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La réplique à ceux qui prétendent que la première créature est la lumière de MouHammad

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

بسم الله الرحمن الرحيم

من المفاسد التي انتشرت بين بعض العوام ما درج عليه بعض قُرَّاء المولد النبوي الشريف وبعض المؤذنين وغيرهم من قولهم: « إن محمدًا أوّل المخلوقات »، وما ذاك إلا لانتشار حديث جابر الموضوع بينهم وهو: « أوَّل ما خلق الله نور نبيك يا جابر » وفيما يلي نورد ردَّنا بالأدلة العقلية والنقلية الشافية:

نقول: هذا الحديث موضوع لا أصل له وهو مخالف للقرءان الكريم، وللحديث الصحيح الثابت.

أما مخالفته للقرءان قال الله تعالى: {وجعلنا منَ الماءِ كلَّ شىءٍ حيٍّ} [سورة الأنبياء].

Parmi les corruptions qui se sont propagés parmi certains les gens du commun il y a ce qu’a eu l’habitude de faire certains récitateurs du Mawlid prophétique honoré, certains muezzin également, et d’autres qu’eux dans leur parole : « Mouhammad est la première des créatures. » La raison de cela est la diffusion du hadith de Jabir qui est fomenté et c’est le prétendu hadith :

))أوَّل ما خلق الله نور نبيك يا جابر((

Ce qui signifie : « La toute première chose que Dieu a créé est la lumière de ton prophète ô Jabir. » Et ci-après nous mentionnons les preuves rationnelles et textuelles suffisantes :

Nous disons : Ce hadith est fomenté et il n’a aucun fondement et il est en contradiction avec le Qour’an honoré, et le hadith authentique et sûr.

Pour ce qui est de sa contradiction avec le Qour’an, c’est la parole de Allah ta^ala :

وجعلنا منَ الماءِ كلَّ شىءٍ حيٍّ

Ce qui signifie : « Nous avons fait à partir de l’eau toute chose vivante. »

وأما مخالفته للحديث فقد روى البخاري [15] والبيهقي [16] من حديث عمران بن حصين أن أناسًا من أهل اليمن أتوا إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقالوا: جئناك يا رسول الله لنتفقه في الدين فأنبئنا عن أول هذا الأمر ما كان؟ قال: « كان الله ولم يكن شىء غيره، وكان عرشه على الماء، وكتب في الذكر كل شىء ثم خلق السموات والأرض« ، فهذا نص صريح في أنّ أول خلق الله الماء والعرش لأن أهل اليمن سألوه عن بدء العالم.

Pour ce qui est de sa contradiction au hadith il y a ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy du compagnon ^Imran ibnou Housayn que des gens du Yémen sont partis voir le Messager et ils ont dit : « Nous sommes venus te voir ô Messager de Dieu pour apprendre la religion. Informe-nous à propos du début de ce monde, comment a-t-il commencé ? Et le Prophète a répondu :

))كان الله ولم يكن شىء غيره، وكان عرشه على الماء، وكتب في الذكر كل شىء ثم خلق السموات والأرض((

Ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité, et Son trône était au-dessus de l’eau, et il a fait inscrire sur la table préservée toute chose, puis il a créé les cieux et la terre. » Ceci est un texte explicite dans le fait que les toutes premières créatures de Dieu sont l’eau et le trône car les gens du Yémen était venu interroger le Prophète au sujet du début de ce monde.

فقوله عليه الصلاة والسلام: « كان الله ولم يكن شىء غيره » إثبات الأزلية لله أي أنه تعالى لا ابتداء لوجوده، وقوله: « وكان عرشه على الماء » معناه أن هذين أول المخلوقات، أما الماء فعلى وجه الإطلاق وأما العرش فبالنسبة لما بعده كما أفاد ذلك قوله عليه السلام: « على الماء » وذلك يدل على تأخر العرش عن هذا الأصل.

وروى ابن حبان [17] وصححه من حديث أبي هريرة قال: قلت: يا رسول الله إني إذا رأيتك طابت نفسي وقرّت عيني فأنبئني عن كل شىء، قال: « كل شىء خلق من الماء« ، وفي لفظ: « أن الله تعالى خلق كل شىء من الماء« .

La parole du Prophète : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité » est une confirmation de l’exemption de début au sujet de Dieu c’est-à-dire qu’Il n’a pas de début à Son existence, et sa parole « Son trône était au-dessus de l’eau » son sen est que l’eau et le trône sont les toutes premières créatures. Quant à l’eau c’est la première des créatures dans l’absolu, et quant au trône c’est la première créature par rapport à ce qui vent après, comme le prophète a dit « sur l’eau » et ceci indique que le trône

Ibnou Hibban a rapporté et jugé authentique d’après Abou Hourayrah qu’il a dit : « ô Messager de Dieu quand je te vois je me sens bien et j’ai du plaisir à te voir, parle-moi de toute chose. » et le Prophète a répondu : ce qui signifie : « Toute chose a été créé à partir de l’eau. » et dans une autre version : « Allah ta^ala a créé toute chose à partir de l’eau. »

وروى السُّدي [18] في تفسيره بأسانيد متعددة عن جماعة من أبناء الصحابة: « إنّ الله لم يخلق شيئًا مما خلق قبل الماء ».

ففي الحديث الأول، نصّ على أن الماء والعرش هما أوّل خلق الله، وأما أنّ الماء قبل العرش فهو مأخوذ من الحديثين التاليين.

Et As-Souddiyy a rapporté que le Prophète a dit :

))إنّ الله لم يخلق شيئًا مما خلق قبل الماء((

ce qui signifie : « Allah n’a rien créé parmi ce qu’Il a créé avant l’eau. »

Dans ce premier hadith nous apprenons que le trône et l’eau sont les toutes premières créatures, mais c’est à partir des deux autres hadiths que nous avons appris que l’eau a existé avant le trône.

قال الحافظ ابن حجر في شرح البخاري [19] ما نصه: « قال الطيبي: هو فصل مستقل لأن القديم من لم يسبقه شىء، ولم يعارضه في الأولية، لكن أشار بقوله: « وكان عرشه على الماء » إلى أن الماء والعرش كانا مبدأ هذا العالم لكونهما خلقا قبل خلق السموات والأرض ولم يكن تحت العرش إذ ذاك إلا الماء » ا.هـ.

وفي تفسير عبد الرزاق [20] عن قَتادة في شرح قوله تعالى: {وكانَ عَرْشُهُ عَلَى الماء} [سورة هود] ما نصه: « هذا بدء خلقه قبل أن يخلق السموات والأرض ».

Le Hafidh ibnou Hajar dans son commentaire de Al-Boukhariyy rapporte de AtTibbiyy qu’il a dit : « C’est une séparation indépendante parce que Celui qui est de toute éternité, Son existence n’a pas été précédé par l’existence d’autre chose, et il n’y a pas autre que Lui qui soit de toute éternité, mais il y a l’allusion par sa parole : « et son trône était sur l’eau » au fait que l’eau et le trône étaient le début de ce monde parce qu’ils ont été tous deux créer avant la création des cieux et de la terre et il n’y avait alors que l’eau en dessous. » Fin de citation

Et dans le tafsir de ^Abdou r-Razzaq d’après Qatadah dans son commentaire de la parole de Dieu :

وكانَ عَرْشُهُ عَلَى الماء

Ce qui signifie : « Et son trône était sur l’eau » il a dit : « C’est le début de ce qu’Il a créé avant qu’Il ne crée les cieux et la terre. »

وأخرج ابن جرير [21] عن مجاهد رضي الله عنه في قوله: {وكانَ عرشُهُ على الماء} [سورة هود] قال: « قبل أن يخلق شيئًا ».

Et ibnou Jarir rapporte d’après Moujahid que Dieu l’agréé qu’il a dit au sujet de ce verset : « Avant qu’il ne crée toute chose »

Information utile : Celui qui délaisse une chose pour l’agrément de Dieu, Dieu le lui remplace par mieux. D’après le hanafite Abou l-Wafa’ ibnou ^Aqil qu’il a dit : Je suis allé au pèlerinage et j’ai trouvé un collier de perle enfilé dans un fil rouge et il y avait un homme âgé aveugle qui le cherchait et promettait à celui qui l’avait ramassé cent dinar, Je lui ai rendu et l’homme m’a dit : prends les dinar et il n’a pas accepté.

Puis je suis parti dans les pays du Cham après mon pèlerinage et j’ai visité Al-Qoud et j’étais à Halep et j’avais faim et les gens m’ont demandé de diriger la mosquée c’était ramadan j’ai rompu avec eux. Puis ils m’ont proposé de diriger la prière durant tout le mois. Puis ils m’ont dit que leur imam est décédé et a laissé une fille et je l’ai marié puis elle est tombée enceinte et elle est tombé malade à la suite puis j’ai vue autour de son cou ce même collier et je lui ai raconté l’histoire et elle m’a dit : Mon père avait invoqué en disant : «  » puis elle est morte et j’ai hérité de son collier. » Rapporté dans Siyarou A^lamou n-Noubala’ de Adh-Dhahabiyy.

21/12/23 :

فإن قيل: أليس قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « أوّل ما خلق الله تعالى نور نبيك يا جابر، خلقه الله من نوره قبل الأشياء »؟، فالجواب: أنه يكفي في رد هذا الحديث كونه مخالفًا للأحاديث الثلاثة الصحيحة السابقة، وأما عزو هذا الحديث للبيهقي فغير صحيح إنما ينسب إلى مصنّف عبد الرزاق عكس هذا، فقد ذكر فيه أنّ أول الأشياء وجودًا الماء كما تقدم.

Si quelqu’un dit : N’est-ce pas que le Prophète a dit : La toute première chose que Dieu a créé c’est la lumière de ton prophète, Dieu l’a créé de Sa lumière avant toute chose.

Il suffit pour répliquer et réfuter ce hadith de rappeler qu’il est en contradiction avec les trois hadith authentiques précédemment cité. Quant à la prétention que ce hadith est rapporté par al-Bayhaqiyy, cela n’est pas vrai mais il est attribué au Mousannaf de ^Abdou r-Razzaq c’est-à-dire que certains prétendent qu’il l’a mentionné dans son recueil, or il ne figure pas dans son Mousannaf, mais ce qui y figure est le contraire de ce que prétend le hadith de Jabir. ^Abdou r-Razzaq a dit dans son tafsir que la première créature que Dieu a créée c’est l’eau tout comme nous l’avons vu dans le hadith précédent.

وقال الحافظ السيوطي [22] في الحاوي: « ليس له -أي حديث جابر- إسناد يُعتمد عليه » ا.هـ.

قلت: وهو حديث موضوع جزمًا، وقد صرّح الحافظ السيوطي في شرحه على الترمذي أن حديث أولية النور المحمدي لم يثبت.

Le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-Hawi li fatawi : ce hadith n’a pas de chaine authentique fiable.

Le chaykh a dit : Je dis que c’est un hadith fomenté et le Hafidh As-Souyoutiyy a cité de manière explicite dans son commentaire sur At-Tirmidhiyy que le hadith de la primauté de la lumière de Mouhammad n’a pas été confirmé.

وقد ذكر عصريّنا الشيخ عبد الله الغماري محدّث المغرب [23] أن عزو هذا الحديث الموضوع إلى مصنّف عبد الرزّاق خطأ لأنه لا يوجد في مصنّفه، ولا جامعه ولا تفسيره، والأمر كما قال.

Notre contemporain le chaykh ^Abdou l-Lah Al-Ghoumariyy le mouhaddith du Maghrib dans son livre Mourchid que l’attribution de ce hadith fomenté au Mousannaf de ^Abdou r-Razzaq est une erreur parce qu’il n’y figure pas, ni dans son Jami^, ni dans son Tafsir, et il en est ainsi.

كما أن محدّث عصره الحافظ أحمد بن الصدّيق الغماري [24] حكم عليه بالوضع محتجًا بأنّ هذا الحديث ركيك ومعانيه منكرة.

Tout comme le mouhaddith de son époque le Hafidh Ahmad fils de As-Siddiq Al-Ghoumariyy l’a jugé mensonger, il a dit que le style de ce hadith est médiocre et les sens qu’il comporte sont blâmable et le Prophète ne parle pas avec un style médiocre.

قلت: والأمر كما قال، ولو لم يكن فيه إلا هذه العبارة: « خلقه الله من نوره قبل الأشياء » لكفى ذلك ركاكة، لأنه مشكل غاية الإشكال، لأنه إن حُمل ضمير من نوره على معنى نور مخلوق لله كان ذلك نقيض المدعى لأنه على هذا الوجه يكون ذلك النور هو الأول ليس نور محمّد بل نور محمّد ثاني المخلوقات،

Je dis qu’il en est ainsi, s’il n’y avait dans ce hadith que le phrase « Dieu l’a créé à partir de sa lumière avant toute chose », cela aurait été suffisant comme médiocrité, parce que c’est problématique, très problématique, parce que si le pronom dans « Sa lumière » se rapportait par une lumière créé par Dieu se serait le contraire de ce qui est prétendu, parce que selon cette prétention cette lumière serait la première et non pas celle de Mouhammad, mais la lumière de Mouhammad serait la deuxième créature et non pas la première.

وإن حُمِلَ على إضافة الجزء للكل كان الأمر أفظعَ وأقبحَ لأنه يكون إثبات نور هو جزء لله تعالى، فيؤدي ذلك إلى أن الله مركب والقول بالتركيب في ذات الله من أبشع الكفر لأن فيه نسبة الحدوث إلى الله تعالى. وبعد هذه الجملة من هذا الحديث المكذوب ركاكات بشعة يردها الذوق السليم ولا يقبلها.

Et si cela aurait été expliqué par une lumière qui serait une partie de Dieu se serait encore plus abominable car cela reviendrait a confirmé que la lumière est une partie de Dieu et entraine a dire qu’Il serait composé, et prétendre la composition au sujet de Dieu est l’une des plus abominable des accusations, car cela revient a Lui attribué l’entrée en existence.

Et au-delà de cette phrase de ce hadith mensonger il y a plusieurs autres médiocrités abominables que le bon sens rejette et n’accepte pas.

ثم هناك علّة أخرى وهي الاضطراب في ألفاظه، لأن بعض الذين أوردوه في مؤلفاتهم رووه بشكل وءاخرون رووه بشكل ءاخر، فإذا نُظِرَ إلى لفظ الزرقاني ثم لفظ الصاوي لوجد فرق كبير.

فالحديثان الأولان لا حاجة إلى تأويلهما لأجل حديث غير ثابت بل حديث موضوع لركاكته وهو حديث أولية النور.

Il y a par ailleurs une autre anomalie qui est l’idtirab–une différence inconciliable entre les version– car dans ce hadith certains l’ont mentionné sous une version et d’autres l’ont rapporté sous une autre version inconciliable. Si on regarde la version de Az-Zourqaniyy et de As-Sawiyy il y a une grand différence.

Les deux premiers hadith il n’y a pas besoin d’en faire un ta’wil pour expliquer un hadith qui n’est pas même authentique et qui plus est, est fomenté en raison de sa médiocrité, en l’occurrence le hadith de la primauté de la lumière.

فلا حاجة لما ذكره بعض من حمل حديث أول ما خلق الله نور نبيك يا جابر على الأولية المطلقة لغرض إثبات أولية النور المحمدي.

Il n’y a pas besoin de ce qu’a cité certains en expliquant le hadith « la toute première que Dieu a créé c’est la lumière de ton prophète ô Jabir » par la primauté absolue dans l’objectif de confirmé la primauté de la lumière Mouhammadiyy.

وأما حديث: « أوّل ما خلق الله العقل » فليس له طريق يثبت كما قال الحافظ ابن حجر [25]، ففي كتاب إتحاف السادة المتقين بشرح إحياء علوم الدين للحافظ محمد مرتضى الزبيدي [26] ما نصّه: « 

Quant au hadith : « La toute première chose que Dieu a créé c’est la raison », il n’y a pas de chaine authentique à son sujet comme l’a cité le Hafidh ibnou Hajar, dans le livre ithafou s-sadah Al-Mouttaqin du commentaire de ‘Ihya’ou ^ouloumi d-Din deMouhammad Mourtada Az-Zbidiyy.

ثم قال العراقي: أما حديث عائشة فرواه أبو نعيم في الحلية [27] قال: أخبرنا أبو بكر عبد الله بن يحيى بن معاوية الطلحي بإفادة الدارقطني، عن سهل بن المرزبان بن محمد التميمي، عن عبد الله بن الزبير الحُميدي، عن ابن عُيينة، عن منصور، عن الزهري، عن عروة، عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « أول ما خلق الله العقل » فذكر الحديث، هكذا أورده في ترجمة سفيان بن عيينة ولم أجد في إسناده أحدًا مذكورًا بالضعف، ولا شكّ أنّ هذا مركب على هذا الإسناد ولا أدري ممّن وقع ذلك، والحديث مُنكر.

Pour ce qui est du hadith de ^A’ichah il est rapporté par Abou Nou^aym dans Hilyah il dit : Abou Bakr… tel que l’a cité Ad-Daraqoutniyy tel qu’a rapporté..  d’après.. d’après .. d’après ^A’ichah qu’elle a dit : Le Messager de Dieu a dit (()) ce qui signifie :

Et Al-^Iraqiyy a dit :  je n’ai pas trouvé est faible dans cette chaine, sans aucun doute cette chaine est un montage mais je ne sais pas qui l’a fait, et hadith est blamable.

قلت: ولفظ حديث عائشة على ما في الحِلية قالت عائشة: حدثني رسول الله صلى الله عليه وسلم أن أوّل ما خلق الله العقل، قال: أقبل فأقبل، ثم قال له: أدبر فأدبر ثم قال: ما خلقت شيئًا أحسن منك، بك ءاخذ وبك أعطي. قال أبو نعيم: غريب من حديث سفيان ومنصور والزهري لا أعلم له راويًا عن الحميدي إلا سهلاً، وأراه واهيًا فيه ». انتهت عبارة مرتضى الزبيدي.

Et je dis : Les termes du hadith de ^A ‘ichah comme il figure dans Al-Hilyah que le Prophète aurait : ..

Abou Nou^aym a dit : « Ce hadith est étrange comme parole attribué à Soufyan et à Mansoub et Az-Zouhriyy je ne sais pas qui lui a rapporté des hadith de Al-Houmaydiyy si ce n’est Sahl, et je pense que ce hadith n’est pas fiable. » Fin de la parole de Az-Zabidiyy.

وقال الحافظ العراقي في تخريج الإحياء [28] بعد إيراده هذا الحديث ما نصه: « رواه الطبراني في الأوسط من حديث أبي أمامة، وأبو نعيم من حديث عائشة بإسنادين ضعيفين » انتهى كلام العراقي.

Et le Hafidh Al-^Iraqiyy dans le takhrij–la recherche des chaines de transmission des hadiths de Al-Ihyaa’ après avoir mentionné ce hadith, il y a ce qui est rapporté de At-Tabaraniyy dans Al-‘Awsat de Abou Oumamah et Abou Nou^aym du hadith de ^A’ichah, les deux chaines sont faible.Fin de la parole de Al-^Iraqiyy

Information utile : Le chaykh a dit : « Attachez-vous à la patience et à l’indulgence, ceux qui ont réussi n’ont réussi que grâce à la patience et à l’indulgence. »

Et il a dit à propos du verset 68 dans sourate Yaçin: ()

Le sens est que celui qui vit longtemps il change, l’homme s’affaiblit il devient faible après avoir été fort vigoureux.

04/01/24 :

أما حديث أولية القلم قال الحافظ ابن حجر [29] في الجواب عنه ما نصه: « فيجمع بينه وبين ما قبله بأن أولية القلم بالنسبة إلى ما عدا الماء والعرش، أو بالنسبة إلى ما منه صدر من الكتابة، أي أنه قيل له اكتب أول ما خلق، وأما حديث: « أول ما خلق الله العقل »، فليس له طريق يثبت وعلى تقدير ثبوته فهذا التقدير الأخير هو تأويله والله أعلم » ا.هـ.

Quant au hadith qui indique que le qalam serait la première des créatures, le Hafidh ibnou Hajar dans son livre Fathou l-Bari Tome 6 p 289 a dit en réponse : « On concilie entre la primauté du qalam et le hadith précédent selon lequel l’eau est la première des créatures en disant que la primauté du qalam est relativement par rapport à tout autre que l’eau et le trône, ou il a été au premier par rapport à l’écriture qu’il a tracé, c’est-à-dire qu’il a été ordonné au qalam d’écrire dès qu’il a été créé. Quant au prétendu hadith que la toute première chose que Dieu a créé c’est la raison, il n’a pas de chaine de transmission confirmée, et dans l’hypothèse qu’il serait confirmé, c’est cette dernière explication qui en serait l’explication c’est-à-dire que la raison serait première par rapport à ce qui est venu après, et Dieu sait plus que tout autre. » Fin de citation

وأمّا قول ابن حجر الهيتمي في شرح الأربعين النووية ونصه: « أما أولية القلم نسبية وأما أولية النور المحمدي فهي مطلقة ». ا.هـ، فهذا التأويل مخالف للحديث الصحيح، ومخالف للقاعدة الحديثية أن الضعيف إذا خالف الحديث الثابت فلا حاجة إلى التأويل، بل يعمل بالثابت ويترك الضعيف، وذلك مقرر في كتب المصطلح وفي كتب الأصول.

Quant à la parole de ibnou Hajar Al-Haytamiyy [le faqih chafi^iyy] il a dit dans le commentaire des quarante hadith de An-Nawawiyy : « La primauté du qalam est relative et celle de la lumière de Mouhammad est absolu. » Cette interprétation est contraire au hadith sahih et contraire à la règle du hadith que lorsqu’il y a un hadith faible qui est contraire à un hadith authentique, alors il n’est pas nécessaire de faire l’interprétation, mais on applique le hadith authentique et on délaisse le hadith faible. Cette règle est décrétée dans les livres de Al-Moustalah–Terminologie de hadith et de Al-‘Ousoul–Les fondements.

فإن قيل: أليس قال الرسولُ: « كنتُ أوّل النبيين في الخلق وءاخرهم في البعث »، وقال أيضًا: « كنت نبيًا وءادم بين الماء والطين »، و: « كنت نبيًا ولا ماء ولا طين ».

فالجواب: أن الحديث الأول ضعيف [30] كما نقل ذلك العلماء، وفيه بقية بن الوليد وهو مدلّس، وسعيد بن بشير وهو ضعيف، ثم لو صح لم يكن فيه أنّه أوّل خلقِ الله وإنما فيه أنه أول الأنبياء، ومعلوم أن البشر أولهم ءادم الذي هو ءاخر الخلق باعتبار أجناس المخلوقات.

Si quelqu’un pose la question en disant : N’est-ce pas que le Messager a dit : « J’ai été le premier des prophètes dans la création et le dernier d’entre eux dans l’envoi. » Et n’est-ce pas que le Messager a dit : « J’ai été prophète alors que ‘Adam était entre l’eau et la terre », et qu’il a dit : « J’étais prophète alors qu’il n’y avait ni eau ni terre. »

La réponse est que le premier hadith est faible comme cela est rapporté par les savants. Il y a dans sa chaine de transmission un homme du nom de Baqiyyah fils de Al-Waliyy qui est un falsificateur, et Sa^id ibnou Bachir qui est faible. Et par ailleurs si ce hadith avait été authentique il n’aurait pas indiqué qu’il serait la première des créatures de Dieu, mais il indique qu’il était le premier des prophètes, or il est connu que le premier des humains c’est ‘Adam qui est le dernier de la création par rapport au reste des espèces de créatures.

وأما الثاني والثالث فلا أصل لهما [31]، ولا حاجة لتأويل قول الله تعالى: {وجَعلنا من الماء كل شىءٍ حي} [سورة الأنبياء] والحديث الصحيح لخبر واهٍ ضعيف أو موضوع لا أصل له كما فعل ذلك بعض المتصوفة حيث أوَّل الآية بحديث جابر السابق الذكر وقال: إنّ للآية معنًى مجازيًا.

Quant au deuxième et au troisième hadith, ils sont tous deux mensongers, il n’y a pas besoin de donner un autre sens que le sens apparent du verset de sourate Al-‘Anbiya’ :

[/] ce qui signifie : « Nous avons fait à partir de l’eau toute chose vivante », ni d’interpréter le hadith sahih qui indique que l’eau est la première des créatures pour une information qui est illusoire et faible ou fomenté et sans fondement comme l’a fait un prétendu soufiyy puisqu’il a interprété le verset par le prétendu hadith de Jabir précédemment cité en disant que le verset aurait un sens figuré.

أما حديث ميسرة الفجر أنه قال: يا رسولَ الله متى كنت نبيًا، قال: « كنت نبيًا وءادم بين الروح والجسد« ، فهو حديث صحيح رواه أحمد في مسنده [32]، وقال الحافظ الهيثمي [33] بعد عزوه لأحمد وللطبراني [34] أيضًا ما نصه: « ورجاله رجال الصحيح » ا.هـ.

Quant au hadith de Maysarah Al-Fajr dans lequel il a dit : Ô Messager de Dieu depuis quand tu étais prophète ? et que le Prophète aurait répondu : « J’étais prophète alors que ‘Adam était encore entre l’âme et le corps. » c’est-à-dire que l’âme n’était pas encore entré dans son corps, ce hadith est authentique et il est  rapporté dans le Mousnad de Ahmad, et le Hafidh Al-Hathamiyy après l’avoir attribué à Ahmad et à At-Tabaraniyy également a dit : « Et les hommes qui composent sa chaine de transmission sont du degré de sahih. » Fin de citation

وأمّا معناه فلا يدلّ على أوّليّته صلى الله عليه وسلم بالنسبة لجميع الخلق، وإنما يدل على أن الرسول كان مشهورًا بوصف الرسالة بين الملائكة في الوقتِ الذي لم يتم تكوُّنُ جسدِ ءادم بدخولِ الروح فيه.

Quant à sa signification, il n’indique pas la primauté du prophète par rapport aux autres créatures, mais il indique que le Messager était connu chez les anges qu’il allait être un messager alors que la création de ‘Adam n’avait pas été terminé par l’entrée de l’âme dans le corps.

وقد أخرج أحمد [35] والحاكم [36] والبيهقي [37] في الدلائل عن العِرباض بن سارية رضي الله عنه قال: سمعتُ رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: « إني عند الله في أمّ الكتاب لخاتمُ النبيين، وإن ءادم لمنجدل في طينته« . قال البيهقي [38]: « قوله صلى الله عليه وسلم: « إني عبد الله وخاتم النبيّين وإن ءادم لمنجدل في طينته« ، يريد به أنه كان كذلك في قضاء الله وتقديره قبل أن يكون أبو البشر وأول الأنبياء صلوات الله عليهم » ا.هـ.

Par ailleurs Ahmad a rapporté dans son Mousnad, Al-Hakim dans son Moustadrak et Al-Bayhaqiyy dans Dala’ilou n-Noubouwwah d’après Al-^Irbat ibnou Sariyah que Dieu l’agrée qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu dire : ce qui signifie : « J’étais selon le jugement de Dieu inscrit dans la table préservée comme étant le dernier des prophètes alors que ‘Adam était encore sous la forme de terre glaise. » Al-Bayhaqiyy a dit : « La parole du Prophète qui signifie : « Je suis l’esclave de Dieu et le dernier des prophètes alors que ‘Adam était encore de sa terre glaise » il vise par cela qu’il était ainsi prophète selon la prédestination de Dieu et sa destinée avant même l’existence du père des humains et des prophètes que Dieu les honneur et les élève en degrés.

ثم إن الأفضلية ليست الأسبقية في الوجود بل الأفضلية بتفضيل الله، فالله تعالى يفضّل ما شاء من خلقه على ما شاء، فالله تعالى جعل سيدنا محمدًا أفضل خلقه على الإطلاق وأكثرهم بركة.

Par ailleurs le mérite n’est pas en précédent par l’existence mais par ce qui est accordé par Dieu, Il accorde plus de mérite parmi Ses créatures sur celles qu’Il veut, et Dieu a fait que notre maitre Mouhammad soit la meilleure des créatures dans l’absolu, celui qui a le plus de bénédiction.

فائدة مهمة

سؤال موجه إلى هؤلاء القائلين بأن الرسولَ هو أول خلق الله، يقال لهم: ألستم تعتقدون أن إبليس خُلق قبل ءادم؟ فيقولون: بلى للنص الوارد في القرءان وهو قوله تعالى: {والجانَّ خلقناهُ من قبلُ من نارِ السَّمُوم} فيقال لهم: وهل سَبْقُ إبليس ءادم عليه السلام بالخلق يقتضي أفضليته؟ فلا شك أنهم لا يقولون إن ذلك يقتضي أفضلية إبليس فيقال لهم: لماذا تتشبثون بقولكم: « الرسول أول خلق الله » وأي طائل تحت قولكم هذا؟!.

Information importante

Un question adressée à ceux qui disent que le Messager est la première des créatures de Dieu, nous leur disons : N’est-ce pas que vous avez pour croyance que ‘Iblis a été créé avant ‘Adam ? Ils diront oui par le texte du Qour’an par Sa parole :

[] ce qui signifie : « Et les jinns nous les avons créé auparavant à partir d’une flamme pure. » On leur dit : Le fait que ‘Iblis a existé avant ‘Adam, cela prouverait-il son mérite sur ‘Adam ? Nul doute qu’ils n’oseront pas dire que cela implique qu’’Iblis serait meilleur que ‘Adam, alors nous leur disons : « Pourquoi vous vous attachez à dire que le Messager est la première créature de Dieu ? et qu’est-ce qui la justifie ?!

أيضًا لا معنى لقول هؤلاء: إن الحديث الضعيف الإسناد إذا تلقته الأمة بالقبول فيكون صحيحًا لغيره كما ادعاه بعض من كتب في هذه المسألة من الهند وحديث أولية النور كذلك، فيقال لهم: هذا لا ينطبق على هذا الحديث الموضوع لأن مرادهم بالأمة المجتهدون، فاذكروا لنا أيّ إمام من الأئمة المجتهدين الأربعة وغيرهم قال بذلك، فإن كان عندكم نص فأظهروه، وهل تستطيعون أن تثبتوا ذلك عن أحد من أصحاب الأئمة الأربعة الذين تلقوا عن هؤلاء

De même il n’y a pas de sens dans leur parole que lorsque le hadith est faible par sa chaine de transmission, si la communauté le reçoit avec acceptation alors il deviendrait authentique pour une raison extrésinque relative à autre que lui-même tout comme l’a prétendu certains auteurs à ce sujet faisant partie de l’Inde en prétendant que le hadith de la primauté de la lumière serait ainsi. On leur dit : Ceci ne s’applique pas à ce hadith qui est fomenté car lorsque les savants ont donné cette règle, c’est lorsque la communauté des moujtahid l’accepte. On leur dit : Citez-nous quel imam par les quatre moujtahid et autre a dit cela ? Si vous avez un texte dans ce sens alors montrez-le, et seriez-vous capable de prouver cela d’un des compagnons de ses quatre imams qui ont reçu la science d’eux.

كل ما في الأمر أنكم وجدتم هذا الكلام الذي تقولونه من كلام بعض المتأخرين مثل الزرقاني وابن حجر الهيتمي والقسطلاني الذي هو من أهل القرن العاشر وأشباههم ومن جاء بعد هؤلاء مثل يوسف النبهاني الذي هو من أهل القرن الرابع عشر والعجلوني وأبي بكر الأشخر وأمثالهم، فكيف تدّعون أن هذا مما تلقته الأمة بالقبول؟!. ومن سواهم ممن تحتجون بكلامهم متأخر عن ابن حجر الهيتمي.

Dans cette question vous avez trouvé ces paroles chez certains des plus récents comme Az-Zourqaniyy, ibnou Hajar Al-Haytamiyy et Al-Qatallaniyy qui font partie des savants du dixième siècle et leurs semblables, et ceux qui sont venus après eux comme Youçouf An-Nabahaniyy qui fait partie du quatorzième siècle, et Al-^Ajlouniyy et Abou Bakr Al-Achkhal et leurs semblables, et comment vous prétendez que ceci fait partie de ce que la communauté a accepté ?! Et autre que ce que vous prenez la parole comme preuve sont venus après ibnou Hajar Al-Haytamiyy.

Ce qu’on dit les savants dans les livres de hadith c’est que lorsqu’un hadith est faible, si la communauté l’accepte alors il est authentique pour des raisons extrinsèques comme le hadith : « La mer est pure et l’animal qui meure et en est extrait est licite » et l’interdiction de vente Al-Kali’ contre Al-Kali’, ces deux hadiths les imams du salaf  qu’ils soient des faqih–jurisconsultes– ou Hafih–spécialiste du hadith– ainsi que ceux qui les ont suivis comme Hafidh et Faqih venus après eux ont dit qu’ils étaient authentiques car la communauté les a reçus avec acceptation, c’est-à-dire que tous les moujtahid ont appliqué ce qu’il comporte malgré la faible de leur chaine de transmission, vous voyez bien que votre prétention est loin de cela !

Information utile : Le chaykh a dit : Beaucoup de mal est issu de l’âme, ceux qui ont des âmes nobles, sont au-dessus du mal et des turpitudes, ce sont ceux qui ont pris l’habitude de combattre les mauvais penchants de l’âme.

-Il n’a pas été rapporté du Messager de Dieu à propos du mois de Rajab ni de Ramadan que celui qui félicité les gens à l’occasion de ce mois, Dieu le préserve de l’enfer, ceci est un mensonge proféré sur le Messager. Et il a dit : ce qui signifie : « Mentir à mon sujet ce n’est pas comme mentir au sujet de quelqu’un d’autre, celui qui ment à mon sujet délibérément, qu’il se prépare à occuper sa place en enfer. »

إنما الذي ذكره العلماء في كتب الحديث أن الحديث الضعيف إذا تلقته الأمة بالقبول يكون صحيحًا لغيره مثل حديث [39]: « البحر هو الطهور ماؤه الحل وميتته »، وحديث [40] النهي عن بيع الكالئ بالكالئ، هذان الحديثان أئمة السلف من الفقهاء والمحدثين ومن تبعهم من الحفاظ والفقهاء الذين جاءوا بعدهم قالوا بصحة هذين الحديثين لان الأمة تلقتهما بالقبول، أي أنّ جميع المجتهدين عملوا بهما مع ضعف إسناديهما فأين ما تدعون من هذا؟!.

Audio 11/01/24 :

أما الحافظ ابن حجر العسقلاني فإنه لم يتعرض لما تقولونه بل صرح بما يُفهم من حديث: « كان الله ولم يكن شىء غيره وكان عرشه على الماء » بما دل عليه الحديث.

Le Hafidh ibnou Hajar n’a pas dit ce que vous prétendez mais il a dit de manière explicite ce qui est compris du hadith (kana l-lahou walam yakoun chay’oun ghayrouh) ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité » il a dit ce que ce hadith indique.

وأما عبد الرزاق الصنعاني صاحب المصنف فهو متقدم، فالثابت عنه ما في تفسيره من أولية الماء والعرش، ثم من شأن عبد الرزاق في مؤلفاته أن يورد الحديث من غير أن يصححه، فكتابه المصنف والجامع لا يتعرض فيهما للحكم على الأحاديث التي يذكرها بقول « صحيح أو حسن أو ضعيف »، فلو ثبت أنّ حديث جابر ذكره في مصنفه فلم يصححه ولم يحسنه، فهل يقول ذو إلمام بعلم الحديث بأن مجرد ذكر المحدث لحديث في تأليفه أنه صحيح، لا يقول هذا من مارس علم الحديث دراية.

Pour ce qui est de ^Abdou r-Razzaq AsSan^aniyy l’auteur de Al-Mousannaf, il est fait partie des anciens savants, et ce qui est authentifié de lui c’est ce qui figure dans son tafsir, à savoir l’antériorité de l’eau et du trône. Par ailleurs l’une de ces caractéristiques dans ses ouvrages c’est qu’il mentionne le hadith sans pour autant le valider. Dans son livre Al-Mousannaf et dans son Jami^ il ne fait pas mention de la classification des hadiths mentionnés en disant : sahih, ou haçan ou da^if, s’il avait été qu’il est mentionné le hadith de Jabir dans son Mousannaf, il ne l’aurait pas jugé sahih ni haçan. Est-ce que quelqu’un qui a une connaissance de la science du hadith dirait que la simple mention d’un hadith par un mouhaddith dans son ouvrage reviendrait à le classer comme sahih ? Celui qui a étudié la science du hadith en connaissance de cause ne dirait pas cela.

وقد ادعى بعض المتعصبين لحديث أولية النور أنه وجد نسخة من المصنف فيها ذكر هذا الحديث ولم يُعرف لها أثرٌ منذ نحو خمس عشرة سنة منذ قالها هذا الرجل.

فكيف ساغ لهم أن يحتجوا بحديث « أول ما خلق الله تعالى نور نبيك يا جابر » الذي لم يصححه أحد من الحفاظ.

Un de ces fanatiques qui prend parti pour la croyance de la primauté de la lumière a prétendu avoir trouvé une version du Mousannaf dans laquelle il aurait la mention de ce hadith, mais on n’en a retrouvé aucune trace depuis que cette personne a dit cela il y a une quinzaine d’années.

Et comment se sont-ils autorisés avec autant de faciliter de s’appuyer sur ce hadith « la première chose que Dieu a créé c’est la lumière de ton prophète ô Jabir » qu’aucun savant n’a jugé authentique.

على أن ابن حجر الهيتمي لما أورده في كتابه « شرح الأربعين النووية » لم ينقل أنّ احدًا من الحفاظ صحح حديث أولية النور المحمدي إنما قال عن نفسه أنّ ما ارتضاه من قِبَلِ نفسه وحاول تقوية رأيه بتأويل حديث الترمذي: « إن أول ما خلق الله تعالى القلم« ، وهذا الحديث صححه الترمذي، لكن ابن حجر الهيتمي أوّل هذا الحديث فقال: « أولية القلم نسبية وأولية النور المحمدي حقيقية »،

Tout en sachant par ailleurs que ibnou Hajar Al-Haytamiyy lorsqu’il a mentionné dans livre charhou l-arba^ina n-nawawiyyah il n’a pas rapporté qu’un hafidh a jugé sahih le hadith de l’antériorité de la lumière mouhammadiyy, mais il n’a fait que donner son avis de ce qu’il s’en est satisfait sans preuve. Il a essayé d’appuyer son avis par l’interprétation du hadith de At-Tirmidhiyy :

Ce qui signifie : « La première chose que Dieu a créé c’est le qalam. » Et ce hadith a été jugé authentique par At-Tirmidhiyy mais ibnou Hajar Al-Haytamiyy a interprété ce hadith en disant : « L’antériorité du qalam est relative et l’antériorité de la lumière mouhammadite est véritable. »

وكان الذي يليق به أن لا يتكلف هذا التأويل لأن تأويل النصوص الثابتة لا يصار إليه إلا لدليل عقلي أو نقلي ثابت وهنا لا يوجد واحد منهما.

Ce qui il aurait convenu de sa part c’était de ne pas se charger de cette interprétation, car l’interprétation des textes authentiques, on y a recours que lorsqu’il y a une preuve rationnelle catégorique ou textuelle authentique, or ici il n’y a aucun des deux.

وأما دعوى بعض الذين كتبوا في تأييد هذا الحديث أن السيوطي ما ضعفه إنما ضعف إسناده فلا ينافي ذلك ثبوته في نفسه من جهة أخرى، فالجواب: أن عبارته في قوت المغتذي تأبى ذلك لأن عبارته فيه وهذا نصها: « وأما حديثُ أولية النور المحمدي فلا يثبت » ا.هـ، فهذا حكم على الحديث بالضعف ولم يذكر الإسناد.

Quant à la prétention de certains qui ont composé des textes pour appuyer ce hadith, à savoir que As-Souyoutiyy ne l’aurait pas jugé faible mais qu’il a jugé faible sa chaine de transmission, et que selon eux cela ne remet en cause son authenticité en soi par ailleurs. La réponse est que ce qu’il a écrit dans son livre Qoutou l-Mouhtadiyy est contraire à cela, car ce qu’il a dit est ce qui suit : « Quant au hadith de l’antériorité de la lumière mouhammadite, il n’est pas authentifié. » Fin de citation

Il a attribué la non authenticité au hadith en soit, voici donc une classification du hadith comme étant faible et il n’a pas mentionné la chaine de transmission.

قاعدة أصولية تؤيد ما ذكرنا

اتفق الأصوليون على أنَّ النص لا يُؤول إلا لدليل سمعي ثابت أو دليل عقلي قاطع فقالوا: لا يجوز تأويل النص لغير ذلك وإن ذلك عبث والنصوص تُصان عن العبث، ذكر ذلك كثير منهم كصاحب المحصول.

فبعد هذا يبطل تأويل المؤولين لحديث أولية الماء بأن أوليته نسبية لتأييد قولهم: إن أول ما خلق الله نور محمد.

Une règle à partir des fondements confirmant ce qui a été cité

Les spécialistes des fondements de la religion sont d’accord sur le fait que le texte n’est interprété [sous-entendu par un autre sens que ce qui est apparent] que s’il y a une preuve textuelle authentique ou une preuve rationnelle catégorique. Ils ont dit : Il n’est pas permis de faire l’interprétation par un autre sens pour autre que ces deux raisons car ce serait absurde, et les textes sont préservés de l’absurdité [qui est le contraire de la sagesse]. Beaucoup de spécialiste des fondements ont mentionné cela, comme l’auteur de Al-Mahsoul [à savoir Ar-Raziyy qui vient de Ar-Rayyi à côté de l’actuel Téhéran].

En considérant cette règle, est alors prouvé l’infonder de l’interprétation de ce qui interprète le hadith de l’antériorité de l’eau, en prétendant qu’elle serait relative pour appuyer leur parole : « Certes la première chose que Dieu a créé c’est la lumière de Mouhammad. »

أما تأويل حديث أولية القلم للتوفيق بينه وبين حديث أولية الماء فذلك حق وصواب لأن كلا الحديثين ثابت، وفي هذا مقنع للمتدبر المنصف.

Pour ce qui est de l’interprétation par un autre sens que le sens apparent, de l’antériorité du Qalam, afin de concilier entre ce hadith et le hadith de l’antériorité de l’eau, cela est juste et correcte, car les deux hadiths sont authentifiés, et il y a en cela ce qui suffit à convaincre celui qui réfléchit correctement et qui est objectif.

ثم إن أحدهما أقوى من الآخر إسنادًا وهو حديث أولية الماء، فإن حديث أولية القلم دونه في القوة فسلكنا مسلك التأويل لحديث أولية القلم بأنها أولية نسبية وأن أولية الماء مطلقة جريًا على القاعدة: « إذا تعارض مقبولان أي صحيحان جُمع بينهما إن أمكن الجمع » وهنا وجدنا الجمع ممكنًا بالتأويل،

Par ailleurs, l’un des deux hadiths a une chaine de transmission plus forte que l’autre, en l’occurrence le hadith de l’antériorité de l’eau, car le hadith de l’antériorité du Qalam est plus faible que lui. Nous avons ainsi suivi la voie de l’interprétation du hadith de l’antériorité du Qalam en disant qu’il s’agit d’une antériorité relative, par application de la règle : Lorsque deux textes acceptés [c’est-à-dire authentique] ont des sens contradictoires, on concilie les deux lorsque cela est possible. » Et ici nous avons trouvé que la conciliation est possible grâce à l’interprétation par un autre sens que le sens apparent.

فإن قلنا: أولية القلم فهي بالنسبة للكتابة أي أن القلم أول ما خُلق للكتابة، فصح الجمع بينهما وزال التعارض.

Lorsque nous disons que le Qalam est antérieur c’est relativement à l’écriture, c’est-à-dire que le Qalam est la première chose créée pour l’écriture, la conciliation entre les deux est donc valide, et il n’y a plus d’opposition.

Information utile : Une histoire qui a eu lieu à l’époque du gouverneur Ishaq ibnou Ibrahim.

Il a vu dans le rêve le Prophète lui dire : « Libère l’assassin », il a eu extrêmement peur de cet ordre du Prophète, il a alors vu tous les registres pour voir s’il était mention d’un quelconque assassin et n’a rien trouvé. Puis il a demandé à tous les responsables de possible de police, et il a demandé à l’un : Est-ce que tu as reçu la plainte de quelqu’un d’accusation d’assassinat ? et on lui a répondu : oui. Et il a vérifié et a vu cela, et que l’assassin avait reconnu. Il a alors ordonné à ce qu’on amène cet homme, et ce gouverneur a vu qu’il avait peur. Puis il a dit : Si tu m’as dit la vérité je te libère. Puis le jeune homme a parlé de son histoire et il a raconté qu’il était avec ses amis et se réunissaient sur des grands péchés et qu’ils commettaient de grave désobéissance, que leur lieu de réunion était dans une ville. Lorsque c’était le jour en question, une vielle femme était venue pour les aider à l’interdit, elle avait ce jour là une jeune femme extrêmement belle, quand elle était au milieu de la maison la vielle femme a chuchoté à l’oreille de l’un des jeunes et il a voulu prendre la jeune femme par la main et la femme a poussé une cri fort et elle a dit : Je suis une charifah et mon grand-père est le Messager de Dieu. Le jeune homme a dit : J’ai eu pitié d’elle et j’ai voulu la délivrer. Lorsqu’elle s’est réveillée j’étais le premier à ses côtés et je l’ai interrogé sur son histoire comment elle s’était retrouvée ici. Elle a alors juré et a dit : Cette vielle femme ma trompé et emmené pour voir de très beau vêtement sans pareil, elle a essayé de m’entrainer tellement elle était convaincante et je l’ai accompagné en étant confiante en elle et elle m’a entrainé chez vous alors que mon grand-père c’est le messager de Dieu et ma mère est Fatimah et mon père est Al-Haçan fis de ^Aliyy. Puis le jeune homme a dit : Je l’ai garantie de la libérer et j’ai voulu faire en sorte qu’on la laisser partir en parlant avec mes amis mais ils ont refusé et ont continué à lui nuire, je me suis levé et je me suis mis devant elle pour la défendre et qu’ils ne s’y approchent pas. Certains d’entre eux sont partis et la situation s’est empiré au point que certains m’ont blessé, j’ai pris le plus acharné et je l’ai tué. Je n’ai pas arrêté de la protéger jusqu’à ce qu’elle parte saine et sauve et elle a pu sortir saine et sauve. Elle lui a fait une invocation : Que Dieu ne te dévoile pas comme tu as contribué à ne pas que je sois dévoilé et que Dieu t’accorde un soutien comme tu m’as soutenu. Les voisins ont entendu et ils sont arrivés et le couteau était dans ma main et un homme agonisait. Le père de cette fille était venu témoigner que ce jeune homme était venu prendre la défense de cette fille. Puis le gouverneur a dit : Je reconnais ton mérité pour avoir préserver l’honneur de cette femme et je t’excuse pour l’agrément de Dieu et de Son messager et fais le repentir de tes péchés. Le jeune homme a répondu : Par Allaah je ne ferai plus jamais de désobéissance et je ne m’engagerai plus dans des choses suspect jusqu’à ce que je sois jugé. Puis le gouverneur lui a annoncé le rêve et il lui a proposé beaucoup d’argent et il a refusé. Il a fait un repentir sincère pour lui l’argent et la terre était équivalent. C’est une leçon de moralité pour les jeunes hommes et jeunes femmes afin d’être en garde face aux turpitudes car le châtiment de Dieu est terrible.

قاعدة في التصحيح والتضعيف

العبرة في التصحيح والتضعيف أن يكون من حافظ أي أن يَنُصَّ حافظ على أن هذا الحديث صحيح أو أن يذكر حافظ في كتابه أنه يقتصر فيه على الصحيح كالحافظ سعيد بن السَّكن فإنه ألَّف كتابًا اشترط فيه الاقتصار على الصحيح سمّاه « السنن الصحاح ».

Audio 18/01/24 :

Une règle pour juger authentique ou faible [un texte]

Ce qui est à prendre en compte pour considérer un hadith authentique c’est lorsqu’un hafidh affirme explicitement que le hadith est authentique, ou lorsqu’il indique qu’il ne mentionnera que ce qui est du degré de l’authentique commence le Hafidh Sa^id ibnou s-Sakan dans son livre il a dit qu’il allait citer que ce qui est authentique.

ويؤيد هذا ما ذكره الحافظ السيوطي في ألفيته في مصطلح الحديث:

وخذه حيث حافظ عليه نصّْ *** أو من مصنف بجمعه يُخَصّْ

يعني أنّ الحديث الصحيح يُعرف أنه صحيحٌ بنص حافظ على صحته، أو بأن يُذكر في كتاب ألفَّه حافظٌ واشترط فيه أنه لا يذكر في كتابه هذا إلا الصحيح.

Et le Hafidh As-Souyoutiyy a cité cette règle dans sa Alfiyah dans Al-Moustalahou l-hadith

Ces vers résument donc cette règle, le hadith est authentique par la mention du hafidh ou lorsqu’il pose pour condition de ne mention que ce qui est authentique.

وأما غير الحفاظ فلا عبرة بتصحيحهم ولا بتضعيفهم، فحديث أولية النور المحمدي لم يصححه حافظٌ من الحفاظ لا من المتقدمين ولا من المتأخرين، ولم يُذكر في كتاب اشترط فيه مؤلفه الحافظ أنه يقتصر فيه على الصحيح.

Quant à autre que les hafidh, il n’y a pas de considération a donné à leur déclaration d’authentique ou de faible. Le hadith de l’antériorité de la lumière mouhammadiyy n’a pas été jugé sahih par aucun hadith, ni parmi les anciens ou les récents. Il n’a pas été cité non plus dans un livre dont l’auteur qui serait un hafidh a posé pour condition qu’il n’y mentionne que ce qui est authentique.

وأما مجرد ذكر حديث في كتابٍ مؤلفُه حافظ فليس دليلاً على صحته، فهذا الإمام أحمد بن حنبل شيخ الحفاظ مع جلالة قدره وهو أحد الأئمة الأربعة المجتهدين ذكر في كتابه المسند ءالافًا من الأحاديث الثابتة الصحيحة وءالافًا من الضعاف، بل تكلم الحافظ زين الدين العراقي شيخ الحافظ ابن حجر العسقلاني على أربعة عشر حديثًا مما في المسند بأنها موضوعة،

Quant au simple fait de citer un hadith dans un livre dont l’auteur est un hafidh, ceci n’est pas une preuve de son authenticité, voici par exemple l’imam Ahmad ibnou Hanbal le chaykh des hafidh, malgré son haut degré tout en sachant qu’il est l’un des quatre imam moujtahid, il a cité dans son livre Al-Mousnad, des milliers de hadith authentiques, et des milliers de hadith faibles, plus encore le hafidh Zaynou d-Din Al-^Iraqiyy le chaykh du Hafidh ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a dit à propos de quatorze hadith dans le Mousnad qu’ils sont mensongers.

فإذا كان هذا حال مسند الإمام شيخ الحفاظ أحمد بن حنبل فماذا يكون مؤلفات مَنْ هو دونه كالحافظ عبد الرزاق الذي صنف كتابه المعروف بالمصنف وكتاب التفسير وكتاب الجامع.

Si tel est l’état du Mousnad de l’imam le chaykh des Hafidh Ahmad ibnou Hanbal, que dire alors des ouvrages de ceux qui ont un degré moindre que le sien comme le Hafidh ^Abdou r-Razzaq qui a composé son ouvrage connu sous le nom de Al-Mousannaf, et un livre At-Tafsir, et un livre du nom de Al-Jami^.

فالذين ذكروا حديث: « أولُ ما خلق الله نورُ نبيك يا جابر » من المتأخرين كثيرٌ لكنّ كثرتهم لا تفيدهم شيئًا لأنهم لم يبلغوا درجة الحافظ، إنما بعضهم محدثون لهم إلمامٌ بالحديث وبعضهم ليسوا من المحدثين بالمرة مثل الشيخ يوسف النبهاني فإنه ذكر في بعض مؤلفاته أنه ليس عالمًا فضلاً عن المحدثيّةِ وأدخل في كتابه « أربعين الأربعين » لضعفه في هذا العلم « الأربعين الودعانية » المحكوم عليها عند الحفاظ بأنها موضوعة، وهذا ناتج عن قلة اطلاعه في هذا العلم فلذلك خَفيَ عليه ذلك ولم يعرف أنها موضوعة.

Ceux qui ont cité le hadith « La première chose que Dieu a créé est la lumière de ton Prophète ô Jabir » parmi les récents sont nombreux, mais leur grand nombre n’implique rien du tout car ils n’ont pas atteint le degré de Hafidh. Il est vrai que certains d’entre eux sont des mouhaddith, ils ont quelques connaissances du hadith, et certains autres ne sont même pas mouhaddith, comme le chaykh Youçouf An-Nabahaniyy, il a lui-même cité dans certains de ces ouvrages qu’il n’était pas un savant et à plus forte raison qu’il n’était pas un mouhaddith. Il a inséré dans son livre Arba^ina l-arba^in en raison de sa faiblesse dans cette science [du hadith] Al-Arba^in Al-wad^aniyyah jugé par les Hafidh comme étant faible, et ceci est le résultat de son peu de connaissance dans cette science, cela lui a échappé, il ne savait pas que ces hadith étaient faibles.

والشيخ يوسف النبهاني قد جازف في هذا الباب مجازفة كبيرة لقوله في ألفيته:

نورك الكل والورى أجزاءُ *** يا نبيًا من جنده الأنبياءُ

وفي كتاب « مولد أبي الوفا » أيضًا ما نصه:

خلق الله من النور القديم *** نور مصطفى التهامي الأصيل

أتطلق هذه العبارة على ما يرويه مثل هؤلاء؟! وما الذي يدعو إلى هذا التعصب؟ وهل الفضل بالتقدم في الوجود؟

Et le chaykh Youçouf An-Nabahaniyy a extrêmement dépassé les limites dans ces sujets, il a composé dans sa Alfiyyah [poème de mille vers] il a dit :

« Ta lumière c’est le tout et les gens sont des parties, ô toi le prophète dont les soldats sont les prophètes. »

Et dans le livre Mawlid abi l-Wafa figure également ce qui suit :

« Allah a créé de la lumière ancienne, la lumière de l’Élu At-Tihamiyy le pure. »

Est-ce que cette expression peut être employé en se basant sur ce que rapporte pareil à ces gens !? Et qu’est-ce qui appelle à pareil fanatisme !? Et est-ce que le mérite est dans l’antériorité de l’existence ?

إنما الفضل بتفضيل الله تعالى لمن يشاء، فلو كان الفضل بتقدم الوجود لكان الماء أفضل كل شىء مع أنه من النعم التي امتن الله بها على عباده وذكره في القرءان بقوله: {وجعلنا من الماء كل شىءٍ حي} [سورة الأنبياء]، ولكان القلم أيضًا أفضل خلق الله مع ثبوت لفظ « إنه أول ما خلق الله » رواية.

Le mérite est en réalité accordé par Allah à qui Il veut, si le mérite était par l’antériorité de l’existence, l’eau aurait été meilleure que toute chose bien qu’elle soit effectivement une grâce que Allah a accordé à Ses esclaves et qu’Il a cité dans le Qour’an par Sa parole :

[/30] ce qui signifie : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante », et le Qalam aurait été également la meilleure créatures de Allah avec la confirmation de l’expression qu’il est le premier de ce que Allah a créé dans d’autres versions du hadith.

يكفي سيدنا محمدًا بأفضليته على جميع خلق الله ما ذكره الله في القرءان الكريم من أخذ الميثاق على كل نبي أن يؤمن به إذا بُعث محمد وهو حي وذلك ما في قوله تعالى: {وإذ أخذَ اللهُ ميثاقَ النَّبِيِّينَ لَمَا ءاتيتُكم مِن كتابٍ وحكمةٍ ثمَّ جاءكُم رسولٌ مصدِّقٌ لِما معكم لَتُؤمِنُنَّ بهِ ولَتَنْصُرنَّهُ} [سورة ءال عمران] الآية.

Il suffit pour notre maitre Mouhammad comme mérite sur toutes les créatures de Dieu ce que Allah a mentionné dans le Qour’an honoré, qu’Il a pris l’engagement de tous les prophètes de croire en lui, si Mouhammad recevait sa mission de prophète, alors qu’il était vivant, et c’est ce qui est indiqué dans sourate ‘Ali ^Imran / 81 :

وإذ أخذَ اللهُ ميثاقَ النَّبِيِّينَ لَمَا ءاتيتُكم مِن كتابٍ وحكمةٍ ثمَّ جاءكُم رسولٌ مصدِّقٌ لِما معكم لَتُؤمِنُنَّ بهِ ولَتَنْصُرنَّهُ

دليل وضع حديث جابر

هذا الحديث فيه ثلاث علل على أنه موضوع:

الأولى: أن أوّله وهو نص في أن النور المحمدي أول المخلوقات على الإطلاق، ثم الجملة التي بعده وهي « خلقه الله تعالى من نوره قبل الأشياء »، فإن قُدّرت هذه الإضافة التي في كلمة نوره إضافة المِلْك إلى المالك كان المعنى أنّ أول المخلوقات نورٌ خلقه الله تعالى ثم خلق منه نورَ محمدٍ فيكون هذا نقضًا لأوله فلا يصحُّ على هذا قولُ « نورُ محمدٍ أول المخلوقات على الإطلاق ».

La preuve que le hadith de Jabir est fomenté

Ce hadith comporte trois causes qui prouve qu’il est fomenté :

La première est que le début du hadith est un énoncé indiquant que la lumière Mouhammadite est la première des créatures dans l’absolu. Puis la phrase qui le suit à savoir « Allah l’a créé à partir de Sa lumière avant toute chose. » Si le pronom possessif dans « sa lumière » était supposé être une attribution d’une chose à celui qui la possède, le sens serait alors que la première des créatures serait une lumière que Dieu aurait créée, à partir de laquelle Il aurait créé la lumière de Mouhammad, et ce serait une contradiction du début du hadith et il ne serait plus valide alors de dire que la lumière de Mouhammad est la première des créatures dans l’absolument.

وأما إن قُدّرت هذه الإضافة إضافةَ الصفة إلى الموصوف فالبليَّة أشدُّ وأكبرُ لأنه يكون المعنى على هذا التقدير أنَّ نور محمد جزءٌ من الله وهذا هو الشرك الأكبر والكفر الأشنع، لأن من عقيدة أهل السنة أن الله تعالى لم ينحلَّ منه شىء ولا ينحلُّ هو من شىءٍ غيره وأنه ليس مركبًا وأنه ليس شيئًا له أجزاء وإنما الجزء للمخلوقات،

Toutefois s’il était supposé que cette adjonction serait l’adjonction d’un attribut à celui qui en est attribué, la catastrophe serait encore plus grande et plus grave car le sens serait dans cette hypothèse que la lumière de Mouhammad serait une partie de Allah et ce serait l’association majeur et la mécréance la plus abominable. En effet, la croyance de Ahlou s-sounnah est que Allah ta^ala, rien ne se sépare de Son Être et lui-même ne dérive de quelque chose d’autre que Lui, et qu’Il n’est pas composé, et qu’Il n’est pas quelque chose qui a des parties car ce qui a des parties est créé.

Audio 25/01/24 :

وقد ذكر الشيخ عبد الغني النابلسي رضي الله عنه أن من اعتقد أن الله انحلَّ منه شىء أو انحلّ هو من شىء فهو كافر وإن زعم أنه مسلم وأن من اعتقد أنه نور يتصوره العقل فهو كافر، فاعتقاد أن الرسول جزءٌ من نور هو من ذات الله كاعتقاد النصارى أنّ المسيح روحٌ هو جزءٌ من الله.

Le chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulsiyy a dit : Celui qui croit que Dieu dérive de lui quelque chose ou que lui-même dérive de quelqu’un chose est un mécréant même s’il prétend être musulman et celui qui croit que Dieu est une lumière est un mécréant. La croyance que le Messager serait une partie d’une lumière qui proviendrait de l’être de Dieu est comme la croyance des chrétiens que ^Iça est une âme qui serait une partie de Dieu.

ومن المعلوم أن كلام الرسول لا ينقضُ بعضه بعضًا، وهذا الحديث الجملة الثانية منه تنقض الأولى، فالرسول منزهٌ عن أن ينطق بمثله، فبهذا سقط الاحتجاج بهذا الحديث على دعوى أن أول المخلوقات على الإطلاق نور محمد.

Et il est connu que le prophète ne dit pas de parole contradictoire, et ce hadith la deuxième phrase contredit la première, le Messager est exempt de dire pareil parole. Ainsi il n’y a plus de possibilité de preuve pour prétendre que la première des créatures dans l’absolu serait la lumière de Mouhammad.

الثانية: قد حكم المحدث الحافظ أبو الفضل أحمد الغماري المغربي على هذا الحديث بأنه موضوع كما قدمنا، واستدل بما قرره علماء الحديث أن الركاكة في الحديث دليل كونه موضوعًا وذلك ظاهر لمن تأمل في ألفاظه.

La deuxième cause est que le mouhaddith le Hafidh abou l-Fadl Ahmad Al-Ghoummariyy Al-Maghribiyy l’a jugé ce hadith faible comme nous l’avions mentionné, et il s’est appuyé sur une règle qui est que la médiocrité du style d’un hadith est une preuve qu’il est fomenté, et cela est apparent pour celui qui étudie ces termes.

الثالثة: من جملة ألفاظه ما نقله سليمان الجمل في شرحه على الشمائل عن سعد الدين التفتازاني في شرح بردة المديح عند قوله:

وكل ءاي أتى الرسل الكرام بها *** فإنما اتصلتْ من نوره بهمِ

La troisième cause est que parmi les termes qui ont été rapporté par Soulayman Al-Jamal dans son commentaire de Ach-Chimal d’après Sa^dou d-Din At-Taftazaniyy dans son commentaire de Bourdatou l-Madih quand l’auteur a dit :

« Tous les signes que les messagers honorables ont amenés, ce sont liés de sa lumière à eux »

وهذا نص عبارته [41]: « عن جابر بن عبد الله الأنصاري قال: سألت رسول الله صلى الله عليه وسلم عن أول شىء خلقه الله فقال: هو نور نبيك يا جابر خلقه الله ثم خلق منه كل خير وخلق بعده كل شر، فحين خلقه أقامه قدامه في مقام القرب اثني عشر ألف سنة ثم جعله أربعة أقسام، فخلق العرش من قسم والكرسي من قسم وحملة العرش وخزنة الكرسي من قسم، وأقام القسم الرابع في مقام الحب اثني عشر ألف سنة ثم جعله أربعة أقسام، فخلق القلم من قسم والروح من قسم والجنة من قسم وأقام القسم الرابع في مقام الخوف اثني عشر ألف سنة، ثم جعله أربعة أجزاء فخلق الملائكة من جزء وخلق الشمس من جزء وخلق القمر والكواكب من جزء وأقام الجزء الرابع في مقام الرجاء اثني عشر ألف سنة، ثم جعله أربعة أجزاء فخلق العقل من جزء والحلم والعلم من جزء والعصمة والتوفيق من جزء وأقام الجزء الرابع في مقام الحياء اثني عشر ألف سنة، ثم نظر إليه فترشح ذلك النور عرقًا فقطرت منه مائة ألف وعشرون ألفًا وأربعة ءالاف قطرة فخلق الله تعالى من كل قطرة روح نبي أو رسول، ثم تنفست أرواح الأنبياء فخلق الله من أنفاسهم نور أرواح الأولياء والسعداء والشهداء والمطيعين من المؤمنين إلى يوم القيامة، فالعرش والكرسي من نوري، والكروبيون والروحانيون من الملائكة من نوري، وملائكة السموات السبع من نوري، والجنة وما فيها من النعيم من نوري، والشمس والقمر والكواكب من نوري، والعقل والعلم والتوفيق من نوري، وأرواح الأنبياء والرسل من نوري، والشهداء والسعداء والصالحون من نتائج نوري، ثم خلق الله اثني عشر حجابًا فأقام النور وهو الجزء الرابع في حجاب ألف سنة وهي مقامات العبودية وهي حجاب الكرامة والسعادة والرؤية والرحمة والرأفة والحلم والعلم والوقار والسكينة والصبر والصدق واليقين فعبد الله ذلك النور في كل حجاب ألف سنة، فلما خرج النور من الحجب ركّبه الله في الأرض فكان يضيء، وركب فيه النور في جيبه ثم انتقل منه إلى شيث ولده، وكان ينتقل من طاهر إلى طيب إلى أن وصل إلى صلب عبد الله بن عبد المطلب ومنه إلى زوجه أمي ءامنة، ثم أخرجني إلى الدنيا فجعلني سيد المرسلين وخاتم النبيين ورحمة للعالمين وقائد الغر المحجلين هكذا كان بدء خلق نبيك يا جابر » ا.هـ.

Et voici ce qu’il a dit :

« D’après Jabir fils de ^Abdou l-Laah Al-Ansariyy qu’il a dit : J’ai interrogé le Messager de Allah à propos de la première des créatures que Dieu a créé, le Prophète aurait dit : C’est la lumière de ton prophète Ô Jabir, Allah l’a créé puis Il a créé d’elle toute chose de bien puis il a créé tout mal. Lorsqu’Il l’a créé il a laissé devant lui dans le degré de la proximité pendant douze mille années puis il l’a partagé en quatre partie, il a créé le trône avec une partie, le piédestal avec une autre, les anges qui portent le trône et gardien du piédestal à partir d’une partie puis Il a gardé une quatrième partie dans le degré de l’amour pendant douze mille ans. Puis Il l’a partagé en quatre parties, Il a créé le Qalam à partir d’une partie, l’âme à partir d’une autre, le paradis à partir d’une autre, puis Il a laissé la quatrième partie dans le degré de la crainte pendant douze milles ans et Il l’a divisé en quatre parties, Il a créé les anges o partir d’une partie, le soleil à partir d’une autre, la lune et les étoiles à partir d’une autre, puis Il a gardé la quatrième partie dans le degré de l’espoir pendant douze mille ans. Puis Il a divisé en quatre parties, Il a créé la raison à partir d’une partie, l’indulgence et la science à partir d’une autre, la préservation et la réussite à partir d’une autre et Il a conservé la quatrième partie dans le degré de la pudeur pendant douze milles ans puis Il lui a accordé une vue, cette lumière s’est condensée en des gouttes qui sont tombés en 124 000 gouttes et Dieu a créé à partir de chaque goutte l’âme d’un prophète ou d’un messager. Puis les âmes des prophètes ont respiré et Dieu a créé de leur souffle la lumière des âmes des saints des bien heureux des martyrs et des obéissants parmi les croyants jusqu’au Jour du jugement. Ainsi le trône et le piédestal sont à partir de ma lumière, les kouroubiyyoun et les rouhaniyyoun parmi les anges sont à partir de ma lumière, les anges des sept cieux sont de ma lumière, le paradis et ce qu’il comporte comme félicité sont de ma lumière, le soleil la lune et les étoiles sont de ma lumière, la raison la science et la réussite sont de ma lumière, les âmes des prophètes et des messagers sont de ma lumière, les martyrs, les bienheureux et les vertueux résultent de ma lumière. Ensuite Allah a créé douze mille écrans et Il y a laissé la lumière qui est la quatrième parties dans un écran durant mille ans, et il s’agit du statut de l’esclave et l’écran de l’honneur de la félicité de la vision de la miséricorde de la compassion de l’indulgence de la science, de la quiétude, de la patience de la véracité et de la certitude.

Cette lumière a adoré Dieu dans chaque écran pendant mille ans et lorsque cette lumière est sortie des différents écrans, Allah a fait descendre sur terre et a éclairé, et Il a monté cette lumière dans le front de ‘Adam, puis elle s’est déplacée de lui à son fils Chith, puis elle s’est déplacé d’un pur à un bon jusqu’à arriver dans ^Abdou l-Lah ibnou ^Abdou l-Mouttalib, et de lui à son épouse ma mère ‘Aminah, puis Il m’a fait apparaitre dans le bas monde, a fait de moi le maitre des messagers, le dernier des prophètes, la miséricorde pour les mondes, le guide des ghour et des mouhajjarin, voici comment a commencé la création de ton prophète ô Jabir. » Fin de citation

واللفظ الذي ساقه العجلوني ونسبه إلى مصنف عبد الرزاق وهذا نصه: « عن جابر بن عبد الله قال: قلت: يا رسول الله بأبي أنت وأمي أخبرني عن أول شىء خلقه الله قبل الأشياء قال: يا جابر إن الله تعالى قد خلق قبل الأنبياء نور نبيك من نوره فجعل ذلك النور يدور بالقدرة حيث شاء الله ولم يكن في ذلك الوقت لوحٌ ولا قلمٌ ولا جنةٌ ولا نارٌ ولا ملكٌ ولا سماءٌ ولا أرضٌ ولا شمسٌ ولا قمرٌ ولا جنٌّ ولا إنسٌ، فلما أراد الله تعالى أن يخلق الخلق قسم ذلك النور أربعة أجزاء فخلق من الجزء الأول القلم ومن الثاني اللوح ومن الثالث العرش، ثم قسم الجزء الرابع أربعة أجزاء فخلق من الأول حملة العرش ومن الثاني الكرسي ومن الثالث باقي الملائكة، ثم قسم الجزء الرابع أربعة أجزاء فخلق من الأول السموات ومن الثاني الأرضين ومن الثالث الجنة والنار، ثم قسم الجزء الرابع أربعة أجزاء فخلق من الأول نور أبصار المؤمنين ومن الثاني نور قلوبهم وهي المعرفة بالله تعالى ومن الثالث نور أنفسهم وهو التوحيد لا إله إلا الله محمد رسول الله صلى الله عليه وسلم ». ا.هـ.

Il y a une autre version rapportée par Al-^Ajlouniyy, il a prétendu que cette version figure dans le mousannaf de ^Abdou r-Razzaq, dans cette version il est dit : D’après Jabir ibnou ^Abdi l-Lah qu’il a dit : Ô Messager de Dieu je t’aime plus que mon père et ma mère, informe-moi de la première créature que Dieu a créé avant toute chose ? et le Prophète aurait dit : Ô Jabir avant la création de tous les prophètes il y a eu la lumière de ton prophète à partir de Sa lumière et il a fait que cette lumière tourne par la toute-puissance de Dieu où Il a voulu et à cette époque il n’y avait ni table ni qalam ni paradis ni enfer ni ange ni ciel ni terre ni soleil ni lune ni jinn ni humain, et lorsque Dieu a voulu créé les créatures, Il a partagé cette lumière en quatre parties, de la première Il a créé le qalam, de la deuxième la table préservée, de la troisième le trône et il a fait que la quatrième partie soit divisé en quatre partie, Il a créé de la première les anges porteurs du trône de la deuxième al-Koursiyy et de la troisième le reste des anges, puis Il a divisé la quatrième partie en quatre parties, et Il a créé de la première les cieux, de la deuxième les terres, de la troisième le paradis et l’enfer puis Il a partagé la quatrième partie en quatre, Il a créé de la première la lumière des regard des croyants, de la deuxième la lumière de leur cœur, il s’agit de la connaissance de Dieu, de la troisème la lumière de leur souffle qui est le tawhid laa ilaaha illa l-Laah Mouhammadoun raçoulou l-laah. » Fin de citation

وبين الروايتين المنقولتين اختلاف كبير فظاهر هذا اضطراب والاضطراب من موجبات الضعف.

ثم إن الإسناد الذي ذكر لهذا الحديث منقطع بين إسحاق بن إبراهيم الدَّبَري وعبد الرزاق، فقد ظهر بذلك أن فيه ثلاث علل: الاضطراب، وانقطاع الإسناد، والركاكة، والركاكة من علامات الوضع كما قرره علماء الحديث في كتب المصطلح.

Entre les deux versions qui sont rapportés il y a une grande différence, ce qui indique une perturbation–idtirab qui prouve que le hadith est nécessairement faible.

Par ailleurs la chaine de transmission mentionné pour ce hadith est interrompue entre Ishaq fils de Ibrahim Ad-Dabariyy et ^Abdou r-Razzaq. Il s’avère ainsi qu’il y a trois défaillances, premièrement la perturbation–al-idtirab, deuxièment la discontinuité de la chaine de transmission et troisièmement la médiocrité du style–ar-Rakakah, et cette médiocrité indique que ce hadith est fomenté comme l’ont indiqué les savants spécialistes du hadith–al-moustalah.

نصيحة

قال عصرينا الشيخ عبد الله الغماري في رسالته « مرشد الحائر » [42]: « وما يوجد في بعض كتب المولد النبوي من أحاديث لا خطام لها ولا زمام هي من الغلو الذي نهى الله ورسوله عنه، فلا يعتمد على تلك الكتب ولا يقبل الاعتذار عنها بأنها من الفضائل، لأن الفضائل يتساهل فيها برواية الضعيف، أما الحديث المكذوب فلا يقبل في الفضائل إجماعًا، والنبي يقول: « من حدث عني بحديث يرى أنه كذب فهو أحد الكاذبين.. » [43]، ويقول: « من كذب عليّ متعمدًا فليتبوأ مقعده من النار«  [44]، وفضل النبيّ صلى الله عليه وسلم ثابت في القرءان الكريم والأحاديث الصحيحة وهي في غنى عما يقال فيه من الكذب والغلو… » ا.هـ.

Conseil

Notre contemporain le chaykh ^Abdou l-Lah Al-Ghoummariyy a dit dans sa livre Mourchidou l-Haa’ir : « Ce qu’il y a dans certains livre composé pour le Mawlid prophétique comme hadith qui n’ont pas de bride, est une forme d’outrance que Dieu et Son messager ont interdit. On ne se base pas sur de tel livre et on n’accepte pas de les tolérer sous prétexte que cela porte sur des actes de mérites, car pour inciter aux actes de mérite, on tolère les versions rapportées du degré de faible, quant au hadith mensonger il n’est pas accepté par unanimité lorsqu’il s’agit d’acte de mérite, et le Prophète a dit :

[Rapporté par Mouslim et At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Celui qui rapporte de moi un hadith qu’il considère mensonger fait partie lui-même des menteurs. » et dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, Abou Dawoud, ibnou Majah ce qui signifie : « Celui qui ment à mon sujet délibérément, alors qu’il se prépare à occuper sa place en enfer. »

Et le mérite du prophète est confirmé dans le Qour’an honoré et les hadiths authentiques, et le Prophète n’a pas besoin de ce que l’on dit à son sujet comme mensonge et outrance.

ثم إن التشبث بقول إن نور محمد أولُ المخلوقات على الإطلاق نوعٌ من الغلو وقد نهى الله ورسوله عن الغلو.

ومن الغلو أيضًا اعتقاد كثير من الناس أن الولي لا يخطئ في شىء من أمر الدين، وهذا خلاف حديث رسول الله صلى الله عليه وسلم الذي رواه الطبراني في الأوسط من حديث عبد الله بن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم: « ما من أحد منكم إلا يؤخذ من قوله ويترك غير رسول الله« ، وفي رواية: « غير النبي« ، وحسَّنه الحافظ العراقي.

De plus, s’attacher à la parole que la lumière de Mouhammad est la première des créatures est une forme d’outrance que Dieu et Son messager a interdit.

Et parmi les formes d’outrance il y a également la croyance de certains que le saint ne se trompe dans aucun sujet de la religion, or ceci est contraire au hadith rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-‘Awsat d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que le Prophète a dit : ce qui signifie : « Il n’y a pas l’un d’entre vous sans qu’on puisse prendre de sa parole ou la délaisser hormis le Messager de Allah. » et dans une version hormis le prophète, et ce hadith a été jugé haçan par le Hafidh Al-^Iraqiyy.

L’imam Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agrée a relu son livre une quarantaine de fois avec ses élèves et à chaque fois il trouvait quelque chose à corriger, et il a dit à la fin : « Allah a voulu qu’il n’y ait pas autre que Son livre qui soit préservé de l’erreur. »

01/02/24 :

Le saint quel que soit élevé son degré, nécessairement il va se tromper dans certaines questions secondaires mais pas dans les fondements de la croyance et ce qui est de cette ordre. Et voilà la croyance des plus grands des saints, les plus grands des saints tel est sa croyance. Le chaykh Aboul Qadir Al-Jillaniyy que Allah l’agrée, a dit : « Si le mourid(c’est à dire le disciple) prend connaisse de l’erreur de chaykh, alors qu’il lui attire l’attention (Qu’il lui dit attention tu t’es trompé). Si le Chaykh délaisse l’erreur l’affaire et close. (Alors qu’est-ce que fait le Mourid)Sinon qu’il soit conforme à la loi. C’est à dire il ne le suit pas pour ce qui est une erreur. »

Chaykh Ahmad ^arifariyy , notre grand saint de cette communauté, a dit ce qui signifie : « N’émet pas d’objection contre les saints quelques soient leur comportement tant qu’ils ne contredisent pas la loi. Mais s’ils contredisent la loi alors reste du côté de la loi. Ici bien sûr le saint ne veut pas dire qu’ils commettent de la mécréance, il se peut qu’ils commettent un péché, un petit péché ou un grand péché ou quelques choses de déconseiller ; c’est à dire ici ne le suit pas reste du côté de la loi. » Ce hadith c’est celui qu’on a vu la foi passée, le hadith du Prophète (06’58) rapporté par Tabaraniyy , d’après Abdou L-Laah Ibnou Abass : « Toute à chacun peut se tromper dans ce qu’il dit hormis le Messager de Allah ». Il a jugé ce hadith comme haçan. Ce hadith indique de manières explicites que chaque individu de la communauté, aussi bien les gens de sciences que les gens du commun, dira indispensablement aura une partie de ses paroles qui sont correctes et une partie qui ne sont pas correctes. Autrement dit personne n’est exceptée. Le Prophète a été claire ,pas un seule d’entre vous, il n’y a aucun qui est excepté .Il est devoir de mettre en garde contre ceux qui s’attachent à tout ce qui est attribué aux saints ,qui est véritablement provenu d’eux , qui est une erreur de leur part , et ce qui n’est pas véritablement provenu d’eux , et c’est le plus fréquent , certains dès qu’ils entendent quelques choses qui attribuait à un saint, ça y est ils suivent ; parfois quelques chose c’est véritablement provenu d’eux et c’est une erreur , et c’est le plus fréquent ce n’est pas provenu d’eux mais certains ils s’attachent les yeux fermés. Ils prétendent justifier cette mauvaise compréhension par la parole suivant ce qui signifie : « Soit chez lui comme le mort chez celui qui le lave, il lui fait prendre la position qu’il veut. Il pense à tort que cela veut dire qu’il est un devoir de suivre le Chaykh accompli en toutes choses et qu’il serait exempt d’erreur ». Ces ignorants ont considéré équivalents le saint et les Prophètes. Il suffit comme témoin comme ce qui a été cité et qu’il a été authentifié que ^Oumar fils de Khattab que Dieu l’agrée avait reconnu propre erreur. Il avait dit une fois ce qui signifie : « Ne surenchérissez pas les dotes des femmes. S’il me parvient que quelqu’un a fait que la dote de la femme dépasse les quatre cents dirhams, je la confisque et je le mets dans le trésor des musulmans ». Une femme a dit à ^Oumar : « Tu n’as pas à faire cela ô émir des croyant ». (17’16) Elle lui cité le verset n°20 de Sourate An-Nisa ce qui signifie : « Et si vous accordez à l’une d’entre elle à titre de dote un quintal alors n’ont récupéré rien. » Cela veut dire qu’il n’y a pas de limitation. ^Oumar est remonté au minbar et leur a dit (il n’a pas dit j’ai envoyé quelqu’un moi je suis le calife) : « Ô vous les gens faites ce que vous voulez pour les dotes des femmes ; une femme a dit vrai et ^Oumar s’est trompé (il parle de lui-même). » Aujourd’hui une hausse un peu le temps et il lui dit comment tu me parles et comment tu me regardes, et ça part en cacahouète. Comment tu me parles, comment tu me regardes. ^Oumar regarde comment il a fait, une femme la dit vrai ^Oumar s’est trompé et on passe à autre chose. Est cela à diminuer de sa valeur, au contraire cela l’a augmenté. Et ^Oumar est le meilleur des saints de la communauté de Mouhammad après Aboubacar que Dieu les agrée tous les deux. Ils sont enterrés à côté du Prophète. Et le messager de Dieu a témoigné en faveur de ^Oumar qu’il est quelqu’un d’inspirer, Allah lui donne des inspirations des choses qui sont correct es. Al Boukhariyy rapporté que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Il y avait dans votre communauté qui vous ont précédé des saints qui reçoivent l’inspiration. C’est à dire que Allah leur dévoile certaines choses. S’il y en a dans cette communauté d’entre les gens comme eux alors se sera ^Oumar Ibnou Khattab ». Et le dévoilement qu’avait ^Oumar est confirmé. C’est lui qui a dit : « J‘ai été en conformité avec mon Seigneur dans quatre choses, c’est à dire que son inspiration à coïncider avec le qour’an .Il lui été inspiré à telle chose était ainsi ,et le qour’an est descendu au Prophète c’était comme lui il a dit ».Que ces gens qui se sont trompés , ce sont des dupes ,que ces dupes qui croient que ce que dit le chaykh de leur tariqa ne se trompe jamais , n’a jamais une erreur et qui par conséquent s’attachent à ce qui est attribué à leur Machaykh et qui contredit la chari^a .Car il croit qu’ils ne proviennent d’eux que ceux qui ets conforme à la réalité. Et ceci est une sorte d’outrance que Allah et son Messager ont interdit ; Allah ta^ala a dit dans sourate Al Ma’idah verset n°77 ce qui signifie : « Ô vous gens du livre ne faites pas preuve de transes dans la religion. » Dans un hadith de An Naçafiyy ,le messager de Allah que Dieu l’agrée a dit ce qui signifie : « Prenez garde à l’outrance dans la religion. Ce qui a mené à la perte de ce qui vous ont précédé c’est l’outrance dans la religion. », hadith rapporté par An Naça’iyy. Parmi les gens qui font le plus preuves de trans dans cette époque, certains qui se réclament des tariqas soufis. Il accepte quand on leur dit que tel auteur s’est trompé dans tel sujet même s’il était des plus célèbres des faqiyy Musulmans. Mais ils ‘n’acceptent pas lorsqu’on leur dit que votre Chaykh de tariqa duquel vous vous réclamez s’est trompé même si l’on leur montre la preuve. Que ces gens sachent qu’ils ont contredis le qour’an et la parole du maître du Soufi de Al Jounayd fils de Mouhammad Al Bardadiyy que Allah l’agrée. Al Jounayd que Allah l’agrée a dit : « Toutes les voies pour rechercher l’agrément de Dieu sont sans issu, hormis ceux qui suivent la trace du Messager de Allah ». Toujours c’est Al Jounayd fils de Mouhammad Al Bardadiyy , il a dit ce qui signifie : « Il se peut que je reçoive ou qu’il me traverse l’esprit une des inspirations que reçoivent les saints, mais je ne l’accepte qu’avec deux témoins de confiance à partir du livre et de la Sounnat. » C’est à dire, c’est une inspiration si par exemple il a un dévoilement que c’est un voleur, il a dit qu’il faut qu’il preuve du qour’an ou du hadith . A partir de la certains spécialités des fondements a dit dans les livres des fondements : « L’inspiration du saint n’est pas une preuve. » Conclusion ,le faite de s’attacher à ce hadith , de quel hadith il parle le prétendu du hadith de Jabir , prétendu hadith de Jabir dans lequel le Prophète selon eux aurait dit : «  La première chose que Allah a créé c’est la lumière de ton Prophète ô Jabir il crée à partir de sa lumière avant toute chose » , ce hadith renforce les wahabites pour porter à Al Sounnat .C’est à dire ils profitent pour porter atteintes à Al Sounnat , à considérer idiots alors que se sont eux les idiots, ou insensés .Il n’y a pas de biens à continuer à dire ou a persister sur une parole qui augmentent les wahabites en atteinte porté à Al Sounnat .Et en criant au scandale à propos d’un sujet qui est sans fondement chez Al Sounnat.De même prétendre que le Messager de Dieu sait tous ce que Allah sait , ils augmentent en audace à porter atteinte à Al Sounnat , et notamment les Soufis .

information utile : Chaykh Abdou L-Laah a dit ce qui signifie : « Le mal de la personne peut lui mener à la mécréance. Le mal n’est pas uniquement du chaytane. C’est à dire, certes l’âme suggère le mal hormis à ceux à qui Allah a accordé la protection. Il y a certaines âmes qui sont enclines pour le mal et d’autres âmes qui sont enclines pour le bien. Puis s’ajoute à cela la suggestion du chaytane .Par exemple dans le qour’an (44’12), il est dit ce qui signifie: « Il défend l’âme de suivre ses passions »,an-Naf cela veut dire amour .Dans le discours du mariage parmi les phrases que le Prophète a dite dans ce qu’ a rapporté Al Bahaqiyy Ibnou Majah et An-Naça’iyy  : « Parfois l’âme de la personne le tant pour la mécréance par le billet de l’argent ou du leadership ,par le billet de vouloir contrôler les autres ».Certains veut contrôler les autres ,déjà il n’a pas mal de choses à faire avec sa propre personne , déjà assures ce que par défaut tu en as pour toi même , tu vas rendre des compte. Certains même s’ils n’atteignent pas la sainteté leur âme leur suggère le bien. L’âme qui est noble, elle est au-dessus des vilenies et des bassesses. Dans le du’a (47’29) on dit ce qui signifie : « Ô Allah accorde à nos âmes la piété et purifie la tu es celui qui la purifie, tu es celui à qui notre âme appartient. » Amine

فالولي مهما علت مرتبته يخطئ في بعض المسائل الفرعية إلا في أصول العقيدة ونحو ذلك، وعلى هذا كبار القوم، قال الشيخ عبد القادر الجيلاني رضي الله عنه: « إذا علم المريد من الشيخ الخطأ فينبهه فإن رجع وإلا فليكن مع الشرع ».

وقال الشيخ أحمد الرفاعي رضي الله عنه: « سلّم للقوم أحوالهم ما لم يخالفوا الشريعة فإذا خالفوا الشرع فكن مع الشرع »، يعني رضي الله عنه الأولياء.

وهذا الحديث صريح في أنّ كل فرد من أفراد الأمة خواصها وعوامها لا بد أن يكون بعضُ قوله صحيحًا وبعض غيَر صحيح أي أنه لا يستثنى منهم أحد.

فيجب تحذير هؤلاء المتشبثين بكل ما ينسب إلى الأولياء مما صح عنهم مما هو خطأ ومما لم يصح عنهم وذلك أكثر، ويحتجون لهذا الفهم الفاسد بقول القائل:

وكن عنده كالميتِ عند مُغسِّلٍ *** يقلّبُهُ  كَيْمَا يشاءُ ويفعلُ

ويظنون أنّ معناه أنه يجب اتباع الشيخ الكامل في كل شىء وأنه منزه عن الخطإ فهؤلاء الجهلة سَاوَوا الوليَّ بالنبي.

ويكفي شاهدًا لما ذُكر أنه ثبت عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه أنه اعترف بالخطإ على نفسه وذلك أنه قال مرةً: « أيها الناس لا تغالوا في مهور النساء فأي إنسان بلغني أنه جعل مهر امرأته أكثر من أربعمائة درهم أخذته ووضعته في بيت المال »، فقالت امرأة: ليس لك ذلك يا أمير المؤمنين إن الله تعالى يقول: {وءاتَيْتُم إحداهُنَّ قِنطارًا فلا تأخُذُوا منهُ شيئًا} [سورة النساء] فصعد عمر رضي الله عنه المنبر وقال: « أيها الناس أنتم وشأنكم في مهور نسائكم أصابت امرأة وأخطأ عمر »، وعمر أفضل أولياء أمة محمد بعد أبي بكر رضي الله عنهما وشهد رسول الله صلى الله عليه وسلم له بأنه مُلهَمٌ، فقد روى البخاري [45] أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: « إنه قد كان فيما مضى قبلكم من الأمم مُحَّدثُون وإنه إن يكن في أمتي هذه منهم فإنه عمر بن الخطاب« ، وكشف عمر رضي الله عنه ثابت وهو الذي قال: « وافقتُ ربي في أربع » أي وافق إلهامه القرءان.

فليعلم هذا هؤلاء الأغرار الذين يعتقدون أن ما يقوله شيخ طريقتهم لا يخطئ أبدًا فيتشبثون بما يُنسب إلى مشايخهم مما يخالف الشريعة لاعتقادهم أنه لا يصدر منهم إلا ما يوافق الواقع، وهذا نوع من الغلو الذي نهى عنه الله ورسوله قال الله تعالى: {يا أهلَ الكتابِ لا تَغْلوا في دينكم} [سورة المائدة]، وقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « وإياكم والغلو في الدين، فإنما أهلك مَنْ كان قبلكم الغلو في الدين » رواه النسائي [46].

ومن أشد الناس غلوًا في هذا الزمن بعض المنتسبين للطرق فإنهم يَقبلون إذا قيل لهم المؤلف الفلاني أخطأ في كذا ولو كان من أشهر فقهاء المسلمين ولا يقبلون إذا قيل لهم شيخكم الذي تنتسبون إلى طريقته أخطأ ولو بُيِّن لهم الدليل، فليعلم هؤلاء أنهم خالفوا القرءان والحديث وكلام سيد الطائفة الصوفية الجنيد بن محمد البغدادي رضي الله عنه فإنه قال: « الطريق إلى الله مسدودة إلا على المقتفين ءاثار رسول الله »، وقال أيضًا: « ربما تخطر لي النكتة من نكت القوم فلا أقبلها إلا بشاهدي عدل من الكتاب والسنة ».

ومن هنا قال بعض الأصوليين في كتب أصول الفتح: « إلهام الولي ليس بحجة ».

خاتمة

Conclusion

إن التشبث بهذا الحديث يقوّي الوهابية على الطعن في أهل السنة وتسفيههم وهم السفهاءُ، فلا خير في التمادي على قول يزيد أولئك الوهابية طعنًا في أهل السنة وتشنيعًا مما ليس له أصل عند أهل السنة، وكذلك القول بأنّ الرسول يعلم كلّ ما يعلم الله يزيدهم جرأة على الطعن في أهل السنة ولا سيما الصوفية.

S’attachez à ce hadith ne fait que renforcer les wahhabites pour attaquer Ahlou s-Sounnah, et les juger stupide alors que ce sont les wahhabites qui sont les stupides. Il n’y a aucun bien à persister sur une parole qui ne fait qu’augmenter ces wahhabites en attaquent envers Ahlou s-Sounnah en dénonçant quelques choses chez Ahlou s-Sounnah même est infondé ; c’est en occurrence le hadith de Jabir. Et il y a également le hadith, la parole, la prétention que le Messager sait tout ce que Allah sait. Ça c’est une autre prétention. Cela aussi les augmentent en audace à porter atteinte à Ahlou s-Sounnah et notamment les soufis. Quand ils entendent cela les ennemies de Ahlou s-Sounnah vont porter atteinte surtout les Soufis alors que là aussi ce sont quelques choses sans fondement. La prétention que le Prophète sait tout ce que Allah sait ce sont quelques choses d’infondées. C’est d’ailleurs le livre suivant que nous allons voir dès qu’on finit cela qu’on va étudier en particulier.

فماذا يقول المنتسب إلى السنة أمام الوهابي إذا قال له الوهابي: من أين لكم أن تقولوا هذا وقد قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « أوتيتُ مفاتيح كل شىء سوى الخمس » وهو حديث صحيح صححه السيوطي [47]،

Ce qui se réclame de Ahlou s-Sounnah devant le wahhabite, alors le wahhabite comment vous prétendez que le Messager sait tout ce que Allah sait alors qu’il y a un hadith sahih :

((  ))

[rapporté par AsSouyoutiyy] ce qui signifie : « Il m’a été accordé les clés de toutes choses mis à part cinq choses ».

 وحديث البخاري [48]: « إنكم محشورون إلى الله حُفاةً عُراة غُرلا {كما بدأنا أوَّل خلقٍ نُعيدهُ} الآية، وإن أول الخلائق يُكسى يوم القيامة إبراهيم الخليل، وإنه سيُجاءُ برجال من أمتي فيؤخذ بهم ذات الشمال فأقول: يا رب أصحابي فيقول الله: إنك لا تدري ما أحدثوا بعدك، فأقول كما قال العبد الصالح: {وكُنتُ عَلَيْهِمْ شَهِيدًا} إلى قوله: {الحَكِيم}، قال: فيقال: إنهم لم يزالوا مرتدين على أعقابهم ».

Il y a également un autre hadith rapporté par Al Boukhariyy qui réfute cette prétention que le Prophète sait toutes choses, et on va détailler in chaa l-Laah dans le livre suivant, et dans ce hadith :

((  ))

la fin de ce hadith c’est que le Prophète il lui sera dit : « Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi », là encore c’est une preuve que le Prophète ne sait pas absolument toutes choses.

وزاد في رواية سعيد بن المسيَّب عن أبي هريرة أيضًا: « فيقول: إنك لا علم لك بما أحدثوا بعدك، فيقال: إنهم قد بدلوا بعدك، فأقول: سُحقًا سُحقًا« ، فهذا نص صريح واضحٌ كالشمس في أن الرسول لا يعلم كل ما يعلم الله.

Il y a une autre version rapporté par ce même hadith rapporté Saïd fils de Mousayyad d’après Abou Hourayrah, dans lequel Allah dit : c’est hadith Qoudsiyy :

((  ))

ce qui signifie : « Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi. » Il sera dit : « Ils ont changé après toi ». Je dirais alors : « Malheur à eux, malheur à eux. » Ceci est un énoncé explicite clair comme le soleil, prouvant que le Messager ne sait pas tout ce que Allah sait.

ثم التمادي على دعوى القول بأن نور محمد أول خلق الله لا يزيد الكافرين إذا سمعوا ذلك إلا نفورًا من الإسلام واستبشاعًا له، فأيُّ فائدة للتعصب لهذا الحديث؟!

Par ailleurs persister à prétendre que la lumière de Mouhammad est la première des créatures ne va qu’augmenter les mécréants s’ils entendent cela en aversion envers l’islam, en trouvant cela abominable. Quel intérêt y aurait-il à faire preuves de fanatisme pour ce hadith ?

فهذا الحديث تنفر الكفار عند سماعه من بعض المسلمين نفورًا زائدًا على نفورهم الأصلي من الإسلام، فلقد ذكر لي رجلٌ يدعى أبا علي ياسين من أهل الشام أن نصرانيًا قال له: كيف تقولون أنتم محمد ءاخر الأنبياء وتقولون إنه أول خلق الله؟

Ce hadith fait que les mécréants quand ils l’entendent de certains musulmans, en sont repoussés plus, encore plus que leur aversion de base de l’islam. Le Chaykh a dit : Il m’a été rapporté qu’un homme qui s’appelle Abou ^Aliyy Yaçin m’a dit qu’un chrétien lui a dit : «Comment vous dites que Mouhammad est le dernier des prophètes et vous dites qu’il est la première créature de Dieu ? »

 وذلك نشأ عنده لما كان يسمع من بعض المؤذنين قولهم عقب الأذان على المنائر: « يا أول خلق الله وخاتم رسل الله »، قال أبو علي ياسين: فلم أجد جوابًا.

Il s’est posé cette question quand il a entendu certains mou’adh-dhin dire après l’appelle à la prière au-dessus des minarets : « Ô toi la première créature de Dieu et le dernier des Messagers de Dieu. » cet homme Abou ^Aliyy Yaçin a dit : « je n’ai pas trouvé de réponse. »

والحمد لله، وصلى الله عليه صلاةً يقضي بها حاجاتنا، ويفرّج بها كُرباتنا، ويكفينا بها شر أعدائنا، وسلم عليه وعلى ءاله الاطهار وصحابته الأخيار سلامًا كثيرا، والحمد لله رب العالمين. انتهى.

Et la louange est Allah et que Allah honore et élève d’avantage notre Messager Mouhammad, une invocation par laquelle nous espérons que nos affaires sera réglé, que nous soyons délivrés de nos tourments et que nous soyons protégés du mal de nos ennemis et que les salutations lui soit accordé à lui ainsi qu’à sa famille pure et ses compagnons élus les meilleurs, et la louange est Allah le Seigneur des mondes. Fin du livre

الهوامش:

[1] أخرجه البخاري في صحيحه: كتاب الاعتصام بالكتاب والسنة: باب قول النبي صلى الله عليه وسلم: « لا تزال طائفة من أمتي ظاهرين على الحق » وهم أهل العلم.

[2] الكلم الطيب [ص/73].

[3] عمل اليوم والليلة [ص/72-73]، الأدب المفرد [ص/324].

[4] غريب الحديث [2/673-674].

[5] الأذكار [ص/321].

[6] عدة الحصن الحصين [ص/105].

[7] تحفة الذاكرين [ص/267].

[8] أخرجه الطبراني في المعجم الكبير [9/17-18]، والمعجم الصغير [ص/201-202] وقال: « والحديث صحيح ».

[9] أخرجه مسلم في صحيحه: كتاب الصلاة: باب ما يقال في الركوع والسجود.

[10] البداية والنهاية [10/327]، قال البيهقي: « هذا إسناد لا غبار عليه ».

[11] فتح الباري [13/428]، الأسماء والصفات [ص/345].

[12] صحيح البخاري: التفسير: أول باب تفسير سورة القصص.

[13] تفسير القرءان الكريم [ص/194].

[14] صحيح البخاري: كتاب التفسير: سورة هود: باب قوله: {وكان عرشه على الماء}.

[15] صحيح البخاري: كتاب بدء الخلق: باب ما جاء في قوله تعالى: {وهو الذي يبدأ الخلق ثم يعيده وهو أهون عليه}.

[16] الأسماء والصفات [1/364].

[17] صحيح ابن حبان: كتاب الصلاة: فصل في قيام الليل، راجع الإحسان بترتيب صحيح ابن حبان [4/115].

[18] فتح الباري [6/289].

[19] فتح الباري [6/289].

[20] تفسير عبد الرزاق [2/301].

[21] تفسير الطبري [12/4]، والدر المنثور [4/4].

[22] الحاوي للفتاوى [1/325].

[23] مرشد الحائر لبيان وضع حديث جابر [ص/43].

[24] المغير على الأحاديث الموضوعة في الجامع الصغير للمناوي [ص/4].

[25] فتح الباري [6/289].

[26] إتحاف السادة المتقين شرح إحياء علوم الدين [1/453-454].

[27] حلية الأولياء وطبقات الأصفياء [7/318].

[28] المغني عن حمل الأسفار [1/48].

[29] فتح الباري [6/289].

[30] انظر أسنى المطالب [ص/242]، والمقاصد الحسنة [ص/520]، وكشف الخفا [2/169-170].

[31] التذكرة في الأحاديث المشتهرة [ص/172]، والمقاصد الحسنة [ص/522]، وتمييز الطيب من الخبيث [ص/126]، وكشف الخفا [2/173]، وتنزيه الشريعة [1/341]، والأسرار المرفوعة [ص/178]، وتذكرة الموضوعات [ص/86]، وأسنى المطالب [ص/243]، ومرشد الحائر [ص/49].

[32] مسند أحمد [5/59].

[33] مجمع الزوائد [8/223].

[34] المعجم الكبير [20/353].

[35] مسند أحمد [4/127-128].

[36] مستدرك الحاكم [2/600].

[37] دلائل النبوة [1/80-83].

[38] دلائل النبوة [1/81].

[39] أخرجه أبو داود في سننه: كتاب الطهارة: باب الوضوء بماء البحر، والترمذي في سننه: أبواب الطهارة: باب ما جاء في ماء البحر أنه طهور، وابن ماجه في سننه: كتاب الطهارة وسننها: باب الوضوء بماء البحر، والحاكم في المستدرك [1/140]، وابن خزيمة في صحيحه [1/59] كلهم من طريق مالك، وصححه الترمذي والحاكم وابن خزيمة.

[40] أخرجه الدارقطني في سننه [3/71]، والبيهقي في سننه [5/290]، والحاكم في المستدرك [2/57] وقال: حديث صحيح على شرط مسلم ولم يخرجاه.

[41] بلغة السالك لأقرب المسالك للصاوي [2/537].

[42] مرشد الحائر [ص/49 و50].

[43] أخرجه مسلم في صحيحه: المقدمة: باب وجوب الرواية عن الثقات وترك الكذّابين والتحذير من الكذب عن رسول الله، والترمذي في سننه: كتاب العلم: باب ما جاء فيمن روى حديثًا وهو يرى أنه كذب، وابن ماجه في سننه: المقدمة: باب من حدّث عن رسول الله حديثًا وهو يرى أنه كذب.

[44] روي من طريق عديدة منها ما اخرجه البخاري في صحيحه: في كتاب العلم: باب إثم من كذب على النبي، وكتاب الأدب: باب من سمى بأسماء الأنبياء، ومسلم في المقدمة: باب تغليظ الكذب على رسول الله، وأبو داود في سننه: كتاب العلم: باب في التشديد في الكذب على رسول الله، والترمذي في سننه: كتاب العلم: باب ما جاء في تعظيم الكذب على رسول الله، وباب ما جاء في الحديث عن بني إسرائيل، وكتاب الفتن، وابن ماجه في سننه: المقدمة: باب التغليظ في تعمد الكذب على رسول الله، وأحمد في مسنده في مواضع عديدة عن رواة عدة.

[45] صحيح البخاري: أحاديث الأنبياء: باب 54.

[46] أخرجه النسائي في سننه: كتاب المناسك: باب التقاط الحصى.

[47] الخصائص الكبرى [2/334].

[48] أخرجه البخاري في مواضع من صحيحه: كتاب التفسير: باب سورة الأنبياء، وكتاب الأنبياء: قول الله تعالى: {واتَّخَذ اللهُ إبراهيمَ خليلاً}، وكتاب الرقاق: باب الحشر.

La réplique à la parole de certains que le Messager sait tout ce que Allah sait

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

تمهيد:
من المقرر بين الموحّدين أن الله تعالى لا يشبهه خلقه بوجه من الوجوه، ومن صفاته العلمُ بكل شىء قال الله تعالى: {وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌ} [سورة الأنعام/101]، فلو كان يصح لغيره تعالى العلمُ بكل شىء لم يكن لله تعالى تمدَّحٌ بوصفه نفسَه بالعلم بكل شئ،

 فمن يقول إن الرسول يعلم بكل شئ يعلمه الله فقد جعل الرسول مساويًا لله تعالى في صفة العلم فيكون كمن قال الرسول قادر على كل شىء، وكمن قال الرسول مريد لكل شىء، سواء قال هذا القائل إن الرسول عالم بكل شىء بإعلام الله له وقادر على كل شىء بإقدار الله له فلا مَخلَصَ له من الكفر.

08.02.24 :

Préambule :

Il fait partie de ce qui est convenu et décrété chez Mouwahhid (ceux qui ont pour croyance le Tawhid) que Allah ta^ala ses créatures ne lui ressemblent pas avec lui en quoiques se soient.Et parmi les attributs de Dieu , il y a le faite qu’il sache toute chose. Allah ta^ala dit ce qui signifie dans sourate Al-‘An^am :

﴿ 

[] ce qui signifie : « Et il sait absolument toutes choses. » S’il était valide pour autre que Allah de savoir toutes choses, Allah ta^ala n’aurait pas fait son propre éloge en nous apprenons au sujet de lui-même qu’il sait toute chose, sinon ce ne serait pas un éloge. Une éloge c’est ce qui le distingue des autres.

Celui qui dit que le Messager sait toutes choses que Dieu sait, il aura considéré le Messager est équivalent à Allah dans l’attribut de la science. Il serait alors comme celui qui dit que le Messager est sûr, tout chose tout puissant ou celui qui dit que le Messager a une volonté qui concerne toute chose. Même si la personne dit que le Messager sait toute chose parce que Allah lui a fait savoir et qu’il est sur toute chose tout puissant parce que Allah l’en a rendu puissant ; il n’échappe pas à la mécréance la mécréance c’est le contraire de l’islam.



والحاصل أن الله هو المنفرد بالإحاطة بالغيب علمًا، لا أحد من خلقه يحيط بالغيب علمًا، ومن اعتقد أن أحدًا غير الله يحيط بالغيب علمًا فقد كذَّب القرءان.

En résumé c’est Allah est l’unique et le seul à englober toute chose par sa science. Aucune de ses créatures n’englobent toutes choses par sa science. Et celui qui a pour croyance que quelqu’un d’autres que Dieu sait les choses cachées (tous ce qui n’est pas apparent pour nous les êtres humains, des choses qui ont existé ou des choses qui vont exister) il aura démenti le Qour’an.

وقد ألف بعضٌ رسالة ذكر فيها أن الله أطلع الرسول على كل ما يعلمه بلا استثناء وهذا مصادمة للنصوص كقوله تعالى: {قُل لاَّ أَمْلِكُ لِنَفْسِي نَفْعًا وَلاَ ضَرًّا إِلاَّ مَا شَاء اللهُ وَلَوْ كُنتُ أَعْلَمُ الْغَيْبَ لاَسْتَكْثَرْتُ مِنَ الْخَيْرِ وَمَا مَسَّنِيَ السُّوءُ} [سورة الأعراف/188]، وهذا غلو شبيه بغلو النصارى في قولهم: اتحد اللاهوت بالناسوت أي اتحد الله بزعمهم بالإنسان يعنون عيسى.

Il y a quelqu’un qui a composé une épitre dans la quel il a prétendu que Allah a fait que son Messager prenne connaissance de tous ce que lui-même sait sans exception, et ceci est une contradiction aux textes comme cela est mentionné dans Sa parole :

﴿ 

sourate Al A^raf verset 188 ce qui signifie : « Dis : je ne possède pour moi même de profits ou de nuisances que ce que Dieu veut, et si je savais les choses cachées, j’aurai multiplié le bien et le mal ne m’auraient pas touchés ». Vous voyez la preuves ici ,si je savais les choses cachées j’aurai multiplié le bien et le mal ne m’aurait pas touché. Cette prétention que le Messager sait absolument toute chose est une forme d’outrance (c’est le fait de dépassé la limite) semblable à celle des chrétiens quand ils disent le fait d’être Dieu et l’humain se sont réunis en Jésus. Ils disent que le Divin et l’humain se sont réunis en Jésus c’est pour qu’ils disent que Jésus est Dieu est homme, ce n’est pas le sujet de notre cours mais il a plusieurs groupes soufis que le summum du Soufisme est de faire un avec Dieu comme Al hallaj et ses gens-là. Le Chaykh a dit que leur mécréance est pire que ce des chrétiens parce que les chrétiens ils ont eu qu’un homme s’est réunis avec Dieu alors qu’eux ils disent que tout le monde se réunit avec Dieu. Que Dieu les enlaidisse d’avantages Amin.

وكيف يعقل أن يكون الرسول أحاط علمًا بكل الأمور الخفية والظاهرة مما تعلق به علم الله تعالى، وعلم الله شامل للجائزات العقلية والمستحيلات العقلية والواجب العقلي، حتى إن الله يعلم ما سيحدث إلى ما لا نهاية له جملة وتفصيلاً.

Et comment serait-il plausible de sensé dirait-il que le Messager englobe toutes les choses que ce soit cachées ou apparentes par sa science .De ce que la science Dieu concerne , autrement dit de tout ce que Dieu sait, alors que la science de Dieu englobe , comme vous le saviez les trois catégorie de jugement, le possible rationnel dont la raison conçoit aussi bien l’existence et l’inexistence, les impossibles rationnels tout ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme l’impossibilité de l’associer à Dieu , et l’obligatoire selon la raison il s’agit de Dieu et de ses attributs. La science de Dieu englobe le possible rationnel, l’impossible rationnel et l’obligation selon la raison. Et Allah sait même ce qui va se produire sans fin, ce qui va avoir lieu au paradis et en enfer qui n’a pas de fin, Allah sait en en globalité et en détails. La croyance des musulmans ce n’est pas comme les philosophes disent que Dieu sait les globalités des choses mais ne sait pas les détails, cela aussi est de la mécréance parce que celui qui ne sait pas une chose il change et celui qui change il a besoin de celui qui le fait changer à plus forte raison il a un début, hors Dieu n’a pas de début et Dieu ne change pas donc il sait absolument tout.

ثم ماذا يكون ما في اللوح بالنسبة إلى ما لم يكتب فيه من معلومات الله لأن الآخرة لا نهاية لها، وفي كل زمن تحدث حادثات كثيرة، فأنفاس أهل الجنة والنعيم الذي يتجدد لهم وكذلك أنفاس أهل النار وما يتجدد لهم من الآلام إلى ما لا نهاية كل ذلك يعلمه الله سبحانه وتعالى.

Que représente ce qui est inscrit dans la table préservée, cette table dans lequel Allah a fait écrire tout ce qui aura lieu dans ce monde ,mais tout ce qui est inscrit la bas qu’est-ce qu’il représente par rapport à ce que qui n’y sont pas inscrit et que Dieu sait parce que l’au-delà n’a pas de fin , sur la table préservée, il est inscrit ce qui va arriver jusqu’à la fin du monde ,mais ce qui va se passer dans l’au-delà il n’a pas de fin il n’est pas inscrit sur la table préservée qui elle ,elle est limité. Ce qui n’est pas limitée n’est pas inscrit sur ce qui est limitée. Alors que la table préservée a une fin. Et à chaque époque il y a de nombreux évènements qui se produisent. Les souffles des gens du paradis, leur respiration et la félicité qu’ils vont avoir continuellement et perpétuellement. Et de même les souffles des gens de l’enfer et leur souffrance perpétuellement, et leur douleur perpétuellement, les douleurs qu’ils vont avoir, tout cela Allah ta^ala le sait.


وهذا القول المذكور وقع من بعض المنتسبين للبريلوية لكن نظن أن فضلاءهم لا يقولون به، والله أعلم.

Cette parole citée, la prétention que le Messager il sait absolument tout ce que Dieu sait, cette parole citée, a été dite pour certains qui se réclame d’une voie soufie qui s’appelle Brilwiyy que l’on retrouve en Inde, mais il n’y a pas qu’en Inde même ailleurs mais nous pensons que les gens de biens d’entre eux ne disent pas cela. Nous ne disons que tous ce qui fait partie de cette voie ont cette croyance. Et Dieu sait plus que toute autre.

Justement à propos de ce sujet, pourquoi nous en parlons sur plusieurs motifs, le premier motif c’est (40’52) le verset du qour’an ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soient apparues aux gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu. » Dieu a fait l’éloge de cette communauté, la communauté du Prophète Mouhammad .Ça c’est le premier motif pourquoi on parle de ces gens-là et l’on dénonce. Et le deuxième c’est le hadith du Prophète ce qui signifie : « Jusqu’à quand vous évitez le pervers le grand pécheur (Al Fajir), dénoncer le de ce qui est en lui afin que les gens se méfient de lui ». C’est ça l’objectif car une telle croyance contredit la croyance de notre maître Mouhammad.


الأدلة الشرعية في إبطال هذا القول
Les preuves légales pour réfuter

مما يَرُدُّ ذلك قولُه تعالى:{وَعِندَهُ مَفَاتِحُ الْغَيْبِ لاَ يَعْلَمُهَا إِلاَّ هُوَ وَيَعْلَمُ} [سورة الأنعام/59]، وقوله تعالى: {عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ} [سورة التغابن/18]، وقد تمدَّح تبارك وتعالى بإحاطته بالغيب والشهادة علمًا، فهذا القائل إن الرسول يعلم بإعلام الله له كل شىء يعلمه الله جعله مساويًا لله في إحاطة علمه بكل شىء.

Parmi les preuves qui fait partie de ce qui réfute cette prétention il y a Sa parole :

﴿ 

verset 59 de Sourate Al -An^am « Allah sait des choses cachées nul autre que lui ne le sait. »

Egalement Sa parole :

﴿ 

Verset 18 de Sourate At Taghaboun ce qui signifie : « Il sait des choses cachées et les choses apparentes. » Allah tabaraka ta^ala a fait son propre éloge dub faite qu’il sait les choses cachées et les choses apparentes. Celui qui a prétendu que le Messager sait ce que tout ce que Allah sait parce que c’est Allah qui le lui a fait savoir, aura considéré que le Messager est équivalent à Allah dans le fait qu’il sache toutes choses.


ومما يَرُدُّ ذلك أيضًا قوله تعالى: {عَالِمُ الْغَيْبِ فَلا يُظْهِرُ عَلَى غَيْبِهِ أَحَدًا {26} إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى مِن رَّسُولٍ فَإِنَّهُ يَسْلُكُ مِن بَيْنِ يَدَيْهِ وَمِنْ خَلْفِهِ رَصَدًا {27} [سورة الجن] أي أن الذي ارتضاه الله من رسول يجعل له رصدًا أي حفظة وهم الملائكة يحفظونه من بين يديه ومن خلفه من الشيطان.

Parmi ce qui réfute cela également :

﴿ 

[sourate Al Jinn/26-27] ce qui signifie : « Allah est celui qui sait les choses cachées, il ne fait connaître les choses cachées à personne. Celui qu’il agrée comme ses Messagers, il lui assure qu’il le protège devant lui et par derrière lui. Il lui assure des anges qui le protège par devant et par derrière. »

وقد تبين أن الآية ليس فيها اطلاع الله الرسول على العلم بالغيب لا على الإطلاق ولا على البعض وإنما يُعلم إطلاع الله النبي والولي والمَلك على بعض الغيب من غير هذه الآية، لأن هذا مسكوت عنه بالنسبة لهذه الآية، وإنما الذي فيها أن الله لا يُطلع على جميع غيبه أحدًا من خلقه.

Ce verset ne comporte pas que Allah fasse prendre connaissance son Messager de tous ce qui est cachées ni une partie des choses cachées, mais on sait que Allah fait connaître le prophète, le saint et l’ange une partie des choses cachées (Al-Ghayb) à partir d’autres preuves que ce verset. Car ce sujet n’est pas abordé dans ce verset. Mais ce qui est indiqué dans ce verset c’est que Allah ne fait pas prendre connaissance la totalité des choses cachées à toutes ses créatures.

Informations utiles :

-Notre Chaykh a été interrogé sur le sourate ‘Isra verset 70 Le verset 70 ce qui signifie : « Nous avons accordez des bienfaits à l’être humains. » C’est donc au sens général, cela ne veut pas dire que Dieu à glorifie les musulmans et les non musulmans. Mais c’est à dire que nous avons fait grâce en général. Alors An Naçafiyy il a dit propos du verset 70 de sourate Al ‘Isra : « Nous avons honoré le fils de ‘Adam ,en lui accordant la raison , en lui accordant la capacité de prononcer , la capacité d’écrire, le bel aspect (regarder les autres créature par rapport aux autres créatures comparer aux anges ils ont pas un bel aspect ) , la taille qui est intermédiaire(ni très grand ni très petite) , le fait de pouvoir gérer sa subsistance, le fait pouvoir d’acquérir certains choses, de pouvoir asservir certaines choses (d’asservir de métaux pour faire de choses comme le téléphone par exemple) de pouvoir prendre la nourriture avec ses mains( les animaux ils mangent de leur bouche) ».

Il était rapporté du gouverneur Abasside qui a fait beaucoup de bien Haroun Rachid, il avait préparé » un repas et il a demandé qu’on lui amène le couvert, il avait à côté de lui Abou Youssouf un savant. Ce savant s’est adressé à ce calife, regardez les savants n’ont pas peur de conseiller le gouverneur, et les gouverneurs sont ouvert à cela, ils attentent cela, il s’est adressé à ce gouverneur, il a été parvenu de ton ancêtre Abdou L-Laah fils de Al Abass à propose de ce verset 70 de Sourate Al ‘Isra , ce qui signifie : « Cela veut dire nous leur avons accordé les doigts avec lequel ils peuvent manger. » Bien sûr cela est un honneur et on mange pas avec cinq doigts, la sounnah s’est mangé avec trois doigts. Quand les cuillères sont arrivés , Haroun Rachid ne les a pas pris il a mangé avec ses doigts.

Et cela était rapporté par Ibnou Moundir, Ibnou Abi hatim, Ibnou Mardaway ainsi que Bayhaqiyy, toute qui remonte de Ibnou Abbas à propos du verste 70 de Sourate Al ‘Isra: « Nous avons fait qu’ils mangent avec leur main » et cela était rapporté par As Souyoutiyy dans Ad-dourrou l-manthour.

-Al Bayhaqiyy a rapporté ainsi que At Tabaraniyy d’après Abou ^Oubaydah le fils de Mouhammad qui est le fils de ^Amar Ibnou Yaçir, il a dit je me suis adressé Ar Roubayyah à la fille de Mouwwaouiyy   et elle lui a dit : « Si tu le voyais tu dirais que le soleil est en train de se lever. »

15.02.24 :

وقد عُلم اطلاع الله المَلك والنبي والولي على بعض الغيب من دليل ءاخر مثل قصة الخضر عليه السلام المذكورة في القرءان فإن فيها اطلاع الله خضرًا على بعض الغيب وقد أخبرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الخضر أنه قال لموسى: « يا موسى ما نقص علمي وعلمك من علم الله إلا مثل ما نقص هذا العصفور بمنقاره من البحر » رواه البخاري، وأحاديث أخرى كالحديث الذي فيه إخباره عليه الصلاة والسلام بأن أمته ستفتح بعض البلاد.

L’auteur il dit que nous avons su que Allah donne connaissance à certains anges, prophètes et saints d’une partie des choses cachées. On a su cela à partir d’un autre verset 26-27 de Sourate Al Jinn, comme par exemple le récit de Al Khadir que Dieu l’agrée, c’est un récit cité dans le Qour’an, Sourate Al-Kahf, dans cette sourate il ya l’information que Allah donne à Al Khadir quelques informations des choses cachées. Et le Messager de Allah a rapporté de Al Khadir à Mouça :

((  ))

rapporté par Al Boukhariyy ce qui signifie : « Ô Mouça mes connaissance et tes connaissances par rapport à ce que Allah sait, et comme cet oiseau a pris dans son bec de l’eau de la mer. »(cela veut dire que nous connaissons peu de choses à ce que Allah sait , et que nos connaissances sont très négligeables même si nous connaissons beaucoup de choses ). Nous avons su aussi également que Allah donne la connaissances de certaines choses cachées à certaines créatures comme à partir d’autres hadith, comme le hadith dans lequel Messager ^aleyhi salam a annoncé que sa communauté allait conquérir certains pays.

ومن الغلط القبيح استدلال بعض الناس على اطلاع الولي على بعض الغيب بالآية السابقة {عَالِمُ الْغَيْبِ فَلا يُظْهِرُ عَلَى غَيْبِهِ أَحَدًا {26} إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى مِن رَّسُولٍ {27} [سورة الجن] حيث قال: لما أثبت اطلاع الرسول عُلم بطريق التَّبَع اطلاع أولياء أمته على الغيب،

Une des causes de confusion chez certains et une très grave erreur, le fait que certains s’appuient sur les verset 26 et 27 de sourate Al-Jinn pour prétendre que Allah donne à certains saints la connaissance d’une partie des choses cachées, c’est un grave erreur de s’appuyer sur ce verset. Et ce, lorsqu’ils ont dit : Il a été confirmé que le Messager prend connaissance de certaines choses cachées, on sait par conséquent que Allah donne aux saints de la communauté du Messager la connaissance Al-Ghayb, ce n’est pas ce verset qui est la preuve que certains saints puissent connaître Al-Ghayb.

وهذا منشؤه ظنهم أن « إلا » هنا استثنائية، بل « إلا » في هذه الآية كإلا التي في قوله تعالى:{لَّسْتَ عَلَيْهِم بِمُصَيْطِرٍ {22} إِلاَّ مَن تَوَلَّى وَكَفَرَ {23} فَيُعَذِّبُهُ اللهُ الْعَذَابَ الْأَكْبَرَ {24} [سورة الغاشية] كما قال اللغوي الثعالبي وغيره، فلا يصح كونها هنا بمعنى الاستثناء لفساد المعنى على ذلك لأنه يكون المعنى أن الرسول صلى الله عليه وسلم مسيطر على الكفار.

والمعنى المراد أن الرسول صلى الله عليه وسلم ليس مسيطرًا عليهم لكن الله يعذب أولئك الكفار العذاب الأكبر لكفرهم، لكن هؤلاء الغلاة في هذه الآية لا يَدَّعون أنها استثنائية فكيف جعلوها في تلك الآية استثنائية؟!.

L’origine de cette erreur, c’est qu’ils croient que « illa » veut dire « excepter » or il-la dans ce verset vient dans un sens semblable à celui dans le verset :

﴿ 

Sourate Al-Ghachiyah 22-24 Le sens de « il-la » ne veut pas dire « sauf » ici non plus mais signifie : « Tu ne les domine pas mais ceux qui se détournent et mécroient, Allah châtie les mécréants d’un grand châtiment en raison de leur mécréance.» tout comme le premier verset Allah connaît les choses cachées, il ne donne a personnes les choses cachées mais ce qu’il a agréé comme messagers il leur accorde une protection par devant eux et par derrière eux. Et le verset n’est pas finit, c’est à dire il y a la suite, elle a une suite mais ce qu’il agrée comme Messagers il leur accorde une protection devant eux et derrière eux , c’est à dire ce sont des anges qui les gardent. « Il La » ici c’est dans le sens de mais vous voyez. Parfois dans leur langage ils disent des faux amis, on ne dit pas cela dans le qour’an , il y a des gens qui pensent un mot alors que c’est un autre mot , par exemple « thoumma » la plupart des gens pensent que c’est « ensuite » mais cela peut être une conjonction de coordination, c’est comme le « et » ce n’est pas le sens de chronologie mais dans le sens d’énumération. C’est pour qu’il ne faut pas interpréter le Qour’an comme ça . Le Chaykh , regarder comment l’élégance pour la réplique, le Chaykh il dit dans ces verset 22, 23 et 24 de sourate Al Ghachiyah, eux ces gens qui preuve d’outrance ils les considèrent pas ici « Il la » c’est dans le sens d’exception, mais s’ils disent non que ce n’est pas dans le sens de l’exception et ça c’est correcte ,pourquoi ils veulent dans d’autre versets 26-27 de Sourate Al Jinn ils veulent considérer c’est dans le sens de l’exception voyez deux point de mesure , dans le deuxième verset ils reconnaissent que ce n’est pas de l’exception dans sourate Al Ghachiyah donc pourquoi penser le contraire .et c’est en cela qu’est la force de Chaykh Abdou L-Laah c’est qu’il te donne des preuves et il va droit au but, ça c’est la capacité d’avoir présent à l’esprit qu’est-ce qu’il faut cité comme preuve pour ce sujet-là , puisque parfois il y a des gens qui connaissent le Qour’an par cœur mais il ne va pas penser à réciter ce verset pour le répliquer. Et nous al-hamdouli l-lah on a trouvé qui nous a faciliter le travail, on va en profiter.

والتفسير السديد للآية {إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى مِن رَّسُولٍ} [سورة الجن/27] أن يقال: الله تعالى عالم الغيب والشهادة فلا يطلع على جميع غيبه أحدًا من خلقه لكن من ارتضى من رسول يجعل له رصدًا، فإلا هنا ليست استثنائية بل هي بمعنى « لكن »، فليس معناها أن الله تعالى يظهر على غيبه من ارتضى من رسول.

L’explication correcte de ce verset 27 de sourate Al-Jinn (regarder rien que pour ce verset il y a au moins cinq ligne d’explication , alors pour dire qui dise on va traduire le Qour’an ce sont des gens qui se sont dupés, l’explication correcte c’est de dire sourate Al-Jinn verset 27 ce qui signifie: « Allah s’est les choses cachées et les choses apparentes , il ne donne pas la connaissance de la totalité des choses cachées et les choses apparentes à aucune de ses créatures », la suite « mais ceux qu’il agrée comme les Messagers , il leur accorde une protection (comme on l’a vu la fois passé ce sont les anges qui les gardent) » . « Il La » ici ce n’est pas dans le sens de « sauf » ou de « excepter » mais elle est dans le sens de « néanmoins, cependant », la signification du verset n’est donc pas que Allah donne à connaître les choses cachées à ceux qu’il agrée comme le Messager. Voyez comme c’est très important, on défait point par point les tentatives de doutes émis par ses gens-là.

فيُفهم من الآية أن علم الغيب جميعِه خاصٌّ بالله تعالى فلا يتطرَّق إليه الاستثناء، فتكون الإضافة في قوله {عَلَى غَيْبِهِ أَحَدًا} {26} للعموم والشمول على مقتضى قول النحويين والأصوليين ان المفرد المضاف للعموم، فيكون معنى {غَيْبِهِ} {26} أي جميع غيبه، وليس المعنى أن الله يُطلِع على جميع غيبه من ارتضى من رسول.

On comprend de ce verset que la connaissance de Al-Ghayb dans sa totalité est spécifique à Allah ta^ala, il n’y a donc pas d’exception. Et donc ici on parle d’annexion du pronom au terme ghayb : « Son ghayb » ici les grammairiens ont donnés une règle ils ont dit que cette forme du complément du nom au singulier indique la généralité c’est-à-dire « tout le ghayb ». Par conséquent, ils ont dit que Allah ne peut donner une partie du Ghayb à certains mais ici sur ce verset c’est la totalité. Sur un mot d ‘un verset ,c’est pourquoi c’est important de connaître les règles de grammaires du Qour’an (soit l’arabe littéraire)ce qui prétende avoir lu le qour’an en français ou en anglais mais qu’est-ce que tu racontes, regardez rien que ça comment on a passé notre temps qu’est- ce que les gens ont déduit comme règle, si quelqu’un ne connaît pas cette règle, moi je connais pas cette règle, je vous transmets ce que j’entends et peu êtres si je la vois une autre fois je vais pas forcément tilter ,quand le complément du nom cela veut dire la totalité, vous voyez. Le sens n’est pas que Allah donne la totalité du Ghayb a ce qu’il agrée comme Messager.

قال الإمام الفقيه المحدث الأصولي بدر الدين الزركشي في البرهان ما نصه: « وتُقَدَّر – يعني « إلا » بـ « لكن » كقوله تعالى: {لَّسْتَ عَلَيْهِم بِمُصَيْطِرٍ} {22} {إِلاَّ مَن تَوَلَّى وَكَفَرَ} {23} [سورة الغاشية] و{قُلْ مَا أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ مِنْ اجرٍ إِلاَّ مَن شَاء} [سورة الفرقان/57] وقوله: {إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُواْ} [سورة الإنشقاق/25] في سورة الإنشقاق و{إِلاَّ مَن تَوَلَّى وَكَفَرَ}[سورة الغاشية/23] في ءاخر الغاشية، وكذلك:{إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى مِن رَّسُولٍ} [سورة الجن/27]، ودخول الفاء في دليل انقطاعه ولو كان متصلاً لتم الكلام عند قوله:{رسولٍ}  » اهـ.

Toujours pour insister que « Il la » cela veut dire mais c’est « cependant néanmoins » .En suite le Chaykh il dit alors ici c’est un autre savant : Le faqih le mouhaddith spécialiste des fondement Badrou d-din Az-Zarkachiyy dans son livre Al-Bourhan tome 4 page 236-237 a dit ce qui suit :  Le mot « Il La » est sous-entendu comme « Lakin » « cependant » «  mais », il donnait un certains nombres de verset où c’est le cas, comme les verset 22, 23 et 24 , comme le verset 57 de sourate Al Fourqan Sourate Al-Ghachiyah et encore le verste 27 de sourate Al Jinn comme verset 25 de sourate Al-Inchiqaq. Dans tous ces verset il y a « Il la «  qui a le sens de « cependant » et encore le verset 27 de sourate Al Jinn que nous sommes en train d’étudier ,il a donné un argument additionnel : Le faite qu’il est le « fa » est une preuve que « il-la » n’est pas dans le sens de l’exception parce que si c’était une exception il n’y a pas eu de phrase d’après , le faite cela veut dire qu’il est une suite cela veut dire que ce n’est pas une exception , c’est une preuve que « Il La » est dans le sens de « lakin » mais non pas dans le sens de l’exception .Si c’est dans le sens de l’exception la phrase serait fini il n’y aurait pas de suite avec « fa ».

وقال اللغوي علي بن محمد الهروي في باب مواضع « إلا » أنها تكون بمعنى لكن ما نصه: « وقوله: {فَلا يُظْهِرُ عَلَى غَيْبِهِ أَحَدًا} {26} {إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى مِن رَّسُولٍ فَإِنَّهُ يَسْلُكُ}{27} معناه: لكن من ارتضى من رسول فإنه يسلك » اهـ

Un autre spécialiste de la langue : ^Aliyy fils de Mouhammad Al Harrawiyy il a dit dans le chapitre : Les passages où « il-la » est mentionné cela peut-être dans le sens de « lakin », elle a le sens de « lakin » « cependant » «  néanmoins » il y a e verset 26 et 27 de sourate Al Jinn, il a dit « Mais ce qu’il agrée comme Messagers il leur accorde une protection ». C’est la même chose précédemment mais dite par un savant.

وقال المفسر اللغوي أبو حيان ما نصه: « قال ابن عباس: {إِلاَّ} بمعنى لكن فجعله استثناء منقطعًا » اهـ.
وقال المفسر السمين الحلبي ما نصه: « قوله: {إِلاَّ مَنِ ارْتَضَى}{27} يجوز أن يكون منقطعًا أي: لكن من ارتضاه فإنه يُظهره على ما يشاء من غيبه بالوحي » اهـ.

Un autre savant c’est le fameux : Abou Hayyan andalous il a un tafsir qui s ‘appelle Barrou l-Mouhit, c’est un résumé du premier un Al Naroulmad Minal Taroul Mourrit , on va citer tome 8 page 355 , il rapporte de Ibnou Abbas a dit : « il-la c’est dans le sens de lakin  mais , il a considéré que ce n’est pas une exception continue mais une exception discontinue. »

Un autre moufasir qui s’appelle As-Samiyy Noull Hallabiyy dans son livre Douroul Mansour tome 10 page 5-106 a dit ce qui suit : « Il est possible que ce soit une exception discontinue (il va expliquer ce que c’est une exception discontinue ici), c’est à dire ce que Allah agrée il leur fait connaître ce qu’il veut de son khayb par révélation. » Voyez cela est une autre subtilitée.

Informations utiles : Comme nous sommes le mois de Cha^ban qu’est ce qui s’est passé durant le mois de Cha^ban. La deuxième année de l’hégire, l’obligation bénie du mois du jeûne du mois de ramadan n’est pas parvenue au tout début de la révélation. Le Prophète ne lui a pas était descendu toutes les lois d’un seul coup. Les jugements lui ont été révélé étape par étape. Le jeune béni du mois de ramadan lui a été rendu obligatoire pour la communauté Mouhammadite durant le mois de Cha^ban la deuxième année de l’hégire .Il y a eu également durant le mois de Cha^ban une conquête béni durant lequel la victoire a été pour les musulmans, il s’agit de la conquête du clam de Bani Al Moustariq, elle a eu lieu le mois de Cha^ban durant la 6ème année de l’hégire .L’imam Abou Mansour Al Matouridiyy que Dieu l’agrée , il est décédé du mois de cha^ban de l’an 333 de l’hégire , sa tombe est connu , qui est en Ouzbékistan. L’iman Aboul Hassan Hacharriyy également est mort durant cha^ban de l’année 324 de l’hégire, 9 ans avant lui. Ce sont deux honorables imans selon le jugement de Dieu , ils ont soutenu et appuyé la croyance des musulmans avec les preuves rationnelles et textuelles Que Dieu les agrée tous les deux Amin.

22.02.24 :

وذهب بعض المفسرين مذهبًا غير هذا فقالوا: إن الرسول يُظهره الله على بعض الغيب، فجعلوا « إلا » هنا على معناها الذي هو الأكثر استعمالا وهو أن تكون للاستثناء المعهود، لكنهم لم يقولوا بذاك القول الفاسد.

Les moufasir a eu un autre avis que celui qui a été précédemment indiquer. Nous parlons du verset 26 et 27 sourate Al Jinn et on a vu jusqu’ici certains on dit que « Il La » est dans le sens de cependant ou mais « Lakina ». Mais certains moufasirs ont donnés une autre signification. Qu’est-ce qu’ils ont ? Ils ont dit que: «  le Messager Allah lui fait savoir une partie du Khayb » ils ont retenu pour « Il La » le sens qui est usité c’est l’exception cela veut dire « sauf », le verset voudrait dire alors : « Allah ne donne à connaître son khayb à personne sauf aux Messagers qu’il agrée »,mais ici ça veut dire quoi c’est une exception d’une partie du khayb pas la totalité c’est à dire sauf le Messager Allah lui fait connaître une partie du Khayb .Ces Moufasirs , ces exégèse du Qour’an ils n’ont pas dit la parole corrompu que les autres ont dites, ils n’ont pas dire que Allah il donne à savoir aux Prophètes tout ce que lui-même sait, d’accord , ils ont retenu ici le sens usité habituel de « Il La » qui est l’exception .Mais ils n’ont pas que cela veut dire que Allah fait savoir le Prophète tout ce que lui-même il sait , non cela veut dire que Allah fait savoir aux Prophètes une partie des choses cachés que lui-même il sait.

فعقيدة أهل السنة أن الله تعالى منفرد بخلق الاجسام والأعراض كلها من حركة وسكون وتنفس ولمحة وطرفة وغير ذلك، وأن من نسب خلق شىء من ذلك إلى غيره استقلالا يكون كافرًا لرده قوله تعالى: {اللهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْءٍ }[سورة الزمر/62                                                                         ].

La croyance de Ahlou s-Sounnah , quelle est-elle? C’est que Allah ta^ala est l’unique à créer les corps et les caractéristiques des corps dans leur totalité. Comme le mouvement et l’immobilisation, la respiration, le regard furtif, le clin d’œil, tout cela c’est Allah qui le crée. La suite, la phrase, la croyance de Ahlou s-Sounnah  et que celui qui attribut la création d’une de ces chose (les corps, la caractéristiques le mouvement et l’immobilisation, la respiration, le regard furtif, le clin d’œil et autres) à autre que Allah, il devient mécréant car il aura réfuté la parole de Allah :

dans sourate Az-Zoumar verset 62 ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ».

قال الحافظ الفقيه اللغوي محمد مرتضى الزبيدي الحنفي في شرح الإحياء ما نصه: « لم يتوقف علماء ما وراء النهر في تكفير المعتزلة » اهـ لأجل إثباتهم للعبد التأثير أي على هذا الوجه أي على وجه الخلق والإبراز من العدم إلى الوجود.
Ensuite l’auteur rapporte ce qu’a dit le hafidh , le faqih , le spécialité de la langue Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy le hanifite qui a fait le commentaire de Al iHya’ou ^ouloumi d-din) dans le tome 2 page 135 , il a dit ce qui signifie : « Les savants (quand il y avait des savants à cette époque-là) des contrés qui sont au-delà des fleuves (actuel Ouzbékistan et au-delà) ne se sont pas abstenus de déclarés mécréant les mou^tazilah » Fin de citation, parce qu’ils ont attribué à l’esclave un effet c’est-à-dire dans le sens de créer et de donner l’existence a ce qui n’existe pas. La croyance de Ahlou s-Sounnah est que Allah est le créateur de toute chose.

وقال الإمام المُقَدَّم من الأشاعرة أبو منصور البغدادي: « أصحابنا أجمعوا على تكفير المعتزلة » اهـ، وذلك في كتابه « تفسير الأسماء والصفات » وفي كتابه « الإمامة ». وقوله: « أصحابنا » يعني به الأشاعرة والشافعية لأنه رأس كبير في الأشاعرة الشافعية.

Et l’imam le mouqadam parmi les Achaarites , Abou Mansour Al Bardadiyy a dit: «  Nos compagnons ont été unanime à déclarer mécréants les mou^tazilah » , dans son livre Al ‘Asma wa Sifat et dans son livre Al ‘Imamah .Quand il dit nos compagnons ils visent les Achaarites et les Chafarites parce qu’il est un grand représentant de ceux-là.

فكما أن من أنكر انفراد الله بخلق كل شىء مخالف لهذه الآية كذلك الذي ينكر انفراد الله بالعلم بكل شىء يكون مخالفًا لقوله تعالى: {وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌ} [سورة البقرة/29

Tout comme celui qui renie que Allah soit le seul créateur de toutes choses il aura contredit ce verset 62 dans sourate Az-Zoumar, également celui qui renie le faite que Allah soit le seule qui sache toute chose, il aura contredit sa parole de Allah :

﴿ 

 Sourate Al Baqarah/29 ce qui signifie : « Allah sait toute chose ».

ومن قال إن أحدًا غيرَ الله يعلم بكل شىء فقد ساوى بين الله وبين ذلك المخلوق. فقول بعض الناس: إن الرسول يعلم كل الغيب أي يعلم جميع ما يعلم الله من طريق عطاء الله فقد ساوى بين الله تعالى وبين الرسول والعياذ بالله تعالى.

Et celui qui dit qu’il y a autre que Allah qui sait toute chose, il aura considéré équivalent Allah et cette créature. Et la parole de certains qui disent que le Messager sait toutes les choses cachées, c’est-à-dire qu’il sait tout ce que Allah sait et que c’est un don que Allah lui a donné, il aura considéré équivalent Allah et le Messager, que Allah nous en préserve de pareil mécréance.

ويرد هذ العقيدة قول الإمام الجليل أبي جعفر الطحاوي الحنفي في عقيدته التي سماها « عقيدة أهل السنة والجماعة » ما نصه: « وأصل القدر سرُّ الله تعالى في خلقه لم يَطَّلع على ذلك مَلَك مقرب ولا نبي مرسل، والتعمق والنظر في ذلك ذَريعة الخِذلان وسُلَّم الحرمان ودرجة الطغيان » اهـ.

Ceux qui réfutent cette croyance c’est la parole de l’illustre imam Abou Jafar At Tahawiyy le hanafite dans son traité de croyance qu’il a appelé la croyance de Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, il a dit : « Le fondement de la prédestination est un secret que Allah n’a pas donné à connaître à ses créatures.» parce que ce sont les attributs de Dieu et ne connaissons pas la réalité des attributs de Dieu que Dieu , nous connaissons Dieu par le biais de ce qui est obligatoire à son sujet par le biais de ce qui est possible à son sujet à son sujet , par le biais de ce qui impossible à son sujet , et nous connaissons pas sa réalité ,ne sait la réalité de Allah que Allah, la prédestination c’est un attribut de Allah. Allah n’a pas a donné à savoir, à connaître un ange de haut degré ni à un Prophète ni à un Prophète envoyé. L’approfondissement et la réflexion à ce sujet est la couverture de l’échec ou prétexte de l’échec, les marches vers la privation, et les degrés de l’injustice. »

قال شارح الطحاوية الشيخ سراج الدين أبو الصفا عمر بن إسحاق الحنفي الهندي ما نصه: « القدر هو جعل كل شىء على ما هو عليه من خير وشر، حسن وقبيح، حكمة وسَفه، وبيان ما يقع عليه كل شىء من زمان ومكان وما له من ثواب وهو تأويل الحكمة، والحكمة أن يجعل كل شىء على ما هو عليه، ويُقدِّر كل شىء على ما هو الأولى به قال الله تعالى: {إِنَّا كُلَّ شَىْءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ} [سورة القمر/49]،

Le commentateur de At Tahawiyy le chaykh Sirajou d-din Abou s-Safa ^Oumar fils de Ishaq le hanafite originaire d’Inde, il a dit : « La prédestination est de faire que chaque chose est l’état qu’elle a, comme bien ou mal, beau ou laid, sagesse ou stupidité, et d’indiquer ce qui sera pour chaque chose comme époque ou endroit, est ce qu’il aura comme la récompense. La prédestination c’est l’expression de la sagesse. Et la sagesse c’est accordé à chaque chose sa juste valeur. Et il prédestine chaque chose ce qui lui convient. » Allah ta^ala a dit :

﴿ 

Sourat Al-Qamar/ 49 ce qui signifie : « Certes nous avons créé toute chose conformément une prédestination. »

وعقول البشر قاصرة عن الإحاطة بكُنه الحكمة الإلهية، والأبصار حاسرة عن إدراك الأسرار الربانية فيكون القدر من الغيب الذي استأثر الله تعالى بعلمه وجعل سره مكتومًا عن خلقه، فيكون التعمق فيه وسيلة الخذلان لأن التعمق في طلب الوقوف على الحكمة التي كتمها الله تعالى عن خلقه ينشأ عن الإنكار والارتياب وهو من صفات أهل النفاق،

Les raisons des humains sont incapables d’englobées la sagesse divine, les cœurs sont incapables de connaître les secrets divins. La prédestination fait partie des choses cachées que seule Allah sait. Il a fait que son secret ne soit pas divulgué à ses créatures. L’approfondissement dans la prédestination sera le moyen de l’échec, car l’approfondissement dans la recherche de la sagesse que Allah n’a pas divulgué à ses créatures est une conséquence du reniment et du doute, qui sont les caractéristiques des hypocrites.

والمناظرة فيه تُفضي الى المنازعة في أحكام الربوبية، فيكون مبدأ التعمق ذريعة الخذلان، والمخذول هو الذي مُنع بسبب خلافه عن النُّصرة والظفر بالحق، ثم باستمراره على الخلاف يكون سُلمًا للحرمان، ثم إذا أكمل ينتهي إلى درجة الطغيان وهو المجاوزة عن الحد المجعول للعبد إلى المنازعة في أحكام الربوبية » اهـ.
Et débattre au sujet de la prédestination mène à remettre en cause et disputer la sagesse divine. La raison de l’approfondissement n’est autre que la couverture de celui qui échoue. Et celui qui échoue c’est celui qui a été privée de soutien et de réussite pour connaître la vérité. Par ailleurs s’il persiste dans son opposition se seront des marches qui vont le même à la privation. Puis s’il poursuit encore, il arrivera à l’injustice et la tyrannie, qui est le fait de dépasser la limite donner à l’esclave pour en arriver à disputer les jugements du Seigneur. » On le voit les mou^tazilah, ils remettent en cause, ils disent pourquoi il fait. C’est simple ! La raison nous que le monde a forcément un créateur, ce créateur a une volonté et sa volonté concerne toutes les créatures et que ce créateur est le seul qui donne l’existence à toute chose, il est le seul qui sait absolument toute chose. Si quelqu’un, nous dit mais alors nous qu’est-ce que nous faisons dans tout cela. On dit : « Dieu nous a donné des organes, des sens une vie, une âme, un corps, un choix, et une volonté. Mais cette volonté est soumise à la volonté de Allah » tout simplement. Parce que notre volonté fait partie des créatures et toutes les créatures sont soumise à la volonté de Allah sans exception.

Audio 29.02.24 :

قلنا: أورد الطحاوي رحمه الله تعالى ما أورد مبالغة في الإخبار عن كون علم القدر مكتومًا عن الخلائق أجمعين، لأن الله تعالى قال في كتابه {قُل لا يَعْلَمُ مَن فِي السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ الْغَيْبَ إِلاَّ اللهُ} [سورة النمل/65]، والغيب في هذه الآية أُريد به جميع الغيب، والغيب هو ما غاب عن حس الخلق فما غاب عن حس الخلق لا يعلم جميعه إلا الله، ولا يُطلع الله على ذلك نبيًّا ولا مَلكًا، إنما يطلع على بعض الغيب من شاء من عباده من ملائكة وأنبياء وأولياء من الإنس والجن.

Nous disons : At Tahawiyy a beaucoup parler au sujet de la prédestination, il a dit que le sujet de la prédestination les créatures ne connaissent pas de ma manières complètes. C’est un sujet que les créatures ne connaissent pas de manières parfaites. La preuve est dans le verset :

﴿ 

65 dans sourate An Naml ce qui signigfie : « Dis : Ne sait parmi ce qui sont dans les cieux et sur terre la totalité du Khayb que Allah. » Al-Ghayb dans ce verset c’est la totalité de Al khayb, cela ne veut pas dire que Allah est dans les cieux ou sur terre cela ne veut pas dire que Allah est dans les cieux ou sur terre, al-Ghayb c’est ce qui échappe à la perception des créatures, c’est cela la définition de al-Ghayb, c’est à dire tout ce qui échappe à la perception des créatures seul Allah en sait la totalité, Allah ne donne pas à connaître la totalité de Al-Ghayb ni à un Prophète ni à un ange. Mais Allah donne à connaître une partie de Al-Ghayb à qui il veut parmi ses exclaves à savoir les anges, les Prophètes et les Saints parmi les humains et les jinns.

ويخالف ذلك أيضًا قولَه تعالى: {قُلْ مَا كُنتُ بِدْعًا مِّنْ الرُّسُلِ وَمَا أَدْرِي مَا يُفْعَلُ بِي وَلا بِكُمْ إِنْ أَتَّبِعُ إِلاَّ مَا يُوحَى إِلَيَّ} [سورة الأحقاف/9] فإذا كان الرسول صلى الله عليه وسلم بنص هذه الآية لا يعلم جميع تفاصيل ما يفعله الله به وبأمته فكيف يتجرأ متجرئ على قول: إن الرسول يعلم بكل شىء يعلمه الله؟.

Cette prétention que le Messager sait tout le ghayb est également contraire à la parole de Allah dans sourate Al haqaf verset 9 :

﴿ 

Dans ce verset nous apprenons que le Messager ne sait pas la totalité et le détail de ce que Allah fait de lui, par le texte même de ce verset, il ne sait pas tout le détails de ce que Allah ferait de lui et de sa communauté. Allah ordonne à son Messager de dire qu’il ne sait pas le détail de ce que Allah fera de lui et de sa communauté. Si tel est le cas, comment va-t-il prétendre que le Messager sait absolument tout ce que Allah sait. Ce verset est suffisant. Alors que dans ce verset nous apprends que le Messager ne sait pas le détail de ce que Allah fera de lui et de sa communauté.

وروى البخاري في الجامع حديثًا بمعنى هذه الآية ورد في شأن عثمان بن مظعون.
فقائل هذه المقالة قد غلا الغلو الذي نهى الله ورسوله عنه، قال الله تعالى: {قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لاَ تَغْلُواْ فِي دِينِكُمْ} [سورة المائدة/77]، وقال النبي صلى الله عليه وسلم: « إياكم والغلوَّ في الدين، فإنه أهلك من كان قبلكم الغلو في الدين » رواه ابن حبان وغيره.

Al Boukhariyy a rapporté dans son Jami^a un hadith dans le sens de ce verset , un hadith qui est parvenu à propos de ^Outhman fils de Madh^oun, celui qui dit cette parole celui qui prétend que le Messager sait toute chose que Allah ,celui qui dit cette parole, il aura fait preuve d’outrance, qu’est-ce l’ outrance , c’est le fait de dépasser les limites fixées par la loi, et Allah a interdit de faire preuve d’outrance et Son Messager a interdit de faire preuve d’outrance, l’outrance c’est dépassé la limite fixer par la loi, faire soi-disant ce qu’il dise de l’excès de zèle ce qui dise plus royaliste que le roi. Allah ta^ala dit :

﴿ 

Sourate Al-Ma’idah / 77 ce qui signifie : « Ô vous gens du livre ne faites pas preuve d’outrance dans la religion, et ne dépasser pas la limite qui vous a été fixé. » Allah a fixé des limites nous ne devons pas les dépasser. Même certains qui soi-disant pour insister les gens parfois ils disent les choses qui dépassent la limite et ça c’est interdit. Comme ses gens qui prétendent soi-disant que le Messager sait toute ce que Allah sait, ils ont soit disant glorifié le Messager par cela il prétend faire son éloge mais c’est une outrance parce c’est une outrance qui fait sortir de l’islam. Et le Prophète a dit dans un hadith a dit :

((  ))

 rapporté par Ibnou Hibban et d’autres ce qui signifie : « Gardez-vous de faire preuve d’outrance dans la religion, surtout ne faites pas preuves d’outrance dans la religion. Ce qui a perdu ce qui vous ont précédé c’est ceux qui ont commis de l’outrance dans la religion. » Comme ceux qui se sont mis à adorer Jésus, ils l’ont considéré comme étant un Dieu, ceux par excès de glorification. Ou ceux qui a prétendu que la loi de Moïse ne doit pas être abrogée, ils ont fait preuves d’outrance dans la religion, ils ont dépassé la limite que Dieu les a fixés. Donc le Messager nous a mis en garde.

وقد صح أن الرسول صلى الله عليه وسلم قال: « لا ترفعوني فوق منزلتي »، والغلو هو الزيادة عن الحد المأمور به، فقد أمرنا أن نعظم الأنبياء لكن لا يجوز أن نرفعهم فوق منزلتهم كوصفهم بصفات الربوبية.

Il a été authentifié que le Messager il a dit :

            ((  ))

rapporté par At Tabaraniyy ce qui signifie : « Ne m’élever pas au-dessus de mon degré », et l’outrance c’est le dépassement de la limite qui a été ordonné, nous avons reçu l’ordre de glorifier les Prophètes, mais il n’est pas permis de les élever au-dessus de leur degré, comme ont leur attribuons la divinité.

ومما يرد مقالتهم هذه قوله تعالى {وَمِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مَرَدُواْ عَلَى النِّفَاقِ لاَ تَعْلَمُهُمْ نَحْنُ نَعْلَمُهُمْ} [سورة التوبة/101]، وما رواه ابن ماجه عن الرُّبيع بنت مُعَوِّذ أن النبي صلى الله عليه وسلم دخل عليها صبيحة عرسها وعندها جاريتان يتغنيان وتقولان: « وفينا نبي يعلم ما في غد »، فقال: « أما هذا فلا تقولوه، ما يعلم ما في غدِ إلا الله ».

Parmi ce qui réfute leur thèse à ces gens-là, c’est le verset :

sourate de At Tawbah / 101 ce qui signifie : « Il y a parmi les gens de Médine ceux qui ont atteint un niveau élevé dans l’hypocrisie, tu ne les connais pas, nous les connaissons ». Nous ici c’est un nous de majesté. Il arrive que dans le qour’an Allah fait qu’il y a le pronom « nous » (nahnou) à son sujet mais c’est un nous de majesté ce n’est pas un nous de pluriel. Tu ne l’as connais pas, cela veut dire que le Prophète ne connait pas tous les sujets. Ici l’hypocrisie c’est quoi c’est ceux qui montre l’islam mais dans leur cœur ils sont contre l’islam. C’est l’hypocrisie dans la foi, ce n’est pas l’hypocrisie dans les transactions, c’est à dire qu’ils te montrent qu’ils sont musulmans mais en réalité ils ne le sont pas, et ce qui réfute également leur parole, verset 101 de Sourate At Tawbah et il y a également ce qu’à rapporter Ibnou Majah d’après Ar Roubayyi^ fille de Mou^awwiz, le prophète est venu la visiter la matinée de son mariage, elle avait deux jeunes filles qui étaient en train de chanter. Vous saviez dans les mariages les gens de Médine aimaient faire les chants, taper du tambourin. Lorsque le Prophète voit quelques choses qu’il ne voit pas correcte, il interdite le mal, C’est pour ça que les savants ont dit une des sources législations c’est une chose se déroule devant le Prophète, il ne la rejette pas, cela veut dire qu’il l’approuve. Donc il a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Cela ne le dite pas, Seul Allah sait ce qui aura lieu demain. »

ويرده أيضًا ما رواه البخاري في الجامع من حديث أبي هريرة قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « إنكم محشورون الى الله حُفَاةً عُرَاةً غُرلا {كَمَا بَدَأْنَا أَوَّلَ خَلْقٍ نُّعِيدُهُ} {104} الآية، وإن أول الخلائق يُكسَى يوم القيامة إبراهيم الخليل، وإنه سَيُجَاء برجال من أمتي فيؤخذ بهم ذات الشمال فأقول: يا رب أصحابي فيقول الله: إنك لا تدري ما أحدثوا بعدك، فأقول كما قال العبد الصالح:{وكنتُ عليهم شهيدًا} إلى قوله: {الْحَكِيمِ}، قال: فيقال: إنهم لم يزالوا مرتدين على أعقابهم ».

Vous voyez combien de preuves et pourtant tu les trouves il y en a qui persiste. C’est pour c’est important de les maîtriser et de les apprendre, parce que les preuves elles sont claires. Donc ce qui réfute également ce qu’ils prétendent (que le Messager sait tout ce que Allah sait), c’est un autre hadith cette fois ci rapporté par

Al Boukhariyy dans son ceci par sahih, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, qu’il a dit que le Messager de Allah a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Certes vous serez rassemblés au jour du jugement dévêtus et nus pied ». Et il a cité le verset :

﴿ 

Ce qui signifie : « Tout comme nous avons créé la dernière fois, nous vous ressusciterons. » La première créature qui sera vêtu au jour du jugement c’est Ibrahim. Et on amènera un groupe d’homme de ma communauté qui seront amenés ensuite vers la gauche. Je dirai au Seigneur ce sont mes compagnons. Et Allah dit : « tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi». C’est encore autant de preuve que le Prophète ne sait pas tout ce que Allah sait. Je répondrai comme l’esclave vertueux a dit :

﴿ 

Sourate Al Ma’idah verset 117 et 118 ce qui signifie : « J’étais témoins d’eux quand j’étais parmi eux » A propos de notre maître ‘Iça ^aleyhi salam qui leur a bien transmis le message il leur a dit adorer Allah et n’adorez que Allah. Mais eux se sont mis à adorer ‘Iça .Donc il a dit : « J‘étais témoins d’eux quand j’étais parmi eux mais après que j’ai été élevé au ciel, je ne sais pas ce qu’ils ont fait ». Il sera dit « ils ont apostasié après toi » parce que le Prophète quand il les connaissait c’étaient des compagnons. Le point important de ce hadith c’est que le Prophète ne sait pas ce que tout ce que Allah sait.

وزاد في رواية سعيد بن المسيَّب عن أبي هريرة أيضًا: « فيقول: إنك لا علم لك بما أحدثوا بعدك، فيقال: إنهم قد بدلوا بعدك، فأقول: سُحقًا سُحقًا ».

Il a une autre version chez Sa^id fils de Al-Mousayyad, il y a un ajout des paroles en plus dans celle de Sa^id fils de Al Mousayyad et d’après Abou Hourayrah , il dira ce qui signifie : « Tu n’as pas de connaissances de ce qu ‘ils ont fait après toi , ils ont apostasiés après toi .Je dirai malheur à eux. »

ومن أعجب ما ظهر من هؤلاء الغلاة لمَّا قيل لأحدهم: كيف تقول الرسول يعلم كل شىء يعلمه الله وقد أرسل سبعين من أصحابه الى قبيلة ليعلموهم الدين فاعترضتهم بعض القبائل فحصدوهم، فلو كان يعلم أنه يحصل لهم هذا هل كان يُرسلهم؟ فقال: نعم يرسلهم مع علمه بذلك، والحديث رواه البخاري وغيره.

Du plus étonnant le plus apparue de ses gens qui font preuves d’outrance, c’est lorsqu’il a été dit à l’un d’entre eux : Comment tu dis que le Messager sait tout ce que Allah sait, alors qu’il a envoyé soixante-dix de ses compagnons chez une tribu pour leur enseigner la religion? C’était des gens qui étaient connus surnommé Al Qourra ils maîtrisaient le Qour’an le Qour’an ce qui était révéler à cette époque par cœur (parce que la totalité du Qou’ran a été révélé sur une longueur de 23 ans) mais à cette époque ils connaissaient par cœur, il les a formé et leur a enseigné , et le Prophète les a envoyé à une tribu .Qu’est ce qui a été fait ?Une autre tribu leur a tendu un guet-apens et ils les ont exterminé, soixante-dix compagnons ,c’était au début de l’islam. Si le Messager savait qu’il leur arrivé cela, est ce qu’il les aurait envoyés ? Et bien la personne qui fait preuve d’outrance, elle répondu :  Oui, il les envoie alors il savait qu’il sait qu’il leur arrive cela. Vous voyez pour ne pas en démordre. Un dicton en arabe qui dit : « c’est une chèvre même si elle vole, mais je dis elle vole, il dit c’est une chèvre » hadith rapporté par Al Boukhariyy et d’autres.

فبعد هذا كيف ساغ لهؤلاء الغالين أن يقولوا: إن الرسول عليه الصلاة والسلام يعلم كل ما يعلمه الله من طريق العطاء ولا نقول من طريق الذات!!.

Après tout cela comment, comme se fait-il à ces outranciers de dire : « Le Messager sait tout ce que Allah sait, est par un don de la part de Dieu. Mais nous ne disons pas que sait par son être. » Il prétende que nous quand on dit Allah il sait et que le Prophète sait tout ce que Allah sait, que sait Allah qui lui a donné cette science, ce n’est pas par son être que le Messager sait tout ce que Allah sait. On dit que le Messager ne sait pas tout ce que Allah sait. Voilà les preuves, pourquoi ils persistent à ce qui ne tiennent pas la route, alors qu’il y a tellement de preuves qu’indique que le Messager ne sait pas tout ce que Allah sait. Eux ils disent que c’est un don de Dieu que ce n’est pas propre à son être, même cela c’est faux. Mais on n’a pas besoin de chercher à prouver le faux de cela. Déjà le Messager ne sait par tout ce que Allah sait. Qu’est-ce que tu dis un don ou un a son être Qu’est-ce que tu dis ? Le Messager ne sait pas tout ce que Allah sait.

ومثل هذا الغالي في شدة الغلو رجل كان يَدَّعي أنه شيخُ أربع طُرق قال: الرسول هو المراد بهذه الآية {هُوَ الأَوَّلُ وَالآخِرُ وَالظَّاهِرُ وَالْبَاطِنُ وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌ} [سورة الحديد/3]، وهذا من أكفر الكفر لأنه جعل الرسول الذي هو خلقٌ من خلق الله تعالى أزليًّا أبديًّا، لأن الأول في الآية معناه الذي ليس لوجوده بداية، وهو الله تعالى بصفاته فقط.

Semblable à cette outrancier, il y a un autre qui fait preuve d’une extrême outrance, un homme qui prétend être le Chaykh de quatre tariqa soufis, il a dit que le verset 3 de Sourate Al Hadid :

﴿ 

concerne le Messager. Ce verset il s’agit de Allah, Il est celui qui est exempt de début, il est celui exempt de fin, il est celui dans les preuves de l’existence est apparent, et il est celui qui sait les choses cachées, il est celui qui sait toutes choses. Cet homme a dit ce verset concerne le Messager. Cela est une des plus grave des mécréances parce qu’il a rendu le Messager équivalent à Allah car il a considéré le Messager qui est une créature de Allah comme étend exempt de début et exempt de fin car dans ce verset Al ‘Awwal signifie celui qui n’a pas de début à son existence. Il s’agit de Allah ta^ala avec ses attributs seulement.

Informations utiles : Si quelqu’un avait l’intention d’interrompre son woudou‘ ou son ghousl (il est en train de le faire et il avait l’intention de l’interrompt ou il a excité) ,; alors il ne sera pas interrompu ce n’est pas la prière , tant qu’il est en train de le faire il ne l’ a pas coupé, ni pas l’intention de le coupé, ni par l’excitation de le couper , tant qu’il n’a pas fait quelques choses qui interrompt le woudou’. Il en est de même pour celui qui a l’intention de couper le jeune, tant qu’il ne coupe pas son jeune il reste dans l’état de jeuneur, tant qu’il ne coupe pas en définitif il reste entrain de jeuner.


الخاتمة

أما قول بعضٍ من هؤلاء: إن الرسول علمُهُ يشمل ما في اللوح المحفوظ كله ويزيد عليه فيُرَدُّ عليه: بأن ارتداد هؤلاء الذين كانوا من أصحابه في الدنيا مقرر في اللوح المحفوظ والرسول صلى الله عليه وسلم خفي عليه ذلك ولم يعلم به، فكيف تجرأوا على دعوى أن الرسول يعلم على وجه الإحاطة بكل ما في اللوح المحفوظ؟!. فقول هؤلاء من أشنع الغلو لأنهم ساووا الرسول بالله تعالى.

قال الحافظ السيوطي في « الخصائص الكبرى » ما نصه: « وأخرج أحمد والطبراني بسند صحيح عن ابن عمر عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: « أوتيتُ مفاتيح كل شىء إلا الخمس {إِنَّ اللهَ عِندَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ} [سورة لقمان/34] الآية » اهـ.

وقال: « وأخرج أحمد وأبو يعلى عن ابن مسعود قال: أُوتي نبيكم صلى الله عليه وسلم مفاتيح كل شىء غير الخمس {إِنَّ اللهَ عِندَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ} الآية » اهـ.

يقال لهم: هذا دليل أهل الحق فهل عندكم من جواب؟ ألا يكفي هؤلاء أن يقفوا عند معتقد أهل السنة أن الرسول صلى الله عليه وسلم أفضل خلق الله، ولو أضافوا الى ذلك أنه أعلم خلق الله تعالى لم يكن بذلك بأس، لكنهم لم يكتفوا بذلك بل ساووه بالله، تعالى الله عن ذلك.

والله نسألُ أن يحفظنا من الفتن إنه على كل شىء قدير، والحمد لله رب العالمين، وصلى الله وسلَّم على سيدنا محمد وعلى ءاله وصحبه الطيبين الطاهرين.

Le profit général pour les morts par la récitation du Qour’an

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Il est apparu un groupe d’égarés qui suivent un homme du nom de Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab de la région du Najd, il est apparu en 1143 de l’hégire, il est sorti avec des idées et appelait les gens à le suivre en prétendant les tirer du Qour’an et de la sounnah, et il a repris quelques égarements de Ahmad ibn Taymiyah qui sont nombreuses et beaucoup de ces machaykh disaient de lui : Cet homme va s’égarer, ou ils disaient : Dieu va égarer par cet homme ceux pour qui Dieu a voulu le malheur et il en fut ainsi. Beaucoup de savants à son époque l’ont répliqué et jusqu’à nos jours ils n’ont pas cessé de répliquer et montrer l’infondé de ces paroles.

Parmi ceux qui ont répliqué à Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab le plus grand de ses enseignants Mouhammad ibnou Soulayman Al-Kardiyy et de même son propre frère Soulayman, il le réprouvait énormément et le répliquait, il a écrit deux fameuses épitres : As-Sawa^iqou l-Ilahiyyah fi raddi ^ala l-wahhabiyyah et Faslou l-khitab fi raddi ^ala Mouhammad ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Audio 2 (19/09/24) [p1-8] :

Il y a beaucoup d’autres savants du Hijaz, du Cham, d’Egypte du Maghrib du Yémen et autre l’ont répliqué quel que soit leur époque, ils ont composé des ouvrages pour lui répliquer.

Il y a le chaykh Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah An-Najdiyy le hanbalite mort en 1295 a composé un ouvrage du nom de As-Souhoubou wabilah ^ala dara’ihatou l-hanabilah dans lequel il parle de la biographie du père Mouhammad ibnou ^abdi l-Wahhab, il a dit : Entre lui et son fils il y a une grande différence, son père n’était pas satisfait de Mouhammad en raison du fait qu’il avait refusé de se consacrer à l’apprentissage du fiqh, et son père s’attendait à ce qu’il tourne mal et il disait : Vous allez voir le mal qui va provenir de Mouhammad.

Il y a un groupuscule qui ont suivi Mouhammad ibnou ^abdi l-Wahhab ils l’ont imité et ont déclaré mécréant les musulmans injustement. Et ceci nous le voyons en étudiant l’histoire et voir ce qu’ils ont fait, ils ne sont qu’un petit groupuscule devant la grande majorité des musulmans qui sont les ach^ariyy et les matouridiyy. Ils essayent de duper les gens en leur faisant croire qu’ils sont la grande majorité et que ce qui divergent d’eux sont une minorité mais la réalité est tout au contraire.

Ils ont perturbé les musulmans sur plusieurs questions, notamment le fait d’offrir la récompense de la récitation aux morts parmi les musulmans et ils ont prétendu que la récompense n’arrive pas aux morts, et ils déclarent mauvais innovateurs celui qui le fait et le déclare mécréant et nous demandons à Dieu la préservation.

Nous avons réuni dans cet épitre des preuves à partir du hadith et des paroles des savants des quatre écoles et notamment les avis de l’école hanbalite en particulier [car ils se réclament d’eux], il y a en cela une réplique à ce groupe wahhabite qui considère interdit la récitation pour le mort tout en se réclament de Ahmad, pourquoi donc ont-ils délaissé l’école de l’imam Ahmad, pourquoi donc ont-ils fortement blâmé celui qui récite le Qour’an pour le mort et pourquoi ont-ils attisé les feux de la zizanie parmi les musulmans. Les musulmans selon l’avis des wahhabites commettent les choses les plus blâmables, alors qu’ils n’ont fait que suivre la voie des compagnons des successeurs et de ceux qui sont venus après eux jusqu’à nos jours, tandis que tu trouves les wahhabites tendre vers les avis singuliers et empruntent la voie des anthropomorphes et assimilationniste en prenant cela des livres de ibnou Taymiyah. Leur livres témoignent contre eux, et ils sont même devenus réputé chez les musulmans pour imprimer les livres des anthropomorphistes, leur religion appelle au retour à l’idolâtrie et à la première période antéislamique tout en se cachant sous le voile de la croyance du salaf, or le salaf est totalement innocent de ce qu’ils disent, et certes nous appartenons à Dieu et nous reviendrons à son jugement.

Les preuves à partir du hadith

Le fait de jeûner pour un membre de sa famille mort :

Il est rapporté par Al-Boukhariyy dans son sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée qu’elle a dit :

(( من مات وعليه صيامٌ صام عنه وليُّه ))

Ce qui signifie : « Celui qui meurt et qui avait des jours de jeûnes manquants, alors qu’un membre de sa famille jeûne pour lui. » et c’est à titre de recommandation.

Le fait de faire le pèlerinage :

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Dieu l’agrée lui et son père qu’il a dit : Al-Fadl était derrière le messager sur une monture et une femme de Khath^am, et Al-Fadl a été épris par la beauté de cette femme et s’est mis à la regarder et cette femme s’est aussi épris de sa beauté et l’a regardé, alors le messager a tourné le visage de Al-Fadl de l’autre côté, et elle a dit : « ô messager de Dieu, quand le pèlerinage a été rendu obligatoire mon père était déjà un vieil homme âgé qui n’arrivait pas à tenir sur une monture, est-ce que je peux faire le pèlerinage en son nom ? », et il a répondu : « oui », cela s’est produit durant le pèlerinage de l’adieu. Nous en déduisons qu’il est permis de faire le pèlerinage pour quelqu’un d’autre.

Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ibnou ^Abbas que le prophète était à Rawha’ [entre la Mecque et Medine] et il a rencontré une caravane et il leur a dit ce qui signifie : « Qui êtes-vous ? » et ils ont dit : « Nous sommes des musulmans » et ils ont dit : et toi qui es-tu ? et il a dit ce qui signifie : « Je suis le messager de Dieu. » Puis une femme a montré un enfant et a demandé si l’enfant il lui sera compté un pèlerinage, et le messager a dit ce qui signifie : « Oui et tu auras une récompense. » c’est-à-dire qu’il aura la récompense pour le pèlerinage qui est fait pour lui.

La récompense pour celui qui fait une aumône pour un défunt :

Al-Boukhariyy a rapporté d’après ibnou ^Abbas que Sa^d ibnou ^Oubadah a perdu sa mère alors qu’il était en voyage, alors il a posé la question : « ô messager de Dieu ma mère est décédé alors que j’étais absent, est-ce qu’elle profite si je donne une aumône en son nom ? », et le prophète a répondu ce qui signifie : « oui », et Sa^d a dit : « Je te prends à témoin que mon verger abondant, je le donne en aumône au nom de ma mère. »

La récompense de celui qui rembourse la dette d’un musulman décédé :

Ahmad, Al-Hakim et Al-Bayhaqiyy ont rapporté de Jabir ibnou ^Abdi l-Lah qu’il a dit : Un homme est mort, nous l’avons lavé, enveloppé dans un linceul et placé pour le Messager là où on met les défunt auprès du maqam de Jibril afin de faire la prière sur lui, puis nous avons demandé l’autorisation au messager pour faire la prière pour lui, et le messager a fait quelque pas et il leur a dit ce qui signifie : « Est-ce que votre compagnon est mort endetté ? » Ils lui ont dit : « Oui » alors le messager s’est mis en retrait, alors Abou Qatadah a dit : « ô messager de Dieu je prends en charge le remboursement de ces deux dinars » et le messager a répondu ce qui signifie : « Ils sont à ta charge tu les rembourses à partir de tes biens et le mort en est déchargé. » L’homme a dit : « oui ». Alors le messager a fait la prière funéraire pour ce défunt. A chaque fois que le Messager rencontré Abou Qatadah il lui demandait au sujet de la dette de cet homme jusqu’au jour où il a répondu au Prophète : « Je l’ai remboursé » et le Messager a dit : « Maintenant il est totalement déchargé » c’est-à-dire que c’est un soulagement. Al-Hakim a dit : « Ce hadith est sahih. »

Et le Hafidh Al-Hatamiyy a dit dans son livre Majma^ou z-Zawa’id : « Ce hadith a été rapporté par Ahmad, Al-Bazzar, et sa chaine de transmission est bonne. »

Et ce hadith comporte la preuve que le verset 39 de sourate An-Najm :

﴿ 

qui a un terme général a en réalité une portée spécifique. En effet le sens apparent du verset est que la personne n’aura que la récompense de ce qu’elle a fait. Il est clair pourtant dans ce hadith que cet homme a eu une récompense pour un acte fait par autre que lui.

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après la mère des croyante ^A’ichah qu’elle a dit j’ai mal a à la tête et le messager a dit ce qui signifie : « Si cela arrive pendant que je suis en vie alors je ferai des invocations pour toi. »

Le Hafidh ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy dans son commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « Dhaki avec la kasrah sur le kaf c’est-à-dire que cela fait référence aux conséquences de la maladie, si cela abouti à la mort et que je reste encore en vie je demanderai le pardon et ferai des invocations pour toi. »

Le point d’argument dans ce hadith est la parole du prophète : « J’invoquerai en ta faveur » cette phrase invoque les invocations sous toutes ces formes. Entre dans cela les invocations d’un homme après avoir reciter une part de Qour’an afin de faire parvenir la récompense au mort comme en disant : « Ô Allah fait parvenir les récompenses de ma récitation à untel. »

Information utile : On rapporte que Louqman a dit à son fils : Ô Allah pardonne-moi », Dieu a fait qu’il y ait des temps dans la journée dans lesquels les invocations sont exaucés, alors répète de sorte à ce que cela coïncide.

Il a été rapporté de Haçan Al-Bisriyy qu’il a dit : « Multipliez la demande de pardon chez vous, à table sur la route dans vos marchés dans vos assemblées où que vous soyez car vous ne savez lorsque la miséricorde descendra. » Celui qui persévère a faire l’istighfar même 27 fois par jour sera au nombre de ce dont l’invocation est exaucé.

Audio 3 (26.09.24) [p9-15] :

L’imam An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-Adh-kar “Chapitre Ce qui profite au mort par la parole dites par autre que lui“ : Les savants ont été unanimes que l’invocation fait pour les morts leur est profitable et les récompenses leur parviennent pour preuve la parole de Dieu :

﴿ 

[Al-Hachr/10] ce qui signifie : « Et ceux qui sont venus après eux disent : ô notre seigneur pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédé dans la foi. » Et il y a beaucoup d’autres versets célèbres dans le même sens.

Pour ce qui est des hadith célèbres qui vont dans ce sens il y’a le Hadith rapporté par Mouslim dans son sahih dans lequel le prophète a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ceux qui sont enterrés dans Al baqi^ Al-gharqad. » Ou encore le Hadith rapporté par at-Thirmidiyy :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne à celui d’entre nous qui est vivant et à celui qui est mort. »

Et parmi les preuves qui indiquent que le mort tire profit de la récitation de quelqu’un d’autre c’est le hadith de Ma^qal ibnou Yaçar dans lequel le prophète a dit :

((  ))

 Ce qui signifie : « Récitez Yaçin pour vos morts. » Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça’iyy dans son livre ^Amalou n-nawmi wal-laylah, par Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim, et Ibnou Hibban.

Ce hadith, même s’il y a divergence au sujet de son authenticité, cela n’empêche pas son application car ce qui est rapporté des compagnons et des successeurs le renforce car ils ont agi conformément à ce Hadith. Il est confirmé de ^Abdou l-Lah ibn ^Oumar qu’il a récité le début et la fin de sourate Al-Baqarah sur une tombe.

Le Hafidh Al-Khara’itiyy a dit dans son livre Al-Qoubour : « C’est une tradition c’est les Ansar que lorsqu’ils emmènent le mort au cimetière, qu’ils récitaient avec lui sourate Al-Baqarah. »

At-Tabaraniyy a rapporté dans Mou^jamou l-Kabir d’après ^abdou r-Rahman fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj d’après son père qu’il a dit : Mon fils quand je vais mourir alors mets moi dans ma tombe puis dit :

(  )

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Dieu et je le fais conformément à la communauté du messager puis disperse la terre sur moi, puis récite au niveau de ma tête le début et la fin de Al-Baqarah, j’ai entendu le messager dire cela. » Le Hafidh Al-Haytamiyy dans Majmou^z-Zawa’id a dit : « Cela a été rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-Mou^jamou l-Kabir et les hommes qui composent sa chaine de transmission sont de confiances. »

At-Tabarani a rapporté aussi dans Al-Mou^jamou l-Kabir d’après le fils ^Oumar qu’il a dit : J’ai entendu le messager de Allah dire :

((  ))

Ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous meurt ne le retenez pas, et emmenez-le vite à sa tombe et que l’on récite au niveau de sa tête la première sourate du livre, et au niveau de ses pieds la fin de sourate Al-Baqarah et ce dans sa tombe. »

Le Hafidh Al-Haytamiyy a dit : « Cela a été rapporté par at-Tabaraniyy mais il y a Yahya fils de ^Abdou l-Lah Al-Babaloutiyy qui est fiable », et Hafidh Ibnou Hajar dans le commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « At-Tabaraniyy l’a rapporté avec une bonne chaîne de transmission. »

Également parmi les preuves retenues par les savants qu’il est permis de réciter le Qour’an sur la tombe d’un musulman mort et qu’il profite de cette récitation, c’est le Hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Ibnou ^Abbas رضي الله عنهما  qu’il a dit : Le Prophète est passé auprès d’un jardin de Médine ou de la Mecque et il a entendu la voix de deux personnes qui étaient châtiés dans leurs tombes, et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ils sont châtiés pour une chose que les gens considèrent comme grave  puis il a dit : « Assurément ! L’un d’entre eux ne se préservait pas de l’urine, et l’autre commettait la zizanie entre les gens. » Puis il a demandé une palme de palmier qu’il a cassé en deux et il a placé la moitié sur chacun des deux tombes. Quelqu’un a posé la question au Messager : Pourquoi as-tu fait cela ? et il a répondu :

((  ))

Ce qui signifie : « Peut-être que ce sera une cause pour l’allégement de leur supplice tant qu’elles ne sèchent pas. » 

Et dans un autre récit d’après Mouslim comme l’a dit le Hafidh dans Al-Fath d’après Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah un hadith long que le Prophète a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ô Jabir retient bien ma position » et Jabir a dit : « Oui ô messager de Dieu » puis le Prophète lui a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Vas au niveau de ces deux arbres coupe de chacune une branche et ramène-les, et lorsque tu arrives à l’endroit où j’étais plante une branche à ta droite et l’autre à ta gauche. » Jabir a dit : « Je me suis levé j’ai pris une pierre que j’ai taillé je suis allé auprès des deux arbres que j’ai coupé de chacune deux branches et je les ai trainés et je les ai plantés à l’emplacement où le Messager m’avait dit une à ma droite et une à ma gauche puis je l’ai rattrapé et je lui a dit : J’ai fait ce que tu m’as demandé ô Messager de Dieu, et pourquoi m’as-tu ordonné cela ? Il a répondu :

((  ))

Ce qui signifie : « Je suis passé auprès de deux tombes et les morts qui y étaient subissaient un supplice et j’ai voulu par mon intercession qu’il leur soit alléger tant que les deux branches soient encore vertes. »

Et le Hafidh [ibnou Hajar] a dit dans le commentaire de Al-Boukhariyy : Ibnou Hibban a rapporté dans son sahih d’après le hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ était passé d’une tombe et s’est arrêté puis il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Ramenez-moi deux palmes de palmier. »  Il a plantél’un d’elle au niveau de la tête et l’autre au niveau des pieds. Il se peut que cet évènement soit un troisième.

On déduit de ces hadiths, qu’il est permis de planter des plantes, et de réciter le Qour’an sur les tombes. Si la plante verte peut soulager celui qui est dans la tombe du supplice, que dire alors de la récitation d’un croyant. An-Nawawiyy le chaféite a dit dans le commentaire de Mouslim ce qui suit : « Les savants ont approuvé la récitation du Qour’an au niveau de la tombe en raison de ce hadith, car si on espère l’allégement grâce au tasbih des palmes, le Qour’an récité par un croyant à plus forte raison. »

La récitation du Qour’an de la part d’un croyant est plus éminente et bénéfique que le tasbih d’une branche, et le Qour’an a été bénéfique pour certains qui a eu des nuisances durant leur vie, et le mort également peut en tirer profite.

Information utile : Celui qui veut la sauvegarde dans sa vie, qu’il diminue les paroles.

Audio 4 (03.10.24) [p15-21] :

Al-Athar

Al-Qourtoubiyy a dit : « Al-Khara’itiyy a mentionné dans le chapitre de Al-Qoubour (les tombes) ce qui suit : Il est une tradition chez les partisans lorsqu’ils emmènent un mort pour l’enterrer, ils accompagnent le trajet par la récitation de Al-Baqarah. » Fin de citation

Al-Bayhaqiyy rapporte dans As-sounanou l-Koubra : « Abou ^abdi l-Lah Al-Hafidh nous a rapporté d’après Abou l-^Abbas Mouhammad Ibnou Ya^qoub qui rapporte de Al-^Abbas ibnou Mouhammad qu’il a dit : J’ai interrogé Yahya ibn Ma^in à propos de la récitation auprès des tombes et il a répondu : J’ai entendu Moubach-char fils Isma^il Al-Halabiyy qui rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou l-^Ala’ Ibnou l-Hallaj qui rapporte de son père qu’il [Al-^Ala’] a dit à ses fils : « Lorsque vous allez m’enterrer poser moi dans la tombe et dites : Bismi l-Laah conformément à la croyance et la tradition du prophète puis descendez moi progressivement et recitez au niveau de ma tête le début et la fin de sourate al-Baqarah, j’ai vu le fils de ^Oumar approuvé que l’on fasse cela. » Fin de citation

An-Nawawiyy a apprécié ce athar, comme il l’a mentionné dans son livre « Al-Adhkar », il a dit : « Nous avons eu l’autorisation de rapporter d’après les sounan de Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaine de transmission que le fils de ^Oumar avait apprécié que l’on récite au niveau de la tombe après l’enterrement le début et la fin de sourate Al-Baqarah. »

De même ibn Hajar a apprécié dans son takhrij [retrouver les chaines de transmission] de al-Adhkar, il a dit : « c’est un hadith mawqouf qui est bon et qui a été rapporté par Abou Bakr Al-Khallaal. »

Il y a le mouhaddith Ibnou l^Allan As-Siddiqiyy qui l’a rapporté également dans le commentaire de Al-‘Adhkar.

Quant au fait de planter des palmes sur les tombes, cela est autorisé tout comme cela est mentionné dans le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim, le compagnon Bouraydah Al-‘Aslamiyy a interprété cela de manière générale.

Ainsi Al-Boukhariyy dans ses commentaires de son sahih a dit : « Bouraydah Al-‘Aslamiyy [un compagnon] a recommandé que l’on plante sur sa tombe deux palmes. »

Ibn Sa^d [un Hafidh] dans ses Tabaqat a dit : « ^Oubaydou l-Laah fils de Mouhammad fils de Hafs At-Taymiyy nous a rapporté d’après Hammad fils de Salamah d’après ^Asim Al-Ahwal que Abou l-^Aliyah a recommandé à Mouwarriq Al-^Ijliyy et lui a ordonné de planter dans sa tombe deux palmes. Et Mouwarriq a dit la même chose : « Bouraydah a lui aussi recommandé que l’on plante sur sa tombe deux palmes. Et comme Bouraydah est mort près de Khourasan, ils n’ont pas trouvé de palme hormis dans le sac d’un âne, ils ont trouvé les deux palmes et quand ils les ont mises dans sa tombe, ils les ont plantés en dernier recours. Également, on déduit de ce athar que abou l-^Aliyah [un grand successeur] a aussi recommandé que l’on plante deux palmes sur sa tombe.

Ibnou Hajar dans le commentaire de Al-Boukhariyy a dit ce qui suit : « Ce qui apparait du comportement de Al-Boukhariyy c’est qu’il a fait prévaloir le fait de planter, et non juste de les poser. »

Les avis des chafi^ites

Abou Soulayman Al-Khattabiyy a dit lorsqu’il a parlé du hadith dans lequel le prophète a planté deux palmes sur les deux tombes des musulmans qui subissaient un châtiment ce qui suit : « Il y a une preuve qu’il est recommandé de réciter le Qour’an sur les tombes, car si on espère que le mort soit soulager par le tasbih des plantes, alors à plus forte raison la récitation du Qour’an, on espère qu’elle soit une cause de bénédictions. » Cette parole de Abou Soulayman a été rapporté par Badrou d-Din Al-^Ayniyy le hanafite dans son commentaire de Al-Boukhariyy appelé ^Oumdatou l-Qari.[1] »

 Al-Baghawiyy a dit semblable à cela dans son livre Charhou s-Sounnah.

An-Nawawiyy a dit dans son commentaire du Sahih Mouslim[2] : « Les savants ont apprécié la récitation du Qour’an sur la tombe en raison de ce hadith, parce que si on espère l’allègement grâce au tasbih d’une palme verte, alors la récitation à plus forte raison on espère qu’elle soit une cause. »

Le Hafidh, le linguiste, Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire sur Al-Ihya’ a rapporté de Ibnou l-Qattaan (un des enseignants d’Ibnou Hajar) a dit ce qui suit : « Ibnou r-Rif^ah a dit : Ce que la nouvelle par déduction a indiqué c’est que certains versets si on en vise le fait de profiter le mort et d’alléger son état, alors cela lui sera profitable. Il a été confirmé que la Fatihah lorsque celui qui la récitait, si son intention était de profiter à celui qui a été mordu par une vipère cela est utile, comme cela a eu lieu avec un compagnon et le prophète ﷺ a validé cela et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Comment as-tu su que c’était une roqiyah ?[3] » Si la Fatihah a été utile pour quelqu’un de vivant par cette intention alors à plus forte raison il sera profitable pour le mort, car on peut accomplir des actes d’adoration pour lui sans son autorisation. Oui il reste à étudier si tout autre verset du Qour’an si on le récite et qu’on a l’intention de donner les récompenses aux morts est-ce que cela sera bénéfique comme pour la Fatihah ? Ibnou l-Qattaan a dit : Oui c’est la même chose. »

Et il a dit aussi dans son commentaire sur Al-Ihya’[4] ce qui suit : « As-Souyoutiyy a dit dans son livre charhou s-Soudour : Pour ce qui est de la récitation du Qour’an sur la tombe, nos compagnons et autres ont été en accord de manière catégorique qu’il est méritoire. Az-Za^faraniyy a posé la question à Chafi^iyy et il a répondu : il n’y a pas de mal en cela. Et An-Nawawiyy dans le commentaire de Al-Mouhadh-dhab a dit : Il est recommandé pour celui qui visite de réciter ce qu’il peut du Qour’an et de leur faire des invocations. Cela a été énoncé par Chafi^iyy et ses compagnons ont été en accord sur cela. Dans un autre passage il a dit : S’il récitait tout le Qour’an ce serait mieux. » Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-‘Adhkar : « Ach-Chafi^iyy et ses compagnons ont dit : Il est recommandé qu’il récite auprès de la tombes quelques parties du Qour’an, et ils ont dit que ce serait mieux s’il récitait tout. »

Également il a dit dans Riyadou s-Salihin ce qui suit [5] : « Il est recommandé qu’on récite auprès de sa tombe quelques versets du Qour’an, et s’il récitait la totalité du Qour’an, ce serait encore mieux. »

Et il a dit également dans le commentaire de Al-Mouhadh-dhab ce qui suit[6] : « Il est recommandé de réciter ce que l’on peut du Qour’an et de faire l’invocation pour les morts juste après. Cela a été mentionné par Ach-Chafi^iyy et ses compagnons ont été en accord sur cela. »

Le Chaykh Mouhammad Ibnou ^Aliyy connu sous le nom d’Ibnou l-Qattan a dit dans son épitre « Al-Qawlou bil-‘ihsani l-^amim » ce qui suit : « On a rapporté de Ach-Chafi^iyy que le défunt profite de la récitation du Qour’an sur sa tombe, et cet avis a été retenu par notre chaykh Chihabou d-Din Ibnou ^Aqil. Il a été rapporté à large échelle que Ach-Chafi^iyy a visité la tombe de Al-Layth fils de Sa^d et qu’il a dit du bien de lui et qu’il a récité auprès de sa tombe tout le Qour’an, et il a dit : j’espère que cette tradition demeurera et il en est ainsi. » Ceci a été rapporté par Mourtada z-Zabidiyy dans le commentaire de Al-Ihya’.

Information utile : Le chaykh a dit : Je vous recommande d’être au service de cette religion, et celui qui a la capacité d’être au service de la religion et de la da^wah et qui délaisse cela sans excuse se charge d’un grand péché. La voie de Ahlou s-sounnah dans ce pays [au Liban], c’est comme si elle avait disparu. Celui qui délaisse la revivification de cette tâche est perdant, quant à celui qui fait preuve de sérieux, il aura une grande récompense. Celui qui délaisse le travail au service de la da^wah c’est comme si son cœur était mort. Si vous ne vous appliquez pas aujourd’hui alors que vous êtes jeune, vous allez regretter lorsque vous serez vieux pour ce que vous avez manqué. Le fait d’appeler à la croyance de Ahlou s-sounnah fait partie des meilleurs actes de bienfaisance. Parmi les œuvres les plus importantes selon le jugement de Dieu à cette époque dans ce pays, c’est de fournir l’efforts pour propager la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah et les lois indispensables, et ceci est prioritaire sur beaucoup d’autres obligations. En effet, les sujets de la religion sont de différents niveaux, il y a des sujets qui sont plus importants que d’autres. Et parmi les plus importants de ce qu’il est un devoir pour le musulman, c’est de revivifier cette croyance, profitez, ne baissez pas les bras et redoublez d’efforts tant que vous en êtes capable.

Audio 5 (17.10.24) [p21-23] :

Le Chaykh ^Abdou r-Rahman Ibnou Mouhammad connu sous le nom de Ba^alawiyy dans son livre Boughiyatou l-Moustarchidin a dit ce qui suit[7] : « Information utile : Un homme est passé près d’un cimetière et a récité la Fatihah, puis il a offert la récompense aux morts de ce cimetière. Est-ce que la récompense va être divisé pour tous les morts de ce cimetière ou est-ce qu’il y aura pour chacun d’entre eux la même récompense de cette récitation ? Un certains nombres de savants ont retenu le deuxième avis et c’est ce qui convient à la large miséricorde de Allah. »

Et ce même avis a été rapporté par Ibnou ^Abidin dans sa Hachiyah de Ad-Dourrou l-Moukhtar.[8]

Le Chaykh Zakariyya Al-‘Ansariyy a dit dans le commentaire de Rawdatou t-Talib ce qui suit[9] : « Information utile : Louer les services de quelqu’un pour qu’il recite le Qour’an auprès de la tombe soit pendant pour une durée déterminé, soit un certain nombre de verset déterminé, le salaire est permis en raison du profit qui s’y trouve, à savoir la descente de miséricorde à l’endroit où il a été récité le Qour’an, et ce, tout comme il est permis de louer les services de quelqu’un pour faire un appel à la prière ou enseigner le Qour’an. Lorsqu’on récite le Qour’an auprès de la tombe du défunt, il est comme quelqu’un de vivant et présent, il profitera que l’on ait récité une invocation après cette récitation ou pas, que l’on ait demandé à ce que la récompense soit accordé au mort ou pas, par le simple fait de réciter auprès de sa tombe. Le bénéfice de la récitation va profiter au défunt en cela, et généralement on fait des invocations par la suite en espérant l’exaucement et plus de bénédictions en cela. De même s’il demandé à ce que les récompenses de sa récitation soit accordé à ce défunt, c’est une invocation et il profite de cela. Et lorsque Ach-Chafi^iyy a dit que la récitation ne parvient pas au défunt, c’est dans d’autres cas que celui-là. D’autre part, As-Soubkiyy a expliqué en disant qu’il a suivi Ibnou r-Rif^ah après avoir expliqué sa parole dans le cas où celui qui a récité avait mis l’intention que la récompense de la récitation parvienne au défunt sans faire d’invocation et en étant loin de lui. Tout en sachant qu’il y a des nouvelles qui nous sont parvenues et à partir desquelles on peut déduire qu’il y a certains passages du Qour’an, si on met l’intention par cette récitation de profiter au défunt, cela lui profitera. Il a été confirmé que le récitateur lorsqu’il met l’intention lorsqu’il a été piquer par un scorpion, elle lui profitera. Et le Prophète a validé ce que le compagnon a fait, par sa parole qui signifie : « Comment as-tu su que c’était une rouqyah ? » Si la récitation du Qour’an a profité à quelqu’un de vivant par la simple intention, à plus forte raison pour le mort, elle peut être utile parce que le défunt peut profiter des actes d’adorations qui sont fait par autre que lui contraire à celui qui est vivant. »

Le Chaykh Chamsou d-Din Ar-Ramliyy dans son livre Nihayatou l-Mouhtar ila charhi l-Minhaj a dit ce qui suit[10] : « Dans la récitation du Qour’an il y a un avis qui est autre que Chafi^iyy et qui est celui des trois autres écoles qui est que la récitation parvient au défunt par la simple intention, et il y a plusieurs de nos imams chaféites qui ont aussi retenu cet avis, et ceux qui ont prétendu que la récitation ne récitait pas aux morts, c’est dans le cas où la récitation n’est pas en présence du défunt ou il n’a pas mis l’intention ou il a mis l’intention mais n’a pas invoqué pour que la récompense lui parvienne. Ibnou s-Salah a dit : Il convient d’être catégorique sur le fait que le défunt profite de la récitation si quelqu’un après sa récitation dit : Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que nous avons récité c’est-à-dire une récompense semblable même s’il n’a pas dit explicitement le mot semblable à Untel. En effet, si l’invocation lui est profitable, alors qu’il n’est pas de notre ressort [le pardon des péchés par exemple], alors à plus forte raison ce qui est de notre ressort [la récitation que l’on fait] sera profitable. Et ceci vaut pour tous les actes d’adoration. »

La question qui a été posée au Hafidh Taqiyou d-Din As-Soubkiyy à propos de la récitation du Qou’ran, quel est le jugement de réciter le Qou’ran et d’offrir les récompenses à celui qui est mort, il a répondu que c’était autorisé, et il a mentionné le texte au sujet de cette question dans son livre fada’ou l-‘Arab fi ‘as’ilati l-halab » de As-Soubkiyy avec ce qui suit[11] :

Informations utiles : Chaque nouveau née est prédisposé pour accepter la religion de l’islam

Audio 6 (24.10.24) [p23-32] :

Question cinquante

Qu’est-ce qui prévaut chez notre seigneur et notre maitre le Qadi Al-Foudah que Allah le glorifie l’islam par sa longue vie, à propos de la récitation du Qou’ran et d’offrir la récompense de cette récitation à quelqu’un qui est mort alors que Al-Hanatiyy, un savant, a rapporté de certains de nos compagnons, [donc il s’agit de la même école chaféite] que le récitateur du Qou’ran s’il mettait l’intention que cette récitation était pour le défunt avant qu’il ne commence à réciter alors la récompense ne parvient pas mais qu’après la récitation cela a lieu, est-ce qu’il y a un détail, est-ce que pour ce détail il y a un avis qui fait prévaloir cet avis sur un autre ou il n’y a pas de différence ?

Le réponse : (La louange est à Dieu)

Ach-Chafi^iyy a dit textuellement :  « Et les compagnons (c’est-à-dire les gens qui sont de son école) que la personne récite ce qu’elle peut du Qou’ran puis elle fait une invocation en faveur du défunt après la récitation, il y a en cela deux intérêts parce que quand on fait des invocations après avoir récité le Qou’ran, on espère plus d’exaucement de ces invocations, et celui qui est mort, va obtenir la récompense de la récitation comme quelqu’un qui est présent et vivant. Néanmoins on ne dit pas qu’il va obtenir la récompense comme celui qui est en train d’écouter le Qou’ran, parce que le fait de tendre l’oreille, d’écouter c’est un acte, et il n’y a plus d’actes après la mort, quelqu’un qui est mort. Il ne va pas tendre l’oreille, toi si tu tends l’oreille à une récitation dans l’intention de glorifier le Qou’ran, d’être exhorté par le Qou’ran tu as une récompense par cela, le fait de prêter l’oreille à la récitation, or le mort il ne peut pas faire cet acte là, mais il va obtenir la barakah, il va obtenir les bénédictions de la récitation.

Il y a un troisième intérêt, il y a une bénédiction quand on récite le Qou’ran donc le défunt il va en profiter, et le troisième c’est une question qui a été mentionnée par Ar-Rafi^iyy qui rapporte de ^Abdou l-Karim Ach-Chalousiyy : que si le récitateur avait mis l’intention par sa récitation que la récompense sera pour le mort, la récompense ne lui arrivera pas, c‘est-à dire avant de commencer à réciter il se dit : « je vais réciter pour que la récompense soit pour le mort », là la récompense ne parvient pas par contre, s’il a récité, puis il demande à ce que la récompense qu’il a obtenu soit accordée pour le défunt, alors ceci c’est une demande, c’est une invocation pour que cette récompense parvienne pour le mort et donc ça va profiter au mort et As-Soubkiyy dit : « c’est l’avis que j’ai retenu dans Charhou l-Manhaj.

Donc vous voyez trois intérêts que As-Soubkiyy a dit :

  • 1 : faire des invocations après avoir récité le Qou’ran ce sont des invocations qu’on espère être exaucées,
  • 2 : tu récite le Qou’ran il y a de la barakah qui descend ;
  • 3 : s’il a mis l’intention seulement avant de réciter la récompense n’arrive pas, mais si après avoir récité il demande à Allah de faire parvenir au défunt une récompense semblable à ce qu’il a obtenu, alors là ça va lui profiter.

As-Soubkiyy rajoute : « Il n’y a aucune preuve pour empêcher la récitation pour un mort. En résumé la question a deux facettes, une première c’est la récitation au nom du mort, c’est-à-dire il met l’intention de réciter que c’est pour le compte du mort comme quelqu’un met l’intention d’accomplir le pèlerinage pour quelqu’un ou de faire le jeûne pour quelqu’un en considérant que cela est autorisé, pour cette question-là, ça ne parvient pas s’il récite pour le compte du mort la récompense ne parvient pas car c’est un acte qui est fait avec le corps et qui n’accepte pas d’être remplacé pour cela, ce n’est pas comme pour le pèlerinage le pèlerinage tu peux le faire pour le compte de quelqu’un, ce n’est pas comme le jeûne obligatoire, tu peux faire le jeûne pour le compte de quelqu’un, dans le hadith le Prophète x a dit si quelqu’un meurt ce sont ses héritiers peuvent jeûner pour lui, donc là un acte d’adoration qui ont été précisés comme le pèlerinage, comme le jeûne oui, mais la récitation du Qou’ran tu ne peux pas la faire pour le compte du mort, c’est un acte d’adoration différent, c’est quoi la différence ? La différence c’est que pour le pèlerinage et pour le jeûne, c’est qu’on peut le faire en son nom pour l’en décharger, s’il devait faire un pèlerinage pour qu’il soit déchargé du pèlerinage, s’il avait des jours de jeûne à rattraper, c’est pour le décharger du jeûne, ce qui n’est pas le cas pour la récitation du Qou’ran, il n’y a pas besoin de le charger d’une récitation du Qou’ran, c’est ça la différence entre la récitation du Qou’ran et le pèlerinage et le jeûne.

Il est vrai que s’il avait fait le vœu de réciter le Qou’ran et qu’il est mort sans avoir réalisé son vœu, il a dit c’est possible que l’on puisse dire qu’il est permis de réciter pour son compte, en son nom, ça devient un cas particulier de récitation, donc il a dit nous avons dans notre école un avis qui n’est pas très connu et qui n’est pas forcément bien argumenté que l’on peut faire la prière pour son compte mais ce n’est pas l’avis de l’unanimité, c’est un avis singulier donc il a dit pour la récitation du Qou’ran c’est un cas à part et nous n’avons vu personne qui récite le Qou’ran pour le compte d’un défunt. Donc là pourquoi il dit cela pour éliminer la possibilité d’avoir une récompense pour le défunt si celui qui récite juste il met l’intention c’est tout avant de réciter donc là il dit dans ce cas-là, la récompense ne parvient pas, s’il met l’intention de réciter pour le compte d’un défunt.

Il y a une deuxième question c’est ce que les gens font et qui est valide c’est quoi, c’est que le récitateur il récite le Qou’ran il récite sourat Al-Moulk, sourat Yaçin, puis après avoir fini de réciter, il demande à Allah qu’Il fasse que la récompense de cette récitation parvienne au défunt. donc ça c’est différent ce n’est pas comme celui qui avant de réciter, il met l’intention de réciter pour quelqu’un il récite et c’est fini, non, là il récite puis il fait une invocation il dit : « Ô Allah  fais parvenir les récompenses de cette récitation à ce défunt ».

En effet, quand il récite il aura obtenu une récompense et quand il demande à Allah ta^ala, c’est une invocation et l’invocation on peut espérer qu’elle soit exaucée, et on n’interdit pas cette deuxième pratique.

Donc il y a deux cas :

  • un il récite mais juste il met l’intention avant de réciter que c’est pour quelqu’un et il finit de réciter et il s’en va, là la récompense ne parvient pas,
  • deux là on parle de quelqu’un qui n’est pas prêt de la tombe, il est chez lui à la maison, il dit je vais réciter pour mon père, dans son cœur il dit la récitation c’est pour mon père, il récite la Fatihah puis il ne fait pas d’invocation, là la récompense n’arrive pas mais s’il récite la Fatihah puis il dit : « Ô Allah fais parvenir la récompense de cette récitation à mon père », il aura obtenu la récompense et après il a demandé à Allah et on espère qu’il sera exaucé.

 Il ne convient pas qu’il y ait de divergence sur ce que je viens dire. Ce que je viens dire normalement c’est l’unanimité, c’est comme ça.

Pages 25-27 sautées

Chapitre :

Le chaykh le mouhaddith, le faqih, l’l’illustre savant ^Abdou l-Lah Al Harariyy, le chaféite connu sous le nom de Al-Habachiyy dans son livre « Al-Maqalatou s-sounniyah fi kachfi dalalat Ahmad Ibnou Taymiyah » a dit ce qui suit[12] :

Chapitre concernant certaines innovations des wahhabites

Parmi les points que les wahhabites ont évoqués pour perturber les musulmans il y a la question d’offrir la récompense de la récitation à un défunt. Il suffit pour confirmer cela le hadith du Prophète rapporté par Al-Boukhariyy[13] lorsque notre dame ^A’ichah s’était plaint d’un mal de tête il a dit à ^A’ichah :

((  ))

ce qui signifie : « Si cela se produisait [si tu venais à mourir] alors que je suis vivant, j’invoquerai le pardon pour toi et je te ferai des invocations [donc j’invoquerai Allah pour qu’Il t’accorde le pardon et je te ferai des invocations]. » La preuve pour notre contexte, c’est la phrase (wa ad^ou laki) ce qui signifie : « je te ferai des invocations en ta faveur » car cela concerne les invocations de toute sorte. Entre donc en cela une invocation que va faire quelqu’un qui a récité le Qou’ran et qui a demandé à Allah pour que la récompense de cette récitation parvienne au défunt le Prophète qu’est-ce qu’il a dit ? « wa ad^ou laki » donc là c’est toute forme d’invocation. Par exemple après avoir récité il dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de ma récitation à un tel. » Ce qui a été réputé de la part de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que la récompense de la récitation ne parvient pas au défunt, ce n’est pas dans l’absolu, il parle du cas où après avoir récité, il n’invoque pas Allah pour qu’Il lui fasse parvenir la récompense au défunt et que sa récitation n’a pas lieu auprès de la tombe.  Ach-Chafi^iyy donc il a dit que la récompense ne parvient pas dans le cas où après avoir récité il ne fait pas d’invocations pour que la récompense parvienne au défunt et deuxième cas ce n’est pas auprès de la tombe parce que si il était en train de réciter à côté de la tombe il n’a pas besoin de faire des invocations, la barakah descend par la récitation, il va profiter. En effet, Ach-Chafi^iyy a lui-même validé la récitation auprès de la tombe.

Le Mouhaddith Az-Zabidiyy dans son commentaire de Al-‘Ihya’[14] a dit : « As-Souyoutiyy a dit dans Charhou s-Soudour : « Pour ce qui est de la récitation du Qou’ran auprès de la tombe, nos compagnons et d’autres qu’eux ont été catégoriques que cela est méritoire » c’est-à-dire que ça donne des récompenses. Donc ce n’est pas uniquement dans l’école chaféite, ça on le voit dans n’importe quel pays musulman les gens récitent le Qou’ran auprès des tombes. C’est le shaytan qui n’aime pas le Qou’ran mais le musulman il aime le Qou’ran. Az-Za^faraniyy a dit : « J’ai posé la question à Chafi^iyy à propos de la récitation du Qou’ran au niveau de la tombe il a dit “il n’y a pas de mal en cela. » Et An-Nawawiyy dans son livre « Charhou l-Mouhadh-dhab a dit : « Et il est recommandé à celui qui visite les tombes, de réciter ce qu’il peut du Qou’ran, donc c’est recommandé quand tu rentres dans un cimetière, même la Fatihah, Qoul Houwa l-Lahou ‘Ahad… ce que tu peux il est recommandé de réciter le Qou’ran en faveur des morts puis de faire une invocation suite à cela pour que Allah fasse profiter les morts de cette récitation et cet avis a été donné par Ach-Chafi^iyy et les compagnons chaféites sont en accord sur cela. »

Dans un autre passage An-Nawawiyy a ajouté : « s’il terminait toute la récitation du Qou’ran auprès de la tombe ce serait mieux. »Certains savants de leur vivant descendaient dans leur tombe et récitaient le Qou’ran, pour qu’ils aient la barakah, ils pensaient à leur tombe de leur vivant pour y mettre la barakah. Un musulman ne va pas dire que c’est quelque chose de mauvais. Les savants ont dit s’ils récitent tout le Qou’ran auprès de la tombe c’est encore mieux, notre maitre ^Outhman Ibnou ^Affan récitait tout le Qou’ran dans une rak^ah, Allah lui donné la barakah, et Ach-Chafi^iyy terminait le Qou’ran chaque nuit de Ramadan.

Et le Mouhaddith Az-Zabidiyy rapporte de Ach-Chamsou Mouhammad fils de ^Aliyy fils de ^Iça Al-^Asqalaniyy Al-Kinaniyy As-Samnoudiyy Ach-Chafi^iyy connu sous le nom de Ibnou l-Qattan décédé en 813 de l’hégire, qui fait partie des enseignants du Hafidh Ibnou Hajar a été interrogé à propos de certaines questions, parmi elles : Est-ce que la récompense de la récitation parvient au défunt ou pas ? Il a répondu à cette question par un livre, dont je vais extraire quelques passages en abrégé. Il [Ibnou l-Qattan] a commencé en disant : Les savants ont divergé à propos de la récompense de la récitation pour le défunt, certains ont dit que la récompense ne parvient pas c’est l’avis qui est le plus réputé du célèbre chez les chafi^ites et malikites et certains groupes de hanafites, et donc beaucoup d’autres savants ont dit que la récompense arrive au défunt et entre autre l’imam Ahmad Ibnou Hanbal après que au départ il a dit réciter le Qou’ran auprès de la tombe c’est une bid^ah après il est revenu sur ce qu’il a dit il a dit que la récompense elle arrive au mort car on lui a donné une information qu’il n’avait pas auparavant, pour de toutes les bonnes œuvres que ce soit l’aumône, la prière, le pèlerinage, le jeune, l’i^tikaf, la récitation de Qou’ran les paroles de dhikr et autres, tout cela peut parvenir au mort. Et cela a été rapporté par un certain nombre de salaf et on a rapporté de Ach-Chafi^iyy que le défunt bénéficie profite de la récompense de la récitation si elle est faite au niveau de sa tombe, c’est l’avis retenu par notre chaykh Chihabou d-din Ibnou ^Aqil. Et il a été rapporté par tawatour que Ach-Chafi^iyy lui-même est parti rendre visite à la tombe d’un grand savant Al-Layth fils de Sa^d, il a dit du bien de lui et il lui a récité tout le Qou’ran et il a dit : « J’espère que cette tradition perdure »et il a été comme cela. Il a vécu 54 ans, il a trouvé le temps de rendre visite à un grand savant pour lui réciter tout le Qou’ran.

Il y a un Qadi Houçayn, un moujtahid également il a donné une fatwa que louer les services de quelqu’un pour réciter le Qou’ran auprès de la tombe c’est autorisé comme pour faire le adhan, ou l’enseignement du Qour’an. Comme tu peux louer le service de quelqu’un pour enseigner le Qou’ran, il a dit cette location de service est valide. Tu peux aller voir quelqu’un tu lui dis : « Je loue tes services pour que tu récite sourat Yaçin au niveau de la tombe de mon cousin » où tu lui dis : « Je te loue tes services pour que tu restes réciter une heure au niveau de la tombe » soit tu définis le temps, soit tu défini la tâche mais tu définis pas les deux en même temps, pour que la location de service soit valable tu définis la tâche soit tu définis la durée mais tu ne dis pas : « Je veux que tu peigne la maison en deux jours » soit tu dis : « je veux que tu peigne la maison » ou « je te le loue les services pendant deux jours ».

An-Nawawiyy a fait le commentaire de cette fatwa de Al-Qadi Houçayn dans Az-ziyadat Ar-Rawdah il a dit : « Le sens apparent de son propos c’est la validité de cette location de service sans aucune restriction dans l’absolu parce que l’emplacement où l’on récite le Qou’ran c’est un emplacement où il y a de la barakah, des bénédictions et la miséricorde descend et c’est quelqu’un chose qui est recherché et qui bénéficie au défunt. parce quand tu loue un service pour que la location soit valable il faut que ce soit une location de quelque chose dont on va tirer un profit valable dans la loi de l’islam ce n’est pas un profit qui n’est pas valable tu ne vas pas louer les services d’un chanteur c’est pas une location de service valable mais louer les services de quelqu’un qui récite le Qou’ran parce que quand tu récites le Qou’ran tu vas avoir la barakah et ça c’est bénéfique pour le mort.

Ar-Rafi^iy et en cela il a été suivi par An-Nawawiyy a dit : « Le fait que celui qui loue le service bénéficie du service c’est une condition pour la validité de la location de service celui qui va louer les services de location de quelqu’un d’autre pour que ce soit valable il faut qu’il puisse bénéficier de ce service, que le bénéfice de cette location revienne soit à celui qui a loué le service soit au défunt pour qu’elle soit valide mais celui qui loue les services ne va profiter lui de cette location et donc c’est connu que le défunt, et l’avis le plus célèbre c’est que le défunt ne va pas obtenir la récompense de la récitation tout court sans qu’on fasse l’invocation derrière, et donc il faudrait que pour qu’il puisse obtenir la récompense c’est qu’il fasse l’invocation après avoir récité. »

Dans un autre livre Al-Wasiyyah il a dit : Ce qui est habituel comme pratique de réciter le Qou’ran au niveau de la tombe, nous avons mentionné dans le chapitre de la location de service deux méthodes pour que le bénéfice revienne au défunt. Et d’après le Qadi Abou t-Tayyib, il y a une troisième méthode c’est que celui qui est mort est comme celui qui est vivant et présent on espère pour lui également la miséricorde et qu’il obtienne la barakah si on lui offre la récompense. Manque une partie

Al-Qourtoubiyy a dit : Certains de nos savants ont trouvé la preuve que la récitation du Qou’ran au niveau de la tombe est autorisé (c’est un savant malikite qui vivat à Qourtouba Cordou en Andalousie) par le hadith de al-^asib –la tige verte–, c’est une tige de palmier que le Prophète a coupé en deux moitiés et l’a planté sur un tombe une moitié et sur une tombe l’autre moitié le Prophète a dit :

((  ))

[rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « C’est une cause pour que leur supplice dans la tombe leur soit allégé tant que les tiges sont encore vertes. »

AlQourtoubiyy a dit : « On déduit de là qu’il est permis de planter les plantes vertes sur les tombes et de réciter le Qou’ran auprès des tombes A partir de ce hadith de Al Boukhariyy et Mouslim. Les savants ont dit : si le supplice dans la tombe est allégé grâce à une plante qui est verte qui est plantée alors que dire si c’est un croyant qui récite le Qou’ran à plus forte raison ça va lui profiter. »La plante fait le tasbih mais c’est pas un être vivant, tant qu’elle est verte elle fait le tasbih et ce tasbih profite à celui qui est enterré, tandis que al récitation d’un croyant c’est plus fort car il récite la parole de Dieu et il est musulman.

An Nawawiyy a dit : Les savants ont approuvé la récitation du Qou’ran auprès de la tombe et ils se sont basés pour cela sur le hadith des deux tiges de palmier que le Prophète avait planté, ils ont dit : si le défunt bénéficie du tasbih des deux plantes tant qu’elles sont vertes alors le défunt profite par la récitation du Qou’ran auprès de sa tombe à plus forte raison. La récitation du Qou’ran par quelqu’un est plus éminent et plus profitable que le tasbih de la part d’une tige. elle fait le tasbih mais ce n’est pas aussi fort que la récitation du Qou’ran de quelqu’un.

Le Qou’ran a été profitable pour certains qui étaient vivants, après la mort également le Qou’ran profite.

Ibnou r-Rif^ah a dit : Ce que les nouvelles qui nous sont parvenues ont indiqué par déduction c’est que une partie du Qou’ran si on a l’intention de profiter à quelqu’un qui est mort où à le soulager, à lui alléger son supplice dans la tombe alors cela lui est bénéfique, ça c’est un autre avis dans l’école chaféite, on a dit les autres ont dit l’intention à elle seule ne suffit pas il faut faire l’invocation, là un autre il dit : non l’intention suffit, même si juste tu fais l’intention de profiter au mort tu vas lui profiter et il va donner la preuve, il a dit : il a été authentifié dans le hadith que quelqu’un qui récite la Fatihah si son intention c’était de profiter à quelqu’un qui était mordu par un serpent ou piqué par un scorpion ça va lui être utile, alors qu’il a juste mis l’intention c’est tout pour que ça lui profite il récite, ça lui a profité et ça c’est confirmé dans le hadith.

C’était un compagnon qui avait fait cela et par la barakah de la Fatihah le malade a guéri, il est venu dire ce qu’il a fait au Prophète et le Prophète a validé ce qu’il a fait, il lui a dit : « Comment tu as su que c’était une rouqyah ? », c’est-à-dire que c’est une rouqyah. Donc il a dit : si déjà la récitation du Qou’ran a été bénéfique pour quelqu’un de vivant juste avec l’intention de lui profiter alors à plus forte raison pour le mort aussi avec l’intention de lui profiter, ça va lui être profitable. En effet, il y a une preuve en plus c’est que on peut accomplir des actes d’adoration pour le compte d’un défunt sans avoir son autorisation alors que le vivant habituellement il faut son autorisation, si tu vas donner une aumône pour le compte de quelqu’un tu lui dis est ce que tu veux que je fasse l’aumône pour toi. Il est vrai qu’il faut chercher les arguments si on récite autre que le Fatihah parce que dans le hadith concerne la Fatihah qui a profité, pour autre que la Fatihah il faut un ijtihad donc il faut étudier la question si c’est pour autre que la Fatihah est-ce que ça lui profite comme la Fatihah lui a profité ou pas c’est une question à étudier. » Fin de citation.

As-Soubkiyy a dit : Oui c’est la même chose, la preuve est que Ibnou Sounniyy a rapporté dans ses Sounan que le hadith de Ibnou Mas^oud que Ibnou Mas^oud a récité à l’oreille de quelqu’un qui était éprouvé par un shaytan, il a repris conscience, le Prophète lui a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu lui as récité à l’oreille ? » il lui a dit : « Je lui ai récité à partir du verset 115 de sourate Al-Mou’minoun :

﴿ 

[] ce qui signifie : « Est ce que vous pensez que nous vous avons créé absurdement ? » jusqu’à la fin. Il a dit : « C’est ce que j’ai récité jusqu’à la fin. » Le Prophète a dit :

 ((  ))

ce qui signifie : « Si quelqu’un récitait ces versets sur une montagne elle disparaitrait. » tellement ces verset sont forts. La même chose est rapportée pour celui qui récite les deux mou^awidhat, Qoul ‘a^oudhou bi Rabbi l-falaq, Qoul ‘a^oudhou bi Rabbi n-nas, Al-‘Iklas, Qoul Houwa l-Lahou Ahad et d’autres. Et il a dit dans la rouqyah par la Fatihah, il y a une preuve qu’il est valide de louer les services et de promettre une récompense pour que quelqu’un de vivant en profite, si quelqu’un fait la rouqyah pour soigner quelqu’un ou autre, si ça profite au vivant ça profite également au défunt.

Informations utiles :

Le prophète ﷺ n’avait pas le cœur attaché aux femmes, si il avait le cœur attaché aux femmes il n’aurait pas laissé ^A’ichah quand c’était son tour il l’a laissé au lit et il se rendait tout seul au cimetière et il demandait le pardon en faveur de ceux qui sont enterrés et il leur faisait des invocations et il passait là-bas ce que Allah veut comme temps. Alors que ^A’ichah que Allah l’agréé quand le prophète est décédé elle avait 18 ans, elle était parmi les plus belles de ses femmes, elle était jeune. La nuitée de A’ichah n’arrivait que un jour tous les dix jours, s’il avait le cœur attaché il aura attendu ce 10ème jour et il ne serait pas sortir pour faire ce que Allah veut qu’il fasse dans le cimetière. Parmi ce qui indique que le Prophète x n’avait pas le cœur attaché aux femmes c’est que quelqu’un lui avait proposé sa fille en mariage et il a décrit sa fille comme belle et il a dit qu’elle n’est jamais tombé malade, le Prophète  ﷺ a dit ce qui signifie : « je n’ai pas besoin », parce que les meilleurs des gens dans ce bas monde ce sont ceux qui sont éprouvés dans ce bas-monde, le Prophète ﷺ a considéré que cette femme n’avait pas beaucoup de bien, le fait qu’elle ne soit pas éprouvée, il dit qu’elle n’est jamais tombée malade, alors qu’elle est décrite comme étant belle, si son cœur était véritablement attaché aux femmes il n’aurait pas raté cette occasion.

C’est un devoir pour nous les croyants de prouver et de dénoncer le faux de la parole des athées, sans aucun répit, sans relâche.

Pour ce qui est de la multiplication des épouses pour notre maitre Mouhammad ﷺ, parmi les jugements qui lui sont spécifique Allah lui a autorisé d’épouser plus de quatre femmes et il a interdit cela à sa communauté, et c’était un devoir pour le Prophète de montrer au grand jour ce jugement que Dieu a donné, c’est pour cela qu’il a multiplié les épouses, il y a en cela la preuve de sa véracité quand il a dit qu’il était un prophète, qu’il était un messager. Parce que si il ne suivait pas la révélation de son Seigneur, il n’aurait pas osé dire aux gens : moi il m’est permis d’épouser plus de quatre femmes alors que vous non vous ne pouvez pas épouser plus de quatre femmes, s’il n’était pas véridique il n’aurait pas osé dire cela, mais le Prophète ﷺ ne prête pas attention à ce que les gens vont penser, son intention c’est de transmettre la révélation qui lui parvient.

Son objectif était de gagner l’agrément de son Seigneur en transmettant la loi que Allah lui a révélé sans aucune déformation, sans aucun changement, sans répit, ce n’était pas la peur des gens qui le détournerait de cela, ni que des gens parlent de lui ou émettent des objections contre lui. Si je gagne ton agrément Ô Allah toi dont je recherche l’agrément, je ne prête pas attention à tout le monde s’ils ne sont pas contents, du moment que je gagne l’agrément de Dieu peu m’importe ce que les gens pensent, ce qui m’importe c’est l’agrément de Dieu. Que Allah fasse que nous soyons de ceux qu’Il agréé.

Audio 7 (07.11.24) [p32-38] :

Parmi ce qui témoigne du profit pour le défunt par la récitation d’autrui, c’est le hadith de Ma^qal fils de Yasar :

((  ))

[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Récitez [le Qour’an] pour vos défunts. » Il y a un deuxième hadith dans lequel le Prophète a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Récitez Yaçin pour vos défunts » rapporté par An- Naça’iyy, par Ibnou Majah et par Ibnou Hiban. Il y a un troisième hadith :

((  ))

[Rapporté par l’imam Ahmad] ce qui signifie : « Yasin représente le tier du Qour’an [des sens de la croyance de tout le Qour’an], bon littéralement Yasin c’est le tier du Qour’an , cela ne veut pas dire que si tu récites trois fois sourate Yasin tu récites tout le Qour’an. Il n’y a pas un seul homme qui récite sourate Yasin qui recherche l’agrément de Allah et l’au-delà sans qu’il ne soit pardonnée. » Regardez le bénéfice que tu tires si vous récitez Sourate Yasin pour l’agrément de Dieu tu auras tes péchés pardonnés. Récitez la donc pour vos défunts , c’est cela qui nous  intéresse ici c’est que le Prophète la dit pour reciter le Qour’an pour le défunt. Il y a un certains nombres des successeurs des compagnons qui ont interprété le hadith, en disant que c’est celui qui n’est pas encore mort mais qui est près de mourir. Cette interprétation est contraire au sens apparent, parce que le sens apparent du texte c’est celui qui est mort. Mais même en interprétant par celui qui est entrain agonisé la réponse est que si celui qui est en train d’agonisé profite par la récitation de Yaçin, alors que ce n’est pas lui qui récite, rien n’empêche que le mort profite de la récitation de Yaçin. Tout comme celui qui en train d’agoniser va profiter de la récitation de quelqu’un d’autre. Celui qui est mort est comme celui qui est vivant et présent, il entend tout comme celui qui est présent et vivant il entend, le mort également entend comme cela est parvenu dans le hadith. » Fin de la parole du livre de Ibnou Al Qattan c’est un savant marocain.

Il a été rapporté d’après ^Aliyy fils de Mouça Al-Haddad a dit : J’étais en compagnie de l’imam Ahmad Ibnou Hanbal dans un convoi funéraire, et il y avait avec nous Mouhammad Ibnou Qoudamah Al-Jawhariyy Al-‘Ach^ariyy surnommé Abou Ja^far Al-Baghdadiyy, c’est un homme qui est mort en 237 de l’hégire. Regardez comment les imams moujtahid il applique les information qui lui sont parvenus, il se mette à jour, il suit la nouvelle information qu’il a eu .Regardez comment l’imam Ahmad s’est comporté et comment il a changé par la suite  .Donc il a dit donc :

Quand on a terminé l’enterrement du mort, il y a un homme aveugle qui a récité sur la tombe et l’imam Ahmad lui a dit : « Récitez auprès de la tombe est une innovation. » Lorsque nous sommes sortis du cimetière, Mouhammad Ibnou Qoudamah qui était avec eux s’est adressé à l’imam Ahmad. Il lui dit : Ô Abou Abdillah que dis-tu à propos de Moubachir fils de Isma^il Al-Halabiyy (qui est Abou Isma^il Al-Kalbiyy, mort à Alep et un certains nombres de personnes à rapporter de lui). Alors l’imam Ahmad lui a dit : « c’est quelqu’un de confiance. » parce que l’imam Ahmad c’est un hafidh c’est-à-dire il connaît le degré de fiabilité des gens. Quand tu as un argument , tu prépares le terrain. Avant de lui dire que j’ai entendu, tu dis qu’est-ce que tu dis de telle personne, s’il te rapporte quelque chose dans la religion tu prends ou tu ne prends pas, il dit non c’est quelqu’un de confiance. Bien sûr quand l’imam Ahmad dit que c’est quelqu’un digne de confiance pas comme certain d’entre nous il dit que c’est quelqu’un de confiance il dit oui oui il est de confiance mais il ne sait ce que ça veut dire de confiance Parfois certains ignorants dit d’un non musulman et dit oui oui il est de confiance, quelle confiance  .Pour vous dire que leur niveau de jugement est altéré , il y a un problème de  jugement de valeur .Les gens ils ne savent pas qui est bon et qui n’est pas bon , qui est de confiance , qui est faible , les choses sont mélangées dans leur tête .Et au lieu d’apprendre non  il est têtu il veut suivre son avis à lui .Certains à propos de gens digne de confiance il commet de la médisance, il est dans une assemblée et il se met à critiquer quelqu’un  , alors qu’il n’ a pas à critiquer comme ça .Faites bien attention .Cela est pour nous pour qu’on enseigne aussi aux autres pour que tu saches .Parce que si tu ne sais pas qui est avec toi et qui est contre toi , tu peux tomber dans des pièges , c’est pour cela qu’il est important  d’apprendre, de connaître la valeur des gens et d’avoir bien la compréhension des choses .Donc il lui a dit oui c’est quelqu’un de confiance. Puis il lui a dit : « Est-ce que tu as rapporté de lui des hadiths ?  Il a dit : « Oui j’ai rapporté de lui certains hadiths. » Il lui a répondu : Moubachchar fils de Isma^il m’a rapporté d’après Abdou r-Rahman [qui est installé à Halep et on accepte de sa parole] fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj d’après son père, At-Tirmidiyy a rapporté de Abdou r-Rahman et de son père Al Lajlaj, et on dit que c’est le frère de Khalid qui est digne de confiance, et Al-Lajlaj était compagnon du Prophète, il a vécu 120 ans, il est rentré en islam à l’âge de 50 ans et a vécu 70 ans sur l’islam. Abou l-Haçan ibnou Isma^il Al-Lajlaj a dit : « Avant de mourir il a recommandé de réciter le début de sourate Al Baqarah et la fin au niveau de ma tête, parce que j’ai entendu le fils de ^Oumar Ibnou Khattab de recommander cela. »

Regardez l’imam Ahmad comment il a réagi, l’imam Ahmad a dit à cet homme : « Retourne auprès de l’homme et dis-lui qu’il récite. » Regardez comment ce savant fait. Comme notre maître ^Omar, quand il est descendu et que la femme lui a dit qu’il a dit quelque chose qui n’est pas conforme au Qour’an, toute suite il revenu il a corrigé. Les savants qui craignent Dieu ils sont modestes. Ce n’est pas comme certains Ô qu’est-ce que les gens va pensez de moi, il a des gens qui vivent par les gens. Celui qui est sincère que les gens fassent son éloge ou que les gens disent du mal de lui, ça ne lui est égal. Cela ne change rien pour lui car ce qui compte c’est l’agrément de Dieu. Quand tu seras dans ta tombe ou le jour du jugement et que tu as ramené un million de gens qui vont voter pour toi ,53% ou 1% , cela ne changera rien , ce qui compte se sont tes œuvres qu’est-ce que tu as fait ? Al-Qourtoubiyy a cité la même chose dans son livre At Tadhkirah. L’Imam Ahmad a validé qu’on récite le Qour’an au niveau de la tombe d’un mort parce que c’est un compagnon qui a rapportéé d’un autre compagnon. At Tabaraniyy a rapporté de Abdou r-Rahman fils de Al-^Ala’ fils de Al-Lajlaj qu’il a dit : Mon père m’a dit : ici il y a une petite anomalie selon At-Tabaraniyy car normalement c’est son grand père qui a entendu ibnou ^Oumar. Quand tu vas m’enterrer dans mon lahad, dis :

(  )

C’est-à-dire : « Je commence le nom de Allah dans la voie que Allah agrée, et conformément à la religion du Messager de Allah. Le lahad dans la terre est dur, elle ne s’effondre pas  ,on creuse vers le bas et on creuse une paroi latéral ,c’est là  qu’on met le mort. Quand la terre est souple, qu’est-ce qu’on fait on creuse puis on creuse un autre au fond, et on met le mort dans la cavité qui est en dessus. Après on remets la terre de sort que ça ne vient pas directement sur le corps. Ensuite tu récites au niveau de ma tête le début de Al-Baqarah et la fin car certes j’ai entendu le Messager de Allah dire cela. »C’est ainsi que At-Tabaraniyy a rapporté mais dans sa version il y a une chose qui manque, au lieu de dire j’ai entendu mon père dire, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah. On dirait qu’il manque le mot « mon père » dans la version de At Tabaraniyy.

Et pour ce qui est de la parole du fils de ^Oumar, Al Bayhaqiyy a rapporté le même hadith de Ibnou ^Oumar mais remontant jusqu’au Prophète. D’après le fils de ^Oumar il a dit : J’ai entendu dire le Messager de Allah :

((  ))

ce qui signifie : « Quand l’un d’entre vous meurt ne le retenez pas. Et empressez-vous de l’emmener à sa tombe et que l‘on récite au niveau de sa tête le début de Al Baqarah et au niveau de ces pieds la fin de Al-Baqarah. » Et At-Tabaraniyy il a une autre version dans lequel il est dit :

((  ))

ce qui signifie : « Que l’on récite au niveau de sa tête la Fatihah. » Voyez donc combiens il a de preuves qu’il est permis de réciter le Qour’an en faveur du défunt. Ne vous laissez pas impressionner ou intimider par les wahabites qui interdisent pour eux c’est comme si c’était quelques choses de très grave ; moi j’ai vu dans certains pays ils sautent comme un chaytan comme un ressort, il n’aime pas qu’on récite le Qour’an comme le chaytan, le musulman il est content peu importe l’occasion. Voilà citez leur ces preuves At Tabaraniyy, Al Bayhaqiyy d’après fils de ^Oumar, que réciter au niveau de la tombe le Qour’an est que cela est quelques choses de biens.

Ahmad Ibnou Mouhammad Al-Marwouziyy[15] a dit : Quand la science s’était propagée à large échelle dans les pays des musulmans, pas comme aujourd’hui, aujourd’hui tu traverses des kilomètres et des kilomètres te tu ne trouves pas quelqu’un qui connaît même le minimum d la religion. C’est pourquoi il est très important d’enseigner de ne pas se lasser, d’encourager autrui dès que vous entendez qu’il y a une assemblée de sciences prenez la peine d’y aller. Là par exemple on a des centres alhamdoulillah, ne dites pas voilà c’est bon moi je reste à la maison, encouragez les gens à venir au centre .Et quand tu vas au centre emmène avec toi quelqu’un pour qu’il profite .Ne soyez pas de ce qui connaisses la valeur des choses que lorsqu’il la perde .Profitez des belles choses que Allah vous a accordé avant de les perdre .Puisque si vous les perdez-vous allez les regretter et cela ne servira pas  .Maintenant vous aviez l’occasion de valoriser ces choses-là .Là par exemple dans deux jours il y aura une assemblée au centre ,venez .Après dan quatre jours il y aura toute une journée  de conférence, profitez et emmenez des gens pour qu’ils viennent, même si vous écoutez le cours une dizaine de fois , les savants ils sont contents d’écouter le livre des dizaines de fois. Tu ne sais pas peut-être en venant là-bas tu demandes à Allah qu’il te pardonne tes péchés, peut-être que tes pêchés seront pardonnés par la baraka de cette assemblée, en t’y rendant tu vas encourager d’autres pour qu’ils soient attachés à la science de la religion .Dès que vous entendez que vous  tu t’attends qu’il y a une assemblée de sciences que tu sois à Paris ou que tu sois dans une autres villes vas pour l’encourager , ne dis pas je ne supportes pas cette personne  , celle-là ne me regarde pas , celui-là il m’a fait un sale coup , celui-là…, tu vas te retrouver toute seule comme cela. Chaykh ^Abdoul L-Laah il a dit si tu t’attends à n’avoir à affaire à des gens parfaits tu vas te retrouver tout seul, prends sur toi parce que peut-être en y allant tu vas combattre le Chaytane et le Chaytane il est heureux quand il n’y a personne qui vient, c’est ce qu’il veut il veut disperser le maximum de gens. Mais quand tu viens tu prends sur toi et tu te dis que ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous éloigne les uns des autres, et in chaa L-Laah on s’entraide pour ordonner le bien et interdire le mal. Et surtout soyez vigilant si jamais vous entendez quelqu’un commence à faire la médisance des sœurs ou des frères arrêter le nette, puisque c’est ça la médisance, puisque c’est cela qui va diminuer l’ardeur des gens , car il y a des gens qui aiment parler dans le dos des autres , devant lui  il le sourit ah Maa Chaa L-Laah et dans le dos il le poignarde .Si toi tu entends quelqu’un qui fais la médisance , tu lui dis stop tu n’as pas à faire la médisance d’un musulman , tu as un problème tu as remonté quelque chose pourquoi tu en parles aux gens , si c’est vrai ce que tu dis va lui parler directement ,mais ne parles pas aux gens et si tu n’arrives pas à le parler parles pas aux gens mais parles aux responsables, c’est pas en parlant aux gens que tu vas soigner. Ça c’est très important d’arrêter la médisance, de ne pas laisser libre recourt à la médisance. « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dit : « Quand vous entrez dans les cimetières alors récitez la Fatihah Vous saviez que quand Al Fatiha fut révélé à notre Prophète le Chaytan hurla de malheur. Le Chaytan a hurlé de malheur quand il a été chassé du paradis. Quand notre Prophète Mouhammad a été né le Chaytan a hurlé de malheur ;il a hurlé de malheur quand sourate Al Fatiha a été révélé .Donc qu’est-ce que nous récitons quand nous rentrons dans les cimetières Sourate Al Fatiha, récitez les deux (31’51) et Al Ikhlas, c’est quoi les deux (31’55) Al Falaq et An Nas .Quand tu rentres dans un cimetière, tu récites, Al-Falaq, An-Nas et Al-Ikhlas, et faites-en sortes que la récompense que vous aviez récitée soit pour ceux qui sont dans le cimetière, la récompense leur parviendra. » Comme cela a rapporté ^Abdou l-Haqq Al-Azdiyy dans le livre Al-^Aqibah d’après Abou Bakr Ahmad Al-Marwadhiyy.

An-Naça’iyy et Ar-Rafi^iyy dans son Tarikh, et Abou Mouhammad Samarqandiyy qui se trouve justement au Ouzbékistan aujourd’hui à propos des mérites de Sourate Al Ikhlass que notre maître ^Aliyy a dit : « Si quelqu’un passe auprès des tombes et récite onze fois, puis tu offres la récompense au mort au cimetière où tu te trouves. » Et Ach-Chams Ibnou l-Qattan a dit : Il y a celui en qui j’ai confiance parmi les gens de biens qui m’a informé et qu’il est passé auprès des tombes, il a récité Al-Ikhlas et il a offert la récompense à sens gens-là, il a vu un des morts dans le rêve qui lui a dit que Allah lui a pardonné à lui celui qui à réciter et à tous ceux qui étaient dans les tombes, juste par le tout début de la sourate Al-Ikhlas et le reste se sont des récompenses en plus.

Dans Al-^Aqibah de ^Abdou l-Haqq, il a dit : Abou l-Walid ‘Isma^il fils de Ahmad, qui était surnommé Ibnou Afrid probablement du Maroc, il était lui et son père des vertueux qui étaient très connus, Abou l-Walid m’a dit : Mon père est mort un de ses frères (quand il dit ses frères il a dit c’est à dire ses frères de religion de ceux en qui j’ai confiance en sa parole, au fils de son ami, il a dit :  je suis parti visiter la tombe de ton père, je lui ai récité Hizb du Qour’an, puis je lui ai : Ô untel ça c’est mon cadeau pour, je t’offre cette récompense, et je lui ai dit et moi qu‘est-ce que j’ai, alors j’ai eu un souffle de musc qui m’a embaumé et qui est resté avec moi longtemps. Et ce souffle m’a accompagné jusqu’à la moitié de mon chemin.

Az-Zabidiyy[16] rapporte du Hafidh Ibnou Rajab qu’il a dit : Ja^far Al-Khaldiyy m’a rapporté d’après Al^Abbas fils de Ya^qoub fils de Salih Al-Anbariyy qu’il a dit : «J’ai entendu mon père dire un vertueux a vu son père dans le rêve. Il lui a dit : Mon fils, pourquoi tu ne viens plus nous faire des cadeaux ». Son père qui est mort. Il a dit : Mon père comment les morts reçoivent des cadeaux des vivants. Il lui a dit : « Mon fils s’il n’y avait pas eu les vivant les morts seraient perdus. » Autrement dit offrez les cadeaux à vos défunts, à vos pères, à vos grands-pères, vos grands-mères, récitez-lui. N’est-ce pas que vous étiez contents quand vous receviez des cadeaux de leur part de vos grands-pères, de vos grands-mères ils vous offraient des petits cadeaux. Après leur mort, rappelez-vous d’eux, récitez-leur la Fatihah, offrez-leur les récompenses, notre chaykh a plus de mérite sur nous qu’eux, puisqu’il nous a enseigné ce qui est encore plus précieux, donc c’est bien de se rappelez de notre Chaykh et de lui offrir encore plus de récompenses, c’est grâce à lui que nous avons appris tout cela, que Dieu le rétribue en bien, rétribue nos parents et rétribue notre Chaykh.

Ibnou n-Najar a rapporté dans son Tarikh d’après Malik Ibnou Dinar (c’était un vertueux un grand saint) il dit : Je suis entrée dans un cimetière la nuit de vendredi, comme maintenant, j’ai vu une lumière, c’était éclairée et rayonnante. Malik a dit : لا إله الا الله forcement Allah a pardonné aux gens qui sont dans ce cimetière. Puis il a dit : j’ai entendu une voix de loin me disant Ô Malik Ibnou Dinar ce que tu vois cette sérénité, c’est le cadeau des croyants à leur frère qui sont dans les tombes. Malik lui a dit « Par celui qui t’a fait parler (à priori c’est un mort que Allah a fait parler d‘une manière extraordinaire que le vivant nous a entendu, les morts ils sont vivant, ils parlent dans leur tombe, ils nous entendent, nous savons tous dans le hadith Al-Talqin , la première fois il dit le mort il prend conscience, la deuxième il s’assoit et la troisième il dit guidé moi que Dieu vous fasse miséricorde mais celui qui est vivant il n’entend pas, c’est une preuve que le mort profite du vivant mais on ne les entend pas habituellement. Explique-moi encore plus. » Il lui a dit : « Il y a un homme parmi les croyants qui a fait des prières surérogatoires la nuit, il a fait le woudou’ parfaitement (correctement sans laisser couler l’eau, faites attention si vous n’arriviez pas à gérer que vous faites couler trop d’eau prenez un récipient, il y a une méthode très simple tu ouvres un peu tu mets au creux de la main puis tu laves à chaque fois, si tu as du mal tu prends un récipient faites le woudou’ à parti de celle-ci. Même si tu es à la mer tu ne gaspille pas. Si vous voulez je vous montre la prochaine fois un moud du Prophète comme cela vous allez savoir ce que c’est un Sa^), donc il a fait deux rak^ah, regardez quand tu es sincère avec peu d’acte combien ça peut te donner de récompense, dans la première rak^ah il a récité Al-Kafiroun et dans la deuxième Al-Ihklas, il n’a pas récité beaucoup et il a dit : « Ô Allah je fais dont de la récompense de ses deux rak^ah à ce qui sont dans les tombes parmi les musulmans. » Si chacun d’entre nous le fait regardez n et si nous enseignons aux gens et allez faire à tes enfants, in chaa L-Laah quand tu seras dans ta tombe tu vas en profiter aussi. Il a dit : Allah nous a apporté la clarté, la lumière, l’élargissement et la joie en orient et en occident pour nous les défunts musulman par ses deux rak^ah de cet homme vertueux qui était sincère. Malik Ibnou Dinar a dit : « Je faisais cela tous les vendredis et j’ai vu le Prophète dans le rêve qui m’a dit : Ô Malik ! Allah t’a pardonné autant de lumière que tu as offert à ma communauté et tu auras la récompense de cela en plus. Allah t’a fait accorder un palais au paradis appelé Al Mounif. Malik demande au Messager : c’est quoi Al-Mounif ? Il lui dit : « C’est celui par lequel tu as une vus sur les gens du paradis. » c’est à dire en hauteur. Regardez avec les deux rak^at Al Kafiroun et Al Ikhlas, les nuits du vendredi. Est-ce que c’est quelques choses de difficiles, non, tu le fais avec la bonne intention, la bonne récitation et tu offres la récompense aux défunts parmi les musulmans, tu englobes tes parents, tes grands-parents et tes arrières grands parents, tous les musulmans.

As Souyoutiyy dans son livre Charhou s-Soudour a dit : Chapitre à propos de la récitation du Qour’an en faveur du défunt ou sur la tombe. Il a dit : « Il y a eu divergence sur le fait que la récompense parvienne au mort ou pas. La majorité les gens du Salaf et les trois imams sont d’avis que la récompense parvient au mort. Notre imam Ach-Chafi^iyy a eu un avis divergeant que Dieu l’agrée, et il s’est appuyé sur le verset 39 de Sourate An-Najm :

﴿ 

Ce qui signifie : « L’homme n’aura la récompense que de ce qu’il a accompli. » Mais les autres imams ont répondu à cet avis de Ach-Chafi^iyy de plusieurs manières. Certains ont dit que ce verset a été abrogé par le verset 21 de sourate At-Tour :

﴿ 

Dans lequel on comprend que les enfants entrent au paradis grâce à la vertu de leur parent, cela veut dire que la personne n’a pas uniquement ce qu’elle a œuvré. Cela est une preuve que l’ancien verset a été abrogé.

Deuxième point de vue de réponse à ce verset à cet avis de Ach-Chafi^iyy, c’est que le verset An-Najm il est spécifique à la communauté de Mouça et à la communauté de Ibrahim, c’est dans leur communauté que la personne ne gagne pas la récompense de l’œuvre de quelqu’un autres mais d’eux ce qu’il a œuvré. Mais pour notre communauté à nous, pour la communauté de notre maître Mouhammad ^alayhi s-salam, les gens gagnent les récompenses de ce qu’ils œuvrent et ils peuvent obtenir des récompenses de l’œuvre des autres ; ce que font les autres pour eux, et c’est un avis donné par ^Ikrimah.

Troisième point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est que l’être humain n’a que ce qu’il a acquis c‘est-à-dire ici l’être humain c’est le mécréant tandis que le croyant il peut gagner les récompenses de ce qu’il acquit lui et de ce que d’autres font pour lui, c’est l’avis qui a été donné par Ar-Rabi^ fils de Anas.

Quatrième au point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est la personne n’a que ce qu‘elle a œuvrée et de ce qu’elle acquit d’elle-même, c‘est au titre de la justice de la part de Dieu Allah il t‘accorde, mais au titre de la grâce que Allah accorde c’est possible que Allah t’accorde d’avantages que ce que tu as fait il se peut que Allah t’accorde des récompenses que d’autres font, et c’est l’avis de Al-Houçayn fils de Al-Fadl.

Le cinquième point de vue de réponse à l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est qu’ici la personne a en sa faveur ce qu’elle a acquis c’est-à-dire la personne en sera chargé que ce qu’elle a acquis, c’est-à-dire comme mal, ne sera pas chargé comme mal d’autrui, ici il ne s’agit pas d’acquisition de récompense mais d’une acquisition de péché. Ibnou l-Qattan a rapporté dans Ar-Riçalah ses réponses, il a dit : « Le premier avis que ce verset a été abrogé rapporté par Ibnou Abass, et il a dit que Allah ta^ala a fait que le père et le fils est dans la balance de son père, et que Allah ta^ala fait intercéder les pères pour les enfants, et les enfants pour les parents, preuve en est le verset 11 de sourate An-Niça’ :

﴿ 

ce qui signifie : « Vos parents et vos enfants vous ne saviez pas lequel d’eux est le plus bénéfique pour vous », parfois c’est ton père qui intercède pour toi, parfois c’est ton fils qui intercède pour toi. Et il a cité le troisième, il a dit que beaucoup de hadith qui indique cela.

il a dit qu’il est possible que dans ce verset que l‘être humain n’a que ce qu’il a acquis, ce qu’il a acquis ici fait référence aux mauvaises actions en raison du hadith :

﴿ 

ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous envisage de faire une mauvaise action et il ne l’a pas faite. » Il n’a pas voulu le faire, il a obéi à Dieu. Le faite qu’il a obéit à Dieu, la faite qu’il ait évité le péché en raison du fait que c’est un péché, il gagne une bonne action.

Informations utiles :

-Chaykh ^Abdou l-Laah a dit par la grâce de Dieu quand j’habitais en Syrie avant je vienne m’installer au Liban, ma nourriture c’est du pain, du thé et du lait caillé et de temps en temps de la tomate. Il a dit je n’ai jamais acheté de la viande.

-Notre maître ^Iça a dit le fait de porter des tissus qui ne sont pas travaillés (sa pique la peau ce n’est pas tendre), s’il mangeait de la cendre et dormait dans les décharges, ça c’est beaucoup pour celui qui va mourir. Pour ce qui est du bas monde ce n’est pas ce que les vertueux recherchent, ils sont ascètes. Les vertueux sont détachés du bas monde. Regardez notre Chaykh il vivait dans une mosquée, il mangeait, tout cela pourquoi pour diffuser la science pas parce qu’il est incapable, pas parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, certains ils font ça parce qu’ils sont incapables mais notre chaykh il pouvait. Mais il a vu que ce qui est intéressant c’est de propager la science, c’est grâce à ses sacrifices que le bien est parvenu jusqu’à chez nous. Tout comment notre Prophète ^alayhi Salam, c’est grâce à ses sacrifices que c’est bien nous sommes parvenus. C’est à nous de diffuser, Al-Hamdouli l-lah Allah nous a donné une situation, consacrer du temps pour la da^wah. Dis-toi chaque jour qu’est-ce que j’ai fait pour mon au-delà, il y a 24h par jour, qu’est-ce que j’ai fait chaque jour pour diffuser la science, pour propager le bien, pour diminuer la médisance entre mes frères, pour diminuer l’animosité entre mes frères. Qu’est-ce que j’ai fait, j’ai passé mon temps à rigoler, dans l’insouciance, que chacun réfléchisse. C’est comme si tu as hérité d’un capital, as trouvé un centre, tu as trouvé un cours tu as hérité, tu es venu ; qu’est-ce que j’ai fait pour augmenter l’attachement des gens à l’obéissance à Dieu. Chacun se pose la question. Ce n’est pas tu vis comme ça comme tu sors tu ne sais pas où tu vas qu’est-ce que tu fais. Réfléchis pose toi les questions, qu’est-ce que j’ai fait pour augmenter à l’obéissance à Dieu, est ce que j’ai veillé à diminuer à l’animosité entre les gens, est ce que j’ai veillé à augmenter l’amour pour les musulmans, pour notre chaykh, pour les prophètes, pour les gens de vertus. Pourquoi on doit aimer les vertus parce que ce sont des modèles des exemples pour nous. Ce n’est pas que chacun il tire de son côté, allez on donne un petit peu et ça y est-il se met dans la poche l’argent de la zakat .Ramenez-moi la zakat ; c’est quoi ça ; ramenez les numéros des sœurs qui ne sont pas mariés qui ont un salaire. C’est quoi ça, on est. Ça fait pleurer ; quand tu vois des gens comme cela ils n’ont rien compris, ils n’ont rien compris, zéro, c’est pour ça que c’est important.

-Chaykh ^Abdou L-Laah a dit : Chaykh Hassan, c’est un grand saint aussi, quand il me rendait visite de temps en temps et quand il venait quand j’étais à damas il me disait par plaisanterie il n’y a rien d’autres à manger que du pain et du thé, par plaisanterie. Regardez ses gens vertueux se sont des exemples pour nous.

-Notre maître ^Oumar ^Abdou l-^Aziz, c’est qui, certains connaisse Mbappé il sait pourquoi il n’a pas été retenu et tout ce qui le concerne mais pour ^Oumar ^Abdoul ^Aziz, c’est important d’être au courant tu ne vis pas sur Mars, c’est calife, moujaddid de son époque, il est descendant de notre maître ^Oumar, il était considéré comme calife bien guidé. Pourtant il était à la fin du premier siècle de l’hégire, il n’a pas gouverné longtemps, mais la justice était grande pendant dans les pays musulmans à son époque, regarder comment était son comportement, vous allez réfléchir et après vous allez vous rendre compte combien beaucoup d’entre nous est à côté de la plaque. Qu’est-ce qu’il faisait il était en train d’écrire, il avait un invité chez lui, c’était qui lui c’était le gouverneur général des musulmans du 19ème, c’était du Maroc jusqu’à la Chine, il était tout seul dans sa tête il gère les affaires des musulmans. Il y avait une chandelle qui allait s’éteindre, il n’y avait pas l’électricité à l’époque. L’invité (regardez ce n’est pas comme aujourd’hui il rentre chez lui il s’étale, il s’assoit ou il veut, il tend les pied il dit ramène moi) il demande par respect est ce que tu veux que j’aille réparer la chandelle. Tu es chez quelqu’un tu lui demande, même chez toi tu ne peux pas te permettre certaines choses. Donc tu es chez quelqu’un tu lui demande. L’invité lui demandé : ”est-ce que tu veux que je te répare la chandelle ?”. Il a dit non ce n’est pas une forme d’honneur que de demander à mon invité d’être à mon service. Regardez la réponse, tu as ton invité c’est une occasion pour toi de gagner des récompenses, c’est toi qui dois être à son service. Première réponse. Il lui a dit “est ce que je peux demander au serviteur de le faire ?” ; il lui a dit : ”non il vient de dormir”. Regarder, c’est le calife des musulmans, il pense à l’intérêt pour les musulmans, il lui dit il vient de dormir tu vas lui casser son sommeil. Donc qu’est-ce qu’il a fait ? C’est lui-même qui s’est levée qui a mis l’huile. Et l’invité lui a dit : mais comment tu t’es levé toi-même à l’émir des croyants. Il lui a dit : ” Je suis parti je m’appelle ^Oumar et je suis revenu je suis ^Omar et rien n’a changé de moi. “ Regardez comment l’éducateur des musulmans. Voilà les gens qui sont aux services des musulmans. Que Allah fasse que nous soyons au service des musulmans.

Audio 8 (14.11.24) [p38-46] :

Ibnou l-Qattan a dit : J’ai discuté avec le Chaykh Sirajou d-Din Al-Boulqiniyy dans la mosquée de Amr Ibnou ^As qui se trouve en Egypte au Caire. Est-ce que la bonne action est multiplié ou pas ? La bonne action lorsque quelqu’un récitait le Qour’an il offre la récompense au mort, est ce que cette récompense peut être multipliée oui ou pas. Donc là c’est dans le cas où quelqu’un avait l’intention de faire une bonne action mais il ne le pas faites. Il sera récompensé parce le fait d’avoir l’intention de vouloir faire une bonne action, c’est un acte du cœur. La question est qu’elle est inscrite une fois ou plusieurs fois. Est ce qu’elle est multipliée ? Il a dit : « Oui il convient que la bonne action même s’il n’est pas fait, même s’il ne l’a pas faite il avait juste envisagé, dans son cœur il avait mis l’intention de faire la bonne action mais en définitive il ne l’a pas fait. Il convient qu’elle soit multipliée la bonne action, il cite un verset du Qour’an, le verset 40 de sourate An-Niça’ :

﴿ 

ce qui signifie : « Allah ne lèse personne, personne ne subit d’injustice de la part de Allah, même pas un grain de poussière d’injustice et si c’est une bonne action Allah le multiplie et il accorde de sa part une grande récompense. Allah ne lèse pas mais il récompense abondamment et il multiplie la bonne action. La bonne action sera multipliée du même genre de cette bonne action, ce sera la multiplication du même ordre que l’action elle-même. » Toujours à propos du verset, qu’on a vu la fois passer dans Sourate An Najm verset 39, il a dit Parmi les exégètes au sujet du verset qui signifie « L’homme n’aura en rétribution que ceux qu’il a fait », ce qui ont dit que le sens vié par l’homme c’est Abou Jahl  ou ^Ouqbah Ibnou Abi Mou^it ou Al-Walid Ibnou l-Moughirah, ce sont trois mécréants de Qouraych qui ont fait beaucoup de mal aux musulmans ; certains ont dit que ce verset signifie que l’homme n’aura que la rétribution de ceux qu’ils ont fait. Et il y a parmi ceux qui ont expliqué ce verset ceux qui ont dit : l’homme n’aura en rétribution que ce qu’il a fait, et il a de bon compagnon et un bon comportement avec ses compagnons, il va acquérir grâce à son acte ses compagnons, il va leur faire du bien, il va les entretenir de sortes que la récompense sera pour lui après sa mort suite à ces actes, la récompense de ce qu’il a fait en bien avec ses compagnons, après quand ses compagnons vont faire du bien grâce à son acte a lui, c’est indirectement grâce à son acte à lui. Cela est une bonne explication. Certains ont dit ici l’homme est celui qui est vivant pas celui qui est mort, celui qui est vivant il aura la récompense de ce qu’il a fait. Il y a parmi les exégètes ceux qui ont dit dans ce verset il n’a pas nié le fait que quelqu’un profite des actes de quelqu’un d’autres, mais il a nié le fait que son acte à lui soit fait par quelqu’un d’autres. C’est à dire si lui n’a pas prié une année ce n’est pas quelqu’un d’autres qui va prier pour lui. Mais il ne nie pas le fait qu’il puisse profiter de l’acte de quelqu’un d’autres. Si quelqu’un récite du Qour’an et lui offre la récompense il peut en profiter. Donc il y a une différence entre les deux, entre profiter de l’acte de quelqu’un d’autres et quelqu’un d’autres agisse et accomplisse un acte que lui il devrait faire.

Az Zabidiyy a dit : Ensuite As-Souyoutiyy a dit : Ils ont argumenté le fait que la récompense aux morts par analogie avec les invocations, avec l’aumône, avec le jeune avec le pèlerinage et avec l’affranchissement. Ils ont dit qu’il n’y a pas de différence dans le fait que la récompense peut arriver à quelqu’un d’autres lorsque quelqu’un fait le pèlerinage et il offre la récompense, ou il fait une aumône et il offre la récompense, ou il fait waqf c’est un bien dédié et il offre la récompense, ou il fait une invocation et il offre la récompense, ou il récite le Qour’an et il offre la récompense ; ils ont dit il n’y a pas de différences. Ils ont argumenté cela par les hadiths, ils sont parvenus à ce sujet. Même si les hadiths sont faibles, les hadiths qui indiquent que la récompense peut arriver à quelqu’un d’autres, même si les hadiths sont faibles, le grand nombres de hadiths indiquent que cela est fondé, il y a une origine du Prophète ^aleyhi Salam, t une preuve c’est que les musulmans dans tous les pays, il se réunissent et ils récitent pour leur mort. Que vous alliez au Mali, que vous alliez en Ethiopie, que vous alliez au Cameroun, que vous alliez au Pakistan, que vous alliez en Indonésie, où que vous y alliez les musulmans se réunissent pour réciter pour des morts, sans aucune réprobation donc cela est un consensus c’est une unanimité. Donc tout cela était mentionné par le Hafidh Chamsou d-Din Mouhammad fils de ^Abdou l-Wahhab Al-Maqdisiyy Al-Hanbaliyy dans un tome qu’il a composé à propos de cette question. Et Al-Qourtoubiyy a dit : Le Chaykh ^Izzou d-Din Ibnou Abdi s-Salam a donné auparavant une fatwah que la récompense de la récitation ne parvient pas au mort, et lui-même ce savant quand il est mort un de ses compagnons la vue dans le rêve. Il lui a dit : Quand tu étais vivant tu disais que la récompense de ce qui est récité ou qui est offert au mort ne lui parvient pas et maintenant que tu es mort qu’est-ce que tu dis ? Il lui a dit : Je disais cela quand j’étais dans le bas monde vivant mais maintenant j’ai abandonné cela en raison de ce que j’ai vu de la générosité de Dieu à ce sujet et que la récompense parvient au mort. As Souyyoutiyy a dit : Parmi ce qui est parvenu à propos de la récitation du Qour’an sur les tombes, il y a ce qui a été dit du hadith de Ibnou ^Oumar et de ^Ala’ Ibnou l-Lajlaj avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Prophète.

Al-Khallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après Ach-Cha^biyy qu’il a dit : Les Ansars lorsque quelqu’un mourait chez eux, ils se rendaient auprès de sa tombe pour lui réciter le Qour’an. Ce sont des pratiques des partisans de Médine. Abou l-Qasim Sa^d fils de ^Aliyy Az-Zanjaniyy dans ses Fawa’id a rapporté de Abou Hourayrah qu’il a dit : «Celui qui entre dans le cimetière il récite la Fatihah, sourate Al-Ikhlas, sourate At-Takathour, puis il dit : Je fais en sorte que la récompense de ce que j’ai récité de ta parole (de la parole de Dieu) soit pour ce qui sont dans les tombes les croyantes et les croyants. Ils vont intercéder en sa faveur au jour du jugement. » Quand il récite cela il offre la récompense pour les morts musulmans dans la tombe, alors ils vont intercéder en sa faveur le jour du jugement.

Le Qadi Abou Bakr fils de ^Abdou l-Baqi Al-Ansariyy dans sa machikhah a rapporté de Salamah fils de ^Oubayd qu’il a dit : « D’après Hammad Al-Maqiyy a dit : Je suis sorti une nuit vers les tombes à la Mecque et j’ai posé ma tête sur une tombe et je me suis endormi. Et j’ai vue dans mon rêve les gens dans les tombes assis en cercle. Je leur ai dit : Est-ce le Jour du jugement qui commence ? Ils m’ont dit : « Non mais un de nos frères parmi les vivants a récité Al-Ikhlas et nous a offert la récompense, et nous sommes en train de partager la récompense depuis un an ».

Abdou l-^Aziz l’auteur de Al-Khilal rapporte du hadith de Anas que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Celui qui entre dans un cimetière il récite Sourate Yaçin Allah soulage le mort musulmans grâce à cette récitation. Et il y aura autant de récompense que de morts enterrés dans ce cimetière». Al-Qourtoubiyy a dit à propos du hadith :

((  ))

Ce qui signifie : « Récitez pour vos morts sourate Yaçin », il se peut que cette récitation soit auprès d’un mort qui est en train d’agoniser, c’est à dire quelqu’un qui est en train de mourir cela s’appelle mawtaqoum en arabe, il se peut que se soit auprès de sa tombe, on va près de sa tombe et on récite sourate Yaçin. Le premier avis a été dit par la majorité des savants, c’est-à-dire alors qu’il est en train de mourir vous récitez sourate Yaçin, et le deuxième avis c’était Ibnou ^Abdou l-Wahid Al-Maqdisiyy dans une partie qu’il a précédemment citée. Et il y a aussi Al-Mouhib Al Tabariyy qui a dit : Dans les deux cas, récitez Yaçin pour celui qui est en train d’agoniser et réciter auprès la mort au niveau de sa tombe. Il a été dit que celui qui récite le Qour’an il aura la récompense de cette récitation .et le mort aura la récompense de l’audition le fait qu‘il est récité à la récitation. » c’est pour cela qu’il aura une miséricorde parce qu’il est exposé à la récitation, donc il l’entend, donc il aura cette récompense-là. Ce n’est pas pu probable de la générosité de Allah que le mort reçoive la récompense de ce qui lui est offert de la récitation du Qour’an même s’il ne l’a pas entendu, ce n’est pas peu probable que Allah lui fasse parvenir, comme une aumône et pour les invocations. Si tu fais une aumône et tu offres l’invocation pour le défunt cela lui parvient, si tu fais une invocation un dou^a et que tu offres ou tu demandes quelques choses pour le mort il bénéficiera de cela donc la récitation aussi rien ne lui empêche qu’il profite de la récompense fait par quelqu’un d‘autre que lui.

Avertissement : Ibnou l-Qattan a été interrogé Quand celui qui récite il dit : Ô Allah fait parvenir la récompense ou fait parvenir une récompense semblable ? C’est ça la question. Est ce qu‘il suffit de dire fait parvenir la récompense ou il faut absolument préciser une récompense semblable. Il a répondu dans l’épitre suivant ce qui suit : « Ce n’est pas une condition pour que la récompense parvient au défunt, qu’il dise ce terme particulier, l’intention suffit avant de commencer la récitation et après avoir récité. » Contrairement ce qu’a dit ^Abdou l-Karim Ach-Chalousiyy dans Al-Qabliyyah. Il est vrai que si dès le début il a mis l’intention que la récitation est pour lui, puis il met l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre, après avoir fini il dit dans son cœur l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre, ça ne lui sera pas utile.  c’est que dès le début il a mis l’intention que c’est pour quelqu’un d’autre. Et il suffit que celui qui récite de dire : « Ô Allah fait parvenir la récompense », ce n’est pas une condition qu’il précise une récompense semblable.

An Nawawiyy a dit : L’avis qui est choisi est que celui qui récite utilise le verbe ija^al en disant Ô Allah Ij^al la récompense qui a lieu pour un tel, fait en sorte que la récompense soit pour un tel. 

Et An-Nawawiyy a dit dans son livre Al-Adhkar dans lequel il a cité beaucoup de dhikr d’invocation : L’avis qui est connu est que le récitateur après avoir fini de réciter le Qour‘an dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que j’ai récité à Untel » et ce n’est pas une condition de rajouter semblable, parce que le mot semblable ici est un plus, mais il peut dire fait parvenir la récompense à Untel.

Il a dit : Oui s’il a été dit que le récitateur aura la récompense de sa récitation et celui pour qui on récite il aura une récompense semblable alors sa récompense sera une estimation, cela est le contraire de l’avis retenue par An-Nawawiyy et le contraire de ce qu’on dit les bien guidés. En effet, les imams quand ils veulent offrir la récompense d’une récitation ils disent : Ô Allah fait parvenir la récompense, ils ne disent pas une récompense semblable, ils disent fait parvenir la récompense à Untel. Si quelqu’un il dit : « Ô Allah fait parvenir la récompense de cette récitation à tel », il y aura deux possibilités, c’est que le mort aura la récompense, et le récitateur il aura une récompense semblable, ou le récitateur aura la récompense et celui à qui elle est offert la récompense il aura une récompense semblable. donc l’un des deux aura la récompense et l’autre aura la récompense semblable. Fin de citation de la parole de Mourtada Az-Zabidiyy.

Nous allons terminer cette étude par ce qu’a dit Ach-Chattiyy Al-Hanbaliyy dans son commentaire Ghayatou l-Mountaha ce qui suit[17] : « Il a dit dans Al-Fourou^ et At-Tas-hih : Il n’est pas déconseillé de réciter auprès d’une tombe et dans le cimetière, et c’est l’avis de l‘école hanbalite, et il a été dit que c’est autorisé, et il a été dit que c’est recommandé, et la même chose a été mentionné dans Al-‘Iqna^. Fin de la parole de l’illustre savant Al-Harariyy.

Et le Chaykh l’illustre savant Al-Harariyy dit également dans le commentaire du traité de croyance At-Tahawiyyah : At-Tahawiyy a dit : « Dans les invocations que font les vivants et dans leurs aumônes, il y a profit pour les défunts, et Allah ta^ala exauce les invocations et il réalise les affaires des gens. Il réalise les affaires des gens. Et Allah ta^ala possède toute chose et rien ne le possède. Toute chose appartient à Allah et lui n‘appartient à personne. Et l’on ne passe pas de Allah ne fuse le temps d’un clin d‘œil. Et celui qui prétend se passer de Allah le temps d’un clin d’œil il deviendra mécréant et il sera au nombre des gens du malheur. »

Commentaire : Les musulmans sunnites se sont accordés sur le fait que les morts tirent un bénéfice des invocations des musulmans et tirent des profits de la demande de pardon qui est faite pour les morts. Et de même la récitation du Qour’an au niveau de la tombe est profitable pour le défunt. La preuve qui était retenu pour le savant concernant la récitation du Qour‘an au niveau de la tombec’est le hadith de la branche de palmier que le Prophète avait coupé en deux moitiés il a planté une moitié sur une tombe et l’autre moitié sur l’autre, et il a dit :

((  ))

Ce qui signifie : « Que cela soit une cause de soulagement pour votre supplice dans la tombe tant qu’elles ne deviennent pas sèches. » Et cela a été rapporté par les deux Chaykh. quand on dit les deux chaykhs dans le hadith c’est Al Boukhariyy et Mouslim. Quand on dit les deux chaykhs à propos des compagnons c’est Abou Bakr et ^Oumar. On déduit de ce hadith qu’il est recommandé de planter des arbres sur les tombes et de réciter le Qour’an au-dessus des tombes. S’ils ont été soulagés par des plantes alors que dire par la récitation du Qour’an par un croyant, à plus forte raison. An Nawawiyy a dit : « Les savants ont apprécié la récitation du Qour’an auprès de la tombe en s’appuyant sur ce hadith. En effet, si on espère l’allègement par le tasbih des branches de palmiers, alors la récitation du Qour’an a plus forte raison, la récitation du Qour’an peut alléger à plus forte raison et Allah sait plus que toute autre. » Fin de parole de An-Nawawiyy

La récitation du Qour’an de la part d’un être humain est quelque chose de plus profitable que le tasbih de la part d’une branche. Une branche quand elle est verte elle fait le tasbih, l’évocation de Dieu mais la récitation du Qour’an d‘un être humain est plus forte c’est encore mieux. Le Qour’an a été utile et à profiter pour certains qui ont eu une nuisance dans leur vie. Avant quand quelqu’un tombé malade, il y avait 40 personnes qui récitaient Sourate Yasin et ça y est c’est fini attachez. Le Prophète il a dit : « Attachez-vous aux deux remède le miel et le Qour’an ».  Si le Qour’an peut profiter à quelqu’un de vivant à plus forte raison à quelqu’un de mort. Parmi ce qui témoigne du profit du mort de la récitation de quelqu’un d’autre, c’est le hadith de Ma^qal fils de Yasar : « Récitez Yasin pour vos morts. » Ce hadith a été rapporté par Abou Daoud, An-Naça’iyy, par Ibnou Majah, par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih. Ce hadith a été jugé faible par certains savants mais Ibnou Hibban l’a jugé authentique et Abou Daoud n’a rien dit à son sujet donc il a jugé bon pour lui, et le Hafidh As-Souyoutiyy la jugé bon également.

Il y a un autre hadith :

((  ))

[Rapporté par Ahmad] ce qui signifie : « Yaçin est comme le cœur du Qour’an, il n’y a pas un homme qui récite cette sourate par recherche par recherche de l’agrément de Dieu et par recherche de la récompense dans l’au-delà, sans que Allah lui pardonne. Et récitez là pour vos morts. » S’il y a quelqu’un de votre famille qui est mort récitez sourate Yaçin sur sa tombe, s’il y a quelqu’un que vous aimé réciter sourate Yaçin sur sa tombe.

Ahmad fils de Mouhammad Al-Marrouziyy a dit : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : Lorsque vous entrez dans un cimetière alors récitez Sourate Yaçin, récitez les mou^awwidhatayn et récitez sourate Al-Ikhlas. Et faites en sorte que la récompense de cette récitation soit pour les morts dans les cimetières, cela leur parviendra. »

EtKhallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après Ach-Cha^biyy qu’il a dit : « Les partisans de Médine, lorsque quelqu’un mourait, ils se rendaient auprès de sa tombe et ils récitaient le Qour’an. »

Il y a également un hadith de Al-Boukhariyy[18] dans lequel ^A’ichah s’est plein d’un mal de tête, le prophète lui a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Si tu venais à mourir et que moi je suis encore vivant, alors je demanderai à Allah qu’il te pardonne et je te ferai des invocations. » Donc c’est ce qui nous intéresse dans le hadith ici, c’est qu’il ferait des invocations pour le défunt. Cette phrase comporte les invocations sur toutes ses formes comme l’invocation Ô Allah fait parvenir la récompense de ma récitation à un tel, c’est une invocation, et rentre dans ce hadith la récompense de l’homme après la récitation du parti du Qour’an pour faire parvenir la dou^a’ au défunt il dit « Ô Allah fait parvenir la récompense de ce que j’ai récité pour Untel ».

De même il y a le hadith de ‘Oubayy Ibnou Ka^b qui est connu pour quelqu’un qui récite, très bien le Qour’an le Prophète l’a validé, qui a dit : J’ai dit : Ô Messager de Dieu je fais beaucoup d’invocation en ta faveur. Combien je fais d’invocation en ta faveur par jour ? » Le Prophète lui a dit :

((  ))

[Rapporté par At-Tirmidhiyy][19] ce qui signifie : « Autant que tu voudras » jusqu’à la fin de le hadith.

Certains mauvais innovateurs ont prétendu qu’aucune récompense ne parvient à celui qu‘on offre la récompense, et leur parole est réfuté par le Qour’an et la Sounnah. Et ils ont prétendu trouver la preuve dans le verset 39 de sourate An-Najm :

 ﴿ 

Ce qui signifie : « L’homme n’a en sa faveur que ce qu’il a fait. » On leur dit que cette prétendue argumentation est rejetée par le fait que ce verset en réalité ne nie pas qu’un homme puisse profiter des œuvres de quelqu’un d’autre, et il y a des exceptions à cela c’est l’aumône, le pèlerinage pour un défunt et tout cela ce n’est pas de l’acte de la personne et pourtant la récompense leur parvient. En revanche lorsque c’est l’acte de quelqu’un d’autre, la récompense revient à celui qui l’a fait. Cette autre qui a agi et a obtenu une récompense, s’il veut il garde la récompense, s’il veut il l’offre à quelqu’un d’autre puisque c’est son acte à lui, il garde la récompense.

Dans ce verset, Allah soubhanahou wata^ala n’a pas nié le profit pour le mort par autre que ce qu’il a fait, mais il a dit que les actes que l’homme a faits seront pour lui et cela n’exclut pas de faire profiter autre que lui. Et la généralité du verset est restreint par d’autre verset qui sont parvenu dans le Qour’an comme on a vu le cas de l’aumône et des invocations, et ce qui est de cette ordre.

Ceux qui nient le profit pour le mort par la récompense d’autrui, ce sont les mou^tazilah, et l’imam Ahmad Ibnou Hanbal a rejeté au début celui qui récitait auprès de la tombe avant qu’un de ses compagnons ne lui fasse parvenir la preuve. Dès qu’il lui est parvenu que Ibnou ^Oumar il a fait cela, il a demandé à réciter sur la tombe. L’imam Ahmad a changé d’avis immédiatement parce qu’il suit ce qui lui est parvenu.  Fin de la parole du Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

Information utile :

-Si une personne des gens du livre dit au sujet d’une viande et qu’il le croit il peut la consommer.

-Si quelqu’un prend un taxi sans savoir le prix de la course ce n’est pas une location valable.

-Si quelqu’un est atteint de mauvais œil et qu’il prend un œuf et écrive des versets et met une feuille entre les pieds de la personne et jette les œufs sur la feuille, c’est un rabaissement de la religion.

-Celui qui ne fournit pas tous ces efforts durant sa vie pour l’au-delà aura manquer beaucoup de bien. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Profite de cinq chose avant cinq. » il y a dans ce hadith la mise en garde des gens pour qu’ils ne fournissent pas des efforts dans ce qui ne leur sera pas utile pour l’au-delà.

Audio 9 (21.11.24) [p46-54] : Anicha

Les avis des Hanafites

Al-Marghinaniyy l’auteur du livre Al-Hidayah dit ce qui suit[20] : « Chapitre d’accomplissement du pèlerinage pour quelqu’un d’autre : A la base dans ce chapitre la personne peut faire que la récompense de son acte soit pour autrui, que ce soit la prière, que ce soit le jeune, que ce soit l’aumône ou autre, selon ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, en raison de ce qui a été rapporté du Prophète ﷺ le jour de l’Aïd, il avait sacrifié deux moutons de couleur blanche, l’un était pour lui et l’autre pour sa communauté, c’est à dire de ceux qui ont reconnu l’unicité de Dieu et qui ont témoigné que le Prophète a transmis le message. Il a fait que le sacrifice de l’un des deux moutons c’est pour sa communauté. » C’est de la que les savants ils ont dit que la personne peut faire un acte et faire que la récompense soit pour quelqu’un d’autre, puisque le prophète a fait un acte et a fait que la récompense soit pour quelqu’un d’autre.

Ibnou ^Abidin a dit dans son épitre Chifa’ou ^Alil ce qui suit[21] : « Il est permis fait en sorte que la récompense de son acte soit pour quelqu’un d’autre par don de soi, c’est-à-dire à titre de don sans qu’il lui soit demandé de le faire, pour autre que le pèlerinage et autre que location de service. Si on lui loue les services de faire un acte il va le faire automatiquement pour lui. Dans le livre Al-Hidayah il a dit : A l’origine le caractère autorisé de faire le pèlerinage pour quelqu’un d’autre c’est que la personne peut faire en sorte que la récompense de son acte soit pour autrui, que ce soit la prière, que ce soit le jeune, que ce soit l’aumône ou autre, et celui qui a fait le commentaire de cette phrase a dit : Comme aussi la récitation de Qour’an et comme dhikr, faire du dhikr évocation de Dieu et cet avis est ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah. Tout ça pour dire que la récitation pour le mort est autorisée. Donc le commentateur il a dit : Nos compagnons, c’est à dire les gens de notre école, ont dit que c’est dans l’absolu en raison de ce qui a été rapporté du Prophète ^aleyhi Salam qu’il a égorgé deux béliers blancs l’un pour lui et l’autre pour la communauté pour ceux qui ont reconnu l’unicité de Dieu et qui a témoigné qu’il transmit le message et il a fait que le sacrifice d’un des deux béliers soit pour sa communauté c’est-à-dire que la récompense parvienne à sa communauté. »

Et il a cité pratiquement la même chose dans son livre Raddou l-Mouhtar connu sous le nom Hachiyatou Ibni ^Abidin.[22]

Puis il a rapporté de l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Malik qu’ils ont excepté les actes d’adoration qu’on accomplit avec le corps, ils ont dit que ces actes là on ne fait pas pour quelqu’un d’autre comme la prière et comme la récitation du Qour’an, ils ont dit ça s’est excepté en disant ce qui suit[23] : « Ce que le plus récents des chaféites ont rédigé à savoir que la récompense de la récitation parvient au mort si cette récitation est fait en sa présence, quand on récite en présence du mort, ou si ce n’est pas en sa présence mais qu’on fait une invocation après la récitation, on dit Ô Allah fait parvenir la récompense de la récitation au défunt, ce sont deux avis chez les Chaféites, parce que l’endroit où on récite Qour’an il y a la miséricorde et la bénédiction qui descendent, et si on fait une invocation après avoir récité le Qour’an on espère que l’invocation, soit exaucé. » Quand on dit Ô Allah que la récompense parvient à un tel défunt on espère que la récompense va lui parvenir, on espère d’avantage que cette invocation soit exaucée. Quant à la parole de Ach-Chafi^iyy quand il a dit que la récompense ne lui parvient pas, cela sous-entend le cas où la récitation n’est pas faite au niveau des tombes, auprès du défunt ou si on ne dit pas fait parvenir la récompense à Untel. »

A-Zayla^iyy a dit dans son livre Tabyinou l-Haqa’iq ce qui suit[24] : « Chapitre du pèlerinage qu’on fait pour quelqu’un d’autre : A la base dans ce chapitre l’homme peut faire en sorte que la récompense de ses actes parviennent à autrui, et c’est l’avis de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, que cet acte soit la prière, soit un jeûne, soit un pèlerinage ou une aumône ou une récitation du Qour’an, des évocations ou tout autre sorte de bienfaisance et que cette récompense parvienne au mort et lui est profitable. »

Les avis des Hanbalites

Al-Khallal a rapporté dans Al-Jami^ d’après ^Aliyy fils de Mouça Al-Haddad, qu’il a dit : « J’étais en compagnie Ahmad Ibnou Hanbal et Mouhammad fils de Qoudamah Al-Jawhariyy dans un convoi funéraire, quand le défunt a été enterré un aveugle s’est assis pour réciter auprès de la tombe. L’imam Ahmad lui a dit : c’est une innovation. Quand je suis sorti du cimetière Mouhammad Ibnou Qoudamah a dit à Ahmad ibnou Hanbal : « Ô Abou ^Abdillah que dis-tu à propos de Moubach-char Al-Halabiyy ? »L’imam Ahmad il a dit: « c’est quelqu’un de confiance ». Il lui a dit : « Est-ce que tu rapportais de lui unhadith». Il lui répond « Oui ». il Celui que tu considères digne de confiance m’a rapporté d’après Abdou r-Rahman fils de Al-lajlaj ^Ala’ fils de Al-Lajlaj qu’il a rapporté de son père qu’il a recommandé quand il sera enterré que l’on lui récite au niveau de sa tête le début de Al-Baqarah et la fin de Al-Baqarah, j’ai entendu le fils de ^Oumar recommandé cela. Donc ^Ala Ibnou Lajlaj a dit qu’il a rapporté cela de Ibnou ^Oumar. L’imam Ahmad lui a dit : « Va revoir l’homme que j’ai vu récité et que j’ai empêché, dis-lui qu’il peut réciter. » Vous voyez comment il a rappelé l’information mais pas toute suite quand ils sont sortis du cimetière. Al-Qourtoubiyy a cité cela dans son livre At-Tadhkirah[25], et le Hafidh Ibnou Hajar l’a rapporté dans Takhrijou l-‘Adhkar [le takhrij c’est le fait de citer les chaînes de transmission des hadiths présents dans le livre] tout comme dans le commentaire de Ibnou l-^Allan As-Siddiqiyy.

Mouhammad fils Ahmad Al-Marwarroudhiyy[26] un élève de l’imam Ahmad Ibnou Hanbal a dit ce qui suit[27] : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : ”Quand vous entrez dans les cimetières, réciter Ayatou l-Koursiyy et trois fois Al-Iklas, puis vous dites :  “Ô Allah fait que cette récompense de cette récitation soit pour ce qui soit dans ce cimetière“. » 

Et Abou Bakr a rapporté dans Ach-Chafi d’après Mouhammad fils de Mouhammad Al-Marwarroudhiyy qu’il a dit : « J’ai entendu Ahmad ibnou hanbal dire : “Quand vous entré dans les cimetières alors récitez Al Fatiha et les mouâwwidhatayn et Al Ikhlass et faites en sorte que la récompense soit au mort du cimetière.“ » Dans la version précédente il a dit réciter Ayat Kursiyy et trois fois al Ikhlass et dans l’autre version de réciter Al Fatiha, les deux mouwawithates et une fois Al Ikhlass Peut-être il a entendu une fois dire ça une fois dire ça. Peut-être il y a eu un rapporteur qui a confondu et les deux sont possible et ce qui est sûr c’est que les deux sont un bien. Et Allah nous ordonne de faire le bien.

Le Chaykh Al-Bouhoutiyy dans son livre charh mountaha l-‘Iradat a ajouté des informations en plus du livre d’origine[28] il a dit : « Il est recommandé pour celui qui visite un défunt de faire ce qui le soulage, même en plantant une branche de palmier qui est encore verte sur sa tombe en raison du hadith qui nous est parvenu à ce sujet où le Prophète a planté deux moitiés de plantes vertes sur deux tombes de musulmans. Bouraydah a recommandé de faire cela et cela a été recommandé par Al-Boukhariyy et même de soulager le défunt même en faisant du dhikr et en récitant du Qour’an au niveau de la tombe en raison du hadith de la palme où le Prophète est passé devant deux tombes de musulmans et il a planté une moitié d’une palme sur une tombe et une autre moitié sur une autre tombe. Si on espère qu’il y a allégement par le tasbih de la palme alors la récitation est prioritaire pour profiter au défunt. Et d’après le fils de ^Oumar il a approuvé quand un défunt a été enterré qu’on récite au niveau de sa tombe le début et la fin de sourate Al-Baqarah. Et ce qui renforce cet avis c’est le hadith qui signifie : « Récitez Sourate Yasin pour vos défunts.» Et tout acte méritoire qu’un musulman fait et suite auquel il fait que la récompense soit en faveur d’un autre musulman qu’il soit vivant ou mort, selon les hanbalites même les vivant ça c’est l’avis des hanbalites, même vivant alors la récompense sera obtenue pour qui la récompense sera offerte, même si celui qui a fait l’acte et ignore cette récompense, sa récompense lui parviendra parce que Allah sait la récompense, comme l’invocation ou la demande de pardon, comme l’accomplissement d’un devoir fait par remplacement pour celui qui devait le faire, comme l’aumône qui est délibéré et cela c’est par consensus, c’est à dire si tu peux donner un euro ou dix euros de sadaqah à quelqu’un et que tu offres la récompense à ton père ça sa parvient, comme le pèlerinage surérogatoire et comme la récitation du Qour’an , la prière et le jeune. L’imam Ahmad a dit : « Le défunt, il lui parviendra tout acte de bien que ce soit une aumône, une prière ou autre en raison des informations qui nous sont parvenus. Ce n’est pas une condition quand on offre la récompense ou quand la récompense est déplacée de celui qui a obtenu vers celui à qui il veut qu’il parvienne il n’est pas une condition qu’il mette l’intention dès le début qu’il va qu’il va le faire pour quelqu’un d’autre, mais l’obtention de la récompense va lui parvenir qu’il est mis l’intention avant l’acte ou pas, s’il a mis l’intention avant l’acte la récompense va arriver pour le défunt qu’il l’a lui offerte ou pas. Et selon l’apparence il n’est pas une condition de dire : “Ô Allah si tu m’as récompensé pour cet acte alors fait parvenir à cette personne” tu ne rajoutes pas cette condition, tu dis “ô Allah fait parvenir cette récompense à cette personne”. Ce n’est pas préjudiciable même s’il n’a pas la certitude, parce que quand tu fais un acte que tu n’es pas certains que tu as gagné des récompenses peut-être que tu as raté quelques choses, tu n‘as pas la certitude, mais il a dit que ce n‘est pas préjudiciable même s’il n’a pas la certitude qu‘il a obtenu cette récompense. Pourquoi il n’a pas la certitude mais il pense qu’il a cette récompense, parce qu’il se fie à Dieu, il pense qu’il a cette récompense, il a confiance en la promesse de Dieu, il pense du bien de Dieu. S’il fait une prière obligatoire, après la prière de Al-^icha’ par exemple, et qu’il offre la récompense au défunt, il a dit ce n’est pas valable selon l’avis le ^plus connu de l’école, mais Al-Qadi a dit que c’est valable. Même s’il fait la prière obligatoire et il offre la récompense de sa prière obligatoire, on ne parle pas de se décharger de cette prière, non il parle juste de la récompense ce cette prière obligatoire. Et offrir les récompenses c’est quelque chose de recommandé, l’auteur de Al-Founoun et de Al-Majd a dit même si l’on offre au Prophète. » Fin de manière abrégée.

Ibnou Qoudamah a dit dans son livre Al-Moughniyy ce qui suit[29] : « Chapitre : Il n’y a pas de mal à réciter le Qou’ran auprès de la tombe » puis il a mentionné que l’imam Ahmad est revenu sur son interdiction lorsqu’il lui est parvenu que ^Abdou L-Laah le fils de ^Oumar approuvait justement la récitation du Qour’an au niveau de la tombe.

Et Ibnou Qoudamah a dit : « Et Al-Khallal a rapporté de Abou ^Aliyy Al-Haçan fils de Al Haytham Al-Bazzar qui est notre chaykh, qui est de confiance en l‘honnêteté duquel nous croyons, il a dit : « J’ai vu Ahmad ibnou Hanbal être dirigé par un homme aveugle qui avait l’habitude de réciter le Qour’an auprès des tombes. » Si c’était quelqu’un qui faisait quelque chose d ‘interdit ou une mauvaise innovation, l’imam Ahmad ne va pas faire la prière en étant dirigé par cette homme aveugle, vous aviez compris. Ils sont très fins, très élégants et très subtiles. Puis il a dit également : « Chapitre : N’importe quels actes de biens que la personne fait et qu’elle consacre la récompense pour le défunt musulman, cela lui profitera si Dieu le veut, et il a dit pour ce qui est des invocations, de la demande de pardon, les aumônes, pour ce qui est d’accomplir les devoirs, je ne connais de divergences à ce sujet lorsque ces devoirs font partie de ceux pour lequel on peut substituer quelqu’un d’autre pour le faire comme le pèlerinage. » Puis il a dit : « Certains savants ont dit : Si on récite du Qour’an auprès du défunt ou que ce n’est pas auprès de lui mais on lui offre la récompense, alors la récompense sera pour celui qui a récité et le défunt est comme quelqu’un qui était présent dans une assemblée où on récite le Qour’an et on espère la miséricorde pour lui. » C’est pourquoi je fais le rappelle organiser chez vous des assemblées de récitation de Qour’an, il y a de la baraka. Avant c’était courant chez les musulmans mais aujourd’hui il laisse le livre de Qour’an comme décoration il n’ouvre pas, ça prend poussière, récitez le Qour’an, prenez le moushaf et apprenez ensemble. Et ce qui renforce ce que nous venons de dire c’est le consensus des musulmans, parce qu’à chaque époque et dans chaque rassemblement chaque ou village, les musulmans ont l’habitude de se réunir de réciter le Qour’an te d’offrir la récompense au défunt sans aucun blâme de quiconque.

Il y a en cela une réplique au groupe Wahhabite, eux qui interdisent cela, et considèrent comme étant une innovation d’égarement selon leur prétention, alors qu’ils se réclament de l’imam Ahmad. Alors on leur dit regardez ce que l’imam Ahmad a dit, ce que les élèves de l’imam Ahmad disent et ce que vous vous dites. Pourquoi donc ils ont délaissé de l’immam Ahmad, ils ont fortement blâmé celui qui fait cela, et ils ont attisé les feux de la zizanie entre les musulmans. Les musulmans selon les wahhabites commettent de choses les plus fortement blâmable, alors que les musulmans n’ont fait que suivre la voie et les pratiques des compagnons de leur successeur et de ceux qui sont venu après eux jusqu’à nos jours. Alors que tu vois les wahhabites courir derrière les avis marginaux, les avis singuliers, et ils empruntent la voie des anthropomorphismes et des assimilationnistes qu’ils ont pris à partir des livres de Ibnou Taymiyah. Et leur livre témoigne de leur pratique, ils sont devenus célèbres chez les musulmans pour imprimer des livres des anthropomorphes qui appellent à revenir à l’idolâtrie et à la première jahiliyyah sous prétexte de suivre la croyance du salaf alors que le salaf est totalement innocent d’eux, nous appartenons à Allah et nous aurons ressuscité pour son jugement au Jour dernier.

Al-Bouhoutiyy a dit dans son livre kachafou l-Qina^ ce qui suit[30] en plus ce qui figure dans le livre d’origine : « La récitation du Qour’an n’est pas déconseiller au niveau de la tombe, ni dans le cimetière, mais plus encore la récitation est recommandée. » Et il a été authentifié c’est à dire le point de vue de la transmission, que le fils de ^Oumar a recommandé lorsqu’il serait enterré qu’on récite le début et la fin de la sourate Al-Baqarah, c’est pour cela que Ahmad est revenu sur l’avis selon lequel c‘était déconseillé, cela a été rapporté par Abou Bakr.

Toutefois, As-Samiriyy a précisé en disant : « Il est recommandé que l’on récite au niveau de la tête dans la tombe le début de Al-Baqarah, et au niveau des pied la fin de Al-Baqarah. Tout acte méritoire qu’un musulman fait, suite auquel il consacre une récompense ou la moitié ou ce qui de cet ordre, ou la total ou le tier ou le quart de la récompense pour un musulman qui est vivant ou un défunt, cela lui profitera pour qu’il obtienne la récompense, même pour le messager de Allah cet avis a été mentionné par Al-MadjdCeci est valable pour toute acte méritoire que l’on fait de manière surérogatoire ou de manière obligatoire dans le cas où on peut substituer quelqu’un d’autre pour le faire à notre place comme le pèlerinage et ce qui est de cet ordre. »

Puis il a dit ce qui suit[31] : « Certains ici c’est toujours l’école Hanbalite vous allez voir que c’est différent de l’école Chafa^ite ont dit : Pour l’obtention de la récompense par celui pour qui elle est consacré, il est une condition qu’il mette l’intention au moment qu’il fait, ou il met l‘intention avant l’acte, parce que s’il met l’intention après ça ne n’arrivera pas.  Vous avez vous dans l’école Chafa^ite l’intention ne suffit pas il faut qu’il fasse l’invocation, ici c’est selon l’imam Ahmad. Il a rapporté cela dans Al Fourou^ d’après Moufradat Ubnou ^Aqil mais il n’a pas été d‘accord avec lui, et il a rajouté qu’il est recommandé qu’il dise : ”Ô Allah fait que la récompense de tel acte soit pour Untel”. »

Al-Mardawiyy a dit dans son livre Al Insaf ce qui suit[32] : « Ibnou Tamim a dit : « La récitation du Qour’an dans la tombe n’est pas déconseillé au niveau de la tombe elle est même recommandée, il y a un texte de l’école à ce sujet, (quand il dise il a été dit c’est pour dire que c’est faible) il a été dit que c’est autorisé, autorisé c’est moins que recommandé et autorisé si que tu le fais ou tu ne le fais pas c’est la même chose. Et dans le livre Ar-ri^ayatou l-Koubra il a dit : « Il est autorisé au niveau de la tombe », et c’est un texte de sa part. Il avait précédemment cité cela dans le livre Arri^ayatou sSoughra et dans les Hawiyayn. Et il a dit dans Al-Moughniyy, dans Ach-Charh, et le commentaire de Ibnou Razin : « Il n’y a pas de mal à réciter auprès de la tombe. » Et sa parole : « N’importe quel acte méritoire qu‘il accomplit et il fait que la récompense soit en faveur du musulman cela lui profitera », c’est l’avis de l’école hanbalite, et c’est l’avis de la majorité des compagnons, et beaucoup d’entre eux ont été catégoriques à ce sujet-là. »

Information utile : Le chaykh a dit :Le prophète a dit ce qui signifie : « La personne st influencé par le comportement de son compagnon, alors que chacun prenne garde qui il prend pour compagnon. »

-Jugement sur les animaux autorisés à la consommation.

Audio 10 (28.11.24) [p55-62] : Anais

Les avis des Malikites

Al-Qourtoubiyy est un savant malikite très connu, il a un grand tafsir, c’est dans son livre savant de Qordou en Andalousie et en Andalousie ils étaient malikites, il a dit dans son livre At-Tadhkirah ce qui suit[33] : « Chapitre : Ce qui est parvenu à propos de la récitation du Qou’ran auprès de la tombe au moment de l’enterrement et après l’enterrement et que la récompense de la récitation en faveur de ce défunt, la récompense des invocations qui sont faite en faveur de ce défunt, des demandes de pardon qui sont faites en faveur de ce défunt, et des aumônes qui sont faites en faveur de ce défunt parviennent au défunt, parviennent au mort. »

Al-Qourtoubiyy a dit également : « Certains de nos savants [c’est-à-dire les malikites] ont trouvé comme preuve pour la récitation du Qou’ran sur la tombe, dans le hadith de la branche verte que le Prophète ﷺ a coupé en deux, il a planté sur une des deux tombes une des moitiés et il a planté sur l’autre tombe une des moitié puis il a dit :

((  ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Que cela soit une cause pour que le supplice leur soit allégé tant que les tiges ne s’assèchent pas. »

Dans le Mousnad de Abou Dawoud At-Tayalisiyy le Prophète a placé une moitié sur une tombe et il a placé une autre moitié sur l’autre tombe et il a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Cela va les soulager tant qu’ils sont encore humides. » Al-Qourtoubiyy a poursuivi en disant : Dans le Mousnad de Abou Dawoud At-Tayalisiyy ce même hadith a été cité avec légèrement d’autres termes, il a placé sur une des deux tombes une moitié et sur une autre tombe l’autre moitié et il a dit ce qui signifie : « Cela va les soulager tant que les plantes sont encore vertes [qu’elles n’auront pas séché] ». Ils ont dit [les savants malikites de son école] ont déduit de cela que de planter des arbres ou des plantes et réciter le Qou’ran sur les tombes est autorisé, si le supplice est soulagé par des plantes, à plus forte raison le supplice est soulagé par la récitation d’un croyant qui récite le Qou’ran. » Fin de citation de Al-Qourtoubiyy.

Al-Qourtoubiyy poursuit et dit : « L’origine dans ce chapitre c’est l’aumône, le caractère autorisé de la récitation en faveur du défunt est déduite à l’origine de l’aumône, il a dit, il n’y a pas de divergence à propos de l’aumône, tout comme la récompense de l’aumône parvient au défunt [il n’y a pas de divergence], également la récitation du Qou’ran, les invocations, l’istighfar (la demande de pardon) également leurs récompenses parviennent au défunt, puisque tout cela ce sont des aumônes, l’aumône n’est pas spécifique à l’argent. On peut faire aumône d’une récitation du Qou’ran, c’est comme une aumône en arabe on appelle cela sadaqah.

Ibnou l-Hajj un autre savant malikite dans son livre « Al-Madkhal » a dit ce qui suit : « S’il récite chez lui à la maison et qu’il offre la récompense au mort, la récompense lui parviendra, si après avoir récité, il fait don de sa récompense [au défunt], ou bien il dit : « Ô Allah fait que cette récompense lui soit accordée », ceci est une invocation de récompense pour qu’elle parvienne à son frère, et la récompense parvient sans divergence. » Fin de citation de Ibnou l-Hajj. »

Ibnou l-Hajj est connu chez les malikites pour être très intransigeant pour blâmer les mauvaises innovations donc si c’était une mauvaise innovation il l’aurait blâmé sans aucun doute.

Un autre savant malikite qui était un moufti d’Egypte des malikites : Le chaykh Mouhammad ^Illaych dans son livre Minahou l-Jalil charh Moukhtasar Khalil  c’est un livre de référence chez les malikites, il a fait un commentaire, après avoir mentionné qu’il y a des malikites qui ont dit qu’on ne récite pas pour le défunt, il a dit ce qui suit[34] : « Ibnou ^Arafah un grand savant malikite enterré à Tunis, a dit : ^Iyad a accepté l’argumentation [grand savant malikite enterré à Marrakech, il fait parti des sept hommes et c’est celui qui a écrit Ach-Chifa] de certains savants dans le fait qu’il est recommandé de réciter sur la tombe, et l’argument qu’ils ont trouvé dans le hadith des deux branches de palmier, c’est ce que Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agréé a dit. Ibnou Rouchd c’est un autre savant malikite [attention il y a le grand père qui était un grand savant et le petit fils qui a mal tourné, les orientalistes citent le petit-fils car ça les arrange. Ici on parle du grand-père, Ibnou Rouchoud] dans ses « Nawazil » a dit : Si quelqu’un récite le Qou’ran et qu’il offre la récompense de sa récitation au défunt, cela est autorisé et le défunt obtient la récompense si Allah ta^ala le veut et par Allah est la réussite. » Fin de citation de ce qu nous avons rapporté du Chaykh Mouhammad ^Alaych dans son livre Minahou l-Jalil commentaire du Moukhtasar Khalil.

Le Chaykh Ahmad Ad-Dardir [autre savant malikite très connu a fait un autre commentaire du Moukhtasar Khalil [ce livre revient souvent en tant que référence chez les malikites] qu’il a appelé « Ach-Charhou l-kabir » il a dit : « Les plus récents [c’est-à-dire les plus récents des savants malikites] sont d’avis qu’il n’y a pas de mal dans la récitation du Qou’ran et dans le fait de faire du dhikr et d’offrir la récompense au défunt, et la récompense lui parviendra in cha’a Allah et c’est la voie des vertueux, des gens de al-kachaf. » Fin de citation.

Ad-Dousouqiyy dans sa Hachiyah [ajout] du livre « Ach-Charhou l-kabir » de Ad-Dardir [qui lui-même a fait un commentaire de Moukhtasar Khalil], il a dit ce qui suit[35] : « Ibnou Hilal a dit dans son livre « An-Nawazil » : Ce que Ibnou Rouchd a donné comme fatwa et qui a été rejoint par plus d’un de nos imams en Andalousie, c’est que le défunt profite par la récitation du Qou’ran honoré et le bénéfice lui parvient, il aura la récompense si le récitateur offre la récompense au défunt, et c’est l’acte qu’on fait les musulmans d’est en ouest et ils ont dédié beaucoup de biens pour cela, Les waqf et cette pratique s’est pratiquée depuis des époques révolues [depuis longtemps]. » fin de citation de Ad-Dousouqiyy.

En plus de ce qui a été précédemment mentionné, nous rajoutons à la parole du mouhaddith des terres marocaines, le chaykh ^Abdou l-Lah Al Ghoummariyy que Allah Lui fasse miséricorde, dans une épitre qu’il a appelé « Tawdihou l-Bayan liwousouli thawab l-Qour’an » « l’indication claire que la récompense du Qou’ran parvient » sous-entendu au défunt, il a dit ce qui suit[36] : « C’est une recherche qui a été authentifiée et qui est utile dans laquelle j’ai présenté que la récompense de la récitation du Qou’ran parvient au défunt si le récitateur lui offre cette récompense par sa parole donc il prononce il dit : « o Allah fais parvenir » ou par son intention, il y a une divergence après que j’ai passé en revue les différents avis et leurs preuves, et j’ai répliqué aux prétendus arguments de ceux qui interdisent cela pour prouver la faiblesse de l’avis qu’ils ont retenu. »

Pour ce qui est de l’intention ou est ce qu’il faut dire « O Allah fais parvenir la récompense de cette récitation à untel », il y a divergence, les chafi^ites sont pour qu’il fasse absolument l’invocation. Nous allons conclure ce livre

Conclusion

Si ceux qui interdisent la récitation en faveur du défunt et prétendent que ce n’est pas utile disent : N’y a-t-il pas un hadith mais ce hadith ne prouve pas qu’il est interdit ou qu’il n’y a pas d’intérêt à réciter le Qou’ran pour un défunt, dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :

((  ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Lorsque l’homme meurt il n’a plus d’actes sauf à partir de trois choses, une aumône qui court, une science dont les gens profitent ou un enfant vertueux qui lui fait des invocations. » La réponse : Ce hadith ne parle pas de ce que l’autre pourrait offrir comme récompense, il parle des actes dont la personne elle-même est responsable, donc les récompenses des actes qu’elle a accompli ne vont pas augmenter puisque la personne ne fait plus d’actes mais le fait que le défunt profite et tire bénéfice des actes d’autrui, cela rien ne l’empêche. donc ce hadith indique que la personne elle-même ne fait plus d’actes, dans le sens qu’elle n’a plus de récompenses de ce qu’elle pourrait faire elle-même ça ne veut pas dire qu’elle ne tire pas de récompenses de ce que d’autres pourraient faire pour elle. Preuve en est que le défunt profite des invocations que lui font les autres, c’est connu dans les pays musulmans lorsque quelqu’un a perdu ses parents on dit « Allah yarhamouhou » , que Dieu lui fasse miséricorde et ceci est une invocation pour lui, le défunt profite de l’invocation de autres et il profite de l’aumône qui est faite par les autres pour lui, c’est connu que les gens font des sadaqah pour le défunt, le défunt profites des invocations et des aumônes que font les autres pour lui, même si ce n’est pas son fils, il va profiter. De même le défunt va profiter des invocations de celui qui récite le Qou’ran, si le récitateur du Qou’ran dit : « O Allah fais parvenir les récompenses de ma récitation à Untel » par la volonté de Dieu ça lui parviendra.

Avertissement : Ce que font certains musulmans qui récitent la Fatihah et offrent la récompense au Prophète ﷺ, le mouhaddith du Maroc le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Ghoummariyy que Dieu lui fasse miséricorde, dans son livre « Ar-Raddou l-mouhkamou l-matin » a dit ce qui suit[37] : « Pour moi rien n’empêche d’offrir la récompense du Qou’ran ou autre au Prophètemême si la récompense de ce que fait sa communauté comme biens lui parvient [car c’est lui qui nous a enseigné ce bien, chaque fois qu’un membre de sa communauté fait un bien le Prophète gagne des récompense] parce qu’il n’y a pas eu de preuve qui empêche d’offrir cette récompense et le fait que les compagnons ne l’aient pas fait n’indique pas que c’est interdit. »

Les actes doivent être mesurés selon la loi de l’islam, ce qui est conforme est bon, ce qui n’est pas conforme n’est pas bon, ce n’est pas selon ce que le Prophète a fait ou n’a pas fait car sa vie n’a pas suffi pour faire tout ce qui est faisable, il a donné les règles et les compagnons également.

Ibnou ^Abidin dans son livre « Raddou l-mouhtar ^ala d-dourri l-moukhtar » sous un chapitre intitulé : « Questions à propos d’offrir la récompense de la récitation au Prophète ﷺ. »

Dans ce chapitre il a indiqué que Ibnou Hajar Al ^Asqalaniyy a cité dans son livre « Al-fatawa l-fiqhiyyah » que l’égaré Ibnou Taymiyah a prétendu qu’on ne pouvait pas offrir la récompense de la récitation au Prophète ﷺ parce qu’en raison de son haut degré, on n’ose pas faire avec lui que ce qu’il a autorisé de faire en l’occurrence l’invocation en faveur du prophète as salatou ^ala nabiyy et la demande al-wasilah. Ibnou Hajar a dit ce qui suit[38] : Il est parvenu de As-Soubkiyy et d’autres qu’ils ont répliqué intensément à Ibnou Taymiyah que pareille chose ne nécessite pas d’autorisation particulière : quand tu offres quelque chose au Prophète tu n’as pas besoin d’autorisations particulières et il cite des exemples N’as-tu pas vu que le fil de ^Oumar Abdou l-Lah a fait des ^oumrah pour le Prophète ﷺ après sa mort sans qu’il ne les lui ait recommandé ? Et Ibnou l-Mouwaffaq qui est du degré de Al-jounayd, un grand savant, il a fait 70 pèlerinages pour le Prophète ?  Et Ibnou s-Siraj a terminé la récitation du Qou’ran plus de dix-milles fois pour le Prophète, ces savants ont une meilleure compréhension de la religion que ces rigolos de notre époque et il a fait des sacrifices pour lui également, il a égorgé des moutons pour le Prophète. »

Le chaykh a dit : J’ai vu la même chose que ce qui vient d’être cité écrit pas la main du Moufti des hanafites Ach-Chihab Ahmad Ibnou ch-Chalabiyy l’auteur de sahibou Al-Bahar, il a rapporté du chaykh At-Taybah de An-Nouwayriyy donc il a dit la même chose c’est-à-dire que les hanafites disent cela également. Parmi ce qu’il a rapporté c’est que un savant hanbalite Ibnou ^Aqil a dit : « il est recommandé de lui offrir la récompense de la récitation ﷺ. » On cite le hanbalite car les wahhabites se réclament hanbalites on leur dit même les hanbalites véritables disent que c’est recommandé d’offrir la récompense au Prophète.

J’ai dit : La parole de nos savants qu’il est permis que l’on consacre la récompense de son œuvre pour autrui, quand on dit autrui est inclus en cela le Prophète ﷺ car il est plus prioritaire pour qu’on lui offre, puisque c’est lui qui nous a sauvé de l’égarement et il y a en cela une sorte de remerciement et de reconnaissance, et celui qui est accompli, il admet l’augmentation dans son caractère accompli, le Prophète est accompli mais il admet d’augmenter encore en degrés ce n’est pas quelque chose que la raison ou les textes rejettent.

Quant à ceux qui empêchent d’offrir la récompense au Prophète, ils ont dit cela c’est comme si tu veux réaliser quelque chose qui est déjà réalisé car toutes les œuvres de sa communauté sont dans la balance des œuvres du Prophète, on leur répond que rien n’empêche cela car Allah nous a appris qu’Il a élevé en degrés le Prophète et Il nous a ordonné de faire l’invocation en sa faveur en disant « Allahoumma s-salli ^ala Mouhammad » et Allah sait plus que tout autre.

Également il y a eu divergence à propos de la phrase qui a fait que cela soit une augmentation en honneur pour le Prophète, ils ont dit on ne dit pas cette phrase car c’est une phrase que le chaykh de l’islam Al-Boulqiniyy et le Hafidh Ibnou Hajar ont empêché de dire car il n’y a pas eu de preuve en faveur de cette phrase « augmente le en honneur ». Comment la réplique est venue ? Ibnou Hajar Al-Maqiyy dans « Al-Fatawa Al-Hadithiyyah » a dit que la parole de Alla:

﴿ 

(wa qoul : Rabbi zidna ^ilma) qui signifie : « Et dis [Ô Mouhammad] : Ô Seigneur augmente-moi en connaissance » et le hadith de Mouslim dans lequel le Prophète ﷺ disait dans ses invocations :

((  ))

ce qui signifie : « Fais que la vie soit une cause pour moi d’augmentation en tout bien» C’est une preuve que le degré du Prophète ﷺ et son caractère accompli admet l’augmentation en connaissance et en récompenses et tous les degrés.

Il a été rapporté parmi les invocations quand tu regardes la Ka^bah tu dis une invocation : « Ô Allah augmente celui qui vient pour visiter la Ka^bah [pour le pèlerinage ou une ^Oumrah] en honneur en gloire. » Autrement dit « quiconque vient pour glorifier la Ka^bah, pour faire la ^Oumrah, ô Allah augmente le en honneur ». Parmi ceux qui sont venus pour visiter la Ka^bah il y avait les prophètes, donc cette phrase « augmente en honneur » s’applique aussi aux prophètes, c’est même une preuve que quand tu demandes à ce que Allah les augmente en honneur c’est recommandé. Cette même phrase de demande d’augmentation en honneur du Prophète a été employée par An-Nawawiyy dans les deux introductions de ses deux livres, « Ar-Rawdah » et « Al-Minhaj », et il a été précédé en cela par Al-Halimiyy et son compagnon Al-Bayhaqiyy. Al-Boulqiniyy quand il a dit qu’on n’augmente pas l’augmentation en honneur du Prophète, qui lui a répliqué ? Et le Chaykh de l’islam Al-Qayatiyy a répliqué à Al-Boulqiniyy et Ibnou Hajar, et son compagnon Ach-Charaf Al-Mounawiyy a été d’accord avec lui dans sa réplique, il a été d’accord avec eux leur compagnon l’imam des hanafites Al-Kamal fils de Al-Houmam, donc eux étaient des chaféites mais leur compagnon était un hanafite et il était daccord avec eux qu’on peut dire : « Ô Allah augmente le Prophète en honneur » contrairement à ce qu’ont dit Al-Boulqiniyy et Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy. Il est même allé plus loin Al-Kamal Ibnou l-Houmam en disant : Toutes les manières valides de faire l’invocation du Prophète ﷺ, il est valide de les employer pour demander l’augmentation en honneur du Prophète comme : [invocation citée en arabe]. Fin de citation.

Voyez comment il a considéré que demander l’augmentation en honneur est une cause qui implique le mérite de cette manière sur les autres qui sont parvenues, il y a là une déclaration explicite de la part de cet imam authentificateur qu’il y a le mérité à demander l’augmentation en faveur du Prophète ﷺ, après cela comment quelqu’un pourrait se donner l’illusion que ce serait quelque chose de défendu ? Et leur compagnon le chaykh de l’islam Zakariyya, était d’accord avec eux. » Fin de la parole de Ibnou ^Abidin

Information utile : Notre chaykh que Dieu l’agréé a dit Allah dit dans le Qou’ran honoré à propos de Ibrahim :

(inni dhabibou ila rabbi sayahdin)

Ce verset n’est pas expliqué selon le verset apparent. Le sens apparent de ce verset c’est que Ibrahim ^alayhi s-salam voulait immigrer de son pays qui était l’Irak car il vivait dans le royaume de An-Noumroud qui était l’Irak. Ibrahim est né en Irak et a trouvé que son peuple était tous d’accord pour adorer le soleil la lune et les étoiles, il leur a indiqué qu’ils n’est pas permis de les adorer mais ils n’ont pas voulu entendre son conseil et il a dit cette fameuse phrase qui figure dans le Qou’ran « inni dhahiboun ila Rabbi … ». Il visait par cela qu’il voulait partir en Palestine car elle n’est pas sous le règne de An-Noumroud, il pourrait adorer Allah en Palestine sans qu’il ne lui arrive de nuisance ou de préjudice. On dit que ce verset ne veut pas dire le sens apparent : « je vais aller vers mon Dieu » mais cela veut dire : » je vais aller vers l’endroit vers lequel Allah m’a ordonné de me diriger et qui s’appelle la Palestine ». A cette époque Ibrahim s’est déplacé en Palestine, puis quelques temps plus tard il est allé à la Mecque, il a laissé sa thouriyyah  Hajar et son fils Ismail, il les a laissé là-bas à la Mecque et il a invoqué Allah pour que les habitants de la Mecque puissent recevoir plusieurs sortes de biens, des fruits… de bon revenus, Allah a exaucé son invocation car la Mecque n’est pas une terre où il y a de l’agriculture et des fruits, ce ne sont que des montagnes complètement nues. Allah a ordonné à Jibril de déplacer le montagne de AtTa’if de Ach-Cham jusqu’à là-bas, Jibril a arraché cette montagne et l’a placé là-bas à côté de la Mecque, cette montagne existe encore jusqu’à maintenant et il y a une ville qui s’appelle AtTa’if du nom de cette montagne, les vignes et les arbres de grenades qui y sont donnes parmi les meilleurs qualités de raisins et de grenades. Et il y a d’autres fruits encore. Les gens riches de la Mecque quand ils veulent prendre des vacances vont à AtTa’if c’est là-bas qu’ils passent l’été car l’air y est plus frais qu’à la Mecque, il y a environ 80 km entre et la Mecque et AtTa’if. Cet endroit a un climat complètement différent de celui de la Mecque depuis la Mecque jusque Médine, tout le reste n’est pas comme le climat de AtTa’if.

Il est un devoir d’exempter Dieu de l’endroit, il est un devoir de l’exempter de la quantité petite ou grande, il est un devoir de l’exempter des mouvements et des immobilités, et de toute caractéristique des humains et de toutes caractéristiques des créatures.

Audio 11 (05.12.24) [] : Anicha

Le groupe wahhabite contredit leur chaykh Ibnou Taymiyyah sur cette question

Si nous allons citer l’avis de ce mauvais innovateur sur cette question ce n’est pas parce qu’il fait partie de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah ceux qui sont une référence pour faire connaître les sujets de la religion mais que pour sa parole à lui soit une preuve sur cette question contre le groupe des Wahhabites eux qui dénoncent les musulmans qui récitent du Qour’an ou la Fatihah et qui offrent la récompense aux morts musulmans. Je l’ai vu dans un cimetière dans un pays c’est comme s’ils interdisaient un mal très grave les gens qui voulaient réciter le Qour‘an ou invoquer Dieu ils interdisaient, tout un village voulait le faire et un il s‘est arrêté c’est un chaytan, c’est qui n’aime pas la récitation du Qour’an c’est un chaytan, il les a arrêtés soit disant bid^ah, on leur dit même celui que vous vénérez vous considérez sa parole plus que si c’était du Qour’an lui-même regardez ce qu’il a dit sur cette question.

Les wahhabites même s’ils sont devenus plusieurs groupes, on le voit il s’attaque les uns les autres, ils sont devenus plusieurs groupes qui ont des opinions, qui ont des avis, ils se répliquent les uns aux autres sauf qu‘il y a quelques choses qui les réunissent tous, c’est quoi, c’est la croyance des anthropomorphismes la croyance de l‘assimilation ça veut dire ils attribuent un corps à Allah et ils assimilent Allah aux créatures , et cette croyance de qui l’ont prise de Ibnou taymiyyah. Ibnou Taymiyah pour eux est celui qui leur donne leur religion, ce que Ibnou Taymiyyah considère comme bien eux ils considèrent comme bien et ce que Ibnou Taymiyyah considère comme mauvais eux ils le considèrent comme mauvais. Malheureusement tous ses groupes de wahhabites tellement ils font preuves d’outrance, c’est quoi l’outrance c’est le dépassement des limites de la loi, tellement ils font preuves d’outrance qu’ils ont rajouté aux égarements de Ibnou Taymiyah d’autres calamités nombreuses. Qu’est-ce qu’ils disent les wahhabites ? Ils disent que les musulmans qui utilisent la Soubhah par exemple certains ils font avec les os de chameaux ou bien des noyaux d’oliviers, du bois de kouk , ou d’autres du plastique pour faire un certain nombre de dhikr, on appelle Soubha en arabe. Donc ils disent que les musulmans qui utilisent la soubha ils commettent un péché, ils sont contraires à la loi de Dieu selon leur prétention corrompue, au point qu’un de leur référence Nasira Al-Albaniyy qui est mort il fait partie de ceux qui font preuves d’outrance parmi eux, a dit : c’est le symbole de Nasara. Les Wahhabites disent que celui qui accroche à son cou des versets du Qour’an ou des invocations qui sont rapportés du Prophète ou des compagnons, que c’est un associateur, et d’autres égarement qu’ils ont par rapport à la voie du Salaf. Ils prétendent suivre le Salaf mais en réalité ils le contredisent ils suivent le (50’14) de Ibnou Taymiyyah pas le (50’16) du salaf

Nous avons vu bon de citer l’avis de leur premier chef à ce sujet la récitation du Qour’an pour le défunt, en espérant qu’ils arrêtent de nuire, d’accuser, de déranger, d’attaquer ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah.

Ibnou Taymiyah a dit dans ses fatawa ce qui suit[39] : « Le Qour’an qui arrive dont la récompense parvient c’est le Qour’an qui a été récité par l’agrément de Dieu. »

Il a dit aussi[40] : « Celui qui récite le Qour’an pour l’agrément de Dieu et qui offre la récompense au défunt cela lui profitera. » Regardent-ils contredisent même Ibnou Taymiyah , eux ils disent que c’est interdit c’est bid^ah,regardez votre chef il a dit que c’est quelques choses de bien, deux choses soit vous ne le reconnaissez plus soit vous êtes dans l’erreur ; donc si vous ne le reconnaissez plus alors ne le suivez pas et donc ne dites pas comme lui que Allah est corps et s’il a raison et vous vous êtes trompés arrêter d’embêter les musulmans sur cette question dites comme lui.

Il a dit également[41] : « Il parvient aux morts la récompense de la récitation de sa famille, leur tasbih, leur takbir, et tout leur dhikr, s’ils offrent la récompense au défunt, elle lui parviendra. »

Et il a dit également [42] : « Allah n’a pas dit que l’homme ne profite que de ses propres œuvres à lui mais il a dit:

﴿ 

[sourate An-Najm verset 39 ] ce qui signifie : « L’homme ne possède que ce qu’il a œuvré », il n’a pas dit ne profite pas des œuvres d’autrui, ce que toi tu as fait cette récompense c’est toi qui la mérites elle est à toi ça ne veut pas dire que tu ne peux pas profiter des récompenses d’autrui, ça veut dire ce que tu as fait toi il est à toi et il explique que : L’homme ne possède que ces œuvres à lui et il ne mérite que cela mais pour ce qui est des œuvres d’autrui alors c’est pour autrui , tout comme la personne ne possède que ses propres bien à lui il possède ce qui est profitable, mais le bien d’autrui et le profit d’autrui c’est pour autrui, mais si quelqu’un lui fait un don c’est permis, de même s’il lui fait don de ce qui lui est profitable, Allah lui profite par cela, tout comme il peut profiter des invocations pour lui, tout comme il peut profiter des aumônes qui sont fait pour lui, et donc il va profiter de tout ce tout ce qui lui parvient de tout musulman que soit quelqu’un de ces proches parents ou autres , tout comme il profite de la prière et de leur invocation au niveau de sa tombe. »

Quand ils font prière funéraire pour lui n’est-ce pas qu’il va profiter, quand ils font des invocations au niveau de sa tombe il profite, c’est pas un sunnite qui a dit cela c’est Ibnou Taymiyah, et c’est dans son livre , c’est les Wahhabites qui les impriment ces livres tome 24 page 367 , ça c’est le chaos ,ça leur donne la preuve, bien sûr parce qu’ils parlent , ils parlent , certains ils ne sont pas rigoureux ils ne cherchent pas, regardez dans ces livres ; et eux ils se contredisent. Ici il a dit vrai sur ce point-là c’est vrai qu’il a dit, c’est pour ça que nous en le cite pas parce qu’on le considère comme référence mais pour pouvoir répliquer à ceux qu’ils suivent. On dit détromper vous, arrêter de le suivre dans ses égarements prenez les choses correctes qu’il a dit, et suivez ‘Ahlou s-Sounnah et arrêter de le suivre. Parce que c’est lui qui vous a amené à croire que Allah est un corps il leur a enseigné que Allah est corps établi sur le trône. Même Ibnou Batouta il a rapporté de lui dans son livre, il est parti à Damas, alors Ibnou Taymiyah était à Damas il était dans la mosquée d’omeyyade il a entendu, il a rapporté dans ses récits, c’est très connu Ibnou Batouta c’est faqih marocain, il a dit ibnou Taymiyah a dit que Allah il descend comme moi je descends et il est descendu d’une marche sur le minbar. Alors que les savants se sont mis à le dénoncer un grabuge, pour vous dire c’est lui qui le tachbih à large échelle, c’est lui la cause de cet égarement, c’est quelqu’un qui a ouvert la grande brèche dans l’islam. Le Chaykh a dit : la fitna des wahhabites ressemble à la fitna de Ad-Dajjal, comment Ad-Dajjal beaucoup tombe dans son piège, les wahhabites aussi sont tombés dans leur fitna. Que Dieu nous préserve ainsi que nos familles et nos biens aimés. Que Dieu préserve la communauté de leur égarement. Que Allah fasse que ‘Ahlou s-Sounnah l’emporte. Que les gens apprennent la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et applique de cette enseignements. Que Allah fasse que nous soyons tous de ceux qui apprennent de ce qui leur est utile, qui enseigne à autrui et qui profite à autrui, et qui fasse qu’autrui est des cœurs qui soit ouvert et profite par leur parole pour qu’il soit bien guidé. Que Allah nous pardonne ainsi qu’à nos parents musulmans, à ceux qui ont un droit sur nous, ceux qui ont été une cause de bien pour nous, que Allah les rétribue en bien tous jusqu’à notre Prophète ^alayhi salatou wa Salam, que toute la chaîne de ce que nous avions profité, ceux qui sont vivant et ceux qui sont mort que Allah les rétribue en bien. Amine 


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[7] p 97

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[15] Marwouziyy est entre Marwou r-Roudh et Marwou c-Chahijan une ville à Khourasan en Ouzbékistan

[16] ‘It-hafou s-sadatou l-Mouttaqin

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[29] tome 2 page 4 à 124

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[39] tome 24 page 300

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[41] tome 24 page 367

[42] tome 24 page 367

La conquête motivée par la foi pour répliquer à la corruption du parti dit de la libération

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

بسم الله الرحمن الرحيم

الحمد لله رب العالمين، والصلاة والسلام على سيد المرسلين محمد، وعلى ءاله وصحبه الطيبين الطاهرين وبعد:

فإنه ظهرت جماعة من الناس يسمون «حزب التحرير» يحرّفون دين الله، وينشرون الأباطيل، ويثيرون الخلافات التي لا معنى لها. وقد أسس هذا الحزب رجل يسمى تقي الدين النبهاني ادعى الاجتهاد وخاض في الدين بجهل، فوقع في التحريف والتكذيب لكتاب الله وسنة رسوله صلى الله عليه وسلم، وخرق الإجماع في مسائل من أصول الدين وفروعه.

Il y a un groupe de gens qui sont apparu qui se sont appelés ce qui signifie la partie de la libération (Hizbou t-tahrir). Ils déforment la religion agréée par Allah et ils diffusent des choses fausses. Et ils provoquent des conflits qui n’en pas de sens, des conflits entre les gens qui ne sont pas utiles, ils provoquent des conflits entre les gens qui sont inutiles.

Le fondateur de cette partie s’appelle Taqiyyou d-din An-Nabahaniyy. C’est un homme qui a prétendu être un moujtahid, et il a abordé les sujets de la religion mais avec ignorance. Ce n’est pas en connaissance de causes qui parle de la religion.

 Il s’est retrouvé dans la falsification et le démenti du livre de Allah et de la Sounnah de son Messager que Dieu l’agrée. Et il a contredit l’unanimité sur les questions de fondements de la religion et ses ramifications. Quand on parle de fondement c’est de la croyance et qu’on parle des ramifications ce sont des lois de la jurisprudence ? Lui il a prétendu être moujtahid, il a abordé des sujets de la religion avec ignorance, il s’est retrouvé dans la falsification et le démenti du livre de Allah et du Messager, et il a contredit le consensus de l’unanimité sur des questions des fondement de la religion que des ramifications.

فقيامًا منَّا بالواجب الذي افترضه الله علينا وهو الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر، ونصح المسلمين وتحذيرهم من هذا الحزب وأقواله كتبنا هذه الأوراق على وجه الاختصار ذاكرين أقوالهم ومفندين ءاراءهم، محتجين عليهم بالكتاب والسنة وإجماع الأمة وأقوال العلماء فإن التحذير من أهل الضلال أمر واجب، فكما أن التحذير ممن يغش المسلمين في السلع واجب، فالتحذير ممن يدسّ في الدين ويحرفه ويفتري على الله ورسوله واجب من باب أولى، قال الله تعالى: {ولتكُنْ منكُم أمَّةٌ يدعونَ إلى الخيرِ ويأمرونَ بالمعروفِ وينهَونَ عن المنكرِ} [سورة ءال عمران/104]، وقال أبو علي الدقاق: «الساكت عن الحق شيطان أخرس».

Regardez comment le Chaykh, il explique ce qu’il en train de faire, cela nous aide nous de faire la bonne intention : Pour nous acquitter du devoir que Allah nous a ordonné d’accomplir, à savoir pour ordonner le bien et interdire ce qui est blâmable, et pour donner le conseil aux musulmans, et pour les mettre en garde contre ce partie et ses prétentions, et les déclarations de ce partie. Nous avons écrit ses feuillets de manières abrégés afin de rapporter leur déclaration, et pour réfuter leurs opinions en leur amenant les preuves contre eux à partir du livre c’est à dire le Qour’an, de la Sounnah (la parole du Prophète), le consensus de la communauté et les paroles des savants.

Et il explique : La mise en garde contre les gens de l’égarement est un devoir ce n’est pas juste une partie de discussion futile, la mise en garde contre l’égarement est un devoir, tout comme la mise en garde contre celui qui trompe les musulmans dans la marchandise est un devoir. Si tu sais qu’un marchand qui vend de la patate, tu sais qu’il trompe les musulmans il met en haut les belles patates et à l’intérieur tout ce qui est pourri, quand tu lui dis donnes moi il te donne tout ce qui est pourri, il trompe les gens ou bien il dit donne-moi un kilo il lui fait payer 1kg et il lui donne 800g. Mettre en garde contre celui qui trompe dans la marchandise envers les musulmans c’est un devoir. La mise en garde contre celui qui falsifie la religion, qui calomnie Dieu et son Messager, qui mets en garde contre Allah et le Messager, est un devoir à plus forte raison. Si la mise en garde contre celui qui trompe dans la marchandise est un devoir. Qu’est ce qui est le plus important celui qui trompe dans la marchandise ou celui qui trompe sur la religion C’est la mise en garde contre celui qui trompe dans la religion qui est plus importante.

Dieu dit :

﴿ 

[Ali ‘Imran/104] ce qui signifie : « Qu’il y est parmi vous des gens qui appellent au bien, qui ordonnent le bien et qui interdisent ce qui est blâmable. » C’est une obligation d’ordre collectif qu’il est parmi vous des gens qui appellent au bien, qui ordonnent le bien et qui interdisent ce qui est blâmable, c’est à ce titre la que le Chaykh met en garde contre ce partie. Abou ^Aliyy Ad-Daqqaq a dit : «Celui qui i qui ne dénonce pas le mal est comme un chaytan muet.»

Après cette introduction Chaykh aborde maintenant sujet par sujet ce que ce partie dit.

موافقة حزب التحرير لاعتقاد المعتزلة

يقول زعيمهم تقي الدين النبهاني في كتابه المسمى الشخصية الإسلامية( ) ما نصه: «وهذه الأفعال ـ أي أفعال الإنسان ـ لا دخل لها بالقضاء ولا دخل للقضاء بها، لأن الإنسان هو الذي قام بها بإرادته واختياره، وعلى ذلك فإن الأفعال الاختيارية لا تدخل تحت القضاء» اهـ، ويقول في نفس الكتاب( ) ما نصه: «فتعليق المثوبة أو العقوبة بالهدى والضلال يدل على أن الهداية والضلال هما من فعل الإنسان وليسا من الله» ا.هـ، وكذا يذكر في كتابه المسمى بـ: «نظام الإسلام»( ).

Premier Chapitre :  La conformité de ce partie avec les croyances des Mou^tazilah

Taqiyyou d-din An-Nabahaniyy dans son livre qui s’appelle « la personnalité islamique » Tome 1 première partie page 71 et 72 dit : « Ces actes (c’est à dire les actes des êtres humains) n’ont rien avoir avec la prédestination et la prédestination n’a rien avoir avec ces actes, [regarder comment il justifie, il dit] parce que c’est l’être humain qui les ont faits par sa volonté et son choix, c’est de la mécréance ce qu’il dit c’est pour cela que les actes délibérés ne sont pas concernés par la prédestination. »

Il dit également dans le même livre Tome 1 première partie page 74 : «Le fait que la récompense et le châtiment dépende de la bonne guidée et de l’égarement prouve que la guidée et l’égarement sont l’acte de l’homme et non pas de Dieu» selon lui, là aussi c’est une croyance des mou^tazilah et c’est de la mécréance.

Il dit la même chose dans son livre intitulé ce qui signifie « le système de l’islam » page 22 , c’est clair que cette homme a la croyance des mou^tazilites, parce la croyance des musulmans à ce sujet est que c’est par la volonté de Allah qu’il y a le bien et le mal , et que l’acte de l’être humain c’est Allah qui le crée conformément à une prédestination ; c’est que Allah qui sait qu’est-ce que cette être humain va faire et qui a voulu ce que l’être humain va faire.

الرد:

هذا الكلام مخالف للقرءان والحديث وصريح العقل. فأما القرءان فقد قال الله تعالى: {وخلَقَ كلَّ شىءٍ فقدَّرَه تقديرًا} [سورة الفرقان/2]، وقال:{واللهُ خلقكم وما تعملون} [سورة الصافات/96]، وقال:{إنَّا كلَّ شىءٍ خلقناه بقدَر} [سورة القمر/49]، والشىء هنا شامل لكل ما يدخل في الوجود من أجسام وحركات العباد وسكونهم، ما كان منها اختياريًّا وما كان منها اضطراريًّا، والأفعال الاختيارية أكثر بكثير من غير الاختيارية. فلو كان كل فعل اختياري من العباد بخلق العبد لكان ما يخلقه العبد من أعماله أكثر مما يخلقه الله من أعمال العباد، والشىء معناه في اللغة الموجود، وهذه الأعمال أعمال الإنسان الاختيارية موجودة.

Maintenant on va voir la réplique, voyez comment le Chaykh il procède il cite où il a cité ensuite il réplique. Déjà dès le début le Chaykh annonce la couleur, qu’est-ce qu’il dit :

La réplique :

Ces paroles sont contraires au Qour’an, aux hadiths et aux preuves rationnelles claires. Pour ce qui est du Qour’an, Allah ta^ala dit :

﴿ 

[Al-Fourqan/2] ce qui signifie : « Il a créé toutes chose et il lui a donné une prédestination », et il dit :

﴿ 

[As-Saffat/96] ce qui signifie : « Allah vous a créé ainsi que ce que vous faites », c’est clair que nos actes c’est Allah qui les a créés, et Allah dit :

﴿ 

[Al-Qamar / 49] ce qui signifie : « Nous avons créé toutes choses avec une prédestination. » Le mot « chay » selon une prédestination c’est tout ce qui entre en existence. Tout ce qui entre en existence Allah l’a créé conformément à une prédestination. Cela englobe les corps, les mouvements, les esclaves et leurs immobilités, donc tout ce qui entre en existence c’est Allah qui le crée. Ce que dit le fondateur des Hizbou t-tahrir contredit le Qour’an, et c’est de la mécréance.

Les actes délibérés et des actes involontaires, les deux, aussi bien que des actes délibérés que des actes involontaires, et de l’être humain lequel se produit le plus, ce sont les actes délibérés. Et les actes délibérés sont de loin plus nombreuses que celle qui sont des actes involontaires. Si chaque acte délibéré des esclaves était créé par l’esclave lui-même, alors ce que l’esclave crée de ses propres actes aurait dépassé ce que crée Dieu parmi les actes des esclaves. N’est pas qu’on a dit que les actes délibérés sont plus nombreux que les actes. Ses égarés qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que les actes délibérés c’est l’esclave qui le crée et que les actes involontaires c’est Allah qui crée. Si tel était le cas alors ce que crée l’esclave de ses propres actes serait plus nombreuses que ce que Allah crée, les actes des esclaves ; ce qui est impossible. Le mot « Chay » dans la langue c’est ce qui est existé. Et ces actes de l’être humains , les actes délibérées de l’être humain existent ça s’appelle « Chay », Allah dit tout chay a créé conformément à une prédestination.

فثبت أن قول النبهاني هو ردّ للنصوص القرءانية والحديثيَّة، قال الله تعالى:{فمن يهدي من أضلَّ اللهُ} [سورة الروم/29]، وقال تعالى إخبارًا عن موسى :{إن هي إلاَّ فتنتُك تضِلُّ بها من تشآءُ} [سورة الأعراف/155]، وقال تعالى :{إنَّك لا تهدي من أحببْتَ ولكنَّ اللهَ يهدي من يشآءُ} [سورة القصص/56]، أي لا يخلق الاهتداء في قلوب العباد إلا الله. وفي قوله تعالى :{تُضِلّ بها مَن تشآءُ وتهدي من تشآءُ} تصريح ظاهر بأن الله هو الذي يخلق الاهتداء في قلوب من شاء أن يهديهم، والضلالة في قلوب من شاء أن يضلهم، ولا معنى في اللغة لقوله تعالى :{تضِلُّ بها من تشآءُ} إلا أن الله يخلق الضلالة في قلب من يشاء، وأنه يخلق الاهتداء في قلب من يشاء هو أي الله، لأن الضمير في قوله :{تُضِلُّ} وقوله :{تشآءُ} لا مرجع له إلا إلى الله، ولا يحتمل إرجاعه إلى العبد. فما ذهب إليه حزب التحرير معارضةٌ ظاهرة لكتاب الله.

Il est ainsi confirmé que la parole de An-Nabahaniyy est une réfutation des textes du Qour’an et des hadith. Allah dit :

﴿ 

[Sourate Ar-Roum/ ] ce qui signifie : « Qui donc guide celui que Dieu égare ». Cet homme a contredit les verset du Qour’an comme le confirme Chaykh avec ce verset dans lequel Allah a dit :

﴿ 

[Sourate Al A^raf/45] ce qui signifie : « Ce n’est qu’une épreuve de ta part par lequel tu égares qui il veut» Notre maître Mouça ^alayhi s-salam lorsqu’il a trouvé son peuple en train d’adorer un veau a dit cela. Et Allah ta^ala il égare qui il veut, celui qui s’est trouvé bien guidé qu’il remercie Allah.

Et Dieu dit :

﴿ 

[Al-Qasas / ] ce qui signifie : « Certes tu n’arrives pas à créer pas la guidée dans le cœur de qui tu voudrais qui soit bien guidée , mais Allah qui guide qui il veut» c’est-à-dire seul Allah crée la bonne guidée dans les cœurs des gens. Et la parole de Dieu :

﴿ 

[Al-A^raf/ ] ce qui signifie : « Tu égares qui tu veux et tu guides qui tu veux », c’est une annonce claire que c’est Allah qui crée la bonne guidée dans le cœur de ceux pour qui il veut la bonne guidée, et c’est Allah qui crée l’égarement dans le cœur de ceux qu’il veut égarer.

Du point de vue de la langue arabe « Tu égares qui tu veux »il n’y a pas d’autre possibilité si ce n’est que c’est Allah qui égare ce qui il veut égarer car le terme ici c’est  » tu », là c’est le verbe qui décliné d’une certaine manière qui indique qu’il a un pronom de la deuxième personne du singulier. Tu égares par elle, par cette épreuve qui tu veux. Donc il n’y a pas d’autres sens dans la langue si ce n’est que Allah qui égare dans le cœur de qui il veut égarer. Et que c’est Allah qui crée la bonne guidée dans le cœur de qui il veut la bonne guidée car le pronom des deux verbes « toudillou » et « tacha’ » n’a pas d’autre possibilité dans cette phrase si ce n’est que Allah, forcément ce nom se rapporte à Allah. Il n’y a pas de possibilité que ce pronom se rapporte à l’esclave, ce n’est pas possible qu’il se rapporte à l’esclave.

وكلام زعيمهم مخالف أيضًا لقوله تعالى :{ونُقلّبُ أفئِدتَهم وأبصارَهُم} [سورة الأنعام/110]، فقد أخبر الله في هذه الآية بأن عمل العبد القلبي وعمله الذي يعمله بجوارحه من فعل الله تعالى فهل لهم من جواب على هذه الآية؟!.

Ce que prétend Hizbou t-tahrir est une contradiction claire avec le Livre de Dieu. La parole de leur chef est également contraire au verset :

 ﴿ 

[Al-An^am/110] ce qui signifie : « Et nous faisons changer leur cœur et leur regard». Dans ce verset Allah nous apprend que l’acte de l’esclave qui accomplit par son cœur, et que son acte qu’il fait à l’aide de ses organes sont tous une manifestation de l’acte de Dieu. Est-ce qu’ils ont une réponse à ce verset. Déjà les cœurs et la vue, la vue  acte avec les organes et le cœur un actes du cœur.  Vous voyez c’est Allah qui est le créateur de tout cela c’est Allah qui fait changer tout cela.

18.04.24 :

وقال تعالى:{وَمَا هُم بِضَآرِّينَ بِهِ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ بِإِذْنِ اللهِ} [سورة البقرة/102]، أي إلا بمشيئته، لأن الإذن هنا لا يصح تفسيره بالأمر لأن الله لا يأمر بالفحشاء، فتعين تفسيره هنا بالمشيئة، والسحر من الأفعال الاختيارية.

وقال تعالى :{وَإِن تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُواْ هَذِهِ مِنْ عِندِ اللهِ وَإِن تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُواْ هَذِهِ مِنْ عِندِكَ قُلْ كُلٌّ مِّنْ عِندِ اللهِ} [سورة النساء/78]،

Dans un autre verset : le verset 78 de Sourate An-Niça :

﴿ 

ce qui signifie : « Si un bien qui leur arrives qu’ils disent de la part de Dieu et si c’est un mal qu’il dise ils disent que c’est de ta part .Dis tout est de la part de Dieu.» Cela veut dire que c’est Allah qui est le créateur.

وقال :{وحِيل بينهم وبين ما يشتهون} [سورة سبأ/54]، وقال :{} [سورة هود]، وقال :{إِن كَانَ اللهُ يُرِيدُ أَن يُغْوِيَكُمْ} [سورة الأنعام/34] وقال :{كَذَلِكَ زَيَّنَّا لِكُلِّ أُمَّةٍ عَمَلَهُمْ} [سورة البقرة/108]، وقال: {خَتَمَ اللهُ عَلَى قُلُوبِهمْ وَعَلَى سَمْعِهِمْ وَعَلَى أَبْصَارِهِمْ غِشَاوَةٌ} [سورة النساء/155] وقال :{بَلْ طَبَعَ اللهُ عَلَيْهَا بِكُفْرِهِمْ} [سورة يونس/100]، وقال :{وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَن تُؤْمِنَ إِلاَّ بِإِذْنِ اللهِ} [سورة التكوير/29]، وقال :{وَمَا تَشَآءُونَ إِلاَّ أَن يَشَاء اللهُ رَبُّ الْعَالَمِينَ} [سورة السجدة/13]، وقال:{وَلَوْ شِئْنَا لآتَيْنَا كُلَّ نَفْسٍ هُدَاهَا} وقال:{حَبَّبَ إِلَيْكُمُ الإِيمَانَ وَزَيَّنَهُ فِي قُلُوبِكُمْ} [سورة الحجرات/7]، إلى سائر ما ورد في كتاب الله عزَّ وجلَّ في هذا المعنى من أن الله عزَّ وجلَّ هو المعطي بمنّه وفضله من يشاء من عبيده الإيمان وهو محببه إليه ومزيّنه في قلبه وهاديه إلى الصراط المستقيم،

Et dans sourate Saba verset 54 ce qui signifie : « Ils ont été privé de ce qu’il désire » c’est à dire qu’ils ont été privés de ce qu’il désire. Dans Sourate Houd verset 34 ce qui signifie : « Si Dieu veut il vous égare. » Dans verset 108 de Sourate Al-An^am Allah dit ce qui signifie : «Et ainsi nous insiste chaque communauté à faire ce qu’elle fait ». Cela veut dire c’est Allah qui crée, ce qui font bien c’est Allah qui le leur crée, ce qui font le bien c’est Allah qui le leur crée. Dans sourate Al Baqarah verset 7, Allah dit ce qui signifie : « Allah leur a enveloppé le cœur et l’ouïe, et leur vue d’une membrane.» Cela veut dire que Allah les a égaré. Dans sourate An Niça’/ 155 : «Allah leur a scellé le cœur à cause de leur mécréance ». C’est comme si leur cœur a été fermé. Généralement le sceau est avec une bague. Qu’est-ce qu’ils font avant ils écrivent une lettre après il met déçu de la cire et il met son tampon pour que les gens n’ouvrent pas si quelqu’un que le sceau a été déchiré c’est que quelqu’un la lu, Allah leur a scellé le cœur par leur mécréance,  »Khatam » en arabe vient du mot sceller et terminer , c’est comme si leur cœur a été fermé. La dernière chose que tu fais quand tu écris une lettre c’est que tu mets un sceau avant de la fermer, c’est tu as scellé la lettre. Dans sourate Younous /100 : « Une âme ne peut être croyante que par la volonté de Dieu ». Voyez regarder comment le verset qui indique que la bonne guidée et l’égarement c’est par Allah. Et dans sourate At Takwir/29 qui signifie: « Et vous ne voulez que si Allah le Seigneur des mondes le veut », dans sourate As-Sajdah/ 13 ce qui signifie: « Et si nous l’avions voulu nous avions accordé à chaque âme sa bonne guidée » dans sourate Al Houjourat verset 7 :« Il vous a fait aimer la fois et il la embellit dans votre cœur » et d’autres versets tout à leur on a cité des verset que c’est Allah qui donne par sa grâce à qui il veut parmi ses esclaves  la foi, le faite d’être croyant , d’être musulman , c’est le plus grand bien que puisse recevoir l’esclave dans cette vie .Les savants ils ont dit celui qui a eu la foi à l’islam même s’il a rien eu et a été privé du bans mon c’est comme s’il a été privée de rien mais celui qui n’ a pas eu la foi même s’il a eu tout le bien de ce bas monde c’est comme s’il n’a rien eu.

Et c’est Allah fait que l’esclave aime la foi, c’est Allah qui embellit la foi dans le cœur de l’esclave, le musulman il est content d’avoir cette foi l’islam, qui le rendu heureux par cela, c’est Allah qui fait qu’a fait aimer l’esclave la foi, même tu trouves quelqu’un qui était mécréant et Soubhana L-Laah Allah lui fait changer son cœur et il aime l’islam. C’est qui lui a fait aimer dans son cœur c’est Allah par sa grâce, Allah n’est pas obligé, et c’est Allah qui guide vers le droit chemin.

 وأن الله ختم على قلوب بعض عباده، وأن أحدًا لا يستطيع أن يعمل غير ما كتب له، وأنه لا يملك لنفسه وغيره نفعًا ولا ضرًّا إلا ما شاء الله، وأن أفعال العباد كلها تقع بمشيئة الله جلَّ ثناؤه وإرادته، وأنه لا يقع لبشر قول ولا عمل ولا نية إلا بمشيئته تعالى وإرادته.

Et à l’opposé Allah a scellé le cœur de certains de ces esclaves, c’est à dire on a mis un sceau ici c’est comme s’ils ont été sous sceller ça n’entre pas, ils ont beau voir les miracles du Prophète mais leur cœur sont scellés, et personne ne peut faire autre que ce qui lui a été écrit, c’est-à-dire sur la table préservée, n’est-ce pas dans certains pays ils disent Mektoub ? c’est à dire c’est écrit, et que personne ne peut amener ce qui va lui profiter, ou ce qui va lui nuire, si ce n’est ce que Dieu a voulu. Si Dieu a voulu qu’il t’arrive quelques choses il t’arrive mais si Dieu qu’elle ne t’arrive elle ne t’arrive pas, et que les actes des esclaves dans leur totalité, ont lieu par la volonté de Allah, tous nos actes, le bien et le mal arrivent par la volonté de Allah, et qu’il n’arrive à un être humain de paroles ou d’actes ou d’intentions que par la volonté de Allah et son vouloir.

وأما مخالفته للحديث فقد روى مسلم في صحيحه والبيهقي وغيرهما( ) أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال :«كل شىء بقدر حتى العجز والكيس»، والعجز: البلادة، والكيس: الذكاء، وقال صلى الله عليه وسلم :«إن الله صانع كل صانع وصنعته» رواه الحاكم من حديث حذيفة( )، وقال :«القدرية مجوس هذه الأمة إن مرضوا فلا تعودوهم، وإن ماتوا فلا تشهدوهم» رواه أبو داود( ) في سننه والبيهقي في كتابه القدر( )، وقال صلى الله عليه وسلم :«ستة لعنتهم ولعنهم الله وكل نبي مجاب: الزائد في كتاب الله، والمكذب بقدر الله…» الحديثَ( ).

Là jusqu’à maintenant ont vu ce que Taquiyyou d-din An Nabahaniyy a dit qui est contraire au Qour’an. Maintenant on va expliquer ce qui est contraire au hadith.

Quant à sa contradiction du hadith Mouslim et d’autres ont rapporté que le Messager de Allah a dit :

ce qui signifie : « Toute chose est par une prédestination même l’intelligence et la faiblesse de compréhension. »EtMessager de Allah a dit :

ce qui signifie : « Allah est le créateur de tout ce qui agissent et ce qu’ils font » Al-Hakim et Al Bayhaquiyy qui ont rapporté cela du hadith de Houdhayfah. Dans un autre hadith le Messager de Dieu ^alayhi salam a dit :

ce qui signifie : « Les Qadriyyah sont Mazdéens [les adorateurs du feu] de cette communauté vous avez entendu quand les chrétiens appellent les rois mages ce sont des mazdéens, c’est mou^tazilah ,ce qui disent que il n’y a pas de prédestination et que l’homme est créateur de leur actes le Prophète les a comparé à qui aux adorateurs du feu , pourquoi ,parce que les adorateurs de feu il disent il y a deux créateurs , un créateur pour le bien c’est le feu et un créateur pour le mal c’est l’obscurité .Eux ils disent la même chose :un créateur pour le bien c’est le Allah et un créateur pour le mal c’est l’homme ou le chaytane à chaque fois ils disent quelques choses .Donc le Prophète les a comparé il a dit que les qadriyyah sont comme des mages pour cette communauté, s’ils tombent malades ne partaient pas de les rendre visites. Parce que si un musulman tombe malade il gagne beaucoup de récompense à les rendre visite .Certains ne savent pas quoi faire de leur temps au lieu de passer ton temps sur tiktok va visiter les malades dans les hôpitaux , va les soulager , va aux heures de visites , va le soulager et lui remonter le moral , lui faire un rappel , parle lui des attributs de Allah, les attributs des Prophètes .Il y a des pauvres ils se morfondent toutes la journée , parce qu’ils sont branchés parce qu’ils sont malades , va les rendre visite , si quelqu’un il t’empêche va dans un autre champ. Il y a tellement de malades musulmans, il y a des gens ils ne savent pas quoi faire de leur temps ils tournent, ils tournent dans la rue ou sinon sur internet comme un cobaye qu’il mette dans une cage, c’est un peu une cage un peu plus grande mais il tourne, va visiter les malades dans les hôpitaux. Mais ne visitent pas parce que le Prophète il a dit si le mou^tazillah tombe malade vous n’allez pas le visité les mou^tazzilah, et s’ils meurent vous n’allez pas visiter leur convoie funéraire car ce sont des mécréants. » Rapporté par Abou Dawoud. Et par ailleurs dans un hadith rapporté par At Tirmidiyy, par At Tabaraniyy, par Al-Hakim, et par Ibnou Hibban, le Messager a dit :

ce qui signifie : « Il y a six catégories de personne que j’ai maudite et que Allah a maudit, et tout Prophète a maudit. [Parmi les six, le prophète a mentionné qui :] celui qui ne croit pas à la prédestination. » Vous voyez donc la fois passer au début d’aujourd’hui on a vu comment Taquiyyoudine An Nabahaniyy le fondateur du groupe Hizbou t-tahrir, là on est en train de voir les hadiths qu’il a contredit.

وخالف أيضًا الحديث الذي أخرجه ابن جرير الطبري في كتابه تهذيب الآثار وصححه( ) وهو قوله عليه الصلاة والسلام :«صنفان من أمتي لا نصيب لهما في الإسلام: القدرية، والمرجئة»، فهذا الحديث صريح في تكفير أهل القدر القائلين بأن العبد هو الذي يخلق أعماله بإرادته وتقديره كهذه الفرقة، فهم بهذه المقالة جردوا أنفسهم من الإسلام وانسلخوا منه كما تنسلخ الحية من جلدها.

Il a contredit également un hadith rapporté par Ibnou Jarir At-Tabariyy dans son livre Tadhibou l-Athar qu’il a jugé Sahih :

ce qui signifie : « Deux catégories de ma communauté n’ont aucune par dans l’islam : Al-Qadriyyah [ce sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de prédestination et qui disent que l’homme crée la prédestination] et Al-Mourji’ah [ceux qui disent que le croyant quoiqu’il fasse comme pêché il ne sera pas châtié]. » tout cela est de la mécréance. Allah nous a appris dans Qour’an et les prophètes nous a appris dans les hadiths qu’il y aura des gens qui sera en enfer parmi les croyants puis ils en sortiront. Même dans le hadith qui est connu pour le châtiment de la tombe, le Messager a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice ». Comment ils peuvent dire que le croyant n’est supplicié plutôt. Ce hadith que nous venons de voir est explicite c’est-à-dire que le sens est clair sans aucune ambiguïté, il est explicite et univoque pour indiquer la déclaration de mécréance de ceux qui renie la prédestination, et qui prétendent que c’est l’homme qui crée ses propres par sa volonté à lui comme le dit ce groupe Hizbou t-tahrir que nous sommes en train d’étudier. Rappelez-vous pourquoi on parle d’eux. Parce qu’ordonner le bien et interdire le mal est un devoir. Que la personne ne dise pas mais moi autour de moi comme ça, tu ne sais pas. Peut-être quelqu’un a cette croyance sans qu’il se réclame de cette partie. Ordonner le bien et interdire le mal est un devoir. Chaykh il dit : Par cette parole que leur a enseigné leur chef Taquiyyoudine An Nabahaniyy, par cette parole ils ont quitté l’islam, il a fait une métaphore, ils ont enlevé le vêtement de l’islam, et sont sortis de l’islam comme le serpent il est sorti de la peau. (vous saviez que le serpent il fait des mus), ils sont sortis de l’islam comme le mouton quand tu le d’épaisse. Vous aviez vu comment en d’épaisse les moutons, ils enlèvent la peau, le mouton tu ne manges pas avec la peau. Il y a des gens ils enlèvent comme une chaussette maa chaa L-Laah, il y en a qui sont très fort tabaraka L-Laah et d’autres non. Eux ils sont sortis de l’islam comme celui à qui en enlève la peau parce que c’est un point fondamental. La croyance que Allah est le créateur de nos actes, que Allah est créateur de nos intentions, que Allah est créateur de notre corps, cela est un point fondamental de notre croyance. Ils ont dit que c’est l’homme qui crée ses actes délibérés, ils ont rendu Allah équivalent à l’homme, que Dieu nous en préserve Amin.

Information utile : Le Chaykh a dit : Le temps c’est comme de l’or, pourquoi c’est quoi le bien d’analogie, qu’est-ce qu’il de particulier le temps, il est précieux, il n’a pas comparé le temps à l’or parce qu’il est brillant ou parce qu’il est dur. Il a comparé du fait qu’il est précieux. Donc le temps est come de l’or. Il a utilisé une rime en arabe. Donc le temps il est comme l’or. Si tu ne l’emploi pas dans l’obéissance à Dieu bien il s’en va ? Il a utilisé pour la deuxième fois pour partir dans le sens où tu vas le perdre. Le croyant dans l’au-delà quelques soit les actes de bienfaisances qu’ils avaient accomplies dans ce bas monde, même s’ils avaient multiplié beaucoup de bonne action, quand il va voir les félicité au paradis, il va dire si seulement j’avais fait encore plus. Qu’est ce quand doit tirer de ça. Ne dors pas sur tes lauriers, cela veut dire être content de ce qu’on a fait et puis dormir. Même si tu agis en bien, tu dois faire encore plus. Ne perd pas ton temps a tel a dit de ça sur Facebook, un tel regarde sa m’énerve il dit ça, tu es en train de perdre ton temps. Ne perd pas ton temps à cela. Profites pour gagner des récompenses. Travaille pour ta tombe, œuvre. Regarde ça c’est le croyant qui celui il travaillait, il va dire si seulement j’ai fait plus. Toi tu es de cela. Chacun de nous connait son état. Que Dieu ne nous dévoile pas. Travaille, fais.

25.04.24 :

وخالف أيضًا حديث مسلم( ) عن أبي الأسود الدؤلي قال: قال لي عمران بن الحصين: أرأيتَ ما يعمل الناس اليوم ويكدحون أشىء قُضي عليهم ومضى عليهم من قَدرٍ قد سبق أو فيما يُستقبلون به مما أتاهم به نبيُّهم وثبتت الحجة عليهم؟ فقلت: بل شىء قُضي عليهم ومضى عليهم، قال: فقال: أفلا يكون ظلمًا؟، قال: ففزعتُ من ذلك فزعًا شديدًا وقلتُ: كل شىء خلقُ الله ومِلك يده فلا يُسأل عما يفعل وهم يسئلون، فقال لي: يرحمك الله إني لم أُرد بما سألتُكَ إلا لأحزرَ عقلك، إن رجلين من مُزَيْنَة أتيا رسول الله صلى الله عليه وسلم فقالا: يا رسول الله أرأيت ما يعمل الناس اليوم ويكدحون فيه أشىء قضي عليهم ومضى فيهم من قدرٍ قد سبق أو فيما يُستقبلون به مما أتاهم به نبيُّهم وثبتت الحجة عليهم؟ فقال:«لا بل شىء قُضي عليهم ومضى فيهم»، وتصديقُ ذلك في كتاب الله عزَّ وجلَّ:{ونفسٍ وما سوَّاها * فألهمها فُجورَها وتقواها} [سورة الشمس/8.7] اهـ.

Il a contredit également le hadith de Mouslim rapporté par Abou l-Aswad Ad-Dou’aliyy [successeur], il a dit : « ^Imran ibnou l-Houçayn [un compagnon du Prophète] m’a dit: Vois-tu ce qui a lieu et ce que font les gens, est-ce que c’est quelque chose qui leur a été prédestiné, ou alors des actes sans que ce soit prédestiné. Donne-moi une réponse à partir de ce que leur prophète leur a transmis de la part de Dieu, et qui constitue une preuve contre eux. Autrement dit sa question c’est : Est-ce qu’il y a une prédestination ou il n’y a pas de prédestination ? Mais il lui a dit que je voudrai que tu donnes une réponse à partir des textes. Et Aboul As Souad, il a donné la bonne réponse, lui a dit : « non, c’est une chose prédestinée et voulu auparavant », tout ce qui a lieu Dieu l’a prédestiné, c’est-à-dire Dieu il a su et Dieu a voulu de toute éternité. Par exemple, le fait que nous soyons ici, Dieu le sait de tout éternité et Dieu il a voulu de toute éternité que l’on soit ici. Tout ce qui a lieu est conforme, à ce que Allah sait de tout éternité, et veut de toute éternité. Donc il a donné la bonne réponse Abou l-Aswad , il a dit non non tout est par prédestination. Regardez le compagnon il l’a poussé jusqu’au dernier retranchement. Il a dit : « ce n’est pas une injustice ? » et bien sûr ce n’est pas une injustice. Mais il voulait tester le successeur du compagnon .De là, les savants ils ont déduit que pour la transmission ça rentre dans la transmission de vérifier les informations de celui qui a qui tu transmets. C’est comme pour vérifier ses connaissances. Il le secoue. Abou l -Aswad a dit : quand le compagnon Ibnou L-Houssain lui a dit est ce que ce ne serait pas une injustice. « J’ai eu terriblement peur. Comment il me dit ça. Je lui ai dit : tout chose est créé par Dieu et appartient à Dieu, Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’il fait alors qu’eux le seront. Dieu n’a pas de compte à rendre alors qu’eux ils ont des comptes à rendre. » Toute chose appartient à Dieu, Dieu fait de ce qu’il appartient ce qu’il veut. Nous au jour du jugement, ils nous seront demandés des comptes : « Pourquoi tu as fait ça, est ce que tu as fait ça ? » Nous avions des comptes à rendre. Mais Dieu n’a pas de compte à rendre, il n’est pas interrogé à propos de ce qu’il tandis que eux le seront. ^Imran ibnou l-Houçayn quand il a vu de Abou l-Aswad a dit quand il a vu il n’était pas déstabilisé et qu’il a été ferme il lui dit : « Que Dieu te fasse Miséricorde, je n’ai voulu que tester tes connaissances », et lui a expliqué en disant : J’ai été témoin quand deux hommes d’une tribu appelé Mouzaynah étaient venu au près du Messager et ils lui ont posé la même question que je t’ai posé ; le Messager de Allah a répondu :

((  ))

ce qui signifie :« C’est bien quelques choses qui leur a été prédestiné, tout ce qu’ils font leur comportement et leur agissement et ce qui prouve cela à partir de la parole de Allah c’est dans sourate Ach-Chams verset 7 et 8 :

﴿ 

ce qui signifie : « Par l’âme est celui qui la crée, il lui a inspiré sa perversité ou sa piété » c’est-à-dire que c’est Allah qui fait une âme soit perverse et c’est Allah qui fait une âme soit pieuse.

Information utile :

يحكى عن أحد الصالحين أنه قال: “أدركتني ضائقة وخوف، فخرجت هائمًا، فسلكت طريق مكة بلا زاد ولا راحلة، فمشيت ثلاثة أيام، فلما كان اليوم الرابع اشتدّ بي العطش والحر، فخفت على نفسي الهلاك، ولم أجد في البرِّيَّة شجرة أستظل بها، فجلست مستقبلاً القبلة، فغلبتني عيناي وأنا جالس، فرأيت شخصًا في المنام فمدَّ يده إليَّ وصافحني، وقال: أبشِر فإنك تَسلَمُ وتزورُ بيت الله الحرام، وتزورُ قبر النبيِّ فقلت له: من أنت؟ قال: أنا الخضر، فقلت: اُدعُ الله لي، فقال لي قل: “يا لطيفًا بخَلقِهِ، يا عليمًا بخَلقِهِ، يا خبيرًا بخَلقِه، الطُفْ بِي يا لطيفُ يا عليمُ يا خبيرُ” ثلاثًا، فقلتها فقال لي: هذه تحفة بها غنى إلى الأبد، فإذا لحقك ضائقة، أو نزل بك نازلة، فقلها تكفى وتشفى، ثم غاب عني، فاستيقظت وأنا أقولها، فوالله ما قلتها عند كل ضائقة وشدة إلَّا ورأيت من لطف الله بي ما أعجز عن وصفه”.

Dans un livre qui comporte les utilités du nom de Allah Al-Latif, un vertueux a dit : j’ai été très très mal. Je suis sorti sans avoir de destination, j’ai pris le chemin la Mecque sans provision ni monture pendant trois jours. Le quatrième jour j’étais extrêmement assoiffé, le soleil tapé très fort. Je ne trouvais d’arbre pour m’abriter, je me suis mis face à la Qiblah et je me suis assoupi. Et j’ai vu un homme dans le songe qui m’a tendu la main et qui m’a serré. Il m’a dit tu vas être sauvé, il lui a dit je t’annonce la bonne nouvelle. Tu vas visiter la maison sacrée de Dieu et tu vas visiter la tombe du Prophète. Je lui ai dit : « mais tu es qui. » Il lui a répondu : « je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit de me faire des invocations, et il m’a dit de répéter trois fois un dou^a’ :

يا لطيفًا بخَلقِهِ، يا عليمًا بخَلقِهِ، يا خبيرًا بخَلقِه، اُلطُفْ بِي يا لَطيفُ يا عليمُ يا خبيرُ

Il lui a dit ça c’est un cadeau qui t’enrichira à jamais. Si jamais il t’arrive dans une situation difficile ou qu’une épreuve s’abat sur toi, elle te suffira et elle t’amènera la délivrance, puis il  a disparu. Je me suis réveillé et j’étais en train de le répéter cette phrase. Par Allah je ne l’ai pas dit une seule fois lorsque je subissais une épreuve sans que je voie des grâces de la part Dieu ce que je n’arrive pas à décrire.

02.05.24 :

وأما مخالفته لصريح العقل فهو أنه يلزم من قولهم المذكور أن يكون الله مغلوبًا مقهورًا لأنه يكون العبد على ذلك خالقًا لهذه المعاصي على رغم إرادة الله، والله لا يكون إلا غالبًا قال الله تعالى :{واللهُ غالبٌ على أمرِه} [سورة يوسف/21].

Quant à la contradiction [de ce partie de Hizbou t-tahrir] avec la preuve explicite par la raison, c’est leur prétention que l’homme serait créateur de ces actes implique que Allah serait vaincu et dominé, car selon leur prétention l’esclave serait créateur de ses péchés, malgré la volonté de Allah. Or Allah est obligatoirement celui qui a le dessus, Celui qui vainc, Celui qui a la volonté qui se réalise au détriment de toutes volontés. Ainsi Allah ta^ala dit :

[../..] ce qui signifie : « Allah est celui dont la volonté se réalise au détriment de toutes volontés. »

وعلى حسب زعمهم فإنه يجري في ملكه تعالى شىء بغير مشيئته وهذا مما لا يصح، فإنه لا يجري في المُلك طرفةُ عين ولا لفتةُ ناظر إلا بقضاء الله وقدره وقدرته ومشيئته، ولا فرق بين ما كان خيرًا أو شرًّا، لا يُسأل عما يفعل وهم يسألون.

Par ailleurs selon leur prétention de Hizbou T-tahrir qui prétend que l’homme est créateur de ces actes, alors que la croyance des musulmans c’est que Allah est le créateur de toute chose, il est le créateur des actes d’obéissances et des actes de désobéissances, il se produirait dans ce monde qui appartient à Dieu des choses qui serait en dehors de sa volonté, et ceci n’est pas valide par la raison. En effet, il ne se produit pas dans ce monde qui appartient Dieu un seul coup d’œil ni un seul clin d’œil sans que ce soit par la prédestination de Dieu, et sa destinée par sa toute puissance et sa volonté. Il n’y a y a pas de différence en cela que ce soit du bien ou du mal, il n’est pas interrogé à propos de ce qu’il fait tandis qu’eux le seront. Nous nous avons des comptes à rendre mais Allah n’a pas de comptes à rendre. Autrement dit on ne pose pas la question :  Pourquoi est-ce qu’il fait qu’il y a des péchés ? Pourquoi est-ce qu’il fait qu’il y a de mauvaises choses ? Parce qu’il n’a pas de compte à rendre, il fait ce qu’il veut, tandis que l’esclave oui il a des comptes à rendre, l’esclave sera interrogé pourquoi il a fait le péché ? Pourquoi il a fait quelles chose s de mauvais ? Allah n’est pas interrogé à propos de ce qu’il fait mais eux le seront.

فلا يصح عقلاً أن يكون وجود قسم منها بفعل الله ووجود قسم ءاخر بفعل غيره، كما تقول المعتزلة الذين خالفوا أهل الحق.

Il n’est pas valide selon la raison qu’il est une partie des créatures par l’acte de Dieu et qu’une autre partie des créatures par l’acte d’autres que Dieu comme le prétendent les mou^tazilah qui ont contredit les gens de la vérité.

قال الإمام أبو حنيفة في الوصية:«والعبد مع أعماله وإقراره ومعرفته مخلوق، فإذا كان الفاعل مخلوقًا فأفعاله أولى أن تكون مخلوقة»، وقال الإمام الحسن البصري :«من كذّب بالقدر فقد كفر» اهـ.

L’imam Abou Hanifah que Dieu l’agrée dans son livre Al-Wasiyyah, le premier des quatre écoles par ordre chronologique il est né en l’an 80 de l’hégire et mort en 150 de l’hégire, il a dit : « L’esclave lui-même avec ses actes, avec ses croyances, avec ses connaissances il est créé .Si l’auteur des actes est créé alors à fortiori ses actes sont créés. » L’imam Al-Haçan Al-Bisriyy a dit : « Celui qui dément la destinée il a commis la mécréance. »

وروي عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه قال :«إن كلام القدرية كفر»، وعن عمر بن عبد العزيز والإمام مالك بن أنس والأوزاعي رضي الله عنهم «انهم يستتابون فإن تابوا وإلا قُتلوا».

Il était rapporté de Ibnou Abbas et de son père : « Ce que disent les qaddriyyah est de la mécréance. » Il a été rapporté de ^Omar ibnou ^Abdi l-Aziz, de l’imam Malik ibnou Anas, et Al-Awza^iyy qu’ils ont dit : « Il leur est ordonné de faire le repentir en revenant à l’islam. Soit, ils le font sinon ils seront punis de la munition des apostats. »

وروى عبد الرزاق الصنعاني في مصنفه( ) قال: أخبرنا معمر، عن الزهري قال: «بلغني أنهم وجدوا في مقام إبراهيم ثلاثة صفوح في كل صفح منها كتاب، وفي الصفح الأول: أنا الله ذو بكَّة صُغتها يوم صُغْتُ الشمس، وحَفَفْتُها بسبعة أملاك حفًّا، وباركت لأهلها في اللحم واللبن، وفي الصفح الثاني: أنا الله ذو بكَّة خلقت الرحم وشققت لها اسمًا من اسمي، فمن وصلها وصلته ومن قطعها بتتُّه، وفي الثالث: أنا الله ذو بكَّة خلقت الخير والشر فطوبى لمن كان الخير على يديه، وويل لمن كان الشر على يديه».

^Abdou r-Razzaq As-San^aniyy a rapporté dans son Mousanaf tome 5 page 149 et tome 11 page 114 c’est un recueil de hadith : Mahmar nous a rapporté d’après Azoubriyy, il a dit : « Il m’est parvenu qu’ils ont trouvé dans le Maqam de Ibrahim (c’est la roche qui se trouve près de la Ka^baa qui servait d’échafaudage qui permettait à notre Ibrahim d’être élevé au niveau du mur de la Ka^baa qu’il construisait , Allah fait c’est une roche qui provenait du paradis qui se met au niveau de ce que Ibrahim voulait construire de la ka^bah) trois pages et sur chaque page une écriture sur la première page il est écrit : »Je suis Allah celui à qui appartient Makkah (vous saviez on pouvez dire Makkah et dans le Qour’an c’est aussi écrit Bakah). Je l’ai créé le jour où j’ai créé le soleil. Et je l’ai entouré de sept anges, et j’ai accordé la baraka à ses habitants dans leur viande et dans leur lait. Dans la deuxième page, il était inscrit :  »Je suis Allah celui à qui appartient Bakah, j’ai créé l’utérus et je l’ai dérivé.» Ici le mot Ar Rahim fait référence à l’utérus et fait référence à la proche parenté. J’ai créé la proche parenté qui est le même mot que Ar Rahim. Et j’ai dérivé un nom du mot Ar Rahim un de mes noms (car il a aussi le sens de la miséricorde). Celui qui maintien les liens avec les proches parents, je lui accorderai du bien. Celui qui rompt avec les proches parents, je le couperai du bien. Dans la troisième page, il est inscrit :  »Je suis Allah à qui appartient Makkah. J’ai créé le bien et le mal. Bonheur à celui sur les mains duquel le bien à lieu, et malheur à celui sur les mains du quel le mal à lieu ».

وعن معمر، عن ابن طاوس، عن أبيه أن رجلًا قال لابن عباس: إن ناسًا يقولون: إن الشر ليس بقدر، فقال ابن عباس: فبيننا وبين أهل القدر هذه الآية :{سَيَقُولُ الَّذِينَ أَشْرَكُواْ لَوْ شَاء اللهُ مَا أَشْرَكْنَا} حتى قوله: {فَلَوْ شَاء لَهَدَاكُمْ أَجْمَعِينَ} [سورة الأنعام/149.148].

D’après Ma^mar, d’après Ibnou Tawous, d’après son père, il a dit : « Un homme est venu voir Ibnou ^Abbas et lui a dit : il y a des gens qui disent que le mal n’est pas prédestiné. Quelle a été la réponse de Ibnou Abbas ? C’est exégète du Qour’an, il a dit : « Ce qui arbitre entre nous et les gens de la prédestination ce sont ces versets :

﴿ سَيَقُولُ الَّذِينَ أَشْرَكُواْ لَوْ شَاء اللهُ مَا أَشْرَكْنَا

[Al-An^am/148-149] ce qui signifie : « Ceux qui ont été associateur vont dire : Si Allah l’avait voulu nous n’aurions pas été associateur »jusqu’à la parole de Allah :

﴿ فَلَوْ شَاء لَهَدَاكُمْ أَجْمَعِينَ

Ce qui signifie: «S’il l’avait voulu, il vous aurez tous bien guidé »

وأشد من هذا اعتقادهم الذي هو اعتقاد القدرية المعتزلة أن العبد يخلق أفعاله الاختيارية وليس الله يخلقها، وهذا كفر صريح وشرك بالله تعالى.

Donc eux qu’est-ce qu’ils ont dit, ils ont renié la prédestination. Ce qui est encore plus grave que cela, c’est leur croyance qui leur croyance qui est la croyance des mou^tazilah et des qadriyyah que c’est l’esclave qui crée ses actes délibérés et que ce n’est pas Allah qui les crée, ceci est une mécréance explicite, une attribution d’associer Allah ta^ala.

كان في الماضي رجل يقال له غيلان الدمشقي كان في أيام عمر بن عبد العزيز فاستدعاه عمر بن عبد العزيز لأنه بلغه أنه يقول بقول المعتزلة فأنكر غيلان أنه يقول ذلك أمام عمر، ثم لما مات عمر واستخلف يزيد بن عبد الملك ثم استخلف هشام أظهر غيلان ذلك الاعتقاد فاستدعاه الخليفة هشام فقال غيلان: أقلني يا أمير المؤمنين، فقال: لا أقالني الله إن أَقلتك، فقال غيلان: إذًا اجمعني بمن يجادلني فإن غلبني فهذا رأسي وإن غلبته افعل به مثل ذلك،

فقال الخليفة: مَن لهذا القدري؟، فقيل له: الأوزاعي، وكان الأوزاعي في بيروت والخليفة في دمشق، فاستدعي الأوزاعي إلى دمشق، ولما ناظره الأوزاعي فغلبه قال الأوزاعي عنه: كافر ورب الكعبة يا أمير المؤمنين، فأخذه الخليفة هشام فقطع يديه ورجليه وعلّقه على باب دمشق، ذكر ذلك الحافظ ابن عساكر في تاريخ دمشق،

Par le passé il y avait un homme qui s’appelait Ghaylan de Damas, il avait vécu à l’époque de ^Oumar Ibnou Abdi l-^Aziz c’était un moujaddid et un calife en même temps.^Omar Ibnou Abdel Al ^Aziz a convoqué Ghaylan car il était connu que c’était quelqu’un qui reprenait les thèses des mou^tazilah. Mais devant ^Omar Ibnou Abdel Al ^Aziz il a renié ses propos. Qu’est ce qui s’est passé ? Après le décès de ^Omar Ibnou Abdel Al ^Aziz et que Yazid fils de Abdoul Malik ensuite Hicham le fils de ^Abdou l-Malik, après Yazid, alors de nouveau Ghaylan a de nouveau manifesté sa croyance de mou^tazilah. La calife Hicham l’a convoqué. Qu’est ce Ghaylan lui a dit ? Il a dit : « S’il te plaît laisse-moi ô émir des croyants », c’est-à-dire libre de faire ce que je veux, alors Hicham a dit : « Que Dieu ne me pardonne pas si je te laisse. » Alors Ghaylan lui a dit : « Alors amène-moi qui débattre avec moi. Si cette personne a le dessus alors voici ma tête et si c’est moi qui ai le dessus alors tu fais de lui la même chose. »

Alors Hicham a dit : Qui va débattre avec ce qadarite. Alors on indiqua au calife Al-‘Awza^iyy qui vivait à Beyrouth, il n’y a pas une grande distance entre Damas et Beyrouth. Al-‘Awza^iyy a été invité à Damas ; Après que Al-‘Awza^iyy a débatu contre Ghaylan, qu’il a eu le dessus et Al-‘Awza^iyy s’est adressé au calife Hicham et il a dit à propos de Ghaylan : « C’est un mécréant par le Seigneur de la ka^bah à l’émir des croyants ». Le calife a alors pris Ghaylan lui a coupé les mains et les pieds, il les a accrochés sur la porte de Damas, cela a été rapporté par le Hafidh ibnou ^Açakir dans le livre Histoire de Damas.

 ثم إنه صح الحديث عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال: «صنفان من أمتي ليس لهما نصيب في الإسلام المرجئة والقدرية» حديث صحيح صححه الحافظ الفقيه المجتهد المطلق محمد بن جرير الطبري في كتابه تهذيب الآثار،

Par ailleurs il a été authentifié le hadith du Messager de Dieu dans lequel il a dit :

(( صنفان من أمتي ليس لهما نصيب في الإسلام ))

ce qui signifie : « Il y a deux catégories des gens qui se réclame de ma communauté mais qui n’ont aucune part dans l’islam : les Mourji’ah et les Qadriyyah. » Cela est une preuve que ce n’est pas juste parce que quelqu’un se dit musulman qu’il est forcément de la bonne croyance. Les Mourji’ah ont fait une fausse analogie, ils ont dit tout comme le mécréant quoiqu’ils fassent comme bonne action ils n’auront pas de récompense et ils ont dit le croyant quoiqu’ils fassent il ne sera pas puni, et les Qadriyyah se sont ceux qui renient la prédestiné. Tout cela est de la mécréance car elle contredit les textes, cette croyance revient à contredire la parole de Dieu et la parole du Messager de Dieu. C’est un hadith authentique, il a été jugé sahih par le Hafidh, le Faqih, le Moujtahid Mouhammad fils de Jarir At-Tabariyy dans son livre Tahdhbou l-Athar.

فيؤخذ من قوله صلى الله عليه وسلم :«صنفان من أمتي ليس لهما نصيب في الإسلام» أن هذه العقيدة عقيدة كفر وأن اعتقاد أن العبد يخلق أفعاله الاختيارية ضد ءايات من القرءان كقوله تعالى {قُلِ اللهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْءٍ} [سورة الرعد/16]

On déduit de la parole du Prophète : « Deux catégories de gens qui se réclament de ma communauté mais qui n’ont aucune part dans l’islam » que cette croyance est une croyance de mécréance et que la croyance que l’esclave ses propres actes délibéré est contraire à des versets du Qour’an, telle que la parole de Allah :

﴿ قُلِ اللهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْءٍ

[Ar Ra^d/16] ce qui signifie : « Dis : Allah est le créateur de toutes choses. »

والشىء يشمل الأجسام على اختلاف أشكالها والحركات والنوايا والخواطر، وقوله تعالى {وَنُقَلِّبُ أَفْئِدَتَهُمْ وَأَبْصَارَهُمْ} [سورة الأنعام/110] هذه الآية دلت على أن الله هو الخالق لأعمال القلوب وتقلب الأبصار، فهؤلاء التحريرية عمُوا وقلدوا الذين قال عنهم الرسول ليس لهم نصيب في الإسلام،

Et le mot Chay (chose) englobe les corps quelques soient leur forme, ainsi que les mouvements tout comme les intentions et les pensées. Et ils contredisent également la parole de Allah ::

﴿ وَنُقَلِّبُ أَفْئِدَتَهُمْ وَأَبْصَارَهُمْ

[Al-An^am /110]ce qui signifie : « Nous faisons changer leur cœur et leur regard.» Ce verset indique Allah c’est lui le créateur des actes du cœur et des regards que portent chacun d’entre nous. Hizbou t-tahrir a été aveuglé et ils ont suivi ceux à propos desquels le Messager a dit :

 )) ليس لهم نصيب في الإسلام((

ce qui signifie : « Ils n’ont aucune part dans l’islam. »

Information utile : Quelqu’un qui craint dans son travail, que deux parlent entre eux de quelques choses qu’il craint, des choses qui ne sont pas louables. Quand il voit les deux parler, ils se rapprochent pour écouter ce qu’ils disent. La réponse du Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde :  Si ces deux ne font pas partie des grands péchés desquels il craint une grande nuisance, alors ce n’est pas permis d’écouter ce qu’ils se disent parce que cela fait partie de l’espionnage qui est interdit. Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne vous espionnez pas les uns les autres. »

16/05/2024 :

 ثم ثبت عن مالك رضي الله عنه أنه سئل عن نكاح القدرية أي نكاح المعتزلة فقال:«ولعبد مؤمن خير من مشرك» أي لا يصح التزوج منهم، اعتبر مالك المعتزلة مشركين لأنهم أشركوا العبد مع الله لأن الله تعالى هو الخالق أي المُخرج لكل شىء من العدم إلى الوجود، فالمعتزلة أشركوا بالله بقولهم العبد يخلق أعماله الاختيارية من العدم إلى الوجود، وهذا أي الإبراز من العدم إلى الوجود هو معنى الخلق المراد في ءايات كثيرة

Par ailleurs il a été confirmé de l’imam Malik qu’il fut interrogé à propos du mariage des mou^tazilah, et il a répondu par le verset du Qour’an :

﴿ ولعبد مؤمن خير من مشرك

Ce qui signifie : « Un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur. » Cela sous-entend qu’il a indiqué que le mariage avec eux n’était pas valable. L’imam Malik a considéré que les mou^tazilah sont des associateurs car ils ont associés l’esclave à Dieu, or c’est Dieu le créateur, c’est-à-dire Celui qui fait exister ce qui n’existait pas. Ils ont prétendu que l’esclave créé ses propres actes. Le sens de khalaqa qui figure dans de nombreux versets vient dans le sens de donner l’existence à ceux qui n’existaient.

روى ذلك عن مالك من لا يحصى، روى ذلك الحافظ الإمام المجتهد ابن المنذر في كتابه الأوسط وكتاب الإشراف ولا ينفعهم قولهم إن العبد يخلق أفعاله بقدرة أعطاه الله إياها،

Cette parole de Malik a été rapporté par plusieurs de ces élèves. Cela a été rapporté notamment par le Hafidh l’imam Moujtahid ibnou l-Moundhir dans son livre Al-Awsat et dans son livre Al-Ichraf. Il ne leur est pas utile de dire que l’esclave ne crée pas ses propres actes grâce à une capacité qu’Il aurait créée en lui, c’est comme s’ils avaient prétendu qu’il y a d’autres dieux.

وقال الإمام المحدث الفقيه عبد القادر بن طاهر التميمي البغدادي في كتابه الفرق بين الفرق: «المعتزلة مشركون» أي لأنهم أشركوا العبد مع الله في صفة الخلق أي إبراز المعدوم من العدم إلى الوجود،

 فأجسام الخلق وحركاتهم وسكناتهم كانت معدومة ثم الله تعالى هو أخرجها من العدم إلى الوجود، فالمعتزلة ومن تبعهم من التحريرية جعلوا إبراز العباد وحركاتهم الاختيارية للعباد قالوا الله يبرز من العدم إلى الوجود الأجسام والحركات الغير اختيارية، أما الحركات الاختيارية نحن نبرزها، وهذا إشراك بالله تعالى.

L’Imam, le Mouhaddith le Faqih ^Abdou l-Qaadir ibnou Taahir At-Tamimiyy Al-Baghdadiyy a dit dans son livre Al-Farqou bayna l-firaq : « Les mou^tazilah sont des associateurs » parce qu’ils ont associé l’esclave à Dieu dans l’attribut de la création c’est-à-dire dans le fait de donner l’existence à ce qui n’existait pas.

Les corps des créatures, les mouvements et les immobilités des corps n’existaient, puis Dieu qui les a fait passer de l’inexistence à l’existence.

Les mou^tazilah ont prétendu que Dieu crée les corps et les actes involontaires, et que l’esclave créerait les actes volontaires, ceci contredit la foi, ils ont par cela fait de l’association à Allah.

Information utile : Al-Boukhariyy a rapport dans son sahih d’après Abou Hourayrah que le Messager a dit : ce qui signifie : Dieu a fait qu’il y a des anges qui parcourent les chemins pour rechercher des gens qui évoquent [aussi bien le dhikr ou la science de la croyance] Dieu, ils entourent cette assemblée avec leurs ailes jusqu’au premier ciel. Leur Seigneur leur dit : Qu’est-ce que mes esclaves disent de moi ? les anges répondent : ils disent soubhana -Laah … et est-ce qu’ils m’ont vu ? et les anges répondent : non et Dieu dit : Qu’est-ce qu’ils feraient s’ils me voyaient ?

Qu’est-ce que mes esclaves demandent ? Ils demandent le Paradis. Est-ce qu’ils ont vu le paradis ? No Qu’est-ce qu’ils feraient s’ils le voyaient ? S’il l’avait vu ils seraient encore plus motivés.

ويكفي في إبطال قولهم ءايتان من كتاب الله، الأولى قوله تعالى: {قُلْ إِنَّ صَلاَتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ (162) لاَ شَرِيكَ لَهُ (163)} [سورة الأنعام] ذكر الله في هذه الآية الصلاة والنسك وهما من الأفعال الاختيارية وذكر المحيا والممات وهما ليسا من الأفعال الاختيارية فجعل كلاًّ خلقًا له لا شريك له في ذلك، ومعنى الآية: قل يا محمد إن صلاتي ونسكي ومحياي ومماتي مخلوق لله لا شريك له في ذلك. فخالفت التحريرية تبعًا للمعتزلة فقالوا إن كل الأفعال الاختيارية العبد يخلقها وهو مالكها.

Il suffit pour réfuter leur parole de mentionner deux versets du livre de Allah, la première est Sa parole ta^ala :

﴿ قُلْ إِنَّ صَلاَتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ لاَ شَرِيكَ لَهُ

[Al-An^am 162-163] ce qui signifie : « Dis : Certes ma prière, mes sacrifices rituels, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le seigneur des mondes. » Dieu a mentionné dans ce verset la prière et les actes rituels qui sont des actes délibérés, et Il a cité la vie et la mort qui ne sont pas des actes délibérés de l’esclave, mais Dieu a fait que tout cela soit créé par Lui et Il n’a pas d’associer en cela. Le sens de ce verset est :  Dis ô Mouhammad ! Certes ma prière, mes sacrifices rituels, ma vie et ma mort sont créés par Allah, Il n’a pas d’associés en cela.

Le partie de At-Tahrir a contredit ce sujet et ont suivi les mou^tazilah en cela, ils ont dit que tous les actes délibérés, ce serait l’esclave qui les créé et les possède.

والآية الثانية :{فَلَمْ تَقْتُلُوهُمْ وَلَكِنَّ اللهَ قَتَلَهُمْ وَمَا رَمَيْتَ إِذْ رَمَيْتَ وَلَكِنَّ اللهَ رَمَى} [سورة الأنفال/17] فنفى الله تعالى الرمي عن الرسول صلى الله عليه وسلم وأثبته من جهتين، نفاه من جهة الخلق عنه أي ما أنت خلقت ذلك الرمي يا محمد وأثبته له من جهة الاكتساب فقد اجتمع النفي والإثبات في الآية لكن من جهتين وهذا مذهب أهل السنة الأشاعرة والماتريدية ومن كان قبلهم من أهل السنة أن العباد لا يخلقون أعمالهم أي ليسوا مبرزين لها من العدم إلى الوجود وإنما الله هو الذي يبرزها من العدم إلى الوجود والعباد يكتسبونها فقط أي يوجهون إرادتهم إليها، وعلى قول التحريرية تكون الآية جمعت النفي والإثبات من جهة واحدة وذلك باطل محال كقول القائل: قام زيد لم يقم زيد.

Le deuxième verset est :

﴿ وَمَا رَمَيْتَ إِذْ رَمَيْتَ وَلَكِنَّ اللهَ رَمَى

[Al-Anfal/17] ce qui signifie : « Et ce n’est pas toi qui as [créé] ce lancer lorsque tu as lancé mais c’est Dieu qui a créé ce lancée » Dieu a nié le lancer au sujet du messager d’un point de vue et Il l’a confirmé de deux points de vue, Il a nié dans le sens de la création du lancer, et il lui a confirmé le lancer dans le sens de l’acquisition. Il est rassemblé dans ce verset il y a négation et confirmation, et ceci est la voie des sunnites les ach^arites et les matouridites, et ceux qui étaient avant eux parmi les sunnites que l’esclave n’est pas le créateur des actes, c’est-à-dire qu’ils ne font pas entrer en existence leurs actes, mais c’est Allah qui fait exister après ne pas avoir exister, et les esclaves acquièrent les actes uniquement, c’est-à-dire qu’ils orientent leurs volontés vers l’acte et Dieu le leurs créé. Selon les Tahririyyah le verset aurait réuni en même temps la négation et la confirmation d’un seul point de vue, et ceci est infondé et impossible comme la parole : Zayd s’est levé et il ne s’est pas levé.

Information utile : D’après Abou Hourayrah le messager de Allah a dit :

((  ))

ce qui signifie : « Les gens vont endurer des années trompeuses durant lesquels le menteur sera pris pour véridique, et le véridique sera démenti, le traitre sera considéré de confiance et celui de confiance sera accusé de trahison, et les rouwaybidah [impudents sans sagesse] se mettront à parler des sujets d’intérêt général. »

23/05/24 :

أخرج الحافظ ابن عساكر في تاريخ دمشق ما نصه: «قال أبو عبد الله أحمد بنُ محمد بنِ حنبل: القدرُ خيره وشرُّه وقليله وكثيره ظاهرُه وباطنُه وحُلوُه ومرّه ومحبوبه ومكروهه وحسنه وسيّئه وأوّله وءاخره من الله.

Le Hafidh ibnou ^Açakir dans son livre « Histoire de Damas » qu’il a rassemblé en plusieurs volume a dit : « Abou ^Abdi l-Lah Ahmad ibnou Mouhammad ibnou Hanbal a dit : La prédestination son bien et son mal, sa petite ou sa grande quantité, l’apparent ou le caché, le doux ou l’amer, ce qui est apprécié et ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais, son début et sa fin, tout cela est de la part de Allah.

قَضَاءٌ قضاهُ على عباده وقَدَرٌ قدّره عليهم لا يعدو أحد منهم مشيئةَ الله ولا يجاوز قضاءه. بل كلهم صائرون إلى ما خلقهم له، واقعون فيما قَدَّرَ عليهم وهو عَدْلٌ منه عزَّ ربُّنا وجلَّ،

C’est une destinée que Dieu a voulu pour Ses esclaves et une prédestination qu’Il leur a accordé, aucun d’entre eux ne dépassera ce que Allah a voulu et personne ne va contrecarrer sa destinée. Ils vont tous vers ce pour quoi ils ont été prédestinés, ils seront tous dans ce qu’Il leur a prédestiné, et c’est une justice de Sa part ^azza wajall.

والزنا والسرقةُ وشربُ الخمرِ وقتلُ النفسِ وأكلُ المالِ الحرامِ والشركُ بالله والمعاصي كلُّها بقضاءٍ مِنَ الله عزّ وجلّ وقَدَرٍ من غير أن يكون لأحدٍ من الخلق على الله حجة بل لله الحجةُ البالغةُ على خَلْقه، لا يُسأل عما يفعل وهم يُسألون.

La fornication, le vol, boire de l’alcool, tuer quelqu’un injustement, consommer le bien interdit, l’association, et tous les péchés sont prédestinés par Lui ^azza wajall et par Sa prédestination sans qu’aucune de Ses créatures n’ait d’argument contre Dieu, mais c’est Allah qui a les arguments incontestables, on ne Lui demande pas des comptes sur ce qu’Il fait mais eux en rendront.

وعلمُ الله ماضٍ في خلقه بمشيئة منه، قد علم من إبليسَ ومن غيره ممّن عصاه من لَدُن أن يُعصَى الله إلى أن تقوم الساعة المعصية وخلقهُم لها وعلِمَ الطاعة من أهل الطاعة وخلقهم لها، وكلٌّ يعملُ لما خُلِقَ له وصائرٌ إلى ما قضى عليه وعَلِمَ منه لا يعدو واحدٌ منهم قدر الله ومشيئته والله الفاعل لما يريد الفَعّالُ لما يشاء،

Et ce que Dieu sait de Ses créatures leurs arriveront par Sa volonté, Il a su de ‘iblis et d’autres que lui qui désobéissent, depuis la première désobéissance jusqu’au Jour dernier les péchés qu’ils commettent, et Il les a créé ces actes de désobéissance pour cela, et Il a su l’obéissance de la part des obéissants, et Il les a créé pour l’obéissance, et tout un chacun œuvre pour ce pour quoi ils ont été créé, et agit en fonction de ce qui lui a été destiné et su par Dieu, et nul n’agit différemment à la prédestination et la volonté de Dieu, et Allah est Celui qui fait absolument tout ce qu’Il veut et rien n’empêche la réalisation de ce qu’Il a voulu.

ومَن زعم أن الله شَاء لعباده الذين عصوه الجنة والطاعة وأن العبادَ شاءوا لأنفسهم الشرَّ والمعصية فعمِلوا على مشيئتهم فقد زعم أن مشيئة العبادِ أغلَظُ مِنْ مشيئة الله فأيُّ افتراءٍ أكبرُ على الله من هذا،

Celui qui prétend que Allah a voulu le Paradis et l’obéissance pour Ses esclaves qui lui ont désobéi et que ce sont les esclaves qui ont voulu pour eux même le mal et la désobéissance, et qu’ils ont œuvré conformément à leurs volontés prétendument à celle de Dieu, ceci est une grave calomnie à l’égard de Dieu, c’est comme s’ils ont prétendu que la volonté des esclaves est plus forte que celle de Dieu, et quelle grande calomnie que celle-là.

30.05.24 :

ومَن زَعَمَ أن الزِنا ليس بقَدَرٍ قيل له أنت رأيت هذه المرأةَ حَملت مِنَ الزنا وجاءت بولدها شاء الله أن يُخلق هذا الولد وهل مضى في سابِق علمِه، فإن قال لا، فقد زعم أن معَ الله خالِقًا وهذا الشركُ صُراحًا ومَن زَعَمَ أن السرقة وشربَ الخمر وأكل مال الحرام ليس بقضاءٍ وقَدَرٍ فقد زعم أن هذا الإنسانَ قادرٌ على أن يأكلَ رِزقَ غيره وهذا صُراحُ قول المجوسية: بلْ أكلَ رِزْقَه، وقضى الله أن يأكلَ مِنَ الوجه الذي أكلَهُ،

Et celui qui prétend que la fornication n’est pas prédestiné par Dieu, nous lui disons : vois-tu si une femme tombe enceinte suite à la fornication et qu’elle a accouché, est-ce que Dieu a voulu et a su la création de cet enfant, s’il dit : non, c’est comme s’il prétend qu’il y a un autre créateur que Dieu, et celui qui prétend que le vol, boire de l’alcool et de consommer de l’argent interdit n’est pas prédestiné par Dieu, aura prétendu que l’humain serait capable de consommer la subsistance d’autrui et ceci est la parole des mages. Ce qui est correct c’est que cet humain a bien consommé cette subsistance [à partir de ce qui est volé], et Dieu a prédestiné qu’il la consomme par cette voie.

ومَن زعم أن قتْلَ النَّفس ليس بقَدَرٍ مِنَ الله فقد زعم أنّ المقتولَ ماتَ بغير أجَلِه وأيُّ كفر أوضح من هذا، بل ذلك بقضاء الله ومشيئته في خلقه وتدبيره فيهم وما جرى من سابق علمه فيهم، وهو العَدْل الحقُّ الذي يَفعل ما يريدُ، ومن أقَرّ بالعلم لزِمَه الإقرارُ بالقدر والمشيئة على الغضب والرضا» اهـ.

Celui qui prétend que le fait de tuer quelqu’un n’est pas prédestiné par Dieu, il aura prétendu que celui qui est tué est mort avec un terme différent du sien, et quelle mécréance que cela. Mais tout cela est en réalité par la destinée et la volonté de Dieu dans sa création, et conformément à ce que Allah a su de toute éternité qu’il allait leur arriver. Dieu est juste et fait ce qu’Il veut. Et celui qui reconnait l’attribut de la science de Dieu, cela implique qu’il reconnaisse la prédestination et la volonté de châtier et d’agréer. » Fin de la parole de Ahmad rapporté par Hafidh ibn ^Açakir.

الدليل العقلي على فسادِ قولِ المعتزلةِ بأن العبدَ يخلُقُ أفعالَهُ

La preuve rationnelle de la corruption de la parole des mou^tazilah selon laquelle l’homme est le créateur de ses actes

قال أهلُ الحقّ: «امتنعَ خلقُ العبدِ لفعلِهِ لعمومِ قدرةِ الله تعالى وإرادتِهِ وعلمِهِ».

Les gens de la vérité ont dit : Ce n’est pas possible que l’esclave soit le créateur de ses actes parce que la puissance de Dieu concerne toute chose tout comme Sa volonté et Sa science.

وبيانُ الدليلِ على ذلكَ أن قدرةَ الله عامَّةٌ وعلمَهُ كذلكَ وإرادتَهُ كذلكَ، فإنَّ نسبَتَها إلى الممكناتِ نسبةٌ واحدةٌ. فإنّ وجودَ الممكنِ إنما احتاجَ إلى القادرِ من حيثُ إمكانُهُ وحدوثُهُ.

L’indication de la preuve à ce sujet, c’est que la puissance de Dieu englobe toute chose, et Sa science aussi, et Sa volonté également, ainsi le rapport de la puissance de Dieu et de Sa volonté à tout ce qui est possible selon raison est le même [entre d’autre terme on ne dit pas que Sa puissance concerne certaines créatures et pas d’autres]. Ce qui est possible selon la raison a eu besoin [pour son existence] d’un être tout puissant qui lui donne son existence.

فلو تخصَّصَت صفاتُهُ هذه ببعضِ الممكناتِ لَلَزِمَ اتصافُهُ تعالى بنقيضِ تلكَ الصفاتِ من الجهلِ والعجزِ وذلكَ نقصٌ والنقصُ عليهِ مُحالٌ، ولاقتضَى تخصُّصُها مُخَصّصًا وتعلَّقَ المُخَصّصُ بذاتِ الواجبِ الوجودِ وصفاتِهِ وذلكَ محالٌ، فإذًا ثبتَ عمومُ صفاتِهِ.

Si les attributs de Dieu concernerait certaines créatures, alors cela impliquerait que les attributs auraient besoin de qui les a spécifiés, et qu’il y aurait qui spécifie l’être qui est obligatoire selon [Dieu] et Ses attributs, or celui qui est obligatoire n’est pas sujet à la spécification d’autrui, et cela mène à une impossibilité rationnelle.

فلو أرادَ الله تعالى إيجادَ حادِثٍ وأرادَ العبدُ خلافَهُ ونفذَ مرادُ العبدِ دونَ مرادِ الله للزمَ المحالُ المفروضُ في إثباتِ إلهينِ، وتعدُّدُ الإلهِ محالٌ بالبرهانِ، فما أدَّى إلى المحالِ محالٌ».

Si Dieu voulait faire exister un évènement, et que l’esclave voudrait le contraire, si quelqu’un prétend que la volonté de l’esclave s’est réalisée et non celle de Dieu, cela implique l’impossible selon la raison qui découle de l’impossibilité de deux dieux, et ceci est impossible par la preuve rationnelle, [Dieu dit dans le Qour’an : (law kan fihima alihatoun illa l-Laahou lafaçadata), car s’il y avait deux dieux il serait tout deux dotés de science de volonté, et ils seraient libre de choisir. Si l’un voulait une chose et l’autre une autre], et ce qui mène à une impossibilité est en soit impossible.

تنبيه: «يجب تكفير المعتزلة القائلين بأنّ العبد يخلق أفعاله الاختيارية أي يحدثها من العدم إلى الوجود لأنهم كذّبوا قول الله تعالى :{هل من خالقٍ غيرُ الله} [سورة فاطر/3]، وقول الله :{قلِ اللهُ خالق كل شىء} [سورة الرعد/16] وءايات أخرى كثيرة وأحاديث عديدة. وهؤلاء المعتزلة هم القدرية الذين سمّاهم رسول الله صلى الله عليه وسلم مجوس هذه الأمة، وقد أورد هذا الحديث أبو حنيفة في إحدى رسائله الخمس وهو صحيح عنده لأنه أورده في معرِض الاحتجاج، وهم الذين شدّد عليهم النكير عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما وغيره من أكابر الصحابة ومن جاء بعدهم . قال ابن عباس رضي الله عنهما: «كلام القدرية كفر»، وقال سيدنا علي بن أبي طالب للقدري: «إن عُدت إلى هذا لأقطعن الذي فيه عيناك»،

Avertissement : Il est un devoir de déclarer mécréant les mou^tazilah qui prétendent que l’esclave créé ses actes délibérés, en raison de leur démenti de la parole de Dieu : (hal min khaaliqin ghayrou l-Laah) ce qui signifie : « Y’aurait-il un créateur autre que Allah !? » et la parole de Allah : () ce qui signifie : « Dis : Allah est le créateur de toute chose », et plusieurs autres versets et hadith. Les mou^tazilah ce sont eux les qadariyyah en raison de la parole de haçan al-Bisriyy à leur sujet en raison du fait qu’ils ont renié la destinée que le messager a surnommé les mages de cette communauté, et Abou Hanifah l’a mentionné dans l’un de ses cinq épitres et le considère comme authentique car il l’a utilisé comme preuve dans son argumentation.

Ceux sont eux qui ont été fortement blâmé par ^abdou l-Laah ibnou ^Oumar et d’autres parmi les compagnons et ceux qui sont venus après eux. Ibnou ^Abbas que Dieu l’agrée a dit : « La parole des qadariyyah est de la mécréance. », et ^Aliyy a dit aux qadariyyah : « Si je te reprends à nouveau à dire cette croyance je te couperai où il y a tes yeux. »

وكذلك الحسن بن علي بن أبي طالب والإمام المجتهد عبد الله بن المبارك فقد حذّر من ثور بن يزيد وعمرو بن عبيد الذي كان من رءوس المعتزلة، وقد ألّف في الرد عليهم الحسن بن محمد ابن الحنفية حفيد سيّدنا علي بن أبي طالب، وكذا الإمام الحسن البصري، والخليفة الأموي المجتهد عمر بن عبد العزيز رضي الله عنهم، وعلى تكفيرهم كان الإمام مالك فقال حين سُئل عن نكاح المعتزلة :{ولَعَبد مؤمنٌ خيرٌ من مشرك} [سورة البقرة/221]، نقل ذلك عنه أبو بكر ابن العربي المالكي، والزركشي في شرحه على أصول ابن السبكي، وكذلك كفّرهم إماما أهل السنّة أبو منصور الماتريدي الحنفي، وأبو منصور عبد القاهر البغدادي التميمي الشافعي شيخ الأشاعرة وشيخ الحافظ البيهقي الذي قال فيه ابن حجر الهيتمي: «الإمام الكبير إمام أصحابنا أبو منصور البغدادي».

De même, Al-Haçan ibnou ^Aliyy a dit la même chose, de même le Moujtahid ibnou l -Moubarak a mis en garde contre Thawr ibnou Yazid et ^Amr ibnou ^Oubayd qui faisaient partie des leaders mou^tazilites. Également Al-Haçan le fils de Mouhammad ibnou l-Hanafiyyah, aussi le calife bien guidé ^Oumar ibnou ^Abdi l- ^Aziz aussi. De même l’imam Malik était d’avis de déclarer mécréant les mou^tazilah, lorsqu’il a été interrogé au sujet du mariage avec un mou^tazilah il a répondu par le verset :

﴿ 

[Al-Baqarah /221] ce qui signifie : Un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur comme l’a rapporté Abou bakr ibnou l-^Arabiyy le malikite et Az-Zarkachiyy également dans son commentaire de Al- Ousoul de ibnou s-Soubkiyy. De même ils ont été déclaré mécréant par les deux imams de ahlou s-sounnah Abou Mansour al-Matouridiyy, et Abou Mansour ^Abdou l-Qahir Al-Baghdadiyy At-tamimiyy Ach-Chafi^iyy le chaykh des ach^arites, le chaykh de Al-Bayhaqiyy, celui à propos duquel ibnou Hajar Al-Haytamiyy a dit : « Le grand imam, l’imam de nos compagnons : Abou Mansour Al-Baghdadiyy. »

وقد قال شارح إحياء علوم الدين الإمام الفقيه المحدّث اللغوي محمد مرتضى الزبيدي( ) : «لم يتوقف علماء ما وراء النهر من أصحابنا ـ يعني الماتريدية ـ في تكفير المعتزلة» اهـ. وقال الزاهد الصفّار من أكابر الحنفية: «يجب إكفار القدري ـ أي المعتزلي ـ في قوله: إن العبد يخلق أفعال نفسه، وفي قوله: إن الله لم يشأ وقوع الشر» اهـ.

Le commentateur de ihya’ou ^ouloumi d-Din l’Imam, le Faqih, le Mouhaddith, le Linguiste, Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy a dit : « Les savants de derrière le fleuve [Balakh, il vise les matouridites] n’ont pas hésité a déclaré mécréant les mou^tazilah. » Et Az-Zaahid As-Saffaar parmi les grands savants hanafites a dit : « Il est un devoir de déclaré mécréant les qadariyy qui disent que l’esclave crée ces propres actes et que Dieu n’aurait pas voulu que le mal ait lieu. »

وممن نقل أيضًا تكفيرهم الإمام شيخ الإسلام البلقيني، وردّ عليهم الإمام المتولي في كتابه الغنية في العقيدة وهما من أكابر أصحاب الوجوه من الشافعية، والإمام أبو الحسن شيث بن إبراهيم المالكي، وكذلك الإمام ابن التّلمساني المالكي في كتابه شرح لمع الأدلة لإمام الحرمين وغيرهم، ولم يصح عن إمام مجتهد كالشافعي وغيره القول بترك تكفير هذا الصنف من المعتزلة.

Parmi eux il y a le chaykh Al-Boulqiniyy, et l’imam Al-Moutawallii dans son livre Al-Gouniya et ils sont tous deux parmi les grands as-habou l-woujouh dans la jurisprudence chafi^ite, ainsi que l’imam Abou l-Haçan Chith ibnou Ibrahim le malikite, et de même l’imam ibnou t-Tilimsaniyy le malikite dans son livre Charhou Loum^i l-adillah de l’imam des deux harams et autre qu’eux. Il n’a pas été authentifié d’un imam moujtahid la parole qu’il aurait délaissé la déclaration de mécréance de cette sorte de mou^tazilah.

Information utile :

-Parfois le mot ‘akrah est utilisé pour dire « c’est trop dur pour moi », et selon la compréhension des gens cela ne vient pas toujours dans le sens de la haine. Ach-Chafi^iyy a dit : « Je trouve dur le fait de diriger les gens dans la prière. » L’imam assume la responsabilité, il craignait cela.

-Le don mutuel conditionné est valable en islam, quelqu’un a donné à une autre sans dollar à condition que tu achètes les livres de religion. Ceci est valable et celui qui a accepté ce don doit agir conformément à ce qui a été conditionné. Ils ont dit que le père, la mère le grand-père la grand-mère peuvent reprendre le don, mais pas les autres, le prophète a comparé cela au chien qui avale son vomi.

06/06/2024 :

فبعد هذا لا يلتفت إلى ما يخالفه ولا يغترّ بعدم تكفير بعض المتأخرين لهم،  فقد نقل الأستاذ أبو منصور التميمي في كتابه التذكرة البغدادية وكتابه تفسير الأسماء والصفات تكفيرهم عن الأئمة فقال( ): «أصحابنا أجمعوا على تكفير المعتزلة»( ). وقوله: «أصحابنا» يعني به الأشاعرة والشافعية لأنه رأس كبير في الأشاعرة الشافعية، وهو إمامٌ مقدّم في النقل معروف بذلك بين الفقهاء والأصوليين والمؤرخين الذين ألّفوا في الفِرق، فمن أراد مزيد التأكد فليطالع كتبه هذه، فلا يُدافع نقله بكلام بعض المتأخرين.

Après la mention de tous ceux qui ont déclaré mécréant les mou^tazilah on ne prête pas attention à ceux qui contredisent la position des savants et on ne se laisse pas influencer par le fait que certains de parmi les plus récents ne les ont pas déclarés mécréants.

Ainsi l’enseignant Abou Mansour At-Tamimiyy a rapporté dans son livre At-Tadhkirah et dans son livre tafsir Al-Asma’ou was-sifat, il a rapporté la déclaration de mécréance des mou^tazilah par les imams. Il a dit : « Nos compagnons sont unanimes à déclarer mécréant les mou^tazilah. » « Nos compagnons » c’est-à-dire les ach^arites et les chafi^ites, ceux qui avaient une haute responsabilité parmi eux, c’est un imam qui a un haut degré dans sa fiabilité à rapporter des textes. Il est connu par cela chez les faqih, les spécialistes des fondements et chez les historiens qui ont composé sur les différents groupes. Celui qui veut s’assurer davantage, qu’il consulte ces livres, ce qu’il rapporte n’est pas contré par la parole de certains des plus récents.

وما يذكر من العبارات التي تفهم ترك تكفيرهم عن بعض المشاهير كالنووي فقد يؤول بأن مراده من لم تثبت عليه قضية معينة تقتضي كفرَه من مسائلهم،

 لأن منهم من ينتسب إليهم ولا يقول بجميع مقالاتهم كبشر المريسيّ والمأمون العباسي، فإن بشرًا كان موافقهم في القول بخلق القرءان وكفَّرهم في القول بخلق الأفعال؛

فلا يحكم على جميع من انتسب إلى الاعتزال بحكم واحد ويحكم على كل فرد منهم بكونه ضالا، فالذين لا يعتقدون من الاعتزال أصوله الكفرية إنما ينتسبون إليهم ويعتقدون بعض المسائل الأخرى كعدم رؤية المؤمنين لربهم في الآخرة فهؤلاء الذين لم يكفّرهم من تحاشى تكفيرهم.

Quant à ce qui est mentionné comme expressions qui font comprendre que certains savants célèbres comme An-Nawawiyy ne les ont pas déclarés mécréant alors ces expressions sont à interpréter en disant que ce qu’ils visaient c’est qu’il ne déclarait pas mécréant le mou^tazilite à propos duquel il n’a pas été confirmé de lui une question précise impliquant sa mécréance. Lorsque An-Nawawiyy a dit que la prière est valable derrière un mou^tazilite il visait ceux qui n’ont pas atteint la mécréance.

En effet, il y a parmi les mou^tazilah ceux qui se réclament d’eux sans être en accord avec eux sur tout ceux qu’ils disent, comme Bichr Al-Miryisiyy et Al Ma’moun. Bichr était en accord avec les mou^tazilah sur la parole le Qour’an est créé et il les a déclarés mécréant lorsqu’ils disent que l’homme créé ses actes.

On ne juge pas de la même manière tous ceux qui se réclament des mou^tazilah, et on juge chacun d’entre eux par le fait qu’il est égaré. Ceux qui n’ont pas pour croyance parmi les mou^tazilah les fondements de mécréance qu’ils ont mais qui ne font que se réclamer d’eux, et ils ont pour croyance d’autres questions des mou^tazilah comme le fait que les croyants ne verront pas leur Seigneur, ce sont ceux-là qui n’ont pas été déclaré mécréant par ceux qui ne les ont pas mécréant.

ومن أراد المزيد فليراجع الكتب التي ألّفت في الفِرق لبيان مقالاتهم وأقوال العلماء فيهم.

 وكذلك قول الإمام أحمد في المعتصم «يا أميرَ المؤمنين» فإن المعتصم والمأمون لم يثبت عنهما القول بخلق العبد لفعله كما تقول المعتزلة إنما وافقا المعتزلة في القول بخلق القرءان،

 ولا يعني المعتصم والمأمون أنه ليس لله كلام إلا هذا اللفظ المنزل الذي هو مخلوق لله كما تعتقد المعتزلة، إنما وافقاهم في القول بمخلوقية اللفظ ففرق بينهما وبين المعتزلة لأن المعتزلة نفوا الكلام القائم بذات الله وقالوا ليس لله كلام إلا الكلام الذي يخلقه في غيره كالشجرة التي كان عندها موسى،

Celui qui veut en savoir davantage qu’il consulte les livres qui ont été composé à propos des groupes égarés pour présenter ceux qu’ils disent et ce que les savants ont dit à leur sujet.

Également, il y a la parole de l’imam Ahmad lorsqu’il s’est adressé à Al-Mou^tasim il a dit : « ô Emir des croyants ». Al-Mou^tasim et Al-Ma’moun, il n’a pas été confirmé d’eux la parole des mou^tazilah que l’esclave créé ses actes comme le disent les mou^tazilah, mais ils ont été en accord avec les mou^tazilah dans la parole de la création du Qour’an [sans avoir compris la même chose].

Al-Mou^tasim et Al-Ma’moun [deux califes abbassides descendant de ^abdou l-Laah ibnou ^Abbas qui ont succédé aux omeyyades] ne visent pas que Allah n’a pas d’autre parole que ces termes révélés tout comme le croient les mou^tazilah. Il y a une grande différence entre eux et les mou^tazilah qui ont totalement nié la parole par leur parole que Dieu n’a pas pour attribut hormis la parole qu’Il aurait créé dans l’arbre auprès duquel se trouvait Mouça [Mouchi mou c’est-à-dire arbre et chi c’est-à-dire arbre].

فحكم المعتزلة الذين نفوا الكلام القائم بذات الله غير حكم من قال بمخلوقية اللفظ المنزل، ولا يستطيع أحد أن يثبت عن الخليفتين أنهما تلفظا بنفي الكلام الذاتي عن الله، فالتسوية بينهما وبين المعتزلة جهل بالحقيقة كما ادعى البوطي في بعض كلامه حيث إنه احتج بقول الإمام أحمد للمعتصم «يا أمير المؤمنين» بأن أحمد لم يكفّرهم وهذا تقويلٌ للإمام ما لم يقله، ولا يستطيع أن يثبت عن أحمد أنه قال عن المعتصم أنه كان يقول بما تقول المعتزلة أنه ليس لله كلام إلا ما يخلقه في غيره، ودون ذلك خرق القتاد.

Le jugement des mou^tazilah qui nient le fait que Dieu a pour attribut une parole propre à Son être est différent de celui qui dit que les termes descendus par la révélation est créé. Personne ne peut confirmer que l’un des deux califes ait prononcé une parole qui revient à nier l’attribut de la parole de Dieu. Considérer équivalent ces deux califes et les mou^tazilah revient a ignoré la réalité comme l’a prétendu Al-Bouti dans certaines de ses paroles et il prétendu que du fait que l’imam Ahmad a dit « ô émir des croyants » que cela impliquerait que tous les mou^tazilah ne seraient pas mécréant, hors sa parole est interprété selon le cas de Al-Mou^tasim. Personne ne peut confirmer que l’l’imam Ahmad qu’il a rapporté que Al-Mou^tasim répétait la parole des mou^tazilah a la lettre lorsqu’ils nient dans l’absolu la parole de Dieu.

وقد أنكر الحافظ البلقيني في حواشي الروضة قول صاحب الروضة بصحة القدوة بهم في الصلاة قال( ): «وقول الشافعي رضي الله عنه: «أقبل شهادة أهل الأهواء إلا الخطابية» محمول على من لم تثبت فيهم قضية معينة تقتضي تكفيرهم، واستدلَّ لذلك بقوله لحفص الفرد لما جادله في مسئلة القول بخلق القرءان فأفحمه الشافعي: «لقد كفرت بالله العظيم».

وردّ البلقيني تأويل قول الشافعي هذا بكفران النعمة فقال في حاشيته على روضة الطالبين ما نصه( ) : «قوله ـ يعني النووي ـ: وأطلق القفال وكثيرون من الأصحاب القول بجواز الاقتداء بأهل البدع، وأنهم لا يكفرون، قال صاحب العُدة: هو ظاهر مذهب الشافعي رضي الله عنه، زاد ـ أي النووي ـ هذا الذي قاله القفّال وصاحب العدة هو الصحيح أو الصواب،

Le Hafidh Al-Boulqiniyy dans a renié la parole de l’auteur de Ar-Rawdah qui a dit que la prière dirigée par un mou^taziliyy est valable en disant : Ach-Chafi^iyy a dit : « J’accepte le temoignage de ceux qui suivent leur passion hormis celle ds khattabiyy. » Cette parole est expliquée par le fait que ce sont les mou^tazilah sur lesquels il n’y a pas un état de mécréance avéré, et ce qui prouve que Ach-Chafi^iyy a visé cela, c’est en raison de la fois où il a déclaré Hafs Al-Fard qu’il était mécréant en Dieu.

Al-Boulqiniyy a réfuté l’interprétation de ceux qui prétendent que Ach-Chafi^iyy aurait visé le sens de l’ingratitude ici du terme kafar. Dans son commentaire sur Ar-Rawdah il a dit : La parole de An-Nawawiyy : « Al-Qafal et d’autres compagnons ont dit qu’il est permis d’être dirigé dans la prière par des mauvais innovateurs et qu’ils ne sortent pas de l’islam par leur mauvaise innovation, l’auteur de Al-^Ouddah a dit : C’est le sens apparent de l’école de Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agrée. Et An-Nawawiyy a dit :  C’est ce qu’a dit Al-Qaffal et l’auteur de Al-^Ouddah et c’est ce qui est correct.

 فقد قال الشافعي: أقبل شهادة أهل الأهواء إلا الخطابية لأنهم يرون الشهادة بالزور لموافقيهم، ولم يزل السلف والخلف على الصلاة خلف المعتزلة وغيرهم». قال البلقيني: «فائدة: الصحيح أو الصواب خلاف ما قال المصنف ـ يعني النووي ـ

وقول الإمام الشافعي رضي الله عنه محمول على من ذكر عنه أنه من أهل الأهواء ولم يثبت عليه قضية معينة تقتضي كفره، وهذا نص عام، وقد نص نصًّا خاصًّا على تكفير من قال بخلق القرءان، والقول بالخاص هو المقدّم، وأمّا الصلاة خلف المعتزلة فهو محمول على ما قدمته من أنه لم يثبت عند المقتدين بهم ما يكفرهم»

Ach-Chafi^iyy a dit : « J’accepte le témoignage des gens qui suivent leur passion hormis celui des khattabiyyah » qui est un groupe mécréant autorisant le mensonge, car ils considèrent licite le faux témoignage en faveur de ceux de leur groupe.

An-Nawawiyy a dit : « Le salaf et le Khalaf n’ont pas cessé de prier en étant dirigé par des mou^tazilah » Al-Boulqiniyy a dit : « Information utile : ce qui est correct c’est l’inverse de ce qu’a dit l’auteur.

Et la parole de Chafi^iyy est expliqué par ce qu’il a cité parmi ceux qui suivaient leur passions sans que cela arrive jusqu’à la mécréance. Et An-Nawawiyy a donné un texte général et il a donné par ailleurs un texte particulier de déclaration de mécréance celui qui dit que le Qour’an est créé, c’est son avis particulier qui est prioritaire. Pour ce qui est de sa parole que la prière est valable derrière les mou^tazilah ce qui est sous-entendu, c’est qu’ils n’ont pas atteint la mécréance.

. ثم قال البلقيني: «قوله ـ يعني النووي ـ وقد تأوّل البيهقي وغيره من أصحابنا المحققين ما جاء عن الشافعي وغيره من العلماء من تكفير القائل بخلق القرءان على كفران النعم لا كفران الخروج عن الملّة». قال البلقيني: «فائدة: هذا التأويل لا يصح لأن الذي أفتى الشافعي رضي الله عنه بكفره بذلك هو حفص الفرد، وقد قال: أراد الشافعي ضرب عنقي، وهذا هو الذي فهمه أصحابه الكبار وهو الحقّ وبه الفتوى خلاف ما قال المصنّف».اهـ.

Ensuite Al-Boulqiniyy a repris une deuxième fois An-Nawawiyy dans sa parole : « Al-Bayhaqiyy et autres lorsqu’ils ont interprété de Chafi^iyy et d’autres que le terme koufr est interprété par l’ingratitude. Al-Boulqiniyy a dit : Cette interprétation n’est pas valide parce que celui que Ach-Chafi^iyy a mentionné dans sa fatwah comme étant kafir, c’était Hafs Al-Fard. Et Hafs lui-même a dit : Chafi^iyy lui-même a voulu me trancher le coup, et c’est cela que les grands compagnons chafi^iyy et c’est l’avis retenu contrairement à ce qu’a dit l’auteur.

ويرد تأويل من أوَّل عبارة الشافعي المذكورة في حق حفصٍ بكفران النعمة لا كفران الجحود ما ثبت عن عبد الرحمــن بن أبي حاتم عن ربيعة بن سليمان المراديّ صاحب الشافعي أن الشافعيّ كفَّره أي حفصًا كما أنه هو الراوي لقول الشافعي لقد كفرتَ بالله العظيم.

Et ce qui réfute l’interprétation de ceux qui ont prétendu que Ach-Chafi^iyy a visé l’ingratitude c’est la parole de ^Abdou r-Rahman ibnou Abi Hatim d’après Rabi^ah ibnou Soulayman Al-Mouradiyy le compagnon de Ach-Chafi^iyy qui a dit : Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant et c’est également lui qui a rapporté la parole de Chafi^iyy : « Tu as mécru en Allah Al-^Adhim. »

Information utile : Les compagnons qui étaient avec le prophète durant son pèlerinage était environ cent mille personnes, ils se sont partagés les cheveux du prophète et en ont fait le tabarrouk. Celui qui interdit le tabarrouk par les cheveux du prophète c’est comme s’il disait que les compagnons sont des égarés.

27/06/24 :

فلا يجوز التردّد في تكفير المعتزلة القائلين بأن الله كان قادرًا على خلق حركات العباد وسكونهم ثم لما أعطاهم القدرة عليها صار عاجزًا عنها، حكى ذلك غير واحد من الأكابر منهم الإمام أبو منصور الماتريدي، والإمام أبو منصور البغدادي، والإمام أبو سعيد المتولي، والفقيه المالكي شيث ابن إبراهيم، وإمام الحرمين وغيرهم كما تقدم، فكيف يسوغ ترك تكفيرهم بعد هذا الذي هو صريح في نسبة العجز إلى الله.

Il n’est pas permis d’hésiter à déclarer mécréant les mou^tazilah qui disent que Dieu était tout-puissant à créer les actes des esclaves des esclaves et leurs immobilités et qu’après leur avoir donner la puissance de créer Il serait devenu impuissant à créer. Plus d’un grand savant a déclaré la mécréance de ces mou^tazilah comme l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, l’imam Abou mansour al-baghdadiyy, l’imam abou Sa^id Al-Moutawalliyy, le faqih Al-Malikiyy Chith ibnou Ibrahim, l’imam des deux haram [Al-Jouwayniyy] et beaucoup d’autres. Comment sied-t-il de ne pas les déclarer mécréant après leur parole explicite de l’attribution à Dieu d’être impuissant.

قال الزركشي في تشنيف المسامع ما نصه( ): «وقد نص الشافعي على قبول شهادة أهل الأهواء، وهو محمول على ما إذا لم يؤد إلى التكفير، وإلا فلا عبرة به».اهـ. وهذا يؤكد ما قاله البلقيني في حواشي روضة الطالبين بأن مراد الشافعي بقوله أقبل شهادة أهل الأهواء إلا الخطابية من لم تثبت بحقه قضية تقتضي تكفيره منهم، يعني كقولهم إن العبد يخلق أفعال نفسه الاختيارية استقلالاً، وإن الله كان قادرًا على خلقها قبل أن يعطيهم القدرة فلما أعطاهم صار عاجزًا.

Az-Zarkachiyy a dit dans tachnifou l-maçami^ : « Ach-Chafi^iyy a déclaré qu’il accepte le témoignage des gens qui suivent leurs passions », cela est expliqué dans le cas où leur passion ne mène pas à la mécréance. Et cette parole confirme la parole de Al-Boulqiniyy dans Al-hawachiyy de rawdatou t-Talibin dans ce qu’a visé Chafi^iyy dans sa parole : « j’accepte le témoignage des gens qui suivent leurs passions hormis les khatabiyyah » c’est-à-dire ceux à propos desquels il n’y a pas une implication de la déclaration de mécréance, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas arrivés à des questions comme la parole que l’esclave crée ses propres actes volontaires indépendamment de Dieu ou ceux qui disent que Dieu était tout puissant à créer les actes avant de leur donner la capacité de le faire puis qu’Il serait devenu impuissant.

أما حديث النبي صلى الله عليه وسلم المشهور :«القدرية مجوس هذه الأمة»( ). فمعناه أمّة الدعوة، وأمّة الدعوة تشمل الكافرين والمؤمنين، لأن لفظ أمتي ونحوه يحمل على من اتبعه في بعض المواضع، وفي بعض المواضع يطلق على من توجهت إليه دعوته فمنهم من ءامن ومنهم من أبى».

Quant au hadith du prophète :

 (( القدرية مجوس هذه الأمة ))

Ce qui signifie : « Les qadarites sont les mages de cette communauté » il s’agit de la communauté de l’appel, et cela englobe les croyants et les mécréants. Le terme « ma communauté » et semblables à lui, peuvent dans certains passages être interprété par ceux qui ont cru en le messager, et dans d’autres ceux à qui s’adressent l’appel du Prophète à l’islam.

حزب التحرير يدعي أن عصمة الأنبياء والرسل تكون بعد الوحي

Hizbou t-tahrir prétend que la préservation des prophètes et des messagers a lieu après la révélation

ومن جملة ضلالهم ما يقول زعيمهم في نفس الكتاب المذكور( ) ونصه: «إلا أن هذه العصمة للأنبياء والرسل، وإنما تكون بعد أن يصبح نبيًّا أو رسولا بالوحي إليه، أما قبل النبوة والرسالة فإنه يجوز عليهم ما يجوز على سائر البشر، لأن العصمة هي للنبوة والرسالة» اهـ.

Parmi leurs égarements il y a leur parole dans le livre mentionné prétendument « La personnalité islamique » : « La préservation pour les prophètes et les messagers leur est accordé après qu’ils deviennent prophète par la révélation, mais avant le statut de prophète ou de messager il leurs est possible ce qui est possible au reste des humains parce que la préservation est spécifique au statut de prophète et de messager. »

الرد:

اتفق أهل الحق على أنه يجب للأنبياء الصدق والأمانة والفطانة، فعُلم من هذا أن الله تعالى لا يختار لهذا المنصب إلا من هو سالم من الرذالة والخيانة والسفاهة والكذب والبلادة، فمن كانت له سوابق من هذا القبيل لا يصلح للنبوة ولو تخلى منها بعد.

La réplique :

Les gens de la vérité se sont accordés sur le fait qu’il est un devoir pour les prophètes la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. On sait à partir de là que Dieu ne choisit pour cette mission que celui qui est préservé de la vilénie, de la trahison, de la vulgarité, du mensonge, et de l’imbécilité. Si quelqu’un avait des antécédents de cet ordre, il n’est pas valide qu’il soit prophète même s’il ne commet plus ces choses.

وتجب للأنبياء العصمة من الكفر والكبائر وصغائر الخسة والدناءة، وتجوز عليهم ما سوى ذلك من الصغائر التي ليس فيها خسة، وهذا قول أكثر العلماء كما نقله غير واحد وعليه الإمام أبو الحسن الأشعري رضي الله عنه.

فعلى قول زعيمهم تصح النبوة لمن كان لصًّا سراقًا نباشًا للقبور ولواطيًّا إلى غير ذلك من الرذالات التي تحصل من البشر.

Il est obligatoire pour les prophètes la préservation de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse et d’indécence, et il leur est possible autre que cela comme petit péché qui ne comporte pas de bassesse. Cet avis est celui de la majorité des savants et c’est l’avis de l’imam Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy.

La parole de leur chef selon eux implique la possibilité qu’un voleur, celui qui déterrait des morts ou autres peuvent devenir prophète.

Information utile : Ibnou Majah a rapporté dans ses sounan : La question a été posé au Prophète qui est parmi les meilleurs des gens ? Il a dit : Tout ceux qui dans leur cœur sont makhmoum du cœur et dont sa langue est véridique. Ils ont dit nous avons compris la langue véridique mais qu’en est-il du makhmoum ? il a répondu : Celui dont le cœur est pur pieux, sans péché ni tyrannie, ni animosité ni envie.

As-Sindiyy a expliqué ce hadith en rapportant l’explication de As-Souyoutiyy qui a dit : Le sens du verbe c’est lorsque la maison est balayée c’est donc une figure de style.

Al-Awza^iyy a dit : « Suis les traces des vertueux prédécesseurs, même si les gens te rejettent pour cela ne te laisse pas influencer. Et ne suis pas les opinions des gens même s’ils les embellissent. Ta voie sera claire tant que tu es sur le chemin de droiture. »

Notre chaykh a dit à une de ses élèves : « Sois douce avec ton mari, baissé la voix en sa présence comme si tu étais en présence d’un roi, le droit du mari sur son épouse est un droit éminent. Contredis les penchants de ton âme en faisant preuve de modestie avec lui, car l’âme a tendance à être hautaine. » Cela ne signifie pas d’être tyrannique avec elle, une fois sa femme avait préparé le thé et il a voulu servir les invités à sa place en lui disant : tu t’es déjà fatigué pour préparer le thé pour les inviter.

04/07/24 :

حزب التحرير يزعم أنه يجوز عزل خليفة المسلمين بالفسق

ومن جملة ضلالهم قولهم إن مجلس الشورى له حق أن يعزل الخليفة بسبب أو بدون سبب، وقد نشر ذلك في منشور لهم وزع في دمشق منذ أكثر من عشرين سنة، وهو مما ألفه بعض أتباع تقي الدين النبهاني.

ويقولون في كتابهم المسمى «دستور حزب التحرير»( ) في الأمور التي يتغير بها حال الخليفة فيخرج بها عن كونه خليفة، ويجب عندئذ عزله في الحال: «الفسق فسقًا ظاهرًا». ويقول النبهاني في كتابه المسمى «نظام الإسلام»( ) ما نصه: «وإن خالف الشرع أو عجز عن القيام بشؤون الدولة وجب عزله حالاً» اهـ.

Hizbou t-tahrir prétend qu’il est permis de destituer le calife des musulmans s’il est grand pécheur

Parmi leur parole d’égarement il y a le fait qu’ils disent que le conseil de concertation peut destituer le calife avec ou sans raison, et cela été diffusé dans une de leur brochure à Damas depuis plus de vingt ans, et c’est ce qui a été composé par un de ceux qui ont suivi taqiyou d-Din An-Nabahaniyy.

Dans leur livre appelé doustour hizbou t-tahrir [p 66] ils disent dans l’énumération des points par lesquels l’état du calife changent et qu’il n’est plus calife, et qu’il est un devoir de le destituer immédiatement lorsque qu’il commet des grands péchés apparent.

Et An-Nabahaniyy dit dans son livre intitulé nidhamou l-islam [p 79] : « Si le calife agit en non-conformité avec la loi [qu’il commet un péché] ou s’il est incapable de gérer les affaires de l’état alors il est un devoir de le destituer immédiatement. »

الرد:

هذا الكلام مخالف لأحاديث تؤكد أمر الخليفة، يخالف قوله صلى الله عليه وسلم: «من كره من أميره شيئًا فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبرًا فمات عليه إلا مات ميتة جاهلية» ـ رواه مسلم( ) ـ، ويخالف الحديث الصحيح المشهور الذي يأمر بعدم الخروج على الخليفة إلا من أجل الكفر وفيه: «وأن لا ننازع الأمر أهله إلا أن تروا كفرًا بواحًا» رواه البخاري ومسلم( )، ومعنى «بواحًا» أي ظاهرًا.

La réplique :

Ces paroles sont contraires à des hadiths indiquant les règles du calife, et cela contredit la parole du Prophète :

))من كره من أميره شيئًا فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبرًا فمات عليه إلا مات ميتة جاهل ((

[Rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui n’apprécie pas quelque chose [c’est-à-dire qu’il commet des injustices] de son gouverneur, qu’il patiente avec lui, il n’y a pas une personne qui s’est insurgé contre le calife d’un empan et qui meurt ainsi sans qu’il ne meure d’une mort de jahiliyyah [c’est-à-dire grand pécheur]. »

Cette règle de An-Nabahaniyy contredit également le hadith authentique célèbre qui ordonne de ne pas se rebeller contre le calife, sauf en raison de la mécréance à savoir le hadith :

))وأن لا ننازع الأمر أهله إلا أن تروا كفرًا بواحًا((

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Et que vous ne disputez pas le gouvernement sauf si vous voyez une mécréance claire. »

قال النووي في شرح هذا الحديث ما نصه( ) : «ومعنى الحديث لا تنازعوا ولاة الأمور في ولايتهم، ولا تعترضوا عليهم إلا أن تروا منهم منكرًا محققًا تعلمونه من قواعد الإسلام، فإذا رأيتم ذلك فأنكروه عليهم وقولوا بالحق حيث ما كنتم. وأما الخروج عليهم وقتالهم فحرام بإجماع المسلمين وإن كانوا فسقة ظالمين، وقد تظاهرت الأحاديث بمعنى ما ذكرته وأجمع أهل السنة أنه لا ينعزل السلطان بالفسق» اهـ.

An-Nawawiyy a dit pour expliquer ce hadith : « Le sens du hadith : Ne disputez pas au détenteur du pouvoir leur pouvoir [en provoquant des guerres] et n’émettez pas d’objection contre eux sauf dans le cas où vous constatez quelque chose de blâmable de manière certaines que vous connaissez des fondements de l’islam, alors vous le reniez et dites la vérité où que vous soyez. Quant à la rébellion contre les gouverneurs et le fait de les combattre est interdit par unanimité des musulmans même s’ils sont des grands pécheurs injustes. Il y a plusieurs hadiths qui se consolident dans le sens que j’ai cité et ahlou s-sounnah n’est pas destitué en raison du grand péché. » Fin de citation.

وهؤلاء التحريرية جعلوا الخليفة ملعبة كالكرة بين أيدي اللاعبين، فالخليفة لا يُقلع بالمعصية لكن لا يطاع فيها، ففي صحيح مسلم( ) أن عبد الله بن عمرو بن العاص قال له عبد الرحمن بن عبد رب الكعبة: «إن ابن عمك معاوية يأمرنا أن نأكل أموالنا بيننا بالباطل، وأن نقتل أنفسنا ـ أي بعضنا بعضًا ـ والله تعالى يقول :{لا تأكلوا أموالكم بينكم بالباطل إلا أن تكونَ تجارةً عن تراض منكم} [سورة النساء/29]، ويقول :{ولا تقتلوا أنفسكم} [سورة النساء/29]. فسكت عبد الله بن عمرو ثم قال: «أطعه في طاعة الله، واعصه في معصية الله».

Ces tahririyy ont fait que le califat est tel un jeu à l’image d’un ballon dans les mains des joueurs, le calife n’est pas destitué à cause d’un péché, mais on ne lui obéit pas dans la désobéissance. Dans le sahih de Mouslim que ^abdou l-Laah ibnou ^Amr ibnou l-^As a été interrogé par ^Abdou r-Rahman ibnou ^Abdou Rabbi l-Ka^bah : « Ton cousin Mou^awiyah nous ordonne de prendre l’argent des eux des autres injustement, et de nous entretuer et Allah dit dans sourate An-Niça / 29 :

يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ لَا تَأۡكُلُوٓاْ أَمۡوَٰلَكُم بَيۡنَكُم بِٱلۡبَٰطِلِ إِلَّآ أَن تَكُونَ تِجَٰرَةً عَن تَرَاضٖ مِّنكُمۡۚ ٢٩

Ce qui signifie : « Ne prenez pas les biens des uns des autres injustement » et Il dit :

وَلَا تَقۡتُلُوٓاْ أَنفُسَكُمۡۚ

Ce qui signifie : « Ne vous entretuez pas. » Alors ibnou ^Amr s’est tu, puis il a dit : « S’il t’ordonne une chose qui est une obéissance à Dieu alors tu lui obéis et s’il t’ordonne une désobéissance à Dieu alors désobéis-le. »

فالخليفة إن كان يأمر بالخير والشر مهما فسق لا يرفع عليه سلاح لأن الفتنة التي تتسبب عن خلعه أعظم من معصيته.

Si le calife ordonne le bien et le mal quel que soit son grand péché, on ne se soulève pas contre lui, parce que la zizanie qui sera engendré par sa destitution est plus grave que sa désobéissance à lui [les conséquences].

حزب التحرير يزعم أن من مات من غير بَيْعَة لخليفة مات ميتة جاهلية

Hizbou t-tahrir prétend que celui qui meurt sans avoir fait allégeance au calife, meurt d’une mort antéislamique

ومن أباطيلهم قولهم: إن من مات من غير بَيْعَة لخليفة مات ميتة جاهلية ()، فإنهم يذكرون في كتابهم المسمى بالخلافة() ما نصه: «فالنبي صلى الله عليه وسلم فرض على كل مسلم أن تكون في عنقه بيعة، ووصف من يموت وليس في عنقه بيعة بأنه مات ميتة جاهلية» اهـ.

Parmi leur égarement, il y a leur parole : Celui qui meurt sans avoir fait allégeance à un calife, il meurt d’une mort de jahiliyyah [c’est-à-dire avant la mission du prophète]. Ils disent dans leur livre intitulé Al-Khilafah [p4] ce qui suit : « Le prophète a ordonné à tous musulmans de faire allégeance à un calife et qu’il a qualifié celui qui meurt sans avoir fait allégeance qu’il est mort de la mort jahiliyyah [c’est-à-dire grand pécheur]. »

ويذكرون في نفس الكتاب( ) ما نصه: «فالمسلمون جميعًا ءاثمون إثمًا كبيرًا في قعودهم عن إقامة خليفة للمسلمين، فإن أجمعوا على هذا القعود كان الإثم على كل فرد منهم في جميع أقطار المعمورة» اهـ، ويذكرون في موضع ءاخر( ) منه: «والمدة التي يمهل فيها المسلمون لإقامة خليفة هي ليلتان، فلا يحل أن يبيت ليلتين وليس في عنقه بيعة»، ويقولون( ): «… وإذا خلا المسلمون من خليفة ثلاثة أيام أثموا جميعًا حتى يقيموا خليفة» اهـ.

Ils disent dans le même livre p9 : « Les musulmans sont tous dans le grand pécheur car ils n’ont pas désigné un calife pour les musulmans, s’ils sont unanimes sur cela, alors le péché concerne chaque individu d’entre eux partout sur terre. » Ils prétendent également dans un autre passage : « La durée pour les musulmans pour désigner un calife est deux nuits, et il n’est pas permis de passer deux nuits sans avoir fait allégeance à un calife. » Ils disent aussi : « Si les musulmans n’ont pas eu de calife au bout de trois jours, ils tombent dans le péché jusqu’à désigner un calife. »

ويقولون في كتاب ءاخر ما نصه( ) :«والمسلمون في لبنان كما في سائر بلاد المسلمين ءاثمون عند الله إذا لم يعملوا على إعادة الإسلام للحياة ونصب خليفة واحد يجمع أمرهم» اهـ.

Ils disent également dans un autre livre : « Les musulmans au Liban comme ailleurs dans les autres pays musulmans sont dans le péché selon le jugement de Dieu s’ils n’œuvrent pas à rétablir l’islam et à désigner un calife parmi eux qui les rassemble. »

الرد:

هذه العبارات من جملة تحريفهم للكلم عن مواضعه فإن هذا الحديث رواه مسلم( ) عن ابن عمر بهذا اللفظ «من خلع يدًا من طاعة لقي الله يوم القيامة لا حجة له، ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية»،

 فهم يذكرون منه للناس الجملة الأخيرة فيكررون «من مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية» مع إيهامهم أن ذلك لمن لم يتكلم معهم في أمر الخليفة كما هم يتكلمون بألسنتهم.

La réplique :

Ces paroles font partis de leur déformation des textes, puisque dans le hadith il est dit :

))من خلع يدًا من طاعة لقي الله يوم القيامة لا حجة له، ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية((

[Rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui se rebelle de l’obéissance après avoir fait allégeance viendra au jugement de Dieu sans avoir d’argument en sa faveur, et celui qui meurt [après cette rébellion] sans avoir prêter allégeance pour un calife meurt d’une mort jahiliyyah. » Et ils mentionnent aux gens la fin du hadith, et il le répète :

))ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية((

ce qui signifie : « et celui qui meurt [après cette rébellion] sans avoir prêter allégeance pour un calife meurt d’une mort jahiliyyah. » en les faisant croire que cette menace est réservée pour ceux qui n’abordent pas le sujet du calife selon leur compréhension.

ومعنى الحديث ليس كما يزعمون إنما المعنى أن من تمرد على الخليفة واستمر على ذلك إلى الممات تكون مِيتَتُهُ ميتة جاهلية، كما يدل على ذلك حديث مسلم( ) عن ابن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم: «من كره من أميره شيئًا فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبرًا فمات عليه إلا مات ميتة جاهلية».

Et le sens du hadith n’est pas tel qu’ils prétendent, mais c’est que celui qui se rebelle contre un calife et qui reste sur cet état de rébellion jusqu’à la mort, alors sa mort sera une mort de jahilliyyah, tout comme cela indique le hadith de Mouslim rapporté par ibnou ^Abbas :

من كره من أميره شيئًا فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبرًا فمات عليه إلا مات ميتة جاهلية

Ce qui signifie : « Celui qui n’apprécie pas quelque chose [c’est-à-dire qu’il commet des injustices] de son gouverneur, qu’il patiente avec lui, il n’y a pas une personne qui s’est insurgé contre le calife d’un empan et qui meurt ainsi sans qu’il ne meure d’une mort de jahiliyyah [c’est-à-dire grand pécheur]. »

11.07.24 :

فقوله:«فمات عليه» صريح في أن الذي يموت ميتة جاهلية هو الذي يأتيه الموت وهو متمرد على السلطان، ويدل عليه أيضًا حديث أبي هريرة أنه عليه الصلاة والسلام قال: «من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فمات مات ميتة جاهلية» رواه مسلم( ).

Sa parole (fa mata ^alayhi) est une parole explicite que celui qui meurt dans un état de rébellion c’est lui qui va mourir dans un état de jahiliyyah. Et ce qui indique également cela c’est le hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agréé qui a rapporté que le prophète a dit :

من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فمات مات ميتة جاهلية

Ce qui signifie : « Celui qui sort de l’obéissance au calife et qui quitte le groupe des musulmans [ceux qui ont prêté allégeance] et qui meurt ainsi [sans le repentir de sa rébéllion] alors il mourra d’une mort jahiliyyah –anté-islamique– [c’est-à-dire sur le grand péché].

ويدل على ذلك أيضًا حديث البخاري( ) ومسلم( ) عن حذيفة بن اليمان قال فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم بعد وصف الدعاة إلى أبواب جهنم: «فالزموا جماعة المسلمين وإمامهم»، قال حذيفة: فإن لم تكن لهم جماعة ولا إمام؟ قال: «فاعتزل تلك الفرق كلَّها»، لم يقل رسول الله صلى الله عليه وسلم فإذًا أنتم تموتون ميتة جاهلية.

Ce qui l’indique également c’est le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Houdhayfah fils de Al-Yaman dans lequel le prophète a décrit ceux qui appellent devant les portes de l’enfer [c’est-à-dire qui appellent à des croyances que si on les suit on va enfer], il a dit :

فالزموا جماعة المسلمين وإمامهم

Ce qui signifie : « Attachez-vous au groupe des musulmans et à leur imam. » Houdhayfah a dit : Ô Messager de Dieu si ce jour-là ils n’ont pas de groupe ou d’imam ? Il a dit : 

فاعتزل تلك الفرق كلَّها

Ce qui signifie : « Tu t’éloignes de tous ces groupes égarés. » Il n’a pas dit :  Si vous n’élisez pas de calife alors vous serez mort d’une mort de jahiliyyah. 

ثم ما يدعيه حزب التحرير فيه حرج، فالرعايا المسلمون اليوم عاجزون عن نصب خليفة والله تعالى يقول :{لا يكلِّفُ اللهُ نفسًا إلا وُسعها} [سورة البقرة/286]، فهم ضربوا بحديث البخاري ومسلم عُرض الحائط وتشبثوا بحديث مسلم بغير محله.

Par ailleurs ce que Hizbou t-tahrir prétend est quelque chose de très contraignant, les individus musulmans à notre époque sont incapables de designer un calife, et Dieu dit dans sourate Al-Baqarah / 286 :

لا يكلِّفُ اللهُ نفسًا إلا وُسعها

Ce qui signifie : « Dieu ne rend responsable la personne que de ce dont elle est capable. » En réalité ils ont laissé de côté le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim et ils ont gardé la version de Mouslim hors contexte.

فتبين بطلان قولهم وتمويههم، وغرضهم التشويش على المسلمين حتى يتبعوهم ويبايعوا زعيمهم تقي الدين النبهاني الذي ادعى الخلافة وبايعه جماعته على ذلك.

 وقد قسم البلاد ـ على زعمه ـ بين أولاده الثلاثة، أحدهم سماه أمير العراق، والثاني أمير بلاد الشام، والأخير أمير مصر، وسمى زوجته «أم المؤمنين» ـ على زعمه ـ. والآن بعد موته نصبوا خليفة وهو موجود في الدانمرك أقام الحد على من زنى منهم.

Il s’avère clairement l’infondé de leur parole et leur duperie, leur objectif est de perturber les musulmans pour les amener à les suivre et les amener à faire allégeance à leur chef Taqiyyou d-din An-Nabahaniyy qui s’est auto-proclamé calife et son groupe lui a prêté allégeance.

Il a partagé les pays entre ces trois fils, l’un il a appelé Émir de l’Irak, l’autre Cham, et le dernier l’Egypte. Il a appelé sa femme la mère des croyants selon lui, puis à sa mort ils ont élu un nouveau calife au Danemark et ont prétendu appliqué la peine légale pour l’un d’entre eux qui a commis la fornication.

بيان حكم نصب الخليفة على المسلمين وحكم من يخرج على الخليفة مع وجوده وحكم من يموت في زمن ليس فيه خليفة

Indication du jugement pour désigner un calife et le jugement de celui qui sort contre un calife qui est institué, et le jugement de celui qui meurt dans une époque où il n’y a pas de calife

أما المسئلة الأولى وهي نصب الخليفة: فقد اتفق علماء المسلمين على وجوب نصب الخليفة، ثم الخليفة تثبت خلافته بمبايعة أهل الحل والعقد من المسلمين أي أفاضل المسلمين من أهل العلم والتقوى،

Pour ce qui est de l’investiture d’un calife : Les savants des musulmans se sont accordés sur le devoir d’investir un calife [lorsqu’on a la capacité], par ailleurs le califat du calife est confirmé par l’allégeance faite par les gens qui connaissent l’intérêt général, c’est-à-dire les gens de mérite parmi les musulmans, les gens de science et de piété.

فقد قامت أول خلافة في الأمة المحمدية خلافة أبي بكر رضي الله عنه بمبايعة عمر رضي الله عنه، ثم تتابع المسلمون الذين بالمدينة على بيعته، فثبتت خلافته على رقبة كل مسلم ممن كانوا ذلك الوقت بالمدينة ومن كانوا في غيرها، فصار حرامًا على كل مسلم أن يخرج على أبي بكر ويتخلى عن إمارته بأن يقول ليس لك عليَّ إمارة،

Le premier califat de la communauté de Mouhammad, celui de Abou Bakr a eu lieu par l’allégeance de ^Oumar que Dieu l’agrée, puis les musulmans de Médine se sont succédés pour lui faire allégeance, et le califat de Abou Bakr concerne dès lors tous les musulmans de cette époque à Médine et ailleurs.

A partir de là il est devenu interdit aux musulmans de sortir de l’obéissance à Abou Bakr, de ne plus reconnaitre son statut de gouverneur en lui disant : « Tu n’as pas d’autorité sur moi. »

ثم جاءت خلافة عمر رضي الله عنه باستخلاف أبي بكر له في المدينة المنورة، فوافق من كان من المهاجرين والأنصار بالمدينة على نصب عمر خليفة، فثبتت خلافته على رقبة كل مسلم على وجه الأرض من كان حاضرًا بالمدينة ومن لم يكن،

Puis est venu le califat de ^Oumar que Dieu l’agrée par la désignation de Abou Bakr en tant que successeur en tant que calife à Médine l’illuminée. Tous ceux qui étaient parmi les émigrants et les partisans à Médine ont été en accord sur cela, le califat de ^Oumar concernait dès lors tous les musulmans sur terre, ceux à Médine et hors de cela.

ثم قامت خلافة عثمان رضي الله عنه بنصب عدد من المهاجرين والأنصار ممن كانوا بالمدينة له كما أمرهم عمر بذلك فثبتت بيعته على رقبة كل مسلم، فخرج عليه أناس من غير الصحابة فنازعوه، ثم قامت خلافة علي رضي الله عنه بمبايعة المهاجرين والأنصار الذين كانوا بالمدينة له فصارت بيعته ثابتة على كل مسلم ممن حضر المدينة ومن كان غائبًا، فصار الخروج عليه ذنبًا كبيرًا.

Puis est venu le califat de ^Outhman que Dieu l’agrée qui a été désigné par un certains nombres de compagnons parmi les émigrants et partisans à Médine [six hommes qu’on appelle Ahlou ch-choura] c’est-à-dire ceux qui se concertent pour désigner le calife.] tout comme l’avait recommandé ^Oumar, et cette allégeance s’est généralisé à tous les musulmans. Puis il y a eu des gens qui n’étaient pas des compagnons qui se sont rebellés contre ^Outhman est qui ont discuté son califat, puis il y a eu le califat de ^Aliyy que Dieu l’agrée, par l’allégeance des émigrants et partisan à Médine, et dès lors son statut de calife s’était imposé à tout musulman tant à ceux présent à Médine qu’à ceux qui étaient absents, et de ce fait, la rébellion contre ^Aliyy est devenu un grand péché.

Information utile : Celui qui lève le grand hadath son petit hadath est levé, et il n’est pas une condition qu’il lave les membres dans l’ordre du woudou’. Il y a divergence sur ce sujet est-ce que le petit hadath est levé par le grand, et c’est une question que beaucoup de gens ignorent.

18/07/2024 :

أما الحالة الثانية: حكم الخروج على الخليفة: فقد اتفق أهل العلم أهل الحق على أن الخروج على الخليفة حرام من الكبائر بالإجماع إذا كان الخليفة راشدًا كهؤلاء الأربع، وعلى الفاسق أيضًا عند الجمهور، فكان الخروج على أبي بكر أو عمر أو عثمان أو علي رضي الله عنهم ذنبًا كبيرًا، وكان خرج على عثمان أناس ليس فيهم أحد من الصحابة فنازعوه ولم يرضَوا بخلافته حتى أدَّى الأمر بهم إلى أن قتلوه، ثم حصل الخروج على علي في ثلاث مواقع، الوقعة الأولى كانت بالبصرة كان فيها بعض الصحابة طلحة والزبير وعائشة ثم طلحة والزبير انصرفا من المعركة لأن عليًّا ذكَّرَ كل واحد منهما حديثًا كان قاله الرسول في شأن علي، وكانا تائبين لم يدركهما الموت إلا بعد التوبة، أما عائشة رضي الله عنها فقد تابت وندمت ندمًا كبيرًا على وقوفها في معسكر الخارجين على علي، فهؤلاء الثلاثة لم يموتوا إلا بعد أن عادوا إلى طاعة علي وهؤلاء الثلاثة من المبشرين بالجنة فذنبهم مغفور.

Deuxième état : Le jugement de sortir de l’obéissance au calife : Les gens de la vérité se sont accordés à dire que celui qui se rebelle contre le califat commet une désobéissance et fait partie des grands péchés par unanimité si le calife est bien guidé comme les quatre califes.

La rébellion contre un calife grand pécheur est interdit selon la majorité des savants, ce qui fait que la rébellion contre Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy est un grand péché. Il y a eu des gens qui se sont rebellés contre ^Outhman et il n’y avait pas parmi eux un seul compagnon [c’était des successeurs], ils l’ont disputé et n’ont pas accepté son califat jusqu’à l’assassiner. [^Outhman est mort martyr il avait la bague du prophète un jour il a perdu cette bague et après cela les instabilité on commençait, il y avait un secret en elle. Il recitait tout le Qour’an dans une rak^ah et il est mort à plus de 80 ans] puis il y a eu la rébellion contre ^Aliyy a trois occasions et la première bataille était à Basorah et il y avait dans le camp adverse trois compagnons Talhah, Az-Zoubayr et ^A’ichah, et Talhah et Az-Zoubayr ont quitté le champ avant le début de la bataille, ^Aliyy a rappelé au deux un hadith à leur sujet. Lorsqu’ils ont quitté le champ ils avaient fait le repentir de ce grand péché et ils ne sont morts qu’après avoir fait le repentir. Quant à ^A’ichah elle s’est repentie et a fortement regretté de s’être tenue dans le camp adverse elle en pleurait jusqu’à tremper son voile et le Messager lui a aussi annoncé la bonne nouvelle. Ces trois ne sont morts qu’après être revenu à l’obéissance au calife et ils font partis de ceux qui ont reçu l’annonce de la bonne nouvelle et sont pardonnés.

وقد وردت أحاديث صحيحة في عظم ذنب من خرج على الخليفة منها حديث ابن حبان: «من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فقد خلع ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع»( ) وهو حديث صحيح بلا خلاف، رواه عدد من المحدثين في تصانيفهم كالحافظ الخطيب البغدادي في كتابه «الفقيه والمتفقه»( )، وحديث: «من خلع يدًا من طاعة لقي الله لا حجة له يوم القيامة ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتةً جاهلية»، ورواه مسلم( ) بهذا اللفظ.

Il a été rapporté plusieurs hadith authentiques au sujet de ceux qui se rebellent contre le hadith comme celui de Ibnou Hibban :

(( من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فقد خلع ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع))

Ce qui signifie : « Celui qui s’insurge contre un calife et qui quitte le groupe des musulmans, est à l’image de celui qui a retiré la corde de l’islam à son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance. » Ce hadith authentique sans divergence, et un certains nombre de mouhaddith l’ont rapporté dans leurs ouvrages comme le hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy dans son livre Al-Faqih.

Et il y a le hadith :

 (( من خلع يدًا من طاعة لقي الله لا حجة له يوم القيامة ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتةً جاهلية ))

[Rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui retire sa main de l’obéissance viendra au Jour du jugement sans argument pour se défendre, et celui qui meurt sans avoir fait allégeance, il mourra d’une mort anté-islamique. »  

وكان ممن خرج على علي رضي الله عنه أيضًا معاوية وأناس من أهل الشام لأنه كان واليًا أيام عمر وعثمان على الشام، وكان خروجه بغير حجة شرعية فإن عليًّا كان خليفة راشدًا، بل من شدة رغبة معاوية في الملك والرئاسة كما وصفه بذلك سيدنا علي رضي الله عنه فكان قتال الذين قاتلوه في البصرة والذين قاتلوه مع معاوية في صفين ظلمًا كبيرًا

Parmi ceux qui se sont rebellés contre ^Aliyy il y a Mou^awiyyah et un certains nombres de gens du Cham, et sa rébellion n’avait aucun justificatif conforme à la loi, car ^Aliyy était un calife bien guidé, ce n’était qu’en raison d’un fort attachement au pouvoir tout comme l’a qualifié notre maitre ^Aliyy que Dieu l’agrée.

Ainsi ceux qui ont combattu à Bassora [Al-Jamal], puis ceux qui ont combattu à Siffin [contre Mou^awiyah, et la bataille s’était arrêté par l’arbitrage entre Abou l-^As et Abou Mouça, puis  contre les khawarij ceux qui sont sortis de l’armée de ^Aliyy dans la bataille de Nahrawan] étaient dans une grande injustice.

ذكر ذلك عن عليّ الحافظ ابن حجر في كتابه «المطالب العالية»( ) ونقل ذلك عن مسند مُسَدَّد وكتاب الحافظ سعيد ابن منصور فكان الخروج على علي كالخروج على أبي بكر وعمر وعثمان لأنه لا يجوز الخروج على الخليفة إلا أن يحصل منه كفر صريح،

Cela a été rapporté de ^Aliyy par le hadifh ibnou Hajar d’après le mousnad de Mousaddad, et le livre de Sa^id ibnou Mansour. La rebellion contre ^Aliyy est semblable à l’un des autres califes, car il n’est pas permis de se rebeller contre un calife sauf s’il provient de lui une mécréance claire.

ولم يكن خروج معاوية على علي وقتاله له عن اجتهاد إنما كان حبًّا في الملك وليس كاجتهاد المجتهدين في الأحكام كاختلاف أبي بكر وعلي في حكم مسئلة الجد والاخوة فإن أبا بكر اجتهد فقال الجد مثل الأب فلا ترث إخوة الميت معه واجتهد سيدنا علي فقال الجد والاخوة كغصنين من شجرة فيشتركان في الإرث، وهذا الاجتهاد هو الذي ورد في الحديث( ) :«إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد»، وهكذا اختلاف الإمام مالك والإمام الشافعي، فهذا الاجتهاد هو الاجتهاد الذي هو مأمور به لمن كان أهلاً.

Et la rébellion de Mou^awiyah n’était pas par un effort de déduction lié à un ijtihad, sa motivation était liée à l’amour du pouvoir, et ce n’est pas comme l’ijtihad des moujtahid à propos des lois, ce n’est pas comme l’ijtihad de Abou Bakr et ^Aliyy concernant la question de l’héritage qui ne s’était pas produit à l’époque du Prophète, un homme était mort et son père était déjà mort et son grand père et ses frères étaient encore vivant, est-ce les frères ou le grand-père ? Abou Bakr a déduit que le grand-père est à l’image du père, c’est lui qui hérite et non les frères, quant à ^Aliyy, il a déduit que le grand-père et les frères sont comme les branches d’un même arbres donc les deux ont un héritage le grand-père et les frères. Ce ijtihad qui est mentionné dans le hadith :

 (( إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد ))

Ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad est abouti à la bonne il aura deux récompenses, et s’il se trompe, il n’a qu’une seule [pour son effort]. »  et c’est de cet ordre de divergence que l’on trouve entre l’imam Malik et l’imam Chafi^ite et qu’ils ont l’ordre de faire.

وأما حكم من يموت وهو خارج على الخليفة أي قبل أن يعود إلى طاعة الإمام فهؤلاء ينطبق عليهم حديث البخاري ومسلم( ) :«من كره من أميره شيئًا فليصبر فإنه من خرج من السلطان شبرًا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية»،

Quant au jugement de celui qui meurt en état insurrection contre le calife, avant de revenir à l’obéissance à l’imam, il s’appliquera à eux le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim :

(( من كره من أميره شيئًا فليصبر فإنه من خرج من السلطان شبرًا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية ))

Ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son gouverneur, qu’il patiente, car celui qui sort de l’obéissance ne serait-ce que d’un empan et qui meurt ainsi à l’état de rébellion meurt en état semblable à la période anté-islamique. »

وهذا معنى الجزء الأخير من حديث مسلم المذكور أي قوله صلى الله عليه وسلم :«ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية»، ومعنى مات ميتة جاهلية أي مات وحالته كميتة عباد الأوثان أي شبيهة بهم وليس معناه أنه كافر،

Et c’est cela le sens de la dernière partie de la version de Mouslim cité, c’est-à-dire sa parole :

ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية

Qui signifie « celui qui meurt sans allégeance au calife, il meurt d’une mort de jahiliyyah » c’est-à-dire qu’il est mort dans un état semblable à celui des idolâtres, une mort qui ressemble mais cela ne veut pas dire qu’il meurt mécréant.

وإنما معناه أن من خرج على السلطان يكون عاصيًا معصية كبيرة، فإذا تبين هذا تبين فساد قول حزب التحرير إن من يموت في هذا الزمن ولم يبايع خليفة يموت ميتة جاهلية، فكلامهم هذا يشمل من مات في هذا الزمن وقبل هذا منذ انقطعت الخلافة وهذا شطط كبير وظلم عظيم وهذا تحريف منهم للحديث

Le hadith signifie que celui qui se rebelle contre le sultan aura commis un grand péché, et si cela est clair, il s’avère que la parole de hizbou t-tahrir est fausse lorsqu’ils disent que celui qui meurt dans cette époque sans avoir prêter allégeance mourra d’une mort jahiliyyah. Leur parole s’applique à ceux qui meurt à notre époque et avant depuis qu’il n’y a plus de califat, et ceci est une grande outrance et une grave injustice de leur part, et c’est une déformation du hadith.

بل حال من يموت في هذا الزمن يعلم من حديث حذيفة بن اليمان رضي الله عنه الذي رواه البخاري وهذا ينطبق على الحالة الثالثة وفيه أن حذيفة قال: فإن أدركني زمان ليس فيه إمام ولا جماعة؟ فقال الرسول صلى الله عليه وسلم :«اعتزل تلك الفرق كلها ولو أن تَعَضَّ على أصل شجرة حتى يدركك الموت وأنت على ذلك»

Troisième état : Celui qui meurt à cette époque sans califat : Cet état est connu du hadith de Houdhayfah ibnou l-Yaman rapporté par Al-Boukhariyy et il s’applique au troisième cas. Il a dit : Et si je suis dans une époque où il n’y a ni imam ni grand groupe de musulman ? Le Prophète a répondu : « Quitte tous ces groupes même s’il fallait mordre la racine d’un arbre. »

هذا الحديث وحديث مسلم عن ابن عمر الذي فيه: «ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية»، كلاهما صحيح لكن حديث حذيفة هذا أقوى لأن البخاري أسانيده أصح من أسانيد مسلم كما هو المعروف عند المحدثين، فواجب على من ينتسب إلى حزب التحرير أن يرجعوا عن هذا وليتأملوا في حديث حذيفة لأن الرسول عليه السلام لم يقل له فأنت إن مِتَّ ولم تبايع خليفة تكون ميتتك ميتة جاهلية بل أرشدهُ إلى ترك التحزب لتلك الفرق أي لا تقاتل مع فرقةٍ ضد فرقة أخرى وهذا كالقتال الذي حصل في الماضي بين المغرب وموريتانيا فالحديث ينهى عن التحزب لإحدى الفرقتين دون الأخرى بقتال الأخرى معها، وهذا أمر ظاهر كالشمس.

Ce hadith de Moulism d’après ibnou ^Oumar est sahih tout comme celui de Houdhayfah, mais celui de Houdhayfah est plus fort car les chaines de Al-Boukhariyy sont plus fort comme cela est connu des gens du hadith.

Que le groupe de Hizbou t-tahrir prenne garde et revienne au hadith de Houdhayfah dans lequel le prophète lui a indiqué de ne pas prendre parti pour un groupe contre un autre, comme le combat qui a eu lieu entre le Maroc et la Mauritanie dans le passé. Ce hadith interdit de prendre un des deux groupes contre l’autre en combattant avec, et ce sujet est clair comme le soleil.

Information utile :

Chaykh Nabil a dit : Notre chaykh nous recommandait de nous attacher à cette association et de ne rien faire pour l’affaiblir, les ennemis de l’association sont à l’affût pour vous nuire, et il ne vous échappe pas que les groupes égarés œuvrent nuit et jour pour détruire les gens de la vérité, et le fait est que si l’un d’entre nous était en colère contre une personne dans l’association quel que soit son rang, il ne va pas affaiblir l’association par un quelconque moyen. Si quelqu’un diffuse par exemple sur les réseaux les ennemis vont prendre cela comme argument pour nous attaquer.

Le conseil est de retirer tout ce qui aurait pu être diffuser et qui affaiblit l’association et la voie du chaykh, de contredire les mauvais penchants de l’âme et de rester sur la voie de l’apprentissage et de l’enseignement et du conseil pour l’agrément de Dieu. La mort est très porche et celui qui soutient notre association Dieu lui accorde du soutien et du renfort.

Et le prophète a dit :

((  ))

ce qui signifie : « La douceur n’accompagne pas une chose sans qu’elle ne la rende belle, et la violence n’accompagne pas une chose sans qu’elle ne l’enlaidisse, et peu d’acte avec la concordance va donner beaucoup de fruit. »

N’enracinez pas dans vos cœurs la décision de travailler qu’avec des gens parfaits, mais de travailler avec tout le monde dans le bien. Chacun d’entre nous a un manque et a besoin du conseil et de l’exhortation, et soyez que Dieu vous bénisse réuni sur l’obéissance à Dieu et soyez pas séparé, soyez de ceux qui se donnent le conseil les uns les autres, réfléchissons à notre repos dans l’au-delà avant l’arrivée de ^Azra’il, ton plus grand ennemi est ton âme entre tes côtes.

Il est parvenu dans le hadith Qoudsiyy :

((  ))

ce qui signifie : « Mon agrément est mérité pour ceux qui s’aiment pour mon agrément, pour ceux qui s’aiment les eux les autres pour mon agrément, ceux qui offrent les cadeaux, et entretien et les liens pour mon agrément. » Que Dieu fasse que nous soyons vous et moi ainsi.

25.07.24 + 22/08/24 :

والعجب كيف التبس هذا الأمر على حزب التحرير حتى صاروا يرددون بين الناس الجزء الأخير من حديث مسلم المذكور: «من مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية» مع حذفهم للواو ليوهموا الناس أن هذا القدر هو الحديث كله أوهموا الناس أن الحديث هنا أوله، وهذا يعني أنهم تائهون عن تحصيل العلم الشرعي.

Qu’il est surprenant comment ce sujet a été source de confusion pour hizbou t-tahrir, au point qu’ils se sont mis à répéter aux gens la dernières parties du hadith rapporté par Mouslim :

من مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية

Et ce, sans citer ce qui est avant, en effaçant le terme « et » afin d’induire les gens à croire que la dernière partie est la totalité du hadith, ils ont fait croire aux gens que le hadith commence ici, et ceci indique qu’ils sont égarés de la science des lois.

Texte manquant en arabe

Quant au jugement d’instaurer un califat, c’est un devoir, et celui qui ne le fait pas tout en étant capable alors il est désobéissant, et celui qui dit qu’il est capable de le faire à notre époque, qu’il le montre.

ولم يزل حزب التحرير منذ نحو أربعين سنة يلهج بذلك ويكثر ذكر ذلك على مسامع الناس ولم يقدروا على نصبها بل هم عاجزون كغيرهم، وأما أهميتها فهو أمر ظاهر وكتب العلماء في العقيدة والفقه طافحة بذلك، وليست الخلافة من أركان الإسلام والإيمان

Hizbou t-tahrir n’ont pas cessé depuis environ quarante ans [maintenant soixante] de répéter cela et de le dire souvent aux gens, sans avoir été capable d’instaurer le califat, ils en sont incapables comme d’autres qu’eux. Pour ce qui est de son importance, c’est une chose claire, les livre des savants dans la croyance et les lois sont remplis de détails à ce sujet, mais le califat ne fait pas partie des piliers de l’islam ni de la foi.

بل أركان الإسلام الخمسة التي ذكرها الرسول صلى الله عليه وسلم لجبريل حين جاءه بصورة رجل لا يعرفه أحد من الذين كانوا مع الرسول في ذلك المسجد فسأله عن الإسلام قال: يا محمد أخبرني عن الإسلام، فقال :«أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدًا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلاً»،

Toutefois, les principaux devoirs de l’islam sont au nombre de cinq, ce sont ceux que le message a mentionné à Jibril lorsqu’il est venu sous l’aspect d’un homme que personne de ceux qui étaient en compagnie du prophète dans la mosquée n’a reconnu, et il lui a interrogé au sujet de l’islam et il a dit : ô Mouhammad parle-moi de l’islam ? et il a répondu :

(( أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدًا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلاً ))

Ce qui signifie : « Que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le messager de Dieu que tu accomplisses la prière tu t’acquittes de la zakat, tu jeunes le mois de Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage si tu en es capable. »

ثم قال: أخبرني عن الإيمان، قال: «الإيمان أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره»، فلم يدخل الرسول الخلافة في أركان الإسلام ولا في أركان الإيمان. فلا يصح فلا يجوز أن يقال لا إسلام بلا خلافة، وكيف يجوز ذلك وقد قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: «الطُّهور شطر الإيمان» الحديث، رواه مسلم( )،

Puis il lui a dit : Informe-moi de la foi ? et le Prophète a répondu :

(( الإيمان أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره ))

Ce qui signifie : « La foi est que tu crois en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, et le Jour Dernier et que tu crois en la prédestination de Dieu et ce qui est prédestiné comme bien et mal. » Le messager n’a pas inclus le califat dans les piliers de l’islam ni dans les piliers de la foi. Il n’est pas valide ni permis de dire qu’il n’y a pas d’islam sans califat, et comment cela serait-il permis alors que le messager a dit :

(( لطُّهور شطر الإيمان ))

ce qui signifie : « La purification est comme la moitié de la foi. » Rapporté par Mouslim.

فما أجهل من يقول ذلك وما أشد تجرئه على الافتراء على الدين فهؤلاء تجدهم لا يهتمون بتعلم وتعليم أحكام الطهور الذي أكده الرسول هذا التأكيد حيث سماه نصف الإيمان. فقصارى القول في هذا إنه تائه عن الحق وعن الدين.

Qu’il est grande l’ignorance de celui qui dit cela et quelle audace il a pour calomnier la religion, et ceux-là, tu constates qu’ils n’accordent pas d’importance à l’apprentissage et à l’enseignement des lois de la purification, sur lesquels le messager a fortement insisté puisqu’il a appelé la purification la moitié de la foi. Ce que l’on puisse dire de cette personne c’est qu’il est égaré de la vérité et de la religion.

ملاحظة: من أراد أن يطلع على هذه الأحاديث فليراجع صحيح البخاري( )، وهاكم أيها المطالعون نص حديث حذيفة في رواية البخاري من كتاب البخاري:

حدثنا محمد بن المثنى، حدثنا الوليد بن مسلم، حدثنا ابن جابر، حدثني بُسر بن عبيد الله الحضرمي أنه سمع أبا إدريس الخولاني أنه سمع حذيفة بن اليمان يقول: كان الناس يسألون رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الخير وكنت أسأله عن الشر مخافة أن يدركني فقلت: يا رسول الله إنا كنا في جاهلية وشر فجاءنا الله بهذا الخير فهل بعد هذا الخير من شر؟ قال: «نعم» قلت: وهل بعد ذلك الشر من خير؟ قال: «نعم وفيه دَخَن»، قلت: وما دَخَنُه؟ قال: «قوم يهدون بغير هديي تعرف منهم وتنكر»، قلت: فهل بعد ذلك الخير من شر؟ قال :«نعم دعاة على أبواب جهنم من أجابهم إليها قذفوه فيها»، قلت: يا رسول الله صفهم لنا، قال: «هم من جلدتنا ويتكلمون بألسنتنا»، قلت: فما تأمرني إن أدركني ذلك؟ قال :«تلزم جماعة المسلمين وإمامهم»، قلت: فإن لم يكن لهم جماعة ولا إمام؟ قال :«فاعتزل تلك الفرق كلها ولو أن تَعَض بأصل شجرة حتى يدركك الموت وأنت على ذلك» اهـ.

Remarque : Celui qui veut prendre connaissance de ces hadiths, qu’il aille consulter le sahih de Al-Boukhariyy, voici vous les textes du hadith de Houdhayfah dans la version de Al-Boukhariyy dans son livre :

D’après Mouhammad ibnou l-Mouthanna, d’après Al-Walid ibnou Mouslim, d’après Ibnou Jabir, d’après Bousr ibnou ^Oubaydou l-Lah Al-Hadramiyy qu’il a entendu Abou Idris Al-Khawlaniyy qu’il a entendu de Houdhayfah ibnou l-Yaman [le dépositaire du secret du messager car Dieu avait révélé au messager le nom de certains hypocrites et il en a parlé à certains compagnons et beaucoup d’entre eux sont morts mais pas Houdhayfah, au point que ^Oumar s’il voyait Houdhayfah faire la prière funéraire pour quelqu’un il y allait et s’il ne le voyait pas le faire il ne faisait pas] qu’il a dit : « Les gens interrogeaient le messager de Dieu à propos du bien, et moi je l’interrogeais à propos du mal par crainte d’y tomber. J’ai dit : Ô messager de Dieu nous vivions dans la jahiliyyah et dans le mal jusqu’à ce que Dieu nous fasse parvenir ce bien, est-ce qu’après cela nous allons à nouveau revivre une période de mal ?  Le messager a dit : « Oui » et il a dit : « et après y’aura-t-il une période de bien » et il a dit : « oui » il y aura un dakhan [et il a dit qu’est-ce que ce dakhan il a dit] il y aura du bien et des gens de mal, ce sont ceux qui vont prétendre guidé les gens mais pas avec mon enseignement ils vont mélanger le vrai et le faux et il a dit : « et après cela il y aura encore du mal » et il a dit : «  oui il y aura des gens qui seront au porte de l’enfer et ils vont appeler et celui qui va le suivre ira en enfer », et il a dit : ô messager de Dieu décris-nous ces gens et il a dit : « Ce sont des gens qui sont de notre peau et parlerons notre langue », il a dit : Qu’est-ce que tu m’ordonnes de faire si je suis confronté à cette époque, et il a dit : « Tu restes avec le groupe des musulmans et leurs imams » et il a dit : Et si ce jour il n’y a pas de groupe fort et d’imam ? et il a dit : « Écartes-toi de tous ces groupes même s’il faut que tu restes à mordre la racine d’un arbre jusqu’à la mort. »

وفي كتاب الفتن( ) عن ابن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم قال :«من كره من أميره شيئًا فليصبر فإنه من خرج من السلطان شبرًا مات ميتة جاهلية» حدثنا أبو النعمان حدثنا حماد بن زيد عن الجعد أبي عثمان حدثني أبو عثمان العطاردي قال: سمعت ابن عباس رضي الله عنهما عن النبي صلى الله عليه وسلم قال :«من رأى من أميره شيئًا يكرهه فليصبر عليه فإنه من فارق الجماعة شبرًا فمات إلا مات ميتة جاهلية»،

Et dans le livre Al-Fitan d’après ibnou ^Abbas, le prophète a dit :

 (( من كره من أميره شيئًا فليصبر فإنه من خرج من السلطان شبرًا مات ميتة جاهلية ))

Ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son calife qu’il patiente car celui qui s’écarté de l’obéissance d’un empan, il mourra d’une mort anté-islamique. »

Et Abou n-Nou^man rapporte de Hammad ibnou Zayd d’après Al-Ja^d Abou ^Outhman d’après ^Outhman Al-^Ataridiyy qui a dit : J’ai entendu ibnou ^Abbas rapporté du prophète qu’il a dit :

(( من رأى من أميره شيئًا يكرهه فليصبر عليه فإنه من فارق الجماعة شبرًا فمات إلا مات ميتة جاهلية))

ce qui signifie : « Celui qui constate une chose qui le déplait de son autorité qu’il patiente car celui qui quitte le groupe des musulmans d’un empan il mourra d’une mort antéislamique. »

وحديث ابن عباس هذا رواه مسلم أيضًا وهو من الأحاديث المتفق عليها من البخاري ومسلم، ومعناه ظاهر أن الذي يموت ميتة جاهلية هو الذي يكون في وقت الخليفة ثم يتمرد عليه ويموت وهو مخالف للخليفة

Et ce hadith de ibnou ^Abbas a également était rapporté par Mouslim et fait l’objet d’accord, et son sens est claire que celui qui meurt d’une mort antéislamique c’est celui qui a vécu à l’époque d’un calife puis il s’est rebellé et il meurt dans cet état d’opposition au calife.

وفي معناه حديث ابن حبان وهو :«من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فقد خلع ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع» فتبين بهذا أن التحريرية حَرَّفوا حديث رسول الله صلى الله عليه وسلم ووضعوه على غير محله، وعلى قولهم كل من مات منذ انقطعت الخلافة إلى يومنا هذا فميتته ميتة جاهلية

فقد جعلوا المسلمين الذين ماتوا منذ ذلك الوقت إلى يومنا هذا كالجاهلية عباد الأوثان، فأعظم بهذه فِريةً.

Et dans le même sens le hadith rapporté par ibnou Hibban :

(( من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فقد خلع ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع ))

Ce qui signifie : « Celui qui sort de l’obéissance et quitte le groupe des musulmans c’est comme s’il a enlevé la corde de l’islam de son cou, jusqu’à ce qu’il revienne [à l’obéissance]. » Il s’avère à partir de là que hizbou t-tahrir a déformé le hadith du messager et l’ont placé hors de son contexte, en conséquence de leur croyance tous ceux qui sont mort depuis l’interruption du califat jusqu’à nos jours, sa mort est une mort antéislamique.

Ils ont considéré les musulmans morts depuis cette époque jusqu’à nos jours comme des idolâtres et quelle grave accusation que celle-là.

وهذه الفرقة كأنها تنقض دين الله شيئًا فشيئًا وحسبنا الله ونعم الوكيل، فمن أراد الرشاد والرجوع إلى الإسلام منهم فليتبرأ من هذه الاعتقادات وليتشهد حتى يدخل في الإسلام من جديد وهذا الكلام ينصب على من اعتقد منهم هذه العقائد وأما من انتسب إليهم انتسابًا ولم يعتقدها فلا نكفره ولكن نحذره من الثبات معهم.

Ce groupe c’est comme s’ils sont entrain de dénouer la religion lien par lien, et nous nous en remettons à Dieu Celui qui est le meilleur à qui se fier, et celui d’entre eux qui veut la bonne guidée et revenir à l’islam qu’il s’innocente de ces mauvaises croyances, et dise les deux témoignages pour revenir à l’islam, et cette invitation est à indiquer à ceux qui ont eu cette mauvaise croyance. Quant à ceux qui se réclament d’eux sans avoir leur croyance, nous ne le déclarons pas mécréant mais nous le mettons en garde quant au fait de rester avec eux.

Information utile :

Mouslim, An-Naça’iyy .. rapporte de .. qu’il se soit plaint au messager de douleur dans son corps depuis son entrée en islam et le prophète a dit ce qui signifie : Pose ta main sur la partie de ta main qui te fait mal et dit : Bismi l-Lah trois fois, puis sept fois : « a^oudhou bil-Laahi waqoudratihih min charri ma ajidou wa ouhaadir ». Et ibnou Majah et d’autre ont rapporté avec une autre version : () il répète sept fois le tout.

Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy a dit : « Certains personnes leurs caractéristiques c’est d’aimer le bas et d’oublier. Il est surprenant de la part de celui qui va mourir comment il oublie la mort. Il est surprenant de la part de celui qui sait qu’il va quitter le bas combien il se noie en lui et passe ses jours dans l’amour du monde. Ils perdent leur temps par les loisirs et les distractions, ils passent leur jours dans l’insouciance et la désobéissance. Leurs plaisanteries sont celles de celui qui se croit à l’abri du regret, et leurs occupations, loisirs sont ceux de celui qui n’a pas entendu parler du Jour du jugement, c’est comme s’ils ne voyaient pas les tombes et n’étaient pas exhorté par ceux qui s’y trouve, certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. »

29.08.24 :

حزب التحرير لا يحرم المشي بقصد الزنى بامرأة أو الفجور بغلام

ومن أباطيلهم قولهم في بعض مناشيرهم التي نشروها في طرابلس منذ أكثر من خمس عشرة سنة تقريبًا إنه لا يحرم المشي بقصد الزنى بامرأة أو الفجور بغلام، وإنما المعصية في التطبيق بالفعل.

Hizbou t-tahrir considère que ce n’est pas interdit la marche pour aller commettre la fornication avec un femme ou la sodomie avec un garçon

Parmi leur égarement il y a ce qu’ils ont écrit dans certains de leur tract qu’ils ont diffusé à tripoli au liban depuis plus de quinze an [par rapport à l’édition du livre], ils ont dit qu’il n’est pas interdit de marcher pour aller commettre la fornication ou la sodomie et que c’est juste l’acte qui l’est.

الرد:

في هذا الكلام مخالفة للإجماع، وللحديث :«كُتب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة، فالعينان زناهما النظر، والأذنان زناهما الاستماع، واللسان زناه الكلام، واليد زناها البطش، والرجل زناها الخطا» رواه البخاري ومسلم وغيرهما( ).

La réplique : Cette parole revient à contredire l’unanimité, et le hadith :

كُتب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة، فالعينان زناهما النظر، والأذنان زناهما الاستماع، واللسان زناه الكلام، واليد زناها البطش، والرجل زناها الخطا

[Rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim et autres] ce qui signifie : « Le fils de Adam a été prédestiné une part de préliminaire à la fornication [sauf les prophètes] qu’il va commettre sans aucun doute. Les yeux leur préliminaire à la fornication c’est le regard interdit, les oreilles, leurs préliminaires c’est le fait d’écouter [les paroles interdites], la langue ses préliminaires sont les paroles, la main c’est le fait de toucher, et le pied son préliminaire ce sont les pas. »

وقد ذكر النووي في شرحه على مسلم( ) كون المشي للزنى حرامًا، واللمس حرامًا بدليل الحديث المذكور.

L’imam An-Nawawiyy a dit dans son commentaire du sahih de Mouslim : « Les pas qui mènent à la fornication sont interdits. »

حزب التحرير يبيح تقبيل ولمس الرجل للمرأة الأجنبية التي لا تحل له

ومن جملة أباطيلهم قولهم بجواز تقبيل الرجل للمرأة الأجنبية، وكذا الغمز والمشي ونحو ذلك فإنهم ذكروا ذلك في منشور لهم على شكل جواب وسؤال( ) وهذا نصه: «ما حكم القبلة بشهوة مع الدليل؟

Hizbou t-tahrir autorisé le fait d’embrasser et de toucher une femme épousable

Parmi leur hérésie ils disent que le fait de toucher attraper une femme et marcher pour la fornication serait interdit, et cela a été dit dans l’un de leur tract sous forme de question réponse voici l’écrit :

Quel est le jugement du baiser avec désir avec les preuves ?

الجواب: … قد فهم من مجموع الأجوبة المذكورة أن القبلة بشهوة مباحة وليست حرامًا… لذلك نصارح الناس بأن التقبيل من حيث هو تقبيل ليس بحرام لأنه مباح لدخوله تحت عمومات الأدلة المبيحة لأفعال الإنسان العادية، فالمشي والغمز والمص وتحريك الأنف والتقبيل وزم الشفتين إلى غير ذلك من الأفعال التي تدخل تحت عمومات الأدلة… فالصورة العادية ليست حرامًا، بل هي من المباحات، ولكن الدولة تمنع تداولها… وتقبيل رجل لامرأة في الشارع سواء كان بشهوة أم بغير شهوة فإن الدولة تمنعه في الحياة العامة…

فالدولة في الحياة العامة قد تمنع المباحات.. فمن الرجال من يلمس ثوب المرأة بشهوة، ومنهم من ينظر إلى حذائها بشهوة، ويسمع صوتها من الراديو بشهوة، وتتحرك فيه غريزة الجنس على وجه يحرك ذكره من سماع صوتها مباشرة، أو من الغناء، أو من قراءة إعلانات الدعاية أو من وصول رسالة منها، أو نقل له منها مع غيرها… فهذه أفعال بشهوة كلها تتعلق بالمرأة، وهي مباحة لدخولها تحت أدلة الإباحة…» اهـ.

Leur réponse : On comprend qu’avec tout ce qui est cité que le baiser et le toucher avec désir ne sont pas interdits, c’est pour cela que nous déclarons de manière explicité que le baiser n’est pas interdit car il entre sous le cadre des preuves générales de ce qui est licite et entre dans le cadre habituel de l’homme. Le fait de marcher masser, toucher, sucer, se frotter le nez, d’embrasser, pincer les lèvres et autres entrent dans le cadre des preuves générales, et la manière ordinaire n’est pas interdit, c’est autorisé, mais l’état empêche de le faire [c’est comme s’ils regrettent cela], il arrive que l’état interdise ce qui est licite dans la vie, il y a ceux qui touchent le vêtement de la femme avec désir, ceux qui regardent ces souliers avec désir, ceux qui entendent sa voix dans la radio avec désir, ou une chanson, ou dans une publicité ou un message de sa part à elle ou à lui, et tout cela sont relatives à la femme est entre dans ce qui est licite. » 24 rabi^ouni l-awwal de l’an 1390.

ويذكرون في منشور ءاخر( ) ما نصه: «ومن قبَّل قادمًا من سفر رجلًا كان أو امرأة، أو صافح ءاخر رجلًا كان أو امرأة، ولم يقم بهذا العمل من أجل الوصول إلى الزنى أو اللواط فإن هذا التقبيل ليس حرامًا، ولذلك كانا حلالين» اهـ.

Dans un autre tract il est dit : « `celui qui embrasse quelqu’un qui arrive d’un voyage ou sert la main, si cela n’est pas dans le but de la fornication, c’est licite.

وقالوا أيضًا بجواز مصافحة الرجل للمرأة الأجنبية زاعمين أن الرسول صافح بدليل حديث أم عطية في المبايعة المروي في البخاري: «قالت: فقبضت امرأة منا يدها» فإن غيرها لم تقبض يدها، وقالوا: البيعة تكون مصافحة باليد أو كتابة ولا فرق بين الرجال والنساء، فإن لهن أن يصافحن الخليفة بالبيعة كما يصافحه الرجال»( ) اهـ.

Ils ont prétendu qu’il serait permis qu’un homme serre la main d’une femme car le prophète aurait fait cela, et ils se sont appuyés sur le dans le pacte de dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy de Oummou ^Atiyah au sujet du pacte, dans lequel il est dit que la femme a resserré son poignet, et les autres femmes n’ont pas fait le même geste. Ils ont prétendu que l’allégeance a lieu en serrant la main ou par l’écriture et il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes, et ils ont prétendu que les femmes peuvent serrer la main au calife tout comme les hommes pour l’allégeance. » Dans le livre Al-khilafah p 23-23, et dans le livre dit : « la personnalité islamique Tome 3 p107-108».

وقالوا في منشور لهم( ) عنوانه «حكم الإسلام في مصافحة الرجل للمرأة الأجنبية» بعد كلام طويل ما نصه: «وإذا أمعنا النظر في الأحاديث التي فهم منها بعض الفقهاء تحريم المصافحة نجد أنها لا تتضمن تحريمًا أو نهيًا» اهـ. وختموا هذا المنشور بقولهم: «وما يصدق على المصافحة يصدق على القبلة» اهـ.

Dans un autre tract il est dit : Le jugement de l’islam concernant le fait que l’homme serre la main d’une femme ajnabiyyah. Si nous étudions avec détail les textes sur lesquels les faqih ont compris l’interdiction de cela, nous trouverons qu’il n’y a aucune interdiction de le faire. Tout ce qui a été dit sur le fait de serrer la main s’applique au fait d’embrasser.

الرد:

روى ابن حبان( ) عن أُميمة بنت رُقَيْقَة، وإسحاق ابن راهويه بسند جيد عن أسماء بنت يزيد مرفوعًا أن النبي صلى الله عليه وسلم قال :«إني لا أصافح النساء» قال الحافظ ابن حجر بعد إيراده للحديث( ) :«وفي الحديث أن كلام الأجنبية مباح سماعه، وأن صوتها ليس بعورة، ومنع لمس بشرة الأجنبية بلا ضرورة» اهـ.

أما حديث أم عطية الذي ورد في البخاري( ) فليس نصًّا في مس الجلد للجلد، وإنما معناه كنَّ يُشرنَ بأيديهن عند المبايعة بلا مماسة فتعين تأويله توفيقًا بين الحديثين الثابتين، ولأنه يتعين الجمع بين الحديثين إذا كان كل واحد منهما ثابتًا.

La réplique :

Ibnou Hibban a rapporté d’après Oumaymah fille de Rouqayqah et Ishaq fils de Rahwayh  avec une bonne chaine de transmission de Asma’ fille de Yazid que le prophète a dit :

إني لا أصافح النساء

Ce qui signifie : « Certes je ne serre pas la main aux femmes. » Ibnou Hajar dans le commentaire de ce hadith a dit : « Dans ce hadith il y a la preuve que la parole de la femme ajnabiyyah est permis d’être écouté, que la voix de la femme ajnabiyyah n’est pas une chose obligatoire de dissimuler, et qu’il est défendu de toucher la peau d’un femme ajnabiyyah sans nécessité. »

Pour ce qui est du hadith de Oummou ^Atiyah [sur le femme qui a refermé la main] il n’y a pas de preuve qu’il y a eu un contact peau contre peau. Le hadith signifie qu’elle faisait signe dans le pacte d’allégeance sans contact direct, il a fallu interprété par un autre sens que l’apparence pour concilier entre les deux hadith. En effet, la règle est que lorsque deux hadiths sont authentiques il faut trouver une explication commune.

ثم إنه قد ورد في صحيح البخاري( ) في نفس الباب الذي ورد فيه حديث أم عطية حديثٌ عن عائشة رضي الله عنها قالت: «كان النبي صلى الله عليه وسلم يبايع النساء بالكلام بهذه الآية :{لا يشركن بالله شيئًا} [سورة الممتحنة/12] قالت: وما مست يد رسول الله صلى الله عليه وسلم يدَ امرأة إلا امرأةً يملكها»، فلو كان معنى المبايعة المصافحة كما زعموا لكان في كلامها تناقض.

Par ailleurs dans le meilleur sahih de Al-Boukhariyy dans le chapitre du hadith de Oummou ^Atiyah, ^A’ichah rapporte du prophète qu’il faisait faire l’allégeance des femmes par la parole et elles disaient ce qui est rapporté dans le verset :

{لا يشركن بالله شيئًا}

La main du Messager de Allah n’a pas touché la peau d’une femme autre que celles qui lui étaient licites. Si le pacte était avec la main il y aurait contradiction entre la première et la deuxième partie de la parole de ^A’ichah.

قال ابن منظور في لسان العرب( ): «وبايعه عليه مبايعة: عاهده، وفي الحديث: «ألا تبايعوني على الإسلام»، هو عبارة عن المعاقدة والمعاهدة» اهـ، فليست المبايعة من شرطها لغة ولا شرعًا مسُّ الجلد للجلد، فالمبايعة تصدق على المبايعة بلا مس ولكن للتأكيد بايع الصحابة النبي صلى الله عليه وسلم في بيعة الرضوان بالأخذ باليد، وقد تكون المبايعة بالكتابة.

Ibnou Mandhour dans liçanou l-^Arab explique le sens de Al-moubaya^ah il dit : C’est le fait de prendre un engagement. Et dans le hadith le prophète prenait l’engagement des gens de rester sur l’islam. Al-Moubaya^ah est un engagement, ce n’est pas une condition selon la loi et selon la langue que la prise de l’engagement soit peau contre peau. La prise d’engagement est une dénomination de ce qui a lieu même sans contact direct. Toutefois pour marquer une insistance, les compagnons ont pris l’engagement dans le pacte de Ar-Ridwan en serrant la main [et c’est à ce moment que le verset yadou l-Laahi fawqa aydihim] et il arrive que l’engagement soit par écrit.

ومما يردُّ كذبهم بأن غير أم عطية مدت يدها للرسول فصافحته في المبايعة حديث البخاري أيضًا من قول عائشة( ) :«لا والله ما مست يدُه يدَ امرأةٍ قط في المبايعة، ما يبايعهن إلا بقوله: قد بايعتُكِ على ذلك»، وأيضًا يقال لهم: أين في حديث أم عطية النص على أن غيرها قد صافح النبي فهذا وهم منهم وافتراء.

Ces gens mentent, ils prétendent qu’il y aurait une autre femme que Oummou ^Atiyyah qui aurait serré la main du prophète et c’est un hadith dans Al-Boukhariyy rapportait par ^A’ichah dans lequel il est dit : « Non par Allah, sa main n’a jamais touché la main d’une femme pour la prise d’engagement. Il ne prenait leur engagement que par la parole et disait : « j’ai pris ton engagement sur cela. » On leur dit également : Où avez-vous trouvé dans le hadith de Oummou ^Atiyyah une référence qu’une autre femme qui aurait serré la main du prophète ? Ce ne sont que des illusions et des calomnies.

ويدل أيضًا على تحريم المصافحة ومس الأجنبية بلا حائل حديث: «لأن يطعن أحدُكم بحديدة في رأسه خير له من أن يمس امرأة لا تحلُّ له»، رواه الطبراني( ) في «المعجم الكبير» وحسنه الحافظ ابن حجر ونور الدين الهيثمي والمنذري وغيرهم.

Ce qui indique également le fait que c’est interdit le fait de serrer la main et de toucher une femme ajnabiyyah c’est le hadith qui signifie : « Que l’un d’entre vous soit frapper par une barre de fer dans la tête est préférable que de toucher une femme qui ne lui est pas licite. » [Il y avait un compagnon qui avait regardé une femme avec désir et il s’est cogné la tête et le prophète a dit que cela expie son péché.] Rapporté par At-Tabaraniyy, et jugé haçan par Ibnou Hajr, Al-Haythamiyy, ibnou l-Moundhir et autres qu’eux.

ثم المس في الحديث معناه الجس باليد ونحوها ليس الجماع كما زعمت التحريرية، وراوي الحديث معقل بن يَسار فهم من الحديث خلاف ما تدعيه التحريرية كما نقل ذلك عنه ابن أبي شيبة في مصنفه.

فتبين أن التحريرية افتروا على رسول الله صلى الله عليه وسلم، وكذبوا عائشة رضي الله عنها، وحرفوا اللغة العربية، وأباحوا ما حرمه رسول الله صلى الله عليه وسلم.

De plus « massa » indique le fait de toucher avec la main et ce n’est pas que le fait d’avoir un rapport, qui plus est le rapporteur du hadith Ma^qal ibnoou Yasar il a compris de ce hadith le contraire de ce qu’a compris hizbou ttahrir comme cela a été rapporté par Ibnou Abi Chaybah dans son Mousnnaf.

Il s’avère qu’ils ont calomnié le messager, déformer la parole de ^A‘ichah, déformer la langue arabe et autoriser ce que le prophète a interdit.

ومما يدل على جهلهم أنهم ادعوا أن حديث الطبراني في تحريم مصافحة الأجنبية من قبيل خبر الآحاد ولا يعمل به في الأحكام، فنرد عليهم بما ذكره الخطيب البغدادي في كتاب «الفقيه والمتفقه»( ) من جواز العمل بحديث الآحاد، وقرر الأصوليون أنه حجة في سائر أمور الدين ولم يخالف في ذلك باشتراط التواتر إمام من الأئمة إلا الآمدي وكلامه لا حجة فيه، فظهر بلا خفاء مكابرة حزب التحرير للحقيقة.

Parmi ce qui indique leur grande ignorance c’est qu’ils ont prétendu que le hadith de At-Tabaraniyy d’après ma^qal, que ce hadith aahaad, et ils ont dit que l’on ne l’applique pas dans les jugements. On leur réplique par ce qui est mentionné par le Khatib Al-Baghdadiyy dans son livre Al-faqih wa l-moutaffaqih il a dit : « Il est permis de rapporter les hadith de al aahaad et les spécialistes ont dit qu’ils sont une preuve dans la loi, et aucun imam n’a contredit ce sujet et qui a conditionné qu’on ne devrait s’appuyer sur le hadith moutawatir pour les lois à l’exception de Al-Aamidiy et sa parole est rejeté, il s’avère donc que hizbou t-tahir s’entête pour rejeter la vérité.

Information utile : On rapport que Ahmad ibnou hanbal voulait passer la nuit dans la mosquée et le gardien n’a pas voulu, il a insisté mais le gardien ne voulait pas, et il..

05.08.24 :

ثم ما يروى من أن النبي كانت تقوده أمة سوداء في أحياء المدينة ويقولون: في هذا الحديث حجة على جواز مصافحة المرأة بلا حائل.

يقال لهم: هذا الحديث ليس فيه النص على أنها كانت تأخذ بيده مصافحة بلا حائل، وليس هناك دليل على أنها كانت في حد مشتهاة،

Quant à ceux qui est rapporté que le prophète était conduit par une esclave noir dans les rues de Médine et ils disent qu’il y aurait dans ce hadith la preuve qu’il serait permis de serrer la main d’une femme par contact direct.

On leur dit : Ce hadith ne comporte pas l’indication qu’elle le prenait par la main par contact direct, et c’est un premier élément de réponse, et il n’y a pas une preuve qu’elle avait atteint un âge auquel elle peut être désiré.

ومع هذا لا يجوز إلغاء الحديث الصريح الذي في مسلم( ): «واليد زناها البطش» من أجل ذلك الحديث الذي يدخله الاحتمال وهذا خلاف قاعدة الأصوليين والمحدثين أنه إن تعارض حديثان ثابتان إسنادًا في الظاهر يجب الجمع بينهما ما أمكن،

En plus de tout cela, il n’est pas permis de mettre de côté le hadith explicite qui figure dans Mouslim :

(( واليد زناها البطش ))

qui signifie « et le préliminaire à la fornication avec la main est dans le toucher. » Il n’est pas permis de laisser le hadith de Mouslim en raison de l’autre hadith de cet autre hadith qui peut admettre plusieurs possibilités car procéder de la sorte est contraire à la règle des spécialistes des fondements et du hadith, à savoir lorsque deux hadiths authentiques par leur chaine de transmission s’opposent en apparence il faut les concilier autant que possible [en interprétant pour les concilier].

فإن لم يمكن فإن عُرف المتأخر كان ناسخًا والمتقدم منسوخًا، وإلا ذُهب إلى الترجيح. فلو ذهبنا إلى الترجيح كان هذا الحديث أي حديث مسلم هو المعمول به لأن عليه إجماع الأئمة، فإن المذاهب الأربعة يحرمون المس بلا حائل بشهوة وبدون شهوة، فالحديث الذي يوافق عمل الأكثر عند المحدثين والأصوليين يكون راجحًا على الذي يخالفه، فكيف بالذي عليه عمل الجميع؟!

Si cela n’a pas été possible de les concilier dans le cas où on connait celui des deux qui était ultérieur, alors ce sera l’abrogeant et l’antérieur sera l’abrogé, sinon on retient le prévalent des deux [celui qui a le plus d’argument en sa faveur]. Si nous retenons la prévalence, alors ce sera le hadith de Mouslim qui sera pris en compte et appliqué, car c’est en conformité avec ce hadith qu’il y a unanimité de la communauté, et les quatre écoles de jurisprudence interdisent le toucher par contact direct, avec ou sans désir. Le hadith qui est conforme à ce qu’a retenu la majorité chez les mouhaddiths et les spécialistes des fondements prévaut sur celui qui le contredit, que dire alors si c’est la totalité !?

وانظر أيها القارئ إلى فساد قولهم إنه لا يحرم المشي للزنى ولا تحرم قبلة الرجل للمرأة الأجنبية وبالعكس، وكذا الغمز والمص ولمس ثوب المرأة بشهوة، وعدوا كل ذلك من المباحات، أليس هذا الكلام مخالفًا لحديث الطبراني المذكور؟،

Regardez la corruption de leur parole lorsqu’ils disent que ce ne serait pas interdit de marcher pour commettre la fornication et qu’il ne serait pas interdit à un homme d’embrasser un femme étrangère et réciproquement, de même le fait de masser le corps, ou de sucer ou de toucher par le vêtement avec désir, ils ont considéré tout cela comme autorisé. N’est-ce pas que cela est en contradiction avec le hadith de At-Tabaraniyy cité ?  [au sujet de la barre de fer]

ومخالفًا لحديث مسلم( ) :«كُتب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة، فالعينان زناهما النظر، والأذنان زناهما الاستماع، واللسان زناه الكلام، واليد زناها البطش، والرجل زناها الخُطا، والقلبُ يهوى ويتمنى ويُصدّق ذلك الفرج ويكذبه»، وفي رواية لأبي داود( ): «واليدان تزنيان فزناهما البطش، والرجلان تزنيان فزناهما المشي، والفم يزني فزناه القُبل»، والقُبل جمع قُبلة، وفي رواية عند ابن حبان( ): «واليد زناؤها اللمس».

Et contraire au hadith de Mouslim :

(( تب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة، فالعينان زناهما النظر، والأذنان زناهما الاستماع، واللسان زناه الكلام، واليد زناها البطش، والرجل زناها الخُطا، والقلبُ يهوى ويتمنى ويُصدّق ذلك الفرج ويكذبه ))

ce qui signifie : « Il a été prédestiné             aux fils de Adam une part de commettre la fornication, et les préliminaires à la fornication des yeux c’est le regard interdit, celui des oreilles le fait d’écouter, et celui de la langue par la parole, et celui de la main dans le toucher, et celui du pied dans la marche, et celui du cœur est dans le fait de désirer, fantasmer. Cela peut être suivi par l’acte du sexuel ou pas. » Et dans la version de Abou Dawoud :

(( واليدان تزنيان فزناهما البطش، والرجلان تزنيان فزناهما المشي، والفم يزني فزناه القُبل ))

ce qui signifie : « Les deux mains commettent les préliminaires à la fornication par le fait de toucher, et les deux pieds par le fait de marcher, et la bouche par le fait d’embrasser. » Et dans la version de Ibnou Hibban :

(( واليد زناؤها اللمس ))

ce qui signifie : « Et le préliminaire à la fornication des mains est dans le fait de toucher. »

وما فعلوه يكفي كفرًا لأن رد النصوص كفر كما قال النسفي وغيره. فكيف يصح لهم دعوى الإسلام مع معارضته؟ وإنما المسلم من سلَّم لله ورسوله ولم يرد نصَّ القرءان ولا نص الحديث. نقول لهم بِينُوا عن دعوى الإسلام ـ أي ابتعدوا ـ لأنكم لستم من أهله فقد رددتم النصوص.

Ce que Hizbou t-tahrir a fait suffit comme mécréance, car rejeter les textes est de la mécréance comme l’a dit An-Naçafiyy et d’autres. Comment prétendent-ils appeler à l’islam alors qu’ils le contredisent. Le musulman est uniquement celui qui se soumet à Dieu et Son messager et qui ne rejette pas les textes du Qour’an et du hadith. Nous leur disons : Éloignez-vous de votre prétention de l’appel à l’islam car vous avez réfuté les textes.

فالتحريرية يحرفون شرع الله بتحليلهم مصافحة الرجال للنساء الأجنبيات غير المحارم وتقبيلهن عند الوداع، وقد خالفوا في هذا الإجماع وأحاديث صحيحة كما تقدم ذلك، أما الإجماع فإن المجتهدين الأربعة وغيرهم وأتباعهم من الأمة يحرمون مصافحة الأجنبيات مع اختلافهم في نقض الوضوء وعدمه،

Hizbou t-tahrir déforment la loi de Dieu en autorisant les hommes de serrer la main des femmes étrangères, de les embrasser pour faire les adieux, et ils ont contredit en cela l’unanimité et les hadiths authentiques tout comme cela a été précédemment indiqué.

Pour ce qui est de l’unanimité, les quatre moujtahid et autres et ceux qui les ont suivis dans la communauté ont interdit de serrer la main aux femmes étrangères avec une divergence concernant les conséquences sur l’annulation du woudou’ ou non.

وأيضًا فإن التحريرية خالفوا حديث عائشة: «ما مَسَّت يد رسول الله امرأة لا تحل له قط» رواه البخاري( )، وحديث مَعْقِل بن يسار رضي الله عنه عن رسول الله صلى الله عليه وسلم :«لأن يطعن أحدكم بحديدة في رأسه خير له من أن يَمَسَّ امرأة لا تحل له» رواه الطبراني( ) وحسنه الحافظ ابن حجر، فهذه الأحاديث فيها التصريح بحرمة مس المرأة الأجنبية.

Également ils ont contredit le hadith de ^A’ichah lorsqu’elle a dit :

( ما مَسَّت يد رسول الله امرأة لا تحل له قط )

C’est-à-dire : « La main du messager n’a jamais toucher une femme qui ne lui est pas licite » Rapport par Al-Boukhariyy, et ils ont également contredit le hadith de Ma^qil ibnou Yaçar dans lequel le messager a dit :

(( لأن يطعن أحدكم بحديدة في رأسه خير له من أن يَمَسَّ امرأة لا تحل له ))

Ce qui signifie : « Que l’un d’entre vous soit frappé avec un barre de fer à la tête est meilleur pour lui que de toucher une femme qui ne lui est pas licite » rapporté par le Hafidh At-Tabaraniyy et jugé haçan par ibnou Hajar. Ces différents hadiths comportent l’interdiction explicite de toucher une femme ajnabiyyah.

وأما استدلال التحريرية بحديث أم عطية جاءنا عمر بن الخطاب فقال: أنا رسول رسول الله إليكم للمبايعة فمد عمر يده من خارج البيت ومددنا أيدينا من داخل البيت فبايعناه فليس فيه ذكر المصافحة وإنما فيه ذكر مد اليد من عمر ومنهن فيحمل على أنه كان المد منهن للإشارة للمبايعة، ومن القواعد المقررة عند الأصوليين والفقهاء أن المحتمِلَ لا يعارض الصحيح على أن الإجماع كافٍ وحدَهُ فكيف إذا انضمت إليه هذه الأحاديث الصحيحة الصريحة فبعد هذا لا يبقى للمخالف إلا المكابرةُ والعناد.

Parfois les tahririyyah citent un hadith de Oummou ^Atiyyah dans lequel il est dit : ^Oumar ibnou l-Khattab est un jour venu à nous et a dit : Je suis l’envoyé du messager de Dieu à vous pour prendre votre allégeance, et parmi les règles qui sont retenus par les spécialistes des fondements et les spécialistes de la jurisprudence c’est que ce qui admet plusieurs possibilités ne va pas contredire ce qui est authentique, tout en sachant que l’unanimité est suffisant à elle seule, que dire s’il s’y rajoute ces hadiths authentiques et explicites, et après tout cela il ne reste plus à celui qui nous contredit, que l’orgueil et l’entêtement.

Information utile : Le messager a dit : ce qui signifie : « L’intelligent est celui qui se rend des comptes et se prépare pour ce qui vient après la mort, et le fait c’est celui qui suit ces passions et il espère le pardon et les hauts degrés. » Profitez pour accomplir les obligations et les choses recommandés, et la plus importante des œuvres c’est de renforcer la croyance de Ahlou s-sounnah qui est la croyance des Salaf et du Khalaf qui est le fait d’exempter Dieu des ressemblants tels que cela a été explicité des acha^irah et matouridiyy, c’était la croyance des rois et sultans musulmans comme Salahou d-din Al-Ayyyoubiyy celui qui a libéré Jérusalem des croisés. Celui qui persévère sut cette croyance et qui appelle les gens à elle et qui la défend en mettant en garde aux groupes d’égarement aura une immense récompense, c’est l’occasion de votre vie, ne ratez cette occasion qui vous est offerte. Celui qui agit de la sorte [apprend appelle les gens et la défend] aura la récompense d’un martyr et cette tâche donne plus de récompense que la récitation de cent fois du Qour’an, que cent pèlerinage surérogatoire, car c’est cela la vie de l’islam, la croyance dans le fait d’exempter Dieu de la ressemblance avec Ses créatures.

حزب التحرير يفتح باب الفتوى بغير علم

Hizbou t-tahrir ouvre la porte du jugement sans science

ومثل هذه الافتراءات كثيرة في كتب حزب التحرير فهم يدَّعون أن الإنسان «متى أصبح قادرًا على الاستنباط فإنه حينئذ يكون مجتهدًا، ولذلك فإن الاستنباط أو الاجتهاد ممكن لجميع الناس، وميسر لجميع الناس ولا سيما بعد أن أصبح بين أيدي الناس كتب في اللغة العربية والشرع الإسلامي»، وهذا نص عبارتهم بحروفها( ).

Les calomnies que hizbou t-tahrir sont très nombreuses, ils prétendent que des lors où quelqu’un peut faire des déductions alors c’est un moujtahid, par cela ils ont rendu la déduction et l’extraction des jugements à la porter de tout le monde, que tout un chacun est un moujtahid et peut faire une religion.

الرد:

في هذا الكلام فتح لباب الفتوى بغير علم، ألم يعلموا أن المجتهد هو من علم ما يتعلق بالأحكام من الكتاب والسنة، وعرف الخاص والعام والمطلق والمقيد والمجمل والمبين والناسخ والمنسوخ، وعرف من السنة المتواتر والآحاد والمرسل والمتصل وعدالة الرواة وجرحهم، وعرف أقاويل الصحابة فمن بعدهم من المجتهدين إجماعًا وغيره، وعرف القياس جليَّه وخفيَّه وصحيحه وفاسده، وعرف لسان العرب الذي نزل به القرءان، وعرف أصول الاعتقاد، ويشترط أن يكون عدلا قوي القريحة، حافظًا لآيات الأحكام وأحاديث الأحكام.

La réponse :

Dans leur propos il y a l’ouverture de la porte à donner des jugements sans science, n’ont-ils pas su que le moujtahid est celui qui a la connaissance des jugements du Livre et les hadiths, la connaissance de ce qui est spécifique ou général, ce qui est absolu ou restreint, ce qui global et préciser, ce qui abroge et ce qui est abrogé, dans la sounnah ce qui est moutawatir et ahad, ce qui est moursal rapporté par un successeur des compagnons, et mouttasil qui remonte jusqu’au compagnon, la connaissance du degré de fiabilité des rapporteurs et la critique à son sujet, il a également la connaissance des avis des compagnons, la connaissance des analogies claires ou moins claire, ce qui est correct ou fausse, la connaissance de la langue arabe dans laquelle le Qour’an a été révélé, la connaissance des fondements de la croyance, qu’il soit digne de confiance et très perspicace, il mémorise les versets et les hadiths qui concernent les jugements.

ثم إن المجتهد يشهد له أهل العلم بذلك ولم يشهد أحد من العلماء المعتبرين لتقي الدين النبهاني بذلك ولا بأقل من ذلك مرتبة، وأنَّى يكون مثل هذا الرجل مجتهدًا.

Par ailleurs se sont ses pairs qui déterminent son niveau, or aucun savant digne de considération n’a témoigné en faveur de Taqiyou d-din An-Nabahaniyy de ce niveau, ni moins que ce niveau, et comment pareil homme pourrait être moujtahid.

ويكفي في رد مقالتهم هذه الحديث المتفق على تصحيحه بل هو من المتواتر( ): «نضَّر الله امرأ سمع مقالتي فوعاها فأداها كما سمعها، فرب حامل فقه ليس بفقيه، ورب حامل فقه إلى من هو أفقه منه»،

Il suffit pour réfuter leur prétention de mentionner un hadith qui fait l’objet de l’accord des savants quant à son authenticité et il est du degré du moutawatir :

(( نضَّر الله امرأ سمع مقالتي فوعاها فأداها كما سمعها، فرب حامل فقه ليس بفقيه، ورب حامل فقه إلى من هو أفقه منه ))

Ce qui signifie : « Que Dieu accorde un visage resplendissant pour celui qui a entendu ma parole, qui l’a assimilé et l’a transmis et appliqué comme il a entendu, combien de gens mémorise mes paroles mais n’en ont pas la compréhension, et combien de ceux qui transmettent à d’autre qui auront une meilleure compréhension qu’eux. »

فقوله عليه السلام: «فرب حامل فقه ليس بفقيه» معناه أن منكم من ليس له حظ من الحديث الذي يسمعه مني أن يفهم ما فيه من الأحكام، إنما حظه أن يبلغه لغيره، فذلك الغير قد يكون ممن له حظ في الاستنباط والاجتهاد، فقد قسم الرسول أصحابه إلى قسمين جعل قسمًا لا حظ لهم في الاستنباط والاجتهاد، فجعل هذا الصنف الأكثر، وجعل قسمًا منهم مجرد رواة يُسمعون الغير ما سمعوه منه صلى الله عليه وسلم.

فمن نظر بعين التأمل إلى تصرفات هذه الفرقة لعلم أنها تدعو المسلمين إلى الفوضى والتهور.

La parole du prophète « combien de ceux qui transmettent à qui .. » c’est comme s’il avait dit : il y a parmi vous ceux qui ont pour part du hadith juste la transmission et qui n’ont pas la capacité de comprendre les jugements qui en découlent, mais sa contribution est de transmettre à d’autres. Cette autre personne, il se peut qu’elle ait la capacité de déduire les jugements. Ainsi le Messager a classé ses compagnons en deux catégories, une qui n’a pas de part dans la déduction et c’est la plus grande, et une autre…

Celui qui observe les agissements et les comportements de hizbou t-tahrir saura que c’est un groupe qui appelle les musulmans au désordre et à l’anarchie.

وما ذهبت إليه هذه الفرقة التحريرية هو دعوة إلى الفوضى في أمور الدين، فكيف تصلح الفوضى في أمور الدين وهي لا تصلح في أمور الدنيا، قال الأفوهُ الأوديُّ:

لا يصلحُ الناسُ فوضى لا سراة لهم * ولا سراة إذا جهّالهم سادوا.

Ce à quoi ils se sont dirigés c’est un appelle au désordre dans la religion, et comment est-ce que le désordre et l’anarchie seraient-ils bons pour la religion alors que ce n’est même pas bon pour les sujets du bas monde. Un poète a dit : « Les gens ne réussissent pas lorsqu’ils n’ont pas un bon encadrement et ils n’ont pas d’encadrement si ceux qui le dirigent son ignorant. »

Information utile : Si quelqu’un était un savant et qu’il s’assoit dans l’assemblée d’un enseignant qui a moins de science que lui afin d’encourager les gens, il a des récompenses à le faire. Le Messager a dit « .. » rapporté par At-Tabaraniyy, la réalité confirme ce hadith, et les femmes tombent beaucoup plus dans cela comme l’a dit le messager : « elles insultent beaucoup et renient le bienfait du mari. » Nous devons préserver notre langue. Si quelqu’un a attribué à une seule femme la fornication même si cela n’est pas parvenu à cette femme il est indispensable qu’il aille la voir pour lui demander le pardon.

Indication de la preuve l’égal du caractère méritoire de la récitation du Qour’an en faveur des morts musulmans

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

تفق المسلمون سلفهم وخلفهم على مشروعية قراءة القرءان على قبور موتى المسلمين وأن ذلك أمر حسن ينفع القارئ والميت بإذن الله وأن إهداء القراءة للأموات مشروع خلافا لما يقوله نفاة التوسل ويكفي في إثبات ذلك للإستدلال حديث البخاري أنه صلى الله عليه وسلم قال لعائشة :[ لو كان ذاكِ وأنا حي لاستغفرت لك ودعوت لك ] ا هـ. محل الشاهد في هذا الحديث قوله عليه السلام :[ ودعوت لك]

(07.03.24) Le Chaykh a dit :

 Les musulmans qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf ont concordé sur le caractère méritoire de la récitation du Qour’an sur les tombes des musulmans. Et que cela est quelques choses de biens qui profite au récitateur et au défunt par la volonté de Dieu, et que le faite d’offrir la récompense de la récitation aux morts est légal, cela est conforme à la loi.

Contrairement à ceux que disent ceux qui interdisent le tawassoul, ce sont les wahhabites qui renient le tawassoul qui est le fait d’invoquer Dieu en mentionnant d’un être de vertu un waliyy. Il suffit pour confirmer cela en argumentant par le hadith de Al-Boukhariyy. Le fait que ce soit autorisé de réciter le Qour’an pour les défunts parmi les musulmans. Le Prophète a dit à ^Aichah :

(( لو كان ذاكِ وأنا حي لاستغفرت لك ودعوت لك ))

ce qui signifie : « Si cela avait lieu alors que je suis encore vivant, je demanderai à ce qu’il te soit pardonné et je te ferai des invocations. » La preuve dans ce hadith c’est la parole du Prophète qui signifie : « Je ferai des invocations en ta faveur. »

فإن هذه الكلمة تشمل الدعاء بأنواعه فدخل في ذلك دعاء الرجل بعد قراءة شئ من القرءان لإيصال الثواب للميت بنحو قول : [ اللهم أوصل ثواب ما قرأت إلى فلان] وما شهر من خلاف الشافعي من قول إن القراءة لا تصل إلى الميت فهو محمول على القراءة التي تكون بلا دعاء بالإيصال وبغير ما إذا كانت القراءة على القبر فإن الشافعي أقر ذلك .

Cette phrase englobe les invocations sur toutes ses forme. Est donc inclus en cela l’invocation que fait la personne après la récitation de quelques passages du Qour’an pour faire parvenir la récompense au défunt comme en disant par exemple : « Ô Allah fait parvenir la récompense que j’ai récité à untel. » Quant à ce qui a été réputé de la divergence de Ach-Chafi^iyy qui a dit que la récitation ne parvient pas au défunt sous-entendu la récompense, cela est interprété par la récitation qui est fait sans invocation c’est-à -dire que quelqu’un il récite mais sans réciter l’invocation pour faire parvenir la récompense au défunt d’une part, cela est une première possibilité, et sans que la récitation ne sont fait au niveau de la tombe et Ach-Chafi^iyy a lui-même confirmer cela.

قال المحدث اللغوي الفقيه محمد مرتضى الزبيدي في شرح الإحياء ما نصه :[ قال السيوطي في شرح الصدور : (وأما قراءة القرءان على القبر فجزم بمشروعيتها أصحابنا وغيرهم ), قال الزعفراني : (سألت الشافعي عن القراءة عند القبر فقال لا بأس به) , وقال النووي في شرح المهذب : (يستحب لزائر القبور أن يقرأ ما تيسر من القرءان ويدعوا لهم) عقبها نص عليه الشافعي واتفق عليه الأصحاب ,زاد في موضع ءاخر وإن ختموا القرءان على القبر كان أفضل . ] اهـ

Le Mouhaddith, le linguiste, le faqih Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire sur le livre Al-Ihya’ (le livre de Al-Ghazaliyy) a dit ce qui suit : « As-Souyyoutiyy dans son livre Charhou s-Soudour a dit : quant à la récitation du Qour’an au niveau de la tombe. Nos compagnons et d’autres qu’eux (C’est-à-dire les Chafaarites Achafirites) ont été catégorique à considérer que c’est méritoire. (c’est à dire c’est permis et ça donne récompense). Là on est toujours en train de citer ce que Mouhammad Mourtada z-Zabidiyy a cité dans son livre, il a cité d’abord As Souyoutiyy, maintenant il a cité un autre savant il a dit: Az-Za^faraniyy a dit: « J’ai interrogé Ach-Chafi^iyy à propos de la récitation du Qour’an auprès de la tombe ou au niveau de la tombe .Et il a dit :« il n’y a pas de mal en cela. An Nawawiyy a dit dans le commentaire de Al-Mou^adh-dhab (c’est toujours la parole de Az-Zabidiyy) : Il est recommandé à celui qui visite des cimetière de réciter ce qu’il peut réciter du Qour’an et de faire des invocations en faveur des morts. Donc suivit par un texte de Ach-Chafi^iyy sur lesquels les compagnons étaient d’accord (les Chafi^ites et les Acha^rites) étaient d’accord et il a ajouté dans un autre passage s’ils récitaient la totalité du Qour ‘an au niveau de la tombe se serait encore mieux. » Vous voyez comment les savants ont expliqué le caractère permis de la récitation du Qour’an auprès du défunt. C’est parce que celui qui récite auprès de la tombe le bien lui arrive, celui qui récite lui il fait des invocations pour que la récompense lui arrive. Le fait de faire une invocation c’est quelques choses d’autoriser. Le Prophète lui-même a dit à ^Aicha; « Je ferai des invocations pour toi ».C’est ça faire une invocation ça englobe y compris le fait de faire l’invocation pour que la récompense parvienne.

Informations utiles :

-Une mas’alah concernant le mois de Ramadan : celui qui est ignorant et qui a prétendu que sentir une fleur annule le jeune, il ne devient pas mécréant. S’il dit cela par ignorance, il ne devient pas mécréant. Cependant, il devra faire le repentir car il a donné un jugement sans science. Durant Ramadan, il est recommandé au jeuneur de s’abstenir de sentir les bonne odeur (comme le parfum). Cela est recommandé, la règle est que sentir le parfum ou sentir une fleur n’annule pas le jeune.

-Et d’après Ibnou Mas^oud, il a dit : « Un homme est venu interroger le Prophète. Il lui a dit : Ô Messager de Allah que dis-tu d’un homme qui a aimé les gens mais n’a pas fait comme eux’. Le Messager de Dieu lui a dit :

((  ))

ce qui signifie : « L’homme sera en compagnie de ceux qu’ils aiment ».

-Le Hafidh ibnou Battal, le Acha^arite, le Malikite, il a fait un commentaire de Al-Boukhariyy a dit : « Cela prouve que celui qui aime un esclave pour l’agrément de Dieu, Allah les rassemblera au paradis et Il le fera entrer là où il a fait entrer celui qu’il a aimé ,même s’il n’a pas œuvré comme lui, et c’est cela la signification de sa parole : « Qui n’a pas fait comme eux » c’est-à-dire qui n’a pas œuvré comme eux et qui n’a pas leur degré ; tel est le sens et Dieu sait plus que tout autre. » Cela veut dire celui qui aime les saints, il les a aimés parce qu’ils obéissent à Dieu et comme l’amour est un acte du cœur, et une croyance du cœur, il a cru en eux qu’ils sont des vertueux. Allah les récompense pour cette croyance, de la récompense des vertueux, puisque c’est l’intention qui est la base et les œuvres la suivent, et les œuvres suivent les intentions, et Allah accorde sa grâce à qui il veut. Que Allah nous accorde sa grâce.

Voyelliser en partie et traduit par ChatGPT :

وَقَدْ سُئِلَ الشَّمْسُ مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى العَسْقَلَانِيُّ الكِنَانِيُّ الشَّافِعِيُّ المَعْرُوفُ بِابْنِ القَطَّانِ، المُتَوَفَّى سَنَةَ 318 هـ، وَهُوَ مِنْ مَشَايِخِ الحَافِظِ ابْنِ حَجَرٍ، عَنْ مَسَائِلَ فَأَجَابَ، وَمِنْهَا: وَهَلْ يَصِلُ ثَوَابُ القِرَاءَةِ لِلْمَيِّتِ أَمْ لَا؟ فَأَجَابَ عَنْهَا فِي رِسَالَةٍ سَمَّاهَا: (القَوْلُ بِالإِحْسَانِ العَمِيمِ فِي انْتِفَاعِ المَيِّتِ بِالقُرْآنِ العَظِيمِ. قَالَ فِيهَا رَحِمَهُ اللَّهُ: “قَالَ كَثِيرُونَ مِنْهُمْ: يَصِلُ ثَوَابُ القِرَاءَةِ لِلْمَيِّتِ، وَبِهِ قَالَ الإِمَامُ أَحْمَدُ، بَعْدَ أَنْ قَالَ: القِرَاءَةُ عَلَى القَبْرِ بِدْعَةٌ، بَلْ نُقِلَ عَنْهُ أَنَّهُ يَصِلُ إِلَى المَيِّتِ كُلُّ شَيْءٍ: مِنْ صَدَقَةٍ، وَصَلَاةٍ، وَحَجٍّ، وَصَوْمٍ، وَاعْتِكَافٍ، وَقِرَاءَةٍ، وَذِكْرٍ، وَغَيْرِ ذَلِكَ”.

Et on a interrogé Ach-Chams Muhammad ibn Ali ibn Muhammad ibn ‘Issa al-‘Asqalani al-Kinani ash-Shafi‘i, connu sous le nom d’Ibn al-Qattan, décédé en l’an 318 de l’Hégire. Il faisait partie des maîtres d’al-Hafiz Ibn Hajar, sur plusieurs questions auxquelles il a répondu. Parmi celles-ci : (Est-ce que la récompense de la lecture du Coran parvient au défunt ou non ?)

Il y a répondu dans une épître qu’il a intitulée : Le discours sur le bienfait immense du défunt tiré du noble Coran. Il y a dit, qu’Allah lui fasse miséricorde : « Beaucoup ont affirmé que la récompense de la lecture du Coran parvient au défunt. Parmi eux, l’imam Ahmad, bien qu’il ait auparavant considéré que lire sur la tombe est une innovation. En réalité, il a été rapporté de lui que tout acte de bienfaisance parvient au défunt, qu’il s’agisse de l’aumône, de la prière, du pèlerinage, du jeûne, de la retraite spirituelle, de la lecture du Coran, du dhikr (évocation d’Allah) ou autres. »

وَنُقِلَ ذَلِكَ عَنْ جَمَاعَةٍ مِنَ السَّلَفِ، وَنُقِلَ عَنْ الشَّافِعِيِّ انْتِفَاعُ المَيِّتِ بِالقِرَاءَةِ عَلَى قَبْرِهِ، وَاخْتَارَهُ شَيْخُنَا شِهَابُ الدِّينِ ابْنُ عَقِيلٍ، وَتَوَاتَرَ أَنَّ الشَّافِعِيَّ زَارَ اللَّيْثَ بْنَ سَعْدٍ، وَأَثْنَى عَلَيْهِ خَيْرًا، وَقَرَأَ عِنْدَهُ خَتْمَةً، وَقَالَ: “أَرْجُو أَنْ تَدُومَ”، فَكَانَ الأَمْرُ كَذَلِكَ.

Cela a été rapporté de plusieurs pieux prédécesseurs (Salaf). Il a également été rapporté de l’imam ash-Shafi‘i que le défunt tire profit de la lecture sur sa tombe. Cette opinion a été choisie par notre maître Shihab ad-Din Ibn ‘Aqil. Il est également transmis de manière récurrente qu’ash-Shafi‘i a visité la tombe d’al-Layth ibn Sa‘d, a fait son éloge, lu une khatma (lecture complète du Coran) à son intention et dit : « J’espère que cela portera ses fruits ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit.

وَقَدْ أَفْتَى القَاضِي حُسَيْنٌ بِأَنَّ الاسْتِئْجَارَ لِلْقِرَاءَةِ عَلَى رَأْسِ القَبْرِ جَائِزٌ كَالاسْتِئْجَارِ لِلأَذَانِ وَتَعْلِيمِ القُرْآنِ.

Le juge Husayn a émis une fatwa stipulant que le fait d’engager quelqu’un pour lire sur une tombe est permis, tout comme il est permis de rémunérer quelqu’un pour l’appel à la prière (adhan) ou l’enseignement du Coran.

قَالَ النَّوَوِيُّ فِي زِيَادَاتِ الرَّوْضَةِ: (ظَاهِرُ كَلَامِهِ صِحَّةُ الإِجَارَةِ مُطْلَقًا، وَهُوَ المُخْتَارُ، فَإِنَّ مَوْضِعَ القِرَاءَةِ مَوْضِعُ بَرَكَةٍ وَتَنَزُّلِ الرَّحْمَةِ، وَهَذَا مَقْصُودٌ يَنْفَعُ المَيِّتَ (.

An-Nawawi a écrit dans les ajouts de Ar-Rawdah : « Le sens apparent de ses paroles montre que le contrat de location (pour la lecture) est valide de manière absolue. Et c’est l’opinion correcte. En effet, l’endroit où la lecture a lieu est un lieu de bénédiction et de descente de la miséricorde, ce qui est un objectif louable qui profite au défunt. »


وَعَنْ القَاضِي أَبِي الطَّيِّبِ: “الثَّوَابُ لِلْقَارِئِ وَالمَيِّتِ كَالحَاضِرِ، فَتُرْجَى لَهُ الرَّحْمَةُ وَالبَرَكَةُ”.

Et concernant le Qadi Abu Tayyib, il a dit : « La récompense est pour le lecteur et pour le défunt, comme pour celui qui est présent, car on espère pour lui la miséricorde et la bénédiction. »

وَقَالَ القُرْطُبِيُّ: وَقَدِ اسْتَدَلَّ بَعْضُ عُلَمَائِنَا عَلَى قِرَاءَةِ القُرْآنِ عَلَى القَبْرِ بِحَدِيثِ العَسِيبِ الرَّطْبِ، الَّذِي شَقَّهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اثْنَيْنِ، ثُمَّ غَرَسَ عَلَى قَبْرٍ نِصْفًا، وَعَلَى قَبْرٍ نِصْفًا، وَقَالَ: [لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا مَا لَمْ يَيْبَسَا ]”.رَوَاهُ الشَّيْخَانِ.

Al-Qurtubi a dit : « Certains de nos savants se sont appuyés sur le hadith des deux branches fraîches (d’un palmier) pour prouver la légitimité de lire le Coran sur la tombe. Ce hadith rapporte que le Prophète (ﷺ) a coupé une branche fraîche en deux, en a planté une moitié sur une tombe et l’autre moitié sur une autre tombe, et a dit : “Peut-être que cela allégera leur châtiment tant qu’elles ne se dessèchent pas.” » Ce hadith est rapporté par al-Bukhari et Muslim.

قَالَ: وَيُسْتَفَادُ مِنْ هَذَا غَرْسُ الأَشْجَارِ وَقِرَاءَةُ القُرْآنِ عَلَى القُبُورِ، وَإِذَا خُفِّفَ عَنْهُمْ بِالأَشْجَارِ، فَكَيْفَ بِقِرَاءَةِ الرَّجُلِ المُؤْمِنِ القُرْآنَ؟”

Il a ajouté : « Ce hadith permet de déduire la légitimité de planter des arbres sur les tombes et de lire le Coran auprès d’elles. Si les arbres peuvent alléger le châtiment des morts, que dire alors de la lecture du Coran par un croyant ? »

وَقَالَ النَّوَوِيُّ”: اسْتَحَبَّ العُلَمَاءُ قِرَاءَةَ القُرْآنِ عِنْدَ القَبْرِ، وَاسْتَأْنَسُوا بِذَلِكَ بِحَدِيثِ الجَرِيدَتَيْنِ، وَقَالُوا: إِذَا وَصَلَ النَّفْعُ إِلَى المَيِّتِ بِتَسْبِيحِهِمَا حَالَ رُطُوبَتِهِمَا، فَانْتِفَاعُ المَيِّتِ بِقِرَاءَةِ القُرْآنِ عِنْدَ قَبْرِهِ أَوْلَى، فَإِنَّ قِرَاءَةَ القُرْآنِ مِنْ إِنْسَانٍ أَعْظَمُ وَأَنْفَعُ مِنَ التَّسْبِيحِ مِنْ عُودٍ، وَقَدْ نَفَعَ القُرْآنُ بَعْضَ مَنْ حَصَلَ لَهُ ضَرَرٌ فِي حَالِ الحَيَاةِ، فَالمَيِّتُ كَذَلِكَ”.

An-Nawawi a déclaré : « Les savants ont recommandé de lire le Coran près de la tombe. Ils se sont appuyés pour cela sur le hadith des deux branches. Ils ont dit : Si le défunt peut bénéficier du tasbih (glorification d’Allah) des branches tant qu’elles restent fraîches, alors il est plus logique que le défunt bénéficie de la lecture du Coran près de sa tombe. En effet, la lecture du Coran par un être humain est plus noble et plus bénéfique que le tasbih émanant d’un bout de bois. De plus, le Coran a été bénéfique à des vivants qui subissaient un mal durant leur vie ; ainsi, il en sera de même pour le défunt. »

قَالَ ابْنُ الرِّفْعَةِ:الَّذِي دَلَّ عَلَيْهِ الخَبَرُ بِالاسْتِنْبَاطِ أَنَّ بَعْضَ القُرْآنِ إِذَا قُصِدَ بِهِ نَفْعُ المَيِّتِ وَتَخْفِيفُ مَا هُوَ فِيهِ نَفَعَهُ، إِذْ ثَبَتَ أَنَّ الفَاتِحَةَ لَمَّا قَصَدَ بِهَا القَارِئُ نَفْعَ المَلْدُوغِ نَفَعَتْهُ ”.وَأَقَرَّ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَلِكَ بِقَوْلِهِ ”[ : وَمَا يُدْرِيكَ بِأَنَّهَا رُقْيَةٌ؟]”

Ibn ar-Rif‘ah a dit : « Ce que le hadith permet de conclure par déduction, c’est que certaines parties du Coran, lorsqu’elles sont lues avec l’intention d’aider le défunt ou d’alléger ce qu’il subit, lui seront bénéfiques. Cela est confirmé par l’exemple de la lecture de la Fatiha, qui a été intentionnellement récitée pour un homme mordu (par un serpent ou un scorpion), et cela lui a été utile. » Le Prophète (ﷺ) a approuvé cela en disant : « Et comment as-tu su que c’est une ruqya ? »

وَإِذَا نَفَعَتِ الحَيَّ بِالقَصْدِ كَانَ نَفْعُ المَيِّتِ بِهَا أَوْلَى، لأَنَّ المَيِّتَ يَقَعُ عَنْهُ مِنَ العِبَادَاتِ بِغَيْرِ إِذْنِهِ مَا لَا يَقَعُ عَنِ الحَيِّ.

نَعَمْ، يَبْقَى النَّظَرُ فِي أَنَّ مَا عَدَا الفَاتِحَةَ مِنَ القُرْآنِ الكَرِيمِ إِذَا قُرِئَ وَقُصِدَ بِهِ ذَلِكَ، هَلْ يَلْتَحِقُ بِهَا؟” اهـ.

Si la Fatiha peut être bénéfique à un vivant lorsqu’elle est récitée avec cette intention, il est encore plus logique qu’elle profite au défunt, car des actes d’adoration peuvent être accomplis au profit du défunt sans son consentement, contrairement au vivant.

Cependant, il reste à examiner si d’autres parties du Coran, en dehors de la Fatiha, lues avec cette intention, peuvent avoir le même effet.

نَعَمْ، يَلْتَحِقُ بِهَا، فَرَوَى ابْنُ السُّنِّيِّ مِنْ حَدِيثِ ابْنِ مَسْعُودٍ:” أَنَّهُ قَرَأَ فِي أُذُنِ مُبْتَلًى فَأَفَاقَ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا قَرَأْتَ فِي أُذُنِهِ؟ قَالَ: {قَرَأْتُ أَفَحَسِبْتُمْ أَنَّمَا خَلَقْنَاكُمْ عَبَثًا} حَتَّى فَرَغْتُ مِنْ آخِرِ السُّورَةِ، فَقَالَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: [لَوْ أَنَّ رَجُلًا قَرَأَ بِهَا عَلَى جَبَلٍ لَزَل”.

La réponse est affirmative, Ibnou s-Sunni rapporte d’après Ibn Mas‘ud que : « Il a lu dans l’oreille d’un homme atteint d’une maladie et celui-ci s’est rétabli. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : “Qu’as-tu récité dans son oreille ?” Il répondit : *“J’ai récité : ‘Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but…’ jusqu’à ce que j’ai terminé la lecture de la dernière partie de la sourate, et le Prophète (ﷺ) a dit : “Si un homme la lisait sur une montagne, elle disparaîtrait.” »

وَمِثْلُ ذَلِكَ مَا جَاءَ بِهِ فِي القِرَاءَةِ بِالمُعَوِّذَتَيْنِ وَالإِخْلَاصِ وَغَيْرِ ذَلِكَ. وَفِي الرُّقْيَةِ بِالفَاتِحَةِ دَلِيلٌ عَلَى صِحَّةِ الإِجَارَةِ وَالجُعَالَةِ لِيَنْتَفِعَ بِهَا الحَيُّ، فَكَذَلِكَ المَيِّتُ.

Et de même, ce qui a été rapporté concernant la lecture des deux sourates de protection (al-Mu’awwidhat) et de la sourate al-Ikhlas, ainsi que d’autres. Et dans la ruqyah (incantation de guérison) avec la Fatiha, il y a une preuve de la validité de l’engagement contractuel (ijarah) et du contrat de récompense (ju’alah) pour que le vivant en bénéficie, et de même pour le défunt. »
ومما يشهد لنفع الميت بقراءة غيره حديث معقل بن يسار:[ اقرأو على موتاكم] رواه أبو داود وحديث :[إقرأو يس على موتاكم] رواه النسائي وابن ماجه وابن حبان , وحديث:[ يس ثلث القرءان لا يقرأها رجل يريد الله والدار الآخرة إلا غفر له فاقرءوها على موتاكم] رواه أحمد.

Parmi ce qui témoigne du bénéfice du défunt par la lecture d’un autre, il y a le hadith de Ma‘qal ibn Yasâr : [Lisez pour vos morts], rapporté par Abû Dâwûd, ainsi que le hadith : [Lisez Yâ-Sîn pour vos morts], rapporté par an-Nasâ’î, Ibn Mâjah et Ibn Hibbân, et le hadith : [Yâ-Sîn est le tiers du Coran. Si un homme la lit en voulant Allah et l’au-delà, il lui sera pardonné, alors lisez-la pour vos morts], rapporté par Ahmad.

وأول جماعة من التابعين القراءة للميت بالمحتضر والتأويل خلاف الظاهر , ثم يقال عليه إذا انتفع المحتضر بقراءة يس وليس من سعيه فالميت كذلك والميت كا لحي الحاضر يسمع كالحي الحاضر كما ثبت في الحديث . انتهى ما نقلته من كلام ابن القطان.

Les premiers groupes des Tabi‘ûn ont affirmé que la lecture pour le défunt se faisait pour le mourant dans ses derniers instants, et que l’interprétation allait au-delà du sens apparent. On dit alors que si le mourant profite de la lecture de Yâ-Sîn, cela ne relève pas de son propre effort, de même pour le défunt. En effet, le défunt est comme le vivant présent, il entend de la même manière, comme cela a été confirmé dans le hadith. » Fin de ce que j’ai rapporté des propos d’Ibnou l-Qattan.

وروي عن علي بن موسى الحداد قال : كنت مع الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله تعالى في جنازة ومحمد بن قدامة الجوهري الأنصاري أبو جعفر البغدادي – فيه لين , وقال أبو داود ضعيف روى له البخاري في خبر القراءة خلف الإمام مات سنة237 معنا فلما دفن الميت جاء رجل ضرير يقرأ عند القبر فقال له أحمد : يا هذا إن القراءة عند القبر بدعة فلما خرجنا من المقابر قال محمد بن قدامة لأحمد : يا أبا عبد الله ما تقول في مبشر بن إسماعيل الحلبي – أبي إسماعيل الكلبي مولاهم صدوق مات سنة 200 بحلب روى له الجماعة- فقال : ثقة قال :هل كتبت عنه شيئا , قال : نعم , قال : أخبرني مبشر بن إسماعيل عن عبد الرحمن بن العلاء بن اللجلاج –نزيل حلب مقبول روى له الترمذي عن أبيه العلاء بن اللجلاج الشامي , يقال إنه أخو خالد ثقة ,

Il est rapporté d’Ali ibn Moussa al-Haddad qu’il a dit : «J’étais avec l’imam Ahmad ibn Hanbal, que Dieu lui fasse miséricorde, lors d’une funérailles. Avec nous se trouvait Muhammad ibn Qudama al-Jawhari al-Ansari, Abou Ja’far al-Baghdadi – il était modéré dans sa narration, et selon Abou Daoud, il est faible, bien que Boukhari ait rapporté de lui un hadith sur la lecture derrière l’imam. Il est mort en 237 de l’Hégire. Lorsque le défunt fut enterré, un homme aveugle se présenta et commença à lire près de la tombe. Ahmad lui dit : ‘Ô toi, la lecture près de la tombe est une innovation.’ Lorsque nous sortîmes du cimetière, Muhammad ibn Qudama dit à Ahmad : ‘Ô Abou Abdallah, que dis-tu de Mubashir ibn Ismail al-Halabi, Abou Ismail al-Kalbi, leur esclave, qui était digne de confiance et est décédé en 200 à Alep, et de qui les savants ont rapporté des hadiths ?’ Ahmad répondit : ‘Il est digne de confiance.’ Muhammad ibn Qudama demanda : ‘As-tu écrit de lui quelque chose ?’ Ahmad répondit : ‘Oui.’ Il dit : ‘Mubashir ibn Ismail m’a rapporté de Abdurrahman ibn al-Alaa ibn al-Lajlaj, un résident d’Alep, qui est accepté parmi les narrateurs. Tirmidhi a rapporté de lui de son père, al-Alaa ibn al-Lajlaj, le Damascène, qui serait, dit-on, le frère de Khalid, un narrateur digne de confiance. »

 روى له الترمذي ولأبيه اللجلاج صحبة عاش 120 خمسين في الجاهلية وسبعين في الإسلام , قال أبو الحسن بن غسماعيل اللجلاج والد العلاء غطفاني , واللجلاج والد خالد عامري أنه أوصى إذا دفن أن يقرأ عند رأسه فاتحة البقرة وخاتمتها وقال : سمعت ابن عم رضي الله عنه يوصي بذلك , فقال له أحمد : فارجع إلى الرجل فقل له يقرأ , وهكذا أورده القرطبي في التذكرة . وعند الطبراني من طريق عبد الرحمن بن العلاء بن اللجلاج قال: قال لي أبي: يا بني إذا وضعتني في لحدي فقل: بسم الله وفي سبيل الله وعلى ملة رسول الله.

Il est rapporté par Tirmidhi et de son père, al-Lajlaj, qui a eu la compagnie du Prophète et a vécu 120 ans, cinquante ans durant la période de l’ignorance (Jahiliyyah) et soixante-dix ans dans l’Islam. Abou al-Hasan ibn Ismail al-Lajlaj, le père d’al-Alaa, était un Ghatfani, et al-Lajlaj, le père de Khalid, un ‘Amiri. Il a recommandé qu’après sa mort, on lise la Fatiha, la sourate al-Baqara et sa conclusion près de sa tête, en disant : “J’ai entendu mon cousin, que Dieu soit satisfait de lui, faire cette recommandation.” Ahmad lui répondit : “Retourne voir cet homme et dis-lui de lire.” C’est ainsi que le Corbti l’a rapporté dans son livre “At-Tadhkirah”.

Et dans le recueil d’al-Tabarani, par le biais d’Abdurrahman ibn al-Alaa ibn al-Lajlaj, il est rapporté que son père lui a dit : « Ô mon fils, lorsque tu me mettras dans ma tombe, dis :

بسم الله وفي سبيل الله وعلى ملة رسول الله

C’est-à-dire : « Je commence par le nom de Allah, dans la voie agrée par Allah, et selon la religion du Messager de Allah. »

ثم سن علي التراب سناً , ثم اقرأ عند رأسي بفاتحة البقرة وخاتمتها ,فإني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول ذلك , هكذا هو عند الطبراني وكأنه سقط منه : فإني سمعت أبي يقول سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم , فإن الصحبة للجلاج لا للعلاء . وأما قول ابن عمر فقد روي مرفوعا رواه البيهقي في الشعب عن ابن عمر قال : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول :[ إذا مات أحدكم فلا تحبسوه وأسرعوا به إلى قبره وليقرأ عند رأسه بفاتحة البقرة وعند رجليه بخاتمة سورة البقرة] ورواه الطبراني كذلك إلا أنه قال :[ عند رأيه بفاتحة الكتاب ] والباقي سواء

Puis Ali (que Dieu l’honore) a tracé une ligne sur la terre et a dit : “Ensuite, lis près de ma tête la Fatiha d’al-Baqara et sa conclusion, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela.” Ainsi est rapporté par al-Tabarani, et il semble qu’il ait omis de dire : “J’ai entendu mon père dire qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela.” Car la compagnie est à attribuer à al-Lajlaj, pas à al-Alaa.

Quant à la parole d’Ibn ‘Umar, elle a été rapportée de manière élevée (c’est-à-dire authentiquement), rapportée par al-Bayhaqi dans “Ash-Shu’ab” d’après Ibn ‘Umar, qui a dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire :

Ce qui signifie : « Lorsque l’un de vous meurt, ne le retenez pas, pressez-vous de l’emmener à sa tombe, et lisez près de sa tête la Fatiha d’al-Baqara et près de ses pieds la conclusion de la sourate al-Baqara. » Cela a aussi été rapporté par al-Tabarani, sauf qu’il a dit : “près de sa tête la Fatiha du Livre” et le reste est identique.

وقال أحمد بن محمد المروذي :[ سمعت أحمد بن حنبل رحمه الله يقول : إذا دخلتم المقابر فاقرءوا بفاتحة الكتاب والمعوذتين وقل هو الله أحد واجعلوا ثواب ذلك لأهل المقابر فإنه يصل إليهم , كذا أورده عبد الحق الأزدي في كتاب العاقبة عن أبي بكر أحمد بن محمد المروذي على الصواب ,

Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî a dit : “J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal, que Dieu lui fasse miséricorde, dire : Lorsque vous entrez dans les cimetières, lisez la Fatiha du Livre, les deux sourates de protection (al-Mu’awwidhat), et la sourate al-Ikhlas, et offrez leur récompense aux habitants des tombes, car cela leur parvient.” Ainsi l’a rapporté Abd al-Haqq al-Azdi dans son livre Al-Aqiba d’après Abou Bakr Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî, de manière correcte.

 وروى النسائي والرافعي في تاريخه وأبو محمد السمرقندي في فضائل سورة الإخلاص من حديث علي : من مر على المقابر وقرأ { قل هو الله أحد} إحدى عشرة مرة ثم وهب أجره للأموات أعطي من الأجر عدد الأموات ,

An-Nassâ’î, ar-Rāf‘i dans son Tarikh et Abou Muhammad as-Samarqandi dans les Fadâ’il Sourat al-Ikhlas ont rapporté d’après Ali que : “Celui qui passe près des cimetières et lit {Qul Huwa Allahu Ahad} onze fois, puis offre la récompense de cela aux morts, recevra une récompense équivalente au nombre de morts.”

قال الشمس بن القطان ولقد حكى لي من أثق به من أهل الخير أنه مر بقبور فقرأ { قل هو الله أحد} وأهدى ثوابها لهم , فرأى واحدا منهم في المنام وأخبره بأن الله تعالى غفر له ولسائر القبور فخصه ثواب رأس واو من سورة { قل هو الله أحد} , وتقسم الباقون باقيها ببركة سورة { قل هو الله أحد}.

Ash-Shams ibn al-Qattan a dit : “Il m’a été rapporté par une personne de confiance, parmi les gens de bien, qu’il passa près des tombes et lut {Qul Huwa Allahu Ahad}, puis offrit la récompense de sa lecture aux défunts. Il vit l’un d’eux en rêve, et celui-ci lui dit que Dieu, le Tout-Puissant, lui avait pardonné ainsi qu’aux autres tombes. Il lui attribua la récompense du premier waw de la sourate {Qul Huwa Allahu Ahad}, et les autres partagèrent le reste de la bénédiction de cette sourate grâce à sa baraka.”

قال الحافظ النووي في رياض الصالحين في باب الدعاء للميت بعد دفنه والقعود عند قبره ساعة بعد دفنه للدعاء له والاستغفار والقراء ة

Le hafidh an-Nawawi a dit dans Riyad as-Salihin dans le chapitre sur les invocations pour le défunt après son enterrement et le fait de rester près de sa tombe pendant un moment après l’enterrement pour prier pour lui, demander pardon et lire des versets du Coran : « Il est recommandé de prier pour le défunt après son enterrement, de rester un moment près de sa tombe pour invoquer, demander pardon et lire des versets du Coran pour lui. »

l’éclaircissement concernant l’interdiction de dire « ah » concernant Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Introduction :

الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام على سيّد الأنبياء والمرسلين محمد الأمين وعلى ءاله الطاهرين وصحابته الميامين وبعد:

فإن بعض جهلة المتصوفة ممن ينتسب إلى الطريقة الشاذلية ابتدعوا بدعة قبيحة مخالفة للقرءان الكريم والسنة النبوية وانحرفوا بذلك عن نهج الأمة الإسلامية وعن طريق التصوف الصحيح بل وعن نهج الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه فقاموا بتحريف اسم الله تعالى مدعين أن  » ءاه » اسم من أسمائه تعالى واحتجوا بحديث موضوع في إثبات هذه البدعة المنكرة حتى قال بعض هؤلاء وهو من أهل دمشق: إن  » ءاه » أقرب للفتوح من  » الله »

Certains ignorants qui se prétendent du soufisme–moutasawwifah de la tariqah ach-Chadhiliyy enterré en Egypte, ils ont innové une bid^ah laide, une innovation contraire au Qour’an, hadith, et ont dévié de la communauté des musulmans et de la voie du tasawwouf véritable. Il y a des bonnes innovations et des mauvaises pour preuve le hadith (man ahdatha fii amrinaa..)

Qui est le soufi ? Celui qui s’est purifié le corps et l’âme et qui porte de la laine, il a laissé le bas dans son dos et a suivi le chemin de Al-Moustafa–l’Élu, ils se sont même écartés de la voie de Ach-Chadhiliyy, et ce en déformant le nom de Allah ils ont prétendu que « a» est un des noms de Dieu. Ils ont prétendu argumenté par un hadithmawdou^– fomenté pour confirmer cette mauvaise innovation, au point que l’un d’entre eux à Damas a prétendu que « a» fait rapprocher des plus haut degré plus qu’en disant Allah.

C’est le plus beau mot de la langue arabe le nom arabe, Sibaway a été vu dans le rêve après sa mort et il a dit : « Mon seigneur m’a pardonné car j’ai dit que le nom Allah est le plus déterminé des noms déterminés. » En effet tout est une preuve de l’existence de Dieu, et c’est un honneur pour lui d’avoir énoncé cette règle.

وءاخر منهم يقول عندما يقيمون ما يسمونه بالحضرة » اليوم حصل تجلي » وهو عاقُّ الوالدين ووالده كان من أولياء الله تعالى فكان يقول لوالده: » أُكسّر رأسك »، فمن أين لهذا المدعي وأمثاله التجلي وهذا ينطبق عليه قول الجنيد البغدادي رضي الله عنه:

فساد كبير عالم متهتك ~~~ وأكبر منه جاهل متنسك

Un autre d’entre eux, lorsqu’ils ont fait une Hadrah—Assemblée de dhikr en évoquant avec le mot « a» a dit : « Aujourd’hui j’ai eu, ressentie une grande manifestation de bien. » Il faisait preuve de ^ouqouq envers ses parents alors que son père était un saint. Il disait à son père : « Je vais te casser la tête. » D’où ce prétentieux qui dit des choses erronées auraient la manifestation du bien–At-Tajalli. Il s’applique à lui la parole de Al-Jounayd Al-Baghdadiyy a dit :

)فساد كبير عالم متهتك ~~~ وأكبر منه جاهل متنسك(

(fasadoun kabiroun ^alimoun moutahattikou,

wa’akbarou minhou jahiloun moutanassikou)

c’est-à-dire : « Qu’il est une grande corruption un savant impudent, et plus grave encore un ignorant prétendument obéissant. » Souvent les ignorants sont illusionnés par l’apparence parfois, alors que cette personne déforme l’évocation, le Qour’an.

Ibnou ^Achir a dit :

(fii ^aqli ach^ariyy wafiqhi Maaliki wafii Taariiqati l-jounaydi ssaalikii)

As-salik c’est-à-dire : celui qui emprunte.

ثم هذا ليس من التجليات بل هذا من الشيطان حيث أوهمهم بأن هذا فيه عبادة لله وما يحصل لهم من الفرح النفساني فهذا فرح الهوى وليس هوى الوجد.
فمن باب الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر وعملا ً بقوله تعالىكُنتُم خيرَ أُمّـة ٍ أُخرجَت للنّاسِ تأمُرونَ بالمعروفِ وتَنهَونَ عنِ المنكر« سورة ءال عمران.

Le chaytan leur a donné l’illusion que dire « ah » serait une adoration de Dieu, et ce qu’ils ressentent comme joie intérieur c’est la joie des mauvais penchants de l’âme, et ce n’est pas al-wajd–le profond amour pour Dieu, comme lorsqu’on prie et qu’on a cette crainte révérencielle, et le saint ressent cela encore plus.

C’est au titre d’ordonner le bien et interdire le blâmable et par application de la parole dans sourate Ali ^Imran / 110 :

﴿ كُنتُم خيرَ أُمّـة ٍ أُخرجَت للنّاسِ تأمُرونَ بالمعروفِ وتَنهَونَ عنِ المنكر

(kountoum khayra oummatin oukhrijat linnaas ta’mourouuna bil-ma^rouufi watanhawna ^ani l-mounkar)

Qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés apparues aux gens, vous ordonnez le bien et interdisez le mal ».

قمت بجمع هذه الورقات على عجل عسى أن ينفع الله بها هؤلاء الأغمار فاقول ولله الحمد :هذا الأمر ليس من اصل الطريقة الشاذلية بل شىء أحدثه بعض جهلة المتصوفة من شاذلية فاس كما قال شيخ الشاذلية في المدينة المنورة الشيخ ظافر المدني الشاذلي رحمه الله تعالى في رسالة له فقال: » إن الاشتغال بـ  » ءاه » من فعل شاذلية فاس » ا هــ.

وقولهم هذا أي زعمهم أن  » ءاه » من اسماء الله مردود بكتاب الله تعالى وسنة نبيه محمد صلى الله عليه وسلم واقوال أهل المذاهب الأربعة واللغويين.

L’auteur dit : j’ai réuni ces quelques feuillets rapidement, puisse Allah faire profiter ces gens. Je dis la louange est à Dieu, cela ne fait pas partie de la tariiqah chaadhiliyyah, c’est plutôt une innovation amené par quelques ignorants prétendus soufi de Fés au Maroc, et ce comme l’a dit le chaykh des chaadhiliyy de Médine l’illuminée Dhaafir al-Madaniyy ach-Chaadhilyy dans une épitre, il a dit : « Pratiquer le dhikr avec « a» a été innové par les chaadhiliyyah de Fés, et leur parole que voici, c’est-à-dire leur prétention que « a» est un des noms de Allah est rejeté par le livre de Allah ta^aalaa, par la sounnah de Son Prophète Mouhammad, par la parole des savants des quatre écoles, et par les spécialistes de la langue. »

مخالفتهم للقرءان الكريم

أما بعد ما يرد به عليهم من كتاب الله عز وجل أن الله وصف نفسه بأن له الأسماء الدالة على الكمال فقال عز وجل: ولله الاسماءُ الحُسنى فادعوهُ بِها وذَرُوا الذينَ يُلحِدونَ في أسمئِهِ  » سورة الأعراف

Leur contradiction au Qour’an honoré

Ce par quoi il leur est répliqué à partir du livre de Allah ^azza wajall c’est que Allah nous a appris qu’Il a les noms qui indiquent la perfection par Sa parole :

﴿ ولله الاسماءُ الحُسنى فادعوهُ بِها وذَرُوا الذينَ يُلحِدونَ في أسمئِهِ

(walil-Laahi l-asmaaaa’ou l-Housnaa fad^ouuhou bihaa, wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaa’ih) ce qui signifie : « Allah a les noms parfaits, évoquez-le par ces noms-là et délaissez ceux qui font preuve de il-Had–athéisme, en déformant les noms. »

وقال الله تعالى: » أيّـًا مّا تدعُوا فلهُ الاسمآءُ الحُسنَى » سورة الإسراء
وقال تعالى : » هو الله الذي لا إلهَ إلاّ هُوَ عالمُ الغيبِ والشهادةِ هو الرحمنُ الرَّحيمُ(22) هوَ الله الذي لا إله إلا هو الملكُ القُدّوسُ السَّلَمُ المؤمنُ المُهيمِنُ العزيزُ الجبّارُ المُتَكبِرُ سُبحنَ اللهِ عمَّا يٌشركونَ(23) هو اللهُ الخَلِقُ البارِىءُ المُصوّرُ لهُ الأسماءُ الحُسنَى (24) سورة الحشر

Et Dieu dit dans sourate Al-Isra/110 :

أيّـًا مّا تدعُوا فلهُ الاسمآءُ الحُسنَى

(ayyaman ma tad^ou falahou l-‘asma’ou l-Housna)

et Il dit dans sourate Al-Hachr / 22-24 :

هو الله الذي لا إلهَ إلاّ هُوَ عالمُ الغيبِ والشهادةِ هو الرحمنُ الرَّحيمُ (22) هوَ الله الذي لا إله إلا هو الملكُ القُدّوسُ السَّلَمُ المؤمنُ المُهيمِنُ العزيزُ الجبّارُ المُتَكبِرُ سُبحنَ اللهِ عمَّا يشركونَ (23) هو اللهُ الخَلِقُ البارِىءُ المُصوّرُ لهُ الأسماءُ الحُسنَى 24(

ومعنى الحسنى أي الدالة على الكمال، فلا يجوز أن يكون اسم من أسماء الله تعالى دالاً على خلاف الكمال قال الزجاج (1)  » ولا ينبغي لأحد أن يدعوه بما لم يسم به نفسه »

وقال ابو سليمان الخطابي : ودليل هذه الآية أن الغلط في أسمائه والزيغ عنها إلحاد » اهــ.
وقال النسفي في تفسيره : » ومعنى قوله تعالى: » وذروا الذينَ يُلحِدونًَ في أسمَئِهِ » سورة الأعراف أي اتركوا تسمية الذين يميلون عن الحق والصواب فيها فيسمونه بغير الأسماء الحسنى وذلك أن يسموه بما لا يجوز عليه نحو أن يقولوا: » يا سخي يا كريم » لأنه لم يسم نفسه بذلك ومن الإلحاد في أسماء الله تعالى هو تسميته بما لم يسم به نفسه

ce qui signifie : « Il est Allah il n’est de Dieu que Lui, Il est Celui qui sait les choses cachées et apparentes, Il est Ar-Rahmaan, Ar-Rahiim. Il est Allah, il n’est de dieu que Lui, Al-Malik, Al-Qouddouus As-Salaam, Al-Mou’min, Al-Mouhaymin, Al-^Aziiz, Al-Jabbaar, Al-Moutakabbir, Dieu est exempt de ce qu’ils Lui attribuent comme associer. Il est Allah Al-Khaaliq ,Al-Baari’, Al-MouSawwir, il a les noms qui indiquent la perfection. »

Al-Housna signifie les noms qui indiquent la perfection. Il n’est donc pas possible qu’un des noms de Allah indique autre que la perfection.

AzZajjaj a dit : « Il ne convient à personne c’est-à-dire que c’est interdit, de L’appeler par un nom par lequel il ne s’est pas nommé lui-même. »

Et Abou Soulaymaan Al-Khattabiyy a dit : « La preuve de ce verset dans sourate al-a^raaf wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaa’ih) est que l’erreur à propos des noms de Dieu et le fait de dévier à leur sujet c’est de al-il-had—l’athéisme. » En effet ce monde change et tout ce qui change a nécessairement un début, et ce qui a un début a besoin de qui lui donne le commencement, et Celui qui donne un début aux choses, il n’a pas de début et il s’agit du créateur celui que l’on nomme Allah, c’est lui seul qui mérite l’adoration à savoir qu’on se soumette à Lui à l’extrême.

An-Naçafiyy dans son tafsir au sujet de ce verset a dit : (wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaaa’ihc’est-à-dire : « délaisser les noms utiliser par ceux qui s’écartent de la vérité et de ce qui est correcte puisqu’ils nomment Allah par autre que les noms qui indiquent la perfection. » Ils nomment ainsi par ce qui n’est pas permis à son sujet comme de dire « ya sakhiyy ya rafiq » parce qu’Il ne s’est pas nommé ainsi. C’est de l’athéisme que d’appeler Allah jism—corps ou encore jawhar–substance ou encore ^aqal–cerveau ou encore ^illah– cause ou agent causal. »

Il apparait que l’athéisme à propos des noms de Allah ta^aalaa c’est de le nommer par un nom qu’Il ne s’est pas donner à Lui-même et à propos duquel il n’est pas parvenu de textes du Livre c’est-à-dire du Qour’an ou de la sounnah c’est-à-dire le hadith, ni de l’unanimité ijmaa^ car tous les noms de Allah sont tawqifiyyah car l’emploie de ces noms à propos de Dieu dépendent de leur mention dans ce qui nous est parvenu dans le livre de Allah, la sounnah de son Prophète ou l’unanimité (comme le nom Al-Qadim). Par conséquent, nous savons qu’il n’est pas permis de nommer Allah « a» parce que c’est un terme qui indique l’incapacité, la plainte, et l’expression de la douleur, et ce qui est ainsi il est impossible qu’il soit un nom de Dieu.

ولم يرد فيه نص من كتاب ولا سنة ولا إجماع لأن اسماء الله سبحانه وتعالى كلها توقيفية أي يتوقف إطلاقها عليه تعالى على ورودها في كتاب الله أو سنة نبيّه أو إجماع، ومن هنا يعلم أنه لا يجوز تسمية الله تعالى بـ « ءاه » لأنه لفظ على العجز والشكاية والتوجع وما كان كذلك يستحيل أن يكون اسمًا لله تعالى.

05/10/23 :

مخالفتهم للسنة النبوية المطهرة

أما ما يرد على هؤلاء من حديث رسول الله صلى الله عليه وسلم فما ثبت عنه أنه قال: « إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب فإذا تثاءب أحدكم فلا يقل: ءاه ءاه فإن الشيطان يضحك منه » أو قال: « يلعب منه » رواه الترمذي والحافظ المجتهد ابن المنذر وابن خزيمة واللفظ له، فلو كان لفظ ءاه من أسماء الله تعالى التي يتقرب بها إلى الله تعالى كما يزعمون لم يقل النبي صلى الله عليه وسلم: « فإن الشيطان يضحك منه ».

Leur contradiction avec la sounnah prophétique pure

Ils contredisent aussi le hadith, le Prophète a dit :

))إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب فإذا تثاءب أحدكم فلا يقل: ءاه ءاه فإن الشيطان يضحك منه((

Ce qui signifie : « Dieu agrée l’éternuement mais pas le bâillement, si l’un d’entre vous baille qu’il ne dise pas ah ah car le chaytan se moque de lui », et dans une version ((يلعب منه)) ce qui signifie : « se joue de lui. » Rapporté par At-Tirmidhiyy de l’Ouzbekistan et le Hafidh ibnou l-Moundhir et Ibnou Houzaymah.

Si le terme « ah » était un nom de Dieu le Prophète n’aurait pas dit que le chaytan se moque de lui. Il n’y a pas eu de hadith sahih ou haçan qui indique que « ah » est un des noms de Allah.

ثم إنه لم يرد في حديث صحيح ولا حسن أن « ءاه » اسم من أسماء الله تعالى، وإنما الذي ورد ما رواه الديلمي في مسند الفردوس والرافعي في تاريخ قزوين أن عائشة رضي الله عنها قالت: دخل علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم وعندنا مريض يئن فقلنا له: اسكت فقد جاء النبي صلى الله عليه وسلم فقال النبي صلى الله عليه وسلم:  » دعوه يئن فإن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح إليه العليل »،

Quant au hadith de Ad-Daylamiyy dans ses sounan et de Ar-Rafi^iyy (ou Al-Qazwiniyy), il est fomenté–mawdou^ dans lequel il est dit que ^A’ichah a dit que le Messager est venu chez nous alors qu’il y avait un malade qui gémissait. Nous lui avons dit au malade : Tais-toi le Prophète est présent. Et le Prophète aurait dit :

))دعوه يئن فإن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح إليه العليل((

ce qui signifie : « Laissez-le gémir car le gémissement est un des noms de Allah qui procure un apaisement pour le malade. »

رواه الديلمي من طريق محمد بن أيوب بن سويد ثنا أبي عن نوفل بن الفرات عن القاسم عن عائشة، والقزويني من طريق إسماعيل بن عياش عن ليث بن أبي سليم عن بهية عن عائشة، وهو حديث موضوع جزمًا أي مكذوب على رسول الله صلى الله عليه وسلم وحاشا أن يقول النبي صلى الله عليه وسلم بذلك، وقد عزاه له السيوطي في الجامع الصغير وسكت عليه

Ad-Daylamiyy le rapporte d’après Mouhammad ibnou Ayyoub ibnou Souwayd qui rapporte de son père Ayyoub qui rapporte de Nawfal ibnou Fourat d’après Al-Qaçim d’après ^Aichah.

Quant à Ar-Rafi^iyy il rapporte de Isma^il ibnou ^Iyyach d’après Layth ibnou Abi Soulaym d’après Bahiyyah d’après ^A’ichah.

C’est un hadith mawdou^^ c’est-à-dire makdhoub–mensongèrement attribué au Prophète. As-Souyoutiyy a cité le hadith dans son Jami^ sans le commenter. Ce n’est pas un livre dans lequel il s’est engagé à ne citer que des hadith sahih.

وتعقبه الحافظ أحمد بن الصديق الغماري في كتابه المغير على الجامع الصغير وحكم بوضعه فقال ما نصه: « أخرجه أيضًا الديلمي من طريق الطبراني وفيه محمد بن أيوب بن سويد الرملي وهو متهم بوضع الحديث ولي في بيان وضعه جزء مستقل » اهـ.

Ahmad ibnou Siddiq Al-Ghoummariyy a écrit Al-Moughir ^ala Jami^ AsSaghir de As-Souyoutiyy, c’est un commentaire du livre et il a dit : « Ce hadith a été rapporté de Ad-Daylamiyy par l’intermédiaire de At-Tabaraniyy dans une chaine comportant Mouhammad ibnou Ayyoub qui est accusé de fomenter les hadith », et il a dit : « J’ai consacré un écrit à part pour démontrer que ce hadith est mawdou^. »

وقال الحافظ أحمد الغماري في كتابه المداوي لعلل المناوي بعد إيراد سنده ما نصه: « ومحمد بن أيوب بن سويد قال ابن حبان: لا تحل الرواية عنه ولا الاحتجاج به يروي عن أبيه الأشياء الموضوعة، كان أبو زرعة يقول: رأيته أدخل في كتب أبيه أشياء موضوعة بخط طري وكان يحدث بها اهـ، فالحديث موضوع » انتهى كلام الغماري.

Ainsi dans son livre Al-Moudawi li^ilali l-Mounawi, Al-Ghoummariyy dit après avoir cité la chaine de transmission de ce hadith : « Mouhammad ibnou Ayyoub, ibnou Hibban a dit de lui : « Il n’est pas permis de rapporter le hadith de cet homme, ni de le prendre pour preuve car il attribue à son père des choses mensongères. “ Abou Zour^ah a dit : « Je l’ai vu rajouté des choses dans le livre de son père avec une écriture toute fraiche–Tariyy, et il le rapportait aux gens. “ Le hadith est mawdou^. » Fin de citation.

قلت: وهو كما قال فهو جدير بأن يكون موضوعًا، ومحمد بن أيوب قال فيه أيضًا الدارقطني: متروك، والحاكم وأبو نعيم: روى عن أبيه أحاديث موضوعة.
أما سند القزويني ففيه إسماعيل بن عياش وإن كان حافظًا فقد ضعفه النسائي، وقال الحاكم: « هو مع جلالته إذا انفرد بحديث لم يقبل منه لسوء حفظه »،

Je dis : « Il en est tel qu’il a dit. » c’est-à-dire que le Chaykh confirme la parole de Al-Ghoummariyy. Cet homme Mouhammad ibnou Ayyoub, Ad-Daraqoutniyy a dit qu’il est qu’il est matrouk–délaissé. Et Al-Hakim et Abou Nou^aym ont dit que Mouhammad ibnou Ayyoub ont dit qu’il a rapporté de son père des hadith fomentés.

-Quant à la version de Ar-Rafi^iyy Al-Qazwiniyy, elle comporte Isma^il ibnou ^Iyyach, et ce même s’il connait certains hadith, An-Naça’iyy l’a jugé faible. Et Al-Hakim a dit de lui : « Malgré sa respectabilité, s’il est le seul a rapporté un hadith, on ne le prend pas de lui en raison de sa faible mémorisation. »

Par conséquent on ne peut pas retenir ce qu’il rapporte comme preuve, sauf dans le cas où il n’a pas été confus. En revanche, Yahya et autres que lui ont jugé de confiance, il y a eu divergence à son sujet.

وقال أبو حاتم: ليّن، وقال ابن حبان: « كثر الخطأ في حديثه فخرج عن الاحتجاج به فيما لم يخلط فيه »، ووثقه يحيى وغيره، وهذا الحديث من رواية إسماعيل بن عياش عن غير أهل بلده وروايته عنهم ضعيفة كما نقل ذلك الحفاظ المعتبرون.

Abou Hatim a dit de lui qu’il est Layyin–faible, et ibnou Hibban a dit : « Il y a eu beaucoup d’erreur dans ce qu’il rapporte. » Par ailleurs ce hadith, Isma^il ibnou ^Ayyach le rapporte de gens qui ne sont pas de sa ville et ce qu’il rapporte des gens qui ne sont pas de sa ville est faible, tout comme cela a été mentionné par les houffadh digne de considération.

Utilité :

Un poète a dit :

إِذا رَأيتَ نُيُوبَ اللّيثِ بارِزَةً … فَلا تَظُنَّنَ أَنَّ اللَيثَ يَبْتَسِمُ

(Idhaa ra’ayta anyaaba l-laythi baaridhatan ; falaa taDhounnanna anna l-laytha yabtasimouu) c’est-à-dire : « Si tu vois les canines du lion apparentes ne pense pas qu’il est en train de te sourire. »

وفيه أيضًا ليث بن أبي سليم (12) روى له مسلم مقرونًا بأبي إسحاق الشيباني لكن ضعّفه النسائي والقطان وأبو زرعة وأبو حاتم وقال أحمد: مضطرب الحديث،

 وقال ابن حبان: « كان من العبّاد ولكن اختلط في ءاخر عمره حتى كان لا يدري ما يحدث به فكان يقلب الأسانيد ويرفع المراسيل ويأتي عن الثقات بما ليس من أحاديثهم كل ذلك كان منه في اختلاطه، وتركه يحيى القطان وابن مهدي وأحمد بن حنبل ويحيى بن معين ».

وفيه أيضًا بهية مولاة أبي بكر الصديق رضي الله عنه وهي مجهولة، وهي أيضًا ليست بحجة كما قال ابن عمار الموصلي. 13

وفيه أيضًا غير هؤلاء من المجاهيل، فتلخص بذلك أن هذا السند مشتمل على ضعفاء

ومجاهيل لذا فهو ساقط ظاهر النكارة.

وممن رده أيضًا المناوي في شرح الجامع الصغير فقال ما نصه (14) : « لكن هذا لم يرد فيه حديث صحيح ولا حسن وأسماؤه تعالى توقيفية » اهـ.
ولا يدفع قولهم ما ذكره العزيزي شارح الجامع الصغير (15) : « قال الشيخ: حديث حسن لغيره » اهـ، فلا معنى له لأن شيخ العزيزي هو الشيخ محمد حجازي الشعراني ولا ذكر له ولا للعزيزي في طبقات المحدثين فضلاً عن الحفاظ الذين إليهم المرجع في معرفة درجة الحديث، إذ التصحيح والتحسين من شأن الحافظ المطلع كما هو معلوم عند أهل الحديث، قال الحافظ السيوطي في ألفيته (16) :

وخذهُ حيث حافظٌ عليه نص = أو مِن مصنَّفٍ بجمعِهِ يُخَص
 أي يُعرف الحديث إذا نص حافظ على صحته أو ذكره في كتاب اشترط أن لا يذكر فيه إلا الصحيح كالحافظ سعيد ابن السكن فإنه ألف كتابًا اشترط أنه لا يذكر فيه إلا الصحيح وسماه: « السنن الصحاح ». قال المحدث عبد الله الغماري المغربي ما نصه (17) : « وهذا الحديث رواه الرافعي في تاريخ قزوين والديلمي في مسند الفردوس عن عائشة بإسناد فيه راو كذاب، فهو حديث واه نازل عن درجة الاحتجاج بالمرة. ولقد غلط العزيزي في شرح الجامع الصغيرحيث ادعى أنه حسن لغيره مع أن عمدته في التصحيح والتحسين غالبًا – وهو المناوي – لم يحسنه أصلاً لا في شرحه الكبير ولا الصغير ولا حسنه الحافظ السيوطي الذي هو عمدتهم جميعًا، وكيف يستطيع أن يحسنه وفي سنده كذاب كما ذكرنا » اهـ.
فإن قيل: كيف يكون موضوعًا وقد أورده السيوطي في الجامع الصغير الذي التزم في مقدمته أنه صانه عما تفرد به وضاع أو كذاب؟ فالجواب: أن كتاب الجامع الصغير ليس من هذا القبيل الذي ذكرناه ففيه الكثير من الصحيح والحسن والكثير من الضعيف وفيه جملة من الموضوع كما في شأن حديث: « دعوه يئن »، كما أن السيوطي نفسه لم يوف بشرطه فقد أورد في جامعه أحاديث حكم هو بوضعها إما بإقراره حُكمَ ابنِ الجوزي بوضعه وذلك في اللآلئ المصنوعة أو في ذيلها، أو حَكمَ بوضعها في كتابه ذيل الموضوعات.
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(1) رواه الترمذي في سننه: كتاب الأدب: باب ما جاء إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب، وصححه، وابن خزيمة في صحيحه: أبواب الأفعال المكروهة في الصلاة: باب الزجر عن قول المتثائب في الصلاة هاه وما أشبهه.
(2) الفردوس بمأثور الخطاب 5/431 بلفظ: « يا حميراء أما شعرت أن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح به المريض ».
(3) تاريخ قزوين 4/72.
(4) الجامع الصغير 1/651.
(5) المغير على الأحاديث الموضوعة في الجامع الصغير ص/62-63.
(6) الضعفاء والمتروكين للدارقطني ص/353، المجروحين 2/299، تهذيب التهذيب 9/69، لسان الميزان 5/87، الميزان 3/487، المدخل إلى الصحيح ص/208، المغني 2/558، سؤالات البرقاني للدارقطني ص/58، الكشف الحثيث ص/354، الضعفاء والمتروكين لابن الجوزي 3/43، النكت البديعات للسيوطي ص/177، تنزيه الشريعة 1/101، الضعفاء لأبي نعيم ص/143، الموضوعات 1/201.
(7) المداوي لعلل المناوي 4/36.
(8) المجروحين 2/299.
(9) سؤالات البرقاني للدارقطني ص/58.
(10) المدخل إلى الصحيح ص/208، الضعفاء لأبي نعيم ص/143.
(11) الضعفاء والمتروكين للنسائي ص/49، ولابن الجوزي 1/118، التاريخ الكبير 1/369، المجروحين 1/124، الجرح والتعديل 2/191، المغني 1/76، الميزان 1/240، تهذيب التهذيب 1/321، الضعفاء الكبير 1/88، سؤالات الآجري لأبي داود 2/133، الكامل 1/288.
(12) الضعفاء والمتروكين للنسائي ص/209، ولابن الجوزي 3/29، التاريخ الكبير 7/246، المجروحين 2/231، الجرح والتعديل 7/177، المغني 2/536، الميزان 3/420، تهذيب التهذيب 8/465، لسان الميزان 7/347، الضعفاء الكبير 4/14، الكامل 6/2105، أحوال الرجال ص/91، سؤالات ابن الجنيد لابن معين ص/113، البيان والتوضيح ص/218، الموضوعات 2/129، سؤالات الآجري لأبي داود 1/304، تاريخ أسماء الضعفاء لابن شاهين ص/162.
(13) تهذيب التهذيب 12/405.
(14) فيض القدير 3/533.
(15) السراج المنير شرح الجامع الصغير 2/287.
(16) ألفية السيوطي (ص/12).
(17) مجلة الإسلام – العدد/35، ص/31.

قال العمراني في البيان (4) : « فإن تنحنح أو أنّ أو تنفس أو نفخ فإن تبين منه حرفان مثل أن يقول: « ءاه » أو « واه » أو « أُف » بطلت صلاته لأن ذلك يُعد كلامًا »، وقال المقدسي الحنبلي في المغني والشرح الكبير ما نصه (5) :  » ولم أر عن أحمد في التأوه شيئا ولا في الأنين والأشبه بأصولنا أنه متى فعله مختارًا أفسد صلاته »، لكن المالكية (6) والحنفية (7) قالوا: « الأنين والتأوه إن كان من خشية الله أو خوف النار أو العذاب لا يفسد الصلاة وإلا فسدت ».
ثم مما يدل على أن هذه اللفظة ليست من أسماء الله تعالى أنه لا يثبت بها اليمين وكذا لا يثبت بقول بعض الجهال: « واللا » بدون هاء بل من قال ذلك عليه معصية لأنه حرّف اسم الله تعالى.

فبعد هذا كيف يكون ءاه اسمًا لله تعالى وهو يُبطل الصلاة، فإنه لم يذكر واحد من الفقهاء أن واحدًا من ألفاظ الأنين هو اسم من أسماء الله، بل قال جمع من السلف ومن فضلاء أهل التصوف الحقيقي ومنهم طاووس والفضيل بن عياض وذو النون المصري وسفيان الثوري والإمام أحمد بن حنبل وجماعة من الشافعية منهم أبو الطيب وابن الصباغ: « إن أنين المريض وتأوهَه مكروه »، وتعقبه بعضهم وهو النووي وقال: اشتغاله بالذكر أولى، وهي مسئلة مشهورة بين الفقهاء ومع ذلك لم يقل أحد منهم إن « ءاه » من أسماء الله تعالى.

12/10/23 :

مخالفتهم لعلماء الفقه

أما ما يرد مزاعمهم من أقوال علماء الفقه من أهل المذاهب الأربعة وغيرها ما رواه ابن المنذر في الأوسط (1) أن الأنين ـ وهو قول « ءاه » و »أوه » وفيها لغات كثيرة (2) ـ يفسد الصلاة وحكاه عن الشعبي والنخعي ومغيرة وبه قال سفيان الثوري، وفي مذهب الشافعي ثلاثة أوجه أصحها إن ظهر منه حرفان أفسد وإلا فلا (3)،

Leur contradiction avec les savants jurisconsultes

Pour ce qui est de leur contradiction avec les savants des quatre écoles, et autres qu’eux, il y a ce qu’a rapporté ibnou l-Moundhir dans Al-Awsat que le fait de dire « ah » le gémissement–al-anin et « ouh » et autres termes par les gémissements, annulent la prière. Il rapporte ceci de Ach-Cha^biyy, Moughirah, et Soufiyan Ath-Thawriyy.

Dans l’école Chafirite il y a trois avis, le plus fort est que suite à cette expression de gémissement il y a deux lettres qui apparait en arabe, la prière est annulée et si c’est moins que deux lettres la prière n’est pas annulé.

Dans le livre Al-Bayan Al-^Oumraniyy a dit : « Celui qui se racle la gorge ou s’il gémit, ou s’il souffle, s’il apparait suite à cela deux lettres comme « ah »ou« wa» ou « ouff » alors sa prière sera annulée car ceci est considéré comme du langage courant. »

Al-Maqdisiyy le hanbalite dans deux de ses livres, Al-Moughniyy et Ach-charhou l-Kabir, a dit : « Je n’ai pas vu de la part de Ahmad à propos du fait de dire « ah » ni à propos du gémissement qu’il soit rapporté quoique ce soit. Le plus plausible par application de nos règles c’est que dès celui qui le fait c’est-à-dire qu’il dit « ah » ou gémit délibérément, il aura annulé sa prière. »

Cependant, les malikites et les hanafites ont dit que le gémissement et le fait de dire « ah » si c’est par crainte de Dieu ou par peur du feu ou du châtiment alors celui qui le fait n’annule pas sa prière, sinon ça l’annule. 

Par ailleurs ce qui prouve que ce terme n’est pas un nom de Allah c’est que l’on ne jure avec, tout comme on ne jure pas avec le nom de Allah sans le ha, ceci ne revient pas à jurer, mais celui qui le fait commet un péché, en raison de sa déformation du nom de Dieu. Après cela comment l’expression « ah » serait un nom de Dieu alors qu’il annule la prière !?

Aucun savant de la jurisprudence n’a dit qu’un des termes de gémissement serait un nom de Dieu, bien plus encore, il y a un certains nombres de savant du Salaf parmi les gens de mérites du tasawwouf véritable, tel que ceux qui suivent la voie de Al-Jounayd en se détachant du bas monde, celui qui a mis la laine sur son corps il a tourné le dos au bas monde et a suivi le chemin de Al-Moustafa comme Tawous, Al-Foudayl ibnou ^Iyad, Dhou n-Noun Al-Misriyy, Soufyan At-Thawriyy, Ahmad ibnou Hanbal et un certains nombres de charifites notamment Abou t-Tayyib, et ibnou s-Sabbab ont dit : « Les plaintes du malade et ses gémissements sont déconseillé. »

Certains savant ont commenté, comme An-Nawawiyy, il a dit : « Le fait que le malade fasse du dhikr est prioritaire au fait de gémir, et cette question est très connu chez les jurisconsultes et malgré cela aucun d’entre eux n’a dit que « ah » est un des noms de Dieu. »


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(1) الأوسط في السنن والإجماع والخلاف 3/257.
(2) قال الشرنبلالي الحنفي ممزوجًا بالمتن في باب ما يفسد الصلاة ص/61 ما نصه: « (والأنين) وهو أه بسكون الهاء مقصور بوزن دع (والتأوه) وهو أن يقول أوه وفيها لغات كثيرة » اهـ.
(3) فتح الباري 2/206.
(4) البيان في مذهب الشافعي 2/309.
(5) المغني والشرح الكبير 1/707.
(6) الخرشي على مختصر خليل 1/325، منح الجليل شرح مختصر خليل لمحمد عليش 1/203 ـ 204.
(7) مراقي الفلاح شرح نور الإيضاح ص/220، حاشية الطحاوي على مراقي الفلاح ص/220، إعلاء السنن 5/47.

مخالفتهم لأقوال أهل اللغة

أما مخالفتهم لعلماء اللغة فقد قال الحافظ اللغوي الفقيه محمد مرتضى الزبيدي في شرح القاموس (1) بعد أن عدّ جملة من ألفاظ الأنين ما نصه: « أوَّهِ، وءاهِ، وأوَّهْ، وأوِّ، وءاوُوه، وءاهٍ، وأوَّتاه، وءاويَّاه » ثم قال ممزوجًا بالمتن: « فهن اثنتان وعشرون لغة كل ذلك كلمة تقال عند الشكاية أو التوجع والتحزن » اهـ، وكذا ذكر صاحب لسان العرب (2)،

Leur contradiction avec les linguistes

Pour ce qui est de leur contradictions avec les linguistes, il y a ce qu’a dit le Hafidh Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire de Al-Qamous de Al-Fayrouz Al-Abadiyy, après avoir cité un certains nombres de termes qui indiquent le gémissement tel que Awwaghi, aahi, awwah, awwi, aawouuh, aahin, awwataah, aawiyaah, et autres il a dit : « Il y a vingt-deux termes indiquant le gémissement, la plainte, la douleur ou le chagrin. »

وقال الفيومي في المصباح (3) : « ءاهِ من كذا بالمد وكسر الهاء لالتقاء الساكنين كلمة تقال عند التوجع وقد تقال في الإشفاق، وأوْهِ بسكون الواو وبالكسر كذلك وقد تشدد الواو وتفتح وتسكن الهاء وقد تحذف الهاء فتكسر الواو. وتأوه مثل توجع وزنًا ومعنًى » اهـ.

L’auteur de liçanou l-^Arab, et Al-Fayyoumiyy dans Misbahou l-Mounir : «  aahi est un terme qui exprime la douleur et il se peut qu’on l’utilise pour la compassion et awhi et awwah et awwih, tous expriment le gémissement et la douleur. Et ta’awwa^a est un synonyme à tawajjaha. »

فالعجب كيف أن الذين يعملون بزعمهم حضرة ذكرٍ عند وقوفهم وقيامهم متماسكين بالأيدي واهتزازهم مع التثني والتكسر اختاروا لفظ « ءاه » من بين تلك الكلمات العديدة التي ذكرها الحافظ الزبيدي في شرح القاموس والتي كلها تدل على الشكاية والتوجع والعجز. أيضًا المريض يقول: « ءاه » والمظلوم يقول: « ءاه »

Qu’il est surprenant comment ceux qui prétendent faire des hadrah de dhikr, qui est un bien à l’origine, mais eux font des choses mauvaises, comme paroles, toucher et danse en se pliant, qu’ils aient choisit « ah » parmi les vingt-deux termes mentionnés par AzZabidiyy.

وقد قال بعض المداحين :

ءاهٍ مما جنيتُ إن كان يغني —- ألِفٌ من عظيمِ ذنبٍ وهاءُ

ومعناه إن كان يغني ألف وهاء من عظيم ذنبٍ فـ ءاهٍ مما جنيتُ من ذنوب كثيرة ولكنها لا تغني ولا تفيد، فهذا دليل على أن « ءاه » ليس من أسماء الله.

Un de ceux qui font le madih a dit : « ah ! Les crimes que j’ai commis, si seulement le alif et le ha (dans le terme ah) pouvaient m’épargner mes graves péchés. » c’est-à-dire qu’il exprime sa douleur moral pour avoir désobéir à Dieu, ce terme n’effacera pas ses péchés, si le ah pouvait effacer mes péchés je l’aurai dit mais ce n’est pas le cas. Ceci est une preuve que le terme ah ne décharge pas des péchés.

Utilité :  Pour faciliter la subsistance, il convient de réciter sourate Al-Waqi^ah le soir après le coucher du soleil, et le fait de multiplier la parole : « soubhana l-Lahi wabihamdih »

19/10/23 :

ومما يرد مزاعمهم الباطلة في اختيار هذه اللفظة أن المذكور في الحديث المكذوب على رسول الله صلى الله عليه وسلم لفظ الأنين وليس لفظ « ءاه » فمقتضى احتجاجهم بهذا الحديث الموضوع أن يكون لفظ: ءاه، وءاووه، وأوتاه وغيرها من ألفاظ الأنين وهي نحو العشرين كما ذكر الحافظ محمد مرتضى الزبيدي فيلزم على كلامهم أن تكون كل تلك الكلمات اسمًا من أسماء الله وهم لا يقولون ولا يذكرون

Parmi ce qui réfute leur prétention infondé pour le choix de cette expression c’est que ce qui est cité dans le hadith makdhoub–fomenté, il y a le terme al-anin c’est-à-dire gémir et non le terme « ah », et ce qu’implique leur argumentation basée sur ce hadith fomenté est que les termes ah awouh et awwatah et autres termes de gémissements qui sont une vingtaine comme l’a dit le Hafidh Mourtada Az-Zabidiyy, leur parole implique que tous les termes de gémissement seraient des noms de Dieu, mais eux ne disent pas et ne mentionnent pas cela.

ذلك فالعجب كيف أنهم اختاروا من بينها لفظ « ءاه » وقالوا عنه اسمًا من أسماء الله، وهذا الحديث الموضوع الذي يحتجون به لم ينص على لفظ من ألفاظ الأنين التي هي اثنتان وعشرون كلمة فما هذا التحكم،

Il est surprenant le fait qu’ils ont choisi d’entre tous les termes de gémissement le terme ah et ont dit que c’est un des noms de Allah. Et le hadith fomenté sur lequel ils s’appuient, il ne mentionne pas un terme de gémissement précis, alors qu’il y’en a vingt-deux, c’est donc là un agissement arbitraire.

فبأي حجة اختاروا « ءاه » من بين تلك الكلمات فليس لهم مستند إلا الهوى، فتبين أن مستندهم أوهى من بيت العنكبوت وتبين أن الطريقة الشاذلية بريئة من هذا ومن نسبه إلى الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه فقد افترى عليه،

Sur quelle preuve se sont-ils appuyé pour retenir « ah » d’entre tous ces termes !? Ils n’ont pas d’autre appui si ce n’est leur passion. Il s’avère clairement que ce sur quoi ils s’appuient est plus fragile que la toile d’araignée, et il s’avère également que la tariqah chadhiliyyah du chaykh Abou l-Haçan ach-Chadhiliyy est totalement innocente de cela, et celui qui attribue cela au chaykh Abou l-Haçan l’aura calomnié.

وتبين أيضًا بطلان ما ذكره الأمير والباجوري في حاشيتهما على جوهرة التوحيد حيث قال الباجوري (4) : « ينبغي للمريض أن يقول « ءاه » لأنه ورد أنه اسم من أسمائه تعالى »، وذكر نحوه الأمير في شرحه على منظومة « غرامي صحيح » فليُحذر من ذلك.

Il s’avère également que ce qu’on mentionnait Al-‘Amir et Al-Bajouriyy en marge de jawharatou t-tawhid est infondé. Al-Bajouriyy a prétendu qu’il convient au malade de dire « ah » parce que c’est rapporté que se serait un nom de Dieu. Al-‘Amir a dit ce qui est de cet ordre dans son livre غرامي صحيح , que l’on prenne garde à cela.

فبعد هذا ماذا بقي للمتشبث بهذا الرأي الفاسد بعد هذا إلا العناد.

Après tout ce qui vient d’être indiqué, celui qui ne veut pas en démordre, il ne lui reste que l’entêtement.


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(1) تاج العروس 9/376 ـ 377.
(2) لسان العرب 13/472 ـ 473.
(3) المصباح المنير ص/31.
(4) شرح جوهرة التوحيد ص/157.

رد شبهات


ـ الشبهة الأولى : ادعى بعض جهلة الصوفية أن هذا الحديث الموضوع اتفق الصوفية على العمل به وأيضًا صح كشفًا وإلهامًا.

La réplique aux arguments fallacieux

La première tentative fallacieuse : Certains ignorants faux soufi ont prétendu que ce hadith fomenté se sont accordés à l’appliquer et ils ont également prétendu que selon eux le hadith serait authentifié par le dévoilement d’un saint.

والجواب: أن أحكام الشريعة الإسلامية أربعة: الكتاب العزيز، والسنة النبوية الثابتة، والإجماع، القياس،

La réponse : Les sources de la chari^ah islamique sont au nombre de quatre : le livre éminent, la sounnah prophétique authentique, l’unanimité, et l’analogie.

والمراد بالإجماع اتفاق أئمة المجتهدين في أي عصر على حكم، فلو سلَمنا جدلا كما يزعم البعض أن الصوفية اتفقوا على العمل به ـ وهذا كذب وافتراء عليهم ـ

Ce qui est visé par l’unanimité il s’agit de l’accord des imams moujtahid sur un jugement à une époque donné, si on supposait que les soufis s’étaient accordés à le mettre en œuvre tout en sachant que c’est un mensonge et une calomnie à leur encontre.

فالجواب: أنه لا حجة في اتفاقهم دون غيرهم لا سيما ولم يكن لهم دليل من هذه الأربعة فلا يكون اتفاقهم بمجرده إجماعًا علمًا أن هذا افتراء على الصوفية

La réponse est que le consensus des soufis ne constitue pas un argument dans la religion, leur accord sans autre qu’eux n’est pas une preuve à partir des quatre sources. Ainsi l’accord des soufis seul ne constitue pas une unanimité, tout en sachant que c’est une calomnie à l’égard des soufis.

ونحن نرى أصحاب الطرق المختلفة لا يذكرون بهذه اللفظة المنكرة ما عدا أولئك الذين انتحلوا لأنفسهم لقب الشاذلية وانتسبوا إلى الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه المبرأ عن مثل هذه البدعة القبيحة لعدم ثبوته في شيء من كلامه ولا كلام أتباعه المعترف بجلالتهم في العلم والعمل كتلميذه أبي العباس المرسي رضي الله عنه وغيره علمًا أن هذه اللفظة ليست مستعملة عند كل من ينتسب إلى الشاذلية كما قدمنا من إنكار الشيخ ظافر المدني شيخ الشاذلية في المدينة المنورة لهذه الكلمة،

Nous observons que ceux qui suivent les différentes voies soufis n’évoquent pas Dieu par cette expression blâmable, hormis ceux qui ont usurpé l’appellation de chadhiliyyah et qui se sont réclamés du chaykh Abou l-Haçan Ach-Chadhiliyy que Dieu l’agrée, qui est innocent de pareil innovation blâmable. Comment avons-nous su qu’il est innocent ? Car cela n’a pas été confirmé dans une des paroles rapportées de lui, ni dans la parole de ceux qui le suivent dont le haut degré dans la science et les œuvres est reconnu comme Abou l-^Abbas et autre que lui, tout en sachant que ce terme n’est pas utilisé par tous ceux qui se réclament de la voie Chadhiliyy, comme nous avions indiqué que le chaykh Dhafir Al-Madaniyy avait blâmé ceux qui évoquent Dieu par l’expression « ah ».

وأيضًا شاذلية اليمن لا يستعملونها، وأيضًا عند شاذلية الشيخ حسنين الحصافي المصري وهم كثيرون منتشرون في البلاد.

Il y a aussi les chadhiliyy du Yémen qui n’utilisent pas « ah » pour nommer Dieu, également selon le chaykh chadhiliyy Houçayn Al-Housafiyy.

Utilité : ​​​​

دُعاءٌ عظيمٌ لِذهاب الهِمّ والحزن

رَوَى ابنُ حِبّانَ في صَحِيحِه والبيهقيُّ والطَّبرانيُّ وأحمدُ وغيرُهُم عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ رَضِيَ الله عنهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا قَالَ عَبْدٌ قَطُّ إِذَا أَصَابَهُ هَمٌّ أَوْ حُزْنٌ:

)) اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ ابْنُ عَبْدِكَ ابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ، عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ، أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ، أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ، أَوِ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ، أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْءَانَ رَبِيعَ قَلْبِي، وَنُورَ بَصَرِي، وَجِلَاءَ حُزْنِي، وَذَهَابَ هَمِّي إِلَّا أَذْهَبَ اللَّهُ هَمَّهُ وَأَبْدَلَهُ مَكَانَ حُزْنِهِ فَرَحًا ((

اللهمّ فقهنا فـــي الدّين واجعلنا خــدّامًا له ءامين​​​​

Invocation pour dissiper le tourment :

Ibnou Hibban, d’après ibnou Mas^oud que le Prophète a dit :

)) اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ ابْنُ عَبْدِكَ ابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ، عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ، أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ، أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ، أَوِ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ، أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْءَانَ رَبِيعَ قَلْبِي، وَنُورَ بَصَرِي، وَجِلَاءَ حُزْنِي، وَذَهَابَ هَمِّي إِلَّا أَذْهَبَ اللَّهُ هَمَّهُ وَأَبْدَلَهُ مَكَانَ حُزْنِهِ فَرَحًا ((

ce qui signifie : « Ô Allah je suis ton esclave fils de ton esclave homme et fils de ton esclave femme, je suis totalement sous ta puissance et ta volonté, ce que tu prédestines à mon sujet se réalise et c’est juste. Je te demande par tout nom qui est le tient que Tu nous as informé qu’il est ton nom, ou que tu as fait descendre par révélation dans ton livre ou que Tu as enseigné à l’un de tes créatures, ou que Tu ne nous as pas informé qu’il est le tien. Fais que le Qour’an soit un printemps pour mon cœur, et une lumière pour ma vue et une cause de dissipation pour mon chagrin, et une cause pour que mon tourment s’estompe. S’il dit cela Dieu fait partir son tourment et change par une joie. »`

02/11/23 :

وكان الشيخ محمود حجازي أحد رؤساء الشاذلية وتلميذه الشيخ المحروقي يدافع عن هذه الكلمة بشدة حتى استفتى مفتي الديار المصرية الشيخ محمد بخيت المطيعي رحمه الله فأفتاه بتحريم الذكر بها فرجع الشيخ محمود حجازي عن القول بها وألّف رسالة سماها: « التفصيل الواضح في الرد على تغيير أهل الطريق الفاضح » وعقد لذلك فيها بابًا فقال: « باب رفض اسمية ءاه لله تعالى ».

Le chaykh Mahmoud Hijaziyy est un des représentants des chadhiliyyah et son élève le chaykh Al-Mahrouqi défendait fermement l’usage du terme « ah » pour évoquer Dieu, jusqu’à ce qu’il ait demandé le jugement au moufti d’Egypte, le chaykh Mouhammad Boukhit Al-Mouti^iyy et il a dit qu’il était interdit d’évoquer Dieu par ce terme. Alors le chaykh Mahmoud Hijaziyy est revenu sur ce qu’il disait et il a composé une épitre « At-Tafsilou l-Wadih fi r-raddi ^ala taghyiri ahli ttariqou l-fadih » et il en a consacré un chapitre particulier qu’il a nommé « babou rafdin ismiyyati « ah » li l-Lahi ta^ala » afin d’interdire d’appeler Allah par le terme « ah ».

ثم ليس مجرد الكشف أو الإلهام حجة شرعية يثبت بها حكم من أحكام الدين فلا تثبت الأحكام الشرعية بالكشف وأنه لو فـُتح هذا الباب لتخالفت الأحكام وكثر المدعون لذا أوجب أئمة التصوف الحقيقي عرضَ كل كشف يراد العمل به على الكتاب والسنة كما هو مسطور في كتب القوم، فأي كشف وافق أصول الشريعة يُعتد به وما لا فلا.

Par ailleurs, le simple dévoilement et la simple inspiration ne constituent pas des arguments dans la loi par lesquels seraient confirmés un jugement dans la religion. Les jugements de la religion ne sont pas confirmés par un dévoilement, car si cela était possible, les jugements se seraient contradictoires, et les usurpateurs nombreux, c’est pour cela les imams du tasawwouf véritable ont considéré qu’il fallait exposer chaque dévoilement qu’on voulait mettre en pratique au Livre et à la sounnah c’est-à-dire lui trouver un jugement en conformité avec le Qour’an et le hadith et s’il n’est pas conforme il n’est pas pris en considération, tout comme cela est mentionné dans les livres par les maitres soufis. Ainsi tout dévoilement en accord avec les fondements de la loi est pris en considération et ce qui ne l’est pas est rejeté.

وقولهم هذا أضل كثيرًا من أدعياء التصوف بمخالفتهم لأصول الشريعة وخالفوا القوم فأتَوا بأمور منكرة بدعوى أنها تثبت لديهم بالكشف أو الإلهام وقد علمتَ أن الكشف والإلهام ليسا حجة شرعية فكيف إذا انضم إلى ذلك جهلهم وكذبهم في تلك الدعوى،

Et leur affirmation que ce hadith aurait été authentifié par dévoilement a été la cause de l’égarement de beaucoup de ceux qui prétendent le tasawwouf, en contredisant les fondements de la loi. Ils ont contredit les maitres soufis et amené des choses blâmables en prétendant qu’elles seraient confirmées par dévoilement ou inspiration.

Et tu auras su que le dévoilement et l’inspiration ne constituent pas des preuves légales et que dire s’il se rajoute à cela leur ignorance et leur mensonge dans leur prétention car il n’y a pas eu de dévoilement à ce sujet le saint est sur la droiture il n’a pas de dévoilement contraire à la religion.

وقد شنع الشيخ الفقيه الصوفي محمد علّيش المالكي في أوائل فتاويه تشنيعًا شديدًا على جهلة الصوفية القائلين بمثل هذا القول مدعين أنهم أهلُ الحقيقة والفقهاء أهل الظاهر

Le chaykh Mouhammad ^Illaych Al-Malikiyy le jurisconsulte le soufi a fortement blâmé au début de son livre Al-Fatawi les ignorants prétendus soufis qui prétendent de telles paroles en prétendant qu’ils seraient eux les gens de la vérité et que les jurisconsultes seraient des gens des lois apparentes.

ولجهلهم لم يعلموا أن الحقيقة لا تخالف الشريعة وأن ما يسميه القوم بالحقيقة هو عبارة عن معارف وأسرار يُلهَمُها من أتقن الشريعة علمًا وعملا فما دامت لا تأباها الشريعة فهي مقبولة ومعتبرة،

Et à cause de leur ignorance, ils n’ont pas su que la vérité le fond des choses n’est pas en contradiction avec les lois apparentes, et ce que les maitres soufis désignent par le terme « haqiqah » désigne un ensemble de connaissances et de secrets qui sont inspirés à celui qui maitrise la loi en termes de science et de pratique, et tant que cette « haqiqah » n’est pas rejeté par la loi, alors elle est acceptée et prise en considération.

قال الشيخ مصطفى البكري في ألفيته:

ومَن يُخالف فِعلـُه الشريعَه ~ فذاك في مَهَامه القطيعَه
إذ كلُ مـَن حالفهـا صِدّيـق ~ وكل من خالفهـا زنديـق
وجاهلُ يَفـْرُقُ ما بينهما ~ وليس يمكن انفكاكٌ عنهما

Et le chaykh Moustafa Al-Bakriyy dans sa Alfiyah a dit :

« Celui dont l’acte contredit la loi, c’est un errant et son errance amène une rupture avec nous,

Car tous ceux qui s’allient à la loi est un véridique, et tous ceux qui la contredise est un hypocrite,

L’ignorant est celui distingue entre les deux (al-haqiqah et la loi), car ce n’est pas possible que l’un se détache de l’autre. »

فتبين أن ضلالات أدعياء التصوف المدعين للولاية بمقالهم أو حالهم مصادرها ثلاث: دعوى مخالفة الحقيقة للشريعة، وزعم حجية الكشف أو الإلهام في الدين، والاغترار بأحاديث مكذوبة غير ثابتة عن نبينا المصطفى صلى الله عليه وسلم.

Il s’avère que les égarements de ceux qui prétendent le tasawwouf et la sainteté soit par leur parole soit par leur état pour faire croire qu’il est un saint comme Al-Hallaj, il cachait un aquarium et lorsqu’il voyait quelqu’un qui habitait loin de la mer il disait que veux-tu ? et l’autre disait un poisson et il en ramenait un pour faire croire en un prodige. Les savants disent même si tu vois quelqu’un marchait dans l’air, pèse selon la conformité de la loi il est possible que le diable l’aide, ce qui compte c’est la loi ont trois sources : leur prétention que la haqiqah serait contraire à la loi, leur prétention que le dévoilement ou l’inspiration seraient des arguments dans la religion, et le fait d’être induit en erreur par des hadiths mensongers non authentifier de notre prophète élu صلَّى الله عليه وسلم.

16/11/23 :

-الشبهة الثانية :ظن هؤلاء المتصوفة من شدة جهلهم أن معنى أوّاه في قوله تعالى: ((إن إبراهيمَ لأوّاهٌ حليم)) [سورة التوبة] أن إبراهيم كان يذكر بلفظ ءاه والجواب: ان هذا غير صحيح فإن الأواه من يُظهر خشية الله تعالى كما ذكر الراغب الأصفهاني في المفردات (1)، وهو كناية عن رقة قلبه وشدة رحمته، وقد صح عن ابن مسعود رضي الله عنه أنه قال: « الأواه: الرحيم »، رواه ابن أبي حاتم (2) بإسناد حسن (3). 

La deuxième tentative fallacieuse :  Ces gens qui se prétendent soufis, tellement ils sont ignorants qu’ils ont pensé que le sens de « awwah » dans la sourate At-Tawbah / 114 voulait dire celui qui dit « ah ». La réponse est que c’est faux, « Al-‘awwah » c’est celui qui manifeste la crainte envers Dieu comme l’a dit Ar-Raghib Al-Asfahaniyy de perse dans Al-Moufradat, en d’autres termes c’est l’indication de la douceur du cœur et l’extrême miséricorde, et il a été confirmé de ibnou Mas^oud que Dieu l’agrée qu’il a dit : « Al-‘awwah » c’est ar-rahim–le miséricordieux » comme cela est rapporté de ibnou Abi Hatim dans son livre tafsirou l-Qour’an, avec une bonne chaine de transmission comme l’a jugé le Hafidh ibnou Hajar dans Fathou l-Bari.

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1. المفردات في غريب القرءان ص/32.

2. تفسير القرءان لابن أبي حاتم 6/1896.

3. حسّنه الحافظ ابن حجر في فتح الباري 6/389.

ـ الشبهة الثالثة: زعم بعضهم (1) من شدة الغلو أن هذا الحديث رواه البخاري ومسلم والترمذي وعزا ذلك لشرح العزيزي وهذا افتراء فإن هذا الحديث الموضوع لا وجود له في الصحيحين ولا في الترمذي ولا في بقية الكتب الستة ولا في غيرها مما هو مَظِنـّة الصحيح أو الحسن فضلاً عن شرح الجامع الصغير للعزيزي وإنما هو في الجامع الصغير للسيوطي معزوًا إلى الرافعي في تاريخ قزوين ولو كان في شيء من هذه الكتب لعزاه إليه فإنها أقوى بدرجات من تاريخ قزوين وسائر كتب التاريخ

La troisième tentative fallacieuse :  Certains ont prétendu tellement ils font preuve d’outrance ont prétendu que ce hadith aurait été rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim et At-Tirmidhiyy et ils attribuent cela au charh de Al-^Aziziyy et ceci est une calomnie, et ce hadith mensonger n’existe pas dans les deux sahih ni dans At-Tirmidhiyy, ni dans le reste des six livres, ni dans d’autres livres dont on pense qu’ils sont sahih ou haçan, et ne figure pas non plus dans le charh  Al-Jamii^ As-Saghiir de Al-^Aziiziyy, mais il figure dans Al-Jaami^As-Saghiir qui est l’abrégé de Jaami^ou l-Kabiir de As-Souyoutiyy qui fait allusion que ce hadith figure dans Taarikh Qazwiiniyy.

Et si ce hadith figurerait dans l’un des livres authentiques, As-Souyoutiyy l’aurait mentionné car c’est livre sont d’un degré plus élevé que Taarikh Qazwiiniyy et le reste des livres d’histoire

فقد ذكر السيوطي في فاتحة جامعه الكبير الذي اختصر منه الجامع الصغير أن كل ما يعزوه فيه إلى كتب التاريخ فهو ضعيف. 

As-Souyoutiyy a mentionné dans le préambule Jaami^Al-Kabiir que tous ce qu’il rapportera comme hadith issu de livre d’histoire comme taarikh Qazwiiniyy.

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1. مجلة الإسلام ـ السنة الخامسة ـ العدد 33 ـ ص/33 ـ 34.

ـ الشبهة الرابعة: افترى بعض المتعصبين من جهلة الشاذلية فادعوا أن « ءاه » قال بها جمهور العلماء، والجواب: أن هذا من أعاجيب الفِرى ويرده ما نص عليه العلماء من أن أسماءه تعالى توقيفية يتوقف ثبوتها على القرءان والحديث الثابت

La quatrième tentative fallacieuse : Certains fanatiques de la tariqah Ach-Chadhiliyyah prétendent que « ah » serait un des noms de Allah par la majorité des savants.

La réponse est que c’est une des plus surprenantes calomnies, et ce qui est une réplique à cela est que les noms de Dieu sont tawqifiyyah c’est-à-dire confirmé par les textes du verbe yatawaqqafou dépendre, ils dépendent de leur confirmations dans le Qour’an et le hadith confirmé.

ولا نعلم بل لا يجدون عالمًا معتبرًا يُقتدى به في الوفاق والخلاف بأن يكون مجتهدًا أو ناقلاً عن مجتهد ذهب إلى اسمية « ءاه » اللهم إلا ما وقع في شرح « غرامي صحيح » للأمير، وفي حاشية جوهرة التوحيد للأمير والباجوري وقد أسلفنا أنه لا تقوم به حجة.

Et nous n’avons pas connaissance et ils ne trouveront aucun savant digne de considération, que l’on puisse prendre comme modèle concernant les avis concordants et divergents c’est-à-dire un moujtahid ou quelqu’un qui rapporte d’un moujtahid qui ait dit que « ah » serait un nom de Dieu hormis ce qui a figuré dans le commentaire du livre gharaamiyy sahih de Al-‘Amir et dans la Haachiyah de Jawharatou t-tawhid de Al-Amiir et Al-Baajouuriyy,et nous avons précédemment indiqué qu’ils ne constituent pas des preuves.

الخاتمة

عُلم مما تقدم أنه لا يجوز الذكر بلفظ « ءاه » ولا بنحوه فمن أراد أن يذكر الله تعالى فليذكره بما هو ثابت في القرءان الكريم والسنة النبوية الشريفة قال الله تعالى: ((ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يُلحدون في أسمائه)) [سورة الأعراف/180]. قال الإمام أبو الحسن الأشعري رضي الله عنه: « لا يجوز تسمية الله إلا بما ورد في الكتاب والسنة الصحيحة » اهـ، وقال أبو بكر الباقلاني تلميذ الأشعري: « ما أطلق الله على نفسه أطلقناه عليه وما لا فلا » اهـ. 

Conclusion

On a su de ce qui a précédé qu’il n’est pas permis d’évoquer Dieu par le terme « ah » ni par des termes du même ordre, celui qui veut évoquer Dieu qu’il L’évoque par ce qui est authentique dans le Qour’an honoré et la sounnah authentique. Allah ta^ala dit :

Ce qui signifie : « Allah a les noms qui indiquent la perfection, évoquez-le par ses noms-là, et délaissez ceux qui modifient ces noms. »

L’imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Dieu l’agrée a dit : « Il n’est permis de nommer Dieu que par ce qui est parvenu dans le Livre et la sounnah authentique », et son élève Abou Bakr Al-Baqillaniyy a dit : « Ce que Dieu nous a appris comme étant son nom, nous l’employons à Son sujet, et inversement. » c’est-à-dire que ce qu’Il ne nous a pas appris comme étant son nom nous ne l’employons pas à son sujet.

قال الحافظ أحمد الغماري في المداوي ما نصه (1) : « بعض الشاذلية بمصر يستدلون بهذا الحديث على الذكر الذي يذكرون به ويسمونه اسم الصدر وهو ءاه ءاه والحديث كما ترى، وقد كان شيخنا أبو ثابت محمد بخيت المطيعي المصري رحمه الله سُئل عن الذكر بهذا الاسم فشرع في الجواب بإبطاله وإبطال كون ءاه اسمًا من أسماء الله تعالى إلا أنه توقف في الجواب ولم يمضه لتوقفه في الحديث وعدم اهتدائه للجواب عنه لظنه أنه ثابت فاتفق أني زرته يومًا مع حفيد الشيخ الفاسي المكي وأصحابه هم الذين يذكرون بذلك الاسم

Le Hafidh Ahmad Al-Ghoummariyy a dit dans Al-Moudawiyy : « Certains chadhiliyy en Egypte s’appuient sur ce hadith pour le dhikr qu’ils font et l’appellent le nom issu de la poitrine, et le hadiht est tel que tu vois, et notre chaykh Abou Thaabit Mouhammad Bakhiit Al-Mouti^iyy Al-Misriyy a été interrogé à propos du dhikr avec ce nom et il a commencé à répliquer pour l’annuler et prouver que « aah » n’est pas un nom de Allah, sauf qu’il s’est arrêté dans sa réplique et n’a pas terminé car il s’est arrêté au niveau du hadith et n’a pas su y répondre car il pensait qu’il était authentique. Il est arrivé que je sois parti le rendre visite un jour avec le ptit fils du chaykh Al-Faasiyy Al-Makkiyy alors que ce sont ses compagnons qui évoquent par ce nom-là.

فلما استقر بنا المجلس وعرّفتُ الشيخ أن الذي معي هو حفيد الشيخ الفاسي فقال له: هل لا زلتم تذكرون باسم ءاه؟ فقال له: نعم، فشرع ـ يعني الشيخ المطيعي ـ يتكلم عليه وذكر أنه سئل عنه وأنه أجاب بالإبطال إلا أنه توقف في الحديث وذكر عن الحفني كلامًا نسيته الآن فبادرته وقلت له: إن الحديث غير صحيح،

Lorsque j’étais en plein milieu de l’assemblée et que j’ai présenté que e chaykh qui était avec moi était le petit fils du chaykh Al-Faasiyy, il lui a dit : « Est-ce que vous évoquez toujours avec le nom “ aah“ », il lui a répondu : « oui », alors le chaykh Al-Mouti^iyy s’est mis à parler de ce sujet et il a dit qu’il avait été interroger à ce propos, et il avait dit que ce n’était pas correcte mais qu’il s’était arrêté au niveau du hadith et il a rapporté des paroles de Al-Hafniyy, des paroles que j’ai oublié maintenant. Alors je lui ai dit : « Le hadith n’est pas authentique », et lorsqu’il a entendu cela de ma part il a failli s’envoler de joie et il a été délivré d’un grand tourment à propos du hadith et il m’a demandé de lui écrire l’indication de la faiblesse de ce hadith afin qu’il s’appuie dessus.

فلما سمع مني هذا طار فرحًا وفـُرِجَ عنه همٌ كبير من جهة الحديث وطلب مني أن أكتب له بيان ضعفه ليعتمد عليه في الجواب، فلما خرجنا من عنده طلب مني حفيد الفاسي ألا أذكر له ذلك لئلا يتجيش بفتواه أعداؤهم عليهم، فتشاغلت عنه مدة لا لكلام الفاسي فكتب إليّ كتابًا مع قيّم خزانته يستحثني فيه على الجواب عن الحديث وأرسل معه نسخة من حاشيته على شرح الإسنوي على منهاج البيضاوي فكتبت له بيان وضعه وعدم صحته (2) ودفعته للقيّم وقلت له: إذا تم تأليف الشيخ في الجواب عن المسئلة فليتحفنا منه بنسخة، فلما مضت على ذلك نحو خمسة عشر يومًا لم يُرِعْنا إلا خبر وفاته وذلك في منتصف شعبان سنة أربع وخمسين وثلاثمائة وألف » » اهـ.

Quand nous sommes sortis de chez lui, le petit fils de Al-Faasii m’a demandé de ne pas lui donner cela, pour que leurs ennemis ne se renforcent pas contre eux grâce à sa fatwa. J’ai été détourné du sujet pendant un certain temps mais pas en raison de ce que m’a dit Al-Faasii, il m’a alors écrit une lettre par l’intermédiaire du responsable de sa bibliothèque pour m’inciter à répliquer à ce hadith et il a envoyé une copie de sa Haachiyah–émargement sur le commentaire de Al-Isnawiyy sur le minhaaj de Al-BayDaawiyy c’était un cadeau qu’il lui a offert, en retour, je lui ai écrit l’indication de son caractère mensonger et qui n’est pas authentique ce livre de Al-Ghoumariyy a été imprimé à Bayrouth, son nom est Al-Haniin biwaD^i hadiithi l-‘aniin et je lui ai dit c’est-à-dire au responsable de la bibliothèque : « Si le chaykh termine la réplique à ce sujet qu’il nous égaye le cœur en nous offrant une copie. »

Environ quinze jours plus tard, nous avons eu la nouvelle de son décès c’était à la mi cha^ban de l’an 1354 c’était il y a quatre-vingt-dix ans. » Fin de citation

23/11/23 :

وقد أفتى شيخ الأزهر الشيخ سليم البشري المالكي فتوتين بتحريم الذكر بهذا اللفظ (3) وبلفظ « أح أح » وكذا بلفظ « لا إله إلا الله » بمد هاء كلمة إله، أو بلفظ من يشبع همزة إله مع مدها فيتولد عنها ياء، أو بلفظ إثبات ومد همزة لفظ الجلالة فتصير كالاستفهام، حتى إنه أفتى بتحريم حضور مجالسهم ويجب تغيير ذلك باليد لمن قدر فإن لم يقدر باليد فباللسان فإن لم يقدر فبالقلب

Le chaykh de Al-Azhar Salim Al-Bichriyy Al-Malikiyy a émis deux avis de jurisprudence dans lesquels il affirme l’interdiction de mentionner Dieu par cette expression « ah » et « ah ah », également il a dit qu’il est interdit de dire l’expression « لا إله إلا الله » si le ha de ilaaha est prolongé. Certains pour suivre une mélodie pour embellir il récite faux, c’est de réciter correctement qui compte, également il a dit qu’il est interdit de prolonger le i de ilaha en disant iilaha, ou encore au lieu de dire « لا إله إلا الله » ils disent : laa ilaaha illa aallaah, il a même dit qu’il est interdit d’assiter à leur assemblée, et c’est un devoir de faire cesser cela par la main pour celui qui est capable, sinon par la langue, s’il ne peut pas il doit rejeter par le cœur.

فقال في الأولى: « لا يكون الذكر إلا كما ورد في القرءان المجيد والسنة المطهرة ولا فرق بين الشريعة والحقيقة لأن الحقيقة ما جاءت إلا من الشرع، وأما « ءاه » فلم تثبت من طريق صحيح أنه اسم من أسمائه تعالى، ولم تضِق أسماء الله عن الذكر بها حتى يذكر بغيرها »،

Dans la première fatwa il dit : « Le dhikr ne peut avoir lieu que par ce qui est parvenu dans le Qour’an glorieux et la sounnah pure et il n’y a pas de différence entre la chari^ah et la haqiqah par ce que Al-Haqiqah n’est issue que de la loi, or il n’a pas été authentifié avec une chaine valide que « ah » est un nom de Dieu, et les noms de Allah ne sont pas réduits pour qu’on puisse faire du dhikr au point d’évoquer par d’autres noms.

وجاء في الثانية: « وكل هذا مخالف لما نطق به رسول الله صلى الله عليه وسلم، وتارة يزعمون أنهم انجذبوا فيأكلون بعض حروف هذه الكلمة ويحرفونها، وربما لم تسمع إلا أصواتـًا ساذجة أو شيئـًا يشبه نهيق الحمار أو هدير الطائر، ويرحم الله الأخضري حيث قال في منظومته فيهم: 

Dans la deuxième fatwa il dit : « Et tout cela est en contradiction avec la voie du Messager de Allah, et parfois ils prétendent qu’ils ont été majdhoub, ceci arrive à certains saint par amour pour Dieu  qu’ils deviennent comme fou, majdhoub signifie tirer littéralement tirer vers l’amour de Dieu, et se mettent à ne pas prononcer certaines lettres et déforme le mot, et il est possible que tu n’entendes que des sons stupides ou quelque chose qui ressemble au braiment de l’âne, ou le roucoulement d’un oiseau, que Dieu fasse miséricorde à Al-Akhdariyy puisqu’il a composé un poème à leur sujet :

ويَنبَحون النبـحَ كالكلابِ = طريقـُهم ليست على الصوابِ

ولـيس فيهم مِن فتـًى مُطيعِ = فـلـعـنـةُ اللـه على الجميـعِ

C’est-à-dire : « Et ils aboient de l’aboiement des chiens, Leur voie n’est pas correcte,

Et il n’y a pas parmi eux quelqu’un obéissant à Dieu, Que Dieu les maudisse tous. »

نعم المأخوذ عن حسه الغائب عن نفسه كل ما جرى على لسانه لا لوم عليه إنما كلامنا في الذين يتعمدون ذلك وهم باختيارهم ولم يخرجوا عن حد التكليف فهؤلاء يخشى عليهم من تقطيع أسماء الله وتحريف أذكاره إنهم يذكرونه وهي تلعنهم على حد ما ورد: « رب قارئ للقرءان والقرءانُ يلعنه » اهـ. 

Oui il est vrai que celui qui a été dépourvu de ses sens qui a perdu sa conscience, tout ce qui sort de sa bouche il n’en est pas blâmé, mais nous nous parlons de ceux qui le font délibérément, ceux qui ne sont pas sortis de la responsabilité, ceux-là ont craint d’eux par leur décomposition des noms de Dieu et leur déformation de son évocation, qu’ils pensent L’évoquer alors que les paroles qu’ils disent les maudissent tout comme cela est parvenu du hadith :

رب قارئ للقرءان والقرءانُ يلعنه

Ce qui signifie : « Combien de ceux qui récite le Qour’an et le Qour’an les maudit » soit en raison de leur mauvaise récitation, soit parce qu’ils font parties de ceux qui ont été maudit dans certains versets.

وللشيخ محمد أبي الفضل شيخ الأزهر فتوتان بالتحريم الأولى موجزة أجاب بها سؤالا رُفع إليه إذ كان شيخ علماء الإسكندرية والأخرى مسهبة أجاب بها سؤالا رُفع إليه وهو شيخ الأزهر (4).

Quant au chaykh Mouhammad Abou l-Fadl Al-‘Azhar avait aussi deux fatwa d’interdiction d’évoquer avec le nom « ah », la première était concise par laquelle il a répondu à une question qui lui a été posé. Il a été rapporté qu’un sultan ottoman a demandé qu’on l’enterre avec une boite, et lorsqu’on a ouvert la boite il y avait la réponse des savants des questions qu’il avait posé aux savants, les savant ont dit : Il a été sauvé car il a posé des questions et a agi selon la réponse des savants et nous qu’est-ce qu’on va dire. » Il était avant cela le chaykh de Alexandrie et la deuxième fatwa était plus détaillée par laquelle il avait répondu à une question posée alors qu’il était devenu le chaykh à Al-Azhar.

وللشيخ مصطفى بن حسن العسيلي العدوي رسالة طبعت قديمًا متضمنة للإجابة عن أسئلة رفعت إليه بشأن مد هاء « إله » من كلمة التوحيد والذكر بلفظ « ءاه » قرر فيها منع الأمرين بأدلة واضحة وقد جاء فيها ما نصه (5) : « وأما قول المحرف المعاند إنه موجود في كتب الشاذلية ما يدل على جواز الذكر بلفظ « ءاه » إلخ فالعجب ثم العجب من قوم يزعمون أنهم يذكرون ربهم ويعظمونه ويرضون بأفعاله ويأتون بلفظ « ءاه » وهو موضوع للتشكي أو التوجع » اهـ

De même le chaykh Moustafa ibnou Haçan Al-^Ousayliyy Al-‘^Adawiyy, il a une épitre qui a été imprimé par le passé et qui comporte la réponse à des questions qui lui ont été posé à propos de la prolongation du ha dans le terme « ‘ilaha » et l’évocation avec le terme « ah », et dans laquelle il a décrété l’interdiction des deux par des preuves claires, et parmi ce qui y a été mentionné il y a ce qui suit : « Quant à la parole du déformateur, on était qu’il existe dans les livre des chadhiliyyah ce qui prouve le caractère permis d’évoquer avec le terme « ah » etc, il est surprenant et encore plus surprenant de la part de personnes qui prétendent évoquer leur Seigneur et Le glorifier, et qu’ils acceptent Sa prédestination, puis emploient le terme « ah » qui est définit pour exprimer la plainte ou la douleur. »

واستدل على هذا بكلام ابن الأثير في النهاية وبكلمة المصباح والمختار والقاموس ثم قال: « فقد أجمع اللغويون وشارحو الحديث على أن لفظ « ءاه » موضوع للتشكي أو التوجع

فكيف يليق بقوم يزعمون أنهم يعبدون ربهم ويتقربون إليه بأسمائه أن يذكروه بكلمة الشكاية أو التوجع ويستدلون على ذلك بأشياء هي أوهى من بيت العنكبوت وما نقل أن أحدًا من السلف الصالح ذكر ربه بذلك قط » انتهى كلامه. 

Puis il a argumenté ce qu’il dit par la parole de ibnou l-‘Athiir dans An-Nihaayah et la parole de Al-Misbar, de Al-Moukhtar et de Al-Qamous, puis il a dit : « Les spécialistes de la langue ont été unanime tout comme les commentateurs de hadith que le terme « ah » est un terme usité pour exprimer la plainte ou la douleur. Comment sied-t-il à des gens qui prétendent adorer leur Seigneur de l’évoquer avec un terme exprimant la plainte ou la douleur, et prétendent argumenter cela par des arguments plus fragile qu’une toile d’araignée, et il n’a pas été rapporté d’aucun des salafs vertueux aient évoqué Dieu par ce terme. » Fin de citation

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1 – المداوي لعلل المناوي 4/36-37.

2 – هو كتابه المسمى: « الحنين بوضع حديث الأنين »، طبع حديثـًا في بيروت. 

3- مجلة الإسلام ـ السنة السادسة ـ العدد 13 ـ ص/25، ونقل الشيخ محمود خطاب السبكي في كتابه مختصر كتاب أعذب المسالك المحمودية     إلى منهج السادة الصوفية ص/422 ـ 429 نص السؤال الوارد على الشيخ سليم البشري ونص الجواب. 

4 – مجلة الإسلام – السنة السادسة العدد 13 – ص/25. 

5 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة العدد 21 ـ ص/20

30/11/23 :

Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : L’assemblée dans laquelle on met en garde contre les gens de l’égarement, sa récompense est supérieure à la récompense de la veillée toute la nuit pour l’accomplissement des prières surérogatoires avec le khouchou^ jusqu’à l’aube.

Le mise en garde contre les gens de l’égarement à notre époque vaut mieux que de construire mille mosquées. Celui qui met en garde contre les gens de l’égarement, sa récompense selon le jugement de Dieu est comme celle du moujahid qui fait le jihad contre les mécréants avec son épée. Dans certaines situation, sa récompense sera plus éminente que celle du moujahid.

Les savants du salaf qui étaient au deuxième siècles de l’hégire ont dit au sujet de Ghaylan Ad-Dimachqiyy : « Exécutez cet homme est meilleur que de tuer mille mécréants parmi les turques. » A cette époque les turques n’étaient pas encore sous l’islam, et il en est ainsi véritablement. Le mécréant déclaré ne se réclament pas de l’islam, lorsqu’il parle avec les musulmans, ils ne vont pas prendre en compte ce qu’il dit au sujet de la religion vu qu’il n’est pas sur l’islam, quant à l’égaré qui se dit musulman et récite le Qour’an, mentionne des hadith son influence est rapide.

Celui qui à notre époque défend la croyance de Ahlou s-sounnah et la protège et la diffuse parmi les gens, il combat les groupes d’égarement et met en garde contre leurs mécréances, il ordonne le bien et interdit le mal, il s’attache à la voie de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, il aura la récompense de cinquante compagnons pour ce qui est d’ordonner le bien et d’interdire c’est-à-dire pour cette acte, preuve en est le hadith de Abou Tha^labah Al-Kouchaniyy rapporté par At-Tirmidhiyy, et sa récompense sera plus grande que celle de cent mille pèlerinages surérogatoires, et plus de récompenses que deux cents mille raka^ah surérogatoire, plus que la récompense que la construction de cinq cents mosquées lorsqu’il n’y a pas de nécessité à les construire, et plus de récompense que le fait de réciter cent fois la totalité du Qour’an, et s’il meurt dans son lit, il aura la récompense d’un martyr, et il aura au Paradis une étendue de cinquante mille années, et même s’il commettait certains grands péchés il lui seront pardonnés et il aura un haut degré au Paradis.

وقد أسلفنا أن الشيخ ظافرًا المدني شيخ شيوخ شاذلية عصره ابن الأستاذ الشيخ محمد ظافر المدني نص على عدم اسمية « ءاه » وحرمة الذكر به في رسالته المسماة: « الرسالة الظافرية في ءاداب الطريقة الشاذلية » وهي عظيمة الفائدة ومن جملة ما جاء فيها (1) : »وشروط الذكر عند من يلقنه معلومة وأوقاته معينة مرسومة ولكن لا يُلتفت لما عليه بعض زوايا الشاذلية من التحريف في « لا إله إلا الله » بمد هاء إله، ولا إلى الذكر بـ « هيْ » أو « ءاه » حيث لم يكن لذلك سند صحيح يعتمد عليه سوى أنه كان من بين رجال الطريق أشياخ مغاربة يغلب في لغتهم مد بعض الحروف المقصورة فكان يجري على ألسنتهم قهرًا لا قصدًا مد هاء إله من « لا إله إلا الله »

Et nous avons mentionné précédemment que le chaykh Dhafir Al-Madaniyy fils du chaykh Mouhammad Dhafir Al-Madaniyy le chaykh des chouyoukh des chadhiliyyah de son époque, il a énoncé que « ah » n’est pas un non de Dieu, et qu’il était interdit d’évoquer Dieu par ce nom dans une épitre appelée : « Ar-Riçalatou dh-Dhafiriyyah fi ‘Adabi t-Tariqati ch-Chadhiliyyah » qui comporte des utilités éminentes, et parmi ce qu’il a mentionné il y a : « Les conditions du dhikr pour celui qui les transmet sont connus et ses temps sont précis et déterminés et on ne prête pas attention à ce que font certaines zawiyah chadhiliyyah dans la déformation de la phrase la ilaha il-la l-Lah en prolongeant le ha de ilaha, ni en faisant le dhikr avec « hi » ou « ah » puisque cela n’a pas de chaine de transmission authentique fiable sur laquelle on peut se baser, sauf qu’il y a eu parmi les gens de la tariqah des chouyoukh du maghreb qui dans leurs dialectes prolongent certaines lettres courtes de sorte qu’ils disaient par erreur et non délibérément la prolongation du ha de ilaha dans « la ilaha il-la l-Lah».

فتبعهم في ذلك من تلقى عنهم، كما أن أصل الذكر بآه على اختلاف كيفية النطق به أنه كان مما يجري على ألسنة بعض الخواص أرباب الأحوال نحو ثلاث مرات في ءاخر نهضة من طبقة الذكر بالله الأخيرة ثم يجلس عقب ذلك فكان بعض المريدين يتبعهم في ذلك على سبيل التبرك ولكن أنكره كثير من العلماء المعول عليهم في الأحكام الشرعية المنتسبين لطريقتنا الشاذلية قائلين إنه لا يجوز اتباع أرباب الأحوال في حال كما لا يجوز قصر لام « الله » بحال في أي طبقة من طبقات الذكر مهما أسرع به الذاكر،

 Ils ont été suivis en cela par ceux qui ont pris la transmission d’eux tout comme à l’origine prétendre faire du dhikr avec « ah » quel que soit la manière de prononcer se produisait par langue de certains grands soufis qui perdaient leur conscience à trois reprises à la fin de la position debout la dernière fois que l’on évoque par Allah dans le wird, puis ils s’asseyaient après cela et certains mourid les suivaient en cela pour le tabarrouk, mais cela a été renié par nombreux de nos savants auxquels on se réfère pour les lois de la religion et qui se réclament de notre tariqah chadhiliyyah. Ils ont ainsi dit qu’il n’est pas permis de suivre ceux qui peuvent avoir le hal dans ce qu’ils font dans cet état, tout comme il n’est pas permis de raccourcir le lam de Allah en aucun cas et dans aucune des étapes du dhikr quel que soit la rapidité de celui qui fait le dhikr.

هذا هو طريق السادة الشاذلية الصحيح الذي تلقيناه عن والدنا شيخ مشايخ الطريق كما تلقاه هو كذلك وعليه العمل الآن في جميع الزوايا التابعة لنا في البلاد العثمانية والعربية وفي صحراء سيوه ومطروح متفقين جميعًا على عدم مد هاء إله في « لا إله إلا الله »، وعلى أن اسم الصدر هو لفظ الله بدون قصر ولا حذف شيء منه لا لفظُ هيْ ولا لفظ ءاه » اهـ.

Voici la voie correcte des maitres chadhiliyy que nous avons reçu par transmission de notre père le chaykh des machaykh de la voie soufiyy tout comme il l’a reçu également, et c’est ce que nous appliquons actuellement dans toutes les zawiyah qui nous sont rattachés dans les régions ottomanes et arabes, dans le désert de Siwah région à l’ouest de l’Egypte proche de la frontière libienne et Matlouh une ville qui est sur la mer méditerranéenne, plus proche du maghreb que de la culture égyptienne, ils sont tous en accord qu’il ne faut pas prolongé le ha de ilaha dans la ilaha il-la l-Lah, et que le nom qui provient de la poitrine c’est bien le nom Allah sans raccourcir ni omettre aucune lettre, ce n’est pas le terme « hi » ni « ah ». Fin de citation

وقد قرظ الرسالة المذكورة كثير من العلماء على اختلاف مذاهبهم ومن تلك التقاريظ: عبد الله دراز المالكي وكيل معهد علماء الإسكندرية، ومحمد تاج الدين الحنفي، وعبد الهادي الضرغامي المالكي، ومصطفى صفوت المالكي، وأمين سرور الشافعي المدرسين بمشيخة الإسكندرية، وإسماعيل حسين أمين الشاذلي، وعلي الشايب وكلاهما من مشايخ الأزهر، وإبراهيم السيد من مشايخ الجامع الأحمدي

Cet épitre de chaykh Dhafir Al-Madaniyy a été signé par plusieurs savants et le contenu validé malgré leur différentes écoles, parmi eux : ^Abdou l-lah Daraz le malikite qui est le doyen des savants d’Alexandrie, Mouhammad Tajou d-Din le hanafite, ^Abdou l-Hadi AdDourghamiyy le malikite, et Moustafa Safwat le malikite, ‘Amin Sourour le chafi^ite, tous deux sont des enseignants par les machaykh d’Alexandrie, Isma^il Houçayn Amin Ach-Chadhiliyy, ^Aliyy Ach-Chayb, et tous deux sont des machaykh de Al-Azhar, et Ibrahim As-Sayid parmi les machaykh de Al-Jami^ou l-Ahmadiyy.

أيضًا فقد ورد سؤال على الشيخ عطية صقر الأزهري سنة 1997ر ونصه: « ما حكم ذكر بعض أرباب الطرق الصوفية بلفظ « ءاه »؟ فأجاب: « … فإن لفظ « ءاه » لم يثبت بسند صحيح أنه من أسمائه تعالى » ثم قال: « وما يروى من أن النبي صلى الله عليه وسلم زار مريضًا كان يئن وأن أصحابه عليه الصلاة والسلام نهوه عن الأنين وأنه قال لهم: « دعوه يئن فإنه يذكر اسمًا من أسمائه تعالى » لم يرد في حديث صحيح ولا حسن كما قرره الثقات، وما قيل في بعض الحواشي من أن لفظ « ءاه » الاسم الأعظم لا سند له. 

La question a été posé également au chaykh ^Atiyyah Saqar Al-Azhariyy en l’an 1997 à propos du jugement de certains soufis chadhiliyy qui prétendent évoquer avec le noms « ah », il a dit : « Le terme « ah » n’a pas été authentifié comme étant un des noms de Dieu avec une chaine de transmission authentique, quant à ce qui est rapporté que le Prophète aurait visité un malade qui gémissait et que ses compagnons l’ont défendu de gémir et que le Prophète leur aurait dit : « Laissez-le gémir il est en train de citer un des noms de Dieu », cela n’est pas parvenu dans un hadith sahih ni haçan tout comme l’ont décrété les savants de confiance. Et ce qui est cité dans certains l’émargement de certains livres que « ah » serait un des noms éminents de Dieu, cela n’a pas de chaine de transmission.

Audio 07/12/23 :

وقد أفتى شيخ الجامع الأزهر الشيخ محمد أبو الفضل الجيزاوي في هذه المسئلة فقال ما نصه: إن هذا اللفظ المسئول عنه « أه » بفتح الهمزة وسكون الهاء ليس من الكلمات العربية في شيء بل هو لفظ مهمل لا معنى له مطلقـًا، وإن كان بالمد فهو إنما يدل في اللغة العربية على التوجع وليس من أسماء الذوات فضلاً عن أن يكون من أسماء الله الحسنى التي أُمِرنا أن ندعوه بها » إلى أن قال: « ولا يجوز لنا التعبد بشيء لم يرد الشرع بجواز التعبد به. وفي الصحيحين عن عائشة رضي الله عنها عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال: « من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد » (2) اهـ.

Le chaykh de la mosquée Al-Azhar chaykh Mouhammad Abou l-Fadl Al-Jizawiyy a donné une fatwa sur cette question et a dit : « Ce terme “ah“ sur laquelle la question a été posé n’est même pas un mot arabe et il n’a pas de sens, et si c’est avec la prolongation ah“ il indique la plainte, et ce n’est pas un nom propre, et a plus forte raison ce n’est pas un des noms de Dieu par lesquels il serait permis de l’évoquer. Il ne nous est pas autorisé de prétendre adorer Dieu par un acte qui n’est pas parvenu comme étant un acte d’adoration autorisé dans la loi.

Et dans les deux sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée le Prophète a dit :

))من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد((

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, est rejeté. »

كذلك جاء في مجلة الإسلام (3) الصادرة في القاهرة سنة 1937ر أنه منذ نحو ثلاثين سنة ظهر ببلدة (مطوبس) من بَحري مديرية الغربية قوم يذكرون بمد هاء إله وبتكرير لفظ أه بفتح الهمزة غير ممدودة وسكون الهاء فأنكر عليهم الكثير من أهل العلم وغيرهم وناقشهم الشيخ علي حسن السيسي رحمه الله من فضلاء علماء الأزهر حتى أفحمهم لكنهم لم يرجعوا

Également il est parvenu dans le magazine Al-Islam le numéro 6 n°21 p19 édité au Caire en l’an 1937 que depuis une trentaine d’années il est apparu dans le village de Matoubis dans un département de l’ouest de l’Egypte des gens qui prolonge le ha de « ilahah et qui répète « ah » et beaucoup de gens de science leur ont reproché ce qu’ils ont fait, et le chaykh ^Aliyy Haçan As-Sisiyy un des grands savants de Al-Azhar a débattu avec eux jusqu’à les faire taire, cependant ils n’ont pas voulu accepter.

فرفع سؤالاً إلى علماء المعهد الدسوقي فأفتوا بأن ما ذكر حرام بالإجماع فلم يكترثوا فأنهى سؤالا إلى العلامة الشيخ بخيت رجاء أن يرتفع بفتواه النزاع لشهرته بالجلالة علمًا وعملاً ومحبة الصوفية فأفتى كذلك بالتحريم فلم يبالوا،

Il a alors été posé la question aux savants de l’université Ad-Dousouqiyy et ils ont répondu par la fatwa que c’était interdit par unanimité mais ils ont persisté.

La question est parvenue au chaykh Bakhit Al-Mouti^iyy en espérant que par sa fatwa le conflit cesse en raison de sa célébrité, de son haut degré dans la science et les œuvres et dans l’amour pour les soufiyy, et il a donné la fatwa de l’interdiction mais ils ont persisté.

وما زال النزاع بينهم وبين الغيورين على الدين والطريق من العلماء وغيرهم يشتد والفتاوى تستصدر من جهابذة العلماء فيرجع للحق من شاء الله ويصر على الباطل من أصدأ مرءاة بصيرته التعصب للموروث حتى إذا تفاقم الخلاف اتفق الفريقان على استصدار فتوى من الأستاذ الأكبر الشيخ البشري الذي كان إذ ذاك شيخًا للأزهر ورضوا به حكمًا تحسم فتواه النزاع فجاءت الفتوى بالتحريم أيضًا فنقض أولئك عهدهم وأصروا على صنيعهم، وقد ذكرنا نص هذه الفتوى والسؤال الذي هي (4) جواب له سابقًا، وللعلامة المذكور فتوى أخرى ربما نذكرها بعد. 

Le conflit n’a pas cessé de s’amplifier entre ceux qui défendent la religion et la tariqah avec ferveur que ce soit les savants ou autre et ces gens, et les fatwas demandées aux plus illustres des savants de sorte que ceux pour qui Dieu a voulu reviennent au droit chemin, et ceux dont le miroir de la clairvoyance a été rouiller par le fanatisme de ce qui a été hérité, ont persisté sur le faux, et les deux groupes se sont accordés à de poser la question au grand maitre le chaykh Al-Bichriyy qui était à cette époque le chaykh de Al-Azhar afin qu’il arbitre et tranche entre les deux parties, et il a dit que c’était interdit également. Néanmoins ces égarés n’ont pas respecté leur engagement et ils ont persisté sur leur pratique. Nous avions mentionné le texte de cette fatwa, ainsi que la réponse qu’il a donnée précédemment, et l’illustre savant Al-Bichriyy a une autre fatwa que nous mentionneront ultérieurement.

وقد أسلفنا أن الشيخ بخيتـًا رحمه الله جرى بينه وبين الأستاذ الشيخ محمود حجازي أحد مشايخ الشاذلية مكاتبة بهذا الصدد انتهت بإقناع المذكور. 

وهذه جملة من فتاوى علماء الأزهر وغيرهم في تحريم الذكر بهذا اللفظ ولم يبق للمتشبثين به بعد ذلك إلا العناد. 

Et nous avons précédemment cité que le chaykh Bakhit que Dieu lui fasse miséricorde a eu avec le chaykh Mahmoud Hijaziyy l’un des machaykh des chadhiliyyah une correspondance à ce sujet à la fin de laquelle ce dernier a été convaincu.

Et c’était là un ensemble de fatwa des chaykh de Al-Azhar et il ne reste plus qu’à ceux qui s’y attachent l’entêtement.

أقول: الحكم الشرعي في سب الله تعالى تكفير فاعله (5) وهذا اللفظ إذا أطلق على الله بحسب اللغة هو شتم لله لأنه وصف الله بالشكاية والتوجع والتحزن وهذه صفات مستحيلة على الله تعالى ومن أطلقها على الله وهو يفهم هذا المعنى كفر،

Le jugement dans la loi est que celui qui insulte Dieu est déclaré mécréant, et il ne retourne à l’islam qu’en prononçant les témoignages, or ce terme lorsqu’il est employé au sujet de Dieu  dans la langue arabe est une insulte à son encontre, car cela revient à caractériser Dieu de plainte de douleur et de chagrin or ces attributs sont impossibles à Son sujet, et celui qui les emploie en comprenant le sens devient mécréant.

وأما من يظن أنه إذا أُطلق على الله له معنى ءاخر فلا يكفر ويبقى الإثم والمعصية لأنه سمّى الله بما لم يرد،

Quant à celui qui pense que si ce terme était employé au sujet de Dieu il aurait une autre signification il ne devient pas mécréant, il demeure toutefois le péché, la désobéissance car il aura nommé Dieu par un nom qui n’est pas valable dans la langue.

وأما من يقصد به ترويح النفس ولا يقصد به إطلاقه على الله ولا يعتبره ذكرًا لله فلا بأس بذلك فكأنه يقول أتوجع من حالي، ولكنه تضييع للوقت. 

Quant à celui qui ne vise de cela que le fait de se divertir et de se soulager et n’en vise pas que c’est un nom de Dieu, ni une évocation, alors il n’y a pas de mal en cela c’est comme s’il disait : « Je me plains de mon état », mais c’est une perte de temps.

والحمد لله أولاً وءاخرًا وصلى الله على نبيه المصطفى وعلى ءاله وأصحابه الطاهرين الطيبين.

Et la louange est à Dieu en début et en fin et que Dieu honore Son Prophète élu, ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs.

Information utile : Le Prophète a dit (()) ce qui signifie : « A chaque fois que la douceur intervient dans une chose, elle ne fait que l’embellir. » Rapporté par ibnou Hibban

Dans une autre version il est dit (()) ce qui signifie : « Certes, Allah agrée la douceur en toute chose. » Rapporté par Mouslim.

La douceur c’est le contraire de la violence, c’est le fait de prendre la voie de la sagesse pour ordonner et interdire, et Allah ^azza wajalla agrée pour Son esclave croyant de faire preuve de douceur en toute chose, que ce soit pour l’enseignement, interagir avec les autres, en toute chose la douceur est requise.

La douceur signifie d’œuvrer conformément à la loi et à ce qu’implique la sagesse, il s’agit d’œuvrer de la meilleure manière et de patienter lorsqu’on interagit avec les gens. Celui qui veut avoir un tel état, qu’il cherche à apprendre le comportement du Prophète afin d’avoir un comportement qui correspond au sien.

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1 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة العدد 21 ـ ص/21. 

2– مجلة الأزهر ـ المجلد الثالث ـ سنة 1351 هـ = 1932 ر ـ ص/499.

3 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة ـ العدد 21 ـ ص/19.

ـ 4كذا في الأصل والصواب: « الذي هو ». 

5 ـ ولا يرجع إلى الإسلام إلا بالنطق بالشهادتين.

فهرس المصادر

حرف الألف

ـ أحوال الرجال، للجوزجاني، مؤسسة الرسالة ـ بيروت.

ـ الأوسط، لابن المنذر، دار طيبة ـ الرياض.

ـ إعلاء السنن، لظفر التهانوي، إدارة القرءان والعلوم الإسلامية ـ كراتشي.

ـ ألفية السيوطي في علم الحديث، للسيوطي، دار المعرفة ـ بيروت. 

حرف الباء

ـ البيان في مذهب الإمام الشافعي، للعمراني، دار المنهاج ـ جدة.

ـ البيان والتوضيح لمن أخرج له في الصحيح ومُسّ بضرب من التجريح، لأبي زرعة العراقي، دار الجنان ـ بيروت.

حرف التاء

ـ تاج العروس من جواهر القاموس، للزبيدي، المطبعة الخيرية ـ مصر.

ـ تاريخ أسماء الضعفاء والكذابين، لابن شاهين، الطبعة الأولى 1409 هـ ـ 1989ر.

ـ تاريخ قزوين، للقزويني، دار الكتب العلمية ـ بيروت. 

ـ التاريخ الكبير، للبخاري، مؤسسة الكتب الثقافية ـ بيروت.

ـ تفسير القرءان، لابن أبي حاتم، المكتبة العصرية ـ بيروت. 

ـ تنزيه الشريعة عن الأخبار الشنيعة الموضوعة، لابن عراق، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ تهذيب التهذيب، للحافظ ابن حجر، دار الفكر ـ بيروت.

حرف الجيم

ـ الجامع الصغير، للسيوطي، دار الفكر ـ بيروت.

ـ الجرح والتعديل، لابن أبي حاتم، دار الكتب العلمية ـ بيروت. 

حرف الحاء

ـ حاشية الطحطاوي على مراقي الفلاح، للطحطاوي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

حرف الخاء

ـ الخرشي على مختصر خليل، للخرشي، دار الفكر ـ بيروت.

حرف الزاي

ـ زاد المسير في علم التفسير، لابن الجوزي، طبعة زهير الشاويش ـ بيروت.

حرف السين

ـ السراج المنير شرح الجامع الصغير، للعزيزي، دار الفكر ـ بيروت.

ـ سنن الترمذي، للترمذي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ سؤالات أبي عبيد الآجري أبا داود السجستاني، للآجري، مؤسسة الريان ـ بيروت.

ـ سؤالات البرقاني للدارقطني، لاهور ـ باكستان.

حرف الشين

ـ شرح جوهرة التوحيد، للقاني، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

حرف الصاد

ـ صحيح ابن خزيمة، لابن خزيمة، طبعة زهير الشاويش ـ بيروت.

حرف الضاد

ـ الضعفاء، لأبي نعيم الأصبهاني، دار الثقافة ـ الدار البيضاء.

ـ الضعفاء الكبير، للعقيلي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ الضعفاء والمتروكين، لابن الجوزي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ الضعفاء والمتروكين، للدارقطني، مكتبة المعارف ـ الرياض.

ـ الضعفاء والمتروكين، للنسائي، مؤسسة الكتب الثقافية ـ بيروت.

حرف الفاء

ـ فتح البارئ بشرح صحيح البخاري، للحافظ ابن حجر، دار المعرفة ـ بيروت.

ـ الفردوس بمأثور الخطاب، لأبي شجاع الديلمي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ فيض القدير شرح الجامع الصغير، للمناوي، دار الفكر ـ بيروت.

حرف الكاف

ـ الكامل في ضعفاء الرجال، لابن عدي، دار الفكر ـ بيروت.

ـ الكشف الحثيث عمن رمي بوضع الحديث، لبرهان الحلبي، وزارة الأوقاف ـ بغداد. 

حرف اللام

ـ لسان العرب، لابن منظور، دار صادر ـ بيروت.

ـ لسان الميزان، للحافظ ابن حجر، دار الفكر ـ بيروت.

حرف الميم

ـ المجروحين، لابن حبان، دار المعرفة ـ بيروت.

ـ مجلة الإسلام، مصر.

ـ مختصر كتاب أعذب المسالك المحمودية إلى منهج السادة الصوفية، لمحمود خطاب السبكي، الطبعة الأولى 1417 هـ ـ 1996ر ـ القاهرة.

ـ مدارك التنزيل وحقائق التأويل، للنسفي، دار الفكر ـ بيروت.

ـ المداوي لعلل الجامع الصغير وشرحَي المناوي، لأحمد الغماري، دار الكتبي ـ القاهرة.

ـ المدخل إلى الصحيح، للحاكم، مؤسسة الرسالة ـ بيروت. 

ـ مراقي الفلاح شرح نور الإيضاح، للشرنبلالي، دار المعرفة ـ بيروت. 

ـ المصباح المنير في غريب الشرح الكبير للرافعي، للفيومي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.

ـ المفردات في غريب القرءان، للراغب الأصبهاني، مصطفى البابي الحلبي ـ القاهرة.

ـ المغني في الضعفاء، للذهبي، طبعة دمشق.

ـ المغني ويليه الشرح الكبير، لموفق الدين بن قدامة المقدسي، دار الكتب العلمية ـ بيروت. 

ـ المغير على الأحاديث الموضوعة في الجامع الصغير، لأحمد الغماري، دار الرائد العربي ـ بيروت.

ـ منح الجليل شرح مختصر خليل، لمحمد عليش، دار الفكر ـ بيروت.

ـ الموضوعات، لابن الجوزي، دار الفكر ـ بيروت.

ـ ميزان الاعتدال، للذهبي، دار المعرفة ـ بيروت.

حرف النون

ـ النكت البديعات على الموضوعات، للسيوطي، دار الجنان ـ بيروت. تـــمّ بعـــون الله تعالــى

Mise en garde contre le groupe de Mounirah Qoubaysiyy  et Amirah Jibril et Sahar Halabiyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Parmi leurs caractéristiques il y a que la plupart de des femmes qui les suivent ne se marient pas et donne l’apparence de la piété. Amirah Jibril est une palestinienne, et son frère était connu dans la politique.

Quant au Qoubaysiyyah, il leur suffit comme égarement ce qui se trouve dans leur livre « Mazamirou Dawoud »relatif au Prophète Dawoud dans lequel elles disent :  « Tout ce que tu aimes existe dans l’être de Dieu » c’est-à-dire une partie de Dieu et leur parole « Je demande à c Dieu de me pardonner d’avoir délaisser le péché » le chaytan fait preuve d’ingéniosité dans le fait d’insuffler beaucoup de mécréance à ceux qui le suivent, ou encore elles disent : « Que Dieu me pardonne d’avoir cru en l’unicité de Dieu » et elles disent : « Nous sommes deux mais en réalité un seul » c’est la croyance de l’unité de l’existence, la prétention de fusionner avec Dieu, comme beaucoup de faux soufi ils disent que le somum de l’élévation est dans l’unité avec Dieu, ceux-là sont dupés.

Et Prenez garde à ces paroles que les gens répètent avec insouciance, comme ce qui disent « tu as droit ou pas ».

Elles disent aussi : « ce monde n’est autre que Celui est Al Qayyoumou l-Hayy » c’est la croyance que ce monde est Dieu..

Il y a environ vingt ans (à l’époque où il a dit cela), nous avons interrogé un libraire à Damas à la librairie « Al Farabiyy », il dit à propos du livre « Mazamirou Dawoud » : Ce livre il n’y a que les Qoubaysiyat qui le réclame. Apparemment, elles lui avaient demandé de leur imprimer et il le leurs a imprimé et elles l’achetaient de chez lui.

Et la deuxième Amirah Jibril lorsqu’elle était étudiante à Beyrouth, elle le vendait aux femmes, elle avait pris de Mounirah Al Qoubaysiyy et l’avait propagé au Liban auprès des femmes. Pour cela ne vous embarquez pas dans n’importe quelle chose et mettez en garde autour de vous, le mal se propage parce que les gens ne le dénoncent pas, prenez le cas du covid, tout le monde a mis le masque, Dieu a fait qu’eux même se cachent le visage, cela pour un mal qu’ils voyaient, nous nous voyons un plus grand mal qui est la mécréance.

Parmi ce qui indique que c’est bien l’oeuvre de Mounirah c’est que dans ce livre elles disent : « Notre chaykhah où que nous soyons elle est avec nous et ne nous lâche pas » qui d’autre que Mounirah elles visent.

Ce qui compte ce n’est pas l’apparence des adorations, mais ce qui compte c’est que les adorations soient conforme à la loi du Messager de Dieu.  Et ce qui le prouve c’est la parole du Messager :

qui signifie :  « Combien de personnes veillent en prière sounnah de nuit mais qui n’en recueille que le manque de sommeil, et combien de jeûneurs n’obtiennent de leur jeûne que la faim et la soif. » Rapporté par Ad-Darimiyy et d’autre un version il y a le terme « Al ^Atach ».

Certains sont dupés par ces femmes en raison du fait qu’elles viellent une partie de la nuit en prière et qu’elles s’attachent à réciter une partie du Qour’an régulièrement.

Il y a des évocations qui sont interdites en raison de leur mauvais sens tout comme il y a des invocations interdites dont les gens désobéissent en les disant. Al Qarafiyy a indiqué cela dans « Al Fourouq ? ».

Parmi les dhikr interdits, il y a ceux que disent certains égarés se réclamant de ^Abdou l-Qadir Al Jilaniyy, dans leur parole : « Ô Allah préserve-nous, nos parents et la totalité des musulmans de l’enfer » sept fois par jour, ceci est contraire aux textes car elle revient a demandé à ce que personne n’entre en enfer alors qu’il a été confirmé de manière catégorique que certains musulmans vont entrer en enfer, pour preuve la parole : qui signifie : « Il y a des gens qui vont sortir de l’enfer par l’intercession de Mouhammad ».

Mise en garde contre Ach-Chadhiliyyah Yachroutiyyah

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Il se trouve essentiellement en Syrie, Jordanie en Palestine et au Liban, c’est un groupe dévié ils disent : « Rien n’est tel que Dieu et Il est toute chose. »

Certains parmi leurs hommes et femmes ont dit à deux personnes à deux occasions : « Toi tu es Allah et ce mur c’est Alla» car leur croyance est que Dieu s’incarne en la personne

Ceci s’est produit de la part d’un homme à Kafarsousah (c’est un ville qui se trouve en Syrie) et  une femme à Beyrouth a dit ceci également..

Et ces gens-là, il est connu d’eux que les hommes et les femmes de leur groupe s’embrassent les mains les uns les autres, c’est-à-dire entre homme et femme.

Et l’un de leur homme a dit :  « Je suis une partie de Dieu » et il faisait le discours dans une mosquée. Ils ont pour croyance que ce monde est une partie de Dieu.

De même, il y a le groupe de Mouhammad Amin Chaykou, ils disent que la volonté de l’esclave est antérieur à la volonté de Dieu, ils disent que si l’esclave veut que Dieu le guide alors Dieu le guide et si l’esclave ne veut pas que Dieu le guide alors Dieu ne le guide pas, hors c’est la volonté de l’esclave qui suit celle de Dieu, et ceci est un démenti du verset 30 de Al Insan :

وَمَا تَشَاءُونَ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ اللَّهُ

ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah veut ». Notre volonté est donc soumise à la volonté de Dieu

Il faut mettre en garde contre eux sur le minbar c’est-à-dire les orateurs, car c’est un devoir d’ordonner le bien et d’interdire le mal, et le fait d’enseigner contribue à cela.

Y-a-t-il un de ces machaykh qui ait composé un écrit de mise en garde contre ces gens-là ? Pour dévoiler aux gens leur mécréance ? Qu’est-ce donc que cette négligence et ce laisser-aller ?

Nous avions dit précédemment qu’à chaque époque il y a un moujaddid qui renouvelle l’appel à l’islam, parmi ces caractéristique c’est qu’il dénonce les égarements de son époque, et nous retrouvons ces critères de notre chaykh. Ce sont des groupes qui se manifestent et diffusent leur mauvaise croyance. Ainsi le groupe de Mouhammad Amin est tombé dans la mécréance.

Alors que souvent ces machaykh mettent en garde par dessus les minbar c’est-à-dire dans leur discours contre le fait que les femmes dévoilent leurs cheveux en présence de ajnabiyy, et contre le fait d’aller au cinéma, et lequel de ces deux sujets est-il plus prioritaire pour la mise en garde sur le minbar ? Est-ce que c’est la mécréance ou ces péchés ? Assurément la mécréance.

Les yachroutiyyah sont ceux qui se réclament du Chaykh ^Aliyy Nouru d-Din Al Yachroutiyy qui a résidé à ^Akka (Acre) en Palestine. Il y a des gens qui ont bénéficié de ce savant c’est-à-dire de sa science et de sa tariqah mais d’autres se sont égarés parce qu’ils ont dévié de sa voie  tout en se réclamant de lui, c’est-à-dire qu’ils prétendent le suivre, et ce depuis même son vivant, et ceci a souvent eu lieu par le passé, certains des machaykh il y a des gens qui restent attacher à la voie, et d’autres Dieu a voulu pour eux l’égarement, alors attachez-vous à la voie du chaykh ^Abdou l-Lah, un des élèves de Chafi^iyy, il voulait être son successeur, Chafi^iyy a désigné un autre et après la mort de Chafi^iyy, il a écrit un livre qu’il a appelé les erreurs de l’imam Ach-Chafi^iyy à cause de l’amour du pouvoir, prenez garde et rappelons de cela, ils sont à l’image de ‘ébullition de l’eau, puis ils disparaissent et ce qui est vrai reste, ils lui ont attribué des choses dont il est innocent.

Et la plupart des gens du Cham aujourd’hui s’applique à eux le hadith :

إذا فسد أهلَ الشامِ فلا خيرَ فيكم

ce qui signifie :« Si la corruption se propage parmi les gens de Ach-Cham alors il n’y a plus beaucoup de bien parmi vous. » Rapporté par Ibn Hibban qui l’a jugé sahih et de ibn ^Açakir dans son « tariikhou dimachq » c’est-à-dire l’histoire de Damas, avec deux versions, cette première, et dans une autre version : فلا خيرَ في أمّتي « il n’y a plus beaucoup de bien au sein de ma communauté.» c’est-à-dire que le bien diminuera dans tous les pays. Ceci est observable à notre époque dans les pays du Cham, il y a beaucoup de groupes égarés, raison pour laquelle nous les étudions et mettons en garde contre eux et accomplir le devoir d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ce chaykh  ^Aliyy Nourou d-Din Al Yachroutiyy a vécu il y a un peu plus d’un siècle vers les années 1800-1900, et il était originaire de la Tunisie de la ville de de Bizert, puis il est parti en Palestine et de son vivant certains ce sont écartés de sa voie et il s’est innocenté bien qu’ils prétendaient le suivre mensongèrement et lui il disait qu’ils ne le suivaient pas.

Lettre de mise en garde contre les trois groupes : les wahhabites, le parti des frères musulmans, et le parti de at-Tahrir

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 16, 2026

Introduction

Allah ta^la dit dans le Qour’a:

كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ

وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللَّه

ce qui signifie :  « Vous êtes la meilleur des communautés qui est émmergé parmi les gens, vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Dieu. »

Et à l’opposé Allah a blâmé ce qui ont manqué à cette obligation par Sa parole : 

كَانُوا لَا يَتَنَاهَوْنَ عَنْ مُنْكَرٍ فَعَلُوهُ لَبِئْسَ مَا كَانُوا يَفْعَلُونَ [٧٩]

[sourat Al-Ma’idah / 79] ce qui signifie: «Ils ne s’interdisaient pas le mal qu’ils faisaient; certes comme c’est mauvais ce qu’ils faisaient».

Le Chaykh nous a enseigné d’ordonner le bien et d’interdire le mal.  En effet, depuis des dizaines avant même que la fitnah de ces groupes soient connus à large échelle, il mettait en garde contre  ces trois groupes:les wahhabites,  Hizbou l-‘Ikhwan et  Hizbou t-Tahrir.

Pour cela, il est important que chacun d’entre nous maitrise parfaitement ce qu’ils disent et sache comment leur répliquer dans l’intention d’accomplir ce devoir d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

Le Prophète a dit :

((حَتَّى مَتَى تَرَعُونَ عَنْ ذِكْرِ الفَاجِر أُذْكُرُوهُ بِمَا فِيهِ حَتَّى يَحْذَرَهُ النَّاس))

Ce qui signifie : « Jusqu’à quand allez-vous donc vous abstenir de citer le pervers, citez ce qui est en lui pour que les gens en prennent garde ».

Abou Hanifah a fait le voyage plus de 20 fois entre Al Basrah et Al Koufah pour répliquer aux mou^tazilah.

Par la volonté de Dieu nous allons réviser et étudier ensemble ce que disent ces trois groupes et comment leur répliquer et il y aura d’autres encore que ces trois pour que chacun d’entre nous ait connaissance et soit à jour pour répliquer.

Les wahhabites (Al-wahhabiyyah,) sont les gens qui ont suivi Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab mort en l’an 1206 de l’hégire, il y a environ deux cent dix ans.

Le parti dit des  » Frères musulmans  » (Hizbou l-‘Ikhwan) est formé par ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’Egyptien, mort il y une trentaine d’années.

Quant à Hizbou t-Tahrir, ce sont ceux qui ont suivi Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy le Palestinien.

Nous allons donc citer ce que disent les wahhabites dans un premier temps en se basant sur cette lettre qui a été publié.

Les wahhabites

Leur fondateur

Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab est un homme en faveur duquel aucun des savants de son époque n’a témoigné qu’il avait de la science.

Commentaire :

Lorsque le Chaykh est venu en France il était content car il avait un livre édité par les wahhabites dans lequel il y a le blâme de Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab, le livre est « As-souhoubou l Wabilah ^ala aDriHati l-Hanabilah » c’est-à-dire « les nuages déversant la pluie sur les tombes des savants hanbalites »composé par Mouhammad ibn ^Abdi l-Lah ibn Houmayd An Najdiyy (qui est à l’Est de l’Arabie) un moufti hanbalite de la Mecque qui a rédigé 800 biographies de savants hanbalites et lorsqu’il est arrivé à la biographie à ^Abdou l-Wahhab qui est lepère de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab, il a dit en note de bas de page : « C’est le père de celui qui a semé la grande zizanie. » Il ne l’a pas cité en tant que savant mais en tant qu’égarer. Son père était donc un savant tout comme son frère qui s’appelle Soulayman, ce dernier a écrit deux livres pour lui répliquer.

Parfois les wahhabites vont dire  qu’il a un savant du Yémen a fait son éloge tout comme cela fut le cas pour ibn Taymiyah, les savants avaient fait son éloge avant de connaître sa réalité. Il est habituel de faire cela pour encourager celui qui enseigne mais il ne savait pas sa réalité, et lorsqu’il l’a su qu’il était égaré, il a fait un autre poème pour le blâmer, cela les wahhabites ne citent pas.

Qui plus est, son propre frère Soulayman Ibnou ^Abdi l-Wahhab a composé contre lui deux répliques en raison de sa contradiction avec la croyance sur laquelle se tenaient les musulmans de sa région ainsi que tous les autres musulmans faisant partie des Hanbaliyy ou autres.

Commentaire :

Donc il contredisait non seulement les savants hanbalites mais aussi ceux des autres écoles. Il convient de lire « les mémoires de l’espion Mr Hempfer » qui est en anglais notamment dans une édition turque dans laquelle il raconte comment il a formé Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab a son insu. (https://www.algerie-dz.com/forums/culture/371284-confessions-de-l-espion-britannique-%C3%A0-l-origine-du-wahhabisme-1%C2%B0 )

Il faut savoir qu’historiquement l’empire britannique voulait briser l’empire Ottoman, et il cherchait des points d’accroches notamment en plaçant des espions et donc parmi leurs idées, ils ont monté le groupe des wahhabites. Cet espion raconte comment il l’a perverti au file du temps car il a trouvé en lui un être obstiné imbu et marginale. Il est donc interessant d’observer ce point de vue historique.

Il y a d’autres ouvrages qui traitent de cela comme « Lawrence d’Arabie » sur le plan militaire (https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/07/lawrence-darabie-lagent-secret-fou-de-lorient ), il est connu qu’il y a eu beaucoup d’éléments extérieurs qui ont contribué à déstabiliser l’islam mais ce n’est pas l’objet de notre sujet, nous allons rester sur les points purement religieux afin de connaître les répliques.

La première des deux répliques s’appelle AsSawa^iqou l-‘Ilahiyyah « Les foudres créées par Dieu » et l’autre s’appelle Faslou l-Khitab fi r-Raddi ^ala Mouhammad Ibni ^Abdi l-Wahhab « Le discours explicite catégorique après quoi il n’y a plus rien à dire, pour répliquer à Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab ».   

Commentaire :

Egalement comme nous l’avons déjà cité, il y a le célèbre savant moufti des hanbalites à la Mecque Mouhammad fils de ^Abou l-Lah ibn Houmayd lui non plus ne l’a pas énuméré parmi les 800 savants cités dans les biographies comme nous l’avons dit précédemment, mais il a cité son père en faisant son éloge et il a blâmé Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab en citant que son père était en colère contre lui, qu’il n’était pas satisfait de lui, et il disait au sujet de son fils : « Vous allez le mal qui va sortir de lui. » Allah lui a inspiré que son fils allait mal tourné. L’auteur (ibn Houmayd)  de ce livre est mort environ 80 années après Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab.

Les wahhabites ont trouvé une version manuscrite de ce livre « As-souhoubou l-Wabilah ^ala aDriHati l-Hanabilah » d’ibn Houmayd à Riyad, et lorsqu’ils ont vu que le livre parlait des hanbalites, ils l’ont imprimé en étant content. Après l’avoir imprimé, ils se sont rendus compte qu’il y avait des paroles de blâme au sujet de leur gourou et ils ont regretté, puis  ils l’ont réédité en ajoutant un commentaire disant que cette partie était fausse, ce sont des falsificateurs.

Ibn Houmayd était un illustre savant moufti hanbalite à l’époque du Sultan Ottoman ibnou l-Hamid, avant que les wahhabites ne colonisent la Mecque et Médine, et le livre « Fitnatou l-Wahhabiyyah » de Ahmad Zayni Dahlan en parle et relate les méfaits de ce groupe lorsqu’ils ont pris possession de ces terres. Les wahhabites ont tué les gens, les femmes et les enfants et déclaraient associateurs les musulmans pour se rendre licite leur sang. (https://islamsunnite.net/le-moufti-de-la-mecque-le-chaykh-ibn-zayni-dahlan-denonce-mouhammad-ibn-abdi-l-wahhab/ )

Avant l’époque de ce moufti ibn Houmayd, c’était l’empire Ottoman qui gouvernait la Mecque et Médine, ils gouvernaient 48 départements, parmi lesquels il y avait le liban, la Syrie, la Palestine, la Jordanie et donc la Mecque et Médine. Le pouvoir central était à Istanboul.

A Makkah, il y avait 4 mouftis, une pour chacune des 4 écoles de jurisprudence.

Ce moufti ibnou Houmayd a vécu 80 ans après la mort de Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab et il a fait ce livre sur les savants hanbalites,  dans lequel il le blâme et indique ses égarements. Il a dit au sujet de Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab.: « Il déclarait mécréant quiconque s’opposer à lui et il s’autorisait de le tuer. »

Quant à son frère le chaykh Soulayman c’était un savant comme son père, il lui donnait le conseil, en lui disant que ce qu’il disait était faux, et de l’égarement mais Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab ne voulait pas écouter le conseil de son frère et il a même voulu le tuer au titre qu’il s’autorisait de tuer tout ce qui n’avait pas le même avis que lui.

Quand Mouhammad ibn ^Abdi l-Wahhab. a perdu tout espoir de le convaincre de suivre sa doctrine, il a monté un stratagème contre son frère pour le tuer. Il a engagé un fou avec une épée et l’a fait entré dans la mosquée pour le tuern mais lorsque ce fou est arrivé devant le chaykh Soulayman, il a laissé tombé l’épée et lui a dit : « ne t’inquiète pas, tu fais partie des protégés ». Ceci est un prodige, Dieu l’a préservé et il a par la suite quitté sa ville pour aller à Médine.

Chaykh ^Abdou l-Lah a dit : « Les gens de Jordanie m’ont rapporté qu’il y a environ 80 ans de cela, les wahhabites ont mené une attaque contre la partie Est de la Jordanie, ils ont tué plus de trois milles personnes qu’ils ont considéré mécréant et licite de les tuer. Maintenant ce qui les a détourné de pareil acte c’est qu’ils ont beaucoup d’argent, sinon ils auraient attaqué, pillé et tué les musulmans comme à leur habitudes. »

Certains qui se font payer par les wahhabites cachent leur histoire et ne les dénonce pas. Ils disent que Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab est venu pour purifier du chirk la communauté. Ils considèrent du chirk le fait de faire le tabarrouk par les prophètes et les saints et les vœux comme celui qui dit : « si Dieu guérit mon fils alors j’égorgerai un mouton en offrant la récompense à tel saint » cela est courant chez les musulmans.  Faire un vœu en faveur d’un saint ou d’un prophète est pour eux du chirk, de l’idolâtrie du saint. Ils appellent d’ailleurs les sunnites « les idolâtres ».

Cours 2:

Le chaykh Soulayman savait que les gens de sa région faisaient des vœux pour les saints, c’est-à-dire le fait de promettre (wa^dah ou nadhat) d’offrir de la nourriture ou autres et faire parvenir la récompense pour le saint, chez les wahhabites ceci est considéré comme du chirk, ainsi lorsqu’il a vu son frère déclarer mécréant pour cela il l’a répliqué.

Le chaykh a dit : « Reconnaissez-les pour leur réalité, ils s’autorisent à tuer quiconque les contredit, et se rendent licite le sang des musulmans en les déclarant mécréant.  Dieu les a dévoilé par le livre «« As-souhoubou l-Wabilah ^ala Dara’ihi l-Hanabilah » les nuages qui se déversent sur les tombes des hanbaliyy par Mouhammad ibn ^abdi lLah ibn Houmayd à l’époque.

Le savant réputé, le Moufti des Hanbaliyy à La Mecque Mouhammad Ibnou Houmayd lui non plus n’a pas mentionné Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab lors de l’énumération des gens de science chez les Hanbaliyy. Ayant cité environ huit cents savants, hommes et femmes, dans l’école Hanbaliyy, il a cité son père, ^Abdou l-Wahhab,en faisant son éloge comme ayant de la science et en citant que son père était en colère contre Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab, que non seulement il n’était pas satisfait de lui mais qu’il avait mis en garde contre lui en disant : « Vous allez voir ce que vous allez voir comme mal de la part de Mouhammad ».

 Le Chaykh Mouhammad Ibnou Houmayd est décédé environ quatre-vingts ans après Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Commentaire :

Et ibn Houmayd a dit que c’était un prodige de son père car c’est après sa mort qu’il a montré son égarement. Il s’est mis à tuer les gens sans raison valable, au point qu’on lui avait ramené un mou’adh-dhin qui était aveugle, et il avait fait as-Salatou ^ala n-Nabiyy après le ‘adhan, et Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a ordonné de le faire exécuter.

La fitnah que le père de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab pré-sentait s’est réalisé, et ceux qui l’ont suivi l’appellent chaykh de l’islam, le rénovateur.

Le fait que les wahhabites se font appelés « salafistes » est un mensonge clair et il n’est pas permis de les appeler ainsi car cette appellation, ils se sont attribués eux-même pour faire croire aux gens qu’ils sont sur la voie du salaf, on dit plutôt les prétendu salafistes. Les musulmans les ont nommé « wahhabites » depuis leur apparition et les savants les appellent ainsi jusqu’à nos jours.

Donc Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab  n’était ni faqih, ni mouhaddith, ni un nahwiyy (spécialiste de la grammaire arabe). C’est pour cela que les savants qui ont inventorié les savants hanbalites ne l’ont pas cité comme un savant.

Qui a fait son éloge ? Uniquement ceux qui l’ont suivi et personne d’autres.

Quant à son propre frère Soulayman et le savant du Yémen Mouhammad ibnou l-‘Amir As- San^aniyy, ils l’ont tout deux blâmé. Dans deux livres pour son frère à savoir: AsSawa^iqou l-‘Ilahiyyah et Faslou l-Khitab fi r-Raddi ^ala Mouhammad Ibni ^Abdi l-Wahhab.

Quant  Mouhammad ibnou l-‘Amir As-San^aaniyy, c’était un de ses contemporains, au début il lui avait été présenté à lui comme quelqu’un qui défendait et appuyait la sounnah et qui combattait les bid^ah c’est-à-dire les mauvaises innovations, alors il a composé des vers de poésie pour faire son éloge, il a dit (https://alnbil.yoo7.com/t156-topic) :

 قال الشيخ محمد بن إسماعيل الأمير الصنعاني –

رحمه الله – مادحاً الشيخ محمد بن عبد الوهاب ودعوته :
سلامــي على نجد ومن حـلَّ في نجد*****وإن كـان تسليـمي على البـُعد لا يُجــدي

 c’est-à-dire : «  Mon salam au Najd et à celui qui y a résidé, même si mon salam de loin n’a pas la portée escomptée. »

Puis il a eu l’information certaine que Mouhammad Ibni ^Abdi l-Wahhab était à l’opposé de ce qu’on lui avait dit, à savoir qu’il tuait les gens injustement, et il a par la suite composé un autre poème pour manisfester son désaccord avec Mouhammad Ibni ^Abdi l-Wahhab il a dit (https://asha3era.com/?p=251):

رَجعتُ عن القول الذي قلتُ في النجدي ** قد صحَّ لي عنه خلافُ الذي عِندي

c’est-à-dire « Je suis revenu sur la parole que j’ai dite du Najdiyy, parce qu’il a été confirmé chez moi le contraire de ce que j’avais su.»

Les wahhabites citent le premier poème mais pas le deuxième, preuve de leur manque d’objectivité. Nous leur disons : Si vous considérez cet homme As-San^aniyy comme une référence qui faisait l’éloge de votre référence c’est-à-dire Mouhammad Ibni ^Abdi l-Wahhab, pourquoi alors cachez-vous l’autre poème alors qu’il a été confirmé de lui qu’il est revenu sur sa parole ? La réalité c’est qu’ils le cachent en raison de leur fanatisme.

Leur mauvaise croyance

Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a effectivement innové une nouvelle religion qu’il a enseignée à ceux qui l’ont suivi.

Commentaire : Le chaykh a dit « une nouvelle religion » et non simplement une divergence pour montrer leur grand égarement car ils n’adorent pas ce que nous adorons, ils adorent un corps.

 Le principe de cette religion c’est l’assimilation de Allah à Ses créatures, c’est de croire que Allah est un corps assis sur le Trône, Al-^Arch. Ceci revient sans aucun doute à assimiler Allah à Ses créatures puisque la position assise fait partie des caractéristiques des humains. Celui qui est assis a une partie supérieur et inférieur il est limite, Par cela il a contredit la parole de Allah ta^ala :

 لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء

(layça kamithlihi chay’)

[sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Absolument rien n’est pareil à Lui ».

Commentaire : Assimiler bien cette argumentation, il a dit : « ils ont innové une nouvelle religion », ensuite il explique quelle est la base de leur religion « Le principe de cette religion c’est l’assimilation de Allah à Ses créatures » puis il explique pourquoi cela contredit l’islam en citant le verset du Qour’an.

Les Salaf vertueux, c’est-à-dire les prédécesseurs des musulmans à savoir les musulmans des trois premiers siècles, se sont accordés à dire que celui qui attribue à Allah un des attributs des humains est devenu mécréant tout comme l’a dit l’Imam, le Mouhaddith,le Salafiyy c’est-à-dire les vrais Salaf – qui a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire – Abou Ja^far AtTahawiyy qui est de Taha un village en Egytpedans son traité de croyance très connu sous le nom de Al-^Aqidatou tTahawiyyah – la croyance Tahawiyyah – puisqu’il a dit : (wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar) : « Celui qui qualifie Allah par un des sens des humains est devenu mécréant ».

Le Messager d’après ce qu’à rapporté Al Boukhariyy a dit :

((خير القرون قرني ثم الذين يلونهم ثم الذين يلونهم))

ce qui signifie : « Les meilleurs des gens sont ceux de “mon qarn“ puis ceux qui viennent après puis ceux qui viennent après ».

Quant au « Qarn » les savants ont divergé, certains ont dit qu’il s’agit d’un siècle donc ce qui ont vécu jusqu’à l’an 300 de l’hégire, et certains on dit que le Salaf s’arrête à l’année 220H, et c’est le premier avis qui est le plus connu et il est renforcé en raison de la version de ibn Hibban dans lequel le Prophète a dit a trois reprise « puis ceux qui les suivent ». Si on fait le calcul des gens qui ont suivi, on arrive à l’an 300.

Et le Chaykh cite une autre preuve, il dit que le Hafidh ibn ^Açakir (499H-571H) a composé un livre « Tabinou kadhibou l-Mouftari » c’est-à dire « L’indication des mensonges calomnieuses » pour défendre Abou l-Haçan Al Ach^ariyy dans lequel il affirme que c’est les trois premiers siècles. (https://islamsunnite.net/imam-bayhaqi-eloge-achari-acharite-imam/ )

Parmi les choses qui constituent la croyance de ce groupe wahhabite, c’est de déclarer mécréant quiconque dit : « Ô Mouhammad » (Ya Mouhammad), de déclarer mécréant celui qui visite la tombe des prophètes ou des saints pour faire le tabarrouk à savoir pour en rechercher les bénédictions (al-barakah), c’est de déclarer mécréant quiconque toucherait une tombe pour en rechercher les bénédictions (at-tabarrouk) ou de déclarer mécréant quiconque porterait à son cou un hirz, à savoir une pochette comportant du Qour’an ou une évocation de Allah.

Ils considèrent tout cela semblable à l’adoration des idoles ou des statues, contredisant par là ce sur quoi étaient les compagnons et le Salaf vertueux, les vertueux prédécesseurs.

En effet, il a été confirmé qu’il est permis de dire (Ya Mouhammad) « Ô Mouhammad » en cas de difficulté. Cela a été confirmé chez les compagnons

Commentaire :

Le compagnon est celui qui a rencontré le Prophète, qui a cru en lui et qui est mort musulman même si entre sa rencontre avec le Prophète et sa mort il a eu une période d’apostasie. S’il est revenu à l’islam avant la mort, on considère qu’il a le statut de compagnon, et ce qu’il rapporte du Prophète constitue un argument tout comme celui qui n’aurait pas apostasié durant une période.

et chez ceux qui sont venus après eux, qu’ils fassent partie du Salaf vertueux ou de ceux qui les ont suivis dans chaque époque qui se soit écoulée pour les musulmans.

Commentaire :

Le Prophète a dit de ^Abdou lLah ibn ^Oumar lui qu’il était un homme vertueux, et il a témoigné de sa piété. Il est rapporté de lui qu’après la mort du Prophète sa jambe s’est paralysée et on lui a dit : « Cite la personne que tu aimes le plus » et il a dit « ya Mouhammad » et sa jambe s’est guérie. D’autres que lui l’ont fait, pourquoi les wahhabites déclarent mécréant les musulmnas pour cela ?

(https://islamsunnite.net/il-est-permis-de-dire-ya-mouhammad-en-son-absence-ou-apres-sa-mort-rapporte-par-al-boukhari/ )

Et il y a aussi un compagnon qui avait tué un des chefs des mécréants et il était en compagnie du Prophète, plus tard il s’est retrouvé dans un groupe de compagnons que le Prophète avait envoyé pour enseigner à un groupe de gens l’islam, et ils furent attaqués et emprisonnés, et il y avait entre autres parmi eux ce compagnon.

L’un de ceux qui l’a fait prisonnier l’a vendu à la famille de celui qu’il avait tué, et cette famille de ce mécréant l’a acheté dans l’intention de se venger. Ils l’ont gardé prisonnier chez eux un temps à la Mecque, puis ils sont sortis à l’extérieur pour le tuer. En effet, même s’ils étaient idolâtres, ils accordaient un respect pour la Mecque et ne tuaient pas en son enceinte.

Ce compagnon qui était Khoubayb ibn ^Adiyy a dit avant qu’on ne l‘exécute : « Laissez-moi faire deux raka^ah ».

Ils l’ont laissé puis quand il a fini il a dit « Allahouma hsihim ^adada » et il a dit ces vers de poésie :

ولست أبالي حين أقتل مسلماً * على أي شق كان لله مصرعي وذلك في ذات الإله وإن يشأ * يبارك على أوصال شلو ممزع

qui a pour sens: « Je ne me fais pas de souci du moment que je suis tué musulman,

sur la manière dont ma mort a lieu, pour rechercher de Allah l’agrément

Tout cela pour l’amour de Allah et pour Son agrément et s’Il le veut,

Il bénira des lambeaux de chair éparpillés. »

Puis il a dit « Ya Mouhammad » comme cela est rapporté dans le hadith.

 (https://islamsunnite.net/le-compagnon-khoubayb-secria-ya-mouhammad-en-son-absence-ibnou-l-jawzi/ )

Ce fut donc la dernière parole qu’il a dite et c’est une preuve que ce n’est pas de la mécréance, après cela, ils l’ont tué et accroché sur une branche.

Ce compagnon était un saint, si c’était de la mécréance que de dire « Ya Mouhammad » il n’aurait pas été attesté de lui qu’il est un saint. La preuve est qu’il est rapporté à son sujet que lorsqu’il était prisonnier, une femme a témoigné de ce qu’elle a observé et elle a dit : « je le voyais manger du raisin en étant enchainer alors qu’il n’y avait pas cela à la Mecque.», ceci à l’image du prodige de notre dame Maryam. C’était Khoubayb ibn ^Adiyy  etil fut le premier à instaurer cette innovation de ces deux raka^ah avant avant l’exécution.

Cours 3 :

Il a été rapporté de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal dont ils se réclament pourtant dans leur pays, un texte sur le caractère permis de toucher la tombe du Prophète, de toucher son Minbar et de les embrasser, si on le fait pour se rapprocher de l’agrément de Allah en recherchant la barakah. Ceci figure dans son célèbre livre (Al-Mach-hour). « Al Jami^ou fi l-ghilal wama^rifati r-rijal

(https://islamsunnite.net/limam-ahmad-ibn-hanbal-autorise-le-tabarrouk-par-la-tombe-et-le-minbar-du-prophete/ )

Commentaire :

Donc ici le chaykh rapporte un texte de  l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal qui fait parti des quatre imams connus ayant son école de jurisprudence chez Ahlou s-sounati wa l-jama^ah et il est celui duquel les wahhabites se réclament dans leur pays.

Lorsqu’ils sont poussés au débat ils disent : « Nous nous sommes des hanbalites. » alors qu’ils ont la croyance du tachbih et attribuent à tort cela à l’imam Ahmad, il est innocent de cela.

Donc pour cacher leur égarement, il se réclame de lui. Qu’a-t-il dit ? il a dit qu’il permis de toucher la tombe du Prophète, de toucher son Minbar et de les embrasser, si on le fait pour se rapprocher de l’agrément de Allah en recherchant la barakah, il n y’a pas de mal en cela tant que c’est pour avoir les récompenses de Dieu en faisant le tabarrouk c’est-à-dire la recherche d’augmentation en bien.

Les wahhabites se sont singularisés de la communauté en déclarant mécréant quiconque rechercherait le renfort par le degré du Messager (istighathah) quiconque invoquerait Allah par le degré du Messager (tawassoul), ou encore qui ferait le tawassoul par lui après sa mort.

Commentaire :

Le tawassoul  est la demande à Allah de bénéficier de quelque chose de profitable, bénéfique et utile ou de repousser quelque chose de nuisible en citant le nom d’un être de vertu comme un prophète ou un saint ou une bonne oeuvre en espérant l’exaucement par honneur pour ce dont on a cité.

Les wahhabites se sont singularisés c’est-à-dire mis à l’écart de la communauté en déclarant mécréant quiconque rechercherait le renfort par le degré du Messager (istighathah). On leur dit : Comment le Prophète a-t-il appelé la pluie ? « Ghaythan moughithan » c’est-à-dire un renfort secoureur, donc une créature peut secourir par la volonté de Dieu.

Ils ont déclaré que le tawassoul  – par quelqu’un d’autre qu’une personne vivante et présente, serait de la mécréance. Ainsi, à partir de cette règle qu’ils ont décrétée, ils se sont permis de déclarer mécréante toute personne qui les contredirait à ce sujet en se rendant licite de la tuer.

Effectivement, leur chef Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a dit : (Celui qui répond à notre appel aura les mêmes droits et les mêmes devoirs que nous. Mais celui qui ne nous rejoint pas est un mécréant dont le sang est licite).

Commentaire :

Le Chayk a dit : « Les wahhabites sont une najaçah ils sont najis, c’est-à-dire que leur croyance est najis. Ils appellent les gens à assimiler Allah à Ses créatures et à déclarer mécréant les croyants injustement du simple fait qu’ils disent « ya Mouhammad ».

Pour eux la personne devient ainsi mécréante par le simple fait de faire le tawassoul, ou si quelqu’un accroche un hirz autour du cou comportant du Qour’an, ils le déclarent mécréant.

Ils se rendent licite le sang des musulmans, certains jeunes vont étudier dans leurs universités, ils y restent trois ans et deviennent wahhabites. Lorsqu’ils reviennent ensuite chez eux, ils déclarent mécréant leurs parents.

L’un d’eux a tué ses parents en raison du fait qu’ils commémoraient le Mawlid et ceci en application de la doctrine de leur chef Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a dit : (Celui qui répond à notre appel aura les mêmes droits et les mêmes devoirs que nous. Mais celui qui ne nous rejoint pas est un mécréant dont le sang est licite). Qui a rapporté cette parole ? Il s’agit de l’illustre savant, le chef des enseignants à la Mecque le chaykh Ahmad ibn Zayni Dahlan, il a rapporté cela de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab, qu’il disait et appelé les gens à cela dans son livre. Il a rapporté aussi bien les faits historiques et les répliques sur les points de croyance.

(https://islamsunnite.net/le-moufti-de-la-mecque-le-chaykh-ibn-zayni-dahlan-denonce-mouhammad-ibn-abdi-l-wahhab/ )

Son frère Soulayman lui a dit un jour : « Combien y a-t-il de principaux devoirs en islam ? » Il lui a répondu : « Cinq » et Soulayman lui a répliqué : « Non toi tu as rajouté un sixième, tu as dit que celui qui n’est pas avec toi est un mécréant ». Lorsqu’il a craint que Mouhammad le tue il est parti à Médine et c’est là-bas qu’il a écrit les répliques contre son frère.

Et avant le chaykh Ahmad ibn Zayni Dahlan, le Moufi de la Mecquele Chaykh ibn ^Abdi l-Lah Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdiyy  dans son livre « As-Souhoubou l-Wabilah ^ala Dara’ih Al-Hanâbilah » son recueil de biographies de savants Hanbalites, il mentionne la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhab [Le père de Mouhammad ibn ‘Abdil-Wahhâb et ensuite ibn Houmayd a mentionné Mouhammad ibn ‘Abdil-Wahhâb et sa doctrine de déclarer mécréant et de se rendre licite de tuer tous ceux qui le contredisaient. Ceux qui l’ont suivi jusqu’à nos jours ont cette croyance. (https://islamsunnite.net/le-moufti-de-la-mecque-ibn-houmayd-denonce-mouhammad-ibn-abdi-l-wahhab/

Mouhammad ibn ‘Abdil-Wahhab lorsqu’il a envoyé une lettre aux musulmans, c’était dans les années 1820, ct récent et il a suffi de peu de temps pour qu’ils fassent beaucoup de dégâts. Leur fitnah est comparable à celle de Ad-Dajjal ils payent des millions chaque année pour leur da^wah et malgré cela les sunnites ont le dessus sur eux, que Dieu les fasse disparaître totalement.

Lorsque Mouhammad ibn ‘Abdil-Wahhab a commencé à enseigner sa doctrine à des bédouins, ils s’y sont attachés. Dans sa stratégie, il a visé des ignorants comme ils le font de nos jours, ils prennent des ignorants et leurs font croire qu’ils sont les seuls sur la vérité.

Jusqu’à maintenant telle est leur croyance, quiconque ne fait pas parti de leur groupe, ils s’autorisent de le tuer mais ne le montrent pas dans leurs assemblées.

Et ils combattent aussi les Soufiyy, pour eux ce sont des mécréants. Qui est le soufiyy ? C’est celui qui a appris la science de la religion, qui s’est détourné du bas monde et a suivi la voie du prophète.

Eux les déclarent mécréants, et ici nous parlons des soufiyy véritables tels que Ahmad Ar-Rifa^iyy, ^Abdou l-Qadir Al Jilaniyy, Abou l-Haçan ach-Chadhiliyy, ou encore le chaykh An-Naqchabandiyy et non ceux qui suivent ceux qui se sont égarés parmi eux.

 Le chaykh a dit que la plupart des tariqah à notre époque ont été corrompu à l’exception de celle de Ar-Rifa^iyy car dés le départ, il défendait la croyance alors que les autres n’ont pas fait cela et l’égarement est rentré même chez les premiers successeurs de ses chouyoukh de la tariqah comme le groupe Zaydite en Syrie. Leur chef était kurde, c’était un homme de bien et à sa mort, ils ont nommé son fils qui était un ignorant, et il s’est mis à adorer le chaytan et le suivre.

Il y a aussi parmi les tariqah qui se sont égarés, ceux qui disent que la totalité de ce monde c’est Allah ou que les choses qu’on voit sont des parties de Dieu, ou ceux qui disent que Dieu s’incarne dans les corps.

Le chaykh a débattu avec une femme qui avait cet égarement, elle disait que Dieu était dans sa main et le chaykh lui a répliqué que Dieu était tout puissant à faire bouger sa main sans qu’Il ait besoin d’y être à l’intérieur, mais elle s’est entêtée et le chaykh l’a délaissé.

Allah ne s’incarne pas dans les corps, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et ne change pas.

Ces gens qui disent que Allah rentre dans les corps comme les Chadhiliyy Yachratiyy, ce sont des gens qui suivent à la base un chaykh qui était un homme de bien de la ville de Bizerte en Tunisie, il se nomme ^Aliyy Nourou d-Din. Il est allé en Palestine et les gens ont profité de lui, ils étaient sur sa tariqah mais il y a des gens qui se sont réclamés de lui alors qu’ils avaient dévié dans la croyance en disant que Allah rentre dans les corps, lui même s’était innocenté d’eux durant son vivant mais eux sont restés sur l’égarement. Jusqu’à maintenant on les trouve encore en Syrie, en Palestine, en Jordanie et même aux Comores ils se font appeler yachratina.

Pour cela, il ne faut pas négliger la mise en garde contre les groupes égarés, le Prophète ne laissait pas passer même moins que cela.

Il est rapporté qu’un jour un orateur faisait un discours et a dit :

 مَن يُطِع الَله ورسولَه فقد فاز.

ومن يعصهما فقد غوى.

فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « ِبئسَ الخطيب أنت.

قل: ومن يعص الله ورسوله ».

صحيح مسلم | كتاب الجمعة   باب تخفيف الصلاة والخطبة (حديث رقم: 1436 )

Ce qu’il a dit n’était pas de la mécréance, il a dit : « Celui qui obéit à Allah et à Son messager, il aura gagné, et celui qui leur désobéit, il aura perdu. » Le prophète lui a dit ce qui signifie: « Tu es un mauvais orateur. » Car il a dit leur désobéit avec un pronom possessif qui englobe Dieu et Son messager au lieu de dire désobéit à Dieu et à Son messager pour marquer à la distinction.

 Si pour cela le Prophète ait intervenu, alors à plus forte raison il convient d’intervenir pour ce qui est de l’ordre de la mécréance.

Notre chaykh lorsqu’il savait qu’il y avait des égarés, il n’hésitait pas à ordonner le bien. Une fois, il a su qu’il y avait des wahhabites dans sa ville, il est alors sorti dans toutes les mosquées pour mettre en garde contre eux, et il y avait 99 mosquées.

Ainsi nous disions que les wahhabites déclarent les soufiyy véritables de mécréants alors que ce sont des gens de bien contrairement à ce qui se font passer pour des soufiyy. Les soufiyy font partis de l’élite de la création car ils connaîssent la science, ils ne sont pas des ignorants, et ils suivent la loi et l’appliquent et ils délaissent ses passions et penchants de l’âme.Ils ne mangent pas beaucoup, ne recherchent pas après les mets délicieux, ni les vêtements luxueux, leurs coeurs sont attachés à l’au-delà.

Abou Bakr est un soufiyy, ^Oumar aussi, ^Outhman aussi, ^Aliyy aussi, Abou Hourayrah et un grand nombre de compagnons étaient soufiyy.

Parmi les successeurs aussi il y avait des soufiyy et le meilleur d’entre eux, le Prophète avait cité son nom, Qui est-il ? Il s’agit Ouways Al Qaraniyy. Ceci était  un de parmi les signes de la prophétie de notre Prophète puisqu’il avait annoncé cela de son vivant.

Voilà le sens des vrai soufiyy, et parmi les caractéristiques des soufiyy, il y a le fait qu’ils évoquent beaucoup Allah, alors que pour les wahhabites, ils sont les pires des mécréants, ce sont des chayatin car c’est le chaytan qui n’aime pas les gens qui font beaucoup d’adorations, les wahhabites imitent les démons en cela.

Celui qui déclare mécréant la personne qui va visiter la tombe d’un prophète ou d’un saint est quelqu’un qui n’a pas connu le sens de l’adoration, et il a contredit ce sur quoi sont les musulmans. Pourquoi ? Car les musulmans qu’ils fassent parti du Salaf ou du Khalaf visitaient la tombe du Prophète, ils n’ont jamais cessé de le faire.

Cette visite pour le tabarrouk ce n’est pas parce qu’ils croient que le Prophète leur crée les bénédictions, mais le sens est qu’ils espèrent que Allah leur crée la barakah par leur visite de la tombe du Prophète.

Et Al Bayhaqiyy a également rapporté avec une chaine de transmission authentique d’après Malikou d-Dar le trésorier de ^Oumar, celui qui avait été charger de surveiller le trésor des musulmans. On note ici que ^Oumar n’a pas chargé n’importe qui pour cette tâche mais bien quelqu’un de confiance car les wahhabites essayent de discréditer cet homme.

Il a dit : « Les gens ont été touché par une sécheresse à l’époque de ^Oumar et un homme s’est alors rendu auprès de la tombe du Prophète et lui a dit :

يا رسول الله استسق الله لأمتك فإنهم قد هلكوا. فأتاه رسول الله صلى الله عليه وسلم في المنام فقال: إيت عمر، فأقرئه مني السلام، وأخبرهم أنه مسقون، وقل له عليك بالكيس الكيس.

(https://www.darulfatwa.org.au/ar/ )

Ce qui signifie : « Ô Messager de Allah demande la pluie pour ta communauté, ils sont en train de périr en raison de la sécheresse. C’est alors que cet homme a vu le Messager dans le rêve qui lui a dit quatre choses : Va voir ^Oumar et passe lui le salam de ma part, et informe-leur qu’ils vont avoir la pluie et dis à ^Oumar qu’il fasse le maximum d’effort afin de faire ce qui est dans l’interêt de la communauté. »

L’homme est ensuite allé voir ^Oumar et lui raconté son rêve. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »

Pourquoi nous citons ce hadith ? Car l’homme est allé à la tombe du Prophète, et ^Oumar ne lui a pas reproché cela. Est-ce que d’autres compagnons lui ont repproché cela ? Non plus. Les savants ont rapporté cela de générations en générations et l’ont apprécié, c’était le compagnon Bilal ibn l-Harith Al Mouzaniyy pas celui qui fait le ‘adhan mais un autre, Al Mouzaniyy en référence à sa tribu.

Certains wahhabites disent : « Nous ne connaissons pas Malikou d-Dar. »  Nous leur disons : Est-ce que ^Oumar va désigner un inconnu pour le trésor des musulmans ? c’est quelqu’un de confiance bien que cela ne leur déplaise .

D’autre part, le Hafidh Al ^Iraqiyy a fait le commentaire d’un hadith au sujet de Mouça, dans lequel le Prophète a rapporté le lieu où la tombe de notre maitre Mouça se situait. Vous savez que notre maitre Mouça était avec son peuple lorsqu’ils ont traversé la mer, que Pharaon et son armée les ont poursuivi et sont morts noyés dans la mer. Quand Mouça et son peuple sont arrivés dans les pays du Cham, ils ont eu l’ordre de combattre les mécréants à Jérusalem mais ils ont refusé d’exécuter l’ordre et Dieu les a épprouvé en leur faisant rester quarante ans perdus dans le désert, notre maitre Mouça était avec eux non pas parce qu’il fut englobé par cette épreuve mais pour leur enseigner leur religion car ils ne pratiquaient plus. Mouça avait souhaité mourir proche de Jérusalem, il a dit : « Ô Allah fait moi mourir près de la terre sacrée à une distance d’un jet de pierre. » C’est ce que le Prophète a rapporté ensuite il a dit :

(wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi t-tariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar) ce qui signifie : « Par Allah si j’étais auprès de lui, je vous aurai montrer sa tombe en bordure du chemin près de la colline rouge. »

Le Hafidh Al ^Iraqiyy a dit en commentaire de ce hadith : « il y a en cela  la preuve du caractère recommandé de connaître les tombes des vertueux pour les visiter et les entretenir. ».

Que disent les wahhabites ? Le Prophète indique que c’est une bonne chose et eux disent que c’est une idolâtrie.

Vous le savez qu’il y a eu plusieurs guerres, celle de 48, celle de 67 et de 73, il s’agit des principales, avant 1967, c’était les soldats jordaniens qui veillaient la tombe de notre maitre Mouça, maintenant ceux qui tiennent les lieux n’aiment pas les prophètes contrairement à nous, ils les ont tué mais la tombe était connue.

Cours 4 :

Ibn Taymiyah est le premier a avoir interdit le tawassoul par le Prophète, tout comme l’a cité le faqih ^Aliyy as-Soubkiyy dans son livre « Chifa’ou  s-saqam » il a dit : « Sache qu’il est permis et recommandé de faire le tawassoul, l’isti^anah, et le tachaffou^  (demande d’intercession) par le Prophète à son Seigneur soubhanahou wata^ala, et le caractère autorisé de cela c’est-à-dire le fait que ce soit un bien, fait parti des sujets connus pour tous ceux qui sont attachés à la religion. Et cela est connu pour nous par la pratique et l’enseignement des prophètes et des messagers, et de la conduite des pieux prédécesseurs, des savants et des gens du communs parmi les musulmans. Personne n’a renié cela des différentes religions, et on n’en a pas entendu d’aucune époque l’interdiction de cela, jusqu’à ce que vienne Ibn Taymiyah, et il a dit des propos qui mènent les gens de faible connaissance dans la confusion et il a innové ce en quoi il n’a été précédé par personne dans les différentes époques.»

Un contemporain a dit pour répliquer à Ibn Taymiyah : « Le fait qu’il œuvre pour empêcher les gens de visiter le Prophète démontre d’une animosité qu’il a en lui envers le Messager. » 

Comment pourrait-on concevoir que se serait de l’association (chirk) enver Allah que  la visite des tombes et le tawassoul de la part des musulmans alors qu’ils qui ont pour croyance à propos du Prophète, qu’il est l’esclave de Dieu et Son messager, et qu’ils répètent cela dans leurs prières environ vingt fois par jour pour perpétuer ce souvenir ?

 Les gens de science n’ont pas cessé d’interdire aux gens du communs les mauvaises d’innovations blâmables en tout sujet de leur vie, de sorte que s’il survenait de leur part une mauvaise innovation et ils les guideraient vers le comportement requis lors de la visite des morts par exemple. Bien au contraire, les gens de science n’ont pas considéré les musulmans associateurs pour cela, c’est-à-dire pour le fait qu’ils visitent le Prophète et font le tawassoul.

Comment n’en serait-il pas ainsi alors que Dieu les a sauvé du chirk et leur a accordé la foi. Le premier à avoir accusé les musulmans d’associateur par ce prétexte c’est ibn Taymiyah, et ces successeurs (c’est-à-direles wahhabites) qui se sont rendus licites les biens des musulmans et leurs sangs l’ont suivi en cela.

Celui qui veut approfondir ses connaissances sur les preuves qui contredisent leurs propos, qu’il lise les livres de répliques contre les wahhabites, comme le livre Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matin « La Réplique infaillible et ferme » qui est le livre du chaykh ^Abdou l-lah Al Ghoummariyy ou encore les livres Al-Maqalatou s-Sounniyyah fi Kachfi dalalati Ahmadi bni Taymiyah « Le livre des paroles éclairées pour dévoiler les égarements de Ahmad Ibnou Taymiyah ». Ce deuxième livre a été appelé ainsi car Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a tiré l’interdiction du tawassoul par quelqu’un d’autre qu’une personne vivante sans preuve dans les textes et présente à partir des livres de Ibnou Taymiyah, lui qui est décédé il y a environ sept siècles en 728 de l’Hégire.

Commentaire :

Personne n’a rendu interdit avant lui ceci, il a tiré une règle inexistante, il s’est marginalisé et a contredit la voie des musulmans en contredisant la parole du Prophète : « la tajtami^ou oummati ^ala Dalalah ». Il ne faut donc pas se laisser impressionner par un wahhabite, on lui dit : Ton prétendu chef ibn Taymiyah a sorti une règle que personne n’a dit avant lui, je te laisse dix ans et tu ne trouveras pas un savant avant lui qui a dit une chose semblable. Comment alors suis-tu quelqu’un qui ne suit pas le Prophète ? Eux considèrent sa parole comme si c’était le Qour’an.

Ibnou Taymiyah avait pourtant approuvé que celui qui a été atteint par la paralysie de la jambe dise (Ya Mouhammad) « Ô Mouhammad ». Ceci est en effet correct et a été confirmé de Ibnou Taymiyah dans son livre Al-Kalimou tTayyib « Les belles paroles » contredisant ainsi ce qu’il avait dit dans le livre At-Tawassoul wa l-Wacilah « L’invocation par le degré des êtres de vertu et la cause par laquelle on recherche l’agrément de Allah ».

Ainsi, Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab est tombé en accord avec lui pour ce qui figure dans son livre At-Tawassoul wa l-wacilah tout en contredisant ce qui figure dans son autre livre Al-Kalimou tTayyib.

Commentaire :

Dans le livre du chaykh ^Abdou l-Lah Al Harariyy « At-Ta^awoun ^ala n-nahyi ^ani l-mounkar» p32  au sujet des wahhabites, il dénonce leur déclaration de mécréance des musulmans.

Sachez que les wahhabites déclarent mécréants les musulmans même s’ils ne le disent pas haut et fort mais c’est leur croyance au fond.

Un des wahhabites a dit dans la mosquée du Prophète : « les trois quart des musulmans sont mécréants car ils disent « ya Mouhammad » « ya ^Abdou l-Qadir Al Jilaniyy » et il était un enseignant.

 En 1993 l’un de leur chef Abou Bakr Al Jaza’iriyy celui qui a écrit soit disant le livre « La voie du musulman » a dit un jour au sujet de la tombe du Prophète : « Par Allah l’islam ne sera sur la droiture que s’ils font sortir cette idole de la mosquée. » Et il a montré la tombe du Prophète. Ceci est une déclaration de mécréance envers les musulmans, alors qu’il a été confirmé des compagnons du Prophète dans la bataille contre Mouçaylimah le menteur que leur devise durant la bataille était de dire « ya Mouhammada », ils appelaient le prophète et ceci est confirmé par le Hafidh At-Tabariyy.

Hizbou l-‘Ikhwan

Ils ont plusieurs appellations dans certains pays ils sont appelés ^ibadou r-rahman, dans certains jama^atou l-islamiyyah, selon les pays. Ils suivent donc Sayd Qoutb qui est à la base un journalise marxiste, sa doctrine comme on va le voir est que celui qui gouverne avec autre chose que le Qour’an, même sur une seule question, aura réfuté la divinité de Allah et aura prétendu la divinité pour lui-même.

La principale caractéristique des Khawarij c’est qu’ils prennent des versets révélés à propos des mécréants, et les expliquent concernant les musulmans. Comment sont-il apparus la première fois ? Ils sont apparus à l’époque de notre maitre ^Aliyy lorsqu’il y a eu l’assassinat de ^Outhman. lorsque ^Aliyy fut nommer après lui  calife bien guidé.

A l’époque où il était calife, ^Outhman avait désigné un gouverneur pour diriger les pays du Cham, c’était Mou^awiyah ibn Abi Soufyan ibn Harb.

Son père Abou Soufyan ibn Harb était parmi les notables de Qouraych qui avait d’ailleurs menait la caravane du Cham et qui est revenu pour la bataille de Badr, et il est entré en islam à l’année de la conquête de la Mecque.

Lui et son fils Mou^awiyah n’était donc pas parmi les premiers compagnons à être entré en islam.

Mou^awiyah un jour alors qu’il avait été appelé par le Prophète, était de manger. Celui qui avait été envoyé pour l’appeler est revenu au Prophète en disant qu’il était en train de manger. Normalement il convient de répondre à l’appel du Prophète, car il est plus chère que notre propre personne mais lui, à trois reprises avait préféré continuer son repas et le Prophète a alors invoqué contre lui en disant : « La yachba^a l-Lahou batnahou » ce qui signifie : « Que son ventre ne soit jamais rassasié.»

Mou^awiyah lorsqu’il gouvernait le Cham, il était de la famille de ^Outhman, et quand les musulmans ont fait le pacte d’allégeance à ^Aliyy, il a dit : « Je ne prêterai allégeance que si on retrouve les assassins de ^Outhman. » ^Aliyy a dit : « Si je savais que si j’allais devant la ka^bah et que je jurai que ce n’est pas moi qui est commandité l’assassinat de ^Outhman et que j’ignore qui sont les coupables, ils ne me croiraient pas en moi car ceux sont des gens qui veulent le pouvoir. »

Et effectivement lorsque Mou^awiyah a eu le pouvoir il n’a plus cherché les coupables, car les meurtriers sont inconnus, l’assassinat a eu lieu dans un bain de foule, des gens sont entrés chez ^Outhman et l’ont tué.

^Aliyy a mené par la suite trois batailles pour combattre ceux qui ont refusé de prêter allégeance à lui, la bataille de Al Jamal, As-Siffin, et Nahrawan, et celle de Siffin était contre Mou^awiyah.

Dans le Qour’an Allah dit dans sourate Al-Houjouraat /9 :

ce qui signifie : « Et si deux groupes de croyants se combattent faites la conciliation entre eux. Et si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. »

Donc il est dit que si deux groupes de musulmans s’entretuent, alors réparez le différent entre eux et si l’un des deux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe rebelle jusqu’à ce qu’il revienne sur le droit chemin. Ainsi lorsque ^Aliyy a combattu, il était dans son droit tandis que Mou^awiyah était en tort.

Autre preuve qu’il était dans l’erreur, c’est le hadith au sujet du compagnon ^Ammar ibn Yaçir et sa mère est Soumayyah, ses parents sont parmi les premiers martyrs. C’est ^Ammar qui lorsqu’il avait été menacé de mort et forcé de dire une parole de mécréance, il l’avait dite et était parti voir le Prophète en pleure pour lui raconter ce qui c’était produit, et le Prophète lui avait dit de refaire cela si la situation se renouvelait.

Le Prophète a dit une parole concernant ^Ammar que Mou^awiyah a d’ailleurs rapporté, et nous disons que tout les compagnons sont dignes de confiance dans ce qu’ils rapportent du Prophète, même s’ils sont par ailleurs grand pécheur, ils sont fiables pour preuve Sa parole ta^ala :

 لِتَكُونُوا شُهَدَاءَ عَلَى النَّاسِ وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا ۗ

[Sourate Al-Baqarah 143] ce qui signifie : « afin que vous soyez des témoins pour les gens et que le Messager témoigne de votre véridicité »

Quel est cette parole ? Le Prophète a dit : « wayha ^Ammar taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah » qui signifie« Pauvre ^Ammar le groupe rebelle va le tuer. »

Et nous nous disons ce que le Prophète a dit sans dépasser la limite, à savoir « baghiyah» concernant Mou^awiyah, et nous ne cachons pas ce fait historique comme certains le font, alors qu’il y a eu des milliers de morts, les savants ont expliqué cela et ont parlé de ces hadith.

Mou^awiyah lorsque ^Aliyy l’a défié en lui disant qu’il a tué ^Ammar et il a répondu « En le ramenant sur le champ de bataille c’est toi qui l’a tué » sous-entendant que c’était par sa faute, et ^Aliyy lui a alors répliqué : « Que diras-tu de Hamzah que le Prophète a ramené à la bataille ?

Il n’a su rien dire. Faites attention à trois choses : le pouvoir, l’argent et les femmes, c’est ainsi que les soufiyy élèvent leur disciple. L’amour du pouvoir peut amener à beaucoup de discorde.

Notre maitre ^Aliyy lors de la bataille contre les apostats,  était un simple soldat dans l’armée de Khalid ibnou l-Walid pourtant ce dernier ne faisait pas parti des premiers à être entré en islam, alors que ^Aliyy était enfant lors qu’il est entré en islam bien avant lui, il ne s’est pourtant pas refusé à obéir à quelqu’un qui a un degré moins que le sien.

Mou^awiyah n’avait pas avec lui beaucoup de compagnons, ceux qui étaient avec lui, c’étaient des gens du Cham qui étaient entré en islam ultérieurement, et il les a entrainé dans ce conflit. ^Amr ibnou l-^As ne faisait pas parti non plus des premiers, c’est lui qui a conquit l’Egypte après, il était aussi de l’armée de Mou^awiyah.

Il était quelqu’un de stratège, il a dit Mou^awiyah : « Ordonne à ton armée de prendre le Qour’an et ainsi l’armée de ^Aliyy ne les combattra pas. » En effet, il avait vu que l’armée allait perdre la bataille face à celle de ^Aliyy et lorsque l’armée de ^Aliyy les a vu faire cela ils ont arrêté la bataille, car ils étaient face à des gens qui levaient le Qour’an.

Ensuite ^Amr ibnou l-^As a suggéré à Mou^awiyah de dire à ^Aliyy que chacun des deux parties désigne un représentant afin d’échanger et se mettre d’accord sur un compromis.

^Aliyy a donc  accepté afin de limiter le sang des musulmans et il a désigné Abou Mouça Al Ach^ariyy pour l’arbitrage et Mou^awiyah a donc désigné ^Amr ibnou l-^As.

Abou Mouça Al Ach^ariyy est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al Acha^ariyy, et il y a d’ailleurs un verset du Qour’an dans lequel Allah fait l’éloge de ceux qui vont ordonner le bien et interdire le mal, et le Prophète a dit après avoir cité ce verset 54 de sourate Al-Ma’idah :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا مَن يَرْتَدَّ مِنكُمْ عَن دِينِهِ فَسَوْفَ يَأْتِي اللَّهُ بِقَوْمٍ يُحِبُّهُمْ وَيُحِبُّونَهُ أَذِلَّةٍ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ أَعِزَّةٍ عَلَى الْكَافِرِينَ يُجَاهِدُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلَا يَخَافُونَ لَوْمَةَ لَائِمٍ ۚ

(ya ayyouha l-ladhina ‘amanou man yartadda minkoum ^an dinihi ; fasawfa ya’ti l-lahou biqawmin youhibbouhoum wa youhibbounahou ; ‘adhillatin ^ala l-mou’mina  a^izzatin ^ala l-kafirina ; youjahidouna fi sabili l-lahi wa la yakhafouna lawmata la’imin) ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, celui parmi vous qui apostasie de sa religion, Allah fera venir par la suite des gens qui aiment Allah et Allah les agrée, ces gens sont modestes envers les croyants, et rudes envers les associateurs ils font des efforts dans la voie agrée par Allah et ne craignent pas les blâmes du blâmeur ».

 il a dit ce qui signifie : «C’est le peuple de cet homme » en désignant Abou Mouça.

Abou l-Haçan Al Acha^ariyy est l’un des deux grands imams de Ahlou s-sounati wal-jam^ah, la plupart de savants sunnites sont ach^arites dans la croyance et certains sont matourites.

Parmi les savants Ach^arites il y a Abou Bakr Al Bahiliyy, Abou Ishaq Al Isfara’iniyy,Abou Nou^aym al-Asbahaniyy,Al Qadi ^abdou l-wahhab Al Malikiyy,Abou Mouhammad al-Jouwayniyy, son fils imamou l-haramayn Abou l-Ma^aliyy ^adbou l-Malik al Jouwayniyy la référence de la Mecque et Médine, Abou Mansour At-Tamimiyy Al Baghdadiyy,le Hadidh Ad-Daraqoutniyy dans la science du hadith,Al Khatib Al Baghdadiyy, ^Abdou l-Qaçim Al Qouchayriyy, Abou n-Nasr, Abou Ishaq Ach-Chiraziyy l’auteur de Al Louma^ dans ousoulou l-fiqh, Al Farawiyy, Abou Wafa’ ibn waqil al Hanbaliyy,Ad-Damaraniyy Al Hanafiyy, Abou l-Walid Al Bajiliyy Al Malikiyy,l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy, la Hafidh Abou l-Qaçim ibn ^Açakir,le Hafidh As-Silafiyy, le Qadi ^Iyad Al Malikiyy, le Hafidh Al ^Ala’iyy, le Qadi Taqiyou d-Din As-Soubkiyy, Tajou d-Din As-Soubkiyy qui était son fils, le Hafidh Zaynou d-Din Al ^Iraqiyy, le Hafidh Waliyyou d-Din Al ^Iraqiyy, le Hafidh Mourtada z-Zabidiyy le commentateur du Qamous de Fayrou Al Abadiyy, Zakariyya Al Ansariyy dans le fiqh Chafi^ite comme Manhajou t-Toullab et Fathou l-Wahhab, Bahrou d-din ar-Rawwas, le moufti de la Mecque Ahmad ibn Zayni Dahlan, le Qadi ibn Farqoun Al Malikiyy,le Hafifh ibn Fouraq, Abou Hamid Al Ghazaliyy, le Hafidh Al Hakim, le Hafidh Al Isma’iliyy,le Hafidh Al Bayhaqiyy, Fakhrou d-Din ibn ^Açakir, le Hafidh ^Ala’ou d-din Al Boukhariyy,ibn Hajar Al Haytamiyy, les Hafidh Al Haythamiyy,  As-Sakhawiyy, Abou l-Faraj ibn l-Jawziyy,Mouhammad Siraj Al Jabartiyy, le mouhaddith ^Adbou l-Lah Al Basriyy, le Sultan Salahou d-din Al Ayyoubiyy, le sultant ibn Qalawoun,  le sultan Mouhammad Al Fatih Al Matouridiyy, Mouhammad Za’id Al Kawthariyy, ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulsiyy, le faqih Abou Bakr Al Housni, le Chaykh Az-Zarkachiyy, Abou Bakr At-Tafazaniyy, ibn Mouhammad Al Harawiyy, Charafou d-din, Yahya ibn Moukrin At-Tabariyy, ^Abdou l-Fattah Mouhammad ibn abi bakr al Moughariyy, ^Outhman Sirajou d-din, Mouhammad Al-Amir Al Kabir, ibnou t-Tilimçaniyy, Abou Bakr As-Sayrafiyy, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al Haddad Al Hadramiyy, Mouhammad Habibou l-Lah Ach-Chanqitiyy,^Adbou l-Majid Ach-Charnoubiyy, ibnou l-Wardiyy qui a composé des vers de poésie pleines de sagesse, Jalalou d-din et ^Imadou d-din Al Qazwiniyy, Kamalou d-din Al Az-Zamalkaniyy, le Qadi Najmou d-din ibn Sasrah, Chamsou d-din ibn ^Adnan Ach-Chafi^iyy, Tajou d-din ibn ^Ata’, Zaynou d-din ibn Makhrouf, le Qadi Badrou d-din ibn l-Jama^ah, ^Abdou l-Lah ibn l-Jama^ah, ibnou l-Mou^allim Al Qourachiyy, le Hafidh Ahmad Al Ghoummariyy de Fes au Maroc, Al Boulqinyy.

Tous ces savants sont bien connus depuis des siècles par les gens de science que celui qui veut vérifie. Quiconque insulte Al Ach^ariyy aura insulté la majeur partie des savants de la oummah que Dieu les guide.

Ainsi ^Aliyy a accepté  cette arbitrage afin d’arrêter l’effusion du sang des musulmans bien qu’il savait qu’il était dans son droit. Alors ^Amr a proposé à Abou Mouça que chacun se désengage de l’allégeance qu’il a fait pour son chef, et Abou Mouça a accepté et il n’aurait pas du le faire. Lorsqu’ils ont annoncé aux gens le résultat de leur concertation, ^Amr était rusé, il a dit à Abou Mouça: « toi tu parles en premier. » Cela nous permet d’apprendre sur l’histoire afin de ne pas refaire les même erreurs de ceux qui nous ont précédé.

Alors Abou Mouça a dit : « je me désengage » et ^Amr n’a rien dit et ils se sont séparés ainsi.

Après cela, un groupe de parmi l’armée de ^Aliyy s’est alors dit : Comment ^Aliyy  accepte-t-il l’arbitrage des humains alors que Allah dit :

إِنِ الْحُكْمُ إِلَّالِلَّهِ

Ce verset a été révélé à l’époque des frères de Youçouf  ^alayhi s-salam, ils étaient beaux, et leur père Ya^qoub leur avaient envoyé pour chercher la nourriture en Egypte, et il avait conseillé à ses fils de ne pas tous rentrer par la porte principale de crainte qu’ils ne soient frapper par le mauvaise œil, mais plutôt d’entrer par des portes différentes. Et ils ont dit à la fin : إِنِ الْحُكْمُ إِلَّالِلَّهِ

c’est-à-dire même si on prend nos précautions n’aura lieu que ce que Dieu a prédestiné. Donc le verset ne veut pas dire qu’il ne faut pas accepter l’arbitrage des humains, mais il signifie « n’aura lieu que ce que Dieu a prédestiné ».

Ces gens de son armée ont donc cité ce verset alors qu’il était hors de son contexte, ils en avaient compris que seul Dieu pouvait juger et ^Aliyy leur a répondu : كَلِمَةُ حَقٍّ أُرِيدَ بهَا بَاطِلٌ c’est-à-dire « C’est une parole de vérité par laquelle on en a voulu un sens qui est faux » car ils ont vu le mot « houkm » et en on compris la gouvernance et qu’on ne pouvait faire appliquer l’arbitrage que par Dieu. Pourtant il y a dans le Qour’an un verset qui parle de l’arbitrage lorsqu’il y a un désaccord entre deux époux, on fait intervenir un médiateur de la famille de l’homme et un de celle de la femme afin qu’ils négocient de ce qui est le mieux soit de rester ou de se séparer.

Allah dit dans sourate An-Niça’/35:

وَإِنْ خِفْتُمْ شِقَاقَ بَيْنِهِمَا فَابْعَثُوا حَكَمًا مِنْ أَهْلِهِ وَحَكَمًا مِنْ أَهْلِهَا

إِنْ يُرِيدَا إِصْلَاحًا يُوَفِّقِ اللَّهُ بَيْنَهُمَا إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيمًا خَبِيرًا [٣٥]

ce qui signifie : « Et si vous craignez le désaccord entre le mari et la femme dans le couple alors prenez pour arbitre quelqu’un de la famille du mari et de celle de la femme pour juger. S’ils veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux, et certes Dieu sait plus que tout autre. »

Donc l’arbitrage existe, ces gens se sont trompés et Hizbou l-Ikhwan sont les héritiers des Khawarij.

Leur principe fondateur

Pour ce qui est de Hizbou l-‘Ikhwan, le parti dit des Frères musulmans, ils ont quant à eux suivi Sayyid Qoutb (qui est un Egyptien qui fut exécuté par  le président à son époque) dans sa parole : (Celui qui gouverne avec autre chose que le Qour’an, même sur une seule question, aura réfuté la divinité de Allah et aura prétendu la divinité pour lui-même) ceci en prétendant s’appuyer sur la parole de Allah ta^ala :

ومن لم يحكُمْ بما أَنزلَ اللهُ فأولئكَ هم الكافرون

(wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lah fa’oula‘ika houmou l-kafiroun)

[sourat Al-Ma‘idah / 44].

Il s’est ainsi rendu licite le sang des chefs de gouvernement qui gouvernent avec des lois humaines ainsi que le sang des gens qu’ils administrent.

Commentaire :

Pourquoi ? Car Sayyid Qoutb a expliqué ce verset en prétendant que quiconque gouverne par autre que la loi de l’islam est mécréant.

Ce verset a été cité concernant les juifs et ils l’ont appliqué sur les musulmans, et c’est parmi les caractéristiques des Khawarij.

Nous nous disons que celui qui fait un péché est désobéissant et que le péché ne fait sortir de l’islam que si la personne se le rend licite, Abou Ja^far At-Tahawiyy a dit : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un de notre religion pour un péché qu’il a commis tant qu’il ne se le rend pas permis. »


Cours 5 (03/02023):

Leur contradiction

Leur explication de cette ayah est contraire à l’explication qu’a donnée ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père.

Qui est Al ^Abbas ? c’est l’oncle paternel du Prophète, le frère du père du Prophète et il avait beaucoup d’estime pour son oncle Al ^Abbas et le considérer comme son père.
Lorsque ^Oumar a demandé la pluie il a fait le tawassoul par Al ^Abbas il a dit :

 اللهم إنّا نتوسل اليك بعمّ نبيك فاسقنا

Allahoumma inna natawassalou ‘ilayka bi^ammi nabiyyika fasqina

c’est-à-dire : « Ô Allah nous faisons le tawassoul à Toi par l’oncle de Ton Prophète. Accorde-nous la pluie. » et ce en raison de la considération que le Prophète avait pour lui et non en raison du fait que le Prophète était mort et que le tawassoul ne se ferait qu’en présence de quelqu’un qui est vivant comme le prétendent à tort les wahhabites qui ont suivi ibn Taymiyah dans cela.

Le tawassoul de ^Oumar par Al ^Abbas a été fait pour deux raisons : d’une part enseigner aux gens qu’on peut faire le tawassoul par autre que le Prophète et d’autre part Al ^Abbas lui même a donné la raison, il a dit :

 « اللّهُمَّ إنّ القَوْمَ تَوجَّهُوا بي إلَيْكَ لِمَكَانِي مِنْ نَبيّكَ »

 فَتَبيَّنَ بُطْلانُ رأْيِ ابن تيمية ومَنْ تَبِعَهُ مِنْ منكري التوسل. رَوى هذا الأَثَرَ الزُّبَيرُ بنُ بكَّار كما قالَ الحافظُ ابن حجر،

c’est-à-dire : « Ô Allah les gens t’ont évoqué par moi en raison de ma proche parenté avec ton Prophète. » de Az-Zoubayr ibn Bakar comme l’a dit le Hafidh ibn Hajar.

Il avait dix fils et le dernier a été appelé Tammam, il a dit un vers de poésie après le dernier :

تمّوا بتمام فصاروا عشرة  يا ربّ فاجعلهم كراماً بررة

c’est-à-dire :  « Les enfants ont été conclu par Tammam le dixième, ô seigneur fais qu’il soit honorable et bienfaisant.»

Une fois le prophète les a tous pris sous sa cape et leur a tous fait des invocations, et même les marches de la pièce ont dit ‘amiin.

^Abdou l-lah ibn ^Abbas est enterré à At-Ta’if qui se trouve à 130 km à l’Est de la Mecque, qui est une montagne à l’origine, ramené par l’ange Jibril depuis les pays du Cham pour la ramener là-ba, il l’avait soulevé avec une plume de son aile. L’air de Ta’if est frais contrairement au reste de cette région, et on y trouve des fruits comme des grenades, des raisins alors que la région est désertée.

Il a un fils du nom de Ma^bad qui est enterré en Tunisie dans la ville de Béja, beaucoup de gens ne le savent pas et il un à un fils enterré en Ouzbékistan « Houçam », ils sont partis diffuser l’islam.

Le cousin du Messager de Allah a expliqué cette ayah lui qui est connu comme étant Tarjoumanou l-Qour’an, l’Exégète de référence du Qour’an. En effet, le Messager de Allah avait fait une invocation en sa faveur pour qu’il ait la compréhension du Qour’an. Dans le Sahih de Al-Boukhariyy premier tome page 25, chapitre : La parole du Prophète : (( اللهمَّ علِّمْهُ الكتاب )) (Allahoumma ^allimhou l-Kitab) ce qui signifie : « Ô Allah enseigne lui le Livre », il a été rapporté que le Messager ^alayhi s-salam l’avait pris dans ses bras, et il lui a dit :

  اللهمَّ علِّمْهُ الكتاب 

(Allahoumma ^allimhou l-Kitab)

« Ô Allah accorde lui la science du Qour’an »

cela signifie enseigne lui l’exégèse du Qour’an. Et cela montre l’affection et l’amour que le Prophète avait l’amour pour les gens. Une fois les gens de la campagne sont venus et ils ont vu que les compagnons embrassaient leurs enfants et ils étaient rudes les gens de la campagne, ils ont dit : Vous embrassez vos enfants ? Ils étaient été  et ils ont dit nous nous n’embrassons pas nos enfants et le Prophète a répondu ce qui signifie : « Que voulez-vous que je fasse si Allah ne vous a pas accordé cette miséricorde. »

Lorsque le fils de la fille du Prophète allait mourir,  il a pleuré et un compagnon a dit : « Qu’est-ce que cela ô Messager de Dieu même toi tu pleures ? c’est-à-dire qu’il était étonné et le Prophète a répondu ce qui signifie : « ces larmes sont une miséricorde. ». Il est important d’être sensible et d’avoir de l’affection.

et il lui a dit également :

  اللهم فقهه في الدين وعلمه التأويل 

(Allahoumma faqqih-hou fi d-din wa ^allimhou t-ta’wil)

ce qui signifie : « Ô Allah enseigne lui la science de la religion et fais qu’il maîtrise l’exégèse du Qour’a». Ceci est également un hadith sahih rapporté par Ibnou Hibban.

Ibn ^Abbas enseignait les gens les divers sciences et durant Ramadan il sortait des savants.

L’explication de Sayyid Qoutb est donc contraire à l’explication de Ibnou ^Abbas entre autres, parmi les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours parmi les savants de l’Islam.

Commentaire :

Hizbou l-i khwan a délaissé le tafsir d’ibn ^Abbas, et nous disons le partie dit des frère musulmans car ce ne sont pas des musulmans.

A l’origine ce groupe avait été formé par un homme de bien Haçan Al Banna il était ach^ariyy pour contrer notamment  combattre les colons anglais. Il apprenait aux jeunes la science et ce n’était pas pour contrer l’autorité locale mais contre les colons.

Puis les colons se sont infiltrés et ont corrompus le groupe et lorsqu’il a appris cela il a dit : « ce ne sont ni des frères ni des musulmans. » Ils faisaient des choses atroces comme les khawarij, qui prennent les verset qui concernent les non musulmans et ils l’appliquent sur les musulmnans.

Ils leur aient arrivé de tuer une femme enceinte, et d’autres alors que ce sont des musulmans.

Sayyid Qoutb  et son group sont des zindiq c’est-à-dire un hypocrite qui est quelqu’un qui montre l’image de l’islam mais qui en son fort intérieur le déteste, comme ceux qui à notre époque rejette les hadiths et disent nous prenons que du Qour’an. Quel est leur objectif ? c’est de détruire l’islam, même dans les pays musulmans ils se font passer pour des islamologues, des docteurs ce sont des imposteurs et cela n’est pas pour diminuer le degré des savants mais pour les dénoncer. Si quelqu’un a de la science, on le respecte mais si c’est un charlatan on ne le respecte pas même si lui prétend parler aux noms de l’islam. Ce n’est pas le fait d’avoir des diplômes qui fait le respect mais la conformité avec le Livre et la sounnah. Il faut être vigilant et ordonner le bien. La réplique face à eux est simple, il y a dans le Qour’an la preuve contre eux, dans Sa parole dans sourate Al Hachr /7 :

وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا

ce qui signifie : « Ce que le Prophète vous a amené prenez le et ce qu’il vous a interdit abstenez-vous en. »

D’ailleurs ces gens comment font-ils la prière ? Il n’y a pas tout le détail, cela figure dans le hadith comme beaucoup d’autres choses qui ne sont pas indiqués dans le Qour’an, les khouff par exemple passez-les mains mouillées par dessus c’est dans le hadith.

Sayyid Qoutb est un zindiq tout comme les mou^tazilah et autres qu’eux.

Ibnou ^Abbas avait passé une nuit avec le prophète dans la maison de sa tante maternelle Maymouna qui était la sœur de sa mère et l’une des épouses du Prophète, et ce tellement il voulait apprendre du Prophète et savoir ce qu’il faisait le soir. Il y a en cela une indication d’enseigner aux enfants, aux voisins désleur plus jeune âge, le Prophète a dit :

ce qui signifie : « Ordonnez à vos enfants de faire la prière à partir de 7ans, s’ils ne la font pas à l’âge de 10 ans corrigez-les. »

Il a constaté que le Prophète a fait le ^Icha puis il s’est endormi, il y a en cela l’indication du bienfait de dormir tôt après avoir fait la prière sans excuse valable.

On ne dit donc pas de moquerie sur le fait de dormir tôt, ou blâmer cela dés lors qu’on a su que c’était l’habitude du Prophète. Faites attention aux jugements de valeur, on ne dit pas j’aime pas ou ce n’est pas bien alors que ce sont des choses bonnes en islam, il faut qu’ils soient conformes à la loi de l’islam et non selon nos passions.

S’il y avait un besoin pour régler des affaires il le faisait puis il allait dormir. Le chaykh faisait aussi cela.

Puis le Prophète se réveille au milieu de la nuit pour faire des prières sounnah. Le milieu est le temps entre le coucher du soleil et l’aube, la moitié. Dans certains pays le coq chante pile au milieu de la nuit, et à l’aube aussi. Le Prophète a dit « Lorsqu’un coq chante profitez pour faire des invocations car il a vu un ange. »

Puis il se rendort une deuxième, puis il se réveille à nouveau  et fait des prières sounnah et se rendort une troisième fois et ensuite le mou’adh-dhin fait l’appel pour réveiller les gens avant la prière du soubh et il se lève puis il y a l’appel pour la prière du soubh et il l’accompli.

Lorsque le Prophète s’est levé la première fois il a ramené l’eau pour le Prophète et a fait le woudou avec lui et le Prophète était content il l’a pris entre ses brase et a invoqué pour qu’il apprenne l’explication du Qour’an et il est devenu l’exégète par excellence par les bénédictions de l’invocation.

C’est donc lui qui a expliqué ce verset que Hizbou ikhwan a mal expliqué.

L’interprétation correcte

En effet, il a été confirmé de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas,que Allah l’agrée, ce qu’a cité Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans la page 313 du deuxième tome : « Ahmad Ibnou Soulayman Al-Mawsiliyy nous a rapporté de ^Aliyy Ibnou Harb qui nous a rapporté de Soufyan Ibnou ^Ouyaynah d’après Hicham Ibnou Houjayr d’après Tawous qu’il a dit : « Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, a dit : « innahou layça bi l-koufri l-ladhi yadh-habouna ‘ilayh ; innahou layça koufran yanqoulou ^ani l-millah (wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lahou fa’oula‘ika houmou l-kafiroun) koufroun douna koufr » ce qui signifie : « Il ne s’agit pas de la mécréance à laquelle les gens pourraient penser. Ce n’est pas le koufr qui fait sortir de la communauté. Dans la parole « Celui qui gouverne par autre chose que ce que Allah a révélé ce sont eux les kafiroun », il s’agit d’un koufr en deçà de la mécréance ».c’est-à-dire que c’est un grand péché qui ressemble à la mécréance en raison de sa gravité mais c’est moins que de la mécréance.

Ce hadith est sahih de chaîne de transmission » fin de citation de Al-Hakim.

Commentaire :

Al Hakim dans Al-Moustadrak Que veut dire Al-Moustadrak ? Cela veut dire ce qui est compensé car il a composé deux livres un qui est resté sous sa forme de brouillon afin de reunir les hadith que Al Boukhariyy et Mouslim n’ont pas rapporté tout en gardant les même critères qu’eux. Ceci est également rapporté de Ahmad dans « Ahkamou l-liçan ».

Ces corrupteurs égarés ont délaissé l’explication de ibn ^Abbas et ils ont expliqué d’une explication qu’aucun savant n’avait donné avant Sayd Qoutb. C’est cette raison qui les a amené à faire autant de nuisance, en Egypte ils prenaient l’argent des musulmans et les déclaraient mécréants en prétendant que c’est le butin.

L’un d’eux qui s’est repenti a témoigné, il a dit qu’il avait inscrit son enfant à l’école publique, ils l’ont déclaré mécréant et ont remarié sa femme à quelqu’un d’autre.

En prison étant donné qu’ils s’étaient déclarés mécréants les uns les autres, ils ne priaient pas ensemble et ils attendaient que l’un ait fini sa prière pour accomplir à son tour jusqu’au point que la prière du soubh avait le temps de sortir que les derniers n’avaient pas fait la prière c’était dans les années 80-90 ;

En partant de ce postulat, ils déclarent aussi mécréant l’armées, et tout le système de l’état car ils disent qu’ils n’appliquent pas la loi de l’islam.

Dans un de ces livres Sayyid Qoutb a dit : « Toute l’humanité a apostasié même les mou’adh-dhin qui répète l’attestation de foi car ce n’est pas  avec un sens concret. » Ils ont fait des bains de sang dans beaucoup de pays, et ils se sont alliés aux wahhabites, les uns déclaraient mécréants les gouvernements et l’autres les musulmans en raison du tawassoul, tabarrouk, et autres.

D’où l’importance de connaître leur idéologie afin de denoncer et preserver la communauté car ils prennent les gens par les sentiments. Ils disent : regarde ce gouverneur c’est un injuste, il prend l’argent du peuple, il attise la haine puis il déclare mécréant les gouverneurs et entrainent les gens dans la rébellion. Ils ont fait preuve d’outrance dans leur déclaration de mécréance,  Abou Ja^far At-Tahawiyy  a donné la règle : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un de notre religion pour un péché qu’il a commis tant qu’il ne se le rend pas permis. ».

Comment délaisser l’explication de ibn ^Abbas surnommé « le «savant de la communauté » « l’exégète par excellence »,  pour retenir la parole de Sayid Qoutb alors qu’il n’était ni faqih ni mouhaddith ni autre et qui était un hypocrite, un journalise marxiste? 

En 1934, il avait écrit un article dans un journal égyptien où il demandait au gouvernement d’autoriser les gens à sortir nu dans la rue puis il s’est repenti.

Par ailleurs les affaires juridiques personnelles, depuis l’époque des Omeyyades, beaucoup de gouverneurs n’appliquaient pas toute la loi de l’islam. Les Omeyyades sont ceux de banou Oumeyyad ce qui ont succédé à Mou^awiyah après les califes bien guidés. Mou^awiyah celui qui avait combattu l’imam ^Aliyy en raison de sa quête du pouvoir. Il ne faisait pas parti des premiers compagnon, il est entré en islam après la conquête, c’est son armée qui a tué ^Ammar, celui dont le Prophète avait dit à son sujet ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar le groupe rebelle va le tuer, lui il les appelle au Paradis et eux l’appelle à l’enfer. » c’est un hadith moutawatir rapporté par plus de quinze compagnons dont Mou^awiyah. Ce hadith indique qui avait raison et tort dans ce conflit, le Prophète les a nommé « bagiyah » et le fait que nous disions ce que le Prophète a dit à leur sujet n’est en rien une insulte enlever les compagnons comme certains le disent pour nous discréditer.

Lorsque ^Aliyy était face à Mou^awiyah et qu’il lui a dit : « Ton armée a tué ^Ammar » et tu as toi aussi entendu que le Prophète a dit que ^Ammar allait être tué par le groupe rebelle c’est donc c’est vous », il a répondu : « Non c’est toi qui l’a ramené à la guerre donc c’est toi qui l’a tué » Aliyy lui a repondu : « Qu’est-ce que tu vas dire de Hamzah que le Prophète avait ramené à la bataille de Ouhoud ? » Il n’a rien pu dire, le pouvoir aveugle, c’est cela qu’il cherchait et il l’a obtenu.

Donc il y avait des injustice depuis l’époque des Omeyyades pourtant personne n’a dit qu’ils étaient mécréants, bien qu’ils aient été injuste.

Et lorsque nous disons que tous les compagnons sont digne de confiance, il s’agit de ce qu’ils rapportent du Prophète et cela ne signifie pas qu’ils sont tous des pieux et des vertueux car il y a parmi eux ceux dont le Prophète a annoncé qu’ils seront en enfer.

Il est rapporté que certains compagnons seront en enfer En effet, il a dit au sujet d’une personne qui faisait partie des gens de As-Souffah chez qui on avait trouvé un ou deux dinars, le Prophète a dit : kayyatoun‘aw kayyatani bin-nar)ce qui signifie: »Une ou deux brûlures par le feu« . En effet, il montrait l’apparence d’être pauvre et cachait de l’argent.

Il a dit au sujet d’un autre qui était avec le Messager dans la conquête, qui avait pris une cape, c’est-à-dire qu’il l’avait prise en cachette avant que le butin ne soit partagé : (ra’aytou chamlatahou tachta^ilou ^alayhi nara) ce qui signifie : « J’ai vu sa cape bruler de feu sur lui »

Quelqu’un d’autre qui combattait avec force les mécréants dans certaines conquêtes et qui avait plu à certains compagnons lorsqu’ils avaient vu son activité, le Messager avait dit de lui (‘innahou fi n-nar) [rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Il sera en enfer ».

Donc tous les compagnons n’ont pas le même degré que Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy, même lorsque le Prophète a dit « La tasoubbou  ashabi » ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons » à Khalid ibnou l-Walid , il était pourtant d’un haut degrés on le surnommé « sayfou l-Lah « , il n’était pas parmi les premiers. Une fois il a eu une altercation avec un autre compagnon qui faisait parti des anciens de parmi les premiers, et le Prophète avait dit cette parole. Ici ce qu’il a visé ce sont les prédécesseurs ce qui sont venus dés le début et non tous les compagnons dans l’absolu.

Le Prophète a dit aussi baghiyah ceci n’est pas une parole d’éloge et montre bien qu’il ne s’agit pas de tous dans l’absolu, le fait que nous disions cette parole n’est pas donc une insulte injustement. Il ne faut pas se laisser perturber par ce que certains disent lorsqu’ils disent : Ils insultent les compagnons, ^A’ichah, Mou^awiyah

Nous disons la vérité pas plus, ^A’ichah lorsqu’elle est sortie c’était au départ pour essayer de concilier entre le groupe qui n’a pas voulu s’engager pour ^Aliyy et lorsqu’elle s’est retrouvé dans le camp adverse, ce fut cela son erreur, elle n’aurait pas du rester dans le camp adverse mais plutôt rejoindre celui de ^Aliyy. Après cet évènement, elle avait regretté au point qu’elle pleuré à chaque fois qu’elle y pensait jusqu’à mouillé son voile. Ceci indique un regret et un repentir n’est-ce pas ? En raison de quoi d’un péché. Cependant le Prophète lui a annoncé qu’elle faisait parti des gens du Paradis, c’est la femme qui a le plus de science de religion de toute l’humanité, ce n’est pas la meilleur de la communauté puisque c’est la fille du Prophète Fatimah. Elle avait posé la question au Prophète : « Qui parmi tes femmes seront au Paradis » il lui a répondu tu sera parmi elle.et toutes les femmes du Prophète seront au Paradis, elles sont toutes des saintes.

Faites donc attention à ceux qui nous accusent d’insulter les compagnons, il faut expliquer.

Certains disent que tous les compagnons qui ont combattu ^Aliyy sont des moujtahid et qu’ils ont été récompensé dans ce conflit, cela est un mensonge. Comment quelqu’un gagnerait-il une récompense dans un péché ?

Mou^awiyah a lui même fait des gens et pris leur bien, pendant un siècle, ^Aliyy était insulté sur le minbar durant les Omeyyades, ils ordonnaient à celui qui faisait le discours de l’insulter.

L’imam ^Aliyy est le cousin et le gendre du Prophète, c’est le quatrième calife, c’est celui qui a le plus de science dans la communauté.

Nous disons que le meilleur de cette communauté parmi les compagnons c’est , Abou Bakr, puis ^Oumar, puis^Outhman et ^Aliyy et ils sont légitimes dans l’ordre du califat,contrairement à ce que disent les chites, ^Aliyy a obéit à Abou bakr et nous leur disons que nous nous nous satisfaisons de ce dont s’est satisfait l’imam ^Aliyy.

 Le Prophète a donné un secret à ^Aliyy, il lui a dit :

إنه لا يُحبُّكَ إلا المؤمنُ ، و لا يُبغِضُك إلا منافقٌ

ce qui signifie : « Ne t’aime qu’un croyant et ne te déteste qu’un hypocrite. » c’est une bonne nouvelle pour lui.

Le chaykh a dit au sujet des chites : « Le moins grave d’entre eux est un grand pécheur »

Mou^awiyah a fait tuer Houjr ibn ^Adiyy qar il était un partisan de ^Aliyy et qu’il avait critiqué un gouverneur mis en place par Mou^awiyah à Al Koufah en Irak qui était le siège où gouvernait ^Aliyy durant son califat.

Un jour, ce gouverneur était resté longtemps dans son discours du vendredi et Houjr ibn ^Adiyy  lui a dit « la prière » car le Prophète nous a enseigné que la sounnah consiste à faire un discours qui est court et de prolonger la prière le vendredi et il a rappelé à ce gouverneur que ce n’était pas conforme à la sounnah ce qu’il faisait. Houjr ibn ^Adiyy était un compagnon et un saint.Le gouverneur l’a alors ignoré et ce saint a pris un caillou et l’a jeté sur lui. Furieux de cela, ce gouverneur a écrit à Mou^awiyah un rapport pour lui en informer. Mou^awiyah a convoqué Houjr ibn ^Adiyy et six autres avec lui et il les a fait exécuter pour cela. C’est une injustice, ce n’était pas un acte qui faisait mériter la prison et lui l’a fait exécuter, il n’a fait que rappeler la sounnah et malgré cela personne n’a dit que Mou^awiyah était mécréant ou ce gouverneur qui n’avait pas fait ce qui était conforme à la sounnah.

Houjr ibn ^Adiyy avait des prodiges, il fut mentionner dans les livres des savants qui ont recensé les prodiges des saints. Malgré cela personne n’a déclaré ces gouverneurs injuste mécréants. D’autres gouverneurs à l’époque des Omeyyades se faisaient soudoyer afin de juger en faveur de celui qui lui avait donné de l’argent. Ce sont des injustices, mais pourquoi nous rappelons cela ? Pour montrer combien la parole de Sayyid Qoutb était déplacé. Il y a eu des gouverneurs depuis les compagnons qui avaient commis des injustices, et les musulmans ne les avaient pas déclaré mécréants pour cela contre à Sayyid Qoutb qui a fait cela même pour un seul jugement.

Comment ils délaissent la parole des savants et ils prennent celle de cet homme qui n’est pas un savant.

Cours 6 (09/02/23) :

La parole de Ibnou ^Abbas (koufroun douna koufr) « Un koufr en deçà de la mécréance » est semblable à la parole concernant ar-riya, l’insincérité. En effet, le Messager l’a appelée (ach-chirkou l-‘asghar) l’association mineure à savoir que ce n’est pas (ach-chirkou l-‘akbar) le fait d’associer à Allah, chose qui fait sortir de la communauté en se soumettant à l’extrême pour autre que Allah. En effet, c’est cette forme d’association qui fait sortir de la communauté.

 Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak d’après le Messagerqu’il a dit :

اتَّقوا الرياءَ فإنهُ الشِّركُ الأصغر 

(ittaqou r-riya‘a fa’innahou ch-chirkou l-‘asghar)

ce qui signifie : « Protégez-vous de l’insincérité car c’est certes l’association mineure ».

Nous disons : Tout comme le Messager a confirmé l’association mineure, de même ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas a expliqué la parole de Allah ta^ala :

 فأولئكَ همُ الكافرونَ

(fa’oula‘ika houmou l-kafiroun)

en disant « un koufr en deçà de la mécréance » c’est-à-dire que ce n’est pas la mécréance qui fait sortir de la communauté.

Que Allah agrée la Référence et l’Exégète de cette communauté, l’Exégète du Qour’an ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père et que Allah le rétribue pour les musulmans en bien.

La démonstration de tout cela, c’est que les grands péchés, par exemple l’assassinat d’un musulman ou l’abandon de la prière, ont été mentionnés comme étant du koufr dans des hadith dont les chaînes de transmission sont sûres, sahih. Toutefois, ce que le Messager visait, ce n’est pas le koufr, la mécréance qui fait sortir de la communauté de sorte que celui qui le commet serait sorti de la religion. Cela signifie seulement une assimilation de ce péché à la mécréance en raison de sa gravité, tout comme cela a été rapporté du Messager de Allah r lorsqu’il a dit au sujet de celui qui va consulter les devins, sa parole ^alayhi s-salam :

(( منْ أتى عرَّافاً أو كاهناً فصدَّقَهُ بما يقولُ فقد كفرَ بما أُنزِلَ على محمد))

(man ‘ata ^arrafan ‘aw kahinan fasaddaqahou bima yaqoulou faqad kafara bima ‘ounzila ^ala Mouhammad)

C’est un hadith sahih.

Commentaire :

Ce qui signifie : celui qui va consulter un voyant (celui qui prétend connaître le passé) ou un devin (qui est celui qui prétend connaître le futur) et qui croit en ce qu’il dit il aura « kafara » en ce qui est descendu à Mouhammad, c’es à dire que c’est un grand péché. Quant à celui qui croit qu’ils connaissent la science cachée, il devient mécréant.

Ce qu’a visé le Messager, ce n’est pas que le musulman est sorti de l’Islam du simple fait qu’il est allé consulter ces devins. Ce que le Messager a visé, c’est qu’il s’agit d’un grand péché qui ressemble à la mécréance. Il a dit également :

(( سِبابُ المسلمِ فُسوقٌ وقتالُهُ كفرٌ ))

(sibabou l-mouslimi fouçouq wa qitalouhou koufr)

rapporté par Mouslim.

Ainsi le Prophète r n’a pas visé par sa parole (wa qitalouhou koufr) que lorsqu’un musulman tue un autre musulman, c’est de la mécréance qui fait sortir de la religion. Ce qu’il a visé c’est qu’il s’agit d’un grave péché qui ressemble à la mécréance.

Commentaire :

Ainsi il ne convient pas d’insulter un musulman comme celui insulte sa femme ou ses parents, Dieu lui a accordé un bien, parfois il a des enfants avec elle et il l’insulte au lieu de faire des invocations de bien. La parole blessante elle reste parfois, tout comme la blessure physique qui a du mal à partir, si tu dis une parole blessante à ton frère ou ta sœur ou ton fils ou ta mère tu fais du mal, insulter un musulman est un grand péché ce n’est pas négligeable certains disent j’ai dit imbécile ou bête c’est une parole d’éloge ? Si tu es face à un roi ou un policier tu dirais cela ?

Faites attention, les compagnons étaient précautionneux dans leur parole à l’image de celui qui choisit les dattes. Vivez dans le respect l’homme respecte sa femme et inversement comme ils disent pas un mot plus haut que l’autre, afin que les enfants voient un bon exemple. Comme l’a dit notre maitre Ar- Rifa^iyy : comment veux-tu que l’ombre soit droit si le bâton est tort ? L’enfant est comme l’ombre si les parents sont tordus comment sera-t-il droit ?

 Un homme était à la fin de sa vie, il a vu sa femme en train de laver la vaisselle et il s’est mis à pleurer. Sa femme lui a demandé pourquoi il pleurait et il a dit : je ne peux pas t’aider .

Un homme est venu voir le Chaykh et lui a dit qu’il y a des hommes qui veulent que leurs femmes les accueillent avec une bassine et lavent leurs pieds  est-ce que ceci est permis ? Le Chaykh a répondu : « c’est permis q’elles lavent leurs pieds tout comme il est permis qu’ils fassent cela envers elles. » Voici la finesse du Chaykh.

On ne dit pas non plus : « je suis bête » on est musulman on a appris la croyance de vérité.

En effet, le Qour’an honoré a appelé les deux groupes qui s’entre-tuent parmi les musulmans : mou’minin, des croyants. Allah ta^ala dit :

وإنْ طائِفتانِ منَ المؤمنينَ اقتَتَلوا

(wa ‘in ta‘ifatani mina l-mou’minina qtatalou)

[sourat Al-Houjourat / 9] ce qui signifie : « Lorsque deux groupes de croyants s’entre-tuent ».

Commentaire :

Dieu les a appelé croyant alors qu’ils sont entrain de s’entretuer, ceci est la preuve que le fait de tuer n’est pas de la mécréance.

De plus il a été rapporté dans le Sahih de Mouslim d’après Al-Bara‘ Ibnou ^Azib le compagnon bien connu qu’il a dit : « Cette ayah (wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lahou fa’oula‘ika houmou l-kafiroun)  qui signifie : « ce sont eux les mécréants » ainsi que les deux ayah qui la suivent, l’une verset 45: فأولئكَ هم الظالمونَ (fa’oula‘ika houmou dhdhalimoun) signifiant : « ce sont eux les injustes » et l’autre verset 47 :فأولئكَ هم الفاسقون (fa’oula‘ika houmou l-faciqoun) signifiant : « ce sont eux les pervers », ces trois ayah ont toutes été révélées au sujet des mécréants c’est-à-dire au sujet de ceux qui gouvernent avec autre chose que ce que Allah a révélé. c’est-à-dire qu’ils étaient déjà mécréants et ce n’est pas en raison du fait qu’ils aient gouverné par autre que la loi de Dieu.

Il ne s’agit pas des musulmans qui gouvernent avec autre chose que ce que Allah a révélé. Elles ont été révélées au sujet des mécréants parmi les fils de ‘Israil et leurs semblables ».

Commentaire :

A une époque il y a eu beaucoup de fornication dans leur communauté, et celui qui le commettait, la loi de la Thorah était semblable à celle du Qour’an, à savoir que celui qui a déjà contracté un contrat de mariage par le passé et qui le commet il est lapidé. Cependant, il y avait des hauts notables d’entre eux qui le commettaient, et ils n’appliquaient pas la loi pour eux mais uniquement pour les gens du peuple puis ils ont cherché une chose qu’ils appliquaient à tous le monde sans distinction et ils ont modifié la peine en disant : celui qui fait la fornication on mettra du goudron sur lui et on le fait mettre à l’enver sur un âne et fait faire le tour de la ville ainsi pour l’humilié. Ils ont prétendu que c’est ce que Dieu avait révélé, donc le passage de ce verset concerne ces gens.

Sayyid Qoutb a les penchants des khawarij, il a appliqué des versets descendus pour les mécréants sur les musulmans tout comme le faisait ce groupe.

Cours 7 (16/02/23):

Le mot  « yahoud » certains savants ont dit qu’il est tiré de la parole du peuple de Mouça « inna houdna ilayk » ce qui signifie : « Ô Allah nous avons fait le repentir à toi. » Hors cette appellation ne s’applique uniquement qu’à ceux qui étaient croyants en Mouça, quant à ceux qui sont nos contemporains parmi eux cela ne l’est concerne pas, car ils ont pris cette appellation mais n’ont pas suivi la loi de Mouça,et ce depuis qu’ils ont mécru en ^Iça.

Quant à leur falsification de la Torah il est possible que ce fut avant la mission de prophétie de ^Iça mais ils ont augmenté en falsification après la venue de ^Iça.

Avant ce verset 44 de sourate Al Ma’idah, les Yahoud ont été fortement blâmé afin d’appuyer ce qu’à dit Al Bara’, car les versets qui précèdent parlent d’eux dans le Moushaf.

Il n’a pas été rapporté dans l’histoire des différents califes depuis les Omeyyades, les Abassides ou même Ottomans, qu’ils aient déclaré mécréant un seul juge qui avait émis une sentence non conforme à l’islam, en raison d’un soudoiement ou autre, mais ils le limogeaient sans le déclarer mécréant pour ceci.

Après les quatre califes bien guidés il y a eu Al Haçan qui a gouverné six mois, ce qui a complété les trente ans. Le Prophète a annoncé que le calife bien guidés durerait trente en ans

dans sa parole :

((الْخِلَافَةُ بَعْدِي ثَلَاثُونَ سَنَةً ثُمَّ ملك عضوض))

qui a signifie : « Le califat bien guidé durera trente ans puis des gouverneurs injustes »

Puis Al Haçan a clôturé ces trente années et il s’est désisté après six mois afin d’éviter l’effusion du sang, et Mou^awiyah l’a succédé.

et il a parlé de son petit fils en disant :

وإن ابني هذا سيد وعسى الله تبارك وتعالى أن يصلح به بين فئتين من المسلمين

ce qui signifie : « C’est un maitre et Dieu réconciliera par lui deux groupes de musulmans. »

https://www.islamweb.net/amp/ar/library/index.php page=bookcontents&flag=1&ID=19613&bk_no=6

 Puis ce fut donc les Omeyyades de banou Oumeyyad qui est un ancêtre de Mou^awiyah, parmi les califes il y a eu ^Oumar ibn ^abdi l-^Aziz qui fut un calife juste parmi eux.

Après eux, les Abbassides ont régné, ce sont les descendants de ^Abdou l-Lah ibn ^Abbas puis quelques rois et les sultans ottomans. Parmi les califes des abbassides il y a Haroun Ar-Rachid qui était marié à Zoubay^ah, elle a eu un rêve qui l’avait étonné et elle a envoyé quelqu’un pour demander l’interprétation à Mouhammad ibn Sirin et il a répondu qu’elle allait faire beaucoup de biens que les gens profiteront. Dans le rêve elle avait vu pleins d’hommes avoir un rapport avec elle, en réalité elle a fait creuser par la suite une tranchée d’eau de la Mecque jusqu’à ^Arafah afin que les pèlerins profitent.

Après il y a eu les ottomans, et le Prophète a annoncé que Istanbul sera pris par les non musulman à l’approche de la fin et le Mahdi va récupérer cette terre puis sortira Ad-Dajjal.

A aucune de ces époques ils ont déclaré mécréant un juge ayant émis une sentence contraire à la loi pour des raisons du bas monde.
Par ailleurs le groupe de Hizbou l-Ikhwan se contredisent eux-même, par leur pratique ils contredisent leur parole. En effet, à une période dans less années 60 où il y a eu une union entre l’Egypte et la Syrie RAU (république arabe unis), il y eu18 de leurs chefs  syriens sont entrés au parlement en Syrie alors qu’ils déclarent mécréant les parlements. Et deux d’entre eux ont participé à l’écriture de la constitution alors qu’elle n’est pas conforme aux lois de Dieu tout comme les autres lois votés. Ce sont des gens qui se contredisent et cherchent le pouvoir, ils ne sont pas cohérents.

Dans le livre ‘Ahkamou n-Niça de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal, il y a quelque chose de semblable à ce qu’a rapporté Al-Hakim d’après Ibnou ^Abbas. En effet, à la page 44 figure : Mouça Ibnou Sahl m’a appris que Mouça Ibnou Ahmad Al-‘Asdiyy ainsi que Ibrahim Ibnou Ya^qoub qui nous a informé d’après Isma^il Ibnou Sa^id qu’il a dit : J’ai interrogé Ahmad au sujet de celui qui persiste sur les grands péchés de toutes ses forces sans toutefois abandonner la prière, le jeûne, la zakat, le pèlerinage ou la prière du vendredi, est-ce qu’il est semblable à celui au sujet duquel le Prophète r a dit :

 لا يزنِي الزانِي حينَ يزنِي وهو مؤمنٌ ولا يشربُ الخمرَ حين يشربُها

وهو مؤمِنٌ ولا يسرِقُ حين يسرِقُ وهو مؤمنٌ

(la yazni zzani hina yazni wahouwa mou’min wa la yachrabou l-khamra hina yachrabouha wahouwa mou’min wa la yasriqou hina yasriqou wahouwa mou’min)

et comme la parole de Ibnou ^Abbas (wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lahou fa’oula‘ika houmou l-kafiroun) ? J’ai répondu c’est-à-dire Ahmad: « Ce n’est pas ce koufr » et il a dit : « C’est un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. En effet, il y a différents degrés. Les uns sont au-dessus des autres jusqu’à ce qu’il provienne quelque chose sur laquelle les gens ne divergent pas« . Je lui ai dit : « Vois-tu ? S’il avait peur de persister sur les péchés, s’il a fait l’intention de se repentir en demandant à se repentir mais n’abandonne pas le fait de commettre les péchés ? » il a répondu : « Celui qui a peur est dans un meilleur état » fin de ce qui a été rapporté du livre de l’Imam Ahmad, que Allah l’agrée.

Commentaire : Le sens apparent du hadith est que le fornicateur qui commet la fornication n’est pas croyant, tout comme le voleur et celui qui boit du vin. Mais le Prophète n’a pas visé par cela que le musulman qui commet cela sort de l’islam, la preuve c’est qu’il a appliqué la peine de la lapidation pour quelqu’un qui avait fait la fornication puis ils ont fait la prière funéraire en sa faveur. Si le musulman sortait de l’islam par la fornication, le Prophète n’aurait pas fait la prière sur lui. Ceci est suffisant pour montrer l’infondé de la parole de Sayyid Qoutb.

Il n’a rien été validé d’autre avec une chaîne de transmission sûre d’après les compagnons concernant l’exégèse de cette ayah si ce n’est ces deux exégèses, l’exégèse de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas et l’exégèse de Al-Bara. C’est cette voie que les savants de l’Islam ont suivie jusque vers environ la moitié du quatorzième siècle de l’Hégire.

Du point de vue de la transmission, il n’y a pas eu de gens qui ont divergé de l’explication des compagnons jusqu’à Sayd Qoutb.

Sayyid Qoutb

Cet homme, Sayyid Qoutb, est apparu tardivement en Egypte. Il a fait une prétendue explication du Qour’an dans laquelle il a déclaré mécréants ceux qui gouvernent avec autre chose que le Qour’an même dans une seule question, c’est-à-dire même s’ils gouvernent conformément à la Loi dans toutes les autres questions. Il a déclaré que les administrés de ces chefs de gouvernements sont également mécréants. Or aujourd’hui, il n’y a pas dans les pays musulmans un seul dirigeant sans qu’il ne gouverne avec autre chose que la Loi de l’Islam dans plusieurs questions, bien que ces gouverneurs appliquent la Loi de l’Islam dans plusieurs domaines, notamment pour le divorce, l’héritage, le mariage ou le testament.

Sayyid Qoutb et ceux qui l’ont suivi les déclarent quand même mécréants et déclarent aussi mécréants leurs administrés. Ils se sont rendu licite de les assassiner par n’importe quel moyen disponible, par les armes, les explosifs ou autres, sauf ceux qui viennent avec eux et qui se rebellent contre les gouverneurs.

Sayyid Qoutb n’a pas d’autres prédécesseurs en cela si ce n’est les Khawarij ceux que le Messager a recommandé de combattre par sa parole :

 من قتلَهم فهو شهيدٌ، ومن قتلوهُ فهو شهيدٌ

(man qatalahoum fahouwa chahid wa man qatalouhou fa houwa chahid)

ce qui a pour sens : « Celui qui les tue est un martyr et celui qu’ils tuent est martyr ».

Commentaire :

Les musulmans du Salaf et le Khalaf sont en accord sur l’explication de ces deux compagnons.

Il y avait des gouverneurs qui ont gouvernés par autres que la loi de l’islam soit par soudoiement soit par amitié pour un proche, et les savants de l’islam ne les avait pas déclaré mécréant pour cela.

Sayyid Qoutb a suivi en cela Al Bayhaçiyyah qui est un sous-groupe des Khawarij, qui ont pour croyance que si un gouverneur gouverne par autre que la loi de l’islam, il devient mécréant ainsi que les administré qui le suit. Sayyid Qoutb a en effet dit dans son tafsir : « Celui qui gouverne avec autre chose que le Qour’an, même sur une seule question, aura réfuté la divinité de Allah et aura prétendu la divinité pour lui-même. » en s’appuyant sur le verset 44 de sourate Al Ma’idah hors le verset n’a pas le sens qu’il prétend.

Le sens de ce verset est celui que les compagnons ont expliqué. Ils ont expliqué une partie d’une manière et l’autre d’une manière, et les deux explications sont  authentiques et confirmés par les savants du hadith. Cette religion est par transmission et non selon les passions.

Al Bara’ ibn ^Azib est celui qui a expliqué que le verset a été révélé à propos des mécréants car dans le contexte du verset il y a la mention des Yahoud après deux autres versets l’un est une qualification de celui qui gouverne par autre que ce que Dieu a révélé comme étant fasiq grand pécheur et l’autre « dhalim » injuste. Le tafsir de Al Bara’ a été rapporté par Mouslim.

Quant au l’autre explication c’est un koufr en deça de la mécréance c’est-à-dire un péché qui ne fait pas sortir de l’islam mais il ressemble à la mécréance car il y a certains péchés que le Messager a comparé à la mécréance comme nous avons vu dans Al Boukhariyy au sujet de celui qui insulte un musulman commet un grand péché et le combattre ressemble à la mécréance.

Cette explication est celle d’ibn ^Abbas rapporté par Al Hakim et confirmé par Adh-dahahbiyy et il n’y a pas eu autre explication selon les spécialistes de tafsir.

Sayyid Qoutb a suivi Al Bayhaçiyyah qui est un sous-groupe des Khawarij.

A l’époque de ^Aliyy il y avait un groupe de gens qui était avec ^Aliyy puis se sont détachés de lui suite à l’arbitrage durant la bataille de Siffin. En effet, ils ont considéré que ^Aliyy avait contredit le Qour’an en s’appuyant sur un verset qu’ils avaient mal compris.

Certains sont revenus et dans la bataille contre eux à Nahrawan il n’est resté que huit d’entre eux.

Le Prophète a décrit les Khawarij en disant :

يمرقونَ من الدِّينِ كما يَمرُقُ السهمُ من الرَّمِيَّةِ

ce qui signifie : « Ils sortent de l’islam tout comme la flèche qui traverse sa cible. »

et il a dit :

 يقرأونَ القرآنَ لا يُجاوَزُ تَرَاقِيَهُمْ يَحْقِرُ أَحَدُكُمْ صَلَاتَهُ مع صَلَاتِهِمْ، وصِيَامَهُ مع صِيَامِهِمْ يَمْرِقُون مِنَ الدِّينِ كما يَمرُقُ السَّهْمُ من الرَّمِيَّةِ

قال صلَّى اللهُ عليه وسلَّم: «لَئِن أنا أدرَكْتُهم لَأقتُلنَّهم قَتْل عادٍ»

(https://dorar.net/hadith/sharh/39550)

ce qui signifie :« Ils récitent le Qour’an mais il ne dépasse pas leur gorge, l’un d’entre vous trouverait peu ce qu’il fait par rapport à eux comme prière, et  l’un d’entre vous trouverait peu ce qu’il fait par rapport à eux comme jeûne, Ils sortent de l’islam tout comme la flèche qui traverse sa cible,  si j’étais vivant à leur époque je les aurai combattu du plus grand des combats. »

Ils ont déclaré mécréant ^Aliyy ainsi que ces deux fils Al Haçan et Al Houçayn, pourtant ^Aliyy leur avait donne le conseil une partie est revenu une autre s’est entêté et il les a combattu et exterminé et il en est resté que huit, ce sont eux qui ont donné les khawarij après.

Jusqu’au califat de ibn ^abdi l-^Aziz il l’insultait sur le minbar et il a fait cesser cela.

Le Prophète a dit au sujet de notre maitre ^Aliyy :

إنه لا يُحبُّكَ إلا المؤمنُ ، ولا يُبغِضُك إلا منافقٌ

ce qui signifie : « Ne t’aime qu’un croyant et ne te déteste qu’un hypocrite. » Ceci est un signe,  et ^Aliyy l’a rapporté en disant que c’était la promesse du Prophète à son égard.

Il avait beaucoup de science, le Prophète a dit à son sujet :

((أنا مدينة العلم وعليٌ بابها))

(‘ana madinatou l-^ilmi wa^Aliyyoun babouha)

ce qui signifie : « Je suis comme une cité de science et ^Aliyy en est la porte. »

Quant aux chites nous leurs disons nous, nous aimons ^Aliyy et nous le suivons il a prêté allégeance à Abou bakr. Nous leur disons que ^Aliyy aimait ^Oumar la preuve est qu’il a donné une de sa à ^Oumar alors qu’elle était encore jeune. ^Aliyy a nommé certains de ces fils par les nom des trois califes avant lui. Est-ce qu’on donne le prénom de gens qu’on déteste à nos enfants ?

Il y avait une femme qui était marié au cousin de ^Aliyy, puis quand il est mort Abou Bakr l’a épousé, puis quand Abou bakr est mort ^Aliyy l’a épousé. Elle avait eu un enfant de chacun d’eux, alors chacun de ces enfants étaient content d’eux. Alors ^Aliyy a dit à cette femme et toi que dis-tu de moi ? Elle a répondu : Je n’ai pas vu de jeune homme aussi bon que ton cousin, ni d’un mari agé comme Abou bakr. Alors ^Aliyy a dit : Et moi qu’est-ce que tu m’as laissé ?

S’ils se détestaient, est-ce qu’elle aurait osé dire cela ? Est-ce que ^Aliyy aurait laissé dire cela ? Les compagnons s’aimaient d’un véritable amour.

Donc nous ne sommes pas en accord avec les chites bien que nous disons au sujet de Mou^awiyah qu’il est baghyah. Le minimum des chites est un grand pécheur, il n’y a pas de pieux chez eux, et ce même si certains disent qu’ils ont fait la guerre contre les juifs. Cela ne change pas leur état, le Prophète a dit :

ce qui signifie : « Il arrive que Allah fasse vaincre cette religion par la cause d’un homme pervers. »

Ils sont de plusieurs groupes, certains ont les idées des mou^tazilah, certains d’entre comme Al Al Khoumaydiy disent que certains descendants de ^Aliyy sont meilleurs que les prophètes ceci est une mécréance explicite. La vérité est qu’il n’y a pas un saint qui soit meilleur qu’un prophète.

Le Prophète avait donc annoncé la venu des Khawarij dans sa parole :

َيخرجُ قومٌ حُدَثاءُ الأسنانِ سُفهاءُ الأحلامِ يقولونَ مِن خَيْرِ قَوْلِ البَرِيَّةِ

 يقرأونَ القرآنَ لا يُجاوِزُ حَناجِرَهُمْ يَحْقِرُ أَحَدُكُمْ صَلَاتَهُ إلى صَلَاتِهِمْ، وصِيَامَهُم إلى صِيَامِهِمْ
 يَمْرِقُون مِنَ الدِّينِ كما يَمرُقُ السَّهْمُ من الرَّمِيَّةِ

قال صلَّى اللهُ عليه وسلَّم: «لَو أدْرَكْتُهم لَأقتُلنَّهم قَتْل عادٍ»

ce qui signifie :  « Ils récitent le Qour’an mais il ne dépasse pas leur gorge, l’un d’entre vous trouverait peu ce qu’il fait par rapport à eux comme prière, et  l’un d’entre vous trouverait peu ce qu’il fait par rapport à eux comme jeûne, Ils sortent de l’islam tout comme la flèche qui traverse sa cible,  si j’étais vivant à leur époque je les aurai combattu du plus rude des combats. » C’est a dire qu’ils ne sont pas croyant, cela n’arrive pas à leur coeur.

Le Prophète a dit qu’ils sont les pires des créatures, bien qu’il les a décrit comme étant très appliqué en apparence dans les actes d’adorations. Ils fournissent des efforts dans la prière, la récitation et le jeûne plus que les compagnons selon l’apparence. C’est ceux-là que le Prophète a qualifié comme les pires des créatures bien que selon l’apparence ils sont musulmans, dans leur fort intérieur ils sont mauvais.

Ce sont eux qui par la suite ont tué ^Aliyy, au point que sa tombe a été caché et pas connu pour ne pas qu’ils s’y attaquent.

Cours 8 (23/02/23) :

Les Khawarij déclaraient en effet mécréants les musulmans qui commettaient les grands péchés comme la fornication, la consommation d’alcool ou gouverner avec autre chose que la Loi en raison d’un soudoiement, d’une amitié ou d’une proche parenté.

Or Sayyid Qoutb a tout d’abord vécu sur l’irréligion marxiste ou autre, pendant onze ans, ce qu’il a reconnu lui-même. Ensuite il a trouvé refuge dans le parti Hizbou l-‘Ikhwan dit des Frères musulmans, ceux que le Chaykh Haçan Al-Banna, que Allah lui fasse miséricorde, avait réunis. C’est durant la vie de Haçan Al-Banna que Sayyid Qoutb a dévié ainsi que d’autres. Ils se sont écartés de sa voie qui était une voie saine, qui ne comportait aucune déclaration de mécréance envers les musulmans qui gouvernent avec autre chose que la Loi. Le Chaykh Haçan Al-Banna avait eu connaissance de leur déviation et a dit : « Ceux-là ne sont pas des frères et ils ne sont pas musulmans ».

Le Docteur Mouhammad Al-Ghazaliyy qui était de ceux qui avaient suivi le Chaykh Haçan Al-Banna, a mentionné dans son livre Min Ma^alimi l-Haqq à la page 264 ce qui suit : « Le Professeur Haçan Al-Banna lui-même, alors qu’il constituait son groupe dans les premiers temps, enseignait que les personnes qui ont des responsabilités, ceux qui recherchent les loisirs dans la société et qui sont nombreux dans ces groupements, ne sont pas utiles et efficaces dans les périodes de sérieux. Il a ainsi fondé ce qui s’appelle An-Nidhamou l-Khass qui est un ordre spécial particulier. C’est une organisation composée des jeunes gens qui ont été entraînés pour le combat. Ce qu’on attendait de leur préparation, c’était de combattre les colonisateurs, les occupants. Ces jeunes qui s’étaient constitués en cachette constituèrent une terreur contre Al-Jama^ah par la suite ! En effet, ils se sont entre-tués, ils se sont transformés en outil de destruction et de terreur aux mains de ceux qui n’avaient aucune science de l’Islam et sur lesquels on ne peut pas compter quant à leur compréhension de l’intérêt général. Haçan Al-Banna a dit à leur sujet avant de mourir : « Ce ne sont pas des frères et ils ne sont pas musulmans » fin de citation.

Leurs méfaits

De plus, beaucoup de gens ont été entraînés dans la discorde par cette explication-là de Sayyid Qoutb et ont malheureusement œuvré pour la mettre en application. Ils ont effectivement assassiné beaucoup de personnes en Egypte, en Algérie en Syrie et ailleurs, en considérant que l’assassinat de ceux qui les contredisaient était un acte qui rapproche de l’agrément de Allah.

Entre autres méfaits, ils ont assassiné dans la ville de Alep en Syrie un Chaykh qui était Moufti d’un village rattaché à Halab, Alep, nommé ^Ifrin. Ce Chaykh les contredisait. Ils se sont donc introduits dans la mosquée après la prière de al-^icha une fois que les gens ont quitté la mosquée. Le Chaykh était resté, lui et un autre homme. Ils ont dirigé leurs armes vers lui et ont tiré. C’est alors que celui qui était avec le Chaykh s’est jeté sur lui pour le protéger. Ils l’ont tué, ensuite ils ont tué le Chaykh. Ce Chaykh s’appelle Chaykh Mouhammad Ach-Chamiyy, que Allah lui fasse miséricorde.

Commentaire :

Il y a un chaykh qui a dit en Syrie à notre chaykh : Ceux qui ne m’aident pas à répliquer contre eux je les dénoncerai au Jour du jugement.

Un homme a dit au chaykh : cet homme n’accepte pas donc je ne veux pas le répliquer, le chaykh lui a dit de le faire pour plusieurs raisons. D’une part faire connaître ces égarements, et d’autre part c’est une cause pour le démotiver et l’affaiblir dans son ardeur à propager leur égarement.

Il est arrivé souvent que les gouverneurs musulmans par le passé et même de nos jours gouvernent avec autre chose que le Qour’an, soit parce qu’ils ont été soudoyés, soit pour satisfaire quelqu’un parmi leurs proches, soit pour satisfaire d’autres personnes possédant un pouvoir et une influence. Les musulmans ne les ont jamais déclarés mécréants du simple fait qu’ils gouvernent avec autre chose que le Qour’an. Il les ont cependant considérés pervers, grands pécheurs.

Leurs appellations

Par ailleurs, ceux qui suivent Sayyid Qoutb sont passés maîtres dans l’art de donner des noms à leurs groupes. Il y a quarante ans, ils étaient connus sous deux noms : Hizbou l-‘Ikhwani l-Mouslimin « Le parti dit des Frères musulmans » en Egypte et ailleurs, et au Liban sous le nom ^Ibadou r-Rahman « Les esclaves du Très-Miséricordieux ». Ensuite, ils ont innové un troisième nom général qui est Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah, « Le groupement islamique ». Ils ont pris cette dénomination afin que les populations pensent qu’ils sont des gens qui appellent à suivre un véritable Islam du point de vue de la croyance et des pratiques.

Alors qu’en fait, leur réalité est toute autre.

Commentaire :

Sayyid Qoutb n’a pas été dans les assemblées des savants pour étudier, ni lu aucun livre auprès d’un savant, il n’a même pas senti l’odeur de la science, mais il était plutôt un sahafiiy c’est-à-dire bouquiniste, quelqu’un qui lit dans les livres sans quelqu’un qui l’oriente.

Prenez un livre de médecine, si on incorpore une prescription de poison dedans, celui qui le lit ne risque pas de s’en rendre compte, rappelez vous de Touma l-hakim, son père était un médecin, il avait lu les livres de son père et il y avait écrit : « Al habbatou ssawda toufidou »au lieu de habbah il a lu hayyah qui est le serpent il a pris le poison du serpent et a  tué beaucoup de gens.

Sayyid Qoutb était un marxiste il disait être rester athée pendant 15 ans et ceci figure dans le livre p 217, 260, puis il a adhéré au parti des frères et il s’est retrouvé rapidement à leur tête. Après cela il s’est mis à écrire et il s’est égaré. Celui qui prend connaissance de ces livres et fait parti des gens de la compréhension verra qu’ils sont pleins de jugement sans fondement dans la loi de Dieu, et il verra que ce sont des grandes preuves de son ignorance et ces passages sont très nombreux.
En autre il appelle Dieu « la plume créatrice » ou encore miraculeuse ou innovatrice dans son livre p 216, p 132, 144 dans l’édition darou ch-chourou,

Il appelle Allah le cerveau gestionnaire dans son prétendu tafsir de sourate Ali ^Imran et sourate An-Naba également, et ceci est un égarement tout comme ceux qui nomment le créateur dame nature, Allah ta ^ala dit dans sourate Al A^raf /180 :

وَلِلَّهِ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَىٰ فَادْعُوهُ بِهَا وَذَرُوا الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائِهِ

سَيُجْزَوْنَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ[١٨٠]

ce qui signifie : « Allah a les noms qui indique la perfection, nommez le par ces noms et délaissez ceux qui. »

At-Tahawiyy dans son traité a dit c’est-à-dire : « Celui qui qualifie Dieu par un des attributs des humains est mécréant. »

A travers Sayyid Qoutb, on apprend  que celui qui fait cela est mécréant, et dans plusieurs passage de son livre fi dhilali l-Qouran soit disant « à l’ombre du Qour’an » que ce sont des morceaux musicaux qui ont une mélodie, un rythme, qui ondule et ce qui est de cette ordre.

De plus dans ce même livre 1 Tome 4 p 590 il dit : « Il n’y a pas de religion pour les gens tant qu’ils ne s’en remettent pas pour toutes les affaires de leur vie  à Dieu seul. » Et il dit : « Il n’y a pas d’islam s’ils appliquent  une loi pour n’importe quel sujet important ou pas à une autre source, mais ce n’est que du chirk ou du koufr et c’est la jahiliyyah dont l’islam est venu en arracher les racines pour la vie des gens. »

Il a d’autres égarements comme le fait d’accuser notre maitre Youçouf d’avoir commis la fornication, il qualifie notre maitre Mouça d’être quelqu’un de colérique ou nerveux et d’impulsif, que notre maitre Ibrahim adorait la lune puis qu’il a douté, il a prétendu que Allah serait avec chacun d’entre nous au sens propre, qu’Il accompagnerait chacun d’entre nous dans tout endroit, et tout ceux-ci sont des mécréances.

Malheureusement beaucoup d’entre eux, lorsque nous leur apportons les preuves au début ils acceptent et suivent la vérité, mais si tu leur dis que celui qui dit ceci est mécréant et que Sayyid Qoutb a dit cela, ils se rétractent et s’attachent à lui. Ils s’attachent aux hommes et non à la vérité et suivent ce qui convient à leur passion, d’où l’importance de maitriser ces penchants.Le musulman suit la vérité pas les gens aveuglément dans l’erreur, beaucoup de jeunes sont entrainés par lui.

Hizbou t-Tahrir

Leur principe fondateur

Cours 9 (02/03/23):

Leur leader est Taqyyou d-diin an-Nabahaaniyy un palestinien, dans son livre « chakhsiyytou l-islamiyyah » c’est-à-dire « la personnalité islamique » selon lui, a dit : « les actes n’interviennent pas dans la prédestination et que la prédestination n’intervient pas dans les actes. » La prédestination signifie que toute chose est créée conformément à ce que Dieu a voulu et su de toute éternité. Il a donc contredit le sujet de la prédestination bien qu’il se présente comme faisant partie de l’islam.

Il ajoute : « Car c’est l’homme qui les accomplit par sa volonté et son choix. En conséquence de cela, les actes délibérés ne sont pas concernés par la prédestination. » Puis il dit : « le fait que la récompense et le châtiment dépendent de la bonne guidée et de l’égarement prouve que la bonne guidée et l’égarement sont par l’acte de l’homme et non pas de Dieu. » Il prétend de ce fait que l’homme est indépendant de Dieu.

Dans son livre qu’il appelle le système de l’islam il dit la même chose.

En réalité il a rejoint les mou^tazilah en cela qui étaient eux même divisés en plusieurs groupes. Certains disent que l’esclave crée son intention.

Ces paroles sont contraire au Qour’an, au hadith, et à la raison saine.

Parmi les versets qu’il a contredit, il y a le verset de sourate Fourqan / 2 :

وَخَلَقَ كُلَّ شَيْءٍ فَقَدَّرَهُ تَقْدِيرًا

   

[٢]

qui signfie : « Et Il a créé toute chose et lui accorde une prédestination. »

et sourate As-Saffat / 96 :

وَاللَّهُ خَلَقَكُمْ وَمَا تَعْمَلُونَ[٩٦]

ce qui signifie : « Dieu vous a créé ainsi que ce que vous faites. »

et la sourate Al Qamar / 49 :

إِنَّا كُلَّ شَيْءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ [٤٩]

ce qui signifie :  « Certes nous avons crée toute chose avec une prédestination. »

Le mot chay’ englobe tout ce qui entre en existence, les corps les mouvements des esclaves et leur immobilités. Allah est le créateur des actes volontaires et involontaires comme celui qui tremble.

Hors les actes volontaires sont plus nombreux que les actes involontaires. En effet, si chaque acte délibéré des esclaves étaient créés par les esclaves eux même, alors ce que l’esclave aurait créé comme acte serait beaucoup plus nombreux que ce que Allah crée parmi les actes des esclaves.

Allah a confirmé qu’Il est le créateur de toute chose, les actes sont créés, par conséquent Il a créé les escales et leurs actes.

Il est confirmé que la parole de An-Nabahaniyy est une réfutation des textes du Qour’an et du hadith comme le verset de sourate Ar-Roum / 29 :

فَمَنْ يَهْدِي مَنْ أَضَلَّ اللَّهُ وَمَا

   

 لَهُمْ مِنْ نَاصِرِينَ [٢٩]

ce qui signifie : « Qui donc guide celui que Dieu égare » c’est-à-dire que nul ne guide celui qu’Il égare, l’homme ne crée pas sa propre guidée.

Et Allah nous informe à propos de Mouça qu’il a dit sourate Al A^raf / 155 :

إِنْ هِيَ إِلَّافِتْنَتُكَ تُضِلُّ بِهَا مَنْ تَشَاءُ وَتَهْدِي مَنْ تَشَاءُ

ce qui a pour sens : « Ce n’est que par ton épreuve que Tu égares qui Tu veux et guides qui Tu veux »

Ceci lorsque que Mouça s’est absenté pour suivre l’ordre de Dieu d’aller au mont Sinaï, et qu’il a reçu la révélation, il a entendu la parole éternel de Dieu sans que ce soit une langue, un son et des lettres. Il est resté 40 nuits et quand il est revenu il a vu que son peuple s’était égaré par la cause d’un homme du nom de Mouça As-Samiriyy, il a fabrique un veau d’or et a incité le peuple à adorer ce veau en prétendant que c’est le dieu de Mouça. C’est donc dans ce contexte que le verset parle.

 Nul autre que Dieu ne crée la bonne guidée dans le coeur des esclaves.

Dans ce verset 155 de sourate Al A^raf il y a une indication claire que c’est Allah qui crée la bonne guidée dans les coeurs de qui Il veut guider, et c’est Lui qui crée l’égarement dans les coeurs de qui il veut égarer.

Lorsque les mou^tazilah disent que Dieu a voulu la bonne guidée pour l’esclave, mais qu’il a choisit l’égarement ils reviennent à prétendre que Dieu serait impuissant, et c’est un égarement. Les chrétiens les ont suivi en cela, ils disent que Dieu est amour, selon eux c’est l’homme qui a créé le mal. Dire qu’il y a une volonté qui a eu le dessus sur la volonté de Dieu revient à attribuer à Dieu l’impuissance.

Du point de vue de la langue arabe, il y a un pronom « tu » ne se rapporte pas à autre que Allah, il ne peut pas se rapporter à l’esclave.

Cet homme c’est donc opposé à la parole de Dieu, il est mort c’était dans les années 60 et certains d’entre eux existent encore mais ils sont discrets parfois ils sortent durant les élections.

Sa parole est également contraire au verset 110 de sourate al An^am :

وَنُقَلِّبُ أَفْئِدَتَهُمْ

   

 وَأَبْصَارَهُمْ

qui signifie : « Nous faisons changer leurs coeurs et leurs regards. »

Dieu nous informe ici que l’acte de l’esclave que ce soit l’acte par le coeur ou les organes (les yeux) est créé par Allah. Ont-ils une réponse à ce verset ?

Et Allah ta^ala dit dans sourate Al Baqarah /102 :

وَمَا هُمْ بِضَارِّينَ بِهِ مِنْ أَحَدٍإِلَّا بِإِذْنِ اللَّهِ

ce qui signifie : « Et ils ne peuvent nuir à personne hormis par la volonté de Dieu. »

Il s’agit des sorciers. En arabe idhn admet le sens de la volonté ou de l’autorisation mais ici le idhn vient dans le sens de la volonté et non le sens de l’autorisation car Dieu n’autorise pas la sorcellerie. La sorcellerie est un acte volontaire ils ont donc contredit ce verset.

Allah ta^la dit dans An-Niça’ / 78  :

وَإِنْ تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُوا هَٰذِهِ مِنْ عِنْدِاللَّهِ وَإِنْ تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُوا هَٰذِهِ مِنْ عِنْدِكَ

 قُلْ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ

ce qui signifie : « Lorsqu’ils sont touchés par une chose de bien ils disent : “ceci est de la part de Dieu“ et lorsqu’ils sont touchés par une chose mauvaise ils disent : “ceci est de ta faute. Dis les deux sont de la part de Allah » c’est-à-dire que les associateurs accusaient le Prophète.

Et dans sourate saba / 54 :

وَحِيلَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ مَا يَشْتَهُونَ

ce qui signifie : «Et ils ont été empêché de ce qu’ils désirent » ceci est la preuve que l’esclave ne crée pas son acte puisqu’il a été empêché.

Et dans la sourate Houd / 34 :

إِنْ كَانَ اللَّهُ يُرِيدُ أَنْ يُغْوِيَكُمْ

ce qui signifie : « Si Dieu veut vous égarer» La volonté ne concerne pas que le bien, mais la volonté est différent de l’ordre et de l’agrément. Dieu n’ordonne pas et n’agréé pas le mal bien que le mal soit voulu par Lui. Ce n’est pas le même attribut.

Et dans sourate An^am 108 :

كَذَٰلِكَ زَيَّنَّا لِكُلِّ أُمَّةٍ عَمَلَهُمْ

ce qui signifie : «De même Nous avons embellis pour chaque communauté leurs oeuvres »  Certains Dieu a fait qu’ils oeuvrent en bien et d’autres en mal.

Et dans sourate Al Baqarah 7 :

خَتَمَ اللَّهُ عَلَىٰ قُلُوبِهِمْ وَعَلَىٰ سَمْعِهِمْ وَعَلَىٰ أَبْصَارِهِمْ غِشَاوَةٌ

ce qui signifie : « Allah a scellé leurs coeur leur ouïe et leur vue par un voile (abstrait)»

Et dans sourate An Niça’ / 155 :

بَلْ طَبَعَ اللَّهُ عَلَيْهَا بِكُفْرِهِمْ فَلَا يُؤْمِنُونَ إِلَّا قَلِيلًا[١٥٥]

ce qui signifie : « Allah a voilé leurs coeurs en raison de leur mécréance. »

 Et dans sourate Younous /100 :

وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَنْ تُؤْمِنَ إِلَّابِإِذْنِ اللَّهِ

ce qui signifie : « Pas une âme ne peut être croyante si ce n’est par la volonté de Dieu»

Et dans sourate At-Takwir / 29 :

وَمَا تَشَاءُونَ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ اللَّهُ رَبُّ الْعَالَمِينَ[٢٩]

« Et vous ne voulez que si Dieu le veut Lui le seigneur des monde » Ici il y a deux choses, le fait de vouloir une chose ou de ne pas la vouloir est par la volonté de Dieu, et ce que nous voulons n’a lieu que si Dieu le veut. Ceci est la preuve que nous ne créons pas nos actes.

Al-Bayhaqiyy a rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit lorsqu’il a été interrogé sur la destinée :

مَا شِئْتَ كَانَ، وإنْ لم أشَأْ                                    

                                       وَمَا شِئْتُ إن لَمْ تَشأْ لَمْ يكنْ

خَلقْتَ العِبَادَ لِمَا قَدْ عَلِمْتَ                                  

                                               فَفِي العِلْمِ يَجري الفَتَى وَالْمُسِنْ

عَلَى ذَا مَنَنْتَ، وَهَذا خَذلْتَ،                                         

                                       وذاكَ أعنتَ، وذا لم تعن

مِنْهُمْ شَقِيٌّ، وَمِنْهُمْ سَعِيد                                     

                                               وَمِنْهُمْ قَبِيحٌ، وَمِنْهُمْ حَسَنْ

ce qui a pour sens :

Ce que Tu veux est, même si moi je ne le veux pas

                                                                                   Et ce que je veux, si Tu ne le veux pas, n’est pas

Tu crées les esclaves conformément à ce que Tu sais

                                                           Conformément à Ta science agissent le jeune et le plus âgé

À celui-là Tu accordes la réussite et cet autre Tu ne l’accordes pas

                                                                       Et celui-ci Tu l’aides et cet autre Tu ne l’aides pas

Parmi eux des malheureux et parmi eux des heureux

                                                                       Voilà que celui-là est laid et que cet autre est beau

Et le Prophète a enseigné à sa fille Zaynab la parole :

(( ما شاءَ اللهُ كانَ وما لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ ))

ma cha’a l-Lahou kana wama lam yacha’ lam yakoun

qui signifie : « Ce que Dieu veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas. » Rapporté par Abou Dawoud

Pour ce qui est de Hizbou t-Tahrir, soit disant de la libération bâtit en 195.. à Beyrouth il est mort en 1979 1400 de l’hégire parmi les choses à cause desquelles ils se sont égarés de la communauté, il y a leur parole que celui qui meurt sans avoir fait un pacte d’allégeance pour un calife sera mort d’une mort anté-islamique, c’est-à-dire de la mort des idolâtres. Selon leur parole, chaque musulman qui meurt depuis plus de cent ans, sa mort est une mort anté-islamique, car il n’y a plus de calife depuis cette époque.

En ce qui concerne le califat général qui régule les affaires des musulmans dans leur totalité, il s’est interrompu depuis une plus longue période. A savoir bien avant le califat des ottomans.

Lorsque les musulmans ont délaissé la désignation d’un calife de nos jours, ils ont eu une excuse, c’est-à-dire que les administrés ont une excuse. Aujourd’hui, les gouvernés n’ont pas la capacité de désigner un calife. Quel est donc leur péché alors que Allah ta^ala dit :

لا يُكلفُ اللهُ نفسًا إلا وُسعها

(la youkallifou l-Lahou nafsan ‘il-la wous^aha)

[sourat Al-Baqarah / 286] ce qui signifie : « Allah ne charge la personne que de ce dont elle est capable ».

Ces paroles font partis de leur déformation des textes, puisque dans le hadith il est dit :

))من خلع يدًا من طاعة لقي الله يوم القيامة لا حجة له، ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية((

[Rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui se rebelle de l’obéissance après avoir fait allégeance viendra au jugement de Dieu sans avoir d’argument en sa faveur, et celui qui meurt [après cette rébellion] sans avoir prêter allégeance pour un calife meurt d’une mort jahiliyyah. » Et ils mentionnent aux gens la fin du hadith, et il le répète :

))ومن مات وليس في عنقه بيعة مات ميتة جاهلية((

ce qui signifie : « et celui qui meurt [après cette rébellion] sans avoir prêter allégeance pour un calife meurt d’une mort jahiliyyah. » en les faisant croire que cette menace est réservée pour ceux qui n’abordent pas le sujet du calife selon leur compréhension.

Et le sens du hadith n’est pas tel qu’ils prétendent, mais c’est que celui qui se rebelle contre un calife et qui reste sur cet état de rébellion jusqu’à la mort, alors sa mort sera une mort de jahilliyyah, tout comme cela indique le hadith de Mouslim rapporté par ibnou ^Abbas :

من كره من أميره شيئًا فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبرًا فمات عليه إلا مات ميتة جاهلية

Ce qui signifie : « Celui qui n’apprécie pas quelque chose [c’est-à-dire qu’il commet des injustices] de son gouverneur, qu’il patiente avec lui, il n’y a pas une personne qui s’est insurgé contre le calife d’un empan et qui meurt ainsi sans qu’il ne meure d’une mort de jahiliyyah [c’est-à-dire grand pécheur]. »

Sa parole (fa mata ^alayhi) est une parole explicite que celui qui meurt dans un état de rébellion c’est lui qui va mourir dans un état de jahiliyyah. Et ce qui indique également cela c’est le hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agréé qui a rapporté que le prophète a dit :

من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فمات مات ميتة جاهلية

Ce qui signifie : « Celui qui sort de l’obéissance au calife et qui quitte le groupe des musulmans [ceux qui ont prêté allégeance] et qui meurt ainsi [sans le repentir de sa rébéllion] alors il mourra d’une mort jahiliyyah –anté-islamique– [c’est-à-dire sur le grand péché].

Celui qui récite ce verset jusqu’à la fin trois nuits de suite le chaytan ne rentre pas dans cette maison. Aussi le fait de dire la basmalah en rentrant lorsqu’on ferme la porte empêche le chaytan de rentrer.

Ainsi il provoque des conflits qui n’ont pas de sens, leur fondateur T N a prétendu être moujtahid et s’est mis à parler dans la religion tout en étant ignorant, et il s’est retrouvé à démentir Allah et la sounnah de Son messager. Il a violé l’unanimité sur des questions de fondements de religion et dans les sujets secondaires c’est-à-dire les jugements.

Les paroles qu’ils ont dite est une illustration de déformation des textes, c’est-à-dire la signification.

Le hadith est :

 ‏مَنْ خَلَعَ يَدًا مِنْ طَاعَةٍ لَقِيَ اللَّهَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏ ‏لَا حُجَّةَ ‏ ‏لَهُ وَمَنْ مَاتَ وَلَيْسَ فِي عُنُقِهِ ‏ ‏بَيْعَةٌ ‏ ‏مَاتَ مِيتَةً جَاهِلِيَّةً

ce qui signifie : « Celui qui se désengage de l’obéissance au Calife viendra sans avoir aucune preuve pour se défendre au jour du jugement, et celui qui sera mort sans avoir prêté allégeance au Calife sera mort comme dans une mort de jahiliyyah. » Rapporté de ^abdou lLah ibn ^Oumar par Mouslim.

Ils ont interprété « une mort de jahiliyyah » en disant que c’est de la mécréance ; Ils ont fait croire aux gens que ceci s’applique à tous ceux qui les contredisent en leur interprétation.
Le sens du hadith n’est pas ce qu’ils prétendent mais plutôt que celui qui se rebelle contre le calife et continu ainsi jusqu’à la mort sans se repentir sa mort sera une mort anté-islamique, ici ce qui est visé c’est grand pécheur et non idolâtre comme ils prétendent. La preuve est la version rapporté par Mouslim d’apres ibn ^abbas dans lequel le Prophète a dit :

مَن كَرِهَ مِن أمِيرِهِ شيئًا فَلْيَصْبِرْ، فإنَّه مَن خَرَجَ مِنَ السُّلْطانِ شِبْرًا فماتَ عليه إلّاماتَ مِيتَةً جاهِلِيَّةً

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son gouverneur qu’il patiente parce qu’il n’y a pas quelqu’un qui se rebelle d’un empan sans qu’il ne meurt d’une mort de jahilyyah. »

La parole du Prophète « qui meurt ainsi » est explicite dans le fait que c’est celui qui meurt en état de rébellion face au calife. 

De plus dans la version d’après abou Hourayrah il est dit :

وخرَجَ مِن الطاعَةِ ومَن فارَقَ الجمَاعَةَ فماتَ مات فميتُتُهُ جاهليةٌ

ce qui signifie : « Celui se rebelle, quitte la majorité et meurt ainsi il meurt d’une mort de jahiliyyah. »

Ce qui indique ceci est le hadith rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim d’après Houdhayfah ibnou l Yaman que le prophète a décrit les gens qui appellent les gens au porte de l’enfer comme ceux à notre époque qui diffuse la croyance des wahhabites, hizbou l-ikhwan et les faux-soufiyy.

Dans ce hadith il a dit :

فالزمَ جماعَةَ المسلمينَ وإمامَهم

ce qui signifie : «Attachez à l’ensemble des musulmans et à leurs imams. » Le compagnon a posé la question :  فإِنْ لم تَكُنْ جماعَةٌ ولَا إمامٌ c’est-à-dire : « s’ils n’ont pas de groupe et d’imam ? » le Prophète a répondu :

 فاعتزِلْ تِلْكَ الفِرَقَ كُلَّها ولَو أنْ تَعَضَّ بأصلِ شجَرَةٍ حتى يُدْرِكَكَ الموتُ وأنتَ كذلِكَ

« qu’il se mette à l’écart des tous ces groupes. »

Ici le Prophète n’a pas dit que celui qui ne trouve pas d’imam va mourir d’une mort anté-islamique.

Par ailleurs leur compréhension est très contraignant du fait que les musulmans sont incapables aujourd’hui de nommer un calife. Dieu dit :

لا يُكلفُ اللهُ نفسًا إلا وُسعها

(la youkallifou l-Lahou nafsan ‘il-la wous^aha)

[sourat Al-Baqarah / 286] ce qui signifie : « Allah ne charge la personne que de ce dont elle est capable ».

Il s’avère clairement l’infondé de leur propos, et leur supercherie est clair, et leur objectif est de perturber les musulmans et les inciter à faire allégeance à leur leader, lui qui a prétendu le califat et son groupe lui a fait allégeance sur cela. Il a partagé les territoires selon ces trois fils, il a appelé un des ces fils émir de l’Irak, l’un de Cham et un troisième gouverneur d’Egypte. Il a appelé sa femme la mère des croyants.

Maintenant que leur leader est mort, ils ont désigné un successeur qui est au Danemark et selon lui il a appliqué une peine légale pour quelqu’un qui a commis la fornication.

A Londres il y a un jeune anglais qui est entré en islam et a appris avec notre association,  il a appris la langue arabe et réciter correctement. Il est parti une fois à la prière du vendredi et il s’est avéré que le khatib a dit : « il n’y a pas d’islam sans calife. »

Ces groupes sont plus dangereux que les non croyant avérée qui ne se revendique pas de l’islam car ils se font passer pour des musulmans.

Alors il a su que c’était quelqu’un de ce groupe, s’il n’avait pas appris il serait resté et aurait prier derrière cet égaré.

Même la prière il ne la considère pas obligatoire tant qu’il n’y a pas de calife. Il y avait à Tripoli une personne dans l’assemblée lorsqu’il y a eu la prière de ^Asr et il a été dit à l’un d’entre eux de se lever pour faire la prière et il a répondu : ce n’est pas obligatoire jusqu’à ce qu’il y ait un calife. Ces gens se jouent de la religion.

Leur mauvaise croyance

Plus grave que cet égarement, il y a leur parole selon laquelle l’esclave crée ses actes délibérés fait par la personne volontairement et non pas des actes involontaires qui est fait indépendamment de la volonté. Ceci revient à attribuer à l’esclave un attribut de Dieu qui est le fait de créer.

Ils ont contredit la parole de Allah ta^ala :

اللهُ خالِقُ كلِّ شىء

(Allahou khaliqou koulli chay’)

[sourat AzZoumar / 62] qui signifie : « Allah crée toute chose ». En effet, le terme chay’ ici englobe le corps et ses actes qui sont faits par le corps volontaire ou involontaire. Ils ont également contredit Sa parole ta^ala :

هل من خالقٍ غيرُ اللهِ

(hal min khaliqin ghayrou l-Lah)

[sourat Fatir / 3] qui signifie : « Il n’y a pas de créateur autre que Allah », c’est une question réthorique qui n’attend pas de réponse, tout comme dans le verset « hal antoum mountahoun ». Aujourd’hui il y a un groupe au Liban et ailleurs qui ont la croyance des mou^tazilah et il s’agit donc de hizbou t-tahrir. Le terme hizb signifie le partie et il est souvent utilisé pour la politique mais n’a pas que ce sens. Dans certaines de leurs publications, il y a cette parole de mécréance à savoir que ce que fait l’esclave délibéré, ne serait pas prédestiné par Dieu, que ce qui est prédestiné c’est uniquement les actes involontaires de l’homme. Les gens de la vérité c’est-à-dire les sunnites la majorité de ce qui se disent musulmans ont pour croyance que les actes de l’esclave sont une création de Dieu et un acquis pour les esclaves. Ils se sont ainsi écartés de ce qu’est la croyance de ahlou ssounnah wal-jama^ah, que ce soit les compagnons ou ce qui les ont suivis correctement. Abou Ja^afar at-tahaawiyy a dit : « Les actes des esclaves sont une création de Dieu et un acquis des esclaves » et cela fait l’objet de l’unanimité chez Ahlou ssounnah wal-jama^ah depuis les compagnons jusqu’à son époque, il n’exprime pas une opinion personnelle mais il parle de la croyance de la communauté et non pas de ceux qui s’en sont distingués comme les mou^tazilah, et la majorité de ceux qui se disent musulmans ont la croyance des compagnons. Quant à la communauté de Mouhammad, elle a la même croyance jusqu’au Jour du jugement, et ceci est un défi. Quoique fasse les égarés pour éloigner les gens de la croyance ils ne pourront pas faire comme ce qu’ils ont fait avec les communautés antérieurs comme pour ^Iça par exemple, elle restera majoritaire et sur cette croyance.

ainsi que Sa parole :

قل إنَّ صلاتي ونُسُكي ومحيايَ ومماتِي للهِ ربِّ العالمينَ لا شريكَ له

(qoul ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati li l-Lahi Rabbi l-^alamina la charika lah)

[sourat Al-‘An^am / 162] qui signifie : « Dis : ma prière, le sacrifice  que je fais, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé ». Allah a fait que la prière et le sacrifice (rituel d’adorations comme l’égorgement) qui sont tous deux des actes délibérés de l’esclave, tout comme la vie et la mort qui ne sont pas des actes délibérés de l’esclave sont tous créés par Lui. Nul ne s’associe à Lui en cela ce n’est pas l’esclave qui crée quoi que ce soit c’est-à-dire que c’est Lui Qui fait surgir tout cela du néant à l’existence.c’est-à-dire faire passer de l’état de l’inexistence à l’existence. Ces ayah ont indiqué que tout ce qui entre en existence, que ce soit un corps, un mouvement, une immobilité, une couleur, une réflexion, une douleur, un plaisir, une compréhension, une impuissance, une faiblesse, tout cela existe par le fait de faire exister propre à Allah ta^ala et à nul autre que Lui. En effet, les esclaves agissent et ne créent rien. Ceci est conforme à l’Unanimité des musulmans, à ce sur quoi était la première partie des musulmans, et la majorité d’entre eux jusqu’à nos jours sont sur cette croyance. Certains chites ont rejoint les mou^tazilah dans cela.

Parmi les ayah qui indiquent que l’esclave ne crée pas ses actes de façon absolue, que ce soit les actes délibérés ou autres, il y a la parole de Allah ta^ala :

 فلم تقتُلوهم ولكنَّ اللهَ قتلَهم 

(fa lam taqtoulouhoum wa lakinna l-Laha qatalahoum)

[sourat Al-‘Anfal / 17] ce qui signifie : « Vous ne les avez pas tués mais c’est bien Allah Qui les a fait mourir ».c’est-à-dire ce n’est pas vous qui a crée leur mort mais c’est Dieu qui a créé bien que ce sont musulmans qui ont agit.Bien que ce sont les musulmans qui ont combattu et qui ont tué, Allah leur a renié le fait qu’ils aient tué de par la réalité (la création de la mort). En effet, cette mort que les compagnons ont donnée a bien eu lieu mais lorsqu’ils ont tué, ce ne sont pas eux qui ont créé la mort mais c’est Allah Qui l’a créée. Eux, ils ont agi dans le sens qu’ils ont acquis ces actes. Selon l’apparence, ce sont eux qui ont tué mais c’est Allah Qui a créé cela c’est-à-dire que c’est Allah Qui l’a fait surgir du néant à l’existence.  Dieu nous a appris que tous les actes volontaires du point de vue de leurs acquisitions sont attribués mais du point de vue de leur création c’est l’attribut de Dieu et il n’a pas d’associer en cela. Contredire à ce propos est de l’association car il aura attribuer l’attribut qui est propre à Dieu à une créature. On leur dit l’être de l’esclave est un seul on a une âme, un corps et c’est Dieu qui le crée et ils ont considéré que les actes des esclaves qui sont encore plus nombreux chaque jour sont la création de l’esclave. Leur croyance mène à dire que les créatures de l’esclave serait plus nombreux que celles de Dieu, et quelle abominable croyance que celle-là. La croyance des sunnites est que Dieu est le créateur de toutes choses.

Suite à cette ayah, Allah ta^ala dit :

وما رَمَيْتَ إذ رَمَيْتَ ولكنَّ اللهَ رمى 

(wa ma ramayta ‘idh ramayta wa lakinna l-Laha rama)

[sourat ‘Anfal / 17]. « ce n’est pas toi qui a créé le lancer lorsque tu as lancé mais c’est Allah qui a créé le lancer » Ainsi Il a nié le fait que le Messager de Allah ait tiré (la flèche). Il l’a nié du point de vue de la réalité, de par le fait de faire exister c’est-à-dire de faire surgir du néant à l’existence. Cela veut dire : Ce n’est pas toi qui a fait exister le fait de tirer, ce n’est pas toi qui l’a fait exister mais c’est Allah Qui l’a créé, c’est Allah Qui a fait exister le fait que tu as tiré. C’est-à-dire que d’un point de vue, Allah a nié le fait que le Messager ait lancé et d’un autre point de vue Il l’a confirmé pour Lui-même. Qui a créé l’acte, Il a nié le fait que ce soit créé par le Messager et Il a confirmé que le Messager a acquis cet acte c’est-à-dire qu’il l’a fait sans qu’il en soit le créateur. De tout cela on en comprend que l’esclave ne crée pas ses actes mais les acquiert c’est ce qu’on appelle « al kasb » le fait d’orienter son intention vers un acte et Dieu crée l’acte tout comme il crée l’intention. Du point de vue de l’acquisition c’est bien le Messager qui l’a fait mais du point de vue de la création c’est Allah qui a crée et ceci est la croyance de Ahlou s-sounnah. Que Dieu maudisse Hizbou ttahir qui ont prétendu être des gens de la vérité.

Beaucoup de savants les ont répliqué chaykh Jamil Halim a écrit aussi un livre.

Les tahririyy ont contredit ces deux ayah claires et explicites et l’autre ayah qui est encore plus explicite à savoir le verset « qoul inna salatii.. ».

L’Imam Abou Hanifah a dit : أعمالُ العِبادِ فِعلٌ منهم وخلقٌ للله « Les actes des esclaves proviennent d’eux mais sont créés par Allah ». C’est sur cette croyance qu’étaient les prédécesseurs, les Salaf de cette communauté et leurs successeurs, ceux qui les ont suivis. Ceux qui ont contredit à ce sujet sont en contradiction avec le Livre de Allah et en contradiction avec le hadith du Messager de Allah.

Al-Boukhariyy et autres ont rapporté que le Messager r disait quand il terminait un pèlerinage, une ^oumrah ou une conquête :

(( لا إله إلا الله وحده لا شريك له نصر عبده وأعز جنده وهزم الأحزاب وحده ))

(La ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, nasara ^abdah wa ‘a^azza joundah wa hazama l-‘ahzaba wahdah)

ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé, Il a donné la victoire à Son esclave, Il a donné la gloire à Son armée et Il a vaincu les factions ennemies, Lui seul ». Le Messager de Allah r a exprimé que le fait de vaincre les factions ennemies est une création de Allah ta^ala Lui seul. Nul ne s’est associé à Lui en cela. Bien que selon l’apparence il est provenu de la part des soldats des musulmans que l’ennemi a perdu. Ceci est la plus explicite des explications.

Egalement Hizbou t-tahrir ont prétendu qu’avant la révélation les prophètes ne seraient pas préservés des grands péchés.

De plus ils ont prétendu que la marche pour aller faire la fornication n’est pas un péché des pieds, c’est uniquement l’acte de la fornication qui est interdit.

Dans un hadith le prophète a dit : وزِنا الرِّجْلَيْنِ المَشْيُ ce qui signifie : « et les préliminaires à la fornication des pieds c’est la marche. »

Ici on comprend bien qu’il y a un péché dans la marche.

An-Nawawiyy a confirmé ce jugement dans son explication de Mouslim.

Egalement ils se rendent permis le fait de serrer la main ou faire la bise à une femme, au point qu’ils ont dit que regarder la femme ajnabiyyah est interdit en s’appuyer sur un verset du Qour’an, et ceci est ceci vrai, cependant ils prétendent ensuite que c’est permis de l’embrasser. Un frère les a répliqué leur a dit : omment il embrasse sans le regarder et ces imbéciles ont dit : il ferme les yeux par entêtement.

Ils prétendent se baser sur la bay^ah le pacte, ils disent que le Prophète aurait tendu la main aux hommes et aussi aux femmes.

Pour leur réplique par le hadith rapporté par ibn Hibban : إنِّي لا أُصافِحُ النِّساءَ  qui signifie :« Certes, je ne serre pas la main aux femmes. »

Et il y a le hadith at-Tabaraniyy dans son Mou^jam l-kabir et ibn hajar l’a jugé haçan dans lequel le prophète a dit : لَأنْ يُطعَنَ أحدكم  بحديدة في راسه خيرٌ له أن يمَسَّ امرأةً لا تَحِلُّ له ce qui signifie : « Que l’un d’entre vous prenne une barre de fer dans la tête est préférable pour lui que de serrer la main d’une ajnabiyy.»

Il y a d’autres ayah encore qui indiquent que les esclaves ne créent pas leurs actes de façon catégorique et absolue, comme la parole de Allah :

 واصبِرْ وما صبرُك إلا بالله

(wasbir wa ma sabrouka ‘il-la bi l-Lah)

[sourat An-Nahl / 127] ce qui signifie : « Patiente, mais ta patience n’est que par la création de Allah ». Ainsi que Sa parole :

 وما توفيقِي إلا بالله 

(wa ma tawfiqi ‘il-la bi l-Lah)

ce qui signifie : « Ma réussite n’est que par la création de Allah ».

Ceci vient dans le sens de faire surgir du néant à l’existence. La réussite dans le fait de réconcilier provient de Dieu.

Cependant, si l’on vise par le terme khalaqa le fait de donner une forme, de calomnier ou de prévoir de faire, il est valable de l’attribuer aux esclaves. Ainsi Allah ta^ala dit au sujet de ^Iça ^alayhi s-salam :

 وإذ تخلُقُ من الطينِ كهَيْئَةِ الطير 

(wa’idh takhlouqou mina ttini kahay’ati ttayri)

[sourat Al-Ma‘idah / 110]. Ici takhlouqou signifie : « tu donnes forme à un volatile à partir de la terre». Cela ne veut pas dire que tu fais surgir le volatile du néant à l’existence. C’était une chauve souris qui est un animal étonnant, il vole sans plume, qui allaite, a des menstrues et voit qu’à deux moment de la journée en début et fin. Par la volonté de Dieu ^Iça a eu ce miracle et lorsque la chauve arrivait à perte de vue elle disparaissait.

Il ya deux points fondamentaux de ahlou ssounnah, le premier est qu’Il ne ressemble pas à Ses créatures et le second est qu’Il est l’unique créateur.

Il en est de même au sujet de Sa parole ta^ala :

 فتباركَ اللهُ أحسنُ الخالِقين 

(fatabaraka l-Lahou ‘ahsanou l-Khaliqin)

[sourat Al-Mou’minoun / 14] al-khalq ici dans cette ayah signifie le fait de destiner, de prévoir et non pas le fait de faire surgir du néant à l’existence. En effet, le sens de la ayah est que Allah est le plus parfait de ceux qui prédestinent, c’est-à-dire que ce que Allah prédestine a lieu alors que ce que les esclaves prévoient de faire n’a pas forcément lieu.

Cours (11/05/23) : Ceux qui prévoient des choses c’est-à-dire autre que Dieu, ce qu’ils prévoient est sujet à erreur, et il est également possible que cela ne se réalise pas. Tandis que ce que Dieu prédestine il est indispensable qu’il se produise et ait lieu.

Tout ce qui entre en existence dans ce monde est par la prédestination de Dieu. Dieu a prédestiné de toute éternité ces créatures dans leur totalitén ce qui en a existé est entré en existence et ce qui va exister entrera en existence et ce, sans fin comme le Paradis et l’enfer, tout cela est par la prédestination de Dieu.

Ahlou s-sounnah ont dit que les créatures ont des actes par lesquels il sont obéissants ou désobéissants, et que ces actes sont créés par Dieu c’est-à-dire que ce n’est pas l’esclave qui ne crée quoique ce soit.

Dieu est le seul qui crée les créatures et il n’y a pas d’autres créateurs pour les créatures sinon Lui.

Les mou^tazilah s’attachent à la parole de Dieu dans sourate Al Mou’minoun/ 110 pour prétendre que autre que Dieu serait créateur.

Abou Haçan a dit la ilaha illah c’est-à-dire il n’y a d’autre créateur que Dieu.

Ils ont prétendu qu’il y aurait beaucoup de créateurs et que Dieu serait le meilleur d’entre eux.

La réponse est que ce verset ne traite pas de la création et qu’il est mis hors de son contexte. Ce verset comporte le sens de khalaqa dans le sens de prédestiner et de prévoir et non dans le sens de donner l’existence à ce qui n’existe pas.

Allah ta^ala dit :

 وتخلقون إفكا 

(watakhlouqouna ‘ifka)

[sourat Al-^Ankabout / 18] ce qui signifie : « Et vous prétendez des choses calomnieusement ». et ce sens ne sied pas à Dieu. On dit ikhtalaqa c’est-à-dire fomenter une information, Il a attribué aux associateurs le fait de prétendre des choses calomnieusement et mensongèrement, et non pas qu’ils créent la calomnie ni qu’ils la font surgir du néant à l’existence.

Que al-khalq vienne dans le sens de « prévoir de faire » est connu chez les anciens arabes.

Un poète a dit :

ولأنت تفرِي ما خلقتَ وبعــضُ      القومِ يخلُقُ ثم لا يفري

wa la’anta tafri ma khalaqta wa ba^d           ou
           l-qawmi yakhlouqou thoumma la yafri

c’est-à-dire que le poète disait à celui dont il fait les louanges : « Toi tu prévois de faire quelque chose et tu exécutes ce que tu as prévu de faire, mais d’autres que toi prévoient de faire des choses mais n’appliquent pas ce qu’ils ont prévu de faire ».

Ces trois sens le fait de calomnier, ou prévoir et façonner sont valides d’être attribué à l’esclave.

Il y a de nombreuses personnes qui de nos jours s’expriment avec des paroles qui portent à confusion, et s’ils avaient fait preuve de crainte en se limitant à ce qui est parvenu dans le Qour’an, cela aurait été mieux pour eux.

Il y a aussi un quatrième sens de khlaqa qui est le fait de polir, poncer. Le sens qui est propre à Dieu est le sens de la création à savoir donner l’existence à ce qui n’existe pas, et dans ce sens Al khalq n’est pas attribué à autre que Dieu comme dans le verset : « hal min khaliqin ghayrou l-Laah »et le verset « Allaahou khaliqou koulli chay’ ».

Ordonner le bien et interdire le mal

Au titre du reniement de ce qui est blâmable et de l’ordre de ce que Allah a rendu obligatoire à Ses esclaves, il est un devoir de réprouver tout ceux-là. Il est un devoir de mettre les gens en garde contre ces groupes et contre tout groupe qui contredit ce sur quoi les musulmans se maintiennent depuis les compagnons jusqu’à cette époque en formant la majorité de la communauté.

Ces égarés ne sont que de petits groupuscules par rapport au grand nombre des gens de Ahlou s-Sounnah.

Le Messager de Allah r a recommandé de s’attacher au groupe majoritaire, à la majorité. Il a été confirmé du Messager de Allah r qu’il a dit :

عليكم بالجماعةِ وإياكم والفُرقة فإنَّ الشيطانَ مع الواحِدِ وهو منَ الاثنينِ أبعدُ،

 فمن أرادَ بُحْبوحَةَ الجنةِ فليَلْزَمِ الجماعة

(^alaykoum bi l-jama^ah wa ‘iyyakoum wa l-fourqah fa’inna ch-chaytana ma^a l-wahidi wahouwa mina l-‘ithnayni ab^ad ; faman ‘arada bouhbouhata l-jannati falyalzami l-jama^ah)

[rapporté par AtTirmidhiyy dans son Jami^. Il a dit que c’est un hadith haçan, fiable, sahih, sûr, ainsi que Ibnou Hibban, Ibnou Majah et autres qu’eux] ce qui signifie : « Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le chaytan est proche de la personne seule et plus éloigné de deux que de la personne isolée. Celui donc qui recherche les hauts degrés du Paradis, qu’il s’attache à la majorité ».

Dans ce hadith le Messager a dit :

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قال رسول الله صلى الله عليه و سلم :

أوصيكُم بأصحابي ، ثمَّ الَّذينَ يلونَهم ، ثمَّ الَّذينَ يلونَهم ثمَّ يفشو الكذبُ

ألا لا يخلوَنَّ رجلٌ بامرأةٍ إلّا كانَ ثالثَهما الشَّيطانُ علَيكُم بالجماعةِ وإيَّاكم والفُرقةَ فإنَّ الشَّيطانَ معَ الواحدِ وَهوَ منَ الاثنَينِ أبعدُ مَن أرادَ بَحبوحةَ الجنَّةِ فلْيلزَمُ الجماعةَ 

ce qui signifie : « Je vous recommande de suivre mes compagnons puis ceux qui vont les succéder puis ceux qui vont les succéder ensuite le mensonge se propagera. Toutes les fois où un homme se trouve seul à seul en présence d’une femme le diable aura un grand effet sur eux. Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le chaytan est proche de la personne seule et plus éloigné de deux que de la personne isolée. Celui donc qui recherche les hauts degrés du Paradis, qu’il s’attache à la majorité ».

La meilleur communauté après les prophètes ce sont les gens de la communauté de Mouhammad, et au sein de cette communauté les meilleurs d’entre eux sont ceux du premier siècle, puis ceux du deuxième puis ceux du troisième.

Les musulmans des trois premiers siècles sont les meilleurs notamment parce que le mensonge ne s’est propagé à plus large échelle qu’après ces trois premiers siècles.

En effet, il y a eu des gens qui avaient déviés même à l’époque des compagnons mais ils n’étaient pas très nombreux si ce n’est qu’après les trois cents premières années.

A l’époque des compagnons environ trente cinq ans après le décès du Prophète des gens qui ont dévié de ce sur quoi était les compagnons.

Il y a un petit groupe qui s’est singularisé et a contredit ce sur quoi étaient les compagnons en terme de croyance, puis lors de la troisième centaines ils sont devenus plus nombreux, mais ceux qui se sont singularisés sont peu nombreux par rapport à ceux qui se sont attachés à la voie des compagnons. Le nombre de groupe a atteint soixante-douze mais tous ceux qui les composent sont un faible nombre.

La grande majorité est restée sur la croyance des compagnons, et la majorité a demeuré sur la croyance des compagnons celle de leur successeur et celle des successeurs des successeurs en terme de croyance.

Mais en terme de bonnes œuvres il y a une grande différence entre les compagnons et ceux qui les ont succédé. Les compagnons se soutenaient les uns les autres, notamment lorsqu’ils sont dans le besoin, ils faisaient preuve d’altruisme. Il y avait parmi eux une fois un qui était assoifé et son frère aussi était assoifé il l’a donné, et le deuxième a fait la même chose il a donné à un troisième et le troisième a donné à un quatrième au point qu’ils sont tous morts de soif et personne n’a bu de cette eau.

Les compagnons s’aimaient et faisaient preuve de tendresse les uns les autres, et ceux du deuxième siècles il y avait aussi parmi eux ce qui avient un bon caractère.

Dieu a fait leur éloge dans le Qour’an dans Sa parole dans sourate Al Hachr / 9:

وَيُؤْثِرُونَ عَلَىٰ أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ

ce qui signifie : « Ils font preuve d’altruisme »

S’ils n’avaient pas ce trait de caractère ils n’auraient pas autant propagé l’islam en seulement vingt cinq ans, et toutes ces conquêtes ont notamment eu lieu durant le califat de ^Oumar.
Le chaykh a dit : Si leur ardeur est comme la notre l’islam ne serait pas sorti de la péninsule arabique. 

« et gardez-vous de la dispersion » c’est-à-dire rester sur la croyance du Messager et des compagnons ce sont eux les plus nombreux jusqu’à la fin de ce monde. Le prophète a mis en garde le fin de se marginaliser et ces trois groupes que nous avons étudié ce sont singularisés et ceux sont des égarés.

« Celui donc qui recherche les hauts degrés du Paradis, qu’il s’attache à la majorité ». c’est-à-dire qu’il ne quitte pas la croyance des sunnites. Le Paradis n’est pas égale pour tous les gens. Quant à celui qui s’écarte de la majorité il s’exposera au feu de l’enfer.

18/05

Le Chaykh a dit : La meilleur des œuvres est de s’attacher à la voie de Ahlou ssounnah, de persévérer sur voie en terme de croyance et de lois et d’appeler les gens à apprendre cette voie. Ceci est la meilleur des voies car le Messager a dit :

عليكم بالجماعةِ وإياكم والفُرقة

ce qui signifie : « Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion »

Ce qui est visé par la jama^ah ce n’est pas la prière en assemblée mais les compagnons du Prophète et ceux qui les ont suivi.

Il a été rapporté plusieurs hadith sur le fait de s’attacher à la jama^ah entre autre le hadith dans lequel le Prophète a dit :

سِتَّةٌ لَعَنُهُم اللهُ وَكُلُّ نَبِيٍّ مُجَاب: وَالتَّارِكُ لِسُنَّتِي المُفارِقُ لِلجماعة

qui signfie : « 6 catégories de gens que Dieu a maudit et que tous prophètes exaucés a maudit, parmi eux : Celui qui délaisse ma sounnah et se sépare de ma jama^ah. » La sounnah ici c’est la croyance et les lois du prophète et la jam^ah c’est à dire ce qui se sépare de la voie des compagnons et ceux qui les ont suivi.
Dans ce hadith il y a en cela une grande incitation à suivre la voie de Ahlou s-sounnah et à délaisser le fait de s’en singulariser pour rejoindre ce qui la contredit.

Le Prophète a informé que celui qui délaisse la voie de Ahlou s-sounnah en terme de croyance et de pratique et qui suit autre que cela c’est quelqu’un qui est maudit par Allah et par les prophètes.

La louange est à Allah et nous le remercions pour nous avoir faciliter la croyance des sunnites de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah. Nous louons Allah et le remercions pour avoir fait de nous des gens attachés à la voie des gens de la vérité tant en terme de croyance que de lois surtout dans cette époque dans laquelle nous vivons où ceux qui appellent à autre que cette voie sont devenus nombreux et ils utilisent différentes sortes de duperies et de stratagèmes pour égarer les gens.

Ces gens là qui appellent à l’égarement sont de deux catégories:

-une catégorie d’entre eux qui prétendent détenir la science de la religion (chari^ah) et qui sont sur la vérité et personne d’autre qu’eux ne l’est, ce sont les wahhabites, hizbou l ikhwan le partie de Sayyid Qoutb (soit disant Al jama^ah islamiyah entre autre),, hizbou t-tahrir.  (le partie de la libération, ils renient la prédestination) Ces groupe ont contredis la voie des sunnites qui est la voie des compagnons et ceux qui les ont suivis de génération en génération jusqu’à notre époque.

-une deuxième catégorie qui sont nombreux, ils se prétendent être des soufis, être des gens attachés aux voies  de tariqah et aux mystiques. Le plus nombreux à notre époque sont les chaadhiliyy (en référence à un saint Abou l-Haçan Ach-Chadhiliyy orginaire du Maroc, il est mort en Egypte alors qu’il allait faire le pèlerinage. Il avait pour chaykh ^Abdou s-salam ibn Mchich il a été dit celui qui le visite à une bonne nouvelle, il est enterré près de Tanger dans une montagne.)  YachrouTiyy (en référence à ^Aliyy nourou d-Din Al Yachroutiyy originaire de Bizert en Tunisie il a vécu en Palestine, beaucoup de gens ont profité de lui il suivait la tariqah chadhiliyyah et des gens qui se sont égarés ce sont réclamés de lui alors qu’il est innocent d’eux, de son vivant il disait que ces gens ne le suivaient pas.) Ces deux savants sont innocent de ceux qui à notre époque se réclame d’eux.

Parmi eux les chaykh chadhiliyy bien guidé il y avait ^Oumar Ach-Chadhiliyy il avait innové le café afin que ses élèves puissent veiller en adoration au point que les tunisiens lorsqu’ils veulent du café ils disent : fais moi une chadhliyyah  les anciens le savent bien que certains ne savent pas l’origine.

Parmi les devoirs les plus importants c’est de défendre la religion agréé par Allah en répliquant et en mettant en garde contre ces groupes.

Celui qui a la capacité de donner les preuves à partitr du Qour’an et du hadith et les preuves rationnels (conformément à la raison) et qui accompli ce devoir, il fait partie de la couche haute des musulmans d’aujourd’hui, parmi les musulmans qui ont les degrés les plus élevés de cette époque.

Une fois le Chaykh a dit à quelqu’un de répliquer à un wahhabite et il avait dit que c’était peine perdu, et le Chaykh lui a dit de le faire pour l’affaiblir, diminuer son mal et que les gens seront en garde contre lui. Il y a beaucoup de récompenses en cela.

La plus grande des grâces, le plus grand des bienfaits que Dieu accorde à Ses créatures c’est la croyance ahlou s-sounnah et c’est la croyance qu’avaient le Messager et les compagnons puis les successeurs qui les ont suivis en cela.

Cette croyance c’est la croyance du Messager, celui qui s’y attache et ne s’en écarte pas avec les gens déviés, aura la récompense d’un martyr et ce en raison de la parole du messager de Allah, qui a été rapporté par Al Bayhaqiyy et d’autres :

المُتَمَسِّكُ بسُنَّتِي عندَ فسادِ أُمَّتِي له أَجْرُ شهيدٍ

ce qui signifie : «Celui qui s’attache à ma sounnah dans l’époque où la corruption va se propager au sein de la communauté, aura la récompense d’un martyr. » Ce hadith est authentique, sûr chez les spécialistes du hadith.

Cela veut dire que si le musulman persévère sur cette croyance, lorsqu’il y aura de la corruption ( dans la croyance et dans les lois) au sein de la communauté aura la récompense d’un martyr sans avoir été sur un champ de bataille pour le jihad. Quelle est la sagesse ? car les égarés sont nombreux. Le chaykh est un Hafidh, un grand savant, et il a dit que c’est cette époque à propos de laquelle le Messager a dit que la corruption apparaitra à grande échelle au sein de ma communauté.

Dans cette époque, celui qui a pour croyance la croyance de ahlou s-sounnah, et qui persévère dessus et il renie ce qui est blâmable c’est-à-dire qu’il interdit le mal, qu’il met en garde les gens contre les déviants comme les deux grande catégories qu’on a cité avant, aura la récompense d’un martyr (chahid en arabe).

De nos jours, les égarés les plus nombreux qui œuvrent à semer la corruption chez les gens, à les corrompre, ce sont les wahhabites puis Hizbou l-ikhwan, le groupe de Sayyid Qoutb.

Il est parvenu dans le hadith authentique que le Messager a dit que celui qui s’attache à la religion (croyance et pratique) dans l’époque où ce qui prévaut chez  les gens c’est l’amour du bas monde, le fait de s’entêter sur son propre avis, que les gens soient imbus d’eux même et de leur opinion, et qu’ils suivent leurs passions ( c’est-à-dire les mauvais penchants de l’âme), il aura une récompense éminente.

Celui qui s’attache à la sounnah c’est-à-dire à la voie suivis par les compagnons, le Prophète a dit que ces gens là (ceux qui s’attache à la voie des compagnons quand y’aura la corruption) auront la récompense de cinquante d’entre vous (des compagnons) pour ce qui est d’ordonner le bien et interdire le mal.

Cette grande récompense, car à l’époque des compagnons ils étaient solidaires entre eux ils se soutenaient les uns les autres, ils fournissaient les efforts les uns pour aider les autres, ils donnaient d’eux même pour leurs frères, les autres compagnons, ils se donnaient les conseils les uns aux autres, ils s’aimaient, il n’y avait pas d’envie pas de jalousie pas d’animosité entre eux, de l’amour sincère tout comme Allah leur a ordonné, ils s’entraidaient pour le bien, ils n’étaient pas confronté entre eux à des situations difficiles auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui.

De nos jours la plupart des gens se comportent de manière contraire au comportement des compagnons, la plupart ont préféré le bas monde au détriment de l’haut delà, pour peu d’argent ils commettent la mécréance (on leur paye et  ils se taisent par exemple sur les égaremetns d’ibn Taymiyah) tellement leur cœur est attaché au bas monde, ils se sont éloignés de la voie de compagnons d’un grand éloignement.

Pour cela, dans notre époque, celui qui s’attache à ceux à quoi s’attachaient le Messager et les compagnons aura la récompense de cinquante des compagnons pour ce qui est d’ordonner le bien et d’interdire ce qui est blâmable.

Le Messager a dit : إنَّ مِنْ ورائِكُمْ أيامَ الصبرِ الصبرُ فيهِنَّ كَقَبْضٍ علَى الجمْرِ لِلْعَامِلِ فِيهَا أَجْرُ خَمْسِينَ

ce qui signifie : «  Après vous  il y aura une époque où il faudra faire preuve de beaucoup de patience, celui qui s’attache à pareil à ce quoi vous vous attachez, aura la récompense de cinquante.

قيل : يا رسولَ اللهِ أجرُ خمسين رجلًا منا أو منهم

Les compagnons ont demandé : Cinquante d’entre nous ou de leur époque ?

Il a répondu  بل أجرُ خمسين منكم ce qui signifie : « Cinquante d’entre vous. » c’est-à-dire pour ce qui est d’ordonner le bien et d’interdire ce qui est blâmable dans l’époque où la corruption se propagera au sein de la communauté du prophète. Et dans une version il aura la récompense d’un martyr.

Pour ce qui est du mérite, les grands compagnons sont les meilleurs de cette communauté, il ne viendra pas qui soit meilleur qu’eux selon le jugement de Dieu.

Il n’y aura pas quelqu’un qui aura un degré tel que abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et les autres.

De nos jours, nous endurons beaucoup de difficultés à cause de ceux qui ont dévié de la croyance de ahlou s-sounnah. »

Recommandation

La recommandation que nous faisons à ces trois groupes, c’est qu’ils apprennent la science de la religion de la bouche des gens de Ahlou s-Sounnah et non pas en lisant les ouvrages de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab,ni les ouvrages de Sayyid Qoutb, ni les ouvrages de Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy. Nous leur recommandons d’apprendre auprès des gens de la science les livres des savants qui sont reconnus et qui ont de la considération, comme le livre de Al-Boukhariyy appelé Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad « La création des actes des esclaves » ou encore le livre de Abou Ja^far AtTahawiyy appelé Al-^Aqidatou tTahawiyyah « La croyance Tahawiyyah » ou encore le livre Tafsirou l-‘Asma‘i wa sSifat « L’explication des noms et des attributs de Allah » de l’Imam Abou Mansour ^Abdou l-Qahir Ibnou Tahir Al-Baghdadiyy.

Parce que si vous délaissez vos croyances égarées et que vous vous attachez à cette croyance-là, vous serez bien guidés. Vous serez assurément bien guidés.

C’est à Allah qu’appartient le devenir des choses et c’est à Son jugement que nous serons ramenés, nous serons assurément ressuscités et rassemblés.

Dire la vérité ne va pas te rapprocher de ton terme cas de ta mort, et ne va pas te priver de ta subsistance (celle que Dieu t’a prédestiné).

Allah a prédestiné le terme de chacun: quand est-ce qu’il va mourir, quelle sera la cause de sa mort que ce soit par homicide  par maladie dans son lit ou encore par la noyade ou autre que cela. L’homme ne mourra qu’au moment de son terme car son terme arrivera. Et l’homme n’aura pas de subsistance autre que celle que Allah lui a prédestiné. Que Allah nous accorde l’audace et le courage pour dire la vérité ! Amin.

Et Allah soubhanahou wa ta^ala sait plus que tout autre.

26/05/23

En raison du peu de mise en garde contre l’égarement que sont apparus les groupes égarés, parmi eux les wahhbites, le groupe de sayd Qout et hizbou t-tahrir.

A l’époque des compagnons la mise en garde était plus facile car les gens l’aidaient alors qu’à notre époque nous sommes combattu.

Hizbou t-tahrir sont les frères des qadarites, ce sont ceux qui renient la prédestination, et c’est eux les mou^tazilah, et les mou^tazilah sont des qadariyyah.

Les mou^tazilah sont apparus à l’époque de Haçan al bisriyy qui était un savant moujtahid parmi les successeur en Irak, il donnait cours et un homme du nom de Wasil ibn ^aTa’ s’est mis à prétendre que l’homme crée ses actes et Haçan leur a dit: « Tenez vous à l’écart de notre assemblée » c’est de là qu’est apparu leur appellation.

Les qadariyyah, le premier d’entre eux qui a été connu c’est Ghaylan à l’époque du calife ^Oumar ibn ^Abdi l ^Aziz celui qui a fait cessé les insulte à l’encontre de ^Aliyy à l’époque de la dynastie des Omeyyades, et seul lui était vertueux parmi les gouverneurs de cette dynastie, les bergers ont su qu’il était mort lorsque les fauves se sont mis à ré-attaquer les troupeaux, car en sa presence il avait fait preuve de justice au point que cela  s’est étendu au animaux, c’était un moujtahid et moujaddid, il est mort à l’âge de 39 ans

Donc Ghaylan Ad-Dimachqiyy est apparu à son époque et il fut convoquer par ^Oumar et il a nier ses dires et ^Oumar lui a dit: Si tu es menteur que Dieu fasse que tu goutes à la chaleur de l’épée. Et effectivement, il a vécu à l’époque  de Hicham ibn l-Malik et il est revenu sur ces sujets erronés. Hicham l’a convoqué et il a affirmé sa croyance et a demandé le débat et c’était Al Awzariyy qui a débattu avec lui. Il est enterré au liban et les invocations sont exaucés sur lui. Il l’a déclaré mécréant et a dit qu’il assume l’excution de cet hoomme et Ghaylan fut exécuté et avant de mourir il a affirmé que c’était l’exaucement de l’invocation de ^Oumar.


Les Qadariyyah sont les mazdéens les mages de cette communauté, parce que eux disaient qu’il y avaient deux créateurs un pour la lumière et l’autre obscurité tout comme eux les qadariyyah et mou^tazilah ont prétendu qu’il y avait plusieurs créateurs. Le prophète a dit :

عَنْ ابْنِ عُمَرَ رضِي الله عنْهُما عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ :  الْقَدَرِيَّةُ مَجُوسُ هَذِهِ الْأُمَّةِ ،

ce qui signfie : « Les qadarites sont les majous de cette communauté. »

Et  les qadariyah connaissent le hadith et ils disent que les qadariyyah sont ceux qui confirme la

 prédestination et les savants les ont répliqué par une autre version:

ومَجوسُ هذه الأمة اللذين يَقولون لا قدر

Ce sont donc les frères des qadariyyah ils disent que l’homme crée ses actes et cela est du chirk et une attribution d’un associer à Dieu.

Dieu dit dans sourate FaaTir / 3 :

هل من خالقٍ غيرُ اللهِ

(hal min khaliqin ghayrou l-Lah)

[sourat Fatir / 3] qui signifie : « Il n’y a pas de créateur autre que Allah »,

ce qui signifie: « Y’aurait il un créateur autre que Dieu ? » c’est-à-dire non.

C’est un devoir de mettre en garde contre eux en raison du verset:

كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ

وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللَّه

et du hadith:

 « مَنْ رَأَى مِنْكُمْ مُنْكَرًا فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ، فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِلِسَانِهِ فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِقَلْبِهِ وَذَلِكَ أَضْعَفُ الْإِيمَانِ »

ce qui signifie: « Celui parmi vous qui voit ou entend parler d’un mal, qu’il en empêche avec sa main. S’il ne peut pas, qu’il en empêche avec sa langue. Et s’il ne peut toujours pas, qu’il le déteste dans son cœur et cela est le minimum qu’exige la foi. »

D’ailleurs à l’époque de ^Oumar l’islam s’est étendu de Tanger jusqu’en Chine par cet acte éminent.

Les mou^tazilah se sont divisés en environ vingt groupes certains d’entre eux disent que Dieu n’a pas crée les actes des esclaves. Hizbou t-tahrir a ajouté à leur reniement de la destinée le fait de rendre licite aux hommes de serrer la main aux femmes alors que s’est interdit par l’unanimité des savants de l’islam.

Ils ont ajouté donc à leur mécréance que l’esclave crée ses actes, cette parole qui contredit l’unanimité, les quatre imam et tous les autres moujtahid. Il y a eu plusieur moujtahid, certains ont rejoint ces quatre et d’autres leur écoles ne se sont pas conservés.

Ils ont su cela en raison du hadith:

 واليدُ تزني وزناها البطشُ

qui signifie:  « et la main est un préliminaire (mouqaddimah) à la fornication est par le toucher » c’est-à-dire d’un femme ajnabiyyah.

Hadith rapporté par Mouslim, ibn Hibban, et d’autres qu’eux.

Et le hadith:

لَأنْ يُطْعَنَ أحدُكم بحدِديدةٍ في رأسه خيرٌ له مِن أن يَمَسَّ امرأةً لا تحلُّ له

rapporté par At-Tabaraniyy qui signifie: Que l’un d’entre vous soit frappé à la terre par une barre de fer vaut mieux pour lui que de toucher une femme qui ne lui ait pas licite.

c’est-à-dire qu’il est interdit ldee toucher peau contre peau une femme ajnabiyyah.

Parmi leur égarement il y a la parole de leur chef Taqiyou d-Din dans son livre Chahsiyyah l islamiyyah dans le tome 1 partie 1 page 120 il dit: «Avant la mission de prophète et de messager, il est possible aux prophètes ce qu’il est possible aux restes des humains, car la préservation est uniquement pour les prophètes et messagers.»

Selon sa prétention la prophétie serait possible pour quelqu’un qui était un voleur, ou un homosexuel et autres vilénies qui peuvent provenir.

Ils ont également autorisé à l’homme d’embrasser une femme ajnabiyyah dans le but de la saluer avant un voyage, ceci figure dans un tract qu’ils ont édité « Question-réponse » en date du 24 de rabi^ al Awwal 1390. Aucun savant n’a dit cela avant eux et ils ont délaissé ce sur quoi les savants ont été unanimes à travers les époques, et ont suivi leurs passions et désirs.

Ils appellent également dans leur livre à l’anarchie (le désordre) et aux avis religieux sans science, et à interdire ce qui est licite et rendre licite ce qui est interdit, sous le prétexte et la devise que l’ijtihad serait à la portée de tout un chacun, ils ont prétendu dans le livre « At-Tafkir » p 149 : « L’istinbat (l’extraction des jugement) ou l’ijtihad (l’effort de déduction) des jugements sont possibles pour tout le monde et faciliter à tout un chacun d’autant qu’il y a entre les mains des gens des livres de langue arabe et de lois de l’islam. » Ce sont des gens qui appellent à l’anarchie et le Prophète a dit :

فربّ مُبلّغٍ أَوعى من سامعٍ

« Roubba » peut signifier beaucoup ou peu et ici ce qui est visé c’est que peu de ce qui ont entendu ont une compréhension complète, ils transmettent à d’autres qui ont plus de compréhension.

Et il y a une autre version hadith:

نضَّرَ اللَّهُ امرأً سمِعَ منَّا حديثًا فحفِظَهُ حتَّى يبلِّغَهُ غيرَهُ  ورُبَّ حاملِ فقهٍ إلى من هوَ أفقَهُ منهُ فرُبَّ حاملِ فقهٍ ليسَ بفَقيهٍ

[rapporté par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban] ce qui signifie : « Que Allah fasse resplendir au jour du jugement le visage de celui qui a entendu de nous une parole, qui l’a mémorisée et conservé jusqu’à la transmettre à autrui. Combien de ceux qui transmettent des informations à qui ont plus de compréhension qu’eux et combien de ceux qui transmettent et qui n’ont pas de compréhension suffisante.»

La partie du hadith : « combien de ceux qui transmettent et qui n’ont pas de compréhension suffisante » indique qu’il y a parmi les gens ceux dont la part est uniquement de rapporter et qu’ils n’ont pas de capacité à comprendre les sens qui sont compris dans le hadith.

Il est parvenu que parmi environ cent mille compagnons il n y’avait que deux cents moujtahid

Les savants du hadith ont dit : « Celui qui n’a pas reçu la transmission du Qour’an de la récitation de quelqu’un digne de confiance et connaisseur, il n’est pas appelé mouqri’ récitateur, mais il est appelé moushafiyy c’est-à-dire quelqu’un qui lit seul, et celui qui n’a pas appris le hadith de quelqu’un digne de confiance et connaisseur, il n’est pas appelé mouhaddith mais il est appelé sahafiyy c’est-à-dire un bouquiniste. »

Ces gens là de hizbou ttahrir ont considéré que la science de la religion est plus négligeable que les sicences du bas monde, car ils ne disent pas la même chose des science du bas monde, pour que l’un d’entre eux deviennent ingénieurs ou autre. Toutes les sciences de la religion nécessite une transmission auprès de gens de confiance et connaisseur.

Ce qui indique cela c’est la parole du Prophète qui a dit :

من قال في القرآن برأيه فأصاب فقد أخطأ

ce qui signifie : « Celui qui explique le Qour’an selon son avis personnel et que cela coïncide avec la réalité se sera trompé » c’est-à-dire qu’il aura mal agit en parlant de son opinion personnel.

Et le Prophète a dit :

من قال في القرآن برأيه فليتبوأ مقعده من النار

ce qui signifie : « Celui qui explique le Qour’an selon son avis personnel qu’il se prépare à prendre sa place en enfer. »

Il suffit à ces gens comme rabaissement qu’ils ont considéré la science de la religion comme étant de l’anarchie. Tous les hadith précédemment cités sont authentiques chez les spécialistes du hadith. Ils sont a l’image de ceux qui veulent dénoué les liens de l’islam petit à petit malheur à eux.

Tafsir an-Nasafiyy : sourate Aali Imraan versets de 1 à 76

Verset 1 : alif lām mīm

Verset 2 : le nom propre Allāh est un mubtadaʾ (le nom par lequel commence la phrase) et (lā ʾilāha ʾilla l-Lāhu) ẖabaruhu (ce qui donne une information sur le mubtadaʾ)

Allāh il n’est de dieu que Lui : c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’autre dieu qui existe hormis Allāh subḥānahū wa taʿālā.

Al-ḥayyu l-qayyūm : Celui Qui a pour attribut la vie, Celui Qui ne s’anéantit pas. La vie de Dieu est éternelle, exempte de début et exempte de fin, qui n’est pas comme la vie de Ses créatures.

Verset 3 : c’est Dieu Qui a fait descendre sur toi -ô Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam- le Livre – c’est-à-dire le Qur’ān – véritablement – c’est une certitude

Qui comporte la confirmation de ce qui l’a précédé : c’est-à-dire la confirmation de ce qui figure dans les livres antérieurs, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de contradiction entre ce qui a été révélé à notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam et à ceux qui l’ont précédé.

Et c’est Dieu Qui a fait descendre la torah et l’évangile : le Qur’ān a été révélé en plusieurs fois, selon les occasions et différentes causes, tandis que la torah et l’évangile ont été révélés en une seule fois.

Verset 4 : auparavant : cela fait référence à ce qui a été révélé avant le Qur’ān c’est-à-dire à la torah et à l’évangile qui ont été révélés avant le Qur’ān

En tant que guidée pour les gens : les gens ce sont les peuples de Moise et de Jésus. Ou bien c’est une bonne guidée pour tout le monde.

Et Il a fait descendre al-furqān : al-furqāna deux sens : le sens de séparer, de distinguer. Tous les livres révélés appartiennent à cette catégorie, en effet ils permettent de faire la différence entre le vrai et le faux. Et aussi il est utilisé dans le fait qu’il désigne le Qur’ān, pour magnifier et montrer l’importance du Qur’ān.

Certes ceux qui n’ont pas cru aux signes que Dieu a envoyés : que ce soient les livres révélés ou autres

Ils auront un châtiment douloureux et Allāh est Celui Qui est glorifié Qui punit par la juste punition. Dieu châtie d’un châtiment terrible, personne ne peut donner un châtiment comme le Sien.

Verset 5 : Dieu rien ne Lui échappe ni sur terre ni dans le ciel. Cela veut dire que rien n’échappe à Dieu dans ce monde. Il a été fait référence au monde par la citation du ciel et de la terre. C’est-à-dire que Dieu sait absolument tout : la mécréance de celui qui est mécréant, la foi de celui qui est croyant, et c’est Dieu Qui les rétribue pour cela.

Verset 6 : Il est Celui Qui vous donne forme dans les utérus comme Il le veut, il n’est de dieu que Lui, Il est Celui Qui a la gloire et Il crée toute chose avec une sagesse : c’est-à-dire que Dieu vous donne des formes variées, différentes. Il n’est de dieu que Dieu, Celui Qui a la gloire dans Sa souveraineté. Il est Celui Qui gère les choses avec sagesse.

Il a été rapporté que les gens de Banī Naǧrān qui sont des Arabes à l’époque du Prophète, ils ont suivi les Romains qui les aidaient et les entretenaient du fait que ce peuple avait suivi leur religion. Ces gens de Naǧrān ont été dupés et menés à leur perte parce qu’ils ont vu que les Romains les aidaient. Puis la croyance des chrétiens s’est imprégnée en eux. Certains qui font la biographie du Prophète, racontent un mensonge : ils prétendent que ces gens -là de Banī Naǧrān sont arrivés à Médine et qu’ils auraient fait leur mécréance dans la mosquée du Prophète en se dirigeant vers l’est. Certains compagnons voulaient les en empêcher et le Prophète leur aurait dit de les laisser : cela est faux. Le Prophète ne laisse pas les gens faire de la mécréance.

60 cavaliers de Banī Naǧrān sont arrivés à Médine et leur chef s’appelait Al-ʿĀqib (il se faisait appeler ʿAbdul-Masīḥ) et leur ancien s’appelait Al-ʾAyham et leur prêtre s’appelait abū Ḥāriṯah fils de ʿAlqamah fils de Wāʾil. Ils ont débattu avec le Prophète. Ils ont dit : « si Jésus n’était pas le fils de Dieu, qui serait alors son père ? » Le Prophète leur a répondu : « vous ne savez pas que lorsqu’il y a un enfant, il ressemble forcément à son père ? » Ils lui ont dit : « oui c’est vrai ». Il a dit : « ne savez-vous donc pas que Dieu est vivant et ne meurt pas alors que Jésus, il meurt ? Et que notre Dieu est Celui Qui accorde aux esclaves la protection et la subsistance, tandis que Jésus n’a pas cette capacité. Et que Dieu, rien n’échappe à Sa science, que ce soit sur terre ou dans le ciel, tandis que Jésus ne sait que ce qui lui a été enseigné. C’est Dieu Qui a donné à Jésus la forme qu’il a dans l’utérus de sa mère puis sa mère l’a porté et elle a accouché et elle l’a allaité. Et Jésus mangeait et il émettait de son corps des choses alors que Dieu est exempt de tout cela ». Ils n’ont rien trouvé à dire. Et c’est à leur sujet Banī Naǧrān qu’ont été révélés les premiers versets de sūratu āli ʿimrān jusqu’au verset 80 environ.

Verset 7 : Il est Celui Qui a fait descendre sur toi par révélation le Livre – c’est-à-dire le Qur’āndans lequel il y a des versets univoques (muḥkam) : leurs termes sont préservés d’avoir plusieurs possibilités, ce sont des versets qui, du point de vue de la langue ne peuvent avoir qu’une seule possibilité et qui sont préservés de toute confusion possible.

Ces versets univoques sont la référence du Livre : c’est-à-dire que c’est en se référant à ces versets-là qu’on comprend les autres versets qui ne sont pas univoques.

Et il y a d’autres versets qui sont plurivoques (mutašābih) : c’est-à-dire non explicites, ils peuvent admettre du point de vue de la langue plusieurs possibilités. Un exemple de ces versets qui sont plurivoques est le verset 5 de sūrat Ṭāhā : ar-Raḥmānu ʿala l-ʿarši s-stawā. L’istiwāʾ dans la langue arabe peut avoir le sens de l’établissement, de la position assise, et aussi le sens de la toute-puissance, ou de la domination. Et le premier sens n’est pas possible au sujet de Dieu, car c’est impossible que Dieu soit assis ou établi. Preuve en est un verset univoque qui est le verset 11 de sūratu š-šūrā qui signifie : « absolument rien n’est tel que Lui ». Parce que celui qui est assis, il a des semblables. Celui qui est établi a des semblables.  Or Dieu nous a appris dans le Qur’ān qu’Il n’a pas de semblables. Donc ici ce n’est pas correct d’expliquer (istawā) par s’établir sur le Trône. Non seulement ce n’est pas correct mais celui qui dit que Dieu est assis ou installé dans un endroit, il n’est pas musulman. C’est la croyance des juifs et des chrétiens.

Une autre explication de ce qui est muḥkam dans ce verset : c’est ce que Dieu a ordonné dans tous les livres qu’Il a révélés. Comme dans sūratu l-anʿām à partir du verset 159 qui signifie : « dis, venez, je vous récite ce que votre Seigneur vous a interdit » ou encore dans sūratu l-ʾisrāʾ à partir du verset 23 « Dieu a ordonné que vous n’adoriez que Lui ».

Et ce qui n’est pas explicite, al- mutašābih c’est le reste, c’est-à-dire ce qui est parvenu dans certains livres et qui n’est pas parvenu dans d’autres livres.

Une troisième définition de ce qui est muḥkam : c’est ce qui n’admet qu’une seule possibilité. Et le mutašābih ce qui n’est pas explicite c’est ce qui admet plusieurs possibilités.

Une quatrième explication : ce qui est muḥkam c’est ce dont l’interprétation peut être connue. Et le mutašābih est ce dont l’explication ne peut pas être connue : comme la date du jour du jugement.

Une cinquième explication : ce qui est muḥkam est an-nāsiẖ c’est-à-dire ce qui abroge et qu’on applique. Il y a des lois qui ont été abrogées. Et l’abrogation c’est la fin de l’application d’une loi et le début de l’application d’une autre (comme l’autorisation de se marier entre frères et sœurs du temps d’Ādam alors que c’est devenu interdit dans les lois des prophètes suivants. Également la direction pour la prière du temps de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam qui a été changée de Jérusalem en direction de La Mecque et aussi l’interdiction de visiter les cimetières qui a été rendue autorisée ensuite). Et le mutašābih est ce qui a été abrogé et qui n’est plus appliqué.

Pourquoi est-ce que tout le Qur’ān n’est-il pas univoque ? La réponse est que, dans ce qui n’est pas explicite, il y a une épreuve pour les gens. Dieu éprouve les gens par ce qui n’est pas explicite. L’épreuve est dans le fait que ceux pour qui Dieu veut le bien, ils expliquent ces versets correctement. Et ceux pour qui Dieu veut l’égarement, ils vont expliquer ces versets de travers et ils vont tomber dans la mécréance. C’est un moyen pour que soit distingué celui qui reste ferme sur la vérité, qui est imperturbable et celui qui est hésitant, qui est dans le doute. Et dans le fait qu’il y a des versets plurivoques, cela va amener les savants à fournir un effort intellectuel pour déduire les sens des versets plurivoques à partir de ce qui est univoque. Il y a énormément de connaissances qui seront obtenues et des hauts degrés qui seront atteints grâce à cela.

Quant à ceux qui ont un égarement dans leurs cœurs : ils s’écartent de la vérité. C’est-à-dire ceux qui ont les mauvaises innovations dans la croyance

Ils suivent ce qui est plurivoque : ils suivent ce qui n’est pas explicite, qui admet ce que ce mauvais penchant a comme égarement et qui n’est pas conforme à ce qui est univoque et qui admet aussi le sens qui est conforme à la parole des gens de la vérité. Le plurivoque admet les deux mais eux, ils cherchent ce qui les arrange et qui rejoint leur mauvais penchant, et qui n’est pas conforme à ce qui est univoque.

Dans l’objectif de semer la zizanie : dans l’objectif de faire dévier les gens de la religion correcte, dans l’objectif d’égarer les gens.

Et dans l’objectif d’en faire l’interprétation : c’est-à-dire l’interprétation qui les arrange.

Et n’en sait l’interprétation véritable que Dieu : c’est-à-dire que la véritable explication de ce qui n’est pas explicite, seul Dieu la sait.

Et ceux qui sont versés dans la science : il y a deux manières de réciter ce verset : il y a une manière de réciter sans s’arrêter après le nom de Dieu et une manière de réciter en marquant un arrêt. La majorité des récitateurs s’arrête après le nom de Dieu. Ce qui est visé par-là est ce qui est plurivoque et que seul, Dieu sait : comme la date exacte du jour du jugement.  

Ceux qui sont versés dans la science : c’est-à-dire ceux qui sont attachés à la science et ce sont les véritables savants.

La deuxième manière de réciter consiste à enchaîner en disant : et n’en sait l’explication que Dieu et ceux qui sont versés dans la science : il est visé ici ce que Dieu a fait savoir à certaines créatures, car même ceux qui sont versés dans la science ne savent pas la date exacte du jour du jugement.

Ceux qui sont versés dans la science disent : nous y croyons fermement : Dieu fait l’éloge de ceux qui sont versés dans la science parce qu’ils se soumettent sans aucune objection. Parce qu’ils croient en ce qui est plurivoque sans émettre d’objection contre Dieu, parce qu’ils ont pour croyance que cela est véritable sans attribuer de comment à Dieu. Et l’intérêt de la révélation de ce qui est plurivoque est de croire en cela – comme le fait de croire fermement au jour du jugement même si nous ne connaissons pas sa date exacte –

Une des sagesses du fait qu’il y a des sujets qui ne nous sont pas connus est que ce sont des sujets auxquels nos raisons ne peuvent pas parvenir. Il y a des connaissances que nous ne pouvons pas atteindre.

La récitation dans ce verset qui ne marque pas l’arrêt après le nom de Dieu indique que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaitre ce qui est plurivoque comme le sens de ar-Raḥmānu ʿala l-ʿarši s-stawā qui a pour sens la domination et non pas la position assise.

C’est-à-dire ceux qui sont savants, qui connaissent l’interprétation disent : nous croyons à ce qui est plurivoque. Ou bien nous croyons au Livre (au Qur’ān).

Tout est de la part de notre Seigneur : c’est-à-dire aussi bien les versets univoques que les versets plurivoques. Nous ne faisons aucune différence entre ces versets. Dieu crée toute chose selon une sagesse et il n’y a pas de contradiction dans Sa parole. Il n’y a pas de contradiction entre les versets univoques et les versets plurivoques.

Et seuls ceux qui sont doués de raison seront exhortés par cela : c’est un éloge que Dieu fait pour ceux qui sont versés dans la science par le fait qu’ils ont la bonne compréhension et qu’ils sont capables de faire de bonnes déductions.

Verset 8 : ô notre Seigneur, n’égare pas nos cœurs c’est-à-dire fais que nos cœurs ne soient pas écartés de la vérité en créant dans nos cœurs ce mauvais penchant, fais que nos cœurs soient sur la vérité.

Après nous avoir bien guidés : c’est-à-direaprès nous avoir bien guidés pour œuvrer conformément à ce qui est muḥkam c’est-à-dire explicite ou univoque et pour que nous soyons soumis et que nous acceptions ce qui est mutašābih c’est-à-dire ce qui n’est pas explicite ou plurivoque.

Et accorde-nous de Ta part une miséricorde : c’est-à-dire une grâce c’est-à-dire de nous accorder la réussite pour accomplir les actes d’obéissance et pour persévérer sur la vérité fermement.

Certes Tu es Celui Qui accorde : Tu es certes Celui Qui accorde beaucoup de biens.

Et ce verset comporte une invocation que font ceux qui sont versés dans la science. Et également le verset suivant :

Verset 9 : ô notre Seigneur Tu rassembleras les gens pour un jour : et c’est le jour de la rétribution, le jour de l’exposition des actes qui est le jour du jugement.

Au sujet duquel il n’y a aucun doute : il n’y a pas de doute que ce jour va arriver.

Certes il n’y a pas de manquement à la promesse de Dieu : il n’y a pas de manquement à ce que Dieu a promis : Dieu a promis aux musulmans et aux non-musulmans, respectivement la récompense et le châtiment. Dieu ne manque pas à Sa promesse, Il a promis la récompense et Il a promis le châtiment. La divinité contredit le manquement à la promesse.

Verset 10 : certes ceux qui ont mécru c’est-à-dire ceux qui n’ont pas cru au Messager de Dieu.

Ne leur sera pas utile et ne repoussera pas d’eux le châtiment de Dieu, ni leurs biens ni leurs enfants : rien ne repoussera le châtiment de Dieu, même pas une partie.

Ceux-là seront le combustible de l’enfer.

Verset 11 : tout comme la persistance de ceux qui ont suivi pharaon et ceux qui les ont précédés : c’est-à-dire comme la persistance de ces mécréants qui ne croient pas au Messager, qui démentent la vérité, c’est comme la persistance de ceux qui ont suivi pharaon et d’autres qu’eux. Ils ont eu le même comportement pour rejeter la vérité. A l’époque du Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, il y a des gens qui étaient actifs pour rejeter la vérité.

Ils ont démenti nos versets et Dieu les a châtiés pour leurs péchés : c’est-à-dire que Dieu les a châtiés à cause de leurs péchés.

Et le châtiment de Dieu est terrible.

Verset 12 : dis (cela s’adresse au Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām)

À ceux qui ont mécru (il s’agit des associateurs de La Mecque)

Vous allez être vaincus (à la bataille de Badr : or ce verset a été révélé avant la bataille de Badr et ceci est un signe de la prophétie de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam)

Et vous allez être amenés à ǧahannam (la géhenne) qui provient du mot ǧihinnām qui veut dire un puits profond

Et quelle mauvaise demeure

Verset 13 : vous avez : vous, associateurs de qurayš

Un signe à propos de deux groupes qui se sont rencontrés : ils’agit de deux armées qui se sont rencontrées le jour   de la bataille de Badr.

Un groupe qui combat dans la voie que Dieu agrée : il s’agit des croyants qui combattent pour que les gens deviennent musulmans et meurent musulmans

Et un autre groupe qui est mécréant qui combat pour répandre la perversité, les péchés, l’idolâtrie. Le signe est que les mécréants voient le double. Les mécréants étaient mille combattants et ils en ont vu 2 000 ou alors ils voyaient le nombre des croyants qui est le double de ce qu’il était véritablement. Les croyants étaient 313. Ils en ont vu 626. Ceci pour que les mécréants craignent les musulmans.

Et ce qui est mentionné ici n’est pas en contradiction avec la parole de Dieu dans sūratu l-anfāl verset 44 dont le sens est : (ils vous montrent peu nombreux à leurs yeux). Car, avant que la bataille ne s’engage, Dieu a fait que les mécréants ont vu que les musulmans étaient peu nombreux, pour qu’ils s’engagent dans le combat. Et une fois qu’ils se sont installés dans le combat, Dieu leur a fait voir comme si les croyants étaient plus nombreux qu’ils ne le sont. Donc le fait qu’ils apparaissent peu nombreux ou qu’ils apparaissent très nombreux, est arrivé dans deux situations différentes.

Et le fait qu’il les montre peu nombreux pendant un certain temps et très nombreux pendant un certain temps, dans deux situations différentes, est encore plus éloquent dans la manifestation de la puissance et de ce signe dont il est question au début de ce verset.

Ils les voyaient de leurs yeux : c’est-à-dire qu’ils les voyaient de manière certaine, sans aucune confusion.

Et Dieu renforce et soutient par la victoire qui Il veut : tout comme Il a soutenules musulmans lors de la bataille de Badr. Il les a soutenus en les montrant plus nombreux aux yeux de leur ennemi.

Il y a certes en cela : dans le fait de montrer nombreux ce qui est réduit

Une exhortation : une moralité

Pour ceux qui sont dotés de raison.

Verset 14 : a été enjolivé pour les gens : c’est Dieu Qui a rendu joli pour les gens ce qui va être cité par la suite et qui est une épreuve de Sa part.

L’amour des désirs : les gens aiment les désirs. Le désir est une tendance de l’âme pour la chose, l’âme aspire à cette chose. Dieu a fait que les choses qui vont être citées juste après sont des désirs excessifs, parce que ce sont des choses qui sont désirées excessivement par les gens. Ces choses sont considérées comme belles par les gens.

Autre explication : c’est pour rabaisser ces choses-là qui vont être citées. Le désir chez les gens qui sont sages est quelque chose de vil et celui qui poursuit ses désirs et qui leur donne suite, il est blâmable et cela témoigne de son côté animal parce que c’est l’animal qui poursuit ses désirs sans aucune retenue.

Les femmes et les enfants (qui englobe les garçons et les filles mais ce qui est visé ici ce sont les garçons parce que ce sont eux qui sont naturellement désirés par les gens, parce que ce sont eux qui vont défendre)

Et les grandes fortunes qui sont entassées ou enfouies : comme les trésors que les gens cachent pour qu’ils soient protégés, d’or et d’argent. L’or en arabe est appelé ḏahab et le verbe (ḏahaba) signifie (aller) parce que l’or s’en va rapidement quand on le dépense. Al-fiḍḍah est le nom de l’argent métal et le verbe (faḍḍa) signifie (ouvrir, séparer) parce que l’argent métal se sépare de toi quand tu le dépenses.

Et les chevaux : le cheval quand il marche, il marche comme celui qui est imbu de lui-même. (ẖayl) est le même mot qui est utilisé pour désigner quelqu’un qui marche avec vanité.

Qui sont dressés : ce ne sont pas des chevaux sauvages.

Et le bétail et les récoltes, tout cela est des plaisirs du bas-monde : ce sont des choses dont on profite dans le bas-monde.

Mais ce que Dieu réserve pour les croyants au paradis vaut mieux que tout cela.

Dieu a incité les gens à se détacher du bas-monde par Sa parole :

Verset 15 : dis voulez-vous que je vous informe de ce qui est mieux que ce qui a été précédemment énoncé

Pour ceux qui font preuve de piété ils auront des jardins au paradis de la part de leur Seigneur : c’est une annonce pour indiquer ce qui est mieux que ce qui a été mentionné précédemment.

Des jardins sous lesquels coulent des fleuves : ils y resteront éternellement, ils auront des épouses pures et un agrément de la part de Dieu

Et Dieu sait tout des esclaves. Dieu sait les actesde Ses esclaves et Il les rétribue pour leurs œuvres. Ou bien : Dieu voit ceux qui font preuve de piété et Il voit leur état et c’est pour cela qu’Il leur a réservé des jardins.

Verset 16 : ceux qui disent : ce sont soit les pieux, soit les esclaves

Ô notre Seigneur, nous avons été croyants : nous avons cru, nous avons répondu favorablement à l’appel

Alors pardonne-nous nos péchés : par réalisation de Ta promesse

 Et préserve -nous du châtiment de l’enfer : par Ta grâce.

Verset 17 :  ceux qui patientent pour accomplir les actes d’obéissance, ceux qui patientent face aux épreuves,

Et ceux qui sont véridiques dans leurs paroles (en disant la vérité), dans leurs actes (en accomplissant leurs actes correctement) et dans leur intention (leur intention est ferme pour rechercher l’agrément de Dieu)

Et ceux qui font des invocations ou ceux qui sont obéissants

Et ceux qui dépensent : ceux qui font des aumônes

Et ceux qui font la prière ou qui demandent le pardon pendant (al-asḥār) qui est le pluriel de (saḥar) qui est la dernière partie de la nuit : c’est un temps dans lequel on espère que l’invocation sera exaucée. Et c’est un temps où, généralement, on se retrouve seul. Luqmān le Sage (certains ont dit qu’il était prophète, d’autres ont dit qu’il était un homme sage) donnait des leçons de sagesse à son fils, il lui a dit : « mon fils, fais en sorte que le coq ne soit pas plus intelligent que toi, il appelle les gens au saḥar alors que toi, tu dors ». Le sens est : « lève -toi à la fin de la nuit pour faire des adorations ».

Verset 18 : Allāh a jugé ou bien Allāh a dit qu’il n’est de dieu que Lui ainsi que les anges : c’est-à-dire que les anges également ont témoigné qu’il n’est de dieu que Dieu en raison de ce qu’ils ont vu de l’éminence de la toute-puissance de Dieu

Ainsi que les gens qui ont la connaissance qui ont également témoigné qu’il n’est de dieu que Dieu. Ceux qui ont la connaissance ce sont les prophètes et les savants.

Dieu réalise la justice et l’équité dans les subsistances et les échéances qu’Il accorde, dans le fait qu’Il récompense et qu’Il châtie et dans les ordres qu’Il donne à Ses esclaves, d’être justes les uns avec les autres et d’œuvrer ensemble.

Il n’est de dieu que Lui : c’est une insistance

Il est al-ʿĀzīz et al-Ḥakīm : Dieu est Celui Qui n’est pas vaincu et Celui Qui ne Se détourne pas de la vérité c’est-à-dire Celui Qui fait que toute chose soit selon une sagesse

Verset 19 : certes la religion que Dieu agrée c’est l’Islam. Dieu a jugé et a dit et a témoigné que la religion qu’Il agrée c’est l’Islam.

Et ceux qui ont reçu le Livre n’ont dévié : ce sont les yahūd et les nasārāʾ qui ont quitté l’Islam qui est la croyance en l’unicité de Dieu. Les nasārāʾ ont parlé de trinité et les yahūd ont dit que ʿUzayr était le fils de Dieu.

Qu’après avoir eu la connaissance : leur déviation est venue après qu’ils ont eu la connaissance de la vérité : ils n’ont divergé qu’après avoir eu la connaissance de la vérité de laquelle il ne convient pas de s’écarter.

Et c’est une injustice de leur part : cette divergence n’a eu lieu que parce qu’ils ont été jaloux les uns des autres. Chaque groupe cherchait le pouvoir.

Il a été dit que cette divergence de leur part qui était une injustice était une divergence à propos du statut de prophète de notre maître Muḥammad alayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām puisque certains d’entre eux ont cru en lui et d’autres ont mécru.

Et celui qui ne croit pas aux signes de Dieu (c’est-à-dire les arguments, les preuves que Dieu nous donne) alors certes Dieu est Celui Qui rétribue rapidement.

Verset 20 : s’ils débattent avec toi : c’est-à-dire s’ils discutent avec toi en refusant ce que tu leur dis, à savoir que la religion agréée par Dieu, c’est l’Islam. Ceux qui sont visés par « ils » c’est le groupe de Banī Naǧrān.

Alors dis je me soumets totalement à Dieu, mon âme et tout mon être sont sincèrement soumis à Dieu Lui Seul : je n’ai pas attribué à Dieu un associé : ma religion est la religion de la croyance en Dieu uniquement. Et c’est la religion de droiture, la religion juste dont la véracité est confirmée pour vous tout comme elle est confirmée pour moi. Et je n’ai pas amené quelque chose de nouveau pour que vous débattiez avec moi à ce sujet.

Ainsi que ceux qui m’ont suivi : nous sommes tous musulmans, soumis à Dieu.

Et dis aux gens du Livre : etce sont les yahūd et les nasārāʾ

Ainsi qu’à ceux qui n’ont pas de livre : ce sont les associateurs arabes.

Qu’il vous a été amené les preuves claires qui impliquent la réalisation de l’Islam : allez-vous enfin entrer en islam ou alors vous persistez sur votre mécréance malgré les preuves ?

S’ils se soumettent : s’ils deviennent musulmans, alors ils auront été bien guidés puisqu’ils auront quitté l’égarement pour la bonne guidée.

Mais s’ils refusent, tu n’as qu’à transmettre : ce dont tu es chargé, c’est de transmettre. Cela veut dire que le fait qu’ils ne soient pas entrés en islam, cela ne t’est pas préjudiciable. Tu es un messager qui avertit, tu n’es chargé que de transmettre le message, tu avertis et tu indiques la voie de la bonne guidée.

Et Dieu voit tout de Ses esclaves : Dieu n’ignore rien de Ses esclaves, Il les rétribuera pour leur Islam et pour leur mécréance. Ceux qui sont musulmans, il les rétribue pour leur Islam, ceux qui sont mécréants, Il les rétribue pour leur mécréance.

Verset 21 : certes ceux qui mécroient aux signes de Dieu : ceux qui ne croient pas aux preuves ni aux arguments et qui assassinent les prophètes : il s’agit des gens du Livre qui se sont satisfaits que leurs ancêtres aient assassiné des prophètes.

Injustement : c’est une insistance parce le fait d’assassiner un prophète n’est pas juste.

Et qui assassinent ceux qui ordonnent la justice et l’équité : c’est-à-dire les gens qui ordonnent la justice et l’équité, autres que les prophètes.

Annonce-leur la nouvelle qu’ils auront un châtiment douloureux.

Verset 22 : ceux-là dont les œuvres auront été perdues : c’est-à-dire que tout ce qu’ils auront fait dans le bas-monde ne leur procurera aucune récompense dans l’au-delà. Ils auront la malédiction et l’humiliation dans le bas-monde et le châtiment dans l’au-delà.

Ils n’auront aucun soutien.

Verset 23 : ne vois-tu donc pas ceux qui ont reçu une certaine part du Livre : il vise les savants des yahūd qui ont appris une part importante de la torah

Lorsqu’ils sont appelés à appliquer ce qu’il y a dans le Livre de Dieu : c’est-à-dire la torah ou le Qur’ān

Afin qu’il arbitre entre eux : le Livre a été appelé arbitre ici parce que c’est une cause pour l’arbitrage ; arbitrer signifie juger. Ou bien que le prophète juge et arbitre entre eux.

Puis malgré cela un groupe d’entre eux s’éloigne : c’est surprenant de leur part qu’ils refusent de se référer au Livre après avoir eu connaissance que cela est un devoir.

Et ils sont dans l’objection. C’est le contraire de la soumission c’est-à-dire que ce sont des gens dont l’habitude est de refuser de se soumettre.

Verset 24 : ce refus et cette objection ont pour cause le fait qu’ils considèrent facile pour eux le châtiment et qu’ils espéraient sortir de l’enfer après quelques jours. Ils savaient qu’ils étaient dans l’erreur, ils savaient qu’ils allaient entrer en enfer mais ils disaient qu’ils allaient en sortir après quelques jours seulement. Ils ont dit que c’était soit quarante jours ou bien sept jours.

Ce qui les a trompés c’est leur calomnie au sujet de Dieu : il s’agit de leur parole « nous sommes les enfants de Dieu et ses bien -aimés ».

Verset 25 : comment seront-ils lorsque Nous les rassemblerons pour un jour : c’est-à-dire quel sera leur état ce jour-là ? C’est une menace.

Un jour au sujet duquel il n’y a pas de doute : c’est un jour qui aura lieu inéluctablement.

Et chaque âme recevra la rétribution de ce qu’elle a acquis

Et ils ne seront pas lésés : ils ne subiront pas d’injustice par l’augmentation de leurs mauvaises actions ou la diminution de leurs bonnes actions.

Verset 26 : dis ô Allāh Toi à Qui appartient la souveraineté : la souveraineté ici c’est celle que Dieu accorde aux créatures, aux rois. Alors que la souveraineté de Dieu qui est Son attribut est exempte de début et exempte de fin. Cette première souveraineté qui est citée est générale : tout appartient à Dieu.

Tu accordes la souveraineté à qui tu veux : cette souveraineté-là est partielle et tu la retires à qui Tu veux : c’est aussi une souveraineté partielle. Il a été rapporté que, lorsque le Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām a conquis La Mecque, il a promis à sa communauté la souveraineté de La Perse et de Rome (Byzance). Alors les yahūd et les hypocrites ont dit : comment Muḥammad aurait-il la souveraineté sur les Perses et les Romains qui sont beaucoup plus glorieux et forts ? C’est ainsi que la suite de ce verset a été révélée.

Tu accordes la gloire à qui Tu veux : il s’agit de la gloire de la souveraineté. Il s’agit du bien que Dieu accorde aux croyants.

Et Tu humilies qui tu Veux : en lui retirant la souveraineté.

A Toi appartient le bien : et le mal est sous-entendu ici : Tu es Celui à Qui appartient le bien et le mal. Et Dieu est puissant pour faire le bien et Il est puissant pour faire le mal, dans le bas-monde et dans l’au-delà. C’est une figure de style qui s’appelle en arabe l’iktifāʾ, « le fait de se suffire de citer un des deux opposés pour ne pas mentionner le second » : c’est-à-dire qu’il a été suffisant de mentionner le bien pour faire comprendre que le mal était sous-entendu.  Le contexte parlait du bien, de la souveraineté que Dieu allait accorder aux croyants et c’est ce que les mécréants avaient renié. Il est question du bien que Dieu accorde à ceux qui Lui obéissent au détriment des mécréants.

Certes Tu es sur toute chose tout puissant : et personne ne peut faire quoi que ce soit si ce n’est par la capacité que Dieu accorde aux gens.

Verset 27 : le verbe utilisé a le sens de faire entrer une chose dans une autre et dans ce verset c’est selon un sens métaphorique : Dieu fait que les heures de la nuit diminuent et que les heures du jour augmentent et Il fait que les heures du jour diminuent et les heures de la nuit augmentent (selon les saisons le nombre d’heures du jour et de la nuit change)

Et Tu fais sortir le vivant à partir de celui qui est mort : il y a trois explications

  1. Dieu fait exister un être vivant à partir d’eau mélangée (qui, elle, n’est pas un être vivant)
  2. Dieu fait exister un poussin à partir d’un œuf qui lui, n’a pas de vie
  3. Dieu fait qu’un mécréant devient croyant : le mécréant a été comparé à celui qui est mort et le croyant à celui qui est vivant.

Et Tu fais sortir ce qui est mort à partir de celui qui est vivant : il y a aussi trois explications.

  1. Dieu fait sortir le liquide séminal de l’être humain
  2. Dieu fait sortir l’œuf à partir de la poule
  3. Dieu fait sortir un mécréant à partir d’un croyant : un parent est croyant et un de ses enfants est mécréant. 

Et Tu accordes à qui Tu veux sans compte : les créatures ne savent pas quelle quantité de subsistance chacun aura mais Dieu sait la subsistance de chacun. Tout cela est pour indiquer que celui qui est tout puissant à faire ces actes éminents qui rendent l’esprit sidéré, Il est tout puissant pour accorder sans limite à qui Il veut parmi Ses esclaves et Il est tout puissant à enlever la souveraineté aux non Arabes pour les humilier et à l’accorder aux Arabes pour les glorifier.

Verset 28 : que les croyants ne prennent pas les non croyants comme référence (comme tuteurs, comme gouverneurs, comme autorités) c’est-à-dire qu’il n’y a pas de tutelle d’un non musulman sur un musulman, même s’ils étaient proches parents, même s’ils étaient amis avant leur Islam. Le fait d’aimer quelqu’un pour Dieu et le fait de détester quelqu’un pour Dieu, c’est un grand chapitre de la foi : aimer pour Dieu signifie aimer quelqu’un parce qu’il a la croyance de vérité, qu’il adore Dieu et qu’il aime les prophètes. Et détester pour Dieu signifie détester ce que Dieu n’agrée pas. En suivant les croyants, en aimant les croyants, en étant les partisans des croyants, ceci vous fait vous dispenser de prendre des tuteurs parmi les non croyants. Vous ne préférez pas les non croyants au détriment des croyants.

Et celui qui fait cela alors il n’est pas dans la voie que Dieu agrée : c’est-à-dire que celui qui prend pour partisan des non croyants, il n’est pas dans la voie que Dieu agrée. Parce qu’on ne peut pas être le partisan de quelqu’un et être le partisan de son ennemi, en même temps.

Sauf si c’est pour te préserver d’eux : dans le cas où le non croyant a un pouvoir sur le musulman et celui-ci craint pour sa personne ou pour ses biens.

Et Dieu vous met en garde contre Son châtiment : ne vous exposez pas au châtiment de Dieu en prenant pour partisans les ennemis de Dieu. Et ceci est une grave mise en garde.

Et à Dieu le devenir.  Votre devenir est d’être ressuscités pour le jugement de Dieu. Et le châtiment est préparé, l’enfer est déjà préparé.

Verset 29 : dis, que vous cachiez ce que vous avez dans votre cœur ou que vous le montriez (que ce soit le fait de vous rallier aux non croyants ou autre chose que Dieu n’agrée pas), Dieu le sait et cela ne Lui échappe pas. Et c’est encore une plus grande mise en garde.

Et Il sait ce qu’il y a dans les cieux et ce qu’il y a sur terre. Dieu sait votre for intérieur et votre apparence.

Et Dieu est sur toute chose tout puissant. Dieu est tout puissant à vous châtier, à vous punir.

Verset 30 : le jour où chaque personne trouvera le bien qu’elle a préparé (elle le verra) il sera présent. Et le mal qu’elle a fait, elle espère qu’il soit très éloigné d’elle. Le jour du jugement la personne verra le bien qu’elle a fait et le mal qu’elle a fait, tous deux seront présents. Elle espère qu’elle soit éloignée de ce mal.

Et Dieu vous met en garde contre Son châtiment : c’est une répétition de la même phrase pour que chacun soit conscient de cela.

Et Dieu est miséricordieux pour les esclaves. Parmi les manifestations de la miséricorde de Dieu, c’est qu’Il a mis en garde les gens contre Son châtiment pour ne pas qu’ils s’y exposent.

Puis lorsque les yahūd ont dit qu’ils étaient les enfants de Dieu, les bien-aimés de Dieu, Dieu a révélé le verset 31 :

Verset 31 : dis, si vous aimez Dieu véritablement, alors suivez-moi (c’est-à-dire suivez le Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam) : « aimer Dieu » signifie préférer Lui obéir plutôt que Lui désobéir, c’est-à-dire c’est le fait de préférer Son obéissance à Sa désobéissance. 

Dieu vous agréera :  Dieu récompense Son esclave pour ses actes.  D’après Al-Ḥasan Al-Biṣrī, il y a des gens qui, du temps du Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, prétendaient aimer Dieu. Dieu a voulu faire en sorte que ce prétendu amour soit confirmé par des actes. Celui qui prétend aimer Dieu mais qui contredit la sunnah de Son messager, c’est un menteur. La sunnah ici signifie la croyance et l’enseignement du Prophète.

Et vous pardonnera vos péchés et Dieu est Celui Qui pardonne et Qui est miséricordieux.

Verset 32 : dis, obéissez à Dieu et à Son Messager.

S’ils se détournent : c’est-à-dire s’ils refusent d’accepter l’obéissance à Dieu et au Messager

Alors Dieu n’agrée pas les mécréants. Il ne les agrée pas et Il ne leur pardonne pas.

Verset 33 : Dieu a élu (Dieu a choisi dans le sens que ces gens-là sont meilleurs que les autres)

Ādam qui est le père de toute l’humanité, il est le premier des prophètes

Et Nūḥ qui fut le premier prophète envoyé à des mécréants et il fait partie des cinq meilleurs prophètes

Et la famille d’Ibrāhīm et ce sont Ismāʿīl et Isḥāq et leurs enfants

Et la famille d’ʿImrān et ce sont Mūsā et Hārūn qui sont les deux fils d’ʿImrān fils de Yaṣḥur et il a été dit que la famille d’ʿImrān était ʿīsā et Maryam fille d’ʿImrān fils de Māṯān. Et entre les deux ʿImrān se sont écoulées 1800 années.

Par rapport au reste des mondes. A leur époque, ils étaient les meilleurs. La phrase est générale mais on a su qu’il y a une restriction donc ce n’est pas dans l’absolu car on a su que le prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam est meilleur qu’eux.

Verset 34 : une descendance l’une après l’autre. La famille d’Ibrāhīm et la famille d’ʿImrān, la deuxième descendant de la première. Mūsā et Hārūn sont les deux fils d’ʿImrān fils de Yaṣḥur qui est fils de Qāḥaṯ qui est fils de Lāwā qui est fils de Yaʿqūb qui est fils d’Isḥāq qui est fils d’Ibrāhīm. (Ibrāhīm ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām est donc l’ancêtre de Mūsā).

Et également ʿīsā fils de Maryam qui est fille d’ʿImrān fils de Māṯān qui remonte à Yahūḏā fils de Yaʿqūb fils d’Isḥāq fils d’Ibrāhīm.

Et notre prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam est descendant d’Ibrāhīm par Ismāʿīl. Il fait donc partie de la famille d’Ibrāhīm.

Et Dieu est Celui Qui entend et Qui sait. Il sait qui est valable pour être élu pour être prophète.

C’est recommandé de réciter la dernière partie du verset 36 pour un nouveau-né : (wa ʾinnī uʿīḏuhā bika wa ḏurriyyatahā mina š-šayṭani r-raǧim) qui signifie (ô Allāh, je Te demande de la préserver elle et sa descendance contre le diable maudit).

Verset 35 : la femme d’ʿImrān a dit (il s’agit du fils de Māṯān et on parle de la mère de Maryam qui est la grand-mère maternelle d’ʿīsā ʿalayhi wa sallam) Elle s’appelle Ḥannah fille de Fāqūḏā

O Seigneur j’ai fait le vœu (c’est-à-dire que je m’engage à faire ce qui va suivre) que l’enfant que je porte soit un muḥarrar (sous-entendu qu’elle s’attendait à avoir un garçon)

1 – c’est-à-dire dédié pour le service de la mosquée de Jérusalem, je le consacre à cela (et c’était un vœu très méritoire à cette époque-là)   

2 – Ou bien que cet enfant soitconsacré à l’adoration de Dieu.

 Accepte de moi cet enfant, certes Tu es Celui Qui entend et Qui sait.

Verset 36 : quand elle a accouché elle a dit ô Seigneur j’ai accouché d’une fille (elle a dit cela parce que le muḥarrar était forcément un garçon, donc c’est comme si elle s’excusait du vœu qu’elle avait fait, elle ne pourra pas le tenir puisqu’elle avait mis au monde une fille. Elle a exprimé sa déception à son Seigneur)

Dieu sait ce qu’elle a mis au monde : c’est pour magnifier ce sujet qui n’est pas négligeable, c’est pour indiquer que le vœu est quelque chose d’important et dans le sens que le fait qu’elle ait mis au monde une fille, il se peut qu’il y ait en cela un secret et une sagesse.

Et le garçon (qu’elle avait souhaité avoir) n’est pas comme la fille (qu’elle avait eue)

Et je l’ai appelée Maryam : dans leur langue, Maryam signifie « celle qui se consacre à l’adoration ». Elle a voulu, par le prénom qu’elle a donné à sa fille, gagner des récompenses. C’est comme si elle demandait à Dieu de préserver sa fille pour que son acte soit conforme à son prénom, pour que sa fille soit véritablement une adoratrice ; et pour que se réalise en sa fille le souhait qu’elle avait eu quand elle était tombée enceinte, c’est-à-dire qu’elle ait un garçon qui se consacre à la mosquée de Jérusalem.

Et je Te demande de la préserver elle, ainsi que sa descendance (c’est-à-dire ses enfants à elle) contre le diable maudit (c’est-à-dire éloigné du bien). Dans le ḥadīṯ, la plupart des nouveau-nés, le diable leur nuit au moment de leur naissance, et le nouveau-né pousse un cri suite à la nuisance du diable, excepté Maryam et son fils.

Verset 37 : Dieu a agréé Maryam en guise de réponse au vœu à la place du garçon : Dieu a agréé Maryam comme si c’était le garçon que sa mère avait fait le vœu de mettre au monde. Il a été rapporté que Ḥannah, quand elle a mis au monde Maryam, elle l’a enveloppée dans un bout d’étoffe et elle l’a emmenée à la mosquée et elle l’a placée chez les prêtres qui étaient descendants de Hārūn. Et ils étaient à Jérusalem comme la famille de banu Šaybah qui est en charge de la clé de la kaʿbah à La Mecque. Elle leur a dit « je vous charge de cette fille qui est la réalisation d’un vœu que j’ai fait ». Les prêtres se concurrençaient pour s’occuper d’elle car elle était la fille de leur imam Imrān. Et c’était lui qui s’occupait de faire les sacrifices pour Dieu.  Ils étaient les descendants de Māṯān, les chefs des fils d’Isrāʾīl. Mais Zakariyyā leur a dit : « non, ce n’est pas vous qui allez vous occuper de Maryam, c’est moi qui vais m’occuper d’elle ». Zakariyyā était un prophète, il était le mari de sa sœur. Ils ont refusé et lui ont dit : on va tirer un nom pour choisir qui va s’occuper de Maryam. » Ils étaient 27 et chacun d’eux voulait s’occuper de l’éducation de Maryam. Ils sont allés à un fleuve et ont jeté leurs crayons. Celui de Zakariyyā a flotté alors que tous les autres ont coulé. Ce fut ainsi Zakariyyā qui a pris en charge l’éducation de Maryam.

Et Dieu a fait qu’elle grandisse dans le bien. Le verbe utilisé est le verbe qui est employé pour une plante, c’est une métaphore qui indique que Maryam était comme une plante qui a poussé dans les meilleures conditions.

Et ce fut Zakariyyā qui en a assuré la tutelle : il était un tuteur pour elle et un garant. Zakariyyāsignifie en hébreu « celui qui fait tout le temps des évocations et la glorification de Dieu ».

Chaque fois que Zakariyyā venait vérifier si Maryam était dans de bonnes conditions dans le miḥrāb : et c’est une pièce à laquelle on accède par des marches et il a été dit que c’est l’endroit le plus honorable des assemblées, c’est-à-dire à l’avant de l’assemblée. Et dans la loi de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, c’est là où se tient l’imam, une partie concave. C’est comme si, dans ce verset, Dieu nous apprend que Maryam a été placée dans l’endroit le plus honorable de la mosquée de Jérusalem. Et il n’y avait que Zakariyyā qui pouvait atteindre cet endroit.

Il trouvait qu’elle avait une subsistance.  Sa subsistance provenait du paradis. Et elle n’a jamais été allaitée. Il trouvait chez elle les fruits de l’hiver en été et les fruits de l’été en hiver.

Il a dit ô Maryam d’où as-tu cela : d’où as-tu cette subsistance qui ne ressemble pas à la subsistance du bas-monde ? Et ce sont des fruits qui sont hors saison.

Elle a dit c’est Dieu Qui accorde : c’est-à-dire ne sois pas étonné, Dieu accorde à qui Il veut. C’était un prodige pour Maryam : elle était une sainte, la meilleure des femmes de l’humanité. Il a été dit qu’elle a parlé alors qu’elle était enfant tout comme Jésus a parlé au berceau.

Certes Dieu accorde à Qui Il veut sans limite : c’est-à-dire sans prendre en compte la quantité. Autre explication : Dieu fait grâce sans demander des comptes.

Verset 38 : et là : c’est-à-dire à l’endroit où il était assis auprès de Maryam, dans le miḥrāb, ou bien à ce moment-là, Zakariyyā (qui était le mari de sa sœur ʿišāʿ) quand il a vu le degré de Maryam de la part de Dieu, a également souhaité avoir de sa femme un fils qui ait aussi un haut degré de la part de Dieu, tout comme Maryam avait un haut degré. Et cela même si sa femme était stérile et âgée.

A invoqué son Seigneur, il a dit ô Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance : le mot (ḏurriyyah) signifie une descendance qui peut faire allusion à un singulier ou à un pluriel ; donc on peut dire d’un enfant que c’est une ḏurriyyah et de plusieurs enfants que c’est une (ḏurriyyah).

Une bonne descendance : c’est-à-dire une descendance bénie. Et la bénédiction c’est l’augmentation du bien. Donc Zakariyyā a demandé à Dieu de lui accorder une descendance vertueuse.

Certes Tu es Celui Qui exauce nos invocations. Zakariyyā avait toute confiance en Dieu, que Dieu exauce les invocations.

Verset 39 :  les anges l’ont interpellé : il a été dit que c’était Ǧibrīl ʿalayhi s-salām qui a interpellé Zakariyyā. « Les anges » est au pluriel parce que celui qui l’a appelé fait partie des anges. Comme quand on dit en arabe « un tel monte les chevaux », cela vise qu’il monte un cheval en particulier mais le cheval fait partie de l’ensemble des chevaux. Donc ici dans ce verset, c’est un ange et en l’occurrence l’ange Ǧibrīl, qui a appelé le prophète Zakariyyā.

Alors qu’il (Zakariyyā) était debout, il faisait la prière dans le miḥrāb : il y a la preuve ici que ce que l’on recherche, on l’obtient en faisant la prière : on prie Dieu pour obtenir ce que l’on recherche. Et il y a en cela l’exaucement des invocations et la réalisation des affaires qui sont demandées. (Zakariyyā demandait à Dieu de lui donner un fils). C’est par la prière qu’on espère que Dieu nous exauce. An-Nasafī cite la parole d’un savant qui s’appelle ibnu ʿAṭāʾ : il a dit : « Dieu n’accorde des ouvertures de bien à un esclave que s’il suit les ordres de Dieu et qu’il est sincère dans son obéissance et qu’il s’attache aux endroits où on fait la prière ». Attache-toi à l’obéissance, ne suis pas tes passions et patiente face aux épreuves. Ne sois pas de ceux qui disent « j’ai invoqué, j’ai invoqué et je n’ai rien eu ».

(L’ange lui a dit) que Dieu lui annonce (à Zakariyyā) la bonne nouvelle qu’il aura un fils qui s’appelle Yaḥyā et qui croit en la véracité de celui que Dieu a envoyé : c’est-à-dire que Yaḥyā croit en Jésus qui est son cousin par sa tante maternelle. Et Yaḥyā fut le premier qui a cru en Jésus, lorsque Jésus a annoncé son statut de prophète. Et dans ce verset, Jésus est désigné par le terme « kalimatin mina l-Lāh » c’est-à-dire « une parole de la part de Dieu » : ceci parce que Jésus a été créé par l’ordre de Dieu : Jésus n’avait pas de père et il a existé parce que Dieu a voulu qu’il existe, par Son ordre et Sa parole.

Ou bien cette partie du verset signifie que Yaḥyā croit aux livres de Dieu.

Il est celui qui est le maitre de son peuple : Yaḥyā est le maitre c’est-à-dire qu’il est au-dessus d’eux par l’honneur. Il dépasse son peuple par l’honneur. Effectivement, Yaḥyā dépassait son peuple parce qu’il n’avait jamais commis de péché, quelle maitrise il avait !

Et ḥaṣūr : c’est celui qui n’approche pas les femmes, c’est-à-dire que même s’il avait la capacité de le faire, mais il empêchait son âme de pencher vers ses désirs.

Et un prophète parmi les vertueux : et il était issu de vertueux, parce qu’il était descendant de prophètes : son père était prophète et parmi ses ascendants, il y avait des prophètes.

Ou bien c’est quelqu’un parmi les vertueux.

Verset 40 : il (Zakariyyā) a dit ô Seigneur, comment allais-je avoir un enfant alors que je suis devenu âgé et que ma femme est stérile :il a posé cette question parce qu’habituellement, cela ne se produit pas, c’est une exclamation de sa part à titre d’étonnement : cela ne veut pas dire qu’il doute de la toute-puissance de Dieu pour lui accorder un fils malgré son âge avancé et la stérilité de son épouse. Ila dit : l’âge avancé a eu un effet sur moi et cela m’a affaibli. Il avait 99 ans. Et son épouse avait 98 ans.

Il (Ǧibrīl) lui a dit c’est ainsi Dieu fait ce qu’Il veut. Dieu fait que des choses surprenantes se réalisent.

Verset 41 : il (Zakariyyā) a dit ô Seigneur accorde-moi un signe : il voulait un signe qui lui indique que sa femme était tombée enceinte pour accueillir cette grâce avec les louanges.

(Ǧibrīl lui a dit) Ton signe c’est que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois jours : quand ta femme sera enceinte, tu ne pourras plus parler aux gens, sauf en faisant des signes de la main soit un signe de la tête soit des yeux soit des sourcils, tout en en gardant ta capacité à parler si c’est pour l’évocation de Dieu. Sans que Zakariyyā ne soit muet, mais Dieu va faire qu’il ne pourra pas parler aux gens.

Et évoque beaucoup ton Seigneur, fais le tasbīḥ la nuit et le matin : il s’agit là des signes éclatants et des preuves claires du miracle de Zakariyyā que Dieu lui a accordé un fils malgré son âge avancé. Pourquoi sa langue a-telle été ainsi empêchée de tenir la conversation aux gens ? C’était afin qu’il consacre cette période uniquement à l’évocation de Dieu. C’est une grâce que Dieu lui a accordée pour que Zakariyyā le remercie. Zakariyyā n’a pas utilisé sa langue pour autre chose. Comme si, quand il avait demandé un signe pour remercier Dieu, il ne pouvait plus utiliser sa langue qu’exclusivement dans le remerciement de Dieu.

Il lui a été dit : ton signe c’est que tu ne puisses pas utiliser ta langue pour autre chose que pour remercier Dieu.

Fais le tasbīḥ pendant al-ʿašiyyi wa l-ibkār : al-ʿašiyyi c’est depuis que le soleil quitte le milieu du ciel jusqu’à son coucher et al-ibkār c’est depuis le lever de l’aube jusqu’au temps de aḍ-ḍuḥā.

Verset 42 : et cite comment les anges ont dit à Maryam comment Dieu t’a élue et t’a purifiée et Il t’a élue par rapport aux femmes de l’humanité : il a été rapporté que les anges ont adressé la parole directement à Maryam

T’a élue : c’est-à-dire que Dieu t’a accordé quelque chose qu’Il n’a pas accordé à d’autres, Il t’a acceptée de la part de ta mère Ḥannah. Il a fait que tu sois éduquée et Il t’a accordé un degré particulier, un grand honneur.

Dieu t’a purifiée : c’est-à-dire des actes qui sont répugnants.

Dieu t’a élue sur les femmes de l’humanité : puisqu’Il t’a accordé Jésus sans père ; et cela n’a été accordé à aucune autre femme.

Verset 43 : ô Maryam, fais le maximum d’actes d’obéissance, consacre-toi à l’obéissance à Dieu. Ou bien : prolonge la position debout dans tes prières.

Prosterne-toi : il a été dit qu’elle a reçu l’ordre d’accomplir la prière avec la mention de al-qunūt parce que la prosternation et la position debout font partie des positions de la prière.

Et incline-toi avec ceux qui s’inclinent : fais en sorte que ta prière soit réalisée en assemblée.

Ou bien : fais en sorte d’être au nombre des gens qui font la prière. Et ne sois pas de ceux qui ne la font pas.

Verset 44 : ceci : fait référence aux récits précédents : Ḥannah la mère de Maryam, Zakariyyā et Yaḥyā, ce sont des choses cachées que Nous t’avons révélées. Cette parole s’adresse à notre Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam : ceci fait partie des nouvelles qui t’étaient inconnues, que tu n’as pu connaitre que par la révélation.

Tu n’étais pas auprès d’eux lorsqu’ils avaient jeté leurs qalam pour savoir qui allait prendre en charge Maryam. Explication du mot qalam :

1 – les azlām : ce sont les tiges avec lesquelles on fabrique les flèches, et il s’agit des tiges que les savants de la mosquée de Jérusalem avaient jetées dans la rivière pour désigner celui qui allait s’occuper de Maryam.

2 – ou bien c’était le crayon avec lequel ils écrivaient la Torah. Ils avaient choisi de jeter ces qalam pour la barakah, car c’étaient des instruments pour écrire un texte révélé.

Tu n’étais pas à côté d’eux quand ils se disputaient : pour savoir qui allait prendre en charge Maryam.

Verset 45 : les anges ont dit (et cite ô Muḥammad lorsque Ǧibrīl a dit) Il a été fait référence à Ǧibrīl par le pluriel employé « les anges » parce que Ǧibrīl ʿalayhi s-salām, quand il descend pour un sujet particulier, il est accompagné d’un ensemble d’anges et c’est pour cela que quand il informe d’une chose, il est permis de dire « les anges ont dit »

O Maryam, Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’une parole de Sa part : c’est-à-dire de Jésus. Et Dieu a créé Jésus par Son ordre, sans que Jésus n’ait de père.

Il s’appelle al-Masīḥ : c’est un surnom, c’est le surnom de Jésus et c’est un surnom honorable, comme aṣ-siddīq qui est le surnom de abū Bakr et al-Fârûq qui est le surnom de ʿUmar, sont des surnoms honorables. Et l’origine du terme al-Masīḥ, en hébreu est mašiḥā qui signifie « béni » mubārak. Il a été dit aussi que chaque fois qu’il passait la main (yamsaḥ) sur quelqu’un qui était malade, celui-ci guérissait. Ou parce qu’il se déplaçait sur terre et il n’avait pas pris de lieu de résidence pour lui : on dit en arabe « masaḥa l-arḍ » ce qui signifie « il a parcouru la terre » : tellement il se fiait à Dieu qu’il dormait là où il se trouvait la nuit.

Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : si Jésus avait pris une maison comme résidence, les chrétiens auraient adoré cette maison.

Jésus fils de Maryam :  Ǧibrīl a dit « fils de Maryam » pour lui annoncer qu’il va être sans père. Il ne sera attribué qu’à sa mère.

Il aura un honneur dans le bas-monde : il sera honorable dans le bas-monde parce qu’il aura le statut de prophète, il sera sur l’obéissance à Dieu. Celui qui obéit à Dieu est honoré et celui qui désobéira sera humilié.

Et dans l’au-delà : par son haut degré et par son intercession : il va intercéder.

Et parmi ceux qui ont un haut degré : Dieu fait que son honneur sera élevé.

Verset 46 : il parlera aux gens alors qu’il sera au berceau. Il s’adressera aux gens en parlant, alors qu’il sera dans son berceau : à l’état de nourrisson, il va parler aux gens.

Et quand il sera adulte : il s’adressera aux gens dans ces deux situations. Et la parole des prophètes est différente selon leur âge. Quand il sera adulte et qu’il aura le statut de prophète, il s’adressera aux gens également.

Il sera au nombre des vertueux.

Verset 47 : elle (Maryam) a dit ô Seigneur comment pourrais-je avoir un fils alors qu’aucun humain ne m’a touchée 

Il (Ǧibrīl) lui a dit c’est ainsi que Dieu crée ce qu’Il veut. Si Dieu ordonne une chose, Il fait que cette chose ait lieu. Si Dieu prédestine l’existence d’une chose, Il la fait exister sans retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence. Et « kun » est un impératif du verbe être, c’est comme si on disait en français « sois ». Ici c’est pour indiquer la rapidité avec laquelle Dieu fait qu’une chose entre en existence dès lors qu’Il en veut l’existence. Cela ne veut pas dire que Dieu prononce les lettres kāf et nūn, ceci est impossible ; mais cela veut dire plutôt que ce dont Dieu veut l’existence, Il le fait exister sans fatigue, sans difficulté, sans retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence.

Verset 48 : et il lui enseigne l’écriture, la sagesse, la torah et l’évangile.

Al-kitāb : il y a deux explications : 1 – l’écriture : Dieu a fait que Jésus a appris l’écriture et il avait la plus belle écriture de son époque. 2 – Les livres de Dieu.

La sagesse : c’est-à-dire l’indication de ce qui est licite et de ce qui est interdit.

La torah : c’est le Livre révélé à Moise

L’évangile : c’est le livre révélé à Jésus.

Verset 49 : et un envoyé : c’est-à-dire que Dieu fait de Jésus un envoyé

Aux descendants de banī Isrāʾīl que je vous ai amené et un signe de la part de votre Seigneur : c’est-à-dire qu’il y a une preuve qui indique que Jésus est véridique dans sa prétention au statut de prophète.

Je (c’est Jésus qui parle) vais concevoir à partir de la terre glaise quelque chose qui a l’aspect d’un volatile (c’est-à-dire quelque chose qui vole)

Les différents sens de « ẖalaqa » :

1 / ṣawwara qui signifie « donner une forme, façonner ». On dit « ẖalaqa un tel à partir de la boue un oiseau » signifie qu’un tel a façonné un oiseau à partir de la terre glaise.

2 / taqdīr c’est-à-dire prévoir, planifier, concevoir.

3/ fomenter, monter de toutes pièces : ẖalaqa une information.

4/ donner l’existence, faire surgir du néant à l’existence : ce sens n’est attribué qu’à Dieu. Dieu seul est Celui Qui donne l’existence à ce qui n’existait pas. Dans sūratu ar-raʿd, verset 16, Dieu dit : « dis, Dieu est Le Créateur de toute chose ».

Et je vais souffler dans cet objet et il sera un volatile : le mot volatile est plus général que le simple oiseau. Par la volonté de Dieu et par l’acte de Dieu de créer. Il a été dit que Jésus n’a pas façonné autre chose qu’une chauve-souris. Et la chauve-souris est un animal complexe : elle vole, mais elle a des poils, la femelle a des saignements de menstrues, elle allaite ses bébés. Elle ne voit pas, sauf à deux moments dans la journée : à l’aube et au coucher du soleil. Mais la chauve -souris que Jésus a façonnée ; une fois qu’elle a disparu des regards, elle n’a pas eu de descendance.

Et je soigne celui qui est né aveugle : par l’invocation de Jésus, celui qui est né aveugle, voit. 

Et je soigne celui qui a al-baraṣ : c’est une maladie de la peau qui consiste en une dépigmentation de la peau sous forme de plaques blanches qui ne disparaissent pas avec les médicaments habituellement.

Et je ressuscite les morts par la volonté de Dieu : il a répété ici « par la volonté de Dieu », et ceci, pour repousser l’illusion de ceux qui auraient pu penser que Jésus aurait la divinité. Il a été rapporté que Jésus a ressuscité Sām le fils de Nūḥ ʿalayhi s-salām et ils ont bien vu cela, quand Jésus était devant la tombe de Sām puis il l’a fait sortir de sa tombe et il était vivant. Alors ils lui ont dit que c’était de la sorcellerie. Ils lui ont demandé de leur montrer un autre signe.

Jésus leur dit : « toi, tu as mangé telle nourriture, et toi, à la maison, on t’a caché telle nourriture ». Et c’est cela le sens de la suite du verset : et je vous informe de ce que vous mangez et de ce que vous cachez comme provision chez vous. Il y a en cela des signes pour vous si vous êtes véritablement croyants.

Verset 50 : et je confirme ce qui m’a précédé dans la torah : il s’agit du livre qui a été révélé à Moise et c’est la torah.

Et je vais vous rendre licite certaines choses qui vous avaient été interdites : ce qui avait été interdit dans la Loi de Moise pour les fils d’Isrāʾīl c’était de manger le gras, la viande de chameau, le poisson, et tout ce qui a des griffes. Donc Jésus leur a autorisé une partie de cela.

Et je vous ai ramené un signe de la part de votre Seigneur : c’est une répétition pour insister.

Alors craignez Dieu : au lieu de me démentir et de me contredire

Et obéissez-moi : dans ce que je vous transmets.

Verset 51 : certes Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur : c’est une reconnaissance de la part de Jésus qu’il est bien un esclave de Dieu, il nie ici le fait qu’il soit un dieu, contrairement à ce que disent les Naṣārah.

Alors adorez-Le : autrement dit, ne m’adorez pas, moi.

Ceci est une voie de droiture : qui mène celui qui l’emprunte à une félicité ininterrompue.

Verset 52 : quand il (Jésus) a senti de leur part la mécréance : Jésus a su avec certitude que les yahūd commettaient une mécréance et que c’était une mécréance sans aucun doute, tout comme celui qui perçoit la connaissance avec ses sens (la vue, l’odorat)

Il a dit qui sont mes partisans : qui sont mes compagnons, ceux qui vont me soutenir

Qui cherchent le refuge auprès de Dieu.

Les apôtres ont dit :  al-ḥawārī est le compagnon proche, l’ami intime.

Nous, nous sommes les partisans de Dieu, nous soutenons Sa religion.

Nous avons cru en Dieu et sois témoin de cela : témoignes-en notre faveur, ô Jésus, de notre croyance en Dieu

Que nous sommes musulmans : ils ont demandé le témoignage de Jésus en faveur de leur Islam pour insister sur leur foi. Parce que les messagers de Dieu, au jour du jugement, ils témoigneront, soit en faveur de leur peuple, soit contre eux. Et ce verset comporte la preuve que la foi et l’Islam sont la même chose.

Verset 53 : ô notre Seigneur nous sommes croyants en ce que Tu as fait descendre comme révélation et nous avons suivi le Messager : c’est-à-dire Ton Messager Jésus.

Alors inscris-nous au nombre de ceux qui témoigneront.

1/ Inscris-nous avec les prophètes qui témoigneront en faveur de leurs communautés

2/ Inscris-nous avec ceux qui témoignent de Ton unicité, qu’il n’est de dieu que Dieu

3/ Inscris-nous avec ceux qui témoignent de la communauté de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam.

Verset 54 : et ils ont rusé : ils ont fait preuve de perfidie. La perfidie c’est de faire parvenir la nuisance à quelqu’un de manière cachée. Les mécréants des fils d’Isrāʾīl ont fait preuve de ruse et de perfidie. Ils ont voulu le tuer et le crucifier. Dieu a révélé cela à Jésus.

Et Dieu les a rétribués pour leur perfidie : Dieu les a punis puisque Jésus est actuellement au ciel, vivant au deuxième ciel. Les traits de Jésus ont été donné à un de ses élèves et c’est lui qui a été emmené et a été tué à la place de Jésus : c’est ce qui a été rapporté de ibnu ʿAbbās qui a dit que c’était le plus jeune des élèves de Jésus et c’était un homme vertueux.

Ce n’est pas permis d’attribuer le sens de la ruse et de la perfidie à Dieu : car la ruse et la perfidie sont blâmables. Donc le mot « makr » ne peut avoir que le sens de la rétribution.

Et Dieu est le meilleur des mākirīn : c’est-à-dire le meilleur de ceux qui rétribuent. Dieu est Le plus fort et Le plus puissant de ceux qui rétribuent, Celui Qui a la plus grande capacité à punir, d’une manière telle que celui qui est puni ne s’y attend pas.

Verset 55 : Dieu dit à Jésus Je vais te faire mourir ultérieurement à ton terme :c’est-à-dire que Dieu va protéger Jésus d’être tué par les mécréants et Jésus mourra ultérieurement mais sans être tué par les mécréants. Il a été dit que « mutawaffīka » signifie que Dieu va faire élever Jésus au-dessus de la terre, que Jésus ne va pas rester sur terre ou encore Dieu va faire mourir Jésus après sa descente du ciel et maintenant Dieu va l’élever.

Et la conjonction de coordination « wa » ne préjuge pas de l’ordre chronologique des actions indiquées. Cela veut dire que ce qui est cité en premier n’aura pas forcément lieu avant ce qui est cité après le terme « wa ». Ici, cela ne veut pas dire que Dieu va faire mourir Jésus dans un premier temps puis que Jésus va être élevé au ciel. 

Et Je vais t’élever « ilayya » : le sens apparent est « à moi » mais cela ne veut pas dire que Dieu est en haut et que Jésus va monter à côté de Dieu. Donc « ilayya » signifie que Dieu va élever Jésus au ciel qui appartient à Dieu et que Dieu honore et qui est le lieu de résidence des anges.

Et Je vais te préserver de ceux qui ont mécru :  c’est-à-dire que Dieu va protéger Jésus de la mauvaise compagnie des mécréants. Jésus n’aura pas à supporter leur mauvaise compagnie.

Et Je vais faire que ceux qui te suivent seront au-dessus de ceux qui ont mécru jusqu’au jour du jugement : c’est-à-dire que ceux vont suivre Jésus vont avoir une supériorité sur les mécréants jusqu’au jour du jugement. Les musulmans seront au-dessus des mécréants grâce aux preuves. Les preuves rationnelles sont du côté des musulmans.

Puis vous reviendrez à Mon jugement : au jour du jugement.

Et Je juge entre vous dans ce à propos de quoi vous n’étiez pas d’accord : Dieu juge au jour du jugement à propos de ce que les gens disaient au sujet de Jésus : certains ont dit qu’il était le fils de Dieu et les musulmans disent que c’est un messager de Dieu. Au jour du jugement, Dieu fait que tous seront au courant de la vérité.

Verset 56 : dans ce verset Dieu parle de ceux qui ont mécru. Ceux qui ont mécru, Je les châtie d’un châtiment douloureux dans le bas monde et dans l’au-delà.

Ils seront châtiés dans le bas monde par l’emprisonnement, par le meurtre, par l’humiliation et dans l’au-delà par le châtiment de l’enfer.

Et ils n’auront aucun soutien.

Verset 57 : quant à ceux qui ont été croyants et qui accompli les bonnes œuvres, Dieu les rétribue par leur récompense. Le verbe « tawfiya » c’est le fait de donner une récompense complète, sans aucune diminution, une large rétribution. Dieu les rétribue largement, sans diminution. Et « ʾuǧūrahum » c’est leur rémunération et ici c’est la récompense pour les œuvres. « Ils auront une large rétribution » signifie qu’ils auront des résidences au paradis en fonction de leurs œuvres et il n’y aura pas de jalousie entre eux.

Et Dieu n’agrée pas ceux qui sont injustes.

Verset 58 : ceci : fait référence aux récits qui ont été mentionnés jusqu’ici, Nous te le citons en tant que signes et évocations pleines de sagesse. Le Qur’ān est parfait. C’est comme si ce Livre indiquait de la sagesse, c’est comme s’il parlait et qu’il sort de lui de la sagesse.

Puis An-Nasafiyy explique la suite : quand les envoyés de Banī Naǧrān – qui étaient des Arabes chrétiens – étaient venus débattre avec le Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām au sujet de Jésus et ils disaient qu’il était le fils de Dieu, ils ont dit : « vois-tu, est-ce qu’il y a un fils qui naisse sans père ? ». Alors le verset 59 a été révélé.

Verset 59 : l’exemple de Jésus selon le jugement de Dieu est tel l’exemple d’Ādam. L’arrivée de Jésus est comme le cas d’Ādam qui a été créé de terre. Dieu a fait que son corps soit façonné à partir des sols de cette terre. Et il n’y avait pour Ādam ni père ni mère. An-Nasafiyy dit que le cas de Jésus est moins surprenant que l’existence d’Ādam qui a été créé sans père ni mère. L’existence d’Ādam sans père ni mère est plus extraordinaire, plus surprenante que le fait d’exister sans avoir de père. Donc dans ce verset, la réplique est une comparaison de ce qui est surprenant à quelque chose d’encore plus surprenant, pour que cet argument soit encore plus fort contre l’adversaire et pour couper court à la confusion qu’ils essayent d’amener.

Il a l’a créé de terre : Dieu a créé Ādam. Puis Il lui a dit d’exister et il a existé.

Il lui a dit sois et il fut. C’est-à-dire que Dieu a créé à partir de ce corps qui est fabriqué de terre, un être vivant et il fut un être vivant.

Verset 60 : telle est la vérité de la part de ton Seigneur et ne sois pas parmi alors ne sois pas (toi qui entends) au nombre de ceux qui doutent.

Verset 61 : quand il y a des chrétiens qui persistent à  débattre avec toi sur ce sujet (et ils disent le contraire de cette vérité que tu viens d’entendre à propos de Jésus) après que tu aies entendu ces informations claires qui entrainent chez toi une reconnaissance, dis venez (avec une fermeté et une volonté) nous et vous, on va appeler nos enfants et vos enfants, et nos épouses et vos épouses et nous-mêmes et vous -mêmes  : pour faire al-mubāhalah qui signifie al-liʿān et al-bahlah c’est al-laʿnah et c’est la malédiction . Et on va invoquer pour que Dieu maudisse le menteur parmi nous. Le Prophète les a défiés, sur ordre de Dieu. Et la malédiction signifie l’éloignement de la miséricorde. Dans le verset il est cité le verbe « nabtahilu », et à l’origine, al-ibtihāl c’était pour indiquer la malédiction. Puis le sens est devenu pour toute invocation où on insiste, même si ce n’est pas une malédiction.

Il a été rapporté que quand le Prophète a défié ces chrétiens de Banī Naǧrān pour qu’ils disent : on va maudire le menteur parmi nous, ils ont dit : « non, on va réfléchir ». Ils ont eu peur. Un homme parmi eux qui s’appelle Al-ʿĀqib qui était selon eux le plus sage d’entre eux, il leur a dit : « vous savez, vous autres nasārā, que Muḥammad est un prophète envoyé. Et il n’y a pas eu des gens qui ont fait al-mubāhalah avec un prophète sans qu’il ne leur arrive des épreuves ; le plus âgé et plus jeune d’entre eux meurt. Si vous faites cela, ce sera votre fin. Si vous voulez conserver votre religion, alors réconciliez-vous avec cet homme.  (C’est-à-dire : trouvez un terrain d’entente et soyez-en de bons termes avec lui) Et retournez chez vous ».

Le lendemain matin, ce groupe de nasārā est parti rencontrer le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam à un lieu de rendez-vous. Et le Prophète portait dans ses bras Al-Ḥusayn (qui était son petit-fils) et il tenait Al-Ḥasan par la main. Et Fāṭimah sa fille marchait derrière lui et derrière elle, marchait ʿAliyy. Et le Prophète leur disait : « si je dis une invocation, vous, dites āmīn ».

Alors l’évêque des Banī Naǧrān a dit : « ô vous les chrétiens, je vois des visages, s’ils demandent à Dieu d’enlever une montagne, Dieu la leur enlève pour eux. (C’est-à-dire suite à leur invocation). Ne faites pas la mubāhalah (c’est-à-dire ne dites pas que Dieu maudisse le menteur d’entre nous) parce que, si vous la faites, il ne restera plus de chrétiens sur terre ». C’est alors qu’ils ont dit : « ô Abu l-Qāsim, nous pensons que nous n’allons va pas faire la mubāhalah avec toi » ; (Ils ont appelé le Prophète par son surnom et c’est une forme d’honneur).

Comme ils ont refusé de faire la mubāhalah, le Prophète a conclu un accord avec eux, comme quoi ils allaient lui envoyer chaque année deux mille ḥullah qui est un vêtement composé de deux pièces.

An-Nasafiyy explique que ce verset mentionne les enfants et les épouses, même si, à l’origine, la mubāhalah avait lieu entre le Prophète et celui qui le dément, parce que ceci est une preuve encore plus forte de sa grande confiance de son état et sa certitude en sa véracité, puisqu’il a osé exposer ceux qui sont les plus chers pour lui, à savoir ses enfants et ses épouses. Il ne s’est pas limité à s’exposer lui, seulement. D’autre part, c’est une preuve également de sa certitude du mensonge de son adversaire, pour que son adversaire aille à sa perte, lui avec ceux qui lui sont chers, dans le cas où la mubāhalah aurait eu lieu. Il a cité les enfants et les épouses parce que ce sont, de toute la famille, les êtres les plus chers, ceux qui sont les plus proches du cœur. Il les a mentionnés avant de citer leurs propres personnes, pour attirer l’attention sur leur place dans le cœur, leur grande estimé chez la personne.

Il y a en cela la preuve claire de la véracité du statut de prophète de notre maitre Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam car personne n’a rapporté, que ce soient ceux qui sont d’accord avec le Prophète ou ses adversaires, qu’ils ont relevé ce défi. Ils n’ont pas osé.

Que Dieu maudisse le menteur : il s’agit du menteur à propos de Jésus ʿalayhi s-salām.

Verset 62 : certes ceci c’est-à-dire ce qui t’a été narré, qui t’a été cité à propos du récit de ʿīsāʿalayhi s-salām, est le récit véritable, le récit véridique, qui ne comporte pas de mensonge, c’est la vérité qui ne comporte pas de faux.

Et il n’est de dieu que Dieu : cette phrase est une réplique aux nasārā qui parlent de trinité.

Et certes Allāh est Al-ʿĀzīz :Le Glorieux, Celui Qui a la gloire pour punir ceux qui méritent la punition Al-Hakīm :  Celui Qui gère les choses avec sagesse, il n’y a pas d’absurdité dans ce que Dieu fait qu’il y a dans ce monde.

Verset 63 : s’ils se détournent : c’est-à-dires’ils émettent une objection, s’ils n’acceptent pas la vérité,

Certes Dieu sait tout des corrupteurs : c’est une menace d’un châtiment, le châtiment qui est mentionné entre autres dans le verset 88 de sūratu n-naḥl qui signifie : Nous leur avons augmenté un châtiment en plus de leur châtiment, en raison de la corruption qu’ils faisaient.

Verset 64 : dis ô vous gens du Livre : c’est un ordre de la part de Dieu de s’adresser aux gens du Livre. An-Nasafiyy a dit qu’il y a trois explications pour cette expression « ô vous gens du Livre » :

1/ Ce sont les gens des deux Livres c’est-à-dire les yahūd et les nasārā. On les appelle les gens du Livre car ils prétendent suivre un Livre mais le Livre qu’ils suivent n’est pas le Livre authentique, c’est le livre qui est falsifié.

2 / C’est le groupe des nasārā de Naǧrān qui sont venus débattre avec le Prophète à propos de Jésus.

3/ Ce sont les yahūd de Médine.

Venez, nous nous mettons d’accord sur une parole de droiture, (une parole de rectitude, une parole juste) vous et nous : une parole à propos de laquelle il n’y a pas de divergence entre les trois Livres : al-Qur’ān, al-ʾinǧīl et at-tawrah.

Que nous n’adorions que Dieu

Que nous le Lui attribuions aucun associé : que nous ne considérions pas un parmi nous comme une divinité

Et que nous n’attribuions pas la divinité à autre que Dieu : que nous ne disions qu’ʿUzayr est le fils de Dieu ni que Jésus est le fils de Dieu, parce que chacun des deux est un être humain comme nous.

Et que nous n’obéissions pas aux prêtres qui ont innové des interdictions et des autorisations sans se référer à la Loi de Dieu. En effet ils ont pris des personnes qui ont légiféré pour eux : ils ont émis des lois sans que ce soit conforme à la Loi de Dieu.

D’après ʿAliyy ibnu Ḥātim, il a dit « mais nous ne les adorions pas, ces prêtres qui légiféraient sans se référer à la Loi de Dieu ». Alors le messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam lui a répliqué : « mais n’est-ce pas qu’ils vous disent que telle chose est licite, comme le fait de boire du vin, que ça égaye le cœur et ils vous interdisent telle et telle chose, et vous, vous prenez leur avis ». Il lui a répondu « oui ». Alors le messager : « c’est cela donc ».

Ceci nécessite une explication : les yahūd et les nasārā prenaient en compte les avis de leurs prêtres tout en sachant que leurs prêtres légiféraient eux-mêmes. Ils n’avaient pas pour croyance que leurs prêtres déduisaient cela à partir des Livres révélés ou des paroles des prophètes.

Alors que les musulmans du commun (comme nous) quand ils imitent les imāms comme l’imām Mālik, l’imām Abū Ḥanīfah, l’imām Aš-Šāfiʿiyy, l’imām Aḥmad ibnu Ḥanbal et qu’ils agissent conformément à leurs fatwas, c’est en raison de leur conviction que ces imāms muǧtahid déduisent ces jugements à partir du Livre de Dieu. Donc ce n’est pas une adoration de ces imāms.

S’ils émettent une objection : c’est-à-dire s’ils refusent cette parole commune à laquelle tu les appelles, c’est-à-dire s’ils refusent le tawḥīd auquel tu les appelles, et c’est la croyance en l’unicité de Dieu

Alors dites-leur soyez témoins que nous, nous sommes musulmans : vous n’avez plus d’argument, vous n’avez plus de preuves, vous devez vous soumettre et donc reconnaitre que nous, nous sommes musulmans et pas vous. Comme le victorieux dit à celui qui a été vaincu (dans une bataille ou bien dans un débat) : « reconnais que c’est moi le gagnant et reconnais que c’est moi qui suis victorieux dans ce débat ».

Verset 65 : ô vous gens du Livre, pourquoi débattez-vous à propos d’Ibrāhīm alors que la Torah et l’Evangile n’ont été révélées qu’après lui : comment dites-vous qu’Ibrāhīm est yahūdiyy et qu’il suivait la Torah alors que la Torah a été révélée après lui. Chacun des deux groupes, les yahūd et les nasārā, a prétendu qu’Ibrāhīm était des leurs. Ils ont débattu avec le Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam et les croyants au sujet d’Ibrāhīm ʿalayhi s-salām. Mais il leur a été dit que le judaïsme n’est apparu qu’après la descente de la Torah. Et Ibrāhīm a vécu avant cela. Et le christianisme n’est apparu qu’après la descente de l’Evangile et Ibrāhīm a vécu avant cela. Et entre Ibrāhīm et Mūsā, il y a mille ans. Et entre Ibrāhīm et Jésus, il y a deux mille ans. Comment Ibrāhīm serait-il d’une religion qui n’est apparue que bien longtemps après lui ?

Ne réfléchissez-vous donc pas ? N’avez-vous donc pas conscience de cela ? Pour ne pas vous laisser aller à débattre d’un tel débat qui est inutile.

Verset 66 : hā : c’est pour attirer l’attention antum est le mubtadaʾ et hāʾulāʾest le ẖabar

Vous, qui êtes stupides et la démonstration de votre stupidité est que vous êtes en train de débattre à propos de quoi vous avez des connaissances : c’est-à-dire que vous débattez à propos de ce qui a été révélé dans la Torah et dans l’Evangile et vous dites des choses fausses

Pourquoi débattez-vous à propos d’un sujet dont vous n’avez pas de connaissance et qui ne vous a pas été cité dans aucun de vos deux livres à propos de la religion d’Ibrāhīm.

Et Allāh sait ce qu’il en est véritablement

Et vous, vous l’ignorez.

Verset 67 : Ibrāhīm n’était pas yahūdiyy ni naṣrāniyy mais il était sur la religion de droiture, il était musulman

Et il ne faisait pas partie des associateurs : par le terme associateur ici, il est visé les yahūd et les nasārā parce qu’ils avaient associé à Dieu dans leur adoration, ʿUzayr pour les yahūd et Jésus pour les nasārā.

Ou bien deuxième explication : Ibrāhīm n’était pas associateur tout comme il n’était pas des leurs, c’est-à-dire qu’il n’adorait pas des idoles.

Verset 68 : certes ceux qui sont prioritaires parmi les gens pour Ibrāhīm : c’est-à-dire ceux qui sont le plus proches de lui, ceux qui lui ressemblent le plus

Sont ceux qui l’ont suivi : les musulmans à son époque et après son époque

Et ce prophète : c’est-à-dire qu’il a été mentionné spécifiquement en raison de son mérite particulier et celui qui est visé est Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam

Et ceux qui sont croyants : c’est-à-dire de sa communauté.

Et Allāh est Celui Qui soutient les croyants.

Verset 69 : il y a un groupe des gens du Livre qui ont souhaité vous égarer : et il s’agit des yahūd. Ils ont appelé trois compagnons Huḏayfah, ʿAmmār et Muʿāḏ pour qu’ils deviennent des yahūd, comme eux.

Mais ils n’égarent qu’eux-mêmes : c’est-à-dire que les conséquences de leur tentative d’égarement se retourneront contre eux. Ils auront un double châtiment : du fait de leur égarement à eux, et un châtiment pour leur tentative d’égarer autrui.

Et ils ne s’en rendent pas compte : c’est-à-dire que leur tentative d’égarer les autres va se retourner contre eux.

Verset 70 : ô vous gens du Livre, pourquoi mécroyez-vous en les signes :

c’est-à-dire en la Torah et en l’Evangile. Leur mécréance envers la Torah et l’Evangile est le fait qu’ils n’ont pas cru en ce qui est mentionné explicitement, en termes de véracité du statut de prophète du Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, et autres.

Ou alors vous mécroyez au Qur’ān et aux preuves du statut de prophète du Messager.

Ou alors vous mécroyez en tous les versets de Dieu (les trois livres :  la Torah, l’Evangile et le Qur’ān) alors que vous savez qu’ils sont vrais.

Alors que vous êtes témoins : de sa description dans les deux livres. Pourtant, vous reconnaissez que ce sont des versets révélés par Dieu. Dans les deux livres, le Prophète a été décrit.

Verset 71 : ô vous gens du Livre, pourquoi mélangez-vous le vrai avec le faux, vous dissimulez le vrai alors que vous savez la vérité. Pourquoi mélangez -vous la foi en Moise et en Jésus et la mécréance en Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam ?

Et vous dissimulez la vérité : An-Nasafiyydit qu’ils dissimulent la description de Muḥammad ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām.

Alors que vous savez : qu’il est véridique, qu’il est un prophète.

Verset 72 : et un groupe des gens du Livre se sont dit, entre eux : croyez (ayez foi) en ce qui a été révélé à ceux qui sont croyants : c’est-à-dire le Qur’ān

En plein jour : c’est-à-dire : montrez que vous avez foi en ce qui a été révélé aux croyants, au début du jour

Et mécroyez en fin de journée : c’est une hypocrisie

Puissent-ils revenir : c’est-à-dire puissent les musulmans quitter la croyance, comme vous le faites vous-mêmes. C’est une stratégie qui consiste à s’afficher croyants en début de journée puis mécréants le soir, ceci, de façon à influencer les véritables croyants qui vont se dire : s’ils ont changé entre le matin et le soir, c’est du fait qu’ils ont des connaissances, alors on va faire comme eux. C’est-à-dire puissent-ils (les croyants) apostasier (comme les gens du Livre l’ont fait).

Verset 73 : et ne montrez votre croyance, que personne ne recevra la même chose que ce que vous avez reçu, ne montrez cela qu’à ceux qui sont de votre religion et pas à autrui : vous avez su et vous avez reconnu que les musulmans ont reçu un Livre de la part de Dieu tout comme vous en avez reçu : cachez cela, ne le dites pas, dissimulez cette conviction que vous avez, que les musulmans ont eu un Livre tout comme vous en avez eu un. Ne le dites qu’à ceux qui sont de votre religion et pas aux autres. Et cela, pour ne pas que cela augmente la confiance des musulmans et pour ne pas que les associateurs soient incités à entrer en Islam.

Ne dites pas que les musulmans vont avoir gain de cause au jour du jugement et qu’ils vont vous vaincre par la preuve. Cela signifie qu’en définitive, la bonne guidée c’est celle que Dieu accorde : celui que Dieu veut guider, Il le guidera et celui-là deviendra musulman ou il persévèrera sur l’Islam s’il est déjà musulman. Et vos ruses, vos duperies, vos tromperies et le fait que vous dissimuliez votre reconnaissance de la vérité aux musulmans et aux associateurs ne vous sera pas utile.

Dis : la grâce appartient à Dieu et Il l’accorde à qui Il veut : la grâce ici c’est la réussite à faire le bien, la bonne guidée.

Et Dieu a une large miséricorde, Il sait ce qui est de l’intérêt des gens.

Verset 74 : Il accorde spécifiquement Sa miséricorde : ici le mot « miséricorde » signifie le statut de prophète ou bien l’Islam.

A qui Il veut et Allāh a la grâce éminente.

Verset 75 : il y a parmi les gens du Livre ceux à qui tu confies un qinṭār (c’est une grande quantité) et il va te le rendre. Cela signifie qu’Il sera honnête : il s’agit ici de ʿAbdul- Lāh ibnu Salām qui était le savant des juifs de Médine et qui s’était converti à l’Islam. Un homme de Qurayš lui avait confié mille deux cent onces d’or (une once pèse environ trente grammes) et il les lui avait rendus.

Et parmi eux celui à qui on confie à certain un dinar d’or (environ quatre grammes) et il ne le rend pas, sauf si tu insistes. Un homme de Qurayš avait confié à un yahūd un dinar d’or et il avait renié en disant qu’il n’avait jamais rien reçu. Il a été dit que ceux à qui tu confies beaucoup et ils te le rendent, ce sont les nasārā et ceux qui trahissent sont les yahūd.

Et certains ne te rendent le bien laissé en dépôt que si tu insistes jusqu’à ce qu’il te le rende.

Et le fait qu’ils renient les droits parce qu’ils disaient que les ʾummiyyīne (ceux qui ne sont pas des gens du Livre) n’ont pas de droit sur nous. C’est-à-dire qu’ils considéraient qu’ils ne se chargeaient pas de péché à propos de ceux qui ne sont pas gens du Livre. C’est-à-dire que tous ceux qui ne font pas partie des gens du Livre, tout ce que nous faisons comme détention de leurs biens et comme nuisance envers eux, c’est parce qu’ils ne sont pas sur notre religion. Ils s’autorisaient l’injustice envers ceux qui n’étaient pas de leur religion. 

Et ils attribuent des paroles mensongèrement à Dieu en prétendant que c’est ce qui figure dans leurs livres, alors que ce n’est pas vrai. Alors qu’ils savent qu’ils mentent.

Verset 76 : ah que si ! C’est la confirmation de ce qu’ils ont nié des droits de ceux qui ne font pas partie des gens du Livre. Bien sûr que si, ils ont un droit c’est-à-dire que s’ils vous confient quelque chose, vous devez leur rendre, même s’ils ne font pas partie des gens du Livre.

Ceux qui tiennent leur engagement et qui se préservent du châtiment de Dieu, Dieu agrée les pieux : l’engagement, on le fait en promettant par le nom de Dieu.

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