ou alors emmenez-moi chez NaaSir ibn Hajjaaj.

^Oumar a éloigné NaaSir loin de la ville. Il ne lui a pas dit qu’il était interdit pour lui de dévoiler son visage.

Ce n’est pas à nous de fixer les obligations et les interdits dans la religion. C’est le législateur qui les fixe, et ce législateur c’est le Prophète sur révélation de la part de Dieu. Et les interdits et les obligations sont une épreuve de la part de Dieu. Si Dieu voulait que ce soient les hommes qui se couvrent tout le corps sauf le visage et les mains, alors ce serait obligatoire pour les hommes. Dieu ordonne et interdit ce qu’il veut.

NaaSir fils de Hajjaaj était tellement beau que notre maître ^Oumar le surnommait notre Youuçouf de cette communauté.

Quand notre maître ^Oumar avait vu cette situation que les femmes étaient éprises de NaaSir fils de Hajjaaj, il lui a dit (à titre de recommandation et non d’obligation) : “Rase toi le crâne.”

Il a dit cela pour que NaaSir soit moins attirant pour les femmes.

NaaSir a rasé son crâne et il est devenu encore plus beau. Alors notre maître ^Oumar l’a laissé.

En résumé : si le simple fait de tomber dans le péché des yeux rendait obligatoire de se voiler le visage, alors ^Oumar aurait dit à NaaSir, fils de Hajjaaj : toi ton visage entraîne les femmes au péché et donc tu dois te les couvrir.

Il ne lui a pas dit cela.

Chapitre Transactions : Suite et fin

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 31, 2022

L’auteur a dit : “Après avoir cité un certain nombre de transactions qui étaient interdites, il en est de même pour plusieurs autres transactions des gens de notre époque qui sont pour la plupart en dehors des règles de la loi de l’islam (c’est-à-dire que ce sont des transactions interdites).”

Dans l’explication l’auteur dit : Toutes les transactions qui ont été citées précédemment et qui sont du même ordre sont également interdites.

Ainsi toute transaction qui n’est pas conforme à la loi de l’islam est une transaction interdite c’est-à-dire que celui qui l’a fait commet un péché.

Exemples de transactions qui sont interdites qui sont pratiquée dans notre époque et qui n’ont pas été citées plus haut :

Parmi ces transactions invalides il y a les différentes sortes d’assurances que les gens pratiquent à notre époque (polices d’assurances).

Comme l’assurance automobile, comme l’assurance sur les marchandises à importer, comme ce qu’ils appellent l’assurance vie ou l’assurance médicale.

Tout cela n’est pas valide et il n’est pas permis de le faire.

Il est un devoir pour celui qui s’est engagé dans cela de s’en libérer par le repentir.

L’auteur dit qu’il y a des exceptions : si quelqu’un ne peut acheter une voiture qu’en payant une assurance, alors cela devient licite pour lui.

Si par la suite il lui arrive un accident après avoir pris la police d’assurance pour la voiture, pour le dédommagement, il ne prend pas plus que le montant des différentes polices qui leur a payé.

Par exemple : Si par an il paye 200€ et qu’il a pris la police d’assurance pendant 10 ans, il aura payé en tout 2 000€. S’il fait un accident, ils vont lui rembourser 3 500€. Lui prend seulement les 2 000€ soit le montant qu’il aura payé.

Si la société a pris de lui 100€ et que par la suite eux veulent le payer, il prend juste les 100€ qu’ils ont pris de lui et il ne rajoute rien sauf si eux veulent lui donner de bon cœur de leur part.

Cela est interdit car l’assurance est de l’ordre du gain usuraire suite à un crédit (ribaa al qard).

Il paye cette police d’assurance dans l’objectif d’avoir plus que ce qu’il a payé s’il a un accident. Ceci revient à un crédit qu’il fait à la compagnie d’assurance pour avoir un bénéfice.

C’est un contrat qui n’est pas valable. 

Et le Messager a dit ce qui signifie : “Celui qui fait quelque chose qui n’est pas conforme à notre religion alors elle est rejetée.”

– Rapporté par Al Boukhaariyy du Hadiith de ^Aichah que Allaah l’agrée.

Celui donc qui cherche l’agrément de Allaah ainsi que le salut dans l’au delà et dans la vie d’ici bas, qu’il apprenne ce qui est licite et ce qui est illicite auprès d’un savant scrupuleux et pieux qui le conseille et se soucie de sa bonne pratique religieuse. En effet, la recherche du licite est une obligation qui incombe à tout musulman.

Si quelqu’un veut être sauvée dans ce bas monde et dans l’au-delà, il apprend ce qui est licite et ce qui est interdit. Mais si la personne vit sans science comme un animal dans la jungle, les savants ont dit : “L’ignorance tue l’ignorant.”

Ils ont dit : “La science veille sur toi tandis que l’argent c’est toi qui veille sur lui.”

Allaah nous a appris que : “Celui qui court derrière le bas monde, le bas monde va l’asservir.”

Les savants ont dit : “Celui que Allaah agrée, il le protège du bas monde.”

La personne doit apprendre ce qui est licite et ce qui est interdit avant de s’engager dans une transaction.

Il n’attend pas d’arriver au milieu ou à la fin de la transaction pour aller voir un savant, lui donner le jugement à propos de la transaction dans laquelle il s’est engagée.

Le fait de s’engager dans une transaction si la personne ne sait pas si elle est conforme à la loi, alors s’engager n’est pas permis. Il est donc interdit de s’engager dans une transaction sans savoir si elle est conforme ou pas. 

Il est un devoir d’apprendre la science de la religion par transmission auprès des gens de la connaissance et de confiance, qui a la crainte de Dieu, qui le conseille (c’est-à-dire qu’il ne trompe pas les gens dans la religion), qui se soucie de sa bonne pratique religieuse (il veille à ce que la personne s’applique dans la religion).

Un faqih chaafi^ites a dit : “Il ne t’est pas permis de demander un jugement religieux qu’à une personne qui remplit deux conditions :

– digne de confiance : quelqu’un qui est attaché à la religion et qui l’applique correctement,

– compétente en termes de science religieuse.”

Il y a des gens qui ont des connaissances religieuses mais qui ne sont pas dignes de confiance et ne craignent pas Dieu (c’est-à-dire qu’ils donnent des jugements sans science). Donc on ne prend pas de ces gens là.

Il n’est donc pas permis de demander des jugements :

– à celui qui n’a pas de compétence dans la science de la religion,

– à celui qui est un savant grand pécheur et qui n’est pas de confiance.

L’imam, le moujtahid, le successeur des compagnons, l’honorable MouHammad Ibnou Siiriine que Dieu l’agrée a dit : “Cette science c’est la science de la religion, alors vérifiez auprès de qui vous apprenez votre religion.”

– Rapporté par Mouslim dans l’introduction de son Sahih.

Le sens de la parole de Ibnou Siiriine est que la science n’est acquise que auprès de celui qui a appris auprès d’autres personnes de confiance qui eux-mêmes ont appris auprès de personnes de confiance, avec une chaîne continue qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète.

La science de la religion, il n’y a pas de moyen de la quérir autrement que par cette méthode.

L’auteur a dit : La recherche du licite est une obligation qui incombe à tout musulman, c’est-à-dire qu’il n’est pas permis de chercher une subsistance par un moyen qui est interdit.

Celui qui veut obtenir de l’argent pour ses propres besoins ou pour ceux qui sont à sa charge, il devra chercher à obtenir les biens par une voie qui est autorisée selon la loi.

L’homme a besoin de manger, de boire, de se vêtir. Soit sa nourriture est licite soit elle est interdite. Il en est de même pour ses vêtements, soit ils sont licites soit ils sont interdits.

C’est une obligation pour lui de chercher à assurer sa subsistance d’une voie licite afin de ne pas consommer ce qui est interdit. Il n’y a pas moyen de s’assurer qu’il consomme de ce qui est licite autrement que par l’apprentissage.

Cela ne veut pas dire qu’il est interdit à la personne de rester sans travail.

Si quelqu’un n’a pas cherché à travailler, alors qu’il est capable mais sans envisager de demander à quelqu’un en particulier de donner de l’argent et sans compter sur la mendicité. Cependant, il a confiance en son Seigneur qui lui fera parvenir sa subsistance. Et bien dans ce cas là, il ne commet pas de péché.

At Tirmidhiyy a rapporté avec une chaîne de transmission authentique qu’un homme est parti se plaindre de son frère au Prophète car il ne veut pas travailler avec lui.

Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “Peut-être que c’est par sa cause que tu reçois ta subsistance.”

Si quelqu’un n’a pas manqué à une obligation qui lui incombe comme la charge de son épouse ou d’enfants qui ne sont pas pubères ou de parents qui sont pauvres et qu’il consacre tout son temps à l’adoration de Dieu, il ne tombe pas dans le péché.

Il ne faut pas attacher son cœur à ce que les gens ont. Si quelqu’un n’a pas d’obligation à travailler, à assumer les charges et que sa certitude dans son cœur était forte et qu’il avait une confiance forte en Dieu, alors qu’il ne travaille pas, il n’y a pas de mal pour lui.

Le point d’argument dans ce Hadiith est que le Messager de Allaah n’a pas reproché à ce frère de ne pas travailler avec son frère.

Il a plutôt dit à celui qui se plaignait, peut-être que Allaah t’accorde ta subsistance par sa cause.

Questions Réponses purification et prière (suite)

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 26, 2022
  • Quelles sont les catégories d’eau ?

Les catégories d’eau sont au nombre de trois : il y a une eau qui est pure et purificatrice, une eau qui est pure non purificatrice et une eau qui est impure, najis.

  • Qu’est-ce que l’eau pure et purificatrice ?

Il s’agit de l’eau qui est pure en soit et qui est purificatrice pour autre qu’elle, c’est-à-dire qu’il est valide de l’utiliser pour effectuer une purification, comme l’eau de pluie.

  • Qu’est-ce que l’eau qui est pure mais qui n’est pas purificatrice ?

L’eau qui est pure en soit mais qui n’est pas purificatrice pour autre qu’elle, c’est l’eau qui a déjà été utilisée pour lever un hadath ou encore l’eau qui a été beaucoup altérée par quelque chose de pur qui s’est mélangée à elle.

  • Qu’est-ce que l’eau impure ou najis ?

L’eau qui est impure ou najis, c’est l’eau qui est en petite quantité dans laquelle est tombée une impureté rituelle, une najaçah non tolérable, c’est-à-dire qui n’est pas excusée, que cette eau en petite quantité ait été altérée ou non. C’est également l’eau en grande quantité qui a été altérée par une najaçah.

  • Donne quelques exemples d’impuretés qui ne sont pas excusées.

L’impureté rituelle, najaçah qui n’est pas excusée, c’est l’impureté qui n’est pas tolérée telle que l’urine, les selles, la matière fécale, le sang, le pus, le vomi, le madhiyy, et le wadiyy. Le madhiyy est un liquide blanc, non visqueux, qui sort lors d’une poussée de désir et le wadiyy est un liquide blanc et trouble qui sort après avoir uriné ou après avoir porté quelque chose lourd.  

  • Qu’est-ce que l’eau en petite quantité et l’eau en grande quantité ?

L’eau en petite quantité, c’est l’eau qui est d’un volume inférieur à deux jarres, c’est à dire moins de deux jarres. L’eau en grande quantité, c’est l’eau d’un volume de deux jarres ou plus. La quantité de deux jarres, c’est ce qui remplit un trou cubique d’une coudée et un quart de côté, c’est-à-dire de longueur, de largeur et de profondeur, ce qui correspond environ à deux cents litres.

  • Quelles sont les sortes d’impuretés rituelles ?

Il y a deux sortes de najaçah, d’impuretés rituelles : une najaçah perceptible, ^ayniyyah et une najaçah imperceptible, houkmiyyah.

  • Qu’est-ce que l’impureté perceptible et comment l’élimine-t-on ?

L’impureté rituelle perceptible, ^ayniyyah, c’est celle qui a une couleur, un goût ou une odeur comme une goutte de sang sur un vêtement. Elle est éliminée en versant de l’eau sur l’endroit souillé jusqu’à ce que sa substance et ses caractéristiques disparaissent.

  • Qu’est-ce que l’impureté imperceptible et comment l’élimine-t-on ?

L’impureté rituelle non perceptible, houkmiyyah, c’est l’impureté qui n’a plus de couleur, de goût et d’odeur comme l’urine qui a séché et dont les caractéristiques ont disparu. Elle est éliminée en versant de l’eau sur l’endroit souillé une seule fois.

  • Comment élimine-t-on l’impureté du chien et du porc ?

L’impureté canine ou porcine, telle que la salive du chien ou du porc, est éliminée en lavant l’endroit sept fois avec de l’eau pure et purificatrice, dont une fois en mélangeant avec de la terre purificatrice.

  • Qu’est-ce que le tayammoum et comment a-t-il lieu ?

Le tayammoum, c’est le fait de faire parvenir de la terre jusqu’au visage et aux mains avec une intention précise. Cela a lieu avec de la terre qui est pure, purificatrice et poussiéreuse.

  • Pour qui est-il permis de faire le tayammoum et quand le fait-on pour la prière ?

Il est permis de faire le tayammoum pour quelqu’un qui ne dispose pas d’eau, qui ne trouve pas d’eau, ou pour qui l’eau est préjudiciable. Le tayammoum pour la prière a lieu après le début du temps de cette prière.

  • Parle de la manière de faire le tayammoum.

Il s’agit de frapper la terre avec ses mains en écartant ses doigts puis de les passer du haut du visage jusqu’au bas du visage, avec l’intention de se rendre permis l’obligation de la prière et non pas dans l’intention du tayammoum. L’intention est jointe au transfert de poussière jusqu’au visage et doit rester jusqu’au passage de ses mains sur la première partie de son visage. Ensuite, donner un deuxième coup sur la terre et passer la main sur l’autre main et les avant-bras en commençant par la main droite :

  1. Poser l’intérieur des doigts de la main gauche hormis le pouce sur la partie extérieure des doigts de la main droite hormis le pouce de sorte que les phalanges de la droite ne dépassent pas l’index de la gauche et que l’index de la droite ne dépasse pas les phalanges de la main gauche.
  2. Faire glisser la main gauche sur la partie extérieure de la main droite, et lorsque la personne arrive au niveau du poignet, plier les doigts de sorte à attraper l’avant-bras puis faire passer la main gauche sur l’avant-bras jusqu’au coude. 
  3. Tourner la paume de la main gauche vers l’intérieur de l’avant-bras droit, la faire glisser du coude vers la main et lorsque le pouce de la main gauche arrive au niveau du poignet, coller le pouce de la main gauche sur le pouce de la main droite pour le passer dessus.

Enfin, répéter cela avec la main droite sur la main et l’avant-bras gauche puis frotter une paume contre l’autre en écartant les doigts.

  • Quel est le jugement de celui qui ne dispose pas des deux instruments de purification : l’eau et la terre ?

Celui qui ne trouve pas d’eau et de terre, il est un devoir pour lui d’accomplir l’obligation et de refaire la prière qu’il a accompli sans s’être purifié.

  • Qu’est-il interdit de faire à celui qui a eu un petit hadath ?

Celui qui a perdu son woudou’, il lui est interdit de faire la prière, de faire les tours rituels autour de la Ka^bah, de porter le moushaf, le livre du Qour’an et de le toucher.

  • Qu’est-il interdit de faire à celui qui est jounoub ?

Il est interdit à celui qui est jounoub de faire la prière, les tours rituels, de porter le moushaf, de le toucher, de réciter le Qour’an avec sa langue et de rester à l’intérieur de la mosquée dont il s’agit de l’endroit qui a été dédié pour qu’on y fasse la prière en assemblée.

  • Qu’est-il interdit de faire à celle qui a les menstrues ou les lochies ?

Il est interdit à la femme qui a les menstrues ou les lochies d’accomplir la prière, de faire les tours rituels autour de la ka^bah, de porter le Moushaf ou de le toucher, de réciter le Qour’an avec la langue, de rester à l’intérieur de la mosquée, de jeûner avant l’interruption de l’écoulement de sang et d’avoir un rapport.

Livre de la prière

  • Qu’est-ce que la prière ?

La prière, ce sont des paroles et des gestes qui commencent par la parole Allahou ‘akbar et qui s’achèvent par le taslim, la parole as-salamou ^alaykoum.

  • Combien de prières est-il un devoir d’accomplir pendant le jour et la nuit et quelles sont-elles ?

Il est un devoir pendant le jour et la nuit d’accomplir cinq prières. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

خَمْسُ صَلَواتٍ كَتَبَهُنَّ اللهُ عَلَى العِبَادِ

Ce qui signifie : « il y a cinq prières que Allah a prescrites aux esclaves », hadith rapporté par l’imam ‘Ahmad, qui sont adh-dhouhr, al-^asr, al-maghrib, al-^icha‘ et as–soubh. La connaissance des horaires de ces prières est un devoir pour toute personne responsable.

  • Quelles sont les prières surérogatoires relatives à ces cinq obligations ?

Les prières surérogatoires relatives aux cinq prières obligatoires sont les prières recommandées comme la prière recommandée de as-soubh qui est de deux rak^ah avant la prière de as-soubh, la prière recommandée de adh–dhouhr qui est de quatre rak^ah avant adh-dhouhr et deux rak^ah après, la prière recommandée de al-^asr qui est de quatre rak^ah après le ^asr, la prière recommandée de al-maghrib qui est de deux rak^ah après le maghrib et la prière recommandée de al-^icha‘ qui est de deux rak^ah après al-^icha‘.

  • Parle de la prière de al-witr.

C’est une prière surérogatoire qui n’est pas un devoir. Son temps est entre le temps de la prière de al-^icha‘ et le lever de l’aube. Il est recommandé de retarder son accomplissement jusqu’à la fin de la nuit. Le minimum c’est une rak^ah, son maximum est de onze rak^ah en passant le salam toutes les deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir trois rak^ah avec deux taslimah. Il s’agit de mettre l’intention, pour les deux premières rak^ah, de faire le début de al-witr puis de passer le salam. Et dans la dernière rak^ah, mettre l’intention de faire al-witr. Il est recommandé de réciter dans la première rak^ah après la Fatihah

 ﴿سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الأَعْلَى﴾, dans la deuxième rak^ah ﴿قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ﴾ Et dans la troisième ﴿قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ﴾  et les deux mou^awidhat.

Il est recommandé de réciter lorsqu’on se relève de la dernière rak^ah du witr, la deuxième moitié de ramadan, l’invocation de al-qounout.

  • Qu’est-ce que l’invocation de al-qounout ?

L’invocation du qounout fait partie des recommandations de la prière. Cette invocation est récitée lorsque l’on se redresse de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh et lorsque l’on se redresse de la dernière rak^ah de la prière de al-witr, la deuxième moitié de ramadan. L’invocation est la suivante :

اللَّهُمَّ اهْدِنِى فِيمَنْ هَدَيْتَ وَعَافِنِى فِيمَنْ عَافَيْتَ وَتَوَلَّنِى فِيمَنْ تَوَلَّيْتَ وَبَارِكْ لِى فِيمَا أَعْطَيْتَ وَقِنِى شَرَّ مَا قَضَيْتَ فَإِنَّكَ تَقْضِى وَلا يُقْضَى عَلَيْكَ وَإِنَّهُ لا يَذِلُّ مَنْ وَالَيْتَ وَلا يَعِزُّ مَنْ عَادَيْتَ تَبَارَكْتَ رَبَّنَا وَتَعَالَيْتَ فَلَكَ الْحَمْدُ عَلَى مَا قَضَيْتَ أَسْتَغْفِرُكَ اللَّهُمَّ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ

Cette invocation signifie : « Ô Allah, guide-moi parmi ceux que Tu as guidé, préserve-moi parmi ceux que Tu as préservé, fais que je sois sous Ta protection parmi ceux que Tu protèges, accorde-moi des bénédictions parmi ceux à qui Tu accordes les bénédictions, préserve-moi du mal que Tu as créé, certes Tu prédestines et Tu n’es pas sujet à la prédestination, certes, celui que Tu protège n’est pas humilié et celui que Tu as pris pour ennemi n’aura pas la gloire. Ô mon Seigneur, Tu es glorifié, Tu es exempt de toute imperfection. A Toi la louange pour ce que Tu as destiné, je Te demande de me pardonner, Ô Allah et je me repens à Toi ». Il est recommandé de dire à la fin cette invocation :

وَصَلِّ اللَّهُمَّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ وَعَلَى ءَالِهِ وَصَحْبِهِ وَسَلِّم

Ce qui signifie : « Ô Allah honore et élève davantage en degrés notre Maitre Mouhammad ﷺ ainsi que sa famille et ses compagnons et apaise ses craintes de ce qu’il craint pour elle ».

L’imam récite cette invocation de qounout en utilisant le pluriel et il la récite à voix haute contrairement à celui qui récite seul. Le ma’moum, celui qui prie en étant dirigé, il dit ‘amin aux invocations de al-qounout et il participe avec l’imam quand c’est une parole de louange. Et lorsqu’il s’agit des parties d’éloges de Dieu, le ma’moum prononce la même chose que l’Imam à partir de la parole فَإِنَّكَ تَقْضِى وَلا يُقْضَى عَلَيْكَ ,c’est-à-dire, il dit à voix basse comme dit l’imam. Il est recommandé pour le ma’moum de dire ‘amin après que l’imam ait fait l’invocation en faveur du Prophète parce que c’est une invocation.

  • Explique les sens de l’invocation de al-qounout :

اللَّهُمَّ اهْدِنِى فِيمَنْ هَدَيْتَ : Ô Allah honore-moi en me maintenant sur la guidée de l’Islam et fait que je sois au nombre des biens guidés, ceux pour qui Tu as voulu la bonne guidée.

وَعَافِنِى فِيمَنْ عَافَيْت : fais que je sois de ceux à qui Tu as accordé la sauvegarde.

وَتَوَلَّنِى فِيمَنْ تَوَلَّيْتَ : fais que je sois au nombre de ceux à qui Tu as accordé la protection.

وَبَارِكْ لِى فِيمَا أَعْطَيْتَ : fais qu’il y ait des bénédictions dans ce que Tu m’as accordé.

وَقِنِى شَرَّ مَا قَضَيْتَ : évite moi le mal que Tu as créé et cela ne veut pas dire « évite moi le mal que tu as prédestiné qu’il m’atteigne ».

فَإِنَّكَ تَقْضِى وَلا يُقْضَى عَلَيْكَ : أَىْ أَنْتَ تُقَدِّرُ عَلَى مَخْلُوقَاتِكَ وَلا يَقْضِى عَلَيْكَ غَيْرُكَ أَىْ لا يُصِيبُكَ مِنْ أَحَدٍ نَفْعٌ وَلا ضَرَرٌ

وَإِنَّهُ لا يَذِلُّ مَنْ وَالَيْتَ : c’est-à-dire celui pour qui Tu as voulu qu’il soit glorieux et à qui Tu as accordé Ta victoire, il ne sera pas humilié même si certaines personnes lui nuisent, en réalité Il est glorieux.

وَلا يَعِزُّ مَنْ عَادَيْتَ : celui qui est un ennemi pour Toi ne deviendra pas glorieux, c’est-à-dire selon Ton jugement et chez les meilleurs des gens.

تَبَارَكْتَ رَبَّنَا وَتَعَالَيْتَ : que Ta grâce ô notre Seigneur soit continue et Tu es exempt de toute ressemblance avec les créatures.

فَلَكَ الْحَمْدُ عَلَى مَا قَضَيْتَ : à Toi la louange pour ce que Tu prédestines c’est-à-dire nous sommes satisfaits de Dieu dans Sa prédestination du bien et du mal et nous ne sommes pas satisfaits de l’esclave qui fait le mal parce qu’il lui est défendu de le faire.  

  • Quand commence le temps de adh–dhouhr et quand finit-il ? 

Le temps de adh-dhouhr commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel en direction de l’ouest et il finit lorsque l’ombre d’un objet aura la même taille que l’objet lui-même en plus de l’ombre qu’il avait lorsque le soleil était au milieu du ciel.

  • Comment sait-on que le soleil s’est écarté du milieu du ciel ?

On sait que le soleil s’est écarté du milieu du ciel en traçant un trait droit du nord vers le sud et en posant un objet : lorsque le soleil est au milieu du ciel, l’ombre de cet objet sera exactement sur ce trait il ne s’en écarte pas. C’est un signe que le soleil est au milieu du ciel. Lorsque l’ombre s’écarte de ce trait en direction de l’est et que l’ombre augmente en longueur, nous savons ainsi que le soleil s’est écarté du milieu du ciel en direction du couchant et que le temps de adh-dhouhr a commencé.

  • Quand commence le temps de al-^asr et quand finit-il ?

Le temps de al-^asr commence avec la fin de adh-dhouhr et s’achève par la disparition de la totalité du disque solaire.

  • Quand commence le temps de al-maghrib et quand finit-il ?

Le temps de al-maghrib commence par la disparition du soleil et s’achève à la disparition de la lueur rouge. La lueur rouge c’est une rougeur qui apparaît en direction du couchant après le coucher du soleil.

  • Quand commence le temps de al-^icha‘ et quand finit-il ?

Le temps de al-^icha‘ commence par la disparition de la lueur rouge et s’achève au lever de l’aube véritable. L’aube véritable c’est une blancheur transverse à l’horizon Est qui paraît fine puis qui se diffuse et s’élargit.

  • Quand commence le temps de as–soubh et quand finit-il ?

Le temps de as-soubh commence par le lever de l’aube véritable et s’achève par l’apparition de la première partie du soleil.

  • Quel est le jugement de celui qui aura retardé la prière jusqu’à la fin de son temps ?

Celui qui retarde la prière délibérément, de sorte qu’il ne puisse pas l’accomplir dans son temps, il se charge d’un péché. En revanche, s’il s’engage dans la prière alors que le temps est encore suffisant pour accomplir les piliers de la prière, puis qu’il a prolongé la récitation de sorte que le temps de la prière suivante a commencé,  sa première prière est valide et il ne tombe pas dans le péché.

Celui qui arrive à accomplir une ra^kah de la prière dans son temps, elle lui sera comptée comme étant accomplie dans son temps et celui qui n’atteint pas une ra^kah de cette prière dans son temps alors elle sera considérée comme en rattrapage. 

  • Quel est le jugement de celui qui retarde la prière jusqu’à la fin de son temps de sorte qu’il puisse l’accomplir dans son temps mais il est mort avant de l’accomplir ?

Celui qui retarde la prière jusqu’à la fin de son temps de sorte qu’il puisse l’accomplir dans son temps, c’est-à-dire que c’était son objectif de l’accomplir dans son temps, et qu’il est mort avant de pouvoir l’accomplir, il ne se charge pas d’un péché. Contrairement à celui pour qui le pèlerinage était un devoir, c’est-à-dire qu’il était capable de l’accomplir mais il a retardé jusqu’à l’année suivante et il est mort avant, il aura désobéi à Allah, exempté de toute imperfection soit-Il.

Transactions interdites : La vente de la part de celui qui n’a pas de droit de propriété, ni de tutelle, ni de procuration.

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre,société par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

On parle ici de la personne à qui il est interdit de procéder à la vente et celle qui vend ce qui ne lui appartient pas et qui n’a pas non plus un droit de tutelle (sur le bien ou sur la personne qui est propriétaire du bien) par une des voies légales.

Ce n’est pas comme quelqu’un qui a été placé sous tutelle car il n’a pas la capacité de gérer ses biens et qu’un autre vende ce qui lui appartient.

Ce bien n’appartient pas à son enfant par exemple et il n’a pas non plus de procuration et il n’est pas non plus un qaaDii (juge légal islamique).

Ici, il s’agit d’une personne qui vend sans être aucun de ces cas cités.

Dans ce cas-là, cette vente n’est pas permise pour lui.

Exemple : Si quelqu’un, sans que le propriétaire du bien ne lui fasse une procuration, vient voir un autre et lui dit : je te vends cette voiture.

Or la voiture ne lui appartient pas, il n’a pas été mandaté par le propriétaire et il n’a pas de tutelle sur le propriétaire du bien. Cette vente n’est donc pas valable et la personne commet un péché.

Cependant, s’il avait une tutelle sur les biens d’autrui comme s’il était par exemple le tuteur d’un orphelin ou le père de l’enfant, dans ce cas, il est permis de vendre le bien de l’enfant ou de l’orphelin.

Cependant, il doit prendre en compte l’intérêt de celui qui est sous sa tutelle ou celui qui lui a donné la procuration.

Règle générale : si quelqu’un n’a pas le droit de propriété, n’a pas le droit de tutelle, n’a pas de procuration, il est interdit de vendre ce qui ne lui appartient pas. Par conséquent, la vente n’est pas valable et il commet un péché.

S’il a une tutelle ou une procuration, il peut vendre mais il doit prendre en considération l’intérêt de la personne.

Cas de figure : quelqu’un entre dans une boutique, il n’est pas le propriétaire de la boutique, il n’est pas tuteur du propriétaire du magasin et il n’a pas reçu de procuration de la part du propriétaire.

Il y a un client qui entre et lui dit : vends-moi telle chose. Si la personne lui vend quelque chose, alors cette vente (al fouDouliyy) n’est pas permise.

Information supplémentaire : si par la suite le propriétaire de la marchandise vient après que la personne ait fait cet acte et valide cette vente (il dit : je valide cette vente) alors c’est une vente qui est valide.

Transactions interdites : la vente d’une créance en contrepartie d’une dette

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur avril 19, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a la vente d’une créance en contrepartie d’une dette.

Il est interdit de vendre une créance en contrepartie d’une dette c’est-à-dire que quelqu’un qui détient une créance sur un autre, il lui est interdit de vendre cette créance qu’il détient contre une autre dette.

Il y a plusieurs cas de figure pour illustrer cela.

Si quelqu’un détenait une créance sur un homme qui s’appelle Zayd et l’échéance de cette créance n’est pas encore arrivée et le créancier voulait recevoir l’argent mais avant l’échéance.

Le créancier va voir une tierce personne qui s’appelle ^Amr et lui dit : “J’ai une créance sur Zayd pour qu’il me rembourse à la fin du mois (par exemple). Je te vends cette créance pour 500€ que tu me donneras maintenant ou dans 15 jours.

Nous sommes là dans le cas d’une vente en contrepartie d’une dette et cela est interdit.

L’intérêt de ^Amr est qu’il va avancer l’argent maintenant ou un peu plus tôt que l’échéance et va gagner plus que l’échéance.

A notre époque, il y a certaines institutions qui pratiquent ce type de ventes.

Par exemple : Quelqu’un va acheter une voiture avec des échéances de paiements et il a rempli des chèques et la société qui a vendu la voiture veut les liquider rapidement. La société va voir le banquier et va lui dire j’ai tant de chèques de cette personne, le cumul des chèques est de 20 000€ sur 5 ans, je n’ai pas envie d’attendre 5 ans. Je te les vends pour 15 000€  sur 4 ans.

Cela est une vente d’une créance contre une dette et c’est Haraam.

Un autre cas de figure :

Quelqu’un détient une créance sur quelqu’un d’autre par l’intermédiaire de la transaction qu’on appelle as salaam, la vente du salam. Comme s’il avait fait le salaam avec quelqu’un, il lui a donné 1 dinar pour qu’il lui livre du blé avec telle et telle caractéristique et telle et telle échéance.

Cela veut dire que celui qui a vendu ce blé avec un terme est endetté car il doit livrer le blé.

Celui qui a donné le dinar détient une créance sur celui qui lui a vendu le blé.

Le blé dont il est question est devenu à la charge du vendeur de le livrer et l’acheteur détient donc une créance sur le vendeur. Si celui qui détenait ce blé comme créance, va le vendre à quelqu’un d’autre pour un dinar qu’il lui donnera après un terme bien défini.

Nous sommes dans le cas de la vente d’une créance contre une dette car le blé n’a pas encore été réceptionné dans le cadre de cette vente de salaam.

Cette interdiction nous l’avons déduite à partir du Hadith du Prophète dans lequel il a dit ce qui signifie : “Le messager de Allaah a interdit de vendre une créance contre une dette.”

– Hadith rapporté par Al Haakim, Al Bayhaqiyy et autres qu’eux

Ce Hadith a été critiqué concernant sa chaîne de transmission. Mais les savants moujtahid l’ont toutefois mis en œuvre c’est-à-dire qu’ils ont appliqué ce Hadith.

Ceci est à l’identique du Hadith qui signifie : “Chaque prêt qui entraîne un profit est un ribaa.” 

Ce Hadith du point de vue de sa chaîne de transmission comporte une faiblesse. Mais le fait que les imams moujtahid l’ont appliqué, cela l’a renforcé.

Il est devenu authentique pour des raisons extrinsèques.

Par contre, vendre la créance à autre que le créancier mais pour un paiement immédiat, après l’arrivée du terme de cette créance, cela est permis.

Illustration : Si Bakr détient une créance sur ^Amr et l’échéance de cette créance est arrivée.

Bakr a vendu cette créance à Zayd pour un paiement immédiat. Et il a reçu de lui le prix immédiat. Ensuite, Zayd va voir ^Amr et lui demande d’être payé. Cela est permis.

Il y a accord des savants quant à l’interdiction de la vente d’une créance contre une dette.

Exemples de transactions interdites 2

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre par chaykhaboulaliyah sur avril 10, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a vendre de la viande contre un animal (qu’il soit licite ou non à la consommation, qu’il soit d’une même espèce ou non). Ce n’est pas une sorte de ribaa mais c’est une sorte de vente interdite.

L’interdiction vient du Hadith du Messager de Allaah dans lequel un compagnon a dit : “Le messager de Allaah a interdit de vendre de la viande contre un animal.”

Rapporté par Al Moustadrak dans le livre des ventes.

Cette vente là fait objet de divergence chez les savants. Certains imams ont autorisé cette vente pour la viande qui est licite.

Selon ces savants, vendre un animal contre un autre animal, s’ils sont de la même espèce est permis.

Par exemple : vendre un âne contre un mouton est valable. Mais ce qui n’est pas permis c’est de vendre un chien contre un animal qui est pur car le chien est un animal impur.

Si quelqu’un acquiert un chien mais pas par l’achat et que son objectif par ce chien est la surveillance d’un terrain, d’animaux ou d’une maison, cela est permis dans ce cas là.

Si quelqu’un avait de la viande séchée et l’autre avait de la viande séchée, pour qu’ils puissent procéder à la vente il faut qu’il y ait la même quantité car ce sont des aliments.

Par contre, si ce sont d’autres aliments qui ne sont pas secs, par exemple, de la viande qui n’est pas sèche, on ne peut pas la vendre avec une autre contrepartie car on ne sait pas exactement combien il y de viande dans chacune des deux.

Egalement, on ne peut pas vendre du fromage contre du lait, ou du fromage contre un autre fromage car on ne sait pas quelle est la quantité de lait qui est dans ce fromage là. Il doit y avoir équivalence pour ne pas tomber dans le ribaa.

De même, il n’est pas permis de vendre de la farine contre du pain car on ne sait pas quelle est la quantité de farine qui est entrée dans la composition du pain. Il doit absolument y avoir équivalence. 

Info utile : il n’est pas permis de vendre un animal vivant sur le critère du prix par kilo car si quelqu’un vend un animal vivant sur le critère du poids, alors les matières fécales et les saletés qui sont dans cet animal là vont être évaluées avec un prix. Or, on ne peut pas payer les matières fécales.

Comment se sortir de pareilles transactions ?

Pour que la transaction soit valide, on ne considère pas le prix comme étant sur le critère du poids même si on utilise le poids comme étant un élément qui va aider à l’estimation du prix.

Par exemple :

Le vendeur dit à l’acheteur : “Ce mouton pèse 30 kg.” 

Pour que l’acheteur fasse son estimation, sans que le vendeur lui dise je te vends chaque kilo pour 5€.

Puis il lui dit : “Je te vends ce mouton à 150€.

L’acheteur dit : “Je l’achète pour ce prix.

Alors cette transaction est valable.

Exemples de transaction interdites 1

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 3, 2022

Quelques transactions interdites

Il est interdit de vendre ce que l’on n’a pas encore reçu.

Par exemple : Si quelqu’un achète un bien qui est licite et duquel on peut profiter et d’un achat qui est valide selon la loi de l’islam, du simple fait qu’il a exécuté le contrat de vente valide, alors ce bien devient sa propriété.

Ici, la question porte sur la revente de l’objet : Quand est-ce qu’il peut le revendre ?

Selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy si quelqu’un achète un objet, il ne peut pas le revendre avant de l’avoir réceptionné.

Il n’est pas permis de vendre une marchandise avant que l’acheteur ne l’ait réceptionné.

Exemple : Si Zayd a acheté de ^Amr un Saa^ de blé. Le blé est une marchandise licite de laquelle on peut profiter, dans le cas où l’achat est valide selon la loi. Du simple fait qu’il ait fait le contrat, la vente est valide et le blé devient la propriété de Zayd. Mais Zayd ne peut vendre ce blé qu’après l’avoir réceptionné.


Ce jugement dans l’école de  l’imam Ach Chaafi^iyy est général, c’est-à-dire pour toutes sortes de vente, que ce soit pour une nourriture ou autre.


Tandis que selon l’école de l’imam Maalik, il est permis de vendre ce que l’on n’a pas réceptionné pour toutes sortes de marchandises sauf pour la nourriture.

De plus, si une personne achète des outils ou une maison, selon l’imam Maalik, il peut les revendre sans les avoir réceptionnés, mais pas selon l’imam Ach Chaafi^iyy.

La réception diffère selon la marchandise.

  • Dans le cas où c’est un bien immobilier (terrain, appartement…) on dit qu’ils sont reçus lorsque :

1 il n’y a plus à l’intérieur de l’appartement d’autres affaires que celles de l’acheteur,

2 on permet à l’acheteur d’y accéder en lui donnant les clés (dans le cas d’un appartement/maison).

  • Pour ce qui peut être pris à la main, la réception a lieu lorsqu’on le tient dans la main. Après cela, il est permis de le revendre.
  • Dans le cas où ce n’est pas un bien immobilier et qu’on ne peut pas le tenir dans la main, la réception est faite lorsqu’on déplace la marchandise achetée de l’endroit qui est réservé au vendeur.

Par exemple : si quelqu’un achète une voiture, il la réceptionne lorsqu’il déplace sa voiture de l’endroit réservé au vendeur.

Ce n’est pas une condition, qu’il le réceptionne lui-même, cela peut aussi être quelqu’un qu’il a mandaté.

Quelques détails sur le ribaa ou gain usuraire

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2022
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Que le croyant prenne garde de toutes les sortes de ribaa et qu’il ne néglige aucune sorte de ribaa. En effet, les conséquences du ribaa sont dramatiques.



Il est apparu pour certaines personnes après leur décès alors qu’ils étaient dans leurs tombes, des traces de supplices et c’était des gens qui étaient auparavant connus pour la pratique du ribaa.  


Dans une des régions de l’Ethiopie il y avait un homme qui était connu pour pratiquer le ribaa et en plus de cela c’était quelqu’un de tyrannique. Même qu’une fois il était dans un convoi, sur sa monture et il a vu une femme qui lui a plu et son mari étant un pauvre démuni, il lui a pris son épouse de force. Puis, après la mort de cet homme, les gens ont vu, après l’avoir enterré, de la fumée sortir de sa tombe.


Sa famille s’est mise à consulter les chouyoukh. Alors un des chaykh leur a donné le conseil et a dit : “Allez demander à ceux de qui il prenait du gain usuraire, qu’ils l’excuse.
Sa famille s’est mise à demander aux gens de l’excuser. Beaucoup de gens se sont mis à réciter le Qour’aan sur sa tombe. Puis, au bout de sept jours, la fumée s’est arrêtée de sortir de sa tombe.

Toute personne qui prenait du ribaa des gens doit être redevable car cet argent d’intérêt qu’il a pris d’eux était injuste.

Il y un savant du salaf qui a dit qu’un muuslman est supplicié dans sa tombe subira 7 jours de supplices.

Un homme du salaf a dit : “Si le musulman subit un supplice dans sa tombe cela sera pour 7 jours mais ce que Allaah ne dévoile pas et beaucoup plus.”


Nous avons cité ce récit pour l’exhortation, pour faire le rappel de la gravité de ce péché et combien il convient de s’en éloigner.

L’auteur a dit : “Le ribaa est interdit aussi bien le pratiquer, le consommer, le prendre ou bien rédiger son contrat ou en être témoin.”


Le contrat du ribaa en soi est interdit, consommer l’argent issu du ribaa est interdit, témoigner de ce contrat entre deux personnes est aussi interdit.

De plus,

– Celui qui écrit le contrat de gain usuraire ou d’intérêt entre les deux contractants commet un péché par l’écriture de ce contrat.

– Celui qui fait un contrat de ribaa commet un grand péché.

– Celui qui consomme de l’argent qui provient de l’intérêt du gain usuraire commet un grand péché.

– Celui qui gère l’argent du ribaa commet un grand péché.

– Celui qui prend l’argent issu du ribaa commet un grand péché.

– Celui qui intervient dans l’écriture du contrat du ribaa commet un grand péché.

Mouslim a rapporté du compagnon Jaabir Ibnou ^Abdillaah que Dieu l’agrée que le Messager de Allaah a maudit celui qui consomme le gain usuraire, celui qui le donne à consommer, celui qui écrit son contrat, ses deux témoins, ils sont tous équivalents (c’est à dire qu’ils sont tous équivalent à tomber dans le péché).

Qu’est ce que Ar-ribaa ?

Il y a plusieurs cas de figures :

– La vente d’une des 2 monnaies précieuses (or et argent métal) contre une autre en fixant un délai de règlement (même si ce délai est court).

– La vente d’une monnaie précieuse contre l’autre mais sans prise de possession respective.

Par exemple :

Si quelqu’un dit : “Je te vends cet or contre cet argent que tu as.

L’autre répond : « J’achète.” 

Puis ils se séparent sans que chacun réceptionne ce que l’autre lui a vendu.

– Lorsqu’il y a une non équivalence s’il s’agit de la même espèce.

En effet, s’il s’agit de la même espèce, il y a ribaa en cas d’égalité c’est à dire que le ribaa arrive entre deux contrepartie de même espèce lorsqu’il y a disparité, avec un surplus d’un des articles du ribaa par son poids.


Comme par exemple la vente d’un dinar d’or contre deux dinars…

Quand il est dit avec une différence de poids, la référence c’est la pratique à l’époque du Messager de Allaah. Pour ce qui était pesé, il doit y avoir égalité sur le critère du poids et pour ce qui se vendait, il faut qu’il y ait équivalence sur le critère du volume.

A l’époque du Prophète, l’or était pesé et vendu sur le critère du poids. Et donc pour ne pas tomber dans le ribaa il faut qu’il y ait équivalence dans la quantité d’or.

De même, le critère du blé était le volume. Pour qu’il y ait équivalence il faut qu’il y ait volume équivalent.

La règle que nous venons de voir concernant le ribaa pour les monnaies précieuses est également à respecter pour les denrées alimentaires (blé, orge, riz, maïs…)


Si on applique les mêmes règles que celles vues précédemment pour les denrées alimentaires, il n’est pas permis de vendre les denrées alimentaires lorsqu’il s’agit d’espèces différentes qu’à deux conditions :

– L’absence du délai de règlement, 

– L’absence de séparation avant prise de possession respective.

Il faut que dans l’assemblée où il y a eu contrat de vente, les deux contractants échangent la marchandise et ne citent pas le délai. Et ils ne peuvent pas se séparer sans que chacun ait pris possession de ce que l’autre lui a vendu.

Tout comme les monnaies précieuses, lorsqu’il s’agit de denrées alimentaires de même espèce, il y a les deux conditions précédentes (pas de délai de règlement, pas de séparation avant échange respectif) et en plus il est une condition qu’il y ait équivalence.

Par exemple :

Si l’un d’entre eux dit : “Je te vends un wask d’orge (unité de volume) contre un wask d’orge.

ou il lui dit : “Je te vend un wask d’orge pour un wask de blé mais que tu me donneras demain.
Et chacun des deux est parti de son côté, ou l’un des deux a réceptionné ce que l’autre lui a vendu mais pas l’autre, alors c’est du ribaa.

Définition :

Le ribaa est un contrat qui englobe une contrepartie spécifique dont l’équivalence n’est pas déterminée selon les critères de la loi de l’islam au moment du contrat.

En général, ce n’est pas dans toutes ventes qu’il y a risque de ribaa.
Il y a un risque de ribaa seulement pour les aliments et les monnaies précieuses.

Exemples de scénarios où il y a gain usuraire :

– Vendre de l’or contre de l’or sans savoir qu’ils sont équivalents selon les critères de la loi.

– Vendre de l’argent métal contre de l’argent métal sans savoir qu’ils sont équivalents.

Par exemple : quelqu’un qui va chez le bijoutier pour vendre ses bijoux cassés contre un nouveau bijou et ce sans savoir s’ils sont équivalents ou non.

Même s’il s’avère que les deux quantités étaient équivalentes, mais au moment du contrat les deux parties n’ont pas su cela, alors la vente n’est pas valable.


Ce qui se pèse c’est selon le critère du poids et ce qui est mesuré c’est selon le critère du volume.


Autre cas de figure :

Lorsqu’il y a un retard dans le paiement de l’une des deux contreparties ou les deux.

Par exemple : une femme va chez le bijoutier et souhaite échanger ses bijoux cassés contre un bijou. Le bijoutier lui dit : “ma fille veut le porter cet après-midi, je te le vends après cela.”

Il y a un retard dans le paiement, donc il y a ribaa, donc la vente n’est pas valable.

Cette sorte de ribaa n’était pas connue chez les arabes. Mais le ribaa qui était connu chez les arabes c’est ce qu’on appelle aujourd’hui les prêts avec intérêts.



Et il y a aussi plus difficile que cela qui est l’usure.

Une personne fixe des échéances de remboursements et dit à une autre : “chaque fois que tu n’honores pas une échéance tu me dois encore plus.”


De nos jours, cela s’appelle le crédit revolving.

Le ribaa qui était connu chez les arabes c’est Ribaa Al-Qard (le prêt avec intérêt).
C’est lorsque quelqu’un détient une créance sur un autre avec remboursement à échéance et lorsque le terme arrive, le créancier va dire à l’emprunteur : soit tu me rembourses, soit si tu me demandes un délai supplémentaire je te rajoute tant.

Par exemple :

Le créancier va dire : “tu me donnes 1000 € dans un mois, mais si le mois prochain tu ne me les donnes pas alors je te rajouterai 1 mois mais tu me donneras 1 100 € et ainsi de suite…

Allaah a autorisé le prêt pour que les gens s’entraident et se soutiennent, et non pas pour qu’ils profitent les uns des autres. Celui qui veut faire des bénéfices qu’il fasse de la vente (bénéfice non limité) et non le prêt.

Les Hanafiites ont dit : “C’est cette première sorte de ribaa qui était pour la première fois interdite.”

Le Prophète a dit ce qui signifie : “Vendre de l’or contre de l’or, ou de l’argent métal contre de l’argent métal, ou du blé contre du blé, ou des dattes contre des dattes, ou des raisins secs contre des raisins secs, ou du sel contre du sel, c’est du ribaa sauf en quantité égale, avec prise de possession respective quel que soit la qualité (bonne ou mauvaise).”

Ach Chaafi^iyy a retenu de ce hadith qu’il n’est pas permis de vendre l’une des deux monnaies précieuses contre l’autre lorsqu’il s’agit de la même espèce avec un surplus ou un dépassement car il a été mentionné dans le hadith l’or contre l’or et l’argent métal contre l’argent métal et ce qui a été mentionné après cela c’est le blé contre le blé, l’orge contre l’orge. Après cela, il a été cité les dattes contre les dattes, le sel contre le sel.


Ach Chaafi^iyy en a déduit que tout ce qui est habituellement consommé que ce soit du sucre ou ce qui est de cet ordre, alors il est interdit de le vendre contre ce qui est de la même espèce avec un surplus.

Les différentes sortes de ribaa

Il y a 3 sortes de ribaa :

ribaa al-fadl : ribaa du surplus.

C’est la vente de l’une des deux contreparties potentiellement sujette au ribaa contre l’autre, mais avec un surplus (dépassement de l’une contrepartie sur l’autre).

Dans ces deux contreparties, il y a une cause potentielle de ribaa c’est-à-dire qu’elles sont soit deux monnaies précieuses soit deux aliments.
Les deux contreparties sont de la même espèce avec un surplus dans l’une des deux contreparties.

Par exemple : la vente de un dinar contre deux dinars ; ou bien la vente de deux dirham contre un dirham; ou un Saa^ de blé contre deux Saa^ de blé.

ribaa al-yad : ribaa de la main.

C’est la vente de l’une des deux contreparties contre une deuxième, toutes deux comportant potentiellement du ribaa avec un délai dans la réception des deux, c’est-à-dire celui qui ramène la contrepartie à la marchandise, et l’autre qui ramène le prix ; chacun des deux ne livre pas immédiatement ou avec retard de l’un des deux.

Les deux contractants se séparent avant prise de possession à condition qu’il s’agisse bien d’une marchandise qui soit potentiellement sujette au ribaa et que la cause potentielle du ribaa soit la même pour les deux.

Que signifie la “cause potentielle de ribaa est la même » ?

Dans le cas où les deux sont des aliments :

– ils sont tous deux recherchés pour être consommés comme aliment de base comme le blé ou l’orge,

– ou c’est un aliment qui est un accompagnement pour le pain comme les dattes,

– ou à titre de fruit comme les figues,

– ou à titre d’assaisonnement comme le sel ou le safran ou autre que cela.

Dans le cas du ribaa al-yad, il y a séparation sans prise de possession respective.

Comme par exemple, le blé contre de l’orge, ou comme du sel contre du safran, ou comme des dattes contre des raisins secs, ou comme des pommes contre des figues.

C’est donc un aliment contre un autre aliment mais avec des espèces différentes.

Il n’est pas une condition qu’il y ait équivalence mais il est une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée.

En effet, le Messager ^alayhi salaatou wa ssalaam a dit ce qui signifie : “Lorsqu’il s’agit d’espèces différentes, vendez comme vous voulez mais à condition qu’il y ait prise de possession respective.”

Si l’on vend du blé contre de l’orge, ou des dattes contre du raisins sec, ou des pommes contre des figues, cela est permis et ce n’est pas une condition qu’il y ait équivalence dans les quantités mais il est une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée du contrat.

Dans le cas où les deux marchandises qui ont été échangées sont des monnaies précieuses, même s’il s’agit d’espèces différentes comme vendre de l’or contre de l’argent ou l’inverse, la seule condition ici est qu’il y ait prise de possession respective.

Si quelqu’un veut acheter du blé avec une monnaie fiduciaire (billets de banque), alors il n’est pas une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée avant la séparation.

Si quelqu’un a vendu de l’or contre de l’or et avec une quantité d’or équivalente, puis les deux contractants ont marché ensemble pendant une certaine distance. Et avant de se séparer il y a eu prise de possession respective, alors cela est valable. En effet, le fait qu’ils ne se soient pas séparés est comme s’ils étaient dans l’assemblée de contrat.

Cela n’est pas considéré comme une séparation sauf si l’un des deux marche, sans le deuxième, de sorte qu’on puisse dire qu’il est parti.

Par contre, s’ils ont marché ensemble, leur jugement dans cette marche est comme le jugement de deux contractants qui sont encore dans l’assemblée du contrat.

ribaa an-nasa : ribaa avec fixation de délai de règlement.

C’est la vente de deux aliments ou de deux monnaies précieuses qui sont soit de même espèce soit d’espèces différentes en fixant un délai de règlement, même si celui-ci est très court (un instant ou une minute).

Cela est un ribaa et est donc interdit.

Si le contractant n’a pas mentionné oralement de délai de règlement, que les deux contractants sont restés dans l’assemblée de contrat une heure, qu’ils ne se sont pas séparés et qu’il n’y a pas eu de prise de possession respective, alors il n’y a pas encore eu ribaa.

Et si au bout d’une heure, chacun a vendu à l’autre, il n’y a pas de problème car il y a eu prise de possession dans l’assemblée.

Résumé :

Il n’est pas permis de requérir le délai par la parole.

Comme par exemple un contractant dit à un autre : “Je te vends ce dinar par ce dinar ou ce dinar contre ces dirhams ou ce blé contre ce blé, ou ce blé contre cette orge, que tu me donneras demain.

C’est la fixation du délai qui entraîne un ribaa et qui annule le contrat.


Le ribaa est spécifique aux monnaies précieuses (et non aux monnaies fiduciaires) car dans le hadith, le Prophète dit ce qui signifie : “L’or contre l’or c’est du ribaa sauf si c’est équivalent. Et l’argent métal contre de l’argent métal c’est du ribaa sauf si c’est équivalent.”

Ce Hadith est la preuve pour les imams qui ont dit que le ribaa ne concerne que les monnaies précieuses.

Le mot foulouss est un terme arabe qui concerne les pièces qui sont frappées en cuivre.

Si quelqu’un dit que les autres monnaies comme les billets de banques et les pièces de monnaie et d’autres métaux que l’or et l’argent, si elles n’ont pas été citées dans les textes du Qour’aan ou du Hadith, c’est parce qu’elles n’étaient pas utilisées par le passé et que si elles avaient été utilisées à ces époques-là, alors elles auraient été mentionnées dans un texte comme a été mentionné l’or et l’argent métal.

Réponse à quelqu’un qui dit cela : Non. Les pièces en cuivre sont bien utilisées dans les anciennes époques.

Preuve en est ce que certains HaafiDh ont rapporté du fils de ^Oumar que Dieu les agréee tous les deux qu’il citait un vers de poésie pour blâmer quelqu’un qui énumérait le vin, l’argent de ses amis de beuverie et qui déteste que le foulouss le quitte.

Cela signifie bien que le foulouss (pièces en cuivre) existait bien à l’époque des Salaf.

Explication du vers de poésie :

Le foulouss c’est pour dire que quelqu’un qui aimait boire le vin avec ses compagnons de boissons mais qui voulait boire de ce qu’eux achetaient car il ne voulait pas que le foulouss le quitte.

Le prêt avec intérêt :

C’est tout crédit dans lequel a été posé pour condition un bénéfice pour le créancier à lui seul ou un bénéfice pour le créancier et pour l’emprunteur. Dès lors que c’est un crédit qui entraîne un profit, c’est une transaction interdite qui s’appelle ribaa al-qard, le ribaa du prêt.

Le créancier peut prêter de l’argent et réclamer en retour le remboursement du capital avec un intérêt. Cet intérêt peut être en nature ou du même ordre que le crédit consenti.

Le créancier peut dire par exemple : “Je te prête 1000€ et tu me rends 1100€”.
Ici, le surplus est de la même nature que ce qui est prêté.

Ou alors il lui dit par exemple : “Je te prête 1000€, mais jusqu’à ce que tu me rembourses, j’utilise ton vélo gratuitement.

Le ribaa qui est dans ce que font les banques :

Par exemple, c’est le crédit dans lequel il y a bénéfice qui est requis en plus du remboursement du capital.

Cas de figure :

Le créancier va voir quelqu’un et lui dit : “Je te prête 1000€ à condition que tu me rendes 1100€.

S’il lui dit également : “Je te prête ces 1000€ et tu me rends 1100€ mais en franc suisse.

Cela a entraîné un bénéfice et donc c’est un grand péché.

il y a aussi eu profit donc péché.

Il n’est pas une condition dans l’interdiction de ce crédit qui a entraîné un profit, que les intérêts soient élevés.


En raison de la parole de Allaah qui signifie : “Si vous voulez faire le repentir du péché du ribaa alors ne réclamez que votre capital. Ne demandez rien de plus.”


Un autre exemple de ribaa où la personne réclame un surplus autre que de la même nature que ce qu’il a prêté : c’est comme si quelqu’un va prêter de l’argent à un autre avec échéance et il lui pose une condition qu’il habite chez lui gratuitement, ou avec un loyer inférieur au loyer courant et ce, jusqu’à ce qu’il rembourse, ou qu’il lui permette d’utiliser sa voiture gratuitement.

Ici il n’a pas réclamé de surplus mais comme c’est un crédit qui a entraîné un profit alors c’est un ribaa et cela compte au nombre des grands péchés.

Dans certains pays, ils donnent un nom détourné à cette transaction pour la rendre permise alors qu’elle est interdite selon l’unanimité.

Cependant, si l’emprunteur veut rétribuer son créancier par du bien et qu’il a remboursé la dette avec un surplus de lui-même, alors cela est permis. En effet, le fait de prêter est une bonne action, si cela est de la manière conforme à la loi de l’islam (pour l’agrément de Dieu); cela permet d’obtenir des récompenses.

Dans ce cas-là, le créancier ne commet pas de péché parce que ce n’est pas le créancier qui a posé cela pour condition; c’est l’emprunteur lui-même qui voulait récompenser la bienfaisance du créancier. Cela n’est pas du ribaa, c’est au titre du remerciement.

Le Prophète dit dans un Hadith ce qui signifie : « N’aura pas remercié complètement Dieu celui qui n’aura pas remercié les gens.”

Le Messager a fait l’éloge de celui qui rembourse plus que ce qu’il a emprunté.

Parmi les formes de ribaa il y a ce que font certains lorsqu’ils vendent une marchandise avec des mensualités.

Par exemple, si quelqu’un dit : “Chaque début de mois tu me donnes 70€. Si tu retardes le paiement des échéances, tu rajoutes des agios.” 
Le fait de réclamer un ajout est du ribaa.

S’il n’y avait pas eu cette condition d’agio, alors la vente aurait été validée. Il n’y aurait pas eu de gain usuraire, même s’il réclame une somme plus élevée grâce au paiement différé.

Par exemple, si quelqu’un dit : “Si tu veux ce livre, tu me payes 50€. Si tu veux l’acheter avec des échéances, tu me donnes 150€.


Cela est permis car il ne lui a pas encore vendu, cela est seulement une proposition.

Mais lorsqu’ils font le contrat l’acheteur doit préciser avec laquelle des deux formules le contrat a lieu. Il doit alors lui dire :  “je le veux avec paiement immédiat” ou “je le veux avec échéance. »

Par contre, s’ils se séparent avant que l’acheteur ait précisé laquelle des deux formules avec laquelle le contrat a eu lieu, alors c’est un péché.

Par exemple :

Le vendeur dit : “Je te le vends à 50€ à payer maintenant ou à 150€ à terme.

L’acheteur dit : « J’achète.” Puis il est parti.

Le vendeur a proposé deux formules, il est interdit à l’acheteur de dire j’achète sans préciser laquelle des deux formules il a choisi.


C’est ce cas de figure qui est indiqué comme étant interdit dans le Hadith. Dans le Hadith le Prophète a interdit deux ventes en une.

Abou Hourayrah a rapporté du Prophète qu’il a interdit deux ventes en une.

Si quelqu’un demande un paiement plus élevé lorsqu’il vend à échéance (paiement différé), on ne dit pas de lui que c’est un voleur.

Éléments sur le divorce

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2022

Le Qour’aan honoré fait référence à tout ce qui a été cité concernant les transactions par sa parole dans sourat At Tahrim qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres. »

Et notre maître ^ATaa a dit : « C’est en apprenant comment faire la prière, comment jeûner, comment vendre et comment acheter, comment se marier et comment divorcer. »

Dans l’explication, cela veut dire que celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la religion ne se sera pas préservé lui-même et ni sa famille d’un feu qui est d’un châtiment douloureux.

Allaah a qualifié le châtiment en Enfer par le fait qu’il soit terrible. Cela ne veut pas dire qu’il ne serait pas autorisé de dire à propos de l’Enfer qu’il est mauvais, qu’il est puant, que Dieu n’agrée pas l’Enfer et que nous n’aimons pas l’Enfer.

Allaah a créé l’Enfer en tant que lieu de châtiment pour que les mécréants s’établissent, pour que soit châtié en Enfer certains désobéissants pendant un certain temps.

Nous disons qu’il est permis d’insulter l’Enfer. Mais de l’insulter par ce qui est vrai en lui. Comme par exemple le fait de dire que l’Enfer est puant.

Cela est vrai.

Mais il n’est pas permis de dire que le châtiment en Enfer est négligeable ni de dire que le châtiment en Enfer est facile ou encore de dire que demain nous allons nous réchauffer en Enfer. Tout cela, sont des paroles de mécréance.

Celui qui a dit cela est un successeur des compagnons qui s’appelle ^ATaa Ibnou Rabah. Il a appris la science auprès de ^Abdoullaah fils de Al ^Abbas, également auprès de Ibnou Mas^oud et auprès d’autres compagnons.

Le divorce :

Il est extrêmement important de connaître les jugements du divorce. En effet, il y a de nombreuses personnes de qui un divorce survient sans savoir que leurs femmes sont divorcées et continuent de vivre avec elles. Et ceci est une vie dans l’interdit.

C’est un devoir d’apprendre les jugements du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier.

Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’a pas appris les jugements du mariage et du divorce, il n’est pas chargé du péché.

Celui qui compte se marier, c’est une obligation pour lui d’apprendre comment le mariage est valide selon la loi, comment le mariage est effacé et comment le divorce est effectif.

Celui qui s’engage dans un mariage sans avoir appris les jugements du mariage aura désobéi à Dieu.

Il se peut qu’en n’ayant pas appris il pense que le mariage qui est valide ne l’est pas et par conséquent il va vivre dans ce cadre de mariage qui est corrompu et donc interdit.

Par ailleurs, si quelqu’un n’a pas appris les jugements du divorce, il se peut qu’il provienne de lui une parole en cas de plaisanterie ou en cas de colère. Lui ne sait pas que cette parole annule le contrat et il va rester à vivre en commun et se charge donc de péchés.

Il est parvenu dans le hadith rapporté par Abouu Daawoud que la chose qui est permise, que Allaah n’agrée pas est le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.

Dans l’école chaafi^ites, si quelqu’un divorce sa femme sans aucune raison légale, c’est quelque chose de déconseillé. Cela n’est pas interdit, il n’est pas chargé de péchés mais il vaut mieux éviter cela.

Divorcer d’une femme qui ne fait pas la prière est quelque chose de sounnah.

L’imam AHmad a dit : « Le divorce sans raison légale est interdit. Mais même s’il est interdit, le divorce est effectif. »

Le divorce est de deux catégories :

– le divorce explicite,

– le divorce qui n’est pas explicite.

Les termes qui expriment le divorce sont de deux catégories. Il y une catégorie de terme qui est explicite c’est à dire qui n’admet qu’un seul sens, qui est le sens du divorce.

Et il y a une deuxième catégorie de termes qui est non explicite et qui admet le sens du divorce et qui admet autre que le sens du divorce.

Donc si un homme dit une parole de divorce explicite, l’intention n’est pas nécessaire. Le divorce est donc effectif même si cela a été dit par plaisanterie.

Le divorce explicite est le terme qui indique le divorce de manière claire. C’est le terme qui n’admet pas un autre sens que le sens du divorce. Comme s’il dit à sa femme : je t’ai divorcé.

Le divorce est effectif avec ce terme là, qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

Paroles de divorce explicite :

Le terme du divorce a été cité plusieurs fois dans le Qour’aan.

Le divorce dans la langue arabe tel qu’il a été mentionné dans le Qour’aan, il y a 5 termes qui l’indiquent.

Ces termes sont :

-Talaq,

-Firaq (séparation),

-Ssarah (libération),

-Khoul^ (séparation moyennant une contrepartie),

-Le terme de « don pour un khoul^ » (ce que la personne donne pour la séparation et la parole « oui » en guise de réponse au khoul^).

La parole « oui » en réponse à quelqu’un qui dit « Acceptes-tu de divorcer ta femme? ». S’il dit oui, alors la femme est divorcée.

On parle de ce sujet car si quelqu’un envisage le mariage, il doit connaître les jugements du mariage et ceux du divorce, pour ne pas se retrouver à vivre dans une vie en commun interdite alors que le divorce a lieu et lui/elle ne sait pas car il/elle n’a pas appris(e). Ces sujets sont donc importants.

Il est un devoir de les apprendre pour celui qui envisage de se marier ou qui est déjà marié. Celui qui n’envisage pas de se marier ce n’est pas obligatoire pour lui d’en connaître les jugements.

– Premier verset où il y a le mot talaq c’est le verset 229 de sourat Al Baqara. Dans ce verset Allaah ta^ala dit : « attalaaqu marrataan »

Cela ne veut pas dire que le divorce va toujours en nombre pair. Il y a une suite à ce verset, c’est-à-dire que l’homme qui divorce sa femme une première fois peut la reprendre ou se remarier avec elle, s’il divorce une deuxième fois il peut la reprendre ou peut se remarier avec elle.

Mais s’il divorce trois fois, c’est définitif. Cela veut dire qu’il ne peut pas la reprendre avant que certaines choses ne soient réalisées.

Ce verset veut dire qu’il y a possibilité de reprise 2 fois. Le troisième est un divorce qui est définitif. Il peut se remarier avec cette femme si elle termine sa période d’attente post maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme, qu’elle consomme le mariage avec cet autre homme, que cet autre homme veuille bien la divorcer, qu’elle finisse la période d’attente post maritale avec le second pour que le premier puisse à nouveau l’épouser.

C’est le cas où le divorce triple a lieu.

Si le divorce triple a lieu en une fois ou en 3 périodes ou en 2 occasions, les conséquences sont les mêmes.

– Le terme firaq (au sens littéral cela signifie quitter) est mentionné dans la sourat At Talaq verset 2.

– Dans sourat Al Ahzab verset 49, Allaah a mentionné le terme de ssarah c’est à dire le fait de libérer la femme.

– Et il y a al khoul^.

Al khoul^ c’est une séparation moyennant une contrepartie. La femme « rachète » sa liberté en payant quelque chose à l’homme pour qu’il la libère des liens du mariage.

Soit il lui dit : « rachète toi de moi pour tant »

Littéralement c’est le même terme que quelqu’un qui paye une rançon.

– Le cinquième terme c’est que quelqu’un réponde oui à la question qui est posée : « Est ce que tu divorce ta femme tout de suite ? »

Il répond : « Oui ».

Alors cette parole oui est un divorce et donc celui-ci est effectif.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il y a 3 paroles qui, si elles sont dites en plaisantant ou en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Parmi ces paroles-là, il y a le divorce. »

Il y a un autre cas de figure qui ressemble à celui là.

Si quelqu’un pose la question à l’homme : « Est ce que tu as divorcé de ta femme ? »

S’il répond : « oui »

Cela n’est pas compté comme un nouveau divorce, mais c’est juste une information. Il dit cela dans le sens où le divorce a eu lieu mais pas dans le sens qu’il le fait actuellement.

Il y a des termes explicites qui n’admettent qu’un sens et des termes qui ne le sont pas. Ici, on voit le sens du terme, s’il est explicite, on ne va pas demander l’intention.

Si quelqu’un dit à un autre : « Divorce ta femme. »

Il lui dit : « Oui je l’ai divorcé. »

Dans ce cas là, ça rentre dans le terme explicite.

Dans le cas où on n’a pas su le sens visé de celui qui parle alors, il est donné le sens de la demande d’information.

Si on n’a pas su le sens visé de celui qui a dit oui, alors on va porter à cette phrase le sens de l’interrogation. Et on ne juge pas qu’il est en train de prononcer un divorce. Sauf si lui-même avoue qu’il a voulu prononcer un divorce.

Qu’est ce que le divorce non explicite (kinaaya) ?

C’est lorsque la parole n’admet pas qu’un seul sens et qu’il y a besoin d’une intention.

Comme s’il dit à sa femme : « Va t’en », « Pars en voyage », « Couvre toi », « Je n’ai plus besoin de toi. »

Tous ces termes qui ont été donnés sont des termes qui admettent le divorce et qui ne l’admettent pas. C’est pour cela que ça n’est compté comme un divorce que s’il y a une intention de divorcer avec.

S’il lui dit « va t’en » et qu’il n’avait pas l’intention de la divorcer, alors ce n’est pas considéré comme un divorce. Mais s’il lui dit « va t’en » en ayant pour intention de la divorcer, alors c’est un divorce.

S’il prononce un terme qui n’admet qu’un seul sens, alors le divorce est effectif qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

S’il cite un des termes qui ne sont pas explicites, le divorce ne sera explicite que s’il a eu l’intention de divorcer.

Autre critère : il doit avoir l’intention de divorcer à partir du moment où il dit cette parole explicite. Il ne doit pas dire la parole non explicite et après, avoir l’intention de la divorcer.

L’intention doit accompagner le début de la parole.

Divorce triple et divorce conditionné : 

Il y a 3 cas de figures menant au divorce triple :

– soit le divorce triple est prononcé en une seule assemblée trois fois,

– soit il lui a dit tu es divorcée, par exemple à trois reprises chaque année (c’est-à-dire de sorte que le cumul atteigne 3),

– soit il lui dit tu es divorcée et son intention est que c’est un divorce triple.

Dans ces 3 cas de figure, c’est un divorce triple qui signifie que l’homme ne peut pas épouser à nouveau cette femme jusqu’à ce qu’elle se remarie avec quelqu’un d’autre et que ce deuxième mari consomme le mariage avec elle, puis que ce deuxième veuille la divorcer, puis que la période d’attente post maritale s’écoule avec le deuxième, pour que le premier puisse à nouveau faire un contrat de mariage avec elle.

Ce divorce est appelé le divorce définitif car l’homme ne peut pas épouser de nouveau cette femme qu’après ce qui a été décrit ci-dessus.

Celui qui dit à son épouse tu es divorcée triplement alors c’est un divorce triple.
S’il répète à trois reprises tu es divorcée mais que son intention n’était pas d’insister sur le premier alors il est compté comme un divorce triple.

Lorsque l’homme dit à trois reprises tu es divorcée à son épouse et que quelqu’un lui pose la question : Quelle était ton intention lorsque tu as répété ? C’était d’insister sur le premier divorce ou le triplement ?

Si l’homme dit qu’il n’avait aucune intention lorsqu’il a dit ces paroles, alors cela est compté comme un triplement.

S’il dit cette parole à trois reprises mais dans le but d’insister sur le premier divorce, alors cela est compté comme un seul divorce.

Quant à ce que certains ont prétendu que s’il n’avait pas eu l’intention de quoique ce soit que ce serait compté comme une seule fois, c’est un avis qui est faible auquel on ne prête pas attention.

Deux informations utile :

– Si quelqu’un a dit dans son coeur à sa femme tu es divorcée sans rien formuler, dans ce cas là ce n’est pas un divorce. Il y a un divorce que s’il y a formule, qu’il prononce quelque chose.

– Celui qui dit je vais te divorcer. Ce n’est pas compté comme un divorce mais c’est une menace.

C’est en fonction de ce qu’il a visé que le jugement sera appliqué.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a ete interrogé à propos d’un homme qui a prononcé 100 divorces avec sa femme.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a dit : « Son épouse est divorcée par 3 fois et les 97 autres c’est une stupidité de sa part.”

Cela a été rapporté par une chaîne de transmission authentique par 6 des élèves de ^Abdoullaah Ibnou ^Abbas.

Beaucoup de gens ignorent ce jugement (si la femme est divorcée 3 fois l’homme ne peut plus vivre avec elle), ils continuent de vivre avec leur femme alors que le divorce triple a eu lieu. Ils pensent que c’est un divorce unique, qu’il leur est permis de retourner vivre avec leur femme juste avant la fin de la période d’attente post maritale, sans nouveau contrat ou si la période d’attente post maritale s’est achevée, ils pensent qu’il suffit juste de faire un nouveau contrat de mariage et vivre avec elle.

Il n’y a pas de différence concernant les conséquences du divorce, qu’il soit non conditionné ou conditionné.

Il y a deux types de divorce :

– divorce non conditionné : comme si l’homme dit : Ma femme est divorcée. Ou bien il s’adresse à elle et dit: tu es divorcée

– divorce conditionné : c’est lorsque l’homme fait dépendre le divorce de quelque chose.

Si l’homme dit à sa femme : tu es divorcée si tu vas chez untel ou si tu fais telle chose tu es divorcée. Et qu’elle est partie chez untel ou qu’elle a fait cette chose, alors le divorce a lieu. Et si elle ne les fait pas, le divorce n’a pas lieu.

Si un homme dit à son épouse si tu vas chez telle famille tu es divorcée par 3 fois et qu’elle y va, alors le divorce triple a lieu. Elle lui est alors interdite (ils ne peuvent plus vivre ensemble maritalement, jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme).

Il n’est pas permis de considérer ce divorce comme non effectif.

Il n’y a pas de considération à accorder à l’avis de AHmad Ibnou Taymiyya (celui qui assimile Dieu à ses créatures et considère que Dieu est un corps) par lequel il a violé l’unanimité des musulmans quand il a dit que le divorce conditionné n’aura pas lieu si la personne fait l’expiation de sa parole. Selon lui, il suffit de faire l’expiation comme quelqu’un qui a juré et qui n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyya est contraire à l’unanimité.

Les savants spécialistes des lois emploient un terme pour désigner le divorce conditionné. Ils utilisent le terme : jurer par le divorce.

Il dit que sa femme sera divorcée si telle chose a lieu.

La règle est que si ce de quoi dépend ce divorce a lieu, alors le divorce est effectif.

C’est le grand savant, le faqih, le mouHaddith, le HafiDh MouHammad fils de Nasr Al-Marwazii qui a rapporté l’unanimité que le divorce conditionné a lieu si la condition duquel il dépendait se produisait.

Il est né en l’an 202 à Baghdad il a grandi à Nicabou, à la fin il s’est installé à Samarkand (Ouzbékistan) où il est décédé.  

L’auteur a dit : “Le divorce est soit autorisé (jaa’iz) et sunni (c’est-à-dire qu’il est conforme à ce que le Prophète a indiqué) soit bid^i (c’est-à-dire qu’il n’est pas conforme à la manière que le Prophète l’a cité) soit il n’estni l’un ni l’autre c’est-à-dire que ce n’est pas le divorce à la manière avec laquelle le Prophète l’a indiqué et ce n’est pas non plus le divorce qui comporte un péché (ni sunni ni bid^i).

Divorce sunni :

C’est le divorce suite auquel il n’y a pas de regret. C’est lorsque l’homme divorce de sa femme dans une période de pureté durant laquelle il n’a pas eu de rapport avec elle pendant cette période là.

En effet, s’il avait eu un rapport avec elle durant cette période intermenstruelle et qu’il l’avait divorcée par la suite, il se peut qu’il la regrette après cela s’il savait qu’elle était enceinte.
Il est parfaitement possible qu’un homme divorce de son épouse lorsqu’elle n’est pas enceinte, mais s’il avait eu qu’elle l’était, il n’aurait pas divorcé.

De plus, ce divorce a eu lieu après la consommation du mariage.
Enfin, cette femme fait partie de celle dont la période d’attente post-maritale est comptée en période de pureté.

C’est donc un divorce qui a eu lieu dans une période de pureté durant laquelle l’homme n’a pas eu de rapport avec son épouse et ce n’est pas un divorce qui a eu lieu dans une période de menstrues antérieure.

Rappel :

-La femme à qui il arrive d’avoir des menstrues et qui n’est pas enceinte, sa période d’attente post maritale est de 3 périodes de pureté, même si ce n’est pas régulier.

– La femme qui n’a pas les menstrues, sa période d’attente post maritale est de 3 mois lunaire.

– La femme qui est veuve doit rester 4 mois lunaires et 10 jours avant de pouvoir se remarier.

– La fin de la période d’attente post maritale pour la femme enceinte est lorsqu’elle accouche.

Divorce bid^i :

Il a lieu après la consommation du contrat de mariage dans une période de menstrues ou de lochies ou dans une période de pureté durant laquelle l’homme a eu un rapport avec son épouse et qu’il n’y a pas encore eu de signe de grossesse.

NB : Si l’homme a divorcé dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec sa femme et lorsqu’il n’y avait pas de signe de grossesse, on se retrouve dans ce cas là. Mais s’il y avait eu un signe de grossesse alors on ne se retrouve pas dans ce cas là (c’est le divorce de la femme enceinte).

Si l’homme avait divorcé avant d’avoir consommé, il n’y a pas de période d’attente post-maritale et il n’y a pas de regret qui va suivre ce divorce. Il n’y a pas non plus de retard dans le commencement de la période d’attente post-maritale car justement il n’y a pas eu de période d’attente post-maritale.

L’homme qui prononce ce divorce commet un péché de la langue. Mais malgré le fait qu’il commette un péché, le divorce est effectif.

Si l’homme divorce dans une période où la femme a un écoulement de menstrues ou de lochies, elle devra attendre pour compter sa première période intermenstruelle. Cela la pénalise. C’est pour cela que c’est interdit.

Pour ce qui est du divorce dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec elle, cela peut entraîner du regret à l’apparition de la grossesse. Il se peut que quelqu’un divorce la femme qui n’est pas enceinte et ne divorce pas celle qui est enceinte. Et lorsqu’il s’avère par la suite que la femme est enceinte, l’homme peut regretter sans pouvoir se rattraper. Cela va le pénaliser, ainsi que son enfant.

Divorce ni sunni ni bid^iyy :

Ce divorce est divisé en 4 sous cas :

– lorsque l’homme divorce de son épouse avant la consommation,

– lorsque la femme n’est pas pubère,

– lorsqu’elle ménopausée ou comme ménopausée, 

– lorsqu’elle est enceinte.

Introduction au chapitre de la transaction

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur janvier 19, 2022

L’auteur a dit : Le Qour’aan honoré fait référence à tout ce qui a été cité concernant les transactions par sa parole dans sourate At TaHriim qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres. »

Et notre maître ^ATaa’ a dit : « C’est en apprenant comment faire la prière, comment jeûner, comment vendre et comment acheter, comment se marier et comment divorcer. »

Dans l’explication, cela veut dire que celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la religion ne se sera pas préservé lui-même et ni sa famille d’un feu qui est d’un châtiment douloureux.

Allaah a qualifié le châtiment en Enfer par le fait qu’il soit terrible. Cela ne veut pas dire qu’il ne serait pas autorisé de dire à propos de l’Enfer qu’il est mauvais, qu’il est puant, que Dieu n’agrée pas l’Enfer et que nous n’aimons pas l’Enfer.

Allaah a créé l’Enfer en tant que lieu de châtiment pour que les mécréants s’établissent, pour que soit châtié en Enfer certains désobéissants pendant un certain temps.

Nous disons qu’il est permis d’insulter l’Enfer. Mais de l’insulter par ce qui est vrai en lui. Comme par exemple le fait de dire que l’Enfer est puant.

Cela est vrai.

Mais il n’est pas permis de dire que le châtiment en Enfer est négligeable ni de dire que le châtiment en Enfer est facile ou encore de dire que demain nous allons nous réchauffer en Enfer. Tout ceux-là sont des paroles de mécréance.

Celui qui a dit cela est un successeur des compagnons qui s’appelle ^Ataa’ Ibnou RabaaH. Il a appris la science auprès de ^Abdoullaah fils de Al ^Abbas, également auprès de Ibn Mas^ouud et auprès d’autres compagnons.

Le divorce :

Il est extrêmement important de connaître les jugements du divorce. En effet, il y a de nombreuses personnes de qui un divorce survient sans savoir que leurs femmes sont divorcées et continuent de vivre avec elles. Et ceci est une vie dans l’interdit.

C’est un devoir d’apprendre les jugements du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier.

Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’a pas appris les jugements du mariage et du divorce, il n’est pas chargé du péché.

Celui qui compte se marier, c’est une obligation pour lui d’apprendre comment le mariage est valide selon la loi, comment le mariage est effacé et comment le divorce est effectif.

Celui qui s’engage dans un mariage sans avoir appris les jugements du mariage aura désobéi à Dieu.

Il se peut qu’en n’ayant pas appris il pense que le mariage qui est valide ne l’est pas et par conséquent il va vivre dans ce cadre de mariage qui est corrompu et donc interdit.

Par ailleurs, si quelqu’un n’a pas appris les jugements du divorce, il se peut qu’il provienne de lui une parole en cas de plaisanterie ou en cas de colère. Lui ne sait pas que cette parole annule le contrat et il va rester à vivre en commun et se charge donc de péchés.

Il est parvenu dans le hadith rapporté par Abouu Daawouud que la chose qui est permise, que Allaah n’agrée pas est le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.

Dans l’école chaféite, si quelqu’un divorce sa femme sans aucune raison légale, c’est quelque chose de déconseillé. Cela n’est pas interdit, il n’est pas chargé de péchés mais il vaut mieux éviter cela.

Divorcer d’une femme qui ne fait pas la prière est quelque chose de sounnah.

L’imam AHmad a dit : « Le divorce sans raison légale est interdit. Mais même s’il est interdit, le divorce est effectif. »

Le divorce est de deux catégories :

– le divorce explicite,

– le divorce qui n’est pas explicite.

Les termes qui expriment le divorce sont de deux catégories. Il y une catégorie de terme qui est explicite c’est à dire qui n’admet qu’un seul sens, qui est le sens du divorce.

Et il y a une deuxième catégorie de termes qui est non explicite et qui admet le sens du divorce et qui admet autre que le sens du divorce.

Donc si un homme dit une parole de divorce explicite, l’intention n’est pas nécessaire. Le divorce est donc effectif même si cela a été dit par plaisanterie.

Le divorce explicite est le terme qui indique le divorce de manière claire. C’est le terme qui n’admet pas un autre sens que le sens du divorce. Comme s’il dit à sa femme : je t’ai divorcé.

Le divorce est effectif avec ce terme-là, qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

Paroles de divorce explicite :

Le terme du divorce a été cité plusieurs fois dans le Qour’aan.

Le divorce dans la langue arabe tel qu’il a été mentionné dans le Qour’aan, il y a 5 termes qui l’indiquent.

Ces termes sont :

-Talaaq,

-Firaaq (séparation),

-SaraaH (libération),

-Khoul^ (séparation moyennant une contrepartie),

-Le terme de « don pour un khoul^ » (ce que la personne donne pour la séparation et la parole « oui » en guise de réponse au khoul^).

La parole « oui » en réponse à quelqu’un qui dit « Acceptes-tu de divorcer ta femme ? ». S’il dit oui, alors la femme est divorcée.

On parle de ce sujet car si quelqu’un envisage le mariage, il doit connaître les jugements du mariage et ceux du divorce, pour ne pas se retrouver à vivre dans une vie en commun interdite alors que le divorce a lieu et lui/elle ne sait pas car il/elle n’a pas appris(e). Ces sujets sont donc importants.

Il est un devoir de les apprendre pour celui qui envisage de se marier ou qui est déjà marié. Celui qui n’envisage pas de se marier ce n’est pas obligatoire pour lui d’en connaître les jugements.

– Premier verset où il y a le mot Talaaq c’est le verset 229 de sourate Al Baqarah. Dans ce verset Allaah ta^aalaa dit : « aT-Talaaqou marrataan »

Cela ne veut pas dire que le divorce va toujours en nombre pair. Il y a une suite à ce verset, c’est-à-dire que l’homme qui divorce sa femme une première fois peut la reprendre ou se remarier avec elle, s’il divorce une deuxième fois il peut la reprendre ou peut se remarier avec elle.

Mais s’il divorce trois fois, c’est définitif. Cela veut dire qu’il ne peut pas la reprendre avant que certaines choses ne soient réalisées.

Ce verset veut dire qu’il y a possibilité de reprise deux fois. Le troisième est un divorce qui est définitif. Il peut se remarier avec cette femme si elle termine sa période d’attente post maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme, qu’elle consomme le mariage avec cet autre homme, que cet autre homme veuille bien la divorcer, qu’elle finisse la période d’attente post maritale avec le second pour que le premier puisse à nouveau l’épouser.

C’est le cas où le divorce triple a lieu.

Si le divorce triple a lieu en une fois ou en 3 périodes ou en 2 occasions, les conséquences sont les mêmes.

– Le terme firaaq (au sens littéral cela signifie quitter) est mentionné dans la sourate AT Talaaq verset 2.

– Dans sourate Al AHzaab verset 49, Allaah a mentionné le terme de saraaH c’est à dire le fait de libérer la femme.

– Et il y a al khoul^.

Al khoul^ c’est une séparation moyennant une contrepartie. La femme « rachète » sa liberté en payant quelque chose à l’homme pour qu’il la libère des liens du mariage.

Soit il lui dit : « rachète-toi de moi pour tant »

Littéralement c’est le même terme que quelqu’un qui paye une rançon.

– Le cinquième terme c’est que quelqu’un réponde oui à la question qui est posée : « Est ce que tu divorces ta femme tout de suite ? »

Il répond : « Oui ».

Alors cette parole oui est un divorce et donc celui-ci est effectif.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il y a trois paroles qui, si elles sont dites en plaisantant ou en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Parmi ces paroles-là, il y a le divorce. »

Il y a un autre cas de figure qui ressemble à celui-là.

Si quelqu’un pose la question à l’homme : « Est ce que tu as divorcé de ta femme ? »

S’il répond : « oui »

Cela n’est pas compté comme un nouveau divorce, mais c’est juste une information. Il dit cela dans le sens où le divorce a eu lieu mais pas dans le sens qu’il le fait actuellement.

Il y a des termes explicites qui n’admettent qu’un sens et des termes qui ne le sont pas. Ici, on voit le sens du terme, s’il est explicite, on ne va pas demander l’intention.

Si quelqu’un dit à un autre : « Divorce ta femme. »

Il lui dit : « Oui je l’ai divorcé. »

Dans ce cas-là, ça rentre dans le terme explicite.

Dans le cas où on n’a pas su le sens visé de celui qui parle alors, il est donné le sens de la demande d’information.

Si on n’a pas su le sens visé de celui qui a dit oui, alors on va porter à cette phrase le sens de l’interrogation. Et on ne juge pas qu’il est en train de prononcer un divorce. Sauf si lui-même avoue qu’il a voulu prononcer un divorce.

Qu’est-ce que le divorce non explicite (kinaayah) ?

C’est lorsque la parole n’admet pas qu’un seul sens et qu’il y a besoin d’une intention.

Comme s’il dit à sa femme : « Va t’en », « Pars en voyage », « Couvre toi », « Je n’ai plus besoin de toi. »

Tous ces termes qui ont été donnés sont des termes qui admettent le divorce et qui ne l’admettent pas. C’est pour cela que ça n’est compté comme un divorce que s’il y a une intention de divorcer avec.

S’il lui dit « va t’en » et qu’il n’avait pas l’intention de la divorcer, alors ce n’est pas considéré comme un divorce. Mais s’il lui dit « va t’en » en ayant pour intention de la divorcer, alors c’est un divorce.

S’il prononce un terme qui n’admet qu’un seul sens, alors le divorce est effectif qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

S’il cite un des termes qui ne sont pas explicites, le divorce ne sera explicite que s’il a eu l’intention de divorcer.

Autre critère : il doit avoir l’intention de divorcer à partir du moment où il dit cette parole explicite. Il ne doit pas dire la parole non explicite et après, avoir l’intention de la divorcer.

L’intention doit accompagner le début de la parole.

Divorce triple et divorce conditionné : 

Il y a 3 cas de figures menant au divorce triple :

– soit le divorce triple est prononcé en une seule assemblée trois fois,

– soit il lui a dit tu es divorcée, par exemple à trois reprises chaque année (c’est-à-dire de sorte que le cumul atteigne 3),

– soit il lui dit tu es divorcée et son intention est que c’est un divorce triple.

Dans ces 3 cas de figure, c’est un divorce triple qui signifie que l’homme ne peut pas épouser à nouveau cette femme jusqu’à ce qu’elle se remarie avec quelqu’un d’autre et que ce deuxième mari consomme le mariage avec elle, puis que ce deuxième veuille la divorcer, puis que la période d’attente post maritale s’écoule avec le deuxième, pour que le premier puisse à nouveau faire un contrat de mariage avec elle.

Ce divorce est appelé le divorce définitif car l’homme ne peut pas épouser de nouveau cette femme qu’après ce qui a été décrit ci-dessus.

Celui qui dit à son épouse tu es divorcée triplement alors c’est un divorce triple.
S’il répète à trois reprises tu es divorcée mais que son intention n’était pas d’insister sur le premier alors il est compté comme un divorce triple.

Lorsque l’homme dit à trois reprises tu es divorcée à son épouse et que quelqu’un lui pose la question : Quelle était ton intention lorsque tu as répété ? C’était d’insister sur le premier divorce ou le triplement ?

Si l’homme dit qu’il n’avait aucune intention lorsqu’il a dit ces paroles, alors cela est compté comme un triplement.

S’il dit cette parole à trois reprises mais dans le but d’insister sur le premier divorce, alors cela est compté comme un seul divorce.

Quant à ce que certains ont prétendu que s’il n’avait pas eu l’intention de quoique ce soit que ce serait compté comme une seule fois, c’est un avis qui est faible auquel on ne prête pas attention.

Deux informations utiles :

– Si quelqu’un a dit dans son cœur à sa femme tu es divorcée sans rien formuler, dans ce cas-là ce n’est pas un divorce. Il y a un divorce que s’il y a formule, qu’il prononce quelque chose.

– Celui qui dit je vais te divorcer. Ce n’est pas compté comme un divorce mais c’est une menace.

C’est en fonction de ce qu’il a visé que le jugement sera appliqué.

^Abdoullaah Ibn ^Abbas a été interrogé à propos d’un homme qui a prononcé 100 divorces avec sa femme.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a dit : « Son épouse est divorcée par 3 fois et les 97 autres c’est une stupidité de sa part.”

Cela a été rapporté par une chaîne de transmission authentique par 6 des élèves de ^Abdoullaah Ibnou ^Abbas.

Beaucoup de gens ignorent ce jugement (si la femme est divorcée 3 fois l’homme ne peut plus vivre avec elle), ils continuent de vivre avec leur femme alors que le divorce triple a eu lieu. Ils pensent que c’est un divorce unique, qu’il leur est permis de retourner vivre avec leur femme juste avant la fin de la période d’attente post maritale, sans nouveau contrat ou si la période d’attente post maritale s’est achevée, ils pensent qu’il suffit juste de faire un nouveau contrat de mariage et vivre avec elle.

Il n’y a pas de différence concernant les conséquences du divorce, qu’il soit non conditionné ou conditionné.

Il y a deux types de divorce :

– divorce non conditionné : comme si l’homme dit : Ma femme est divorcée. Ou bien il s’adresse à elle et dit: tu es divorcée

– divorce conditionné : c’est lorsque l’homme fait dépendre le divorce de quelque chose.

Si l’homme dit à sa femme : tu es divorcée si tu vas chez untel ou si tu fais telle chose tu es divorcée. Et qu’elle est partie chez untel ou qu’elle a fait cette chose, alors le divorce a lieu. Et si elle ne les fait pas, le divorce n’a pas lieu.

Si un homme dit à son épouse si tu vas chez telle famille tu es divorcée par 3 fois et qu’elle y va, alors le divorce triple a lieu. Elle lui est alors interdite (ils ne peuvent plus vivre ensemble maritalement, jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme).

Il n’est pas permis de considérer ce divorce comme non effectif.

Il n’y a pas de considération à accorder à l’avis de AHmad Ibnou Taymiyah (celui qui assimile Dieu à ses créatures et considère que Dieu est un corps) par lequel il a violé l’unanimité des musulmans quand il a dit que le divorce conditionné n’aura pas lieu si la personne fait l’expiation de sa parole. Selon lui, il suffit de faire l’expiation comme quelqu’un qui a juré et qui n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyah est contraire à l’unanimité.

Les savants spécialistes des lois emploient un terme pour désigner le divorce conditionné. Ils utilisent le terme : jurer par le divorce.

Il dit que sa femme sera divorcée si telle chose a lieu.

La règle est que si ce de quoi dépend ce divorce a lieu, alors le divorce est effectif.

C’est le grand savant, le faqih, le mouHaddith, le HafiDh MouHammad fils de Nasr Al-Marwaziyy qui a rapporté l’unanimité que le divorce conditionné a lieu si la condition duquel il dépendait se produisait.

Il est né en l’an 202 à Baghdad il a grandi à Naysaabouur, à la fin il s’est installé à Samarkand (Ouzbékistan) où il est décédé.  

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