Tafsir an-Nasafiyy : sourate aT-Taariq
Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim
wa s-sama‘i wa t–tariq [1]
wa ma ‘adraka ma t–tariq [2]
an-najmou th-thaqib [3]
Ce sont les trois premiers versets. Allah ta^ala a juré par le ciel. Il a magnifié le degré du ciel aux yeux de la création parce que c’est du ciel que proviennent leur subsistance. C’est-à-dire, l’eau tombe du ciel, cette pluie elle vient du ciel.
« […] » dans sourate Adh-Dhāriyāt, verset 22, c’est-à-dire : « Au ciel se trouve votre subsistance » c’est-à-dire l’origine de votre subsistance, le début de votre subsistance. Et c’est également le lieu de résidence des anges. Allah a ainsi juré par le ciel et par « at–Tariq ». « at–Tariq » signifie les étoiles ou les météorites par lesquels sont lapidés les démons, pourquoi ? En raison de leur grand profit. C’est-à-dire, les étoiles sont extrêmement utiles. C’est par les météorites que sont lapidés les chayāṭīnes qui essayent d’écouter ce que les anges disent. Ils sont ainsi privés d’écouter ce qu’ils vont rapporter aux devins et ceux qui sont de cet ordre parmi leurs aides qui provoquent la mécréance de beaucoup de ceux à qui ils ramènent ces nouvelles en prétendant connaître al-ghayb – les choses cachées – et autres choses corrompues. Puis il a expliqué « at–Tariq » par l’étoile qui est scintillante. C’est comme si elle perce l’obscurité par sa lumière et elle la traverse. L’étoile a été qualifiée de « at–Tariq » parce qu’elle apparaît la nuit. Tout comme on dit au sujet de celui qui vient la nuit un Tariq. Celui qui vient la nuit on l’appelle at–Tariq. Ou parce que, si c’est dans le sens de la météorite, c’est ce qui va frapper le jinniyy. C’est à dire, ce qui va lui donner un coup très fort. La réponse de cette parole, cette première partie où Allah Il a juré c’est le verset 4.
in koullou nafsin lama ^alayha hafidh [4]
C’est à dire il n’y a pas une seule âme sans qu’il y a un protecteur avec elle qui la protège des calamités ou qui protège ses œuvres et sa subsistance et son terme. Si tout cela est fini alors Allah lui retire son âme. Et il a été dit que ce gardien, celui qui la garde, c’est celui qui inscrit les actes, c’est à dire Raqīb et ʿAtīd.
Le verset numéro 5,
fa l-yandhouri l-‘insanou mimma khouliq [5]
Que l’être humain réfléchisse et observe de quoi il a été créé. La réponse c’est le verset 6,
khouliqa min ma’in dafiq [6]
Il a été créé d’une eau qui sort avec effusion, c’est à dire avec force. Il n’a pas dit de deux eaux parce qu’ils se sont mélangés dans l’utérus et leur union marque le début de sa création.
yakhroujou min bayni s–soulbi wa t-tara’ib [7]
Le verset 7. Une eau qui provient de As-soulb et At-tara’ib. As-soulb de l’homme c’est le dos, c’est-à-dire, là où il y a la colonne vertébrale. Et At-tara’ib pour la femme, ce sont les os de la poitrine, là où elle met son collier.
Le verset 8,
innahou ^ala raj^ihi laqadir [8]
Certes, Celui qui a créé l’être humain la première fois à partir de ce liquide, est tout puissant à le créer à nouveau, à faire en sorte qu’Il fasse que cet être humain redevienne une deuxième fois tout comme il l’a créé la première fois. Il est le seul à faire cela. « laqadir » c’est à dire il a la toute-puissance pour le faire rien ne le rend incapable.
Le verset 9,
‘yawma toubla s-sara‘ir [9]
« ‘yawma toubla », c’est-à-dire, le jour où seront dévoilés ; c’est-à-dire: Il le créera à nouveau, Il le ressuscitera le jour où seront dévoilés « as-sara’ir », c’est ce qui est caché en secret dans les cœurs. Les croyances et les intentions et les actes cachés.
Le verset 10,
famalahou min qouwwatin wa la nasir [10]
L’être humain n’aura personne, il n’aura ni de force en lui-même pour repousser ce qui va lui arriver ni de partisan qui va l’aider et repousser de lui ce qui va lui arriver.
Le verset 11,
wa s-sama‘i dhati r-raj^ [11]
C’est-à-dire, par le ciel qui a la pluie. Donc elle a été appelée « ar-raj^ » – la pluie – ici parce qu’elle revient de temps en temps.
wa l-‘ardi dhati s–sad^ [12]
Le verset qui suit. Par la terre et ce qui ouvre la terre, ce qui fait qu’il y a des fissures en elle, parce que les plantes quand elles poussent de terre elles écartent la terre certes
‘innahou laqawloun fasl [13]
Le verset 13. Certes le Qou’ran est une parole qui sépare entre le vrai et le faux. Tout comme il a été appelé également al-Fourqan donc comme dans sourate al-Fourqan : tabāraka lladhī nazzala l-furqāna ʿalā ʿabdihī c’est-à-dire : Celui qui a fait descendre al-Fourqan ce qui fait la différence entre le vrai et le faux à son esclave.
Le verset 14,
wa mahouwa bi l-hazl [14]
Ce n’est pas du jeu, ce n’est pas du faux et il mérite comme Allah tabaraka wa ta^ala l’a décrit d’être craint dans les cœurs, glorifier dans les cœurs, que celui qui le récite soit élevé, que celui qui l’entend, qu’il ne soit pas en proie à la plaisanterie ou qu’il plaisante et rit avec le Qour’an. C’est à dire, il ne faut pas que celui qui récite le Qour’an soit en proie à la plaisanterie, au rire. C’est cela le sens de ce verset qui est le dernier verset de cette sourate.