Chaykhaboulaliyah's Blog


Exégèse sourate Maryam (Suite 2)

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Livre,tafsir par chaykhaboulaliyah sur novembre 30, 2021

^Amr Ibn ^Al °AaS qui était un des envoyés des Qurayshites pour remonter An-Najachiyy (le Négus) contre les musulmans. Voyant que les paroles rapportées par Ja^far avaient un impact sur le Négus et les autres, il voulait tout essayer pour le remonter contre les musulmans.

Amr Ibn ^As lui dit : “Mais ils te contredisent à propos de Jésus fils de Marie !”

Le négus s’est retourné vers les musulmans et leur a demandé musulmans ce qu’ils disaient sur Jésus fils de Marie et à propos de sa mère.

Hamza qui était l’oncle du prophète a pris la parole et a dit : “nous disons à propos de Jésus, qu’il est l’esclave de Dieu et son messager. Il est le fils de Marie, celle qui se consacre à l’adoration de Dieu, celle qui est pure. Nous disons que comme Dieu l’a dit, il est l’annonce de la bonne nouvelle et que son âme (l’âme de Jésus) est une âme honorée par Dieu, c’est Dieu qui l’a créé, c’est Dieu qui l’a honorée et c’est une âme qui a été insufflée dans la vierge Marie, celle qui n’a pas été touchée par un humain (c’est à dire qu’elle n’a pas eu de rapport).”

Ps : à cette époque, ^Amr Ibn Al °AaS était un associateur, par la suite, il est entré en islam.

Lorsque le négus a entendu ces paroles, il a pris une tige et il a dit “Ô vous gens d’Abyssinie, ô vous les prêtres, par Dieu ce qu’ils sont en train de dire à propos de Jésus, c’est exactement ce que nous disons à son propos. Bienvenue à vous et bienvenue de celui de chez qui vous êtes venus (c’est à dire au prophète). Je témoigne qu’il est un envoyé de Dieu et qu’il est celui qui nous a été décrit dans l’évangile et qu’il est le messager qui a été annoncé par Jésus fils de Marie. Vous êtes en sécurité dans mon royaume, vous n’avez rien à craindre, allez ou bon vous semble. Par Dieu, n’eut été les charges de la royauté, je serais venu auprès de lui et je serais celui qui lui porte ses sandales et celui qui lui verse l’eau pour qu’il fasse ses ablutions.”

Le négus a ainsi humilié les deux Quraychites qui étaient venu pour essayer de le remonter contre eux et il a même ordonné qu’on leur rende leur cadeau, ce qui fut fait.

Le négus et ceux qui étaient avec lui, ont pris pour preuve que notre maitre Mouhammad est un envoyé de Dieu en se basant sur le miracle du Qour’aan. C’était suffisant pour eux, pour prouver la véracité du prophète. Ils se sont suffi du texte du Qour’aan et ils ont cru au prophète et en ce qu’il a amené de la part de Dieu.

Parmi les informations qui sont dans le Qour’aan, c’est la confirmation de l’existence du Créateur et du fait que ce monde a un début.

Ce roi d’Abyssinie est entré en Islam et il n’est pas resté longtemps au pouvoir car il est mort peu de temps après. Le jour de son décès, lorsqu’il était mort, le prophète qui était en Arabie a reçu la révélation que le négus était mort au pays d’Abyssine. Dieu le Lui a révélé. Le messager a dit à ses compagnons à Médine ce qui signifie : “Faites la prière funéraire de l’absent en faveur de votre frère le négus car il est mort”. Ils ont fait la prière funéraire de l’absent en sa faveur.

Par la suite, les informations parvenaient aux gens de Médine, que de la tombe du négus, les gens voyaient une lumière qui jaillissait.

°Aa’ichah a dit “nous discutions entre nous sur le fait que c’était très connu qu’au-dessus de la tombe de An-Najaachiyy, on voyait la lumière. Il était devenu un musulman, un saint vertueux. Il était parmi les grands musulmans, des esclaves vertueux et pieux de Allaah ”.

Il est entré en Islam, il a appliqué parfaitement les lois de l’Islam et est devenu un saint. Il est devenu au nombre des saints. Au point que Dieu a fait montrer aux gens ce prodige, c’est à dire qu’il avait de la lumière qui jaillissait de sa tombe.

Le prodige du roi d’Abyssinie, c’est que les gens voyaient au-dessus de sa tombe de la lumière.

Ps : aujourd’hui encore, les gens lui rendent visite en Abyssinie. Les musulmans ont pris l’habitude de visiter sa tombe le mois de mouharram, le jour de ^achoura. Celui qui se tient devant sa tombe ressent une quiétude et la crainte de Dieu.

« Cite dans le Livre, le récit de Notre esclave, Zakariyaa ».

Verset ce qui signifie : “Nous allons te narrer, Nous allons te rapporter, Nous allons t’informer, Nous allons te détailler comment était l’esclave de Dieu, Son prophète Zakariyyâ. Quelles étaient ses belles traces, quels étaient les faits remarquables de sa vie”

Il y a dans le récit de ce prophète des moralités pour ceux qui recherchent à avoir des moralités. C’est l’occasion d’avoir un modèle pour ceux qui veulent un modèle.

En effet, Dieu a élu Zakariyyâ, Il L’a choisi pour être porteur de son message. Il Lui accordé spécifiquement la révélation et Zakariyyâ s’est assuré de cela à l’image de ses semblables parmi Ses messager.

Zakariyyâ a appelé les esclaves à l’adoration de son seigneur et il leur a enseigné ce que Dieu Lui a enseigné. Il a donné le conseil a son peuple comme ses autres frères messagers et ceux qui les ont suivis.

Le verset numéro 3 : « Zakariyyâ a invoqué son Seigneur discrètement ».

Quand, Zakarriyyâ a vu qu’il prenait de l’âge et qu’il devenait faible, il avait craint de mourir sans qu’il n’y ait qui lui succède pour appeler les gens à l’adoration de Allâh. Il s’est plaint à son Seigneur de sa faiblesse physique et de la faiblesse de son for intérieur, c’est-à-dire son impuissance face à cette situation : Il craignait qu’il n’y ait pas de successeur pour son peuple. Il a invoqué Dieu en toute discrétion pour que ce soit encore plus parfait et plus complet en termes de sincérité envers Dieu et en espérant l’exaucement de son invocation. Cette manière d’invoquer est celle qui est la plus proche de la sincérité, de la pureté, et la plus éloigné de l’insincérité. Ceci est un exemple et un modèle pour nous.

Autre explication de ce verset, il n’a pas récité cette invocation à haute voix, afin qu’on ne lui fasse pas de reproche d’avoir demandé à avoir un descendant, alors qu’il était devenu âgé. Il avait atteint l’âge de 120 ans. Zakarriyyâ a invoqué Allâh, il Lui a demandé de Lui accorder de Sa grâce et Dieu L’a exaucé. Dieu, Lui a fait miséricorde et Lui a accordé un enfant pur.

“ô Seigneur, je suis devenu âgé, mes os sont devenus fragiles”.

Dans ce verset, il a cité les os en particulier car ce sont les os qui tiennent tout le reste du corps. Les os sont la partie la plus dure et la plus ferme du corps. Si, celle-ci s’affaiblit à fortiori, le reste s’affaiblit. C’est pour cela qu’il a dit “ô Seigneur mes os sont devenus faibles”. Il a dit “ma tête est devenu blanche”, c’est à dire ses cheveux blancs sont devenus nombreux dans sa chevelure. C’est comme s’il disait “ô Seigneur, je suis devenu vieillard, mes cheveux sont devenus gris, puisque la vieillesse et les cheveux gris sont la preuve de la faiblesse et de l’âge avancé”. Il a imploré Dieu, il s’est plaint à Dieu de sa faiblesse et de son impuissance. Ceci est une preuve qu’il déclare et reconnait que la préservation et la force ne reviennent pas à lui en tant que créature. Il a attaché son cœur à la préservation de Dieu et a Sa puissance. Il n’est de préservation et de force que par Dieu.

Ô Allâh Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui n’as besoin de rien, c’est Ta miséricorde que nous recherchons, Corrige-moi mon état et Ne me laisse pas me remettre à mon âme le temps d’un clin d’œil. Dieu nous suffit et qui de mieux que Lui à qui se fier.

« ô Seigneur, j’ai toujours été heureux lorsque je T’invoque »

C’est à dire, j’ai toujours été exaucé avant aujourd’hui. Chaque fois que je T’invoquais, Tu m’accordais ce que je demandais”. C’est-à-dire qu’il obtenait toujours ce qu’il recherchait. Il implorait Dieu par les grâces qu’Il Lui accordées auparavant et par l’exaucement de ses invocations antérieures.

« J’ai craint ce qu’il va advenir à mon clan et à mes proches après ma mort »

Il craignait après sa mort qui allait être en charge des fils d’Israël. Il craignait qu’ils n’assument pas, qu’ils n’accomplissent pas parfaitement la religion que Dieu agrée, et qu’ils n’appellent pas les esclaves à L’adorer. Le prophète craignait de la conduite des siens, c’est à dire de son clan et de ses cousins car, ils étaient les pires des fils d’Israël. Il craignait qu’ils n’altèrent et ne modifient la religion, et qu’ils n’assument pas sa succession pour veiller sur sa communauté. Il n’avait pas trouvé parmi eux quelqu’un qui serait apte à lui succéder après sa mort pour les diriger. C’est pour cela, qu’il a demandé à avoir un descendant de lui-même qui prenne exemple sur lui pour poursuivre et assurer la continuité de la religion. Il y a en cela une miséricorde de la part de Zakarriyyâ, car il voulait le bien à son peuple.

Son objectif était l’intérêt de la religion et la crainte de sa disparition. Il a invoqué Allâh pour qu’Il Lui accorde un fils qui assume la religion après lui. C’est la raison pour laquelle, ce noble prophète a demandé à avoir une descendance. Ce n’est pas pour les raisons de ce bas monde comme la majorité des gens.

Information utile : Il est rapporté dans le sahih Ibn Hiban, que le nombre des prophètes et des messagers est de 124.000 et parmi eux, il y a 313 messagers. Dieu a mentionné 25 d’entre eux dans le Qour’aan.

La plupart des prophètes étaient des fils d’Israël. Leur langue étaient soit de l’araméen, soit de l’hébreu.

Conseil : Il faut apprendre la science, le minimum indispensable de la science et ne pas se lasser de répéter et d’apprendre sinon les loups vont vous dévorer. La science de la religion est une protection permanente.

Série les transactions : Le dépôt (Al-wadî’ah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 20, 2021

Il est un devoir de connaître les règles et les jugements du dépôt pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du dépôt : C’est ce qui est placé chez quelqu’un d’autre que le propriétaire pour être conservé.

Parmi les conditions du dépôt :

– C’est que ce dépôt soit quelque chose de respectable, c’est-à-dire qu’il comporte un bénéfice selon la loi de l’islam.

Contres exemples :

– il n’est pas permis de laisser en dépôt des instruments de musique interdite dans la loi de l’islam comme le luth, le violon…

 – même chose pour l’alcool (le vin par exemple). 

– il n’est pas valide de laisser en dépôt un MouS-Haf à un mécréant car il n’est pas apte à le conserver.

– il n’est pas possible d’accepter un dépôt pour quelqu’un qui sait de lui-même qu’il n’a pas la capacité de le préserver.

Si quelqu’un a su qu’il n’est pas capable de conserver un dépôt, et malgré cela il l’accepte, alors il commet un interdit.

A l’image de quelqu’un qui s’engage dans une fonction et il sait de lui-même qu’il n’est pas capable d’assumer cette fonction convenablement, comme cela est requis, dans ce cas il est en train de trahir l’employeur.

Il est recommandé pour celui qui a confiance en sa probité d’accepter le dépôt, s’il a la capacité de le conserver.

Le messager de Allâh, dans un Hadith rapporté par Abou Dawoûd, a dit ce qui signifie : Rends ce qu’il t’a été confié en dépôt à celui qui te l’as confié, et ne trahis pas celui qui t’as trahi. »

En d’autres termes, s’il a été confié à quelqu’un quelque chose en dépôt et que le propriétaire vient le réclamer, alors c’est un devoir de le lui rendre. Il ne lui est pas permis de renier le dépôt.
S’il renie cela, alors il aura commis une trahison par la parole.

 
Et s’il va utiliser cet objet laissé en dépôt, alors c’est une trahison par l’acte. 

Série les transactions : Le prêt à usage (Al-^Ariyyah)

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 20, 2021
Tags: , ,

Il est un devoir de connaître les lois et les jugements du prêt à usage pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du prêt à usage : c’est le fait de permettre de jouir d’une chose permise gratuitement c’est-à-dire sans contrepartie, en conservant l’intégrité de cette chose.

Parmi les conditions du prêt à usage :

– Il est une condition pour le prêt à usage qu’on puisse l’utiliser d’une manière licite dans la loi de l’islam.

Quand on parle d’usage licite, cela exclut les instruments de musique interdits (flûte, mandoline…). Il n’est donc pas permis ni valide de prêter à usage les instruments de musique interdits car leur utilisation est interdite.

– Il est une condition pour qu’on puisse l’utiliser d’une manière permise tout en conservant l’intégrité d’une chose. Si l’intégrité de cette chose n’est pas conservée alors cela n’est plus un prêt à usage.

Ainsi, il n’est pas valable de prêter à usage une nourriture pour qu’elle soit mangée car dans ce cas, il n’y a pas conservation de l’intégrité de l’aliment.

Également, il n’est pas permis de prêter à usage une bougie pour l’éclairage car elle va fondre et disparaître lors de son usage.

Mais il est possible d’emprunter une bougie pour un autre usage tout en conservant son intégrité et dans ce cas, cela est valide.

Par ailleurs, l’emprunteur n’a pas à prêter à autrui l’objet emprunté sans l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Le prêt à usage est valide dans l’absolu c’est-à-dire sans restriction de durée et aussi sans restriction de délai.

En d’autre termes, il est valide qu’il lui dise par exemple : “je te prête cette voiture jusqu’au coucher du soleil d’aujourd’hui.« 

Dans le cas où il lui a été défini une durée pour ce prêt à usage alors l’emprunteur doit se limiter à cette durée. Il n’a pas à prolonger cette durée au-delà de sa limite, sauf avec l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Les deux parties (aussi bien le prêteur que l’emprunteur) peuvent annuler cette transaction

quand ils veulent car c’est un contrat autorisé et qu’il est possible de l’annuler de la part des deux parties.

Le prêt à usage est effacé par ce par quoi la procuration est effacée :

– à savoir la mort de l’un des deux,

– ou la folie de l’un des deux,

– ou l’évanouissement de l’un des deux et ce qui est de cet ordre.

Le prêt à usage n’est pas comme le contrat de louage (contrat qui engage les deux parties sans dénonciation possible de l’un ou de l’autre). Celui qui a loué quelque chose (un bien ou un service) ne peut pas annuler sa location tandis que pour le prêt à usage, il peut l’annuler quand il veut.

Le prêt à usage est garanti par l’emprunteur c’est-à-dire que si l’objet a été cassé ou détruit par la main de l’emprunteur pour un autre usage que l’usage pour lequel il lui a été autorisé, alors il doit dédommager le propriétaire, de la valeur du bien prêté le jour de sa destruction.

Le Messager a une fois emprunté des boucliers et a dit à celui qui lui a prêté ce qui signifie : “J’emprunte de toi ces objets et je les garantis si jamais ils sont détruits.”

Les faqîh disent que l’emprunteur vis-à-vis du prêteur est comme un garant.

Si l’objet est détruit pour un usage autorisé alors il n’y a pas de dédommagement mais s’il est détruit à cause d’un usage non autorisé alors il y a un dédommagement. 

Il y a dans les campagnes de certains pays des transactions qui ne sont pas correctes.

Quelqu’un a dit à un autre : « je te confie cette chèvre/brebis en contrepartie de quoi, tu lui donnes à manger et tu bois son lait, en contrepartie de tant d’argent. »

Cette transaction n’est pas valide car ce n’est ni un prêt à usage valide, ni une location valide.

Série les transactions : La procuration (Al wakâlah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir pour celui qui veut pratiquer la procuration d’en connaître ce dont il a besoin parmi ces règles.

Définition de la procuration : Elle consiste à mandater quelqu’un pour gérer une affaire d’une manière spécifique afin qu’il la réalise de son vivant (c’est à l’opposé d’un testament).

Contre exemples :

– Il n’est pas valide de dire qu’on mandate quelqu’un pour gérer toutes les affaires de la personne car ce n’est pas une gestion d’une manière spécifique.

– Si quelqu’un mandante quelqu’un d’autre pour lui vendre ou acheter un objet, s’il restreint cette procuration en fixant un prix précis alors celui qui a été mandaté doit se limiter à ce que celui qui a donné procuration lui a fixé comme prix.

Cependant, si celui qui donne la procuration ne lui fait aucune restriction, alors le mandaté pourra acheter et vendre au prix qu’il souhaite.

 – Par contre si celui qui a donné la procuration ne lui a pas fixé un prix, dans ce cas-là celui qui a été mandaté va prendre en compte l’intérêt de celui qui l’a mandaté car celui qui a reçu la procuration, c’est comme si on lui a confié quelque chose, il n’agit pas de manière à léser celui qui lui a donné cette procuration. Il va gérer le bien que dans l’intérêt de celui qui l’a mandaté.

D’après le Hadîth du Messager de Allâh il est dit ce qui signifie : “La foi de celui qui ne veille pas sur ce qui lui a été confié, sa foi est incomplète.”

Il est permis dans la loi de la religion que quelqu’un donne une procuration à quelqu’un d’autre pour accomplir certaines choses comme pour qu’il vende/achète un objet, pour qu’il accepte son mariage avec une telle, pour donner en mariage sa fille etc.

Il n’est pas possible de faire la chose suivante :

Une entreprise a mandaté un employé pour acheter une marchandise. L’employé va voir le fournisseur et lui dit par exemple : “tu me vends cela à 100€ mais sur la facture tu mets 110€. Cela n’est pas dans le prix ; tu me les donnes sans que l’entreprise le sache.” (ce qui est appelé dessous de table)

Cela est interdit car il n’y a pas d’intérêt pour l’entreprise dans ce cas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : « Des gens qui gèrent les biens qui appartiennent à Dieu injustement seront châtiés au jour du jugement. »

Si on mandate quelqu’un pour faire quelque chose après sa mort, cela ne rentre plus dans la procuration, mais un testament (al waSiyyah).

Exemple : quelqu’un charge de tutelle un autre de gérer les affaires de ses petits-enfants après sa mort. Cela sort du cadre de la procuration.

Série les transactions : Le louage (Al-‘ijârah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir d’apprendre les jugements du louage pour celui qui veut le pratiquer. Parmi les louages il y a ce qui est autorisé et ce qui n’est pas valable.

Finalement, les contrats qui n’auront pas rempli les conditions qui ont été mentionnées dans la loi de l’islam sont invalides.

La conséquence d’un contrat qui n’est pas valide est que la personne se charge d’un péché.

Définition du louage : Le Louage c’est accorder un droit de jouissance (c’est-à-dire tirer un profit), licite, moyennant une contrepartie avec préservation de l’objet du contrat (c’est-à-dire on ne va pas louer quelque chose qui ne va pas rester : par exemple un sandwich car c’est une chose qui disparaît) et ce, d’une manière spécifique (c’est-à-dire conformément à la loi de l’islam).

Par exemple, faire le louage d’une guitare/d’un luth n’est pas autorisé car c’est une jouissance non autorisée.

Autre exemple : Si on loue sa maison le droit de jouissance ne nous appartient plus, mais il appartient à celui à qui on a loué la maison.

Par exemple : le vin comporte une utilité matérielle.

Allâh ta^ala dit dans le Qur’ân : « Ils t’interrogent à propos du vin et des paris d’argent, dis qu’il y a en eux un grand péché et une utilité pour les gens. Mais la gravité de leur péché est plus grande que leur utilité… »

A partir de ce verset nous avons su qu’il y a à partir de ces paris un intérêt perceptible mais qui n’est pas valide selon la loi de l’islam.

Selon Ach Châfi^iyy il est une condition d’utiliser une formulation spécifique pour le louage. De plus, il est une condition que l’objet du louage soit déterminé et connu, lorsque le prix de la location et ce qui est loué soient bien connus.

Si c’est le louage d’un service, il faut que l’objet du louage et le salaire soient déterminés.

Par exemple :

Lorsqu’on prend un taxi compteur, cela est invalidé par l’unanimité car ni le passager ne sait le prix de la course ni le propriétaire ; le prix du louage est donc ignoré.

Le consentement mutuel est validé que s’il est cité dans la loi.

En effet, le consentement mutuel est valide dans la vente et l’achat mais à condition qu’il soit conforme à la loi.

Le louage est un contrat qui engage les deux parties (aucun des deux ne peut l’annuler une fois qu’il est contractualisé).

Aucun des deux contractants ne peut effacer ce contrat de louage même si la partie avec laquelle il a contractualisé est d’accord.

Série les transactions : La vente (al bay°)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Parmi les conditions de validité de la vente, c’est-à-dire pour que la vente soit permise, est que les deux contreparties (la marchandise et le prix payé par cette marchandise) soient licites dans la loi de l’islam. Il n’est donc pas permis de vendre quelque chose d’interdit comme la vente de ce qui est en soit impur selon la loi de l’islam (sang, chair de porc…).

Définition de la vente : c’est échanger un bien en contrepartie d’un autre bien de manière particulière (d’après Al Ansâri dans FatHoul wahab et d’autres).

Al Boukhâriyy a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Certes Allâh a interdit de vendre l’alcool, le cadavre, le porc et les statues.”

Quelqu’un a posé la question dans l’assemblée : “Vois-tu ô messager de Dieu, la graisse de cadavre on l’utilise pour teindre les peaux et on en badigeonne le fond des bateaux (pour empêcher l’infiltration de l’eau) et on l’utilise aussi pour l’éclairage (combustible pour les chandelles).” 

Le prophète a dit ce qui signifie : “Non cela est interdit.”

Hadîth sahih, et comporte la preuve que ces 4 choses sont interdites même si on les acquiert pour autre chose que pour manger et boire. Pour n’importe quel usage la vente est interdite.

Parmi les conditions de validité de la vente :

– Elle n’est pas limitée dans le temps.

– Elle ne doit pas être conditionnée par l’occurrence d’un événement (par exemple : call et put).
– L’objet de la vente et le prix doivent être purs (par exemple : l’huile d’olive dans laquelle est tombée une najâcah qui ne soit pas excusée, même si cette huile est en grande quantité, ne peut pas être purifiée).

Al Boukhâriyy a rapporté qu’une souris est tombée dans du beurre clarifié et est morte dedans.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Jetez-la et ce qui est tout autour et mangez le reste.”

Selon un autre avis il est dit :

“Lorsqu’une souris tombe dans du beurre clarifié, s’il est de l’état solide alors jetez la souris et ce qui est autour d’elle. Et s’il est à l’état liquide alors n’en consommez plus.”

Notre Chaykh a dit : dans le cas où c’est de l’huile ou de l’essence, si une najâcah est tombée même s’il s’agit de grande quantité alors tout le liquide devient najis et ne peut pas être purifié.

Cela n’est pas valable pour l’eau : si l’eau est en grande quantité et qu’une najâcah tombe dedans, si elle n’est pas altérée cela ne rend pas l’eau najis.

Ce dont même la substance est impure en soit n’est pas valide de le vendre ni de l’acheter. et celui veut s’en procurer pour une utilité particulière, le Chaykh a dit qu’il s’en procure autrement que par la vente et l’achat.

Les piliers de la vente sont au nombre de 3 (tout comme dans le livre Al-Majmou^) alors qu’en réalité il y en a 6 :

– Les 2 contractants : un vendeur et un acheteur

– Un objet du contrat de vente : le prix et la marchandise

– Une formule, même si elle est implicite : phrase de don : je te vends/ je te donne la propriété de/ achète le de moi dans l’intention de la vente.

– Une acceptation : comme j’achète ou je me rends propriétaire ou j’accepte, même si cette formule là à précéder la première.

Comme quelqu’un qui dit : Vends-moi pour tant ; car la vente est conditionnée par l’acceptation en raison du hadith qui signifie : “La vente est par consentement mutuel.” Or l’acceptation est quelque chose qui n’est pas visible et qui est dans le cœur, donc le consentement est décelé par ce qui l’indique (donc par la parole/la formule).

– Il faut aussi bien le prix, que la marchandise soient bien déterminés

– Le vendeur doit être capable de livrer (c’est-à-dire le donner pour que l’autre puisse en prendre possession) ce qu’il a vendu (sans avoir à engager une grande charge ou beaucoup d’efforts). Par contre si la marchandise ne peut être réceptionnée qu’en investissant une grande charge ou un grand effort alors le contrat de vente n’est pas valide.

Abou Dâwoûd a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Tu ne peux divorcer qu’une femme qui est ton épouse, tu ne peux affranchir qu’un esclave qui t’appartient, tu ne peux vendre que ce que tu possèdes.”

Celui qui veut pratiquer la vente et l’achat doit apprendre cela. Autrement il va consommer le ribâ qu’il ne le veuille ou pas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au Jour du jugement avec les prophètes, les saints du plus haut degré et les martyrs.”

La personne sera rassemblée au Jour du jugement avec ses semblables. Le pervers sera en compagnie des pervers et le pieux sera en compagnie des pieux. Les pieux ne seront pas atteints de chaleur au Jour du jugement ; ils seront à l’ombre du trône ce jour-là. 

Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement en tant que pervers hormis celui qui aura fait preuve de piété à l’égard de Dieu, qui aura fait preuve de bienséance et qui aura été véridique.

Celui qui ne trompe pas, ne ment pas, évite les interdits fera partie des gens sauvés le jour du jugement.

Ce mérite qu’a promis le Prophète au commerçant n’est qu’en raison des efforts qu’il fournit continuellement en luttant contre ses mauvais penchants, en se forçant à exécuter ses contrats conformément à la loi de l’islam.

Il est parvenu dans le Hadîth que le Prophète a dit ce qui signifie : “Il viendra une époque pour ma communauté durant laquelle l’homme ne va pas se poser la question ni poser la question à propos de son argent ; est ce qu’il l’obtient d’une voie licite ou illicite.”

Et cela s’est déjà produit.

Il est parvenu avec une chaîne de transmission ininterrompue qu’un homme vivait pendant le temps du Salaf. Cet homme s’appelait Al Haçan ibnou l Hayy, c’était un savant qui œuvre pour diffuser la religion, un spécialiste du Hadîth, un pieux. Il avait un frère qui était comme lui.

Lorsque cet homme était sur son lit de mort, son frère l’entendait réciter du Qur’ân en particulier la parole dans Sourate An Niçah qui signifie : “Celui qui obéit à Allâh et au Messager il sera avec ceux à qui Allâh fait grâce, parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, les vertueux. Et quelle bonne compagnie que la compagnie de ces gens-là. »

Son frère lui dit : “Mon frère, tu es juste en train de réciter les versets du Qur’ân comme ça ou il y a une cause pour réciter ce verset en particulier ?”

Il répond : “Il y a une cause, je suis en train de voir le messager de Allâh (c’est-à-dire le Prophète est dans sa tombe et lui de l’endroit où il se trouve le voit) me sourire et m’annonçait la bonne nouvelle du Paradis. je suis en train de voir les anges et les femmes du Paradis.”

En effet, celui qui n’apprend pas ce qui se rapporte au commerce, on craint pour lui qu’il tombe dans le ribâ (grand péché) et dans d’autres transactions interdites.

Le commerçant a donc besoin de connaissances religieuses pour distinguer ce qui est licite et illicite.

^Oumar disait : “Que ne reste pas dans notre marché quelqu’un qui n’a pas appris les connaissances religieuses.” – Rapporté par At Tirmidhiyy

Car il sera une cause de nuisance pour lui-même et pour les autres car il va les entraîner à commettre des péchés.

^Oumar disait cela par crainte pour les commerçants, qu’ils consomment de l’argent interdit sans le savoir.

Le Prophète a dit dans un Hadîth ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au jour du jugement en compagnie des prophètes, des véridiques et des martyrs. »

Il y a là annonce de bonne nouvelle pour celui qui pratique le commerce et qui craint Dieu, en évitant ce que Dieu a interdit (trahison, tromperie, duperie, fraude…).

La fraude est de différentes catégories. Il y a la fraude dans les transactions : comme en qualifiant sa marchandise par des critères qui ne sont pas en elle.

Dans l’islam il n’y a pas de limite pour le bénéfice.

Celui qui n’évite pas l’interdit dans la vente de l’achat, il est parvenu à son sujet un blâme terrible.

Dans un Hadîth rapporté par At Tirmidhiyy, le messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement pervers hormis ceux qui ont fait preuve de piété, qui ont agis avec bienfaisance et ceux qui ont été véridique. »

Le Chaykh a dit pour le reste des contrats, louages, mandat de gérance, hypothèque, procuration, dépôt, prêt à usage, société de bien, métayage il est également indispensable d’apprendre les jugements et observer les conditions de validités de chacun.

Cela veut dire que ces différentes transactions mentionnées dans le livre ont le même jugement que la vente, c’est-à-dire qu’il est un devoir d’en connaître les règles pour celui qui veut les pratiquer.

Série les transactions : Le mandat de gérance commerciale (Al qirâD)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Parmi les transactions, il y a le mandat de gérance commerciale. C’est un devoir pour celui qui veut pratiquer ce type de transactions d’en apprendre les règles avant de s’y engager.

D’après un Hadîth, il est dit : “Toute chair qui pousse dans le corps à partir d’une alimentation interdite, alors elle mérite d’être châtiée en Enfer.”

Il faut donc d’abord apprendre ce que Allâh ta^ala nous a interdit et autorisé.

Définition du mandat de gérance : Le mandat de gérance c’est le fait de mandater quelqu’un d’autre et de l’autoriser de facto à travailler avec son bien (un capital qu’il va mettre à disposition) dans une ou plusieurs sortes de commerce en vue du partage des bénéfices.

Selon l’école Châfi^ite le qirâd n’est valable qu’avec des dirham (pièces d’argent) et des dinar (pièces d’or), et rien d’autre.

Par ailleurs, ce contrat n’est valide que si la part du bénéfice est déterminée (c’est-à-dire 50/50 par exemple). Si l’un des deux requiert un bénéfice qui est fixe, alors ce n’est pas valable car il se peut qu’une fois le bénéfice ne soit pas réalisé.

Dans le cas où il y a une perte, celui qui aura fait le commerce n’assume rien de la perte ; c’est uniquement celui qui a amené le capital qui va assumer la perte.

De plus, celui qui va faire le commerce n’a pas de rémunération, son seul intérêt est qu’il y ait du bénéfice. Et s’il n’y en a pas, alors il ne sera pas payé.

Celui qui travaille dans le commerce, n’a pas de salaire fixe. En effet, dans le cas où il n’y a pas de bénéfice, il ne touchera pas de salaire.

Un commerce qui ne comporte pas de perte c’est de s’adonner à l’adoration de Allâh ta^ala et d’œuvrer pour l’au-delà.

Les savants ont dit : “Le commerçant c’est celui qui achète et revend dans l’objectif de faire du bénéfice. Si un commerçant a préservé son capital dans son commerce, c’est comme s’il n’a rien perdu.”

Ils disent également que : “Le capital du musulman c’est sa foi. Si le musulman préserve sa foi et son islam c’est comme s’il n’a rien perdu. C’est pour cela qu’ils ont dit, celui a dit qu’il a été accordé les biens de ce bas monde et non l’islam c’est comme si c’est quelqu’un qui n’a rien eu.”

Le jugement légal concernant la loi de l’islam et qui est décrétée selon les 4 écoles de jurisprudence :

– Si quelqu’un autorise un autre à travailler avec son bien pour faire du commerce et pour qu’ils partagent le bénéfice (en %), et bien cette transaction est permise.

– Par contre, s’il l’autorise à travailler avec son bien en vue de lui donner chaque fin d’année 100€ par exemple, cela est interdit dans les 4 écoles. 

Le mandat de gérance comporte des détails :

– Il n’est pas limité dans le temps.

Par contre il peut lui être dit, n’achète plus de nouvelles marchandises au bout d’un an. Cela veut dire, si tu as du bénéfice, n’achète plus. Ceci une close pour l’empêcher d’acheter au bout d’un an.

– Le bien qui fait l’objet de ce contrat doit être une monnaie précieuse (or ou argent selon l’école de l’imam Ach Châfi^iyy). Cependant chez d’autres imams il est valide de pratiquer le qirâd sur les monnaies fiduciaires (pièces de monnaie en cuivre…).

Série les transactions : L’hypothèque (ar rahn)

Posted in islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

celui qui veut s’engager dans l’hypothèque doit au préalable apprendre ce dont il a besoin comme jugement.

Allâh ta^ala dit ce qui signifie : “Certes l’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela il aura des comptes à rendre.”

Celui qui n’envisage pas de pratiquer ce type de transaction alors ce n’est pas un devoir pour lui sur sa propre personne d’en apprendre les jugements. Cependant, il reste une obligation d’ordre communautaire.

Définition du l’hypothèque : L’hypothèque c’est de placer un bien ayant une valeur marchande (esclave, maison, voiture…) en tant que caution solidaire d’une dette (c’est-à-dire qui ne se détache pas de cette dette). C’est à partir de ce bien hypothéqué que sera remboursé cette dette en cas d’incapacité.

Le créancier va détenir un bien de celui qui s’est endetté car c’est à partir de ce bien qu’il va pouvoir se faire rembourser dans le cas d’incapacité de remboursement.

Celui qui a emprunté ne peut pas vendre l’objet qui a été hypothéqué ; il ne peut même pas le donner jusqu’à ce que la dette soit remboursée.

Le créancier va détenir un droit sur le bien hypothéqué mais cela n’implique pas qu’il va garder chez lui ce bien. Il se peut que l’emprunteur tout comme le créancier se mettent d’accord pour que ce bien hypothéqué soit conservé chez un tiers. 

-Il est valable que ce qui est hypothéqué ait une valeur supérieure à la créance ;

-Il est aussi valable que le bien hypothéqué ait une valeur inférieure à la créance.

Le remboursement de la dette en cas de conflit a lieu par l’intermédiaire d’un juge. Le juge va s’adresser à l’emprunteur et va l’astreindre à vendre le bien et à rembourser la créance.

-Si l’emprunteur vend ce bien hypothéqué et qu’il rembourse sa créance alors le juge va le laisser ;

-Si l’emprunteur refuse de vendre alors c’est le juge qui va vendre et rembourser la créance.

Cas de figure interdit :

-c’est que quelqu’un confie un bien qui lui appartient, à son créancier et celui-ci lui aura posé la condition qu’il aura utilisé le bien confié, et ce jusqu’à ce que l’emprunteur rembourse la dette ou alors il lui réclame un prix moins élevé à cause de la dette par exemple : (loyer de la maison mais il donne un loyer inférieur).

Cela est interdit selon l’unanimité. 

Toute créance qui entraîne un profit pour le prêteur, c’est un ribâ.

Il n’est pas valide que l’hypothèque soit en contrepartie d’autre chose qu’une dette.

Al Bayhaqiyy a rapporté dans ses sounan (chapitre : Tout crédit qui entraîne un profit est un ribâ) du Prophète qui a dit ce qui signifie :

« Tout crédit qui entraîne un bénéfice est une sorte de ribâ. »

– Tontine : 10 femmes par exemple qui se réunissent et chacune met 100€ (1k au total). Chaque mois, il est pioché un prénom et la totalité de l’argent perçu par cette personne. Le même cycle est réalisé chaque mois.

Règle générale :

Le bien n’entre dans la propriété de quelqu’un que par une voie qui est licite selon la loi.

Les moyens autorisés par la loi sont les suivantes :

– Argent en contrepartie d’une vente

– Don

– Vœu

– Héritage

– Location de service, pour un service licite

– Prêt (sans profit)

Le biais par lequel l’argent de la tontine est entré dans la propriété est que chaque femme s’attend à recevoir le tout lors de son tour. C’est comme si elle a prêté et qu’elle s’attend à un profit.

L’argent de la tontine n’entre pas dans la propriété de la personne par une voie licite dans la loi.

Il est interdit car il a le même jugement que la dette ou la créance dans laquelle la personne a requis un bénéfice. Tout crédit entraînant un profit est interdit.

Si le bien hypothéqué et pour lequel il a posé la condition d’en profiter à cause de la créance, si ce bien était une maison qu’il a habité gratuitement ou il a habité moyennant un loyer allégé en contrepartie de la créance ou si ce bien était un animal ou une voiture qu’il a monté gratuitement ou qu’il utilise en payant un loyer allégé en contrepartie de cette créance, alors il se retrouve dans un grand péché et il devra payer le prix de location du bien équivalent pour la durée pour laquelle il a utilisé.

C’est ce qui est indiqué dans de nombreux ouvrages de faqîh.

Celui qui s’autorise cela on craint pour lui qu’il commette de la mécréance.

Par contre si c’est avéré pour lui que c’est quelque chose d’interdit dans la loi de l’islam et malgré cela il dit que c’est licite (il dit que c’est permis au créancier de profiter de son emprunteur en utilisant ce bien hypothéqué en contrepartie de la dette bien qu’il soit avéré que cela est interdit), alors dans ce cas-là il devient mécréant. 

Par contre, si ce n’est pas avéré pour lui que cela est interdit (crédit qui a entraîné un profit) dans la loi de l’islam, alors il ne devient pas mécréant.

Les mois, les jours, les heures chez les Arabes et les musulmans

Posted in cours général,Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur octobre 27, 2021

LES MOIS

INTRODUCTION

Allah ta^ala par Sa sagesse a fait que certains jours dépassent d’autres par le mérite, Il a fait que certains mois comportent plus de mérite et de faveur que d’autres, pour que les esclaves s’empressent de les remplir par des actes d’adoration et gagner leur mérite.

Ainsi, Dieu a juré par le Qour’an par les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah, Il a accordé un mérite au mois de Ramadan sur le restant des mois, Il a fait que les mois houroum soient au nombre de quatre, Il a spécifié la nuit de Al-Qadar par un honneur éminent sur les autres nuits, Il a fait que le jour de ^Arafah soit le meilleur des jours de l’année, tout comme Il a spécifié le jour du vendredi par le fait d’être le meilleur jour de la semaine. Dieu dit ce qui signifie : « et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit ».

Et Allah ^Azza wa Jall a dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « certes le nombre des mois, selon Dieu, est douze, dans le Livre de Dieu, le jour où Il a défini la création des cieux et de la terre. Parmi ces douze mois, il y en a quatre qui sont appelés les mois houroum ».

Les mois houroum représentent le tiers de l’année. Les mois de l’année sont au nombre de 12 et les mois houroum sont au nombre de 4. Quand on parle de mois dans ce verset, il s’agit des mois arabes, ceux dans la langue desquels le Qour’an a été révélé. Et on se base sur le croissant lunaire pour définir les mois, que le mois comporte 30 jours ou 29 jours.

Et comme le mois al-mouharram est le meilleur des mois houroum, et qu’il est parvenu à son sujet d’accomplir des actes d’obéissance dans beaucoup de hadith, nous allons voir dans cette épitre beaucoup d’évènements et de mérites qui le concernent. Nous espérons de la part de Dieu un profit éminent, nous demandons à Dieu qu’Il nous accorde la sincérité dans les œuvres et la conformité avec la vérité dans notre parole et dans nos œuvres, certes Dieu accorde avec profusion.

LES MOIS ARABES, LES JOURS ET LES HEURES

I / Les noms des mois arabes sont de deux sortes : il y a une catégorie qui n’est pas usitée, celle qui a été mise en place par les Arabes (^aribah) d’origine et il y a une catégorie de noms qui est usitée, c’est celle qui a été mise en place et qui l’est devenue par les Arabes (mousta^ribah) par la pratique de la langue. Les deux sortes désignent des mois lunaires. Pour ce qui est de la catégorie qui n’est pas utilisée, ce sont des noms que les Arabes d’origine ont convenu d’employer et ce sont :

Al-mou’tamir qui est al-mouharram ,

Et najr qui est safar,

Et khawwan et ils disent khouwwan et c’est le mois de rabi^ou l’awwal

Et wabçan et c’est le mois de rabi^ou l’Akhir

Et al-hanin et c’est joumada l’oula

Et roubba qui est joumada l’akhirah

Et al-‘açammou et c’est rajab

Et ^adil et c’est cha^ban

Et natiq qui est ramadan

Et wa^il qui est chawwal

Et warnah qui est dhou l-qa^dah

Et bourak qui est dhou-hijjah .

Pour ce qui est des noms qui sont usités, ce sont : al-mouharram qui est le premier des mois et safar et ar-rabi^an (les deux mois de rabi^ou), les deux joumadah, cha^ban, ramadan, chawwal, dhou l-qa^dah et dhou l -hijjah et on peut dire dhou-l’hajjah qui est le dernier mois de l’année.

Il a été rapporté qu’ils ont utilisé ces noms pour marquer des évènements qui se sont produits à ces occasions-là.

– Le mois de al-mouharram a été appelé ainsi car ils avaient fait une conquête mais ils n’avaient pas réussi alors ils se sont abstenus (d’où le mot « haram ») de combattre et ils ont appelé ce mois ainsi.

– Le mois de as-safar : parce que leurs maisons étaient vides (soufr) quand ils partaient pour des conquêtes et il a été dit que c’est parce qu’ils avaient conquis le pays de as-soufriyyah.

– Les deux mois de rabi^ : c’est parce qu’ils avaient une fertilité grâce aux butins qu’ils obtenaient durant ce mois-là. Le mot « rabi^ » signifie « fertilité ». Et c’est le mot qu’on utilise pour désigner « printemps » également.

– Les deux joumadah ont été appelés ainsi parce que l’eau avait gelé à ce moment-là à cause du froid.

– Le mois rajab a été appelé ainsi parce qu’ils le glorifiaient, le mot « tarjib » signifie « glorification ». Il a été dit que l’origine du mot « rajab » c’est qu’il est au milieu de l’année et il dérive de « ar-rawajib » qui est la phalange du milieu. Et il a été dit que lorsqu’ils avaient nommé ce mois-là, la plante avait poussé (du mot « rajaba).

– Et cha^ban a été appelé ainsi car la plante qui a poussé a eu plusieurs branches. Et il a été dit que c’est parce qu’ils se propageaient pour les conquêtes. 

– Pour ce qui est du mois de ramadan, il a été appelé ainsi à cause de « ar-ramda’ », c’est-à-dire la chaleur, parce qu’à cette époque, c’était une période de chaleur.

-Chawwal a été appelé ainsi parce que les chamelles devenaient grosses d’où le mot « chalat » et donc ils l’ont appelé ainsi à cette occasion. Il a été dit que c’était plutôt parce que le mot « chala-yachoulou » c’est-à-dire « élever » d’où le nom de ce mois « chawwal ». Les gens du temps de l’ignorance, avant l’islam, n’aimaient pas se marier dans ce mois, parce qu’il y a dedans le sens de l’élévation, jusqu’à ce que l’islam soit venu et détruise cette ancienne pratique. Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée, qu’elle a dit ce qui signifie : le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait son contrat de mariage avec moi un mois de chawwal et il a consommé son mariage avec moi un mois de chawwal ».

Et dhou l-qa^dah : al-qa^dah c’est-à-dire le fait de s’asseoir, dans le sens qu’ils s’abstenaient de combattre parce que c’est un mois houroum et le pluriel de dhou l-qa^dah est dhawatou l-qa^dah et les Arabes de al-koufah ont dit « oulata l-qa^dah ».

– Dhou l -hijjah a été appelé ainsi parce que le hajj est durant ce mois-là.

Il a été dit que le premier qui a donné ces noms-là est Kilab fils de Mourrah, un ancêtre du Prophète. Et les Arabes ont pour habitude d’appeler qautre parmi ces mois-là que précédés du mot « chahr ». Ils disent « le mois de rabi^ou l-‘awwal », « le mois de rabi^ou th-thani », « le mois de rajab » et « le mois de ramadan ». Ils ne disent pas « rabi^ou l-‘awwal » mais « le mois de rabi^ou l-‘awwal ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a utilisé le mot « rajab » sans utiliser le mot « chahr » avant lui. Il a dit ce qui signifie « le rajab de Moudar, celui qui se trouve entre joumada et cha^bane » Il n’a pas employé le mot « rajab » dans l’absolu, il l’a restreint avec une forte restriction pour le préciser et enlever toute confusion possible. Le clan de Moudar et le clan de Rabi^ avaient une divergence à propos du mois de rajab. Le clan de Moudar considérait le mois de rajab comme celui d’aujourd’hui, qui est celui qui entre joumada et cha^bane comme dans le hadith. Tandis que le clan de Rabi^ considérait rajab ce que nous, nous appelons ramadan. C’est pour cela que le Prophète a précisé dans le hadith « le rajab de Moudar ».

Il y a plusieurs autres avis. Il a été dit que les Arabes glorifiaient ce mois plus que les autres mois, il a été dit aussi que les Arabes appelaient les mois de rajab et de cha^bane, « les deux rajab ». Et il a été qu’ils appelaient le mois de joumada le mois de rajab, « les deux joumada » et cha^bane, ils l’appelaient rajab : cela a été rapporté par le hafidh An-Nawawiyy.

Et parmi les 12 mois de l’année, il y en a quatre qu’on appelle houroum. Les savants ont été unanimes que les 4 mois houroum sont les mois de rajab ; dhou-l-qa^dah ; dhou -l-hijjah et al-mouharram. Ils ont divergé avec lequel commencer. Les gens de Médine ont commencé par dhou-l-qa^dah, ensuite dhou -l-hijjah ensuite al-mouharram ensuite rajab. Tandis que les gens de Al-Koufah en Irak ont dit qu’on commence par al-mouharram ensuite rajab ensuite dhou-l-qa^dah, ensuite dhou -l-hijjah, pour qu’ils fassent tous partie d’une même année.

Et l’année lunaire commence par le premier croissant de al-mouharram et elle s’achève par le croissant de dhou -l-hijjah. Le nombre de jours d’une année lunaire c’est environ 354 jours plus un cinquième, plus un sixième d’un jour approximativement (354+1/5+1/6). Et chaque cinquième plus sixième de jour, complètent tous les trois ans un jour en plus. Au bout de trois ans, l’année lunaire comporte donc de 355 jours. Il restera du cinquième et du sixième de chaque année, un seul jour, jusqu’à ce que les fractions de reste représentent onze jours au bout de 30 ans. Pour les Arabes, ce sont des années équivalentes aux années bissextiles pour les années solaires.

Pour ce qui est de l’année solaire, elle comporte 365 jours et un quart. La différence entre une année solaire et une année lunaire est de dix jours plus une moitié de jour plus un quart de jour plus un huitième de jour plus un vingt-cinquième de jour.

Il est dit qu’au début de l’islam, au bout de chaque période de 32 années arabes, ils rajoutaient une année en plus qu’ils appelaient al-izdilaaf, parce que chaque 33 années lunaires, il y a 32 années solaires environ. Ils évitaient de la sorte de tomber dans le nasii’ que Dieu a blâmé. Il a annoncé que les jahiliyyah le faisaient pour augmenter la durée de l’injustice, la tyrannie et la mécréance.

Les Arabes dans l’époque de l’ignorance, bien qu’ils étaient sur l’égarement, bien qu’ils étaient sur la mécréance, ils glorifiaient les quatre mois houroum dans lesquels il s’abstenaient de combattre, au point que même si quelqu’un se retrouvait devant l’assassin de son père durant les mois houroum, il ne lui faisait rien du tout. Jusqu’à ce qu’ils arrivent à ce qu’on appelle « an-nasi’ » qui signifie « le retard, le décalage », c’est-à-dire qu’ils décalaient le mois de al-mouharram avec son caractère sacré, pour le mois de safar et au lieu de s’interdire de combattre le mois de al-mouharram, ils s’interdisaient de combattre le mois de safar. Ils faisaient la même chose pour le mois de rajab : ils décalaient le caractère sacré du mois de rajab pour le mois de cha^bane et ils ne combattaient pas ce mois-là. Pourquoi cela ? Pour s’autoriser de combattre les mois houroum. Dieu a blâmé cette pratique de décaler le caractère sacré d’un mois pour s’autoriser de combattre alors que Dieu a interdit de combattre durant ce mois, par sa parole :

إِنَّمَا ٱلنَّسِىٓءُ زِيَادَةٌ فِى ٱلْكُفْرِ ۖ يُضَلُّ بِهِ ٱلَّذِينَ كَفَرُواْ يُحِلُّونَهُۥ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُۥ عَامًا لِّيُوَاطِـُٔواْ عِدَّةَ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ فَيُحِلُّواْ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ ۚ

As-Souhayliyy a rapporté que cette pratique de décalage du caractère sacré d’un mois durant l’époque de l’ignorance était de deux sortes : la première où ils faisaient carrément un décalage d’un mois, donc le décalage du mois de al-mouharram à safar, parce qu’ils avaient besoin de mener des combats et de se livrer à des vengeances et la deuxième, c’est qu’ils retardaient leur pèlerinage qu’ils faisaient dans l’époque de l’ignorance par rapport à son temps, pour coïncider avec l’année solaire. Et donc chaque année, ils décalaient de 11 jours pour qu’au bout de 33 années, ils se retrouvent au point de départ.

Lorsque ce fut la neuvième année de l’hégire, c’était Abou Bakr as-Siddiq que Dieu l’agrée, qui a été le porte-étendard du pèlerinage sur ordre du Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Cette sortie du pèlerinage avait coïncidé avec le mois de dhou l-qa^dah. E le pèlerinage du Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était l’année suivante et le retour des pèlerins a eu lieu au mois de dhou l-hijjah, comme cela avait été mis en place au début . Et lorsque le Messager de Dieu a fini d’accomplir son pèlerinage, il a donné son discours très célèbre. Parmi ses paroles, il a dit : « la date du calendrier est revenu comme le jour où Dieu a créé les cieux et la terre », c’est-à-dire que le pèlerinage est à nouveau à faire durant le mois de dhou l-hijjah.

On dit que ^Amr fils de Lou’ay qui s’appelle Khouza^ah était le premier à avoir fait cette pratique de décaler les mois et c’est lui qui a fait certaines pratiques pour la première fois[1]. Il était également le premier à avoir appelé à l’adoration de Houbal[2].

II / Pour ce qui est des jours de la semaine, les Arabes d’origine les appelaient par des noms autres que ceux que les gens utilisent de nos jours. Ils disaient :

– pour le dimanche : le premier parce que c’est le premier des jours de la semaine.

– pour le lundi : ‘ahwan parce que ce mot vient de « al-houn » et « al-houwayna » est quelque chose qui facilite et ils l’appelaient aussi « ‘awhad » également parce que « al-wahdah » est un endroit qui est plus bas que la terre, car c’est un jour qui est plus bas que le premier jour.

– pour le mardi : joubar car le nombre est complété (joubira) par lui.

– pour le mercredi : doubar car il est à la suite (doubour) celui qui a complété le nombre.

– pour le jeudi : mou’nis parce qu’il tient compagnie (you’nis) pour sa bénédiction. An-Nahhas a dit : Et cette recherche de bénédiction du jeudi est demeurée dans l’islam. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam recherchait ainsi les bénédictions du jeudi et il voyageait le jeudi. Et Al-Bazzar a rapporté avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’au Prophète : « ô Allah accorde des bénédictions à ma communauté quand elle commence tôt sa journée le jeudi ». Et dans le sahih, « le Prophète est sorti de Médine pour la conquête de Tabouk un jeudi. Et il appréciait sortir le jeudi ».

– Pour le vendredi : al-^aroubah, ce qui signifie « le jour qui est distinct, qui est clair », car a^raba signifie indiquer er et expliciter. C’est-à-dire que son éminence et son honneur sont clairs et explicites.  Et quand l’islam est venu, il a augmenté ce jour-là en glorification.

-Pour le samedi : chayyar qui vient de l’expression « chirtou » telle chose, c’est-à-dire « je l’ai montrée, je l’ai extraite de sa place ».

Information utile : un homme de lettres arabe qui s’appelle Abou Mansour Ath-Tha^alibiyy cite dans son livre « fiqhou l-loughah » les noms des heures de la journée et de la nuit. Il y a donc 24 termes.

Les heures de la journée :

  1. ach-chourouq (le lever)
  2. al-boukour
  3. al-ghoudwah
  4. ad-douha
  5. al-hajirah
  6. adh-dhahirah
  7. ar-rawah
  8. al-^asr
  9. al-qasr
  10. al-asil
  11. al-^achiyy
  12.  al-ghouroub.

Les heures de la nuit :

  1. Ach-chafaq
  2. Al-ghaçaq
  3. Al-^atamah
  4. As-soudfah
  5. Al-fahmah
  6. Az-zoullah
  7. Az-zoulfah
  8. Al-bouhrah
  9. As-sahar
  10. Al-fajr
  11. As-soubh
  12. As-sabah

Le reste des horaires est cité en répétant les noms des moments correspondants.

LA RAISON POUR LAQUELLE LE MOIS DE AL-MOUHARRAM EST SURNOMME « le mois de Dieu »

Le hafidh As-Souyoutiyy, que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son livre « ad-dibaj » : « je fus interrogé un jour sur la raison pour laquelle le mois de « al-mouharram » est appelé « le mois de Dieu » et pas un autre mois que ce mois-là, alors que dans les autres mois, il y a des mois qui sont équivalents dans le mérite ou qui le dépassent, comme le mois de « ramadan ».

Il a dit : « j’ai trouvé comme réponse que ce mois porte un nom islamique contrairement aux autres mois. Les autres mois ont les mêmes noms que ceux qui étaient utilisés dans l’époque de l’ignorance. Et bien sûr, le Prophète les a validés c’est-à-dire qu’il n’a changé que ce que l’islam a changé. Et dans l’époque de l’ignorance, le nom du mois de « al-mouharram » était le premier safar et le mois suivant était le second safar ».

Quand l’islam est arrivé, Dieu a appelé ce mois « al-mouharram » et c’est pour cela qu’il a été attribué à Dieu de ce point de vue (c’est-à-dire que c’est Dieu Qui nous a indiqué  ce nom-là par rapport à l’appellation pendant la période de l’ignorance). Il a été confirmé dans le sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a appelé ainsi tout comme cela vient dans sa parole qui signifie : « le mois de Allah est celui que vous appelez « al-mouharram ».

Et Abou ^Oubayd a dit : « le fait d’attribuer ce mois « al-mouharram » à Allah ^azza wa jall, alors que tous les mois sont à Lui, c’est pour honorer ce mois et le glorifier, tandis que Dieu ne tire aucun honneur d’une de Ses créatures. Dieu en effet a les attributs parfaits. Il n’augmente pas en perfection qu’Il n’aurait pas eue avant l’existence de Ses créatures ».

L’adjonction du mois au terme glorifié Allah, le nom de Dieu, c’est comme lorsque nous disons à propos de la mosquée Al-Haram « c’est la maison de Dieu » c’est-à-dire la maison qui est honorée selon le jugement de Dieu, la maison qui a été construite pour l’adoration et la supplication de Dieu. Tandis que Dieu n’habite ni dans une direction ni dans un endroit. Dieu existe avant la création de ce monde sans comment et sans endroit. Il est de toute éternité sans endroit et sans comment. Et après la création des créatures, Il est toujours sans endroit et Il n’est pas sujet au temps. Absolument rien n’est tel que Lui.

Semblable à cela, on dit à propos du trône éminent, le toit du paradis, le Trône de Ar-Rahman, c’est-à-dire le Trône qui est glorifié selon le jugement de Dieu. Et cela ne veut pas dire que Dieu habite au-dessus du Trône ni qu’il est assis dessus ni installé ni établi comme certains le disent. Dieu est loin de tout cela, Il est exempt de tout cela, d’une grande exemption.

Et les exemples de cet ordre sont nombreux comme quand nous disons « la chamelle de Dieu » c’est-à-dire la chamelle de Salih ^alayhi s-sallam. Dieu l’a appelée ainsi dans le Qour’an honoré parce que c’est un miracle en faveur du prophète de Dieu, qui s’appelle Salih.

De même, il est parvenu dans le Qour’an « Il est Celui à Qui appartient le jour du jugement » ceci pour magnifier et glorifier ce jour-là et encore « Celui à Qui appartiennent les gens » alors que Dieu est Celui à Qui appartiennent les jinns, les anges et toutes les créatures. Les Arabes ont amené l’article défini au début de « mouharram » contrairement à d’autres noms de mois arabes et à ce sujet, Abou Ja^far An-Nahhas a dit dans (^oumdatou l-kouttab) : « l’article défini -al a été rajouté à « mouharram » et pas aux autres mois parce que les mois houroum sont au nombre de 4. Comme ce nom-là a été spécifié comme étant un mois parmi ces quatre-là, il y a eu besoin de le distinguer des autres en rajoutant « al » pour qu’on l’identifie par rapport aux autres. Cela veut dire que même les autres mois sont mouharram puisqu’ils sont des mois houroum. Mouharram devient un adjectif pour les 4 mois. Comme celui-là est qualifié de « mouharram », il devient un nom, c’est pour cela qu’on rajoute – al- pour le distinguer.

^Isamou d-dine Al-Qounawiyy qui est mort en 1195 H a dit ce qui signifie : « on n’utilise pas le nom de ce mois sans l’article défini – al- parce que c’est devenu un nom pour ce mois et ce n’est pas correct pour les noms de faire des déclinaisons grammaticales et des changements. Pour ce qui est des 11 autres mois, il n’y a pas eu l’article défini -al- comme pour « mouharram ». Il n’y a pas d’autres mois où on rajoute – al – mais il y a eu 3 d’entre ces mois-là qui sont cités en tant que compléments du nom. En tant que noms, ils ont nécessité un complément du nom qui est « mois ». Il s’agit du mois de ramadan et des 2 mois de rabi^ comme cela a été précédemment cité. Les autres sont employés en complément du nom. Le mot « chahr » qui veut dire « mois » en arabe a un sens. Il a été appelé ainsi parce qu’il est mach-hour c’est-à-dire célèbre, connu. Comme il est connu, il a été appelé « chahr ». Il y a eu d’autres explications que celle-là.

LE MERITE DE JEUNE DU MOIS DE DIEU « AL-MOUHARRAM » et DES DIX PREMIERS JOURS DE CE MOIS

Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agrée, d’après le Prophète salla l -Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « le meilleur mois après le mois de ramadan est le mois de Dieu « al-mouharram » et la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière au milieu de la nuit ». Ce hadith est explicite à indiquer que les meilleurs jeûnes après ceux du mois de ramadan sont pendant le mois de « al-mouharram ». Et il est possible que ce qui est visé par ce hadith c’est que le meilleur mois à jeûner en totalité après le mois de ramadan c’est le mois de «« al-mouharram ».

Il se peut que certains jours dans certains mois soient meilleurs que le jeûne de certains jours de « al-mouharram », comme le jeûne du jour de ^Arafah ou les dix jours de dhou l-hijjah ou les jours qualifiés de « blancs » qui sont les 13° 14 ° et 15° jours de chaque mois lunaire (jours « blancs » parce que le croissant est presque plein) et le jour de ^Achoura et ce qui est de cet ordre.

Ce qui témoigne en faveur de cela, c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du hadith de ^Aliyy, qu’un homme est venu voir le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et lui a dit : « ô messager de Dieu, dis-moi quel mois jeûner après le mois de ramadan ». Le Messager salla l -Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit ce qui signifie : « si tu voulais jeûner un mois entier, en totalité, après le mois de ramadan, alors jeûne le mois de « al-mouharram » car il est le mois de Dieu et il comporte un jour durant lequel Dieu a accepté le repentir d’un certain nombre de personnes et Il pardonne à un certain nombre de personnes ». Cependant il y a eu quelques critiques quant à la chaine de transmission de ce hadith.

On donne comme réponse que le Prophète jeûnait le mois de cha^bane mais il n’a pas été rapporté qu’il jeûnait le mois de « al-mouharram ». Cependant il jeûnait ^Achoura ». Et la parole la dernière année de sa vie, qui signifie : « si je vis l’année prochaine, je jeûnerai le 9° jour également ». Ceci est une preuve qu’il ne jeûnait pas le 9° jour auparavant.

Et certains ont donné des réponses à cette question, qui comporte quelques faiblesses mais ce qui apparait, c’est que le jeûne surérogatoire est de deux sortes : une partie est le jeûne absolu et la deuxième sorte c’est le jeûne qui vient avant ou après le jeûne de ramadan (Il est relatif au jeûne de ramadan).

Le jeûne surérogatoire dans l’absolu c’est de jeûner le mois de « al-mouharram » tout comme le meilleur acte surérogatoire dans l’absolu c’est de faire des prières de nuit. Et pour ce qui est de la deuxième sorte de jeûne surérogatoire, c’est le jeûne qui est relatif au jeûne de ramadan, soit avant ramadan, soit après ramadan. Ce n’est donc pas un jeûne surérogatoire absolu mais c’est un jeûne qui va suivre le jeûne de ramadan, bien que ce soit surérogatoire. Il se rattache   au jeûne de ramadan. Pour cela, il a été dit que celui qui jeûne six jours de chawwal après avoir jeûné le mois de ramadan, il lui sera inscrit comme le jeûne de toute l’année. Et ce jeûne comporte une récompense éminente.

Il a été rapporté que Ouçamah le fils de Zayd jeûnait les 4 mois houroum mais le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a ordonné de jeûner uniquement chawwal. Ouçamah a alors arrêté de jeûner les mois houroum et il s’est mis à jeûner chawwal.

Donc la deuxième catégorie de jeûne surérogatoire se rattache à ramadan, elle est liée à ramadan et son jeûne est meilleur que le jeûne surérogatoire dans l’absolu. Pour ce qui est du jeûne surérogatoire dans l’absolu qui n’est pas lié au jeûne de ramadan, le meilleur est celui des mois houroum. Il a été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a ordonné à quelqu’un de jeûner les mois houroum.

QUEL EST LE MEILLEUR JEUNE DURANT LES MOIS HOUROUM ?

Le meilleur des jeûnes des mois houroum c’est le jeûne du mois de « al-mouharram ». Et ce qui témoigne en faveur de cela, c’est que dans ce hadith que nous avons cité auparavant, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la meilleure prière après la prière prescrite c’est la prière qui est accomplie au milieu de la nuit ». Ce qu’il vise après la dernière prière prescrite c’est-à-dire après les cinq prières obligatoires et sous-entendu et ce qui se rapporte à ces cinq prières surérogatoires parmi les sounnah c’est-à-dire les rawatib c’est-à-dire les prières que l’on fait avant et après les prières obligatoires (avant le soubh : on fait les 2 rak^ah de al-fajr / adh-dhour : on fait 2 rak^ah avant et 2 après / al-^asr : on fait 2 rak^ah avant/ al-maghrib : on fait 2 rak^ah après et on peut aussi faire 2 rak^ah  avant / al-^icha’ : on fait 2 rak^ah avant et on finit par al-witr qui comporte un nombre impair de rak^ah ( 1 ou 3 ou plus) ).

Donc les meilleures prières surérogatoires après ces prières rawatib, c’est la prière au milieu de la nuit. Les rawatib sont les prières surérogatoires que l’on accomplit avant ou après les prières obligatoires, elles sont meilleures que la prière de la nuit selon la majorité des savants, parce que les rawatib sont liées aux prières obligatoires.

Il y a quelques chaféites qui n’ont pas eu le même avis sur ce sujet. Également, le jeûne qui est avant ou après le mois de ramadan est lié au jeûne du mois de ramadan. Et ce jeûne qui est lié au mois de ramadan est meilleur que le jeûne des mois houroum.

Et quand il s’agit d’un jeûne surérogatoire dans l’absolu qui n’est pas lié au mois de ramadan, c’est le jeûne du mois de « al-mouharram ».

QUEL EST LE MEILLEUR PARMI LES MOIS HOUROUM ?

Les savants ont divergé à propos du meilleur mois houroum.

1) Al-Haçan et d’autres ont dit : « le meilleur des mois houroum, c’est le mois de Dieu « al-mouharram » ». C’est l’avis qui a été retenu parmi les savants des plus récents.

Wahb ibn Jarir a rapporté d’après Qourrah fils de Khalid d’après Al-Haçan (al-Bisriyy) qu’il a dit : « Allah a fait que l’année débute par un mois qui haram (sacré) et il a fait que l’année finisse par un mois qui est sacré. Il n’y a pas un mois durant l’année après le mois de ramadan qui soit plus éminent suivant le jugement de Dieu que le mois de Al-Mouharram. Et il a été surnommé le mois de Al-‘Asamm, tellement il y avait l’interdiction de combattre durant ce mois[3] ».

Il a été rapporté de lui avec une chaîne qui remonte jusqu’au Prophète et sns citer le compagnon (moursal) d’après Adam Abou l-Hilal Ar-Rou’aciyy d’après al-Hasan qu’il a dit : Le Messager de Dieu a dit ce qui signifie : La meilleure prière après les prières prescrites est celle qui est accomplie en plein milieu de la nuit. Le meilleur mois après le mois de ramadan est le mois al-mouharram qui est le mois al-asamm de Dieu.

An-Naça’iyy a rapporté du hadith de Abou Dharr qu’il a dit : j’ai interrogé le Prophète : quelle est la meilleure partie de la nuit et quel est le meilleur des mois ? Il a répondu ce qui signifie : Le meilleur de la nuit est son milieu, et le meilleur des mois est le mois de Dieu, celui que vous appelez al-mouharram.

Le fait qu’il ait dit dans l’absolu le meilleur des mois est sous-entendu après ramadan, tout comme cela est indiqué de manière plus explicite dans la version moursal du même hadith.

2) Sa^id ibn Joubayr et d’autres ont dit : « le meilleur des mois houroum c’est dhou l -qa^dah ou dhou l-hijjah ». Il a même été dit que c’est le meilleur des mois dans l’absolu.

3) Et certains chaféites ont prétendu que le meilleur des mois houroum c’est le mois de rajab et ce n’est pas l’avis qui est retenu.

COMPLEMENT : LE MEILLEUR DES JOURS DE LA SEMAINE

Le meilleur des jours de la semaine c’est le jour du vendredi en raison du hadith qui signifie : « le meilleur des jours où se lève le soleil, c’est le jour du vendredi ».Les meilleurs jours du mois pour ce qui est du jeûne, ce sont les jours qu’on appelle blancs.

Et le meilleur jour de l’année dans l’absolu c’est ^Arafah.

Et les meilleures dizaines de jours dans toute l’année sont les dix premiers jours de dhou l-hijjah.

Les meilleures parties du mois de Dieu, « al-mouharram »

Les meilleures parties du mois de Dieu, « al-mouharram », sont ses dix premiers jours.

Yaman Ibn Ri’ab a dit qu’il s’agit justement des dix jours par lesquels Dieu a juré dans son livre par sa parole :

وَلَيَالٍ عَشْرٍ

Et la majorité sont d’avis que l’avis correct est qu’il s’agit des dis premiers jours de dhou l-hijjah.

Abou ^Outhman An-Nahdiyy disait : les musulmans glorifiaient 3 dizaines de jours :

– les dix derniers jours de ramadan

– les 10 premiers jours de dhoul -hijjah

– les 10 premiers jours de « al-mouharram ».


[1] Ces pratiques étaient :

al-bahirah : c’est la chamelle si elle a mis bas à cinq reprises, si le cinquième était une femelle, ils lui fendaient l’oreille, et ils interdisaient aux femmes d’en consommer la chair et le lait, et si c’était un mâle, ils l’égorgeaient en offrande à leur divinité.

As-wasilah : lorsque la brebis mettait bas son septième, si c’était un mâle, il était égorgé et hommes et femmes pouvaient en manger. Si c’était une femelle, elle était laissée en vie. Si c’était un mâle et une femelle, alors ils disaient wasalat – elle est en lien avec son frère et elle n’était pas égorgée en raison de sa place. Son lait et tout ce qu’on pouvait obtenir d’elle étaient interdits chez eux aux femmes. Si ce qu’elle mettait bas était mort, alors hommes et femmes en consommaient.

As-sa’ibah : est la femelle du chameau que l’associateur laissait libre pour son idole. As-sa’ibah parmi les bovins et les moutons étaient consacrés dans leur totalité chair, peau, laine et poils pour les idoles. Leur lait était pour les hommes et pas les femmes.

Al-hami : c’est le mâle qui se reproduit avec les descendants de ses descendants. Si dix générations étaient produites de lui, ils disaient que son dos est hami (chaud). Il n’est plus utilisé comme monture et il n’est privé ni d’eau ni de pâturage.

[2] Un homme de science a rapporté que ^Amr fils de Louhayy était le premier à avoir modifié la religion de Isma^il ^alayhi s-salam. Il était sorti de La Mecque vers le pays de ach-Cham. Lorsqu’il est arrivé à un lieu de la terre de al-Balqa’. Il s’y trouvait à l’époque des géants. Il les a vus adorer des idoles. Il leur demanda : Que sont ces idoles que je vous vois adorer ? Ils lui ont répondu : Nous les adorons et nous leur demandons de nous faire tomber la pluie, et elles nous donnent la pluie. Nous recherchons leur soutien et elles nous donnent la victoire. Il leur dit alors : Pouvez-vous m’en donner une afin que je l’emmène en terre des Arabes et qu’ils l’adorent ? Ils lui ont donné une idole qui est appelé Houbal. Il l’a amenée à La Mecque et l’y installée et ordonné aux gens de l’adorer et de le glorifier.

[3] Dieu y a interdit le combat. Puis l’interdiction a été levée. Allah ta^ala dit :

يَسْـَٔلُونَكَ عَنِ ٱلشَّهْرِ ٱلْحَرَامِ قِتَالٍۢ فِيهِ ۖ قُلْ قِتَالٌ فِيهِ كَبِيرٌ ۖ

Al-Qourtoubiyy a dit dans son Tafsir : Les savnts ont divergé quant à l’abrogation de ce verset. La majorité sont d’avis qu’il a été abrogé, et que le combat durant les mois houroum est permis. Fin de citation. Puis, selon l’avis qu’il n’a pas été abrogé, ils n’ont pas empêché le combat durant les mois houroum pour la défense, comme l’a indiqué explicitement ^Ata’ d’après ce qu’a rapporté de lui Jourayj.

Quelques extraits à propos de l’Hégire honorée, et de Médine l’Illuminée

Posted in cours général,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 21, 2021

Les mérites de Médine l’illuminée

Lorsque le Prophète élu a émigré à Médine ﷺ et que ses pieds honorés ont foulé sa terre honorable, la ville toute entière s’est éclairée, s’est illuminée, sa valeur a augmentée et elle a eu une plus grande importance parmi les différentes villes.

Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée a dit « Lorsque ce fut le jour où le Messager de Allah   ﷺ  est entré à Médine l’illuminée alors tout ce qu’il y avait à Médine s’est éclairé. » Et depuis ce temps-là, les cœurs des musulmans se sont attachés à Médine l’illuminée. Et le cœur et le regard des gens ont aspiré à regarder, à voir cette ville bénie. Et ce qui a augmenté cette belle terre, cette terre bonne en honneur et en mérite, c’est le fait que le Messager de Allah ﷺ  y est décédé et que la terre de cette ville embrasse son corps pure et bénie, en plus du fait que sa mosquée honorée s’y trouve, celle qui est la plus éminente des mosquées après la maison de la Mecque, la maison honorée de Dieu qui se trouve à la Mecque.


Ce qui a insisté encore plus sur le mérite de cette ville bénie, c’est un grand ensemble de hadith prophétique, ce qui a fait que les cœurs s’attachent encore plus à cette ville et que les âmes se languissent encore plus d’elle.

Ce qui nous est parvenu parmi les noms de cette ville illuminée : « Al madinah  ». Médine l’illuminée a plusieurs noms. Certains d’entre de ses noms ont été mentionnés par Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah Az-Zarkachiyy. Il y aussi Nour d-din As Samhoudiyy et Mouhammad fils de Youssouf As Soilihi Achimi.

Le plus réputé, le plus célèbre des noms de Médine c’est « al madinah  » justement. Et ce nom « al madinah » qui veut dire en français littéralement : « la ville ». Ce nom quand il est employé dans l’absolu on en vise Médine l’illuminée et pas d’autres villes du monde. Il y a dans le Qour’an honoré, il y a des versets honorés qui ont indiqué cette appellation. Ce nom-là et dans quatre passages du Qour’an.

﴿ وَمِمَّنْ حَوْلَكُم مِّنَ الأَعْرَابِ مُنَافِقُونَ وَمِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مَرَدُواْ عَلَى النِّفَاقِ لاَ تَعْلَمُهُمْ نَحْنُ نَعْلَمُهُمْ ﴾

(Wa mimman hawlakoum mina l-’A^rabi mounafiqouna wa min ‘ahli l-madinati maradou ^ala n-Nifaqi la ta^lamouhoum nahnou na^lamouhoum)

[ sourat At Tawbah, verset 101] dans lequel Allah ta^ala apprend à son Prophète, qu’il y a autour de Médine des gens de la campagne qui sont hypocrites (c’est-à-dire qu’ils montrent qu’ils sont musulmans alors qu’ils ne le sont pas) et qu’il y a même des gens de Médine. Et là, il y a la preuve de ce que nous avançons, c’est que cette ville a été appelée « al madinah  », Médine. Et que même dans cette ville, il y avait à cette époque-là des hypocrites c’est-à-dire des gens qui montraient qu’ils étaient musulmans alors qu’ils ne l’étaient pas. Et dans la qualification dans ce verset : « Tu ne les connais pas et que nous les connaissons . »

 
Et également dans  sourat At Tawbah, verset 120, là encore les gens de Médine, ils ont été appelé ainsi « al madina » et ceux qui sont autour d’eux parmi les gens de la campagne, n’ont pas à retarder et à se mettre en retrait par rapport au Messager de ALLAh lorsqu’il les sollicite.
Et là encore dans le verset 60, de sourat Al ‘Ahzab, il y a eu la mention de Médine. 
Sourat Al Mounafiqoun, verset 8, là encore il est question de Médine. Tout comme ce nom là de Médine est parvenu dans nombreux hadiths. Et cette appellation, « al madinah » c’est le nom connu par les gens du commun et les gens qui ont un haut degré. Les savants tout comme les gens du commun, ils connaissent tous cette appellation de Médine. Donc dès lors que ce nom est employé comme quelqu’un qui entend «al madinah  » immédiatement les musulmans savent qu’il s’agit de Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Si quelqu’un parle en arabe et qu’il dit « al madinah  » alors il faut qu’il précise de quelle ville il s’agit parce que littéralement comme on a dit « al madinah » signifie la ville mais les gens du commun, les savants, tout le monde ont eu cette habitude que lorsqu’on parle de « al madina » la ville, il s’agit Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Et que s’il voulait parler d’une autre ville, il était indispensable qu’il précise. Parmi les noms de Médine, il y a Tabah ou bien Taybah. Et ce nom là « Tabah» ou « Taybah » est dérivé de « At tayyib » le pur, le bon. C’est-à-dire le pur. Pourquoi ? Parce que c’est celui qui est bon, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, qui y a résidé et qui est enterré.  C’est une ville qui est bonne grâce au Messager de Allah  ﷺ .

 
Certains savants ont dit : « Le fait que sa terre soit bonne et que son air soit bon est une preuve qui témoigne de la validité de cette validation. Pour ce qui est des preuves qu’elle est bien appelée Tabah , Taybah, les preuves sont nombreuses. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Jabir fils de Samourah que Dieu l’agrée qui a dit : «J’ai entendu le Messager de Allah  ﷺ dire ce qui signifie : « Certes Allah a appelé madinah, : Tabah  .» Il y a également ce qui est rapportépar un compagnon : « Nous étions arrivés en compagnie du Prophète ﷺ depuis Tabouk. Quand nous étions arrivés à proximité de Médine, le Prophète a dit : « Voici Tabah .» Il y a également ce qu’a rapporté Fatimah, la fille de Qais , que Dieu l’agrée, dans le hadith où elle a rapporté ce que le Prophète a dit entres autres à propos de Ad Dajjal, le charlatan, celui qui sera un imposteur, qui prétend la divinité. Et dans ce hadith, elle a cité que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Voici Taybah.  Voici Taybah . Voici Taybah
Médine l’illuminée dans la jahiliyah était connue sous le nom de Yathrib et elle a été citée dans le Qour’an honorée, une parole attribuée aux associateurs qui signifie : « Lorsqu’un groupe d’entre eux ont dit : « Ô vous les habitants de Yathrib, vous n’avez rien à faire, retournez chez vous. » Et le Prophète ﷺ  n’a pas apprécié ce nom là mais il a donné l’ordre qu’il soit changé par le nom de madinah, Tabah ou Taybah. Et parmi les preuves que le Messager ﷺ n’a pas apprécié qu’elle soit appelée ainsi, il y a ce qui est rapporté : « Le Messager de Allah  ﷺ  a dit ce qui signifie : « Celui qui a appelé madinah « Yathrib » alors qu’il fasse l’istighfar à Allah ^azza wa jall. Elle s’appelle Tabah. » Et bien sûr ici quand l’auteur explique « il n’a pas apprécié », c’est-à-dire que c’est déconseillé mais ça ne fait pas tomber dans un péché et Dieu sait plus que tout autre.

L’amour que vouait le Prophète  ^alayhi s-salatou wa s-salam à Médine l’illuminée

Il n’y a pas de doute que l’amour que portait le Prophète ﷺ  était compté comme un des faits remarquables de cette ville illuminée. Il est parvenu à de nombreux hadiths qui montrent l’amour que le Messager de Allah portait dans son cœur envers cette ville bénie. Il y a ce qu’a rapporté ^A’ichah que Allah l’agrée que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : «Ô Allah fait nous aimer Médine tout comme nous aimons la Mecque ou plus intensément encore. » Il y a ce qu’a rapporté ^Abdou l-Lah, le fils ^Oumar que Allah les agrée tous les deux que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai su parfaitement que la ville que Dieu ^azza wa jall  agréé le plus c’est la Mecque et si mon peuple ne m’a pas amené à la quitter, je ne l’aurai pas quitté. Ô Allah fait qu’il y ait dans nos cœurs l’amour pour Médine autant que nous avons d’amour dans nos cœurs pour la Mecque. »

L’éminence de la bénédictin de Médine l’illuminée

Cette ville soubhana l-Lah  Allah a fait que c’est une ville bénie et le Prophète ﷺ  lui a fait une invocation de bénédiction pour que Dieu accorde des bénédictions à la ville en elle-même, à ses unités de mesures : son sa^ et son moudd , et à ses fruits, c’est à dire ses récoltes. Et d’après ^Ali Ibnou Talib, que Allah agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô Allah, Ibrabrim était Ton esclave et Ton messager agréé » et il a fait une invocation en faveur des gens de la Mecque pour qu’ils aient des bénédictions : « et moi je suis Ton esclave, Ton Messager, je T’invoque en faveur des gens de Médine pour que Tu leur accordes  des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (leurs unités de mesures, de volume) tout comme Tu as accordé des bénédictions aux gens de la Mecque avec la bénédiction de bénédictions .»
D’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée dans le hadith du récit d’une conquête, il a dit : « Nous avions continué notre marche de sorte que lorsque nous étions arrivé aux confins de Médine, le Messager de Allah  ﷺ a regardé la montagne de Ouhoud et a dit ce qui signifie : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons.» Puis Le Prophète a regardé en direction de Médine et il a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il a entre les deux « labah ». « Labah » ça veut dire des pierres noires, c’est-à-dire qu’il y a deux régions où il y a des pierres noires qui délimitent Médine. Une qui est à l’Est et une qui est à l’Ouest. Et donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il y a entre les deux « labah », ces deux monticules de pierres noires tout comme Ibrahim a rendu sacré la Mecque. Ô Allah accorde leur des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (les unités de mesure, de volume). »
D’après Hourayrah, que Allah  l’agréé, il a dit : « Les gens lorsqu’ils cueillaient les premiers fruits de la saison, ils les ramenaient au Prophète ﷺ .Et le Messager de Allah  ﷺ prenaient de leurs mains les premiers fruits cueillis de la saison et il disait ce qui signifie : « Ô Allah accorde nous des bénédictions dans nos fruits, Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre ville. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre sa^. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre moudd .» Puis il appelait le plus jeune des enfants qui étaient présents et il lui donnait ce fruit pour qu’il le mange. »

La protection, la préservation de Médine l’illuminée contre Al Awra Ad Dajjal

La sortie de l’imposteur, celui qui se déplace beaucoup, qui est imposteur,  est un des grands signes annonciateurs du Jour du jugement. Et cette information fait partie des informations qu’on qualifie de mouttawatir, c’est-à-dire entendue par un grand nombre, transmise à un grand nombre qui rapporte à un grand nombre et ainsi de suite. De sorte que c’est inconcevable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et lorsqu’il va apparaître à la fin des temps, il va semer le mal sur terre. Il y aura de nombreuses choses extraordinaires qui vont avoir lieu par ses mains. Et entre autres choses extraordinaires, c’est qu’il va visiter toutes les villes du monde en une très courte période. Il ne sera empêché d’entrer dans aucune d’entre elles hormis les deux enceintes sacrées : celle de la Mecque et celle de Médine. Que Dieu les augmente en honneur et en gloire. Il est parvenu à propos du fait que Ad Dajjal, cet imposteur ne va pas fouler la Mecque et Médine des hadith. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, que le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une ville sans que l’imposteur hadith va fouler sauf la Mecque et Médine. Il n’y a pas une seule de ses entrées sans qu’elle soit gardée par des anges qui sont en rang qui la surveillent. Et il va faire halte dans un endroit. Médine tremblera à trois reprises et tous mécréants et hypocrites qui s’y trouvaient vont en sortir pour le rejoindre. »

Il y a également ce qui est rapporté à propos du Prophète ﷺ, qu’il a dit ce qui signifie : « Al massih Ad Dajjal, cet imposteur, ne va pas pouvoir entrer à Médine. Médine aura ce jour-là sept portes. Sur chaque porte, il y aura deux anges pour la surveiller. »

La préservation de Médine l’illuminée de la peste

Ta^oun, c’est du même rythme que fa^oul du mot ta^ana et ce n’est pas le sens d’origine qui est visé mais le mot a été utilisé pour indiquer la mort qui est généralisée. Les spécialistes de la langue, les  spécialistes de la jurisprudence et les médecins ont divergé quant à sa définition. La plupart d’entre eux sont d’avis que sa réalité, c’est une sorte de tumeur ou protubérance qui va pousser chez la personne suite à l’ébullition ou au fait que le sang devient très fort ou qui se déverse sur un membre et il va le corrompre. Ce qui est traduit communément par la peste. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agréé le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Sur chaque porte de Médine, il y aura des anges. De sorte que ni la peste ni l’imposteur Ad Dajjal ne pourront y entrer .»


Et d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, d’après le Prophète  ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Médine, Ad Dajjal va essayer d’y entrer et il va trouver des anges qui la garde. Il ne pourra pas s’en approcher ni la peste, si Dieu le veut. »

Le fait que la foi va se restreindre dans Médine l’illuminée

Quelque soit les difficultés dans les différentes villes et ce que les esclaves vont endurer pour leur foi, la foi restera à Médine l’illuminée car c’est à partir d’elle qu’il a jaillit et qu’il a éclairé le monde et remplit le monde.  Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi va se recroqueviller dans Médine, va se replier dans Médine tout comme un serpent se replie dans sa tanière ou dans son trou. »


Et d’après le fils de ^Oumar, que Dieu les agréé tous les deux, le Prophète  ﷺ  a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrangère et il redeviendra étrangère tout comme elle a commencé et il va se replier dans ses deux mosquées tout comme un serpent se replie dans son trou. »                     
Ibnou Hajar Al-‘Asqalaniy dans Al fath sa parole c’est-à-dire : « Tout comme le serpent sort de son trou pour rechercher ce qui lui permet de survivre et lorsqu’il craint quelque chose il se repli dans son trou, également la foi s’est propagé dans Médine et chaque croyant a en lui-même quelque chose qui lui mène à Médine en raison de son amour pour le Prophète  ﷺ . Et cela concerne toutes les époques parce qu’à l’époque du Prophète  ﷺ les croyants étaient attachés pour apprendre auprès de lui et à l’époque des compagnons et de leur successeurs c’était afin de prendre exemple sur leur guidée et après cela c’était pour visiter sa tombe ﷺ pour accomplir la prière dans sa mosquée pour rechercher les bénédictions par l’observation physique et les traces de ses compagnons.

L’intercession du Prophète SALLA en faveur de celui qui patiente pour le séjour à Médine l’illuminé

Le Prophète ﷺ intercédera et sera témoin le jour du jugement en faveur de celui qui va persévérer et restera ferme à Médine l’illuminé qui patientera face à ses difficultés et qui ne changera pas pour une autre ville. C’est pour cela qu’un certain nombre de compagnons sont attachés à s’y séjourner même dans les moments difficiles et les moments éprouvants. L’intercession « achchafa^ah » consiste à demander le bien en faveur d’autrui et il n’y aura pas quelqu’un qui n’est pas musulman qui va bénéficier de cette intercession. Ainsi le messager de ALLAH SA a dit ce qui signifie : « Mon intercession est réservée pour les grands les pécheurs de ma communauté. »


Ainsi, l’esclave de Az Zoubayr, a rapporté qu’il était un jour assis auprès de ^Abdou l-Lah le fils de ^Oumar au moment de la zizanie et une esclave à lui est venu lui passer le salam. Elle lui a dit : « Je voudrais quitter Médine, Ô ^Abdourrahman. La période est devenue difficile, éprouvante.» C’est alors que ^Abdou l-Lah lui a dit : « Reste plutôt parce que j’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire ce qui signifie : « Ceux qui patientent à la difficulté de Médine, je serai témoin en leur faveur ou intercesseur au Jour du jugement. » Sa parole ^alayhi s-salatou wa s-salam « témoin ou intercesseur » :

 
–  soit le « ou » est pour partager c’est-à-dire qu’il sera témoin en faveur de certains gens de Médine et intercesseur en faveur du reste,
– soit il est intercesseur pour les désobéissants et témoin en faveur de ceux qui sont obéissants,
–  soit il est témoin pour ceux qui sont morts durant sa vie et intercesseur pour ceux qui sont morts après lui, ou d’autres explications encore.
Et Al-qadi a dit : « Cette particularité est en plus de l’intercession en faveur des désobéissants ou des différentes personnes. C’est une particularité qui a une valeur supérieure à l’intercession qu’il aura aux autres désobéissants, en plus de son témoignage en faveur du reste de la communauté. » Il avait dit d’ailleurs ^alayhi s-salatou wa s-salam à propos des martyrs de Ouhoud : « Je suis témoin en faveur de cela. » Donc le fait qu’il ait spécifié par tout cela, c’est soit quelque chose d’additionnel, soit c’est une augmentation en degré et une part additionnelle. Il a dit également : « Il se peut que le « ou » ici ait le sens du « et » et dans ce cas-là, il sera en faveur des gens de Médine intercesseur et témoin. »

La multiplication de la récompense de la prière dans la mosquée Prophétique

Dieu a fait que la prière dans la mosquée prophétique est meilleure que la prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram qui se trouve à la Mecque. Et il a fait que la récompense de la prière dans cette mosquée du Prophète équivaut à la récompense de mille prières. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Une prière accomplie dans la mosquée que voici est meilleure que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram », c’est-à-dire celle de la Mecque.

Et d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu l’agréé lui et son père, il a dit : « Une femme s’est plainte de maladie, elle a dit : « Si Dieu me guéris je sortirai pour faire la prière à Jérusalem. Elle a guéri, elle s’est préparé pour aller faire la prière à Jérusalem. Maymounah, l’épouse du Prophète  ﷺ, est venue la saluer et elle lui a annoncé ce qu’elle envisageait de faire. C’est alors que Maymounah lui a dit : « Assieds toi et mange de ce que je t’ai préparé et fais la prière plutôt dans la mosquée du Messager. » Maymounah a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire : « Une prière dans la mosquée vaut mieux que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée de la Ka^bah. »

Le décès du Messager ﷺ à Médine et le fait qu’il y soit enterré

Cette faveur fait partir des plus éminentes des faveurs et des plus honorables. Son corps que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est le plus honorable des corps. Il n’y pas de doute que l’endroit qui regroupe son corps est bon et béni, surtout que les prophètes que Dieu les honore davantage, ont pour particularité d’être enterré là où il meurt. Et le Prophète ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, il cherchait quand était le jour où il se trouvait dans la pièce de ^A’ichah. Ainsi d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le Messager de Allah  ﷺ, posait la question lors de la maladie qui précédait sa mort, il disait ce qui signifie : « Et demain, je serai chez laquelle de mes épouses ? » Il cherchait quand était le jour de AICHAH. C’est alors que ses épouses ont compris, elles lui ont autorisé à être là où il voulait. Il restait dans la maison de ^A’ichah jusqu’à qu’il soit mort chez elle. ^A’ichah  a dit : « Il est mort le jour où il était chez moi, dans ma maison. Allah a retiré son âme et il avait sa tête qui était posée entre mon cou et ma poitrine et sa salive était mélangée avec la mienne. » Il y a en cela de la part du Prophète ALAHI SALAT l’indication du mérite de l’endroit où il a été enterré. Et c’est ce qu’ont compris les plus grands des compagnons, à leur tête Abou Bakr as-Siddiq, que Dieu l’agrée. Ainsi d’après Salam fils de ^Oubayd qui était un compagnon du Prophète, il a dit : «  Le Messager de Allah  ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, s’est évanoui de douleur puis s’est réveillé. » Jusqu’à la fin du hadith à propos de sa maladie et de son décès que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.


Et également dans ce hadith, il y a l’annonce de Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agréé, du décès du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam et la prière funéraire en sa faveur jusqu’à ce que le rapporteur du hadith  a dit : « Ils ont dit : « Ô toi, le compagnon du Messager de Dieu », il s’adressait à Abou Bakr as-Siddiq : « Est-ce que le Messager de Dieu est mort ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Allah, est-ce que l’on fait la prière en faveur du Messager de Dieu ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Comment cela ? » Il a dit : « Certains d’entre vous entrent dans la pièce, ils disent la parole Allahou ‘Akbar pour la prière funéraire, ils font des invocations puis ils sortent. Puis d’autres entrent, ils font la parole Allahou ‘Akbar de la prière funéraire, ils font cette prière, ils font des invocations, puis ils sortent. Ainsi de suite, jusqu’à ce que tout le monde passe. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Dieu, est-ce que l’on enterre le Messager de Dieu. » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Où ça ? » Il a répondu : « Dans l’endroit où Allah lui a retiré l’âme. Allah ne retire l’âme du Prophète que dans un endroit qui est bon. » Et d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Lorsque le Messager de Allah  ﷺ décéda, il y a eu divergences sur l’endroit de son enterrement. Alors Abou Bakr que Dieu l’agrée a dit : « J’ai entendu du Messager de Dieu une parole que je n’ai pas oubliée, il a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas fait mourir un prophète ailleurs que l’endroit où Allah agréé qu’il soit enterré. Alors enterrez-le dans l’endroit de son lit. » An Nawawiyy ainsi que As Salihi et d’autres ont rapporté du Qadi riyad l’unanimité que l’emplacement de la tombe du Prophète est le meilleur endroit sur terre et qu’il est meilleur  que la Ka^bah honoré. Et As Salihi a rapporté du Qadi, il a rapporté que la tombe du Prophète est meilleure que le trône, et, que la tombe du Prophète est meilleure que les cieux. Et Médine a d’autres que cela comme nombreux mérites qu’il est difficile d’énumérer vu le contexte. Ainsi Médine fait sortir les mécréants qui y sont enterrés et sa mosquée est l’une des seules mosquées vers lesquelles on peut accomplir un voyage. Et dans sa mosquée, il y a un jardin des jardins du Paradis. Et dans sa mosquée, il y a le minbar, la chah où le Messager ﷺ montait pour donner son discours qui se trouve devant son bassin et dans un des jardins du Paradis. Médine comporte également la mosquée de Qouba’ qui était une mosquée qui a été fondée sur la piété. Médine comporte également la montagne de Ouhoud, cette montagne que Allah agrée et que Son Messager aime. Elle comporte la vallée bénie.

Ô Allah accorde nous de visiter Celui que tu agrées le plus, Ton Prophète élu. Accorde-nous son intercession. Accorde de nous résider à ses côtés. Que Allah l’honore et l’élève davantage en degré ainsi que tous messagers que Allah a envoyés.

Page suivante »

%d blogueurs aiment cette page :