Chaykhaboulaliyah's Blog


Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit

 

لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ

 (lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati  zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)

 

 

ce qui signifie : « Lorsque Allah  a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah  a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah  a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah  lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah  lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire  ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah  lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.

 

Et Allah  lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains  sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.

 

Que Allah  honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire  le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire  l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire  le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah  a accordé la révélation, c’est-à-dire  le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah  a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.

 

Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis  est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.

 

Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala  lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah  lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah  tabaraka wa ta^ala  a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah  lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient SamHam, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah  a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.

 

Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah  a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah  ta^ala  a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah  a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah  leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.

 

Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah  ta^ala  lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah  a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah  ta^ala  éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ

(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)

ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire  il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad  et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire  la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah  le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah  le fait mourir. Et quarante ans après, Allah  les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil  va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.

L’épreuve de la mort du Prophète (1)

Posted in cours général,Histoire,Récit par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2011

Tirer des leçons de l’épreuve de la mort

(La mort suffit comme exhortation)

Allah ta^ala dit :

((كُلُّ نَفْسٍ ذَائِقَةُ الْمَوْتِ))

(koullou nafsin dha’iqatou l-mawt) [sourat ‘Ali ^Imran/185 ].

Le messager de Allah a dit : ((أكثِروا ذِكْرَ هادمَ اللذَّات)) (‘akthirou dhikra hadhima l-ladhdhat) ce qui signifie : « Rappelez-vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

Sache que la mort est une réalité. En effet, Allah l’a prédestinée pour tout être vivant parmi Ses esclaves. Et aucun d’entre eux n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, et les messagers ont goûté à la mort, eux qui sont les meilleures des créatures de Allah., Cependant, il demeure ceux pour qui Allah a voulu qu’ils soient toujours vivants, c’est à dire ^Iça et notre maître Al-Khadir selon l’avis stipulant qu’il s’agit d’ un prophète. Ainsi, les meilleurs des esclaves de Allah meurent aussi. Allah dit dans Son livre honoré :

((وَ مَا جَعَلْنَا لِبَشَرٍ مِّن قَبْلِكَ الْخُلْدَ أَفَإيْن مِّتَّ فَهُمُ الْخَالِدُونَ، كُلُّ نَفْسٍ ذَائِقَةُ الْمَوْتِ وَ نَبْلُوكُم بِالشَّرِّ وَ الْخَيْرِ فِتْنَةً وَ إِلَيْنَا تُرْجَعُونَ

(wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould, afa’in mit-ta fahoum khalidoun. Koul-lou nafsin dha’iqatou lmawt wa nabloukoum bi ch-char-ri wa l-khayri fitnatan wa ilayna tourja^oun) [sourat Al-‘Anbiya’/34]

Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de Adam à partir des différentes catégories de sols de cette terre sur laquelle nous vivons. Puis, l’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître Adam a exécuté l’Ordre de Allah en introduisant l’âme de Adam par sa bouche dans son corps. C’est ainsi que notre maître Adam a vécu. Aussi, Allah a-t-Il fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui a été prêté et qui devra être rendu.

Allah a prédestiné aux descendants de Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort qui a lieu quand l’âme quitte le corps.. Puis les corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître Adam, le premier des humains, a été créé Ensuite, au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités. Ils sortiront alors de leurs tombes, après que Allah leur aura créé à nouveau le corps qui avait été assimilé par la terre s’il s’agit de corps que la terre assimile.  En effet, Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes.des martyrs du combat et de certains saints.

Allah dit : ((مِنْهَا خَلَقْنَاكُمْ وَ فِيهَا نُعِيدُكُمْ وَ مِنْهَا نُخْرِجُكُمْ تَارَةً أُخْرَى))

(minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra) [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que nous vous avons créé et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».

Le pronom« nous » ici, n’est pas un « nous » indiquant le pluriel. En effet, c’est Allah qui est le Créateur mais il s’agit d’un « nous » de glorification.

Allah a fait que le mort retourne à la terre après avoir été créé une première fois. La deuxième fois, il reviendra à la vie pour le jour du jugement.

Allah dit :

((قَالَ فِيهَا تَحْيَوْنَ وَ فِيهَا تَمُوتُونَ وَ مِنْهَا تُخْرَجُونَ))

« Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [al a^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».

Et Il dit :

((وَ اللهُ أَنْبَتَكُمْ مّنَ الأَرْضٍ نَبَاتًا، ثمَّ يُعِيدُكُمْ فِيهَا وَ يُخْرِجُكُمْ إِخْرَاجًا))

“wa L-lahou anbatakoum mina l’-ardi nabatan, thoum-ma you^idoukoum fiha wa youkhrijoukoum ikhrajan”

Note utile : Il a été rapporté dans les deux sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zaid que Allah l’agrée ainsi que son père, qu’une des filles du prophète avait envoyé quelqu’un prévenir son père que l’un de ses  enfants était mourant (c’est-à-dire un enfant d’une des filles du prophète). Le messager de Allah a dit à la personne envoyée:

ارجع إليها فأخبرها أنَّ لله تعالى ما أخذ و له ما أعطى و كل شيء عنده بأجل مسمّى

فمُرها فلتصبرْ و لتحتسب

ce qui signifie :

« Retourne chez elle (c’est à dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que Allah, à Lui appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».

On comprend de cela que l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend Lui appartient et ce qu’Il donne Lui appartient. La vie de cet enfant avait une durée que Allah a prédestinée.

Aussi le prophète a-t-il demandé à cette personne de dire à sa fille de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah Car le musulman qui patiente par recherche de l’agrément de Allah sera récompensé.’incha’a L-lah.

L’Imam An-Nawawiyy a dit : « Ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Ces règles concernent les fondements et les ramifications de la religion, tels le comportement, la patience face à toutes sortes d’épreuves [de ce bas-monde], d’inquiétudes, de préoccupations et autres que ceux-là».

La parole qui a pour sens: « à Allah appartient ce qu’Il a pris », signifie que tout ce monde appartient à Allah. Ce qu’Il prend  ne l’est pas injustement car Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », signifie que ce que Allah nous a accordé reste Sa propriété. et Il fait ce qu’Il Veut de ce qui Lui appartient. Il fait de nos âmes ce qu’Il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.

La signification de la suite de la parole du prophète est :

« Ne soyez pas tourmenté, celui qui meurt sera mort car l’échéance que lui a accordé Allah est arrivée ».

N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination ? N’est-ce pas que Allah a su et voulu tout ce qui a lieu ? Donc si quelqu’un meurt, c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meurt avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui aura accordée. Si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.

Dans le mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière):

أيها الناس إنّ هذه الأرواح عاريّة في أجساد العباد فيقبضها إذا شاء و يرسلها إذا شاء

Ce qui signifie :

« Ô vous les gens, ces âmes sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».

Une personne a dit :

Ô toi, la nafs, prépare-toi à la mort et cherche à être sauvée

                        Car celui qui réfléchit est celui qui est paré

J’ai, en effet, réalisé que le vivant ne l’est pas éternellement

                        Et que la mort l’atteindra inéluctablement

Tu es seulement comme un emprunteur, tu ne garderas rien

Car le bien emprunté doit être rendu

 

Sachez mes frères que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. Alors, l’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort par la piété et les bons actes (c’est-à-dire, en agissant en bien).

Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses leçons et sagesses à tirer de cela. Et Il a dit ^alayhi s-salatou wa s-salam :

((أكثروا ذكرَ هاذم اللذات))

Ce qui signifie : «Rappelez-vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est à dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

 

Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Y penser régulièrement fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent « maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps et quand j’aurai 60 ans je ferai le pèlerinage». La personne qui dit cela a beaucoup d’espoir : celui de vivre jusqu’à 60 ans. Ainsi se rappeler souvent de la mort diminue le trop d’espoir. Et la personne se dira que demain, peut être ne sera-t-elle plus en vie et qu’elle devra donc se préparer. Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et qu’elle n’a pas le cœur attaché au bas monde mais à la préparation pour l’au-delà. Penser à la mort allège les difficultés des épreuves dans le bas-monde. Cela éloigne également de l’injustice, de l’orgueil qui pourrait émaner de soi-même.

Le compagnon Abou D-darda’ que Allah l’agrée a dit : « la mort suffit comme exhortation, le temps suffit pour séparer. Aujourd’hui nous habitons des maisons et demain nos logements seront dans des tombes » Ainsi, notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation Ô ^Oumar » c’est à dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.

Et quelle belles paroles que sont ces quelques vers de poésie :

Rappelle-toi de la mort et persiste à t’en rappeler

                        Certes dans la mort il y a des leçons pour le conscient

Et celle-ci suffit comme exhortation

                        Pour ceux sur qui elle est prédestinée

 

Beaucoup d’humains sont vraiment insouciants et se détournent de la préparation pour la mort malgré qu’elle soit inévitable. La cause de cela est l’amour du bas-monde, l’attachement à celui-ci et le trop d’espoir. Ainsi, quelqu’un a dit :

Ô toi qui es préoccupé par le bas-monde

                        Et s’est enorgueilli par le trop d’espoir

La mort vient de manière soudaine

                        Et la tombe est le réceptacle des œuvres

Il a également été dit :

Donnez naissance à ceux qui vont mourir

(Nécessairement chacun d’entre nous va mourir. Chaque fois qu’une femme accouche, cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)

Et construisez ce qui va devenir ruine.

(Quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).

Car vous tous  finirez sous terre

Comment désirer encore de rester [éternellement] en vie alors que Allah tabaraka wa ta^ala a prédestiné la mort même pour Ses prophètes et Ses messagers (les meilleures des créatures)?! Ou encore, comment se sentir sauf de la mort alors que même les purs et les meilleurs n’ont pas été épargnés ?!

Il est impossible de rester dans ce-bas monde éternellement, alors attention à ne pas s’y attacher !

Dans cette vie, il n’y a pas d’éternité

                        Dans cette vie il n’y a pas de stabilité

Toutes les créatures meurent

                        Est Exempt, Celui qui ne meurt pas

 

Mes frères, la mort nous guète, la tombe nous enlace, le linceul nous entoure et nous retournerons au Jugement de Allah.

Allah ta^ala dit :

((وَ اتَّقُوا يَوْمًا تُرْجَعُونَ فِيهِ إِلَى اللهِ ثُمَّ تُوَفَّى كُلُّ نَفْسٍ مَّا كَسَبَتْ وَ هُمْ لاَ يُظْلَمُونَ))

« wa t-taqou yawman yourj^ouna fihi ila L-lahi thoum-ma touwaf-fa koul-lou nafsin ma kasabat wa houm la youdhlamoun »

Ce qui signifie :

« … »[BB6]

Parmi les belles paroles à ce sujet: « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit. Je suis étonné de celui qui croit en la prédestination de tout comment il se fatigue [pour les choses du bas-monde] et je suis étonné de celui qui a vu ce bas-monde et ses changements soudains comment il est rassuré ».

Rappelez-vous mes frères de la mort qui peut toucher les fils de Adam à tout moment et tout endroit et sachez qu’elle met fin aux plaisirs de ce bas-monde allant à sa perdition. Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel. La mort attend et, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Alors, L’intelligent est celui qui profite de cette vie évanescente pour œuvrer pour l’au-delà éternel.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

((وَ تَزَوَّدُوا فَإِنَّ خَيْرَ الزَّادِ التَّقْوَى و اتَّقُونِ ياَ أُولِى الأَلْبَابٍ))

« wa tazaw-wadou fa’in-na khayra z-zadi t-taqwa wa t-taqouni yaouli l-‘albab » [sourate al baqarah / verset 197]

 

Et quelle belle parole est celle-ci :

Il y a de parmi les esclaves de Allah ceux qui sont intelligents

                        Ils ont divorcé le bas-monde et ont eu peur des tentations

Ils l’ont observé et quand ils ont su

                        Qu’il n’est guerre la demeure d’un être vivant

Ils l’ont faite océan agité

                        Et y ont pris les bonnes œuvres comme navires

 

Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy est allé présenter ses condoléances à un homme ayant perdu son fils et qui a été touché par sa perte Il lui a, alors, dit :

« je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose,

mais parce que c’est une bonne tradition dans notre religion.

 En effet, celui qui présente ses condoléances, ne va pas demeurer éternellement

 tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent longtemps». C’est à dire qu’on présente ses condoléances mais que personne ne demeure éternellement dans cette vie.

Prépare-toi à la mort par la piété et les actes de bienfaisance… En effet, la mort survient rapidement et il n’y a aucune alternative à cela.

Et si tu es déjà allé au cimetière pour y enterrer un de tes proches ou ami puis tu en es revenu, dis-toi qu’un jour, on t’y portera et tu ne retournas pas à ton bas-monde.

Et si tu as déjà creusé une tombe pour ton frère, dis-toi qu’un jour, on creusera ton propre trou, tu y seras enterré et tu ne retourneras pas aux tiens.

Et si tu as déjà porté le cercueil de ton frère, dis-toi qu’un jour, c’est toi qui sera porté…

Et si tu es déjà allé présenter tes condoléances à un proche, dis-toi qu’un jour ta famille sera condoléancée pour ta propre mort…

L’un des savants a dit après avoir cité le hadith du Prophète sal-la L-lahou  alayhi wa sal-lam :

((أكثروا ذكرَ هاذم اللذات))

Ce qui signifie : «Rappelez-vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est à dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

« Le musulman devrait se rappeler de la mort chaque jour de l’année et qu’elle viendra inéluctablement. Alors, il se rendrait des comptes et il observerait ce qu’il aura préparé comme actes de bienfaisance. Car l’Au-delà est la demeure finale et il n’y sera utile que la foi et les actes de bienfaisance ».

Allah Ta^ala dit :

((يَا أَيُّهَأ الذَّينَ ءَامَنُوا اتَّقُوا الله وَ لْتَنْظُرْ نَفْسٌ مَّا قَدَّمَتْ لِغَدٍ إِنَّ اللهَ خَبٍيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ))

« ya ‘ay-youha L-ladhina ‘amanou t-taqou L-laha wal-tandhour nafsoun ma qad-damat li ghad, wa t-taqou L-laha in-na L-laha khabiroun bima ta^maloun » [Sourate al-hachr / verset 17]

Cela signifie que la personne doit observer, c’est-à-dire, méditer sur ce qu’elle a préparé pour son Au-delà comme actes qui rapprochent de l’Agrément de Allah ^az-za wa jal et ceci dans chaque jour et nuit de sa vie. Car nos respirations sont comptées et nos jours sont limités ; ce qui est passé de nos années ne reviendra plus alors que multiplier les actes de bienfaisance représente la provision du musulman.

Allah Ta^ala dit :

((المَالُ و البَنُونُ زِينَةُ الحَيَاةِ الدُّنْيَا وَ البَاقِيَاتُ الصَّالِحَاتُ خَيْرٌ عِنْدَ رَبِّكَ ثَوَابًا وَ خَيْرٌ أَمَلاً))

« Al-malou wa l-banounou zinatou l-hayati D-douniya wa l-baqiyatou s-salihatou khayroun ^inda rab-bika wa khayroun ‘amalan »

[sourate al-kahf / Verset 42]

 

Quelqu’un a dit :

« Je passe devant les tombeaux, à chaque fois

                        Je me demande dans quel sol sera ma tombe

Je me réjouis de mes richesses quand elles augmentent

                        Et ne pleure pas sur mes années lorsqu’elles diminuent »

Le bas-monde est la demeure du travail et l’Au-delà est la demeure des comptes. L’imam ^Aliya dit à ce titre : « ce bas-monde s’est comme mis en marche pour s’en aller et l’au-delà s’est comme mis en marche pour venir. Alors, soyez parmi les gens de l’au-delà et ne soyez pas parmi les gens du bas-monde. Aujourd’hui les actes et pas les comptes et demain les comptes et plus d’actes ».

Et il avait bien raison celui qui a dit :

« Les provisions peuvent te manquer mais tu ne trouverais sans doute pas

                        Une provision aussi importante que les actes de bienfaisances »

Cela signifie que les provisions peuvent être remplacées sauf les actes de bienfaisances qu’on ne peut échanger car utiles dans l’Au-delà.

Certes, la voix pour être sauvé au Jour du Jugement est de faire preuve de piété à l’égard de Allah ^az-za wa jal en accomplissant ce qu’Il a ordonné et en évitant ce qu’Il a interdit. Car celui qui aime le paradis et le veut réellement doit travailler pour l’avoir. Et celui qui a peur du feu de l’enfer et veut s’en éloigner doit aussi travailler pour l’éviter. Il faut donc faire preuve de piété.

Allah ta^ala dit :

((وَ تَزَوَّدُوا فَإٍنَّ خَيْرَ الزَّادِ التَّقْوَى))

« wa tazaw-wadou in-na khayra z-zadi t-taqwa » [Sourate al-baqarah / verset 197]

Et avait bien raison celui qui a dit :

« Ô toi qui enlace un bas-monde qui ne demeurera pas

                        Et qui passe ses jours et ses nuits orgueilleux et enorgueilli

Pourquoi ne laisserais-tu pas ce bas-monde

                        Pour enlacer des femmes vierges dans al-firdaws

Si tu veux habiter dans le paradis éternel

                        Il conviendrait que tu ne te sentes pas sauf du feu de l’enfer

Le Prophète a prévenu sa communauté de la grandeur de l’épreuve de sa mort

Notre prophète a prévenu durant sa vie sa communauté de la grande épreuve que sa mort constituera pour elle. D’après ^A’icha que Allah l’agrée, elle a dit : « Le messager de Allah a ouvert une porte, ou un sorte de voile de sorte que – de la maison de ^A’ichah-  il puisse voir les gens. Ceux-là étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakrque Allah l’agrée. Lorsqu’illes a vu ainsi, il a fait les louanges à Allah, c’est-à-dire qu’il a remercié Allah car ce qu’il avait vu lui avait plu. Il a, ensuite, dit :

((يَا أيُّهَا النَّاسُ، أَيُّمَا أحَدٍ مِنَ النَّاسِ أَوْ مِنَ المُؤْمِنِينَ أُصِيبَ بِمُصِيبَةٍ فَلْيَتَعَزَّ بِمُصٍيبَتِهِ بِي عَنِ المُصِيبَةِ التِي تُصِيبُهُ بِغَيْرِي فَإِنَّ أَحَدًا مِنْ أُمَّتِي لَنْ يُصَابَ بِمُصِيبَةٍ بَعْدِي أَشَدَّ عَلَيْهِ مِنْ مُصِيبَتِي))

“ya ‘ay-youha –nassou, ‘ay-youma ‘ahadin mina n-nassi ‘aw mina l-mou’minina ‘oussiba bi moussibatin falyata^az-za bi moussibatihi bi ^ani lmoussibati l-lati toussibouhou bi ghayri, fa’in-na ‘ahadan min oum-mati lan youssaba bi moussibatin ba^di ached-da ^alayhi ba^di min moussibati [Rapporté par Ibnou Majah]

ce qui signifie : « Que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve, qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je mourrai».

C’est-à-dire que quelque soit l’épreuve qui peut arriver à la personne, il lui convient de se souvenir de celle qui est plus grande, à savoir, la mort du Prophète. Ainsi, de la même manière qu’elle a patienté pour celle-ci, elle patientera pour ce qui est moins éprouvant.

D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur duProphète salla L-lahou ^alayhi wa sallam, Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah Salla –lahou  alayhi wa sallam. Quand elle a été interrogée « Qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « Je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est à dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’imam ‘Ahmad).

D’après Abou Bourdah, d’après son père, il a dit « Nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager de Allah salla L-lahou ^alayhi wa sallam, puis nous nous sommes dit que nous allions rester jusqu’à la prière de al-^icha’ pour l’accomplir avec lui. Et tandis que  nous étions assis, le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions rester jusqu’à accomplir la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous avez bien fait (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel, comme il le faisait si souvent, et a dit :

((النُّجُومُ أَمَنَةٌ للسماء فإذا ذهبت النجوم أتى السماء ما توعد))

ce qui signifie « Les étoiles sont comme une sécurité pour le ciel, lorsqu’elles  vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer ». Puis il a dit

((و أنا أَمَنَةٌ لأصحابى فإذا ذهبت أتى أصحابي ما يوعدون))

:ce qui signifie « Moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné ». C’est à dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui apostasieront et les cœurs deviendront des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est, en effet, produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit :

((و أصحابي أَمَنَةٌ لأمتي فإذا ذهب أصحابي أتى أمّبي ما يوعدون))

ce qui signifie « Et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestinée » c’est à dire l’apparition des mauvaises innovations, contraires à la religion, des évènements et des discordes qui allaient se produire, la force du chaytan qui allait apparaître et d’autres ennemis qui allaient avoir le dessus sur la communauté. Tous ces signes de la prophétie de notre maître Mouhammad sont ses miracles et tout s’est produit comme il nous l’avait annoncé.

Le Prophète a su que son heure approchait

Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce dans plusieurs versets – ‘ayah – du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah :

((إِنَّكَ لَمَيِّتٌ وَ إٍنَّهُمْ لَمَيِّتُونَ))

« Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat az-zoumar/30]

qui signifie : « O Mouhammad tu vas mourir».

Et la parole de Alla:

((وَ مَا جَعَلْنَا لِبَشَرٍ مِّنْ قَبْلِكَ الخُلْدَ أَفَإِنْ مِّتَّ فَهُمُ الخَالِدُونَ، كُلُّ نَفْسٍ ذًائِقَةُ المَوْتِ))

« wa ma ja^alna li bacharin min qablika lkhoulda ‘afa’in mit-ta fahoum khalidoun, koul-lou nafssin dha’iqatou lmawti » [Sourate al-‘anbiya’ / Versets 34-35]

 

Ainsi que la parole de Alla:

((وَ مَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَّاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَ مَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللهَ شَيْئًا وَ سَيَجْزِي اللهُ الشَّكِرينَ))

« wa ma Mouhammadoun il-la rassouloun qad khalat min qablihi r-roussoulou ‘afa’in mata ‘aw qoutila nqalabtoum ^ala ‘a^qabikoum wa man yanqalib ^ala ^aqibayhi falan yadour-ra L-laha chay’an wa sayajzi Ll-lahou ch-chakirin » [Sourat ‘al^imran / Verset 144]

qui signifie « Et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messagers et il va mourir ».

Et parmi lesquelles également :

((اليَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَ أَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتْي وَ رَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينَا))

« Al-yawma akmaltou lakoum dinakoum wa atmamtou ^alaykoum ni^mati wa raditou lakoumou l-‘Islama dinan » [Sourat al-ma’idah / Verset 3]

 

Il y a aussi sourat An-nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourah le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « Cette sourah « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au Messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-adha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourah que bientôt était sa mort ». Rapporté par al-bayhaqiyy dans ses Sounan.

La signification de cette sourah est « Toi O, Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens entreront dans ta religion (c’est-à-dire qu’ils entreront en islam) par groupes (‘afwaj), ton terme s’approchera (c’est à dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi  alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « Lorsque cette sourah a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».

Il a été rapporté que la dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort « soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh » ». ^A’ichah a alors dit au prophète : « Tu prononces des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « Mon Seigneur m’a informé que j’allais voir un signe dans ma communauté et que –à sa vue-

j’invoquerai en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui avait ordonné de souvent évoquer en disant « al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah » lorsqu’il verrait un signe particulier et qu’il avait vu ce signe.

Note utile : Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de biens, que dire du cas de celui qui est dans le péché? Que dire de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire de celui qui est salit par les péchés et qui a besoin de purification ?! Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation. Mais nous autres qui ne recevons pas cet avertissement par révélation, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont notre âge qui nous en avertissent.

Il suffit comme annonciateur de l’approche de la mort

                        Une jeunesse qui s’en est allée et des cheveux gris venus

Ainsi que la mort des proches. Alors est-ce qu’il y a

                        Une survie que le raisonable espèrerait

 

 

D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient lors du pèlerinage, de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « Peut être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy.

C’est le seul pèlerinage que le prophète ait accompli.. Il a été dit que lors du pèlerinage de al-wada^ah, il répétait à plusieurs reprises

((لعلي لا أراكم بعد عامي هذا))

ce qui signifie « Peut être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage ci».

Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à son prophète la parole

((اليَوْمَ أَكمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ))

« al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ces ‘ayah indiquent que sa mission de prophète dans le bas monde, était arrivée à son terme. Et c’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^ – le pèlerinage de l’adieu. En effet, le Prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.

Parmi les évènements bouleversant les cœurs des croyants et par lesquels les yeux pleurent et déversent leurs larmes par nostalgie du prophète salla L-lahou  alayhi wa sallam, il y a ce qui est arrivé aux compagnons quand ils comprirent que la mort du prophète s’approchait. En effet, Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée rapporte que lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen, il était sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Ce dernier était sur sa monture et le messager marchait à côté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh:

((يَا معاذ إنّك عسى لا تلقاني بعدَ عامي هذا أو لعلّك أن تمُرَّ بمسجدي هذا أو قبري))

ce qui signifie :

« O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma mosquée-ci ou de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit :

((إنّ أولي النّاس بي المتّقون من كانوا و حيث كانوا))

ce qui signifie « Ceux qui seront les plus proche de moi seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’imam ‘Ahmad).

D’après la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète a dit : « Les épouses du prophète s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahrah la fille du prophète, était venue en ayant une démarche qui ressemblait à celle du messager de Allah, son père salla Llahou ^alayhi wa sallam. Le prophète lui a, alors,dit ((مَرْحَبًا بِابْنَتِي))«  marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a faite assoire près de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, ensuite il lui a dit des paroles à voie basse à nouveau et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « Qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « Je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux aussitôt qu’après avoir été malheureux».Elle était, en effet, passée d’une grande tristesse à une grande joie avec rapidité. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et celle-ci lui a répondu « Le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».

Cette révision se passait de la manière suivante : L’un récitait et l’autre écoutait.

Le Prophète a dit :

((وَ لا أُرانِي إلاّ قد حضَرَ أجَلي، وَ إنّكِ أَوّلُ أَهلي لُحُوقُا بي و نِعم السّلفُ أنا لكِ))

ce qui signifie « Je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est à dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».

Fatimah a dit « C’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite

((أَلاَ تَرضَيْنَ أن تكونِي سيدةَ نساء المؤمنين أو سيّدة نساء هذه الأمّة))

ce qui signifie « Ne voudrais-tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a alors annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad.

Ici, il est à noter que la meilleure des femmes de toute l’humanité est notre dame Maryam tandis que Fatimah est la meilleure des femmes de la communauté du Prophète salla L-lahou ^alayhi wa sallam.

Ensuite, elle a dit « Et c’est pour cela que j’ai souri ». C’est ce que Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).

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D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Aussi le prophète faisait-il chaque année  al-i^tikaf (retraite spirituelle) les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il l’a faite les 20 dernières nuits de Ramadan ».

Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf par nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée. C’est un acte d’adoration qui comporte des récompenses.

Récit : Les signes qui se suivent, pour notre maître 3Iiçaa

Posted in islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2011

معجزات

 سيّدنا عيسى عليه السلام المتواليات

 

 

Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés  « الحواريين » les apôtres.

Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi salam : «  j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je  t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil  de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrais ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il  a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.

Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef  s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? »  Il leur a dit : «  je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris.  Notre maître ^Iça  ^alayhi salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça  a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça  ^alayhi salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyin, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson,  c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi salam, c’était ses aides, ses supports  qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi salam, c’est celui à qui Allah  a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Israil étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves.        Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça  ^alayhi salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça  ^alayhi salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad   l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^rajet ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.

Les mécréants des fils de ‘Israil n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient  au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Maçih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça  ^alayhi salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça  a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Israil étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et  accouche (met bas ?) comme accouche les mammifères et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Israil ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Israil.

Parmi ses miracles ^alayhi salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître  Mouça ^alayhi salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad     son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça  ^alayhi salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie  huit et il était également un des prophètes des fils de ’Israil  tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Israil tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Yaqoub c’est lui-même ‘Israil qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Yaqoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après  Yaqoub sont des descendants de Yaqoub qui   s’appelle aussi ‘Israil. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi salam  a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle ^Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi salam que ^Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relèves toi  par la volonté de Allah » et ^Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.

Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Maçih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça  ^alayhi salam a  invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Israil n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Israil qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ».  Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous  Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh  ^alayhi salam  avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.

Notre maitre ^Iça ^alayhi salam   leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis  sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.

Parmi ses miracles   c’est qu’il disait aux  gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « toi untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui créé la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah  tabaraka wa ta^ala.

Récits : Les signes successifs pour notre maître Mouuçaa

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2011

Je commence par le nom de Allah le Très Miséricordieux, le Miséricordieux

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance

Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah  Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 

 

 

ءايات سيّدنا موسى عليه السّلام المفصّلات

 

 

   Allah ta ^ala  dit dans sourat Al-‘^Araf / ‘ayah 133  ce qui signifie : (( Nous leur avons envoyé le déluge, les sauterelles, les qoummal, les grenouilles et le sang autant de signes détaillés et ils ont fait preuve d’orgueil et ils étaient des criminels ))

   Pharaon et ceux qui l’avaient suivi n’ont pas fait la différence entre le miracle et la magie, parce que le miracle, comme on l’a vu, c’est quelque chose d’extraordinaire qui ne peut être contré par quelque chose de semblable, qui vient en accord avec celui qui prétend être prophète. Donc le miracle n’est pas contré par quelque chose de semblable contrairement à la sorcellerie qui elle, peut être contrée par ce qui est semblable. La sorcellerie peut être contrée par une autre sorcellerie quant au miracle, par lequel  Allah honore Ses prophètes, ces miracles ne peuvent être contrés par ce qui est du même ordre. Donc Pharaon et ceux qui l’ont suivi n’ont pas fait la différence entre le miracle et la magie et c’est pour cela qu’ils avaient accusé notre maître Mouça d’être un sorcier, ils ont considéré l’ensemble des miracles avec lesquels étaient venu notre maître Mouça  ^alayhi s-salam, comme la transformation du bâton en un véritable serpent, ils ont considéré cela comme étant une véritable magie, ils lui ont dit :

« Quoique tu nous amènes comme signes de la part de ton Seigneur c’est de la magie et nous n’y croirons jamais. » Mouça  ^alayhi s-salam était un homme fort, ferme qui ne délaisse pas l’appel à la religion de l’Islam mais il a fait des invocations contre eux et Allah l’a exaucé. Tous les prophètes étaient forts et fermes, ils se maintenaient sur la vérité  n’est-ce pas que nous avons cité que notre maître Nouh avait  appelé son peuple à l’Islam pendant  neuf cent cinquante années et seul ce faible nombre que nous avons cité a cru en lui et l’a suivi ? En d’autres termes et c’est la signification, c’est que les prophètes sont forts et fermes sur la vérité pour appeler à la religion agréée par  Allah ta^ala.  Cela n’est pas donné à n’importe qui : certains d’entre nous il lui arrive lorsqu’il débat avec une personne sur une seule question il est fatigué et il le laisse. Les prophètes ont patienté et sont restés fermes sur l’appel des mécréants à l’Islam.  Mouça ^alayhi s-salam avec sa persévérance et il a fait l’invocation contre ces mécréants et Allah l’a exaucé.

   Allah  a fait que aux Qibt  qui étaient ceux qui ont suivi Pharaon il arrive un déluge et des pluies qui se sont poursuivies nuits et jours d’un samedi à un autre. Les Qibt étaient ceux qui avaient suivi Pharaon et les fils de ‘Israil c’étaient ceux qui avaient suivi Mouça. Allah a fait que s’abatte sur les Qibt  attoufan, le déluge, au point que l’un d’entre eux n’arrivait ni à voir le soleil ni la lune et les maisons des Qibt et celles des fils de ‘Israil étaient contiguës les  unes aux autres  et il est arrivé une chose étonnante à savoir que les maisons des Qibt s’étaient toutes remplies d’eau qui venait à profusion jusqu’à atteindre leurs cous ainsi celui qui s’asseyait se noyait, alors que les maisons des fils de ‘Israil qui suivaient Mouça  ^alayhi s-salam ces maisons là aucune goutte ne les a touché.

L’eau a inondé la surface de la terre et a stagné, chose qui a empêché les Qibt qui étaient ceux qui ont suivi Pharaon, de pouvoir labourer, de construire ou de même de gérer leurs affaires. Le déluge  duré ainsi pour eux huit jours avec leurs nuits et après qu’ils aient dit à Mouça : « quoique tu nous amènes comme signes de la part de ton Seigneur nous ne croirons jamais en toi, ils ont :   invoques ton Seigneur pour nous afin Qu’Il lève de nous cette épreuve et alors nous croirons en toi. » Mouça  ^alayhi s-salam a invoqué son Seigneur et ils ont été libérés du déluge :le vent a été envoyé, la terre a séché et des plantes ont poussé des plantes dont ils n’ont pas vu de semblable auparavant.  Mouça  ^alayhi s-salam a bien fait ce qu’ils avaient demandé mais c’était des gens qui ne tenaient pas leur parole. Ils ont alors dit à  Mouça  ^alayhi s-salam : «  ce dont nous avions peur était en réalité un bien pour nous mais nous ne pouvions pas le savoir auparavant par  Allah nous ne croirons pas en toi »  et à leur habitude ils n’ont pas tenu leur parole.

Après qu’ils n’aient pas tenu leur engagement Allah ta^ala  a envoyé sur eux des sauterelles par millier tout comme cela est parvenu dans la ‘ayah qui signifie  :

(( Nous leur avons envoyé le déluge et les sauterelles )) . Tant que ces sauterelles quand elles prenaient leurs envols elles dissimulaient le soleil en faisant de l’ombre. Les sauterelles ont ainsi dévoré tout ce que les Qibt avaient comme grains et fruits, tant que ces sauterelles ont dévoré des vêtements, des meubles, des toitures, des portes et leurs maisons s’écroulaient mais les maisons des fils de ‘Israil n’ont pas du tout étaient concernées par cela, aucune sauterelle n’y a pénétré. Les Qibt ont trouvé la situation très difficile et ils ont promis à Mouça  ^alayhi s-salam  de devenir croyants, de se repentir s’ils pouvaient être affranchis de cette épreuve que sont les sauterelles. C’est alors que Mouça  ^alayhi s-salam  est sorti à l’extérieur et  a dirigé son bâton vers le levant et le couchant et les sauterelles sont reparties vers les régions desquelles elles étaient venues auparavant et l’épreuve leur fut levée pendant sept jours. Ils n’ont pas tirés la moralité de qui était arrivé. Pendant l’épreuve ils avaient recours à Mouça et ils essayaient de lui demander qu’il les libère mais lorsqu’ils étaient libérés de l’épreuve ils oubliaient les engagements qu’ils prenaient, mais comme c’était des gens orgueilleux ils ne tenaient pas leur parole et leur engagement à chaque fois.

Et il était resté des récoltes qu’ils avaient une faible partie. Tellement ils étaient égarés ils ont dit : « le peu de récolte qui nous est resté va nous suffire » et ils n’ont pas été croyants. Après qu’ils aient demandé à Mouça et que Mouça a invoqué Allah et que l’épreuve leur soit levée malgré cela ils sont restés sur leur mécréance, ils sont restés ainsi un mois dans le bien être. Et c’est alors qu’il y avait une région en Egypte qui s’appelle « ^Ayn Chams »  un mont de terre Mouça  ^alayhi s-salam  l’a frappé de son bâton et ce monticule s’est transformé en qoummal c’est-à-dire de petits insectes qui ressemblent à ce qui se trouve dans la farine lorsqu’elle n’est plus bonne. Allah a donné à  Mouça  ^alayhi s-salam  ce bâton surprenant c’est pour cela que lorsque Mouça a tapé de son bâton le sable de ce monticule il s’est transformé en qoummal. C’est alors que ces insectes ont volé et ont dévoré les animaux des Qibt tout comme leurs plantations et leurs récoltes qui étaient restées et il ne leur est pas resté une seule tige verte sans que ces insectes l’aient mangée.

Et ces insectes ont par la suite collé à leur peau comme s’ils été atteints de variole. À cause de cela ils n’ont pu dormir ni trouver le repos.  Par la suite ce  qoummal, ces insectes, s’est propagé dans toute l’Egypte et a dévoré ce que les sauterelles avaient laissé et il a complètement nettoyé la terre. Donc ces insectes s’introduisaient entre la peau du Qibt et sa chemise et ils lui faisaient du mal et ces insectes entraient dans les plats de nourriture et ils remplissaient les plats de lui, ces insectes collaient même à leur peau, à leur cheveux, à leur sourcils et même à leurs cils. À cause de cela ils ont été déstabilisés ils se sont mis à pleurer et ils sont partis voir Mouça  ^alayhi s-salam et ils lui ont encore promis que s’il invoque son Seigneur soubhanahou wa ta^ala pour Qu’Il leur dévoile cette épreuve alors ils deviendraient croyants, ils feraient le repentir et ils reviendraient à la vérité. Mouça  ^alayhi s-salam a invoqué Allah  et Allah a envoyé sur ces qoummal un vent chaud sui les a brûlé et les a jeté dans la mer.

Mais à leur habitude, à cause de leur orgueil, ils sont revenus à leur ancienne habitude, c’est le cas de beaucoup de personne qui lors de l’épreuve ils se remettent à Allah et ils L’invoquent et Le supplient mais quand l’épreuve est levée ils oublient et ne remercient pas  Allah . C’est une obligation pour nous d’adorer Allah dans l’aisance tout comme dans la difficulté l’esclave doit se fier à  Allah dans toutes les situations. Mais ces gens ont été pris par leur insouciance ils ont pensé qu’ils été très loin de subir un châtiment c’est pour cela qu’à chaque fois ils ne respectaient pas l’engagement qui était pris d’eux et malgré tout ce qu’ils ont vu ils revenaient comme ils étaient au début après qu’ils aient promis à Mouça qu’ils allaient croire en lui. Mais il ne s’est pas écoulé une longue période tant que les Qibt, que Allah les maudisse, ont dit : « nous avons maintenant la certitude ô Mouça que tu es un sorcier ils ont dit, que Allah les maudisse, nous avons maintenant la certitude ô Mouça  que tu es un sorcier et par la gloire de Pharaon nous ne croirons jamais en toi. » Bien qu’ils aient vus de leurs propres yeux les miracles ils n’ont pas cru en Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala a fermé leurs cœurs. Et après cela Allah leur a envoyé les grenouilles qui ont rempli leurs couches, leurs récipients, leur nourriture et leurs boissons. Et ces grenouilles se sont jetées dans les chaudrons alors que l’eau bouillait à l’intérieur et si jamais le qibtiyy parlait la grenouille sautait et entrait dans sa bouche. Ils se sont alors plaint à Mouça et ils lui ont dit :  « nous ferons un repentir véridique et nous ne reviendrons jamais à notre mécréance ». Mouça  ^alayhi s-salam a pris d’eux des engagements fermes et des promesses et  Allah les a délivré de cela Il a fait mourir les grenouilles et leur a envoyé une pluie qui les a jetées en mer. Mais comme d’habitude leurs âmes malignes ne les ont pas aidé à croire en Allah .

Les Qibt sont revenus à leur mécréance comme d’habitude et n’ont pas tenus leur engagement. Allah leur a envoyé l’épreuve du sang et Il a fait que le Nil coule pour eux et il est transformé en du sang et le musulman des fils de ‘Israil, du peuple de Mouça, lorsqu’il prenait de l’eau du fleuve du Nil c’était bien de l’eau quant au  Qibt ce qu’il prenait du fleuve ce qu’il prenait c’était du sang et lorsque le musulman venait pour déverser l’eau  dans la bouche du Qibt l’eau se transformait en sang et le Qibt lorsqu’il venait et qu’il versait le sang dans la bouche du musulman ce sang se transformait en une  eau douce et délicieuse mais malgré toutes ces choses qu’ils voyaient de leurs propres yeux  ils sont restés sur leur mécréance et leur association, ils croyaient en Pharaon, que Allah nous en préserve, qui disait aux gens : « je suis votre seigneur. »

Et Pharaon avait eu extrêmement soif jusqu’à risquer d’en mourir il prenait alors les arbres et il suçait ce qui est encore vert et lorsqu’il le mâchait cette eau bonne à l’origine, devenait salée et ayant un très mauvais goût mais malgré tout cela ils ont persisté sur leur mécréance et leur entêtement.

Et entre un signe et un autre il se passait une semaine et l’épreuve durait d’un samedi à l’autre ensuite après que l’épreuve était levée ils demeuraient un mois dans un bon état et c’était l’épreuve suivante qui venait. Tout cela indique et prouve que la bonne guidée c’est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala, ce n’est ni le messager qui crée la bonne guidée ni le miracle qui crée la bonne guidée. Mais c’est bien  Allah ta ^ala   Qui est le Créateur de toute chose. Ceux là malgré tout ce qu’ils ont vu ont persisté sur leur mécréance et leur association ; celui a qui Allah a aveuglé le coeur et fermé le coeur  personne ne pourra le guider à l’Islam.

La sagesse dans la séparation de ces signes clairs par une période de temps c’est de manifester à tout à chacun son état : est-ce qu’il allait tenir l’engagement qui était pris de lui ou alors il ne le tenait pas. Et ainsi il leur était donné des arguments sur leur  mécréance et ensuite ils furent atteints de la peste tant qu’en une seule nuit il y a  eu soixante dix mille   Qibt qui étaient morts.

 

Tout cela est conforme à ce qu’a dit quelqu’un lorsqu’il a dit :

 

Seigneur la bonne guidée c’est celle que Tu accordes.

Tout cela parce que c’était des gens qui avaient persisté sur leur mécréance, leur égarement, leur association ils croyaient en Pharaon et ils n’ont pas cru en  Allah il n’y a pas eu que cela qui les avait atteint mais ils ont subi beaucoup d’autres choses.

 

Et la louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que  Allah honore et élève davantage en degré le rang de notre maître Mouhammad

Récit : L’invocation du Prophète, ^alayhi s-salam, contre ^Outbah ibnou Abi Jahl

Posted in Hadith,islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur septembre 24, 2011

Lorsque les annonces de l’appel du Prophète Mouhammad apparurent, il y avait au sein de Qouraych  un groupe d’associateurs qui avaient nui au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ainsi qu’à ses compagnons honorables, d’une forte nuisance.

Combien de musulmans avaient été jetés sur le sable brûlant du désert et sur le corps desquels étaient placées des pierres, d’autres avaient été ligotés sur le tronc d’un arbre sous le soleil brûlant et en étant assoiffés.

Parmi les associateurs il y avait Abou lahab, ^Ouqbah Ibnou Mou^it, Al Walid Ibnou Moughirah, Abou Jahl et son fils ^Outbah qui insultait le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

La haine l’avait amené jusqu‘à attaquer le Prophète, ^alayhi s-salam, lui déchirer son qamis et lui nuire.

C’est alors que le Prophète, ^alayhi ssalat wa s-salam avait fait une invocation contre lui en disant :

(Allahoumma sallit ^alayhi sabou^an min siba^ik )

Ce qui signifie : « Ô Allah, fais qu’un des fauves qui T’appartient s’attaque à lui. »

 

Un jour, ^Outbah Ibnou Abi Jahl sortit de La Mecque honorée avec ses compagnons, pour faire du commerce dans le pays de Ach-Cham. La caravane s’engagea dans une longue route jusqu’à arriver dans une région qui s’appelle AzZarqa, en Jordanie. Ils firent halte, reposèrent leurs chamelles et chameaux et descendirent leurs bagages. Tandis qu’ils étaient dans cette région, ils entendirent le rugissement d’un lion, ^Outbah  Ibnou Abi Jahl trembla plus que les autres car il s’était rappelé de l’invocation de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il lui avait déchiré sa chemise. Il annonça à ses compagnons cela alors qu’ils étaient en train de préparer le dîner.

Tous s’étaient assis pour commencer à manger et ils commençaient à manger les différents plats, mis à part ^Outbah  Ibnou Abi Jahl qui n’avait pas tendu sa main et qui n’avait pas mangé avec eux tellement il avait peur. En effet, il se retournait à droite et à gauche en s’attendant à ce que le lion l’attaque. Quand ils eurent terminé leur repas et que fut venue l’heure de dormir, ils placèrent leur marchandises sous forme d’un cercle autour d’eux et ils mirent ^Outbah  Ibnou Abi Jahl à leur centre pour le protéger. Ils préparèrent leurs épées et leurs armes pour les utiliser en cas de besoin et ils chargèrent un gardien de les surveiller.

La nuit tomba calmement, le lion vint doucement alors que le gardien comme tous les autres avait sombré dans un sommeil profond.

Le lion s’approcha d’eux, les renifla l’un après l’autre jusqu’à arriver à ^Outbah, le frappa fortement à la tête et le blessa. Ses compagnons se réveillèrent et l’entendirent dire : «  N’est ce pas que je vous ai dit que Mouhammad est le plus véridique des gens. » Et il mourut de ses blessures en raison de ses actes atroces.

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Récit : 3Ouzayr

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

^Ouzayr est un homme musulman vertueux parmi les fils de ‘Israil. Son récit a été rapporté de façon concise dans sourat Al-Baqarah dans le Qour’an honoré. Nous la détaillons ici par la volonté de Allah et par la réussite qu’Il accorde, en raison de ce que ce récit comporte comme manifestation de la toute puissance de Allah ta^ala.

Les fils de ‘Israil se sont divisés en différents groupes. Parmi eux, il y avait des gens qui étaient croyants musulmans, qui suivaient l’Islam véritablement. Mais il y eut parmi eux ceux qui étaient mécréants et qui introduisirent la falsification dans la religion, prétendant que c’était là, la vérité. Cela provoqua de grandes dissensions qui entraînaient parfois la mort de certains prophètes honorés ^alayhimou s-salatou wa s-salam, qui furent assassinés par ces maudits mécréants. Lorsque leur mal se propagea et qu’ils firent preuve d’injustice et de rébellion, alors qu’ils avaient assassiné deux prophètes honorés selon le jugement de Allah, notre maître Zakariyya ainsi que son fils, notre maître Yahya ^alayhima s-salam, Allah ta^ala a fait qu’un gouverneur mécréant qui s’appelle Boukhtanassar s’attaqua à eux. Il vint du côté de l’Irak avec une grande armée jusqu’à Baytou l-Maqdis, – Jérusalem – en Palestine. Ainsi il attaqua les fils de ‘Israil chez eux et il fit prisonnier le restant. Peu d’entre eux réussirent à s’enfuir. Ensuite, il ordonna à son armée d’amener de grandes quantités de terre, avec laquelle il recouvra cette ville jusqu’à en faire une grande montagne, juste pour leur faire goûter le rabaissement et l’humiliation.

Boukhtanassar prit les prisonniers avec lui jusqu’à Babel et il y avait parmi eux certains des savants des fils de ‘Israil, qui étaient sur l’Islam. Ils avaient enterré la Tawrah authentique avant de quitter Baytou l-Maqdis dans un endroit qu’eux-seuls connaissaient. Parmi eux, il y avait ^Ouzayr fils de Charkhiya qui avait pu par la suite revenir à Baytou l-Maqdis après une certaine période. Mais il avait trouvé la ville dans le même état de ruine, alors que le restant des maisons et des bourgs tout autour avaient été détruits. Il n’y avait tout autour que des cadavres déchiquetés, des lambeaux d’êtres humains dispersés et des ossements éparpillés. Il passa entre eux, surpris de leur état, tirant derrière lui son âne. Lorsqu’il parvint aux jardins de cette ville, il trouva qu’ils étaient pleins de fruits mûrs et frais. C’est alors que sa surprise augmenta, puisque les arbres avaient des fruits alors que les gens étaient morts. Il dit, alors que cette leçon l’avait fortement impressionné : « Soubhana l-Lah. Il est exempt d’imperfection, Allah Qui est tout puissant à revivifier cette ville et ces gens après qu’ils aient été réduits à pareil état ». Puis il prit de ces arbres, du raisin et des figues et il en remplit son panier. Il fit du jus de raisin qu’il mit dans un récipient et en but un peu. Après quoi, il s’assit pour se reposer à l’ombre d’un arbre. Quelques instants plus tard, Allah ta^ala le fit mourir et le voila des yeux des gens, des fauves et des oiseaux.

Soixante-dix ans après la mort de ^Ouzayr, Allah envoya un ange à l’un des rois des perses qui s’appelle Loucik. Il lui dit : « Allah t’ordonne de prendre ton peuple et de partir à Jérusalem pour reconstruire cette ville et exploiter les terres alentours afin que cette ville se retrouve en meilleur état qu’auparavant ». Le roi Loucik ordonna à des dizaines de milliers des sujets de son royaume de sortir pour reconstruire la ville. Ceux qui restèrent parmi les fils de ‘Israil rentrèrent et la construisirent à nouveau en trente ans. Ils devinrent tellement nombreux que leur situation et leur bien être était meilleur.

Cent ans après la mort de ^Ouzayr, Allah ta^ala le fit revivre par Sa toute puissance. Il l’avait auparavant fait mourir le matin et Il le ressuscita avant le coucher du soleil après que se soit écoulée toute cette longue période. La première chose qui fut ressuscitée en lui, c’était son cœur par lequel il put percevoir et ses yeux avec lesquels il put voir comment les corps sont ressuscités de sorte qu’ainsi sa certitude soit renforcée. Ensuite, ^Ouzayr vit le reste de son corps comment il fut reconstitué à nouveau. Puis un ange honoré vint à lui et lui demanda : « Combien de temps es-tu resté ainsi ? » Alors ^Ouzayr lui avait dit selon ce qu’il pensait, il lui dit : « Je suis resté un jour ». Puis lorsqu’il vit que le soleil ne s’était pas totalement couché. Il lui dit : « Ou peut-être moins qu’un jour ». C’est alors que cet ange honoré lui a dit : « Mais tu es resté cent ans. Regarde ta nourriture ». C’est alors qu’il vit son panier de figues et de raisins qui étaient comme fraîchement cueillis, et la boisson qu’il avait laissée pas encore fermentée.

Puis l’ange lui a dit : « Regarde ton âne ». Il a regardé en sa direction, là où il l’avait attaché à l’arbre. Il le trouva mort et ses os étaient devenus blancs et percés de trous, ses morceaux étaient éparpillés et devenus poussières. Il entendit la voix d’un ange du ciel dire : « Ô vous les os, rassemblez-vous par la volonté de Allah« . C’est alors que les morceaux des os s’étaient rassemblés les uns aux autres et chaque membre s’était accolé à celui qui lui correspondait, la côte à l’autre côte et la jambe à sa place puis la tête à sa place. Les nerfs et les veines furent reconstitués et Allah ta^ala a fait pousser de la chair sur ce squelette. Allah a fait recouvrir cette chair par une peau qui a recouvert ainsi toute la chair puis les poils avaient poussé sur la peau. Après cela un ange est venu. Il a insufflé l’âme par la volonté de Allah par les narines de l’âne. Il s’est relevé en train de braire. ^Ouzayr s’est alors prosterné sur terre pour Allah après avoir vu un des signes étonnants et éclatants de la part de Allah, à savoir la résurrection des morts et il a dit : « Je sais que Allah est sur toute chose tout puissant ».

On rapporte que lorsque ^Ouzayr était sorti cent ans auparavant il avait quarante ans. Il avait les cheveux noirs il était bien bâti et il avait laissé sa femme enceinte. Lorsqu’il était mort, il avait eu un garçon et ce garçon avait cent ans lorsque son père était revenu à la vie. ^Ouzayr monta sur son âne et il retourna là où il habitait auparavant. Mais aucun de sa famille ne le reconnut de même que lui-même ne les reconnut pas. En effet, des gens étaient nés et d’autres étaient morts. Il partit voir sa maison et trouva une vieille femme aveugle et paralysée. Elle était une servante chez eux alors qu’elle avait vingt ans. Il lui dit : « Est-ce la maison de ^Ouzayr ? » Elle lui répondit : « Oui ». Et elle se mit à pleurer beaucoup. Elle finit en disant : « ^Ouzayr est parti depuis des dizaines d’années et les gens l’ont oublié et je n’ai trouvé personne depuis très longtemps qui a mentionné le nom de ^Ouzayr sinon maintenant ».

Il lui dit alors : « Je suis ^Ouzayr. Allah m’a fait mourir cent ans et Il m’a ressuscité ». C’est alors que cette vieille femme fut perturbée et elle lui dit : « ^Ouzayr était un homme vertueux et avait une invocation exaucée. Il n’y a pas une fois où il invoquait pour un malade ou quelqu’un qui était éprouvé sans que celui-là retrouve la bonne santé, par la volonté de Allah. Alors invoque Allah pour qu’Il me guérisse mon corps et qu’Il me rende ma vue ». Il invoqua Allah ta^ala. C’est alors qu’elle eut un regard perçant et un visage radieux. Elle s’était mise debout sur ses pieds comme si elle n’avait jamais eu de mal et elle dit : « Je témoigne que tu es ^Ouzayr« .

Puis elle partit avec lui vers les fils de ‘Israil. Parmi eux, il y avait ses fils et ses petits-fils dont les barbes étaient plus blanches que la neige. Il y avait ceux qui avaient atteint quatre-vingts ans et d’autres près de cinquante. Parmi les gens, il y avait certains de ses amis qui étaient devenus vieux et dont le dos était devenu courbe et la peau ridée. Cette femme leur dit : « Voici ^Ouzayr que vous avez perdu depuis cent ans. Allah ta^ala l’a rendu un homme fort ; il marche avec vigueur de la marche des jeunes ». ^Ouzayr se montra à eux. Il était fort, les cheveux noirs. Ils ne le reconnurent pas mais voulurent le tester. Son fils lui dit : « Ma mère me disait que mon père avait un signe noir comme un croissant de lune entre les épaules. Montre-le moi ». ^Ouzayr montra son dos et ils trouvèrent le signe. Ensuite ils voulurent s’assurer davantage encore. Un homme âgé d’entre eux lui dit : »Nos grands-parents nous ont appris que Boukhtanassar, lorsqu’il avait attaqué Baytou l-Maqdis, avait brûlé At-Tawrah. Personne d’autre que ^Ouzayr de la communauté de Mouça ne l’avait apprise. Si tu es vraiment ^Ouzayr, alors récite-nous ce que tu connais par cœur ». C’est alors qu’il se leva et ils le suivirent jusqu’à l’endroit où il avait enterré At-Tawrah lorsque Boukhtanassar avait attaqué. Il la déterra. Elle était enveloppée dans un morceau de tissu et certaines de ses feuilles avaient été atteintes de moisissure. Il s’assit à l’ombre d’un arbre, les fils de ‘Israil autour de lui. Ils prirent At-Tawrah pour suivre ce qu’il récitait. Il récita At-Tawrah, il n’en délaissa pas un seul verset, n’en déforma pas une seule partie et n’en diminua pas une seule lettre.

C’est alors qu’ils lui serrèrent la main et qu’ils crurent en ce qu’il leur avait dit, à savoir qu’il était bien ^Ouzayr. Ils vinrent chercher la barakah –les bénédictions– par lui. Mais, en raison de leur ignorance, ils n’ont pas augmenté en foi mais ils devinrent mécréants et ils ont dit : « ^Ouzayr est le fils de Allah« , que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance.

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Récit : Qaarououn

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

Qaroun était le fils de l’oncle paternel de notre maître Mouça. Allah ta^ala lui a donné beaucoup de subsistance et beaucoup de biens, au point que ses caisses étaient remplies de biens et qu’elles ne pouvaient plus contenir ce qu’il possédait. Un groupe d’hommes forts ne pouvait même pas transporter l’ensemble des clefs de ses trésors. Il vivait parmi son peuple d’une vie de confort et de luxe. Il mettait des habits luxueux et il ne sortait que dans une belle parure. Il résidait dans des palais et il prenait pour lui des serviteurs et des esclaves. Il profitait des plaisirs de ce bas-monde pourtant voués à l’anéantissement.

Mais Qaroun n’était pas un esclave qui remerciait Allah. Au lieu d’obéir à Allah, il se mit à s’enorgueillir, à faire preuve d’orgueil devant son peuple. Il étalait la richesse et les trésors que Allah ta^ala lui a donnés. Ceux de son peuple qui portent conseil, lui donnrent le conseil. Ils l’ont exhorté et lui ont interdit de commettre le mal et l’injustice. Seulement il leur a répondu de la parole de l’orgueilleux et du prétentieux. Il prétendait qu’il n’avait pas besoin de leurs conseils parce qu’il avait acquis son bien par sa science et son mérite. Il croyait selon sa prétention que Allah l’aime et que c’était la raison pour laquelle Il lui avait donné beaucoup de biens.

On raconte que lorsque l’obligation de la zakat fut révélée à notre maître Mouça, il a mis au courant son peuple de ce qui était un devoir pour eux. Il a par ailleurs dit à Qaroun, en lui rappelant de faire preuve de piété à l’égard de Allah, en lui rappelant le droit que Allah a sur lui, que pour chaque mille dinars, il devait un dinar et que pour chaque mille dirhams, il devait un dirham. C’est alors que Qaroun a calculé ce qu’il devait donner en zakat mais il trouva que cela faisait beaucoup. Il fit preuve d’avarice, et il devint mécréant en ce qu’a rapporté Mouça.

Ensuite Qaroun rassembla une partie de ceux en qui il avait confiance, de ceux qui le suivaient. Il leur dit : « Mouça vous a ordonné des choses et vous lui avez obéi. Maintenant il veut prendre vos biens ». Alors ils lui ont dit : « Ordonne-nous ce que tu veux, nous te suivrons ».

Il leur a dit : « Je vous ordonne de ramener Sibirta la désobéissante. Donnez-lui une somme d’argent pour qu’elle prétende que Mouça a voulu faire la fornication avec elle », que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance. Ils firent ce qu’il leur avai dit et lui envoyrent un seau en or rempli de pièces d’or.

Le jour de leur fête, Qaroun, que Allah le maudisse, était venu à notre maître Mouça en faisant mine qu’il était son ami. Il lui dit : « Ton peuple se réunit pour toi, pour que tu leur ordonnes et tu leur interdises ce que tu veux ». Alors le Prophète de Allah, Mouça est sorti et leur a dit : « Celui qui vole, nous lui coupons la main, celui qui fait la fornication et qui n’était pas marié, nous le fouettons, et s’il s’était marié puis a fait la fornication, nous le lapidons jusqu’à ce qu’il meure ».

C’est alors que Qaroun lui dit : « Et si c’était toi ? »

Mouça a dit : « Je demande à Allah qu’Il me préserve de ton mal. Je ne fais pas ces choses abominables ».

Qaroun lui dit alors : « Les fils de ‘Israil prétendent que tu aurais commis la fornication avec Sibirta« . Alors, il lui répondit : « Amenez-la ». Lorsqu’elle vint, Mouça la conjura par Allah Qui fait couler les mers, Qui a révélé At-Tawrah, d’être véridique. Allah ta^ala a fait miséricorde à cette femme qui s’est repentie, et elle se déclara innocente de ce qu’ils avaient attribué à Mouça. Elle leur dit : « Ils ont menti. C’est Qaroun qui m’a donné une somme pour que je t’accuse d’être fornicateur ». C’est alors que Mouça fit une prosternation, et invoqua Allah contre celui qui a été injuste envers lui. Allah ta^ala lui a révélé ceci : ordonne à la terre ce que tu veux, elle t’obéira.

Le lendemain Qaroun sortit comme à son habitude, dans un grand convoi qui regroupait des milliers de serviteurs et de sujets. Ils étaient tous parés avec des habits embellis d’or et de perles précieuses. Ils montaient leur ânes et leurs chevaux avec Qaroun à leur tête sur un âne de couleur claire qu’il avait embelli. Il avait mis ses plus beaux habits et les plus luxueux, fier de lui-même. Les gens se tenaient des deux côtés, le contemplant avec étonnement. Il y avait parmi eux des gens qui étaient épris de ce qu’il avait. Ils dirent alors : « Bonheur à Qaroun, il a certainement une grande chance, du bien et du pouvoir ».

Lorsque certains vertueux de leur peuple les entendirent, ils leur ont porté conseil de ne pas se laisser méprendre par la beauté du bas-monde car elle est distrayante et trompeuse.

On dit que Qaroun était passé dans une marche près d’une assemblée de notre maître Mouça. Il arrêta son convoi et il lui adressa la parole en lui disant : « Mouça tu as eu sur moi le mérite d’être Prophète, mais j’ai eu un mérite sur toi par l’argent. Si tu veux, sors et fais des invocations contre moi, je ferais des invocations contre toi ». C’est alors que notre maître Mouça sortit avec le cur sûr, se fiant à son Seigneur soubhanahou wa ta^ala. Qaroun commena à faire des invocations, mais cela ne lui fut pas exaucé. Notre maître Mouça dit : « Ô Allah, ordonne à la terre qu’elle m’obéisse aujourd’hui ». Allah l’exaua. Mouça a dit : « Ô terre prends-les tous ». Et la terre prit Qaroun le maudit et les mauvais qui étaient avec lui, jusqu’à leurs pieds. Puis Mouça dit : « Ô terre prends-les ». Et la terre les avala jusqu’à leurs genoux, puis jusqu’à leurs épaules. Puis il dit : « Ô terre, prends ses trésors et ses biens ». C’est alors que la terre trembla sous sa maison et ce qu’elle comprenait de trésors. Mouça dirigea sa main et dit : « Prends-les tous » et elle les avala tous.

Lorsque Qaroun fut enseveli sous terre et que ses biens furent perdus ainsi que sa maison, tous ceux qui avaient souhaité la même chose que ce qu’il avait eu comme trésors, le regrettèrent. Ils remercirent Allah ta^ala de ne pas avoir fait d’eux comme Qaroun, des injustes oppresseurs et orgueilleux que la terre aurait ensevelis.

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Récit : Les deux frères

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

Parmi les récits qui nous sont parvenus dans le Qour’an honoré, le croyant pieux et le mécréant qui est malheureux. Allah ta^ala a donné dans le Qour’an honoré de nombreux exemples pour montrer aux gens certaines sagesses dans leurs états dans leurs oeuvres et les conséquences de leurs agissements. Parmi ce qui a été rapporté dans Souratou l-Kahf, il y a le récit des deux hommes dont l’un d’entre eux était un croyant pieux et l’autre un mécréant riche malheureux. Allah ta^ala a ainsi manifesté Sa justice et a donné leur exemple pour que les gens ne se trompent pas et ne se laissent pas méprendre par le bas monde et oublier l’au-delà. Il y avait en effet par les fils de Isra‘il, c’est-à-dire de la descendance de notre maître Ya^qoub ^alayhi s-Salam, deux frères l’un des deux s’appelait Yahoudha et c’était un musulman croyant, il était bon, il aimait le bien et faisait beaucoup de bien. Quant à l’autre, il s’appelait Fartous, c’était un adorateur des idoles, il était idolâtre, c’était un mécréant qui reniait la vérité, il était avare et était froid de nature. Lorsque leur père était mort,….(wa lamma mata Abouhouma) et qu’ils se sont partagés le bien qu’il leur avait laissé, chacun des deux avaient dépensé sa part.

Yahoudha avait acheté ainsi des esclaves pour mille dinars et il les avait affranchis, il les avait rendus libres et ce, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et il avait également acheté des habits pour mille dinars qu’il avait donnés pour les pauvres qui étaient mal vêtus et ce, par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall. Pour mille dinars, les troisièmes mille dinars il avait acheté de la nourriture qu’il avait donnée à manger pour les affamés, il avait construit les mosquées, il avait fait beaucoup de bien. Il avait également aidé ceux qu’il pouvait aider et ce, jusqu’à ce que tout son argent finisse. Mais il était heureux par ce qu’il avait fait, il espérait ainsi la récompense et la miséricorde de la part de Allah ta^ala.

Quant à Fartous le frère qui était mécréant, dès qu’il a récupéré sa part d’héritage qu’il l’avait cachée ! Il avait privé ainsi les pauvres qui venaient mendier. Il avait insulté ceux qui étaient venus lui demander l’aide. Il n’avait même pas voulu entendre les gémissements de ceux qui étaient dans le besoin. Il avait détourné ses yeux pour ne pas regarder les enfants affamés. Il avait épousé des femmes riches. Il avait acheté des vaches et des moutons et qui s’étaient multipliés en un grand nombre. Il avait acheté avec l’argent restant des biens pour faire le commerce tant qu’il avait fait des bénéfices, de grands bénéfices tant qu’il était devenu le plus riche des gens de son époque. Il avait également acquis deux jardins, deux vergers qui comportaient beaucoup de fruits dans lesquels il avait planté des vignes et des figuiers qui avaient donné des fruits. Il avait entouré ces jardins par des palmiers puis il avait multiplié les sortes de plantations tout autour. Il avait ainsi eu beaucoup de légumes et de fruits qui donnaient en abondance. Donc les arbres étaient accolés les uns aux autres les branches se collaient les unes aux autres. Elles ne se séparaient que ce qui suffit de temps en temps. Les rivières coulaient. Ces jardins étaient denses en fruits et légumes. Ainsi ces deux jardins s’étaient distingués par la beauté de leur aspect et par la beauté de leur harmonie. Il avait fait tracé des voies qui parcouraient ces jardins pour pouvoir se promener.

 

Ce que devait faire Fartous, ce qui était prioritaire pour lui c’était de remercier Allah, Lui Qui lui a donné toutes ces grâces et Qui lui a accordé les bienfaits que ces jardins comportent et de remercier Allah ta^ala et de se soumettre à Lui et de faire Son éloge. Mais il y a parmi les gens ceux qui sont entraînés dans la mécréance à cause des biens. Les richesses les détournent de l’adoration de Allah ta^ala. Fartous était ainsi, il n’avait augmenté que mécréance en Allah ^azza wa jall.

 

Yahoudha le musulman est tombé dans le besoin, il avait besoin d’argent pour vivre. C’est alors qu’il s’est dit : « Je vais essayer de travailler chez mon frère en tant qu’ouvrier ». Il s’était dit mon frère ne va pas voir d’inconvénient à ce que je travaille chez lui en tant qu’ouvrier. Il voulait voir son frère, mais il n’est arrivé jusqu’à lui qu’après avoir dû passer à travers plusieurs barrages. Lorsqu’il était venu auprès de son frère Fartous le mécréant a dit à son frère Yahoudha : « N’est-ce pas qu’on s’est partagé le bien en deux parts égales ?! Qu’as-tu fait de ton argent. Yahoudha le croyant lui a dit « Je l’ai donné en aumône par recherche de l’agrément de Allah ta^ala en espérant la grande récompense ». Et Fartous a dit pour se moquer :  « Tu es donc parmi ceux qui donnent des aumônes, alors je te considère comme quelqu’un d’idiot qui perd son argent ». Cette parole est une parole qui fait sortir de l’Islam. C’est une parole de mécréance. Fartous lui a dit par la suite « La rétribution de ce que tu as fait selon moi, c’est d’être dans la privation, la rétribution de ton idiotie ce n’est que la privation ». Il lui a dit Regarde ce que moi j’ai fait avec mon argent ! J’ai toute cette fortune et cette bonne situation que tu vois. Il lui a dit « Moi j’ai gagné et toi tu as fait preuve d’idiotie, moi j’ai plus de bien que toi » et il a pris ainsi la main de son frère croyant pour lui faire montrer ce qu’il avait. Il faisait preuve d’orgueil, de mécréance, il a même renié la résurrection. Il a renié le fait que son jardin puisse être anéanti, il a nié que ce qu’il a planté dans ses deux jardins puisse être anéanti. Il était mécréant. En raison de son manque d’intelligence, il ne croyait pas en Allah alors que tout ce qui existe est une preuve de l’existence de Celui Qui a tout créé ! Il était ainsi épris par la vie de ce bas monde et par sa beauté éphémre et trompeuse.

Cet homme, ce mécréant Fartous a dit à son frère Yahoudha « Si comme tu le prétends il y a une résurrection et un jour du jugement, je ne perdrais rien parce que tout comme Allah m’a donné dans ce bas monde les grâces qu’Il m’a données, Il m’en donnera mieux dans l’au-delà parce que je suis honorable selon Son jugement ».

C’est alors que son frère Yahoudha le croyant l’a exhorté et l’a mis en garde contre la mécréance en Allah, Allah Qui l’a créé à partir du sol de la terre et Qui a fait de lui un homme qui marche droit et Qui va le faire mourir et Qui lui fera rendre des comptes. Yahoudha a dit à son frère qu’il est croyant en Allah, Allah Qui n’a pas d’associé, Qui n’a pas de semblable, Qui n’a rien qui Lui ressemble et Qui n’a pas d’endroit, Qui est le Créateur de toute chose. Il lui a dit que la pauvreté pour laquelle il le blâmait et pour laquelle il se moquait de lui, sera une cause de châtiment pour sa mécréance et ses moqueries. Il lui a dit « Et moi j’ai espoir que Allah m’accordera dans l’au-delà un jardin meilleur que ton jardin qui va à sa fin ». Il lui a dit « Et de plus toi tu n’as pas de garantie pour tes jardins contre les tempêtes et contre les vents qui peuvent souffler et qui pourraient rendre tes jardins sous forme de feuilles sèches qui vont voler par ci et par là et cette eau douce si jamais elle disparaît comment pourras-tu la ramener à la surface, qui va t’aider si Allah ta^ala veut que tu sois humilié ?

Lorsque Yahoudha a vu que son frère mécréant persistait sur sa mécréance et son injustice et qu’il était heureux entre ses fleurs et ses arbres, il l’a laissé et il est parti. Et la nuit il s’est produit ce que Yahoudha avait prévu. Allah ta^ala a envoyé une pluie torrentielle et des vents violents qui ont brûlé les deux jardins et qui ont détruit tout ce qui a été construit pour avoir de l’ombre. La terre a même absorbé son eau au point que les rivières s’étaient asséchées. La terre était devenue mauvaise ; elle ne pouvait donner de plantes ni d’arbres. La terre était remplie de boue et personne ne pouvait marcher dessus. Lorsque Fartous s’était levé le matin, il était parti comme à son habitude aux deux jardins pour se promener pour avoir de l’ombre sous les figuiers. Lorsqu’il a vu ce qui était arrivé à ses deux jardins, sa gorge s’était asséchée et il s’était mis à frapper ses mains l’une contre l’autre par désespoir et par chagrin. Il a regretté ce qui lui était arrivé. Il a regretté sa mécréance. Il a regretté d’avoir renié la résurrection. Il a dit « Si seulement je n’étais pas tombé dans l’association ! Si seulement je n’avais rien associé à mon Dieu ».

Ses amis, sa mauvaise fréquentation, l’ont tous abandonné, eux qui l’aidaient pour sa mécréance et son injustice. Ils l’ont quitté lorsqu’il était devenu pauvre. Il s’est retrouvé ainsi seul, personne qui l’aidait. Les actes qui sont accomplis par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall leur rétribution est du bien et leurs conséquences sont louables. Celui qui a agi en bien aura sa récompense qui demeure. Alors que celui qui a agi en mal, il n’a rien gagné. Même ses amis de mauvaise fréquentation le quittent.

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