Chaykhaboulaliyah's Blog


Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit

 

لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ

 (lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati  zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)

 

 

ce qui signifie : « Lorsque Allah  a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah  a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah  a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah  lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah  lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire  ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah  lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.

 

Et Allah  lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains  sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.

 

Que Allah  honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire  le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire  l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire  le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah  a accordé la révélation, c’est-à-dire  le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah  a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.

 

Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis  est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.

 

Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala  lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah  lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah  tabaraka wa ta^ala  a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah  lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient SamHam, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah  a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.

 

Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah  a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah  ta^ala  a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah  a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah  leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.

 

Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah  ta^ala  lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah  a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah  ta^ala  éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ

(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)

ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire  il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad  et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire  la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah  le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah  le fait mourir. Et quarante ans après, Allah  les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil  va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.

cours general : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont en train de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun mange de son côté.

La raison

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. Que Allah  élève davantage notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve la communauté de Mouhammad  de ce que Mouhammad  craint pour elle.

 

La base de la religion musulmane est la connaissance. La science est la base de notre religion. Et aujourd’hui, le sujet est la raison parce que la raison intervient dans cette acquisition de connaissances. La religion musulmane, son fondement repose sur la science, c’est-à-dire sur la connaissance. L’objectif des sciences est d’acquérir des connaissances. Les sciences sont multiples. Il y a la science de la religion, la science de la physique, de la biologie. Il y a beaucoup de sortes de sciences. Et l’objectif des sciences est la connaissance. Et la religion musulmane, sa base est la science, c’est-à-dire  la connaissance. Et la raison intervient pour avoir des connaissances.

                 

Comment la raison peut-elle intervenir pour avoir des connaissances ? La religion musulmane incite fortement à utiliser la raison. Il y a beaucoup de ‘ayah  dans le Qour’an  qui mentionnent la considération que Allah  a accordé pour l’utilisation de la raison. Parmi les ‘ayah, Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

 

﴿وفي أنفسكم أفلا تبصرون

 

(Wa fi ‘anfouçikoum ‘afala toubçiroun) ce qui signifie : « Et en vous-même, ne voyez-vous pas ? », c’est-à-dire  que Allah  ta^ala nous ordonne, nous appelle à méditer sur notre propre constitution, comment on est fait. Donc ici, c’est un appel à utiliser la raison. Et il y a aussi d’autres ‘ayah.

Il faut comprendre ce qu’est la raison. La raison est une force qui se trouve au niveau du cœur. Avec quoi on sait ? Avec nos cœurs. Et la raison se situe à quel niveau ? C’est une caractéristique du cœur. Souvent on dit : « Utilise ta raison » et on mentionne le cerveau. Non, la raison a lieu dans le cœur. Mais le cerveau, cette matière qui est dans le crâne, intervient pour la raison de sorte que si cette substance qui est dans le crâne, si elle faiblit, il y a une conséquence sur la raison. Mais la raison est dans le cœur. Et la croyance a lieu dans le cœur, et non pas dans le cerveau. Mais le cerveau intervient. La raison est quelque chose qui permet de faire ce qu’on appelle des raisonnements, c’est-à-dire  des déductions, de partir d’une connaissance pour en déduire une autre connaissance. C’est cela la fonction de la raison. La raison est une source de connaissance, c’est une cause pour acquérir des connaissances. Mais cela a aussi une autre fonction. La raison a donc deux fonctions. La deuxième chose, c’est que c’est un témoin pour la religion de l’Islam, c’est-à-dire  c’est un témoin en faveur de la religion.

La raison est une source de connaissance. Ainsi, il y avait un grand savant de la communauté qui s’appelle An-Naçafiyy. An-Naçafiyy est un savant du 5ème siècle de l’Hégire. Il a dit : « Les causes de connaissance sont au nombre de trois : il y a les sens sains, la nouvelle véridique, et la raison ». Quand on dit la raison, c’est-à-dire  la raison saine, c’est-à-dire  quelqu’un qui n’est pas fou. Donc il a dit que pour avoir la connaissance, il y a trois moyens : soit vous utilisez vos sens, vous voyez par exemple. Ici, on parle de quelqu’un qui a le sens de la vision sain, qui n’est pas malade. Là ce que je vois devant moi, ce mur, là j’ai une connaissance qu’il y a un mur devant moi. En effet, je le vois. Et s’il y a un bruit, je peux dire qu’il y a un son. Il y a un bruit qui s’est produit parce que j’ai entendu. J’ai utilisé mes oreilles, ce sens sain de l’ouïe qui est saine, et je n’ai pas de doute. Ce sont des causes pour la connaissance, c’est-à-dire que je sais avec certitude. Ce n’est pas si je pense fortement qu’il y a, non, c’est ce que je sais. Là, je sais qu’il y a un mur devant moi parce que je le vois. De même, il y a la nouvelle véridique. C’est par exemple celui qui est devant un des prophètes que Allah  ta^ala  a envoyé. Ce que lui annonce le prophète, cette nouvelle qu’il annonce à cette personne-là, c’est une connaissance certaine.  La connaissance que nous avons du prophète Mouhammad, s’il était devant nous et nous annonçait une chose, on dit : « C’est comme ça ». Quand le prophète, ^alayhi ssalatou wa s-salam, annonce qu’il y aura un jour du jugement, pour nous, il y aura un jour du jugement. Quand il nous annonce que le paradis existe, nous croyons que le paradis existe, même si on ne l’a pas vu. J’ai une connaissance qu’il y a un jour du jugement. J’ai la connaissance qu’il y a le paradis. C’est ce qu’on appelle la nouvelle véridique. Un autre exemple : si le prophète n’est pas devant nous, si beaucoup étaient à côté du prophète. Un très grand nombre de compagnons a entendu et ce très grand nombre de compagnons a transmis à un très grand nombre de personnes jusqu’à nous. Alors cette connaissance, cette nouvelle qui nous parvient de cette manière-là, pour nous, il n’y a pas de doute. Pourquoi ? Parce que à chaque fois, il y avait un très grand nombre de personnes. Des fois, il y a beaucoup de choses, des événements auxquels nous croyons mais que nous n’avons pas vu. Par exemple, l’existence qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon. Pourtant, est-ce que quelqu’un doute dans ce pays qu’il y a un homme qui s’appelle Napoléon ? Non, parce que le nombre de personnes qui l’ont vu était très grand, de sorte qu’il est impossible qu’ils se soient tous mis d’accord pour mentir. Et eux, ils ont transmis à un grand nombre de personnes, …, jusqu’à ce que la nouvelle nous soit parvenue. Donc même si nous ne l’avons pas vu, nous n’avons quand même pas de doute que Napoléon a existé. De même, la première guerre mondiale, on ne l’a pas vue, pourtant on croit à la première guerre mondiale parce que la nouvelle qui nous est parvenue est par beaucoup de gens. Il y en a beaucoup qui ont vu cela et qui ont transmis à beaucoup de gens jusqu’à ce que cela nous arrive. C’est pour cela que nous n’avons pas de doute. Certaines nouvelles qui viennent du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous sont venues par cette voie-là. C’est ce qu’on appelle le tawatour, c’est-à-dire beaucoup ont entendu le prophète et ont transmis à beaucoup jusqu’à nos jours. Donc ceci est pour la nouvelle véridique.

Ensuite, il a mentionné la raison. Sachez que dans la religion musulmane, il y a deux sortes de connaissance. Il y a ce qu’on appelle les connaissances dans la religion. Il y a celles que l’on ne peut obtenir que par transmission. Et il y a celles que l’on peut obtenir ou acquérir par la raison. Comment a-t-on su qu’il y a un jour du jugement ? C’est parce que le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a transmis. Est-ce que c’est nous même qui avons utilisé notre raison pour savoir qu’il y a un jour du jugement ? Non. Si le prophète ne nous avait pas annoncé cela, nous ne n’aurions pas su qu’il y a un jour du jugement. Il faut qu’il y ait quelqu’un qui te transmette. Comment avons-nous su qu’il y a cinq prières obligatoires ?  C’est parce qu’il y a des gens qui nous ont transmis qu’il y a cinq prières obligatoires. Si tu réfléchis tout seul, tu n’arriveras pas. Ce n’est pas par ce moyen-là que tu arrives à cette connaissance. Et d’ailleurs, il y a la connaissance de ce qu’on appelle le bien et le mal. La connaissance du bien et du mal, c’est par transmission. C’est ce que la religion décrète comme étant bien ou mal. Ce n’est pas la raison. Adam, ^alayhi s-salam, le premier des humains, était marié. Son épouse s’appelle Hawwa’. Et Adam est un prophète. Et son épouse a mis au monde, d’après ce qui est rapporté, plusieurs fois des jumeaux. Adam avait une Loi que Allah lui a révélée, qui lui permettait de marier ses fils avec ses filles, mais pas sa jumelle. Il ne pouvait pas marier le frère et la sœur jumeaux. C’est pour cela que les humains se sont multipliés depuis Adam ^^alayhi ssalam. Après la mort de Adam, Allah a révélé à son fils Chith, qui était prophète, que cette loi était abrogée. Au temps de Adam, le fait de marier avec sa sœur, on dit que c’est bien. Nous descendons tous de Adam, des couples qui étaient formés des enfants de Adam. C’est une bonne chose. Mais maintenant, si un frère veut se marier avec sa sœur, on dit que c’est une mauvaise chose. Donc le bien et le mal, ce n’est pas la raison qui décrète que c’est bien ou mal, c’est ce que Allah  nous décrète comme étant bien ou mal. Pour cela, la connaissance du bien et du mal, ce n’est pas en réfléchissant tout seul. C’est en apprenant la science de la religion c’est pour cela que celui qui dit : « Moi, j’utilise ma raison », ce n’est pas la raison qui est une référence pour savoir le bien et le mal, mais c’est en apprenant. Cela veut dire que celui qui n’a pas appris la science de la religion, même si c’est quelqu’un qui a une raison forte, qui est très intelligent, mais ce n’est pas avec sa raison qu’il peut savoir le bien et le mal.

 

Et le deuxième type de connaissance : ce sont celles que l’on peut obtenir par la raison. Par exemple, le fait que Allah  ta^ala  existe. Bien sûr, il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui nous le fait savoir. Allah  ta^ala  existe.

﴿أفي الله شك﴾

ce qui signifie : « Y aurait-il un doute au sujet de Allah ? », c’est-à-dire  y aurait-il un doute au sujet de Son existence ? Bien entendu, il n’y a pas de doute. Parce que toute chose qui est autour de nous, il n’y a pas une chose qui ne soit pas une preuve que Allah  ta^ala  existe. Les musulmans qui témoignent de cela au sens propre du terme. Ils témoignent, ils disent : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah ». Ils Le reconnaissent. Les anges aussi Le reconnaissent. En effet, tous les anges sont musulmans. Et les jinn musulmans aussi Le reconnaissent. Mais par exemple, les objets inanimés, la table n’a pas une langue pour témoigner. Mais son état, c’est comme si son état témoigne. Celui qui médite correctement, c’est comme si la table disait : « Mon état témoigne qu’il y a un Créateur ». Le grain de sable témoigne que Allah  ta^ala  existe et que ce monde a un Créateur. C’est pour cela que cela, on peut y arriver avec la raison. Si quelqu’un médite et utilise sa raison correctement, il arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, même s’il y a une ‘ayah  du Qour’an.  Avec la raison, on peut y arriver. Si par exemple, pour savoir que le Créateur du monde est Tout Puissant. Il y a des ‘ayah  du Qour’an  qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Il y a des hadith qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Mais même si la personne n’avait pas vu une ‘ayah  ou un hadith, avec sa raison, elle peut arriver au fait que Allah  est Tout Puissant parce qu’il sil utilise correctement sa raison, il se dit : « Ce monde, le Créateur qui l’a fait exister, forcément Il est Tout puissant. S’Il n’était pas Tout Puissant, ce serait une imperfection. Il aurait pour attribut l’incapacité. Et celui qui a pour attribut l’incapacité ne crée rien du tout ». Donc Allah  est le Créateur du monde. Il est impossible à Son sujet qu’Il soit sujet à l’imperfection. Même si quelqu’un n’a pas appris le Qour’an, avec sa raison, il peut arriver à cela. Par exemple, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Allah  n’a pas de ressemblance ni avec la table, ni avec l’air parce que c’est Lui qui les a créés. Le Créateur de l’air n’a aucune ressemblance avec l’air. Le Créateur du soleil n’a pas de ressemblance avec le soleil. Le Créateur des choses n’a pas de ressemblance avec la chose qu’il a créée parce que si le Créateur avait une ressemblance avec Sa créature, il lui serait possible ce qui est possible pour la créature, comme le changement, comme le fait d’avoir, comme le fait d’avoir une fin. Tout ce qui est autre que Allah  a un début, je n’existais pas avant, le monde n’existait pas. Celui qui considère que Allah  a une ressemblance avec une chose qu’Il a créée, c’est comme s’il disait que Allah  a un début. Or Allah  ta^ala, Son existence n’a pas de début. En effet, si Son existence avait un début, Il aurait besoin lui-même de qui le fasse exister. Si quelqu’un dit : « Quelle est la preuve que tu as un Créateur qui t’a créé ? ». Tu lui réponds : « Le fait que je n’existais pas avant et que maintenant, j’existe. Et ce n’est pas nos parents qui nous ont fait exister. Même le fœtus, même l’embryon, ce n’est pas eux qui ont pris. Ce n’est même pas un acte volontaire le fait former. Tes parents ont été une cause pour que tu sois dans ce monde. Mais ce ne sont pas les créateurs ». Celui qui crée sait tout au sujet de la chose qu’il crée. Par exemple, lorsque je parle de moi, ce n’est pas moi qui crée ma parole. Je ne sais même pas comment fonctionnent les cordes vocales. Nous nous retrouvons en train de parler mais nous ne savons pas comment cela marche. Si je ne sais pas comment cela marche, comment serais-je le créateur de cette chose ? Le créateur est Allah. Ce sont des preuves rationnelles. Allah  nous a donné ce bienfait, qui est cette raison. Concernant les animaux, ils ont un instinct mais n’ont pas une raison. Nous avons une raison et Allah  nous incite à l’utiliser. Bien entendu, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il a fait exister sont dans le Qour’an  aussi. Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

﴿ليس كمثله شىء﴾

(Layça kamithlihi chay’), c’est-à-dire : « Rien n’est tel que Lui ». Donc la ‘ayah  du Qour’an  le mentionne. Mais si quelqu’un n’avait pas eu connaissance de cette ‘ayah, est-ce qu’il pouvait arriver à cette connaissance avec sa raison ? Oui, s’il réfléchit correctement. Je ne suis pas en train de dire : « N’apprenez pas mais allez réfléchir au sujet de Allah », non. On dit qu’il faut apprendre parce que la science est par transmission. Les compagnons du prophète apprenaient auprès du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Mais sachez qu’il y a des connaissances auxquelles on peut arriver, même si nous n’avons pas eu de transmission. Donc la raison permet d’arriver à certaines connaissances, par exemple le fait que Allah  soit Tout Puissant. Même si la personne n’a pas lu dans le Qour’an  que Allah  est Tout Puissant, elle ne peut pas dire : « Oui, mais moi j’étais ignorante ». On répond : « Non, ce sont des connaissances sur lesquelles tu n’es pas excusé. Si tu avais utilisé ta raison, tu serais arrivé à cela ». Allah  ta^ala  existe. La raison témoigne de Son existence. Mais quand on dit la raison, cela ne signifie pas l’imagination. Celui qui regarde ce monde correctement, s’il utilise correctement sa raison, il en déduit que ce monde a un Créateur. Maintenant, le Créateur des mondes, on a dit qu’Il n’a aucune ressemblance avec les choses de ce monde. C’est pour cela que les savants ont dit : « Quoique tu imagines en ton esprit, Allah  en est différent » parce que ce que tu imagines dans ton esprit a une taille, une couleur, une forme. Mais Allah  ta^ala, c’est Lui le créateur des couleurs, c’est Lui le Créateur des formes. Il n’est pas qualifié par le fait d’avoir une taille petite ou grande. Allah  ta^ala  est le Créateur des corps. Quand au fait que les musulmans disent : « Allahou ‘akbar », que certains traduisent par : « Allah  est grand », en fait cela ne signifie pas que Allah  est grand par la taille. Même en français, parfois les gens disent : « Un grand homme », cela ne veut pas dire qu’il est grand par la taille. Mais cela signifie quelqu’un qui a une certaine valeur, une certaine considération. Allahou ‘akbar en arabe ne signifie pas que Allah  est grand par la taille, mais signifie que Allah  est plus puissant que tous ceux qui sont puissants. Et Allah  ta^ala  sait plus que tout autre. C’est cela que cela veut dire Allahou ‘akbar. Donc Allah  ta^ala  existe et n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il fait exister. Quoique tu imagines, Allah  est différent de ce que tu as imaginé. Allah  ta^ala  existe sans endroit car c’est Lui le Créateur de tous les endroits. Par exemple, là nous sommes dans un endroit, le soleil est dans un endroit, la lune est dans un endroit, c’est-à-dire  l’espace que ce corps aujourd’hui occupe. Allah  ta^ala  est Celui qui a créé toutes ces choses-là. Avant elles n’existaient pas. Seul Allah  ta^ala  existe sans avoir de début à Son existence. Quand à toutes ces choses-là qui existent maintenant, Allah  ta^ala  les a créées. Il n’en a pas besoin.  Et lorsque les musulmans lèvent les mains vers le ciel quand ils font des invocations, ce n’est pas parce que Allah  ta^ala  se trouverait dans un endroit vers le haut, mais c’est parce que le ciel est la qiblah pour les invocations. Tout comme le musulman se prosterne vers la ka^bah dans la prière. Cela ne signifie pas que Allah, le Créateur des mondes, serait dans la ka^bah. De même, lorsque nous levons les mains vers le ciel, c’est une qiblah pour les invocations, c’est parce que c’est du ciel que descendent les miséricordes. C’est le lieu où habitent les anges. C’est pour cela que celui qui invoque sincèrement, Allah  ta^ala  ne le déçoit pas. Et celui-là porte, après avoir invoqué, ses mains sur son visage, c’est-à-dire  il porte les miséricordes sur son corps.

 

Nous avons dit que la raison est une cause de connaissance. Quelqu’un, avec sa raison peut arriver à connaître des choses dans la religion musulmane. Et cela ne signifie pas que vous restez chez vous et vous réfléchissez pour connaître ces choses-là. Cette deuxième fonction, nous avons dit que c’est un témoin pour la religion. Cela veut dire que c’est un témoin en faveur de la religion. Cela signifie qu’il n’y a pas dans la religion quelque chose qui contredit la raison saine.  La raison est un témoin pour la religion mais ce n’est pas la référence première. On ne connaît pas le bien et le mal en utilisant la raison. Mais il n’y a pas quelque chose dans la raison, c’est-à-dire  quand il y a quelque chose de bien dans la religion, elle ne sera jamais contraire à la raison. Quand une chose est mauvaise selon la religion, il n’y a pas quelque chose dans la raison qui indique que cette chose-là soit en contradiction avec la raison. Quand on dit que c’est un témoin, cela veut dire qu’il n’y a pas dans la religion ce qui contredit la raison. Il n’y a pas quelque chose qui est incohérent avec le jugement rationnel. Avec la raison, il y a certains jugements dans la religion dont nous ne connaissons pas la sagesse, parce que dans tout ce que Allah  ta^ala  ordonne et interdit, il y a une sagesse. Si Allah  interdit une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Si Allah  permet une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Parfois, Allah  ne nous a pas fait savoir les sagesses. Si par exemple, quelqu’un nous dit : « Pourquoi, vous les musulmans, vous faites le jeûne de Ramada? ». On connaît certaines sagesses. Cela nous apprend la patience, la compassion envers les pauvres.  Mais quelle est la sagesse de faire une inclination et deux prosternations dans une rak^ah, pourquoi quatre rak^ah  et pas trois dans la prière ? Pourquoi exactement un mois le mois de ramada? Pourquoi compter les sept tours rituels autour de la ka^bah ? Certaines choses, on sait. Certaines, on ne sait pas. Mais ce dont on est sûr, c’est qu’il y a une sagesse. Donc quand vous savez qu’une chose est permise ou interdite, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas une contradiction avec la raison. Mais cela ne veut pas dire que vous connaissez la sagesse. Celui qui pense que quelque chose pourrait contredire la raison, c’est qu’il n’a pas compris. Si quelque chose, Allah  ta^ala  l’a décrété dans la religion, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah  ta^ala. Allah  ta^ala  fait ce qu’Il veut de nous, Il enverra certains au paradis, Il enverra certains en enfer. Nous, nous devons savoir ce que Allah  ta^ala  nous ordonne de faire. Et si on est sûr qu’une chose est de la part de Allah, alors on y croit, que l’on sache ou que l’on ne sache pas la sagesse.

 

Le prophète a dit :

 

« طلب العلم فريضة على كل مسلم »

 

« Talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim », c’est-à-dire  qu’appendre la science de la religion est une obligation pour tous musulman. il faut qu’il apprenne afin de savoir une part sur la croyance, une part sur la purification, une part dans les obligations, les devoirs du cœur, les péchés des organes, qu’est-ce qu’il est permis de faire, qu’est-ce qu’il n’est pas permis de faire. Et le musulman doit éviter les interdits. Après les peines, ça c’est les juges, les qadi, c’est-à-dire  même s’il est non musulman, il y a des peines. Nous devons obéir à Allah  ta^ala. Et nous devons enseigner parce que même les peines, l’emprisonnement, au temps du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens étaient attachés à la religion, et il y avait moins d’ignorance, moins de péchés que maintenant. C’est pour cela les gens doivent apprendre, doivent appliquer. Parce que de toute manière, tout ce qui est peines… qu’est-ce que c’est devant le jour du jugement ? Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« الدنيا سجن الـمؤمن »

« ad-dounyaa sijnou l-Mou’min », il a dit ce qui signifie : «  le bas monde est comme une prison pour le musulman ». Même celui qui vit dans le bonheur, celui-là, par rapport à la félicité dans l’au-delà, pour le musulman, c’est comme si c’est rien du tout. Et le châtiment, les douleurs que peut ressentir la personne, que ce soit suite aux choses qu’il a fait pour lequel le juge l’a emprisonné, ce n’est rien par rapport à la douleur qu’il pourrait ressentir pour les péchés qu’il a fait dans le bas-monde.

Remarque : il y a une différence entre les connaissances acquises par jugement rationnel et ce qu’on appelle les théories. Ce n’est pas la même chose. La connaissance acquise par jugement rationnel te fait arriver à des connaissances certaines. Par exemple, si j’utilise correctement ma raison, j’arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, sans aucun doute. Si quelqu’un nous dit : « Mais avec la raison, comment se fait-il qu’il y ait des gens qui ne croient pas que Allah  existe ? ». Le fait qu’Il s’appelle Allah, c’est parce qu’on a  su par le prophète. Le prophète nous a annoncé que Son nom est Allah. Il y a des gens qui ne croient pas. Et ceux-là ont une raison. Ils ne sont pas fous. La réponse est qu’ils n’ont pas utilisé à bien leur raison. Les mains sont bien un bienfait de la part de Allah, mais il y a des gens qui ne savent pas les utiliser. Ils les utilisent pour faire le mal. La raison, qui est un bienfait de la part de Allah, il y a des gens qui ne savent pas l’utiliser. S’ils l’avaient utilisée correctement, ils seraient arrivés au résultat. Et d’ailleurs, celui qui dit qu’il n’y a pas de Créateur, on lui dit : « l’écrit, ce n’est pas suite à un arbre qui est tombé tout seul, puis que l’encre serait venue seule. Il y a forcément quelqu’un qui a écrit cet écrit. Comment un écrit sans qu’il y ait quelqu’un qui l’ait écrit ? Il va dire : « Ce n’est pas possible. Il y a forcément quelqu’un qui l’a écrit ». Vous lui dites : « Alors si un simple écrit, ta raison n’accepte pas qu’il n’ait pas un auteur, comment tu acceptes que ce monde, qui est beaucoup complexe qu’un simple écrit, n’ait pas un Créateur ? ». S’il vous dit : « C’est la nature ». Vous lui dites : La nature n’a pas de volonté. La nature, c’est les couleurs, les formes, le feu, les arbres. Par contre, les théories : les gens font des observations. Ils font quelques expériences. Et avec des constructions intellectuelles, ils émettent des hypothèses et ils disent : « voilà, avec ce qu’on a observé, avec l’expérience (on avait des expériences dans telles conditions), et avec des hypothèses, on en déduit que c’est comme ça. Exemple : la théorie du big bang. Ils parlent de choses qui ne sont pas certaines. Le mot théorie, cela veut dire que ce n’est pas quelque chose de certain. C’est supposer, c’est-à-dire  on pense que c’est comme cela. Alors il se peut que parfois la théorie tienne, et parfois elle ne tient pas. Si quelqu’un dit : « Ce qui est dit dans l’Islam est faux car il y a telle théorie », cela ne tient pas. A la base, la théorie n’est pas une chose certaine. Donc on ne peut pas l’utiliser comme un argument infaillible. Ce qui est étonnant, c’est que les gens qui ont fait même ces théories-là, eux-mêmes les premiers, émettent des réserves. Et les gens du commun les véhiculent comme si c’étaient des connaissances certaines alors  que celui même qui l’a faite ne dit pas que c’est comme cela. Certains savants ont dit que la raison est une faculté, une caractéristique qui te permet de distinguer le bien du mal. La raison est une caractéristique qui a lieu dans le cœur avec laquelle on fait des déductions. Pour être plus précis c’est quelque chose qui te permet d’obtenir des connaissances par déductions à partir de connaissances dites évidentes. La raison te permet de partir de quelque chose et d’en déduire une autre chose. Par exemple, tout à l’heure, on a dit que ce n’est pas la raison qui intervient pour savoir le bien du mal. Et maintenant, certains savants te disent que la raison te permet de distinguer le bien du mal. La cohérence est dans le point suivant : les savants, quand ils disent que tu distingues le bien du mal, les savants tels que l’imam Malik, l’imam Ach-Chafi^iyy, tous ces grands savants de la communauté, quand ils disent qu’une chose est interdite, il y a deux cas : soit il y a un texte clair (ex :

﴿حرمت عليكم الـميتة﴾

ce qui signifie : et le cadavre est interdit, c’est explicite, il n’y a pas lieu de réfléchir). Après il se peut que quand l’imam Ach-Chafi^iyy te dit que telle chose est interdite, il n’y ait pas un texte explicite. Comment a-t-il donc fait pour dire que c’est interdit s’il n’y a pas de texte explicite ? Il est parti de textes explicites et a pris les différents textes. Et avec une réflexion de sa part, il dit, alors cette chose-là est interdite ou n’est pas interdites, elle est laide ou elle n’est pas laide. C’est-à-dire  il n’y a pas un texte explicite, mais il y a des choses des autres textes, qui permettent aussi, et ceci est la fonction de savants tels que Ach-Chafi^iyy  de nous dire, même s’il n’y a pas un texte explicite, n’empêche que c’est interdit aussi. Donc le moujtahid, qu’a-t-il utilisé pour dire que c’est permis ou pas, alors qu’il n’y avait pas un texte explicite ? N’est-ce pas qu’il a réfléchi ? C’est quoi les connaissances évidentes ? Ce sont les textes de la Loi, le Qour’an, le hadith, parce que lui ici parle de quelque chose. Donc même s’il n’y a pas un texte qui dit que telle chose est interdite, il est parti quand même de ‘ayah, de hadith  et il est parvenu au résultat avec sa raison.

Autre chose : vous, vous apprenez ici. Les gens viennent apprendre le minimum de la religion. Les gens sortent et sont face à des situations. Combien de fois les gens apprennent le minimum obligatoire. Et malgré cela, ils ont toujours besoin d’appeler et de demander : « Quel est le jugement de cette chose-là, est-ce permis ou non ? ». Est-ce qu’on lui dit : « Non, écoute, tu as appris le minimum, tu te débrouilles ? ». Non, cela ne suffit pas toujours parce que parfois, la personne, il faut qu’elle réfléchisse pour savoir la situation dans laquelle elle est. Est-ce que c’est une situation qui rentre dans ce cas-là ou dans un autre cas. Des fois tu es dans une exception. Donc, il faut que tu utilises ta raison. Mais ce n’est pas tu vas réfléchir dans l’absolu avec ta raison. Tu vas dire : « J’ai appris que le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit telle chose. J’ai appris qu’une ‘ayah  fait mention que telle chose est interdite. J’ai appris, maintenant je sais. Donc l’application de la religion demande une intelligence. Et les savants moujtahid aussi, quand ils vont appliquer la religion, quand ils vont donner les jugements dans les cas qui ne sont pas explicites dans le texte, ils vont utiliser leur raison.

Et aussi on a dit que la raison te fait arriver à des connaissances à partir d’autres connaissances. Pour le bien et le mal, on a compris. Il y a les textes et le résultat, c’est connaître ce qui est bien et ce qui est mal. Autre exemple : ce qui change a forcément un début. Par exemple, la terre change. En hiver, la terre est froide. Et en été, le sol est chaud. Il y a forcément, la terre a commencé, la terre a commencé. C’est une connaissance qu’on appelle évidente, c’est-à-dire  qu’on peut y arriver avec la raison. Et c’est quoi le résultat ? Allah  ne change pas. La déduction c’est que Allah  ne change pas.

« سبحان الذي يغير ولا يتغير »

La preuve que Allah  ne change pas. On dit : ce qui change a forcément un début. Oui mais Allah  Son existence n’a pas de début. Donc la conclusion est que Allah  ne change pas. Je pars de quelque chose, j’arrive à une autre. Je pars de quelque chose au niveau de la croyance, j’arrive à autre chose au niveau de la croyance. Je pars de textes de la Loi, parce que ça pour celui qui croit au prophète Mouhammad, il croit au Qour’an, pour lui c’est une connaissance évidente. Il ne dit pas : « Tiens, consommer du cadavre est interdit, est-ce que c’est vraiment vrai ? ». Non, il y croit. Donc pour lui, c’est quelque chose qui est une connaissance évidente. Il n’y a pas lieu de revenir là-dessus. Et à partir de cela, il essaye d’arriver à autre chose, pour connaître le bien et le mal. Quand quelqu’un dehors te dit : « Tiens ça c’est bien ou c’est mal ? ». Est-ce que tu vas avoir un texte du hadith  qui va te dire : « écoutes, le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit que telle chose … ». Non, tu vas le ramener, tu vas lui dire que le prophète a dit telle chose, et ce qui est là rentre dans ce cadre-là, donc il y a une raison.

…. Quand je vais assister à un cours, n’est-ce pas que je vais utiliser ma raison pour comprendre ? En plus, si quelqu’un veut se convertir à l’Islam, il va vous dire : « Donne-moi une preuve que Allah  existe ». Tu vas lui dire : « Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an », mais lui ne croit pas au Qour’an. Il faut une preuve rationnelle. Est-ce qu’on va leur dire : « Non, dans notre religion, on n’utilise pas notre raison » ?! Allah  ta^ala  a blâmé les gens de l’enfer. Ils diront au jour du jugement

 

﴿لو كنا نسمع أو نعقل ما كنا في أصحاب السعير﴾

 

ce qui signifie : « Si nous avions écouté, c’est-à-dire  avec acceptation (ce n’est pas seulement entendre) et si nous avions utilisé à bien notre raison, nous ne serions pas parmi les gens de l’enfer. Cela signifie que la raison a une considération dans la religion.

 

 

Certains savants ont dit que le cerveau est pour le cœur ce que le soleil est pour les yeux. La fonction des yeux est de regarder. S’il n’y a pas de lumière, est-ce que tu peux regarder ? Tu as besoin d’une lumière. Et le cœur, on raisonne avec le cœur, on croit avec le cœur.

 

Certains ont dit : « La raison est dans le cœur, comment ça ? Quand on frappe quelqu’un sur la tête, et qu’il devient fou. Ils ont dit que c’est cela la preuve que la raison est dans la tête, dans le crâne et pas dans le cœur ». La réponse qui est correcte est qu’elle est dans le cœur. Dans le Qour’an  il est dit

 

﴿قلوب يعقلون بها﴾

 ce qui signifie : « Des cœurs avec lesquels ils raisonnent ». Cela veut dire que la raison est dans le cœur. Il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui mentionne que la réflexion, que le raisonnement est au niveau du cœur et pas au niveau du cerveau.