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Tafsir : sourat Al-Falaq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Falaq Mecquoise

D’autres ont dit Médinoise.

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Les spécialistes de l’Exégèse du Tafsir ont dit à propos de la révélation des deux sourat Al-Mou^awwidhat de protection , qu’un jeune juif était au service du Messager de Allah. Les juifs l’avaient tant pressé qu’il avait pris au Messager de Allah des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il les a donnés aux juifs, qui ont alors fait de la magie [au Messager]. Celui qui se chargea de cela fut Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif puis il l’enfouit au puits de Bani Zourayq, appelé puits de Dharwan. Le Messager de Allah tomba alors malade. Tandis qu’un jour, il était endormi, deux anges sont venus auprès de lui. L’un d’eux s’est assis à sa tête et l’autre à ses pieds. L’un d’eux a dit à l’autre : Qu’a donc l’homme ? Il lui a dit : On lui a fait de la magie. Il lui a dit : Qui lui a donc fait la magie ? Il lui a répondu : Loubayd Ibnou ‘A^sam. Il a dit : Avec quoi lui a-t-il fait la magie ? Il a dit : Avec des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il a dit : Où est-ce maintenant ? Il a dit : Dans le creu d’une écorce de palmier sous la roche au fond du puits de Dharwan [c’est la roche qui est placée au fonds du puits lorsqu’il est creusé. Lorsqu’on veut nettoyer le puits, celui qui le nettoie s’asseoit dessus]. Le Messager de Allah s’est alors réveillé et a dit ce qui signifie : Ô ^A‘ichah, ne t’es-tu pas aperçue que Allah m’apprends la cause de ma maladie ? Puis il a envoyé ^Aliyy, AzZoubayr et ^Ammar Ibnou Yacir. Ils ont alors asséché ce puits, puis ils ont soulevé la roche et ont extrait l’écorce. A l’intérieur, il y avait les traces des cheveux de son peigne et des dents de son peigne. Ils ont trouvé aussi un fil comportant onze
nuds piqués chacun d’une aiguille. Allah a révélé [à cette occasion] les deux Mou^awwidhah Al-Falaq et An-Nas . Chaque fois qu’il récitait une ayah, un nud se dénouait. Le Messager de Allah s’est ainsi retrouvé mieux lorsque le dernier nud fut dénoué. Jibril ^alayhi s-salam s’est alors mis à dire : Bismi l-Lahi ‘arqika min koulli chay’in you’dhika wa min hacidin wa ^aynin wallahou yachfika – par le nom de Allah, je te protège de toute chose qui te fait du mal et du mal d’un envieux et du mauvais il ; et c’est Allah Qui te guérit– . Cette invocation pour la protection et la guérison rouqyah est connue sous le nom de rouqyatou Jibril.

Ils ont alors dit : Ô Messager de Allah, ne veux-tu pas que l’on prenne ce malin et qu’on le tue ? Il a répondu ce qui signifie : Quant à moi, Allah m’a guéri. Je ne souhaite pas provoquer de mal parmi les gens.

{قُل} (qoul) Dis Ô Mouhammad ;

{أَعُوذُ} (‘a^oudhou) Je demande la protection ;

{بِرَبِّ الْفَلَق} (bi-rabbi l-falaq) Par le Seigneur de l’aube. C’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas ;

{مِنْ شَرِّ مَا خَلَق} (min charri ma khalaq) De tout mal que Allah crée et ceci est général. Est compris ici tout ce qui peut entraîner un mal, que ce soit l’être vivant responsable, non responsable ou l’objet inanimé comme le poison, la brûlure par le feu, la noyade par l’eau et autre que cela ;

{وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ} (wa min charri ghaciqin) Et du mal de la nuit, c’est la parole de Ibnou ^Abbas et Moujahid.

{إِذَا وَقَب} (‘idha waqab) Lorsqu’elle tombe et qu’elle s’installe. D’autres ont dit : c’est la lune lors de l’éclipse et qu’elle devient sombre. Ainsi, le sens de {وَقَب} (waqab), c’est l’éclipse.

AzZajjaj a dit : {الْغُاسِق} (al-ghaciq), c’est celui qui est froid. Ainsi, on a dit que la nuit est un ghaciq car elle est plus fraîche que le jour.

{وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثاتِ} (wa min charri n-naffathati) Ibnou Qoutaybah a dit : il s’agit des sorcières qui soufflent [sans émettre de salive] lorsqu’elles font la magie.

{فِي الْعُقَد} (fi l-^ouqad) Ce sont les nuds qu’elles font dans le fil. Elles soufflent dans ces nuds en disant quelque chose, sans émettre de salive.

Certains exégètes ont dit : ce qui est visé par an-naffathati, ici, ce sont les filles de Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif, elles qui ont fait de la magie au Messager de Allah. Ibnou l-‘Anbariyy a dit : l’exégèse de nafatha, c’est souffler d’un souffle sans émettre de salive. Et le sens de tafala, c’est souffler avec de la salive.

{وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ} (wa min charri hacidin) Du mal des envieux, c’est-à-dire les juifs qui ont envié le Messager de Allah ;

{إِذَا حَسَد} (‘idha haçad) Lorsqu’il manifeste son envie et qu’il agit en conséquent comme Loubayd qui a été cité et qui fait partie des juifs qui ont envié le Messager de Allah. Celui qui envie, son envie n’a de conséquence que s’il la manifeste en nuisant à celui qui est envié. Mais tant qu’il n’a pas manifesté l’envie, ce sentiment ne nuit qu’à celui qui le ressent car il est chagriné par le bienfait d’autrui. Certains ont dit que l’envie compte parmi les plus vils des caractères et c’est le premier des péchés par lesquels Allah a été désobéi au paradis l’envie que Iblis a éprouvée envers Adam et aussi sur terre l’envie que Qabil a éprouvée envers Habil .

Allah cite les trois maux venant à la suite de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) [le mal] de ce qu’Il crée , pour [montrer] la gravité de leur mal.

Certains mou^tazilah – secte égarée – qui disent que Allah ne crée pas le mal, ont récité {مِنْ شَرّ} (min charrin) avec le tanwin suivi de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) en lui donnant le sens de la négation ; cette récitation est refusée, elle est basée sur une voie erronée à cause de nombreuses ayah du Qour’an en contredisant ce qu’ils ont prétendu.

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