Chaykhaboulaliyah's Blog


Le Tabarrouk ou recherche d’augmentation du bien par les êtres de vertu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance

Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 

 

Tout comme on sait le tabarrouk par les traces du Prophète      est quelque chose de permis, le tabarrouk comme on le sait ce n’est pas une adoration et donc ce  n’est pas du chirk, ce n’est pas adorer autre que Allah comme le prétendent les wahhabites.

Qu’est ce que le tabarrouk ? Le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  (donc ce qui va être donner ce sera mot à mot ce qu’il y a dans le livre mais ce n’est pas dans l’ordre du livre donc ce sera une méthode pour faciliter la compréhension du contenu du livre). Donc au début le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas une adoration d’autre que Allah. Donc pour bien comprendre ce sujet comme il convient nécessairement il faut comprendre ce que signifie le tabarrouk. Donc qu’est- ce que le tabarrouk ? C’est la demande de l’augmentation en bien, et donc ce n’est pas une adoration. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Donc l’adoration, comme l’ont définie certains, c’est l’extrême limite de la soumission, l’adoration c’est l’obéissance avec la soumission tout comme l’ont définie certains spécialistes de la langue. Comme on a appris que l’adoration c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, c’est l’obéissance avec la soumission donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration. Le tabarrouk est permis et ce n’est pas une forme d’association. L’Islam, comme on le sait, c’est d’adorer Allah seul, donc l’Islam c’est l’adoration de Allah Seul et de ne rien Lui attribuer comme associé. Que signifie cela ? C’est-à-dire c’est connaître Allah et tel que cela est digne de Lui parce qu’il n’est pas permis qu’autre que Lui soit adoré. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Il n’est pas permis que l’on s’humilie de cette forme d’humilité et de cette forme de soumission à autre que Allah. L’extrême limite de la soumission il n’est pas permis de la vouer à autre que Allah. Quant à la modestie il est permis de faire preuve de modestie envers les croyants et plus particulièrement à l’égard des prophètes, des saints et des vertueux. La modestie est quelque chose de requis. Mais la limite de la soumission il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah. Un exemple d’adoration, une forme d’adoration c’est de placer le front qui est sur le visage, qui est la partie la plus honorable de l’être humain, on la met sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds. Donc une forme d’adoration c’est de placer le front qui se trouve sur le visage, c’est-à-dire  de placer la partie la plus honorable de l’être humain, sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds.

Ce que nous avons cité c’est la limite de la crainte et de la soumission. Que l’on soit dans l’aisance ou dans la difficulté c’est une obligation pour nous de nous humilier à l’extrême  pour  Allah. N’est ce pas que nous accomplissons la prière pour Allah ta^ala ? Oui. N’est-ce pas que nous nous prosternons pour Lui, nous posons nos fronts à terre, le lieu que l’on foule aux pieds, par soumission extrême pour Allah ? Oui. Cette adoration il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah mais honorer et glorifier certaines créatures de  Allah cela est permis pour certaines créatures sans arriver à les adorer cela est permis.

 

Notre maître Mouhammad ses compagnons le glorifiaient, ils faisaient le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par ses traces honorées    . Ceci est une glorification du Messager    qui n’arrive pas  au point de l’adorer. Il est parvenu dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que le Messager     lorsqu’il a effectué le pèlerinage de l’adieu- il a été confirmé du Prophète     que durant sa vie il a fait un seul pèlerinage et quatre ^Oumrah– durant ce pèlerinage donc qu’il a accompli et qui s’est déroulé environ quatre-vingt jours avant son décès, le Messager    lorsqu’il s’est rasé le crâne,  a distribué ses cheveux aux gens. Le Messager  au lieu de se couper les cheveux  s’est rasé le crâne parce que se raser le crâne pour les hommes lors du pèlerinage est mieux que le simple fait de se couper les cheveux. Lorsque le Messager s’est rasé le crâne lors du pèlerinage de l’adieu il a distribué ses cheveux aux gens, le Messager a tout d’abord rasé la partie droite de son crâne, ensuite il s’est rasé le côté gauche après s’être rasé le crâne le Messager a distribué ses cheveux aux gens. Pourquoi a-t-il distribué ses cheveux à ses compagnons ? Afin qu’ils en recherchent les bénédictions,  qu’ils fassent le tabarrouk, il les a distribué à ses compagnons afin qu’ils bénéficient et qu’ils aient entre leurs mains des traces du Messager    . Ce que le Messager a fait là ne veut pas dire qu’il a ordonné à ses compagnons de l’adorer,  il a distribué ses cheveux entre ses compagnons afin qu’ils en obtiennent, qu’ils en retirent les bénédictions, qu’ils bénéficient des bénédictions, de la barakah du Messager    et pour que ses traces restent chez eux. Ce qu’il a fait là ne veut pas dire que ses compagnons l’adorent parce que, qu’est ce que l’adoration ? C’est la limite de la soumission. Le Messager   en faisant cela ne leur a pas ordonné de l’adorer mais l’adoration c’est la limite de la soumission comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière.

Ce que nous avons cité est extrêmement important, connaître cela est extrêmement important pour justement réfuter les confusions que veulent induire les wahhabites. Donc le point le plus important dans ce chapitre c’est de connaître ce qu’est le tabarrouk et ce qu’est l’adoration. Si nous avons bien compris ce point là nous aurons terminé la première partie. Et c’est pour cela que sur le tableau qui est devant vous il y a la définition du tabarrouk : le tabarrouk c’est la demande d’augmentation en bien et donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration d’autre que  Allah et ainsi le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas attribuer un associé à  Allah. Un exemple d’adoration c’est comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière en posant le front qui est la partie la plus honorable de notre corps à terre. Donc l’acte même du Prophète, qui après s’être rasé le crâne, à distribuer ses cheveux à ses compagnons ceci est une preuve que le tabarrouk est permis. Comment les wahhabites après ce qu’a fait le Prophète osent ils interdire le tabarrouk ? La raison de ce qu’ils font c’est leur ignorance de la signification de l’adoration, al-^ibadah, dans la langue arabe. Donc ce qui est très important et qu’il est important de retenir c’est de comprendre la définition du tabarrouk, la recherche des bénédictions, c’est-à-dire la demande de l’augmentation du bien, ceci comme on a vu est la première étape de ce chapitre. Et la deuxième étape c’est que le Messager   a indiqué à ses compagnons, il a indiqué à sa communauté comment faire le tabarrouk.

Comment le Messager   a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces ? Son acte, comme on l’a dit, de ce qu’il a fait lors du pèlerinage, c’est le pèlerinage qu’il a accompli environ quatre-vingt jours avant son décès, lors de ce pèlerinage avec le Messager il y a eu environ cent mille compagnons- les compagnons leur nombre est très grand ils sont environ cent mille- lors de ce pèlerinage il y a eu avec lui presque cent mille compagnons. La preuve qu’il a distribué  ses cheveux après s’être rasé le crâne c’est un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim un hadith rapporté par ‘Anas, que Allah l’agréé. Et les termes rapportés par Mouslim c’est qu’après avoir jeté les pierres dans al-jamarah et après avoir égorgé il a tendu au barbier, à celui qui le rase, la partie droite du crâne et il l’a rasé puis il a appelé Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux puis il a tendu le côté gauche, il lui a dit : (( احلق )) ce qui signifie : (( Rases)) il a rasé et il a donné à Abou Talhah les cheveux et il lui a dit :  (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)) . Donc dans cette version le Prophète la première chose qu’il a fait rasé c’était le côté droit ensuite après le côté droit c’était le côté gauche. Après qu’il se soit fait rasé le côté droit de son crâne il a appelé le compagnon Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux.  Et après s’être fait rasé le côté gauche du crâne il a donné encore ses cheveux à Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a dit : ((اقسمه بين الناس))  ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)). Le fait qu’il ait donné les cheveux à Abou Talhah, le fait qu’il lui ait dit : (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : ((Distribues les aux gens)) c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk. Pourquoi a t–il donné ses cheveux, pour les manger ? Non, car les cheveux ça ne se mange pas mais cela veut dire qu’il a fait distribuer ses cheveux pour que ça reste une bénédiction, une barakah qui reste entre sa communauté. Ceci est ce qui est parvenu dans une des versions rapportées par l’Imam Mouslim. Il est également parvenu dans une autre version rapportée par l’Imam Mouslim également et dans l’autre version le Prophète a commencé par la partie droite de son crâne puis il les a distribué, l’un il lui a donné un cheveu, l’autre il lui a donné deux cheveux…ensuite il s’est fait rasé la partie gauche puis il a fait la même chose et dans cette version il a dit ensuite après le côté gauche :  ((  ههنا أبو طلحة )) ce qui signifie : (( Viens Abou Talhah )) et il a donné ses cheveux à Abou Talhah. Il y a eu encore une troisième version toujours rapportée par l’Imam Mouslim et dans cette troisième version le Prophète    a indiqué au barbier, à celui qui rase, il lui a indiqué la partie droite du crâne et après qu’il ait rasé il les a distribué à ceux qui étaient à côté de lui et après avoir fait cela il a indiqué pour que celui qui rase le crâne lui rase la partie gauche. Et dans cette version il a donné les cheveux qui proviennent du côté gauche à la femme compagnon ‘Oummou Soulaym. Toutes ces trois versions rapportées par l’Imam Mouslim indiquent qu’il est permis de faire le tabarrouk et de rechercher les bénédictions pas ses traces     . Et donc il est parvenu dans une version que le Prophète a distribué ses cheveux à une partie de ceux qui étaient à côté de lui et il a donné d’autres cheveux à Abou Talhah afin qu’ils les distribue aux gens et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Tout cela qu’est ce qu’il comporte ? Il comporte  le caractère permis de faire le tabarrouk. Le Messager a distribué ses cheveux aux gens afin qu’ils en recherchent les bénédictions  non seulement pour faire le tabarrouk, rechercher les bénédictions par ses cheveux, par les traces du Prophète mais aussi  de rechercher l’intercession du Prophète par ce qu’il a laissé entre leurs mains et indirectement ils recherchent ainsi de se rapprocher de l’agrément de Allah. Donc ceci est la première  preuve que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées. C’est pour cela que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Ils vont même jusqu’à tremper le cheveu du Prophète qu’ils ont entre leurs mains dans un peu d’eau qu’ils donnent à certains malades par recherche des bénédictions, par les traces du Messager de Allah . Le fait que les compagnons trempent le cheveu du Prophète dans de l’eau et cette eau ils la donnent à boire à des malades par recherche des bénédictions, par tabarrouk, par les traces du Messager de Allah ce hadith est rapporté par Al-Boukhariyy, par Mouslim et par Abou Dawoud. Celui donc qui interdit le tabarrouk, la recherche de bénédictions par les traces du Prophète, c’est comme s‘il renie au Prophète ce qu’il a indiqué à sa communauté. Et qui a plus de connaissance et de compréhension de la Loi de Allah est ce que ce sont les wahhabites ou bien le Messager de Allah ? Est-ce que nous suivons les wahhabites ou bien est ce que nous suivons le Messager que Allah a envoyé ? Ceci est une preuve de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète    .    Donc l’eau dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète même si cette eau a été mélangée avec une autre et ainsi de suite jusqu’à un millier de mélanges, la barakah, les bénédictions restent toujours dans cette eau tout comme l’a dit notre Chaykh que Allah l’agréé. Tant que l’eau il reste encore dans le mélange une partie dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète il reste toujours de la barakah. Ainsi le Messager a distribué ses cheveux aux compagnons afin que ce soit une barakah, une bénédiction qui reste entre eux et un souvenir. Ceci est la première preuve que le Prophète a indiqué à la communauté le tabarrouk.

Il est également parvenu dans le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète    s’est coupé les ongles et les a distribué aux gens et ceci est connu. Il est  bien connu que s’il a fait cela, s’il a distribué ses ongles aux gens ce n’est pas afin qu’ils les mangent mais pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent la barakah, les bénédictions. Si la barakah arrive à celui qui a touché la peau du Messager de Allah que dire alors de ce qui constitue une partie du corps du Messager de Allah? Le tissu qui a été en contact avec le Messager de Allah le fait qu’il ait été en contact avec lui fait que ce tissu comporte une bénédiction, une barakah, que dire alors de ce qui est une partie de lui comme ses cheveux ou ses ongles ?  Il y a également parmi les preuves de ‘Ahlou s-Sounnah ce qu’a rapporté Al-Hakim : il a été validé que le Prophète a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant qui était sous l’emprise du chaytan deux fois par jour, cet enfant le chaytan lui nuisait, lorsqu’on avait ramené cet enfant au Messager de Allah il  a mis de sa salive dans la bouche de cet enfant et  a dit ce qui signifie, il a dit au chaytan : (( Sors ennemi de Allah, je suis  le Messager de Allah )) et, comme l’a rapporté Al-Hakim, lorsque le Messager a fait cela le jinn est sorti de l’enfant et l’enfant a guéri. Quelle est la preuve ? C’est que l’enfant a guéri suite à l’acte du Messager de Allah. Et qu’est ce qu’a fait le Messager ? Il a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant et ceci est donc une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par les traces du Messager     . Le Messager lorsqu’on lui avait ramené cet enfant il était en voyage avec des compagnons et c’était une femme qui l’avait abordé et qui lui a dit : «  Ô Messager de Allah c’est mon enfant qui a une nuisance deux fois par jour ». Lorsque Al-Hakim, qui a rapporté ce hadith, a dit que l’enfant a guéri cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah . Lorsque le Messager est rentré avec ses compagnons, qu’il est revenu, la femme de cet enfant, par joie, a égorgé deux moutons, cette femme par joie de la guérison de son enfant a égorgé deux moutons qu’elle a donné à manger au Prophète et à ses compagnons. Que signifie cela ? Cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah. Ces preuves sont une très petite partie du grand nombre de preuves que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk.

Le Messager  ce qui sort de son corps par les orifices inférieurs n’est pas najiç, ce n’est pas une substance impure, ce n’est pas une najaçah et ce n’est pas répugnant et ce ne sont pas des choses qui ont une mauvaise odeur. Le Messager sa sueur, sa transpiration a une odeur semblable au musc. Son cousin, le fils de son oncle paternel, Ibnou ^Abbas qui est l’exégète         Tourjouman al-Qour’an celui qui explique le Qour’an,  a dit du Prophète : « il a une bonne odeur, son odeur est belle qu’il se parfume ou qu’il ne se parfume pas. » Et c’est ainsi que notre Chaykh a dit  que le Messager il était connu que lorsqu’il passait par un endroit on reconnaissait et on savait qu’il était passé par là par la belle odeur qui émanait de lui. Grâce à cette belle odeur qui embaumait on savait que le Messager était passé par là qu’il se soit parfumé auparavant ou pas, dans les deux cas. L’un des compagnons qui s’appelle ^Outbah Ibnou ^Azwan ce compagnon était tombé malade d’une maladie qui s’appelle,  c’est comme l’eczéma c’est quelque chose qui gratte, qui est très gênant et la personne a envie de se gratter et c’est extrêmement gênant. Ce compagnon est parti voir le Messager de Allah et il s’est plaint à lui de cette maladie, lorsqu’il a dit cela au Messager, le Prophète   lui a dit ce qui signifie : ((Ôtes ton vêtement)), c’est-à-dire pour qu’il voit la maladie le Prophète    après cela a mis sa main sur le dos de ce compagnon. Du fait même que le Prophète a mis sa main sur le dos de ce compagnon, ce compagnon a eu une belle odeur qui émanait de son dos jusqu’à sa mort, tout cela parce que le Prophète     a mis sa main sur le dos de son compagnon. Ce compagnon ^Outbah Ibnou ^Azwan avait quatre femmes, chacune de ses quatre épouses, lorsque venait son tour, c’était le tour que son mari passe la nuit chez elle, chacune donc passait sa main sur l’emplacement du dos de son mari, cette place sur laquelle le Prophète avait mis sa main, pour qu’elle ait de cette belle odeur  sur sa main.

Tout ceci est une preuve que le Prophète      est tout entier béni.  La meilleure de toutes les créatures de Allah, Allah a fait de lui qu’il soit tout entier béni. S’il est permis de faire le tabarrouk par la pierre noire qui est une perle qui vient du Paradis et cette pierre est une des créatures de Allah que dire alors de la meilleure des créatures de Allah ! C’est pour cela que les compagnons recherchaient la barakah, faisaient le tabarrouk par le Messager de Allah, par ses cheveux, par ses ongles, par sa salive, par ce qui sort de son nez.

Et par les bénédictions du Prophète lorsqu’il faisait ses besoins, la terre avalait ce qu’il laissait. Les habitants de la Mecque par le passé, pour faire leurs besoins, ils sortaient à l’extérieur de la Mecque pour les faire parce qu’il n’y avait pas de toilettes comme il y en a maintenant dans les maisons. Lorsque le Messager sortait pour faire ses besoins la terre avalait ce qu’il faisait. Mais il est arrivé qu’à cause de sa maladie, qu’une fois parce que le Prophète ne pouvait pas sortir, il urinait dans un pot. Il est parvenu dans Al-Boukhariyy que ‘Oummou ‘Ayman Al-Habachiyyah qui était celle, c’est pas la nourrice, c’est pas celle qui allaitait mais c’est celle qui s’occupait de lui lorsqu’il était enfant,  cette femme ‘Oummou ‘Ayman était chez le Messager de Allah la nuit et elle a eu soif, quand elle a eu soif elle a eu besoin d’eau, quand elle a eu soif elle a trouvé un récipient et elle a bu ce qu’il contenait et le Messager avait uriné dans ce récipient, elle, elle ne savait pas que c’était de l’urine c’est pour cela  qu’elle l’a bu, quand elle a vu un récipient elle pensait que c’était de l’eau parce que l’urine du Messager ce n’est pas comme notre urine, l’urine du Messager n’a pas cette mauvaise odeur parce que l’urine du Messager n’a pas une mauvaise odeur ni un mauvais goût. Par la suite le Messager  a demandé au sujet de ce récipient duquel avait bu ’Oummou ‘Ayman quand il l’a interrogé elle a dit : « Je l’ai bu. »  Et elle auparavant, se plaignait d’une douleur dans son ventre et elle avait guéri grâce à ce qu’elle avait  bu après cela, après avoir bu de cette urine elle ne s’était plus jamais plainte d’une douleur dans son ventre grâce à quoi elle a guéri ? Grâce à l’urine du Messager   . Ceci constitue  une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète     . Et le Messager après que cette femme lui ait dit : « je l’ai bu »,  il ne l’a pas blâmée, il ne l’a pas réprimandée, il ne lui pas dit : «  pourquoi tu as bu cela ? » Et le Messager ne  lui a pas dit non plus : « purifie ta bouche ». C’est cette même ‘Oummou ‘Ayman au sujet de laquelle le Prophète disait ce qui signifie : ((C’est comme ma mère après ma mère)). Cette femme ‘Oummou ‘Ayman lorsque l’Emigration était obligatoire, lorsque l’Emigration était obligatoire de La Mecque à Médine elle avait accompli l’Emigration à elle toute seule lorsque, l’Emigration était obligatoire c’était un devoir pour les musulmans d’émigrer de la Mecque à Médine, cette femme ‘Oummou ‘Ayman, lorsque l’Emigration était obligatoire elle voulait émigrer mais il n’y avait personne qui l’accompagne dans son émigration, le Messager  lui a autorisé d’émigrer toute seule parce que l’Emigration était une obligation. Ceci est une preuve qu’il est permis à la femme de voyager seule pour accomplir une obligation. Cette femme ‘Oummou ‘Ayman qui est partie pour son Emigration a entamé le chemin et comme on le sait, la route est longue entre la Mecque et Médine, le voyage dure des jours entiers. Pendant son Emigration elle a eu soif, elle a eu besoin de boire de l’eau et c’est ainsi qu’elle a entendu près d’elle comme un seau, le son d’un seau, elle a levé la tête elle a vu que c’était un seau d’eau qui est descendu du ciel elle en a bu et elle a continué son chemin jusqu’à Médine. Après cela il est rapporté de ‘Oummou ‘Ayman qu’elle faisait des tours autour de la Ka^bah lorsque la chaleur était intense et elle ne se plaignait pas du manque d’eau. C’est cette même femme au sujet de laquelle le Prophète a dit ce qui signifie : ((Elle est comme ma mère après ma mère)). Et donc c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ses traces   . Il n’y a pas que cela qui est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, les preuves sont nombreuses et si les savants les avaient énoncées les unes à la suite des autres cela aurait nécessité plusieurs livres.

Il y a parmi cela ce qui s’est produit avec ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr qui était un compagnon, ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr était un saint parmi les compagnons. Il est arrivé que lorsque le Messager avait fait al-houjamah, c’est un moyen de guérison, c’est une méthode qu’ont utilisé les compagnons qu’ils ont reprise du Prophète pour guérir de certaines maladies qui consiste à faire sortir de son corps un peu de sang et le Chaykh a dit que celui qui  fait houjamah et il le fait  dans l’intention de suivre l’acte du Messager il sera récompensé pour cela. Mais c’est quelque chose qui a ses règles et sa manière de faire que les spécialistes connaissent, ça ne veut pas dire que la personne va se couper la peau dans sa main ou dans son pied et  faire sortir le sang, ce n’est pas ça mais c’est une manière de guérison, un traitement que connaissent les spécialistes  et les médecins. Donc lorsque le Prophète a fait cela, al-houjamah, il est sorti de son corps un peu de sang, le sang donc le Messager l’a donné à ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr et il lui a dit dans le sens de caches le, fais le disparaître. Qu’est ce que ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr a fait avec ce sang ? il l’a bu. Lorsque le Messager lui a dit : où as tu mis le sang ? Il lui a dit : je l’ai bu . Parce que lui au début il lui a dit : je l’ai fait disparaître, puisqu’il l’a bu il n’est plus visible, donc il a fait ce que le Prophète lui a dit mais il l’a mis dans son ventre. Grâce à ce qu’il bu du sang du Prophète ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr est devenu extrêmement téméraire, grâce aux bénédictions du sang du Prophète et ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy, que Allah l’agréé, et ceci comporte une preuve contre ceux qui renient le tabarrouk par les traces du Prophète    . ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr était un moujtahid parmi les compagnons il était un moujtahid et il était un saint parmi les compagnons c’est lui qui a considéré qu’il est bien de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète   . Ainsi lorsque le Prophète a appris ce que ^Abdou l–Lah Ibnou Zoubayr a fait il ne l’a pas blâmé, il ne l’a pas réprimandé pour ce qu’il a fait et ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a eu plus d’audace, il est devenu plus audacieux grâce à ce qu’il a bu du sang du Prophète et la preuve est que le Prophète   lorsqu’il a su que ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a bu son sang il a dit ce qui signifie ((Malheur aux gens qui auront a faire à toi)) c’est-à-dire tu vas avoir beaucoup d’audace contre les gens de l’égarement. Après cela ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr avait une grande audace contre les gens qui sèment le faux.

Donc le tabarrouk, la recherche des bénédictions par ses traces honorées     est chose permise et tout cela est une preuve que le Prophète tout entier est béni aussi bien ses cheveux, que ses ongles, que sa transpiration, que son sang, que sa salive. Et c’est lui qui a indiqué à la communauté de rechercher les bénédictions par ses traces honorées    . Ainsi nous terminons la deuxième partie de ce chapitre c’est pour cela que vous voyez sur le tableau :

-la première étape à savoir que le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  et donc que le tabarrouk n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas une forme d’association parce que l’adoration, comme on l’a cité, c’est l’extrême limite de l’humilité

-et donc le Prophète a indiqué aux gens de faire le tabarrouk. Comment a t il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk ? Parce que le Prophète s’est rasé le crâne et a distribué ses cheveux aux compagnons. Il a donné certains cheveux lui-même à ceux qui étaient à côté de lui, il a donné des cheveux à Abou Talhah et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Le Messager   a distribué ses cheveux à ses compagnons pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent les bénédictions et non pas pour qu’ils les mangent il faisaient ainsi le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Donc il arrivait que les compagnons, par la suite, faisaient tremper les cheveux dans de l’eau et ils donnaient à boire cette eau à certains malades comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Abou Dawoud. Et il est également confirmé que le Messager   a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant malade qui a ainsi guéri et il a également été rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète se coupait les ongles et les a distribué aux gens.  Tout cela nous indique que nous devons suivre le Messager  de Allah dans ce qu’il a indiqué à sa communauté. Pourquoi donc renier le fait de rechercher les bénédictions, de faire le tabarrouk par ses traces ?

 

Nous avons vu dans le cours précédent que le tabarrouk est permis et que donc ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas attribuer des associés à Allah et notre preuve pour cela c’est que le Messager    a indiqué le tabarrouk à sa communauté et ceci est déduit de son acte lorsqu’il a distribué ses cheveux, quand il a accomplit le pèlerinage de l’adieu, il a distribué ses cheveux après s’être rasé le crâne. Le fait que notre Prophète  a donné une partie de ses cheveux à Abou Talhah, une autre partie à ‘Oummou Soulaym et une partie qu’il a distribué lui–même est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk parce que c’est connu que les cheveux ne se mangent pas. Pourquoi les a-t-il distribué ? C’est afin que l’on recherche les bénédictions grâce à ses cheveux, qu’on fasse le tabarrouk grâce à ses cheveux, donc les cheveux que le Prophète a distribué à ses compagnons il les a distribué afin que cela reste une barakah, des bénédictions qui restent au sein de sa communauté. Également parmi les preuves du caractère permis du tabarrouk c’est l’acte du Prophète qui a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant qui était malade. Donc le fait que le Prophète ait mis de sa salive dans la bouche de cet enfant est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète, de faire le tabarrouk par les traces du Prophète. L’enfant a guéri suite à la salive du Prophète ceci est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions, la barakah, de faire le tabarrouk par le Prophète. Egalement une troisième preuve du hadith c’est le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans lequel il rapporte que le Prophète s’est coupé les ongles et les a donné à ses compagnons. Ceci est une petite preuve parmi tant de preuves que le Prophète a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk. Également il est rapporté que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète et par les traces du Prophète aussi bien durant la vie du Prophète qu’après la mort du Prophète.

Le hafidh AzZabidiyy dans le commentaire du livre Al-Ihya a rapporté de Ach-Cha^biyy qu’il a dit : « j’étais présent lorsque ^A’ichah, que Allah l’agréé, a dit :   j’ai fait un acte après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère à cause de cet acte alors ne m’enterrez pas à côté de lui. » ^A’ichah, que Allah l’agréé, il est arrivé qu’après la mort du Prophète     elle s’est retrouvée dans le camp qui était adverse à notre maître ^Aliyy. Après le décès de notre maître  ^Outhman les compagnons ont fait un pacte d’allégeance pour désigner notre maître ^Aliyy en tant que calife. Après notre maître ^Outhman, à cette époque là, il est arrivé des faits marquants au sein des musulmans : il est arrivé que certains musulmans s’étaient rebellés contre notre maître ^Aliyy, que Allah l’agréé, et la rébellion contre le calife, contre l’Emir des croyants est quelque chose qui est interdit. Si la rébellion est interdite que dire alors du fait de le combattre ! Ce qui est arrivé c’est que certains avaient insisté auprès de  ^A’ichah, que Allah l’agréé, pour qu’elle vienne réconcilier et résoudre le différend qui a éclaté entre les musulmans. Sur le chemin il est arrivé que ^A’ichah a entendu des chiens aboyer, quand elle a entendu les aboiements des chiens elle a demandé quel est le nom de l’endroit où elle se trouvait, on lui  a répondu cet endroit s’appelle Al-Haw’ab, quand elle a fait attention au chameau sur lequel elle était elle a trouvé que c’était un chameau qui était ‘ad’ab c’est-à-dire qui avait beaucoup de poils. Elle s’est alors rappelé du hadith du Messager     à savoir que le Messager a rassemblé un jour ses épouses et leur a dit ce qui signifie : (( Laquelle d’entre vous sera celle qui aura le chameau qui a beaucoup  de poils ‘ad’ab et sur laquelle vont aboyer les chiens de Al-Haw’ab ?)) puis il s’est adressé en particulier à  ^A’ichah et il lui a dit ce qui signifie : (( Tâches de faire en sorte que ce ne soit pas toi Ô ^A’ichah) ) quand cela s’est produit et qu’elle s’est trouvé sur un tel chameau et à tel endroit avec des chiens qui aboyaient elle a dit au gens qui l’accompagnaient : « Je voudrais revenir d’où je suis venue » mais ils avaient insisté auprès d’elle. Ils lui ont dit, parce c’était la mère des croyants, l’épouse du Messager de Allah, ils lui ont dit : « Puisse Allah réparer grâce à toi le différend qui a éclaté entre les musulmans ». Et avec cet argument elle a poursuivi son chemin et son péché était de se retrouver dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy le péché de  ^A’ichah était donc de rester dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy. Par la suite chaque fois qu’elle se rappelait de cet événement elle regrettait et elle en pleurait jusqu’à mouiller son voile. Elle, elle avait fait le repentir, elle avait regretté, elle pleurait jusqu’à mouiller son voile mais malgré tout cela elle avait dit ce quelle avait dit dans ce hadith c’est pour cela qu’elle disait : «  J’ai fait quelque chose après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère maintenant alors ne m’enterrez pas avec lui » c’est-à-dire ce qu’elle a fait, dont elle parle dans ce hadith c’est de se retrouver dans le camp adverse à ^Aliyy lorsqu’elle était sur le chameau poilu et  dans la région de Al-Haw’ab c’est pour cela qu’elle a dit : «  Je ne voudrais pas être près du Messager de Allah sans savoir comment il me considère à cause de cela » puis elle a demandé d’avoir un bout d’étoffe qui provient du qamis, de la chemise du Messager de Allah et elle leur a dit : «  Posez ce bout d’étoffe sur ma poitrine et enterrez le avec moi puissais je éviter le supplice de la tombe grâce à cela. » ^A’ichah fait partie de ceux qui sont sauvés du supplice, elle n’est pas suppliciée mais elle a dit cela par sa crainte du châtiment de Allah. ^A’ichah est celle qui a le plus science, de jurisprudence parmi les femmes de l’humanité il n’y a pas eu et il n’y aura pas qui a plus de science, de jurisprudence que ^A’ichah, que Allah l’agréé, et ^A’ichah fait partie de ceux qui ont reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis mais malgré tout cela elle a dit ces paroles, c’était par son extrême crainte du châtiment de Allah ta^ala. ^A’ichah qu’a t elle fait ? Elle a demandé qu’on lui donne un bout de tissu qui provient de la chemise, du qamis du Messager de Allah et elle a demandé que ce bout de tissu soit enterré avec elle. Pour quelle raison ? Pour la barakah, les bénédictions, le bien que ce tissu comporte. Comment ce tissu comporte t il tant de bénédictions ? C’est parce que ce tissu a été en contact, a touché la peau du Messager de Allah . Ceci est une des preuves de ‘Ahlou s-Sounnah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Messager de Allah . Qui a fait cela ?  ^A’ichah la mère des croyants, c’est la cinquième des femmes par ordre de mérite selon le jugement de Allah tabaraka wa ta^ala et, comme on l’a dit, elle fait partie des saintes et elle a reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Cela, quand elle a dit cela ça ne veut pas dire quelle craint, qu’elle pense qu’elle risque de rentrer dans le feu de l’enfer mais elle visait par cela les caractéristiques qui ne sont pas des caractéristiques de perfection. La preuve de ‘Ahlou s-Sounnah c’est la parole et l’acte de ^A’ichah, que Allah l’agréé, le hadith qui l’a rapporté ? C’est  AzZabidiyy d’après Ach-Cha^biyy dans le commentaire de Al-Ihya. S’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ce qui a été en contact avec la peau du Messager de Allah que dire alors du tabarrouk par ce qui fait partie du corps du Messager de Allah !

Parmi les preuves également il y a ce qui est rapporté de l’acte de ‘Asma, que Allah l’agréé, la fille de Abou Bakr, que Allah l’agréé et qui est donc la soeur de ^A’icha. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après le Mawla de ‘Asma, la fille Abou Bakr que Allah l’agréé,  le Mawla de ’Asma a dit : « ‘Asma nous  a ramené une joubbah– la joubbah c’est une cape qui est longue- et il a décrit cette joubbah et il a dit que ‘Asma a dit : cette joubbah c’est celle du Messager de Allah elle était chez ^A’ichah, c’est-à-dire après la mort du Prophète c’était ^A’ichah qui l’avait gardé chez elle et lorsque ^A’ichah est morte ‘Asma a dit je l’ai récupéré et le Prophète    la mettait de son vivant et nous nous la mettons dans l’eau pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à cette joubbah , grâce à ce vêtement. » Lorsqu’il y a eu une version où elle a dit : «  nous la lavons pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à elle ». Et dans une version il y a changement dans les termes elle a dit : « nous la lavons pour le malade d’entre nous. » Pourquoi faisait elle cela ? C’était par recherche des bénédictions par les traces du Prophète.   Pourquoi avec cette joubbah en particulier ? Parce que c’était une joubbah qui a été en contact avec le corps de Messager de Allah. si on recherche les bénédictions par l’eau dans lequel est plongé un des vêtements du Messager de Allah que dire alors de la recherche de bénédictions, du tabarrouk par les cheveux du Prophète ou ce qui est cet ordre qui fait partie de son corps ! Et de plus qui comprend le mieux la religion et les actes du Messager de Allah est ce que ce sont les compagnons ou est ce que ce sont les wahhabites ? Si les compagnons font le tabarrouk alors que dire de nous, pourquoi nous ne le ferions pas? De la part de qui cela a eu lieu ? Cela a eu lieu de la part de ^A’ichah la mère des croyants, la fille de Abou Bakr et également de sa soeur ‘Asma la fille de Abou Bakr, que Allah les agréé.

C’est également l’acte d’un autre compagnon qui s’appelle Handhalah fils de  Houdhaym. Qu’est ce que ce compagnon a dit ? Il a dit : « je suis parti avec mon grand-père Houdhaym auprès du Messager de Allah »      . donc il a dit mon grand-père a dit : « Ô Messager de Allah j’ai des fils qui sont déjà adultes qui ont des barbes et d’autres encore et celui là c’est le plus petit d’entre eux ». Donc Handhalah est son petit fils mais il est considéré comme un fils puisqu’il est de sa descendance donc lorsqu’il a dit : « j’ai des fils, j’ai des enfants » il n’y a pas de contradiction. donc Handhalah a dit : « le Messager de Allah m’a fait rapproché de lui et il a passé sa main sur ma tête et le Messager lui a dit :  ((  بارك الله فيك )) (( Baraka l-Lahou fika)) ce qui signifie : (( Que Allah fasse qu’il y ait des bénédictions en toi)).Adh-Dhayyal a dit : « je voyais par la suite Handhalah on lui ramenait un homme qui avait un visage tuméfié ou une brebis qui avait une mamelle tuméfiée et il disait : « Bismi l-Lah » sur l’emplacement de la paume du Messager de Allah puis il passait la main dessus et la tumeur disparaissait . Handhalah qu’a t-il dit? Il a dit : « je suis parti avec mon grand père auprès du Messager de Allah et le Messager    l’a fait rapproché de lui et il a passé sa main honorée sur la tête de Handhalah et Handhalah il a était cité par la suite, à son sujet qu’on lui ramenait un homme qui avait une tumeur sur le visage. Qu’est-ce que Handhalah faisait ? Il posait sa propre main à lui sur sa propre tête, c’est-à-dire l’endroit qu’avait touché le Messager de Allah quand il était enfant, et ensuite il passait sa main sur la partie qui était malade du visage de la personne et cette partie guérissait par la barakah du Messager de Allah il disait :«Bismi l-Lah » lorsqu’il touchait l’emplacement qu’avait touché le Messager de Allah puis il mettait sa main sur la tumeur et elle disparaissait, non seulement l’homme dont le visage était tuméfié mais également le brebis qui avait une tumeur dans sa mamelle.  cela que représente il ?  Cela représente un tabarrouk, une recherche de bénédictions par le ‘athar, les traces du Prophète.    Si déjà la barakah, les bénédictions sont obtenues en posant la main sur l’endroit sur lequel le Messager de Allah avait mis sa main auparavant ça c’est une preuve de barakah, de bénédictions et ce hadith qui l’a rapporté ? C’est At-Tabaraniyy qui l’a rapporté dans Al-Mou^jam Al-‘Awsat et Al Mou^jam Al Kabir et c’est également  Ahmad qui l’a rapporté dans un long hadith et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce qu’a rapporté Ahmad sont thiqat c’est-à-dire dignes de confiance.

Il y a également ce qui s’est produit avec Thabit. Qui est Thabit ? Il s’agit de Thabit AlBounaniyy c’est celui là même, lorsqu’on avait creusé plus tard auprès de sa tombe, on l’avait vu en train d’accomplir la prière dans sa tombe.    Lorsque ceux qui avaient creusé la tombe à côté de la tombe de Thabit ils sont partis demander auprès de sa soeur lui demander au sujet de Thabit et lorsqu’ils avaient posé la question à sa soeur qu’est ce que Thabit faisait de particulier durant sa vie elle leur a demandé pourquoi est ce que vous me demandez cela et ils lui ont dit ce qu’ils avaient vu dans sa tombe c’est alors qu’elle leur a dit que Thabit avait veillé la nuit toutes les nuits durant cinquante ans en faisant des actes d’adoration surérogatoires et il disait dans son invocation :  « Ô Allah si Tu donnes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe alors accorde moi cela ». C’est ainsi qu’on l’avait vu entrain d’accomplir la prière dans sa tombe. Donc ce même Thabit AlBounaniyy a dit donc durant sa vie : « je suis parti voir ‘Anas -qui est ‘Anas ? ‘Anas c’est ‘Anas Ibnou Malik qui était le serviteur du Messager de Allah- il a dit : lorsque je rendais visite à ‘Anas on lui disait où je me trouvais et je rentrais et je prenais ses mains  et je les embrassais ». Donc Thabit disait : «  ce sont deux mains qui ont touché le Messager de Allah et il les embrassait,  puis j’embrassais ses yeux et je disais ce sont deux yeux qui ont vu le Messager de Allah » pourquoi donc embrassait il les mains de ‘Anas ? Parce que c’était des mains qui avaient touché le Messager de Allah et pourquoi embrassait il ses yeux ? Parce que c’était deux yeux qui avaient vu le Messager de Allah, également il embrassait la paume de la main qui avait touché le Messager de Allah pourquoi faisait il cela ? Pour rechercher les bénédictions, le tabarrouk par les traces du Messager de Allah. Pourquoi faisait il cela ? Pour sa conviction que la barakah, les bénédictions se trouvaient dans ces mains qui avaient touché le Messager de Allah et que les bénédictions, la barakah se trouvaient dans les yeux qui avaient vu le Messager de Allah. qui a agi de la sorte ? C’était Thabit AlBounaniyy qui faisait partie de ceux qui avaient un haut degré. Non seulement Thabit AlBounaniyy avait fait cela mais ‘Anas Ibnou Malik était en accord avec lui pour ce qu’il avait fait parce que si cela était un acte réprimandable ou blâmable alors ‘Anas l’aurait renié. Qui a rapporté ce hadith ? C’est Abou Ya^la et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce hadith font partie de ceux qui sont du degré du sahih, tout cela indique le caractère permis de faire le tabarrouk. Est ce que nous allons mettre de côté l’acte de ^A’ichah, l’acte de ‘Asma, l’acte de Handhalah, l’acte de Thabit et de ‘Anas pour agir comme ceux qui prétendent être Salafites? Thabit Al-Bounaniyy était en plus l’élève de ‘Anas Ibnou Malik.

Il y a également ce qui nous est parvenu de Abou Ayyoub Al-Ansariyy d’après Dawoud fils de Abou Salih il a dit : « Marwan est venu un jour et il a trouvé un homme posant le front sur la tombe il lui a dit : sais tu ce que tu es entrain de faire là ? et lorsque il lui a tourné le visage il a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub. » Qu’est ce qui nous est rapporté ici ? C’est que Marwan est venu, il s’agit de qui ? De Marwan fils de Al-Hakam. Qui était Marwan Ibnou l-Hakam ? C’était un gouverneur de la ville de Médine de la part de Mou^awiyyah et Marwan Ibnou l-Hakam n’avait pas vu le Messager de Allah tout comme l’a rapporté AlBoukhariyy. Qu’est ce qui a eu lieu ? Marwan Ibnou l-Hakam est donc venu et  a vu un homme posant le front sur la tombe, c’était la tombe du Prophète, et cet homme a dit à cet homme qu’il n’avait pas reconnu : « sais tu ce que tu es en train de faire là ? » Lorsque l’homme a relevé son visage Marwan a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Abou Ayyoub il s’appelle Khalid fils de Zayd, Abou Ayyoub Al-Ansariyy est un compagnon qui fait partie des habitants de Médine, Abou Ayyoub est celui là même chez qui le Messager de Allah a résidé au tout début de son arrivée à Médine en provenance de la Mecque. qu’était la réponse de Abou Ayyoub? Il lui a dit : « oui, je suis venu au Messager de Allah et je ne suis pas venu pour la pierre ». Marwan Ibnou l-Hakam n’a rien trouvé à dire, il ne pouvait pas lui renier ce qu’il fait. Ni Marwan ni ceux qui étaient de cette époque là n’ont renié ce qu’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Si c’était un acte blâmable est ce que les compagnons et les savants allaient le laisser agir de la sorte ? Mais les wahhabites eux déclarent mécréant Abou Ayyoub. Les wahhabites ont déclaré Abou Ayyoub Al-Ansariyy mécréant parce qu’ils déclarent mécréant celui qui fait cet acte, que Allah nous en préserve.  Et  Abou Ayyoub tellement il avait d’audace il a dit à Marwan : «  j’ai entendu le Messager de Allah dire: (( لا تبكوا على الدين إذا و ليه أهله و لكن ابكوا عليه إذا و ليه غير أهله )) ce qui signifie : ((Ne vous lamentez pas ou ne vous chagrinez pas pour la religion lorsque ce sont des gens qui sont aptes à assumer la responsabilité qui s’en chargent mais chagrinez vous pour la religion si ce sont des gens qui ne sont pas aptes pour assumer la responsabilité qui s’en chargent.)) Il a ainsi dit à Marwan dans d’autres termes, toi tu n’es pas apte Marwan à assumer la responsabilité de gouverner. Est ce que nous déclarons mécréant le compagnon Abou Ayyoub Al-Ansariyy ou alors nous allons le prendre pour modèle et pour exemple dans l’acte qu’il a fait ? Ce hadith a été rapporté par l’Imam ‘Ahmad et également par AtTabaraniyy dans Al Mou^jam Al-Kabir et Al-Mou^jam Al-‘Awsat.

Il y a également ce qui est rapporté de Khalid Ibnou l-Walid que Allah l’agréé,  Al-Bayhaqiyy a rapporté dans  Dala’ilou n-Noubouwwah ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et d’autres que ces deux là avec une chaîne de transmission que Khalid Ibnou l-Walid a perdu sa qalançouwa la jour de Al-Yarmouk, Khalid a dit  aux gens : « recherchez la moi » mais ils ne l’ont pas retrouvée, puis il l’ont recherchée à nouveau et ils l’ont retrouvée. Khalid a dit : « le Messager de Allah a fait une ^Oumrah et il s’est rasé le crâne et les gens ont alors été les premiers pour prendre les cheveux qui étaient sur les côtés, les cheveux que le Prophète a rasé mais j’ai été avant eux pour récupérer les cheveux qui sont en avant de son crâne et Khalid a ajouté :  j’ai mis ces cheveux dans cette qalançouwa c’est-à-dire ce que l’on met sur la tête et Khalid a dit : je n’ai jamais été présent dans un combat en ayant avec moi cette qalançouwa, donc qui comportait les cheveux du Prophète, sans que j’ai eu la victoire ». Cela que veut il dire ? C’est que ces victoires qu’a eu notre maître Khalid sont grâce à la barakah, grâce à ces cheveux qu’il avait placé dans sa qalançouwa, ce qu’il posait sur sa tête. Donc le Prophète, tout comme il s’était rasé le crâne lors du pèlerinage, il a également rasé son crâne durant une ^Oumrah. Et ceci est une preuve de la part de notre maître Khalid que les compagnons avaient pris les cheveux du Prophète pour faire le tabarrouk tout comme lui-même notre maître Khalid l’a fait. et ce qu’a pu  obtenir notre maître Khalid c’est qu’il ait eu les cheveux qui venaient de l’avant du crâne du Messager de Allah . Et ce récit est sahih, sûr, tout comme a mentionné cela le Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans son   Ta^liq ^ala Al-Matalibou Al-^Aliyah. ainsi dans ce livre du Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans le tome 4 en page 90 il a dit : « AlBousiriyy a dit  c’est Abou Ya^la qui l’a rapporté avec une chaîne de transmission sahih, sûre, et AlHaythamiyy a dit que c’est également AtTabaraniyy et Abou Ya^la qui l’ont rapporté de cette manière et les hommes qui composent leur chaînes de transmission respectives font partie de ceux qui composent des hadiths sahih. » Ainsi notre maître Khalid Ibnou l-Walid qui est connu pour son courage, son audace, sa témérité a dit : « je n’ai jamais été présent lors d’une bataille en ayant avec moi cette qalançouwa sans avoir eu la victoire ». Il n’y a  pas que ce que nous avons vu ici qui est une preuve de la part  des compagnons qu’ils faisaient le tabarrouk mais les preuves sont très nombreuses.

Il y a également ce qui est parvenu de notre maître Bilal, que Allah l’agrée, qui est le mou’addhin du  Messager de Allah. As-Soumhoudiyyou dans le livre Wafa’i Al-Wafa’i a dit ce qui suit : « lorsque Bilal, que Allah l’agréé, était venu en provenance de Ach-Cham pour rendre visite au Prophète       il est parti auprès de sa tombe et il pleurait auprès de lui en se frottant le visage contre la tombe ». Et la chaîne de transmission est bonne,  jayyid, tout comme cela  a été cité auparavant.  Notre maître Bilal, que Allah l’agréé, après le décès du Messager de Allah a résidé une certaine période à Ach-Cham, durant cette période il a vu le Messager de Allah dans le rêve et dans le rêve le Prophète a dit à notre maître Bilal ce qui signifie :  ((Quelle est cette froideur, Ô Bilal  )) parce que Bilal du fait qu’il se trouvait à Ach-Cham a manqué pendant une certaine période à rendre visite au Messager de Allah et à cause de cela  Bilal a décidé de rendre visite au  Messager    . Et lorsque Bilal est entré à Médine Al-Haçan et Al-Houçayn l’ont vu ils lui ont dit : « nous nous languissons de ton appel à la prière, Ô Bilal » alors Bilal a fait al-‘addhan, l’appel à la prière. Lorsque Bilal a dit : « ‘Allahou ‘Akbar » toute Médine a tressailli et les femmes étaient sorties par joie de l’appel de Bilal et les gens pleuraient pour l’appel à la prière de Bilal qui avait quitté Médine après la mort du Messager de Allah . C’est alors que Bilal est parti rendre visite au Messager de Allah et  a frotté son visage contre sa tombe en pleurant, aucun compagnon ne lui a renié son acte. Est-ce que nous suivons les compagnons ou nous suivons les hypocrites ? Bilal qu’est ce qu’il a fait ? Il a fait le tabarrouk par la terre qui est auprès du Messager de Allah.     Pourquoi a  t il donc fait cela ?  Par recherche des bénédictions par les traces du Prophète     . et cela  de la part de qui a-t-il eu lieu ?  C’est de la part du mou’addhin, de celui qui fait l’appel à la prière  pour le  Messager de Allah et c’est ce même  Bilal au sujet de qui le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Le Paradis se languit de trois personnes )) et Bilal fait partie de ces trois là. Il est parvenu que le Messager a dit ce qui signifie : (( Le Paradis se languit de trois)) si le paradis se languit de lui est ce que quelqu’un va oser blâmer son acte que Allah l’agréé? Tant il avait de l’amour et tant il se languissait du Messager de Allah il a   fait le voyage pour rendre visite au Prophète et  s’est frotté le visage contre la terre qui enveloppait, qui était au dessus du corps du Messager de Allah pour faire le tabarrouk.

Pourquoi ont-ils agit de la sorte?  Par amour et par languissement du Messager de Allah. Par amour pour le    Messager de Allah certains compagnons, après le décès du Prophète, se sont retrouvés paralysés une certaine période, tellement ils avaient de la peine suite au décès du Messager   certains compagnons s’étaient retrouvés incapables de marcher pendant un certain temps mais ils avaient supporté l’épreuve, cela ne les a pas amené à commettre de péchés. Notre maître ^Oumar avait pensé que  le Messager de Allah n’allait pas mourir avant eux, il pensait que le Messager allait mourir après eux et c’est pour cela alors qu’on lui a dit  que le Messager de Allah était mort il n’avait pas cru à cette nouvelle, il avait eu peur que les hypocrites se réjouissent de cette nouvelle et lorsque notre maître Abou Bakr AsSiddiq leur a dit : « Allah est vivant Il ne meurt pas » les compagnons s’étaient calmés. Notre maître Abou Bakr As Siddiq, que Allah l’agréé, était celui des compagnons qui avait le cœur le plus fort et il était celui qui aimait le plus le Messager de Allah en effet l’amour est une chose et la patience est une autre chose. Certaines femmes de la proche parenté du Messager de Allah après sa mort s’étaient mises à dire de la poésie pour pleurer sa mort     . Qui était cette femme? C’était sa tante paternelle Safiyyah. Elle a dit de la poésie au sujet du Prophète    elle a dit :

 

Mon chagrin pour la perte du  Messager est grand

Et ce que je dis là pour le Messager  ne représente pas grand-chose

La terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel

Et son ami  et compagnon  Jibril également l’a pleuré.

Ô Messager de Allah tu es un espoir pour nous

Et tu étais pour nous bienfaisant et tu n’étais pas de ceux qui agissent avec froideur

 

Il est possible que les anges pleurent, elle a dit : « la terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel » il est possible que les anges pleurent parce que leur cœur est tendre, leur crainte de Allah est grande bien qu’ils ne commettent pas de péchés, ils craignent Allah et ils ne Lui désobéissent pas. Que dire alors de notre maître Bilal qui a voyagé et qui s’est frotté le visage sur la tombe du Prophète après que le Messager lui ait dit dans le rêve ce qui signifie : (( Quelle froideur, Ô Bilal tu ne nous a pas rendu visite)).

Il y a également ce qui s’est produit de la part de Fatima, la fille du Messager  de Allah. Ainsi dans  Touhfah de Ibnou ^akir d’après ^Aliyy, que Allah l’agréé, qu’il a dit : « lorsque le Messager de Allah a été mis dans sa tombe c’est alors que Fatima, que Allah ta^ala l’agréé, s’est tenue devant sa tombe et a pris une poignée de terre de sa tombe et l’a posé sur son oeil et s’est mise à pleurer.  elle a dit de la poésie :

 

Celui qui a senti la terre de la tombe de ‘Ahmad

Du fait qu’il a senti cela même si durant toute sa vie

Il ne ressent rien d’autre des plus beaux parfums il n’aura rien perdu

Il a été déversé sur moi des épreuves

Si elle avaient été déversées sur les journées elle se seraient transformées en nuits. »

 

Donc qu’est ce qu’elle a dit en poésie également ?  C’est  que celui qui a senti un jour la terre dans laquelle est enterré ‘Ahmad le Prophète du fait qu’il ait senti cela il n’aura rien perdu si durant toute a vie il ne sent rien des ghawaliyah et ghawaliyah c’est le pluriel de ghaliyah qui est un parfum très connu, c’est un parfum qui est très connu composé d’un mélange de ^oud, de bois de santal et autre que cela, il était très utilisé par le passé et tellement il est bon ce parfum il est appelé ghaliyah c’est-à-dire précieux et cher. Que veulent dire les propos de Fatima ? C’est-à-dire que la terre  dans laquelle est enterré le Prophète a un parfum bien meilleur que ce parfum là al-ghaliyah, c’est-à-dire que celui qui aura senti une fois la terre du Messager de Allah cela est mieux pour lui qu’il ne sente toute sa vie de alghaliyah. C’est  Fatima que  Allah l’agréé, qui est la fille du Messager de Allah et la deuxième meilleure femme de toute l’humanité qui a dit cela, c’est à elle que le Messager de Allah a confié qu’il allait bientôt mourir et qu’elle était la première de ses proches parents à le rejoindre et c’est  à elle que remonte et que revient cette lignée honorée, l’ascendance honorée de ceux qui aujourd’hui font partie des descendants du Prophète, c’est elle qui a dit auprès de la tombe du Messager de Allah ces vers de poésie. C’est-à-dire c’est elle qui a dit que celui qui aura senti une seule fois la terre où est enterré le Messager de Allah cela vaut mieux pour lui que s’il sentait toute sa vie du parfum de al-ghaliyah. Tout cela qu’est ce qu’il indique? Il indique qu’il n’y a aucune considération à donner  à ceux qui interdisent de faire le tabarrouk par le Messager de Allah. Si le fait de rendre visite et de poser le front sur la tombe du Messager de Allah comme l’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy que cela n’est pas réprimandable et qu’aucun des compagnons n‘a renié cela que disent les wahhabites après cela?  Est ce qu’ils déclarent mécréant Abou Ayyoub ou qu’est ce qu’ils font? Le fait que les wahhabites déclarent mécréants les gens de notre époque qui rendent visite aux tombes saints et des vertueux cette accusation de mécréance à l’égard des gens de notre époque remonte également à ceux qui nous ont précédé et qui rendaient visite aux tombes des saints et des vertueux ils auront ainsi  accusé de mécréance aussi bien le Salaf que le Khalaf.

 

Les gens ont suivi les compagnons, que Allah les agréé, dans ce qu’ils ont fait, dans le tabarrouk et par la suite le Khalaf a suivi en cela le Salaf c’est pour cela que jusqu’à nos jours les gens font le tabarrouk, recherchent les bénédictions par ses traces. C’est pour cela que nous retrouvons dans les mosquées, dans les pays des musulmans, des traces du Messager de Allah et ils montrent aux gens ce qu’ils ont comme traces du  Messager de Allah pour que les gens en fassent le tabarrouk, ils le font de temps à autre. Et c’est pour cela que dans certains musées jusqu’à nos jours comme en Turquie ils exposent les traces du Messager de Allah tout cela pour suivre ainsi les compagnons du   Messager de Allah .

Preuve en est de ce qui nous est parvenu de ce qu’a fait l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, pourquoi citons nous particulièrement l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal ? Parce que les wahhabites prétendent le suivre, les assimilateurs qui se réclament de l’Imam Hanbalite prétendent suivre l’Imam ‘Ahmad alors que  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et l’école de  l’Imam ‘Ahmad sont innocents de ce que ces assimilateurs ont comme croyance. C’est pour cela que nous énonçons particulièrement ce que rapporte l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal pour montrer justement la calomnie des assimilateurs et des wahhabites qui se prétendent et qui se réclament et qui disent suivre l’école de  l’Imam ‘Ahmad ainsi AdhDhahabiyy a rapporté dans son livre AsSiyar que ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad a dit : « j’ai vu mon père prendre un des cheveux du Prophète, le poser devant ses lèvres et l’embrasser et je pense l’avoir vu poser le cheveu sur son oeil et je l’ai vu plonger le cheveu dans l’eau et boire cette eau pour en rechercher la guérison et je l’ai vu prendre le plat du Prophète, le mettre dans l’eau et boire dedans  et je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam pour en rechercher la guérison et il s’en mouillait les mains et le visage ».  Tout cela est rapporté de qui ? Tout cela est rapporté de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal de qui se réclament à tort les wahhabites. Qui a rapporté cela de lui ? C’est son propre fils ^Abdou l-Lah. Et qu’est ce qu’a dit ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ? Il a dit : « je voyais mon père prendre un cheveu du Prophète et l’embrasser, non seulement il embrassait le cheveu du Prophète pour rechercher la barakah, les bénédictions mais il dit : je pense l’avoir vu également poser ce cheveu sur son œil, et en plus de tout cela il a dit : je le voyais plonger ce cheveu dans l’eau, mettre ce cheveu dans l’eau et boire cette eau qui  a été en contact avec ce cheveu pour rechercher la guérison par cette eau »,  tout cela il le faisait avec le cheveu du Messager de Allah . Donc embrasser le cheveu, le passer sur son œil et le mettre dans l’eau pour boire cette eau et en plus de tout cela l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a pris le plat c’est-à-dire le récipient dans lequel le Messager   mangeait et il le mettait dans l’eau, il puisait de l’eau avec, il le remplissait d’eau et il buvait de cette eau par tabarrouk. Il l’a vu faire cela et il l’a vu également boire de l’eau de Zamzam, cette eau dont le Prophète a fait l’éloge. Pourquoi renier ces actes après tout cela ? Et tout cela qui l’a rapporté c’est AdhDhahabiyy dans son livre AsSiyar c’est ce même AdhDhahabiyy duquel les wahhabites disent beaucoup de bien parce que c’est un assimilateur comme eux. Est ce qu’ils vont lui renier ce qu’il a rapporté ici ou qu’est ce qu’ils vont lui dire ?

Et après tout cela que font les assimilateurs avec le texte de l’Imam ‘Ahmad qu’a rapporté de lui son propre fils ^Abdoul-Lah dans le livre Al-^Ilal wa Ma^rifatou r-Rijal ? Il a dit : « je lui ai posé la question c’est-à-dire il a interrogé son père  l’Imam ‘Ahmad, au sujet d’un homme qui touchait le minbar du Prophète il faisait le tabarrouk en le touchant, il recherchait les bénédictions l’augmentation en bien en touchant ce minbar et il l’embrassait et il faisait la même chose avec la tombe du Prophète ou ce qui est de cet ordre il veut ainsi se rapprocher de l’agrément de Allah alors l’Imam a répondu à son fils : la ba’sa bidhalika fin de citation. Le grand Imam, celui qui a l’école de jurisprudence extrêmement connue, l’Imam ‘Ahmad a dit la ba’sa bidhalika, que c’est bien de faire cela   il a été interrogé au sujet de celui qui touche le minbar du Prophète par tabarrouk et il n’a pas renié l’acte d’une pareille personne.  Pourquoi l’homme sujet de la question touche t il le minbar du Messager de Allah? Parce que le Messager de Allah l’a touché et que cet homme cherche à obtenir les bénédictions, il veut faire le tabarrouk par ce que le Prophète a touché.  Non seulement il agit de la sorte avec le minbar du Messager de Allah mais il fait la même chose avec la tombe du Messager de Allah et pourquoi il agit de la sorte avec la tombe du Messager de Allah? Parce qu’elle comporte le Prophète      . Si au sujet de tous ces actes l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a dit: la ba’sa bidhalika -Il n’y a pas de mal en cela, c’est quelque chose de bien- pourquoi renier ces actes? et de plus cet exemplaire qui comporte cette réponse de l’Imam ‘Ahmad est un exemplaire, est  une édition sur laquelle on se base, c’est une édition qui fait référence qui a été imprimée à Istanbul sur la base d’un manuscrit qui comporte l’écriture de Abou ^Aliyy As-Sawwab et qui a été de plus comparée et authentifiée par rapport au manuscrit de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘ Ahmad Ibnou Hanbal lorsque l’Imam ‘Ahmad a dit que la ba’sa bidhalika au sujet de ce que faisait l’homme c’est-à-dire que ce n’est pas interdit. Quant aux wahhabites, que Allah nous préserve d’eux, disent que c’est de l’association  comment après dire cela disent ils qu’ils sont des hanbalites, comment après cela prétendent ils qu’ils sont sur l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agréé ?

Et plus encore leur Chaykh, le Chaykh des wahhabites Ibnou Taymiyyah dans son livre   ^Iqtida ou sSirat ou l- Moustaqim a dit : « ‘Ahmad a autorisé ainsi que d’autres que lui a frotter la main sur le minbar ainsi que  sur ar-roumanah qui sont le lieu ou s’asseyait le Prophète et où il posait sa main » c’est Ibnou Taymiyyah qui rapporte cela de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, c’est le Chaykh des wahhabites, leur référence Ibnou Taymiyyah qui a rapporté que l’Imam ‘Ahmad a autorisé de passer la main sur le minbar du Prophète et la roumanah. Pourquoi les gens passent ils  leurs main sur le minbar? Parce que c’est un endroit qui a été en contact avec le Messager de Allah il en est de même pour  ar-roumanah, le pommeau qui est quelque chose d’arrondi sur lequel le Prophète posait la main. Donc si  l’Imam ‘Ahmad a autorisé de faire le tabarrouk par le lieu sur lequel s’asseyait le Prophète et sur lequel il posait sa main que dire alors de son corps ? Mais avec tout cela ils disent suivre l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah, l’agréé  c’est pour cela que les Imams de l’école Hanbalite disent au sujet des assimilateurs qu’ils sont des gens qui ont amené l’opprobre sur l’école c’est-à-dire ils ont fait du mal à l’école Hanbalite.

Egalement il y a une autre preuve qu’a rapporté Mansour Al Bouhoutiyy qui est Hanbalite dans son livre Kachafou l Qina’i donc Mansour Al Bouhoutiyy le Hanbalite a dit que l’Imam ‘Ahmad a dit à Al- Marwaziyy qu’il fait le tawassoul, c’est-à-dire celui qui demande la pluie, il fait le tawassoul par le Prophète qu’il fait des invocations et le texte de la parole de  Kachafou l Qina’i l’Imam ‘Ahmad a dit dans son Mansaq qu’il a écrit pour Al-Marwaziyy que l’on fait le tawassoul par le Prophète dans les invocations et il a été catégorique sur cela dans Al-Mousta^wab et d’autres c’est-à-dire lorsqu’on demande à avoir la pluie. Ceci est une autre preuve de la part de ‘Ahlou s-Sounnah sur le caractère permis de cet acte ceci est une faible part des preuves que l’Imam de l’école Hanbalite fait le tabarrouk, cette même école de laquelle se réclament à tort les wahhabites parce que si eux même disaient : « nous sommes des wahhabites » les gens vont les fuir c’est pour cela qu’ils disent calomnieusement et mensongèrement que ce sont des gens qui suivent l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal.

Et plus ce qui est parvenu de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il est parvenu également ce qui est la même chose de son compagnon ‘Ibrahim Al-Harbiyy.‘Ibrahim Al-Harbiyy était un hafidh, un faqih spécialiste de jurisprudence et mouhaddith il était moujtahid et était de ceux qui apprenaient, qui connaissaient le hadith et qui étaient ascètes. C’est pour cela qu’on le comparait à  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agréé tous les deux, qu’a-t-il dit ? Il a dit : « il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète ». S’il est recommandé d’embrasser la chambre du Messager de Allah que dire alors de la terre qui a enveloppé le corps du Messager  ou du vêtement qui a été en contact avec le Messager ? Cette parole de  ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui l’a rapporté ? C’est  Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite dans son livre  Kachafou l Qina^ et en quelle occasion Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite a rapporté cette parole de ‘Ibrahim Al-Harbiyy ? A l’occasion de la réplique à Ibnou Taymiyyah dans sa prétention fausse, bien sûr, que le Salaf et les Imams se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète et aux autres Prophètes et vertueux alors il ne se frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas. Ibnou Taymiyyah qu’a t’il prétendu ? Il a prétendu que le Salaf tout comme les Imans se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète ou à d’autres Prophètes et vertueux alors il se ne frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas.  Mais pour montrer que la parole de  Ibnou Taymiyyah celle là est fausse, que ce n’est pas vrai, pour lui répliquer Al-Bouhoutiyy Al-Hanbaliyy a dit : ‘Ibrahim Al-Harbiyy a dit :il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète     . Ce hafidh, c’est-à-dire ce spécialiste du hadith est faqih spécialiste de jurisprudence et moujtahid. ‘Ibrahim Al-Harbiyy l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal envoyait son propre fils apprendre chez lui, est ce qu’il va envoyer son fils à quelqu’un qui lui enseigne l’égarement ? Pourquoi renier ce qu’on dit ces illustres savants?

Il n’y a pas seulement cela qui est parvenu dans l’école Hanbalite mais il y a également ce qui est rapporté du hafidh ^Abdou l-Ghaniyy Ibnou  Sa^id ce hafidh était Hanbalite c’est-à-dire qu’il fait partie de ceux qui ont suivi l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal. Ce hafidh avait comme une verrue qui est sortie de sa peau et lui a fait pas beaucoup de mal il n’a pas pu en guérir, lorsqu’il a eu beaucoup de peine pour guérir de cette chose qui est sortie de sa peau, cette verrue  il est parti auprès de la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il l’a frotté sur la tombe de l’Imam ‘Ahmad et il en a guéri. S’il a guéri de cela en ayant frotté sa peau à la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal que ce serait il passé s’il avait frotté sa peau sur la tombe du Messager de Allah ? Pourquoi après tout ce qui est rapporté se prétendent ils de l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et disent ils qu’ils suivent son école ?

Et c’est ainsi qu’on sait que Ibnou Taymiyah ainsi que ceux qui l’ont suivi se sont singularisés et se sont marginalisés et se sont écartés de la communauté aussi bien le Salaf de la communauté que le Khalaf et le fait que les wahhabites se font appeler Salafites est un mensonge qui est clair eux ils se prétendent Salafites mais ils ne sont pas Salafites ce n’est donc pas permis de les appeler par cette appellation qu’ils se sont octroyés eux mêmes pourquoi ont-ils fait cela, se sont ils dit Salafites? Pour induire les gens en erreur et les duper, ils veulent duper les gens et leur faire croire qu’ils sont sur la voie du Salaf mais on les appelle plutôt des wahhabites et c’est le nom que les musulmans leur ont donné depuis le début de leur apparition jusqu’à nos jours. Ahlou s-Sounnah wa l- Jama^ah dépasse le milliard et six cent millions mais les wahhabites ne dépassent pas les deux millions est ce que nous laissons de côté la majorité pour suivre ce groupe dévié ou qu’est ce que l’on fait ?  N’est ce pas qu’il est parvenu de Ibnou Hibban dans son Sahih que Le Messager de Allah a dit ce qui signifie ((Ma communauté se divisera en plus de soixante-dix groupes tous méritent l’enfer sauf un seul )) et en plus de tout cela on sait que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab duquel se réclament les wahhabites ce n’était pas un faqih, un spécialiste du jurisprudence, il n’était pas un mouhaddith c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadith et il n’était pas un nahwiyy un grammairien de la langue arabe c’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab dans le nombre des savants Hanbalites, les seuls qui ont fait son éloge ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela. Quant aux savants de son époque, à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab, parmi lesquels il y a son propre frère Soulayman le fils de ^Abdel Wahab et également le savant du Yémen Mouhammad le fils de Al-‘Amir As-San^aniyy ils l’ont tous deux blâmé et d’autres qu’eux également.  Plus encore son propre frère le Chaykh Soulayman a composé un ouvrage pour répliquer à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab lequel ouvrage il l’a appelé  Fasoulou l-Khitab  fi r-Rad ^ala Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab.  quant à Mouhammad Ibnou Al-‘Amir As-San^aniyy au début de Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab il lui était parvenu que c’était un homme qui appuyait la Sounnah et qui combattait les mauvaises innovations et c’est suite à cette information qui lui était parvenue au tout début qu’il a composé des vers de poésie pour faire son éloge parmi lesquels il a dit un vers de poésie :

 

Mon salam je l’envois à Najd et à celui qui  est à Najd

Même si le fait que je passe le salam à grande distance

N’a pas autant d’effet que si j’étais en face

 

Il avait dit cela avant de connaître Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab sous sa vérité et lorsque l’information certaine lui est parvenue que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab est en réalité différent de ce qui lui été parvenu au début alors il a réfuté, il a contredit les premières vers de poésie qu’il avait dit au début par un autre poème, c’est-à-dire qu’il a composé un autre poème qui est contraire au premier et la preuve c’est qu’au début de ce deuxième poème il a dit :

 

Je suis revenu sur les paroles que j ‘avais dites au début au sujet du Najdiyy

Parce j’ai maintenant une information sûre à son sujet qui est contraire à ce que j’avais auparavant

 

Mais les wahhabites aujourd’hui ne mentionnent que les paroles d’éloge de Al-‘Amir As-San^aniyy qu’il avait dites au début et ils ne mentionnent pas du tout la réfutation qu’il a dite plus tard par laquelle il a contredit sa première parole d’éloge, tellement ce sont des gens qui sont fanatiques, qui sont partisans pour leur leader.

Avec ces quelques paroles qui représentent une infime partie des nombreuses preuves de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah nous savons avec certitude que le tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien est permise chez Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. c’est pour cela que nous avons fait exprès de suivre cette présentation en quatre étapes et ce diagramme que vous avez devant vous résume tout ce qui a été dit :

-donc au début nous avons dit que le tabarrouk est permis parce que le tabarrouk c’est la demande de l’augmentation en bien ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk ce n’est pas  du chirk, de l’association. Une fois que la définition du tabarrouk, à savoir que c’est une demande de l’augmentation du bien, une fois cette définition connue on a bien compris que le tabarrouk ce n’est pas du chirk C’est pour cela qu’il est très important de bien retenir la définition du tabarrouk parce que la première chose que les wahhabites disent pour te renier cela ils te disent : « le tabarrouk c’est une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk, ils te disent, c’est un chirk, c’est une association, ça revient à attribuer des associés à Allah » Donc une fois que la définition du tabarrouk est connu alors on déduit et on se rend compte de leur grande ignorance de la langue arabe

– et la preuve du tabarrouk comme on l’a déjà vu c’est que le Messager c’est lui même qui a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées non seulement le Prophète a indiqué la pratique du tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien, de la recherche des bénédictions à ses compagnons, ses compagnons eux-mêmes après lui ont pratiqué cela et les compagnons ont été suivi dans leur pratique du tabarrouk par ses traces, par ceux à qui Allah a accordé la félicité et cela s’est répercuté et diffusé et pratiqué, le Khalaf l’a repris du Salaf. comment le Messager a-t-il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk? Il a en effet distribué ses cheveux aux gens tout comme AlBoukhariyy et Mouslim ont rapporté cela du hadith de ‘Anas. Egalement il y a la distribution de ses ongles aux compagnons tout comme l’a rapporté l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et également la guérison de l’enfant qui était malade lorsque le Messager a mis de sa salive honorée dans la bouche de cet enfant tout comme cela a été rapporté par AlHakim.

-pour ce qui est du tabarrouk des compagnons par les traces du Messager de Allah aussi bien durant sa vie qu’après sa mort, les preuves sont extrêmement nombreuses. Parmi ces preuves il y a ce qu’a fait ^A’ichah, que Allah l’agréé, tout comme l’a rapporté le hafidh AzZabidiyy dans son commentaire du livre Al-‘Ihya preuve en est que ^A’ichah, que Allah l’agréé, a demandé à avoir un morceau de tissu  du vêtement du Messager de Allah et elle a demandé à ce que ce tissu soit enterré avec elle. Et également il y a ce qu’ a fait ’Asma la fille de Abou Bakr AsSiddiq avec la joubbah du Messager de Allah tout comme l’a rapporté Mouslim dans  son Sahih et également ce qu’a rapporté ‘Ahmad de Handhalah Ibnou Houdhaym et il y a également ce qui est rapporté de ‘Anas Ibnou Malik et de Thabit AlBounaniyy tout comme l’a rapporté Abou Ya^la avec une chaîne de transmission d’hommes qui font partie de ceux qui ont le degré du sahih et il y a également ce qu’a rapporté ‘Ahmad et AtTabaraniyy que Abou Ayyoub Al-Ansariyy était parti à la tombe du Messager de Allah et l’ a embrassé. Il y a également ce qu’ont rapporté AlBayhaqiyy et Al-Hakim de notre maître Khalid Ibnou l-Walid. il y a également ce qui nous est parvenu de notre maître Bilal , que Allah l’agréé,  le mou’addhin du Messager de Allah, lorsqu’il était parti pour visiter le Messager de Allah et il pleurait devant sa tombe et il frottait son visage sur la tombe du Messager de Allah et c’est ce qu’a rapporté As-Soumhoudiyyou dans son livre Wafa’i Al-Wafa’i et il y a également parmi les preuves des compagnons ce qu’a fait la propre fille du Messager de Allah, Fatima qui est la deuxième  meilleure femme de toute l’humanité, qui a pris une poignée de terre de la tombe du Messager de Allah et l’a posée sur ses yeux et elle a dit les paroles qu’elle a dites

– et pour ce qui est de la quatrième partie en l’occurrence la preuve que le Salaf et le Khalaf ont suivi les compagnons dans leur pratique du tabarrouk il y a ce que nous avons vu au sujet de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, l’Imam de l’école Hanbalite. il y a également ce qui est parvenu du hafidh ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui était un compagnon de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et qu’on comparait à l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et il y a également ce qui est parvenu du hafidh ^Abdoul-Ghaniyy Ibnou Sa^id.

Comment après tout cela renie t on à Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah le fait de  suive le Salaf et le Khalaf dans la pratique du tabarrouk ?

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous nous attachons  à la tradition, la Sounnah du Messager de Allah qu’Il nous a ordonné de suivre et qu’Il fasse que nous mourrions sur cela et ce qui est visé par cela c’est la croyance sur laquelle était le Prophète    sur laquelle ont été les compagnons et ceux qui les ont suivi.

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Commentaires fermés sur Le Tabarrouk ou recherche d’augmentation du bien par les êtres de vertu

Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Notre Prophete : l’épreuve de son décès

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2010
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L’épreuve de cette communauté par le décès de son prophète

 

Allah ta^ala dit : {koullou nafsin dha’iqatou l-mawt} [sourat ‘Ali ^Imran/185]

Le messager de Allah a dit « ‘akthirou min dhikri hadima l-ladhdhat » ce qui signifie : « rappelez vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

 

La mort est une réalité. Allah a prédestiné la mort pour tout être vivant. Aucun esclave n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, même les messagers ont goûté à la mort. Ceux qui sont les meilleurs des créatures de Allah, même eux sont morts sauf ceux qui sont encore vivant et il s’agit de ^Iça et de notre maître Al-Khadir selon l’avis qui dit que c’est un prophète. Les meilleurs des esclaves de Allah aussi goûtent à la mort. Allah dit dans Son Livre honoré : « wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould » [sourat Al-‘Anbiya’/34] ce qui signifie « Il n’y a pas d’esclave, d’être humain, qui va vivre éternellement dans cette vie du bas monde ».

 

Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de Adam à partir des différentes catégories de sol de cette terre sur laquelle nous vivons. L’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître Adam a soufflé cette âme dans le corps de Adam. Et lorsque son âme s’est retrouvée dans son corps notre maître Adam est devenu vivant.

 

Ainsi, Allah a fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui est prêté. Chacun d’entre nous, son âme est comme un objet qui lui a été prêté et qu’il va rendre. Allah a prédestiné aux descendants de Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort. La mort a lieu par le fait que l’âme quitte le corps ensuite leurs corps seront ramenés à la terre à partir de laquelle Adam a été créé. Leurs corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître Adam, le premier des humain, a été créé. Ils retourneront à la terre et ensuite au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités et ils sortiront de leurs tombes, après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre. Au jour du jugement Allah crée les corps qui ont été assimilés par la terre et les gens sortiront de leurs tombes, dans le cas où ce sont des corps qui sont assimilés par la terre. En effet, ce ne sont pas tous les corps qui sont assimilés par la terre. Les corps des prophètes ne seront pas assimilés par la terre. Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes. Elle ne les assimile pas. Les martyrs du combat, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains saints, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre.

Allah dit : « minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra » [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que Nous vous avons créés et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».

Le Nous ici, le sujet, ce n’est pas un nous de pluriel. C’est Allah Qui est le Créateur et c’est un Nous de glorification.

Allah a fait que le mort retourne à la terre. La deuxième fois c’est pour le jour du jugement.

 

Allah dit : « Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [Al-‘A^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».

 

Il est rapporté dans les deux Sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zayd que Allah l’agrée lui et son père, qu’une des filles du prophète a envoyé une femme apprendre au prophète qu’un enfant à elle était en train de mourir. Le messager de Allah a dit à cette personne envoyée de la part de sa fille, ce qui signifie : « retourne chez elle (c’est-à-dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que c’est à Allah qu’appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».

C’est-à-dire l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend appartient à Allah et ce que Allah donne appartient à Allah. La vie de cet enfant à une durée que Allah a prédestinée.

Le prophète a dit à cette personne qui lui a été envoyée, de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah, car le musulman quand il patiente par recherche de l’agrément de Allah, il sera récompensé ‘incha ‘Allah.

An-Nawawiyy a dit : « ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Des règles qui concernent les fondements et les ramifications de la religion, tel la patience face aux épreuves ».

La parole qui signifie : « à Allah appartient ce qu’Il a pris », c’est-à-dire que tous ce monde appartient à Allah et ce que Allah prend ce n’est pas injustement. Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », c’est-à-dire que ce que Allah nous a accordé reste une propriété de Allah, il appartient à Allah et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Il fait de nos âmes ce qu’il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.

La suite de la signification de la parole du prophète est « ne soyez pas tourmentés, celui qui meurt sera mort parce que l’échéance que lui a accordée Allah est arrivée ».

N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination. N’est ce pas que tout ce qui a lieu Allah l’a su et l’a voulu. Donc si quelqu’un meurt c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meure avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui a accordée et si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah, recherchez les récompenses de la part de Allah pour votre patience face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.

 

Dans le Mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière), ce qui signifie « Ô vous les gens, les âmes des esclaves sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».

 

Sachez que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. L’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort, qui se prépare par la piété et les bons actes (en agissant en bien.

Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses sagesses en cela. Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps quand j’aurai 60 ans je ferais le pèlerinage, celui-là il a beaucoup d’espoir, il a l’espoir de vivre jusqu’à 60 ans. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir, la personne va dire demain peut-être je ne serai pas en vie alors à moi de me préparer). Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et fait que la personne n’a pas son cœur attaché au bas monde. Se rappeler souvent de la mort incite à se préparer pour l’au-delà, incite le cœur à s’attacher à l’au-delà. Se rappeler souvent de la mort allège les difficultés des épreuves. Se rappeler souvent de la mort, éloigne de l’injustice, de l’orgueil (la personne va éviter d’être injuste et de faire preuve d’orgueil). Notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation ô ^Oumar » c’est-à-dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.

 

Il a été dit un vers de poésie à ce sujet :

Donnez naissance à ceux qui vont mourir

(nécessairement chacun d’entre nous va mourir, chaque fois qu’une femme accouche cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)

Et construisez ce qui va devenir ruine.

(quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).

 

Une belle parole à ce sujet, c’est la parole de celui qui a dit : « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit ».

 

Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel et la mort attend, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Celui qui est intelligent c’est celui qui profite de cette vie pour œuvrer pour l’au-delà. Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il a présenté ses condoléances à un homme qui avait perdu son fils (cet homme était profondément touché par la perte de son fils), il lui a dit « je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose, mais c’est une bonne tradition dans notre religion que de présenter nos condoléances. Parce que celui qui présente ses condoléances, ne va pas rester éternellement tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent un certain bout de temps ». C’est-à-dire que je te présente mes condoléances mais ni toi ni moi n’allons rester éternellement dans cette vie.

 

Notre prophète a appris à sa communauté que lui aussi, il allait mourir et que ce serait une grande épreuve pour sa communauté. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah a ouvert une porte, ou une sorte de voile de sorte que de la maison de ^A’ichah il puisse voir les gens qui étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakr que Allah l’agrée. Lorsqu’il a vu les gens faire la prière derrière notre maître Abou Bakr, il a fait les louanges à Allah, il a remercié Allah tellement ce qu’il avait vu lui a plu, à savoir que les compagnons accomplissaient la prière derrière notre maître Abou Bakr. Il a dit ce qui signifie : « que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je vais mourir ».

Le prophète nous a appris que l’épreuve de sa mort est la plus grande des épreuves pour notre communauté. Quelque soit l’épreuve qui arrive à la personne dans cette communauté elle ne sera pas aussi difficile que l’épreuve de la mort du prophète (hadith rapporté pas Ibnou Majah).

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du messager de Allah, que Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah. Quand elle a été interrogée « qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est-à-dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après Abou Bourdah d’après son père, il a dit « nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager puis nous nous sommes dit nous allons rester pour faire la prière de al-^icha’ avec lui. Nous étions assis et le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie : « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions faire la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous faites bien (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel et le prophète, souvent levait la tête vers le ciel. Et il a dit ce qui signifie : « les étoiles dans le ciel sont comme une sécurité pour le ciel lorsque les étoiles vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer » et il a dit à la suite ce qui signifie « moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné » c’est-à-dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui vont apostasier et les cœurs vont devenir des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit ce qui signifie « et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestiné » c’est-à-dire l’apparition des mauvaises innovations qui sont contraires à la religion, des évènements et des discordes qui vont se produire, la force du chaytan qui va apparaître et d’autres ennemis qui vont avoir le dessus sur la communauté et tout cela ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, ce sont ses miracles et tout cela s’est produit tout comme il nous l’a annoncé.

 

Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce, dans plusieurs ayah du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah : « Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat azZoumar/30] qui signifie : « Ô Mouhammad tu vas mourir ». Et la parole de Allah qui signifie « et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messager et il va mourir ». Il y a aussi sourat An-Nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourat le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « cette sourat « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-adha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourat que sa mort était imminente ». Rapporté par Al-Bayhaqiyy dans ses Sounan. La signification de cette sourat est que « toi ô Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens vont entrer dans ta religion (en Islam) par groupe (‘afwaj) alors ton terme sera proche (c’est-à-dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi  alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »

 

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « lorsque cette sourat a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».

 

Il a été rapporté que la Dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh ». ^A’ichah a dit alors au prophète : « tu dis maintenant des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « mon Seigneur m’a appris que je vais voir un signe qui va apparaître dans ma communauté et quand je verrai ce signe là je ferai les évocations en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui a ordonné que lorsqu’il verra un signe particulier il va dire beaucoup al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah et que ce signe il l’a vu. Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, si il a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de bien que dire du cas de celui qui est dans le péché ? Que dire du cas de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire du cas de celui qui est sali par les péchés et qui a besoin de purification ?

Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation mais nous autre qui ne recevons pas cet avertissement par révélation de la mort proche, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont son âge qui vont l’avertir. Lorsque la personne voit ses cheveux gris et que ceux qui ont son âge commencent à mourir, ceci est un avertissement que la mort est proche. D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient pour le pèlerinage de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy. C’était le seul pèlerinage que le prophète a accompli, le prophète a fait un seul pèlerinage de toute sa vie. Il a été dit que le prophète lors du pèlerinage de al-wada^ qu’il a accompli, a plusieurs reprises il a dit, ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage là ». Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à Son prophète la parole « al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [Al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ceci indique que sa mission de prophète était terminée. Ce sont des ayah qui indiquent que sa mission de prophète était arrivée à son terme dans le bas monde. C’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^, le pèlerinage de l’adieu parce que le prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.

 

Parmi ce qui indique que les compagnons avaient compris que le prophète leur avait annoncé que sa mort était proche, il y a ce qui est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen. Le messager été sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Mou^adh était sur sa monture et le messager marchait à coté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh ce qui signifie « O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit ce qui signifie « ceux qui sont le plus proche de moi ce seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après la Dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète : « les épouses du prophètes s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahra’ la fille du prophète, était venue en marchant et sa marche ressemblait à la marche du messager de Allah, son père. Le prophète lui a dit «  marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a fait asseoir prés de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, puis il lui a dit à nouveau des paroles à voie basse et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux après avoir été malheureux et que ce sont deux évènements qui sont très proche », rapidement la personne est passée d’une tristesse vers une joie. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et Fatimah lui a répondu, après la mort du prophète. Elle lui a dit « le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».

Comment se passait cette révision ? L’un récite et l’autre écoute.

Le prophète a dit ce qui signifie « je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est-à-dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».

Fatimah a dit « c’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite ce qui signifie « ne voudrais tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad. Bien sûr la meilleure de femmes de toute l’humanité c’est notre dame Maryam. Elle a dit « et c’est pour cela que j’ai souri ». Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).

 

D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Et le prophète chaque année faisait al-i^tikaf les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il a fait al-i^tikaf les 20 dernières nuits de Ramadan ». Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf avec une nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée et c’est un acte d’adoration qui donne des récompenses.

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Notre Prophète : parmi ce qui lui a appartenu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Parmi ce qui a appartenu au Prophète

 

L’aspect du Prophète inspire le respect à celui qui le voit. Et celui qui le côtoie et qui vit proche de lui l’aimera en raison des bons caractères qu’il a, en raison de sa grande tendresse et de sa grande modestie. Ainsi les cœurs s’attendrissaient à la vue du prophète et les yeux trouvaient du plaisir en le contemplant. Sa parole était comme une lumière et ses actes sont comme une lumière. Quand il est silencieux il inspire le respect et lorsqu’il parle, les cœurs et les yeux sont épris par lui. Quand il souriait, son visage était éclairé, tu penses voir une lune en le voyant.

Le prophète était extrêmement modeste. Il faisait son chemin avec les pauvres et si les veuves venaient lui demander un soutien, il les aidait sans aucune forme d’orgueil. Le prophète se servait lui-même, il n’attendait pas que quelqu’un vienne à son service. Il réparait lui-même ses chaussons, il cousait lui-même ses vêtements et il s’attelait à la maison aux taches comme n’importe quelle personne. C’était lui qui faisait la trait des brebis et cela n’était pas un défaut pour lui.

 

Parmi les comportements du Prophète, il ne faisait pas face aux gens des choses qu’il détestait. C’est-à-dire, surtout si quelqu’un était dans son assemblée, il agissait avec lui de sorte que la personne se sente à l’aise. Et lorsqu’il lui parvenait que quelqu’un avait agi en mal, il disait : « ma balou ‘aqwamin yasna^ouna kadha » c’est à dire « pourquoi il y a des gens qui font telle chose ». Il ne disait pas pourquoi untel faisait telle chose.

Il lui arrivait de plaisanter avec ses compagnons pour leur réjouir le cœur, pour les attirer quand ils étaient dans une épreuve. C’était pour les soulager de leur difficulté, mais malgré cela il ne disait que la vérité, parce que le prophète est protégé du mensonge. La plaisanterie ne contredit pas la perfection tant qu’elle ne déborde pas des limites de la Loi de l’Islam.

Parmi sa modestie, c’est qu’il prenait place pour manger auprès des esclaves et il prenait la même position qu’eux, il n’était pas orgueilleux. Il disait : « ‘innama ‘ana ^abdoun ‘akoulou kama ya’koulou l-^abid wa ‘ajlisou kama yajlisou l-^abid », ce qui signifie : « je ne suis qu’un esclave, je mange comme les esclaves mangent et je m’assois comme les esclaves s’assoient ». Parmi son excellent comportement c’est que le prophète allait dans les vergers de ses compagnons. Son objectif en leur rendant visite était de les honorer et de les rapprocher. Le prophète quand ses compagnons s’étonnaient d’une chose, il s’étonnait lui aussi et il riait aussi de ce qui les faisait rire. On ne voyait pas de lui un visage maussade et quand ses compagnons récitaient de la poésie en sa présence et ils riaient et qu’ils citaient des choses de la jahiliyyah, il ne faisait pas plus que sourire pour leur réjouir le cœur. Son comportement était certes excellent et il avait une bonne conduite avec ses compagnons.

L’indulgence du prophète éminent concernait tous les gens. Ainsi dans leurs droits ils étaient équivalents pour lui. Il a été confirmé du prophète qu’il n’avait jamais blâmé un serviteur pour quelque chose qu’il avait fait ou délaissé. Il ne lui avait jamais dit pour une chose qu’il avait fait : « pourquoi as-tu fait cela ? », ni pour une chose qu’il n’avait pas fait : « pourquoi ne l’as-tu pas faites ? ». Le prophète disait plutôt : « law qouddira chay’ », c’est à dire : « si Allah a prédestiné que cette chose ait lieu, elle aura eu lieu ». Son assemblée était une assemblée d’indulgence, de patience et de pudeur. Il commençait par passer le salam aux autres. Quand quelqu’un venait dans l’assemblée, il lui donnait un coussin pour s’asseoir ou il mettait un châle ou une écharpe pour qu’il s’asseye dessus, par honneur pour le visiteur.

Parmi les caractères du prophète élu, c’est qu’il était extrêmement miséricordieux envers les créatures. Il pardonnait. Parmi les exemples de cela, c’est qu’il lui a été dit un jour : « Nouh, ^alayhi s-salam, a fait l’invocation contre son peuple, pourquoi ne fais tu pas une invocation contre ceux qui t’ont fait du mal quand tu faisais ta prière, ceux qui t’ont cassé une dent. Si tu faisais une invocation contre Daws (qui est une tribu du Yémen) et d’autres mécréants ? ». Mais le prophète a répondu : « ‘innama bou^ithtou rahmah wa lam ‘oub^ath la^^ana », rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « j’ai été envoyé en tant que miséricorde et je n’ai pas été envoyé pour maudire ». Il n’a pas répondu en faisant des invocations contre ses gens-là, comme on le lui avait suggéré. Il avait plutôt fait des invocations en leur faveur en disant : « Allahoumma hdi dawsan wa’ti bihim mouslimin », ce qui signifie : « Ô Allah guide la tribu de Daws et fait qu’ils deviennent musulmans ». Effectivement cette tribu devint l’une des tribus particulièrement attachée à l’Islam et c’était là l’un des signes de son excellence de comportement.

Le prophète Al-Moustafa n’était pas indécent et vulgaire dans ses propos. Il ne maudissait pas, il n’était pas avare, il n’était pas peureux et le prophète choisissait toujours la chose la plus facile par miséricorde pour son peuple. Quand il avait à choisir entre deux choses ou plus, il choisissait la plus facile, bien sûr tant que ce n’était pas une désobéissance. Si c’était un péché, il était de ceux qui s’en éloignaient le plus. D’après la dame glorieuse ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah n’a jamais frappé un serviteur à lui, il n’a jamais frappé une femme à lui et il n’a jamais pris une revanche pour lui-même sauf si c’est quelque chose qui est une désobéissance. Et chaque fois qu’il avait le choix entre deux choses, il choisissait la plus facile tant que ce n’était pas une désobéissance », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Parmi ce qui est parvenu du messager c’est que personne ne l’avait vu en riant la bouche ouverte. Son rire, la plupart du temps était un sourire. Le prophète aimait al-fal ou la bonne augure, c’est-à-dire entendre une belle parole de laquelle il espérait à sa suite un bien, c’est à dire qu’il entend quelque chose et il espère que ce soit un signe de bien derrière. Il détestait la superstition c’est à dire qu’il détestait le fait de penser du mal d’une chose qu’on a vu ou qu’on a entendu, de penser que derrière cette chose là il y a un mal.

Le prophète Al-Moustafa, l’élu, était indulgent et patient. Il ne rétribuait pas le mal par le mal, c’est à dire lorsqu’il lui était une mauvaise parole ou un mauvais acte, il ne répondait pas de la même chose. Au contraire, il répondait par le pardon, bien qu’il était capable de se venger. A ce sujet, d’après ce qu’a rapporté ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, il a dit : « je marchais un jour avec le messager de Allah, et il avait sur lui une cape de la région de Najran qui était d’une bordure rude. C’est alors qu’un campagnard l’a tiré fortement par sa cape au point que je voyais la trace du tissu sur le cou du prophète tellement cet homme avait tiré fort. Puis il lui a dit : Ô Mouhammad, donne-moi de l’argent de Allah que tu as. C’est alors que le messager de Allah s’est retourné vers lui en souriant et il a ordonné que l’on donne à cet homme des biens », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les nouvelles du prophète au sujet de son pardon, de sa patience face à la nuisance des autres étaient nombreuses. Toutes ces nouvelles témoignent de l’éminence de comportement du prophète. Allah est exempt de toute imperfection, Lui Qui a accordé ces bons caractères à Son bien-aimé, Al-Moustafa. Allah a dit vrai dans le Qour’an dans la description de Son prophète élu : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « Tu as certes un comportement d’excellence ».

 

Mention du parfum qu’utilisait le prophète

Le prophète aimait le bon parfum car le bon parfum a un bon effet sur le cœur et les anges aiment les bons parfums. Le prophète détestait les mauvaises odeurs. Le parfum du prophète était al-ghaliyah qui était un parfum composé de musc, d’ambre de ^oud et de camphre. Le prophète se parfumait également de musc seul et également il utilisé as-souk qui est un parfum connu dans lequel on ajoutait autre chose. Ce que le prophète utilisait comme encens, c’est à dire ce qu’il brûlait, c’était le camphre et le parfum de an-nadd. Le prophète mettait dans ses yeux de al-‘ithmid qui est une poudre noire connue. Il mettait du ‘ithmid par trois fois dans chaque œil car quand on fait quelque chose la faire un nombre impaire de fois est apprécié. Le prophète a dit : « ‘iktahilou bi l-‘ithmid fa ‘innahou yajlou l-basar wa younbitou cha^ar », ce qui signifie : « mettez al-‘ithmid dans vos yeux, car c’est quelque chose qui fait que le regard devient clair et que les cils repoussent ».

 

Information utile : Le messager de Allah a dit : « houbbiba ilayya min dounyakoumou n-nisa’ou wa ttibou wa jou^ilat qourratou ^ayni fi ssalah », rapporté par An-Naça’iyy dans ses Sounan et Ahmad dans son Mousnad. Ce hadith ne veut pas dire que le messager avait le cœur attaché aux femmes mais cela veut dire qu’il avait le penchant naturel vers les femmes, mais malgré cela il ne suivait pas ce penchant. Ainsi c’est une augmentation de degré du prophète selon le jugement de Allah car malgré ce penchant, cela ne le détournait pas de l’obéissance à Allah et ne le faisait pas détourner de l’appel à l’Islam, ni de la multiplication des actes d’obéissances. Le savants ont dit : « celui qui blâme le messager et qui prétend qu’il avait le cœur attaché aux femmes, celui-là devient mécréant, car rabaisser un prophète est de la mécréance ». Parmi les choses que le prophète appréciait, que l’on comprend de ce hadith, c’est le parfum car il revivifie le cœur et il réjouit les anges. A la fin de ce hadith, le prophète a dit « wa jou^ilat qourratou ^ayani fi ssalah », c’est à dire que « ma grande réjouissance est lorsque j’accomplis la prière et que je ne me lasse pas d’accomplir la prière ».

 

La description du sceau du prophète (ce avec quoi il signait)

Le prophète élu avait une bague. Toute la bague y compris la partie qui tient lieu de pierre dans une pierre tout est d’argent (il n’y avait pas de pierre en un autre matériau). Toute la bague était en argent et sur ce qui tenait lieu de pierre mais qui était en argent, il était taillé « Mouhammadoun rasoulou l-Lah ». Ces trois mots, chacun était sur une ligne. Les traces des lettres étaient complètes, il n’y avait pas de mots qui étaient incomplets ou de lettre qui était incomplète. Lorsque le prophète portait sa bague, il mettait la partie qui tient lieu de pierre mais qui est en argent vers l’intérieur de la main, et c’est un signe de modestie. Il apposait son sceau sur les écrits en tant que signature. Il portait sa bague à l’auriculaire de la main droite, comme cela est rapporté dans les Sahih de Al-Boukhariyy et Mouslim.

 

La description de la couche du prophète

 

Al-firach, la couche, c’est ce sur quoi la personne dort pour la protéger de la nuisance du froid et de la chaleur, c’est ce qu’on met sur le sol pour dormir dessus. La couche du prophète était d’une peau d’animal teinte et à l’intérieur de cette peau il y avait des fibres (al-lith) tout comme l’ont rapporté les deux Chaykh, Al-Boukhariyy et Mouslim. Sa couche était un signe de grande modestie. Quand on la voyait cela n’inspirait pas d’orgueil, au contraire, en la voyant on se rappelle la modestie. Il arrive aussi que le prophète dorme directement sur sa cape qu’il pliait en deux et qu’il mettait à même le sol. Il la pliait en deux. At-Tirmidhiyy a rapporté dans « chama’ilou l-Mouhammadiyyah », d’après la dame honorable, Hafsah, la fille de ^Oumar Al-Farouq, que Allah l’agrée elle et son père, elle disait que la couche du prophète était une cape que le prophète mettait en deux couche et sur laquelle il dormait. Une nuit elle lui a dit : « si tu le pliais en quatre ce sera un peu plus épais », c’est alors qu’il a pris ce que sa femme lui a suggéré mais au matin il a ordonné qu’elle soit remise en deux seulement.

Le prophète, il lui arrivait aussi de dormir directement sur les nattes et il n’avait rien d’autre que cela.

 

Information utile : D’après le compagnon honorable ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, il a dit : « le messager de Allah s’est endormi un jour sur des nattes et à son réveil on voyait les traces sur ses côtes. Nous lui avons dit, Ô messager de Allah, tu aurais pu prendre un tissu ou quelque chose pour éviter que les traces de ces nattes apparaissent sur ta peau et que ça te soit inconfortable. Il a répondu : « ma li wa li d-dounyah ma ‘ana fi d-dounyah illa karakibini stadhalla tahta chajarah thoumma raha wa tarakaha », rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « je ne suis pas attaché au bas monde. Pour le bas monde je me considère comme un voyageur qui a fait halte à l’ombre d’un arbre puis est parti en le laissant ». D’après ^Akrimah, il a dit : « ^Oumar Ibnou l-Khattab est rentré auprès du prophète alors qu’il était endormi sur des nattes à partir de palmes de palmiers, qui ont laissé des traces sur le corps du prophète. ^Oumar s’est alors mis à pleurer. Le prophète lui a dit : « ma youbkika ? », il lui a dit, je me suis rappelé de Chosroes et de sa souveraineté et de Hourmouz et de sa souveraineté et du souverain d’Abyssinie et de sa souveraineté et toi le messager de Allah sur des nattes en palmes de palmiers. Alors le messager de Allah lui a dit : « ‘ama tarda ‘anna lahoumou d-dounya wa lana l-‘akhirah », ce qui signifie : « ne veux tu donc pas qu’ils aient le bas monde et que nous ayons l’au-delà ».

 

Mention des brebis et des coqs du prophète

 

Le prophète avait des animaux qui donnaient le lait, des brebis, des chamelles, que ‘OummouAyman AlHabachiyyah faisait paître. Le prophète leur donnait des noms. La première Barakah, la deuxième Zamzam, la troisième Souqya, la quatrième ^Ajrah, la cinquième Warchah, la sixième ‘Atlal, la septième ‘Atraf, la huitième Qamar, la neuvième Youmn et la dixième Ghawthah.

Il est parvenu dans les Sounan de Abou Dawoud que le prophète avait cent brebis. Il ne voulait pas en avoir plus, chaque fois qu’une brebis mettait bas un agneau, il égorgeait à la place un mouton.

Il avait aussi un coq blanc qui le réveillait pour la prière. Mais il n’a pas été rapporté que le prophète avait possédé des vaches.

 

Les chamelles du prophète

 

Le prophète avait aussi des chamelles qui étaient : Al-Hinna, ^Ourayys, Baghoum, AsSamra, Bourdah et Al-Marwah qui lui avait été offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il avait aussi : As-Sa^diyyah, Hafidhah et Mouhrah qui lui a été aussi offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il y avait AlYousayyirah, Raya, Ach-Chaqra, AsSouhba, Al-^Adba, Al-Jad^a qui sont toutes deux des chamelles qui s’appellent Al-Qaswa. Et il avait d’autre encore que celles-ci.

Pour les chameaux, le prophète avait : Ath-Tha^lab, Jamal ‘Ahmar, Al-Mouktasab et il avait aussi un autre qui s’appelait ^Askar.

 

Les montures du prophète

 

Le prophète avait cinq mules. La première Douldoul, qui était blanche, qui lui avait été offerte par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, que le prophète montait pendant ses voyages. La deuxième était Fiddah, qui avait été offerte par Al-Joudhamiyy et il l’avait offerte à son tour à Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. La troisième c’est Al-‘Ayliyah, relativement à ‘Aylah, car le prophète l’avait reçu en cadeau du souverain de ‘Aylah. ‘Aylah est une ville du pays de Ach-Cham, tout comme dans le livre Mou^jamou l-Bouldan de Yaqout Al-Hamwiyy. La quatrième mule c’est Baghlah, qui lui avait été offerte par Al-‘Oukaydir, le souverain de Dawmatou l-Joundoul. La cinquième est une mule qui lui avait été offerte par An-Najachiyy, le roi d’Abyssinie que Allah l’agrée.

Pour ce qui est des ânes, il avait un qui s’appel ^Oufayr, certains ont dit Ya^four qui lui avait été offert par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie et d’autres ont dit que c’était deux ânes différents ^Oufayr et Ya^four. Il avait un troisième qui lui avait été offert par le compagnon honorable Sa^d Ibnou ^Oubadah. En effet, le prophète marchait un jour et Sa^d l’a fait monter sur son trajet du retour sur un âne et il a envoyé son fils Qays Ibnou Sa^dah derrière lui et quand le prophète était arrivé chez lui, il avait voulu rendre cet âne mais Qays Ibnou ^Oubadah lui a dit : « c’est un cadeau ».

 

Les autres montures du prophète (les chevaux)

 

Le prophète avait des juments et des chevaux, parmi lesquels As-Sakb qui est le premier cheval qu’il avait possédé. Sakaba c’est à dire renverser. Il a été ainsi appelé en raison de sa rapidité. Le messager de Allah l’avait acheté à Médine et c’était un cheval noir. Le deuxième Lizaz, c’est à dire la signification de ce nom c’est qu’aucun cheval ne peut le battre. C’est AlMouqawqis le roi d’Alexandrie que le lui avait offert et le prophète l’appréciait. Le troisième était AdhDharib et dans la langue arabe, Dharib est un mot singulier dont le pluriel est AdhDhirab et veut dire les petites montagnes. Il a été appelé ainsi en raison de sa vigueur et de sa grande taille. C’était Farwah Ibnou ^Amr AlJoudhamiyy qui le lui avait offert. Le quatrième, Sabhah qui est une jument de couleur marron que le prophète avait acheté pour 10 chameaux. Le cinquième c’est AlMourtajiz qui était un cheval qui avait un beau hennissement. Il l’avait acheté d’un campagnard et il était de couleur blanche. Le sixième Ward lui avait était offert par Tamim Ad-Dariyy. Le septième Al-Lahif, et ce sont là les sept montures connues chez les spécialistes de la biographie du prophète.

 

La mention  des récipients qu’avait utilisé le prophète et autres ustensiles

 

Le prophète avait de nombreux récipients, parmi lesquels un récipient qui s’appelait ArRayyan, un autre AlMoughith, un autre Moudabbab, car une partie était rafistolée avec de l’argent. Le prophète les secourait lorsque les compagnons étaient dans le besoin ou lorsqu’ils étaient malades, ils buvaient dans ces récipients et ils guérissaient par la volonté de Allah. Il avait un autre récipient en verre et un autre que le prophète utilisait pour ses besoins, qu’il mettait sous l’endroit ou il dormait, qu’il utilisait dans les nuits froides.

Le prophète avait aussi un grand récipient en pierre à partir duquel il faisait le woudou. Le récipient dans lequel il puisait l’eau était appelé AsSadirah. Et la Qas^ah était appelé Al-Gharra parce qu’elle était grande. Al-Qas^ah c’est la grande assiette dans laquelle on mange la nourriture.

Le prophète avait un récipient appelé Sa^ car il servait pour mesurer la quantité de nourriture de base à sortir en tant que zakat de Al-Fitr. Il avait aussi une boîte et un couffin d’Alexandrie, de forme carrée que lui avait offert Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, avec Mariyah, la mère de son fils ‘Ibrahim. Le prophète mettait dedans ses affaires personnelles, son siwak et la mak-halah, c’est-à-dire ce qu’il utilisait pour mettre le kouhoul dans les yeux, il en faisait avant de dormir. Il y avait aussi son miroir, que le prophète utilisait et qui était appelé Al-Moudhillah et Al-Miqrad, c’est à dire un instrument pour couper qui était appelé Al-Jami^ et c’était ces affaires là qu’il emmenait aussi avec lui dans ses voyages.

Le prophète avait aussi un lit que lui avait offert le compagnon honorable ‘As^ad Ibnou Zourarah. Les pieds de ce lit étaient en bois de as-saj. Il a été rapporté de la dame honorable ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle disait : « quand Qouraych était à La Mecque nous aimions beaucoup dormir sur des lits et quand le messager de Allah est arrivé à Médine et qu’il avait été hôte de Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le prophète a dit : « ‘ama lakoum sarir ? », ce qui signifie : « Avez-vous des lits ? ». Ils ont répondu « non ». C’est alors que la nouvelles parvint à ‘As^ad Ibnou Zourarah qui lui a envoyé un lit dont les pieds étaient du bois de as-saj et le prophète dormait dessus jusqu’à ce qu’il vint s’installer dans ma maison et il me l’a offert et il dormait et lorsqu’il est mort il était dessus. Les gens ont voulu transporter sur ce lit leur morts et Abou Bakr et ^Oumar et d’autres personnes encore ont été portés sur ce lit pour rechercher la barakah ». Ce qui a été dit ici n’est pas en contradiction avec ce qu’on a dit plus haut au sujet de la couche, c’est à dire que ce qu’on a dit plus haut pour les couches c’est que le plus souvent le prophète dormait à même le sol. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne lui arrivait pas de dormir aussi sur un lit.

 

Information Utile : Les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient la barakah par les traces physiques du prophète, durant sa vie et après sa mort et les musulmans ont poursuivis sur cela jusqu’à nos jours. Le tabarrouk signifie la demande de recherche de biens et il est permis de faire le tabarrouk et cela nous l’avons compris à partir des actes du prophète éminent qui à lui-même distribuer ses cheveux et ses ongles à ses compagnons que Allah les agrée afin que ces cheveux demeurent une bénédiction entre leurs mains et un rappel pour eux et afin qu’ils puissent obtenir grâce aux cheveux du prophète la guérison de leurs maladies. Pour qu’ils demandent les bénédictions et pour qu’ils demandent l’intercession du prophète à Allah tabaraka wa ta^ala grâce aux traces physique du prophète. En cette belle habitude, cette habitude bénie, les compagnons ont été suivis et c’est la voie du tabarrouk, cette voix qui a été suivi par ceux à qui Allah a accordé la félicité et le bien. Le Khalaf a repris cette habitude du Salaf et cela s’est prolongé jusqu’à nos jours.

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Réplique : la théorie de darwin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Sache, toi qui recherche la vérité, que Allah nous fasse miséricorde, que notre maître Adam ^alayhi s-salam est le père de l’humanité. C’est le premier homme que Allah ta^ala a créé. Il est le premier du genre humain, ce genre à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Allah ta^ala dit : « Wa laqad karramna baniAdam » Sourat Al-‘Isra / 70. Le genre humain est meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinn.

Adam a été créé au paradis la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le meilleur des jours dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi ». C’est en ce jour qu’a été créé Adam. L’origine de sa création ^alayhi s-salam est de terre tout comme cela est parvenu dans le Livre éminent et dans la sounnah pure. Allah ta^ala dit : « Inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourab » Sourat ‘Ali ^Imran / 59, ce qui signifie : « L’exemple de ^Iça selon le jugement de Allah est comme celui de Adam. Allah l’a créé de terre ». Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Annaçou min ‘Adam wa ‘Adamou min tourab » ce qui signifie : « Les gens descendent de Adam et Adam est originaire de la terre ». Ibnou Hibban et d’autres ont rapporté que le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de terre de différents sols de la terre sur laquelle nous vivons, du sol qui est blanc et noir, et ce qui est entre les deux. Et la descendance de Adam est venue conformément à cette variété des sols. Et selon l’Imam ‘Ahmad, le prophète a dit ce qui signifie : « Les fils de ‘Adam sont venus relativement à cette variété. Il y a parmi eux ceux qui sont blancs, ceux qui sont rouges, ceux qui sont noirs et entre les deux. Il y a celui qui est souple, celui qui est dur, et entre les deux. Il y a celui qui est malin, celui qui est bon, et celui qui est entre les deux. C’est-à-dire que les états des descendants de ‘Adam ^alayhi s-salam sont différents en raison de cette variété de terres à partir de laquelle il a été créé. Cette terre a été emmenée au paradis. Elle a été mélangée avec de l’eau du paradis. Elle est ensuite restée sous forme de terre glaise durant quarante jours. Puis Allah a fait transformer cette terre glaise comme de la poterie. Allah ta^ala dit : « Khoulouqa l-‘insana min salsalin kalfakh-khar » Sourat Ar-Rahman / 14. Allah l’a rendu os, chair et sang. Et l’âme bonne et honorée selon le jugement de Allah a été insufflée dans ce corps. Allah a fait de lui un prophète messager tout comme cela a été indiqué par la ‘ayah honorée : « Inna l-Laha s-stafa ‘adama wanouhan wa’ ala ‘ibrahima wa’ ala ^imrana ^ala al-^alamin » Sourat ‘Ali ^Imran / 33, ce qui signifie : « Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de ‘Ibrahim et la famille de ^Imran ». Et le hadith qui a été rapporté par Ibnou Hibban dans lequel Abou Dharr avait posé la question au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet du premier des prophètes. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a répondu  que c’était ‘Adam. Abou Dharr lui a dit ensuite : « Est-ce que c’était un prophète messager ? ».  Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit : « Oui ». Ceci est la croyance des musulmans sur le début de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam, qu’il est un prophète messager, comme la totalité des prophètes que Allah ta^ala a envoyé pour indiquer aux gens ce qui est de l’intérêt de leur religion et de leur bas monde. Ils ont appelé à l’Islam et ont enseigné aux gens le tawhid, Allah les a préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant leur mission de prophète et après, et également de tout ce qui repousse de l’acceptation de l’appel. Il les a embellis par des caractères louables, par des bons comportements. Il leur a donné un mérite sur les mondes. Allah ta^ala dit : « Wakoullan faddalna ^ala al-^alamin » Sourat An-^Am / 86, ce qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré supérieur par rapport aux créatures ». Et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Et notre prophète est celui qui a le plus beau visage et la plus belle voix.  Rapporté par At-Tirmidhiyy. Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle apparence, était d’un bel aspect, avait une belle voix, et une belle éloquence. Allah lui a enseigné le nom des choses. Allah ta^ala dit : « Wa^allama ‘adama l-‘asmaaqou l-laha » Sourat Al-Baqarah / 31. Il savait ainsi que cette chose s’appelle mer, et cette autre ciel, et cette autre montagne, et que ceci était une vallée. Il parlait les langues arabe, hébraïque, syriaque, et d’autres. Il savait gérer les affaires, les sujets de la vie comme la plantation jusqu’à la récolte, la fabrication du pain, le fait de frapper les pièces de monnaies et autre que cela. Et dans la sagesse de Allah tabaraka wa ta^ala d’envoyer les prophètes, il y a le fait que les prophètes avaient un bel aspect, qu’ils savaient s’exprimer parfaitement pour transmettre le message que Allah leur avait ordonné de transmettre. Ils étaient extrêmement beaux. Les gens ne les fuyaient pas et n’étaient pas dégoutés. Ils étaient extrêmement intelligents, perspicaces afin de donner les arguments à ceux qui s’opposaient à eux. A partir de là, on sait la corruption de celui qui dit que l’origine de l’homme est le singe, ou que le premier homme ressemblait au singe car le premier humain, tout comme cela a été dit précédemment, c’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Ceci est connu et réputé, même chez de nombreuses personnes qui ne sont pas musulmanes. Les savants de l’Islam ont déclaré mécréant celui qui dit que ‘Adam était sauvage, de petite taille, ressemblant au singe. Ils ont déclaré mécréant celui qui dit qu’il marchait par terre, nu comme les animaux car en cela, il y a un démenti de  la Loi et une réfutation des textes. Allah ta^ala dit : « Wa t-tini wa z-zaytouni watouri sinin wa hadha l-baladi l-amin laqad khalaqna l-‘insana fi ahsani taqwim » Sourat At-Tin / 1-4, c’est-à-dire que l’homme a été créé sous une belle apparence. Donc la parole des athées qui dit que le premier des humains est à l’image d’un singe est un démenti de la ‘ayah citée et du hadith sur  kana ‘Adam qui signifie : « ‘Adam avait soixante coudées de haut sur sept coudées de large » rapportée par ‘Ahmad. Ce qui fait mal au cœur est que nombreux de ceux qui croient savoir et qui se réclament de l’Islam disent cette mauvaise chose et l’ont pour croyance. De nombreuses écoles qui se font appeler islamiques ont décrété cette mauvaise croyance dans leur programme d’enseignement et l’ont enseignée à leurs élèves. Ils ont ainsi démenti la loi et ont contredit et corrompu la croyance des enfants des musulmans. Ils ont délaissé ce qui est parvenu dans le Livre de Allah qui ne comporte pas de faute et ce qui est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui ne parle pas sous l’effet de ses passions. Le chaytan leur a embelli leurs actes. Ils ont repris une théorie corrompue que certains athées ont donné, qui n’a aucun fondement et ils se sont mis à la présenter comme si elle était une vérité scientifique sûre. Alors qu’en réalité, il n’en est pas ainsi. Ce n’est que l’imagination de celui qui l’a construite. En effet, la science moderne et la raison saine confirment la corruption de cette théorie et le fait qu’elle n’est pas véridique. Preuve en est ce que nous avons donné comme argument précédemment et qui suffit comme argument pour annuler la prétention de ces gens-là. Cela  suffit pour réfuter cette idée stupide et fausse. Cette théorie s’appelle la théorie de l’évolution qui au début est apparue du temps des chinois en passant par les grecs, en parvenant au britannique Charles Darwin, qui avait un rôle important pour la réécriture de cette théorie. Il l’a diffusée dans son livre qu’il a appelé « L’origine des créatures » en l’an 1859 et dans son livre « L’origine des humains » en l’an 1871. En résumé, cette théorie de Darwin dit que l’origine des créatures est faite de matières organiques qui ont évoluées jusqu’à constituer une cellule unique puis deux cellules pour arriver aux poissons, puis aux crocodiles, puis aux singes, en finissant avec l’être humain. Darwin prétend, et ceux qui l’ont suivis, que l’existence des créatures est un simple hasard sans plus.

Leur réplique scientifique à cette théorie est très simple pour celui à qui Allah lui facilite.

Premièrement, les chimistes, les physiciens et les biologistes, et ceux qui sont de cet ordre classent la science en vérité scientifique, dans laquelle il n’y a pas de doute, et en théorie. La définition de la théorie dans les livres sur lesquels se basent ceux qui étudient les théories, c’est que ce sont un ensemble de règles. Et la règle est un ensemble d’hypothèses et de suppositions qui ne sont pas sûres, dont on n’est pas sûr et qui ne sont pas confirmées. Et ceci n’est pas la teneur de nos propos. C’est une reconnaissance de ceux qui se basent sur cette théorie. Il est étonnant de voir que ceux qui reçoivent cette théorie corrompue la prennent  comme si elle était une réalité scientifique alors que ceux qui ont rédigé cette théorie la présente comme étant des avis et non pas comme des vérités scientifiques. Ni Darwin, ni aucun de ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi n’est sûr de cette théorie.

Deuxièmement, ceux qui étudient cette théorie disent que la manière pour parvenir à une théorie scientifique est de commencer par l’observation. Or ce qui s’est appelé la théorie de l’évolution ne comporte pas cet élément là puisque personne n’a observé un poisson se transformer en crocodile, ni un crocodile se transformer en singe, ni un singe se transformer en humain. Aucun des supporters de cette théorie n’a observé le début de la création. Il s’est donc avéré encore une fois que cette théorie n’est pas scientifique.

Troisièmement, peut-être que la plupart des fautes qui apparaissent dans cette théorie est ce qu’ils appellent les maillons manquants ou les chaines manquantes qui se résument comme suit : Darwin prétend, comme nous avons cité, que le poisson s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un crocodile. Puis que ce crocodile, à son tour, s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un singe. Et ainsi jusqu’à arriver à l’être humain. En conséquence de ses paroles et de sa prétention, il y aurait eu des créatures intermédiaires entre le poisson, le crocodile,  le singe et l’être humain. Mais ici, la grande erreur de Darwin et de ceux qui l’ont suivi apparaît claire. Et c’est là qu’il y a une réplique incontestable à laquelle ils ne trouveront pas de réponse, à savoir qu’ils ne trouveront jamais un squelette d’une créature descendant du poisson jusqu’au crocodile, et d’une créature descendant du crocodile et évoluant jusqu’au singe, ni d’une créature descendant du singe pour arriver jusqu’à l’homme, tout en sachant qu’ils ont creusé, cherché, et n’ont trouvé que des fossiles de poissons, de crocodiles et de singes. Ils n’ont pas trouvé de fossile de ce qu’ils prétendent être une évolution de l’un vers l’autre. Bien que selon les paroles de Darwin, il y aurait eu des millions de ces créatures parce que selon lui il y aurait toutes les possibilités. Et voici un de ceux qui était en accord avec Darwin qui se fait appeler Raymond Dart, de l’université Witwatersrand, qui a fait des recherches à Johannesburg en Afrique du sud pendant trente ans en cherchant des fossiles comme ceux-là. Puis il est retourné chez lui les mains vides si ce n’est deux morceaux d’os qui ne confirment rien du tout de cette théorie, et ce par ma propre reconnaissance dans son livre « Les aventures du maillon manquant ».

Enfin, dans ce que nous avons cité, il y a des preuves suffisantes et des arguments forts qui montrent que ce qu’a amené Darwin et ses semblables, ainsi que ceux qui l’ont suivi, s’est complètement cassé et est tombé comme une toile d’araignée. Et il est encore plus léger et moins fort que la toile d’araignée. La vérité est claire pour toute personne dotée de raison. Que celui qui est raisonnable fasse attention pour ne pas tomber dans les cordes du chaytan car ceux qui suivent le chaytan suivent les voies qui mènent à la perte. Que la personne mette en garde les gens contre cette théorie corrompue pour préserver les croyances des musulmans et pour œuvrer conformément à la parole du maître des messagers rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit quelque chose de blâmable, qu’il l’enlève ».

Nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et la dernière de nos invocations est la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Notre Prophète Mouhammad : sa famille et son comportement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 13, 2010
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Quelques caractères du Prophètes

 

Les oncles et les tantes paternels du Prophète

 

Il y a eu divergence concernant le nombre des oncles paternels du Prophète. Il a été dit qu’il avait douze oncles paternels, d’autres ont dit dix et d’autres ont dit neuf. Selon le premier avis, selon lequel le Prophète avait eu douze oncles paternels, le premier est Hamzah fils de ^Abdou l-Mouttalib. Il a été surnommé ‘Asadou l-Lah et il a été surnommé aussi ‘Asadou r-Raçoul. Il est mort martyr lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Le deuxième oncle paternel est Al-^Abbas. Il est l’ancêtre des califes abbassides. Après les quatre califes, il y a eu les omeyyades qui ont gouvernés les musulmans puis ce fut les abbassides. Ce terme est en référence à Al-^Abbas, l’oncle paternel du Prophète. L’islam de Al-^Abbas était une source de gloire et d’honneur pour le Prophète et ce fut également une humiliation pour les associateurs lorsqu’il fut entré en Islam. Parmi les enfants de Al-^Abbas, il y a ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas, connu comme étant tarjoumanou l-Qour’an c’est-à-dire celui qui est l’exégète par excellence du Qour’an, celui qui a donné des explications du Qour’an. Ce même Al-^Abbas, le Prophète a fait une invocation en faveur de son fils ^Abdou l-Lah quand il était encore enfant pour que Allah lui accorde la sagesse et la science de l’explication du Qour’an et Allah a exaucé notre Prophète car ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas avait la sagesse et la science de l’explication du Qour’an.

Le troisième oncle paternel que l’auteur a cité est AzZoubayr. AzZoubayr, était parmi les dignitaires de Qouraych et c’était quelqu’un qui avait un haut degré parmi bani Hachim, le clan de Hachim mais il est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le quatrième était Al-Harith. Al-Harith, c’est l’aîné des enfants de ^Abdou l-Mouttalib. C’est le plus grand des oncles paternels du Prophète. ^Abdou l-Mouttalib, le grand père du prophète était surnommé Abou l-Harith, le père de Al-Harith. C’est une habitude des Arabes, c’est un signe d’honneur de la personne que de l’appeler Abou et de citer le nom de son fils. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le cinquième s’appelait Hajl. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le sixième s’appelle Qoutham et lui aussi est mort jeune.

Le septième s’appelle Dirar. Il est mort au début de la révélation.

Le huitième s’appelle Al-Ghaydaq. Al-Ghaydaq, dans la langue arabe signifie « la pluie abondante ». Il avait été appelé ainsi parce qu’il était très généreux.

Le neuvième était Al-Mouqawwam et le dixième Abou Talib. Abou Talib s’appelle ^Abdou Manaf. Abou Talib c’est son surnom. C’est lui qui avait pris en charge le prophète élu lorsqu’il était enfant. C’est ce même Abou Talib qui avait protégé le prophète contre la nuisance des mécréants. Mais malgré cela Abou Talib n’est pas entré en Islam et est mort mécréant, que Allah nous en préserve. C’est lui qui est le père de notre maître ^Aliyy.

Le onzième oncle paternel du prophète était appelé ^Abdou l-Ka^bah. Lui aussi était mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le douzième était surnommé Abou Lahab et il s’appelle ^Abdou l-^Ouzza. Il était l’un des pires ennemis du Prophète. C’était celui qui combattait le plus le Prophète et c’est à son sujet que Allah a révélé sourat Al-Maçad, Sa parole : « ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kasab. Sayasla naran dhata lahab ». Par cette sourah Allah nous a appris que Abou Lahab allait mourir mécréant et cela s’est produit effectivement.

 

Quant aux tantes paternelles du Prophète, elles étaient au nombre de six. Il y avait Safiyyah qui était la mère de AzZoubayr Ibnou ^Awwam, que Allah l’agrée. Elle était entrée en Islam, elle a fait l’immigration et c’est une femme qui était connue pour sa patience et pour sa force. Il y avait ^Atikah, elle était la deuxième. Il y avait ‘Oummou Hakim, qui s’appel Al-Bayda. Il y avait Barrah, il y avait ‘Oumaymah et ‘Arwa.

Safiyyah seule était entrée en Islam selon l’avis le plus fort, mais certains ont dit que ^Atikah et ‘Arwa, elles aussi étaient entrées en Islam et qu’elles avaient fait l’émigration à Médine.

 

Quant aux serviteurs du Prophète, le premier d’entre eux était le compagnon honorable ‘Anas ibnou Malik Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire celui qui est de Al-‘Ansar, de Médine, que Allah l’agrée. C’était  celui qui était resté le plus au service du Prophète. ‘Anas a dit : « je suis resté dix ans au service du messager de Allah. Jamais il ne m’a dit ouf. Jamais il ne m’a dit pourquoi tu as fait comme ça. Jamais il ne m’a dit si tu avais fait plutôt comme ça » rapporté par Al-Boukhariyy.

Parmi les serviteurs du Prophète il y a également Bilal Ibnou Rabah, celui qui appelé à la prière pour le Prophète.

Il y avait aussi ^Ouqbah Ibnou ^Amir et il y avait Sa^d, qui était l’esclave affranchi de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. Il y avait Dhou Mikhmar, le fils du frère de An-Najachiyy, que Allah l’agrée, certains ont dit le fils de sa sœur. Il y avait Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy. Il y avait ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée. Il y avait Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Il y avait ‘Asla^ ibnou Charik et Bakir que l’on appelle aussi Bakr, fils de Charih Al-Laythiyy et d’autres encore.

 

Quant aux femmes qui étaient au service du Prophète, parmi elles il y avait ‘Asma et Hind, les deux filles de Harithah. Puis Mariyah. Et il y avait deux Mariyah, une qui était la grand-mère de Al-Mouthanna ibnou Salih et la seconde Mariyah c’est ‘Oummou r-Rabab. Il y avait Zaynah et sa fille ‘Amatou l-Lah. Il y avait Safiyyah, Khawlah, Khadrah, Salma, ‘Oummou ‘Ayman qui s’appelle Barakah et qui était la nourrice du Prophète. Il l’avait héritée de son père et il l’avait affranchie quand il avait épousé Khadijah, que Allah l’agrée. Et il y avait aussi ‘Oummou ^Ayyach et Maymounah.

 

Information utile : L’imam Mouslim a rapporté au sujet d’un compagnon, le compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy, qui était resté au service du messager de Allah. Le messager de Allah pour le remercier d’avoir été à son service lui a dit : « salni » c’est à dire « demande moi ce que tu veux ». Alors ce compagnon a dit au Prophète : « je voudrais être à tes côtés au paradis ». Le Messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela, il ne lui a pas dit : « pourquoi tu me demandes cela ! », il ne lui a pas dit : « ce que tu m’as demandé là est mauvais ». Mais par modestie le Prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik », ce qui signifie : « demande autre chose si tu veux ». Mais Rabi^ah lui a dit : « c’est ce que je veux ». Alors le Prophète a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud », c’est à dire : « contribue pour aller au paradis en faisant beaucoup de prières surérogatoires ». Ceci est une preuve qu’il est parmi de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Habituellement on ne demande pas cela à autre que Allah. Pourtant ce compagnon l’a demandé au Prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander puisque ce compagnon a demandé au prophète le paradis.

 

Quelques descriptions du Prophète

 

Le Messager éminent avait une image parfaite. Allah soubhanahou wa ta^ala lui a accordé un très bel aspect. Il lui a donné une beauté qui se manifestait sur son visage honoré et qu’Il n’a accordée à aucune autre personne, à aucun autre prophète. En effet il est le plus beau des créatures dans leur totalité. Il est le plus beau des prophètes, y compris notre maître Youçouf ^alayhi s-salam. En effet, il avait une beauté qui inspirait le respect, ce qui indiquait son haut degré et son grand mérite selon le jugement de son Créateur. A ce sujet le Messager éminent a dit : « ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘illa haçana l-wajhi haçana ssawti wa ‘inna nabiyyakoum ‘ahsanouhoum wajhan wa ‘ahsanouhoum sawta » rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il n’ait un beau visage et une belle voix et certes votre prophète (c’est à dire le prophète Mouhammad) est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et d’après Joubayr ibnou Mout^im que Allah l’agrée il a dit : « J’ai entendu le messager de Allah réciter sourat wa tTour mon cœur a failli s’envoler tellement la voix du Prophète était belle » et cela était au début de l’islam de Joubayr.

 

Concernant son apparence telle qu’elle est parvenue dans les livres du hadith, le Prophète était d’une taille moyenne plus grand que petit, c’est-à-dire il n’était pas des gens qui étaient de petite taille, ni de ceux qui étaient de grande taille, il était plutôt de taille intermédiaire. Mais plus proche de grand de taille que de petit de taille. Il avait la poitrine et le dos larges et il avait un visage rayonnant. Son visage était de couleur blanche teinté de rouge tel que l’a décrit son serviteur ‘Anas ibnou Malik dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy. Et Abou Hourayrah a dit : « je n’ai pas vu de plus beau que le Prophète. C’est comme si le soleil parcourait son visage », rapporté par ‘Ahmad et At-Tirmidhiyy.

Les yeux du Prophète étaient larges. Il avait un iris d’un noir très intense qui contrastait avec la blancheur. Les sourcils du Prophète étaient fins, il n’avait pas des sourcils fournis, et ils étaient proches sans être collés. Ses cils étaient fournis. Le front du Prophète était large et ses cheveux ne tombaient pas sur son front. Son nez était droit. Le ventre du Prophète ne dépassait pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte, ses bras longs. Il marchait vigoureusement, sa marche était comme celle de celui qui descend une pente. Il marchait rapidement, ses pas étaient proches. Lorsque le Prophète se retournait, tout son corps se retournait, c’est-à-dire qu’il ne pliait pas uniquement son cou. Lorsqu’il s’adresse à quelqu’un, il s’adresse tout entier vers lui, il ne tourne pas par exemple la tête sans tourner le reste du corps.

Parmi ce qui est connu du prophète également c’est qu’il avait une très belle odeur, qu’il se parfume ou pas et la transpiration de son corps honoré, était comme des perles blanches, pures. L’odeur de sa transpiration était plus belle que le musc. Son serviteur ‘Anas ibnou Malik disait que « lorsque le Messager passait par un chemin de Médine on sentait derrière lui l’odeur du musc et on savait que le Messager était passé par là ». Il est parvenu que le compagnon ^Ouqbah ibnou Ghazwan, avait été atteint d’une maladie de peau de la taille d’un dirham qui le grattait beaucoup, et qui le dérangeait. Lorsque le Prophète lui a demandé de lui montrer l’emplacement de son dos, en soulevant son vêtement pour que l’endroit de son dos apparaisse, le messager éminent a posé sa main dessus et il a guéri immédiatement de sa maladie par la volonté de Allah. L’odeur du parfum émanait de cet endroit touché par la main du Prophète jusqu’à la fin de la vie de ce compagnon. Et c’était un parfum plus beau que le musc, l’ambre ou d’autres parfums. Le compagnon honorable Al-Bara’ ibnou ^Azib, que Allah l’agrée, a dit pour décrire le prophète : « le messager de Allah était le plus beau des gens par le visage et par le comportement ». Al-Bayhaqiyy, At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah, ibnou Mouhammad, ibnou ^Ammar, ibnou Yasir qu’il a dit : « j’ai dit à Roubayya^ fille de Mou^awwidh, décrit moi le messager de Allah » Elle lui a répondu : « Si tu l’avais vu, c’est comme si tu vois le soleil se lever ».

Le prophète avait des cheveux d’un noir intense. Il n’y avait dans ses cheveux qu’environ vingt cheveux gris certains étaient au niveau de sa tête et d’autre au niveau de sa barbe. Mais tout le reste était resté avec sa couleur d’origine. Ses cheveux n’étaient pas totalement raides ni frisés. Ses cheveux étaient entre les deux. Le bout de ses cheveux était ondulé. Parfois ses cheveux arrivaient jusqu’à mi-oreille et parfois jusqu’à ses épaules honorées. Le prophète avait une barbe très fournie. Son corps était fort, il n’était pas maigre ni gros. Ses mains étaient fortes et ses pieds aussi.

Concernant la description du prophète qui nous est parvenue de certains compagnons, un des compagnons a dit pour le décrire : « je n’ai pas vu quelqu’un qui soit plus beau que le messager de Allah, il était de taille imposante, de couleur blanche, il était éloquent et Allah n’a pas créé avant lui ou après lui qui lui soit semblable parmi Ses créatures. Ses cheveux étaient noirs, ses sourcils étaient arqués, il était d’une couleur blanche teintée de rose et son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Quand il parlait, la lumière sortait d’entre ses lèvres. Il avait les deux incisives qui n’étaient pas collés, il y avait un petit interstice entre ses deux incisives. Son sourire était beau, sa barbe était imposante. Il avait un cou de taille intermédiaire. Et si ses yeux se fermaient pour le sommeil, son cœur honoré ne dormait pas. Il était tendre, miséricordieux, généreux. Invoquez Allah pour qu’Il élève d’avantage le messager de Allah, toutes les fois que se lève le soleil ou qu’il se couche et toute les fois que la pluie tombe ».

 

Information utile concernant le tabarrouk par les traces du Messager éminent

 

Il est permis de faire le tabarrouk c’est-à-dire de recherche les bénédictions par les traces du Messager éminent, de recherche la barakah, de rechercher les bénédictions, de rechercher le bien, comme par ses cheveux ou par sa transpiration ou autre que cela tout comme l’ont cité les savants digne de considération. Les preuves à ce sujet sont nombreuses, parmi lesquelles : lorsque le messager s’était rasé le crâne, il avait donné à celui qui la rasé la moitié de ses cheveux et il a dit au reste : « iqsimhou bayna n-nas », c’est à dire « distribue-le aux gens ». Les compagnons se sont partagés les cheveux du prophète. L’un prenait un cheveux, un autre prenait deux cheveux et ainsi de suite. Khalid ibnou l-Walid avait pris les cheveux qui poussent à l’avant du crâne (an-nasiyah) et il les avait mis dans sa qalansouwah. Khalid disait : « je ne me suis jamais engagé dans une bataille en portant cette qalansouwah sans que je sois victorieux dans cette bataille ». Cela veut dire qu’il recherchait la barakah et la victoire par l’intermédiaire de cette trace physique du prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de recherche la barakah, les bénédictions, par le messager de Allah et par tous les prophètes. Sinon quelle aurait été la raison pour laquelle le prophète avait distribué ses cheveux à ses compagnons ? Chacun sait parfaitement que les cheveux ce n’est pas une nourriture. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après ‘Anas qu’il a dit : « le Prophète entrait dans la maison de ‘Oummou Soulaym et il dormait dans sa place. Un jour qu’il dormait chez elle, on lui a dit, le prophète s’est endormi chez toi. Elle a alors ramené un peu de la transpiration qui s’était recueillie sur l’endroit ou le Prophète s’était endormi. Elle avait pris de cette transpiration et elle la mettait dans un récipient. Quand le Prophète l’a vue faire cela et lui a dit, ce qui signifie : « Que fais tu là, ‘Oummou Soulaym ? », elle a répondu : « Ô messager de Allah, j’espère avoir la barakah, les bénédictions pour nos enfants par ta transpiration ». Le Prophète lui a dit : « ‘Asabti », ce qui signifie : « tu as fait quelque chose de correct ». Le Prophète a confirmé que ce qu’avait cette femme qui avait recueilli la transpiration du Prophète pour la barakah, était quelque chose de correct et il ne lui a pas dit que c’était quelque chose de mauvais.

 

Le comportement du Prophète

L’excellent du comportement était une caractéristique de tous les prophètes car Allah tabaraka wa ta^ala n’envoie pas pour guider Ses esclaves quelqu’un dont la chasteté, la piété ou l’honnêteté a été mise en cause. Allah n’envoie pas quelqu’un qui avait été accusé d’insolence ou d’indécence ou de trahison ou de mensonge. Allah n’envoie pas pour guider les gens quelqu’un qui n’a pas grandi sur la véracité, la chasteté sur l’honneur et le bon comportement avec les gens. Le prophète élu était celui d’entre les prophètes qui avait le plus des comportement de bien. Personne ne l’avait précédé dans son bon comportement. En effet le compagnon honorable, ‘Anas ibnou Malik, le serviteur du messager a dit que le messager de Allah était celui qui parmi les gens avait le meilleur comportement. Lorsque la Dame honorable ^A’ichah, que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « ce n’est pas quelqu’un qui utilisait des mots vulgaires, ce n’était pas quelqu’un qui lorsqu’il parlait utilisait un vocabulaire indécent. Il ne criait pas dans les marchés, il ne répondait pas au mal par le mal mais il pardonnait », rapporté par Abou Dawoud.

La ‘ayah honorable : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « et tu as certes un comportement d’excellence », cette ‘ayah est une preuve de l’excellence de comportement du Prophète.

Lorsque ^A’ichah que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « toute les bonnes caractéristiques indiquées dans le Qour’an, le prophète les avait », rapporté par Mouslim dans son Sahih. En effet, Allah avait honoré Son messager par les belles caractéristiques qui avait été citées dans le Qour’an. Le Prophète avait ce que le Qour’an recommandait comme comportement. Le Prophète respectait les ordres, il ne se vengeait pas pour sa personne, mais c’était uniquement si quelqu’un commentait un péché qu’il se rangeait du côté de la vérité. Si quelqu’un désobéissait à Allah, c’était celui d’entre les gens qui défendait le plus la religion agréée par Allah tout comme cela est parvenu dans le hadith honoré. Le Prophète ne disait quand il était satisfait ou pas, que la vérité, catégoriquement, car le Prophète était préservé.

Parmi ses comportement, Allah ^azza wajal l’a envoyé avec la douceur pour la communauté. Il était doux et il encourageait à l’excellence de comportement. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet du messager honoré : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim » [sourat At-Tawbah / 128], ce qui signifie : « il veux votre intérêt et il est tendre et miséricordieux envers les croyants ».

Le Prophète Al-Moustafa élu était le plus courageux des gens, il était celui qui avait le cœur le plus fort et qui était le plus téméraire à la rencontre de l’ennemi. C’était celui qui était le plus fort parmi les compagnons. Il était également connu pour sa grande générosité dans la voie que Allah agrée. Les nouvelles de sa générosité sont nombreuses. Parmi cela il y a ce qu’a rapporté Mouslim d’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « jamais le messager de Allah a été interrogé sur l’Islam sans qu’il ne l’ait donné ». Un jour un homme a demandé de lui donner des biens et le prophète a ordonné qu’on lui donne un immense troupeau qui remplissait l’espace entre deux montagnes. Cet homme est alors parti voir son peuple et leur a dit : « entrez en Islam, Mouhammad donne avec profusion, il donne comme celui qui ne craint pas de tomber dans la pauvreté ». Le Prophète élu était celui qui était le plus véridique quand il parlait, c’était celui qui était le plus honnête et c’était celui avec lequel  les gens se sentaient très à l’aise tellement il était modeste, tellement il était généreux dans sa compagnie et chaque personne qui restait dans son assemblée pensait qu’elle était la plus proche de lui tellement il honorait tous ceux qui étaient en sa compagnie.

Le Prophète était pudique. Il était plus pudique que la femme vierge chez elle. Il regardait plus le sol que le ciel parce qu’il était très poli et très pudique envers son Seigneur. Le Prophète était celui d’entre les gens qui était le plus modeste. En effet, il lui avait été donné de choisir entre être un prophète roi ou être un prophète esclave et il a préféré être un prophète esclave. Le prophète répond à l’invitation de tout le monde, que la personne soit éloignée ou proche, que ce soit un esclave ou un homme libre, un pauvre ou un riche, quelqu’un connu comme étant parmi les dignitaires de son clan ou pas. Le prophète est le plus miséricordieux des gens envers tous croyants. Sa miséricorde il l’accordait à tout le monde, même envers les animaux et  les oiseaux. Même la chatte lorsqu’elle venait vers lui il lui tendait le récipient de lait pour qu’elle puisse en boire.

Le Prophète était le plus chaste des gens, sa main honoré n’a pas touché une femme qui ne lui était pas licite. Le Prophète disait : « ‘inni la ‘ousafihou n-niça », ce qui signifie : « je ne serre pas la main aux femmes ».

Il était celui qui était le plus honorable envers ses compagnons. Ainsi il ne tendait pas ses pieds quand il était assis avec ses compagnons, il ne tendait pas ses pieds vers eux par respect pour eux. Celui qui le voit, il lui inspire le respect et celui qui le côtoie, il l’aimera tant il constate son excellence de comportement, sa grande compassion et sa grande modestie. Les cœurs des gens s’attachent au Prophète. Sa parole était comme une lumière, sa venue était comme une lumière et sa sortie était comme une lumière et ses actes étaient comme une lumière. Lorsqu’il se taisait il inspirait le respect et lorsqu’il parlait les cœurs étaient épris de lui tout comme les regards. Quand il souriait, son visage était rayonnant, on dirait que son visage était une lune qui éclaire. Le prophète était extrêmement modeste, il marchait aux côtés des pauvres et des veuves. Il ne faisait pas preuve d’orgueil et il n’attendait pas que les gens viennent à son service. Ainsi, il réparait lui-même ses chaussons et il cousait lui-même son vêtement et il travaillait chez lui tout comme n’importe quelle personne. C’était lui-même qui allait traire sa brebis et il était lui-même à son propre service. Le prophète aidait ses épouses à la maison comme pour préparer le repas, il les aidait à cela. Quand il se déplaçait sur sa monture, il faisait monter derrière lui son esclave ou son serviteur ou son proche parent.

Parmi son excellence de comportement c’est qu’il rendait visite et il s’asseyait avec les pauvres, les miséreux et les esclaves. Il vérifiait leur état, il assistait à leur convoi funéraire, il honorait les gens de mérite quand il venait vers lui et quand c’était quelqu’un des gens de mérite qui venait, il lui arrivait de le faire asseoir sur son drap béni. Il disait : « ‘idha ‘atakoum karimou qawmin fa’akrimouh », ce qui signifie : « lorsque quelqu’un d’honorable parmi les siens viens vous voir, alors traitez le avec égard », rapporté par ibnou Majah, Al-Hakim et d’autres.

Le prophète aussi incitait son peuple et ses compagnons à l’amour les uns des autres et il incitait à ce qu’on traite avec égard les gens qui sont d’un haut degré parmi les leurs afin d’encourager les gens à l’Islam. Les bons comportements du prophète sont nombreux et à nous de prendre exemple sur notre prophète, à nous de nous inspirer de sa conduite honorable, parce que Allah nous l’a envoyé en tant que modèle pour nous.

Que Dieu nous réunisse avec lui au paradis et qu’Il rétribue en bien tous ceux qui nous ont appris l’amour de notre Prophète.

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Notre Prophète Mouhammad : ses noms et ses enfants

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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Notre messager éminent, a plusieurs noms que les savants ont mentionnés. Ce sont des noms qui indiquent bien sûr, le grand honneur et le grand mérite et son haut degré selon le jugement de Allah.

Ainsi il est parvenu dans un hadith que le Prophète a dit : « li khamsatou ‘asma’ : ‘ana Mouhammad, wa ‘ana ‘Ahmad, wa ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr, wa ‘ana l-Hachirou l-ladhi youhcharou n-nasou ^ala qadamih, wa ‘ana l-^Aqib » rapporté par AlBoukhariyy et Mouslim. Ainsi dans ce hadith, il a été mentionné 5 parmi les prénoms du Prophète mais cela ne veut pas dire que notre Prophète n’a que ces 5 prénoms-là : Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib. La signification de ce hadith est qu’il n’y a pas eu d’autres que lui qui ont eu ces 5 prénoms avant lui, cela est selon une explication. Une autre explication est que ces 5 prénoms sont des prénoms honorés ou des prénoms qui ont déjà été connus dans les communautés antérieures, c’est-à-dire que les prophètes ont annoncé la venue de notre Prophète Mouhammad ; les prophètes qui ont précédé notre maître Mouhammad ont dit que notre maître Mouhammad va venir et qu’il s’appellera Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib.

 

Le premier des prénoms c’est Mouhammad et c’est le plus connu, le plus réputé de ses prénoms et c’est le plus honorable de ses prénoms. Ce prénom là, Mouhammad, indique la parfaite louange à son sujet. C’est un prénom qui indique son caractère honorable. Ce prénom peut expliquer les nombreux caractères louables du prophète. Louable ici c’est-à-dire digne d’éloge, quelque chose de bien. Il a beaucoup de bons caractères notre prophète.

Notre prophète éminent il est Mahmoud, c’est-à-dire qu’il est loué. Son éloge est fait. Allah ta^ala l’a honoré, et les anges également font l’éloge du prophète. Ses frères messagers ont également fait son éloge et les meilleurs des créatures sur terre (c’est-à-dire après les prophètes se sont les saints) eux aussi font l’éloge du prophète Mouhammad. Sa communauté est surnommé al-hammadoun, c’est-à-dire ceux qui font beaucoup l’éloge de Allah. Alhammadoun c’est le pluriel de hammad et alhammad c’est celui qui dit beaucoup al-hamdou li l-Lah, qui remercie beaucoup Allah. En effet la communauté de notre maître Mouhammad, remercie Allah dans l’épreuve et dans la facilité, dans toutes les situations, nous remercions Allah pour le bien qu’il nous a accordé. Et la prière du prophète et la prière de la communauté commencent pas la louange (n’est ce pas que dans la Fatihah on dit al-hamdou li l-Lah). Donc la prière du prophète et la prière de sa communauté sont commencées par la louange à Allah. Notre prophète est celui qui a la grande intercession au jour du jugement. Il a le haut degré au jour du jugement.

Al-Qadi ^Iyad, dans son livre « ach-chifa bita^rifi houqouqi l-moustafa » (la réponse qui guérit pour celui qui veut connaître les droits et les degré du prophète élu) a dit : « Allah a protégé ce prénom, personne de ceux qui ont prétendu être prophète n’ont porté ce nom ». Ni après l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad, il y a eu des gens qui ont prétendu à tort la prophétie mais aucun d’entre eux n’a porté ce prénom. Et même avant le prophète Mouhammad personne n’avait eu ce prénom. Seulement peu avant la naissance du prophète, certains arabes ont donné ce prénom à leurs enfants parce que l’annonce leur était parvenue qu’à cette époque il y aura un prophète qui s’appelle Mouhammad.

Le deuxième prénom par lequel a été connu notre maître Mouhammad c’est ‘Ahmad. ‘Ahmad est un prénom qui du point de vue de la langue indique un état auquel ne sont pas parvenus d’autres que lui. ‘Ahmad, ça peut être dans le sens de celui qui loue le plus parmi ceux remercient Allah. Il a été dit que les prophètes sont des hammadoun, c’est-à-dire des gens qui remercient Allah et le prophète est celui d’entre eux qui Le remercie le plus, il est ‘Ahmad, c’est-à-dire c’est un superlatif. Dans une des stations de l’au-delà, le messager éminent remerciera Allah et louera Allah. Allah ta^ala lui donnera la possibilité d’intercéder en faveur des gens et les gens remercieront Allah. Parmi les particularités du prophète c’est qu’il lui a été accordé sourat Al-Fatihah, qui est sourat Al-Hamd, c’est-à-dire la sourat dans laquelle il y a la parole al-hamdou li l-Lah. Cela est une des particularités de notre prophète. Et il est une tradition du prophète de dire al-hamdou li l-Lah, après avoir mangé, après avoir bu, lors des invocations, à l’arrivée d’un voyage et c’est pour cela que sa communauté a été surnommée al-hammadoun, ceux qui remercient Allah. C’est pour cela que le prophète élu est ‘Ahmad.

Parmi ses noms il y a Al-Mouqaffi, c’est-à-dire celui qui suit les prophètes. Il est celui qui est venu à la fin de tous les prophètes. Dans la langue arabe qafiyah, c’est la fin (rime pour la poésie).

Le quatrième prénom de notre Prophète c’est Al-Hachir, c’est-à-dire au jour de al-hachr, le jour du rassemblement, le Prophète sera le premier à sortir de sa tombe et les gens vont sortir après lui. Il est le premier pour lequel la terre va s’ouvrir et il sortira.

Le cinquième nom, Al-^Aqib, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de prophète après lui, il est le dernier des prophètes.

Al-Mahi, le Messager l’a expliqué, il a dit : « ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr », c’est-à-dire que grâce au Prophète une grande partie de la mécréance qu’il y avait sur terre à son époque a été effacée. Par le Prophète, lorsqu’il a été envoyé, il y avait des mécréants et grâce à lui la plupart des mécréants de son époque ont disparu, mais ça ne veut pas dire que toute la mécréance a disparu. D’autres ont dit, c’est-à-dire que la mécréance va disparaître peu à peu à partir de sa venue jusqu’à la descente de ^Iça ^alayhi s-salam.

Le septième prénom du Prophète, c’est Nabiyyou r-Rahmah ou Nabiyyou l-Marhamah, tout comme cela est parvenu dans le Sahih de Mouslim et d’autres. Il est le prophète qui a amené et qui a encouragé à la miséricorde au sein de sa communauté. D’autres ont dit, il est celui qui a annoncé la miséricorde de Allah, la religion agrée par Allah qui est l’Islam, et ce en raison de la parole de Allah : « wa ma ‘arsalnaka ‘illa rahmatan li l-^alamin ». Ainsi notre prophète est une miséricorde pour les mondes. Et le messager a dit : « ‘innama ‘ana rahmatoun mouhdat », ce qui signifie : « je suis une miséricorde qui vous a été offerte ».

Parmi les prénoms du prophète il y a aussi Nabiyyou t-Tawbah, tout comme cela est parvenu dans le hadith de Mouslim. C’est-à-dire que le prophète a annoncé de la part de Allah, que Allah accepte le repentir avec les conditions du repentir ou que le Prophète ordonne le repentir.

Le neuvième c’est Nabiyyou l-malhamah, tout comme cela a été rapporté dans le hadith de Mouslim également et Al-Malhamah, c’est-à-dire le combat.

Le dixième c’est Al-Moutawakkil. Allah a dénommé le prophète par le nom Al-Moutawakkil dans At-Tawrah, c’est-à-dire celui qui se fie totalement à Allah.

Le onzième et le douzième, l’auteur a cité Taha et Yasin. Il a été dit que Taha signifie « O toi homme éminent » et Yasin « O toi être humain éminent ».

Le treizième prénom c’est ^Abdou l-Lah. Il y a dans ce prénom la description du prophète comme étant un esclave de Allah et c’est une description d’honneur, c’est un honneur pour le prophète et cette appellation est parvenue dans le Qour’an honoré par la parole de Allah : « wa ‘annahou lamma qama ^abdou l-Lahi yad^ouh ». Ainsi il a été appelé ^Abdou l-Lah. Le fait d’appeler le prophète esclave de Allah c’est un honneur pour le messager éminent. Les esclaves de Allah sont nombreux et ici c’est le prophète lui-même qui a été désigné par cette appellation, c’est-à-dire que c’est une désignation d’honneur.

La quatorzième appellation est An-nabiyyou l-‘Oummiyy c’est-à-dire celui qui n’écrit pas et qui ne lit pas et ceci au sujet du prophète est un miracle alors que pour d’autres que lui c’est une incapacité. En effet, bien que le Prophète ait été ‘oummiyy, c’est-à-dire qu’il ne lit pas et n’écrit pas, Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné la sciences, une grande sciences, malgré le fait qu’il ne lisait pas n’écrivait pas.

La quinzième appellation c’est Ar-Ra’oufou r-Rahim. La preuve vient du Qour’an, la parole de Allah : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim ». Ar-ra’fah, c’est l’extrême miséricorde, donc ra’ouf c’est-à-dire celui qui est extrêmement miséricordieux. Il est extrêmement miséricordieux envers les croyants, tout comme Allah nous L’a appris.

La seizième appellation c’est Ach-Chahid. C’est-à-dire qu’au jour du jugement, il témoignera en faveur des prophètes qu’ils ont bien transmis à leur communauté et il témoignera aussi en faveur de sa communauté.

La dix-septième appellation, c’est As-Sirajou l-Mounir, c’est-à-dire qu’il est comme une chandelle qui éclaire par sa science et sa bonne guidée, tout comme dans la parole de Allah : « wa siraja m-mounira » [sourat Al-‘Ahzab / 46], c’est-à-dire que les ténèbres de la mécréances se sont dissipées grâce à lui tout comme l’obscurité de la nuit se dissipe par la lumière de la chandelle. Et les cœurs ont été guidés par lui, tout comme les yeux sont guidés par la lumière d’une chandelle.

Il y a aussi parmi les appellations du prophète, Al-Mouzzammil et Al-Mouddaththir, tout comme cela est parvenu dans les sourah respectives (sourat Al-Mouzzammil et sourat Al-Mouddaththir).

La dix-huitième appellation, c’est Al-Moudhakkir.

Il y a aussi parmi ses appellations, Ni^matou l-Lah. Il est en effet une grâce de la part de Allah.

Une autre appellation du prophète, Al-Hadi ‘ila ssirati l-moustaqim. C’est-à-dire celui qui guide vers la voie de droiture grâce aux preuves éclatantes, tout comme Allah dit : « wa ‘innaka latahdi ‘ila sirati m-moustaqim » et le Prophète a d’autres appellations que celle-ci.

Parmi les appellations qui sont connues, il y a Al-Moukhtar, celui qui a été choisi. Al-Moustafa, celui qui a été élu. Ach-Chafi^, celui qui intercède. Al-Mouchaffa^, celui a qui il a été donné d’intercéder. AsSadiq, celui qui est véridique. Al-Masdouq, celui dont la véracité est reconnue et d’autre que cela encore.

 

Information utile : Les savants du tawhid ont dit que les noms de Allah sont des noms tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons, mais les noms du messager ne sont pas ainsi. On ne dit pas des noms du prophète que l’on ne peut pas les donner à autre que lui. La preuve est que certains musulmans ont donné au prophète un nom qui n’est pas parvenu ni dans le hadith, ni dans le Qour’an qui est le nom de Al-Moustafa. Tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons. Alors que les noms du prophète ne sont pas ainsi. La communauté a donné au Prophète des noms qui n’ont figuré ni dans le Qour’an ni dans le hadith, comme le nom Al-Moustafa, celui qui a été élu.

 

Information utile : Lorsque la dame honorée Aminah fille de Wahb, que Allah l’agrée, la mère du bien-aimé, l’élu Mouhammad, lorsqu’elle a eu l’honneur de porter, d’être enceinte du prophète éminent, elle a vu dans le rêve qu’il lui a été dit : « tu portes le maître de toutes les créatures et quand tu accoucheras donne lui le prénom de Mouhammad car il aura une destinée louable » et le sens de Mouhammad est celui que les gens louent beaucoup en raison de ses nombreuses qualités, celui dont les gens font beaucoup l’éloge. Quel bonheur pour nous et quel honneur et quelle joie pour nos cœurs par la naissance du messager de Allah, le maître de toutes les créatures, le maître des arabes et des non arabes.

 

Quelques un des enfants du prophète

Le prophète avait trois garçons : Al-Qacim, et c’est par ce garçon-là que le Prophète était surnommé, il était surnommé Abou l-Qacim. Lorsque le Prophète était à La Mecque avant qu’il ne reçoive la mission de prophète, il était surnommé Abou l-Qacim. Al-Qacim était né à La Mecque avant l’avènement de la mission de prophète. Il est le premier de ses enfants et c’est pour cela que le prophète est surnommé Abou l-Qacim. Il est le premier de ses enfants à mourir, il a vécu deux ans. Le deuxième c’est AtTayyibou tTahir, parce qu’il est né après l’avènement de la mission de prophète selon l’avis le plus fort. A sa naissance, il a été appelé ^Abdou l-Lah, puis après cela il lui a été donné le prénom de AtTayyibou tTahir. Le troisième c’est ‘Ibrahim qui est né à Médine l’illuminé, le mois de dhoul-hijjah de l’an 8 de l’Hégire. Il a vécu un an et demi puis il est mort.

 

Les filles du prophète sont au nombre de 4. La première est Fatimah al-Batoul. Elle a été surnommée ainsi parce que Allah l’a affranchie elle et ses descendants du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’elle a été sevrée al-fatm c’est le sevrage (c’est-à-dire quand la femme arrête de donner le sein à son enfant). Elle est née 5 ans avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad et le Prophète l’a donnée en mariage à ^Aliyy et elle avait environ 15 ans et demi et ^Aliyy avait lors de son mariage environ 20 ans. La deuxième fille de Prophète c’est Zaynab. Le Prophète élu, l’a donné en mariage au fils de la tante maternelle de Zaynab, qui s’appelle Abou l-^As fils de Ar-Rabi^. C’était quelqu’un qui était connu pour tenir ses engagements. Il n’était pas encore musulman lors de la bataille de Badr et le Prophète lorsque cet homme a été fait prisonnier l’a libéré en contre partie de laisser libre sa fille Zaynab et comme c’était un homme qui tenait ses engagements, en contrepartie de sa liberté, il a bien voulu laisser partir Zaynab. Longtemps plus tard cet homme est entré en Islam et le Prophète lui a fait un nouveau contrat de mariage avec sa fille Zaynab.

La troisième et la quatrième des filles du prophète ce sont Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum. Le Prophète a donné Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum une après l’autre en mariage à ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a donné d’abord Rouqayyah en mariage et après la mort de Rouqayyah, il lui a donné ‘Oummou Kalthoum en mariage. C’est pour cela que ^Outhman Ibnou ^Affan a été surnommé Dhou n-Nourayn, celui qui a eu les deux lumières, par allusion aux deux filles du Prophète, Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum.

 

Information utile : Tous les enfants du prophète qu’ils soient garçon ou fille sont de son épouse Khadijah, que Allah l’agrée, sauf ‘Ibrahim qui est de Mariyah. Mariyah était copte, c’est Al-Mouqawqas, le roi d’Alexandrie. Aaprès que le Prophète l’ait appelé à entrer en Islam mais il n’était pas entré en islam, il lui a offert Mariyah la copte et le prophète éminent après l’entrée en Islam de Mariyah la copte a eu un fils d’elle qui s’appelle ‘Ibrahim et qui est mort jeune, enfant, sans avoir dépassé les deux ans. Tous les enfants du prophète étaient morts durant sa vie, mis à part la dame honorable Fatimah Al-Batoul, que Allah l’agrée qui a vécu six mois environ après le décès du prophète puis elle est morte. Elle était surnommée AzZahra parce que son visage était rayonnant. Après le décès du Messager, il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, chose qui n’était pas possible durant la vie du Prophète. Durant sa vie, on s’abstenait de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, mais après la mort du Prophète il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim.

 

Que Dieu nous rassemble au paradis avec notre Prophète, sa famille et ses descendants ainsi que ses quatre Califes bien-guidés, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy.

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Croyance : Dieu ne ressemble pas à Ses créatures

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad, le messager de Allah, l’honnête, lui qui a été à la hauteur de ce qui lui a été confié, ainsi qu’à sa famille pure.  La meilleure des sciences est la science de la religion et la meilleure des sciences de la religion est la science du tawhid, de la croyance en l’unicité de Allah, car c’est grâce à cette science que l’on connaît Allah et c’est la base de l’Islam. La connaissance de Allah est le fondement même de l’Islam, c’est son pilier fondamental.  Il n’y a pas de bonheur sans la connaissance de Allah. Combien de personnes connaissent par cœur le Qour’an et s’occupent de tariqah, de dhikr, d’évocations, de jeûnes, de prières surérogatoires pendant la nuit alors qu’ils ne connaissent pas leur Créateur car ils s’imaginent que Allah est un corps installé sur le Trône. Ceux-là sont des mécréants. L’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit que celui qui croit que Allah est assis sur le Trône est un mécréant. En effet celui qui s’asseoit sur le Trône est limité , de même que celui qui est supposé être de la taille du Trône ou même plus grand. Dans tous les cas, il est concerné par la limite. Or toute chose qui a une limite a besoin de qui l’a créée avec cette limite et cette quantité. Si Allah était un corps, Il aurait eu besoin d’un Dieu qui l’aurait créé. Nous, nous ne nous sommes pas donnés l’existence. Nos parents non plus ne nous ont pas donné cette existence avec cette limite. L’homme a une taille de quatre coudées sur une coudée de large et ce n’est pas nous qui nous sommes composés avec cet aspect. Nous nous sommes trouvés ainsi fait. Il est indispensable que cela ait eu lieu par la composition de Qui nous a composé ainsi et c’est Allah qui nous a créés de la sorte. Il n’est pas possible que Allah soit quelque chose de composé car la chose ne se crée pas elle-même, elle ne crée pas son ressemblant. Celui Qui crée n’a pas de ressemblance avec ce qu’Il crée. Celui qui croit que Allah a une taille plus petite ou plus grande que le Trône devient également mécréant. Il en  va de même pour celui qui croit que Allah est étendu à l’infini. Toute chose qui a une étendue est créée. Allah n’est pas caractérisé par une petite distance ou une grande distance. La mesure, qu’elle soit petite ou grande est propre à la créature. Le Créateur est exempt de tout cela. Par ailleurs, Allah tabaraka wa ta^ala existe. Il n’a pas été précédé du néant mais tout autre que Allah est précédé du néant. L’endroit n’existait pas, pas même cet espace qu’il y a entre le ciel et la terre , avant que Allah ne le crée. Et Allah existe avant l’existence de toutes choses, sans début à Son existence, Il n’a pas été précédé du néant. Il existe avant l’endroit et le temps. Il n’est pas localisé dans un endroit. Il existe sans endroit. Par ailleurs, Allah tabaraka wa ta^ala a des attributs éternels, exempts de début car Son Être est éternel. Il n’est pas caractérisé par des attributs qui entrent en existence. Nous, nos êtres ainsi que nos caractéristiques sont entrés en existence. Notre science est entrée en existence. Elle augmente et diminue et il lui arrive des interruptions. Notre parole est faite de lettres et de sons, a un début et est entrecoupée. Il n’est pas possible que la parole de Allah soit comme notre parole de lettres et de sons, ni qu’elle ait un début et une fin car cela est une des caractéristiques de la parole des créatures. La parole des créatures a un début et une fin. Il est impossible au sujet de Allah que Sa parole soit ainsi. Sa Science, Sa puissance, Sa volonté, Sa vie, Son ouïe, Sa vue, ces sept attributs sont éternels, exempts de début et exempts de fin.Les attributs de Allah n’entrent pas en existence. Ils existent de toute éternité. Tous les savants de ahlou s-sounnah se sont accordés à dire que la parole de Allah est unique, elle n’est pas composée de parties, n’a pas de début ni de fin.

Dans le bas monde, parmi les humains, Mouça, ^alayhi s-salam, a entendu cette parole à deux reprises. Allah ta^ala lui a donné la capacité d’entendre une parole qui n’est ni lettres ni voix. Dans l’au-delà, les musulmans tout comme les mécréants, entendront la parole de Allah, qui n’est pas de lettre ni de son. Ils comprendront sur quoi Allah les interroge et qu’est-ce qu’Il leur dit. Sur cela, les savants de ahlou s-sounnah se sont accordés. Il y a livre qui s’appelle Lahnou l-^Ammati wa l-Khassah, d’un savant de l’Andalousie qui s’appelle Abou ^Aliyy As-Sakouniyy. Il est de Séville Ichbiliyah, d’origine arabe. Il est de la tribu de Sakoun, des Arabes de la Péninsule arabique qui sont arrivés en Andalousie à Séville. Ce savant, Abou ^Aliyy As-Sakouniyy a dit « l’unanimité de ahlou s-sounnah a eu lieu sur le fait que la parole de Allah est unique », Allah tabaraka wa ta^ala. On dit de Lui qu’Il parle, on ne dit pas qu’Il prononce. Sa science est une science unique qui n’a pas de  commencement ni de fin. Sa vue également, Il voit les choses d’une vue éternelle, exempte de début, exempte de fin, qui ne s’interrompt pas et Il entend des voix et des sons d’une ouïe éternelle, exempte de début, exempte de fin qui ne s’interrompt pas. Ceci est la voie de ahlou s-sounnah, c’est cela le tawhid, la croyance en l’Unicité. Tout ce qui contredit cela est de la mécréance qui revient à assimiler Allah à Ses créatures. Celui qui croit que Allah parle puis se tait puis parle, puis se tait, il aura assimilé Allah à Ses créatures.

 

Information utile : certaines personnes comprennent certaines ‘ayah du Qour’an contrairement à ce qui a été dit précédemment. Ces gens-là vont à leur perte et ceux qui les suivent également. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an de sorte que certaines ayah ont des sens autres que le sens apparent.  Allah ta^ala a voulu ainsi éprouver Ses esclaves car certaines personnes comprennent ces ‘ayah selon le sens apparent et les expliquent ainsi. Ils deviennent alors mécréants et vont à leur perte.

D’autres n’expliquent pas ces ayah selon le sens apparent mais les interprètent et leur donnent un autre sens que le sens apparent. C’est ainsi que sont ahlou s-sounnah, ceux qui sont sur la voie des compagnons jusqu’à nos jours. Quant à ceux qui sont perdus comme les wahhabites prétendus salafites, ils les expliquent selon le sens apparent et ils s’égarent.

Un exemple pour cela, c’est ce qui est dans le Qour’an, la parole de Allah « ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa ». Nous, nous expliquons cette ayah dans le sens où Allah a dominé le Trône et le Trône est la plus grande des créatures que Allah a créée. Le trône est plus grand que les cieux et la terre, donc, Allah domine toute chose.

Ceux qui expliquent cette ayah par la position assise, qui disent que Allah est assis sur le Trône, ils sont devenus mécréants car ils ont assimilé Allah à Ses créatures. En effet, la position assise fait partie de la caractéristique de l’homme, des anges, des jinn, des animaux comme les ânes ou les singes. La position assise n’est pas une éloge au sujet de Allah mais une insulte. Mais les wahabites ne comprennent pas car ils pensent, lorsqu’ils disent que Allah est assis sur le Trône qu’ils glorifient Allah. En fait, ils L’assimilent au roi car par le passé, les rois fabriquaient des sortes de lit, des trônes élevés, en or ou en autre matériau et quand ils gouvernaient, ils s’asseyaient dessus. Egalement la ‘ayah « innama ‘amrouhou idha arada chay’an an yaqoula lahou koun fayakoun ». Les wahabites l’expliquent en disant que Allah prononce la lettre « ka’ » et la lettre « na’ ». Ils disent que Allah dit, quand Il veut créer quelque chose, « koun » « koun » « koun ». Ils prétendent que lorsqu’Il fait descendre la pluie, Il dit « koun » « koun » « koun » , ainsi  que lorsqu’Il fait souffler le vent. C’est de la mécréance. Allah ne prononce pas de lettre. Sa Parole n’est pas une langue ni des lettres. Pour ahlou s-sounnah, la signification de cette ayah est que Allah fait les choses par Son houkoum qui est de toute éternité. Allah hakama de toute éternité l’existence de ce monde, toute chose qui existe est par le houkoum éternel de Allah. Le houkoum est la parole éternelle de Allah. C’est par la parole éternelle de Allah, par Sa puissance, Sa science, Sa volonté, qu’Il crée le monde. C’est cela la signification de cette ayah « innama amrouhou ».

C’est depuis environ cent ans que les wahabites gouvernent la Mecque et Médine. Avant eux, c’était un descendant de al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib qui gouvernait. Ce sont  les descendants de Al-Houçayn qui gouvernaient sous l’autorité des califes et des sultans. Les califes étaient installés à Baghdad et les sultans pour un certain nombre d’entre eux étaient des Turcs. En Egypte,  c’est sous le titre de sultan que certains présidents gouvernaient. C’est neuf cent années après l’hégire que ces sultans ottomans ont eu le gouvernement et l’autorité. Ce gouvernement qui était à Istanbul a énormément profité aux musulmans.

L’un de ces sultans  appelé Mouhammad al-Fatih, Allahou ta^ala l’a honoré. Le Messager, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a parlé de lui. Il a dit, ce qui signifie « Constantinople sera conquise et quel bon émir que l’émir qui va la conquérir et quelle bonne armée que cette armée-là ». Ainsi, le Prophète nous a appris que les musulmans allaient prendre Constantinople qui était aux mains des mécréants. C’était une de leur plus grandes villes. En disant « Constantinople sera conquise, son émir est bon et l’armée qui va la conquérir est une bonne armée » le Messager a fait leur éloge. Après le décès du Messager, les compagnons se sont rendus à Constantinople pour la conquérir mais ils n’ont pas pu le faire. C’est seulement environ neuf cents années après, que ce turc qui s’appelait Mouhammad al-Fatih et qui était alors agé de vingt-deux ans,  l’a conquise.

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Biographies : Sa3d Ibnou Abii WaqqaaS

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 7, 2010
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Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas

Le premier de ceux qui ont tiré une flèche dans la voie que Allah agrée

Sa biographie

Il fut surnommé Abou ‘Is-haq, Sa^d fils de Abou Waqqas et le nom de Abou Waqqas, c’est-à-dire son père, c’est Malik, fils de ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy. Il fut l’un des six faisant partie de Ahlou Ach-Choura, de la concertation, qui se sont concertés pour désigner le calife et il fut l’un des dix à qui il a été fait l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Ainsi dans le hadith le Prophète a dit :

أبو بكر في الجنة و عمر في الجنة و عثمان في الجنة و علي في الجنة و طلحة في الجنة و الزبير في الجنة و عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد في الجنة و سعيد في الجنة و أبو عبيدة بن )

الجراح في الجنة)) ce qui signifie : (( Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au Paradis, ^Outhman sera au paradis, ^Aliyy sera au Paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d sera au paradis, Sa^id sera au paradis et Abou ^Oubayyd Ibnou l-Jarrah sera au paradis )) rapporté par At-Tirmidhiyy.

Il y a également un autre hadith rapporté par Abou Ya^la dans son Mousnad et Al-Hakim dans son Moustadrak avec un chaîne de transmission qui remonte à ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar qu’il a dit : « Nous étions assis auprès du Prophète  et il a dit  : ((  يدخل عليكم من هذا الباب رجل من أهل الجنة )) ce qui signifie : ((Va renter maintenant de cette porte un homme qui fait partie des gens du paradis)) et c’est alors que Sa^d Ibnou Abi Waqqas est entré ».

Sa^d comme nous l’avons dit fait partie de la tribu de Bani Zouhrah et son père Abou Waqqas est le fils de l’oncle paternel de ‘Aminah fille de Wahb, Aminah qui est la mère du Prophète. En effet At-Tirmidhiyy a rapporté dans son Manaqib Sa^d et AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir et Ibnou Sa^d dans ses Tabaqat, d’après Jabir qu’il a dit : « nous étions avec le Messager de Allah, et Sa^d Ibnou Malik est venu c’est alors que  le Messager de Allah a dit : ((  فايرني امرؤ خاله،خالي هذا)) ce qui signifie : (( Voici khaliyy que chacun me montre son khal)) et al-khal a le sens de l’oncle maternel. Donc comme le père de Sa^d fait partie de la famille de la mère du Prophète, il l’appelé khali qui est un terme qui désigne habituellement l’oncle maternel.

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a rapporté un certain nombre de hadith dont quinze hadith dans les deux Sahih (de Al-Boukhariyy et Mouslim). Al-Boukhariyy a rapporté cinq autre hadith que Mouslim n’a pas rapporté de lui et Mouslim a rapporté dix-huit autre hadith de Sa^d que Al-Boukhariyy n’a pas rapporté.

Ceux qui ont rapporté le hadith de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas sont nombreux parmi eux il y a ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, ^A’ichah et Ibnou ^Abbas et As-Sa’ib Ibnou Yazid et Qays Ibnou ‘Abi Hazim et Sa^id Ibnou l-Mouçayyib et Abou ^Outhman AnNahdiyy et ^Amrou Ibnou Maymoun et ‘Ahnaf Ibnou Qays et ^Alqamah Ibnou Qays et ‘Ibrahim fils de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf, Moujahid, Chourayh fils de ^Oubayyd Al-Houmsiyy, ‘Ayman Al-Makkiyy, Bichr Ibnou Sa^id et Abou ^Abdou r-Rahman As-Soulamiyy, Abou Salih Dhakwan et ^Ourwah Ibnou AzZoubayr ainsi que les fils de Sa^d qui sont : ^Amir, ^Oumar, Mouhammad, Mous^ab, ‘Ibrahim et ^A’ichah et beaucoup d’autres que cela.

 

 

 

 

Les faits remarquables de sa vie

Les spécialistes des biographies et des conduites ont rapporté du compagnon honorable Sa^d  Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé, un événement qui est un exemple de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah, que Allah les agréé. En effet il y a  ce qu’a rapporté Maslamah fils de ^Alqamah d’après Dawoud fils de Abou Hind, d’après  Abou ^Outhman que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a dit la  ayah 8 de sourat Al-^Ankabout((  تطعهما لك به علم فلا و ان جاهداك لتشرك بي ما ليس )), ce qui signifie : « Et s’ils (tes parents), te demandent de me donner un associé, alors ne leur obéis pas » a été révélée Il a dit : « J’étais bienfaisant envers ma mère mais lorsque je suis entré en Islam elle m’a dit : « Ô Sa^d quelle est donc cette religion que tu  nous as amené ? Si tu n’abandonnes pas cette religion,  je ne boirai plus et ne m’alimenterai plus jusqu’à en mourir et les gens diront de toi : voilà celui qui a tué sa mère. » Alors j’ai dit : « Ne fais pas cela mère, car je n’abandonnerai ma religion pour quoique ce soit ». Elle est restée un jour et une nuit sans manger et sans boire et elle s’est levée le lendemain en étant extrêmement fatiguée. Lorsque j’ai vu cela je lui ai dit : « mère, sais-tu par Allah, que si tu avais cents âmes et que ces âmes sortaient l’une après l’autre, je n’abandonnerai pas ma religion, manges ou si tu veux ne manges pas ». Lorsqu’elle a vu cela de moi elle s’est remise à manger ». Et ceci est une preuve de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah.

Il faisait partie, que Allah l’agrée, des premiers à être entrés en Islam parmi les Emigrants, les mouhajirin, il est donc parmi les premiers prédécesseurs, ceux que Allah ta^ala a mentionnés dans le Qour’an honoré. Il avait lorsqu’il est entré en Islam dix-sept ans et certains ont dit dix-neuf.

Il a été présent dans toutes les occasions mémorables auprès du Messager de Allah et il était le premier à avoir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé. Ainsi dans le livre « Al-‘Isabah »  du hafidh Al-^Asqalaniyy le Messager de Allah a envoyé un bataillon dans l’une des régions aux frontières du Hijaz qui s’appelle « Rabigh » c’est alors que les associateurs ont attaqué les musulmans et c’est  Sa^d qui  les a défendus ce jour là grâce à ses flèches, c’était là le premier combat qui s’était déroulé en l’Islam. Sa^d avait dit de la poésie à ce sujet dans laquelle il citait qu’il était le premier a voir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé.

Sa^d que Allah l’agrée, était adroit dans le tir à l’arc, il atteignait sa cible surtout après que le Messager de Allah ait fait une invocation en sa faveur. Ainsi dans le livre «  Sifatou AsSafwah » d’Ibnou l-Jawziyy d’après Qays Ibnou ‘Abi Hazim d’après Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : le Messager m’a dit : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible quand il tire à l’arc et exauce son invocation)).

Et dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » Adh-Dhahabiyy a rapporté d’après Ibnou Chihab qu’il a dit : Sa^d le jour de ‘Ouhoud a tué avec une  flèche qui avait été  tirée dans sa direction auparavant, ils l’ont tirée une deuxième fois dans sa direction,  il l’a reprise, a tiré une deuxième fois et a tué une deuxième personne. Cette flèche a  encore été  reprise par les associateurs et ils l’ont tiré dans sa direction une troisième fois, il l’a reprise, l’a tirée une troisième fois et a atteint sa cible. Les gens ont  alors été surpris de ce qu’il avait fait.

D’après Ishaq, d’après Salih Ibnou Kayçan, d’après un de la famille de Sa^d d’après Sa^d qu’il a dit au sujet de la bataille de ‘Ouhoud : le jour de la bataille de ‘Ouhoud, le Messager de Allah me donnait des flèches les unes après les autres et il disait : ((  ارم ، فداك أبي و أمي)) ce qui signifie : ((Tire, je te conjure par mon père et par ma mère)) et je lançais les flèches ainsi les unes après les autres.

Ibnou l-Mouçayyib a dit que  «  Sa^d était extrêmement adroit dans le lancer, je l’ai entendu dire : « le Messager de Allah m’a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents ».

Et At-Tirmidhiyy tout comme ‘Ahmad Ibnou Hanbal ont rapporté dans leurs Mousnad et Al-Boukhariyy dans «  Maghaziyy » avec une chaîne de transmission d’après ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée qu’il a dit : je n’ai pas entendu le Prophète conjurer quelqu’un par ses parents mis à part Sa^d ».

Ibnou Zakhjawayh a rapporté d’après ^A’ichah, la fille de Sa^d qu’elle avait dit : je suis la fille de celui qui a émigré et que le Messager de Allah a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents.

L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a rapporté avec un chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : « j’ai vu le Messager de Allah sourire le jour de la bataille de Al-Khandaq tant qu’on voyait ses molaires ». Il y avait un homme qui avait un bouclier et Sa ^d était en train de lancer des flèches (du côté des musulmans) alors que ce mécréant qui avait le bouclier montrait à ceux qui étaient avec lui comment se couvrir et cacher sa tête avec un bouclier. C’est alors que Sa^d l’a visé avec une flèche, lorsque ce mécréant a relevé la tête de son bouclier Sa ^d a lancé une flèche et n’a pas raté sa cible, ce mécréant est alors tombé à la renverse et ses jambes en l’air, et le Messager de Allah a souri pour ce que Sa ^d avait fait.

 

L’exaucement de son invocation

Il est connu  parmi les compagnons, que Allah les agréé, et parmi ceux qui sont venus après eux, les prédécesseurs, et parmi les savants, que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé avait son invocation qui était exaucée et ce, par la bénédiction de l’invocation du Prophète en sa faveur à savoir la parole du Prophète : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible lorsqu’il tire et exauces son invocation)). Et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad et le « Jami^ » de At-Tirmidhiyy ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et Al-Haythamiyy dans «  Majma^ AzZawa’id »  le Messager de Allah a dit : ((سدّد رميته و أجب دعوته اللهم)) ce qui signifie : ((Ô Allah exauces Sa^d lorsqu’il T’invoque)).

Les gens par la suite essayaient de ne pas provoquer Sa^d par crainte que son invocation ne les atteigne. En effet, des gens ont été atteints par son invocation parmi lesquels, un homme qui s’appelle Abou Sa^da. Cela eu lieu lorsque des gens de Al-Koufah (c’est une ville en Irak) s’étaient plaints auprès de ^Oumar Ibnou l-Khattab (il s’agissait de gens connus pour se plaindre tant qu’aujourd’hui on les prend comme exemple en disant des gens qui se plaignent beaucoup « Ahlou l-Koufah »), ils ont dit à ^Oumar au sujet de Sa^d : il ne sait pas faire la prière correctement. C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, a envoyé des hommes pour poser des questions aux gens de Al-Koufah au sujet de Sa^d afin de savoir si cette plainte qui lui était parvenue était vraie ou non. Ces gens là n’allaient pas dans une seule mosquée de Al-Koufah sans qu’on leur dise du bien de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à une mosquée de Bani ^Abs et un homme qui était surnommé Abou Sa^da leur a dit : « Si vous nous conjurez par Allah, c’est un homme –il parlait de Sa^d– qui n’est pas équitable lorsqu’il juge, qui ne partage pas avec équité et qui ne mène pas les combattants dans la voie que Allah agréé ». Il a donc dit du mal de Sa^d. Alors Sa^d a dit : « Ô Allah s’il est menteur fais qu’il devienne aveugle, qu’il vive longtemps et qu’il soit exposé aux dissensions ». Il a donc fait une invocation contre lui s’il était menteur et on sait que le Prophète nous appris qu’il y a trois invocations qui ne sont pas rejetées mais qui sont exaucées ; l’invocation de celui qui subit une injustice, l’invocation de celui qui est voyageur et l’invocation du père contre son fils si elle n’est pas déplacée. Ayant été calomnié, il a fait une invocation contre cet homme Abou Sa^da et  ^Abdou l- Malik a dit : « je le voyais après cela sur la route essayant de parler aux filles dans la rue et il était aveugle. Quand on lui posait la question : comment vas-tu ? Il disait : je suis âgé, et je suis tombé dans les dissensions l’invocation de Sa^d a été exaucée à mon sujet ».

Dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » d’après Ibnou Jad^an d’après Ibnou l-Mouçayyib qu’un homme insultait ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib ainsi que Talhah et AzZoubayr, que Allah les agréé. C’est alors que Sa^d lui dit d’arrêter, il lui disait : « n’insultes pas mes frères ». Mais cet homme a refusé c’est alors que Sa^d s’est mis debout, il a accomplit deux rak^ah surérogatoires puis il a invoqué et a dit des paroles. Juste après un chameau est venu en traversant la foule jusqu’à cet homme qui insultait les trois compagnons, il a pris l’homme, l’a mis sous sa poitrine, entre sa poitrine et le sol  et l’a étouffé jusqu’à sa mort. Alors Ibnou l- Mouçayyib a dit : « je voyais les gens qui suivaient Sa^d par la suite et qui lui disaient : Bonheur à toi, Abou ‘Ishaq ton invocation été exaucée ». Donc c’est une chose qui est moutawatir, un grand nombre de personnes a vu cela.

Et Hatim Ibnou ‘Isma^il a rapporté de Yahya Ibnou ^Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abi Labibah d’après son grand-père qu’il a dit : Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas a fait une invocation et il a dit : Ô Seigneur, mes enfants sont encore petits fais que je vive longtemps jusqu’à ce qu’ils atteignent la puberté. Et après cette invocation il a vécu vingt ans.

 

Ses conquêtes

Parmi les faits remarquables de Sa^d c’est que Allah lui a fait grâce par le fait que L’Iraq a été conquis sur ses mains après la bataille de Al-Qadiciyyah, la bataille très réputée Al-Qadiçiyyah. En effet lorsque les musulmans ont pris connaissance que les perses s’étaient rassemblés sous la souveraineté de Yazdajrd le fils de Chahrayar, le fils de Kisra (Chosroes) ^Oumar Ibnou l-Khattab a ordonné de rassembler les musulmans pour se préparer à la conquête de Perse. Il a demandé le conseil de Ahlou Ach-Choura, les gens de la concertation, au sujet de la personne qui dirigerait cette armée et ils lui ont indiqué Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas, que Allah l’agréé. Il est sorti ainsi en direction de l’Iraq avec quatre mille combattants et ^Oumar Ibnou l-Khattab lui a envoyé après cela du renfort des soldats de différentes tribus arabes de Ghatafan, de la tribu de Qayç, de la tribu de Tamim, de la tribu de ‘Ousoud et d’autres  tant que l’armée des musulmans avait atteint plus de trente mille combattants. Ils ont marché jusqu’à arriver à Al-Qadiciyyah, un endroit qui est à quarante-cinq miles de Al-Koufah, ce fut la bataille entre les musulmans et les perses dont le chef d’armée était Roustoum qui était désigné de la  part de Chosroes. Ce fut la grande défaite pour les perses, les mazdéens à ce moment là puisque des milliers d’entre eux furent tués et l’armée des musulmans a ainsi pu entrer en Iraq et en perse. Les différentes villes et régions ont été conquises et Sa^d Ibnou Abi Waqqas est ainsi entré avec son armée dans la ville de Kisra là où était son palais et les musulmans ont alors gagné un grand butin.

 

L’édification de Al-Koufah

^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agréé, a envoyé un écrit à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas pour l’interroger sur la raison pour laquelle les arabes ont été affecté par un changement de climat. Sa^d a répondu  à ^Oumar, que Allah l’agrée, en lui disant  que l’air et  la terre sont différents de ce qu’ils sont dans la péninsule arabique. C’est alors que ^Oumar a envoyé un écrit pour lui dire que ce qui convient aux arabes est ce qui convient à leurs chameaux et il lui a dit « Envoies Salman et Houdhayfah comme éclaireurs qu’ils choisissent un endroit qui soit bien sur la côte, qu’il y ait suffisamment de terre mais qui ne soit pas éloigné de Médine, qu’il n’y ait pas de mers ni de ponts qui séparent  cet endroit de Médine ». Salman est donc parti à l’ouest de l’Euphrate (un des grands fleuves de l’Iraq qui s’appelle Al-Fourat en arabe) et Houdhayfah en direction de l’est et ils se sont rencontrés dans la ville de  Al-Koufah qui leur a plu. Ils ont alors prévenu Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qui avait fini à ce moment là les conquête de la ville de Al-Kisra et de la majeure partie du pays des perses et il est revenu avec son armée de ces villes pour faire halte à  Al-Koufah. C’était  le mois de Mouharram de l’an 17 de l’hégire. Il a ordonné à un archer de tirer une flèche en direction de l’est et un autre de tirer en direction de l’ouest et il a ordonné aux gens de construire leur résidence entre les deux flèches, c’étaient donc les limites de la ville de Al-Koufah. Puis, il a partagé les différentes régions sur les arabes et chaque tribu avait son quartier. Il a construit au milieu de la ville la mosquée et la maison du gouvernement.

 

Son décès

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agrée, est mort là où il habitait  à Al-^Aqiq à dix miles de la ville de Médine l’Illuminée en l’an 55 de l’hégire (il a également été dit en l’an 50 et il a été  dit en l’an 56 de l’hégire et il y eu d’autre avis encore). Il avait selon certains plus de soixante-dix ans et d’autres ont dit quatre-vingt huit ans.

Adh-Dhahabiyy a rapporté dans ses Siyar d’après Al-Layth, d’après ^Aqil d’après Az-Zouhriyy que lorsque la mort était devenue imminente Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a demandé à ce qu’on lui ramène une joubbah de laine qui était usée et il a dit : « qu’elle me serve comme linceul parce que j’ai rencontré les associateurs en ayant cette joubbah sur moi le jour de la bataille de Badr et je ne l’ai conservée que pour le jour de ma mort ».

Il a été porté que Allah l’agréé jusqu’à Médine et Marwan Ibnou l-Hakam a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il était ce jour là le gouverneur sur Médine. Les épouses du Prophète ont  demandé à ce que le convoi funéraire passe dans la mosquée et le corps a été gardé un moment devant leur maison et elles ont ainsi accompli la prière funéraire en la faveur de Sa^d. Puis des convois funéraires sont sortis par la porte de Al-Jana’iz et il a été enterré dans Al-Baqi^ le cimetière de Médine

Que Allah fasse miséricorde à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas le compagnon du Messager de Allah.

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Biographies : Az-Zoubayr Ibnou l-3Awaam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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AzZoubayr Ibnou l-^Awwam,

l’Apôtre du Prophèter.

Sa biographie.

Il est surnommé Abou ^Abdou l-Lah, il s’appelle AzZoubayr fils de Al-^Awwam fils de Khouwaylid, fils de ‘Açad, fils de ^Abdou l-^Ouza, fils de Qousay, fils de Kilab. Il est l’apôtre [c’est-à-dire le Compagnon qui a cette appellation particulière] du Messager de Allahr, il est également le fils de sa tante paternelle Safiyyah, la fille de ^Abdou l- Mouttalib. Il est l’un des dix à qui le Prophèter a annoncé la bonne nouvelle d’être au Paradis  et l’un des six membres de ‘Ahlou ch-Choura, ceux qui se sont concertés pour désigner le calife. Il est entré en Islam avec sa mère alors qu’il avait huit ans ; il compte ainsi parmi les premiers à être entrés en Islam.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de lui deux hadith qu’il a tenus du Prophèter. Et à lui seul, Al-Boukhariyy a rapporté de AzZoubayr Ibnou l-^Awwam quatre autres hadith. Quant à Mouslim, il a rapporté à lui seul un seul hadith de AzZoubayr.

AzZoubayr -que Allah l’agrée- a fait les deux Emigrations : pour l’Abyssinie ( Al-Habachah) et l’Hégire, l’Emigration obligatoire pour Médine l’Illuminée, il y a émigré alors qu’il avait dix-huit ans.

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie.

Le glorieux Compagnon AzZoubayr Ibnou l- ^Awwam, que Allah l’agrée, était le premier de ceux qui ont dégainé leur sabre pour défendre le Messager de Allahr. Ainsi, il est rapporté dans « Hilyatou l-‘Awliya’ » que AzZoubayr a entendu une voix de Satan selon laquelle le Prophèter a été kidnappé dans les hauteurs de la Mecque, alors il est parti à sa recherche. Lorsqu’il l’a rencontré, le Prophèter lui a dit ce qui signifie : ((Ô Az-Zoubayr, qu’est-ce qui t’arrive ?)) Az-Zoubayr lui a répondu : «On m’a dit qu’on t’a kidnappé ; je suis venu pour frapper avec mon sabre celui qui l’a fait.» Sur ce, le Prophèter lui a fait une invocation en sa faveur. C’est ainsi que Az-Zoubayr a été le premier à avoir brandi son sabre dans la voie que Allah agrée.

Le Prophèter a dit : ((لكل نبي حواريّ و حواريّ الزبير)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

AzZoubayr– que Allah l’agrée- à ce moment-là, comme l’a cité Adh-Dhahabiyy dans « Siyar ‘A^lami n-Noubala  » avait l’âge de douze ans ; Mouça Ibnou Talhah a dit : « ^Aliyy, AzZoubayr, Talhah et Sa^d sont nés dans la même année. » En plus, Al-Mada’iniyy a dit : « Talhah, AzZoubayr et ^Aliyy avaient le même âge ; l’oncle de AzZoubayr l’accrochait au-dessus du feu et faisait en sorte que la fumée arrivât sur lui ; mais AzZoubayr répétait : « Je ne retournerai jamais à la mécréance ! » »

AzZoubayr, que Allah l’agrée, a été présent dans toutes les conquêtes  avec le Messager de Allahr ; et il avait fait même l’engagement de mourir dans la voie que Allah agrée. Il était resté ferme à ses côtés le jour de la bataille de Badr, ainsi que le jour de la bataille de ‘Ouhoud ; il avait avec lui l’une des bannières des Emigrants.  Lorsque les musulmans sont entrés à la Mecque honorée le jour de al-Fath, le jour de la conquête de la Mecque, AzZoubayr– que Allah l’agrée- était sur le côté gauche et Al-Miqdad Ibnou l-‘Aswad était sur le côté droit. Ils sont venus chacun à cheval. Le Messager de Allahr s’est mis debout, a essuyé la poussière de leur visage avec son vêtement et a dit  Ce qui signifie : ((J’ai consacré pour le cheval deux parts [du butin] et pour le cavalier une seule part.))

Le jour de la bataille de Badr, AzZoubayr avait un turban de couleur jaune, Jibril ^alayhi s-salam et les Anges ^alayhimou s-salam étaient descendus avec la même apparence que AzZoubayr. Dans « AtTabaqat Al-Koubra«  Ibnou Sa^d rapporte de ^Amrou Ibnou ^Asim Al-Kilabiyy qui, d’après Hammam, rapporte de Hicham Ibnou ^Ourwah ces paroles qu’il tient de son père : « AzZoubayr avait un bout d’étoffe avec lequel il s’était enturbanné le jour de la bataille de Badr ; le Prophète r a dit : (( ان الملائكة نزلت على شيماء الزبير)) ce qui signifie ((Ce sont les Anges qui sont descendus sous l’apparence de AzZoubayr.))

D’après Al-Boukhariyy et Mouslim et d’autres, il est rapporté que le Messager de Allah r a dit le jour de la bataille de Al-Khandaq :(( يأتيني بخبر القوم )) ce qui signifie : (( Qui m’apporte des nouvelles de nos ennemis ?)) Et AzZoubayr a dit : « Moi ! » Le Prophèter l’a répété une deuxième et une troisième fois, et c’était à chaque fois AzZoubayr qui se proposait en disant : « Moi ! » C’est alors que le Prophète r a dit ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

Dans « Siyar‘A^lami n-Noubala« , Adh-Dhahabiyy rapporte de Younous Ibnou Boukayr qui rapporte de Hicham les paroles qu’il tient de son père et qui sont de AzZoubayr : « Le Messager de Allah r a pris ma main et a dit : ((لكل نبي حواريّ وجواريّ الزبير وابن عمتي)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr le fils de ma tante paternelle.)) Ibnou Sa^ad l’a également rapporté ce hadith dans ses « Tabaqat » et Al-Hakim l’a jugé sahih (sûr) dans son « Moustadrak ».

Dans la langue arabe, le mot « الحواريّ, al-hawariyy » signifie, celui qui soutient les Prophètes ^alayhimou s-salam tout comme l’a mentionné l’auteur de « Al-Qamous« .

Mous^ab AzZoubayriyy a dit : «l’apôtre est celui qui est pur.»

Selon Al-Kalbiyy : « al-hawariyy signifie l’intime. »

Dans « Tabaqat Al-koubra« , Ibnou Sa^d- avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à Hicham Ibnou ^Ourwah– rapporte qu’un homme est passé près du fils de ^Oumar, en l’occurrence  ^Abdoul-Lah Ibnou ^Oumar, et il a été interrogé sur son identité. Alors, ce jeune homme a répondu : « Je suis le fils de l’apôtre du Messager de Allah » Ibnou ^Oumar lui a dit : « Si tu es le fils de AzZoubayr, d’accord, sinon tu n’as pas cette appellation. » C’est alors que Ibnou ^Oumar a été interrogé : « Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui était surnommé hawariyy Raçouli-Lah , l’apôtre du Messager de Allahr mis à part AzZoubayr. » Alors,  Ibnou ^Oumar a répondu : « Je n’en ai pas connaissance. »

Son décès.

Le décès de AzZoubayr, que Allah l’agrée, a eu lieu le jour de la bataille de Al-Jamal. Lorsqu’il a quitté le lieu de la bataille en ayant fait le repentir pour avoir été dans les rangs de ceux qui  combattaient contre l’Emir des Croyants, notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Cela s’est produit l’an 36 de l’Hégire. Al-Hakim, dans son « Moustadrak », rapporte  de Qays Ibnou Abi Hazim les circonstances de son assassinat : « ^Aliyy a adressé la parole à AzZoubayr : « Ne te rappelles-tu pas de ce jour où nous étions dans une saqifah (cour couverte et ouverte) des’Ansar (Partisans médinois) et que le Messager de Allah r t’as demandé si tu m’aimais ; tu as répondu : ˝ Qu’et-ce que qui pourrais m’en empêcher ?˝ Ensuite, le Messager de Allah r t’as dit que tu seras contre moi, que tu me combattras et que tu seras injuste envers moi. » Sur ce, AzZoubayr a quitté le champ  de bataille.»

Après avoir regretté, il a quitté les rangs des combattants qui étaient avec Mou^awiyyah Ibnou Abi Soufyan. Sur le chemin du retour, ^Amrou Ibnou Jourmouz l’a rattrapé et l’a tué dans une vallée qui s’appelle Wadiyy As-Siba^, à sept farsakh (environ 40 km) de Al-Basrah. Il a pris sa tête et l’a emmenée à l’Emir des Croyants ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a demandé la permission de le rencontrer, mais l’Imam ^Aliyy a répondu : « Annoncez-lui qu’il mérite l’Enfer !» Et dans une autre version, il a dit : « Annoncez à l’assassin du fils de Safiyyah qu’il mérite l’Enfer ! »

Adh-Dhahabiyy, rapporte avec une chaîne de transmission que Abou Jarou Al-Mazaniyy a dit : « J’ai été présent lorsque ^Aliyy et AzZoubayr s’étaient mis d’accord. ^Aliyy a dit à AzZoubayr: « Ô Zoubayr, je te conjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de Allahr dire la parole qui signifie  que tu vas me combattre et que tu seras injuste dans ce combat. » A cela, AzZoubayr a répondu : « Oui, mais je ne m’en suis rappelé que là maintenant que tu me parles ». Puis, il est parti. »

Yazid Ibnou Abi Ziyad rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla : « AzZoubayr avait quitté le front de bataille le jour de Al-Jamal et pris congé de ^Aliyy, c’est alors que son fils ^Abdou l-Lah l’a rencontré et lui a dit : « C’est un manque de courage dont tu fais preuve ! » Alors, AzZoubayr lui a répondu : « Les gens  savent que je ne suis pas peureux, mais ^Aliyy m’a rappelé quelque chose que j’avais entendu du Messager de Allah et j’ai juré que je ne le combattrais pas. » Puis,  AzZoubayr a dit ce poème :

“J’ai laissé les choses dont je crains les conséquences.

Par recherche de l’agrément de Allah, cela vaut mieux dans le bas monde et dans la Religion. ” »

Dans son livre « Wafiyy bi l- Wafayyat », AsSafadiyy dit que Ibnou l-Jourmouz (celui qui a tué injustement AzZoubayr après qu’il a quitté le champ de bataille) s’est mis à dire ce poème lorsque l’Imam ^Aliyy lui a annoncé la nouvelle qu’il méritait l’Enfer pour avoir tué AzZoubayr :

«J’ai ramené à ^Aliyy la tête de AzZoubayr.

Et j’espérais  me rapprocher de lui par cet acte.

C’est alors qu’il m’a annoncé la nouvelle du feu de l’Enfer lorsque je suis venu à lui.

Quelle mauvaise nouvelle et quelle mauvaise issue!»

AzZoubayr-que Allah l’agrée- n’avait laissé ni dinar ni dirham, mis à part deux terres et quatre maisons : une à Médine, une à Al-Basrah, une à Al-Koufah et une en Egypte ; mais il avait des dettes. La raison en était que lorsque quelqu’un lui ramenait de l’argent pour le lui confier à titre de dépôt, il lui disait : « Non, je ne prends que s’il s’agit d’un prêt ; parce que je crains qu’il ne se perde ! » Et son fils ^Abdou l-Lah a estimé la totalité des dettes qu’il avait : cela atteignait deux millions deux cent mille. Il a vendu alors sa terre qu’il avait à Al-Ghabah et il a fait annoncer durant le Pèlerinage- et ce pendant quatre ans- pour que celui à qui AzZoubayr est redevable, qu’il le rejoigne afin qu’il le rembourse ce qu’il lui devait. Lorsque quatre années se sont écoulées, il a partagé le restant de l’argent entre les héritiers.

Han Ibnou Thabit a écrit ce poème très célèbre dédié à AzZoubayr Ibnou l-^Awwam :

« Il a vécu en demeurant fidèle au serment donné au Prophèter et fidèle à son enseignement, lui qui est son apôtre.

En effet, la parole  ne vaut que par l’acte.

Il est demeuré  sur la voie du  Prophèter.

Il donne son alliance à celui qui suit le Droit ; et c’est son application  qui est juste.

Il est le cavalier célèbre et l’héros qui s’engage avec bravoure dans les batailles les plus redoutables.

Lorsque la guerre se montrait rude, il s’y jetait avec sont sabre brillant, comme s’il faisait la course vers la mort, sans peur.

Un homme dont la mère est Safiyyah, et qui est en plus du clan des ‘Açad, est forcément un brave.

Il est un parent proche du Messager de Allahr.

Et,  il a acquis, en défendant l’Islam, une renommée indiscutable.

Combien de fois AzZoubayr a dégagé avec son sabre les dangers qui menaçaient le Messager de Allah r .

Et Allah donne généreusement Sa récompense.

Tes éloges sont meilleurs que les actes de certains amis.

Et tes actes, ô fils de la femme hachimiyy, sont meilleurs que tout cela ! »

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