Série le Mariage en Islam (17) : La charge obligatoire envers l’épouse, et la mout^ah
Il est un devoir pour le mari de subvenir à la charge de son épouse qui ne le prive pas de son droit sur elle.
Ici, “qui lui permet d’avoir un rapport avec elle” dans le texte, c’est cela le sens de la phrase précédente. Si elle se rend à lui -à son mari- ou si elle se propose à lui, même s’il n’a pas encore hébergé, même s’il n’a pas encore consommé, du fait qu’elle lui est permis d’avoir un rapport avec elle, alors il doit une charge obligatoire pour son épouse. Même si elle est plus riche que lui. En d’autres termes, c’est l’homme qui doit subvenir à la charge obligatoire de la femme. Si après avoir fait le contrat de mariage, elle vit encore chez ses parents, le jour où il réclame d’avoir son épouse, ils peuvent retarder, mais pas au-delà de 3 jours. Ils ont jusqu’à 3 jours pour qu’elle puisse aller chez son mari.
En quoi consiste cette charge obligatoire ? La loi de l’islam a défini cette charge obligatoire. Elle est de 2 moudd, le moudd était le plein de deux mains jointes de taille moyenne. 2 moudd de la nourriture de base la plus répandue de la ville. Si c’est le riz, alors c’est le plein de deux mains jointes de riz. Si c’est le blé, c’est le plein de deux mains jointes de blé. Donc, le plein de deux mains jointes de la nourriture de base la plus répandue de la ville pour chaque jour, pour quelqu’un qui est aisé, c’est-à-dire quelqu’un qui a les moyens financièrement. Si quelqu’un n’est pas aisé, il est pauvre, il doit assurer pour son épouse un seul moudd par jour. Donc si quelqu’un est dans une situation financière intermédiaire, entre aisé et pauvre, il doit assurer ce qui est entre les deux, c’est-à-dire un moudd et demi. Voilà comment les savants ont défini cette quantité.
Dans l’école chafi^ites, c’est le mari qui doit moudre le blé. C’est le mari qui doit fabriquer du pain avec et c’est le mari qui doit le pétrir et le cuire au four. Il y a divergence avec d’autres écoles.
Chaykh ^Abdoullah a dit : “Les gens aujourd’hui se sont engagés à faire des choses qui sont au-delà de ce que la loi requiert. S’ils le font avec la bonne intention, ils ont des récompenses.”
Si par exemple, la femme dit à son mari “je vais acheter la baguette”. Même si c’est au mari de ramener le pain. Si elle le fait avec la bonne intention, elle a des récompenses. Mais bien sûr, il ne faut pas oublier l’intention pour gagner des récompenses, ce n’est pas machinalement. Il y a certains parents qui élèvent leurs enfants machinalement sans avoir d’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Ils vont perdre leur temps. Tout l’investissement qu’ils ont fait ne leur procure pas de récompense.
Et c’est au mari également d’assurer pour son épouse la sauce ou l’accompagnement du pain le plus répandu du pays. Il lui ramène le pain ou le riz, c’est lui qui va le préparer. Et c’est au mari également d’assurer l’accompagnement du pain. Cela peut être de l’huile d’olive, du beurre clarifié, du fromage, du lait.
Pour ce qui est de la viande, l’homme doit assurer à son épouse de la viande selon l’habitude. Si c’est l’habitude des gens de son milieu de manger deux fois la viande par semaine, il lui garantit 2 fois par semaine. Et au minimum 1 fois par semaine. Prioritairement, l’homme assure la viande le vendredi. Et l’accompagnement au pain diffère selon les saisons. Il y a un accompagnement du pain en hiver, il y a un accompagnement pendant l’été. Cela dépend des saisons. C’est le juge qui évalue quel est l’accompagnement au pain en fonction de son effort de déduction. Cela dépend si la personne est aisée ou non. Si l’homme et la femme mangent ensemble tel que c’est d’usage. Il ne faut pas lui dire, “j’ai mangé ¾ d’un moudd, tu me dois ¼ du moudd restant”. Dans ce cas là, la charge en termes de nourriture est réalisée. L’obligation envers la femme en termes de nourriture est qu’il en est déchargé pour cette journée là. Et dans l’école chafi^ites il n’est pas obligatoire que ce soit la femme qui fasse la cuisine. Elle peut faire plus que ce que la loi lui demande pour gagner l’agrément de Dieu.
Il y a des règles dans la loi de l’islam qui ne sont pas du ressort du mari. Par exemple, ce n’est pas à lui d’aller acheter les médicaments pour sa femme. Ce n’est pas à elle de cuisiner pour son mari. Dans la loi de l’islam, à la maison, la femme est comme une reine. Mais aujourd’hui c’est malheureusement l’usage qui a pris le pli.
Une femme avait donné le conseil à sa fille la veille de son mariage. Elle lui a dit : “Sois comme une esclave pour ton mari. Il sera pour toi comme un esclave.” Et ça c’est pleins de moralités. Que veut le mari en général ? Il veut avoir la paix.
Donc si elle, elle va gérer les choses comme lui le souhaite, est-ce qu’il va l’embêter ? Non, au contraire, il va la rendre heureuse. C’est une question d’entente et de bien comprendre la loi de l’islam. Et si chacun met l’intention de rechercher l’agrément de Dieu, les difficultés sont aplanies. Et s’il y a des petits ratés, des grains de poussières dans l’engrenage, ça crise un peu, il faut toujours faire en sorte que ce soit la loi de l’islam qui soit l’arbitre. Et après, même celui qui a le droit, il fait les concessions. Tant que ce n’est pas pour quelque d’interdit, cela est utile. Cela va calmer les choses.
Une des très grandes causes de problème, c’est la colère. Une des grandes causes de nuisance pour le bas monde et pour la religion, c’est la colère. Si la personne prend l’engagement envers sa propre personne de dire “je ne gère pas mes problèmes sous le coup de la colère”. Si je suis dans une situation difficile, j’ai mon sang qui est en train de bouillir, ça monte au cerveau, je vois tout rouge, ce n’est pas le moment de gérer le problème. Je laisse les choses se calmer et ensuite à tête reposée, de manière lucide on réglera le problème. Mais si sur le coup de la colère il y a une surenchère et que des deux côtés chacun monte, cela peut aller très loin. Alors qu’en réalité c’était quelque chose de peu important.
Histoire de chaytan avant de partir:
Il y avait un chaytan avec sa femme et ses enfants, ils allaient partir et quitter leur lieu de résidence.
Il a dit à ses enfants “préparez-vous”. Qu’est-ce que l’un de ses fils a fait ? Il y avait une femme humaine qui était en train de traire la vache. Le fils du chaytan a remué la corde de la vache. La vache a donné un coup, elle a projeté le seau de lait. Le mari est venu et a trouvé le seau de lait comme ça, il a frappé sa femme. La famille de la femme est venue et a frappé l’homme. Après, ils sont venus et ont tué quelqu’un de la tribu. C’est devenu une guerre. Alors le chaytan quand il a constaté qu’une guerre s’est déclarée dans ce lieu, a regardé son fils et lui a dit “qu’est-ce que tu as fait?”. Son fils a répondu “j’ai juste remué la corde de la vache c’est tout”.
Donc, parce qu’il a remué la corde de la vache, une guerre s’est enclenchée. Donc, il ne faut pas favoriser le jeu de chaytan. Quand tu vois que c’est en train de s’amplifier pour aller loin, tu coupes, tu arrêtes. Tu te reposes, tu vas faire le wudu.
Le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Celui qui se trouve en colère s’il était debout, il s’assoit. S’il était assis, il s’allonge.”
Suite du cours à propos de la charge obligatoire :
Toujours, dans le cas de la charge obligatoire, l’homme doit à son épouse une tenue vestimentaire qui est suffisante et un ustensile/outil qui lui permet de faire sa toilette. Donc, il lui assure ce qui lui permet de faire sa toilette, c’est-à-dire par exemple, il lui ramène du savon, ou du shampooing ou ce qui est équivalent. Cela est à la charge de l’homme. L’homme doit pour son épouse, un logement qui comporte une cuisine, un sanitaire (toilettes) et une autre pièce. C’est le minimum qu’il doit lui assurer. Ce n’est pas une condition que ce soit propriétaire, il peut en location. C’est ce que l’homme doit envers son épouse. Pour ce qui est de la nourriture, il doit lui assurer ce que les gens autres que ceux qui sont dans le superflu mangent. Pas forcément des mets de l’ordre du superflu. Et la nourriture, soit il la ramène prête, soit c’est lui qui prépare, selon l’école chafi^ites. Il lui doit une couche pour dormir et un oreiller. Ceci est aussi à la charge de l’homme. Il doit lui assurer des chaussettes dans les pays où on en a besoin. Il doit lui assurer un tapis ou des nattes, quelque chose qui protège du mal du froid et de la chaleur. Il doit lui assurer un drap ou une couverture qui puisse servir pour la chaleur et pour le froid. Pour ce qui est de l’éclairage, il doit, pour son épouse, soit une chandelle, ou ce qui réalise la suffisance, pour ne pas la laisser dans le noir. Il doit lui assurer aussi ce qui est indispensable pour qu’elle puisse laver ses vêtements à elle. Lui il lave ses propres vêtements. C’est un devoir aussi pour le mari, d’acheter pour son épouse un voile (pour qu’elle puisse se couvrir la tête), un pantalon (pour qu’elle puisse le porter jusqu’à la taille) et une chemise longue (qu’elle porte au-dessus du pantalon). La chemise longue c’est celle qui va à au moins un empan -environ 17 cm- au-dessus du genou. Et au lieu du pantalon, il peut aussi lui assurer un pagne qui est long.
Le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Que Dieu fasse miséricorde aux femmes de ma communauté qui portent des pantalons.”
C’est-à-dire elles mettent un pantalon en dessous de la chemise. Même si elle était à cheval et qu’elle tombe, son pantalon la couvre, elle ne va pas être dévoilée. C’est un surcroît de couverture quand elle porte le pantalon.
L’homme doit pour son épouse, une tenue vestimentaire pour l’hiver et une tenue vestimentaire pour l’été. Même si le vêtement de l’année dernière peut encore être utilisé, l’homme doit lui acheter à chaque saison un vêtement. Il doit lui acheter des chaussures ou bien des bottes, selon l’usage. Et ce qu’il est d’usage pour se protéger du froid.
Il n’est pas permis à la femme de déranger son mari pour qu’il lui achète des choses en plus. Après, si elle sait que cela ne va pas le déranger, cela dépend. Mais du point de vue de l’obligation, elle n’a pas à le faire. Maintenant, si elle sait que son mari accepte, mais simplement il ne pense pas à ça, elle peut lui demander gentiment, mais ce n’est pas dans le sens de l’obligation ou de la contrainte.
Ce n’est pas un devoir pour le mari d’acheter les parfums pour sa femme. On parle de l’obligation. Mais maintenant si lui dit “moi je veux gagner des récompenses”, alors il lui achète des parfums. Il y a des choses qui sont obligatoires et il y a des choses qui sont en plus de l’obligatoire. Si celui qui fait les choses en plus de ce qui est obligatoire avec la bonne intention, il gagne des récompenses.
Chez les malikites, c’est l’homme qui doit payer la sage femme quand sa femme va accoucher si cela est nécessaire.
Ce n’est pas un devoir pour le mari de payer un médecin, ni de lui acheter les médicaments. C’est à elle de le faire avec son propre argent.
Dans certains cas, le mariage peut être obligatoire. Si un homme est capable d’assurer la charge obligatoire et il craint pour lui-même de tomber dans le péché, dans ce cas, c’est une obligation pour lui de se marier. S’il ne se marie pas, le fait qu’il délaisse le mariage fait qu’il tombe dans le péché.
Deux choses :
- il est capable d’assumer le mariage,
- il craint de tomber dans le péché s’il ne se marie pas.
Dans ces deux cas, il est un devoir pour lui de se marier et il aura été désobéissant s’il ne se marie pas.
Dans un second cas, le mariage peut être recommandé. Lorsque l’homme aspire au mariage et il ne craint pas pour lui-même de tomber dans l’interdit s’il ne se marie pas. Donc, il aimerait se marier mais il se maitrise de sorte qu’il ne va pas tomber dans le péché s’il ne se marie pas. Et en plus, il dispose de la charge obligatoire pour le mariage. Mais s’il ne se marie pas, il ne tombe pas dans le péché. Par contre, s’il n’a pas les frais pour subvenir à la charge obligatoire du mariage, c’est déconseillé pour lui de se marier en raison des conséquences. Le fait qu’il va manquer à ses obligations, notamment en termes de charges envers l’épouse.
Il est parvenu dans le hadith, dans lequel le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Il suffit à l’esclave comme péché de manquer à la charge de ceux qui sont à sa charge.”
[Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Et dans une autre version, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Il suffit à l’esclave comme péché de manquer à la charge de ceux à qui il accorde la subsistance.”
[Rapporté par Abou Dawoud]
C’est-à-dire manquer à la charge de ceux à qui il est un devoir de subvenir à leur charge. Il y a ainsi dans ce hadith la preuve que c’est un grand péché, que de manquer à la charge de ceux qu’il est un devoir de prendre en charge.
De même, il est déconseillé de se marier pour celui qui n’a pas besoin de se marier, il n’aspire pas au mariage, il n’a pas de penchant pour le mariage. C’est le cas de celui qui se marie pour avoir une femme à son service. Cela est déconseillé.
C’était là un résumé de ce qu’ont indiqué les savants des musulmans. Dans certains cas, c’est obligatoire, dans certains cas, c’est recommandé, dans certains cas, c’est déconseillé.
La charge n’est plus obligatoire si la femme est ناشز –nachiz– qui est le qualificatif et le substantif c’est نشوز.-nouchouz– Le fait que la femme soit ناشز c’est quelque chose d’interdit selon l’unanimité. Et si elle est ناشز elle perd sa charge obligatoire, elle n’y a plus le droit.
Si un homme est marié et qu’il n’a pas donné la charge à sa femme, cela reste une dette. Chaque jour qui passe c’est comme quelqu’un qui s’endette de jour en jour, s’il ne donne pas la charge à sa femme.
Par contre, la charge envers les enfants est obligatoire. Mais s’il ne la paye pas, elle ne devient pas une dette. Il aura commis un péché, mais ce n’est pas comme pour la femme pour qui cela reste une dette, mais pour les enfants non. Ici, quand on dit donner la charge, c’est-à-dire lui assurer ce qu’il doit lui assurer dans la loi. Si un homme néglige sa femme, sans lui assurer de charge obligatoire, alors il va être chatié d’un châtiment douloureux dans l’au-delà. Et celui qui laisse ses enfants -ceux qui sont avant la puberté- sans leur assurer la charge obligatoire, lui aussi va être châtié d’un châtiment douloureux. Également, celui qui laisse ses parents, son père, sa mère qui sont pauvres, qui sont dans le besoin, celui-là aussi aura un châtiment douloureux. Quand les parents sont pauvres et qu’ils sont dans le besoin, ce sont tous les enfants -garçons et filles- qui doivent subvenir à leur besoin.
Qu’est ce qui fait qu’une femme est ناشز ?
Par exemple, elle prive son mari de rapport, elle refuse le rapport. Et le fait qu’elle quitte son domicile et va chez sa famille à elle sans l’autorisation de son mari. Cela aussi ca fait qu’elle devient ناشز. Mais, si elle ne lui prépare pas le repas comme lui il veut et qu’elle ne lui lave pas son linge, elle ne devient pas ناشز par cela.
Si la femme est clairement ناشز, qu’est ce que le mari fait ? Il l’exhorte. Il lui dit : “crains Dieu, tu es en train de commettre de grands péchés, tu n’as pas à faire cela.”
Et si malgré cela, elle reste sur ses positions, il ne dort pas avec elle, ils font lit à part, sans que cela ne se sache chez les voisins. Ceci est pour lui montrer la gravité de ce qu’elle fait.
Il lui fait l’exhortation, il lui dit : “Crains Dieu, pourquoi tu as changé? Avant tu n’étais pas ainsi.”
Mais si elle refuse et elle reste quand même ناشز, alors il ne dort pas avec elle dans le même lit. Du fait qu’elle devienne ناشز, elle n’a plus le droit à sa nuité et elle n’a plus le droit à sa charge.
Qu’est ce que la nuité?
Par exemple, l’homme a deux femmes, il dort une nuit chez l’une et l’autre nuit chez l’autre. Celle qui est ناشز perd son droit. Et elle perd sa charge. Il ne lui doit pas la charge. Si elle persiste sur son نشوز, alors il la corrige mais pas jusqu’à la blesser.
Par le نشوز, elle n’a plus le droit à sa nuité, ni à sa charge. Et tant qu’elle est ناشز, il est autorisé au mari de ne plus lui adresser la parole jusqu’à 3 jours ou même plus. Quand il fait cela, son objectif est d’éviter à sa femme de rester sur le péché. Ce n’est pas pour satisfaire ses passions à lui.
Histoire:
Un jour, un voleur a pris l’argent d’un saint. Le voleur court et le saint court derrière lui. Mais le saint qu’est ce qu’il voulait? Il a dit au voleur : “je te donne, dis “j’accepte””.
Il voulait que le voleur dise “j’accepte” car dans certaines écoles pour que le don soit valable il faut que celui qui reçoit le don dise “j’accepte”.
Le saint avait peur pour le voleur qu’il soit châtié dans l’au-delà. Ce n’est pas pour reprendre son argent. Regardez comment ils sont au-dessus de tout cela.
L’objectif du mari est de sauver sa femme du péché. Parce que le نشوز de l’épouse, le fait qu’elle manque à ses obligations envers son mari, le fait qu’elle n’assure pas les droits que son mari a sur elle, ce droit que Dieu lui a ordonné, ce n’est pas le mari qui a décidé, ceci est un grand péché. Le fait de ne pas dormir avec elle, c’est pour la corriger.
La femme qui a été divorcée, son mari lui doit une mout^ah -المتعة-
المتعة c’est un bien, une quantité d’argent qui est donnée à la femme lorsqu’elle a été divorcée sans que ce soit de son fait à elle. Comme par exemple, il s’est avéré que la femme avait un défaut. S’il la divorce dans ce cas, il lui doit une المتعة.
Par exemple, il s’est avéré qu’elle avait le vitiligo, ceci est une cause mais elle n’y est pour rien. Par contre, si le divorce ou la séparation était du fait de la femme, comme par exemple si elle avait apostasié, puis elle est restée sur l’apostasie jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale, dans ce cas là, la séparation est par sa faute, de son fait à elle, alors ce n’est pas une obligation pour l’homme de lui donner une compensation. Cette compensation n’est pas d’un montant déterminé, mais il est recommandé que cette compensation soit de la valeur de 30 dirhams et que cette compensation n’atteigne pas la moitié de la dot de ses semblables.
Au titre de المتعة il est suffisant que ce soit un montant sur lequel les deux époux s’entendent, même s’il est de faible valeur. S’ils ne s’entendent pas sur le montant, il y a un conflit, qu’est ce qu’ils font? Ce sera le juge qui va lui-même estimer la valeur de cette compensation.