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QUELQUES INFORMATIONS POUR AVOIR CONNAISSANCE DES LOIS DU JEÛNE

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 5, 2010
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La louange est à Allah et que l’élévation en degrés soit accordée au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Les conditions pour que le jeûne soit un devoir :

Le jeûne est un devoir pour chaque musulman pubère, sain d’esprit et capable de jeûner. Il n’est pas valable de la part d’un non musulman et il n’est pas valable non plus de la part d’une femme ayant les menstrues ou les lochies. Ce n’est pas un devoir de jeûner pour le fou qui n’a pas à accomplir de rattrapage et il n’est pas un devoir de faire le jeûne pour un malade à qui le jeûne serait nuisible.

Les obligations du jeûne sont les suivantes :

L’intention :

Il n’est pas une condition de prononcer l’intention avec sa langue. L’intention, qui est un devoir pour chaque jour de Ramadan, est faite durant la nuit qui précède le jour qu’on va jeûner, le jeûne n’est pas valable sans elle. On dit dans son cœur : « J’ai l’intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan« . Chez certains savants, il suffit de faire l’intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. Dans ce cas, on dit dans son cœur : « J’ai l’intention de jeûner les trente jours du mois de Ramadan de cette année ». Il est un devoir pour la femme qui a eu les menstrues ou les lochies et pour laquelle l’écoulement sanguin s’est interrompu la veille du jeûne, de faire l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n’a pas encore fait le ghousl. En effet, la purification est une condition pour la validité de la prière mais n’est pas une condition pour la validité du jeûne. Le fait de manger, de boire ou d’avoir des rapports après avoir fait l’intention et avant le lever de l’aube n’est pas préjudiciable.

L’abstinence :

Elle consiste à s’abstenir de la nourriture et des boissons et d’introduire tout ce qui a un volume, même petit, à l’intérieur de la tête, du ventre, des intestins ou autres, à partir des voies supérieures tel que la bouche ou le nez, même si ce sont de petites particules, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur et ce, depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil. Celui qui a mangé ou bu par oubli, même en quantité et même durant un jeûne surérogatoire, n’a pas rompu son jeûne.

Les choses qui annulent le jeûne :

(1) Manger, même un grain de sésame ou moins encore, délibérément mais pas par oubli, ainsi que boire, même une goutte d’eau ou de médicament ;

(2) se faire vomir ;

(3) avoir un rapport sexuel durant le jour, délibérément et en se rappelant du jeûne ;

(4) émettre du maniyy suite à un contact direct peau contre peau ;

(5) les menstrues ou les lochies ;

(6) la folie même un instant ;

(7) l’apostasie ;

(8) l’évanouissement qui a duré toute la journée.

Cependant, on ne rompt pas son jeûne si on avale les sécrétions des sinus, de la gorge, des poumons ou autres, selon l’Imam Abou Hanifah même si on les avale après qu’elles soient parvenues jusqu’à la langue. Si on a été gagné par le vomissement, puis lorsqu’il a pris fin, on a avalé sa salive altérée avant de s’être rincé la bouche, le jeûne est annulé car cette salive était souillée par le vomi qui est parvenu jusqu’à la bouche. Les gouttes dans le nez et dans l’oreille annulent le jeûne. Mais les injections à travers la peau ne rompent pas le jeûne. Quant à celui qui jeûne et qui est endormi, s’il émet du maniyy suite à un rêve, son jeûne n’est pas rompu, contrairement à la sortie du maniyy par contact ou par masturbation délibérée et qui n’a pas lieu par oubli. Parmi les choses qui rompent le jeûne, il y a le fait de sortir de l’Islam, même par plaisanterie ou par colère, en se rappelant le jeûne ou pas, car l’acte d’adoration n’est pas valable de la part d’un non musulman. Il est par conséquent un devoir d’éviter la mécréance avec ses trois sortes et de ne pas y tomber de toute façon dans tous les cas, que ce soit la mécréance par la parole, comme celui qui insulte Allah ou l’Islam, la mécréance par la croyance, comme le fait de croire que Allah est un corps, une lumière ou une âme ou qu’Il serait au-dessus du Trône, et la mécréance par le geste, comme le fait de jeter le Qour’an dans les ordures ou se prosterner pour une idole. Il est un devoir pour celui qui est sorti de l’Islam de revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages et en abandonnant ce qui a causé l’apostasie. Il doit aussi regretter et avoir la ferme intention de ne pas récidiver. Les deux témoignages sont : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah».

Ce qu’il est un devoir de faire pour quelqu’un qui a rompu le jeûne délibérément durant Ramadan :

1/ Le rattrapage seulement, jour pour jour seulement :

(a) pour celui qui n’a pas jeûné à cause d’une maladie dont on espère la guérison ; (b) pour celui qui était dans un long voyage durant lequel il n’a pas jeûné ; (c) pour la femme qui a eu les menstrues ou les lochies ; (d) pour celui qui n’a pas jeûné délibérément durant Ramadan sans excuse, ou qui jeûnait puis a rompu son jeûne par autre chose que le rapport sexuel ; (e) pour la femme enceinte et celle qui allaite, si elles ont peur pour elles-mêmes.

2/ Le rattrapage assorti d’une compensation (fidyah) : (a) pour la femme enceinte (b) pour la femme qui allaite, si, ayant eu peur pour leur enfant, elles n’ont pas jeûné. Elles doivent le rattrapage et la compensation pour chaque jour d’un moudd – le plein de deux mains jointes de taille moyenne – de la nourriture de base la plus répandue du pays. Dans le madh-hab hanafiyy, il s’agit ici de nourrir un pauvre avec une quantité suffisante pour son repas de midi et du soir ou lui en donner la contrepartie.

3/ La compensation seulement – un moudd de la nourriture de base la plus répandue du pays – jour pour jour :

(a) pour le vieillard qui ne supporte pas le jeûne ou qui en serait gravement affecté ; (b) pour le malade dont on n’espère pas la guérison. Ils n’ont pas à jeûner ni à rattraper.

4/ Le rattrapage et l’expiation à la fois : pour celui qui a eu un rapport sexuel durant la journée de Ramadan délibérément, de son propre gré et en se rappelant le jeûne, même s’il n’est pas sorti de lui de maniyy. Il doit rattraper cette journée qu’il a annulée tout comme il doit l’expiation définie par la Loi.

Les jours qu’il est interdit de jeûner :

1) Le jour de la Fête de al-fitr et le jour de la Fête de al-‘adha ;

2) les trois jours de ‘at-tachriq : ce sont les jours qui suivent le jour de la Fête de al-‘adha ;

3) le jour du doute : c’est le trentième jour de Cha^ban dans le cas où des grands pécheurs ou d’autres personnes parmi celles dont la parole ne confirme pas le début du jeûne disent avoir vu le croissant de lune de Ramadan ;

(4) la deuxième moitié de Cha^ban sauf si son jeûne est relié avec le jeûne de ce qui la précède, ou si on jeûne pendant cette période par rattrapage ou par vœu.

Zakatou l-fitr :

Elle est un devoir sur chaque musulman, s’il en dispose en plus de sa suffisance et de la suffisance de ceux qui sont à sa charge le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Elle consiste en un sa^ de la nourriture de base la plus répandue du pays. Il s’agit du sa^ du Prophète qui est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne. Elle est donnée à un pauvre nécessiteux ou à toute personne qui est en droit de recevoir la zakat. Il est un devoir pour l’homme musulman de donner la zakat de la fin du jeûne sur son épouse musulmane et sur ses enfants qui ne sont pas pubères, de même que sur tout proche qui est à sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir comme les pères et mères pauvres et musulmans. Il n’est pas un devoir de payer la zakat de la fin du jeûne sur un non musulman. Il est un devoir de s’en être acquitté avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la retarder sans excuse. Il est possible de la donner à partir du début de Ramadan. Toutefois, la sounnah consiste à la donner avant la prière de la Fête pendant la matinée du jour de la Fête. Selon l’Imam Abou Hanifah, il est valable d’en donner la contrepartie en monnaie. Il est valable également de mandater une personne digne de confiance afin de la faire parvenir à l’une des huit catégories d’ayants droit définis dans le Qour’an. La contrepartie exacte de Zakatou l-Fitr étant inférieure à 5 € par personne en 2010, si vous donnez 5 € ou plus, faites l’intention de donner ce qui est en plus en aumône.

Remarque importante :

Les temps indiqués pour le Soubh dans la plupart des calendriers de nos jours sont obtenus par le calcul. Il est recommandé de ne pas faire ce qui rompt le jeûne peu avant le temps indiqué pour le Soubh. Ainsi, pour être sûr de ne pas annuler son jeûne et par précaution, veuillez vous abstenir de faire ce qui rompt le jeûne dès le temps indiqué pour l’Imsak.

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