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Croyance : le châtiment de la tombe

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur juin 26, 2011

La croyance au châtiment de la tombe,
en sa félicité et en l’interrogatoire

Allah ta^ala dit :

]النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوّاً وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ[ [1]

(‘an-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^ah ‘adkhilouala fir^awna ‘achadda l-^adhab) ce qui signifie : « Ils sont exposés au feu au matin et en fin de journée, et le jour où arrivera l’Heure, faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment », et Il dit, ta^ala :

[وَمَنْ أَعْرَضَ عَنْ ذِكْرِي فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنْكاً] [2]

(wa man ‘a^rada ^an dhikri fa’inna lahou ma^ichatan danka) ce qui signifie : « Et celui qui se détourne de Mon appel, mènera certes, une vie difficile » [3].

Ces deux ayah concernent le châtiment de la tombe pour les mécréants. Quant aux désobéissants parmi les musulmans, qui commettaient les grands péchés et sont morts avant de s’en repentir, ceux-là sont de deux sortes : ceux à qui Allah épargne le châtiment de la tombe et ceux qu’Il soumet à un supplice qui s’interrompt et à qui Il reporte le reste du châtiment au Jour dernier.

Voici donc ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy d’après Ibnou ^Abbas : le Messager de Allah est passé près de deux tombes, il a dit :

(( إِنَّهُمَا لَيُعَذَّبَانِ وَمَا يُعَذَّبَانِ فِي كَبِيرِ إِثْمٍ ))

(‘innahouma layou^adh-dhabani wa ma you^adh-dhabani fi kabiri ‘ithm) ce qui signifie : « Certes, ils subissent un châtiment et leur châtiment ne serait pas pour un grand péché ?… [4]» Il a poursuivit ensuite en disant :

(( بَلَى أَمَّا أَحَدُهُمَا فَكَانَ يَمْشِي باِلنَّمِيمَةِ، وَأَمَّا الآخَرُ فَكَانَ لاَ يَسْتَتِرُ مِنَ الْبَوِل ))

(bala ! ‘amma ‘ahadouhouma fakana yamchi bin-namimah, wa ‘amma l-‘akhar fakana la yastatirou mina l-bawl) ce qui signifie : « Si ! L’un des deux rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde [5] tandis que l’autre se souillait avec l’urine » [6]. Ensuite, il a demandé une palme encore verte qu’il a fendue en deux et il a planté une moitié sur chacune des deux tombes. Puis il a dit :

(( لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا ))

(la^allahou youkhaffafou ^anhouma) ce qui signifie : « Peut-être [leur supplice] en sera-t-il allégé ».

Et sache qu’il a été confirmé dans les nouvelles rapportées sûres que l’âme retourne au corps dans la tombe, comme dans le hadithde Al-Barra‘ Ibnou ^Azib [7] qui a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Abou ^Ouwanah et qui a été jugé sahih par plus d’un savant et le hadithmarfou^ de Ibnou ^Abbas :

)) مَا مِنْ أَحَدٍ يَمُرُّ بِقَبْرِ أَخِيهِ الْمُؤْمِنِ كَانَ يَعْرِفُهُ فِي الدُّنْيَا فَيُسَلِّمُ عَلَيْهِ إِلاَّ عَرَفَهُ وَرَدَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ ((

[rapporté par Ibnou ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy qui lui a donné le degré de sahih] (ma min ‘ahadin yamourrou bi-qabri ‘akhihi l-mou’mini kana ya^rifouhou fi d-dounya fa-sallama ^alayhi ‘il-la ^arafahou wa radda ^alayhi s-salam) qui signifie : « Nul ne passe auprès de la tombe de son frère croyant qu’il connaissait dans le bas-monde et ne lui passe le salam sans que celui qui est mort le reconnaisse et lui rende le salam ».

Cela requiert donc que l’âme revienne à tout le corps –et c’est le sens qui vient communément à l’esprit du hadith– ou à une partie du corps.

Le retour de la vie dans la tombe est encore plus certain pour les prophètes : il a été rapporté du hadithde ‘Anas d’après le Prophète r :

(( الأَنْبِيَاءُ أَحْيَاءٌ فِي قُبُورِهِمْ يُصَلُّونَ ))

[rapporté par Al-Bayhaqiyy qui l’a jugé sahih tout comme Al-Hafidh qui l’a validé] (‘al-anbiya’ou ‘ahya’oun fi qoubourihim yousalloun) ce qui signifie : « Les prophètes sont vivants dans leurs tombes, ils accomplissent la prière ».

Aussi, Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de ‘Anas d’après le Prophète :

)) إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا وُضِعَ فِي قَبْرِهِ وَتَوَلَّى عَنْهُ أَصْحَابُهُ إِنَّهُ لَيَسْمَعُ قَرْعَ نِعَالِهِمْ إِذَا انْصَرَفُوا أَتَاهُ مَلَكَانِ فَيُقْعِدَانِهِ فَيَقُولاَنِ :

 مَا كُنْتَ تَقُولُ فِي هَذَا الرَّجُلِ مُحَمَّد ؟ فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ فَيَقُول :

أَشْهَدُ أَنَّهُ عَبْدُ اللّهِ وَرَسُولُهُ، فَيُقَالُ لَهُ :

أُنْظُرْ إِلَى مِقْعَدْكَ مِنَ النَّارِ أَبْدَلَكَ اللّهُ بِهِ مِقْعَداً مِنَ الْجَنَّةِ، فَيَرَاهُمَا جَمِيعاً، وَأَمَّا الْكَافِرُ أَوِ الْمُنَافِقُ فَيَقُولُ :

لاَ أَدْرِي كُنْتُ أَقُولُ مَا يَقُولُ النَّاسُ فِيهِ، فَيُقَالُ : لاَ دَرَيْتَ وَلاَ تَلَيْتَ، ثُمَّ يُضْرَبُ بِمِطْرَقَةٍ مِنْ حَدِيدٍ بَيْنَ أُذُنَيْهِ فَيَصِيحُ صَيْحَةً يَسْمَعُهَا مَنْ يَلِيهِ إِلاَّ الثَّقَلَيْنِ ((

(‘inna l-^abda ‘idha woudi^a fi qabrihi wa tawalla ^anhou ‘ashabouhou wa ‘innahou layasma^ou qar^a ni^alihim ‘idha-nsarafou ‘atahou malakani fayouq^idanihi fayaqoulani : ma kounta taqoulou fi hadha r-rajouli Mouhammad ? fa’amma l-mou’minou –‘ayi l-kamil– fayaqoulou : ‘ach-hadou ‘annahou ^abdou l-Lahi wa raçoulouh, fayouqalou lahou : ‘oundhour ‘ila maq^adika mina n-nari ‘abdalaka l-Lahou bihi maq^adan mina l-jannah fayarahouma jami^a wa ‘amma l-kafirou ‘awi l-mounafiqou fayaqoulou : la ‘adri, kountou ‘aqoulou ma yaqoulou n-naçou fih, fayouqal : la darayta wa la talayt thoumma youdrabou bimitraqatin min hadidin bayna ‘oudhounayhi fayasihou sayhatan yasma^ouha man yalihi ‘il-la th-thaqalayn) ce qui signifie : « Quand l’homme est déposé dans sa tombe, et que ses compagnons le quittent, il entend le bruit de leurs semelles et lorsqu’ils se sont retirés, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui disent : « Que disais-tu à propos de cet homme Mouhammad ? » Ainsi le croyant dira : « Je témoigne qu’il est l’esclave de Allah et Son messager », alors on lui dira : « Regarde la place en enfer [que tu aurais eue], Allah te l’a échangée contre une place au paradis » et il les verra toutes deux. Quant au mécréant ou à l’hypocrite [8], il dira : « Je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui ». Alors on lui dira : « Tu n’as rien su et tu n’as rien dit », puis il sera frappé entre les deux oreilles avec une masse de fer et il criera d’un cri qu’entendront tous ceux qui se trouvent aux alentours sauf les hommes et les jinn ».

D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr, le Messager de Allah r a cité les examinateurs de la tombe. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a alors dit : « Est-ce que nous reprendrons conscience, Ô Messager de Allah ? » Il lui a dit :

(( نَعَمْ كَهَيْئَتِكُمْ الْيَوْمَ ))

(na^am kahay’atikoumou l-yawm) ce qui signifie : « Oui, comme vous l’êtes maintenant ». ^Oumar a alors dit : « Il ne reste plus rien à dire » [rapporté par Al-Boukhariyy].

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah r a dit :

)) إِذَا قُبِرَ الْمَيتُ أَوِ الإِنْسَانُ أَتَاهُ مَلَكَانِ أَسْوَدَانِ أَزْرَقَانِ يُقَالُ لأَحَدِهِمَا مُنْكَرٌ وَلِلآخَرِ نَكِيرٌ، فَيَقُولاَنِ لَهُ: مَا كُنْتَ تَقُولُ فِي هَذَا الرَّجُلِ مُحَمَّد ؟ فَهُوَ قَائِلٌ مَا كَانَ يَقُولُ. فَإِنْ كَانَ مُؤْمِناً قَالَ :

هُوَ عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ. فَيَقُولاَنِ لَهُ : إِنْ كُنَّا لَنَعْلَمُ أَنَّكَ لَتَقُولُ ذَلِكَ، ثُمَّ يُفْسَحُ لَهُ فِي قَبْرِهِ سَبْعُونَ ذِرَاعاً فِي سَبْعِينَ ذِرَاعاً ، وَيُنَوَّرُ لَهُ فِيهِ ، فَيُقَالُ لَهُ : نَمْ، فَيَنَامُ كَنَوْمِ الْعَرُوسِ الَّذِي لاَ يُوقِظُهُ إِلاَّ أَحَبُّ أَهْلِهِ حَتَّى يَبْعَثَهُ اللَّهُ مِنْ مَضْجَعِهِ ذَلِكَ. فَإِنْ كَانَ مُنَافِقاً قَالَ : لاَ أَدْرِي، كُنْتُ أَسْمَعُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئاً فَكُنْتُ أَقُولُهُ. فَيَقُولاَنِ لَهُ :

إِنْ كُنَّا لَنَعْلَمُ أَنَّكَ تَقُولُ ذَلِكَ، ثُمَّ يُقَالُ لِلأَرْضِ الْتَئِمِي فَتَلْتَئْمُ عَلَيْهِ حَتَّى تَخْتَلِفَ أَضْلاَعُهُ فَلاَ يَزَالُ مُعَذَّباً حَتَّى يَبْعَثَهُ اللَّهُ تَعَالىَ مِنْ مَضْجَعِهِ ذَلِك ((

[rapporté par Ibnou Hibban] (‘idha qoubira l-mayyitou ‘awi l-‘insanou ‘atahou malakani ‘aswadani ‘azraqani youqalou li’ahadihima Mounkaroun wa lil-‘akhari Nakiroun fayaqoulani lahou : ma kounta taqoulou fi hadha r-rajouli Mouhammad ? fahouwa qa’iloun ma kana yaqoul : fa’in kana mou’minan qala : houwa ^abdou l-Lahi wa raçoulouhou ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh fayaqoulani lahou : ‘in kounna lana^lamou ‘annaka lataqoulou dhalik ; thoumma youfsahou lahou fi qabrihi sab^ina dhira^an fi sab^ina dhira^an wa younawwarou lahou fih ; fayouqalou lahou : nam ; fayanamou kanawmi l-^arouçi l-ladhi la youqidhouhou ‘il-la ‘ahabbou ‘ahlihi hatta yab^athahou l-Lahou min madja^ihi dhalik ; fa’in kana mounafiqan qala : la ‘adri kountou ‘asma^ou n-naça yaqoulouna chay’an fakountou ‘aqoulouh ; fayaqoulani lahou : ‘in kounna lana^lamou ‘annaka taqoulou dhalik ; thoumma youqalou lil-‘ardi l-ta’imi fatalta’imou ^alayhi hatta takhtalifa ‘adla^ouhou fala yazalou mou^adh-dhaban hatta yab^athahou l-Lahou ta^ala min madja^ihi dhalik) ce qui signifie : « Quand le mort ou l’homme est enterré, viennent à lui deux anges bleu-noir, l’un s’appelle Mounkar et l’autre Nakir, et qui lui disent : « Que disais-tu de cet homme Mouhammad ? » Il dit alors ce qu’il disait [auparavant] ; s’il était croyant [accompli], il dit : « C’est l’esclave de Allah et Son messager, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager ». Les anges lui disent : « Certes nous savions que tu dirais cela », puis sa tombe est élargie de soixante-dix coudées sur soixante-dix coudées [9] et illuminée pour lui. Puis on lui dit : « Dors », alors il dort du sommeil du marié qui ne sera réveillé que par l’être le plus cher de sa famille, jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette couche. S’il était hypocrite, il dit : « Je ne sais pas. J’entendais les gens dire quelque chose et je disais comme eux ». Ils lui disent : « Certes, nous savions que tu dirais cela » [10]. Puis, il est dit à la terre de se refermer et elle se referme sur lui jusqu’à ce que ses côtes s’entremêlent. Il reste dans le châtiment jusqu’à ce que Allah ta^ala le ressuscite de cette couche ».

Ces deux hadithont été rapportés par Ibnou Hibban qui les a jugés sûrs. Dans le premier, il y a confirmation du retour de l’âme au corps et de la perception sensorielle dans la tombe. Dans le deuxième, il y a confirmation de la présence de l’âme dans la tombe et la confirmation du sommeil et ce, tant que le corps n’est pas anéanti.

Cette félicité sera pour le croyant fort, celui qui se sera acquitté des obligations et gardé des péchés. C’est celui à propos duquel le Messager de Allah r a dit :

(( الدُّنْيَا سِجْنُ الْمُؤْمِنِ وَسَنَتُهُ، فَإِذَا فَارَقَ الدُّنْيَا فَارَقَ السِّجْنَ وَالسَّنَةَ ))

[rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sûr] (ad-dounya sijnou l-mou’mini wa sanatouh fa’idha faraqa d-dounya faraqa s-sijna wa s-sanah) ce qui signifie : « Le bas-monde est la prison du croyant et sa demeure de la faim et des épreuves. Ainsi, lorsqu’il quitte le bas-monde, il a quitté la prison et sa demeure de la faim et des épreuves », il s’agit ici du croyant complet.

Ensuite, lorsque tout le corps est désintégré et qu’il ne reste que le petit os appelé ^oujbou dh-dhanab [11], l’âme du croyant pieux va au para­dis. Les âmes des désobéissants musulmans, ceux qui commettaient les grands péchés et sont morts sans repentir, après la désintégration du corps, leurs âmes vont dans l’espace compris entre le ciel et la terre et cer­taines dans le premier ciel. Les âmes des mécréants, après la désintégra­tion du corps vont à Sijjin qui est un endroit sur la terre la plus basse c’est-à-dire la septième terre. Quant aux martyrs, leurs âmes montent directement au paradis.

Avertissement :

Les prophètes, les martyrs du combat ainsi que les enfants ne sont pas concernés par l’interrogatoire.

Si quelqu’un dit : comment est-il possible d’interroger un si grand nombre de morts ?

La réponse se trouve dans la parole de Al-Halimiyy : « Ce qui est le plus apparent, c’est que les anges de l’interrogatoire représentent un groupe nombreux, certains sont appelés Mounkar et d’autres Nakir. Ainsi, deux d’entre eux sont envoyés à chaque mort ».

Le jugement de celui qui renie
le châtiment de la tombe

Celui qui renie le châtiment de la tombe devient mécréant, conformément à Sa parole ta^ala :

]النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوّاً وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ[ [12]

(‘an-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^atou ‘adkhilouala fir^awna ‘achadda l-^adhab) ce qui signifie : « Ils sont exposés au feu matin et soir et le jour où arrivera l’Heure [du jugement], faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ». Contrairement à celui qui renie l’interrogatoire de la tombe, dans ce cas il ne devient pas mécréant sauf s’il le fait par entêtement.


[1] [souratou l-Mou’min / 46]

[2] [souratou Taha / 124]

[3] Ce qui est visé par « une vie difficile » c’est le châtiment dans la tombe, c’est-à-dire leur état dans le barzakh –la période après la mort et avant la résurrection–.

[4] c’est-à-dire : « ils subissent un châtiment pour quelque chose qui ne paraît pas très grave aux gens ».

[5] C’est ce qu’on appelle la namimah. Elle consiste à dire à quelqu’un : (Untel a dit telle et telle chose sur toi) et à dire à cet autre (Untel a dit telle et telle chose sur toi), ceci afin de semer la discorde entre eux.

[6] Le Messager de Allah a dit : (( استنزهوا من البول فإنّ عامّة عذاب القبر منه )) (‘istanzihou mina l-bawl fa’inna ^amata ^adhabi l-qabri minh) [rapporté par Ad-Daraqoutniyy du hadith de Abou Hourayrah] ce qui signifie : « Préservez-vous [vos corps et vos vêtements] de l’urine car certes c’est la cause la plus fréquente du châtiment de la tombe ».

[7] C’est un hadith long, dans lequel il est cité : ((ويعاد الرّوح إلى الجسد)) (wa you^adou r-rouhou ‘ila l-jaçad) ce qui signifie  « et l’âme est ramenée au corps ».

[8] c’est-à-dire le mécréant déclaré et le mécréant qui laisse paraître l’Islam alors qu’au fond il n’est pas musulman, soit à cause du doute qu’il a concernant la véracité de l’Islam ou bien comme faisaient certains en laissant penser qu’ils étaient musulmans lorsqu’ils étaient devant le Prophète et en disant du mal de lui lorsqu’ils se retrouvaient entre eux.

[9] C’est-à-dire sa longueur est de soixante-dix coudées, tout comme sa largeur. Il s’agit de la coudée qui vaut deux empans.

[10] La question des deux anges au mécréant « man rabbouk » (qui est ton seigneur ?) alors qu’ils savent qu’il dirait « je ne sais pas » c’est qu’ils savent qu’il ne dirait pas cette parole par croyance mais par stupeur, il la dira par lapsus tellement il est terrifié, sans contrôler sa langue.

[11] Ce petit os ne se désintègre pas même s’il est soumis à un feu très puissant. Il est de la taille d’un grain de moutarde. Il a été rapporté à son sujet dans un hadith sahih « minhou khouliqa l-‘insan wa ^alayhi yourakkab » c’est-à-dire que tous les autres os sont montés sur ce petit os.

[12] [souratou l-Mou’min / 46]

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