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Cours général : Délaisser ses passions

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 2, 2011
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 


Ô toi qui a atteint les rangs élevés par la piété

Ne délaisse pas son honneur pour l’abaissement des péchés

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

] يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله ولتنظر نفس ما قدّمت لغد واتقوا الله إن الله خبير بما تعملون [

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad ; wa t-taqou l-Laha ‘inna l-Laha khabiroun bima ta^maloun) ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, faites preuve de piété à l’égard de Allah et que chaque personne considère ce qu’elle prépare pour le jour du jugement. Faites preuve de piété à l’égard de Allah, certes Allah sait ce que vous faites » [sourat Al-Hachr / 18].

Notre Prophète Mouhammad a dit une parole qui comporte beaucoup de profit :

] ليسَ الشديد من غلبَ الناسَ ولكنَّ الشديد من غلبَ نفسَهُ [

(layça ch-chadidou man ghalaba n-naça, wa lakinna ch-chadida man ghalaba nafçah) ce qui signifie : « Le fort n’est pas celui qui a vaincu les gens. Le fort est plutôt celui qui a vaincu ses passions ».

L’homme voit son degré s’élever selon le jugement de Allah en fonction de sa patience. La patience est de trois catégories. La patiente pour ne pas commettre l’interdit est la plus éprouvante. C’est la patience la plus forte. La deuxième est la persévérance pour accomplir les actes d’obéissances. La troisième est l’endurance face aux difficultés et aux catastrophes. Priver son âme pour ne pas commettre les interdits quels qu’ils soient, c’est la plus éprouvante des patiences.

Si tu fais une halte pour comprendre le sens de la patience, il s’agit de contrôler et de contraindre son âme pour supporter quelque chose qu’elle répugne ou à s’éloigner d’une chose qu’elle désire.

Contrains donc ton âme, toi mon frère musulman. Empêche-la de tomber dans ce qui est interdit. Dis-lui donc :

Ô mon âme, repens-toi donc car l’heure de la mort est arrivée

Contredis tes passions, les passions entraînent à la dissension

Chaque jour, nous avons un mort que l’on accompagne à sa tombe

Et par sa mort, nous oublions ce qu’ont laissé nos morts

Ô mon âme, qu’ai-je à voir avec des biens que je cache,

[ils restent] après moi et je quitte ma vie sans habits.

Esclaves de Allah, délaisser un seul péché vaut mieux selon le jugement de Allah qu’accomplir mille bonnes actions.

Retourne donc sur tes pas et abandonne la voie de l’insouciance. Entre par la porte de l’éveil. Rappelle-toi la parole de Allah ta^ala :

] فمن يعمل مثقال ذرة خيرا يره ومن يعمل مثقال ذرة شرا يره [

(faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah wa man ya^mal mithqala dharratin charran yarah) qui signifie : « Celui donc qui fait le poids d’un grain de poussière de bien en sera rétribué et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal en sera rétribué » [sourat AzZalzalah / 7-8].

Dans ces deux ayah, il y a l’incitation à faire peu et beaucoup de bien et la mise en garde de faire peu ou beaucoup de mal.

Rappelle-toi que l’interdit ou l’illicite (al-haram), c’est ce dont Allah a menacé du châtiment celui qui l’accomplit et a promis la récompense à celui qui le délaisse.

Rappelle-toi que le Prophète la nuit de l’Ascension a vu des gens qui se disputaient de la viande pourrie et avariée et délaissaient la belle viande bien découpée. Jibril a dit : « Ce sont des gens de ta communauté qui délaissent ce qui est licite et n’en goûtent pas pour consommer de l’interdit et ce qui est mauvais. Ce sont les fornicateurs ».

Il a vu également des gens qui buvaient le pus qui sortait des corps des fornicateurs. Jibril lui a dit : « Ce sont les buveurs de khamr – vin et alcools – interdit dans le bas monde ».

Rappelle-toi que tu auras des comptes à rendre au jour du jugement. Tu rendras des comptes sur ton argent, d’où tu l’as acquis et en quoi tu l’as dépensé. Si tu as acquis le bien à partir de ce qui est licite, garde-toi de le dépenser dans ce que Allah a interdit.

Rappelle-toi la parole de Allah :

] فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون [

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun) qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » [sourat Al-Hijr / 92‑93].

Il est dit qu’un homme était connu sous le nom de Dinar Al-^Ayyar. Il avait une mère vertueuse qui l’exhortait souvent mais il ne s’exécutait pas. Un jour, il était passé par un cimetière. Il en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière au contact de ses doigts. Il a réfléchi et s’est alors dit : Malheur à toi Dinar, c’est comme si je voyais bientôt tes os devenir ainsi poussière et ton corps se transformer en terre. Il a regretté son laisser-aller et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a alors relevé la tête vers le ciel [qui est la qiblah, la direction des invocations et non un lieu de résidence pour Dieu : Allah n’y habite pas et Il n’a pas besoin du ciel ni d’autre chose. Allah existe sans endroit]. Il a relevé la tête et a dit : Seigneur, mon Maître, je m’en remets à Toi pour tout ce qui me concerne, accepte-moi et fais-moi miséricorde. Il s’est ensuite dirigé vers sa mère en ayant changé de couleur, le cœur brisé et a dit : Mère, que fait-on de l’esclave qui s’était enfui lorsque son maître le retrouve ? Elle a dit : On lui donne des habits rugueux à porter, une nourriture grossière et on lui attache les mains et les pieds. Il lui a dit : Je voudrai une joubbah –sorte de cape fermée sauf de la tête et des bras– en laine et fais de moi ce qui est fait de l’esclave qui s’était enfui. Lorsque la nuit tombait, il se mettait à pleurer à chaudes larmes en se disant : Malheur à toi ô Dinar, peux-tu supporter le feu ? Comment t’es-tu exposé au châtiment du Tout-puissant ? Il demeurait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit alors : Aie de la pitié pour toi-même, mon fils. Il lui répondait : Laisse-moi donc me fatiguer un peu, puissé-je me reposer longtemps, mère. J’ai demain une longue station pour le jugement du Seigneur glorieux et je ne sais pas s’il sera ordonné que je sois dans une ombre dense (au paradis) ou bien dans la pire station (en enfer). Elle lui disait : Mon fils, prends donc une pause. Il disait : Je ne recherche pas la pause. C’est comme si tu voyais, mère, les créatures demain être conduites au paradis et moi être conduit en enfer avec ses habitants.

Elle le laissait alors dans son état. Il se mettait à pleurer, à s’adonner aux actes d’adoration et à la récitation du Qour’an. Un soir, il a récité :

] فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون [

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun) ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » [sourat Al-Hijr / 92-93]. Il médita au sujet de cette ayah éminente :

] فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون [

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun) ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » [sourat Al-Hijr / 92-93] et se mit alors à pleurer jusqu’à l’évanouissement. Sa mère l’avait alors appelé mais il ne lui répondit pas. Elle lui dit alors : Mon chéri, toi la prunelle de mes yeux, où sera notre rencontre ?

Il lui dit d’une faible voix : Mère, si tu ne me trouves pas dans les stations du jour du jugement, demande après moi auprès de Malik l’ange en charge de l’enfer. Puis il poussa un soupir après lequel il mourut, que Allah lui fasse miséricorde.

Sa mère lui fit alors le lavage funéraire, elle le prépara et sortit appeler les gens en leur disant : Ô vous les gens, venez tous pour faire la prière funéraire pour celui qui a été tué par le feu. Les gens étaient venus de toute part. On ne vit pas autant de gens ni de larmes plus abondantes que ce jour-là. Après l’avoir enterré, un de ses amis l’a vu dans le rêve la même nuit marcher au paradis portant sur lui une belle cape verte et il récitait :

] فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون [

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun) ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » [sourat Al-Hijr / 92-93] et il disait : Par Sa gloire et Son honneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné et a effacé mes péchés. Informez-en ma mère.

Ô Allah pardonne-nous, fais que le Qour’an soit le printemps de nos cœurs, la lumière de nos regards et de nos organes, ô Toi le Seigneur des mondes.

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