Indication de la preuve l’égal du caractère méritoire de la récitation du Qour’an en faveur des morts musulmans
تفق المسلمون سلفهم وخلفهم على مشروعية قراءة القرءان على قبور موتى المسلمين وأن ذلك أمر حسن ينفع القارئ والميت بإذن الله وأن إهداء القراءة للأموات مشروع خلافا لما يقوله نفاة التوسل ويكفي في إثبات ذلك للإستدلال حديث البخاري أنه صلى الله عليه وسلم قال لعائشة :[ لو كان ذاكِ وأنا حي لاستغفرت لك ودعوت لك ] ا هـ. محل الشاهد في هذا الحديث قوله عليه السلام :[ ودعوت لك]
(07.03.24) Le Chaykh a dit :
Les musulmans qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf ont concordé sur le caractère méritoire de la récitation du Qour’an sur les tombes des musulmans. Et que cela est quelques choses de biens qui profite au récitateur et au défunt par la volonté de Dieu, et que le faite d’offrir la récompense de la récitation aux morts est légal, cela est conforme à la loi.
Contrairement à ceux que disent ceux qui interdisent le tawassoul, ce sont les wahhabites qui renient le tawassoul qui est le fait d’invoquer Dieu en mentionnant d’un être de vertu un waliyy. Il suffit pour confirmer cela en argumentant par le hadith de Al-Boukhariyy. Le fait que ce soit autorisé de réciter le Qour’an pour les défunts parmi les musulmans. Le Prophète a dit à ^Aichah :
(( لو كان ذاكِ وأنا حي لاستغفرت لك ودعوت لك ))
ce qui signifie : « Si cela avait lieu alors que je suis encore vivant, je demanderai à ce qu’il te soit pardonné et je te ferai des invocations. » La preuve dans ce hadith c’est la parole du Prophète qui signifie : « Je ferai des invocations en ta faveur. »
فإن هذه الكلمة تشمل الدعاء بأنواعه فدخل في ذلك دعاء الرجل بعد قراءة شئ من القرءان لإيصال الثواب للميت بنحو قول : [ اللهم أوصل ثواب ما قرأت إلى فلان] وما شهر من خلاف الشافعي من قول إن القراءة لا تصل إلى الميت فهو محمول على القراءة التي تكون بلا دعاء بالإيصال وبغير ما إذا كانت القراءة على القبر فإن الشافعي أقر ذلك .
Cette phrase englobe les invocations sur toutes ses forme. Est donc inclus en cela l’invocation que fait la personne après la récitation de quelques passages du Qour’an pour faire parvenir la récompense au défunt comme en disant par exemple : « Ô Allah fait parvenir la récompense que j’ai récité à untel. » Quant à ce qui a été réputé de la divergence de Ach-Chafi^iyy qui a dit que la récitation ne parvient pas au défunt sous-entendu la récompense, cela est interprété par la récitation qui est fait sans invocation c’est-à -dire que quelqu’un il récite mais sans réciter l’invocation pour faire parvenir la récompense au défunt d’une part, cela est une première possibilité, et sans que la récitation ne sont fait au niveau de la tombe et Ach-Chafi^iyy a lui-même confirmer cela.
قال المحدث اللغوي الفقيه محمد مرتضى الزبيدي في شرح الإحياء ما نصه :[ قال السيوطي في شرح الصدور : (وأما قراءة القرءان على القبر فجزم بمشروعيتها أصحابنا وغيرهم ), قال الزعفراني : (سألت الشافعي عن القراءة عند القبر فقال لا بأس به) , وقال النووي في شرح المهذب : (يستحب لزائر القبور أن يقرأ ما تيسر من القرءان ويدعوا لهم) عقبها نص عليه الشافعي واتفق عليه الأصحاب ,زاد في موضع ءاخر وإن ختموا القرءان على القبر كان أفضل . ] اهـ
Le Mouhaddith, le linguiste, le faqih Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire sur le livre Al-Ihya’ (le livre de Al-Ghazaliyy) a dit ce qui suit : « As-Souyyoutiyy dans son livre Charhou s-Soudour a dit : quant à la récitation du Qour’an au niveau de la tombe. Nos compagnons et d’autres qu’eux (C’est-à-dire les Chafaarites Achafirites) ont été catégorique à considérer que c’est méritoire. (c’est à dire c’est permis et ça donne récompense). Là on est toujours en train de citer ce que Mouhammad Mourtada z-Zabidiyy a cité dans son livre, il a cité d’abord As Souyoutiyy, maintenant il a cité un autre savant il a dit: Az-Za^faraniyy a dit: « J’ai interrogé Ach-Chafi^iyy à propos de la récitation du Qour’an auprès de la tombe ou au niveau de la tombe .Et il a dit :« il n’y a pas de mal en cela. An Nawawiyy a dit dans le commentaire de Al-Mou^adh-dhab (c’est toujours la parole de Az-Zabidiyy) : Il est recommandé à celui qui visite des cimetière de réciter ce qu’il peut réciter du Qour’an et de faire des invocations en faveur des morts. Donc suivit par un texte de Ach-Chafi^iyy sur lesquels les compagnons étaient d’accord (les Chafi^ites et les Acha^rites) étaient d’accord et il a ajouté dans un autre passage s’ils récitaient la totalité du Qour ‘an au niveau de la tombe se serait encore mieux. » Vous voyez comment les savants ont expliqué le caractère permis de la récitation du Qour’an auprès du défunt. C’est parce que celui qui récite auprès de la tombe le bien lui arrive, celui qui récite lui il fait des invocations pour que la récompense lui arrive. Le fait de faire une invocation c’est quelques choses d’autoriser. Le Prophète lui-même a dit à ^Aicha; « Je ferai des invocations pour toi ».C’est ça faire une invocation ça englobe y compris le fait de faire l’invocation pour que la récompense parvienne.
Informations utiles :
-Une mas’alah concernant le mois de Ramadan : celui qui est ignorant et qui a prétendu que sentir une fleur annule le jeune, il ne devient pas mécréant. S’il dit cela par ignorance, il ne devient pas mécréant. Cependant, il devra faire le repentir car il a donné un jugement sans science. Durant Ramadan, il est recommandé au jeuneur de s’abstenir de sentir les bonne odeur (comme le parfum). Cela est recommandé, la règle est que sentir le parfum ou sentir une fleur n’annule pas le jeune.
-Et d’après Ibnou Mas^oud, il a dit : « Un homme est venu interroger le Prophète. Il lui a dit : Ô Messager de Allah que dis-tu d’un homme qui a aimé les gens mais n’a pas fait comme eux’. Le Messager de Dieu lui a dit :
(( ))
ce qui signifie : « L’homme sera en compagnie de ceux qu’ils aiment ».
-Le Hafidh ibnou Battal, le Acha^arite, le Malikite, il a fait un commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « Cela prouve que celui qui aime un esclave pour l’agrément de Dieu, Allah les rassemblera au paradis et Il le fera entrer là où il a fait entrer celui qu’il a aimé ,même s’il n’a pas œuvré comme lui, et c’est cela la signification de sa parole : « Qui n’a pas fait comme eux » c’est-à-dire qui n’a pas œuvré comme eux et qui n’a pas leur degré ; tel est le sens et Dieu sait plus que tout autre. » Cela veut dire celui qui aime les saints, il les a aimés parce qu’ils obéissent à Dieu et comme l’amour est un acte du cœur, et une croyance du cœur, il a cru en eux qu’ils sont des vertueux. Allah les récompense pour cette croyance, de la récompense des vertueux, puisque c’est l’intention qui est la base et les œuvres la suivent, et les œuvres suivent les intentions, et Allah accorde sa grâce à qui il veut. Que Allah nous accorde sa grâce.
Voyelliser en partie et traduit par ChatGPT :
وَقَدْ سُئِلَ الشَّمْسُ مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى العَسْقَلَانِيُّ الكِنَانِيُّ الشَّافِعِيُّ المَعْرُوفُ بِابْنِ القَطَّانِ، المُتَوَفَّى سَنَةَ 318 هـ، وَهُوَ مِنْ مَشَايِخِ الحَافِظِ ابْنِ حَجَرٍ، عَنْ مَسَائِلَ فَأَجَابَ، وَمِنْهَا: وَهَلْ يَصِلُ ثَوَابُ القِرَاءَةِ لِلْمَيِّتِ أَمْ لَا؟ فَأَجَابَ عَنْهَا فِي رِسَالَةٍ سَمَّاهَا: (القَوْلُ بِالإِحْسَانِ العَمِيمِ فِي انْتِفَاعِ المَيِّتِ بِالقُرْآنِ العَظِيمِ. قَالَ فِيهَا رَحِمَهُ اللَّهُ: “قَالَ كَثِيرُونَ مِنْهُمْ: يَصِلُ ثَوَابُ القِرَاءَةِ لِلْمَيِّتِ، وَبِهِ قَالَ الإِمَامُ أَحْمَدُ، بَعْدَ أَنْ قَالَ: القِرَاءَةُ عَلَى القَبْرِ بِدْعَةٌ، بَلْ نُقِلَ عَنْهُ أَنَّهُ يَصِلُ إِلَى المَيِّتِ كُلُّ شَيْءٍ: مِنْ صَدَقَةٍ، وَصَلَاةٍ، وَحَجٍّ، وَصَوْمٍ، وَاعْتِكَافٍ، وَقِرَاءَةٍ، وَذِكْرٍ، وَغَيْرِ ذَلِكَ”.
Et on a interrogé Ach-Chams Muhammad ibn Ali ibn Muhammad ibn ‘Issa al-‘Asqalani al-Kinani ash-Shafi‘i, connu sous le nom d’Ibn al-Qattan, décédé en l’an 318 de l’Hégire. Il faisait partie des maîtres d’al-Hafiz Ibn Hajar, sur plusieurs questions auxquelles il a répondu. Parmi celles-ci : (Est-ce que la récompense de la lecture du Coran parvient au défunt ou non ?)
Il y a répondu dans une épître qu’il a intitulée : Le discours sur le bienfait immense du défunt tiré du noble Coran. Il y a dit, qu’Allah lui fasse miséricorde : « Beaucoup ont affirmé que la récompense de la lecture du Coran parvient au défunt. Parmi eux, l’imam Ahmad, bien qu’il ait auparavant considéré que lire sur la tombe est une innovation. En réalité, il a été rapporté de lui que tout acte de bienfaisance parvient au défunt, qu’il s’agisse de l’aumône, de la prière, du pèlerinage, du jeûne, de la retraite spirituelle, de la lecture du Coran, du dhikr (évocation d’Allah) ou autres. »
وَنُقِلَ ذَلِكَ عَنْ جَمَاعَةٍ مِنَ السَّلَفِ، وَنُقِلَ عَنْ الشَّافِعِيِّ انْتِفَاعُ المَيِّتِ بِالقِرَاءَةِ عَلَى قَبْرِهِ، وَاخْتَارَهُ شَيْخُنَا شِهَابُ الدِّينِ ابْنُ عَقِيلٍ، وَتَوَاتَرَ أَنَّ الشَّافِعِيَّ زَارَ اللَّيْثَ بْنَ سَعْدٍ، وَأَثْنَى عَلَيْهِ خَيْرًا، وَقَرَأَ عِنْدَهُ خَتْمَةً، وَقَالَ: “أَرْجُو أَنْ تَدُومَ”، فَكَانَ الأَمْرُ كَذَلِكَ.
Cela a été rapporté de plusieurs pieux prédécesseurs (Salaf). Il a également été rapporté de l’imam ash-Shafi‘i que le défunt tire profit de la lecture sur sa tombe. Cette opinion a été choisie par notre maître Shihab ad-Din Ibn ‘Aqil. Il est également transmis de manière récurrente qu’ash-Shafi‘i a visité la tombe d’al-Layth ibn Sa‘d, a fait son éloge, lu une khatma (lecture complète du Coran) à son intention et dit : « J’espère que cela portera ses fruits ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit.
وَقَدْ أَفْتَى القَاضِي حُسَيْنٌ بِأَنَّ الاسْتِئْجَارَ لِلْقِرَاءَةِ عَلَى رَأْسِ القَبْرِ جَائِزٌ كَالاسْتِئْجَارِ لِلأَذَانِ وَتَعْلِيمِ القُرْآنِ.
Le juge Husayn a émis une fatwa stipulant que le fait d’engager quelqu’un pour lire sur une tombe est permis, tout comme il est permis de rémunérer quelqu’un pour l’appel à la prière (adhan) ou l’enseignement du Coran.
قَالَ النَّوَوِيُّ فِي زِيَادَاتِ الرَّوْضَةِ: (ظَاهِرُ كَلَامِهِ صِحَّةُ الإِجَارَةِ مُطْلَقًا، وَهُوَ المُخْتَارُ، فَإِنَّ مَوْضِعَ القِرَاءَةِ مَوْضِعُ بَرَكَةٍ وَتَنَزُّلِ الرَّحْمَةِ، وَهَذَا مَقْصُودٌ يَنْفَعُ المَيِّتَ (.
An-Nawawi a écrit dans les ajouts de Ar-Rawdah : « Le sens apparent de ses paroles montre que le contrat de location (pour la lecture) est valide de manière absolue. Et c’est l’opinion correcte. En effet, l’endroit où la lecture a lieu est un lieu de bénédiction et de descente de la miséricorde, ce qui est un objectif louable qui profite au défunt. »
وَعَنْ القَاضِي أَبِي الطَّيِّبِ: “الثَّوَابُ لِلْقَارِئِ وَالمَيِّتِ كَالحَاضِرِ، فَتُرْجَى لَهُ الرَّحْمَةُ وَالبَرَكَةُ”.
Et concernant le Qadi Abu Tayyib, il a dit : « La récompense est pour le lecteur et pour le défunt, comme pour celui qui est présent, car on espère pour lui la miséricorde et la bénédiction. »
وَقَالَ القُرْطُبِيُّ: وَقَدِ اسْتَدَلَّ بَعْضُ عُلَمَائِنَا عَلَى قِرَاءَةِ القُرْآنِ عَلَى القَبْرِ بِحَدِيثِ العَسِيبِ الرَّطْبِ، الَّذِي شَقَّهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اثْنَيْنِ، ثُمَّ غَرَسَ عَلَى قَبْرٍ نِصْفًا، وَعَلَى قَبْرٍ نِصْفًا، وَقَالَ: [لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا مَا لَمْ يَيْبَسَا ]”.رَوَاهُ الشَّيْخَانِ.
Al-Qurtubi a dit : « Certains de nos savants se sont appuyés sur le hadith des deux branches fraîches (d’un palmier) pour prouver la légitimité de lire le Coran sur la tombe. Ce hadith rapporte que le Prophète (ﷺ) a coupé une branche fraîche en deux, en a planté une moitié sur une tombe et l’autre moitié sur une autre tombe, et a dit : “Peut-être que cela allégera leur châtiment tant qu’elles ne se dessèchent pas.” » Ce hadith est rapporté par al-Bukhari et Muslim.
قَالَ: وَيُسْتَفَادُ مِنْ هَذَا غَرْسُ الأَشْجَارِ وَقِرَاءَةُ القُرْآنِ عَلَى القُبُورِ، وَإِذَا خُفِّفَ عَنْهُمْ بِالأَشْجَارِ، فَكَيْفَ بِقِرَاءَةِ الرَّجُلِ المُؤْمِنِ القُرْآنَ؟”
Il a ajouté : « Ce hadith permet de déduire la légitimité de planter des arbres sur les tombes et de lire le Coran auprès d’elles. Si les arbres peuvent alléger le châtiment des morts, que dire alors de la lecture du Coran par un croyant ? »
وَقَالَ النَّوَوِيُّ”: اسْتَحَبَّ العُلَمَاءُ قِرَاءَةَ القُرْآنِ عِنْدَ القَبْرِ، وَاسْتَأْنَسُوا بِذَلِكَ بِحَدِيثِ الجَرِيدَتَيْنِ، وَقَالُوا: إِذَا وَصَلَ النَّفْعُ إِلَى المَيِّتِ بِتَسْبِيحِهِمَا حَالَ رُطُوبَتِهِمَا، فَانْتِفَاعُ المَيِّتِ بِقِرَاءَةِ القُرْآنِ عِنْدَ قَبْرِهِ أَوْلَى، فَإِنَّ قِرَاءَةَ القُرْآنِ مِنْ إِنْسَانٍ أَعْظَمُ وَأَنْفَعُ مِنَ التَّسْبِيحِ مِنْ عُودٍ، وَقَدْ نَفَعَ القُرْآنُ بَعْضَ مَنْ حَصَلَ لَهُ ضَرَرٌ فِي حَالِ الحَيَاةِ، فَالمَيِّتُ كَذَلِكَ”.
An-Nawawi a déclaré : « Les savants ont recommandé de lire le Coran près de la tombe. Ils se sont appuyés pour cela sur le hadith des deux branches. Ils ont dit : Si le défunt peut bénéficier du tasbih (glorification d’Allah) des branches tant qu’elles restent fraîches, alors il est plus logique que le défunt bénéficie de la lecture du Coran près de sa tombe. En effet, la lecture du Coran par un être humain est plus noble et plus bénéfique que le tasbih émanant d’un bout de bois. De plus, le Coran a été bénéfique à des vivants qui subissaient un mal durant leur vie ; ainsi, il en sera de même pour le défunt. »
قَالَ ابْنُ الرِّفْعَةِ:الَّذِي دَلَّ عَلَيْهِ الخَبَرُ بِالاسْتِنْبَاطِ أَنَّ بَعْضَ القُرْآنِ إِذَا قُصِدَ بِهِ نَفْعُ المَيِّتِ وَتَخْفِيفُ مَا هُوَ فِيهِ نَفَعَهُ، إِذْ ثَبَتَ أَنَّ الفَاتِحَةَ لَمَّا قَصَدَ بِهَا القَارِئُ نَفْعَ المَلْدُوغِ نَفَعَتْهُ ”.وَأَقَرَّ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَلِكَ بِقَوْلِهِ ”[ : وَمَا يُدْرِيكَ بِأَنَّهَا رُقْيَةٌ؟]”
Ibn ar-Rif‘ah a dit : « Ce que le hadith permet de conclure par déduction, c’est que certaines parties du Coran, lorsqu’elles sont lues avec l’intention d’aider le défunt ou d’alléger ce qu’il subit, lui seront bénéfiques. Cela est confirmé par l’exemple de la lecture de la Fatiha, qui a été intentionnellement récitée pour un homme mordu (par un serpent ou un scorpion), et cela lui a été utile. » Le Prophète (ﷺ) a approuvé cela en disant : « Et comment as-tu su que c’est une ruqya ? »
وَإِذَا نَفَعَتِ الحَيَّ بِالقَصْدِ كَانَ نَفْعُ المَيِّتِ بِهَا أَوْلَى، لأَنَّ المَيِّتَ يَقَعُ عَنْهُ مِنَ العِبَادَاتِ بِغَيْرِ إِذْنِهِ مَا لَا يَقَعُ عَنِ الحَيِّ.
نَعَمْ، يَبْقَى النَّظَرُ فِي أَنَّ مَا عَدَا الفَاتِحَةَ مِنَ القُرْآنِ الكَرِيمِ إِذَا قُرِئَ وَقُصِدَ بِهِ ذَلِكَ، هَلْ يَلْتَحِقُ بِهَا؟” اهـ.
Si la Fatiha peut être bénéfique à un vivant lorsqu’elle est récitée avec cette intention, il est encore plus logique qu’elle profite au défunt, car des actes d’adoration peuvent être accomplis au profit du défunt sans son consentement, contrairement au vivant.
Cependant, il reste à examiner si d’autres parties du Coran, en dehors de la Fatiha, lues avec cette intention, peuvent avoir le même effet.
نَعَمْ، يَلْتَحِقُ بِهَا، فَرَوَى ابْنُ السُّنِّيِّ مِنْ حَدِيثِ ابْنِ مَسْعُودٍ:” أَنَّهُ قَرَأَ فِي أُذُنِ مُبْتَلًى فَأَفَاقَ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا قَرَأْتَ فِي أُذُنِهِ؟ قَالَ: {قَرَأْتُ أَفَحَسِبْتُمْ أَنَّمَا خَلَقْنَاكُمْ عَبَثًا} حَتَّى فَرَغْتُ مِنْ آخِرِ السُّورَةِ، فَقَالَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: [لَوْ أَنَّ رَجُلًا قَرَأَ بِهَا عَلَى جَبَلٍ لَزَل”.
La réponse est affirmative, Ibnou s-Sunni rapporte d’après Ibn Mas‘ud que : « Il a lu dans l’oreille d’un homme atteint d’une maladie et celui-ci s’est rétabli. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : “Qu’as-tu récité dans son oreille ?” Il répondit : *“J’ai récité : ‘Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but…’ jusqu’à ce que j’ai terminé la lecture de la dernière partie de la sourate, et le Prophète (ﷺ) a dit : “Si un homme la lisait sur une montagne, elle disparaîtrait.” »
وَمِثْلُ ذَلِكَ مَا جَاءَ بِهِ فِي القِرَاءَةِ بِالمُعَوِّذَتَيْنِ وَالإِخْلَاصِ وَغَيْرِ ذَلِكَ. وَفِي الرُّقْيَةِ بِالفَاتِحَةِ دَلِيلٌ عَلَى صِحَّةِ الإِجَارَةِ وَالجُعَالَةِ لِيَنْتَفِعَ بِهَا الحَيُّ، فَكَذَلِكَ المَيِّتُ.
Et de même, ce qui a été rapporté concernant la lecture des deux sourates de protection (al-Mu’awwidhat) et de la sourate al-Ikhlas, ainsi que d’autres. Et dans la ruqyah (incantation de guérison) avec la Fatiha, il y a une preuve de la validité de l’engagement contractuel (ijarah) et du contrat de récompense (ju’alah) pour que le vivant en bénéficie, et de même pour le défunt. »
ومما يشهد لنفع الميت بقراءة غيره حديث معقل بن يسار:[ اقرأو على موتاكم] رواه أبو داود وحديث :[إقرأو يس على موتاكم] رواه النسائي وابن ماجه وابن حبان , وحديث:[ يس ثلث القرءان لا يقرأها رجل يريد الله والدار الآخرة إلا غفر له فاقرءوها على موتاكم] رواه أحمد.
Parmi ce qui témoigne du bénéfice du défunt par la lecture d’un autre, il y a le hadith de Ma‘qal ibn Yasâr : [Lisez pour vos morts], rapporté par Abû Dâwûd, ainsi que le hadith : [Lisez Yâ-Sîn pour vos morts], rapporté par an-Nasâ’î, Ibn Mâjah et Ibn Hibbân, et le hadith : [Yâ-Sîn est le tiers du Coran. Si un homme la lit en voulant Allah et l’au-delà, il lui sera pardonné, alors lisez-la pour vos morts], rapporté par Ahmad.
وأول جماعة من التابعين القراءة للميت بالمحتضر والتأويل خلاف الظاهر , ثم يقال عليه إذا انتفع المحتضر بقراءة يس وليس من سعيه فالميت كذلك والميت كا لحي الحاضر يسمع كالحي الحاضر كما ثبت في الحديث . انتهى ما نقلته من كلام ابن القطان.
Les premiers groupes des Tabi‘ûn ont affirmé que la lecture pour le défunt se faisait pour le mourant dans ses derniers instants, et que l’interprétation allait au-delà du sens apparent. On dit alors que si le mourant profite de la lecture de Yâ-Sîn, cela ne relève pas de son propre effort, de même pour le défunt. En effet, le défunt est comme le vivant présent, il entend de la même manière, comme cela a été confirmé dans le hadith. » Fin de ce que j’ai rapporté des propos d’Ibnou l-Qattan.
وروي عن علي بن موسى الحداد قال : كنت مع الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله تعالى في جنازة ومحمد بن قدامة الجوهري الأنصاري أبو جعفر البغدادي – فيه لين , وقال أبو داود ضعيف روى له البخاري في خبر القراءة خلف الإمام مات سنة237 معنا فلما دفن الميت جاء رجل ضرير يقرأ عند القبر فقال له أحمد : يا هذا إن القراءة عند القبر بدعة فلما خرجنا من المقابر قال محمد بن قدامة لأحمد : يا أبا عبد الله ما تقول في مبشر بن إسماعيل الحلبي – أبي إسماعيل الكلبي مولاهم صدوق مات سنة 200 بحلب روى له الجماعة- فقال : ثقة قال :هل كتبت عنه شيئا , قال : نعم , قال : أخبرني مبشر بن إسماعيل عن عبد الرحمن بن العلاء بن اللجلاج –نزيل حلب مقبول روى له الترمذي عن أبيه العلاء بن اللجلاج الشامي , يقال إنه أخو خالد ثقة ,
Il est rapporté d’Ali ibn Moussa al-Haddad qu’il a dit : «J’étais avec l’imam Ahmad ibn Hanbal, que Dieu lui fasse miséricorde, lors d’une funérailles. Avec nous se trouvait Muhammad ibn Qudama al-Jawhari al-Ansari, Abou Ja’far al-Baghdadi – il était modéré dans sa narration, et selon Abou Daoud, il est faible, bien que Boukhari ait rapporté de lui un hadith sur la lecture derrière l’imam. Il est mort en 237 de l’Hégire. Lorsque le défunt fut enterré, un homme aveugle se présenta et commença à lire près de la tombe. Ahmad lui dit : ‘Ô toi, la lecture près de la tombe est une innovation.’ Lorsque nous sortîmes du cimetière, Muhammad ibn Qudama dit à Ahmad : ‘Ô Abou Abdallah, que dis-tu de Mubashir ibn Ismail al-Halabi, Abou Ismail al-Kalbi, leur esclave, qui était digne de confiance et est décédé en 200 à Alep, et de qui les savants ont rapporté des hadiths ?’ Ahmad répondit : ‘Il est digne de confiance.’ Muhammad ibn Qudama demanda : ‘As-tu écrit de lui quelque chose ?’ Ahmad répondit : ‘Oui.’ Il dit : ‘Mubashir ibn Ismail m’a rapporté de Abdurrahman ibn al-Alaa ibn al-Lajlaj, un résident d’Alep, qui est accepté parmi les narrateurs. Tirmidhi a rapporté de lui de son père, al-Alaa ibn al-Lajlaj, le Damascène, qui serait, dit-on, le frère de Khalid, un narrateur digne de confiance. »
روى له الترمذي ولأبيه اللجلاج صحبة عاش 120 خمسين في الجاهلية وسبعين في الإسلام , قال أبو الحسن بن غسماعيل اللجلاج والد العلاء غطفاني , واللجلاج والد خالد عامري أنه أوصى إذا دفن أن يقرأ عند رأسه فاتحة البقرة وخاتمتها وقال : سمعت ابن عم رضي الله عنه يوصي بذلك , فقال له أحمد : فارجع إلى الرجل فقل له يقرأ , وهكذا أورده القرطبي في التذكرة . وعند الطبراني من طريق عبد الرحمن بن العلاء بن اللجلاج قال: قال لي أبي: يا بني إذا وضعتني في لحدي فقل: بسم الله وفي سبيل الله وعلى ملة رسول الله.
Il est rapporté par Tirmidhi et de son père, al-Lajlaj, qui a eu la compagnie du Prophète et a vécu 120 ans, cinquante ans durant la période de l’ignorance (Jahiliyyah) et soixante-dix ans dans l’Islam. Abou al-Hasan ibn Ismail al-Lajlaj, le père d’al-Alaa, était un Ghatfani, et al-Lajlaj, le père de Khalid, un ‘Amiri. Il a recommandé qu’après sa mort, on lise la Fatiha, la sourate al-Baqara et sa conclusion près de sa tête, en disant : “J’ai entendu mon cousin, que Dieu soit satisfait de lui, faire cette recommandation.” Ahmad lui répondit : “Retourne voir cet homme et dis-lui de lire.” C’est ainsi que le Corbti l’a rapporté dans son livre “At-Tadhkirah”.
Et dans le recueil d’al-Tabarani, par le biais d’Abdurrahman ibn al-Alaa ibn al-Lajlaj, il est rapporté que son père lui a dit : « Ô mon fils, lorsque tu me mettras dans ma tombe, dis :
بسم الله وفي سبيل الله وعلى ملة رسول الله
C’est-à-dire : « Je commence par le nom de Allah, dans la voie agrée par Allah, et selon la religion du Messager de Allah. »
ثم سن علي التراب سناً , ثم اقرأ عند رأسي بفاتحة البقرة وخاتمتها ,فإني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول ذلك , هكذا هو عند الطبراني وكأنه سقط منه : فإني سمعت أبي يقول سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم , فإن الصحبة للجلاج لا للعلاء . وأما قول ابن عمر فقد روي مرفوعا رواه البيهقي في الشعب عن ابن عمر قال : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول :[ إذا مات أحدكم فلا تحبسوه وأسرعوا به إلى قبره وليقرأ عند رأسه بفاتحة البقرة وعند رجليه بخاتمة سورة البقرة] ورواه الطبراني كذلك إلا أنه قال :[ عند رأيه بفاتحة الكتاب ] والباقي سواء
Puis Ali (que Dieu l’honore) a tracé une ligne sur la terre et a dit : “Ensuite, lis près de ma tête la Fatiha d’al-Baqara et sa conclusion, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela.” Ainsi est rapporté par al-Tabarani, et il semble qu’il ait omis de dire : “J’ai entendu mon père dire qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela.” Car la compagnie est à attribuer à al-Lajlaj, pas à al-Alaa.
Quant à la parole d’Ibn ‘Umar, elle a été rapportée de manière élevée (c’est-à-dire authentiquement), rapportée par al-Bayhaqi dans “Ash-Shu’ab” d’après Ibn ‘Umar, qui a dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire :
Ce qui signifie : « Lorsque l’un de vous meurt, ne le retenez pas, pressez-vous de l’emmener à sa tombe, et lisez près de sa tête la Fatiha d’al-Baqara et près de ses pieds la conclusion de la sourate al-Baqara. » Cela a aussi été rapporté par al-Tabarani, sauf qu’il a dit : “près de sa tête la Fatiha du Livre” et le reste est identique.
وقال أحمد بن محمد المروذي :[ سمعت أحمد بن حنبل رحمه الله يقول : إذا دخلتم المقابر فاقرءوا بفاتحة الكتاب والمعوذتين وقل هو الله أحد واجعلوا ثواب ذلك لأهل المقابر فإنه يصل إليهم , كذا أورده عبد الحق الأزدي في كتاب العاقبة عن أبي بكر أحمد بن محمد المروذي على الصواب ,
Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî a dit : “J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal, que Dieu lui fasse miséricorde, dire : Lorsque vous entrez dans les cimetières, lisez la Fatiha du Livre, les deux sourates de protection (al-Mu’awwidhat), et la sourate al-Ikhlas, et offrez leur récompense aux habitants des tombes, car cela leur parvient.” Ainsi l’a rapporté Abd al-Haqq al-Azdi dans son livre Al-Aqiba d’après Abou Bakr Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî, de manière correcte.
وروى النسائي والرافعي في تاريخه وأبو محمد السمرقندي في فضائل سورة الإخلاص من حديث علي : من مر على المقابر وقرأ { قل هو الله أحد} إحدى عشرة مرة ثم وهب أجره للأموات أعطي من الأجر عدد الأموات ,
An-Nassâ’î, ar-Rāf‘i dans son Tarikh et Abou Muhammad as-Samarqandi dans les Fadâ’il Sourat al-Ikhlas ont rapporté d’après Ali que : “Celui qui passe près des cimetières et lit {Qul Huwa Allahu Ahad} onze fois, puis offre la récompense de cela aux morts, recevra une récompense équivalente au nombre de morts.”
قال الشمس بن القطان ولقد حكى لي من أثق به من أهل الخير أنه مر بقبور فقرأ { قل هو الله أحد} وأهدى ثوابها لهم , فرأى واحدا منهم في المنام وأخبره بأن الله تعالى غفر له ولسائر القبور فخصه ثواب رأس واو من سورة { قل هو الله أحد} , وتقسم الباقون باقيها ببركة سورة { قل هو الله أحد}.
Ash-Shams ibn al-Qattan a dit : “Il m’a été rapporté par une personne de confiance, parmi les gens de bien, qu’il passa près des tombes et lut {Qul Huwa Allahu Ahad}, puis offrit la récompense de sa lecture aux défunts. Il vit l’un d’eux en rêve, et celui-ci lui dit que Dieu, le Tout-Puissant, lui avait pardonné ainsi qu’aux autres tombes. Il lui attribua la récompense du premier waw de la sourate {Qul Huwa Allahu Ahad}, et les autres partagèrent le reste de la bénédiction de cette sourate grâce à sa baraka.”
قال الحافظ النووي في رياض الصالحين في باب الدعاء للميت بعد دفنه والقعود عند قبره ساعة بعد دفنه للدعاء له والاستغفار والقراء ة
Le hafidh an-Nawawi a dit dans Riyad as-Salihin dans le chapitre sur les invocations pour le défunt après son enterrement et le fait de rester près de sa tombe pendant un moment après l’enterrement pour prier pour lui, demander pardon et lire des versets du Coran : « Il est recommandé de prier pour le défunt après son enterrement, de rester un moment près de sa tombe pour invoquer, demander pardon et lire des versets du Coran pour lui. »