Chaykhaboulaliyah's Blog


Ne pas dévoiler

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

D’après ^A‘ichah (que Allah l’agrée), elle a dit : «  Nous étions toutes les épouses du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) auprès de lui. Aucune ne manquait. C’est alors que Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivée, elle marchait et sa marche était absolument identique à la marche du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Quand le Messager a vu sa fille, il lui a fait bonne accueil. Il lui a dit (ce qui signifie) :  « Bienvenue à ma fille ! », puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche (^A‘ichah a douté). Puis il lui a dit quelque chose à voix basse sans que les autres entendent, et elle s’est mise à pleurer à chaudes larmes. Quand il a vu qu’il était triste, il lui a dit quelque chose à voix basse et elle s’est mise à sourire. » ^A‘ichah a alors dit à Fatimah (que Allah les agrée toute les deux) : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’entre toute les femmes il t’a dit quelque chose à toi et toi tu te met à pleurer. » Quand le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit, ^A‘ichah a dit à Fatimah : « Qu’est-ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) t’a dit? », c’est alors que Fatimah à répondu à ^A‘ichah : « Je ne veux pas dévoiler le secret du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) », il lui avait dit à voix basse donc c’était pour que les autres ne l’entendent pas. ^A‘ichah a dit que après le décès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle est partit voir Fatimah à nouveau et lui a dit : « Je te demande avec insistance et j’aimerais que tu prenne en compte le droit que j’ai sur toi (c’est-à-dire le fait qu’elle soit l’épouse de son père). Dis-moi ce que le Messager t’a dit l’autre jour. » Fatimah lui a dit : «  Maintenant (que le Messager est mort) je peux te le dire. La première fois quand le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) m’a dit quelque chose à voix basse, il m’a dit que Jibril révisait le Qour’an avec lui une ou deux fois par an et que cette année il l’a révisé deux fois. Le Prophète a dit :  «  S’il la fait deux fois cette année, je crois que c’est parce que je vais bientôt mourir. Alors fais preuve de piété à l’égard de Dieu et patiente, je serais un bon prédécesseur pour toi (c’est-à-dire je vais te précéder pour la mort mais tu viendras après)» C’est pour cela que tu m’as vu pleurer.». Puis pour la consoler le Prophète lui avais dit : «  Ô Fatimah, ne serais tu pas heureuse si je t’annonce que tu es la meilleure des femmes de cette communauté . » Fatimah dit à ^A‘ichah à ce sujet : « C’est alors que tu m’as vu sourire. » Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Ainsi notre dame Fatimah fille du Prophète et de son épouse Khadijah, est la meilleure des femmes de cette communauté, tout comme notre dame Maryam mère de notre maître ^Iça est la meilleure des femmes de toute l’humanité, de toutes les communautés. Et la femme qui a le plus de science religieuse de toute l’humanité est notre dame ^A‘ichah.

Avec ce caractère, à savoir le fait de ne pas dévoiler le secret d’autrui, il se peut que tu gagnes le pardon de tes péchés.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui lave un mort et qui s’acquitte de son devoir envers lui (c’est un devoir de laver le mort musulman, le mettre dans un linceul, faire la prière en sa faveur et l’enterrer) et qui ne dévoile pas le secret qu’il voit de lui, il sortira de ses péchés comme quand sa mère l’a mise au monde », rapporté par Ahmad dans son Mousnad.

Regardez le bienfait de laver le corps du mort, de ne pas dévoiler son secret, ceci te permet d’avoir tous tes péchés pardonnés.

Ne pas dévoiler le secret des croyants, c’est un signe de foi complète. Le croyant est respectable, tu ne vas pas le dévoiler. Ne pas dévoiler les secrets des croyants c’est un signe de complétude de la foi.

D’après le compagnon Anas Ibnou Malik (Que Allah l’agrée), le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il n’y a pas de doute que tu attends de ton frère qu’il ne dévoile pas tes intimités, c’est quelque chose de connu que tu t’attende à ce que ton frère ne dévoile pas tes intimités et qu’il ne cite pas tes défauts. Et si tu vois que ton frère ne se comporte pas comme tu le souhaites, c’est-à-dire qu’il cite tes défauts et qu’il dévoile tes intimités, tu vas être très en colère contre lui, tu ne vas pas apprécier que ton frère dévoile tes défauts. Si toi tu t’attends à ce que ton frère ne dévoile pas tes défauts, pourquoi serais-tu étonné de son comportement si toi tu ne lui cache pas ses défauts, toi à ton tour tu dévoile ses secrets. Beaucoup de gens attendent que les autres se comportent avec eux d’une certaine manière alors que eux ils ne se comportent pas avec les autres de cette manière-là. Si eux diffusent les secrets des gens pourquoi ils s’étonnent et s’attendent à ce que les gens ne diffusent pas leurs secrets. Ces gens-là sont semblables à ceux que Allah a blâmé dans le Qour’an, dans sourat Al-Moutafifin par Sa Parole qui signifie : «  Malheur à ces moutafifin, ce sont des gens qui lorsqu’ils vont acheter leur marchandise chez les gens, ils vont prendre tout leur droit, mais lorsqu’ils vont vendre ils vont diminuer, ils vont tromper les gens ». Ils veulent que les gens ne dévoilent pas leur secret tandis que eux ils dévoilent le secret des gens.

Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Moustadrak de Al-Hakim que notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui voit une intimité d’un musulman et il la cache, alors sa récompense est semblable à celui qui tire de sa tombe une fille qui a été enterrée vivante ».

Il y a un saint qui se nomme Hatim Al-Asamm, Al-Asamm signifie le sourd. Lui n’était pas sourd mais il a été surnommé ainsi car une fois il était dans un commerce, en étant soit commerçant soit vendeur et il y a une femme qui est entré pour acheter quelque chose. Cette femme a laissé échapper un gaz qui a émis un bruit, elle a eu honte. Lorsqu’elle s’est avancé vers lui pour lui demander quelque chose, il lui a dit : « Hein ?! Quoi?! Qu’est-ce que tu dis ? ». Il lui a fait croire qu’il était sourd, elle a été apaisée. Observez l’élégance de ceux qui ont atteint la sainteté. Celui qui prend connaissance de l’intimité d’un musulman et ne la dévoile pas, il est semblable à celui qui sort de sa tombe une fille enterrée vivante.

Ce hadith est sahih. Il nous annonce que celui qui voit une intimité, quelque chose qui peut être source de pudeur ou qui dérange le musulman, il n’aime pas qu’on en prenne connaissance et quelqu’un en prend connaissance, si quelqu’un ne la dévoile pas, la dissimule, il ne la propage pas aux gens, il aura une récompense comme la récompense de celui qui sauve une petite fille qui a été enterrée vivante. Les arabes dans la jahiliyyah enterraient leur fille vivante par honte, c’était une source de problèmes selon eux.

Le fait de dévoiler un secret peut être une source de rupture entre un musulman et sa famille ; et ceci va détruire les liens familiaux et sociales.

Mouslim et Abou Dawoud ont rapporté du compagnon Abou Sa^id Al-Khoudriyy (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Parmi les plus mauvais des gens au jour du jugement, c’est le cas d’un homme qui épouse une femme, il lui donne ses secrets et elle lui donne ses secrets, puis il va divulguer les secrets de sa femme. » Les choses qui sont intimes à elle, il va en parler aux gens, celui-là fait partie des pires des gens. C’est-à-dire il dévoile ce qui se passe lorsqu’un homme et son épouse sont seuls dans l’intimité.

Il a été rapporté à propos de quelqu’un parmi les gens de mérite qu’il fut été interrogé au sujet d’une femme qui était son épouse mais qu’il a divorcé. Elle s’est mariée avec quelqu’un d’autre. Les gens ont voulu savoir comment elle était. Certains ont une curiosité déplacée. Il leur a dit : «  Pourquoi voulez-vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? ». Regardez comment ne pas divulguer le secret d’autrui. C’est cela la signification de ne pas dévoiler le secret d’autrui.

^Oumar Ibnou ^Abda l-^Aziz (que Allah l’agrée) a dit : «  Les cœurs sont des récipients pour les secrets. Les lèvres sont les serrures de ces secrets et les langues sont les clés, alors que chacun préserve bien les clés de son secret. »

Ton secret, si tu n’es pas capable de le garder chez toi et que tu le confie à autrui, sache que autrui ne fera pas mieux que toi. Si toi tu n’as pas réussi à garder, comment tu espères que les autres vont te le garder.

Celui qui est censé, il convient qu’il enfouisse son secret et qu’il ne laisse apparaître que ce qu’il veut faire apparaître. Il ne va pas agir en secret pour faire des choses qu’il n’aimerait pas que les gens voient ; parce que même si les gens ne le voient pas, Allah le voit. Rien n’échappe à la Science de Allah.

Ibnou Hibban a rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Allah a révélé à notre maître Ibrahim dix livrets et il a cité dans ces livrets que celui qui est censé devrait être conscient de ce qui se passe à son époque (par exemple : il sait qu’il y a un groupe égaré qui s’appelle les wahhabites et que ces gens-là diffusent une croyance qui est fausse que Allah est dans le ciel alors que la croyance qui est correcte c’est que Dieu est sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps. Il est également conscient que il y a un partie qui s’appelle les frères musulmans qui déclarent mécréants ceux qui n’appliquent pas la Loi islamique et que leur croyance est contraire à la croyance de l’Islam. Il est conscient qu’à son époque il y a un partie qui s’appelle Hizbou tahrir qui prétendent que l’Homme est créateur de ses actes et cela aussi c’est un mécréance. Celui qui est conscient n’est pas déconnecté.), et il veille à corriger son état (il apprend ce qui est obligatoire et il l’accomplit, il apprend ce qui est interdit et il évite les péchés) et il préserve sa langue. » Il ne va pas trop parler sauf pour ce qui lui est profitable. Celui qui a su qu’il sera interrogé sur ses œuvres et aussi sur ses paroles alors il ne va pas dire ce qui sera une source de honte ou de regret au jour du jugement.

 

Notre belle religion respecte le vivant et le mort, et c’est une religion qui diffuse les caractères méritoires chez les gens. La plus grande des grâces, le plus grand des bienfaits que Dieu accorde aux gens c’est d’être musulman. Et cette grâce est suffisante. Celui qui a obtenu l’Islam c’est comme s’il n’avait été privé de rien du tout. Ce bienfait, le fait d’être musulman, celui qui le conserve toute sa vie du bas-monde et jusqu’à mourir ainsi, il sera heureux dans sa tombe et dans l’au-delà.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse mourir sur la Loi qu’Il agrée et qu’Il nous ressuscite au Jour du Jugement sur cette religion.

Parmi les conseils, il y a que l’un d’entre nous ne prenne pas pour compagnon quelqu’un qui l’éloigne de la piété parce que ce compagnon peut l’entraîner au mal. Ne tenez la compagnie que de quelqu’un qui aide dans l’accomplissement de la religion. Et ne regardez pas beaucoup la télévision. La télévision aujourd’hui et même les écrans comme internet, beaucoup de choses enseignent la corruption. C’est quelque chose qui égare l’esprit. Celui qui regarde tout le temps tout le temps la télé, son âme va avoir un penchant pour les loisirs et pour les péchés. Il va être enclin aux loisirs et aux péchés. Son esprit va s’éloigner de l’objectif qui est de conserver la religion. Son état va empirer. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne cherche la compagnie que du croyant qui est pieux. », c’est-à-dire en priorité tient la compagnie du pieux, celui qui ne t’emmène pas vers le péché mais au contraire qui t’emmène vers le bien. Certains élèves lorsqu’ils sont jeunes, lorsqu’ils voient la télé leur âme est corrompue. Leurs cœurs et leurs âmes pourrissent et ils sont emmené vers la corruption, vers leur perte. S’il tient la compagnie de quelqu’un qu’il ne tienne pas la compagnie de quelqu’un qui va lui corrompre sa religion. Recherchez la compagnie de celui qui a un bon état ; que ce soit l’élève avec les élèves à l’école, les étudiants avec les étudiants à l’université, les gens au travail, les femmes avec leurs voisines, les hommes avec leurs voisins ; recherchez toujours ceux qui ont un bon état. Si vous en trouvez tant mieux, si vous n’en trouvez pas ne prenez pas la compagnie de celui qui va vous entraîner vers le mal.

 

Par ailleurs veillez à accomplir les cinq prières dans leur temps. Veillez à accomplir la prière de As-Soubh dans son temps. A cause de la télé, la plupart des gens ne font pas la prière de As-Soubh dans son temps. A cause des veillées devant la télé ils sont privés de beaucoup de bienfaits. Le fait de suivre les habitudes des non-musulmans c’est cela qui a été la cause pour entraîner les musulmans dans cet état que l’on voit aujourd’hui. Par le passé, les musulmans accomplissaient la prière du ^Icha‘ puis ils dormaient directement. Ils ne perdaient pas leur temps à regarder la télévision ou à regarder des émissions ou à rigoler ou à jouer aux cartes. Ils faisaient la prière du ^Icha‘ puis ils s’endormaient et ils se réveillaient avant l’aube pour faire des prières surérogatoires, puis pour faire la prière de l’aube et ils ne dormaient pas tout le reste de la journée jusqu’à la nuit suivante. Voilà les bonnes habitudes ! Il y a énormément de bonnes choses dans le temps du soubh. Celui qui fait la prière de As-Soubh dans son temps, puis il récite trois fois :

بِسْمِ اللّهِ الَّذِى لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ في الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a-smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa houwa s-Sami^ou l-^Alim)

ou il reste dans la position qu’il avait en terminant la prière de As-Soubh et après avoir passé le salam, il ne bouge pas ses jambes, il dit dix fois : لا إله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير

(La ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulk wa lahou l-hamd wa houwa ^ala koulli chay’in qadir)

il aura énormément de bienfaits toute sa journée jusqu’au soir. Et si il récite la même chose après la prière du Magrhib, Allah le préserve du mal du chaytan et de la niusance des jinns. A notre époque, après la prière du ^Icha’ les gens veillent pour discuter des sujets du bas-monde ou devant la télévision, et ils vont être privé du bienfait d’accomplir la prière de As-Soubh dans son temps.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne considérait pas cela comme étant une bonne chose. C’est déconseillé de discuter des sujets du bas monde après la prière de Al-^Icha‘.

Comment faisait le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)

Il faisait la prière de Al-^Icha‘ et il dormait, puis quand c’était le milieu de la nuit il se levait, il faisait le woudou‘ et il faisait des prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se réveillait, il faisait le woudou‘ et les prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se levait à l’appel de l’aube qui annonce que l’aube va bientôt entrer, puis lorsque la prière de l’aube était entrée annoncée par le deuxième appel, il accomplissait la prière de l’aube et il retournait se coucher le soir.

C’est ainsi que se comportaient les gens par le passé, ils accomplissaient la prière de Al-^Icha‘ puis ils allaient se coucher. Et celui qui révise ses cours avant la prière de l’aube, cela c’est un temps qui est béni. L’esprit est vif à ce moment-là, avant le temps du début du temps de As-Soubh. Celui qui se réveille avant le temps de l’aube, une heure avant, son esprit est très réceptif pour qu’il mémorise les cours. C’est un bon moment pour mémoriser les cours.

 

Les épreuves

Posted in Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves », ce hadith est sahih et a été rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Ce hadith du Prophète veut dire que si Allah veut pour Son esclave de hauts degrés alors Il fait que des épreuves du bas monde s’abattent sur lui. Il lui fait subir un flot d’épreuves du bas monde. Il le préserve des épreuves dans la religion et Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la nuisance des gens, et ce qui est de cet ordre. Quelques soit les variétés de ces épreuves, les épreuves du bas monde sont nombreuses. Certains perdent tous leurs biens à cause par exemple de bombardements, ou à cause de pillages. Les pervers, les grands pécheurs, les non-musulmans lui enlèvent ces biens. Cela c’est une épreuve. Et celui qui a des blessures sur le corps, cela aussi c’est une épreuve. Que ces blessures aient entraîné sa mort ou pas, cela s’appelle une épreuve car il a enduré ces blessures puis il a guérit par exemple. Ce sont là des exemples d’épreuves du bas-monde. Pour ce qui est des épreuves dans la religion c’est comme celui qui est éprouvé par le fait qu’il délaisse la prière ou encore de boire de l’alcool ou de consommer du bien qui est interdit ou ce qui est de cet ordre comme péché. Ce sont là des exemples d’épreuves dans la religion. Celui pour qui Allah veut du bien, celui parmi Ses esclaves qu’Il agrée, qu’il soit humain ou jinn, Allah lui multiplie les épreuves du bas-monde. Et Il le préserve des épreuves de la religion. Il ne convient pas que la personne soit pessimiste si jamais elle commence à s’activer, à s’appliquer dans les actes d’adoration de Dieu puis qu’il lui arrive des épreuves, il ne convient pas qu’elle se relâche. La personne ne va pas dire : « Je ne trouve pas de bonheur dans l’adoration. Le fait que je m’active dans les actes d’adoration ne m’a pas profité parce que les épreuves sont devenu nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration ou à l’obéissance », il ne convient pas de dire cela. C’est une duperie un tel raisonnement. Il s’est laissé entraîner par le chaytan. Le chaytan va lui dire : « Toi avant que tu te consacre aux actes d’adoration tu étais tranquille, tu étais heureux. Maintenant que tu t’es appliqué dans les actes d’obéissance, regarde ce qu’il t’arrive ! » c’est comme cela que le chaytan essaye de démotiver la personne. Cela pour le ramener à son état d’insouciance. C’était quelqu’un qui avait une volonté, qui s’était mis à s’appliquer, de faire preuve de sérieux pour agir en bien pour gagner l’Agrément de Dieu. Mais le chaytan va essayer de l’entraîner vers l’arrière. C’est là un des pièges du chaytan. Il convient au musulman du moment que sa religion est sauve, du moment où il a préservé son attachement à la religion, même si les épreuves deviennent nombreuses, il convient qu’il remercie Dieu qui l’a éprouvé. Si ces épreuves étaient des épreuves dans son argent, si c’était des épreuves dans son corps, si c’était des épreuves parce que les gens lui nuisent comme beaucoup de gens aujourd’hui qui s’acharnent sur autrui, notamment sur quelqu’un qui applique la religion et qui essaye d’éviter les péchés, le chaytan les remonte ; si il a des épreuves comme celles-ci qu’il remercie Allah. Qu’il ne se rebelle pas contre Dieu parce que même si ces épreuves sont dans le bas-monde, même si ces épreuves sont une cause de mal pour lui, même si ces épreuves lui nuisent, ces épreuves selon le Jugement de Dieu sont une cause d’élévation en degrés. Ces épreuves sont une cause pour qu’il soit encore meilleur.

 

Combien de prophètes ont été assassinés par les fils de ‘Israil alors que les prophètes sont les meilleures des créatures de Dieu. Et les prophètes ne sont pas négligeables. Ce ne sont pas des gens qui n’ont pas de valeur selon le Jugement de Dieu, au contraire ce sont des gens qui ont un très haut degrés selon le Jugement de Dieu. Malgré cela Allah les a éprouvés. Parmi les prophètes il y en a qui ont été éprouvé par le mal des gens, les gens leur ont fait du mal. Les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup de prophètes. Yahya par exemple, il est le cousin du Prophète ^Iça. Leurs mères étaient des sœurs. La mère de Yahya c’est la sœur de Maryam. Yahya a subit beaucoup de nuisances jusqu’à son assassinat. Les fils de ‘Israil l’ont tué. Tuer un prophète c’est de la mécréance et insulter un prophète c’est de la mécréance. Le tuer c’est plus grave. Il y avait à son époque un roi qui avait une épouse. Cette épouse est devenue âgée. Elle a perdu sa beauté. Cette femme avait une fille qui n’était pas la fille du roi. C’est une fille qu’elle avait eu d’un autre homme et qui avait grandi auprès du roi. La femme a dit à son mari qui était roi : « Épouse ma fille ! » parce qu’elle ne voulait pas perdre la situation confortable qu’elle tirait du fait d’être femme de roi. Du fait qu’elle était devenue âgée et qu’elle ne voulait pas s’éloigner de la sphère du roi, elle a proposé au roi d’épouser sa fille. Mais ce roi lui a dit : « Je vais demander à Yahya si cela est permis pour moi ou pas d’épouser ta fille ». Lorsqu’il a posé la question au Prophète Yahya ^alayhi s-salam, Yahya lui a dit : «  C’est interdit (haram) ». C’est interdit qu’un homme épouse la fille sa femme.

 

Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a un petit détail qui est mentionné dans le Qour’an. Si un homme épouse une femme et cette femme a une fille, cette fille ne devient pas interdite à l’homme par ce contrat de mariage, mais c’est lorsqu’il consomme le contrat de mariage qu’elle devient interdite à jamais ; c’est-à-dire que si il épouse cette femme mais ne la touche pas puis qu’il la divorce ou qu’elle meurt, il peut épouser la fille. Mais si il consomme avec la mère, il ne peut plus épouser la fille. Ce détail est explicitement cité dans le Qour’an.

 

Puis le roi a dit à sa femme : « Mais Yahya a dit que je ne peux pas épouser ta fille ». Elle lui a dit : « Vas tuer Yahya ! Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux. » Il a pris la parole de cette femme et il a tué Yahya. On lui a ramené la tête de notre maître Yahya dans un sceau. Une partie du sang de la tête de Yahya est tombée sur le sol. Le sang s’est mis en ébullition. Le sang n’a pas voulu se calmer et la terre n’a pas absorbé le sang. Allah a fait qu’un roi mécréant vienne d’Iraq pour les tuer, il a tué soixante-dix mille d’entre eux, c’est ainsi que le sang de Yahya s’est apaisé. Le sang est resté en ébullition jusqu’à ce que soixante-dix mille personnes aient été tuées. Yahya est un prophète qui est honorable, qui a un haut degrés selon le jugement de Dieu. Il n’était pas négligeable selon le Jugement de Dieu. Allah a fait que ce roi mécréant ne s’attaque à notre maître Yahya et ne le tue jusqu’à ce que on ramène la tête de Yahya dans un sceau. Cela n’était pas parce que Yahya n’avait pas de valeur ou ne comptait pas, non pas du tout. Mais c’était pour que Allah élève d’avantage en degrés notre maître Yahya. Les épreuves du bas-monde sont une cause d’élévation en degrés. C’est pour cela que l’on dit au sujet de notre maître Yahya que son corps est enterré dans un endroit et que sa tête est enterrée dans un autre endroit. Ils ne sont pas dans le même endroit. Dans la ville de Saïda au Liban, il y a un maqam on dit que c’est le maqam de notre maître Yahya, ^alayhi s-salam. Les gens vont visiter cet emplacement. Mais il y a un autre emplacement, c’est-à-dire que ce n’est pas une certitude.

 

Son père également qui s’appelle Zakariyyah, il a été tué par les mécréants de Banou ‘Israil. Vous voyez comme les mécréants de Banou ‘Israil ils sont connu pour être des gens qui tuent les prophètes, qui assassinent les Prophètes. Yahya et Zakariyyah ont les a connu par leurs noms et on a su qu’ils sont des prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil. Par contre, il y a eu beaucoup de prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil mais on ne connaît pas leurs noms. Il y a eu beaucoup d’autres prophètes qui ont été tué par les mécréants des fils de ‘Israil. C’est dans le Qour’an, Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali ^Imran, ‘ayah 181 ce qui signifie : «  Et ils ont assassiné injustement des prophètes » c’est-à-dire que les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup, beaucoup de prophètes. Et il y a beaucoup d’autres épreuves, autre que l’assassinat, que les prophètes ont supporté. Ils ont subi des maladies, des nuisances des gens, et autre. Ils ont subi beaucoup d’épreuves.

 

Notre maître Nouh ^alayhi s-salam a patienté, il invoquait Allah. Il disait à son peuple : « Entrez en Islam ! », il leur disait : «  Soyez des croyants, délaissez ces idoles que vous adorez ». Il est resté neuf cent cinquante ans a appelé les gens à l’Islam. Il disait : « Adorez Allah et délaissez ces choses qui ne méritent pas d’être adorées ». Notre maître Nouh a supporté l’injustice de son peuple qui l’insultait, qui se moquait de lui. Il a subit énormément d’épreuves de la part de son peuple.

 

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que Dieu l’honore et l’élève d’avantage en degrés ainsi que ses frères prophètes, il a subit énormément d’épreuves de la part des associateurs. Il a subit beaucoup de maladies. Quand il avait une fièvre, sa température était le double de ce que les gens pouvaient avoir. Sa température et la difficulté que cela entraînait pour lui était le double de ce que les gens pouvaient endurer. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Al-Harth Ibnou Souay d’après ^Abdou l-Lah il a dit : «  Je suis entré visité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il supportait la maladie. Je lui ai dit : « Ô Messager de Dieu, tu subis une grande maladie là ! » », le Messager a dit ce qui signifie : « Oui je subis une maladie, le double de ce que vous subissez habituellement ». Le compagnon a demandé : « Est-ce que c’est parce que vous les prophètes vous obtenez le double de la récompense ? », le Messager a dit ce qui signifie : « C’est vrai nous subissons le double de vos maladies parce que elles sont le double en récompense. Mais chaque musulman qui subit une épreuve même si c’est une épine qui lui rentre dans le doigt ou plus grave encore, ce sera une cause pour que Allah lui expie de ces mauvaises actions. » Les péchés du musulman tombe de lui comme les feuilles tombent des arbres. S’il patiente face à l’épreuve, le musulman sera expié de ces péchés.

 

Beaucoup lorsqu’ils s’attachent à l’obéissance et à la piété, ils subissent un manque dans leurs ressources, dans les finances. Mais il ne convient pas à l’homme de délaisser les actes d’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis à la personne dans ce cas-là : « Je n’ai pas de plaisir dans les actes d’adoration. Depuis que je m’attache aux acte d’adoration il m’arrive des épreuves. » Il n’est pas permis de se rebeller contre Dieu.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Hakim et Al-Bazzar a dit ce qui signifie : «  Lorsque ‘Adam est sorti du Paradis, Allah lui a donné en tant que provision des fruits du Paradis et Allah lui a enseigné les différents métiers du bas-monde. Les fruits que vous avez dans ce bas-monde proviennent du Paradis, sauf que les fruits du bas-monde pourrissent tandis que les fruits du paradis ne pourrissent pas ». La signification du hadith est que Allah a accordé à ‘Adam des fruits du paradis en tant que provision. Et ces fruits que nous avons dans le bas-monde viennent de ces fruits qui sont venus du paradis, sauf que les fruits qui sont sortis du paradis sont des fruits qui ne pourrissent pas, qui ne sont pas altérés quand ils sont au paradis, quant au fruits du bas monde qui viennent des fruits du paradis pourrissent et changent. La signification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah a enseigné à ‘Adam les métiers, comment travailler le faire, l’agriculture, comment semer, comment récolter, la couture, comment extraire l’argent du sol, comment extraire l’or, comment en fabriquer des pièces de dirham et de dinar. Et ‘Adam l’a enseigné à son tour à ses enfants. Ce paradis dans lequel ‘Adam se trouvait c’est le paradis de l’éternité. Ce n’est pas comme l’ont dit certains calomniateurs qui prétendent que ‘Adam était sur un jardin sur terre, c’est un mensonge. Il y a un homme qui s’appelle ^Afif Tabara qui a sois-disant fait un exégèse de Jouzz ^amma, la dernière partie du Qour’an, et il a dit ces propos. Il a déformé la Loi de Allah. Il y a beaucoup de gens qui écrivent des livres mais ce ne sont pas des savants. Que Dieu les maudisse, ce sont des gens qui falsifient la Loi de Allah pour de l’argent.

 

Adam était un prophète, il était messager. C’est lui qui a enseigné à ses enfants l’Islam, il a enseigné à ses enfants la prière, il a enseigné à ses enfants le jeûne et autre que cela. Il a dit à ses enfants que c’était interdit à l’un de ses fils d’épouser sa sœur jumelle de la même grossesse. Hawwa’ avait des grossesses en ayant à chaque fois un garçon une fille, des jumeaux. Il était interdit à un garçon d’épouser sa sœur de même grossesse, sa jumelle. Mais il lui était permis d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle, cela pour une sagesse évidente : afin que l’humanité puisse se multiplier. Et d’autres sujets encore parmi les sujets de la religion, il leur a enseigné. Si ce n’était notre père ‘Adam qui a enseigné à ses enfants la religion, qui a enseigné à ses enfants les moyens de subsistance, les humains seraient comme des animaux. ‘Adam a un très grand mérite sur la totalité des humains. Ce n’est pas comme certains groupes qui attribuent à ‘Adam le défaut, ils manquent de respect à ‘Adam. Ils considèrent ‘Adam comme étant le plus grand des criminels. Ils considèrent qu’il a commis le péché capital, ceci est un manque de respect envers le Prophète de Dieu. Le péché que ‘Adam a commis est qu’il a consommer d’un arbre un fruit qui lui était interdit ainsi qu’à son épouse, c’est tout. ‘Iblis était au paradis et il adorait Allah avec les anges. ‘Iblis était musulman auparavant. Il a envié ‘Adam. Le premier péché qui fut commit est l’envie, le fait de jalouser quelqu’un. C’est ‘Iblis qui a commis le premier ce péché, c’est-à-dire ne pas supporter que Allah accorde un bienfait à quelqu’un en se disant : « Pourquoi lui et pourquoi pas moi ? » et en oeuvrant pour retirer ce bienfait que l’autre a. ‘Iblis a commis la jalousie, il a dit :  « Pourquoi ils se prosternent pour lui et pas pour moi, je suis meilleur que lui ». Allah a ordonné aux anges et Il a ordonné aussi à ‘Iblis de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect afin qu’ils sachent que cette créature ‘Adam et ceux qui vont venir après lui parmi les prophètes sont les meilleures des créatures. C’est par jalousie qu’il a essayé de le provoquer au péché. Il leur a suggéré de consommer de cet arbre dont le fruit avait été interdit. ‘Adam a consommé de cet arbre, lui et son épouse Hawwa’ et ils ont été sortis du Paradis. Leur sortie du paradis n’était pas une punition car ils sont sortis du paradis après que Allah a pardonné à ‘Adam. Il a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés du Prophète Mouhammad. ‘Adam a su que Mouhammad avait un très haut degrés car il a vu écrit sur le trône : « La ‘ilaha illa l-Lah, Mouhammada r-raçoulou l-Lah », il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. ‘Adam a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés de Mouhammad et Allah lui a pardonné ; il est sortir du paradis plus tard. Et même le fait d’avoir consommer le fruit de l’arbre ce n’était pas un grand péché, ce péché compte parmi les petits péchés. Celui qui dit que ‘Adam n’est pas un prophète est mécréant. ‘Adam est un prophète messager. Certains wahhabites ont dit qu’il n’est pas prophète et d’autres ont dit qu’il n’est pas messager. Mais comme il n’y avait pas d’autres humains que ces descendants directs, ils étaient musulmans. C’est pour cela que c’est Nouh qui a été appelé le premier des messagers car il est le premier a avoir été envoyé à des mécréants. On dit de ‘Adam qu’il est prophète et qu’il est messager. Tout messager est également prophète mais ce n’est pas tout prophète qui est messager. Il y a des prophètes qui ne sont pas des messagers mais tous les messagers ont dit qu’ils sont des prophètes.

 

Nouh ^alayhi s-salam a été appelé le premier messager dans le sens qu’il a été le premier à être envoyé à des non-musulmans, ceux qui l’ont précédés ont été envoyés à des musulmans. C’est de ce point de vu qu’il est le premier, mais dans l’absolu le premier des messagers est ‘Adam. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréants parmi les humains. Tous ces enfants étaient musulmans, les enfants de ces enfants, tous étaient musulmans. Après lui, il avait un fils qui s’appelle Chith, dans la littérature occidentale il est appelé Seth, il est le fils de ‘Adam. Après le décès de ‘Adam, Allah a révélé à Chith, Chith est alors devenu prophète. Et après la mort de Chith, Allah a envoyé ‘Idris aux musulmans qui étaient à son époque. Il n’y avaient pas de non-musulmans parmi les humains à ce moment-là, tous adoraient Allah et n’adoraient nul autre que lui. Mais après la mort de ‘Idris, la mécréance s’est installée parmi les humains et s’est diffusée. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. Allah a envoyé Nouh pour les faire revenir à l’Islam. C’est pour cela que Nouh a été surnommé le premier messager mais cela ne veut pas dire que ‘Adam n’était pas un messager. Au jour du jugement lorsque les humains seront exposés à la chaleur du soleil et ce sera une exposition très difficile, certains vont dire : « Ô mon Seigneur, soulage moi de cette exposition même en me mettant en enfer ! », à ce point-là.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après Abou l-Ahwas, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud a dit ce qui signifie : « Le non-musulman après l’exposition de ces œuvres au jour du jugement, il sera noyé dans sa transpiration (à cause du soleil qui va se rapprocher), il dira : «Ô Seigneur soulage moi-même ne me mettant en enfer » », rapporté par AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir.

 

Les gens vont demander l’intercession de ‘Adam pour qu’il les délivre de cette exposition au soleil et il leur sera dit : «  Allez voir Nouh le premier des messagers », mais cela ne signifie pas que Nouh est le premier dans l’absolu. Mais cela veut dire que c’est le premier messager à être envoyé à des non-musulmans. C’est cela la signification du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans lequel figure la phrase qui signifie : « Allez voir Nouh le premier des messagers ». Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ils vont aller voir Nouh et ils vont lui dire : « Ô toi Nouh tu es le premier des messagers aux gens sur terre » ». Du point de vu qu’il est le premier à être envoyé aux gens sur terre. Le premier dans l’absolu est ‘Adam, puis Chith, puis ‘Idris. Ceux qui disent que Nouh est le premier dans l’absolu, ils sortent de l’Islam car leur parole revient à renier la prophétie de ‘Adam, de Chith et de ‘Idris. Allah tabaraka wa ta^ala a créé ‘Adam au paradis et il a sortir une des côtes de la cage thoracique et à partir de cette côte Il a créé Hawwa’. Et Il lui a donné en tant qu’épouse. Celui qui contredit à ce sujet, il devient mécréant. C’est le Qour’an qui nous a appris cela. Dans le Qour’an, dans sourat An-Niça‘ le premier verset, Allah dit ce qui signifie : «  Il vous a créé à partir d’une seule personne et de cette personne Il a créé son épouse », la seule personne ici c’est ‘Adam et son épouse c’est Hawwa’. Tous les groupes humains c’est leur croyance. Que ce soient les juifs, que ce soient les chrétiens, que ce soient les mazdéens, que ce soient les bouddhistes, tous ce sont leur croyance que les humains sont créé de ‘Adam et Hawwa’. Et d’autres encore. Mais il y a un homme qui a contredit à ce sujet c’est Sayyid Qoutb. C’est un non-musulman. Il a un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an qu’il a appelé Fi dhilali l-Qour’an. Il a prétendu que Hawwa’ n’a pas été créé de ‘Adam.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Recommandez-vous le bien envers les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim,

 

et dans la version de AtTabaraniyy le Messager a dit ce qui signifie : «  La femme a été créée à partir d’une côte qui est tordue ».

 

Le parti qui s’appelle le parti des frères musulmans ils suivent cet homme qui un égyptien, qui est un non-musulman, c’est quelqu’un de pervers comme son groupe. Il est mort depuis environ soixante-dix. Ce n’était pas un savant mais c’était quelqu’un qui savait parler. Il a composé un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an dans lequel il a déformé les sens du Qour’an. Il y a cité ce qu’aucun savant musulman n’a dit depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. Pour ce parti qui s’appelle le parti des frères musulmans, pour eux, c’est un imam c’est un modèle, ils l’ont suivi. Il a eu beaucoup de gens qui l’ont suivi. Entre parenthèse lui-même il était athée, il était marxiste, il l’a lui-même reconnu. On a pas connaissance qu’il a appris la science auprès d’un quelconque savant, d’un quelconque chaykh. Il n’était que journaliste. Il a dit à son groupe : «  Ces gouverneurs qui gouvernent dans les pays musulmans, ils n’appliquent pas la Loi islamique ce sont des mécréants et ceux qui sont des administrés pour ces gouverneurs eux aussi ce sont des mécréants ». En Syrie, avant même les événements que l’on connaît aujourd’hui, ils ont tué beaucoup de personnes et en Algérie aussi ils ont tué beaucoup de personnes dans les 90. Puis il a trompé les gens, il a dupé les gens. Il a encouragé les gens à déclarer mécréants les musulmans. En disant dans sa thèse, son tafsir : « Celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi de l’Islam, même pour une seule question, alors il n’est pas musulman. Il les a trompé en citant un verset du Qour’an et il l’a fait sortir de son contexte. Il lui a donné un sens qui est faux. Il a pris le verset 44 de sourat Al-Ma‘idah et il a déclaré mécréants tous les gouverneurs de pays musulmans ainsi que les administrés. Et son groupe l’a suivi en cela. Alors que ces gens-là maintenant, moi-même j’ai entendu l’un d’entre eux à la radio parler, lorsqu’ils ont pris le pouvoir ils n’ont pas appliqué le Qour’an comme ils le prétendaient, ils appliquent les règles qui sont coutumières de notre époque que les gens ont mise en place. Ils prétendent que celui qui ne gouverne pas selon le Qour’an même en une seule question, il est mécréant mais eux lorsqu’ils ont eu le pouvoir ils n’appliquent pas la Loi islamique, est-ce qu’ils vont se déclarer mécréants eux-mêmes ? Ce parti connu sous le nom des frères musulmans ils appliquent le Qour’an dans cinq sujets : le mariage, le divorce, la vente, l’achat et le don. Mais pour autre que cela ils n’appliquent pas le Qour’an.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, celui en faveur de qui le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait des invocations pour que Allah lui accorde la bonne compréhension du Qour’an, il a expliqué ce verset par lequel Sayyid Qoutb a déclaré mécréants les gouverneurs des pays musulmans. Il a dit que ce verset signifie que celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi révélée, il commet un grave péché qui ressemble à la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. Le péché de celui qui gouverne et qui n’applique pas la Loi de l’Islam, son péché est grave, il ressemble à de la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. C’est ainsi que l’exégète par excellence du Qour’an, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas le cousin du Prophète, le fils de son oncle paternel, a expliqué ce verset.

 

Et Al-Bara‘ Ibnou ^Azib (que Allah l’agrée) a dit : « Ces versets ont été révélés à propos des non-musulmans, ce n’est pas des versets qui ont été révélés à propos des musulmans ». Ils ne s’agit pas des musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam, il s’agit des non-musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam. Ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs. Il y a trois versets à ce sujet : ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs, ce sont des mécréants. C’est donc une insistance sur ces gens-là qui ne sont pas déjà musulmans puis qui en plus commettent une autre mécréance puisqu’ils ont déformé la Loi de Dieu et qui gouvernent avec. Mais il ne s’agit pas des musulmans qui commettent le péché de ne pas gouverner avec la Loi de l’Islam.

 

Sayyid Qoutb a déformé le sens de ce verset. Il a dit quelque chose qu’aucun savant des musulmans n’a dite. Il a dit que même ceux qui font paître le bétail, même les agriculteurs, pour eux tous ceux-là sont des mécréants. Il les déclare mécréants parce qu’ils vivent avec ces gouverneurs et qu’ils ne se rebellent pas contre ces gouverneurs. C’est pour cela que Sayyid Qoutb a dit que toute l’humanité a apostasié. Il a dit que même ceux qui font l’appel à la prière d’au-dessus des minarets eux aussi ne sont pas des musulmans. Il a dit que il n’y a plus d’Islam.

 

Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporte dans le sahih de Mouslim, il a dit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est passé auprès d’un des mécréants des fils de ‘Israil qui était enduit de noir et il était fouetté. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé ces mécréants des fils de ‘Israil qui étaient à Médine et leur a dit : « Vous l’avez enduit de noir et vous l’avez fouettez. Mais est-ce que c’est vraiment cela que vous avez trouvé dans votre livre ? (dans At-Tawrat le livre qui a été révélé à Mouça ^alayhi s-salam)  », ils ont dit : « Oui » cela car ce sont des menteurs. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé un de leurs savants et le Messager lui a dit : « Je te demande, je te conjure par Celui qui a révélé At-Tawrat à Mouça, est-ce que c’est cela la peine légale pour celui qui commet la fornication ? », ce savant des juifs lui a dit : « Non, si tu ne m’avais pas demandé par Allah qui a révélé la Tawrat à Mouça je ne t’aurais pas dit la vérité ». Il a dit : « La peine légale dans la Tawrat pour celui qui a commis la fornication c’est qu’il soit lapidé ». Dans la Thora, celui qui commet la fornication sa peine légale c’est qu’il soit lapidé. Il lui a dit : «  Mais c’est un péché qui est beaucoup pratiqué parmi les gens qui sont d’une classe dans la société. Quand nous attrapions un qui faisait partie de la classe élevée de la société, nous ne lui faisions rien. Et quand on attrapait un qui était faible on lui appliquait la peine, on le lapidait. Nous nous sommes dit on va s’entendre pour trouver une peine que l’on va appliquer à tout le monde ; ceux qui sont puissants dans la société et les autres. Nous nous sommes entendu pour enduire de noir, de charbon (sois-disant c’est un signe de rabaissement) et on fouettent ». Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Ô Allah, je Te remercie pour m’avoir accordé d’applique ce qu’ils ont esquivé ». Et il a ordonné qu’ils appliquent la vraie peine légale qu’ils avaient reçu dans At-Tawrat. Et Allah révèle à ce sujet dans sourat Al-Ma‘idah, le verset 41.

 

Et Allah sait plus que tout autre.

 

Avant de terminer, on prend une information utile.

 

Le Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  C’est grâce à la science de la religion que la personne connaît quels sont ses devoirs envers Dieu et quels sont ses devoirs envers les esclaves de Dieu. A notre époque les écoles n’enseignent pas la science de la religion dont l’apprentissage est obligatoire. Et les parents, les pères et les mères, n’enseignent pas à leurs enfants à la maison. Ils laissent leurs enfants dans leur école, ils ne leur enseignent pas. Et les écoles n’enseignent pas. Les enfants se retrouvent sans rien. », ici ce qui est visé c’est l’enseignement qui est obligatoire pour chaque personne responsable c’est-à-dire pubère et saint d’esprit.

 

Combien de gens pensent qu’ils sont musulmans mais ils ne sont pas musulmans car ils ont pour croyance que Dieu habite le ciel. Allah il n’est pas possible de l’imaginer. Nos raisons ne sont pas capables d’imaginer Allah. Mais nous avons pour croyance que Allah existe et qu’Il n’a aucune ressemblance de quelque façon que ce soit avec Ses créatures. Nos raisons n’atteignent pas la réalité de Allah et nous n’arrivons pas à imaginer la réalité de Allah. Nos imaginations n’atteignent pas la Réalité de Allah. Certains savants du salaf ont donné une belle règle, ils ont dit : «  Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi ».

 

Le Chaykh a dit : « Enseignez à vos enfants », si vous n’avez pas d’enfants, enseignez à vos voisins, enseignez aux enfants des autres.

Notre chaykh allait dans la rue, et il leur enseignait.

 

Il y a des gens tu peux trouver du résultat avec eux et d’autres tu ne peux pas trouver de résultat avec eux. Parfois la même phrase si c’est toi qui l’a dit à quelqu’un il ne va pas accepter, mais si c’est une autre personne il va accepter, va ramener cette autre personne pour qu’elle lui dise cette phrase. Parfois toi tu ne peux pas, ni l’autre personne, alors tu lui fais des dou^a’ et tu cherches un autre qui accepte. Mais en tout cas, il faut enseigner.

 

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce que un verset ».

 

La même chose, parfois si tu dis une chose à ton enfant il ne va pas accepter de toi mais si tu ramènes quelqu’un d’autre il va accepter. Amène lui l’autre. Ton objectif à toi c’est qu’il apprenne que cela soit de toi ou de quelqu’un d’autre, pourvu qu’il apprenne. Toi tu veux qu’il soit sauvé, comme cette femme : Deux femmes sont venu, chacune disait à propos d’un enfant « C’est le mien ! ». Alors celui qui voulait arbitrer entre elles leur a dit : «  Et bien nous allons le couper en deux, chacune va prendre une moitié ». L’une a accepté et l’autre a dit « Non, non, non je te le laisse ». Il a su que la véritable mère est celle qui a refusé car la mère veut le bien pour son enfant. Toi aussi tu veux le bien de tes enfants alors fais en sorte que s’ils n’acceptent pas de toi ils acceptent de quelqu’un d’autre et ramène leur celui qui va leur enseigner.

 

Que Allah préserve nos enfants, les enfants des musulmans et les familles des musulmans.

La nuit de la mi Cha3ban

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français : « Lorsque c’est la nuit de la mi-Cha^ban, veillez cette nuit en actes d’adoration surérogatoires et jeûnez la journée », c’est-à-dire la nuit du quinzième jour et le quinzième jour on le jeûne. Ceci n’est pas à titre d’obligation mais c’est à titre de recommandation.

Dans le Qour’an, nous comprenons que Allah nous ordonne de l’adorer et qu’Il est Celui qui exauce les invocations. Le mot « qarib » au sujet de Dieu ne veut pas dire « proche par la distance » parce que Allah est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par les endroits. On ne dit pas qu’Il est proche ou loin par la distance, car la distance c’est ce qui concerne deux corps et Allah n’étant pas un corps cela n’a pas de sens de dire qu’Il est proche ou loin par la distance. Il n’est pas du tout concerné par la distance puisqu’Il est sans endroit. Ici « qarib » veut dire qu’Il exauce rapidement l’invocation de celui qui L’invoque. Il nous ordonne donc de croire en Lui et de Lui obéir. Et Il nous a ordonné de L’invoquer. C’est également ce que nous comprenons dans le hadith suivant du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit : « Ad-Dou^a’ moukh-khou l-^ibadah » c’est-à-dire : « Les invocations représentent quelque chose de très important dans l’adoration. » Il est donc très important d’invoquer Dieu c’est-à-dire de Lui demander des choses. Le sens du hadith est que les invocations occupent une place très importante dans l’adoration. L’adoration est se faire humble à l’extrême, se s’humilier à l’extrême. Ce n’est pas le simple fait d’appeler quelqu’un qui est une adoration. Si quelqu’un dit : « Ya raçoula l-lah » « Ô Messager de Dieu », cela ne veut pas dire qu’il a adoré le Prophète. De même si quelqu’un dit : «  Ya sayyidU ^Abda l-Qadir Al-Jilaniyy » ou « Ya sayyidi ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy », cela ne veut pas dire qu’il a adoré notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy ou notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; parce que l’adoration c’est un terme qui a été définit dans la langue et dans la Loi. Dans la langue, cela n’a pas le sens d’appeler et de même, dans la Loi cela n’a pas le sens d’appeler. La définition c’est par exemple ce qu’a dit Taqiyyou d-din As-Soubkiyy : « L’extrême limite de la crainte et de la soumission ». Seul Dieu mérite qu’on L’adore, Seul Dieu mérite que l’on se soumette à l’extrême pour Lui, Seul Dieu mérite qu’on s’humilie à l’extrême pour Lui. Les adorations ont donc une place importante dans l’adoration, et ce parce que lorsque l’esclave croyant invoque Dieu il reconnaît implicitement la divinité de Dieu en L’invoquant. Il reconnaît la Toute-Puissance de Dieu en L’invoquant, ainsi que les nombreux bienfaits de Dieu. C’est pour cela que l’invocation occupe une place importante dans l’adoration.

Que l’on sache également à propos du mérite des prières de nuit, ce que nous a appris notre Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par sa parole : «  Afdalou ssalat bard al-faridati salatou l-layl », c’est un hadith rapporté par Mouslim qui signifie : « Les meilleures prières après les prières obligatoires, ce sont les prières surérogatoires de nuit ».

Veillez les nuits en actes d’adoration surérogatoires, ce que l’on appelle en arabe « qiyamou l-layl », c’est quelque chose qui est très recommandé dans la religion. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a beaucoup incité à veiller les nuits en actes d’adoration surérogatoires ; que ce soit en prières, en invocations, en dhikr (évoquer Dieu), en istighfar (demande de pardon), en faisant l’invocation en faveur du Prophète, ou en récitant le Qour’an. Ceci est quelque chose qui fait rapprocher de l’Agrément de Dieu et ceci en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les péchés évidemment. Les savants ont dit : « Eviter un seul petit péché vaut mieux qu’accomplir milles rak^ah surérogatoires ». C’est pour cela que c’est important d’accomplir les actes surérogatoires après avoir accompli les devoirs et évité les péchés, dans l’ordre de priorité. Il y a l’accomplissement des obligations et le fait d’éviter les péchés. Les actes surérogatoires ne viennent pas avant d’avoir accompli les obligations et d’avoir évité les péchés.

La mi-cha^ban est une nuit bénie et honorable. Veiller pour y accomplir des adorations comme le dhikr (l’évocation de Dieu), comme la récitation du Qour’an, c’est quelque chose qui est très recommandé et qui comporte une grande récompense.

Il a été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : «  Lorsque c’est la mi-cha^ban, veillez en actes surérogatoires et jeûner le jour », rapporté par Ibnou Majah.

La meilleure des choses que la personne puisse accomplir cette nuit c’est de craindre Allah cette nuit-là, tout comme il convient qu’il craigne Dieu les autres nuits. La piété c’est la meilleure des choses que l’être humain puisse obtenir dans ce bas-monde qui va à sa fin et qui ne va pas durer éternellement.

Allah ta^ala dit sourat ‘Ali ^Imran, verset 102 ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et ne mourrez qu’en étant musulmans ».

La piété c’est un terme qui est facile à prononcer mais qui est lourd de sens. La piété c’est le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés.

Parmi les devoirs, il y a croire en Dieu et en Son Prophète. Mais il est indispensable que cette croyance en Dieu soit correcte. Allahou ta^ala rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et qui voit. Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps établit sur le trône, il n’est pas pieux, ni même musulman. Le croyant n’a pas pour croyance que Dieu est un corps qui serait établit sur le trône. Celui qui croit que Dieu est un corps qui monte et qui descend le dernier tiers de la nuit, ou qu’Il aurait une jambe qu’Il mettrait en enfer et qui remplirait l’enfer ; celui-là n’est pas musulman. Même si en apparence il paraît être musulman. Malheureusement certains jeunes dans ce pays et dans d’autres pays ont suivi cette voie, cette voie de mécréance. Ceci n’est pas la voie des musulmans, mais ceci est la croyance d’un groupe « les wahhabites » qui se prétendent salafistes et qui sont apparus il y a environ 300 ans. Eux ils n’ont pu diffuser leur croyance que grâce au pétrole. Il y a environ un siècle, dans la péninsule arabique, ils ont fondé leur royaume et ils se sont mis à commercialiser le pétrole et ils ont pu enrôler les gens dans leur croyance. Au tout début, de leur apparition tout le monde les ont repoussés car ils ont une croyance laide et stupide, que la raison saine et que les textes de l’Islam rejettent. Ils ont pour croyance que Dieu est un corps au-dessus des cieux. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah existe sans endroit et qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

La piété à l’égard de Dieu c’est d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés, il convient donc à la personne perspicace, durant la nuit de la mi-cha^ban de s’empresser d’accomplir le bien tout comme il convient de le faire dans chaque moment, dans chaque nuit, chaque jour. Il convient que la personne se rappelle que la mort va venir sans aucun doute, qu’elle est inévitable et que les gens seront ressuscités après la mort puis rassembler et ils devront rendre des comptes. Le gagnant est celui qui a cru en Dieu, qui a cru en Son Messager et qui a fait preuve de piété. Et le perdant c’est celui qui aura mécru en Dieu, qui aura été injuste et qui a désobéit.

Dans sourat Al-Baqarah ‘ayah 197, Allah dit ce qui signifie : « Faites des provisions et la meilleure des provisions c’est la piété ».

A ce propos, la nuit de la mi-cha^ban, il est très important de citer certaines choses qui se sont malheureusement propagées parmi les gens du commun et ce sont des choses qui sont sans aucun fondements, qui sont fausses. Ce sont même pire des choses contraires à la religion de l’Islam. Entre autre, il y a des hadiths qui sont mensongers c’est-à-dire que ce ne sont pas des paroles du Prophète et il n’est donc pas permis d’attribuer cela au Prophète. Comme la parole de ceux qui attribuent au Prophète : «  Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^ban c’est mon mois à moi, et Ramadan c’est le mois de ma communauté », ceci est faux. Mettez donc en garde pour que les gens ne mentent pas au sujet du Prophète. Mentir en attribuant des paroles au Prophète c’est plus grave que de mentir en attribuant des paroles à quelqu’un d’autre. Il ne faut pas jouer avec cela. Il y a une deuxième parole que les gens attribuent au Prophète comme étant un hadith alors que cette parole n’est pas un hadith, ils disent que le Prophète a dit : « Rajab est le mois de la demande de pardon et Cha^ban c’est le mois des invocations en ma faveur et Ramadan c’est le mois du Qour’an alors appliquez-vous et faites des efforts. Que Dieu vous fasse miséricorde », ceci également ce n’est pas un hadith du Prophète. Il est infondé. Les savants du hadith ont dit que ces deux sont infondés.

Concernant la récitation de sourat Ya-sin la nuit de la mi-cha^ban, cela donne des récompenses tout comme si la personne la récite dans une autre nuit. Mais que l’on sache qu’il n’a pas été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il aurait dit que c’est recommandé en particulier de la réciter cette nuit-là. Tout comme il convient de faire attention au sujet du fait que la nuit de la mi-cha^ban ce n’est pas la nuit à propos de laquelle Dieu dit le verset 4 dans sourat Ad-Doukhan. Certains gens ont cru cela mais il n’en est pas ainsi. Ce qui est correct c’est que la nuit qui est visé dans ce verset c’est la nuit de Al-Qadr. Ce verset signifie que Allah donne aux anges à connaître qu’est-ce qu’il a été prédestiné (en terme de mort, en terme de subsistance,…) aux esclaves depuis la nuit de Al-Qadr de l’année en cours jusqu’à la nuit de Al-Qadr de l’année suivante. La nuit de Al-Qadr c’est une des nuits de Ramadan, on ne sait pas exactement c’est laquelle, chaque année elle peut être différente. Il ne convient donc pas d’avoir pour croyance que la nuit de la mi-cha^ban serait la nuit durant laquelle le Qour’an a été descendu jusqu’à Baytou l-^izzah, mais c’est plutôt la nuit de Al-Qadr. Il a été descendu en totalité. Ensuite, à partir de Baytou l-^izzah le Qour’an a été descendu au Prophète selon les occasions, selon les évènements, sur une durée de vingt-trois ans. Le Prophète a reçu la révélation à quarante ans et il est mort à soixante-trois ans. Sur vingt-trois, le Qour’an a été descendu de Baytou l-^izzah jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Baytou l-^izzah c’est un endroit dans le ciel du bas-monde. Le ciel du bas-monde c’est celui que nous voyons qui est bleu. Il faut cinq cent années pour arriver au ciel du bas-monde. Et le ciel c’est quelque chose qui est palpable, c’est quelque chose que l’on peut attraper avec la main. Ce n’est pas quelque chose d’impalpable comme l’air. Le ciel a des portes et dans chaque ciel il y a un ange qui en est chargé et en dessous de cet ange il y a d’autres anges. Le verset 1 de sourat Al-Qadr qui signifie : « Nous avons révélé le Qour’an la nuit de Al-Qadr » c’est-à-dire Nous avons descendu le Qour’an jusqu’au ciel du bas-monde. L’année durant laquelle le Prophète a reçu pour la première fois la révélation, tout le Qour’an a été descendu dans Baytou l-^iza’ dans le ciel du bas-monde. Puis, sur vingt-trois ans le Qour’an été descendu au Prophète. Ce verset de sourat Al-Qadr explique les versets 3 et 4 de sourat Ad-Doukhan.

Il convient également de faire attention au fait que il n’a pas été rapporté que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a accompli un certain nombre de rak^ah durant la nuit de la mi-cha^ban. Il n’a pas dit de faire un nombre particulier de rak^ah. Cependant celui qui veut le bien, il peut accomplir durant cette nuit ce que Dieu lui a donné comme effort pour accomplir des prières surérogatoires sans se limiter à un nombre particulier ou une manière particulière de prier.

Il y a un grand savant marocain qui s’appelle Al-Ghoumariyy qui a composé un livre qui s’appelle Housnou l-bayan fi laylatou n-niSfi min cha^ban. Il a dit : « Il n’y a pas été rapporté de prières particulières durant cette nuit ni d’une manière authentique (sahih) ni d’une manière faible (da^if). Il a seulement été rapporté de hadiths mensongers à ce sujet », que la personne fasse attention. Mais que la personne s’applique autant que faire se peut.

Que l’on sache que la croyance de l’Islam est que la Volonté de Dieu est universelle c’est-à-dire elle concerne les actes et les paroles des esclaves, tous les actes et toutes les paroles des esclaves. Rien ne se produit dans ce bas-monde sans que ce soit par la Volonté de Dieu, par Sa Prédestination, par Sa Science et par Sa Création. Ceci est un des fondements de notre croyance. Si une chose a lieu c’est que Dieu a voulu qu’elle existe, c’est que Dieu a su qu’elle va exister, c’est que Dieu a prédestiné qu’elle existe, et c’est Dieu qui a fait qu’elle existe ; que cette chose soit un acte, une parole ou une croyance ou une pensée. Tout ce qui entre en existence. Et la Volonté de Dieu ne change pas parce que le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah n’a besoin de rien. Il ne change pas. Dans certains pays ils disent une belle parole : « soubhana l-Ladhi youghayyir wa la yataghayyar » ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui fait changer les choses et Qui ne change pas ». Nous avons su que ce monde a un début parce qu’il change. Il a forcément Qui le fait changer et Qui lui a donné le début. Dieu est Celui qui donne le début et Qui fait changer, et Lui n’a pas de début et Il ne change pas. Dieu dit ce qui signifie : « Rien absolument rien n’est tel que Lui », telle est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui croit que Dieu change Sa Volonté, il n’est pas musulman car il n’a pas fait la différence entre le Créateur et la créature. Il a assimilé Dieu à Ses créatures et ceci est de la mécréance. Certains assimilent Dieu à Ses créatures en Lui attribuant l’endroit, et d’autres en Lui attribuant le fils et d’autres en Lui attribuant le changement de volonté. Tout cela est une assimilation de Dieu à Ses créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Parmi la croyance des musulmans, il y a que les volontés des créatures sont soumises à la volonté de Dieu. Dans sourat At-Takwir le verset 29, Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Vous ne voulez que ce que Dieu le Seigneur des mondes le veut », c’est-à-dire que nos volontés sont soumises à la volonté de Dieu. Tout d’abord, ce verset nous indique que nous avons une volonté. Il y a un groupe égaré qui se dit musulman et qui dit « Non, non. Nous n’avons pas de volonté. Nous sommes comme la plume emportée par le vent. Lorsque le vent souffle à droite, elle va à gauche et lorsqu’il souffle à gauche, elle va à droite ». Ceci est rejeté par la constatation, nous le voyons que nous avons une volonté, et c’est rejeter par la raison ainsi que par le Qour’an. Nous avons une volonté qui a de particulier qu’elle est soumise à la volonté de Dieu c’est-à-dire que si nous voulons une chose et que Dieu veut cette chose, cette chose aura lieu. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu veut cette chose, elle aura lieu. Ce que Dieu a voulu se réalise. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu ne veut pas cette chose, elle n’aura pas lieu. Et si nous, nous ne voulons pas une chose que Dieu a voulue, elle aura lieu. Il y a quatre cas. Dans tous les cas, c’est la Volonté de Dieu qui prévaut. Nous ne sommes pas dépourvus de volonté mais nous ne sommes pas indépendants de la Volonté de Dieu. Cependant, puisque nous ne savons pas ce que Dieu a voulu ou n’a pas voulu pour nous, nous œuvrons dans l’espoir de réussir. Tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Dieu, que ce soit un bien ou un mal, un acte d’obéissance ou un acte de désobéissance, que ce soit une mécréance ou une foi, tout est créé et tout est par la Volonté de Dieu. Et ce parce qu’il n’y a pas de créateur de quoi que ce soit, si ce n’est Dieu. Par ailleurs, la Volonté de Dieu est de toute éternité, elle n’a ni début ni fin car la Volonté de Dieu il ne lui arrive pas de changement, ni de modification. Il en est de même pour tous les attributs de Dieu. La Science de Dieu ne change pas. Il est impossible le changement à Dieu, à Son Être et à Ses Attributs. Le changement est une des caractéristiques des créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Il est donc interdit de croire que Dieu aurait un attribut qui change, que ce soit Sa Science ou Sa Volonté, ou qu’Il lui arriverait de vouloir une chose qu’Il ne voulait pas de toute éternité. Tout comme il est interdit d’avoir pour croyance qu’Il Lui arriverait de savoir quelque chose qu’Il ne savait pas de toute éternité. Ce sujet est très important. La Volonté de Dieu ne change pas, la Science de Dieu ne change pas. Tandis que nous, notre volonté change ainsi que notre connaissance. Nous apprenons de nouvelles choses, nous oublions des connaissances. La Science de Dieu n’augmente pas, ne diminue pas. Si Dieu changeait Il aurait une ressemblance avec Ses créatures, or Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures puisqu’Il dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

La volonté de Dieu ne change pas suite à l’invocation de celui qui L’invoque, la volonté de Dieu ne change pas suite à l’aumône que donne quelqu’un, la volonté de Dieu ne change pas si quelqu’un fait un vœu d’accomplir quelque chose si Dieu lui accorde une chose.

Ce que Dieu veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas, comme l’a rapporté Abou Dawoud d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Ce dont Allah a su et voulu de toute éternité l’existence, cela aura lieu immanquablement. Et ce dont Il a su qu’il n’aura pas lieu, cela n’aura jamais lieu. Ce qui confirme cela c’est la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

« Le vœu ne change pas la prédestination de Dieu, mais cela permet à celui qui est avare de donner ». Le vœu c’est comme par exemple qu’une femme musulmane dise : « Ô Allah je fais le vœu à Toi de jeûner un jour si Tu accordes à mon fils son diplôme ».

Dans le hadith qui a été authentifié du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il a dit ce qui signifie : « J’ai demandé à mon Seigneur quatre choses. Il m’en a accordé trois et il m’a privé d’une. Je lui ai demandé de faire en sorte que toute ma communauté ne devienne pas mécréante et Il me l’a accordé (c’est-à-dire que quels que soit les ennemis qui essayent de déformer comme le font les wahhabites, la communauté ne deviendra pas entièrement mécréante. Il y aura toujours des musulmans et en plus ils seront la majorité). Je lui ai demandé qu’Il ne les anéantisse pas comme ont été anéantis les communautés avant elle (comme des communautés d’autres Prophète que Dieu a exterminés), et Il me l’a accordé. Je lui ai demandé qu’il n’y ait pas un ennemi extérieur qui les anéantisse tous, et Il me l’a accordé également. Et je lui ai demandé qu’il n’y ait pas de guerre entre eux, mais cette chose Il ne me l’a pas accordé ». Cela a été rapporté par le Hafidh ^Abdi r-Rahman Ibnou Abi Hatim, d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée). Et Mouslim a rapporté de Thawban ce hadith d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie (dans une autre version donc) : « J’ai demandé à mon Seigneur trois choses, Il m’a accordé deux et Il m’a privé d’une ». Et dans une version le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Et Il m’a dit : « Ô MouHammad, si Je prédestine quelque chose elle ne sera pas changée ». Ce hadith est une preuve que ce que Dieu a voulu et prédestiné n’est pas changé par la volonté, de qui que ce soit. Si Dieu changeait sa volonté suite à l’invocation de quelqu’un, Il l’aurait changé pour Son bien-aimé, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est la croyance des gens de la vérité, la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la croyance de ceux qui sont venu après lui et qui l’ont suivi correctement.

Le fait de ne pas se nettoyer après uriner

Posted in cours général,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Beaucoup de jeunes gens qui sont dans les écoles ou ailleurs, ceux qui n’ont pas appris la science de la religion, ils négligent ils ne font pas le nettoyage intime après avoir uriné. Beaucoup de jeunes filles également, elles ne font pas le nettoyage intime après avoir uriné. Et cela compte parmi les grands péchés. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de l’urine.

Par ailleurs, la plus grande cause de supplice dans la tombe c’est an-namimah c’est-à-dire le fait de rapporter la parole des uns aux autres pour semer la zizanie entre eux, pour qu’ils deviennent des ennemis l’un pour l’autre. Il rapporte la parole du premier au deuxième et du deuxième au premier pour semer la discorde, pour qu’ils deviennent des ennemis ; alors qu’auparavant ils étaient des amis : cela s’appelle an-namimah. Quant à la médisance c’est le fait de citer un musulman derrière son dos, en son absence, par quelque chose qui lui ferait du mal et qui ne lui plairait pas si cela lui parvenait. Egalement la médisance si elle est faite à l’égard de quelqu’un de pieux, d’attaché à la religion, c’est un grand péché. Mais les gens habituels, ceux qui ne sont pas des pieux, faire leur médisance n’est pas un grand péché. C’est interdit mais ce n’est pas un grand péché. Beaucoup de gens se laissent aller. Lorsque l’on ouvre la tombe pour enterrer quelqu’un d’autre, ils ne voient pas qu’il y a un châtiment donc ils tombent dans l’erreur. Ils ne voient ni serpent, ni fumée. Quand ils ouvrent la tombe, ils ne voient rien du tout. Ils croient qu’il n’y a rien dans la tombe car eux n’ont pas vu le supplice. Eux ils ne voient pas, donc ils se laissent aller. En réalité, il y a un supplice mais Allah le dévoile pour très peu de personnes. Très peu de gens ont pu voir certaines choses, mais nous nous y croyons car c’est le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous l’a dit.

Un homme de Médine m’a rapporté (que Allah honore et élève d’avantage en degrés celui qui y réside, notre Maître Mouhammad), il a dit : un homme de la région de Younbou^ (qui se trouve à environ 180 kilomètres de Médine) qui a dit : il y a un homme qui est mort et quand nous avons creusé la tombe pour l’enterre nous avons trouvé un serpent. On a laissé cette tombe, on a creusé une autre tombe : on a trouvé le même serpent qui attendait. On a creusé une autre tombe, on a trouvé à nouveau le serpent qui attendait. On l’a mis dans la troisième tombe et on l’a laissé. Ils ont eu peur que ce soit quelqu’un pour qui Allah veuille le supplice dans la tombe. Allah leur a montré afin que ce soit une leçon pour eux et pour ceux qui entendent d’eux. Regardez c’est arrivé jusqu’à nous, afin que nous même agissions pour échapper à cela. Allah leur a dévoilé le cas de ce serpent de sorte qu’ils aient vu de leurs yeux. C’était une leçon pour nous et ceux pour qui à qui ils ont transmis cela. Ce serpent ce n’était pas un serpent comme on en voit à la surface de la terre. C’est un serpent particulier que Allah crée pour le châtiment dans la tombe à ceux à qui Il l’a prédestiné. Et Allah pour une sagesse, Il ne fait pas que ce serpent soit visible pour tout le monde mais Il l’a réservé pour le supplice de ceux pour qui Il a voulu le supplice dans leurs tombes. La plupart des humains ne voient rien du tout. Mais celui qui a eu la certitude qu’il allait mourir et bien il applique ce qui lui est parvenu du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il évite ce qui entraîne le châtiment dans la tombe comme le fait de se souiller avec l’urine.

Il est interdit de se salir la peau et le vêtement avec l’urine. Ceci est un grand péché. La personne doit patienter jusqu’à penser qu’il ne va plus sortir d’urine, après cela elle fait le nettoyage avec de l’eau parce que c’est mieux ou alors elle fait l’istinja’ avec la pierre ou les feuilles de papier. Pour les hommes, la pierre, le papier, l’eau, le bois ce qui est de cet ordre, tout cela est valable. Si l’homme se suffit d’utiliser une de ces choses-là, le papier par exemple sans utiliser l’eau, dans la Loi de Allah c’est valable. Puis si l’homme fait le woudou’, sans avoir fait l’istinja’ avec l’eau mais seulement avec le papier par exemple, sa prière est valide après cela. Concernant la femme, les savants ont divergé. Certaines écoles ont dit : ce n’est pas suffisant pour la femme d’utiliser la feuille ou la pierre pour l’istinja’, la femme doit impérativement utiliser l’eau pour son istinja’. Quant à l’école chafi^ite, ils ont dit qu’il est permis à la femme d’utiliser le papier, la feuille ou l’eau comme pour l’homme ; c’est pour cela qu’ils ont dit qu’il y a eu divergence pour la femme. Pour l’homme, il n’y a pas de divergence. Les savant chafi^ite ont dit qu’il est suffisant pour la femme tout comme pour l’homme de faire l’istinja’ avec le papier kleenex ou la pierre.

Allah a envoyé de nombreux prophètes, le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Il est le premier humain et le premier prophète. Notre maître ‘Adam a un grand mérite sur toute l’humanité car d’une part il est notre ancêtre à tous, et comme tous les prophètes il était beau. Il était bien habillé, il n’était pas nu. Il avait un beau visage. C’est lui qui a enseigné à ses descendants comment faire la prière, comment faire le woudou’. Il a enseigné à ses fils et à ses filles les règles de l’Islam. Puis, après lui vint son fils Chith qui était lui aussi musulman. Et ainsi de suite. Après notre maître Chith, il y eu notre maître ‘Idris, puis notre maître Nouh. Il y a eu beaucoup de prophètes. Dans une version de Ibnou Hibban, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’il y a 124 000 prophètes. Il y a 124 000 prophètes. Parmi lesquels il y a eu 313 messagers. Et tous étaient musulmans. Il n’y a pas eu un prophète qui a dit : « Adorez-moi », il n’y a pas eu un prophète qui a dit que telle autre religion que l’Islam est valable, non. Ils sont tous venus avec la même religion. Ils ont tous dit : «  Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé ».

Les fils de ‘Israil (‘Israil est le nom d’un Prophète, le Prophète Ya^qoub fils de Ishaq fils de ‘Ibrahim. Ce nom est donc respectable. On ne se moque pas de ce nom) ont reçu beaucoup de prophètes. Allah a envoyé beaucoup de prophète aux descendants de ‘Israil. Dans une de leur loi, si un vêtement était souillé avec de l’urine, ils devaient le couper et le jeter. Cela ne suffisait pas de le laver. Dans ses communautés qui ont précédé le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), les lois ce n’étaient pas des lois faciles. Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), si un vêtement est souillé par l’urine, il suffit de le laver. Mais eux qui nous ont précédés, ils devaient découper le vêtement et détruire la partie souillée. A cette communauté, la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), Allah lui a fait miséricorde. Allah a facilité des choses pour la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par rapport à ce qui était dans les lois des autres communautés, les lois qu’ils avaient reçu de leurs prophètes par révélation.

Les lois de l’Islam ce n’est pas par réflexion qu’on les a. Les lois de l’Islam sont par révélation aux prophètes, puis il y a des savants moujtahids qui sont capables de déduire les lois concernant des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte ; et ils procèdent par des méthodes qui sont connues chez eux. Mais ce n’est pas une personne seule qui dit «  moi je pense que ceci est licite, ceci est interdit, ceci est recommandé, ceci est obligatoire. » Ce n’est pas non plus quelqu’un qui dit « Allez nous allons réformer la religion. On va changer les règles et on applique d’autres règles car aujourd’hui on est dans une autre époque », non. Allah sait de toute éternité que l’époque va changer par rapport à l’époque du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), mais Il a voulu que cette loi qui a été révélée à notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) soit appliquée jusqu’à la fin des temps. Allah s’Il voulait Il aurait envoyé un autre Prophète. Allah a envoyé dans le passé des prophètes. A une époque ils devaient faire une prière par jour et nuit, et à une autre époque ils devaient faire deux prières par jour et nuit. A une époque, ils devaient faire la prière dans les lieux de prières, ils ne pouvaient pas faire la prière à la maison comme dans la Loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous, nous pouvons faire la prière chez moi. Allah a envoyé des messagers et des prophètes avec des lois qui étaient de l’intérêt des gens à leur époque, d’une époque à une autre jusqu’à l’avènement de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah a voulu que sa loi soit applicable jusqu’à la fin des temps. Il n’y a pas besoin qu’il y ait un nouveau prophète après notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Donc, à plus forte raison il n’y a pas lieu de changer des lois ou de réformer des lois ou d’adapter des lois ou que sais-je. Ces lois sont révélées aux prophètes. Dans leur loi à eux, Allah a révélée à leur prophète que si leur vêtement était souillé par l’urine, ils devaient le découper. Dans cette communauté, Allah a facilité la chose.

Dans la loi de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), l’eau est suffisante. Si notre peau ou notre vêtement est touché par de l’urine, nous versons de l’eau dessus. Remercions Dieu pour cette allègement que Allah a accordé à la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Veillons, tous, à ne pas nous souiller avec l’urine. Combien des jeunes de cette époque vont aller à leur perte à cause de cela. Ils urinent debout et ils ne font pas l’istinja’. » Même pour l’homme, c’est mieux d’uriner assit. Ces jeunes gens même s’ils n’avaient aucun autre péché que celui-là, cela leur suffit pour être châtié dans leur tombe et dans l’au-delà. Ce n’est pas un sujet négligeable. Beaucoup de gens ne font pas attention. Et si l’on dit : « Pourquoi le donne-t-on à un cours de femmes ? » et bien parce que ce sont les femmes qui éduquent les hommes de demain tout simplement. L’au-delà est proche. Chaque chose qui va venir est imminente.

Allah a montré à certain le bel état qui les attend dans leur barzakh et à d’autres le mauvais état qui les attend dans leur barzakh. Le barzakh c’est entre la mort et la résurrection, c’est-à-dire la tombe. Certains tu vas devant leur tombe, tu sens de belles odeurs et ce n’est pas quelqu’un qui est en train de brûler de l’encens. Allah fait que de la tombe tu sens les belles odeurs. Lorsque tu visites la tombe du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou d’un saint tu récites la Fatihah et tu offres les récompenses, tu sens les belles odeurs qui sortent. Très souvent. Celui qui sent les bonnes odeurs, ce n’est pas forcément lui-même un saint. Même quelqu’un de normal. Et parfois, pour certains, tu vois un serpent qui sort de la tombe.

Celui pour qui la tombe a été creusée à trois reprises et dans laquelle il y avait un serpent qui attendais, c’était quelque chose qui est arrivée récemment. » Ce n’est pas quelque chose qui vient des livres d’histoires. C’est quelque chose qui a été rapporté à quelqu’un qui a rapporté à notre Chaykh. Dans cette région là ce n’est pas une région où l’on trouve des serpents quand on creuse habituellement. C’est quelque chose d’inhabituelle. Le Chaykh a dit de cet homme que le serpent attendait dans sa tombe : soit c’était quelqu’un qui se souillait avec l’urine, soit c’était quelqu’un qui doutait est-ce que tout ce que le Messager Mouhammad était vrai ou pas. Beaucoup de gens ont du doute dans leur cœur. Ils n’ont pas la ferme conviction, ils n’ont pas la croyance ferme que tout ce qu’il y a dans le Qour’an ou que tout ce que le Messager Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est vrai. Ils n’ont pas cette croyance catégorique et ferme. Ils ont ce doute. Ces gens-là à leur mort ils auront le même traitement que ce qui sont des mécréants déclarés, ceux qui disent qui ne sont pas musulmans. Eux et ceux qui doutent de la véracité de l’Islam ils sont équivalents. Ils auront le même traitement dans la tombe et dans l’au-delà. Celui qui doute de l’Islam, celui qui n’est pas sûr, il n’est pas musulman. Celui qui dit : « Je suis pas sûr mais à toutes fins utiles je vais faire comme les musulmans. Si jamais il y a une vie après la mort, je vais faire la prière… », celui-là n’est pas musulman. Il est mécréant. Cela s’appelle un hypocrite, en apparence il fait croire qu’il est croyant mais dans son cœur il est mécréant. Le musulman c’est celui qui n’a aucune espèce de doute dans con cœur. C’est celui qui est ferme et catégorique que tout ce qu’a dit le Messager Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est véridique. Et le raisonnement est très simple. Le raisonnement il part d’un constat. Ce constat c’est que ce monde existe, et ce monde change d’un état à un autre. Nous voyons qu’il y a des gens qui viennent et des gens qui partent, des gens qui naissent, des gens qui meurent, des bourgeons actuellement au printemps, il y a des fleurs. Ce sont donc des changements. Et par la raison on constate que tout ce qui change d’un état à un autre à obligatoirement un commencement. Et ce qui a un commencement, il a besoin de qui lui donne le commencement et qui le fait changer ; ce n’est pas lui-même qui se donne le commencement. Ce monde a forcément qui lui a donné le début et qui le fait changer. Et Celui qui lui donne le début et le fait changer, c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou Dieu en français. Allah (Dieu) est Celui qui n’a pas de début à Son Existence, qui n’a pas de fin à Son Existence et Qui n’a besoin de rien. Allah (Dieu) a des attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Il a pour attribut de la Volonté, Il a voulu l’existence de ce monde. Il a pour attribut la science ; s’Il fait exister quelque chose Il sait ce qu’Il fait exister. Il a pour attribut la puissance ; Il fait exister quelque chose qui n’existe pas par Sa puissance. Il entend mais sans oreilles. Il voit mais sans yeux. Il parle mais Sa parole ce n’est pas une langue, ni arabe ni autre, ni une onde sonore. Il existe mais sans ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’est pas un corps, Il existe sans endroit et sans comment. Il est Celui qui mérite qu’on l’adore. Il mérite que l’on s’humilie pour Lui à l’extrême car Il est notre Créateur, c’est Lui qui nous a créé. C’est Lui qui nous a donné tous les bienfaits que nous avons. Et par Sa Miséricorde Il a envoyé des prophètes et des messagers pour nous transmettre certaines choses. Allah s’Il voulait Il révélait à chacun d’entre nous, mais Il n’a pas voulu révéler à chacun d’entre nous. Il a voulu qu’il y a ait des hommes qu’Il envoi pour nous transmettre certaines choses et la preuve que ces hommes sont des envoyés de Dieu ce sont les miracles. Dieu leur a donné des choses extraordinaires que personne ne peut contrer pour que les gens sachent qu’ils sont véridiques dans leur prétention d’être des envoyés de Dieu. Parmi les miracles du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, de laquelle ont bu des centaines et des centaines de personnes. Il y a le tronc de palmier qui a gémit parce que le Prophète s’appuyait sur un tronc de palmier qui était mort et quand il a quitté le palmier pour aller donner son discours d’au-dessus d’une chaire, d’un minbar. Le palmier s’est mis à gémir comme un bébé et il ne s’est pas calmé, alors que c’est un tronc d’arbre. Ils n’ont pas d’âme les arbres, et en plus c’était un arbre qui était mort. Il ne s’est calmé que lorsque le Prophète est descendu et l’a serré entre ses bras (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il s’est calmé comme un enfant est calmé, doucement. Ce n’est pas d’un coup. Et les miracles du Prophète sont nombreux. C’est une preuve qu’il est bien un envoyé de Dieu. Et tous les prophètes ont eu des miracles. C’est pour cela que le raisonnement est tout simple. Cela part d’un constat : tout ce qui change a un début et ce qui a un début a forcément qui lui a donné ce début et qui le fait changer, c’est Celui que nous appelons Allah. Donc, Allah existe et Il est Celui dont la raison ne conçoit pas l’inexistence. Obligatoirement Il existe. Observe-toi toi-même, tu verras que tu as existé après n’avoir pas existé tu as donc eu besoin de qui t’a donné l’existence et tes parents sont comme toi donc eux aussi ont eu besoin qui leur a donné l’existence et ainsi de suite. Tout dans ce monde est de cette catégorie : qui a un début et qui change. Donc, tout dans ce monde a eu besoin de qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Cet Être qui donne l’existence et qui fait changer, c’est Lui qui mérite d’être adoré ; c’est Lui qui par Sa Miséricorde nous a envoyé des prophètes pour nous enseigner ce qui va nous sauver dans cette vie et dans l’au-delà, car notre raison à elle seule ne nous suffit pas pour nous passer des prophètes. La raison à elle seule ne nous suffit pas pour connaître ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Est-ce que par la raison à elle seule on aurait pu savoir qu’il fallait faire cinq prières par jour et nuit ? Est-ce que juste avec la raison on aurait pu savoir que si on se souille avec l’urine on mérite le châtiment dans la tombe ? Non, la raison à elle seule ne nous suffit pas pour savoir ce qui va nous sauver dans l’au-delà. C’est pour cela, Dieu par Sa Miséricorde nous a envoyé des prophètes et des messagers pour nous enseigner.

L’interdiction d’une chose et l’obligation d’une chose c’est par une sagesse. Ce sont des épreuves. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais, à l’époque du Prophète il n’y avait pas de chambre froide, de frigo, c’est pour cela qu’il ne mangeait pas le porc, maintenant il y a des chambres froides ». Tu lui dis : « L’interdiction du porc, également de la viande qui n’est pas égorgée, il y a une sagesse mais c’est une épreuve ». Pourquoi est-ce une épreuve ? Pour que les gens voient qui s’empresse et obéit à l’Ordre de Dieu et qui fait preuve d’insouciance. Ce n’est pas une question de chambre froide, c’est une question d’épreuve. Dieu fait ce qu’Il veut parce qu’Il est le Maître Absolu, Il est Celui à qui tout appartient. Celui qui se rebelle contre Dieu, c’est lui le perdant, cela ne touche en rien Dieu. Si quelqu’un dit : « Oui mais pourquoi Dieu nous a créé », Dieu nous a créé pour quelque chose de très important c’est pour nous ordonner de L’adorer. Et celui qui adore Dieu, qui ne se rebelle pas contre Dieu, Dieu lui a réservé une félicité ininterrompue, un plaisir sans fin au Paradis. Dieu n’est pas obligé de faire cela. Dieu, s’Il veut Il met tout le monde en enfer et Il n’est pas injuste. Allah accorde ce qu’Il veut à qui Il veut, et Il prive qui Il veut de ce qu’Il veut. Celui qui a trouvé du bien, qu’il remercie Dieu. Si Dieu a fait que tu trouves du bien, que tu connaisses l’Islam, ou que tu as vécu sur la mécréance mais que après tu as découverts l’islam et tu suis la voie de vérité, remercie Dieu car Dieu n’est pas obligé. Regarde il y a des gens qui adorent l’électricité et ils adorent la lumière. Il y a des gens qui adorent la lune. Il y a des gens qui adorent quelque chose de bizarroïde qu’ils appellent trinité, ils disent que c’est trois mais c’est un, va savoir. Puis, lorsque tu essayes de tirer les choses au clair, ils te disent : « C’est le mystère de la foi ». Allah ta^ala éprouve qui Il veut et Il guide qui Il veut. Tu as trouvé le chemin de vérité, remercie Dieu et ne sois pas ingrat applique-toi. Soie reconnaissant. Qu’est-ce que cela veut dire soie reconnaissant ? C’est-à-dire applique les devoirs et évite les péchés, et essaye de t’améliorer. Jour après jour, essaye de t’améliorer en espérant que lorsque tu vas mourir tu sois sur la foi complète. C’est cela qui compte, c’est l’état sur lequel tu vas mourir. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’il y a des gens qui font les actes des gens du paradis jusqu’à être à une coudée du paradis, puis ils font les actes des gens de l’enfer et ils vont en enfer. Et il y a des gens qui toute leur vie font les actes des gens de l’enfer jusqu’à être à une coudée de l’enfer, puis ils font les actes des gens du paradis et ils entrent au paradis. Ce qui compte c’est l’état sur lequel tu vas mourir, et Allah ta^ala donne du répit mais Il n’oublie pas, Il ne néglige pas. Il se peut que quelqu’un insulte Dieu du matin au soir, il commet beaucoup de péchés, mais Allah ne le châtie pas sur le coup. Il le fait vivre peut être cent ans. Mais à la fin, Allah ta^ala lui donnera sa juste rétribution. Aujourd’hui, cette vie ce n’est pas une résidence de comptes, c’est une résidence d’épreuve. La résidence des comptes c’est après la mort. Après la mort les gens vont se rendre compte de la réalité véritablement. Comme l’a dit le quatrième calife de l’Islam, l’imam ^Aliyy : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils prennent conscience ». Aujourd’hui les gens font leur plan « qu’est-ce que je vais faire dans dix ans ? Il faut que j’achète la maison et les meubles… » Ils font plein de plans. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de plans, mais il ne faut pas oublier l’au-delà car cette vie même si elle est longue pour toi, elle aura une fin tandis que l’autre vie n’aura pas de fin. Celui qui est intelligent c’est celui qui investit cette vie qui a une fin pour gagner l’autre qui n’a pas de fin. Et celui qui n’est pas intelligent c’est celui qui oublie l’autre et qui se consacre à celle-ci. L’intelligent c’est celui qui refreine ses passions et qui empêche son âme de courir derrière ses désirs lorsqu’ils sont interdits. C’est celui-là l’intelligent, celui qui est fort. Le faible c’est celui qui suit ses passions, il vit comme un bateau qui n’a pas de gouvernail au grès des vagues, il est comme une girouette qui tourne avec le vent. Allah ta^ala nous a donné une raison et Il nous a chargé de certaines choses, à nous de nous appliquer. Aujourd’hui ce sont les actes et il n’y a pas de compte, et demain ce seront les comptes et il n’y aura pas d’actes. Celui qui gagne dans l’au-delà c’est celui qui agit maintenant c’est pour cela que ici c’est une résidence pour les œuvres.

Ceux qui n’ont pas de conviction certaines que ce que le Qour’an dit ou que ce que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dit est vrai, ces gens-là Allah les rétribue de la même manière que les mécréants qui étaient déclarés, ceux qui ne se réclament pas de l’Islam. Ils sont comme eux parce que la foi n’est pas valable avec le doute. Allah dit

إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ ءاَمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا

Ce qui signifie : « Les croyants sont ceux qui ont cru en Allah et en Son Messager et qui n’ont point douté ». Le doute et la foi sont incompatibles.

La personne ne peut pas dire dans son cœur : «  Je suis croyante mais je doute ». Ceux-là ne sont pas compatibles. Il se peut que quelqu’un il lui arrive autre chose, comme les compagnons du Prophète lorsqu’ils sont venu voir le Prophète ils ont dit : « Parfois il nous arrive des pensées et on a même peur d’en parler mais nous on les rejette » ; le Messager leur a enseigné que tant que la personne rejette ces idées car elle sait dans son cœur ce qui est correct, son agissement est correct. Le chaytan ou elle-même par cela lui parvienne des idées qui lui traversent l’esprit qui sont contraires à sa croyance, mais tant qu’elle sait ce qui est correct elle a des récompenses, en rejetant ces idées. Elle rejette quelque chose de mauvais. Le fait d’avoir des idées qui traversent l’esprit sans que ce soit par ta volonté que cette idée a été amenée, tu ne possèdes pas la capacité de l’empêcher de venir à toi mais tu possèdes la capacité de la rejeter. Si c’est une idée qui traverse l’esprit et que tu sais qu’elle est contraire à ce qui est correct, tu l’as rejete. Tu as des récompenses en la rejetant. Mais si c’est quelqu’un de faible d’esprit, cette idée l’amène à douter alors si cela devient un doute il est sorti de l’islam si c’est une idée contraire à l’islam. Il doit revenir à l’islam en disant : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu », il ne suffit pas de la dire dans son cœur, il faut la prononcer. Mais ce n’est pas une condition d’avoir deux personnes avec toi pour la prononcer, même si tu es tout seul tu dis : « Il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu ». Mais, il ne faut pas retarder. Si quelqu’un a le doute sur son islam parce qu’il a eu au départ une mauvaise pensée puis qui l’a mené par la suite à douter de la véracité de l’Islam ; alors il doit immédiatement prononcer : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu ».

Les causes du supplice de la tombe, ce n’est pas une chose ou deux choses, mais ce sont beaucoup de choses. La plus grave des causes de supplice dans la tombe c’est de douter de la religion que Dieu agrée, de douter de l’Islam. Si quelqu’un doute du Qour’an ou de la véracité du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), celui-là, que Dieu nous en préserve, même s’il montre en apparence qu’il est musulman mais Allah sait ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Il sait ce qu’il y a dans les consciences, rien n’échappe à la Science de Dieu. Si quelqu’un a vu un mauvais comportement de certains qui se réclament de l’Islam et à cause de leur mauvais comportement, il a douté de la véracité de l’Islam, lui aussi il n’est pas excusé pour sa mécréance. Il devait d’abord apprendre et savoir que eux même s’ils se réclament de l’Islam leur comportement n’est pas conforme à l’Islam. Allah a fait que ces gens-là sont des épreuves pour les autres. Eux se sont égarés, ils ont chuté et ils ont entraîné dans leur chute d’autres personnes. Comme ceux qui aujourd’hui mettent des bombes pour se suicider ou pour tuer des innocents. Certains croient que cela est dans l’Islam alors que dans l’Islam c’est interdit de se suicide, c’est interdit de tuer des innocents. A cause de leur ignorance, ils disent : « Ceci est l’islam alors je m’innocente de l’Islam ». Ils sont sortis de l’Islam à cause de mauvais agissements des autres. C’est pour cela que c’est très important d’apprendre. En apprenant tu sais que ce que font ces gens-là n’est pas conforme à l’Islam et que notre religion est une religion que Dieu agrée. Dans cette religion, il n’y a pas d’actes qui sont mauvais. C’est interdit de se suicider dans l’Islam. C’est interdit de tuer des innocents. Allah ta^ala a fait que il faut apprendre la science de la religion pour être sauvé. Chaque chose tu sauras l’estimer à sa juste valeur, tu ne risqueras pas d’être entraîné dans des dédales, dans des choses qui sont fausses après tu tombes sur des gens qui disent : « C’est le mystère de la foi », non. Allah a fait que tu apprennes chaque chose correctement comme cela a été transmis du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Il y a des choses qui sont prémonitoires, qui sont un témoin de ce que sera l’état de la personne dans sa tombe. Des signes qui annoncent que cette personne aura du bien dans sa tombe, et pour d’autres le contraire. Le Chaykh quand il a donné ce cours, il a dit il y a quatre ans un homme est mort en Ethiopie, l’ex-Abyssinie, c’était un croyant et quelqu’un qui était pieux. C’était un saint (waliyy), c’est-à-dire que les saints ce n’est pas quelque chose qui n’existe plus, il en existe encore à chaque époque. Mais les gens ne savaient pas que cet homme était un saint. C’était quelqu’un qui accomplissait les obligations (la prière, le jeûne, etc.) et il évitait les péchés, les choses interdites. Et en plus de cela, c’était quelqu’un qui commémorait avec beaucoup d’application la naissance du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est une bonne bid^ah. C’est une chose qui a été innovée mais c’est une bonne innovation. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a enseigné qu’il y a de bonnes innovations et il y a de mauvaises innovations, et que la plupart des innovations sont mauvaises. Dans un hadith, il a dit que la plupart des innovations sont mauvaises. Les innovations c’est ce qui n’a pas été fait par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et qui n’a pas été indiqué par un texte. Chaque fois que venait le mois de Rabi^ou l-‘awwal, le mois de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il organisait des festins de nourriture provenant d’argent licite. C’était quelqu’un qui avait des plantations, c’était un agriculteur. Tellement il aimait le Prophète, tellement il aimait commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il offrait de la nourriture aux gens. Les gens venaient chez lui, se réunissaient et chantaient les éloges au Prophète. Tout comme cela a été fait au temps du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ; il y avait un groupe de gens d’Abyssinie qui étaient venu dans la mosquée du Prophète et qui chantaient dans leur langue. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a demandé au traducteur de lui indiquer ce qu’ils disaient et ils disaient que Mouhammad est un homme qui est bon. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas dit que c’est mauvais de faire cela, et ceci vous le trouver dans les livres de hadiths. Cet homme qui commémorait la naissance du Prophète, avant son décès il est tombé malade. Il a dit aux gens : « Il y a un chaykh qui va venir chez moi, il va rester trois jours après quoi je vais mourir ». Allah le lui a dévoilé. Allah dévoile certaines choses à certaines personnes. Il y a un homme, un chaykh, qui est venu et les gens de la ville ne le connaissaient pas. Ils ne connaissaient pas cet homme. Il est resté à son chevet, il est resté à veiller sur lui, puis après son décès ce chaykh est partit. Ils ont creusé une tombe et ils ont enterré cet homme. A l’époque l’état d’Ethiopie voulait installer le communisme et il y avait une révolte contre eux de la part du peuple. Les musulmans avaient fait une révolte contre les communistes. Quand ils ont terminé l’enterrement, ils ont entendu un son très fort qui venait de la tombe. Au départ, ils croyaient que c’était un bombardement de l’état communiste contre les rebels. Peu de temps après ils se sont rendu compte que le son venait de la tombe. Après un mètre de la tombe et celui qu’il venait d’enterrer s’est envolé dans les airs. Et les gens étaient là, tous témoins. Ils se sont demandé ce que c’était, ils ont regardé la tombe et il n’y avait rien. Ni attaque aérienne ni rien. La tombe était vide. C’était un saint. Le chaykh a dit : « C’est possible que cet homme voulait être enterré ailleurs que cet emplacement-là. Soit à La Mecque soit à Médine ». Les gens qui sont enterré à La Mecque et à Médine et à AtTa’if ce sont les trois régions desquelles les gens sortiront au Jour du Jugement avec le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont les premières tombes desquelles les gens vont sortir au Jour du Jugement. Le Messager, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) sa tombe sera la première à s’ouvrir et ceux qui vont sortir après lui ce sera les gens de La Mecque, de Médine et de AtTa’if et ensuite ce sera le reste des tombes. Cet homme Allah lui a accordé cette chose qui témoigne de son haut degré, le fait qu’il sort de sa tombe et qu’il vole dans les airs. Tellement les gens de la ville étaient étonnés car ils n’ont jamais vu quelque chose de pareil, ils en ont parlé au gouvernement local, pas le gouvernement national. Les gens du gouvernement sont venus faire l’inspection, ils ont vu la tombe et ils étaient tous étonnés. Et ceux qui étaient venu à l’enterrement ils étaient nombreux, ce n’était pas une illusion d’optique d’une ou deux personnes qui ont cru voir que, non ils étaient nombreux, tous témoins. La tombe, comme l’a dit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ce sera soit un des jardins du Paradis soit un des trous de l’enfer. Que Allah fasse que notre tombe soit un des jardins du Paradis. Le croyant qui est pieux pour lui la tombe est un jardin du Paradis. Il ne va pas ressentir de solitude dans la tombe, il ne va pas trouver de bestioles ou des bêtes de la terre, ni scorpion, ni serpent, ni des animaux qui vont dévorer son corps. Il n’aura pas les anges du châtiment, il n’aura que les anges de la miséricorde. Sa tombe sera éclairée. Il ne va pas endurer l’obscurité de la tombe, il ne va pas endurer l’étroitesse de la tombe.

Il a été rapporté de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Il était avec des gens qui le suivait, des musulmans, des croyants parce que ^Iça (Jésus) était musulman comme tous les prophètes. Il a dit : « Dites il n’est de dieu que Dieu, ^Iça est le Messager de Dieu ». Il était avec un groupe de musulmans, ils se sont arrêtés auprès d’une tombe. Ceux qui étaient avec notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) ont dit : « Que la tombe est étroite ! ». En fin de compte, aujourd’hui les gens construisent des maisons qui sont grandes avec des pièces qui sont larges, lorsqu’il rentre dans un studio il dit : « Ah ! Ici je me sens à l’étroit », alors que en réalité il a de l’espace. Dans la tombe ce sera moins. Notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) a dit : « Les utérus de vos mères sont plus petits encore que la tombe ». La parole de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) est correct. L’utérus de la mère est tout petit. Allah nous a fait vivre dans cet utérus qui est tout étroit. Et ^Iça (^alayhi s-salam) a dit : « Allah l’élargit (la tombe) pour qui Il veut ». Que doit faire l’Homme, l’être humain ? Il doit faire preuve de piété à l’égard de son Seigneur. La piété c’est qu’il accomplisse les obligations et qu’il évite les péchés et ensuite il garde l’espoir de la Miséricorde de son Seigneur. Nous devons garder notre cœur entre la peur et l’espoir. Notre cœur on doit le maintenir entre la peur d’être châtié et l’espoir d’être pardonné. Nous agissons en bien et on espère la miséricorde de Dieu. C’est ce que notre maître ^Iça (^alayhi s-salam) nous a enseigné. Il ne convient pas que la personne fasse n’importe quoi puis qu’elle dise : « Mais Dieu est miséricordieux ». Certes Allah est miséricordieux mais Il châtie aussi. Tu fais plutôt de ton mieux et tu espères la miséricorde de Dieu. Tu espères que tu ne seras pas châtié et qu’après la tombe également tu ne seras pas châtié et tu espères que ta tombe ne soit pas étroite.

Certains disent que lorsque l’appel à la prière est faite près du cimetière les morts l’entendent. C’est possible qu’ils entendent l’appel à la prière mais ce que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit c’est que le mort entend les pas de ceux qui sont venu pour l’enterrer quand ils vont repartir chez eux. Lui il est sous terre, il entend. » N’est-ce pas que parfois tu entends les pas du voisin du dessus, lui il est dans sa tombe et il entend les pas de ceux qui repartent après l’enterrement. Imagine-toi dans ta tombe, on t’a emmené et on va te laisser tout seul. Voilà ce qui nous attend. C’est pour cela que il faut œuvrer pour ce qui vient après la mort. Il va entendre le son des semelles. Si le mort entend le bruit des pas à plus forte raison il peut entendre l’appel à la prière qui provient de la mosquée qui se trouve à côté du cimetière.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans le hadith rapporté par Ibnou ^Açakir ce qui signifie : «  Chaque homme musulman qui passe auprès la tombe d’un mort qui le connaissait durée sa vie, il lui passe le salam alors le mort va le reconnaître et va lui rendre le salam ». Ce mort va l’entendre mais celui qui est vivant Allah fait qu’il n’entende pas le salam qui est rendu par le mort.

Le Chaykh a annoncé, il a dit : « Voir le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avant de mourir à l’état d’éveil ceci n’est accordé qu’à celui qui a vu le Messager dans le rêve sous sa véritable apparence. Mais la plupart des savants ont dit que celui qui a vu le Messager dans le rêve même si ce n’était pas sous sa véritable apparence, il va voir le Prophète avant de mourir. », même si il a vu le Prophète sous la forme d’un enfant ou mate de peau ou brun de peau alors que la réalité du Prophète c’est qu’il est blanc éclatant. Le Prophète on dirait que le soleil parcours son visage tant il est beau, (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et celui qui a vu le Messager sous sa véritable apparence nécessairement il ira au Paradis.

Que Allah nous accorde de voir le Prophète sous sa véritable apparence.

Al Israa’ wa l Mi3raaj

Posted in cours général,Hadith,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 23, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Prophète a voyagé de la Mosquée Al-Haram jusqu’à la Mosquée Al-‘Aqsa.

Les gens de science furent unanimes, qu’ils fussent du salaf c’est-à-dire des trois premiers siècles de l’hégire ou du khalaf c’est-à-dire des siècles suivant, qu’ils soient mouhaddith (spécialistes du hadith) ou des moutakallim (spécialistes de la croyance) ou des moufassir (spécialistes de l’exégèse), des savants, des faqihs ; ils se sont tous accordé sur le fait que Al-‘isra (le voyage nocturne) a été accompli avec le corps et l’âme, à l’état d’éveil. Et c’est cela qui est la vérité. C’est d’ailleurs la parole des compagnons Ibnou ^Abbas, Jabir, ‘Anas, ^Oumar, Houdhayfah et d’autres. Les savants ont dit que celui qui renie Al-‘isra’ (le voyage nocturne) aura démenti le Qour’an et celui qui dément le Qour’an devient mécréant, que Dieu nous en préserve.

Pour ce qui est de Al-Mi^raj (l’ascension), il a été confirmé par les textes du hadith. Concernant le Qour’an, il n’y a pas eu à propos de Al-Mi^raj de texte explicite qui n’admette pas d’interprétation, cependant il est parvenu dans le Qour’an ce qui est presque un texte explicite concernant l’ascension. Il n’est donc pas parvenu dans le Qour’an un texte explicite, qui n’admette pas d’interprétation, concernant l’ascension. Il est parvenu dans le Qour’an ce qui fait allusion à Al-Mi^raj c’est-à-dire l’ascension, la montée du Prophète dans les cieux ; mais ce n’est pas un texte explicite. Au propos de l’ascension il y a la Parole de Allah, dans les versets 13, 14 et 15 de sourat Al-‘isra’ :

وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِندَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِندَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى

Sidratou l-mountaha qui est un arbre qui s’appelle en français le jujubier dont les fruits sont des jujubiers et al-mountaha c’est-à-dire de l’extrême car c’est un arbre qui est dans les cieux comme nous allons le voir, il se trouve au-dessus du sixième ciel. Celui qui comprend de ce verset que sidratou l-mountaha se trouve dans les cieux et que le Prophète a été là-bas et malgré cela il renie l’ascension alors il devient mécréant car la règle est que celui qui contredit le Qour’an est mécréant. Il devient mécréant parce qu’il a compris le Prophète est arrivé dans cet endroit-là, puis il dit : « Non, il n’est pas arrivé dans cet endroit-là », c’est une contradiction qui est une mécréance. Par contre, s’il ne savait pas et n’avait pas compris cela du Qour’an et il n’avait pas pour croyance que la croyance des musulmans était cela alors il ne devient pas mécréant. Le sujet n’est pas difficile, il est très simple.

 

Al-‘isra’ a été confirmé dans le Qour’an par le premier verset de la sourat Al-‘isra’ qui justement porte son nom.  

﴿ سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِّنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الأَقْصَا الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا ﴾

Ce qui signifie : « Est exempt d’imperfection Celui Qui a fait voyager, en une partie de la nuit,  Son esclave depuis la Mosquée Al-Haram jusqu’à la Mosquée Al-‘Aqsa, dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer de Nos signes éclatants. »

Ce verset commence par le mot sabbih. Dans la langue, as-sabbah veut dire l’éloignement. Cela signifie : aie pour croyance que Dieu est exempté de tout défaut, c’est-à-dire Il est loin de toute ressemblance avec Ses créatures. Ici l’éloignement ce n’est pas celui qui est perceptible par la distance mais c’est dans le sens figuré, Allah est exempt. Il est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui, de tout ce qui est une ressemblance avec les créatures, de tout ce qui est une caractéristique des créatures comme le corps qu’il soit palpable ou impalpable, les caractéristiques des corps comme la couleur ou la quantité la petite et la grande, comme le fait d’être dans une direction ou dans un endroit. Nous exemptons Allah de tout cela car Il s’est Lui-même exempter de cela par Sa Parole : (ليس كمثله شيء) qui signifie : «  Rien n’est tel que Lui ». Si Allah avait eu des dimensions ou un corps grand ou petit, Il aurait eu des semblables innombrables.

La parole de Allah « bi ^abdihi » (Son esclave) il s’agit ici du Prophète Mouhammad. Il a été dit que lorsque notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivé au très haut degré dans l’ascension des cieux, Allah soubhanaou wa ta^ala lui a révélé. La révélation peut être par l’intermédiaire de l’ange Jibril (^alayhi s-salam) ou directement dans le cœur du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah a révélé dans le cœur du Prophète : «  Ô Mouhammad, par quelle chose souhaite tu que Je t’honore ? », et le Messager a répondu par sa parole ce qui signifie : « En m’attribuant à Toi comme étant Ton esclave ». Dieu a révélé Sa Parole : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ

Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui a fait voyagé Son esclave ». Cela veut dire que l’attribution du Prophète à Allah comme étant Son esclave c’est le summum de l’honneur pour le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) parce que les esclaves de Dieu sont nombreux, et il a été cité tout particulièrement dans ce verset parce qu’il a un honneur éminent (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

La Parole de Allah : لَيْلاً  c’est un circonstanciel de temps (de nuit). Si il a été dit : « Pourquoi il a été précisé layl (nuit) alors que déjà le verbe asra c’est un voyage de nuit ? ». La réponse est que Il a voulu par Sa Parole laylan (de nuit) insister sur la courte période que ce voyage a duré. Le Prophète a accompli ce voyage en une nuit, en une partie de la nuit, depuis La Mecque jusqu’au pays de Ach-Cham.

Quant à la Mosquée Al-Haram, elle se trouve à La Mecque. Elle a été appelée ainsi en raison de son caractère sacrée. Al-Hourmah c’est-à-dire sacrée. Elle est sacrée c’est-à-dire qu’elle a un honneur cette mosquée sur le reste de mosquées. Elle a des jugements qui lui sont spécifiques qu’il n’y a pas dans les autres mosquées ; entre autre le fait qu’il y a la multiplication de la récompense plus que dans une autre mosquée, des milliers de fois.

Concernant la mosquée Al-‘aqsa, al-‘aqsa c’est-à-dire l’extrême ; extrême parce qu’elle est loin de la mosquée Al-Haram.

Concernant la parole de Allah الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ (dont Nous avons béni les alentours), il a été dit parce que c’est un endroit où beaucoup de prophètes ont habité, au pays de Ach-Cham et en particulier auprès de la mosquée Al-‘aqsa ; et beaucoup d’anges descendent dans cette terre, elle est bénie. Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit ce qui est mentionné dans sourat AsSaffat ‘ayah 99, ce qui signifie : «  Je vais aller là où Dieu m’a ordonné d’aller et Il va me guider », il s’agit de la région du pays de Ach-Cham car ‘Ibrahim allait quitter l’Iraq pour rejoindre la Palestine. En effet, Allah a fait savoir à ‘Ibrahim que Ach-Cham est un lieu de bénédictions et que la plupart de la révélation du Prophète a lieu dans Ach-Cham et que la plupart des prophètes étaient là-bas. Egalement la Palestine, n’était pas sous la domination de Noumroud ainsi ‘Ibrahim pourra se diriger dans le pays de Ach-Cham et pourra se consacrer à l’adoration de Dieu sans être perturbé par Noumroud, ni subir de nuisance. Ainsi notre maître ‘Ibrahim lorsqu’il a quitté l’Iraq qui était gouverné par Noumroud et qu’il s’est dirigé vers la Palestine, la Palestine n’était pas gouverné par Noumroud. Il a donc quitté son pays l’Iraq pour rejoindre la Palestine, puis il est parti à La Mecque et il a laissé sa femme esclave Hajar et son fils Isma^il là-bas. Il a invoqué Allah pour qu’Il accorde aux gens de La Mecque et des bienfaits. Allah a exaucé ‘Ibrahim (^alayhi s-salam). Il faut savoir que La Mecque à l’origine est une vallée qui ne comporte pas de plantation. Rien ne poussait là-bas, elle est aride. Allah a ordonné à Jibril en plus de déplacé une montagne, la montagne de AtTa’if. Il l’a ramené du pays de Ach-Cham jusqu’à près de La Mecque. Jibril a arraché cette montagne et l’a ramené près de La Mecque. Cette montagne comporte des raisins de la meilleure qualité, des grenades et d’autres fruits encore. Et l’air de cette montagne est très doux, et c’est un lieu de résidence d’été pour les habitants de La Mecque. Le savant, géographe, Al-Azraqiyy a cité cela dans son Akhbarou Makkah qui est un livre qui comporte beaucoup de choses utiles.

Toujours dans la suite de la ‘ayah, Allah dit : ) لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا ( c’est-à-dire afin de montrer à Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) certains signes.

Allah l’a fait voyagé de nuit depuis La Mecque jusqu’à la Mosquée Al-‘aqsa pour lui faire découvrir des choses étonnantes et des signes que Dieu a créé qui sont une manifestation de la Puissance de Dieu. Allah a fait voyagé de nuit Son prophète de La Mecque jusqu’à Baytou l-Maqdiss, et avant d’arrivé à Baytou l-Maqdiss Jibril a emmené le Prophète, ils sont passé par Médine et c’était avant l’émigration du Prophète à Médine, il était encore installé à La Mecque. Alors que le Prophète était à La Mecque, Jibril a ouvert le toit de la maison sans qu’il ne tombe sur eux, ni de la terre, ni des pierres. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était endormi à ce moment-là chez sa cousine la fille de son oncle paternel, elle s’appelait Oummou Hani la fille de Abou Talib, la sœur de notre maître. C’était dans un quartier de La Mecque qui s’appelle Ajihad. Il était endormi entre son oncle Hamzah et son cousin Ja^far Ibnou Abi Talib. Jibril ^alayhi s-salam a réveillé notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il l’a emmené à la Mosquée Al-Haram. Il l’a fait monter sur Al-Bouraq. Al-Bouraq est un animal du Paradis qui est de taille intermédiaire entre la mule et le cheval. Et ils sont partis sur cette monture qui est très rapide, qui posait son sabot à l’extrémité où pouvait atteindre son regard. Ils sont arrivés à Médine. Jibril lui a dit de descendre et il est descendu. Jibril a dit à Mouhammad : « Fais une prière de deux rak^ah. » Il a accompli deux rak^ah. Puis il a fait la même à la Montagne Tir du Sinaï, et c’est là-bas que notre maître Mouça (^alayhi s-salaam) a entendu la Parole de Allah sans que la Parole de Allah ne soit des lettres, un son ou une langue. Puis ils reparti encore et ils ont fait une halte à Madyan qui est la ville du Prophète Chou^ayb. Il lui a dit : « Descend » et il a accompli deux rak^ah et ils sont repartis. Il a fait la même chose à Bethlehem où est né notre maître ^Iça (^alayhi s-salaam). Quand ils sont arrivé à Baytou l-Maqdis, le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait la prière et il a dirigé tous les prophètes. Allah lui a rassemblé tous les prophètes. Allah les a tous réunis là-bas pour honorer notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Allah les a tous ressuscité pour notre Prophète cette nuit-là sauf ^Iça qui lui n’était pas mort. ^Iça vit actuellement dans le ciel, Allah l’a fait descendre pour notre Prophète, pour qu’il fasse la prière avec tous les prophètes. Puis Allah tabaraka wa ta^ala a augmenté en honneur Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) puisqu’Il a élevé pour lui dans les cieux huit prophètes qui sont : ‘Adam, ^Iça et Yahya, Youçouf, ‘Idriss, Haroun, Mouça et ‘Ibrahim. Il les a élevé dans les cieux, et ils ont fait bon accueil à Mouhammad. Il a été élevé dans les cieux tout comme nous allons le voir dans le hadith de ‘Anas.

Auparavant, au début de son voyage, lorsque Jibril était venu depuis la maison de sa cousine Oummou Haani, Jibril avait emmené le Prophète jusqu’à la Mosquée Al-Haram, auprès de la Ka^bah. Il lui avait ouvert la poitrine sans que le Prophète ne ressente de douleur et il lui a lavé le cœur avec de l’eau de Zamzam. Puis, Jibril a ramené un récipient en or remplit de sagesse et de foi. Et il les a versé dans la poitrine du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a mis dans son cœur le secret de la sagesse et de la foi. Puis il lui a fermé la poitrine tout comme elle était auparavant. C’était afin qu’il puisse supporter d’observer des choses extraordinaires parmi les créatures de Dieu. La poitrine du Prophète avait été également ouverte quand il était enfant. Et quand il était enfant sa poitrine avait ouverte afin que soit retiré comme un petit caillot noir du cœur et c’est la part du chaytan de l’être humain ; afin que le Prophète soit toute sa vie préservé du mal du chaytan.

Parmi les choses étonnantes que le Messager a vu pendant son voyage nocturne, il y a ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy et d’autres : Pendant qu’il était en route pour Baytou l-Maqdiss il a vu le bas-monde à l’image d’une veille femme ; cela veut dire que comme une veille femme ce qui s’est écoulé est plus long que ce qui reste et cela signifie que le bas-monde va à sa fin. Et il a vu ‘Ibliis en bordure du chemin qui ne pouvait rien faire contre le Prophète. Et il a vu ceux qui fournissent des efforts dans la voie que Allah agrée, ils sèment et ils récoltent ce qu’ils ont semé en deux jours. Et il a vu les orateurs du mal, ceux qui sèment la discorde, ceux qui sèment la zizanie, ceux qui divisent le rang des musulmans, ceux qui diffusent l’égarement. Il a vu leurs lèvres et leurs langues être découpées avec des ciseaux en feu. Et il a vu l’exemple de celui qui dit une parole mauvaise, à l’image d’un grand taureau qui sort d’un petit orifice puis il essai d’y rentrer et il n’y arrive pas. Il a vu comment allait devenir ceux qui ne payaient pas la zakat, ceux qui ne faisaient pas la prière et ceux qui commettaient la fornication, et ceux qui ne s’acquitte pas de ce qui leur est confié et ceux qui consomment le riba’ et ceux qui consomment les biens des orphelins, et ceux qui buvaient de l’alcool et ceux qui commettent la médisance. Et il a senti une belle odeur qui sortait de la tombe de la femme qui coiffait les cheveux de la fille de Pharaon. Et c’était une femme qui était croyante et vertueuse.

Il a été rapporté au sujet du récit de cette femme que tandis qu’elle coiffait les cheveux de la fille de Pharaon, le peigne lui a glissé des mains, elle s’est penché pour le prendre et elle a dit : « Bismi l-Lah ». La fille de Pharaon lui a dit : « As-tu donc un dieu autre que mon père ? », la coiffeuse a répondu : «  Mon Seigneur et le Seigneur de ton père c’est Allah », la fille a dit : « Tu veux que je le rapporte à mon père ce que tu viens de me dire là ? », elle lui a dit : « Dis-lui si tu veux ». La fille a dit à son père et Pharaon a dit à cette femme d’abandonner l’Islam mais elle a refusé. Il lui a fait bouillir de l’eau qui est devenu extrêmement brûlante et il a jeté les enfants de cette femme dans cette eau et ils mourraient devant ses yeux. Et quand c’était le tour de son petit qui était encore nourrisson, elle est devenu apeuré, elle a eu pour son enfant. Elle a eu un moment de forte peur pour cet enfant qui était tout petit. Allah pour la raffermir a fait parler ce nourrisson, et l’enfant a dit : « Ô mère, patiente car le châtiment de l’au-delà est plus terrible que le châtiment du bas-monde, alors reste ferme tu es sur la vérité », et cela est certainement un prodige que Allah a accordé à cette femme. Et c’est alors qu’elle a repris encore plus de courage. Pharaon a jeté son enfant, puis avant que ce soit à son tour elle a demandé à Pharaon de réunir les os et de les enterrer ensemble. En effet l’eau était si bouillante que lorsqu’il jetait le corps, la chaire fondait dans l’eau il ne restait que les os. Elle a dit : «  Je voudrais que tu réunisse les os et que tu les enterre », il a dit : « Je t’accorde cela ». Puis à son tour il l’a jeté elle aussi. Hadith rapporté Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih. Alors qu’à nos jours sans qu’ils soient menacé d’être jeté dans une eau bouillante ou quoi que ce soit, juste pour plaisanter ou parce qu’il veut avoir le dernier mot dans un débat, dans quelque chose qui ne sert à rien du tout si ce n’est divisé le rang des musulmans, il dit une parole de mécréance et il sort de l’Islam. Il accuse les gens qui sont des saints de mécréance par exemple. Simplement parce qu’il veut avoir le dernier mot. Que Dieu nous préserve.

Puis, Al-Mi^raj fut installé. C’est une sorte d’escalier. Le Prophète fut élevé sur Al-Mi^raj. Al-Mi^raj est une sorte d’escalier qui a tantôt une marche en or, tantôt une marche en argent. Puis Jibril a demandé qu’on leur ouvre la porte du premier ciel. L’ange en charge a dit : « Qui est là ? », il a dit : « C’est Jibril », il lui a dit : « Qui est avec toi ? », il lui a dit : « C’est Mouhammad », il a dit : « Est-ce que le moment dans lequel il est élevé aux cieux est arrivé ? », il a dit : « Oui, il est arrivé ».

L’interrogation de l’ange, certains ont dit c’était une question sans que ce soit parce que les anges ne savaient pas que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait reçu sa mission de prophète, les anges savaient que notre maître Mouhammad avait reçu la révélation. Mais certains savants ont dit c’était une question pour plus d’insistance, pour s’assurer davantage. A l’exemple de quelqu’un qui vient à un autre, puis l’autre lui dit : « Ah, tu es venu ? ». D’autres ont dit que c’est la demande au sujet de l’élévation dans les cieux qui est visé, comme mentionné précédemment dans la traduction. Et c’est par l’affirmative que Jibril avait répondu.

Au premier ciel, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu ‘Adam le père de l’humanité. Il est le premier prophète et le premier messager (^alayhi s-salaam).

Dans le deuxième ciel, il a vu ^Iça et Yahya (^alayhima s-salam).

Dans le troisième ciel, il a vu Youçouf (^alayhi s-salaam). C’est bien Youçouf, et non Youcif. Le Prophète a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Allah a accordé à Youuçouf la moitié de la beauté d’essence des humains ».

Au quatrième ciel, il a vu ‘Idriss (^alayhi s-salam)

Au cinquième ciel, il a vu Haroun (^alayhi s-salam).

Au sixième ciel, il a vu Mouça (^alayhi s-salam).

Au septième ciel, il a vu ‘Ibrahim (^alayhi s-salam). Physiquement ‘Ibrahim ressemblait beaucoup à notre maitre Mouhammad (^alayhi s-salam).

Puis, il a vu le jujubier de l’extrême (sidratou l-mountaha). Cet arbre est tellement beau que c’est difficile de le décrire. Les gens ne parviennent pas à le décrire tant il est joli. Sur cet arbre, il y a plein de papillons en or dessus. Les feuilles de cet arbre sont comme des oreilles d’éléphants. Les fruits de cet arbre sont comme des jars, vous savez les jars ce sont ces grands récipients que l’on rempli d’eau. Cet arbre prend racine au sixième ciel puis il s’élève au septième ciel et au-delà du septième ciel. Ensuite, Jibril s’est arrêté il n’a pas dépassé une certaine limite et notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a continué à être élevé dans les cieux jusqu’à arriver à un endroit où il entendait le bruit des anges qui recopiaient sur leurs tablettes ce qui était inscrit sur la table préservée, des choses que Dieu a voulu qu’elle se réalise. Ils les copient puis ils descendent sur terre les réaliser comme Dieu a voulu qu’elles soient et a prédestiné et ordonné qu’elles soient exécutées. Là-bas à cet endroit-là, Allah a enlevé le voile abstrait qui empêche d’entendre la Parole de Dieu. C’est un voile abstrait. Un voile c’est comme un rideau, si je le ferme ce qui est derrière devient voilé. Ici c’est un voile concret. Sur nos oreilles, il y a un voile abstrait c’est-à-dire que ce n’est pas quelque chose de physique. C’est un voile abstrait qui nous empêche d’entendre la parole de Dieu. Si Dieu nous enlevait ce voile abstrait nous attendrions Sa Parole, et Allah l’a enlevé pour Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a pu entendre la Parole de Dieu sans que la Parole de Dieu ne soit des lettres, sans que ce soit une voix, sans que ce soit une langue, sans que ce soit comme notre parole. Nous nous parlons d’une chose puis on s’arrête il y a un entrecoupement puis on parle d’autre chose. La parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la nôtre. La Parole de Dieu n’a pas de début et n’a pas de fin.

Si quelqu’un vient vous dire : « Mais ce verset (wa laqad ra’aahou nazlatan oukhraa) qui signifie : (il l’a vu une seconde fois auprès de sidratou l-mountaha), il est possible que ce soit une vue dans le rêve ! », on répond : « Si tu prétends que c’est une vision dans le rêve alors tu as fait une interprétation par autre que le sens apparent. Le sens apparent c’est qu’il l’a vu à l’état d’éveil. On ne peut pas donner à un texte un autre sens que le sens apparent s’il n’y a pas de preuve pour cela : Soit une preuve rationnelle catégorique qui nous force à délaisser le sens apparence, ou une preuve textuelle authentique qui nous mène à délaisser le sens apparent, comme l’a dit le savant Ar-Razi dans Al-Mahsoul et d’autres l’ont dit parmi les savants des fondements ».

Les savants spécialistes des fondements ont donné une règle ils ont dit : Le texte (Qour’an ou hadith) par défaut on l’interprète au sens apparent, sauf si il y a une des deux choses qui nous mènent à délaisser ce sens apparent :

  1. S’il y a une preuve rationnelle catégorique qui nous mène à délaisser ce sens apparent, qui nous mène à dire que c’est impossible d’expliquer selon le sens apparent. On abandonne alors le sens apparent et on interprète par autre que le sens apparent.
  2. Ou s’il y a une preuve textuelle c’est-à-dire qui est rapporté, et authentique alors on délaisse le sens apparent pour donner un autre sens que le sens apparent, qui est également valide dans la langue.

S’il n’y a pas l’une de ces deux choses, on interprète selon le sens apparent. On ne va pas s’amuser à dire : « Ceci veut dire cela. Ah non ! Ceci veut dire cela ».

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu Jibril (^alayhi s-salam) sous sa véritable apparence une seconde fois, auprès du jujubier de l’extrême. Et ceci fait allusion à l’ascension, à l’élévation du Prophète dans les cieux. Ce parce que cet arbre commence au niveau du sixième ciel et il arrive au-delà du septième ciel. Mais le Qour’an ne comporte pas un texte explicite qui n’admette aucune interprétation au sujet de l’ascension. Ce verset-là fait une allusion qui est presque un texte explicite, mais ce n’est pas un texte explicite. C’est pour cela que les savants ont dit que celui qui renie le voyage nocturne devient mécréant parce qu’il a été confirmé par le Qour’an et celui qui renie l’ascension il ne devient pas mécréant s’il n’avait pas entendu que cela avait eu lieu, mais si c’est par entêtement c’est de la mécréance. Ce, parce que la preuve de l’ascension (Al-Mi^raaj) n’est pas comme la preuve du voyage nocturne (Al-‘Isra’). La preuve du voyage nocturne est plus forte.

Il n’est pas permis de donner à un texte une interprétation par un autre sens que le sens apparent lorsqu’il n’y a pas de preuve rationnelle catégorique ou de preuve textuelle rapporté et authentique. La preuve textuelle c’est celle qui est transmise et entendu. La voie de transmission c’est le fait d’entendre. Quant à la preuve rationnelle, c’est la preuve que l’on acquiert avec un raisonnement correct. Ce n’est pas tout le monde qui utilise sa raison correctement. La plupart aujourd’hui n’utilise pas correctement. Il n’est donc pas permis pour nous d’interpréter un verset ou un hadith par un autre sens que le sens apparent, sauf si il y a une preuve rationnelle catégorique ou une preuve textuelle authentique (sahih).

Mouslim a rapporté de ‘Anas (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  On m’amena Al-Bouraq (un animal du paradis de couleur blanche, qui est d’une taille plus grande que l’âne et plus petite que le mulet et il pose son sabot à l’extrémité de ce que peut atteindre son regard. Evidemment, la porter du regard d’un animal du paradis est plus grande que celle d’un animal du bas-monde). Je suis monté sur Al-Bouraq jusqu’à arriver à Baytou l-maqdiss et je l’ai attaché à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. (Il y a un anneau dans la mosquée, c’est un anneau où les prophètes attachent leur monture.) Je suis entré dans la mosquée et j’ai accompli une prière de deux rak^ah. Quand je suis sorti, Jibril m’a ramené un récipient de Khamr et un récipient de leben et j’ai choisis le leben. (Al-Khamr c’est le même terme qui désigne le vin. Mais le khamr du paradis c’est une boisson qui porte le même nom mais elle n’est pas comme le khamr du bas-monde –le vin-. La boisson du Paradis n’enivre pas et ne donne pas de maux de tête. L’autre boisson, le leben, c’est du lait. Ce n’est pas comme ce que dans certains pays ils se sont habitué à appeler leben, le lait caillé. En fait, le mot leben désigne le lait tout court.) », Jibril lui a dit ce qui signifie : «  Tu as choisi l’attachement à la religion », même s’il avait choisi le leben ce n’était pas interdit car c’est le khamr du Paradis. Mais cela indique l’attachement à la religion.

Dans le hadith, il y a la preuve que Al-‘Isra’ et Al-Mi^raj étaient tous les deux la même nuit. C’était par l’âme et le corps et à l’état d’éveil, car personne n’a dit qu’il s’est endormi à Baytou l-Maqdis et qu’il a rêvé de la montée dans les cieux, personne n’a dit cela.

Concernant la vision de son Seigneur. Concernant le fait que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu son Seigneur, la nuit de Al-Mi^raj.

AtTabaraniyy a rapporté dans Al-Mou^jami^ Al-Awsat avec une chaîne de transmission qui est forte tout comme l’a dit le Hafidh Ibnou Hajar d’après Ibnou ^Abbas (que Allah les agrée tous les deux), il a dit : «  Mouhammad a vu son Seigneur à deux reprises », notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu Allah deux fois.

Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission ce qui signifie : « Mouhammad a vu son Seigner ». Ce qui est visé c’est que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu son Seigneur par son cœur, ce n’est pas par ses yeux.

La preuve que notre Prophète a vu son Seigneur par son cœur et non par les yeux c’est ce qu’a rapporté Mouslim d’après Abou l-^Aliyah d’après Ibnou ^Abbas qui explique la parole de Allah dans sourat An-Najim les versets 11, 12 et 13 ; il a dit : «  Il a vu son Seigneur avec son cœur, à deux reprises ».

Al-Ghazaliyy a dit dans son livre Ahya ^Ouloumi d-din a dit : «  Ce qui est correct c’est que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas vu son Seigneur la nuit de Al-Mi^raaj », ce qui est visé c’est qu’il ne l’a pas vu avec ses yeux puisque ce n’est pas authentifié que le Prophète a dit qu’il a vu Allah avec ses yeux, ni un compagnon n’a dit cela, ni un successeur, ni un successeur des successeurs des compagnons.

Alors que veut dire qu’il l’a vu par son cœur ? Allah a enlevé du cœur du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le voile abstrait. Tout à l’heure nous avons vu qu’Il lui a enlevé le voile abstrait des oreilles et il a entendu la Parole de Dieu. Il lui a enlevé le voile abstrait dans le cœur et il l’a vu par son cœur, c’est-à-dire que Allah lui a donné la force de Le voir par le cœur. Et il ne l’a pas vu avec les yeux car dans ce bas-monde pendant que nous sommes vivants avec les corps que nous avons, nous ne voyons pas Allah avec nos yeux. Si quelqu’un voyait Allah avec les yeux cela aurait été notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Dans l’au-delà, Allah sera vu par les croyants. Les croyants seront au Paradis et ils verront Allah avec les yeux que Allah leur accorde pour l’éternité. Ceci est confirmé dans le Qour’an, Allah dit : وجوه يومئذ ناضرة إلى ربّها ناظرة

Ce qui signifie : « Des visages seront resplendissants de bonheur ce jour-là, ils verront leur Seigneur ».

Allah accorde aux croyants qui sont au Paradis de voir Allah sans que Allah ne soit au Paradis ou dans un autre endroit car Allah existe sans endroit. On ne dit pas que Allah est au Paradis ou qu’Il est au-dessus du trône ou qu’Il est partout. Allah est sans endroit. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir ». Tout comme cela est compris de la Parole de Allah à Mouça, ce qui signifie : « Tu ne Me verras pas », c’est-à-dire dans ce bas-monde.

Il a été rapporté qu’il a été demandé au Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) : « As-tu vu ton Seigneur la nuit de Al-Mir^aj ? », il a dit ce qui signifie : «  Soubhana l-Lah, soubhana l-Lah, je L’ai vu par mon cœur mais je ne L’ai pas vu par mes yeux ». Mais c’est un hadith qui est da^if , il n’a pas été authentifié.

L’imam Malik (que Allah l’agrée) a dit : « On ne voit pas Allah, Celui Qui est exempt de fin, avec des yeux qui vont avoir une fin. Mais Il sera vu avec des yeux qui n’auront pas de fin dans l’au-delà », c’est-à-dire les yeux des gens du Paradis qui ne seront pas anéantis car les gens du Paradis ne mourront jamais.

Jurer par Allaah

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur juin 7, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Un homme a posé la question à notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) il lui a dit : « Comment je peux renforcer ma foi ? ». La réponse était : La foi se renforce en multipliant les actes d’obéissance et en délaissant les plaisirs interdits. Cela est le début du renforcement de la foi. Et quand la personne persévère sur ce chemin : l’accomplissement des actes d’obéissance et le délaissement des plaisirs interdit, elle va avoir plus de penchant pour accomplir les actes surérogatoire et elle va ainsi atteindre la sainteté. Celui qui persévère sur cela, les actes d’obéissance deviennent pour lui un plaisir. Pour les saints, les actes d’obéissance sont un plaisir. Au début, c’est quelque chose qui va être éprouvant pour l’âme car l’âme a des penchants ; en la forçant à accomplir les actes d’obéissance on la détourne de ses penchants. Au début c’est donc éprouvant. Après, cela devient un plaisir. Il trouve du plaisir dans l’accomplissement de la prière. Il trouve le repos et la sérénité en entrant dans la prière. Il y avait un chaykh en Éthiopie qui est resté debout deux mois. Il est partit à la campagne pour accomplir la prière. Tandis qu’il était en prière, il a complètement perdu la conscience. Il est resté comme un bout de bois, debout, pendant deux mois. Il ne mangeait pas et ne buvait pas. Si quelqu’un venait devant lui pour lui donner à boire, il ne prêtait pas attention. Notre chaykh a dit au moment de son discours : « Cela a eu lieu, il y a cinquante ans. Moi je l’ai vu cet homme et après je ne sais pas s’il est mort ». Au début tu contrains ton âme et ton âme se rebiffe. Elle n’a pas de penchant pour cela. C’est ici qu’est la force : contraindre son âme. Après cela, les actes d’adoration deviennent un plaisir. Dans certains cas, il ressent encore que son âme est contrainte mais dans d’autres cas les actes d’obéissance sont devenus un plaisir. La base le fondement c’est la science de la religion c’est-à-dire la connaissance de la science de la croyance et la connaissance de la science des lois.

Le simple fait de se consacrer aux actes d’adoration ne fait pas parvenir à la sainteté. Tu trouves certains qui te disent : « Moi je jeûne tout le mois de Cha^ban » ou « Moi je termine tout le Qour’an par mois », mais ils n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion. Leur effort ne les fait pas parvenir à la sainteté car Allah n’accorde pas la sainteté à un ignorant. Celui qui se consacre aux actes d’adoration en apparence mais qui se maintient dans l’ignorance, il ne va pas atteindre la sainteté car il n’a pas appris comment s’assurer que sa croyance est correcte, comment s’assurer que ses actes d’adorations sont corrects. Il croit qu’il s’élève en degrés mais sa réalité c’est soit qu’il régresse soit il stagne. Mais il ne s’améliore pas. Il doit apprendre la part indispensable de la science de la religion par transmission orale.

Certains qui sont dans l’erreur, avant d’apprendre la science de la religion, ils se réclament d’un chaykh ou d’une tariqah et pensent que du simple fait d’accomplir beaucoup de prières ils atteindront la sainteté. Certains pensent que Allah va leur accorder une science ladounniyy sans qu’ils n’aient appris le minimum. La science ladounniyy c’est une science qui est au-delà du minimum de la science de la religion. Allah accorde cette science à certains savants qui ont atteint la piété. A certains savants qui ont atteint la piété, Allah accorde une science supplémentaire qui n’est pas acquise par transmission orale. Mais Allah n’accorde pas cette science à quelqu’un d’ignorant. Ces gens-là ne réussiront jamais, ceux qui se consacrent à l’adoration sans science. Comme certains que le Chaykh a mentionné : comme ^Adnan Yaçin et d’autres, innombrables. La cause de leur perte c’est qu’ils n’ont pas appris la part indispensable de la science de la religion, celle qui est obligatoire, le chaytan s’est moqué d’eux et ils ont été perdus sans s’en apercevoir.

Notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue, du degré du sahih, dans le Mousnad de l’imam Ibnou Hibban (que Allah lui fasse miséricorde), il a dit : « Un homme a posé la question : « Ô Messager de Dieu, quelle est la meilleure des œuvres ? », le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ». L’homme a posé la question une seconde fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière », puis l’homme a posé la question une troisième fois et le Messager a dit : « AsSalat », ce qui signifie : « La prière ».

Et notre chaykh a dit : « Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne qui n’est pas coupée, c’est-à-dire qui remonte jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Sachez que la meilleure de vos œuvres (pratique) c’est la prière », rapporté par ‘Ahmad, Ibnou Majah, Ibnou Hibban, AtTabaraniyy et par Al-Bayhaqiyy. »

La prière a des piliers, a des conditions, et elle a une clé. La clé de la prière est un sujet très important qu’il convient de traiter avec beaucoup d’attention. Si la clé n’était pas bonne, tu ne peux pas garantir d’entrer dans l’endroit. Tout comme la clé réelle, physique, si elle n’était pas bonne pour ouvrir la porte, la porte ne s’ouvrira pas. Egalement la clé, au sens figurée, si elle n’était pas bonne elle ne garantit pas l’obtention de récompense pour la prière, elle ne garantit même pas la validité de la prière. Elle ne garantit pas non plus d’être déchargé de la prière. En effet, lorsque le temps de la prière entre puis que la personne n’accomplit pas la prière jusqu’à ce que le temps de la prière sorte, la personne est toujours chargée du rattrapage de cette prière. Si quelqu’un n’a pas fait un jour, une semaine, dix ans de prières, il doit les rattraper. L’Homme, l’humain, quand il est responsable c’est-à-dire il a atteint la puberté et qui est saint d’esprit, il a sa charge d’accomplir l’obligation de la prière. Celui qui accomplit la prière conformément à ce que Dieu a ordonné, il en sera déchargé. Celui qui ne fait pas une prière dans son temps, cette épreuve qu’il a est plus grave que s’il perdait la totalité de sa famille : son père, sa mère, ses enfants meurent. Beaucoup de gens sont dans l’insouciance, alors que le Prophète a beaucoup insisté à accomplir la prière dans son temps. Beaucoup de gens ne font pas attention à cette clé. La clé de la prière c’est la purification. Selon le Jugement de Allah, la purification est très importante. Mais chez selon qui n’ont pas appris, ce n’est pas un sujet important.

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  Il nous a été autorisé de rapporter avec une chaîne de transmission du degré du sahih également, que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La purification est comme la moitié de la foi », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ». Cette parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) indique la grande importance de la purification.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous fait comprendre que la purification a un jugement éminent selon le Jugement de Dieu. La purification est clé de la prière et la prière c’est la meilleure des œuvres. La meilleure des œuvres après la connaissance de Allah et de Son Messager. Juste après la connaissance de Allah et de Son Messager, il y a la prière. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a indiqué que la purification est la clé de la prière de sorte que celui qui néglige la purification aura négligé la prière. Celui qui néglige l’accomplissement de la prière c’est comme s’il a perdu toute sa religion. C’est très important, faite le rappel aux gens. Ils sont dans une insouciance profonde. Le Messager a beaucoup insisté sur la prière, il ne faut pas négliger cela. Après la croyance en Allah et en Son Messager, il y a la prière dans son temps.

L’auteur explique un peu plus, il dit : « Lorsque nous disons cela qui comporte l’insistance sur la prière, nous visons bien évidemment les prières obligatoires et non les prières surérogatoires ».

Il y a des prières surérogatoires que l’on accomplit avant et après les prières obligatoires, elles sont appelées les rawatib. Celui qui n’a pas accompli de toute sa vie de prière surérogatoire, il ne s’expose pas à un péché à cause de cela. La personne risque le châtiment lorsqu’elle délaisse les prières obligatoires ou une des prières obligatoires. Si quelqu’un n’accomplit pas le woudou’ correctement, sa prière ne lui permettra pas d’atteindre les degrés élevés. Si la purification était correcte, qu’il n’y avait rien de faux dans cette purification, on espère que la prière de cette personne soit complète. Ce n’est pas tous ceux qui font la prière qui ont la même récompense. Si quelqu’un fait la prière de As-Soubh, il aura une récompense multipliée jusqu’à 1OO OOO, comme s’il avait accompli 100 000 prières et non une seule. Et un autre fait la prière mais il n’a pas autre que 10 fois. Tout cela dans le cas où la purification et la prière sont valables. Quant à celui qui n’a pas eu une bonne purification, qui n’est pas valable dans la Loi, sa prière ne sera pas valide. Il en est de même si quelqu’un a fait correctement sa purification et il a diminué le nombre de rak^ah ou il n’a pas accompli la prière correctement ou il a annulé sa prière ; il n’aura pas de récompense pour cette prière. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le grand nombre de prières de sorte que la personne accomplit en apparence les cinq prières obligatoires et quotidiennes puis elle prit en apparence une demi-heure de prières surérogatoires la nuit ; ce n’est pas cela qui compte. Il y a un groupe de femme qui s’appelle As-Sahariyyat qui déforme la Loi de l’Islam. Selon l’apparence on dirait des saintes mais leur réalité c’est qu’elles sont déviées dans la croyance et dans la pratique. L’une d’entre elle dit : « Si ma main bouge c’est parce que Allah est dedans ». Certaines de leurs chefs leur disaient : « Ne vous mariez pas. Nous, nous sommes mariées à Dieu » et après avoir dit cela elle a prétendu se marier. Il faut faire attention à ces gens.

Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est la meilleure des créatures et Allah ne l’a pas déchargé de la prière. La prière était obligatoire pour lui et il l’a faite. Il ne faut pas négliger la prière.

Il y a un saint du nom de ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy, lorsqu’il se trouvait en prière le chaytan est venu à lui sous l’apparence d’une lumière. Le chaytan a prétendu être Dieu, il a dit à ce saint : « Ô mon esclave ^Abdal-Qadir, je te décharge de la prière ». ^Abdal-Qadir Al-Jilaniyy a continué la prière, il a su que c’était le chaytan car il savait que Allah n’est pas une lumière. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Mais aussi parce que Allah n’a pas déchargé le meilleur de Ses esclaves, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de l’accomplissement de la prière.

Dans un conseil, notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « On ne glorifie pas les prophètes comme on glorifie Dieu ». Il n’est pas permis de glorifier quelqu’un tout comme on glorifie Allah. Allah est le Seul qui mérite d’être adoré. Il n’est pas permis de se faire humble à l’extrême pour autre que Lui. Il n’est pas permis d’adorer une des créatures, ni ange ni prophète. On n’adore pas les anges, on n’adore pas les prophètes. Mais on glorifie les prophètes moins que l’on glorifie Dieu, c’est-à-dire on leur accorde une glorification dans notre cœur moindre que ce qui est dut à Dieu. Les prophètes et les anges ont les glorifie à un degré qui leur convient et à la limite qu’il nous est permis de les glorifie, pas plus. C’est pour cela que celui qui jure par autre que Dieu en le glorifiant tout comme il glorifie Dieu, il devient mécréant. Mais celui qui jure par autre que Dieu sans glorifier ce par quoi il jure comme il glorifie Dieu, il ne devient pas mécréant. Néanmoins, jurer par autre que Dieu est déconseillé dans l’absolu. Il est déconseillé de jurer par le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le déconseillé celui qui le fait ne mérite pas de châtiment mais s’il le délaisse parce que c’est déconseillé, il a une récompense. Il est déconseillé de jurer par Jibril, par ‘Israfil, par Mikail et par un autre ange. Jurer par la Ka^bah est déconseillé. Certains jurent par la Ka^bah et ceci est déconseillé. Le musulman qui jure par la Ka^bah, il ne la glorifie pas comme il glorifie Allah. Pour eux, jurer par la Ka^bah c’est déconseillé ; donc délaisser cela vaut mieux. Par contre, si quelqu’un jure par le Qour’an comme en disant : « Par le Qour’an» ou « Sur le Qour’an » si lui il a visé la Parole propre à l’Être de Allah, Son Attribut ; ceci n’est pas déconseillé. Il jure par l’Attribut de Allah et non pas par le livre. Ici le mot Qour’an signifie l’Attribut de la Parole de Dieu. C’est autorisé et ce sur quoi il a juré il doit le tenir. S’il dit : « Par le Qour’an, je ferai telle chose », il ne doit pas manquer à ce qu’il a promis de faire. Certains disent : « Par la vie du Qour’an », ces paroles-là n’ont aucun poids. Ce n’est pas valable. Jurer par le Qour’an ceci est autorisé, mais s’il dit : « Par la vie du Qour’an » ce n’est pas valable. S’il jure par l’Attribut de la Parole de Dieu le Qour’an c’est autorisé, et s’il jure par le livre du Qour’an c’est déconseillé, et s’il jure en disant : « Par la vie du Qour’an » c’est une parole qui n’a pas de sens c’est une parole fausse. On ne dit pas du Qour’an qu’il est vivant ou qu’il est mort. C’est Allah qui a pour attribut une vie qui est éternelle, qui n’a ni début ni fin, qui n’est ni de chair, ni d’âme, ni de sang. Il est permis de jurer par la Vie de Allah, comme en disant : « Par la Vie de Allah ». Ce qui est interdit c’est de dire : « Par la vie du Qour’an », ce sont des paroles qui n’a pas de sens. L’Attribut de la Parole de Dieu c’est un attribut, ce n’est pas un être vivant. Ceux qui disent cette parole : « Par la vie du Qour’an », ils prétendent que le Qour’an a une vie, une générosité ; et ceci sont des paroles défendues. Si quelqu’un jure par la vie du Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il n’a pas d’expiation à faire car sa parole lorsqu’il a juré n’avait pas de sens. Mais si quelqu’un a juré par le Qour’an, puis il ne tient pas sa parole, il doit une expiation. De même s’il jure par Allah ou par un de Ses attributs, le fait qu’il ait juré est valable et s’il ne tient pas sa parole, l’expiation est un devoir pour lui. Néanmoins, il n’y a pas de péché dans le fait de ne pas avoir tenu sa parole. Si quelqu’un dit : « Par Allah, je ne parle plus à cette personne » puis il va lui parler, il doit l’expiation.

Celui qui a juré par une expression qui est valable, puis il ne tient pas sa parole, il doit l’expiation. L’expiation consiste en l’une de ces trois choses :

  1. Soit il affranchit un esclave
  2. Soit il donne à manger à dix pauvres
  3. Soit il donne à se vêtir à dix pauvres

S’il ne peut aucun des trois il va jeûner trois jours, successifs (les uns à la suite des autres) ou non successifs.

Si quelqu’un a déformé le Nom de Allah, il a dit : « walla » c’est comme s’il n’a pas juré, cela ne compte pas. De sorte que s’il ne tient pas sa parole, il ne doit pas d’expiation car il n’a pas juré correctement. Le fait de juré n’est pas confirmé pour lui mais ce qu’il a fait est interdit car il a déformé le Nom de Allah. Il tombe dans le péché. Déformé le Nom de Allah est un péché. Si quelqu’un s’appelle ^Abdou l-Lah, on ne dit pas : « ^Abda l-La ». Celui qui délaisse le « ه » (h) tombe dans un péché et il n’a pas de récompense du tout. Sa manière de prononcer n’est pas une évocation de Dieu, même s’il avait l’intention dans son cœur d’évoquer Dieu car il n’a pas cité Dieu par Son Nom. Beaucoup de gens gaspillent leur souffle, au lieu d’évoquer Dieu ils déforment la prononciation.

Dans certaines écoles, c’est déconseillé de jurer par autre que Allah (comme celui qui jure par la Ka^bah, par le Prophète ou par le trône) ; et dans d’autres écoles c’est interdit. Les savants divergent à ce sujet.

 

Comportement et croyance : tenir une discussion

Posted in cours général,Croyance,société par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Réjouir le cœur des gens.

Si chacun de nous observe son cas à lui quand il est content, quand il est heureux qu’est-ce qu’il ressent : quand quelqu’un est à l’aise, heureux, cela a un impact sur son cœur ; même son ardeur, sa volonté, sa motivation augmentent. Cette vigueur va se refléter sur son corps et sur ses œuvres, elle va œuvrer encore plus. Mais si la personne est malheureuse ; généralement cela aura l’effet inverse sur ses œuvres et sur son corps.

Parmi les sujets plus importants qui font que les gens soient heureux c’est qu’ils trouvent qui parle avec eux des sujets qu’ils aiment, des sujets qui leur réjouissent le cœur. C’est quelque chose de requis pour la personne pour que les gens soient heureux avec elle, c’est de leur parler des sujets qui sont licites dans la Loi de l’Islam, des sujets qui leur réjouissent le cœur et non pas n’importe quels sujets. En d’autres termes, celui avec qui les gens sont heureux c’est important de ne pas négliger les règles de comportements et les principes de base. De sorte que la personne ne va pas être amenée à dire des paroles, même si cela va plaire à ces gens-là mais elle ne va pas respecter les règles de la religion ou de la décence. Il ne faut pas tomber bas, c’est cela qu’il est à retenir.

C’est pour cela qu’il est très important de savoir quels sont les sujets qui réjouissent le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Cela pour que tu trouves une voie vers son cœur. Pourquoi nous parlons de cela ? Parce que si quelqu’un se trouve dans une assemblée et que il se trouve avec des gens et qu’il leur parle d’un sujet de bien ; par exemple il leur parle d’un sujet de croyance, il leur parle d’un sujet où il les incite à faire les devoirs, un sujets où il va les inciter à délaisser les péchés, quand il a trouvé comment arriver à leurs cœurs, ils ne vont pas se lasser, ils vont au contraire être heureux de discuter avec une telle personne c’est pour cela que c’est très important de savoir comment discuter, comment aborder et comment réjouir le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Dans quel objectif ? Pour lui transmettre l’information qui est un bien pour cette personne. De sorte que même si dans la discussion les gens abordent un autre sujet, lui il va un peu dans leur sens tant qu’il ne commet pas de péché, il ne va pas non plus les inciter à commettre un péché, pourvu que lui il puisse récupérer la discussion et parler des sujets qui sont importants. Ce, parce que lorsqu’ils vont voir que lui il parle avec eux des sujets qui ne sont pas forcément le cours de religion qu’il voulait donner, après cela ils vont aimer écouter ce que lui il va leur dire comme chose de bien. Pour que les gens se réjouissent d’une discussion avec une personne et qu’ils aiment cette personne, qu’elle fasse preuve de sagesse pour leur réjouir le cœur. Qu’il aille un peu dans le sens des gens, et même si il fait de temps en temps des plaisanteries qui ne comportent pas de péché, cela va renforcer l’attachement des gens à lui et il pourra ensuite donner des paroles de bien qu’il veut leur donner dès le début. Voyez comme c’est important, et nous allons prendre un exemple de comment le Prophète faisait (^alayhi s-salatou wa s-salam).

Un jour des compagnons sont venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui demander une monture. Ils ont dit au Prophète : « Porte nous », c’est-à-dire « Donne nous une monture pour que l’on puisse faire un trajet ». Il leur a dit ce qui signifie : « Je vous donne pour monture le fils de la chamelle », ils ont dit : « Mais ô Messager de Allah, le fils de la chamelle qu’est-ce qu’il va nous faire ? », il leur a dit ce qui signifie : « Mais n’est-ce pas que les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle ? ». Eux, lorsqu’ils ont compris le fils de la chamelle, le sens qui vient c’est celui de petite taille et il leur a dit que même les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle. Il leur a dit cela pour leur réjouir le cœur. Vous voyez quel genre de plaisanterie on peut faire. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas menti lorsqu’il a dit cela. Le fils de la chamelle c’est bien un chameau.

Une telle plaisanterie dans laquelle il n’y a ni mensonge ni nuisance à un musulman. Retenez ces deux règles : pas de mensonge et pas de nuisance à un musulman. Cela c’est possible au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Certains des compagnons ont dit : « Ô Messager de Allah, tu plaisantes avec nous ! ». Les compagnons se sont sentis très bien, cela leur a réjoui le cœur. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qu’a rapporté at-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « Oui, je plaisante avec vous mais je ne dis que la vérité », même si le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) plaisante mais il ne dit pas des paroles mensongeres. Même lorsqu’il plaisante ce qu’il dit est vrai.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) portait Al-Haçan et Al-Houçayn parfois dans ses bras. Ce sont les deux petits du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a eu quatre filles et trois garçons. Tous sont morts pendant sa vie, sauf sa dernière fille Fatimah Az-Zahraa’. Elle est morte six mois après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Tous les garçons sont morts tout petits, ils n’ont pas dépassé les deux ans. Les filles se sont toutes mariées mais il n’y a que Zaynab qui a eu un enfant qui est mort, il s’appelle ^Aliyy. Et elle aussi était morte comme ses sœurs Rouqayyah et Oummou Kalthoum sans avoir laissé de descendants vivants. La seule qui a laissé des descendants vivants c’est Fatimah Az-Zahraa’ qui était mariée à notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Les deux garçons Al-Haçan et Al-Houçayn ont eu des descendants. Elle a eu un troisième fils qui s’appelle Al-Mouhçin mais il est mort lui aussi petit. Tous ceux qui sont descendants du Prophète aujourd’hui sont descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn. Le Prophète réjouissait le cœur de ses petits-enfants. Il portait Al-Haçan et Al-Houçayn. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il lui arrivait de réjouir le cœur de ses propres enfants à lui.

Une fois le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) marchait dans une des rues de Médine et il a vu un compagnon qui s’appelle Zahir fils de Hizam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a pris entre ses bras par derrière. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Qui achète cet esclave ? » c’est-à-dire celui qui a l’apparence d’un esclave. Cela ne veut pas dire que c’est un mensonge. Quand Zahir ce compagnon s’en est aperçu, il a dit : « Je n’ai pas eu une joie plus intense, plus grande, que le fait que mon corps soit collé au corps du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ».

Et il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu une femme qui s’appelle Oummou Khalid, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a complimentée sur ses vêtements. Il lui a dit ce qui signifie : « Qu’ils sont beaux tes vêtements ! ». Cela pour lui réjouir le cœur.

Réjouir le cœur des gens c’est une des choses qui fait gagner leur amour. C’est naturel chez les gens qu’ils sont attirés par celui qui leur réjoui le cœur. Allah a fait que c’est naturel chez les gens. Le fait de plaisanter avec des petites paroles qui réjouissent le cœur cela aide à ce que les gens t’aiment. En introduisant la joie dans leur cœur, cela entraîne l’amour des gens. Il y a des situations où il faut être absolument sérieux et il y a des situations qui permettent un peu de plaisanter. Pourquoi nous parlons de ce sujet, pour que celui qui a attiré le cœur des gens puisse leur transmettre ce qui leur est utile dans leur bas monde et dans leur au-delà. Un peu de plaisanterie renforce l’amour et l’amour va faire que les gens soient plus réceptifs. C’est cela l’objectif : que tu puisses enseigner aux gens ce qui leur sera utile. Et la plaisanterie, le fait de réjouir le cœur des gens. Cela va enlever ce qu’il y a dans les cœurs comme ennui et lassitude. Parfois dans les cœurs il y a de l’ennui et de la lassitude. Comment tu peux passer outre ? En parlant aux gens par des choses qui vont leur réjouir le cœur, et cela leur permet d’être plus réceptifs pour ce que tu vas leur dire.

Dans le hadith rapporté par Mouslim, également par An-Naça’iyy et Al-Bayhaqiyy, d’après Abou Dharr Ar-Rifa^iyy le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, au moins que tu sois à la rencontre de ton frère avec un visage souriant », c’est-à-dire que si tu vas vers ton frère avec un visage souriant pour gagner des récompenses de la part de Dieu, tu es récompensé. Cela c’est un bien qui ne coûte pas grand-chose, de sourire à ton frère ou pour la femme de sourire à ta sœur. C’est une bonne action qu’un musulman rencontre son frère avec un visage détendu et non pas crispé. Il y a des récompenses à réjouir le cœur de ta sœur ou de ton frère en Islam. Ceci est très facile. Sourire ne nécessite pas beaucoup d’efforts.

Il a été rapporté également du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que tout acte de bienfaisance comporte la récompense d’une aumône. L’aumône est un acte qui donne des récompenses mais il n’y a pas que l’aumône qui donne des récompenses. Tout acte de bien donne la récompense d’une aumône. Que tu souris à ton frère, que tu lui réjouisses le cœur, cela ce sont des actes de bienfaisance qui te donnent la récompense d’une aumône.

Et comme les actes de bienfaisance sont très nombreux et certains donnent plus de récompenses que d’autres. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a cité ce qui est le plus facile pour la personne, c’est qu’un homme vienne à la rencontre de son frère en Islam en étant souriant ou qu’une femme vienne à la rencontre de sa sœur en Islam en étant souriante. C’est quelque chose de facile, ce n’est pas grand-chose mais plus cela nécessite un effort plus cela mérite de récompenses. Avoir un visage souriant c’est l’apparence qu’il convient à la personne d’avoir lorsqu’elle va aborder les gens.
Les hadiths du Prophète orientent la personne à avoir un visage détendu même si dans son cœur il est chagriné. Il faut que tu apprennes à déconnecter entre ce qu’il y a dans ton cœur et ton visage. Lorsque tu es avec les gens ton visage est détendu même si dans ton cœur tu es chagriné.

Le fait d’être souriant, le fait d’avoir un visage souriant d’un sourire sincère cela tient compagnie aux gens et aux amis, cela rapproche le cœur des gens. Il a été dit qu’il y a trois choses du bas monde qui réjouissent le cœur : la femme obéissante, l’enfant bien éduqué et qui exécute ce qu’on lui demande et le frère qui est souriant. Et justement c’est de cela que nous parlons maintenant.

Il a été dit à Ibnou Samak parmi les savants : « Lequel parmi les frères (c’est-à-dire les musulmans) c’est celui qu’il convient d’entretenir avec les liens avec lui ? », il a dit : « C’est celui qui est attaché à sa religion, deuxièmement c’est celui qui est sensé, c’est quelqu’un qui agit de manière raisonnable. C’est celui qui ne te gêne pas lorsqu’il est auprès de toi, et lorsqu’il est loin de toi il pense toujours à toi. Si tu te rapproches de lui, il vient vers toi (il ne te fuit pas), et si tu prends tes distances, il se retire (c’est-à-dire il comprend que tu as besoin de te retirer un peu, il prend ses distances pour te laisser souffler). Si tu demandes son aide, il va te soutenir. Et ce qui concrétise son amour par ses actes dépasse ses paroles. » Il y a des gens qui te font de beaux discours, mais quand tu as besoin d’eux ils ne sont pas là. Voici quelques petites règles de gens qui ont de la sagesse et de l’expérience.
Pour gagner l’amour des gens et ceci est un signe de la réussite, il convient comme nous l’avons vu précédemment d’avoir un visage détendu, un visage qui est toujours avenant, et souriant avec sincérité. On ne parle pas d’hypocrisie ici. Pour sortir un sourire sincère c’est que tu as travaillé au préalable sur ton cœur. L’apparence c’est le reflet de l’intérieur. Nous parlons ici de l’apparence mais cela sous-entend que tu as travaillé sur ton for intérieur. Si quelqu’un n’a pas pour habitude de sourire, qu’il s’entraîne à cette belle qualité. Et ce n’est pas un défaut que d’apprendre à sourire. Qu’il fasse que son sourire prenne naissance dans son cœur et qu’il traverse ses lèvres afin que l’apparence de son visage soit détendue.
Et il ne va pas se charger de quelque chose de difficile et il ne sera pas perdant, c’est lui le gagnant, c’est lui qui aura réussi, c’est lui l’heureux si dans tous les cas il aura été sincère pour sortir ce sourire.

Que chacun retienne une chose c’est que le visage détendu et le sourire ce sont les principaux points qui vont faire en sorte qu’il laisse un bon impact quand il va rencontrer des gens pour la première fois. Ce afin qu’ils gardent un bon souvenir de toi. Il convient à la personne qu’elle prenne cela pour habitude, surtout lors de la première rencontre. Qu’elle aille vers les gens avec un sourire. C’est ainsi que la personne réussira dans ses actes et elle gagnera l’amour des gens.

Un autre sujet qui est très important, c’est le fait d’écouter les gens. Ecouter les gens est un art que beaucoup de gens négligent. Beaucoup de gens maîtrisent le fait de parler plus que le fait d’écouter. L’écoute c’est quelque chose d’important aussi. Certains lorsqu’ils se taisent, au lieu d’écouter ce que l’autre est en train de dire, ils réfléchissent sur ce qu’ils vont dire lorsque l’autre va se taire. Au lieu d’écouter, il est sur sa lancée, il attend juste que le second s’arrête et il va enchaîner sur sa lancée. Une question : « Est-ce qu’il y a un lien entre gagner l’amour des gens et écouter ce qu’ils sont en train de dire ? » la réponse est : « Oui, il y a un lien ». Si deux personnes se rencontrent et qu’une conversation s’engage entre les deux. Mais ils négligent ce que l’autre est en train de dire. Quel va être le sentiment du second ? Sans aucun doute il ne va pas être content, ni attiré. Il va se dire : « Je suis en train de parler, et il n’est pas en train de m’écouter ». Qu’il fasse une expérience : qu’il entre en discussion avec une personne et qu’il lui montre qu’il écoute ce qu’il est en train de dire. Il lui montre qu’il écoute ses paroles et qu’il ne le coupe pas, sauf dans un cas. Le cas c’est si tu crains que la personne dans la suite de la discussion tu t’attends à ce qu’elle dise une chose contraire à la religion. Dans ce cas tu la coupe de manière élégante, tu introduis la preuve que ce qu’elle allait dire n’est pas correct. Tu fais comme si tu vas la doubler pour le précéder sur le sujet et donner directement la preuve que cette chose est fausse, mais de manière élégante. Mais ceci c’est un art. Tu montres que tu écoutes car cela réjouit le cœur des gens et si au cours de la discussion tu remarques qu’il y a un risque qu’il dise quelque chose qui contredit la religion, tu vas anticiper et tu vas donner la preuve que ce que tu crains qu’il ne dise est faux et tu donnes directement la preuve. Voyez comme c’est important. Ce sont des choses qu’il convient d’apprendre.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lorsque quelqu’un lui parlait il ne se suffisait pas seulement de tourner le visage, il se tournait lui-même vers la personne. Voyez, ceci renforce l’amour. Et lorsque la personne t’aime tu peux lui enseigner la bonne croyance, l’exhortation. C’est pour cela que c’est important de savoir comment parler aux gens. Comment dire une parole qui lui réjouit le cœur, comment écouter ce qu’il est en train de dire, tu ne le coupes que si tu crains qu’il va dire une chose qui contredit la religion. Lorsque tu parles avec un individu, tu ne tournes pas juste le visage ; tu te tournes tout entier vers la personne car le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) faisait cela. Si tu prends en exemple le prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est quelque chose qui donne des récompenses.
Une règle : Celui qui va adresser la parole à quelqu’un ou qui va enseigner la religion. Ici nous parlons de la religion, nous ne sommes pas dans un salon pour jeunes femmes modèles pour le savoir-vivre. Nous, nous avons le savoir-vivre religieux et nous donnons des cours à ceux qui se disent donner le savoir vivre aujourd’hui. Notre religion comporte une expertise beaucoup plus importante que ce que certains prétendent. Celui qui donne un discours et celui qui va enseigner, il convient qu’il observe celui à qui il est en train d’adresser la parole. Il ne parle pas en ayant la tête dans les nuages. C’est important. Et d’autre part d’écouter. Si on t’invite à donner un discours et que l’un est en train de discuter, l’autre est en train de manger ; est-ce que cela va t’encourager à donner ton discours ? Non. Est-ce que tu vas être attiré par les gens qui sont dans cette assemblée ? Non. Est-ce que tu vas faire leur éloge ? Non plus. Habituellement ce n’est pas le cas. Ce que tu retiens dans ton cœur c’est que ce ne sont pas des gens qui t’ont encouragé dans ton cours ou ton discours, car ils ne prêtent pas l’oreille. Donc, retiens cela avec les autres.
Une règle que les savants ont donnée : l’étudiant de la science de la religion il convient qu’il soit en face de son enseignant, que ce soit par son cœur que par son visage. Même dans une assemblée de science, tu trouves certains qui sont adossés contre le mur, les jambes allongées et comme si « oui, oui… je suis en train d’écouter ». Quand tu vas apprendre une information de religion, il convient que tu sois face à celui qui te donne le cours. Ceci est important car cela aide ton cœur à bien assimiler ces informations que tu es en train de recevoir. Ecouter ce n’est pas quelque chose de difficile mais c’est une habitude à prendre. Tu vas l’acquérir en combattant les mauvais penchants de ton âme. Après cela devient un art d’écouter, d’encourager quelqu’un à émettre ses idées ; bien sûr quand ce sont des idées qui ne contredisent pas la religion. On ne va pas encourager quelqu’un à dire des choses fausses. Cela veut dire que celui qui sait écouter, il travaille sa patience, il doit la renforcer. Sa patience pour garder le silence pour ne pas interrompre celui avec qui il se trouve tant que ce qu’il dit ne contredit pas la religion. Il y a toujours ce « tant que » car on ne permet pas le faux. On ne va pas dire je vais écouter quelqu’un alors qu’il est en train d’insulter Dieu ou d’insulter le Prophète ou de rendre licite ce qui est interdit ou de rendre interdit ce qui est licite. Tant que ce n’est pas quelque chose qui contredit la religion, on l’écoute jusqu’à ce qu’il termine sa parole ou jusqu’à ce qu’il termine l’idée qu’il voulait passer.
C’était quelques petits rappels concernant des sujets très important dans notre époque.
Nous prenons un rappel concernant un sujet :

Il a été rapporté dans Mouslim et Al-Bayhaqiyy que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrange et il redeviendra étrange tout comme il a débuté, bonheur aux étrangers ! », les compagnons ont demandé : « Mais qui sont donc les étrangers ? », il a répondu ce qui signifie : « Ce seront ceux qui auront corrigé de ma loi/sounnah ce que les gens auront corrompu ».

Le mot sounnah ne signifie pas seulement la tenue vestimentaire, la manière de manger, comme certains le croient. Il n’y a pas que cela. Le mot « sounnah » peut avoir plusieurs sens. Parmi les sens du mot sounnah, c’est la loi du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire sa croyance et les jugements. Ceux qui vont réparer la sounnah du Prophète que les gens auront corrompue, c’est-à-dire ceux qui vont réparer dans la croyance et les lois ce que les gens auront corrompu. Il y a des gens qui vont corrompre la croyance tout comme on le voit aujourd’hui, ils diffusent de fausses croyances. Et il y a des gens qui propagent des informations fausses aux sujets des lois. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Bonheur à ceux qui vont réparer ce les gens auront corrompu de ma sounnah ». Dans ce hadith, il y a une annonce de bonne nouvelle à celui qui va s’attacher dans cette époque à la sounnah du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire qui va s’attacher à la croyance et aux lois, surtout dans cette époque où il y a de mauvaises croyances qui sont diffusées.

Si un assimilateur de Dieu avec Ses créatures prétend qu’il y a dans le Qour’an et les hadiths des preuves que Dieu serait dans la direction du haut. Comment lui rétorquer ? Nous savons pertinemment que Dieu (Allah) est le Créateur de toutes les directions, Il n’a pas besoin d’endroit ni de direction. Si un assimilateur prétend que Dieu est dans la direction du haut, on lui répond à partir des preuves rationnelles, à partir du Qour’an et du hadith. Ce groupe d’assimilateur, d’anthropomorphes, ils jouent sur les mots. Ils disent : « Ce que Dieu a confirmé pour Lui-même, nous le confirmons et ce que Dieu n’a pas confirmé pour Lui-même nous ne le confirmons pas », après cela ils disent : « Dieu n’a pas dit qu’Il est sans endroit, donc nous nous ne disons pas qu’Il est sans endroit », c’est cela qu’ils veulent dire. Ce sont des gens qui jouent sur les mots. Ils croient que Dieu est un corps, qu’Il a une ou deux mains, un œil, une jambe qu’Il met en enfer et que l’enfer va se remplir sans que sa jambe ne brûle. Regardez à quel point ils sont loin. Après cela ils disent : « Nous sommes musulmans ». Mais vous êtes loin de l’Islam ! Ce sont comme les idolâtres. Ils adorent un corps. Les musulmans n’adorent pas un corps. Allah est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps.
Quand ils disent nous ne confirmons pas au sujet de Dieu ce qu’Il n’a pas confirmé à Son Sujet. Ils veulent dire par là : « Nous, nous ne disons pas que Allah est exempt de l’endroit, des directions, du corps, du changement d’humeur, de l’immobilité, du mouvement, du déplacement et de tout ce qui est des caractéristiques des corps ». Alors que les musulmans, nous, disent que Dieu est exempt du corps, du mouvement, de l’immobilité, du déplacement, et tout ce qui est des caractéristiques des créatures. Tout ce qui est des caractéristiques des créatures, Dieu en est exempt. En est exempt signifie qu’Il n’a pas cela pour attribut. On ne dit pas que Dieu a pour attribut d’être en contact ou d’être séparé, ni qu’Il serait immobile ou en mouvement car le contact et la séparation, le mouvement et l’immobilité ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps ainsi Il n’est pas concerné par cela. C’est cela la croyance des musulmans.

Parmi les anciens mouchabihhah, les anciens assimilateurs de Dieu à Ses créatures, ils disaient que Dieu est une lumière qui brille. Certains disaient cela. Les mouchabihhah de notre époque qui se font passer pour des salafistes, mais qui sont en réalité des wahhabites, disent que Dieu est un corps palpable.

La preuve qu’ils attribuent le corps à Dieu, c’est qu’ils disent que dans l’au-delà lorsqu’il sera dit à l’enfer « es-tu rempli ? », il dira : « Non, non je peux prendre encore plus ». Ils disent que Dieu mettre sa jambe dedans et sa jambe ne va pas brûler. Voilà leur croyance. C’est une croyance stupide, abjecte. Il n’y a pas de différence entre eux et ceux qui adoraient les idoles ; les idolâtres fabriquaient ce qu’ils adoraient et eux (les mouchabihhah) ils l’ont imaginé. Si un de ses assimilateurs (mouchabihhah) vient vous voir et vous cite le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith est en contradiction avec un hadith moutawatir qui lui a été rapporté par quinze ou seize de compagnons ». Moutawatir est un adjectif et le nom c’est le tawatour. Le hadith moutawatir est un hadith rapporté par un grand nombre de personne de sorte que ce n’est pas concevable que ce soient des menteurs. Quinze ou seize compagnons ont entendu le Messager de Allah dire
حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله و إني رسول الله
Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a donc enseigné à ces quinze ou seize compagnons qu’il ne juge musulman quelqu’un que s’il entend de lui les deux témoignages.

Quelqu’un qui n’est pas d’origine musulmane comment tu vas le juger musulman, c’est en entendant de lui les deux témoignages à savoir : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ». C’est cela qui te permet de juger quelqu’un musulman. Ceci et un hadith moutawatir rapporté par un grand nombre de compagnons.

Le hadith de la femme esclave dans la version de Mouslim, car il y d’autres versions, auquel s’attachent becs et ongles les assimilateurs, qu’est-ce qu’il fait comprendre : il fait comprendre que le Prophète AURAIT (au conditionnel car ce n’est pas vrai) jugé la femme esclave croyante (car son propriétaire voulait la libérer si elle était croyante) uniquement parce qu’elle aurait dit Allahou fi s-sama’, or ceci est contre au hadith moutawatir. Nous jugeons musulman quelqu’un musulman parce qu’il dit « La ‘ilaha illa l-Lah » et non pas en disant : « Allahou fi s-sama’ ». Dans ce hadith de la femme esclave, le Prophète aurait dit : « ‘ayna l-Lah ? », elle aurait dit : « Fi s-sama’i », il aurait dit « man ‘ana ? » (Qui suis-je ?), elle a répondu : « Raçoula l-Lah » (le Messager de Dieu) et il aurait dit de l’affranchir. Ce hadith suggère que le Messager aurait jugé croyante une femme parce qu’elle aurait dit : « Allahou fi s-sama’ » or le hadith moutawatir nous indique que l’on ne juge musulman quelqu’un que s’il dit les deux témoignages, donc ce hadith est en opposition avec le moutawatir. Le moutawatir donne une information certaine. Le moutawatir dans son poids au niveau des preuves est au même niveau que le Qour’an. Pourquoi ? Le Qour’an est par tawatour. Le Qour’an nous est parvenu sans que ce soit une personne qui l’ait entendu, mais plutôt c’est un grand nombre qui a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à nous. C’est donc par tawatour. Le Qour’an entraîne une connaissance certaine car il n’est pas possible que tous ces gens aient menti. Idem pour le hadith moutawatir. On juge musulman que par les deux témoignages. Du point de vue de la force dans les preuves le Qour’an et le hadith moutawatir sont équivalent car ils sont venus tous deux avec ce même degrés de confiance, de fiabilité à savoir le tawatour. La version de Mouslim c’est un compagnon qui a cru entendre cela du Prophète, un seul. Selon la version de Mouslim il suffirait que quelqu’un dise « Allahou fi s-sama’ » pour qu’on le juge croyant, or celui qui dit : « Allahou fi s-sama’ », le sens apparent de cette parole c’est que Dieu serait dans le ciel, or ceci n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans est que Allah est sans endroit. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais ce hadith, cette version de Mouslim il y a des savants qui ont fait le commentaire de Mouslim et qui ont été d’accord avec cette version » et il te cite An-Nawawiyy, Ar-Razi et d’autres. Tu leur dis : « Oui, ils ont accepté qu’il est correct mais ils ne lui ont pas donné le sens apparent. Ils lui ont donné un autre sens que le sens apparent. Ils ont fait le ta’wil (c’est-à-dire donner un autre sens que le sens apparent). » Ces savants ont interprété la première parole « ‘ayna l-Lah » celle attribué au Prophète, ils ont dit que cela ne veut pas dire où est Dieu. Ce n’est pas cela le sens. Dans la langue il est valable de dire « ‘ayna untel » c’est-à-dire « quel est son degré/son importance ? ». Et la réponse « fi s-sama’ » ne veut pas dire dans le ciel, mais cela veut dire qu’il a une grande importance. Vous voyez, ceux qui l’ont interprété n’ont pas dit où est Dieu. Mais ils ont dit ‘ayna l-Lah c’est-à-dire quel est le degré / quelle est l’importance, et la réponse fi s-sama’ veut dire qu’Il a un très haut degré. Cela ne signifie pas que Dieu est dans le ciel, car Allah n’est pas dans le ciel. Il n’est pas en haut. Il est sans endroit. « ‘ayna l-Lah » veut dire : « Quelle est l’importance que tu accordes dans ton cœur à Allah ? ». Et elle en répondant « fi s-sama’ », elle a dit : « Un très grand degré ». Ce n’est pas selon le sens apparent que ces deux grands savants l’ont interprété mais c’est dans le sens de l’importance et du degré. On leur dit (aux mouchabihhah) : « Si vous aviez vous aussi interprété autrement que par le sens apparent vous ne seriez pas tombé dans la mécréance ». Si eux avaient fait comme ces deux savants, ils ne seraient pas tombés dans la mécréance. Mais s’ils donnent le sens apparent qui serait la confirmation de l’endroit à Dieu, ceci est de la mécréance. S’ils interprètent au sens apparent ils ont sur eux la déclaration de mécréance. S’ils retenaient le sens apparent de chaque texte, ce sera des contradictions entre les textes car dans le Qour’an il y a plusieurs versets qui ne sont pas des versets explicites. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Un exemple c’est le verset 99 de sourat As-Saffat :
وَقَالَ إِنِّى ذَاهِبٌ إِلَىٰ رَبِّى سَيَهْدِينِ
Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit selon le sens apparent : « Je vais vers mon Seigneur, Il va me guider », et lui partait d’Iraq pour rejoindre la Palestine. Cela ne signifie pas que ‘Ibrahim (Abraham) a quitté la Palestine pour rejoindre Dieu qui se trouverait dans la Palestine. Mais cela signifie : « Je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller ». Si les mouchabihhah retiennent le sens apparent ils vont dire que Dieu est dans la Palestine et dans le ciel. Il y a une contradiction. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Vous leur citez ce verset. S’il te dit : « Non, non cela veut dire je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller », on lui dit : « Donc tu as interprété. Pourquoi tu interprètes ici et pas là-bas ? Tu es en train d’agir arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un de correct avec une règle. Quand ça te chante tu interprètes et quand ça te chante tu ne veux pas interpréter ».

Les savants ont dit : « Tout ce dont le sens apparent est contraire aux versets explicites, on lui donne une interprétation qui est en concordance avec les versets explicites », c’est cela la règle. On lui donne donc une interprétation en conformité avec la langue arabe, car les textes sont en arabe et avec les versets qui sont explicites. Et le texte de référence pour l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créature c’est le verset numéro 11 de sourat Ach-Choura
ليس كمثله شىء وهو السميع البصير
Qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures, ni avec les êtres humains, ni avec les anges, ni avec les jinns, ni avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Ce monde il est composé de substances et des caractéristiques des substances. Il y a des corps et des substances élémentaires. Le corps c’est ce qui se divise et la substance élémentaire c’est la plus petite substance qui ne se divise pas tellement elle est petite. Les caractéristiques des substances, c’est ce qui advient au corps, comme la couleur, le mouvement et l’immobilité, le contact et la séparation. Allah n’a pas de ressemblance, ni avec les corps ni avec les caractéristiques des corps ; et Il est sans endroit et sans comment.

La bienfaisance envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur avril 12, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Dans le Qour’an, dans sourat Louqman, le verset 14, Allah dit ce qui signifie : « Remercie Moi, ainsi que tes parents ; le devenir est à Moi » .

 

Concernant le remerciement à l’égard de Allah, comment nous remercions Allah, c’est en accomplissant les devoirs et en évitant les péchés. Et remercier les parents c’est en étant bienfaisant envers les parents. Concernant la troisième partie du verset c’est-à-dire « et le devenir est à moi » c’est que nous serons tous ressuscités pour le jour du jugement. Du point de vue du caractère méritoire, dans la Loi de l’Islam l’enfant obéit à ses parents dans les choses qui sont de l’ordre de l’indifférent et dans ce qui est déconseillé. Même dans ce qui est déconseillé, il obéit à ses parents. Mais ce n’est pas un devoir de leur obéir dans tout ce qui est indifférent.

 

L’indifférent (Al-Moubah) le faire ou ne pas le faire est équivalent, c’est-à-dire que tu ne gagnes pas une récompense et tu ne t’exposes pas à un châtiment. Comme par exemple, manger avec une cuillère. Le déconseillé (Al-Makrouh) le faire ne te charge pas d’un péché mais si tu le délaisses parce qu’il est déconseillé tu as une récompense, comme par exemple si la femme sort maquillée de chez elle pas dans l’objectif de provoquer les gens au péché, simplement parce qu’elle est contente d’elle-même et qu’elle veut se faire belle mais elle n’a pas l’objectif de provoquer les gens au péché. Elle a couvert sa zone de pudeur et elle a mis du maquillage, dans ce cas on dit qu’elle est tombée dans un déconseillé tant qu’elle ne veut pas provoquer les gens au péché.

 

Il est un devoir d’obéir aux parents dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent lorsque s’il ne leur obéit pas dans cette chose de l’ordre de l’indifférent, cela va provoquer chez eux un très très grand chagrin. Un exemple qui illustre ce cas pour une chose de l’ordre de l’indifférent : Par exemple l’un des parents a dit à son fils ou à sa fille : « Ne pars pas en voyage » et le voyage n’est pas une nécessité ce n’est pas par exemple pour accomplir une obligation ou pour éviter un péché, si le fait que l’enfant n’écoute pas la parole de ses parents sur ce sujet va provoquer un très très grand chagrin pour ses parents alors il doit leur obéir, c’est-à-dire il ne doit pas partir en voyage. Ici le voyage est de l’ordre de l’indifférent, le faire ou ne pas le faire sont équivalents puisque nous avons dit qu’il n’y a pas de nécessité dans ce voyage. S’il part en voyage et que cela va provoquer un très profond chagrin dans le cœur de ses parents, il tombe dans le péché. Mais ce n’est pas dans tous les cas d’indifférent que c’est ainsi. Si par exemple un de ses parents lui dit «  Mange avec la cuillère » et que lui ne mange pas avec la cuillère et que cela ne va pas provoquer un grand chagrin dans le cœur de ses parents, il ne tombe pas dans le péché.

 

Il est un devoir par ailleurs, dans la Loi de l’Islam, d’un devoir qui concerne les hommes et les femmes, de prendre en charge leurs ascendants pauvres. Si leurs parents sont nécessiteux, ils sont dans le besoin, les garçons et les filles doivent les prendre en charge. Ce n’est pas quelque chose qui ne concerne que les garçons. Si la fille n’a pas d’argent, elle travaille pour prendre en charge ses parents. Dans le cas où les parent sont nécessiteux, et non pas dans le cas où ils sont à l’aise. Ceci fait partie de la bienfaisance envers les parents qui est une obligation dans l’Islam. Agir avec bienfaisance avec le père et la mère, tout comme avec le grand père et la grand-mère comporte une grande bénédiction dans la religion. Même si eux ils ont mal agit envers lui lorsqu’il était petit, il ne rend pas la même chose. Lui il le fait pour l’agrément de Dieu. La preuve que la prise en charge des parents qui sont nécessiteux, qui sont pauvres, est un devoir pour leur enfant, fille ou garçon, qui est pubère, même s’ils étaient capables de travailleur pour gagner leur vie, c’est le verset du Qour’an dans souratou l-Baqarah et qui figure dans plusieurs versets ce passage, c’est la parole de Allah :

« Wa bi l-walidayni ihçana » verset 83 de sourat Al-Baqarah, verset 36 de sourat An-Niça‘, verset 151 de souratou l-‘an^am et verset 23 de souratou l-‘isra‘ ; qui signifie : « Et agissez avec bienfaisance envers vos parents ».

 

Ce n’est pas une bienfaisance de les charger d’aller travailler. La bienfaisance recquiert de leur dire « reposez-vous » et moi, je vous prends en charge. Celui qui agit avec bienfaisance avec ses parents, il aura une fin heureuse. Si tu veux avoir une fin heureuse, agis en bien avec tes parents. Profite qu’ils soient encore en vie, avant qu’ils ne meurent. Même si quand tu étais jeune ils ont mal agi envers toi, profite d’eux et agis avec bienfaisance envers tes parents ; tu auras une fin heureuse. Gagne l’agrément de tes parents avant que tu quittes ce bas-monde. Tu ne sais pas, peut être que c’est eux qui vont partir avant toi, peut être que c’est toi qui va partir avant eux.

 

Beaucoup d’enfants regrettent énormément de ne pas avoir pu agir avec bienfaisance avec leurs parents, et leurs parents sont morts. Quand ils étaient vivants, ces enfants étaient dans l’insouciance, comme beaucoup ils disaient «  plus tard… ou l’année prochaine ou dans six mois ». Mais une fois qu’ils sont partis, ils regrettent. Ils se disent : « Comment j’ai pu agir ainsi ».

 

Quelle grande perte, quelle grande perte, quelle grande perte pour celui qui a vécu suffisamment longtemps pour que ses parents soient âgés et il ne gagne pas le paradis grâce à eux ; c’est-à-dire qu’il n’a pas profité qu’ils soient dans un âge avancé et qu’ils soient dans un grand besoin de sorte qu’il fasse preuve de bienfaisance envers eux et que cela lui serve pour gagner le paradis. Quelle grande perte pour celui-là.

 

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah les agrée tous les deux) un homme de la campagne, un bédouin, l’a rencontré sur son chemin vers La Mecque ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a passé le salam à ce bédouin. ^Abdou l-Lah est descendu de l’âne qu’il montait et il a dit à ce campagnard de monter. Et ^Abdou l-Lah a donné son turban à ce bédouin. Alors quelqu’un qui était avec ^Abdou l-Lah qui s’appelle Ibnou Dinar a dit : «  Que Allah te guide vers le mieux. Ce sont des campagnards ces gens-là, même si tu leur donnes peu de choses, ils s’en satisfont. Pourquoi tu lui as donné tant de choses ? » ^Abdou l-Lah a répondu : « Le père de cet homme c’était un ami à mon père, ^Oumar Ibnou l-Khattab, et moi j’ai entendu le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dire (ce qui signifie) : «  C’est une grande preuve de bienfaisance envers le père que d’entretenir les relations (les amis) de ton père après le décès de ton père ». Il a donc entretenu les relations avec l’ami de son père par acte de bienfaisance, bien sûr par recherche de l’agrément de Dieu. Regardez comme les portes du bien sont nombreuses.

 

Dans la langue arabe on dit : « chakara l-Lahou ^abdahou » c’est-à-dire que Allah a agréé Son esclave et on dit : « Al-^abdou chakara l-Laha » c’est-à-dire que l’esclave a remercié son Seigneur. La bonne action on ne la néglige pas. Ne néglige aucune bonne action, tu ne sais pas laquelle sera la cause pour que tu sois sauvé dans l’au-delà. Ne néglige aucune bonne action que tu fais pour l’amour de Dieu, pour l’agrément de Dieu. Lorsque tu fais le bien, fais le pour Dieu c’est-à-dire ne recherche pas l’éloge des gens. Ne recherche pas à satisfaire ta conscience. Fais le pour l’agrément de Dieu, c’est-à-dire tu te dis : «  Dieu agrée cela, alors je le fais pour Dieu » ; ou bien tu te dis : «  Je fais cette chose pour que Dieu me donne des récompenses » cela aussi c’est valable. Même la femme qui est à la maison, si elle cuisine en se disant : «  Moi je fais à manger pour pas qu’il me prenne la tête lorsqu’il rentre le soir » elle n’aura pas de récompense. Mais si elle se dit : «  Moi je cuisine pour l’agrément de Dieu pour un musulman » que ce soit pour son mari ou ses enfants, elle a des récompenses pour cela. Vous voyez que l’intention est très importante. L’intention est très importante, n’oubliez pas l’intention. Les savant ont dit : « L’intention c’est cela qui fait la différence entre ce que l’on fait par habitude et ce que l’on fait à titre d’adoration ». C’est ce qui distingue ce que l’on fait machinalement, habituellement et ce que l’on fait à titre d’acte d’adoration. C’est juste quelque chose dans le cœur, c’est cela qui fait la différence. C’est simple l’intention, ce n’est pas quelque chose de compliqué.

 

Les bonnes actions sont de différentes catégories. Certaines bonnes actions donnent plus de récompenses que d’autres. N’importe quelle bonne action, il ne convient pas au musulman de la négliger. Il se peut que Allah affranchisse un esclave de l’enfer par la cause d’une petite bonne action. Aux yeux des gens, ils considèrent que c’est négligeable ; peut-être qu’il a donné à un pauvre dix centimes. Dix centimes tu n’achètes même pas une baguette avec mais peut être que c’est cela qui va l’affranchir du feu de l’enfer et ce parce que il était sincère dans son intention, il recherchait l’agrément de Dieu et son argent était licite. Il ne convient pas à l’esclave de négliger une quelconque bonne action. Certains citent les bonnes actions qu’ils ont faites et citent des choses très très importantes mais ils négligent les choses qui peuvent paraître petites pour les gens. Par exemple il dit : « Moi j’ai fait construire une mosquée » c’est quelque chose qui nécessite beaucoup d’efforts alors il néglige ce qui est petit. Il ne convient pas d’être ainsi, il ne convient pas d’agir de la sorte. Comme cette femme qui était croyante, elle était musulmane mais elle était prostituée, elle était fornicatrice, elle commettait la fornication. Elle avait vu un chien qui était assoiffé. Elle a pris sa chaussure pour puiser dans un puits, pour lui donner à boire. Grâce à cet acte, Dieu lui a pardonné son péché alors qu’elle commettait la fornication qui est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement.

 

Dans l’ordre de gravité, le plus grave des péchés c’est la mécréance, après la mécréance le plus grave des péchés c’est de tuer quelqu’un injustement, après tuer quelqu’un injustement c’est la fornication. Ce n’est donc pas négligeable la fornication, c’est un très très grave péché. Aujourd’hui les gens dans les médias cela est montré comme si c’était quelque chose d’habituel, ils disent : « Regardez c’est mon copain ! » et ils font la fornication. Vous voyez ! Alors que c’est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement. Grâce à son acte, Allah a pardonné à cette femme qui a donné à boire à un chien, ce n’était même pas à un être humain. Le fait d’agir en bien avec les animaux, cela fait partie de notre religion.

 

Le premier hadith est dans le sahih de Mouslim. Le deuxième hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans al-Boukhariyy signifie : «  Un homme était sur son chemin et s’est retrouvé assoiffé. Il a eu extrêmement soif. Il a trouvé un puits, il est descendu, il a bu puis il est remonté. Quand il est remonté, il a vu un chien qui était assoiffé. Tellement il était assoiffé, il mangeait de la terre. L’homme s’est dit : « Ce chien est dans un état semblable au mien avant que je n’aille boire. », il est redescendu dans le puits, il a remplit une chaussure, il l’a tenu à sa bouche pour pouvoir s’agripper et remonter et il a donné à boire à ce chien. Allah a agréé son acte et lui a pardonné ». Fin du hadith de notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par ailleurs, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : «  Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise », c’est-à-dire qu’il lui dise : «  Je t’aime pour l’agrément de Dieu ». Une sœur elle dit à sa sœur en Islam : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », et un homme dit à son frère : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », c’est-à-dire ce n’est pas parce que j’attends quelque chose de toi, mais plutôt parce que Dieu agrée que l’on s’aime les uns les autres. Et la preuve vient du hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et At-Tirmidhiyy qui signifie : «  Il y a sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône au jour du jugement. », au jour du jugement les gens seront exposés au soleil sauf certains. Le Messager de Allah a mentionné sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône et parmi eux il y a deux personnes qui se sont aimées pour l’Agrément de Dieu.

 

Il a été rapporté dans certaines versions de ce hadith que chacun des deux compagnons disaient à son compagnon  » je t’aime pour l’agrément de Dieu » puis son compagnon lui répond :  » Je t’aime aussi pour l’agrément de Dieu ». Puis ils concrétisent cette parole par des actes, ce n’est pas seulement ils se disent  » je t’aime » puis l’autre répond « je t’aime ». C’est une relation qui est pure c’est-à-dire sincère. Ils ne vont pas agir l’un avec l’autre avec la duperie, ni avec la trahison qui est le contraire du conseil. A propos de la tromperie ou de la duperie, il est rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il y avait un marchand de blé et le Prophète a mis sa main honorée à l’intérieur du tas de blé et il l’a trouvé humide. Il a dit au vendeur ce qui signifie :  » Explique moi « , l’homme a dit :  » C’était exposé et la pluie est tombée  » et le Prophète a dit ce qui signifie :  » Pourquoi tu n’as pas mis au-dessus ce qui est humide, fais en sorte que ce soit visible. » Puis il lui a dit une phrase très connue. Elle signifie :  » Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres », c’est-à-dire n’est pas un musulman qui a atteint un haut degrés. Et dans le hadith qoudsiyy, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allah dit : Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément auront des chaires de lumière au jour du jugement « . Et il a été rapporté également ce qui signifie :  » Les liens les plus forts de la foi c’est le fait d’aimer pour l’agrément Dieu et de détester pour l’agrément de Dieu  » par exemple tu aimes ton frère pour l’agrément de Dieu et tu détestes celui qui insulte Dieu. L’animosité va amener la médisance. L’un va faire la médisance du deuxième et le deuxième va faire la médisance du premier. Et dans l’au-delà la rétribution sera en fonction de l’acte. Et il a été rapporté du Prophète dans les Sounan de Abou Dawoud et de At-Tirmidhiyy ainsi que dans al-Bayhaqiyy et al-Boukhariyy :  » Vous n’entrerez au paradis que si vous êtes croyants (c’est-à-dire musulmans) et vous n’atteindrez le degrés de foi complète que si vous vous aimez les uns les autres pour l’agrément de Dieu ». Parmi les caractères du musulman c’est qu’il encourage son frère à faire du bien et en générale il encourage celui qu’il voit à faire du bien. Il ne le décourage pas. Si son frère veut faire une prière surérogatoire ou assister à une assemblée de science ou apprendre le Qour’an. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » La nourriture que Allah agrée le plus est celle qui est partagée par un plus grand nombre de personnes ». On tire différentes choses de ce hadith. Une première chose c’est qu’il est plus préférable de se réunir que de se séparer. Le fait d’être ensemble est préférable au fait d’être séparés. Manger en groupe vaut mieux que manger seul. Et il est bien d’honorer son invité. Quand il y a quelqu’un c’est de lui offrir de la nourriture. Ainsi c’est mieux de se réunir pour manger en groupe plutôt que chacun mange seul et le mieux c’est que tous mangent d’un même récipient car cela rappelle à la personne la modestie. Parmi les choses que la Loi de l’Islam a encouragées, il y a se faire miséricorde les uns les autres. Se faire miséricorde est quelque chose qui est important en raison du hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :  » Allah a fait qu’il y a cent parties pour la miséricorde. Il a gardé quatre-vingt-dix neufs parties et il a fait descendre une partie sur terre. Et c’est de cette partie que les créatures se font miséricorde  » c’est entre autres de cette partie que la jument éloigne son sabot pour ne pas écraser son petit et toutes les formes de miséricorde que l’on connaît se rassemblent dans cette partie. Et Dieu a réservé quatre-vingt-dix neufs partie pour l’au-delà. Il a été rapporté également que le Prophète a donné  à manger à des enfants, il a mis à manger dans leurs bouches. Et il a porté la fille de sa fille Zaynab. Et ceci est une grande preuve de sa miséricorde, que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degrés.

D’après Abou Zayd Oussama le fils de Zayd Ibnou Haritha l’esclave affranchi par le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) son bien aimé et le fils de son bien aimé (que Allah les agrée tous les deux). Il a dit :  » Une des filles du Messager de Allah a envoyé quelqu’un dire au Prophète de venir la rejoindre parce que son fils était mort. C’était un bébé. Le Prophète était très occupé, il a envoyé quelqu’un passé le salam à  sa fille et lui dire ce qui signifie :  » Allah possède ce qu’il a repris et Allah possède ce qu’Il a donné « , ce que Allah nous donne et ce qu’il reprend tout cela appartient à Dieu. Et chacun à un terme bien défini. Il lui a dit :  » Fais preuve de patience et recherche la récompense de la part de Dieu pour ta patience » mais sa fille était tellement dans une situation difficile qu’elle a insisté pour que son père le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) vienne. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est alors levé et il est parti avec des compagnons : Sa^d Ibnou ^Oubadah, Mou^adh Ibnou Jabal, Oubayy Ibnou Ka^b, Zayd Ibnou Thabit et d’autres (que Allah les agrée). On donna l’enfant mort au Messager. Il l’a mis sur ses genoux et son corps était sans vie, on entendait comme une peau contenant un objet à l’intérieur. Le Messager a eu ses yeux inondés de larmes. Sa^d était étonné il a dit :  » Ô Messager de Allah tu as des larmes ! », le Messager lui a alors dit ce qui signifie :  » Les larmes que tu vois c’est une miséricorde que Allah a placée dans le coeur de Ses esclaves « . Et dans une autre version :  » C’est une miséricorde que Dieu place dans le coeur de qui Il veut parmi Ses esclaves et Allaah fait miséricorde a Ses esclaves qui sont miséricordieux « . Il est rapporté dans le hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :  » Esclaves de Dieu soyez des frères, le musulman est comme un frère pour le musulman. Il n’est pas injuste envers lui, il ne l’humilie pas, il ne le dément pas et il ne le méprise pas » Un vertueux a dit :  » La miséricorde et la tendresse c’est un secret pour la réussite », le fait de faire preuve de tendresse c’est un secret qui donne la réussite.

 

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  réglait les affaires a la maison comme le commun des gens, pas comme quelqu’un qui attend qu’il ait une armée d’esclaves a son service. C’était lui-même qui réglait ses affaires et qui se servait. Il faisait lui-même la trait de sa brebis et qui reparaît sa chaussure. C’était lui-même qui raccommodait son vêtement alors qu’il était le meilleur de tous ceux que Dieu a créé. Et ceci est une perfection dans la modestie, c’est le summum de la modestie.

 

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit :  » Celui qui dit le matin et le soir cette invocation, Allah préserve ses biens de l’incendie, de la perte et autre que cela.

Bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasouqou l-khayra illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasrifoussou’a illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

ma kana min ni^matin famina l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah.

 

 

Les bienfaits de l’Islam

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le plus grand bienfait que Dieu accorde à l’esclave c’est l’Islam car l’Islam c’est le remerciement de Dieu. Celui qui n’est pas musulman, il ne remercie pas Dieu. Quoi qu’il fasse comme bonne œuvre, comme acte de bienfaisance envers les gens, quel qu’il soit au secours des gens qui sont en difficulté, quelque soit le soutien et la nourriture qu’il donne aux pauvres et aux veuves, tout cela n’est pas un remerciement de la part de cet homme à son Seigneur. Le remerciement de Allah est l’Islam, en adorant Allah Lui Seul ; car celui qui n’adore pas Allah Lui Seul ce n’est pas quelqu’un qui remercie Dieu. L’Islam c’est la plus éminente des grâces que Dieu accorde car celui qui est musulman il remercie son Créateur. Par le fait d’être musulman, il aura remercié son Créateur. C’est en étant musulman que l’homme remercie son Créateur. Après le fait d’être musulman, s’il multiplie les bonnes actions c’est en fonction du nombre de bonnes actions qu’il accomplit, c’est en fonction de la piété à l’égard de Dieu dont il fait preuve, il augmentera en remerciement pour Dieu. C’est pour cela que l’on distingue celui qui est chakir (celui qui remercie) et celui qui est chakour (celui qui a atteint la complétude dans le remerciement de Dieu). Celui qui est chakour, qui remercie beaucoup Dieu, c’est un degrés plus élevé que celui qui remercie simplement Dieu. Celui qui remercie simplement Dieu on l’appelle chakir et celui qui atteint la complétude dans le remerciement à l’égard de Dieu on l’appelle Ach-Chakour. Dans le Qour’an, Allah dit dans sourat Saba’ ce qui signifie : «  Peu de Mes esclaves sont chakour « , être chakour c’est la complétude dans le remerciement. Être chakour c’est le degrés des prophètes et des saints. Ceux-là on les appelle chakour parce qu’ils ont atteint le degrés, la complétude dans le remerciement de Dieu. Quant à celui qui n’est pas ainsi, qui n’est pas arrivé au degrés de la piété, c’est-à-dire il n’a pas accompli tous les devoirs ou il n’a pas évité tous les péchés, on ne l’appelle pas chakour, on ne l’appelle pas celui qui remercie Dieu. Celui qui est chakour, c’est celui qui a accompli toutes les obligations, qui a évité tous les péchés et qui a multiplié les actes surérogatoires qui ne sont pas des actes obligatoires. Le fait de remercier Dieu ce n’est pas quelque chose qui se réalise lorsque la personne est mécréante, lorsque la personne n’est pas musulmane. Le fait de remercier Dieu ce n’est quelque chose qui se réalise qu’en étant musulman. Le non-musulman il n’aura aucune récompense de la part de Dieu. Dès qu’il sort de cette vie de ce bas-monde, le non-musulman, il n’aura aucune miséricorde de la part de Dieu, il n’aura qu’un châtiment qui va se suivre. Et dans l’au-delà se sera pire, se sera encore plus difficile. Le supplice qui subira dans la tombe est faible par rapport à ce qu’il subira dans l’au-delà. Quant au musulman qui n’évite pas les péchés, c’est-à-dire qu’il est musulman mais il commet certains péchés, son état sera moins bon que l’état de ceux qui sont chakour, l’état de ceux qui remercient Dieu. Mais ce musulman il espère la miséricorde de la part de Dieu. Ce musulman qui n’a pas évité les péchés, il espère la miséricorde de la part de Dieu ; soit Allah le fait entrer au paradis sans châtiment antérieur, sans qu’il n’ait de tristesse, il sera préservé dans la tombe de la tristesse et de la difficulté ; soit il subira une sorte de châtiment dans la tombe, une sorte de supplice, une sorte de difficulté. Ensuite il aura le reste du châtiment qu’il mérite dans l’au-delà mais sa demeure finale sera le paradis ; cela pour le musulman qui commettait des péchés. Après avoir eu ce qu’il a mérité, au cas où Dieu ne lui aurait pas pardonné, au Paradis il n’aura plus aucune sorte de tristesse, il n’aura que joie et bonheur qui ne vont pas s’interrompre. De sorte que au Paradis les gens ne vont pas dormir car ils n’ont pas de fatigue. Ici nous dormons parce qu’il y a une fatigue mais au paradis il n’y a pas de fatigue, ni dans le corps ni dans l’esprit. Les gens n’auront pas besoin de dormir au paradis et ils n’auront pas quelque chose qui va nécessiter le sommeil. Dans al-mou^jama l-‘Awsat de AtTabaraniyy, d’après le compagnon Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah, il a dit :

 

«  Le Messager d’Allah fut un jour interrogé : Est-ce que les gens du paradis vont dormir ? Et le Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) (ce qui signifie) : « Le sommeil c’est le frère de la mort et les gens du paradis ne dorment pas ».

 

Le musulman, quelque soit son état, va sans aucun doute gagner la Miséricorde de Dieu dans l’au-delà. Le musulman désobéissant, c’est-à-dire celui qui commettait des grands péchés et qui est mort sans avoir fait le repentir, il est mort insouciant ; ce musulman soit il va subir un châtiment dans la tombe et un supplice dans l’au-delà, soit Allah lui pardonne . Quelques soient le nombre de ses péchés, Allah lui pardonne s’Il veut. Si Allahou ta^ala le veut, Il pardonne à qui Il veut parmi les musulmans qui sont morts avant d’avoir fait le repentir. Cependant, le musulman qui ne sait pas s’il fait partie de ceux à qui Allah accorde le pardon, s’il fait partie de ceux que Allah ne châtie pas pour les grands péchés, il ne sait pas quelle sera sa fin, c’est Allah qui sait. Le musulman il ne sait pas s’il fait partie de ceux que Allah pardonne ou pas, c’est pour cela qu’il est plus sûr de ne pas mourir chargé de grands péchés. Ce qui est plus sûr c’est de mourir en étant pieux, que Allah nous l’accorde.

 

C’est un devoir pour l’Homme, pour la personne, de fournir le maximum de son effort pour accomplir les obligations et éviter les péchés. C’est le cas du musulman qui est certain et qui se prépare pour son au-delà. Et parmi les plus graves des péchés, il y a de ne pas apprendre la science de la religion, ce minimum indispensable. Parmi les plus grands des grands péchés, il y a le fait de ne pas apprendre ce que Allah a ordonné d’apprendre. Dans ce minimum, il y a comment s’acquitter de la zakat, qu’est-ce qui est de l’argent interdit, qu’est-ce qui est de l’argent qui est licite, et ce qui est de cet ordre. Celui qui n’apprend pas cette science qui est obligatoire, ce péché lui suffit comme péché. S’il n’avait pas d’autre péché que celui-là ce serait déjà beaucoup. Rien que ce péché est très grand et cela lui suffit pour mériter le châtiment, à cause de son insouciance parce qu’il n’a pas appris ce qu’il doit apprendre. Certains quand tu l’invite à venir, il dit : « Mais cela on le sait ! » alors qu’en réalité il ignore beaucoup de choses. Tout cela c’est à cause de leur insouciance. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

« Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis « .

 

Certains autres insouciants, il te dit : «  Oui mais nous maintenant on a besoin de sujet politique « , on lui dit Allah a ordonné d’apprendre ce minimum, c’est indispensable. Certains ils te disent : « Mais moi j’ai un doctorat, une licence « , même si tu as tout cela tu dois passer par la case science de la religion. Beaucoup de gens dans notre époque n’apprennent pas la science de la religion. Ils n’apprennent pas cette science qui est obligatoire et qui est une grande obligation pour tous les hommes et les femmes. Ce n’est pas quelque chose qui n’incombe qu’aux hommes. Ceux qui n’apprennent pas la science de la religion sont exposé à un grand danger. Celui qui veut être sauvé, il apprend la science de la religion et il œuvre conformément à ce qu’il a appris. Après avoir appris ce qu’il doit apprendre, il accomplit les devoirs et il évite les péchés. Ce musulman sera dans un grand bien dès lors qu’il apprend la science de la religion et qu’il applique, il aura un très très bon état. Quant à celui qui n’a pas appris la science de la religion, il est possible qu’il accomplisse selon l’apparence beaucoup de prières, beaucoup de jeûnes, qu’il donne beaucoup d’aumônes, qu’il fasse beaucoup de dhikr (évocation de Dieu), et il croit qu’il est dans un très très bon état ; il croit qu’il a atteint un très bon état alors qu’en réalité il n’a absolument rien du tout parce que ces actes d’adorations qu’il a accomplis ne sont pas conformes à la Loi de l’Islam. Il n’a pas rempli les règles, il n’a pas vérifié les règles pour que ses actes d’adorations soient corrects, il sera alors déçu. Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Combien de ceux qui font le jeûne ne récoltent de leur jeûne que la faim et la soif et combien de ceux qui veillent en prières de nuit ne récoltent que la faim et la soif « , lui il pensait faire des provisions pour l’au-delà mais comme il n’a pas appris les règles, comme il n’a pas appris la science de la religion alors il ne va rien trouver c’est comme si quelqu’un verse de l’eau dans un sot troué ; il pense qu’il va récolter beaucoup d’eau mais finalement il n’aura rien du tout. Ce parce que il n’a pas appris les règles pour connaître si sa prière est correcte ou pas, si son jeûne est correct ou pas, si sa zakat est correct ou pas, si l’argent qu’il a gagné est licite ou pas, si l’aumône qu’il a faite est correcte ou pas, si les paroles qu’il a dites sont correctes ou pas, si les croyances qu’il a eu sont correctes ou pas ; comment il peut s’assurer que ce qu’il fait est conforme à la Loi de Allah ? Peut-être que ce qu’il croyait être un bien c’est quelque chose de mauvais. C’est pour cela qu’il faut apprendre.

 

Un exemple de cela, il y a beaucoup de gens qui consacrent du temps au prières surérogatoires durant la nuit. Ils se lèvent après la moitié de la nuit et ils font des prières surérogatoires et ils font beaucoup de dhikr. Mais eux ils ne savent pas si il y a eu quelque chose dans ce qu’ils sont en train de faire qui a annulé leur acte d’adoration. A cause de leur ignorance, ils ne sont pas capables de savoir si ce qu’ils sont en train de faire est correct ou pas. Certains ils consacrent du temps au dhikr et à la tariqah mais sans science. Ils pensent qu’ils ont atteint de très haut degrés alors qu’ils vont à leur perte. Un exemple, notre Chaykh a cité, il a dit : «  Il y avait un homme âgé qui est venu me voir à Beyrouth et qui m’a dit : « Moi je veille toutes les nuits en prières surérogatoires et je jeûne toute l’année sauf cinq jours » ». Celui qui voit cet état, il se dit ma cha‘al-Lah c’est devenu un saint celui-là ! Mais après il s’est confié à notre Chaykh, cet homme a dit : « Moi quand je suis en prosternation je dis que Dieu est assis ». Il croyait que Dieu est assis, que Dieu était un corps qui se trouve dans un endroit. Cet homme n’a pas connu son Créateur, sa prière n’est pas valable, son jeûne n’est pas valable. Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Il existe sans endroit, Il n’a pas d’endroit. On ne dit pas que l’on ne sait pas où Il est, on dit qu’Il est sans endroit. Allah est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit. On ne dit pas qu’Il est assis sur le trône. Les actes d’adoration sont utiles pour celui qui a connu Allah. Cet homme, celui qui voit son aspect extérieur il dit cet homme c’est un vertueux, alors qu’en réalité il fait partit de ceux qui vont à leur perte parce qu’il n’a pas appris la science de la religion. Il va à sa perte parce qu’il n’a pas appris la science de la religion et parce qu’il n’a pas connu la croyance en l’Unicité de Allah. Cet homme comme il croyait que Dieu c’était un corps assit sur le trône, c’est un non-musulman. Il n’est pas musulman celui qui croit cela. Mais lui il n’était pas au courant qu’il n’était pas musulman. Certains ignorants disent : « C’est l’intention qui compte, lui il faisait la prière, il aimait Allah », on lui dit : « Lui il n’aimait pas Allah, il aimait un corps qui serait assis sur le trône. Allah ce n’est pas un corps assit sur le trône. C’est pour cela que ici l’intention ne compte pas. » L’intention compte lorsque l’acte est correct. Lui il ne faisait pas la prière pour Dieu, il faisait la prière pour un corps donc son intention n’est pas bonne et son acte n’est pas bon. Lui il ne savait pas qu’il était mécréant. Dans sourat Al-Kahf dans les versets de 103 à 105, Allah nous apprend ce dont nous comprenons :

 

«  Dis voulez-vous que nous vous annoncions ceux qui sont les plus grands perdants ce sont ceux qui ont gaspillé leurs œuvres dans la vie du bas-monde, ils pensaient qu’ils étaient en train de bien agir, ceux-là ont mécru aux versets et aux signes de leur Seigneur et au Jour du Jugement leur actes seront annulés, ils n’auront aucun point au jour du jugement ».

 

Le Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : «  Quand je l’ai averti, je lui ait dit mais cela c’est de la mécréance ce que tu dis quand tu dis que Dieu est assis sur le trône, c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam », cet homme avait d’autres mécréances, il avait d’autres égarements. Cet homme avait environ 60 ans, il était originaire d’une ville de Turquie. Il était venu et s’était installé à Beyrouth et celui qui voit son apparence il se dit «  Celui-là c’est un homme vertueux ! ». C’est pour cela que nous ne jugeons pas les gens selon leur apparence, mais on pense du bien du musulman. Nous pensons de prima-bord qu’il est meilleur que nous puis c’est selon ce que l’on entend de lui, selon ce que l’on voit de lui qu’on lui donne sa juste valeur. Si on voit que c’est quelqu’un qui n’a pas appris, si on entend de lui que c’est quelqu’un qui a une mauvaise croyance, alors on le rétrograde et on lui donne le niveau qu’il mérite et croire que Dieu est un corps qui est assis au-dessus du trône, cela c’est une croyance qui fait sortir de l’Islam. Celui qui a cette croyance il n’est pas parmi les vertueux, il n’est même pas un musulman que dire alors pour atteindre la vertu. Il y a de nombreux de semblables à cet homme qui croient qu’ils sont des gens attachés à la religion alors qu’ils ne sont même pas musulmans.

 

Il y a d’autres gens qui sont égarés. Ce sont des gens qui ont pris la tariqah qadiriyyah, c’est la voie de notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy, mais eux ils ont déformé la tariqah ; c’est-à-dire qu’ils font des choses que notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy n’a pas enseigné. Ils ont comme mauvaise habitude de se réunir après le coucher du soleil pour réciter ensemble une parole jusqu’au temps de Al-^Isha‘ à haute voix, de la voix d’un seul et même homme. Le fait de se réunir pour évoquer Allah ensemble à haute voix, c’est quelque chose de bien mais le mal de ces gens-là c’est qu’ils prononcent une parole de mécréance. Ils disent : «  Ô Allah, préserve-nous, préserve nos parents et préserve la totalité des musulmans de l’enfer ». Par cela ils sortent de l’Islam car Allah ne préserve pas la totalité des musulmans de l’enfer. Allah nous a appris qu’il y a parmi les musulmans ceux qui vont aller en enfer. Lorsque ils disent : « Ô Allah préserve la totalité des musulmans de l’enfer » c’est comme s’ils disent : « Ô Allah soit menteur », parce que Allah a dit qu’il y a parmi les musulmans ceux qui vont aller en enfer, comment eux disent : « Ô Allah préserve la totalité des gens de l’enfer ». Allah nous a appris qu’il y a des musulmans qui vont aller en enfer puis qui vont en sortir pour aller au Paradis, ils ne vont pas y rester éternellement en enfer. Celui qui demande autre que ce que Allah a annoncé c’est comme si il dit : « Ô Allah soit menteur » et ceci est de la mécréance. Même les dou^a’ il faut les apprendre, on ne dit pas n’importe quelle dou^a’. Même les invocations il faut les apprendre. Eux ils pensaient bien faire, ils pensaient qu’ils augmentaient en degrés, ils pensaient qu’il y avait de la barakah, peut être que l’un d’entre eux pleurent ou fait du dhikr ;  alors que si il n’a pas appris peut être que ce qu’il est en train de dire est en train de le faire sortir de l’Islam. Ils ont déformé la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après ce qu’a rapporté Abou Dawoud dans ses sounan, il a dit ce qui signifie :

 

« Quand tu finis la prière de Al-Maghrib, dis : « Allahoumma ‘ajirni mina n-nar » sept fois. Si tu dis cela et que tu meurs cette nuit-là, tu seras préservé du feu de l’enfer. Et si tu le dis le matin après la prière de As-Soubh sept fois « Allahoumma ‘ajirni mina n-nar » et que tu meurs ce jour-là tu seras préservé de l’enfer ». C’est cela que le Prophète a enseigné. Il n’a pas dit de dire : « Ô Allah préserve moi, ma famille, mes parents et la totalité des musulmans du feu de l’enfer ».

 

Par leur ignorance, ils ont ajouté ce que le Messager n’a pas dit. Ils ont changé, ils ont dit des paroles qui sont contraires à la Loi de l’Islam car ce qu’ils disent revient à demander à ce que Allah ne fasse entrer aucun musulman en enfer et ce sont là des paroles qui sont fausses. Sans aucun doute il y a parmi les musulmans ceux qui vont entrer en enfer puis ils vont en sortir. Ces gens-là à cause de leur profonde ignorance ils ont dit : « Ô Allah ne nous fait pas entrer, ni nos parents, ni nos pères ni nos mères, ni aucun musulman, dans le feu de l’enfer » et ceci est contraire au Qour’an et au hadith. Ces gens-là sont devenu mécréants sans s’en rendre compte. Ce sont des gens qui pensent qu’ils ont une grande récompense. Vous trouvez ces gens-là en Algérie, en Syrie et en Éthiopie. Ce sont des gens qui se réclament de la tariqah qadiriyyah, c’est la voie de notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy, mais eux ils ont déformé la tariqah. Ces paroles ce ne sont pas ce que lui a enseigné, ce n’est pas sa voie à lui. Mais ce sont des gens qui par leur ignorance ont pris des initiatives et ils sont allé à leur propre perte. S’ils avaient dit comme a enseigné le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ils auraient eu cette grande récompense. Et même s’ils disent : « Ô Allah préserve-nous et préserve nos parents » sans ajouté la totalité des musulmans, là aussi il y a un grand bien ! La voie pour être sauvé c’est la science de la religion, nous n’avons pas d’autres solutions. Celui qui d’entre nous veut être sauvé qu’il s’attache à la science de la religion. La voie pour la science c’est la voie pour être sauvé et réussir. C’est grâce à la science que l’on connaît quelles sont les œuvres que Allah agrée et quelles sont les œuvres que Allah n’agrée pas. C’est grâce à la science que l’on connaît la prière qui permet de gagner des récompenses et la prière qui ne permet pas de gagner des récompenses. C’est également grâce à la science que l’on connaît quelle est la zakat que Allah agrée et quelle est la zakat que Allah n’agrée pas. C’est également par la science que l’on connaît quel est le pèlerinage que Allah agrée et quel est le pèlerinage que Allah n’agrée pas. Il en est de même pour le jeûne et le dhikr. C’est par la science que tu peux connaître quelles sont les évocations qui sont agréées par Allah et quelles sont les évocations qui ne sont pas agréées par Allah. Et la plus importante des sciences de la religion c’est la science de la croyance, la science du tawhid parce que c’est le fondement de la religion. Tout comme une construction ne peut tenir que grâce à sa base, la science de la religion de la religion que grâce à ses fondations, que grâce à sa base et la base de la religion c’est la croyance en l’Unicité de Dieu. C’est de connaître Allah, qu’Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures. Allah n’a pas de ressemblance avec les corps qui sont impalpables et avec les corps qui sont palpables. Il n’est pas contenu dans les six directions. Allah n’occupe pas un espace. Allah n’est pas au-dessus du trône. Allah n’est pas dans le ciel. Allah n’est pas sur terre. Le corps occupe un endroit et une direction. Les étoiles, le soleil, la lune, ils occupent un espace. Leur endroit c’est l’espace qu’ils occupent. Les humains leur emplacement c’est cette terre. Sur cette terre, il y a des humains, des djinns, des animaux et des plantes. Et dans les six autres terres il n’y a pas d’humains. Il y a des animaux, il y a des plantes et il y a des djinns ; mais les humains sont uniquement sur cette terre. Allah Qui est le Créateur de tous ces corps, comment serait-Il un corps?! Comment un corps créerait-il un autre corps ? Ces gens sont stupides, c’est comme s’ils n’ont pas de raison. Ces gens qui croient que Dieu est un corps de la taille du corps, ou plus petit que le trône ou plus grand que le trône, ils sont stupides. Ils sont idiots. Le corps ne crée pas un autre corps. Dites à ces wahhabites, ceux qui se prétendent être des salafi, et d’autres, dites-leur à tous ceux qui croient que Dieu est un corps assis sur le trône : un corps ne crée pas un autre corps. Si Allah avait été un corps, Il n’aurait pas été capable de créer un autre corps. Tellement ils sont stupides ils ont considéré que le trône est un lieu de résidence pour Dieu. Le trône et la Ka^bah qui se trouve à la Mecque, tous deux ce sont des qiblah (une direction pour la prière). La Ka^bah c’est une direction pour la prière pour les humains et pour les djinns. Quant au ^Arch (le trône) c’est une qiblah pour les anges qui sont là-bas. La plupart des anges, des anges qui sont dans le cieux, des anges qui sont sur terre, des anges qui sont au Paradis, des anges qui sont en enfer, leur nombre est très petit par rapport au nombre des anges qui sont autour du trône. Allah a fait que la Ka^bah soit une direction pour nous. Et Il a fait que le trône soit une qiblah pour les anges. Les anges tournent autour et prient en étant dirigé vers le trône. Ni l’un n’est pas un lieu de résidence pour Dieu, ni l’autre. Ni la Ka^bah n’est un lieu de résidence pour Dieu, ni le trône n’est un lieu de résidence pour Dieu. Quel est le point de faiblesse, quelle est l’erreur, quelle est la chose qui a amené ces gens-là à leur erreur, à cette mauvaise croyance : c’est qu’ils ont fait une analogie entre Dieu et Ses créatures. Les créatures ont nécessairement un endroit, une quantité, un endroit où se tenir que ce soit un endroit petit ou grand. Ces gens-là ont fait une analogie entre Allah et Ses créatures. Ils ont dit : « Lui aussi a forcément un endroit où s’installer ». Ceci est une analogie qu’ils ont fait entre le Créateur et Ses créatures. Ceci est une preuve de leur faiblesse d’esprit. Comment osent-ils faire une analogie entre le Créateur et la créature ! On répond à ces gens-là en leur disant : le trône, l’espace, les cieux, la lumière, l’obscurité tout cela n’existait pas. Tout cela c’est Allah qui en a donné l’existence. Toutes ces choses ainsi que les six directions n’existaient pas avant que Allah ne les crée. Puis Allah les a créé. Allah qui existe de toute éternité, avant l’existence du trône, avant l’existence de l’espace, avant l’existence des endroits, avant de créer ce monde, Allah existe. Allah existe avant la création des endroits, Il existe sans endroit et après la création de ce monde Il existe toujours sans endroit car Il ne change pas. Tout comme avant la création de ce monde, Dieu existe sans endroit, après la création de ce monde Il est toujours sans endroit car Il ne change pas. C’est la créature qui change. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah fait changer les créatures et Il ne change pas. Les gens disent une très belle parole : « Il est exempt d’imperfection, Celui qui fait changer les choses et Qui ne change pas ».

 

La louange est à Allah pour nous avoir accordé d’être musulman et la louange est à Allah qui nous a accordé d’assister dans les assemblées de science de la religion. Comme a dit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait apprendre la science de la religion. » Celui qui trouve un chemin pour apprendre la science c’est un bon signe pour lui, qu’il persévère sur ce chemin et qu’il remercie Dieu pour lui avoir accordé un chemin pour la science de la religion.

 

Il a été rapporté dans le hadith qui est sahih que lorsque la personne veut aller s’endormir, viennent à elle un ange et un démon (un djinn non-croyant). L’ange lui dit : « Termine ton éveil par un acte de bien ». Et le chaytan lui dit l’inverse : « Termine ton éveil par quelque chose de mal ». S’il termine son état d’éveil par un acte de bien, l’ange va veiller sur lui toute la nuit. Certains te dit : « Je fais des cauchemars, je fais de mauvais rêves ». Grâce à cela, l’ange va veiller sur lui. S’il termine son éveil par un bien, l’ange va veiller sur lui contre la nuisance des djinns et ce qui est de cet ordre. S’il dit par exmeple : « Rabbi ghfir li » ce qui signifie : «  Seigneur, pardonne-moi ». Ou bien il dit : «  Rabbi qini ^adhabak yawma tab^athou ^ibadak » ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi de Ton châtiment le jour où Tu ressuscite les gens ». Il aura terminé son état d’éveil avec un bien.

Nous sommes des frères !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Il a été rapporté dans le hadith sahih du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Soyez esclaves de Dieu, des frères ». Le musulman est comme un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il le soutient, il ne le dément pas, et il ne le méprise pas. Un vertueux a dit  : « L’amour par le cœur entre les musulmans est un des secrets de la réussite ».

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après ce qu’a rapporté Mouslim dans son sahih, a dit ce qui signifie : « Celui qui délivre un croyant d’un des tourments du bas-monde, Allah le délivre d’un des tourments du jour du jugement, et celui qui réjouit le cœur à un croyant, Allah le réjouira dans ce bas-monde et dans l’au-delà ; et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère » ; c’est-à-dire si tu as quelqu’un qui est tourmenté, qui est chagriné et tu le délivre de son tourment par exemple lui il est endetté, l’échéance est arrivé et pour lui c’est une somme importante tandis que pour toi elle n’est pas importante, tu le délivres de ce tourment pour l’Agrément de Dieu, Dieu te délivre du tourment au jour du jugement. Et si tu vois un croyant que tu lui réjouis le cœur par exemple tu lui racontes quelque chose de bien ou tu lui dis une belle parole pour lui réjouir le cœur, Dieu réjouis ton cœur dans le bas-monde et l’au-delà. Et si tu aides un croyant, par exemple il a une démarche administrative et il ne sait pas trop la faire seul ou il reçoit du monde, tu vas pour l’aider pour honorer ses invités, Allah t’aide. Parfois dans des situations difficiles, Allah t’accorde une issue que tu ne pensais pas du tout à l’avoir. Tant que l’esclave aide son frère, Allah l’aide.

 

Un savant qui s’appelle Ibnou ^Ata’il-Lah a dit : « C’est un bienfait que Allah t’accorde que les gens aient besoin de toi ». Pas comme certains de notre époque qui disent : « Pourquoi on me demande toujours à moi? ». Parfois il y a trois ou quatre enfant et le père ou la mère demande à l’un d’entre eux une chose, au lieu de dire « Super ! Je suis content. C’est tombé sur moi je vais gagner des récompenses ». Certains disent : «  Pourquoi c’est toujours moi ? Pourquoi ce n’est pas lui ? ». Si la personne réfléchit correctement elle saura que c’est un bienfait que Allah t’accorde que les gens aient besoin de toi. Si tu aides un musulman pour l’Agrément de Dieu, tu auras une récompense, que dire si c’est ton père ou ta mère ou ta sœur. Celui qui est intelligent se dit que c’est une bonne occasion, comme celui qui était un saint et on a sonné à sa porte, c’était un mendiant qui venait. Le saint a dit : «  Bienvenue à celui qui est venu emmener mes bagages de ce bas-monde vers l’au-delà. » Les bagages ce sont les récompenses, c’est-à-dire que ce qu’il va lui donner il va le récupérer dans l’au-delà. C’est comme cela qu’il convient que tu réfléchisse. Tu te dis : « Quelqu’un a besoin de moi. Très bien ! Il faut maintenant que je veille à ce que mon intention soit correcte afin que je l’aide pour l’Agrément de Dieu, pour que je puisse gagner des récompenses. » Mais si tu le fais machinalement ou parce que c’est une langue de vipère en te disant « si je ne l’aides pas elle va me prendre la tête pendant une semaine, donc je vais le faire », non ! Tu le fais pour l’Agrément de Dieu. C’est à toi de veiller à ton intention, de veiller à ce que ton intention soit correcte. Celui qui agit avec les gens conformément à l’Agrément de Dieu, il aura gagné énormément.

 

Il a été rapporté qu’en Egypte il y avait un commerçant qui était un vendeur de dattes, il s’appelait ^Atiyya fils de Khalaf. C’était quelqu’un de fortuné puis il a été ruiné, il a perdu tous ses biens. Il ne lui restait plus qu’un vêtement qu’il portait et qui lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Il n’avait rien d’autre. Aujourd’hui les gens s’ils n’achètent pas une nouvelle chose tous les mois, ils deviennent comme s’ils leur manquait quelque chose de vitale. Lui a tout perdu, il ne lui restait qu’un seul vêtement. Le jour de ^achoura, il a fait la prière de as-soubh dans la mosquée et il s’est mis à invoquer Allah parmi les gens qui invoquaient Allah. Il était à l’écart des femmes, c’est alors qu’une femme l’a abordé alors qu’elle était avec des enfants à elle. Elle lui a dit : « Ô toi mon maître, est-ce que tu me délivrer de ma pauvreté et m’accorder quelque chose, même si c’est quelque chose que tu souhaites mais tu me l’accorde à moi pour que je puisse subvenir à la subsistance de mes enfants. Leur père est mort, il ne leur a rien laissé du tout. Et moi je suis noble, descendante du Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Je ne connais personne auprès de qui je peux chercher de l’aide. » Cet homme s’est dit ne lui-même : « Mais moi je ne possède rien du tout. Je n’ai rien d’autre que ce vêtement que je porte. Puis il lui a dit : « Viens avec moi je vais te donner quelque chose. » Elle est parti avec lui jusqu’à chez lui. Il l’a faite attendre devant la porte. Il est rentré chez lui, il a enlevé le seul vêtement qu’il avait et il a pris un ancien pagne qu’il avait qu’il a mis autour de sa taille. Et il lui a donné le vêtement par l’entrebâillement de la porte. Elle lui a dit : «  Que Allah t’accorde des parures du paradis et qu’Il fasse que tout le reste de ta vie tu n’auras besoin de personne. » Il a été très heureux de l’invocation qu’elle lui a faite. Il a fermé la porte et il est resté chez lui à faire du dhikr, à évoquer Dieu jusqu’à la nuit. Et il a vu dans le rêve une des femmes du paradis, les gens n’ont pas vu plus belle qu’elle. Elle portait à sa main une pomme qui embaumait ciel et terre. Elle lui a donné la pomme dans le rêve, et il l’a cassé en deux. Il en est sorti un vêtement, une des parures du paradis qui dépasse en valeur le bas-monde et ce qu’il contient. Elle lui a fait porter cette parure et elle s’est assise avec lui. Il lui a dit : « Tu es qui ? », elle lui a dit : « Je serais ton épouse au Paradis ». Il lui a dit : « Quelle est la cause pour que je gagne cette récompense ? », elle lui a dit : « C’est grâce à l’invocation de la pauvre femme veuve avec ses orphelins à qui tu as agis en bien hier. » Regardez avec un vêtement tu peux gagner le paradis, à condition que tu sois sincère et c’est de plus grande valeur si tu fais preuve d’altruisme. L’altruisme (al-ithar)c’est de préférer les bonnes choses pour les autres plutôt que pour toi. L’altruisme est le contraire de l’égoïsme. C’est le contraire de ce sur quoi beaucoup de gens des régions que nous connaissons sont éduqués. Généralement certains ils n’ont pas ce sens du partage. Mais le Prophète nous a enseigné que si la personne a un grand cœur et qu’elle fait preuve d’altruisme, Allah lui accorde ; et même si il lui reste peu Allah fait qu’il y a plus de barakah que le beaucoup qu’elle avait au départ.

 

Parmi ce qu’il convient à la personne de faire c’est de préserver sa langue, et de veiller à l’utiliser correctement en raison du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie : « Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ». Dans les livrets qui ont été révélés à notre maître Ibrahim (^alayhi s-salam) il y ait mentionné que l’Homme doit préserver sa langue et qu’il ne parle que au sujet de ce qui le concerne, au sujet des choses qui lui sont utiles, que les choses qui lui sont profitable. Ce n’est pas la peine de parler pour rien. Il s’agit de parler pour du bien ou de se taire. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Soufyan Ath-thakathiyy (que Allah l’agrée) il a dit : « Ô Message de Allah, apprends-moi une chose, donne-moi une règle à laquelle je puisse m’attacher. », il lui a dit ce qui signifie : « Dis « je crois fermement en Dieu » et suis le chemin de droiture. » Le compagnon a dit au Prophète : « Quelle est la chose que tu crains le plus pour moi ? » Le Messager a pris sa propre langue et a dit ce qui signifie : « Cela. » Cette dernière partie du hadith beaucoup de gens ne l’appliquent pas. L’âme a un grand penchant pour se mettre à parler sans réfléchir aux conséquences. Là nous parlons de la langue mais si tu utilises ton clavier ou ton téléphone cela revient à parler. Il y a des gens qui ont se grand penchant, à tchater sans réfléchir à ce qu’ils disent. Ils ne réfléchissent pas, ils ne se disent pas : « Quelles seront les conséquences de mes paroles dans l’au-delà ou dans le bas-monde ? ». Ils ne se posent pas cette question. C’est pour cela que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ce que je crains le plus pour toi, c’est ta langue. » Préserver la langue est un sujet très important. La plus grande cause pour que l’être humain perde dans l’au-delà, ce sont les péchés de la langue car les paroles sont faciles. Il est très aisé de parler. Pour marcher tu as besoin d’effort mais pour parler c’est facile. La plupart des paroles de mécréance elles proviennent de la langue et la plupart des animosités entre les gens sont à cause de la langue. Et la plupart des disputes également sont à cause de la langue. Et les plus grandes causes de rupture, les plus grandes causes d’animosité sont à cause de la langue. A cause de parole il y a comme des guerres entre les gens. Que chacun demande des comptes à son âme, qu’il réfléchisse au sujet des paroles qu’il dit avant de parler car c’est ainsi qu’il sera sauvé. Allah dit ce qui signifie :

« Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Allah et soyez avec ceux qui sont véridiques. »

 

Il a été rapporté du Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’i a dit ce qui signifie : «  La véracité conduit à la bienfaisance et la bienfaisance conduit au Paradis et lorsque l’homme dit la vérité et cherche toujours à dire la vérité, il sera inscrit selon le Jugement de Allah au nombre des gens qui sont véridiques. » et parmi ce qui est rapporté du Prophète il y a ce qui signifie : « La véracité est une cause de tranquillité, d’apaisement, de sérénité alors que le mensonge c’est une cause de doute, c’est une cause d’instabilité, de gêne, d’ennui. »

 

Allah dit dans sourat Al-Houjourat, le verset numéro 11 ce qui signifie : «  Ne vous donnez pas des surnoms les uns les autres pour vous moquer les uns des autres ». Certains les autres pour se moquer, pour rabaisser, et ceci est interdit.

 

Al-Boukhariyy a rapporté du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Insulter un musulman est un grand péché. »

 

Également la parole de qadhf qui est d’attribuer la fornication à quelqu’un, de dire : « Untel commet la fornication »ceci également c’est un grand péché si celui de qui on parle est chaste, il n’est pas de ceux qui commettent cela.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Maudire un musulman c’est comme le tuer », c’est-à-dire que c’est un grand péché. Maudire c’est demander à ce que untel soit éloigné du bien. La malédiction c’est l’éloignement du bien. Iblis a été maudit. Allah l’a éloigné du bien, il n’aura jamais la miséricorde de Dieu. C’est quelqu’un qui est maudit c’est-à-dire que Allah ne lui pardonne pas sa mécréance mais il ira en enfer.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le croyant n’est pas quelqu’un qui porte atteinte à l’honneur des gens. Ce n’est pas quelqu’un qui maudit les gens, ce n’est pas quelqu’un qui dit des paroles vulgaires et laides. »

 

Dans le Qour’an, dans sourat Al-Houjourat, ‘ayah 11 nous comprenons beaucoup de choses. Parmi les choses que nous comprenons c’est qu’il n’est pas permis de rabaisser un musulman. Également il est interdit de dire toutes paroles nuisibles à un musulman sans droit. Toute parole qui lui fait du mal si c’est sans droit. Tout il est interdit de dire une parole qui est nuisible, il est interdit de faire un acte ou un signe qui est nuisible à un musulman.

 

Dans le hadith le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour indiquer qu’il est interdit de manifester le fait de se réjouir du mal qui arrive aux autres. En arabe le mot qui désigne cela c’est ach-chamata. Le fait d’être content lorsqu’il arrive quelque chose de mauvais à quelqu’un, ceci c’est interdit à l’ égard d’un musulman. Il ne faut pas se réjouir du mal qui arrive à un musulman. Dans le hadith le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne te réjouis pas du mal qui arrive à ton frère parce que il se peut que Allah lui fasse miséricorde et t’éprouve par cette même chose. »

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Allah agrée que l’on voit sur la personne les manifestations de la Grâce de Dieu. » Les vêtements, les habits, ce sont des choses apparentes avec lesquelles la personne va se présenter aux gens. Et cela pour la femme mariée, qu’elle ne se fasse pas belle uniquement lorsqu’elle sort ; même lorsqu’elle est chez elle qu’elle veille à son mari ne sente pas sur elle une mauvaise odeur et qu’il ne voit pas sur elle une chose laide. Qu’elle se fasse plus belle pour son mari que à l’extérieur si elle sortait. Si elle sort à l’extérieur, va-t-elle le faire avec quelque de déchiré ou tâché avec de la sauce ? Non, donc à plus forte raison elle ne va pas accueillir son mari avec quelque chose de négligé. Elle se dit : « Oui c’est bon on se voit au lit ». Non, il ne faut pas qu’elle se néglige. Cela ce sont des conseils que les femmes donnaient à leurs filles. Et justement lorsque l’on est à l’extérieur, les gens vont te voir avec plusieurs étiquettes. Aujourd’hui tu n’y échappe pas : on te voit comme musulman, on te voit comme de telle ou telle origine, donc il convient que tu honores ces étiquettes car que tu le veuille ou non elles sont sur toi alors sache les représenter convenablement. Un des élèves de notre Chaykh a dit : « On est comme un grand drap blanc, la moindre tâche dessus est visible ». Imagine toi tu as un grand drap blanc et tu mets une petite goutte d’encre, les gens ne vont pas regarder la blancheur du drap, ils vont se fixer sur la tâche. C’est ainsi, c’est la nature des gens. Ils font un focus sur peut être la seule chose que tu n’as pas soigné. Et même quand tu vas abordé la première fois quelqu’un. Peut-être ce jour-là tu étais avec ta sœur, tu lui a crié dessus. Qu’est-ce que va retenir celui qui est devant toi ? Il va se dire que c’est une personne qui crie sur les gens autour d’elle. Peut-être que c’était uniquement ce jour-là parce que tu étais mal ou bien elle s’est mal comporté avec toi et tu n’as pas patienté, mais les gens vont retenir cela. A chaque fois qu’ils vont te voir, ils vont penser : « Ah c’est celle qui crie sur sa soeur », c’est tout. Ils ne retiennent pas autre chose. Le premier contact est très important. Le premier contact c’est généralement cela que les gens gardent. Et justement les vêtements, le corps, il convient que tu te soignes, que tu veilles à ce qu’ils soient propres. C’est de la nature des gens normaux qu’ils apprécient la propreté et le fait d’être bien présenté, d’être soigné. Le fait que tu vas aborder les gens en étant bien habillé. Lorsque l’on dit bien habillé cela ne veut pas dire que tu payes cher, même si tu vas à la fripe, le vêtements de deuxième main, troisième main; tu peux trouver des choses qui sont très bien et qu’ils soient propres, pas sales. Que les vêtements soient agréables, que tu caches bien ta zone de pudeur. Tu peux trouver quelque chose qui attire l’attention positivement parce que ce n’est pas d’une manière vulgaire. Être quelqu’un qui présente bien, qui a du goût.

 

Et le Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « N’entrera pas au paradis celui qui a dans le cœur le poids d’un grain de poussière d’orgueil », c’est-à-dire qu’il n’entrera pas parmi les premiers. Et un compagnon a répondu : « Mais il nous arrive que l’on veuille avoir de beaux vêtements, de belles sandales ; est-ce que cela c’est une preuve d’orgueil ? », le Prophète lui a répondu par sa parole qui signifie : «  Allah est Jamil, Il aime que la personne soit bien vêtue, proprement. » Jamil ici ne veut pas dire beau comme certains traduisent ce hadith. Celui qui croit que Allah est un corps qui a des organes, il n’est pas musulman. Inna l-Laha jamil signifie que Allah a des attributs de perfection, qu’Il est parfait. Celui qui croit que Allah a un corps ou une image ou une couleur ou une main ou des organes, il n’a pas connu Allah. Celui qui a une couleur, une main, une tête, des jambes, il a besoin de qui les lui a donné. Et Allah est le Créateur. Celui qui crée les corps n’est pas un corps. Aucun corps ne peut créer un corps. Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Allah dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ », ce qui signifie : « Rien, absolument rien n’est tel que Lui. »

 

Le Prophète a expliqué à ce compagnon ce qu’est l’orgueil, il a dit : « al-kibrou batarou l-haqqi wa ghamtou n-nas », batarou l-haqqi c’est rejeter la vérité énoncée par autrui, comme celui qui sait que tu as raison au fond de lui mais il dit « Non ! Ce n’est pas comme cela. » alors qu’il sait que tu as raison et cela c’est une forme d’orgueil. Et cela on le trouve malheureusement, par exemple quand quelqu’un est connu, réputé ou plus âgé. Et ghamtou n-nas c’est ce qui est le plus connu des gens, c’est le fait de mépriser les gens. L’orgueil c’est deux choses. C’est mépriser la vérité énoncée par autrui et c’est mépriser les gens. C’est ainsi que notre maître Mouhammad a expliqué ce qu’est l’orgueil.

 

Allah n’est pas de ceux qui ont une forme, Il est exempt de la forme, Il est exempt de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Et si chacun est interrogé « est-ce que tu veux que les gens te voient avec un aspect qui soit convenable ou un aspect laid ? », chacun va répondre «  je veux que les gens me voient d’un aspect qui est convenable ».

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce qui nous est utile, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons appris et qu’Il nous augmente en connaissance.

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