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Tafsir : sourat Al-Lahab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Lahab appelée également Tabbat

Mecquoise par l’unanimité des savants

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘abi lahab) Malheur aux mains de Abou Lahab, c’est-à-dire les mains de Abou Lahab sont dans la perdition.

{وَتَبَّ} (wa tabb) c’est-à-dire et il a perdu ; il s’agit de l’oncle paternel du Prophète. Il s’appelle ^Abdou l-^ouzza Ibnou ^Abdi l-Mouttalib.

{مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) Ibnou Mas^oud a dit : lorsque le Messager a appelé ses proches à [l’adoration de] Allah ^azza wa jall, Abou Lahab a dit : si ce que dit mon neveu est vrai, je libèrerai par mes biens et mes enfants. Allah ^azza wa jall dit : {مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) ce qui signifie ses biens et ce qu’il a acquis, c’est-à-dire ses enfants ne lui seront pas utiles et ne le déchargeront pas.

{سَيَصْلَى ناراً ذَاتَ لَهَب} (çayasla naran dhata lahab) il subira un feu qui le brûlera et s’attisera contre lui sans émettre de fumée.

{وَامْرَأَتُهُ} (wamra’atouhou) c’est-à-dire que sa femme aussi qui est ‘Oummou Jamil Bintou Harb la sœur de Abou Soufyan subira le feu. En cela il y a une preuve de la véracité de la prophétie de notre prophète r car il a donné la nouvelle en ce sens, que lui – Abou Lahab – ainsi que sa femme mourront mécréants et il en a été ainsi qu’il nous l’a appris.

{حَمَّالَةَ الْحَطَب} (hammalata l-hatab) il y a à propos de cela plusieurs avis : qu’elle circulait en rapportant la parole des uns aux autres pour semer la discorde – an-namimah –. Les savants exégètes ont ainsi assimilé an-namimah au bois et l’animosité et la haine au feu car deux choses se produisent à la suite de an-namimah tout comme le feu s’attise par le bois. Le deuxième avis est le suivant : c’est qu’elle ramassait les branches d’épine et les jetait de nuit sur le chemin du Messager de Allah.

{فِي جِيدِهَا} (fi jidiha) autour de son cou.

{حَبْلٌ مِنْ مَسَد} (habloun min maçad) une corde [faite de fibres] de l’arbre dont elle ramassait les branches. Al-maçad c’est tout ce qui se tresse et dont on fait des mèches que ce soit du lin ou autre. D’autres ont dit : ce qui est visé ici par la corde, c’est la chaîne que Allah cite et qui est en enfer. Sa longueur est de soixante-dix coudées. Elle a été soigneusement tressée en mèche et elle sera à son cou pour qu’elle en soit châtiée en enfer.

Il a été rapporté dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Ibnou ^Abbas qu’il a dit : lorsqu’a été révélée : {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِين} (wa ‘andhir ^achirataka l-‘aqrabin) ce qui signifie : « et mets en garde tes proches« , le Messager de Allah s’est mis sur le mont de AsSafa et a dit ce qui signifie : Ô vous [présents] , ce matin. Les gens de Qouraych se sont alors réunis et lui ont dit : qu’as-tu ? Il leur a dit ce qui signifie : Voyez-vous, si je vous apprends que l’ennemi est venu à vous le matin ou le soir, ne me croirez-vous pas ? Ils lui ont dit : Bien sûr que oui. Il a alors dit ce qui signifie : Je vous mets alors en garde d’un châtiment intense très proche. Abou Lahab que Allah le maudisse a dit alors : Malheur à toi, est-ce pour cela que tu nous a appelés. Allah révèle alors : {تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘Abi Lahab).

On a rapporté que ‘Oummou Jamil, lorsqu’elle a entendu cette sourah est venue à Abou Bakr qui était alors avec le Messager de Allah dans la mosquée avec à sa main un fihr. Elle a dit : on m’a rapporté que ton ami a dit des propos diffamatoires à mon sujet ; je lui ferai telle et telle chose. Allah a aveuglé les yeux de cette femme et elle n’a pas vu Son Messager. Abou Bakr lui a alors dit : tu ne vois personne avec moi ? Elle a dit : Tu te moques de moi ? Je ne vois personne d’autre que toi et s’il y a des poètes, alors moi aussi je dis : comme il nous blâme, nous refusons, sa religion nous rejetons et à ce qu’il prétend nous désobéissons.

Abou Bakr s’est alors tu et elle s’en est allée. Le Messager de Allah a dit alors ce qui signifie : Des anges m’ont voilé à ses yeux, elle n’a pu me voir et Allah nous a déchargé de son mal. Il a été rapporté qu’elle est morte étranglée par sa corde et Abou Lahab est mort de al-^adaçah qui est une maladie repoussante et ce, sept nuits après la bataille de Badr.

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