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Aid du sacrifice

Posted in cours général,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah tabaaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an à propos de notre maitre Ibrahim ^alayhi salam, lorsqu’il a invoqué Allaah taa^alaa : « Rabbana innii askantou min dhourriyyatii bi waadin ghayri dhii zar^in ^inda baytika l mouHarram, Rabbanaa liyouqiimou S-Salaata fa j^al ‘af’idatan mina nnaaci tahwii ilayhim wa rzouqhoum mina th-thamaraati la^allahoum yachkourouun » Dans sourate Ibraahiim, ‘ayah 37 ce dont nous comprenons en français : « Ô Allaah j’ai laissé des membres de ma famille, de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantations auprès de la maison sacrée c’est à dire à la Mecque, Ô Seigneur fais en sorte qu’ils accomplissent la prière et fais en sorte qu’il y ait beaucoup de monde qui viennent vers eux et accorde leur beaucoup de subsistance, puissent-ils te remercier ».

Nous commençons ce récit à propos de notre maître Ismaa^il, comment il était né et quel est le récit de l’eau de Zamzam. Notre maitre Ibrahim ^alayhi salam est resté en Palestine, il s’est établit là-bas avec son épouse Saarah. Saarah était stérile elle ne pouvait donner d’enfants. Elle était chagrinée de voir son époux sans enfants. Il  été dit qu’il avait atteint l’âge de 86 ans et elle avait dépassé les 70. Elle lui a donc offert Hajjar. Saarah a offert à Ibraahiim Haajar. Elle l’a donné à son époux Ibrahim ^alayhi S-Salaatou wa s-salaam et Ibraahiim a accepté ce cadeau que lui avait fait son épouse. Parce que Hajjar était esclave, propriété de Saarah et Saarah a donné Haajar à son époux Ibrahim parce que elle ne pouvait pas lui donner elle-même d’enfants elle lui a donnait une esclave pour que il puisse avoir un enfant d’elle. Parce que c’est quelque chose de licite d’avoir un enfant d’une esclave. Ibrahim ^alayhi s-salaam a accepté ce que son épouse lui a offert et il a eu un enfant de Hajjar qu’il a appelé Ismaa^il. C’est notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Donc Ibraahiim fut très content de ce nouveau-né et même son épouse Saarah était contente puisque son mari avait enfin un enfant. Et quand Ibrahim a emmené son esclave Hajjar et son fils Ismaa^il. Il les a emmené à La Mecque et Hajjar donnait le sein à son fils Ismaa^il. Elle allaitait son fils Ismaa^il. Ibrahim a laissé Hajjar avec son fils auprès d’un grand arbre qui était en amont de la position où allait se trouver la source de Zamzam tout en haut de la mosquée. Bien-sûr à ce moment-là il n’y avait pas de Zamzam ni de mosquée mais c’était juste la position où il l’avait laissé. Il les a laissé dans cet endroit qui était désertique à cette époque-là quand il les avait laissés il n’y avait à la Mecque personne, ni construction, ni gens, ni eau, ni pâturage, rien du tout. Il les a laissé là-bas et leur a laissé un sac contenant des dattes et un autre contenant de l’eau. Quand il allait revenir en terre de Palestine, et qu’il avait pris le chemin du retour Hajjar s’est mise à sa poursuite elle était derrière lui, elle lui a dit, la mère de Ismaa^il elle lui disait : «  Ô Ibraahiim où donc tu nous laisse dans cet endroit dans lequel il n’y a personne qui nous tiennent compagnie, personne qui nous tiennent la conversation ». Elle lui disait cela, elle répétait cela à plusieurs reprises et lui il avait fait cela sur ordre de Dieu donc il voulait obéir à Dieu dans l’ordre qu’il lui avait donné. Elle lui a posé enfin la question : « Est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de nous laisser ici à cet endroit ? », il lui a répondu oui. Elle lui a dit alors avec la certitude de celui qui se fie totalement à Dieu, elle lui a dit : « Donc on ne sera pas perdu, si c’est Dieu qui t’a ordonné de le faire. Dieu fait en sorte que nous ne serons pas dans une mauvaise situation ». Puis il est revenu. La mère de Ismaa^il a allaité, a donné à son enfant, à Ismaa^il de cette eau que leur avait laissé Ibraahiim jusqu’à ce que toute les réserves d’eau s’épuisent. Elle eut extrêmement soif et son fils également eu extrêmement soif, il se tordait de douleur en pleurant tellement il avait soif et elle, elle le regardait impuissante. Elle s’est mise à rechercher de l’eau. Elle a trouvé la montagne de As-Safaa, c’était la montagne la plus proche d’elle et elle a escaladé. Puis elle regardait en direction de la vallée, à partir de As-Safaa si elle pouvait voir quelqu’un qui pourrait les secourir mais n’a vu personne. Elle est descendu de As-Safaa dans la vallée et elle a marché à la manière de celui qui est éprouvé jusqu’à arriver à la montagne de Al Marwah. À partir d’Al Marwah, de la même manière elle a essayé  de voir s’il y avait quelqu’un pour les secourir mais elle n’a trouvé personne. Elle a fait ce parcours entre As-Safaa et Al-Marwah à  7 reprises. Quand la septième fois, elle est arrivée au niveau de Al-Marwah elle a entendu une voix, elle a dit : « Secours nous, si tu as moyen de nous secourir ». Donc elle a entendu une voix, elle a dit secours nous si tu as moyen de nous secourir. Elle a vu Jibril qui a donné un coup de talon au sol et cette eau pure a jaillit c’est-à-dire cette eau pure qui est l’eau de Zamzam a jailli. La mère de Ismaa^il s’est mise à border la source avec de la terre pour pas que l’eau aille dans tous les sens et elle remplissait dans des récipients qu’elle avait, que lui avait laissé notre maitre Ibraahiim. Et Jibril s’est adressé à la mère de Ismaa^il, à Hajjar en lui disant : « Ne craint pas d’être perdu ou de mourir parce que Allaah a une maison ici et il lui a montré un amoncellement de terre que ce garçon et son père vont reconstruire ». Et Al Boukhaariyy a rapporté dans son saHih d’après Ibnou ^Abbas que Allaah les agrée tous les deux que le prophète salla l-Lahhou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à la mère de Ismaa^il si elle avait laissé Zamzam ou si elle n’avait pas pris de l’eau de Zamzam ça aurait été une source très forte, puissante ». Mais en tout cas c’est une source qui n’a pas tari, qui depuis cette époque-là, bien avant notre maitre Moussa bien avant notre maitre Içaa depuis cette époque-là elle donne de l’eau elle n’a pas tari et ne tarira pas. Hajjar a donc pu boire de l’eau de Zamzam elle a pu boire à satiété elle a donné à boire à son fils Ismaa^il elle a remercié Allaah, Al-Kariim Celui qui lui a fait beaucoup de grâce et beaucoup de miséricorde. Puis c’était au tour des oiseaux de venir parce que il y avait une source d’eau dans un endroit désertique donc les oiseaux sont venus tourner autour de cette source d’eau. Il y avait une tribu qui était dans une caravane qui s’appelait Jourhoum c’est une tribu arabe qui ont vu de loin des oiseaux tourner autour d’un endroit donc ils ont su que c’était une preuve qu’il y avait de l’eau. Quand ils sont arrivés au niveau de la source de Zamzam ils ont demandé l’autorisation à la mère de Ismaa^il pour pouvoir planter leur tentes à cet endroit-là, tout proche. Elle leur a autorisé et c’était quelque chose qui amener du réconfort pour elle au lieu de rester toute seule dans cet endroit-là. Puis petit à petit, les constructions ce sont multiplier autour de cet endroit par la baraka, grâce aux bénédictions que Allaah a créé dans cet endroit, de cet endroit qui est béni et bon. Isma^il ^alayhi s-salaam a grandi au sein de cette tribu arabe Jourhoum et il avait appris la langue arabe d’eux. Donc il a grandi parmi eux et comme ils ont apprécié sa conduite et son comportement il lui ont donné une femme en mariage. Et la Mecque depuis ce moment-là est devenu un endroit qui est habité alors qu’auparavant c’était un endroit où il n’y avait personne. Notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il a vu dans son rêve que Allaah ta^aalaa lui donnait l’ordre d’égorger son fils Isma^il et ce que voient les prophètes voient dans le rêve est une révélation comme la révélation à l’état d’éveil. Et plu tard quand Ibrahim l’a annoncé à son fils Ismaa^il il ne lui a pas dit j’ai fait un rêve, il lui a dit : « J’ai vu dans le songe ». Parce que il avait vu cela a plusieurs reprises comme l’a expliqué An-Naçafiyy et Al BayDHawi. Quand il s’est réveillé, il s’est empressé d’exécuter ce que Allaah lui a ordonné de faire sans aucune hésitation. Il a été dit que lorsque Ibrahim a voulu égorger son fils Ismaa^il, il lui a dit : « Vient nous allons présenter une offrande à Dieu. Donc il a pris un couteau et une corde puis ils sont partis quand ils se sont retrouvés en plein milieu de montagnes. Ismaa^il a dit à son père : » Père ou es donc l’offrande que tu veux faire ». C’est alors que Ibraahiim dit à son fils : « Ô mon fils, j’ai vu dans le rêve que je t’égorgeais quand penses-tu ? ». C’est-à-dire j’ai reçu cet ordre de la part de Dieu. Alors notre maitre Ismaa^il lui a dit : « Mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire, tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Il a été dit que si notre maitre Ibraahiim a dit cela à son fils ce n’était pas pour s’aligner sur l’avis de son fils même si son fils lui disait non ne fait pas ou qu’il s’attendait qu’il lui dise de ne pas le faire non ce n’était pas pour cette raison mais c’était pour que il sache si il prenait peur ou pas à cette annonce ou si il patientait et pour que ce soit plus facile à son cœur qu’il ne le prenne pas par surprise et qu’il ne l’égorge pas malgré lui. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam a répondu en lui disant : «  Ô mon père fait ce que tu as reçu l’ordre de faire tu me trouveras si Dieu le veut au nombre de ceux qui patientent ». Donc la réponse de Ismaa^il à son père était parfaite, c’était une illustration, une expression, de complète obéissance à son père et de soumission à l’ordre de Dieu. Puis Ismaa^il a voulu aller alléger, faciliter la chose à son père pour que il n’est pas cette douleur d’avoir perdu son fils, il lui a indiqué le moyen le plus rapide pour exécuter l’ordre que Dieu lui a donné. Il a dit à son père : «Ô mon père attache-moi bien pour que je ne tremble pas et éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne les tache pas car si ma mère le voyait elle serait chagriné et fait passer rapidement le couteau sur ma gorge pour que la mort me soit plus facile. Et quand tu verras ma mère, passes lui le salaam de ma part ». C’est alors que notre maitre Ibraahiim ^alayhi s-salaam, a alors pris son fils Ismaîl entre les bras en pleurant et il l’embrassait et lui disait : « Tu es un aide pour moi pour l’exécution de l’ordre de Dieu ». Quand ils se sont tous deux résignés et soumis à l’ordre de Dieu, notre maitre Ibraahiim, il a été dit qu’il voulait égorger son fils par derrière pour pas qu’il le voit entrain de l’égorger. Et il a été dit que c’était dans un endroit dans lequel aujourd’hui on égorge les animaux, il a été dit que c’est plutôt près d’un rocher qui se trouve à Mina et Allaah sait plus que tout autre. Notre maitre Ibrahim a fait passer le couteau sous la gorge de son fils mais il n’a rien tranché parce que Dieu n’a pas voulu que le couteau tranche, le couteau est une cause pour couper mais le couteau ne coupe que si Dieu le veut. C’est Dieu qui est Le Créateur du couteau et du fait de couper, ce n’est pas le couteau qui crée la coupure c’est Dieu qui crée la coupure, c’est Dieu qui crée le couteau, et c’est Dieu qui crée le feu et c’est Dieu qui crée la brulure. Ce n’est pas la cause qui crée les faits, c’est Dieu qui est Le Créateur de la cause et il est Le Créateur de l’effet. Si Dieu veut que les faits aient lieu suite à une cause donnée l’effet aura lieu, si Dieu ne veut pas que l’effet habituelle suite à une cause donnée ait lieu il n’aura pas lieu. Allaah Qui a La Toute-puissance a envoyé à Ibraahiim ce qui compense son fils Ismaa^il, il lui a envoyé un grand bélier, il a été dit qu’il a pu paitre 40 ans au Paradis. Ce grand bélier qui était de couleur blanche, de très grande taille qui avait des cornes. Notre maitre Ibrahim l’a égorgé à Mina et c’était une compensation de son fils Ismaa^il ^alayhi s-salaam. Lorsque Ibrahim ^alayhi s-salaam avait voulu égorger son fils Ismaa^il pour exécuter l’ordre de Dieu, Ibliis s’est manifesté à lui à trois reprises, dans les emplacements où il y a les trois bassins que les pèlerins lapident à notre époque. Pourquoi est-ce qu’il s’est manifesté à lui ? Pour lui suggérer de désobéir. Notre maitre Ibraahiim lui a lancé des pierres dans ses trois emplacements pour le rabaisser. La communauté de MouHammad ont reçu cet ordre de lancer des pierres à l’occasion du pèlerinage dans ses trois bassins pour faire perdurer la tradition du prophète Ibraahiim. Il y a en cela le symbole du caractère méritoire de contredire satan et de l’humilier. Le sens de cette lapidation le fait de lancer des pierres dans ses trois bassins n’est pas qu’Ibliis habite dans ses emplacements comme le croit à tort certains ignorants. Et dans sourate Maryam, le verset 54, Allaah a fait l’éloge de notre maitre Ismaa^il, il l’a décrit comme étant quelqu’un qui tenait sa parole et il était un messager et il était un prophète.  Allaah a envoyé Ismaa^il aux tribus arabes parmi lesquelles il a vécu et également à des géants. Ce sont des descendants de ^Amliq fils de Lawadh fils de Gharam fils de Saam fils de NouH. C’était des humains de grande taille. Egalement il a été envoyé aux gens du Yemen, il les a appelés à l’Islam et à l’adoration de Dieu uniquement. Dans sourate An-Nissa le verset 163, Allaah nous apprend qu’Il a transmis la révélation à notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam tout comme il l’avait révélé également à NouH et a des prophètes après lui, il a révélé à IbraHim, Ismaa^il et à IsHaaq. Et ceci est une preuve que la religion de la totalité des prophètes est la même c’est l’Islam. Et plus tard notre maitre IbraHim venait vérifier l’état de son fils Ismaa^il à La Mecque et il a dit à son fils : « Allaah m’a donné l’ordre de faire quelque chose c’est de construire cette maison sacrée qui est la Ka^bah qui se trouve à La Mecque, il lui a indiqué l’endroit, l’emplacement. C’est ainsi qu’ils se sont aidés tous les deux pour reconstruire la Ka^bah sur les fondations qui existaient déjà. Notre maitre Isma^il ramenait les pierres et notre maitre Ibrahim construisait tout comme Allaah nous l’apprend dans sourat al Baqarah, verset 127. Il a été cité à propos de notre maitre Ismaa^il qu’il était le premier à monter un cheval donc auparavant les chevaux étaient sauvage, c’est lui qui les avait domestiqué et il a monté les chevaux et il a fait une invocation. Chaque prophète a une invocation qui lui est exaucé et il a fait une invocation qui lui a été accordé et cette invocation était en faveur des chevaux. Notre maitre Ismaa^il ^alayhi s-salaam il parlait en langue arabe, il était éloquent il l’avait apprise auprès de la tribu de Jourhoum qui était arrivé dans cette région auprès de l’eau de Zamzam qui est une eau bonne et bénie. Vous savez que l’eau de Zamzam on l’a boit pour l’objectif que l’on veut et si Dieu le veut nous serons exaucés c’est-à-dire que si quelqu’un l’a boit pour guérir d’une maladie in shaa Allaah, il guérit. Il a eu de sa deuxième épouse qui s’appelle As-Sayyidah fille de MaDod le Jouhroumiyy de la tribu de Djourhoum. Il a eu 12 garçons et tous les arabes de Al-Hijjaz sont descendants de Ismaa^il. Vous savez le récit de pourquoi il a pris une deuxième épouse ? C’est parce que notre maitre Ismaa^il s’est marié avec une première épouse de la tribu de Jourhoum et un jour qu’il était sortie son père Ibraahiim venait pour lui rendre visite mais elle, elle ne connaissait pas le père de Ismaa^il cette première épouse. Donc il est venu, il lui a dit comment allez-vous, comment ça va à la première épouse de Ismaa^il. Elle s’est mise à se plaindre elle a dit la vie est difficile, on a du mal c’est très fatigant, elle s’est mise à se plaindre, à se plaindre, à se plaindre et à se plaindre. Notre maitre Ibraahiim a dit à cette femme qu’il ne connaissait pas quand ton mari va revenir passe lui le salam et dit lui qu’il change le pas de sa porte. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire qu’il change le pas de sa porte. Quand il est revenu, elle a dit à Ismaa^il il y a un vieil homme qui est venu et il te passe le salaam et il me dit de te dire de changer le pas de ta porte. Il lui a dit ça c’était mon père, et quand il t’a dit changer le pas de ma porte c’est-à-dire de divorcer ma femme de prendre une autre. Pourquoi ? Parce qu’elle se plaignait beaucoup. Et il a pris une deuxième plu tard notre maitre Ibraahiim est venu et il lui a dit comment ça va, elle lui a répondu nous sommes très bien al Hamdouli l-Laah, ça se passe très bien, je remercie Dieu, nous sommes satisfaits de ce que Dieu nous donne, elle ne s’est pas du tout plainte. Elle aussi, elle ne savait pas que c’était le père de son mari. Il lui a dit quand ton mari va revenir passe lui le salaam et dit lui qu’il fixe bien le pas de sa porte. C’est-à-dire qu’il l’a garde. La moralité dans ce récit c’est de ne pas trop se plaindre à son mari parce que il y a des maris qui patientent d’autres qui ne patientent pas donc le mieux c’est de se satisfaire de ce que Dieu donne. La patience quand elle est faite avec une bonne intention, elle est source de récompenses. Il vaut mieux patienter face aux difficultés dans cette vie plutôt que d’avoir à patienter aux difficultés de l’au-delà. Les difficultés de cette vie sont très facile face aux difficultés de l’au-delà tel quel soit. Il a été rapporté que notre maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français : « Je sus le fils de deux qui ont failli être égorgé ». L’explication l’un de ces deux qui ont failli être égorgé c’est son ancêtre Ismaa^il puisque l’ascendance de notre maitre MouHammad  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam remonte jusqu’à Ismaa^il le fils de Ibraahiim. Et le deuxième qui a failli être égorgé est le père de notre Prophète, ^Abdoul-Laah. Puisque le grand-père du prophète ^Abdoul-MouTTalibb avait fait le vœu que si il avait dix fils, il allait égorger le dernier d’entre eux soi-disant comme offrande mais ^Abdoul Laah c’était lui le dixième. Et comme il était très attaché à lui, ^Abdoul MouTTalibb aimait beaucoup son dixième fils ^Abdoul Laah. Il a compensé l’égorgement de son fils ^Abdoul Laah par l’égorgement de 100 chameaux donc au lieu d’égorger son fils il a égorgé 100 chameaux. C’est pour cela que notre Prophète a été surnommé le descendant de deux qui ont failli être égorgé.

In shaa Allaah comme vous savez nous avons deux grandes fêtes, la fête de al-fiTr et la fête de al –‘aD-Haa. Les pèlerins aujourd’hui sont à ^Arafah, ils quittent après le coucher du soleil pour poursuivre ce qu’il leur reste des rites du pèlerinage et demain ce sera la fête Aïd al aD-Haa. Dans sourate al Kaouthar, le verset n°2, Allaah dit : « faSalli li Rabbika wa nHar », qu’est-ce que cela veut dire ? Al BayDawi que Dieu lui fasse miséricorde a dit « faSalli » c’est-à-dire ici fait la prière et de quel prière il s’agit ? Il s’agit de la prière de l’Aid. C’est-à-dire accomplit pour Ton Seigneur la prière de l’Aid. « wa nHar » c’est-à-dire égorge ici il s’agit des chameaux puisque les chameaux sont le bien le plus précieux chez les arabes. Et donne en aumône, la viande de ses chameaux pour les nécessiteux contrairement à ceux qui ne les aident pas. La prière des deux Aid c’est un acte très recommandé ce n’est pas une prière obligatoire, c’est une prière très recommandé. C’est également un des symboles, un des rites de la religion. Lorsque le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, les gens de Médine avait deux jours dans lequel ils jouaient c’était des jours de fête pour eux. Lorsque le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa salam a posé la question c’est quoi ses deux jours, ils lui ont dit ce sont deux jours pour nous des jours de loisirs, de jeux. Le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam leur a dit ce qui signifie : « Allaah les a remplacer par deux jours qui sont meilleurs c’est l’Aid de al aD-Ha, la fête du sacrifice et l’Aid de al fiTr qui est la fête de la fin du jeune de RamaDaan », c’est un hadith rapporté par Abou Dawouud. La prière des deux aïd a été instauré la première année de l’Hégire, après que le prophète ait émigré de La Mecque à Médine, la première année, le jugement de cette prière est qu’elle est très recommande. Le prophète ^alayhi salatou wa sallam l’a faite régulièrement, quand on dit un acte très recommandé c’est-à-dire que le prophète l’a fait régulièrement et il a incité les hommes comme les femmes à sortir pour l’accomplir. Le prophète ^alayhi salatou wa salam mettait ses meilleurs vêtements pour les deux jours de l’aïd et il avait un beau vêtement qu’il ne mettait que pour les jours de l’aïd et pour le jour du vendredi. Et il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy a rapporté que le prophète ^alayhi salatou wa sallam portait une sorte de grand châle qu’il mettait pour chaque aïd, c’était un tissus qui venait du Yémen.  Il est recommandé de faire le ghousl donc de se laver pour la prière de l’aïd et ce dans les 4 écoles, malékite, chaféite, hanéfite et hanbalite. Il a été rapporté que Ach-Chafi^iyy que Allaah l’agrée a dit : « Celui qui fait en sorte que ses vêtements soient propres il aura moins de soucis et celui qui se parfume il aura plus de clairvoyance ». Et donc ici le mot que le prophète a utilisé est « at-Tiib », pour les hommes at-Tiib c’est ce qui a pour les hommes c’est ceux qui a une odeur apparente et une couleur non apparente et pour les femmes c’est l’inverse c’est ce qui a une couleur apparente c’est-à-dire c’est l’ornement comme le henné par exemple et qui n’a pas d’odeur non apparente c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidiyy. D’après Anas, il a rapporté que le messager salla l-Laahou ^alayhi wa salam pour le jour de l’aïd de al-fitr c’est-à-dire après RamaDaan, il ne sortait pas pour aller faire la prière avant de manger des dattes et il mangeait un nombre impairs de dattes, trois, cinq, sept et ainsi de suite. Dans al MouwaTTa de l’imam Maalik d’après Sa^id ibnou Mousayyib les gens recevaient l’ordre de manger avant d’aller faire la prière du jour de l’aïd mais pas celui du sacrifice, l’aïd de la fin de RamaDaan, de al fiTr. Et Ibnou Qoudaamah a dit nous n’avons pas connaissance de divergences à ce sujet c’est-à-dire que ce soit recommandé de manger rapidement avant d’aller faire la prière de l’aïd alors que pour le jour du sacrifice de la prière du sacrifice il ne mangeait pas avant de revenir de la prière et d’égorger et de manger de l’animal qu’il avait égorgé. D’après le fils de ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam quand il se rendais pour le lieu où on accomplit la prière de l’aïd, il empruntait un chemin et pour revenir il empruntait un autre chemin parce que c’est une occasion que il voit plus de monde et plus de monde le voit et que la joie soit partagé avec encore plus de monde entre autre sagesse, il n’y a pas que cette sagesse mais c’est-à-dire que ce que le prophète faisait c’est que de ne pas faire l’aller et le retour par le même chemin pour la prière de l’aïd. Et d’après Jabr que Allaah l’agrée, le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam le jour de l’aïd ne prenait pas le même chemin pour l’aller et pour le retour et ceci vaut pour celui qui dirige la prière comme pour celui qui est dirigé. Il est toutefois permis de revenir du même chemin pour ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après Bakr Ibnou Mawachir, un compagnon Al AnSari il a dit j’accompagnais les compagnons du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam vers le lieu de la prière, de l’aïd, le jour de al fitr et le jour de al aDHa nous prenions le chemin qui passe par la vallée de BatHan, BatHan c’est le nom d’une vallée à Médine jusqu’à rejoindre le lieu de la prière nous faisions la prière avec le messager de Allaah puis nous revenions par la même vallée de BatHan chez nous. Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde rapporte de la dame ^A’ichah que Allaah l’agrée que le messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans les deux prières, la prière de al fitr, la fin de ramadaan et al adHa , le sacrifice en plus de la parole Allaahou ‘akbar qu’il disait pour rentrer dans la prière ou bien pour se relever pour la deuxième raka^ah il disait sept fois Allaahou akbar dans la première raka^ah et cinq fois dans la deuxième raka^ah. Donc il y a la première parole Allaahou ‘akbar pour rentrer dans la prière puis il disait sept fois Allaahou akbar et dans la deuxième quand il remontait pour la deuxième raka^ah, il disait Allaahou akbar pour remonter puis il disait cinq fois. Dans une autre version, elle avait dit cela autre que les deux takbir de la raka^ah et bien-sûr les 7 takbir, les  sept paroles Allaahou akbar dans la première raka^ah c’est après avoir fait la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel et avant de réciter la fatiHa. Et les cinq paroles Allaahou ‘akbar, la deuxième raka^ah sont après la parole Allaahou akbar pour se remettre en position debout et avant de commencer à réciter la fatiHa. L’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad que Dieu leur fasse miséricorde ils ont dit que c’était bien de ne pas enchainer les paroles Allahou akbar mais entre l’une et l’autre de faire un peu d’évocations de dire comme par exemple soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar. C’est-à-dire qu’il dit Allaahou akbar et il dit à voix basse soubHana l-Laah, wal hamdouli l-Laah, wa laa ilaha illa l-Laah, wAllahou akbar puis il dit Allaahou akbar et ainsi de suite. Et dans une autre version de Abou Dawoud que Allaah lui fasse miséricorde d’après ^Abdou l-Laah fils de ^Amr ibnou ^Ass il a dit le prophète de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie le takbir pour la prière de Al fitr sont au nombre de sept dans la première raka^ah et cinq dans la dernière et la récitation est après ses takbir. La prière de Al ^id selon l’imam Ach-Chafi^iyy, selon les savants chafi^iites c’est entre le temps où le soleil se lève jusqu’au moment où le soleil quitte le milieu du ciel mais il est recommandé de retarder l’accomplissement de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève de la hauteur d’une lance c’est-à-dire environ vingt minutes après le lever du soleil et c’est l’avis de la plupart des moujtaHid. Il a été rapporté dans le Hadith d’après Joundou que Allaah l’agrée, le prophète  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous dirigeait dans la prière de l’aïd al-fitr alors que le soleil était de la hauteur de deux lances et il nous dirigeait dans la prière de al aDhA, la fête du sacrifice alors que le soleil était de la hauteur d’une lance et une lance c’est environ trois mètres. Dans ce Hadith il y a deux leçons, la première c’est qu’il est recommandé d’accomplir la prière de al îd du sacrifice. Pourquoi ? Pour que les gens retournent chez eux pour faire leur sacrifice, les préparer, les égorger et il y a le caractère recommandé de retarder l’accomplissement de l’aïd, l^id al fitr de la fin du jeune, pour que les gens trouvent le temps de distribuer la zakat pour la fin du jeune avant d’accomplir la prière. Al Ghazaliyy a dit tel est la tradition du messager de Allaah. Le musulman commence à répéter souvent le takbir la veille de al fitr jusqu’au temps de commencer la prière de l’aïd et c’est ça la sounnah. Pour ceux qui est de l’aïd de al aDHa, du sacrifice, le musulman commence le takbir après la prière de as-soubH le jour de ^Arafah comme nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire le 9 de Dhoul Hijjah jusqu’à la fin du treizième jour de Dhoul Hijjah, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de Dhoul Hijjah et le musulman qu’est-ce que ça veut dire? Ca veut dire qu’il fait beaucoup de paroles Allaahou akbar après les prières qu’il accomplit après les prières obligatoires et après les prières surrérogatoires. Al Ghazaaliyy a dit le faire après les prières obligatoires c’est encore plus prioritaire. La formulation du takbir c’est celle-là : «  Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allaahou akbar Allahou akbar Allaahou akbar laa ilaha illa l-Laah, Allaahou akbar Allaahou akbar walil l-Laahi l-Hamd, Allahou akbar kabiiraa wa l-hamdouli l-Laah katchiiraa, wa soubhana l-Laahi wa biHamdihi boukratan wa’aSiilaa la ilaaha illa l-Laahou, waHsah Sadaqa wa^dah, wanasaara ^abdah wa a^azza joundahouu wahazaama l-‘aHzaaba waHdah, laa ilaaha illa l-Laah wa la na^boudou illaa iyyaah, moukhliSiina lahou d-diina walaw kariha l-kaafirouun. Allaahoumma Salli ^alaa sayyidina MouHammad  wa ^alaa ‘aali Mouhammad wa^ala aSHabi MouHammad, wa^alaa ansaari MouHammad wa^alaa dhourriyati MouHammad  wa sallim taslimaan kathiiraa. » Les deux discours de la fête de l’aïd sont fait après la prière et non pas avant comme pour la prière du vendredi. La prière du vendredi les deux discours sont avant l’accomplissement de la prière alors que pour la prière de l’aïd, les deux discours sont après. Les piliers des deux discours :  il y a l’invocation en faveur du messager de Allaah, MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa salam il est impératif de citer le mot aS-Salat mais ce n’est pas impératif de citer le prénom MouHammad mais il suffit de citer un de ses prénoms salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le deuxième c’est de recommander la piété et ceux dans les deux discours, il suffit de dire Obèissez à Dieu, troisième pilier c’est de reciter un verset du Qour’an dans l’un des deux discours, le quatrième c’est de faire des invocations en faveur des croyants et des croyantes. Il est recommandé de commencer les deux discours par le takbir, la parole Allaahou ‘akbar contrairement à la prière du vendredi qui commence par la parole de al Hamd, la louange. Et les deux discours de l’^id sont recommandés c’est-à-dire la prière et les discours ne sont pas obligatoires. Ce sont des choses recommandés. Donc comment est-ce qu’il fait la prière de l’aïd ? Dans son cœur, il dit je fais la prière pour l’agrément de Dieu, deux raka^ah de la prière surérogatoire de l’aïd al  fitr ou de l’aïd al aDHa en tant qu’imam pour celui qui va diriger les gens mais  si il ne va pas diriger les gens il ne dit pas en tant qu’imam. Il dit la parole Allaahou akbar d’entrée en rituel puis il dit sept fois Allaahou akbar immédiatement après, entre chaque parole Allahou akbar il dit soubhana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllahou akbar puis il fait le roukou^, l’inclination puis il se relève, il se redresse comme pour une prière normale puis il fait les deux prosternations entre les deux il s’assoit puis il se relève pour la deuxième raka^ah. Puis après avoir dit Allaahou akbar pour se remettre debout il va dire cinq fois Allaahou ‘akbar et entre chaque parole Allaahou ‘akbar il dit soubHana l-Laah wa l-Hamdouli l-Laah wa laa ilaha illa l-Laah wAllaahou akbar. Puis il récite la fatiHa puis sourate al Ghaachiyyah ou sourate al Qamar. Dans la première raka^ah après avoir terminé les sept takbira, il récite la fatiHa et il récite sourate Qaaf ou sourate Al a^la puis il s’incline. Dans la deuxième raka^ah donc on a dit il récite sourate al Ghachiyyah ou sourate al Qamar puis il s’incline, il se relève, il fait les deux prosternations puis il s’asseoit pour réciter le dernier tachahoud puis il fait l’invocation en faveur du prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam puis il passe le salaam. Et celui qui a manqué la prière de l’aïd avec l’assemblée il peut la faire tout seul ou il peut la faire en rattrapage.

Que Allaah agrée nos actes d’adorations et que Il nous pardonne.

Achoura

Posted in islam,société,Histoire par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’Islam a ordonné d’honorer, le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année est la nuit de Al-Qadr, le meilleur jour de l’année est le jour de ^Arafah et parmi les jours que nous glorifions il y a le jour de ^Aachouraa. Nous commençons une nouvelle année de l’Hégire et nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^Aachouraa c’est le dixième jour de ce mois. Donc ^Aachouraa qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour-là? C’est le dixième jour de MouHarram et c’est un jour auquel Allaah a accordé des spécificités entre autres c’est en ce même jour que Allaah a accepté le repentir de notre maître Adam ^alayhi s-salaam. Puisque auparavant notre maître Adam avait commis un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis il n’a pas été confirmé que cet arbre fut un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de l’arbre il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé. Allaah ta^aala dit : «  wa ^aSa Adamou Rabbahou faghawaa thoumma jtabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa  » c’est dans sourate Taha, les versets 121 et 122 qui signifient : « Allaah a fait que Aadam lui a désobéit puis il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ». C’est donc en un jour de ^Aachouraa que Allaah a accepté le repentir de Adam c’est ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate al Baqarah puis dans le verset 23 de sourate al a^rab dans lequel Adam et Hawwaa ont reconnus qu’ils avaient désobéi et que ils ont demandé à Allaah de leur pardonner. Il faut bien faire attention à ce sujet, c’est que ce péché qu’avait commis Adam n’était pas un grand péché ce n’était pas le péché capital soi-disant pour lequel Jésus ait venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commis, non. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché et ce n’était a fortiori pas de la mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce n’est pas un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilenie. C’était donc un petit péché, un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilenie et qui n’est pas un grand péché et de toute manière Allaah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains ont dit non, non les prophètes ne commettent pas du tout de péchés sinon les gens vont les suivre dans ce péché, les savants ont répliqués : « ils ont dit les prophètes peuvent commettre de petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement », et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est clair dans le Qour’an « wa ^aSa Aadamou Rabbahou faghawaa » donc il y a bien le mot wa^aSaa qui signifie il a désobéit mais Allaah a accepté son repentir et c’est ceux que nous apprenons dans le Qour’an : « thoumma adjatabaahou Rabbouhou fataaba ^alayhi wa hadaa ».

Un autre évènement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achourah, le dixième jour de MouHarram c’est le fait que le navire de notre maitre NouH se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al-Djouudiyy alors que durant plusieurs mois il a vogué sur Terre et sur une quantité d’eau dont seul Allaah en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagne, ni vallée, il n’y avait pas d’autres êtres vivants à ce moment-là si ce n’est ceux qui était sur l’arche avec NouH ^alayhi s-salaam ceux que Allaah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux, Allaah lui a ordonné de prendre un couple de chaque espèces animales.

Le jour de ^Aachouraa également Allaah a sauvé notre maître Ibraahiiim du feu dans lequel il a été projeté, un feu qui ne l’a pas brulé, qui lui a fait aucun mal, ni même à ses vêtements. C’est un feu immense mais qui était fraicheur et paix pour Ibraahiim. La raison ne juge pas ceux-là impossible au contraire, la raison juge cela possible parce que la raison nous dit que il n’y a pas cinquante mille créateurs et ce ne sont pas les causes qui crées les effets mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle, il n’y a pas l’effet habituel il n’y en aura pas. Le feu habituellement il brule, mais si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Ce n’est pas la cause qui crée l’effet. Cela nous le voyons dans la vie de tous les jours certains prenne les mêmes causes et ils provoquent les mêmes causes, l’un il obtient ce qu’il veut, l’autre il n’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux de la vie de tous les jours donc ce n’est pas la cause qui crée l’effet, mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il  y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel ne soit pas présent, n’est pas lieu, ne se produit pas, il ne se produira pas. Le feu habituellement il brule, ce n’est pas le feu qui crée la brulure, c’est Allaah qui crée la brulure, si Dieu veut que le feu ne brule pas, il ne brulera pas. Bien-sûr dans ce cas-là, c’est une chose inhabituelle, c’est quelque chose d’extraordinaire et Allaah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées des miracles. Pour les saints, ces choses extraordinaires sont appelées des prodiges. Pour d’autres, cela dépend.

En ce même jour,  Allaah ta^ala a sauvé notre Mouçaa ^alayhi s-salaam  et les croyants, les musulmans qui étaient avec lui, les fils d’Israël qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouçaa. Puisque tous les prophètes sont musulmans, ceux qui suivent les prophètes, on les appelle des croyants, on les appelle des musulmans. C’est donc plus tard que ces gens-là ou leurs descendants ont déformé le message du prophète et ne sont plus croyants et ne sont donc plus musulmans. Même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers, le premier d’entre eux étant Adam et le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Si quelqu’un dit je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus, celui-là n’est pas croyant, c’est une condition pour être croyant de croire en Jésus. Donc ceux qui prétendre suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent nous croyons en Dieu et nous croyons en Jésus mais qui ne croit pas en MouHammad ce ne sont pas des croyants, ce ne sont pas des musulmans parce que ne pas croire en l’un des prophètes de Dieu revient à démentir Dieu et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant. Donc ceux qui était à l’époque de notre maitre Mouçaa qui était les fils de Israa’il, qui étaient sous la domination de Pharaon, Allaah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte, un jour de ^Achouraa quand ils se sont retrouvés devant la mer, Allaah a fait que d’une manière extraordinaire ce n’est pas une question de marée haute ou de marée basse comme certains le disent mais c’est douze chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils ont pu traverser puisqu’ils étaient douze tribus. Chaque tribu avait reconnu son chemin, ils ont pu traverser pour échapper à Pharaon et à son armée puis la mer s’est refermé sur ceux qui étaient à leur poursuite donc c’était un jour de ^Aachouraa également.

Egalement parmi les choses qui se sont produits un jour de ^Aachouraa c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous. Younous était un prophète, Younous fils de Mattaa. Son peuple a échappé à un châtiment un jour de ^Achouraa. Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a envoyé son prophète Younous, Younous fils de Mattaa, ^alayhi s-salaam aux habitants d’une ville qui s’appelle Naynawaa qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler à l’Islam pour adorer Allaah Lui seul. Les habitants de cette ville Naynawaa était plus de cent mille personnes. C’était des gens qui étaient devenus des idolâtres ils adoraient les idoles, notre maitre Younous les a appelé à l’adoration de Allaah lui seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salaam est resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qui leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ trente-trois années parmi eux à les appeler à l’Islam, au bout de trente-trois années deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple il n’a plus espéré qu’il soit guidé et il les a quittés en étant en colère contre eux avant que Allaah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maitre Younous puisqu’il est partit avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allaah soubHaanahou ne lui en voudra pas d’avoir laissés les habitants de cette ville et ce qu’il avait commis la était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni de vilenie. Et notre maitre Younous salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a fait le repentir de ce péché. Allaah nous apprend ce qu’il en ait de notre maitre Younous dans sourate al anbiyah, le verset 87. Younous est surnommé Dhou n-nouun qui a pensé que Allaah lui en veut pas de quitter cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et quand à la suite de ce récit il a été avalé par un cétacé, il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allaah ta^aalaa l’a préservé de la mort quand même et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, cette invocation comporte un grand secret : « Laa ilaha illa anta soubHanaka innnii kountou mina Dh-Dhaalimiin » parmi les secrets de cette invocation, c’est que celui qui l’a dit au dernier tiers de la nuit, quarante fois avec une intention particulière, in shaa Allaah, si Dieu le veut, il sera exaucé. Donc c’est une invocation qui est celle de Younous ^alayhi salam que Allaah nous apprend dans le Qour’an dans sourate Al Anbiyah le verset 87. Il est important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal comprit le Qour’an pensaient que Younous ^alayhi s-salaam était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui est en colère contre Dieu, celui qui se rebelle contre Dieu, il n’est pas musulman et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’Islam, il n’est plus conforme à l’Islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu, un tel comportement n’est pas possible au sujet des Prophètes. Dieu a préservé les prophètes de tout rébellion contre Lui, il n’y a pas un seul prophète qui commettent de la mécréance avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salaam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’ignorer, d’être ignorant et d’être un mécréant. Ceci est impossible au sujet d’un prophète vu qu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés comportant une bassesse avant leur mission de prophète tout comme après. Les prophètes sont l’élite de l’humanité ce sont les meilleurs êtres de l’humanité, Dieu les a préservés des choses vils, Dieu a fait que ce soit Ses messagers, Ses envoyés c’est eux qui transmettent aux autres humains les ordres, les interdits de la part de Dieu. Dieu si Il voulait Il aurait fait que chacun d’entre nous reçoivent directement la révélation de Lui. Mais Il ne l’a pas voulu, Il a voulu que ça passe par certaines personnes, ses personnes ce sont ceux qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières, ils sont préservés de la mécréance c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont préservés également des grands péchés, comme la fornication aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse de caractère, il n’y a pas par exemple comme de voler un grain de raisin, ce n’est pas un grand péché, c’est un petit péché mais qui indique une bassesse de caractère. Donc les prophètes sont préservés de cela. Il n’y a pas un prophète qui mente, qui se mette à mentir, il n’y a pas un prophète qui commette un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus parce que si quelqu’un dit oui, oui c’est possible qu’il commette le lapsus quand on rapporte quelque chose de la part d’un prophète il va dire qui me dit que ce n’est pas un lapsus. Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmis des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple qui doutait au sujet de Dieu, celui qui doute de l’existence de Dieu ce n’est pas un musulman, le doute contredit la foi. La personne elle constate par la raison que Dieu est obligatoire, que Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui change tout ce qui change a forcément un commencement, ce monde change, ce monde a forcément un commencement, il a donc besoin de qui lui a donné le commencement et qui le fait changer, tout ce qui change à un commencement ce monde change il a forcément un commencement, il a besoin donc de qui lui a donné le commencement et celui qui lui a donné le commencement et qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah ou Dieu. C’est un Être dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a absolument aucune ressemblance avec  tout ce qui existent, Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit et sans comment ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis Adam jusqu’à MouHammad. Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, si nous arrivons à penser, si nous arrivons à digérer, à manger, à respirer tout cela est grâce à Lui donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême et c’est cela la signification d’être musulman. C’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu de le croire, de le savoir, de le dire et de croire au prophète de son époque, c’est-à-dire que même si la personne a accompli aucune obligation, elle n’a fait aucune prière, aucun jeune, aucun pèlerinage mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que MouHammad est le Messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable soit après un châtiment préalable. Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou pas préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmis. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission, par exemple le fait qu’il y ait un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il faille faire cinq prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait, le fait qu’il est interdit à un homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison que l’on peut le connaitre. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par la transmission. Mais les fondements de la croyance le fait que Dieu existe qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses Créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes, le fait que les prophètes soient véridiques cela aussi nous le connaissons par la raison. Ici, il y a un verset que certains pourraient mal comprendre dans sourate Al Anbiyyaa’ le verset 87, ce verset : «faDhanna an lan  naqdira ^alayh » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allaah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire, même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas appris il ne doute pas de la puissance de Dieu sur toute chose, que dire alors des prophètes ! Qui sont ceux qui enseignent aux gens la bonne croyance à plus forte raison il ne doute pas de la puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pas dire que Younous a douté de la puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de le faire, de quitter la ville et il a commis ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Toute-Puissance de Dieu, ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaitre Dieu. Ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, quand nous disons sur toute chose Tout-Puissant ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison. Qu’est-ce que ça veut dire tout ce qui est possible selon la raison ? C’est-à-dire tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire, elle est blanche. Dieu s’Il veut, Il peut faire que ce siège est des dimensions plus grande ou plus petite. Donc Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison, c’est possible selon la raison que ce siège soit d’une autre couleur, c’est possible selon la raison que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais dans qui soit né dans l’époque des compagnons donc tout cela fait partie du possible rationnel. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec les yeux, il voit avec ses doigts, c’est possible, tout cela fait partie du possible rationnel. Mais il y a des choses qui sont impossible selon la raison, par exemple il est impossible que Dieu est un fils parce que le fils a un début et le fils il est comme son père, Dieu Il est exempt du début. Il est impossible que quelque chose qui a un début soit comme Celui Qui est exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu est un début, il est impossible selon la raison que Dieu est une fin. Comme certains qui n’ont pas appris le chaytan il vient et il leur dit vous dites que Dieu est sur toute chose Tout-Puissant, il répond oui jusqu’ici c’est correct, et il lui dit est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille ? On dit Dieu n’est pas un corps, être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut mais Sa Puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison tout simplement. Il est très important de bien comprendre qu’est-ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce qui est impossible selon la raison et qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses Attributs. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu. Ce qui est possible selon la raison, c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit l’existence que l’inexistence. La puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison, la puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison, la puissance de Allaah concerne ce qui est possible selon la raison, parce que qu’est-ce que ça veut dire la puissance ?  La puissance c’est un attribut, la puissance de Allaah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit donc Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Allaah, Dieu Il n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement donc Sa Puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu il n’admet pas son entrée en existence donc Sa Puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible par la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence donc La Puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit mais Allaah ta^aalaa Il est sur toute chose Tout Puissant. Donc les prophètes ne doutent pas à propos de la Puissance de Dieu si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas sur la Toute Puissance de Dieu sur toute chose que dire des prophètes ?

Il y a un autre savant qui a dit ici ce ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il était en colère contre Son Peuple qui a désobéit à Dieu, c’est une forme en arabe quand le croyant il n’est pas content quand quelqu’un il désobéit à Dieu en l’occurrence comme ce peuple de Naynawaa qui était en train d’adorer des idoles donc c’est ça le sens de ce verset selon ce savant. Ibnou Mas^oud, le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Naynawaa jusqu’à ce que Allaah lui ordonne d’y revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. Enfaite Younous mettait en garde son peuple qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier et il les a quittés à ce moment-là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance, ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allaah de leur éviter ce châtiment et le châtiment ils l’ont évité et c’était un mercredi, un jour de ^Achouraa. Mais Younous quand il était sorti, il n’avait pas pris connaissance de leur repentir c’est pour cela que il était en colère contre eux et ce qui l’aurait fallu qu’il fasse c’est de ne quitter la ville que sur autorisation  de la part de Dieu, voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

Egalement parmi les choses qui sont arrivés un jour de ^Aachouraa il y a la naissance de notre maitre Ibraahiim Al Khaliil ^alayhi s-salaam c’était une nuit de vendredi un jour de ^Aachouraa. Donc An Nouwayri a dit lorsque la mère de IbraHim a atteint les neuf mois de grossesse, elle a dit à son époux, j’aimerai aller au temple des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement et son mari le lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsque elle est allée au temple des idoles, elle en ai sortie effrayée parce qu’elle avait vu Namroud le Roi parmi les siens qui portait des bougies dans leur mains et Namroud a dit qui est là ? Elle a dit c’est l’épouse de ton esclave TaaraH. Nemroud s’est trompé au lieu de dire attraper là il a dit laissé là. Elle est retournée rapidement chez elle apeurée et les contractions ont commencés c’est alors qu’un ange est venu de la part de Dieu, il lui a dit : « ne craint rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivie jusqu’à une grotte et c’est la même grotte dans lesquels Idriss et NouH ^alayhi ma sallam sont nés. Elle est rentrée dans la grotte et elle a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin, Allaah lui a facilité les contractions, elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Aachouraa. Quand Ibrahiim est arrivé sur Terre, Jibriil lui a coupé le cordon ombilical, il lui a fait un appel à la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle, elle était toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher et l’ange lui a dit : «n’en parles pas ». Quand elle est revenue son époux Taraah l’a trouvé toute vigoureuse, toute légère. Elle lui a dit en visant un autre sujet que cela pas pour mentir mais pour viser autre chose, elle a dit j’avais des gazes, ce n’était pas un enfant et je suis soulagée maintenant et il était content. Allaah a fait que Namroud oublie le sujet de Ibraahiim. Le cinquième jour, sa mère est repartie à la grotte et elle a vu que des fauves étaient autour et devant la grotte elle a pensé que son enfant a été dévoré mais quand elle a vu elle a trouvé dans un très bon état, elle a su que il avait un Seigneur qui veillait sur lui, Il le protégeait. Elle est revenue chez elle, elle en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Elle allait le voir en cachette tous les trois jours jusqu’à que l’enfant IbraHim est atteint l’âge de deux ans. Jibriil lui a ramené de la nourriture du Paradis, lui a donné à manger et à boire. Quand il a atteint l’âge de quatre ans, l’ange lui a apporté un vêtement du paradis et lui a dit : « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Aachouraa, c’est la victoire de Moïse (Mouçaa) contre les sorciers qui étaient venu le défier sur ordre de Pharaon, c’était un jour de ^Aachouraa. Ibnou Kathir a dit Mouçaa et Haaroun donc qui étaient des frères et qui étaient tous deux prophètes messagers ^alayhima s-salaam ont essayé d’aborder Pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer pendant une longue période. Jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer, ils se sont adressés à Pharaon tout comme Allaah nous l’apprend dans sourate Taha, le verset 47. Ils lui ont dit : « Nous sommes des envoyés de Ton Seigneur, laisse partir avec nous les fils d’Israël et ne les torturent pas, nous t’avons apporté des signes de la part de Ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée » mais Pharaon a refusé. Il a dit à Mouçaa ce que Allaah nous apprend dans sourate al ‘A^raaf, le verset 106, ce qui signifie : « Si tu as véritablement emmené un signe alors montre le, si tu es véridique ». C’est alors que Mouçaa a lancé son bâton et Dieu a fait que ce bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et allait rapidement en direction de Pharaon. Quand Pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et il s’est assis sur son trône et il a demandé à Mouçaa de l’en protéger. Puis Mouçaa lui a montré un autre signe, il a mis sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou une quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvé sa couleur d’origine donc il lui a montré deux signes qui sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Et la signification du miracle, qu’est-ce que le sens du miracle ? Le miracle c’est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer au point que certains incrédules vont dire c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Qu’est-ce qui fait que par exemple notre maître MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles c’est que de l’eau a jailli d’entre ses doigts avec mille cinq cent personnes qui en ont bu et qui ont faire leur ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts, l’eau ici ce n’est pas des petites gouttes ou de la transpiration, il s’agit de source, de l’eau qui a jaillit comme des sources suffisamment, en abondance pour que les gens qui étaient assoiffés puisse étancher leur soif donc ça n’était pas une illusion d’optique puisque ils avaient bien soif avant puis ils n’ont plus soifs et leur mains sont devenus mouillés puisqu’ils ont lavé leur membre, ils étaient mille cinq cent ce n’est pas une personne ou deux ou trois. Le sens du miracle c’est comme-ci Dieu dit à tous ceux qui ont pris connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part, il est véridique suivez-le, puisque Je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer. Ils ne peuvent pas amener quelque chose de semblables donc ça c’est pour ceux qui étaient présent qui les ont vus. Quelqu’un pourrait dire oui mais nous n’avons pas vu ses miracles. Ces miracles, comment ils nous ont été rapportés ? Ils ont été rapportés par ceux qui les ont vus et qui étaient nombreux. Ceux qui sont nombreux et  les ont vu, les ont transmis à d’autres qui étaient nombreux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parviennent. La communauté du prophète MouHammad n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire à chaque génération qui ont transmis, qui ont relayé ses informations ils étaient nombreux ce qui fait que selon la raison il est impossible que ce soit tous des gens qui se soit entendu à des mensonges. Donc les miracles du prophète MouHammad qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission que l’on appelle « at-tawaatour » entraine pour nous une connaissance certaine comme-ci nous-mêmes avions été présent. Des exemples semblables, par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelle Louis XVI pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup de monde qui l’ont vu et qui ont rapportés son existence à d’autres et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne ou même avant qu’il y ait eu des photos, les gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine même si ils ne s’y sont pas rendus. Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu, ils ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Donc si quelqu’un vous dit oui mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié, comment est-ce qu’on peut répondre à ça ? Parmi les conditions qui font que cette information entraine une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information tout aussi bien que ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié, ils n’étaient pas nombreux. Certains disent sept ou neuf et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient, certains disaient la tête c’est la tête de Jésus mais le corps ce n’est pas son corps, d’autres ont dit Jésus c’est un dieu il ne peut pas être crucifié. Donc eux même n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraine une connaissance certaine qui n’est pas remplie ici, à savoir que la première couche était d’un faible nombre et n’était pas cohérente entre elle. Autre chose qui prouve l’infondé ou le faux de cette information c’est que entre-temps il y a eu une information correcte qui est venue, qui est celle du prophète MouHammad. Le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est soutenu, il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ai eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Le Seigneur des mondes, Dieu, le confirme dans tout ce qu’il dit donc forcément ce qu’il dit est vrai. Il nous a appris que Jésus n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel et qu’il est encore vivant, il va redescendre. Dieu s’Il veut il fait que quelqu’un vive mille ans ou deux mille ans, Dieu c’est Lui qui donne la vie, c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie d’ici. Ici, la personne vieillit, la vie dans le ciel fait que Jésus garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé. Donc le miracle est une preuve de la véracité du prophète c’est ça qui fait que cet homme dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu. Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais il a des choses extraordinaire, ça ne s’appelle pas un miracle, comment cela ? Comment quelqu’un ne se dit pas envoyé de Dieu et il a des choses extraordinaires ? Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple, si c’est un saint et qu’il suit correctement le Prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le prophète qui est suivi. Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophète, ni saint comme Ad-Dajjaal. Al MaciiH Ad-Dajjaal, celui que certains appellent l’antéchrist, c’est un homme qui va venir à la fin des temps qui prétend la divinité. C’est un homme, il est borgne et il aura des choses extraordinaires que Dieu lui accorde pour entrainer les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber, elle va tomber, il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse, il est appelé Al MaciiH Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est-à-dire l’imposteur ou le menteur donc ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des prodiges, ce sont des « istidraaj » c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Cet homme-là, beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui c’est notre maître ^Iça, c’est Jésus qui comme nous l’a annoncé le prophète MouHammad va le tuer à l’entrée d’une ville en Palestine qui s’appelle Al-Loudd et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître MouHammad. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Aachouraa, in shaa Allaah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est que il est bien de jeûner ce jour-là, je n’ai pas eu la certitude que le premier de MouHarram est aujourd’hui ça va être aujourd’hui ou demain. Si le premier jour de MouHarram est aujourd’hui, le jour de ^Aachouraa sera le mardi 11 octobre 2016, si le premier jour de MouHarram c’est demain lundi 3 octobre alors le dixième jour de MouHarram sera le mercredi 12 octobre 2016 donc il est bien de jeûner ce jour-là. Ce n’est pas une obligation de le jeûner, c’est recommander. C’est également recommander de le jeûner avec un jour avant et/ou un jour après pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. Donc de jeûner le neuf et le dix ou le neuf, le dix et le onze ou bien le dix et le onze du mois de MouHarram, c’est un jeune qui est recommandé et qui n’est pas obligatoire. Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûne représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accorder des bienfaits en ce jour-là, c’est ça la signification de ce jeûne comme le prophète MouHammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^Aachouraa et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit c’est parce que ce jour-là Moïse a été sauvé de Pharaon, nous le jeûnons pour remercier Dieu, le prophète a dit :  « Nous nous sommes plus proche que vous de Moïse vous vous êtes écartés de sa croyance et de sa loi alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse (Mouça) ». Il a jeûné ce jour-là et il a ordonné de le jeûner. Pour se distinguer on jeûne le neuf et/ou le onze avec le dix.

Souurat Al Moulk et ses bienfaits

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Ad-Diyaa’ou l-MaqdiSiyy rapporte de ‘Abou Houreyra que le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y’a dans le Qour’aan 30 versets qui demandent le pardon en faveur de celui qui les récite, jusqu’à ce qu’il lui soit pardonné : tabaaraka l-ladhii bi yadihi l-moulk ».

Et d’après ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « j’ai tant souhaité que cette sourah soit dans le cœur de chaque personne de ma communauté ». Cela a été rapporté par le Haafidh Al-‘Asqalaaniyy dans ces ^amaliyy avec une chaine de transmission du degré de sahiih.

 

Et il a été rapporté avec une chaine de transmission sûre, authentique, que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y’a dans le Qour’aan une sourah qui ne comporte que 30 versets et qui a débattu pour défendre celui qui la récite et qui a réussi à l’empêcher de subir le supplice dans la tombe ». Hadiith rapporté par At-Tabaraniyy.

 

Et voici parmi les compagnons, l’un des plus réputés d’entres eux pour sa connaissance de l’exégèse du Qour’aan. Tellement Allah ta ^ala lui a donné la connaissance du Qour’aan et la connaissance de l’explication du Qour’aan, il a été surnommé Tarjoumaanou l-Qour’aan, l’exégète par excellence du Qour’aan. Et ce compagnon c’est ^Abdoul-Laah ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père. C’est le cousin, le fils de l’oncle paternel du messager. Le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait fait des invocations en sa faveur quand il était enfant, pour que Allah lui accorde la compréhension du Qour’aan, c’est-à-dire la récitation et l’explication du Qour’aan.

Il a dit à son serviteur : « veux-tu que je te réjouisse le cœur par un hadiith qui te donne de la joie? Récite tabaaraka l-ladhii bi yadihi l-moulk, enseigne-la à ta famille, à ta femme, à tes enfants, à tes voisins, parce que c’est la sourah qui est salvatrice, celle qui sauve, celle qui défend celui qui la récite, au jour du jugement ».

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « j’ai tant souhaité que cette sourah soit dans le cœur de chaque personne de ma communauté ».

Cette sourate Al-Moulk, elle a un éminent mérite de sorte que celui qui croit en cette sourah, qui va croire au sens de cette sourah, qui la répète, qui la récite chaque nuit, qui la récite chaque jour, du moment qu’elle est dans le cœur de la personne, il ne sera pas privé du mérite de cette sourah.

Celui qui persévère à la réciter tous les jours est concerné par ce hadiith.

 

Par contre celui qui la récite une seule nuit et qui meurt cette nuit là, il n’a pas été rapporté de texte qui indique qu’il ne sera pas supplicié dans sa tombe et qu’il n’aura pas à subir d’interrogatoire.

 

Il convient donc de mémoriser cette sourah, de la réciter, en prononçant correctement, en articulant correctement les lettres. Celui qui entend parler du mérite de cette sourah, et qui ne va pas consacrer du temps pour la mémoriser, pour la réciter correctement, de la manière avec laquelle elle a été descendue, c’est quelqu’un qui passe à côté d’un grand bien. C’est une preuve que c’est quelqu’un qui a une faible ardeur pour œuvrer pour son au-delà.

Dès lors que cette sourah est dans la poitrine d’un être humain, alors il fait partie des gens que cette sourah sauvera.

 

Celui qui a cette sourah dans sa poitrine, qui l’a mémorisé, il ne sera pas privé de son bienfait. Et cette sourah profite à ceux qui la récitent, elle leur profitera dans leur tombe et dans leur au-delà. Celui qui récite cette sourah, Allah tabaaraka wa ta^ala ne le fait pas supplicier dans sa tombe et ne le fera pas châtier dans son au-delà. Et le châtiment de l’au-delà est pire que le châtiment de la tombe pour le mécréant.

 

Le chaykh que Allah lui fasse Miséricorde a été interrogé : « celui qui récite tous les jours sourate Al-Moulk, est-ce que c’est vrai qu’il n’aura pas de supplice dans sa tombe? Le chaykh a répondu oui ». Et la personne qui a posé la question a dit : « et si la personne oublie un soir de la réciter ? Le chaykh a dit il n’y a pas de conséquences ». C’est-à-dire que même s’il oublie un soir.

 

At-Tirmidhiyy dans son Jaami^ a rapporté du Hadiith de ‘Ibnou ^Abbaas que Allah l’agrée lui et son père, qu’un homme avait monté sa tente (dans laquelle il passe la nuit) au-dessus d’une tombe. A l’origine il ne savait pas qu’il y avait une tombe en-dessous. Et pendant la nuit il entendait de sous terre la récitation de sourate Al-Moulk, jusqu’à la fin. Il est parti voir le messager de Allah et il lui a raconté ce qu’il a vécu, ce dont il a été témoin. Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « c’est la sourah qui empêche et c’est la sourah qui sauve ». C’est la sourah qui empêche et qui sauve du supplice dans la tombe.

Ceci s’est produit à un des compagnons du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, durant la vie du prophète. Et il y’a eu des choses semblables qui se sont produites par la suite.

 

Il a été rapporté avec beaucoup de chaines de transmission au point que c’est devenu un tawaatour, qu’un des savants de Somalie qui était un saint, un savant, quelqu’un d’ascète, quelqu’un qui craignait Dieu, qui se consacrait à l’adoration de Dieu. Il s’appelait Mouhammed ‘Idriis. A sa mort, il avait un étudiant qui était vertueux, qui était pieux, qui était en train de prendre par transmission auprès de ce chaykh un livre. Mais le chaykh était mort sans qu’il n’ait pu prendre la totalité du livre auprès de lui. Cet étudiant n’a pas pu terminer le livre parce que son chaykh était mort. Il fut profondément chagriné. Il vit alors son chaykh dans le rêve qui lui dit alors : « viens auprès de la tombe et ramène ton livre avec toi ».

A son réveil, il emmena son livre dans lequel il étudiait et qu’il n’avait pas pu terminer. Il s’est assis devant la tombe de son chaykh et il s’est mit à réciter dans son livre. Et son chaykh dans sa tombe lui expliquait, lui faisait le commentaire du livre, jusqu’à ce qu’il a terminé la totalité du livre. Quand il a terminé son livre, il a ramené un autre livre, il est parti devant la tombe, il s’est mit à lire, il attendait que son chaykh lui explique. Mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh car c’était un secret qu’il a eu pour le premier livre seulement.

 

Allah ta^ala lui a accordé un secret, Il lui a donné quelque chose qui sort de l’ordinaire pour qu’il puisse terminer son livre, par la Volonté de Allah et par Sa Grâce. Mais les secrets ne se prolongent pas dans la majorité des situations. Et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’interrompent. Ceci fait partie des choses qui sont possibles selon la raison.

Comme vous le savez, les classes du jugement de la raison sont au nombre de 3. Il y’a :

  • Ce qui est obligatoire selon la raison,
  • Ce qui est impossible selon la raison,
  • Ce qui est possible selon la raison.

 

La première classe du jugement rationnel c’est ce qui est obligatoire selon la raison. C’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence. Il s’agit de Allah et de Ses attributs obligatoires selon la raison. La raison saine ne conçoit pas l’inexistence de Dieu, la raison saine ne conçoit pas que Allah n’ait pas Ses attributs qui Lui sont obligatoires selon la raison, comme la vie, la parole, la volonté,…

 

Pour ce qui est de ce qui est impossible selon la raison, c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence. C’est comme par exemple l’impossibilité d’un associé à Allah, l’impossibilité que Allah ait une épouse ou un enfant, ou qu’Il ait une fin. Tout ceci est impossible selon la raison.

 

Pour ce qui est du possible rationnel, c’est ce dont la raison conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Il s’agit de la totalité de Ses créatures. Le fait qu’un étudiant aille auprès de la tombe de son chaykh et lise dans son livre, et que son chaykh après sa mort dans sa tombe lui fasse le commentaire de son livre, ceci fait partie du possible rationnel. Et la Puissance de Allah se rapporte à tout ce qui est possible selon la raison.

 

Oui c’est vrai qu’un chaykh explique, fasse le commentaire d’un livre de son étudiant qui est encore vivant et le chaykh est mort dans sa tombe, ceci est quelque chose qui sort de  l’ordinaire, ce n’est pas habituel du tout. Mais Allah ta^ala fait que les choses ordinaires ne soient pas respectées pour qui Il veut de Ses esclaves. Il rompt ce qui est habituel, ce qui est ordinaire pour qui Il veut. Sa puissance concerne toute chose.

Par exemple, nous nous voyons avec les yeux. Mais si Allah voulait que nous voyions avec le bout des doigts, on aurait vu avec le bout des doigts. Ça fait partie du possible rationnel. Donc le possible rationnel c’est ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Et la Volonté de Allah, la Puissance de Allah concernent tout ce qui est possible selon la raison sans exception. Mais la Puissance de Allah et la Volonté de Allah ne concernent pas ce qui est obligatoire selon la raison et ne concernent pas ce qui est impossible selon la raison.

 

 

^Outhmaan que Allah l’agrée, lorsqu’il venait auprès des tombes, il pleurait jusqu’à mouiller sa barbe par crainte de Dieu. Quand on lui a posé la question pourquoi donc? Il a récité un vers de poésie. Il a dit : « si tu es sauvé du supplice de la tombe, alors tu seras sauvé de quelque chose de très difficile. Mais si tu n’es pas sauvé du supplice de la tombe, je ne pense pas que tu vas avoir une suite qui est facile ».

 

Et ^Outhmaan que Allah l’agrée a mentionné le hadiith du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, notre maitre Mouhammad qui a dit ce qui signifie : « la tombe c’est la première des étapes de l’au-delà ».

Aujourd’hui, la plupart des gens ne pensent pas à la tombe. Ils pensent à ce qu’ils vont manger le soir, ils pensent où ils vont partir en vacances, il pense à quel maison il va acheter, il pense au travail qu’il va avoir, combien il va rentrer d’argent sur son compte. Aujourd’hui, la plupart des gens sont dans un état d’esprit qui est complètement déconnecté. C’est comme s’il ne sait pas qu’il va mourir. Comme l’a dit notre maitre ^Aliyy : « les gens sont comme endormis, c’est quand ils meurent qu’ils prennent conscience ». Mais c’est trop tard.

La suite du hadiith : « la tombe c’est la première des étapes de l’au-delà. Celui qui en est sauvé, alors ce qui va venir après sera plus facile. Mais s’il n’est pas sauvé de la tombe, alors ce qui va venir après sera plus difficile ». Rapporté par At-Tirmidhiyy. Ce hadiith signifie que celui qui est sauvé de la difficulté de la tombe, du châtiment et du supplice de la tombe, il sera sauvé dans l’au-delà. Et celui qui va subir un supplice dans la tombe, alors le châtiment qui lui sera retardé pour l’au-delà sera encore plus difficile. Alors celui qui est censé, qui est raisonnable, celui à qui est parvenu le hadiith ne va pas négliger le bienfait de sourate Al-Moulk.

Qu’est-ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à propos de sourate Al-Moulk ? Ces 30 versets du Qour’aan qui vont sauver la personne, qui vont protéger la personne, qui vont défendre la personne contre le supplice de la tombe.

Et même si tu oublies un soir, le chaykh a dit que ça n’a pas de conséquences, pourvu que tu persévères tout le temps à la réciter.

Elle n’est pas très longue, elle n’est pas très grande.

 

Mais attention, il y’a une autre version, un autre hadiith qui a une chaine de transmission plus forte que celui-là que nous venons de voir rapporté par At-Tirmidhiyy. Et qui indique que ce qui vient après le supplice de la tombe est plus facile que le supplice de la tombe. Il y a donc une preuve dans cet autre hadiith que celui qui subit un supplice dans sa tombe, il n’est pas une condition qu’il subisse un châtiment dans l’au-delà. Donc il y’a deux versions.

 

Alors, il y’a d’autres causes qui font que la personne peut échapper aux supplices dans la tombe et aux châtiments dans l’au-delà, pour quelqu’un qui est mort avant d’avoir fait le repentir. C’est d’obtenir une des sortes de martyr.

Parmi les causes pour échapper au supplice de la tombe et au châtiment dans l’au-delà, il y’a le fait d’obtenir une des sortes de martyr et il y en a plusieurs. Entres autres il y a ces sept-là :

  • Celui qui meurt noyé,
  • Celui qui meurt brûlé,
  • Celui qui meurt d’une maladie, quelque chose qui pousse au niveau du ventre de l’intérieur puis qui s’ouvre vers l’extérieur. et qui fait que celui qui l’a a une forte fièvre, des vomissements et d’autres troubles.

Celui qui meurt à cause de son ventre, comme à cause d’une diarrhée ou au contraire à cause d’une constipation. C’est-à-dire qu’il n’a plus de gaz ni de selles qui sortent et il meurt. C’est une maladie très atroce, très douloureuse.

Celui qui craint quelque chose de l’au-delà ou du bas monde, il convient qu’il dise cette parole : « HasbounalLaahou wa ni^mal wakiil, ^alaa l-Laahi tawakkalnaa ». Ce qui signifie : « Allah nous suffit, qui de Meilleur que Lui nous suffit, à Allah nous nous fions ». Chaque fois qu’un croyant entend quelque chose qui lui fait peur, qu’il dise cela. Que ce soit quelque chose qui va se produire dans l’au-delà, ou dans la tombe, ou dans ce bas monde. Et c’est dans le sens que HasbialLaahou wa ni^mal wakiil. Mais ce qui est parvenu d’une version du hadiith sahiih, c’est : « HasbounalLaahou wa ni^mal wakiil, ^alaa l-Laahi tawakkalnaa ».

Et dans le hadiith : « celui qui meurt à cause d’une maladie de son ventre, il n’aura pas de supplice dans sa tombe ». C’est un hadiith rapporté par At-Tirmidhiyy et par ‘Ibnou Hibbaan.

  • Egalement celui qui meurt de la peste. La peste est une maladie de la peau, au niveau des zones sensibles du corps, au niveau où la peau est douce. Suite à quoi il a une fièvre, une diarrhée et des vomissements. Et généralement celui qui est atteint de la peste, il meurt le plus souvent. Celui-là également sera sauvé du supplice de la tombe et du châtiment dans l’au-delà.

Il est arrivé à l’époque de notre maitre ^Oumar ‘Ibnou l-KhaTTaab, une peste qui a été la cause de la mort de 70 000 personnes. 70 000 personnes à cette époque c’est beaucoup par rapport à la population.

  • Egalement, il y’a la femme qui meurt au moment de l’accouchement. Cette femme n’aura pas de supplice dans la tombe, ni de châtiment dans l’au-delà.
  • Celui qui meurt sous les décombres. Par exemple, une maison tombe et lui se trouve en-dessous et meurt à cause de cela.
  • Celui qui meurt parce qu’il est tombé d’une hauteur. Comme par exemple il est tombé d’une falaise, il s’est écrasé.

 

 

Il y a eu d’autres sortes de martyrs également, autres que ces martyrs-là qui ont été mentionnés dans ce hadiith, qui lui, a été rapporté par ‘Ibnou Hibbaan, At-Tirmidhiyy et d’autres.

Il y a eu d’autres hadiiths comme :

  • celui qui meurt parce qu’il voulait protéger sa femme ou il voulait protéger son argent ou il voulait protéger son enfant. Quelqu’un venait l’attaquer pour lui prendre sa femme, son argent ou son enfant et lui a voulu les protéger, et s’est fait tué. Celui-là meurt martyr également.
  • Egalement ne sera pas supplicié ni châtié celui qui meurt étranger de son pays et de sa famille, en raison du hadiith qui l’indique. C’est un hadiith rapporté par ‘Ibnou Maajah mais que le haafidh ‘Ibnou Hajar a jugé faible.
  • Egalement celui qui a été assassiné injustement est martyr.

 

 

Mais meilleur que tout cela, c’est le cas de celui qui au moment de sa mort, a atteint le degré de foi complète. Il meurt en ayant atteint le degré de foi complète. S’il meurt sur cet état, il sera meilleur dans sa tombe et dans son au-delà. Car en plus du fait qu’il sera sauvé du supplice de la tombe et du châtiment de l’au-delà, il aura d’autres sortes de bienfaits dans sa tombe.

Il aura :

  • une porte qui sera ouverte depuis sa tombe qui lui fait voir le paradis.
  • Sa tombe sera éclairée comme une nuit de pleine lune.
  • Sa tombe sera élargie.
  • Et il sera remplit de verdures dans sa tombe, de verdures qui vient du paradis au point que sa tombe sera comme un des jardins du paradis.

De sortes qu’il n’aura pas de crainte, il n’aura pas de sentiment de solitude, il n’aura pas de sentiment de gêne, ni de tourment, ni de chagrin.

 

Certains durant cette vie, ils se font enfermés dans une chambre, ils sentent la solitude, la gêne, la peur. Que dire de la tombe qui est la maison des vers ?

Si quelqu’un n’a pas œuvré pour ce que vient après la tombe, qu’est-ce qui l’attends ?

Si quelqu’un va semer des tomates, il aura des tomates, s’il sème des oignons il va cueillir des oignons, s’il sème des pommes de terre il aura des pommes de terre. Ce que tu vas semer dans cette vie, tu vas le cueillir dans l’au-delà. Ce n’est pas en espérant et en faisant n’importe quoi que tu vas obtenir les hauts degrés dans l’au-delà. Il faut suivre le cheminement. Le premier pas que tu dois faire c’est apprendre un minimum indispensable de la science de la religion. C’est d’assister dans ces assemblées pour apprendre un minimum indispensable de la science de la religion. Avec ce minimum tu auras le discernement, tu vas pouvoir distinguer. Quand tu vas voir à la télé que quelqu’un a fait telle chose, tu sais le juger. Tu sais pourquoi ce n’est pas bon ce qu’il a fait. Tu ne risques pas toi de le faire car tu es vacciné. Tu sais ce qui est correct de faire et ce qui n’est pas correct de faire.

Mais si la personne n’a pas apprit, comme certains ils se sont enfoncés dans les péchés après quelqu’un lui dit : « viens je vais te sauver, viens tu vas faire telle chose tu auras le paradis ». Et il n’a pas apprit il n’a rien fait, comment est-ce qu’il va aller au paradis s’il est ignorant ? Peut-être que ce qu’il lui indique va le mener en enfer en réalité. Parce qu’il n’a pas appris. Il faut que tu apprennes. Sans la science tu es perdu, sans la science tout est flou devant toi. Peut-être que ce qui est mauvais va te paraitre beau et ce qui est beau va te paraitre mauvais. Parce que tu n’as pas le discernement.

 

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons appris et qu’Il nous augmente en connaissances. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous ayons une fin heureuse et que nous soyons des clés pour le bien et des gens qui ferment le mal, qui ne laissent pas le mal se propager.

Ijtihaad et divers

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2016

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre Maitre Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allaah ta^aala dit dans le Qour’an : « Wa qoul Rabbi zidnii ^ilmaa » ce qui signifie : « Et dit Ô Mon Seigneur augmente moi en connaissance ».

La croyance en Allaah et en Son Messager c’est cela la base même, les fondements même de la religion. Puis il y a les autres devoirs après la connaissance de Allaah et la connaissance de son Messager et la croyance en Allaah et en Son Messager. La base même de la religion, les fondements de la religion c’est de croire en Dieu et de croire en Son Messager salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Puis il y a le reste des devoirs, celui qui accomplit les devoirs il aura gagné, il aura eu la grande réussite. Mais celui qui délaisse certains devoirs par paresse sans renier le caractère obligatoire des devoirs nous disons de lui qu’il est musulman, il est croyant mais sous La volonté. Qu’est-ce que ça veut dire sous La volonté ? C’est-à-dire que si Dieu veut Il le châtie pour n’avoir pas accompli les devoirs dans l’au-delà si Dieu veut il le châtie dans l’au-delà pour n’avoir pas accompli les devoirs et si Dieu veut il lui pardonne et il le fait entrer au Paradis sans châtiment c’est à dire même si il n’a pas fait les devoirs autre que la croyance en Dieu et en Son Messager Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. La personne peut être, premier cas un musulman peut être un moujtahid. Qu’est-ce que ça veut dire un moujtahid ? Un moujtahid c’est-à-dire il connait les hadiths dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué des jugements, des lois que tel chose est obligatoire, tel chose est interdite parce que ce ne sont pas tous les hadiths qui comportent des jugements. Le moujtahid connait également  les versets du Qour’an qui indique des jugements, des lois parce que ce ne sont pas tous les versets du Qour’an qui indique des jugements que tel chose est obligatoire et tel chose est interdite. Dans les versets du Qour’an, il y a des versets qui  concerne les informations concernant des communautés qui nous ont précédé, il y a des versets qui sont des versets d’exhortations qui nous incite à accomplir les obligations, à éviter les péchés donc ce ne sont pas tous les versets qui indique des jugements. Le moutahid donc quelqu’un dont on dit de lui qu’il est moujtahid c’est celui qui connait les hadiths comportant des jugements et les versets qui comportent des jugements. Et en plus, c’est un Hafidh il connait par cœur beaucoup de hadiths et il connait les chaines de transmission de ses hadiths. En plus de cela, qui est moujtahid c’est celui qui maitrise la langue arabe, il comprend la langue arabe dans laquelle le Qour’an a été descendu. Un autre critère pour le moujtahid c’est qu’il est très perspicace, il est très intelligent c’est-à-dire il a une force de compréhension et de déduction très prononcé.  C’est quelqu’un  qui est de cet ordre qui peut être un moujtahid mais même lui il va apprendre la science de ceux qui l’ont précédé. Même celui-là qui est capable de déduire des jugements il apprend la science auprès de ceux qui l’ont précédé. Donc le moujtahid il priorise la transmission, il prend la science de ceux qui l’ont précédé. L’imam Ach chafi^iyy par exemple ce n’est pas d’une réflexion tout seul de lui-même, il s’est mis à émettre des jugements et à déduire des jugements. Mais il a appris la science auprès de ceux qui l’ont précédé avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il n’y a pas que l’Imam Ach-Chafi^iyy, l’Imam Abou Hanifah également, l’Imam Maalik également, l’Imam Ahmad ibnou Hanbal également et d’autres que c‘est quatre savants ils ont pris les connaissances, ils ont pris la science auprès de ceux qui les ont précédé jusqu’aux compagnons du prophète, avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Et les compagnons auprès de qui ils ont pris les connaissances ? Auprès du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Les sujets de la religion ce n’est pas selon l’opinion personnelle. Certains ignorants ils viennent pour te faire tomber, il te dit qu’est-ce que tu dis du voile ? Qu’est-ce que tu dis du burkini ? Ce n’est pas par l’avis personnel la science de la religion, la science de la religion est par transmission orale. Notre Maitre ^Aliyy que Allaah l’agrée a dit : « Les lois de la religion, les jugements ne sont pas selon l’opinion personnel ». Il a donné un exemple il a dit : «  Si les lois de la religion était selon l’opinion personnelle, lorsqu’on va faire le woudou et qu’on veut passer la main mouillée sur les bottines on aurait passé la main mouillée par en bas mais moi j’ai vu le Messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passer la main mouillée par-dessus ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Parce que quand tu marches avec des bottines, qu’est-ce qui est en contact avec le sol ? Est-ce que c’est la partie supérieure ou la partie en en bas de la semelle ? C’est la partie en bas. Et pourtant l’autorisation qu’on a quand quelqu’un par exemple il travaille au lieu de se déchausser pour se laver les pieds, pour se laver les pieds lors du wouDou il peut se passer la main mouillée sur des bottines. Il faut bien sur connaitre quelles sont les conditions des bottines, c’est-à-dire les conditions il faut que ce soit des bottines avec une matière imperméable, il faut que ce soit des bottines qu’il puisse utiliser si il voulait faire un voyage ou si il voulait faire une station dans un voyage, il faut que ce soit des bottines qui couvre la partie que l’on lave de nos pieds c’est-à-dire qui couvre les chevilles, il faut que il les mette en ayant le wouDou, pour pouvoir bénéficier de cette autorisation quand il les met il a le wouDou. Et le dernier critère, c’est un critère de durée il peut bénéficier de cette autorisation de passer la main mouillée sur les bottines au lieu de se laver les pieds quand il veut faire le wouDou pendant un jour et une nuit si il n’est pas voyageur et trois jours et trois nuits si il est voyageur tant qu’il ne les enlève pas entre temps, tant qu’il ne les enlève pas, il les garde et à partir de quand il commence à compter un jour et une nuit ou bien trois jour et trois nuits ? Ce n’est pas à partir du moment où il les a mises ses bottines mais à partir du moment où il a annulé le wouDou pour la première fois.  Qu’est-ce que notre maitre ^Aliyy nous apprend ? Il nous apprend que le messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passait la main mouillée par-dessus et pas par en dessous pour nous dire que les lois de la religion ce n’est pas selon l’opinion personnelle. Si Dieu veut que les femmes se couvrent les cheveux et qu’elles ne se couvrent pas les mains, les bras et les avant-bras Il aurait ordonné de ne pas se couvrent pas les bras et les avant-bras. Tous les jugements de la religion ce n’est pas par l’opinion personnelle mais c’est parce que Dieu a révélé à Son Prophète et ce que ses compagnons ont rapporté du Prophète et ce qu’ils ont transmis à ceux qui les ont suivis et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous arrivent, jusqu’à ce que ses lois nous sont parvenus. Ce n’est pas à l’un d’entre nous de dire maintenant non c’est révolu il faut changer, il faut réformer, ça c’est un autre mot à la mode, non, la loi de l’Islam c’est ce que le prophète ^alayhi salatou wa sallam a reçu par révélation qu’ils a transmis à ses compagnons jusqu’à ce que ça arrive jusqu’à nous tout simplement ce n’est pas compliqué donc et la preuve que c’est par transmission c’est que ce n’est pas par opinion personnelle cette parole de Notre Maitre ^Aliyy que Allaah l’agrée il a dit : « Si la religion, les lois de la religion était par l’opinion personnelle alors on aurait pas passé la main mouillé sur les bottines par en dessus mais par-dessous hors moi j’ai vu le messager de Dieu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam passer la main mouiller par-dessus ça veut dire que nous nous suivons le messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam pour les sujets de la religion nous avons reçu l’ordre de suivre et pas de déduire des nouvelles lois de notre tête. Allaah ne nous a pas charger d’avoir chacun une opinion pour déduire de nouvelles lois ou remettre en cause les lois mais nous avons reçu l’ordre de les apprendre et de les appliquer. C’est un devoir pour la personne d’apprendre une école qui est digne de considération auprès des gens de la connaissance, c’est un devoir pour la personne d’apprendre des lois selon une école de jurisprudence considérée auprès des gens de connaissances. Même si c’est un petit manuel abrégé, et même si il n’a pas eu le support, même si quelqu’un lui a enseigné de manière orale, c’est suffisant. Donc que la personne apprenne par exemple que les conditions de la prière, ce sont ces choses-là, que les conditions pour le jeunes, ce sont ces choses-là, pour la zakat ces points là, pour le pèlerinage ces points là. Notre chaykh que Allaah lui fasse miséricorde a raconté une anecdote qui illustre la gravité des conséquences de celui qui n’apprend pas. Il a dit :  «  Il n’y a pas si longtemps, j’ai vu quelqu’un, un homme, qui m’a dit je suis parti au pèlerinage et j’ai emmené mon père et ma mère donc il n’a pas appris mais ils sont partis tous les trois au pèlerinage. Regardez les conséquences. Vous savez que le pèlerinage, la station à ^Arafah est un pilier au point que le prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, il a dit : « al Hajjou ^arafah », c’est comme si il disait que ^Arafah est un endroit, sa station dans cet endroit-là est un pilier principal du pèlerinage. Cet homme qu’est-ce qu’il a fait avec son père et sa mère ? Avant le temps du début de la station à ^Arafah il est partit et il a quitté donc il n’a pas était présent dans le temps, il est partit avant le temps et il est sorti avant que ne commence le temps. C’est quoi le temps de la station à ^Arafah ? ^Arafah son temps commence lorsque le soleil quitte le milieu du ciel, le neuvième jour du mois de Dhoul-Hijjah, c’est-à-dire la veille du jour de la fête, la veille de l’aid, l’aid c’est le dix de Dhoul Hijjah. La veille c’est le neuf, le neuf à partir de quel moment lorsque rentre le temps de dhour. Quand commence le temps de dhour, le temps de ^Arafah commence. Le temps de ^Arafah commence lorsque commence le temps de Adh-Dhour de la veille du jour de l’aid jusqu’à quand s’étend ce temps-là ? Jusqu’à l’aube du jour de l’Aid, l’aube du 10. Donc cet homme avec son père et sa mère, ils sont partis avant le temps de adh-dhour il est resté un peu puis il est parti. C’est comme quelqu’un qui a fait la prière de adh-dhour alors que le temps de adh-dhour n’a pas commencé. Le soleil ne s’est pas écarté du milieu du ciel et il a fait la prière de adh-dhour. Parce que lorsque le temps de adh-dhour, quand est-ce qu’il commence ? Il commence lorsque le soleil est à son point de culmination, le point le plus haut de la journée et il penche. Quand il est au point le plus haut, le temps de adh-dhour n’a pas commencé on ne peut pas faire cette prière. La prière elle commence lorsque le soleil quitte le point de culmination en direction de l’ouest. Le soleil, il monte à l’est, il monte dans le ciel, il arrive à son point de culmination à ce moment-là le temps de dhour n’a pas commencé. Quand est-ce qu’il commence ? Lorsqu’il s’écarte du point de culmination vers l’ouest. Donc si quelqu’un le soleil par exemple il est à son point de culmination ou bien il est encore du côté est, il n’est pas encore arrivé à son point de culmination et il dit :  « Allaahou ‘akbar » et il fait la prière de adh-dhour selon lui, est-ce que sa prière est valable ?  Non. La même chose pour cette homme, donc le chaykh nous fait une analogie il nous dit c’est comme quelqu’un qui a fait la prière de adh-dhour alors que le temps de adh-dhour n’a pas commencé. Cet homme est partit à ^Arafah et le temps de ^Arafah n’a pas commencé. Donc avant le temps de ^Arafah ils sont partis à ^Arafah et avant le temps de ^Arafah toujours ils sont partis ils ont pas quitté ^Arafat.  Ces gens-là n’ont pas fait le pèlerinage ». Regardez le temps, l’argent, les efforts tout ça pour nous faire comprendre quoi ? Que la science est par transmission. Ils n’ont pas fait le pèlerinage ces gens-là, ils n’ont pas fait. Par ailleurs, vous savez que quand quelqu’un veut faire le pèlerinage n’est-ce pas qu’il entre en rituel, il s’engage dans le rituel ? Comment il s’engage dans le rituel ? c’est une intention de s’engager dans le rituel du pèlerinage et quand il s’engage dans le rituel du pèlerinage qu’est-ce qui arrive ? il y a des choses qui était licite pour lui et deviennent interdites quand quelqu’un entre en rituel pour le pèlerinage par exemple pour un homme il ne met pas de vêtements qui tiennent grâce à la couture donc il va se draper de deux draps : un drap sur les épaules et un drap autour de la taille. Et il y a d’autres conséquences  quand il est en rituel, par exemple il est interdit à l’homme et à la femme de se couper les cheveux, de se couper les ongles, de se parfumer le corps ou les vêtements donc les conséquences de l’entrée en rituel sont nombreuses et ses gens-là comme ils n’ont pas été à ^Arafat donc et qui sont rentrés en rituel  de pèlerinage c’est comme si ils sont toujours en rituel, c’est comme si ils ne se sont pas désengagés du rituel donc ils sont toujours sous la coupe des lois concernant celui qui est en rituel. Regardez les conséquences, ils sont revenus chez eux, dans leur pays. Donc regardez l’accumulation de péchés qu’ils commettent parce qu’ils n’ont pas appris. Cette homme par exemple  n’a pas le droit d’avoir un rapport avec son épouse jusqu’à ce qu’il se désengage du rituel parce que quand quelqu’un s’engage dans un rituel de pèlerinage il n’a pas le droit de faire de rapports. Tant qu’il est en rituel, si c’est un homme il n’a pas le droit de se couvrir la tête, si c’est une femme elle n’a pas le droit de se cacher le visage pendant qu’elle est en rituel les deux ils n’ont pas le droit de se parfumer et ainsi de suite tant qu’ils sont en rituel c’est-à-dire ils doivent respecter toute les choses que Dieu a interdite à celui qui est entré en rituel jusqu’à ce qu’ils se désengagent de ce rituel. Hors ces gens-là, ils sont retournés chez eux dans leur pays leur vie  est plein de péchés parce qu’ils sont partis avant d’avoir appris. Regardez l’accumulation de péchés parce qu’ils n’ont pas appris comment faire le pèlerinage. Si ces gens-là avaient appris que pour faire le pèlerinage, le pèlerinage n’est valable qu’avec la station à ^Arafah et que cette station elle a un temps bien déterminé et qu’après la station de ^Arafah, il faut faire des tours rituels autour de la Ka^bah qu’on appelle « Tawafoul ‘ifaaDah » et que on doit faire aussi pour les hommes soit se raser le crane soit se couper les cheveux et pour la femme se couper les cheveux ou une partie. Donc ce sont là les sujets indispensables que la personne doit apprendre avant de partir si quelqu’un il n’a pas respecté toutes ses choses-là et il a dit : «  oui moi j’ai été à La Mecque, j’ai vu La Mecque, j’ai vu ^Arafat ». Celui-là c’est comme quelqu’un qui est parti pour faire du tourisme pour voir du paysage. Il n’a pas accompli un acte d’adoration parce qu’il n’a pas appris quelles sont les règles. Ces gens-là sont exposés à un grand danger. Le Chaykh a dit : « je leur ai dit maintenant c’est une obligation pour vous d’aller pour une ^oumrah, vous allez faire des tours autour de la ka^bah ensuite vous faites les trajets entre As-Safaa et Al-Marwah puis vous coupez une partie de vos cheveux pour vous désengager du rituel parce que vous êtes encore en rituel. Le chaykh leur a enseigné que comme vous êtes encore en rituel aller faire la ^oumrah avec ce rituel là pour pouvoir vous désengagez et ensuite lorsque viendra la période du pèlerinage vous allez faire un pèlerinage. Le chaykh a dit : «  je leur ai enseigné cela, celui qui n’apprend pas il est exposé à  un grand danger, quand à celui qui apprend lui au contraire il va augmenter dans le bien et qu’il fait les actes d’adorations et qu’il les fait correctement il augmente en récompense ». Il y a dans le Qour’an un verset qui est « inna l-Ladhiina you’oudhouna l-Laaha wa raçoulahou », al iidhaa’ c’est-à-dire la nuisance. Or nous savons que Allaah, rien ne lui nuit, Allaah Il ne tire aucun bénéfice et aucun tord ne lui arrive de quoi que ce soit. Donc la question qui se pose, que veut dire ce verset puisque il y a le verbe qui indique la nuisance à l’égard de Dieu. La réponse pour comprendre ce verset c’est ce que nous allons voir tout de suite.  Et il convient de faire le rappel que l’on ne traduit pas les versets du Qour’an, c’est interdit. Mais on traduit les explications de ses versets, c’est pour cela qu’on ne prend dans ses livres qui sont prétendu traductions de Qour’an, si quelqu’un avait un minimum d’objectivité, de lucidité ce n’est pas pour la première fois qu’il y a des peuples non arabophone qui sont concernés par l’islam. Par le passé, il y a eu beaucoup et jusqu’à aujourd’hui la plupart du temps ce sont des non arabophones qui sont majoritairement musulmans ce ne sont pas des arabophones et pourtant il n’y a pas eu avant l’apparition des wahhabites, de gens qui ont fait des traductions de Qour’an, ni les turcs, ni les gens en ourdou, ni n’importe quelle langue en Afrique ou dans n’importe quel continent, il n’y a pas eu cette prétendue traduction de Qour’an. Ceci n’est apparue que récemment avec les wahhabites, pourquoi ? Parce que leurs objectifs, c’est d’expliquer certains versets de Qour’an  d’une manière fausse pour diffuser leur mauvaises croyances. Qu’est-ce qu’ils convient de faire ? Il convient de faire ce que les savants ont donné comme interprétation, comme exégèse, comme interprétation des versets du Qour’an et ce sont ses explications là que nous pouvons traduire et justement ce verset fait partit des versets qu’il convient de bien comprendre d’abord avant de lui donner une explication en français. Sinon les savants ont dit que c’est interdit, c’est un péché que de traduire les versets du Qour’an, certains ils disent mais moi je veux connaitre l’islam, on ne va pas lui donner cette prétendue traduction de Qour’an, c’est comme-ci tu donnes à quelqu’un un pot de miel et que dedans tu avais versé du poison. Est-ce que tu vas lui dire oui c’est du miel ? Oui, mais il y a du poison. Ces livres comportent du poison. Pourquoi ? Parce que dedans il y a des choses fausses au sujet de Dieu. Donc qu’est-ce qu’il faut faire ? Quelqu’un qui veut connaitre l’Islam on lui donne l’explication des deux témoignages, on lui explique cela. On lui explique les attributs de Allaah, les attributs des prophètes, et on lui explique ce qu’il nous est parvenu par transmission orale. An Naçafiyy il a expliqué ce verset il a dit ici ce qui nuisent au messager de Allaah, c’est ça qui est visé. Mais alors pourquoi il y a mention du nom de Allaah ? Allaah et le messager de Allaah il y a le verbe qui indique une nuisance, et Allaah Il n’est pas touché par la nuisance de quiconque. An naçafiyy il a dit ici il s’agit de ce qui nuise au messager de Allaah. An Naçafiyy a dit le nom de Allaah a été cité ici par honneur pour le messager, ça veut dire que il s’agit ici de ceux qui nuisent au messager et de ceux qui font ce que Allaah n’agrée pas et ce que le messager n’accepte pas. Comme la mécréance et comme le fait de renier le statut de prophète, donc la mécréance le fait de nier le statut de Prophète ce sont des choses que Dieu n’agrée pas et que le messager de Allaah n’accepte pas donc c’est un sens figuré ici, un majaaz on appelle en arabe. Il a dit que le sens figuré concerne la mention du nom de Dieu mais le sens propre s’applique au messager de Dieu. Qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut dire que au sens propre il y a eu des gens qui ont nui au messager de Dieu donc la nuisance concernant le messager de Dieu c’est un sens propre et concernant Allaah il s’agit d’un sens figuré tout simplement ça c’est ce que An-Naçafiyy a dit. En vérité, Allaah Il n’est pas touché, Il ne lui arrive pas de nuisances de la part d’autrui. Tout comme, il ne lui arrive pas de profits de la part d’autrui. Allaah Il est parfait, Allaah rien ne lui nuit, rien ne lui profite. Donc Al Qourtoubiyy a expliqué dans son tafsir, Al Qourtoubiyy est une des références dans le tafsir tout comme An-Naçafiyy, le tafsir c’est-à-dire l’éxégèse du Qour’an, il a cité le verset qui est le verset 57 de souratou l-aHzaab : « inna l-Ladhiina you’oudhouuna l-Laaha wa raçouulahou la^anahoumou l-Laahou fid dounyaa wa l ‘aakhirati wa ‘a^adda lahoum ^adhaaban mouhiinaa », c’est-à-dire ceux qui nuisent et là il y a eu la mention du nom de Allaah et à Son messager, Dieu les maudit dans le bas-monde et dans l’au-delà et leur réserve un châtiment rabaissant, un châtiment qui les humilie. Alors qu’est-ce que Al Qourtoubiyy a dit ? Il a dit il y a eu divergence entre les savants à propos de cette nuisance, pourquoi est-ce qu’il y a eu la mention du nom de Dieu alors qu’il y a une nuisance. La majorité des savants ont dit ça veut dire qu’il y a nuisance lorsqu’il y a mécréance lorsque les gens lui attribuent la femme et les enfants, et les associés. Lorsque les gens lui attribuent ce qui n’est pas digne de lui comme la direction, comme l’endroit, comme la position assise sur le trône et tout cela est de la mécréance. Parce que Allaah existe sans comment et sans endroit ou encore comme la parole des juifs qui disent que Dieu est avare ou la parole des chrétiens qui disent que Jésus est le fils de Dieu, ou la parole des associateurs qui disent que les anges sont les filles de Dieu et que les statuts sont ses associés, les idoles sont ses associés. C’est par cela qu’il a expliqué le mot « iidhaa’ » s’agissant de Allaah, par tout ce qui est une mécréance. Un autre groupe, toujours c’est la parole de Al Qourtoubiyy , il a expliqué ce verset vous voyez regarder un verset combien les savants ont détaillé pour l’expliquer. Ce n’est pas  après un moins que rien qui vient et nous sort un livre pour dire c’est la traduction du Qour’an. Le Qour’an est un miracle, ces gens-là ils l’ont réduit en prétendant le traduire par une phrase par verset, même la traduction est médiocre. Celui qui veut connaitre le Qour’an il le lit en arabe et il apprend par transmission orale son explication. Même quelqu’un d’arabophone il n’a pas a expliqué de sa tête, il a besoin de qui lui explique. Notre maitre Abou Bakr As-Saddiq que Allaah l’agrée qui lui parlait la langue dans laquelle le Qour’an a été révélé n’a pas osé expliquer un mot du Qour’an quand les gens l’ont interrogé à propos d’un mot « ‘abbaa », on lui a dit qu’est-ce que ça veut dire « ‘abbaa »  « fakihatan wa ‘abbaa ». Qu’est-ce qu’il a répondu ? Il a dit quelle terre, quel sol va me porter et quel ciel va m’abriter si j’ose dire à propos du livre de Dieu quelque chose que je ne connais pas et pourtant c’est le meilleur homme de cette communauté après le Prophète ^alayhi Salatou wa sallam et il parlait la langue dans lequel le Qour’an a été révélé. Comment quelqu’un de notre époque prétend-il, comment certains sont prétentieux, surtout ses wahhabites ils sont très prétentieux. Il te dit moi j’ai lu le Qour’an 10 fois mais il a feuilleté cette prétendue traduction en français. Il n’est même pas capable d’aligner une phrase correcte en arabe et il vient donner des leçons de croyance. La situation est dramatique, c’est pour cela que les gens qui ont appris la bonne croyance à chacun d’entre nous la tâche de diffuser cette bonne croyance, de corriger les mauvaises compréhensions des gens, le cas échéant. A chacun d’entre nous, de diffuser le bien autour de lui. Notre Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : « ballighouu ^annii  » : Transmettez de moi, communiquer, diffuser mon enseignant même un seul verset mais diffusez le. Parce que si nous ne le faisons pas, ce sont les gens de l’égarement qui vont le faire. Mais ils vont le faire à leur manière et ils vont corrompre les croyances des gens. C’est ce que nous voyons, c’est pour cela qu’il est très important que chacun prenne l’importance de ce sujet et diffuse la bonne croyance. Donc à propos de ce même verset, d’autres savants ils ont expliqués ils ont dit c’est une forme en arabe qu’on appelle l’omission du nom. Dans la langue arabe, par exemple on dit les esclaves vertueux de Dieu, les esclaves vertueux c’est le complément du nom Dieu, les esclaves vertueux de Dieu. Les esclaves vertueux qu’on appelle complément en arabe on appelle ça mouDaaf. Le mot Dieu ici c’est le nom et c’est mouDaaf ‘ilayh. Dans la langue arabe, on peut omettre le complément du nom, parce que le complément du nom il est sous-entendu. La phrase elle est correcte dans la langue arabe c’est une forme de rhétorique très utilisé. On omet le complément du nom et on cite que le nom, c’est connu. Et c’est pour cela qu’il y a eu la mention du nom Dieu il n’y a pas eu le complément qui est les esclaves vertueux donc certains savants ont expliqué ce verset ce qui nuisent aux esclaves vertueux de Dieu pour pas dire que ils nuisent à Dieu car Dieu Il ne lui arrive aucune nuisance. Vous avez compris cette deuxième explication?  Pour ce qui est de la nuisance au Messager salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il y a des nuisances qui ont eu lieu par la parole et il y a eu des nuisances qui ont eu lieu par les actes. Des gens ont nui au Prophète par la parole comme ceux qui ont dit qu’il était un sorcier, d’autres ont dit qu’il était un poète, d’autres ont dit qu’il était fou, d’autres ont dit que c’était un devin. Pour ce qui est de la nuisance qui lui a été porté par les actes, c’est comme ceux qui lui ont cassé sa deuxième incisive et qui lui ont fait une blessure au visage le jour de la bataille de OuHoud’ et d’autres nuisances encore. Bien-sûr tuer un prophète ou insulter un prophète ou nuire à un prophète parce qu’il est prophète c’est de la mécréance. Ce sont des choses qui ont été faites, nous ne le nions pas. Tout cela pour vous dire, que la science de la religion s’acquiert par transmission orale. Il est très important de multiplier les assemblées de science et de ne pas sécher les assemblées de science et de chercher à acquérir encore plus de science. Le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : « man youridi l-Laahou bihi khayran youfaqqih-hou fi d-diin » : Celui pour qui Allaah veut du bien il lui fait apprendre la science de la religion ». Nous demandons à Allaah qu’Il nous augmente en science, en connaissance de la religion.

Nous terminons par un Hadith du prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Dans le hadith le Messager de Allaah  salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Celui qui s’attache régulièrement à dire les paroles d’istighfaar, de dire Rabbi ghfir lii ou bien astaghfirou l-Laah ou bien Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’minaat, les paroles d’istighfaar ça veut dire quoi istighfaar ? Istighfaar ça veut dire la demande de pardon. Celui qui demande à Dieu de lui pardonner, celui qui régulièrement dit les paroles d’istighfaar, qu’est-ce que le Prophète nous a enseigné ? Il nous a enseignés que Allaah lui accorde une délivrance de toutes situations difficiles. Chaque fois que tu te trouves dans une situation difficile, tu es coincé, Allaah t’accorde une issue, si tu t’attaches à l’istighfaar. Il n’y a pas que ça, la deuxième chose que le Prophète a mentionné c’est que Allaah t’accorde une délivrance de tous tourments. C’est quoi le tourment? C’est quand la personne craint qu’une chose n’est lieu, quelque chose de mauvais. Souvent ça mine la personne, ça lui enlève son énergie parce que elle a peur de cette chose, là on dit qu’elle est tourmenté. On appelle en arabe al-hamm. Celui qui s’attache à l’istighfaar, Allaah le délivre et le soulage de tout tourment. Et quelle est la troisième chose que le prophète a citée dans ce hadith ? Allaah lui accorde une subsistance d’une voie à partir de laquelle il ne s’attendait pas. Il ne s’attendait pas à avoir une subsistance, Allaah l’a lui accorde. Tout ça pour qui ? Pour celui qui s’attache à l’istighfaar. Et notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui tous les jours, tous les jours, tous les jours, dit 27 fois, Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’miinaat, in shaa’ Allaah il deviendra au nombre de ceux dont l’invocation est exaucée, s’il dit tous les jours, il ne rate aucun jour. Tous les jours il dit Rabbi ghfir lii wa lil mou’miniina wa l-mou’miinaat 27 cent fois ça te prend moins que 10 minutes, ça veut dire quoi ? Ça veut dire s’attacher à la demande de pardon, de s’attacher de demander à Allaah qu’Il nous pardonne. Ça c’est un secret qui permet d’avoir beaucoup de réussite, qui permet de délivrer de beaucoup de tourments et d’avoir la subsistance. De dire Rabbi ghfiir lii wa lil mou’miniiina wa l-mou’minaat.

Les trois niveaux des croyants

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabarakah wa ta^ala dit dans le Qour’an qu’Il a honoré le fils de ‘Adam. Pourquoi est-ce que le fils de ‘Adam a été honoré?

Parce qu’il y a des prophètes parmi les humains. Et  les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah. Il n’y a pas de prophète qui ne soit pas un être humain.

Les anges il n’y a pas de prophète parmi eux. Les prophètes ne sont que des humains. Les jinns également ne sont pas des prophètes. Les prophètes sont parmi les humains.

 

Comme il y a des prophètes parmi les humains, les humains sont meilleurs que d’autres créatures. S’il n’y avait pas eu de prophètes, les anges auraient été meilleurs que les humains. Mais Allah a voulu par Sa Volonté qui est éternelle qu’il y ait des prophètes parmi les humains. La preuve que les prophètes sont meilleurs que les anges, c’est que Allah a fait que les anges se prosternent pour ‘Adam.

Allah a ordonné aux anges de se prosterner pour ‘Adam à titre de glorification, de respect, de salutation et non pas d’adoration. Car Allah n’ordonne pas à Ses esclaves d’adorer autre que Lui.

L’ordre que Allah ta^ala a donné aux anges de se prosterner pour ‘Adam, c’était juste après la création de ‘Adam. Et c’était là une annonce pour les anges, que celui pour lequel ils se prosternent, il aura un certain degré et aura une place importante.

 

Il y a deux choses ici :

  • Allah a fait que les fils de ‘Adam peuvent se déplacer sur terre et en mer.
  • Et Allah a accordé aux êtres humains beaucoup de belles choses, des choses par lesquelles Allah a honoré les humains

Allah a accordé ces belles choses pas seulement aux croyants, Il les a accordé aux croyants et aux non croyants.

Allah ta^ala a voulu par Sa parole : « wa laqad karramna », manifesté Sa Grâce et Ses Bienfaits aux fils de ‘Adam.

Allah a annoncé aux humains que le fait qu’ils puissent profiter de Ses Bienfaits, c’est une Grâce de Sa part. Comme il nous a appris qu’Il a accordé Ses Bienfaits, et que Ses Bienfaits peuvent en profiter aux croyants et aux non croyants.

 

Juste après il y a la parole de Dieu : « et nous leur avons accordé un degré supérieur à beaucoup d’autres ». Cette dernière partie concerne les croyants. Le fait qu’ils aient un degré supérieur, cela est réservé aux croyants. Le fait que Allah a crée des choses par lesquelles peuvent bénéficier les  humains, ça c’est général. Allah a accordé Ses Grâces aux croyants et aux non croyants.  Mais qu’est-ce qui est spécifique aux croyants ?

C’est qu’ils ont un degré supérieur.

 

Les croyants parmi les humains sont de 3 niveaux :

  1. Le degré supérieur ce sont les prophètes. Ils sont meilleurs que tout ce que Allah a créé.

Les prophètes ce sont des humains. Et il n’y a pas de prophétie si ce n’est chez les humains. Les prophètes sont meilleurs que les anges, que toutes les créatures de Dieu.

  1. Le deuxième niveau ce sont les humains qui ont un degré particulier. Après les prophètes, il s’agit des Saints, des Waliyy. Parmi les compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comme les 4 califes, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy. Ils sont les meilleurs des saints de cette communauté et ils sont les meilleurs des saints de toute l’humanité. Des 4 califes et des 6 qui les suivent pour faire les 10 à qui le prophète a annoncé la bonne nouvelle du paradis. Les 4 califes et les 6 qui les suivent sont d’un degré élevé selon le jugement de Alla Les 6 sont : Talha ‘Ibnou ^Oubaïdil-Laah, Az-Zoubayyir ‘Ibnoul ‘Awwam, Sa^id ‘Ibnou Zayd, Sa^ad ‘Ibnou Abi Waqqas, ^Abdour-Rahman ‘Ibnou ^Aouf et Abou ^Oubeida ^Amir ‘Ibnou Jarrah.

Ces dix sont les meilleurs des saints.

Apres ces 10 dans le mérite, il y a beaucoup de saints parmi les compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et ceux qui sont venus après le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam des saints de sa communauté.

  1. Troisième niveau, ce sont les croyants qui font partie du commun. C’est-à-dire ceux qui ne sont pas des saints. Ces trois sont compris dans la parole de Allah : « nous leur avons accordé un degré supérieur à beaucoup de ceux que nous avons créés ».

 

Cependant, le premier niveau a une particularité, c’est qu’ils sont meilleurs que les créatures de Dieu dans l’absolue. De quel niveau nous parlons ?

Celui des prophètes. Les prophètes, chaque individu d’entre eux est meilleur que n’importe quel ange de Dieu.

Nous n’exceptions aucun prophète. Tout prophète depuis ‘Adam jusqu’à notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sont tous meilleurs que les anges.

 

Pour ce qui est du deuxième niveau, ils viennent dans l’ordre de mérite après les prophètes mais ils sont meilleurs que les autres anges, pas les meilleurs des anges. C’est-à-dire que les saints viennent après le degré des prophètes et après le degré des anges de plus hauts degrés. Qui sont les anges de plus haut degré ?

Ce sont les anges comme Jibril, Mikail, ^Azrail, ‘Israfil, comme les anges qui portent le trône.

Il y a d’abord les prophètes, ensuite ces anges des plus hauts degrés, ensuite les saints de plus haut degrés.

 

Allah ta^ala a cité sa parole : « wa faDDalnahoum ^ala kathirin min man khalaqna ».

 

C’est pour nous apprendre et nous faire comprendre que le mérite n’est pas pour chaque humain, mais pour les croyants seulement.

Parce que ceux qui ne sont pas sur l’islam comme ’iblis, ceux qui l’ont suivi, sont les plus méprisables des créatures de Dieu.

C’est pour cela que cette dernière phrase ne les concerne pas. Ce n’est pas eux qui sont concernés par le fait d’avoir eu « un degré supérieur à beaucoup de ceux que Dieu a créé ». Le degré supérieur à beaucoup de ceux que Dieu a créé c’est pour les croyants seulement. Cette phrase ne concerne pas les non croyants parmi les musulmans.

 

Quant à la première partie du verset dans lequel Allah nous apprend qu’Il a donné énormément de Bienfaits, entre autres de pouvoir se déplacer sur terre, de pouvoir se déplacer en mer, ceci est commun aux croyants et aux non croyants.

Egalement parmi ces choses là,  les croyants et les non croyants s’associent dans les choses dans lesquelles on trouve du plaisir.

Les non croyants, même s’ils participent, même s’ils profitent eux aussi de nombreux Bienfaits que Dieu a accordé dans ce bas monde, ces Bienfaits qu’ils reçoivent dans ce bas monde seront une source de châtiment pour eux dans l’au-delà.

Pourquoi ces Bienfaits dans ce bas monde seront une source de châtiment pour eux dans l’au-delà?

Car ils n’ont pas accomplit le remerciement obligatoire à Dieu avec les Bienfaits que Dieu leur a accordé. Dans le bas monde c’est certes un bienfait, mais dans l’au-delà ce sera une source de châtiment.

 

Par ailleurs, dès qu’ils quittent la vie ils seront privés de la Miséricorde de Dieu, leur âme et leur corps n’aura plus aucune félicité. Même le souffle d’air frais qui rafraichit, ils ne l’auront pas.

Il est rapporté dans le Qour’an que les non croyants lorsqu’ils seront en enfer, ils vont dire au gens du paradis : « versez nous un peu d’eau pour qui puisse nous rafraichir » ou « donnez-nous de ce que Allah vous a accordé ».

Mais les gens du paradis leur répondront : « Allah en a privé les non croyants ». C’est-à-dire que Allah ne leur accorde pas ce qu’ils souhaitent.

 

Les non croyants seront privés d’eau dans l’au-delà. L’eau qui permet à l’âme de se rafraichir et qui permet au corps de se reposer, ils ne l’auront pas. Ils auront une boisson qui est extrêmement bouillante, qui déchire leurs entrailles et qui ne va pas les soulager de leur soif.

Quand ils ingurgitent cette eau, ce sera une cause pour que leurs intestins se déchirent tellement ce sera une eau chaude mais ils ne vont pas mourir. Mais ce ne sera pas une cause qui va les soulager de leur châtiment.

Si Allah leur avait prédestiné la mort, ils seraient mort de cette eau extrêmement chaude. Mais Allah ne leur a pas prédestiné de mourir. Le châtiment qu’ils ont c’est le pire des châtiments. L’eau également qui est extrêmement chaude, qui a été chauffée avec le feu de l’enfer et qui est arrivée à une température très élevée, également ce ne sera pas une cause de leur mort. Car Allah n’a pas prédestiné la mort pour les non croyants en enfer.

 

Et avant l’entrée en enfer, dans les différentes stations du jour du jugement, ils seront humiliés, apeurés, dévoilés, parce que leur mensonge à propos de Dieu sera connu de tout le monde. Et ils subiront différents sortes de châtiment dans les différentes stations du jour du jugement et jusqu’en enfer.

Il apparait donc qu’il ya une différence entre le fait de recevoir des Bienfaits de la part de Dieu et le fait d’avoir des mérites selon le jugement de Dieu.

Allah peut honorer quelqu’un en lui accordant des bienfaits physiques uniquement.

Et il se peut que l’honneur soit par des bienfaits physiques mais également par un mérite et des degrés élevés selon le jugement de Dieu.

 

Si on parle de Takriim dans ce bas monde, ce sera en donnant aux non croyants ces bienfaits dans ce bas monde.

Allah leur a fait Grâce par des différents organes par lesquels ils peuvent percevoir les bienfaits. Il leur a fait Grâce par de nombreux bienfaits comme subsistance et le fait de pouvoir se déplacer sur terre pour profiter de ce que Allah a créé. C’est là uniquement la part des non musulmans dans le bas monde.

Mais dans l’au-delà ils n’auront aucune part d’honneur, ils ne gouteront à rien pas même dans leur tombe à un seul atome de bienfaits de subsistance.

 

Dans le verset Allah ta ^ala dit :

«Wa rahmati waçi^at koulla chay’ »

 

Cela veut dire que la Miséricorde de Allah atteint toute chose. Qu’est-ce que ca veut dire toute chose ?

C’est-à-dire dans le bas monde. La Miséricorde de Allah touche le croyant et le non croyant, les animaux, les oiseaux, les jinns et d’autres choses encore. Tout ceux là bénéficieront de la Miséricorde de Dieu dans ce bas monde. C’est une Miséricorde générale. Allah nous apprend que dans l’au-delà Sa Miséricorde Il l’accorde spécifiquement, uniquement, à ceux qui auront évité toutes formes de mécréance. Dans cette vie d’ici bas la Miséricorde de Allah concerne toute chose, même les animaux. Allah fait que la jument lorsqu’elle met bas, elle écarte ses jambes pour ne pas piétiner le poulain. Tout cela est une Miséricorde de la part de Dieu.

Allah Sa Miséricorde concerne toute chose dans cette vie, mais dans l’au-delà elle ne sera réservée qu’aux croyants.

Allahou ta ^ala par Sa Grâce, par Sa Miséricorde, a fait que Sa Miséricorde dans ce bas monde est générale, elle concerne tous les croyants et les non croyants.

Allah a fait que Sa Miséricorde concerne dans l’au-delà les croyants et pas les non croyants. Et c’est une justice de Sa part, parce que Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit.

Allah ta ^ala, il n’y a personne qui a un droit sur Lui, qui Le contraigne à faire quoi que ce soit. C’est Lui qui a tous les droits sur Ses esclaves et qui leur oblige de faire ce qu’Il veut.

 

Allah a fait que ceux qui ont une raison parmi les humains, les anges et les jinns, ils ont l’obligation d’adorer Dieu et de ne pas Lui attribuer d’associés.

Celui qui s’est acquitté de ce dont Allah l’a chargé, qui a adoré Allah, qui n’a pas attribué d’associés à Allah, alors il aura fait ce que Allah lui a ordonné de faire.

Si en plus après avoir adorer Dieu, cru en Son Unicité, exempter Dieu de toute ressemblance avec Ses créatures, si la personne a cru au prophète et en tout ce que les prophètes ont transmit, et qui a cru en notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après cela, si la personne accomplit tous les devoirs, délaisse tous les péchés, alors on dit qu’elle a un degré de foi complète.

Le croyant accompli c’est celui qui a ces caractéristiques. Il a accomplit les devoirs et a évité les péchés.

Celui qui a ces caractéristiques, alors qu’il remercie Dieu, parce que c’est Allah qui lui a inspiré cette foi, cette sincérité dans l’adoration pour accomplir tous les devoirs et éviter tous les péchés.

 

Il y a un groupe de gens qui déforment ce verset : « wa laqad karramna baniAdam ».

Qu’est-ce qu’ils veulent dire par là ?

Ils prétendent que ce verset veut dire que tous les humains qu’ils soient croyants ou non croyants sont honorables. Or, ceci contredit le Qour’an, ça contredit la parole de Allah, la parole de Son messager et ça contredit la religion. Ils ont prétendu trouver dans ce verset un argument pour leurs mauvaises prétentions, que l’être humain qu’il soit croyant ou non croyant, qu’il soit un saint, qu’il soit un hypocrite, qu’il n’y a pas de différence entre tous puisque c’est Allah qui a crée tout le monde. Ces gens là sont les pires des mécréants. Parce qu’ils prétendent qu’ils font partie des meilleurs musulmans. Ces gens ont déformé ce verset et ils ont prétendu que ce verset signifiait que tous les humains Allah les agrée, ces gens ont déformé le Qour’an.

 

Allah a révélé le Qur’aan, il est Moutachabih. Qu’est-ce que ça veut dire ici Moutachabih ?

C’est-à-dire que les versets se ressemblent les uns les autres dans un sens, que les versets se consolident, s’expliquent les uns les autres. Certains versets expliquent d’autres versets. Les versets ne se contredisent pas.

Allah ta ^ala n’a pas dit que Ses esclaves sont tous équivalents dans l’ordre de mérite, et que les croyants tout comme les non croyants Allah les agrée. Le verset ne veut pas dire que tous les humains quel que soit leur religion ils sont honorables. Allah nous a apprit dans Son Livre Honoré qu’Il n’aime pas les non croyants.

« Dis, obéissez à Allah, obéissez au messager, et ceux qui refusent de croire en Allah et en Son messager, alors certes Allah n’aime pas les mécréants ».

Donc le croyant n’aime pas celui que Dieu n’aime pas.

Il n’y a pas de différence entre un non croyant qui agit bien avec les gens et un non croyant qui n’agit pas bien avec les gens.

Les non croyants sont tous des gens que Allah n’agrée pas. Mais leur châtiment diffère selon la gravité de ce qu’ils ont fait. Le non croyant, qui lui, veille à diffuser sa mécréance, à l’enseigner aux gens, son châtiment est plus grave que celui qui est non croyant et qui ne veille pas à diffuser sa mécréance. Et même ceux qui veillent à diffuser leur mécréance sont de différents niveaux.

 

Pharaon et les mécréants humains qui l’ont suivi seront parmi ceux qui subiront le plus grave des châtiments au jour du jugement en enfer.

Et il y a également d’autres mécréants qui feront partie de ceux qui subiront les pires des châtiments au jour du jugement en enfer comme : Abou Jahl, Oubeïd ‘Ibn Khalaf, Qaroun, Haman, Noumroud.

 

Et à ces époques proches, il y a eu des gens parmi les humains qui appellent à la mécréance, qui n’auront pas un châtiment inférieur à celui de pharaon  et ceux qui l’ont suivi. Il y a parmi eux, mêmes ceux qui auront un châtiment supérieur comme ceux qui nient l’existence de Dieu, ils n’auront pas un châtiment inférieur dans l’au-delà que Pharaon et que ceux qui les ont suivis.

 

Et il y a un groupe de non croyants à qui l’appel à l’Islam n’est pas parvenu. Ils ont vécu sur la mécréance. Ces gens là sont exceptés du châtiment de Allah malgré leur mécréance. Pourquoi ?

Parce que Allah châtie dans l’au-delà le mécréant à qui est parvenu l’appel à l’islam et qui s’en est détourné. Or, ce groupe de gens de mécréants n’ont pas entendu l’appel à l’islam. Ils ont vécu sur la mécréance mais Allah les a excepté du châtiment dans l’au-delà.

 

Allah ta ^ala a cité en bien les premiers qui sont entrés en islam, qu’ils fassent partie des Mouhajirins ou qu’ils fassent partie des ‘AnSars.

Al-Mouhajirouns ce sont ceux qui ont émigré de la Mecque à Médine. Et les ‘AnSars ce sont les musulmans de Médine qui ont accueilli les émigrants.

Il y’a un compagnon parmi les premiers à être entré en islam des Mouhajirins et des ‘AnSars, qui s’appelle ^Abdul-Laah ‘Ibn Mas^oud que Allah l’agrée.

C’était un savant parmi les compagnons et il était réputé, il faisait partie de ceux qui ont rapporté beaucoup de hadiiths du Messager. De ceux qui restaient beaucoup aux cotés du messager pour apprendre de lui. Justement c’est à son sujet qu’a été révélé ce verset qui fait l’éloge des premiers à être rentré en islam.

 

Les ‘AnSars sont les compagnons du messager de Allah et sont de Médine.

Donc ils ont été appelé ainsi Al-‘AnSars, les partisans alors qu’une partie d’entre eux fait partie de la tribu de Al-Khazraj et une autre partie d’eux fait partie de la tribu de Al-‘Aws. Mais c’est l’islam qui leur a donné cet appellation de Al-‘AnSars _ les partisans.

 

Et pour ce qui est des Mouhajirouns, les émigrants, ce sont les musulmans de Médine parmi lesquels il y’a les 4 califes : Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy ; et les 6 qui ont été cité avec eux dans l’annonce de la bonne nouvelle du paradis : Talha ‘Ibnou ^Oubaïdil-Laah, Az-Zoubayyir ‘Ibnoul ‘Awwam, Sa^id ‘Ibnou Zayd, Sa^ad ‘Ibnou Abi Waqqas, ^Abdour-Rahman ‘Ibnou ^Aouf et Abou ^Oubeida ^Amir ‘Ibnou Jarrah.

 

Ils sont tous des émigrants, ils étaient entrés en islam quand le messager était encore à la Mecque, avant l’émigration.

Ils ont été aux côtés du messager de Allah pendant une longue période puis ils ont émigré à Médine. Ces émigrants sont meilleurs que les partisans.

La première couche des croyants accomplis qui sont honorables selon le jugement de Dieu ce sont les compagnons du messager de Allah qui sont venus de la Mecque, qui sont les émigrants.

^Abdul-Laah ‘Ibn Mas^oud dont on parle fait partie des émigrants. Qu’est-ce qu’il a dit ?

Il a dit : « ne t’empresse pas de faire l’éloge de quelqu’un parce qu’il se peut que tu vois en lui des choses que tu détestes par la suite. Et ne t’empresse pas de blâmer quelqu’un parce qu’il se peut que tu vois en lui des choses qui vont te plaire ».

Le sens de son propos c’est que si quelqu’un s’empresse de faire l’éloge d’un autre, il se peut qu’il s’en rende compte par la suite qu’il a du mal en lui, que c’est quelqu’un de mauvais. Et qu’il prenne peur pour ne pas mettre en garde les gens contre lui parce qu’il a déjà fait son éloge. Et il va avoir peur des gens par son silence.

Egalement, il se peut que quelqu’un s’empresse de blâmer un autre puis il s’avère que c’était quelqu’un qui a du mérite et il va manquer de profiter de lui. Car il l’a blâmé auparavant,  il l’a méprisé alors qu’il a besoin de profiter de lui.

C’est pour cela la sagesse implique de ne pas nous empresser de dire du bien, de faire l’éloge de quelqu’un et de ne pas nous empresser de faire le blâme de quelqu’un.

Il convient que notre éloge de quelqu’un soit de la manière conforme à la manière de l’islam. Et que notre blâme de quelqu’un soit conforme à la loi de l’islam.

 

Celui qui a connu des raisons valables dans la loi de l’islam, qui implique de faire l’éloge de quelqu’un selon la loi de l’islam, alors il peut faire son éloge.

Et celui qui a prit connaissance de raison valable dans la loi de l’islam, qui implique de blâmer une personne alors il la blâme dans l’intention de mettre en garde contre elle si c’est une personne musulmane et qu’elle n’a pas quitté l’islam.

Mais s’il s’est assuré que cette personne a quitté l’islam, il est permit de la blâmer aussi bien dans l’intention de mettre en garde contre elle que sans cette intention de mise en garde contre elle, parce que ce n’est plus une musulmane.

 

La personne vertueuse n’est pas celle qui ne cite aucune personne en mal. S’il ya nécessité de blâmer quelqu’un conformément à la loi de l’islam, il blâme.

Et le vertueux ce n’est pas celui qui critique ou porte atteinte à tout à chacun sans preuve.

Le musulman vertueux c’est celui qui fait l’éloge de celui qui mérite l’éloge et qui blâme celui qui mérite le blâme.

Comme si par exemple il a prit connaissance qu’il donne des avis sans sciences, ou qu’il rend licite ce qui est interdit, ou qui rend interdit ce qui est licite.

S’il prend connaissance de cela chez quelqu’un, il le cite. Il ne va pas dire : « moi je ne parle par des gens ».

 

Ces savants grâce à qui nous avons pu connaitre les sujets de notre religion, ce sont eux l’intermédiaire pour nous rapporter le Qour’an, pour nous transmettre  les hadiths du prophète jusqu’à nous.

Eux faisaient l’éloge de celui qui méritait les éloges et ils critiquaient celui qui méritait les critiques.

Quant à celui qui prétend qu’il est vertueux et qui ne met pas en garde contre ceux qui trompent les gens dans les sujets du bas monde et dans les sujets de la religion, celui-ci n’est pas un vertueux mais c’est un chaytan qui est muet.

Tout comme l’a dit un savant qui s’appelle Abou ^Aliyy Ad-Daqqaq : « celui qui se tait, qui ne dénonce pas ceux qui méritent d’être dénoncé, c’est un chaytan qui est muet ».

 

 

 

 

 

Information utile :

« La science de la religion ce n’est pas une réflexion que quelqu’un fait dans son coin. La science de la religion c’est quelque chose que l’on reçoit par transmission des gens qui sont dignes de confiance, qui ont la connaissance et qui ont eux-mêmes prit ces connaissances auprès de leur semblable avec une chaine de transmission ininterrompue qui remonte jusqu’aux compagnons du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».

 

 

 

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Le sacrifice

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

La louange est à ALLAAH le Seigneur des mondes, que ALLAAH Honore et Elève davantage le rang de notre Maître MouHammad Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’IL préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à ALLAAH qu’IL nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’IL nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’IL nous augmente en connaissance. Et nous LUI demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’IL fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Sachez que DIEU vous fasse Miséricorde par la réussite qu’IL accorde, que le sacrifice, al-‘ouDhiya est ce que l’on égorge parmi les 3 catégories de bétails pour se rapprocher de l’agrément de ALLAAH, le jour de l’^id, et les 3 jours de At-tachriiq. Donc ce que nous égorgeons pour nous rapprocher de l’agrément de DIEU dans cette période de jour de l’^id et les 3 jours de At-tachriiq, c’est ce qu’on appelle al-‘ouDhiya, le sacrifice.

Et ce que nous avons commencé hier samedi 03 septembre 2016, c’était le 1er de Dhoul-Hijjah de l’année 1437. Donc nous entamons les 10 premiers jours du mois de Dhoul-Hijjah, qui fait partie des mois du pèlerinage. Et puisque le jour du 09 de Dhoul-Hijjah c’est le jour de ^Arafah, c’est le meilleur jour de l’année, il est très recommandé de le jeuner pour celui qui n’est pas en train de faire le pèlerinage, dimanche prochain (soit le 11/09/2016). Et le lendemain, le lundi 12/09/2016 sera donc le jour de l’^id. Nous parlons donc du jour de l’^id qui est l’^id al-‘aDHa où le mot ‘aDHa signifie le sacrifice.

Il ya unanimité du caractère méritoire de ce sacrifice. Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit « méritoire » ? C’est-à-dire que ca donne des récompenses. Le terme méritoire englobe tout ce qui fait rapprocher de l’agrément de DIEU, que ce soit quelque chose d’obligatoire ou de surérogatoire. A l’origine donc du caractère méritoire de  ce sacrifice (avant même l’unanimité puisque l’unanimité est une preuve, il ya unanimité des savants moujtahid du caractère méritoire de ce sacrifice), il y’a la parole de ALLAAH, il y’a des versets du Qur’aan entres autres : « wal boudna ja^alnaaha lakoum min cha^aa’iril-Laah ; et un autre verset : « faSalli li rabbika wanHar» qui signifie « accomplis la prière et égorge pour ton Seigneur».

Il s’agit d’un acte très recommandé, (le sacrifice, égorger le jour de l’^id et les 3 jours de at-tachriiq), c’est une sounnah mou’akkada selon l’imam Ach-Chafi^iyy et selon la plupart des imams. La plupart des imams ont suivi cet avis que c’est très recommandé dans le cas où la personne n’a pas fait le vœu de faire le sacrifice. Vous savez qu’il est permis de faire un vœu d’accomplir un acte méritoire, mais dès lors qu’on fait le vœu, alors nous devons le tenir. Si un vœu est fait, on doit le tenir. On ne fait pas le vœu de n’importe quoi, on ne fait pas le vœu de faire un péché, ni d’éviter un péché. Parce que faire un péché n’est pas méritoire et éviter un péché c’est obligatoire. On ne fait pas le vœu d’accomplir les 5 prières obligatoires ou de ne pas les accomplir, parce qu’on ne fait pas le vœu de quelque chose d’obligatoire ni de quelque chose d’interdit. On peut faire le vœu de quelque chose qui est méritoire mais pas le vœu de quelque chose d’indifférent. Et dès lors que la personne a fait le vœu, c’est un de voir pour elle que de le respecter. Donc si quelqu’un a fait le vœu de faire le sacrifice le jour de l’^id, alors il doit respecter ce vœu.

L’imam Maalik que ALLAAH l’agrée a eu l’avis que le sacrifice était un devoir.

L’imam Abou Haniifah que ALLAH l’agrée a dit : « il est un devoir pour celui qui réside dans le pays où il dispose d’un seuil de zakat comme 200 dirhams ». C’est-à-dire qu’il a un certain niveau de richesse.

 

Le sacrifice on ne le fait pas au nom de quelqu’un qui est déjà mort, si quelqu’un est mort on ne va pas égorger pour lui. Mais il est permit de faire un sacrifice puis de lui offrir la récompense, avec l’invocation en disant « Ô ALLAAH fais parvenir une récompense semblable à cet acte que je viens de faire à l’âme de untel ». C’est ça offrir la récompense.

 

Le sacrifice soit il est fait par vœu, soit il est fait de manière surérogatoire sans que ce soit suite à un vœu. Dans les deux cas, on fait un sacrifice.

Dans le cas où la personne a fait le vœu de faire un sacrifice le jour de l’^id, quelles sont les conséquences ? Les conséquences sont que l’animal qu’il a égorgé n’est plus sa propriété dès lors qu’il a fait le vœu. C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permit une fois cet animal égorgé de manger de sa chaire. Parce qu’il a fait le vœu que ce soit un sacrifice pour DIEU, il ne peut pas le consommer lui-même. Il devra le distribuer aux nécessiteux.

Et si la personne égorge l’animal de manière surérogatoire, c’est-à-dire qu’il n’a pas fait le vœu mais il aime égorger cela pour l’agrément de DIEU. Dans ce deuxième cas, elle peut consommer de la chaire de cet animal qu’elle a égorgé pour l’agrément de DIEU, elle peut en manger et c’est même recommandé qu’il en mange. Et ce n’est pas un devoir d’en manger de l’animal qu’elle égorge pour le jour de l’^id. Et il peut en offrir même pour les gens qui sont riches, des gens qui ont les moyens.

 

Le temps du sacrifice : à partir de quand peut-on égorger un mouton ou un animal pour l’agrément de DIEU ?

Le temps commence après le lever du soleil du jour de la fête, c’est-à-dire le 10ème jour de Dhoul-Hijjah.

 

Combien de temps après le lever du soleil ? Le temps de faire 2 rak^ah qui est la prière de l’^id et 2 discours qui sont les 2 discours après la prière de l’^id, contrairement à la prière du vendredi. Pour la prière du vendredi, l’imam commence par donner 2 discours puis l’assemblée fait une prière de 2 rak^ah. Pour l’^id c’est l’inverse, ils font d’abord 2 rak^ah puis l’imam donne 2 discours. C’est en prenant en compte des rak^ah qui ne sont pas trop longues et des discours qui ne sont pas trop longs après le lever du soleil, on fait passer ce temps là et à partir de là le temps de l’égorgement commence. Que celui qui veut égorger a fait la prière ou pas, dans les deux cas, c’est ça le temps. Même si lui dit « moi je ne la fais pas cette prière », dans tous les cas il n’égorge pas. S’il veut réaliser l’acte recommandé, faut qu’il attende ce laps de temps. Parce que la prière de l’^id n’est pas une prière obligatoire. C’est une prière qui est surérogatoire.

 

Durée : Le temps de l’égorgement, c’est-à-dire de ce sacrifice, dure jusqu’au coucher du soleil du 3ème jour de At-tachriiq. Quels sont les 3 jours de At-tachriiq ? Ce sont le 11, le 12 et le 13 du mois de Dhoul-Hijjah. C’est lorsque les pèlerins vont à Mina pour lancer les pierres dans les 3 bassins.

Il est permit que la personne égorge la nuit mais c’est déconseillé. Pourquoi c’est déconseillé ?

  • De crainte qu’il n’égorge pas au bon endroit,
  • ou qu’il se blesse lui-même,
  • ou qu’il tarde à distribuer la viande encore fraîche aux nécessiteux.

La nuit de l’^id, quand les pèlerins descendent de ^Arafah et qu’ils se dirigent vers la Mecque, ils passent par Mousdalifa puis ils vont à Mina où ils lanceront les 7 pierres dans le grand bassin. S’il était en train de faire le pèlerinage, le meilleur moment pour lui d’égorger c’est après avoir lancé les 7 pierres dans le grand bassin mais avant qu’il ne fasse le rasage du crâne pour les hommes ou la  coupe de cheveux pour les femmes.

 

Pour ce qui est du lieu du sacrifice, c’est le lieu où se trouve celui qui veut sacrifier. Concernant le caractère permit d’emmener la viande ailleurs que là où elle a été égorgé, il y’a 2 avis.

 

Qu’est-il suffisant d’égorger comme sortes de bétail pour le jour de l’^id ? Il y’a plusieurs sortes :

  • Parmi les ovins(c’est-à-dire les moutons et les brebis) : il est suffisant d’égorger 1 jaza^. Qu’est-ce que al jaza^ des ovins ?
  • C’est le mouton ou la brebis qui a 1 an lunaire selon l’avis le plus fort.
  • Ou qui a perdu ses dents de devant.

Mais il y’a eu d’autres avis selon lesquels même si l’agneau a 6 mois c’est suffisant. Mais d’autres ont dit qu’il faut qu’il ait 8 mois.

Un mouton suffit pour la personne qui égorge pour elle.

  • Parmi les caprins (c’est-à-dire les chèvres et les boucs) : il est suffisant d’égorger un thaniyy. Qu’est-ce que al thaniyy ?
  • c’est-à-dire la chèvre ou le bouc qui a 2 ans lunaire révolus et qui a entamé la 3ème année lunaire. Mais il y’a un avis faible qui dit qu’1 an suffit.
  • Il est suffisant d’égorger ce qui est plus grand que al jaza^ et que le thaniyy, c’est-à-dire même s’il a 3 ans ou 4 ans et cela est mieux.
  • Il est suffisant d’égorger un mâle ou une femelle.

 

  • Parmi les bovins, ce qui est suffisant c’est ce qui a 2 ans
  • Parmi les camélidés (c’est-à-dire les chameaux et dromadaires), c’est ce qui a 5 années révolues.

Un bovin ou un camélidé suffit pour 7 personnes. C’est-à-dire que 7 personnes peuvent s’associer ensembles pour acheter une vache ou un chameau et le sacrifier à cette occasion.

Mais il est mieux qu’1 personne sacrifie un mouton que d’être 7 à s’associer pour sacrifier un chameau ou une vache.

 

 

Il n’est pas suffisant d’égorger au titre du sacrifice de l’^id, un animal qui a un défaut apparent, comme :

  • Une bête qui est boiteuse ou une bête qui est borgne,
  • Un défaut qui a un effet sur le manque de chaire, c’est-à-dire de sorte que l’animal n’a pas beaucoup de chaire ou ça diminue la quantité de viande de manière claire,
  • Un animal dont une partie de l’oreille a été coupé.

 

Il est suffisant dégorger l’animal qui a été castré ou l’animal qui a perdu ses cornes, ou l’animal qui a une partie de sa corne cassée ou l’animal qui a perdu ses dents tant que cela n’affecte pas sa santé, c’est-à-dire que cela n’a pas de conséquence qui fait qu’elle soit devenue maigre

 

 

Les meilleurs des sacrifices que l’on puisse faire, c’est :

  • L’animal qui est le plus beau
  • L’animal qui est le plus gras
  • L’animal qui est le plus bon
  • L’animal qui est le plus complet.

 

 

Et dans l’ordre des priorités,

  • La bête de couleur blanche est mieux à être sacrifié que la bête qui a quelques rougeurs sur sa blancheur
  • La bête qui est châtain ou marron par rapport au blanc est meilleure que l’animal qui a du blanc et du noir
  • L’animal qui a du blanc et du noir est meilleur à être sacrifié que celui qui est noir.

 

 

La manière d’égorger et de sacrifier :

  1. Si, sur l’animal qu’on compte égorger il y’avait de la laine et qu’il n’ya pas d’intérêt à ce que cette laine soit tondue, mais qu’il n’ya pas de nuisance à ce qu’on laisse cette laine, alors ce n’est pas permit de la tondre. On laisse la laine. Mais s’il y avait une nuisance sur cette laine, alors il est permit de tondre cette laine et d’en tirer profit. Cependant s’il la donne en aumône cela vaut mieux.
  2. Il a été authentifié que le Messager de ALLAAH Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a sacrifié 2 béliers de couleur blanche, qu’il a égorgé de sa propre main honorée, Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam. Il a dit bismil-Laah et il a dit ALLAAHOU ‘akbar avant de les égorger.
  3. Il y’a 5 choses recommandées au moment d’égorger :
  4. La parole bismil-Laah
  5. L’invocation en faveur du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam
  6. Se diriger avec l’animal qu’on veut sacrifier vers la Qiblah
  7. At-takbiir, la parole ALLAAHOU ‘akbar
  8. Et faire une invocation pour que ALLAAH accepte cet acte. L’invocation qu’il peut dire c’est « bismil-Laahi wa ALLAAHOU ‘akbar, wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam. Allaahoumma minka wa ilayk fataqabal minnii »

Ce qui signifie :

« Bismil-Laah C’est-à-dire je commence mon acte en évoquant le nom de DIEU,

ALLAAHOU ‘akbar c’est-à-dire ALLAAH mérite plus de Vénération et de Glorification que tout autre. ALLAAHOU ‘akbar ne veut pas dire que DIEU est Grand comme on trouve dans certains journaux. La science de la religion on ne l’apprend pas dans les journaux. Il n’est pas question de taille ici ni de dimension par ce que ALLAAH n’est pas un corps. ALLAAH est le Créateur des corps, IL n’est pas attribué par les dimensions.

Wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam, c’est-à-dire que ALLAAH Honore et Elève davantage en degré Son Messager MouHammad ainsi que sa famille et ses compagnons.

Allaahoumma minka wa ilayka fataqabal minnii, c’est-à-dire « Ô ALLAAH c’est un animal dont TU nous as accordé la propriété et que nous T’offrons. Ô ALLAAH accepte de moi ». Ou alors il dit : « Ô ALLAAH accepte cette offrande de untel (si ce n’est pas le propriétaire qui l’égorge, c’est-à-dire que lui est en train d’égorger pour quelqu’un d’autre).

 

 

La sounnah pour les ovins, les bovins et les caprins c’est que l’animal soit posé sur son flanc gauche, les pattes en direction de la qiblah.

 

Ce qui est déconseillé pour l’égorgement, c’est qu’au moment de l’égorger, la personne lui couper la totalité de la tête. On égorge mais on ne va pas au-delà des 2 conduits de respiration et d’alimentation. On ne tranche pas la tête du premier coup. Quand l’âme sort et au moment de la dépecer, oui on peut lui trancher la tête.

 

Il est recommandé pour l’homme que ce soit lui-même qui fasse son sacrifice. C’est-à-dire qu’il n’ya pas un boucher qui égorge pour lui par exemple.

Et c’est recommandé pour la femme qu’elle demande à un homme dégorger pour elle mais elle peut égorger elle-même. Ce n’est pas une condition. Aujourd’hui il y’a tellement d’ignorances que les gens sont étonnés et font des conjectures sur des choses qui n’ont rien à voir. Parfois ils disent « mais si elle a les menstrues ? » Mais cela n’a rien à voir avec les menstrues ! C’est normal, ALLAAH nous a rendu licite de manger de cette chaire et pour la manger on passe par cela (l’égorgement).

S’il a fait le vœu d’égorger au moment d’égorger, il met cette intention qu’il s’agit d’un sacrifice suite à un vœu.

S’il égorge sans que ce soit suite à un vœu, alors il met l’intention qu’il sacrifie pour gagner des récompenses de la part de DIEU. Bien sûr, il lui est autorisé de demander à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui.

Il est recommandé que le propriétaire de l’animal pour lequel le sacrifice est fait soit présent au moment du sacrifice. Même s’il mandate quelqu’un d’égorger pour lui et qu’il n’est pas présent c’est valable. Mais ce qui est recommandé et pour avoir plus de récompenses c’est que la personne soit présente lorsque cela est fait.

Ainsi, Al Bayhaqiyy a rapporté de Abou Sa^yd Al Khoudry que ALLAAH l’agrée, que le Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a dit à sa fille FaTimah que ALLAAH l’agrée, ce qui signifie : « lèves-toi et sois présente au moment de ton sacrifice. Soit témoin quand l’animal va être égorgé car par la première goutte de sang qui va sortir de cet animal, il te sera pardonné tous tes péchés antérieurs ».

Le mieux, s’il demande à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui, que cet autre soit un homme musulman. Mais s’il demande à un mécréant qui fait partie des gens du livre ou à une femme, c’est valable. Parce qu’ils font partie des gens que s’ils égorgent on peut consommer.

 

Quand est-ce que le propriétaire de l’animal met l’intention quand il va mandater quelqu’un d’autre ?

Il met l’intention que c’est un sacrifice pour DIEU quand il va la donner à celui qui va l’égorger. Dès lors qu’il mandate quelqu’un pour qu’il égorge à sa place, c’est valable du moment que celui qui mandate est musulman et a le discernement.

 

 

Si le sacrifice a été fait suite à un vœu, alors il faut le distribuer aux nécessiteux après l’avoir égorgé.

Dans le cas où le sacrifice n’est pas suite à un vœu, mais la personne veut le faire pour gagner des récompenses, alors l’animal après son égorgement, est partagé en 3 tiers :

  • 1/3 pour les pauvres,
  • 1/3 pour sa famille,
  • et 1/3 pour des cadeaux. Et parmi les cadeaux, il donne s’il veut même à des gens qui ont leur suffisance, c’est-à-dire des riches. Quand on dit riche dans la Loi de l’islam, cela ne veut pas dire qu’il est millionnaire mais qu’il a sa suffisance.

Ce n’est pas une condition pour les 3 tiers que ce soit des parties bien définies de l’animal pour une catégorie particulière.

Sont inclus dans les 3 tiers distribués, la tête et même la peau.

Par ailleurs même si l’animal est donné à un seul pauvre, c’est suffisant.

Et même si celui qui prend de l’animal qui a été sacrifié fait partie des descendants du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, c’est permis. Cependant, il n’est pas suffisant de donner l’animal au pauvre avant de l’avoir égorgé. Donc qu’il l’égorge et ensuite qu’il le donne. Egalement, tout comme on a vu, ce n’est pas une condition que celui qui fait le sacrifice égorge lui-même. Et ce n’est pas non plus une condition que celui qui va distribuer soit celui qui a sacrifié. Il peut aussi mandater.

Celui qui veut, il mandate quelqu’un digne de confiance, pour distribuer les animaux qui sont sacrifiés aux ayants-droits, et dit par exemple à quelqu’un en qui il a confiance « prends cet animal sacrifié et distribue-le aux pauvrex »

Aujourd’hui, on trouve des gens qui s’autoproclament « association de… » et rajoutent « islamique », et font après des choses qui ne sont pas conformes avec la Loi de l’islam, à cause de leur ignorance. C’est une preuve et ces gens là auront des comptes à rendre au jour du jugement. Ce n’est pas un jeu, ce n’est pas parce que la personne a une logistique qu’elle se permet de faire des choses qui ne sont pas conformes à la Loi de l’islam. Attention, car au jour du jugement les gens demanderont des comptes à cette personne si elle a été mandaté à faire certaines choses notamment pour la zakat par exemple. Il y’a des gens qui la collectent et ne la donnent pas aux ayants-droits. Leur responsabilité n’est pas quelque chose de facile, il faut apprendre et il faut craindre DIEU. Mais il y’a des gens qui n’apprennent pas et qui ne craignent pas DIEU, et s’autoproclament représentants de l’islam.

 

 

Parmi les actes recommandés pour le sacrifice, il y a  :

  • Bien aiguiser l’outil avec lequel on va sacrifier. On n’utilise pas un couteau qui n’est pas bien aiguisé, car il faut faire en sorte que ce soit le plus facile pour l’animal.
  • Faire passer le couteau en appuyant avec force, dans un sens puis dans l’autre. Au bout de 2 fois (pas 3, 4fois), il est censé avoir coupé ce qu’il devait couper.
  • Que celui qui égorge se dirige vers la qiblah et il dirige également l’animal qu’il sacrifie vers la qiblah. Il se met dans une position telle que l’animal est vers la qiblah et que lui-même est vers la qiblah.
  • Dire bismil-Laahi ar-raHmaani ar-raHiim au moment où il va égorger.
  • Ce qui est recommandé pour les chameaux c’est ce qu’on appelle an-naHr, c’est de couper à la racine du cou. Et pour les vaches, les moutons, c’est d’égorger, à savoir de couper le conduit qui est en haut du cou. La position n’est pas la même. Vous prenez l’équivalent de la thyroïde, vous la soulevez et vous égorgez juste en-dessous. Comment dit-on qu’on a égorgé le mouton ? C’est quand on coupe le conduit de la respiration et de la nourriture (le larynx et l’œsophage).
  • Pour le chameau, il est recommandé de l’égorger quand il s’appuie sur 3 pattes avec un genou plié et attaché. Sinon, lorsqu’il est accroupit. On laisse la patte droite avant libre et on attache les 3 autres.

Pour les bovins, ovins et caprins, on les mets comme cité plus haut, sur leur flanc gauche.

  • Une fois qu’il coupe le conduit de la respiration et de la nourriture, il est recommandé d’arrêter de couper, de ne pas aller au-delà. Et de ne pas séparer la tête du corps immédiatement. Il ne va pas dépecer (enlever la peau) immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas casser la colonne immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas couper des pattes immédiatement après avoir égorgé, il ne bouge pas l’animal et il ne le déplace pas à un autre endroit mais il le laisse jusqu’à ce que l’âme sorte du corps. Et il ne l’attache pas après l’avoir égorgé, pour l’empêcher de se mouvoir.

Les choses prioritaires c’est :

  • D’emmener l’animal avec douceur au lieu où il sera égorgé,
  • De le mettre sur le flanc avec douceur,
  • De lui proposer de boire avant d’être égorgé,
  • De ne pas aiguiser le couteau devant l’animal pour ne pas l’effrayer
  • De ne pas égorger pas les animaux les uns devant les autres. Par exemple si c’est une famille et qu’ils veulent égorger ensembles, alors qu’ils mettent les animaux dans une pièce fermée puis ils égorgent un et finissent avec lui avant de ramener l’autre, et ainsi de suite… Ce n’est pas quelque chose de facile mais c’est pour ne pas effrayer l’animal.
  • Dire « Ô ALLAAH cet animal c’est TOI qui nous l’a accordé, c’est à TOI que nous l’offrons, Ô ALLAAH accepte-le de moi»

 

 

J’espère que cela a été utile pour que la personne comprenne comment on accomplit ce sacrifice qui comme vous le savez est une revivification de la tradition de notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, qui a égorgé un bélier que Jibriil lui a emmené du paradis lorsque ‘Ibraahiim a reçu l’ordre d’égorger son fils. Les savants ont dit que c’est son fils Isma^il et certains ont dit IsHaaq. Et lorsqu’il l’a emmené dans les montagnes pour l’égorger, son fils lui a dit « où est donc l’animal que tu voulais sacrifier ? », parce qu’au départ il lui a dit : « Ô mon fils j’ai vu dans le rêve que je faisais un sacrifice à DIEU ». Il lui a dit « fais ce que ALLAAH t’a ordonné ». Et quand ils sont allés dans les montagnes pour faire le sacrifice, il n’a pas vu d’animal. Son fils lui a demandé où est son sacrifice et il lui a dit « c’est toi que j’ai reçu l’ordre de sacrifier ». Et son fils a été de ceux qui s’empressent à obéir à DIEU et lui a dit « fais ce que DIEU t’a ordonné de faire ». Il lui a dit « passe le Salam à ma mère, éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne te tache pas et que si ma mère le voit ça lui ferait mal ». Et quand il a voulu égorgé, le couteau n’a pas coupé. Et quand son fils lui a dit « alors pourquoi n’as-tu pas coupé ? Plante le couteau ». Il a voulu planter le couteau mais le couteau ne s’est pas planté. Et cela est une preuve que c’est DIEU qui Crée et que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. Et ALLAAH ta^ala a Compensé Isma^il par un bélier que Jibriil a ramené du paradis et que notre maître ‘Ibraahiim a donc égorgé. Et ceci est une preuve de l’empressement des prophètes à exécuter l’ordre de DIEU. Et c’est une preuve également que les ordres de DIEU comportent une Sagesse qui pour certaines nous sont connues, pour d’autres elles ne sont pas connues. Et ce n’est pas une condition de connaître la Sagesse pour exécuter l’ordre. Et c’est une preuve aussi que DIEU Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Pas comme certains disent qu’il est obligatoire que DIEU interdise de boire de l’alcool ou que c’est obligatoire que DIEU interdise de manger du porc. ALLAAH ta^ala s’IL voulait que le porc soit licite, IL aurait fait que le porc soit licite. ALLAAH Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Ce sont des épreuves pour nous.

Il y a en cela une preuve que l’ordre n’est pas la Volonté : ALLAAH a ordonné une chose mais IL n’a pas voulu que cette chose ait lieue.

Dans ce récit il y a énormément de leçons que nous apprenons. Et nous nous revivifions cette tradition, nous faisons comme l’a fait notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam avec cette tradition.

Que ALLAAH agrée cet acte des musulmans et qu’IL Fasse que nous soyons de ceux qui entretiennent et qui persévèrent dans l’attachement à la sounnah de notre prophète, c’est-à-dire à sa croyance et à ses traditions qu’il a instauré.

 

 

Wa ALLAAHOU ta^ala a^lam wa aHkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.

 

LES CAUSES DE GUERISON // LES KHAWARIJ

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Dans le Qur’aan dans sourate Al-Kahf verset 104, Allah nous apprend qui sont les perdants, ceux qui font les œuvres mais qui ne donnent pas de fruits. Ce sont ceux qui œuvrent dans ce bas monde et qui pensent qui sont en train de bien agir. Alors qu’en réalité ils n’agissent pas bien.

Et dans le hadith rapporté par Mouslim, le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce dont nous comprenons en français :

« Celui qui nous trompe n’est pas un croyant accompli ». Le sens littéral du hadith « il n’est pas des nôtres » qu’est-ce que ça veut dire ? Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas du tout musulman celui qui nous trompe, mais ça veut dire que c’est un musulman qui n’a pas un degré de foi complète. C’est ça le sens de ce hadith ?

Mais enfin, la 3ème parole c’est celle de Abou ^Aliyy Ad-Daqaaq, qui est un savant qui a dit : « celui qui se tait, qui ne dit pas la vérité alors c’est comme un chayTaan, comme un démon qui est muet ».

 

L’introduction concerne un contexte qui date d’environ 200 ans, c’est-à-dire vers le 12ème siècle de l’hégire puisque nous sommes aujourd’hui en 1438, donc nous sommes au 15ème siècle de l’hégire. Au 12ème siècle de l’hégire, des ennemis de l’islam ont favorisé l’émergence d’un groupe qui se rattache à la pensée des Khawarij. Les Khawarij ce sont des gens qui ont fait un grand chiisme au début de l’islam. Vers les années 30 de l’hégire, ils sont apparus et ils ont provoqués énormément de guerre.

Leur pensée se résume très facilement. Ils on prit des versets et des hadiths qui concernent des non musulmans et ils les ont appliqués aux musulmans. C’est-à-dire qu’il y a des dénonciations d’actes dans le Qur’aan ou dans les hadiths, actes fait par des non musulmans, et eux ils ont dit que ce sont les musulmans qui font cela. Ils ont donc prit des musulmans comme ennemis. Leur pensée c’est à l’homme qui s’appelle Mouhammed Ibnou l-wahhab qui est apparu environ 300 ans aujourd’hui. Et c’est lui qui a revivifié cette pensée des Khawarij. Et justement à ce sujet, puisqu’il est apparu dans une région qui s’appelle Najd, Al-Boukhariyy rapporte un hadith du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah les agrée tous les deux, dans lequel le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait des invocations en faveur du pays de Ach-Cham et du pays du Yémen : « Allahoumma barik fi Chamina, Allahoumma barik fi Yamanina ».

C’est-à-dire : «  Ô Allah fait qu’il y a de la barakah dans le Cham et dans le Yémen ».

 

Certains qui étaient présents avaient demandé au messager de faire des invocations pour Najd également. Mais le prophète n’a pas voulu faire d’invocations pour Najd. Il a une deuxième fois fait des invocations pour le Cham et pour le Yémen.

Quand les gens à nouveau demandaient : « et dans Najd ? ». C’est-à-dire qu’ils ont à nouveau demandé que le prophète fasse des invocations pour la région de Najd. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam la 3ème fois qu’est-ce qu’il leur a dit ? Il leur a dit ce qui signifie en français : « c’est là-bas qu’il y a des tremblements de terre », pas le tremblement de terre au sens physique mais c’est-à-dire que c’est là qui aura des sources de discorde, de distension, c’est là où il y aura beaucoup de gens qui vont faire du mal aux musulmans. Et il a dit ce qui signifie : « la force du chayTan va apparaître de là-bas », c’est-à-dire de la région de Najd. Najd dont la capitale est Ar-Riyad.

 

Qu’est-ce qu’ils ont prit comme idéologie ces gens là qui sont apparus dans la région de Najd 300 ans environ ? Ils déclarent d’une mécréance générale les musulmans qui invoquent Dieu par le degré des Saints et des Vertueux. Les musulmans qui se rendent au tombe des Saints pour invoquer Dieu, pour demander à ce que Dieu leur donne ce qu’ils demandent par le degré des Saints et des Vertueux, ces gens là les déclarent mécréants. C’est ce qui les a emmenés à déclarer d’une mécréance générale les gens d’Egypte, les gens de Cham, les gens d’Irak, du Yémen et même ceux qui font des transactions avec eux par du commerce ou autre. On les appelle les wahhabites, plus communément connus à notre époque sous le nom de salafites.

 

Certains d’entre eux nient le statut de prophète de ‘Adam et nient le statut de prophète de Chith. Certains d’entre eux déclarent Hawa mécréante.

C’est connu chez eux également qu’ils considèrent que Dieu est un corps et ils attribuent à Dieu le corps et les organes.

Ils attribuent à Allah la position assise et d’autres caractéristiques des créatures.

Concernant notre prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ils considèrent selon eux que c’est un cadavre. Selon eux il n’est pas utile, il ne profite pas, il ne nuit pas. Voilà ces gens là qui sont passés pour des rigoristes, des gens qui s’attachent à la religion mais qui en réalité ont amené une nouvelle religion. C’est une nouvelle religion ce qu’ils ont même s’ils ont l’apparence des musulmans, même s’ils récitent le Qur’aan, même s’ils font l’image de la prière, même s’ils font l’image du jeun. En réalité ce sont des ennemis de l’islam et des musulmans.

 

Ils interdisent même qu’on fasse des sacrifices à l’occasion de la naissance du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils considèrent selon eux que ces animaux qui sont égorgés sont interdits à la consommation. Regardez à quel point ils ont de la haine contre le prophète.

Quant au musulman, leur croyance c’est que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’habite pas dans un endroit. Que Allah n’est pas dans tous les endroits.

La croyance des musulmans est que Allah existe sans endroit.

 

Ils considèrent même que c’est interdit de faire des invocations en faveur du prophète à haute voix après l’appel à la prière. Or c’est quelque chose qui est une bonne innovation,  quelque chose de bien qui date d’environ 600 ans dans tous les pays des musulmans, où que vous allez, même aujourd’hui certains conservent encore. Dans certains pays c’est avant l’appel à la prière et dans d’autres c’est après l’appel à la prière, c’est le mou’adhan lui-même, celui qui fait l’appel à la prière, à haute voix il fait l’invocation en faveur du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Les Hirz

Nous allons parler aujourd’hui d’une des questions où ils se distinguent des Ahlou s-Sounnah wal jama^ah.

Tout ce qui est Hirz, c’est-à-dire les pendentifs dans lesquels il y a des versets du Qur’aan, des invocations du prophète ou autre. Les musulmans considèrent ces pendentifs comme quelque chose de licite mais que ce ne sont pas des choses qui vont créer quoi que ce soit. Ce ne sont pas ces pendentifs qui repoussent la nuisance ou qui attire le bien en soi, par eux-mêmes. Or ces Hirz qu’es-ce qu’ils ont ?

Il y a du Qur’aan, de l’évocation de Dieu, des noms de vertueux comme les noms de Ahloul Kahf. Vous connaissez les compagnons de la caverne, qui étaient des gens musulmans, qui ont trouvé refuge dans une caverne et Allah les a cité dans une sourate du Qur’aan qui est sourate Al-Kahf. Même Salahou d-Din qui est un savant qui a vécu il y a 800 ans, il a dit que leurs noms sont utiles. Comme par exemple porter le nom des Anges comme ^Azra’il, Jibril, ‘Israfil ou Mika’il, aucun musulman ne doute à propos de la barakah et du profit qu’ont ces noms.

Les moujassima, ceux qui attribuent un corps a Dieu, les arrachent des musulmans et leur disent : « c’est du Shirk ». Selon eux, celui qui le porte c’est comme un associateur, il n’est pas un musulman.

 

Qu’est-ce qu’ils vont dire du compagnon ^Abdoul-Laah le fils de ^Amr Ibnoul ^As ?

Il a été rapporté de lui qu’il disait que les compagnons accrochaient des versets, des dhikr  aux cous de leurs enfants qui n’avaient pas atteint la puberté. Est-ce qu’ils vont dire que ces compagnons étaient des associateurs parce qu’ils faisaient porter le Hirz autour du cou de leurs enfants ?

Qu’est-ce qu’ils vont dire de Ahmad Ibn Hanbal, qui lui a autorisé qu’on le fasse ?

Et qu’est-ce qu’ils vont dire de l’imam Al-Moujtahid Ibnil Moundhir ?

 

Eux prétendent trouver la preuve de ce qu’ils disent fans un hadith, dans lequel le prophète a mentionné Ar-Rouqa, pluriel de Rouqya, Tama’im pluriel de Tamima  et Tiwalah. Ils disent de ces choses là que ce sont du Shirk, ils disent que c’est une association  à Dieu, une adoration d’autre que Dieu. Mais de quoi parle le prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par ces trois choses là ?

Il s’agit des Tama’im et des Rouqa dans lesquels il y a des paroles qui sont laides, qui sont mauvaises. Quand il y a des paroles qui sont mauvaises c’est-à-dire des adorations du chaytan ou de la mécréance, là c’est quelque chose qui revient à sortir de l’islam.

Quand il s’agit de bonnes paroles comme réciter le Qur’aan, où est le Shirk ici ? Si quelqu’un récite le Qur’aan sur un autre, est-ce que quelqu’un va dire que c’est du Shirk, ça revient à adorer autre que Dieu ? Est-ce que si quelqu’un porte le MouShaf dans sa main, est-ce qu’on va dire que c’est du Shirk ? S’il ne prend pas le MouShaf mais qu’il prend un verset et l’accroche à son cou ou le prends dans sa main, ça c’est du shirk ? Selon eux, dans sa main ce n’est pas du shirk et à son cou ça devient du shirk ? Donc vous voyez, leurs paroles n’ont pas de sens.

Tu lui dis : « où est le problème si tu prends ‘ayatal Koursiyy dans ta main, tu la portes ? ». Il va te dire que c’est du shirk. Tu dis : « tu ne la mets pas sur ta main, tu l’attaches à un fil et tu la portes avec le fil, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk. Tu lui dis : « le fil tu ne le mets pas dans ta main, tu l’accroches sur le bouton de ta chemise, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk. Tu dis : « tu le mets autour de ton cou, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk.

Vous voyez ça n’a pas de sens ce qu’ils disent. Ils accusent de mécréance les musulmans pour rien, gratuitement. C’est pour ca qu’on les appelle les khawarij, ils déclarent mécréants les musulmans. Ils prennent des versets et des hadiths qui concernent les non musulmans et ils disent que ça s’appliquent aux musulmans.

 

Les Tama’im, c’est ce qu’on appelle les Talismans. C’est quoi les Tama’im et les Talismans ? C’est ce que les arabes du temps de la jahiliyyah faisaient. Ils accrochaient des choses et ils croyaient que ces choses là repoussaient la nuisance par eux-mêmes. Ils ne croyaient pas que Dieu par Sa volonté fait que ce soit une cause pour que ça repousse le mal, ils croient que cette chose là repousse le mal par elle-même. Et ça c’est de la mécréance. Parce que ça revient à croire que autre que Dieu crée quelque chose. Ce n’est pas le cas du musulman qui prend du Qur’aan qui l’accroche à son cou et a pour croyance que le Qur’aan est une cause et que par cette cause Dieu le protège. C’est Dieu qui Crée et ça c’est une cause. Tout comme le musulman quand il prend un médicament, il a mal à la tête et prend du paracétamol. La croyance du musulman ce n’est pas que le paracétamol va créer la disparition des douleurs. La croyance du musulman fait que le médicament soit une cause. Egalement lorsque le musulman se nourrit ou boit, sa croyance ce n’est pas que la nourriture créée en lui le fait qu’il soit rassasié. La croyance du musulman c’est que la nourriture est une cause. Et il en est de même pour toutes choses. Dieu a fait que ce bas-monde soit fondé sur des causes et des effets, et le musulman prend les causes. Et parmi les meilleurs des causes, il y a le Qur’aan.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans Al-‘Amaali d’après Mouhammad Ibnou Yahya Ibn Hibban qui est Al-‘AnSariyy a rapporté que Khalid Ibn Al-Walid avait des insomnies, il se réveillait la nuit. Qu’est-ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a conseillé de dire ? Il lui a dit de dire :

 

« A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ».

Voilà une invocation que le prophète a enseigné.

Il a été rapporté de Mouhammad Ibnou Yahya Ibn Hibban que Al-Walid ‘Ibnou l-Walid ‘Ibnou l-Moughira s’est plaint au Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le cauchemar est de mauvaises choses. Le messager lui a dit ce qui signifie « quand tu vas dormir, alors tu dis A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ». Et lui a dit : «  par Celui qui détient mon âme par Sa toute puissance, rien ne va te nuire jusqu’au matin ». Donc voilà une cause.

 

Et d’après ^Amr ‘Ibnou Chou^ayb d’après son père, d’après son grand-père il a dit : « le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné des paroles que nous disions avant de dormir contre les cauchemars » et dans la version de ^Ismail, « lorsque l’un d’entre vous se réveille en pleine nuit, qu’il dise a^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ».

 

Et ^Abdul-Laah ‘Ibn ^Oumar qu’est-ce qu’il faisait ? Il enseignait à ses enfants pubères de la dire. Et ceux qui n’étaient pas pubères, il l’écrivait et l’accrochait à leur cou. Donc s’il l’accrochait au cou de ses enfants, c’est que ce n’est pas du shirk. Ce n’est pas parce qu’ils n’étaient pas pubères que ce n’est pas du shirk, et lorsqu’ils deviennent pubères ca devient du shirk, non. Qu’il l’accroche aux cous de ses enfants pubères ou non pubères, ce n’est pas du shirk, ce n’est pas une adoration pour autre que Dieu.

 

Et dans le livre « Les questions de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal » de Abou Dawoud As-Sijjistani, il a dit ce qui suit :

Abou Dawoud nous a rapporté il a dit : « j’ai vu sur le cou des un des fils de Ahmad alors qu’il était puni, un Hirz qui était accroché à son cou, et c’était un Hirz qui était en cuir ».

 

Et Abou Bakr a rapporté, il a dit : « c’est Abou Dawoud qui nous a rapporté, j’ai entendu l’imam Ahmad qui a été interrogé à propos de quelqu’un qui écrit le Qur’aan par exemple sur une assiette, sur un ustensile, puis il lave cette écriture et il boit l’écriture qui a été dissoute dans l’eau.

Ahmad a dit : « ma conviction c’est qu’il n’y a pas de mal en cela ».

Et Abou Dawoud a dit j’ai entendu que Ahmad a été interrogé : « et s’il l’écrit sur une chose puis il lave l’écriture avec de l’eau et il se lave avec cette eau ? ». Ahmad a dit : «  je n’ai pas entendu que quelqu’un dise que c’est mauvais ». C’est quelque chose où il n’y a pas de mal en cela.

 

Et d’après ^Abdul-Laah le fils de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal  dans le livre « Les questions de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal » à son fils ^Abdul-Laah : « j’ai vu mon père écrire des ta^awidh c’est-à-dire des invocations de protection pour celui qui a des crises d’épilepsie, pour celui qui a de la fièvre ; il écrivait pour sa famille et pour ses proches parents. Il écrivait aussi cela pour la femme qui avait des difficultés au moment de l’accouchement, il écrivait sur quelque chose de propre et il écrivait également le hadith de ‘Ibnou ^Abbas, sauf qu’il ne faisait cela que lorsqu’il n’y avait qu’une épreuve qui s’abattait. Je ne l’ai pas vu le faire avant la survenue de l’épreuve.

Et j’ai vu mon père réciter sur de l’eau pour donner cette eau à boire à quelqu’un qui était malade. Et il versait sur la tête du malade de cette eau sur laquelle il avait récité ».

Et il a dit : « je voyais mon père prendre un des cheveux du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et l’a posé devant ses lèvres pour l’embrasser. Et je pense l’avoir vu également le mettre sur sa tête et sur son œil. Il le plongeait dans l’eau puis il buvait cette eau en espérant guérir grâce à cette eau.

Et je lai vu aussi prendre un des bols du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que lui a envoyé Abou Ya^qoub ‘Ibnou Souleyman ‘Ibnou Ja^far, il le lavait dans de l’eau puis il buvait dedans.

Je l’ai vu plus d’une fois également boire de l’eau de zamzam espérant obtenir la guérison et s’en passer les mains et le visage avec cette eau bénie ».

 

Vous voyez quelle est la pratique des musulmans, que les musulmans prennent des causes. Et que la récitation du Qur’aan, le fait de boire de l’eau dans lequel l’écriture du Qur’aan a été dissoute, tout cela ce sont des causes qui sont permises dans la religion.

 

 

Les gens de la caverne 

Qu’est-ce qui a été rapporté du Qadi Qouda Jamalouddine ‘Ibnou Yaman ?

Il a été rapporté du Qadi Qouda Jamalouddine ‘Ibnou Yaman  que les noms des ‘AShaboul Kahf sont les suivants, il les a composé dans un poème parce que c’est facile à retenir sous forme de poésie.

  • Le premier qu’il a cité s’appelle Moukaslami:
  • Le deuxième s’appelle ‘Amlikha
  • Le troisième Maratounis
  • Le quatrième Yanyounis
  • Le cinquième Sazamounis
  • Le sixième Dawanawanis
  • Le septième Kachfitit.

Et leur chien s’appelle Qitmir.

 

Puis il a indiqué qu’est-ce qu’on espère par chacun de ces noms. Dieu a fait que ce soit des causes pour telle chose de bien. Comme on a vu tout a l’heure, Allah a fait que ce bas-monde est basé sur des causes et des effets. Et la conviction du musulman c’est que Allah est le Créateur de toutes choses. Il n’y a pas d’autres créateurs que Lui, le bien et le mal c’est Allah qui les crée. Allah crée le bien et Il crée le mal, et c’est Allah qui repousse la nuisance par des causes s’Il le veut.

 

Ils ont dit que

  • Moukaslamin si tu l’écris sur un bout de tissu et que tu le jettes dans le feu, le feu s’éteint par la volonté de Dieu.
  • ‘Amlikha si tu l’écris et que tu le jettes dans la mer quand il y a une tempête, la tempête se calme.
  • Maratounis, son secret c’est que si tu l’écris et que tu l’accroches à la cuisse de quelqu’un qui marche, il ne se fatigue pas quel que soit la distance qu’il parcourt.
  • Yanyounis, si tu écris ce nom et que tu le mets là où tu as de l’argent, c’est une cause pour que ça soit conservé. C’est une cause pour la conservation.
  • Sazamounis, si tu l’écris et que tu le fais porter à quelqu’un qui a de la fièvre, ça va lui profiter.
  • Dawanawanis, tu le fais porter à une armée lorsqu’elle est dans une situation difficile et ceci est profitable pour elle.
  • Kachfitit, tu le fais écrire dans un récipient et tu peux boire dedans pour la guérison.

 

D’autres savants ont dit que ces noms là sont profitables pour d’autres choses/

  • Entre autres pour l’enfant lorsqu’il pleure au berceau, tu les écris, tu les mets sous son oreiller,
  • Quand tu as perdu quelque chose,
  • pour l’incendie comme on a vu tout à l’heure,
  • Egalement pour les maux de tête, etc…

 

Ce sont des noms qui sont bénis, parce que ce sont des gens qui ont fuit pour préserver leur religion et échapper à des gens qui voulaient les tuer parce qu’ils étaient musulmans. Ils ont apprit la religion de l’islam, ils étaient dans la communauté qui est venu du temps de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam.

A cette époque là, c’était quelqu’un qui avait apprit à l’époque de notre maitre ^Iça qui les avait rencontré dans une ville. C’était des gens qui ont apprit l’islam et lorsque les gens ont voulu les tuer, ils sont partis et ils ont trouvé refuge dans une montagne. Allah ta^ala a fait qu’ils soient morts pendant trois siècles puis les a ressuscité, et c’était une preuve justement qu’il y a une résurrection après la mort. Trois siècles plus tard, il y avait un roi à son époque, il était musulman, leur peuple entre temps était rentré en islam et des gens posaient la question : « est-ce qu’il y a véritablement une résurrection ? ». Et ils étaient là eux, donc c’est une preuve que Dieu est sur toute chose Tout Puissant. S’Il veut ressusciter des gens, Il les ressuscite.

Ceci est un résumé bien sûr, leur histoire est un peu plus détaillée que cela mais c’est juste pour que vous sachiez.

Ce qui est à retenir c’est que leurs noms sont utiles tels que l’ont rapporté les savants de l’Islam.

 

 

Le miel

Également le miel est une cause pour la guérison. Dans les versets 68 et 69 de sourate An-Nahl, Allah nous apprend qu’il y a énormément de bénéfices dans le miel. Et que Allah a crée l’abeille, elle butine de plusieurs sortes de fleurs et ce qui sort d’elle est un liquide qui est utile et profitable.

Et dans le hadith le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy et par Al-Hakim, il a dit ce qui signifie :

« Accrochez-vous à deux causes de guérison qui sont le miel et le Qur’aan. Le miel est une cause de guérison et le Qur’aan est une cause de guérison ».

 

Dans ce verset honoré et dans le hadith honoré, il y a une preuve que le miel est un remède, est une cause de guérison par la volonté de Dieu.

Et le miel c’est ce liquide qui sort de l’abeille.

Si le miel Allah en a fait l’éloge, et que le miel comporte autant de bénéfices et de profits, qu’est-ce qui empêche que le Hirz, c’est-à-dire ces paroles qui comportent le Qur’aan que la personne accroche à son cou, comporte du bénéfice ? Rien n’empêche.

Le miel constitue et présente un bénéfice et un profit, et le Qur’aan que la personne porte sur elle constitue un bénéfice et un profit. Rien n’empêche.

Si le miel comporte du profit, à plus forte raison que le Qur’aan qui est la parole de Dieu comporte un profit.

Qu’est-ce que le miel représente par rapport au Qur’aan ou aux hadiths Sahih dans lesquels il y a des invocations que la personne porte sur elle ? Qu’est-ce qui est plus honorable ? Sans aucun doute le Qur’aan.

Sans aucun doute le Qur’aan et le hadith représentent et constituent plus de bénéfices et de profits que le miel. Tout en sachant aussi bien le miel que les versets que l’on porte ou les hadiths que l’on porte sur soi ne créent rien du tout mais que c’est Dieu qui est le Créateur et que ce sont des causes.

Tout comme lorsqu’on prend un médicament, le médicament n’est rien du tout mais c’est une cause.

 

Ces gens là dont on a parlé au début du cours, qui sont des khawarij, qui se font appelés salafites et qui sont des wahhabites, qui sont en réalité des khawarij, des gens qui déclarent mécréants les musulmans et qui en réalité combattent les musulmans, qu’est-ce qu’ils vont dire au musulman qui dit que le miel est un remède ? Est-ce qu’ils vont accuser le musulman d’être associateur parce qu’il a dit que c’est un remède ?

Si un musulman dit : « le miel m’a profité », est-ce qu’ils vont lui dire « tu es un associateur parce que tu n’as pas dit que c’est Dieu qui t’a profité » ?

Si quelqu’un dit « ce médecin m’a profité, m’a trouvé ma maladie », est-ce qu’il est devenu associateur le musulman qui dit ça ? Non.

 

Eux déclarent associateur celui qui dit que autre que Dieu qui profite. Selon eux, on ne peut pas demander l’aide à autre que Dieu. Ces wahhabites disent « on ne peut pas demander de l’aide, on ne peut pas appeler quelqu’un à l’aide autre que Dieu ». Alors que ce n’est pas vrai. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné dans un hadith qui a pour sens : « si l’un d’entre vous se trouve dans une situation difficile, coupé du monde, qu’il appelle à l’aide les Anges, qu’il dise ya ^ibada l-Laahi ‘a^inou ».

Parce qu’il ya des anges partout, tu peux les appeler à l’aide. Les khawarij disent que c’est du shirk, appeler quelqu’un autre que Dieu c’est du shirk.

Si quelqu’un dit : « ya raçoula l-Laah ou ya ^Abdelqadir Al-Jilaniyy », ils disent que c’est un associateur.

Regardez à tel point que ces gens sont des ennemis des musulmans. Ils ont ramené une nouvelle religion, ils se font passer pour des musulmans, mais en réalité c’est une nouvelle religion.

Et en plus de tout cela, ils attribuent le corps à Allah. Ils disent que Allah est un corps qui est assit au-dessus du trône. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah est sans endroit.

La graine de nigelle

D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle rapporte que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« La graine noire Al-habbat sawda (graine de nigelle) est un remède pour toutes les maladies sauf de la mort ».

Donc dans le hadith le prophète a utilise le mot As-sam. ^A’ichah  a dit : « mais c’est quoi As-sam ? » Le prophète lui a expliqué que As-sam veut dire la mort. Parce que ce n’est pas le mot le plus courant.

C’est pour cela que certains ennemis de l’islam, certains mécréants des fils de ‘Isra^il sont connus pour toujours essayer de nuire à un musulman. Certains d’entres eux marchaient avec un musulman et n’ont rien trouvé d’autres à faire pour lui nuire que de marcher sur son ombre. Un lui a dit : « je t’ai vu depuis tout à l’heure tu marchais avec un musulman et tu ne lui as rien fait de mal ». Il a dit : « si j’ai marché sur son ombre ».

Leur objectif c’est toujours de faire du mal. Certains d’entres eux ne disent pas « As salamou ^alaykoum » mais ils disent « As-samou ^alaykoum ». As-sam ça veut dire la mort.

Il faut connaître qui est ton ami qui est ton ennemi.

La graine de nigelle est utile pour toutes maladies sauf la mort. Mais le prophète n’a pas indiqué pour telle maladie comment on fait, quelle est la dose mais on sait qu’elle est utile pour toutes les maladies.

 

La graine ne va pas profiter à elle seule indépendamment de la volonté de Dieu, c’est Allah qui a fait qu’elle soit une cause pour la guérison. C’est par Sa volonté que Allah a fait de cette graine une guérison.

 

Qu’est-ce qu’ils vont dire alors au musulman qui accroche un Hirz sur lui, parce qu’il a pour croyance que le Hirz est utile, il profite par la volonté de Dieu ?

Si une graine peut être utile, pourquoi le Qur’aan ne serait pas utile ?

Si le miel est utile, pourquoi le Qur’aan ne serait pas utile ?

Vous voyez comment ces gens là ont ramené une nouvelle religion qui n’a rien à voir avec l’islam, notre religion.

 

 

La terre de Médine l’illuminée

Même la terre de Médine l’illuminée, le sol, est un remède par la volonté de Dieu.

D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lorsqu’on lui a emmené quelqu’un qui était malade, qui se plaignait de quoi que ce soit, ou qui avait une blessure, il prenait avec son index de la terre, du sol de Médine et il disait : « Bismil-Laah, tourbatou ‘ardina bi riqati ba^dina li yachfa bihi saqimouna bi ‘idhni rabbina ».

C’est-à-dire qu’il prenait de ce sol pour que ce soit une cause de guérison de celui qui est malade. Donc dans ce hadith le messager a indiqué que le sol de Médine, cette ville bénie, pure, est un remède par la volonté de Dieu.

 

 

Et les wahhabites, eux, déclarent mécréant celui qui fait le Tabarrouk par la tombe des Saints, la tombe des Vertueux, la tombe des Prophètes.

Qu’est-ce qu’ils vont dire du musulman qui recherche la barakah dans le sol de Médine ? Ils vont le déclarer mécréant ?

C’est le prophète qui a enseigné que le sol de Médine est un remède.

Vous voyez comment ils contredisent l’enseignement du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Si le sol de Médine est une cause de remède et profite à la personne, que dire du Qur’aan que ce soit dans un Hirz (un pendentif que la personne porte sur elle) ou s’il est écrit comme si la personne a fait la rouqya pour lui-même ou pour autrui. Ou il a écrit sur un récipient puis il l’a dissout avec de l’eau et a bu, ou bien il s’est passé cette eau sur le corps, à plus forte raison c’est un remède.

Si le sol de Médine peut être un remède, à plus forte raison le Qur’aan.

 

Ce sont des gens dont les choses sont confuses dans leur tête, ils sont désordonnés. Parce qu’ils suivent leur passion. Ils n’ont pas de règles, ne savent pas ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. C’est comme quelqu’un qui va ramasser du bois dans la forêt la nuit, il n’y a pas de lumière, il ne sait pas sur quoi il va tomber.

Eux font la même chose, ils ne savent pas ce qu’ils font, ils font n’importe quoi. Alors que les règles de la religion sont claires.

 

Le Qur’aan c’est une cause. Qu’est-ce sui est plus important, le miel ou le Qur’aan ? C’est le Qur’aan !

Le prophète a dit que le miel est une cause, à plus forte raison le Qur’aan est une cause !

En classant les choses par priorité, tu peux déduire, tu peux comprendre.

Et le prophète l’a cité le Qur’aan : « ^alaykoum bil chifa^ayn Al-‘Assal wal Qur’aan ».

Ce qui signifie : « Prenez les deux causes de guérison, le miel et le Qur’aan ».

 

 

Les preuves sont nombreuses pour cela. In chaa’ Allah ta^ala nous prendrons des preuves à chaque fois.

Ce qui est à retenir c’est que Allah ta^ala nous a donné des causes à nous de profiter de ces causes. C’est vrai que la personne peut espérer guérir sans aller voir le médecin et elle peut aller voir le médecin. Elle peut prendre la cause et elle peut ne pas prendre la cause. Dans tous les cas elle peut ne pas avoir un résultat parce que c’est Dieu qui crée la guérison. Egalement si toi tu prends la cause du Qur’aan, tu accroches sur toi le Qur’aan pour te préserver, pour te guérir et ça ça peut être une cause.

 

 

La ‘Ayatal koursiyy

Les savants ont dit que si quelqu’un a été atteint par le mauvais œil, il peut même faire la rouqya lui-même. Tu récites la Fatihah et ‘ayatal koursiyy, soit avant soit après être atteint. Tu récites pour toi-même sourate Al-fatihah et ‘ayatal koursiyy. Ce sont des causes pour la protection.

 

Parmi les spécificités de ‘ayatal koursiyy, c’est que celui qui la récite souvent sera préservé de la nuisance des jinns et de la nuisance des humains si Dieu le veut. Et si la personne la récite juste avant de dormir, elle sera préservée du mal des chaytan.

 

Ayatal koursiyy le prophète l’a appelé comme si c’etait la maîtresse des autres versets du Qur’aan.

Parmi les spécificités de ‘ayatal koursiyy, si tu la récites après chaque prière, tu passes le salam et tu la récites, ce qui t’empêche d’entrer au paradis ce sera juste de mourir. Ceci est rapporté dans un hadith rapporté par An-Naça’i Ibnou Hibban et Daraqoutni.

Il a même rapporté dans certaines versions qu’il sera sous la protection de Dieu. Et c’est un hadith rapporté par At-Tabaraniyy.

Et dans une version, il mourra martyr si Dieu le veut. C’est un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy.

 

 

Wa l-Laahou ta ^ala ‘a^lam wa ‘ahkam.

Aachouuraa’

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

 

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’islam a ordonné d’honorer. Le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année c’est la nuit de Al Qadr. Le meilleur jour de l’année c’est le jour ^Arafah. Et parmi les jours que nous glorifions c’est le jour de ^Achoura’.

Comme nous commençons une nouvelle de l’année de l’hégire et que nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^achoura c’est le 10ème jour de ce mois.

^Achoura’, qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour là ? C’est le 10ème jour de Mouharram et c’est un jour auquel Allah a accordé des spécificités, entre autres c’est le même jour que Allah a accepté le repentir de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam.

Auparavant notre maître ‘Adam avait commit un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis. Il n’a pas été confirmé que cet arbre est un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de cet arbre, il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger de ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé.

Allah ta^ala dit dans sourate Taha versets 121 et 122, ce qui signifie :

« Allah a fait que ‘Adam Lui a désobéit puis Il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ».

C’est donc en un jour de ^Achoura que Allah a accepté le repentir de ‘Adam. Tout ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate Al-Baqarah puis dans le verset 23 de sourate Al-‘A^raf, dans lequel ‘Adam et Hawa, ont reconnu qu’ils avaient désobéit et qu’ils ont demandé à Allah de leur pardonner.

Donc il faut bien faire attention à ce sujet c’est que ce péché qu’avait commit ‘Adam n’était pas un grand péché. Ce n’est pas soit disant le péché capital pour lequel Jésus est venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commit. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché. Et ce n’était pas à fortiori de a mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’islam. Et ce n’est pas non plus un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilénie.

C’était donc un petit péché qui ne comporte pas de caractère de bassesse, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilénie et qui n’est pas un grand péché. Et de toute manière Allah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains savants ont dit que les prophètes ne commettent pas du tout des péchés car s’ils commettaient un péché les gens vont les suivre en cela. Les savants ont répliqué et ont dit que les prophètes peuvent commettre des petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement. Et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est claire dans le Qur’aan « wa^aSaAdamou » qui signifie « qu’il a désobéit ».

Mais Allah a accepté son repentir et c’est ce que nous apprenons dans le Qur’aan « thoumma ajtabahou rabouhou fa taba ^alayhi wa hada » ; fa taba ^alayhi c’est-à-dire qu’il a accepté son repentir.

 

Notre événement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achoura’ le 10ème jour de Mouharram, c’est le fait que le navire de notre maître Nouh se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al joudi, alors que durant plusieurs mois elle a vogué sur terre et dans une quantité d’eau que Allah seul en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagnes ni vallées. Il n’y avait pas d’êtres vivants à ce moment là si ce n’est ceux qui étaient sur l’arche avec notre maître Nouh ^alayhi s-salam, ce que Allah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux. Allah lui a ordonné de prendre une paire de chaque espèce animale.

 

Le jour de ^Achoura’ également, Allah a sauvé notre maître ‘Ibrahim du feu dans lequel il a été projeté. Un feu qui ne l’a pas brûlé, qui ne lui a fait aucun mal ni même à ses vêtements. C’était un feu immense mais qui était fraîcheur et paix pour ‘Ibrahim.

La raison ne juge pas cela impossible au contraire, la raison juge cela possible parce qu’il n’y a pas 50 000 créateurs et ce ne sont pas les causes qui créent les effets. Mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle il n’y a pas l’effet habituel, il n’y en aura pas. Le feu brûle habituellement et si Dieu veut que le feu ne brûle pas, alors il ne brûlera pas. Ce n’est pas la cause qui crée les effets. Nous votons cela dans la vie de tous les jours. Certains provoquent les mêmes causes, l’un obtient ce qu’il veut et l’autre ne l’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux dans la vie de tous les jours. Donc ce n’est pas la cause qui crée les effets mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel n’ait pas lieu ou ne se produit pas, il ne se produira pas.

Le feu brûle habituellement mais ce n’est pas le feu qui crée la brûlure. C’est Allah qui crée la brûlure. Bien sûr dans ce cas là c’est quelque chose d’inhabituel, d’extraordinaire. Allah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées miracles, pour les saints ces choses extraordinaires sont appelées prodiges. Pour d’autres ça dépends.

 

En ce même jour, Allah ta^ala a sauvé notre maître Mouça ^alayhi s-salam et les croyants fils d’‘Israil qui étaient avec lui, qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouça, puisque tous les prophètes sont musulmans. Ceux qui suivent les prophètes on les appelle des croyants, des musulmans. Donc c’est plus tard que ces gens là ou leur descendance ont déformé le message du prophète et sont devenus non croyants car même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers. Le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier d’entre eux est Mouhammad. Si quelqu’un dit « moi je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus », celui là n’est pas croyant. C’est une condition que d’être croyant que de croire en Jésus. Ceux qui prétendent suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent que nous croyons en Jésus mais nous ne croyons pas en Mouhammad, ce ne sont pas des croyants ce ne sont pas des musulmans. Parce que ne pas croire en un prophète de Dieu revient à démentir Dieu. Et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant.

Donc les fils de ‘Israil qui était sous la domination de pharaon, Allah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte un jour de ^Achoura’, quand ils se sont retrouvés devant la mer. Allah a fait que d’une manière extraordinaire, ce n’est pas une question d’une marée haute ni d’une marée basse comme certains le disent, mais ces 12 chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils étaient 12 tribus et chaque tribu avait reconnu son chemin, ils avaient pu traverser pour échapper à pharaon et à son armée puis la mer s’est refermée sur ceux qui étaient à leur poursuite.

 

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Achoura’, c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous, qui était un prophète et fils de Matta. Allah tabaraka wa ta^ala a envoyé Son prophète Younous ^alayhi s-salam aux habitants d’une ville qui s’appellent Nainawa’, qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler en islam pour adorer Allah Lui Seul. Les habitants de cette ville étaient à ce moment plus de 100 000 personnes. Ce sont des gens qui sont devenues idolâtres, qui adorent des idoles. Notre maître Younous les a appelé à Allah Lui Seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salam était resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qu’il leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, que de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ 33 années parmi eux à les appeler à l’islam. Au bout de 33 années, deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple, il n’a plus espéré qu’il soit guidé, et il les a quitté en étant en colère contre eux, avant que Allah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maître Younous, qu’il soit parti avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allah ne lui en voudra pas d’avoir laissé les habitants de cette ville et ce qu’il avait commit là était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de vilénie. Et notre maître Younous a fait le repentir de ce péché.

Allah nous apprend ce qu’il en est de notre maître Younous dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87. Younous est surnommé dhoun-noun et il a pensé que Allah ne lui en veut pas d’avoir quitté cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et à la suite de ce récit, il a été avalé par un cétacé et il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allah ta^ala l’a quand même préservé de la mort et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui.

Cette invocation comporte un grand secret : « laa ‘ilaha il-laa ‘ant, soubhaanaka ‘innii kountou mina DH-DHaalimiin ».

Parmi les secrets de cette invocation, celui qui la dit au dernier tiers de la nuit 40 fois avec une intention particulière, in chaa’ Allah si Dieu le veut elle sera exaucée. C’est donc une invocation qui est celle de Younous que Allah nous apprends dans le Qur’aan dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87.

 

Il est très important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal compris le Qur’aan pensaient que Younous était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui se rebelle contre Dieu n’est pas musulman. Et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela dans il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’islam, il n’est plus musulman. Il n’est pas conforme à l’islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu. Un tel comportement n’est pas possible aux sujets des prophètes de Dieu. Dieu a préservé les prophètes de toute rébellion contre Lui. Il n’y a pas un seul prophète qui commette de la mécréance, avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’être ignorant et d’être mécréant. Et ceci est impossible au sujet des prophètes puisqu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés de bassesse avant leur mission de prophète tout comme après.

Les prophètes sont l’élite de l’humanité, ce sont les meilleurs êtres de l’humanité. Dieu les a préservé de choses viles. Dieu a fait que ce soient Ses messagers, Ses envoyés, c’est eux qui transmettent aux humains des ordres, des interdits de la part de Dieu. Dieu s’Il voulait il aurait fait que chacun d’entre nous reçoive la révélation directement de Lui, mais Il n’a pas voulu. Il a voulu que cela passe par certains êtres, certaines personnes qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières et sont préservés de la mécréance, c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte, aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont également préservé des grands péchés comme de la formication, aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés de petits péchés avec bassesse de caractère, comme par exemple voler un grain de raisin est un petit péché indiquant une bassesse de caractère. Il n’y a pas un prophète qui ment, qui commet un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus. Parce que si quelqu’un dit « c’est possible qu’ils commettent un lapsus » quand on lui rapporte quelque chose de la parole d’un prophète, il va dire « mais qui m’a dit que ce n’est pas un lapsus ? ». Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmit des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple ou qui doutait au sujet de Dieu. Celui qui doute au sujet de Dieu n’est pas musulman. Le doute contredit la foi.

La personne constate par la raison que Dieu Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui changent, tout ce qui change a forcément un commencement. Ce monde change, ce monde a forcément un commencement. Il a donc besoin de qui lui fait donner ce commencement et qui le fait changer. Et celui qui lui fait donner ce commencement et ce changement c’est Celui que nous appelons Allah ou Dieu. C’est un Etre dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a aucune ressemblance avec tout ce qui existe. Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps. Il est le Créateur des endroits et Il existe sans endroit et sans comment. Ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis ‘Adam jusqu’à Mouhammad.

Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, à penser à digérer, à manger, à respirer, tout cela c’est Grâce à Lui. Donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême. Et c’est cela la signification d’être musulman, c’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu, de le croire, de le savoir de le dire et de croire au prophète de son époque. C’est-à-dire que même si la personne n’a accomplit aucune obligation, n’a fait aucune prière, aucun jeûn, aucun pèlerinage, mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est croyante, qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable, soit après châtiment préalable.

Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou non préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmit. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission. Par le fait qu’il y a un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connaît. Le fait qu’il faille faire 5 prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait. Le fait qu’il est interdit à l’homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison qu’on peut le connaître. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par transmission. Mais les fondements de la croyance, le fait que Dieu existe, n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes et qu’ils sont véridiques, cela aussi nous le connaissons par la raison.

 

Ici il y a un verset que certains pourraient mal comprendre, dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87 : « faDHanna ‘an lan taqdira ^alayhi » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire. Même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas apprit, il ne doute pas au sujet de la Puissance de Dieu sur toutes choses. Que dire alors des prophètes qui sont ceux qui enseignent au gens la bonne croyance ? A plus forte raison il ne doute pas de la Puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pad dire que Younous a douté de la Puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de quitter la ville et il a  commit ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Puissance de Dieu. Ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu, Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la Puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaître Dieu. Et ne pas connaître Dieu ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant, à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toutes choses Tout Puissant.

Quand nous disons « toutes choses Tout Puissant », cela veut dire tout ce qui est possible selon la raison.

 

Qu’est-ce que cela veut dire « tout ce qui est possible selon la raison » ?

Tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire. Elle est blanche. Dieu s’Il veut il peut faire que ce siège ait des dimensions plus grandes ou plus petites.  Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison. C’est donc possible selon la raison que ce siège ait une autre couleur, que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais qu’il soit né dans l’époque des compagnons. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec ses yeux il voit avec ses doigts. Tout cela fait partie du possible rationnel. Ce qui est possible selon la raison c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence.

 

Mais il y a des choses impossibles selon la raison. Par exemple il est impossible selon la raison que Dieu ait un fils. Parce que le fils a un début et le fils est comme son père. Dieu est exempt du début, il est impossible que quelque chose qui ait un début soit comme Celui qui est Exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu ait un début, il est impossible selon la raison que Dieu ait une fin. Comme certains qui n’ont pas apprit le chayTan vient et leur dit « vous dites que Dieu est sur toutes choses Tout Puissant, il répond oui », jusqu’ici c’est correct. Il lui dit « est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille, on dit Dieu n’est pas un corps ». Être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison, on ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut. On dit « sa puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison », tout simplement. Il est donc très important de bien comprendre ce qui est possible selon la raison et ce qui est impossible selon la raison. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu.

 

Qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison ? C’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses attributs.

 

La Puissance de Allah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison. La puissance de Allah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison. La puissance de Allah concerne ce qui est possible selon la raison.

 

Que veut dire la puissance ? La puissance de Allah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit. Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Dieu n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement, donc sa puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu n’admet pas l’entrée en existence, donc sa puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible selon la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence. Donc la puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela. Soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit. Allah ta^ala est sur toutes choses Tout Puissant.

Les prophètes ne doutent pas au sujet de la puissance de Dieu. Si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas de la Puissance de Dieu sur toutes choses, que dire des prophètes ?

 

Il y a un autre savant qui s’appelle An-Nahhas qui a dit ça ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il a dit en colère contre son peuple qui a désobéit à Dieu et c’est une forme en arabe, le croyant n’est pas content quand quelqu’un désobéit à Dieu comme ce peuple de Nainawa’ qui était en train d’adorer des idoles. C’est ça le sens de ce verset selon ce savant.

 

Ibnou Mas^oud le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Nainawa’ jusqu’à ce que Allah lui ordonne de revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. En fait Younous mettait en garde son peuple, qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier. Et il les a quitté à ce moment là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance. Ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allah de leur éviter ce châtiment et le châtiment justement ils l’ont évité. Et c’était un mercredi un jour de ^Achoura’. Mais Younous était sorti et n’avait pas prit connaissance de leur repentir. C’est pour cela qu’il était en colère contre eux. Et ce qu’il aurait fallu qu’il fasse c’est de quitter la ville que sur autorisation de la part de Dieu. Voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

 

Egalement parmi les choses qui sont arrivées un jour de ^Achoura’, il y a la naissance de notre maître ‘Ibrahim Al khalil ^alayhi s-salam, c’était une nuit de vendredi un jour de ^Achoura’.

 

An-Nouwayriyy a dit lorsque la mère de Ibrahim a atteint les 9 mois de grossesse, elle a dit à son époux « j’aimerai aller aux temps des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement » et son mari el lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsqu’elle est allée aux temps des idoles elle en est sortie effrayée, parce qu’elle avait vu Noumroud le roi parmi les siens qui portaient des bougies dans leurs mains et Nourmoud a dit « qui est là ? » et elle a dit « c’est l’épouse de ton exclave Tarah ».

Noumroud s’est trompé au lieu de dire « attrapez-la » il a dit « laissez-la ».

Elle est retournée rapidement chez elle apeurée. Et les contractions ont commencés. C’est alors qu’un Ange est venu de la part de Dieu et lui a dit « ne crains rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivi jusqu’à ce qu’il lui indique une grotte et c’est la même grotte dans laquelle ‘Idris et Nouh ^alayhima s-salam étaient nés.

Elle est rentrée dans la grotte et a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin. Allah lui a facilité les contractions et elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Achoura’. Quand ‘Ibrahim est arrivé sur terre, Jibril lui a coupé le cordon ombilical et il lui a fait un appel de la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher. Et l’ange lui a dit n’en parle pas. Quand elle est rentrée, son époux Tarah était venu, il l’a trouvé toute vigoureuse toute légère. Elle lui a dit autre chose mais ce n’était pas pour mentir, elle lui a dit « j’avais des gaz et ce n’était pas un enfant, et je suis soulagée maintenant » et il était content. Allah a fait que Noumroud oublie le sujet de ‘Ibrahim. Le 5ème jour sa mère est partie à la grotte, elle a vu des fauves devant la grotte et a pensé que son enfant a été dévoré. Mais quand elle l’a vu elle l’a trouvé dans un très bon état et elle a su qu’il avait un Seigneur qui veillait sur lui, qui le protégeait. Elle est revenue chez elle et en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Donc elle allait le voir en cachette tous les 3 jours jusqu’à ce que ‘Ibrahim ait atteint l’âge de deux ans. Jibril lui a apporté de la nourriture du paradis, il lui a donné à manger et à boire.

Quand il a eu 4 ans, l’Ange lui a ramené un vêtement du paradis et lui a dit « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

 

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Achoura’, c’est la victoire de Mouça, Moise, contre les sorciers qui étaient venus le dévier sur ordre de pharaon.

Ibnou Kathir a dit « Mouça et Haroun, qui étaient des frères et tous deux prophètes et messagers ^alayhima s-salam, ont essayé pendant une longue période d’aborder pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer. Ils se sont adressés à pharaon tout comme Allah nous l’apprend dans sourate Taha verset 47, ils lui ont dit « nous sommes des envoyés de ton Seigneur, laisse partir avec nous des fils d’Israel et ne les torture pas. Nous t’avons emmené des signes de la part de ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée ».

Mais pharaon a refusé, il a dit à Mouça ce que Allah nous apprend dans sourate A^raf verset 106, ce qui signifie : « si tu as véritablement emmené un signe alors montre le si tu es véridique ». C’est alors que Mouça a lancé son bâton et Dieu a fait que son bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et qui allait rapidement en direction de pharaon. Quand pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et s’est assis sur son trône et a demandé à Mouça de l’en protéger.

Puis Mouça lui a montré un autre signe, il a mit sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvée sa couleur d’origine. Il lui a montré deux signes qui ne sont pas ordinaires.

 

Quel est le sens de miracle ?

Le miracle est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer, au point que certains incrédules vont jusqu’à dire que c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles, de l’eau a jailli entre ses doigts. Il y avait 1500 personnes qui en ont bu et qui en ont fait leurs ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts. L’eau ici ne s’agit pas de petites gouttes ni de transpiration, il s’agit de l’eau qui a jailli comme des sources suffisamment en abondance pour que des gens qui étaient assoiffées puissent étancher leur soif. Donc ce n’était pas une illusion d’optique puisqu’ils avaient bien soif avant puis plus soif. Leurs mains sont devenues mouillées puisqu’ils avaient lavé leur membre. Ils étaient 1500 personnes et non une ou deux ou trois.

Le sens du miracle c’est comme si Dieu dit à tous ceux qui ont prit connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part est véridique, suivez-le. Puisque je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer, ne peuvent pas amener quelque chose de semblable. Ça c’est pour ceux qui étaient présents et qui les ont vu. Quelqu’un pourrait dire « mais nous nous n’avons pas vu ces miracles ».

 

Et comment ces miracles nous ont été rapporté ?

Ils ont été rapporté par ceux qui les ont vu et qui ont été nombreux. Et ceux qui sont nombreux et qui les ont vu les ont transmit à d’autres qui sont nombreux, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. La communauté du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire. A chaque génération qui ont transmit, qui ont relayé cette information, ils étaient nombreux. Ce qui fait que selon la raison c’est impossible que ce soient tous des gens qui se sont entendus à tout monter à des mensonges.

Les miracles du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission qu’on appelle At-tawatour, entraîne pour nous une connaissance certaine comme si nous-mêmes avions été présents.

Des exemples semblables :

Par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelait Louis XV, pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce que beaucoup de monde l’ont vu et ont rapporté son existence à d’autres, et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Ou même avant qu’il n’y ait eu des photos, des gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine, même s’ils ne s’y sont pas rendus.  Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu et l’ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information parvienne.

Si quelqu’un vous dit « mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié », comment est-ce qu’on peut répondre à cela ?

Parmi les conditions qui font que cette information entraîne une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information comme si bien de ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or, ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié n’étaient pas nombreux. Certains disent 7 ou 9 et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient. Certains disaient « la tête c’est la tête de Jésus mais le corps n’était pas son corps ». D’autres ont dit « non, Jésus est un Dieu il ne peut pas être crucifié ». Donc eux-mêmes n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraîne une connaissance certaine qui n’est pas remplit ici. A savoir que la première couche était d’un faible nombre et elle n’était pas cohérente entre elle.

Autre chose qui prouve l’infondée ou le faux de cette information, c’est qu’entre temps il y a eu une information correcte qui est celle du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam. Et le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ait eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Dieu le confirme dans tout ce qu’il dit, donc forcément c qu’il dit est vrai. Il nous a apprit a propos de Jésus qu’il n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel, qu’il est encore vivant et qu’il va redescendre. Dieu s’Il veut Il fait que quelqu’un vive 1000 ans ou 2000 ans. Allah c’est Lui qui donne la vie et c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie ici. Ici la personne vieillit. Jésus dans le ciel garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé.

Donc le miracle c’est une preuve de la véracité du prophète. C’est ça qui fait que cet homme qui dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu.

Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais qu’il a des choses extraordinaires, cela ne s’appelle pas miracle.

Comment quelqu’un qui ne se dit pas envoyé de Dieu a des choses extraordinaires ?

Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple. Si c’est un saint et qu’il suit correctement le prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le saint qui est suivi.

Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophètes ni saints comme Ad-dajjal, le faux messie. Comme certains l’ont décrit, c’est un homme qui va venir à la fin des temps et qui prétends la divinité. C’est un homme borgne qui aura des choses extraordinaires que Dieu Lui accorde pour entraîner les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber et elle va tomber. Il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse. Ad-dajjal c’est-à-dire l’imposteur, le menteur. Ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles ce ne sont pas des prodiges. Ce sont des ‘IstiDraj, c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Et cet homme là beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui est notre maître ^Iça, Jésus. Comme nous l’a annoncé notre prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, il va le tuer dans une ville en Palestine qui s’appelle Al-LouD. Et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Achoura’, in chaa’ Allah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il est bien de jeûner ce jour là. Si le 1er jour de Mouharram c’est aujourd’hui le 02/10/2016, le jour de ^Achoura’ sera le mardi 11/10/2016. Si le 1er jour de Mouharram c’est mardi 03/10/2016, alors de jour de ^Achoura’ sera le mercredi 12/10/2016. Ce n’est pas une obligation de jeûner, c’est recommandé. C’est également recommandé de jeûner un jour avant ou un jour après, pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. De jeuner le 09 et le 10, ou le 09 et le 10 et le 11, ou le 10 et le 11 du mois de Mouharram.

Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûn représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accordé des bienfaits en ce jour là. Comme le prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine, il a vu que les juifs jeûnaient ce jour là et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit que c’est parce que ce jour là Moïse a été sauvé de pharaon et nous jeûnons pour remercier Dieu. Le prophète a dit ce qui signifie « nous nous sommes plus proches de Moïse, vous vous êtes écarté de sa croyance et de sa loi, alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse ». Il a jeûné ce jour là et il a ordonné de jeûner. Et pour se distinguer, on jeûne le 09 et/ou le 11, avec le 10.

Le mauvais oeil

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les causes habituelles, il y a le mauvais œil. Le Prophète a confirmé que le mauvais œil peut être une source de nuisance pour la personne, bien sûr par la Prédestination de Allah. Un savant a dit : « Celui qui regarde d’un mauvais regard un autre ne peut l’atteindre par le mauvais œil uniquement s’il parle », une parole qui indique un étonnement au sujet de la personne qu’il a vu ou d’une chose qui lui plaît. Celui qui renie la portée du mauvais œil, il aura contredit la Loi de l’Islam car le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a confirmé cela.

Dans le Qour’an honoré, dans sourat Al-Qalam la ‘ayah 51, Dieu dit ce qui signifie : « Les mécréants Ô Mouhammad ont failli te nuire, mais Allah te préserve », c’est-à-dire tellement ils étaient énervés, tellement ils étaient jaloux et envieux, s’ils le pouvaient ils l’auraient dévoré avec leurs yeux. Mais Allah le protège, quel que soit leur colère contre lui. Le Qour’an nous a donc confirmé que le mauvais œil peut nuire.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans ce qu’a rapporté Mouslim, ce qui signifie : «  Le mauvais œil est une réalité. S’il y avait quelque chose qui était plus rapide que la prédestination de Dieu ce serait le mauvais œil » c’est-à-dire s’il y avait une chose qui était plus forte que la prédestination de Dieu ce serait le mauvais œil mais rien n’est plus fort que la prédestination de Dieu. Rien ne nuit, rien ne profite, si ce n’est par la Volonté de Dieu.

De nos jours, il y a certains qui font semblants d’être intellectuels, ils renient l’atteinte du mauvais œil ; ceci n’est qu’une preuve de leur ignorance. Selon eux, les choses seraient limitées à ce qu’ils peuvent percevoir avec les sens, quant à ce qui ne peut être perçu par les sens (le toucher, par exemple) selon eux cela n’existe pas. La plupart des gens en Occident, ils ne croient pas au mauvais œil. Et même ceux qui sont diplômées chez eux, la plupart d’entre eux les ont suivis sur cette croyance. Combien de malades ces médecins-là n’arrivent pas à guérir ? La cause de ces maladies c’est le mauvais œil. Ces médecins qui sont diplômés chez ces gens-là qui ne croient pas au mauvais œil, eux aussi à leur tour ils ne croient plus au mauvais œil parce que ceux qui leur ont enseigné cette médecine ne croient pas au mauvais œil. Ils ne reconnaissent pas l’existence du mauvais œil et la nuisance du mauvais œil. Et bien sûr, ils se trompent.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le mauvais œil est une réalité. Si vous demandez à quelqu’un de se laver les membres, alors qu’il se lave », c’est-à-dire si quelqu’un a porté le mauvais œil à un autre, et que le deuxième il lui est arrivé un mal à cause du mauvais œil du premier. Dans ce cas-là, le premier qui a porté le mauvais œil il va se laver les membres de son corps c’est-à-dire le visage, les mains, ses genoux et ce qui est de cet ordre comme quelqu’un qui fait le woudou’ ; puis cette eau est recueillie dans un récipient et on la verse par derrière sur celui qui a été atteint par le mauvais œil. Ensuite on renverse ce récipient, l’ouverture vers le sol. Ceci est une cause pour la guérison du malade.

Le signe du mauvais œil c’est que la personne est en très bon état de santé, elle ne se plaint de rien puis tout d’un coup elle est atteinte de fièvre, ou de douleurs aux yeux, il se peut même qu’elle perde la vue à cause de cela.

Il y a un récitateur de Qour’an très connu, le Chaykh Mouhammad Rifghat l’égyptien, il a une très belle voix. Il est aveugle. Il a été dit que lorsqu’il était enfant, il marchait avec son père ; ses yeux ont plu à un homme qui a dit : « Ah ! Ces yeux c’est comme les enfants de rois ». C’est à partir de là qu’il a été atteint et qu’il a perdu la vue. Et d’autres encore sont ainsi. Ils ont perdu leur vue à cause du mauvais œil. Il y a des gens qui sont devenu paralysés à cause du mauvais œil, d’autres qui ont eu de la fièvre et d’autres sortes de maladies. Tout cela à cause du mauvais œil.

Notre maître ^Aliyy (que Allah l’agrée) rapporte du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que Al-Haçan et Al-Houçayn ont été atteint par le mauvais œil. C’était les petits fils du Messager, cela veut dire que cela peut arriver à n’importe qui. Il convient de réciter les invocations de protection et de ne pas les oublier. Notre Chaykh, dès que le soleil se couchait il récitait les invocations de protection et à l’aube également. Que chacun d’entre nous s’habitue à les réciter et s’il a des enfants il leur récite comme faisaient les compagnons du Prophète ou alors il leur accroche le hirz. Il récite sourat Al-Falaq et sourat An-Nass.

Al-Haçan et Al-Houçayn étaient donc tombé malade, le Prophète s’est chagriné pour cela. Jibril est venu le voir et a dit : « Ô Mouhammad, je vois que tu es chagriné ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Al-Haçan et Al-Houçayn sont atteints ». Jibril lui a dit : « Récite leur cette invocation de protection ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Quelle invocation de préservation je peux leur réciter ? », Jibril a dit : « Allahoumma dha s-Soultani l-^adhim wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, wa liyya l-kalimati t-tammati wa da^awati l-moustajabat, ^afi Haçanan wa Houçaynan min ‘anfouçi l-jinn wa ‘a^youni l-‘inss ». Cette invocation est connue comme étant l’invocation de Jibril pour la préservation. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) leur a récité cette invocation de préservation, ils se sont levé et se sont mis à jouer comme s’ils n’avaient pas été malades auparavant.

Si tu veux réciter cette invocation pour quelqu’un tu remplaces les termes Haçanan wa Houçaynan par le nom de celui que tu veux. Si tu veux réciter cette invocation pour toi-même car tu as été atteint du mauvais œil, tu dis ^afini à la place de ^afi Haçanan wa Houçaynan.

L’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée) a rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Récitez cette invocation de préservation pour vous-même, pour vos épouses, pour vos enfants ».

Beaucoup de maladies que les médecins ne savent pas soigner sont à cause du mauvais œil. Ces gens-là beaucoup d’entre eux ne croient pas en cela. Ils ne savent pas que le ta^widh (c’est-à-dire l’invocation de préservation) c’est la cause qui, par la Volonté de Dieu, sauve du mauvais œil. Le ta^widh que Jibril a enseigné au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) comporte une récompense. Si la personne se préserve par cette invocation avant même qu’elle soit atteinte du mauvais œil, cela peut lui être utile. Cette invocation signifie : « Ô Allah, Toi Qui accorde avec bienfaisance, Celui Qui a pour attribut d’accorder avec largesse, Tu as de toute éternité cet attribut même s’il n’y a pas de créature qui existe de toute éternité. Les termes du Qour’an ce sont les paroles parfaites qui ne comportent pas de défauts. Allah est Celui qui exauce les invocations. Préserve de la nuisance qui peut arriver aux gens par les djinns et de la nuisance qui peut arriver par le mauvais œil des humains ».

Celui qui ne veut pas croire au mauvais œil c’est un pervers, c’est un grand pécheur mais on ne le déclare pas mécréant ; sauf s’il renie par entêtement c’est-à-dire qu’il a su que le Prophète l’a annoncé et il a dit « non non cela n’existe pas » dans ce dernier cas il devient mécréant.

Celui qui renie l’existence des djinns c’est un mécréant. Le Qour’an a confirmé l’existence des jinns. Il y a toute une sourah qui se nomme Al-jinn.

 

La Zakaat, généralités

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 9, 2016

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allah tabaraka wa ta^ala a évoqué dans le Qour’an, dans sourat Al-Qalam, une partie du récit des gens qui possédaient un verger comment ils ne s’étaient pas acquitté des devoirs concernant ce verger. Et cela a eu comme conséquence que Allah les a privé de ce verger pour leur mauvaise intention. C’est dans sourat Al-Qalam, le verset N°17. A propos de ce verset, les spécialistes du tafsir ont dit qu’il y avait un homme dans la région du Yémen qui avait un verger, c’est-à-dire un grand jardin où il y a des arbres fruitiers. C’était un croyant qui avait vécu après notre maître ^Iça ^alayhi s-salam. Dans ce verger, il avait non seulement des arbres fruitiers mais également des céréales. Au moment de la récolte, il consacrait une partie de sa récolte pour les pauvres et les miséreux. Il disait : « Ce bien c’est un bien qui appartient à Allah et Allah m’en a accordé la propriété et Allah m’a donné l’ordre d’en sortir en titre de zakat (l’aumône obligatoire) une partie pour les pauvres et pour les miséreux ».

Chacun d’entre nous, Allah lui a accordé des biens, qu’il se rappelle des pauvres et des miséreux en ce jour de l’Aïd et plus particulièrement avec les proches parents en les soutenant financièrement et en leur rendant visite.

Cet homme vertueux, Allah lui a donné une subsistance, une richesse et il a remercié Dieu. Cependant, après son décès, certains de ses enfants se sont mis d’accord pour priver les pauvres de ce qu’il était habitué à leur donner. Ils se sont donné rendez-vous tous ensemble un jour, ils se sont mis d’accord en cachette de se lever en tout début de journée avant que les autres personnes se réveillent, qu’ils vont à leur champs, à leur verger pour cueillir tous les fruits, tout ce qu’il y a comme céréales et de le partager entre eux de sorte qu’il ne reste rien à donner aux pauvres. N’est-ce pas là l’état de beaucoup de riches de notre époque ? Dont le cœur s’est attaché à ce bas-monde éphémère et dont les cœurs se sont endurcis. Pour cela, nous devons tirer des leçons de ceux qui nous ont précédés, ce qu’ils ont fait. Il est très important de connaître l’Histoire pour savoir comment se comporter. Si le bas-monde avait perduré pour ceux qui nous ont précédé, il ne serait jamais parvenu jusqu’à toi.

A l’occasion de ces jours de fêtes, les musulmans ont pour habitude de visiter les cimetières afin de rendre visite à leurs morts, leur réciter le Qour’an afin qu’ils en tirent des bénédictions. Alors, que chacun se rappelle que lui-même va partir un jour, pour œuvrer pour sa tombe et son au-delà.

Ô toi qui s’est occupé de son bas-monde, et qui s’est fait tromper par le long espoir ; la mort survient soudainement et la tombe c’est le coffre des œuvres.

Ses fils ont voulu priver les gens du droit que Allah leur a accordé, c’est-à-dire de la zakat. Mais Allah sait de toute éternité ce que ces gens allaient comploter.

Dans sourat Al-Qalam les versets N°19 et 20, Allah nous apprend qu’un incendie a éclaté dans leur verger, la veille du jour où ils avaient prévu de tout se partager. Leur champ est devenu tout noir, brûlé. Lorsque le jour s’est levé et qu’ils étaient devenus tout près de leur verger, ils se sont mis à se poser des questions. Ils ont dit : « Est-ce là notre verger ? Alors que la veille nous l’avions laissé plein d’arbres et de fruits. Nous ne pensons pas que ce soit notre verger. Probablement nous nous sommes perdus en chemin ». Celui d’entre eux qui n’était ni le plus âgé, ni le plus jeune mais celui du milieu et qui était bon comme son père, il leur a dit : « C’est bel et bien votre verger, cependant vous en avez été privés avant que les pauvres n’en soient privés et vous avez été rétribué pour votre avarice et votre cupidité ». Ils se sont mis alors à se blâmer les uns les autres. L’un disait à l’autre : « C’est toi qui nous a dit de faire comme cela pour priver les pauvres ! », et l’autre disait : « Mais non ! C’est toi qui a fait ce projet pour les priver » et le troisième disait : «  C’est toi qui nous a fait peur de tomber dans la pauvreté », et le dernier disait : «  Non ! C’est toi qui nous a incité à ramasser encore plus d’argent ». Ils se sont mis à se blâmer les uns les autres comme nous l’apprenons dans sourat Al-Qalam le verset N°31 ce qui signifie : « Malheur à nous ! Nous avons été injustes parce que nous avons désobéit à notre Seigneur en voulant priver les gens de la zakat ». Puis ils ont espéré la délivrance de la part de Dieu pour que Allah leur accorde en lieu et place de ce verger ce qui est encore mieux, comme nous l’apprenons dans sourat Al-Qalam verset N°32.

Allah leur a fait miséricorde lorsqu’ils ont manifesté leur désir de repentir. Allah a ordonné à Jibril (^alayhi s-salam) d’arracher leur verger qui a été brûlé et de l’enmener dans un endroit éloigné et de prendre de la terre de Ach-Cham un autre verger qui soit plein de fruits et de récoltes et qu’il le place là où était leur verger. La barakah (les bénédictions) était apparente dans le nouveau verger et ils ont pris l’habitude de leur père, à savoir qui était de donner aux pauvres et aux miséreux de ce verger. Ils purifiaient ainsi leur bien et leur corps par la zakat, comme Dieu l’agrée. La zakat est une manière de purifier son argent et son corps.

Le châtiment que Dieu réserve dans l’au-delà pour celui qui désobéit, pour celui qui a mécru, ce châtiment sera plus difficile que la punition du bas-monde ; que chacun d’entre nous médite à ce sujet. Et que chacun s’empresse avec une forte ardeur, durant ces jours bénis, de se consacrer à l’adoration de son Seigneur.

Et rappelez-vous le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie : « Offre ta nourriture aux gens, entretiens les relations avec tes proches parents, fais la prière pendant la nuit alors que les gens sont endormis, tu iras en paix au Paradis », c’est-à-dire partage ta nourriture avec les gens, visite tes proches parents, prend de leurs nouvelles et soutiens les financièrement si tu le peux, et accomplis des prières surérogatoires de nuit en plus des prières obligatoires ; cela te fait entrer au paradis en paix.

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