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Croyance : La signification de la destinée

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur juin 26, 2011

La signification de la destinée (Al-Qadar) et la foi en cela

Certains savants ont dit : la prédestination (al-qadar) c’est faire exister les choses dans un état conforme à la science de Allah exempte de début et à Son vouloir exempt de début. Il les fait donc exister dans l’instant dans lequel Il sait qu’elles existeront. Les actes de l’esclave, le bien et le mal, faits de son propre choix sont donc concernés par la prédestination. Ceci est prouvé par la parole du Messager de Allah adressée à Jibril lorsqu’il l’avait interrogé sur la foi (al-‘iman) :

)) الإِيمَانُ أَنْ تُؤْمِنَ بِاللهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ ((

[rapporté par Mouslim] (‘al-‘imanou ‘an tou’mina bi l-Lahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulihi wa l-yawmi l-‘akhiri wa tou’mina bi l-qadari khayrihi wa charrih) ce qui signifie : « La foi, c’est que tu croies en Allah, en Ses anges, Ses Livres, Ses messagers, en le Jour dernier et que tu croies en la destinée, que ce soit la prédestination du bien comme du mal ».

La signification de ce hadithest la suivante : les créatures que Allah ta^ala a prédestinées et parmi lesquelles il y a le bien et le mal, existent par la prédestination exempte de début de Allah. Ainsi, la prédestination, qui est Son attribut, ne peut être qualifiée de mauvaise. La volonté de Allah ta^ala de faire exister se réalise en tout ce qu’Il veut, conformément à Sa science. La chose dont Il sait l’existence, Il en veut l’existence dans l’instant dans lequel elle existe. La chose qu’Il sait qu’elle ne sera pas, Il ne veut pas qu’elle soit.

Une chose n’entre donc en existence dans ce monde que par Son vouloir. Rien n’atteint l’esclave de Allah, que ce soit bien, mal, santé, maladie, pauvreté, richesse ou autre que cela, que par le vouloir de Allah ta^ala, et l’esclave de Allah ne ratera rien de ce que Allah a prédestiné et voulu que cela l’atteigne. Il a été rapporté du Prophète r qu’il a enseigné à l’une de ses filles :

(( مَا شَاءَ اللَّهُ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ ))

(ma cha’ Allahou kana wa ma lam yacha’ lam yakoun) ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ». Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan et par la suite, il fut transmis d’un grand nombre de gens à un grand nombre de gens et s’est largement répandu dans la communauté.

Al-Bayhaqiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, a rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Certes, la foi en toute certitude ne se réalisera pas dans le cœur de l’un de vous tant qu’il ne croira pas, en toute certitude, sans aucun doute, que ce qui l’a atteint n’allait pas le manquer et que ce qui l’a manqué n’allait pas l’atteindre et tant qu’il n’admettra pas la destinée en totalité », c’est-à-dire qu’il n’est pas permis de croire en une partie de la destinée et d’être incrédule vis à vis d’une autre [1].

Il a rapporté également, par chaîne de transmission, que ^Oumar Ibnou l-Khattab était à Al-Jabiyah –une région du Cham–. Il s’est levé et a prononcé un discours. Il a loué Allah et a rappelé Ses bienfaits. Ensuite, il a dit : « Celui que Allah guide, personne ne le rendra égaré et celui que Allah égare, personne ne le rendra guidé ». Alors, un mécréant des non-arabes qui était présent et faisait partie des gens de la dhimmah a dit dans sa langue : (Certes, Allah n’égare personne). ^Oumar a dit à l’interprète : « Qu’est-ce qu’il a dit ? » Il lui répondit : « Il a dit que Allah n’égare personne ». Alors, ^Oumar a dit : « Tu as menti ô ennemi de Allah. Si tu n’étais pas des gens de la dhimmah, je te trancherais le cou. C’est Lui Qui t’a égaré et c’est Lui Qui te fera entrer en enfer s’Il veut » [2].

Le Hafidh Abou Nou^aym a rapporté de AzZouhriyy que ^Oumar Ibnou l-Khattab aimait une poésie de Labid Ibnou Rabi^ah –la traduction de quelques-uns de ses vers est la suivante :

Certes, la piété envers notre Seigneur est le meilleur des dons

Et par la volonté de Allah sont ma lenteur et ma rapidité

Je loue Allah, Il n’a pas d’égal

C’est à Lui qu’appartient le bien, ce qu’Il veut, Il le fait

Celui qu’Il guide vers les voies du bien trouvera la guidée

L’esprit tranquille, mais celui qu’Il veut égarer, Il l’égare

Le sens de sa parole : « Certes, la piété envers notre Seigneur est le meilleur des dons », c’est qu’elle est la meilleure des choses qui soit accordée à l’homme.

Le sens de sa parole : « Et par la volonté de Allah sont ma lenteur et ma rapidité », c’est que personne n’accomplit quelque chose lentement ou bien rapidement sinon par le vouloir de Allah.

Sa parole : « Je loue Allah, Il n’a pas d’égal », c’est qu’Il n’a pas de semblable.

Sa parole : « C’est à Lui qu’appartient le bien » sous-entend le mal également. Mais l’auteur s’est limité à citer le bien parce que cela suffit ici, comme dans Sa parole ta^ala :

[سَرَابِيلَ تَقِيكُمُ الْحَرَّ] [3]

(sarabila taqikoumou l-harr) qui signifie : « Des tuniques [4] qui vous protègent de la chaleur », c’est-à-dire du froid également car les tuniques protègent des deux, pas seulement de la chaleur.

Sa parole : « Ce qu’Il veut, Il le fait » veut dire qu’une chose que Allah veut qu’elle arrive, il est inévitable qu’elle ait lieu et une chose qu’Il ne veut pas qu’elle arrive n’a pas lieu.

Sa parole : « Celui qu’Il guide sur les voies de bien trouvera la guidée » signifie que si Allah veut que quelqu’un soit sur la voie juste de droiture, il se retrouvera sur cette voie.

Sa parole : « L’esprit tranquille », c’est-à-dire qu’il aura l’esprit en paix et satisfait.

Et sa parole : « mais celui qu’Il veut égarer, Il l’égare » veut dire que celui qu’Il veut qu’il soit égaré, Il l’égare. [5]

Al-Bayhaqiyy a rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit lorsqu’il a été interrogé sur la destinée ce qui signifie :

Ce que Tu veux est, même si moi je ne le veux pas

Et ce que je veux, si Tu ne le veux pas, n’est pas

Tu crées les esclaves conformément à ce que Tu sais

Conformément à Ta science agissent le jeune et le plus âgé

À celui-là Tu accordes la réussite et cet autre Tu ne l’accordes pas

Et celui-ci Tu l’aides et cet autre Tu ne l’aides pas

Parmi eux des malheureux [6] et parmi eux des heureux [7]

Voilà que celui-là est laid et que cet autre est beau

À partir de là, il devient clair que dans Sa parole ta^ala :

[يُضِلُّ مَنْ يَشَاءُ وَيَهْدِي مَنْ يَشَاءُ] [8]

(youdil-lou man yacha’ou wa yahdi man yacha) qui signifie : « Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut », le pronom (man) se rapporte à Allah et non à l’esclave comme l’ont prétendu les qadariyyah –ceux qui renient la prédestination [9]. La preuve en est Sa parole ta^ala, au sujet de notre maître Mouça :

[إِنْ هِيَ إِلاَّ فِتْنَتُكَ تُضِلُّ بِهَا مَنْ تَشَاءُ وَتَهْدِي مَنْ تَشَاءُ] [10]

(‘in hiya ‘il-la fitnatouka toudil-lou biha man tacha’ou wa tahdi man tacha) qui signifie : « Ce n’est certes que Ton épreuve par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux ».

Un groupe se réclamant de ‘Amin Chaykhou a dit la même chose. Son leader aujourd’hui est ^Abdou l-Hadi Al-Bani qui est à Damas. Ils ont effectivement considéré (que la volonté de Allah suit la volonté de l’esclave) puisque selon eux, le sens de la ayah serait (que si l’esclave voulait choisir le bon chemin, Allah le guiderait vers lui et si l’esclave voulait choisir l’égarement, Allah l’égarerait). Ils ont ainsi contredit la ayah :

[وَمَا تَشاَءُونَ إِلاَّ أَنْ يَشَاءَ اللهُ[11]

(wa ma tachaouna’ il-la ‘an yacha’ Allah) qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut ». Si maintenant l’un d’eux veut donner une ayah du Qour’an comme preuve pour contredire ce sens, on lui dit que les significations du Qour’an sont cohérentes les unes avec les autres et ne se contredisent pas. Il n’y a pas dans le Qour’an une ayah dont la signification soit opposée à la signification d’une autre ayah. D’autre part, ceci ne relève pas de ce qui abroge et ce qui est abrogé (an-naçikh wal-mansoukh) car l’abrogation ne concerne pas les croyances et n’entraîne aucune contradiction. Ainsi, l’abrogation n’intervient jamais dans les nouvelles rapportées mais n’intervient que dans l’ordre et l’interdiction. L’abrogation n’est que l’annonce que le jugement d’une ayah antérieure est annulé par le jugement d’une ayah ultérieure. Sans compter que ce groupe ne croit pas en ce qui abroge et en ce qui est abrogé.

Relevant encore de leur surprenante stupidité, il y a leur explication de Sa parole ta^ala :

[وَعَلَّمَ آدَمَ الأَسْمَاءَ كُلَّهَا] [12]

(wa ^allama ‘Adama l-‘asma’a koullaha) ce qui signifie : « Et Il a appris à Adam tous les noms ». Ils disent que ce sont les noms de Allah. Si on dit à ces gens : Si les noms en question étaient les noms de Allah, Allah n’aurait pas dit :

[فَلَمَّا أَنْبَأَهُمْ بِأَسْمَائِهِمْ[13]

(falamma ‘anba’ahoum bi’asma’ihim) ce qui signifie : « Et lorsqu’il leur apprit leurs noms » mais Il aurait dit ( Et lorsqu’il leur apprit Mes noms), là ils se taisent. Pourtant ces gens-là persistent encore sur leur ignorance et leur déformation des sens du Qour’an.

Al-Hakim, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, a rapporté que ^Aliyy Ar-Rida Ibnou Mouça Al-Kadhim s’asseyait dans la mosquée du Prophète, dans l’espace tout près de sa tombe (ar-rawdah) alors qu’il était encore jeune, enveloppé dans un manteau de bure. On venait l’interroger dans la mosquée, les gens du commun tout comme les savants reconnus. Comme il était questionné sur la destinée, il a répondu : « Allah ^azza wa jall dit :

]إِنَّ الْمُجْرِمِينَ فِي ضَلاَلٍ وَسُعُرٍ يَوْمَ يُسْحَبُونَ فِي النَّارِ عَلَى وُجُوهِهِمْ ذُوقُوا مَسَّ سَقَر إِنَّا كُلَّ شَىْءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ[ [14]

(‘inna l-moujrimina fi dalalin wa sou^our ; yawma yous-habouna fi n-nari ^ala woujouhihim dhouqou massa saqar ; ‘inna koulla chay’in khalaqnahou biqadar) ce qui signifie : « Certes, les mécréants sont dans un égarement ; le jour où ils seront traînés dans le feu sur leur visage, il leur sera dit : goûtez le châtiment de l’enfer. Certes, Nous créons toute chose selon une destinée » Fin de citation.

Puis, Ar-Rida a dit : Mon père citait de ses ancêtres que l’émir des croyants, ^Aliyy Ibnou Abi Talib disait : « Certes, Allah crée toute chose selon une destinée, même la faiblesse dans la compréhension et l’intelligence. À Lui la volonté [15], par Lui la préservation des péchés et la force pour l’obéissance » Fin de citation.

Ainsi, les esclaves de Allah sont amenés à faire ce qui provient d’eux [16] par leur propre choix, non pas (sous la menace ou la contrainte telle une plume suspendue dans l’air que le vent emmènerait à droite et à gauche) comme le prétendent les jabriyyah [17].

De plus, si Allah ne voulait pas la désobéissance de ceux qui désobéissent, la mécréance des mécréants et l’obéissance de ceux qui obéissent, Il n’aurait pas créé le paradis et l’enfer.

Celui qui attribue à Allah ta^ala la création du bien mais pas la création du mal, il attribue de fait à Allah ta^ala l’incapacité. D’autre part s’il en était ainsi, il y aurait pour ce monde deux créateurs, un créateur du bien et un créateur du mal et ceci est de la mécréance et une attribution de la divinité à autre que Allah.

Cet avis insensé, d’un autre point de vue, conduit à considérer (que Allah ta^ala serait vaincu dans Sa souveraineté) car d’après la croyance en cet avis (Allah ta^ala voudrait le bien exclusivement, le mal qui se produit aurait donc lieu de la part de Son ennemi ‘iblis et de ses suppôts mécréants, malgré Sa volonté).

Celui qui croit cet avis devient mécréant pour avoir contredit Sa parole ta^ala :

[وَاللهُ غَالِبٌ عَلَى أَمْرِهِ] [18]

(wa l-Lahou ghaliboun ^ala ‘amrih) qui signifie : « La volonté de Allah se réalise inévitablement », c’est-à-dire que personne n’empêche Sa volonté de se réaliser.

Le jugement de celui qui attribue à Allah ta^ala le bien et à l’esclave de Allah le mal par respect [19], c’est qu’il n’encourt aucun danger. Mais, s’il croit que Allah est le créateur du bien à l’exclusion du mal, son jugement est de le déclarer mécréant.

Sachez également, que Allah vous fasse miséricorde, que si Allah ta^ala châtie le désobéissant, c’est par Sa justice, sans injustice. Et s’Il récompense l’obéissant, c’est par Sa grâce sans que cela soit un devoir pour Lui, car l’injustice ne peut provenir que de qui est sujet à l’ordre et à l’interdiction de quelqu’un d’autre. Or, Allah, personne ne Lui ordonne ni ne Lui interdit. Il agit dans ce qui Lui appartient comme Il le veut car Il est Celui Qui crée les choses et c’est à Lui qu’elles appartiennent. Il nous est parvenu dans le hadith sahih que l’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad, l’Imam Abou Dawoud dans ses Sounan et Ibnou Hibban de Ibnou d-Daylamiyy, ce dernier ayant dit : « Je suis venu voir ‘Oubayy Ibnou Ka^b et je lui ai dit : « Ô Abou l-Moundhir, quelque chose m’a traversé l’esprit concernant cette destinée, peux-tu m’en parler, puisse Allah me faire tirer profit de ce que tu me diras ». Il a dit : « Certes, si Allah châtiait les habitants de Sa terre et de Ses cieux, Il les châtierait sans être injuste envers eux et s’Il leur faisait miséricorde, Sa miséricorde leur serait plus bénéfique que leurs actes. Et si tu dépensais en or autant que la montagne de ‘Ouhoud dans une voie que Allah agrée (fi sabili l-Lah), Allah ne l’accepterait pas de toi tant que tu n’as pas cru en la destinée et que tu n’as pas su que ce qui t’a atteint n’allait pas te manquer et que ce qui t’a manqué n’allait pas t’atteindre. Si tu meurs sur une autre croyance que celle-là, tu entreras en enfer ».

Il a dit : « Ensuite, j’ai été voir ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud qui m’a dit la même chose, puis j’ai été voir Houdhayfah Ibnou l-Yaman qui m’a dit semblable à cela, puis j’ai été voir Zayd Ibnou Thabit et il m’a rapporté semblable à cela du Prophète r ».

D’autre part, Mouslim dans son Sahih ainsi que Al-Bayhaqiyy dans Kitabou l-Qadar, ont rapporté d’après Abou l-‘Aswad Ad-Dou’aliyy, qu’il a dit : « ^Imran Ibnou l-Housayn m’a dit : « As-tu vu ce que font les gens aujourd’hui et ce pour quoi ils œuvrent, est-ce une chose qui leur est prédestinée et qui est voulue pour eux dès auparavant ou est-ce que c’est quelque chose qui se présente à eux sans avoir été prédestinée ? [explique-moi] à partir des textes que leur a apporté leur Prophète et qui ont constitué la preuve contre eux ? » Je lui ai alors dit : « C’est plutôt quelque chose qui leur est prédestinée et qui est voulue pour eux dès auparavant ». Il a dit : « Ne serait-ce pas là une injustice ? » J’ai alors été terriblement effrayé et j’ai dit : « Toute chose est Sa créature et Lui appartient. On ne l’interroge pas sur ce qu’Il fait, alors que nous nous serons interrogés ». Il m’a alors dit : « Que Allah te fasse miséricorde ! Par ma question j’ai seulement voulu évaluer tes connaissances dans la religion ; il y a deux hommes de la tribu de Mouzaynah qui sont allés voir le Messager de Allah r et lui ont dit : « Ô Messager de Allah, as-tu vu ce que font les gens aujourd’hui et ce pour quoi ils œuvrent, est-ce une chose qui leur est prédestinée et qui est voulue pour eux dès auparavant ou est-ce que c’est une chose qui se présente à eux sans avoir été prédestinée ? [explique-nous] à partir des textes que leur a apporté leur Prophète et qui ont constitué la preuve contre eux ? » Il a alors répondu :

(( بَلْ شَيءٌ قُضِيَ عَليْهِم ومَضى عليهم ))

(bal chay’oun qoudiya ^alayhim wa mada ^alayhim) ce qui signifie : « C’est plutôt une chose qui leur est prédestinée et qui est voulue pour eux dès auparavant, et ce qui conforte cela, c’est la parole de Allah tabaraka wa ta^ala :

[وَنَفْسٍ وَمَا سَوَّاهَا فَأَلْهَمَهَا فُجُورَهَا وَتَقْوَاهاَ] [20]

(wa nafsin wa ma sawwaha ; fa’alhamaha foujouraha wa taqwaha) » Fin de citation.

D’autre part, le hadith qui suit a été jugé sahih :

(( فَمَنْ وَجَدَ خَيْراً فَلْيَحْمَدِ اللهَ وَمَنْ وَجَدَ غَيْرَ ذَلِكَ فَلاَ يَلُومَنَّ إِلاَّ نَفْسَهُ ))

[rapporté par Mouslim du hadith de Abou Dharr du Prophète r de Allah ^azza wa jall] (faman wajada khayran falyahmadi l-Laha ; wa man wajada ghayra dhalika fala yaloumanna ‘il-la nafsah) ce qui signifie : « Ainsi, celui qui fait des actes de bien, qu’il loue Allah et celui qui fait contraire à cela, qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même ».

Quant au premier cas, c’est celui qui fait du bien, parce que Allah ta^ala lui fait la grâce de faire exister ce bien et de lui accorder la réussite dans son accomplissement sans que cela soit un devoir pour Allah de le lui accorder. Que l’esclave loue son Seigneur pour les grâces qu’Il lui accorde.

Quant au second cas, c’est celui qui fait du mal, parce que Allah ta^ala manifeste par Sa toute-puissance ce que cet esclave a comme mauvais penchants. Celui que Allah égare, c’est donc par Sa justice et celui qu’Il guide, c’est par Sa grâce.

De plus, si Allah avait créé les créatures et avait mis un groupe directement au paradis et un groupe directement en enfer du fait qu’Il aurait su de toute éternité qu’ils ne seraient jamais croyants, alors, ceux qui subiraient le châtiment seraient comme l’a décrit Allah par Sa parole :

]وَلَوْ أَنَّا أَهْلَكْنَاهُمْ بِعَذَابٍ مِنْ قَبْلِهِ لَقَالُوا رَبَّنَا لَوْلاَ أَرْسَلْتَ إِلَيْنَا رَسُولاً فَنَتَّبِعَ آيَاتِكَ مِنْ قَبْلِ أَنْ نَذِلَّ وَنَخْزَى [21] [

(wa law ‘anna ’ahlaknahoum bi^adhabin min qablihi laqalou rabbana lawla ‘arsalta ‘ilayna raçoulan fanattabi^a ‘ayatika min qabli ‘an nadhil-la wa nakhza) qui signifie : « Et si Nous les avions châtiés avant son envoi, ils auraient certainement dit : Seigneur, si Tu nous avais envoyé un messager, nous aurions suivi Tes ordres avant d’être humiliés et rabaissés ».

Allah ta^ala a ainsi envoyé des messagers chargés d’annoncer la bonne nouvelle et d’avertir contre un châtiment pour manifester ce que l’esclave a comme prédisposition pour l’obéissance ou pour la désobéissance. Par conséquent, celui qui sera châtié le sera après avoir eu la preuve et celui qui sera récompensé le sera après avoir eu la preuve.

Il nous a appris qu’il y a un groupe de gens de Sa création dont le devenir est l’enfer à cause de leurs actes qu’ils commettent de leur propre choix. Allah ta^ala savait auparavant, par Sa science éternelle qu’ils ne seraient jamais croyants. Allah ta^ala dit :

]وَلَوْ شِئْنَا لآتَيْنَا كُلَّ نَفْسٍ هُدَاهَا وَلَكِنْ حَقَّ الْقَوْلُ مِنِّي لأَمْلأنَّ جَهَنَّمَ مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ [22] [

(wa law chi’na la’atayna koulla nafsin houdaha wa lakin haqqa l-qawlou minni la’amla’anna jahannama mina l-jinnati wa n-naci ‘ajma^in) ce qui signifie : « Si Nous avions voulu, Nous aurions accordé à chaque âme d’être sur la bonne voie. Mais la parole est véridique de Ma part : certes, Je remplirai l’enfer de jinn et d’hommes ensemble ». Allah ta^ala nous informe dans cette ayah qu’Il dit de toute éternité :

[لأَمْلأَنَّ جَهَنَّمَ مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ]

(la’amla’anna jahannama mina l-jinnati wa n-naci ‘ajma^in) ce qui signifie : « Certes, Je remplirai l’enfer de jinn et d’hommes ensemble » et ce qu’Il dit est vérité et ne changera pas car le changement signifierait un mensonge et le mensonge est impossible au sujet de Allah.

Allah ta^ala dit :

[قُلْ فَلِلَّهِ الْحُجَّةُ الْبَالِغَةُ فَلَوْ شَاءَ لَهَدَاكُمْ أَجْمَعِينَ] [23]

(qoul li l-Lahi l-houjjatou l-balighah ; falaw cha’a lahadakoum ‘ajma^in) ce qui signifie : « Dis : à Allah la preuve incontestable. S’Il le voulait, Il vous aurait accordé à tous d’être sur la voie du bien », c’est-à-dire qu’au contraire, Il ne veut pas la bonne guidée pour la totalité d’entre vous puisque ce n’est pas une chose que Allah sait de toute éternité qu’elle aura lieu. Les esclaves sont donc amenés à faire ce qui provient d’eux par leur propre choix et non sous la menace ni sous la contrainte.

Sache que ce que nous avons cité au sujet de la destinée ne relève pas de la discussion que le Prophète r a interdite par sa parole :

(( إِذَا ذُكِرَ الْقَدَرُ فَأَمْسِكُوا ))

[rapporté par AtTabaraniyy] (‘idha dhoukira l-qadarou fa’amsikou[24]. En effet, ce qui précède concerne l’exégèse de la destinée que les textes ont rapportée. Tandis que ce qui est interdit, c’est la recherche et l’approfondissement pour chercher à parvenir à son secret. Ach-Chafi^iyy et le Hafidh Ibnou ^Açakir ont rapporté de ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit à celui qui l’a interrogé sur la destinée : (sirrou l-Lahi fa la tatakallaf) ce qui signifie : « C’est un secret de Allah, alors ne t’en charge pas ». Lorsqu’il insista, il lui répondit : « Si tu insistes, sache que c’est une chose entre deux choses, ce n’est ni une contrainte, ni une délégation ». [25]

Sache aussi que le Messager de Allah r a blâmé les qadariyyah, qui se divisent en plusieurs groupes. Parmi eux, il y a ceux qui disent : (l’esclave de Allah est le créateur de tous ses actes qu’il fait de son propre choix) et parmi eux, il y a ceux qui disent : (l’esclave de Allah est le créateur du mal et non du bien). Les deux groupes sont des mécréants. Le Messager de Allah r a dit :

(( الْقَدَرِيَّةُ مَجُوسُ هَذِهِ الأُمَّةِ ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres du hadith de ^Oumar] (al-qadariyyatou majouçou hadhihi l-‘oummah) ce qui signifie : « Les qadariyyah sont les mazdéens de cette communauté ».

Dans une autre version de ce hadith :

(( لِكُلِّ أُمَّةٍ مَجُوسٌ ، وَمَجُوسُ هَذِهِ الأُمَّةِ الَّذِينَ يَقُولُونَ لاَ قَدَر ))

[rapporté par Abou Dawoud de Houdhayfah du Prophète r] (likoulli ‘oummatin majous wa majouçou hadhihi l-‘oummati l-ladhina yaqoulouna la qadar) qui signifie : « Chaque communauté a des mazdéens et les mazdéens de cette communauté sont ceux qui disent : il n’y a pas de destinée ».

Dans le livre Al-Qadar de Al-Bayhaqiyy et le livre Tahdhibou l-‘Athar de l’Imam Ibnou Jarir AtTabariyy, que Allah ta^ala leur fasse miséricorde, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, le Messager de Allah r a dit :

(( صِنْفِانِ مِنْ أُمَّتِي لَيْسَ لَهُمَا نَصِيبٌ فِي الإِسْلاَمِ الْقَدَرِيَّةُ وَالْمُرْجِئَةُ ))

(sinfani min ‘oummati layça lahouma nasiboun fi l-‘Islam : ‘al-qadariyyatou wa l-mourji’ah) ce qui signifie : « Deux types de gens se réclamant de ma communauté n’ont aucune part dans l’Islam : les qadariyyah et les mourji’ah » [26]

Les mou^tazilah sont les qadariyyah car ils ont considéré égaux Allah et l’esclave en reniant à Son sujet ^azza wa jall la toute-puissance sur ce qu’Il aurait rendu Son esclave capable de faire. C’est comme s’ils confirmaient l’existence de deux créateurs en réalité, tout comme les mazdéens l’ont fait en affirmant l’existence de deux créateurs, un créateur du bien qui pour eux est la lumière et un créateur du mal qui pour eux est l’obscurité.

Quant au terme « la guidée » [27] il s’emploie selon deux sens :

Le premier sens : c’est le fait de montrer la vérité, d’y appeler et d’en présenter les preuves. Employé dans ce sens, il est valable d’attribuer la guidée aux messagers et à toute personne qui appelle à la religion agréée par Allah, comme dans Sa parole ta^ala à propos de Son Messager Mouhammad r :

[وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ] [28]

(wa ‘innaka latahdi ‘ila siratin moustaqim) qui signifie : « Et certes tu guides bien vers un chemin de droiture » ; et dans Sa parole ta^ala :

]وَأَمَّا ثَمُودُ فَهَدَيْنَاهُمْ فَاسْتَحَبُّوا الْعَمَى عَلَى الْهُدَى[ [29]

(wa ‘amma thamouda fahadaynahoum fastahabbou l-^ama ^ala l-houda) qui signifie : « Quant à Thamoud, Nous leur avons montré la vérité mais ils ont préféré l’égarement à la bonne guidée ».

Quant au second sens : c’est le fait que Allah ta^ala guide Ses esclaves, c’est-à-dire la création de la bonne guidée dans leurs cœurs, comme dans Sa parole ta^ala :

]فَمَنْ يُرِدِ اللهُ أَنْ يَهْدِيَهُ يَشْرَحْ صَدْرَهُ لِلإِسْلاَمِ وَمَنْ يُرِدْ أَنْ يُضِلَّهُ يَجْعَلْ صَدْرَهُ ضَيِّقاً حَرَجاً[  [30]

(faman youridi l-Lahou ‘an yahdiyahou yachrah sadrahou li l-‘Islami wa man youridi l-Lahou ‘an youdil-lahou yaj^al sadrahou dayyiqan haraja) qui signifie : « Quant à celui que Allah veut guider, Il rend son cœur ouvert pour accepter l’Islam et celui qu’Il veut égarer, Il rend son cœur étroit et resserré ». Quant à l’idlal –le fait d’égarer–, c’est la création de l’éga­rement dans le cœur des égarés.

Le vouloir des esclaves de Allah est donc sous le vouloir de Allah. Allah ta^ala dit :

[وَمَا تَشَاءُونَ إِلاَّ أَنْ يَشَاءَ اللهُ] [31]

(wa ma tachaouna ‘il-la ‘an yacha’ Allahou rabbou l-^alamin) ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah, le Seigneur des mondes, le veut ».

Par ailleurs, cette ayah est la preuve la plus claire sur l’égarement du groupe de ‘Amin Chaykhou car ils disent (que si l’esclave veut la bonne voie, Allah le guide et si l’esclave veut l’égarement, Allah l’égare). Que disent-ils donc au sujet de cette ayah :

[فَمَنْ يُرِدِ اللهُ أَنْ يَهْدِيَهُ يَشْرَحْ صَدْرَهُ لِلإِسْلاَمِ]

(faman youridi l-Lahou ‘an yahdiyahou yachrah sadrahou li l-‘Islam) qui signifie : « Ainsi, celui que Allah veut guider, Il fait que son cœur soit grand ouvert à l’Islam » ? En effet, elle est claire dans le fait que la volonté de Allah précède la volonté de l’esclave car dans cette ayah, Allah a attribué la volonté à Lui-même et ne l’a pas renvoyée à l’esclave. Ces gens-là, c’est comme s’ils disaient (que si l’esclave veut que son cœur soit grand ouvert à l’Islam, Allah fait que son cœur y soit grand ouvert). Ensuite, dans Sa parole :

[وَمَنْ يُرِدْ أَنْ يُضِلَّهُ] [32]

(wa man yourid ‘an youdil-lah), il n’est pas possible que le pronom caché (damir) dans :

[يُرِدْ أَنْ يُضِلَّهُ]

(yourid ‘an youdil-lah) retourne à l’esclave car ceci reviendrait à attribuer au Qour’an une pauvreté de style et une faiblesse dans l’expression. Or le Qour’an a le plus haut degré de rhétorique. Il n’est rien qui soit plus éloquent. Est ainsi apparue au grand jour leur profonde ignorance et leur extrême indigence. De plus, selon ce qu’impliquerait leur parole, la signification de la ayah :

[فَمَنْ يُرِدِ اللهُ أَنْ يَهْدِيَهُ يَشْرَحْ صَدْرَهُ لِلإِسْلاَمِ]

(faman youridi l-Lahou ‘an yahdiyahou yachrah sadrahou li l-‘Islam) [33] serait (que l’esclave qui veut que Allah le guide, Allah fait que son cœur soit grand ouvert à la bonne guidée), et ceci est exactement l’inverse des termes que Allah a descendu par révélation. De la même manière, il serait nécesaire selon ce qu’implique leur croyance que Allah aie dit (que l’esclave qui veut que Allah l’égare, Allah fait que son cœur soit étroit et reserré). Ceci constitue une falsification du Qour’an du fait de l’avoir sorti du cadre liguistique de la langue arabe avec laquelle est descendu le Qour’an et selon les implications de laquelle les compagnons ont compris le Qour’an. Et la preuve que les compa­gnons ont compris le Qour’an à l’inverse de ce qu’a compris ce groupe, c’est l’accord des musulmans, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sur leur parole :

(ما شاءَ اللهُ كانَ وما لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ)

(ma cha’ Allahou kana wa ma lam yacha’ lam yakoun) qui signifie : « Ce que Allah veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ».

La prédestination de Allah ne change pas

Sache que rien ne peut changer la prédestination de Allah ta^ala qui est éternelle exempte de début, ni l’invocation de celui qui invoque, ni l’aumône de celui qui la donne, ni la prière de celui qui l’accomplit ni rien d’autre parmi les bons actes. Il est au contraire indispensable que les créatures soient telles qu’Il les prédestine de toute éternité, sans que cela change. Quant à Sa parole ta^ala :

[يَمْحُوا اللهُ مَا يَشَاءُ وَيُثْبِتُ وَعِنْدَهُ أَمُّ الْكِتَابِ] [34]

(yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab) qui signifie : « Allah efface et confirme ce qu’Il veut et Il garde la Table préservée en un lieu qu’Il honore », elle ne signifie pas (que l’effacement et la confirmation concerneraient la prédestination de Allah). Mais la signification est bien que Allah jalla thana‘ouh a fait inscrire ce qui touchera chacun de Ses esclaves, les épreuves, les privations, la mort et autre, et que si l’esclave invoque Allah ta^ala ou s’il Lui obéit en entretenant les relations avec ses proches ou autrement, il ne sera pas atteint par de telles épreuves, il aura beaucoup de bien ou bien il atteindra un âge avancé ; et Il a fait écrire sur la Table préservée (‘oummou l-kitab) ce qui aura lieu de l’une ou l’autre chose. Par conséquent, l’effacement et la confirmation reviennent à l’un des deux écrits, comme l’a signalé Ibnou ^Abbas. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Ibnou ^Abbas à propos de la parole de Allah ^azza wa jall :

[يَمْحُوا اللهُ مَا يَشَاءُ وَيُثْبِتُ وَعِنْدَهُ أَمُّ الْكِتَابِ] [35]

(yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youth­bitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab) qui signifie : « Allah efface et confirme ce qu’Il veut et Il garde la Table préservée en un lieu qu’Il honore » qu’il a dit : « Allah efface ce qu’Il veut de l’un des deux écrits. Ce sont deux écrits, Allah efface et confirme celui des deux qu’Il veut et Il garde la Table préservée en un lieu qu’Il honore ». Fin de citation

D’autre part, l’effacement ne concerne pas le malheur (ach-chaqawah) ni la félicité (as-sa^adah) [36]. Ainsi, Al-Bayhaqiyy a rapporté également de Moujahid dans l’exégèse de la parole de Allah ta^ala :

[فِيهَا يُفْرَقُ كُلُّ أَمْرٍ حَكِيم] [37]

(fiha youfraqou koullou ‘amrin hakim) qu’il a dit : « Lors de la nuit du Qadr, ce qui doit arriver aux gens comme bien ou comme épreuve pour toute l’année est copié de la Table Préservée sur les feuillets des anges. Quant à l’écriture du malheur (ach-chaqawah) et de la félicité (as-sa^adah), elle est confirmée et ne change pas » Fin de citation.

Pour cela, il n’est pas valable d’affirmer que le Messager de Allah r a dit l’invocation qui comporte les termes suivants : (‘in kounta katabtani fi ‘oummi l-kitabi ^indaka chaqiyyan famhou ^anni sma ch-chaqa‘i wa ‘athbitni ^indaka sa^idan wa ‘in kounta katabtani fi ‘oummi l-kitabi mahrouman mouqattaran ^alayya rizqi famhou ^anni hirmani wa taqtira rizqi wa ‘athbitni ^indaka sa^idan mouwaffaqan li l-khayri fa’innaka taqoulou fi kitabika

[يَمْحُوا اللهُ مَا يَشَاءُ وَيُثْبِتُ وَعِنْدَهُ أَمَّ الْكِتَابِ]

yamhou l-Lahou ma yacha’ou wa youthbitou wa ^indahou ‘oummou l-kitab) ni quoi que ce soit de semblable [38]. De plus, cette invocation n’est pas rapportée de façon sûre non plus de ^Oumar, ni de Moujahid ni d’autres prédécesseurs (salaf) que ces deux-là comme on l’apprend du livre Al-Qadar de Al-Bayhaqiyy.


[1] Il est donc un devoir pour chaque musulman de croire que ce qui se produit dans ce monde comme bien ou mal, égarement ou bonne guidée, difficulté ou facilité, douceur ou amertume, que tout cela est entré en existence par la création de Allah et par Son vouloir et que si Allah ne le voulait pas et ne l’avait pas créé, cela ne se serait pas produit.

[2] La parole de ^Oumar « s’Il veut » signifie : s’Il veut que tu meures sur ta mécréance, inévitablement tu entreras en enfer.

[3] [souratou n-Nahl / 81]

[4] Ce sont les armures de fer portées dans les batailles et qui protègent contre les armes des ennemis.

[5] C’est-à-dire qu’Il crée en lui l’égarement.

[6] C’est-à-dire des gens qui seront en enfer pour l’éternité.

[7] C’est-à-dire des gens qui seront au paradis pour l’éternité.

[8] [souratou n-Nahl / 93]

[9] Selon les qadariyyah –ceux qui renient la prédestination, le sens de laayah serait (que Allah guiderait qui veut être guidé et qu’Il égarerait qui voudrait être égaré) et cela contredit les autres ayah citées.

[10] [souratou l-‘A^raf / 155]

[11] [souratou t-Takwir / 29]

[12] [souratou l-Baqarah / 31]

[13] [souratou l-Baqarah / 33]

[14] [souratou l-Qamar / 47-48-49]

[15] c’est-à-dire que Allah a la volonté qui concerne toute chose, éternelle exempte de début et exempte de fin, qui ne change pas.

[16] Ils sont amenés à faire ce que Allah veut de toute éternité et sait qu’ils vont faire. Nécessairement, ils sont amenés à le faire par leur propre choix. Les croyants sont amenés vers la foi par leur propre choix et les mécréants à qui Allah veut pour eux qu’ils meurent mécréants sont amenés à la mécréance par leur propre choix. La volonté de Allah se réalise en ceux-là et en ces autres.

[17] c’est-à-dire qu’ils croient au fatalisme.

[18] [souratou Youçouf / 21]

[19] Comme de dire, par exemple : (al-khayrou mina l-Lah wa ch-charrou layça ‘ilayh), c’est-à-dire que l’on recherche l’agrément de Allah par le bien et on ne recherche pas l’agrément de Allah par le mal.

[20] [souratou ch-Chams / 7,8] (fa’alhamaha foujouraha wa taqwaha) signifie que c’est Allah Qui inspire à l’âme son immoralité ou sa piété.

[21] [souratou Taha / 134]

[22] [souratou s-Sajdah / 13]

[23] [souratou l-‘An^am / 149]

[24] Ce hadith signifie : « Lorsqu’on évoque la destinée, ne vous plongez pas dans la recherche et la discussion à son sujet pour tenter d’en percer le secret »

[25] Notre maître ^Aliyy vise par cette parole que la croyance de Ahlou s-Sounnah est que l’esclave a un choix mêlé à une contrainte, que l’esclave a un choix qui est sous la volonté de Allah et donc que nous ne disons pas la parole des jabriyyah (que l’esclave n’aurait pas d’acte mais qu’il serait tel une plume suspendue en l’air que le vent balancerait de droite et de gauche) ni la parole des mou^tazilah (que l’esclave créerait ses propres actes). Quant à nous, nous restons dans le juste milieu.

[26] Les mourji’ah sont un groupe qui se réclame de l’Islam. Ils croient que l’esclave de Allah ne sera pas châtié s’il est croyant, quels que soient ses grands péchés, même s’il meurt sans repentir.

[27] Al-hidayah : la guidée

[28] [souratou ch-Choura / 52]

[29] [souratou Foussilat / 17]

[30] [souratou l-‘An^am / 125]

[31] [souratou t-Takwir / 29]

[32] Ce qui signifie : « Et celui qu’Il veut égarer ».

[33] Ce qui signifie : « Celui donc que Allah veut guider, Il fait que son cœur soit grand ouvert à l’Islam ».

[34] [souratou r-Ra^d / 39]

[35] [souratou r-Ra^d / 39]

[36] Le chaqiyy est quelqu’un que Allah sait qu’il sera de ceux qui seront malheureux pour l’éternité, c’est-à-dire qu’il mourra sur la mécréance. Quant au sa^id, c’est quelqu’un que Allah sait qu’il sera de ceux qui seront heureux pour l’éternité, c’est-à-dire qu’il mourra musulman. Celui dont Allah sait qu’il mourra mécréant, rien ne peut le changer. De même, celui dont Allah sait qu’il mourra musulman, rien ne peut le changer.

[37] [souratou d-Doukhan / 4]

[38] Si quelqu’un récite l’invocation citée en comprenant que si Allah veut de toute éternité nous sauver des épreuves et multiplier nos biens par nos invocations durant cette nuit, alors cela se produira conformément à Sa science et à Sa volonté éternelles exemptes de début, dans ce cas il n’y a pas de nuisance pour la croyance. Cependant, les termes qu’ils récitent ne sont pas corrects. Quant à celui qui croit que Allah changera Sa volonté s’il invoque par cette invocation pour que se produise ce qui est contraire à Sa volonté et à Sa science exemptes de début, c’est cela qui est de la mécréance.

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