Chaykhaboulaliyah's Blog


Récit : 3Ouzayr

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

^Ouzayr est un homme musulman vertueux parmi les fils de ‘Israil. Son récit a été rapporté de façon concise dans sourat Al-Baqarah dans le Qour’an honoré. Nous la détaillons ici par la volonté de Allah et par la réussite qu’Il accorde, en raison de ce que ce récit comporte comme manifestation de la toute puissance de Allah ta^ala.

Les fils de ‘Israil se sont divisés en différents groupes. Parmi eux, il y avait des gens qui étaient croyants musulmans, qui suivaient l’Islam véritablement. Mais il y eut parmi eux ceux qui étaient mécréants et qui introduisirent la falsification dans la religion, prétendant que c’était là, la vérité. Cela provoqua de grandes dissensions qui entraînaient parfois la mort de certains prophètes honorés ^alayhimou s-salatou wa s-salam, qui furent assassinés par ces maudits mécréants. Lorsque leur mal se propagea et qu’ils firent preuve d’injustice et de rébellion, alors qu’ils avaient assassiné deux prophètes honorés selon le jugement de Allah, notre maître Zakariyya ainsi que son fils, notre maître Yahya ^alayhima s-salam, Allah ta^ala a fait qu’un gouverneur mécréant qui s’appelle Boukhtanassar s’attaqua à eux. Il vint du côté de l’Irak avec une grande armée jusqu’à Baytou l-Maqdis, – Jérusalem – en Palestine. Ainsi il attaqua les fils de ‘Israil chez eux et il fit prisonnier le restant. Peu d’entre eux réussirent à s’enfuir. Ensuite, il ordonna à son armée d’amener de grandes quantités de terre, avec laquelle il recouvra cette ville jusqu’à en faire une grande montagne, juste pour leur faire goûter le rabaissement et l’humiliation.

Boukhtanassar prit les prisonniers avec lui jusqu’à Babel et il y avait parmi eux certains des savants des fils de ‘Israil, qui étaient sur l’Islam. Ils avaient enterré la Tawrah authentique avant de quitter Baytou l-Maqdis dans un endroit qu’eux-seuls connaissaient. Parmi eux, il y avait ^Ouzayr fils de Charkhiya qui avait pu par la suite revenir à Baytou l-Maqdis après une certaine période. Mais il avait trouvé la ville dans le même état de ruine, alors que le restant des maisons et des bourgs tout autour avaient été détruits. Il n’y avait tout autour que des cadavres déchiquetés, des lambeaux d’êtres humains dispersés et des ossements éparpillés. Il passa entre eux, surpris de leur état, tirant derrière lui son âne. Lorsqu’il parvint aux jardins de cette ville, il trouva qu’ils étaient pleins de fruits mûrs et frais. C’est alors que sa surprise augmenta, puisque les arbres avaient des fruits alors que les gens étaient morts. Il dit, alors que cette leçon l’avait fortement impressionné : « Soubhana l-Lah. Il est exempt d’imperfection, Allah Qui est tout puissant à revivifier cette ville et ces gens après qu’ils aient été réduits à pareil état ». Puis il prit de ces arbres, du raisin et des figues et il en remplit son panier. Il fit du jus de raisin qu’il mit dans un récipient et en but un peu. Après quoi, il s’assit pour se reposer à l’ombre d’un arbre. Quelques instants plus tard, Allah ta^ala le fit mourir et le voila des yeux des gens, des fauves et des oiseaux.

Soixante-dix ans après la mort de ^Ouzayr, Allah envoya un ange à l’un des rois des perses qui s’appelle Loucik. Il lui dit : « Allah t’ordonne de prendre ton peuple et de partir à Jérusalem pour reconstruire cette ville et exploiter les terres alentours afin que cette ville se retrouve en meilleur état qu’auparavant ». Le roi Loucik ordonna à des dizaines de milliers des sujets de son royaume de sortir pour reconstruire la ville. Ceux qui restèrent parmi les fils de ‘Israil rentrèrent et la construisirent à nouveau en trente ans. Ils devinrent tellement nombreux que leur situation et leur bien être était meilleur.

Cent ans après la mort de ^Ouzayr, Allah ta^ala le fit revivre par Sa toute puissance. Il l’avait auparavant fait mourir le matin et Il le ressuscita avant le coucher du soleil après que se soit écoulée toute cette longue période. La première chose qui fut ressuscitée en lui, c’était son cœur par lequel il put percevoir et ses yeux avec lesquels il put voir comment les corps sont ressuscités de sorte qu’ainsi sa certitude soit renforcée. Ensuite, ^Ouzayr vit le reste de son corps comment il fut reconstitué à nouveau. Puis un ange honoré vint à lui et lui demanda : « Combien de temps es-tu resté ainsi ? » Alors ^Ouzayr lui avait dit selon ce qu’il pensait, il lui dit : « Je suis resté un jour ». Puis lorsqu’il vit que le soleil ne s’était pas totalement couché. Il lui dit : « Ou peut-être moins qu’un jour ». C’est alors que cet ange honoré lui a dit : « Mais tu es resté cent ans. Regarde ta nourriture ». C’est alors qu’il vit son panier de figues et de raisins qui étaient comme fraîchement cueillis, et la boisson qu’il avait laissée pas encore fermentée.

Puis l’ange lui a dit : « Regarde ton âne ». Il a regardé en sa direction, là où il l’avait attaché à l’arbre. Il le trouva mort et ses os étaient devenus blancs et percés de trous, ses morceaux étaient éparpillés et devenus poussières. Il entendit la voix d’un ange du ciel dire : « Ô vous les os, rassemblez-vous par la volonté de Allah« . C’est alors que les morceaux des os s’étaient rassemblés les uns aux autres et chaque membre s’était accolé à celui qui lui correspondait, la côte à l’autre côte et la jambe à sa place puis la tête à sa place. Les nerfs et les veines furent reconstitués et Allah ta^ala a fait pousser de la chair sur ce squelette. Allah a fait recouvrir cette chair par une peau qui a recouvert ainsi toute la chair puis les poils avaient poussé sur la peau. Après cela un ange est venu. Il a insufflé l’âme par la volonté de Allah par les narines de l’âne. Il s’est relevé en train de braire. ^Ouzayr s’est alors prosterné sur terre pour Allah après avoir vu un des signes étonnants et éclatants de la part de Allah, à savoir la résurrection des morts et il a dit : « Je sais que Allah est sur toute chose tout puissant ».

On rapporte que lorsque ^Ouzayr était sorti cent ans auparavant il avait quarante ans. Il avait les cheveux noirs il était bien bâti et il avait laissé sa femme enceinte. Lorsqu’il était mort, il avait eu un garçon et ce garçon avait cent ans lorsque son père était revenu à la vie. ^Ouzayr monta sur son âne et il retourna là où il habitait auparavant. Mais aucun de sa famille ne le reconnut de même que lui-même ne les reconnut pas. En effet, des gens étaient nés et d’autres étaient morts. Il partit voir sa maison et trouva une vieille femme aveugle et paralysée. Elle était une servante chez eux alors qu’elle avait vingt ans. Il lui dit : « Est-ce la maison de ^Ouzayr ? » Elle lui répondit : « Oui ». Et elle se mit à pleurer beaucoup. Elle finit en disant : « ^Ouzayr est parti depuis des dizaines d’années et les gens l’ont oublié et je n’ai trouvé personne depuis très longtemps qui a mentionné le nom de ^Ouzayr sinon maintenant ».

Il lui dit alors : « Je suis ^Ouzayr. Allah m’a fait mourir cent ans et Il m’a ressuscité ». C’est alors que cette vieille femme fut perturbée et elle lui dit : « ^Ouzayr était un homme vertueux et avait une invocation exaucée. Il n’y a pas une fois où il invoquait pour un malade ou quelqu’un qui était éprouvé sans que celui-là retrouve la bonne santé, par la volonté de Allah. Alors invoque Allah pour qu’Il me guérisse mon corps et qu’Il me rende ma vue ». Il invoqua Allah ta^ala. C’est alors qu’elle eut un regard perçant et un visage radieux. Elle s’était mise debout sur ses pieds comme si elle n’avait jamais eu de mal et elle dit : « Je témoigne que tu es ^Ouzayr« .

Puis elle partit avec lui vers les fils de ‘Israil. Parmi eux, il y avait ses fils et ses petits-fils dont les barbes étaient plus blanches que la neige. Il y avait ceux qui avaient atteint quatre-vingts ans et d’autres près de cinquante. Parmi les gens, il y avait certains de ses amis qui étaient devenus vieux et dont le dos était devenu courbe et la peau ridée. Cette femme leur dit : « Voici ^Ouzayr que vous avez perdu depuis cent ans. Allah ta^ala l’a rendu un homme fort ; il marche avec vigueur de la marche des jeunes ». ^Ouzayr se montra à eux. Il était fort, les cheveux noirs. Ils ne le reconnurent pas mais voulurent le tester. Son fils lui dit : « Ma mère me disait que mon père avait un signe noir comme un croissant de lune entre les épaules. Montre-le moi ». ^Ouzayr montra son dos et ils trouvèrent le signe. Ensuite ils voulurent s’assurer davantage encore. Un homme âgé d’entre eux lui dit : »Nos grands-parents nous ont appris que Boukhtanassar, lorsqu’il avait attaqué Baytou l-Maqdis, avait brûlé At-Tawrah. Personne d’autre que ^Ouzayr de la communauté de Mouça ne l’avait apprise. Si tu es vraiment ^Ouzayr, alors récite-nous ce que tu connais par cœur ». C’est alors qu’il se leva et ils le suivirent jusqu’à l’endroit où il avait enterré At-Tawrah lorsque Boukhtanassar avait attaqué. Il la déterra. Elle était enveloppée dans un morceau de tissu et certaines de ses feuilles avaient été atteintes de moisissure. Il s’assit à l’ombre d’un arbre, les fils de ‘Israil autour de lui. Ils prirent At-Tawrah pour suivre ce qu’il récitait. Il récita At-Tawrah, il n’en délaissa pas un seul verset, n’en déforma pas une seule partie et n’en diminua pas une seule lettre.

C’est alors qu’ils lui serrèrent la main et qu’ils crurent en ce qu’il leur avait dit, à savoir qu’il était bien ^Ouzayr. Ils vinrent chercher la barakah –les bénédictions– par lui. Mais, en raison de leur ignorance, ils n’ont pas augmenté en foi mais ils devinrent mécréants et ils ont dit : « ^Ouzayr est le fils de Allah« , que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance.

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Récit : Qaarououn

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

Qaroun était le fils de l’oncle paternel de notre maître Mouça. Allah ta^ala lui a donné beaucoup de subsistance et beaucoup de biens, au point que ses caisses étaient remplies de biens et qu’elles ne pouvaient plus contenir ce qu’il possédait. Un groupe d’hommes forts ne pouvait même pas transporter l’ensemble des clefs de ses trésors. Il vivait parmi son peuple d’une vie de confort et de luxe. Il mettait des habits luxueux et il ne sortait que dans une belle parure. Il résidait dans des palais et il prenait pour lui des serviteurs et des esclaves. Il profitait des plaisirs de ce bas-monde pourtant voués à l’anéantissement.

Mais Qaroun n’était pas un esclave qui remerciait Allah. Au lieu d’obéir à Allah, il se mit à s’enorgueillir, à faire preuve d’orgueil devant son peuple. Il étalait la richesse et les trésors que Allah ta^ala lui a donnés. Ceux de son peuple qui portent conseil, lui donnrent le conseil. Ils l’ont exhorté et lui ont interdit de commettre le mal et l’injustice. Seulement il leur a répondu de la parole de l’orgueilleux et du prétentieux. Il prétendait qu’il n’avait pas besoin de leurs conseils parce qu’il avait acquis son bien par sa science et son mérite. Il croyait selon sa prétention que Allah l’aime et que c’était la raison pour laquelle Il lui avait donné beaucoup de biens.

On raconte que lorsque l’obligation de la zakat fut révélée à notre maître Mouça, il a mis au courant son peuple de ce qui était un devoir pour eux. Il a par ailleurs dit à Qaroun, en lui rappelant de faire preuve de piété à l’égard de Allah, en lui rappelant le droit que Allah a sur lui, que pour chaque mille dinars, il devait un dinar et que pour chaque mille dirhams, il devait un dirham. C’est alors que Qaroun a calculé ce qu’il devait donner en zakat mais il trouva que cela faisait beaucoup. Il fit preuve d’avarice, et il devint mécréant en ce qu’a rapporté Mouça.

Ensuite Qaroun rassembla une partie de ceux en qui il avait confiance, de ceux qui le suivaient. Il leur dit : « Mouça vous a ordonné des choses et vous lui avez obéi. Maintenant il veut prendre vos biens ». Alors ils lui ont dit : « Ordonne-nous ce que tu veux, nous te suivrons ».

Il leur a dit : « Je vous ordonne de ramener Sibirta la désobéissante. Donnez-lui une somme d’argent pour qu’elle prétende que Mouça a voulu faire la fornication avec elle », que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance. Ils firent ce qu’il leur avai dit et lui envoyrent un seau en or rempli de pièces d’or.

Le jour de leur fête, Qaroun, que Allah le maudisse, était venu à notre maître Mouça en faisant mine qu’il était son ami. Il lui dit : « Ton peuple se réunit pour toi, pour que tu leur ordonnes et tu leur interdises ce que tu veux ». Alors le Prophète de Allah, Mouça est sorti et leur a dit : « Celui qui vole, nous lui coupons la main, celui qui fait la fornication et qui n’était pas marié, nous le fouettons, et s’il s’était marié puis a fait la fornication, nous le lapidons jusqu’à ce qu’il meure ».

C’est alors que Qaroun lui dit : « Et si c’était toi ? »

Mouça a dit : « Je demande à Allah qu’Il me préserve de ton mal. Je ne fais pas ces choses abominables ».

Qaroun lui dit alors : « Les fils de ‘Israil prétendent que tu aurais commis la fornication avec Sibirta« . Alors, il lui répondit : « Amenez-la ». Lorsqu’elle vint, Mouça la conjura par Allah Qui fait couler les mers, Qui a révélé At-Tawrah, d’être véridique. Allah ta^ala a fait miséricorde à cette femme qui s’est repentie, et elle se déclara innocente de ce qu’ils avaient attribué à Mouça. Elle leur dit : « Ils ont menti. C’est Qaroun qui m’a donné une somme pour que je t’accuse d’être fornicateur ». C’est alors que Mouça fit une prosternation, et invoqua Allah contre celui qui a été injuste envers lui. Allah ta^ala lui a révélé ceci : ordonne à la terre ce que tu veux, elle t’obéira.

Le lendemain Qaroun sortit comme à son habitude, dans un grand convoi qui regroupait des milliers de serviteurs et de sujets. Ils étaient tous parés avec des habits embellis d’or et de perles précieuses. Ils montaient leur ânes et leurs chevaux avec Qaroun à leur tête sur un âne de couleur claire qu’il avait embelli. Il avait mis ses plus beaux habits et les plus luxueux, fier de lui-même. Les gens se tenaient des deux côtés, le contemplant avec étonnement. Il y avait parmi eux des gens qui étaient épris de ce qu’il avait. Ils dirent alors : « Bonheur à Qaroun, il a certainement une grande chance, du bien et du pouvoir ».

Lorsque certains vertueux de leur peuple les entendirent, ils leur ont porté conseil de ne pas se laisser méprendre par la beauté du bas-monde car elle est distrayante et trompeuse.

On dit que Qaroun était passé dans une marche près d’une assemblée de notre maître Mouça. Il arrêta son convoi et il lui adressa la parole en lui disant : « Mouça tu as eu sur moi le mérite d’être Prophète, mais j’ai eu un mérite sur toi par l’argent. Si tu veux, sors et fais des invocations contre moi, je ferais des invocations contre toi ». C’est alors que notre maître Mouça sortit avec le cur sûr, se fiant à son Seigneur soubhanahou wa ta^ala. Qaroun commena à faire des invocations, mais cela ne lui fut pas exaucé. Notre maître Mouça dit : « Ô Allah, ordonne à la terre qu’elle m’obéisse aujourd’hui ». Allah l’exaua. Mouça a dit : « Ô terre prends-les tous ». Et la terre prit Qaroun le maudit et les mauvais qui étaient avec lui, jusqu’à leurs pieds. Puis Mouça dit : « Ô terre prends-les ». Et la terre les avala jusqu’à leurs genoux, puis jusqu’à leurs épaules. Puis il dit : « Ô terre, prends ses trésors et ses biens ». C’est alors que la terre trembla sous sa maison et ce qu’elle comprenait de trésors. Mouça dirigea sa main et dit : « Prends-les tous » et elle les avala tous.

Lorsque Qaroun fut enseveli sous terre et que ses biens furent perdus ainsi que sa maison, tous ceux qui avaient souhaité la même chose que ce qu’il avait eu comme trésors, le regrettèrent. Ils remercirent Allah ta^ala de ne pas avoir fait d’eux comme Qaroun, des injustes oppresseurs et orgueilleux que la terre aurait ensevelis.

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radio sur internet à essayer

Posted in Radio par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

http://www.zan.dmd2net.com/listen.asx

 

Il s’agit d’un essai pour écouter une radio sur internet

s’il est concluant, il y aura des cours en français

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Croyance : Traité de Ibn 3Assaakir et commentaire

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

LA BRILLANCE DES MINARETS

 

Une explication des termes

du précis de croyance de Ibnou ^Açakir

 

 

 

 

Au nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

INTRODUCTION DU COMMENTATEUR

 

La louange est à Allah, Celui Qui a créé de la nuit et du jour, Celui Qui a élevé les sept cieux sans piliers, Celui Qui est Tout-Puissant, Celui Qui domine les créatures par la contrainte de la mort. Et que l’honneur, l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître Mouhammad l’élu, à sa famille pieuse et à ses compagnons excellents et purs.

 

Ainsi, la science de la croyance en l’unicité (tawhid) est la meilleure et la plus noble des sciences car elle concerne la plus honorable des connaissances, celle des bases de la religion. Allah ta^ala dit :

{فاعلم أنّه لا إله إلاّ الله}

[sourat Mouhammad/ ‘ayah 19] ce qui signifie : « Et sache qu’il n’est de dieu que Allah« . Et il a été rapporté de Al-Boukhariyy dans son Sahih de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, que l’on a demandé au Messager de Allah : « Quelle est l’oeuvre la meilleure ? » Il a répondu :

((إيمان بالله ورسوله))

ce qui signifie : « La croyance en Allah et en Son  Messager« .

Certes les gens du Salaf [1] avaient un surcroît d’attention pour la science de la croyance en l’unicité (tawhid), de même que les gens du Khalaf [2] dépensaient un surcroît d’effort pour la faire comprendre aux gens, en leur présentant ses preuves par la raison et par les textes, au point que le très savant spécialiste du fiqh et de la science de al-kalam Mouhammad Ibnou Hibah Al-Makkiyy composa un ouvrage en vers dans la science du tawhid et le dédia au sultan combattant Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles. C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai jugé utile de réaliser le commentaire du Précis du Chaykh spécialiste du fiqh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir le Chafi^iyy. Il s’agit d’un précis très concis. J’ai ainsi explicité ses termes et j’ai éclairci ses expressions à l’aide de mots brefs et simples, qu’il est facile aux enfants de comprendre et aux étudiants de mémoriser. Et je l’ai appelé :

La brillance des Minarets,
une explication des termes du précis de Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir .

مرشد الحائر في حلّ رسالة فخر الدّين ابن عساكر

Je tiens à souligner que ce précis comprend la croyance des Gens de la Tradition Prophétique et de la Majorité (‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah), que c’est un résumé, comprenant la majorité des bases de la croyance et constituant une annulation des croyances de ceux qui prétendent faussement suivre les gens du Salaf (salafiyy) et qu’il est un éclaircissement de la croyance ‘Ach^ariyy qui est la croyance des compagnons et de quiconque les a bien suivis parmi les gens du Salaf et du Khalaf. Il s’agit d’un précis éminent qui a reçu l’éloge du traditionniste (hafidh) Salahou d-Din Khalil Ibnou Kaykaldiyy Al-^Ala‘iyy, que Allah lui fasse miséricorde, décédé en l’an 761 de l’Hégire qui l’a appelée « La Croyance Eclairée? qui guide » (Al-^Aqidatou l-Mourchidah). [Al-^Ala‘iyy] a dit : « Et l’auteur de cette Croyance Eclairée l’a écrite conformément au pacte de droiture, il a raison concernant ce dont est exempt Al-^Aliyyou l-^Adhim » fin de citation. Ceci a été rapporté par l’Imam Tajou d-Din As-Soubkiyy dans ses Tabaqat, il a approuvé l’auteur de l’avoir intitulé La Croyance Eclairée et il l’a énoncé dans sa totalité, disant en la terminant ce qu’il a écrit : « Ceci est l’ultime expression du précis de la croyance, il n’y a pas en lui ce que renierait un Sounniyy » fin de citation.

 

C’est sur cette croyance que sont les savants des sunnites comme Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy dans la totalité de ses ouvrages traitant de la croyance. Que l’on soit donc en garde contre les perturbateurs payés et salariés par les assimilationnistes mouchabbih anthropomorphistes qui renient l’invocation de Allah par le degré d’une de Ses créatures honorées à savoir le tawassoul.

 

Pour finir, nous demandons au Seigneur, Celui Qui dispense beaucoup de bien, de nous accorder la réussite, l’effacement de nos péchés et le pardon, Il est certes sur toute chose tout puissant.

 

 

Je commence par le nom de Allah,
Ar-Rahman, Ar-Rahim

 

Explication : Cela signifie : je commence par le nom de Allah ou : le commencement [de mon ouvrage] est par le nom de Allah (Bismil-lah). Ar-Rahman c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants et aux mécréants dans ce bas-monde et uniquement aux croyants dans l’au-delà ; Ar-Rahim c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants.

 

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Explication : L’auteur est Fakhrou d-Din Abou Mansour ^Abdou r-Rahmani bnou Mouhammadini bni l-Haçani bni Hibatil-lahi bni ^Abdil-lahi bni l-Houçayn Ad-Dimachqiyy connu sous le nom de Ibnou ^Açakir, le spécialiste du fiqh le chafi^iyy bien connu . Abou Chamah a dit : il n’y a pas parmi ses aïeux quelqu’un qui porte le nom de ^Açakir, ce n’est qu’une appellation par laquelle ils sont connus dans leur famille et qui pourrait provenir des mères de certains d’entre eux. Et il est celui dont l’oncle paternel est Abou l-Qaçim ^Aliyyou bnou l-Haçani bni Hibatil-lah Ibnou ^Açakir, le transmetteur de hadith (mouhaddith) de la région de Ach-Cham et son spécialiste en authentification du hadith (hafidh). Il est né en l’an cinq cent cinquante, comme il l’a consigné lui-même de sa main, dans une famille éminente et noble. Dès son enfance, il a donné, que Allah lui fasse miséricorde, une grande importance à la science. Il a étudié le fiqh chez Qoutbou d-Din Mas^oud An-Nayçabouriyy qui lui a marié sa fille. Il a reçu la science par transmission orale également de son oncle paternel Abou l-Qaçim et de Charafou d-Din ^Abdoul-lahi bnou Mouhammadini bni Abi ^Asroun et de ‘Oummou ^Abdil-lah ‘Asma‘ou bintou Mouhammadini bni l-Haçani bni Tahir et de sa sœur Aminatou ‘Oummou Mouhammad et d’autres encore. Il a enseigné et transmis le hadith à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds) et en d’autres lieux. De nombreux savants renommés ont fait son éloge comme l’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans As-Siyar et d’autres. De surcroît, Tajou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé  et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion« . Et Abou Chamah a dit dans Dhaylou r-Rawdatayn : « Afin de lui confier le poste de juge (qadi), Al-Mou^adhdham l’envoya chercher de nuit. Arrivé chez ce dernier, il l’accueillit et le fit asseoir à ses côtés. On présenta un repas mais il n’en prit rien. Il fit pression sur lui pour qu’il accepte la fonction de juge. Alors il dit : Je vais faire la prière de ‘istikharah. Quelqu’un présent avec lui m’a informé et a dit qu’il est rentré chez lui, il est entré dans sa petite demeure proche du mihrab des compagnons – c’est-à-dire dans la mosquée des Ouméyades. Il veilla donc toute la nuit dans la mosquée, faisant ainsi preuve de piété et pleurant jusqu’à l’aube. Au matin, ils vinrent le voir, il persista dans son refus et suggéra qu’on nomme Ibnou l-Harastaniyy à qui fut confiée cette tâche. Cependant, craignant d’être contraint, il avait apprêté sa famille pour le voyage. Son groupe d’étudiant sortit pour le canton de Halab. C’est alors que Al-^Adil -roi de Halab et parent de Al-Mou^adhdham- fut affecté par ce qui se passait, il s’attendrit et fit repartir les étudiants. Il lui dit : Désigne quelqu’un d’autre. Alors il lui désigna Ibnou l-Harastaniyy« . On cite ici l’un de ses poèmes :

Aie peur quand le soir d’espoir tu es rempli

Et espère si le matin de crainte tu es pris

Ô combien souvent de peines le temps amène

Pourtant, pour Allah, tant de choses amènes.

Et il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le fiqh et le hadith. Il est décédé le dix du mois de Rajab de l’année 620 de l’Hégire et rares furent ceux qui n’assistèrent pas à ses funérailles. Il fut enterré dans le cimetière de AsSoufiyyah à Damas. Abou Chamah a dit : L’un de ceux qui étaient présent auprès de lui m’a informé et a dit : « Il a accompli la prière de adhdhouhr et par la suite s’est enquis de la prière de al-^asr. Il a fait la petite ablution puis a dit les témoignages, il était alors assis et a dit : Raditou bil-lahi Rabba, wa bil-‘Islami dina, wa bi Mouhammadin~Nabiyya ce qui signifie : J’agrée Allah comme Seigneur, et l’Islam comme religion et Mouhammad comme Prophète. Que Allah me rende capable de déclarer la preuve de ma foi, qu’Il allège mon péril et accorde miséricorde dans mon isolement. Puis il a dit : Wa ^alaykoumou s-salam. Alors nous avons su que les anges étaient là et il est tombé sans vie » fin de citation. Et sa mort fut provoquée par la diarrhée, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde.

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté.

 

Explication : La souveraineté, c’est la domination. Et cette première phrase signifie qu’il est un devoir pour toute personne responsable de croire catégoriquement, sans aucun doute, que Allah ta^ala n’a pas d’associé dans Sa domination, c’est-à-dire que ce monde n’appartient qu’à Lui, n’est régi par nul autre que Lui et n’a pas d’autre divinité que Lui. Et الواحد (Al-Wahid) l’Unique, lorsque ce nom est employé pour Allah signifie Celui Qui n’a aucun associé dans la divinité et Qui n’a aucun équivalent. Quant à la personne responsable, c’est le pubère, sain d’esprit, à qui est parvenu l’appel à l’Islam [dans une langue qu’il comprend].

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux.

 

Explication : Il entend par monde supérieur ce que contiennent les cieux et par monde inférieur ce que contient la terre. Cela signifie que toute chose dans ce monde, qu’elle soit dans les cieux ou dans la terre, au-dessus des cieux, entre les cieux et la terre ou sous la terre, tout ceci existe par la création de Allah ^azza wa jall, c’est Lui Qui l’a faite sortir du néant à l’existence. Cela inclut aussi bien les actes des esclaves [de Allah] que leurs intentions puisqu’ils font partie de ce monde. Allah ta^ala dit :

{وخلق كلّ شىء}

[sourat Al-Fourqan / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Et Il crée toute chose« . Et ce qui est visé par ce qui est dans les cieux, ce sont par exemple les anges, ce qui est au-dessus c’est par exemple le paradis, ce qui est entre les cieux et la terre la lune et les étoiles, ce qui est sur la terre l’humanité et ce qu’il y a sous la terre l’enfer qui se trouve en effet sous la septième terre. Al-Hakim a dit : les versions à ce sujet sont sûres (sahih).

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté.

 

Explication : Il vient par là que le Trône qui est le plus immense des corps par la taille est sous la domination de Allah ta^ala. Allah est Celui Qui l’a créé et placé en ce lieu très élevé. C’est Lui Qui le maintient à cet emplacement de sorte qu’il ne s’écroule pas sur les cieux et la terre qui sinon, seraient complètement détruits. Et ce qui est inférieur au Trône est à plus forte raison sous la domination de Allah. Allah ta^ala dit :

{وهو ربّ العرش العظيم}

[sourat At-Tawbah / ‘ayah 129] ce qui signifie : « Et Il est le Seigneur du Trône majestueux« . C’est Lui soubhanahou wa ta^ala Qui régit toute chose, c’est-à-dire Celui Qui modifie les choses conformément à Sa volonté et à Sa science éternelles. Ainsi, aucun mouvement ni aucune immobilité n’arrive dans ce monde sinon par Sa destinée ^azza wa jall. C’est Lui ta^ala Qui change les choses, Il change les cœurs comme Il le veut. S’Il le veut il détourne le cur de l’esclave et s’Il le veut, Il le maintient dans la droiture. Il a dit en effet ^azza wa jall :

{ونقلّب أفئدتهم وأبصارهم}

[sourat Al-‘An^am / ‘ayah 110] ce qui signifie : « Et Nous retournons leurs cœurs et leurs regards« . En outre, le Prophète a dit :

((اللهمّ مصرّف القلوب صرّف قلوبنا على طاعتك))

[rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui retourne les curs, maintiens nos cur sur Ton obéissance« . Il n’y a donc pas de créateur régissant de façon globale toute les créatures sinon Allah. Quant à la gestion des détails telle que la gestion des anges de leurs tâches concernant la pluie, les nuages ou la végétation, conformément à ce que Allah a ordonné et voulu de toute éternité, il est permis de qualifier les créatures par de telles choses, conformément à ce que Allah a dit des anges :

{فالمدبّرات أمرا}

[sourat An-Nazi^at/ ‘ayah 5] ce qui signifie : « Par ceux qui régissent les choses« . Si donc le retournement des curs est sous la puissance de Allah, les actes extériorisés ? sont à plus forte raison des créatures de Allah. Et il n’en va pas comme le prétendent les Mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes lui-même et que ce ne serait pas Allah Qui serait le créateur de toute chose. Que Allah les enlaidit davantage. Allah ta^ala dit :

{الله خالق كلّ شىء}

[sourat AzZoumar/ ‘ayah 62] ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose« . Et le terme « toute chose » couvre les corps, les organes et les actes. L’esclave n’a pour lui rien d’autre que l’acquisition de l’acte et c’est Allah Qui le crée. L’acquisition de son acte signifie qu’il oriente sa volonté et sa force mais toutes deux sont des créatures, c’est Allah Qui crée cet acte par création c’est-à-dire qu’Il le fait advenir ? surgir du néant et le rend existant. Rien n’arrive sinon par le fait de faire exister propre à Allah et par Sa création. L’esclave que Allah a bien guidé par Sa miséricorde et Sa grâce observera la véritable nature de ses mouvements et de ses immobilités : Si je bouge ma main, j’en éprouve le mouvement et l’orientation de mon but pour ce faire, pourtant la raison et la Chari^ah imposent que moi-même, je n’en suis pas le créateur mais que ce mouvement qui m’est arrivé est bien une créature de Allah.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil.

 

Explication : C’est que الحيّ (Al-Hayy) lorsque ce nom est employé pour Allah signifie qu’Il a une vie éternelle qui n’est pas d’esprit ? âme, de chair ou de sang. Quant à القيّوم (Al-Qayyoum), cela signifie qu’Il régit les créatures et non pas qu’Il est immanent à Ses esclaves, incarné en eux. Certains savants ont interprété Al-Qayyoum par l’Eternel, Celui Qui ne s’anéantit pas. La somnolence signifie l’assoupissement et le sommeil quant à lui est tel que l’esprit de la personne est absent, de sorte qu’elle n’entend pas la parole autour d’elle. Allah tabaraka wa ta^ala est donc exempt de tout cela comme Il le dit dans ayatou l-koursiyy :

{الله لا إله إلاّ هو الحيّ القيّوم لا تأخذه سنة ولا نوم}

[sourat Al-Baqarah / ‘ayah 255] ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, le Vivant, Celui Qui ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence, ni par le sommeil« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement.

 

Explication : Allah connaît les choses dans leur généralité et dans leurs détails. Il sait ce qui a existé et ce qui sera c’est-à-dire ce qui existera. Jusqu’au délice continuel du paradis qui ne s’interrompt pas, Allah le connaît de toute éternité, Il sait le caractère nécessaire de ce qui est obligatoire selon la raison, le caractère possible de ce qui est possible selon la raison et l’impossibilité de ce qui est impossible selon la raison. Et Il a soubhanahou wa ta^ala la science de Lui-même, de Ses attributs et de ce qu’Il a fait entrer en existence parmi Ses créatures, par une science unique sans début et sans fin qui ne change pas. Et certains mou^tazilah extrémistes -dont Abou l-Houçayn Al-Basriyy– ont dit : « Allah ne sait ce que fera l’esclave qu’après l’avoir créé », ceci est de la mécréance claire et c’est par Allah que nous en ? recherchons la protection. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an possédant des aspects équivoques comme une épreuve pour les esclaves. Les gens se sont séparés en deux classes, l’une explique les versets en question en les plaçant dans leur contexte et ils auront la réussite, l’autre les explique en dehors de leur contexte et ils vont périr seront anéantis ?. Nous donnons pour exemple Sa parole ta^ala :

{الآن خفّف الله عنكم وعلم أنّ فيكم ضعفا}

[sourat Al-‘Anfal / ‘ayah 66] ce qui signifie : « Maintenant Allah vous a soulagés, et Il a su votre faiblesse« . Celui donc qui fait dépendre la parole qui signifie « Il a su votre faiblesse » de Sa parole qui signifie « Maintenant« , c’est-à-dire par là que Allah ta^ala aurait su cela après n’en avoir pas eu connaissance, il s’est égaré d’un égarement profond. Et celui qui comprend la véritable signification du verset, c’est-à-dire que Allah vous a soulagés maintenant de ce qui était obligatoire pour vous, à savoir de combattre à concurrence d’un musulman contre dix mécréants, en rendant désormais obligatoire de combattre à concurrence d’un musulman contre deux, et ceci parce que Allah a su par Sa science sans début votre faiblesse, celui-là aura atteint la vérité et sera sur le droit chemin. Vient ensuite que certes toute chose qui entre en existence dans ce monde, dans les cieux et sur la terre, que ce soit sur les terres émergées, dans les eaux ou au-dessous du sol, tout est inscrit dans un Livre Clair, c’est-à-dire dans la Table Préservée (Al-Lawhou l-Mahfoudh), conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du Messager de Allah que Allah ta^ala a ordonné au Calame Elevé (al-qalamou l-‘a^la). Ainsi Il dit :

((اكتب ما كان وما يكون إلى يوم القيامة))

ce qui signifie : « Inscris ce qui a été et ce qui sera jusqu’au jour dernier« . Et Allah englobe toute chose par Sa science signifie qu’Il sait soubhanahou ce qui a existé et ce qui existera par sa science sans commencement. Et Il dénombre toute chose parfaitement signifie qu’Il sait ^azza wa jall par Sa science sans commencement le nombre de toute chose, Il le sait avant qu’ait existé ce qui est créé, quoi que ce fut parmi le monde créé. Ceci est conforme à ce qu’Il dit ta^ala :

{وأحصى كلّ شىء عددا}

[sourat Al-Jinn / ‘ayah 28] ce qui signifie : « Et Il dénombre toute chose parfaitement« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il  veut.

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala fait ce qu’Il veut, ce dont Il a voulu l’existence, arrive par Sa volonté sans commencement, Il le fait par Son acte sans commencement. Sa volonté c’est-à-dire Son vouloir est sans commencement et les choses qui sont voulues entrent en existence. Son acte est sans commencement et ce qui est fait entre en existence.

 

La volonté de Allah ^azza wa jall ne change pas car le changement advient aux créatures et c’est le plus grand signe de l’entrée en existence. Il dit ta^ala :

{ما يبدّل القول لديّ}

[sourat Qaf / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Ce que J’ai décrété ne change pas« . De plus, le Messager de Allah a dit :

((قال الله تعالى : يا ا محمّد إنّي إذا قضيت أمرا فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Ô Mouhammad, si J’ai destiné une chose, elle est irrévocable« . Le fait est que Allah fait changer les créatures conformément à Sa volonté qui ne change pas. Ce dont Il a voulu l’existence, il lui advient l’existence au moment dans lequel Il a voulu son existence. Et ce dont Il ne veut pas l’existence n’existera jamais, conformément à ce qui a été confirmé du Messager de Allah qui a dit :

((ما شاء الله كان وما لم يشأ لم يكن))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas« . Qu’il s’agisse du bien comme du mal, de l’obéissance comme des désobéissances, de la mécréance comme de la foi, tout cela advient donc par la volonté de Allah ta^ala, par Sa science, Sa prédestination et Sa destinée. Cependant, le bien existe par l’amour de Allah, par Son agrément et Son ordre alors que le mal n’existe pas par l’amour de Allah ni par Son agrément ni par Son ordre.

 

Ainsi celui qui craint Allah, c’est parce que Allah lui a donné la réussite et celui qui est pervers et qui désobéit, c’est parce que Allah l’a égaré. Et c’est cela la signification de l’expression : la hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-lah. : Il n’y a de protection contre la désobéissance envers Allah que par la préservation de Allah, et il n’y a de force pour Lui obéir que par Son aide. Cela ne veut nullement dire que l’esclave est dénué de toute volonté, mais sa volonté est sous la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala conformément à Sa parole dans le Livre Honoré :

{وما تشاءون إلاّ أن يشاء الله ربّ العالمين}

[sourat At-Takwir / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah le veut, le Seigneur des univers« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut.

 

Explication : Allah tabaraka wa ta^ala a une puissance totale par laquelle Il fait entrer les choses en existence, rien ne Le rend donc incapable et Il n’a pas besoin de l’aide d’autrui conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وهو على كلّ شىء قدير}

[sourat Al-Ma‘idah/ ‘ayah 120] ce qui signifie : « Et Il est sur toute chose tout puissant » Sa puissance n’est affectée d’aucun défaut, aucune faiblesse ni aucune incapacité. Sa puissance est bien totale conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an Al-Karim :

{إنّ الله هو الرّزّاق ذو القوّة المتين}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 58] ce qui signifie : « Certes Allah est Celui Qui est garant de la subsistance, Celui Qui a la puissance et Qui n’est pas atteint pas la fatigue« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la souveraineté

 

Explication : c’est-à-dire qu’Il a la domination totale qui n’est controversée par aucun contestataire. Et Sa souveraineté ta^ala n’est pas la souveraineté de ce qui est créé et qu’Il donne à qui Il veut parmi Ses esclaves, parce que cette souveraineté-là s’anéantit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a nul besoin d’autrui.

 

Explication : Il est immanent par Lui-même c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui. Il est الغنيّ (Al-Ghaniyy) conformément au nom qu’Il a donné pour Lui-même dans le Qour’an. Et la mention du nom الغنيّ (Al-Ghaniyy) figure dans le hadith citant les quatre-vingt dix neuf noms qui a été rapporté par Ibnou Hibban, At-Tirmidhiyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres encore.  Et il se peut que la mention du terme Al-Ghinadans quelques textes relève d’une erreur de transcription de certains copistes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la toute-puissance

 

Explication : Il est soubhanahou wa ta^ala tout puissant conformément à ce qu’Il dit :

{والله عزيز ذو انتقام}

[sourat ‘Ali ^Imran / ‘ayah 4] ce qui signifie : « Et Allah est le Puissant Qui n’est pas vaincu, Celui Qui a [l’attribut de] faire parvenir le châtiment à qui Il veut parmi les injustes« . Al-Halimiyy a dit : Cela signifie qu’Il est Celui Que l’on ne peut atteindre et Qu’aucune chose ne peut forcer. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Al-Khattabiyy : العزيز (Al-^Aziz) c’est Celui Qui n’est pas vaincu.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la non-fin.

 

Explication : Allah ta^ala a pour attribut la non-fin Qui est l’invariabilité de l’existence, sans avènement d’anéantissement. Et Sa non-fin ta^ala est obligatoire selon la raison, il n’est pas possible selon la raison qu’il en soit autrement. Il n’est donc rien sans fin dans ce sens que Lui. Quant au paradis et à l’enfer, du point de vue de leur nature selon la raison il leur est possible à tous deux l’anéantissement. Pourtant ils sont sans fin, car leur non-fin leur a été attribuée à tous deux par Allah, alors que la non-fin de Allah est propre à Lui-même. De plus Sa non-fin implique la non-fin de Ses attributs, que ce soit la puissance, la science, l’ouïe, la vue, la volonté et tout autre que ceux-ci.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a le jugement

 

Explication : c’est-à-dire que soubhanahou wa ta^ala, Il juge par ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la création.

 

Explication : Al-qada c’est la création, conformément à Sa parole ta^ala :

{فقضاهنّ سبع سموات}

[sourat Foussilat / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Et Nous les avons créés en sept cieux« . Cela signifie qu’Il crée ^azza wa jall ce qu’Il veut et le fait apparaître du néant à l’existence. Mais al-qada‘ vient aussi dans le sens de l’ordre conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{وقضى ربّك ألاّ تعبدوا إلاّ إيّاه وبالوالدين إحسانا}

[sourat Al-‘Isra‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « Et Ton Seigneur a ordonné que vous n’adoriez que Lui et que vous fassiez preuve de bienfaisance envers vos parents« . Et l’on donne une interprétation semblable pour Sa parole :

{وما خلقت الجنّ والإنس إلاّ ليعبدون}

[sourat Adh-Dhariyat / ‘ayah 56] ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinn et les hommes que pour leur donner l’ordre de M’adorer« . Cela ne signifie pas qu’Il a voulu que chacun d’entre eux L’adore car s’Il avait voulu que tous L’adorent et n’adorent rien d’autre, il n’y aurait pas de mécréants. Il dit ta^ala :

{ولو شاء ربّك لآمن من في الأرض كلّهم جميعا أفأنت تكره النّاس حتّى يكونوا مؤمنين}

[sourat Younous / ‘ayah 99] ce qui signifie : « Si Ton Seigneur l’avait voulu, les gens de la terre auraient cru tous ensemble, est-ce toi (Mouhammad) qui contrains les gens jusqu’à ce qu’ils soient croyants« . Cela signifie : l’état des cœurs n’est pas de ton ressort, ô Mouhammad, mais ils sont dans la toute-puissance de Allah. Et si Allah avait voulu guider tous les gens, ils feraient tous partie de la communauté des croyants. Mais Allah n’a pas voulu cela, c’est pourquoi certains d’entre eux sont des croyants et certains autres sont mécréants.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a les noms parfaits.

 

Explication : Allah a les noms parfaits c’est-à-dire ce qui indique la perfection absolue. De tous les noms parfaits de Allah, il ne vient qu’une indication de la perfection. C’est-à-dire que rien en eux n’indique le défaut s’agissant de Lui ta^ala. Ainsi القادر (Al-Qadir) le Puissant indique la puissance, العلاّم (Al-^Allam) indique la science, الرحمـن الرحيم (Ar-Rahman Ar-Rahim) le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux indique la confirmation de Sa miséricorde ta^ala, العزيز (Al-^Aziz) le Puissant Qui n’est pas vaincu indique la confirmation de sa toute-puissance, السميع (As-Sami^) Celui Qui entend indique la confirmation de Son ouïe, الواحد (Al-Wahid) l’Unique indique la confirmation de Son unité, الخالق (Al-Khaliq) le Créateur indique la confirmation de Sa création, البصير (Al-Basir) Celui Qui voit indique la confirmation de Sa vue, et ainsi tous Ses noms indiquent la perfection. Le nom qui indique le défaut est donc impossible à son sujet et il n’est pas valable de le nommer « Ah » comme se l’imaginent certains. Beaucoup de chadhiliyyah croient mais encore mentionnent dans leurs livres qu’un des noms de Allah serait Ah. Or Ah est une expression marquant la plainte et la souffrance selon l’avis des linguistes, et les textes des quatre écoles stipulent que le gémissement -soit au moins deux sons phonétiques- annule la prière. Et Ah en fait partie. De plus, c’est le plus connu des termes de gémissement à props desquels il est parvenu qu’ils sont au nombre de vingt comme les savants linguistes l’ont mentionné. Et ceux qui disent que Ah est un des noms de Allah se basent sur un hadith faux dont les termes sont, dans le sens : « Laissez-le gémir car le gémissement fait partie des noms de Allah« . Il ne figure dans aucun hadith sûr (sahih) ou même [un autre] faux, que Ah serait un des noms de Allah. Ces gens sont bien étranges. Comment ont-ils pu choisir le terme Ah parmi ces vingt expressions et laisser les autres, parmi lesquelles on trouve Awouh et ‘Awwatah. Il découle de leur argumentation à partir de ce hadith que ces deux expressions seraient des noms de Allah tout comme les autres expressions de gémissement. De même, il n’est pas permis de nommer Allah « Al-Mouqim » comme le font certains qui disent « Soubhana l-Mouqim« . Et de même il n’est pas permis de nommer Allah ta^ala « âme » ou bien « cerveau » comme l’a fait Sayyid Qoutb en nommant Allah : « le cerveau organisateur ». En effet, l’âme et le cerveau sont tous deux créés. Comment cet homme a-t-il abandonné les noms parfaits pour donner à Allah des appellations sorties de sa tête. At-Tirmidhiyy et d’autres ont rapporté que le Messager de Allah a dit :

((إنّ لله تسعة وتسعين اسما مائة إلاّ واحدا من أحصاها دخل الجنّة))

ce qui signifie : « Certes Allah a quatre-vingt dix-neuf noms, cent moins un, celui qui les recense entrera au paradis » Dans d’autres versions on trouve : « celui qui les apprend par cœur » et c’est cela qui en montre le sens. Il a été rapporté de nombreuses versions au sujet de leur énumération dont celle de Al-Bayhaqiyy rapportant de Abou Hourayrah.

((هو الله الّذي لا إله إلاّ هو الرّحمن الرّحيم الملك القدّوس السّلام المؤمن المهيمن

العزيز الجبّار المتكبّر الخالق البارئ المصوّر الغفّار القهّار لبوهّاب الرّزّاق الفتّاح

العليم القابض الباسط الخافض الرّافع المعزّ المذلّ السّميع البصير الحكم العدل

اللّطيف الخبير الحليم العظيم الغفور الشّكور العليّ الكبير الحفيظ المقيت

الحسيب الجليل الكريم الرّقيب المجيب الواسع الحكيم الودود المجيد الباعث الشّهيد

الحقّ الوكيل القويّ المتين الوليّ الحميد المحصي المبدئ المعيد المحي المميت الحيّ القيّوم

الواجد الماجد الواحد الصّمد القادر المقتدر المقدّم المؤخّر الأوّل الآخر الظّاهر الباطن

الوالي المتعالي البرّ التّوّاب المنتقم العفوّ الرّءوف مالك الملك ذو الجلال والإكرام

المقسط الجامع الغنيّ المغني المانع الضّارّ النّافع النّور الهادي البديع الباقي الوارث

الرّشيد الصّبور))

Houwallahou l-Ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa r-Rahmanou r-Rahimou l-Malikou l-Qouddousou s-Salamou l-Mou’minou l-Mouhayminou l-^Azizou l-Jabbarou l-Moutakabbir, Al-Khaliqou l-Bari’ou l-Mousawwirou l-Ghaffarou l-Qahharou l-Wahhabou r-Razzaqou l-Fattahou l-^Alim, Al-Qabidou l-Baçitou l-Khafidou r-Rafi^ou l-Mou^izzou l-Moudhil-lou s-Sami^ou l-Basirou l-Hakamou l-^Adlou l-Latifou l-Khabirou l-Halimou l-^Adhimou l-Ghafourou ch-Chakourou l-^Aliyyou l-Kabirou l-Hafidhou l-Mouqitou l-Hibou l-Jalilou l-Karimou r-Raqibou l-Moujibou l-Waçi^ou l-Hakimou l-Wadoudou l-Majidou l-Ba^ithou ch-Chahidou l-Haqqou l-Wakilou l-Qawiyyou l-Matinou l-Waliyyou l-Hamidou l-Mouhsi l-Moubdi‘ou l-Mou^idou l-Mouhyi l-Moumit, Al-Hayyou l-Qayyoum, Al-Wajidou l-Majidou l-Wahidou sSamadou l-Qadirou l-Mouqtadirou l-Mouqaddimou l-‘Awwalou l-‘Akhir, AdhDhahirou l-Batinou l-Wali l-Mouta^ali l-Barrou t-Tawwabou l-Moun~taqimou l-^Afouwwou r-Ra’oufou Malikou l-Moulki Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram, Al-Mouqsitou l-Jami^ou l-Ghaniyyou l-Mani^ou dDarrou n-Nafi^ou n-Nourou l-Hadi l-Badi^ou l-Baqi Al-Warithou r-Rachidou sSabour.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine

 

Explication : On comprend cela à partir d’un hadith rapporté de Thawban qui a dit : le Messager de Allah a dit :

((إنّي إذا قضيت قضاء فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala a dit : « Certes, si J’ai Moi décrété une chose, elle est irrévocable« . De ce hadith Qoudsiyy on tire que personne ne s’oppose à l’accomplissement de la volonté de Allah. A partir de cela aussi, on sait que la parole de certains est corrompue lorsqu’ils disent : Allah voulait créer Untel en homme puis Il l’a créé en femme. Quant à la croyance que Allah changerait Sa volonté si quelqu’un l’invoque ou donne en aumône un bien licite, elle n’est pas valable et ne convient pas à la dignité de Allah soubhanahou wa ta^ala.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et rien ne prive de ce qu’Il donne

 

Explication : Sa signification provient du hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim qui mentionne que le Messager de Allah disait à la suite de sa prière :

((لا إله إلاّ الله وحده لا شريك له’ له الملك وله الحمد وهو على كلّ شىء قدير’

اللهمّ لا مانع لما أعطيت ولا معطي لما منعت ولا ينفع ذا الجَدّ منك الجَدّ))

ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah, Unique, Il n’a pas d’associé, Il a la souveraineté et la louange et Il est sur toute chose tout puissant, ô Allah, rien ne prive de ce que Tu as donné et nul ne donne ce dont Tu as privé, ???« . Si donc Allah ta^ala veut que parvienne à un esclave une richesse parmi les grâces, Il lui donne le moyen de l’avoir et nul ne peut l’en priver, conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres d’un hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah a dit :

((ولو أنّ الخلق اجتمعوا على أن ينفعوك بشىء لم يقضه الله لك لم يقدروا عليه

وإن أرادوا أن يضرّوك بشىء لك يقضه الله عليك لم يقدروا عليه’

رفعت الأقلام وجفّت الصّحف))

ce qui signifie : « Si toutes les créatures s’unissaient pour te faire profiter d’une chose que Allah n’a pas décrétée pour toi elles n’y pourraient rien, et si elles voulaient te nuire par quelque chose que Allah ne t’a pas décrétée, elles ne le pourraient pas, les calames sont levés et les feuillets ont séché« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient

 

Explication : Ce que Allah ta^ala a voulu de toute éternité et qu’Il a voulu que cela arrive par Sa volonté sans commencement, il est indispensable que cela soit et Il le crée par Son attribut de création éternel sans qu’Il soit ^azza wa jall contraint à quoi que ce soit, il en va au contraire conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وربّك يخلق ما يشاء ويختار}

[sourat Al-Qasas/ ‘ayah 68] ce qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut

 

Explication : Il rend soubhanahou wa ta^ala interdit ce qu’Il veut et obligatoire ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala n’attend de la part de Ses esclaves aucune récompense ni aucun profit, Il dit ta^ala :

{ما أريد منهم من رزق وما أريد أن يطعمون}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 57] ce qui signifie : « Je ne veux de leur part aucune subsistance et Je ne veux pas qu’ils Me nourrissent« . Allah ne les a donc pas chargés de l’adoration parce qu’Il en tirerait profit et Il ne leur a pas interdit quoi que ce soit parce qu’il craindrait une nuisance ou une punition de la part d’un seul d’entre eux. Comment se pourrait-il qu’Il attende une récompense de Ses esclaves ou qu’Il craigne une punition alors que c’est Lui leur Créateur et le Créateur de leurs actes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi

 

Explication : Allah ta^ala, il ne Lui incombe aucun devoir qu’Il soit obligé de faire et nul n’a de droit sur Lui puisque personne ne Lui interdit ni ne Lui ordonne quoi que ce soit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Tout bienfait de Sa part est par Sa grâce

 

Explication : Le bienfait c’est la grâce, c’est-à-dire que ce n’est pas une obligation qui incomberait à Allah de donner à Ses esclaves des bienfaits, mais c’est bien Lui Qui montre grâce et générosité par cela. Et s’Il ne leur donnait pas ces bienfaits, Il ne serait pas injuste envers eux, conformément à ce qu’Il dit soubhanahou :

{ولولا فضل الله عليكم ورحمته ما زكى منكم من أحد أبدا}

[sourat An-Nour / ‘ayah 21] ce qui signifie : « …et n’eussent été la grâce et la miséricorde de Allah, aucun d’entre vous n’aurait jamais été intègre« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et tout châtiment de Sa part n’est que justice

 

Explication : Le châtiment, c’est la punition. Ainsi, celui que Allah récompense, c’est par Sa grâce, et celui que Allah punit, c’est par Sa justice. Allah n’est injuste envers personne et nul ne Le conteste. On ne dit pas dans le sens de la contestation : Pourquoi fait-Il que les enfants et les animaux ont mal et pourquoi leur impose-t-Il des souffrances et des maladies alors qu’ils n’ont pas de péchés ? Celui qui dit cela a contesté Allah sauf s’il a cherché à connaître la sagesse qu’il y a dans les souffrances des enfants et des animaux et qu »il dit : pourquoi fait-Il qu’ils ont mal ? alors, il n’est pas tombé dans la mécréance. Les choses sont telles que l’auteur a conclu en citant Sa parole ta^ala :

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

[sourat Al-‘An~biya‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait

 

Explication : On ne Le conteste pas dans ce qu’Il fait et On ne Le questionne pas. En revanche, les esclaves eux seront questionnés car Il est en vérité Celui Qui possède toute chose et nul ne Lui est associé dans Sa souveraineté. Il possède les esclaves et ce qu’Il a mis en leur possession et c’est Lui qui fait ce qu’Il veut dans Sa propriété. De ce fait, l’injustice est inconcevable de Sa part. En effet, Il est Celui qui régit la création comme Il le veut, Il ne place pas les choses inopportunément. D’autre part, l’injustice n’est concevable que de la part de quelqu’un ayant qui lui ordonne ou qui lui interdit, comme les esclaves [de Allah]. L’injustice, c’est en effet l’infraction à un ordre et à un interdit de celui qui possède le pouvoir d’ordonner et d’interdire. C’est pour cela que l’esclave sera questionné : Pourquoi as-tu fais ceci ? Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? conformément à ce qui est parvenu du hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :

(( لا تزول قدما عبد يوم القيامة حتّى يسأل هن أربع : عن عمره فيم أفناه’

وعن جسده فيم أبلاه’ وعن ماله من أين اكتسبه وفيم أنفقه’ وعن علمه ماذا عمل به))

ce qui signifie : « Les deux pieds de l’esclave ne quitteront pas le lieu de son jugement le jour dernier avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : son âge dans quoi l’a-t-il passé, son corps dans quoi l’a-t-il usé, son bien d’où l’a-t-il acquis et dans quoi l’a-t-il dépensé et sa science, q’en a-t-il fait« . Quant à Allah ta^ala, Il n’a personne qui Lui ordonne ou Lui interdit quoi que ce soit. C’est pour cela qu’on ne Le questionne pas et qu’on ne Lui attribue aucune injustice ou manquement, conformément à ce qu’Il dit, ^azz de ceux qui disent:

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

ce qui signifie : « On ne Le questionne pas sur ce qu’Il fait mais [les esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il existait avant la création

 

Explication : L’existence de Allah tabaraka wa ta^ala est sans commencement, Il existait donc ^azza wa jall avant les créatures, Lui seul étant de toute éternité conformément à ce qui est rapporté du hadith de ^Imran Ibnou l-Housayn :

((كان الله ولم يكن شيء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . Nul n’est sans début sinon Lui conformément à ce que dit Allah ta^ala :

{هو الأوّل}

[sourat Al-Hadid / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Il est le Premier [l’éternel sans début] ». Et certes les savants de la langue ont dit : Parmi les choses qui traduisent l’exclusivité, il y a la détermination de l’antécédent (moubtada) et de l’attribut (khabar) et dans cette ayah, l’antécédent est un pronom personnel, c’est-à-dire « houwa » et l’attribut est « Al-‘Awwal« , tous deux sont déterminés, ce qui implique donc qu’il n’y a aucun premier -dans le sens d’avoir une existence sans début- autre que Allah jalla wa ^ala.

Et celui qui croit que quelque chose de l’univers, par son genre ou par ses composants, possède une existence sans début aura démenti cette ayah, quitté l’Islam et suivi les philosophes et les naturalistes selon l’unanimité des savants des musulmans. Or ce qui est rapporté dans cinq des livres de Ahmad Ibnou Taymiyah, c’est que le genre de l’univers est sans commencement, que son existence n’a pas de début et qu’il est éternel avec Allah. Ceci est de la mécréance claire.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans avant ni après

 

Explication : Et ceci est une négation du fait que Allah tabaraka wa ta^ala soit précédé du néant et une négation également du fait qu’Il soit atteint par l’anéantissement. En effet, tout ce qui contredit l’immanence de Son non-début et de Sa non-fin ta^ala est donc invalide. La divinité en effet n’est pas valable pour qui n’a pas ces deux attributs. Celui Qui a la divinité a parmi Ses spécificités d’être Celui Dont l’existence est nécessaire [selon la raison] ; il n’est donc pas possible à Son sujet, selon la raison, qu’Il soit précédé ou suivi du néant.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière

 

Explication : Ceci est un fondement faisant partie des bases mêmes de la croyance, à savoir que Allah ^azza wa jall est exempt d’être dans une quelconque des directions ou dans l’ensemble des directions. Il n’en va pas comme le croient certains ignorants, que Allah serait dans la direction du haut, et certains autres croient qu’Il est dans la direction de devant et localisé entre l’esclave et la Ka^bah ou d’autres qui croient qu’Il est comme l’air, dissout et dispersé dans tous les endroits. D’autres encore comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy croient qu’Il englobe le monde de toute part comme la main englobe ce qu’elle renferme. Tout cela est invalide et nie la science correcte de l’unicité de Allah (at-tawhid). L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy qui fait partie des gens des trois premiers siècles a dit dans son précis de croyance appelé « La croyance des Gens de la Tradition prophétique et de la Majorité (^Aqidatou ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah) : « Il est exempt (ta^ala) des limites et des extrémités -c’est-à-dire des fins- des côtés, des organes et des instruments et Il n’est pas contenu par les six directions comme l’ensemble des créatures » fin de citation. Et sa parole que voici relève du pur tawhid et fait partie des joyaux de la croyance. En effet, celui qui possède un des attributs qu’il a cités ou qui se trouve dans l’une des directions a nécessairement des limites, une quantité et une image, ce sont les attributs des corps et Allah ta^ala n’est pas un corps. Ceci est conforme à ce qu’Il a dit soubhanah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Chourah / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . Et le fait de spécifier Allah par la direction du haut n’est pas une perfection s’agissant de Lui soubhanah comme se le figurent certains ignorants, puisque ce qui importe, c’est le rang élevé et non l’élévation dans l’espace et l’endroit. Ainsi ces anges qui entourent le Trône sont en un lieu bien plus haut que les prophètes de Allah ta^ala, mais les prophètes sont plus honorables et plus élevés pour leur Créateur ^azza wa jall.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’est ni un tout, ni une partie

 

Explication : C’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas un corps composé de parties, c’est pour cela qu’on ne Lui attribue ni le fait d’être un tout ni d’être composé d’éléments ou de parties.

L’Imam Al-Halimiyy a dit dans son explication du nom de Allah « Al-Mouta^ali » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres et le fait de prendre un lit pour s’asseoir dessus, de se préserver de l’atteinte des regards avec un paravent, le déplacement d’un endroit à un autre et ce qui est semblable. En effet, la confirmation de certaines de ces choses impose l’extrémité, certaines imposent le besoin et d’autres imposent le changement et le passage d’un état à un autre. Et rien de tout ceci ne convient à la dignité de القديم (Al-Qadim) l’Eternel Qui n’a pas de fin et n’est possible à Son sujet » fin de citation. Al-Bayhaqiyy a rapporté cela de lui dans son livre Al-‘Asma‘ou wa sSifat.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?

 

Explication : C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de dire : Quand Allah a-t-Il existé car il y a en cela l’attribution du début, de l’existence après avoir été précédé du néant et de l’écoulement du temps sur Lui. Et il n’est pas permis non plus de dire : Où était Allah, ni de dire : comment était-Il parce qu’il y a en cela l’attribution de la modalité –c’est-à-dire le fait de Lui attribuer les attributs des choses créées. Ensuite, après avoir cité, que Allah lui fasse miséricorde, la négation de ces paroles, il consacre la croyance correcte :

 

Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit

 

Explication : Et ce que l’auteur a visé par sa parole : il n’est pas spécifié par l’endroit n’est pas qu’Il serait contenu dans toutes les directions car ceci est invalide comme on l’a montré précédemment. Et les directions sont autres que Lui ta^ala et Il était déjà alors qu’il n’y avait rien d’autre que Lui. Cela signifie que Allah ta^ala existe sans endroit et ceci est la croyance des Gens de la Tradition Prophétique (‘Ahlou s-Sounnah), qui plus est, la croyance de l’ensemble des musulmans, des gens du Salaf comme des gens du Khalaf.

Le Messager de Allah a dit :

((كان الله ولم يكن شىء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et Ibnou l-Jaroud] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité alors même qu’il n’y avait pas d’endroit ni rien parmi les créatures et après qu’Il a créé l’endroit, Il n’a pas changé soubhanah wa ta^ala par rapport à ce qu’Il était. De ce hadith et de textes semblables, les gens de la Sounnah ont tiré leur parole que voici : Allah existe sans endroit (Allah mawjoud bila makan).

Et Al-Bayhaqiyy a rapporté un hadith du Messager de Allah :

((أنت الظّاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء))

ce qui signifie : « C’est Toi Celui Qui est supérieur à toute chose et rien n’est au-dessus de Toi, et c’est Toi Celui Que les imaginations ne saisissent pas et rien n’est au-dessous de Toi« . Puis il a dit : Certains de nos compagnons ont tiré de ce hadith que Allah ta^ala est exempt de l’endroit car certes, s’il n’y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous, il est nécessaire qu’Il ne soit pas dans un endroit » fin de citation.

Et Ar-Ramliyy ainsi que d’autres ont rapporté la parole de ^Aliyy que Allah honore son visage :

« كان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان »

ce qui signifie : « Allah était alors qu’il n’y avait pas d’endroit, et Il est maintenant Tel qu’Il est de toute éternité » fin de citation.

D’autre part, AzZabidiyy a rapporté dans son commentaire de Al-‘Ihya par chaîne de transmission ininterrompue que ^Aliyy Zaynou l-^Abidin disait :

« سبحانك لا يحويك مكان »

ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection, aucun endroit ne Te contient » fin de citation. Et Zaynou l-^Abidin était à son époque le meilleur de la famille du Prophète. Cette expression a certes été consacrée par d’innombrables savants de l’Islam tels que Abou Hanifah, Ibnou Jarir AtTabariyy, Al-Matouridiyy, Al-‘Ach^ariyy et d’autres qu’eux, mais plus que cela, At-Tamimiyy a rapporté l’unanimité de ‘Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allah existe sans endroit et il l’a mentionné dans Al-Farqou bayna l-Firaq. Il n’y a donc après cela aucune considération à donner aux assimilationnistes (mouchabbihah) qui contredisent l’auteur ou d’autres que lui parmi les sommités des gens de science dans leur transmission de cette parole de vérité. Ainsi celui qui diverge de cela et attribue à Allah ta^ala l’endroit, il L’a certes assimilé aux créatures et L’a rendu équivalent à elles. Il a contredit les textes clairs du Qour’an, les textes sûrs du hadith et la raison.

Il est donc soubhanah le Créateur du temps et Celui qui a établi le temps et l’a fait s’écouler, Il est Celui Qui a fait exister les êtres c’est-à-dire qu’Il est le Créateur des créatures, Celui Qui les a fait surgir du néant à l’existence. Il n’en a donc pas besoin et Il n’a pas pour attributs leurs attributs comme l’a dit l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde : « Il est impossible que le Créateur ressemble à ce qu’Il a créé« . C’est pour cela qu’il n’est pas permis de Lui attribuer la spécification par un endroit ou par tout endroit, ni par un temps ou par tout moment, Il est exempt de ce qui est relatif aux choses qui entrent en existence et des signes distinctifs des créatures.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre

 

Explication : Allah ta^ala fait surgir les choses du néant à l’existence par Sa volonté et Sa puissance toutes deux sans commencement et par Son acte de création sans commencement sans avoir besoin d’organe ni de l’aide d’instrument. Bien plus, c’est par le simple fait que Sa volonté et Sa puissance concernent les choses prédestinées qu’elles existent dans le temps et l’endroit où Il a voulu que leur existence ait lieu. Et nul ne peut reporter ou empêcher cela conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{إنّما أمره إذا أراد شيئاً أن يقول له كن فيكون}

[sourat Ya Sin / ‘ayah 82] ce qui signifie : « Il est simplement Tel que, s’Il veut qu’une chose soit, Il lui dit sois et elle est« . Or celui Qui a ces attributs, aucune chose ne L’accapare pas au détriment d’une autre et aucune affaire ne l’empêche d’en réaliser une autre. Tout ceci n’arrive qu’à celui qui travaille avec des organes et s’aide d’instruments, si donc il est occupé à les employer à quelque chose, il lui sera difficile d’y avoir recours pour une deuxième chose. Et Allah ^azza wa jall est exempt de tout cela.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas

 

Explication : Ceci se résume dans la parole de l’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy ‘Ibrahim Ibnou Tawbah, que Allah lui fasse miséricorde, puisqu’il a dit :

« مهما تصوّرت ببالك فالله بخلاف ذلك »

[rapporté par Al-Khatib dans son Histoire de Bagdad] ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent » fin de citation. Et ceci vient du fait que tout ce que tu imagines en ton esprit est créé et le Créateur ne ressemble pas à Sa créature. De même notre Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui aspire à connaître son Créateur et se tranquillise d’un être auquel son imagination peut s’arrêter, alors c’est un assimilationniste (mouchabbih), s’il se tranquillise avec le pur néant, c’est un négationniste (mou^attil), et s’il se tranquillise d’un Être pour leQuel il reconnaît son incapacité à L’atteindre, c’est un unitarien (mouwahhid) » fin de citation. C’est pour cela que les gens du Salaf ont interdit de réfléchir sur Allah ta^ala Lui-même pour tenter d’arriver à Sa réalité car il n’y a que Allah Qui la sache. Quant à notre connaissance de Allah, elle ne vient que par la connaissance de ce qu’il est obligatoire selon la raison de Lui attribuer ta^ala, de ce qui est impossible s’agissant de Lui et de ce qui est possible s’agissant de Lui. Ibnou ^Abbas a dit :

(( تفكّروا في خلق الله ولا تفكّروا في ذات الله))

[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Méditez sur la création de Allah mais ne méditez pas sur Allah Lui-même« .

 

Et toute personne qui réléchit sur Allah Lui-même ta^ala puis se figure par sa fantaisie une image ou s’en illusionne par son imagination et croit que ce qu’il s’est figuré ou ce dont il s’est illusionné, c’est Allah, celui-là n’est pas musulman unitarien puisqu’il n’y a de différence entre lui et l’adorateur d’idole. Ainsi l’adorateur d’idole adore une image qu’il a façonnée tandis que celui-là adore une image qu’il s’est figurée. Quant au croyant véridique, il adore Celui Qui n’a ni ressemblant ni équivalent, comme l’a dit l’Imam ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah lui fasse miséricorde :

« غاية المعرفة بالله الإيقان بوجوده تعالى بلا كيف ولا مكان »

ce qui signifie : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta^ala est sans comment et sans endroit« . Et tout ceci est tiré de Sa parole tabaraka wa ta^ala dans la ayah claire et  de sourat Ach-Chourah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est pour cela qu’il a conclu sa croyance, que Allah lui fasse miséricorde, en rapportant cette ayah :

{ليس كمثله شىء وهو السميع البصير}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit« .

 

Explication : L’affirmation que Allah est exempt d’imperfection précède dans cette ayah Sa parole « wa houwa s-Sami^ou l-Basir » afin que l’on sache que Son ouïe n’est pas comme l’ouïe d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans oreille et sans intermédiaire et que Sa vue n’est pas comme la vue d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans appareil occulaire car, soubhanah, rien n’est tel que Lui.

Et il convient ici de conclure cette brève explication des expressions de ce manuel en rapportant ce qu’a transmis Abou Nou^aym dans son livre Al-Hilyah dans un passage de la biographie de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, il a dit : Abou Bakr ‘Ahmad Ibnou Mouhammadini bni l-Harith m’a rapporté, de Al-Fadl Ibnou l-Habbab Al-Jamhiyy, de Mas^oud, de ^Abdou l-Warithi bni Sa^id, de Mouhammad Ibnou ‘Is-haq, de An-Nou^man Ibnou Sa^d qu’il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence de l’émirat, la maison de ^Aliyy Ibnou Abi Talib lorsqu’entra vers nous Nawf Ibnou ^Abdil-lah qui a dit : Ô Emir des croyants, devant la porte il y a quarante hommes juifs. ^Aliyy dit alors : Laissez les entrer, je m’en charge. Lorsqu’ils furent donc en sa présence, ils lui ont dit : Ô ^Aliyy, décris-nous ton Seigneur, celui qui est dans le ciel, comment est-il ? Et comment était-il ? Quand a-t-il existé ? Et sur quoi est-il ? -Les juifs sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui croient que Allah existe en étant dans le ciel et qu’Il est assis sur le Trône, Il est exempt de ce qu’ils Lui attribuent -. ^Aliyy s’installa en s’asseyant et dit : Vous autres juifs, écoutez-moi et ne vous en faites pas si par la suite vous ne questionnez personne d’autre que moi, certes mon Seigneur ^azza wa jall est Celui Qui n’a pas de début et n’est pas issu de quoi que ce soit, Il n’est pas mêlé à quoi que ce soit, ni résolu par l’imagination, ni un fantôme que l’on peut rechercher, ni invisible qui serait contenu et dissimulé, Il n’est pas après ne pas avoir été. » Et il a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il est certes ignorant du Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » fin de citation.

Précis de croyance du  Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir,
décédé en l’an 620 de l’Hégire

 

« Par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté. Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux. Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté. Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil. Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement. Il fait ce qu’Il veut. Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut. Il a la souveraineté, Il n’a nul besoin d’autrui. Il a la toute-puissance et la non-fin. Il a le jugement et la création. Il a les noms parfaits. Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine et rien ne prive de ce qu’Il donne. Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient, et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut. De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal. Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi. Tout bienfait de Sa part est une grâce et tout châtiment de Sa part est une justice. On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront. Il existait avant la création, sans avant ni après, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière. Il n’est ni un tout, ni une partie. On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?. Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas, rien n’est tel que Lui est Il est Celui Qui entend et Qui voit » fin de citation.


[1] Les gens du Salaf : les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire dont le Prophète a fait l’éloge.

[2] Les gens du Khalaf : les musulmans qui ont suivi les gens du Salaf dans la voie droite.

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Croyance : ‘Al-Moutammimah, La suite du traité de ‘Ibnou ^Açakir

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

‘Al-Moutammimah, La suite du traité de ‘Ibnou ^Açakir

 

Sache, que Allah te fasse miséricorde en faisant s’ouvrir pour toi les portes du bien et se fermer celles du mal, que notre maître Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, lui-même fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf fils de Qousayy fils de Kilab fils de Mourrah fils de Ka^b fils de Lou’ayy fils de Ghalib fils de Fihr fils de Malik fils de An-Nadr fils de Kinanah fils de Khouzaymah fils de Moudrikah fils de ‘Ilyas fils de Moudar fils de Nizar fils de Ma^add fils de ^Adnan, est l’esclave, le Messager et le Prophète de Allah et celui qui s’est voué de la manière la plus complète qui fût à l’adoration de son Seigneur, le meilleur de toute la création, le guide de ceux dont le visage ainsi que la zone située au-dessus des chevilles et celle située au-dessus de l’avant-bras après le coude seront auréolées de lumière au jour du Jugement. Son Seigneur l’a envoyé aux humains et aux jinns en annonciateur de bonne nouvelle et afin qu’il appelât à l’adoration de Allah et avertît de Son châtiment. Il est tel une lumière éclairante. Jibril l’honnête, qui descendit à lui avec la Révélation, est celui des anges honorés le plus élevé en grade, les anges que Allah a créés de lumière et pour lesquels Il a voulu qu’ils ne choisissent que l’obéissance [à leur Seigneur], leur donnant la force pour cela, de sorte qu’ils ne dorment, ni ne mangent, ni ne boivent, ni ne désobéissent jamais à Allah en ce qu’Il leur ordonne de faire et ne font que ce qu’il leur est ordonné de faire. Le livre de Mouhammad est ‘adh-dhikrou l-hakim (le Qour’an), sa Loi [Chari^ah] est al-hanifiyyatou s-samha et sa communauté, la meilleure d’entre toutes. Jamais créature n’a eu ni n’aura rang plus élevé que le sien, il est l’ultime prophète, l’imam, le plus savant, le plus élevé en rang, celui qui a le plus conseillé, le plus fort, le plus beau, le plus intelligent, le plus courageux, le plus généreux, de tous les prophètes celui à qui le plus de miracles furent accordés et dont les miracles furent le plus éclatants. Et les prophètes sont tous gens de haut mérite, de patience, de foi, d’inébranlable certitude, de vérité, de piété, de hauteur morale, d’extrême intelligence, tous transmirent bel et bien le message et firent preuve de totale honnêteté. Leur nombre est grand, le premier d’entre eux fut Adam^alayhi s-salam -, Allah l’a créé de terre, en a fait un homme, avec un corps aux justes proportions, se tenant et marchant droit la tête en haut, et non point comme font les animaux la face penchée vers le sol. De la descendance de Adam il y eut Chith [son fils direct], Idris, Nouh, Houd, Salih, Chou^ayb, Ibrahim, Lout, Isma^il, Is-haq, Ya^qoub, Youçouf, Mouça, Haroun, Youcha^, Younous, Ayyoub, Dhou-l-Kifl, Ilyas, Alyaça^, Dawoud, Soulayman, Zakariyya, Yahya, ^Iça, Al-Khadir, et d’autres encore, fort nombreux. Tous ont pour croyance la croyance de l’Islam, et ils sont parmi toutes les créatures de Allah les meilleurs. Ils sont vivants dans leurs tombes où ils font la prière. Par leur haut degré l’on invoque Allah. Ils sont intercesseurs le Jour du Jugement, et à notre prophète ‘al-maqamou l-mahmoud. Tout ce qui vient d’être dit se trouve compris dans la signification du hadith du Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – : « ‘Al-‘imanou ‘an tou’mina bi l-Lahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulouhi wa l-yawmi l-‘akhiri wa bi l-qadari khayrihi wa charrih »

hadhith sûr [sahih] rapporté par Mouslim.

Allah ta^ala sait plus que quiconque.

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Récit : Les deux frères

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

Parmi les récits qui nous sont parvenus dans le Qour’an honoré, le croyant pieux et le mécréant qui est malheureux. Allah ta^ala a donné dans le Qour’an honoré de nombreux exemples pour montrer aux gens certaines sagesses dans leurs états dans leurs oeuvres et les conséquences de leurs agissements. Parmi ce qui a été rapporté dans Souratou l-Kahf, il y a le récit des deux hommes dont l’un d’entre eux était un croyant pieux et l’autre un mécréant riche malheureux. Allah ta^ala a ainsi manifesté Sa justice et a donné leur exemple pour que les gens ne se trompent pas et ne se laissent pas méprendre par le bas monde et oublier l’au-delà. Il y avait en effet par les fils de Isra‘il, c’est-à-dire de la descendance de notre maître Ya^qoub ^alayhi s-Salam, deux frères l’un des deux s’appelait Yahoudha et c’était un musulman croyant, il était bon, il aimait le bien et faisait beaucoup de bien. Quant à l’autre, il s’appelait Fartous, c’était un adorateur des idoles, il était idolâtre, c’était un mécréant qui reniait la vérité, il était avare et était froid de nature. Lorsque leur père était mort,….(wa lamma mata Abouhouma) et qu’ils se sont partagés le bien qu’il leur avait laissé, chacun des deux avaient dépensé sa part.

Yahoudha avait acheté ainsi des esclaves pour mille dinars et il les avait affranchis, il les avait rendus libres et ce, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et il avait également acheté des habits pour mille dinars qu’il avait donnés pour les pauvres qui étaient mal vêtus et ce, par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall. Pour mille dinars, les troisièmes mille dinars il avait acheté de la nourriture qu’il avait donnée à manger pour les affamés, il avait construit les mosquées, il avait fait beaucoup de bien. Il avait également aidé ceux qu’il pouvait aider et ce, jusqu’à ce que tout son argent finisse. Mais il était heureux par ce qu’il avait fait, il espérait ainsi la récompense et la miséricorde de la part de Allah ta^ala.

Quant à Fartous le frère qui était mécréant, dès qu’il a récupéré sa part d’héritage qu’il l’avait cachée ! Il avait privé ainsi les pauvres qui venaient mendier. Il avait insulté ceux qui étaient venus lui demander l’aide. Il n’avait même pas voulu entendre les gémissements de ceux qui étaient dans le besoin. Il avait détourné ses yeux pour ne pas regarder les enfants affamés. Il avait épousé des femmes riches. Il avait acheté des vaches et des moutons et qui s’étaient multipliés en un grand nombre. Il avait acheté avec l’argent restant des biens pour faire le commerce tant qu’il avait fait des bénéfices, de grands bénéfices tant qu’il était devenu le plus riche des gens de son époque. Il avait également acquis deux jardins, deux vergers qui comportaient beaucoup de fruits dans lesquels il avait planté des vignes et des figuiers qui avaient donné des fruits. Il avait entouré ces jardins par des palmiers puis il avait multiplié les sortes de plantations tout autour. Il avait ainsi eu beaucoup de légumes et de fruits qui donnaient en abondance. Donc les arbres étaient accolés les uns aux autres les branches se collaient les unes aux autres. Elles ne se séparaient que ce qui suffit de temps en temps. Les rivières coulaient. Ces jardins étaient denses en fruits et légumes. Ainsi ces deux jardins s’étaient distingués par la beauté de leur aspect et par la beauté de leur harmonie. Il avait fait tracé des voies qui parcouraient ces jardins pour pouvoir se promener.

 

Ce que devait faire Fartous, ce qui était prioritaire pour lui c’était de remercier Allah, Lui Qui lui a donné toutes ces grâces et Qui lui a accordé les bienfaits que ces jardins comportent et de remercier Allah ta^ala et de se soumettre à Lui et de faire Son éloge. Mais il y a parmi les gens ceux qui sont entraînés dans la mécréance à cause des biens. Les richesses les détournent de l’adoration de Allah ta^ala. Fartous était ainsi, il n’avait augmenté que mécréance en Allah ^azza wa jall.

 

Yahoudha le musulman est tombé dans le besoin, il avait besoin d’argent pour vivre. C’est alors qu’il s’est dit : « Je vais essayer de travailler chez mon frère en tant qu’ouvrier ». Il s’était dit mon frère ne va pas voir d’inconvénient à ce que je travaille chez lui en tant qu’ouvrier. Il voulait voir son frère, mais il n’est arrivé jusqu’à lui qu’après avoir dû passer à travers plusieurs barrages. Lorsqu’il était venu auprès de son frère Fartous le mécréant a dit à son frère Yahoudha : « N’est-ce pas qu’on s’est partagé le bien en deux parts égales ?! Qu’as-tu fait de ton argent. Yahoudha le croyant lui a dit « Je l’ai donné en aumône par recherche de l’agrément de Allah ta^ala en espérant la grande récompense ». Et Fartous a dit pour se moquer :  « Tu es donc parmi ceux qui donnent des aumônes, alors je te considère comme quelqu’un d’idiot qui perd son argent ». Cette parole est une parole qui fait sortir de l’Islam. C’est une parole de mécréance. Fartous lui a dit par la suite « La rétribution de ce que tu as fait selon moi, c’est d’être dans la privation, la rétribution de ton idiotie ce n’est que la privation ». Il lui a dit Regarde ce que moi j’ai fait avec mon argent ! J’ai toute cette fortune et cette bonne situation que tu vois. Il lui a dit « Moi j’ai gagné et toi tu as fait preuve d’idiotie, moi j’ai plus de bien que toi » et il a pris ainsi la main de son frère croyant pour lui faire montrer ce qu’il avait. Il faisait preuve d’orgueil, de mécréance, il a même renié la résurrection. Il a renié le fait que son jardin puisse être anéanti, il a nié que ce qu’il a planté dans ses deux jardins puisse être anéanti. Il était mécréant. En raison de son manque d’intelligence, il ne croyait pas en Allah alors que tout ce qui existe est une preuve de l’existence de Celui Qui a tout créé ! Il était ainsi épris par la vie de ce bas monde et par sa beauté éphémre et trompeuse.

Cet homme, ce mécréant Fartous a dit à son frère Yahoudha « Si comme tu le prétends il y a une résurrection et un jour du jugement, je ne perdrais rien parce que tout comme Allah m’a donné dans ce bas monde les grâces qu’Il m’a données, Il m’en donnera mieux dans l’au-delà parce que je suis honorable selon Son jugement ».

C’est alors que son frère Yahoudha le croyant l’a exhorté et l’a mis en garde contre la mécréance en Allah, Allah Qui l’a créé à partir du sol de la terre et Qui a fait de lui un homme qui marche droit et Qui va le faire mourir et Qui lui fera rendre des comptes. Yahoudha a dit à son frère qu’il est croyant en Allah, Allah Qui n’a pas d’associé, Qui n’a pas de semblable, Qui n’a rien qui Lui ressemble et Qui n’a pas d’endroit, Qui est le Créateur de toute chose. Il lui a dit que la pauvreté pour laquelle il le blâmait et pour laquelle il se moquait de lui, sera une cause de châtiment pour sa mécréance et ses moqueries. Il lui a dit « Et moi j’ai espoir que Allah m’accordera dans l’au-delà un jardin meilleur que ton jardin qui va à sa fin ». Il lui a dit « Et de plus toi tu n’as pas de garantie pour tes jardins contre les tempêtes et contre les vents qui peuvent souffler et qui pourraient rendre tes jardins sous forme de feuilles sèches qui vont voler par ci et par là et cette eau douce si jamais elle disparaît comment pourras-tu la ramener à la surface, qui va t’aider si Allah ta^ala veut que tu sois humilié ?

Lorsque Yahoudha a vu que son frère mécréant persistait sur sa mécréance et son injustice et qu’il était heureux entre ses fleurs et ses arbres, il l’a laissé et il est parti. Et la nuit il s’est produit ce que Yahoudha avait prévu. Allah ta^ala a envoyé une pluie torrentielle et des vents violents qui ont brûlé les deux jardins et qui ont détruit tout ce qui a été construit pour avoir de l’ombre. La terre a même absorbé son eau au point que les rivières s’étaient asséchées. La terre était devenue mauvaise ; elle ne pouvait donner de plantes ni d’arbres. La terre était remplie de boue et personne ne pouvait marcher dessus. Lorsque Fartous s’était levé le matin, il était parti comme à son habitude aux deux jardins pour se promener pour avoir de l’ombre sous les figuiers. Lorsqu’il a vu ce qui était arrivé à ses deux jardins, sa gorge s’était asséchée et il s’était mis à frapper ses mains l’une contre l’autre par désespoir et par chagrin. Il a regretté ce qui lui était arrivé. Il a regretté sa mécréance. Il a regretté d’avoir renié la résurrection. Il a dit « Si seulement je n’étais pas tombé dans l’association ! Si seulement je n’avais rien associé à mon Dieu ».

Ses amis, sa mauvaise fréquentation, l’ont tous abandonné, eux qui l’aidaient pour sa mécréance et son injustice. Ils l’ont quitté lorsqu’il était devenu pauvre. Il s’est retrouvé ainsi seul, personne qui l’aidait. Les actes qui sont accomplis par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall leur rétribution est du bien et leurs conséquences sont louables. Celui qui a agi en bien aura sa récompense qui demeure. Alors que celui qui a agi en mal, il n’a rien gagné. Même ses amis de mauvaise fréquentation le quittent.

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Invocations et évocations que l’on dit en des occasions diverses (deuxième partie)

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 24, 2011

Ce que l’on dit lorsqu’on se lève d’une assemblée

« Soubhanaka l-Lahoumma wa bihamdik ‘achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa ‘ant ; ‘astaghfirouka wa ‘atoubou ‘ilayk ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Tu es exempt d’imperfection, nous Te remercions, je témoigne qu’il n’est de dieu que Toi, je demande Ton pardon et je me repends à Toi ».

 

Ce que l’on dit pour celui qui a éternué

Celui qui a éternué et qui a dit : « Al-hamdou li l-Lah », il est recommandé de lui dire : « Yarhamouka l-Lah ». et celui qui a éternué lui répond alors en invoquant Allah ta^ala en sa faveur en disant : « Yahdikoumou l-Lahou wa youslihou balakoum », ce qui signifie : « Que Allah vous guide et qu’Il apaise votre esprit ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entend le cri du coq

Celui qui entend le cri du coq, il lui est recommandé qu’il demande à Allah ta^ala Sa grâce car le coq a vu un ange et on demande à Allah ta^ala à cette occasion des biens du bas monde et de l’au-delà.

Ce que l’on dit lorsqu’on entend les braiements d’un âne

Celui qui entend les braiements d’un âne, il lui est recommandé de rechercher la préservation par Allah contre le chaytan maudit car l’âne a vu un chaytan. Il dit : « ‘a^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim ».

Ce que l’on dit lorsqu’on voit le croissant lunaire

« Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahillahou ^alayna bi l-‘amni wa l’imani wa s-salamati wa l-‘islam wa t-tawfiqi lima touhibbouhou wa tarda ; rabbouna wa rabbouka l-Lah ». Ce qui signifie : « Allah est plus éminent en degré que tout chose. Ô Allah, fais que ce croissant soit un croissant de paix, de foi, de sécurité, d’islam et de réussite pour faire ce que Tu agrées. Notre Seigneur et ton Seigneur c’est Allah ».

 

Ce que l’on dit lorsque le vent souffle

« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayraha wa khayra ma fiha wa khayra ma ‘oursilat bih ; wa ‘a^oudhou bika min charriha wa charri ma fiha wa charri ma ‘oursilat bih ».

Ce qui signifie : «Ô Allah, je Te demande du bien de ce vent, du bien de ce qu’il contient et du bien de ce pourquoi il a été envoyé et je recherche Ta préservation contre le mal de ce vent, le mal de ce qu’il contient et le mal de ce pourquoi il a été envoyé ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entend le tonnerre

 

« Soubhana man yousabbihou r-ra^dou bihamdihi wa l-mala’ikatou min khifatih ». Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui pour leQuel le tonnerre fait le tasbih et les louanges et les anges font le tasbih et les louanges par Sa crainte ».

 

Ce que l’on dit lorsque la pluie tombe et qu’on la voit

 

Il dit  : « Allahoumma j^alhou sayyiban hania». Ce qui signifie : « Ô Allah, fais que ce soit un déversement bienheureux ».

Ce que l’on dit lorsqu’on craint les gens

« Allahoumma ‘inna naj^alouka fi nouhourihim, wa na^oudhou bika min chourourihim ». Ce qui signifie : « Ô Allah, nous te demandons que Tu nous préserve de leur mal ».

« Allahou, Allahou rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’a ». Ce qui signifie : « Allah, Allah est mon Seigneur, je ne Lui attribue aucun associé ».

 

Ce que l’on dit pour calmer la douleur

« ‘A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim ».

Ce que l’on dit pour persévérer la foi

« Allahoumma ‘as’alouka imanan la yartadd wa na^iman la yanfad wa qourrata ^aynin la tanqati^ wa mourafaqata nabiyyika  salla l-Lahou ^alayhi wa sallama fi l-jannah». Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande une foi qui n’est pas coupée et une félicité ininterrompue et un plaisir pour les yeux qui n’a pas de fin et la compagnie de Ton prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au paradis ».

 

Ce que l’on dit pour que le cœur persévère sur l’obéissance à Allah ta^ala

« Allahoumma mousarrifa l-qouloub ; sarrif qouloubana ^ala ta^atik ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui fais changer les cœurs, fais que nos cœurs se consacrent à Ton obéissance ».

« Ya mouqalliba l-qouloub thabbit qalbi ^ala dinik ». Ce qui signifie : « Ô Toi, Qui fais changer les cœurs, fais que mon cœur persévère dans la religion que Tu agrées ».

 

Ce que l’on dit à l’occasion d’une catastrophe ou de la mort d’un être proche ou cher

On remercie Allah ta^ala et on dit : « ‘inna li l-Lahi wa ‘inna ‘ilayhi raji^oun. Allahoumma ‘journi fi mousibati wa ‘akhlifni khayran minha ». Ce qui signifie : « Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. Ô Allah, accorde-moi des récompenses dans mon épreuve et accorde-moi au lieu de ce que j’ai perdu ce qui est meilleur ».

 

Ce que l’on dit pour présenter ses condoléances à un musulman suite à la mort d’un proche musulman

« ‘a^dhama l-Lahou ‘ajrak wa ‘ahsana ^aza’ak wa ghafara li mayyitik ». Ce qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit imminente et qu’Il te soulage et qu’Il pardonne à ton défunt ».

« ‘inna li l-Lah ma ‘akhadh wa lahou ma ‘a^ta wa koullou chay’in ^indahou bi ‘ajalin mousamma ». Certes ce qui a été pris appartient à Allah et ce qu’Il donne Lui appartient et toute chose a selon ce qu’Il a prédestiné un terme bien défini.

Cours général : La religion de tous les prophètes est l’Islam

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al‘Amin, l’Honnête.

Allah ta^ala, Lui Qui est exempt d’imperfection, dit :

] يا أيّها الّذين ءامنوا قوا أنفُسكم وأهليكم ناراً وقودها النّاس والحجارة [

[sourat At-Tahrim] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible est fait d’hommes et de pierres ».

Il a été rapporté au sujet de l’exégèse de cette ayah que la préservation de soi et de sa famille du châtiment de l’enfer a lieu par l’apprentissage des sciences de la religion. La plus importante de ces sciences, c’est la science de la croyance en l’unicité (at-tawhid) car elle se rapporte à la connaissance de Allah et de Son Messager.

Que l’on sache que Allah a créé Adam, et Il a créé Hawwa et a fait de Adam un prophète-messager (nabiyy raçoul). Hawwa a donné le jour à chaque accouchement à un garçon et à une fille et elle accoucha quarante fois. Dans la Loi de ‘Adam, il était permis au frère d’épouser sa sœur née d’un autre accouchement pour que la descendance des humains puisse se propager sur terre. Allah a accordé à Adam des bienfaits : il savait parler et connaissait le nom des choses, de toutes les choses. Adam a enseigné à ses enfants les fondements de la croyance. Il leur disait : Adorez Allah, ne Lui associez rien et celui qui attribue à Allah un associé, sa destinée sera d’entrer en enfer et d’y séjourner éternellement. Ainsi, ses enfants étaient sur la religion de l’Islam, la religion de tous les prophètes.

Ensuite, après qu’est venu le prophète ‘Idris et qu’il a poursuivi ce même appel à l’Islam, il est arrivé que certaines personnes, après sa mort commettent l’association en vouant leur adoration à autre que Allah. Nouh est alors venu et fut le premier prophète envoyé aux mécréants, appelant à l’adoration de Allah, l’Unique, Celui Qui n’a pas d’associé.

Par la suite les prophètes se sont succédés et chacun d’eux appelait à l’Islam. Allah ta^ala dit :

] إنّ الدّين عند الله الإسلام [

[sourat ‘Ali ^Imran] ce qui signifie : « Certes, la religion que Allah agrée est l’Islam » et Il dit ta^ala :

] ومن يبتغ غير الإسلام ديناً فلن يُقبل منه وهو في الأخرة من الخاسرين [

[sourat ‘Ali ^Imran / 85] ce qui signifie : « Quiconque choisit autre chose que l’Islam pour religion, elle ne sera pas accepté de lui, et il fera partie des perdants au jour dernier ».

Puis est venu Ibrahim pour appeler son peuple à l’Islam. Allah ta^ala dit :

] ما كان إبراهيم يهوديّاً ولا نصرانيّاً ولكن كان حنيفاً مُسلماً وما كان من المشركين [

[sourat ‘Ali ^Imran / 67] ce qui signifie : « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien. Il était musulman éloigné de toute autre religion que l’Islam et ne faisait pas partie des associateurs ». La parole selon laquelle Ibrahim aurait adoré les astres n’est pas vraie. Il ne faisait au contraire que réfuter son peuple à ce sujet.

Ensuite est venu Mouça appelant également son peuple à l’Islam. Certaines personnes ont cru en lui et d’autres l’ont démenti comme ceux des fils de Israil qui ont dit : ^Ouzayr est le fils de Allah et d’autres qui ont dit : Allah a créé les cieux et la Terre en six jours, puis Il s’est fatigué et s’est allongé sur son dos.

Ceux-là sont des mécréants et ne sont pas sur la croyance de Mouça qui leur a ordonné de croire en l’unicité de Allah et de L’exempter de toute imperfection. Mouça avait pour croyance que Allah existe, qu’Il est le Créateur de toute chose et n’a donc besoin de rien, Il a créé la lumière, Il n’a donc pas de ressemblance avec elle ; Il a créé l’être humain, Il n’a donc aucune ressemblance avec lui. Mouça avait pour croyance que Allah ne se fatigue pas et qu’il ne Lui arrive aucune incapacité du fait qu’Il est le Tout-Puissant, Celui Qui ne se fatigue pas et Qui ne change pas.

Après la mort de Mouça, ^Iça Al-Macih est venu et s’est mis à appeler à cette même chose à laquelle ont appelé tous les prophètes avant lui. Il a annoncé la bonne nouvelle d’un prophète qui viendra après lui s’appelant ‘Ahmad, à savoir Mouhammad r. Certains ont cru en Jésus et d’autres ont mécru.

Il était quant à lui attaché à la bonne croyance. ^Iça était sur la croyance que Allah n’est ni un père ni un fils, qu’Il n’est pas quelque chose de composé, une réunion de parties, Allah est exempt de cela. Puis, il y a eu des gens qui ont voulu tuer le Messie. Allah l’a protégé d’eux et a descendu l’apparence de ^Iça sur un homme parmi ses disciples musulmans. ^Iça a été élevé au ciel. Les mécréants sont alors entrés et se sont emparés de son sosie qu’ils ont tué et crucifié. Celui qui a été crucifié n’est pas ^Iça mais son ressemblant. D’autre part ^Iça n’a pas ordonné à son peuple de l’adorer, il leur a au contraire ordonné d’adorer Allah uniquement. Allah ta^ala dit :

] واشهد بأنّا مسلمون [

[sourat ‘Ali ^Imran / 52] ce qui signifie : « et témoigne que nous sommes musulmans. »

Les apôtres ont donc dit :

] واشهد بأنّا مسلمون [

ce qui signifie : « Et témoigne que nous sommes musulmans ». Ainsi, ^Iça ne les a pas appelés à l’adorer lui mais il les a appelés à l’adoration de Allah Lui seul. Allah ta^ala dit dans sourat Al-Ma‘idah :

] وإذ قال الله يعيسى ابن مريم ءأنت قلت للنّاس اتّخذوني وأمّي إلهين من دون الله قال سبحانك ما يكون لي أن أقول ما ليس لي بحقّ إن كنت قلته فقد علمته [

ce qui signifie : « Allah dit à ^Iça fils de Maryam : Est-ce toi qui a dit aux gens prenez-moi avec ma mère comme dieux autres que Allah, il répondit : Tu es exempt d’imperfection, je n’ai pas à dire ce que je n’ai pas à dire. Si je l’avais dit, Tu le saurais ». Puis dans la ayah qui suit :

] ما قلت لهم إلاّ ما أمرتني أنِ اعبدوا الله ربّي وربّكم [

ce qui signifie : « Je ne leur ai dit que ce que Tu m’as ordonné : d’adorer Allah mon Seigneur et votre Seigneur ». A partir de là, il devient apparent que ^Iça a appelé à l’adoration de Allah Lui seul et non à l’association.

Après l’élévation de ^Iça au ciel, Mouhammad est venu pour renouveler l’appel à la religion de l’Islam après que cette religion a disparu d’entre les gens sur terre. Il était appuyé par des miracles prouvant sa prophétie. Ainsi certains sont rentrés en Islam et d’autres ont reniés sa prophétie : il s’agit des gens de l’égarement parmi lesquels certains étaient déjà associateurs auparavant. Ils ont ainsi ajouté de la mécréance à leur mécréance.

Le principe fondamental de l’Islam commun à tous les gens de l’Islam, c’est d’adorer Allah Lui seul. A travers ce que nous avons exposé, il s’avère que la religion de tous les prophètes, c’est la religion de l’Islam, et que la seule religion révélée est la religion de l’Islam.

Ainsi, on ne dit pas « les religions révélées » puisque Allah n’a ordonné de suivre qu’une seule religion qui est l’Islam.

Cependant, il est possible qu’un prophète se distingue d’un autre, et c’est par la Loi qu’il ordonne de suivre. La Loi de l’Islam (Chari^ah) représente l’ensemble des règles pratiques. Pour illustrer ce changement, dans la Loi de Adam et de ceux qui l’ont suivi jusqu’à l’époque des fils de ‘Israil, une seule prière était obligatoire quotidiennement. Par la suite, deux prières ont été rendues obligatoires pour les fils de ‘Israil jusqu’à l’arrivée de Mouhammad r pour qui il a été rendu obligatoire cinq prières. Quant aux fondements de la croyance, que ce soit la foi en Allah, en Son Messager et en ce qui est du même ordre, l’intérêt des esclaves n’implique pas que ces fondements changent en fonction des époques, contrairement aux Lois.

Le Messager de Allah a dit à propos des prophètes, que Allah les honore et les élève en degré :

)) دينهم واحد ((

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Leur religion est une seule et même religion ».

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Cours général : EXEGESE DE CERTAINES ‘AYAH DU QOUR’AN

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammadou l-‘Amin et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Le Qour’an honoré comporte des ayah [1] explicites [2] et des ayah non explicites [3]. Allah ta^ala dit :

هُوَ الَّذِي أَنزَلَ عَلَيْكَ الكِتَابَ مِنْهُ ءَايَـاتٌ مُّحْـكَماَتٌ هُنَّ أُمُّ الكِتاَبِ وأُخَرُ مُتَشابِهَاتٌ [

(houwa l-ladhi ‘anzala ^alayka l-kitaba minhou ‘ayatoun mouhkamatoun hounna ‘oummou l-kitabi wa ‘oukharou moutachabihat) ce qui signifie : « Il est Celui Qui a fait descendre sur toi le Livre qui comporte des versets explicites qui sont la base du Livre et d’autres non explicites ». Les versets explicites sont les versets dont le sens visé est connu d’une manière claire, tels que sa parole ta^ala :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شىءٌ [

(layça kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura /11]. Quant à ce qui est non explicite, c’est ce qui comporte plusieurs sens dans la langue et qui a besoin d’une interprétation convenable pour retenir le sens conforme à ce qui est explicite. Il n’est donc permis à quiconque de faire l’exé­gèse du Qour’an selon son propre avis. On demande plutôt aux gens de science afin de ne pas assimiler Dieu à Ses créatures.

Ainsi, il est un devoir d’interpréter ce qui est non explicite dans les textes d’une manière conforme aux textes qui sont explicites.

A cette occasion, nous allons citer certains versets non explicites en donnant leur interpré­tation, conforme aux versets explicites.

Allah ta^ala dit :

إِلَيْهِ يَصْعَدُ الكَلِمُ الطَّيِّبُ وَالعَمَلُ الصَّالِحُ يَرْفَعُهُ [

(‘ilayhi yas^adou l-kalimou ttayyibou wa l-^amalou ssalihou yarfa^ouh) ce qui signifie : « Les bonnes paroles montent vers l’endroit honoré par Allah et les bonnes œuvres y sont élevées ». L’endroit honoré par Allah est le ciel, ce qui est conforme au verset :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شىءٌ [

(layça kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Ceci est une interprétation correcte qui ne comporte pas d’assimilation de Allah avec Ses créatures.

Il est permis de dire au sujet de Sa parole ta^ala :

الرَّحْمَـنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى [

(Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa) que Allah domine le Trône par Sa puissance et qu’Il le préserve. L’objectif dans cette ayah est que nous sachions que Allah est tout puissant sur toutes les créatures. En effet, le Trône étant le plus grand de tous les corps, si Allah domine le Trône, Il domine à plus forte raison tout le reste.

Il est interdit d’interpréter un verset non explicite dans un sens qui ne convient pas d’être attribué à Allah ^azza wa jall.

Ainsi il n’est pas permis de dire que (istawa) signifie « s’est assis » car le fait de s’asseoir n’a lieu que pour celui qui a des membres et il est impossible que Allah ait des membres.

L’Imam ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib a dit : « Certes Allah a créé le Trône comme mani­festation de Sa toute puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

 

Il faut savoir que Allah a créé les âmes et les corps et qu’Il n’est ni une âme ni un corps.

Quant à Sa parole ta^ala :

فَنَفْخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنا [

(fanafakhna fihi min rouhina) qui signifie : « Nous avons fait insuffler dans son corps l’âme que Nous avons créée et honorée » [sourat At-Tahrim], cette ayah signifie que Allah a ordonné à l’ange Jibril d’insuffler dans le corps de Maryam l’âme de ^Iça qui est une âme honorée. Les âmes sont en effet de deux sortes : il y a des âmes honorées et de mau­vaises âmes, des âmes malignes. Les âmes des prophètes font partie de la première sorte.

Quant au fait que Allah s’attribue les âmes de Iça et de Adam, exprimé par le pronom possessif (na) dans (min rouhina) –littérale­ment « de Notre âme »–, ceci exprime la marque d’honneur [4]. On dit la même chose à propos du verset :

أَنْ طَهِّراَ بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالعَاكِفِينَ [

(‘an tahhira baytiya li tta‘ifina wa l-^akifin) ici aussi (baytiya) –littéralement  » Ma maison « – renvoi au sens de l’honneur  : la Ka^bah est un endroit honoré selon le jugement de Allah.

Quant à Sa parole ta^ala :

يَخَافُونَ رَبَّهمْ مِن فَوْقِهِمْ [

(yakhafouna Rabbahoum min fawqihim) signifie : « Ils craignent Allah Lui Qui les domine par Sa toute-puissance» [sourat An-Nahl]. Ainsi (min fawqihim) signifie la domination par la toute puissance [5] et non pas d’être au-dessus, c’est-à-dire l’endroit ou la direction.

Concernant le sens de la parole de Allah qui concerne le blâme fait à Iblis :

مَا مَنَعَكَ أَن تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ [

(ma mana^aka ‘an tasjouda lima khalaqtou biyadayya) qui signifie : « Qu’est ce qui t’a empêché de te prosterner pour celui que J’ai créé biyadayya » [sourat Sad], il est permis de dire que (al-yadayn) signifie ici : la grâce et la préser­vation.

Et Sa parole ta^ala : [وَجَاءَ رَبُّكَ ] (wa ja‘a Rabbouk) signifie : « Les manifestations de la puissance de ton Seigneur apparaî­tront » [sourat Al-Fajr] car des évènements éminents seront manifestés au jour dernier.

On dit au sujet de la parole de Allah ta^ala :

] وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ [

(wa houwa ma^akoum ‘aynama kountoum) [sourat Al-Hadid] : « Certes Allah sait tout de vous où que vous soyez ».

Quant à Sa parole ta^ala :

وقِيلَ اليَومَ نَنسَاكُمْ كَمَا نَسِيتُمْ لِقَاءَ يَوْمِكُمْ هَذَا [

(wa qila l-yawma nansakoum kama nacitoum liqa‘a yawmikoum hadha), elle exprime le reproche et signifie : « Vous êtes maintenant privés de Notre miséricorde comme vous avez négli­gé d’obéir à Allah dans ce bas monde en ayant foi en Lui » [sourat Al-Jathiyah].

De même, il n’est pas permis de déduire de la parole de Allah ta^ala :

إنَّ الله لا يَسْتَحْيِى أن يَّضْرِبَ مَثَلاً مَّا بَعُوضَةً [

(‘inna l-Laha la yastahi ‘an yadriba mathalan ma ba^oudatan) [sourat Al-Baqarah /26] la permission de nommer Allah par al-moustahi (le timide) ! Le sens du verset est que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité par pudeur comme le feraient les êtres humains, c’est-à-dire que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité et ne la délaisse pas par timidité ou par honte comme le font les créa­tures, c’est une chose impossible s’agissant de Allah.

Quant à Sa parole ta^ala :

وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتىَّ نَعْلَمَ المُجَاهِدِينَ مِنكُمْ وَالصَّابِرِينَ [

(wa lanablouwannakoum hatta na^lama l-moujahidina minkoum wa ssabirin) [sourat Mouhammad / 31], elle ne signifie pas que Allah saura qui sont les moujahidin après l’avoir ignoré en les éprouvant et en les testant, ceci est impossi­ble s’agissant de Allah ta^ala.

Le sens du verset est que Allah mani­festera aux esclaves par les épreuves qui d’entre eux font preuve d’effort et de patience ou non. Celui qui dit que Allah acquiert une nouvelle connaissance devient mécréant.

Et la parole de Allah ta^ala :

الله نُورُ السَّمَـوَاتِ وَالأرْضِ [

(Allahou nourou s-samawati wa l-‘ard) [sourat An-Nour] signifie que Allah est Celui Qui guide les habitants des cieux et les habitants croyants de la terre vers la lumière de la foi. Allah n’est pas une lumière dans le sens qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

Il a dit ta^ala dans sourat Al-‘An^am :

وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ [

(wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour) ce qui signifie : « Et Il créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?! Allah est absolument exempté de cela. Il est donc inter­dit de croire que Allah aurait une couleur ou une forme. Quant à ce qui a été rapporté dans le hadith, que Allah est (jamil), cela ne signifie pas qu’Il serait beau mais qu’Il a des attributs de perfection dignes de Lui ou encore qu’Il accorde le bien.

Quant au (nouzoul) rapporté dans le hadith :

(( يَنـزِلُ رَبُّنَا كُلَّ لَيْلَةٍ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا ))

(yanzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya) le mieux qui peut être dit à ce sujet est que c’est un ange qui descend sur ordre de Dieu pour transmettre de Sa part ces paroles :

(( من ذا الذي يدعوني فأستجيبَ له من ذا الذي يستغفرني فأغفرَ له من الذي يسألني فأُعطيَهُ ))

qui signifient : « Qui M’invoque, Je l’exauce, qui Me demande pardon, Je lui pardonne, qui Me demande, Je lui accorde »

L’ange reste le dernier tiers de la nuit dans le ciel de ce bas monde jusqu’à l’aube. Quant à celui qui dit : (yanzilou) sans comment, ceci est vrai, car lorsqu’il a dit sans comment, il a nié le mouvement et le déplacement du haut vers le bas.

Allah n’a pas besoin des créatures. Il n’a nul besoin d’autrui, de toute éternité alors que toutes les créatures ont besoin de Lui. Allah n’a pas besoin de l’endroit. Il n’est pas locali­sé dans un endroit ni dans une direction, car Il existe ta^ala de toute éternité avant l’endroit sans endroit, et c’est Lui Qui a créé l’endroit, Il n’a donc nul besoin de l’endroit.

L’objectif de l’Ascension (Al-Mi^raj) n’est pas de faire parvenir le Prophète à un endroit ou serait localisé Allah. L’objectif est d’honorer davantage le Prophète en lui montrant les choses extraordinaires qui sont
dans les mondes célestes, c’est de glorifier son degré et de lui accorder la vision de Allah par le cœur sans que Allah soit localisé dans l’espace et les directions.

Notre maître le Calife bien guidé l’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’honore, a dit : « Allah existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité –c’est-à-dire sans endroit– ».

Ce dont on tient compte dans la croyance n’est pas basé sur les illusions mais sur la raison saine qui est témoin de la religion, car si Allah était dans un endroit, Il aurait des limites, des extrémités, des fins et celui qui est ainsi a forcément une existence précédée du néant c’est-à-dire qu’Il est créé et n’est donc pas Dieu.

Comme il a été validé que Allah existe sans endroit avant la création des endroits et des directions, il est validé qu’Il existe après les avoir créés sans endroit.

Et ceci ne constitue pas une négation de l’existence de Allah ta^ala.

L’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy a dit : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent ».


[1] ayah : versets du Qour’an.

[2] explicites : mouhkamat.

[3] non explicites : moutachabihat.

[4] ‘idafatou tachrif.

[5] la domination par la toute puissance : al-qahr.

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Cours général : Les saints

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

]ألا إن أولياء الله لا خوف عليهم ولا هم يحزنون الذين ءامنوا وكانوا يتقون لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة لا تبديل لكلمات الله ذلك الفوز العظيم [

(‘ala ‘inna ‘awliya’a l-Lahi la khawfoun ^alayhim wa la houm yahzanoun ‘alladhina ‘amanou wa kanou yattaqoun lahoumou l-bouchra fi l- hayati d-dounya wa fi l-‘akhirah la tabdila li kalimati l-Lahi dhalika l-fawzou l-^adhim) ce qui signifie : « Certes, les saints, les waliyy de Allah, n’ont pas à avoir de crainte ni à être chagrinés, ceux qui ont cru et qui faisaient preuve de piété. Ils auront l’annonce de bonne nouvelle dans le bas-monde et dans l’au-delà. Allah réalise ce qu’Il promet, la voilà la grande réussite ».

Le saint, mes frères de foi, est celui qui s’est attaché à l’obéissance et à l’adoration, qui a évité les péchés et les interdictions, qui s’est détourné du fait de se prolonger dans les plaisirs et les désirs. Ayant accompli les obligations, il s’est rapproché de l’agrément de Allah par les actes surérogatoires jusqu’à gagner l’agrément de Allah. Celui que Allah ta^ala agrée, Il lui accorde la sainteté, Il lui accorde la protection, Il l’honore et le préserve de la mécréance. Le Messager de Allah les a décrits par sa parole :

)) إن الله يحب الأتقياء الأخفياء الذين إذا غابوا لم يفتقدوا وإذا حضروا لم يعرفوا قلوبهم مصابيح الهدى يخرجون من كل غبراء مظلمة ((

(‘inna l-Laha youhibbou l-‘atqiya’a l-‘akhfiya’a l-ladhina’ idha ghabou lam youftaqadou wa ‘idha hadarou lam you^rafou qouloubouhoum masabihou l-houda yakhrou­jouna min koulli ghabra’a moudhlimah) ce qui signifie : « Certes, Allah agrée les pieux qui ne se font pas remarquer, ceux dont on ne remarque pas l’absence lorsqu’ils s’ab­sentent, et qu’on ne remarque pas lorsqu’ils sont présents. Leur cœur sont comme des sources de lumières de bonne guidée ».

Il les a décrits par le fait qu’ils sont dissimulés, ‘akhfiya, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas connus par leur haut degré selon le jugement de Allah. En effet, ce sont des gens qui dissimulent leurs bonnes œuvres dignes d’éloges, celles qu’ils accomplissent par recherche de l’agrément de Allah. Il les a décrits par le fait qu’on ne les remarque pas lorsqu’ils sont présents, soit pour leurs habits qui ne sont pas soignés, c’est-à-dire que du point de vue de leur tenue vestimen­taire, leurs vêtements ne sont pas plaisants, soit à cause de leur pauvreté comme ‘Ouways Ibnou ^Amr Al-Qaraniyy en faveur duquel le Messager de Allah a témoigné par révélation qu’il était le meilleur des successeurs des compagnons. ‘Ouways était, en effet, extrême­ment pauvre. Il n’avait pas assisté, que Allah l’agrée, aux assemblées du Messager de Allah. Il résidait au Yémen et tant il était pauvre, il n’avait pas pu arriver à Médine pour rencontrer le Messager de Allah. Le Prophète r a témoigné en sa faveur. Il a dit :

)) إن خير التابعين رجل يقال له أويس بن عامر من مراد ثم من قرن « إلى أن قال « فإذا لقيتموه فمروه فليستغفر لكم ((

(‘inna khayra t-tabi^ina rajouloun youqalou lahou ‘Ouways bnou ^Amir min Mourad thoumma min Qaran … fa’idha laqitoumouhou famourouhou fa l-yastaghfir lakoum) ce qui signifie : « Le meilleur des successeurs est un homme qui est appelé ^Ouways fils de ^Amr du clan de Mourad de la tribu de Qaran » jusqu’à ce qu’il ait dit ce qui signifie : « Si vous le rencontrez, dites-lui de demander la pardon en votre faveur ». Par cela, il a enseigné à sa communauté r en insistant sur la modestie.

Il y a une partie des saints, des waliyy de Allah, à qui Allah a donné une réputation. Ils ont été célèbre pour leur sainteté dans la population, tant celui qui est proche que celui qui est éloigné a reconnu leur degré. Ainsi les gens ont pu énormément profiter d’eux, comme de notre maître Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy le Chaykh des soufis, puis du Chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy le Hanbaliyy, puis du Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah les agrée.

Le Qour’an a confirmé les prodiges des saints, les karamah, par la parole de Allah soubhana­hou dans la description de Maryam ^alayha s-salam :

] كلما دخل عليها زكريا المحراب وجد عندها رزقا قال يا مريم أنّى لك هذا قالت هو من عند الله إن الله يرزق من يشاء بغير حساب [

(koullama dakhala ^alayha Zakariyya l-mihraba wajada ^indaha rizqa ; qala ya Maryamou ‘anna laki hadha ; qalat houwa min ^indi l-Lah inna l-Laha yarzouqou man yacha’ou bighayri hab) ce qui signifie : « Toutes les fois que Zakariyya venait la voir dans l’alcôve, il trouvait qu’elle avait auprès d’elle une subsistance. Il lui disait : ô Maryam, d’où cela te vient-il ? Elle disait : C’est Allah Qui me l’a accordé. Certes, Allah accorde à qui Il veut à profusion ».

Il y a également ce que le Qour’an a annoncé dans le récit du compagnon de Soulayman ^alayhi s-salam pour rapporter le trône de Bilqis puisque cela a été mentionné dans la parole de Allah ta^ala :

] قال الذي عنده علم من الكتاب أنا ءاتيك به قبل أن يرتد إليك طرفك [

(qala l-ladhi ^indahou ^ilmoun mina l-kitabi ana ‘atika bihi qabla ‘an yartadda ‘ilayka tarfouka) ce qui signifie : « Celui qui avait eu une science du Livre a dit : Moi je te le ramène avant que tu ne clignes de l’œil. »

Pour ce qui est des preuves à partir de la sounnah, elles sont nombreuses. Ainsi il a été rapporté d’après Anas que ‘Ouçayd Ibnou Houdayr et un homme des partisans avaient discuté auprès du Messager de Allah r au point que l’assemblée avait duré jusqu’à une heure tardive. C’était une nuit extrêmement sombre et ils étaient sortis, chacun d’entre eux ayant à la main son bâton. Le bâton de l’un des deux s’était illuminé au point qu’ils avaient marché à la lumière de ce bâton. Puis lorsqu’ils étaient arrivés à la croisée de leurs chemins, le bâton du deuxième s’était illuminé à son tour et chacun d’entre eux avait pu marcher à la lumière de son bâton jusqu’à parvenir chez lui. Ceci a été rapporté par Ahmad, Al-Boukhariyy, Al-Hakim et d’autres.

Il a été rapporté que Al-Jounayd était un jour assis à parler aux gens. C’est alors qu’un jeune homme qui n’était pas musulman mais qui s’était déguisé s’était présenté debout face à lui et lui avait adressé la parole en ces termes : « Ô toi le Chaykh, que signifie la parole du Messager de Allah

)) اتقوا فراسة المؤمن فإن المؤمن ينظر بنور الله تعالى ((

(‘ittaqou firaçata l-mou’mini fa’inna l-mou’­mina yandhourou binouri l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « Prenez garde à la vision du croyant parfait car certes le croyant voit par une lumière que Allah lui donne ». Al-Jounayd a réfléchi un moment puis il a levé la tête et lui a dit : « Entre en Islam, le moment est venu pour toi d’entrer en Islam ». C’est alors que le jeune est entré en Islam en disant : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».

Concernant leur mérite, lors de la mort, les anges de la miséricorde viennent à eux alors qu’ils peuvent les voir. Les anges s’assoient à côté d’eux à une certaine distance. Ensuite vient l’ange ^Azrail qui leur annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément. Il leur dit : « Je t’annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément ».

Au jour du jugement, ils n’auront aucune crainte, aucune terreur alors que les gens seront extrêmement effrayés. Ils ne subiront aucune nuisance de la chaleur du soleil. Le soleil au jour du jugement sera extrêmement intense, plus intense qu’aujourd’hui. Ils ne seront atteints ni de la soif ni de la faim ni de la chaleur du soleil. Ils ne seront atteints d’aucun chagrin mais seront pleins de joie et de félicité.

Lorsque le saint sortira de la tombe, il sortira vêtu ; il ne sortira pas en ayant sa zone de pudeur dévoilée comme la plupart des gens. Il ne sera pas rassemblé marchant à pied. Non, il sera rassemblé en étant sur une monture. Qu’auront-ils comme monture ces vertueux ? Ils auront des chamelles dont les créatures n’auront pas vu de semblables, dotées de selles d’or.

Puis ils rentreront au paradis. Une fois entrés au paradis, ils trouveront ce que Allah leur a promis comme félicité, une félicité qu’Il n’a donné à connaître à aucun ange et qu’aucune des créatures de Allah n’a jamais vue. Les anges, eux, accueilleront les gens du paradis au jour du jugement. Ils leur passeront le salam, ils leur diront : Que le salam soit sur vous, vous êtes les bienvenus, ils les accueilleront avec respect et glorification.

Mes frères, a dit vrai celui qui a dit : Allah a des gens qui, lorsqu’ils arrivent dans une assemblée, la joie et la générosité s’installent dans cette assemblée et qui, lorsqu’ils marchent, la terre qu’ils occupent s’en réjouit et se revivifie comme s’ils étaient pour la terre une pluie.

Bonheur donc à celui qui a connu dans notre époque un savant, un saint, un vertueux et qui a puisé de lui les bienfaits et les bénédictions, qui a connu leur haut degré, qui a été respectueux avec eux et qui les a pris pour modèle. Car les waliyy de Allah ont atteint ce qu’ils ont atteint par la véracité de leur amour pour Allah et pour le Messager de Allah, notre maître Mouham­mad.

Ô Allah fais que nous soyons parmi Tes saints, parmi les gens de Ton obéissance et attendris les cœurs de Tes saints sur nous. Certes, Tu es sur toute chose tout puissant.

Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu’à vous.

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