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Le profit général pour les morts par la récitation du Qour’an

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Il est apparu un groupe d’égarés qui suivent un homme du nom de Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab de la région du Najd, il est apparu en 1143 de l’hégire, il est sorti avec des idées et appelait les gens à le suivre en prétendant les tirer du Qour’an et de la sounnah, et il a repris quelques égarements de Ahmad ibn Taymiyah qui sont nombreuses et beaucoup de ces machaykh disaient de lui : Cet homme va s’égarer, ou ils disaient : Dieu va égarer par cet homme ceux pour qui Dieu a voulu le malheur et il en fut ainsi. Beaucoup de savants à son époque l’ont répliqué et jusqu’à nos jours ils n’ont pas cessé de répliquer et montrer l’infondé de ces paroles.

Parmi ceux qui ont répliqué à Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab le plus grand de ses enseignants Mouhammad ibnou Soulayman Al-Kardiyy et de même son propre frère Soulayman, il le réprouvait énormément et le répliquait, il a écrit deux fameuses épitres : As-Sawa^iqou l-Ilahiyyah fi raddi ^ala l-wahhabiyyah et Faslou l-khitab fi raddi ^ala Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Audio 2 (19/09/24) [p1-8] :

Il y a beaucoup d’autres savants du Hijaz, du Cham, d’Egypte du Maghrib du Yémen et autre l’ont répliqué quel que soit leur époque, ils ont composé des ouvrages pour lui répliquer.

Il y a le chaykh Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah An-Najdiyy le hanbalite mort en 1295 a composé un ouvrage du nom de As-Souhoubou wabilah ^ala dara’ihatou l-hanabilah dans lequel il parle de la biographie du père Mouhammad ibnou ^abdi l-Wahhab, il a dit : Entre lui et son fils il y a une grande différence, son père n’était pas satisfait de Mouhammad en raison du fait qu’il avait refusé de se consacrer à l’apprentissage du fiqh, et son père s’attendait à ce qu’il tourne mal et il disait : Vous allez voir le mal qui va provenir de Mouhammad.

Il y a un groupuscule qui ont suivi Mouhammad ibnou ^abdi l-Wahhab ils l’ont imité et ont déclaré mécréant les musulmans injustement. Et ceci nous le voyons en étudiant l’histoire et voir ce qu’ils ont fait, ils ne sont qu’un petit groupuscule devant la grande majorité des musulmans qui sont les ach^ariyy et les matouridiyy. Ils essayent de duper les gens en leur faisant croire qu’ils sont la grande majorité et que ce qui divergent d’eux sont une minorité mais la réalité est tout au contraire.

Ils ont perturbé les musulmans sur plusieurs questions, notamment le fait d’offrir la récompense de la récitation aux morts parmi les musulmans et ils ont prétendu que la récompense n’arrive pas aux morts, et ils déclarent mauvais innovateurs celui qui le fait et le déclare mécréant et nous demandons à Dieu la préservation.

Nous avons réuni dans cet épitre des preuves à partir du hadith et des paroles des savants des quatre écoles et notamment les avis de l’école hanbalite en particulier [car ils se réclament d’eux], il y a en cela une réplique à ce groupe wahhabite qui considère interdit la récitation pour le mort tout en se réclament de Ahmad, pourquoi donc ont-ils délaissé l’école de l’imam Ahmad, pourquoi donc ont-ils fortement blâmé celui qui récite le Qour’an pour le mort et pourquoi ont-ils attisé les feux de la zizanie parmi les musulmans. Les musulmans selon l’avis des wahhabites commettent les choses les plus blâmables, alors qu’ils n’ont fait que suivre la voie des compagnons des successeurs et de ceux qui sont venus après eux jusqu’à nos jours, tandis que tu trouves les wahhabites tendre vers les avis singuliers et empruntent la voie des anthropomorphes et assimilationniste en prenant cela des livres de ibnou Taymiyah. Leur livres témoignent contre eux, et ils sont même devenus réputé chez les musulmans pour imprimer les livres des anthropomorphistes, leur religion appelle au retour à l’idolâtrie et à la première période antéislamique tout en se cachant sous le voile de la croyance du salaf, or le salaf est totalement innocent de ce qu’ils disent, et certes nous appartenons à Dieu et nous reviendrons à son jugement.

Les preuves à partir du hadith

Le fait de jeûner pour un membre de sa famille mort :

Il est rapporté par Al-Boukhariyy dans son sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée qu’elle a dit :

(( من مات وعليه صيامٌ صام عنه وليُّه ))

Ce qui signifie : « Celui qui meurt et qui avait des jours de jeûnes manquants, alors qu’un membre de sa famille jeûne pour lui. » et c’est à titre de recommandation.

Le fait de faire le pèlerinage :

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Dieu l’agrée lui et son père qu’il a dit : Al-Fadl était derrière le messager sur une monture et une femme de Khath^am, et Al-Fadl a été épris par la beauté de cette femme et s’est mis à la regarder et cette femme s’est aussi épris de sa beauté et l’a regardé, alors le messager a tourné le visage de Al-Fadl de l’autre côté, et elle a dit : « ô messager de Dieu, quand le pèlerinage a été rendu obligatoire mon père était déjà un vieil homme âgé qui n’arrivait pas à tenir sur une monture, est-ce que je peux faire le pèlerinage en son nom ? », et il a répondu : « oui », cela s’est produit durant le pèlerinage de l’adieu. Nous en déduisons qu’il est permis de faire le pèlerinage pour quelqu’un d’autre.

Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ibnou ^Abbas que le prophète était à Rawha’ [entre la Mecque et Medine] et il a rencontré une caravane et il leur a dit ce qui signifie : « Qui êtes-vous ? » et ils ont dit : « Nous sommes des musulmans » et ils ont dit : et toi qui es-tu ? et il a dit ce qui signifie : « Je suis le messager de Dieu. » Puis une femme a montré un enfant et a demandé si l’enfant il lui sera compté un pèlerinage, et le messager a dit ce qui signifie : « Oui et tu auras une récompense. » c’est-à-dire qu’il aura la récompense pour le pèlerinage qui est fait pour lui.

La récompense pour celui qui fait une aumône pour un défunt :

Al-Boukhariyy a rapporté d’après ibnou ^Abbas que Sa^d ibnou ^Oubadah a perdu sa mère alors qu’il était en voyage, alors il a posé la question : « ô messager de Dieu ma mère est décédé alors que j’étais absent, est-ce qu’elle profite si je donne une aumône en son nom ? », et le prophète a répondu ce qui signifie : « oui », et Sa^d a dit : « Je te prends à témoin que mon verger abondant, je le donne en aumône au nom de ma mère. »

La récompense de celui qui rembourse la dette d’un musulman décédé :

Ahmad, Al-Hakim et Al-Bayhaqiyy ont rapporté de Jabir ibnou ^Abdi l-Lah qu’il a dit : Un homme est mort, nous l’avons lavé, enveloppé dans un linceul et placé pour le Messager là où on met les défunt auprès du maqam de Jibril afin de faire la prière sur lui, puis nous avons demandé l’autorisation au messager pour faire la prière pour lui, et le messager a fait quelque pas et il leur a dit ce qui signifie : « Est-ce que votre compagnon est mort endetté ? » Ils lui ont dit : « Oui » alors le messager s’est mis en retrait, alors Abou Qatadah a dit : « ô messager de Dieu je prends en charge le remboursement de ces deux dinars » et le messager a répondu ce qui signifie : « Ils sont à ta charge tu les rembourses à partir de tes biens et le mort en est déchargé. » L’homme a dit : « oui ». Alors le messager a fait la prière funéraire pour ce défunt. A chaque fois que le Messager rencontré Abou Qatadah il lui demandait au sujet de la dette de cet homme jusqu’au jour où il a répondu au Prophète : « Je l’ai remboursé » et le Messager a dit : « Maintenant il est totalement déchargé » c’est-à-dire que c’est un soulagement. Al-Hakim a dit : « Ce hadith est sahih. »

Et le Hafidh Al-Hatamiyy a dit dans son livre Majma^ou z-Zawa’id : « Ce hadith a été rapporté par Ahmad, Al-Bazzar, et sa chaine de transmission est bonne. »

Et ce hadith comporte la preuve que le verset 39 de sourate An-Najm :

﴿ 

qui a un terme général a en réalité une portée spécifique. En effet le sens apparent du verset est que la personne n’aura que la récompense de ce qu’elle a fait. Il est clair pourtant dans ce hadith que cet homme a eu une récompense pour un acte fait par autre que lui.

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après la mère des croyante ^A’ichah qu’elle a dit j’ai mal a à la tête et le messager a dit ce qui signifie : « Si cela arrive pendant que je suis en vie alors je ferai des invocations pour toi. »

Le Hafidh ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy dans son commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « Dhaki avec la kasrah sur le kaf c’est-à-dire que cela fait référence aux conséquences de la maladie, si cela abouti à la mort et que je reste encore en vie je demanderai le pardon et ferai des invocations pour toi. »

Le point d’argument dans ce hadith est la parole du prophète : « J’invoquerai en ta faveur » cette phrase invoque les invocations sous toutes ces formes. Entre dans cela les invocations d’un homme après avoir reciter une part de Qour’an afin de faire parvenir la récompense au mort comme en disant : « Ô Allah fait parvenir les récompenses de ma récitation à untel. »

Information utile : On rapporte que Louqman a dit à son fils : Ô Allah pardonne-moi », Dieu a fait qu’il y ait des temps dans la journée dans lesquels les invocations sont exaucés, alors répète de sorte à ce que cela coïncide.

Il a été rapporté de Haçan Al-Bisriyy qu’il a dit : « Multipliez la demande de pardon chez vous, à table sur la route dans vos marchés dans vos assemblées où que vous soyez car vous ne savez lorsque la miséricorde descendra. » Celui qui persévère a faire l’istighfar même 27 fois par jour sera au nombre de ce dont l’invocation est exaucé.

Audio 3 (26.09.24) [p9-15] :

L’imam An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-Adh-kar “Chapitre Ce qui profite au mort par la parole dites par autre que lui“ : Les savants ont été unanimes que l’invocation fait pour les morts leur est profitable et les récompenses leur parviennent pour preuve la parole de Dieu :

﴿ 

[Al-Hachr/10] ce qui signifie : « Et ceux qui sont venus après eux disent : ô notre seigneur pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédé dans la foi. » Et il y a beaucoup d’autres versets célèbres dans le même sens.

Pour ce qui est des hadith célèbres qui vont dans ce sens il y’a le Hadith rapporté par Mouslim dans son sahih dans lequel le prophète a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ceux qui sont enterrés dans Al baqi^ Al-gharqad. » Ou encore le Hadith rapporté par at-Thirmidiyy :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne à celui d’entre nous qui est vivant et à celui qui est mort. »

Et parmi les preuves qui indiquent que le mort tire profit de la récitation de quelqu’un d’autre c’est le hadith de Ma^qal ibnou Yaçar dans lequel le prophète a dit :

((  ))

 Ce qui signifie : « Récitez Yaçin pour vos morts. » Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça’iyy dans son livre ^Amalou n-nawmi wal-laylah, par Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim, et Ibnou Hibban.

Ce hadith, même s’il y a divergence au sujet de son authenticité, cela n’empêche pas son application car ce qui est rapporté des compagnons et des successeurs le renforce car ils ont agi conformément à ce Hadith. Il est confirmé de ^Abdou l-Lah ibn ^Oumar qu’il a récité le début et la fin de sourate Al-Baqarah sur une tombe.

Le Hafidh Al-Khara’itiyy a dit dans son livre Al-Qoubour : « C’est une tradition c’est les Ansar que lorsqu’ils emmènent le mort au cimetière, qu’ils récitaient avec lui sourate Al-Baqarah. »

At-Tabaraniyy a rapporté dans Mou^jamou l-Kabir d’après ^abdou r-Rahman fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj d’après son père qu’il a dit : Mon fils quand je vais mourir alors mets moi dans ma tombe puis dit :

(  )

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Dieu et je le fais conformément à la communauté du messager puis disperse la terre sur moi, puis récite au niveau de ma tête le début et la fin de Al-Baqarah, j’ai entendu le messager dire cela. » Le Hafidh Al-Haytamiyy dans Majmou^z-Zawa’id a dit : « Cela a été rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-Mou^jamou l-Kabir et les hommes qui composent sa chaine de transmission sont de confiances. »

At-Tabarani a rapporté aussi dans Al-Mou^jamou l-Kabir d’après le fils ^Oumar qu’il a dit : J’ai entendu le messager de Allah dire :

((  ))

Ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous meurt ne le retenez pas, et emmenez-le vite à sa tombe et que l’on récite au niveau de sa tête la première sourate du livre, et au niveau de ses pieds la fin de sourate Al-Baqarah et ce dans sa tombe. »

Le Hafidh Al-Haytamiyy a dit : « Cela a été rapporté par at-Tabaraniyy mais il y a Yahya fils de ^Abdou l-Lah Al-Babaloutiyy qui est fiable », et Hafidh Ibnou Hajar dans le commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « At-Tabaraniyy l’a rapporté avec une bonne chaîne de transmission. »

Également parmi les preuves retenues par les savants qu’il est permis de réciter le Qour’an sur la tombe d’un musulman mort et qu’il profite de cette récitation, c’est le Hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Ibnou ^Abbas رضي الله عنهما  qu’il a dit : Le Prophète est passé auprès d’un jardin de Médine ou de la Mecque et il a entendu la voix de deux personnes qui étaient châtiés dans leurs tombes, et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ils sont châtiés pour une chose que les gens considèrent comme grave  puis il a dit : « Assurément ! L’un d’entre eux ne se préservait pas de l’urine, et l’autre commettait la zizanie entre les gens. » Puis il a demandé une palme de palmier qu’il a cassé en deux et il a placé la moitié sur chacun des deux tombes. Quelqu’un a posé la question au Messager : Pourquoi as-tu fait cela ? et il a répondu :

((  ))

Ce qui signifie : « Peut-être que ce sera une cause pour l’allégement de leur supplice tant qu’elles ne sèchent pas. » 

Et dans un autre récit d’après Mouslim comme l’a dit le Hafidh dans Al-Fath d’après Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah un hadith long que le Prophète a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Jabir retient bien ma position » et Jabir a dit : « Oui ô messager de Dieu » puis le Prophète lui a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Vas au niveau de ces deux arbres coupe de chacune une branche et ramène-les, et lorsque tu arrives à l’endroit où j’étais plante une branche à ta droite et l’autre à ta gauche. » Jabir a dit : « Je me suis levé j’ai pris une pierre que j’ai taillé je suis allé auprès des deux arbres que j’ai coupé de chacune deux branches et je les ai trainés et je les ai plantés à l’emplacement où le Messager m’avait dit une à ma droite et une à ma gauche puis je l’ai rattrapé et je lui a dit : J’ai fait ce que tu m’as demandé ô Messager de Dieu, et pourquoi m’as-tu ordonné cela ? Il a répondu :

((  ))

Ce qui signifie : « Je suis passé auprès de deux tombes et les morts qui y étaient subissaient un supplice et j’ai voulu par mon intercession qu’il leur soit alléger tant que les deux branches soient encore vertes. »

Et le Hafidh [ibnou Hajar] a dit dans le commentaire de Al-Boukhariyy : Ibnou Hibban a rapporté dans son sahih d’après le hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ était passé d’une tombe et s’est arrêté puis il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ramenez-moi deux palmes de palmier. »  Il a plantél’un d’elle au niveau de la tête et l’autre au niveau des pieds. Il se peut que cet évènement soit un troisième.

On déduit de ces hadiths, qu’il est permis de planter des plantes, et de réciter le Qour’an sur les tombes. Si la plante verte peut soulager celui qui est dans la tombe du supplice, que dire alors de la récitation d’un croyant. An-Nawawiyy le chaféite a dit dans le commentaire de Mouslim ce qui suit : « Les savants ont approuvé la récitation du Qour’an au niveau de la tombe en raison de ce hadith, car si on espère l’allégement grâce au tasbih des palmes, le Qour’an récité par un croyant à plus forte raison. »

La récitation du Qour’an de la part d’un croyant est plus éminente et bénéfique que le tasbih d’une branche, et le Qour’an a été bénéfique pour certains qui a eu des nuisances durant leur vie, et le mort également peut en tirer profite.

Information utile : Celui qui veut la sauvegarde dans sa vie, qu’il diminue les paroles.

Audio 4 (03.10.24) [p15-21] :

Al-Athar

Al-Qourtoubiyy a dit : « Al-Khara’itiyy a mentionné dans le chapitre de Al-Qoubour (les tombes) ce qui suit : Il est une tradition chez les partisans lorsqu’ils emmènent un mort pour l’enterrer, ils accompagnent le trajet par la récitation de Al-Baqarah. » Fin de citation

Al-Bayhaqiyy rapporte dans As-sounanou l-Koubra : « Abou ^abdi l-Lah Al-Hafidh nous a rapporté d’après Abou l-^Abbas Mouhammad Ibnou Ya^qoub qui rapporte de Al-^Abbas ibnou Mouhammad qu’il a dit : J’ai interrogé Yahya ibn Ma^in à propos de la récitation auprès des tombes et il a répondu : J’ai entendu Moubach-char fils Isma^il Al-Halabiyy qui rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou l-^Ala’ Ibnou l-Hallaj qui rapporte de son père qu’il [Al-^Ala’] a dit à ses fils : « Lorsque vous allez m’enterrer poser moi dans la tombe et dites : Bismi l-Laah conformément à la croyance et la tradition du prophète puis descendez moi progressivement et recitez au niveau de ma tête le début et la fin de sourate al-Baqarah, j’ai vu le fils de ^Oumar approuvé que l’on fasse cela. » Fin de citation

An-Nawawiyy a apprécié ce athar, comme il l’a mentionné dans son livre « Al-Adhkar », il a dit : « Nous avons eu l’autorisation de rapporter d’après les sounan de Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaine de transmission que le fils de ^Oumar avait apprécié que l’on récite au niveau de la tombe après l’enterrement le début et la fin de sourate Al-Baqarah. »

De même ibn Hajar a apprécié dans son takhrij [retrouver les chaines de transmission] de al-Adhkar, il a dit : « c’est un hadith mawqouf qui est bon et qui a été rapporté par Abou Bakr Al-Khallaal. »

Il y a le mouhaddith Ibnou l^Allan As-Siddiqiyy qui l’a rapporté également dans le commentaire de Al-‘Adhkar.

Quant au fait de planter des palmes sur les tombes, cela est autorisé tout comme cela est mentionné dans le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim, le compagnon Bouraydah Al-‘Aslamiyy a interprété cela de manière générale.

Ainsi Al-Boukhariyy dans ses commentaires de son sahih a dit : « Bouraydah Al-‘Aslamiyy [un compagnon] a recommandé que l’on plante sur sa tombe deux palmes. »

Ibn Sa^d [un Hafidh] dans ses Tabaqat a dit : « ^Oubaydou l-Laah fils de Mouhammad fils de Hafs At-Taymiyy nous a rapporté d’après Hammad fils de Salamah d’après ^Asim Al-Ahwal que Abou l-^Aliyah a recommandé à Mouwarriq Al-^Ijliyy et lui a ordonné de planter dans sa tombe deux palmes. Et Mouwarriq a dit la même chose : « Bouraydah a lui aussi recommandé que l’on plante sur sa tombe deux palmes. Et comme Bouraydah est mort près de Khourasan, ils n’ont pas trouvé de palme hormis dans le sac d’un âne, ils ont trouvé les deux palmes et quand ils les ont mises dans sa tombe, ils les ont plantés en dernier recours. Également, on déduit de ce athar que abou l-^Aliyah [un grand successeur] a aussi recommandé que l’on plante deux palmes sur sa tombe.

Ibnou Hajar dans le commentaire de Al-Boukhariyy a dit ce qui suit : « Ce qui apparait du comportement de Al-Boukhariyy c’est qu’il a fait prévaloir le fait de planter, et non juste de les poser. »

Les avis des chafi^ites

Abou Soulayman Al-Khattabiyy a dit lorsqu’il a parlé du hadith dans lequel le prophète a planté deux palmes sur les deux tombes des musulmans qui subissaient un châtiment ce qui suit : « Il y a une preuve qu’il est recommandé de réciter le Qour’an sur les tombes, car si on espère que le mort soit soulager par le tasbih des plantes, alors à plus forte raison la récitation du Qour’an, on espère qu’elle soit une cause de bénédictions. » Cette parole de Abou Soulayman a été rapporté par Badrou d-Din Al-^Ayniyy le hanafite dans son commentaire de Al-Boukhariyy appelé ^Oumdatou l-Qari.[1] »

 Al-Baghawiyy a dit semblable à cela dans son livre Charhou s-Sounnah.

An-Nawawiyy a dit dans son commentaire du Sahih Mouslim[2] : « Les savants ont apprécié la récitation du Qour’an sur la tombe en raison de ce hadith, parce que si on espère l’allègement grâce au tasbih d’une palme verte, alors la récitation à plus forte raison on espère qu’elle soit une cause. »

Le Hafidh, le linguiste, Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire sur Al-Ihya’ a rapporté de Ibnou l-Qattaan (un des enseignants d’Ibnou Hajar) a dit ce qui suit : « Ibnou r-Rif^ah a dit : Ce que la nouvelle par déduction a indiqué c’est que certains versets si on en vise le fait de profiter le mort et d’alléger son état, alors cela lui sera profitable. Il a été confirmé que la Fatihah lorsque celui qui la récitait, si son intention était de profiter à celui qui a été mordu par une vipère cela est utile, comme cela a eu lieu avec un compagnon et le prophète ﷺ a validé cela et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Comment as-tu su que c’était une roqiyah ?[3] » Si la Fatihah a été utile pour quelqu’un de vivant par cette intention alors à plus forte raison il sera profitable pour le mort, car on peut accomplir des actes d’adoration pour lui sans son autorisation. Oui il reste à étudier si tout autre verset du Qour’an si on le récite et qu’on a l’intention de donner les récompenses aux morts est-ce que cela sera bénéfique comme pour la Fatihah ? Ibnou l-Qattaan a dit : Oui c’est la même chose. »

Et il a dit aussi dans son commentaire sur Al-Ihya’[4] ce qui suit : « As-Souyoutiyy a dit dans son livre charhou s-Soudour : Pour ce qui est de la récitation du Qour’an sur la tombe, nos compagnons et autres ont été en accord de manière catégorique qu’il est méritoire. Az-Za^faraniyy a posé la question à Chafi^iyy et il a répondu : il n’y a pas de mal en cela. Et An-Nawawiyy dans le commentaire de Al-Mouhadh-dhab a dit : Il est recommandé pour celui qui visite de réciter ce qu’il peut du Qour’an et de leur faire des invocations. Cela a été énoncé par Chafi^iyy et ses compagnons ont été en accord sur cela. Dans un autre passage il a dit : S’il récitait tout le Qour’an ce serait mieux. » Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-‘Adhkar : « Ach-Chafi^iyy et ses compagnons ont dit : Il est recommandé qu’il récite auprès de la tombes quelques parties du Qour’an, et ils ont dit que ce serait mieux s’il récitait tout. »

Également il a dit dans Riyadou s-Salihin ce qui suit [5] : « Il est recommandé qu’on récite auprès de sa tombe quelques versets du Qour’an, et s’il récitait la totalité du Qour’an, ce serait encore mieux. »

Et il a dit également dans le commentaire de Al-Mouhadh-dhab ce qui suit[6] : « Il est recommandé de réciter ce que l’on peut du Qour’an et de faire l’invocation pour les morts juste après. Cela a été mentionné par Ach-Chafi^iyy et ses compagnons ont été en accord sur cela. »

Le Chaykh Mouhammad Ibnou ^Aliyy connu sous le nom d’Ibnou l-Qattan a dit dans son épitre « Al-Qawlou bil-‘ihsani l-^amim » ce qui suit : « On a rapporté de Ach-Chafi^iyy que le défunt profite de la récitation du Qour’an sur sa tombe, et cet avis a été retenu par notre chaykh Chihabou d-Din Ibnou ^Aqil. Il a été rapporté à large échelle que Ach-Chafi^iyy a visité la tombe de Al-Layth fils de Sa^d et qu’il a dit du bien de lui et qu’il a récité auprès de sa tombe tout le Qour’an, et il a dit : j’espère que cette tradition demeurera et il en est ainsi. » Ceci a été rapporté par Mourtada z-Zabidiyy dans le commentaire de Al-Ihya’.

Information utile : Le chaykh a dit : Je vous recommande d’être au service de cette religion, et celui qui a la capacité d’être au service de la religion et de la da^wah et qui délaisse cela sans excuse se charge d’un grand péché. La voie de Ahlou s-sounnah dans ce pays [au Liban], c’est comme si elle avait disparu. Celui qui délaisse la revivification de cette tâche est perdant, quant à celui qui fait preuve de sérieux, il aura une grande récompense. Celui qui délaisse le travail au service de la da^wah c’est comme si son cœur était mort. Si vous ne vous appliquez pas aujourd’hui alors que vous êtes jeune, vous allez regretter lorsque vous serez vieux pour ce que vous avez manqué. Le fait d’appeler à la croyance de Ahlou s-sounnah fait partie des meilleurs actes de bienfaisance. Parmi les œuvres les plus importantes selon le jugement de Dieu à cette époque dans ce pays, c’est de fournir l’efforts pour propager la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah et les lois indispensables, et ceci est prioritaire sur beaucoup d’autres obligations. En effet, les sujets de la religion sont de différents niveaux, il y a des sujets qui sont plus importants que d’autres. Et parmi les plus importants de ce qu’il est un devoir pour le musulman, c’est de revivifier cette croyance, profitez, ne baissez pas les bras et redoublez d’efforts tant que vous en êtes capable.

Audio 5 (17.10.24) [p21-23] :

Le Chaykh ^Abdou r-Rahman Ibnou Mouhammad connu sous le nom de Ba^alawiyy dans son livre Boughiyatou l-Moustarchidin a dit ce qui suit[7] : « Information utile : Un homme est passé près d’un cimetière et a récité la Fatihah, puis il a offert la récompense aux morts de ce cimetière. Est-ce que la récompense va être divisé pour tous les morts de ce cimetière ou est-ce qu’il y aura pour chacun d’entre eux la même récompense de cette récitation ? Un certains nombres de savants ont retenu le deuxième avis et c’est ce qui convient à la large miséricorde de Allah. »

Et ce même avis a été rapporté par Ibnou ^Abidin dans sa Hachiyah de Ad-Dourrou l-Moukhtar.[8]

Le Chaykh Zakariyya Al-‘Ansariyy a dit dans le commentaire de Rawdatou t-Talib ce qui suit[9] : « Information utile : Louer les services de quelqu’un pour qu’il recite le Qour’an auprès de la tombe soit pendant pour une durée déterminé, soit un certain nombre de verset déterminé, le salaire est permis en raison du profit qui s’y trouve, à savoir la descente de miséricorde à l’endroit où il a été récité le Qour’an, et ce, tout comme il est permis de louer les services de quelqu’un pour faire un appel à la prière ou enseigner le Qour’an. Lorsqu’on récite le Qour’an auprès de la tombe du défunt, il est comme quelqu’un de vivant et présent, il profitera que l’on ait récité une invocation après cette récitation ou pas, que l’on ait demandé à ce que la récompense soit accordé au mort ou pas, par le simple fait de réciter auprès de sa tombe. Le bénéfice de la récitation va profiter au défunt en cela, et généralement on fait des invocations par la suite en espérant l’exaucement et plus de bénédictions en cela. De même s’il demandé à ce que les récompenses de sa récitation soit accordé à ce défunt, c’est une invocation et il profite de cela. Et lorsque Ach-Chafi^iyy a dit que la récitation ne parvient pas au défunt, c’est dans d’autres cas que celui-là. D’autre part, As-Soubkiyy a expliqué en disant qu’il a suivi Ibnou r-Rif^ah après avoir expliqué sa parole dans le cas où celui qui a récité avait mis l’intention que la récompense de la récitation parvienne au défunt sans faire d’invocation et en étant loin de lui. Tout en sachant qu’il y a des nouvelles qui nous sont parvenues et à partir desquelles on peut déduire qu’il y a certains passages du Qour’an, si on met l’intention par cette récitation de profiter au défunt, cela lui profitera. Il a été confirmé que le récitateur lorsqu’il met l’intention lorsqu’il a été piquer par un scorpion, elle lui profitera. Et le Prophète a validé ce que le compagnon a fait, par sa parole qui signifie : « Comment as-tu su que c’était une rouqyah ? » Si la récitation du Qour’an a profité à quelqu’un de vivant par la simple intention, à plus forte raison pour le mort, elle peut être utile parce que le défunt peut profiter des actes d’adorations qui sont fait par autre que lui contraire à celui qui est vivant. »

Le Chaykh Chamsou d-Din Ar-Ramliyy dans son livre Nihayatou l-Mouhtar ila charhi l-Minhaj a dit ce qui suit[10] : « Dans la récitation du Qour’an il y a un avis qui est autre que Chafi^iyy et qui est celui des trois autres écoles qui est que la récitation parvient au défunt par la simple intention, et il y a plusieurs de nos imams chaféites qui ont aussi retenu cet avis, et ceux qui ont prétendu que la récitation ne récitait pas aux morts, c’est dans le cas où la récitation n’est pas en présence du défunt ou il n’a pas mis l’intention ou il a mis l’intention mais n’a pas invoqué pour que la récompense lui parvienne. Ibnou s-Salah a dit : Il convient d’être catégorique sur le fait que le défunt profite de la récitation si quelqu’un après sa récitation dit : Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que nous avons récité c’est-à-dire une récompense semblable même s’il n’a pas dit explicitement le mot semblable à Untel. En effet, si l’invocation lui est profitable, alors qu’il n’est pas de notre ressort [le pardon des péchés par exemple], alors à plus forte raison ce qui est de notre ressort [la récitation que l’on fait] sera profitable. Et ceci vaut pour tous les actes d’adoration. »

La question qui a été posée au Hafidh Taqiyou d-Din As-Soubkiyy à propos de la récitation du Qou’ran, quel est le jugement de réciter le Qou’ran et d’offrir les récompenses à celui qui est mort, il a répondu que c’était autorisé, et il a mentionné le texte au sujet de cette question dans son livre fada’ou l-‘Arab fi ‘as’ilati l-halab » de As-Soubkiyy avec ce qui suit[11] :

Informations utiles : Chaque nouveau née est prédisposé pour accepter la religion de l’islam

Audio 6 (24.10.24) [p23-32] :

Question cinquante

Qu’est-ce qui prévaut chez notre seigneur et notre maitre le Qadi Al-Foudah que Allah le glorifie l’islam par sa longue vie, à propos de la récitation du Qou’ran et d’offrir la récompense de cette récitation à quelqu’un qui est mort alors que Al-Hanatiyy, un savant, a rapporté de certains de nos compagnons, [donc il s’agit de la même école chaféite] que le récitateur du Qou’ran s’il mettait l’intention que cette récitation était pour le défunt avant qu’il ne commence à réciter alors la récompense ne parvient pas mais qu’après la récitation cela a lieu, est-ce qu’il y a un détail, est-ce que pour ce détail il y a un avis qui fait prévaloir cet avis sur un autre ou il n’y a pas de différence ?

Le réponse : (La louange est à Dieu)

Ach-Chafi^iyy a dit textuellement :  « Et les compagnons (c’est-à-dire les gens qui sont de son école) que la personne récite ce qu’elle peut du Qou’ran puis elle fait une invocation en faveur du défunt après la récitation, il y a en cela deux intérêts parce que quand on fait des invocations après avoir récité le Qou’ran, on espère plus d’exaucement de ces invocations, et celui qui est mort, va obtenir la récompense de la récitation comme quelqu’un qui est présent et vivant. Néanmoins on ne dit pas qu’il va obtenir la récompense comme celui qui est en train d’écouter le Qou’ran, parce que le fait de tendre l’oreille, d’écouter c’est un acte, et il n’y a plus d’actes après la mort, quelqu’un qui est mort. Il ne va pas tendre l’oreille, toi si tu tends l’oreille à une récitation dans l’intention de glorifier le Qou’ran, d’être exhorté par le Qou’ran tu as une récompense par cela, le fait de prêter l’oreille à la récitation, or le mort il ne peut pas faire cet acte là, mais il va obtenir la barakah, il va obtenir les bénédictions de la récitation.

Il y a un troisième intérêt, il y a une bénédiction quand on récite le Qou’ran donc le défunt il va en profiter, et le troisième c’est une question qui a été mentionnée par Ar-Rafi^iyy qui rapporte de ^Abdou l-Karim Ach-Chalousiyy : que si le récitateur avait mis l’intention par sa récitation que la récompense sera pour le mort, la récompense ne lui arrivera pas, c‘est-à dire avant de commencer à réciter il se dit : « je vais réciter pour que la récompense soit pour le mort », là la récompense ne parvient pas par contre, s’il a récité, puis il demande à ce que la récompense qu’il a obtenu soit accordée pour le défunt, alors ceci c’est une demande, c’est une invocation pour que cette récompense parvienne pour le mort et donc ça va profiter au mort et As-Soubkiyy dit : « c’est l’avis que j’ai retenu dans Charhou l-Manhaj.

Donc vous voyez trois intérêts que As-Soubkiyy a dit :

  • 1 : faire des invocations après avoir récité le Qou’ran ce sont des invocations qu’on espère être exaucées,
  • 2 : tu récite le Qou’ran il y a de la barakah qui descend ;
  • 3 : s’il a mis l’intention seulement avant de réciter la récompense n’arrive pas, mais si après avoir récité il demande à Allah de faire parvenir au défunt une récompense semblable à ce qu’il a obtenu, alors là ça va lui profiter.

As-Soubkiyy rajoute : « Il n’y a aucune preuve pour empêcher la récitation pour un mort. En résumé la question a deux facettes, une première c’est la récitation au nom du mort, c’est-à-dire il met l’intention de réciter que c’est pour le compte du mort comme quelqu’un met l’intention d’accomplir le pèlerinage pour quelqu’un ou de faire le jeûne pour quelqu’un en considérant que cela est autorisé, pour cette question-là, ça ne parvient pas s’il récite pour le compte du mort la récompense ne parvient pas car c’est un acte qui est fait avec le corps et qui n’accepte pas d’être remplacé pour cela, ce n’est pas comme pour le pèlerinage le pèlerinage tu peux le faire pour le compte de quelqu’un, ce n’est pas comme le jeûne obligatoire, tu peux faire le jeûne pour le compte de quelqu’un, dans le hadith le Prophète x a dit si quelqu’un meurt ce sont ses héritiers peuvent jeûner pour lui, donc là un acte d’adoration qui ont été précisés comme le pèlerinage, comme le jeûne oui, mais la récitation du Qou’ran tu ne peux pas la faire pour le compte du mort, c’est un acte d’adoration différent, c’est quoi la différence ? La différence c’est que pour le pèlerinage et pour le jeûne, c’est qu’on peut le faire en son nom pour l’en décharger, s’il devait faire un pèlerinage pour qu’il soit déchargé du pèlerinage, s’il avait des jours de jeûne à rattraper, c’est pour le décharger du jeûne, ce qui n’est pas le cas pour la récitation du Qou’ran, il n’y a pas besoin de le charger d’une récitation du Qou’ran, c’est ça la différence entre la récitation du Qou’ran et le pèlerinage et le jeûne.

Il est vrai que s’il avait fait le vœu de réciter le Qou’ran et qu’il est mort sans avoir réalisé son vœu, il a dit c’est possible que l’on puisse dire qu’il est permis de réciter pour son compte, en son nom, ça devient un cas particulier de récitation, donc il a dit nous avons dans notre école un avis qui n’est pas très connu et qui n’est pas forcément bien argumenté que l’on peut faire la prière pour son compte mais ce n’est pas l’avis de l’unanimité, c’est un avis singulier donc il a dit pour la récitation du Qou’ran c’est un cas à part et nous n’avons vu personne qui récite le Qou’ran pour le compte d’un défunt. Donc là pourquoi il dit cela pour éliminer la possibilité d’avoir une récompense pour le défunt si celui qui récite juste il met l’intention c’est tout avant de réciter donc là il dit dans ce cas-là, la récompense ne parvient pas, s’il met l’intention de réciter pour le compte d’un défunt.

Il y a une deuxième question c’est ce que les gens font et qui est valide c’est quoi, c’est que le récitateur il récite le Qou’ran il récite sourat Al-Moulk, sourat Yaçin, puis après avoir fini de réciter, il demande à Allah qu’Il fasse que la récompense de cette récitation parvienne au défunt. donc ça c’est différent ce n’est pas comme celui qui avant de réciter, il met l’intention de réciter pour quelqu’un il récite et c’est fini, non, là il récite puis il fait une invocation il dit : « Ô Allah  fais parvenir les récompenses de cette récitation à ce défunt ».

En effet, quand il récite il aura obtenu une récompense et quand il demande à Allah ta^ala, c’est une invocation et l’invocation on peut espérer qu’elle soit exaucée, et on n’interdit pas cette deuxième pratique.

Donc il y a deux cas :

  • un il récite mais juste il met l’intention avant de réciter que c’est pour quelqu’un et il finit de réciter et il s’en va, là la récompense ne parvient pas,
  • deux là on parle de quelqu’un qui n’est pas prêt de la tombe, il est chez lui à la maison, il dit je vais réciter pour mon père, dans son cœur il dit la récitation c’est pour mon père, il récite la Fatihah puis il ne fait pas d’invocation, là la récompense n’arrive pas mais s’il récite la Fatihah puis il dit : « Ô Allah fais parvenir la récompense de cette récitation à mon père », il aura obtenu la récompense et après il a demandé à Allah et on espère qu’il sera exaucé.

 Il ne convient pas qu’il y ait de divergence sur ce que je viens dire. Ce que je viens dire normalement c’est l’unanimité, c’est comme ça.

Pages 25-27 sautées

Chapitre :

Le chaykh le mouhaddith, le faqih, l’l’illustre savant ^Abdou l-Lah Al Harariyy, le chaféite connu sous le nom de Al-Habachiyy dans son livre « Al-Maqalatou s-sounniyah fi kachfi dalalat Ahmad Ibnou Taymiyah » a dit ce qui suit[12] :

Chapitre concernant certaines innovations des wahhabites

Parmi les points que les wahhabites ont évoqués pour perturber les musulmans il y a la question d’offrir la récompense de la récitation à un défunt. Il suffit pour confirmer cela le hadith du Prophète rapporté par Al-Boukhariyy[13] lorsque notre dame ^A’ichah s’était plaint d’un mal de tête il a dit à ^A’ichah :

((  ))

ce qui signifie : « Si cela se produisait [si tu venais à mourir] alors que je suis vivant, j’invoquerai le pardon pour toi et je te ferai des invocations [donc j’invoquerai Allah pour qu’Il t’accorde le pardon et je te ferai des invocations]. » La preuve pour notre contexte, c’est la phrase (wa ad^ou laki) ce qui signifie : « je te ferai des invocations en ta faveur » car cela concerne les invocations de toute sorte. Entre donc en cela une invocation que va faire quelqu’un qui a récité le Qou’ran et qui a demandé à Allah pour que la récompense de cette récitation parvienne au défunt le Prophète qu’est-ce qu’il a dit ? « wa ad^ou laki » donc là c’est toute forme d’invocation. Par exemple après avoir récité il dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de ma récitation à un tel. » Ce qui a été réputé de la part de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que la récompense de la récitation ne parvient pas au défunt, ce n’est pas dans l’absolu, il parle du cas où après avoir récité, il n’invoque pas Allah pour qu’Il lui fasse parvenir la récompense au défunt et que sa récitation n’a pas lieu auprès de la tombe.  Ach-Chafi^iyy donc il a dit que la récompense ne parvient pas dans le cas où après avoir récité il ne fait pas d’invocations pour que la récompense parvienne au défunt et deuxième cas ce n’est pas auprès de la tombe parce que si il était en train de réciter à côté de la tombe il n’a pas besoin de faire des invocations, la barakah descend par la récitation, il va profiter. En effet, Ach-Chafi^iyy a lui-même validé la récitation auprès de la tombe.

Le Mouhaddith Az-Zabidiyy dans son commentaire de Al-‘Ihya’[14] a dit : « As-Souyoutiyy a dit dans Charhou s-Soudour : « Pour ce qui est de la récitation du Qou’ran auprès de la tombe, nos compagnons et d’autres qu’eux ont été catégoriques que cela est méritoire » c’est-à-dire que ça donne des récompenses. Donc ce n’est pas uniquement dans l’école chaféite, ça on le voit dans n’importe quel pays musulman les gens récitent le Qou’ran auprès des tombes. C’est le shaytan qui n’aime pas le Qou’ran mais le musulman il aime le Qou’ran. Az-Za^faraniyy a dit : « J’ai posé la question à Chafi^iyy à propos de la récitation du Qou’ran au niveau de la tombe il a dit “il n’y a pas de mal en cela. » Et An-Nawawiyy dans son livre « Charhou l-Mouhadh-dhab a dit : « Et il est recommandé à celui qui visite les tombes, de réciter ce qu’il peut du Qou’ran, donc c’est recommandé quand tu rentres dans un cimetière, même la Fatihah, Qoul Houwa l-Lahou ‘Ahad… ce que tu peux il est recommandé de réciter le Qou’ran en faveur des morts puis de faire une invocation suite à cela pour que Allah fasse profiter les morts de cette récitation et cet avis a été donné par Ach-Chafi^iyy et les compagnons chaféites sont en accord sur cela. »

Dans un autre passage An-Nawawiyy a ajouté : « s’il terminait toute la récitation du Qou’ran auprès de la tombe ce serait mieux. »Certains savants de leur vivant descendaient dans leur tombe et récitaient le Qou’ran, pour qu’ils aient la barakah, ils pensaient à leur tombe de leur vivant pour y mettre la barakah. Un musulman ne va pas dire que c’est quelque chose de mauvais. Les savants ont dit s’ils récitent tout le Qou’ran auprès de la tombe c’est encore mieux, notre maitre ^Outhman Ibnou ^Affan récitait tout le Qou’ran dans une rak^ah, Allah lui donné la barakah, et Ach-Chafi^iyy terminait le Qou’ran chaque nuit de Ramadan.

Et le Mouhaddith Az-Zabidiyy rapporte de Ach-Chamsou Mouhammad fils de ^Aliyy fils de ^Iça Al-^Asqalaniyy Al-Kinaniyy As-Samnoudiyy Ach-Chafi^iyy connu sous le nom de Ibnou l-Qattan décédé en 813 de l’hégire, qui fait partie des enseignants du Hafidh Ibnou Hajar a été interrogé à propos de certaines questions, parmi elles : Est-ce que la récompense de la récitation parvient au défunt ou pas ? Il a répondu à cette question par un livre, dont je vais extraire quelques passages en abrégé. Il [Ibnou l-Qattan] a commencé en disant : Les savants ont divergé à propos de la récompense de la récitation pour le défunt, certains ont dit que la récompense ne parvient pas c’est l’avis qui est le plus réputé du célèbre chez les chafi^ites et malikites et certains groupes de hanafites, et donc beaucoup d’autres savants ont dit que la récompense arrive au défunt et entre autre l’imam Ahmad Ibnou Hanbal après que au départ il a dit réciter le Qou’ran auprès de la tombe c’est une bid^ah après il est revenu sur ce qu’il a dit il a dit que la récompense elle arrive au mort car on lui a donné une information qu’il n’avait pas auparavant, pour de toutes les bonnes œuvres que ce soit l’aumône, la prière, le pèlerinage, le jeune, l’i^tikaf, la récitation de Qou’ran les paroles de dhikr et autres, tout cela peut parvenir au mort. Et cela a été rapporté par un certain nombre de salaf et on a rapporté de Ach-Chafi^iyy que le défunt bénéficie profite de la récompense de la récitation si elle est faite au niveau de sa tombe, c’est l’avis retenu par notre chaykh Chihabou d-din Ibnou ^Aqil. Et il a été rapporté par tawatour que Ach-Chafi^iyy lui-même est parti rendre visite à la tombe d’un grand savant Al-Layth fils de Sa^d, il a dit du bien de lui et il lui a récité tout le Qou’ran et il a dit : « J’espère que cette tradition perdure »et il a été comme cela. Il a vécu 54 ans, il a trouvé le temps de rendre visite à un grand savant pour lui réciter tout le Qou’ran.

Il y a un Qadi Houçayn, un moujtahid également il a donné une fatwa que louer les services de quelqu’un pour réciter le Qou’ran auprès de la tombe c’est autorisé comme pour faire le adhan, ou l’enseignement du Qour’an. Comme tu peux louer le service de quelqu’un pour enseigner le Qou’ran, il a dit cette location de service est valide. Tu peux aller voir quelqu’un tu lui dis : « Je loue tes services pour que tu récite sourat Yaçin au niveau de la tombe de mon cousin » où tu lui dis : « Je te loue tes services pour que tu restes réciter une heure au niveau de la tombe » soit tu définis le temps, soit tu défini la tâche mais tu définis pas les deux en même temps, pour que la location de service soit valable tu définis la tâche soit tu définis la durée mais tu ne dis pas : « Je veux que tu peigne la maison en deux jours » soit tu dis : « je veux que tu peigne la maison » ou « je te le loue les services pendant deux jours ».

An-Nawawiyy a fait le commentaire de cette fatwa de Al-Qadi Houçayn dans Az-ziyadat Ar-Rawdah il a dit : « Le sens apparent de son propos c’est la validité de cette location de service sans aucune restriction dans l’absolu parce que l’emplacement où l’on récite le Qou’ran c’est un emplacement où il y a de la barakah, des bénédictions et la miséricorde descend et c’est quelqu’un chose qui est recherché et qui bénéficie au défunt. parce quand tu loue un service pour que la location soit valable il faut que ce soit une location de quelque chose dont on va tirer un profit valable dans la loi de l’islam ce n’est pas un profit qui n’est pas valable tu ne vas pas louer les services d’un chanteur c’est pas une location de service valable mais louer les services de quelqu’un qui récite le Qou’ran parce que quand tu récites le Qou’ran tu vas avoir la barakah et ça c’est bénéfique pour le mort.

Ar-Rafi^iy et en cela il a été suivi par An-Nawawiyy a dit : « Le fait que celui qui loue le service bénéficie du service c’est une condition pour la validité de la location de service celui qui va louer les services de location de quelqu’un d’autre pour que ce soit valable il faut qu’il puisse bénéficier de ce service, que le bénéfice de cette location revienne soit à celui qui a loué le service soit au défunt pour qu’elle soit valide mais celui qui loue les services ne va profiter lui de cette location et donc c’est connu que le défunt, et l’avis le plus célèbre c’est que le défunt ne va pas obtenir la récompense de la récitation tout court sans qu’on fasse l’invocation derrière, et donc il faudrait que pour qu’il puisse obtenir la récompense c’est qu’il fasse l’invocation après avoir récité. »

Dans un autre livre Al-Wasiyyah il a dit : Ce qui est habituel comme pratique de réciter le Qou’ran au niveau de la tombe, nous avons mentionné dans le chapitre de la location de service deux méthodes pour que le bénéfice revienne au défunt. Et d’après le Qadi Abou t-Tayyib, il y a une troisième méthode c’est que celui qui est mort est comme celui qui est vivant et présent on espère pour lui également la miséricorde et qu’il obtienne la barakah si on lui offre la récompense. Manque une partie

Al-Qourtoubiyy a dit : Certains de nos savants ont trouvé la preuve que la récitation du Qou’ran au niveau de la tombe est autorisé (c’est un savant malikite qui vivat à Qourtouba Cordou en Andalousie) par le hadith de al-^asib –la tige verte–, c’est une tige de palmier que le Prophète a coupé en deux moitiés et l’a planté sur un tombe une moitié et sur une tombe l’autre moitié le Prophète a dit :

((  ))

[rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « C’est une cause pour que leur supplice dans la tombe leur soit allégé tant que les tiges sont encore vertes. »

AlQourtoubiyy a dit : « On déduit de là qu’il est permis de planter les plantes vertes sur les tombes et de réciter le Qou’ran auprès des tombes A partir de ce hadith de Al Boukhariyy et Mouslim. Les savants ont dit : si le supplice dans la tombe est allégé grâce à une plante qui est verte qui est plantée alors que dire si c’est un croyant qui récite le Qou’ran à plus forte raison ça va lui profiter. »La plante fait le tasbih mais c’est pas un être vivant, tant qu’elle est verte elle fait le tasbih et ce tasbih profite à celui qui est enterré, tandis que al récitation d’un croyant c’est plus fort car il récite la parole de Dieu et il est musulman.

An Nawawiyy a dit : Les savants ont approuvé la récitation du Qou’ran auprès de la tombe et ils se sont basés pour cela sur le hadith des deux tiges de palmier que le Prophète avait planté, ils ont dit : si le défunt bénéficie du tasbih des deux plantes tant qu’elles sont vertes alors le défunt profite par la récitation du Qou’ran auprès de sa tombe à plus forte raison. La récitation du Qou’ran par quelqu’un est plus éminent et plus profitable que le tasbih de la part d’une tige. elle fait le tasbih mais ce n’est pas aussi fort que la récitation du Qou’ran de quelqu’un.

Le Qou’ran a été profitable pour certains qui étaient vivants, après la mort également le Qou’ran profite.

Ibnou r-Rif^ah a dit : Ce que les nouvelles qui nous sont parvenues ont indiqué par déduction c’est que une partie du Qou’ran si on a l’intention de profiter à quelqu’un qui est mort où à le soulager, à lui alléger son supplice dans la tombe alors cela lui est bénéfique, ça c’est un autre avis dans l’école chaféite, on a dit les autres ont dit l’intention à elle seule ne suffit pas il faut faire l’invocation, là un autre il dit : non l’intention suffit, même si juste tu fais l’intention de profiter au mort tu vas lui profiter et il va donner la preuve, il a dit : il a été authentifié dans le hadith que quelqu’un qui récite la Fatihah si son intention c’était de profiter à quelqu’un qui était mordu par un serpent ou piqué par un scorpion ça va lui être utile, alors qu’il a juste mis l’intention c’est tout pour que ça lui profite il récite, ça lui a profité et ça c’est confirmé dans le hadith.

C’était un compagnon qui avait fait cela et par la barakah de la Fatihah le malade a guéri, il est venu dire ce qu’il a fait au Prophète et le Prophète a validé ce qu’il a fait, il lui a dit : « Comment tu as su que c’était une rouqyah ? », c’est-à-dire que c’est une rouqyah. Donc il a dit : si déjà la récitation du Qou’ran a été bénéfique pour quelqu’un de vivant juste avec l’intention de lui profiter alors à plus forte raison pour le mort aussi avec l’intention de lui profiter, ça va lui être profitable. En effet, il y a une preuve en plus c’est que on peut accomplir des actes d’adoration pour le compte d’un défunt sans avoir son autorisation alors que le vivant habituellement il faut son autorisation, si tu vas donner une aumône pour le compte de quelqu’un tu lui dis est ce que tu veux que je fasse l’aumône pour toi. Il est vrai qu’il faut chercher les arguments si on récite autre que le Fatihah parce que dans le hadith concerne la Fatihah qui a profité, pour autre que la Fatihah il faut un ijtihad donc il faut étudier la question si c’est pour autre que la Fatihah est-ce que ça lui profite comme la Fatihah lui a profité ou pas c’est une question à étudier. » Fin de citation.

As-Soubkiyy a dit : Oui c’est la même chose, la preuve est que Ibnou Sounniyy a rapporté dans ses Sounan que le hadith de Ibnou Mas^oud que Ibnou Mas^oud a récité à l’oreille de quelqu’un qui était éprouvé par un shaytan, il a repris conscience, le Prophète lui a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu lui as récité à l’oreille ? » il lui a dit : « Je lui ai récité à partir du verset 115 de sourate Al-Mou’minoun :

﴿ 

[] ce qui signifie : « Est ce que vous pensez que nous vous avons créé absurdement ? » jusqu’à la fin. Il a dit : « C’est ce que j’ai récité jusqu’à la fin. » Le Prophète a dit :

 ((  ))

ce qui signifie : « Si quelqu’un récitait ces versets sur une montagne elle disparaitrait. » tellement ces verset sont forts. La même chose est rapportée pour celui qui récite les deux mou^awidhat, Qoul ‘a^oudhou bi Rabbi l-falaq, Qoul ‘a^oudhou bi Rabbi n-nas, Al-‘Iklas, Qoul Houwa l-Lahou Ahad et d’autres. Et il a dit dans la rouqyah par la Fatihah, il y a une preuve qu’il est valide de louer les services et de promettre une récompense pour que quelqu’un de vivant en profite, si quelqu’un fait la rouqyah pour soigner quelqu’un ou autre, si ça profite au vivant ça profite également au défunt.

Informations utiles :

Le prophète ﷺ n’avait pas le cœur attaché aux femmes, si il avait le cœur attaché aux femmes il n’aurait pas laissé ^A’ichah quand c’était son tour il l’a laissé au lit et il se rendait tout seul au cimetière et il demandait le pardon en faveur de ceux qui sont enterrés et il leur faisait des invocations et il passait là-bas ce que Allah veut comme temps. Alors que ^A’ichah que Allah l’agréé quand le prophète est décédé elle avait 18 ans, elle était parmi les plus belles de ses femmes, elle était jeune. La nuitée de A’ichah n’arrivait que un jour tous les dix jours, s’il avait le cœur attaché il aura attendu ce 10ème jour et il ne serait pas sortir pour faire ce que Allah veut qu’il fasse dans le cimetière. Parmi ce qui indique que le Prophète x n’avait pas le cœur attaché aux femmes c’est que quelqu’un lui avait proposé sa fille en mariage et il a décrit sa fille comme belle et il a dit qu’elle n’est jamais tombé malade, le Prophète  ﷺ a dit ce qui signifie : « je n’ai pas besoin », parce que les meilleurs des gens dans ce bas monde ce sont ceux qui sont éprouvés dans ce bas-monde, le Prophète ﷺ a considéré que cette femme n’avait pas beaucoup de bien, le fait qu’elle ne soit pas éprouvée, il dit qu’elle n’est jamais tombée malade, alors qu’elle est décrite comme étant belle, si son cœur était véritablement attaché aux femmes il n’aurait pas raté cette occasion.

C’est un devoir pour nous les croyants de prouver et de dénoncer le faux de la parole des athées, sans aucun répit, sans relâche.

Pour ce qui est de la multiplication des épouses pour notre maitre Mouhammad ﷺ, parmi les jugements qui lui sont spécifique Allah lui a autorisé d’épouser plus de quatre femmes et il a interdit cela à sa communauté, et c’était un devoir pour le Prophète de montrer au grand jour ce jugement que Dieu a donné, c’est pour cela qu’il a multiplié les épouses, il y a en cela la preuve de sa véracité quand il a dit qu’il était un prophète, qu’il était un messager. Parce que si il ne suivait pas la révélation de son Seigneur, il n’aurait pas osé dire aux gens : moi il m’est permis d’épouser plus de quatre femmes alors que vous non vous ne pouvez pas épouser plus de quatre femmes, s’il n’était pas véridique il n’aurait pas osé dire cela, mais le Prophète ﷺ ne prête pas attention à ce que les gens vont penser, son intention c’est de transmettre la révélation qui lui parvient.

Son objectif était de gagner l’agrément de son Seigneur en transmettant la loi que Allah lui a révélé sans aucune déformation, sans aucun changement, sans répit, ce n’était pas la peur des gens qui le détournerait de cela, ni que des gens parlent de lui ou émettent des objections contre lui. Si je gagne ton agrément Ô Allah toi dont je recherche l’agrément, je ne prête pas attention à tout le monde s’ils ne sont pas contents, du moment que je gagne l’agrément de Dieu peu m’importe ce que les gens pensent, ce qui m’importe c’est l’agrément de Dieu. Que Allah fasse que nous soyons de ceux qu’Il agréé.

Audio 7 (07.11.24) [p32-38] :

Parmi ce qui témoigne du profit pour le défunt par la récitation d’autrui, c’est le hadith de Ma^qal fils de Yasar :

((  ))

[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Récitez [le Qour’an] pour vos défunts. » Il y a un deuxième hadith dans lequel le Prophète a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Récitez Yaçin pour vos défunts » rapporté par An- Naça’iyy, par Ibnou Majah et par Ibnou Hiban. Il y a un troisième hadith :

((  ))

[Rapporté par l’imam Ahmad] ce qui signifie : « Yasin représente le tier du Qour’an [des sens de la croyance de tout le Qour’an], bon littéralement Yasin c’est le tier du Qour’an , cela ne veut pas dire que si tu récites trois fois sourate Yasin tu récites tout le Qour’an. Il n’y a pas un seul homme qui récite sourate Yasin qui recherche l’agrément de Allah et l’au-delà sans qu’il ne soit pardonnée. » Regardez le bénéfice que tu tires si vous récitez Sourate Yasin pour l’agrément de Dieu tu auras tes péchés pardonnés. Récitez la donc pour vos défunts , c’est cela qui nous  intéresse ici c’est que le Prophète la dit pour reciter le Qour’an pour le défunt. Il y a un certains nombres des successeurs des compagnons qui ont interprété le hadith, en disant que c’est celui qui n’est pas encore mort mais qui est près de mourir. Cette interprétation est contraire au sens apparent, parce que le sens apparent du texte c’est celui qui est mort. Mais même en interprétant par celui qui est entrain agonisé la réponse est que si celui qui est en train d’agonisé profite par la récitation de Yaçin, alors que ce n’est pas lui qui récite, rien n’empêche que le mort profite de la récitation de Yaçin. Tout comme celui qui en train d’agoniser va profiter de la récitation de quelqu’un d’autre. Celui qui est mort est comme celui qui est vivant et présent, il entend tout comme celui qui est présent et vivant il entend, le mort également entend comme cela est parvenu dans le hadith. » Fin de la parole du livre de Ibnou Al Qattan c’est un savant marocain.

Il a été rapporté d’après ^Aliyy fils de Mouça Al-Haddad a dit : J’étais en compagnie de l’imam Ahmad Ibnou Hanbal dans un convoi funéraire, et il y avait avec nous Mouhammad Ibnou Qoudamah Al-Jawhariyy Al-‘Ach^ariyy surnommé Abou Ja^far Al-Baghdadiyy, c’est un homme qui est mort en 237 de l’hégire. Regardez comment les imams moujtahid il applique les information qui lui sont parvenus, il se mette à jour, il suit la nouvelle information qu’il a eu .Regardez comment l’imam Ahmad s’est comporté et comment il a changé par la suite  .Donc il a dit donc :

Quand on a terminé l’enterrement du mort, il y a un homme aveugle qui a récité sur la tombe et l’imam Ahmad lui a dit : « Récitez auprès de la tombe est une innovation. » Lorsque nous sommes sortis du cimetière, Mouhammad Ibnou Qoudamah qui était avec eux s’est adressé à l’imam Ahmad. Il lui dit : Ô Abou Abdillah que dis-tu à propos de Moubachir fils de Isma^il Al-Halabiyy (qui est Abou Isma^il Al-Kalbiyy, mort à Alep et un certains nombres de personnes à rapporter de lui). Alors l’imam Ahmad lui a dit : « c’est quelqu’un de confiance. » parce que l’imam Ahmad c’est un hafidh c’est-à-dire il connaît le degré de fiabilité des gens. Quand tu as un argument , tu prépares le terrain. Avant de lui dire que j’ai entendu, tu dis qu’est-ce que tu dis de telle personne, s’il te rapporte quelque chose dans la religion tu prends ou tu ne prends pas, il dit non c’est quelqu’un de confiance. Bien sûr quand l’imam Ahmad dit que c’est quelqu’un digne de confiance pas comme certain d’entre nous il dit que c’est quelqu’un de confiance il dit oui oui il est de confiance mais il ne sait ce que ça veut dire de confiance Parfois certains ignorants dit d’un non musulman et dit oui oui il est de confiance, quelle confiance  .Pour vous dire que leur niveau de jugement est altéré , il y a un problème de  jugement de valeur .Les gens ils ne savent pas qui est bon et qui n’est pas bon , qui est de confiance , qui est faible , les choses sont mélangées dans leur tête .Et au lieu d’apprendre non  il est têtu il veut suivre son avis à lui .Certains à propos de gens digne de confiance il commet de la médisance, il est dans une assemblée et il se met à critiquer quelqu’un  , alors qu’il n’ a pas à critiquer comme ça .Faites bien attention .Cela est pour nous pour qu’on enseigne aussi aux autres pour que tu saches .Parce que si tu ne sais pas qui est avec toi et qui est contre toi , tu peux tomber dans des pièges , c’est pour cela qu’il est important  d’apprendre, de connaître la valeur des gens et d’avoir bien la compréhension des choses .Donc il lui a dit oui c’est quelqu’un de confiance. Puis il lui a dit : « Est-ce que tu as rapporté de lui des hadiths ?  Il a dit : « Oui j’ai rapporté de lui certains hadiths. » Il lui a répondu : Moubachchar fils de Isma^il m’a rapporté d’après Abdou r-Rahman [qui est installé à Halep et on accepte de sa parole] fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj d’après son père, At-Tirmidiyy a rapporté de Abdou r-Rahman et de son père Al Lajlaj, et on dit que c’est le frère de Khalid qui est digne de confiance, et Al-Lajlaj était compagnon du Prophète, il a vécu 120 ans, il est rentré en islam à l’âge de 50 ans et a vécu 70 ans sur l’islam. Abou l-Haçan ibnou Isma^il Al-Lajlaj a dit : « Avant de mourir il a recommandé de réciter le début de sourate Al Baqarah et la fin au niveau de ma tête, parce que j’ai entendu le fils de ^Oumar Ibnou Khattab de recommander cela. »

Regardez l’imam Ahmad comment il a réagi, l’imam Ahmad a dit à cet homme : « Retourne auprès de l’homme et dis-lui qu’il récite. » Regardez comment ce savant fait. Comme notre maître ^Omar, quand il est descendu et que la femme lui a dit qu’il a dit quelque chose qui n’est pas conforme au Qour’an, toute suite il revenu il a corrigé. Les savants qui craignent Dieu ils sont modestes. Ce n’est pas comme certains Ô qu’est-ce que les gens va pensez de moi, il a des gens qui vivent par les gens. Celui qui est sincère que les gens fassent son éloge ou que les gens disent du mal de lui, ça ne lui est égal. Cela ne change rien pour lui car ce qui compte c’est l’agrément de Dieu. Quand tu seras dans ta tombe ou le jour du jugement et que tu as ramené un million de gens qui vont voter pour toi ,53% ou 1% , cela ne changera rien , ce qui compte se sont tes œuvres qu’est-ce que tu as fait ? Al-Qourtoubiyy a cité la même chose dans son livre At Tadhkirah. L’Imam Ahmad a validé qu’on récite le Qour’an au niveau de la tombe d’un mort parce que c’est un compagnon qui a rapportéé d’un autre compagnon. At Tabaraniyy a rapporté de Abdou r-Rahman fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj qu’il a dit : Mon père m’a dit : ici il y a une petite anomalie selon At-Tabaraniyy car normalement c’est son grand père qui a entendu ibnou ^Oumar. Quand tu vas m’enterrer dans mon lahad, dis :

(  )

C’est-à-dire : « Je commence le nom de Allah dans la voie que Allah agrée, et conformément à la religion du Messager de Allah. Le lahad dans la terre est dur, elle ne s’effondre pas  ,on creuse vers le bas et on creuse une paroi latéral ,c’est là  qu’on met le mort. Quand la terre est souple, qu’est-ce qu’on fait on creuse puis on creuse un autre au fond, et on met le mort dans la cavité qui est en dessus. Après on remets la terre de sort que ça ne vient pas directement sur le corps. Ensuite tu récites au niveau de ma tête le début de Al-Baqarah et la fin car certes j’ai entendu le Messager de Allah dire cela. »C’est ainsi que At-Tabaraniyy a rapporté mais dans sa version il y a une chose qui manque, au lieu de dire j’ai entendu mon père dire, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah. On dirait qu’il manque le mot « mon père » dans la version de At Tabaraniyy.

Et pour ce qui est de la parole du fils de ^Oumar, Al Bayhaqiyy a rapporté le même hadith de Ibnou ^Oumar mais remontant jusqu’au Prophète. D’après le fils de ^Oumar il a dit : J’ai entendu dire le Messager de Allah :

((  ))

ce qui signifie : « Quand l’un d’entre vous meurt ne le retenez pas. Et empressez-vous de l’emmener à sa tombe et que l‘on récite au niveau de sa tête le début de Al Baqarah et au niveau de ces pieds la fin de Al-Baqarah. » Et At-Tabaraniyy il a une autre version dans lequel il est dit :

((  ))

ce qui signifie : « Que l’on récite au niveau de sa tête la Fatihah. » Voyez donc combiens il a de preuves qu’il est permis de réciter le Qour’an en faveur du défunt. Ne vous laissez pas impressionner ou intimider par les wahabites qui interdisent pour eux c’est comme si c’était quelques choses de très grave ; moi j’ai vu dans certains pays ils sautent comme un chaytan comme un ressort, il n’aime pas qu’on récite le Qour’an comme le chaytan, le musulman il est content peu importe l’occasion. Voilà citez leur ces preuves At Tabaraniyy, Al Bayhaqiyy d’après fils de ^Oumar, que réciter au niveau de la tombe le Qour’an est que cela est quelques choses de biens.

Ahmad Ibnou Mouhammad Al-Marwouziyy[15] a dit : Quand la science s’était propagée à large échelle dans les pays des musulmans, pas comme aujourd’hui, aujourd’hui tu traverses des kilomètres et des kilomètres te tu ne trouves pas quelqu’un qui connaît même le minimum d la religion. C’est pourquoi il est très important d’enseigner de ne pas se lasser, d’encourager autrui dès que vous entendez qu’il y a une assemblée de sciences prenez la peine d’y aller. Là par exemple on a des centres alhamdoulillah, ne dites pas voilà c’est bon moi je reste à la maison, encouragez les gens à venir au centre .Et quand tu vas au centre emmène avec toi quelqu’un pour qu’il profite .Ne soyez pas de ce qui connaisses la valeur des choses que lorsqu’il la perde .Profitez des belles choses que Allah vous a accordé avant de les perdre .Puisque si vous les perdez-vous allez les regretter et cela ne servira pas  .Maintenant vous aviez l’occasion de valoriser ces choses-là .Là par exemple dans deux jours il y aura une assemblée au centre ,venez .Après dan quatre jours il y aura toute une journée  de conférence, profitez et emmenez des gens pour qu’ils viennent, même si vous écoutez le cours une dizaine de fois , les savants ils sont contents d’écouter le livre des dizaines de fois. Tu ne sais pas peut-être en venant là-bas tu demandes à Allah qu’il te pardonne tes péchés, peut-être que tes pêchés seront pardonnés par la baraka de cette assemblée, en t’y rendant tu vas encourager d’autres pour qu’ils soient attachés à la science de la religion .Dès que vous entendez que vous  tu t’attends qu’il y a une assemblée de sciences que tu sois à Paris ou que tu sois dans une autres villes vas pour l’encourager , ne dis pas je ne supportes pas cette personne  , celle-là ne me regarde pas , celui-là il m’a fait un sale coup , celui-là…, tu vas te retrouver toute seule comme cela. Chaykh ^Abdoul L-Laah il a dit si tu t’attends à n’avoir à affaire à des gens parfaits tu vas te retrouver tout seul, prends sur toi parce que peut-être en y allant tu vas combattre le Chaytane et le Chaytane il est heureux quand il n’y a personne qui vient, c’est ce qu’il veut il veut disperser le maximum de gens. Mais quand tu viens tu prends sur toi et tu te dis que ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous éloigne les uns des autres, et in chaa L-Laah on s’entraide pour ordonner le bien et interdire le mal. Et surtout soyez vigilant si jamais vous entendez quelqu’un commence à faire la médisance des sœurs ou des frères arrêter le nette, puisque c’est ça la médisance, puisque c’est cela qui va diminuer l’ardeur des gens , car il y a des gens qui aiment parler dans le dos des autres , devant lui  il le sourit ah Maa Chaa L-Laah et dans le dos il le poignarde .Si toi tu entends quelqu’un qui fais la médisance , tu lui dis stop tu n’as pas à faire la médisance d’un musulman , tu as un problème tu as remonté quelque chose pourquoi tu en parles aux gens , si c’est vrai ce que tu dis va lui parler directement ,mais ne parles pas aux gens et si tu n’arrives pas à le parler parles pas aux gens mais parles aux responsables, c’est pas en parlant aux gens que tu vas soigner. Ça c’est très important d’arrêter la médisance, de ne pas laisser libre recourt à la médisance. « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dit : « Quand vous entrez dans les cimetières alors récitez la Fatihah Vous saviez que quand Al Fatiha fut révélé à notre Prophète le Chaytan hurla de malheur. Le Chaytan a hurlé de malheur quand il a été chassé du paradis. Quand notre Prophète Mouhammad a été né le Chaytan a hurlé de malheur ;il a hurlé de malheur quand sourate Al Fatiha a été révélé .Donc qu’est-ce que nous récitons quand nous rentrons dans les cimetières Sourate Al Fatiha, récitez les deux (31’51) et Al Ikhlas, c’est quoi les deux (31’55) Al Falaq et An Nas .Quand tu rentres dans un cimetière, tu récites, Al-Falaq, An-Nas et Al-Ikhlas, et faites-en sortes que la récompense que vous aviez récitée soit pour ceux qui sont dans le cimetière, la récompense leur parviendra. » Comme cela a rapporté ^Abdou l-Haqq Al-Azdiyy dans le livre Al-^Aqibah d’après Abou Bakr Ahmad Al-Marwadhiyy.

An-Naça’iyy et Ar-Rafi^iyy dans son Tarikh, et Abou Mouhammad Samarqandiyy qui se trouve justement au Ouzbékistan aujourd’hui à propos des mérites de Sourate Al Ikhlass que notre maître ^Aliyy a dit : « Si quelqu’un passe auprès des tombes et récite onze fois, puis tu offres la récompense au mort au cimetière où tu te trouves. » Et Ach-Chams Ibnou l-Qattan a dit : Il y a celui en qui j’ai confiance parmi les gens de biens qui m’a informé et qu’il est passé auprès des tombes, il a récité Al-Ikhlas et il a offert la récompense à sens gens-là, il a vu un des morts dans le rêve qui lui a dit que Allah lui a pardonné à lui celui qui à réciter et à tous ceux qui étaient dans les tombes, juste par le tout début de la sourate Al-Ikhlas et le reste se sont des récompenses en plus.

Dans Al-^Aqibah de ^Abdou l-Haqq, il a dit : Abou l-Walid ‘Isma^il fils de Ahmad, qui était surnommé Ibnou Afrid probablement du Maroc, il était lui et son père des vertueux qui étaient très connus, Abou l-Walid m’a dit : Mon père est mort un de ses frères (quand il dit ses frères il a dit c’est à dire ses frères de religion de ceux en qui j’ai confiance en sa parole, au fils de son ami, il a dit :  je suis parti visiter la tombe de ton père, je lui ai récité Hizb du Qour’an, puis je lui ai : Ô untel ça c’est mon cadeau pour, je t’offre cette récompense, et je lui ai dit et moi qu‘est-ce que j’ai, alors j’ai eu un souffle de musc qui m’a embaumé et qui est resté avec moi longtemps. Et ce souffle m’a accompagné jusqu’à la moitié de mon chemin.

Az-Zabidiyy[16] rapporte du Hafidh Ibnou Rajab qu’il a dit : Ja^far Al-Khaldiyy m’a rapporté d’après Al^Abbas fils de Ya^qoub fils de Salih Al-Anbariyy qu’il a dit : «J’ai entendu mon père dire un vertueux a vu son père dans le rêve. Il lui a dit : Mon fils, pourquoi tu ne viens plus nous faire des cadeaux ». Son père qui est mort. Il a dit : Mon père comment les morts reçoivent des cadeaux des vivants. Il lui a dit : « Mon fils s’il n’y avait pas eu les vivant les morts seraient perdus. » Autrement dit offrez les cadeaux à vos défunts, à vos pères, à vos grands-pères, vos grands-mères, récitez-lui. N’est-ce pas que vous étiez contents quand vous receviez des cadeaux de leur part de vos grands-pères, de vos grands-mères ils vous offraient des petits cadeaux. Après leur mort, rappelez-vous d’eux, récitez-leur la Fatihah, offrez-leur les récompenses, notre chaykh a plus de mérite sur nous qu’eux, puisqu’il nous a enseigné ce qui est encore plus précieux, donc c’est bien de se rappelez de notre Chaykh et de lui offrir encore plus de récompenses, c’est grâce à lui que nous avons appris tout cela, que Dieu le rétribue en bien, rétribue nos parents et rétribue notre Chaykh.

Ibnou n-Najar a rapporté dans son Tarikh d’après Malik Ibnou Dinar (c’était un vertueux un grand saint) il dit : Je suis entrée dans un cimetière la nuit de vendredi, comme maintenant, j’ai vu une lumière, c’était éclairée et rayonnante. Malik a dit : لا إله الا الله forcement Allah a pardonné aux gens qui sont dans ce cimetière. Puis il a dit : j’ai entendu une voix de loin me disant Ô Malik Ibnou Dinar ce que tu vois cette sérénité, c’est le cadeau des croyants à leur frère qui sont dans les tombes. Malik lui a dit « Par celui qui t’a fait parler (à priori c’est un mort que Allah a fait parler d‘une manière extraordinaire que le vivant nous a entendu, les morts ils sont vivant, ils parlent dans leur tombe, ils nous entendent, nous savons tous dans le hadith Al-Talqin , la première fois il dit le mort il prend conscience, la deuxième il s’assoit et la troisième il dit guidé moi que Dieu vous fasse miséricorde mais celui qui est vivant il n’entend pas, c’est une preuve que le mort profite du vivant mais on ne les entend pas habituellement. Explique-moi encore plus. » Il lui a dit : « Il y a un homme parmi les croyants qui a fait des prières surérogatoires la nuit, il a fait le woudou’ parfaitement (correctement sans laisser couler l’eau, faites attention si vous n’arriviez pas à gérer que vous faites couler trop d’eau prenez un récipient, il y a une méthode très simple tu ouvres un peu tu mets au creux de la main puis tu laves à chaque fois, si tu as du mal tu prends un récipient faites le woudou’ à parti de celle-ci. Même si tu es à la mer tu ne gaspille pas. Si vous voulez je vous montre la prochaine fois un moud du Prophète comme cela vous allez savoir ce que c’est un Sa^), donc il a fait deux rak^ah, regardez quand tu es sincère avec peu d’acte combien ça peut te donner de récompense, dans la première rak^ah il a récité Al-Kafiroun et dans la deuxième Al-Ihklas, il n’a pas récité beaucoup et il a dit : « Ô Allah je fais dont de la récompense de ses deux rak^ah à ce qui sont dans les tombes parmi les musulmans. » Si chacun d’entre nous le fait regardez n et si nous enseignons aux gens et allez faire à tes enfants, in chaa L-Laah quand tu seras dans ta tombe tu vas en profiter aussi. Il a dit : Allah nous a apporté la clarté, la lumière, l’élargissement et la joie en orient et en occident pour nous les défunts musulman par ses deux rak^ah de cet homme vertueux qui était sincère. Malik Ibnou Dinar a dit : « Je faisais cela tous les vendredis et j’ai vu le Prophète dans le rêve qui m’a dit : Ô Malik ! Allah t’a pardonné autant de lumière que tu as offert à ma communauté et tu auras la récompense de cela en plus. Allah t’a fait accorder un palais au paradis appelé Al Mounif. Malik demande au Messager : c’est quoi Al-Mounif ? Il lui dit : « C’est celui par lequel tu as une vus sur les gens du paradis. » c’est à dire en hauteur. Regardez avec les deux rak^at Al Kafiroun et Al Ikhlas, les nuits du vendredi. Est-ce que c’est quelques choses de difficiles, non, tu le fais avec la bonne intention, la bonne récitation et tu offres la récompense aux défunts parmi les musulmans, tu englobes tes parents, tes grands-parents et tes arrières grands parents, tous les musulmans.

As Souyoutiyy dans son livre Charhou s-Soudour a dit : Chapitre à propos de la récitation du Qour’an en faveur du défunt ou sur la tombe. Il a dit : « Il y a eu divergence sur le fait que la récompense parvienne au mort ou pas. La majorité les gens du Salaf et les trois imams sont d’avis que la récompense parvient au mort. Notre imam Ach-Chafi^iyy a eu un avis divergeant que Dieu l’agrée, et il s’est appuyé sur le verset 39 de Sourate An-Najm :

﴿ 

Ce qui signifie : « L’homme n’aura la récompense que de ce qu’il a accompli. » Mais les autres imams ont répondu à cet avis de Ach-Chafi^iyy de plusieurs manières. Certains ont dit que ce verset a été abrogé par le verset 21 de sourate At-Tour :

﴿ 

Dans lequel on comprend que les enfants entrent au paradis grâce à la vertu de leur parent, cela veut dire que la personne n’a pas uniquement ce qu’elle a œuvré. Cela est une preuve que l’ancien verset a été abrogé.

Deuxième point de vue de réponse à ce verset à cet avis de Ach-Chafi^iyy, c’est que le verset An-Najm il est spécifique à la communauté de Mouça et à la communauté de Ibrahim, c’est dans leur communauté que la personne ne gagne pas la récompense de l’œuvre de quelqu’un autres mais d’eux ce qu’il a œuvré. Mais pour notre communauté à nous, pour la communauté de notre maître Mouhammad ^alayhi s-salam, les gens gagnent les récompenses de ce qu’ils œuvrent et ils peuvent obtenir des récompenses de l’œuvre des autres ; ce que font les autres pour eux, et c’est un avis donné par ^Ikrimah.

Troisième point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est que l’être humain n’a que ce qu’il a acquis c‘est-à-dire ici l’être humain c’est le mécréant tandis que le croyant il peut gagner les récompenses de ce qu’il acquit lui et de ce que d’autres font pour lui, c’est l’avis qui a été donné par Ar-Rabi^ fils de Anas.

Quatrième au point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est la personne n’a que ce qu‘elle a œuvrée et de ce qu’elle acquit d’elle-même, c‘est au titre de la justice de la part de Dieu Allah il t‘accorde, mais au titre de la grâce que Allah accorde c’est possible que Allah t’accorde d’avantages que ce que tu as fait il se peut que Allah t’accorde des récompenses que d’autres font, et c’est l’avis de Al-Houçayn fils de Al-Fadl.

Le cinquième point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est qu’ici la personne a en sa faveur ce qu’elle a acquis c’est-à-dire la personne en sera chargé que ce qu’elle a acquis, c’est-à-dire comme mal, ne sera pas chargé comme mal d’autrui, ici il ne s’agit pas d’acquisition de récompense mais d’une acquisition de péché. Ibnou l-Qattan a rapporté dans Ar-Riçalah ses réponses, il a dit : « Le premier avis que ce verset a été abrogé rapporté par Ibnou Abass, et il a dit que Allah ta^ala a fait que le père et le fils est dans la balance de son père, et que Allah ta^ala fait intercéder les pères pour les enfants, et les enfants pour les parents, preuve en est le verset 11 de sourate An-Niça’ :

﴿ 

ce qui signifie : « Vos parents et vos enfants vous ne saviez pas lequel d’eux est le plus bénéfique pour vous », parfois c’est ton père qui intercède pour toi, parfois c’est ton fils qui intercède pour toi. Et il a cité le troisième, il a dit que beaucoup de hadith qui indique cela.

il a dit qu’il est possible que dans ce verset que l‘être humain n’a que ce qu’il a acquis, ce qu’il a acquis ici fait référence aux mauvaises actions en raison du hadith :

﴿ 

ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous envisage de faire une mauvaise action et il ne l’a pas faite. » Il n’a pas voulu le faire, il a obéi à Dieu. Le faite qu’il a obéit à Dieu, la faite qu’il ait évité le péché en raison du fait que c’est un péché, il gagne une bonne action.

Informations utiles :

-Chaykh ^Abdou l-Laah a dit par la grâce de Dieu quand j’habitais en Syrie avant je vienne m’installer au Liban, ma nourriture c’est du pain, du thé et du lait caillé et de temps en temps de la tomate. Il a dit je n’ai jamais acheté de la viande.

-Notre maître ^Iça a dit le fait de porter des tissus qui ne sont pas travaillés (sa pique la peau ce n’est pas tendre), s’il mangeait de la cendre et dormait dans les décharges, ça c’est beaucoup pour celui qui va mourir. Pour ce qui est du bas monde ce n’est pas ce que les vertueux recherchent, ils sont ascètes. Les vertueux sont détachés du bas monde. Regardez notre Chaykh il vivait dans une mosquée, il mangeait, tout cela pourquoi pour diffuser la science pas parce qu’il est incapable, pas parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, certains ils font ça parce qu’ils sont incapables mais notre chaykh il pouvait. Mais il a vu que ce qui est intéressant c’est de propager la science, c’est grâce à ses sacrifices que le bien est parvenu jusqu’à chez nous. Tout comment notre Prophète ^alayhi Salam, c’est grâce à ses sacrifices que c’est bien nous sommes parvenus. C’est à nous de diffuser, Al-Hamdouli l-lah Allah nous a donné une situation, consacrer du temps pour la da^wah. Dis-toi chaque jour qu’est-ce que j’ai fait pour mon au-delà, il y a 24h par jour, qu’est-ce que j’ai fait chaque jour pour diffuser la science, pour propager le bien, pour diminuer la médisance entre mes frères, pour diminuer l’animosité entre mes frères. Qu’est-ce que j’ai fait, j’ai passé mon temps à rigoler, dans l’insouciance, que chacun réfléchisse. C’est comme si tu as hérité d’un capital, as trouvé un centre, tu as trouvé un cours tu as hérité, tu es venu ; qu’est-ce que j’ai fait pour augmenter l’attachement des gens à l’obéissance à Dieu. Chacun se pose la question. Ce n’est pas tu vis comme ça comme tu sors tu ne sais pas où tu vas qu’est-ce que tu fais. Réfléchis pose toi les questions, qu’est-ce que j’ai fait pour augmenter à l’obéissance à Dieu, est ce que j’ai veillé à diminuer à l’animosité entre les gens, est ce que j’ai veillé à augmenter l’amour pour les musulmans, pour notre chaykh, pour les prophètes, pour les gens de vertus. Pourquoi on doit aimer les vertus parce que ce sont des modèles des exemples pour nous. Ce n’est pas que chacun il tire de son côté, allez on donne un petit peu et ça y est-il se met dans la poche l’argent de la zakat .Ramenez-moi la zakat ; c’est quoi ça ; ramenez les numéros des sœurs qui ne sont pas mariés qui ont un salaire. C’est quoi ça, on est. Ça fait pleurer ; quand tu vois des gens comme cela ils n’ont rien compris, ils n’ont rien compris, zéro, c’est pour ça que c’est important.

-Chaykh ^Abdou L-Laah a dit : Chaykh Hassan, c’est un grand saint aussi, quand il me rendait visite de temps en temps et quand il venait quand j’étais à damas il me disait par plaisanterie il n’y a rien d’autres à manger que du pain et du thé, par plaisanterie. Regardez ses gens vertueux se sont des exemples pour nous.

-Notre maître ^Oumar ^Abdou l-^Aziz, c’est qui, certains connaisse Mbappé il sait pourquoi il n’a pas été retenu et tout ce qui le concerne mais pour ^Oumar ^Abdoul ^Aziz, c’est important d’être au courant tu ne vis pas sur Mars, c’est calife, moujaddid de son époque, il est descendant de notre maître ^Oumar, il était considéré comme calife bien guidé. Pourtant il était à la fin du premier siècle de l’hégire, il n’a pas gouverné longtemps, mais la justice était grande pendant dans les pays musulmans à son époque, regarder comment était son comportement, vous allez réfléchir et après vous allez vous rendre compte combien beaucoup d’entre nous est à côté de la plaque. Qu’est-ce qu’il faisait il était en train d’écrire, il avait un invité chez lui, c’était qui lui c’était le gouverneur général des musulmans du 19ème, c’était du Maroc jusqu’à la Chine, il était tout seul dans sa tête il gère les affaires des musulmans. Il y avait une chandelle qui allait s’éteindre, il n’y avait pas l’électricité à l’époque. L’invité (regardez ce n’est pas comme aujourd’hui il rentre chez lui il s’étale, il s’assoit ou il veut, il tend les pied il dit ramène moi) il demande par respect est ce que tu veux que j’aille réparer la chandelle. Tu es chez quelqu’un tu lui demande, même chez toi tu ne peux pas te permettre certaines choses. Donc tu es chez quelqu’un tu lui demande. L’invité lui demandé : ”est-ce que tu veux que je te répare la chandelle ?”. Il a dit non ce n’est pas une forme d’honneur que de demander à mon invité d’être à mon service. Regardez la réponse, tu as ton invité c’est une occasion pour toi de gagner des récompenses, c’est toi qui dois être à son service. Première réponse. Il lui a dit “est ce que je peux demander au serviteur de le faire ?” ; il lui a dit : ”non il vient de dormir”. Regarder, c’est le calife des musulmans, il pense à l’intérêt pour les musulmans, il lui dit il vient de dormir tu vas lui casser son sommeil. Donc qu’est-ce qu’il a fait ? C’est lui-même qui s’est levée qui a mis l’huile. Et l’invité lui a dit : mais comment tu t’es levé toi-même à l’émir des croyants. Il lui a dit : ” Je suis parti je m’appelle ^Oumar et je suis revenu je suis ^Omar et rien n’a changé de moi. “ Regardez comment l’éducateur des musulmans. Voilà les gens qui sont aux services des musulmans. Que Allah fasse que nous soyons au service des musulmans.

Audio 8 (14.11.24) [p38-46] :

Ibnou l-Qattan a dit : J’ai discuté avec le Chaykh Sirajou d-Din Al-Boulqiniyy dans la mosquée de Amr Ibnou ^As qui se trouve en Egypte au Caire. Est-ce que la bonne action est multiplié ou pas ? La bonne action lorsque quelqu’un récitait le Qour’an il offre la récompense au mort, est ce que cette récompense peut être multipliée oui ou pas. Donc là c’est dans le cas où quelqu’un avait l’intention de faire une bonne action mais il ne le pas faites. Il sera récompensé parce le fait d’avoir l’intention de vouloir faire une bonne action, c’est un acte du cœur. La question est qu’elle est inscrite une fois ou plusieurs fois. Est ce qu’elle est multipliée ? Il a dit : « Oui il convient que la bonne action même s’il n’est pas fait, même s’il ne l’a pas faite il avait juste envisagé, dans son cœur il avait mis l’intention de faire la bonne action mais en définitive il ne l’a pas fait. Il convient qu’elle soit multipliée la bonne action, il cite un verset du Qour’an, le verset 40 de sourate An-Niça’ :

﴿ 

ce qui signifie : « Allah ne lèse personne, personne ne subit d’injustice de la part de Allah, même pas un grain de poussière d’injustice et si c’est une bonne action Allah le multiplie et il accorde de sa part une grande récompense. Allah ne lèse pas mais il récompense abondamment et il multiplie la bonne action. La bonne action sera multipliée du même genre de cette bonne action, ce sera la multiplication du même ordre que l’action elle-même. » Toujours à propos du verset, qu’on a vu la fois passer dans Sourate An Najm verset 39, il a dit Parmi les exégètes au sujet du verset qui signifie « L’homme n’aura en rétribution que ceux qu’il a fait », ce qui ont dit que le sens vié par l’homme c’est Abou Jahl  ou ^Ouqbah Ibnou Abi Mou^it ou Al-Walid Ibnou l-Moughirah, ce sont trois mécréants de Qouraych qui ont fait beaucoup de mal aux musulmans ; certains ont dit que ce verset signifie que l’homme n’aura que la rétribution de ceux qu’ils ont fait. Et il y a parmi ceux qui ont expliqué ce verset ceux qui ont dit : l’homme n’aura en rétribution que ce qu’il a fait, et il a de bon compagnon et un bon comportement avec ses compagnons, il va acquérir grâce à son acte ses compagnons, il va leur faire du bien, il va les entretenir de sortes que la récompense sera pour lui après sa mort suite à ces actes, la récompense de ce qu’il a fait en bien avec ses compagnons, après quand ses compagnons vont faire du bien grâce à son acte a lui, c’est indirectement grâce à son acte à lui. Cela est une bonne explication. Certains ont dit ici l’homme est celui qui est vivant pas celui qui est mort, celui qui est vivant il aura la récompense de ce qu’il a fait. Il y a parmi les exégètes ceux qui ont dit dans ce verset il n’a pas nié le fait que quelqu’un profite des actes de quelqu’un d’autres, mais il a nié le fait que son acte à lui soit fait par quelqu’un d’autres. C’est à dire si lui n’a pas prié une année ce n’est pas quelqu’un d’autres qui va prier pour lui. Mais il ne nie pas le fait qu’il puisse profiter de l’acte de quelqu’un d’autres. Si quelqu’un récite du Qour’an et lui offre la récompense il peut en profiter. Donc il y a une différence entre les deux, entre profiter de l’acte de quelqu’un d’autres et quelqu’un d’autres agisse et accomplisse un acte que lui il devrait faire.

Az Zabidiyy a dit : Ensuite As-Souyoutiyy a dit : Ils ont argumenté le fait que la récompense aux morts par analogie avec les invocations, avec l’aumône, avec le jeune avec le pèlerinage et avec l’affranchissement. Ils ont dit qu’il n’y a pas de différence dans le fait que la récompense peut arriver à quelqu’un d’autres lorsque quelqu’un fait le pèlerinage et il offre la récompense, ou il fait une aumône et il offre la récompense, ou il fait waqf c’est un bien dédié et il offre la récompense, ou il fait une invocation et il offre la récompense, ou il récite le Qour’an et il offre la récompense ; ils ont dit il n’y a pas de différences. Ils ont argumenté cela par les hadiths, ils sont parvenus à ce sujet. Même si les hadiths sont faibles, les hadiths qui indiquent que la récompense peut arriver à quelqu’un d’autres, même si les hadiths sont faibles, le grand nombres de hadiths indiquent que cela est fondé, il y a une origine du Prophète ^aleyhi Salam, t une preuve c’est que les musulmans dans tous les pays, il se réunissent et ils récitent pour leur mort. Que vous alliez au Mali, que vous alliez en Ethiopie, que vous alliez au Cameroun, que vous alliez au Pakistan, que vous alliez en Indonésie, où que vous y alliez les musulmans se réunissent pour réciter pour des morts, sans aucune réprobation donc cela est un consensus c’est une unanimité. Donc tout cela était mentionné par le Hafidh Chamsou d-Din Mouhammad fils de ^Abdou l-Wahhab Al-Maqdisiyy Al-Hanbaliyy dans un tome qu’il a composé à propos de cette question. Et Al-Qourtoubiyy a dit : Le Chaykh ^Izzou d-Din Ibnou Abdi s-Salam a donné auparavant une fatwah que la récompense de la récitation ne parvient pas au mort, et lui-même ce savant quand il est mort un de ses compagnons la vue dans le rêve. Il lui a dit : Quand tu étais vivant tu disais que la récompense de ce qui est récité ou qui est offert au mort ne lui parvient pas et maintenant que tu es mort qu’est-ce que tu dis ? Il lui a dit : Je disais cela quand j’étais dans le bas monde vivant mais maintenant j’ai abandonné cela en raison de ce que j’ai vu de la générosité de Dieu à ce sujet et que la récompense parvient au mort. As Souyyoutiyy a dit : Parmi ce qui est parvenu à propos de la récitation du Qour’an sur les tombes, il y a ce qui a été dit du hadith de Ibnou ^Oumar et de ^Ala’ Ibnou l-Lajlaj avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Prophète.

Al-Khallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après Ach-Cha^biyy qu’il a dit : Les Ansars lorsque quelqu’un mourait chez eux, ils se rendaient auprès de sa tombe pour lui réciter le Qour’an. Ce sont des pratiques des partisans de Médine. Abou l-Qasim Sa^d fils de ^Aliyy Az-Zanjaniyy dans ses Fawa’id a rapporté de Abou Hourayrah qu’il a dit : «Celui qui entre dans le cimetière il récite la Fatihah, sourate Al-Ikhlas, sourate At-Takathour, puis il dit : Je fais en sorte que la récompense de ce que j’ai récité de ta parole (de la parole de Dieu) soit pour ce qui sont dans les tombes les croyantes et les croyants. Ils vont intercéder en sa faveur au jour du jugement. » Quand il récite cela il offre la récompense pour les morts musulmans dans la tombe, alors ils vont intercéder en sa faveur le jour du jugement.

Le Qadi Abou Bakr fils de ^Abdou l-Baqi Al-Ansariyy dans sa machikhah a rapporté de Salamah fils de ^Oubayd qu’il a dit : « D’après Hammad Al-Maqiyy a dit : Je suis sorti une nuit vers les tombes à la Mecque et j’ai posé ma tête sur une tombe et je me suis endormi. Et j’ai vue dans mon rêve les gens dans les tombes assis en cercle. Je leur ai dit : Est-ce le Jour du jugement qui commence ? Ils m’ont dit : « Non mais un de nos frères parmi les vivants a récité Al-Ikhlas et nous a offert la récompense, et nous sommes en train de partager la récompense depuis un an ».

Abdou l-^Aziz l’auteur de Al-Khilal rapporte du hadith de Anas que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Celui qui entre dans un cimetière il récite Sourate Yaçin Allah soulage le mort musulmans grâce à cette récitation. Et il y aura autant de récompense que de morts enterrés dans ce cimetière». Al-Qourtoubiyy a dit à propos du hadith :

((  ))

Ce qui signifie : « Récitez pour vos morts sourate Yaçin », il se peut que cette récitation soit auprès d’un mort qui est en train d’agoniser, c’est à dire quelqu’un qui est en train de mourir cela s’appelle mawtaqoum en arabe, il se peut que se soit auprès de sa tombe, on va près de sa tombe et on récite sourate Yaçin. Le premier avis a été dit par la majorité des savants, c’est-à-dire alors qu’il est en train de mourir vous récitez sourate Yaçin, et le deuxième avis c’était Ibnou ^Abdou l-Wahid Al-Maqdisiyy dans une partie qu’il a précédemment citée. Et il y a aussi Al-Mouhib Al Tabariyy qui a dit : Dans les deux cas, récitez Yaçin pour celui qui est en train d’agoniser et réciter auprès la mort au niveau de sa tombe. Il a été dit que celui qui récite le Qour’an il aura la récompense de cette récitation .et le mort aura la récompense de l’audition le fait qu‘il est récité à la récitation. » c’est pour cela qu’il aura une miséricorde parce qu’il est exposé à la récitation, donc il l’entend, donc il aura cette récompense-là. Ce n’est pas pu probable de la générosité de Allah que le mort reçoive la récompense de ce qui lui est offert de la récitation du Qour’an même s’il ne l’a pas entendu, ce n’est pas peu probable que Allah lui fasse parvenir, comme une aumône et pour les invocations. Si tu fais une aumône et tu offres l’invocation pour le défunt cela lui parvient, si tu fais une invocation un dou^a et que tu offres ou tu demandes quelques choses pour le mort il bénéficiera de cela donc la récitation aussi rien ne lui empêche qu’il profite de la récompense fait par quelqu’un d‘autre que lui.

Avertissement : Ibnou l-Qattan a été interrogé Quand celui qui récite il dit : Ô Allah fait parvenir la récompense ou fait parvenir une récompense semblable ? C’est ça la question. Est ce qu‘il suffit de dire fait parvenir la récompense ou il faut absolument préciser une récompense semblable. Il a répondu dans l’épitre suivant ce qui suit : « Ce n’est pas une condition pour que la récompense parvient au défunt, qu’il dise ce terme particulier, l’intention suffit avant de commencer la récitation et après avoir récité. » Contrairement ce qu’a dit ^Abdou l-Karim Ach-Chalousiyy dans Al-Qabliyyah. Il est vrai que si dès le début il a mis l’intention que la récitation est pour lui, puis il met l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre, après avoir fini il dit dans son cœur l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre, ça ne lui sera pas utile.  c’est que dès le début il a mis l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre. Et il suffit que celui qui récite de dire : « Ô Allah fait parvenir la récompense », ce n’est pas une condition qu’il précise une récompense semblable.

An Nawawiyy a dit : L’avis qui est choisi est que celui qui récite utilise le verbe ija^al en disant Ô Allah Ij^al la récompense qui a lieu pour un tel, fait en sorte que la récompense soit pour un tel. 

Et An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-Adhkar dans lequel il a cité beaucoup de dhikr d’invocation : L’avis qui est connu est que le récitateur après avoir fini de réciter le Qour‘an dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que j’ai récité à Untel » et ce n’est pas une condition de rajouter semblable, parce que le mot semblable ici est un plus, mais il peut dire fait parvenir la récompense à Untel.

Il a dit : Oui s’il a été dit que le récitateur aura la récompense de sa récitation et celui pour qui on récite il aura une récompense semblable alors sa récompense sera une estimation, cela est le contraire de l’avis retenue par An-Nawawiyy et le contraire de ce qu’on dit les bien guidés. En effet, les imams quand ils veulent offrir la récompense d’une récitation ils disent : Ô Allah fait parvenir la récompense, ils ne disent pas une récompense semblable, ils disent fait parvenir la récompense à Untel. Si quelqu’un il dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de cette récitation à tel », il y aura deux possibilités, c’est que le mort aura la récompense, et le récitateur il aura une récompense semblable, ou le récitateur aura la récompense et celui à qui elle est offert la récompense il aura une récompense semblable. donc l’un des deux aura la récompense et l’autre aura la récompense semblable. Fin de citation de la parole de Mourtada Az-Zabidiyy.

Nous allons terminer cette étude par ce qu’a dit Ach-Chattiyy Al-Hanbaliyy dans son commentaire Ghayatou l-Mountaha ce qui suit[17] : « Il a dit dans Al-Fourou^ et At-Tas-hih : Il n’est pas déconseillé de réciter auprès d’une tombe et dans le cimetière, et c’est l’avis de l‘école hanbalite, et il a été dit que c’est autorisé, et il a été dit que c’est recommandé, et la même chose a été mentionné dans Al-‘Iqna^. Fin de la parole de l’illustre savant Al-Harariyy.

Et le Chaykh l’illustre savant Al-Harariyy dit également dans le commentaire du traité de croyance At-Tahawiyyah : At-Tahawiyy a dit : « Dans les invocations que font les vivants et dans leurs aumônes, il y a profit pour les défunts, et Allah ta^ala exauce les invocations et il réalise les affaires des gens. Il réalise les affaires des gens. Et Allah ta^ala possède toute chose et rien ne le possède. Toute chose appartient à Allah et lui n‘appartient à personne. Et l’on ne passe pas de Allah ne fuse le temps d’un clin d‘œil. Et celui qui prétend se passer de Allah le temps d’un clin d’œil il deviendra mécréant et il sera au nombre des gens du malheur. »

Commentaire : Les musulmans sunnites se sont accordés sur le fait que les morts tirent un bénéfice des invocations des musulmans et tirent des profits de la demande de pardon qui est faite pour les morts. Et de même la récitation du Qour’an au niveau de la tombe est profitable pour le défunt. La preuve qui était retenu pour le savant concernant la récitation du Qour‘an au niveau de la tombec’est le hadith de la branche de palmier que le Prophète avait coupé en deux moitiés il a planté une moitié sur une tombe et l’autre moitié sur l’autre, et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Que cela soit une cause de soulagement pour votre supplice dans la tombe tant qu’elles ne deviennent pas sèches. » Et cela a été rapporté par les deux Chaykh. quand on dit les deux chaykhs dans le hadith c’est Al Boukhariyy et Mouslim. Quand on dit les deux chaykhs à propos des compagnons c’est Abou Bakr et ^Oumar. On déduit de ce hadith qu’il est recommandé de planter des arbres sur les tombes et de réciter le Qour’an au-dessus des tombes. S’ils ont été soulagés par des plantes alors que dire par la récitation du Qour’an par un croyant, à plus forte raison. An Nawawiyy a dit : « Les savants ont apprécié la récitation du Qour’an auprès de la tombe en s’appuyant sur ce hadith. En effet, si on espère l’allègement par le tasbih des branches de palmiers, alors la récitation du Qour’an a plus forte raison, la récitation du Qour’an peut alléger à plus forte raison et Allah sait plus que toute autre. » Fin de parole de An-Nawawiyy

La récitation du Qour’an de la part d’un être humain est quelque chose de plus profitable que le tasbih de la part d’une branche. Une branche quand elle est verte elle fait le tasbih, l’évocation de Dieu mais la récitation du Qour’an d‘un être humain est plus forte c’est encore mieux. Le Qour’an a été utile et à profiter pour certains qui ont eu une nuisance dans leur vie. Avant quand quelqu’un tombé malade, il y avait 40 personnes qui récitaient Sourate Yasin et ça y est c’est fini attachez. Le Prophète il a dit : « Attachez-vous aux deux remède le miel et le Qour’an ».  Si le Qour’an peut profiter à quelqu’un de vivant à plus forte raison à quelqu’un de mort. Parmi ce qui témoigne du profit du mort de la récitation de quelqu’un d’autre, c’est le hadith de Ma^qal fils de Yasar : « Récitez Yasin pour vos morts. » Ce hadith a été rapporté par Abou Daoud, An-Naça’iyy, par Ibnou Majah, par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih. Ce hadith a été jugé faible par certains savants mais Ibnou Hibban l’a jugé authentique et Abou Daoud n’a rien dit à son sujet donc il a jugé bon pour lui, et le Hafidh As-Souyoutiyy la jugé bon également.

Il y a un autre hadith :

((  ))

[Rapporté par Ahmad] ce qui signifie : « Yaçin est comme le cœur du Qour’an, il n’y a pas un homme qui récite cette sourate par recherche par recherche de l’agrément de Dieu et par recherche de la récompense dans l’au-delà, sans que Allah lui pardonne. Et récitez là pour vos morts. » S’il y a quelqu’un de votre famille qui est mort récitez sourate Yaçin sur sa tombe, s’il y a quelqu’un que vous aimé réciter sourate Yaçin sur sa tombe.

Ahmad fils de Mouhammad Al-Marrouziyy a dit : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : Lorsque vous entrez dans un cimetière alors récitez Sourate Yaçin, récitez les mou^awwidhatayn et récitez sourate Al-Ikhlas. Et faites en sorte que la récompense de cette récitation soit pour les morts dans les cimetières, cela leur parviendra. »

EtKhallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après Ach-Cha^biyy qu’il a dit : « Les partisans de Médine, lorsque quelqu’un mourait, ils se rendaient auprès de sa tombe et ils récitaient le Qour’an. »

Il y a également un hadith de Al-Boukhariyy[18] dans lequel ^A’ichah s’est plein d’un mal de tête, le prophète lui a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Si tu venais à mourir et que moi je suis encore vivant, alors je demanderai à Allah qu’il te pardonne et je te ferai des invocations. » Donc c’est ce qui nous intéresse dans le hadith ici, c’est qu’il ferait des invocations pour le défunt. Cette phrase comporte les invocations sur toutes ses formes comme l’invocation Ô Allah fait parvenir la récompense de ma récitation à un tel, c’est une invocation, et rentre dans ce hadith la récompense de l’homme après la récitation du parti du Qour’an pour faire parvenir la dou^a’ au défunt il dit « Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que j’ai récité pour Untel ».

De même il y a le hadith de ‘Oubayy Ibnou Ka^b qui est connu pour quelqu’un qui récite, très bien le Qour’an le Prophète l’a validé, qui a dit : J’ai dit : Ô Messager de Dieu je fais beaucoup d’invocation en ta faveur. Combien je fais d’invocation en ta faveur par jour ? » Le Prophète lui a dit :

((  ))

[Rapporté par At-Tirmidhiyy][19] ce qui signifie : « Autant que tu voudras » jusqu’à la fin de le hadith.

Certains mauvais innovateurs ont prétendu qu’aucune récompense ne parvient à celui qu‘on offre la récompense, et leur parole est réfuté par le Qour’an et la Sounnah. Et ils ont prétendu trouver la preuve dans le verset 39 de sourate An-Najm :

 ﴿ 

Ce qui signifie : « L’homme n’a en sa faveur que ce qu’il a fait. » On leur dit que cette prétendue argumentation est rejetée par le fait que ce verset en réalité ne nie pas qu’un homme puisse profiter des œuvres de quelqu’un d’autre, et il y a des exceptions à cela c’est l’aumône, le pèlerinage pour un défunt et tout cela ce n’est pas de l’acte de la personne et pourtant la récompense leur parvient. En revanche lorsque c’est l’acte de quelqu’un d’autre, la récompense revient à celui qui l’a fait. Cette autre qui a agi et a obtenu une récompense, s’il veut il garde la récompense, s’il veut il l’offre à quelqu’un d’autre puisque c’est son acte à lui, il garde la récompense.

Dans ce verset, Allah soubhanahou wata^ala n’a pas nié le profit pour le mort par autre que ce qu’il a fait, mais il a dit que les actes que l’homme a faits seront pour lui et cela n’exclut pas de faire profiter autre que lui. Et la généralité du verset est restreint par d’autre verset qui sont parvenu dans le Qour’an comme on a vu le cas de l’aumône et des invocations, et ce qui est de cette ordre.

Ceux qui nient le profit pour le mort par la récompense d’autrui, ce sont les mou^tazilah, et l’imam Ahmad Ibnou Hanbal a rejeté au début celui qui récitait auprès de la tombe avant qu’un de ses compagnons ne lui fasse parvenir la preuve. Dès qu’il lui est parvenu que Ibnou ^Oumar il a fait cela, il a demandé à réciter sur la tombe. L’imam Ahmad a changé d’avis immédiatement parce qu’il suit ce qui lui est parvenu.  Fin de la parole du Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

Information utile :

-Si une personne des gens du livre dit au sujet d’une viande et qu’il le croit il peut la consommer.

-Si quelqu’un prend un taxi sans savoir le prix de la course ce n’est pas une location valable.

-Si quelqu’un est atteint de mauvais œil et qu’il prend un œuf et écrive des versets et met une feuille entre les pieds de la personne et jette les œufs sur la feuille, c’est un rabaissement de la religion.

-Celui qui ne fournit pas tous ces efforts durant sa vie pour l’au-delà aura manquer beaucoup de bien. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Profite de cinq chose avant cinq. » il y a dans ce hadith la mise en garde des gens pour qu’ils ne fournissent pas des efforts dans ce qui ne leur sera pas utile pour l’au-delà.

Audio 9 (21.11.24) [p46-54] : Anicha

Les avis des Hanafites

Al-Marghinaniyy l’auteur du livre Al-Hidayah dit ce qui suit[20] : « Chapitre d’accomplissement du pèlerinage pour quelqu’un d’autre : A la base dans ce chapitre la personne peut faire que la récompense de son acte soit pour autrui, que ce soit la prière, que ce soit le jeune, que ce soit l’aumône ou autre, selon ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, en raison de ce qui a été rapporté du Prophète ﷺ le jour de l’Aïd, il avait sacrifié deux moutons de couleur blanche, l’un était pour lui et l’autre pour sa communauté, c’est à dire de ceux qui ont reconnu l’unicité de Dieu et qui ont témoigné que le Prophète a transmis le message. Il a fait que le sacrifice de l’un des deux moutons c’est pour sa communauté. » C’est de la que les savants ils ont dit que la personne peut faire un acte et faire que la récompense soit pour quelqu’un d’autre, puisque le prophète a fait un acte et a fait que la récompense soit pour quelqu’un d’autre.

Ibnou ^Abidin a dit dans son épitre Chifa’ou ^Alil ce qui suit[21] : « Il est permis fait en sorte que la récompense de son acte soit pour quelqu’un d’autre par don de soi, c’est-à-dire à titre de don sans qu’il lui soit demandé de le faire, pour autre que le pèlerinage et autre que location de service. Si on lui loue les services de faire un acte il va le faire automatiquement pour lui. Dans le livre Al-Hidayah il a dit : A l’origine le caractère autorisé de faire le pèlerinage pour quelqu’un d’autre c’est que la personne peut faire en sorte que la récompense de son acte soit pour autrui, que ce soit la prière, que ce soit le jeune, que ce soit l’aumône ou autre, et celui qui a fait le commentaire de cette phrase a dit : Comme aussi la récitation de Qour’an et comme dhikr, faire du dhikr évocation de Dieu et cet avis est ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah. Tout ça pour dire que la récitation pour le mort est autorisée. Donc le commentateur il a dit : Nos compagnons, c’est à dire les gens de notre école, ont dit que c’est dans l’absolu en raison de ce qui a été rapporté du Prophète ^aleyhi Salam qu’il a égorgé deux béliers blancs l’un pour lui et l’autre pour la communauté pour ceux qui ont reconnu l’unicité de Dieu et qui a témoigné qu’il transmit le message et il a fait que le sacrifice d’un des deux béliers soit pour sa communauté c’est-à-dire que la récompense parvienne à sa communauté. »

Et il a cité pratiquement la même chose dans son livre Raddou l-Mouhtar connu sous le nom Hachiyatou Ibni ^Abidin.[22]

Puis il a rapporté de l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Malik qu’ils ont excepté les actes d’adoration qu’on accomplit avec le corps, ils ont dit que ces actes là on ne fait pas pour quelqu’un d’autre comme la prière et comme la récitation du Qour’an, ils ont dit ça s’est excepté en disant ce qui suit[23] : « Ce que le plus récents des chaféites ont rédigé à savoir que la récompense de la récitation parvient au mort si cette récitation est fait en sa présence, quand on récite en présence du mort, ou si ce n’est pas en sa présence mais qu’on fait une invocation après la récitation, on dit Ô Allah fait parvenir la récompense de la récitation au défunt, ce sont deux avis chez les Chaféites, parce que l’endroit où on récite Qour’an il y a la miséricorde et la bénédiction qui descendent, et si on fait une invocation après avoir récité le Qour’an on espère que l’invocation, soit exaucé. » Quand on dit Ô Allah que la récompense parvient à un tel défunt on espère que la récompense va lui parvenir, on espère d’avantage que cette invocation soit exaucée. Quant à la parole de Ach-Chafi^iyy quand il a dit que la récompense ne lui parvient pas, cela sous-entend le cas où la récitation n’est pas faite au niveau des tombes, auprès du défunt ou si on ne dit pas fait parvenir la récompense à Untel. »

A-Zayla^iyy a dit dans son livre Tabyinou l-Haqa’iq ce qui suit[24] : « Chapitre du pèlerinage qu’on fait pour quelqu’un d’autre : A la base dans ce chapitre l’homme peut faire en sorte que la récompense de ses actes parviennent à autrui, et c’est l’avis de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, que cet acte soit la prière, soit un jeûne, soit un pèlerinage ou une aumône ou une récitation du Qour’an, des évocations ou tout autre sorte de bienfaisance et que cette récompense parvienne au mort et lui est profitable. »

Les avis des Hanbalites

Al-Khallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après ^Aliyy fils de Mouça Al-Haddad, qu’il a dit : « J’étais en compagnie Ahmad Ibnou Hanbal et Mouhammad fils de Qoudamah Al-Jawhariyy dans un convoi funéraire, quand le défunt a été enterré un aveugle s’est assis pour réciter auprès de la tombe. L’imam Ahmad lui a dit : c’est une innovation. Quand je suis sorti du cimetière Mouhammad Ibnou Qoudamah a dit à Ahmad ibnou Hanbal : « Ô Abou ^Abdillah que dis-tu à propos de Moubach-char Al-Halabiyy ? »L’imam Ahmad il a dit: « c’est quelqu’un de confiance ». Il lui a dit : « Est-ce que tu rapportais de lui unhadith». Il lui répond « Oui ». il Celui que tu considères digne de confiance m’a rapporté d’après Abdou r-Rahman fils de Al-lajlaj ^Ala’ fils de Al-Lajlaj qu’il a rapporté de son père qu’il a recommandé quand il sera enterré que l’on lui récite au niveau de sa tête le début de Al-Baqarah et la fin de Al-Baqarah, j’ai entendu le fils de ^Oumar recommandé cela. Donc ^Ala Ibnou Lajlaj a dit qu’il a rapporté cela de Ibnou ^Oumar. L’imam Ahmad lui a dit : « Va revoir l’homme que j’ai vu récité et que j’ai empêché, dis-lui qu’il peut réciter. » Vous voyez comment il a rappelé l’information mais pas toute suite quand ils sont sortis du cimetière. Al-Qourtoubiyy a cité cela dans son livre At-Tadhkirah[25], et le Hafidh Ibnou Hajar l’a rapporté dans Takhrijou l-‘Adhkar [le takhrij c’est le fait de citer les chaînes de transmission des hadiths présents dans le livre] tout comme dans le commentaire de Ibnou l-^Allan As-Siddiqiyy.

Mouhammad fils Ahmad Al-Marwarroudhiyy[26] un élève de l’imam Ahmad Ibnou Hanbal a dit ce qui suit[27] : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : ”Quand vous entrez dans les cimetières, réciter Ayatou l-Koursiyy et trois fois Al-Iklas, puis vous dites :  “Ô Allah fait que cette récompense de cette récitation soit pour ce qui soit dans ce cimetière“. » 

Et Abou Bakr a rapporté dans Ach-Chafi d’après Mouhammad fils de Mouhammad Al-Marwarroudhiyy qu’il a dit : « J’ai entendu Ahmad ibnou hanbal dire : “Quand vous entré dans les cimetières alors récitez Al Fatiha et les mouâwwidhatayn et Al Ikhlass et faites en sorte que la récompense soit au mort du cimetière.“ » Dans la version précédente il a dit réciter Ayat Kursiyy et trois fois al Ikhlass et dans l’autre version de réciter Al Fatiha, les deux mouwawithates et une fois Al Ikhlass Peut-être il a entendu une fois dire ça une fois dire ça. Peut-être il y a eu un rapporteur qui a confondu et les deux sont possible et ce qui est sûr c’est que les deux sont un bien. Et Allah nous ordonne de faire le bien.

Le Chaykh Al-Bouhoutiyy dans son livre charh mountaha l-‘Iradat a ajouté des informations en plus du livre d’origine[28] il a dit : « Il est recommandé pour celui qui visite un défunt de faire ce qui le soulage, même en plantant une branche de palmier qui est encore verte sur sa tombe en raison du hadith qui nous est parvenu à ce sujet où le Prophète a planté deux moitiés de plantes vertes sur deux tombes de musulmans. Bouraydah a recommandé de faire cela et cela a été recommandé par Al-Boukhariyy et même de soulager le défunt même en faisant du dhikr et en récitant du Qour’an au niveau de la tombe en raison du hadith de la palme où le Prophète est passé devant deux tombes de musulmans et il a planté une moitié d’une palme sur une tombe et une autre moitié sur une autre tombe. Si on espère qu’il y a allégement par le tasbih de la palme alors la récitation est prioritaire pour profiter au défunt. Et d’après le fils de ^Oumar il a approuvé quand un défunt a été enterré qu’on récite au niveau de sa tombe le début et la fin de sourate Al-Baqarah. Et ce qui renforce cet avis c’est le hadith qui signifie : « Récitez Sourate Yasin pour vos défunts.» Et tout acte méritoire qu’un musulman fait et suite auquel il fait que la récompense soit en faveur d’un autre musulman qu’il soit vivant ou mort, selon les hanbalites même les vivant ça c’est l’avis des hanbalites, même vivant alors la récompense sera obtenue pour qui la récompense sera offerte, même si celui qui a fait l’acte et ignore cette récompense, sa récompense lui parviendra parce que Allah sait la récompense, comme l’invocation ou la demande de pardon, comme l’accomplissement d’un devoir fait par remplacement pour celui qui devait le faire, comme l’aumône qui est délibéré et cela c’est par consensus, c’est à dire si tu peux donner un euro ou dix euros de sadaqah à quelqu’un et que tu offres la récompense à ton père ça sa parvient, comme le pèlerinage surérogatoire et comme la récitation du Qour’an , la prière et le jeune. L’imam Ahmad a dit : « Le défunt, il lui parviendra tout acte de bien que ce soit une aumône, une prière ou autre en raison des informations qui nous sont parvenus. Ce n’est pas une condition quand on offre la récompense ou quand la récompense est déplacée de celui qui a obtenu vers celui à qui il veut qu’il parvienne il n’est pas une condition qu’il mette l’intention dès le début qu’il va qu’il va le faire pour quelqu’un d’autre, mais l’obtention de la récompense va lui parvenir qu’il est mis l’intention avant l’acte ou pas, s’il a mis l’intention avant l’acte la récompense va arriver pour le défunt qu’il l’a lui offerte ou pas. Et selon l’apparence il n’est pas une condition de dire : “Ô Allah si tu m’as récompensé pour cet acte alors fait parvenir à cette personne” tu ne rajoutes pas cette condition, tu dis “ô Allah fait parvenir cette récompense à cette personne”. Ce n’est pas préjudiciable même s’il n’a pas la certitude, parce que quand tu fais un acte que tu n’es pas certains que tu as gagné des récompenses peut-être que tu as raté quelques choses, tu n‘as pas la certitude, mais il a dit que ce n‘est pas préjudiciable même s’il n’a pas la certitude qu‘il a obtenu cette récompense. Pourquoi il n’a pas la certitude mais il pense qu’il a cette récompense, parce qu’il se fie à Dieu, il pense qu’il a cette récompense, il a confiance en la promesse de Dieu, il pense du bien de Dieu. S’il fait une prière obligatoire, après la prière de Al-^icha’ par exemple, et qu’il offre la récompense au défunt, il a dit ce n’est pas valable selon l’avis le ^plus connu de l’école, mais Al-Qadi a dit que c’est valable. Même s’il fait la prière obligatoire et il offre la récompense de sa prière obligatoire, on ne parle pas de se décharger de cette prière, non il parle juste de la récompense ce cette prière obligatoire. Et offrir les récompenses c’est quelque chose de recommandé, l’auteur de Al-Founoun et de Al-Majd a dit même si l’on offre au Prophète. » Fin de manière abrégée.

Ibnou Qoudamah a dit dans son livre Al-Moughniyy ce qui suit[29] : « Chapitre : Il n’y a pas de mal à réciter le Qou’ran auprès de la tombe » puis il a mentionné que l’imam Ahmad est revenu sur son interdiction lorsqu’il lui est parvenu que ^Abdou L-Laah le fils de ^Oumar approuvait justement la récitation du Qour’an au niveau de la tombe.

Et Ibnou Qoudamah a dit : « Et Al-Khallal a rapporté de Abou ^Aliyy Al-Haçan fils de Al Haytham Al-Bazzar qui est notre chaykh, qui est de confiance en l‘honnêteté duquel nous croyons, il a dit : « J’ai vu Ahmad ibnou Hanbal être dirigé par un homme aveugle qui avait l’habitude de réciter le Qour’an auprès des tombes. » Si c’était quelqu’un qui faisait quelque chose d ‘interdit ou une mauvaise innovation, l’imam Ahmad ne va pas faire la prière en étant dirigé par cette homme aveugle, vous aviez compris. Ils sont très fins, très élégants et très subtiles. Puis il a dit également : « Chapitre : N’importe quels actes de biens que la personne fait et qu’elle consacre la récompense pour le défunt musulman, cela lui profitera si Dieu le veut, et il a dit pour ce qui est des invocations, de la demande de pardon, les aumônes, pour ce qui est d’accomplir les devoirs, je ne connais de divergences à ce sujet lorsque ces devoirs font partie de ceux pour lequel on peut substituer quelqu’un d’autre pour le faire comme le pèlerinage. » Puis il a dit : « Certains savants ont dit : Si on récite du Qour’an auprès du défunt ou que ce n’est pas auprès de lui mais on lui offre la récompense, alors la récompense sera pour celui qui a récité et le défunt est comme quelqu’un qui était présent dans une assemblée où on récite le Qour’an et on espère la miséricorde pour lui. » C’est pourquoi je fais le rappelle organiser chez vous des assemblées de récitation de Qour’an, il y a de la baraka. Avant c’était courant chez les musulmans mais aujourd’hui il laisse le livre de Qour’an comme décoration il n’ouvre pas, ça prend poussière, récitez le Qour’an, prenez le moushaf et apprenez ensemble. Et ce qui renforce ce que nous venons de dire c’est le consensus des musulmans, parce qu’à chaque époque et dans chaque rassemblement chaque ou village, les musulmans ont l’habitude de se réunir de réciter le Qour’an te d’offrir la récompense au défunt sans aucun blâme de quiconque.

Il y a en cela une réplique au groupe Wahhabite, eux qui interdisent cela, et considèrent comme étant une innovation d’égarement selon leur prétention, alors qu’ils se réclament de l’imam Ahmad. Alors on leur dit regardez ce que l’imam Ahmad a dit, ce que les élèves de l’imam Ahmad disent et ce que vous vous dites. Pourquoi donc ils ont délaissé de l’immam Ahmad, ils ont fortement blâmé celui qui fait cela, et ils ont attisé les feux de la zizanie entre les musulmans. Les musulmans selon les wahhabites commettent de choses les plus fortement blâmable, alors que les musulmans n’ont fait que suivre la voie et les pratiques des compagnons de leur successeur et de ceux qui sont venu après eux jusqu’à nos jours. Alors que tu vois les wahhabites courir derrière les avis marginaux, les avis singuliers, et ils empruntent la voie des anthropomorphismes et des assimilationnistes qu’ils ont pris à partir des livres de Ibnou Taymiyah. Et leur livre témoigne de leur pratique, ils sont devenus célèbres chez les musulmans pour imprimer des livres des anthropomorphes qui appellent à revenir à l’idolâtrie et à la première jahiliyyah sous prétexte de suivre la croyance du salaf alors que le salaf est totalement innocent d’eux, nous appartenons à Allah et nous aurons ressuscité pour son jugement au Jour dernier.

Al-Bouhoutiyy a dit dans son livre kachafou l-Qina^ ce qui suit[30] en plus ce qui figure dans le livre d’origine : « La récitation du Qour’an n’est pas déconseiller au niveau de la tombe, ni dans le cimetière, mais plus encore la récitation est recommandée. » Et il a été authentifié c’est à dire le point de vue de la transmission, que le fils de ^Oumar a recommandé lorsqu’il serait enterré qu’on récite le début et la fin de la sourate Al-Baqarah, c’est pour cela que Ahmad est revenu sur l’avis selon lequel c‘était déconseillé, cela a été rapporté par Abou Bakr.

Toutefois, As-Samiriyy a précisé en disant : « Il est recommandé que l’on récite au niveau de la tête dans la tombe le début de Al-Baqarah, et au niveau des pied la fin de Al-Baqarah. Tout acte méritoire qu’un musulman fait, suite auquel il consacre une récompense ou la moitié ou ce qui de cet ordre, ou la total ou le tier ou le quart de la récompense pour un musulman qui est vivant ou un défunt, cela lui profitera pour qu’il obtienne la récompense, même pour le messager de Allah cet avis a été mentionné par Al-MadjdCeci est valable pour toute acte méritoire que l’on fait de manière surérogatoire ou de manière obligatoire dans le cas où on peut substituer quelqu’un d’autre pour le faire à notre place comme le pèlerinage et ce qui est de cet ordre. »

Puis il a dit ce qui suit[31] : « Certains ici c’est toujours l’école Hanbalite vous allez voir que c’est différent de l’école Chafa^ite ont dit : Pour l’obtention de la récompense par celui pour qui elle est consacré, il est une condition qu’il mette l’intention au moment qu’il fait, ou il met l‘intention avant l’acte, parce que s’il met l’intention après ça ne n’arrivera pas.  Vous avez vous dans l’école Chafa^ite l’intention ne suffit pas il faut qu’il fasse l’invocation, ici c’est selon l’imam Ahmad. Il a rapporté cela dans Al Fourou^ d’après Moufradat Ubnou ^Aqil mais il n’a pas été d‘accord avec lui, et il a rajouté qu’il est recommandé qu’il dise : ”Ô Allah fait que la récompense de tel acte soit pour Untel”. »

Al-Mardawiyy a dit dans son livre Al Insaf ce qui suit[32] : « Ibnou Tamim a dit : « La récitation du Qour’an dans la tombe n’est pas déconseillé au niveau de la tombe elle est même recommandée, il y a un texte de l’école à ce sujet, (quand il dise il a été dit c’est pour dire que c’est faible) il a été dit que c’est autorisé, autorisé c’est moins que recommandé et autorisé si que tu le fais ou tu ne le fais pas c’est la même chose. Et dans le livre Ar-ri^ayatou l-Koubra il a dit : « Il est autorisé au niveau de la tombe », et c’est un texte de sa part. Il avait précédemment cité cela dans le livre Arri^ayatou sSoughra et dans les Hawiyayn. Et il a dit dans Al-Moughniyy, dans Ach-Charh, et le commentaire de Ibnou Razin : « Il n’y a pas de mal à réciter auprès de la tombe. » Et sa parole : « N’importe quel acte méritoire qu‘il accomplit et il fait que la récompense soit en faveur du musulman cela lui profitera », c’est l’avis de l’école hanbalite, et c’est l’avis de la majorité des compagnons, et beaucoup d’entre eux ont été catégoriques à ce sujet-là. »

Information utile : Le chaykh a dit :Le prophète a dit ce qui signifie : « La personne st influencé par le comportement de son compagnon, alors que chacun prenne garde qui il prend pour compagnon. »

-Jugement sur les animaux autorisés à la consommation.

Audio 10 (28.11.24) [p55-62] : Anais

Les avis des Malikites

Al-Qourtoubiyy est un savant malikite très connu, il a un grand tafsir, c’est dans son livre savant de Qordou en Andalousie et en Andalousie ils étaient malikites, il a dit dans son livre At-Tadhkirah ce qui suit[33] : « Chapitre : Ce qui est parvenu à propos de la récitation du Qou’ran auprès de la tombe au moment de l’enterrement et après l’enterrement et que la récompense de la récitation en faveur de ce défunt, la récompense des invocations qui sont faite en faveur de ce défunt, des demandes de pardon qui sont faites en faveur de ce défunt, et des aumônes qui sont faites en faveur de ce défunt parviennent au défunt, parviennent au mort. »

Al-Qourtoubiyy a dit également : « Certains de nos savants [c’est-à-dire les malikites] ont trouvé comme preuve pour la récitation du Qou’ran sur la tombe, dans le hadith de la branche verte que le Prophète ﷺ a coupé en deux, il a planté sur une des deux tombes une des moitiés et il a planté sur l’autre tombe une des moitié puis il a dit :

((  ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Que cela soit une cause pour que le supplice leur soit allégé tant que les tiges ne s’assèchent pas. »

Dans le Mousnad de Abou Dawoud At-Tayalisiyy le Prophète a placé une moitié sur une tombe et il a placé une autre moitié sur l’autre tombe et il a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Cela va les soulager tant qu’ils sont encore humides. » Al-Qourtoubiyy a poursuivi en disant : Dans le Mousnad de Abou Dawoud At-Tayalisiyy ce même hadith a été cité avec légèrement d’autres termes, il a placé sur une des deux tombes une moitié et sur une autre tombe l’autre moitié et il a dit ce qui signifie : « Cela va les soulager tant que les plantes sont encore vertes [qu’elles n’auront pas séché] ». Ils ont dit [les savants malikites de son école] ont déduit de cela que de planter des arbres ou des plantes et réciter le Qou’ran sur les tombes est autorisé, si le supplice est soulagé par des plantes, à plus forte raison le supplice est soulagé par la récitation d’un croyant qui récite le Qou’ran. » Fin de citation de Al-Qourtoubiyy.

Al-Qourtoubiyy poursuit et dit : « L’origine dans ce chapitre c’est l’aumône, le caractère autorisé de la récitation en faveur du défunt est déduite à l’origine de l’aumône, il a dit, il n’y a pas de divergence à propos de l’aumône, tout comme la récompense de l’aumône parvient au défunt [il n’y a pas de divergence], également la récitation du Qou’ran, les invocations, l’istighfar (la demande de pardon) également leurs récompenses parviennent au défunt, puisque tout cela ce sont des aumônes, l’aumône n’est pas spécifique à l’argent. On peut faire aumône d’une récitation du Qou’ran, c’est comme une aumône en arabe on appelle cela sadaqah.

Ibnou l-Hajj un autre savant malikite dans son livre « Al-Madkhal » a dit ce qui suit : « S’il récite chez lui à la maison et qu’il offre la récompense au mort, la récompense lui parviendra, si après avoir récité, il fait don de sa récompense [au défunt], ou bien il dit : « Ô Allah fait que cette récompense lui soit accordée », ceci est une invocation de récompense pour qu’elle parvienne à son frère, et la récompense parvient sans divergence. » Fin de citation de Ibnou l-Hajj. »

Ibnou l-Hajj est connu chez les malikites pour être très intransigeant pour blâmer les mauvaises innovations donc si c’était une mauvaise innovation il l’aurait blâmé sans aucun doute.

Un autre savant malikite qui était un moufti d’Egypte des malikites : Le chaykh Mouhammad ^Illaych dans son livre Minahou l-Jalil charh Moukhtasar Khalil  c’est un livre de référence chez les malikites, il a fait un commentaire, après avoir mentionné qu’il y a des malikites qui ont dit qu’on ne récite pas pour le défunt, il a dit ce qui suit[34] : « Ibnou ^Arafah un grand savant malikite enterré à Tunis, a dit : ^Iyad a accepté l’argumentation [grand savant malikite enterré à Marrakech, il fait parti des sept hommes et c’est celui qui a écrit Ach-Chifa] de certains savants dans le fait qu’il est recommandé de réciter sur la tombe, et l’argument qu’ils ont trouvé dans le hadith des deux branches de palmier, c’est ce que Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agréé a dit. Ibnou Rouchd c’est un autre savant malikite [attention il y a le grand père qui était un grand savant et le petit fils qui a mal tourné, les orientalistes citent le petit-fils car ça les arrange. Ici on parle du grand-père, Ibnou Rouchoud] dans ses « Nawazil » a dit : Si quelqu’un récite le Qou’ran et qu’il offre la récompense de sa récitation au défunt, cela est autorisé et le défunt obtient la récompense si Allah ta^ala le veut et par Allah est la réussite. » Fin de citation de ce qu nous avons rapporté du Chaykh Mouhammad ^Alaych dans son livre Minahou l-Jalil commentaire du Moukhtasar Khalil.

Le Chaykh Ahmad Ad-Dardir [autre savant malikite très connu a fait un autre commentaire du Moukhtasar Khalil [ce livre revient souvent en tant que référence chez les malikites] qu’il a appelé « Ach-Charhou l-kabir » il a dit : « Les plus récents [c’est-à-dire les plus récents des savants malikites] sont d’avis qu’il n’y a pas de mal dans la récitation du Qou’ran et dans le fait de faire du dhikr et d’offrir la récompense au défunt, et la récompense lui parviendra in cha’a Allah et c’est la voie des vertueux, des gens de al-kachaf. » Fin de citation.

Ad-Dousouqiyy dans sa Hachiyah [ajout] du livre « Ach-Charhou l-kabir » de Ad-Dardir [qui lui-même a fait un commentaire de Moukhtasar Khalil], il a dit ce qui suit[35] : « Ibnou Hilal a dit dans son livre « An-Nawazil » : Ce que Ibnou Rouchd a donné comme fatwa et qui a été rejoint par plus d’un de nos imams en Andalousie, c’est que le défunt profite par la récitation du Qou’ran honoré et le bénéfice lui parvient, il aura la récompense si le récitateur offre la récompense au défunt, et c’est l’acte qu’on fait les musulmans d’est en ouest et ils ont dédié beaucoup de biens pour cela, Les waqf et cette pratique s’est pratiquée depuis des époques révolues [depuis longtemps]. » fin de citation de Ad-Dousouqiyy.

En plus de ce qui a été précédemment mentionné, nous rajoutons à la parole du mouhaddith des terres marocaines, le chaykh ^Abdou l-Lah Al Ghoummariyy que Allah Lui fasse miséricorde, dans une épitre qu’il a appelé « Tawdihou l-Bayan liwousouli thawab l-Qour’an » « l’indication claire que la récompense du Qou’ran parvient » sous-entendu au défunt, il a dit ce qui suit[36] : « C’est une recherche qui a été authentifiée et qui est utile dans laquelle j’ai présenté que la récompense de la récitation du Qou’ran parvient au défunt si le récitateur lui offre cette récompense par sa parole donc il prononce il dit : « o Allah fais parvenir » ou par son intention, il y a une divergence après que j’ai passé en revue les différents avis et leurs preuves, et j’ai répliqué aux prétendus arguments de ceux qui interdisent cela pour prouver la faiblesse de l’avis qu’ils ont retenu. »

Pour ce qui est de l’intention ou est ce qu’il faut dire « O Allah fais parvenir la récompense de cette récitation à untel », il y a divergence, les chafi^ites sont pour qu’il fasse absolument l’invocation. Nous allons conclure ce livre

Conclusion

Si ceux qui interdisent la récitation en faveur du défunt et prétendent que ce n’est pas utile disent : N’y a-t-il pas un hadith mais ce hadith ne prouve pas qu’il est interdit ou qu’il n’y a pas d’intérêt à réciter le Qou’ran pour un défunt, dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

((  ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Lorsque l’homme meurt il n’a plus d’actes sauf à partir de trois choses, une aumône qui court, une science dont les gens profitent ou un enfant vertueux qui lui fait des invocations. » La réponse : Ce hadith ne parle pas de ce que l’autre pourrait offrir comme récompense, il parle des actes dont la personne elle-même est responsable, donc les récompenses des actes qu’elle a accompli ne vont pas augmenter puisque la personne ne fait plus d’actes mais le fait que le défunt profite et tire bénéfice des actes d’autrui, cela rien ne l’empêche. donc ce hadith indique que la personne elle-même ne fait plus d’actes, dans le sens qu’elle n’a plus de récompenses de ce qu’elle pourrait faire elle-même ça ne veut pas dire qu’elle ne tire pas de récompenses de ce que d’autres pourraient faire pour elle. Preuve en est que le défunt profite des invocations que lui font les autres, c’est connu dans les pays musulmans lorsque quelqu’un a perdu ses parents on dit « Allah yarhamouhou » , que Dieu lui fasse miséricorde et ceci est une invocation pour lui, le défunt profite de l’invocation de autres et il profite de l’aumône qui est faite par les autres pour lui, c’est connu que les gens font des sadaqah pour le défunt, le défunt profites des invocations et des aumônes que font les autres pour lui, même si ce n’est pas son fils, il va profiter. De même le défunt va profiter des invocations de celui qui récite le Qou’ran, si le récitateur du Qou’ran dit : « O Allah fais parvenir les récompenses de ma récitation à Untel » par la volonté de Dieu ça lui parviendra.

Avertissement : Ce que font certains musulmans qui récitent la Fatihah et offrent la récompense au Prophète ﷺ, le mouhaddith du Maroc le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Ghoummariyy que Dieu lui fasse miséricorde, dans son livre « Ar-Raddou l-mouhkamou l-matin » a dit ce qui suit[37] : « Pour moi rien n’empêche d’offrir la récompense du Qou’ran ou autre au Prophètemême si la récompense de ce que fait sa communauté comme biens lui parvient [car c’est lui qui nous a enseigné ce bien, chaque fois qu’un membre de sa communauté fait un bien le Prophète gagne des récompense] parce qu’il n’y a pas eu de preuve qui empêche d’offrir cette récompense et le fait que les compagnons ne l’aient pas fait n’indique pas que c’est interdit. »

Les actes doivent être mesurés selon la loi de l’islam, ce qui est conforme est bon, ce qui n’est pas conforme n’est pas bon, ce n’est pas selon ce que le Prophète a fait ou n’a pas fait car sa vie n’a pas suffi pour faire tout ce qui est faisable, il a donné les règles et les compagnons également.

Ibnou ^Abidin dans son livre « Raddou l-mouhtar ^ala d-dourri l-moukhtar » sous un chapitre intitulé : « Questions à propos d’offrir la récompense de la récitation au Prophète ﷺ. »

Dans ce chapitre il a indiqué que Ibnou Hajar Al ^Asqalaniyy a cité dans son livre « Al-fatawa l-fiqhiyyah » que l’égaré Ibnou Taymiyah a prétendu qu’on ne pouvait pas offrir la récompense de la récitation au Prophète ﷺ parce qu’en raison de son haut degré, on n’ose pas faire avec lui que ce qu’il a autorisé de faire en l’occurrence l’invocation en faveur du prophète as salatou ^ala nabiyy et la demande al-wasilah. Ibnou Hajar a dit ce qui suit[38] : Il est parvenu de As-Soubkiyy et d’autres qu’ils ont répliqué intensément à Ibnou Taymiyah que pareille chose ne nécessite pas d’autorisation particulière : quand tu offres quelque chose au Prophète tu n’as pas besoin d’autorisations particulières et il cite des exemples N’as-tu pas vu que le fil de ^Oumar Abdou l-Lah a fait des ^oumrah pour le Prophète ﷺ après sa mort sans qu’il ne les lui ait recommandé ? Et Ibnou l-Mouwaffaq qui est du degré de Al-jounayd, un grand savant, il a fait 70 pèlerinages pour le Prophète ?  Et Ibnou s-Siraj a terminé la récitation du Qou’ran plus de dix-milles fois pour le Prophète, ces savants ont une meilleure compréhension de la religion que ces rigolos de notre époque et il a fait des sacrifices pour lui également, il a égorgé des moutons pour le Prophète. »

Le chaykh a dit : J’ai vu la même chose que ce qui vient d’être cité écrit pas la main du Moufti des hanafites Ach-Chihab Ahmad Ibnou ch-Chalabiyy l’auteur de sahibou Al-Bahar, il a rapporté du chaykh At-Taybah de An-Nouwayriyy donc il a dit la même chose c’est-à-dire que les hanafites disent cela également. Parmi ce qu’il a rapporté c’est que un savant hanbalite Ibnou ^Aqil a dit : « il est recommandé de lui offrir la récompense de la récitation ﷺ. » On cite le hanbalite car les wahhabites se réclament hanbalites on leur dit même les hanbalites véritables disent que c’est recommandé d’offrir la récompense au Prophète.

J’ai dit : La parole de nos savants qu’il est permis que l’on consacre la récompense de son œuvre pour autrui, quand on dit autrui est inclus en cela le Prophète ﷺ car il est plus prioritaire pour qu’on lui offre, puisque c’est lui qui nous a sauvé de l’égarement et il y a en cela une sorte de remerciement et de reconnaissance, et celui qui est accompli, il admet l’augmentation dans son caractère accompli, le Prophète est accompli mais il admet d’augmenter encore en degrés ce n’est pas quelque chose que la raison ou les textes rejettent.

Quant à ceux qui empêchent d’offrir la récompense au Prophète, ils ont dit cela c’est comme si tu veux réaliser quelque chose qui est déjà réalisé car toutes les œuvres de sa communauté sont dans la balance des œuvres du Prophète, on leur répond que rien n’empêche cela car Allah nous a appris qu’Il a élevé en degrés le Prophète et Il nous a ordonné de faire l’invocation en sa faveur en disant « Allahoumma s-salli ^ala Mouhammad » et Allah sait plus que tout autre.

Également il y a eu divergence à propos de la phrase qui a fait que cela soit une augmentation en honneur pour le Prophète, ils ont dit on ne dit pas cette phrase car c’est une phrase que le chaykh de l’islam Al-Boulqiniyy et le Hafidh Ibnou Hajar ont empêché de dire car il n’y a pas eu de preuve en faveur de cette phrase « augmente le en honneur ». Comment la réplique est venue ? Ibnou Hajar Al-Maqiyy dans « Al-Fatawa Al-Hadithiyyah » a dit que la parole de Alla:

﴿ 

(wa qoul : Rabbi zidna ^ilma) qui signifie : « Et dis [Ô Mouhammad] : Ô Seigneur augmente-moi en connaissance » et le hadith de Mouslim dans lequel le Prophète ﷺ disait dans ses invocations :

((  ))

ce qui signifie : « Fais que la vie soit une cause pour moi d’augmentation en tout bien» C’est une preuve que le degré du Prophète ﷺ et son caractère accompli admet l’augmentation en connaissance et en récompenses et tous les degrés.

Il a été rapporté parmi les invocations quand tu regardes la Ka^bah tu dis une invocation : « Ô Allah augmente celui qui vient pour visiter la Ka^bah [pour le pèlerinage ou une ^Oumrah] en honneur en gloire. » Autrement dit « quiconque vient pour glorifier la Ka^bah, pour faire la ^Oumrah, ô Allah augmente le en honneur ». Parmi ceux qui sont venus pour visiter la Ka^bah il y avait les prophètes, donc cette phrase « augmente en honneur » s’applique aussi aux prophètes, c’est même une preuve que quand tu demandes à ce que Allah les augmente en honneur c’est recommandé. Cette même phrase de demande d’augmentation en honneur du Prophète a été employée par An-Nawawiyy dans les deux introductions de ses deux livres, « Ar-Rawdah » et « Al-Minhaj », et il a été précédé en cela par Al-Halimiyy et son compagnon Al-Bayhaqiyy. Al-Boulqiniyy quand il a dit qu’on n’augmente pas l’augmentation en honneur du Prophète, qui lui a répliqué ? Et le Chaykh de l’islam Al-Qayatiyy a répliqué à Al-Boulqiniyy et Ibnou Hajar, et son compagnon Ach-Charaf Al-Mounawiyy a été d’accord avec lui dans sa réplique, il a été d’accord avec eux leur compagnon l’imam des hanafites Al-Kamal fils de Al-Houmam, donc eux étaient des chaféites mais leur compagnon était un hanafite et il était daccord avec eux qu’on peut dire : « Ô Allah augmente le Prophète en honneur » contrairement à ce qu’ont dit Al-Boulqiniyy et Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy. Il est même allé plus loin Al-Kamal Ibnou l-Houmam en disant : Toutes les manières valides de faire l’invocation du Prophète ﷺ, il est valide de les employer pour demander l’augmentation en honneur du Prophète comme : [invocation citée en arabe]. Fin de citation.

Voyez comment il a considéré que demander l’augmentation en honneur est une cause qui implique le mérite de cette manière sur les autres qui sont parvenues, il y a là une déclaration explicite de la part de cet imam authentificateur qu’il y a le mérité à demander l’augmentation en faveur du Prophète ﷺ, après cela comment quelqu’un pourrait se donner l’illusion que ce serait quelque chose de défendu ? Et leur compagnon le chaykh de l’islam Zakariyya, était d’accord avec eux. » Fin de la parole de Ibnou ^Abidin

Information utile : Notre chaykh que Dieu l’agréé a dit Allah dit dans le Qou’ran honoré à propos de Ibrahim :

(inni dhabibou ila rabbi sayahdin)

Ce verset n’est pas expliqué selon le verset apparent. Le sens apparent de ce verset c’est que Ibrahim ^alayhi s-salam voulait immigrer de son pays qui était l’Irak car il vivait dans le royaume de An-Noumroud qui était l’Irak. Ibrahim est né en Irak et a trouvé que son peuple était tous d’accord pour adorer le soleil la lune et les étoiles, il leur a indiqué qu’ils n’est pas permis de les adorer mais ils n’ont pas voulu entendre son conseil et il a dit cette fameuse phrase qui figure dans le Qou’ran « inni dhahiboun ila Rabbi … ». Il visait par cela qu’il voulait partir en Palestine car elle n’est pas sous le règne de An-Noumroud, il pourrait adorer Allah en Palestine sans qu’il ne lui arrive de nuisance ou de préjudice. On dit que ce verset ne veut pas dire le sens apparent : « je vais aller vers mon Dieu » mais cela veut dire : » je vais aller vers l’endroit vers lequel Allah m’a ordonné de me diriger et qui s’appelle la Palestine ». A cette époque Ibrahim s’est déplacé en Palestine, puis quelques temps plus tard il est allé à la Mecque, il a laissé sa thouriyyah  Hajar et son fils Ismail, il les a laissé là-bas à la Mecque et il a invoqué Allah pour que les habitants de la Mecque puissent recevoir plusieurs sortes de biens, des fruits… de bon revenus, Allah a exaucé son invocation car la Mecque n’est pas une terre où il y a de l’agriculture et des fruits, ce ne sont que des montagnes complètement nues. Allah a ordonné à Jibril de déplacer le montagne de AtTa’if de Ach-Cham jusqu’à là-bas, Jibril a arraché cette montagne et l’a placé là-bas à côté de la Mecque, cette montagne existe encore jusqu’à maintenant et il y a une ville qui s’appelle AtTa’if du nom de cette montagne, les vignes et les arbres de grenades qui y sont donnes parmi les meilleurs qualités de raisins et de grenades. Et il y a d’autres fruits encore. Les gens riches de la Mecque quand ils veulent prendre des vacances vont à AtTa’if c’est là-bas qu’ils passent l’été car l’air y est plus frais qu’à la Mecque, il y a environ 80 km entre et la Mecque et AtTa’if. Cet endroit a un climat complètement différent de celui de la Mecque depuis la Mecque jusque Médine, tout le reste n’est pas comme le climat de AtTa’if.

Il est un devoir d’exempter Dieu de l’endroit, il est un devoir de l’exempter de la quantité petite ou grande, il est un devoir de l’exempter des mouvements et des immobilités, et de toute caractéristique des humains et de toutes caractéristiques des créatures.

Audio 11 (05.12.24) [] : Anicha

Le groupe wahhabite contredit leur chaykh Ibnou Taymiyyah sur cette question

Si nous allons citer l’avis de ce mauvais innovateur sur cette question ce n’est pas parce qu’il fait partie de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah ceux qui sont une référence pour faire connaître les sujets de la religion mais que pour sa parole à lui soit une preuve sur cette question contre le groupe des Wahhabites eux qui dénoncent les musulmans qui récitent du Qour’an ou la Fatihah et qui offrent la récompense aux morts musulmans. Je l’ai vu dans un cimetière dans un pays c’est comme s’ils interdisaient un mal très grave les gens qui voulaient réciter le Qour‘an ou invoquer Dieu ils interdisaient, tout un village voulait le faire et un il s‘est arrêté c’est un chaytan, c’est qui n’aime pas la récitation du Qour’an c’est un chaytan, il les a arrêtés soit disant bid^ah, on leur dit même celui que vous vénérez vous considérez sa parole plus que si c’était du Qour’an lui-même regardez ce qu’il a dit sur cette question.

Les wahhabites même s’ils sont devenus plusieurs groupes, on le voit il s’attaque les uns les autres, ils sont devenus plusieurs groupes qui ont des opinions, qui ont des avis, ils se répliquent les uns aux autres sauf qu‘il y a quelques choses qui les réunissent tous, c’est quoi, c’est la croyance des anthropomorphismes la croyance de l‘assimilation ça veut dire ils attribuent un corps à Allah et ils assimilent Allah aux créatures , et cette croyance de qui l’ont prise de Ibnou taymiyyah. Ibnou Taymiyah pour eux est celui qui leur donne leur religion, ce que Ibnou Taymiyyah considère comme bien eux ils considèrent comme bien et ce que Ibnou Taymiyyah considère comme mauvais eux ils le considèrent comme mauvais. Malheureusement tous ses groupes de wahhabites tellement ils font preuves d’outrance, c’est quoi l’outrance c’est le dépassement des limites de la loi, tellement ils font preuves d’outrance qu’ils ont rajouté aux égarements de Ibnou Taymiyah d’autres calamités nombreuses. Qu’est-ce qu’ils disent les wahhabites ? Ils disent que les musulmans qui utilisent la Soubhah par exemple certains ils font avec les os de chameaux ou bien des noyaux d’oliviers, du bois de kouk , ou d’autres du plastique pour faire un certain nombre de dhikr, on appelle Soubha en arabe. Donc ils disent que les musulmans qui utilisent la soubha ils commettent un péché, ils sont contraires à la loi de Dieu selon leur prétention corrompue, au point qu’un de leur référence Nasira Al-Albaniyy qui est mort il fait partie de ceux qui font preuves d’outrance parmi eux, a dit : c’est le symbole de Nasara. Les Wahhabites disent que celui qui accroche à son cou des versets du Qour’an ou des invocations qui sont rapportés du Prophète ou des compagnons, que c’est un associateur, et d’autres égarement qu’ils ont par rapport à la voie du Salaf. Ils prétendent suivre le Salaf mais en réalité ils le contredisent ils suivent le (50’14) de Ibnou Taymiyyah pas le (50’16) du salaf

Nous avons vu bon de citer l’avis de leur premier chef à ce sujet la récitation du Qour’an pour le défunt, en espérant qu’ils arrêtent de nuire, d’accuser, de déranger, d’attaquer ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah.

Ibnou Taymiyah a dit dans ses fatawa ce qui suit[39] : « Le Qour’an qui arrive dont la récompense parvient c’est le Qour’an qui a été récité par l’agrément de Dieu. »

Il a dit aussi[40] : « Celui qui récite le Qour’an pour l’agrément de Dieu et qui offre la récompense au défunt cela lui profitera. » Regardent-ils contredisent même Ibnou Taymiyah , eux ils disent que c’est interdit c’est bid^ah,regardez votre chef il a dit que c’est quelques choses de bien, deux choses soit vous ne le reconnaissez plus soit vous êtes dans l’erreur ; donc si vous ne le reconnaissez plus alors ne le suivez pas et donc ne dites pas comme lui que Allah est corps et s’il a raison et vous vous êtes trompés arrêter d’embêter les musulmans sur cette question dites comme lui.

Il a dit également[41] : « Il parvient aux morts la récompense de la récitation de sa famille, leur tasbih, leur takbir, et tout leur dhikr, s’ils offrent la récompense au défunt, elle lui parviendra. »

Et il a dit également [42] : « Allah n’a pas dit que l’homme ne profite que de ses propres œuvres à lui mais il a dit:

﴿ 

[sourate An-Najm verset 39 ] ce qui signifie : « L’homme ne possède que ce qu’il a œuvré », il n’a pas dit ne profite pas des œuvres d’autrui, ce que toi tu as fait cette récompense c’est toi qui la mérites elle est à toi ça ne veut pas dire que tu ne peux pas profiter des récompenses d’autrui, ça veut dire ce que tu as fait toi il est à toi et il explique que : L’homme ne possède que ces œuvres à lui et il ne mérite que cela mais pour ce qui est des œuvres d’autrui alors c’est pour autrui , tout comme la personne ne possède que ses propres bien à lui il possède ce qui est profitable, mais le bien d’autrui et le profit d’autrui c’est pour autrui, mais si quelqu’un lui fait un don c’est permis, de même s’il lui fait don de ce qui lui est profitable, Allah lui profite par cela, tout comme il peut profiter des invocations pour lui, tout comme il peut profiter des aumônes qui sont fait pour lui, et donc il va profiter de tout ce tout ce qui lui parvient de tout musulman que soit quelqu’un de ces proches parents ou autres , tout comme il profite de la prière et de leur invocation au niveau de sa tombe. »

Quand ils font prière funéraire pour lui n’est-ce pas qu’il va profiter, quand ils font des invocations au niveau de sa tombe il profite, c’est pas un sunnite qui a dit cela c’est Ibnou Taymiyah, et c’est dans son livre , c’est les Wahhabites qui les impriment ces livres tome 24 page 367 , ça c’est le chaos ,ça leur donne la preuve, bien sûr parce qu’ils parlent , ils parlent , certains ils ne sont pas rigoureux ils ne cherchent pas, regardez dans ces livres ; et eux ils se contredisent. Ici il a dit vrai sur ce point-là c’est vrai qu’il a dit, c’est pour ça que nous en le cite pas parce qu’on le considère comme référence mais pour pouvoir répliquer à ceux qu’ils suivent. On dit détromper vous, arrêter de le suivre dans ses égarements prenez les choses correctes qu’il a dit, et suivez ‘Ahlou s-Sounnah et arrêter de le suivre. Parce que c’est lui qui vous a amené à croire que Allah est un corps il leur a enseigné que Allah est corps établi sur le trône. Même Ibnou Batouta il a rapporté de lui dans son livre, il est parti à Damas, alors Ibnou Taymiyah était à Damas il était dans la mosquée d’omeyyade il a entendu, il a rapporté dans ses récits, c’est très connu Ibnou Batouta c’est faqih marocain, il a dit ibnou Taymiyah a dit que Allah il descend comme moi je descends et il est descendu d’une marche sur le minbar. Alors que les savants se sont mis à le dénoncer un grabuge, pour vous dire c’est lui qui le tachbih à large échelle, c’est lui la cause de cet égarement, c’est quelqu’un qui a ouvert la grande brèche dans l’islam. Le Chaykh a dit : la fitna des wahhabites ressemble à la fitna de Ad-Dajjal, comment Ad-Dajjal beaucoup tombe dans son piège, les wahhabites aussi sont tombés dans leur fitna. Que Dieu nous préserve ainsi que nos familles et nos biens aimés. Que Dieu préserve la communauté de leur égarement. Que Allah fasse que ‘Ahlou s-Sounnah l’emporte. Que les gens apprennent la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et applique de cette enseignements. Que Allah fasse que nous soyons tous de ceux qui apprennent de ce qui leur est utile, qui enseigne à autrui et qui profite à autrui, et qui fasse qu’autrui est des cœurs qui soit ouvert et profite par leur parole pour qu’il soit bien guidé. Que Allah nous pardonne ainsi qu’à nos parents musulmans, à ceux qui ont un droit sur nous, ceux qui ont été une cause de bien pour nous, que Allah les rétribue en bien tous jusqu’à notre Prophète ^alayhi salatou wa Salam, que toute la chaîne de ce que nous avions profité, ceux qui sont vivant et ceux qui sont mort que Allah les rétribue en bien. Amine 


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[7] p 97

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[15] Marwouziyy est entre Marwou r-Roudh et Marwou c-Chahijan une ville à Khourasan en Ouzbékistan

[16] ‘It-hafou s-sadatou l-Mouttaqin

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[29] tome 2 page 4 à 124

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[39] tome 24 page 300

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[41] tome 24 page 367

[42] tome 24 page 367