Chaykhaboulaliyah's Blog


Tafsir : sourat Al-Fil

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
Tags:

Sourat Al-Fil Mecquoise par unanimité des savants

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{ألم تر}(‘alam tara), il y a à ce sujet deux avis. L’un d’eux : « Ne t’a-t-on pas appris? » Le second : « N’as-tu pas su ? »

{كيف فعل ربّك بأصحاب الفيل} (kayfa fa^ala Rabbouka bi ‘ashabi l-fil) ce qui signifie : « Ce qu’a fait Ton Seigneur de ceux qui accompagnaient l’éléphant« . C’est une mention d’une référence à leur histoire. Les spécialistes de l’exégèse du Qour’an at-tafsir ont cité que lorsque Abrahah marcha avec ses soldats sur la Ka^bah pour la détruire, il sortit en emenant dans son armée un éléphant. Lorsqu’il fut proche de la Mecque, il ordonna à ceux qui étaient avec lui d’opérer une attaque pour prendre les biens de gens. Ils prirent ainsi des chameaux appartenant à ^Abdou l-Mouttalib Ibnou Hachim. Abrahah envoya un de ses soldats et lui dit : Demande après le dignitaire de La Mecque et dis-lui que je ne suis pas venu pour combattre mais pour détruire cette bâtisse. Le soldat partit et entra à La Mecque, il rencontra ^Abdou l-Mouttalib Ibnou Hachim et lui dit : le roi m’a envoyé à toi pour t’apprendre qu’il n’était pas venu pour combattre sauf si vous le combattez. Il n’est venu que pour détruire cette bâtisse et s’en aller ensuite en vous laissant. ^Abdou l-Mouttalib lui répondit : Il ne trouvera pas d’opposition par le combat de notre part et, nous ne sommes pas capables de lui tenir tête. On ne s’interposera pas entre lui et le but de sa venue. Cette bâtisse est une bâtisse honorée par Allah et sacrée, c’est la bâtisse de Son bien-aimé ‘Ibrahim. S’il les empêche [de lui nuire], c’est certes la bâtisse qu’Il a Honorée et s’Il les laisse faire, par Allah, nous n’avons pas la puissance de les en empêcher. L’émissaire dit : Viens avec moi auprès du roi. Lorsque ^Abdou l-Mouttalib entra chez Abrahah, ce dernier l’accueillit avec les honneurs puis dit à son traducteur : dis-lui : as-tu un besoin à exprimer au roi. Il lui dit : mon besoin, c’est qu’il me rende deux cents chameaux qu’il m’a pris. Abrahah dit à son traducteur : dis-lui : tu m’as plu lorsque je t’ai vu mais maintenant, tu n’as plus de valeur à mes yeux. Je suis venu pour détruire une bâtisse qui est un symbole de ta religion, tu ne m’en parles pas mais tu me parles de chameaux que j’ai pris. Je suis le propriétaire de ces chameaux, dit ^Abdou l-Mouttalib,  et cette bâtisse a un Seigneur qui la défend. Le roi ordonna que ses chameaux lui soient rendus et ^Abdou l-Mouttalib partit informer Qouraych, il leur ordonna de se disperser dans les chemins et les hauteurs des montagnes en prévision de l’attaque de l’armée lorsqu’elle pénétrerait. Ils s’exécutèrent. ^Abdou l-Mouttalib partit alors à la Ka^bah, il prit l’anneau de la porte et  se mit à dire :

Ô Seigneur, je n’espère personne d’autre que Toi contre eux

Ô Seigneur défends contre eux ce lieu sacré

Certes l’ennemi de la bâtisse est quelqu’un qui T’a pris pour ennemi

Empêche-les de détruire les villes qui T’appartiennent

Abrahah s’apprêtait à entrer à la Mecque mais l’éléphant s’accroupit. Les soldats le poussèrent à se relever, il refusa. Ils le frappèrent, il refusa. Lorsqu’ils le dirigèrent vers le Yémen sur le chemin du retour, il se releva alors en courant. Ils le dirigèrent vers la région de Cham et il fit de même. Ils le dirigèrent vers l’orient, il refit de même. Ils le dirigèrent donc vers l’enceinte sacrée – al-Haram – et il refusa. Puis Allah a envoyé des volatils venant du côté de la mer. Il y a eu divergence quant à leur description. Ibnou ^Abbas a dit : Ces volatils avaient des becs comme ceux des oiseaux et des pattes comme celles des chiens. ^Ikrimah a dit : ils avaient des têtes comme celles des fauves. Et il y a eu divergence au sujet de leur couleur. Certains ont dit : verte, d’autres ont dit : noire et d’autres ont dit : blanche. Chaque oiseau avait trois pierres : deux dans ses pattes et une dans son bec. Chaque pierre avait une taille supérieure à celle de la lentille et plus petite que le pois chiche et sur chacune était inscrit le nom de celui à qui elle était destinée. Elle chutait sur sa tête et ressortait par le postérieur. Ils périrent et n’entrèrent pas dans l’enceinte sacrée. Abrahah Ibnou sSabbah Al-Habachiyy tomba malade et son corps se déchira en lambeaux. Il ne mourut pas tant que son cœur ne se fut détaché  de sa poitrine.

Abou Yaksoum son ministre s’échappa, un oiseau le suivant jusqu’à ce qu’il arrive auprès de An-Najachiyy – le roi Négus –. Il lui apprit ce qui était arrivé à l’armée. L’oiseau lança alors sa pierre sur lui et il en mourut devant le roi. C’est ainsi que Allah lui a fait voir comment les autres avaient péri. D’autres ont dit : l’armée était composée de soixante mille soldats. Le chef de l’armée avec un petit groupe seuls en revinrent. Lorsqu’ils eurent rapporté ce qu’ils avaient vu, ils périrent. D’autres ont dit que le nom de l’éléphant était Mahmoud et c’est ce qui est répandu. Ce qui a incité Abrahah à se lancer à la conquête de la Mecque, c’est qu’il avait construit à San^aune cathédrale qu’il avait appelée Al-Qoullays pour y faire venir les gens en pèlerinage en les détournant de La Mecque. Un homme de Kinanah y fit ses besoins et salit la direction que les gens avaient prise pour la prière avec des impuretés, pour la rabaisser. Abrahah Al-‘Achram jura alors qu’il détruirait la Ka^bah. Il est donc venu à la Mecque avec son armée et il arriva ce que nous avons cité. Il y a eu divergence sur la durée qui s’est écoulée entre la naissance du Prophète et cet événement. L’avis le plus argumenté c’est qu’il est né l’année de l’éléphant. D’autres ont dit : il s’est écoulé entre les deux événements vingt-trois ans. D’autres ont dit : quarante ans.

{ألم يجعل كيدهم}(‘alam yaj^al kaydahoum) ce qui signifie : « n’a-t-il pas rendu leur plan » c’est-à-dire ce qu’ils visaient comme opération de destruction de la Ka^bah.

{في تضليل}(fi tadlil) c’est-à-dire « vain et sans conséquence« . La signification en est que leur plan n’a pas abouti à ce qu’ils avaient l’intention de faire, ils ne sont donc pas parvenus à leur fin.

{وأرسل عليهم طيراً أبابيل}(wa ‘arsala ^alayhim tayran ‘ababil) ce qui signifie : « Il leur à envoyé des oiseaux ‘ababil« . Au sujet de (‘ababil), il y a divers avis : à savoir que ces oiseaux étaient épars. D’autres ont dit : nombreux. D’autres ont dit : ce sont des oiseaux qui sont venus vagues après vagues. D’autres ont dit : de couleurs différentes. Ils sont venus du côté de la mer, pas de la direction du Najd, ni de Tihamah, ni du Hijaz.

{ترميهم بحجارة من سجّيل}(tarmihim bi hijaratin min sijjil) ce qui signifie : « leur lancer des pierres de sijjil » et il s’agit de la terre cuite au feu.

{فجعلهم كعصف مأكول}(faja^alahoum ka^asfin ma’koul) ce qui signifie : « Il les a rendus comparable au ^asf ma’koul » c’est-à-dire aux feuilles des plantes sèches dilacérées que les animaux ont mangées.

D’autres ont dit : ^Abdou l-Mouttalib a envoyé son fils ^Abdoullah sur un cheval pour voir l’armée et qu’il est revenu à la hâte en disant : toute l’armée a péri. ^Abdou l-Mouttalib sortit donc avec ses compagnons et prit les biens en butin.

Publicités
Commentaires fermés sur Tafsir : sourat Al-Fil

%d blogueurs aiment cette page :