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Tafsir an-Nasafiyy : sourate al-A alaa

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 19, 2026

Sourate Al-‘A^la est une sourate qui est mecquoise. Elle comporte 19 versets.

Bismi l-Lāhi r-Ramāni r-Raīm

Sabbihisma Rabbika l-Aʿlā  [1]

Sabbihisma Rabbika l-’Aʿlā signifie : « Exempte ton Seigneur ». « Exempte ton Seigneur de ce qui n’est pas digne de Lui ». « Al-’A^la », ça veut dire « al-ʿOulouww » qui signifie « La domination et la puissance ». Ici, il ne s’agit pas de l’endroit. Ce n’est pas une élévation par l’endroit, puisque Allah ne dépend pas des endroits. C’est lui le créateur des endroits. Il ne dépend pas de Ses créatures. Dans le hadith, lorsque cette ayah a été révélée, le Prophète – ^alayhi s-salam – a dit ce qui signifie : « Appliquez ce verset dans votre prosternation ». C’est pour cela que quand on est en prosternation, on dit : « Soubhana Rabbiya l-’A^la ». Ça, c’est le premier verset.

Le deuxième,

Al-ladhī khalaqa fa awwā [2]

Il est Celui qui a créé toute chose et Il a fait que la création soit parfaite. Il n’y a pas eu dans Sa création des choses qui sont inégales, qui sont inappropriées, imparfaites. Mais toute Sa création est avec perfection et avec harmonie. Preuve que cela provient d’un Être qui a une science et qui a une sagesse.

Le troisième verset,

Wa l-ladhī qaddara fa hadā [3]

C’est-à-dire, Celui qui a prédestiné à tout être vivant ce qu’il lui faut et Il l’a guidé vers cela. Il lui a fait connaître comment en profiter, en tirer profits. « fa hadā » c’est-à-dire, Il a guidé et Il a égaré. Mais « Il a égaré » ici a été omis parce que c’est ce qu’on appelle une figure de style en arabe de al-iktifâ. Al-iktifâ c’est comme dans le verset de sourate Aali Imraan. C’est comme dans sourate Aali Imraan, le verset 26 : « biyadikal khayr » « À toi appartient le bien ». Ça sous-entend « et le mal » également. Certains ignorants pensent que le bien c’est ce que Allah prédestine par Sa Science, Sa Volonté et Son agrément et que le mal ce n’est pas Allah qui le prédestine. Une telle croyance fait sortir de lIislam, c’est de la mécréance. Allah est Celui qui crée le bien et le mal. Il est celui qui a créé la foi et la mécréance dans Ses esclaves. Il a créé en celui-ci la foi et en cet autre la mécréance. On ne dit pas : « Pourquoi Il crée la mécréance en celui-là pour qu’Il le châtie dans l’au-delà ? ». Allah n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.

C’est le style en arabe qui s’appelle al-iktifâ, c’est-à-dire la suffisance. Il se suffit de citer un des deux opposés pour englober le deuxième. Comme Sa parole ta^ala: « Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut » dans sourate an-Nahl verset 93 :

Wa l-ladhiī ’akhraja l-marʿā [4]

C’est le verset 4. Il est Celui qui a fait pousser le pâturage, ce que les bêtes peuvent paître ou ce qu’elles peuvent brouter.

Fajaʿalahou ghoutha’an a[5]

Il en a fait – donc de ces herbes – ce qui est sec et cassant. « Al-ghouthā » c’est ce que le ruisseau ou le torrent emporte sur son passage comme brindilles sèches et autres. « al-hashim » ce sont les plantes qui sont cassantes, qui se cassent. Donc il en a fait ce qui est sec et cassant et ce qui est noir, « aḥwā ». Ça c’est le verset numéro 5.

Le verset numéro 6,

Sanouqriouka fa lā tansā [6]

C’est-à-dire, Nous allons t’apprendre le Qour’an afin de ne pas l’oublier.

illā mā cha’a l-Lāhou [7]

c’est-à-dire, sauf ce que Dieu veut abroger. Et ceci est une annonce de bonne nouvelle de la part de Allah à son Prophète, à savoir qu’il lui conservera la révélation afin que rien ne lui échappe. Sauf ce que Allah veut abroger, il échappera de sa mémorisation parce qu’il n’aura plus le statut de récitation de Qour’an.

innahou yaʿlamou l-jahra wa mā yakhfā [7]

C’est le verset numéro 7. C’est-à-dire : Certes, quand tu récites à haute voix avec la récitation de Jibril par crainte de l’oublier, et Allah sait que tu récites à haute voix avec lui et Il sait ce qu’il y a dans ton cœur, ce qui t’amène à prononcer à haute voix. Ou Il sait ce que tu récites en ton cœur par crainte de l’oubli. Ou c’est général, c’est-à-dire, Il sait ce que vous cachez dans vos cœurs et ce que vous annoncez au grand jour parmi vos paroles et vos gestes, ce qui est apparent et ce qui est caché de vos états.

Wa nouyassirouka li l-yousrā [8]

Le verset numéro 8. Nous allons t’accorder la réussite vers le chemin qui est le plus facile, le plus aisé, c’est-à-dire la mémorisation de la révélation. Et il a été dit que la voie la plus facile, c’est la loi, la loi qui est belle, c’est-à-dire qui ne comporte pas de difficultés et qui n’est pas difficile, celle qui est la plus facile des lois.

Le verset numéro 9,

Fadhakkir in nafa^ati dh-dhikrā [9]

« Fadhakkir » c’est-à-dire : Exhorte les gens par le Qour’an. in nafʿati dh-dhikrā [9]

Il a été dit que la forme apparente de ce verset c’est une condition. C’est-à-dire, que c’est peu probable que l’exhortation ait un effet sur eux, c’est-à-dire ceux qui ont le cœur qui est fermé. Et il a été dit que c’est un ordre de faire le rappel dans l’absolu, comme dans la parole de Allah, fadhakkir ‘innama ‘anta moudhakkir , sourate Al-Ghachiyah, verset 21, qui signifie :  « Fais le rappel, tu n’es que quelqu’un qui fait le rappel » Donc, il a été dit qu’il n’y a pas de condition que ça soit utile. Donc, tu fais l’exhortation sans requérir la condition qu’il y ait un bénéfice derrière.

Le verset numéro 10,

Sayadhdhakkarou man yakhchā [10]

« Sayadhdhakkarou » c’est-à-dire, seront exhortés et accepteront le rappel « man yakhchā » ceux qui craignent Allah » et qui craignent une fin malheureuse.

Le verset 11,

Wa yatajannabouha l-ashqā [11]

« Wa yatajannabouhā » et va s’éloigner de ce rappel, de cette exhortation et ne va pas l’accepter – « al-’cshqā » – le mécréant. Il a été dit qu’elle a été révélée à propos de Al-Walid ibn al-Moughirah » et de ibn Rabi’ah

Alladhī yala n-nāra l-kubrā [12]

Le verset 12. Celui qui entrera dans le feu de l’enfer – et le feu, donc ici, il est appelé le feu majeur, c’est-à-dire le feu de l’enfer tandis que le feu mineur, c’est celui du bas monde –

Thumma lā yamoutou fīhā wa lā ya[13]

« Thumma lā yamoutou fīhā » Et il ne va pas y mourir pour se reposer du châtiment. « wa lā yaḥyā » et il ne va pas vivre une vie de plaisir où il va avoir une vie heureuse.

Le verset 14,

Qad aflaa man tazakkā [14]

« Qad ’aflaḥa » : Aura réussi, aura obtenu la victoire, « man tazakkā » celui qui s’est purifié du chirk ou celui qui s’est purifié pour la prière ou celui qui a accompli la zakat.

Wa dhakara sma Rabbihi fa allā [15]

C’est le verset 15, Et qui a mentionné le nom de Allah et qui a donc fait la prière, c’est-à-dire les cinq prières. « Wa dhakara sma Rabbihi » c’est-à-dire, il a mentionné le nom de son Seigneur, il a dit la parole « Allahou ‘akbar » pour l’ouverture de la prière. « fa ṣallā » c’est-à-dire il a fait les cinq prières, ça c’est le verset 15.

Bal tou’thirouna l-hayata d-dounya [16]

Le verset 16. Mais en réalité, vous préférez la vie du bas monde au détriment de l’au-delà et vous ne faites pas ce qui pourrait vous accorder la réussite. Et ce qui est concerné par ce discours ici, ce sont les mécréants.

Le verset 17,

Wa l-‘ākhiratou khayroun wa abqā [17]

Et l’au-delà vaut mieux et demeure plus. Elle est meilleure en elle-même et elle dure plus que le bas-monde.

Le verset 18,

Inna hādhā lafī ssouhoufi l-ʾoula [18]

Cela figure dans les premiers livrets.

souhoufi ʾIbrāhīma wa Mousa [19]

Le verset 19. Les livrets de ’Ibrāhīm et de Mouça. « hādhā », ceci est un démonstratif. Il fait allusion à la parole de Allah « Qad ’aflaḥa » jusqu’à « wa abqā » c’est-à-dire, le sens de ces paroles figure dans ces livrets ou ceci fait allusion à toute cette sourate dans sa totalité. Dans Al-‘Athar, il figure – dans les livrets de ‘Ibrahim qui signifie : « Il convient à celui qui est sensé de garder sa langue, c’est-à-dire de ne pas trop parler, d’être au courant des faits de son époque, c’est-à-dire il sait qu’est-ce qu’il y a de bien dans son époque pour le faire et l’encourager et ce qu’il y a de mal dans son époque pour l’éviter et mettre en garde contre, et de s’occuper de soi-même, pour essayer d’améliorer son état dans un objectif d’amélioration et de progression continue ».