Chaykhaboulaliyah's Blog


La douceur et la violence

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 5, 2019

La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allah agrée la douceur :

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a dit :

 

إن الرفق لا يكون في شيءٍ إلا زانه، ولا ينزع من شيءٍ إلا شانه

 

ce qui signifie : « La douceur n’intervient pas dans une chose sans qu’elle ne l’embellisse. » et dans une autre version :

إن الله يحب الرفق في الأمر كله

 

« Allah agrée la douceur dans toutes choses. » Que cela soit pour l’enseignement ou que l’on ait affaire aux gens, dans toutes choses dont la douceur est requise. Suivre la sagesse (dans le sens la douceur), quand on va ordonner quelque chose ou quand on va interdire quelque chose.

 

Le meilleur d’entre vous, ce sont les meilleurs avec leurs femmes :

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a dit :

 

خيركم خيركم لأهله وأنا خيركم لأهلي

 

ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous, ce sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec mes femmes. » Rapporté par At-Tirmidhiyy. Cela veut dire que celui qui agit bien avec son épouse, il agit avec elle avec modestie, il agit avec elle avec tendresse, il agit avec elle avec miséricorde, il agit avec elle avec bienfaisance, il agit avec elle avec pardon si jamais elle se trompe ou agit mal, celui-là fait partie des hommes. Parce que celui qui est ainsi avec  sa femme, avec d’autres personne que sa femme il sera comme cela, il agira de la même manière. Beaucoup d’hommes se comportent de manière qui n’est pas conforme à ce hadith. Ils agissent avec leurs femmes et ils ne sont pas modestes avec leurs femmes et ils font preuve d’orgueil avec elle et ils sont hautains avec leur femme, ceci n’est pas convenable. Il convient qu’il soit modeste avec elle, il convient qu’il agisse bien avec elle, il convient qu’il l’excuse et qu’il lui pardonne si jamais elle agit mal. Il ne va pas répondre à un mauvais comportement par un mauvais comportement.

 

Diminuer les paroles :

 

Je vous recommande de préserver votre langue. Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a insisté auprès de sa communauté de préserver sa langue. La plupart des péchés proviennent de la langue, alors diminuer les paroles. Avant de parler, réfléchissez ! Ces paroles, que veulent-elles dire ? Quelle seront les conséquences de ces paroles ? Si ces paroles vont entraîner du mal, alors qu’ils ne les disent pas. Beaucoup de gens à cause du fait de trop parler, il arrive que l’un d’entre eux tombent dans une mécréance, et après il demande : quel est mon jugement ? Si la personne est heureuse, qu’elle se protège et si elle est dans une difficulté qu’elle se protège. Qu’il réfléchisse à ses paroles, à quoi elles l’entraînent. Beaucoup de gens, disent des paroles qui sont de la mécréance, puis ils ne pensent pas que ce qu’ils ont dit est contraire à la loi. Ces gens-là, vont mourir sur la mécréance s’ils continuent ainsi. Les calamités de la langue sont nombreuses.

 

Attachez-vous à diminuer les paroles, sauf si c’est pour dire du bien. Attachez-vous à diminuer le confort, et à abandonner la colère. Délaissez la colère c’est quelque chose de très important. La colère entraîne la perte. Et attachez-vous à empêcher votre âme à commettre des péchés, en délaissant ses mauvais penchants. Et à faire preuve de sincérité dans vos intentions dans les actes, pour la prière, pour le jeûne, pour la zakat, pour le pèlerinage, pour le dhikr et pour tout cela.

 

Préserver sa langue, c’est quelque chose de requis, car la langue si tu ne la contrôles pas, elle va entraîner la personne à ce qui va causer sa perte.

 

De notre époque la plupart des femmes sont ignorantes et la plupart des hommes sont ignorants, ce qui sort de leurs bouches, c’est comme ce qui sort de leurs orifices inférieurs postérieurs.

 

Parmi ce qui indique la force de l’homme dans sa religion, c’est de délaisser ce qui n’est pas utile comme parole ou autre.

 

Les calamités de la langue ont été des causes de perdition pour de nombreuses créatures. Pourquoi l’homme ne s’empêche-t-il pas, ne s’abstient pas de parler dans les sujets qu’il ne connaît pas. Qu’est-ce qu’ils les obligent à parler ? Qu’ils se taisent sauf si c’est pour dire quelque chose de correcte qui ne comporte pas de danger dans la loi.

 

A certaines femmes, je vous recommande (à vous les femmes) la même chose ce que j’ai recommandé aux autres (à l’ensemble des gens) à savoir de diminuer les paroles. La plupart des mécréances ont lieu à cause du fait de trop parler.

 

Le long silence sauve la personne de beaucoup de danger. Dans le bas-monde et dans l’au-delà. Le fait de trop parler mène et entraîne à la perte dans la religion et dans le bas monde.

 

Préserver sa langue fait partie des sujets les plus importants. Préserver sa langue aide la personne à préserver sa religion. Cela aide à se préserver et cela aide à être épargné de nombreuses calamités de la langue. Beaucoup de mauvaises épreuves du bas-monde ont pour cause la langue.

 

La langue fait tomber la personne dans les pièges et dans les dangers. En cas de colère, certains pour arrêter sa colère, il se peut qu’ils disent des paroles qui sont nuisibles pour sa religion et pour son bas monde ou pour sa religion seulement. Sa langue lui aura nuit pour son au-delà seulement et ne lui aura pas nuit pour ce bas monde. Et parfois, il arrive que la personne pour assouvir sa soif de colère dise quelque chose qui va lui nuire dans sa religion et dans son bas-monde, les deux.

 

Celui qui veut être sauvé, qu’il diminue les paroles sauf si c’est pour dire du bien. Par contre, si c’est pour dire du bien, qu’il parle beaucoup. S’il sait que c’est quelque chose de bien avant de la dire alors qu’il en dise beaucoup de ces choses-là. Par contre, s’il sait que c’est quelque chose qui n’est pas du bien, alors qu’il s’en abstienne et que le musulman ne soit pas honteux de rester longtemps silencieux. Certains, quand il voit quelqu’un qui ne parle beaucoup, ils disent : il est idiot, s’il savait parler, il aurait parlé. Qu’il ne prête attention à cela, qu’il s’attache au silence, sauf s’il considère que c’est un bien, alors qu’il le dise. Celui-là sera sauvé. Quant à celui qui parle et qui parle, pour pas que l’on dise de lui qu’il est idiot, pour pas qu’on dise de lui que : s’il avait eu une compréhension, il aurait parlé. Que va-t-il lui arriver si on dit de lui qu’il est idiot ? Rien, il ne va pas subir de nuisance si on va dire de lui qu’il est idiot. Beaucoup de gens prennent sur eux et essayent de bavarder pour pas que l’on dise d’eux : celui-là, n’a pas de compréhension, pour pas que l’on dise de lui s’il avait un peu de perspicacité, il aurait parlé. Donc, ils se mettent à parler.

 

Beaucoup de créatures, la cause de leur perte, ce sont les mauvaises plaisanteries. La voie pour être sauvé de tout cela, c’est de diminuer les paroles.

 

Celui qui fait partie de mes élèves, qui fait partie de notre association, je lui donne ce conseil, à savoir de diminuer les paroles. Celui qui s’attache à peu parler, il aura préservé son âme, car la langue est comme une vipère. Si tu ne te protèges pas de la vipère, elle te nuit. Et également, pour la langue, si tu ne te protèges pas d’elle, elle te nuit. Recommandez-vous les uns les autres de diminuer les paroles. La plupart des péchés, proviennent de la langue. Certains savants ont dit : Préserve ta langue, ta langue est comme un serpent. Que Dieu nous préserve ! Que Dieu nous préserve ! Que Dieu nous préserve.

 

L’imam ArRifa^iyy, que Allah l’agrée parmi son comportement c’est qu’il gardait longtemps le silence. Il était souvent silencieux. Il ne parlait très peu dans les sujets du bas-monde. Il avait beaucoup de compassion à l’égard des créatures de Dieu. Prenez-le pour exemple dans le fait de peu parler, et dans le fait d’avoir de la compassion envers les esclaves de Dieu.

 

 

Peu parler, c’est requis. Cela aide la personne pour la religion. Le chaytan que chacun d’entre nous a avec lui, s’il trouve que tu ne parles pas beaucoup, cela va le déranger. Et s’il trouve que tu parles beaucoup, il est content, il va se dire je vais le faire tomber.

 

Notre Maître Abou Bakr, que Allah l’agrée, a pris sa langue et a dit : cette langue, elle m’a fait subir ce qu’elle m’a fait subir. Alors que Abou Bakr, est le meilleur de tous les Saints parmi les humains, et il craignait le danger de la langue.

 

Il y a un hadith rapporté par Ibnou Hibban, dans lequel le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a dit à ‘Abou Dharr, Al-Ghifariyy le compagnon :

 

عليك بطول الصمت إلا من خير , فإنه مطردة للشيطان عنك وعون لك على أمر دينك

 

ce qui signifie : « Attache-toi au long silence, sauf si c’est pour dire du bien, car le long silence va éloigner de toi le chaytan, et il va t’aider dans l’accomplissement de ta religion. » Si les gens avaient appliqué ce hadith, ils auraient été épargné de beaucoup de maux. Ils auraient été épargné de beaucoup de mal. Celui qui s’attache au long silence, sera préservé de la perte. Le chaytan, quand il voit qu’un musulman, ne parle pas beaucoup, il le laisse. Mais s’il voit qu’il parle beaucoup, il va le travailler jusqu’à le faire tomber dans la mécréance, ou dans les grands péchés ou autres. Celui qui veut être sauvé, qu’il fasse preuve de long silence. Qu’il ne prête pas attention aux gens qui disent : celui-là, il n’a pas de compréhension, il est stupide, s’il avait de la compréhension, il aurait parlé. Celui qui aura préservé sa religion, qu’il ne prête aucune attention aux propos des gens. De nos jours si quelqu’un est dans une assemblée et qu’il ne parle pas beaucoup, ils vont dire celui-là, s’il avait un peu de bon sens, un peu de compréhension, il aurait parlé, et bien qu’il ne prête pas attention à ce que les gens l’accusent de cela.

 

Je vous recommande de diminuer les paroles sauf si c’est du bien. L’imam AchChafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui parle beaucoup, il va faire beaucoup d’erreurs. » Et dans le hadith authentique, le Messager de Allah, ^alayhi salam, gardait longtemps le silence et ne souriait pas beaucoup.

 

Beaucoup de gens se trouvent dans les problèmes, à cause du fait de trop parler. Que Dieu nous préserve.

 

Oblige-les à diminuer les paroles de manière drastique. Oblige-les, astreint-les à diminuer les paroles de manière drastique jusqu’à ce qu’ils considèrent l’intérêt des paroles qu’ils veulent dire, car ceci va les délivrer des problèmes. S’attacher au silence garantit la délivrance. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a dit :

 

من صمت نجا

 

ce qui signifie : « Celui qui se tait, il est sauvé. »

 

Tu es sauvé tant que tu es silencieux :

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

 

إنك ما تزال سالما ما سكت فإذا تكلمت كتب عليك أو لك

 

ce qui signifie : « Tu es sain et sauf tant que tu gardes le silence, dès que tu parles se sera inscrit contre toi, ou en ta faveur », rapporté par IbnouAbi d-Dounya, dans le livre qu’il a appelé « le silence ».  Ce hadith signifie, tant que la personne est silencieuse et qu’elle ne parle pas, elle sera sauvée. Dès que la personne parle, ce sera inscrit soit contre elle, si c’est du mal, ou en sa faveur si c’est du bien.

 

Parmi les choses les plus éminentes qui aide le musulman à se préserver lui-même de la mécréance et des grands péchés et tout ce qui entraîne à la perte, c’est la préservation de la langue.

 

Celui qui veut la sauvegarde contre la mécréance, contre les paroles de mécréance et contre les autres péchés, alors qu’il ait le dessus sur son âme en diminuant les paroles. Car l’âme a un penchant, elle désire parler.

 

Parmi les signes de la force de l’homme dans sa religion, c’est de délaisser ce qui ne comporte pas d’utilité comme parole ou autres.

 

Le long silence, aide à préserver sa religion. Ceci comporte une sauvegarde contre les péchés de la langue. De plus, le musulman, s’il est longtemps silencieux son chaytan se met en colère. Parce que son chaytan aime qu’il parle beaucoup. Car celui qui parle beaucoup, il se peut que son chaytan l’entraîne dans la mécréance, ou dans un grand péché ou dans un petit péché. C’est pour cela que le long silence, est quelque chose de très important et ne prête pas attention aux gens qui te critiquent pour cela.

 

La langue si son propriétaire ne la préserve pas, elle va le faire tomber dans ce qui va l’amener à sa perte. Soit elle le fait tomber dans la mécréance, soit dans le péché, soit dans les paroles qui ne comportent pas d’intérêt. C’est pour cela que le Messager nous a ordonné de garder longtemps le silence. Dans le hadith authentique, sahih, rapporté par le compagnon honorable, Jabir Ibnou Samourah, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, gardait longtemps le silence, il était souvent silencieux. Si la personne s’occupe à évoquer Dieu, ou à réciter le Qour’an, ou à enseigner aux gens la religion agréée par Allah, ceci vaut mieux pour elle. Par contre, si elle occupe sa langue par autre que cela il se peut qu’elle tombe dans une parole qui comporte un péché ou qui ne comporte pas de bien. Il se peut qu’elle se tombe dans la mécréance, que Dieu nous en préserve. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

 

عليك بطول الصمت إلا من خير , فإنه مطردة للشيطان عنك وعون لك على أمر دينك

 

ce qui signifie : « Attache-toi au long silence, sauf si c’est pour dire du bien. » car le long silence va éloigner de toi le chaytan et va t’aider pour ta religion.

 

Celui qui délaisse les débats inutiles même s’il avait raison :

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam, a dit :

 

أنا زعيم ببيت في ربَض الجنة لمن ترك المراء وإن كان محقًّا

 

ce qui signifie : « Je suis garant d’une résidence en bordure du Paradis, pour celui qui délaisse les débats inutiles même s’il avait raison. » Cela signifie que le Messager, est garant d’une résidence dans les limites du paradis, pour celui qui délaisse le débat dans lequel on va pas chercher un intérêt religieux, c’est-à-dire par lequel on ne cherche pas à trouver que la vérité est vraie ou que le faux est faux.

 

 

 

Préserver vos langues tout comme vous préservez vos cœurs :

 

Que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

إنَّ الْعَبْد لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمةِ لا يرى بها بأسا ، يهوي بها سبعين خريفا في النار

 

ce qui signifie : « Il arrive que l’esclave prononce une parole dans laquelle il ne voit aucun mal, mais à cause de laquelle, il va chuter en enfer pendant soixante-dix automnes. » Le sens du hadith est préservé vos langues tout comme vous préservez vos cœurs, cela veut dire que cela ne suffit pas de préserver vos cœurs seulement.

Publicités

Le bon comportement entre mari et femme

Posted in cours général,Exhortation,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 2, 2019

Que Allaah honore et élève le rang de notre Maître MouHammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre de ce nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Celui qui suit ce chemin, aura une grande réussite, c’est à dire le chemin de l’amour véritable, de l’amour sincère les uns pour les autres. Mais le simple fait de se réunir, de se rencontrer, tout en se trompant, en étant malhonnête, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

Il se peut alors que celui qui en apparence t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. D’ailleurs dans le Qour’an, Allah ta^ala dit ce dont on comprend : « Ceux qui étaient des amis les uns pour les autres dans ce bas monde pour des sujets du bas monde et pas pour l’agrément de Dieu, vont se transformer au Jour du Jugement en des ennemis les uns pour les autres. ».

Pourquoi est-ce qu’ils vont devenir des ennemis ? Parce que si leur amitié était pour des raisons du bas monde, ils vont s’entrainer les uns les autres dans le péché, et donc au Jour du Jugement, chacun va dire à l’autre « C’est à cause de toi que je suis dans cette situation maintenant. ». Donc c’est ainsi qu’ils vont se transformer en des ennemis les uns pour les autres.

 

L’auteur dit : C’est pour cela que les maris doivent avoir ce caractère éminent, pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit pour montrer l’importance de ce caractère, le fait de s’aimer sincèrement les uns les autres pour l’agrément de Dieu, qu’au Jour du Jugement, lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil, ils seront à l’ombre du Trône, et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend pas la suite.

 

Dans le Hadith qoudsiyy, notre Prophète a dit (…), c’est à dire dans le Hadith de 7 catégories de personnes qui seront à l’ombre du Trône au Jour du Jugement, il y a 7 catégories, parmi ces 7 catégories, il y a deux personnes qui se sont aimés pour l’agrément de Dieu, c’est à dire que ce qui les a réunis c’est l’agrément de Dieu, et quand ils se séparent, c’est pour l’agrément de Dieu également. Donc ils n’ont pas d’intérêt du bas monde. Si le couple est basé sur la recherche de l’agrément de Dieu, alors au Jour du Jugement, ils auront cette grande récompense. Ceux qui s’aiment pour l’agrément de Allah, se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché ni pour le mal. Ce qui les réunit c’est l’obéissance à Allah, loin des objectifs du bas monde. Ils ne se trompent pas les uns les autres, ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne s’indiquent les uns aux autres l’égarement et l’injustice, au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala.

 

Veille, toi mon frère, et veille, toi ma soeur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là, ô Allah, Toi Le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde, fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.

 

Qu’est ce que cela veut dire s’aimer pour l’agrément de Allah ? C’est à dire avoir cet amour pour obéir à Dieu. Parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres, de nous entraider pour ordonner le bien et interdire le mal, c’est à dire que c’est dans cet objectif là. Ce n’est pas un amour passionnel, ou un amour pour des intérêts du bas monde, c’est vraiment un amour qui est désintéressé, uniquement pour accomplir ce que Dieu nous a ordonné de faire. C’est à dire que la personne dit « Voilà, cette personne c’est une musulmane, elle a la croyance qui mène au Paradis, je l’aime pour l’agrément de Dieu, c’est à dire si elle me sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, je suis présent et moi j’espère aussi que quand je la sollicite pour ordonner le bien, interdire le mal, elle sera présente, et nous nous entraidons pour obéir à Dieu, pour nous encourager à faire ce que Dieu nous a ordonné et à éviter ce que Dieu nous a interdit. ». Donc c’est cela le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, et au sein du couple, à fortiori.

 

Il est parvenu dans le Hadith qoudsiyy que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie : « Allah dit : « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément, auront des chairs de lumières au Jour du Jugement (la chair c’est ce que l’on appelle Al Mimbar, c’est ce sur quoi on s’assoit). »

Ceci aura lieu avant leur entrée au Paradis, c’est à dire avant l’entrée au Paradis, ils auront cette situation là. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du trône sur des mimbar, des chairs, comme des fauteuils de lumière, de sorte que les gens seront heureux pour eux, c’est à dire les gens quand ils vont les voir, ils seront heureux pour eux. Les prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les prophètes aient un degré supérieur, lorsqu’ils verront cela, pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils se réjouiront pour eux. C’est ce que l’on appelle al ghibtah, à la différence de l’envie. Donc l’envie c’est quand la personne ne supporte pas un bien que son frère a et il oeuvre en conséquence de ce sentiment pour essayer de lui enlever ce bien que son frère ou sa soeur a eu. Al ghibtah c’est de se réjouir pour le bien de son frère, ça c’est un caractère qui louable, c’est louable que de se réjouir pour un bien que Allah a accordé à quelqu’un d’autre. Les prophètes vont avoir ce sentiment de réjouissance pour le bien que Dieu accorde à ceux qui se sont aimés les uns les autres pour l’agrément de Dieu, ils se sont réjouiront pour eux.

 

L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie ni d’hypocrisie. Quand il voit que son ami est dans une mauvaise situation, par exemple il est en train de commettre les péchés, il ne lui embellit pas ce mal, sous prétexte qu’ils sont des amis, il ne se tait pas, tant qu’il est capable de l’en délivrer. S’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie ni d’hypocrisie, ils s’entraident pour l’obéissance et se donnent le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, ils se faisaient le rappel de la Parole de Allah ta^ala l’un à l’autre,(…) c’est à dire « Allah jure par al ^asr, (al ^asr c’est ce moment de la journée), que la plupart des gens vont à leur perte sauf ceux qui sont croyants et qui ont agi en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la bonne croyance et l’obéissance à Allah, ainsi que la patience pour accomplir les actes d’adoration. »

 

Le fait de s’aimer les uns les autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône, au Jour du Jugement. Au Jour du Jugement, le soleil se rapproche de la tête des gens jusqu’à être à une distance de un mil, et au Jour du Jugement il n’y a pas d’arbre sous lequel on puisse s’abriter, il n’y a pas de grotte ou de caverne pour entrer, pour être à l’ombre, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’autre ombre que celle du Trône.

Ceux qui s’aiment les uns les autres seront à l’ombre du Trône, ils échapperont à la chaleur du soleil. Le soleil sera tellement proche, que les gens vont avoir leur transpiration pour certains qui leur arrive jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’au nombril, d’autres vont se noyer dans leur transpiration, sans que la transpiration de l’un ne dépasse pour toucher celui qui est a côté.

Le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah, est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le Hadith qoudsiyy (…) ce qui signifie :  « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément. ».

 

La félicité dans le bas monde :

 

La femme vertueuse fait partie des 4 choses qui font gagner le bonheur du bas monde, tout comme cela est parvenu dans le Hadith, rapporté par le Hafidh Diya’ou d-din Al Maqdisiyy, qui a pour sens « Le bonheur du bas monde, c’est à dire le bonheur dans cette vie ici-bas, est tel : une grande maison, une bonne monture pour se déplacer, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. ». Voila les 4 exemples de bonheur dans le bas monde. Ceci est mentionné dans le Hadith. La première choses que le Prophète a mentionné c’est par exemple une grande maison, une maison où tu as de l’espace, une bonne monture, c’est à dire une monture qui ne se rebelle pas, qui est docile, une épouse vertueuse et un voisin vertueux. Ce sont là les exemples des biens du bas monde que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a mentionné. Ce sont les 4 choses qui mènent au bonheur dans le bas monde.  Celui qui a ces 4 choses vivra heureux et il se peut que ces 4 choses l’aident dans sa religion et lui profite pour son au-delà. Bien entendu, cela ne veut pas dire que celui qui possède une grande maison, une bonne monture, qui a pour voisin un homme vertueux, et qui a pour épouse une femme vertueuse, sera assurément heureux dans l’au-delà.

 

En effet, la base de l’islam c’est de croire en Allah et de croire en Son Messager Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Celui qui réalise cela aura réalisé la meilleure des oeuvres. Cette croyance c’est la meilleure des oeuvres. Par contre, celui qui ne réalise pas cela, aura perdu tout bien, car il aura perdu la félicité de l’au-delà, celle qui n’aura pas de fin.

 

Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle soutient son mari pour sa religion, en s’occupant de la maison, tandis que lui se charge de ramener la subsistance au foyer, ce qui le libère pour se consacrer à la science de la religion et aux oeuvres pieuses. La base pour obtenir la félicité dans ce bas monde et l’au-delà, c’est l’attachement à la religion. C’est cela le secret de la réussite, c’est de s’attacher à la religion. Si l’épouse n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle affaiblisse l’attachement à la religion de son mari et provoque ainsi une nuisance dans son quotidien. Cela est également le cas si la femme a un mauvais comportement. Sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Compte tenu de cela, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a incité à épouser la femme attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala, qui agit avec bienfaisance envers son mari, et qui lui obéit dans ce qui fait obtenir l’agrément d’Allah ^azza wa jall.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…) ce dont nous comprenons en français : « La femme est généralement choisie pour chaque critère (c’est à dire les hommes quand ils veulent se marier, généralement ils prennent en considération ces 4 critères, quels sont-ils ?) : les biens, la beauté, l’ascendance et l’attachement à la religion.

Les biens, c’est à dire de ce qu’elle dotée ou pas, la beauté, l’ascendance, c’est à dire de quelle famille elle est, et l’attachement à la religion.

Mais qu’est ce que le Prophète a dit ? Il a dit à la fin ce qui signifie :  « Recherche la femme pour son attachement à la religion, tu y gagneras. C’est à dire la valeur sure c’est l’attachement à la religion, le reste sera perdu, mais l’attachement à la religion, c’est cela qui est la valeur qui est sure.

 

Dans le Hadith, le Prophète a utilisé une expression : « taribat yadak ». L’expression « taribat yadak » que le Prophète a utilisé indique une insistance de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à épouser la femme qui est attachée à la religion, celle qui craint Allah ta^ala, qui oeuvre et agit avec bienfaisance envers son mari en lui obéissant dans ce qui permet d’obtenir l’agrément de Dieu. Dans ce Hadith il y a donc également un encouragement de la part du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, afin que les femmes apprennent les sujets de la religion. Parce que si la femme apprend les sujets de la religion, non seulement elle va aider son mari dans son application à la religion, mais en plus elle pourra éduquer une génération. Mais si la femme n’a pas appris la religion, elle sera une difficulté, une épreuve pour son mari et ses enfants ne vont pas pouvoir apprendre auprès d’elle.

Il y a donc un risque que ses enfants soient perdus. C’est pour cela que c’est très important l’apprentissage de la femme, de la fille dès qu’elle est jeune et du garçon bien sûr.

 

Celui qui a un meilleur comportement envers son épouse :

 

L’auteur dit :

 

At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : « khayroukoum, khayroukoum li ‘ahlih, wa ana khayroukoum li ‘ahlih. », ce qui a pour sens « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse, et je suis celui qui est le meilleur avec son épouse. ».

C’est à dire que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a appris que, font partie des meilleurs croyants ceux qui sont les meilleurs avec leur épouse.

Le Prophète est celui qui a le meilleur des comportements avec son épouse. Le musulman qui a un excellent comportement avec son épouse, est meilleur que les autres musulmans. Donc celui qui agit bien avec son épouse, il est meilleur que les autres musulmans. Parmi les exemples de l’excellent comportement du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y a le fait qu’après avoir passé la nuit chez l’une de ses épouses, il passait au matin voir chacune d’entre elle l’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune et disait « As-salamou ^alaykoum wa rahmatoul-Lahi wa barakatouhou ‘ahla lbayt », c’est à dire que c’est lui qui passait devant chacune de ses épouses pour leur passer le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne le saluer, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu, celui que Allah agrée le plus, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Prenons exemple sur ce comportement. Quelle joie il introduit ainsi dans le coeur de ses épouses par ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager, qu’il se comporte avec bienfaisance envers son épouse, qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil ou d’oppression avec elle, mais qu’il agisse plutôt avec miséricorde, compassion, patience et sagesse. Qu’il ne soit pas dure et qu’il n’agisse pas mal avec elle.

 

N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses, qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme il le souhaite ?

Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, il mérite un intense châtiment dans l’au-delà, il lui sera prélevé de ses récompenses le nombre qui correspond à ses injustices, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe, il demande le pardon à son épouse, il ne sera alors pas puni à cause de cela.

 

Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, participait au quotidien dans la maison, comme tout un chacun. Il faisait la traie de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait, et entretenait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparation. Il n’agissait pas avec les gens à l’image de roi envers leurs sujets.

 

Al Boukhariyy a rapporté que ^A’ichah que Allah l’agrée fut interrogée : « Que faisait le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la maison ? ». Elle répondit : « Ce que chaque homme fait chez lui. C’est à dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison. ».

Voilà un exemple, pas comme certains de notre époque, qui sont loin de tel comportement.

 

La modestie est chose requise :

 

Les prophètes, ^alayhimou s-salam, sont parmi les esclaves de Allah, les gens les plus modestes. C’est pour cette raison que chaque prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons. Notre Maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a fait paitre des moutons pendant un certain temps, quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre pendant 10 ans un troupeau de moutons, appartenant au prophète Chou^ayb.

Pourquoi donc ? Parce que fait paitre les moutons entraînent à supporter la fatigue. Le berger est ainsi préparé à diriger les gens et supporter leur difficulté.

 

La modestie est requise avec les personnes âgées et les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres, et tout cela par recherche de l’agrément de Allah.

La modestie entraîne l’amour, alors que l’orgueil est blâmable. C’est en fonction de le modestie du croyant à l’égard de Allah que son degré est élevé, jusqu’à atteindre le plus haut de ^iliyyin. ^iliyyin est un endroit au dessus du 7ème ciel. Pour cela, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (…), rapporté par le Hafidh Ibnou Hajjar dans son livre Al ‘Amaliyy, ce dont nous comprenons : « Certes, vous négligez un des meilleurs actes d’adoration, la modestie. ».

La modestie est un acte d’adoration, c’est à dire celui qui fait preuve de modestie pour l’agrément de Dieu, il a des récompenses.

 

Lorsque l’homme est chez lui, il n’attend pas que l’on soit à son service. Ce n’est pas comme certains, il rentre et il attend que toute la famille soit à son service. S’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.

 

Une fois, un de nos frères, (il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde, il était algérien) il a demandé au Chaykh, il a dit : « Mawlana, au pays, dans certaines familles, quand l’homme rentre à la maison, ils ont une habitude, le femme vient avec un bassin d’eau et elle lave les pieds de son mari, est ce que c’est permis ? » Le Chaykh l’a regardé et lui a dit : « Oui, et lui aussi il peut laver les pieds de sa femme. ». Dans ce sens que la modestie est quelque chose de bien. C’est bien de faire cela et c’est bien aussi que le mari agisse de la même manière avec son épouse. C’est vrai que la personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari, c’est ce que le Prophète a enseigné mais cela ne veut pas dire que le mari doit être un tyran, un oppresseur, mais il agit avec modestie avec elle, de sorte qu’il n’attend pas que l’on soit à son service, au contraire si par exemple c’est lui qui fait la vaisselle, si elle était fatiguée le jour de Ramadan, et lui il va faire la vaisselle, c’est quelque chose de bien s’il le fait pour l’agrément de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qui va le diminuer, au contraire.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit (…), ce dont nous comprenons : « Celui qui fait preuve d’un seul degré de modestie, Allah l’élève d’un degré et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^iliyyin (un endroit au dessus du 7ème ciel), et celui qui fait preuve d’un degré d’orgueil, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’a ce qu’il arrive au plus bas des niveaux, c’est à dire à sa perte. » Il sera ainsi perdant, qu’il soit un époux ou une épouse. Il y a des épouses qui font preuve d’orgueil avec leur mari, et il y a des maris qui font preuve d’orgueil avec leur femme. C’est donc en fonction de la modestie que ce croyant est élevé en degré selon le Jugement de Allah jusqu’à arriver au plus haut degré.

 

Il est requis pour le mari qu’il agisse avec bienveillance envers son épouse. La bienveillance est quelque chose de bien. Il est parvenu dans le Hadith : « Idha ‘ahabbaha, ‘akramaha, wa idha kariraha, lam youhinha ». Ce dont nous comprenons : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore, et s’il n’a pas de penchant pour elle, il ne l’humilie pas. ». La personne n’est pas maîtresse de son coeur, il se peut qu’il n’ait pas de sentiments pour sa femme, il se peut qu’elle aussi n’ait pas de sentiments pour son mari, mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent tomber dans le péché. S’il n’a pas de penchant pour elle, il n’a pas le droit de l’humilier, mais il agit avec elle conformément à la Loi de Dieu. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quels sont les devoirs et les droits de tout un chacun pour s’en acquitter, indépendamment du ressenti dans le coeur. Certains croient que l’amour c’est une idylle, ils croient que c’est arlequin…non. Il y a des règles, il faut les appliquer, et on essaie de faire que nos coeurs, nos sentiments soient soumis à la Loi de l’Islam, comme a dit le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit ce qui signifie :  « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. ».

 

Le Messager a appelé la modestie : « ‘afdalou l^ibadah », le meilleur des actes d’adoration.

Le tatawou^, à savoir la concordance, l’obéissance mutuelle, est également requis. L’époux ne bénéficie pleinement de l’amour de son épouse et réciproquement, c’est à dire l’épouse ne bénéfice pleinement de l’amour de son époux qu’avec la concordance.

Qu’est ce que la concordance, « At-tatawou^ »? Et c’est cela qui est difficile pour l’âme, parce que la personne a souvent tendance à tirer la couverture vers elle, à vouloir toujours ses aises, au détriment des autres, que ce soit son épouse ou autre, également la femme.

 

C’est quoi la concordance ? C’est le fait d’abandonner sa position pour la position de l’autre. Tu peux avoir une position, tu peux avoir une opinion, tu peux avoir un désir, le fait de délaisser ta position pour t’aligner sur la position de l’autre. Cela est requis de la part de l’homme et requis également de la femme, dans les deux sens. Le tatawou^, c’est s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé par ce que son conjoint a comme compréhension et connaissance. La personne va dire peut être que sur ce coup j’ai mal compris quelque chose, peut être que mon avis ici n’est pas le plus sage, donc je délaisse mon avis, je délaisse mon opinion pour prendre l’avis de l’autre. Et cela va dans les deux sens, l’homme avec la femme, et la femme avec l’homme. Chacun profitera ainsi de l’autre.

C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour réussir sa vie conjugale. Ce sont là deux mots clés : la modestie et la concordance. Le mari agit avec bienveillance avec son épouse, en étant modeste avec elle, il lui fait miséricorde pour sa faiblesse, et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La douceur entre les époux :

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit (rapporté par Mouslim), ce dont nous comprenons : « Chaque fois que la douceur se glisse dans quelque chose, elle l’a rend plus belle. »

La même chose tu peux la faire avec rudesse et tu peux la faire avec douceur. Quand tu l’a fais avec douceur, elle va embellir cette chose. Et dans une autre version de ce hadith, (…) (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons « Allah agrée la douceur en toute chose. ». La douceur est le contraire de la brutalité. Allah agrée pour son esclave croyant qu’il utilises la douceur en toute chose. Celui qui veut être ainsi, qu’il utilise le comportement du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec douceur et non avec avec rudesse. Le plus souvent, lorsque l’on ordonne avec douceur aux gens d’agir en bien, cela les encourage à le faire. Le plus souvent, la douceur donne des résultats plus que la brutalité, mais dans la plupart des cas, utiliser la dureté ne va pas avoir l’effet recherché.

Agit avec douceur. Lorsque tu veux recommander le bien à ton épouse, qui n’a pas accompli une des obligations de Dieu, comme par exemple une prière, ne le lui ordonne pas de manière à ce qu’elle te contredise par entêtement. Certains lorsque tu leur ordonne de manière brutale, ou rude ou sèche, parfois c’est leur mauvais penchant de leur âme qui les entraîne à faire preuve d’entêtement et de vouloir te contredire juste parce que tu lui a parlé de manière rude, alors que si tu lui avais transmis cette information ou cet ordre de manière plus douce, il t’aurait suivi. À plus forte raison, si tu veux interdire quelque chose que Dieu nous a défendu, cela aura plus d’effets si tu utilises la douceur. Les gens te suivront pour ce à quoi tu les appelles. C’est également une forme de douceur que de prendre en considération la situation de ton épouse. Lorsque tu veux lui donner le conseil. Si tu penses qu’elle comprendras d’un simple signe, alors contentes-toi de cela, sinon utilises une parole explicite. Que le mari donc fasse attention et choisisse la bonne manière de s’adresser à son épouse, pour qu’elle ne soit pas blessée dans son amour propre et en vienne à le contredire par orgueil.

 

Beaucoup de personnes n’acceptent pas la vérité facilement, même si elles savent que ce qu’on leur dit est vrai, à cause de leur orgueil. Combien de personnes refusent la vérité, tout en sachant que ce qui leur est dit est vrai. La dureté peut dans certains cas engendrer l’opposé de ce qui est recherché. Et il y a pour démontrer cela de nombreux exemples.

 

Un homme de pouvoir, à l’époque du calife de ^Oumar Ibnou l-Khattab, avait eu un mauvais comportement avec un musulman. Pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la Ka^bah, c’est alors qu’on appliqua immédiatement la loi du Talion à cet homme de pouvoir.

La loi du talion c’est ce qui est parvenu dans la loi de Mouça, c’est ce qu’on dit « oeil pour oeil et dent pour dent ». C’est à dire celui qui a fait quelque chose, la justice implique de lui rendre la pareille, exactement la même chose, c’est quelque chose qui est dans la Loi du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Donc il a bousculé, il a mal agi avec un musulman à l’époque du calife ^Oumar, c’était à son tour à lui de subir la même chose qu’il a fait subir à ce musulman, alors que lui c’était quelqu’un de pouvoir, mais il était récemment entré en islam, il n’était pas suffisamment encré. Donc la loi du talion fut appliquée à cet homme de pouvoir récemment entré en islam, afin de venger le musulman. Son orgueil l’amena à quitter l’islam. Il a perdu et s’il meurt mécréant, il va en enfer pour l’éternité, à cause de son orgueil. Il ne supporta pas qu’on lui applique la loi du talion, en raison de son mauvais comportement à l’égard d’un individu du commun des musulmans.

 

Tout cela pour dire que les gens sont de nature différente. Il y a des gens qui acceptent plus facilement que d’autre. Il y a ceux qui acceptent le conseil et ceux qui ne l’acceptent pas.

Si tu penses que ton épouse ne va pas accepter ton conseil, laisse le pour plus tard et attend le moment propice. Certains, quand ils sont dans le feu de l’action, ils lâchent, ils commencent à parler et la personne en face n’est pas prédisposée à écouter le conseil, et au contraire, elle peut s’enfoncer dans l’orgueil et cela peut aller dans le sens opposé de ce qui est voulu. Donc parfois, on ne parle pas tout de suite, on laisse les choses se calmer et après à tête reposée, on en discute.

 

De même, si une femme s’adresse à son mari de manière sèche et dure, qu’il lui donne le conseil pour la raisonner et ne lui réponde pas avec dureté, qu’il ne lève pas la main sur sa femme si elle a délaissé la prière, qu’il lui donne plutôt le conseil comme l’ont dit les savants.

Celui qui a un animal et qui le frappe violemment sans raison, mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane, qui est respectable selon le Jugement de Allah. Tout musulman est respectable.

 

La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la brutalité est fondamental pour accepter et se soumettre à la vérité. Si tu veux aider quelqu’un pour qu’il accepte la vérité, il s’agit d’utiliser avec lui la douceur.

 

Agir avec bienfaisance est également requis avec celui des deux conjoints qui a mal agi.

Le mari doit éviter la dureté avec son épouse. Il convient qu’il agisse intelligemment avec elle, il lui parle seul à seul et fais preuve de modestie avec elle. C’est à dire s’il a une recommandation ou un conseil à lui dire, il ne va pas la faire devant tout le monde de sorte à lui faire un scandale et à l’humilier. Il la prend seul à seul, et réciproquement également. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’elle en est retirée, elle l’enlaidit.

 

Le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit, tout comme Allah l’a dit à son Messager (…) ce dont nous comprenons : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux, et si tu avais été rude avec un coeur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi. » (Sourat ‘Ali ^Imran).

C’est à dire que la douceur que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, était une miséricorde de la part de Allah. S’il avait été rude et sec avec un coeur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui, tout comme cela est parvenu dans le hadith « ‘inna l-Laha you^ti ^ala  r-rifqi ma la  you^ti ^ala l^ounf » (rapporté par Mouslim) ce dont nous comprenons : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’il n’accorde pas pour ce qui est fait avec brutalité. »

 

Le Prophète nous a ainsi recommandé d’agir les uns les autres avec douceur, avec amour. Que dire alors du comportement à adopter avec celle qui partage sa vie. N’est ce pas que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « Khayroukoum khayroukoum li ‘ahlih » ce dont nous comprenons : « Fais partie des meilleurs d’entre vous ceux qui sont les meilleurs avec leur femme. ». Il y a là une incitation à agir avec douceur vis à vis de l’épouse, avec un comportement excellent. Quelque soit le mal et la corruption, ils sont corrigés avec la sagesse et la douceur.

 

Rappelez-vous que Allah donne plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que pour ce qui est fait avec brutalité et rudesse.

 

Il est demandé aux deux époux d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’être souriant et d’utiliser de belles paroles quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent des gens bien heureux et ce sont les caractères du croyant. À l’image de l’abeille qui consomme de ce qui est bon et qui produit quelque chose de bon. Si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.

 

Et notre Chaykh a comparé le croyant à arbre fruitier, qui si tu prends le fruit avec ta main avec douceur pour le cueillir, tu obtiens ce fruit, et si tu frappes la branche avec un bâton, tu obtiens aussi le fruit. C’est à dire le croyant, dans tous les cas, il est recommandé qu’il agisse avec bien, qu’il donne du bien aussi bien avec celui qui agit avec douceur avec lui qu’avec celui qui a agi avec dureté avec lui.

 

L’excellence de comportement même lors de la colère :

 

Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « ‘akmalou lmou’minna ‘imanan ‘ahçanouhoum khoulouqa, wa khiyaroukoum, khiyaroukoum li niça’ihim », ce dont nous comprenons « Les croyants qui ont le degré le plus complet sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs épouses. ».

 

L’excellent comportement consiste à :

  1. supporter la nuisance d’autrui,
  2. cesser de nuire aux autres
  3. agir avec bienfaisance.

 

Voici les caractères mentionnés dans le Qour’an : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres.

Tous ces caractères de bien, mentionnés dans le Qour’an, et que Allah a ordonné d’avoir, font partie des caractères du Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Safiyyah, bintou Houyay, que l’agrée a dit : « Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie (car elle était esclave auparavant. Elle était juive auparavant puis elle est entrée en islam, elle était esclave chez le Messager, puis il l’a affranchie, et il l’a épousée), et a fait que ma dot soit mon affranchissement. Il m’arrivait de rencontrer certaines de ces autres épouses qui me disaient : « Ô toi la fille du juif ! » ».

Comme entre des épouses, il arrive qu’il y ait des jalousies entre les épouses du Prophète. C’est un sentiment qui est normal. Mais elles se sont repenties et elles seront toutes au Paradis avec notre Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Donc, certaines lui disaient cette parole qui lui faisait du mal à Safiyyah. Elles lui disaient : « Ô toi la fille du juif ! ».

D’autre part, elle disait : « Je voyais bien que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, agissait correctement et avec douceur avec moi. Il m’honorait et me traitait avec égard. Un jour, il rentra et me trouva en pleurs. Il me dit alors « malaki ? », ce qui veut dire « Qu’as-tu à pleurer ainsi ? » Je lui dis « Certaines de tes épouses m’humilient en me disant « Tu es la fille du juif » » Safiyyah dit :  « J’ai vu alors le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, mécontent, et il me dit alors (ce dont nous comprenons) : « Si elles te disent encore cela, ou si elles essaient encore une fois de te blesser, répond :  « Mon ancêtre est Haroun, et mon oncle paternel est Mouça. » (Hadith haçan sahih). C’est à dire qu’elle est descendante de prophètes, c’est une manière de répliquer à celles qui l’accusaient d’être descendante d’un juif.

 

Quand le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était mécontent de ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et disait (…) (rapporté par Ibnou ^açakir, dans son livre Al ‘arba^in fii manaqibi ‘oummahatin mou’minin), ce qui veut dire :  « Ô Allah, pardonne lui son péché, dissipe la colère de son coeur, préserve la des discordes qui mènent à la perte. » (Hadith sahih haçan).

 

Méditez sur le grand amour que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, avait pour ses épouses, c’est cela le véritable amour.

Le Prophète a dit (…) (rapporté par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan sahih, qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui soit plus lourd dans la balance des bonnes oeuvres que l’excellent comportement. »

 

Ce hadith nous apprend que l’excellence de comportement a une valeur éminente dans l’Islam, mais ne signifie pas qu’il serait plus important et prioritaire que la foi en Dieu. La croyance en Dieu c’est la plus importante des oeuvres.

Ce qui profite à la personne, c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu. C’est cela qui est bien, c’est d’avoir les deux : la croyance en Dieu et l’excellent comportement, c’est ainsi que la personne augmente et s’élève en degré.

 

Que Allah nous accorde l’excellence de comportement.

La science indispensable de la religion

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La louange est à Allaah c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad ainsi que de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.

Allaah dit ce qui signifie : « Ô vous les gens qui êtes croyants, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible est fait d’hommes et de pierres. » Ce verset donne l’ordre aux croyants de se préserver eux-même ainsi que leurs familles du feu de l’enfer. Ce verset a été expliqué par ^Aliyy ainsi que le compagnon ^ATa ibnou abi rabah.

Quant à ^Aliyy, il a dit : « Apprenez vous-même et enseignez à vos familles le bien. » rapporté par Al Hakim dans Al Moustadrak, il l’a jugé sahih, Adh-dhahabiyy a été en accord avec lui. Et le compagnon ^ATa ibnou abi rabah a expliqué :

C’est que tu apprennes comment prier, jeûner, accomplir le pélérinage, comment vendre et acheter, comment te marier et comment divorcer (rapporté par Al Khatib Al baghdadiyy dans Al Faqih Al MoutafaqiH).

Le sens qui est compris de l’explication de notre maitre ^Aliyy et de ^aTa ibnou abi rabah que lorsqu’un croyant apprend et enseigne la science de la religion à sa famille, il se sera préservé ainsi que sa famille du feu de l’enfer, qui est un feu dont le combustible sera fait d’hommes et de pierres.

Il y a donc dans ce verset une menace de châtiment pour celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la science de la religion qui lui sont indispensables, chose qui est une obligation pour toute personne pubère et saine d’esprit.

C’est donc une obligation pour chacun de connaître ce qui lui permet d’avoir une croyance correcte, d’accomplir les actes du cœur correctement, ainsi que les actes d’obéissance qu’il accomplit par ses organes, comme la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat mais également la connaissance de ce qui est licite et ce qui est interdit comme vente et comme achat, la connaissance de ce qui est licite comme mariage ainsi que ce qui est interdit, ce qui est valable comme divorce et ce qui ne l’est pas.

Celui qui entreprend ces choses-là en tournant le dos à l’apprentissage de la science, alors qu’il y a des gens qui enseignent ces sujets, il se sera exposé au feu de Allaah, et c’est un feu intense.

Celui qui ne trouve pas là où il réside quelqu’un qui connaisse ces sujets indispensables, et qui a eu connaissance qu’il y a dans telle région une personne qui connaît les sujets de la religion, alors il ne lui est pas permis de rester sur place et de se satisfaire de son ignorance des sujets de la religion, il doit au contraire voyager. A ce sujet, il convient de citer ce que Ahmad ibnou Raslan a dit de son poème (connu sous le nom de Az-Zoubad), ce qui signifie : « Celui qui ne connaît pas les sujets alors qu’il interroge, celui qui ne trouve pas d’enseignant, alors qu’il voyage. »

Si l’on considère les connaissances dans le domaine des sciences du bas monde, les gens partent en voyage pour les acquérir, ils engagent des fortunes pour apprendre ces sujets-là, alors que l’objectif de ces sciences du bas monde c’est de s’assurer une vie confortable dans ce bas monde qui va à sa fin.

Il se peut que quelqu’un fournisse des années durant beaucoup d’efforts pour acquérir ces sciences, puis son terme arrive avant même de vivre suffisamment longtemps, une vie où il espérait profiter dans un certain confort et du bien-être, la mort le surprend.

Combien de gens sont revenus de leurs études à l’étranger et la mort les a surpris.

Alors que la science de la religion, son résultat est une félicité éternelle, pour être sauvé du feu de l’enfer.

Allaah dit dans sourat Ali ^Imran ce qui signifie : « Celui qui aura été écarté du feu de l’enfer, et aura été fait entré au Paradis aura certes gagné. » Celui qui échappe à ce feu, et entre au Paradis sans châtiment, c’est celui-là même la personne qui a gagné, qui a réussi.

Quant aux sciences du bas monde, desquels les gens tirent leur fierté, ils fournissent des efforts et se fatiguent pour les acquérir durant plusieurs années. Leur objectif étant d’obtenir par cela un confort de vie dans le bas monde. Or le bas monde dans lequel ils vivent est éphémère et va à sa fin.

Celui-là meurt à une échéance et cet autre meurt avec un terme plus court ou plus long. Quant à l’au-delà, c’est la résidence dans laquelle la vie sera éternelle.

Celui qui aura pris de ce bas monde des provisions, c’est à dire qui aura appris de la science de la religion, une part dont on ne peut se passer et qui aura œuvré ensuite avec cette science, il fera parti de ceux qui réussissent, ceux pour lesquels il n’y a pas de crainte et qui ne seront pas chagrinés, ni dans leur tombe ni dans leur au-delà.

Ce sera une paix sans crainte, un repos sans fatigue, une vie sans mort, une bonne santé sans maladie,  ils vivront une vie éternelle après laquelle il n’y aura plus de mort. Une vie dans laquelle il n’y aura pas de maladie, pas de pauvreté, ni aucune difficulté.

Quant à celui qui se fatigue en essayant d’accomplir les actes d’adoration de Allaah ta^ala, mais qui tourne le dos à l’apprentissage de la science de la religion, il est semblable à quelqu’un qui ramasse du bois pendant la nuit, c’est à dire quelqu’un qui collecte du bois pour le ramener chez lui pendant une nuit obscure. Il ramasse sans vérifier, est ce qu’il y a avec le bois qu’il a ramassé quelque chose qui peut lui nuire, comme un serpent ou scorpion, ou d’autres animaux nuisibles de la terre. Il est donc à l’exemple de quelqu’un qui ramasse du bois la nuit.

Le Messager, que Allaah l’honore et élève davantage son rang ainsi que celui de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté, nous a mis en garde contre le fait de se baser sur l’image des œuvres sans veiller à les accomplir correctement.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Combien de ceux qui veillent la nuit pour faire des actes d’adorations surérogatoires n’obtiennent de leur veillée que le manque de sommeil et combien de ceux qui jeûnent n’obtiennent de leur jeûne que la faim et la soif. » rapporté par al Bayhaqiyy dans As-Sounnan al Koubraa.

Le Messager s’est limité à mentionner ces deux sujets dans le hadith, mais il les a cité à titre d’exemple. Ainsi combien de ceux qui partent pour le pèlerinage n’obtiennent que la fatigue et la dépense d’argent et combien de ceux qui essayent de s’acquitter de la zakat, leur zakat n’est pas accepté, car ils n’ont pas appris les lois de la religion relatives à la zakat, et Allaah sait mieux que quiconque.

Le consensus des compagnons

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad ainsi que de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.

Allaah nous a donné les preuves rationnelles qu’Il n’a aucune ressemblance avec la création d’aucune manière que ce soit. Il nous a donné les preuves rationnelles qu’il est impossible que Allaah soit assis. Et Il a révélé un verset explicite dans le Qour’an honoré qui l’indique, un verset qui indique que Allaah est exempt de la position assise, et de toutes autres caractéristiques des êtres humains et même qu’Il est exempt de toutes les caractéristiques des créatures.

Et il s’agit de la parole de Allaah ta^ala dans sourat Ach-Choura ce qui signifie : « Absolument rien ne lui est semblable et Il est Celui Qui entend et Qui voit. ». Cette phrase, même si elle ne comporte pas beaucoup de termes, le sens qu’elle comporte est très vaste, elle exempte Allaah tabaraka wa ta^ala de toutes les caractéristiques des humains.

Les caractéristiques des êtres humains, nous les connaissons en nous observant.  La position assise est l’une de nos caractéristiques, le déplacement du haut vers le bas, ou de bas en haut, fait partie aussi de nos caractéristiques. Egalement le fait d’occuper un espace d’avoir un endroit, ceci fait partie de nos caractéristiques, le changement également en fait partie, le fait d’évoluer ou de subir fait aussi partie de nos caractéristiques, avoir des changements d’humeur fait également partie de nos caractéristiques. Et Allaah tabaraka wa ta^ala est exempt de toutes ces caractéristiques.

Celui qui prétend qu’il suit les gens du salaf, puis qui interprète le verset dans sourat Taha : Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa, dans le sens de l’attribution de la position assise à Allaah, il les aura calomnié, et aura menti d’un mensonge manifeste, car personne parmi les gens du salaf n’a prétendu que l’istiwaa’ dans ce verset signifirait «  s’asseoir ».

Cette explication n’est confirmé d’aucun des compagnons du Messager de Allaah qui soit connu pour avoir fait l’exégèse du Qour’an. Il n’y a aucune parole dans ce sens-là qui soit rapporté de l’un d’entre eux d’une manière authentique. Mais le fait que certains menteurs soient venus après les compagnons et aient attribué à certains compagnons qu’ils auraient interprété ce verset, le verset de l’istiwaa’ ^ala l ^arch par l’établissement ou le fait d’occuper la totalité du Trône, cela n’est parvenu de personne qui soit digne de confiance dont la transmission est fiable. Ceci est au contraire parvenu par une voie qui est appelée chez les savants du hadith « la chaîne du mensonge » (As-Souddiyy d’après Al Kalbiyy d’après Abou Salih (qui attribue à Ibnou ^Abbas)). Cette chaine appelée la chaine du mensonge a calomnié ibnou ^abbas, que Allaah l’agrée lui et son père et a prétendu que ibnou ^abbas aurait dit au sujet du verset Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa c’est à dire istaqarra, s’établir. Ceci est une calomnie proférée envers Ibnou ^abbas.

Il n’est pas authentifié par une chaîne de transmission authentique donc qu’un des compagnons aurait expliqué l’istiwa de Allaah concernant le Trône, par la position assise ou par l’établissement. Les compagnons du fait qu’ils comprennaient parfaitement la langue arabe, comprennaient de la parole de Allaah tabaraka wa ta^ala, Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa un sens qui est digne à propos de Allaah, tel que par exemple l’éminence du degré. (^oulouwou al qadr). L’éminence en degré est l’un des attributs de Allaah. Allaah nous a appris que l’un des attributs est bien celui-là. Dans Sourat Al Baqarah, Allaah dit « wa houwa l^Aliyyou Al ^Adhim ». Al ^Aliyy c’est un nom de Allaah qui signifie qu’Il est éminent en degré, que son degré est éminent. Cela ne signifie pas qu’Il soit établi sur le Trône, le Trône faisant parti du monde célèste, ni sur le Koursiyy qui est un grand corps situé en dessous du Trône. Tout cela n’est pas digne de Allaah, car l’établissement et la position assise font partis des attributs des humains. Aucun caractéristique des humains n’est digne de Allaah.

Plus encore, l’un des savants du salaf, l’imam Abou Ja^far At-Tahawiyy (il a vécu au 3ème siècle de l’Hégire et une partie du 4ème siècle de l’Hégire, après quoi, il est mort), cet imam qui fait donc parti du salaf a composé un traité de Croyance qui est réputé et que les savants se sont transmis les uns aux autres depuis son époque jusqu’à nos jours, il a dit que Allaah l’agrée  « Celui qui qualifie Allaah par une des significations des humains a certes commis de la mécréance. » Le Chaykh a dit : cette phrase mémorisez la et faites là mémoriser par vos familles. Celui qui qualifie Allaah par une des significations des humains a certes commis de la mécréance. Les significations des humains sont nombreuses. Chacun d’entre nous connaît quelles sont les significations des humains, c’est à dire les caractéristiques des humains. Nous tous les connaissons. La position assise fait partie de nos caractéristiques. Il n’est valable dans la langue arabe d’attribuer al joulous la position assise à un être que s’il a deux moitié, une moitié supérieure et une moitié inférieure. L’être humain est ainsi, c’est pour cela que l’on qualifie l’être humain par al joulous, la position assise. Le chien est également qualifié par la position assise. Beaucoup d’animaux on leur attribue la position assise al joulouss car ils ont une moitié supérieure et une moitié inférieure. Dans la langue arabe, al joulous est une expression qui indique la rencontre du postérieur d’une personne avec le sol, un siège ou ce qui est de cet ordre. Telle est donc la signification de la position assise.

Comment oserait-on qualifier le Créateur de ce monde par cela, Celui qui a crée l’être humain et ses caractéristiques, Celui qui a crée toutes les choses et leurs caractéristiques, comment le qualifierait-on par la position assise qui est le contact de deux corps, l’un des deux ayant deux moitiés, supérieure et inférieure. Ces gens-là, comment prétendent-ils avoir connu Allaah ta^ala ? Ils interprètent le verset Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa en attribuant la position assise à Allaah et ils prétendent avoir connu Allaah et avoir cru en Lui, mais ils en sont très loin. Ce ne sont là que des mensonges. De plus, ces mêmes gens déforment des versets du Qour’an qui ont été rapporté pour décrire l’état des associateurs qui vivaient à l’époque où le Qour’an a été révélé au Messager de Allaah. Parmi les paroles que disaient les associateurs il y a ce que Allaah nous a appris dans sourat Az-Zoumar (ayah 3) c’est à dire que les associateurs qui vivaient à l’époque du Messager, ceux qui étaient des ennemis déclarés du Messager, qui le démentaient, lui nuisaient, se moquaient de lui, ils disaient à propos des idoles : « Ces idoles que Mouhammad nous interdit d’adorer, nous ne les adorons que pour qu’elles nous rapprochent de Allaah. » Ainsi, ils ont eux-mêmes reconnu qu’ils adoraient ces idoles. Et qu’est ce que l’adoration, c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Ils vénéraient ces idoles comme l’on vénère (glorifier) Allaah tabaraka wa ta^ala. Ils se soumettaient à elles d’une extrême soumission, telle était leur adoration de ces idoles.

Ces falsificateurs de la religion agréée par Allaah considèrent que la communauté du Prophète Mouhammad ceux-là même qui sont croyants en Allaah et en Son Messager, qui ont pour croyance que nul ne mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême si ce n’est Allaah tabaraka wa ^ala, ces croyants qui ne glorifient de l’extreme glorification nul autre que Allaah, à propos de  ces croyants là, ils disent « vous, vous êtes ces idolâtres. ». Ils disent que les croyants sont comme les adorateurs des idoles, qui pour s’attacher et persister dans leur adoration des idoles qu’ils adoraient, disaient : « nous ne les adorons que pour qu’elles nous rapprochent de Allaah. » (sens du verset).  Ils disent « Vous, vous êtes comme cela. » (C’est à dire qu’ils déclarent mécréants la communauté du Prophète).

Ils disent lorsqu’un d’entre vous va visiter la tombe du Messager, ou la tombe d’un autre prophète, quel qu’il soit, ou la tombe d’un saint, quel qu’il soit, pour le tabarrouk (c’est à dire la recherche de bénédiction, c’est à dire l’augmentation du bien), il a attribué un associé à Dieu, et il est semblable à ces gens-là.  Alors que le tabarrouk par le Messager et par ses traces c’était l’une des pratiques des compagnons, au point même que lorsque le Messager a accompli le pélerinage de l’adieu et la ^oumrah de al ji^ranah, il s’est rasé la tête avec une lame, puis a distribué ses cheveux à ses compagnons, rapporté par Al Boukhariyy dans son Sahih, le chapitre de L’eau avec laquelle on peut se laver les cheveux. Et il n’a distribué ses cheveux que pour que ses compagnons fassent le tabarrouk avec. Ils faisaient donc le tabarrouk avec ses cheveux durant sa vie et après sa mort, au point même de plonger ces cheveux dans de l’eau pour en donner à boire aux malades, par recherche de bénédictions, tabarrouk, par cette trace du Messager de Allaah. Ces faits sont relatés dans Al Boukhariyy et d’autres.

Certains compagnons avaient pris un cheveu, d’autres en avaient pris deux. Khalid ibnou l Walid (compagnon, chef de guerre stratège), avait une qalansouwah, ce qui couvre la tête et dans son pli intérieur, il avait placé des cheveux qui provenaient de l’avant de la tête du Messager de Allaah, lorsqu’il s’était rasé la tête à l’occasion de la ^oumrah de al Ji^ranah. Al Ji^ranah est un endroit qui se trouve après la Mecque, en direction de At-Ta’if. Il ne s’agit donc pas du rasage de sa tête lors du pèlerinage, non. C’est lorsque le Messager s’était rasé la tête à l’occasion de la ^Oumrah. C’est là que Khalid ibnou l walid avait pris des cheveux de l’avant de la tête du Messager. Il avait placé ses cheveux dans sa qalansouwah.  Or, une fois, alors qu’il était dans d’une bataille lors d’une conquête, il avait perdu cette qalansouwah. Il s’était mis à la chercher avec insistance jusqu’à ce qu’il l’a retrouvé. On l’avait interrogé pourquoi recherches-tu cette qalansouwah avec tant d’ardeur ? Il avait répondu : « J’y ai placé des cheveux provenant de l’avant de la tête du Messager de Allaah, et je n’ai jamais assisté à une bataille sans que la victoire me soit accordée grâce à cela, et il rajouta, à chaque fois que je me trouvais sur le champ de bataille, j’avais le dessus sur les mécréants, par les bénédictions de ses cheveux, les cheveux du Prophète, rapporté par Al Bayhaqiyy dans Dala’ilou An-Noubouwwah, chapitre l’arrivée de Dammam fils de tha^labah auprès du Messager de Allaah, et par al Hakim dans al Moustadrak, chapitre « les mentions des faits remarquables de Khalid ibnou lWalid ». Et ce récit est authentique, comme cela a été mentionné par le Chaykh Habibou r-Rahman Al ^Adhamiyy, dans ses commentaires Al Matalibou al ^aliyah.

Il est bien connu des compagnons qu’ils faisaient le tabarrouk par les traces du Prophète, de son vivant et après sa mort. De même après la mort du Prophète, une grande famine avait sévi, à l’époque de ^Oumar ibnou l Khattab, que Allaah l’agrée. 9 mois durant, la pluie n’était pas tombée, et il y a eu une famine. L’un des compagnons du Messager, Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy s’est rendu auprès de la tombe du Messager, et a dit « Ô Messager de Allaah, demande la pluie pour ta communauté car ils vont périr. Cette pratique est appelée ‘istighathah (appel au secours) et aussi un tawassoul (supplication de Dieu en mentionnant un être de vertu). Cet homme a fait un rêve, il a vu dans le rêve que le Prophète qui lui a parlé et qui lui a dit : « passe le salaam à ^Oumar et dit lui que vous allez recevoir la pluie. ». Cet homme est parti voir ^Oumar et lui a raconté le rêve qu’il avait fait et lui a raconté comment avant le rêve il était parti auprès de la tombe du Messager et avait fait le tawassoul par le Prophète. Rapporté par Al Bayhaqiyy dans son Dala’ilou An-Noubouwwah, chapitre « Ce qui est parvenu à propos de la vision du Prophète dans le rêve. ». Allaah leur a par la suite accordé une pluie tellement abondante que cette année, fut appelée l’année de l’abondance (^amou l-fatq), il y avait tellement de paturage que le bétail s’était engraissé, le gras débordait. C’est pour cela que cette année a été appelée l’année de l’abondance. Cet acte, ce tawassoul par le Prophète ainsi que l’istighathah par le Prophète qu’a fait ce compagnon, personne ne l’a critiqué. ^Oumar Ibnou l Khattab que Allaah l’agrée ne l’a pas blâmé pour ce qu’il avait fait. ^Oumar n’a pas dit à ce compagnon « comment es-tu parti demandé au Messager de Allaah ? Comment appelles-tu au secours et fais-tu le tawassoul par le Messager de Allaah alors qu’il est mort ? ». ^Oumar ne lui a pas dit cela, et personne d’autre ne le lui a dit. Aucun de ceux qui ont pris connaissance de cet événement ne l’ont blâmé et ne lui ont reproché de l’avoir fait. Telle était la pratique du salaf. Et bien d’autres événements qui sont également un tawassoul par le Prophète ont eu lieu de la part des compagnons. Malgré tout cela, ces gens qui sont singularisés tant leur cœur sont corrompus, ils déclarent mécréants les musulmans qui font le tabarrouk par les prophètes et par les saints. Ces versets qui ont été révélés au sujet des associateurs qui adoraient les idoles, ces égarés ont prétendu qu’ils concernaient les musulmans, qui recherchent les bénédictions, en faisaient le tawassoul par les prophètes et les saints. Et Allaah sait plus que tout autre.

 

Persévérer sur la croyance des sunnites !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des mondes. C’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré soit accordée au Prophète Mouhammad de la part de Allaah, celui qui accorde les bienfaits à Ses esclaves et dont léa bienfaisance englobe l’ensemble de Sa créationn Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants. Que soient excaucées les invocations des anges des plus hauts degrés en faveur de notre Prophète Mouhammad, le plus plus honorable des messagers. Que l’honneur soit accordé à ses proches musulmans, bons et purs.

 

Le Chaykh a dit nous avons rapporté avec une chaine de tranmission ininterrompue, dans le Jami^ de At‐Tirmidhiyy, dans le Sahih de Ibnou Hibban, et dans d’autres recueils de hadith, par la voie de Soulayman Ibnou Yaçar, par la voie de ^Abdou l‐Lah Ibnou ^Oumar et par la voie de ^Amr Ibnou Dinar.

Ils ont tous dit : ^Oumar ibnou l khattab, que Allaah l’agrée, nous a tenu un discours debout à al jaabiyyah (région qui se situe dans le pays du Cham), et il a dit : Le Messager de Allaah nous a tenu un discours debout il a alors dit ce qui signifie : « Je vous recommande de suivre mes compagnons, puis ceux qui vont leur succéder, puis ceux qui vont leur succéder. Certes, pas un homme ne se retrouve seule en présence d’une femme sans que le sheytan ne soit le 3ème. Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le sheytan est avec la personne isolée, et il est plus loin de deux personnes ensembles. Celui qui recherche les délices du Paradis, qu’il s’attache à la majorité. Celui qui est heureux quand il fait une bonne action et qui est malheureux quand il fait une mauvaise action, le voilà le véritable croyant. » At Tirmidhiyy a dit que c’est un hadith haçan, sahih. Dans ce hadith, il est mis en évidence plusieurs sujets importants. Le premier porte sur l’importance de suivre les compagnons, car ce sont eux qui ont porté la religion à ceux qui sont venus après eux. Sans eux, nous n’aurions pas connu la religion agréée par Allaah. Ce sont eux qui nous ont transmis le Qour’an, et ce sont eux qui ont été témoins de la révélation et de la descente du Qour’an. Le 2ème sujet porte sur l’interdiction de la khalwah d’un homme avec une femme ajnabiyyah,  c’est à dire l’interdiction pour un homme et une femme de se retrouver seuls dans un endroit alors que l’homme n’est pas un mahram pour la femme, et sans qu’ils ne soient vus par une tierce personne. Le Messager de Allaah en a indiqué la cause en disant : « le sheytan sera avec eux pour les faire tomber dans le péché », parce que la cause plus fréquente de la fornication c’est la khalwah. Quand un homme se retrouve seul à seul en présence d’une femme le sheytan devient plus fort pour l’entraîner à commettre la fornication, c’est à dire que cest plus facile pour le sheytan d’entrainer les gens dans la fornication quand il y a une khalwah, (que quand il y a une tierce personne). Et le Prophète a dit dans son hadith ce qui signifie : « Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le sheytan est avec la personne isolée, et il est plus loin de deux personnes ensemble. » Il s’agit là d’un ordre que le Messager donne à sa communauté. L’ordre de s’attacher à la croyance de Ahlou s-sounnah wal jamaa^aH. Cette croyance, le Messager de Allaah l’a enseigné à ses compagnons, qui à leur tour l’ont enseigné à ceux qui les ont suivi.

Puis ceux-là à leur tour l’ont enseigné à ceux qui les ont suivi jusqu’à ce qu’elle parvienne à cette époque dans laquelle nous vivons. Cette croyance qu’avaient les compagnons est restée au sein de la majorité de la communauté du Prophète Mouhammad. La majorité de la communauté de Mouhammad depuis le début jusqu’à la période actuelle a cette croyance, la croyance des compagnons. Le Messager a recommandé à sa communauté de ne pas dévier de cette croyance. La majorité des musulmans de la communauté du Prophète Mouhammad, c’est à dire le plus grand nombre d’entre eux ont cette croyance que le Messager a recommandé de suivre et de ne pas s’en écarter. Aujourd’hui si quelqu’un se déplace dans les pays musulmans d’est en ouest, du nord au sud, il verra que les savants des musulmans ont tous cette même croyance. Le Chaykh dit prenez par exemple l’Indonésie avec ses 170 millions d’habitants, tous leurs savants ont la croyance Ahlou s-sounnah, la croyance Ach^arite, la croyance des compagnons.

Elle a été appelée la croyance Ach^arite parce que c’est Abou lhaçan Al Ach^ariyy qui a rédigé cette croyance, en lui apposant les preuves à partir du Qour’an et du hadith, et les preuves selon la raison. En effet, beaucoup de gens à son époque s’étaient écartés de cette croyance, c’est pourquoi cet imam éminent que Allaah l’agrée s’est engagé à lutter et à défendre la croyance de Ahlou s-sounnah en indiquant leurs preuves à partir des textes rapportés et la raison. C’est ainsi que cette croyance qui est la croyance des compagnons et ceux qui les ont suivi jusqu’à l ‘époque de Abou lhaçan Al Ach ^ariyy a été appelé la croyance Ach^arite. L’imam Abou lhaçan Al Ach^ariyy n’est pas venu avec un fondement dans la croyance qui serait en contradiction avec la croyance des compagnons, non, il n’a fait que détailler les preuves, en les explicitant et ce pour étouffer l’égarement des groupes mou^tazilah, des khawariyy, des mouchabbihah, et des dahriyyah (ils nient l’existence de Dieu, et disent que les corps existent de toute éternité). Il a prouvé l’infondé des faux arguments par lesquels certains ont essayé d’induire les gens en erreur, et il a indiqué que leurs prétendus arguments ne sont en rien de véritables arguments. Allaah lui a accordé une force dans l’expression et une capacité de raisonnement qui lui a permis de faire taire ces gens qui se sont singularisés qu’ils soient mou^tazilah, des mouchabbihah, khawariyy ou autres. Aujourd’hui, c’est cette croyance qui est celle de centaines de millions de musulmans. Les savants d’Indonésie, d’Egypte, de la totalité du Cham, du Yémen, de l’Irak, de la Turquie, de l’Afghanistan, de l’Inde, du Sind (capitale Karachi), de l’Afrique, de l’Abyssinie, de la Somalie, du sud de l’Afrique, tous ont cette croyance qui est appelée aujourd’hui la croyance Ach^arite. (Ce que vise notre Chaykh, que Allaah lui fasse misériorde c’est également ce qui englobe la croyance matouridite, car il n’ ya pas de divergence concernant les sujets fondamentaux, entre les ach^arites et les matouridites. Les gens de Ahlou s-Sounnah ne sont que ces deux groupes là.)

Et ceci est la croyance des compagnons, des successeurs des compagnons, des successeurs des successeurs des compagnons, jusqu’à nos jours, juqu’à l’époque de notre maître Al Ach^ariyy, et elle a perduré au-delà, elle a continué à être suivi par la majorité de la communauté du Prophète Mouhammad jusqu’à nos jours. Cette croyance c’est de confirmer l’existence de Allaah ta^ala Lui dont l’existence n’a pas été précédé d’un néant et que tout autre que Allaah était inexistant puis est devenu existant. Le genre de ce monde et la composition de ce monde, tout cela est entré en existence, rien n’est eternel exempt de début avec Allaah. Seul Allaah existe de toute éternité, de toute éternité il n’y a ni lumière, ni obscurité, ni endroit, ni temps, car le temps c’est un rapport entre une chose entrée en existence et une autre chose entrée en existence. Et l’existence de Allaah tabaraka wa ta^ala n’est pas précédée d’une inexistence. Tandis que tout autre que Lui était inexistant. Et le temps et l’endroit existent après ne pas avoir existé. Le temps et l’endroit n’étaient pas de toute éternité, il en est de même pour la lumière, l’obscurité et l’air. Ceci fait partie de l’ensemble de la croyance Ahlou s-sounnah Wal Jama^ah, les sunnites. Et le deuxième point est que Allaah tabaraka wa ta^ala n’a absolument aucune ressemblance avec quoique ce soit car s’Il avait une ressemblance avec quoique ce soit de ce monde, Il ne serait pas Créateur de ce monde. Et tout ce qui change d’un état à un autre a une existence ayant un début, et cela est justement la preuve que le monde dans sa totalité est entré en existence.

Ibrahim ^alayhi s- salam a montré l’infondé de la croyance des gens de sa ville, et était en ce temps à Babel, où il est né. Sa famille et les autres étaient tous mécréants excepté son neveu et exceptée Sarah l’épouse d’Ibrahim, qui étaient tous deux musulmans alors que les autres étaient mécréants. Tous les autres humains étaient mécréants, ils adoraient les astres, la lune, et le soleil. Lorsque Ibrahim a montré l’infondé de la croyance de ces gens, il leur a dit : « Ô vous les gens, vous adorez quelque chose qui change, qui passe d’un état à un autre, le soleil passe d’un état à un autre, la lune également, et les astres aussi. Comment serait-il valable que ces choses soit adorées, car il n’est pas valable rationnellement que ce soit les choses qui se créent elles-mêmes et il n’est pas valable qu’elles changent d’elles-mêmes d’un état à un autre. » Ibrahim a indiqué que celui qui a la divinité ne change pas d’un état à un autre, car il aurait besoin de qui le fait changer.

La croyance correcte est également l’exemption de Allaah de l’endroit, de la direction, du changement, et de toute caractéristique telle que le mouvement, la mobilité, et tout autre que cela. Les gens de Ahlou s-sounnah considèrent que dans le Qour’an il y a 2 catégories de versets : une partie du Qour’an qui est à expliquer selon le sens apparent, et une autre partie du Qour’an qui n’est pas à expliquer selon le sens apparent, mais un sens qui convient à Allaah ta^ala. L’imam Ahmad n’a pas expliqué les paroles de Allaah ta^ala (wa jaa’a Rabbouka)  par le déplacement et la venue d’un endroit à un autre.

Il a expliqué plutôt la parole de Allaah dans sourat al fajr comme l’a rapporté al Bayhaqiyy, par « ce sont des manifestations de la puissance de ton Seigneur qui viendront au jour du jugement » lorsque les anges vont tirer des flammes de l’enfer jusqu’à l’endroit où les gens seront rassemblés, de sorte à ce qu’ils puissent les voir, sans que ces flammes se séparent de l’enfer.

 

L’incitation à apprendre la science de la religion !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes, c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré de la part de Allaah, Celui qui accorde Ses bienfaits à Ses esclaves, et dont la bienfaisance englobe l’ensemble de Sa création, Celui Qui est très Miséricordieux envers les croyants, et que les invocations des anges les plus hauts degrés, soit exaucés en faveur de notre Maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi que de ses proches musulmans bons et purs.

Après cette introduction, sachez que Allaah a incité Ses esclaves à acquérir la science.

Allaah ta^ala a révélé dans le Qour’an honoré dans sourat Taha, ce qui signifie : « Dit : Seigneur, augmente moi en connaissance. » car la science est la meilleure des œuvres.

Connaître les sujets de sa religion, ceci est la meilleure des sciences. Connaître Allaah et connaître Son Messager, connaître les sujets de sa religion ceci est la meilleure des sciences, c’est la base même de la religion. L’islam ne se réalise qu’avec cela, c’est à dire avec cette connaissance. Celui qui a connu Allaah et Son Messager, comme il se doit, c’est un musulman, un croyant, on dit de lui qu’il est un musulman, et on dit de lui qu’il est un croyant puis s’il meurt sur cela, nécessairement, il entrera au Paradis. Connaître Allaah ta^ala, c’est avoir pour croyance que Allaah existe sans lui attribuer une quelconque ressemblance avec l’une de Ses créatures. Et notre Seigneur tabaraka wa ta^ala existe et Il n’a aucune ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. Tout ce que nous voyons est un corps, soit un grand corps, soit un petit corps, soit un corps de taille intermédiaire entre la petite taille et la grande taille. L’homme est un corps ayant un volume (le mot volume est utilisé ici dans le sens de la caractéristique du corps et qui est la mesure de la portion de l’espace occupé par ce corps), le grain de moutarde a également un volume, les montagnes ont un volume, le soleil a un volume, la lune également, les étoiles ont chacune un volume particulier. Chaque étoile a un volume, et les cieux ont un volume, le Trône a un volume, et c’est le plus grand des corps. Allaah ta^ala n’a pas créé un corps qui soit plus grand que le Trône. Si Allaah l’avait voulu, Il aurait créé un corps plus grand que le Trône, mais Allaah n’a pas voulu crée un corps plus grand que le Trône.  Quant à Allaah ta^ala, Il n’est pas ainsi, Il n’est pas un corps ayant un petit volume, ni un corps ayant un grand volume, ni un corps ayant un volume de taille intermédiaire entre celle d’un petit corps et celle d’un grand corps. Par ailleurs, un corps est soit palpable, soit impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être palpé/attrapé avec la main, et le corps impalpable est ce qui ne peut pas être palpé ou attrapé avec la main, comme par exemple la lumière, l’obscurité et le vent. Allaah ta^ala n’a pas de ressemblance avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Les corps palpables et les corps impalpables n’existaient pas avant que Allaah ne les crée. Tandis que Allaah tabaraka wa ta^ala existe sans avoir de début à son existence. De toute éternité, il n’y que Allaah, seul Allaah existe de toute éternité. Allaah existe avant le temps, avant l’endroit, avant les six directions, celle du haut, du bas, de devant, de derrière, de droite et de gauche, avant la lumière et l’obscurité, Allaah existe de toute éternité sans endroit. Avant que Allaah ta^ala ne crée l’endroit, l’endroit n’existait pas, les six directions également n’existaient pas avant que Allaah ne les crée. C’est pour cela que Allaah existe sans endroit, ni direction, car Allaah ne change pas. Allaah n’est pas situé sur le Trône qui est dans la direction du haut, la direction du dessus, il n’est pas situé non plus dans la 7ème terre qui est dans la direction du bas, Allaah n’est pas situé là-bas. Le Trône, c’est la Ka^bah des anges, il y a des anges dont seul Allaah sait le nombre. Ils sont tous autour du Trône. Ils tournent autour du Trône, tout comme les croyants parmi les humains et jinn tournent autour de la Ka^bah, qui se trouve à la Mecque, celle qui est la qiblah des musulmans. De même, ces anges qui sont dans la direction du haut, au niveau du Trône, c’est le Trône qui est leur qiblah. Allaah ta^ala n’habite pas le Trône, ni la Ka^bah. Celui qui dit que Allaah est situé dans la direction du haut, c’est à dire au-dessus du Trône, c’est à dire qu’Il y habiterait, qu’Il serait assis dessus, c’est un ignorant, un mécréant qui n’a pas connu Allaah. Il n’est donc pas permis d’avoir pour croyance ou d’imaginer que Allaah habiterait le Trône, tout comme le prétendent les wahabites. Par ailleurs, Allaah ta^ala n’a pas de ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. Les créatures sont soit en mouvement, soit immobiles, soit en mouvement pendant un certain temps, et immobiles pendant un certain temps, Allaah ta^ala n’est pas ainsi, Il n’est pas concevable que Allaah soit en mouvement, et Il n’est pas concevable que Allaah soit immobile. Cette croyance c’est la vérité et ce qui l’a contredit c’est de l’égarement. Il y a dans le Qour’an un verset qui est « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Absolument rien ne Lui est semblable ». Il signifie que Allaah n’a point de ressemblance avec quoique ce soit. Celui qui aura appris la science de Ahlou s-Sounnah, celui qui a appris cette science, et qui appris ce qui est licite et ce qui est interdit, et  a œuvré conformément à cela, qui a été dans cet état depuis sa jeunesse, Allaah tabaraka wa ta^ala l’honore dans l’au-delà, Il le protège de la forte chaleur du soleil. Le soleil au Jour du Jugement sera intense. De nos jours, le soleil est très loin des gens. Au Jour de Jugement, il se rapprochera de la tête des gens, de la distance d’un mil, c’est à dire d’une distance d’environ une demi-heure de marche. Ce jeune homme musulman qui a grandi dans l’obéissance à Allaah, Allaah le protège de la chaleur du soleil ce Jour-là, il sera à l’ombre du Trône, il ne sera touché ni de fatigue, ni de difficulté, alors que les autres gens, endureront la chaleur du soleil. Quant au mécréant, sa transpiration sortira de son corps et coulera autour de son corps. La transpiration des mécréants les couvrira depuis les pieds jusqu’à la bouche. Et la transpiration de chaque personne ne la dépassera pas pour toucher les autres personnes. Allaah ta^ala protège le jeune homme qui a grandi dans l’obéissance à Allaah, sur la croyance de Ahlou s-sounnah, Allaah le protège de la chaleur de ce Jour-là. Tellement le mécréant souffrira de la chaleur du soleil, s’il y avait une mort dans l’au-delà, il en mourrait, mais il ne mourra pas. Louez, remerciez Allaah ta^ala pour vous avoir facilité quelqu’un qui vous enseigne la croyance de Ahlou s-sounnah dans cette époque où l’on trouve dans ce pays des gens qui enseignent le contraire de cette croyance. Dans certaines écoles qui prétendent être des écoles islamiques, ils enseignent le contraire de la croyance des musulmans. Dans certaines de ces écoles, ils leur représentent Allaah comme s’Il était un corps en train de chanter sur un arbre qui se balancerait sur une branche, voilà ce qui leur enseignent. Celui qui grandit sur une telle croyance, et qui meurt sur cette croyance, au Jour du Jugement, il sera rassemblé avec les mécréants et non pas avec les musulmans, ensuite il sera emmené comme les autres mécréants, au feu de l’enfer, car il n’a pas connu Allaah. Ceux qui grandissent dans de telles écoles, ils en sortent sans connaître Allaah, excéptés ceux à qui Allaah a fait miséricorde. Ils en sortent ignorants au sujet de Allaah, ils ne connaissent pas leur Créateur. Ils imaginent que leur Créateur est un corps, ayant la forme d’un homme qui se déplacerait dans les arbres. Et dans leur enseignement, il y a d’autres mécréances qui s’ajoutent à tout cela, ils disent que Allaah c’est ce jardinier qui est assis à l’ombre de l’arbre, c’est ce policier dans les rues de Beyrouth, ces gens seront rassemblés au Jour du Jugement avec les mécréants et non pas avec les musulmans. Vous, Allaah ta^ala vous a sauvé, Il vous a facilité quelqu’un qui vous enseigne que Allaah ta^ala n’a absolument aucune ressemblance avec quoique ce soit, alors louez Allaah ta^ala. Et Allaah sait plus que tout autre.

Les waliyy (saints) de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes. Que Allaah honore notre Maitre Mouhammad et ses proches parents musulmans  et ses compagnons.

Allaah dit dans Sourat Younous, verset 62, ce qui signifie : « Certes les waliyy, les saints de Allaah ne seront pas atteints par la peur ni par le chagrin dans l’au-delà. »

Al Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Allaah ta^ala dit (ce qui signifie) : J’ai préparé pour mes esclaves vertueux une récompense qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un être humain. ». Allaah nous apprend dans Son Livre Clair, que les waliyy ne seront pas atteints par la peur c’est à dire qu’ils n’auront aucun châtiment dans le futur ni dans leur tombe, ni dans leur au-delà. Ils n’auront aucune difficulté à surmonter, ils ne seront pas attristés par ce qui se sera passé après avoir quitté le bas monde, ils seront donc en sécurité, ils auront la bonne nouvelle dans le bas monde et l’au-delà. Les savants ont expliqué quelle était cette bonne nouvelle dans le bas monde, c’est qu’avant de mourir, ils recevront des anges qui vont leur annoncer que Allaah leur a fait miséricorde et les a agréée, et ce sera une source de plaisir pour eux. Ces anges de la miséricorde vont venir auprès des saints de Allaah au moment de leur mort afin que la crainte de la mort se dissipe et disparaisse. En effet, un waliyy de par sa nature même, craint la mort, et ne penche pas vers elle, car la nature du waliyy est d’avoir un penchant pour la vie d’ici-bas, et une crainte de la mort, jusqu’à ce que les anges de la miséricorde descendent vers lui et lui annoncent la bonne nouvelle. À ce moment-là, toute crainte de la mort qu’il avait en lui sera dissipée.

Il y a parmi les saints ceux vers qui, au moment de leur mort, descendront 500 anges de la miséricorde, qui ont tous un bel aspect, comme si leurs visages rayonnants étaient des soleils. Ces anges de la miséricorde viennent auprès du saint avant l’arrivée de ^Azra’il, puis lorsque ^Azra’il vient à son tour, il annonce à ce saint la bonne nouvelle. Il y a certains saints qui voient ces anges et qui voient aussi beaucoup de prophètes et de saints. Certains autres voient le Messager de Allaah qui leur sourit et leur annonce la bonne nouvelle du Paradis. La vision du saint quand il voit le Messager à ce moment-là admet deux possibilités : (on traduit le terme ‘awliyaa, le pluriel de waliyy par les saints, c’est à dire ceux qui sont dévoués à Allaah et agrées par Lui) la première c’est que le Messager de Allaah vienne auprès de ce saint,  (notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde, a par la suite délaissé cet avis, et il était catégorique à dire que le Messager ne quitte pas sa tombe).

La deuxième c’est que Allaah fasse voir au saint de ses propres yeux le Messager de Allaah, qui se trouve dans sa tombe honorée, il le voit malgré la grande distance, il le voit comme s’il était devant lui, car Allaah accorde des choses extraordinaires à qui Il veut.

Parmi les saints, certains voient les anges de la miséricorde, alors qu’ils sont en bonne santé. Il a été rapporté de nombreux saints, ceux qui témoignent de cela. Il y avait un saint qui était connu pour ses prodiges. Il parlait de lui-même, il disait que chaque année il y avait deux anges qui venaient lui rendre visite. Puis il a dit l’année où il est décédé, que 4 anges lui avaient rendu visite cette année-là et qu’il s’était dit « il se peut que mon terme soit devenu imminent », il est décédé la même année. Ce qui témoingne en faveur de cette histoire c’est ce qui a été authentifié dans le hadith dans lequel le Messager de Allaah avait annoncé à sa fille Fatimah que Allaah l’agrée, lors de la maladie qui a précédé son décès, en lui parlant à voix basse, que Jibril venait réviser avec lui le Qour’an chaque année une fois et que cette année là il l’avait révisé avec lui deux fois, et qu’il pensait que c’était en raison de l’imminence de son terme. La révélation du Qour’an a justement pris fin cette année-là, dans laquelle Jibril avait révisé deux fois le Qour’an avec notre Prophète cette année-là. Tel est l’état des saints qui ont réussi à obtenir l’agrément et les hauts degrés, parce qu’ils ont suivi le Messager de la manière complète. S’ils n’avaient pas suivi le Messager de la manière la plus complète, ils n’auraient pas eu ce haut mérite. Quant à l’annonce du bien dont ils bénéficieront après leur mort il y a entre autre les deux anges honorables Mounkar et Nakir viennent interroger les esclaves vertueux, les waliyy de Allaah, ils posent leur question, et Allaah ta^ala raffermit le saint pour qu’ils puissent répondre avec facilité, sans avoir peur. Bien qu’il soit confirmé dans le hadith que les anges Mounkar et Nakir sont de couleur noir bleu, les saints ne seront pas apeurés, ils ne ressentiront aucune crainte devant l’aspect de ces deux anges. Puis les deux anges annonceront la bonne nouvelle à ce waliyy de Allaah en lui disant « Endors-toi comme un nouveau marié qui ne sera réveillé par l’être le plus cher de sa famille » et il dormira. Par ailleurs, l’âme du waliyy ne quitte pas son corps immédiatement après l’interrogatoire mais elle reste avec le corps et il ne subit ni tristesse, ni solitude, ni aucune peur de l’obscurité. Il a été authentifié dans le hadith du Messager de Allaah que Allaah tabaraka wa ta^ala élargit la tombe du croyant accompli, d’une étendue de 70 coudées sur 70 coudées et que sa tombe sera emplie de verdure et de lumière. Sa tombe sera illuminée comme une nuit de pleine nuit. Et Allaah est sans aucun doute sur toute chose Tout Puissant. Prenez par exemple la nuit du Qadr. Il se peut qu’un membre de la famille la voit, et qu’il réveille d’autres personnes et qui ne voient pas cette lumière tandis que lui il l’a voit, il verra donc une lumière immense. Il en est dans la tombe, Allaah éclaire la tombe pour les saints et si quelqu’un ouvre leurs tombes, il se peut que Allaah voile la vue de celui qui a ouvert la tombe et qui ne voit pas cette lumière que Allaah a créé dans la tombe du saint. Il ne verra non plus la verdure qui emplit sa tombe. Allaah ta âla rend étroit ce qui est étendu aux yeux de qui il veut parmi Ses esclaves. Et Il fait que ce qui est de faible quantité apparaisse en grande quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, et Il fait que ce qui est grande quantité apparaisse en faible quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, tout comme cela s’est produit pour les compagnons du Messager de Allaah à l’occasion de l’une de leurs conquêtes.

Le nombre des mécréants était le triple du nombre des compagnons du Messager de Allaah qui étaient venus pour le combat. Allaah a fait que leur faible nombre apparaisse élevé aux yeux des mécréants, et que le nombre des mécréants qui était élevé apparaisse comme faible aux yeux des croyants. Et rien ne rend Allaah impuissant. Il est donc un devoir de croire dans tout ce qui a été authentifié comme provenant de la part du Messager de Allaah, même si ce n’est pas habituel car certes la raison saine l’accepte. Pourtant il arrive que certains esclaves vertueux de Allaah qui sont des saints, Allaah leur montre l’état de la tombe d’un autre saint. Allaah leur montre l’étendue de cette tombe 70 coudées sur 70 coudées, Il leur montre combien elle est emplie de lumière, et d’autres caractéristiques qui nous sont parvenues dans le hadith sans que la tombe soit ouverte, alors qu’il y a une couche de terre entre eux et la tombe. Allaah fait que cette couche épaisse qui se trouve entre celui qui est à la surface et là où est mis le corps, toute cette terre devient transparente comme du verre. Ce que Allaah veut est, et ce Allaah ne veut pas n’est pas, personne ne peut empêcher la réalisation de la volonté de Allaah. Il est parvenu dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy d’après ^Abdoul-Lah ibnou ^Abbas que Allaah l’agrée lui et son père qu’un homme avait monté sa tente sur une tombe et il entendant venant de la tombe la récitation de sourat Al Mulk jusqu’à la fin de cette sourate. Il est parti en parler au Messager de Allaah et lui a appris ce qui s’est produit. Le Messager pour confirmer la véracité de sa parole, lui a dit ce qui signifie « C’est celle qui protège, celle qui sauve. » Ceci s’est produit pour un compagnon à l’époque du Messager.

Semblable à cela s’est produit également après l’époque des compagnons. En effet, il est parvenu par tawatour qu’un savant de Somalie qui était un waliyy de Allaah un faqih, un savant ascète, qui craignait Dieu et se consacrait à l’adoration de Allaah. Il s’appelait Mouhammad Idriis, à sa mort il avait un étudiant qui était vertueux, qui était au nombre des pieux, il était en train d’étudier auprès du chaykh dans un livre, comme il n’avait pas terminé l’étude du livre, ce chaykh est mort, et l’étudiant était profondément attristé. L’étudiant a vu le chaykh dans le rêve qui lui a dit « viens près de la tombe et ramène le livre avec toi. ». A son réveil, il a amené le livre qu’il avait étudié et qu’il n’avait pas fini, il s’est assis devant la tombe du chaykh et le chaykh à son habitude lui a expliqué le livre, jusqu’à terminer l’étude de tout le livre. Après cela, il a emmené un autre livre, et il est parti dans la tombe du chaykh et s’est assis face à lui, il s’est mis à lire mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh lui donner des explications. Parce que c’était là un secret, par la grâce de Allaah et ses bienfaits. Mais les secrets ne se poursuivent pas généralement, et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’arrêtent. Si tel est l’état des waliyy de Allaah, il convient de connaître les conditions de la sainteté pour que si quelqu’un veut suivre leur voie, et arriver à ce à quoi il sont arrivés, il saura comment prendre exemple sur leurs actes, sur leurs paroles, et sur leurs croyances qui sont conformes au Qour’an et au hadith. Le waliyy est donc le croyant qui a cru en Allaah et en Son Messager, qui a appris une part de la science de la religion, une part qui est obligatoire et qui est indispensable, même par transmission orale en assistant à des assemblées de gens de science, il a obtenu une part qui est indispensable pour la validité de la croyance, pour assurer la validité des actes tels que la prière et le jeûne. Il a connu également les péchés du cœur comme l’insincérité, l’infatuation, l’envie et l’orgueil. Il a connu les péchés de l’oreille, comme le fait d’écouter la médisance ou la namiimah délibérément, il a connu les péchés des mains comme frapper un croyant injustement, et il a également connu les péchés de la langue, comme le fait d’insulter, de faire la médisance ou la mécréance par la parole. Il a connu les péchés du pied comme le fait de marcher pour commettre un péché. Il a connu les péchés du sexe comme la fornication. Il a connu les péchés du ventre comme le fait de manger des choses interdites, et autre que cela qui lui est un devoir d’apprendre. Ensuite, il a appliqué cela à lui-même, en délaissant les péchés, qu’ils soient apparents ou cachés. Et il s’est embelli par l’application des obligations, et la meilleure des obligations est la croyance en Allaah et en Son Messager, puis vient la prière. Ensuite, il a multiplié les actes surérogatoires, mais ce n’est pas une condition pour la sainteté que d’accomplir toutes les sortes des actes surérogatoires, mais s’il persévère sur un ou deux sortes d’actes surérogatoires cela lui suffit pour la confirmation de la sainteté.  Parmi les actes surérogatoires qu’il est de l’habitude des saints de multiplier, il y a les prières surérogatoires pendant la nuit. Il y a également le grand nombre de paroles d’évocation par la langue, et la parole Laa ilaHa illa l-Laah étant la meilleure. Il y a aussi le tasbih qui vient juste après la parole Laa ilaHa illa l-Laah dans l’ordre de mérite. Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, l’un des compagnons qui avait beaucoup de sciences, et qui rapportait beaucoup de hadith du Messager de Allaah, il avait un wird, (une pratique habituelle), qu’il faisait tous les jours, c’est qu’il disait 12000 fois Soubhana l-Laah quotidiennement. Ceci est la condition pour la sainteté. De plus, le saint ne pratique pas ce que font les sorciers, les gens que l’on appelle des ^aza’im (ce sont ceux qui disent des paroles incompréhensibles pour que la sorcellerie ait lieu par ces paroles), ni ceux qui ne pratiquent darbou al mandal (ce sont ceux qui appellent les jinn, l’image du jinn leur paraît dans un miroir), ni ceux qui prétendent lire les lignes de la main, quiconque fait cela, est un grand pêcheur, ce n’est pas un saint. Quant aux waliyy, Allaah leur a éclairé le cœur. Allaah leur a accordé une persévérance sur leur piété. Ce n’est pas de leur habitude non plus que de pratiquer l’écriture de talismans (il s’agit de termes incompréhensibles) qui peuvent être en réalité des noms et des symboles désignant les grands démons qu’ils glorifient. Si ces talismans sont écrits et pliés de la manière qu’ils requièrent, alors par la Toute Puissance de Allaah, se réalisent parfois ce pour quoi ce talisman a été écrit. Ce ne sont pas des waliyy de Allaah ceux qui oeuvrent par le biais de la compagnie des jinn, selon des conditions mauvaises et qui sont requises par les jinn. Tout en sachant qu’il est possible que certains waliyy aient des compagnons parmi les jinn croyants qui cherchent la compagnie de ces humains vertueux, pour profiter de leur compagnie dans la religion. Il n’y a pas de contradiction entre le fait qu’il soit un saint parmi les humains, et le fait qu’un jinn vienne de temps en temps auprès de lui pour profiter de lui dans la religion. Mais ce qui contredit la loi c’est la pratique de ceux-là qui disent « Nous, nous avons fraternisé avec ces esprits ». Puis de l’habitude de ceux qu’ils appellent esprit ou rouhaniyy c’est qu’ils pénètrent dans le corps de l’homme et de la femme et qu’ils se mettent à parler par sa langue. Ceux-là ne sont pas des waliyy de Allaah, et le jinn qui est avec eux est un grand pécheur qui accompagne un grand pécheur. Par ailleurs, ceux-là n’ont pas la capacité de ramener l’âme d’un humain qui était mort, même si c’était un mécréant. Le waliyy de Allaah ne demande pas à un jinn de se mettre dans son propre corps, et de se mettre à parler avec sa bouche même si c’est pour réciter le Qour’an. Et même si ce jinn prétend qu’il est l’âme du chaykh Ar-Rifa^iyy ou du Chaykh al Jaylaaniyy, il s’agit là en réalité d’un jinn pervers. Et celui dans le corps duquel un jinn entre avec son accord, est quelqu’un de méchant, il est loin de la sainteté, de la distance qui sépare le ciel de terre, car cela est interdit, c’est quelque chose que Allaah a interdit (cela est nuisible). Par ailleurs, il y a des jinn qui sont des saints tout comme il y a des humains qui sont des saints. Celui qui est éprouvé par l’attaque des jinn, s’il se protège par des versets révélés par Allaah ta^ala, cela le protège de la nuisance des jinn. Le Messager récitait des paroles d’évocations de Dieu et lorsque les deux sourates du Qour’an, Al Mou^awidhatayn, sont descendues, il les récitait pour la protection, c’est pour cela que le Messager a instauré pour sa communauté la récitation des deux dernières sourates du Qour’an avec la récitation de Al ikhlas, avec une prononciation correcte des lettres, trois fois le matin, et trois fois le soir. Le matin, c’est à dire depuis l’aube, jusqu’à environ 2h après le lever du soleil et le soir, depuis le coucher du soleil, jusqu’à 3h après environ. Celui qui les récite régulièrement, il se sera protégé contre la nuisance des humains et jinn. Le Messager de Allaah a également enseigné ce qui permet de repousser la nuisance de la mauvaise suggestion, waswas. En soufflant trois fois du côté gauche lorsqu’il sent ces mauvaises suggestions, et de demander la protection à Allaah en disant ce qui signifie : Ô Allaah, je te demande de me protéger du mal du sheytan et de sa calamité. Et la personne ne continue pas à réfléchir à ses mauvaises suggestions. Il détourne sa réflexion à autre chose. En effet, le shaytan aime perturber le croyant, il aime le déranger, il ouvre la porte des mauvaises suggestions, pour qu’il devienne triste  et qu’il détourne son attention des bonnes choses. Il y a quelque chose qui est plus facile que la récitation des 3 Mou3awidhat, 3 fois, chaque jour, il y a 7 fois (« HasbiyalLaahou laa ‘ilaaha illaa houwa, 3alayhi tawakkaltou wahouwa Rabbou l 3archi l 3aDHiim ») après l’aube et après le coucher. « Allaah me suffit, il n’est de dieu que Lui, je me fie totalement à Lui, et Il est le Seigneur du Trône Eminent ».

Celui qui persévère à dire cela, Allaah le protège de nombreuses choses qui mènent à la perte comme d’être atteint par le mauvais œil et la sorcellerie. Le Messager de Allaah demandait à Dieu la protection en récitant les deux, alors qu’il est la plus pure de la création de Allaah, comment alors d’autres que lui n’aurait pas besoin de se préserver ? Il n’a pas dit Je suis le prophète de Dieu, la révélation me parvient matin et soir, les anges me soutiennent, je ne vais donc pas profiter de la préservation. Celui qui s’habitue à réciter les paroles de protection quand il est en bonne santé, cela le protègera encore plus lors de la nuisance des jinn et des humains. Et si Allaah n’avait pas accordé une grâce particulière et une protection pour ses esclaves croyants, hommes et femmes, les démons seraient encore plus terribles qu’ils ne le sont maintenant. S’il n’y avait eu la protection de Allaah, ils nous auraient arraché de terre. Les croyants sont des ennemis pour les demons, les démons n’ont pas délaissés les tentatives pour nuire au Messager de Allaah. Une fois iblis était sur une montagne, face à la porte de la Ka^bah et notre maître était en prosternation dans la Ka^bah. Iblis a juré qu’il piètinerait le Prophète Muhammad. C’est alors que jibril lui a donné un coup qui l’a fait volé jusqu’en Irak. Une fois, une armée de démons étaient venus et il y avait parmi eux quelqu’un qui avait une flamme de feu et voulait la jeter sur le Messager de Allaah. Allaah a donné au Messager la force et la capacité d’attraper l’un d’entre eux, il l’a étranglé jusqu’à ce qu’il fut en débacle, et qu’il fuit. Une autre fois, Iblis est venu associateurs, dans la péninsule arabique.

Iblis s’est introduit avec eux dans leur complot et a fait pencher l’avis d’assassiner le Prophète. Mais Allaah a repoussé leur ruse et leur stratagème et révélé à son prophète ce qu’ils étaient en train de comploter. Le Messager a quitté sa maison avant l’aube, il est parti de cet endroit, et lorsque les associateurs sont venus, ils n’ont trouvé que ^Aliyy ibnou abi Talib. Allaah a soutenu son prophète en révélant leur complot.

 

Les anges nous protègent !

 

Les waliyy (saints) de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes. Que Allaah honore notre Maitre Mouhammad et ses proches parents musulmans  et ses compagnons.

Allaah dit dans Sourat Younous, verset 62, ce qui signifie : « Certes les waliyy, les saints de Allaah ne seront pas atteints par la peur ni par le chagrin dans l’au-delà. »

Al Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Allaah ta^ala dit (ce qui signifie) : J’ai préparé pour mes esclaves vertueux une récompense qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un être humain. ». Allaah nous apprend dans Son Livre Clair, que les waliyy ne seront pas atteints par la peur c’est à dire qu’ils n’auront aucun châtiment dans le futur ni dans leur tombe, ni dans leur au-delà. Ils n’auront aucune difficulté à surmonter, ils ne seront pas attristés par ce qui se sera passé après avoir quitté le bas monde, ils seront donc en sécurité, ils auront la bonne nouvelle dans le bas monde et l’au-delà. Les savants ont expliqué quelle était cette bonne nouvelle dans le bas monde, c’est qu’avant de mourir, ils recevront des anges qui vont leur annoncer que Allaah leur a fait miséricorde et les a agréée, et ce sera une source de plaisir pour eux. Ces anges de la miséricorde vont venir auprès des saints de Allaah au moment de leur mort afin que la crainte de la mort se dissipe et disparaisse. En effet, un waliyy de par sa nature même, craint la mort, et ne penche pas vers elle, car la nature du waliyy est d’avoir un penchant pour la vie d’ici-bas, et une crainte de la mort, jusqu’à ce que les anges de la miséricorde descendent vers lui et lui annoncent la bonne nouvelle. À ce moment-là, toute crainte de la mort qu’il avait en lui sera dissipée.

Il y a parmi les saints ceux vers qui, au moment de leur mort, descendront 500 anges de la miséricorde, qui ont tous un bel aspect, comme si leurs visages rayonnants étaient des soleils. Ces anges de la miséricorde viennent auprès du saint avant l’arrivée de ^Azra’il, puis lorsque ^Azra’il vient à son tour, il annonce à ce saint la bonne nouvelle. Il y a certains saints qui voient ces anges et qui voient aussi beaucoup de prophètes et de saints. Certains autres voient le Messager de Allaah qui leur sourit et leur annonce la bonne nouvelle du Paradis. La vision du saint quand il voit le Messager à ce moment-là admet deux possibilités : (on traduit le terme ‘awliyaa, le pluriel de waliyy par les saints, c’est à dire ceux qui sont dévoués à Allaah et agrées par Lui) la première c’est que le Messager de Allaah vienne auprès de ce saint,  (notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde, a par la suite délaissé cet avis, et il était catégorique à dire que le Messager ne quitte pas sa tombe).

La deuxième c’est que Allaah fasse voir au saint de ses propres yeux le Messager de Allaah, qui se trouve dans sa tombe honorée, il le voit malgré la grande distance, il le voit comme s’il était devant lui, car Allaah accorde des choses extraordinaires à qui Il veut.

Parmi les saints, certains voient les anges de la miséricorde, alors qu’ils sont en bonne santé. Il a été rapporté de nombreux saints, ceux qui témoignent de cela. Il y avait un saint qui était connu pour ses prodiges. Il parlait de lui-même, il disait que chaque année il y avait deux anges qui venaient lui rendre visite. Puis il a dit l’année où il est décédé, que 4 anges lui avaient rendu visite cette année-là et qu’il s’était dit « il se peut que mon terme soit devenu imminent », il est décédé la même année. Ce qui témoingne en faveur de cette histoire c’est ce qui a été authentifié dans le hadith dans lequel le Messager de Allaah avait annoncé à sa fille Fatimah que Allaah l’agrée, lors de la maladie qui a précédé son décès, en lui parlant à voix basse, que Jibril venait réviser avec lui le Qour’an chaque année une fois et que cette année là il l’avait révisé avec lui deux fois, et qu’il pensait que c’était en raison de l’imminence de son terme. La révélation du Qour’an a justement pris fin cette année-là, dans laquelle Jibril avait révisé deux fois le Qour’an avec notre Prophète cette année-là. Tel est l’état des saints qui ont réussi à obtenir l’agrément et les hauts degrés, parce qu’ils ont suivi le Messager de la manière complète. S’ils n’avaient pas suivi le Messager de la manière la plus complète, ils n’auraient pas eu ce haut mérite. Quant à l’annonce du bien dont ils bénéficieront après leur mort il y a entre autre les deux anges honorables Mounkar et Nakir viennent interroger les esclaves vertueux, les waliyy de Allaah, ils posent leur question, et Allaah ta^ala raffermit le saint pour qu’ils puissent répondre avec facilité, sans avoir peur. Bien qu’il soit confirmé dans le hadith que les anges Mounkar et Nakir sont de couleur noir bleu, les saints ne seront pas apeurés, ils ne ressentiront aucune crainte devant l’aspect de ces deux anges. Puis les deux anges annonceront la bonne nouvelle à ce waliyy de Allaah en lui disant « Endors-toi comme un nouveau marié qui ne sera réveillé par l’être le plus cher de sa famille » et il dormira. Par ailleurs, l’âme du waliyy ne quitte pas son corps immédiatement après l’interrogatoire mais elle reste avec le corps et il ne subit ni tristesse, ni solitude, ni aucune peur de l’obscurité. Il a été authentifié dans le hadith du Messager de Allaah que Allaah tabaraka wa ta^ala élargit la tombe du croyant accompli, d’une étendue de 70 coudées sur 70 coudées et que sa tombe sera emplie de verdure et de lumière. Sa tombe sera illuminée comme une nuit de pleine nuit. Et Allaah est sans aucun doute sur toute chose Tout Puissant. Prenez par exemple la nuit du Qadr. Il se peut qu’un membre de la famille la voit, et qu’il réveille d’autres personnes et qui ne voient pas cette lumière tandis que lui il l’a voit, il verra donc une lumière immense. Il en est dans la tombe, Allaah éclaire la tombe pour les saints et si quelqu’un ouvre leurs tombes, il se peut que Allaah voile la vue de celui qui a ouvert la tombe et qui ne voit pas cette lumière que Allaah a créé dans la tombe du saint. Il ne verra non plus la verdure qui emplit sa tombe. Allaah ta âla rend étroit ce qui est étendu aux yeux de qui il veut parmi Ses esclaves. Et Il fait que ce qui est de faible quantité apparaisse en grande quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, et Il fait que ce qui est grande quantité apparaisse en faible quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, tout comme cela s’est produit pour les compagnons du Messager de Allaah à l’occasion de l’une de leurs conquêtes.

Le nombre des mécréants était le triple du nombre des compagnons du Messager de Allaah qui étaient venus pour le combat. Allaah a fait que leur faible nombre apparaisse élevé aux yeux des mécréants, et que le nombre des mécréants qui était élevé apparaisse comme faible aux yeux des croyants. Et rien ne rend Allaah impuissant. Il est donc un devoir de croire dans tout ce qui a été authentifié comme provenant de la part du Messager de Allaah, même si ce n’est pas habituel car certes la raison saine l’accepte. Pourtant il arrive que certains esclaves vertueux de Allaah qui sont des saints, Allaah leur montre l’état de la tombe d’un autre saint. Allaah leur montre l’étendue de cette tombe 70 coudées sur 70 coudées, Il leur montre combien elle est emplie de lumière, et d’autres caractéristiques qui nous sont parvenues dans le hadith sans que la tombe soit ouverte, alors qu’il y a une couche de terre entre eux et la tombe. Allaah fait que cette couche épaisse qui se trouve entre celui qui est à la surface et là où est mis le corps, toute cette terre devient transparente comme du verre. Ce que Allaah veut est, et ce Allaah ne veut pas n’est pas, personne ne peut empêcher la réalisation de la volonté de Allaah. Il est parvenu dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy d’après ^Abdoul-Lah ibnou ^Abbas que Allaah l’agrée lui et son père qu’un homme avait monté sa tente sur une tombe et il entendant venant de la tombe la récitation de sourat Al Mulk jusqu’à la fin de cette sourate. Il est parti en parler au Messager de Allaah et lui a appris ce qui s’est produit. Le Messager pour confirmer la véracité de sa parole, lui a dit ce qui signifie « C’est celle qui protège, celle qui sauve. » Ceci s’est produit pour un compagnon à l’époque du Messager.

Semblable à cela s’est produit également après l’époque des compagnons. En effet, il est parvenu par tawatour qu’un savant de Somalie qui était un waliyy de Allaah un faqih, un savant ascète, qui craignait Dieu et se consacrait à l’adoration de Allaah. Il s’appelait Mouhammad Idriis, à sa mort il avait un étudiant qui était vertueux, qui était au nombre des pieux, il était en train d’étudier auprès du chaykh dans un livre, comme il n’avait pas terminé l’étude du livre, ce chaykh est mort, et l’étudiant était profondément attristé. L’étudiant a vu le chaykh dans le rêve qui lui a dit « viens près de la tombe et ramène le livre avec toi. ». A son réveil, il a amené le livre qu’il avait étudié et qu’il n’avait pas fini, il s’est assis devant la tombe du chaykh et le chaykh à son habitude lui a expliqué le livre, jusqu’à terminer l’étude de tout le livre. Après cela, il a emmené un autre livre, et il est parti dans la tombe du chaykh et s’est assis face à lui, il s’est mis à lire mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh lui donner des explications. Parce que c’était là un secret, par la grâce de Allaah et ses bienfaits. Mais les secrets ne se poursuivent pas généralement, et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’arrêtent. Si tel est l’état des waliyy de Allaah, il convient de connaître les conditions de la sainteté pour que si quelqu’un veut suivre leur voie, et arriver à ce à quoi il sont arrivés, il saura comment prendre exemple sur leurs actes, sur leurs paroles, et sur leurs croyances qui sont conformes au Qour’an et au hadith. Le waliyy est donc le croyant qui a cru en Allaah et en Son Messager, qui a appris une part de la science de la religion, une part qui est obligatoire et qui est indispensable, même par transmission orale en assistant à des assemblées de gens de science, il a obtenu une part qui est indispensable pour la validité de la croyance, pour assurer la validité des actes tels que la prière et le jeûne. Il a connu également les péchés du cœur comme l’insincérité, l’infatuation, l’envie et l’orgueil. Il a connu les péchés de l’oreille, comme le fait d’écouter la médisance ou la namiimah délibérément, il a connu les péchés des mains comme frapper un croyant injustement, et il a également connu les péchés de la langue, comme le fait d’insulter, de faire la médisance ou la mécréance par la parole. Il a connu les péchés du pied comme le fait de marcher pour commettre un péché. Il a connu les péchés du sexe comme la fornication. Il a connu les péchés du ventre comme le fait de manger des choses interdites, et autre que cela qui lui est un devoir d’apprendre. Ensuite, il a appliqué cela à lui-même, en délaissant les péchés, qu’ils soient apparents ou cachés. Et il s’est embelli par l’application des obligations, et la meilleure des obligations est la croyance en Allaah et en Son Messager, puis vient la prière. Ensuite, il a multiplié les actes surérogatoires, mais ce n’est pas une condition pour la sainteté que d’accomplir toutes les sortes des actes surérogatoires, mais s’il persévère sur un ou deux sortes d’actes surérogatoires cela lui suffit pour la confirmation de la sainteté.  Parmi les actes surérogatoires qu’il est de l’habitude des saints de multiplier, il y a les prières surérogatoires pendant la nuit. Il y a également le grand nombre de paroles d’évocation par la langue, et la parole Laa ilaHa illa l-Laah étant la meilleure. Il y a aussi le tasbih qui vient juste après la parole Laa ilaHa illa l-Laah dans l’ordre de mérite. Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, l’un des compagnons qui avait beaucoup de sciences, et qui rapportait beaucoup de hadith du Messager de Allaah, il avait un wird, (une pratique habituelle), qu’il faisait tous les jours, c’est qu’il disait 12000 fois Soubhana l-Laah quotidiennement. Ceci est la condition pour la sainteté. De plus, le saint ne pratique pas ce que font les sorciers, les gens que l’on appelle des ^aza’im (ce sont ceux qui disent des paroles incompréhensibles pour que la sorcellerie ait lieu par ces paroles), ni ceux qui ne pratiquent darbou al mandal (ce sont ceux qui appellent les jinn, l’image du jinn leur paraît dans un miroir), ni ceux qui prétendent lire les lignes de la main, quiconque fait cela, est un grand pêcheur, ce n’est pas un saint. Quant aux waliyy, Allaah leur a éclairé le cœur. Allaah leur a accordé une persévérance sur leur piété. Ce n’est pas de leur habitude non plus que de pratiquer l’écriture de talismans (il s’agit de termes incompréhensibles) qui peuvent être en réalité des noms et des symboles désignant les grands démons qu’ils glorifient. Si ces talismans sont écrits et pliés de la manière qu’ils requièrent, alors par la Toute Puissance de Allaah, se réalisent parfois ce pour quoi ce talisman a été écrit. Ce ne sont pas des waliyy de Allaah ceux qui oeuvrent par le biais de la compagnie des jinn, selon des conditions mauvaises et qui sont requises par les jinn. Tout en sachant qu’il est possible que certains waliyy aient des compagnons parmi les jinn croyants qui cherchent la compagnie de ces humains vertueux, pour profiter de leur compagnie dans la religion. Il n’y a pas de contradiction entre le fait qu’il soit un saint parmi les humains, et le fait qu’un jinn vienne de temps en temps auprès de lui pour profiter de lui dans la religion. Mais ce qui contredit la loi c’est la pratique de ceux-là qui disent « Nous, nous avons fraternisé avec ces esprits ». Puis de l’habitude de ceux qu’ils appellent esprit ou rouhaniyy c’est qu’ils pénètrent dans le corps de l’homme et de la femme et qu’ils se mettent à parler par sa langue. Ceux-là ne sont pas des waliyy de Allaah, et le jinn qui est avec eux est un grand pécheur qui accompagne un grand pécheur. Par ailleurs, ceux-là n’ont pas la capacité de ramener l’âme d’un humain qui était mort, même si c’était un mécréant. Le waliyy de Allaah ne demande pas à un jinn de se mettre dans son propre corps, et de se mettre à parler avec sa bouche même si c’est pour réciter le Qour’an. Et même si ce jinn prétend qu’il est l’âme du chaykh Ar-Rifa^iyy ou du Chaykh al Jaylaaniyy, il s’agit là en réalité d’un jinn pervers. Et celui dans le corps duquel un jinn entre avec son accord, est quelqu’un de méchant, il est loin de la sainteté, de la distance qui sépare le ciel de terre, car cela est interdit, c’est quelque chose que Allaah a interdit (cela est nuisible). Par ailleurs, il y a des jinn qui sont des saints tout comme il y a des humains qui sont des saints. Celui qui est éprouvé par l’attaque des jinn, s’il se protège par des versets révélés par Allaah ta^ala, cela le protège de la nuisance des jinn. Le Messager récitait des paroles d’évocations de Dieu et lorsque les deux sourates du Qour’an, Al Mou^awidhatayn, sont descendues, il les récitait pour la protection, c’est pour cela que le Messager a instauré pour sa communauté la récitation des deux dernières sourates du Qour’an avec la récitation de Al ikhlas, avec une prononciation correcte des lettres, trois fois le matin, et trois fois le soir. Le matin, c’est à dire depuis l’aube, jusqu’à environ 2h après le lever du soleil et le soir, depuis le coucher du soleil, jusqu’à 3h après environ. Celui qui les récite régulièrement, il se sera protégé contre la nuisance des humains et jinn. Le Messager de Allaah a également enseigné ce qui permet de repousser la nuisance de la mauvaise suggestion, waswas. En soufflant trois fois du côté gauche lorsqu’il sent ces mauvaises suggestions, et de demander la protection à Allaah en disant ce qui signifie : Ô Allaah, je te demande de me protéger du mal du sheytan et de sa calamité. Et la personne ne continue pas à réfléchir à ses mauvaises suggestions. Il détourne sa réflexion à autre chose. En effet, le shaytan aime perturber le croyant, il aime le déranger, il ouvre la porte des mauvaises suggestions, pour qu’il devienne triste  et qu’il détourne son attention des bonnes choses. Il y a quelque chose qui est plus facile que la récitation des 3 Mou3awidhat, 3 fois, chaque jour, il y a 7 fois (« HasbiyalLaahou laa ‘ilaaha illaa houwa, 3alayhi tawakkaltou wahouwa Rabbou l 3archi l 3aDHiim ») après l’aube et après le coucher. « Allaah me suffit, il n’est de dieu que Lui, je me fie totalement à Lui, et Il est le Seigneur du Trône Eminent ».

Celui qui persévère à dire cela, Allaah le protège de nombreuses choses qui mènent à la perte comme d’être atteint par le mauvais œil et la sorcellerie. Le Messager de Allaah demandait à Dieu la protection en récitant les deux, alors qu’il est la plus pure de la création de Allaah, comment alors d’autres que lui n’aurait pas besoin de se préserver ? Il n’a pas dit Je suis le prophète de Dieu, la révélation me parvient matin et soir, les anges me soutiennent, je ne vais donc pas profiter de la préservation. Celui qui s’habitue à réciter les paroles de protection quand il est en bonne santé, cela le protègera encore plus lors de la nuisance des jinn et des humains. Et si Allaah n’avait pas accordé une grâce particulière et une protection pour ses esclaves croyants, hommes et femmes, les démons seraient encore plus terribles qu’ils ne le sont maintenant. S’il n’y avait eu la protection de Allaah, ils nous auraient arraché de terre. Les croyants sont des ennemis pour les demons, les démons n’ont pas délaissés les tentatives pour nuire au Messager de Allaah. Une fois iblis était sur une montagne, face à la porte de la Ka^bah et notre maître était en prosternation dans la Ka^bah. Iblis a juré qu’il piètinerait le Prophète Muhammad. C’est alors que jibril lui a donné un coup qui l’a fait volé jusqu’en Irak. Une fois, une armée de démons étaient venus et il y avait parmi eux quelqu’un qui avait une flamme de feu et voulait la jeter sur le Messager de Allaah. Allaah a donné au Messager la force et la capacité d’attraper l’un d’entre eux, il l’a étranglé jusqu’à ce qu’il fut en débacle, et qu’il fuit. Une autre fois, Iblis est venu associateurs, dans la péninsule arabique.

Iblis s’est introduit avec eux dans leur complot et a fait pencher l’avis d’assassiner le Prophète. Mais Allaah a repoussé leur ruse et leur stratagème et révélé à son prophète ce qu’ils étaient en train de comploter. Le Messager a quitté sa maison avant l’aube, il est parti de cet endroit, et lorsque les associateurs sont venus, ils n’ont trouvé que ^Aliyy ibnou abi Talib. Allaah a soutenu son prophète en révélant leur complot.

 

Les anges nous protègent !

 

L’Islam a débuté étranger

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes, c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré de la part de Allaah, Celui qui accorde Ses bienfaits à Ses esclaves, et dont la bienfaisance englobe l’ensemble de Sa création, Celui Qui est très Miséricordieux envers les croyants, et que les invocations des anges les plus hauts degrés, soit exaucés en faveur de notre Maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi que de ses proches musulmans bons et purs.

Nous avons rapporté dans le Sahih de Mouslim avec une chaine de transmission ininterrompu que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie Cette religion a commencé étrangère, et finira étrangère comme elle a commencé, alors bonheur aux étrangers (ce sont ceux qui auront réparer ce qui auront corrompus de ma sounnah)

Le sens est que les musulmans étaient opprimés à la Mecque. Ils subissaient des nuisances de toute sorte, au point qu’ils avaient contraint sous la menace de mort à faire prononcer une parole de mécréance à un compagnon.

Allaah a fait descendre Sa parole du verset 106 de sourat An-Nahl

Le messager a posé la question à celui qui avait prononcé cette parole de mécréance puis avait posé la question sur son jugement. Comment était ton cœur quand tu as dit ce que tu as dit ? Est-ce que ton cœur était empli et apaisé par la foi ? Le compagnon a répondu Oui.

Ce verset comporte une preuve concernant ceux qui sont contraints par la menace de mort :

Car celui qui est contraint en étant menacé de mort, si dans son cœur, il se satisfaisait de la mécréance, alors il mérite le châtiment de Dieu. Mais si au moment de prononcer, il n’a pas ouvert son cœur à la mécréance, cela ne sera pas inscrit contre lui… En effet, celui qui se réjouit et se satisfait de la mécréance, celui-là a changé sa croyance, car auparavant son cœur était apaisé par la foi, puis il a changé la croyance de son cœur.

Quant à celui dont le cœur est resté ferme sur la foi, son cœur n’a pas changé, son cœur n’est pas ouvert à la mécréance, il ne sort pas de l’Islam.

Et cette éloquence que l’on trouve dans ce verset, n’est pas dans la capacité des humains.

Telle est donc l’explication de ce verset (106) de sourat an-nahl.

L’intention est donc à prendre en considération pour celui qui est sous la contrainte de mort.

C’est pour cela que les savants ont classé la mécréance en 3 catégories : une catégorie par la parole, même si elle n’est pas accompagnée par une intention, une autre catégorie c’est par le geste, qu’elle soit accompagnée par une intention ou pas, comme le fait de jeter le Mous’haf dans les ordures. Enfin, une catégorie par la croyance comme d’avoir pour croyance que Allaah ta^ala aurait une ressemblance avec ses créatures, ou de douter de l’existence de Allaah ou de croire qu’il serait au-dessus des cieux ou partout !

Celui à qui une mécréance a traversé l’esprit involontairement, mais qui n’y a pas cru par son cœur alors il ne sort pas de l’Islam.

La mécréance par la parole peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par les gestes : elle peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par la croyance, elle est effective par elle seule, sans qu’elle ne soit accompagnée d’une parole ou d’un acte.

 

Il y a un homme dans ce pays qui a renié la classification de la mécréance, celui-là c’est comme s’il avait clamé haut et fort son ignorance. Ne vous laissez pas méprendre, ne vous laissez pas tromper qu’un homme soit éloquent. Ce qui compte ce n’est pas le fait de trop parler, ce qui compte c’est plus d’être conforme à la vérité, tout comme l’a dit le Messager de Allaah ce qui signifie : « L’éloquence conforme à la religion ne consiste pas à trop parler ou à bien parler, mais c’est le fait de dire la vérité. »

Ne vous laissez pas tromper par l’éloquence car elle est de deux sortes : il y a l’éloquence dont le but est d’expliquer les sujets et de diffuser la vérité. Elle est louable. Il y a une deuxième qui consiste à embellir les propos, pour fait croire que c’est la vérité, alors que ce n’est pas la vérité. Le Prophète avait dit ce qui signifie : « Il y a des paroles éloquentes mais trompeuses ».

Revenons à l’explication du hadith que l’Islam a débuté étranger, le fait de dire que l’islam était étranger… signifie que les musulmans étaient opprimés, au début de la mission du Prophète, et ils ont été opprimés jusqu’à l’émigration du Messager par autorisation de Allaah.

 

Quant aux compagnons, les épreuves qu’ils avaient subies étaient terribles. La mère de ^Ammaar ibn Yaacir (Soumayyah) a ainsi été torturée jusqu’à la mort.

Yaacir qui était le père de 3ammar subit lui aussi une grande nuisance de la part des mécréants et ils l’ont tué.

Une partie d’entre les premiers compagnons subissait la nuisance physiquement, et une partie la subissait par les paroles. Par la suite, après l’émigration, les musulmans sont devenus plus forts.

 

Quant à sa parole « bonheur aux étrangers », c’est-à-dire ce seront ceux qui répareront ce qui sera corrompu de ma sounnah, après ma mort.

 

La piété et le ijtihad

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Allah soubhanah wata^ala dit dans Son livre dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Certains comprennent de ce verset un autre sens que le sens qui est visé. Il est donc obligatoire, de bien comprendre le sens qui est visé, pour ne pas comprendre le sens qui n’est pas visé selon les gens de la connaissance. Le sens véritable de ce verset : c’est l’ordre de la part de Allah aux esclaves de faire preuve de piété à l’égard de Allah.

 

La piété ce n’est pas le fait simple d’accomplir l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage ou d’aller souvent à la mosquée, ou de beaucoup réciter le Qour’an. La piété c’est quelque chose de très éminent, est qui est difficile pour les âmes faibles. La piété (At-Taqwa), même si c’est une parole qui est concise, légère à la prononciation, mais elle est lourde de sens. Car la piété englobe l’accomplissement de ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire et éviter tout ce qu’Il leur a interdit de faire. Ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, il y a parmi cela, ce qui concerne le cœur, les actes pour le cœur. Il a parmi ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, ce qui a parmi les actes pour le corps. Et il y a, ce qui est des connaissances, et il y a ce qui est des pratiques. La piété, ce n’est pas le simple fait d’accomplir l’image des actes. Que cela soit la prière ou le jeûne ou de rester tout le temps à la mosquée, ou de faire le pèlerinage, ou de multiplier les aumônes. La piété est basée sur deux choses importantes. La première est que l’esclave accomplisse ce que Allah lui a ordonné de faire, comme actes du cœur et actes du corps. Pour ce qui est des actes du cœur, il s’agit de connaître Allah tabaraka wata^ala et de connaître Son Messager. Une croyance qui est catégorique, qui ne comporte aucun doute et aucune hésitation. Et il a aussi, après cela la connaissance des fondements de la croyance, comme la croyance aux anges, comme la croyance aux messagers, comme la croyance au jour dernier, que sans aucun doute les gens seront rassemblés par leurs corps et leurs âmes, après la création à nouveau des corps qui ont été assimilés par la terre. Il ne s’agit pas uniquement de la résurrection des âmes. Il n’est pas suffisant de croire en la résurrection des âmes seulement. Il est indispensable de croire que la résurrection aura lieu par le corps et l’âme. Le corps sera créé à nouveau après son anéantissement.

 

Allah tabaraka wata^ala qui a créé les corps la première fois, est Tout puissant pour les créer à nouveau après leur anéantissement. Pour ce qui est de l’âme, depuis qu’elle s’est détachée du corps, après la mort existe et ne s’anéantit pas. Allah a créé l’âme pour qu’elle demeure sans être anéantie. L’anéantissement qui arrive à l’être humain, c’est la séparation entre l’âme et le corps. Ceci va arriver inéluctablement à chaque être humain, aux prophètes, aux martyrs et d’autres. Après la sortie de l’âme, l’âme ne va pas s’anéantir, elle va demeurer. Allah ta^ala a créé l’âme pour qu’elle reste. Les corps sont de deux catégories. Il y a des corps que Allah a créés et ils seront anéantis. Ils seront assimilés par la terre et vont disparaître. Et il y a des corps que Allah a créés et qui vont rester comme les corps des prophètes, et des martyrs qui sont morts dans le combat. Et également, autres que les prophètes et les martyrs, ceux pour qui Allah a voulu cela, comme certains saints et des créatures particulières pour qui Dieu a voulu cela.

 

La base des sujets obligatoires sur le plan de la connaissance, c’est-à-dire, ce qui est indispensable pour la validité de l’Islam et de la foi, c’est de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est cela la base de la religion sans laquelle la personne n’est pas croyante et n’est pas musulmane. Celui qui a réalisé cette connaissance, et qui a adhéré de manière catégorique, c’est-à-dire sans hésitation, sans aucun doute, c’est un musulman, c’est un croyant. Mais il ne sera un musulman accompli, que s’il fait tous les devoirs, tout ce que Allah a ordonné de faire. Et qu’il évite tout ce que Allah a interdit de faire. Les savants ont donné une règle : (Al-^ilmou awwalan thoumma l-^amal), « la connaissance d’abord ensuite les œuvres ». La connaissance dans ce contexte, cela concerne le fait de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est pour cela que les savants ont dit : « la science avant les œuvres. » Car les œuvres ne sont correctes que par la science, sans la science les actes et les pratiques, ne peuvent pas être correctes. Allah tabaraka wata^ala dit, dans sourate Mouhammad, verset 19 :

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لا إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ

(fa^lam ‘annahou la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wastaghfir lidhanbika walilmou’minina wal-mou’minat) ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de Dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et en faveur des croyants. »

 

Dans ce verset, Allah a fait que la connaissance a été cité en premier. La connaissance ici englobe la connaissance des fondements de la croyance et le fondement de la croyance, c’est de connaître Allah soubhanah wata^ala. Et lié à cela, la connaissance de Son Messager. Parmi les obligations que Allah a ordonné à ses esclaves de faire, il y a l’apprentissage de cette science qui est la science des fondements de la religion. Également, la science des lois, la science des jugements comme la connaissance des lois de la prière pour pouvoir l’accomplir de manière de correcte, conformément à ce que Dieu a ordonné et le reste des œuvres dont le musulman ne peut se passer du fait que ce soient des obligations d’ordre personnelle pour toute personne responsable. Celui qui a appris les fondements de la croyance, qui a appris la science indispensable de la religion, qui se rapporte aux œuvres pratiques et aux actes d’adoration pratiques, comme la prière, quels sont ses devoirs, quelles sont ses causes d’annulation et qui a appris les jugements du jeûne, quelles sont les obligations du jeûne, quelles sont les causes d’annulation du jeûne. Celui-là, aura accompli une partie de ce que Allah lui a ordonné de faire.

 

Dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

 

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Cela veut dire : Accomplissez ce que Je vous ai ordonné de faire. Que ce soit les connaissances ou les œuvres, accomplissez cela et, évitez ce que Je vous ai interdit de faire, que ce soit des actes du cœur ou des actes du corps.

 

Celui qui agit ainsi, Allah tabaraka wata^ala l’honorera par des connaissances que l’on appelle (al-^ilm l-ladounniyy), la science qui est accordée par Allah. Lorsque l’esclave croyant apprend ce que Allah lui a ordonné d’apprendre comme science indispensable et qu’il œuvre, et qu’il est sincère. Il agit ainsi uniquement pour gagner l’agrément de Dieu. S’il arrive à ce niveau, alors il sera apte à recevoir, cette science ladounniyy. C’est une science qui déborde, qui arrive directement dans le cœur de l’esclave croyant qui est pieux, c’est-à-dire sans qu’il n’apprenne par transmission. Mais s’il n’arrive pas au degré de la piété, c’est-à-dire s’il n’accomplit pas tout ce que Allah a ordonné de faire, y compris l’apprentissage de la science de la religion qui fait partie des obligations, s’il n’est pas ainsi, l’esclave n’aura aucune part dans cette science ladounniyy.

 

Beaucoup de gens vivent dans l’erreur, et se gourent. Ils n’apprennent pas le minimum indispensable de la science de la religion mais ils accomplissent l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage. Ils vont souvent dans les mosquées et multiplient les aumônes et ils pensent à tort, malgré leur ignorance de ce qui est indispensable de la science de la religion, ils pensent à tort qu’ils sont devenus aptes pour avoir cette science ladounniyy sans apprentissage. Ils disent mais nous nous faisons tout le temps la prière, nous faisons tout le jeûne, nous donnons tout le temps la zakat, nous donnons beaucoup d’aumônes, nous faisons beaucoup de récitation du Qour’an, d’évocations. Ils peuvent dire nous suivons telle tariqah, donc, nous sommes aptes à avoir cette science ladounniyy, et ils vont se croire aptes à avoir du kachaf, le dévoilement, des secrets qui sont cachés. Car à certains waliyy Allah leur dévoilent certaines choses cachées. Eux croient qu’ils sont arrivés à ce degré sans être passé par l’apprentissage du minimum de la science de la religion. Ces gens-là se gourent, et cette erreur va les mener à un grand danger.

 

Ces gens-là, pensaient que la piété était seulement d’accomplir l’image des œuvres, de la prière, du jeûne, de la zakat, de multiplier les aumônes et d’aller souvent à la mosquée. Ils pensent que c’est cela la piété. Mais ils se trompent. Ce n’est pas cela le critère qui indique la piété. C’est pour cela que beaucoup de personnes, qui se réclament de certaines voies soufiyy, de certaines tariqah, pensent qu’ils sont devenus aptes à cela. Ils se basent sur leurs illusions, sur leurs idées passagères. Alors que les saints, les saints véritables, accomplis, ceux qui ont suivis ce chemin, c’est-à-dire d’accomplir tous les devoirs et d’éviter tous les interdits, et parmi les devoirs, l’apprentissage du minimum indispensable de la science de la religion, dont aucune personne responsable ne peut se passer. Malgré, cela les saints ne se basent pas sur leurs idées passagères, mais même s’ils ont quelque chose qui vient à eux, ils se basent sur les critères de la religion, du livre de la Sounnah, c’est-à-dire le Qour’an. Ils évaluent ce qui leur vient à l’esprit par le Qour’an et les hadith, c’est à dire que si ce qui leur a traversé l’esprit est conforme au Qour’an et au hadith, alors ils sont contents et si cela est contraire alors ils le rejettent.

 

L’imam Al-Jounayd ‘Abou l-Qasim Al-Baghdadiyy, le soufiyy, il a été rapporté de lui qu’il a dit : « Il se peut que j’aie une pensée, (c’est à dire, parmi les pensées qui arrivent aux Saints), mais je ne l’accepte qu’après l’avoir confronté au hadith et au Qour’an. » Si cette pensée est conforme au Qour’an et au hadith, je le prends en considération, sinon je ne la prends pas en considération. Et les savants des fondements de la croyance ont dit l’intuition du Saint n’est pas une preuve. La preuve reste toujours le Qour’an et le hadith. Donc quand le moujtahid prend connaissance d’une question à laquelle il est confronté ou quelqu’un d’autre y est confronté et qui n’a pas fait l’objet d’un texte, alors il a l’aptitude de lui extraire le jugement à partir du Qour’an et du hadith, en fonction de sa capacité, de son effort et de sa compréhension que Allah lui a accordé. Et celui qui n’est pas moujathid, n’a pas à déduire des jugements de lui-même. Il n’a pas la légitimité, il n’a pas l’aptitude ni la légitimité d’essayé de déduire un jugement pour des évènements que cela soit des événements auxquels il est lui-même confronté ou d’autres que lui sont confronté et qui sont venus lui poser des questions. Il n’a pas à donner des fatwah, ni pour lui-même, ni pour autrui, c’est interdit. Car le Messager de Allah, nous a indiqué que parmi ceux qui entendent le Qour’an, ou le hadith, il y deux catégories de gens.

 

Il y a des gens qui peuvent simplement rapporter les termes qui ont entendus. Leur part est de transmettre les termes, c’est le cas de la plupart des musulmans. Et, il y a une autre catégorie qui a une part plus grande, c’est que Allah leur a donné une capacité intellectuelle très forte, de sorte à ce qu’ils soient capables d’extraire des jugements pour des questions à partir du Qour’an et du hadith. Des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte, mais il y a allusion à ses questions par une indication dans le Qour’an ou dans le hadith.

Il n’est pas permis de se baser sur des pensées, de sortes à ce que ces pensées, soient des preuves légales mais la référence pour ce qui est des jugements c’est de se référer aux moujtahid. Pour celui qui n’est pas moujtahid, il se réfère à celui qui est moujtahid.

Page suivante »

%d blogueurs aiment cette page :