Chaykhaboulaliyah's Blog


L’INDULGENCE, L’AMOUR MUTUEL, LA VISITE & FAIRE CONNAISSANCE

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté dans leur Sahih respectifs, d’après le compagnon Abou Houreyra que Allah l’agrée que le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Il y a 5 droits qu’un musulman a sur son frère musulman ». Et le prophète a cité, c’est :

  1. De rendre le salam,
  2. De rendre visite à celui qui est malade,
  3. Le tachmit de celui qui éternue. On va voir ce que cela veut dire le tachmit de celui qui éternue,
  4. De suivre son convoi funéraire, c’est-à-dire de marcher avec le convoi funéraire,
  5. De répondre à son invitation.

 

Le tachmit de celui qui éternue est une règle de comportement, c’est une règle de politesse. Et certains savants ont même dit que c’est un devoir que de faire le tachmit de quelqu’un qui éternue.

Alors comment est-ce que le tachmit a lieu pour celui qui éternue ? C’est comme l’a rapporté Abou Hourayrah, d’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie en français :

« Lorsque l’un d’entre vous éternue, et qu’il dit Al hamdoulil-Laah, c’est-à-dire je remercie Dieu, que son frère ou son compagnon lui dise yarhamouk Allah, c’est-à-dire que Dieu te fasse Miséricorde ».

Mais s’il ne dit pas Al hamdoulil-Laah, on n’est pas obligé de lui dire. Cette règle c’est lorsque celui qui éternue dit Al hamdoulil-Laah. Quand il dit Al hamdoulil-Laah, qu’est-ce qu’on lui fait ? Le tachmit.

C’est quoi le tachmit ? Selon certains c’est une règle de comportement, selon d’autres c’est un devoir. C’est quoi exactement ? C’est de lui dire yarhamouk Allah. Ça c’est dans le cas où lui dit al hamdoulil-Laah. Mais s’il ne le dit pas, on ne lui dit pas yarhamouk Allah.

Si on lui dit yarhamouk Allah, quelle est la règle de politesse pour celui qui a éternué ? Il va répondre. Qu’est ce qu’il va dire ? Yahdiikoumoul-Lahou wa youSlihou balakoum. C’est-à-dire que Dieu vous Guide et vous Apaise votre cœur.

 

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père ; Quand on dit le fils de ^Oumar, ^Oumar a eu plusieurs fils. Mais généralement celui qui rapporte les hadiths c’est ^Abdul-Laah. C’est celui que le prophète a dit de lui « qu’il est un homme vertueux ».

C’est ^Abdul-Laah le fils de notre maître ^Oumar Ibnou Al-Khattab que Allah les agrée tous les deux. Quand on dit tous les deux, c’est qu’on a parlé de deux personnes, on a dit ^Abdul-Laah le fils et ^Oumar son père.

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est passé auprès d’un homme qui fait partie des AnSars. Les AnSars ce sont les partisans de Médine, c’est-à-dire les habitants de Médine qui sont entrés en islam et qui ont accueilli les Mouhajirouns, les émigrants, ceux qui sont venus de la Mecque.

C’était quelqu’un qui lui faisait des reproches, qui lui disait « pourquoi tu as de la pudeur ? ». Alors le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit ce qui signifie :

 

« Laisse le, la pudeur c’est quelque chose de bien ; la pudeur c’est une manifestation de la Foi ». Donc la pudeur, c’est quelque chose de louable.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à un compagnon qui s’appelle Al-‘Achajjal Min Qari, ce qui signifie en français :

 

« Tu as deux traits de caractères que Allah agrée ». Le compagnon a dit « quels sont-ils » ?

Et le prophète lui a dit ce qui signifie : «  L’indulgence et la pudeur ».

 

Et Allah agrée les deux ; Allah agrée l’indulgence et Allah agrée la pudeur. Ce compagnon a alors dit : « je remercie Dieu qui m’a accordé deux traits de caractère qu’Il agrée ». Parce qu’il sait que même si on a des qualités, c’est Allah qui nous les a créés. « La louange est à Allah qui m’a accordé deux traits de caractères qu’Il agrée », c’est ce qu’il a dit.

 

Et là quand on parle de pudeur, attention il s’agit de la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses vulgaires, les vilénies. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre la Science de la religion. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre le minimum indispensable de la religion. La pudeur qui est louable c’est la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses viles, les choses vulgaires, les choses vilaines.

 

Et d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

 

« Vous ne pourrez pas satisfaire et gagner le cœur de tout le monde par votre argent. Mais vous pouvez gagner le cœur des gens avec un visage souriant et avec un excellent comportement ».

 

Donc là c’est une incitation de la part du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à avoir un visage détendu, à être souriant, à faire preuve d’excellence de comportement. Et le visage reflète ce qu’il ya dans le cœur. Si le cœur est mauvais, ça se reflète sur le visage. Si le cœur est bon, ça se reflète sur le visage. Que la personne soit souriante, qu’elle soit avenante, qu’elle ait de l’empathie, ce sont des choses que notre religion recommande fortement.

 

 

Il y avait un homme qui s’appelle Yahya Ibnou ‘Aksam. Cet homme Yahya Ibnou ‘Aksam était connu pour sa grande indulgence. On le donnait en exemple quand on parlait d’indulgence, on citait Yahya Ibnou ‘Aksam. Un jour les gens lui ont posé la question ils lui ont dit « chez qui tu as apprit cette indulgence ? Comment tu as réussi à atteindre ce haut degré d’indulgence ? »

Il leur a dit « je l’ai apprise auprès de Qays Ibnou ^ASim ». Et c’est homme Qays Ibnou ^ASim que Allah l’agrée c’était un compagnon illustre, un compagnon du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce sui caractérise ce compagnon Qays Ibnou ^ASim ? Le neveu de Qays Ibnou ^ASim, le fils de son frère, a assassiné son fils (le neveu de Qays Ibnou ^ASim a tué son cousin, qui est le fils de Qays Ibnou ^ASim). On a ramené ce jeune homme qui était donc assassin ligoté. C’était connu qu’il pouvait réclamer l’application de la Loi du talion. C’est-à-dire qu’il pouvait demander à ce qu’il soit exécuté à son tour. Parce qu’il avait assassiné et l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance.

 

La mécréance c’est le plus grave des péchés, pourquoi ? Parce que c’est le péché que Dieu ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Si quelqu’un meurt mécréant, Dieu ne lui pardonne pas. Il ira en enfer pour l’éternité. Même si dans cette vie il a fait du bien, il a aidé les miséreux, il a accueilli les pauvres chez lui, du moment qu’il est mort sur une autre religion que l’islam, il n’aura que l’enfer pour l’éternité. Même si lui était d’origine musulmane, mais qu’il a apostasié et qu’il est mort mécréant, il ira en enfer pour l’éternité. Et comme vous savez, il y a l’apostasie par la croyance, il y a l’apostasie par les actes et il y a l’apostasie par la parole.

 

L’apostasie par la croyance comme celui qui croit que Dieu est un corps, est assis dans le ciel, ou qui croit que Dieu est une lumière, ou qui croit que Dieu a une barbe, des jambes ou un pied, et des yeux, celui-là est sorti de l’islam par la croyance. Parce que la croyance des musulmans c’est que Allah n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures. Il n’est pas un corps, Il existe sans endroit et sans comment.

 

Il y a l’apostasie par les actes, comme celui qui jette le nom de Dieu dans les ordures ou il jette le Qour’an dans les ordures, ou il se prosterne pour une statue ; ça c’est un acte qui fait sortir de l’islam.

 

Et il y a l’apostasie par la parole qui  est très répandue à notre époque, au point que les gens disent des paroles qui les font sortir de l’islam et ne se rendent même pas compte qu’ils sont sortis de l’islam. Ils continuent leur vie normalement comme si de rien n’était. Ils ne savent pas que ce qu’ils ont dit les a fait sortir de l’islam. Et quand l’Ange de la mort viendra pour retirer leur âme, il leur annonce la mauvaise nouvelle qu’ils iront en enfer pour l’éternité.

Alors que peut-être que la personne a pensé qu’elle était partie au pèlerinage, elle faisait sa prière tous les jours, parce qu’elle a dit une parole qui contredit la religion. Comme certains lorsqu’ils sont en colère, ils insultent Dieu ou ils insultent la religion de l’islam, ou certains rendent licite quelque chose qui est interdit. Certains s’empressent de donner des jugements de leur tête et ils contredisent la religion. Ou rendent interdit quelque chose de licite, ou ils nient le caractère obligatoire de quelque chose d’obligatoire, ou ils rendent obligatoire quelque chose qui n’est pas obligatoire, ou ils nient le caractère méritoire de ce qui est méritoire. Ou au contraire ce sont des choses qui sont connues d’évidence et qui ne leur a pas échappé. Donc c’est pour cela que la personne doit faire attention. Elle ne dit pas des paroles qui contredisent la croyance musulmane. Par exemple elle ne dit pas que l’homme descend du singe, ça c’est une croyance qui fait sortir de l’islam !

Ou c’est une parole qui fait sortir de l’islam, ou c’est une écriture qui fait sortir de l’islam. La personne ne doit pas dire ou croire ou écrire quelque chose qui est contraire à l’enseignement du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Donc celui qui a apostasié, qu’est-ce qu’il doit faire pour devenir musulman ? Il dit « la ilaha illa l-Lah, Mouhammadoun raçouloul-Lah ; il n’est de Dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu ».

S’il ne le fait pas, même si lui croit qu’il fait la prière tous les jours, certains quand tu leur donnes cette information, ils te disent « mais nous on dit toujours les deux témoignages, on fait la prière, on fait toujours les témoignages ». Oui mais quand tu fais soi-disant la prière, à l’origine même ta prière n’est pas correcte. Puisque tu n’as pas la condition de validité qui est d’être musulman. Donc tout ce que tu dis dans ce que tu prétends être une prière n’est pas compté, parce que tu n’as pas remplit la condition principale de validité qui est d’être musulman. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quelles sont les choses qui font sortir de l’Islam pour s’en préserver. Et si jamais la personne est tombée dans un cas d’apostasie, de mécréance, qu’elle s’empresse de dire les deux témoignages dans l’intention de devenir musulmane.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim, on lui a ramené l’assassin de son fils, il était ligoté. Qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit : « libérez-le ». Et il a dit au jeune homme assassin « tu as désobéît à Dieu ». Parce qu’il a commis l’homicide.

Et comme on a dit, l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance, parce que la mécréance c’est le péché que Dieu ne pardonne pas. Et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut. Allah ne pardonne pas à celui qui meurt mécréant. Mais si quelqu’un meurt musulman chargé de beaucoup d’autres péchés autres que la mécréance, Dieu s’Il veut Il le pardonne et s’Il veut Il le châtie puis Il le fait rentrer au paradis. Dans tous les cas, le musulman, même s’il est châtié dans l’au-delà, il ne restera pas éternellement en enfer, il ira au paradis. La demeure finale du musulman même s’il est chargé de péchés, c’est le paradis. Alors soit le paradis directement sans châtiment préalable, soit après un châtiment.

Par contre, celui qui meurt mécréant, il restera en enfer pour l’éternité. Que Dieu nous en préserve.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim lui a dit : « tu as désobéit à ton Seigneur et tu as rompu les liens avec tes proches parents » (puisqu’il a tué son cousin). C’est-à-dire qu’il a commit de graves péchés. Puis il l’a libéré, il lui a pardonné. Et il a donné à la mère de son fils 100 chamelles pour la consoler. Et ce compagnon Qays Ibnou ^ASim est devenu un exemple d’indulgence.

Vous voyez c’est quoi l’indulgence ? L’indulgence c’est  de patienter avec celui qui, dans certaines situations, certaines personnes perdent patience vite fait, certains perdent patience même avec des êtres qui leurs sont chers : avec son propre frère ou sa propre sœur, avec son enfant, avec ses parents. Les gens perdent patience alors qu’il convient qu’ils fassent preuve d’indulgence aussi bien avec les proches parents que ceux qui ne sont pas des proches parents. Donc l’indulgence est un caractère louable.

L’indulgence est un secret pour que tu puisses profiter des gens et leur profiter. Celui qui n’a pas d’indulgence, il ne profite pas des gens et il ne va pas leur profiter. Pour que tu puisses profiter aux autres, si quelqu’un est un enseignant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence, pour qu’il puisse profiter aux gens par son enseignement. Et celui qui est étudiant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence avec son enseignant pour qu’il puisse profiter de lui. Et ainsi de suite dans la vie de tous les jours.

Donc les gens ont donné Qays Ibnou ^ASim comme exemple de l’indulgence. Regardez à ce point, perdre son enfant ce n’est pas quelque chose de négligeable, ce n’est pas un chien écrasé. Et pourtant, il a pardonné à celui qui lui a tué son enfant.

 

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Quand vous vous saluez, serrez-vous les mains ». Ici bien sûr les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes. Parce que c’est une cause pour dissiper la haine qu’il peut y avoir dans les cœurs. Parfois il y’a de l’animosité dans les cœurs, on n’est pas tous maître de nos sentiments. Qu’est-ce qui est mauvais ? C’est de concrétiser un mauvais sentiment. Il se peut que la personne ait un mauvais sentiment vis-à-vis de quelqu’un d’autre. Le mot à la mode aujourd’hui c’est « je n’ai pas d’affinité avec quelqu’un ». Ça existe qu’il n’y ait pas d’affinités ou qu’il y ait même au-delà de ne pas avoir d’affinités. Mais il faut savoir contenir ce sentiment et ne pas le concrétiser, ne pas le manifester. C’est-à-dire ce qui transparait de toi, ton comportement vis-à-vis de tes frères et sœurs en islam, doit être correct vis-à-vis de la Loi. Même si tu n’as pas de penchant, même si tu as un semblant d’aversion, mais que cela n’impacte pas du tout ton comportement. Il faut que tu agisses correctement. Et ça, ça nécessite de combattre les penchants de ton âme. Parce que l’âme est faible, si tu la laisses faire, elle t’emmène droit dans le mur. Ce sentiment tu ne peux pas l’empêcher de venir mais tu peux l’empêcher de se manifester, de se concrétiser dans ton comportement avec les autres. Donc, tu l’étouffes ce sentiment quand il est mauvais. Et tu ne le laisses surtout pas transparaitre, ni par une parole, ni par un regard, ni par un geste. Tu l’enterres. Ce qui sort de toi, c’est uniquement ce qui est correct avec la Loi.

Qu’est-ce que la Loi nous incite à faire ? D’être souriant avec nos frères et sœurs, et bien tu gardes cela ; à dire la bonne parole, à offrir un cadeau,… Tu enterres les mauvais sentiments et tu ne les laisses pas transparaitre.

Et c’est ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de faire : « serrez-vous la main ». Donc les hommes quand ils se saluent avec les hommes se serrent la main, les femmes quand elles se saluent avec les femmes elles se serrent la main.

Et il a dit également ce qui signifie : « offrez-vous des cadeaux, parce que c’est une cause pour que vous vous aimiez les uns les autres » ;

C’est important que les gens s’aiment les uns les autres car lorsque les gens s’aiment les uns les autres, ils seront plus forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Mais quand ils ne s’aiment pas les uns les autres, ils ne vont pas être forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Et ordonner le bien et interdire le mal est un devoir important dans notre religion, c’est un principal devoir dans notre religion. Donc offrez-vous des cadeaux, aimez-vous et cela va dissiper la haine qui peut y avoir dans vos cœurs.

 

 

Un savant a recommandé à certains de ses élèves, il leur a dit : « je vous recommande de vous aimer les uns les autres, je vous recommande d’avoir de l’amour dans vos cœurs les uns pour les autres, je vous recommande de vous porter le conseil les uns aux autres, je vous recommande de vous rendre visite les uns aux autres, je vous recommande de vous faire des cadeaux les uns aux autres même si c’est quelque chose qui n’a pas une grande valeur ».

Un frère offre même un siwak. C’est quoi un siwak ? C’est une tige d’un arbre, c’est tout. Qu’est-ce que ça coute, qu’est-ce qu’on en fait ? On se frotte les dents avec et ça c’est quelque chose de très recommandée dans la religion. Beaucoup de gens ignorent le caractère recommandé du siwak. C’est une tige d’un arbre mais le meilleur arbre pour cela c’est al ‘arak. C’est pour ça qu’on dit ^oud al ‘arak.

Même une tige d’un arbre tu l’offres, même si c’est quelque chose qui n’est pas de très grande valeur. Tu offres ce que tu peux, parce que s’offrir des cadeaux renforce l’amour.

 

Dans le hadith Qoudsiyy, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit Allah dit ce qui signifie : « Mon agrément est gagné par ceux qui s’offrent des cadeaux les uns aux autres sincèrement ».

 

Qu’est-ce que ça veut dire sincèrement ? C’est-à-dire que l’objectif n’est pas un objectif du bas monde. Mais leur objectif est de gagner l’Agrément de Dieu, de gagner des récompenses de la Part de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qu’il fait pour attirer l’attention de l’autre ou parce qu’il a besoin de lui ou il se dit je vais faire quelque chose maintenant parce que dans une semaine je vais avoir besoin de lui, je vais lui emprunter un objet de chez lui ou je ne sais autre calcul… Non.

C’est un cadeau qu’il offre d’une manière désintéressée c’est-à-dire son seul objectif est de gagner l’Agrément de Dieu. C’es-à-dire gagner l’Agrément de Dieu ? C’est-à-dire qu’il se dit dans son cœur moi je fais cette chose parce que Dieu l’agrée, c’est pour gagner des récompenses de la Part de Dieu. Et les récompenses me sont utiles pour le jour du jugement. C’est ça mon objectif, je n’ai pas d’autres objectifs que cela. Je n’attends pas qu’il soit reconnaissant, je n’attends pas qu’il me fasse la même chose. Je veux le faire uniquement pour l’Agrément de Dieu.

 

Et ce n’est pas une condition que lorsque tu offres un cadeau, que ce soit du même niveau ou de la même valeur. Si quelqu’un a offert à un autre 1000 dinar, même si l’autre il peut lui offrir que ce qu’il peut faire, même un siwak, et ce conformément au hadith. Parce que si tu le fais, tu te dis que le prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de le faire donc je le fais. C’est-à-dire j’obéis à cet ordre et donc ça c’est une chose qui te donne des récompenses. Et qui n’a pas besoin de récompenses ? Au jour du jugement tu ne sais pas, peut-être que la petite aumône que tu as faite va te sauver du châtiment de l’enfer. La balance de tes œuvres, des bonnes actions et des mauvaises actions, peut-être que ce qui va faire pencher la balance du côté de tes bonnes œuvres, c’est le quart d’une datte que tu as donné en aumône.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « préservez-vous du feu de l’enfer, même avec la partie d’une datte ».

Cette partie ce n’est pas une condition que ce soit la moitié. Toi quand tu ouvres une datte, tu n’as pas forcément deux moitiés. Parfois tu as un petit bout, parfois ¼, parfois 3/4, parfois tu as 1/3 et 2/3. Même cette partie si tu vas au marché personne ne va te l’acheter, si tu la donnes en aumône, ça peut être ça qui va te sauver au jour du jugement. Que chacun ne dise pas « non moi je n’ai pas besoin de faire cet acte pour gagner des récompenses ».

Chacun d’entre nous a besoin, tu cherches, il faut être opportuniste. Opportuniste dans le sens positif du terme, dans le sens à œuvrer pour l’au-delà. Tu ne rates aucune occasion pour gagner des récompenses. Quelqu’un te sollicite, te demande « viens, aide-moi à faire telle chose », tu t’empresses, tu cours. Tu te dis que c’est une occasion pour gagner des récompenses.

 

Le chaykh a dit « parmi les bienfaits que Dieu vous a accordé, c’est que les gens ont besoin de vous ». Quand quelqu’un, tu lui demandes de t’aider, tu le sollicites. Celui qui est censé, qui est intelligent, se dit al-hamdoulil-Laah c’est un bon signe que je vais pouvoir aider pour gagner des récompenses.

 

Mais bien-sûr il ne faut pas oublier l’intention !  Pour gagner des récompenses, il faut que tu te rappelles que tu fais cela pour gagner l’Agrément de Dieu. Si quelqu’un te sollicite ou sollicite ton aide, tu le fais pour gagner des récompenses, pour l’Agrément de Dieu. Mais bien-sûr tu le fais quand il s’agit d’une demande d’aide pour quelque chose de bien. Si quelqu’un te demande d’aider pour présenter un plateau d’alcool pour qu’il boive, tu ne vas pas dire « moi je fais la bonne intention », là c’est un péché. On met la bonne intention quand il s’agit d’un acte agrée. On ne va pas aider quelqu’un à faire quelque chose de déconseiller ou d’interdit.

 

Et notre prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il recevait un cadeau, il disait souvent ce qui signifie : « emmenez ce cadeau chez une telle parce qu’elle aimait khadija ».

Après la mort de Khadija, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas oublié. Certains d’entre nous, la personne est encore vivante et ils l’ont oublié comme si elle était morte. Elle tombe malade, elle va à l’hôpital, personne ne demande après elle, personne ne lui rend visite comme si elle était morte. Alors qu’il convient qu’on se demande les uns après les autres, comment vas-tu, et on le fait toujours de manière désintéressée, pas pour l’agrément de Dieu.

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était reconnaissant pour ce que son épouse Khadijah avait fait avec lui.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans ce qu’a rapporté Mouslim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban, a dit ce qui signifie :

« Il y avait un homme qui est parti rendre visite à un frère à lui, un frère en islam, dans un autre village. Allah lui a envoyé un Ange pour l’interroger sur la raison de cette visite qu’il entreprenait :

  • L’ange lui a dit « où vas-tu comme ça ? ».
  • L’homme lui a dit « je vais rendre visite à un frère qui est dans ce village ».
  • L’ange lui a dit « est-ce que tu es redevable dans quelconque bien envers lui ? ».
  • L’homme a dit « non, sauf que je l’ai aimé pour l’Agrément de Dieu ».
  • L’ange lui a dit « je suis l’envoyé de Dieu à toi. Je t’informe que Dieu t’a agréé tout comme tu as aimé ton frère ».

 

Regardez ce qu’il a gagné, les portes du bien sont très grandes. Simplement, il faut avoir présent l’intention. Les savants ont dit que c’est ça qui distingue l’acte que tu fais par habitude de l’acte que tu fais en tant qu’acte d’obéissance. C’est grâce à l’intention que ça change. Ce que tu faisais par habitude, comme par exemple une femme qui cuisine tous les soirs pour son mari. Si elle le fait pour l’Agrément de Dieu, elle a des récompenses. C’est-à-dire que l’intention transforme ton acte que tu fais par habitude en un acte qui peut te donner des récompenses. Si tu vois un verre d’eau, tu le bois, tu te désaltères parce qu’il fait chaud. Mais si tu le fais pour gagner des récompenses ou pour avoir plus de forces pour accomplir des actes d’obéissance, tu seras rétribué en cela. C’est pour cela que c’est important de se surveiller pour Dieu. De toujours se rappeler que nous avons des comptes à rendre, et que lorsque je vais parler, je vais agir, je vais avoir une croyance ou une pensée, n’importe, je me surveille pour Dieu. Si c’est quelque chose de mauvais je m’en éloigne, si c’est quelque chose de bien je le fais pour l’Agrément de Dieu. Ainsi, je gagne des récompenses.

 

Se rendre visite les uns aux autres est quelque chose de très important. Surtout si ton frère ou ta sœur s’est absenté depuis longtemps, ou s’il a subit une épreuve ou si c’était une grave maladie qui l’a atteint. Qu’il ne s’écoule pas une longue période sans que tu ne vois ta sœur ou ton frère et sans demander après lui.

Si tu as la capacité d’aller lui rendre visite, tu vas lui rendre visite. Si tu ne peux pas, tu y fais parvenir un salam par l’intermédiaire de quelqu’un ou tu l’appelles au téléphone.

 

Il est parvenu dans un hadith prophétique honoré, que le croyant lorsqu’il sort pour rendre visite à son frère croyant, il y a un Ange qui va lui dire (c’est-à-dire un Ange parmi les Anges de la Miséricorde, il se peut qu’il l’entende et il se peut qu’il ne l’entende pas ; la plupart du temps il ne l’entend pas. Mais si Allah veut qu’il l’entende alors il l’entendra), « tu marches vers un grand bien. Ta marche est un bien et toi tu agis en bien. Et Allah t’accorde une résidence au paradis pour ce que tu es en train de faire, pour cette visite à ton frère».

 

Entretenir les liens en rendant visite comporte un bien éminent. Qu’un musulman rende visite à son frère musulman pour l’Agrément de Dieu, ceci comporte une grande récompense. Une récompense plus grande que s’il allait sortir pour se promener.

La visite a des règles aussi. Ce n’est pas qu’il va lui rendre visite quand l’autre est occupé ou quand il a autre chose à faire ou il reste longtemps alors que l’autre attends quand est-ce qu’il va partir ou bien il va ouvrir l’armoire pour regarder ce qu’il a. Le croyant il convient qu’il soit léger. La visite c’est quelque chose qui va égayer le cœur de celui à qui tu vas rendre visite. Ce n’est pas pour le déranger. Même la visite d’un malade il y a des règles, il convient de les apprendre.

 

Et le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Celui qui va rendre visite à un malade le matin, Allah Charge 70.000 Anges qui demandent le pardon en sa faveur jusqu’au soir et il aura un jardin au paradis ». C’est pour cela, quand tu vas rendre visite à un malade, essaie de le faire le plus tôt. Si c’est la journée, le plus tôt dans la journée. Parce que tu auras 70.000 Anges qui demandent le pardon en ta faveur jusqu’au soir. Et en plus, il aura un jardin au paradis pour cette visite.

« Et celui qui va rendre visite à un malade le soir, Allah Charge pour lui 70.000 Anges qui font des invocations de demande de pardon en sa faveur jusqu’au matin et il aura un jardin au paradis ». C’est-à-dire quand tu vas rendre visite la nuit après le coucher du soleil, fais-le le plus tôt. Et là aussi comme on a vu, il ne s’agit pas de rendre la chose plus dure pour le malade. C’est-à-dire que tu vas lui rendre visite c’est pour lui égayer le cœur, pour le soulager, pour lui dire « ce n’est pas grave ce que tu as In cha’ Allah ». Tu ne lui racontes pas des choses qui vont l’attrister, le chagriner encore plus. Tu vas au contraire faire en sorte de lui remonter le moral, et tu ne restes pas longtemps pour ne pas le fatiguer. Tu fais en sorte que ce soit léger.

 

Egalement il y a des règles de comportement que notre religion enseigne et recommande. Et ce qui fait gagner les cœurs des gens c’est quand tu parles avec quelqu’un et que ce sont des paroles utiles. Pas de la mécréance ou bien des paroles qui sont un péché.

Quand il s’agit de paroles utiles, tu manifestes que tu es en train de l’écouter mais pas celui qui est en train de le couper tout le temps comme certains parfois ils ne se rendent pas compte. Il lui pose une question et il attend même pas qu’il réponde, il lui parle d’un autre sujet. Il lui dit « comment vont les enfants ? ». Après il lui dit « mais tu sais j’ai été l’autre jour au magasin j’ai trouvé … ». Tu as posé la question sur ses enfants et tu n’as même pas attendu la réponse. La règle c’est que lorsque tu parles avec quelqu’un, tu écoutes ce qu’il te dit bien-sur quand il ne s’agit pas de péchés ou de mécréance. S’il s’agit de péchés ou de mécréance tu ne le laisses pas parler car ce n’est pas quelque chose de bien. Ce n’est pas soit disant un respect de laisser quelqu’un déblatéré de la mécréance.

Il convient de bien écouter la personne, de lui montrer que tu es attentionné, que tu prêtes attention à ce qu’il dit et tu l’encourages, tu lui donnes l’occasion de s’exprimer pour dire quelque chose de bien, que ce soit qu’il parle de lui-même ou qu’il parle de quelque chose qui le concerne ou quelque chose qui l’intéresse.

 

Si quelqu’un rencontre un autre et commence à discuter avec lui, il engage la conversation sans lui demander par exemple quel est son nom, comment l’autre va se sentir ? Si tu parles avec une personne sans prendre la peine de lui demander son nom, comment est-ce qu’il va se sentir ? Le minimum des sentiments qui peut avoir c’est que celui avec qui il parle ne prête pas attention à lui, en faisant comme s’il ne l’intéresse pas. Parce qu’il n’a même pas dénié l’interroger à propos de son nom complet. Alors que, si au tout début de la conversation, il lui avait dit, et ça c’est le mieux, ou pendant qu’il parle « comment vous vous appelez ? ». Ou « j’aurai bien aimé connaître votre nom ». Cela aurait été plus avenant, plus empathique avec  celui avec qui il parle. Et le fait de faire connaissance c’est une Sounnah.

 

La bienséance, le bon comportement, c’est quelque chose qui est dans notre religion. Ce ne sont pas des gens qui ne sont pas de notre religion qui vont nous donner des leçons sur cela. Notre religion nous a donné et nous continuons à donner des leçons aux gens sur le bon comportement. Simplement il y a beaucoup d’ignorances malheureusement à notre époque. Dans notre époque, certains par leur ignorance, ils croient qu’être musulmans c’est être une brute. Que Dieu nous en préserve.

La civilisation, la beauté, l’élégance, la finesse, tout cela c’est dans notre religion. Jusqu’à étudier l’histoire, ce que les musulmans ont construit, ce qu’ils ont produit, les connaissances qu’ils ont diffusés alors que d’autres étaient dans la décadence. Eux étaient des brutes. Celui qui étudie un minimum de l’histoire il le sait. Donc il ne faut pas se laisser influencer par les médias qui, parce qu’aujourd’hui ils ont profité de deux ou trois têtes brûlés qui ont fait des dégâts, qu’ils essaient de changer l’image et cacher la réalité.

 

Certains ne prennent pas la peine de poser la question de demander comment s’appelle leur interlocuteur. Parfois, à cause de l’orgueil qu’ils ont dans leurs cœurs. Ou parce qu’il n’accorde pas d’importance à faire connaissance ou à quel qu’autre défaillance concernant la culture de se comporter avec les gens. Quelle que soit la situation, il convient de connaître le nom de celui avec qui tu parles.

Il se peut que quelqu’un dise : «  à quoi cela me sert-il de connaître le nom de quelqu’un que je vais quitter et peut-être je ne vais plus jamais revoir. Et qu’est-ce que je vais récolter de cela ».

 

La réponse est de se poser la question « qu’est-ce que tu perds en posant la question en demandant le nom de la personne avec qui tu parles ? ». Peut-être que cette personne va devenir un ami intime pour la vie. Combien de gens sont devenus des amis très proches parce qu’ils ont eu la peine de faire connaissance et de connaître le nom des uns des autres. Et de toute manière, les gens ont besoin les uns des autres. Et souvent le besoin réunit les personnes avec d’autres. Aujourd’hui, peut-être que tu penses que tu n’as pas besoin de cette personne mais demain peut-être que tu en as besoin.

 

De toute manière, prendre connaissance du nom de cette personne, en plus du fait que ce soit une bonne habitude, si l’intention est bonne et si l’objectif est sain, ceci contribue à gagner l’amour et l’amitié de cette personne. Ceci contribue à rentrer dans son cœur.

Et la modestie intervient beaucoup dans le fait de connaître le nom de l’autre personne. Celui qui est modeste ne trouve aucune barrière pour faire connaissance avec les autres. Au contraire, il est extrêmement heureux.

 

Nous demandons à Allah qu’il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse profiter par ce que nous avons apprit et qu’Il nous augmente en connaissances.

Les lois des mosquées

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabaraka wa ta^ala dit dans sourate Al ‘Isra’/verset 36 : « wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm, inna s-sam^a wal baSara wal fou’ada koullou ‘oula’ika kana ^anhou mas’oulan ».

Ce qui signifie : « ne dis pas des paroles sans connaissances, ne parle pas sans sciences, ne parle pas de sujets dans lesquels tu n’as pas apprit ce qui est correct et ce qui n’est pas correct. Avant de parler apprends ».

Avant d’aborder des sujets, apprends d’abord ce que Dieu nous a autorisé, ce que Dieu a  ordonné et ce qu’IL nous a interdit ensuite tu abordes ces sujets. N’aborde pas les sujets comme certains ignorants à notre époque disent : « oui oui esprit critique, qu’est-ce que tu en penses, qu’est-ce que dis-tu toi, ». Et les gens se mettent à dire des paroles peut-être même qu’ils vont contredire la religion sans s’en apercevoir. Ne parles pas sans connaissances.

Et dans le 2ème partie de ce verset, Allah nous apprend que « l’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela la personne aura des comptes à rendre ». Elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses yeux, elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses oreilles et elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec son cœur.

Et il a été rapporté dans le Jami^de At-Tirmidhiyy, c’est le recueil de hadith de At-Tirmidhiyy et plus particulièrement dans le livre du silence AS-SamT du hafidh ^Abdul-Lah fils de Mouhammad Abou Bakr Al-Qourachiyy : « qul khayran wa illa faskout », ce qui signifie : « dis du bien ou alors tais-toi ».

En effet, une des plus grandes pertes de l’être humain, c’est de parler sans connaissances, sans sciences, c’est-à-dire sans savoir que ce qu’il dit est autorisé ou pas. De sorte qu’il va considérer licite, ou au contraire il va dire d’une chose qu’elle est interdite sans connaitre la preuve dans la Loi de Dieu. C’est-à-dire sans avoir apprit dans la Loi de Allah qu’est-ce qu’il en est, la personne dit : « la la haram » ou « la yajouz ». Certains, pire, au sujet des choses qui sont licites ils te disent : « chirk ». Certains l’ignorance les à aveugler. A propos de choses licites ou mêmes recommandées, ils sont capables de dire « que c’est de la mécréance, ça revient à attribuer un associé à Dieu », tout ça à cause de l’ignorance.

Dire qu’une chose est licite ou dire d’une chose qu’elle est interdite s’il n’y a pas de preuve selon la Loi de Dieu sur laquelle s’appuyer, cette parole qui est caduque, c’est une parole qui n’a aucun poids. Et non seulement elle est nulle et non avenue, mais c’est une cause de perte, une cause de grand châtiment pour la personne qui la dite.

En effet les gens de science, les gens de la piété, les gens de l’ascèse ont beaucoup apprécié la parole « la ‘adri ». La ‘adri c’est-à-dire je ne sais pas. Lorsque la personne n’a pas de connaissances, qu’elle dise «la ‘adri », qu’elle dise « je ne sais pas ». Si elle ne sait pas si telle chose est permise ou interdite, qu’elle réponde je ne sais pas.

Il a été rapporté de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée le 4ème calife, qu’il fut interrogé à propos d’une chose. Qu’est-ce qu’il a répondu ? Il a répondu : « la ‘adri, ma abradaha ^alal kabidi an ‘ous’ala ‘an chay’in la a^lamouhou fa ‘aqoula la ‘adri ».

Donc à propos d’une question qui lui a été posée, notre maître ^Aliyy a dit : « je ne sais pas ». Il a dit ce qui signifie : « combien je suis apaisé, je suis soulagé, je suis serein  lorsque l’on me pose une question à propos de quelque chose que je ne sais pas et que je réponde je ne sais pas ».

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a été confirmé de lui de manière authentique, qu’il fut interrogé au sujet de certaines choses et il répondit : « la ‘adri, je demande à Jibril ».

Et qu’est-ce qu’il a fait alors ? Il a demandé à Jibril. Jibril ^alayhi s-salam est l’ange chargé de la révélation, c’est lui qui est un envoyé de Dieu aux messagers et aux prophètes. Notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé à notre maître Jibril et Jibril à son tour a répondu la même chose : « je ne sais pas, je demande au Seigneur», pour la même question.

Jibril a demandé à Allah ta ^ala et Allah a apprit à Jibril quelle était la réponse. Puis Jibril est venu au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit ce que Dieu lui a apprit.

Cette question était à propos des meilleurs endroits sur terre et des pires endroits sur terre. C’était un compagnon qui a demandé au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « quels sont les meilleurs endroits sur terre et quels sont les pires des endroits sur terre ? ». Et dans une autre version : « les meilleurs des régions habités sur terre et les pires des régions habités sur terre ».

Jibril ^alayhi s-salam a dit : « khayroul biladil maçajid » et dans une version « khayroul biqa^il maçajid wa charrou l-biqa al aswaq».

C’est-à-dire : « les meilleurs des endroits sur terre ce sont les mosquées et les pires des endroits sur terre ce sont les marchés ».

En effet, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à quelques compagnons ce qui signifie : « ne sois pas le premier à aller au marché et ne sois pas le dernier à quitter le marché, car le chayTan aime les marchés ».

Le prophète a utilisé une expression : « ba^da fiha wa farrakh ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le chayTan aime beaucoup les marchés.

Pourquoi ? Car dans les marchés :

  • il y’a des gens qui jurent par le nom de Dieu mensongèrement et il y’a beaucoup de gens qui décrivent de manière fausse leurs marchandises. Par exemple, il dit : « c’est une bonne marchandise, c’est une belle qualité » alors qu’il y’a des défauts et il sait qu’il y’a des défauts dans ses marchandises.
  • Il y’a beaucoup de disputes dans les marchés, les gens se disputent dans les marchés.
  • Il y’a la tromperie et la fraude.

C’est pour cela que les marchés sont les pires des endroits sur terre.

 

Allah dit dans Son livre honoré : « wa anna l-maçajida lil-Lah fala tada^ou ma Allahi ‘ahada ».

C’est-à-dire que « les endroits qui ont été construit pour l’adoration de Dieu, pour reconnaître Son Unicité, pour glorifier Dieu, ce sont les mosquées ». Et donc le verset « lil-Laah » c’est une attribution, c’est une adjonction d’honneur, ce sont des endroits qui appartiennent à Dieu. Et ce sont des endroits honorés selon le jugement de Dieu parce que ce sont des endroits qui ont été érigés pour adorer Dieu exclusivement sans Lui attribuer d’associés.

« fala tada^ou ma Allahi ‘ahada », c’est-à-dire « n’attribuez pas d’associés à Allah ».

Adorez Allah uniquement, reconnaissez Son Unicité et soyez sincères dans votre adoration de Dieu.

Allahou ta ^ala a glorifié les mosquées, ce sont des endroits honorés. Allah a honoré les mosquées car les mosquées sont des symboles pour les musulmans.

 

Allah ta ^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « celui qui glorifie les symboles de la religion (celui qui dans son cœur leur accorde une grande place, beaucoup de respects, beaucoup d’honneurs, celui qui respecte les symboles de la religion), ceci est une preuve de piété, une manifestation de piété du cœur ».

Les symboles ici c’est tout ce qui est représentatif de la religion comme par exemple la prière, le jeun, le pèlerinage, la zakat et ce qui est de cet ordre. Celui qui les glorifie, ceci est une manifestation de piété.

Il nous est interdit de rabaisser un de ces rites ou symboles de la religion. Au contraire, celui qui est responsable doit glorifier tout ce qui est représentatif de la religion. Nous devons honorer tout ce qui est représentatif de la religion.

 

Et parmi ce qui est représentatif de la religion, il y’a les mosquées. Pour cela, salir la mosquée avec des choses répugnantes ou avec des choses pires comme les substances impures (la najaçah) selon la Loi de l’islam, si c’est par rabaissement de la mosquée parce que c’est un endroit de prière et que la personne la salit pour la rabaisser, alors ceci est une apostasie. Qu’est-ce que c’est l’apostasie ? C’est la sortie de l’islam, c’est de la mécréance.

Si la personne est musulmane et qu’elle salit la mosquée avec des choses répugnantes ou impures pour la rabaisser parce qu’elle est un lieu de prière, alors elle sort de l’islam elle n’est plus musulmane. Même si elle dit : « moi je n’ai pas l’intention de quitter l’islam ».

Mais dans le cas où ce n’est pas par rabaissement de la mosquée et qu’il la salit avec quelque chose de répugnant comme avec du crachat par exemple (ce n’est pas impur selon la Loi de l’islam) ou il la salit avec quelque chose d’impure selon la Loi de l’islam mais pas par rabaissement, alors dans ce cas ce n’est pas de la mécréance mais c’est interdit.

Si c’est une mécréance, la personne doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ». C’est ainsi que celui qui n’était pas musulman devient musulman. Si c’est un péché alors la personne doit faire le repentir mais elle n’a pas à dire les deux témoignages car elle n’est pas sortie de l’islam.

 

Celui qui salit donc un emplacement de la mosquée délibérément avec une najaçah (c’est la substance impure selon la Loi de l’islam comme de l’urine, du sang,…), alors il commet un péché.

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit : « tandis que nous étions un jour dans la mosquée auprès du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un campagnard est venu, il est parti pour uriner à l’intérieur de la mosquée ». Vous savez à l’époque du prophète, le sol c’était de la terre.

« Alors le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux compagnons ce qui signifie : ne le bousculez pas, laissez le ». Ils l’ont laissé jusqu’à ce qu’il a terminé d’uriner. Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  l’a appelé et lui a dit ce qui signifie : « ces mosquées ne sont pas pour qu’on urine dedans ni qu’on les salisse avec des choses répugnantes. Mais ce sont des endroits pour l’évocation de Dieu, pour l’accomplissement de la prière, pour la récitation du Qour’an ».

Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a ordonné a un homme d’apporter un seau d’eau qu’il a versé sur l’urine. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Pourquoi est-ce que le prophète leur a demandé de le laisser ? Car s’ils le bousculaient alors qu’il était en train d’uriner, ça va salir encore plus d’endroits.

 

Dans le passé, les mosquées étaient recouvertes de pierres, de terre. Celui qui crache dans une mosquée il commet un péché. C’est interdit en raison du hadith de Al-Boukhariyy et Muslim qui signifie : « cracher à l’intérieur de la mosquée c’est un péché. Comment expier ce péché ? En recouvrant de terre ce crachat ».

 

 

Par ailleurs, accomplir la prière en assemblée ceci est meilleur que d’accomplir la prière seule. Et ça dépasse de 27 degrés la prière en étant seule. La personne qui fait la prière en assemblée aura plus de récompenses de 27 degrés que si elle faisait la prière seule. Regardez le mérite de la prière en assemblée.

Par ailleurs, les pas que le musulman fait pour accomplir la prière en assemblée, ils lui seront comptés comme des récompenses selon le jugement de Dieu. Il aura des récompenses autant de pas qu’il accomplit. Pour chaque pas qu’il fait il sera élevé d’un degré et délivré d’un péché. Tout comme cela a été confirmé de manière authentique dans les deux Sahih de Al-Boukhariyy et Muslim. D’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « lorsque l’homme fait la prière en assemblée, cette prière en assemblée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son marché de plus de 20 degrés. Parce que si l’un d’entre vous fait son wouDou’ (c’est-à-dire parfaitement), puis il va à la mosquée et il n’a pas d’autres objectifs en se rendant à la mosquée que d’y accomplir la prière (car certains vont à la mosquée pour changer d’air ou pour se reposer, d’autres vont à la mosquée pour discuter), chaque pas qu’il fait il lui sera une cause pour être élevé d’un degré et être délivré d’un péché, jusqu’à ce qu’il arrive à la mosquée. Une fois à la mosquée, il est considéré comme étant en train de faire la prière tant qu’il est en train d’attendre la prière. Tout le temps qu’il attend la prière c’est comme s’il était en train de la faire. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans l’assemblé dans laquelle il a fait la prière ». C’est-à-dire que tu fais la prière et tu ne bouges pas, tu restes à ta place.

Pas comme certains, dès qu’ils passent le salam on dirait qu’ils sont dans des starting block. Dès qu’il dit « as salamou ^alaykoum », il commence la course.

 

La prière est une occasion pour être apaisé, c’est pour gagner du réconfort. Tu es entrain d’adorer Dieu, tu es en train de glorifier Celui qui t’a créé, Celui qui fait battre ton cœur, Celui qui fait passer ta nourriture d’un orifice et qui fait sortir de deux orifices différents. Imagine que tu t’es bloqué ? Les gens ne pensent pas à ça et disent « ouais c’est normal ». Non ce n’est pas normal, c’est un bienfait que Dieu t’a accordé. Si nous énumérions tous les bienfaits que Dieu nous a accordé, si on passait tout notre temps à le glorifier, ce ne serait pas suffisant.

Combien de temps passe dans l’insouciance ? Combien de temps passe dans la frivolité, dans les loisirs, dans des choses inutiles, dans des choses qui souvent ils poussent le châtiment dans l’au-delà ?

Celui qui est intelligent c’est celui qui ne gaspille pas son temps. C’est celui qui est opportuniste. Dans quel sens ? Il essaie de gagner à chaque instant, à chaque souffle d’air des récompenses. Même si tu marches dans la rue, même si la femme ne couvre pas sa zone de pudeur et qu’elle est dans la rue et qu’elle fait du dhikr, elle dit « la ilaha illa l-Lah », elle gagne des récompenses. Donc pourquoi perdre ces occasions de gagner ces récompenses.

 

Que disent les anges à propos de cette personne qui a terminé sa prière et qui n’a pas bougé ? Ils disent : « Allahoumma r-hamhou Allahoumma ghfir lahou ». Ce qui signifie : « Ô Allah fais lui Miséricorde, Ô Allah accorde lui le repentir ». Et ce, tant qu’il n’a pas rompu son wouDou’, c’est-à-dire qu’il est à sa place et a gardé son wouDou’, les anges lui font des invocations. Ceci est rapporté par Muslim.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah vous efface vos péchés et vous élève en degré ? ».

Les compagnons ont dit : « bien sûr Ô messager de Allah ».

Il leur a dit ce qui signifie : « faire le wouDou’ suite aux difficultés ». Quand vous êtes dans des situations difficiles ou par exemple certains quand il fait froid, malgré cela ils font le wouDou’ même avec de l’eau fraîche. Même si c’est quelque chose où il ya des difficultés, vous faites le wouDou’ et vous le faites parfaitement.

« Et vous marchez beaucoup pour les mosquées ». C’est-à-dire que vous faites beaucoup de pas pour vous rendre vers les mosquées, vous vous rendez souvent vers les mosquées. « Attendre la prière après avoir accomplit la prière ». Quand tu finis une prière, tu attends la suivante. Tu penses à ta prière, tu ne restes pas dans l’insouciance. Et tu te prépares pour la prière.

 

Il y avait un Saint, pour vous dire combien les saints ont le cœur tourné dans l’au-delà. Ils n’ont pas leur cœur noyé dans le bas monde. Les gens se sont levés ensemble pour faire la prière en assemblée. Eux ils voulaient lui dire : « tu diriges notre prière ». Et lui avait peur de la responsabilité et il a dit à un autre. Comme l’autre lui aussi voulait insister pour que ce Saint dirige la prière, qu’est-ce qu’il lui a dit ? Il lui a dit : « moi je la fais maintenant et toi tu la fais pour la suivante ». Qu’est-ce qu’il lui a dit le Saint ? Il lui a dit : « tu as beaucoup d’espoir ». C’est-à-dire tu espères vivre jusqu’à la prière suivante. Ce sont des gens qui pensent toujours à ce que la mort vienne à n’importe quel moment. Pas comme l’un d’entre nous, il fait des projets : « l’été qu’est-ce que je vais faire, l’hiver qu’est-ce que je vais faire, l’année d’après qu’est-ce que je vais faire, dans 10 ans qu’est-ce que je vais faire ? ». C’est bien de planifier mais dans le sens de le faire sans oublier de penser à la mort tout le temps. Parce que si tu penses que tu vas quitter cette vie, ça  sera un motif supplémentaire pour œuvrer pour l’au-delà. Ça ne veut pas dire que tu arrêtes toutes les machines et tu dors. Non ! Tu travailles encore plus.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui fait la prière de al ^icha’ en assemblée, c’est comme s’il a veillé la moitié de la nuit en prières surérogatoires ». Donc si tu fais la prière de al ^icha’ en assemblée, qu’est-ce que tu gagnes ? C’est comme si tu as passé la moitié de la nuit à faire des prières surérogatoires, des récitations de Qour’an, des invocations et des évocations.

Et s’il fait en plus la prière as-Soubh en assemblée, c’est comme s’il a passé toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Donc s’il fait al ^icha’ en assemblée, il gagne la moitié de la nuit, et s’il fait al ^icha’ et as-Soubh c’est comme s’il a gagné toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Regardez combien il y’a d’insistance dans la Loi de l’islam à faire la prière en assemblée.

 

Il a été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « annonce la bonne nouvelle à ceux qui partent la nuit dans l’obscurité pour se rendre à la mosquée, ils auront une lumière parfaite au jour du jugement ».

Le fait de marcher la nuit dans l’obscurité, mais ça c’était à  l’époque où il n’y avait pas de lumière ni d’électricité dans la rue, c’était la nuit obscur, c’est comme si tu marchais les yeux fermés. A notre époque, c’est quelque chose qu’on a raté car il y’a toujours de la lumière dans la rue.

 

‘Abou Mouslim Al-Khawlanii que Allah l’agrée, il partait d’un endroit qui s’appelait Dariya (l’emplacement où il habitait s’appelait Dariya) jusqu’à la mosquée de Béni ‘Oumeyade à Damas, dans l’obscurité. Il marchait sans rien avoir avec lui pour lui éclairer le chemin. Il n’y avait ni électricité, ni bougies, ni chandelles ni quoi que ce soit. Alors que la distance entre Dariya et la mosquée ‘Oumeyade à Damas dépasse plus de 10km. Aujourd’hui, l’un d’entre nous même si c’est dans la lumière, il ne marche pas les 10km.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est déconseillé de vendre et d’acheter à l’intérieur de la mosquée. Il a été authentifié du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter à  l’intérieur de la mosquée, ne lui faites pas des invocations pour que son commerce soit gagnant ». Donc c’est déconseillé. Mais ce n’est pas interdit. Qu’est-ce que ça veut dire que c’est déconseillé ? Ça veut dire que si la personne ne le fait pas, elle a des récompenses. Mais si elle le fait, elle ne s’expose pas à un châtiment.

Encore moins s’il ya une nécessité de le faire. C’est quoi la nécessité ? Comme par le passé dans la mosquée Al-haram, il y avait des gens qui vendaient de l’eau. Et c’était une extrême chaleur, il n’y avait pas de ventilateur ni de climatiseur. Et les gens ne pouvaient pas facilement sortir s’ils avaient soif, de repartir ou de revenir. Il y avait des gens qui étaient des vendeurs d’eau, ils vendaient de l’eau pour que les gens boivent. Ils leur donnaient à boire de l’eau de Zamzam. Et les gens en contrepartie leur donnaient un peu d’argent.  Donc là il y’a une nécessité, il y avait un besoin, il y avait une grande chaleur qui fait que la personne a besoin de boire sans quitter sa place. C’est quelque chose qui lui permet d’étancher sa soif. Et ce n’était pas facile de quitter la mosquée, de sortir de la mosquée pour aller boire à l’extérieur. Et ça arrive aussi à la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la période de pèlerinage où les gens viennent visiter le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Là encore il n’y a pas de caractère déconseillé.

Ceci dans le cas où celui qui donne de l’eau son objectif était de la vente. Mais si son objectif n’est pas de vendre mais simplement de gagner des récompenses, c’est encore moins déconseillé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est permit de dormir à l’intérieur de la mosquée. Aussi bien pour quelqu’un qui est étranger que pour quelqu’un qui est de la ville. ^Abdul-Lah Ibnou ^Oumar Ibnou l-Khattab, qui est le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab le 2ème calife que Allah les agrée tous les deux, il passait la nuit dans la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Personne ne lui a dit : « pourquoi tu dors ici, tu as ta maison pas loin de là ». Il faisait la prière et dormait à cet endroit.  Donc on peut dormir à l’intérieur de la mosquée sans qu’il n’y ait de caractère déconseillé.

 

Discuter à l’intérieur de la mosquée, quel est le jugement ? Quelqu’un qui parle des sujets de ce bas monde ?

Il n’y a pas de péchés en cela tant qu’il dit des paroles qui ne sont pas une désobéissance ni une médisance. De telles discussions, de telles conversations sont permises. Elles ne font pas perdre de récompenses. Si quelqu’un demande : « comment va la famille, comment vont les enfants, qu’est-ce que tu fais, …», il parle de sujet où il n’y a pas de péchés, il n’y a pas de caractère déconseillé. Cela est autorisé.

 

Il ya des gens qui ont attribué deux hadiths mensongèrement au messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que le messager n’a pas dit.

  • La première c’est : « parler à l’intérieur de la mosquée dévore les bonnes actions tout comme le feu dévore le bois ». Ceci est faux, c’est un mensonge. Si quelqu’un voit ces paroles écrites dans une mosquée, elle doit les enlever car elles sont fausses. Et de plus l’information que comporte ces paroles, c’est un sens qui est mauvais. Car à l’époque du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens parlaient et disaient des paroles qui n’était pas de la religion ni des évocations de Dieu. Dans le Sahih de Al-Boukhariyy, il y avait deux compagnons qui se trouvaient dans la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. L’un devait de l’argent à l’autre. Le créancier voulait récupérer son argent, il lui a dit : « rends moi mon argent ». Et leurs voix se sont élevées. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait signe au créancier qui s’appelait Ka^b Ibnou Malik, de pardonner à l’endetté la moitié de la dette. Pourquoi le hadith est cité ici ? C’est pour dire que le messager ne leur a pas reproché de discuter de leur dette à l’intérieur de la mosquée. Il ne leur a pas dit : « pourquoi vous parlez à l’intérieur de la mosquée d’un des sujets du bas monde ? Comment vous faites autre que l’évocation de Dieu, autre que la récitation du Qour’an, autre que le tasbiH ou le takbir, ou autre que la révision de la science de la religion ?».

De ce hadith qui est Sahih, qui a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres, nous avons la preuve qu’il est permit de parler dans la mosquée en évoquant des sujets du bas monde et que ceci n’est pas interdit. Les paroles qui sont interdites à l’extérieur de la mosquée sont également interdites à l’intérieur de la mosquée. Il y’a une exception toutefois. Si quelqu’un discute et que cela va perturber une personne qui fait la prière ou qui récite le Qour’an, c’est interdit. Et cela concerne aussi les personnes qui sont en train d’étudier la science de la religion. Si par exemple dans le centre il y’a une assemblée de la science de la religion et que des gens sont en train de parler de sorte à ce que ça les perturbe, c’est haram. Ou des gens qui font du dhikr et que des gens discutent de sorte à les perturber, c’est interdit. Faites le rappel pour ne pas que les gens tombent dans le péché.

 

Certains quand ils font un rappel, c’est pour avoir le dessus. C’est pour se montrer comme si lui sait et l’autre ne sait pas. Ou bien soit disant pour marquer un but : « ça y est je l’ai fait taire ! ». Non ce n’est pas ça l’objectif, quand tu interdits un mal tu le fais pour l’agrément de Dieu. Vérifie ton intention. Ça c‘est très important. Car l’âme a tendance à vouloir toujours être supérieure, donc il va lui dire pour se montrer supérieur à lui, pour le faire taire. Ce n’est pas quelque chose de louable, il peut tomber dans le péché s’il fait preuve d’orgueil ou autre. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Il doit vérifier son intention avant puis il s’adresse à lui avec douceur.

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah accorde plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que ce qui est fait avec dureté et violence ».

Donc fais le avec le sourire. Quel est ton objectif au bout du compte? C’est que tu veux le sauver du péché et tu veux gagner des récompenses. Donc fais le de manière élégante, de manière subtile, de manière gentille. De plus, tu as plus de chance d’atteindre ton objectif si tu le fais avec douceur qu’avec violence.

Donc si quelqu’un est en train de faire la prière ou qu’il récite le Qour’an, c’est interdit de le perturber que ce soit avec des paroles du bas monde ou des paroles de religion.

Ou même si tu récites à côté de lui ou autre. Si quelqu’un veut réciter le Qour’an, alors qu’il récite de manière à ne pas perturber l’autre. Celui qui parle qu’il ne perturbe pas non plus celui qui récite le Qour’an.

 

Il ne faut pas oublier une chose, c’est que dans notre religion, le musulman est respectable. Quand on dit que le musulman a une hourba, c’est quoi ? C’est la respectabilité.

Même si toi tu ne le supportes pas, tu es jaloux, tu gardes ça dans ton cœur, tu l’étouffes et tu ne le manifestes pas. Tu te comportes de manière correcte, rigoureuse. C’est normal, certains peuvent avoir des sentiments. Nous ne sommes pas tous maîtres de nos sentiments. Parfois tu dis : « celui-là je ne le supporte pas, pourquoi c’est toujours lui, pourquoi ce n’est pas moi ». Tu étouffes ce sentiment et tu ne le concrétises surtout pas, ni par une parole, ni par une croyance, ni par un acte, ni rien. Tu essaies d’atténuer ce sentiment au maximum. Et tu te comportes de manière correcte comme la Loi de l’islam te l’a ordonné. Allah ta ^ala a fait qu’on n’est pas maître de nos sentiments. On ne peut pas aimer certains d’un amour dans le sens de la passion, du désir. Mais les sentiments on les cantonne dans un container hermétique et on se comporte de manière correcte. Il ne faut pas que ça déborde, ça salit, ça devient de mauvaises paroles, de mauvais regards, de mauvais gestes, non.

 

  • Le deuxième hadith qui est aussi mensongèrement attribué au prophète, ils disent : « que celui qui parle dans la mosquée en disant des paroles du bas monde, Allah lui fait perdre des récompenses de 40 ans ». Cela est aussi un mensonge. Il a été authentifié que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il lui arrivait de rester la nuit avec un groupe de ses compagnons dans la mosquée. Et les compagnons se mettaient à discuter des souvenirs avant comment ils faisaient dans la jahiliyya, avant d’entrer en islam. C’est-à-dire comment les gens se comportaient, c’était des choses qui étaient drôles. Et eux riaient et le prophète souriait. Dans ce hadith Sahih rapporté par At-Tirmidhiyy et dans le hadith avant, il y’a des preuves que parler à l’intérieur de la mosquée et dire des paroles qui ne comportent pas de péchés, rire pas pour quelque chose d’interdit, ne fait pas perdre des récompenses et c’est quelque chose d’autorisé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, il est permit de s’asseoir de manière mouhtabiyan. C’est une manière de s’asseoir comme en tenant ses jambes avec ses mains (en repoussant les jambes vers sa poitrine et en les tenant avec les mains). C’est également permit de s’asseoir en tailleur (croiser les jambes). Toutes les manières de s’asseoir sont autorisées dans la mosquée. Et on peut même s’allonger dans la mosquée. Même si la personne est allongée et dirige ses jambes vers la qibla’, c’est permit ce n’est pas interdit. Il y’a des ignorants qui lorsqu’ils voient qu’une personne dirige ses pieds vers la qibla’, ils disent : « non non ne fais pas comme ça ». Il faut arrêter ces gens là, les empêcher de faire cela. Car ils sont en train d’interdire aux gens de faire des choses qui sont licites. Interdire cela c’est de l’égarement. Avec quelle preuve selon la Loi de l’islam ils interdisent cela ? Il n’a pas été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il est interdit cela. Ce qui est interdit c’est de tendre les pieds vers le Qour’an ou vers un livre de sciences de religion ou vers un des noms de Dieu. C’est-à-dire si le Qour’an ou le livre de sciences de religion ou une feuille sur laquelle il y’a le nom de Dieu n’était pas sur un endroit élevé, mais en face du pied de la personne, ça c’est interdit. Mais si lui, tends ses pieds et que le livre est au-dessus sur une armoire, cela n’est pas interdit.

L’interdiction ici c’est par respect pour le nom de Allah ou pour le Qour’an.

Par contre rabaisser le livre du Qour’an comme en posant les pieds dessus, ça c’est de la mécréance. Et celui qui commet une mécréance ou une apostasie, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ».

 

Parmi les lois relatives aux mosquées qui sont recommandées, c’est de les nettoyer, de les parfumer en brûlant de l’encens. Comme par exemple en brûlant du loubban, qui est une gomme arabique. C’est de la résine qui sort des arbres. Ou avec Al ^Oud, qui est une sorte de bois venant des pays d’Asie et qui est très parfumé. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’encensait avec le corps, il les brûlait pour se parfumer le corps avec.

Et la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, on y brulait de l’encens depuis l’époque de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab jusqu’à nos jours, chaque vendredi sans interruption. Ça c’est une tradition qui a été perdu dans certains pays, les gens l’ont arrêté. Celui qui revivifie cette tradition en brûlant de l’encens dans la mosquée, il est concerné par le hadith de Ibnou Majah, qui signifie : « celui qui revivifie une bonne tradition qui a disparu après moi, il en aura la récompense et il aura la récompense de ceux qui vont la refaire après lui, sans qu’il ne leur soit diminué quoi que ce soit de leur récompense ».

S’il ya quelque chose de bien qui a disparu, celui qui la refait comme par exemple brûler de l’encens dans la mosquée, alors c’est quelque chose qui a disparu dans certaines villes, il aura la récompense chaque fois que quelqu’un va la refaire. Il aura une part de récompense.

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons de ceux que lorsqu’ils écoutent une parole, ils suivent le meilleur qu’ils entendent et qu’ils l’appliquent. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une fin heureuse et qu’Il fasse que nous soyons au nombre des gens du paradis et de la félicité. ‘aamiin

 

 

 

Wa l-Lahou ta ^ala ‘a^lam wa ahkam.

 

L’excellence de comportement

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître MouHammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le chaykh que Allaah lui fasse Miséricorde a dit : « que chacun d’entre nous mette en pratique le hadiith du messager de Allaah » qui signifie : « celui qui veut éviter l’enfer et qui veut entrer au paradis, qu’il fasse en sorte que lorsqu’il vient à mourir, il croit en Dieu, il croit au jour dernier, et qu’il se comporte avec les gens tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui ». Rapporté par ‘Ahmad, Mouslim, Al-Bayhaqiyy et ‘Ibnou ‘Abii Chaybah.

Cette dernière phrase : « …qu’il se comporte avec les gens tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui », celui qui la met en pratique il aura réussit, il aura gagné. Et celui qui ne la met pas en pratique il sera dans les plus bas niveaux.

Cette dernière phrase veut donc dire, parmi les causes pour être sauvé, c’est que le musulman, on le sait il aime que les gens l’excusent, il aime que les gens ne lui en veulent pas, il aime que les gens patientent avec lui comme s’il a des défaillances. Il convient également qu’il se comporte de la même manière avec les gens.

C’est-à-dire qu’il convient au musulman de patienter devant la nuisance d’autrui, et d’agir en bien avec celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant.

L’un d’entre nous aime bien que son frère ne le dévoile pas quand il fait défaillance ou quand il fait des erreurs. Il convient qu’il se comporte avec les gens de la même manière. C’est-à-dire qu’il supporte la défaillance des gens, la défaillance de ses frères.

 

Quant à celui qui n’agit pas ainsi il ne va pas augmenter en degré selon le jugement de Allaah.

Et c’est cela l’excellence de comportement auquel le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement incité, par sa parole qui signifie : « je suis garant d’une résidence en bordure du paradis, pour celui qui délaisse le débat inutile ». C’est à dire le débat où la personne débat uniquement pour avoir le dernier mot. Il n’y a pas d’intérêt religieux dans le fait de poursuivre cette discussion, juste la personne veut avoir le dernier mot. Celui qui le délaisse même s’il avait raison, pour des choses qui sont futiles, pour l’agrément de Dieu il délaisse cela, le prophète a dit qu’il lui garantit une résidence en bordure du paradis.

 

Et il est garant ^alayhi s-Salaatou wa s-salaam, d’une résidence au centre du paradis pour celui qui délaisse le mensonge, même si c’est par plaisanterie. Le mensonge c’est toute parole qui n’est pas conforme à la réalité. Donc celui qui délaisse cela, même si c’est par plaisanterie, le prophète lui garantit une résidence au centre du paradis.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam garantit une résidence tout en haut du paradis pour celui qui fait preuve d’excellence de comportement. Et l’excellence de comportement nécessite beaucoup de combats contre ses passions, contre son âme.

Parce que l’âme veut toujours avoir le dessus, l’âme veut avoir le dernier mot, l’âme cherche à répondre au mal par le mal, l’âme veut faire mal à autrui pour être elle tranquille. Donc celui qui arrive à faire dompter son âme, à la faire suivre la loi du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à faire preuve d’excellence de comportement, le prophète lui garantit une résidence tout en haut du paradis. Il n’y a pas de malheur au paradis, il n’y a pas de tristesse, il n’y a pas de chagrin. Mais les degrés du paradis ne sont pas les mêmes. Il y’a des gens qui vont avoir mieux que d’autres. Cependant, il n’y a pas quelqu’un qui va être malheureux au paradis, il n’y a aucune espèce de dérangement, de gêne, de jalousie. Tout le monde sera satisfait. Mais la félicité au paradis n’est pas la même. Il y a des gens qui vont avoir plus que d’autres. Et celui qui est intelligent c’est celui qui cherche à avoir encore plus.

Parce que, si ici dans cette vie tu cherches à avoir la maison la plus confortable, la plus proche par exemple pour aller faire tes courses, la plus proche des transports, pour une vie qui est limitée quel que soit le nombre d’années, que dire du paradis, c’est une vie qui est sans fin. Celui qui est intelligent c’est celui qui cherche à avoir encore mieux au  paradis. Certains ils se suffisent comme l’expression « ils dorment sur leur laurier ». Ils disent « al HamdoulilLaah j’ai vu le prophète en rêve, j’ai vu le cheveu du prophète en rêve », et après certains ont un mauvais comportement.

Celui qui est intelligent c’est celui qui est reconnaissant envers Dieu, et qui cherche à avoir mieux encore.

 

L’excellence de comportement c’est une chose auquel le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement incité. Ce hadiith a été rapporté par Al-Bayhaqiyy, Al-Haakim, At-Tabaraniyy et ‘Abouu Dawouud.

 

 

Notre chaykh a dit : « l’excellence de comportement c’est quelque chose de très important, de très noble, de très élevé comme niveau ».

Pour atteindre ce niveau, il est :

  • Indispensable de supporter la nuisance des autres,
  • Indispensable de cesser de nuire aux autres,
  • Indispensable de faire le bien à autrui envers ceux qui sont reconnaissants tout comme envers ceux qui ne sont pas reconnaissants.

 

Le chaykh que Allaah lui fasse Miséricorde a dit : « si vous vous attachez à ce hadiith, si vous le mettez en œuvre, vous deviendrez au nombre de ceux qui réussiront, vous serez élevés au plus haut des degrés ».

 

 

Et dans un autre hadiith, il ya une similarité de certains points de vue, qui est ce qui signifie : « à chaque fois que la douceur intervient dans une chose, elle la rend encore plus belle ». Tu peux faire la chose de deux manières différentes : tu peux la faire durement, et tu peux la faire avec douceur. Quand tu la fais avec douceur, cette chose devient encore plus belle.

Un enseignant dans son cours peut transmettre l’information de manière sèche, de manière rude. Et il peut transmettre l’information avec douceur.

Une enseignante dans son école peut transmettre l’information de manière rude, elle peut transmettre l’information de manière douce.

Une femme dans son foyer peut se comporter avec son mari, il arrive qu’elle peut se comporter de manière sèche, elle peut aussi faire un effort et se comporter de manière douce.

L’homme dans la maison peut se comporter de manière rude, il peut se comporter de manière douce.

La personne peut s’acquitter des obligations de manière qui est sans faire d’efforts, et la personne peut également faire un effort pour accompagner cette chose avec de la douceur. La douceur chaque fois qu’elle intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. Ce hadiith a été rapporté par Al-Boukhaariyy dans Al-‘Adabou l-Moufrad et par ‘Ibnou Hibbaan.

 

 

Et dans une autre version de ce hadiith, le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allaah agrée la douceur en toute chose ». Même quand tu parles, quand tu marches, quand tu t’assoies, quant tu abordes la conversation. Donc d’aborder la douceur si tu le fais avec la recherche de l’agrément de Dieu, tu gagnes des récompenses. Allaah agrée la douceur dans toute chose. Et ce hadiith a été rapporté par At-Tabaraniyy, par Al-Boukhaariyy, par An-Naçaa’i, par Al-Bayhaqiyy, par ‘Ibnou Hibbaan.

 

 

Qu’est-ce que la douceur ?

C’est d’accomplir la chose de la meilleure manière comme en patientant avec les gens. Ce titre est surtout pour ceux qui veulent travailler dans la da^wah. Ceux qui veulent profiter aux gens pour leur enseigner, faut patienter avec eux. Et le chaykh a comparé, et ça c’est l’enseignement des souufis, celui qui veut profiter aux gens il est comme l’arbre fruitier. J’imagine qu’à chacun d’entre vous il vous est arrivé de cueillir un fruit d’un arbre, de tenir le fruit dans votre main et de le prendre. L’arbre fruitier, si tu vas cueillir le fruit avec ta main, tu vas l’obtenir. Si tu vas secouer l’arbre, les fruits vont tomber. Si tu vas frapper avec une tige, les fruits vont tomber.

Celui qui travaille dans la da^wah, il est comme cet arbre fruitier. Qu’on vienne prendre de lui doucement, qu’on le secoue, qu’on le tape, dans tous les cas il donne des fruits. C’est ça l’enseignement des souufis, c’est ça l’enseignement de notre chaykh.

Travailler dans la da^wah ce n’est pas uniquement réciter des connaissances, c’est également patienter avec les gens et savoir comment transmettre ces informations avec la douceur, la pertinence. Faire en sorte que la personne mette en œuvre ce qu’elle entend. Il ya des gens qui savent très très bien la théorie, mais quand ils arrivent à la pratique, quand ils sont sous le feu de l’action, ils oublient.

 

Et vous avez sans aucun doute entendu ce hadiith du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam rapporté par Al-Bayhaqiyy qui signifie : « le croyant est semblable à un chameau qui a un trou dans son museau, par lequel on peut le tirer ».

Qu’est-ce que le prophète a dit ? Il a dit ce qui signifie : « si on le tire il marche, si on veut le faire accroupir même sur un rocher, il va s’accroupir, grâce à ce point faible qu’il a, il est devenu docile ».

Le croyant est à l’image de ce chameau qui est docile. Si tu le tires il vient. Si tu le fais accroupir même sur un rocher, ce n’est pas confortable pour un chameau de s’accroupir sur un rocher, et bien il s’accroupit. Même si c’est quelqu’un de petit ou d’âgé qui va le tirer, il va marcher avec lui. Qui va le faire accroupir sur un rocher, il va s’accroupir.

 

Le sens de ce hadiith, c’est une incitation au croyant d’être doux, d’être docile avec ses frères, tant qu’ils ne lui demandent pas de faire une désobéissance à Dieu. Quand le chaykh a dit « avec ses frères », ça peut être ton mari à la maison, ça peut être ton épouse à la maison, ça peut être ton collègue dans le travail de da^wah.

Donc sois docile tant qu’il ne te demande pas de désobéir à Dieu. Sois facile à manier, ne sois pas difficile. Certains ont une appréhension, quand ils vont s’adresser à quelqu’un il va se dire « qu’est-ce qu’il va me répondre, qu’est-ce qu’il va me dire, comment je vais lui demander ». Il s’agit d’être facile avec les autres pour s’entraider à ordonner le bien et interdire le mal.

C’est-à-dire il va faire preuve de concordance avec lui, il ne va pas être hautain vis-à-vis de lui, et il va ainsi se faire aimer par lui. Celui qui applique cela, il aura gagné, il atteindra les hauts degrés.

Le chaykh a dit : « engagez vous à appliquer cela. Si vous appliquez cela vous atteindrez les hauts degrés ». Si vous le faites bien sûr, dans l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. « Et si vous n’appliquez pas cela, ce sera le contraire ».

Et le chaykh a dit : « ceux qui sont prioritaires pour appliquer ce hadiith, ce sont ceux qui d’entres vous sont les plus âgés ». Et le chaykh a dit : « et ceci est requis de la part de tout le monde ». Du jeune, du plus petit jusqu’à celui qui est âgé ou adulte. « Tout ceci est requis de la totalité. Mais en priorité ce sont vous les plus âgés. Vous les pus âgés soyez des exemples, soyez des modèles pour autrui dans ces comportements qui sont louables. Vous obtiendrez ce que vous souhaitez comme haut degré si Dieu le veut ».

 

Dans ce verset 159 de souurat ‘Aali ^Imraan, Allaah nous apprend : « que la douceur qui est dans le cœur du prophète envers ses compagnons, cette douceur est un bienfait, est une Grâce que Allaah lui a accordé ».

Et qu’est-ce que ça veut dire que Allaah a accordé une Miséricorde dans le cœur du prophète ?

C’est-à-dire  que le prophète, Allaah ta ^aalaa l’a aidé à faire preuve, IL lui a accordé la réussite à être doux avec ses compagnons, à agir avec sagesse et douceur envers eux.

Et dans la suite du verset, Allaah nous apprend : « que si tu avais été froid et si tu avais eu le cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi ». Personne ne serait resté avec toi, tout le monde serait parti.

La froideur, certains tu leur dis « as salaamou ^alaykoum », c’est à peine s’il te répond, pour marquer la distance.

Certains c’est comme ils n’ont pas de pitié dans leur cœur, son cœur est dur. Certains, soubHaanalLaah, ils ont la dureté dans le cœur. C’est comme si pour lui il est anormal d’être doux, de sourire, de passer le salaam, de dire quelques mots pour détendre un peu l’atmosphère. Parfois même avec les gens qui leur sont proche, ils vivent dans la même maison. Donc ce n’est pas ainsi qu’il convient d’être, il convient d’agir avec douceur, avec bienfaisance.

 

La suite du verset : « fa^fou ^anhoum » c’est-à-dire « excuse-les ». Pourquoi ?

Parce que ce verset est venu après la bataille de ^OuHoud. Vous savez que lors de la bataille de ^OuHoud, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait fixé un ensemble de compagnons pour surveiller les arrières de l’armée, pour pas que l’ennemi vienne les prendre en étau, entre ceux qui étaient devants et ceux qui étaient derrières. Mais ceux qu’il avait positionné sur cette montagne qu’on appelle Jabal Ar-Roumaat, devant la tombe de notre maître Hamza, en face de la montagne de ^OuHoud, c’est la bas que le prophète avait placé les archers, quand ils ont vu sur le terrain de la bataille que les musulmans avaient le dessus, ils n’avaient pas écoutés la parole du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils ont pour certains, quittés leur position.

Donc le verset c’est pardonne-les, excuse-les pour ce qu’ils ont fait avec toi, en n’ayant pas écouté ta parole.

 

« wa staghfir lahoum »  c’est-à-dire « invoque Allaah pour qu’il leur pardonne pour ce qu’ils auraient outre passés comme règle ou comme loi dans l’islam ».

 

Et l’ordre suivant qui est venu dans le verset, c’est :

« Wa chaawirhoum fil ‘amr »  – « concerte toi avec eux, demande leur conseil ». C’est-à-dire « dans les sujets qui sont importants, là où tu n’as pas reçu la révélation ». Bien sur, quand il a reçu la révélation Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne va pas demander « qu’est-ce que vous pensez? On fait ça ou on fait ça ? ». Il va simplement appliquer la révélation.

Pourquoi cet ordre de demander le conseil ?

Parce que quand tu demandes conseil à quelqu’un, n’est-ce pas que ça le touche, ça lui fait plaisir si tu vas donner ton avis. Si par exemple à la maison la femme demande à son mari « qu’est-ce que tu penses si on fait telle chose ? », c’est une concertation qui va réjouir le cœur de celui à qui on demande son opinion. Et cela égaye le cœur, ça montre qu’on accorde de l’importance à cette personne à laquelle on demande l’avis. C’est quelque chose qui va raffermir les liens. Et c’est ça dans l’islam, comme nous a enseigné notre chaykh, lorsque les liens deviennent forts, on peut facilement ordonner le bien et interdire le mal. Ca devient encore plus facile. Mais si les gens se repoussent les uns les autres, chacun va aller dans un sens. On ne va pas être fort pour aller dans une même direction pour ordonner le bien et interdire le mal.

 

Autre finalité de cet ordre quand Allaah dit : « Wa chaawirhoum fil ‘amr », c’est une parole qui concerne le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est-à-dire « concerte-toi avec eux pour les sujets importants », c’est également afin que ta communauté te prenne en exemple en cela. Afin que ta communauté te suive dans cette demande de concertation.

 

Et dans le hadiith rapporté par Al-Haçan, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « chaque fois que les gens se concertent, ils parviennent à ce qui est le mieux pour eux ».

Hadiith rapporté par At-Tabariyy, Al-Boukhaariyy dans Al ‘Adaba l-Moufrad d’après Al-Haçan.

C’est ce qu’à notre époque, certains qui parlent dans ce genre de science, appellent cela l’intelligence collective. Des gens vont mettre ensemble leurs idées et vont pouvoir arriver à quelque chose qui est plus fort que si chacun allait tout seul. Rappelle toi une chose c’est qu’il ya des gens qui payent de l’argent pour avoir des conseillers, alors que toi tu as pleins de conseillers autour de toi, des frères et sœurs, donc demande-leur leur opinion, leur avis. Peut être qu’ils vont attirer ton attention sur quelque chose à laquelle toi tu n’avais pas pensé, mais que ça va être très utile. Et c’est gratuit, donc profite.

 

‘Abouu Houreyra que Allaah l’agrée a dit : « je n’ai pas vu des gens qui demandaient plus le conseil les uns aux autres que les compagnons du messager de Allaah ».

Qu’est-ce que ça veut dire se concerter ?

Ça veut dire je montre mon opinion, mon avis, mes arguments et je fais que mon frère à son tour me donne son avis, son opinion, ses arguments. Vous voyez qu’ainsi on va explorer ensemble un maximum de pistes qui va nous enrichir mutuellement, intellectuellement. Et avec la bonne entente et la lucidité et la sagesse, on va aller tous ensemble vers ce qui est de notre intérêt.

Et de chez qui les compagnons ont apprit cela ? Ils l’ont apprit auprès du messager.

 

Ce hadiith indique également qu’il est permit de faire un ‘ijtihaad, c’est-à-dire de déduire les lois pour des cas qui n’ont pas fait l’objet de textes. Bien sûr ce n’est pas n’importe quelle personne qui va déduire des lois. Ce sont ceux qui sont Moujtahid. Et ceci comporte la preuve que l’analogie est également un argument dans l’islam.

 

La suite du sens du verset, c’est la parole qui est adressée au prophète : « dès lors que tu as fixé ton opinion, après avoir entendu les divers avis autour de toi, quand tu as tranché, alors fie-toi à Dieu ». C’est-à-dire va dans le sens de ce que tu as jugé comme étant le plus pertinent et le mieux.

Il ne s’agit pas de l’avis que tu as entendu le plus, ce n’est pas un vote ou une majorité. Tu pèses le pour ou le contre par rapport à la Loi de l’islam. Dès lors que tu as su ce qui est le plus pertinent, le plus adéquat, le plus conforme à la Loi de l’islam, alors tu fonces. Ça y est tu te fies à Dieu et tu avances.

La suite du verset signifie : « Certes Allaah agrée ceux qui se fient à Lui ».

Cela signifie compter sur la réussite que Dieu nous accorde. Et s’en remettre totalement à Lui. C’est à dire se rappeler et garder présent dans son cœur que c’est Dieu qui est le Créateur du bien et du mal, que c’est Dieu qui Crée la réussite, que Dieu c’est Lui qui accorde, c’est Lui qui prive, c’est Lui qui fait ce qu’IL veut.

Donc tu te fies à Dieu, tu as choisit ce qui est le plus pertinent et tu avances en espérant que Dieu t’accorde la réussite.

 

Et dans le Sahih de Al-Boukhariyy, du hadiith de ‘Anas ‘Ibnou Maalik, que Allaah l’agrée, à propos de la description du messager de Allaah notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « c’était le meilleur des gens par son aspect physique et par son comportement ».

C’est par ce hadiith et des hadiiths qui sont semblables, qui ont été rapporté à propos des mérites du messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il apparait clairement ce que la dame ^Aa’ichah que Allaah l’agrée a dit pour décrire le messager de Allaah, une parole qui signifie : « le Qour’aan était son  comportement ». Ça c’est le sens apparent. Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ca veut dire tout caractère de bien que le Qour’aan a ordonné d’avoir, et bien ce trait de caractère était celui du messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Et le messager tout comme il a dit cela pour enseigner, pour diriger, il a dit ce qui signifie : « Allaah agrée la douceur en toute chose », tout comme l’a rapporté Mouslim.

Et la douceur c’est le contraire de la violence.

Et Allaah agrée que son esclave croyant fasse preuve de douceur en toute chose.

Celui qui veut avoir un tel état, alors qu’il cherche, qu’il apprenne comment se comportait le prophète pour que lui-même adopte la même conduite et le même comportement que celui du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Lorsqu’un croyant veut ordonner un bien, qu’il le fasse avec la douceur et non pas avec la violence. Beaucoup de gens lorsqu’on leur ordonne de faire quelque chose, qui est à l’origine quelque chose de bien, mais si la manière est dure, alors ils vont se braquer. Par contre si c’est avec douceur, ils vont aller dans le même sens.

 

Parmi les formes de douceur, c’est que tu veux ordonner à quelqu’un qui a manqué à une obligation, si tu veux lui donner l’ordre d’accomplir cette obligation religieuse, sans qu’il en fasse tout une affaire, la douceur requiert que tu lui transmettes le message sans lui faire comprendre forcément que c’est lui qui est visé et pas quelqu’un d’autre. C’est-à-dire que tu peux parler en général pour que la personne elle-même comprenne le message sans que tu la mettes dans une situation inconfortable. Certains savants ont dit : « passer le conseil ça ne veut pas dire faire un scandale ». Tu peux passer le message sans que la personne soit dévoilée ou que tu la blesses dans son amour propre. Parce que si tu utilises ce moyen, tu vas te préserver du refus par entêtement. Certains refusent par entêtement. Certains parce que tu leur parles avec dureté, ils vont refuser. Rien que par entêtement ils vont refuser.

A plus forte raison, si tu veux interdire quelque chose de blâmable, par exemple quelqu’un commet quelque chose d’interdit, c’est un péché, et tu as su que quelqu’un avait commit ce péché, si tu utilises la douceur pour passer ton message, cela va permettre plus facilement à ce que la personne obtempère, comprenne et applique. Ça veut dire que la douceur est un secret pour la réussite. Quand tu veux ordonner le bien, quand tu veux interdire le mal tout comme Allaah l’a ordonné, adopte la douceur. La douceur permet d’avoir beaucoup plus de résultats que la dureté ou la violence.

 

Parmi les formes de douceur qui sont recommandées dans la Loi de l’islam, c’est que tu penses à l’état de la personne à la quelle tu veux passer le conseil. Tu réfléchis à son état. S’il s’agit d’une personne qui comprend d’un signe, par simple allusion, et bien tu utilises ce moyen. Tu fais un signe et la personne elle-même va comprendre. Mais il ya des gens qui ne comprennent pas par allusion, tu as besoin d’être plus explicite. Mais ce n’est pas pour autant que tu vas utiliser la méthode qui va l’empêcher d’accepter la vérité.

Certains quand tu parles avec eux avec des paroles directes, leur orgueil va prendre le dessus. Ils vont refuser juste par entêtement, même s’ils savent pertinemment que ce que tu es en train de lui dire est vrai.

Donc donner le conseil c’est comme escalader une montagne. Quand tu escalades une montagne, est-ce que tu vas choisir la côte la plus dure ou tu vas utiliser le chemin qui est le plus facile pour monter ? C’est le chemin le plus facile même s’il est plus long. Mais au moins tu vas y arriver. Mais si tu prends le chemin le plus dur, tu risques de tomber et tu ne vas pas atteindre ton objectif.

 

Combien de gens sont partis de quelque chose qui est bonne à l’origine, c’est d’interdire quelque chose de mal. Mais comme ils ont mal agit, ils ont utilisés une manière violente, quand on dit violente ce n’est pas forcément avec des coups, ça peut être avec les mots ou un comportement ou avec un signe de la tête. Ils vont avoir un résultat contraire au résultat escompté.

Il ya parmi les gens, que Dieu nous en préserve, ceux qui commettent la mécréance à cause de leur entêtement. Ou qui, que Dieu nous en préserve, augmentent en mal par rapport au mal qu’ils étaient en train de faire et qu’on leur demande d’arrêter. Surtout s’il s’agit des gens qui ont un pouvoir comme le gouverneur ou les princes ou les gens qui ont une notoriété ou les gens qui sont matériellement à l’aise, ou qui ont des postes ou des diplômes. Certains ça joue sur leur égo et ils rejettent la vérité si on utilise la manière directe. C’est pour cela qu’utiliser la douceur est un secret qui permet d’arriver au résultat.

Parce que celui qui veut ordonner le bien et interdire le mal, quel est son objectif ?

N’est-ce pas que son objectif c’est qu’on obéisse à Dieu, c’est de faire diminuer les désobéissances à Dieu. Si lui utilise la méthode qui au contraire va augmenter la désobéissance à Dieu, est-ce qu’il a atteint son objectif ? Il n’a pas atteint son objectif.

C’est pour cela parfois tu patientes devant quelque chose, tu sais qu’elle est mauvaise la chose, mais tu attends un moment plus opportun pour la corriger. Parce que si tu vas directement la corriger, ça va non seulement ne pas arrêter ce mal, mais ça va provoquer un mal plus grave.

Un exemple que notre chaykh nous a donné, il a dit que si quelqu’un est tout nouveau dans l’islam, par exemple il n’est pas d’origine musulmane, il ya des choses qui sont des obligations. Tu ne vas pas parler de ces obligations dès le début avec lui, alors que lui est déjà au tout début du cheminement. Il est en train de se conforter dans la compréhension des deux témoignages : Qu’est-ce que le témoignage il n’est de Dieu que Dieu signifie, qu’est-ce que le témoignage que Mouhammad est le messager de Dieu signifie. Petit à petit tu vas l’aider à progresser. Mais si tu lui places la barre très haute dès le départ, qu’est-ce qu’il va faire ? Certains vont tout arrêter d’un coup. Il va peut être ne plus écouter de cours sur la croyance parce que tu lui as parlé des choses qui sont de l’ordre qui sont des péchés du corps ou des péchés de la main qui sont bien moins graves que la mécréance.

Et quand on dit que quelqu’un est nouveau parfois c’est quelqu’un qui est né de parents musulmans mais qui n’a pas entendu beaucoup, qui n’a pas suffisamment apprit. Certains ils ont leurs parents qui sont musulmans depuis des générations mais ils ont certains noms de musulmans ou noms d’attache, ou quelques petits repères (leur prénom ou ils savent qu’il ya ramaDaan ou il ya l’^iid). Il n’a pas beaucoup de connaissances et si dès le départ tu lui parles de beaucoup de choses, il va peut être se braquer et tu ne vas pas pouvoir aborder avec lui des thèmes qui sont importants, comme par exemple l’apostasie (ce qui fait sortir de l’islam). Il ne va pas être réceptif si tu le braques sur des sujets qui sont des conséquences bien moins graves que les conséquences de la mécréance par exemple. C’est pour cela qu’il faut adopter la sagesse et faire preuve de douceur.

 

Une fois dans l’assemblée du chaykh, il y avait quelqu’un qui avait dit une parole et cette parole est une parole qui fait sortir de l’islam, clairement. Si le chaykh n’avait pas été là, beaucoup de ceux qui étaient dans l’assemblée et qui ont apprit, auraient tout de suite sauté et auraient dit « qu’est-ce que tu dis, dis tout de suite les deux témoignages ». Mais le chaykh a vu plus loin que cela. Il a adopté la sagesse. Qu’est-ce qu’il a fait ? Il a continué son cours et il a passé dans son cours les informations pour faire comprendre que cette notion n’est pas correcte et que c’est quelque chose qui fait sortir de l’islam. On peut interdire le mal sans diriger la parole vers la personne. Quand il s’est assuré que la notion correcte a bien été comprise, diffusée, acceptée, il s’est levé comme si l’assemblée était finie. Il a fait comme mine d’avoir oublié quelque chose. Vous voyez il n’a pas tout de suite sauté. Il a dit « on va tous dire tous ensemble il n’est de Dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » et tout le monde a dit cela.

Sans que tu aies mit la personne dans le collimateur et qu’il se soit braqué ou qu’il se soit entêté. Voila comment une manifestation de sagesse, de douceur et tu atteints ton objectif. C’est pour cela que c’est très important.

 

Qu’est-ce qui t’aide à cela ? C’est ton intention, quelle est-elle ? Qu’est-ce que tu cherches, qu’est-ce que tu veux ?  Tu as toujours le cap, il faut que tu maintiennes le cap. Ton objectif c’est d’ordonner le bien et d’interdire le mal, de faire en sorte qu’il y ait moins de péchés, que des gens adorent Dieu, que des gens n’aient pas de mauvaise croyance au sujet de Dieu, que des gens accomplissent les obligations. Tu le fais parce que Dieu nous l’a ordonné, tu  le fais pour gagner des récompenses, pour gagner l’agrément de Dieu. C’est-à-dire la sincérité et la finalité, l’intention. Et cela va t’aider à ne pas être déstabilisé quand tu entends quelque chose ou quand quelqu’un te dit quelque chose. Tu gardes ton sang froid, tu es lucide, tu continues calmement, gentiment, sincèrement et tu avances. C’est ça qui va te permettre d’atteindre ton objectif.

Le devoir le plus important c’est de croire en Dieu et en Son messager. Ça c’est le plus important des devoirs. Tous les péchés par rapport à la mécréance c’est comme si ce n’était pas des péchés. C’est pour cela que la chose la plus précieuse que le musulman a c’est le fait qu’il soit musulman. C’est le fait qu’il a la croyance qu’il n’ait de Dieu que Dieu, que Allaah est l’unique Dieu qui mérite d’être adoré, c’est-à-dire qu’on se soumette à Lui à l’extrême. Ça c’est la plus grande des richesses, le bien le plus précieux que tu as. Les savants ont dit même si tu n’as rien, tu n’as pas de maison, tu n’as pas de nourriture, tu n’as rien du tout mais que tu as l’islam, c’est comme si tu as mieux que les biens de ce bas monde. Et celui qui possède tout ce bas monde, même si quelqu’un possédait beaucoup de richesses mais il n’est pas musulman, c’est comme s’il n’a rien du tout.

Pourquoi ?

Car après cette vie on va tous mourir. Et après on va être tous ressuscité. Et après la résurrection, il y aura des gens qui vont aller au paradis et des gens qui vont aller en enfer. Et ceux qui ne sont pas musulmans ne vont pas aller au paradis. Celui qui adore Jésus mais qui dit que Jésus c’est le fils de Dieu, celui qui ne croit pas au prophète Mouhammad, ou celui qui dit moi je crois en Dieu mais je ne crois pas au prophète, celui qui te dit « moi je suis agnostique je ne me prononce pas je suis neutre (il dit peut être vous êtes vrai, peut être c’est faux) », ceux-là ne sont pas musulmans, ne sont pas croyants.

Les croyants ce sont ceux qui ont cru en Dieu et en Son messager et qui n’ont point douté. Le fait de douter fait sortir de l’Islam. On ne doute pas que notre religion c’est la religion que Dieu agrée, on ne doute pas que Dieu existe, on ne doute pas que notre prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est venu pour nous enseigner l’islam, on ne doute pas que tous les prophètes sont musulmans. On ne doute pas que celui qui a autre que l’islam pour religion, elle ne sera pas accepté de lui. On ne doute pas sur ces sujets.

 

Le croyant est ferme, il est fort. Le croyant n’est pas une girouette qui tourne avec le vent : quand les gens fêtent soit disant noël, ils achètent un arbre alors il achète un arbre ; quand les gens se jettent par le haut du balcon il se jette par le haut du balcon. Le musulman a des principes.

 

Mais comment se renforcer dans la Foi ? C’est en assistant dans les assemblées de science. C’est pour cela que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui pour qui Dieu veut du bien, IL lui fait apprendre la science de la religion ».

 

Mais comment est-ce que tu apprends la science ?

C’est en assistant dans les assemblées de science. Ce n’est pas en lisant des livres ou en regardant internet ou des chaînes paraboliques. C’est en assistant dans les assemblées de science parce que la science s’acquiert par transmission orale.

 

Souurat Al-Zalzalah

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Nous allons voir ensemble quelques sens compris dans une sourah du Qour’aan. Une sourah qui est très importante et qui contient beaucoup d’informations à propos du jour du jugement. Cette sourah c’est la sourate Az-Zalzalah.

A propos de cette sourah et plus particulièrement où est-ce qu’elle a été révélé, descendu, il y’a deux avis des savants. Mais l’avis qui prévaut est l’avis de la majorité des savants du tafsiir, qui est l’avis de ‘Ibnou Mas^oud et de Jaabir, qui sont tous deux des compagnons du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est que cette sourah a été descendu lorsque le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  était à la Mecque. Selon la majorité des savants, notamment ‘Ibnou Mas^oud et Jaabir, cette sourah a été révélé alors que le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  était à la Mecque.

Certains savants, certains faqiih ont dit : « non elle est médinoise ». C’est-à-dire qu’elle a été descendue au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  alors qu’il était à Médine, sa ville illuminée. Et ce deuxième avis c’est l’avis de ‘Ibnou ^Abbaas.

 

Les versets de cette sourah sont au nombre de 8.

Bismil-Laahi r-raHmaani r-raHiim

  1. ‘Idhaa zoulzilati l-‘arDou zilzaalahaa
  2. Wa ‘akhrajati l-‘arDou ‘athqaalahaa
  3. Wa qaala l-’insaanou maalahaa
  4. Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa
  5. Bi ‘anna rabbaka ‘aw Haalahaa
  6. ‘Yawma ‘idhin yaSdourou n-naasou ‘achtaatan liyouraw ‘a^maalahoum
  7. Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah
  8. Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah.

 

An-Naçaa’i a rapporté à propos des mérites du Qour’aan, tout comme Al-Haakim et ‘Ahmad, qu’un homme a demandé au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  de lui enseigner une sourah qui comporte beaucoup de significations, qui soit globale, qui soit universelle.

Le messager lui a dit ce qui signifie : « faqra ‘Idhaa zoulzilati jusqu’à la fin ».

L’homme lui a dit : « par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ajouterai rien après elle ». C’est-à-dire qu’il a demandé à ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  lui enseigne une sourah et il a dit qu’il n’allait pas réciter autre que celle-là par la suite. Et l’homme est parti.

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « ‘aflaHa r-rouwayjil  ‘aflaHa r-rouwayjil ». Ar-Rouwayjil est un diminutif de Ar-Rajoul. C’est-à-dire le messager a dit ce qui signifie : « il aura réussi il aura réussi ». Il ne l’a pas blâmé s’il ne récitait pas autre que cette sourah.

 

 

Que veulent-ils dire les versets de cette sourah ?

La parole de Allah ta^aalaa :

 

Verset 1 : « ‘Idhaa zoulzilati l-‘arDou zilzaalahaa » :

C’est-à-dire lorsque la terre va se mettre à trembler. Elle va trembler fortement, elle va être secouée. Mouqaatil a dit : «  la terre va trembler suite aux sons que va émettre l’ange ‘Israafiil ». ‘Israafiil est un ange. ‘Israafiil est un ange qui s’apprête à souffler dans le cor. Le cor est un instrument qui émet un son. Vous savez quand les gens vont à la chasse, ils utilisent un cor. C’est un instrument arrondi et qui fait du bruit pour que les animaux soient chassés d’un endroit à un autre. C’est ça le cor. Ce n’est pas le corps dans le sens humain.

Quand Allah donne l’ordre à ‘Israafiil, il souffle. Et ce souffle indiquera la fin de ce monde. La terre va trembler lorsque ‘Israafiil va émettre ce son par le cor. Au point qu’elle ne s’arrêtera que lorsque tout ce qui est dessus va tomber. Que ce soit des montagnes, que ce soit des constructions, que ce soit des arbres, tout va tomber. Puis elle va continuer à trembler pour faire sortir, la deuxième fois qu’il souffle dans le cor, tout ce qui est enterré. Tout ce qui est sous terre va sortir.

A propos du temps où ce tremblement (zalzalah veut dire trmeblement) aura lieu, il y’a deux avis. C’est-à-dire que les savants ont eu deux explications :

  • Une première pour dire que ce tremblement aura lieu pendant ce bas monde. Et ce sont des tremblements qui font partie des signes annonciateurs du jour du jugement. Et c’est l’avis de la plupart. Comme vous le savez, parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, c’est qu’il va y avoir beaucoup de tremblements de terre.
  • Il y’a un deuxième avis qui dit qu’il s’agit du tremblement du jour du jugement. C’est ce qu’a dit Khaarija ‘Ibnou Zayd ‘Ibnou Thaabit ‘AnSaari que Allah l’agrée, qui fait partie des 7 faqiihs.

Verset 2 : « Wa ‘akhrajati l-‘arDou ‘athqaalahaa » : Al-Farraakh qui fait partie de ceux qui sont connus pour l’exégèse du Qour’aan a dit : « lorsque la terre va projeter tout ce qu’elle contient dans ses entrailles comme argent, comme or ou comme mort ».

 

 

Verset 3 : « Wa qaala l-’insaanou maalahaa » : là aussi il y’a deux avis.

  • Le premier des deux avis c’est que Al’Insaan ici c’est le nom du genre, c’est-à-dire l’être humain. Et cet homme ici, quand l’homme va poser la question « qu’est-ce qui arrive», il s’agit de l’homme en général, ça englobe le croyant et le non croyant. Ici c’est le nom du genre qui englobe le croyant et le non croyant. Dans ce cas cette explication, c’est l’explication qui a été donné par ceux qui ont dit que Az-Zalzalah, le tremblement dont il est question dans le premier verset c’est Az-Zalzalah, le tremblement annonciateur du jour du jugement. Et non pas le tremblement du jour du jugement.
  • Le deuxième avis, l’homme ici c’est le non croyant en particulier. C’est lui qui va poser la question « qu’est-ce qui arrive ». Cette deuxième explication a été donnée par ‘Ibnou l-Jawziyy dans son livre Nouzhatou l-‘a^younil Nawaadhir et Al-Farraakh dans Ma^aanil Qour’aan. Et ce deuxième avis c’est l’avis de ceux qui ont considéré que Az-Zalzalah, c’est le tremblement du jour du jugement. Pourquoi ? Car le croyant sait ce qui arrive. Il ne va pas poser la question. Celui qui pose la question « qu’est-ce qu’elle a la terre, pourquoi elle est comme ça », c’est le non croyant, c’est celui qui renie le jour du jugement. Parce qu’il n’a pas cru en la résurrection. C’est pour cela qu’il va poser la question.

 

 

Verset 4 : « Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa » : au jour du jugement, la terre va annoncer, va informer, va parler. Elle va dire ce que les gens ont fait dessus. Qu’est-ce qu’ils ont fait comme bien et qu’est-ce qu’ils ont fait comme mal. Allah crée la prononciation, l’articulation dans la terre et elle va témoigner de ce que les esclaves ont fait sur elle, qu’est-ce qu’ils ont commit. Allah fait parler la terre et la terre témoignera, elle parlera. Ce n’est pas quelque chose qui est impossible selon la raison, que l’objet inanimé parle. Inanimé ça veut dire qu’il n’a pas d’âme. Un objet qui n’a pas d’âme ce n’est pas impossible qu’il parle par la volonté de Dieu. Puisque c’est Allah qui a fait que l’être humain parle. L’être humain qui était du sang coagulé, puis IL a fait de lui un être qui soit debout avec des caractéristiques. IL l’a fait évoluer d’une étape à une autre, de l’étape de l’eau mélangée des parents jusqu’à du sang puis de la chaire et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il devienne un fœtus ou un enfant, composé de sang, d’os. Et IL a insufflé dans ce corps une âme et IL l’a fait sortir du ventre de sa mère. Et IL a fait que cet être vivant se mette à parler dans le temps dans lequel Allah a voulu qu’il parle, qu’il exprime ainsi ce qu’il a dans son cœur. IL lui donné aussi une force après la faiblesse, après qu’il a été faible, qu’il ne pouvait même pas se protéger des dangers. Allah lui a donné une puissance, une capacité, de se protéger des dangers.  Et IL a préservé autre que lui. IL a fait de lui un être humain. Nous parlons aussi de celui qui est pubère parmi les humains, qu’il soit homme ou femme. Que la femme soit pubère si elle est mariée ou pas. Quand on dit l’homme ici ça englobe tout cela, l’homme ou la femme qu’elle soit mariée ou pas. Allah a fait que cet être humain passe par différentes étapes, depuis l’étape où il était de l’eau mélangée jusqu’à devenir un homme. Cette eau mélangée qui est devenue un caillot de sang puis une bouchée de chaire n’avait pas d’âme, c’était comme un objet inanimé. Puis Allah l’a fait évoluer jusqu’à faire que ce mélange devienne un homme qui parle, une femme qui parle, qui gèrent des affaires de leur vie. C’est Allah, par Sa Toute Puissance a créé l’articulation, la prononciation chez l’homme. C’est par Sa Puissance que Allah a créé dans cette terre qui nous porte la prononciation et l’articulation. La terre parlera, elle témoignera de ce que l’homme a fait sur elle. Elle va témoigner du bien et elle va témoigner du mal que l’être humain a fait. Pour ce qui est des croyants qui sont pieux, la terre ne témoignera que de leurs bonnes actions, parce que leurs mauvaises actions seront effacées. Que Allah nous pardonne nos péchés. ‘aamiin

 

Le musulman vertueux, Allah lui pardonne ses mauvaises actions. Il restera que du bien dans le livre de ses œuvres. Et au jour du jugement, la terre témoignera en sa faveur des bonnes actions qu’il a faite. Elle va dire : « untel a fait sur moi telle et telle chose, tel et tel jour ». Allah crée la parole dans la terre qui va témoigner.

Quand au non musulman, la terre va témoigner contre lui de tous les actes de perversité, d’incrédulités et de désobéissances qu’il aura fait. Le non musulman n’aura pas une seule bonne action de laquelle la terre va témoigner. Car le non musulman aura épuisé, consommé toute la rétribution de ces bonnes actions qu’il avait faite dans le bas monde, de sorte que lorsqu’il va sortir du bas monde, il n’aura aucune bonne action. Allah le rétribue pour ses bonnes actions dans le bas monde avant sa mort. Il aura la santé, la subsistance et ce qui est de cet ordre. Il sera rétribué s’il donne à manger à quelqu’un d’affamé, il sera rétribué s’il donne de quoi se vêtir à quelqu’un qui est dévêtu. De sorte que lorsqu’il va quitter le bas monde, il n’aura aucune part de bonne action dans l’au-delà.

Pour ce qui est des musulmans désobéissants, ceux qui sont morts avant de se décharger des grands péchés, avant le repentir, ils seront de deux catégories. Une catégorie pour lesquelles la terre va témoigner des bonnes et des mauvaises actions qu’ils ont faites sur elle. Et une autre catégorie, Allah ne les dévoilera pas. IL ne fera pas témoigner la terre sur les mauvaises actions qu’ils ont faites sur elle.

 

Et c’est cela la signification de la parole de Allah ta^aalaa : « Yawma ‘idhin touHaddithou ‘akhbaarahaa ». Ce sont là les informations que va donner la terre.

 

At-Tirmidhiyy, ‘Ahmad, Al-Haakim et d’autres ont rapportés que le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « savez-vous quelles sont ces informations que la terre va donner ? ». Ils ont dit : « Allah Sait plus que tout autre et son messager sait ». Il a dit ce qui signifie : « ces nouvelles c’est qu’elle va témoigner de ce que chaque esclave, homme et femme, a fait sur elle ». Elle va dire il a fait telle et telle chose, tel et tel jour.

 

Verset 5 : « Bi ‘anna rabbaka ‘aw Haalahaa » : c’est-à-dire que la terre va annoncer des informations  que Dieu lui a  révélé. C’est par la volonté de Dieu qu’elle informe ce qui a été fait sur elle. On comprend de ce verset qu’en ce moment-là, Allah crée en elle une perception. Et Allah fait apprendre à la terre ce que les gens faisaient sur elle.

 

Verset 6 : « ‘Yawma ‘idhin yaSdourou n-naasou ‘achtaatan liyouraw ‘a^maalahoum » : c’est-à-dire que les gens au jour du jugement vont quitter cette station. Cette station où leurs actes leur ont été exposés. Ils vont la quitter groupe par groupe. Un groupe va partir vers la droite au paradis et les gens de la mécréance iront vers la gauche en enfer. La parole de Allah ta^aalaa « li youraw ‘a^maalahoum », c’est-à-dire « ils verront la rétribution de leurs œuvres ». Allah ta^aalaa fait que les gens vont quitter par groupe la station où leurs actes leur ont été exposés pour voir et obtenir la juste rétribution de leurs œuvres. Le sens est qu’ils vont quitter la station de l’exposition des actes par groupe pour occuper leur place au paradis et en enfer.

 

Verset 7 : “Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah et verset 8 : “Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah”.

^Abdoul-Laah ‘Ibnou Mas^oud a dit : “c’est le verset du Qour’aan qui comporte le plus de sagesse”. C’est ce qu’a dit Al-Qourtoubi et il a été d’accord avec lui.

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a cité ce verset et il l’a appelé « Al-FaaDHah Al-Jaami^ah »  tout comme dans le Sahih de Al-Boukhariyy.

Le Haafidh ‘Ibnou Hajjar Al-^Asqalaaniyy a dit : « il l’a appelé Al-Jaami^ah parce qu’elle englobe toutes les sortes d’obéissance et de désobéissance ».

 

Faman ya^mal mithqaala dharratin khayran yarah signifie : « celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien il en sera rétribué ».

Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah signifie : « et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal il en verra la rétribution ».

 

Certains pieux lorsque quelqu’un leur prête la maison ou leur loue la maison, si jamais il y’a un clou qui est tombé ou il a mit un clou, il cherche à s’excuser auprès du propriétaire. Car ils ont compris ce verset. Pas comme aujourd’hui les gens font du mal autour d’eux et ne cherchent même pas à s’excuser. C’est très important de quitter ce bas monde propre. Tout comme on lave le corps du mort, il est important qu’avant de mourir, il fasse en sorte qu’il se décharge de toutes les injustices qu’il aurait pu commettre. Et vous savez que l’invocation que fait celui qui a subi une injustice contre celui qui l’a faite, est une invocation qui est exaucée. Même si celui qui a subi l’injustice est un non musulman. Il faut que la personne fasse attention de ne pas être injuste, ni avec les musulmans ni avec les non musulmans.

Il l’a appelé FaaDHah c’est-à-dire unique, particulière. Parce qu’elle est unique par sa signification. C’est-à-dire que parmi les gens bien heureux, ceux qui font le poids d’une petite fourmi de bien (une fourmi est très légère), il verra cela dans le livre de ses actes. Soit il le verra inscrit dans son livre des actes soit il verra la rétribution pour ce qu’il a fait. Pourquoi le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a incité à faire des aumônes ? Peut-être avec la partie d’une datte que tu donnes en aumône, cela va faire pencher la balance des bonnes œuvres et tu vas aller au paradis. Tu ne sais pas quel acte de bien va être celui qui va te sauver. Ne rate aucune occasion, dès que tu te lèves le matin, de faire le bien autour de toi. Même avec un sourire avec ton frère en islam ou ta sœur en islam, ou une partie de datte. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité les gens, surtout les femmes à faire des aumônes. Car l’aumône peut être une cause pour être délivré. A nous de donner des aumônes avant que ne vienne un jour où tu ne trouveras pas un seul pauvre. Lorsque va venir notre maître ^Iça ^alayhi s-salaam, la terre va sortir ses richesses, tu ne trouveras pas de pauvres  à qui donner une aumône, tellement les gens seront riches.

Celui qui fait le poids d’une fourmi de bien, il le verra. Qu’est-ce que ça veut dire qu’il le verra ? Soit il le verra inscrit sur le livre de ses œuvres soit il en verra la rétribution. Parce que le non musulman, lui ne verra aucun bien dans l’au-delà.

 

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^aalaa : « Wa man ya^mal mithqaala dharratin charran yarah », c’est-à-dire celui qui fait le poids d’une fourmi ou d’un grain de poussière de mal, il le verra. C’est-à-dire qu’il verra la rétribution. Allah ta^aalaa nous a averti par Sa parole « mithqaala dharrah », c’est-à-dire le poids d’un grain de poussière ou d’une fourmi. Car le mot dharrah peut avoir le sens de grain de poussière, peut avoir le sens de fourmi. C’est-à-dire que c’est quelque chose de très léger. Le poids d’un grain de poussière ou le poids d’une fourmi, IL nous a averti pour que nous sachions que celui qui est plus que le grain de poussière ou la fourmi, aussi que ce soit de peu ou de loin supérieur à un grain de poussière ou une fourmi, la personne en verra la rétribution. Ainsi ce qui est de la taille du grain de poussière ou de fourmi la personne va en voir la rétribution, à fortiori, ce qui est plus grand que le grain de poussière ou le poids d’une fourmi.

 

As-SouyouTiyy a dit : « dans ces deux versets (c’est-à-dire les versets 7 et 8), il y’a une incitation à faire le bien, que ce soit en petite quantité ou en grande quantité ». C’est-à-dire si ton frère ou ta sœur te sollicite, t’appelle à l’aide pour que tu viennes participer avec lui au bien, ne rate pas cette occasion. Dis toi que maintenant tu as la capacité physique, tu as le temps, alors ne rate pas cette occasion. Que ce soit ton père ou ta mère à la maison qui te demande de l’aider pour des tâches ménagères. Que ce soit ton frère ou ta sœur de sang qui te demande de l’aider pour une affaire administrative ou autre. Que ce soit ton frère ou ta sœur dans l’association qui te demande de donner un cours ou de surveiller les enfants ou d’ordonner le bien et d’interdire le mal, ou de venir renforcer une assemblée de sciences. Ne rate aucune occasion pour faire le bien. Tu ne sais pas, aujourd’hui tu peux le faire, demain tu ne pourras pas le faire. Aujourd’hui certains montent dix marches d’escaliers, il ne s’est même pas aperçu qu’il a monté dix marches. Demain peut-être qu’une marche il va trouver une difficulté.

 

Comme l’a dit notre chaykh que Allah lui fasse Miséricorde : « ô vous qui avez la bonne santé, faites les prières surérogatoires ». Si tu ne fais pas la prière surérogatoire maintenant, c’est quand que tu vas les faire. Donc il ne faut rater aucune occasion pour faire le bien.

 

Ces deux versets sont comme le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les a appelé : « globaux et uniques ».

Globaux car il englobe toutes sortes de bonnes et de mauvaises actions. C’est-à-dire que ça nous averti sur le bénéfice des bonnes actions et la gravité des  mauvaises actions même s’ils sont d’un grain de poussière.

Et unique par cette information, car ça nous attire l’attention, ça nous incite à œuvrer.

 

Dans Al-Mouwatta de l’imaam Maalik que Allah l’agrée, il a dit : « il m’a été rapporté qu’un pauvre a demandé la nourriture à ^A’ichah la mère des croyants. Elle avait du raisin devant elle. Elle a dit à quelqu’un prends un grain de raisin et donne le lui. Cette personne à qui elle a donné l’ordre s’est mit à regarder ^A’ichah avec étonnement ». Pourquoi un grain ? Les gens trouvent négligeable. Peut-être que devant elle, il y avait 3 grains, 4 grains, Allaahou ‘a^lam. Mais elle a dit donne lui un grain de raisin. Aujourd’hui certains dans les marchés l’écrasent, au lieu de les prendre et de les mettre sur l’étalage.

Elle a dit : « prends un grain de raisin et donne le lui. La personne était étonnée ? ^A’ichah lui a dit : « tu es étonné ? ». Elle lui a dit : « combien tu estimes ce grain de raisin en poids de fourmis ?». Combien il vaut en fourmi ?

Alors que dans le verset, celui qui fait le poids d’une fourmi de bien, il en sera rétribué. Qu’est-ce quelle a voulu lui faire passer comme message ? Ne néglige pas le bien que tu peux faire. Même si c’est quelque chose qu’aux yeux des gens peut sembler négligeable, tu ne sais pas combien ça vaut comme poids de fourmis.

 

 

Que Allah nous inspire et nous aide à faire le bien avec la bonne intention, et qu’IL ne nous prive pas de la récompense. ‘aamiin

Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

Achoura

Posted in Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’Islam a ordonné d’honorer, le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année est la nuit de Al-Qadr, le meilleur jour de l’année est le jour de ^Arafah et parmi les jours que nous glorifions il y a le jour de ^Aachouraa. Nous commençons une nouvelle année de l’Hégire et nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^Aachouraa c’est le dixième jour de ce mois. Donc ^Aachouraa qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour-là? C’est le dixième jour de MouHarram et c’est un jour auquel Allaah a accordé des spécificités entre autres c’est en ce même jour que Allaah a accepté le repentir de notre maître Adam ^alayhi s-salaam. Puisque auparavant notre maître Adam avait commis un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis il n’a pas été confirmé que cet arbre fut un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de l’arbre il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé. Allaah ta^aala dit : «  wa ^aSa Adamou Rabbahou faghawaa thoumma jtabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa  » c’est dans sourate Taha, les versets 121 et 122 qui signifient : « Allaah a fait que Aadam lui a désobéit puis il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ». C’est donc en un jour de ^Aachouraa que Allaah a accepté le repentir de Adam c’est ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate al Baqarah puis dans le verset 23 de sourate al a^rab dans lequel Adam et Hawwaa ont reconnus qu’ils avaient désobéi et que ils ont demandé à Allaah de leur pardonner. Il faut bien faire attention à ce sujet, c’est que ce péché qu’avait commis Adam n’était pas un grand péché ce n’était pas le péché capital soi-disant pour lequel Jésus ait venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commis, non. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché et ce n’était a fortiori pas de la mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce n’est pas un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilenie. C’était donc un petit péché, un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilenie et qui n’est pas un grand péché et de toute manière Allaah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains ont dit non, non les prophètes ne commettent pas du tout de péchés sinon les gens vont les suivre dans ce péché, les savants ont répliqués : « ils ont dit les prophètes peuvent commettre de petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement », et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est clair dans le Qour’an « wa ^aSa Aadamou Rabbahou faghawaa » donc il y a bien le mot wa^aSaa qui signifie il a désobéit mais Allaah a accepté son repentir et c’est ceux que nous apprenons dans le Qour’an : « thoumma adjatabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa ».

Un autre évènement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achourah, le dixième jour de MouHarram c’est le fait que le navire de notre maitre NouH se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al-Djouudiyy alors que durant plusieurs mois il a vogué sur Terre et sur une quantité d’eau dont seul Allaah en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagne, ni vallée, il n’y avait pas d’autres êtres vivants à ce moment-là si ce n’est ceux qui était sur l’arche avec NouH ^alayhi s-salaam ceux que Allaah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux, Allaah lui a ordonné de prendre un couple de chaque espèces animales.

Le jour de ^Aachouraa également Allaah a sauvé notre maître Ibraahiiim du feu dans lequel il a été projeté, un feu qui ne l’a pas brulé, qui lui a fait aucun mal, ni même à ses vêtements. C’est un feu immense mais qui était fraicheur et paix pour Ibraahiim. La raison ne juge pas ceux-là impossible au contraire, la raison juge cela possible parce que la raison nous dit que il n’y a pas cinquante mille créateurs et ce ne sont pas les causes qui crées les effets mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle, il n’y a pas l’effet habituel il n’y en aura pas. Le feu habituellement il brule, mais si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Ce n’est pas la cause qui crée l’effet. Cela nous le voyons dans la vie de tous les jours certains prenne les mêmes causes et ils provoquent les mêmes causes, l’un il obtient ce qu’il veut, l’autre il n’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux de la vie de tous les jours donc ce n’est pas la cause qui crée l’effet, mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il  y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel ne soit pas présent, n’est pas lieu, ne se produit pas, il ne se produira pas. Le feu habituellement il brule, ce n’est pas le feu qui crée la brulure, c’est Allaah qui crée la brulure, si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Bien-sûr dans ce cas-là, c’est une chose inhabituelle, c’est quelque chose d’extraordinaire et Allaah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées des miracles. Pour les saints, ces choses extraordinaires sont appelées des prodiges. Pour d’autres, cela dépend.

En ce même jour,  Allaah ta^ala a sauvé notre Mouçaa ^alayhi s-salaam  et les croyants, les musulmans qui étaient avec lui, les fils d’Israël qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouçaa. Puisque tous les prophètes sont musulmans, ceux qui suivent les prophètes, on les appelle des croyants, on les appelle des musulmans. C’est donc plus tard que ces gens-là ou leurs descendants ont déformé le message du prophète et ne sont plus croyants et ne sont donc plus musulmans. Même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers, le premier d’entre eux étant Adam et le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Si quelqu’un dit je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus, celui-là n’est pas croyant, c’est une condition pour être croyant de croire en Jésus. Donc ceux qui prétendre suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent nous croyons en Dieu et nous croyons en Jésus mais qui ne croit pas en MouHammad ce ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans parce que ne pas croire en l’un des prophètes de Dieu revient à démentir Dieu et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant. Donc ceux qui était à l’époque de notre maitre Mouçaa qui était les fils de Israa’il, qui étaient sous la domination de Pharaon, Allaah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte, un jour de ^Achouraa quand ils se sont retrouvés devant la mer, Allaah a fait que d’une manière extraordinaire ce n’est pas une question de marée haute ou de marée basse comme certains le disent mais c’est douze chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils ont pu traverser puisqu’ils étaient douze tribus. Chaque tribu avait reconnu son chemin, ils ont pu traverser pour échapper à Pharaon et à son armée puis la mer s’est refermé sur ceux qui étaient à leur poursuite donc c’était un jour de ^Aachouraa également.

Egalement parmi les choses qui se sont produits un jour de ^Aachouraa c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous. Younous était un prophète, Younous fils de Mattaa. Son peuple a échappé à un châtiment un jour de ^Achouraa. Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a envoyé son prophète Younous, Younous fils de Mattaa, ^alayhi s-salaam aux habitants d’une ville qui s’appelle Naynawaa qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler à l’Islam pour adorer Allaah Lui seul. Les habitants de cette ville Naynawaa était plus de cent mille personnes. C’était des gens qui étaient devenus des idolâtres ils adoraient les idoles, notre maitre Younous les a appelé à l’adoration de Allaah lui seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salaam est resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qui leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ trente-trois années parmi eux à les appeler à l’Islam, au bout de trente-trois années deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple il n’a plus espéré qu’il soit guidé et il les a quittés en étant en colère contre eux avant que Allaah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maitre Younous puisqu’il est partit avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allaah soubHaanahou ne lui en voudra pas d’avoir laissés les habitants de cette ville et ce qu’il avait commis la était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni de vilenie. Et notre maitre Younous salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a fait le repentir de ce péché. Allaah nous apprend ce qu’il en ait de notre maitre Younous dans sourate al anbiyah, le verset 87. Younous est surnommé Dhou n-nouun qui a pensé que Allaah lui en veut pas de quitter cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et quand à la suite de ce récit il a été avalé par un cétacé, il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allaah ta^aalaa l’a préservé de la mort quand même et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, cette invocation comporte un grand secret : « Laa ilaha illa anta soubHanaka innnii kountou mina Dh-Dhaalimiin » parmi les secrets de cette invocation, c’est que celui qui l’a dit au dernier tiers de la nuit, quarante fois avec une intention particulière, in shaa Allaah, si Dieu le veut, il sera exaucé. Donc c’est une invocation qui est celle de Younous ^alayhi salam que Allaah nous apprend dans le Qour’an dans sourate Al Anbiyah le verset 87. Il est important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal comprit le Qour’an pensaient que Younous ^alayhi s-salaam était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui est en colère contre Dieu, celui qui se rebelle contre Dieu, il n’est pas musulman et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’Islam, il n’est plus conforme à l’Islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu, un tel comportement n’est pas possible au sujet des Prophètes. Dieu a préservé les prophètes de tout rébellion contre Lui, il n’y a pas un seul prophète qui commettent de la mécréance avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salaam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’ignorer, d’être ignorant et d’être un mécréant. Ceci est impossible au sujet d’un prophète vu qu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés comportant une bassesse avant leur mission de prophète tout comme après. Les prophètes sont l’élite de l’humanité ce sont les meilleurs êtres de l’humanité, Dieu les a préservés des choses vils, Dieu a fait que ce soit Ses messagers, Ses envoyés c’est eux qui transmettent aux autres humains les ordres, les interdits de la part de Dieu. Dieu si Il voulait Il aurait fait que chacun d’entre nous reçoivent directement la révélation de Lui. Mais Il ne l’a pas voulu, Il a voulu que ça passe par certaines personnes, ses personnes ce sont ceux qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières, ils sont préservés de la mécréance c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont préservés également des grands péchés, comme la fornication aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse de caractère, il n’y a pas par exemple comme de voler un grain de raisin, ce n’est pas un grand péché, c’est un petit péché mais qui indique une bassesse de caractère. Donc les prophètes sont préservés de cela. Il n’y a pas un prophète qui mente, qui se mette à mentir, il n’y a pas un prophète qui commette un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus parce que si quelqu’un dit oui, oui c’est possible qu’il commette le lapsus quand on rapporte quelque chose de la part d’un prophète il va dire qui me dit que ce n’est pas un lapsus. Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmis des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple qui doutait au sujet de Dieu, celui qui doute de l’existence de Dieu ce n’est pas un musulman, le doute contredit la foi. La personne elle constate par la raison que Dieu est obligatoire, que Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui change tout ce qui change a forcément un commencement, ce monde change, ce monde a forcément un commencement, il a donc besoin de qui lui a donné le commencement et qui le fait changer, tout ce qui change à un commencement ce monde change il a forcément un commencement, il a besoin donc de qui lui a donné le commencement et celui qui lui a donné le commencement et qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah ou Dieu. C’est un Être dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a absolument aucune ressemblance avec  tout ce qui existent, Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit et sans comment ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis Adam jusqu’à MouHammad. Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, si nous arrivons à penser, si nous arrivons à digérer, à manger, à respirer tout cela est grâce à Lui donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême et c’est cela la signification d’être musulman. C’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu de le croire, de le savoir, de le dire et de croire au prophète de son époque, c’est-à-dire que même si la personne a accompli aucune obligation, elle n’a fait aucune prière, aucun jeune, aucun pèlerinage mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que MouHammad est le Messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable soit après un châtiment préalable. Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou pas préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmis. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission, par exemple le fait qu’il y ait un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il faille faire cinq prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il est interdit à un homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison que l’on peut le connaitre. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par la transmission. Mais les fondements de la croyance le fait que Dieu existe qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses Créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes, le fait que les prophètes soient véridiques cela aussi nous le connaissons par la raison. Ici, il y a un verset que certains pourraient mal comprendre dans sourate Al Anbiyyaa’ le verset 87, ce verset : «faDhanna an lan  naqdira ^alayh » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allaah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire, même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas appris il ne doute pas de la puissance de Dieu sur toute chose, que dire alors des prophètes ! Qui sont ceux qui enseignent aux gens la bonne croyance à plus forte raison il ne doute pas de la puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pas dire que Younous a douté de la puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de le faire, de quitter la ville et il a commis ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Toute-Puissance de Dieu, ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaitre Dieu. Ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, quand nous disons sur toute chose Tout-Puissant ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison. Qu’est-ce que ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison ? C’est-à-dire tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire, elle est blanche. Dieu s’Il veut, Il peut faire que ce siège est des dimensions plus grande ou plus petite. Donc Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison, c’est possible selon la raison que ce siège soit d’une autre couleur, c’est possible selon la raison que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais dans qui soit né dans l’époque des compagnons donc tout cela fait partie du possible rationnel. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec les yeux, il voit avec ses doigts, c’est possible, tout cela fait partie du possible rationnel. Mais il y a des choses qui sont impossible selon la raison, par exemple il est impossible que Dieu est un fils parce que le fils a un début et le fils il est comme son père, Dieu Il est exempt du début. Il est impossible que quelque chose qui a un début soit comme Celui Qui est exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu est un début, il est impossible selon la raison que Dieu est une fin. Comme certains qui n’ont pas appris le chaytan il vient et il leur dit vous dites que Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, il répond oui jusqu’ici c’est correct, et il lui dit est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille ? On dit Dieu n’est pas un corps, être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut mais Sa Puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison tout simplement. Il est très important de bien comprendre qu’est-ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce qui est impossible selon la raison et qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses Attributs. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu. Ce qui est possible selon la raison, c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit l’existence que l’inexistence. La puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison, la puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison, la puissance de Allaah concerne ce qui est possible selon la raison, parce que qu’est-ce que ça veut dire la puissance ?  La puissance c’est un attribut, la puissance de Allaah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit donc Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Allaah, Dieu Il n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement donc Sa Puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu il n’admet pas son entrée en existence donc Sa Puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible par la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence donc La Puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit mais Allaah ta^aalaa Il est sur toute chose Tout Puissant. Donc les prophètes ne doutent pas à propos de la Puissance de Dieu si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas sur la Toute Puissance de Dieu sur toute chose que dire des prophètes ?

Il y a un autre savant qui a dit ici ce ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il était en colère contre Son Peuple qui a désobéit à Dieu, c’est une forme en arabe quand le croyant il n’est pas content quand quelqu’un il désobéit à Dieu en l’occurrence comme ce peuple de Naynawaa qui était en train d’adorer des idoles donc c’est ça le sens de ce verset selon ce savant. Ibnou Mas^oud, le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Naynawaa jusqu’à ce que Allaah lui ordonne d’y revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. Enfaite Younous mettait en garde son peuple qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier et il les a quittés à ce moment-là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance, ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allaah de leur éviter ce châtiment et le châtiment ils l’ont évité et c’était un mercredi, un jour de ^Achouraa. Mais Younous quand il était sorti, il n’avait pas pris connaissance de leur repentir c’est pour cela que il était en colère contre eux et ce qui l’aurait fallu qu’il fasse c’est de ne quitter la ville que sur autorisation  de la part de Dieu, voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

Egalement parmi les choses qui sont arrivés un jour de ^Aachouraa il y a la naissance de notre maitre Ibraahiim Al Khaliil ^alayhi s-salaam c’était une nuit de vendredi un jour de ^Aachouraa. Donc An Nouwayri a dit lorsque la mère de IbraHim a atteint les neuf mois de grossesse, elle a dit à son époux, j’aimerai aller au temple des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement et son mari le lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsque elle est allée au temple des idoles, elle en ai sortie effrayée parce qu’elle avait vu Namroud le Roi parmi les siens qui portait des bougies dans leur mains et Namroud a dit qui est là ? Elle a dit c’est l’épouse de ton esclave TaaraH. Nemroud s’est trompé au lieu de dire attraper là il a dit laissé là. Elle est retournée rapidement chez elle apeurée et les contractions ont commencés c’est alors qu’un ange est venu de la part de Dieu, il lui a dit : « ne craint rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivie jusqu’à une grotte et c’est la même grotte dans lesquels Idriss et NouH ^alayhi ma sallam sont nés. Elle est rentrée dans la grotte et elle a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin, Allaah lui a facilité les contractions, elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Aachouraa. Quand Ibrahiim est arrivé sur Terre, Jibriil lui a coupé le cordon ombilical, il lui a fait un appel à la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle, elle était toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher et l’ange lui a dit : «n’en parles pas ». Quand elle est revenue son époux Taraah l’a trouvé toute vigoureuse, toute légère. Elle lui a dit en visant un autre sujet que cela pas pour mentir mais pour viser autre chose, elle a dit j’avais des gazes, ce n’était pas un enfant et je suis soulagée maintenant et il était content. Allaah a fait que Namroud oublie le sujet de Ibraahiim. Le cinquième jour, sa mère est repartie à la grotte et elle a vu que des fauves étaient autour et devant la grotte elle a pensé que son enfant a été dévoré mais quand elle a vu elle a trouvé dans un très bon état, elle a su que il avait un Seigneur qui veillait sur lui, Il le protégeait. Elle est revenue chez elle, elle en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Elle allait le voir en cachette tous les trois jours jusqu’à que l’enfant IbraHim est atteint l’âge de deux ans. Jibriil lui a ramené de la nourriture du Paradis, lui a donné à manger et à boire. Quand il a atteint l’âge de quatre ans, l’ange lui a apporté un vêtement du paradis et lui a dit : « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Aachouraa, c’est la victoire de Moïse (Mouçaa) contre les sorciers qui étaient venu le défier sur ordre de Pharaon, c’était un jour de ^Aachouraa. Ibnou Kathir a dit Mouçaa et Haaroun donc qui étaient des frères et qui étaient tous deux prophètes messagers ^alayhima s-salaam ont essayé d’aborder Pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer pendant une longue période. Jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer, ils se sont adressés à Pharaon tout comme Allaah nous l’apprend dans sourate Taha, le verset 47. Ils lui ont dit : « Nous sommes des envoyés de Ton Seigneur, laisse partir avec nous les fils d’Israël et ne les torturent pas, nous t’avons apporté des signes de la part de Ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée » mais Pharaon a refusé. Il a dit à Mouçaa ce que Allaah nous apprend dans sourate al ‘A^raaf, le verset 106, ce qui signifie : « Si tu as véritablement emmené un signe alors montre le, si tu es véridique ». C’est alors que Mouçaa a lancé son bâton et Dieu a fait que ce bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et allait rapidement en direction de Pharaon. Quand Pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et il s’est assis sur son trône et il a demandé à Mouçaa de l’en protéger. Puis Mouçaa lui a montré un autre signe, il a mis sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou une quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvé sa couleur d’origine donc il lui a montré deux signes qui sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Et la signification du miracle, qu’est-ce que le sens du miracle ? Le miracle c’est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer au point que certains incrédules vont dire c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Qu’est-ce qui fait que par exemple notre maître MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles c’est que de l’eau a jailli d’entre ses doigts avec mille cinq cent personnes qui en ont bu et qui ont faire leur ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts, l’eau ici ce n’est pas des petites gouttes ou de la transpiration, il s’agit de source, de l’eau qui a jaillit comme des sources suffisamment, en abondance pour que les gens qui étaient assoiffés puisse étancher leur soif donc ça n’était pas une illusion d’optique puisque ils avaient bien soif avant puis ils n’ont plus soifs et leur mains sont devenus mouillés puisqu’ils ont lavé leur membre, ils étaient mille cinq cent ce n’est pas une personne ou deux ou trois. Le sens du miracle c’est comme-ci Dieu dit à tous ceux qui ont pris connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part, il est véridique suivez-le, puisque Je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer. Ils ne peuvent pas amener quelque chose de semblables donc ça c’est pour ceux qui étaient présent qui les ont vus. Quelqu’un pourrait dire oui mais nous n’avons pas vu ses miracles. Ces miracles, comment ils nous ont été rapportés ? Ils ont été rapportés par ceux qui les ont vus et qui étaient nombreux. Ceux qui sont nombreux et  les ont vu, les ont transmis à d’autres qui étaient nombreux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parviennent. La communauté du prophète MouHammad n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire à chaque génération qui ont transmis, qui ont relayé ses informations ils étaient nombreux ce qui fait que selon la raison il est impossible que ce soit tous des gens qui se soit entendu à des mensonges. Donc les miracles du prophète MouHammad qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission que l’on appelle « at-tawaatour » entraine pour nous une connaissance certaine comme-ci nous-mêmes avions été présent. Des exemples semblables, par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelle Louis XVI pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup de monde qui l’ont vu et qui ont rapportés son existence à d’autres et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne ou même avant qu’il y ait eu des photos, les gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine même si ils ne s’y sont pas rendus. Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu, ils ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Donc si quelqu’un vous dit oui mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié, comment est-ce qu’on peut répondre à ça ? Parmi les conditions qui font que cette information entraine une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information tout aussi bien que ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié, ils n’étaient pas nombreux. Certains disent sept ou neuf et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient, certains disaient la tête c’est la tête de Jésus mais le corps ce n’est pas son corps, d’autres ont dit Jésus c’est un dieu il ne peut pas être crucifié. Donc eux même n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraine une connaissance certaine qui n’est pas remplie ici, à savoir que la première couche était d’un faible nombre et n’était pas cohérente entre elle. Autre chose qui prouve l’infondé ou le faux de cette information c’est que entre-temps il y a eu une information correcte qui est venue, qui est celle du prophète MouHammad. Le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est soutenu, il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ai eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Le Seigneur des mondes, Dieu, le confirme dans tout ce qu’il dit donc forcément ce qu’il dit est vrai. Il nous a appris que Jésus n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel et qu’il est encore vivant, il va redescendre. Dieu s’Il veut il fait que quelqu’un vive mille ans ou deux mille ans, Dieu c’est Lui qui donne la vie, c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie d’ici. Ici, la personne vieillit, la vie dans le ciel fait que Jésus garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé. Donc le miracle est une preuve de la véracité du prophète c’est ça qui fait que cet homme dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu. Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais il a des choses extraordinaire, ça ne s’appelle pas un miracle, comment cela ? Comment quelqu’un ne se dit pas envoyé de Dieu et il a des choses extraordinaires ? Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple, si c’est un saint et qu’il suit correctement le Prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le prophète qui est suivi. Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophète, ni saint comme Ad-Dajjaal. Al MaciiH Ad-Dajjaal, celui que certains appellent l’antéchrist, c’est un homme qui va venir à la fin des temps qui prétend la divinité. C’est un homme, il est borgne et il aura des choses extraordinaires que Dieu lui accorde pour entrainer les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber, elle va tomber, il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse, il est appelé Al MaciiH Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est-à-dire l’imposteur ou le menteur donc ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des prodiges, ce sont des « istidraaj » c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Cet homme-là, beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui c’est notre maître ^Iça, c’est Jésus qui comme nous l’a annoncé le prophète MouHammad va le tuer à l’entrée d’une ville en Palestine qui s’appelle Al-Loudd et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître MouHammad. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Aachouraa, in shaa Allaah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est que il est bien de jeûner ce jour-là, je n’ai pas eu la certitude que le premier de MouHarram est aujourd’hui ça va être aujourd’hui ou demain. Si le premier jour de MouHarram est aujourd’hui, le jour de ^Aachouraa sera le mardi 11 octobre 2016, si le premier jour de MouHarram c’est demain lundi 3 octobre alors le dixième jour de MouHarram sera le mercredi 12 octobre 2016 donc il est bien de jeûner ce jour-là. Ce n’est pas une obligation de le jeûner, c’est recommander. C’est également recommander de le jeûner avec un jour avant et/ou un jour après pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. Donc de jeûner le neuf et le dix ou le neuf, le dix et le onze ou bien le dix et le onze du mois de MouHarram, c’est un jeune qui est recommandé et qui n’est pas obligatoire. Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûne représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accorder des bienfaits en ce jour-là, c’est ça la signification de ce jeûne comme le prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^Aachouraa et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit c’est parce que ce jour-là Moïse a été sauvé de Pharaon, nous le jeûnons pour remercier Dieu, le prophète a dit :  « Nous nous sommes plus proche que vous de Moïse vous vous êtes écartés de sa croyance et de sa loi alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse (Mouça) ». Il a jeûné ce jour-là et il a ordonné de le jeûner. Pour se distinguer on jeûne le neuf et/ou le onze avec le dix.

Souurat Al Moulk et ses bienfaits

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Ad-Diyaa’ou l-MaqdiSiyy rapporte de ‘Abou Houreyra que le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y’a dans le Qour’aan 30 versets qui demandent le pardon en faveur de celui qui les récite, jusqu’à ce qu’il lui soit pardonné : tabaaraka l-ladhii bi yadihi l-moulk ».

Et d’après ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « j’ai tant souhaité que cette sourah soit dans le cœur de chaque personne de ma communauté ». Cela a été rapporté par le Haafidh Al-‘Asqalaaniyy dans ces ^amaliyy avec une chaine de transmission du degré de sahiih.

 

Et il a été rapporté avec une chaine de transmission sûre, authentique, que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y’a dans le Qour’aan une sourah qui ne comporte que 30 versets et qui a débattu pour défendre celui qui la récite et qui a réussi à l’empêcher de subir le supplice dans la tombe ». Hadiith rapporté par At-Tabaraniyy.

 

Et voici parmi les compagnons, l’un des plus réputés d’entres eux pour sa connaissance de l’exégèse du Qour’aan. Tellement Allah ta ^ala lui a donné la connaissance du Qour’aan et la connaissance de l’explication du Qour’aan, il a été surnommé Tarjoumaanou l-Qour’aan, l’exégète par excellence du Qour’aan. Et ce compagnon c’est ^Abdoul-Laah ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père. C’est le cousin, le fils de l’oncle paternel du messager. Le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait fait des invocations en sa faveur quand il était enfant, pour que Allah lui accorde la compréhension du Qour’aan, c’est-à-dire la récitation et l’explication du Qour’aan.

Il a dit à son serviteur : « veux-tu que je te réjouisse le cœur par un hadiith qui te donne de la joie? Récite tabaaraka l-ladhii bi yadihi l-moulk, enseigne-la à ta famille, à ta femme, à tes enfants, à tes voisins, parce que c’est la sourah qui est salvatrice, celle qui sauve, celle qui défend celui qui la récite, au jour du jugement ».

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « j’ai tant souhaité que cette sourah soit dans le cœur de chaque personne de ma communauté ».

Cette sourate Al-Moulk, elle a un éminent mérite de sorte que celui qui croit en cette sourah, qui va croire au sens de cette sourah, qui la répète, qui la récite chaque nuit, qui la récite chaque jour, du moment qu’elle est dans le cœur de la personne, il ne sera pas privé du mérite de cette sourah.

Celui qui persévère à la réciter tous les jours est concerné par ce hadiith.

 

Par contre celui qui la récite une seule nuit et qui meurt cette nuit là, il n’a pas été rapporté de texte qui indique qu’il ne sera pas supplicié dans sa tombe et qu’il n’aura pas à subir d’interrogatoire.

 

Il convient donc de mémoriser cette sourah, de la réciter, en prononçant correctement, en articulant correctement les lettres. Celui qui entend parler du mérite de cette sourah, et qui ne va pas consacrer du temps pour la mémoriser, pour la réciter correctement, de la manière avec laquelle elle a été descendue, c’est quelqu’un qui passe à côté d’un grand bien. C’est une preuve que c’est quelqu’un qui a une faible ardeur pour œuvrer pour son au-delà.

Dès lors que cette sourah est dans la poitrine d’un être humain, alors il fait partie des gens que cette sourah sauvera.

 

Celui qui a cette sourah dans sa poitrine, qui l’a mémorisé, il ne sera pas privé de son bienfait. Et cette sourah profite à ceux qui la récitent, elle leur profitera dans leur tombe et dans leur au-delà. Celui qui récite cette sourah, Allah tabaaraka wa ta^ala ne le fait pas supplicier dans sa tombe et ne le fera pas châtier dans son au-delà. Et le châtiment de l’au-delà est pire que le châtiment de la tombe pour le mécréant.

 

Le chaykh que Allah lui fasse Miséricorde a été interrogé : « celui qui récite tous les jours sourate Al-Moulk, est-ce que c’est vrai qu’il n’aura pas de supplice dans sa tombe? Le chaykh a répondu oui ». Et la personne qui a posé la question a dit : « et si la personne oublie un soir de la réciter ? Le chaykh a dit il n’y a pas de conséquences ». C’est-à-dire que même s’il oublie un soir.

 

At-Tirmidhiyy dans son Jaami^ a rapporté du Hadiith de ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père, qu’un homme avait monté sa tente (dans laquelle il passe la nuit) au-dessus d’une tombe. A l’origine il ne savait pas qu’il y avait une tombe en-dessous. Et pendant la nuit il entendait de sous terre la récitation de sourate Al-Moulk, jusqu’à la fin. Il est parti voir le messager de Allah et il lui a raconté ce qu’il a vécu, ce dont il a été témoin. Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « c’est la sourah qui empêche et c’est la sourah qui sauve ». C’est la sourah qui empêche et qui sauve du supplice dans la tombe.

Ceci s’est produit à un des compagnons du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, durant la vie du prophète. Et il y’a eu des choses semblables qui se sont produites par la suite.

 

Il a été rapporté avec beaucoup de chaines de transmission au point que c’est devenu un tawaatour, qu’un des savants de Somalie qui était un saint, un savant, quelqu’un d’ascète, quelqu’un qui craignait Dieu, qui se consacrait à l’adoration de Dieu. Il s’appelait Mouhammed ‘Idriis. A sa mort, il avait un étudiant qui était vertueux, qui était pieux, qui était en train de prendre par transmission auprès de ce chaykh un livre. Mais le chaykh était mort sans qu’il n’ait pu prendre la totalité du livre auprès de lui. Cet étudiant n’a pas pu terminer le livre parce que son chaykh était mort. Il fut profondément chagriné. Il vit alors son chaykh dans le rêve qui lui dit alors : « viens auprès de la tombe et ramène ton livre avec toi ».

A son réveil, il emmena son livre dans lequel il étudiait et qu’il n’avait pas pu terminer. Il s’est assis devant la tombe de son chaykh et il s’est mit à réciter dans son livre. Et son chaykh dans sa tombe lui expliquait, lui faisait le commentaire du livre, jusqu’à ce qu’il a terminé la totalité du livre. Quand il a terminé son livre, il a ramené un autre livre, il est parti devant la tombe, il s’est mit à lire, il attendait que son chaykh lui explique. Mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh car c’était un secret qu’il a eu pour le premier livre seulement.

 

Allah ta^ala lui a accordé un secret, Il lui a donné quelque chose qui sort de l’ordinaire pour qu’il puisse terminer son livre, par la Volonté de Allah et par Sa Grâce. Mais les secrets ne se prolongent pas dans la majorité des situations. Et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’interrompent. Ceci fait partie des choses qui sont possibles selon la raison.

Comme vous le savez, les classes du jugement de la raison sont au nombre de 3. Il y’a :

  • Ce qui est obligatoire selon la raison,
  • Ce qui est impossible selon la raison,
  • Ce qui est possible selon la raison.

 

La première classe du jugement rationnel c’est ce qui est obligatoire selon la raison. C’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence. Il s’agit de Allah et de Ses attributs obligatoires selon la raison. La raison saine ne conçoit pas l’inexistence de Dieu, la raison saine ne conçoit pas que Allah n’ait pas Ses attributs qui Lui sont obligatoires selon la raison, comme la vie, la parole, la volonté,…

 

Pour ce qui est de ce qui est impossible selon la raison, c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence. C’est comme par exemple l’impossibilité d’un associé à Allah, l’impossibilité que Allah ait une épouse ou un enfant, ou qu’Il ait une fin. Tout ceci est impossible selon la raison.

 

Pour ce qui est du possible rationnel, c’est ce dont la raison conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Il s’agit de la totalité de Ses créatures. Le fait qu’un étudiant aille auprès de la tombe de son chaykh et lise dans son livre, et que son chaykh après sa mort dans sa tombe lui fasse le commentaire de son livre, ceci fait partie du possible rationnel. Et la Puissance de Allah se rapporte à tout ce qui est possible selon la raison.

 

Oui c’est vrai qu’un chaykh explique, fasse le commentaire d’un livre de son étudiant qui est encore vivant et le chaykh est mort dans sa tombe, ceci est quelque chose qui sort de  l’ordinaire, ce n’est pas habituel du tout. Mais Allah ta^ala fait que les choses ordinaires ne soient pas respectées pour qui Il veut de Ses esclaves. Il rompt ce qui est habituel, ce qui est ordinaire pour qui Il veut. Sa puissance concerne toute chose.

Par exemple, nous nous voyons avec les yeux. Mais si Allah voulait que nous voyions avec le bout des doigts, on aurait vu avec le bout des doigts. Ça fait partie du possible rationnel. Donc le possible rationnel c’est ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Et la Volonté de Allah, la Puissance de Allah concernent tout ce qui est possible selon la raison sans exception. Mais la Puissance de Allah et la Volonté de Allah ne concernent pas ce qui est obligatoire selon la raison et ne concernent pas ce qui est impossible selon la raison.

 

 

^Outhmaan que Allah l’agrée, lorsqu’il venait auprès des tombes, il pleurait jusqu’à mouiller sa barbe par crainte de Dieu. Quand on lui a posé la question pourquoi donc? Il a récité un vers de poésie. Il a dit : « si tu es sauvé du supplice de la tombe, alors tu seras sauvé de quelque chose de très difficile. Mais si tu n’es pas sauvé du supplice de la tombe, je ne pense pas que tu vas avoir une suite qui est facile ».

 

Et ^Outhmaan que Allah l’agrée a mentionné le hadiith du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, notre maitre Mouhammad qui a dit ce qui signifie : « la tombe c’est la première des étapes de l’au-delà ».

Aujourd’hui, la plupart des gens ne pensent pas à la tombe. Ils pensent à ce qu’ils vont manger le soir, ils pensent où ils vont partir en vacances, il pense à quel maison il va acheter, il pense au travail qu’il va avoir, combien il va rentrer d’argent sur son compte. Aujourd’hui, la plupart des gens sont dans un état d’esprit qui est complètement déconnecté. C’est comme s’il ne sait pas qu’il va mourir. Comme l’a dit notre maitre ^Aliyy : « les gens sont comme endormis, c’est quand ils meurent qu’ils prennent conscience ». Mais c’est trop tard.

La suite du hadiith : « la tombe c’est la première des étapes de l’au-delà. Celui qui en est sauvé, alors ce qui va venir après sera plus facile. Mais s’il n’est pas sauvé de la tombe, alors ce qui va venir après sera plus difficile ». Rapporté par At-Tirmidhiyy. Ce hadiith signifie que celui qui est sauvé de la difficulté de la tombe, du châtiment et du supplice de la tombe, il sera sauvé dans l’au-delà. Et celui qui va subir un supplice dans la tombe, alors le châtiment qui lui sera retardé pour l’au-delà sera encore plus difficile. Alors celui qui est censé, qui est raisonnable, celui à qui est parvenu le hadiith ne va pas négliger le bienfait de sourate Al-Moulk.

Qu’est-ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à propos de sourate Al-Moulk ? Ces 30 versets du Qour’aan qui vont sauver la personne, qui vont protéger la personne, qui vont défendre la personne contre le supplice de la tombe.

Et même si tu oublies un soir, le chaykh a dit que ça n’a pas de conséquences, pourvu que tu persévères tout le temps à la réciter.

Elle n’est pas très longue, elle n’est pas très grande.

 

Mais attention, il y’a une autre version, un autre hadiith qui a une chaine de transmission plus forte que celui-là que nous venons de voir rapporté par At-Tirmidhiyy. Et qui indique que ce qui vient après le supplice de la tombe est plus facile que le supplice de la tombe. Il y a donc une preuve dans cet autre hadiith que celui qui subit un supplice dans sa tombe, il n’est pas une condition qu’il subisse un châtiment dans l’au-delà. Donc il y’a deux versions.

 

Alors, il y’a d’autres causes qui font que la personne peut échapper aux supplices dans la tombe et aux châtiments dans l’au-delà, pour quelqu’un qui est mort avant d’avoir fait le repentir. C’est d’obtenir une des sortes de martyr.

Parmi les causes pour échapper au supplice de la tombe et au châtiment dans l’au-delà, il y’a le fait d’obtenir une des sortes de martyr et il y en a plusieurs. Entres autres il y a ces sept-là :

  • Celui qui meurt noyé,
  • Celui qui meurt brûlé,
  • Celui qui meurt d’une maladie, quelque chose qui pousse au niveau du ventre de l’intérieur puis qui s’ouvre vers l’extérieur. et qui fait que celui qui l’a a une forte fièvre, des vomissements et d’autres troubles.

Celui qui meurt à cause de son ventre, comme à cause d’une diarrhée ou au contraire à cause d’une constipation. C’est-à-dire qu’il n’a plus de gaz ni de selles qui sortent et il meurt. C’est une maladie très atroce, très douloureuse.

Celui qui craint quelque chose de l’au-delà ou du bas monde, il convient qu’il dise cette parole : « HasbounalLaahou wa ni^mal wakiil, ^alaa l-Laahi tawakkalnaa ». Ce qui signifie : « Allah nous suffit, qui de Meilleur que Lui nous suffit, à Allah nous nous fions ». Chaque fois qu’un croyant entend quelque chose qui lui fait peur, qu’il dise cela. Que ce soit quelque chose qui va se produire dans l’au-delà, ou dans la tombe, ou dans ce bas monde. Et c’est dans le sens que HasbialLaahou wa ni^mal wakiil. Mais ce qui est parvenu d’une version du hadiith sahiih, c’est : « HasbounalLaahou wa ni^mal wakiil, ^alaa l-Laahi tawakkalnaa ».

Et dans le hadiith : « celui qui meurt à cause d’une maladie de son ventre, il n’aura pas de supplice dans sa tombe ». C’est un hadiith rapporté par At-Tirmidhiyy et par ‘Ibnou Hibbaan.

  • Egalement celui qui meurt de la peste. La peste est une maladie de la peau, au niveau des zones sensibles du corps, au niveau où la peau est douce. Suite à quoi il a une fièvre, une diarrhée et des vomissements. Et généralement celui qui est atteint de la peste, il meurt le plus souvent. Celui-là également sera sauvé du supplice de la tombe et du châtiment dans l’au-delà.

Il est arrivé à l’époque de notre maitre ^Oumar ‘Ibnou l-KhaTTaab, une peste qui a été la cause de la mort de 70 000 personnes. 70 000 personnes à cette époque c’est beaucoup par rapport à la population.

  • Egalement, il y’a la femme qui meurt au moment de l’accouchement. Cette femme n’aura pas de supplice dans la tombe, ni de châtiment dans l’au-delà.
  • Celui qui meurt sous les décombres. Par exemple, une maison tombe et lui se trouve en-dessous et meurt à cause de cela.
  • Celui qui meurt parce qu’il est tombé d’une hauteur. Comme par exemple il est tombé d’une falaise, il s’est écrasé.

 

 

Il y a eu d’autres sortes de martyrs également, autres que ces martyrs-là qui ont été mentionnés dans ce hadiith, qui lui, a été rapporté par ‘Ibnou Hibbaan, At-Tirmidhiyy et d’autres.

Il y a eu d’autres hadiiths comme :

  • celui qui meurt parce qu’il voulait protéger sa femme ou il voulait protéger son argent ou il voulait protéger son enfant. Quelqu’un venait l’attaquer pour lui prendre sa femme, son argent ou son enfant et lui a voulu les protéger, et s’est fait tué. Celui-là meurt martyr également.
  • Egalement ne sera pas supplicié ni châtié celui qui meurt étranger de son pays et de sa famille, en raison du hadiith qui l’indique. C’est un hadiith rapporté par ‘Ibnou Maajah mais que le haafidh ‘Ibnou Hajar a jugé faible.
  • Egalement celui qui a été assassiné injustement est martyr.

 

 

Mais meilleur que tout cela, c’est le cas de celui qui au moment de sa mort, a atteint le degré de foi complète. Il meurt en ayant atteint le degré de foi complète. S’il meurt sur cet état, il sera meilleur dans sa tombe et dans son au-delà. Car en plus du fait qu’il sera sauvé du supplice de la tombe et du châtiment de l’au-delà, il aura d’autres sortes de bienfaits dans sa tombe.

Il aura :

  • une porte qui sera ouverte depuis sa tombe qui lui fait voir le paradis.
  • Sa tombe sera éclairée comme une nuit de pleine lune.
  • Sa tombe sera élargie.
  • Et il sera remplit de verdures dans sa tombe, de verdures qui vient du paradis au point que sa tombe sera comme un des jardins du paradis.

De sortes qu’il n’aura pas de crainte, il n’aura pas de sentiment de solitude, il n’aura pas de sentiment de gêne, ni de tourment, ni de chagrin.

 

Certains durant cette vie, ils se font enfermés dans une chambre, ils sentent la solitude, la gêne, la peur. Que dire de la tombe qui est la maison des vers ?

Si quelqu’un n’a pas œuvré pour ce que vient après la tombe, qu’est-ce qui l’attends ?

Si quelqu’un va semer des tomates, il aura des tomates, s’il sème des oignons il va cueillir des oignons, s’il sème des pommes de terre il aura des pommes de terre. Ce que tu vas semer dans cette vie, tu vas le cueillir dans l’au-delà. Ce n’est pas en espérant et en faisant n’importe quoi que tu vas obtenir les hauts degrés dans l’au-delà. Il faut suivre le cheminement. Le premier pas que tu dois faire c’est apprendre un minimum indispensable de la science de la religion. C’est d’assister dans ces assemblées pour apprendre un minimum indispensable de la science de la religion. Avec ce minimum tu auras le discernement, tu vas pouvoir distinguer. Quand tu vas voir à la télé que quelqu’un a fait telle chose, tu sais le juger. Tu sais pourquoi ce n’est pas bon ce qu’il a fait. Tu ne risques pas toi de le faire car tu es vacciné. Tu sais ce qui est correct de faire et ce qui n’est pas correct de faire.

Mais si la personne n’a pas apprit, comme certains ils se sont enfoncés dans les péchés après quelqu’un lui dit : « viens je vais te sauver, viens tu vas faire telle chose tu auras le paradis ». Et il n’a pas apprit il n’a rien fait, comment est-ce qu’il va aller au paradis s’il est ignorant ? Peut-être que ce qu’il lui indique va le mener en enfer en réalité. Parce qu’il n’a pas appris. Il faut que tu apprennes. Sans la science tu es perdu, sans la science tout est flou devant toi. Peut-être que ce qui est mauvais va te paraitre beau et ce qui est beau va te paraitre mauvais. Parce que tu n’as pas le discernement.

 

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons appris et qu’Il nous augmente en connaissances. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous ayons une fin heureuse et que nous soyons des clés pour le bien et des gens qui ferment le mal, qui ne laissent pas le mal se propager.

Ijtihaad et divers

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2016

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah ta^aala dit dans le Qour’an : « Wa qoul Rabbi zidnii ^ilmaa » ce qui signifie : « Et dit Ô Mon Seigneur augmente moi en connaissance ».

La croyance en Allaah et en Son Messager c’est cela la base même, les fondements même de la religion. Puis il y a les autres devoirs après la connaissance de Allaah et la connaissance de son Messager et la croyance en Allaah et en Son Messager. La base même de la religion, les fondements de la religion c’est de croire en Dieu et de croire en Son Messager salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Puis il y a le reste des devoirs, celui qui accomplit les devoirs il aura gagné, il aura eu la grande réussite. Mais celui qui délaisse certains devoirs par paresse sans renier le caractère obligatoire des devoirs nous disons de lui qu’il est musulman, il est croyant mais sous La volonté. Qu’est-ce que ça veut dire sous La volonté ? C’est-à-dire que si Dieu veut Il le châtie pour n’avoir pas accompli les devoirs dans l’au-delà si Dieu veut il le châtie dans l’au-delà pour n’avoir pas accompli les devoirs et si Dieu veut il lui pardonne et il le fait entrer au Paradis sans châtiment c’est à dire même si il n’a pas fait les devoirs autre que la croyance en Dieu et en Son Messager Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. La personne peut être, premier cas un musulman peut être un moujtahid. Qu’est-ce que ça veut dire un moujtahid ? Un moujtahid c’est-à-dire il connait les hadiths dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué des jugements, des lois que tel chose est obligatoire, tel chose est interdite parce que ce ne sont pas tous les hadiths qui comportent des jugements. Le moujtahid connait également  les versets du Qour’an qui indique des jugements, des lois parce que ce ne sont pas tous les versets du Qour’an qui indique des jugements que tel chose est obligatoire et tel chose est interdite. Dans les versets du Qour’an, il y a des versets qui  concerne les informations concernant des communautés qui nous ont précédé, il y a des versets qui sont des versets d’exhortations qui nous incite à accomplir les obligations, à éviter les péchés donc ce ne sont pas tous les versets qui indique des jugements. Le moutahid donc quelqu’un dont on dit de lui qu’il est moujtahid c’est celui qui connait les hadiths comportant des jugements et les versets qui comportent des jugements. Et en plus, c’est un Hafidh il connait par cœur beaucoup de hadiths et il connait les chaines de transmission de ses hadiths. En plus de cela, qui est moujtahid c’est celui qui maitrise la langue arabe, il comprend la langue arabe dans laquelle le Qour’an a été descendu. Un autre critère pour le moujtahid c’est qu’il est très perspicace, il est très intelligent c’est-à-dire il a une force de compréhension et de déduction très prononcé.  C’est quelqu’un  qui est de cet ordre qui peut être un moujtahid mais même lui il va apprendre la science de ceux qui l’ont précédé. Même celui-là qui est capable de déduire des jugements il apprend la science auprès de ceux qui l’ont précédé. Donc le moujtahid il priorise la transmission, il prend la science de ceux qui l’ont précédé. L’imam Ach chafi^iyy par exemple ce n’est pas d’une réflexion tout seul de lui-même, il s’est mis à émettre des jugements et à déduire des jugements. Mais il a appris la science auprès de ceux qui l’ont précédé avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il n’y a pas que l’Imam Ach-Chafi^iyy, l’Imam Abou Hanifah également, l’Imam Maalik également, l’Imam Ahmad ibnou Hanbal également et d’autres que c‘est quatre savants ils ont pris les connaissances, ils ont pris la science auprès de ceux qui les ont précédé jusqu’aux compagnons du prophète, avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Et les compagnons auprès de qui ils ont pris les connaissances ? Auprès du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Les sujets de la religion ce n’est pas selon l’opinion personnelle. Certains ignorants ils viennent pour te faire tomber, il te dit qu’est-ce que tu dis du voile ? Qu’est-ce que tu dis du burkini ? Ce n’est pas par l’avis personnel la science de la religion, la science de la religion est par transmission orale. Notre Maitre ^Aliyy que Allaah l’agrée a dit : « Les lois de la religion, les jugements ne sont pas selon l’opinion personnel ». Il a donné un exemple il a dit : «  Si les lois de la religion était selon l’opinion personnelle, lorsqu’on va faire le woudou et qu’on veut passer la main mouillée sur les bottines on aurait passé la main mouillée par en bas mais moi j’ai vu le Messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passer la main mouillée par-dessus ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Parce que quand tu marches avec des bottines, qu’est-ce qui est en contact avec le sol ? Est-ce que c’est la partie supérieure ou la partie en en bas de la semelle ? C’est la partie en bas. Et pourtant l’autorisation qu’on a quand quelqu’un par exemple il travaille au lieu de se déchausser pour se laver les pieds, pour se laver les pieds lors du wouDou il peut se passer la main mouillée sur des bottines. Il faut bien sur connaitre quelles sont les conditions des bottines, c’est-à-dire les conditions il faut que ce soit des bottines avec une matière imperméable, il faut que ce soit des bottines qu’il puisse utiliser si il voulait faire un voyage ou si il voulait faire une station dans un voyage, il faut que ce soit des bottines qui couvre la partie que l’on lave de nos pieds c’est-à-dire qui couvre les chevilles, il faut que il les mette en ayant le wouDou, pour pouvoir bénéficier de cette autorisation quand il les met il a le wouDou. Et le dernier critère, c’est un critère de durée il peut bénéficier de cette autorisation de passer la main mouillée sur les bottines au lieu de se laver les pieds quand il veut faire le wouDou pendant un jour et une nuit si il n’est pas voyageur et trois jours et trois nuits si il est voyageur tant qu’il ne les enlève pas entre temps, tant qu’il ne les enlève pas, il les garde et à partir de quand il commence à compter un jour et une nuit ou bien trois jour et trois nuits ? Ce n’est pas à partir du moment où il les a mises ses bottines mais à partir du moment où il a annulé le wouDou pour la première fois.  Qu’est-ce que notre maitre ^Aliyy nous apprend ? Il nous apprend que le messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passait la main mouillée par-dessus et pas par en dessous pour nous dire que les lois de la religion ce n’est pas selon l’opinion personnelle. Si Dieu veut que les femmes se couvrent les cheveux et qu’elles ne se couvrent pas les mains, les bras et les avant-bras Il aurait ordonné de ne pas se couvrent pas les bras et les avant-bras. Tous les jugements de la religion ce n’est pas par l’opinion personnelle mais c’est parce que Dieu a révélé à Son Prophète et ce que ses compagnons ont rapporté du Prophète et ce qu’ils ont transmis à ceux qui les ont suivis et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous arrivent, jusqu’à ce que ses lois nous sont parvenus. Ce n’est pas à l’un d’entre nous de dire maintenant non c’est révolu il faut changer, il faut réformer, ça c’est un autre mot à la mode, non, la loi de l’Islam c’est ce que le prophète ^alayhi salatou wa sallam a reçu par révélation qu’ils a transmis à ses compagnons jusqu’à ce que ça arrive jusqu’à nous tout simplement ce n’est pas compliqué donc et la preuve que c’est par transmission c’est que ce n’est pas par opinion personnelle cette parole de Notre Maitre ^Aliyy que Allaah l’agrée il a dit : « Si la religion, les lois de la religion était par l’opinion personnelle alors on aurait pas passé la main mouillé sur les bottines par en dessus mais par-dessous hors moi j’ai vu le messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passer la main mouiller par-dessus ça veut dire que nous nous suivons le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam pour les sujets de la religion nous avons reçu l’ordre de suivre et pas de déduire des nouvelles lois de notre tête. Allaah ne nous a pas charger d’avoir chacun une opinion pour déduire de nouvelles lois ou remettre en cause les lois mais nous avons reçu l’ordre de les apprendre et de les appliquer. C’est un devoir pour la personne d’apprendre une école qui est digne de considération auprès des gens de la connaissance, c’est un devoir pour la personne d’apprendre des lois selon une école de jurisprudence considérée auprès des gens de connaissances. Même si c’est un petit manuel abrégé, et même si il n’a pas eu le support, même si quelqu’un lui a enseigné de manière orale, c’est suffisant. Donc que la personne apprenne par exemple que les conditions de la prière, ce sont ces choses-là, que les conditions pour le jeunes, ce sont ces choses-là, pour la zakat ces points là, pour le pèlerinage ces points là. Notre chaykh que Allaah lui fasse miséricorde a raconté une anecdote qui illustre la gravité des conséquences de celui qui n’apprend pas. Il a dit :  «  Il n’y a pas si longtemps, j’ai vu quelqu’un, un homme, qui m’a dit je suis parti au pèlerinage et j’ai emmené mon père et ma mère donc il n’a pas appris mais ils sont partis tous les trois au pèlerinage. Regardez les conséquences. Vous savez que le pèlerinage, la station à ^Arafah est un pilier au point que le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, il a dit : « al Hajjou ^arafah », c’est comme si il disait que ^Arafah est un endroit, sa station dans cet endroit-là est un pilier principal du pèlerinage. Cet homme qu’est-ce qu’il a fait avec son père et sa mère ? Avant le temps du début de la station à ^Arafah il est partit et il a quitté donc il n’a pas était présent dans le temps, il est partit avant le temps et il est sorti avant que ne commence le temps. C’est quoi le temps de la station à ^Arafah ? ^Arafah son temps commence lorsque le soleil quitte le milieu du ciel, le neuvième jour du mois de Dhoul-Hijjah, c’est-à-dire la veille du jour de la fête, la veille de l’aid, l’aid c’est le dix de Dhoul Hijjah. La veille c’est le neuf, le neuf à partir de quel moment lorsque rentre le temps de dhour. Quand commence le temps de dhour, le temps de ^Arafah commence. Le temps de ^Arafah commence lorsque commence le temps de Adh-Dhour de la veille du jour de l’aid jusqu’à quand s’étend ce temps-là ? Jusqu’à l’aube du jour de l’Aid, l’aube du 10. Donc cet homme avec son père et sa mère, ils sont partis avant le temps de adh-dhour il est resté un peu puis il est parti. C’est comme quelqu’un qui a fait la prière de adh-dhour alors que le temps de adh-dhour n’a pas commencé. Le soleil ne s’est pas écarté du milieu du ciel et il a fait la prière de adh-dhour. Parce que lorsque le temps de adh-dhour, quand est-ce qu’il commence ? Il commence lorsque le soleil est à son point de culmination, le point le plus haut de la journée et il penche. Quand il est au point le plus haut, le temps de adh-dhour n’a pas commencé on ne peut pas faire cette prière. La prière elle commence lorsque le soleil quitte le point de culmination en direction de l’ouest. Le soleil, il monte à l’est, il monte dans le ciel, il arrive à son point de culmination à ce moment-là le temps de dhour n’a pas commencé. Quand est-ce qu’il commence ? Lorsqu’il s’écarte du point de culmination vers l’ouest. Donc si quelqu’un le soleil par exemple il est à son point de culmination ou bien il est encore du côté est, il n’est pas encore arrivé à son point de culmination et il dit :  « Allaahou ‘akbar » et il fait la prière de adh-dhour selon lui, est-ce que sa prière est valable ?  Non. La même chose pour cette homme, donc le chaykh nous fait une analogie il nous dit c’est comme quelqu’un qui a fait la prière de adh-dhour alors que le temps de adh-dhour n’a pas commencé. Cet homme est partit à ^Arafah et le temps de ^Arafah n’a pas commencé. Donc avant le temps de ^Arafah ils sont partis à ^Arafah et avant le temps de ^Arafah toujours ils sont partis ils ont pas quitté ^Arafat.  Ces gens-là n’ont pas fait le pèlerinage ». Regardez le temps, l’argent, les efforts tout ça pour nous faire comprendre quoi ? Que la science est par transmission. Ils n’ont pas fait le pèlerinage ces gens-là, ils n’ont pas fait. Par ailleurs, vous savez que quand quelqu’un veut faire le pèlerinage n’est-ce pas qu’il entre en rituel, il s’engage dans le rituel ? Comment il s’engage dans le rituel ? c’est une intention de s’engager dans le rituel du pèlerinage et quand il s’engage dans le rituel du pèlerinage qu’est-ce qui arrive ? il y a des choses qui était licite pour lui et deviennent interdites quand quelqu’un entre en rituel pour le pèlerinage par exemple pour un homme il ne met pas de vêtements qui tiennent grâce à la couture donc il va se draper de deux draps : un drap sur les épaules et un drap autour de la taille. Et il y a d’autres conséquences  quand il est en rituel, par exemple il est interdit à l’homme et à la femme de se couper les cheveux, de se couper les ongles, de se parfumer le corps ou les vêtements donc les conséquences de l’entrée en rituel sont nombreuses et ses gens-là comme ils n’ont pas été à ^Arafat donc et qui sont rentrés en rituel  de pèlerinage c’est comme si ils sont toujours en rituel, c’est comme si ils ne se sont pas désengagés du rituel donc ils sont toujours sous la coupe des lois concernant celui qui est en rituel. Regardez les conséquences, ils sont revenus chez eux, dans leur pays. Donc regardez l’accumulation de péchés qu’ils commettent parce qu’ils n’ont pas appris. Cette homme par exemple  n’a pas le droit d’avoir un rapport avec son épouse jusqu’à ce qu’il se désengage du rituel parce que quand quelqu’un s’engage dans un rituel de pèlerinage il n’a pas le droit de faire de rapports. Tant qu’il est en rituel, si c’est un homme il n’a pas le droit de se couvrir la tête, si c’est une femme elle n’a pas le droit de se cacher le visage pendant qu’elle est en rituel les deux ils n’ont pas le droit de se parfumer et ainsi de suite tant qu’ils sont en rituel c’est-à-dire ils doivent respecter toute les choses que Dieu a interdite à celui qui est entré en rituel jusqu’à ce qu’ils se désengagent de ce rituel. Hors ces gens-là, ils sont retournés chez eux dans leur pays leur vie  est plein de péchés parce qu’ils sont partis avant d’avoir appris. Regardez l’accumulation de péchés parce qu’ils n’ont pas appris comment faire le pèlerinage. Si ces gens-là avaient appris que pour faire le pèlerinage, le pèlerinage n’est valable qu’avec la station à ^Arafah et que cette station elle a un temps bien déterminé et qu’après la station de ^Arafah, il faut faire des tours rituels autour de la Ka^bah qu’on appelle « Tawafoul ‘ifaaDah » et que on doit faire aussi pour les hommes soit se raser le crane soit se couper les cheveux et pour la femme se couper les cheveux ou une partie. Donc ce sont là les sujets indispensables que la personne doit apprendre avant de partir si quelqu’un il n’a pas respecté toutes ses choses-là et il a dit : «  oui moi j’ai été à La Mecque, j’ai vu La Mecque, j’ai vu ^Arafat ». Celui-là c’est comme quelqu’un qui est parti pour faire du tourisme pour voir du paysage. Il n’a pas accompli un acte d’adoration parce qu’il n’a pas appris quelles sont les règles. Ces gens-là sont exposés à un grand danger. Le Chaykh a dit : « je leur ai dit maintenant c’est une obligation pour vous d’aller pour une ^oumrah, vous allez faire des tours autour de la ka^bah ensuite vous faites les trajets entre As-Safaa et Al-Marwah puis vous coupez une partie de vos cheveux pour vous désengager du rituel parce que vous êtes encore en rituel. Le chaykh leur a enseigné que comme vous êtes encore en rituel aller faire la ^oumrah avec ce rituel là pour pouvoir vous désengagez et ensuite lorsque viendra la période du pèlerinage vous allez faire un pèlerinage. Le chaykh a dit : «  je leur ai enseigné cela, celui qui n’apprend pas il est exposé à  un grand danger, quand à celui qui apprend lui au contraire il va augmenter dans le bien et qu’il fait les actes d’adorations et qu’il les fait correctement il augmente en récompense ». Il y a dans le Qour’an un verset qui est « inna l-Ladhiina you’oudhouna l-Laaha wa raçoulahou », al iidhaa’ c’est-à-dire la nuisance. Or nous savons que Allaah, rien ne lui nuit, Allaah Il ne tire aucun bénéfice et aucun tord ne lui arrive de quoi que ce soit. Donc la question qui se pose, que veut dire ce verset puisque il y a le verbe qui indique la nuisance à l’égard de Dieu. La réponse pour comprendre ce verset c’est ce que nous allons voir tout de suite.  Et il convient de faire le rappel que l’on ne traduit pas les versets du Qour’an, c’est interdit. Mais on traduit les explications de ses versets, c’est pour cela qu’on ne prend dans ses livres qui sont prétendu traductions de Qour’an, si quelqu’un avait un minimum d’objectivité, de lucidité ce n’est pas pour la première fois qu’il y a des peuples non arabophone qui sont concernés par l’islam. Par le passé, il y a eu beaucoup et jusqu’à aujourd’hui la plupart du temps ce sont des non arabophones qui sont majoritairement musulmans ce ne sont pas des arabophones et pourtant il n’y a pas eu avant l’apparition des wahhabites, de gens qui ont fait des traductions de Qour’an, ni les turcs, ni les gens en ourdou, ni n’importe quelle langue en Afrique ou dans n’importe quel continent, il n’y a pas eu cette prétendue traduction de Qour’an. Ceci n’est apparue que récemment avec les wahhabites, pourquoi ? Parce que leurs objectifs, c’est d’expliquer certains versets de Qour’an  d’une manière fausse pour diffuser leur mauvaises croyances. Qu’est-ce qu’ils convient de faire ? Il convient de faire ce que les savants ont donné comme interprétation, comme exégèse, comme interprétation des versets du Qour’an et ce sont ses explications là que nous pouvons traduire et justement ce verset fait partit des versets qu’il convient de bien comprendre d’abord avant de lui donner une explication en français. Sinon les savants ont dit que c’est interdit, c’est un péché que de traduire les versets du Qour’an, certains ils disent mais moi je veux connaitre l’islam, on ne va pas lui donner cette prétendue traduction de Qour’an, c’est comme-ci tu donnes à quelqu’un un pot de miel et que dedans tu avais versé du poison. Est-ce que tu vas lui dire oui c’est du miel ? Oui, mais il y a du poison. Ces livres comportent du poison. Pourquoi ? Parce que dedans il y a des choses fausses au sujet de Dieu. Donc qu’est-ce qu’il faut faire ? Quelqu’un qui veut connaitre l’Islam on lui donne l’explication des deux témoignages, on lui explique cela. On lui explique les attributs de Allaah, les attributs des prophètes, et on lui explique ce qu’il nous est parvenu par transmission orale. An Naçafiyy il a expliqué ce verset il a dit ici ce qui nuisent au messager de Allaah, c’est ça qui est visé. Mais alors pourquoi il y a mention du nom de Allaah ? Allaah et le messager de Allaah il y a le verbe qui indique une nuisance, et Allaah Il n’est pas touché par la nuisance de quiconque. An naçafiyy il a dit ici il s’agit de ce qui nuise au messager de Allaah. An Naçafiyy a dit le nom de Allaah a été cité ici par honneur pour le messager, ça veut dire que il s’agit ici de ceux qui nuisent au messager et de ceux qui font ce que Allaah n’agrée pas et ce que le messager n’accepte pas. Comme la mécréance et comme le fait de renier le statut de prophète, donc la mécréance le fait de nier le statut de Prophète ce sont des choses que Dieu n’agrée pas et que le messager de Allaah n’accepte pas donc c’est un sens figuré ici, un majaaz on appelle en arabe. Il a dit que le sens figuré concerne la mention du nom de Dieu mais le sens propre s’applique au messager de Dieu. Qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut dire que au sens propre il y a eu des gens qui ont nui au messager de Dieu donc la nuisance concernant le messager de Dieu c’est un sens propre et concernant Allaah il s’agit d’un sens figuré tout simplement ça c’est ce que An-Naçafiyy a dit. En vérité, Allaah Il n’est pas touché, Il ne lui arrive pas de nuisances de la part d’autrui. Tout comme, il ne lui arrive pas de profits de la part d’autrui. Allaah Il est parfait, Allaah rien ne lui nuit, rien ne lui profite. Donc Al Qourtoubiyy a expliqué dans son tafsir, Al Qourtoubiyy est une des références dans le tafsir tout comme An-Naçafiyy, le tafsir c’est-à-dire l’éxégèse du Qour’an, il a cité le verset qui est le verset 57 de souratou l-aHzaab : « inna l-Ladhiina you’oudhouuna l-Laaha wa raçouulahou la^anahoumou l-Laahou fid dounyaa wa l ‘aakhirati wa ‘a^adda lahoum ^adhaaban mouhiinaa », c’est-à-dire ceux qui nuisent et là il y a eu la mention du nom de Allaah et à Son messager, Dieu les maudit dans le bas-monde et dans l’au-delà et leur réserve un châtiment rabaissant, un châtiment qui les humilie. Alors qu’est-ce que Al Qourtoubiyy a dit ? Il a dit il y a eu divergence entre les savants à propos de cette nuisance, pourquoi est-ce qu’il y a eu la mention du nom de Dieu alors qu’il y a une nuisance. La majorité des savants ont dit ça veut dire qu’il y a nuisance lorsqu’il y a mécréance lorsque les gens lui attribuent la femme et les enfants, et les associés. Lorsque les gens lui attribuent ce qui n’est pas digne de lui comme la direction, comme l’endroit, comme la position assise sur le trône et tout cela est de la mécréance. Parce que Allaah existe sans comment et sans endroit ou encore comme la parole des juifs qui disent que Dieu est avare ou la parole des chrétiens qui disent que Jésus est le fils de Dieu, ou la parole des associateurs qui disent que les anges sont les filles de Dieu et que les statuts sont ses associés, les idoles sont ses associés. C’est par cela qu’il a expliqué le mot « iidhaa’ » s’agissant de Allaah, par tout ce qui est une mécréance. Un autre groupe, toujours c’est la parole de Al Qourtoubiyy , il a expliqué ce verset vous voyez regarder un verset combien les savants ont détaillé pour l’expliquer. Ce n’est pas  après un moins que rien qui vient et nous sort un livre pour dire c’est la traduction du Qour’an. Le Qour’an est un miracle, ces gens-là ils l’ont réduit en prétendant le traduire par une phrase par verset, même la traduction est médiocre. Celui qui veut connaitre le Qour’an il le lit en arabe et il apprend par transmission orale son explication. Même quelqu’un d’arabophone il n’a pas a expliqué de sa tête, il a besoin de qui lui explique. Notre maitre Abou Bakr As-Saddiq que Allaah l’agrée qui lui parlait la langue dans laquelle le Qour’an a été révélé n’a pas osé expliquer un mot du Qour’an quand les gens l’ont interrogé à propos d’un mot « ‘abbaa », on lui a dit qu’est-ce que ça veut dire « ‘abbaa »  « fakihatan wa ‘abbaa ». Qu’est-ce qu’il a répondu ? Il a dit quelle terre, quel sol va me porter et quel ciel va m’abriter si j’ose dire à propos du livre de Dieu quelque chose que je ne connais pas et pourtant c’est le meilleur homme de cette communauté après le Prophète ^alayhi Salatou wa sallam et il parlait la langue dans lequel le Qour’an a été révélé. Comment quelqu’un de notre époque prétend-il, comment certains sont prétentieux, surtout ses wahhabites ils sont très prétentieux. Il te dit moi j’ai lu le Qour’an 10 fois mais il a feuilleté cette prétendue traduction en français. Il n’est même pas capable d’aligner une phrase correcte en arabe et il vient donner des leçons de croyance. La situation est dramatique, c’est pour cela que les gens qui ont appris la bonne croyance à chacun d’entre nous la tâche de diffuser cette bonne croyance, de corriger les mauvaises compréhensions des gens, le cas échéant. A chacun d’entre nous, de diffuser le bien autour de lui. Notre Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : « ballighouu ^annii  » : Transmettez de moi, communiquer, diffuser mon enseignant même un seul verset mais diffusez le. Parce que si nous ne le faisons pas, ce sont les gens de l’égarement qui vont le faire. Mais ils vont le faire à leur manière et ils vont corrompre les croyances des gens. C’est ce que nous voyons, c’est pour cela qu’il est très important que chacun prenne l’importance de ce sujet et diffuse la bonne croyance. Donc à propos de ce même verset, d’autres savants ils ont expliqués ils ont dit c’est une forme en arabe qu’on appelle l’omission du nom. Dans la langue arabe, par exemple on dit les esclaves vertueux de Dieu, les esclaves vertueux c’est le complément du nom Dieu, les esclaves vertueux de Dieu. Les esclaves vertueux qu’on appelle complément en arabe on appelle ça mouDaaf. Le mot Dieu ici c’est le nom et c’est mouDaaf ‘ilayh. Dans la langue arabe, on peut omettre le complément du nom, parce que le complément du nom il est sous-entendu. La phrase elle est correcte dans la langue arabe c’est une forme de rhétorique très utilisé. On omet le complément du nom et on cite que le nom, c’est connu. Et c’est pour cela qu’il y a eu la mention du nom Dieu il n’y a pas eu le complément qui est les esclaves vertueux donc certains savants ont expliqué ce verset ce qui nuisent aux esclaves vertueux de Dieu pour pas dire que ils nuisent à Dieu car Dieu Il ne lui arrive aucune nuisance. Vous avez compris cette deuxième explication?  Pour ce qui est de la nuisance au Messager salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il y a des nuisances qui ont eu lieu par la parole et il y a eu des nuisances qui ont eu lieu par les actes. Des gens ont nui au Prophète par la parole comme ceux qui ont dit qu’il était un sorcier, d’autres ont dit qu’il était un poète, d’autres ont dit qu’il était fou, d’autres ont dit que c’était un devin. Pour ce qui est de la nuisance qui lui a été porté par les actes, c’est comme ceux qui lui ont cassé sa deuxième incisive et qui lui ont fait une blessure au visage le jour de la bataille de OuHoud’ et d’autres nuisances encore. Bien-sûr tuer un prophète ou insulter un prophète ou nuire à un prophète parce qu’il est prophète c’est de la mécréance. Ce sont des choses qui ont été faites, nous ne le nions pas. Tout cela pour vous dire, que la science de la religion s’acquiert par transmission orale. Il est très important de multiplier les assemblées de science et de ne pas sécher les assemblées de science et de chercher à acquérir encore plus de science. Le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : « man youridi l-Laahou bihi khayran youfaqqih-hou fi d-diin » : Celui pour qui Allaah veut du bien il lui fait apprendre la science de la religion ». Nous demandons à Allaah qu’Il nous augmente en science, en connaissance de la religion.

Nous terminons par un Hadith du prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Dans le hadith le Messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Celui qui s’attache régulièrement à dire les paroles d’istighfaar, de dire Rabbi ghfir lii ou bien astaghfirou l-Laah ou bien Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’minaat, les paroles d’istighfaar ça veut dire quoi istighfaar ? Istighfaar ça veut dire la demande de pardon. Celui qui demande à Dieu de lui pardonner, celui qui régulièrement dit les paroles d’istighfaar, qu’est-ce que le Prophète nous a enseigné ? Il nous a enseignés que Allaah lui accorde une délivrance de toutes situations difficiles. Chaque fois que tu te trouves dans une situation difficile, tu es coincé, Allaah t’accorde une issue, si tu t’attaches à l’istighfaar. Il n’y a pas que ça, la deuxième chose que le Prophète a mentionné c’est que Allaah t’accorde une délivrance de tous tourments. C’est quoi le tourment? C’est quand la personne craint qu’une chose n’est lieu, quelque chose de mauvais. Souvent ça mine la personne, ça lui enlève son énergie parce que elle a peur de cette chose, là on dit qu’elle est tourmenté. On appelle en arabe al-hamm. Celui qui s’attache à l’istighfaar, Allaah le délivre et le soulage de tout tourment. Et quelle est la troisième chose que le prophète a citée dans ce hadith ? Allaah lui accorde une subsistance d’une voie à partir de laquelle il ne s’attendait pas. Il ne s’attendait pas à avoir une subsistance, Allaah l’a lui accorde. Tout ça pour qui ? Pour celui qui s’attache à l’istighfaar. Et notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui tous les jours, tous les jours, tous les jours, dit 27 fois, Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’miinaat, in shaa’ Allaah il deviendra au nombre de ceux dont l’invocation est exaucée, s’il dit tous les jours, il ne rate aucun jour. Tous les jours il dit Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’miinaat 27 cent fois ça te prend moins que 10 minutes, ça veut dire quoi ? Ça veut dire s’attacher à la demande de pardon, de s’attacher de demander à Allaah qu’Il nous pardonne. Ça c’est un secret qui permet d’avoir beaucoup de réussite, qui permet de délivrer de beaucoup de tourments et d’avoir la subsistance. De dire Rabbi ghfiir lii wa lil mou’miniiina wa l-mou’minaat.

Les trois niveaux des croyants

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabarakah wa ta^ala dit dans le Qour’an qu’Il a honoré le fils de ‘Adam. Pourquoi est-ce que le fils de ‘Adam a été honoré?

Parce qu’il y a des prophètes parmi les humains. Et  les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah. Il n’y a pas de prophète qui ne soit pas un être humain.

Les anges il n’y a pas de prophète parmi eux. Les prophètes ne sont que des humains. Les jinns également ne sont pas des prophètes. Les prophètes sont parmi les humains.

 

Comme il y a des prophètes parmi les humains, les humains sont meilleurs que d’autres créatures. S’il n’y avait pas eu de prophètes, les anges auraient été meilleurs que les humains. Mais Allah a voulu par Sa Volonté qui est éternelle qu’il y ait des prophètes parmi les humains. La preuve que les prophètes sont meilleurs que les anges, c’est que Allah a fait que les anges se prosternent pour ‘Adam.

Allah a ordonné aux anges de se prosterner pour ‘Adam à titre de glorification, de respect, de salutation et non pas d’adoration. Car Allah n’ordonne pas à Ses esclaves d’adorer autre que Lui.

L’ordre que Allah ta^ala a donné aux anges de se prosterner pour ‘Adam, c’était juste après la création de ‘Adam. Et c’était là une annonce pour les anges, que celui pour lequel ils se prosternent, il aura un certain degré et aura une place importante.

 

Il y a deux choses ici :

  • Allah a fait que les fils de ‘Adam peuvent se déplacer sur terre et en mer.
  • Et Allah a accordé aux êtres humains beaucoup de belles choses, des choses par lesquelles Allah a honoré les humains

Allah a accordé ces belles choses pas seulement aux croyants, Il les a accordé aux croyants et aux non croyants.

Allah ta^ala a voulu par Sa parole : « wa laqad karramna », manifesté Sa Grâce et Ses Bienfaits aux fils de ‘Adam.

Allah a annoncé aux humains que le fait qu’ils puissent profiter de Ses Bienfaits, c’est une Grâce de Sa part. Comme il nous a appris qu’Il a accordé Ses Bienfaits, et que Ses Bienfaits peuvent en profiter aux croyants et aux non croyants.

 

Juste après il y a la parole de Dieu : « et nous leur avons accordé un degré supérieur à beaucoup d’autres ». Cette dernière partie concerne les croyants. Le fait qu’ils aient un degré supérieur, cela est réservé aux croyants. Le fait que Allah a crée des choses par lesquelles peuvent bénéficier les  humains, ça c’est général. Allah a accordé Ses Grâces aux croyants et aux non croyants.  Mais qu’est-ce qui est spécifique aux croyants ?

C’est qu’ils ont un degré supérieur.

 

Les croyants parmi les humains sont de 3 niveaux :

  1. Le degré supérieur ce sont les prophètes. Ils sont meilleurs que tout ce que Allah a créé.

Les prophètes ce sont des humains. Et il n’y a pas de prophétie si ce n’est chez les humains. Les prophètes sont meilleurs que les anges, que toutes les créatures de Dieu.

  1. Le deuxième niveau ce sont les humains qui ont un degré particulier. Après les prophètes, il s’agit des Saints, des Waliyy. Parmi les compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comme les 4 califes, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy. Ils sont les meilleurs des saints de cette communauté et ils sont les meilleurs des saints de toute l’humanité. Des 4 califes et des 6 qui les suivent pour faire les 10 à qui le prophète a annoncé la bonne nouvelle du paradis. Les 4 califes et les 6 qui les suivent sont d’un degré élevé selon le jugement de Alla Les 6 sont : Talha ‘Ibnou ^Oubaïdil-Laah, Az-Zoubayyir ‘Ibnoul ‘Awwam, Sa^id ‘Ibnou Zayd, Sa^ad ‘Ibnou Abi Waqqas, ^Abdour-Rahman ‘Ibnou ^Aouf et Abou ^Oubeida ^Amir ‘Ibnou Jarrah.

Ces dix sont les meilleurs des saints.

Apres ces 10 dans le mérite, il y a beaucoup de saints parmi les compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et ceux qui sont venus après le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam des saints de sa communauté.

  1. Troisième niveau, ce sont les croyants qui font partie du commun. C’est-à-dire ceux qui ne sont pas des saints. Ces trois sont compris dans la parole de Allah : « nous leur avons accordé un degré supérieur à beaucoup de ceux que nous avons créés ».

 

Cependant, le premier niveau a une particularité, c’est qu’ils sont meilleurs que les créatures de Dieu dans l’absolue. De quel niveau nous parlons ?

Celui des prophètes. Les prophètes, chaque individu d’entre eux est meilleur que n’importe quel ange de Dieu.

Nous n’exceptions aucun prophète. Tout prophète depuis ‘Adam jusqu’à notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sont tous meilleurs que les anges.

 

Pour ce qui est du deuxième niveau, ils viennent dans l’ordre de mérite après les prophètes mais ils sont meilleurs que les autres anges, pas les meilleurs des anges. C’est-à-dire que les saints viennent après le degré des prophètes et après le degré des anges de plus hauts degrés. Qui sont les anges de plus haut degré ?

Ce sont les anges comme Jibril, Mikail, ^Azrail, ‘Israfil, comme les anges qui portent le trône.

Il y a d’abord les prophètes, ensuite ces anges des plus hauts degrés, ensuite les saints de plus haut degrés.

 

Allah ta^ala a cité sa parole : « wa faDDalnahoum ^ala kathirin min man khalaqna ».

 

C’est pour nous apprendre et nous faire comprendre que le mérite n’est pas pour chaque humain, mais pour les croyants seulement.

Parce que ceux qui ne sont pas sur l’islam comme ’iblis, ceux qui l’ont suivi, sont les plus méprisables des créatures de Dieu.

C’est pour cela que cette dernière phrase ne les concerne pas. Ce n’est pas eux qui sont concernés par le fait d’avoir eu « un degré supérieur à beaucoup de ceux que Dieu a créé ». Le degré supérieur à beaucoup de ceux que Dieu a créé c’est pour les croyants seulement. Cette phrase ne concerne pas les non croyants parmi les musulmans.

 

Quant à la première partie du verset dans lequel Allah nous apprend qu’Il a donné énormément de Bienfaits, entre autres de pouvoir se déplacer sur terre, de pouvoir se déplacer en mer, ceci est commun aux croyants et aux non croyants.

Egalement parmi ces choses là,  les croyants et les non croyants s’associent dans les choses dans lesquelles on trouve du plaisir.

Les non croyants, même s’ils participent, même s’ils profitent eux aussi de nombreux Bienfaits que Dieu a accordé dans ce bas monde, ces Bienfaits qu’ils reçoivent dans ce bas monde seront une source de châtiment pour eux dans l’au-delà.

Pourquoi ces Bienfaits dans ce bas monde seront une source de châtiment pour eux dans l’au-delà?

Car ils n’ont pas accomplit le remerciement obligatoire à Dieu avec les Bienfaits que Dieu leur a accordé. Dans le bas monde c’est certes un bienfait, mais dans l’au-delà ce sera une source de châtiment.

 

Par ailleurs, dès qu’ils quittent la vie ils seront privés de la Miséricorde de Dieu, leur âme et leur corps n’aura plus aucune félicité. Même le souffle d’air frais qui rafraichit, ils ne l’auront pas.

Il est rapporté dans le Qour’an que les non croyants lorsqu’ils seront en enfer, ils vont dire au gens du paradis : « versez nous un peu d’eau pour qui puisse nous rafraichir » ou « donnez-nous de ce que Allah vous a accordé ».

Mais les gens du paradis leur répondront : « Allah en a privé les non croyants ». C’est-à-dire que Allah ne leur accorde pas ce qu’ils souhaitent.

 

Les non croyants seront privés d’eau dans l’au-delà. L’eau qui permet à l’âme de se rafraichir et qui permet au corps de se reposer, ils ne l’auront pas. Ils auront une boisson qui est extrêmement bouillante, qui déchire leurs entrailles et qui ne va pas les soulager de leur soif.

Quand ils ingurgitent cette eau, ce sera une cause pour que leurs intestins se déchirent tellement ce sera une eau chaude mais ils ne vont pas mourir. Mais ce ne sera pas une cause qui va les soulager de leur châtiment.

Si Allah leur avait prédestiné la mort, ils seraient mort de cette eau extrêmement chaude. Mais Allah ne leur a pas prédestiné de mourir. Le châtiment qu’ils ont c’est le pire des châtiments. L’eau également qui est extrêmement chaude, qui a été chauffée avec le feu de l’enfer et qui est arrivée à une température très élevée, également ce ne sera pas une cause de leur mort. Car Allah n’a pas prédestiné la mort pour les non croyants en enfer.

 

Et avant l’entrée en enfer, dans les différentes stations du jour du jugement, ils seront humiliés, apeurés, dévoilés, parce que leur mensonge à propos de Dieu sera connu de tout le monde. Et ils subiront différents sortes de châtiment dans les différentes stations du jour du jugement et jusqu’en enfer.

Il apparait donc qu’il ya une différence entre le fait de recevoir des Bienfaits de la part de Dieu et le fait d’avoir des mérites selon le jugement de Dieu.

Allah peut honorer quelqu’un en lui accordant des bienfaits physiques uniquement.

Et il se peut que l’honneur soit par des bienfaits physiques mais également par un mérite et des degrés élevés selon le jugement de Dieu.

 

Si on parle de Takriim dans ce bas monde, ce sera en donnant aux non croyants ces bienfaits dans ce bas monde.

Allah leur a fait Grâce par des différents organes par lesquels ils peuvent percevoir les bienfaits. Il leur a fait Grâce par de nombreux bienfaits comme subsistance et le fait de pouvoir se déplacer sur terre pour profiter de ce que Allah a créé. C’est là uniquement la part des non musulmans dans le bas monde.

Mais dans l’au-delà ils n’auront aucune part d’honneur, ils ne gouteront à rien pas même dans leur tombe à un seul atome de bienfaits de subsistance.

 

Dans le verset Allah ta ^ala dit :

«Wa rahmati waçi^at koulla chay’ »

 

Cela veut dire que la Miséricorde de Allah atteint toute chose. Qu’est-ce que ca veut dire toute chose ?

C’est-à-dire dans le bas monde. La Miséricorde de Allah touche le croyant et le non croyant, les animaux, les oiseaux, les jinns et d’autres choses encore. Tout ceux là bénéficieront de la Miséricorde de Dieu dans ce bas monde. C’est une Miséricorde générale. Allah nous apprend que dans l’au-delà Sa Miséricorde Il l’accorde spécifiquement, uniquement, à ceux qui auront évité toutes formes de mécréance. Dans cette vie d’ici bas la Miséricorde de Allah concerne toute chose, même les animaux. Allah fait que la jument lorsqu’elle met bas, elle écarte ses jambes pour ne pas piétiner le poulain. Tout cela est une Miséricorde de la part de Dieu.

Allah Sa Miséricorde concerne toute chose dans cette vie, mais dans l’au-delà elle ne sera réservée qu’aux croyants.

Allahou ta ^ala par Sa Grâce, par Sa Miséricorde, a fait que Sa Miséricorde dans ce bas monde est générale, elle concerne tous les croyants et les non croyants.

Allah a fait que Sa Miséricorde concerne dans l’au-delà les croyants et pas les non croyants. Et c’est une justice de Sa part, parce que Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit.

Allah ta ^ala, il n’y a personne qui a un droit sur Lui, qui Le contraigne à faire quoi que ce soit. C’est Lui qui a tous les droits sur Ses esclaves et qui leur oblige de faire ce qu’Il veut.

 

Allah a fait que ceux qui ont une raison parmi les humains, les anges et les jinns, ils ont l’obligation d’adorer Dieu et de ne pas Lui attribuer d’associés.

Celui qui s’est acquitté de ce dont Allah l’a chargé, qui a adoré Allah, qui n’a pas attribué d’associés à Allah, alors il aura fait ce que Allah lui a ordonné de faire.

Si en plus après avoir adorer Dieu, cru en Son Unicité, exempter Dieu de toute ressemblance avec Ses créatures, si la personne a cru au prophète et en tout ce que les prophètes ont transmit, et qui a cru en notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après cela, si la personne accomplit tous les devoirs, délaisse tous les péchés, alors on dit qu’elle a un degré de foi complète.

Le croyant accompli c’est celui qui a ces caractéristiques. Il a accomplit les devoirs et a évité les péchés.

Celui qui a ces caractéristiques, alors qu’il remercie Dieu, parce que c’est Allah qui lui a inspiré cette foi, cette sincérité dans l’adoration pour accomplir tous les devoirs et éviter tous les péchés.

 

Il y a un groupe de gens qui déforment ce verset : « wa laqad karramna baniAdam ».

Qu’est-ce qu’ils veulent dire par là ?

Ils prétendent que ce verset veut dire que tous les humains qu’ils soient croyants ou non croyants sont honorables. Or, ceci contredit le Qour’an, ça contredit la parole de Allah, la parole de Son messager et ça contredit la religion. Ils ont prétendu trouver dans ce verset un argument pour leurs mauvaises prétentions, que l’être humain qu’il soit croyant ou non croyant, qu’il soit un saint, qu’il soit un hypocrite, qu’il n’y a pas de différence entre tous puisque c’est Allah qui a crée tout le monde. Ces gens là sont les pires des mécréants. Parce qu’ils prétendent qu’ils font partie des meilleurs musulmans. Ces gens ont déformé ce verset et ils ont prétendu que ce verset signifiait que tous les humains Allah les agrée, ces gens ont déformé le Qour’an.

 

Allah a révélé le Qur’aan, il est Moutachabih. Qu’est-ce que ça veut dire ici Moutachabih ?

C’est-à-dire que les versets se ressemblent les uns les autres dans un sens, que les versets se consolident, s’expliquent les uns les autres. Certains versets expliquent d’autres versets. Les versets ne se contredisent pas.

Allah ta ^ala n’a pas dit que Ses esclaves sont tous équivalents dans l’ordre de mérite, et que les croyants tout comme les non croyants Allah les agrée. Le verset ne veut pas dire que tous les humains quel que soit leur religion ils sont honorables. Allah nous a apprit dans Son Livre Honoré qu’Il n’aime pas les non croyants.

« Dis, obéissez à Allah, obéissez au messager, et ceux qui refusent de croire en Allah et en Son messager, alors certes Allah n’aime pas les mécréants ».

Donc le croyant n’aime pas celui que Dieu n’aime pas.

Il n’y a pas de différence entre un non croyant qui agit bien avec les gens et un non croyant qui n’agit pas bien avec les gens.

Les non croyants sont tous des gens que Allah n’agrée pas. Mais leur châtiment diffère selon la gravité de ce qu’ils ont fait. Le non croyant, qui lui, veille à diffuser sa mécréance, à l’enseigner aux gens, son châtiment est plus grave que celui qui est non croyant et qui ne veille pas à diffuser sa mécréance. Et même ceux qui veillent à diffuser leur mécréance sont de différents niveaux.

 

Pharaon et les mécréants humains qui l’ont suivi seront parmi ceux qui subiront le plus grave des châtiments au jour du jugement en enfer.

Et il y a également d’autres mécréants qui feront partie de ceux qui subiront les pires des châtiments au jour du jugement en enfer comme : Abou Jahl, Oubeïd ‘Ibn Khalaf, Qaroun, Haman, Noumroud.

 

Et à ces époques proches, il y a eu des gens parmi les humains qui appellent à la mécréance, qui n’auront pas un châtiment inférieur à celui de pharaon  et ceux qui l’ont suivi. Il y a parmi eux, mêmes ceux qui auront un châtiment supérieur comme ceux qui nient l’existence de Dieu, ils n’auront pas un châtiment inférieur dans l’au-delà que Pharaon et que ceux qui les ont suivis.

 

Et il y a un groupe de non croyants à qui l’appel à l’Islam n’est pas parvenu. Ils ont vécu sur la mécréance. Ces gens là sont exceptés du châtiment de Allah malgré leur mécréance. Pourquoi ?

Parce que Allah châtie dans l’au-delà le mécréant à qui est parvenu l’appel à l’islam et qui s’en est détourné. Or, ce groupe de gens de mécréants n’ont pas entendu l’appel à l’islam. Ils ont vécu sur la mécréance mais Allah les a excepté du châtiment dans l’au-delà.

 

Allah ta ^ala a cité en bien les premiers qui sont entrés en islam, qu’ils fassent partie des Mouhajirins ou qu’ils fassent partie des ‘AnSars.

Al-Mouhajirouns ce sont ceux qui ont émigré de la Mecque à Médine. Et les ‘AnSars ce sont les musulmans de Médine qui ont accueilli les émigrants.

Il y’a un compagnon parmi les premiers à être entré en islam des Mouhajirins et des ‘AnSars, qui s’appelle ^Abdul-Laah ‘Ibn Mas^oud que Allah l’agrée.

C’était un savant parmi les compagnons et il était réputé, il faisait partie de ceux qui ont rapporté beaucoup de hadiiths du Messager. De ceux qui restaient beaucoup aux cotés du messager pour apprendre de lui. Justement c’est à son sujet qu’a été révélé ce verset qui fait l’éloge des premiers à être rentré en islam.

 

Les ‘AnSars sont les compagnons du messager de Allah et sont de Médine.

Donc ils ont été appelé ainsi Al-‘AnSars, les partisans alors qu’une partie d’entre eux fait partie de la tribu de Al-Khazraj et une autre partie d’eux fait partie de la tribu de Al-‘Aws. Mais c’est l’islam qui leur a donné cet appellation de Al-‘AnSars _ les partisans.

 

Et pour ce qui est des Mouhajirouns, les émigrants, ce sont les musulmans de Médine parmi lesquels il y’a les 4 califes : Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy ; et les 6 qui ont été cité avec eux dans l’annonce de la bonne nouvelle du paradis : Talha ‘Ibnou ^Oubaïdil-Laah, Az-Zoubayyir ‘Ibnoul ‘Awwam, Sa^id ‘Ibnou Zayd, Sa^ad ‘Ibnou Abi Waqqas, ^Abdour-Rahman ‘Ibnou ^Aouf et Abou ^Oubeida ^Amir ‘Ibnou Jarrah.

 

Ils sont tous des émigrants, ils étaient entrés en islam quand le messager était encore à la Mecque, avant l’émigration.

Ils ont été aux côtés du messager de Allah pendant une longue période puis ils ont émigré à Médine. Ces émigrants sont meilleurs que les partisans.

La première couche des croyants accomplis qui sont honorables selon le jugement de Dieu ce sont les compagnons du messager de Allah qui sont venus de la Mecque, qui sont les émigrants.

^Abdul-Laah ‘Ibn Mas^oud dont on parle fait partie des émigrants. Qu’est-ce qu’il a dit ?

Il a dit : « ne t’empresse pas de faire l’éloge de quelqu’un parce qu’il se peut que tu vois en lui des choses que tu détestes par la suite. Et ne t’empresse pas de blâmer quelqu’un parce qu’il se peut que tu vois en lui des choses qui vont te plaire ».

Le sens de son propos c’est que si quelqu’un s’empresse de faire l’éloge d’un autre, il se peut qu’il s’en rende compte par la suite qu’il a du mal en lui, que c’est quelqu’un de mauvais. Et qu’il prenne peur pour ne pas mettre en garde les gens contre lui parce qu’il a déjà fait son éloge. Et il va avoir peur des gens par son silence.

Egalement, il se peut que quelqu’un s’empresse de blâmer un autre puis il s’avère que c’était quelqu’un qui a du mérite et il va manquer de profiter de lui. Car il l’a blâmé auparavant,  il l’a méprisé alors qu’il a besoin de profiter de lui.

C’est pour cela la sagesse implique de ne pas nous empresser de dire du bien, de faire l’éloge de quelqu’un et de ne pas nous empresser de faire le blâme de quelqu’un.

Il convient que notre éloge de quelqu’un soit de la manière conforme à la manière de l’islam. Et que notre blâme de quelqu’un soit conforme à la loi de l’islam.

 

Celui qui a connu des raisons valables dans la loi de l’islam, qui implique de faire l’éloge de quelqu’un selon la loi de l’islam, alors il peut faire son éloge.

Et celui qui a prit connaissance de raison valable dans la loi de l’islam, qui implique de blâmer une personne alors il la blâme dans l’intention de mettre en garde contre elle si c’est une personne musulmane et qu’elle n’a pas quitté l’islam.

Mais s’il s’est assuré que cette personne a quitté l’islam, il est permit de la blâmer aussi bien dans l’intention de mettre en garde contre elle que sans cette intention de mise en garde contre elle, parce que ce n’est plus une musulmane.

 

La personne vertueuse n’est pas celle qui ne cite aucune personne en mal. S’il ya nécessité de blâmer quelqu’un conformément à la loi de l’islam, il blâme.

Et le vertueux ce n’est pas celui qui critique ou porte atteinte à tout à chacun sans preuve.

Le musulman vertueux c’est celui qui fait l’éloge de celui qui mérite l’éloge et qui blâme celui qui mérite le blâme.

Comme si par exemple il a prit connaissance qu’il donne des avis sans sciences, ou qu’il rend licite ce qui est interdit, ou qui rend interdit ce qui est licite.

S’il prend connaissance de cela chez quelqu’un, il le cite. Il ne va pas dire : « moi je ne parle par des gens ».

 

Ces savants grâce à qui nous avons pu connaitre les sujets de notre religion, ce sont eux l’intermédiaire pour nous rapporter le Qour’an, pour nous transmettre  les hadiths du prophète jusqu’à nous.

Eux faisaient l’éloge de celui qui méritait les éloges et ils critiquaient celui qui méritait les critiques.

Quant à celui qui prétend qu’il est vertueux et qui ne met pas en garde contre ceux qui trompent les gens dans les sujets du bas monde et dans les sujets de la religion, celui-ci n’est pas un vertueux mais c’est un chaytan qui est muet.

Tout comme l’a dit un savant qui s’appelle Abou ^Aliyy Ad-Daqqaq : « celui qui se tait, qui ne dénonce pas ceux qui méritent d’être dénoncé, c’est un chaytan qui est muet ».

 

 

 

 

 

Information utile :

« La science de la religion ce n’est pas une réflexion que quelqu’un fait dans son coin. La science de la religion c’est quelque chose que l’on reçoit par transmission des gens qui sont dignes de confiance, qui ont la connaissance et qui ont eux-mêmes prit ces connaissances auprès de leur semblable avec une chaine de transmission ininterrompue qui remonte jusqu’aux compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».

 

 

 

Commentaires fermés sur Les trois niveaux des croyants

Le sacrifice

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

La louange est à ALLAAH le Seigneur des mondes, que ALLAAH Honore et Elève davantage le rang de notre Maître MouHammad Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’IL préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à ALLAAH qu’IL nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’IL nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’IL nous augmente en connaissance. Et nous LUI demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’IL fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Sachez que DIEU vous fasse Miséricorde par la réussite qu’IL accorde, que le sacrifice, al-‘ouDhiya est ce que l’on égorge parmi les 3 catégories de bétails pour se rapprocher de l’agrément de ALLAAH, le jour de l’^id, et les 3 jours de At-tachriiq. Donc ce que nous égorgeons pour nous rapprocher de l’agrément de DIEU dans cette période de jour de l’^id et les 3 jours de At-tachriiq, c’est ce qu’on appelle al-‘ouDhiya, le sacrifice.

Et ce que nous avons commencé hier samedi 03 septembre 2016, c’était le 1er de Dhoul-Hijjah de l’année 1437. Donc nous entamons les 10 premiers jours du mois de Dhoul-Hijjah, qui fait partie des mois du pèlerinage. Et puisque le jour du 09 de Dhoul-Hijjah c’est le jour de ^Arafah, c’est le meilleur jour de l’année, il est très recommandé de le jeuner pour celui qui n’est pas en train de faire le pèlerinage, dimanche prochain (soit le 11/09/2016). Et le lendemain, le lundi 12/09/2016 sera donc le jour de l’^id. Nous parlons donc du jour de l’^id qui est l’^id al-‘aDHa où le mot ‘aDHa signifie le sacrifice.

Il ya unanimité du caractère méritoire de ce sacrifice. Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit « méritoire » ? C’est-à-dire que ca donne des récompenses. Le terme méritoire englobe tout ce qui fait rapprocher de l’agrément de DIEU, que ce soit quelque chose d’obligatoire ou de surérogatoire. A l’origine donc du caractère méritoire de  ce sacrifice (avant même l’unanimité puisque l’unanimité est une preuve, il ya unanimité des savants moujtahid du caractère méritoire de ce sacrifice), il y’a la parole de ALLAAH, il y’a des versets du Qur’aan entres autres : « wal boudna ja^alnaaha lakoum min cha^aa’iril-Laah ; et un autre verset : « faSalli li rabbika wanHar» qui signifie « accomplis la prière et égorge pour ton Seigneur».

Il s’agit d’un acte très recommandé, (le sacrifice, égorger le jour de l’^id et les 3 jours de at-tachriiq), c’est une sounnah mou’akkada selon l’imam Ach-Chafi^iyy et selon la plupart des imams. La plupart des imams ont suivi cet avis que c’est très recommandé dans le cas où la personne n’a pas fait le vœu de faire le sacrifice. Vous savez qu’il est permis de faire un vœu d’accomplir un acte méritoire, mais dès lors qu’on fait le vœu, alors nous devons le tenir. Si un vœu est fait, on doit le tenir. On ne fait pas le vœu de n’importe quoi, on ne fait pas le vœu de faire un péché, ni d’éviter un péché. Parce que faire un péché n’est pas méritoire et éviter un péché c’est obligatoire. On ne fait pas le vœu d’accomplir les 5 prières obligatoires ou de ne pas les accomplir, parce qu’on ne fait pas le vœu de quelque chose d’obligatoire ni de quelque chose d’interdit. On peut faire le vœu de quelque chose qui est méritoire mais pas le vœu de quelque chose d’indifférent. Et dès lors que la personne a fait le vœu, c’est un de voir pour elle que de le respecter. Donc si quelqu’un a fait le vœu de faire le sacrifice le jour de l’^id, alors il doit respecter ce vœu.

L’imam Maalik que ALLAAH l’agrée a eu l’avis que le sacrifice était un devoir.

L’imam Abou Haniifah que ALLAH l’agrée a dit : « il est un devoir pour celui qui réside dans le pays où il dispose d’un seuil de zakat comme 200 dirhams ». C’est-à-dire qu’il a un certain niveau de richesse.

 

Le sacrifice on ne le fait pas au nom de quelqu’un qui est déjà mort, si quelqu’un est mort on ne va pas égorger pour lui. Mais il est permit de faire un sacrifice puis de lui offrir la récompense, avec l’invocation en disant « Ô ALLAAH fais parvenir une récompense semblable à cet acte que je viens de faire à l’âme de untel ». C’est ça offrir la récompense.

 

Le sacrifice soit il est fait par vœu, soit il est fait de manière surérogatoire sans que ce soit suite à un vœu. Dans les deux cas, on fait un sacrifice.

Dans le cas où la personne a fait le vœu de faire un sacrifice le jour de l’^id, quelles sont les conséquences ? Les conséquences sont que l’animal qu’il a égorgé n’est plus sa propriété dès lors qu’il a fait le vœu. C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permit une fois cet animal égorgé de manger de sa chaire. Parce qu’il a fait le vœu que ce soit un sacrifice pour DIEU, il ne peut pas le consommer lui-même. Il devra le distribuer aux nécessiteux.

Et si la personne égorge l’animal de manière surérogatoire, c’est-à-dire qu’il n’a pas fait le vœu mais il aime égorger cela pour l’agrément de DIEU. Dans ce deuxième cas, elle peut consommer de la chaire de cet animal qu’elle a égorgé pour l’agrément de DIEU, elle peut en manger et c’est même recommandé qu’il en mange. Et ce n’est pas un devoir d’en manger de l’animal qu’elle égorge pour le jour de l’^id. Et il peut en offrir même pour les gens qui sont riches, des gens qui ont les moyens.

 

Le temps du sacrifice : à partir de quand peut-on égorger un mouton ou un animal pour l’agrément de DIEU ?

Le temps commence après le lever du soleil du jour de la fête, c’est-à-dire le 10ème jour de Dhoul-Hijjah.

 

Combien de temps après le lever du soleil ? Le temps de faire 2 rak^ah qui est la prière de l’^id et 2 discours qui sont les 2 discours après la prière de l’^id, contrairement à la prière du vendredi. Pour la prière du vendredi, l’imam commence par donner 2 discours puis l’assemblée fait une prière de 2 rak^ah. Pour l’^id c’est l’inverse, ils font d’abord 2 rak^ah puis l’imam donne 2 discours. C’est en prenant en compte des rak^ah qui ne sont pas trop longues et des discours qui ne sont pas trop longs après le lever du soleil, on fait passer ce temps là et à partir de là le temps de l’égorgement commence. Que celui qui veut égorger a fait la prière ou pas, dans les deux cas, c’est ça le temps. Même si lui dit « moi je ne la fais pas cette prière », dans tous les cas il n’égorge pas. S’il veut réaliser l’acte recommandé, faut qu’il attende ce laps de temps. Parce que la prière de l’^id n’est pas une prière obligatoire. C’est une prière qui est surérogatoire.

 

Durée : Le temps de l’égorgement, c’est-à-dire de ce sacrifice, dure jusqu’au coucher du soleil du 3ème jour de At-tachriiq. Quels sont les 3 jours de At-tachriiq ? Ce sont le 11, le 12 et le 13 du mois de Dhoul-Hijjah. C’est lorsque les pèlerins vont à Mina pour lancer les pierres dans les 3 bassins.

Il est permit que la personne égorge la nuit mais c’est déconseillé. Pourquoi c’est déconseillé ?

  • De crainte qu’il n’égorge pas au bon endroit,
  • ou qu’il se blesse lui-même,
  • ou qu’il tarde à distribuer la viande encore fraîche aux nécessiteux.

La nuit de l’^id, quand les pèlerins descendent de ^Arafah et qu’ils se dirigent vers la Mecque, ils passent par Mousdalifa puis ils vont à Mina où ils lanceront les 7 pierres dans le grand bassin. S’il était en train de faire le pèlerinage, le meilleur moment pour lui d’égorger c’est après avoir lancé les 7 pierres dans le grand bassin mais avant qu’il ne fasse le rasage du crâne pour les hommes ou la  coupe de cheveux pour les femmes.

 

Pour ce qui est du lieu du sacrifice, c’est le lieu où se trouve celui qui veut sacrifier. Concernant le caractère permit d’emmener la viande ailleurs que là où elle a été égorgé, il y’a 2 avis.

 

Qu’est-il suffisant d’égorger comme sortes de bétail pour le jour de l’^id ? Il y’a plusieurs sortes :

  • Parmi les ovins(c’est-à-dire les moutons et les brebis) : il est suffisant d’égorger 1 jaza^. Qu’est-ce que al jaza^ des ovins ?
  • C’est le mouton ou la brebis qui a 1 an lunaire selon l’avis le plus fort.
  • Ou qui a perdu ses dents de devant.

Mais il y’a eu d’autres avis selon lesquels même si l’agneau a 6 mois c’est suffisant. Mais d’autres ont dit qu’il faut qu’il ait 8 mois.

Un mouton suffit pour la personne qui égorge pour elle.

  • Parmi les caprins (c’est-à-dire les chèvres et les boucs) : il est suffisant d’égorger un thaniyy. Qu’est-ce que al thaniyy ?
  • c’est-à-dire la chèvre ou le bouc qui a 2 ans lunaire révolus et qui a entamé la 3ème année lunaire. Mais il y’a un avis faible qui dit qu’1 an suffit.
  • Il est suffisant d’égorger ce qui est plus grand que al jaza^ et que le thaniyy, c’est-à-dire même s’il a 3 ans ou 4 ans et cela est mieux.
  • Il est suffisant d’égorger un mâle ou une femelle.

 

  • Parmi les bovins, ce qui est suffisant c’est ce qui a 2 ans
  • Parmi les camélidés (c’est-à-dire les chameaux et dromadaires), c’est ce qui a 5 années révolues.

Un bovin ou un camélidé suffit pour 7 personnes. C’est-à-dire que 7 personnes peuvent s’associer ensembles pour acheter une vache ou un chameau et le sacrifier à cette occasion.

Mais il est mieux qu’1 personne sacrifie un mouton que d’être 7 à s’associer pour sacrifier un chameau ou une vache.

 

 

Il n’est pas suffisant d’égorger au titre du sacrifice de l’^id, un animal qui a un défaut apparent, comme :

  • Une bête qui est boiteuse ou une bête qui est borgne,
  • Un défaut qui a un effet sur le manque de chaire, c’est-à-dire de sorte que l’animal n’a pas beaucoup de chaire ou ça diminue la quantité de viande de manière claire,
  • Un animal dont une partie de l’oreille a été coupé.

 

Il est suffisant dégorger l’animal qui a été castré ou l’animal qui a perdu ses cornes, ou l’animal qui a une partie de sa corne cassée ou l’animal qui a perdu ses dents tant que cela n’affecte pas sa santé, c’est-à-dire que cela n’a pas de conséquence qui fait qu’elle soit devenue maigre

 

 

Les meilleurs des sacrifices que l’on puisse faire, c’est :

  • L’animal qui est le plus beau
  • L’animal qui est le plus gras
  • L’animal qui est le plus bon
  • L’animal qui est le plus complet.

 

 

Et dans l’ordre des priorités,

  • La bête de couleur blanche est mieux à être sacrifié que la bête qui a quelques rougeurs sur sa blancheur
  • La bête qui est châtain ou marron par rapport au blanc est meilleure que l’animal qui a du blanc et du noir
  • L’animal qui a du blanc et du noir est meilleur à être sacrifié que celui qui est noir.

 

 

La manière d’égorger et de sacrifier :

  1. Si, sur l’animal qu’on compte égorger il y’avait de la laine et qu’il n’ya pas d’intérêt à ce que cette laine soit tondue, mais qu’il n’ya pas de nuisance à ce qu’on laisse cette laine, alors ce n’est pas permit de la tondre. On laisse la laine. Mais s’il y avait une nuisance sur cette laine, alors il est permit de tondre cette laine et d’en tirer profit. Cependant s’il la donne en aumône cela vaut mieux.
  2. Il a été authentifié que le Messager de ALLAAH Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a sacrifié 2 béliers de couleur blanche, qu’il a égorgé de sa propre main honorée, Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam. Il a dit bismil-Laah et il a dit ALLAAHOU ‘akbar avant de les égorger.
  3. Il y’a 5 choses recommandées au moment d’égorger :
  4. La parole bismil-Laah
  5. L’invocation en faveur du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam
  6. Se diriger avec l’animal qu’on veut sacrifier vers la Qiblah
  7. At-takbiir, la parole ALLAAHOU ‘akbar
  8. Et faire une invocation pour que ALLAAH accepte cet acte. L’invocation qu’il peut dire c’est « bismil-Laahi wa ALLAAHOU ‘akbar, wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam. Allaahoumma minka wa ilayk fataqabal minnii »

Ce qui signifie :

« Bismil-Laah C’est-à-dire je commence mon acte en évoquant le nom de DIEU,

ALLAAHOU ‘akbar c’est-à-dire ALLAAH mérite plus de Vénération et de Glorification que tout autre. ALLAAHOU ‘akbar ne veut pas dire que DIEU est Grand comme on trouve dans certains journaux. La science de la religion on ne l’apprend pas dans les journaux. Il n’est pas question de taille ici ni de dimension par ce que ALLAAH n’est pas un corps. ALLAAH est le Créateur des corps, IL n’est pas attribué par les dimensions.

Wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam, c’est-à-dire que ALLAAH Honore et Elève davantage en degré Son Messager MouHammad ainsi que sa famille et ses compagnons.

Allaahoumma minka wa ilayka fataqabal minnii, c’est-à-dire « Ô ALLAAH c’est un animal dont TU nous as accordé la propriété et que nous T’offrons. Ô ALLAAH accepte de moi ». Ou alors il dit : « Ô ALLAAH accepte cette offrande de untel (si ce n’est pas le propriétaire qui l’égorge, c’est-à-dire que lui est en train d’égorger pour quelqu’un d’autre).

 

 

La sounnah pour les ovins, les bovins et les caprins c’est que l’animal soit posé sur son flanc gauche, les pattes en direction de la qiblah.

 

Ce qui est déconseillé pour l’égorgement, c’est qu’au moment de l’égorger, la personne lui couper la totalité de la tête. On égorge mais on ne va pas au-delà des 2 conduits de respiration et d’alimentation. On ne tranche pas la tête du premier coup. Quand l’âme sort et au moment de la dépecer, oui on peut lui trancher la tête.

 

Il est recommandé pour l’homme que ce soit lui-même qui fasse son sacrifice. C’est-à-dire qu’il n’ya pas un boucher qui égorge pour lui par exemple.

Et c’est recommandé pour la femme qu’elle demande à un homme dégorger pour elle mais elle peut égorger elle-même. Ce n’est pas une condition. Aujourd’hui il y’a tellement d’ignorances que les gens sont étonnés et font des conjectures sur des choses qui n’ont rien à voir. Parfois ils disent « mais si elle a les menstrues ? » Mais cela n’a rien à voir avec les menstrues ! C’est normal, ALLAAH nous a rendu licite de manger de cette chaire et pour la manger on passe par cela (l’égorgement).

S’il a fait le vœu d’égorger au moment d’égorger, il met cette intention qu’il s’agit d’un sacrifice suite à un vœu.

S’il égorge sans que ce soit suite à un vœu, alors il met l’intention qu’il sacrifie pour gagner des récompenses de la part de DIEU. Bien sûr, il lui est autorisé de demander à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui.

Il est recommandé que le propriétaire de l’animal pour lequel le sacrifice est fait soit présent au moment du sacrifice. Même s’il mandate quelqu’un d’égorger pour lui et qu’il n’est pas présent c’est valable. Mais ce qui est recommandé et pour avoir plus de récompenses c’est que la personne soit présente lorsque cela est fait.

Ainsi, Al Bayhaqiyy a rapporté de Abou Sa^yd Al Khoudry que ALLAAH l’agrée, que le Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a dit à sa fille FaTimah que ALLAAH l’agrée, ce qui signifie : « lèves-toi et sois présente au moment de ton sacrifice. Soit témoin quand l’animal va être égorgé car par la première goutte de sang qui va sortir de cet animal, il te sera pardonné tous tes péchés antérieurs ».

Le mieux, s’il demande à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui, que cet autre soit un homme musulman. Mais s’il demande à un mécréant qui fait partie des gens du livre ou à une femme, c’est valable. Parce qu’ils font partie des gens que s’ils égorgent on peut consommer.

 

Quand est-ce que le propriétaire de l’animal met l’intention quand il va mandater quelqu’un d’autre ?

Il met l’intention que c’est un sacrifice pour DIEU quand il va la donner à celui qui va l’égorger. Dès lors qu’il mandate quelqu’un pour qu’il égorge à sa place, c’est valable du moment que celui qui mandate est musulman et a le discernement.

 

 

Si le sacrifice a été fait suite à un vœu, alors il faut le distribuer aux nécessiteux après l’avoir égorgé.

Dans le cas où le sacrifice n’est pas suite à un vœu, mais la personne veut le faire pour gagner des récompenses, alors l’animal après son égorgement, est partagé en 3 tiers :

  • 1/3 pour les pauvres,
  • 1/3 pour sa famille,
  • et 1/3 pour des cadeaux. Et parmi les cadeaux, il donne s’il veut même à des gens qui ont leur suffisance, c’est-à-dire des riches. Quand on dit riche dans la Loi de l’islam, cela ne veut pas dire qu’il est millionnaire mais qu’il a sa suffisance.

Ce n’est pas une condition pour les 3 tiers que ce soit des parties bien définies de l’animal pour une catégorie particulière.

Sont inclus dans les 3 tiers distribués, la tête et même la peau.

Par ailleurs même si l’animal est donné à un seul pauvre, c’est suffisant.

Et même si celui qui prend de l’animal qui a été sacrifié fait partie des descendants du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, c’est permis. Cependant, il n’est pas suffisant de donner l’animal au pauvre avant de l’avoir égorgé. Donc qu’il l’égorge et ensuite qu’il le donne. Egalement, tout comme on a vu, ce n’est pas une condition que celui qui fait le sacrifice égorge lui-même. Et ce n’est pas non plus une condition que celui qui va distribuer soit celui qui a sacrifié. Il peut aussi mandater.

Celui qui veut, il mandate quelqu’un digne de confiance, pour distribuer les animaux qui sont sacrifiés aux ayants-droits, et dit par exemple à quelqu’un en qui il a confiance « prends cet animal sacrifié et distribue-le aux pauvrex »

Aujourd’hui, on trouve des gens qui s’autoproclament « association de… » et rajoutent « islamique », et font après des choses qui ne sont pas conformes avec la Loi de l’islam, à cause de leur ignorance. C’est une preuve et ces gens là auront des comptes à rendre au jour du jugement. Ce n’est pas un jeu, ce n’est pas parce que la personne a une logistique qu’elle se permet de faire des choses qui ne sont pas conformes à la Loi de l’islam. Attention, car au jour du jugement les gens demanderont des comptes à cette personne si elle a été mandaté à faire certaines choses notamment pour la zakat par exemple. Il y’a des gens qui la collectent et ne la donnent pas aux ayants-droits. Leur responsabilité n’est pas quelque chose de facile, il faut apprendre et il faut craindre DIEU. Mais il y’a des gens qui n’apprennent pas et qui ne craignent pas DIEU, et s’autoproclament représentants de l’islam.

 

 

Parmi les actes recommandés pour le sacrifice, il y a  :

  • Bien aiguiser l’outil avec lequel on va sacrifier. On n’utilise pas un couteau qui n’est pas bien aiguisé, car il faut faire en sorte que ce soit le plus facile pour l’animal.
  • Faire passer le couteau en appuyant avec force, dans un sens puis dans l’autre. Au bout de 2 fois (pas 3, 4fois), il est censé avoir coupé ce qu’il devait couper.
  • Que celui qui égorge se dirige vers la qiblah et il dirige également l’animal qu’il sacrifie vers la qiblah. Il se met dans une position telle que l’animal est vers la qiblah et que lui-même est vers la qiblah.
  • Dire bismil-Laahi ar-raHmaani ar-raHiim au moment où il va égorger.
  • Ce qui est recommandé pour les chameaux c’est ce qu’on appelle an-naHr, c’est de couper à la racine du cou. Et pour les vaches, les moutons, c’est d’égorger, à savoir de couper le conduit qui est en haut du cou. La position n’est pas la même. Vous prenez l’équivalent de la thyroïde, vous la soulevez et vous égorgez juste en-dessous. Comment dit-on qu’on a égorgé le mouton ? C’est quand on coupe le conduit de la respiration et de la nourriture (le larynx et l’œsophage).
  • Pour le chameau, il est recommandé de l’égorger quand il s’appuie sur 3 pattes avec un genou plié et attaché. Sinon, lorsqu’il est accroupit. On laisse la patte droite avant libre et on attache les 3 autres.

Pour les bovins, ovins et caprins, on les mets comme cité plus haut, sur leur flanc gauche.

  • Une fois qu’il coupe le conduit de la respiration et de la nourriture, il est recommandé d’arrêter de couper, de ne pas aller au-delà. Et de ne pas séparer la tête du corps immédiatement. Il ne va pas dépecer (enlever la peau) immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas casser la colonne immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas couper des pattes immédiatement après avoir égorgé, il ne bouge pas l’animal et il ne le déplace pas à un autre endroit mais il le laisse jusqu’à ce que l’âme sorte du corps. Et il ne l’attache pas après l’avoir égorgé, pour l’empêcher de se mouvoir.

Les choses prioritaires c’est :

  • D’emmener l’animal avec douceur au lieu où il sera égorgé,
  • De le mettre sur le flanc avec douceur,
  • De lui proposer de boire avant d’être égorgé,
  • De ne pas aiguiser le couteau devant l’animal pour ne pas l’effrayer
  • De ne pas égorger pas les animaux les uns devant les autres. Par exemple si c’est une famille et qu’ils veulent égorger ensembles, alors qu’ils mettent les animaux dans une pièce fermée puis ils égorgent un et finissent avec lui avant de ramener l’autre, et ainsi de suite… Ce n’est pas quelque chose de facile mais c’est pour ne pas effrayer l’animal.
  • Dire « Ô ALLAAH cet animal c’est TOI qui nous l’a accordé, c’est à TOI que nous l’offrons, Ô ALLAAH accepte-le de moi»

 

 

J’espère que cela a été utile pour que la personne comprenne comment on accomplit ce sacrifice qui comme vous le savez est une revivification de la tradition de notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, qui a égorgé un bélier que Jibriil lui a emmené du paradis lorsque ‘Ibraahiim a reçu l’ordre d’égorger son fils. Les savants ont dit que c’est son fils Isma^il et certains ont dit IsHaaq. Et lorsqu’il l’a emmené dans les montagnes pour l’égorger, son fils lui a dit « où est donc l’animal que tu voulais sacrifier ? », parce qu’au départ il lui a dit : « Ô mon fils j’ai vu dans le rêve que je faisais un sacrifice à DIEU ». Il lui a dit « fais ce que ALLAAH t’a ordonné ». Et quand ils sont allés dans les montagnes pour faire le sacrifice, il n’a pas vu d’animal. Son fils lui a demandé où est son sacrifice et il lui a dit « c’est toi que j’ai reçu l’ordre de sacrifier ». Et son fils a été de ceux qui s’empressent à obéir à DIEU et lui a dit « fais ce que DIEU t’a ordonné de faire ». Il lui a dit « passe le Salam à ma mère, éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne te tache pas et que si ma mère le voit ça lui ferait mal ». Et quand il a voulu égorgé, le couteau n’a pas coupé. Et quand son fils lui a dit « alors pourquoi n’as-tu pas coupé ? Plante le couteau ». Il a voulu planter le couteau mais le couteau ne s’est pas planté. Et cela est une preuve que c’est DIEU qui Crée et que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. Et ALLAAH ta^ala a Compensé Isma^il par un bélier que Jibriil a ramené du paradis et que notre maître ‘Ibraahiim a donc égorgé. Et ceci est une preuve de l’empressement des prophètes à exécuter l’ordre de DIEU. Et c’est une preuve également que les ordres de DIEU comportent une Sagesse qui pour certaines nous sont connues, pour d’autres elles ne sont pas connues. Et ce n’est pas une condition de connaître la Sagesse pour exécuter l’ordre. Et c’est une preuve aussi que DIEU Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Pas comme certains disent qu’il est obligatoire que DIEU interdise de boire de l’alcool ou que c’est obligatoire que DIEU interdise de manger du porc. ALLAAH ta^ala s’IL voulait que le porc soit licite, IL aurait fait que le porc soit licite. ALLAAH Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Ce sont des épreuves pour nous.

Il y a en cela une preuve que l’ordre n’est pas la Volonté : ALLAAH a ordonné une chose mais IL n’a pas voulu que cette chose ait lieue.

Dans ce récit il y a énormément de leçons que nous apprenons. Et nous nous revivifions cette tradition, nous faisons comme l’a fait notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam avec cette tradition.

Que ALLAAH agrée cet acte des musulmans et qu’IL Fasse que nous soyons de ceux qui entretiennent et qui persévèrent dans l’attachement à la sounnah de notre prophète, c’est-à-dire à sa croyance et à ses traditions qu’il a instauré.

 

 

Wa ALLAAHOU ta^ala a^lam wa aHkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.

 

Page suivante »