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La confirmation que le Tawassoul est permis

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 26, 2010
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بسم الله الرحمن الرحيم

Je commence par le nom de Allah
le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allah Seigneur des mondes,

que Allah honore et élève davantage en degré

notre maître Mouhammad et qu’Il préserve

sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle

 

La confirmation que le Tawassoul
–la supplication par le degré– par les prophètes et les saints est permis, et que ce n’est pas une forme d’association (chirk)

Sache qu’il n’y a pas de preuve véritable qui indique qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul –la supplication par le degré– par les prophètes et les saints, aussi bien en leur absence qu’après leur mort, sous prétexte que cela serait une adoration d’autre que Allah. En effet, le simple fait d’appeler (nida) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allah, ni le simple fait de glorifier (ta^dhim) ou de faire al-istighathah –la recherche du renfort– par autre que Allah. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk –la recherche des bénédictions– ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. De même, la formule de al-isti^anah –demande d’aide– à autre que Allah ta^ala ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk –le fait d’attribuer des associés à Allah–, car la définition de l’adoration (al-^ibadah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. Pour eux, l’adoration (al-^ibadah) est l’obéissance avec la soumission (at-ta^ah ma^a l-khoudou^).

1 – Quelle est la signification de l’adoration (al-^ibadah) selon les spécialistes de la langue ?

L’adoration selon les spécialistes de la langue est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). Al-‘Azhariyy qui est l’un des grands spécialistes de la langue a dit dans le livre Tahdhibou l-Loughah en rapportant la parole de AzZajjaj qui est un des plus réputés d’entre eux : L’adoration (al-^ibadah) dans la langue arabe est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). Al-Farra a dit la même chose, tout comme cela a figuré dans Liçanou l-^Arab de Ibnou Mandhour. D’autres ont dit : La limite de la crainte et de la soumission (aqsa ghayati l-khouchou^i wa l-khoudou^). D’autres ont dit : c’est la limite de l’humilité (nihayatou t-tadhalloul), tout comme cela est compris de la parole de l’auteur de Charhou l-Qamous de Mourtada AzZabidiyy, le dernier des spécialistes de la langue. C’est cela qui est correct selon la langue (loughatan) et selon ce sur quoi se sont entendus et ce qu’ont convenu les gens (l’usage) –^ourf––.

2 – Quelle est la preuve que la simple humilité n’est pas une adoration d’autre que Allah ?

La simple humilité n’est pas une adoration d’autre que Allah, sinon tous ceux qui font preuve d’humilité devant les rois et les personnalités seraient mécréants ! Il a par ailleurs été confirmé que Mou^adh Ibnou Jabal, lorsqu’il était revenu de Ach-Cham –l’actuel Liban, Syrie, Palestine et Jordanie– s’était prosterné pour le Messager de Allah. Le Messager lui avait alors dit : (مَا هَذَا) (ma hadha ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu fais là ? » Il a répondu : « Ô Messager de Allah, j’ai vu les gens de Ach-Cham se prosterner pour leurs guides alors que toi tu mérites plus que l’on se prosterne pour toi ». Il lui a alors dit :

لا تَفْعَلْ، لَو كُنْتُ ءامرُ أَحدًا أَن يَسْجُدَ لأحَدٍ لأمَرتُ المَرأةَ أنْ تسْجُدَ لِزَوْجِها

(la taf^al. Law kountou ‘amourou ahadan ‘an yasjouda li’ahadin la’amartou l-mar’ata ‘an tasjouda lizawjiha)

[rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres] ce qui signifie : « Ne fais plus cela. Si j’avais à ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurai ordonné à la femme de se prosterner pour son époux ».

Le Messager de Allah r n’a pas déclaré Mou^adh mécréant. Il ne lui a pas dit : tu es devenu associateur (mouchrik) bien que sa prosternation pour le Prophète constituaît une grande forme d’humilité.

3 – Qu’est-ce que le tawassoul ?

Le tawassoul est demander à Allah  l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait.

4 – Quelle est la signification de Sa parole ta^ala : )وابتغوا إليه الوسيلة( (wa btaghou ‘ilayhi l-wacilah) ?

Allah ta^ala dit :

)وابتغوا إليه الوسيلة(

(wa btaghou ‘ilayhi l-wacilah)

[sourat Al-Ma’idah] ce qui signifie : « Recherchez les causes pour avoir Son agrément ». C’est-à-dire tout ce qui vous rapproche de l’agrément de Allah, faites-le. C’est-à-dire ces causes. Prenez par les causes, Nous vous accorderons les effets. Nous vous réaliserons vos demandes grâce à ces causes. Cependant, Allah est tout-puissant à les réaliser même sans ces causes.

5 – Pourquoi disons-nous : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bijahi Raçouli l-Lah) ou (bihourmati Raçouli l-Lah) (‘an taqdiya hajati wa toufarrija kourbati) « Ô Allah, je Te demande par le degré du Messager de Allah ou par le caractère sacré du Messager de Allah de me faciliter mon affaire et de me délivrer de mon tourment » ?

Allah soubhanahou wa ta^ala a fait que parmi les causes qui nous facilitent la réalisation de nos demandes, il y a le tawassoul par les prophètes et les saints, durant leur vie et après leur mort. Ainsi, nous demandons à Allah par leur degré, espérant par cela la réalisation de nos demandes. Nous disons alors : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bijahi Raçouli l-Lah) ou (bihourmati Raçouli l-Lah) (‘an taqdiya hajati wa toufarrija kourbati) « Ô Allah, je Te demande par le degré du Messager de Allah ou par le caractère sacré du Messager de Allah de me faciliter mon affaire et de me délivrer de mon tourment » ou encore : (Allahoumma bijahi ^Abdi l-Qadir Al-Jilaniyy) « Ô Allah, je Te demande par le degré de ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy » ou ce qui est de cet ordre. Cela est permis. Ce ne sont que les wahhabites qui ont interdit cela. Ils se sont ainsi singularisés de Ahlou s-Sounnah.

6 – Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala : (إيَّاك نعبُدُ) (‘iyyaka na^boudou) ?

L’Imam des spécialistes de la langue qui ont composé dans la langue des arabes, Al-Farra a dit : l’adoration (al-^ibadah) c’est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). C’est ainsi qu’ils ont expliqué la parole de Allah ta^ala : (إيَّاك نعبُدُ) (‘iyyaka na^boudou). Cela signifie : Nous T’obéissons de l’obéissance avec la soumission. La soumission signifie l’humilité (at-tadhalloul).

7 – Cite une preuve du caractère permis du tawassoul.

Parmi les preuves du caractère permis du tawassoul, il y a le hadith rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sûr (sahih). Il y a été rapporté que le Messager r a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui r. L’homme est alors parti faire le tawassoul par le Prophète en son absence. Il est par la suite revenu à l’assemblée du Prophète en ayant recouvert la vue. Parmi les paroles que le Messager de Allah lui a apprises de dire, il y a :

اللهم إني أسألكَ وأتوجَّهُ إليك بنبيّكَ محمَّدٍ نبيّ الرّحمةِ يا محمَّدُ إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي في حاجتي (ويسمّي حاجته) لِتُقضَى لي

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée ».

8 – Quel est le hadith qui indique le caractère permis de faire le tawassoul par autre que celui qui est vivant et présent ?

Faire le tawassoul par les prophètes et les saints est permis en leur présence et en leur absence. Les appeler est permis en leur absence et en leur présence, tout comme l’indique les preuves selon la Loi.

Parmi les preuves du caractère permis du tawassoul, il y a le hadith rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sûr (sahih). Il y a été rapporté que le Messager r a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui r. L’homme est alors parti faire le tawassoul par le Prophète en son absence. Il est par la suite revenu à l’assemblée du Prophète en ayant recouvert la vue. Parmi les paroles que le Messager de Allah lui a apprises de dire, il y a :

اللهم إني أسألكَ وأتوجَّهُ إليك بنبيّكَ محمَّدٍ نبيّ الرّحمةِ يا محمَّدُ إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي في حاجتي (ويسمّي حاجته) لِتُقضَى لي

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée ».

Par ce hadith, la prétention des wahhabites qu’il ne serait pas permis de faire le tawassoul sauf par celui qui est vivant et présent est donc caduque et infondée. En effet, cet homme aveugle n’était pas présent dans l’assemblée du Prophète lorsqu’il avait fait le tawassoul par le Messager de Allah. La preuve en est que celui qui a rapporté le hadith, à savoir ^Outhman Ibnou Hounayf avait dit dans ce qu’il a rapporté du hadith de l’homme aveugle :

فوالله ما تفرَّقنا ولا طَالَ بنا المجلسُ حتى دَخَلَ علينا الرجلُ وقد أَبصَر

(fawa l-Lahi ma tafarraqna wa la tala bina l-majliçou hatta dakhala ^alayna r-rajoulou wa qad absar)

ce qui signifie : « Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et l’assemblée n’avait pas duré longtemps avant que l’homme ne revienne à nous en ayant recouvert la vue ».

Par sa parole (hatta dakhala ^alayna) – avant que l’homme ne revienne à nous –, nous avons su que cet homme n’était pas présent dans l’assemblée lorsqu’il avait fait le tawassoul par le Messager de Allah.

9 – Quelle est la preuve du caractère permis de faire le tawassoul par le Messager de Allah après sa mort ?

Pour ce qui est du caractère permis du tawassoul par le Messager de Allah après sa mort, il est déduit également du hadith de ^Outhman Ibnou Hounayf, rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sahih –sûr–. Dans ce hadith, il a enseigné à un homme qui voulait rencontrer notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan lorsqu’il était Calife, afin qu’il lui règle une affaire. Il n’avait pas pu le rencontrer jusqu’à ce qu’il ait récité cette invocation. C’est alors que la rencontre a pu avoir lieu rapidement et notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan lui a réglé son affaire.

10 – Quelle est la preuve du caractère permis de visiter les tombes des prophètes et des saints et l’infondé de la prétention de Ibnou Taymiyah que ce serait une visite associatrice ?

Ceux-là qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk –la recherche des bénédictions–, ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (^ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète. Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe. La preuve pour cela est ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre, d’après Malikou d-Dar –le Responsable du Trésor–, qui était le responsable du Trésor auprès de ^Oumar : les gens ont été atteints de famine. Pendant neuf mois, durant le califat de ^Oumar, la pluie ne tombait plus. Un compagnon était alors parti auprès de la tombe du Prophète r. Il a dit : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de dégats ». L’homme a alors vu le Messager de Allah lui parler dans le rêve. Il lui a été dit : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ce qui signifie : « Passe le salam à ^Oumar et dis-lui qu’ils recevront la pluie ». Il lui a également demandé de lui dire : (^alayka l-kayça l-kays) ce qui signifie : « Continue à faire des efforts pour servir la communauté ». L’homme est alors parti voir ^Oumar et lui a rapporté ce qu’il a fait et ce qu’il a vu. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ce qui signifie : « Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté ».

Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce hadith que l’homme en question était Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy, le compagnon.

Ainsi, ce compagnon avait eu pour destination la tombe du Messager pour le tabarrouk et ni ^Oumar ni autre que lui ne lui avait renié ce qu’il avait fait. La prétention de Ibnou Taymiyah que cette visite serait associatrice est donc infondée.

11 – Quelle est la signification de la parole du compagnon : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) qui signifie : «Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de pertes » ?

La signification de sa parole (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) est : Ô Messager de Allah, demande à Allah qu’Il accorde la pluie à ta communauté, car ils ont eu beaucoup de pertes et de dégats.

12 – Quelle est la signification de ce qui est parvenu dans le hadith : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ?

Cela signifie : passe lui le salam de ma part et annonce-lui la nouvelle qu’ils vont recevoir la pluie. Par la suite, Allah ta^ala a fait que la pluie tombe tellement que cette année-là a été appelée ^Amou l-Fatq –l’année de l’abondance–, tant l’herbe a poussé abondamment et les troupeaux étaient devenus gras.

13 – Quelle est la signification de la parole du Messager (^alayka l-kayça l-kays) ?

Cela signifie : Continue à faire des efforts pour servir la communauté.

14 – Quelle est la signification de la parole de ^Oumar : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ?

Cela signifie : Je ne ferai pas défaillance sauf en cas d’incapacité. C’est-à-dire : je ferai tout mon possible pour le service de la communauté.

15 – Quelle réplique donner à certains wahhabites lorsqu’ils prétendent que Malikou d-Dar est quelqu’un d’inconnu ?

La parole (Malikou d-Dar est quelqu’un d’inconnu) est réfutée par le fait que ^Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

16 – Quelle réplique donner à certains wahhabites dans leur tentative d’affaiblir le hadith de Malikou d-Dar qui était le Responsable du Trésor auprès de ^Oumar ?

Leur tentative d’affaiblir ce hadith, après que le Hafidh Ibnou Hajar l’a confirmé comme sahih –sûr– n’est que diffamation et il convient de n’y accorder aucune considération.

On dit à celui qui a parlé ainsi : Tu n’as rien à dire après le classement en tant que sahih –sûr– fait par les Hafidh –mémorisateurs de hadith–. Tu n’as aucune part dans la science de la terminologie du hadith (istilah). De plus, classer comme sûr (tashih) ou comme faible (tad^if) est propre aux Hafidh. Tu sais bien que tu es loin de ce degré, de l’éloignement de la terre du ciel.

17 – Quelle réplique donner aux wahhabites que (al-istighathah –la recherche du renfort– par le Messager après sa mort est une forme d’association (chirk)) ?

Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre, d’après Malikou d-Dar –le Responsable du Trésor–, qui était le responsable du Trésor auprès de ^Oumar a dit : les gens ont été atteints de famine. Pendant neuf mois, durant le califat de ^Oumar, la pluie ne tombait plus. Un compagnon était alors parti auprès de la tombe du Prophète r. Il a dit : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de dégats ». L’homme a alors vu le Messager de Allah lui parler dans le rêve. Il lui a été dit : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ce qui signifie : « Passe le salam à ^Oumar et dis-lui qu’ils recevront la pluie ». Il lui a également demandé de lui dire : (^alayka l-kayça l-kays) ce qui signifie : « Dis-lui aussi qu’il continue à faire des effort pour servir la communauté ». L’homme est parti alors voir ^Oumar et lui a rapporté ce qu’il a vu. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ce qui signifie : Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté ».

Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce hadith que l’homme en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy, le compagnon.

Ce qui s’est produit là de la part de ce compagnon est une istighathah –demande de renfort– et un tawassoul –supplication par le degré–. Ce athar –fait rapporté– invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah –recherche du renfort– par le Messager après sa mort serait une forme d’association.

18 – Qu’est-ce que le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit au sujet du tawassoul, de l’istighathah, du tawajjouh et du tajawwouh ?

Le Hafidh –spécialiste de la mémorisation du hadith–, le Faqih –spécialiste de la jurisprudence–, le spécialiste de la langue Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit que le tawassoul –supplication par le degré des êtres de vertu–, l’istighathah –la demande du renfort–, le tawajjouh –le fait de s’adresser par un être de vertu– et le tajawwouh –le fait de prendre le mérite d’un être de vertu pour cause– ont la même signification. Il a cité cela dans son livre Chifa’ou s-Saqam qu’il a composé pour répliquer à Ibnou Taymiyah qui a renié le caractère recommandé (sounnah) de voyager pour visiter la tombe du Messager et qui a interdit de raccourcir la prière durant ce voyage.

19 – Quelle est la preuve que c’est chose approuvée que de connaître les tombes des vertueux afin de les visiter et de les entretenir ?

Le Hafidh –spécialiste de la mémorisation du hadithWaliyyou d-Din Al-^Iraqiyy a dit : Dans le hadith de Abou Hourayrah que Mouça a dit :

ربّ أَدْنِني مِنَ الأَرْضِ المُقَدَّسَةِ رَمْيَةً بِحَجرٍ

(rabbi adnini mina l-‘ardi l-mouqaddaçati ramyatan bihajar)

ce qui signifie : « Seigneur, rapproche-moi de la terre sacrée ne fut-ce de la distance d’un jet de pierre », et celui où le Prophète r a dit :

والله لَو أني عِندَهُ لأَريْتُكم قَبْرَهُ إلى جَنْبِ الطَّرِيقِ عِنْدَ الكَثِيْبِ الأحْمَرِ

(wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi ttariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar)

ce qui signifie : « Par Allah, si j’avais été auprès de lui, je vous aurai montré sa tombe : elle se trouve en bordure du chemin, près du monticule rougeâtre », il y a la preuve que c’est chose approuvée que de connaître les tombes des vertueux afin de les visiter et de les entretenir. Fin de citation

On comprend de la parole du Messager de Allah : (wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi ttariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar) au sujet de la tombe de Mouça ^alayhi s-salam et qui se trouve près de la ville de Ariha –Jéricho–, une allusion claire qu’il est requis de connaître les tombes des prophètes et des vertueux afin de rechercher d’eux les bénédictions (tabarrouk). C’est là l’habitude des illustres savants et c’est ce qu’ils ont indiqué par leurs textes.

20 – Qu’est-il recommandé de dire lors de la visite de la tombe du Messager de Allah r ?

L’Imam Abou l-Wafa Ibnou ^Aqil le hanbaliyy qui est l’un des piliers de l’école hanbaliyy a dit que parmi ce qu’il est recommandé de dire lors de la visite de la tombe du Messager de Allah r, il y a :

اللهم إنكَ قُلتَ في كتابِكَ لنبيّك صلى الله عليه وسلم:)ولو أنَّهم إذ ظلموا أنفسَهم جاءوك فاستغفروا اللهَ واستغفرَ لهم الرسولُ لوجدوا اللهَ توابًا رحيمًا( [سورة النساء]، وإنّي قد أتيتُ نبيَّكَ تائبًا مستغفرًا فأسألكَ أن تُوجِبَ لي المغفرةَ كما أوجَبتَهَا لمن أتاهُ في حياتِهِ، اللهم إني أتوجَّهُ إليكَ بنبيّكَ صلى الله عليه وسلم نبيّ الرّحمةِ، يا رسولَ الله إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي ليغفرَ لي ذنوبي

(Allahoumma innaka qoulta fi kitabika linabiyyika salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : wa law ‘annahoum ‘idh dhalamou ‘anfouçahoum jaouka fastaghfarou l-Laha wa staghfara lahoumou r-raçoulou lawajadou l-Laha tawwaban rahima. Wa ‘inni qad ‘ataytou nabiyyaka ta’iban moustaghfiran. Fa’as’alouka ‘an toujiba liya l-maghfirata kama ‘awjabtaha liman ‘atahou fi hayatihi. Allahoumma ‘inni ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika salla l-Lahou ^alayhi wa sallama nabiyyi r-rahmah. Ya Raçoula l-Lah, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi liyaghfira li dhounoubi)

ce qui signifie : « Ô Allah, Tu as certes dit dans Ton Livre à Ton Prophète r ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils étaient venus à toi et avaient demandé à ce que Allah leur pardonne et que le Messager avait demandé à ce que Allah leur pardonne, ils auraient vu que Allah est Celui Qui accepte le repentir et Celui Qui est miséricordieux », et je suis venu à Ton Prophète en m’étant repenti et demandant le pardon. Je Te demande de me faire mériter le pardon, tout comme Tu l’as fait mériter à ceux qui sont venus à lui durant sa vie. Ô Allah, je m’adresse à Toi par Ton Prophète r, le prophète de la miséricorde. Ô Messager de Allah, je m’adresse par toi à mon Seigneur afin qu’Il me pardonne mes péchés ».

Après cela, comment certains osent-ils dire que la visite de la tombe du Prophète pour rechercher les bénédictions (tabarrouk) est une visite d’association !!! Combien ces gens-là sont loin de la vérité.

21 – Qu’est-ce que le Hafidh Sirajou d-Din Ibnou l-Moulaqqin a dit au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Un des Spécialistes de la mémorisation du hadith, –Hafidh–s’appelle le Hafidh Sirajou d-Din Ibnou l-Moulaqqin. Il est mort environ soixante ans après Ibnou Taymiyah. Il faisait partie des spécialistes de jurisprudence chafi^iyy. Il a parlé de lui-même dans son livre Tabaqatou l-‘Awliya . C’est un livre dans lequel il cite les biographies de saints du Salaf –les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire–et du Khalaf –les musulmans des siècles suivants–. Il y a dit : « Je suis parti auprès de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy plusieurs fois. L’affaire qui était difficile pour moi m’était réglée chaque fois que j’invoquais Allah auprès de sa tombe ». Il s’agit de Ma^rouf Al-Karkhiyy qui fait partie des saints distingués et réputés à Bagdad. Il est connu par les gens du commun tout comme par les savants. Ils ont pour destination sa tombe pour rechercher les bénédictions (tabarrouk).

22 – Qu’est-il parvenu de Al-Haçan Ibnou Ibrahim Al-Khallal au sujet du tawassoul et de la visite (de la tombe) ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après Al-Haçan Ibnou Ibrahim Al-Khallal qu’il a dit : « Je n’ai pas été confronté à une affaire et je ne suis pas parti à la tombe de Mouça Ibnou Ja^far pour faire le tawassoul par lui, sans que Allah ta^ala m’ait facilité ce que je désire ». Fin de citation

23 – Qu’est-ce qu’a dit Ibrahim Al-Harbiyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après l’un des illustres savants du Salaf qui était contemporain à l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et qui s’appelait Ibrahim Al-Harbiyy Abou ‘Is-haq. Il était Hafidh, spécialiste de jurisprudence (faqih) et Moujtahid. On l’assimilait à Ahmad Ibnou Hanbal. Ce dernier d’ailleurs envoyait son fils apprendre auprès de lui. Al-Baghdadiyy a rapporté de lui son hadith :

قبرُ معروفٍ التّرياقُ المجرَّبُ

(qabrou Ma^rouf : at-tiryaqou l-moujarrab)

ce qui signifie : « La tombe de Ma^rouf, c’est At-Tiryaq –un remède– qui a fait ses preuves ». At-Tiryaq est un médicament composé de plusieurs ingrédients, connu chez les anciens médecins pour ses nombreuses vertus. Al-Harbiyy a assimilé la tombe de Ma^rouf au Tiryaq pour ses nombreux bénéfices. C’est comme si Al-Harbiyy avait dit : Allez visiter la tombe de Ma^rouf par recherche des bénédictions par lui (tabarrouk) tant il est bénéfique.

24 – Qu’est-ce qu’a dit ^Oubaydou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman Ibnou Mouhammad AzZouhriyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après ^Oubaydou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman Ibnou Mouhammad AzZouhriyy qu’il a dit : J’ai entendu mon père dire : « La tombe de Ma^rouf est expérimentée pour obtenir ce que l’on recherche. Il est dit que celui qui récite auprès de lui cent fois (Qoul houwa l-Lahou ‘ahad) [sourat Al-‘Ikhlas] puis qui demande à Allah ce qu’il veut, Allah lui accorde sa demande ».

25 – Qu’a dit Abou ^Abdi l-Lah Al-Mahamiliyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après Abou ^Abdi l-Lah Al-Mahamiliyy qu’il a dit : « Je connais la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy depuis soixante-dix ans. Il n’y a pas eu un seul qui soit tourmenté qui l’a visitée sans que Allah l’ait soulagé ».

26 – Qu’est-il rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il disait au sujet de Abou Hanifah et de sa tombe ?

Il a été rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il disait : « Certes je fais le tabarrouk –la recherche des bénédictions– par Abou Hanifah et je me rends à sa tombe chaque jour –c’est-à-dire pour la visiter–. Lorsque je suis confronté à une affaire, j’accomplis deux rak^ah, je me rends auprès de sa tombe et je demande à Allah ta^ala ce dont j’ai besoin. Peu après, elle m’est réglée ».

27 – Qu’est-ce que le Hafidh Al-Jazariyy a dit au sujet des tombes des vertueux ?

Le Hafidh Al-Jazariyy qui est le Chaykh des spécialistes de la récitation et également un Hafidh du hadith a dit dans un livre à lui qu’il a appelé Al-Hisnou l-Hasin et aussi dans son Moukhtasar : « Parmi les endroits où sont exaucées les invocations, il y a les tombes des vertueux ». Fin de citation

Ce Hafidh est venu environ cent ans après Ibnou Taymiyah. Les savants ne lui ont pas renié ce qu’il a dit si ce n’est certaines personnes qui se sont singularisées en rejoignant ceux qui renient le tawassoul et qui font partie de ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah.

28 – Cite la parole de l’Imam Malik au Calife Al-Mansour lorsqu’il a accompli le pèlerinage et qu’il a visité la tombe du Prophète r.

Nous terminons cette partie par la parole de l’Imam Malik au Calife Al-Mansour qui avait demandé à Malik lors de son pèlerinage et lorsqu’il était parti visiter la tombe du Prophète r : « Ô Abou ^Abdi l-Lah, est-ce que je m’oriente vers la qiblah pour faire des invocations, ou je m’oriente vers le Messager de Allah r ? » Il lui a répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de lui, alors qu’il est ta wacilah –le moyen grâce auquel tu espères être exaucé– pour Allah ta^ala et la wacilah de ton père Adam ^alayhi s-salam ?! Oriente-toi plutôt vers lui et demande son intercession, Allah le fera intercéder». Le Qadi ^Iyad a mentionné cela dans son livre Ach-Chifa.

29 – Quelle est la preuve que le péché de la déclaration de mécréance lancée par les wahhabites à l’encontre des musulmans du simple fait qu’ils se rendent aux tombes des prophètes et des vertueux, tout en ayant pour croyance que les prophètes et les saints sont des causes seulement, que ce péché sera dans les livrets de Ibnou Taymiyah car il est le premier à avoir instauré et déclaré cela ?

Comment Ibnou Taymiyah a-t-il eu l’audace d’interdire cela et à déclarer associateur –polythéiste– celui qui fait cela ?! De plus, comment a-t-il eu l’audace de prétendre que ceci fait l’objet de l’accord des savants ?! S’il avait dit : c’est ce que je pense ou c’est ce que je crois, il n’aurait donné ainsi que son avis personnel. Mais il a fait croire aux gens que son propre avis fait l’objet d’un accord entre les savants, et ce pour duper les gens. Or, il sait bien qu’il n’en est pas ainsi ! Quelle graves conséquences que ce qui résulte des paroles de Ibnou Taymiyah comme le fait que les wahhabites déclarent mécréants les musulmans, du simple fait qu’ils partent visiter les tombes des prophètes et des vertueux, tout en ayant pour croyance que les prophètes et les saints sont de simples causes et qu’ils ne créent ni profit ni nuisance.

Ainsi, tout péché dans la déclaration de mécréance de ces musulmans sera dans le livre des actes de Ibnou Taymiyah car il était le premier à avoir instauré cela. Le Messager de Allah r a ainsi dit :

ومن سنَّ في الإسلامِ سنةً سيئةً فعليهِ وِزرُهَا ووزرُ من عَمِلَ بها من بعدِهِ لا ينقصُ من أوزَارِهم شىءٌ

(wa man sanna fi l-‘Islami sounnatan sayyi’atan, fa^alayhi wizrouha wawizrou man ^amila biha min ba^dihi la yanqousou min ‘awzarihim chay’)

[hadith mach-hour –réputé– rapporté par Mouslim et d’autres] ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise innovation sera chargé de son péché et de celui de tous ceux qui la referont après lui, sans qu’il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs péchés ».

30 – Cite ce qu’a cité le Chaykh Ahmad Dhakir des choses surprenantes de la déclaration des wahhabites de mécréance à l’encontre des musulmans.

Parmi les chose surprenantes de la déclaration des wahhabites de mécréance à l’encontre des musulmans, il y a ce qu’a cité le Chaykh Ahmad Dhakir qui a dit : « J’étais dans la région de Bani Ghamid au Hijaz assis sous un arbre, invoquant Allah, levant mes mains. C’est alors qu’un homme est venu vers moi et a dit à haute voix : Pourquoi tu adores cet arbre ?! » Ce reniement de la part de cet homme et sa déclaration de mécréance a pour origine la mauvaise pensée à l’égard des gens. Il l’a déclaré mécréant sans avoir entendu ce qu’il disait. Cela n’avait pas lieu dans les pays des musulmans avant l’apparition de Mouhamad Ibnou ^Abdi l-Wahhab dans la région de Najd du Hijaz. Ceux qui l’ont suivi ont augmenté en outrance et ils n’ont cessé d’augmenter en exagération et en outrance jusqu’à nos jours.

31 – Quelle est la preuve que al-isti^adhah –la recherche de la protection– par autre que Allah n’est pas de l’association ou chirk –polythéisme– ?

Ahmad a rapporté dans Al-Mousnad avec une chaîne de transmission haçan –bonne–, tout comme l’a dit le Hafidh Ibnou Hajar, que Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy a dit au Messager de Allah r :

أَعُوذُ بالله ورَسُولِه أَن أَكُونَ كَوافِدِ عَادٍ

(‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad)

ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ». Le hadith en entier est une preuve qui indique l’infondé de la parole des wahhabites : (la recherche de préservation (al-isti^adhah) par autre que Allah est du chirk –association–).

32 – Cite le récit de Al-Harith Ibn Hassan Al-Bakriyy lorsqu’il était venu auprès du Messager de Allah r et qu’il lui a dit : (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ».

Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy a dit : « J’étais parti me plaindre de Al-^Ala’ Ibnou l-Hadramiyy au Messager de Allah r. J’étais passé par Ar-Rabdhah. J’y ai rencontré une vieille femme de la tribu de Bani Tamim qui n’avait aucune aide ni accompagnateur. Elle m’a alors dit : Ô toi esclave de Allah, j’ai une demande à faire au Messager de Allah r. Peux-tu m’emmener auprès de lui ? » Il a dit : « Je l’ai emmenée avec moi. Lorsque j’étais arrivé à Médine, j’ai trouvé la mosquée pleine de gens, une bannière noire flottait et Bilal armé de son épée devant le Messager de Allah r. J’ai demandé : qu’y a-t-il donc ? Ils m’ont répondu : Il veut envoyer ^Amr Ibnou l-^As combattre quelque part ». Il a dit : « Je m’étais assis ». Il a dit : « Il était rentré chez lui » ou bien « dans sa tente ». Il a dit : « J’ai demandé la permission d’entrer. Il m’a autorisé. J’étais entré. J’ai passé le salam. Il a dit :

هل كانَ بينكم وبينَ بني تميمٍ شىء

(hal kana baynakoum wa bayna bani tamim chay’)

ce qui signifie : « Y avait-il des problèmes entre vous et les Bani Tamim ? » J’ai répondu : Oui, et nous avions eu le dessus. Je suis par ailleurs passé par la région de Bani Tamim et j’ai rencontré une vieille femme qui n’avait aucun aide et qui m’a demandé de l’amener à toi. Elle est là derrière la porte en train d’attendre. Il lui a  alors été donné l’autorisation et elle est entrée. Je lui ai dit : Ô Messager de Allah, si tu voulais laisser une frontière entre nous et la région de Bani Tamim, fais que ce soit la terre de Ad-Dahna. C’est alors que la vieille femme s’est emportée et s’est exclamée : Ô Messager de Allah, à qui tu laisses alors tes proches de Moudar ? » Il a dit : « J’ai alors dit : Je suis tel celui qui a dit : une chèvre qui a transporté ce qui est la cause de sa mort ! J’ai amené cette femme avec moi sans savoir qu’elle serait un adversaire pour moi ! Je recherche la préservation par Allah et par Son Messager afin de ne pas être tel l’émissaire de ^Ad. Il a alors dit :

هيه وما وافدُ عادٍ

(Hih wa ma wafidou ^ad)

ce qui signifie : « Et quelle est donc l’histoire de l’émissaire de ^Ad ? ». Et il savait mieux que lui l’histoire, mais il cherchait à entendre cet homme la dire. J’ai dit : ^Ad ont eu à endurer une sécheresse. Ils ont alors envoyé un émissaire de leur tribu qui s’appelait Qil. Il était passé chez Mou^awiyah Ibnou Bakr Il a résidé chez lui pendant un mois durant lequel il lui donnait à boire du vin et deux femmes esclaves chantaient pour lui. Elles s’appelaient al-Jaradatan. Lorsque tout le mois s’était écoulé, il s’était dirigé vers la montagne de Tihamah, afin de demander à Allah la pluie pour son peuple. En effet, malgré leur association, ils glorifiaient La Mecque. Il a appelé : Ô Allah, Tu sais que je ne suis pas sorti pour rendre visite à un malade pour lui rechercher la guérison, ni un prisonnier que je rechercherais à libérer contre caution. Ô Allah, envoie la pluie à la tribu de ^Ad tout comme Tu la leur as toujours envoyée. C’est alors que sont passés auprès de lui des nuages noirs. Les nuages noirs sont habituellement porteurs de pluie. Il s’en était réjoui et s’est dit : maintenant, il va pleuvoir. Il a été appelé à partir du nuage –c’était un ange qui l’a appelé– en lui disant : Choisis un nuage. Il a montré un d’entre eux. Il a été appelé à partir de ce nuage-là : Prends ce nuages qui sera cendres grisâtres et qui ne laissera personne vivant de la tribu de ^Ad ». Il a dit : « Il m’a été rapporté qu’il ne leur a été envoyé que la part de vent qui passerait par ma bague que voici, tant qu’ils ont tous péri ». Abou Wa’il a dit : « Il a dit vrai ». C’est depuis, que lorsqu’un homme ou une femme envoyaient un émissaire pour une affaire, ils lui disaient : Ne sois pas comme l’émissaire de ^Ad ! Fin de citation

33 – Quelle est la preuve dans la parole de Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy au Messager de Allah (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) qu’il est permis de rechercher la préservation par autre que Allah ?

Le point d’argument dans ce hadith est que le Messager n’a pas dit à Al-Harith : tu es devenu associateur lorsque tu as dit : (wa Raçoulihi) qui signifie (et par Son Messager), car tu as recherché la préservation par moi ! En effet, Al-Harith avait réuni la recherche de la préservation (al-isti^adhah) par le Messager avec la recherche de préservation par Allah. Celui par leQuel l’on recherche la préservation en réalité c’est Allah. Néanmoins, on recherche la préservation par le Messager dans le sens qu’il est une cause. Il s’est avéré pour Al-Harith que l’affaire de cette vieille femme était identique à la sienne. Lui, était venu demander au Messager une terre particulière. Elle avait de son côté la même demande au Messager. Lorsqu’il l’avait faite parvenir auprès du Messager, elle avait cité ce qu’elle avait dans son cœur. Le compagnon avait alors dit : (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ». C’est-à-dire je recherche la préservation par Allah d’être déçu dans l’espoir que j’avais. Cela veut dire que cette femme voulait me précéder pour obtenir ce qui représentait ce que je recherchais moi-même.

34 – Quelle réplique donner à celui qui dit : (Nous ne renions pas la recherche de la préservation (al-isti^anah) par le Messager durant sa vie et en sa présence, mais nous renions la recherche de préservation par lui, après sa mort) ?

La recherche de préservation a le même sens, qu’elle soit demandée à celui qui est vivant et présent ou absent. Comment se pourrait-il que la demander à celui qui est présent soit permis et que la demander à celui qui est absent soit du chirk –du polythéisme ou association– ?! Ceci est insensé. Le croyant, lorsqu’il recherche la préservation par un vivant ou un mort, il considère celui par lequel il recherche la préservation comme une cause. C’est-à-dire qu’il profitera à celui qui recherche par lui la préservation, si Allah le veut. En d’autres termes, si Allah a prédestiné qu’il lui profitera, il lui profitera. Dans ce sens-là, il n’y a pas de différence entre le fait que celui par lequel l’on recherche la préservation soit vivant et présent ou bien mort et absent. Ni celui qui est vivant et présent par lequel l’on recherche la préservation ne crée la préservation, ni même le mort. Allah ta^ala dit :

هل من خالقٍ غير الله

(hal min khaliqin ghayrou l-Lah)

ce qui signifie : « Il n’y a pas d’autre créateur que Allah ». Où est le sens de l’adoration en cela ?! N’est-ce pas que le sens de l’adoration selon la langue et la Loi, c’est la limite de l’humilité. Ô vous qui déclarez mécréante la communauté de bonne guidée sans raison, comprenez d’abord le sens de l’adoration (al-^ibadah) avant de parler.

35 – Cite une preuve à partir du hadith du caractère permis de rechercher la préservation par autre que Allah.

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah r a dit :

إنَّ لله مَلائِكةً في الأرْضِ سِوَى الحَفَظَةِ يَكتُبونَ مَا يَسْقُطُ مِنْ وَرَقِ الشَّجَرِ فَإذَا أصَابَ أحدَكُم عَرْجَةٌ بأرْضٍ فَلاةٍ فلْيُنَادِ أعِيْنُوا عِبادَ الله

(‘inna li l-Lahi mala’ikatoun fi l-‘ardi siwa l-hafadhati yaktoubouna ma yasqoutou min waraqi ch-chajar. Fa’idha ‘asaba ahadakoum ^arjatoun fi ‘ardin falat, fa l-younadi : ‘a^inou ^ibada l-Lah)

[rapporté par AtTabaraniyy] ce qui signifie : « Certes, Allah a des anges qui se déplacent sur terre, autres que les anges protecteurs, qui notent ce qui tombe comme feuilles des arbres. Si jamais il arrive à l’un d’entre vous une mésaventure dans une région inhabitée, qu’il dise : Aidez, esclaves de Allah ».

Le Hafidh Al-Haythamiyy a dit : les hommes qui composent sa chaîne de transmission sont du degré du thiqah –digne de confiance–.

Ce hadith comporte la preuve claire du caractère permis de la recherche du renfort (al-istighathah) par autre que Allah. Le Prophète nous y a enseigné, lorsque l’un d’entre nous a un problème dans une terre déserte, de dire : (Ya ^Ibada l-Lahi ‘a^inou) ce qui signifie : « Ô esclaves de Allah, aidez-moi ». Ceci lui sera utile. Ce hadith a été jugé haçan –bon– par le Hafidh Ibnou Hajar. Le texte de ce hadith tel que l’a mentionné le Hafidh Ibnou Hajar dans Al-‘Amaliyy d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, est que le Prophète r a dit :

إنَّ لله ملائكةً سِوَى الحفظَةِ سَيَّاحينَ في الفَلاةِ يكتبونَ ما يسقُطُ من وَرَقِ الشَّجَرِ فإذا أصابَ أحدكُم عرجةٌ في فلاةٍ فَليُنَادِ يا عبادَ الله أعينوا

(‘inna li l-Lahi mala’ikatoun siwa l-hafadhati sayyahina fi l-falat yaktoubouna ma yasqoutou min waraqi ch-chajar. Fa’idha ‘asaba ahadakoum ^arjatoun fi falatin, fa l-younadi : Ya ^ibada l-Lahi, ‘a^inou)

ce qui signifie : « Certes, Allah a des anges, autres que les anges protecteurs qui circulent dans les régions inhabitées et qui inscrivent les feuilles qui tombent des arbres. Si jamais il arrive à l’un d’entre vous une mésaventure dans une région inhabitée, qu’il dise : Ô esclaves de Allah, aidez-moi ».

Allah ta^ala fait entendre l’appel de cette personne à ces anges chargés d’écrire ce qui tombe parmi les feuilles des arbres dans les régions inhabitées et ce, même si elle se trouve à une longue distance d’eux. Le roi qui est présent et vivant, si on demande son renfort, en lui disant : Ô toi mon roi, Untel a été injuste envers moi, sauve-moi, ou bien Ô notre roi, une famine nous a atteint, sauve-nous, ce roi-là ne sauve et ne vient en renfort que par la volonté de Allah. De même, ces anges ne viennent en renfort que par la volonté de Allah. De même, les saints et les prophètes, si quelqu’un recherche leur renfort après leur mort, ils viendront en renfort par la volonté de Allah. Donc, ils sont des causes. Les deux cas sont permis.

36 – Ibnou Taymiyah a dit : (la parole aghithni Ya Raçoula l-Lah –viens en renfort pour moi Ô Messager de Allah– est du chirk –acte de polythéisme ou d’association– si c’est en son absence ou après sa mort). Quelle réplique donner à Ibnou Taymiyah et aux wahhabites qui disent : (Pourquoi tu recherches le renfort par autre que Allah, Allah n’a pas besoin d’intermédiaire ?) ?

Ibnou Taymiyah dit : (la parole aghithni Ya Raçoula l-Lah –viens en renfort pour moi Ô Messager de Allah– est du chirk –acte de polythéisme ou d’association– si c’est en son absence ou après sa mort). Selon lui, il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent. Ibnou Taymiyah et les wahhabites disent : (Pourquoi tu recherches le renfort par autre que Allah, Allah n’a pas besoin d’intermédiaire ?) Il leur est dit pour leur répliquer : Allah ta^ala n’a également pas besoin du roi pour qu’il vienne en renfort à toi. Les anges également, Allah n’en a pas besoin pour qu’ils viennent en renfort à toi. Combien Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi sont loin de la vérité lorsqu’ils ont posé des conditions pour la validité de la recherche du renfort (al-istighathah) et la recherche de l’aide (al-isti^anah) par autre que Allah, des conditions qui ne figurent ni dans le Livre de Allah ni dans la Tradition du Messager de Allah. Or toute condition qui ne figure pas dans le Livre de Allah est infondée, même s’il s’agit de cent conditions.

Par ailleurs, ce qui encore plus étonnant, c’est qu’il a été confirmé de Ibnou Taymiyah deux choses contradictoires : d’une part sa parole qui est connue de lui d’interdiction de la demande du renfort par autre que le vivant et présent. D’autre part, il a déclaré explicitement dans son livre Al-Kalimou tTayyib qu’il approuvait de dire lorsque l’on est atteint d’une quasi-paralysie à la jambe : (Ya Mouhammad) qui signifie : « Ô Mouhammad ». Son livre Al-Kalimou tTayyib est confirmé comme étant de sa composition. Ce qu’il y a confirmé dans ce livre-là c’est ce qui est en accord avec les actes des musulmans, le Salaf et le Khalaf. Quant aux assimilateurs de cette époque, les wahhabites qui suivent Ibnou Taymiyah, ils sont unanimes à dire que la parole (Ya Mouhammad) qui signifie : « Ô Mouhammad » est du chirk –polythéisme et association– et de la mécréance !

37 – Quelle est la preuve que le mort est utile après sa mort ?

Le Messager de Allah r a dit :

حَياتِي خَيْرٌ لَكُم ومَمَاتي خَيرٌ لَكُم تُحْدِثُونَ ويُحْدَثُ لَكُم، وَوفَاتي خَيرٌ لَكُم تُعْرَضُ عَليَّ أعْمالُكُم فَما رَأيتُ مِنْ خَيْرٍ حَمِدْتُ الله علَيهِ وما رأيتُ مِنْ شَرّ استَغْفَرْتُ لَكُم

(hayati khayroun lakoum wa mamati khayroun lakoum touhdithouna wa youhdathou lakoum. Wa wafati khayroun lakoum tou^radou ^alayya ‘a^maloukoum fama ra’aytou min khayrin hamidtou l-Laha ^alayh ; wa ma ra’aytou min charrin istaghfartou lakoum)

[rapporté par Al-Bazzar et ses hommes sont du degré du sahih] ce qui signifie : « Ma vie est un bien pour vous et ma mort est un bien pour vous : vous agissez et vous recevez alors le jugement par ce qui m’est révélé. Ma mort est un bien pour vous : vos actes me seront exposés. Ce que j’en trouve comme bien, j’en remercie Allah et pour ce que j’en trouve mauvais, je demande le pardon en votre faveur ».

Ce hadith indique que le Prophète est utile après sa mort, contrairement aux wahhabites qui disent que nul n’est utile après sa mort. En effet, lorsqu’il a dit r : (wa mamati khayroun lakoum) qui signifie : « ma mort est un bien pour vous », il nous a fait comprendre qu’il nous est utile après sa mort également par la volonté de Allah ^azza wa jall. Ce fut également le cas de Mouça ^alayhi s-salam qui nous a été utile la nuit de l’ascension (al-mi^raj). Lorsqu’il avait interrogé le Prophète r : « Qu’est-ce que Allah a ordonné à ta communauté ? » Il lui a répondu : (خمسينَ صلاةً) (khamsina salatan) qui signifie : « cinquante prières ». Il lui a dit : « Retourne et demande l’allègement. J’ai certes expérimenté les fils de Israil ! Il leur a été ordonné deux prières et ils ne les ont pas accomplies ». Il est retourné et a demandé l’allègement, une fois après l’autre. A chaque fois, Mouça ^alayhi s-salam lui disait : « Retourne et demande l’allègement », jusqu’à ce qu’elles deviennent cinq prières avec la récompense de cinquante. Est-ce que quelqu’un de raisonnable va douter de l’utilité de Mouça ^alayhi s-salam pour cette communauté, par ce grand profit. Mouça était décédé plus de mille années avant la nuit de l’ascension. Ceci est un acte qui a eu lieu après sa mort, et par lequel il a profité à la communauté de Mouhammad r.

Pour ce qui est de sa parole r : (touhdithouna wa youhdathou lakoum),  elle signifie : vous agissez et par la suite, le jugement vous est donné par la révélation au Messager de Allah.

Puis le Prophète r insiste sur son profit à sa communauté, après sa mort par sa parole : (Wa wafati khayroun lakoum tou^radou ^alayya ‘a^maloukoum fama ra’aytou min khayrin hamidtou l-Laha ^alayh ; wa ma ra’aytou min charrin istaghfartou lakoum) qui signifie : « Ma mort est un bien pour vous : vos actes me seront exposés. Ce que j’en trouve comme bien, j’en remercie Allah et pour ce que j’en trouve mauvais, je demande le pardon en votre faveur ».

38 – Quelle est la preuve de l’infondé de la parole de Ibnou Taymiyah : (Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent) ?

AtTabaraniyy a rapporté dans ses deux Mou^jam : Al-Kabir et AsSaghir d’après ^Outhman Ibnou Hounayf, qu’un homme essayait de voir ^Outhman Ibnou ^Affan sans succès. ^Outhman ne s’occupait pas de lui et ne lui réglait pas son affaire. Il a alors rencontré ^Outhman Ibnou Hounayf à qui il s’est plaint. Il lui a alors dit : Va à l’endroit où l’on fait le woudou, fais ton woudou, puis accomplis deux rak^ah et dis :

اللّهُمَّ إنّي أسْألُكَ وأتَوَجَّهُ إلَيكَ بنَبِيّنا محمّدٍ نَبيّ الرَّحْمةِ، يَا مُحَمَّدُ إنِيّ أتَوجَّهُ بكَ إلى رَبي في حَاجَتِي لتُقْضَى لي، ثمَّ رُحْ حتَّى أرُوْحَ مَعَكَ

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyina Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li, thoumma rouh hatta ‘arouha ma^ak)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par notre prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée. Puis vas-y, je viendrai avec toi ». L’homme a fait ce qu’il lui a dit de faire. Il s’est alors dirigé vers la porte de ^Outhman. Le portier l’a pris par la main, il l’a fait entrer et asseoir sur le tapis de ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a dit : Quelle est ton affaire ? Il lui a cité son affaire. Il la lui a réglée et a dit : Je ne m’en suis rappelé que maintenant. Il est alors sorti de chez lui et a de nouveau rencontré ^Outhman Ibnou Hounayf. Il lui a alors dit : Que Allah te rétribue en bien ! Il ne m’a réglé mon affaire qu’après que tu lui ais parlé à mon sujet. C’est alors que ^Outhman Ibnou Hounayf a dit : Par Allah je ne lui ai pas parlé de toi. Mais j’ai été témoin du Messager de Allah r lorsqu’un homme aveugle était venu à lui se plaindre de la perte de sa vue. Il lui a alors dit :

إن شِئْتَ صَبَرْتَ وإنْ شِئْتَ دَعَوْتُ لكَ

(in chi’ta sabarta wa ‘in chi’ta da^awtou lak)

ce qui signifie : « Si tu veux tu patientes et si tu veux je fais des invocations pour toi ». Il lui a répondu : Ô Messager de Allah, la perte de la vue m’est éprouvante et je n’ai personne pour me guider. Il lui a alors dit :

ائتِ المِيْضَأةَ فتَوضَّأ وصَلّ ركعتينِ ثمّ قلْ هؤلاءِ الكَلماتِ

(iti l-mida’ah fatawadda’ wa salli rak^atayn thoumma qoul ha’oula’i l-kalimat)

ce qui signifie : « Va à l’endroit où l’on fait le woudou’ puis accomplis deux rak^ah et dis ces paroles ». ^Outhman Ibnou Hounayf a dit :

ففَعلَ الرجُلُ ما قَال، فوَالله مَا تَفَرَّقْنا ولا طالَ بِنا المجْلِسُ حَتّى دخَلَ علَيْنا الرّجُلُ وقَد أبْصَرَ كأنَّهُ لَم يكنْ بهِ ضُرٌّ قَطُّ

(fafa^ala r-rajoulou ma qal. Fawa l-Lahi ma tafarraqna wa la tala bina l-majliçou hatta dakhala ^alayna r-rajoulou wa qad absara ka’annahou lam yakoun bihi dourroun qatt)

ce qui signifie : « L’homme a fait ce qu’il lui a dit de faire. Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et l’assemblée n’avait pas duré longtemps avant que l’homme ne revienne à nous en ayant recouvert la vue, comme s’il n’avait jamais eu de mal ».

AtTabaraniyy a dit dans son Mou^jam : « Le hadith est sahih ». Or AtTabaraniyy n’a pas pour habitude de déclarer sahih un hadith bien que son livre Al-Mou^jam Al-Kabir soit très volumineux. Il n’a pas dit d’un seul hadith qu’il a rapporté et même s’il était sahih : « le hadith est sahih » si ce n’est ce hadith-là ! Il l’a également rapporté dans son petit Mou^jam  (Al-Mou^jam As-Saghir).

Il comporte la preuve que cet homme aveugle a fait le tawassoul par le Prophète mais pas en sa présence. La preuve en est la parole de ^Outhman Ibnou Hounayf : (hatta dakhala ^alayna r-rajoulou) qui signifie : « avant que l’homme ne revienne à nous ». Il comporte également la preuve que le tawassoul par le Prophète est permis durant sa vie et après sa mort. La parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul n’est permis que par celui qui est vivant et présent) est donc infondée. Toute condition qui ne figure pas dans le Livre de Allah est infondée, même s’il s’agit de mille conditions.

Ce hadith comporte la preuve claire du caractère permis du tawassoul par le Prophète durant sa vie, après sa mort, en sa présence ou pas.

39 – Quelle est la preuve que la parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul évoqué dans le hadith de l’homme aveugle n’est pas un tawassoul par le Prophète-même mais plutôt un tawassoul par ses invocations) est bien contraire aux fondements de la croyance ?

La parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul évoqué dans le hadith de l’homme aveugle n’est pas un tawassoul par le Prophète-même mais plutôt un tawassoul par ses invocations) est une prétention infondée. En effet, le tawassoul est une des sortes de tabarrouk –recherche des bénédictions–. Le Messager, son être est béni, ses traces, c’est-à-dire ses cheveux, ses ongles, l’eau qu’il a utilisée pour son woudou, ses expectorations et sa salive, sont tous bénis. Il y avait parmi les compagnons qui recherchaient les bénédictions par cela, tout comme cela est parvenu dans le Sahih. Cette parole de Ibnou Taymiyah est comme si les compagnons ne connaissaient pas la réalité et qu’ils étaient ignorants. Or ce qu’il a dit est contraire aux fondements de la croyance. Les savants spécialistes des fondements de la croyance ne procédaient au ta’wil –l’interprétation par un autre sens que le sens apparent– que s’il y avait une preuve catégorique selon la raison ou selon un texte authentique. Mais la parole de Ibnou Taymiyah signifie qu’il faut considérer comme s’il y avait supposition (taqdir) d’un mot omis. Selon leur prétention, l’invocation serait : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par l’invocation de notre prophète » et aussi l’invocation : « Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur » est supposée (taqdir) : « Ô Mouhammad, je m’adresse par ton invocation à mon Seigneur ».

Or à l’origine, il n’y a pas de supposition (taqdir) de mot omis dans les textes. On n’envisage la supposition (taqdir) d’un mot omis que s’il y a une preuve. Ceci est chose connue chez les savants des fondements. Ibnou Taymiyah aimait la singularité et la violation de l’Unanimité, tant il était imbu de lui-même.

40 – Pourquoi Abou Hayyan Al-‘Andalouciyy s’est-il détourné de Ibnou Taymiyah après qu’il l’a aimé et qu’il a fait son éloge ?

Ibnou Taymiyah, son amiration de sa propre personne était tellement excessive que lorsque fut évoquée, en sa présence, une question de grammaire arabe et qu’il lui a été dit : c’est ainsi qu’a dit Sibawayh, il a alors répondu: Sibawayh est menteur. Que représente Ibnou Taymiyah dans la grammaire arabe (nahw) pour démentir ainsi l’Imam du Nahw du fait qu’il a contredit son avis ! Mais ceci est moins grave que sa prétention que ^Aliyy Ibnou Abi Talib se soit trompé dans dix-sept questions !

C’est pour cela que Abou Hayyan Al-‘Andalouciyy s’est détourné de lui après l’avoir aimé et fait son éloge par un poème, lorsqu’il a su qu’il accusait Sibawayh de mensonge. Lorsqu’il a vu son livre qu’il a nommé Kitabou l-^Arch et dans lequel il a cité que Allah était assis sur le Koursiyy –Piédestal– et qu’Il aurait laissé une place libre pour y faire asseoir le Messager, il l’a davantage détesté et s’était mis à le maudire jusqu’à sa mort. C’est le Hafidh Mouhammad Mourtada AzZabidiyy qui l’a mentionné. Abou Hayyan est un imam dans les récitations du Qour’an, dans la grammaire arabe (nahw) et dans le Tafsir –Exégèse–.

41 – Pourquoi est-ce que Adh-Dhahabiyy a décri Ibnou Taymiyah dans son livre Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab que « ce qui l’a perdu, c’est l’excès de recherche du leadership et le mépris des personnages honorables » ?

Adh-Dhahabiyy a décrit Ibnou Taymiyah dans son livre Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab que « ce qui l’a perdu, c’est l’excès de recherche du leadership et le mépris des personnages honorables ». Ce que Adh-Dhahabiyy a dit est vrai. Ibnou Taymiyah a effectivement rabaissé notre maître ^Aliyy lorsqu’il a dit que les guerres qu’il a menées n’ont pas été utiles pour les musulmans mais qu’elles leur ont été préjudiciables pour leur religion et leur bas-monde. Il l’a également rabaissé lorsqu’il a dit que le combat à ses côtés n’était ni obligatoire ni recommandé. Or Ibnou Taymiyah sait pertinemment que Allah ta^ala dit :

)يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ أَطِيعُواْ اللهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ(

(Ya ‘ayyouha l-ladhina amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui sont responsables de vous ». ^Aliyy est concerné par cette ayah. Plus encore, il est le premier à avoir obéi à l’ordre compris dans cette ayah. Il a ainsi combattu ceux qui s’étaient rebellés contre lui. Ahlou s-Sounnah ont été unanimes à dire que ^Aliyy était en droit de combattre lors des trois batailles : La bataille de al-jamal, la bataille de Siffin et la bataille de An-Nahrawan. Ce qui confirme cela, c’est le hadith du Messager de Allah :

إن منكمْ من يقاتِلُ على تأويلِهِ كما قاتلتُ على تَنْزِيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui va combattre pour son explication tout comme j’ai combattu pour sa révélation ». On lui dit alors : « Et qui donc ?» Il a répondu :

خَاصِفُ النعل

(khasifou n-na^l)

ce qui signifie : “Celui qui répare ses sandales ». Et ^Aliyy était à ce moment-là en train de réparer ses sandales.

Il y a dans ce hadith la preuve que le combat de ^Aliyy  était bien-fondé. Ce hadith est sahih –sûr– thabit –authentique–. Il a été rapporté par Ibnou Hibban et d’autres.

L’épître de Adh-Dhahabiyy Baynaou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentique comme étant son oeuvre. Le Hafidh As-Sakhawiyy l’a attribuée à Adh-Dhahabiyy dans son livre Al-‘I^lanou bi t-Tawbikhi Liman Dhamma t-Tarikh. Il y a rapporté une part de ce qui a été précédemment cité au sujet des caractéristiques de Ibnou Taymiyah que son exagération dans la recherche du leadership des savants et le mépris des personnages illustres l’ont perdu. Il n’y a donc aucune considération à porter à qui en renie l’authenticité ou le fait que ce soit bien la composition de Adh-Dhahabiyy, sans aucune preuve mais simplement pour satisfaire les wahhabites, ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah et ce, pour de l’argent.

42 – Quelle est la preuve que l’épître de Adh-Dhahabiyy : Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentiquement de lui ?

L’épître de Adh-Dhahabiyy Baynaou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentique comme étant son oeuvre. Le Hafidh As-Sakhawiyy l’a attribuée à Adh-Dhahabiyy dans son livre Al-‘I^lanou bi t-Tawbikhi Liman Dhamma t-Tarikh. Il y a rapporté une part de ce qui a été précédemment cité au sujet des caractéristiques de Ibnou Taymiyah que son exagération dans la recherche du leadership des savants et le mépris des personnages illustres l’ont perdu. Il n’y a donc aucune considération à porter à qui en renie l’authenticité ou le fait que ce soit bien la composition de Adh-Dhahabiyy, sans aucune preuve mais simplement pour satisfaire les wahhabites, ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah et ce, pour de l’argent.

43 – Quelle réplique donner à l’attachement des wahhabites à la prétention de Ibnou Taymiyah à la version de At-Tirmidhiyy du hadith qui comporte : (Allahoumma chaffi^hou fiyya wa chaffi^ni fi nafsi) qu’il ne serait pas valable de faire le tabarrouk –la recherche des bénédictions– par l’être du Prophète ?

Les wahhabites s’attachent à la version du hadith de At-Tirmidhiyy qui comporte :

اللهمَّ شَفعْهُ فيَّ وشَفعني في نفسِي

(Allahoumma chaffi^hou fiyya wa chaffi^ni fi nafsi)

ce qui signifie : « Ô Allah, fais-le intercéder en ma faveur et fais-moi intercéder pour moi-même ». Mais elle n’indique pas comme l’a prétendu Ibnou Taymiyah, qu’il ne serait pas valable de faire le tawassoul par l’être même du Prophète. Le tabarrouk par le Prophète est permis selon l’Unanimité. Seul Ibnou Taymiyah l’a contredit ! C’est au sujet du Messager que le poète a dit, dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy :

Blanc de peau, l’on recherche la pluie par lui

            Un secours pour les orphelins et un protecteur pour les veuves

44 – Quelle est la preuve que ne pas faire le tawassoul par le Prophète après sa mort n’indique pas qu’il est interdit de faire le tawassoul par autre que celui qui est vivant et présent ?

Le tawassoul de ^Oumar par Al-^Abbas, après la mort du Prophète r, n’était pas en raison de la mort du Messager. C’était plutôt en raison de sa proche parenté avec le Prophète r. La preuve en est la parole de Al-^Abbas, lorsque ^Oumar l’a fait avancer devant eux :

اللّهُمَّ إنّ القَوْمَ تَوجَّهُوا بي إلَيْكَ لِمَكَانِي مِنْ نَبيّكَ

(Allahoumma ‘inna l-qawma tawajjahou bi ‘ilayka limakani min nabiyyika)

ce qui signifie : « Ô Allah, les gens s’adressent par moi à Toi, en raison de ma proche parenté avec Ton Prophète ». L’avis de Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi parmi ceux qui renient le tawassoul apparaît ainsi clairement infondé.

Ceci a été rapporté par AzZoubayr Ibnou Bakkar, comme l’a rapporté le Hafidh Ibnou Hajar.

Ce qui le conforte aussi, c’est ce qu’a rapporté également Al-Hakim dans Al-Moustadrak que ^Oumar, que Allah l’agrée, a donné un discours aux gens et a dit :

أيُّها النَّاسُ إنَّ رسُولَ الله صلى الله عليه وسلم كانَ يَرَى للعَبّاسِ مَا يَرَى الولَدُ لِوَالدِه، يُعَظّمُهُ ويُفَخّمُهُ ويَبَرُّ قَسَمَهُ، فاقْتَدُوا أيُّها النّاسُ برسولِ الله صلى الله عليه وسلم في عَمّهِ العبَّاسِ واتّخِذُوه وسِيلةً إلى الله فِيما نَزَلَ بكُم

(‘ayyouha n-naçou ‘inna raçoula l-Lahi salla l-Lahou ^alayhi wa sallama kana yara li l-^Abbaci ma yara l-waladou liwalidihi. You^adhdhimouhou wa youfakh-khimouhou wa yabarrou qaçamahou. Faqtadou ‘ayyouha n-naçou biraçouli l-Lahi salla l-Lahou ^alayhi wa sallama fi ^ammihi l-^Abbas wa t-takhidhouhou wacilatan ‘ila l-Lahi fima nazala bikoum)

ce qui signifie : « Ô vous les gens, certes le Messager de Allah r avait la même considération pour Al-^Abbas qu’un fils en avait pour son père. Il l’honorait, il le traitait avec égard, il respectait sa parole s’il le conjurait. Prenez exemple Ô vous les gens sur le Messager de Allah en son oncle Al-^Abbas et prenez-le pour cause pour vous adresser à Allah pour ce qui vous a atteint ».

Ceci explique la raison pour laquelle ^Oumar a fait le tawassoul par Al-^Abbas. On comprend de là que ^Oumar avait fait le tawassoul par Al-^Abbas pour sa proche parenté avec le Messager de Allah r. Le fait que ^Oumar n’ait pas fait le tawassoul par le Prophète à cette occasion-là ne comporte pas de preuve que le tawassoul par autre que le vivant et présent est interdit ! Le Prophète a en effet délaissé beaucoup de choses permises. Est-ce pour autant une preuve que ce sont des choses interdites ?! Les savants ont mentionné dans les livres de fondements de la croyance que délaisser une chose n’indique pas son interdiction. Notre maître ^Oumar a voulu ainsi montrer le caractère permis du tawassoul par autre que le Prophète r, parmi les gens de la vertu, dont on espère les bénédictions. C’est pour cela que le Hafidh Ibnou Hajar a dit dans Fat-hou l-Bari suite à ce récit : « On déduit à partir du récit de Al-^Abbas le caractère recommandé de chercher l’intercession des gens de bien, de vertu et de la famille du Prophète ». Fin de citation

45 – Quelle réplique donner à la prétention de certains perturbateurs que (le hadith cité comporte dans sa chaîne de transmission Abou Ja^far qui est quelqu’un d’inconnu) ?

Il n’y a aucune considération à donner à certains perturbateurs qui disent que le hadith cité comporte dans sa chaîne de transmission Abou Ja^far qui est quelqu’un d’inconnu. Il n’en est pas tel qu’ils le prétendent. Ce Abou Ja^far est Abou Ja^far Al-Khitmiyy qui est un homme digne de confiance (thiqah).

46 – Quelle est la réplique à la prétention du dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy que AtTabaraniyy en disant : « le hadith est sahih » voulait dire la première partie, c’est-à-dire ce qu’avait fait l’homme aveugle durant la vie du Messager de Allah seulement et qu’il ne visait pas ce qu’a fait l’homme durant le califat de ^Outhman Ibnou ^Affan après le décès du Messager ?

La prétention de certains, comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy, que AtTabaraniyy en disant : « le hadith est sahih » voulait dire la première partie, c’est-à-dire ce qu’avait fait l’homme aveugle durant la vie du Messager de Allah seulement et qu’il ne visait pas ce qu’a fait l’homme durant le califat de ^Outhman Ibnou ^Affan après le décès du Messager, cette prétention est réfutée et rejetée. En effet, les savants spécialistes de la terminologie du hadith (al-moustalah) ont dit : le terme « hadith » est employé pour désigner la parole attribuée au Prophète (marfou^) et également celle qui est dite par le compagnons (mawqouf). En d’autres termes, la parole du Messager est appelée hadith et la parole du compagnon est appelée hadith. Le terme hadith ne se limite pas seulement à la parole du Prophète.

Les propos de cet homme pratiquant le simulacre ne sont pas conformes avec ce qui a été décrété et ce de quoi ont convenu les spécialistes de la science de la terminologie du hadith. Que celui qui le veut consulte le livre Tadribou r-Rawi, Al-‘Ifsah ou d’autres livres de terminologie de hadith. Al-‘Albaniyy n’a été amené à prétendre cela qu’en raison de son extrême fanatisme pour suivre ses passions et son insouciance pour contredire les savants, tout comme d’ailleurs est le cas de son prédécesseur Ibnou Taymiyah.

Plus d’un savant de hadith a mentionné cela. Il y a parmi eux le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, tout comme l’a rapporté As-Souyoutiyy dans Tadribou r-Rawi ou encore Ibnou sSalah dans sa Mouqaddimah fi ^Ouloumi l-Hadith.

47 – Le hadith : (‘idha sa’alta fas’ali l-Laha wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) ne comporte pas de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Donne un commentaire de cela.

At-Tirmidhiyy a rapporté que Ibnou ^Abbas a rapporté du Prophète r qu’il a dit :

إذَا سَألْتَ فاسْألِ الله وإذَا اسْتَعَنْتَ فاسْتَعِن بالله

(‘idha sa’alta fas’ali l-Laha wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah)

Ce hadith ne comporte pas de preuve qu’il est interdit de faire le tawassoul par les prophètes et les saints, car la signification du hadith est qu’en priorité, demande et recherche l’aide de Allah ta^ala. Il n’a pas pour signification ne demande pas à autre que Allah ou ne recherche pas l’aide d’autre que Allah. Est semblable à cela la parole du Prophète r :

لا تُصَاحِبْ إلا مُؤْمِنًا ولا يأكُلْ طَعامَكَ إلا تَقِيٌّ

(la tousahib ‘il-la mou’minan wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy)

Tout comme l’on ne comprend pas de ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie d’autre qu’un croyant ou de donner à manger à autre qu’à un pieux. On en comprend plutôt qu’en priorité pour la compagnie, c’est celle du croyant et en priorité pour donner sa nourriture, c’est à un pieux. Egalement, le hadith de Ibnou ^Abbas, on n’en comprend que la priorité. Il n’y a pas d’interdiction dans ce hadith.

48 – Quelle est la preuve dans le hadith de Ibnou ^Abbas, que même s’il a été cité avec le terme de an-nahy –le fait d’empêcher de faire une chose–, que ce n’est pas tout nahy qui implique l’interdiction (at-tahrim) ?

Celui qui fait le tawassoul en disant (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka binabiyyika) ou bien (bi ‘Abi Bakrin) ou bien (bi’Ouwaysini l-Qaraniyy), ou qui est de cet ordre, il a demandé à Allah et à nul autre que Lui ! Où se situe leur prétention par rapport au hadith ?! Par ailleurs, le hadith ne comporte pas de terme d’interdiction : le Messager n’a pas dit à Ibnou ^Abbas (ne demande à nul autre que Allah et ne recherche l’aide de nul autre que Allah) ! Même s’il y a la négation (nahy), ce n’est pas toute négation qui est une interdiction (tahrim). C’est ainsi le cas du hadith de At-Tirmidhiyy et de Ibnou Hibban :

لا تُصَاحِبْ إلا مُؤْمِنًا ولا يأكُلْ طَعامَكَ إلا تَقِيٌّ

(la tousahib ‘il-la mou’minan wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy)

Ce hadith, malgré la négation qu’il comporte, n’est pas une preuve pour l’interdiction à l’homme de donner à manger à autre qu’à un pieux. Mais la signification est qu’en priorité, donne ta nourriture à un pieux. Comment les wahhabites ont-ils eu l’audace de prétendre argumenter leur interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints grâce à ce hadith ?! Quelle audace ils ont pour interdire et déclarer mécréant sans aucune raison. Celui qui connaît leur réalité, il n’accordera aucune valeur à leurs propos.

49 – Quelle est la preuve que pose la main sur la grille de la devanture honorée n’est pas du chirk –polythéisme ou association– ?

Il a été confirmé que Abou Ayyoub Al-‘Ansariyy s’était rendu à la tombe du Messager. Il a posé son visage dessus pour rechercher les bénédictions (at-tabarrouk). Ceci, sans aucun doute, représente pour eux une des plus grandes mécréances et des associations. Loin de là, Abou Ayyoub n’a pas ainsi attribué des associés à Allah. Ceci ne vient à l’esprit d’aucun musulman. Aucun des compagnons n’a renié ce qu’il a fait là. Ni aucun savant du Salaf ou du Khalaf. Si le fait de poser le visage sur la tombe du Messager pour rechercher les bénédictions (at-tabarrouk) n’est pas considéré comme étant de l’association, comment le fait de poser la main sur la grille qui se trouve entre la tombe et le visiteur constituerait-il de l’association ! Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. C’est à Lui que nous nous plaignons.

50 – Quelle est la preuve que le tawassoul –supplication par le degré– est également appelé istighathah –recherche du renfort– ?

Il n’y a pas de différence entre le tawassoul et l’istighathah. Le tawassoul est appelé istighathah tout comme cela est parvenu dans le hadith de Al-Boukhariyy dans lequel le Prophète r a dit :

إنَّ الشَّمسَ تَدْنُو يَومَ القِيامةِ حَتّى يَبْلُغَ العَرَقُ نِصْفَ الأُذُنِ فبَيْنَما هُمْ كذَلكَ اسْتَغاثُوا بآدَمَ ثمَّ مُوسَى ثمَّ بمُحمَّدٍ صلى الله عليه وسلم

(‘inna ch-chamsa tadnou yawma l-qiyamati hatta yablougha l-^araqou nisfa l-‘oudhouni. Fabaynama houm kadhalika staghathou bi ‘Adama thoumma Mouça thoumma biMouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallama)

C’est le hadith de la version de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar du hadith de l’intercession au jour du jugement. Dans la version de Anas, il a été rapporté avec le terme de la recherche de l’intercession (istichfa^). Les deux versions figurent dans le Sahih. Cela indique que al-istichfa^ et al-istighathah –la recherche du renfort– ont un même sens. Le Messager r a appelé cette demande à Adam pour qu’il intercède en leur faveur à leur Seigneur, une recherche de renfort (istighathah).

Dans ce hadith il y a donc une preuve que le tawassoul vient dans le sens de al-istighathah –demande de renfort–.

Dans d’autres versions de ce même hadith, il a été rapporté :

يا ءادمُ أنتَ أبو البشرِ اشفَع لنا إلى رَبّنا

(Ya Adamou ‘anta abou l-bachar, ichfa^  lana ‘ila Rabbina)

ce qui signifie : « Ô Adam, tu es le père des humains, intercède en notre faveur à notre Seigneur ». Il y a en cela une réplique à ceux qui ont prétendu que le tawassoul par autre que Allah serait une association (chirk).

Al-istichfa^ –la demande d’intercession–, at-tawajjouh –le fait de s’adresser par–, et at-tajawwouh –le fait de demander par le mérite– ont même signification. Le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Chifa’ou s-Saqam : « Al-istichfa^, at-tawajjouh, et at-tajawwouh ont même signification ».

51 – Quelle est la preuve que le Messager de Allah r a appelé la pluie ghayth moughith –un renfort secoureur– ?

Le Messager a appelé la pluie ghayth –renfort–. Abou Dawoud et d’autres ont rapporté avec une chaîne de transmission sahih –sûre– que le Messager a dit :

اللهمَّ اسقِنَا غَيْثًا مُغِيثًا مَريعًا نافِعًا غيرَ ضارّ عاجِلاً غيرَ ءاجِلٍ

(Allahoumma sqina ghaythan moughithan mari^an nafi^an ghayra darrin ^ajilan ghayra ‘ajil)

ce qui signifie : « Ô Allah, envoie-nous un renfort secoureur, amenant la verdure, utile et non nuisible, rapidement et non après terme ».

Le Messager a appelé la pluie moughith –secoureur– car elle délivre de la difficulté par la volonté de Allah. Le Prophète également ainsi que le saint délivrent de la difficulté par la volonté de Allah.

52 – Quelle est la preuve du caractère permis de demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander ?

Parmi les preuves du caractère permis de demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander, il y a ce qu’a rapporté Mouslim : Le Messager de Allah a dit à Rabi^ah Ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy qui était serviteur du Messager de Allah r, pour le récompenser pour ce qu’il lui a fait :

سَلني

(salni)

ce qui signifie : « Demande moi ce que tu veux ! ». Il a alors demandé au Messager de Allah à être son compagnon au paradis. Il lui a ainsi dit :

أسألُكَ مرافقتكَ في الجنةِ

(‘as’alouka mourafaqataka fi l-jannah)

ce qui signifie : « Je te demande ta compagnie au paradis ». Le Messager de Allah ne lui a pas renié ce qu’il a dit. Il lui a plutôt dit par modestie :

أَو غير ذلكَ

(aw ghayra dhalika)

ce qui signifie : « Ou autre chose ? » Le compagnon lui a dit :

هُوَ ذاكَ

(houwa dhaka)

ce qui signifie : « C’est ce que je veux ». Le Prophète lui a alors dit:

فَأعِنّي على نَفسِكَ بكثرَةِ السُّجودِ

(fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud)

ce qui signifie : « Aide-moi pour cela en faisant beaucoup de prosternations ».

Même notre maître Mouça ^alayhi s-salam, lorsqu’une vieille femme des fils de Israil lui avait demandé d’être avec lui au paradis, il ne lui a pas renié cela. Ibnou Hibban a rapporté cela dans son Sahih ainsi que d’autres. D’où est-ce que Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi ont amené leur règle :(demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander est du Chirk) !

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couleurs des menstrues

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 23, 2010
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La croyance des musulmanes contrairement à celle des égarés

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 23, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, et que l’honneur et l’élévation en degrés, et que la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés au maître des messagers, notre maître Mouhammad, ainsi qu’à  sa famille et à ses compagnons bons et purs.

Il nous a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah a dit : (lan tazoula qadama ^abdin yawma l-qiyamati…) le hadith

Le sens de ce hadith, c’est que l’homme va être interrogé avant de quitter la place qu’il aura au jour du jugement, avant que l’ordre ne soit donné pour qu’il soit mis au paradis ou en enfer. Il sera interrogé au sujet de sa vie, en quoi est ce qu’il a passé le temps qui lui a été donné dans cette vie. Il sera interrogé aussi sur son corps, dans quelles choses a-t-il usé son corps. Il sera interrogé aussi sur son argent, d’où l’a t-il obtenu, et dans quoi l’a-t-il dépensé. S’il a pris l’argent d’une voie qui est licite et qu’il l’a dépensé dans une voie licite, il est sauvé. Sinon, il méritera le châtiment.

Il sera interrogé également au sujet de sa  science. Qu’est ce qu’il en a fait ? Il sera interrogé au sujet de ce qu’il appris. Est-ce qu’il a suivi cette science qu’il a apprise ou il ne l’a pas suivie ? Celui qui apprend le Qour’an, et qui fait que le Qour’an soit son guide, qui suit le Qour’an, qui applique les ordres du Qour’an, qui évite ce que le Qour’an a interdit, celui-là il est sauvé et il sera épargné.

Quant à celui qui apprend le Qour’an mais qui le met derrière lui, c’est-à-dire qu’il œuvre d’une manière contraire au Qour’an, celui-là il est perdu et le Qour’an sera son adversaire au jour du jugement.

Grâce à la science, on connaît les paroles pour lesquelles la personne ne sera pas blâmée dans l’au-delà, elle connaît la marche et tous les agissements pour lesquels elle ne sera pas blâmée dans l’au-delà. Grâce à la science de la religion, l’homme connaît ce qui lui est nuisible et ce qui lui est profitable.

Celui qui apprend la science de la religion  fait partie de ceux pour qui Allah a voulu le bien, ceux qui apprennent la science de la religion font partie de ceux pour Allah  a voulu le bien, Allah leur a voulu bien puisqu’Il leur a fait apprendre la science de la religion  et ceux qui n’apprennent pas la science de la religion, ceux là ne font pas partie de ceux pour qui Allah a voulu le bien. La meilleure des sciences, c’est la science du tawhid., la science de la croyance, c’est la science grâce à laquelle on connaît Allah, c’est-à-dire ce qui est possible au sujet de Allah, et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah. Cette science est la meilleure des sciences ; Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a appelé la science du tawhid Al Fiqhou l-‘akbar, c‘est à dire la science majeure. Par ailleurs,  al-fiqh, la science par laquelle on connaît la purification, la prière, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, toute cela est une science mineure al fiqhou l-‘asghar.  Donc la science du tawhid, il l’a appelée Al Fiqhou l-‘akbar, et le reste il l’a appelé  al fiqhou l-‘asghar.

C’est donc un devoir de s’appliquer et de s’occuper avec beaucoup d’attention de la science du tawhid, plus encore que les autres sciences parce que celui qui aura connu Allah et qui aura connu Son Messager et qui aura persévéré sur cela jusqu’à terminer sa vie sur cette connaissance et cette croyance et qui évite les mécréances, celui-là indispensablement, il entrera au paradis, soit sans châtiment, ni dans la tombe, ni dans l’au-delà. Soit après un châtiment, il entrera au paradis, si Allah ne lui pardonne pas et ce, s’il était chargé de grands pêchés comme par exemple s’il avait abandonné les cinq prières ou certaines prières, ou s’il avait consommé de l’interdit.

Quant à celui qui ne connaît pas Allah comme il le faut, aucune chose qu’il fait en tant qu’image d’adoration ne lui sera profitable. Beaucoup de personnes n’apprennent pas la science du tawhid et ils s’occupent de la tariqah, c’est-à-dire la voie soufiyy, de répéter des wirds, de faire du dhikr, des évocations, ils se fatiguent, ces gens là  sont comme quelqu’un qui est ruiné. Ils n’auront pas trouvé ce qu’ils pensent trouver dans l’au-delà. Eux, ils pensent qu’ils ont œuvré pour l’au-delà et qu’ils ont préparé beaucoup de provisions mais ils n’auront rien du tout.

De même celui qui aura connu Allah comme il le faut, comme c’est un devoir, et qui a cru en Son Messager Mouhammad mais il n’a pas évité certaines mécréances, des paroles dans lesquelles il y a de la mécréance, soit par la plaisanterie soit à cause de son ignorance parce qu’il ne connaissait pas les paroles, les actes et les croyances qui font sortir de l’Islam, qui rendent mécréant, lui aussi il sera perdant dans l’au-delà.

Et tout cela, c’est-à-dire la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire, la connaissance de ce que Allah a interdit, parmi les paroles, les actes, et les croyances, comment y parvient-on ?  Par l’apprentissage. Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, dans la prière,  dans le jeûne sans avoir la bonne croyance et ça c’est le cas de nombreuses personnes.

Aujourd’hui, certaines personnes, tellement elles sont ignorantes, elles disent : Allah dit : « wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah   », c’est une ‘ayah du Qour’an, et ils s’occupent d’actes d’adoration sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de la parole de Allah : « wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah  », Ils croient que l’homme, s’il fait la prière, s’il fait le jeûne, s’il fait le pèlerinage, s’il fait le dhikr, les évocations, s’il donne des aumônes, alors Allah lui donne la science sans qu’il apprenne, ceci est impossible, impossible. »

Quelle grande déception pour ceux qui s’occupent de la tariqah, la voie soufiyy et du dhikr, des évocations sans avoir appris la science du tawhid, sans avoir appris la science des lois. Ils  pensent d’eux-mêmes que ces wirds, ces pratiques répétitives, et ces dhikrs les font parvenir à la sainteté, qu’ils deviennent des saints, des waliyy de Allah, ceci est impossible. En raison de leur mauvaise compréhension, ils sont allés à leur perte.

«wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah »   signifie « oeuvrez conformément à ce que Allah vous a ordonné en tant que science et pratique, lorsque vous agirez ainsi, lorsque vous appliquerez parfaitement, à ce moment-là, Allah vous donne une science ladounniyy, c’est-à-dire une autre science que celle que la personne  apprend auprès des savants. »

Ceux là, ils pensent que s’ils s’occupent de dhikr, de prière, de jeûne et qu’ils font beaucoup de cela, ils deviennent des saints, des waliyys de Allah, et que Allah leur donne une science autre que la science kasbiyy, ceux-là demandent l’impossible, quelque chose qui ne se produit

pas. Le wahbiyy et ladounniyy, c’est par opposition au kasbiyy ; kasbiyy, c’est ce que l’on acquiert en apprenant par transmission.

Par ailleurs, le point d’origine fondamental, c’est la science du tawhid. Sans la science du tawhid, aucune bonne œuvre ne sera profitable. Tout comme la prière n’est pas valable sans le woudou ‘, également les bonnes œuvres, Allah ne les agrée qu’après le tawhid, qu’après la connaissance de Allah, qu’Il a tel et tel attribut, qu’Il est exempt de tel et tel chose, de telle et telle caractéristique, après cela, après la foi, en Son Messager, c’est ensuite que les bonnes oeuvres seront profitables, la prière, jeûne, le pèlerinage, la zakat, la bienfaisance envers les parents, le fait d’œuvrer dans la voie que Allah agrée. C’est après cela que les actes seront profitables, mais sans cela, sans le tawhid, les bonnes actions ne seront pas profitables. Celui qui pense que sans le tawhid, il parviendra à ce qu’il recherche, c’est quelqu’un qui demande l’impossible.

La connaissance de Allah, c’est avoir la croyance que Allah existe sans qu’Il ait de ressemblance avec quoi que ce soit de ce bas monde. L’Être de Allah n’est pas un corps palpable, ni un corps impalpable, c’est-à-dire que Allah n’est pas comme la lumière, le vent, l’âme, quelque chose qui ne peut pas être palpé avec la main et Il n’est pas quelque chose qui peut être palpé avec la main comme la pierre, l’arbre ou l’homme. Allah n’est pas un corps, ni petit, ni un corps qui est grand. Allah est le Créateur de ce monde, Il a crée ce monde avec des quantités différentes, Il a crée la plus petite chose, le plus petit des corps, le grain de moutarde et ce qui est plus petit encore, Il a crée le trône qui est le plus grand des créatures, et Il est tout-puissant à créer un corps qui est plus grand que le trône, al ^arch, mais Il ne l’a pas créé plus grand que le trône. Toute chose a  un corps et est une créature, Allah n’est pas un corps, on n’attribue pas à Allah le fait d’être petit ni le fait d’être grand, lorsque nous disons Allahou ‘akbar, ça veut dire que Allah a plus de science que tout savant, qu’Il est plus puissant que tout puissant. C’est dans ce sens-là que nous disons Allahou ‘akbar, ce n’est pas dans le sens que Allah a un corps, qui est plus grand que tous les corps !

De plus, le corps a besoin d’un endroit, une partie des corps est dans l’espace, comme les étoiles, elles sont dans l’espace, et d’autres corps, une partie de lui est en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le trône, certains corps sont en contact avec la terre, d’autres sont en contact avec les cieux et le trône. Par ailleurs, Allah n’a pas pour attribut toutes les caractéristiques des corps. Le corps a des caractéristiques : la couleur, la chaleur, la froideur, l’humidité, le fait d’être sec et ce qui est de cet ordre, et Allah n’a pas cela pour attribut. C’est Lui Qui a fait exister ces choses après qu’elles n’existaient pas. Comment pourrait-Il leur ressembler d’une manière que ce soit ? Le corps ne crée pas un corps. Allah ta^ala. S’Il était un corps, Il n’aurait pas créé les corps. S’Il était quelque chose d’impalpable, comme l’âme, comme le vent, comme la lumière, Il n’aurait  pas été capable de créer ces choses là. S’Il était quelque chose de palpable, comme l’homme, comme la pierre, comme l’or, comme l’argent, il n’aurait pas été capable de créer cela. Egalement, le corps a

besoin d’un endroit, il est indispensable qu’il ait un endroit, soit un espace, soit il s’appuie sur un autre corps comme la terre, comme les êtres humains et les animaux. Nous, nous nous appuyons sur ce corps qui est la terre. Et toutes ces choses comme les cieux, le trône, la terre, tout cela n’existait pas avant que Allah ne les crée. Ces choses étaient inexistantes puis Allah les a créées. Donc tout ce qui existe a un début à son existence mise à part Allah.

Allah est Celui Qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit quand pour toute chose qui a existé mais on ne dit pas au sujet de Allah: « quand a-t-il existé » parce que Allah n’est pas sujet au temps. Avant le temps, Allah existe, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un début, le temps a un début. Si quelqu’un demande : « comment se peut-il qu’il y ait un être qui existe et qui soit sans endroit ? Il est indispensable que ce qui existe soit dans un endroit »

On lui répond : « Il n’y a rien qui empêche dans la raison que Allah existe sans endroit ! » Le Qour’an témoigne de cela, le hadith du Messager témoigne de cela. Pour ce qui est du Qour’an, c’est Sa parole : « Houwa l-‘Awwal ». Pour ce qui est du hadith, c’est la parole : «kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou » c’est-à-dire, Allah est de toute éternité, il n’y a pas d’existence d’autre que Lui qui soit de toute éternité, ni l’endroit, ni le temps, ni les six directions. On dit à ces gens-là, ces wahabites pseudo-salafites qui disent : « comment se peut-il que Allah existe sans endroit ? ». On leur dit, vous, vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature, la créature a indispensablement un endroit, vous, vous avez rendu Allah semblable à Ses créatures ! Cette analogie que vous avez faite est mauvaise » S’ils disent : Comment peut-on concevoir un existant qui soit sans endroit ? » On leur répond : « ce n’est pas un condition pour l’existence qu’on puisse l’imaginer, ce n’est pas une condition pour que quelqu’un existe qu’on puisse l’imaginer » La preuve pour cela : la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crée, alors que l’eau, le trône et le qalam élevé, et la table préservée, existaient au moment dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité. Personne ne peut imaginer cela mais malgré cela, c’est un devoir de croire en cela car le Qour’an nous a appris cela, nous appris qu’il n’y avait ni lumière, ni obscurité, avant que Allah ne les crée. Récitez cette ‘Ayah : « Al-hamdou li l-Lah, Al-Ladhi khalaqa s-samawati wa l-ard, wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour»[Sourat Al-‘An^am/ ‘ayah 1] La signification de cette ‘ayah, c’est qu’il n’y avait pas de cieux, ni de terre, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas de monde céleste, ni de monde terrestre, ni lumière, ni obscurité avant que Allah ne les crée. Est-ce que vous reconnaissez cela ou pas ? Si vous reconnaissez, vous aurez reconnu, la validité de l’existence sans endroit. Mais si vous la reniez, ce sera de la mécréance car c’est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature. Vous, wahhabites, vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature. Vous avez dit : (comment une existence peut être sans endroit). Vous avez suivi en cela Ibnou Taymiyah. Vous n’avez pas de preuve. Votre preuve c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et qui s’est singularisé de toute la communauté. Il a dit : (le Trône est de toute éternité avec Allah ; le Trône, son genre, sa catégorie, n’a pas de début à son existence et il est de toute éternité avec Allah). Or, celui qui dit cela est mécréant par accord des savants de l’Islam. Celui qui confirme l’existence d’une chose d’autre que Allah qui n’a pas de début à son existence devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est mort en 728 de l’Hégire du Prophète, c’est-à-dire près de sept cents années après la mort du Prophète. Mais à partir du moment où le Prophète a effectué son émigration, le décès de Ibnou Taymiyah a eu lieu ce nombre-ci d’années. Puis, après quatre cents années est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab qui a fondé la religion des wahhabites. C’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites. Il a pris des livres de Ibnou Taymiyah un peu de mécréance puis a ajouté de lui-même d’autres égarements.

Parmi les choses surprenantes de Ibnou Taymiyah, c’est lorsqu’il dit que Allah descend chaque nuit du Trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre, sans pour autant quitter le Trône ! Il descend jusqu’au ciel du bas monde et il ne se sépare pas du Trône.

C’est là quelque chose que la raison n’accepte pas. Celui qui descend d’une chose, il l’aura quittée. C’est ce qu’accepte la raison. Mais qu’une chose descende d’un endroit vers un autre, pour y rester le tiers de la nuit puis y revenir, dire qu’il ne l’a pas quitté et qu’il serait encore sur le Trône, c’est quelque chose que la raison n’accepte pas. Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le Chaykh de l’Islam alors qu’il est le Chaykh de la mécréance.

Il y a aussi la parole de Ibnou Taymiyah de quelque chose que la raison n’accepte pas, à savoir que (Allah est avec nous véritablement et qu’Il est sur le Trône véritablement).

Ce qui est parvenu dans le hadith (‘inna Rabbana yanzilou koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya) à la fin du dernier tiers de la nuit, cela signifie que les anges descendent sur ordre de Allah. Ces anges transmettent de la part de Allah : que Allah vous dit : Qui m’invoque, Je l’exaucerai ; Qui me demande quelque chose, Je lui donnerai ; Qui me demande à être pardonné, Je lui pardonnerai. Ensuite, ils retournent d’où ils étaient venus, au-dessus. C’est cela la signification du hadith prophétique. Le sens du hadith n’est pas que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre.

Il est impossible que Allah tabaraka wa ta^ala ait pour attribut des attributs de la création. Sa puissance n’est pas comme la puissance des créatures. Elle n’augmente pas et ne diminue pas. Sa science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas. Sa volonté aussi est unique. Il a voulu l’existence de ce monde, ce qui en est déjà existé et ce qui en existera, et ce sans fin. Tout cela, Il l’a voulu d’une seule volonté. En effet, tout ce qui se renouvelle, qui augmente et diminue est une créature. Comment dit-il que Allah augmente et diminue ?! Comment dit-il que la science de Allah augmente de temps en temps ?! Tout ce qui se produit de temps en temps est créé. La science de Allah n’est pas ainsi. La science de Allah n’est pas ainsi. Sa puissance, Son ouïe, Sa vue et Sa parole également. Allah ta^ala a une parole qui n’est pas lettre et sons. Ce n’est pas une langue donnée. Ce n’est pas comme notre parole, de laquelle existe une partie, puis une partie, puis une partie, don une partie existe avant une autre partie comme la parole des humains. Lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons avec la lette (ba) la phrase (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à (mina l-jinnati wa n-nas). Nous disons le (ba) en premier, ensuite le (sin). Lorsque le (sin) finit, vient le (mim). Et ainsi de suite, des lettres qui se suivent les unes les autres. C’est ainsi que nous récitons le Qour’an. Par ailleurs, ce Qour’an, ce n’est pas Allah Qui l’a récité ainsi. On ne dit pas que Allah prononce. On dit qu’Il parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant à celui qui parle, on le dit pour Celui Qui parle sans lettres et sans sons. Il est dit qu’Il parle. On dit aussi de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il parle. On dit de l’humain qu’il parle. Cela veut dire que sa parole est de sons et de lettres. On dit de Allah aussi qu’Il parle bien que Sa parole ne soit pas de lettres et de sons. Le son est créé. Comment serait-il un attribut de Allah ?!

Maintenant, nous n’entendons pas cet attribut de la parole. Mais dans l’au-delà, Allah ta^ala nous fait comprendre : nous l’entendrons sans que ce soit des lettres et de sons. Le croyant entendra et le mécréant entendra. Le mécréant lorsqu’il entendra cette  parole, il sera gêné. Quant au croyant pieux, il sera heureux.

Jibril entend cette parole. Dans le bas monde, il l’entend. Mouça a entendu une fois cette parole. Notre maître Mouhammad la nuit de l’ascension a entendu cette parole qui n’est pas lettres et sons. Il a aussi vu Allah. Mais Allah ta^ala n’est pas vu comme est vue la créature. La créature, tu peux la voir soit éloignée, soit proche. Tu la vois soit vers le bas, soit sur ta droite, sur ta gauche ou derrière toi, si tu te retournes pour la voir.

Mais on ne voit pas Allah ainsi car Il n’est pas un corps. Par la puissance de Allah, Allah crée en nous la vision et nous voyons Son Être Qui n’est pas de face ou de dos. Cette vision n’est pas par un comment comme est vue la créature.

Et Lui, Il voit le monde. Il voit tout de ce monde sans que ce soit de face, de dos ou en étant localisé dans la direction du haut, de la droite ou de l’arrière. Sans tout cela, Il voit le monde. Nous, lorsque nous serons au parais, les croyants lorsue nous Le verrons, nous ne Le verrons pas de face ou avec une forme car Il n’est pas un corps.

On ne dit pas que Allah est proche par la distance. On ne dit pas qu’Il est éloigné par la distance.

Toute chose, de laquelle tu es séparé d’une distance proche ou éloignée, est créée.

Allah n’est pas ainsi. On ne dit donc pas que Allah est présent. On ne dit pas non plus qu’Il est absent.

Certains ignorants organisent du dhikr –évocations– et disent (ô Toi Qui est présent Hadir) ou ils dosent (Toi Qui est présent et Qui regarde Hadir Nadhir). S’ils comprennent de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants. Celui qui a pour croyance qu’Il est proche par la distance comme je suis proche de vous, il devient mécréant. Son qourb n’est pas par la distance.

On comprend tout cela de cette ayah, la ayah du Qour’an : (laysa kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». dans sourat Ach-Choura ayah 11

Commentaires fermés sur La croyance des musulmanes contrairement à celle des égarés

tafsir : sourat An-Nas

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat An-Nas Médinoise

D’autres ont dit Mecquoise

Elle est composée de six ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{قُل} (qoul) Dis Ô Mouhammad ;

{أَعُوذُ} (‘a^oudhou) Je recherche la protection ;

{بِرَبِّ االنّاس} (bi rabbi n-nas) Par le Seigneur des gens, c’est-à-dire leur Créateur et Celui à Qui ils appartiennent. Si l’on dit : pourquoi est-ce que les gens ont été spécifiés ici par le fait qu’Il est leur Seigneur, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? La réponse est que parce qu’Il leur ordonne de rechercher la protection de leur mal, Il nous apprend qu’Il est leur Seigneur pour que l’on sache que c’est Lui Qui protège de leur mal. Comme il y a parmi les gens des rois, Allah dit : {مَلِكِ النَّاس} (maliki n-nas) Celui à Qui appartiennent les gens et comme il en est parmi eux qui adorent autre que Lui, Il dit : {إِلَهِ النَّاس} (‘ilahi n-nas) le Dieu des gens. Certains ont dit : ce sont là trois des attributs du Dieu ^azza wa jall : ar-rouboubiyyah le fait d’être Seigneur , al-milk le fait que tout Lui appartient et al-‘ilahiyyah le fait d’être Dieu . Ainsi, Il est le Seigneur de toute chose, toute chose Lui appartient et Il est le Dieu de toute chose. Ainsi, toutes les choses sont Sa création, et Lui appartiennent. Les choses qui ont une âme et des raisons comme les jinn, les anges et les hommes sont appelés esclaves. Mais les objets inanimés ne sont pas appelés esclaves. Il ordonne à celui qui recherche la protection de demander que Celui Qui possède ces attributs le protège du mal du chaytan qui suggère dans les poitrines.

{مِنْ شَرِّالوَسْوَاس} (min charri l-waswas) Du mal de celui qui suggère et qui est le chaytan.

{الخَنَّاس} (al-khannas) Celui qui suggère dans les fors intérieurs mais cesse de le faire lorsque Allah est évoqué. AzZajjaj a dit : ici, al-waswas, c’est celui qui fait des suggestions.

{الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النّاس} (al-ladhi youwaswiçou fi soudouri n-nas) celui qui suggère dans les poitrines des gens. Ibnou Qoutaybah a dit : par les poitrines ici, il est visé les curs. Ibnou ^Abbas a dit : le chaytan est à l’affût du cur du fils de Adam. Si le cur devient oublieux et distrait, [chaytan] suggère et si [le cur] évoque Allah, [chaytan] se tait.

Par l’évocation véritable, celle que ressent le cur, avec la sincérité pour Allah ta^ala lorsque l’esclave la fait, le chaytan cesse de lui faire les suggestions. Ce n’est pas le simple fait de dire Allahou ‘akbar, la ‘ilaha ‘il-la l-Lah en ayant le cur distrait même s’il évoque par sa langue ; dans ce cas-là, le chaytan persévère à lui faire des suggestions.

{مِنَ الجِنةِ وَالنَّاس} (mina l-jinnati wa n-nas) al-jinnah ce sont les jinn. Dans l’exégèse de cette ayah, il y a deux avis. L’un des deux est : qu’il suggère dans les poitrines des gens, les jinn d’entre eux et les humains. C’est là l’avis de Al-Farra. Selon cet avis, le waswas suggère aux jinn tout comme il suggère aux humains. Le Chaykh a dit : les diables se suggèrent les uns aux autres.

Le deuxième avis est que al-waswas qui suggère dans les poitrines des gens fait partie des jinn. Le sens serait : du mal du waswas qui est un jinn puis Il dit {وَالنَّاس} (wa n-nas) c’est-à-dire du mal du waswas et du mal des gens. C’est comme s’Il ordonne de se préserver des jinn et des hommes. C’est là la parole de AzZajjaj. Qatadah a dit : Certes, parmi les humains, il y a des chaytan et, parmi les jinn, il y a des chaytan, que Allah nous préserve d’eux.

Mouslim a rapporté dans son Sahih, d’après ^Abdoullah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Pas un de vous qui n’ait avec lui un qarin qui l’accompagne parmi les jinn« . On lui dit alors : Pas même tot Ô Messager de Allah ? Il a dit  ce qui signifie : »Pas même moi sauf que Allah m’a aidé à prendre le dessus sur lui : il est entré en Islam et ne m’ordonne que le bien ». Le respect que le Messager de Allah inspire a eu raison de lui et il est alors entré en Islam.

Dans ce hadith, il y a une indication de la mise en garde contre la dissension du qarin et ses mauvaises suggestions et ses pièges. Il nous a ainsi appris qu’il est avec nous pour que nous prenions garde contre lui dans la mesure du possible.

Il a aussi été rapporté dans les deux Sahih, d’après Anas dans l’histoire de la visite de Safiyyah au Prophète alors qu’il était en ‘i^tikaf et sa sortie avec elle de nuit pour la raccompagner chez elle. Il a alors rencontré deux hommes parmi les ansar les partisans , habitants de Médine. Lorsqu’ils ont vu le Prophète, ils ont pressé le pas. Alors, le Messager  de Allah a dit ce qui signifie : « Doucement, c’est Safiyyah la fille de Hayiy [mon épouse] ». Ils ont alors dit : soubhanallah, Ô Messager de Allah. Il a alors dit ce qui signifie : « Certes le chaytan peut entraîner le fils de Adam facilement, comme circule le sang dans son corps et j’ai eu peur qu’il ne lance dans votre cur quelque chose » ou il a dit ce qui  signifie : « un mal ».

Le Qadi ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Sache que la communauté est réunie, en accord sur la préservation du Prophète du mal du chaytan, qu’il s’agisse de son corps, de sa pensée et de sa langue ».

Commentaires fermés sur tafsir : sourat An-Nas

Tafsir : sourat Al-Falaq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Falaq Mecquoise

D’autres ont dit Médinoise.

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Les spécialistes de l’Exégèse du Tafsir ont dit à propos de la révélation des deux sourat Al-Mou^awwidhat de protection , qu’un jeune juif était au service du Messager de Allah. Les juifs l’avaient tant pressé qu’il avait pris au Messager de Allah des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il les a donnés aux juifs, qui ont alors fait de la magie [au Messager]. Celui qui se chargea de cela fut Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif puis il l’enfouit au puits de Bani Zourayq, appelé puits de Dharwan. Le Messager de Allah tomba alors malade. Tandis qu’un jour, il était endormi, deux anges sont venus auprès de lui. L’un d’eux s’est assis à sa tête et l’autre à ses pieds. L’un d’eux a dit à l’autre : Qu’a donc l’homme ? Il lui a dit : On lui a fait de la magie. Il lui a dit : Qui lui a donc fait la magie ? Il lui a répondu : Loubayd Ibnou ‘A^sam. Il a dit : Avec quoi lui a-t-il fait la magie ? Il a dit : Avec des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il a dit : Où est-ce maintenant ? Il a dit : Dans le creu d’une écorce de palmier sous la roche au fond du puits de Dharwan [c’est la roche qui est placée au fonds du puits lorsqu’il est creusé. Lorsqu’on veut nettoyer le puits, celui qui le nettoie s’asseoit dessus]. Le Messager de Allah s’est alors réveillé et a dit ce qui signifie : Ô ^A‘ichah, ne t’es-tu pas aperçue que Allah m’apprends la cause de ma maladie ? Puis il a envoyé ^Aliyy, AzZoubayr et ^Ammar Ibnou Yacir. Ils ont alors asséché ce puits, puis ils ont soulevé la roche et ont extrait l’écorce. A l’intérieur, il y avait les traces des cheveux de son peigne et des dents de son peigne. Ils ont trouvé aussi un fil comportant onze
nuds piqués chacun d’une aiguille. Allah a révélé [à cette occasion] les deux Mou^awwidhah Al-Falaq et An-Nas . Chaque fois qu’il récitait une ayah, un nud se dénouait. Le Messager de Allah s’est ainsi retrouvé mieux lorsque le dernier nud fut dénoué. Jibril ^alayhi s-salam s’est alors mis à dire : Bismi l-Lahi ‘arqika min koulli chay’in you’dhika wa min hacidin wa ^aynin wallahou yachfika – par le nom de Allah, je te protège de toute chose qui te fait du mal et du mal d’un envieux et du mauvais il ; et c’est Allah Qui te guérit– . Cette invocation pour la protection et la guérison rouqyah est connue sous le nom de rouqyatou Jibril.

Ils ont alors dit : Ô Messager de Allah, ne veux-tu pas que l’on prenne ce malin et qu’on le tue ? Il a répondu ce qui signifie : Quant à moi, Allah m’a guéri. Je ne souhaite pas provoquer de mal parmi les gens.

{قُل} (qoul) Dis Ô Mouhammad ;

{أَعُوذُ} (‘a^oudhou) Je demande la protection ;

{بِرَبِّ الْفَلَق} (bi-rabbi l-falaq) Par le Seigneur de l’aube. C’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas ;

{مِنْ شَرِّ مَا خَلَق} (min charri ma khalaq) De tout mal que Allah crée et ceci est général. Est compris ici tout ce qui peut entraîner un mal, que ce soit l’être vivant responsable, non responsable ou l’objet inanimé comme le poison, la brûlure par le feu, la noyade par l’eau et autre que cela ;

{وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ} (wa min charri ghaciqin) Et du mal de la nuit, c’est la parole de Ibnou ^Abbas et Moujahid.

{إِذَا وَقَب} (‘idha waqab) Lorsqu’elle tombe et qu’elle s’installe. D’autres ont dit : c’est la lune lors de l’éclipse et qu’elle devient sombre. Ainsi, le sens de {وَقَب} (waqab), c’est l’éclipse.

AzZajjaj a dit : {الْغُاسِق} (al-ghaciq), c’est celui qui est froid. Ainsi, on a dit que la nuit est un ghaciq car elle est plus fraîche que le jour.

{وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثاتِ} (wa min charri n-naffathati) Ibnou Qoutaybah a dit : il s’agit des sorcières qui soufflent [sans émettre de salive] lorsqu’elles font la magie.

{فِي الْعُقَد} (fi l-^ouqad) Ce sont les nuds qu’elles font dans le fil. Elles soufflent dans ces nuds en disant quelque chose, sans émettre de salive.

Certains exégètes ont dit : ce qui est visé par an-naffathati, ici, ce sont les filles de Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif, elles qui ont fait de la magie au Messager de Allah. Ibnou l-‘Anbariyy a dit : l’exégèse de nafatha, c’est souffler d’un souffle sans émettre de salive. Et le sens de tafala, c’est souffler avec de la salive.

{وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ} (wa min charri hacidin) Du mal des envieux, c’est-à-dire les juifs qui ont envié le Messager de Allah ;

{إِذَا حَسَد} (‘idha haçad) Lorsqu’il manifeste son envie et qu’il agit en conséquent comme Loubayd qui a été cité et qui fait partie des juifs qui ont envié le Messager de Allah. Celui qui envie, son envie n’a de conséquence que s’il la manifeste en nuisant à celui qui est envié. Mais tant qu’il n’a pas manifesté l’envie, ce sentiment ne nuit qu’à celui qui le ressent car il est chagriné par le bienfait d’autrui. Certains ont dit que l’envie compte parmi les plus vils des caractères et c’est le premier des péchés par lesquels Allah a été désobéi au paradis l’envie que Iblis a éprouvée envers Adam et aussi sur terre l’envie que Qabil a éprouvée envers Habil .

Allah cite les trois maux venant à la suite de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) [le mal] de ce qu’Il crée , pour [montrer] la gravité de leur mal.

Certains mou^tazilah – secte égarée – qui disent que Allah ne crée pas le mal, ont récité {مِنْ شَرّ} (min charrin) avec le tanwin suivi de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) en lui donnant le sens de la négation ; cette récitation est refusée, elle est basée sur une voie erronée à cause de nombreuses ayah du Qour’an en contredisant ce qu’ils ont prétendu.

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Tafsir : sourat Al-‘Ikhlas

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-‘Ikhlas Mecquoise

D’autres ont dit Médinoise

Elle est composée de quatre ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{قُل هُوَ اللهُ أَحَد} (qoul houwa l-Lahou ‘ahad) Dis c’est-à-dire Ô Mouhammad, Ô l’être le plus honorable de la création ; « houwallahou ‘ahad » c’est-à-dire Allah est Celui Qui n’admet pas la pluralité ni la multiplicité, Celui Qui n’a pas d’associé à Lui-même, ni à Ses attributs et rien n’a d’attribut tel que Ses attributs. (الأَحَد) Al-‘Ahad c’est Celui Qui n’admet pas la division et le fractionnement car Il n’est pas un corps. Certains ont dit : (الأَحَد) Al-‘Ahad est dans le même sens que (الوَاحِد) Al-Wahid. Abou Soulayman Al-Khattabiyy a dit : (الوَاحِد) Al-Wahid c’est Celui Qui est unique par Lui-même, rien ne L’égale et  (الأَحَد) Al-‘Ahad c’est Celui Qui est unique par les attributs, rien n’a les mêmes attributs que Lui.

{اللهُ الصَّمَد} (Allahou sSamad) c’est-à-dire Celui de Qui ont besoin toutes les créatures, alors que Lui Il n’a besoin d’aucun être ; Il est Celui à Qui l’on s’adresse lors des difficultés de toute sorte, Celui Qui ne recherche pas un profit pour Lui par Ses créatures et Qui ne repousse pas grâce à elles une nuisance qui pourrait L’atteindre. Ibnou ^Abbas a dit :  (الصَّمَد) AsSamad, c’est Celui Qui n’a pas de partie intérieure. Al-Haçan et Moujahid l’ont dit également. Cela signifie qu’Il ‘est pas comme l’homme ; cela ne signifie pas fermé c’est-à-dire bouché. On a dit également (الصَّمَد) AsSamad signifie le Maître absolu, Sa souveraineté englobe toute chose.

{لَمْ يَلِد} (lam yalid) Mouqatil a dit : Il n’engendre pas qui de ce fait hériterait de Lui.

{وَلَمْ يُولَد} (wa lam youlad) Il n’est pas né de quelque chose qui Lui serait associée dans la divinité et ce, car les associateurs parmi les arabes disaient : les anges sont les filles de (الرَّحْمَن) Ar-Rahman – le Très-Miséricordieux – et les juifs disaient ^Ouzayr est le fils de Allah et les chrétiens ont dit : le Messie est le fils de Allah. Il a déclaré qu’il n’est pas concerné par cela.

Le Hafidh Al-^Abdariyy a dit : {لَمْ يَلِد وَلَمْ يُولَد} (lam yalid wa lam  youlad) est une négation de la matière et du fait de prendre place en un lieu [au sujet de Allah], c’est-à-dire qu’Il n’émane pas quelque chose de Lui et qu’Il ne prend pas place dans quelque chose.

{وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أحَد} (wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad) c’est-à-dire qu’Il n’a pas d’équivalent de quelque ordre que ce soit. Al-koufou’, c’est l’équivalent. Al-Bayhaqiyy a transmis avec une chaîne de transmission sahih – sûre d’après Ibnou ^Abbas que les juifs étaient venus au Messager de Allah et lui ont dit : Ô Mouhammad, décris-nous ton Seigneur, Celui Que tu adores.  C’est ainsi que la sourah {قُل هُوَ اللهُ أَحَد} Qoul houwa l-Lahou ‘ahad a été révélée. Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Ce sont là des attributs de mon Seigneur ^azza wa jall. C’est ce qu’a dit le Hafidh Al-^Abdariyy.

Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy que Allah l’agrée qu’il a entendu un homme réciter :
{قُل هُوَ اللهُ أَحَد} Qoul houwallahou ‘ahad et répéter cette sourah. Au matin, il est parti chez le Messager de Allah et lui raconta ce fait, que c’était comme si l’homme trouvait cela peu de chose. Le Messager de Allah lui a alors dit ce qui signifie : Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, elle est équivalente au tiers du Qour’an[1]. Et il y a un autre hadith rapporté par Al-Boukhariyy qui signifie : Ton amour pour [cette sourah] t’a fait entrer au paradis.


[1] c’est-à-dire que les significations concernant l’unicité de Allah dans cette sourah correspondent au tiers des significations figurant dans le Qour’an entier.

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Tafsir : sourat Al-Lahab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Lahab appelée également Tabbat

Mecquoise par l’unanimité des savants

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘abi lahab) Malheur aux mains de Abou Lahab, c’est-à-dire les mains de Abou Lahab sont dans la perdition.

{وَتَبَّ} (wa tabb) c’est-à-dire et il a perdu ; il s’agit de l’oncle paternel du Prophète. Il s’appelle ^Abdou l-^ouzza Ibnou ^Abdi l-Mouttalib.

{مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) Ibnou Mas^oud a dit : lorsque le Messager a appelé ses proches à [l’adoration de] Allah ^azza wa jall, Abou Lahab a dit : si ce que dit mon neveu est vrai, je libèrerai par mes biens et mes enfants. Allah ^azza wa jall dit : {مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) ce qui signifie ses biens et ce qu’il a acquis, c’est-à-dire ses enfants ne lui seront pas utiles et ne le déchargeront pas.

{سَيَصْلَى ناراً ذَاتَ لَهَب} (çayasla naran dhata lahab) il subira un feu qui le brûlera et s’attisera contre lui sans émettre de fumée.

{وَامْرَأَتُهُ} (wamra’atouhou) c’est-à-dire que sa femme aussi qui est ‘Oummou Jamil Bintou Harb la sœur de Abou Soufyan subira le feu. En cela il y a une preuve de la véracité de la prophétie de notre prophète r car il a donné la nouvelle en ce sens, que lui – Abou Lahab – ainsi que sa femme mourront mécréants et il en a été ainsi qu’il nous l’a appris.

{حَمَّالَةَ الْحَطَب} (hammalata l-hatab) il y a à propos de cela plusieurs avis : qu’elle circulait en rapportant la parole des uns aux autres pour semer la discorde – an-namimah –. Les savants exégètes ont ainsi assimilé an-namimah au bois et l’animosité et la haine au feu car deux choses se produisent à la suite de an-namimah tout comme le feu s’attise par le bois. Le deuxième avis est le suivant : c’est qu’elle ramassait les branches d’épine et les jetait de nuit sur le chemin du Messager de Allah.

{فِي جِيدِهَا} (fi jidiha) autour de son cou.

{حَبْلٌ مِنْ مَسَد} (habloun min maçad) une corde [faite de fibres] de l’arbre dont elle ramassait les branches. Al-maçad c’est tout ce qui se tresse et dont on fait des mèches que ce soit du lin ou autre. D’autres ont dit : ce qui est visé ici par la corde, c’est la chaîne que Allah cite et qui est en enfer. Sa longueur est de soixante-dix coudées. Elle a été soigneusement tressée en mèche et elle sera à son cou pour qu’elle en soit châtiée en enfer.

Il a été rapporté dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Ibnou ^Abbas qu’il a dit : lorsqu’a été révélée : {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِين} (wa ‘andhir ^achirataka l-‘aqrabin) ce qui signifie : « et mets en garde tes proches« , le Messager de Allah s’est mis sur le mont de AsSafa et a dit ce qui signifie : Ô vous [présents] , ce matin. Les gens de Qouraych se sont alors réunis et lui ont dit : qu’as-tu ? Il leur a dit ce qui signifie : Voyez-vous, si je vous apprends que l’ennemi est venu à vous le matin ou le soir, ne me croirez-vous pas ? Ils lui ont dit : Bien sûr que oui. Il a alors dit ce qui signifie : Je vous mets alors en garde d’un châtiment intense très proche. Abou Lahab que Allah le maudisse a dit alors : Malheur à toi, est-ce pour cela que tu nous a appelés. Allah révèle alors : {تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘Abi Lahab).

On a rapporté que ‘Oummou Jamil, lorsqu’elle a entendu cette sourah est venue à Abou Bakr qui était alors avec le Messager de Allah dans la mosquée avec à sa main un fihr. Elle a dit : on m’a rapporté que ton ami a dit des propos diffamatoires à mon sujet ; je lui ferai telle et telle chose. Allah a aveuglé les yeux de cette femme et elle n’a pas vu Son Messager. Abou Bakr lui a alors dit : tu ne vois personne avec moi ? Elle a dit : Tu te moques de moi ? Je ne vois personne d’autre que toi et s’il y a des poètes, alors moi aussi je dis : comme il nous blâme, nous refusons, sa religion nous rejetons et à ce qu’il prétend nous désobéissons.

Abou Bakr s’est alors tu et elle s’en est allée. Le Messager de Allah a dit alors ce qui signifie : Des anges m’ont voilé à ses yeux, elle n’a pu me voir et Allah nous a déchargé de son mal. Il a été rapporté qu’elle est morte étranglée par sa corde et Abou Lahab est mort de al-^adaçah qui est une maladie repoussante et ce, sept nuits après la bataille de Badr.

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Tafsir : sourat An-Nasr

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat An-Nasr Médinoise

Elle est composée de trois ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْح} (‘idha ja‘a nasroullahi wa l-fath) ce qui signifie : « Lorsque vient la victoire [accordée par]Allah« , c’est-à-dire Son aide contre les ennemis, et Al-Fath c’est-à-dire la conquête de La Mecque.

Al-Haçan a dit : lorsque le Messager a conquis La Mecque, les arabes ont dit : Si Mouhammad a eu gain de cause sur les gens du Haram, alors que Allah les a protégés de Ashabou l-fil l’armée appuyée par l’éléphant , vous ne pourrez rien contre lui, alors entrez dans la religion [agréée par] Allah par grands groupes.

{وَرَأَيْتَ النَّاسَ} (wa ra’ayta n-naça) ce qui signifie : « et que tu vois les gens« . La majorité [des savants] ont dit : il s’agit des groupes parmi les arabes : de leur entrée [en Islam] entre la conquête de La Mecque et la mort [du Prophète].

{يَدْخُلُونَ فِي دِينِ اللهِ أَفْوَاجاً} (yadkhoulouna fi dinillahi ‘afwaja) ce qui signifie : « entrer dans la religion [agréée par] Allah par groupes« , c’est-à-dire l’Islam. Des groupes nombreux entraient dans la religion, des tribus entières après qu’ils fussent entrés en Islam un par un et deux par deux.

{فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ} (fasabbih bihamdi rabbika) ce qui signifie : « fais le tasbih pour ton Seigneur« . Il y a à ce propos deux avis : selon l’un d’eux, il s’agit de la prière. C’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas. Selon le deuxième, il s’agit du tasbih qui est connu. C’est ce qu’a dit un groupe des spécialistes de l’exégèse.

{وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً} (wastaghfirhou ‘innahou kana tawwaba) ce qui signifie : « et demande Son pardon. Il est certes Celui Qui accepte le repentir chaque fois qu’il se renouvelle« . Le Prophète, après la révélation de cette sourah disait beaucoup : soubhana l-Lahi wa bihamdih, ‘astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ‘ilayh. Rappporté par Ahmad d’après ^A‘ichah, ainsi que Al-Boukhariyy, An-Naça‘iyy et autres qu’eux deux d’après elle mais avec d’autres termes.

Le Prophète a fait connaître par cette sourah l’approche de son heure et lorsqu’il l’a récitée, les compagnons y ont trouvé une annonce de bonne nouvelle et Al-^Abbas en a pleuré. Il lui a alors dit ce qui signifie : qu’est-ce qui te fait pleurer oncle ? Il lui a dit : c’est l’annonce de ta mort proche. Il lui a répondu ce qui signifie : cette sourah est certes comme tu le dis. Il a vécu après elle deux années.

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Tafsir : sourat Al-Kafiroun

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al -Kafiroun Mécquoise

D’autres ont dit Médinoise

Elle est composée de six ‘ayah

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{قُل يا أيها الكافرون} (qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun) ce qui signifie : »Dis, Ô vous les mécréants« , c’est-à-dire : Dis Ô Mouhammad. Les mécréants sont des gens bien précis : Ce sont ceux qui lui ont demandé d’adorer une année leurs idoles et qu’ils adorent eux sonDieu l’année d’aprés.

Allah a révélé cette sourah, nous apprenant ainsi que cela ne pouvait avoir lieu. Dans Sa parole : {قُل} (Qoul), il y a une preuve que le Prophéte a eu l’ordre de [dire] de la part de Allah. Il y a dans cette interpellation {يا أيها الكافرون} (Ya ‘ayyouha l-kafiroun) qui leur est adressée, dans leurs lieux de détente, malgré ce que ce qualificatif comporte de rabaissement pour eux, il y a une preuve que le Prophète est protégé par Allah ta^ala,et qu’il ne les craint pas.

{لا أعبد} (la ‘a^boudou), ce qui signifie : « Je n’adore pas » actuellement; {ما تعبدون} (ma ta^boudoun) ce qui signifie : « Ce que vous adorez » comme idoles.

{ولا أنتم عابدون} (wa la ‘antoum ^abidoun) ce  qui signifie : « Et vous n’adorez pas » maintenant.

{ما أعبد} (ma ‘a^boud) ce qui signifie : »Celui Que j’adore » Qui est Allah soubhanahou wa ta^ala.

{ولا أنا عابد} (wa la ‘ana ^abidoun) ce qui signifie : « Et je n’adorerai pas » (ma ^abadtoum) ce qui signifie : « Ce que vous adorez » comme idoles.

{ولا أنتم عابدون} (wa la antoum ^abidouna) ce qui signifie : « Non plus que vous n’adorerez » dans le futur {ما أعبد} (ma ‘a^boud), ce qui signifie : « Celui Que j’adore« .

L’intérêt  de cette insistance est de couper court aux convoitises des mécréants et de confirmer qu’ils ont eu la nouvelle de leur mort sur la mécréance et qu’ils n’entreront jamais dans l’Islam.

{لكم دينكم} (lakoum dinoukoum) ce qui signifie : « Vous avez votre religion« , qui est l’association. Houjjatou l-‘Islam Al- ^Abdariyy, que Allah l’agrée, a dit : »Vous avez votre religion fausse et erronée, que vous suivez ».

{ولي دين} (wa liya din) ce qui signifie : « J’ai ma religion« . C’est-à-dire la religion de vérité qui est l’Islam, à savoir, vous avez votre religion d’association et j’ai ma religion de tawhid, de croyance en l’unicité de Allah, et ceci est la limite de ce que l’on peut faire pour s’innocenter d’eux.

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Tafsir : sourat Al-Kawthar

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Kawthar Mecquoise

D’autres savants ont dit Médinoise

Elle est composée de trois ‘ayah

Bismil-lahi-r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah, le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{إنا أعطيناك الكوثر} (‘Inna ‘a^taynaka l- kawthar) ce qui signifie : « Certes, Nous t’avons accordé Al-Kawthar » et Al-Kawthar est une rivière au paradis. Le Prophète r a dit ce qui signifie : « C’est une rivière au paradis, dont les berges sont en or et sont lit est de perles et de rubis, sa terre est plus odorante que le musc,  son eau est plus douce que le miel et plus blanche que la neige« . At-Tirmidhiyy a dit que ce  hadith est haçan sahih – fiable, sûr –. D’autres ont dit : Al-Kawthar, c’est le bien élargi. D’autres encore ont dit : C’est la science, le Qour’an et la sagesse. D’autres ont dit : c’est la prophétie et d’autres ont dit : c’est le bassin du Messager de Allah. Il a ainsi été rapporté dans le Sahih de Mouslim ce qui signifie : « Savez- vous ce qu’est Al-Kawthar ? » Ils ont dit : Allah sait plus que tout autre que Lui et Son Messager sait plus que nous. Il a dit ce qui signifie : « C’est une rivière que mon Seigneur ^azza wa jall m’a accordée. Elle comporte beaucoup de bienfaits. C’est un bassin auquel ma communauté parviendra au jour du jugement. Il comporte des coupes Par le nombre des étoiles« .

{فصل لربك} (fasalli li-rabbika ) ce qui signifie : « Accomplis donc la  prière de ton Seigneur« . Il y a à ce propos plusieurs avis. Certains ont dit : « Il s’agit de la prière de la Fête. D’autres ont dit : « C’est la prière de addouha. D’autres ont dit : C’est la prière de assoubh à Mouzdalifah et c’est ce qu’a dit Moujahid. D’autres ont dit : Ce sont les cinq prières, c’est ce qu’a dit Mouqatil.

{وانحر}(Wanhar). Il y a à ce sujet plusieurs avis : l’un d’eux est l’ordre d’égorger au jour du sacrifice. D’autres ont dit : et pose la main droite sur la gauche lors du nahr pendant la prière. D’autres ont dit : le sens est : »accomplis la prière pour Allah et égorge en sacrifice pour Allah car certes, il y a des gens qui accomplissent la prière pour autres que Lui et enfin  d’autres ont dit : C’est le fait de se diriger vers la Qiblah en faisant le sacrifice.

{إنّ شانئك هو الأبتر} (‘inna chani’aka houwa l-‘abtar) c’est-à-dire celui qui te déteste{هو الأبتر} (houwa l-‘abtar) cela signifie : celui qui a le moins, celui qui est rabaissé, qui n’a pas de descendants. Cette ‘ayah a été révélée à propos de Al-^As Ibnou Wa‘il As-Sahmiyy et ce, parce qu’il avait vu une fois le Prophète r sortir de la mosquée. Il le rencontra devant la porte de Bani Sahm et ils ont parlé ensemble. Il y avait des gens très durs de Qouraych qui étaient assis dans la mosquée. Lorsque Al-^As est entré, ils lui ont dit : avec qui parlais-tu ? Il a dit : C’est avec ce ‘abtar – il visait le Prophète – alors que le fils du Messager de Allah et de Khadijah, ^Abdoullah venait de mourir.

D’autres ont dit : « C’est Al-^As Ibnou Wa‘il qui, chaque fois que l’on évoquait le Messager de Allah, disait : laissez-le, c’est un homme ‘abtar, qui n’a pas de descendance. Lorsqu’il mourra, on ne se rappellera plus de lui et Allah a révélé cette sourah [à cette occasion]. D’autres ont dit al-‘abtar c’est celui qui est privé de bienfaits.

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