Chaykhaboulaliyah's Blog


Récit : Les deux frères

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

Parmi les récits qui nous sont parvenus dans le Qour’an honoré, le croyant pieux et le mécréant qui est malheureux. Allah ta^ala a donné dans le Qour’an honoré de nombreux exemples pour montrer aux gens certaines sagesses dans leurs états dans leurs oeuvres et les conséquences de leurs agissements. Parmi ce qui a été rapporté dans Souratou l-Kahf, il y a le récit des deux hommes dont l’un d’entre eux était un croyant pieux et l’autre un mécréant riche malheureux. Allah ta^ala a ainsi manifesté Sa justice et a donné leur exemple pour que les gens ne se trompent pas et ne se laissent pas méprendre par le bas monde et oublier l’au-delà. Il y avait en effet par les fils de Isra‘il, c’est-à-dire de la descendance de notre maître Ya^qoub ^alayhi s-Salam, deux frères l’un des deux s’appelait Yahoudha et c’était un musulman croyant, il était bon, il aimait le bien et faisait beaucoup de bien. Quant à l’autre, il s’appelait Fartous, c’était un adorateur des idoles, il était idolâtre, c’était un mécréant qui reniait la vérité, il était avare et était froid de nature. Lorsque leur père était mort,….(wa lamma mata Abouhouma) et qu’ils se sont partagés le bien qu’il leur avait laissé, chacun des deux avaient dépensé sa part.

Yahoudha avait acheté ainsi des esclaves pour mille dinars et il les avait affranchis, il les avait rendus libres et ce, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et il avait également acheté des habits pour mille dinars qu’il avait donnés pour les pauvres qui étaient mal vêtus et ce, par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall. Pour mille dinars, les troisièmes mille dinars il avait acheté de la nourriture qu’il avait donnée à manger pour les affamés, il avait construit les mosquées, il avait fait beaucoup de bien. Il avait également aidé ceux qu’il pouvait aider et ce, jusqu’à ce que tout son argent finisse. Mais il était heureux par ce qu’il avait fait, il espérait ainsi la récompense et la miséricorde de la part de Allah ta^ala.

Quant à Fartous le frère qui était mécréant, dès qu’il a récupéré sa part d’héritage qu’il l’avait cachée ! Il avait privé ainsi les pauvres qui venaient mendier. Il avait insulté ceux qui étaient venus lui demander l’aide. Il n’avait même pas voulu entendre les gémissements de ceux qui étaient dans le besoin. Il avait détourné ses yeux pour ne pas regarder les enfants affamés. Il avait épousé des femmes riches. Il avait acheté des vaches et des moutons et qui s’étaient multipliés en un grand nombre. Il avait acheté avec l’argent restant des biens pour faire le commerce tant qu’il avait fait des bénéfices, de grands bénéfices tant qu’il était devenu le plus riche des gens de son époque. Il avait également acquis deux jardins, deux vergers qui comportaient beaucoup de fruits dans lesquels il avait planté des vignes et des figuiers qui avaient donné des fruits. Il avait entouré ces jardins par des palmiers puis il avait multiplié les sortes de plantations tout autour. Il avait ainsi eu beaucoup de légumes et de fruits qui donnaient en abondance. Donc les arbres étaient accolés les uns aux autres les branches se collaient les unes aux autres. Elles ne se séparaient que ce qui suffit de temps en temps. Les rivières coulaient. Ces jardins étaient denses en fruits et légumes. Ainsi ces deux jardins s’étaient distingués par la beauté de leur aspect et par la beauté de leur harmonie. Il avait fait tracé des voies qui parcouraient ces jardins pour pouvoir se promener.

 

Ce que devait faire Fartous, ce qui était prioritaire pour lui c’était de remercier Allah, Lui Qui lui a donné toutes ces grâces et Qui lui a accordé les bienfaits que ces jardins comportent et de remercier Allah ta^ala et de se soumettre à Lui et de faire Son éloge. Mais il y a parmi les gens ceux qui sont entraînés dans la mécréance à cause des biens. Les richesses les détournent de l’adoration de Allah ta^ala. Fartous était ainsi, il n’avait augmenté que mécréance en Allah ^azza wa jall.

 

Yahoudha le musulman est tombé dans le besoin, il avait besoin d’argent pour vivre. C’est alors qu’il s’est dit : « Je vais essayer de travailler chez mon frère en tant qu’ouvrier ». Il s’était dit mon frère ne va pas voir d’inconvénient à ce que je travaille chez lui en tant qu’ouvrier. Il voulait voir son frère, mais il n’est arrivé jusqu’à lui qu’après avoir dû passer à travers plusieurs barrages. Lorsqu’il était venu auprès de son frère Fartous le mécréant a dit à son frère Yahoudha : « N’est-ce pas qu’on s’est partagé le bien en deux parts égales ?! Qu’as-tu fait de ton argent. Yahoudha le croyant lui a dit « Je l’ai donné en aumône par recherche de l’agrément de Allah ta^ala en espérant la grande récompense ». Et Fartous a dit pour se moquer :  « Tu es donc parmi ceux qui donnent des aumônes, alors je te considère comme quelqu’un d’idiot qui perd son argent ». Cette parole est une parole qui fait sortir de l’Islam. C’est une parole de mécréance. Fartous lui a dit par la suite « La rétribution de ce que tu as fait selon moi, c’est d’être dans la privation, la rétribution de ton idiotie ce n’est que la privation ». Il lui a dit Regarde ce que moi j’ai fait avec mon argent ! J’ai toute cette fortune et cette bonne situation que tu vois. Il lui a dit « Moi j’ai gagné et toi tu as fait preuve d’idiotie, moi j’ai plus de bien que toi » et il a pris ainsi la main de son frère croyant pour lui faire montrer ce qu’il avait. Il faisait preuve d’orgueil, de mécréance, il a même renié la résurrection. Il a renié le fait que son jardin puisse être anéanti, il a nié que ce qu’il a planté dans ses deux jardins puisse être anéanti. Il était mécréant. En raison de son manque d’intelligence, il ne croyait pas en Allah alors que tout ce qui existe est une preuve de l’existence de Celui Qui a tout créé ! Il était ainsi épris par la vie de ce bas monde et par sa beauté éphémre et trompeuse.

Cet homme, ce mécréant Fartous a dit à son frère Yahoudha « Si comme tu le prétends il y a une résurrection et un jour du jugement, je ne perdrais rien parce que tout comme Allah m’a donné dans ce bas monde les grâces qu’Il m’a données, Il m’en donnera mieux dans l’au-delà parce que je suis honorable selon Son jugement ».

C’est alors que son frère Yahoudha le croyant l’a exhorté et l’a mis en garde contre la mécréance en Allah, Allah Qui l’a créé à partir du sol de la terre et Qui a fait de lui un homme qui marche droit et Qui va le faire mourir et Qui lui fera rendre des comptes. Yahoudha a dit à son frère qu’il est croyant en Allah, Allah Qui n’a pas d’associé, Qui n’a pas de semblable, Qui n’a rien qui Lui ressemble et Qui n’a pas d’endroit, Qui est le Créateur de toute chose. Il lui a dit que la pauvreté pour laquelle il le blâmait et pour laquelle il se moquait de lui, sera une cause de châtiment pour sa mécréance et ses moqueries. Il lui a dit « Et moi j’ai espoir que Allah m’accordera dans l’au-delà un jardin meilleur que ton jardin qui va à sa fin ». Il lui a dit « Et de plus toi tu n’as pas de garantie pour tes jardins contre les tempêtes et contre les vents qui peuvent souffler et qui pourraient rendre tes jardins sous forme de feuilles sèches qui vont voler par ci et par là et cette eau douce si jamais elle disparaît comment pourras-tu la ramener à la surface, qui va t’aider si Allah ta^ala veut que tu sois humilié ?

Lorsque Yahoudha a vu que son frère mécréant persistait sur sa mécréance et son injustice et qu’il était heureux entre ses fleurs et ses arbres, il l’a laissé et il est parti. Et la nuit il s’est produit ce que Yahoudha avait prévu. Allah ta^ala a envoyé une pluie torrentielle et des vents violents qui ont brûlé les deux jardins et qui ont détruit tout ce qui a été construit pour avoir de l’ombre. La terre a même absorbé son eau au point que les rivières s’étaient asséchées. La terre était devenue mauvaise ; elle ne pouvait donner de plantes ni d’arbres. La terre était remplie de boue et personne ne pouvait marcher dessus. Lorsque Fartous s’était levé le matin, il était parti comme à son habitude aux deux jardins pour se promener pour avoir de l’ombre sous les figuiers. Lorsqu’il a vu ce qui était arrivé à ses deux jardins, sa gorge s’était asséchée et il s’était mis à frapper ses mains l’une contre l’autre par désespoir et par chagrin. Il a regretté ce qui lui était arrivé. Il a regretté sa mécréance. Il a regretté d’avoir renié la résurrection. Il a dit « Si seulement je n’étais pas tombé dans l’association ! Si seulement je n’avais rien associé à mon Dieu ».

Ses amis, sa mauvaise fréquentation, l’ont tous abandonné, eux qui l’aidaient pour sa mécréance et son injustice. Ils l’ont quitté lorsqu’il était devenu pauvre. Il s’est retrouvé ainsi seul, personne qui l’aidait. Les actes qui sont accomplis par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall leur rétribution est du bien et leurs conséquences sont louables. Celui qui a agi en bien aura sa récompense qui demeure. Alors que celui qui a agi en mal, il n’a rien gagné. Même ses amis de mauvaise fréquentation le quittent.

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