Chaykhaboulaliyah's Blog


Le sacrifice

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

La louange est à ALLAAH le Seigneur des mondes, que ALLAAH Honore et Elève davantage le rang de notre Maître MouHammad Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’IL préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à ALLAAH qu’IL nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’IL nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’IL nous augmente en connaissance. Et nous LUI demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’IL fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Sachez que DIEU vous fasse Miséricorde par la réussite qu’IL accorde, que le sacrifice, al-‘ouDhiya est ce que l’on égorge parmi les 3 catégories de bétails pour se rapprocher de l’agrément de ALLAAH, le jour de l’^id, et les 3 jours de At-tachriiq. Donc ce que nous égorgeons pour nous rapprocher de l’agrément de DIEU dans cette période de jour de l’^id et les 3 jours de At-tachriiq, c’est ce qu’on appelle al-‘ouDhiya, le sacrifice.

Et ce que nous avons commencé hier samedi 03 septembre 2016, c’était le 1er de Dhoul-Hijjah de l’année 1437. Donc nous entamons les 10 premiers jours du mois de Dhoul-Hijjah, qui fait partie des mois du pèlerinage. Et puisque le jour du 09 de Dhoul-Hijjah c’est le jour de ^Arafah, c’est le meilleur jour de l’année, il est très recommandé de le jeuner pour celui qui n’est pas en train de faire le pèlerinage, dimanche prochain (soit le 11/09/2016). Et le lendemain, le lundi 12/09/2016 sera donc le jour de l’^id. Nous parlons donc du jour de l’^id qui est l’^id al-‘aDHa où le mot ‘aDHa signifie le sacrifice.

Il ya unanimité du caractère méritoire de ce sacrifice. Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit « méritoire » ? C’est-à-dire que ca donne des récompenses. Le terme méritoire englobe tout ce qui fait rapprocher de l’agrément de DIEU, que ce soit quelque chose d’obligatoire ou de surérogatoire. A l’origine donc du caractère méritoire de  ce sacrifice (avant même l’unanimité puisque l’unanimité est une preuve, il ya unanimité des savants moujtahid du caractère méritoire de ce sacrifice), il y’a la parole de ALLAAH, il y’a des versets du Qur’aan entres autres : « wal boudna ja^alnaaha lakoum min cha^aa’iril-Laah ; et un autre verset : « faSalli li rabbika wanHar» qui signifie « accomplis la prière et égorge pour ton Seigneur».

Il s’agit d’un acte très recommandé, (le sacrifice, égorger le jour de l’^id et les 3 jours de at-tachriiq), c’est une sounnah mou’akkada selon l’imam Ach-Chafi^iyy et selon la plupart des imams. La plupart des imams ont suivi cet avis que c’est très recommandé dans le cas où la personne n’a pas fait le vœu de faire le sacrifice. Vous savez qu’il est permis de faire un vœu d’accomplir un acte méritoire, mais dès lors qu’on fait le vœu, alors nous devons le tenir. Si un vœu est fait, on doit le tenir. On ne fait pas le vœu de n’importe quoi, on ne fait pas le vœu de faire un péché, ni d’éviter un péché. Parce que faire un péché n’est pas méritoire et éviter un péché c’est obligatoire. On ne fait pas le vœu d’accomplir les 5 prières obligatoires ou de ne pas les accomplir, parce qu’on ne fait pas le vœu de quelque chose d’obligatoire ni de quelque chose d’interdit. On peut faire le vœu de quelque chose qui est méritoire mais pas le vœu de quelque chose d’indifférent. Et dès lors que la personne a fait le vœu, c’est un de voir pour elle que de le respecter. Donc si quelqu’un a fait le vœu de faire le sacrifice le jour de l’^id, alors il doit respecter ce vœu.

L’imam Maalik que ALLAAH l’agrée a eu l’avis que le sacrifice était un devoir.

L’imam Abou Haniifah que ALLAH l’agrée a dit : « il est un devoir pour celui qui réside dans le pays où il dispose d’un seuil de zakat comme 200 dirhams ». C’est-à-dire qu’il a un certain niveau de richesse.

 

Le sacrifice on ne le fait pas au nom de quelqu’un qui est déjà mort, si quelqu’un est mort on ne va pas égorger pour lui. Mais il est permit de faire un sacrifice puis de lui offrir la récompense, avec l’invocation en disant « Ô ALLAAH fais parvenir une récompense semblable à cet acte que je viens de faire à l’âme de untel ». C’est ça offrir la récompense.

 

Le sacrifice soit il est fait par vœu, soit il est fait de manière surérogatoire sans que ce soit suite à un vœu. Dans les deux cas, on fait un sacrifice.

Dans le cas où la personne a fait le vœu de faire un sacrifice le jour de l’^id, quelles sont les conséquences ? Les conséquences sont que l’animal qu’il a égorgé n’est plus sa propriété dès lors qu’il a fait le vœu. C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permit une fois cet animal égorgé de manger de sa chaire. Parce qu’il a fait le vœu que ce soit un sacrifice pour DIEU, il ne peut pas le consommer lui-même. Il devra le distribuer aux nécessiteux.

Et si la personne égorge l’animal de manière surérogatoire, c’est-à-dire qu’il n’a pas fait le vœu mais il aime égorger cela pour l’agrément de DIEU. Dans ce deuxième cas, elle peut consommer de la chaire de cet animal qu’elle a égorgé pour l’agrément de DIEU, elle peut en manger et c’est même recommandé qu’il en mange. Et ce n’est pas un devoir d’en manger de l’animal qu’elle égorge pour le jour de l’^id. Et il peut en offrir même pour les gens qui sont riches, des gens qui ont les moyens.

 

Le temps du sacrifice : à partir de quand peut-on égorger un mouton ou un animal pour l’agrément de DIEU ?

Le temps commence après le lever du soleil du jour de la fête, c’est-à-dire le 10ème jour de Dhoul-Hijjah.

 

Combien de temps après le lever du soleil ? Le temps de faire 2 rak^ah qui est la prière de l’^id et 2 discours qui sont les 2 discours après la prière de l’^id, contrairement à la prière du vendredi. Pour la prière du vendredi, l’imam commence par donner 2 discours puis l’assemblée fait une prière de 2 rak^ah. Pour l’^id c’est l’inverse, ils font d’abord 2 rak^ah puis l’imam donne 2 discours. C’est en prenant en compte des rak^ah qui ne sont pas trop longues et des discours qui ne sont pas trop longs après le lever du soleil, on fait passer ce temps là et à partir de là le temps de l’égorgement commence. Que celui qui veut égorger a fait la prière ou pas, dans les deux cas, c’est ça le temps. Même si lui dit « moi je ne la fais pas cette prière », dans tous les cas il n’égorge pas. S’il veut réaliser l’acte recommandé, faut qu’il attende ce laps de temps. Parce que la prière de l’^id n’est pas une prière obligatoire. C’est une prière qui est surérogatoire.

 

Durée : Le temps de l’égorgement, c’est-à-dire de ce sacrifice, dure jusqu’au coucher du soleil du 3ème jour de At-tachriiq. Quels sont les 3 jours de At-tachriiq ? Ce sont le 11, le 12 et le 13 du mois de Dhoul-Hijjah. C’est lorsque les pèlerins vont à Mina pour lancer les pierres dans les 3 bassins.

Il est permit que la personne égorge la nuit mais c’est déconseillé. Pourquoi c’est déconseillé ?

  • De crainte qu’il n’égorge pas au bon endroit,
  • ou qu’il se blesse lui-même,
  • ou qu’il tarde à distribuer la viande encore fraîche aux nécessiteux.

La nuit de l’^id, quand les pèlerins descendent de ^Arafah et qu’ils se dirigent vers la Mecque, ils passent par Mousdalifa puis ils vont à Mina où ils lanceront les 7 pierres dans le grand bassin. S’il était en train de faire le pèlerinage, le meilleur moment pour lui d’égorger c’est après avoir lancé les 7 pierres dans le grand bassin mais avant qu’il ne fasse le rasage du crâne pour les hommes ou la  coupe de cheveux pour les femmes.

 

Pour ce qui est du lieu du sacrifice, c’est le lieu où se trouve celui qui veut sacrifier. Concernant le caractère permit d’emmener la viande ailleurs que là où elle a été égorgé, il y’a 2 avis.

 

Qu’est-il suffisant d’égorger comme sortes de bétail pour le jour de l’^id ? Il y’a plusieurs sortes :

  • Parmi les ovins(c’est-à-dire les moutons et les brebis) : il est suffisant d’égorger 1 jaza^. Qu’est-ce que al jaza^ des ovins ?
  • C’est le mouton ou la brebis qui a 1 an lunaire selon l’avis le plus fort.
  • Ou qui a perdu ses dents de devant.

Mais il y’a eu d’autres avis selon lesquels même si l’agneau a 6 mois c’est suffisant. Mais d’autres ont dit qu’il faut qu’il ait 8 mois.

Un mouton suffit pour la personne qui égorge pour elle.

  • Parmi les caprins (c’est-à-dire les chèvres et les boucs) : il est suffisant d’égorger un thaniyy. Qu’est-ce que al thaniyy ?
  • c’est-à-dire la chèvre ou le bouc qui a 2 ans lunaire révolus et qui a entamé la 3ème année lunaire. Mais il y’a un avis faible qui dit qu’1 an suffit.
  • Il est suffisant d’égorger ce qui est plus grand que al jaza^ et que le thaniyy, c’est-à-dire même s’il a 3 ans ou 4 ans et cela est mieux.
  • Il est suffisant d’égorger un mâle ou une femelle.

 

  • Parmi les bovins, ce qui est suffisant c’est ce qui a 2 ans
  • Parmi les camélidés (c’est-à-dire les chameaux et dromadaires), c’est ce qui a 5 années révolues.

Un bovin ou un camélidé suffit pour 7 personnes. C’est-à-dire que 7 personnes peuvent s’associer ensembles pour acheter une vache ou un chameau et le sacrifier à cette occasion.

Mais il est mieux qu’1 personne sacrifie un mouton que d’être 7 à s’associer pour sacrifier un chameau ou une vache.

 

 

Il n’est pas suffisant d’égorger au titre du sacrifice de l’^id, un animal qui a un défaut apparent, comme :

  • Une bête qui est boiteuse ou une bête qui est borgne,
  • Un défaut qui a un effet sur le manque de chaire, c’est-à-dire de sorte que l’animal n’a pas beaucoup de chaire ou ça diminue la quantité de viande de manière claire,
  • Un animal dont une partie de l’oreille a été coupé.

 

Il est suffisant dégorger l’animal qui a été castré ou l’animal qui a perdu ses cornes, ou l’animal qui a une partie de sa corne cassée ou l’animal qui a perdu ses dents tant que cela n’affecte pas sa santé, c’est-à-dire que cela n’a pas de conséquence qui fait qu’elle soit devenue maigre

 

 

Les meilleurs des sacrifices que l’on puisse faire, c’est :

  • L’animal qui est le plus beau
  • L’animal qui est le plus gras
  • L’animal qui est le plus bon
  • L’animal qui est le plus complet.

 

 

Et dans l’ordre des priorités,

  • La bête de couleur blanche est mieux à être sacrifié que la bête qui a quelques rougeurs sur sa blancheur
  • La bête qui est châtain ou marron par rapport au blanc est meilleure que l’animal qui a du blanc et du noir
  • L’animal qui a du blanc et du noir est meilleur à être sacrifié que celui qui est noir.

 

 

La manière d’égorger et de sacrifier :

  1. Si, sur l’animal qu’on compte égorger il y’avait de la laine et qu’il n’ya pas d’intérêt à ce que cette laine soit tondue, mais qu’il n’ya pas de nuisance à ce qu’on laisse cette laine, alors ce n’est pas permit de la tondre. On laisse la laine. Mais s’il y avait une nuisance sur cette laine, alors il est permit de tondre cette laine et d’en tirer profit. Cependant s’il la donne en aumône cela vaut mieux.
  2. Il a été authentifié que le Messager de ALLAAH Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a sacrifié 2 béliers de couleur blanche, qu’il a égorgé de sa propre main honorée, Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam. Il a dit bismil-Laah et il a dit ALLAAHOU ‘akbar avant de les égorger.
  3. Il y’a 5 choses recommandées au moment d’égorger :
  4. La parole bismil-Laah
  5. L’invocation en faveur du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam
  6. Se diriger avec l’animal qu’on veut sacrifier vers la Qiblah
  7. At-takbiir, la parole ALLAAHOU ‘akbar
  8. Et faire une invocation pour que ALLAAH accepte cet acte. L’invocation qu’il peut dire c’est « bismil-Laahi wa ALLAAHOU ‘akbar, wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam. Allaahoumma minka wa ilayk fataqabal minnii »

Ce qui signifie :

« Bismil-Laah C’est-à-dire je commence mon acte en évoquant le nom de DIEU,

ALLAAHOU ‘akbar c’est-à-dire ALLAAH mérite plus de Vénération et de Glorification que tout autre. ALLAAHOU ‘akbar ne veut pas dire que DIEU est Grand comme on trouve dans certains journaux. La science de la religion on ne l’apprend pas dans les journaux. Il n’est pas question de taille ici ni de dimension par ce que ALLAAH n’est pas un corps. ALLAAH est le Créateur des corps, IL n’est pas attribué par les dimensions.

Wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam, c’est-à-dire que ALLAAH Honore et Elève davantage en degré Son Messager MouHammad ainsi que sa famille et ses compagnons.

Allaahoumma minka wa ilayka fataqabal minnii, c’est-à-dire « Ô ALLAAH c’est un animal dont TU nous as accordé la propriété et que nous T’offrons. Ô ALLAAH accepte de moi ». Ou alors il dit : « Ô ALLAAH accepte cette offrande de untel (si ce n’est pas le propriétaire qui l’égorge, c’est-à-dire que lui est en train d’égorger pour quelqu’un d’autre).

 

 

La sounnah pour les ovins, les bovins et les caprins c’est que l’animal soit posé sur son flanc gauche, les pattes en direction de la qiblah.

 

Ce qui est déconseillé pour l’égorgement, c’est qu’au moment de l’égorger, la personne lui couper la totalité de la tête. On égorge mais on ne va pas au-delà des 2 conduits de respiration et d’alimentation. On ne tranche pas la tête du premier coup. Quand l’âme sort et au moment de la dépecer, oui on peut lui trancher la tête.

 

Il est recommandé pour l’homme que ce soit lui-même qui fasse son sacrifice. C’est-à-dire qu’il n’ya pas un boucher qui égorge pour lui par exemple.

Et c’est recommandé pour la femme qu’elle demande à un homme dégorger pour elle mais elle peut égorger elle-même. Ce n’est pas une condition. Aujourd’hui il y’a tellement d’ignorances que les gens sont étonnés et font des conjectures sur des choses qui n’ont rien à voir. Parfois ils disent « mais si elle a les menstrues ? » Mais cela n’a rien à voir avec les menstrues ! C’est normal, ALLAAH nous a rendu licite de manger de cette chaire et pour la manger on passe par cela (l’égorgement).

S’il a fait le vœu d’égorger au moment d’égorger, il met cette intention qu’il s’agit d’un sacrifice suite à un vœu.

S’il égorge sans que ce soit suite à un vœu, alors il met l’intention qu’il sacrifie pour gagner des récompenses de la part de DIEU. Bien sûr, il lui est autorisé de demander à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui.

Il est recommandé que le propriétaire de l’animal pour lequel le sacrifice est fait soit présent au moment du sacrifice. Même s’il mandate quelqu’un d’égorger pour lui et qu’il n’est pas présent c’est valable. Mais ce qui est recommandé et pour avoir plus de récompenses c’est que la personne soit présente lorsque cela est fait.

Ainsi, Al Bayhaqiyy a rapporté de Abou Sa^yd Al Khoudry que ALLAAH l’agrée, que le Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a dit à sa fille FaTimah que ALLAAH l’agrée, ce qui signifie : « lèves-toi et sois présente au moment de ton sacrifice. Soit témoin quand l’animal va être égorgé car par la première goutte de sang qui va sortir de cet animal, il te sera pardonné tous tes péchés antérieurs ».

Le mieux, s’il demande à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui, que cet autre soit un homme musulman. Mais s’il demande à un mécréant qui fait partie des gens du livre ou à une femme, c’est valable. Parce qu’ils font partie des gens que s’ils égorgent on peut consommer.

 

Quand est-ce que le propriétaire de l’animal met l’intention quand il va mandater quelqu’un d’autre ?

Il met l’intention que c’est un sacrifice pour DIEU quand il va la donner à celui qui va l’égorger. Dès lors qu’il mandate quelqu’un pour qu’il égorge à sa place, c’est valable du moment que celui qui mandate est musulman et a le discernement.

 

 

Si le sacrifice a été fait suite à un vœu, alors il faut le distribuer aux nécessiteux après l’avoir égorgé.

Dans le cas où le sacrifice n’est pas suite à un vœu, mais la personne veut le faire pour gagner des récompenses, alors l’animal après son égorgement, est partagé en 3 tiers :

  • 1/3 pour les pauvres,
  • 1/3 pour sa famille,
  • et 1/3 pour des cadeaux. Et parmi les cadeaux, il donne s’il veut même à des gens qui ont leur suffisance, c’est-à-dire des riches. Quand on dit riche dans la Loi de l’islam, cela ne veut pas dire qu’il est millionnaire mais qu’il a sa suffisance.

Ce n’est pas une condition pour les 3 tiers que ce soit des parties bien définies de l’animal pour une catégorie particulière.

Sont inclus dans les 3 tiers distribués, la tête et même la peau.

Par ailleurs même si l’animal est donné à un seul pauvre, c’est suffisant.

Et même si celui qui prend de l’animal qui a été sacrifié fait partie des descendants du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, c’est permis. Cependant, il n’est pas suffisant de donner l’animal au pauvre avant de l’avoir égorgé. Donc qu’il l’égorge et ensuite qu’il le donne. Egalement, tout comme on a vu, ce n’est pas une condition que celui qui fait le sacrifice égorge lui-même. Et ce n’est pas non plus une condition que celui qui va distribuer soit celui qui a sacrifié. Il peut aussi mandater.

Celui qui veut, il mandate quelqu’un digne de confiance, pour distribuer les animaux qui sont sacrifiés aux ayants-droits, et dit par exemple à quelqu’un en qui il a confiance « prends cet animal sacrifié et distribue-le aux pauvrex »

Aujourd’hui, on trouve des gens qui s’autoproclament « association de… » et rajoutent « islamique », et font après des choses qui ne sont pas conformes avec la Loi de l’islam, à cause de leur ignorance. C’est une preuve et ces gens là auront des comptes à rendre au jour du jugement. Ce n’est pas un jeu, ce n’est pas parce que la personne a une logistique qu’elle se permet de faire des choses qui ne sont pas conformes à la Loi de l’islam. Attention, car au jour du jugement les gens demanderont des comptes à cette personne si elle a été mandaté à faire certaines choses notamment pour la zakat par exemple. Il y’a des gens qui la collectent et ne la donnent pas aux ayants-droits. Leur responsabilité n’est pas quelque chose de facile, il faut apprendre et il faut craindre DIEU. Mais il y’a des gens qui n’apprennent pas et qui ne craignent pas DIEU, et s’autoproclament représentants de l’islam.

 

 

Parmi les actes recommandés pour le sacrifice, il y a  :

  • Bien aiguiser l’outil avec lequel on va sacrifier. On n’utilise pas un couteau qui n’est pas bien aiguisé, car il faut faire en sorte que ce soit le plus facile pour l’animal.
  • Faire passer le couteau en appuyant avec force, dans un sens puis dans l’autre. Au bout de 2 fois (pas 3, 4fois), il est censé avoir coupé ce qu’il devait couper.
  • Que celui qui égorge se dirige vers la qiblah et il dirige également l’animal qu’il sacrifie vers la qiblah. Il se met dans une position telle que l’animal est vers la qiblah et que lui-même est vers la qiblah.
  • Dire bismil-Laahi ar-raHmaani ar-raHiim au moment où il va égorger.
  • Ce qui est recommandé pour les chameaux c’est ce qu’on appelle an-naHr, c’est de couper à la racine du cou. Et pour les vaches, les moutons, c’est d’égorger, à savoir de couper le conduit qui est en haut du cou. La position n’est pas la même. Vous prenez l’équivalent de la thyroïde, vous la soulevez et vous égorgez juste en-dessous. Comment dit-on qu’on a égorgé le mouton ? C’est quand on coupe le conduit de la respiration et de la nourriture (le larynx et l’œsophage).
  • Pour le chameau, il est recommandé de l’égorger quand il s’appuie sur 3 pattes avec un genou plié et attaché. Sinon, lorsqu’il est accroupit. On laisse la patte droite avant libre et on attache les 3 autres.

Pour les bovins, ovins et caprins, on les mets comme cité plus haut, sur leur flanc gauche.

  • Une fois qu’il coupe le conduit de la respiration et de la nourriture, il est recommandé d’arrêter de couper, de ne pas aller au-delà. Et de ne pas séparer la tête du corps immédiatement. Il ne va pas dépecer (enlever la peau) immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas casser la colonne immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas couper des pattes immédiatement après avoir égorgé, il ne bouge pas l’animal et il ne le déplace pas à un autre endroit mais il le laisse jusqu’à ce que l’âme sorte du corps. Et il ne l’attache pas après l’avoir égorgé, pour l’empêcher de se mouvoir.

Les choses prioritaires c’est :

  • D’emmener l’animal avec douceur au lieu où il sera égorgé,
  • De le mettre sur le flanc avec douceur,
  • De lui proposer de boire avant d’être égorgé,
  • De ne pas aiguiser le couteau devant l’animal pour ne pas l’effrayer
  • De ne pas égorger pas les animaux les uns devant les autres. Par exemple si c’est une famille et qu’ils veulent égorger ensembles, alors qu’ils mettent les animaux dans une pièce fermée puis ils égorgent un et finissent avec lui avant de ramener l’autre, et ainsi de suite… Ce n’est pas quelque chose de facile mais c’est pour ne pas effrayer l’animal.
  • Dire « Ô ALLAAH cet animal c’est TOI qui nous l’a accordé, c’est à TOI que nous l’offrons, Ô ALLAAH accepte-le de moi»

 

 

J’espère que cela a été utile pour que la personne comprenne comment on accomplit ce sacrifice qui comme vous le savez est une revivification de la tradition de notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, qui a égorgé un bélier que Jibriil lui a emmené du paradis lorsque ‘Ibraahiim a reçu l’ordre d’égorger son fils. Les savants ont dit que c’est son fils Isma^il et certains ont dit IsHaaq. Et lorsqu’il l’a emmené dans les montagnes pour l’égorger, son fils lui a dit « où est donc l’animal que tu voulais sacrifier ? », parce qu’au départ il lui a dit : « Ô mon fils j’ai vu dans le rêve que je faisais un sacrifice à DIEU ». Il lui a dit « fais ce que ALLAAH t’a ordonné ». Et quand ils sont allés dans les montagnes pour faire le sacrifice, il n’a pas vu d’animal. Son fils lui a demandé où est son sacrifice et il lui a dit « c’est toi que j’ai reçu l’ordre de sacrifier ». Et son fils a été de ceux qui s’empressent à obéir à DIEU et lui a dit « fais ce que DIEU t’a ordonné de faire ». Il lui a dit « passe le Salam à ma mère, éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne te tache pas et que si ma mère le voit ça lui ferait mal ». Et quand il a voulu égorgé, le couteau n’a pas coupé. Et quand son fils lui a dit « alors pourquoi n’as-tu pas coupé ? Plante le couteau ». Il a voulu planter le couteau mais le couteau ne s’est pas planté. Et cela est une preuve que c’est DIEU qui Crée et que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. Et ALLAAH ta^ala a Compensé Isma^il par un bélier que Jibriil a ramené du paradis et que notre maître ‘Ibraahiim a donc égorgé. Et ceci est une preuve de l’empressement des prophètes à exécuter l’ordre de DIEU. Et c’est une preuve également que les ordres de DIEU comportent une Sagesse qui pour certaines nous sont connues, pour d’autres elles ne sont pas connues. Et ce n’est pas une condition de connaître la Sagesse pour exécuter l’ordre. Et c’est une preuve aussi que DIEU Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Pas comme certains disent qu’il est obligatoire que DIEU interdise de boire de l’alcool ou que c’est obligatoire que DIEU interdise de manger du porc. ALLAAH ta^ala s’IL voulait que le porc soit licite, IL aurait fait que le porc soit licite. ALLAAH Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Ce sont des épreuves pour nous.

Il y a en cela une preuve que l’ordre n’est pas la Volonté : ALLAAH a ordonné une chose mais IL n’a pas voulu que cette chose ait lieue.

Dans ce récit il y a énormément de leçons que nous apprenons. Et nous nous revivifions cette tradition, nous faisons comme l’a fait notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam avec cette tradition.

Que ALLAAH agrée cet acte des musulmans et qu’IL Fasse que nous soyons de ceux qui entretiennent et qui persévèrent dans l’attachement à la sounnah de notre prophète, c’est-à-dire à sa croyance et à ses traditions qu’il a instauré.

 

 

Wa ALLAAHOU ta^ala a^lam wa aHkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.

 

LES CAUSES DE GUERISON // LES KHAWARIJ

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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Dans le Qur’aan dans sourate Al-Kahf verset 104, Allah nous apprend qui sont les perdants, ceux qui font les œuvres mais qui ne donnent pas de fruits. Ce sont ceux qui œuvrent dans ce bas monde et qui pensent qui sont en train de bien agir. Alors qu’en réalité ils n’agissent pas bien.

Et dans le hadith rapporté par Mouslim, le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce dont nous comprenons en français :

« Celui qui nous trompe n’est pas un croyant accompli ». Le sens littéral du hadith « il n’est pas des nôtres » qu’est-ce que ça veut dire ? Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas du tout musulman celui qui nous trompe, mais ça veut dire que c’est un musulman qui n’a pas un degré de foi complète. C’est ça le sens de ce hadith ?

Mais enfin, la 3ème parole c’est celle de Abou ^Aliyy Ad-Daqaaq, qui est un savant qui a dit : « celui qui se tait, qui ne dit pas la vérité alors c’est comme un chayTaan, comme un démon qui est muet ».

 

L’introduction concerne un contexte qui date d’environ 200 ans, c’est-à-dire vers le 12ème siècle de l’hégire puisque nous sommes aujourd’hui en 1438, donc nous sommes au 15ème siècle de l’hégire. Au 12ème siècle de l’hégire, des ennemis de l’islam ont favorisé l’émergence d’un groupe qui se rattache à la pensée des Khawarij. Les Khawarij ce sont des gens qui ont fait un grand chiisme au début de l’islam. Vers les années 30 de l’hégire, ils sont apparus et ils ont provoqués énormément de guerre.

Leur pensée se résume très facilement. Ils on prit des versets et des hadiths qui concernent des non musulmans et ils les ont appliqués aux musulmans. C’est-à-dire qu’il y a des dénonciations d’actes dans le Qur’aan ou dans les hadiths, actes fait par des non musulmans, et eux ils ont dit que ce sont les musulmans qui font cela. Ils ont donc prit des musulmans comme ennemis. Leur pensée c’est à l’homme qui s’appelle Mouhammed Ibnou l-wahhab qui est apparu environ 300 ans aujourd’hui. Et c’est lui qui a revivifié cette pensée des Khawarij. Et justement à ce sujet, puisqu’il est apparu dans une région qui s’appelle Najd, Al-Boukhariyy rapporte un hadith du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah les agrée tous les deux, dans lequel le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait des invocations en faveur du pays de Ach-Cham et du pays du Yémen : « Allahoumma barik fi Chamina, Allahoumma barik fi Yamanina ».

C’est-à-dire : «  Ô Allah fait qu’il y a de la barakah dans le Cham et dans le Yémen ».

 

Certains qui étaient présents avaient demandé au messager de faire des invocations pour Najd également. Mais le prophète n’a pas voulu faire d’invocations pour Najd. Il a une deuxième fois fait des invocations pour le Cham et pour le Yémen.

Quand les gens à nouveau demandaient : « et dans Najd ? ». C’est-à-dire qu’ils ont à nouveau demandé que le prophète fasse des invocations pour la région de Najd. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam la 3ème fois qu’est-ce qu’il leur a dit ? Il leur a dit ce qui signifie en français : « c’est là-bas qu’il y a des tremblements de terre », pas le tremblement de terre au sens physique mais c’est-à-dire que c’est là qui aura des sources de discorde, de distension, c’est là où il y aura beaucoup de gens qui vont faire du mal aux musulmans. Et il a dit ce qui signifie : « la force du chayTan va apparaître de là-bas », c’est-à-dire de la région de Najd. Najd dont la capitale est Ar-Riyad.

 

Qu’est-ce qu’ils ont prit comme idéologie ces gens là qui sont apparus dans la région de Najd 300 ans environ ? Ils déclarent d’une mécréance générale les musulmans qui invoquent Dieu par le degré des Saints et des Vertueux. Les musulmans qui se rendent au tombe des Saints pour invoquer Dieu, pour demander à ce que Dieu leur donne ce qu’ils demandent par le degré des Saints et des Vertueux, ces gens là les déclarent mécréants. C’est ce qui les a emmenés à déclarer d’une mécréance générale les gens d’Egypte, les gens de Cham, les gens d’Irak, du Yémen et même ceux qui font des transactions avec eux par du commerce ou autre. On les appelle les wahhabites, plus communément connus à notre époque sous le nom de salafites.

 

Certains d’entre eux nient le statut de prophète de ‘Adam et nient le statut de prophète de Chith. Certains d’entre eux déclarent Hawa mécréante.

C’est connu chez eux également qu’ils considèrent que Dieu est un corps et ils attribuent à Dieu le corps et les organes.

Ils attribuent à Allah la position assise et d’autres caractéristiques des créatures.

Concernant notre prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ils considèrent selon eux que c’est un cadavre. Selon eux il n’est pas utile, il ne profite pas, il ne nuit pas. Voilà ces gens là qui sont passés pour des rigoristes, des gens qui s’attachent à la religion mais qui en réalité ont amené une nouvelle religion. C’est une nouvelle religion ce qu’ils ont même s’ils ont l’apparence des musulmans, même s’ils récitent le Qur’aan, même s’ils font l’image de la prière, même s’ils font l’image du jeun. En réalité ce sont des ennemis de l’islam et des musulmans.

 

Ils interdisent même qu’on fasse des sacrifices à l’occasion de la naissance du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils considèrent selon eux que ces animaux qui sont égorgés sont interdits à la consommation. Regardez à quel point ils ont de la haine contre le prophète.

Quant au musulman, leur croyance c’est que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’habite pas dans un endroit. Que Allah n’est pas dans tous les endroits.

La croyance des musulmans est que Allah existe sans endroit.

 

Ils considèrent même que c’est interdit de faire des invocations en faveur du prophète à haute voix après l’appel à la prière. Or c’est quelque chose qui est une bonne innovation,  quelque chose de bien qui date d’environ 600 ans dans tous les pays des musulmans, où que vous allez, même aujourd’hui certains conservent encore. Dans certains pays c’est avant l’appel à la prière et dans d’autres c’est après l’appel à la prière, c’est le mou’adhan lui-même, celui qui fait l’appel à la prière, à haute voix il fait l’invocation en faveur du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Les Hirz

Nous allons parler aujourd’hui d’une des questions où ils se distinguent des Ahlou s-Sounnah wal jama^ah.

Tout ce qui est Hirz, c’est-à-dire les pendentifs dans lesquels il y a des versets du Qur’aan, des invocations du prophète ou autre. Les musulmans considèrent ces pendentifs comme quelque chose de licite mais que ce ne sont pas des choses qui vont créer quoi que ce soit. Ce ne sont pas ces pendentifs qui repoussent la nuisance ou qui attire le bien en soi, par eux-mêmes. Or ces Hirz qu’es-ce qu’ils ont ?

Il y a du Qur’aan, de l’évocation de Dieu, des noms de vertueux comme les noms de Ahloul Kahf. Vous connaissez les compagnons de la caverne, qui étaient des gens musulmans, qui ont trouvé refuge dans une caverne et Allah les a cité dans une sourate du Qur’aan qui est sourate Al-Kahf. Même Salahou d-Din qui est un savant qui a vécu il y a 800 ans, il a dit que leurs noms sont utiles. Comme par exemple porter le nom des Anges comme ^Azra’il, Jibril, ‘Israfil ou Mika’il, aucun musulman ne doute à propos de la barakah et du profit qu’ont ces noms.

Les moujassima, ceux qui attribuent un corps a Dieu, les arrachent des musulmans et leur disent : « c’est du Shirk ». Selon eux, celui qui le porte c’est comme un associateur, il n’est pas un musulman.

 

Qu’est-ce qu’ils vont dire du compagnon ^Abdoul-Laah le fils de ^Amr Ibnoul ^As ?

Il a été rapporté de lui qu’il disait que les compagnons accrochaient des versets, des dhikr  aux cous de leurs enfants qui n’avaient pas atteint la puberté. Est-ce qu’ils vont dire que ces compagnons étaient des associateurs parce qu’ils faisaient porter le Hirz autour du cou de leurs enfants ?

Qu’est-ce qu’ils vont dire de Ahmad Ibn Hanbal, qui lui a autorisé qu’on le fasse ?

Et qu’est-ce qu’ils vont dire de l’imam Al-Moujtahid Ibnil Moundhir ?

 

Eux prétendent trouver la preuve de ce qu’ils disent fans un hadith, dans lequel le prophète a mentionné Ar-Rouqa, pluriel de Rouqya, Tama’im pluriel de Tamima  et Tiwalah. Ils disent de ces choses là que ce sont du Shirk, ils disent que c’est une association  à Dieu, une adoration d’autre que Dieu. Mais de quoi parle le prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par ces trois choses là ?

Il s’agit des Tama’im et des Rouqa dans lesquels il y a des paroles qui sont laides, qui sont mauvaises. Quand il y a des paroles qui sont mauvaises c’est-à-dire des adorations du chaytan ou de la mécréance, là c’est quelque chose qui revient à sortir de l’islam.

Quand il s’agit de bonnes paroles comme réciter le Qur’aan, où est le Shirk ici ? Si quelqu’un récite le Qur’aan sur un autre, est-ce que quelqu’un va dire que c’est du Shirk, ça revient à adorer autre que Dieu ? Est-ce que si quelqu’un porte le MouShaf dans sa main, est-ce qu’on va dire que c’est du Shirk ? S’il ne prend pas le MouShaf mais qu’il prend un verset et l’accroche à son cou ou le prends dans sa main, ça c’est du shirk ? Selon eux, dans sa main ce n’est pas du shirk et à son cou ça devient du shirk ? Donc vous voyez, leurs paroles n’ont pas de sens.

Tu lui dis : « où est le problème si tu prends ‘ayatal Koursiyy dans ta main, tu la portes ? ». Il va te dire que c’est du shirk. Tu dis : « tu ne la mets pas sur ta main, tu l’attaches à un fil et tu la portes avec le fil, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk. Tu lui dis : « le fil tu ne le mets pas dans ta main, tu l’accroches sur le bouton de ta chemise, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk. Tu dis : « tu le mets autour de ton cou, est-ce que c’est du shirk ? ». Ce n’est pas du shirk.

Vous voyez ça n’a pas de sens ce qu’ils disent. Ils accusent de mécréance les musulmans pour rien, gratuitement. C’est pour ca qu’on les appelle les khawarij, ils déclarent mécréants les musulmans. Ils prennent des versets et des hadiths qui concernent les non musulmans et ils disent que ça s’appliquent aux musulmans.

 

Les Tama’im, c’est ce qu’on appelle les Talismans. C’est quoi les Tama’im et les Talismans ? C’est ce que les arabes du temps de la jahiliyyah faisaient. Ils accrochaient des choses et ils croyaient que ces choses là repoussaient la nuisance par eux-mêmes. Ils ne croyaient pas que Dieu par Sa volonté fait que ce soit une cause pour que ça repousse le mal, ils croient que cette chose là repousse le mal par elle-même. Et ça c’est de la mécréance. Parce que ça revient à croire que autre que Dieu crée quelque chose. Ce n’est pas le cas du musulman qui prend du Qur’aan qui l’accroche à son cou et a pour croyance que le Qur’aan est une cause et que par cette cause Dieu le protège. C’est Dieu qui Crée et ça c’est une cause. Tout comme le musulman quand il prend un médicament, il a mal à la tête et prend du paracétamol. La croyance du musulman ce n’est pas que le paracétamol va créer la disparition des douleurs. La croyance du musulman fait que le médicament soit une cause. Egalement lorsque le musulman se nourrit ou boit, sa croyance ce n’est pas que la nourriture créée en lui le fait qu’il soit rassasié. La croyance du musulman c’est que la nourriture est une cause. Et il en est de même pour toutes choses. Dieu a fait que ce bas-monde soit fondé sur des causes et des effets, et le musulman prend les causes. Et parmi les meilleurs des causes, il y a le Qur’aan.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans Al-‘Amaali d’après Mouhammad Ibnou Yahya Ibn Hibban qui est Al-‘AnSariyy a rapporté que Khalid Ibn Al-Walid avait des insomnies, il se réveillait la nuit. Qu’est-ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a conseillé de dire ? Il lui a dit de dire :

 

« A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ».

Voilà une invocation que le prophète a enseigné.

Il a été rapporté de Mouhammad Ibnou Yahya Ibn Hibban que Al-Walid ‘Ibnou l-Walid ‘Ibnou l-Moughira s’est plaint au Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le cauchemar est de mauvaises choses. Le messager lui a dit ce qui signifie « quand tu vas dormir, alors tu dis A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ». Et lui a dit : «  par Celui qui détient mon âme par Sa toute puissance, rien ne va te nuire jusqu’au matin ». Donc voilà une cause.

 

Et d’après ^Amr ‘Ibnou Chou^ayb d’après son père, d’après son grand-père il a dit : « le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné des paroles que nous disions avant de dormir contre les cauchemars » et dans la version de ^Ismail, « lorsque l’un d’entre vous se réveille en pleine nuit, qu’il dise a^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammah min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ».

 

Et ^Abdul-Laah ‘Ibn ^Oumar qu’est-ce qu’il faisait ? Il enseignait à ses enfants pubères de la dire. Et ceux qui n’étaient pas pubères, il l’écrivait et l’accrochait à leur cou. Donc s’il l’accrochait au cou de ses enfants, c’est que ce n’est pas du shirk. Ce n’est pas parce qu’ils n’étaient pas pubères que ce n’est pas du shirk, et lorsqu’ils deviennent pubères ca devient du shirk, non. Qu’il l’accroche aux cous de ses enfants pubères ou non pubères, ce n’est pas du shirk, ce n’est pas une adoration pour autre que Dieu.

 

Et dans le livre « Les questions de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal » de Abou Dawoud As-Sijjistani, il a dit ce qui suit :

Abou Dawoud nous a rapporté il a dit : « j’ai vu sur le cou des un des fils de Ahmad alors qu’il était puni, un Hirz qui était accroché à son cou, et c’était un Hirz qui était en cuir ».

 

Et Abou Bakr a rapporté, il a dit : « c’est Abou Dawoud qui nous a rapporté, j’ai entendu l’imam Ahmad qui a été interrogé à propos de quelqu’un qui écrit le Qur’aan par exemple sur une assiette, sur un ustensile, puis il lave cette écriture et il boit l’écriture qui a été dissoute dans l’eau.

Ahmad a dit : « ma conviction c’est qu’il n’y a pas de mal en cela ».

Et Abou Dawoud a dit j’ai entendu que Ahmad a été interrogé : « et s’il l’écrit sur une chose puis il lave l’écriture avec de l’eau et il se lave avec cette eau ? ». Ahmad a dit : «  je n’ai pas entendu que quelqu’un dise que c’est mauvais ». C’est quelque chose où il n’y a pas de mal en cela.

 

Et d’après ^Abdul-Laah le fils de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal  dans le livre « Les questions de l’imam Ahmad ‘Ibnou Hanbal » à son fils ^Abdul-Laah : « j’ai vu mon père écrire des ta^awidh c’est-à-dire des invocations de protection pour celui qui a des crises d’épilepsie, pour celui qui a de la fièvre ; il écrivait pour sa famille et pour ses proches parents. Il écrivait aussi cela pour la femme qui avait des difficultés au moment de l’accouchement, il écrivait sur quelque chose de propre et il écrivait également le hadith de ‘Ibnou ^Abbas, sauf qu’il ne faisait cela que lorsqu’il n’y avait qu’une épreuve qui s’abattait. Je ne l’ai pas vu le faire avant la survenue de l’épreuve.

Et j’ai vu mon père réciter sur de l’eau pour donner cette eau à boire à quelqu’un qui était malade. Et il versait sur la tête du malade de cette eau sur laquelle il avait récité ».

Et il a dit : « je voyais mon père prendre un des cheveux du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et l’a posé devant ses lèvres pour l’embrasser. Et je pense l’avoir vu également le mettre sur sa tête et sur son œil. Il le plongeait dans l’eau puis il buvait cette eau en espérant guérir grâce à cette eau.

Et je lai vu aussi prendre un des bols du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que lui a envoyé Abou Ya^qoub ‘Ibnou Souleyman ‘Ibnou Ja^far, il le lavait dans de l’eau puis il buvait dedans.

Je l’ai vu plus d’une fois également boire de l’eau de zamzam espérant obtenir la guérison et s’en passer les mains et le visage avec cette eau bénie ».

 

Vous voyez quelle est la pratique des musulmans, que les musulmans prennent des causes. Et que la récitation du Qur’aan, le fait de boire de l’eau dans lequel l’écriture du Qur’aan a été dissoute, tout cela ce sont des causes qui sont permises dans la religion.

 

 

Les gens de la caverne 

Qu’est-ce qui a été rapporté du Qadi Qouda Jamalouddine ‘Ibnou Yaman ?

Il a été rapporté du Qadi Qouda Jamalouddine ‘Ibnou Yaman  que les noms des ‘AShaboul Kahf sont les suivants, il les a composé dans un poème parce que c’est facile à retenir sous forme de poésie.

  • Le premier qu’il a cité s’appelle Moukaslami:
  • Le deuxième s’appelle ‘Amlikha
  • Le troisième Maratounis
  • Le quatrième Yanyounis
  • Le cinquième Sazamounis
  • Le sixième Dawanawanis
  • Le septième Kachfitit.

Et leur chien s’appelle Qitmir.

 

Puis il a indiqué qu’est-ce qu’on espère par chacun de ces noms. Dieu a fait que ce soit des causes pour telle chose de bien. Comme on a vu tout a l’heure, Allah a fait que ce bas-monde est basé sur des causes et des effets. Et la conviction du musulman c’est que Allah est le Créateur de toutes choses. Il n’y a pas d’autres créateurs que Lui, le bien et le mal c’est Allah qui les crée. Allah crée le bien et Il crée le mal, et c’est Allah qui repousse la nuisance par des causes s’Il le veut.

 

Ils ont dit que

  • Moukaslamin si tu l’écris sur un bout de tissu et que tu le jettes dans le feu, le feu s’éteint par la volonté de Dieu.
  • ‘Amlikha si tu l’écris et que tu le jettes dans la mer quand il y a une tempête, la tempête se calme.
  • Maratounis, son secret c’est que si tu l’écris et que tu l’accroches à la cuisse de quelqu’un qui marche, il ne se fatigue pas quel que soit la distance qu’il parcourt.
  • Yanyounis, si tu écris ce nom et que tu le mets là où tu as de l’argent, c’est une cause pour que ça soit conservé. C’est une cause pour la conservation.
  • Sazamounis, si tu l’écris et que tu le fais porter à quelqu’un qui a de la fièvre, ça va lui profiter.
  • Dawanawanis, tu le fais porter à une armée lorsqu’elle est dans une situation difficile et ceci est profitable pour elle.
  • Kachfitit, tu le fais écrire dans un récipient et tu peux boire dedans pour la guérison.

 

D’autres savants ont dit que ces noms là sont profitables pour d’autres choses/

  • Entre autres pour l’enfant lorsqu’il pleure au berceau, tu les écris, tu les mets sous son oreiller,
  • Quand tu as perdu quelque chose,
  • pour l’incendie comme on a vu tout à l’heure,
  • Egalement pour les maux de tête, etc…

 

Ce sont des noms qui sont bénis, parce que ce sont des gens qui ont fuit pour préserver leur religion et échapper à des gens qui voulaient les tuer parce qu’ils étaient musulmans. Ils ont apprit la religion de l’islam, ils étaient dans la communauté qui est venu du temps de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam.

A cette époque là, c’était quelqu’un qui avait apprit à l’époque de notre maitre ^Iça qui les avait rencontré dans une ville. C’était des gens qui ont apprit l’islam et lorsque les gens ont voulu les tuer, ils sont partis et ils ont trouvé refuge dans une montagne. Allah ta^ala a fait qu’ils soient morts pendant trois siècles puis les a ressuscité, et c’était une preuve justement qu’il y a une résurrection après la mort. Trois siècles plus tard, il y avait un roi à son époque, il était musulman, leur peuple entre temps était rentré en islam et des gens posaient la question : « est-ce qu’il y a véritablement une résurrection ? ». Et ils étaient là eux, donc c’est une preuve que Dieu est sur toute chose Tout Puissant. S’Il veut ressusciter des gens, Il les ressuscite.

Ceci est un résumé bien sûr, leur histoire est un peu plus détaillée que cela mais c’est juste pour que vous sachiez.

Ce qui est à retenir c’est que leurs noms sont utiles tels que l’ont rapporté les savants de l’Islam.

 

 

Le miel

Également le miel est une cause pour la guérison. Dans les versets 68 et 69 de sourate An-Nahl, Allah nous apprend qu’il y a énormément de bénéfices dans le miel. Et que Allah a crée l’abeille, elle butine de plusieurs sortes de fleurs et ce qui sort d’elle est un liquide qui est utile et profitable.

Et dans le hadith le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy et par Al-Hakim, il a dit ce qui signifie :

« Accrochez-vous à deux causes de guérison qui sont le miel et le Qur’aan. Le miel est une cause de guérison et le Qur’aan est une cause de guérison ».

 

Dans ce verset honoré et dans le hadith honoré, il y a une preuve que le miel est un remède, est une cause de guérison par la volonté de Dieu.

Et le miel c’est ce liquide qui sort de l’abeille.

Si le miel Allah en a fait l’éloge, et que le miel comporte autant de bénéfices et de profits, qu’est-ce qui empêche que le Hirz, c’est-à-dire ces paroles qui comportent le Qur’aan que la personne accroche à son cou, comporte du bénéfice ? Rien n’empêche.

Le miel constitue et présente un bénéfice et un profit, et le Qur’aan que la personne porte sur elle constitue un bénéfice et un profit. Rien n’empêche.

Si le miel comporte du profit, à plus forte raison que le Qur’aan qui est la parole de Dieu comporte un profit.

Qu’est-ce que le miel représente par rapport au Qur’aan ou aux hadiths Sahih dans lesquels il y a des invocations que la personne porte sur elle ? Qu’est-ce qui est plus honorable ? Sans aucun doute le Qur’aan.

Sans aucun doute le Qur’aan et le hadith représentent et constituent plus de bénéfices et de profits que le miel. Tout en sachant aussi bien le miel que les versets que l’on porte ou les hadiths que l’on porte sur soi ne créent rien du tout mais que c’est Dieu qui est le Créateur et que ce sont des causes.

Tout comme lorsqu’on prend un médicament, le médicament n’est rien du tout mais c’est une cause.

 

Ces gens là dont on a parlé au début du cours, qui sont des khawarij, qui se font appelés salafites et qui sont des wahhabites, qui sont en réalité des khawarij, des gens qui déclarent mécréants les musulmans et qui en réalité combattent les musulmans, qu’est-ce qu’ils vont dire au musulman qui dit que le miel est un remède ? Est-ce qu’ils vont accuser le musulman d’être associateur parce qu’il a dit que c’est un remède ?

Si un musulman dit : « le miel m’a profité », est-ce qu’ils vont lui dire « tu es un associateur parce que tu n’as pas dit que c’est Dieu qui t’a profité » ?

Si quelqu’un dit « ce médecin m’a profité, m’a trouvé ma maladie », est-ce qu’il est devenu associateur le musulman qui dit ça ? Non.

 

Eux déclarent associateur celui qui dit que autre que Dieu qui profite. Selon eux, on ne peut pas demander l’aide à autre que Dieu. Ces wahhabites disent « on ne peut pas demander de l’aide, on ne peut pas appeler quelqu’un à l’aide autre que Dieu ». Alors que ce n’est pas vrai. Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné dans un hadith qui a pour sens : « si l’un d’entre vous se trouve dans une situation difficile, coupé du monde, qu’il appelle à l’aide les Anges, qu’il dise ya ^ibada l-Laahi ‘a^inou ».

Parce qu’il ya des anges partout, tu peux les appeler à l’aide. Les khawarij disent que c’est du shirk, appeler quelqu’un autre que Dieu c’est du shirk.

Si quelqu’un dit : « ya raçoula l-Laah ou ya ^Abdelqadir Al-Jilaniyy », ils disent que c’est un associateur.

Regardez à tel point que ces gens sont des ennemis des musulmans. Ils ont ramené une nouvelle religion, ils se font passer pour des musulmans, mais en réalité c’est une nouvelle religion.

Et en plus de tout cela, ils attribuent le corps à Allah. Ils disent que Allah est un corps qui est assit au-dessus du trône. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah est sans endroit.

La graine de nigelle

D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle rapporte que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« La graine noire Al-habbat sawda (graine de nigelle) est un remède pour toutes les maladies sauf de la mort ».

Donc dans le hadith le prophète a utilise le mot As-sam. ^A’ichah  a dit : « mais c’est quoi As-sam ? » Le prophète lui a expliqué que As-sam veut dire la mort. Parce que ce n’est pas le mot le plus courant.

C’est pour cela que certains ennemis de l’islam, certains mécréants des fils de ‘Isra^il sont connus pour toujours essayer de nuire à un musulman. Certains d’entres eux marchaient avec un musulman et n’ont rien trouvé d’autres à faire pour lui nuire que de marcher sur son ombre. Un lui a dit : « je t’ai vu depuis tout à l’heure tu marchais avec un musulman et tu ne lui as rien fait de mal ». Il a dit : « si j’ai marché sur son ombre ».

Leur objectif c’est toujours de faire du mal. Certains d’entres eux ne disent pas « As salamou ^alaykoum » mais ils disent « As-samou ^alaykoum ». As-sam ça veut dire la mort.

Il faut connaître qui est ton ami qui est ton ennemi.

La graine de nigelle est utile pour toutes maladies sauf la mort. Mais le prophète n’a pas indiqué pour telle maladie comment on fait, quelle est la dose mais on sait qu’elle est utile pour toutes les maladies.

 

La graine ne va pas profiter à elle seule indépendamment de la volonté de Dieu, c’est Allah qui a fait qu’elle soit une cause pour la guérison. C’est par Sa volonté que Allah a fait de cette graine une guérison.

 

Qu’est-ce qu’ils vont dire alors au musulman qui accroche un Hirz sur lui, parce qu’il a pour croyance que le Hirz est utile, il profite par la volonté de Dieu ?

Si une graine peut être utile, pourquoi le Qur’aan ne serait pas utile ?

Si le miel est utile, pourquoi le Qur’aan ne serait pas utile ?

Vous voyez comment ces gens là ont ramené une nouvelle religion qui n’a rien à voir avec l’islam, notre religion.

 

 

La terre de Médine l’illuminée

Même la terre de Médine l’illuminée, le sol, est un remède par la volonté de Dieu.

D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lorsqu’on lui a emmené quelqu’un qui était malade, qui se plaignait de quoi que ce soit, ou qui avait une blessure, il prenait avec son index de la terre, du sol de Médine et il disait : « Bismil-Laah, tourbatou ‘ardina bi riqati ba^dina li yachfa bihi saqimouna bi ‘idhni rabbina ».

C’est-à-dire qu’il prenait de ce sol pour que ce soit une cause de guérison de celui qui est malade. Donc dans ce hadith le messager a indiqué que le sol de Médine, cette ville bénie, pure, est un remède par la volonté de Dieu.

 

 

Et les wahhabites, eux, déclarent mécréant celui qui fait le Tabarrouk par la tombe des Saints, la tombe des Vertueux, la tombe des Prophètes.

Qu’est-ce qu’ils vont dire du musulman qui recherche la barakah dans le sol de Médine ? Ils vont le déclarer mécréant ?

C’est le prophète qui a enseigné que le sol de Médine est un remède.

Vous voyez comment ils contredisent l’enseignement du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Si le sol de Médine est une cause de remède et profite à la personne, que dire du Qur’aan que ce soit dans un Hirz (un pendentif que la personne porte sur elle) ou s’il est écrit comme si la personne a fait la rouqya pour lui-même ou pour autrui. Ou il a écrit sur un récipient puis il l’a dissout avec de l’eau et a bu, ou bien il s’est passé cette eau sur le corps, à plus forte raison c’est un remède.

Si le sol de Médine peut être un remède, à plus forte raison le Qur’aan.

 

Ce sont des gens dont les choses sont confuses dans leur tête, ils sont désordonnés. Parce qu’ils suivent leur passion. Ils n’ont pas de règles, ne savent pas ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. C’est comme quelqu’un qui va ramasser du bois dans la forêt la nuit, il n’y a pas de lumière, il ne sait pas sur quoi il va tomber.

Eux font la même chose, ils ne savent pas ce qu’ils font, ils font n’importe quoi. Alors que les règles de la religion sont claires.

 

Le Qur’aan c’est une cause. Qu’est-ce sui est plus important, le miel ou le Qur’aan ? C’est le Qur’aan !

Le prophète a dit que le miel est une cause, à plus forte raison le Qur’aan est une cause !

En classant les choses par priorité, tu peux déduire, tu peux comprendre.

Et le prophète l’a cité le Qur’aan : « ^alaykoum bil chifa^ayn Al-‘Assal wal Qur’aan ».

Ce qui signifie : « Prenez les deux causes de guérison, le miel et le Qur’aan ».

 

 

Les preuves sont nombreuses pour cela. In chaa’ Allah ta^ala nous prendrons des preuves à chaque fois.

Ce qui est à retenir c’est que Allah ta^ala nous a donné des causes à nous de profiter de ces causes. C’est vrai que la personne peut espérer guérir sans aller voir le médecin et elle peut aller voir le médecin. Elle peut prendre la cause et elle peut ne pas prendre la cause. Dans tous les cas elle peut ne pas avoir un résultat parce que c’est Dieu qui crée la guérison. Egalement si toi tu prends la cause du Qur’aan, tu accroches sur toi le Qur’aan pour te préserver, pour te guérir et ça ça peut être une cause.

 

 

La ‘Ayatal koursiyy

Les savants ont dit que si quelqu’un a été atteint par le mauvais œil, il peut même faire la rouqya lui-même. Tu récites la Fatihah et ‘ayatal koursiyy, soit avant soit après être atteint. Tu récites pour toi-même sourate Al-fatihah et ‘ayatal koursiyy. Ce sont des causes pour la protection.

 

Parmi les spécificités de ‘ayatal koursiyy, c’est que celui qui la récite souvent sera préservé de la nuisance des jinns et de la nuisance des humains si Dieu le veut. Et si la personne la récite juste avant de dormir, elle sera préservée du mal des chaytan.

 

Ayatal koursiyy le prophète l’a appelé comme si c’etait la maîtresse des autres versets du Qur’aan.

Parmi les spécificités de ‘ayatal koursiyy, si tu la récites après chaque prière, tu passes le salam et tu la récites, ce qui t’empêche d’entrer au paradis ce sera juste de mourir. Ceci est rapporté dans un hadith rapporté par An-Naça’i Ibnou Hibban et Daraqoutni.

Il a même rapporté dans certaines versions qu’il sera sous la protection de Dieu. Et c’est un hadith rapporté par At-Tabaraniyy.

Et dans une version, il mourra martyr si Dieu le veut. C’est un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy.

 

 

Wa l-Laahou ta ^ala ‘a^lam wa ‘ahkam.

Aachouuraa’

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

 

Parmi les symboles de la religion, c’est de glorifier des jours que la loi de l’islam a ordonné d’honorer. Le vendredi est ainsi le meilleur jour de la semaine et la meilleure nuit de l’année c’est la nuit de Al Qadr. Le meilleur jour de l’année c’est le jour ^Arafah. Et parmi les jours que nous glorifions c’est le jour de ^Achoura’.

Comme nous commençons une nouvelle de l’année de l’hégire et que nous sommes dans le premier mois de cette nouvelle année, le jour de ^achoura c’est le 10ème jour de ce mois.

^Achoura’, qu’est-ce qu’il a de particulier ce jour là ? C’est le 10ème jour de Mouharram et c’est un jour auquel Allah a accordé des spécificités, entre autres c’est le même jour que Allah a accepté le repentir de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam.

Auparavant notre maître ‘Adam avait commit un péché, il avait consommé d’un arbre du paradis. Il n’a pas été confirmé que cet arbre est un pommier. Dans tous les cas, quel que soit le fruit de cet arbre, il n’y a pas de conséquences concernant le fait de manger ou de ne pas manger de ce fruit. Donc c’était un arbre qui lui avait été interdit et il en a mangé.

Allah ta^ala dit dans sourate Taha versets 121 et 122, ce qui signifie :

« Allah a fait que ‘Adam Lui a désobéit puis Il lui a inspiré comment se repentir et Il a accepté son repentir ».

C’est donc en un jour de ^Achoura que Allah a accepté le repentir de ‘Adam. Tout ce que nous apprenons dans le verset 37 de sourate Al-Baqarah puis dans le verset 23 de sourate Al-‘A^raf, dans lequel ‘Adam et Hawa, ont reconnu qu’ils avaient désobéit et qu’ils ont demandé à Allah de leur pardonner.

Donc il faut bien faire attention à ce sujet c’est que ce péché qu’avait commit ‘Adam n’était pas un grand péché. Ce n’est pas soit disant le péché capital pour lequel Jésus est venu pour expier la communauté de ce qu’il avait commit. Les prophètes ne commettent pas les grands péchés et ce n’était pas un grand péché. Et ce n’était pas à fortiori de a mécréance, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’islam. Et ce n’est pas non plus un petit péché qui indique une bassesse de caractère ni une vilénie.

C’était donc un petit péché qui ne comporte pas de caractère de bassesse, qui ne comporte pas d’indécence, qui ne comporte pas de vilénie et qui n’est pas un grand péché. Et de toute manière Allah lui a pardonné. Donc les prophètes peuvent commettre des petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère. Certains savants ont dit que les prophètes ne commettent pas du tout des péchés car s’ils commettaient un péché les gens vont les suivre en cela. Les savants ont répliqué et ont dit que les prophètes peuvent commettre des petits péchés qui ne comportent pas de bassesse de caractère et immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela, ils font le repentir tout simplement. Et la preuve que c’était un péché c’est que le mot est claire dans le Qur’aan « wa^aSaAdamou » qui signifie « qu’il a désobéit ».

Mais Allah a accepté son repentir et c’est ce que nous apprenons dans le Qur’aan « thoumma ajtabahou rabouhou fa taba ^alayhi wa hada » ; fa taba ^alayhi c’est-à-dire qu’il a accepté son repentir.

 

Notre événement mémorable qui est arrivé un jour de ^Achoura’ le 10ème jour de Mouharram, c’est le fait que le navire de notre maître Nouh se soit stationné sur une montagne qui s’appelle Al joudi, alors que durant plusieurs mois elle a vogué sur terre et dans une quantité d’eau que Allah seul en connait la quantité. Cette arche voguait de pays en pays, on ne voyait plus ni montagnes ni vallées. Il n’y avait pas d’êtres vivants à ce moment là si ce n’est ceux qui étaient sur l’arche avec notre maître Nouh ^alayhi s-salam, ce que Allah lui a ordonné de prendre avec lui, des croyants et des animaux. Allah lui a ordonné de prendre une paire de chaque espèce animale.

 

Le jour de ^Achoura’ également, Allah a sauvé notre maître ‘Ibrahim du feu dans lequel il a été projeté. Un feu qui ne l’a pas brûlé, qui ne lui a fait aucun mal ni même à ses vêtements. C’était un feu immense mais qui était fraîcheur et paix pour ‘Ibrahim.

La raison ne juge pas cela impossible au contraire, la raison juge cela possible parce qu’il n’y a pas 50 000 créateurs et ce ne sont pas les causes qui créent les effets. Mais c’est bien Dieu qui est le Créateur des causes et des effets. Si Dieu veut que suite à une cause habituelle il n’y a pas l’effet habituel, il n’y en aura pas. Le feu brûle habituellement et si Dieu veut que le feu ne brûle pas, alors il ne brûlera pas. Ce n’est pas la cause qui crée les effets. Nous votons cela dans la vie de tous les jours. Certains provoquent les mêmes causes, l’un obtient ce qu’il veut et l’autre ne l’obtient pas, donc ce n’est pas la cause qui crée. Les exemples sont nombreux dans la vie de tous les jours. Donc ce n’est pas la cause qui crée les effets mais c’est Dieu qui fait que suite à une cause habituelle il y a un effet habituel. Mais si Dieu veut que l’effet habituel n’ait pas lieu ou ne se produit pas, il ne se produira pas.

Le feu brûle habituellement mais ce n’est pas le feu qui crée la brûlure. C’est Allah qui crée la brûlure. Bien sûr dans ce cas là c’est quelque chose d’inhabituel, d’extraordinaire. Allah accorde certaines choses extraordinaires à des prophètes, à des saints et à d’autres personnes. Pour les prophètes, ces choses extraordinaires sont appelées miracles, pour les saints ces choses extraordinaires sont appelées prodiges. Pour d’autres ça dépends.

 

En ce même jour, Allah ta^ala a sauvé notre maître Mouça ^alayhi s-salam et les croyants fils d’‘Israil qui étaient avec lui, qui étaient des musulmans qui avaient suivi Mouça, puisque tous les prophètes sont musulmans. Ceux qui suivent les prophètes on les appelle des croyants, des musulmans. Donc c’est plus tard que ces gens là ou leur descendance ont déformé le message du prophète et sont devenus non croyants car même s’ils prétendent être croyants, ils ne croient plus en un Dieu unique qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qui a envoyé des prophètes et des messagers. Le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier d’entre eux est Mouhammad. Si quelqu’un dit « moi je crois en Dieu mais je ne crois pas en Jésus », celui là n’est pas croyant. C’est une condition que d’être croyant que de croire en Jésus. Ceux qui prétendent suivre Moïse mais qui n’ont pas cru en Jésus ne sont plus des musulmans, ne sont plus des croyants. Idem pour ceux qui disent que nous croyons en Jésus mais nous ne croyons pas en Mouhammad, ce ne sont pas des croyants ce ne sont pas des musulmans. Parce que ne pas croire en un prophète de Dieu revient à démentir Dieu. Et celui qui dément Dieu n’est pas un croyant.

Donc les fils de ‘Israil qui était sous la domination de pharaon, Allah les a sauvé quand ils ont quitté l’Egypte un jour de ^Achoura’, quand ils se sont retrouvés devant la mer. Allah a fait que d’une manière extraordinaire, ce n’est pas une question d’une marée haute ni d’une marée basse comme certains le disent, mais ces 12 chemins qui se sont ouverts dans la mer, ils étaient 12 tribus et chaque tribu avait reconnu son chemin, ils avaient pu traverser pour échapper à pharaon et à son armée puis la mer s’est refermée sur ceux qui étaient à leur poursuite.

 

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Achoura’, c’est le châtiment auquel a échappé le peuple de Younous, qui était un prophète et fils de Matta. Allah tabaraka wa ta^ala a envoyé Son prophète Younous ^alayhi s-salam aux habitants d’une ville qui s’appellent Nainawa’, qui était dans la terre de Mossoul en Irak. Il a été envoyé à eux pour les appeler en islam pour adorer Allah Lui Seul. Les habitants de cette ville étaient à ce moment plus de 100 000 personnes. Ce sont des gens qui sont devenues idolâtres, qui adorent des idoles. Notre maître Younous les a appelé à Allah Lui Seul et a délaissé l’adoration des idoles. Mais ils l’ont démenti, ils ont persisté sur leur mécréance et n’ont pas répondu à son appel. Younous ^alayhi s-salam était resté parmi eux à patienter face à leur nuisance pour les appeler à la vérité. Mais malgré la longue période qu’il leur a consacré, il n’a trouvé de leur part que de l’entêtement, que de la persistance dans la mécréance et dans l’égarement. Il est resté environ 33 années parmi eux à les appeler à l’islam. Au bout de 33 années, deux hommes seulement l’ont suivi. Il a perdu espoir de ce peuple, il n’a plus espéré qu’il soit guidé, et il les a quitté en étant en colère contre eux, avant que Allah ne lui autorise de partir. C’était là ce qu’il ne fallait pas faire à propos de notre maître Younous, qu’il soit parti avant de recevoir l’autorisation de partir. Il a pensé que Allah ne lui en voudra pas d’avoir laissé les habitants de cette ville et ce qu’il avait commit là était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de vilénie. Et notre maître Younous a fait le repentir de ce péché.

Allah nous apprend ce qu’il en est de notre maître Younous dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87. Younous est surnommé dhoun-noun et il a pensé que Allah ne lui en veut pas d’avoir quitté cette ville avant d’avoir reçu l’autorisation et à la suite de ce récit, il a été avalé par un cétacé et il est resté dans le ventre de ce cétacé. Allah ta^ala l’a quand même préservé de la mort et il a dit une invocation que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui.

Cette invocation comporte un grand secret : « laa ‘ilaha il-laa ‘ant, soubhaanaka ‘innii kountou mina DH-DHaalimiin ».

Parmi les secrets de cette invocation, celui qui la dit au dernier tiers de la nuit 40 fois avec une intention particulière, in chaa’ Allah si Dieu le veut elle sera exaucée. C’est donc une invocation qui est celle de Younous que Allah nous apprends dans le Qur’aan dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87.

 

Il est très important ici de s’arrêter un peu pour indiquer un sujet très important. Certains ignorants qui ont mal compris le Qur’aan pensaient que Younous était en colère contre Dieu et ceci n’est absolument pas vrai. Celui qui se rebelle contre Dieu n’est pas musulman. Et les prophètes ne commettent pas la mécréance donc ce n’est pas de cela dans il s’agit ici. Celui qui a une telle croyance il aura contredit l’islam, il n’est plus musulman. Il n’est pas conforme à l’islam de croire qu’un prophète se rebelle contre Dieu. Un tel comportement n’est pas possible aux sujets des prophètes de Dieu. Dieu a préservé les prophètes de toute rébellion contre Lui. Il n’y a pas un seul prophète qui commette de la mécréance, avant sa mission de prophète tout comme après. Celui qui a attribué à Younous ^alayhi s-salam qu’il aurait été en colère contre Dieu, il aura calomnié un prophète, il lui aura attribué le fait d’être ignorant et d’être mécréant. Et ceci est impossible au sujet des prophètes puisqu’ils sont préservés de la mécréance, ils sont préservés des grands péchés, ils sont préservés des petits péchés de bassesse avant leur mission de prophète tout comme après.

Les prophètes sont l’élite de l’humanité, ce sont les meilleurs êtres de l’humanité. Dieu les a préservé de choses viles. Dieu a fait que ce soient Ses messagers, Ses envoyés, c’est eux qui transmettent aux humains des ordres, des interdits de la part de Dieu. Dieu s’Il voulait il aurait fait que chacun d’entre nous reçoive la révélation directement de Lui, mais Il n’a pas voulu. Il a voulu que cela passe par certains êtres, certaines personnes qu’on appelle les prophètes. Ce sont des hommes qui ont des caractéristiques bien particulières et sont préservés de la mécréance, c’est-à-dire de tout ce qui contredit la croyance correcte, aussi bien avant leur mission de prophète qu’après. Ils sont également préservé des grands péchés comme de la formication, aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils sont préservés de petits péchés avec bassesse de caractère, comme par exemple voler un grain de raisin est un petit péché indiquant une bassesse de caractère. Il n’y a pas un prophète qui ment, qui commet un lapsus, Dieu les a préservé même des lapsus. Parce que si quelqu’un dit « c’est possible qu’ils commettent un lapsus » quand on lui rapporte quelque chose de la parole d’un prophète, il va dire « mais qui m’a dit que ce n’est pas un lapsus ? ». Donc cela va diminuer la fiabilité et la confiance en ce qui est transmit des prophètes. Dieu n’envoie pas un menteur pour transmettre de Sa part ni quelqu’un qui était idolâtre par exemple ou qui doutait au sujet de Dieu. Celui qui doute au sujet de Dieu n’est pas musulman. Le doute contredit la foi.

La personne constate par la raison que Dieu Son Existence est obligatoire. Par exemple elle dit je vois les choses qui changent, tout ce qui change a forcément un commencement. Ce monde change, ce monde a forcément un commencement. Il a donc besoin de qui lui fait donner ce commencement et qui le fait changer. Et celui qui lui fait donner ce commencement et ce changement c’est Celui que nous appelons Allah ou Dieu. C’est un Etre dont l’existence est obligatoire selon la raison qui n’a aucune ressemblance avec tout ce qui existe. Il ne change pas, Il n’est pas une quantité, Il n’est pas une caractéristique d’un corps et Il n’est pas un corps. Il est le Créateur des endroits et Il existe sans endroit et sans comment. Ça c’est la croyance de tous les prophètes depuis ‘Adam jusqu’à Mouhammad.

Tous les prophètes ont appelé à l’adoration de Dieu et Dieu mérite qu’on l’adore puisqu’Il est notre Créateur. Si nous arrivons à écrire, à penser à digérer, à manger, à respirer, tout cela c’est Grâce à Lui. Donc Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême. Et c’est cela la signification d’être musulman, c’est de reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu, de le croire, de le savoir de le dire et de croire au prophète de son époque. C’est-à-dire que même si la personne n’a accomplit aucune obligation, n’a fait aucune prière, aucun jeûn, aucun pèlerinage, mais elle a eu la bonne croyance qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu et implicitement tous les autres prophètes, on dit de cette personne qu’elle est croyante, qu’elle est musulmane. Et qu’au bout du compte elle ira au paradis, soit sans châtiment préalable, soit après châtiment préalable.

Comment avons-nous su cette histoire de châtiment préalable ou non préalable ? Ce sont les prophètes qui nous l’ont transmit. Il y a des choses que nous connaissons par la raison et il y a des choses que nous ne connaissons que par la transmission. Par le fait qu’il y a un paradis et un enfer ce n’est pas par la raison qu’on le connaît. Le fait qu’il faille faire 5 prières quotidiennes ce n’est pas par la raison qu’on le connait. Le fait qu’il est interdit à l’homme d’épouser la femme de son père après sa mort, ce n’est pas par la raison qu’on peut le connaître. Donc il y a des choses que nous ne connaissons pas par la raison mais uniquement par transmission. Mais les fondements de la croyance, le fait que Dieu existe, n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, une fois que nous avons entendu qu’il y a des prophètes et qu’ils sont véridiques, cela aussi nous le connaissons par la raison.

 

Ici il y a un verset que certains pourraient mal comprendre, dans sourate Al-‘Anbiyaa’ verset 87 : « faDHanna ‘an lan taqdira ^alayhi » ne veut pas dire que Younous avait cru que Allah ne pouvait pas lui en vouloir. Douter de la puissance de Dieu ceci est quelque chose que même quelqu’un du commun ne va pas faire. Même quelqu’un parmi les gens du commun qui n’a pas apprit, il ne doute pas au sujet de la Puissance de Dieu sur toutes choses. Que dire alors des prophètes qui sont ceux qui enseignent au gens la bonne croyance ? A plus forte raison il ne doute pas de la Puissance de Dieu. Donc ce verset ne veut pad dire que Younous a douté de la Puissance de Dieu. Ce verset veut dire que Younous a pensé que Dieu ne le châtie pas pour avoir quitté sa ville avant d’avoir eu l’autorisation de le faire. Il n’a pas eu l’autorisation de quitter la ville et il a  commit ainsi un péché. Il y a eu plusieurs explications de ce verset, en tout cas ce qu’il ne faut pas croire c’est que Younous aurait douté de la Puissance de Dieu. Ceci est impossible. Les prophètes comme on a vu, Dieu les a préservé de la mécréance et douter de la Puissance de Dieu revient à ignorer, à ne pas connaître Dieu. Et ne pas connaître Dieu ce n’est pas la croyance d’un musulman, d’un croyant, à plus forte raison d’un prophète. Les prophètes connaissent plus Dieu que tout autre. Dieu est sur toutes choses Tout Puissant.

Quand nous disons « toutes choses Tout Puissant », cela veut dire tout ce qui est possible selon la raison.

 

Qu’est-ce que cela veut dire « tout ce qui est possible selon la raison » ?

Tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence. Si Dieu avait voulu que cette chaise soit noire elle aurait été noire. Elle est blanche. Dieu s’Il veut il peut faire que ce siège ait des dimensions plus grandes ou plus petites.  Sa Puissance concerne ce qui est possible selon la raison. C’est donc possible selon la raison que ce siège ait une autre couleur, que ce siège soit plus grand ou plus petit, c’est possible que chacun d’entre nous ne soit pas né dans cette époque mais qu’il soit né dans l’époque des compagnons. C’est possible que chacun d’entre nous au lieu de voir avec ses yeux il voit avec ses doigts. Tout cela fait partie du possible rationnel. Ce qui est possible selon la raison c’est toutes les créatures, tout ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence.

 

Mais il y a des choses impossibles selon la raison. Par exemple il est impossible selon la raison que Dieu ait un fils. Parce que le fils a un début et le fils est comme son père. Dieu est exempt du début, il est impossible que quelque chose qui ait un début soit comme Celui qui est Exempt de début. Egalement il est impossible selon la raison que Dieu ait un début, il est impossible selon la raison que Dieu ait une fin. Comme certains qui n’ont pas apprit le chayTan vient et leur dit « vous dites que Dieu est sur toutes choses Tout Puissant, il répond oui », jusqu’ici c’est correct. Il lui dit « est-ce que Dieu peut rentrer dans une bouteille, on dit Dieu n’est pas un corps ». Être dans un endroit c’est quelque chose d’impossible selon la raison, on ne dit pas qu’Il ne peut pas, on ne dit pas qu’Il peut. On dit « sa puissance ne concerne pas cette chose qui est impossible selon la raison », tout simplement. Il est donc très important de bien comprendre ce qui est possible selon la raison et ce qui est impossible selon la raison. Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence comme un associé à Dieu.

 

Qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison ? C’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de Dieu et de Ses attributs.

 

La Puissance de Allah ne concerne pas ce qui est obligatoire selon la raison. La puissance de Allah ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison. La puissance de Allah concerne ce qui est possible selon la raison.

 

Que veut dire la puissance ? La puissance de Allah c’est un attribut par lequel Il fait exister et Il anéantit. Il fait exister ce qui admet l’existence et Il anéantit ce qui admet l’anéantissement. Dieu n’admet pas l’entrée en existence ni l’anéantissement, donc sa puissance ne le concerne pas. Un associé à Dieu n’admet pas l’entrée en existence, donc sa puissance ne le concerne pas. Tout ce qui est possible selon la raison par définition c’est ce qui admet l’existence et l’inexistence. Donc la puissance de Dieu le concerne. Si Dieu veut que tout ce monde soit dans l’épluchure d’une orange, Il aurait fait cela. Soit l’orange serait devenue très grande soit le monde serait tout petit. Allah ta^ala est sur toutes choses Tout Puissant.

Les prophètes ne doutent pas au sujet de la puissance de Dieu. Si quelqu’un du commun comme nous ne doute pas de la Puissance de Dieu sur toutes choses, que dire des prophètes ?

 

Il y a un autre savant qui s’appelle An-Nahhas qui a dit ça ne veut pas dire que Younous était en colère contre Dieu mais il a dit en colère contre son peuple qui a désobéit à Dieu et c’est une forme en arabe, le croyant n’est pas content quand quelqu’un désobéit à Dieu comme ce peuple de Nainawa’ qui était en train d’adorer des idoles. C’est ça le sens de ce verset selon ce savant.

 

Ibnou Mas^oud le compagnon a dit que Younous avait quitté cette ville de Nainawa’ jusqu’à ce que Allah lui ordonne de revenir lorsque son peuple a échappé au châtiment. En fait Younous mettait en garde son peuple, qu’il allait leur arriver un châtiment dans un temps bien particulier. Et il les a quitté à ce moment là. Le châtiment a failli s’abattre sur eux mais le peuple de Younous s’est repenti de sa mécréance. Ils sont devenus musulmans, ils ont suppliés Allah de leur éviter ce châtiment et le châtiment justement ils l’ont évité. Et c’était un mercredi un jour de ^Achoura’. Mais Younous était sorti et n’avait pas prit connaissance de leur repentir. C’est pour cela qu’il était en colère contre eux. Et ce qu’il aurait fallu qu’il fasse c’est de quitter la ville que sur autorisation de la part de Dieu. Voilà tout ce qu’il faut savoir à propos de Younous.

 

Egalement parmi les choses qui sont arrivées un jour de ^Achoura’, il y a la naissance de notre maître ‘Ibrahim Al khalil ^alayhi s-salam, c’était une nuit de vendredi un jour de ^Achoura’.

 

An-Nouwayriyy a dit lorsque la mère de Ibrahim a atteint les 9 mois de grossesse, elle a dit à son époux « j’aimerai aller aux temps des idoles pour leur demander de me soulager pour mon accouchement » et son mari el lui a autorisé. Il a attendu cependant que tombe la nuit par crainte que les gens ne prennent connaissance qu’elle était enceinte. Lorsqu’elle est allée aux temps des idoles elle en est sortie effrayée, parce qu’elle avait vu Noumroud le roi parmi les siens qui portaient des bougies dans leurs mains et Nourmoud a dit « qui est là ? » et elle a dit « c’est l’épouse de ton exclave Tarah ».

Noumroud s’est trompé au lieu de dire « attrapez-la » il a dit « laissez-la ».

Elle est retournée rapidement chez elle apeurée. Et les contractions ont commencés. C’est alors qu’un Ange est venu de la part de Dieu et lui a dit « ne crains rien, relève toi pour accoucher ». Elle l’a suivi jusqu’à ce qu’il lui indique une grotte et c’est la même grotte dans laquelle ‘Idris et Nouh ^alayhima s-salam étaient nés.

Elle est rentrée dans la grotte et a trouvé tout ce dont elle pouvait avoir besoin. Allah lui a facilité les contractions et elle a accouché une nuit de vendredi qui était la nuit qui précède le jour de ^Achoura’. Quand ‘Ibrahim est arrivé sur terre, Jibril lui a coupé le cordon ombilical et il lui a fait un appel de la prière dans son oreille et il l’a recouvert d’un drap de couleur blanche. Puis il l’a ramené chez elle toute légère comme si elle ne venait pas d’accoucher. Et l’ange lui a dit n’en parle pas. Quand elle est rentrée, son époux Tarah était venu, il l’a trouvé toute vigoureuse toute légère. Elle lui a dit autre chose mais ce n’était pas pour mentir, elle lui a dit « j’avais des gaz et ce n’était pas un enfant, et je suis soulagée maintenant » et il était content. Allah a fait que Noumroud oublie le sujet de ‘Ibrahim. Le 5ème jour sa mère est partie à la grotte, elle a vu des fauves devant la grotte et a pensé que son enfant a été dévoré. Mais quand elle l’a vu elle l’a trouvé dans un très bon état et elle a su qu’il avait un Seigneur qui veillait sur lui, qui le protégeait. Elle est revenue chez elle et en a parlé à son mari qui lui a dit de ne plus retourner à la grotte. Donc elle allait le voir en cachette tous les 3 jours jusqu’à ce que ‘Ibrahim ait atteint l’âge de deux ans. Jibril lui a apporté de la nourriture du paradis, il lui a donné à manger et à boire.

Quand il a eu 4 ans, l’Ange lui a ramené un vêtement du paradis et lui a dit « maintenant tu peux sortir, tu auras la victoire ».

 

Egalement parmi les choses qui se sont produites un jour de ^Achoura’, c’est la victoire de Mouça, Moise, contre les sorciers qui étaient venus le dévier sur ordre de pharaon.

Ibnou Kathir a dit « Mouça et Haroun, qui étaient des frères et tous deux prophètes et messagers ^alayhima s-salam, ont essayé pendant une longue période d’aborder pharaon mais à chaque fois les portiers ne les laissaient pas entrer jusqu’au jour où ils ont reçu l’autorisation de rentrer. Ils se sont adressés à pharaon tout comme Allah nous l’apprend dans sourate Taha verset 47, ils lui ont dit « nous sommes des envoyés de ton Seigneur, laisse partir avec nous des fils d’Israel et ne les torture pas. Nous t’avons emmené des signes de la part de ton Seigneur et la paix pour celui qui a suivi la bonne guidée ».

Mais pharaon a refusé, il a dit à Mouça ce que Allah nous apprend dans sourate A^raf verset 106, ce qui signifie : « si tu as véritablement emmené un signe alors montre le si tu es véridique ». C’est alors que Mouça a lancé son bâton et Dieu a fait que son bâton qui est un objet inanimé se transforme en un véritable serpent qui avait ouvert grande sa gueule et qui allait rapidement en direction de pharaon. Quand pharaon l’a vu se diriger vers lui il a eu peur et s’est assis sur son trône et a demandé à Mouça de l’en protéger.

Puis Mouça lui a montré un autre signe, il a mit sa main dans sa poche puis l’a sorti et elle est devenue toute blanche sans que ce soit du vitiligo ou quelconque maladie de la peau. Puis il l’a remise et elle a retrouvée sa couleur d’origine. Il lui a montré deux signes qui ne sont pas ordinaires.

 

Quel est le sens de miracle ?

Le miracle est une chose qui sort de l’ordinaire c’est-à-dire que même l’incrédule n’arrive pas à le contrer, au point que certains incrédules vont jusqu’à dire que c’est de la sorcellerie ou c’est une illusion d’optique. Notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam parmi ses miracles, de l’eau a jailli entre ses doigts. Il y avait 1500 personnes qui en ont bu et qui en ont fait leurs ablutions. Habituellement l’eau ne sort pas des doigts. L’eau ici ne s’agit pas de petites gouttes ni de transpiration, il s’agit de l’eau qui a jailli comme des sources suffisamment en abondance pour que des gens qui étaient assoiffées puissent étancher leur soif. Donc ce n’était pas une illusion d’optique puisqu’ils avaient bien soif avant puis plus soif. Leurs mains sont devenues mouillées puisqu’ils avaient lavé leur membre. Ils étaient 1500 personnes et non une ou deux ou trois.

Le sens du miracle c’est comme si Dieu dit à tous ceux qui ont prit connaissance de ce miracle, cet homme qui se dit un envoyé de ma part est véridique, suivez-le. Puisque je lui donne des choses que les incrédules ne peuvent pas contrer, ne peuvent pas amener quelque chose de semblable. Ça c’est pour ceux qui étaient présents et qui les ont vu. Quelqu’un pourrait dire « mais nous nous n’avons pas vu ces miracles ».

 

Et comment ces miracles nous ont été rapporté ?

Ils ont été rapporté par ceux qui les ont vu et qui ont été nombreux. Et ceux qui sont nombreux et qui les ont vu les ont transmit à d’autres qui sont nombreux, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. La communauté du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’a jamais été réduite à quelques individus à travers l’histoire. A chaque génération qui ont transmit, qui ont relayé cette information, ils étaient nombreux. Ce qui fait que selon la raison c’est impossible que ce soient tous des gens qui se sont entendus à tout monter à des mensonges.

Les miracles du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam qui nous sont parvenus ainsi par cette voie de transmission qu’on appelle At-tawatour, entraîne pour nous une connaissance certaine comme si nous-mêmes avions été présents.

Des exemples semblables :

Par exemple, n’est-ce pas que nous sommes tous certains qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon Bonaparte ou un autre qui s’appelait Louis XV, pourtant on ne l’a pas vu. Pourquoi ? Parce que beaucoup de monde l’ont vu et ont rapporté son existence à d’autres, et ces autres ont rapporté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous parvienne. Ou même avant qu’il n’y ait eu des photos, des gens savaient qu’il y avait un pays qui s’appelle la Chine, même s’ils ne s’y sont pas rendus.  Pourquoi ? Parce que beaucoup l’ont vu et l’ont raconté à d’autres et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information parvienne.

Si quelqu’un vous dit « mais il y a beaucoup qui ont dit que Jésus a été crucifié », comment est-ce qu’on peut répondre à cela ?

Parmi les conditions qui font que cette information entraîne une connaissance certaine, c’est qu’à chaque couche de ceux qui ont relayé l’information comme si bien de ceux qui ont rapporté l’information pour la première fois, il est une condition qu’ils soient nombreux. Or, ceux qui ont prétendus que Jésus a été crucifié n’étaient pas nombreux. Certains disent 7 ou 9 et déjà entre eux ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient. Certains disaient « la tête c’est la tête de Jésus mais le corps n’était pas son corps ». D’autres ont dit « non, Jésus est un Dieu il ne peut pas être crucifié ». Donc eux-mêmes n’étaient pas d’accord sur ce qu’ils rapportaient même si par la suite ils sont devenus nombreux, il y a une des conditions qui fait que l’information entraîne une connaissance certaine qui n’est pas remplit ici. A savoir que la première couche était d’un faible nombre et elle n’était pas cohérente entre elle.

Autre chose qui prouve l’infondée ou le faux de cette information, c’est qu’entre temps il y a eu une information correcte qui est celle du prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam. Et le prophète quand il dit une information elle est forcément vraie parce que justement il est appuyé par des miracles. Le fait qu’il ait eu des miracles est une preuve de sa véracité c’est-à-dire que Dieu le confirme dans tout ce qu’il dit, donc forcément c qu’il dit est vrai. Il nous a apprit a propos de Jésus qu’il n’a pas été crucifié, qu’il n’a pas été tué mais qu’il a été élevé au ciel, qu’il est encore vivant et qu’il va redescendre. Dieu s’Il veut Il fait que quelqu’un vive 1000 ans ou 2000 ans. Allah c’est Lui qui donne la vie et c’est Lui qui donne la mort. La vie dans le ciel ce n’est pas comme la vie ici. Ici la personne vieillit. Jésus dans le ciel garde toujours son aspect dans lequel il a été élevé.

Donc le miracle c’est une preuve de la véracité du prophète. C’est ça qui fait que cet homme qui dit qu’il est un envoyé de Dieu est véritablement un envoyé de Dieu.

Mais si quelqu’un ne dit pas qu’il est un envoyé de Dieu mais qu’il a des choses extraordinaires, cela ne s’appelle pas miracle.

Comment quelqu’un qui ne se dit pas envoyé de Dieu a des choses extraordinaires ?

Oui ça arrive quand c’est un saint par exemple. Si c’est un saint et qu’il suit correctement le prophète, Dieu lui accorde des prodiges. Ce prodige est un miracle pour le saint qui est suivi.

Et il y a d’autres qui peuvent avoir des choses extraordinaires qui ne sont ni prophètes ni saints comme Ad-dajjal, le faux messie. Comme certains l’ont décrit, c’est un homme qui va venir à la fin des temps et qui prétends la divinité. C’est un homme borgne qui aura des choses extraordinaires que Dieu Lui accorde pour entraîner les gens dans l’erreur. Il ordonne à la pluie de tomber et elle va tomber. Il ordonne à l’herbe de pousser et elle pousse. Ad-dajjal c’est-à-dire l’imposteur, le menteur. Ces choses extraordinaires qu’il a ce ne sont pas des miracles ce ne sont pas des prodiges. Ce sont des ‘IstiDraj, c’est-à-dire des choses avec lesquelles il attire les gens dans la mécréance. Et cet homme là beaucoup vont le suivre et celui qui va débarrasser les gens de lui est notre maître ^Iça, Jésus. Comme nous l’a annoncé notre prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, il va le tuer dans une ville en Palestine qui s’appelle Al-LouD. Et ça ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il y a beaucoup d’autres choses qui sont arrivées le jour de ^Achoura’, in chaa’ Allah nous poursuivrons une autre fois. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il est bien de jeûner ce jour là. Si le 1er jour de Mouharram c’est aujourd’hui le 02/10/2016, le jour de ^Achoura’ sera le mardi 11/10/2016. Si le 1er jour de Mouharram c’est mardi 03/10/2016, alors de jour de ^Achoura’ sera le mercredi 12/10/2016. Ce n’est pas une obligation de jeûner, c’est recommandé. C’est également recommandé de jeûner un jour avant ou un jour après, pour se distinguer d’autres gens qui le jeûnent. De jeuner le 09 et le 10, ou le 09 et le 10 et le 11, ou le 10 et le 11 du mois de Mouharram.

Qu’est-ce que ce jeûne représente ? Ce jeûn représente un remerciement de Dieu pour nous avoir accordé des bienfaits en ce jour là. Comme le prophète Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam lorsqu’il est arrivé à Médine, il a vu que les juifs jeûnaient ce jour là et quand il s’est enquis à propos de la raison, ils lui ont dit que c’est parce que ce jour là Moïse a été sauvé de pharaon et nous jeûnons pour remercier Dieu. Le prophète a dit ce qui signifie « nous nous sommes plus proches de Moïse, vous vous êtes écarté de sa croyance et de sa loi, alors que nous nous sommes sur la même croyance que Moïse ». Il a jeûné ce jour là et il a ordonné de jeûner. Et pour se distinguer, on jeûne le 09 et/ou le 11, avec le 10.

Le mauvais oeil

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les causes habituelles, il y a le mauvais œil. Le Prophète a confirmé que le mauvais œil peut être une source de nuisance pour la personne, bien sûr par la Prédestination de Allah. Un savant a dit : « Celui qui regarde d’un mauvais regard un autre ne peut l’atteindre par le mauvais œil uniquement s’il parle », une parole qui indique un étonnement au sujet de la personne qu’il a vu ou d’une chose qui lui plaît. Celui qui renie la portée du mauvais œil, il aura contredit la Loi de l’Islam car le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a confirmé cela.

Dans le Qour’an honoré, dans sourat Al-Qalam la ‘ayah 51, Dieu dit ce qui signifie : « Les mécréants Ô Mouhammad ont failli te nuire, mais Allah te préserve », c’est-à-dire tellement ils étaient énervés, tellement ils étaient jaloux et envieux, s’ils le pouvaient ils l’auraient dévoré avec leurs yeux. Mais Allah le protège, quel que soit leur colère contre lui. Le Qour’an nous a donc confirmé que le mauvais œil peut nuire.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans ce qu’a rapporté Mouslim, ce qui signifie : «  Le mauvais œil est une réalité. S’il y avait quelque chose qui était plus rapide que la prédestination de Dieu ce serait le mauvais œil » c’est-à-dire s’il y avait une chose qui était plus forte que la prédestination de Dieu ce serait le mauvais œil mais rien n’est plus fort que la prédestination de Dieu. Rien ne nuit, rien ne profite, si ce n’est par la Volonté de Dieu.

De nos jours, il y a certains qui font semblants d’être intellectuels, ils renient l’atteinte du mauvais œil ; ceci n’est qu’une preuve de leur ignorance. Selon eux, les choses seraient limitées à ce qu’ils peuvent percevoir avec les sens, quant à ce qui ne peut être perçu par les sens (le toucher, par exemple) selon eux cela n’existe pas. La plupart des gens en Occident, ils ne croient pas au mauvais œil. Et même ceux qui sont diplômées chez eux, la plupart d’entre eux les ont suivis sur cette croyance. Combien de malades ces médecins-là n’arrivent pas à guérir ? La cause de ces maladies c’est le mauvais œil. Ces médecins qui sont diplômés chez ces gens-là qui ne croient pas au mauvais œil, eux aussi à leur tour ils ne croient plus au mauvais œil parce que ceux qui leur ont enseigné cette médecine ne croient pas au mauvais œil. Ils ne reconnaissent pas l’existence du mauvais œil et la nuisance du mauvais œil. Et bien sûr, ils se trompent.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le mauvais œil est une réalité. Si vous demandez à quelqu’un de se laver les membres, alors qu’il se lave », c’est-à-dire si quelqu’un a porté le mauvais œil à un autre, et que le deuxième il lui est arrivé un mal à cause du mauvais œil du premier. Dans ce cas-là, le premier qui a porté le mauvais œil il va se laver les membres de son corps c’est-à-dire le visage, les mains, ses genoux et ce qui est de cet ordre comme quelqu’un qui fait le woudou’ ; puis cette eau est recueillie dans un récipient et on la verse par derrière sur celui qui a été atteint par le mauvais œil. Ensuite on renverse ce récipient, l’ouverture vers le sol. Ceci est une cause pour la guérison du malade.

Le signe du mauvais œil c’est que la personne est en très bon état de santé, elle ne se plaint de rien puis tout d’un coup elle est atteinte de fièvre, ou de douleurs aux yeux, il se peut même qu’elle perde la vue à cause de cela.

Il y a un récitateur de Qour’an très connu, le Chaykh Mouhammad Rifghat l’égyptien, il a une très belle voix. Il est aveugle. Il a été dit que lorsqu’il était enfant, il marchait avec son père ; ses yeux ont plu à un homme qui a dit : « Ah ! Ces yeux c’est comme les enfants de rois ». C’est à partir de là qu’il a été atteint et qu’il a perdu la vue. Et d’autres encore sont ainsi. Ils ont perdu leur vue à cause du mauvais œil. Il y a des gens qui sont devenu paralysés à cause du mauvais œil, d’autres qui ont eu de la fièvre et d’autres sortes de maladies. Tout cela à cause du mauvais œil.

Notre maître ^Aliyy (que Allah l’agrée) rapporte du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que Al-Haçan et Al-Houçayn ont été atteint par le mauvais œil. C’était les petits fils du Messager, cela veut dire que cela peut arriver à n’importe qui. Il convient de réciter les invocations de protection et de ne pas les oublier. Notre Chaykh, dès que le soleil se couchait il récitait les invocations de protection et à l’aube également. Que chacun d’entre nous s’habitue à les réciter et s’il a des enfants il leur récite comme faisaient les compagnons du Prophète ou alors il leur accroche le hirz. Il récite sourat Al-Falaq et sourat An-Nass.

Al-Haçan et Al-Houçayn étaient donc tombé malade, le Prophète s’est chagriné pour cela. Jibril est venu le voir et a dit : « Ô Mouhammad, je vois que tu es chagriné ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Al-Haçan et Al-Houçayn sont atteints ». Jibril lui a dit : « Récite leur cette invocation de protection ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Quelle invocation de préservation je peux leur réciter ? », Jibril a dit : « Allahoumma dha s-Soultani l-^adhim wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, wa liyya l-kalimati t-tammati wa da^awati l-moustajabat, ^afi Haçanan wa Houçaynan min ‘anfouçi l-jinn wa ‘a^youni l-‘inss ». Cette invocation est connue comme étant l’invocation de Jibril pour la préservation. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) leur a récité cette invocation de préservation, ils se sont levé et se sont mis à jouer comme s’ils n’avaient pas été malades auparavant.

Si tu veux réciter cette invocation pour quelqu’un tu remplaces les termes Haçanan wa Houçaynan par le nom de celui que tu veux. Si tu veux réciter cette invocation pour toi-même car tu as été atteint du mauvais œil, tu dis ^afini à la place de ^afi Haçanan wa Houçaynan.

L’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée) a rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Récitez cette invocation de préservation pour vous-même, pour vos épouses, pour vos enfants ».

Beaucoup de maladies que les médecins ne savent pas soigner sont à cause du mauvais œil. Ces gens-là beaucoup d’entre eux ne croient pas en cela. Ils ne savent pas que le ta^widh (c’est-à-dire l’invocation de préservation) c’est la cause qui, par la Volonté de Dieu, sauve du mauvais œil. Le ta^widh que Jibril a enseigné au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) comporte une récompense. Si la personne se préserve par cette invocation avant même qu’elle soit atteinte du mauvais œil, cela peut lui être utile. Cette invocation signifie : « Ô Allah, Toi Qui accorde avec bienfaisance, Celui Qui a pour attribut d’accorder avec largesse, Tu as de toute éternité cet attribut même s’il n’y a pas de créature qui existe de toute éternité. Les termes du Qour’an ce sont les paroles parfaites qui ne comportent pas de défauts. Allah est Celui qui exauce les invocations. Préserve de la nuisance qui peut arriver aux gens par les djinns et de la nuisance qui peut arriver par le mauvais œil des humains ».

Celui qui ne veut pas croire au mauvais œil c’est un pervers, c’est un grand pécheur mais on ne le déclare pas mécréant ; sauf s’il renie par entêtement c’est-à-dire qu’il a su que le Prophète l’a annoncé et il a dit « non non cela n’existe pas » dans ce dernier cas il devient mécréant.

Celui qui renie l’existence des djinns c’est un mécréant. Le Qour’an a confirmé l’existence des jinns. Il y a toute une sourah qui se nomme Al-jinn.

 

La Zakaat, généralités

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 9, 2016

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Allah tabaraka wa ta^ala a évoqué dans le Qour’an, dans sourat Al-Qalam, une partie du récit des gens qui possédaient un verger comment ils ne s’étaient pas acquitté des devoirs concernant ce verger. Et cela a eu comme conséquence que Allah les a privé de ce verger pour leur mauvaise intention. C’est dans sourat Al-Qalam, le verset N°17. A propos de ce verset, les spécialistes du tafsir ont dit qu’il y avait un homme dans la région du Yémen qui avait un verger, c’est-à-dire un grand jardin où il y a des arbres fruitiers. C’était un croyant qui avait vécu après notre maître ^Iça ^alayhi s-salam. Dans ce verger, il avait non seulement des arbres fruitiers mais également des céréales. Au moment de la récolte, il consacrait une partie de sa récolte pour les pauvres et les miséreux. Il disait : « Ce bien c’est un bien qui appartient à Allah et Allah m’en a accordé la propriété et Allah m’a donné l’ordre d’en sortir en titre de zakat (l’aumône obligatoire) une partie pour les pauvres et pour les miséreux ».

Chacun d’entre nous, Allah lui a accordé des biens, qu’il se rappelle des pauvres et des miséreux en ce jour de l’Aïd et plus particulièrement avec les proches parents en les soutenant financièrement et en leur rendant visite.

Cet homme vertueux, Allah lui a donné une subsistance, une richesse et il a remercié Dieu. Cependant, après son décès, certains de ses enfants se sont mis d’accord pour priver les pauvres de ce qu’il était habitué à leur donner. Ils se sont donné rendez-vous tous ensemble un jour, ils se sont mis d’accord en cachette de se lever en tout début de journée avant que les autres personnes se réveillent, qu’ils vont à leur champs, à leur verger pour cueillir tous les fruits, tout ce qu’il y a comme céréales et de le partager entre eux de sorte qu’il ne reste rien à donner aux pauvres. N’est-ce pas là l’état de beaucoup de riches de notre époque ? Dont le cœur s’est attaché à ce bas-monde éphémère et dont les cœurs se sont endurcis. Pour cela, nous devons tirer des leçons de ceux qui nous ont précédés, ce qu’ils ont fait. Il est très important de connaître l’Histoire pour savoir comment se comporter. Si le bas-monde avait perduré pour ceux qui nous ont précédé, il ne serait jamais parvenu jusqu’à toi.

A l’occasion de ces jours de fêtes, les musulmans ont pour habitude de visiter les cimetières afin de rendre visite à leurs morts, leur réciter le Qour’an afin qu’ils en tirent des bénédictions. Alors, que chacun se rappelle que lui-même va partir un jour, pour œuvrer pour sa tombe et son au-delà.

Ô toi qui s’est occupé de son bas-monde, et qui s’est fait tromper par le long espoir ; la mort survient soudainement et la tombe c’est le coffre des œuvres.

Ses fils ont voulu priver les gens du droit que Allah leur a accordé, c’est-à-dire de la zakat. Mais Allah sait de toute éternité ce que ces gens allaient comploter.

Dans sourat Al-Qalam les versets N°19 et 20, Allah nous apprend qu’un incendie a éclaté dans leur verger, la veille du jour où ils avaient prévu de tout se partager. Leur champ est devenu tout noir, brûlé. Lorsque le jour s’est levé et qu’ils étaient devenus tout près de leur verger, ils se sont mis à se poser des questions. Ils ont dit : « Est-ce là notre verger ? Alors que la veille nous l’avions laissé plein d’arbres et de fruits. Nous ne pensons pas que ce soit notre verger. Probablement nous nous sommes perdus en chemin ». Celui d’entre eux qui n’était ni le plus âgé, ni le plus jeune mais celui du milieu et qui était bon comme son père, il leur a dit : « C’est bel et bien votre verger, cependant vous en avez été privés avant que les pauvres n’en soient privés et vous avez été rétribué pour votre avarice et votre cupidité ». Ils se sont mis alors à se blâmer les uns les autres. L’un disait à l’autre : « C’est toi qui nous a dit de faire comme cela pour priver les pauvres ! », et l’autre disait : « Mais non ! C’est toi qui a fait ce projet pour les priver » et le troisième disait : «  C’est toi qui nous a fait peur de tomber dans la pauvreté », et le dernier disait : «  Non ! C’est toi qui nous a incité à ramasser encore plus d’argent ». Ils se sont mis à se blâmer les uns les autres comme nous l’apprenons dans sourat Al-Qalam le verset N°31 ce qui signifie : « Malheur à nous ! Nous avons été injustes parce que nous avons désobéit à notre Seigneur en voulant priver les gens de la zakat ». Puis ils ont espéré la délivrance de la part de Dieu pour que Allah leur accorde en lieu et place de ce verger ce qui est encore mieux, comme nous l’apprenons dans sourat Al-Qalam verset N°32.

Allah leur a fait miséricorde lorsqu’ils ont manifesté leur désir de repentir. Allah a ordonné à Jibril (^alayhi s-salam) d’arracher leur verger qui a été brûlé et de l’enmener dans un endroit éloigné et de prendre de la terre de Ach-Cham un autre verger qui soit plein de fruits et de récoltes et qu’il le place là où était leur verger. La barakah (les bénédictions) était apparente dans le nouveau verger et ils ont pris l’habitude de leur père, à savoir qui était de donner aux pauvres et aux miséreux de ce verger. Ils purifiaient ainsi leur bien et leur corps par la zakat, comme Dieu l’agrée. La zakat est une manière de purifier son argent et son corps.

Le châtiment que Dieu réserve dans l’au-delà pour celui qui désobéit, pour celui qui a mécru, ce châtiment sera plus difficile que la punition du bas-monde ; que chacun d’entre nous médite à ce sujet. Et que chacun s’empresse avec une forte ardeur, durant ces jours bénis, de se consacrer à l’adoration de son Seigneur.

Et rappelez-vous le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie : « Offre ta nourriture aux gens, entretiens les relations avec tes proches parents, fais la prière pendant la nuit alors que les gens sont endormis, tu iras en paix au Paradis », c’est-à-dire partage ta nourriture avec les gens, visite tes proches parents, prend de leurs nouvelles et soutiens les financièrement si tu le peux, et accomplis des prières surérogatoires de nuit en plus des prières obligatoires ; cela te fait entrer au paradis en paix.

Aachouraa’

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les meilleurs jours de l’année de l’Hégire bénie, il y a le jour de ^achoura. ^achoura est le dixième jour du mois de Mouharram. C’est un jour dans lequel ce sont produit des événements mémorables. En pareil à ce jour béni, Allahou ta^ala a sauvé Son Prophète Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui l’ont suivi. Il les a sauvés de la noyade et Il a fait noyer Pharaon et son peuple qui étaient des mécréants. En pareil à ce jour, également le jour de ^achoura, Allah ^azza wa jall a accepté le repentir de Son Prophète ‘Adam (^alayhi s-salam) suite au péché qu’il avait commis lorsqu’il avait consommé d’un arbre. Un arbre dont le fruit lui avait été interdit. Cependant le péché que ‘Adam avait commis était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de rabaissement; ce n’est donc pas de la mécréance, ni un grand péché. En pareil à ce jour également, le jour de ^achoura, Allahou tabaraka wa ta^ala a sauvé le navire, le bateau, l’arche du Prophète Nouh (^alayhi s-salam) et ce bateau s’est installé, s’est arrêté au niveau d’une montagne qui s’appelle Al-Joudiyy, c’est une montagne qui se trouve en Irak, alors qu’elle était resté cent cinquante jours en mer auparavant. Dans cette arche, il y avait le Prophète de Allah, notre maître Nouh (^alayhi s-salam) et il y avait également les croyants qui l’avaient suivi.

Allahou soubhanahou wa ta^ala avait envoyé Mouça (^alayhi s-salam) et son frère Haroun (^alayhi s-salam). Tous deux étaient des prophètes messagers. Ils étaient prophètes et ils étaient messagers. Il les a envoyé pour appeler Pharaon et son peuple à l’Islam et à l’adoration de Allah Lui seul. Pharaon c’était quelqu’un d’injuste, c’était un tyran qui avait prétendu être dieu wa a^oudhoubi l-Lah. Il avait dit aux gens d’Égypte : “ Je suis votre dieu suprême “. Quand Mouça et Haroun ont rencontré Pharaon, ils lui ont ordonné l’Islam, ils lui ont ordonné d’adorer Allah ta^ala Lui Seul. Mais il a refusé, il s’est entêté et il a manifesté sa tyrannie. Mouça (^alayhi s-salam) a emmené son peuple, les fil de ‘Israil que l’on appellent israéliens c’est-à-dire ce sont les deux ascendants de ‘Israil, du Prophète Ya^qoub et il les a fait sortir d’Égypte pour les emmener en Palestine. Mais Pharaon était à leur poursuite avec une armée qui était importante, il voulait les exterminer. Son armée était composée d’un million six cent mille soldats. Ils avaient tous leur arme et leurs chevaux. Et les croyants qui étaient avec Mouça (^alayhi s-salam) étaient au nombre de six cent mille. Et l’armée de Pharaon allait attraper les musulmans qui était avec notre maître Mouça vers le temps du lever du soleil. Quand les deux groupes étaient à vue d’oeil, chacun pouvait voit l’autre et que le peuple de Mouça avait vu le peuple de Pharaon avec son armée et ses soldats, ils ont eu vraiment très peur. Ils ont dit à leur prophète Mouça : “ Ça y’est, il va nous rattraper, il va nous exterminer “. Mais Mouça leur a parlé calmement de sorte à les apaiser, à apaiser leur coeur et à dissiper la perturbation qui s’était emparé d’eux. Quand Mouça était arrivé au bord delà mer rouge et que les vagues étaient immenses dans cette mer, Allah a révélé à notre maître Mouça de frapper la mer avec son bâton. Quand il a donné un coup de son bâton à la mer, Allah a fait que elle s’est séparée pour laisser apparaître douze chemin entre les vagues. Chaque séparation entre un chemin et un autre était comme une montagne d’eau. Et entre deux montagnes d’eau, il y avait un chemin de terre ferme. Et c’est ainsi que Mouça (^alayhi s-salam) et les croyants qui étaient avec lui ont pu traverser la mer. Et ceci n’est pas quelque chose de surprenant car Allah est sur toute chose tout puissant. C’est Allah qui a créé la mer, c’est Allah qui a créé l’eau et c’est celui qui a créé la terre ferme et c’est lui qui est tout puissant. Si Il veut de l’eau se dégage et laisse apparaître un chemin de terre ferme. Ceci n’est pas quelque chose que la raison rejette. Mais bien sûr c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Et comme ceci est apparu aux mains de quelqu’un qui s‘est dit envoyé de Dieu, on appelle cela un miracle. Et si c’était as que chose qui serait apparu aux mains d’un saint on aurait appelé cela un prodige. Et Allah créé ce qu’Il veut. Pharaon lorsqu’il est arrivé avec son orgueil, il a trouvé les chemins devant lui. Il a dit alors tout imbu de lui-même et de sa force et de sa tyrannie : “ Nous allons les rattraper et les exterminer “. Quand ils se sont engagé, Allah a ordonné à la mer de se refermer sur eux. Il a péri lui ainsi que ses soldats, noyé, et c’était la juste rétribution pour leur mécréance et leur tyrannie. Certains qui l’ont suivi ont dit : “ Non, non Pharaon a disparu. Il n’est pas mort “. Et Allah a démenti ces gens-là, Il a fait que le cadavre de Pharaon apparaisse ; il était mort et tout gonflé.

Allah nous apprend le récit de ce qui s’est passé par Sa parole qui signifie :

“ Ils les ont suivis et ils allaient les rattraper au moment du lever du soleil et lorsque les deux groupes étaient en face l’un de l’autre, les compagnons de Mouça a dit (certes, ils vont nous rattraper) mais Mouça a dit (Non pas du tout, Allah nous donne la victoire. Il va nous indiquer ce qui va nous permettre d’être sauvé). Nous avons révélé à Mouça de frapper la mère avec ton bâton et c’est alors que les chemins se sont entrouvert entre des montagnes d’eau et ils ont pu passer et les autres sont morts noyés. Certes il y a dans cela des signes mais la plupart des gens ne sont pas croyants “.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a incité sa communauté à jeûner le jour de Mouharram en raison du grand mérite que ce jour comporte.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Le meilleur des jeûnes après le mois de Ramadan c’est le jeûne du mois de Mouharram et la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit “, rapporté par Mouslim.

Nous sommes actuellement au mois de Mouharram alors profitez pour jeûner même si nous avons dépassé ^achoura.

Le jeûne de ^achoura est une tradition qui nous est parvenu du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui lorsqu’il a été interrogé au sujet du jeûne de ^achoura, il a dit ce qui signifie :

 

“Son jeûne permet d’expier les péchés de l’année écoulée“, rapporté par Mouslim.

Et les savants illustrés se sont accordés à dire que jeûner le jour de ^achoura’ est une tradition qui est recommandée.

Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, a dit : Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, était venu à Médine, il a vu que les juifs jeûnaient le jour de ^achoura. Ils ont été interrogé sur la raison pour laquelle ils la jeûnaient. Ils ont dit : “ C’est en ce jour que Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de ‘Israil contre Pharaon. Nous le jeûnons pour remercier Dieu pour cela et pour glorifier Dieu ce jour-là. “

C’est alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) à dit ce qui signifie : “ Nous, nous suivons Mouça plus que vous “ et il a ordonné de le jeûner.

Rapporté par Mouslim.

Ibnou ^Abbas qui est celui qui interprète le Qour’an par excellence, celui à qui Allah a donné la science de comprendre et d’interpréter le Qour’an, quand il fut interrogé au sujet du jeûne du jour de ^achoura, il a dit : “ je n’ai pas connaissance que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam jeûnait un jour dont il espérait la grande récompense plus que le jour de ^achoura (c’est-à-dire il recherchait plus particulièrement ce jour-là) et ni un mois par lequel il recherchait plus la récompense que ce mois (c’est-à-dire le mois de Mouharram dans lequel nous sommes actuellement)”.

Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans les Sahih, dans le livre les actes de mérite.

Le jeûne du jour de ^achoura n’est pas une obligation, ce n’est pas un devoir tout comme l’ont dit les savants.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à propos du jour de ^achoura ce qui signifie :

“ Ce jour c’est le jour de ^achoura, Allah ne vous a pas prescrit de le jeûner, cependant celui qui veut le jeûner qu’il le jeûne et celui qui veut qu’il ne jeûne pas “, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les savants et les faqih quand ils ont rapporté la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de jeûner ce jour, lorsqu’il a donné l’ordre de jeûner ce jour, c’est-à-dire c’est un ordre qui indique le caractère recommandé et non pas le caractère obligatoire.

Il y a parmi les nouvelles dans ce sens ce qui a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait jeûné le jeûne de ^achoura et il avait donné l’ordre de le jeûner. Mais comme on avait vu l’ordre c’est un ordre qui indique le caractère recommandé. Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est également recommandé de jeûner le jour tasou^ah, c’est le neuvième jour du mois de Mouharram. En raison de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

“ Si je suis vivant l’année prochaine, je jeûnerais également le neuvième jour “, cela a été rapporté par Mouslim. Or le Prophète était mort mais le caractère recommandé reste.

Certains savants illustrés ont dit que la sagesse pour jeûner le neuvième de Mouharram avec le dixième, c’est la précaution parce qu’il se peut qu’il y ait une erreur concernant la détermination du début du mois donc pour se prémunir contre cette erreur éventuelle les savants ont dit de jeûner le neuvième jour, et ils ont dit que c’est cela la sagesse pour jeûner le neuvième jour. C’est aussi pour se distinguer des non-musulmans qui ne jeûnent que le dix et c’est aussi pour ne pas jeûner uniquement le vendredi s’il tombe un vendredi, comme c’était le cas cette année. S’il ne jeûne pas le neuvième avec le dix, alors il lui est recommandé de jeûner le onzième avec le dixième. L’imam Ach-Chafi^iyy a même dit dans ses livres qu’il est recommandé de jeûner le neuf, le dix et le onze de Mouharram, le trois jours.

Le dix du mois de Mouharram de la quatrième année de l’Hégire, il s’est produit une conquête qui s’appelle dhatou r-riqa^. Ar-riqa^ c’est-à-dire les bandelettes que l’on met sur une blessure. À l’origine de cette bataille, le Messager éminent (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était sorti de Médine l’illuminée accompagné de sept cent compagnons. Il avait pour destination des tribus de la région de Najd qui sont le clan de banou Mouhalid, le clan de banou tha^labah qui sont de GhaTafaan. Ce sont des gens qui avaient tendu une embuscade à certains compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ils en ont tué soixante-dix alors que le Prophète les avait préparés pour enseigner la religion aux gens et pour diffuser l’Islam. C’était des gens qui avaient appris beaucoup de science et ils étaient connus pour maîtriser le Qour’an. Ces gens-là les avaient assassinés par surprise. C’était pour les venger qu’il était sorti. Quand les associateurs s’étaient préparés pour combattre le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et ses compagnons, quand ils ont su qu’ils étaient venu pour les combattre et que les deux groupes s’étaient rapprochés des uns des autres. Allah a fait que la terreur s’empare des cœurs des tribus des associateurs alors qu’ils étaient nombreux, mais ils se sont dispersé loin des musulmans. Ils se sont enfuis abandonnant leurs biens et leurs femmes. Il n’y a pas eu de guerre. Allah a épargné à Son Prophète et ses compagnons le mal de ces groupes associateurs.

Pourquoi cette bataille a été appelée dhatou r-riqa^, la bataille où les gens ont enroulé des bandes autour des pieds ? C’est parce que lorsque les compagnons marchaient, leurs pieds étaient blessés, lorsqu’ils marchaient sur de la pierre, leurs ongles étaient cassés et ils avaient des blessures à leur pieds. Ils avaient mis des bandages à leurs pieds pour continuer leur marche.

Et en l’an 61 de l’Hégire, toujours le dixième jour du mois de Mouharram s’est produit un événement qui est extrêmement affligeant pour la communauté. C’était une grande épreuve qui s’est abattue sur les musulmans. C’était une épreuve qui a rempli les cœurs de chagrin et de tristesse. C’était un vendredi 10 du mois de Mouharram que l’imam Abou ^Abdi l-Lah, Al-Houçayn fils de ^Aliyy que Allah l’agrée, le petit-fils du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui était le fils de sa fille Fatimah Az-Zahra’ que Allah l’agrée. Il a été tué par un groupe injuste. Al-Houcayn (^alayhi s-salam) était mort, martyr, heureux ; il avait cinquante-six ans. Il était l’un de ces hommes illustres qui a gagné le statut de martyr. Il était au nombre de ces martyrs qui ont été véridiques dans leur engagement à l’égard de Dieu, ils ont ainsi gagné l’agrément de Dieu et la récompense de Sa part. Allah a accordé pour Ses martyrs les hauts degres et la grande récompense au Paradis.

L‘Imam Al-Houçayn était né la quatrième année de l’Hégire, le mois de Cha^ban. Et il avait cinq enfants : ^Aliyy le grand, ^Aliyy le petit, Ja^far, Fatimah et Sakinah. C’était un imam de grand mérite. Il était mieux, il était ascète et il était pur. Il avait hérité des caractères de son grand-père, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le mérite de ce grand imam et des événements de sa vie sont très nombreux et multiples. Parmi ce qui est rapporté au sujet de Al-Houçayn et son frère Al-Hasan, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rapportée par At-Tirmidhiyy, qui signifie :

“ Al-Hasan et Al-Houçayn ce sont les maîtres des jeunes gens du Paradis “.

Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit d’eux ce qui signifie :

“ Ce sont mes deux sources de plaisir dans ce bas monde “.

Et il a dit (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :

“ Ce sont mes enfants, celui qui les aime m’aura aimé “.

Ce sont eux qui ressemblaient le plus au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Et parmi les paroles de l’imam Al-Houçayn, que Allah l’agrée, il y a sa parole :

« Celui qui est généreux il sera considéré comme un maître et celui qui est avare il sera humilié ».

Il y a un hadith qui est parvenu au sujet des meilleures des femmes. C’est un hadith qui a été rapporté par Ibnou ^Abdi l-Barr et d’autres, tout comme dans le commentaire de Al-Boukhariyy, livre de Al-fada’il et il a une chaîne de transmission qui est du degrés du Sahih. Le hadith est

“ Les meilleures des femmes sont Maryam, ensuite Fatimah, ensuite Khadijah, ensuite Aciyah “.

Les meilleures des femmes sont Maryam c’est-à-dire la mère de ^Iça, ensuite Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Al-Hasan et Al-Houçayn, puis Khadijah et Aciyah. Ce hadith il est Sahih.

Khadijah c’est l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la mère de Fatimah, et Aciyah c’est l’épouse de Pharaon celui qui voulait tuer Mouça (^alayhi s-salam), elle était musulmane et elle était une sainte. Pharaon l’a tuée lorsqu’il a su qu’elle était croyante. À l’époque, il était permis à une musulmane d’épouser un non-musulman mais dans la loi du Prophète Mouhammad c’est interdit à une musulmane d’épouser un non-musulman.

 

Quant à l’autre hadith qui signifie :

“ Fatimah c’est la maîtresse des gens du Paradis sauf Maryam la fille de ^Imran “, ce hadith a été rapporté par Al-Hakim et d’autres. Il ne contredit pas le premier.

Concernant Maryam, Dieu a fait l’éloge de Maryam la mère de ^Iça, dans Sa parole dans le Qour’an qui signifie :

“ Allah a accordé à Maryam un mérite supérieur aux autres, Il l’a élue (c’est-à-dire choisie) “.

Concernant Fatimah et la famille du Prophète en général, Allah dit ce qui signifie :

“ Pour éloigner de vous la mécréance, vous la famille du Prophète et pour vous purifier “, donc il y a une différence entre l’istifa’ le choix et la sélection, le fait d’accorder un grand mérite et at-taT-hir de purifier, de les purifier de la mécréance.

Le fait de leur accorder un grand mérite et les choisir est supérieur au fait de les purifier. Pourquoi ? Parce que le choix al-istifa a été cité au sujet de Maryam et il a été cité aussi au sujet de prophètes par la parole de Allah qui a dit ce qui signifie :

“ Allah a choisi et a accordé un mérite à ‘Adam, à Nouh, à la famille de ‘Ibrahim et à la famille de ^Imran “, donc vous voyez l’istifa est supérieur à at-taT-hir. C’est pour cela que nous disons que Maryam a un degré supérieur au degré de Fatimah.

Question précieuse : La femme si elle est embellie et parfumée et qu’elle donne un cours à des hommes et à des femmes et qu’elle met l’intention dans son coeur de rechercher la récompense par l’enseignement qu’elle donne alors elle a des récompenses par l’enseignement qu’elle donne. Mais le fait de sortir de sa maison embellie et parfumée, elle n’a pas à rechercher des récompenses par sa sortie ainsi. Et l’embellissement qui est déconseillée c’est l’embellissement qui est exagéré. Mais l’embellissement qui est léger il n’est pas déconseillé. Le fait d’exagérer dans l’embellissement c’est cela qui est déconseillé. Cependant, si cet embellissement exagéré, elle le fait parce qu’elle va donner cours à des femmes qui ne vont pas accepter d’elle si elle ne s’embellit pas de la sorte, alors il n’y a plus de caractère déconseillé pour cela. Il y a des femmes si elle vient leur donner cours de manière simple et sans embellissement exagéré elles ne vont pas accepter. Si elles n’acceptent que si elle vient avec un embellissement exagéré au-delà de ce qui est simple, alors il n’y a plus de caractère déconseillé.

L’embellissement exagéré c’est ce qui attire le regard. Mais le fait que la femme sorte avec un embellissement qui est léger, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela.

À notre époque, on vit parfois des événements qui sont étonnants et surprenants. Qu’est-ce que les savants ont dit à propos de ce qu’ils appellent Halloween :

D’après le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée lui et son père, il a rapporté que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Celui qui fait des choses pour se faire ressembler à des gens, alors il est comme eux, il fait partie des leurs “. Cela a été rapporté par Abou Dawoud.

Que l’on sache que fêter ce qu’ils appellent Halloween c’est interdit, haram. C’est une fête qui est rémanente des fêtes des celtes qui étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale à l’époque de bronze environ 1500 années avant le calendrier romain c’est-à-dire avant le christianisme et c’était des peuples qui étaient des idolâtres. Les celtes étaient des idolâtres.

Allah dit ce qui signifie : “ Tu ne trouves pas des gens qui sont véritablement croyants en Dieu et au Jour Dernier qui cherchent à être ami et à faire la même chose que ceux qui prennent Allah et Son Messager pour ennemi “.

Parmi les savants qui ont expliqué le verset (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) il y a Abou l-^Aliyah Rafi^ Ibn mahran mort en 93 de l’Hégire, il y a Taws Ibnou Qaysan qui est mort en106 de l’Hégire, il y a Mouhammad Ibn Sirin qui est mort en 110 de l’Hégire, il y a Ad-Dahak Ibn Mouzihin qui est mort en l’an 100 de l’Hégire, il y a Ar-Rabi^ Ibn ‘Anas qui est mort en l’an 139 de l’Hégire et d’autres ont expliqué la parole de Allah : (wa l-Ladhi la yach-hadouna z-zouur) c’est-à-dire ceux qui n’assistent pas aux fêtes des associateurs.

Abou l-Qacim Hibatou l-Lah fils de Al-Houçayn AtTabariyy le chaféite mort en 418 de l’Hégire a dit :

“ Il n’est pas permis aux musulmans d’assister aux fêtes des incroyants parce qu’ils commettent des choses qui sont blâmables et ils sont sur l’erreur. Les gens de vérité se mélangent aux gens qui sont blâmables sans les reprendre, sans les blâmer, sans les réprimander pour ce qu’ils font ils seront comme des gens qui sont satisfaits de ce qu’ils font et qui préfèrent le blâmable à ce qui est bon, et nous craignons alors que le châtiment de Allah ne s’abatte sur eux et qu’il n’englobe la totalité d’entre eux. “ Nous demandons à Allah qu’il nous préserve de Son châtiment.

Parmi les références historiques, certains disent que ce jour qu’ils appellent Halloween ou la fête des barbares chez les chrétiens est une particularité liée à leur croyance et à leur religion et à ce qu’ils considèrent comme des prêtres chez eux. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils faisaient peur ainsi aux sorcières en Irlande. Et maintenant de nos jours, les télévisions ainsi les gens pour sortir et acheter et commémorer cela. Il est donc interdit dans la Loi de commémorer cette fête. Il est donc interdit de fêter cela dans la loi de l’Islam car il y a en cela une ressemblance aux associateurs.

Le mieux c’est plutôt de faire acte de bienfaisance à un pauvre qu’il soit musulman ou non-musulman, cela comporte des récompenses au lieu d’acheter des masques qui font peur ou d’imiter ce que font ces non-musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt considéré.

Que Allah nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.

Parfum pour les femmes et entretien des relations avec les proches parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 1, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler de ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy ce qui a pour sens : « Allah agrée pour Ses esclaves qu’ils soient modérés », c’est-à-dire qu’ils ne rendent pas licite ce qui est interdit et qu’ils n’interdisent pas ce qui est licite. Allah agrée de Ses esclaves qu’ils disent à propos de ce qui est interdit qu’il est interdit et à propos de ce qui est licite qu’il est licite.

Quant aux extrémistes, ceux qui interdisent les choses en se référant à leurs passions, ceux-là Allah n’agrée pas leur pratique. Et l’inverse également Allah ne l’agrée pas, c’est-à-dire ceux qui rendent licite ce qui est interdit. Dans de nombreux pays, certaines personnes interdisent certaines choses quand cela ne convient pas à leurs passions, à leurs plaisirs à eux. En contrepartie, ils se rendent licites des choses qui leur ont plu alors qu’elles sont interdites dans la religion agréée par Dieu. Ce qui est en accord avec leurs passions, ils le considèrent licites, et ce qui contredit leurs penchants ils l’interdisent. Ces gens-là auront un grand malheur au jour du jugement, ils seront châtiés. La langue, au jour du jugement, celui qui en dispose en sera interrogé. S’il a utilisé sa langue pour dire des choses que Dieu agrée, il aura des récompenses et des bonnes actions. Quand à celui qui a utilisé sa langue pour rendre licite ce que Allah a interdit à Ses esclaves ou qui a utilisé sa langue pour interdire ce que Allah a rendu licite à Ses esclaves, celui-là malheur à lui au jour du jugement.

Le Hafidh An-Nawawiyy, savant très connu chez les chaféites comme un feu au-dessus d’une montagne. Avant, pour prévenir que Ramadan avait débuté, il n’y avait pas de téléphone ou de moyen de communication, qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils allumaient un feu en hauteur pour que les gens le voient et sachent que c’est un signe d’une information et ceci est relayé d’un point à un autre. Le Hafidh An-Nawawiyy est connu comme un signe que quelqu’un de loin peut voir. Ceci est le Hafidh An-Nawawiyy. Qu’est-ce que ce savant très connu a dit ? Dans son livre Charhou l-mouhadh-dhab, il a dit : « Paragraphe si une femme veut sortir pour se rendre dans une mosquée, il est déconseillé pour elle qu’elle se parfume et il lui est déconseillé également des vêtements luxueux. » Cette parole veut dire que se parfumer ou mettre des vêtements luxueux pour la femme qui veut se rendre à la mosquée, ce n’est pas interdit mais c’est déconseillé. Elle n’a pas commis de péché, c’est uniquement déconseillé. Exception est faite, si la femme en s’embellissant, en se parfumant, son objectif est de provoquer les hommes, dans ce cas-là c’est un péché. Mais si ce n’était pas pour provoquer les hommes, si c’était pour un autre objectif, alors ce n’est pas un péché.

Dans certains pays, il y a des gens qui prétendent être des chaykhs et qui prétendent être des savants, ils interdisent dans l’absolu à la femme de sortir parfumée, que son intention soit de provoquer les hommes ou que ce soit pour se faire belle afin d’être contente d’elle-même, ils lui interdisent, malheur à eux dans ce bas-monde. Et parmi eux, tellement ils n’ont pas de scrupule pour calomnier cette religion, ils ont prétendu qu’il y a unanimité sur le fait qu’il est interdit à la femme de sortir embellie ou parfumée. Notre chaykh a dit : « Ces gens-là, que Dieu nous en préserve, je ne sais pas comment ils osent porter la joubbah du chaykh, le turban du chaykh. Je ne sais pas dans quel sens ils mettent ce vêtement. Qu’est-ce qu’ils ont étudié ? Pourquoi ils disent ces choses-là contraires à la religion parce que cela plaît à leurs passions ». L’un d’entre eux a dit cela dans une mosquée, devant tout le monde. Ils n’ont pas honte ! Ils n’ont pas peur du châtiment de Dieu au jour du jugement. Ils rendent illicites des choses alors qu’elles sont licites. L’un d’entre eux, on lui a amené la preuve du contraire de ce qu’il a dit. Quelqu’un lui a montré. Après qu’il ait essayé de feinter, il a avoué et il a dit : « Oui c’est vrai, c’est une erreur de ma part ». Après avoir dit aux gens qu’il y a unanimité puis qu’il ait eu la preuve, il a dit : « Oui c’est une erreur de ma part ». Unanimité veut dire toutes les écoles. Pourquoi il s’est empressé de dire quelque chose de faux ? Pourquoi il s’est vêtu avec les vêtements des macha’ikhs, avec une joubbah et une ^imamah ? Pour calomnier la religion agréée par Allah. Pourquoi il n’empêche pas sa langue de dire des choses fausses ?

La preuve que c’est déconseillé.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim, en s’adressant aux femmes, ce qui signifie : « Si l’une d’entre vous va à la mosquée alors qu’elle ne se parfume pas ».

Et la preuve également c’est un hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Dawoud et d’autres, qui signifie : « N’empêchez pas les femmes esclaves de Dieu de se rendre aux mosquées agréées par Dieu, mais qu’elles sortent sans être parfumées ». Le sens de ce hadith est n’empêchez pas les femmes de se rendre à la mosquée mais qu’elles ne soient ni embellies ni parfumées. Sinon, si elles sont embellies ou parfumées, c’est déconseillé uniquement mais ce n’est pas interdit. Le déconseillé, si la personne l’évite parce qu’il est déconseillé elle gagne des récompenses mais si elle fait ce qui est déconseillé, elle ne s’expose pas à un châtiment. Tandis que l’interdit, celui qui le commet s’expose à un châtiment et celui qui l’évite parce que c’est interdit alors il gagne des récompenses.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. Al-‘ithmid est une poudre qui est brune. C’est recommandé que la personne mette du ‘ithmid dans les yeux, tous les soirs. C’est le ‘ithmid qui est de couleur brune, marron, c’est celui-ci qui est recommandé. Quant à celui qui est noir, celui-là est pour s’embellir. Le noir n’a pas le même jugement que le marron. Le marron c’est celui-ci qui est recommandé. Le noir celui qui veut en mettre qu’il en mette, et celui qui veut ne pas en mettre qu’il n’en mette pas. Le ‘ithmid qui est brun, celui que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mettait dans ses yeux tous les soirs, non seulement il est recommandé mais en plus il est bénéfique. Il comporte des choses utiles. Dans le hadith rapporté par ‘Ahmad, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Mettez du ‘ithmid dans les yeux car il fait pousser les cils et il améliore la vue ».

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait une vue plus forte que n’importe qu’elle personne et malgré cela, il mettait du ‘ithmid dans les yeux. Il mettait du kouhoul chaque nuit.

Par ailleurs, faire la prière en assemblée c’est quelque chose de recommandé pour la femme, ce n’est pas obligatoire, ce n’est pas comme pour les hommes. Les savants ont dit ce jugement, c’est que le Messager lui-même a autorisé à une femme qui s’appelle Oummou waraqah de diriger les femmes de sa famille dans la prière, c’est rapporté dans les sounan de Abou Dawoud et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad. C’était une femme compagnon, une femme qui a rencontré le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Une femme de Médine. Le Messager lui a autorisé les femmes, et non les hommes, dans la prière. Pour ce qui est de l’appel à la prière ; s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy (c’est-à-dire un homme qui peut être un mari pour elle) elle peut le faire mais elle n’élève pas la voix fort comme l’homme. A plus forte raison, Al-‘iqamah (l’annonce à la prière) s’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy, elle peut la faire.

S’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy quand elle va faire la prière, la femme peut réciter à haute voix mais pas comme les hommes, plus bas que les hommes. S’il n’y a que des femmes ou bien s’il y a son fils à elle par exemple. Tant qu’il n’y a pas d’homme ‘ajnabiyy en sa présence. Par contre, s’il y a des hommes ‘ajnabiyy elle n’élève pas la voix, elle récite à voix basse. Il y a aussi un autre hadith, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il a dit ce qui signifie : « Si les femmes vous demandent de faire la prière de nuit à la mosquée, alors autorisez-leurs ».

Si quelqu’un vient vous dire : « Mais Abou Hourayrah a vu une fois une femme qui avait une forte odeur de parfum et il lui a dit « Ou tu vas comme ça femme ? », elle lui a dit « je vais à la mosquée » et Abou Hourayrah lui a dit « Avec un tel parfum ? Retourne chez toi, lave toi d’abord ». Cela ne veut pas dire que c’est interdit lorsqu’il lui a dit « retourne chez toi ». Ce n’est pas cela le sens de la parole de Abou Hourayrah mais le sens c’est que c’est déconseillé. C’est comme si Abou Hourayrah a dit à cette femme : « Si tu veux aller à la mosquée sans être dans le déconseillé, rentre chez toi et enlève l’odeur du parfum en te lavant, puis va à la mosquée ». C’est cela la signification de la parole de Abou Hourayrah. Le sens ce n’est pas que c’est interdit mais le sens est que si elle retourne à la mosquée en ayant enlevé le parfum alors ce sera conforme à la Loi et ce n’est pas déconseillé.

Il y a un hadith rapporté par ‘Ahmad que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », cela veut dire qu’elle ressemble à celle qui est fornicatrice mais cela ne veut pas dire que c’est le même péché que la fornicatrice, car la fornication est un grand péché tandis qu’ici il s’agit d’un petit péché. Le petit péché n’est pas comme le grand péché.

Il y a une autre version de ce même hadith, d’après Abou Hourayrah rapporté par At-Tirmidhiyy dans lequel le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « La femme lorsqu’elle sort parfumée et qu’elle passe auprès d’une assemblée alors elle est comme fornicatrice », cela sous-entend que son objectif était de provoquer les gens de cette assemblée. Son intention était d’attirer l’attention des hommes par son odeur pour qu’ils tombent dans le péché. Lorsqu’ils vont sentir son odeur peut être vont-ils tomber dans un regard interdit ou dans une parole interdite, ou autre. Son objectif à elle était donc de les inciter à l’interdit. Cette version du hadith de Abou Hourayrah est expliquée par la version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy dans Sounan An-Naça’iyy, toujours d’après le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), le hadith signifie :

« Toute femme qui sort de chez elle parfumée et qui passe auprès des hommes pour qu’ils sentent son odeur (c’est-à-dire pour les provoquer au péché), alors elle est comme celle qui est fornicatrice », dans cette version le Prophète a dit : « Li yajidou rihaha », c’est-à-dire pour qu’ils sentent son odeur, pour qu’elle les provoque au péché.

En d’autres termes, si son objectif n’était pas de provoquer les hommes au péché alors elle ne tombe pas dans le péché.

La version de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, c’est-à-dire dans ce qu’il a entendu du Messager de Allah, il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Tandis que dans la version de Abou Hourayrah il n’y a pas cette précision, il a dit en général toute femme qui sort parfumée et qui passe auprès d’une assemblée, elle est comme fornicatrice. Cette deuxième version est ramenée à la première dans laquelle il y a la précision pour que les hommes sentent son odeur. Ceci est une science. Il s’agit de concilier entre les deux hadiths, les paroles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne se contredisent pas.

Quant à ceux qui ne connaissent pas la science du hadith, simplement ils passent sur un hadith dans un livre par exemple, ils le prennent à la lettre et ils l’expliquent d’une manière qui n’est pas correcte ; ces gens-là sont en train de falsifier la religion agréée par Allah. Malheur à eux au jour du jugement.

Ces gens-là ils sont en train de déformer la religion car il y a de nombreux versets, celui qui les interprète d’une manière déplacée, il sort de l’Islam. Egalement il y a de nombreux hadith du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il ne suffit pas de dire « Allah a dit, le Messager a dit ». Il s’agit de donner au verset, à la ‘ayah, son sens véritable. Il ne s’agit pas de citer et de donner un sens qui n’est pas correct.

Comme certains ils sortent de l’Islam parce qu’ils ont mal interprété le verset : « Al-Fitnatou ‘achaddou mina l-qatl ». Al-Fitnah dans ce verset ce n’est pas la zizanie entre les gens. On ne dit pas que semer la zizanie c’est plus grave que de tuer. L’homicide est plus grave que la zizanie. Ces gens-là lorsqu’il y a une zizanie, ils récitent ce verset et ils croient que ce qui tu as fait là c’est plus grave que d’assassiner. Ils sortent de l’Islam. Dans ce verset, Al-Fitnah veut dire Ach-Chirk. Il ne s’agit pas de dire « Allah a dit » sans comprendre.

Observez les deux hadiths précédents, les deux versions. Celui qui n’a pas appris s’il voit le hadith de Abou Hourayrah, il va sortir un jugement en interdisant ce que Dieu a rendu licite. Il va dire dans l’absolu qu’il est interdit à la femme de sortir parfumée et embellie. Il n’a pas saisit la subtilité du hadith et il n’a pas connaissance de la précision qui se trouve dans le hadith de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy.

Ce qui compte c’est de donner au hadith son sens véritable et de donner aux versets le sens correct et véritable, c’est cela qui donne la récompense. Mais citer un verset en lui donnant un autre sens que ce qui est correct ou citer un hadith hors de son contexte de manière déplacée pour lui donner un sens erroné, ceci mène à la perte ; que Dieu nous en préserve.

Que l’on sache que rompre les relations avec les proches parents est un grand péché selon l’unanimité et ce péché c’est un péché du corps.

Comment dit-on qu’il y a rupture avec les proches parents ? Lorsque ton proche parent se languit de toi et qu’il sent que tu l’as laissé de côté, comme si tu l’as abandonné. Soit parce que tu ne soutiens plus tes proches parents financièrement alors qu’ils sont dans le besoin, soit tu ne leur rends pas visite sans excuse.

Une excuse c’est comme par exemple s’il n’a plus les moyens de les soutenir ou alors il a les moyens financiers mais il a d’autres priorités qui sont des priorités selon la Loi de l’Islam et non pas selon les passions.

Qui sont les proches parents ? Ce sont les grands parents, les oncles et tantes paternels et leurs enfants, et les oncles et tantes maternelles et leurs enfants. Tous ceux-là sont appelés proches parents.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui a plus de mérite ce n’est pas celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui. Celui qui a le plus de mérite c’est celui qui entretient les relations avec son proche parent qui a coupé les liens avec lui ».

Dans ce hadith, il y a l’indication que lorsque quelqu’un entretient les relations avec son proche parent qui les a rompus avec lui il a plus de mérite que celui qui entretient les relations avec son proche parent qui les entretient avec lui, parce que le premier fait preuve d’excellence de comportement. Celui qui agit en bien avec celui qui agit en mal, il fait preuve d’excellence de comportement, comportement qui a été fortement encouragé dans la Loi de l’Islam.

La rupture des liens avec les proches parents à lieu par exemple en leur faisant mal ou en cessant de les visiter dans excuse de sorte que leur cœur va ressentir ce manque. Ils vont se sentir écartés. Deuxième cas de figure, ses proches parents sont dans le besoin et lui il a de l’argent en plus de ses besoins, il peut les aider et malgré cela il les laisse dans le besoin.

Allah dit dans sourat An-Niça’, le verset n°1 ce qui signifie : « Craignez Dieu en entretenant les relations avec vos proches parents », et dans un autre verset ; dans les versets 22 et 23 de sourat Mouhammad, Allah a décrit ceux qui rompt les liens avec leurs proches parents comme étant des gens que Allah a rendu sourds et aveugles et Allah les maudit.

Et AtTabaraniyy et Al-Bazzar ont rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ».

Et dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance, qu’il entretienne les liens avec ses proches parents ».

Et dans le hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après le compagnon Joubayr Ibnou Mout^im (que Allah l’agrée) le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Quelqu’un qui rompt les liens avec ses proches parents, n’entrera pas au paradis (parmi les premiers) ».

Sache que ton proche parent, si tu as la capacité de lui rendre visite, il est indispensable que tu lui rendes visite. Si tu as la capacité de lui rendre visite, cela ne suffit pas que tu lui passes le salam par quelqu’un d’autre, comme en disant : «  passe le salam à Untel de ma part ». Mais pour un certain temps cela suffit de lui passer le salam, mais pas tout le temps, il faut que tu ailles lui rendre visite. Mais le fait que lui et son proche parent se trouvent dans la même ville et qu’un an s’écoule, deux ans s’écoulent, trois ans s’écoulent, et il ne va pas lui rendre visite alors qu’il peut lui rendre visite, cela s’appelle rompre les relations avec les proches parents. Mais si son proche parent ne veut pas qu’il vienne dans sa maison, et lui il sait cela alors dans ce cas il ne va pas chez lui car il n’accepte pas, mais il reste qu’il lui passe le salam ou il lui envoie un écrit. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent seulement aux deux fêtes de Aïd, pour eux cela n’est pas considéré comme une rupture, cela suffit. Cela dépend des gens, des coutumes. Dans certains pays, si quelqu’un va rendre visite à son proche parent et que lorsqu’il y a un mariage ou un décès il va le voir, ils considèrent qu’il n’y a pas de rupture, c’est suffisant. Ceci dans le cas où la personne n’a pas d’excuse. Par contre, si quelqu’un a une excuse, par exemple il est à l’étranger et s’est absenté cinq années, de temps à autre il leur transmet le salam par quelqu’un, dans ce cas il ne tombe pas dans la rupture avec ses proches parents.

Parmi les excuses pour ne pas tenir les relations avec ses proches parents, il y a qu’il ait entendu d’un de ses proches parents une apostasie comme s’il a entendu que son proche parent a insulté Dieu ou les prophètes, ou les anges ou qu’il a rabaissé le Qour’an. Dans ce cas, ce n’est pas un devoir pour lui d’entretenir les liens avec un apostat membre de sa famille. Il est également permis de rompre les relations avec son proche parent si son proche parent est pervers, s’il commet les grands péchés. Par exemple s’il commet la fornication ou s’il boit de l’alcool ou s’il ne fait pas la prière. Cependant, il l’avertit avant de rompre les relations de la raison de cette rupture pour le réprimandé, pour le blâmer pour ses mauvaises pratiques. Il lui dit : « Je ne te parle et je ne te visite plus parce que tu fais telle chose ».

Dans le hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Celui qui veut que Allah lui accorde une large subsistance et que sa vie soit longue, qu’il entretienne les relations avec ses proches parents ». Que sa vie soit longue c’est-à-dire que Allah lui accorde la réussite à faire beaucoup de bien en peu de temps. Celui à qui Allah accorde de faire beaucoup de bien en peu de temps c’est comme s’il a vécu longtemps.

Dans un hadith rapporté par Al-Qoudariyy dans son Mousnad, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Entretenir les relations avec ses proches parents rallonge la vie », rallonge la vie veut dire que Allah sait de toute éternité que s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents il n’aurait pas vécu aussi longtemps. La science de Allah englobe toute chose. Allah sait même les choses qui n’ont pas eu lieu, si elles avaient eu lieu comment elles auraient été. Allah sait ce qui a eu lieu, ce qui a lieu et ce qui aura lieu au paradis et en enfer, et Il sait ce qui n’a pas eu lieu comment il aurait été s’il avait eu lieu. Allah sait que cet homme qui a entretenu les relations avec ses proches parents aurait vécu moins longtemps s’il n’avait pas entretenu les relations avec ses proches parents. Et Allah sait qu’il allait entretenir les relations avec ses proches parents. Il a voulu qu’il les entretienne et qu’il vive plus.

Ne pas dévoiler

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

D’après ^A‘ichah (que Allah l’agrée), elle a dit : «  Nous étions toutes les épouses du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) auprès de lui. Aucune ne manquait. C’est alors que Fatimah la fille du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était arrivée, elle marchait et sa marche était absolument identique à la marche du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Quand le Messager a vu sa fille, il lui a fait bonne accueil. Il lui a dit (ce qui signifie) :  « Bienvenue à ma fille ! », puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche (^A‘ichah a douté). Puis il lui a dit quelque chose à voix basse sans que les autres entendent, et elle s’est mise à pleurer à chaudes larmes. Quand il a vu qu’il était triste, il lui a dit quelque chose à voix basse et elle s’est mise à sourire. » ^A‘ichah a alors dit à Fatimah (que Allah les agrée toute les deux) : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’entre toute les femmes il t’a dit quelque chose à toi et toi tu te met à pleurer. » Quand le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit, ^A‘ichah a dit à Fatimah : « Qu’est-ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) t’a dit? », c’est alors que Fatimah à répondu à ^A‘ichah : « Je ne veux pas dévoiler le secret du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) », il lui avait dit à voix basse donc c’était pour que les autres ne l’entendent pas. ^A‘ichah a dit que après le décès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle est partit voir Fatimah à nouveau et lui a dit : « Je te demande avec insistance et j’aimerais que tu prenne en compte le droit que j’ai sur toi (c’est-à-dire le fait qu’elle soit l’épouse de son père). Dis-moi ce que le Messager t’a dit l’autre jour. » Fatimah lui a dit : «  Maintenant (que le Messager est mort) je peux te le dire. La première fois quand le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) m’a dit quelque chose à voix basse, il m’a dit que Jibril révisait le Qour’an avec lui une ou deux fois par an et que cette année il l’a révisé deux fois. Le Prophète a dit :  «  S’il la fait deux fois cette année, je crois que c’est parce que je vais bientôt mourir. Alors fais preuve de piété à l’égard de Dieu et patiente, je serais un bon prédécesseur pour toi (c’est-à-dire je vais te précéder pour la mort mais tu viendras après)» C’est pour cela que tu m’as vu pleurer.». Puis pour la consoler le Prophète lui avais dit : «  Ô Fatimah, ne serais tu pas heureuse si je t’annonce que tu es la meilleure des femmes de cette communauté . » Fatimah dit à ^A‘ichah à ce sujet : « C’est alors que tu m’as vu sourire. » Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Ainsi notre dame Fatimah fille du Prophète et de son épouse Khadijah, est la meilleure des femmes de cette communauté, tout comme notre dame Maryam mère de notre maître ^Iça est la meilleure des femmes de toute l’humanité, de toutes les communautés. Et la femme qui a le plus de science religieuse de toute l’humanité est notre dame ^A‘ichah.

Avec ce caractère, à savoir le fait de ne pas dévoiler le secret d’autrui, il se peut que tu gagnes le pardon de tes péchés.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui lave un mort et qui s’acquitte de son devoir envers lui (c’est un devoir de laver le mort musulman, le mettre dans un linceul, faire la prière en sa faveur et l’enterrer) et qui ne dévoile pas le secret qu’il voit de lui, il sortira de ses péchés comme quand sa mère l’a mise au monde », rapporté par Ahmad dans son Mousnad.

Regardez le bienfait de laver le corps du mort, de ne pas dévoiler son secret, ceci te permet d’avoir tous tes péchés pardonnés.

Ne pas dévoiler le secret des croyants, c’est un signe de foi complète. Le croyant est respectable, tu ne vas pas le dévoiler. Ne pas dévoiler les secrets des croyants c’est un signe de complétude de la foi.

D’après le compagnon Anas Ibnou Malik (Que Allah l’agrée), le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il n’y a pas de doute que tu attends de ton frère qu’il ne dévoile pas tes intimités, c’est quelque chose de connu que tu t’attende à ce que ton frère ne dévoile pas tes intimités et qu’il ne cite pas tes défauts. Et si tu vois que ton frère ne se comporte pas comme tu le souhaites, c’est-à-dire qu’il cite tes défauts et qu’il dévoile tes intimités, tu vas être très en colère contre lui, tu ne vas pas apprécier que ton frère dévoile tes défauts. Si toi tu t’attends à ce que ton frère ne dévoile pas tes défauts, pourquoi serais-tu étonné de son comportement si toi tu ne lui cache pas ses défauts, toi à ton tour tu dévoile ses secrets. Beaucoup de gens attendent que les autres se comportent avec eux d’une certaine manière alors que eux ils ne se comportent pas avec les autres de cette manière-là. Si eux diffusent les secrets des gens pourquoi ils s’étonnent et s’attendent à ce que les gens ne diffusent pas leurs secrets. Ces gens-là sont semblables à ceux que Allah a blâmé dans le Qour’an, dans sourat Al-Moutafifin par Sa Parole qui signifie : «  Malheur à ces moutafifin, ce sont des gens qui lorsqu’ils vont acheter leur marchandise chez les gens, ils vont prendre tout leur droit, mais lorsqu’ils vont vendre ils vont diminuer, ils vont tromper les gens ». Ils veulent que les gens ne dévoilent pas leur secret tandis que eux ils dévoilent le secret des gens.

Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Moustadrak de Al-Hakim que notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui qui voit une intimité d’un musulman et il la cache, alors sa récompense est semblable à celui qui tire de sa tombe une fille qui a été enterrée vivante ».

Il y a un saint qui se nomme Hatim Al-Asamm, Al-Asamm signifie le sourd. Lui n’était pas sourd mais il a été surnommé ainsi car une fois il était dans un commerce, en étant soit commerçant soit vendeur et il y a une femme qui est entré pour acheter quelque chose. Cette femme a laissé échapper un gaz qui a émis un bruit, elle a eu honte. Lorsqu’elle s’est avancé vers lui pour lui demander quelque chose, il lui a dit : « Hein ?! Quoi?! Qu’est-ce que tu dis ? ». Il lui a fait croire qu’il était sourd, elle a été apaisée. Observez l’élégance de ceux qui ont atteint la sainteté. Celui qui prend connaissance de l’intimité d’un musulman et ne la dévoile pas, il est semblable à celui qui sort de sa tombe une fille enterrée vivante.

Ce hadith est sahih. Il nous annonce que celui qui voit une intimité, quelque chose qui peut être source de pudeur ou qui dérange le musulman, il n’aime pas qu’on en prenne connaissance et quelqu’un en prend connaissance, si quelqu’un ne la dévoile pas, la dissimule, il ne la propage pas aux gens, il aura une récompense comme la récompense de celui qui sauve une petite fille qui a été enterrée vivante. Les arabes dans la jahiliyyah enterraient leur fille vivante par honte, c’était une source de problèmes selon eux.

Le fait de dévoiler un secret peut être une source de rupture entre un musulman et sa famille ; et ceci va détruire les liens familiaux et sociales.

Mouslim et Abou Dawoud ont rapporté du compagnon Abou Sa^id Al-Khoudriyy (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Parmi les plus mauvais des gens au jour du jugement, c’est le cas d’un homme qui épouse une femme, il lui donne ses secrets et elle lui donne ses secrets, puis il va divulguer les secrets de sa femme. » Les choses qui sont intimes à elle, il va en parler aux gens, celui-là fait partie des pires des gens. C’est-à-dire il dévoile ce qui se passe lorsqu’un homme et son épouse sont seuls dans l’intimité.

Il a été rapporté à propos de quelqu’un parmi les gens de mérite qu’il fut été interrogé au sujet d’une femme qui était son épouse mais qu’il a divorcé. Elle s’est mariée avec quelqu’un d’autre. Les gens ont voulu savoir comment elle était. Certains ont une curiosité déplacée. Il leur a dit : «  Pourquoi voulez-vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? ». Regardez comment ne pas divulguer le secret d’autrui. C’est cela la signification de ne pas dévoiler le secret d’autrui.

^Oumar Ibnou ^Abda l-^Aziz (que Allah l’agrée) a dit : «  Les cœurs sont des récipients pour les secrets. Les lèvres sont les serrures de ces secrets et les langues sont les clés, alors que chacun préserve bien les clés de son secret. »

Ton secret, si tu n’es pas capable de le garder chez toi et que tu le confie à autrui, sache que autrui ne fera pas mieux que toi. Si toi tu n’as pas réussi à garder, comment tu espères que les autres vont te le garder.

Celui qui est censé, il convient qu’il enfouisse son secret et qu’il ne laisse apparaître que ce qu’il veut faire apparaître. Il ne va pas agir en secret pour faire des choses qu’il n’aimerait pas que les gens voient ; parce que même si les gens ne le voient pas, Allah le voit. Rien n’échappe à la Science de Allah.

Ibnou Hibban a rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Allah a révélé à notre maître Ibrahim dix livrets et il a cité dans ces livrets que celui qui est censé devrait être conscient de ce qui se passe à son époque (par exemple : il sait qu’il y a un groupe égaré qui s’appelle les wahhabites et que ces gens-là diffusent une croyance qui est fausse que Allah est dans le ciel alors que la croyance qui est correcte c’est que Dieu est sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps. Il est également conscient que il y a un partie qui s’appelle les frères musulmans qui déclarent mécréants ceux qui n’appliquent pas la Loi islamique et que leur croyance est contraire à la croyance de l’Islam. Il est conscient qu’à son époque il y a un partie qui s’appelle Hizbou tahrir qui prétendent que l’Homme est créateur de ses actes et cela aussi c’est un mécréance. Celui qui est conscient n’est pas déconnecté.), et il veille à corriger son état (il apprend ce qui est obligatoire et il l’accomplit, il apprend ce qui est interdit et il évite les péchés) et il préserve sa langue. » Il ne va pas trop parler sauf pour ce qui lui est profitable. Celui qui a su qu’il sera interrogé sur ses œuvres et aussi sur ses paroles alors il ne va pas dire ce qui sera une source de honte ou de regret au jour du jugement.

 

Notre belle religion respecte le vivant et le mort, et c’est une religion qui diffuse les caractères méritoires chez les gens. La plus grande des grâces, le plus grand des bienfaits que Dieu accorde aux gens c’est d’être musulman. Et cette grâce est suffisante. Celui qui a obtenu l’Islam c’est comme s’il n’avait été privé de rien du tout. Ce bienfait, le fait d’être musulman, celui qui le conserve toute sa vie du bas-monde et jusqu’à mourir ainsi, il sera heureux dans sa tombe et dans l’au-delà.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse mourir sur la Loi qu’Il agrée et qu’Il nous ressuscite au Jour du Jugement sur cette religion.

Parmi les conseils, il y a que l’un d’entre nous ne prenne pas pour compagnon quelqu’un qui l’éloigne de la piété parce que ce compagnon peut l’entraîner au mal. Ne tenez la compagnie que de quelqu’un qui aide dans l’accomplissement de la religion. Et ne regardez pas beaucoup la télévision. La télévision aujourd’hui et même les écrans comme internet, beaucoup de choses enseignent la corruption. C’est quelque chose qui égare l’esprit. Celui qui regarde tout le temps tout le temps la télé, son âme va avoir un penchant pour les loisirs et pour les péchés. Il va être enclin aux loisirs et aux péchés. Son esprit va s’éloigner de l’objectif qui est de conserver la religion. Son état va empirer. Pour cela le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne cherche la compagnie que du croyant qui est pieux. », c’est-à-dire en priorité tient la compagnie du pieux, celui qui ne t’emmène pas vers le péché mais au contraire qui t’emmène vers le bien. Certains élèves lorsqu’ils sont jeunes, lorsqu’ils voient la télé leur âme est corrompue. Leurs cœurs et leurs âmes pourrissent et ils sont emmené vers la corruption, vers leur perte. S’il tient la compagnie de quelqu’un qu’il ne tienne pas la compagnie de quelqu’un qui va lui corrompre sa religion. Recherchez la compagnie de celui qui a un bon état ; que ce soit l’élève avec les élèves à l’école, les étudiants avec les étudiants à l’université, les gens au travail, les femmes avec leurs voisines, les hommes avec leurs voisins ; recherchez toujours ceux qui ont un bon état. Si vous en trouvez tant mieux, si vous n’en trouvez pas ne prenez pas la compagnie de celui qui va vous entraîner vers le mal.

 

Par ailleurs veillez à accomplir les cinq prières dans leur temps. Veillez à accomplir la prière de As-Soubh dans son temps. A cause de la télé, la plupart des gens ne font pas la prière de As-Soubh dans son temps. A cause des veillées devant la télé ils sont privés de beaucoup de bienfaits. Le fait de suivre les habitudes des non-musulmans c’est cela qui a été la cause pour entraîner les musulmans dans cet état que l’on voit aujourd’hui. Par le passé, les musulmans accomplissaient la prière du ^Icha‘ puis ils dormaient directement. Ils ne perdaient pas leur temps à regarder la télévision ou à regarder des émissions ou à rigoler ou à jouer aux cartes. Ils faisaient la prière du ^Icha‘ puis ils s’endormaient et ils se réveillaient avant l’aube pour faire des prières surérogatoires, puis pour faire la prière de l’aube et ils ne dormaient pas tout le reste de la journée jusqu’à la nuit suivante. Voilà les bonnes habitudes ! Il y a énormément de bonnes choses dans le temps du soubh. Celui qui fait la prière de As-Soubh dans son temps, puis il récite trois fois :

بِسْمِ اللّهِ الَّذِى لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ في الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a-smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa houwa s-Sami^ou l-^Alim)

ou il reste dans la position qu’il avait en terminant la prière de As-Soubh et après avoir passé le salam, il ne bouge pas ses jambes, il dit dix fois : لا إله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير

(La ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulk wa lahou l-hamd wa houwa ^ala koulli chay’in qadir)

il aura énormément de bienfaits toute sa journée jusqu’au soir. Et si il récite la même chose après la prière du Magrhib, Allah le préserve du mal du chaytan et de la niusance des jinns. A notre époque, après la prière du ^Icha’ les gens veillent pour discuter des sujets du bas-monde ou devant la télévision, et ils vont être privé du bienfait d’accomplir la prière de As-Soubh dans son temps.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne considérait pas cela comme étant une bonne chose. C’est déconseillé de discuter des sujets du bas monde après la prière de Al-^Icha‘.

Comment faisait le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)

Il faisait la prière de Al-^Icha‘ et il dormait, puis quand c’était le milieu de la nuit il se levait, il faisait le woudou‘ et il faisait des prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se réveillait, il faisait le woudou‘ et les prières surérogatoires puis il s’endormait, puis il se levait à l’appel de l’aube qui annonce que l’aube va bientôt entrer, puis lorsque la prière de l’aube était entrée annoncée par le deuxième appel, il accomplissait la prière de l’aube et il retournait se coucher le soir.

C’est ainsi que se comportaient les gens par le passé, ils accomplissaient la prière de Al-^Icha‘ puis ils allaient se coucher. Et celui qui révise ses cours avant la prière de l’aube, cela c’est un temps qui est béni. L’esprit est vif à ce moment-là, avant le temps du début du temps de As-Soubh. Celui qui se réveille avant le temps de l’aube, une heure avant, son esprit est très réceptif pour qu’il mémorise les cours. C’est un bon moment pour mémoriser les cours.

 

Les épreuves

Posted in Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves », ce hadith est sahih et a été rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Ce hadith du Prophète veut dire que si Allah veut pour Son esclave de hauts degrés alors Il fait que des épreuves du bas monde s’abattent sur lui. Il lui fait subir un flot d’épreuves du bas monde. Il le préserve des épreuves dans la religion et Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la nuisance des gens, et ce qui est de cet ordre. Quelques soit les variétés de ces épreuves, les épreuves du bas monde sont nombreuses. Certains perdent tous leurs biens à cause par exemple de bombardements, ou à cause de pillages. Les pervers, les grands pécheurs, les non-musulmans lui enlèvent ces biens. Cela c’est une épreuve. Et celui qui a des blessures sur le corps, cela aussi c’est une épreuve. Que ces blessures aient entraîné sa mort ou pas, cela s’appelle une épreuve car il a enduré ces blessures puis il a guérit par exemple. Ce sont là des exemples d’épreuves du bas-monde. Pour ce qui est des épreuves dans la religion c’est comme celui qui est éprouvé par le fait qu’il délaisse la prière ou encore de boire de l’alcool ou de consommer du bien qui est interdit ou ce qui est de cet ordre comme péché. Ce sont là des exemples d’épreuves dans la religion. Celui pour qui Allah veut du bien, celui parmi Ses esclaves qu’Il agrée, qu’il soit humain ou jinn, Allah lui multiplie les épreuves du bas-monde. Et Il le préserve des épreuves de la religion. Il ne convient pas que la personne soit pessimiste si jamais elle commence à s’activer, à s’appliquer dans les actes d’adoration de Dieu puis qu’il lui arrive des épreuves, il ne convient pas qu’elle se relâche. La personne ne va pas dire : « Je ne trouve pas de bonheur dans l’adoration. Le fait que je m’active dans les actes d’adoration ne m’a pas profité parce que les épreuves sont devenu nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration ou à l’obéissance », il ne convient pas de dire cela. C’est une duperie un tel raisonnement. Il s’est laissé entraîner par le chaytan. Le chaytan va lui dire : « Toi avant que tu te consacre aux actes d’adoration tu étais tranquille, tu étais heureux. Maintenant que tu t’es appliqué dans les actes d’obéissance, regarde ce qu’il t’arrive ! » c’est comme cela que le chaytan essaye de démotiver la personne. Cela pour le ramener à son état d’insouciance. C’était quelqu’un qui avait une volonté, qui s’était mis à s’appliquer, de faire preuve de sérieux pour agir en bien pour gagner l’Agrément de Dieu. Mais le chaytan va essayer de l’entraîner vers l’arrière. C’est là un des pièges du chaytan. Il convient au musulman du moment que sa religion est sauve, du moment où il a préservé son attachement à la religion, même si les épreuves deviennent nombreuses, il convient qu’il remercie Dieu qui l’a éprouvé. Si ces épreuves étaient des épreuves dans son argent, si c’était des épreuves dans son corps, si c’était des épreuves parce que les gens lui nuisent comme beaucoup de gens aujourd’hui qui s’acharnent sur autrui, notamment sur quelqu’un qui applique la religion et qui essaye d’éviter les péchés, le chaytan les remonte ; si il a des épreuves comme celles-ci qu’il remercie Allah. Qu’il ne se rebelle pas contre Dieu parce que même si ces épreuves sont dans le bas-monde, même si ces épreuves sont une cause de mal pour lui, même si ces épreuves lui nuisent, ces épreuves selon le Jugement de Dieu sont une cause d’élévation en degrés. Ces épreuves sont une cause pour qu’il soit encore meilleur.

 

Combien de prophètes ont été assassinés par les fils de ‘Israil alors que les prophètes sont les meilleures des créatures de Dieu. Et les prophètes ne sont pas négligeables. Ce ne sont pas des gens qui n’ont pas de valeur selon le Jugement de Dieu, au contraire ce sont des gens qui ont un très haut degrés selon le Jugement de Dieu. Malgré cela Allah les a éprouvés. Parmi les prophètes il y en a qui ont été éprouvé par le mal des gens, les gens leur ont fait du mal. Les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup de prophètes. Yahya par exemple, il est le cousin du Prophète ^Iça. Leurs mères étaient des sœurs. La mère de Yahya c’est la sœur de Maryam. Yahya a subit beaucoup de nuisances jusqu’à son assassinat. Les fils de ‘Israil l’ont tué. Tuer un prophète c’est de la mécréance et insulter un prophète c’est de la mécréance. Le tuer c’est plus grave. Il y avait à son époque un roi qui avait une épouse. Cette épouse est devenue âgée. Elle a perdu sa beauté. Cette femme avait une fille qui n’était pas la fille du roi. C’est une fille qu’elle avait eu d’un autre homme et qui avait grandi auprès du roi. La femme a dit à son mari qui était roi : « Épouse ma fille ! » parce qu’elle ne voulait pas perdre la situation confortable qu’elle tirait du fait d’être femme de roi. Du fait qu’elle était devenue âgée et qu’elle ne voulait pas s’éloigner de la sphère du roi, elle a proposé au roi d’épouser sa fille. Mais ce roi lui a dit : « Je vais demander à Yahya si cela est permis pour moi ou pas d’épouser ta fille ». Lorsqu’il a posé la question au Prophète Yahya ^alayhi s-salam, Yahya lui a dit : «  C’est interdit (haram) ». C’est interdit qu’un homme épouse la fille sa femme.

 

Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a un petit détail qui est mentionné dans le Qour’an. Si un homme épouse une femme et cette femme a une fille, cette fille ne devient pas interdite à l’homme par ce contrat de mariage, mais c’est lorsqu’il consomme le contrat de mariage qu’elle devient interdite à jamais ; c’est-à-dire que si il épouse cette femme mais ne la touche pas puis qu’il la divorce ou qu’elle meurt, il peut épouser la fille. Mais si il consomme avec la mère, il ne peut plus épouser la fille. Ce détail est explicitement cité dans le Qour’an.

 

Puis le roi a dit à sa femme : « Mais Yahya a dit que je ne peux pas épouser ta fille ». Elle lui a dit : « Vas tuer Yahya ! Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux. » Il a pris la parole de cette femme et il a tué Yahya. On lui a ramené la tête de notre maître Yahya dans un sceau. Une partie du sang de la tête de Yahya est tombée sur le sol. Le sang s’est mis en ébullition. Le sang n’a pas voulu se calmer et la terre n’a pas absorbé le sang. Allah a fait qu’un roi mécréant vienne d’Iraq pour les tuer, il a tué soixante-dix mille d’entre eux, c’est ainsi que le sang de Yahya s’est apaisé. Le sang est resté en ébullition jusqu’à ce que soixante-dix mille personnes aient été tuées. Yahya est un prophète qui est honorable, qui a un haut degrés selon le jugement de Dieu. Il n’était pas négligeable selon le Jugement de Dieu. Allah a fait que ce roi mécréant ne s’attaque à notre maître Yahya et ne le tue jusqu’à ce que on ramène la tête de Yahya dans un sceau. Cela n’était pas parce que Yahya n’avait pas de valeur ou ne comptait pas, non pas du tout. Mais c’était pour que Allah élève d’avantage en degrés notre maître Yahya. Les épreuves du bas-monde sont une cause d’élévation en degrés. C’est pour cela que l’on dit au sujet de notre maître Yahya que son corps est enterré dans un endroit et que sa tête est enterrée dans un autre endroit. Ils ne sont pas dans le même endroit. Dans la ville de Saïda au Liban, il y a un maqam on dit que c’est le maqam de notre maître Yahya, ^alayhi s-salam. Les gens vont visiter cet emplacement. Mais il y a un autre emplacement, c’est-à-dire que ce n’est pas une certitude.

 

Son père également qui s’appelle Zakariyyah, il a été tué par les mécréants de Banou ‘Israil. Vous voyez comme les mécréants de Banou ‘Israil ils sont connu pour être des gens qui tuent les prophètes, qui assassinent les Prophètes. Yahya et Zakariyyah ont les a connu par leurs noms et on a su qu’ils sont des prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil. Par contre, il y a eu beaucoup de prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil mais on ne connaît pas leurs noms. Il y a eu beaucoup d’autres prophètes qui ont été tué par les mécréants des fils de ‘Israil. C’est dans le Qour’an, Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali ^Imran, ‘ayah 181 ce qui signifie : «  Et ils ont assassiné injustement des prophètes » c’est-à-dire que les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup, beaucoup de prophètes. Et il y a beaucoup d’autres épreuves, autre que l’assassinat, que les prophètes ont supporté. Ils ont subi des maladies, des nuisances des gens, et autre. Ils ont subi beaucoup d’épreuves.

 

Notre maître Nouh ^alayhi s-salam a patienté, il invoquait Allah. Il disait à son peuple : « Entrez en Islam ! », il leur disait : «  Soyez des croyants, délaissez ces idoles que vous adorez ». Il est resté neuf cent cinquante ans a appelé les gens à l’Islam. Il disait : « Adorez Allah et délaissez ces choses qui ne méritent pas d’être adorées ». Notre maître Nouh a supporté l’injustice de son peuple qui l’insultait, qui se moquait de lui. Il a subit énormément d’épreuves de la part de son peuple.

 

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que Dieu l’honore et l’élève d’avantage en degrés ainsi que ses frères prophètes, il a subit énormément d’épreuves de la part des associateurs. Il a subit beaucoup de maladies. Quand il avait une fièvre, sa température était le double de ce que les gens pouvaient avoir. Sa température et la difficulté que cela entraînait pour lui était le double de ce que les gens pouvaient endurer. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Al-Harth Ibnou Souay d’après ^Abdou l-Lah il a dit : «  Je suis entré visité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il supportait la maladie. Je lui ai dit : « Ô Messager de Dieu, tu subis une grande maladie là ! » », le Messager a dit ce qui signifie : « Oui je subis une maladie, le double de ce que vous subissez habituellement ». Le compagnon a demandé : « Est-ce que c’est parce que vous les prophètes vous obtenez le double de la récompense ? », le Messager a dit ce qui signifie : « C’est vrai nous subissons le double de vos maladies parce que elles sont le double en récompense. Mais chaque musulman qui subit une épreuve même si c’est une épine qui lui rentre dans le doigt ou plus grave encore, ce sera une cause pour que Allah lui expie de ces mauvaises actions. » Les péchés du musulman tombe de lui comme les feuilles tombent des arbres. S’il patiente face à l’épreuve, le musulman sera expié de ces péchés.

 

Beaucoup lorsqu’ils s’attachent à l’obéissance et à la piété, ils subissent un manque dans leurs ressources, dans les finances. Mais il ne convient pas à l’homme de délaisser les actes d’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis à la personne dans ce cas-là : « Je n’ai pas de plaisir dans les actes d’adoration. Depuis que je m’attache aux acte d’adoration il m’arrive des épreuves. » Il n’est pas permis de se rebeller contre Dieu.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Hakim et Al-Bazzar a dit ce qui signifie : «  Lorsque ‘Adam est sorti du Paradis, Allah lui a donné en tant que provision des fruits du Paradis et Allah lui a enseigné les différents métiers du bas-monde. Les fruits que vous avez dans ce bas-monde proviennent du Paradis, sauf que les fruits du bas-monde pourrissent tandis que les fruits du paradis ne pourrissent pas ». La signification du hadith est que Allah a accordé à ‘Adam des fruits du paradis en tant que provision. Et ces fruits que nous avons dans le bas-monde viennent de ces fruits qui sont venus du paradis, sauf que les fruits qui sont sortis du paradis sont des fruits qui ne pourrissent pas, qui ne sont pas altérés quand ils sont au paradis, quant au fruits du bas monde qui viennent des fruits du paradis pourrissent et changent. La signification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah a enseigné à ‘Adam les métiers, comment travailler le faire, l’agriculture, comment semer, comment récolter, la couture, comment extraire l’argent du sol, comment extraire l’or, comment en fabriquer des pièces de dirham et de dinar. Et ‘Adam l’a enseigné à son tour à ses enfants. Ce paradis dans lequel ‘Adam se trouvait c’est le paradis de l’éternité. Ce n’est pas comme l’ont dit certains calomniateurs qui prétendent que ‘Adam était sur un jardin sur terre, c’est un mensonge. Il y a un homme qui s’appelle ^Afif Tabara qui a sois-disant fait un exégèse de Jouzz ^amma, la dernière partie du Qour’an, et il a dit ces propos. Il a déformé la Loi de Allah. Il y a beaucoup de gens qui écrivent des livres mais ce ne sont pas des savants. Que Dieu les maudisse, ce sont des gens qui falsifient la Loi de Allah pour de l’argent.

 

Adam était un prophète, il était messager. C’est lui qui a enseigné à ses enfants l’Islam, il a enseigné à ses enfants la prière, il a enseigné à ses enfants le jeûne et autre que cela. Il a dit à ses enfants que c’était interdit à l’un de ses fils d’épouser sa sœur jumelle de la même grossesse. Hawwa’ avait des grossesses en ayant à chaque fois un garçon une fille, des jumeaux. Il était interdit à un garçon d’épouser sa sœur de même grossesse, sa jumelle. Mais il lui était permis d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle, cela pour une sagesse évidente : afin que l’humanité puisse se multiplier. Et d’autres sujets encore parmi les sujets de la religion, il leur a enseigné. Si ce n’était notre père ‘Adam qui a enseigné à ses enfants la religion, qui a enseigné à ses enfants les moyens de subsistance, les humains seraient comme des animaux. ‘Adam a un très grand mérite sur la totalité des humains. Ce n’est pas comme certains groupes qui attribuent à ‘Adam le défaut, ils manquent de respect à ‘Adam. Ils considèrent ‘Adam comme étant le plus grand des criminels. Ils considèrent qu’il a commis le péché capital, ceci est un manque de respect envers le Prophète de Dieu. Le péché que ‘Adam a commis est qu’il a consommer d’un arbre un fruit qui lui était interdit ainsi qu’à son épouse, c’est tout. ‘Iblis était au paradis et il adorait Allah avec les anges. ‘Iblis était musulman auparavant. Il a envié ‘Adam. Le premier péché qui fut commit est l’envie, le fait de jalouser quelqu’un. C’est ‘Iblis qui a commis le premier ce péché, c’est-à-dire ne pas supporter que Allah accorde un bienfait à quelqu’un en se disant : « Pourquoi lui et pourquoi pas moi ? » et en oeuvrant pour retirer ce bienfait que l’autre a. ‘Iblis a commis la jalousie, il a dit :  « Pourquoi ils se prosternent pour lui et pas pour moi, je suis meilleur que lui ». Allah a ordonné aux anges et Il a ordonné aussi à ‘Iblis de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect afin qu’ils sachent que cette créature ‘Adam et ceux qui vont venir après lui parmi les prophètes sont les meilleures des créatures. C’est par jalousie qu’il a essayé de le provoquer au péché. Il leur a suggéré de consommer de cet arbre dont le fruit avait été interdit. ‘Adam a consommé de cet arbre, lui et son épouse Hawwa’ et ils ont été sortis du Paradis. Leur sortie du paradis n’était pas une punition car ils sont sortis du paradis après que Allah a pardonné à ‘Adam. Il a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés du Prophète Mouhammad. ‘Adam a su que Mouhammad avait un très haut degrés car il a vu écrit sur le trône : « La ‘ilaha illa l-Lah, Mouhammada r-raçoulou l-Lah », il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. ‘Adam a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés de Mouhammad et Allah lui a pardonné ; il est sortir du paradis plus tard. Et même le fait d’avoir consommer le fruit de l’arbre ce n’était pas un grand péché, ce péché compte parmi les petits péchés. Celui qui dit que ‘Adam n’est pas un prophète est mécréant. ‘Adam est un prophète messager. Certains wahhabites ont dit qu’il n’est pas prophète et d’autres ont dit qu’il n’est pas messager. Mais comme il n’y avait pas d’autres humains que ces descendants directs, ils étaient musulmans. C’est pour cela que c’est Nouh qui a été appelé le premier des messagers car il est le premier a avoir été envoyé à des mécréants. On dit de ‘Adam qu’il est prophète et qu’il est messager. Tout messager est également prophète mais ce n’est pas tout prophète qui est messager. Il y a des prophètes qui ne sont pas des messagers mais tous les messagers ont dit qu’ils sont des prophètes.

 

Nouh ^alayhi s-salam a été appelé le premier messager dans le sens qu’il a été le premier à être envoyé à des non-musulmans, ceux qui l’ont précédés ont été envoyés à des musulmans. C’est de ce point de vu qu’il est le premier, mais dans l’absolu le premier des messagers est ‘Adam. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréants parmi les humains. Tous ces enfants étaient musulmans, les enfants de ces enfants, tous étaient musulmans. Après lui, il avait un fils qui s’appelle Chith, dans la littérature occidentale il est appelé Seth, il est le fils de ‘Adam. Après le décès de ‘Adam, Allah a révélé à Chith, Chith est alors devenu prophète. Et après la mort de Chith, Allah a envoyé ‘Idris aux musulmans qui étaient à son époque. Il n’y avaient pas de non-musulmans parmi les humains à ce moment-là, tous adoraient Allah et n’adoraient nul autre que lui. Mais après la mort de ‘Idris, la mécréance s’est installée parmi les humains et s’est diffusée. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. Allah a envoyé Nouh pour les faire revenir à l’Islam. C’est pour cela que Nouh a été surnommé le premier messager mais cela ne veut pas dire que ‘Adam n’était pas un messager. Au jour du jugement lorsque les humains seront exposés à la chaleur du soleil et ce sera une exposition très difficile, certains vont dire : « Ô mon Seigneur, soulage moi de cette exposition même en me mettant en enfer ! », à ce point-là.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après Abou l-Ahwas, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud a dit ce qui signifie : « Le non-musulman après l’exposition de ces œuvres au jour du jugement, il sera noyé dans sa transpiration (à cause du soleil qui va se rapprocher), il dira : «Ô Seigneur soulage moi-même ne me mettant en enfer » », rapporté par AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir.

 

Les gens vont demander l’intercession de ‘Adam pour qu’il les délivre de cette exposition au soleil et il leur sera dit : «  Allez voir Nouh le premier des messagers », mais cela ne signifie pas que Nouh est le premier dans l’absolu. Mais cela veut dire que c’est le premier messager à être envoyé à des non-musulmans. C’est cela la signification du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans lequel figure la phrase qui signifie : « Allez voir Nouh le premier des messagers ». Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ils vont aller voir Nouh et ils vont lui dire : « Ô toi Nouh tu es le premier des messagers aux gens sur terre » ». Du point de vu qu’il est le premier à être envoyé aux gens sur terre. Le premier dans l’absolu est ‘Adam, puis Chith, puis ‘Idris. Ceux qui disent que Nouh est le premier dans l’absolu, ils sortent de l’Islam car leur parole revient à renier la prophétie de ‘Adam, de Chith et de ‘Idris. Allah tabaraka wa ta^ala a créé ‘Adam au paradis et il a sortir une des côtes de la cage thoracique et à partir de cette côte Il a créé Hawwa’. Et Il lui a donné en tant qu’épouse. Celui qui contredit à ce sujet, il devient mécréant. C’est le Qour’an qui nous a appris cela. Dans le Qour’an, dans sourat An-Niça‘ le premier verset, Allah dit ce qui signifie : «  Il vous a créé à partir d’une seule personne et de cette personne Il a créé son épouse », la seule personne ici c’est ‘Adam et son épouse c’est Hawwa’. Tous les groupes humains c’est leur croyance. Que ce soient les juifs, que ce soient les chrétiens, que ce soient les mazdéens, que ce soient les bouddhistes, tous ce sont leur croyance que les humains sont créé de ‘Adam et Hawwa’. Et d’autres encore. Mais il y a un homme qui a contredit à ce sujet c’est Sayyid Qoutb. C’est un non-musulman. Il a un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an qu’il a appelé Fi dhilali l-Qour’an. Il a prétendu que Hawwa’ n’a pas été créé de ‘Adam.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Recommandez-vous le bien envers les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim,

 

et dans la version de AtTabaraniyy le Messager a dit ce qui signifie : «  La femme a été créée à partir d’une côte qui est tordue ».

 

Le parti qui s’appelle le parti des frères musulmans ils suivent cet homme qui un égyptien, qui est un non-musulman, c’est quelqu’un de pervers comme son groupe. Il est mort depuis environ soixante-dix. Ce n’était pas un savant mais c’était quelqu’un qui savait parler. Il a composé un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an dans lequel il a déformé les sens du Qour’an. Il y a cité ce qu’aucun savant musulman n’a dit depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. Pour ce parti qui s’appelle le parti des frères musulmans, pour eux, c’est un imam c’est un modèle, ils l’ont suivi. Il a eu beaucoup de gens qui l’ont suivi. Entre parenthèse lui-même il était athée, il était marxiste, il l’a lui-même reconnu. On a pas connaissance qu’il a appris la science auprès d’un quelconque savant, d’un quelconque chaykh. Il n’était que journaliste. Il a dit à son groupe : «  Ces gouverneurs qui gouvernent dans les pays musulmans, ils n’appliquent pas la Loi islamique ce sont des mécréants et ceux qui sont des administrés pour ces gouverneurs eux aussi ce sont des mécréants ». En Syrie, avant même les événements que l’on connaît aujourd’hui, ils ont tué beaucoup de personnes et en Algérie aussi ils ont tué beaucoup de personnes dans les 90. Puis il a trompé les gens, il a dupé les gens. Il a encouragé les gens à déclarer mécréants les musulmans. En disant dans sa thèse, son tafsir : « Celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi de l’Islam, même pour une seule question, alors il n’est pas musulman. Il les a trompé en citant un verset du Qour’an et il l’a fait sortir de son contexte. Il lui a donné un sens qui est faux. Il a pris le verset 44 de sourat Al-Ma‘idah et il a déclaré mécréants tous les gouverneurs de pays musulmans ainsi que les administrés. Et son groupe l’a suivi en cela. Alors que ces gens-là maintenant, moi-même j’ai entendu l’un d’entre eux à la radio parler, lorsqu’ils ont pris le pouvoir ils n’ont pas appliqué le Qour’an comme ils le prétendaient, ils appliquent les règles qui sont coutumières de notre époque que les gens ont mise en place. Ils prétendent que celui qui ne gouverne pas selon le Qour’an même en une seule question, il est mécréant mais eux lorsqu’ils ont eu le pouvoir ils n’appliquent pas la Loi islamique, est-ce qu’ils vont se déclarer mécréants eux-mêmes ? Ce parti connu sous le nom des frères musulmans ils appliquent le Qour’an dans cinq sujets : le mariage, le divorce, la vente, l’achat et le don. Mais pour autre que cela ils n’appliquent pas le Qour’an.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, celui en faveur de qui le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait des invocations pour que Allah lui accorde la bonne compréhension du Qour’an, il a expliqué ce verset par lequel Sayyid Qoutb a déclaré mécréants les gouverneurs des pays musulmans. Il a dit que ce verset signifie que celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi révélée, il commet un grave péché qui ressemble à la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. Le péché de celui qui gouverne et qui n’applique pas la Loi de l’Islam, son péché est grave, il ressemble à de la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. C’est ainsi que l’exégète par excellence du Qour’an, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas le cousin du Prophète, le fils de son oncle paternel, a expliqué ce verset.

 

Et Al-Bara‘ Ibnou ^Azib (que Allah l’agrée) a dit : « Ces versets ont été révélés à propos des non-musulmans, ce n’est pas des versets qui ont été révélés à propos des musulmans ». Ils ne s’agit pas des musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam, il s’agit des non-musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam. Ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs. Il y a trois versets à ce sujet : ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs, ce sont des mécréants. C’est donc une insistance sur ces gens-là qui ne sont pas déjà musulmans puis qui en plus commettent une autre mécréance puisqu’ils ont déformé la Loi de Dieu et qui gouvernent avec. Mais il ne s’agit pas des musulmans qui commettent le péché de ne pas gouverner avec la Loi de l’Islam.

 

Sayyid Qoutb a déformé le sens de ce verset. Il a dit quelque chose qu’aucun savant des musulmans n’a dite. Il a dit que même ceux qui font paître le bétail, même les agriculteurs, pour eux tous ceux-là sont des mécréants. Il les déclare mécréants parce qu’ils vivent avec ces gouverneurs et qu’ils ne se rebellent pas contre ces gouverneurs. C’est pour cela que Sayyid Qoutb a dit que toute l’humanité a apostasié. Il a dit que même ceux qui font l’appel à la prière d’au-dessus des minarets eux aussi ne sont pas des musulmans. Il a dit que il n’y a plus d’Islam.

 

Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporte dans le sahih de Mouslim, il a dit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est passé auprès d’un des mécréants des fils de ‘Israil qui était enduit de noir et il était fouetté. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé ces mécréants des fils de ‘Israil qui étaient à Médine et leur a dit : « Vous l’avez enduit de noir et vous l’avez fouettez. Mais est-ce que c’est vraiment cela que vous avez trouvé dans votre livre ? (dans At-Tawrat le livre qui a été révélé à Mouça ^alayhi s-salam)  », ils ont dit : « Oui » cela car ce sont des menteurs. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé un de leurs savants et le Messager lui a dit : « Je te demande, je te conjure par Celui qui a révélé At-Tawrat à Mouça, est-ce que c’est cela la peine légale pour celui qui commet la fornication ? », ce savant des juifs lui a dit : « Non, si tu ne m’avais pas demandé par Allah qui a révélé la Tawrat à Mouça je ne t’aurais pas dit la vérité ». Il a dit : « La peine légale dans la Tawrat pour celui qui a commis la fornication c’est qu’il soit lapidé ». Dans la Thora, celui qui commet la fornication sa peine légale c’est qu’il soit lapidé. Il lui a dit : «  Mais c’est un péché qui est beaucoup pratiqué parmi les gens qui sont d’une classe dans la société. Quand nous attrapions un qui faisait partie de la classe élevée de la société, nous ne lui faisions rien. Et quand on attrapait un qui était faible on lui appliquait la peine, on le lapidait. Nous nous sommes dit on va s’entendre pour trouver une peine que l’on va appliquer à tout le monde ; ceux qui sont puissants dans la société et les autres. Nous nous sommes entendu pour enduire de noir, de charbon (sois-disant c’est un signe de rabaissement) et on fouettent ». Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Ô Allah, je Te remercie pour m’avoir accordé d’applique ce qu’ils ont esquivé ». Et il a ordonné qu’ils appliquent la vraie peine légale qu’ils avaient reçu dans At-Tawrat. Et Allah révèle à ce sujet dans sourat Al-Ma‘idah, le verset 41.

 

Et Allah sait plus que tout autre.

 

Avant de terminer, on prend une information utile.

 

Le Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  C’est grâce à la science de la religion que la personne connaît quels sont ses devoirs envers Dieu et quels sont ses devoirs envers les esclaves de Dieu. A notre époque les écoles n’enseignent pas la science de la religion dont l’apprentissage est obligatoire. Et les parents, les pères et les mères, n’enseignent pas à leurs enfants à la maison. Ils laissent leurs enfants dans leur école, ils ne leur enseignent pas. Et les écoles n’enseignent pas. Les enfants se retrouvent sans rien. », ici ce qui est visé c’est l’enseignement qui est obligatoire pour chaque personne responsable c’est-à-dire pubère et saint d’esprit.

 

Combien de gens pensent qu’ils sont musulmans mais ils ne sont pas musulmans car ils ont pour croyance que Dieu habite le ciel. Allah il n’est pas possible de l’imaginer. Nos raisons ne sont pas capables d’imaginer Allah. Mais nous avons pour croyance que Allah existe et qu’Il n’a aucune ressemblance de quelque façon que ce soit avec Ses créatures. Nos raisons n’atteignent pas la réalité de Allah et nous n’arrivons pas à imaginer la réalité de Allah. Nos imaginations n’atteignent pas la Réalité de Allah. Certains savants du salaf ont donné une belle règle, ils ont dit : «  Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi ».

 

Le Chaykh a dit : « Enseignez à vos enfants », si vous n’avez pas d’enfants, enseignez à vos voisins, enseignez aux enfants des autres.

Notre chaykh allait dans la rue, et il leur enseignait.

 

Il y a des gens tu peux trouver du résultat avec eux et d’autres tu ne peux pas trouver de résultat avec eux. Parfois la même phrase si c’est toi qui l’a dit à quelqu’un il ne va pas accepter, mais si c’est une autre personne il va accepter, va ramener cette autre personne pour qu’elle lui dise cette phrase. Parfois toi tu ne peux pas, ni l’autre personne, alors tu lui fais des dou^a’ et tu cherches un autre qui accepte. Mais en tout cas, il faut enseigner.

 

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce que un verset ».

 

La même chose, parfois si tu dis une chose à ton enfant il ne va pas accepter de toi mais si tu ramènes quelqu’un d’autre il va accepter. Amène lui l’autre. Ton objectif à toi c’est qu’il apprenne que cela soit de toi ou de quelqu’un d’autre, pourvu qu’il apprenne. Toi tu veux qu’il soit sauvé, comme cette femme : Deux femmes sont venu, chacune disait à propos d’un enfant « C’est le mien ! ». Alors celui qui voulait arbitrer entre elles leur a dit : «  Et bien nous allons le couper en deux, chacune va prendre une moitié ». L’une a accepté et l’autre a dit « Non, non, non je te le laisse ». Il a su que la véritable mère est celle qui a refusé car la mère veut le bien pour son enfant. Toi aussi tu veux le bien de tes enfants alors fais en sorte que s’ils n’acceptent pas de toi ils acceptent de quelqu’un d’autre et ramène leur celui qui va leur enseigner.

 

Que Allah préserve nos enfants, les enfants des musulmans et les familles des musulmans.

La nuit de la mi Cha3ban

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français : « Lorsque c’est la nuit de la mi-Cha^ban, veillez cette nuit en actes d’adoration surérogatoires et jeûnez la journée », c’est-à-dire la nuit du quinzième jour et le quinzième jour on le jeûne. Ceci n’est pas à titre d’obligation mais c’est à titre de recommandation.

Dans le Qour’an, nous comprenons que Allah nous ordonne de l’adorer et qu’Il est Celui qui exauce les invocations. Le mot « qarib » au sujet de Dieu ne veut pas dire « proche par la distance » parce que Allah est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par les endroits. On ne dit pas qu’Il est proche ou loin par la distance, car la distance c’est ce qui concerne deux corps et Allah n’étant pas un corps cela n’a pas de sens de dire qu’Il est proche ou loin par la distance. Il n’est pas du tout concerné par la distance puisqu’Il est sans endroit. Ici « qarib » veut dire qu’Il exauce rapidement l’invocation de celui qui L’invoque. Il nous ordonne donc de croire en Lui et de Lui obéir. Et Il nous a ordonné de L’invoquer. C’est également ce que nous comprenons dans le hadith suivant du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit : « Ad-Dou^a’ moukh-khou l-^ibadah » c’est-à-dire : « Les invocations représentent quelque chose de très important dans l’adoration. » Il est donc très important d’invoquer Dieu c’est-à-dire de Lui demander des choses. Le sens du hadith est que les invocations occupent une place très importante dans l’adoration. L’adoration est se faire humble à l’extrême, se s’humilier à l’extrême. Ce n’est pas le simple fait d’appeler quelqu’un qui est une adoration. Si quelqu’un dit : « Ya raçoula l-lah » « Ô Messager de Dieu », cela ne veut pas dire qu’il a adoré le Prophète. De même si quelqu’un dit : «  Ya sayyidU ^Abda l-Qadir Al-Jilaniyy » ou « Ya sayyidi ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy », cela ne veut pas dire qu’il a adoré notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy ou notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; parce que l’adoration c’est un terme qui a été définit dans la langue et dans la Loi. Dans la langue, cela n’a pas le sens d’appeler et de même, dans la Loi cela n’a pas le sens d’appeler. La définition c’est par exemple ce qu’a dit Taqiyyou d-din As-Soubkiyy : « L’extrême limite de la crainte et de la soumission ». Seul Dieu mérite qu’on L’adore, Seul Dieu mérite que l’on se soumette à l’extrême pour Lui, Seul Dieu mérite qu’on s’humilie à l’extrême pour Lui. Les adorations ont donc une place importante dans l’adoration, et ce parce que lorsque l’esclave croyant invoque Dieu il reconnaît implicitement la divinité de Dieu en L’invoquant. Il reconnaît la Toute-Puissance de Dieu en L’invoquant, ainsi que les nombreux bienfaits de Dieu. C’est pour cela que l’invocation occupe une place importante dans l’adoration.

Que l’on sache également à propos du mérite des prières de nuit, ce que nous a appris notre Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par sa parole : «  Afdalou ssalat bard al-faridati salatou l-layl », c’est un hadith rapporté par Mouslim qui signifie : « Les meilleures prières après les prières obligatoires, ce sont les prières surérogatoires de nuit ».

Veillez les nuits en actes d’adoration surérogatoires, ce que l’on appelle en arabe « qiyamou l-layl », c’est quelque chose qui est très recommandé dans la religion. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a beaucoup incité à veiller les nuits en actes d’adoration surérogatoires ; que ce soit en prières, en invocations, en dhikr (évoquer Dieu), en istighfar (demande de pardon), en faisant l’invocation en faveur du Prophète, ou en récitant le Qour’an. Ceci est quelque chose qui fait rapprocher de l’Agrément de Dieu et ceci en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les péchés évidemment. Les savants ont dit : « Eviter un seul petit péché vaut mieux qu’accomplir milles rak^ah surérogatoires ». C’est pour cela que c’est important d’accomplir les actes surérogatoires après avoir accompli les devoirs et évité les péchés, dans l’ordre de priorité. Il y a l’accomplissement des obligations et le fait d’éviter les péchés. Les actes surérogatoires ne viennent pas avant d’avoir accompli les obligations et d’avoir évité les péchés.

La mi-cha^ban est une nuit bénie et honorable. Veiller pour y accomplir des adorations comme le dhikr (l’évocation de Dieu), comme la récitation du Qour’an, c’est quelque chose qui est très recommandé et qui comporte une grande récompense.

Il a été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : «  Lorsque c’est la mi-cha^ban, veillez en actes surérogatoires et jeûner le jour », rapporté par Ibnou Majah.

La meilleure des choses que la personne puisse accomplir cette nuit c’est de craindre Allah cette nuit-là, tout comme il convient qu’il craigne Dieu les autres nuits. La piété c’est la meilleure des choses que l’être humain puisse obtenir dans ce bas-monde qui va à sa fin et qui ne va pas durer éternellement.

Allah ta^ala dit sourat ‘Ali ^Imran, verset 102 ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et ne mourrez qu’en étant musulmans ».

La piété c’est un terme qui est facile à prononcer mais qui est lourd de sens. La piété c’est le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés.

Parmi les devoirs, il y a croire en Dieu et en Son Prophète. Mais il est indispensable que cette croyance en Dieu soit correcte. Allahou ta^ala rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et qui voit. Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps établit sur le trône, il n’est pas pieux, ni même musulman. Le croyant n’a pas pour croyance que Dieu est un corps qui serait établit sur le trône. Celui qui croit que Dieu est un corps qui monte et qui descend le dernier tiers de la nuit, ou qu’Il aurait une jambe qu’Il mettrait en enfer et qui remplirait l’enfer ; celui-là n’est pas musulman. Même si en apparence il paraît être musulman. Malheureusement certains jeunes dans ce pays et dans d’autres pays ont suivi cette voie, cette voie de mécréance. Ceci n’est pas la voie des musulmans, mais ceci est la croyance d’un groupe « les wahhabites » qui se prétendent salafistes et qui sont apparus il y a environ 300 ans. Eux ils n’ont pu diffuser leur croyance que grâce au pétrole. Il y a environ un siècle, dans la péninsule arabique, ils ont fondé leur royaume et ils se sont mis à commercialiser le pétrole et ils ont pu enrôler les gens dans leur croyance. Au tout début, de leur apparition tout le monde les ont repoussés car ils ont une croyance laide et stupide, que la raison saine et que les textes de l’Islam rejettent. Ils ont pour croyance que Dieu est un corps au-dessus des cieux. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah existe sans endroit et qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

La piété à l’égard de Dieu c’est d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés, il convient donc à la personne perspicace, durant la nuit de la mi-cha^ban de s’empresser d’accomplir le bien tout comme il convient de le faire dans chaque moment, dans chaque nuit, chaque jour. Il convient que la personne se rappelle que la mort va venir sans aucun doute, qu’elle est inévitable et que les gens seront ressuscités après la mort puis rassembler et ils devront rendre des comptes. Le gagnant est celui qui a cru en Dieu, qui a cru en Son Messager et qui a fait preuve de piété. Et le perdant c’est celui qui aura mécru en Dieu, qui aura été injuste et qui a désobéit.

Dans sourat Al-Baqarah ‘ayah 197, Allah dit ce qui signifie : « Faites des provisions et la meilleure des provisions c’est la piété ».

A ce propos, la nuit de la mi-cha^ban, il est très important de citer certaines choses qui se sont malheureusement propagées parmi les gens du commun et ce sont des choses qui sont sans aucun fondements, qui sont fausses. Ce sont même pire des choses contraires à la religion de l’Islam. Entre autre, il y a des hadiths qui sont mensongers c’est-à-dire que ce ne sont pas des paroles du Prophète et il n’est donc pas permis d’attribuer cela au Prophète. Comme la parole de ceux qui attribuent au Prophète : «  Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^ban c’est mon mois à moi, et Ramadan c’est le mois de ma communauté », ceci est faux. Mettez donc en garde pour que les gens ne mentent pas au sujet du Prophète. Mentir en attribuant des paroles au Prophète c’est plus grave que de mentir en attribuant des paroles à quelqu’un d’autre. Il ne faut pas jouer avec cela. Il y a une deuxième parole que les gens attribuent au Prophète comme étant un hadith alors que cette parole n’est pas un hadith, ils disent que le Prophète a dit : « Rajab est le mois de la demande de pardon et Cha^ban c’est le mois des invocations en ma faveur et Ramadan c’est le mois du Qour’an alors appliquez-vous et faites des efforts. Que Dieu vous fasse miséricorde », ceci également ce n’est pas un hadith du Prophète. Il est infondé. Les savants du hadith ont dit que ces deux sont infondés.

Concernant la récitation de sourat Ya-sin la nuit de la mi-cha^ban, cela donne des récompenses tout comme si la personne la récite dans une autre nuit. Mais que l’on sache qu’il n’a pas été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il aurait dit que c’est recommandé en particulier de la réciter cette nuit-là. Tout comme il convient de faire attention au sujet du fait que la nuit de la mi-cha^ban ce n’est pas la nuit à propos de laquelle Dieu dit le verset 4 dans sourat Ad-Doukhan. Certains gens ont cru cela mais il n’en est pas ainsi. Ce qui est correct c’est que la nuit qui est visé dans ce verset c’est la nuit de Al-Qadr. Ce verset signifie que Allah donne aux anges à connaître qu’est-ce qu’il a été prédestiné (en terme de mort, en terme de subsistance,…) aux esclaves depuis la nuit de Al-Qadr de l’année en cours jusqu’à la nuit de Al-Qadr de l’année suivante. La nuit de Al-Qadr c’est une des nuits de Ramadan, on ne sait pas exactement c’est laquelle, chaque année elle peut être différente. Il ne convient donc pas d’avoir pour croyance que la nuit de la mi-cha^ban serait la nuit durant laquelle le Qour’an a été descendu jusqu’à Baytou l-^izzah, mais c’est plutôt la nuit de Al-Qadr. Il a été descendu en totalité. Ensuite, à partir de Baytou l-^izzah le Qour’an a été descendu au Prophète selon les occasions, selon les évènements, sur une durée de vingt-trois ans. Le Prophète a reçu la révélation à quarante ans et il est mort à soixante-trois ans. Sur vingt-trois, le Qour’an a été descendu de Baytou l-^izzah jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Baytou l-^izzah c’est un endroit dans le ciel du bas-monde. Le ciel du bas-monde c’est celui que nous voyons qui est bleu. Il faut cinq cent années pour arriver au ciel du bas-monde. Et le ciel c’est quelque chose qui est palpable, c’est quelque chose que l’on peut attraper avec la main. Ce n’est pas quelque chose d’impalpable comme l’air. Le ciel a des portes et dans chaque ciel il y a un ange qui en est chargé et en dessous de cet ange il y a d’autres anges. Le verset 1 de sourat Al-Qadr qui signifie : « Nous avons révélé le Qour’an la nuit de Al-Qadr » c’est-à-dire Nous avons descendu le Qour’an jusqu’au ciel du bas-monde. L’année durant laquelle le Prophète a reçu pour la première fois la révélation, tout le Qour’an a été descendu dans Baytou l-^iza’ dans le ciel du bas-monde. Puis, sur vingt-trois ans le Qour’an été descendu au Prophète. Ce verset de sourat Al-Qadr explique les versets 3 et 4 de sourat Ad-Doukhan.

Il convient également de faire attention au fait que il n’a pas été rapporté que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a accompli un certain nombre de rak^ah durant la nuit de la mi-cha^ban. Il n’a pas dit de faire un nombre particulier de rak^ah. Cependant celui qui veut le bien, il peut accomplir durant cette nuit ce que Dieu lui a donné comme effort pour accomplir des prières surérogatoires sans se limiter à un nombre particulier ou une manière particulière de prier.

Il y a un grand savant marocain qui s’appelle Al-Ghoumariyy qui a composé un livre qui s’appelle Housnou l-bayan fi laylatou n-niSfi min cha^ban. Il a dit : « Il n’y a pas été rapporté de prières particulières durant cette nuit ni d’une manière authentique (sahih) ni d’une manière faible (da^if). Il a seulement été rapporté de hadiths mensongers à ce sujet », que la personne fasse attention. Mais que la personne s’applique autant que faire se peut.

Que l’on sache que la croyance de l’Islam est que la Volonté de Dieu est universelle c’est-à-dire elle concerne les actes et les paroles des esclaves, tous les actes et toutes les paroles des esclaves. Rien ne se produit dans ce bas-monde sans que ce soit par la Volonté de Dieu, par Sa Prédestination, par Sa Science et par Sa Création. Ceci est un des fondements de notre croyance. Si une chose a lieu c’est que Dieu a voulu qu’elle existe, c’est que Dieu a su qu’elle va exister, c’est que Dieu a prédestiné qu’elle existe, et c’est Dieu qui a fait qu’elle existe ; que cette chose soit un acte, une parole ou une croyance ou une pensée. Tout ce qui entre en existence. Et la Volonté de Dieu ne change pas parce que le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah n’a besoin de rien. Il ne change pas. Dans certains pays ils disent une belle parole : « soubhana l-Ladhi youghayyir wa la yataghayyar » ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui fait changer les choses et Qui ne change pas ». Nous avons su que ce monde a un début parce qu’il change. Il a forcément Qui le fait changer et Qui lui a donné le début. Dieu est Celui qui donne le début et Qui fait changer, et Lui n’a pas de début et Il ne change pas. Dieu dit ce qui signifie : « Rien absolument rien n’est tel que Lui », telle est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui croit que Dieu change Sa Volonté, il n’est pas musulman car il n’a pas fait la différence entre le Créateur et la créature. Il a assimilé Dieu à Ses créatures et ceci est de la mécréance. Certains assimilent Dieu à Ses créatures en Lui attribuant l’endroit, et d’autres en Lui attribuant le fils et d’autres en Lui attribuant le changement de volonté. Tout cela est une assimilation de Dieu à Ses créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Parmi la croyance des musulmans, il y a que les volontés des créatures sont soumises à la volonté de Dieu. Dans sourat At-Takwir le verset 29, Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Vous ne voulez que ce que Dieu le Seigneur des mondes le veut », c’est-à-dire que nos volontés sont soumises à la volonté de Dieu. Tout d’abord, ce verset nous indique que nous avons une volonté. Il y a un groupe égaré qui se dit musulman et qui dit « Non, non. Nous n’avons pas de volonté. Nous sommes comme la plume emportée par le vent. Lorsque le vent souffle à droite, elle va à gauche et lorsqu’il souffle à gauche, elle va à droite ». Ceci est rejeté par la constatation, nous le voyons que nous avons une volonté, et c’est rejeter par la raison ainsi que par le Qour’an. Nous avons une volonté qui a de particulier qu’elle est soumise à la volonté de Dieu c’est-à-dire que si nous voulons une chose et que Dieu veut cette chose, cette chose aura lieu. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu veut cette chose, elle aura lieu. Ce que Dieu a voulu se réalise. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu ne veut pas cette chose, elle n’aura pas lieu. Et si nous, nous ne voulons pas une chose que Dieu a voulue, elle aura lieu. Il y a quatre cas. Dans tous les cas, c’est la Volonté de Dieu qui prévaut. Nous ne sommes pas dépourvus de volonté mais nous ne sommes pas indépendants de la Volonté de Dieu. Cependant, puisque nous ne savons pas ce que Dieu a voulu ou n’a pas voulu pour nous, nous œuvrons dans l’espoir de réussir. Tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Dieu, que ce soit un bien ou un mal, un acte d’obéissance ou un acte de désobéissance, que ce soit une mécréance ou une foi, tout est créé et tout est par la Volonté de Dieu. Et ce parce qu’il n’y a pas de créateur de quoi que ce soit, si ce n’est Dieu. Par ailleurs, la Volonté de Dieu est de toute éternité, elle n’a ni début ni fin car la Volonté de Dieu il ne lui arrive pas de changement, ni de modification. Il en est de même pour tous les attributs de Dieu. La Science de Dieu ne change pas. Il est impossible le changement à Dieu, à Son Être et à Ses Attributs. Le changement est une des caractéristiques des créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Il est donc interdit de croire que Dieu aurait un attribut qui change, que ce soit Sa Science ou Sa Volonté, ou qu’Il lui arriverait de vouloir une chose qu’Il ne voulait pas de toute éternité. Tout comme il est interdit d’avoir pour croyance qu’Il Lui arriverait de savoir quelque chose qu’Il ne savait pas de toute éternité. Ce sujet est très important. La Volonté de Dieu ne change pas, la Science de Dieu ne change pas. Tandis que nous, notre volonté change ainsi que notre connaissance. Nous apprenons de nouvelles choses, nous oublions des connaissances. La Science de Dieu n’augmente pas, ne diminue pas. Si Dieu changeait Il aurait une ressemblance avec Ses créatures, or Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures puisqu’Il dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

La volonté de Dieu ne change pas suite à l’invocation de celui qui L’invoque, la volonté de Dieu ne change pas suite à l’aumône que donne quelqu’un, la volonté de Dieu ne change pas si quelqu’un fait un vœu d’accomplir quelque chose si Dieu lui accorde une chose.

Ce que Dieu veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas, comme l’a rapporté Abou Dawoud d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Ce dont Allah a su et voulu de toute éternité l’existence, cela aura lieu immanquablement. Et ce dont Il a su qu’il n’aura pas lieu, cela n’aura jamais lieu. Ce qui confirme cela c’est la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

« Le vœu ne change pas la prédestination de Dieu, mais cela permet à celui qui est avare de donner ». Le vœu c’est comme par exemple qu’une femme musulmane dise : « Ô Allah je fais le vœu à Toi de jeûner un jour si Tu accordes à mon fils son diplôme ».

Dans le hadith qui a été authentifié du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il a dit ce qui signifie : « J’ai demandé à mon Seigneur quatre choses. Il m’en a accordé trois et il m’a privé d’une. Je lui ai demandé de faire en sorte que toute ma communauté ne devienne pas mécréante et Il me l’a accordé (c’est-à-dire que quels que soit les ennemis qui essayent de déformer comme le font les wahhabites, la communauté ne deviendra pas entièrement mécréante. Il y aura toujours des musulmans et en plus ils seront la majorité). Je lui ai demandé qu’Il ne les anéantisse pas comme ont été anéantis les communautés avant elle (comme des communautés d’autres Prophète que Dieu a exterminés), et Il me l’a accordé. Je lui ai demandé qu’il n’y ait pas un ennemi extérieur qui les anéantisse tous, et Il me l’a accordé également. Et je lui ai demandé qu’il n’y ait pas de guerre entre eux, mais cette chose Il ne me l’a pas accordé ». Cela a été rapporté par le Hafidh ^Abdi r-Rahman Ibnou Abi Hatim, d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée). Et Mouslim a rapporté de Thawban ce hadith d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie (dans une autre version donc) : « J’ai demandé à mon Seigneur trois choses, Il m’a accordé deux et Il m’a privé d’une ». Et dans une version le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Et Il m’a dit : « Ô MouHammad, si Je prédestine quelque chose elle ne sera pas changée ». Ce hadith est une preuve que ce que Dieu a voulu et prédestiné n’est pas changé par la volonté, de qui que ce soit. Si Dieu changeait sa volonté suite à l’invocation de quelqu’un, Il l’aurait changé pour Son bien-aimé, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est la croyance des gens de la vérité, la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la croyance de ceux qui sont venu après lui et qui l’ont suivi correctement.

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