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Quelques extraits à propos de l’Hégire honorée, et de Médine l’Illuminée

Posted in cours général,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 21, 2021

Les mérites de Médine l’illuminée

Lorsque le Prophète élu a émigré à Médine ﷺ et que ses pieds honorés ont foulé sa terre honorable, la ville toute entière s’est éclairée, s’est illuminée, sa valeur a augmentée et elle a eu une plus grande importance parmi les différentes villes.

Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée a dit « Lorsque ce fut le jour où le Messager de Allah   ﷺ  est entré à Médine l’illuminée alors tout ce qu’il y avait à Médine s’est éclairé. » Et depuis ce temps-là, les cœurs des musulmans se sont attachés à Médine l’illuminée. Et le cœur et le regard des gens ont aspiré à regarder, à voir cette ville bénie. Et ce qui a augmenté cette belle terre, cette terre bonne en honneur et en mérite, c’est le fait que le Messager de Allah ﷺ  y est décédé et que la terre de cette ville embrasse son corps pure et bénie, en plus du fait que sa mosquée honorée s’y trouve, celle qui est la plus éminente des mosquées après la maison de la Mecque, la maison honorée de Dieu qui se trouve à la Mecque.


Ce qui a insisté encore plus sur le mérite de cette ville bénie, c’est un grand ensemble de hadith prophétique, ce qui a fait que les cœurs s’attachent encore plus à cette ville et que les âmes se languissent encore plus d’elle.

Ce qui nous est parvenu parmi les noms de cette ville illuminée : « Al madinah  ». Médine l’illuminée a plusieurs noms. Certains d’entre de ses noms ont été mentionnés par Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah Az-Zarkachiyy. Il y aussi Nour d-din As Samhoudiyy et Mouhammad fils de Youssouf As Soilihi Achimi.

Le plus réputé, le plus célèbre des noms de Médine c’est « al madinah  » justement. Et ce nom « al madinah » qui veut dire en français littéralement : « la ville ». Ce nom quand il est employé dans l’absolu on en vise Médine l’illuminée et pas d’autres villes du monde. Il y a dans le Qour’an honoré, il y a des versets honorés qui ont indiqué cette appellation. Ce nom-là et dans quatre passages du Qour’an.

﴿ وَمِمَّنْ حَوْلَكُم مِّنَ الأَعْرَابِ مُنَافِقُونَ وَمِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مَرَدُواْ عَلَى النِّفَاقِ لاَ تَعْلَمُهُمْ نَحْنُ نَعْلَمُهُمْ ﴾

(Wa mimman hawlakoum mina l-’A^rabi mounafiqouna wa min ‘ahli l-madinati maradou ^ala n-Nifaqi la ta^lamouhoum nahnou na^lamouhoum)

[ sourat At Tawbah, verset 101] dans lequel Allah ta^ala apprend à son Prophète, qu’il y a autour de Médine des gens de la campagne qui sont hypocrites (c’est-à-dire qu’ils montrent qu’ils sont musulmans alors qu’ils ne le sont pas) et qu’il y a même des gens de Médine. Et là, il y a la preuve de ce que nous avançons, c’est que cette ville a été appelée « al madinah  », Médine. Et que même dans cette ville, il y avait à cette époque-là des hypocrites c’est-à-dire des gens qui montraient qu’ils étaient musulmans alors qu’ils ne l’étaient pas. Et dans la qualification dans ce verset : « Tu ne les connais pas et que nous les connaissons . »

 
Et également dans  sourat At Tawbah, verset 120, là encore les gens de Médine, ils ont été appelé ainsi « al madina » et ceux qui sont autour d’eux parmi les gens de la campagne, n’ont pas à retarder et à se mettre en retrait par rapport au Messager de ALLAh lorsqu’il les sollicite.
Et là encore dans le verset 60, de sourat Al ‘Ahzab, il y a eu la mention de Médine. 
Sourat Al Mounafiqoun, verset 8, là encore il est question de Médine. Tout comme ce nom là de Médine est parvenu dans nombreux hadiths. Et cette appellation, « al madinah » c’est le nom connu par les gens du commun et les gens qui ont un haut degré. Les savants tout comme les gens du commun, ils connaissent tous cette appellation de Médine. Donc dès lors que ce nom est employé comme quelqu’un qui entend «al madinah  » immédiatement les musulmans savent qu’il s’agit de Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Si quelqu’un parle en arabe et qu’il dit « al madinah  » alors il faut qu’il précise de quelle ville il s’agit parce que littéralement comme on a dit « al madinah » signifie la ville mais les gens du commun, les savants, tout le monde ont eu cette habitude que lorsqu’on parle de « al madina » la ville, il s’agit Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Et que s’il voulait parler d’une autre ville, il était indispensable qu’il précise. Parmi les noms de Médine, il y a Tabah ou bien Taybah. Et ce nom là « Tabah» ou « Taybah » est dérivé de « At tayyib » le pur, le bon. C’est-à-dire le pur. Pourquoi ? Parce que c’est celui qui est bon, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, qui y a résidé et qui est enterré.  C’est une ville qui est bonne grâce au Messager de Allah  ﷺ .

 
Certains savants ont dit : « Le fait que sa terre soit bonne et que son air soit bon est une preuve qui témoigne de la validité de cette validation. Pour ce qui est des preuves qu’elle est bien appelée Tabah , Taybah, les preuves sont nombreuses. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Jabir fils de Samourah que Dieu l’agrée qui a dit : «J’ai entendu le Messager de Allah  ﷺ dire ce qui signifie : « Certes Allah a appelé madinah, : Tabah  .» Il y a également ce qui est rapportépar un compagnon : « Nous étions arrivés en compagnie du Prophète ﷺ depuis Tabouk. Quand nous étions arrivés à proximité de Médine, le Prophète a dit : « Voici Tabah .» Il y a également ce qu’a rapporté Fatimah, la fille de Qais , que Dieu l’agrée, dans le hadith où elle a rapporté ce que le Prophète a dit entres autres à propos de Ad Dajjal, le charlatan, celui qui sera un imposteur, qui prétend la divinité. Et dans ce hadith, elle a cité que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Voici Taybah.  Voici Taybah . Voici Taybah
Médine l’illuminée dans la jahiliyah était connue sous le nom de Yathrib et elle a été citée dans le Qour’an honorée, une parole attribuée aux associateurs qui signifie : « Lorsqu’un groupe d’entre eux ont dit : « Ô vous les habitants de Yathrib, vous n’avez rien à faire, retournez chez vous. » Et le Prophète ﷺ  n’a pas apprécié ce nom là mais il a donné l’ordre qu’il soit changé par le nom de madinah, Tabah ou Taybah. Et parmi les preuves que le Messager ﷺ n’a pas apprécié qu’elle soit appelée ainsi, il y a ce qui est rapporté : « Le Messager de Allah  ﷺ  a dit ce qui signifie : « Celui qui a appelé madinah « Yathrib » alors qu’il fasse l’istighfar à Allah ^azza wa jall. Elle s’appelle Tabah. » Et bien sûr ici quand l’auteur explique « il n’a pas apprécié », c’est-à-dire que c’est déconseillé mais ça ne fait pas tomber dans un péché et Dieu sait plus que tout autre.

L’amour que vouait le Prophète  ^alayhi s-salatou wa s-salam à Médine l’illuminée

Il n’y a pas de doute que l’amour que portait le Prophète ﷺ  était compté comme un des faits remarquables de cette ville illuminée. Il est parvenu à de nombreux hadiths qui montrent l’amour que le Messager de Allah portait dans son cœur envers cette ville bénie. Il y a ce qu’a rapporté ^A’ichah que Allah l’agrée que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : «Ô Allah fait nous aimer Médine tout comme nous aimons la Mecque ou plus intensément encore. » Il y a ce qu’a rapporté ^Abdou l-Lah, le fils ^Oumar que Allah les agrée tous les deux que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai su parfaitement que la ville que Dieu ^azza wa jall  agréé le plus c’est la Mecque et si mon peuple ne m’a pas amené à la quitter, je ne l’aurai pas quitté. Ô Allah fait qu’il y ait dans nos cœurs l’amour pour Médine autant que nous avons d’amour dans nos cœurs pour la Mecque. »

L’éminence de la bénédictin de Médine l’illuminée

Cette ville soubhana l-Lah  Allah a fait que c’est une ville bénie et le Prophète ﷺ  lui a fait une invocation de bénédiction pour que Dieu accorde des bénédictions à la ville en elle-même, à ses unités de mesures : son sa^ et son moudd , et à ses fruits, c’est à dire ses récoltes. Et d’après ^Ali Ibnou Talib, que Allah agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô Allah, Ibrabrim était Ton esclave et Ton messager agréé » et il a fait une invocation en faveur des gens de la Mecque pour qu’ils aient des bénédictions : « et moi je suis Ton esclave, Ton Messager, je T’invoque en faveur des gens de Médine pour que Tu leur accordes  des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (leurs unités de mesures, de volume) tout comme Tu as accordé des bénédictions aux gens de la Mecque avec la bénédiction de bénédictions .»
D’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée dans le hadith du récit d’une conquête, il a dit : « Nous avions continué notre marche de sorte que lorsque nous étions arrivé aux confins de Médine, le Messager de Allah  ﷺ a regardé la montagne de Ouhoud et a dit ce qui signifie : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons.» Puis Le Prophète a regardé en direction de Médine et il a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il a entre les deux « labah ». « Labah » ça veut dire des pierres noires, c’est-à-dire qu’il y a deux régions où il y a des pierres noires qui délimitent Médine. Une qui est à l’Est et une qui est à l’Ouest. Et donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il y a entre les deux « labah », ces deux monticules de pierres noires tout comme Ibrahim a rendu sacré la Mecque. Ô Allah accorde leur des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (les unités de mesure, de volume). »
D’après Hourayrah, que Allah  l’agréé, il a dit : « Les gens lorsqu’ils cueillaient les premiers fruits de la saison, ils les ramenaient au Prophète ﷺ .Et le Messager de Allah  ﷺ prenaient de leurs mains les premiers fruits cueillis de la saison et il disait ce qui signifie : « Ô Allah accorde nous des bénédictions dans nos fruits, Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre ville. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre sa^. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre moudd .» Puis il appelait le plus jeune des enfants qui étaient présents et il lui donnait ce fruit pour qu’il le mange. »

La protection, la préservation de Médine l’illuminée contre Al Awra Ad Dajjal

La sortie de l’imposteur, celui qui se déplace beaucoup, qui est imposteur,  est un des grands signes annonciateurs du Jour du jugement. Et cette information fait partie des informations qu’on qualifie de mouttawatir, c’est-à-dire entendue par un grand nombre, transmise à un grand nombre qui rapporte à un grand nombre et ainsi de suite. De sorte que c’est inconcevable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et lorsqu’il va apparaître à la fin des temps, il va semer le mal sur terre. Il y aura de nombreuses choses extraordinaires qui vont avoir lieu par ses mains. Et entre autres choses extraordinaires, c’est qu’il va visiter toutes les villes du monde en une très courte période. Il ne sera empêché d’entrer dans aucune d’entre elles hormis les deux enceintes sacrées : celle de la Mecque et celle de Médine. Que Dieu les augmente en honneur et en gloire. Il est parvenu à propos du fait que Ad Dajjal, cet imposteur ne va pas fouler la Mecque et Médine des hadith. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, que le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une ville sans que l’imposteur hadith va fouler sauf la Mecque et Médine. Il n’y a pas une seule de ses entrées sans qu’elle soit gardée par des anges qui sont en rang qui la surveillent. Et il va faire halte dans un endroit. Médine tremblera à trois reprises et tous mécréants et hypocrites qui s’y trouvaient vont en sortir pour le rejoindre. »

Il y a également ce qui est rapporté à propos du Prophète ﷺ, qu’il a dit ce qui signifie : « Al massih Ad Dajjal, cet imposteur, ne va pas pouvoir entrer à Médine. Médine aura ce jour-là sept portes. Sur chaque porte, il y aura deux anges pour la surveiller. »

La préservation de Médine l’illuminée de la peste

Ta^oun, c’est du même rythme que fa^oul du mot ta^ana et ce n’est pas le sens d’origine qui est visé mais le mot a été utilisé pour indiquer la mort qui est généralisée. Les spécialistes de la langue, les  spécialistes de la jurisprudence et les médecins ont divergé quant à sa définition. La plupart d’entre eux sont d’avis que sa réalité, c’est une sorte de tumeur ou protubérance qui va pousser chez la personne suite à l’ébullition ou au fait que le sang devient très fort ou qui se déverse sur un membre et il va le corrompre. Ce qui est traduit communément par la peste. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agréé le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Sur chaque porte de Médine, il y aura des anges. De sorte que ni la peste ni l’imposteur Ad Dajjal ne pourront y entrer .»


Et d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, d’après le Prophète  ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Médine, Ad Dajjal va essayer d’y entrer et il va trouver des anges qui la garde. Il ne pourra pas s’en approcher ni la peste, si Dieu le veut. »

Le fait que la foi va se restreindre dans Médine l’illuminée

Quelque soit les difficultés dans les différentes villes et ce que les esclaves vont endurer pour leur foi, la foi restera à Médine l’illuminée car c’est à partir d’elle qu’il a jaillit et qu’il a éclairé le monde et remplit le monde.  Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi va se recroqueviller dans Médine, va se replier dans Médine tout comme un serpent se replie dans sa tanière ou dans son trou. »


Et d’après le fils de ^Oumar, que Dieu les agréé tous les deux, le Prophète  ﷺ  a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrangère et il redeviendra étrangère tout comme elle a commencé et il va se replier dans ses deux mosquées tout comme un serpent se replie dans son trou. »                     
Ibnou Hajar Al-‘Asqalaniy dans Al fath sa parole c’est-à-dire : « Tout comme le serpent sort de son trou pour rechercher ce qui lui permet de survivre et lorsqu’il craint quelque chose il se repli dans son trou, également la foi s’est propagé dans Médine et chaque croyant a en lui-même quelque chose qui lui mène à Médine en raison de son amour pour le Prophète  ﷺ . Et cela concerne toutes les époques parce qu’à l’époque du Prophète  ﷺ les croyants étaient attachés pour apprendre auprès de lui et à l’époque des compagnons et de leur successeurs c’était afin de prendre exemple sur leur guidée et après cela c’était pour visiter sa tombe ﷺ pour accomplir la prière dans sa mosquée pour rechercher les bénédictions par l’observation physique et les traces de ses compagnons.

L’intercession du Prophète SALLA en faveur de celui qui patiente pour le séjour à Médine l’illuminé

Le Prophète ﷺ intercédera et sera témoin le jour du jugement en faveur de celui qui va persévérer et restera ferme à Médine l’illuminé qui patientera face à ses difficultés et qui ne changera pas pour une autre ville. C’est pour cela qu’un certain nombre de compagnons sont attachés à s’y séjourner même dans les moments difficiles et les moments éprouvants. L’intercession « achchafa^ah » consiste à demander le bien en faveur d’autrui et il n’y aura pas quelqu’un qui n’est pas musulman qui va bénéficier de cette intercession. Ainsi le messager de ALLAH SA a dit ce qui signifie : « Mon intercession est réservée pour les grands les pécheurs de ma communauté. »


Ainsi, l’esclave de Az Zoubayr, a rapporté qu’il était un jour assis auprès de ^Abdou l-Lah le fils de ^Oumar au moment de la zizanie et une esclave à lui est venu lui passer le salam. Elle lui a dit : « Je voudrais quitter Médine, Ô ^Abdourrahman. La période est devenue difficile, éprouvante.» C’est alors que ^Abdou l-Lah lui a dit : « Reste plutôt parce que j’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire ce qui signifie : « Ceux qui patientent à la difficulté de Médine, je serai témoin en leur faveur ou intercesseur au Jour du jugement. » Sa parole ^alayhi s-salatou wa s-salam « témoin ou intercesseur » :

 
–  soit le « ou » est pour partager c’est-à-dire qu’il sera témoin en faveur de certains gens de Médine et intercesseur en faveur du reste,
– soit il est intercesseur pour les désobéissants et témoin en faveur de ceux qui sont obéissants,
–  soit il est témoin pour ceux qui sont morts durant sa vie et intercesseur pour ceux qui sont morts après lui, ou d’autres explications encore.
Et Al-qadi a dit : « Cette particularité est en plus de l’intercession en faveur des désobéissants ou des différentes personnes. C’est une particularité qui a une valeur supérieure à l’intercession qu’il aura aux autres désobéissants, en plus de son témoignage en faveur du reste de la communauté. » Il avait dit d’ailleurs ^alayhi s-salatou wa s-salam à propos des martyrs de Ouhoud : « Je suis témoin en faveur de cela. » Donc le fait qu’il ait spécifié par tout cela, c’est soit quelque chose d’additionnel, soit c’est une augmentation en degré et une part additionnelle. Il a dit également : « Il se peut que le « ou » ici ait le sens du « et » et dans ce cas-là, il sera en faveur des gens de Médine intercesseur et témoin. »

La multiplication de la récompense de la prière dans la mosquée Prophétique

Dieu a fait que la prière dans la mosquée prophétique est meilleure que la prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram qui se trouve à la Mecque. Et il a fait que la récompense de la prière dans cette mosquée du Prophète équivaut à la récompense de mille prières. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Une prière accomplie dans la mosquée que voici est meilleure que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram », c’est-à-dire celle de la Mecque.

Et d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu l’agréé lui et son père, il a dit : « Une femme s’est plainte de maladie, elle a dit : « Si Dieu me guéris je sortirai pour faire la prière à Jérusalem. Elle a guéri, elle s’est préparé pour aller faire la prière à Jérusalem. Maymounah, l’épouse du Prophète  ﷺ, est venue la saluer et elle lui a annoncé ce qu’elle envisageait de faire. C’est alors que Maymounah lui a dit : « Assieds toi et mange de ce que je t’ai préparé et fais la prière plutôt dans la mosquée du Messager. » Maymounah a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire : « Une prière dans la mosquée vaut mieux que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée de la Ka^bah. »

Le décès du Messager ﷺ à Médine et le fait qu’il y soit enterré

Cette faveur fait partir des plus éminentes des faveurs et des plus honorables. Son corps que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est le plus honorable des corps. Il n’y pas de doute que l’endroit qui regroupe son corps est bon et béni, surtout que les prophètes que Dieu les honore davantage, ont pour particularité d’être enterré là où il meurt. Et le Prophète ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, il cherchait quand était le jour où il se trouvait dans la pièce de ^A’ichah. Ainsi d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le Messager de Allah  ﷺ, posait la question lors de la maladie qui précédait sa mort, il disait ce qui signifie : « Et demain, je serai chez laquelle de mes épouses ? » Il cherchait quand était le jour de AICHAH. C’est alors que ses épouses ont compris, elles lui ont autorisé à être là où il voulait. Il restait dans la maison de ^A’ichah jusqu’à qu’il soit mort chez elle. ^A’ichah  a dit : « Il est mort le jour où il était chez moi, dans ma maison. Allah a retiré son âme et il avait sa tête qui était posée entre mon cou et ma poitrine et sa salive était mélangée avec la mienne. » Il y a en cela de la part du Prophète ALAHI SALAT l’indication du mérite de l’endroit où il a été enterré. Et c’est ce qu’ont compris les plus grands des compagnons, à leur tête Abou Bakr as-Siddiq, que Dieu l’agrée. Ainsi d’après Salam fils de ^Oubayd qui était un compagnon du Prophète, il a dit : «  Le Messager de Allah  ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, s’est évanoui de douleur puis s’est réveillé. » Jusqu’à la fin du hadith à propos de sa maladie et de son décès que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.


Et également dans ce hadith, il y a l’annonce de Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agréé, du décès du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam et la prière funéraire en sa faveur jusqu’à ce que le rapporteur du hadith  a dit : « Ils ont dit : « Ô toi, le compagnon du Messager de Dieu », il s’adressait à Abou Bakr as-Siddiq : « Est-ce que le Messager de Dieu est mort ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Allah, est-ce que l’on fait la prière en faveur du Messager de Dieu ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Comment cela ? » Il a dit : « Certains d’entre vous entrent dans la pièce, ils disent la parole Allahou ‘Akbar pour la prière funéraire, ils font des invocations puis ils sortent. Puis d’autres entrent, ils font la parole Allahou ‘Akbar de la prière funéraire, ils font cette prière, ils font des invocations, puis ils sortent. Ainsi de suite, jusqu’à ce que tout le monde passe. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Dieu, est-ce que l’on enterre le Messager de Dieu. » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Où ça ? » Il a répondu : « Dans l’endroit où Allah lui a retiré l’âme. Allah ne retire l’âme du Prophète que dans un endroit qui est bon. » Et d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Lorsque le Messager de Allah  ﷺ décéda, il y a eu divergences sur l’endroit de son enterrement. Alors Abou Bakr que Dieu l’agrée a dit : « J’ai entendu du Messager de Dieu une parole que je n’ai pas oubliée, il a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas fait mourir un prophète ailleurs que l’endroit où Allah agréé qu’il soit enterré. Alors enterrez-le dans l’endroit de son lit. » An Nawawiyy ainsi que As Salihi et d’autres ont rapporté du Qadi riyad l’unanimité que l’emplacement de la tombe du Prophète est le meilleur endroit sur terre et qu’il est meilleur  que la Ka^bah honoré. Et As Salihi a rapporté du Qadi, il a rapporté que la tombe du Prophète est meilleure que le trône, et, que la tombe du Prophète est meilleure que les cieux. Et Médine a d’autres que cela comme nombreux mérites qu’il est difficile d’énumérer vu le contexte. Ainsi Médine fait sortir les mécréants qui y sont enterrés et sa mosquée est l’une des seules mosquées vers lesquelles on peut accomplir un voyage. Et dans sa mosquée, il y a un jardin des jardins du Paradis. Et dans sa mosquée, il y a le minbar, la chah où le Messager ﷺ montait pour donner son discours qui se trouve devant son bassin et dans un des jardins du Paradis. Médine comporte également la mosquée de Qouba’ qui était une mosquée qui a été fondée sur la piété. Médine comporte également la montagne de Ouhoud, cette montagne que Allah agrée et que Son Messager aime. Elle comporte la vallée bénie.

Ô Allah accorde nous de visiter Celui que tu agrées le plus, Ton Prophète élu. Accorde-nous son intercession. Accorde de nous résider à ses côtés. Que Allah l’honore et l’élève davantage en degré ainsi que tous messagers que Allah a envoyés.

Purification

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur septembre 5, 2021
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  1.  Qu’est-ce que le ghousl ?

Le ghousl, c’est l’écoulement de l’eau sur la totalité du corps avec une intention bien particulière.

  1.  Quelles sont les choses qui rendent obligatoire le ghousl ?

Il est un devoir de faire le ghousl suite à l’émission du maniyy, au rapport sexuel, aux menstrues, aux lochies et suite à l’accouchement.

  1. Quels sont les signes du maniyy ?

Parmi les signes du maniyy, il y a le fait qu’il soit accompagné d’un plaisir et qu’il sorte avec effusion. Le maniyy a l’odeur de la pâte à levain lorsqu’il est humide et l’odeur du blanc d’œuf lorsqu’il est sec. Les signes sont communs aux hommes et aux femmes.

  1. Que fait celui qui s’est endormi puis qui s’est réveillé en trouvant sur ses habits quelque chose qui est sorti de lui et dont il doute si c’est du maniyy ou du madhiyy ?

S’il a eu pour conviction que c’était du maniyy, alors il fait le ghousl, sinon il lave sa verge, effectue le woudou’ et fait la prière.

  1. Qu’est-ce que les menstrues ?

Le hayd, les menstrues, c’est du sang qui sort de l’utérus de la femme au titre de la bonne santé. Ce n’est pas quelque chose qui sort à la suite d’une maladie ni à cause de l’accouchement. Le minimum des menstrues est de un jour et une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures et le maximum est de quinze jours. Ce qui va au-delà des quinze jours c’est une istihadah. La plupart du temps les menstrues sont de six ou sept jours. Ce qui rend obligatoire le ghousl après les menstrues c’est l’interruption de l’écoulement du sang.

  1. Quel est l’âge minimum à partir duquel la femme a les menstrues ?

L’âge minimum à partir duquel la femme a les menstrues est de neuf années lunaires, moins une période qui ne suffit pas pour avoir des menstrues et une période de pureté, à savoir neuf années lunaires moins seize jours.

  1. Que fait la femme si elle constate un écoulement de sang dans une période où elle peut avoir des menstrues ?

Si la femme constate un écoulement de sang dans une période où elle peut avoir des menstrues, elle évite ce que la femme qui a les menstrues évite de faire, que ce soit le jeûne, la prière, le rapport ou ce qui est de cet ordre. Elle n’attend pas que cela atteigne un jour et une nuit. Si l’écoulement n’atteint pas un jour et une nuit, elle rattrape ce qu’elle a délaissé comme jeûne et prière. Elle ne doit pas faire le ghousl à ce moment-là car ce qu’elle a eu ce ne sont pas des menstrues.

  1. Si le temps de la prière commence et qu’il survient à la femme un empêchement tel que les menstrues, à la suite duquel la prière ne lui est plus obligatoire alors qu’elle n’avait pas fait la prière au début de son temps, c’est-à-dire avant l’empêchement, doit-elle rattraper cette prière à la fin de l’empêchement ?

Si le temps de la prière a commencé alors qu’à ce moment-là, la femme n’avait pas de menstrues et qu’il s’est écoulé un temps suffisant pour l’accomplir, c’est-à-dire que si elle voulait la faire elle aurait eu suffisamment de temps pour l’accomplir, puis les menstrues sont survenues, alors elle devra rattraper cette prière après la fin des menstrues.

Si la femme est concernée par un hadath en continu comme par exemple l’incontinence d’urine, c’est-à-dire que l’urine coule de la personne tout le temps, elle ne peut, dans ce cas, anticiper la purification pour la prière par rapport au temps de la prière.

S’il s’est écoulé depuis le début du temps de la prière jusqu’à la survenue de ses menstrues un temps suffisant pour accomplir la prière en ayant fait la purification pour cette prière, alors elle devra rattraper cette prière après la fin de ses menstrues. Ce qui est visé ici par la purification pour la prière, c’est l’istinja’ puis le woudou’ ou le tayammoum pour celui qui ne peut pas utiliser l’eau.

  1. S’il est survenu à la femme la fin de ses menstrues alors qu’elle était encore dans le temps de la prière de al-^asr par exemple et qu’il reste du temps de cette prière ce qui suffit pour dire Allahou ‘akbar ou plus que cela, lui est-il un devoir d’accomplir cette prière ?

Il est un devoir pour elle de faire d’abord le ghousl puis la prière du ^asr avec la prière qui la précède, en l’occurrence le dhouhr, parce qu’il peut être rassemblé avec le ^asr pendant le voyage.

  1. Que fait la femme si l’écoulement de sang a atteint les vingt-quatre heures puis qu’il s’est interrompu ?

Si l’écoulement de sang s’arrête après avoir dépassé les vingt-quatre heures, alors elle fait le ghousl, puis la prière, le jeûne et il est licite d’avoir un rapport avec elle. Si l’écoulement de sang reprend dans une période qui peut être une période de menstrues, il s’est alors avéré que son acte d’adoration a été fait pendant sa période de menstrues et il lui sera donné l’ordre de rattraper le jeûne seulement. Il n’y a pas de péché quant au rapport qu’elle aurait eu parce qu’ils se sont basés sur l’apparence [que les menstrues s’étaient achevées]. Si par la suite [après la reprise], l’écoulement s’arrête, on juge qu’elle est en période de pureté.

  1. Quel est le jugement du sang que constate la femme qui est enceinte ?

Le sang que constate la femme qui est enceinte fait l’objet de divergence parmi les savants. Il y a parmi eux ceux qui le considèrent comme étant des menstrues, c’est à dire que si l’écoulement a duré un jour et une nuit dans un intervalle de quinze jours, ce sont des menstrues et c’est l’avis qui prévaut. D’autres ont dit qu’il est comme l’urine. Par conséquent, elle fait l’istinja’ suite à cela uniquement.

  1. Quel est le jugement du sang qui sort de l’utérus de la femme lorsqu’elle fait un avortement ?

Si la femme a fait un avortement et que ce qui est sorti d’elle avait l’apparence humaine, alors le sang qui va couler d’elle est un sang de lochies. Mais si ce qui est sorti d’elle n’avait pas l’apparence humaine, alors le sang qui sort de son utérus n’a pas le jugement du sang des lochies. Si le saignement atteint un jour et une nuit, on considère que ce sont des menstrues, mais si c’est moindre que cela, c’est un sang de maladie.

  1. Quel est le jugement de l’avortement ?

Il n’est pas permis d’avorter après le quatrième mois de grossesse selon l’unanimité parce que l’âme est insufflée dans le fœtus. L’avortement est alors considéré comme un homicide, c’est-à-dire le fait de tuer quelqu’un injustement.

Pour ce qui est de la parole de certains savants sur le fait qu’il est autorisé d’avorter avant le quatrième mois lunaire, ils visent par-là l’avortement à l’aide de quelque chose administré par voie orale et non pas par curetage, ou en dévoilant la zone de pudeur, parce qu’il est interdit de dévoiler la zone de pudeur sans excuse.

  1. Qu’est-ce que les lochies ?

Les lochies, c’est le sang qui sort suite à la sortie de l’enfant de l’utérus. Le minimum de sa durée est le temps d’un crachat, le maximum est de soixante jours et la moyenne est de quarante jours. Ce qui rend obligatoire le ghousl après les lochies c’est l’interruption de l’écoulement du sang.

  1. Quel est le jugement du sang qui sort de la femme après l’accouchement ?

Le sang qui coule de l’utérus de la femme après l’accouchement c’est un sang de lochies. Si une femme a eu quarante jours d’écoulement puis que celui-ci s’est arrêté pendant dix jours puis il a repris, le sang qui a repris est également un sang de lochies car il est encore dans l’intervalle des soixante jours. En revanche, si elle a eu un écoulement pendant trente jours dans un intervalle de soixante, puis que l’écoulement s’est arrêté pendant quinze jours alors le sang qui viendra après cela est un sang de menstrues s’il atteint un jour et une nuit, ce ne sont plus des lochies.

  1. Si le sang des lochies s’est interrompu avant les soixante jours, puis un nouvel écoulement a lieu un jour après le soixantième jour, ce nouvel écoulement est-il considéré comme étant des menstrues ?

Si le sang des lochies s’est interrompu avant les soixante jours, puis que l’écoulement du sang a repris un ou deux jours après le soixantième jour, le nouvel écoulement est considéré comme étant des menstrues s’il atteint les vingt-quatre heures parce qu’il n’est pas une condition qu’il y ait un intervalle de quinze jours entre le maximum des lochies, soixante jours, et des nouvelles menstrues. 

  1. Quel est le minimum de la période inter-menstruelle entre deux périodes de menstrues ?

Le minimum de la période de pureté qui sépare deux périodes de menstrues est de 15 jours. Quant à la pureté entre la période maximale des lochies et une période de menstrues, il est possible que ce soit une période inférieure à 15 jours.

  1. Que signifie l’istihadah ?

C’est du sang qui sort de l’utérus de la femme en dehors des jours des menstrues et des jours de lochies et c’est un sang d’anomalie.

L’istihadah c’est quelque chose qui peut arriver après le dépassement du maximum des menstrues ou après le dépassement du maximum des lochies. L’istihadah n’empêche pas la validité de la prière et du jeûne mais il convient, pour celle qui est concerné par cela (la moustahadah), de laver son orifice inferieur antérieur et de mettre une bande en tissu ou quelque chose qui tient lieu de cela, à l’intérieur de l’orifice sauf dans le cas où elle jeûne ou qu’il lui est nuisible. Par la suite, elle fait le woudou’ dans l’intention de se rendre permis l’accomplissement de la prière après le début du temps de la prière, non pas avant, et il est une obligation pour elle de faire le woudou’ pour chaque prière obligatoire. Elle ne retarde pas, après avoir fait sa purification, hormis pour se consacrer aux causes de la prière comme le fait de voiler sa zone de pudeur et autre. Elle ne retarde pas le fait de s’engager dans la prière et ce n’est pas un devoir pour elle de faire le ghousl.

  1. Quelles sont les obligations du ghousl ?

Les obligations du ghousl sont aux nombres de deux : Il y a l’intention par le cœur comme le fait de mettre l’intention de faire l’obligation du ghousl, ou d’accomplir le ghousl qui est un devoir, et de verser de l’eau purificatrice sur tout le corps.

  • Si un homme avait à faire le ghousl de la janabah car il était jounoub et il voulait faire le ghousl surérogatoire du vendredi, lui est-il permis, suffisant, de faire un seul ghousl avec l’intention d’accomplir le ghousl obligatoire et le ghousl du vendredi ensemble ?

L’avis qui est retenu est que s’il faisait le ghousl avec l’intention d’accomplir l’obligation du ghousl et le ghousl du vendredi alors cela lui suffit pour les deux.

  • Cite quelques actes recommandés du ghousl.

Parmi les actes recommandés du ghousl, il y a la tasmiyah, c’est-à-dire le fait de dire Bismi l-Lah au début du ghousl, de sorte que si elle est délaissée délibérément c’est déconseillé. Il y a aussi le fait de se laver les mains jusqu’aux poignets à trois reprises, de faire le woudou’ complet avant de commencer le ghousl et le délaisser n’est pas déconseillé. Parmi les actes recommandés du ghousl, il y a aussi le fait d’utiliser peu d’eau et de dire pour celui qui se dévêt totalement au moment d’enlever ses vêtements : bismi l-Lah l-ladhi la ‘ilaha ‘illa hou. Cette phrase est une protection, un voile des yeux des jinns. Il est recommandé avant de verser l’eau, de faire pénétrer ses doigts mouillés à l’intérieur des cheveux à trois reprises en plongeant ses dix doigts dans de l’eau puis dans les cheveux. Et il est recommandé de verser de l’eau sur la tête, puis sur la moitié droite de son corps, devant puis de derrière, ensuite la partie gauche de son corps, ce qui est devant puis ce qui est derrière. Il est recommandé de répéter cela trois fois. Il y a aussi ad-dalk c’est-à-dire de faire passer la main pour accompagner l’eau sur toutes les parties de son corps qu’il peut atteindre avec sa main. Enfin, il y a al-mouwalat, la successivité, c’est-à-dire laver un membre avant que ne sèche le membre qui l’a précédé.

  • Quelles sont les conditions de validité de la purification ?

Les conditions de validité de la purification sont :

  • L’Islam et le discernement : la purification de la part de quelqu’un qui n’a pas le discernement, comme l’enfant ou le fou, n’est pas valable,
  • Qu’il n’y ait pas quelque chose qui empêche l’eau de parvenir aux membres à laver ou sur lequel on doit passer la main mouillée,
  • Faire couler l’eau sur le membre à laver, de sorte que l’eau puisse couler naturellement sur la peau même si c’est en l’accompagnant avec la main,
  • Que l’eau soit purificatrice.

Extraits du livre ad dalil al qawim

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 24, 2021
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EXTRAITS DU LIVRE AD-DALIIL AL QAWIIM : Croyance, prédestination, acquisition, signes du jour du jugement

1er chapitre : l’indication que le Tawhid est la meilleure des sciences.

L’honneur de cette science par rapport aux autres sciences est relatif qu’elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de Son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est le fondement de la religion. Cette science est la plus honorable des sciences, alors de ce fait elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

Allah dit ce qui signifie dans Sourat Mouhammad verset 19 :

« Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande pardon pour ton péché »

(fa ^lam ‘anna la ‘ilaha ‘illa l-Lah, wa starghfir li dhanbik)

Dans ce verset la connaissance de Dieu est citée en premier, et concernant le péché on ne peut le connaître qu’en se référant aux autres sciences, et ceci est cité en second lieu.

Quant au messager de Allah, depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre, dans ce verset, est pour insister sur la connaissance de Allah.  Donc la parole de Allah signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. L’ordre sur le tawhid précède sur l’ordre de al ’istighfar. La connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements, et la demande de pardon pour le péché fait référence aux sciences dérivées.

Allah ta^ala dit ce qui signifie dans Sourat Al Hadid verset 28 que Allah ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard. La piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les interdits. Il leur donne l’ordre de persévérer sur la foi. Le sens de ce verset est un ordre aux croyants de faire preuve de piété, et de persévérer sur leur foi.  Et la piété n’est valide qu’en la croyance en Dieu et en Son messager.

L’imam Abou Hanifah a dit dans son livre Fiqhou l-’Absat ce qui signifie :

« Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements. »

 La connaissance dans al fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir. Ainsi la connaissance dans la religion englobe le fait de connaître Dieu, de connaître le messager de Dieu et de connaitre les fondements dans la croyance. C’est comme si l’imam Abou Hanifah disait qu’en définitif, connaître la croyance et connaître les jugements c’est la meilleure des œuvres.

Al Qaradawiyy, qui fait partie des personnages de notre époque, blâme la connaissance dans la religion, et il blâme les preuves rationnelles. Il appelle à la connaissance des lois qui concernent les actes d’adoration, il qualifie tout qui est en rapport à l’argumentation afférente à la croyance de science inutile, sèche et non fertile. Par exemple dans son livre Woujoudou l-Lah, il dit ceux qui se sont basés sur la preuve de l’entrée en existence (c’est-à-dire l’argumentation selon laquelle tout ce qui entre en existence a un début) cette exposition est inutilité. En d’autres termes, il dit que cette argumentation est inutile.

Alors que, le premier des 4 grands imams, l’imam Abou Hanifah dit le contraire. Comme évoqué précédemment, il a dit sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements. Il poursuit en disant que la base du tawhid est ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine c’est cela la science majeure.

La science du tawhid est ce qui permet de connaitre ce qui est possible au sujet de Allah, ce qui est digne de Allah et ce qu’il n’est pas possible au sujet de Allah, et ce qu’il est obligatoire à Son sujet pour nous de connaître. C’est pourquoi l’imam Abou Hanifah a appelé cette science al fiqhou  l-‘akbar, pour nous faire comprendre que cette science est la plus honorable de toutes les autres sciences.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que l’on sache que la connaissance de Allah est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus prioritaire, elle s’appelle la science des fondements, la science du tawhid, la science de l’unicité, la science de la croyance. Quel que soit l’un de ces termes utilisés, la science est la même.

Elle a été appelée la science du tawhid, en raison du plus célèbre de ses objets de recherche, qui est l’unicité de Dieu par Son être, Ses attributs et Ses actes. Allah est Unique par Son être, Unique par Ses attributs, et Unique par Ses actes.

Chaykh ^Abdou lLah a dit que le prophète s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et ayant atteint un niveau avancé dans cette science, et il a dit dans le sens qu’il est celui qui connaît son Seigneur plus que tout autre. Cela signifie aussi que le prophète est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures.

La toute première fois que l’âme a été insufflé dans le corps de notre maître ‘Adam, il a éternué, et a dit « al hamdou li l-Lah ». Cela est un signe que ‘Adam est croyant. Le prophète Mouhammad même dans son enfance il savait que son Seigneur est Allah, alors qu’à cette époque il n’y avait pas de gens qui avaient des connaissances dans la science de la religion, mais Allah l’a préservé de la croyance des associateurs, le prophète a grandi dans la croyance de l’unicité de Dieu, cependant il ne connaissait pas les détails des jugements de l’islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle, c’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi.

C’est dans ce sens que Allah dit dans le Qour’an ce qui signifie que Allah a fait descendre la révélation au prophète et dès lors il a connu ce qu’est le Qour’an et le détail de ce qu’est la foi.

Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation, il n’était pas croyant. Mais le sens c’est qu’avant que Allah lui fasse parvenir la révélation, il ne connaissait pas le Qour’an et ne connaissait pas le détail de la foi. La parole de Allah citée au tout début signifie persévère sur la connaissance du Tawhid, et demande pardon pour ton péché. Et cette ayah du Qour’an concerne autre que le prophète, car le prophète Mouhammad est préservé il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi. Ceux qui sont visés par ce verset ce sont les croyants : c’est-à-dire qu’il est ordonné aux croyants de rester fermes sur la foi.

Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, Il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres, la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi c’est la meilleure des œuvres. L’auteur dit que cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles s’appelle également la science de al kalam. En effet, on l’a appelé comme ça car de nombreuses personnes ont contredit cela, et de longs débats ont eu lieu pour défendre cette science qui a été critiquée par des gens qui ne sont pas intelligents.

Concernant sur ce qui est rapporté comme propos des égarés contre la science de al kalam :

Ces égarés qui ont attaqués la science de al kalam sont les mou^tazilah, les qadiriya, les khawarij, et ceux qui leur ressemblent, et qui se sont écartés de la voie de ahlou s-sounnah, comme l’ont expliqué les savants, dont l’imam Ash-shafi^iyy, que Allah l’agrée.

Car les propos et la manière d’aborder les sujets par les savants de ‘ahlou sunnah, au sujet de la connaissance de Dieu, des attributs de Dieu, des messagers et de leurs attributs, cela est correct il n’y a aucun blâme dessus. La science de al kalam qui est correcte est la science qui est conforme à la voie du salaf, c’est-à-dire des musulmans des 3 premiers siècles de l’Hégire.

Il a également été dit que l’appellation de cette science par la science de al kalam, c’est en raison de l’attribut de Allah : al kalam, la Parole de Allah ta^ala, qui est de toute éternité, et il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait un attribut qui soit entré en existence. Les hachwiya ou hachawiya ont dit que la parole de Allah est constituée d’une voix et de lettres. Ils ont dit que l’attribut de la parole de Dieu que c’est une voix et des lettres.

Comment prétendent-ils cela alors que la voix et les lettres sont créées ?

Certain ont exagéré au point de dire que la voix de Dieu est de toute éternité, alors que le son est soit ce qui provient de ce qui traverse la trachée, ou c’est ce qui se produit entre l’entrechoc de deux choses. Ils ont dit que Allah aurait une voix qui est de toute éternité … ceci est de l’égarement, et ils ont également dit que les lettres de l’alphabet arabe sont de toute éternité, alors que la raison n’accepte pas ces idées abjectes.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans autre que Lui, et non pas dans le sens qu’Il aurait un attribut de la Parole. Que Allah les maudisse pour cet égarement. Et c’est en partant de cette idée abjecte que les mou^tazilah nient que Dieu ait un attribut de la parole.

Les gens de la vérité confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Allah ait une quelconque ressemblance avec les créatures. Et c’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que Allah parle une parole qui est propre à Son être, exempte de début, exempte de fin, et qui n’est ni langue, ni lettres, ni son. On comprend ici que les gens de la vérité sont dans le milieu, on ne dit pas ce que disent les mou^tazilah qui ont renié l’attribut de Allah et celui qui nie l’attribut de la Parole à Allah il est mécréant, car cela revient à Lui attribuer l’incapacité de parler, donc dire qu’Il est muet, et cela est un défaut, et Allah est exempt de défaut. On ne dit pas ce que disent les assimilationnistes (mouchabbiha) qui font ressembler et assimiler l’attribut de la parole de Allah avec la parole des créatures.

La science de al kalam, c’est de rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour établir l’existence de Dieu, cette science est conforme à la loi de l’islam, et n’est pas fondée sur la philosophie.

Cependant cette science de al kalam est régie par des règles conformes à l’islam et non aux règles des philosophes. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges, en se basant sur le simple examen au regard de la raison. La raison selon les savants du tawhid est un témoin en faveur de la loi c’est pourquoi l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée selon l’approche des philosophes.

Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges en se basant sur le simple examen de la raison, ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah, tout ce qui vient du prophète et qu’il a amené ne contredit pas la raison, parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la loi.

La loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte tout comme l’a dit al hafidh al faqih al khatib al Baghdadiyy, que la loi (la croyance de l’islam) comporte ce que la raison accepte, et ce que la raison n’accepte pas. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de la loi mais n’est pas un point de départ pour la croyance.

Et le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que les philosophes ont considéré que la raison est une base un fondement sans accorder de l’importance aux choses avec lesquelles les prophètes sont venus. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre la raison et ce avec quoi sont venus les prophètes, tout en sachant que l’étude par la raison aboutit à ce qui est parvenue de la loi.

Allah a manifesté des miracles avec les prophètes, pour que la personne sensée dotée de raison, par l’observation de ces miracles reconnaisse la vérité avec laquelle les prophètes sont venus. Comment est-ce que l’observation par la raison serait donc mise de côté ? Celui qui est sensé, lorsqu’il réfléchit, il est bien guidé. Celui qui est sensé, lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire que celui qui a eu le miracle est véridique dans ce qu’il dit, c’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que l’islam.

L’auteur dit Dieu a incité Ses esclaves à observer Sa souveraineté pour connaitre Sa Toute-Puissance dans Sourat Al A^raf et Sourat Foussilat – verset 53  dans lequel Allah dit dans le sens :

« Nous allons leur montrer les signes, les preuves de Notre existence ».

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, dit que certains ont donc soutenu qu’il n’a pas été rapporté que le prophète, ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science, ou que l’un de ses compagnons ait appris et enseigné à autre que lui cette science, si cette science avait été importante les compagnons et leurs successeurs, lui auraient prioritairement accordée de l’importance.

D’une part, l’auteur dit que s’ils visent par cette parole que les compagnons ne connaissaient pas l’Etre de Dieu, Son absence de début, Son exemption, mais qu’ils ont reconnu cela par simple imitation, cela est abominable comme propos. Chaykh ^Abdou l-Lah a dit nous avons d’abord appris les fondements de la foi, et ensuite les jugements, et on a connu le Qour’an et notre foi n’a fait qu’augmenter. C’est pour cela que l’on ne tient pas ce genre de propos sur les compagnons.

Dans le Qour’an certains sont blâmés car ils ont suivi leurs ancêtres dans leurs religions, et leurs paroles sont rapportées dans le Qour’an avec ce sens : « nous avons trouvé nos ancêtres avec cette religion et nous les avons suivis aveuglément sans preuves qui établissent la validité de notre religion ». A partir de cela on comprend de cette ayah que l’apprentissage des preuves qui valident la croyance est requise. Le fait de suivre sans preuve ce qui est afférent à la connaissance de Dieu n’est pas permis. Le fait d’imiter sans preuve il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour que l’on puisse réfléchir et méditer. On effet, il nous a été ordonné de réfléchir de méditer sur la création de Allah, et de déduire à partir de l’existence des créatures, l’existence de Allah. Chaykh ^Abdou l-Lah a dit c’est pour cela qu’il est laid de la part de celui qui a reçu la raison, de l’éteindre et d’en annuler l’intérêt.

La raison est une lumière qui permet d’être éclairé alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui, c’est pour cela que les gens de ‘ahlou s-sounnah ont dit qu’il n’est pas permis d’imiter aveuglement dans la connaissance de Dieu, car dans l’imitation il y a une annulation du bénéfice de la raison.

D’autre part, l’auteur a dit si par ailleurs on vise par cela que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues chez les spécialistes de ces sciences, oui cela est vrai, ils n’avaient jamais employé ces expressions et cette terminologie a été instaurée par les spécialistes de cette science.

Comme le terme al jawhar définie par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est défini par soi-même, comme les corps. La substance est soit élémentaire, (c’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite, c’est la plus petite créature que Dieu ait créée), soit composée (celle qui se compose de deux substances élémentaires ou plus). Pour ce qui est de la définition du mot jawhar, dans la terminologie de la langue arabe, c’est l’origine de la chose.

Pour ce qui est du mot ^arad, c’est ce qui advient de la substance, c’est une caractéristiques de la substance, comme le mouvement d’un corps, son immobilité, sa situation dans un endroit. Les spécialistes de la croyance ont convenu de ce vocabulaire.

A propos du monde ils disent que ce sont des caractéristiques et des substances. Pour ce qui est du ja’iz, c’est ce qu’on peut concevoir dans la raison, l’existence et l’inexistence. Nous faisons partie de ce qui est appelé possible rationnel : on peut exister tout comme on peut, ne pas exister.

Pour le terme Mouhal : c’est l’impossible rationnel, c’est ce qui implique un sens faux de tout point de vue, comme l’existence du mouvement ou de l’immobilité dans un même corps, il est impossible selon la raison que l’être humain soit immobile et en mouvement en même temps. Les 7 cieux par exemple sont tout le temps immobiles, les étoiles elles sont toujours mobiles, et l’être humain est parfois en mouvement parfois immobile, mais n’accumule pas les deux situations concomitamment.

Par conséquent, ceux qui soulèvent cette objection en disant que les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, ceci c’est vrai et n’est pas nié. Cependant nous opposons à cela le même argument que pour les autres sciences, il n’a pas été rapporté du prophète qu’il avait utilisé les termes de nasikh (abrogeant) et mansoukh (abrogé). Car il est parvenu dans le hadith du prophète qu’il a dit dans le sens : je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes, maintenant visitez-les. Ce qui signifie que l’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement confirmé par un texte antérieur, s’il n’y avait pas eu l’abrogation, le texte antérieur serait toujours effectif et applicable, et l’abrogation c’est ce qui est ultérieur au premier texte. C’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement par l’arrivée d’une nouvelle règle.

Également le terme « moujmal » c’est ce qui nécessite plus d’indications, ici l’indication c’est d’ôter la confusion ou la problématique au sujet d’une chose pour que le sujet soit clair et évident. Il se peut qu’un texte soit moujmal, cela peut être un verset du Qour’an ou un hadith. Il est parvenu du hadith du messager de Allah dans le sens que al qadariyyah sont les mazdéens de cette communauté, et ce hadith a besoin d’une explication, car on a besoin de savoir qui sont les qadariyyahh. Puis cette indication est venue d’un autre hadith, qui nous explique qui sont les qadariyyahh. En effet, nous avons connu par cet autre hadith que les qadariyyah sont ceux qui nie la prédestination. Donc nous avons vu l’indication de ce que signifiait le premier hadith, par un autre hadith qui apporte une indication.

Moutashabbih, ce terme n’a pas été employé par le prophète, ce terme est de deux sortes :

–           La première sorte c’est ce qui n’est pas explicite : c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact du jour du jugement

–           La seconde sorte c’est ce que peuvent savoir les gens : comme la signification du sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^arch istawa », que les savants ont expliqué comme la domination du trône par Allah.

Ces termes il est possible de les utiliser bien qu’ils n’aient pas été utilisés par le prophète et ses compagnons.

Le terme qiyas (l’analogie) signifie l’équivalence ou l’égalité, du point de vue de la terminologie c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence ou de l’analogie que l’on peut en faire pour cet autre jugement.

Al istihsan c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’amène de preuves. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même mais ne constituant pas une preuve.

Al mounaqadah c’est qu’une chose contredise une autre.

Il y a eu d’autres terminologies encore, comme ach-chart (la condition), c’est ce qui est indispensable pour la chose mais ne fait pas partie de la chose (exemple : le woudou’ est un chart pour que la prière soit valide, alors qu’il ne fait pas partie de la prière).

As-sabab, c’est la raison, la cause, ce qui fait parvenir à autre chose.

Il doit être observé que les hadiths du prophète ne sont pas tous moutawatir, certains sont rapportés par un ou deux compagnons. Le hadith moutawatir est celui qui est rapporté par un grand nombre, à partir d’un grand nombre, et les premiers qui rapportent se basent sur une observation, et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. C’est par ce mode de transmission que le Qour’an nous est parvenu, ou encore comme le hadith du jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète, ou du tronc du palmier qui a gémit/pleuré par languissement du prophète.

Les hadith moutawatir sont environ au nombre de 70, alors que les hadith qui sont rapportés du prophète sont environ au nombre de 100 000. Les spécialistes du hadith rapportent du prophète 100 000 hadith comme Chaykh ^abdou l-Lah et parmi tous ces hadith il n’y a que 70 hadith environ qui sont moutawatir. La plupart des hadith sont des hadith que l’on qualifie de « ‘ahad » rapportés par 1, 2 ou 3 personnes. Les hadith mach-hour sont ceux rapportés par plus de 3 personnes. C’est pour cela que les spécialistes de hadith qualifient les hadith de ‘ahad, ou mach-hour, ou hasan, ou da^if, ou sahih.

Le hadith sahih c’est le hadith authentique, qui ne comporte pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas de sens qui contredit le qour’an, ni de nouvelles moutawatir, ni l’unanimité et qui est rapportés par des personnes dignes de confiance.

Parfois ils qualifient un hadith de gharib (étrange) c’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue jusqu’au messager de Allah, mais celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons, ou un successeur d’un successeur des compagnons.

Est-ce que quelqu’un aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences car ces termes n’ont pas été utilisés par le prophète ? Si nous avions appliqué, ainsi que les savants, ce que ces gens prétendent nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine islamique.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que l’imam Abou Hanifah a dit, en guise de réponse à ceux qui lui ont demandé pourquoi on parle de science de al kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé : les compagnons c’est comme ceux qui n’ont pas eu des gens qui les combattent, et ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes, et nous nous avons des gens qui nous combattent et nous avons besoin d’exhiber des armes.

Alors que dire de notre époque ? Il faut donc maitriser les sujets de la croyance pour répliquer aux assimilationnistes et à d’autres.

Concernant l’imam Abou Hanifah il est parvenu dans une version qu’il a rencontré 6 compagnons du prophète et dans une autre 5 compagnons. Il est le plus ancien des 4 imams. Il est né en l’an 80 de l’hégire et est mort en l’an 150 de l’hégire, il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisaient ‘ahlou s-sounnah, et à son époque le voyage prenait beaucoup de temps. Il était à Baghdad, en Irak, là où il est également enterré.

CHAPITRE

Les fondements de science existaient bel et bien parmi les compagnons, et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux.

Le premier des compagnons à parler de ces sujets était notre maître ^Aliyy. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ces personnes qui disait que c’était la nature qui créait les choses.

L’époque des compagnons est différente de la nôtre, il suffisait que le prophète leur récite sourat al-‘ikhlas pour qu’ils comprennent sa signification.

Et les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons.  Le premier à avoir répliqué est notre maître ^Aliyy, qui a coupé court aux paroles des kharijites. Auparavant, ces mêmes personnes avant de devenir kharijites, ils étaient dans l’armée de l’imam ^Aliyy il combattaient à ses côtés, puis ils l’ont déclaré mécréant et ont commencé à le combattre. Et ils se sont retournés contre lui car il avait accepté l’arbitrage avec Mou^awiya, et ils disaient aux gens comment il accepte l’arbitrage alors que la Parole de Dieu dit le contraire dans le Qour’an (ils visent par-là la ayah : ‘inna l-houkmou ‘ila li l-Lah), dans le Qour’an.

Et l’imam ^Aliyy leur a répondu la parole que vous citez dans le Qour’an est vraie, mais elle ne nous est pas applicable car elle a été mentionnée au sujet des fils du prophète Ya^qoub. Il leur a répliqué mais ils n’ont pas accepté, et l’ont tué.

Il a été rapporté que ^Aliyy a répliqué à un dahrite aussi, ce dernier prétendait que le monde n’a pas de créateur.

Ibnou ^Abbas aussi a répliqué aux mou^tazilah. Parmi les successeurs il y a eu le calife, ^Oumar Ibnou ^Abdou l-^Aziz, qui a répliqué aux qadariyyah. Il était le gouverneur général des musulmans, il était un savant et un moujtahid, il était comme l’imam Malik et l’Imam Ash-Shafi^iyy au niveau de la religion. Il a composé une épître concise et forte pour répliquer, et elle a été rapportée par Abou Nou^aym.

Le premier groupe à être apparu est le groupe des kharijites.

A l’époque de ^Aliyy il y a des gens qui se sont épris de ^Aliyy à outrance, ils lui ont dit : tu es notre Dieu, notre pourvoyeur. Il leur a répondu : Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange comme vous mangez…

C’était la même chose aussi pour Al Hasan ibnou Mouhammad ibnou al hanafiya, c’est le petit-fils de notre maître ^Aliyy. Zayd Ibnou l-Housayn aussi était son petit-fils, tous deux ont répliqué aux égarés.

Il y a également un juge légal : ‘Iyyas fils de Mou^awiya qui a aussi répliqué aux qadarites. Il a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibnou ^Abd al ^Aziz.  

Ils ont répliqué aux mou^tazilah qui disaient que Allah était injuste car il châtiait les gens pour des choses qu’Il a Lui-même créé. Tenir ces propos est bien sûr de la mécréance.

Ils ont confondu les créatures et Le Créateur, car l’injustice est impossible au sujet de Allah, tout Lui appartient, nous appartenons à Allah et Il fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient. L’injustice c’est agir dans quelque chose qui ne nous appartient pas. Donc l’injustice est impossible au sujet du Créateur.

Rabi^atou Ra’i, le chaykh de l’imam Malik, tout comme l’imam al ‘Awza^iyy, ont coupé court aux propos de Ghaylan al Qadari.

De même, al Hasan al Bisriyy, qui fait partie des salaf, il a également répliqué aux égarés.

Après tout cela, il n’y a plus quelconque pour nous blâmer d’enseigner cette science.

Celui qui n’a pas connu Le Créateur comment il peut le distinguer de Ses créatures ? Le fait de méditer d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en certitude quant à la Parfaite Toute-Puissance de Dieu. Nous avons reçu l’ordre de méditer sur les créatures de Dieu justement pour nous augmenter en certitude. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude qu’Il est Tout Puissant, qu’Il est Le Créateur de tout ce qui est bénéfique et de ce qui est nuisible.

Dieu crée ce qu’Il veut et Il a su de toute éternité.

Allah est Le Créateur des causes et des conséquences engendrées par ces causes. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure, c’est Allah Qui la crée, preuve en est que le feu n’a pas brûlé notre prophète ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dans le feu même. C’est Dieu Qui crée les causes et les conséquences.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les sujets des sciences islamiques pour déduire l’existence de Dieu.

Aucun imam digne de considération n’a jamais porté atteinte à cette science, il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit ce sujet.

L’imam Ash-Shafi^iyy a dit : que la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk (l’association à Dieu), cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par la science du kalam.

Quant au kalam qui est conforme aux Livres et à la sounnah, qui éclaircit les réalités de la chari^ah c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité, et l’imam Ash-Shafi^iyy ne l’a pas blâmé. Cet imam maitrisait et comprenait cette science, il avait même débattu avec Bishr Al Marrisi.

Le messager de Allah a dit ce qui signifie : ma communauté se partagera en 73 groupes, tous seront en enfer, un seul ira au paradis, c’est al jama^ah.

Pour ce qui est des autres roupes ils sont nombreux. Il y a les assimilationnistes, à notre époque on les appelle les wahhabiyyah.

Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance, et d’autres non, mais ceux qui ont contredit la voix correcte ils méritent d’aller en enfer. Parmi eux il y a les mou^tazilah. Ils sont à peu près une vingtaine de groupes, certains d’entre les mou^tazilah sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres non. Ceux qui ont prétendu que Allah a créé le bien mais Il n’a pas créé le mal, eux ils sont mécréants, pareil pour ceux qui ont nié que Allah n’a pas l’attribut de la Parole, parce que c’est implicitement dire que Dieu est muet et cela est de la mécréance, car c’est attribuer un défaut à Dieu.

La mécréance des mou^tazilah ne se restreint pas aux actes de Dieu et aux actes des hommes, il y a parmi eux, qui disent que Allah sait sans science, et cela est de la mécréance, même s’il dit que Allah sait.

Zakariya Ibnou Yahya S-Saji rapporte que l’imam Ash-Shafi^iyy est venu à eux un jour alors qu’il débattait au sujet du qadar, et il a dit dans le sens : « soit vous quittez notre assemblée, soit vous nous côtoyez mais avec une bonne croyance et un bon comportement, que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tout péché excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec ses passions ». Ash-Shafi^iyy a visé par cette parole le blâme de la parole des qadarites, et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet.

C’est comme si Ash-Shafi^iyy voulait suivre en cela ce qui a été rapporté de ^Oumar Ibnou l-Khattab qui rapporte lui-même que le prophète a dit dans le sens :

 « Ne côtoyez pas les gens qui nient al qadar, et ne débattez pas avec eux. »

En ce qui concerne les najariyyah, ce sont un sous-groupe des mou^tazilah, ce sont des gens qui suivent Mouhammad fils de Houssayn An-Najjar. Ils disent que Allah veut par lui-même et non pas un attribut. Cela également est de la mécréance.

Le messager de Allah nous a mis en garde contre ces différents groupes.

C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. La majorité de ceux qui se disent musulmans ont la croyance agréée par Dieu. D’ailleurs, au 3ème siècle de l’Hégire il y a eu deux illustres savants. Ils sont parmi les meilleurs des gens de leur époque, ils ont résumé la croyance des compagnons. Ils furent célèbres parmi les sunnites.  Ce sont :

–           L’imam Abou Mansour Al Matouridiyy

–           L’Imam Abou l-Hasan Al ‘Ash^ariyy

La plupart des pays musulmans sont sur la foi et la croyance de ces deux imams.

Ar-Rabi^ Ibnou Soulayman était présent dans une assemblée de Ash-Shafi^iyy, et il a rapporté qu’il savait qu’ il sait par ailleurs que ^Abdou lLah fils de ^Abdou l-Hakam, était présent, et Youssouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent, et Hafs al Fard était présent pour débattre, alors Hafs a essayé d’ouvrir la discussion avec ^Abdou l-Lah fils de ^abd al Hakam en lui demandant : qu’est-ce que tu dis du Qour’an ? et il n’a pas répondu, et il a reposé la question à Youssouf fils de ^ammar qui n’a pas répondu également, et ils ont désigné l’imam Ash-Shafi^iyy comme celui qui peut lui répondre et il a présenté les preuves, et le débat s’est prolongé, et l’imam Ash-Shafi^iyy lui a donné les preuves en prenant le dessus et en lui démontrant que la parole de Allah n’est pas créée, et l’imam Ash-Shafi^iyy a déclaré Hafs al Fard mécréant (il était d’ailleurs qadarite). Et Hafs al Fard du fait de cette déclaration,  a conclu en disant que l’imam Ash-Shafi^iyy voulait le faire exécuter.

L’imam Ash-Shafi^iyy a bien déclaré mécréant Hafs al Fard en lui disant : tu as mécru en Dieu L’Eminent, et Hafs al Fard lui a répondu par la suite : vous voulez me trancher le cou. L’imam Ash-Shafi^iyy l’a déclaré mécréant car Hafs al Fard reprenait les propos des mou^tazilah selon lesquels Allah parle d’une parole qu’Il crée dans les créatures. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole propre à Son Être.

Chapitre 2 : Confirmation de l’acquisition des actes par les esclaves, dont Allah est Le Créateur, et que les créatures ne créent rien de leurs actes

L’auteur dit que la voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah, en raison de la parole du prophète qui signifie :

« Certes Allah est Le Créateur de tous ceux qui agissent et de leurs actes

Il s’agit d’un hadith authentique.

Allah crée les actes de ceux qui agissent et c’est Le Créateur de tous ceux qui agissent. Ici, le terme san^a ne fait pas référence au métier ou à la profession, mais à l’acte que ce soit l’acte fait par le corps ou un acte du cœur, dans les deux il est appelé san^a. Du point de vue de la langue arabe on peut dire san^a ou soun^a.

Allah est Le Créateur de tous ceux qui agissent, et Il est Le Créateur des actes de ceux qui agissent. Allah est Le Créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves. Il est obligatoire de croire que les créatures ne créent absolument rien de leurs œuvres, mais ils les acquièrent. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazila, qui disent que les esclaves créent leurs actes grâce à une puissance que leur a donnée Allah.

Or, si Dieu était Le Créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui, alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre celles de Dieu. Mais, Allah est Le Créateur des corps et des actes que ce soient les actes de bien ou les actes de mal. Que ce soient des actes qui proviennent de soi malgré soi ou bien des actes exécutés de plein gré. Allah est Le Créateur de tout ce qui entre en existence.

L’acquisition est un sujet autre que la création. Car la création cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement d’accomplir l’acte, cette décision ferme c’est un acte de l’esclave. L’entrée en existence de ces actes c’est par la création de Dieu. Les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu Qui les crée, et les esclaves les acquièrent. Les actes de l’esclave sont donc créés par Allah conformément à Sa Science. Tout comme les corps sont créés par Allah, les actes également sont créés par Allah.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an dans le sens au sujet de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam :

« Nous avons décrété de toute éternité que le feu soit paix et fraicheur pour Ibrahim »

Tout ce qui entre en existence est conforme à La Volonté de Allah. Allah a décrété de toute éternité que ce feu soit fraicheur et paix pour Ibrahim.

L’auteur dit qu’il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu et dans ce qui Lui appartient sans que tout cela soit conforme à la Prédestination de Dieu.

L’auteur dit qu’il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée, car tout ce qui est possible selon la raison y compris les corps et les actes n’existent que par l’acte d’un Créateur doté d’une sagesse. Al Moulk et Malakout ont le même sens parfois, et parfois ils n’ont pas le même sens. Al Moulk, la souveraineté est un terme appliqué à ce monde terrestre, et le terme Malakout est utilisé pour signifier la souveraineté dans le monde céleste. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste.

L’ascension du prophète avait une finalité de faire découvrir au prophète les choses qui relèvent du monde céleste.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre ou céleste, un clin d’œil ou des idées passagères, ou un regard sans que ce soit conforme à la Prédestination de Dieu. Dieu est Le Créateur des mondes et des mauvais actes, également sur ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilah. Car tout ce qui est possible selon la raison n’existent que par l’acte d’un Créateur. Le Créateur est Allah, Celui Qui est doté de sagesse, Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Et tout ce que Dieu a ordonné de faire, est une sagesse. Et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse dans cela. Et ceci bien que nous ne connaissions pas la sagesse en cela ou que nous la connaissions. 

L’auteur dit qu’il n’est pas valide selon la raison que, l’existence d’une partie de ce qui est possible selon la raison soit par l’acte de Dieu, et que l’existence d’une autre partie soit possible par l’acte d’autre que Dieu. Il est Celui à Qui appartient véritablement toute chose, Il est Celui Qui fixe les ordres et les interdit et Qui n’est pas Sujet de rendre des comptes. Il ne nous est pas permis de dépasser les limites, et celui qui les dépasse est un injuste. Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie les mécréants est une justice de la part de Allah. Ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah et Ils ont fait une analogie entre Allah et Ses créatures. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu.

Allah est Le Créateur des actes et des corps, du bien et du mal, de la croyance et de la mécréance, ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave et ce qui provient involontairement de la part de l’esclave.

L’auteur dit l’imam Abou Hanifah a dit dans son livre Al Wasiyya :

« Comme l’auteur des actes est lui-même créé ses actes à plus forte raison sont créés ».

Abou Hanifah est un successeur des compagnons car il a rencontré quelques compagnons, il a dit que l’esclave et ses actes sont créés. Il a dit dans son livre Al fiqhou l-’akbar : la totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités, sont leurs acquisitions, et Allah en est Le Créateur.

Abou Hanifah a dit dans le sens que la totalité des actes des esclaves sont leurs acquisitions mais c’est Allah Qui en est Le Créateur.

Allah est Le Créateur des créatures, et les créatures sont faibles et impuissantes, et Allah est leur Créateur et Pourvoyeur, puis Il les fera mourir et Il les ramènera à la vie, comme il est dit dans le Qour’an. Et l’acquisition des actes (al kasb) est soit licite soit interdite.

Obtenir l’argent d’une bien d’une source licite, est licite, et l’obtenir d’une source interdite est interdit. Et les gens sont de 3 catégories, il y a le croyant qui est sincère dans sa foi, il y a le mécréant qui renie et il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Al Jahid et An-Nadham (ces deux personnes sont des mou^tazilah) ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté, et cela est de la mécréance.

Selon certains des mou^tazilah, la décision ferme n’est pas créée par Dieu, et cela est de la mécréance.

C’est pour cela que l’imam Abou Mansour al Baghdadiyy a dit :

« Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilah est obligatoire à plusieurs titres. »

Ceci signifie que leur masse n’est pas forcément déclarée mécréante, ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, et d’autres questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants, mais ceux qui sont à la tête de ce groupe et qui tiennent les propos précédemment évoqués qui contredisent la croyance, il faut les déclarer mécréant.

Les mou^tazilah disent que Allah après avoir créé les créatures Il est devenu impuissant. Ceci est de la mécréance, c’est Wassil ibnou ^Ata’ qui a affirmé cela. Selon lui nous sommes tous des créateurs de nos actes. Il a également innové une nouvelle catégorie, concernant un état intermédiaire entre le croyant et le mécréant : le grand pêcheur, mais nous savons que le grand pêcheur n’est pas une nouvelle catégorie, c’est une personne qui ne sort pas de l’islam à cause de ses grands péchés. C’est à cause de cette innovation que Hassan al Bisriyy l’a chassé de ses assemblées.

Pour ce qui est un autre de leur chef, qui est An-Nadham, il a prétendu que la division ne s’arrête pas, et il a dit que Le Créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et combien il y a de subdivision, et donc les chefs des mou^tazilah quelques soit leur nombre il faut les déclarer mécréant, et ils ont mécru pour les paroles qu’ils ont dites.

Dans le Qour’an Allah dit le sens : « Allah vous a créé et crée ce que vous faites »

Comment après cela quelqu’un pourrait dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave et non par Dieu ?

Les mou^tazilah leur croyance c’est que l’esclave crée ses actes. Ils ont dit que la totalité des actes des créatures (esclaves, animaux… ) sont créés par eux-mêmes, même les insectes font de même, et ceci

est contraire à la voie de ‘ahlou sounnah wa l-jama^ah. Cette croyance revient à attribuer des associés à Allah, et cette parole est contraire à la parole du tawhid.

L’auteur dit que la preuve est celle apportée par ahlou s-sounnah qui est la suivante :

tous les actes des créatures relèvent du possible rationnel, et tout ce qui relève du possible rationnel est sujet à la puissance de Dieu et par conséquent l’acte de l’esclave est sujet à la Puissance de Dieu, et il ne se produit rien de ce qui est sujet à la Puissance de Dieu sans que Allah l’ait voulu et sans que Allah l’ait créé. Si la Puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela se produirait à cause d’un être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus, or cela est impossible, Il est Celui Qui réalise ce qu’Il veut. Et tout ce qui est possible rationnel, est entré en existence par la création de Dieu selon Sa Volonté par Sa Puissance, car la Puissance de Allah concerne toute chose, elle est globale et universelle.

Chapitre 3 : Le Paradis, l’enfer, et la preuve qu’ils ont déjà été créés (n°107 polycopié)

Il est obligatoire de croire en l’existence du paradis au fait qu’il demeure ainsi que sa félicité sans fin, il existe actuellement il est au-dessus du 7ème ciel, et son toit c’est al ^arch. Et le trône est beaucoup plus grand que le paradis, mais il est au-dessus.

Le paradis comporte des degrés.

Le messager de Allah nous en a parlé.

Nous disons du paradis que c’est la demeure de la félicité sans fin.

Le paradis a son sol qui est indépendant. Les gens du paradis ne sont pas tous du même niveau, et du même degré.

Il est également un devoir de croire en l’existence de l’enfer, et de croire que c’est un châtiment sans fin. C’est un devoir de croire à l’enfer, et qu’il est actuellement créé.

Le paradis c’est la résidence de la félicité qui n’a pas de de fin. L’enfer c’est le feu le plus puissant que Dieu ait créé, l’enfer se trouve en dessous de la 7ème terre. C’est un lieu de châtiment ininterrompue pour les mécréants, et pour certains désobéissants musulmans qui vont y rester un certain temps et en sortiront.

Certains musulmans ne seront pas châtiés par la miséricorde de Dieu ou grâce à l’intercession de ceux qui intercéderont.

L’auteur dit que le paradis a été préparé et réservé pour ceux qui sont croyants pour leur foi à jamais. L’enfer a été préparé pour le châtiment des mécréants à jamais, et certains musulmans grand pécheurs qui subiront son châtiment un certain temps et en sortiront.

Les croyants vont avoir une félicité au paradis qui n’aura pas de fin, et le mécréant aura un châtiment en enfer qui n’aura pas de fin.

C’est une rétribution qui correspond au cas de chacun.

Le plus imminent droit que Dieu a sur Ses esclaves c’est qu’ils croient en Lui et Son Unicité. Comme les non croyants n’ont pas respecté le devoir le plus éminent envers Dieu, Dieu a fait que leur rétribution soit de rester perpétuellement dans le châtiment de l’enfer.

L’imam Abou Hanifah a dit dans son Livre al Wassiya que le paradis et l’enfer sont des réalités, c’est une vérité, tous deux sont créés pour ceux qui vont y résider, en raison de la parole de Allah dans le Qour’an qui dit ce qui signifie : « Le paradis a été réservé pour ceux qui se protègent de la mécréance et à propos des mécréants, l’enfer est réservé pour les mécréants ».

Allah a créé le paradis et l’enfer respectivement pour la récompense et la punition.

Le paradis : al jannata hiya daarou s-salam (= le paradis c’est le lieu de la félicité car il n’y a rien de ce qui tourmente les esclaves de Allah).

Le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. C’est notre croyance. Aucun musulman n’a dit le contraire de cela, mais des égarés ont commencé à dire cela, comme Jahm Ibnou Safwan, et Ibnou Taymiyyah concernant l’infinité de l’enfer.

Ces deux-là sont sortis de l’islam. Ibnou Taymiyyah avait rapporté auparavant dans son livre Minhaj As-Sounnah, que les musulmans n’ont pas de divergence sur ce sujet (l’infinité de l’enfer), puis Jahm a contredit cela et les musulmans l’ont déclaré mécréant. Par la suite, Ibnou Taymiyyah a contredit son propre constat mis par écrit dans son propre livre, et son jugement est donc le même que Jahm. A savoir qu’il est déclaré mécréant. L’imam As-Soubkiyy a fait une réplique contre ce que prétend Ibnou Taymiyyah sur l’absence d’infinité de l’enfer.

Concernant la parole de certains prétendus soufis, que le paradis et l’enfer seront anéantis même un instant pour réaliser la parole de Allah qui dit : « Koullou chay’in halikoun ‘illa Wajhah » ce qui signifie tout sera anéanti sauf Son Wajh. Ici la signification du Wajh est Sa Souveraineté.

Le Savant Ar-Raziyy dans son livre al ‘Itqan, a dit qu’on ne se détourne pas du sens apparent d’un texte sauf si on a une preuve contraire qui relève de la raison ou une preuve dans la religion qui est vérifiable.

Donc le Wajh ici est interprété par le terme Moulk, c’est-à-dire Souveraineté, Allah a la souveraineté sur ce monde, c’est Al Boukhariyy qui a interprété ainsi ce terme. Il est également valide de l’interpréter par tout ce qui est valide. Comme dans l’explication donnée par Soufyan Ath-Thawriyy, en l’expliquant par toute chose sera anéantie exceptées les récompenses des actes faits pour l’agrément de Allah.

L’existence du paradis et de l’enfer a été confirmée par les preuves textuelles. Ce que visent les gens de la vérité par la confirmation de l’existence du paradis et de l’enfer, c’est leur existence actuelle également. Car les mou^tazila disent qu’actuellement le paradis et l’enfer n’existent pas mais seront créés par la suite, et resteront sans fin. Cette croyance n’est pas correcte et contredit celle de ‘ahlou sounnah mais les savants ne les ont pas déclarés mécréants pour autant pour cette croyance de dire qu’ils ne sont pas créés actuellement car ils ont bien dit que le paradis et l’enfer allaient restés sans fin par la suite, une fois créés.

L’enfer est constitué par beaucoup de jinn et beaucoup d’êtres humains, du Qour’an on apprend que Allah a créé beaucoup de jinn et d’humains pour les châtier en enfer.

Si quelqu’un dit pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait que des esclaves croyants et qui soient heureux ? La réponse est que dans le fait que les esclaves soient de deux catégories, une catégorie croyante et une catégorie des esclaves qui sont des mécréants, et désobéissants, il y a une preuve en plus de la parfaite Toute-Puissance de Allah, et également cela nous augmente en certitude de La Parfaite Toute Puissance de Dieu. Et Dieu dans tout ce qu’Il a créé il n’y a pas d’absurdité. Il y a une sagesse, que nous l’ayons connu ou pas. Quelle est la sagesse dans les choses opposées ? il y a en cela une manifestation de La Parfaite Toute-Puissance de Dieu. Le fait que Allah créé ce qui est laid ce n’est pas laid de la part de Allah, mais le fait que l’esclave fasse ce qui est laid c’est cela qui est laid. Il agit dans ce qui Lui appartient comme Il le veut.

Le prophète a dit dans le sens, d’après Ibnou Hibban qui l’a rapporté de Oussam fils de Zayd, et Ahmad dans son Mousnad d’après Abou Hourayrah :

« Je suis entré au Paradis et j’ai vu que la plupart des gens au paradis sont les pauvres, et j’ai pris connaissance de l’enfer et j’ai vu la plupart de ceux qui y sont, sont des femmes. »

Cela indique que le paradis existe actuellement.

Le prophète est entré au paradis la nuit de al mi^raj. Allah lui a montré une représentation des gens qui allaient entrer au paradis, et il a vu que la plupart d’entre eux étaient des pauvres. Ceux parmi les humains qui sont déjà morts, sont dans le barzakh. En effet, il y a une vie du bas-monde, il y a une vie dans le barzakh et une vie dans l’au-delà. Allah ta^ala lui a permis de voir dans l’enfer mais sans y entrer, et ce hadith est une preuve que le paradis et l’enfer existent déjà actuellement.

L’auteur a dit tout comme on déduit l’existence du paradis par les récits de Adam et Hawwa’ et le fait qu’ils y aient résidé. Ils ont résidé dans le paradis, ce même paradis qui a été promis comme récompense pour les croyants pour qu’ils y résident dans l’au-delà.

Adam a vécu mille années, 130 années ont été passés par lui au Paradis, avant de descendre sur terre. Adam a été au paradis au début de sa création. Allah a ordonné à un ange de prélever une poignée de terre de différents sols de cette terre. Il n’a pas été rapporté dans le hadith qui était cet ange. Puis cette terre a été mélangée par de l’eau du paradis, jusqu’à devenir de la terre sèche comme de la céramique. Puis après l’âme a été insufflée dedans, et Adam a éternué et il a dit : al hamdou li l-Lah. Il était à ce moment-là au Paradis. Puis il a vu un groupe d’anges, et Allah lui a inspiré de saluer ces anges en leur disant : as-salamou ^alaykoum, et les anges ont répondu à son salam.

Puis Dieu l’a fait descendre sur terre en compagnie de Hawwa’, on ne dit pas qu’ils ont été chassés du paradis, mais ils ont été descendus sur terre, contrairement à Iblis qui lui a été chassé. On ne dit pas qu’ils ont été chassés car ils ont fait le repentir et Allah leur a pardonné, et cet événement s’est produit le jour de ^achoura, correspondant au 10 de Mouharram.

Ils ont été descendus sur terre pour peupler la terre.

Tout ceci est une preuve additionnelle de l’existence du paradis et de son existence actuelle.

Les musulmans ont été unanimes sur le fait que le paradis et l’enfer existent actuellement. Et la communauté ne se rassemblent pas sur un égarement. Preuve en est la parole du prophète qui a dit :

« la tajtami^ou ‘oummati ^ala dalalah », qui est un hadith da^if.

L’unanimité est une réalité comme cela est indiqué dans le Qour’an honoré.

Concernant les gens du paradis : ils sont à l’image de notre maître ‘Adam, soit 60 coudées de haut sur 7 coudées de large et ils auront un beau visage. Lorsqu’ils entreront au paradis ils ont l’aspect de ‘Adam ^alayhi s-salam. Chacun d’entre eux de ceux qui entreront au Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam. Celui parmi les croyants qui était laid dans le bas monde sa laideur disparaitra et Allah fait qu’au paradis il sera beau comme la beauté de Youssouf As-Siddiq. Tous les gens du paradis auront un beau visage. Cela ne veut pas dire que notre Maître Youssouf était plus beau que notre Maître Mouhammad, notre maître Mouhammad est le plus beau des humains, et il était plus beau que notre Maître Youssouf. Et Allah accorde à chacun un signe qui le distingue de l’autre. Les gens du paradis se rendent visite : soit leur lit s’envolera jusqu’à la personne qu’ils veulent visiter et s’assiéront l’un en face de l’autre, et par le simple fait de se languir de son ami, le lit s’envole jusqu’à celui de l’autre. Cette visite procure une félicité et une joie.

Ces visites auront lieu aussi par les chevaux du paradis , et pas seulement par les lits qui se déplacent. Parfois ils monteront des chevaux en perles rouges qui ont des ailes en or. Ils monteront ces chevaux et vont s’envoler avec et ces chevaux les ramèneront ensuite à leur place.

Allah dit dans le Qour’an :

« Fiha sourouroun marfou^ah »

Ibnou ^Abbas a dit que le sommier du lit est en hauteur et est en or dans lequel sont incrustés du zabarjad (péridot) et d’autres pierres précieuses, et lorsqu’il revient à son lit pour s’y asseoir, le lit s’abaisse jusqu’à ce que l’esclave puisse s’y asseoir puis il reprend sa hauteur.  Ces lits sont en hauteur pour que le croyant puisse voir tout ce que Dieu lui a accordé comme bienfait.

Il y a des verres qui sont posés au bord de sources réservées pour la boisson, il est sur son lit il peut boire sans que cela ne lui demande une charge ou un effort. Il y a des coussins placés les uns à côté des autres pour s’adosser à ces coussins. Les gens du paradis sont tous imberbes, et n’auront pas de poils sur le corps, ni sur les bras, ni sur les jambes, ni sur le ventre, mais ils auront des cheveux, des cils et des sourcils. Même les prophètes au paradis n’auront pas de barbe, dans le bas-monde la barbe est une tradition pour les prophètes, et ceci est une preuve que la barbe cache la beauté.

Leur nourriture et leurs boissons ne se transformeront pas en matière fécales et en urine mais ils sortiront sous forme de transpiration de leur corps, et cette transpiration aura l’odeur du musc.  Quel que soit appétissant et délicieux et luxueux un repas dans le bas monde il se transformera en matière fécale et en urine, mais pas au paradis, car Allah n’a pas créé au Paradis des choses qui gênent et qui dérangent. Il n’y a pas au Paradis de choses répugnantes.

Mouslim a rapporté un hadith d’après Abou Hourayrah, que le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Lorsque les gens du paradis entreront au paradis un ange fera une annonce, et dira vous aurez à vivre vous ne mourrez plus jamais, vous êtes en bonne santé et vous ne tomberez plus jamais malade, vous êtes jeunes et vous ne serez plus jamais vieux, vous avez la félicité et vous ne serez plus jamais malheureux. »

Iblis a été créé avant notre maître Adam, mais il a demandé à Dieu de le laisser vivant jusqu’à ce que Israfil souffle dans le cor, à ce moment iblis et les humains mourront ainsi que les jinn.

Notre maître ^Issa a été élevé au ciel depuis beaucoup d’années, il y a entre lui et notre Maître Mouhammad environ 600 années. Et il s’est écoulé depuis l’émigration du prophète, jusqu’à nos jours environ 1400 années.  Malgré cela quand notre maitre ^Issa redescendra sur terre il aura l’aspect d’un homme de 33 ans.  

Chapitre

Le dernier qui sort de l’enfer, et qui entrera au Paradis il aura comme ce bas-monde comme cette terre et dix fois plus. Il aura une étendue de mille années de marche, et elle sera toute pleine d’habitation de lits, d’arbres, de fruits, d’eau et autres encore. Cette distance de 1000 années est toute pleine de choses, elle n’est pas désertique comme sur terre.  Le paradis ce n’est pas comme le bas monde il n’y a pas de choses désertiques, cette distance sera toute peuplée pleine de bonnes choses.

Quelques soit grand l’étendue qui sera accordée à celui qui va au Paradis, nécessairement un jour il va profiter et arriver à ce que Dieu lui a réservé, car au Paradis il n’y a pas de morts. La vie dans ce bas-monde est limitée, mais la vie au Paradis est sans fin, c’est pour cela qu’il va nécessairement profiter de chaque partie que Allah lui a accordée. Compte tenu de l’éminence de l’au-delà et du fait qu’il n’y a aucune comparaison avec le bas-monde Dieu nous a fait comprendre que ce bas-monde est comme rien du tout par rapport à l’au-delà.

Ainsi dans le Qour’an Allah dit ce qui signifie :

« Les biens du Bas-monde ne sont que des biens dont les personnes se sont trompées »

(‘inna hayatou dounya illa mata^oun ghourour).

Les esclaves seront servis dans des bols et avec des verres sans hanses. Il y a dans le paradis tout ce que l’âme désire et ce qui plait au regard. Les gens qui sont au paradis seront servis par leurs serviteurs, et ils seront à leurs services, ces serviteurs ne sont pas des humains ni des jinn ni des anges.

L’homme au paradis aura l’aspect d’un roi, et ses serviteurs seront autour de lui comme des gens à son service. Leurs serviteurs sont comme des perles qu’aucun humain n’a touchées, ils ont l’aspect de jeunes gens de 14 ans. Ils sont tellement beaux et blancs qu’on dirait des perles. Leur aspect est beau et il plait au regard car au Paradis il n’y a pas de choses qui dérangent.

Les athées ont renié l’existence du paradis et de l’enfer, et les philosophes ont dit que la destruction de ce monde est une chose qui n’est pas valide. Mais leur parole n’a aucune preuve, ni selon la raison ni selon les textes. Les philosophes et les athées ne croient pas à l’au-delà, et ne croit pas au jour dernier et c’est pour cela qu’ils ont renié l’existence de l’enfer et du paradis, et qu’ils sont allés jusqu’à nier la destruction de ce monde.

Chapitre 4 : De la prédestination et de la destinée (Al qada’ wa l-qadar)

L’auteur dit : sache que al qada’ peut avoir le sens de la création comme dans Sa parole ta^ala dans le Qour’an où il est dit ce qui signifie : 

« Il a créé 7 cieux ».

Le sens en est que Allah créé ce qu’Il veut, Il donne l’existence aux créatures alors qu’elles n’existaient pas.

Al qadar, la prédestination c’est de faire que chaque chose soit dans l’état dans lequel elle se trouve.

Certains savants shafi^iyy ont dit qu’il s’agit de La Volonté. Ce que Dieu veut aura lieu, même si nous ne le voulons pas. L’imam Ash-Shafi^iyy a expliqué al qadar par la Volonté, à l’aide de vers de poésie.

La Volonté c’est de spécifier ce qui est possible selon la raison par certaines caractéristiques au lieu d’autres. L’imam Ash-Shafi^iyy a dit ce qui signifie au sujet de Allah :

« Ce que Tu veux aura lieu, même si moi je ne le veux pas, elle se réalisera car Ta Volonté se réalise sans aucun doute.

Et ce que je veux, si tu ne le veux pas, n’aura pas lieu. Tu as créé des esclaves conformément à ce que Tu as su, (c’est-à-dire c’est conformément à Ta Science que Tu as créé les esclaves).

C’est conformément à Ta Science que se comporte le plus jeune comme le plus âgé. A celui-ci Tu as fait grâce (comprendre, pour la foi, pour les hauts degrés), et à cet autre Tu as accordé l’échec (comprendre que la personne n’a pas de réussite, elle n’a pas été guidée vers la vérité et elle n’a pas accepté la vérité).

Celui-là tu l’as aidé et cet autre tu ne l’as pas aidé pour faire le bien (comprendre l’aide pour faire le bien c’est une réussite accordée par Dieu, et l’aide pour le mal c’est une privation du bien).

Parmi eux il y a des malheureux et parmi eux il y a des heureux (le malheureux c’est celui qui va mourir mécréant, et l’heureux c’est celui qui mourra croyant).

Celui-ci est beau et celui-ci est laid. »

Explication :

La parole de l’imam Ash-Shafi^iyy, ne veut pas dire que Dieu n’aide pas pour le mal et qu’Il aide pour le bien uniquement. Mais la langue par exemple que ce mécréant utilise pour commettre sa mécréance, c’est Allah Qui lui a donné sa langue pour l’utiliser. L’esclave ne possède pas la capacité de prononcer sans que Allah ne créé ses gestes, ses actes.

Allah sait par Sa Science de toute éternité qui mourra croyant et ira au paradis, et qui mourra mécréant et ira en enfer.

A l’exemple de Moussa As-Samiriyy qui a été élevé par Jibril, et à la fin il a fini par adorer le veau, et Allah a voulu qu’il meurt sur la mécréance.

Les anges, les prophètes et les saints, Allah leur a accordé le pouvoir de pouvoir orienter leurs capacités pour le bien, et d’autres Allah leur a donné la capacité d’orienter leurs capacités pour le mal. Dieu a fait grâce aux anges aux prophètes et aux saints puisqu’Il les a aidés à orienter leurs capacités pour le bien et Il a privé d’autres pour le bien, et leur a accordé l’échec, Il les a fait échouer mais ce n’est pas une injustice de Sa part. Cette croyance, c’est la croyance de la Ahlou s-sounnah, celui qui s’en détourne il est dans la perdition. Nous ne disons pas comme disent les mou^tazilah que Dieu est devenu impuissant à créer après avoir donné aux esclaves la capacités de créer leurs actes.

La voix sauve est que l’être humain a une volonté mais que sa volonté est soumise à la volonté de Dieu.

La volonté de Dieu prime et a le dessus sur toutes les volontés. Il est défendu d’aller au-delà, et c’est ce que le messager de Allah a visé par sa parole quand il a dit dans le sens :

« Quand le qadar est évoqué abstenez-vous d’aller au-delà de ce qui est le minimum. »

Parce que, si comme ils le prétendent, une des choses que Dieu veut de toute éternité ne se réalisait pas, cela serait de l’impuissance et l’impuissance au sujet de Allah est impossible.

Présentation du sens de se satisfaire du qada’ :

Il est un devoir pour toute personne responsable de se satisfaire du qada’ qui est un attribut de Dieu, et de n’émettre aucune objection contre Dieu. S’il est touché par une douleur dans le corps, ou que la vie devient difficile pour lui, qu’il n’émette pas d’objection contre Allah.

Certains lorsqu’ils sont touchés par des épreuves ils émettent des objections contre Dieu. Il y avait un homme des anciens arabes, dont la famille a été tuée par la foudre qui s’était abattue sur eux, et les a tous tués. Il a alors commis une mécréance horrible, en disant à la suite de cet événement : « je ne l’adorerai plus jamais Il m’a tué mes enfants ». En plus de sa mécréance par laquelle il se rebelle contre Dieu, il s’est mis à inciter les gens à dire de la mécréance.

Alors qu’il avait vécu sur l’Islam pendant 40 années, avant de mécroire en Dieu.

Jusqu’à de nos jours, il se produit plusieurs objections contre Dieu.

Ce qui est destiné, s’il s’agit d’une obéissance, il est un devoir de s’en satisfaire, et s’il s’agit d’une désobéissance ce n’est pas une obligation de s’en satisfaire.

S’il s’agit d’une désobéissance des choses que Dieu n’agrée pas au contraire, l’esclave doit détester les désobéissances. Ce qu’il provient des esclaves comme actes de désobéissance, nous les détestons, mais l’obéissance nous l’aimons. En effet, Allah a créé le bien et le mal, Il a prédestiné le bien et le mal, mais Il agrée le bien, et Il n’agrée pas le mal.

L’auteur a dit néanmoins la création par Allah de la désobéissance, n‘est pas quelque chose de laid de Sa part. De la part de l’esclave vouloir quelque chose de laid est laid, mais de la part de Allah ce n’est pas laid car Allah est Celui Qui ordonne et interdit, nul autre que Lui ne possède réellement toute chose, et Ses actes ne sont pas dépourvus de sagesse car les conséquences qu’ils engendrent ne sont pas inconnues de Lui. Ce qui est laid c’est que l’esclave fasse ce qui est laid et fasse les péchés. Vouloir quelque chose de laid n’est pas quelque chose de laid de la part de Dieu, contrairement à l’esclave car l’esclave a reçu des ordres et a été défendu de faire les interdits, qui lui sont fixés.

Dieu n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque, c’est Lui Qui fixe les ordres et les interdits aux esclaves qui sont les créatures de leur Créateur. Les esclaves s’ils agissent conformément aux limites fixées par leur Créateur ils ne sont pas sujet au blâme. Et s’ils se comportent de manière non conforme à ce que Dieu leur a fixé alors ils sont sujets au blâme.

Nous devons détester le mal et les péchés, même s’ils sont créés par Allah, parce que Allah ta^ala n’agrée pas la désobéissance, et la mécréance, alors de ce fait nous devons les détester. L’esclave n’a pas à se satisfaire des péchés et des choses laides, même si ces choses laides sont créées par Allah.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie :

« Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. »

S’il égard une partie de Ses esclaves c’est qu’Il l’a voulu et Il n’est pas injuste en cela, c’est par Sa Justice qu’Il égare une partie de Ses esclaves.

Dans le livre Al Fiqhou l-’Akbar il est dit ce qui signifie :

« Il est Celui Qui a destiné aux choses et leur a fixé des prédestinations. Il n’y a pas dans le bas-monde une chose sans que ce soit par Sa Volonté et Sa Prédestination. »

Dans Sourat Al Nahl Allah dit ce qui signifie :

« Il y en a parmi eux à qui Allah accorde la réussite pour croire en Allah et Ses messagers, et sera ainsi sauvé du châtiment de Allah. Il y a parmi eux ceux à qui Il a voulu l’égarement. »

Allah a créé les humains sous différentes formes et aspects afin que ce soit pour nous une manifestation de Sa Toute-Puissance. Parce que si nous n’avions pas vu ces choses opposées variées, nous n’aurions pas eu cette croyance en Dieu.

Et il est un devoir de croire qu’il est impossible que survienne à Dieu quelque chose de nouveau. Dieu n’augmente pas en perfection dans Sa Puissance.

Avertissement :

Al Qadar peut être employé à propos de ce qui est prédestiné, et également il peut avoir le sens de la créature. Ce qui est parvenu dans le hadith de Jibril on l’appelle : les fondements de la foi (Oussoul al Iman – ce hadith est connu sous le nom de hadithou Jibril car c’est Jibril qui a été la cause pour nous faire connaître ces choses-là).

Jibril venait toujours au prophète sous un autre aspect que son aspect d’origine. Le prophète ne l’a vu qu’à deux reprises seulement sous son véritable aspect :

  • la première fois sur terre, et le messager s’est évanoui en le voyant,
  • et la deuxième fois c’est durant le voyage nocturne, et cette fois-ci il ne s’est pas évanoui car avant le départ du voyage nocturne, sa poitrine a été ouverte et son cœur a été empli pour supporter de voir les choses étonnantes qu’il allait voir.

Al Qadar peut être employé à propos de ce qui a eu lieu comme destinée, et quand il est employé au sujet de l’attribut de Dieu il n’est pas qualifié de mauvais. Lorsque al qadar est qualifié de mauvais on comprend qu’ici c’est employé à propos de la créature.

Information utile (72)

Les actes des créatures ont lieu par un contact. Quant à l’acte de Allah Il est de Son attribut qui est de toute éternité. Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents, et d’autres qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, de la foi, de la bonne santé, sans aucune obligation de Sa part de nous les accorder.

Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons, et les mou^tazilah disent que c’est obligatoire pour Dieu de récompenser les obéissants. Ils disent que c’est obligatoire pour Dieu de faire ce qui est mieux pour l’esclave, et ceci est de la mécréance.

Ce monde est entré en existence conformément à la Volonté de Dieu, conformément à Sa Science et Sa Toute-Puissance. Les philosophes disent que le monde a existé sans que ce soit par La Volonté de Dieu, et ceci revient à contredire le Qour’an. En effet, Allah dit ce qui signifie dans le Qour’an :

« Wa houwa ^ala koulli chay’in Qadir ».

Parfois il y a des gens qui ont des idées passagères (khawatir) mais qu’ils ne souhaitent pas avoir et qu’ils détestent, alors comment peuvent-ils dire que c’est la personne qui crée ses actes alors même qu’ils n’ont pas voulu ces idées passagères ? C’est la preuve pour répondre au mou^tazilah.

Ces idées passagères (khawatir (plur.) – khatir (sing.)) qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il les déteste, quelque soient ces idées passagères, abominables soient-elles, du moment qu’il les déteste il n’est pas responsable d’elles, et il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester et de les rejeter. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct. Tant qu’il rejette cette pensée il n’est pas chargé.

La Volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose. Dans le Qour’an Allah dit ce qui signifie : « Fa^^aloul-lima yourid ». Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Il s’agit d’une information utile qui indique que Allah agit par Son choix.

Que l’on médite sur la feuille de mûrier : quand la gazelle en mange, il en sort du musc, quand la chèvre en mange, il en sort du lait, quand le vers en mange, il en sort de la soie, et quand le chameau en mange il en sort des matières fécales. Ce qui signifie que Dieu agit par choix, à partir d’une même créature il a accordé des conséquences différentes.

L’auteur dit qu’en résumé s’Il agissait par nature comme les égarés le prétendent alors Ses créatures n’auraient pas été différentes, bien que les causes soient les mêmes, cependant toutes Ses créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes : comme l’eau qui irrigue les arbres fruitiers est la même, alors que les fruits sont différents, et ont des goûts différents et des formes différentes. Pourtant il s’agit de la même eau et la même terre est utilisé pour cultiver ces arbres.

La voie des prophètes c’est que Allah agit par Son choix et par Sa Volonté, et non pas par nature, il y a un avis des philosophes, et un avis des naturalistes et les deux voix là sont fausses :

–           Les philosophes disent que ce n’est pas par La Volonté de Dieu que les choses ont lieu, ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa Volonté qu’a existé ce monde. Cela est la position des philosophes athées.

L’imam At-Tahawiyy a dit que toute chose se produite par La Volonté de Dieu. Pareil pour le cœur des humains qui changent, c’est Dieu Qui les fait changer : le cœur a justement été appelé « qalb » en arabe car il change beaucoup. Il a été dit que le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau.

–           Les philosophes anciens disent que Dieu est un agent causal (^illah) pour l’existence de ce monde. Ils sont même allés jusqu’à dire que Allah est la cause des causes.

Ces deux pensées impliquent de nier à Dieu La Volonté et La Puissance. Ils disent que la chaleur l’humidité, la dureté, la sécheresse ils prétendent que ce sont ces 4 éléments qui ont produit ce monde.

Les philosophes grecs ont dit qu’ils n’ont pas besoin des prophètes, et que nos pensées nous font nous passer des prophètes.

Chapitre 5 : Les signes annonciateurs de la fin du monde

A l’époque de notre maître Mouhammad, la lune s’est fendue en deux, et les mécréants de la Mecque ont prétendu que c’est une sorcellerie. Ils ont dit : C’est le fils de Abu Kabcha qui vous a ensorcelé (car le prophète est le fils de lait de Halima, et Abu Kabcha était son mari), donc en disant cela ils accusaient le prophète de faire de la sorcellerie. Accusé, le messager de sorcellerie c’est de la mécréance. Ils ont augmenté en mécréance en plus de leur mécréance. Comme on le sait pour l’avoir précédemment appris, insulter le prophète, accuser le prophète de commettre de grands péchés, accuser le prophète de choses indécentes, c’est de la mécréance.

Les mécréants de la Mecque ont dit que c’est de la sorcellerie. Alors que c’est eux-mêmes, les mécréants de la Mecque, qui avaient demandé au messager de leur montrer ce miracle.

Ils lui ont demandé de leur montrer un signe pour croire qu’il est véritablement un messager de Dieu. Il leur a dit qu’est-ce que vous voulez comme signe, ils lui ont dit montre nous la lune fendue. Il a demandé à Allah de l’aider en cela, et Il leur a montré la lune fendue tout comme ils le lui avaient demandé, et même avec cela ils n’ont pas cru, car Allah ta^ala a aveuglé leurs cœurs.

Au lieu de croire, ils ont augmenté en mécréance, puisqu’ils l’avaient accusé de sorcellerie. Entre eux ils se sont dit qu’ils demanderaient à ceux qui sont en voyage. Pourquoi ? Car, si cela avait été une sorcellerie de la part de quiconque, comme ils l’ont prétendu, il n’aurait pas été capable d’ensorceler des gens dans toutes les directions. Ils ont posé la question aux voyageurs de différentes horizons, et les voyageurs ont bien confirmé qu’ils ont vu la lune fendue en deux, et même avec cela ils n’ont pas cru.

La fente de la lune est un des signes de l’imminence du jour du jugement.

Allah dit dans les versets 42 et 43 de sourat An-Nazi^at, ce qui signifie :

« Ils t’interrogent à propos du jour du jugement quand il aura lieu et toi tu n’en as pas connaissance. Et tu ne fais pas partie de ceux qui savent quand le jour du jugement aura lieu pour que tu puisses leur répondre. »

Le messager de Allah est un des esclaves de Dieu et Dieu n’a pas divulgué à Ses esclaves quand aura lieu le jour du jugement. Aucun ange de haut degré ni prophète n’a cette connaissance. C’est pour cela dans le hadith très célèbre de Jibril, lorsque Jibril a demandé au prophète quand aura lieu le jour du jugement, et le prophète a répondu ce qui signifie :

« Celui à qui la question a été posée n’a pas plus de réponse à ce sujet que celui qui a posé la question ».

Dans les deux versets 42 et 43 de sourat An-Nazi^at il y a un blâme pour la question que les associateurs ont posé au prophète au sujet de la connaissance du jour dernier. Et dans le verset 44, de cette même sourah, Allah nous apprend que c’est Lui Qui sait quand aura lieu le jour du jugement et personne d’autre ne le sait.

Mais Allah a informé Son Messager de certains signes qui indiquent l’imminence du jour du jugement dernier.

Le messager de Allah a informé ses compagnons de ces signes. Et le messager faisait le rappel à ses compagnons à propos du jour du jugement et leur parlait même des grands signes annonciateurs.

D’après ce que le compagnon Houdayfah a rapporté en ce sens :

« Le prophète nous a vu un jour alors que nous étions en train de réviser ensemble les sujets du jour du jugement. Le prophète nous a interrogé en disant ce qui signifie : qu’est-ce que vous êtes en train de réviser ? nous avons répondu : nous révisions ensemble le sujet du jour du jugement.  C’est alors que le messager a dit ce qui signifie : le jour du jugement n’arrivera pas avant que vous voyiez 10 signes :

–           La fumée

–           L’imposteur

–           La bête

–           Le lever du soleil à partir de son couchant

–           La descente de Jésus fils de Marie

–           Gog et Magog

–           3 failles dans la terre : une faille au levant, une faille au couchant, et une faille dans la péninsule arabique

–           Un feu qui va sortir du Yemen et qui va pousser les gens vers leur lieu de rassemblement.

Et le prophète a dit ce qui signifie : Sachez que le jour du jugement n’arrivera pas tant que les signes annonciateurs auront lieu : 2 grands signes et 2 petits signes.

Pour ce qui est des petits signes annonciateurs il y a parmi eux ce que le messager a annoncé dans le hadith qui a été rapporté par Mouslim. Lorsque Jibril lui a posé la question à propos des signes du jugement, il a dit ce qui signifie : c’est lorsque la femme donnera naissance à sa maitresse (comprendre : il y aura beaucoup de femmes esclaves, au point que l’homme libre qui aura des femmes esclaves aura des enfants d’elles, et les filles auront le statut de maitresse par rapport à leur mère esclave) et ceux qui étaient nus pieds, mal habillés, et pauvres, construiront en hauteur. 

Et ceci se retrouve en péninsule arabique. En effet, il n’y a pas si longtemps ils étaient pauvres, nus pieds, ils veillaient sur les troupeaux, et maintenant ils construisent en hauteur plus haut l’un que l’autre comme à Dubaï.

Il y a également parmi ces petits signes la disparition de nombreuses montagnes (Jibal, c’est le pluriel pour indiquer plus de 10). Actuellement ce qui a lieu c’est qu’ils détruisent des montagnes pour frayer des chemins, ou alors ils cassent pour faire des carrières, de la roche de pierre pour la construction. En revanche, la disparition de toute une montagne à partir de son ancrage dans la terre, cela n’a pas encore eu lieu.

Cependant il n’est pas parvenu dans le hadith la précision de savoir si cette disparition aura lieu par l’activité humaine ou non.

La multiplication des séismes, tremblements de terre, la multiplication de maladies que les gens ne connaissaient pas avant, cela se produit actuellement. Il y a également la multiplication des charlatans et des orateurs pour diffuser le faux, et cela s’est produit également.

Il y a également la prétention de certains à la prophétie, et cela s’est produit également. Il y a eu plusieurs qui ont prétendus être prophètes après le prophète et cela est de la mécréance.

Le changement des saisons au point que l’été devient comme si c’était l’hiver, et l’hiver devient comme si c’était l’été.

Il y a également la diminution de la science et la multiplication de l’ignorance et cela s’est produit également.

Al Boukhari a rapporté de Abou Hourayra que le prophète a dit ce qui signifie :

« le jour du jugement dernier n’adviendra pas avant que la science ne soit retenue (c’est-à-dire qu’elle ne diminue). Le temps va sembler très court, les homicides deviennent nombreux et l’argent devient abondant parmi vous. »

La durée du jour du jugement est de 50 000 années, et son début commence au moment où l’ange Israfil soufflera dans le cor et les gens sortiront de leurs tombes pour l’exposition des œuvres. Israfil a actuellement placé son cor devant sa bouche et attend que ce soit le moment d’y souffler.

Israfil soufflera deux fois :

  • la première fois les humains, les jinn et les anges mourront excepté ceux que Allah a excepté, comme les anges en charge du paradis et ceux qui ont la charge de l’enfer. Lorsque Israfil, va souffler la première fois, il va mourir lui-même et même ^Azra’il, l’ange de la mort, mourra.
  • Puis Dieu ressuscite Israfil 40 ans plus tard, et il souffle une autre fois, et les gens sortiront de leurs tombes pour l’exposition des œuvres.

La parole du prophète quand il dit jusqu’à ce que la science soit retenue, cela signifie que les savants vont mourir. Allah ne retire pas la science en l’arrachant aux gens, mais en faisant mourir les savants, au point qu’il ne reste plus de savants, les gens vont se retourner vers des ignorants, qu’ils vont placer à leur tête à qui ils vont poser des questions, et ils égareront les gens par leurs réponses.

Parmi les petits signes annonciateurs, il y a les grands nombres d’homicides et d’injustice, et le temps qui va sembler court. Et de nos jours cela se produit.  Ceci fait partie des plus grands des petits signes annonciateurs.

Le prophète a dit dans le sens que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps se rapproche.

De sorte que l’année va paraitre comme un mois, et un mois comme une semaine, et une semaine comme un jour, et un jour comme une heure. Et l’heure comme un coup pour allumer un feu (comprendre, le temps nécessaire pour attiser un feu d’un coup). Cela ne s’est pas encore produit. Bien que nous constations qu’il n’y pas de bénédictions dans le temps et que le temps semble rapide, cela ne s’est pas encore produit. Il y aura une époque où une année semblera comme un mois.

Il se produit également beaucoup de meurtres, et cela s’est produit.

La parole du prophète qui signifie lorsqu’il y a aura tellement d’argent que ce sera en abondance, et cela parce que s’il y a beaucoup de meurtres, il y aura de moins en moins de gens, et il y aura de moins en moins d’accumulation des richesses, car les gens n’auront pas l’espoir de vivre. Et s’il s’est produit beaucoup de ce que le messager a rapporté.

Il y a également le rapprochement de lieux de commerce, le grand nombre de lieux de commerce : par le passé la personne devait parcourir une longue distance pour faire du commerce, et attendre le jour où il y avait le marché. Alors que de nos jours à peine la personne sort de chez elle rentre dans le marché et achète et vend n’importe quel jour de la semaine.

Le fait que les différentes communautés s’allient contre la communauté de Mouhammad, tout comme les gens qui vont manger d’un plat l’entourent de toutes parts.

Dans les Sounan de Abou Dawoud, il est rapporté que le messager a dit à Thawban ce qui signifie :

« Tu verras Thawban un jour les communautés vont s’unir contre vous. »

Thawban a alors posé la question au prophète en lui demandant : est-ce que à cette époque-là lorsqu’ils vont nous entourer de toute part on sera tellement peu nombreux ?

Le prophète a répondu alors ce qui signifie :

« non vous ne serez pas peu nombreux vous serez à cette époque-là très nombreux mais vous serait comme ce que le ruisseau emporte sur son chemin (cela signifie que l’amour du bas-monde est présent dans leurs cœurs) Le prophète a dit en arabe : (translittéré ici) ‘Yadkhoulou fi qouloubihim al wahn’

Thawban a posé la question en disant : qu’est-ce que le wahn ?

Le prophète lui a répondu ce qui signifie : « c’est le fort attachement à ce monde »,

Il faut en comprendre que al wahn c’est l’amour du bas-monde, et ne pas vouloir mourir en quittant le bas-monde. Cela s’est également produit.

Parmi les signes annonciateurs du jour du jugement également il y a ce que le prophète a rapporté dans son hadith, dans lequel il a dit ce qui signifie :

« Il y a deux catégories de personnes dans ma communauté qui vont venir après moi : des gens qui auront des fouets comme des queues de vaches (siyat) et qui frapperont les gens avec, et des femmes qui portent des vêtements qui ne cachent pas leur zone de pudeur (Kasiya’ ^ariya’), qui détournent les gens de l’obéissance à Dieu, et qui s’écartent de la voie de l’obéissance, elles sont perverses, elles invitent les gens à la fornication, elles ont une démarche très particulière, elles portent leurs têtes hautes comme les bosses des chameaux (ici le prophète vise le chameau avec les 2 bosses donc leur tête est portée bien droite comme les bosses des chameaux. Le terme ‘ibil en arabe désigne le dromadaire et le chameau, à la différence du français), et elles portent des chignons pour que ça plaise aux gens elles ne rentreront pas au Paradis, elles n’en sentiront même pas l’odeur, alors que l’odeur du paradis embaume à une grande distance. »

Ce hadith a été rapporté par Al Bayhaqiyy, At-Tirmidhiyy, et Ahmad.

Ceci s’est déjà produit comme à Baghdad ou ailleurs.

Ce hadith ne s’applique pas à celles qui découvrent seulement une partie de leurs zones de pudeur, ce n’est pas le simple fait que la femme porte quelque chose jusqu’aux jambes par exemple.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit si le hadith n’est pas mentionné dans son juste contexte il devient une source de discorde pour celui qui l’a mentionné et celui qui l’a entendu, car il le mentionne pour soi-disant prouver quelque chose d’autre que ce qui est visé par le hadith. Également citer les versets du Qour’an dans autre que leur contexte cela peut être une autre source d’égarement pour lui et pour autre que lui.

Parmi les derniers petits signes annonciateurs (donc ce n’est pas le dernier petit signe), il y a l’apparition de al Mahdi ^alayhi s-salam, mais les plus grands des signes annonçant l’apparition de al Mahdi sont déjà apparus comme :

–           Que la terre soit remplie d’injustice

Cette apparition de al mahdi est confirmée dans le hadith authentique rapporté par Ibou Hibban dans son sahih, ainsi que Abou Dawoud, ainsi qu’At-tirmidhiyy, et Al hakim dans al Moustadrak.

Le messager de Allah a donc dit ce qui signifie :

« Le jour du jugement n’arrivera sans que les gens soient gouvernés par un homme de ma famille dont le prénom est le mien et le prénom de son père et celui de mon père. Il emplira la terre de justice et d’équité tout comme elle aura été remplie d’injustice. »

Al Mahdi s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah il est hasaniyy ou bien housayni, il est de la famille du prophète. Mais le prophète n’a pas dit quel était le prénom de son ancêtre. Il est possible qu’il apparaisse à notre époque mais il ne nous est pas permis de préciser quand il apparaîtra. Les hadiths de al Mahdi sont moutawatir par leur signification. Le tawatour véritable c’est la conformité des dires d’un grand nombre de personnes qu’il n’est pas possible qu’ils se soient entendus pour mentir.

Lorsque le Mahdi apparaitra au tout début il apparaitra à Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui lui donneront du renfort, ensuite il ira à la Mecque, et à la Mecque il sera attendu par 300 saints, et qui seront les tous premiers à lui faire un pacte d’allégeance. Et ceci renforce et confirme la parole que notre maitre ^Aliyy, qui a dit à son compagnon dans le sens : « il y aura toujours sur terre qui défende la religion de Allah avec les arguments. »

Il y aura ensuite une armée qui va se constituer pour combattre le Mahdi, Dieu fait que cette armée sera ensevelie dans la terre entre la Mecque et Médine. Ensuite il ira s’installer dans la région de Ach-Cham là où il rencontrera le prophète ^Issa quand il descendra du deuxième ciel pour revenir sur terre.

Durant l’époque de Al Mahdi il y aura une famine qui va durer des années, et le croyant accompli à cette époque-là sera rassasié rien qu’en faisant le tasbih et le taqdis, et ceci est une preuve que l’évocation de Dieu comporte énormément de bénédictions et de profits.

Après l’apparition de al Mahdi, 7 ou 8 années après, apparaîtra l’imposteur, ad-dajjal, mais entre l’apparition de Al Mahdi et ^Issa ^alayhi s-salam il y a 9 années.

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparus il y a :

Le fait que le fleuve, L’Euphrate (Al Fourat), s’écarte pour faire apparaître une montagne d’or.

Le prophète a dit ce qui signifie :

« L’heure du jugement n’arrivera pas tant que l’Euphrate (fleuve traversant l’Irak) ne s’écarte pour dévoiler une montagne en Or pour laquelle les gens vont s’entretuer (99 mourants). Et chacun d’entre eux dit peut-être que c’est moi qui vais être le survivant.

Al Fourat signifie en arabe la pluie douce des eaux. Le savant shafi^i An-Nawawiyy a expliqué le terme s’écarte en disant que l’Euphrate va passer ailleurs ou disparaître, c’est cela le sens de s’écarter, il est possible que ce soit à cause du déplacement de son lit.

Ce trésor ou cette montagne d’or est aujourd’hui enseveli sous terre. Son emplacement à cette montagne n’est pas connu aujourd’hui.

Le savant Ibnou Hajar Al ^Asqalaniyy a dit dans le sens qu’il est appelé kanz (trésor enfoui) du fait qu’il n’est pas découvert avant sa sortie, et on dit montagne d’or pour indiquer que c’est une grande quantité.

Les gens vont s’entretuer pour avoir cet or, et sur 100 personnes, 99 vont mourir, et 1 seul en sera survivant, et il apparaît du hadith que ce sont des musulmans qui vont s’entretuer. Car ici le prophète a utilisé le terme « qital » c’est le terme utilisé en arabe entre les musulmans, sinon cela aurait été le terme « malah » qui aurait été utilisé.

Cela se produira après l’apparition du feu au Yémen. C’est pour cela que l’apparition du Mahdi on a dit qu’elle était parmi les derniers petits signes et non pas le dernier dans l’absolu.

L’auteur dit quant aux grands signes annonciateurs du jour du jugement ils sont au nombre de 10 :

–           La descente de al Masih, notre maître ^Issa

–           L’apparition de l’imposteur (ad-dajjal)

–           L’apparition des 2 tribus : Gog et Magog

–           Le lever du soleil à partir de son couchant et la sortie de la bête de sous-terre, ce sera après la mort de ^issa ^alayhi s-salam.

Après cela Dieu n’acceptera plus le repentir de quiconque.

–           Une fumée se propageant sur terre : les mécréants vont mourir et s’asphyxier de cette fumée, pour le musulman cela aura l’effet d’un rhume.

–           3 failles sur terre : au levant, au couchant, et une faille dans la péninsule arabique.

Ces trois signes-là n’auront lieu qu’après la sortie de ad-dajjal

  • Il y aura un feu à ^Adan au Yemen.

Le premier c’est l’apparition de l’imposteur, ensuite l’apparition de ^Issa et ^Issa tuera ad-dajjal, ensuite l’apparition de Gog et Magog, c’est les 3 premiers grands signes annonciateurs du jour du jugement.

La sortir de la bête de sous terre : cette bête est différente des autres animaux. Dans Sourat An-Naml Allah dit ce qui signifie

« Et lorsque l’heure apparaitra Nous leur ferons sortir une bête de sous terre qui leur parlera et elle va faire la distinction du croyant et du mécréant, et personne ne pourra lui échapper. »

Selon ce qui est parvenu, elle sortira au niveau de la montagne As-Safa mais cette information n’a pas été rapportée avec une chaine de transmission authentique. Ce qu’il est un devoir de croire c’est que cette bête va bien sortir de sous terre.

Celui qui veut entrer en islam après le lever du soleil du côté du couchant et la sortie de la bête de sous terre Dieu ne l’acceptera pas, et le repentir ne sera pas accepté.

Ces deux grands signes auront lieu entre le moment de l’aube et le moment de ad-douha’. Cette bête en plus d’adresser la parole aux gens elle fait la différence entre qui est croyant et qui est mécréant. C’est une des créatures de Dieu, et ce n’est pas un être humain. Dieu lui donnera la capacité d’apposer un signe sur la face des gens, elle va mettre un signe sur le visage des gens alors que les gens sont en grand nombre sur terre, et les humains ne pourront pas la tuer, cette bête ne ressemble pas aux humains et ne ressemble pas aux bêtes naturelles.

Il y a aura une fumée qui s’abattra sur terre et s’y répandra sur terre, et les mécréants mourront de cette fumée, et pour les musulmans elle aura l’effet d’un rhume (az-zoukam) sur eux. Il s’agit d’un grand signe de l’apparition du jour du jugement, et non pas un petit signe. Tellement cette fumée sera intense, le mécréant en mourra.

Il y aura 3 failles de terrains, une faille à l’est, une à l’ouest et une dans la péninsule arabique. La terre va s’ouvrir et va ensevelir ce qu’il y avait dessus. Ce seront 3 failles qui vont se produire soit en même temps soit en des moments proches.

Et le dernier de ces signes ce sera un feu qui apparaitra à ^Adan au Yemen, qui va pousser les gens à fuir vers l’occident. Et le feu va les poursuivre lentement. Ce n’est pas un feu qui avance comme si le vent soufflait dessus. Les gens vont fuir de leur lieu d’habitation pour se rendre à l’ouest, en Europe et ailleurs. C’est un feu que Dieu a créé dans cette terre, ce n’est pas le feu de l’enfer. Le feu de l’enfer les gens ne le verront qu’au jour du jugement.

Au jour du jugement, Allah donnera l’ordre à 70 000 anges, de trainer une partie de l’enfer aux gens, et les gens verront les anges trainer l’enfer de loin. Dieu a donné une grande force aux anges. Un seul ange est tellement fort qu’il peut écraser une montagne d’un seul coup, et pourtant ici 70 000 anges vont trainer une partie de l’enfer avec des chaines afin que les gens dans une des stations du jour du jugement voit le feu de l’enfer de leurs yeux, les mécréants lorsqu’il le verront ils augmenteront en gêne et en peur. Mais pas le croyant.

S’agissant de l’imposteur – Ad-dajjal :

Il est appelé al masih ad-dajjal et al masih al kadhdhab, il est appelé masih car il fait beaucoup de déplacements, il se déplacera sur terre en environ 1 an et demi. Il parcourra le bas-monde dans toutes les directions exceptée la Mecque, Médine et Jérusalem il ne pourra pas y entrer. Il a été authentifié du hadith du messager de Allah duquel on comprend que l’imposteur va venir à Médine mais il trouvera sur chaque porte de Médine un ange avec une épée qu’il brandit. Ici les portes qui sont visées ce sont les entrées de Médine.

Ad-dajjal est une épreuve de la part de Dieu par laquelle il égare qui Il veut de parmi Ses esclaves qui vont le suivre. Le déplacement sur terre qu’il fera se fera de manière surprenante, il dira aux gens : je suis votre dieu, je suis votre seigneur. Il va leur montrer des choses par lesquelles il va les duper et les mécréants de fils de Israël vont croire en lui, les tout premiers à suivre l’imposteur sont 70 000 fils d’Israël en provenance de Ispahan (Iran). Puis il sera suivi par d’autres.

Une fois qu’apparaîtra ad-dajjal, ceux qui croient en lui vont ne plus avoir faim, et ils seront repus et Dieu leur facilite la subsistance et ils en auront avec largesse. Quant aux croyants qui vont démentir ad-dajjal, ils seront en proie à une famine mais Dieu les aide à surmonter cette famine par le dhikr, des paroles d’invocations, de glorification.

Puis lorsque Al Masih ^Issa descendra c’est lui, ^alayhi s-salam qui tuera l’imposteur. Ad- dajjal ne restera parmi les gens qu’environ 2 ans, mais il va égarer beaucoup de gens car de ses mains apparaîtront beaucoup de choses surprenantes, Dieu a voulu qu’il soit la cause de l’égarement de beaucoup de créatures, mais une partie des gens vont patienter et ne vont pas le suivre. Les premiers vont perdre et les autres vont être gagnants.

Al Mahdi rencontrera ^Issa au tout début de sa descente sur terre.  ^Issa va laisser al Mahdi diriger la prière en tant qu’imam pour montrer l’honneur de la communauté de Mouhammad, et pour montrer que s’il est descendu sur terre c’est bien pour appliquer la chari^ah de Mouhammad. Après la révélation faite à notre Maître Mouhammad les anciennes lois ne sont plus appliquées. On ne dit pas que les lois des prophètes antérieurs sont invalides, mais on dit qu’elles ne sont plus applicables dès lors que le prophète Mouhammad a été envoyé. Puis à l’époque de al masih il y aura une grande sécurité, au point que ni les serpents ni les loups ne vont nuire aux humains. La terre va faire apparaître ce qu’il y a dans son sous-sol comme or. Tellement les gens seront riches personnes ne va accepter l’aumône.

Le borgne imposteur (ad-dajjal) est un être humain des fils de Adam, et le plus plausible c’est qu’il fasse partie des fils de Israël, ce n’est pas une autre sorte de créature.

Un de ses deux yeux et protubérant comme un grain de raisin, il dépasse et l’autre c’est comme s’il avait disparu. Il est actuellement enchainé dans une île en mer, ce sont les anges qui l’y ont emprisonné. Cette île n’est pas connue.

Le compagnon Tamim ibnou ‘Aws l’a rencontré. Son navire s’est perdu pendant un mois en mer et s’est éloigné et ils sont arrivés sur un île et ont rencontré ad-dajjal il était enchainé, par des chaînes. Ils ont trouvé un homme à forte corpulence. Et il s’est adressé à eux en langue arabe, et certains savants ont dit qu’il fait partie des fils de Israël de Médine, c’est pour cela qu’il connaissait l’arabe, et il s’est présenté à eux et leur a dit qui il était. Il leur a posé des questions sur telle ou telle chose qui se serait produite. Et leur a demandé si le prophète arabe est apparu. Ce récit ressort d’un Hadith rapporté par Mouslim.

Cela signifie qu’ad-dajjal est né avant que le prophète Mouhammad ne reçoive sa révélation et sa mission de prophète.

Lorsque ce compagnon est revenu et qu’il en a parlé au prophète, le prophète a confirmé ses dires.

Allah fait qu’il apparait de l’imposteur des choses surprenantes : comme le fait qu’il ordonne à la pluie de tomber et elle tombe mais ce n’est pas par l’intervention de l’ange qui est chargé habituellement d’exécuter cette mission comme actuellement et habituellement. C’est juste une chose surprenante. Il ordonnera à la terre de faire pousser les plantes et les plantes vont pousser, et tout cela ce sont des choses extraordinaires et qui sont une cause d’égarement des gens. Il aura également avec lui deux fleuves : un fleuve de feu qui est une fraîcheur pour les croyants, et un autre d’eau qui est un feu pour les croyants.

3 ans avant l’apparition de ad-dajjal il y aura sur terre un tiers de pluie en moins et 1/3 de récoltes en moins, 2 ans avant son apparition, il y aura 2/3 de pluie en moins et 2/3 de récoltes en moins. Une année avant l’apparition de l’imposteur il n’y aura plus de pluie et donc plus de récoltes. En effet, parmi les signes préliminaires à l’apparition de ad-dajjal c’est l’absence de pluie.

Parmi les choses surprenantes de cet imposteur c’est qu’il va couper en deux un croyant (croyant qui l’aura démenti) et il va par la volonté de Dieu le remettre comme il était et cet homme va lui dire : je n’ai fait qu’augmenter en certitude que tu es un imposteur.

Ad-dajjal va dire à un homme je suis capable de ressusciter ton père et sa mère, et il va ordonner à un chaytan de prendre l’apparence des parents de cet homme, et ce chaytan avec l’apparence de ses parents dira à l’homme : Mon fils voilà ton dieu, en désignant ad-dajjal, ceci pour égarer cet homme.

Ad-dajjal va croiser ^Issa en Palestine, et ^Issa va le tuer aux portes de la ville de Loudd qui est un village qui se trouve près de Jérusalem. Ibnou Majah ainsi que Ahmad ont tous rapporté de Ibnou Mas^oud que d’après lui, le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Lorsque c’était la nuit du voyage nocturne j’ai rencontré Ibrahim, Moussa et ^Issa, et ils ont parlé du jour du jugement et ils ont commencé par Ibrahim, et ils lui ont posé la question, et il n’avait pas de précisions, et ils ont posé la question à Moussa, et lui également n’avait pas de précision sur le sujet, la parole fut donnée à ^Issa, et ^Issa a dit : j’ai eu des informations avant que ce jour n’arrive ais le jour où cela va arriver seul Dieu le sait. Et ^issa a cité l’apparition de ad-dajjal, et il a dit : je vais descendre et je le tuerai. ^Issa recevra l’ordre de descendre sur terre et de le tuer, et il a cité l’apparition de Gog et Magog, et l’invocation qu’il va faire pour que ces gens meurent. Puis la pluie va apparaître et va pousser leurs corps vers la mer, et les montagnes deviendront poussières, la terre sera étendue comme une peau d’animal, et lorsque tout cela arrivera c’est comme une femme qui est à son terme mais dont la famille ne sait pas quand elle va accoucher. »

Chapitre

Gog et Magog (Jouj wa Majouj) :

L’auteur a dit pour ce qui est de Gog et Magog à l’origine, ce sont deux tribus des fils de Adam c’est-à-dire ce sont tous des humains, mais ils sont mécréants. Leur remplacement est voilé aux yeux des gens dans l’une des extrémité de la terre, et Allah les a emprisonnés de sorte que les gens ne les voient pas, eux ne viennent pas chez nous et nous n’allons pas chez eux.

C’est un homme qui s’appelle As-Sa^b, surnommé Dhoul Qarnayn, qui les a emprisonnés dans une extrémité de la terre et on ne les voit pas.

Allah lui a donné de grands prodiges car c’est un grand saint. C’est donc de manière prodigieuse que Dieu lui a accordé de construire une montagne en fer, sur laquelle a été fondu du cuivre de sorte qu’aucun des humains n’arrive à la surmonter, et eux essayent chaque jour de percer cette montagne mais ils n’y arrivent pas.

Chaque jour après beaucoup d’effort ils disent demain nous allons poursuivre, et quand ils reviennent le lendemain ils retrouvent ce qu’ils ont creusé la veille refermé et jusqu’au jour où ils diront demain nous allons poursuivre si Dieu le veut (In cha’a l-Lah), et le lendemain ils reviennent et retrouvent leur travail intact et ils arrivent à percer et à sortir.

Cela aura lieu un certain temps après la descente de notre maître ^Isa. Et eux chacun d’entre eux ne meure pas avant d’avoir laissé mille (1000) de ses descendants directs ou plus, tout comme l’a mentionné le prophète Mouhammad. Leur nombre avant qu’ils n’arrivent à s’échapper sera très grand.

De sorte que tous le reste des humains par rapport à eux le jour du jugement, représentera 1%.

Il a été authentifié dans une autre version du hadith, que le reste des humains représentent par rapport à eux 1 humain pour 1000 d’entre eux. 

Le prophète a dit ce qui signifie qu’ils sont des descendants de Adam.

Seul Allah sait comment ils vivent actuellement et ce qu’ils mangent.

Quant à ce que certains rapportent qu’ils auraient de longues oreilles, et qu’ils dorment sur l’une d’elles et qu’ils se couvrent de l’autre oreille, et qu’ils sont de petites tailles, cela n’est pas confirmé.

A leur époque il y aura une famine. Ils vont passer près de la lagune de Tibériade en Palestine et vont complètement l’assécher, ils vont la boire. Lorsque le dernier d’entre eux va passer il va dire : ici il y avait de l’eau. Ce qui est parvenu dans le hadith c’est qu’ils vont boire la totalité de la lagune de Tibériade, ils vont l’assécher tellement ils sont nombreux.

Quant au fait qu’ils vont dévorer tout ce qui est vert et sec, cela n’est pas dans le hadith.

Les musulmans n’oseront pas les affronter, et les musulmans vont partir en compagnie notre maître ^Isa sur le mont Sinaï et vont invoquer Dieu par ^Isa pour que Dieu les anéantisse. Dieu fait que s’abattent sur eux des vers qui vont pénétrer le cou de chacun d’entre eux. Et chacun aura un vers qui le fera mourir.

Puis Dieu envoie une nuée d’oiseaux qui va les emporter, et une pluie s’abattra pour enlever leurs traces.

Concernant la descente de ^Isa du ciel, cela est confirmé par le hadith.

Ainsi Abou Dawoud dans ses Sounan et d’autres ont rapporté que le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Il n’y a pas entre lui et moi d’autre prophète, et il va certainement redescendre sur terre, lorsque vous le verrez reconnaissez le, il est un homme de taille moyenne, (c’est-à-dire non petit), de couleur entre la rougeur et la blancheur, ses cheveux vont sembler humides même s’ils ne le sont pas, il va combattre les gens pour l’islam, il détruira les croix, il tuera les porcs, et il y aura à son époque l’abrogation de la jizya, Dieu anéantit à son époque toutes les communautés hormis l’islam, il vivra sur terre 40 années, puis il va décéder et les musulmans feront la prière en sa faveur. »

Il n’était descendu auparavant sur terre que durant le voyage nocturne, une seule fois, pour accueillir le messager de Allah à Jérusalem, puis il a été élevé à nouveau au ciel, pour accueillir le prophète au ciel, il était avec le fils de sa tante maternelle, le prophète Yahya. Quand ^Isa va descendre sur terre il descendra en ayant se deux mains déposées sur les ailes de 2 anges. Il redescendra auprès de la tour blanche à l’est de Damas, comme le messager de Allah l’a mentionné puis il se dirigera vers la Palestine. Il descendra au niveau de cette tour blanche, et maintenant elle est déjà construite près de l’aéroport de Damas.

Sur son chemin il rencontrera l’imposteur au niveau des portes du village de Loudd, en Palestine et le tuera.  Puis il va poursuivre son chemin jusqu’à Médine l’illuminée, et il visitera le prophète Mouhammad.

Il a été rapporté qu’il aura ses mains posées sur les ailes de deux anges lorsqu’il va redescendre, mais même s’il n’avait pas posé ses mains sur les ailes de ces deux anges, Allah ta^ala lui a donné une capacité qui fait qu’il aurait pu redescendre sur terre sans se faire de mal. Mais c’est pour l’honorer que Dieu a fait qu’il redescende avec ses mains posées sur les ailes de deux anges.

Tout en sachant que lorsque le prophète avait annoncé tout cela, à son époque à lui il n’y avait pas de tour blanche à l’est de Damas. Nous n’avons pas à préciser que c’est tel endroit précis, certains précisent le nom de l’endroit, alors que le messager de Allah a juste dit à l’est de Damas. Nous disons comme le messager a dit : c’est à l’est de Damas.

L’auteur a dit que maintenant cette tour existe et comme l’a décrite le messager de Allah. La tour ici c’est comme la tour de projecteurs, et il a été construit une tour de projecteurs pour le nouvel aéroport de Damas, et lorsque ^Isa va descendre il va rencontrer al Mahdi au Cham. Al Mahdi va d’abord être à Médine, puis va se déplacer à la Mecque et va se rendre au Cham. Au moment où ^Isa descend Al Mahdi sera au même endroit où ^Issa va descendre.

Le cham ce n’est pas seulement la Syrie, c’est le Liban, la Jordanie et la Palestine aussi. La limite du Cham c’est du ^arich (du côté de l’Egypte) jusqu’à l’Euphrate.

Allah a élevé ^Issa alors qu’il avait l’âge de 33 ans, et quand il va redescendre il aura l’aspect d’une personne de 33 ans. Jusqu’à maintenant il s’est écoulé 2000 années depuis qu’il a été élevé au ciel.

Celui qui dit qu’il est mort sans être crucifié et tué, il s’est trompé.

Le messager de Allah a décrit la couleur de la peau de ^Isa : dans une version dans le sahih de Al Boukhariyy, il a été décrit comme bronzé, et dans une autre version de al Boukhariyy et Abou Dawoud, il a été décrit comme de couleur rougeâtre, comme celui qui est resté au soleil, comme doré. La blancheur avec la rougeur donne un joli/bel effet sur le visage. Donc sa couleur n’est pas un blanc éclatant mais il est plutôt légèrement doré. Il est comme quelqu’un blanc de peau qui a été exposé aux rayons du soleil. Et ses cheveux, comme il est parvenu du hadith, semblent humides.

Pour ce qui est du verset dans Sourat Ali ^Imran (verset 55) il y a un terme : noutawaffika, qui a été cité avant rafi^ouka, mais du point de vue du sens c’est l’inverse : il sera d’abord élevé et ensuite il mourra.

L’ordre selon le sens et pas selon l’énumération faite dans le verset c’est que :

« Je vais t’élever au lieu qui est honoré pour Moi » (car le ciel est le lieu de résidence des anges, et les anges ne désobéissent pas aux ordres que Dieu leur donne, et il n’y a pas de désobéissance à Dieu dans le ciel) et dans la suite de ce verset n°55 de la sourat Ali ^Imran, Dieu dit ce qui signifie :

« Et je te sors de ceux qui ont mécru » (« Wa noutahhirouka mina l-ladhina kafarou ») et Il dit ce qui signifie :

« Puis je te ferai mourir après te faire revenir sur terre » (« Wa noutawaffika ba^da anzalika mina l-’ard »

Allah lui a fait savoir par révélation qu’il le fera mourir après l’avoir élevé au ciel, puis le faire revenir sur terre. Cela aura lieu quand Allah veut. Et Dieu lui a fait savoir qu’il le sauvera des mécréants et il l’a effectivement sauvé des mécréants avant qu’ils n’entrent dans la maison où il se trouvait. Telle est la parole qui est conforme au hadith.

Enumérer ces événements dans un ordre différent de l’ordre chronologique est une figure de style qui est dans le Qour’an. Parmi les figures de style qu’il y a dans le Qour’an c’est de citer des événements dans l’ordre chronologique inverse. Ce qui est cité dans le verset, signifie : Je vais te faire élever au ciel au lieu que J’honore et ensuite Je vais te faire mourir après t’avoir fait ramener au ciel. C’est ainsi que ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas, l’a expliqué. C’est une figure de style qui s’appelle Al Mouqaddam – Al Mou’akhkhar (avancer ce qui est reculé)

Il y a un exemple semblable à cela dans le Qour’an, dans Sourat Al ‘A^la (verset 10) où Allah nous apprend que c’est Lui Qui a fait pousser les pâturages, et les plantes ont été décrites sèches et cassantes, vertes et humides, alors que dans l’ordre chronologique elles sont d’abord vertes et humides, puis sèches et cassantes.

Tout comme concernant le mariage de Sarah avec Ibrahim, ^alayhi s-salam, Allah Ta^ala dit dans le Qour’an dans le sens : elle a souri et Nous lui avons annoncé la bonne nouvelle.

Alors que dans la chronologie, les anges lui ont d’abord annoncé ce mariage, et ensuite elle a souri en entendant la bonne nouvelle.

Il y a un autre avis concernant le terme Noutawaffika, utilisé dans le Qour’an, comme l’expliquer par le fait de « faire sortir de terre en étant vivant ».

Ce qui n’est pas permis de faire c’est d’expliquer Noutawaffika comme : je te fais mourir avant de t’élever au ciel et de te faire descendre, parce que cette explication vient en contradiction avec le hadith rapporté par Abou Dawoud cité précédemment.

Car les qadyaniyyah, qui suivent Ghoulam Ahmad al Qadyaniyy, qui a établi une secte, ils prétendent que le ^Isa qui reviendra sur terre, n’est pas ^Isa ibnou Maryam, mais c’est leur chef Ghoulam Ahmad. Et cet homme est un imposteur car il a dit qu’il était prophète, et qu’il était le masih qui était attendu. Il a attribué des paroles mensongères à Allah et à Son messager.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an, dans sourat al ‘ahzab :

« Wa khatama n-nabiyyin » ou « Wa khatima n-nabiyyin »(ce qui signifie, que Mouhammad est le dernier des prophètes) et il n’est pas valide d’expliquer cette ayah par la parure, l’embellissement, ici cela signifie qu’il est le dernier des prophètes, c’est une glorification pour le prophète. Le fait de dire que c’est un embellissement ce la ne comporte pas d’honneur pour le prophète car la bague n’a pas le degré de celui qui la porte, et la bague n’est pas meilleure que celui qui la porte, et leur explication est médiocre et fausse. Et le Qour’an on ne l’explique pas de manière médiocre et stupide.

Les Qadyaniyyah essayent de tromper certaines personnes en leur faisant croire que ce verset signifie la parure, l’embellissement du prophète. Ils ne disent pas que khatam signifie dernier, car ils ont pour croyance que Ghoulam Ahmad est un prophète, et parfois, ils disent que la prophétie de Ghoulam Ahmad est une prophétie de renouvellement, et parfois pour se cacher et duper les faibles d’esprit ils disent que la prophétie de Ghoulam Ahmad est dans l’ombre de celle du prophète Mouhammad, et parfois ils disent que c’est un prophète indépendant. Tout cela est de la mécréance, car Allah a terminé la prophétie par celle de Mouhammad. Il n’est pas possible que quelqu’un reçoive la révélation après notre maître Mouhammad que ce soit par renouveau ou autre.

« Wa khatama n-nabiyyin » ou « Wa khatima n-nabiyyin » les deux lectures sont valables, et le sens ne change pas.

Le prophète lui-même a dit ce qui signifie dans un hadith, rapporté par Mouslim :

« Et l’envoi des prophètes a été scellé par mon envoi » (Wa khoutima biya n-nabiyyoun) Le hadith du prophète explique en plus le sens du verset du Qour’an.

Il n’est pas valide d’expliquer ce hadith comme si le prophète aurait dit Allah a fait de moi comme une bague pour les prophètes. Et certains disent que le sens de ce hadith c’est de dire qu’il n’y a pas de prophète avec moi durant ma vie. Et cette explication n’est pas valide du point de vue de la langue arabe. Et les Qadyaniyyah ont expliqué ainsi ces sens pour justifier la prophétie de leur chef Ghoulam Ahmad. Toutes ces explications de leur part sont infondées.

Le messager de Allah a dit ce qui signifie, dans un hadith rapporté par Ibnou Majah, Ahmad et d’autres :

« Il n’y a plus de nouveaux prophètes mais resteront les annonces de bonnes nouvelles »,

et les compagnons ont demandé quelles sont ces annonces de bonnes nouvelles, et il a répondu dans le sens :

« Ce sont les bons rêves »

Soit c’est le croyant qui fait les bons rêves, soit c’est quelqu’un d’autre qui le fait pour lui.

L’auteur a dit ibnou abi Hatim et An-Nasa’iyy ont rapporté de ibnou ^Abbas que :

^Issa était en compagnie de 12 personnes de ses compagnons dans une maison, il leur a dit il va y avoir parmi vous qui va mécroire en moi après avoir été croyant, puis il s’est adressé à ses compagnons et leur a dit : qui voudra parmi vous me ressemblez et avoir mes traits, être tué et être en ma compagnie au paradis. Puis un jeune homme s’est levé et a dit moi, c’était un de ses compagnons qui l’avait suivi et était bon. ^Issa lui a demandé de se rasseoir puis ^Issa a réitéré sa proposition et le jeune homme s’est à nouveau reproposé et ^Issa lui a redemandé de se rasseoir, et ^Issa a à nouveau demandé et c’est à nouveau le même jeune homme sui s’est proposé pour la troisième fois, et ^Issa lui a dit : ce sera toi.

Dieu a fait que ce jeune homme a eu les traits de ^Issa, puis les mécréants qui étaient à la recherche de ^Issa sont entrés dans la maison. Ils ont attrapé le jeune homme qui avait les trait de ^Issa. Issa a été élevé à partir d’une ouverture sur le toit dans la maison comme une sorte de lucarne, et le jeune homme a été attrapé, ils l’ont tué en croyant que c’était lui ^Issa, et l’ont crucifié.

Il a été élevé au ciel en étant éveillé par son âme et par son corps, après avoir subi beaucoup de nuisances de la part de ses ennemis.

بلوغ المرام

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 15, 2021
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من أدلة الأحكام

للحافظ ابن حجر العسقلاني

Boulough al-maram

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Introduction

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le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans le livre Boulough al-maram dans le chapitre de la purification.

La louange est à Allah pour ses nombreux bienfaits apparents et cachés par le passé et récemment et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à son prophète et son messager Mouhammad ﷺ ainsi que sa famille et ses compagnons cela même qui ont marché et œuvré pour soutenir sa religion d’une marche vigoureuse ainsi que ceux qui les ont suivis, ceux-là qui ont hérité des savants et les savants eux-mêmes sont les héritiers des prophètes, quels bons héritiers et quelles bonnes personnes de qui ils ont hérité.

Ibnou Hajar a dit après cette introduction il s’agit là d’un abrégé, d’un résumé qui regroupe les fondements des preuves à partir du hadith pour les jugements de la Loi de l’Islam : « Je l’ai rassemblé minutieusement pour qu’il soit une aide pour celui qui va le mémoriser grâce auquel il va pouvoir se distinguer de ces vers et pour que l’étudiant débutant puisse se faire aider, s’appuyer sur ce recueil tout en sachant que même celui qui le souhaite et qui est bien avancé ne va pas s’en passer ». Il a dit : « j’ai précisé après chaque hadith qui parmi les imams l’a rapporté tout cela pour le conseil à la communauté ». Quand il explique, il dit : « Quand je dis a été rapporté par les sept », par les sept il entend Ahmad, Al-Boukhariyy, Mouslim, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, An-Naça’i et Ibnou Majah. Quand il dit les six c’est-à-dire ceux qu’il vient de citer précédemment mis à part Ahmad. Quand il dit les cinq c’est-à-dire les sept moins Al-Boukhariyy et Mouslim et il se peut que pour ces cinq il les désigne en disant les quatre avec Ahmad et quand il dit les 4 c’est-à-dire moins les 3 premiers. Quand il dit les trois c’est-à-dire les sept moins les trois premiers et moins le dernier et quand il dit par accord c’est-à-dire rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et il se peut qu’il ne mentionne personne d’autre avec eux deux. Mis à part cela il détaille à chaque fois.

Il a appelé ce recueil « Boulough al-maram min ‘adilah al-‘ahkam » et il a terminé cette introduction en disant : « Je demande à Allah qu’il fasse que ce que nous avons su et appris ne soit pas une cause de châtiment pour nous et qu’il nous accorde d’œuvrer conformément à ce qu’il agrée soubhanahou wa ta^ala ».

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Chapitre de la purification

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La signification de « attaharah » la purification dans la langue, c’est la propreté, c’est le fait d’enlever toutes les souillures qu’elles soient physiques ou morales. Les souillures qui sont physiques c’est comme lever un hadath ou éliminer une najaçah. Pour ce qui est des souillures qui sont morales, c’est comme se préserver contre les défauts comme l’infatuation et l’insincérité, ceci est la signification de la purification dans la langue arabe.

Concernant la purification qui est expliquée par les faqih, il s’agit de la purification du hadath et la purification des najaçah.

Chapitre les eaux

Le terme arabe pour indiquer le chapitre c’est « bab » qui veut dire porte et dans la langue arabe le mot « bab » signifie ce par quoi l’on entre et ce par quoi l’on sort. Et il s’agit ici d’un sens figuré pour désigner le chapitre par le terme porte parce qu’il s’agit d’entrer dans un sujet bien particulier. Il s’agit d’un sens figuré parce qu’il va s’engager, il va entrer dans l’explication d’un sujet qui est comparable au fait de rentrer dans un endroit physique. Les eaux « al-miyah » en arabe c’est le pluriel du mot « ma’ ». L’eau c’est un nom de genre parce qu’il peut y avoir plusieurs catégories d’eau tout comme on va le voir et la forme grammaticale arabe du mot « miyah » c’est un pluriel qui indique le grand nombre puisque nous allons voir qu’il y a plus de dix.

1- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit à propos de la mer ce qui signifie : « C’est celle dont l’eau est pure et dont la maytah est licite », cela a été rapporté par les quatre ainsi que Ibnou Abi Chaybah et la version est celle que lui-même a rapportée tout comme Ibnou Khouzaymata, At-Tirmidhiyy, Malik, Ach-Chafi^iyy et Ahmad l’ont également rapporté.

Abou Hourayrah que Allah l’agrée s’appelle ^Abdou r-Rahman fils de Sakhr et il était parmi les plus illustres des compagnons. Il est l’un des compagnons qui parmi ceux qui ont le plus de science, celui qui a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ. Bien qu’il soit de ceux qui rapportent énormément de hadith du messager de Allah ﷺ, il avait une pratique habituelle qu’il faisait quotidiennement. Notre chaykh a dit à propos de Abou Hourayrah qu’il faisait douze mille tasbiha. Il était resté ascète jusqu’à la fin de sa vie. A lui seul Abou Hourayrah a rapporté plus de cinq mille hadith du messager de Allah ﷺ. Parmi les hadith qu’il a rapportés, il y a celui-là à propos de l’eau de la mer, il a dit que l’eau de la mer est pure et purificatrice. Tout comme cela a été rapporté, ce hadith était une réponse à une question. Cet homme avait posé la question au prophète ﷺ, il lui a dit : « Ô messager de Dieu, il nous arrive de voyager en mer, de partir en mer et nous emmenons avec nous peu de provision d’eau, si nous utilisons cette eau douce pour faire notre woudou nous allons avoir soif, est-ce que nous pouvons faire le woudou avec l’eau de la mer ? ». En guise de réponse le messager de Allah ﷺ a dit à cet homme ce qui signifie : « La mer, son eau est pure et purificatrice et sa maytah est licite à la consommation ». Le messager de Allah ﷺ a ainsi indiqué que l’eau de mer est valable pour faire la purification et qu’elle est pure et purificatrice.

Ce que nous déduisons de ce hadith c’est que l’eau de mer ne perd pas son caractère purificateur d’aucune manière que ce soit sauf lorsqu’il y a des caractérisations particulières si l’une de ces caractéristiques est altérée.

Ce hadith est concerné par la règle des mouhaddith quand ils disent que le hadith est da^if par sa chaîne de transmission lorsque la communauté l’a accepté, c’est-à-dire on peut l’appliquer. Ce hadith malgré la faiblesse de sa chaîne de transmission les quatre imams moujtahid et d’autres qu’eux également l’ont appliqué. Ce hadith tout comme l’a dit notre chaykh est concerné par la règle indiquée par des savants mouhaddith lorsqu’un hadith da^if par sa chaîne de transmission est acceptée par la communauté alors il est sahih et ça veut dire par la communauté il vise par-là que ce sont les moujtahid, les quatre imams et autres qu’eux. Les quatre imams ; l’imam Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iyy et Ahmad ont malgré la faiblesse de la chaîne de transmission de ce hadith ils l’ont retenu et appliqué.

2- D’après Abou Sa^idin Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau est purificatrice, rien ne le lui enlève, rien ne la rend impure », ce hadith a été rapporté par les trois et a été jugé sahih par Ahmad.

Abou Sa^iydin Al-Khoudriyy que Allah l’agrée lui également faisait partie des compagnons qui avaient de la science. Il a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ et il a émis des fatwa pendant une certaine période. Dans les deux sahih il y a environ quatre-vingts hadith qui lui sont attribués, qu’il rapporte. Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy rapporte que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau est purificatrice, rien ne la rend impure », c’est-à-dire sauf si c’est quelque chose qui altère son goût, son odeur ou sa couleur.

Le hadith lui aussi a une cause, il a été dit au messager de Allah ﷺ : « Est-ce que nous pouvons faire le woudou’ à partir du puits de Bouda^a ? », il s’agit d’un puits dans lequel est jeté le sang des menstrues ainsi que la …. Des chiens et les choses qui ont pourri et le prophète a répondu avec le hadith en question. Ça veut dire que si une najaçah est jetée dans l’eau et que l’eau fait moins de deux qoullah ce n’est plus le cas, mais si c’est plus de deux qoullah alors l’eau reste purificatrice. Ce hadith tel que l’a été expliqué par les savants est que l’eau reste purificatrice tant qu’on y jette pas de najaçah si l’eau est en quantité inférieure à deux qoullah et l’eau reste purificatrice tant qu’elle n’est pas altérée par une najaçah si elle est de deux qoullah ou plus. C’est pour cela que selon l’imam Ach-Chafi^iyy, si l’eau est de faible quantité c’est-à-dire de moins de deux qoullah et qu’une najaçah est jetée dans cette eau, que l’eau ait été altérée ou pas dans les 2 cas l’eau n’est plus purificatrice. Mais si l’eau est de grande quantité c’est-à-dire elle est de deux qoullah ou plus, si une najaçah est jetée dans cette eau et que l’eau n’est pas altérée elle reste purificatrice. Mais selon l’imam Malik, l’eau reste purificatrice tant qu’elle n’est pas altérée par une najaçah, que l’eau soit en grande quantité deux qoullah ou plus ou en petite quantité. Notre chaykh que Allah l’agrée a dit : « L’imam Malik son avis est plus proche du contenu de ce hadith que d’autres que lui » et l’imam Chafi^iyy lui a voulu concilier entre deux hadith, le hadith que nous étudions maintenant et un autre hadith qui signifie : « Lorsque l’eau est de deux qoullah, elle n’est pas altérée par une najaçah », c’est pour cela que nous trouvons cette différence entre l’imam Malik et l’imam Ach-Chafi^iyy à propos de l’eau.

3- D’après Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau n’est pas rendue impure par quoi que ce soit sauf si c’est quelque chose qui va changer son odeur, son goût ou sa couleur », cela a été rapporté par Ibnou Majah et qui a été jugé da^if par Abou Hatim, Al-Bayhaqiyy a une autre version qui signifie : « L’eau reste purificatrice tant que ni son odeur, son goût ou sa couleur ne soit altérée par une najaçah qui s’y retrouve ».

Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy que Allah l’agrée, compte également au nombre des compagnons qui ont rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ. C’est ce même Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy qui a rapporté du messager de Allah ﷺ son hadith qui signifie : « Le mérite du savant sur l’adorateur est comme mon mérite par rapport à celui d’entre vous qui a le plus bas degré ».

Il a rapporté que Allah l’agrée qu’il y avait deux hommes, un se consacrait aux adorations et l’autre à la science et le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le mérite du savant par rapport à l’adorateur est comme mon mérite par rapport à celui d’entre vous qui a le plus bas degré ». Ce hadith est un hadith par lequel notre chaykh a beaucoup incité à enseigner la science. Notre chaykh le citait fréquemment dans ses assemblées pour montrer l’importance de la science, car par la science Allah fait que beaucoup de mal est corrigé et que beaucoup de personnes sont sauvées. Ce hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy avec une bonne chaîne de transmission et ce hadith comporte une des plus grandes recommandations de notre chaykh pour inciter à apprendre et à enseigner.

Abou ‘Oumamah c’est un compagnon honorable qui a récité pendant un certain temps en Égypte avant de rejoindre le pays de Ach-Cham ou il est mort. Il est enterré à Hamah en Syrie dans le pays de Ach-Cham. Il a rapporté que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau n’est pas rendue najis sauf si son odeur, sa couleur ou son goût sont altérés », cette version rapportée par Ibnou Majah est expliquée par l’autre version rapportée par Al-Bayhaqiyy. Al-Bayhaqiyy a rapporté l’autre version qui signifie : « L’eau reste purificatrice jusqu’à ce que son odeur, son goût ou sa couleur soit altéré par une najaçah qui se retrouve dedans ». La meilleure manière d’expliquer une version d’un hadith est par une autre version d’un hadith c’est la règle donnée par les spécialistes de cette science et notre chaykh a dit la version de Ibnou Majah était expliquée par la version de Al-Bayhaqiyy. En d’autres termes, si l’eau n’est pas altérée par une najaçah qui se trouve dedans alors l’eau reste purificatrice.

4- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’eau est de deux qoullah alors elle n’est pas najis » et dans une autre version « Elle n’est pas rendue najis », rapportée par les quatre.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée et ce même ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est celui à propos duquel le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il est un homme vertueux ». C’est lui dont la jambe s’est comme paralysée, il lui alors été dit cite la personne que tu aimes le plus et il a dit « Ô Mouhammad » et il a guéri sur le champ.

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, Allah l’a honoré par le fait d’être parmi les premiers à entrer en Islam et il lui a accordé l’honneur d’être le compagnon du meilleur des gens le messager de Allah ﷺ. C’est ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui a rapporté que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’eau est d’une quantité de deux qoullah alors cette eau repousse d’elle le statut d’impureté ». C’est à partir de ce hadith que les Chafi^ite ont pris la preuve que l’eau en grande quantité c’est l’eau qui a un volume de deux qoullah.

5- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Que l’un d’entre vous ne fasse pas son ghousl dans l’eau qui est stagnante en étant jounoub », cela a été rapporté par Mouslim et la version de Al-Boukhariyy : « Que l’un d’entre vous n’urine pas dans une eau stagnante c’est-à-dire celle qui ne coule pas pour par la suite faire son ghousl dedans ». Il y a quelques différences dans les versions de Mouslim et Abou Dawoud à une autre version dans laquelle il rapporte que le messager a dit ce qui signifie : « qu’il ne se lave pas dans une telle eau de la janabah ».

Le messager de Allah ﷺ a ainsi interdit de faire le ghousl dans une eau qui est stagnante, dans une eau qui ne coule pas. Ici, ça veut dire qu’il ne va pas plonger dans une eau stagnante pour faire le ghousl.

La version de Abou Dawoud comporte le faite de ne pas se laver dans cette eau suite à la janabah, de ne pas faire le ghousl à partir de cette eau. La version de Abou Dawoud indique de ne pas faire son ghousl à partir de cette eau qui est stagnante, que ce soit en plongeant dedans ou autrement. Ce n’est pas chaque parole de nahil d’interdiction parce qu’en français il n’y a pas cette subtilité, quand en français il y a nahil l’interdiction ce n’est pas dans tous les cas que ça veut dire que c’est un péché de le faire.

6- D’après un compagnon du prophète ﷺ, le messager de Allah ﷺ n’a pas autorisé que la femme se lave avec le reste de l’eau qu’a utilisé un homme ni qu’un homme se lave avec le reste de l’eau qu’a utilisé une femme, que chacun des deux prenne l’eau qu’il lui faut, rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

Le messager ﷺ n’a pas autorisé à la femme de se laver avec le reste de l’eau qu’un homme a préparée pour son ghousl, ni à l’homme de se laver avec l’eau qui reste après ce que la femme a préparé pour son ghousl et que chacun des deux prennent de l’eau qui lui faut pour son propre ghousl.

7- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée, le prophète ﷺ faisait son ghousl avec le reste de l’eau de Maymounah, rapporté par Mouslim et les auteurs des sounan ont rapporté que certaines épouses du prophète ﷺ avaient fait son ghousl dans un grand bassin et le prophète était venu pour faire son ghousl dedans, mais son épouse lui a dit : « J’étais jounoub » et il lui a répondu ce qui signifie : « Certes l’eau ne devient pas jounoub ».

C’est ce hadith de Ibnou ^Abbas qui est une preuve qu’il reste permis à l’homme de faire le ghousl avec le reste de l’eau du ghousl de la femme et l’inverse en raison de l’analogie parce qu’ils sont équivalents pour ce point-là et c’est à partir de ce hadith que les savants ont déduit le caractère permis des deux cas. C’est cette version de Ibnou ^Abbas qui a prévalu sur l’autre version à savoir qu’il reste permis à l’homme de se laver avec le reste de l’eau du ghousl de la femme et réciproquement.

8- Dans un autre hadith de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le moyen de purifier le récipient de l’un d’entre vous lorsqu’un chien met de sa salive dedans, c’est de le laver à 7 reprises dont une fois mélangé avec de la terre », cela a été rapporté par Mouslim et dans une version de At-Tirmidhiyy « La dernière vaut la première ».

Il est valable dans ce hadith de prononcer le premier mot avec la fathah ou avec la dammah, on peut dire « tahourou » et « touhourou », mais ce qui est réputé c’est en récitant avec une dammah tout comme cela a été récité à notre chaykh que Allah l’agrée.

Le hadith concerne le chien, mais il y a eu une analogie concernant le porc parce que le porc est pire que le chien. Ce hadith s’applique aux chiens, aux porcs et ce qui est issu du croisement des deux ou de l’un des deux avec un autre animal. L’animal qui est issu du croisement d’un animal pur et d’un autre impur va suivre son ascendant qui est impur, il ne suit pas son ascendant qui est pur. C’est pour cela que le hadith s’applique aux chiens, aux porcs et à ce qui est issu des deux ou de l’un des deux avec autre chose.

L’imam Malik que Allah l’agrée n’a pas retenu de ce hadith le caractère impur du chien, selon Malik, il considère que le chien est pur, mais il considère le lavage à sept reprises par application du hadith. L’imam Malik n’a pas retenu non plus qu’il faille mélanger l’eau avec de la terre pour l’une des sept fois en raison des divergences entre les différentes versions, pour lui il suffit de laver sept fois sans qu’aucune d’entre elles ne soit mélangée avec de la terre. Dans l’école de l’imam Malik, le corps du chien est pur et si même il t’a touché avec sa salive, tu as de sa salive sur ton corps et que tu te lèves pour faire la prière sans te laver au préalable la prière reste valable selon l’imam Malik et de même si le chien a mordu tes vêtements ou ton pied et que de sa salive s’est retrouvée sur ton corps ou tes vêtements, dans l’école de l’imam Malik il est permis que tu fasses la prière sans le laver au préalable, car l’imam Malik considère le chien pur.

L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée considère que le chien est impur, mais selon l’imam Abou Hanifah il suffit de laver à trois reprises.

Quant à l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad pour eux deux il faut absolument laver ce qui a été touché par une partie humide du chien à sept reprises dont l’une mélangée avec de la terre, c’est-à-dire un des sept lavages avec de l’eau mélangée avec de la terre. Soit en mettant de la terre sur l’endroit à laver puis verser l’eau dessus, soit de mettre la terre dans le récipient dans lequel il y a de l’eau jusqu’à la rendre trouble pour la verser ensuite sur l’endroit. Tel est le jugement selon l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad. Mais selon l’imam Malik comme nous l’avons vu il n’y a pas de conséquence.

Il en est de même si ta main était humide ou si le corps du chien était humide et que tu l’as touché alors il te faudra purifier cet endroit sept fois avec sept lavages, dont un avec de l’eau mélangée avec de la terre. Nous avons la possibilité d’appliquer la parole de l’imam Malik et également la parole de l’imam Ach-Chafi^iyy.

Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le moyen de purifier le récipient de l’un d’entre vous lorsqu’un chien s’y abreuve c’est de le laver à sept reprises ». Les trois imams mis à part l’imam Malik qu’ont-ils compris de ce hadith ? Ils en ont compris que lorsque le chien met sa langue dans un récipient pour boire alors il le rend impur. Quant à l’imam Malik il a dit : « Non ce n’est pas ainsi, le sens de ce hadith est que c’est requis seulement, c’est-à-dire qu’il vaut mieux et que ce n’est pas obligatoire ». Ils ont divergé au sujet de la compréhension du hadith. Aucun des deux groupes n’avait pour objectif de faire une Loi qui soit issue de lui-même, de son avis indépendamment de la parole du prophète, mais ils leur arrivent de diverger à propos de la compréhension. La compréhension d’un verset ou la compréhension d’un hadith et cette divergence reste conforme à la langue arabe et ce n’est pas une condition pour la personne que de suivre une école en particulier. Mais le mouqalin, celui qui n’est pas moujtahid doit absolument suivre un moujtahid, car les gens sont de 2 niveaux il y a le moujtahid et il y a le mouqalin. Le moujtahid c’est celui qui a atteint des hauts degrés parce qu’il a mémorisé les hadith des jugements et les versets des jugements et, car il connaît également la langue arabe, il comprend les sens des mots et il connaît les différents cas dans lesquels les versets et les hadith sont parvenus. Quant à celui qui est moujtahid, lui il ne peut appliquer que ce à quoi est parvenu son ‘ijtihad c’est-à-dire son effort de déduction des jugements et ceci s’est produit depuis la période des compagnons jusqu’à nos jours. Durant le califat de notre maître Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée, il y a eu un évènement, c’était le cas d’un homme qui était mort et il avait laissé vivant après lui son grand père et ses propres frères. Le messager ﷺ n’avait pas évoqué ce cas-là, n’en avait pas parlé, car ce n’était pas quelque chose qui s’est produit à son époque qu’un homme meurt en laissant son grand-père et ses frères. Abou Bakr que Allah l’agrée a eu besoin de donner un avis à propos de ce cas-là. Son ‘ijtihad c’est-à-dire l’effort de déduction du jugement l’a amené à dire que le grand-père est à l’image du père, c’est-à-dire que c’est lui qui hérite et pas les frères de cet homme qui est mort. ^Aliyy que Allah l’agrée lui également était arrivé au degré de l’ijtihad et son effort de déduction l’a amené à une autre conclusion. ^Aliyy a dit le grand-père n’est pas un père donc il n’empêche pas les frères d’hériter, mais il va s’associer aux frères et l’héritage sera partagé entre eux tous. Ni Abou bakr n’a émis d’objection contre la conclusion à laquelle était arrivée ^Aliyy et même ^Aliyy et Zayd Ibnou Thabit qui avait lui aussi atteint le degré de l’‘ijtihad et qui était arrivé aux mêmes conclusions que ^Aliyy, ni ^Aliyy, ni Zayd n’ont émis d’objection contre le jugement auquel était parvenu notre maître Abou Bakr. Par la suite Abou Hanifah a émis un jugement sur la question tout comme Ach-Chafi^iyy a émis un avis sur la question. Abou Hanifah est arrivé aux mêmes conclusions que Abou bakr et Ach-Chafi^iyy est arrivé aux mêmes conclusions que ^Aliyy. Jusqu’à nos jours les tribunaux légaux qui appliquent la Loi de l’Islam, ceux qui sont des tribunaux Hanafites appliquent la conclusion à laquelle était arrivé Abou Hanifah et Abou Bakr et des tribunaux Chafi^ite appliquent le jugement auquel était arrivé l’imam Ach-Chafi^iyy et avant lui l’imam ^Aliyy et notre maître Zayd Ibnou Thabit que Allah les agrée tous.

Tout comme l’imam Malik à propos de ce hadith, quand le chien va boire d’un récipient il a eu un avis qui est différent des avis des autres. On peut appliquer cet avis tout comme on peut appliquer l’avis des autres.

Il a été dit à l’époque de ^Oumar Ibnou ^Abd l-^Aziz qui était un calife bien guidé et qui était un moujtahid par ailleurs, il lui a été dit pourquoi tu n’imposes pas aux gens de suivre un seul avis et il leur a répondu laissez les gens tels qu’ils sont, c’est-à-dire ne leur imposez pas de suivre une école particulière.

9– D’après Abou Qatadah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit à propos du chat qu’il n’est pas najis, mais que c’est un animal qu’il côtoie beaucoup.

Le messager ﷺ a commencé ce hadith en nous apprenant que le chat n’est pas un animal qui est impur. Quant à la signification de sa parole « Le chat vous côtoie beaucoup », c’est-à-dire que le chat reste beaucoup au côté des humains et se mélange aux humains. Le messager de Allah ﷺ une fois qu’il faisait la prière, Allah lui a dévoilé certaines choses. Parmi les choses qu’il a vues alors qu’il faisait la prière c’était une femme très vieille, c’est-à-dire des habitants anciens du Yémen c’est-à-dire elle ne faisait pas partie des gens de cette époque-là, mais de gens qui avaient vécus par le passé et qui avaient disparus. Il a vu alors qu’il faisait la prière une femme qui était en enfer, Allah l’a châtié en enfer à cause d’une chatte qu’elle avait emprisonnée et qu’elle avait empêchée de se nourrir. Les animaux qui sont utiles aux humains comme le chat et ce qui est de cet ordre il est interdit de les tuer, mais il arrive que certains chats deviennent sauvages, ils deviennent nuisibles. Si quelqu’un le tue pour se débarrasser de sa nuisance il ne tombe pas dans le péché.

Le messager n’a pas autorisé également de tuer les abeilles et si une abeille attaque quelqu’un il lui est permis de se protéger.

Il y a également un oiseau qui s’appelle al-boudboud que le messager a interdit de tuer parce qu’il n’est pas nuisible. Les animaux nuisibles que ce soit des oiseaux ou des insectes ou ce qui est de cet ordre il est permis de les tuer et il n’y a pas d’expiation à donner si on en tue.

Parmi les animaux qui sont nuisibles, il y a la souris, il y a des récompenses à tuer des souris. Le messager ﷺ l’a appelée la petite perverse parce qu’elle est nuisible. Les médecins disent que la souris et le rat véhiculent la peste qui est une maladie qui mène à la mort, pour cela il nous est permis de le tuer ou de tendre une souricière, un piège pour les tuer. Il n’y a pas que la souris qu’il est recommandé de tuer, il y a d’autres animaux qui sont nuisibles qu’il est recommandé de tuer.

Il y a une catégorie de corbeaux qui ont deux couleurs, noir et blanc, cela également il est recommandé de les tuer. Il y a également les scorpions et les serpents.

Parmi les animaux qu’il est recommandé de tuer, il y a aussi la al-klidaha qui est une sorte de rapace. Les gens de Al-Habachah d’Abyssinie connaissent bien cet animal et le messager l’a compté au nombre des animaux pervers c’est-à-dire qu’ils sont nuisibles. Il y a des récompenses à tuer chacun de ces animaux, la souris, le corbeau, la klidaha ce rapace, le serpent et le scorpion, mais le chat il est interdit de le tuer. Le chien qui ne nuit pas et qui est utile, il est interdit de le tuer même s’il est najis, il reste interdit de le tuer. Le chien qui est utile, qui nous aide à la chasse, qui chasse les oiseaux ou d’autres gibiers et qui ne nuit pas aux gens il est interdit de le tuer. Quant au chien qui nuit aux gens, il y a des récompenses à le tuer.

Pour ce qui est des fourmis, elles sont de deux sortes ; il y a des fourmis qu’il est interdit de tuer et il y a des fourmis qu’il est permis de tuer. Les petites fourmis rouges qui vont prendre le sucre ou autres, mais qui sont nuisibles, les tuer est autorisé. Quant aux grosses fourmis rouges qui sont appelées des fourmis soulaymaniyy il est interdit de les tuer. Ce sont des petites fourmis qui nous dérangent comme si elles s’attaquent à nos provisions, nos sucres et autres que cela, ce sont des animaux qui dérangent, il est permis de les tuer. Nous devons veiller sur ces trois-là parce que le messager ﷺ nous a appris qu’une femme est châtiée en enfer parce qu’elle a empêché un chat de s’alimenter, elle a tué un chat de faim.

10- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit un bédouin est venu et a uriné dans une partie de la mosquée, c’est alors que les gens l’on fortement réprimandé, mais le messager de Allah ﷺ les a retenu et quand cet homme a terminé d’uriner le prophète ﷺ a ordonné qu’on amenât un gros seau d’eau qui a été déversé sur l’endroit où il a uriné.

Dans la version de ‘Anas Ibnou Malik, ‘Anas Ibnou Malik c’est le compagnon qui est resté dix ans au service du prophète ﷺ. Il a dit tandis que nous étions assis dans la mosquée auprès du messager de Allah ﷺ un bédouin est venu et s’est mis à uriner dans la mosquée, c’est alors que les compagnons du messager de Allah ﷺ lui ont dit « Mah mah » c’est-à-dire comme s’il disait « Arrête, arrête ». Le messager ﷺ leur a dit ce qui signifie : « Ne le pressez pas, laissez-le » et ils l’ont laissé jusqu’à ce qu’il ait terminé d’uriner. Puis le messager de Allah ﷺ a appelé ce bédouin et il lui a dit ce qui signifie : « Ces mosquées ne sont pas pour qu’on y urine ni qu’on y mette autres selles, de matière fécale ou autre saleté, mais ce sont des endroits pour l’évocation de Allah ^azza wa jall, pour y accomplir la prière et pour y réciter le Qour’an », tout comme l’a dit le messager de Allah ﷺ. Pourquoi le messager de Allah ﷺ a dit aux compagnons de le laisser finir ? Parce que s’ils l’empêchaient alors il aurait sali encore plus que l’endroit où il a uriné. C’est pour cela qu’après que cet homme a fini, le messager a ordonné à quelqu’un de ramener un grand seau d’eau pour qu’il soit déversé sur l’endroit qu’il avait sali. Les compagnons ont appris du messager de Allah ﷺ que les mosquées sont respectables. C’est pour cela que le messager de Allah a appelé cet homme après qu’il a fini et il lui a dit ce qui signifie : « Ces mosquées on n’y urine pas et on ne les souille pas ». Les mosquées font parties des symboles de la religion et nous avons l’ordre de glorifier les symboles de la religion, car les moquées ont été édifiées pour l’évocation de Allah, pour y accomplir la prière ou d’y réciter le Qour’an et ce qui est de cet ordre.

11- D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée, il a dit le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il nous a été rendu licite deux maytah et deux catégories de sang. Pour ce qui est des deux maytah il s’agit des criquets et des poissons et pour ce qui est des sangs il s’agit du foie et de la rate ».

La maytah des poissons et la maytah des criquets sont pures selon l’unanimité. Ce hadith a été attribué par Ibnou Majah jusqu’au prophète ﷺ avec une faible chaîne de transmission d’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père et Al-Bayhaqiyy a dit que ce hadith est sahih jusqu’à Ibnou ^Oumar et il a dit que le jugement du hadith est comme le jugement d’une parole qui est attribuée au prophète ﷺ. Pour cela il a dit dans «  …As-sahih » Al-Bayhaqiyy que le fils de ^Oumar c’est lui qui a dit : « il nous a été rendu licite et qu’ainsi avec cette forme à la voix passive cela revient à dire que c’est le prophète qui a dit cela ». Le fait que le messager ﷺ ait dit ce qui signifie : « Il nous a été rendu licite deux maytah » ça veut dire que le cas général est que la maytah est interdite. Pour cela la règle générale est qu’il nous est interdit de consommer de la maytah en raison de la parole de Allah dans sourat Al-Ma’idah qui signifie : « La maytah et le sang vous sont interdits », mais pour concilier entre le texte du Qour’an et le hadith que nous venons de dire, nous disons que la maytah dans le cas général est interdite sauf deux exceptions qui sont le poisson et le criquet. Dans ce hadith le messager ﷺ nous a appris que deux catégories de maytah nous sont licites, qui sont les poissons et les criquets cela veut dire que ce sont deux choses qui sont pures selon l’unanimité.

12- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l’un d’entre vous, qu’il l’y plonge puis qu’il la retire, car sur l’une des deux ailes de la mouche il y a une maladie et sur l’autre il y a le remède ».

Si une mouche tombe dans le liquide de l’un d’entre nous alors le messager nous a enseigné de l’y plonger et cela peut entraîner la mort de la mouche. Si cela rendait impur le liquide, le prophète ﷺ ne nous aurait pas donné l’ordre de le faire. S’il rendait impur le liquide dans lequel il est tombé alors le messager ne nous aurait pas rendu licite de le consommer après cela. C’est à partir de ce hadith que les savants ont déduit que les insectes qui n’ont pas de sang qui coule sont excusés. D’habitude, plonger une mouche dans un liquide cela entraîne sa mort. Le messager par ailleurs ne nous a pas ordonné de faire cela. Dans ce hadith le messager indique que la personne a le choix entre abandonner cette boisson, ne pas l’utiliser définitivement et entre le faite de plonger cette mouche puis la retirer et boire ou donner cette boisson à quelqu’un d’autre pour qu’il la boive.

Par ailleurs dans ce hadith il est question d’une mouche et il s’agit de la mouche qui est connue, communément appelée (rosobé) donc ce n’est pas n’importe quel insecte qui vole ou qui marche, il s’agit bien de la mouche qui est connue.

13– D’après Abou Waqid Al-Laythiyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ce qui est coupé d’un animal alors qu’il est encore vivant a le jugement de la maytah de cet animal ».

La signification du hadith du messager de Allah ﷺ est que si une partie d’un animal est coupée alors qu’il est vivant, le jugement de cette partie qui est coupée a le même jugement que la maytah de cet animal et comme nous venons de voir précédemment la maytah des animaux est najis, est impure selon la Loi de l’Islam mis à part deux exceptions ; les criquets et les poissons. Ce qui est coupé d’un animal alors qu’il est vivant, a le jugement de ce même animal s’il était maytah.

Il y a une autre exception pour ce qui a le jugement de la maytah de l’animal quand il est coupé de l’animal quand il est vivant, il y a ce qu’on appelle fa’adou al-ghazal, c’est une partie qui est dans les gazelles et qui comporte du musc. Chez certaines catégories d’animaux de la famille des gazelles, on trouve dans leur corps une poche qui contient du musc. C’est une poche qui se remplit de sang d’un animal qui est de la famille des gazelles, des cerfs, des biches, c’est un animal de cette catégorie qu’on trouve dans certaines montagnes comme au Tibet, ce sont des poches de sang et quand l’animal passe elle tombe de son corps et il y a comme des vergers ou des gens qui les ramassent et qui en retirent le musc. Donc la parole du prophète ﷺ qui signifie que : « Le musc est un des meilleurs parfums » cela indique que cette partie-là également est une exception. Il y a une autre exception, il s’agit de la laine qui est enlevée d’un animal comestible pendant qu’il est vivant donc cette laine de différentes catégories d’animaux que ce soit des chameaux ou des moutons ou des chèvres quand on enlève cette laine elle n’est pas najis, c’est donc aussi une exception à ce que nous venons de voir dans ce hadith tant que cet animal est vivant et qu’il est licite à la consommation si on lui coupe sa laine cette laine n’est pas impure.

Chapitre الآنية

14- D’après Houdhayfah Ibnou l-Yaman, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ne buvez pas dans un récipient en or ni en argent et ne mangez pas dans des bols en or ou en argent, car ils sont pour eux dans ce bas monde et ils seront pour vous dans l’au-delà » rapporté par accord c’est-à-dire Al-Boukhariyy et Mouslim.

Houdhayfah fils de Al-Yaman est un illustre compagnon, son père également était un illustre compagnon tous 2 étaient présents lors de la bataille de ‘Ouhoud. Houdhayfah était surnommé le dépositaire du secret du messager de Allah ﷺ. Notre maître Houdhayfah, le prophète ﷺ lui a dit en secret le nom de certains hypocrites, mais il n’a pas dit en secret ces noms-là uniquement à Houdhayfah, il l’a dit également à d’autres compagnons sauf que les autres compagnons étaient morts et seul Houdhayfah était resté vivant. C’est pour cela que ^Oumar que Allah l’agrée quand par la suite, quand il voyait qu’il y avait une prière funéraire il vérifiait si Houdhayfah était parmi les présents. Si Houdhayfah était là pour faire la prière funéraire il la faisait avec eux, ^Oumar se joignait à eux, mais si Houdhayfah n’était pas dans cette prière funéraire ^Oumar ne faisait pas la prière funéraire avec eux. Qu’est-ce que le messager a interdit dans ce hadith ? Il a interdit de boire dans le récipient en or et en argent et également de manger dans des récipients en or et en argent. Quant à la signification de la parole du prophète ﷺ que ce sont des récipients pour eux il vise par-là les associateurs. Quand il a dit ce qui signifie que : « Ce sont des récipients pour eux », c’est-à-dire aux associateurs dans ce bas monde c’est pour annoncer l’état qu’ils ont c’est-à-dire pour décrire un fait et non pas pour dire que c’est licite pour eux de le faire. Sa parole qui signifie : « Ces récipients sont pour eux dans le bas monde » c’est pour dire que c’est ce qu’ils font aujourd’hui, ils boivent dedans et la suite que « Ce seront des récipients pour vous dans l’Au-delà » c’est pour dire que ce sera licite pour vous dans l’Au-delà. Ce hadith fait l’objet de l’accord des deux chaykh du hadith en l’occurrence Al-Boukhariyy et Mouslim. Dans ce hadith il est question de boire et de manger dans le terme récipient, mais les gens de science ont fait une analogie pour autre que manger et boire dans de tels récipients. C’est pour cela qu’ils ont dit : « On fait l’analogie sur le fait de boire ou de manger pour déduire de tel jugement pour autre chose avec de tels récipients ». Tout comme il est interdit de les utiliser, il est interdit de les acheter même si ce n’est pas pour les utiliser.

Par ailleurs il n’y a pas de différence entre le fait que ce soit des ustensiles d’or pur ou d’argent pur ou mélangé c’est-à-dire de l’or ou de l’argent mélangé avec autre chose, car les imams ont été d’accord à dire que c’est interdit de les utiliser pour boire et manger c’est-à-dire qu’ils soient en or ou en argent.

15- D’après Oummou Salamah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui boit dans un récipient en argent, il ne fait qu’ingurgiter du feu de l’enfer ».

Oummou Salamah est l’une des épouses du prophète ﷺ. Elle a le statut de Oummou l-mou’minin c’est-à-dire la mère des croyants c’est le même statut qu’ont toutes les épouses du prophète ﷺ. Elle s’appelle Hind fille de Abou Oumayyah. Oummou Salamah a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui boit dans un récipient en argent c’est comme s’il buvait du feu de l’enfer », c’est-à-dire que tant qu’il n’y a pas d’excuse pour utiliser un tel ustensile.

Parmi les excuses il y a le fait de suivre un traitement, de se soigner grâce à tel ustensile lorsqu’un médecin digne de confiance le prescrit, mais s’il n’y a pas d’excuse le jugement est celui indiqué par le messager ﷺ.

16- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque la peau est tannée elle devient pure », rapporté par Mouslim et chez les quatre la version est la suivante : « Quelle que soit la peau lorsqu’il sera tanné ».

La peau en question ici c’est celle de la maytah. Ce hadith indique que la peau devient pure par le tannage, mis à part la peau du chien et du porc elle n’est pas purifiée par le tannage parce que leur impureté est majeure. Le hadith concerne la peau et donc l’exception de la peau de la maytah qui devient pure par le tannage, cette exception ne concerne pas le reste des parties du corps de la maytah comme les poils, la laine, les os.

17- D’après Salamah fils de Al-Mouhabbiq que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le tannage de la peau de la maytah revient à purifier cette peau », cela a été jugé sahih par Ibnou Hibban.

Les peaux des maytah toute entière c’est-à-dire qu’elles proviennent d’un animal dont la chaire est licite ou pas, ces peaux lorsque l’animal est une maytah elles sont najis, impures selon la Loi de l’Islam. Elle peut devenir pure par le tannage mise à part la peau du chien et du porc.

Les peaux des maytah peuvent être rendues pures par le tannage c’est-à-dire par 3 choses :

  1. Premièrement l’élimination de ce qui colle, les restes qui collent à la peau que ce soit de la chaire que ce soit des poils ou encore de la laine et le peu de poils qui restent attachés à la peau qu’il est difficile d’éliminer est excusé tout comme l’a dit An-Nawawiyy.
  2. Deuxièmement pour le tannage il faut que ces choses qui sont arrachées de la peau, il faut qu’elles soient arrachées avec un instrument qui soit tranchant et capable d’ôter ce qui colle à la peau.

Il se peut que cet instrument qui arrache les restes qui sont attachés à la peau, il se peut que cet instrument, cet outil soit pur ou impur.

Pour que la peau d’une maytah devienne pure, il faut premièrement éliminer le reste qui colle à cette peau que ce soit des poils, de la laine ou de la chaire. Bien sûr le peu de poil est excusé. Deuxièmement il faut que l’outil, les instruments utilisés pour arracher ces choses soit un outil tranchant capable d’ôter et indifféremment pur comme une peau de grenade ou impur comme les matières fécales des pigeons.

  • Troisièmement comment est-ce qu’on est sûr que le tannage a bien eu lieu ? C’est qu’après avoir fait les deux premières étapes si on le met dans de l’eau la peau ne pourrit pas.

Par ailleurs la peau dans ce processus elle est ce qu’on appelle moutanajis rendue impure et ce qui est moutanajis on le purifie en le lavant avec de l’eau. Quant à la peau qui est elle-même impure et non pas rendue impure, mais elle est elle-même impure comme la peau du chien il n’y a pas moyen de la purifier. Preuve en est-ce que l’on a vue précédemment, le hadith du prophète ﷺ qui signifie : « Lorsque le chien s’abreuve dans le récipient de l’un d’entre vous qu’il le lave sept fois dont une mélanger avec de la terre » et comme par ailleurs la gueule c’est la partie la plus pure du corps, on comprend du hadith que tout le corps du chien est najis parce que s’il met la partie qui est la moins grave de son corps dans de l’eau, dans un récipient il faut le laver sept fois alors le reste du corps a fortiori fait que tout son corps est najis. Le porc a le même jugement que le chien par analogie c’est pour cela que la peau du porc n’est pas purifiée, ni la peau du chien ne devient pure, ni la peau du porc ne devient pure, ni un animal qui est issu de leur croisement ou du croisement de l’un des deux avec autre chose. Le hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Le tannage des peaux de la maytah la rend pur » ceci est dans le cas général mis à part la peau du chien et du porc et nous avons vu que si une peau qui est celle d’un animal qui est licite à la consommation ou celle d’un animal qui n’est pas licite à la consommation son tannage fait en sorte que la peau devienne pure.

18- D’après Maymounah que Allah l’agrée, elle a dit le prophète ﷺ est passé auprès de gens qui étiraient une brebis qui était morte, il leur a dit ce qui signifie : « Si vous preniez sa peau (avant de vous en débarrasser) ? », mais ils lui ont dit, mais c’est une maytah, il leur a dit ce qui signifie : « Ce qui la purifie c’est l’eau et un outil tranchant pour le tannage ».

L’outil de tannage dans le hadith c’est le nom d’un arbre qui pousse au Hijaz et dans d’autres pays chauds. On prend le tronc de cet arbre ou ses feuilles et on les met sur la peau. Quelque temps après tous les restes de poils et de chaire vont être éliminés. La peau va changer de statut alors qu’elle était impure elle-même, son jugement devient un objet qui est pur, qui est inanimé et qui est moutanajis, rendu impur à cause des restes impurs qui l’avaient touché. Il suffira ensuite de faire ce que l’on fait avec un vêtement qui a été rendu impur à savoir de le laver une fois avec de l’eau et il devient valable de faire la prière avec et dessus.

Le résumé de ce que nous avons vu jusqu’ici c’est que la peau de la maytah devient pure par le tannage.

19- D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit ô messager de Dieu nous sommes dans une terre qui est gérée par les gens du livre, est-ce que nous pouvons manger dans leur récipient », le messager a dit ce qui signifie : « N’y mangez pas sauf si vous n’en trouvez pas d’autres dans ce cas lavez les et mangez dedans », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

20- D’après le compagnon ^Imran Ibnou Housayn que Allah l’agrée, le prophète ﷺ et ses compagnons ont fait leur woudou à partir d’un récipient qui appartenait à une femme associatrice, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans un long hadith.

Cet outil en l’occurrence dans le hadith qui a été mentionné qui appartenait à cette femme associatrice c’est un instrument dans lequel on remplit l’eau.

^Imran Ibnou Housayn est l’un des compagnons qui avaient atteint le degré de moujtahid. Il était connu pour être un grand savant au point qu’il a été dit qu’il n’y a pas eu de plus grand savant que lui qui soit arrivé dans la ville de Al-Basrah, c’est-à-dire d’entre tous les compagnons du prophète ﷺ qui sont arrivés dans cette ville de Al-Basrah, ^Imran Ibnou Housayn était celui d’entre eux qui avait le plus de science. Il était un moujtahid qui était connu pour sa science en plus il était un saint parmi les compagnons. C’est ce compagnon ^Imran Ibnou Housayn qui a rapporté que le prophète ﷺ et ses compagnons avaient fait leur woudouà partir d’un récipient qui appartenait à une femme associatrice. Cela veut dire qu’il est permis d’utiliser les récipients des associateurs s’ils ne les utilisent pas dans leur pratique avec des choses impures, car dans certains cas il se peut que ce soit impur comme un groupe de mazdéen qui se lave avec les urines des vaches sous prétexte de se rapprocher de ce qu’ils adorent. Pour cela les savants ont dit qu’il est permis d’utiliser des récipients des associateurs tant qu’ils ne les utilisent pas pour leur pratique avec des najaçah.

21- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le récipient du prophète ﷺ s’était fissuré et le prophète ﷺ a mis à la place pour retenir cette ouverture qu’il y a eu un fil en argent, rapporté par Al-Boukhariyy.

Le récipient dans lequel le prophète ﷺ buvait était rafistolé avec un fil d’argent. Tel était le récipient dans lequel le messager ﷺ buvait, le récipient était fissuré et il a été retenu grâce à un fil d’argent. Comme nous l’avons vu précédemment il n’est pas permis lorsqu’il n’y a pas de nécessité d’utiliser d’instrument ou ustensile en or ou en argent ni pour les hommes, ni pour les femmes, car le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Ne buvez pas dans des ustensiles en or et en argent et ne mangez pas dans de tels ustensiles ». Que l’ustensile soit fabriqué en or ou en argent. Que l’ustensile soit petit ou grand. Que ce soit un ustensile utilisé pour se laver ou pour manger dedans ou pour boire ou pour tout autre usage. Même ce que l’on utilise pour passer du khol dans les yeux, la tige. Cet usage nous est interdit tout comme cela est parvenu dans le hadith du messager ﷺ. De même acquérir de tel ustensile sans les utiliser est également interdit, c’est-à-dire la personne les acquière sans qu’elle n’ait l’intention de les utiliser. Acquérir l’ustensile sans l’utiliser fait l’objet de divergences, mais l’utiliser est interdit sans aucune divergence. Nous parlons bien des ustensiles en or et en argent.

Nous avons vu que l’utilisation d’ustensile en or et en argent est interdit, les acquérir sans les utiliser fait l’objet de divergence, mais celui qui veut faire preuve de précaution il ne les acquière pas. Pour ce qui est plaqué avec de l’or ou avec de l’argent, si ce plaquage est léger de sorte que si on l’exposait au feu rien ne va couler, il n’y aura pas de l’or qui va couler ou de l’argent qui va couler alors s’est permis d’utiliser de tel ustensile sinon s’est interdit. Si sur un ustensile il y a un peu d’or par exemple comme un décor, de sorte que si tu l’exposes au feu il ne va pas couler donc c’est vraiment très très léger, dans ce cas on peut les utiliser. Utiliser les ustensiles en or et en argent est interdit selon l’unanimité. Acquérir l’ustensile en or ou en argent sans l’utiliser fait l’objet de divergence.

Pour ce qui est d’un ustensile où il y a une fine couche, par exemple il est plaqué ou peint ou décoré avec un peu d’or ou de l’argent il y a deux cas ; si en l’exposant au feu ce métal va couler, il peut le collecter dans ce cas s’est interdit d’utiliser un tel récipient, mais si tu l’exposes au feu tu ne vas rien obtenir alors ce n’est pas interdit d’utiliser un tel ustensile.

Également dans le cas où un ustensile n’est pas en or ou en argent se fissure et qu’on le rafistole, on essaie de retenir les deux parties qui vont s’éloigner avec un fil en argent alors il reste permis d’utiliser un tel ustensile tout comme s’était le cas avec le récipient du messager de Allah ﷺ. ‘Anas Ibnou Malik a rapporté que le récipient du messager ﷺ dans lequel il buvait s’était fissuré et qu’on avait réparé en rafistolant avec un fil en argent. ‘Anas Ibnou Malik disait : « J’ai donné à boire au messager de Allah ﷺ dans ce récipient plusieurs fois, c’est-à-dire après qu’il a été attaché avec le fil en argent.

Comme on a vu, il y a un :

  1. Premier cas, si l’ustensile est carrément en or ou en argent dans ce cas il est interdit de l’utiliser
  2. Deuxième cas, si c’est une fine couche qui a été place sur par exemple une couche de peinture sur un ustensile qui à l’origine n’est pas en or ou en argent, mais on a mis une fine couche d’or ou d’argent il y a 2 cas soit :
  3. En exposant au feu il coule de l’or ou de l’argent auquel cas on ne peut pas l’utiliser,
  4. S’il n’en coule rien du tout il reste licite de l’utiliser.
  5. Troisième cas, dans le cas où le récipient se fissure et qu’on le rafistole avec un fil en argent ça reste autorisé de l’utiliser.

On apprend bien ces jugements avant de dire le contraire.

Chapitre l’élimination de la najaçah et sa présentation

22- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a été interrogé à propos du vin que l’on conserve pour faire du vinaigre le hadith signifie qu’on ne boit pas l’alcool quand il est à l’état d’alcool.

Le vin bien qu’en général c’est de l’alcool même si son goût est amer ceux qui en boivent apprécient cette amertume. Tout ce qui est obtenu en faisant tremper une datte dans de l’eau ou bien on trempe du miel dans de l’eau ou du blé dans de l’eau ou de l’orge dans de l’eau ou ce qui est de cet ordre tous ces liquides ne sont pas interdits à la consommation avant qu’il n’y ait cette réaction d’ébullition et avant qu’il ne s’appelle fermenté. Il ne devient fermenté et alcool qu’après cette réaction d‘ébullition. Il ne s’agit pas de l’ébullition qui consiste à le placer sur le feu, mais c’est une ébullition qui a lieu de manière naturelle dans un liquide déchu ou autre quand on le laisse longtemps en le couvrant. Après cette réaction d’ébullition le niveau du liquide va augmenter ensuite il va redescendre et se stabiliser et s’il arrive à un état dans lequel les buveurs d’alcool l’apprécient. Par ailleurs cette boisson fermentée reste interdite à la consommation jusqu’à sa transformation en vinaigre. Dès lors qu’il change, il devient aigre alors il devient licite et pur même si ce n’est pas une forte acidité, même si c’est léger ça devient un liquide qui est pur et licite à la consommation. Quel que soit l’origine de ce liquide, que ce soit à l’origine du raisin pressé ou c’était du blé ou de l’orge placé en des plantations dans de l’eau ou des dattes dans l’eau ou du miel quel que soit l’origine. Cet état de fermentation c’est à l’origine le liquide qui commence à avoir des bulles et le niveau va augmenter, ensuite le niveau va redescendre et il arrive à cet état dans lequel les buveurs d’alcool l’apprécient. Même si on ne mélange rien au jus de raisin après cette fermentation, cette augmentation de niveau, cette ébullition il devient alcool, il devient du vin. Pour les autres qui ont été cités, les boissons c’est quand on met en décantation des dattes ou du miel ou du blé ou de l’orge dans de l’eau à ce moment-là ça va monter et ça va fermenter, on va entendre un bruit le niveau va augmenter ensuite il redescend et là il devient alcoolique.

An-Naça’iyy a rapporté du fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père : « Toutes boissons qui passent par ce processus d’ébullition et ce genre de bruit sont interdites ». Ce bruit qui est émis indique le début de la fermentation, il va rester fermenter pendant une longue période, il ne va se transformer en vinaigre qu’après un certain nombre de jours dans certains pays une quarantaine de jours. C’est pour cela que dans le hadith le messager ﷺ a dit qu’on ne pouvait pas boire de l’alcool même si on va en fabriquer du vinaigre.

23- D’après lui que Allah l’agrée, lorsque ce fut le jour de khaybar le messager de Allah ﷺ a ordonné à Abou Talhah de dire : « Certes Allah et son messager vous interdisent de consommer les viandes des ânes domestiques c’est une souillure », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy les compagnons ont eu à subir une famine durant les nuits de la bataille de khaybar. Le compagnon a dit lorsque ce fut le jour de la bataille de khaybar, nous avons égorgé les ânes. Lorsque les chaudrons se mirent à bouillir, la personne qui a été chargée par le messager de Allah ﷺ leur dit : « Enlevez les chaudrons du feu et ne mangez pas de la viande des ânes », ^Abdou l-Lah a dit : « Nous nous sommes dit peut-être que le messager de Allah ﷺ nous a interdit d’en consommer parce que cela a eu lieu avant le partage légal du butin ». D’autres ont dit il l’a interdit dans l’absolue et les savants ont déduit de ce hadith l’interdiction de consommer de la chaire des ânes.

24- D’après ^Amr Ibnou Kharijah que Allah l’agrée, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ nous a fait un discours à Minna alors qu’il était sur sa monture (un chameau) et qui avait sa salive qui coulait sur mon épaule », cela a été rapporté par Ahmad, At-Tirmidhiyy qui l’a jugé sahih.

La monture en question sur laquelle se tenait le messager ﷺ était un chameau d’une catégorie qu’il était possible d’utiliser pour le voyage, la salive ici c’est ce qui coule de la bouche, de la gueule du chameau. Le hadith est une preuve que la salive de l’animal qui est licite à la consommation cette salive est également pure. L’animal qui est licite à la consommation est pur et également la salive d’un tel animal est pure tout comme cela est indiqué dans le hadith du messager de Allah ﷺ. Celui qui rapporte le hadith a dit que la salive du chameau coulait sur son épaule et le messager le savait c’est pour enseigner à sa communauté que la salive de l’animal qui est licite à la consommation est également pure.

25- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lavait le maniyy qui était attaché sur le vêtement ensuite il allait faire la prière avec ce même vêtement et j’observais les traces du lavage, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et selon Mouslim elle disait : « Je grattais, je frottais du vêtement du messager de Allah ﷺ, je le frottais (le maniyy) et ensuite le messager faisait la prière avec ». Et dans une autre version : « Je le grattais alors qu’il était sec, je le grattais avec mon ongle pour l’enlever de son vêtement ».

Qu’est-ce que l’on déduit de ce hadith ? C’est que le maniyy est pur.

Abou Bakr Ibnou Moundhir a dit : « Le maniyy est pur et je ne connais aucune preuve du Qour’an ni de la sounnah, ni de l’unanimité qui rende obligatoire de le laver ». Leurs preuves à ce sujet c’est la parole de ^A’ichah que Allah l’agrée qui disait : « Je frottais », quand elle a dit je frottais ça ne veut pas dire qu’elle lavait.

26- D’après Abou l-Samh que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « On lave l’urine de la petite fille et on asperge d’eau l’urine du petit garçon », cela est rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy et jugé sahih par Al-Hakim.

À partir de ce hadith, les savants ont déduit que l’urine de la petite fille a le même jugement que l’urine de la personne adulte. Preuve en est la parole du prophète ﷺ qui signifie : « On lave l’urine de la petite fille ».

Les savants ont expliqué, ils ont dit : « Si la najaçah c’était l’urine d’un petit garçon qui avait moins de deux ans lunaires et qu’il ne s’est pas nourri d’autre chose que du lait maternel alors si son urine atteint un endroit, cet endroit sera purifié en l’aspergeant d’eau de sorte que l’eau va couvrir tout l’endroit même si elle ne coule pas ». Ils ont dit qu’il n’y a pas de différence entre le lait maternel et le lait qui est commercialisé de nos jours. Ils ont dit que si on asperge d’eau l’urine de ce jeune garçon et il n’a pas atteint deux ans lunaires et qu’il s’est nourri uniquement de lait que ce soit de lait maternel ou de lait commercialisé de nos jours qui tient de lait pour bébé, son urine si elle touche un endroit, cet endroit peut être purifié juste en l’aspergeant d’eau de sorte qu’il soit tout imbibé d’eau même si l’eau ne coule pas.

27- D’après ‘Asma la fille de Abou Bakr que Allah les agrée tous les deux, le prophète ﷺ a indiqué comment la femme peut nettoyer l’endroit qui a été touché par le sang des menstrues.

‘Asma qui rapporte le hadith c’est la sœur de ^A’ichah que Allah les agrée toutes les deux.

Dans le hadith qu’elle rapporte du prophète, elle a indiqué comment nettoyer l’endroit de son vêtement qui a été sali par le sang des menstrues ; première chose à faire c’est de le frotter, c’est-à-dire d’enlever la substance même, le sang même, ensuite avec de l’eau elle va le frotter pour extraire et enlever le reste de sang qui est attaché au vêtement. Après cela elle va le laver carrément avec de l’eau. Première chose elle va le frotter pour enlever la substance, ensuite elle va gratter avec ses doigts pour que ce qui reste en sorte, ce qui est collé au tissu s’enlève puis elle le lave avec de l’eau et après elle peut faire la prière avec tout comme s’est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Ce hadith a été retenu par les savants comme preuve de caractère impur du sang des menstrues et du caractère obligatoire de le laver et même d’être très rigoureux pour l’éliminer, preuve en est ce qui est rapporté dans le hadith des différentes étapes qui ont été précédemment mentionnées.

28- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Khawlah a dit : « Ô messager de Allah et si le sang ne disparaît pas ? », il a dit ce qui signifie : « L’eau te suffit et les traces ne te sont pas préjudiciables », rapporté par At-Tirmidhiyy et sa chaîne de transmission est faible.

Ad-Dalimiyy l’a également rapporté d’après ^A’ichah sans attribuer la parole au prophète ﷺ.

La parole de ^A’ichah signifie : « Lorsque la femme lave le sang et qu’il ne disparaît pas qu’elle modifie la trace par un colorant jaune ou par du safran ». Abou Dawoud a également rapporté de ^A’ichah toujours avec la parole attribuée à ^A’ichah. Concernant la coloration par un colorant jaune ou de safran ce n’est pas pour éliminer la substance même du sang, mais c’est pour en cacher la couleur par protection.

Le hadith que nous venons de voir et celui du cours précédent indiquent le caractère impur du sang des menstrues et l’exagération ou le grand effort à l’éliminer. L’utilisation de l’eau pour l’éliminer est suffisante. Après l’élimination de la substance du sang même, les traces qui restent ne sont pas préjudiciables, malgré l’effort qui est déployé pour éliminer la najaçah en frottant, en grattant avec de l’eau il reste et persiste souvent il peut y avoir des traces qui demeurent qui ne peuvent pas être complètement éliminées. Cela par exemple est clairement visible sur les vêtements d’enfant après avoir lavé les vêtements il reste des traces.

Chapitre du woudou

29- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Si je ne craignais que la tâche ne soit difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné d’utiliser le siwak avec chaque woudou », hadith rapporté par Malik, Ahmad, An-Naça’iyy, il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah et Al-Boukhariyy l’a mentionné également.

La signification de la parole du prophète ﷺ est que : « Si je ne craignais que ce soit éprouvant pour ma communauté de le faire je leur aurai ordonné d’utiliser le siwak systématiquement avec chaque woudou ».

30- D’après Houmran, ^Outhman a demandé à ce qu’on lui amenât de l’eau pour son woudou il a lavé ses mains trois fois jusqu’aux poignets, ensuite il s’est rincé la bouche, il a mis de l’eau dans ses narines puis il s’est mouché, ensuite il s’est lavé le visage trois fois, puis il s’est lavé les mains et les avant-bras la droite jusqu’aux coudes puis la gauche jusqu’aux coudes chacune trois fois, puis il a passé la main mouillée sur la tête, ensuite il s’est lavé le pied droit jusqu’aux chevilles trois fois ensuite le pied gauche également trois fois, puis il a dit j’ai vu le messager de Allah ﷺ avoir fait le woudou d’une manière comparable à la mienne, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est arrivé que le messager de Allah ﷺ a fait le woudou en lavant chaque membre une seule fois, c’est à dire il a lavé chaque membre du woudou une seule fois c’était pour enseigner à sa communauté qu’il était suffisant de se laver chaque membre une seule fois. Il a été authentifié également dans le hadith que le messager ﷺ avait fait le woudouen lavant chaque membre deux fois, là encore c’était pour enseigner à sa communauté qu’il était suffisant de laver chaque membre deux fois. Par la suite il lavait chaque membre trois fois. C’est pour cela que notre maître ^Outhman quand il a fait le woudou il avait lavé d’abord ses mains jusqu’au poignet à trois reprises ensuite il s’est rincé la bouche à 3 reprises puis il a mis de l’eau dans ses narines et s’est mouché trois fois et ainsi de suite jusqu’à la fin du woudou, pourquoi a-t-il fait cela ? C’était pour faire la même chose en prenant le prophète pour modèle ﷺ. Preuve en est-ce qu’il avait dit à la fin : « J’ai vu le messager de Allah ﷺ faire le woudou comme je viens de le faire ». Laver chaque membre une seule fois lorsque le prophète l’a fait ce n’était pas quelque chose de déconseillé pour lui, mais c’était pour enseigner à sa communauté. La même chose quand le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a lavé chaque membre deux fois ce n’était pas quelque chose de déconseillé qu’il avait fait, c’était parce qu’il enseignait à sa communauté. Après cela il avait fait le woudou trois fois chaque membre. C’est pour cela que les savants ont dit parmi les choses déconseillées lors du woudou c’est de se restreindre à ne laver qu’une ou deux fois chaque membre. Ils ont même dit que laver plus de trois fois chaque membre est une des choses déconseillées lors du woudou. Preuve en est dans le hadith sahih, le messager ﷺ a fait le woudou en lavant chaque membre trois fois puis il a dit ce qui signifie : « C’est ainsi qu’il convient de faire le woudou », celui qui fait plus que cela ou moins que cela il n’aura pas fait ce qui est recommandé. Ce jugement de faire moins c’est pour autre que lui puisque comme on a vu c’était pour qu’il enseigne à sa communauté. Puisque le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui était arrivé auparavant que de ne laver qu’une seule fois et à une autre occasion il a lavé deux fois chaque membre, ce n’était pas déconseillé pour lui parce que c’était pour enseigner à sa communauté et l’enseignement est quelque chose de méritoire.

Certains gens de science ont dit que celui qui ne lave pas chaque membre de son corps à l’occasion du woudou à trois reprises il n’aura pas de récompenses pour son woudou. Par contre si s’est excusé qu’il n’a pas lavé à trois reprises chaque membre comme si par exemple il n’avait pas suffisamment d’eau dans ce cas il est excusé.

Selon Chamsou D-Din Ar-Rajiyy un savant chafi^iyy même s’il ne lave qu’une seule fois chaque membre du woudou il lui reste quand même une partie de récompense.

31- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée pour décrire la manière avec laquelle le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam faisait le woudou, il a dit : « Il a passé la main mouillée sur sa tête une seule fois » rapportée par Abou Dawoud.

Le fait de passer la main sur la tête une seule fois ce n’est pas quelque chose qui affecte la récompense pour le woudou comme ce serait le cas pour les autres membres ou il faut pour avoir la récompense laver trois fois. S’il passe la main mouillée sur la tête une seule fois et s’il essuie ses oreilles une seule fois cela ne lui fait pas perdre, cela ne lui fait pas rater la récompense pour le woudou comme c’est le cas pour les autres membres.

32- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd Ibnou ^Asim que Allah les agrée tous les deux, pour la description du woudou’ il a dit : « Le messager de Allah ﷺ a passé la main mouillée sur la tête, il a pris ses deux mains et il est passé de l’avant jusqu’à l’arrière de sa tête puis il les a ramené vers l’avant », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et dans une autre version Al-Boukhariyy et Mouslim il a commencé par l’avant de la tête jusqu’à amener ses mains à l’arrière de la tête puis il a à nouveau passé dans l’autre sens c’est-à-dire de l’arrière vers l’avant pour arriver à l’endroit à partir duquel il a commencé.

Celui qui veut la manière complète il passera les mains mouillées sur la totalité de la tête. Chez les Chafi^ite passer les mains mouillées sur la totalité de la tête c’est-à-dire de l’avant vers l’arrière puis de l’arrière vers l’avant s’est recommandé et chez Malik c’est obligatoire. Bien que s’il ne passait la main mouillée que sur un seul cheveu sur son crâne cela aurait été suffisant.

33- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr que Allah les agrée tous les deux, pour décrire le woudou il a dit : « Ensuite il a passé les mains mouillées sur la tête puis il a passé ses deux index dans ses oreilles et il a passé les pousses sur la partie extérieure des oreilles », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy et jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

Celui qui se limite à passer la main mouillée sur la tête il aura accompli le pilier, car le passage des mains mouillées sur les oreilles est recommandé. Le messager ﷺ il passait la main mouillée sur la tête et il passait les mains mouillées sur les oreilles.

34- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se réveille de son sommeil qu’il se mouche trois fois, car le chaytan passe la nuit sur son khaychoum », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Ici il s’agit de se moucher c’est-à-dire pour faire sortir ce qu’il y a dans le nez comme sécrétion ou autres.

Il est recommandé pour celui qui se réveille du sommeil de se rincer la bouche et de se laver le nez avec profusion. Dans le hadith le messager a dit ce qui signifie : « Qu’il se mouche trois fois quand il se réveille de son sommeil, car le chaytan passe la nuit sur son khaychoum » qui est la dernière partie du nez.

35- D’après lui également, le messager a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se réveille de son sommeil, qu’il ne plonge pas directement la main dans le récipient à partir duquel il se lave avant d’avoir au préalable lavé la main à 3 reprises, car il ne sait pas qu’est-ce que sa main a touché pendant son sommeil », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version ici est celle de Mouslim.

Il a indiqué ici ce qui est la cause pour laquelle il a indiqué d’agir de la sorte, c’est qu’il se peut que sa main ait touché une najaçah pendant le sommeil comme si elle touchait le lieu de l’‘istinja avec la pierre. Le caractère déconseillé n’est éliminé que si on lave les mains trois fois. Bien sûr ce jugement de déconseillé concerne l’eau en petite quantité, car si l’eau est en grande quantité il n’est pas déconseillé de plonger la main dedans. Le messager ﷺ a défendu qu’on plonge la main par crainte de l’impureté. Si la main ne rendait pas najis l’eau en petite quantité en la touchant le messager n’aurait pas défendu de la plonger dedans.

36- D’après Laqiyt fils de Sabrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Quand tu fais le woudou fais le de la manière la plus complète, lave ce qu’il y a entre les doigts, veilles a bien introduire l’eau dans ton nez sauf si tu fais le jeûne », rapporté par les quatre, il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah, mais Abou Dawoud a une version dans laquelle il rapporte qu’il a dit ce qui signifie : « Quand tu fais le woudou alors rince-toi la bouche ».

Le messager au tout début du hadith a indiqué qu’il convient de faire le woudou de la manière la plus complète et de bien croiser les mains lors du woudou pour laver ce qu’il y a entre les doigts, ceci est recommandé. De veiller à bien introduire l’eau dans le nez quand tu inspires l’eau pour te moucher par la suite ça c’est recommandé sauf si la personne fait le jeûne et dans la version de Abou Dawoud lorsque tu fais le woudou alors rince-toi la bouche. C’est pour cela qu’il convient de faire, c’est quelque chose de recommandé de se rincer la bouche au tout début du woudou tout comme de se rincer le nez également.

37- D’après ^Outhman que Allah l’agrée, le prophète ﷺ il introduisait ses doigts mouillés dans sa barbe lors du woudou, cela a été rapporté par At-Tirmidhiyy et c’est Ibnou Khouzaymah qui l’a jugé sahih.

Comment le prophète faisait ? C’est-à-dire qu’il introduisait ses mains mouillées par le bas de la barbe en ayant éloigné les doigts les uns des autres.

38- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd que Allah l’agrée, le prophète ﷺ on lui ramena deux tiers d’un moudd d’eau et il a rincé ses avant-bras en frottant, cela a été rapporté par Ahmad et ça a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

Il a également été confirmé que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a fait le woudou avec un seul moudd, c’était pour enseigner à sa communauté l’importance de ne pas utiliser beaucoup d’eau lors du woudou.

39-D’après lui également que Allah l’agrée il a vu le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam prendre de l’eau pour passer ses mains mouillées sur ses oreilles autres que l’eau qu’il avait utilisée pour passer ses mains mouillées sur la tête, cela a été rapporté par Al-Bayhaqiyy.

C’est pour cela que les savants ont dit qu’il est recommandé lors du passage des mains mouillées sur les oreilles d’utiliser une nouvelle eau.

40- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée il a dit j’ai entendu le messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Les membres de ma communauté viendront au jour du jugement mouhajjalin par les traces du woudou, ceux d’entre vous qui peuvent élargir la ghourrah qu’ils le fassent », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version est celle de Mouslim.

Al-ghourrah ça veut dire être auréolé c’est-à-dire lavé au-delà de la limite du visage lors du lavage du visage pour le woudou. Celui qui fait cela, c’est-à-dire il lave de son visage au-delà de la limite du visage, autour du visage et pour ce qui est de ses avant-bras et de ses pieds il lave plus que le coude et plus que les chevilles alors au jour du jugement ils auront ceux qui agissent de la sorte un signe par lequel le messager reconnaîtra les membres de sa communauté.

41- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ appréciait le fait de commencer avec la droite lorsqu’il mettait ses na^^al lorsqu’il entrait ou lorsqu’il faisait sa purification et dans toutes choses, cela est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Quand il a dit en toutes choses, c’est-à-dire dans toutes choses qui est honorable ou quelque chose de bien comme le fait de se laver, le fait de mettre ses vêtements ou de mettre du kohl ou de se couper les ongles ou de se couper les moustaches ou de s’épiler les aisselles, etc. Par contre pour éliminer les saletés on le fait avec la gauche. Pour ce qui est des autres cas, c’est avec la gauche comme pour entrer dans les WC, pour faire l’‘istinja, pour enlever ses vêtements, pour éliminer les saletés on utilise la gauche en priorité.

Dans les cas où il est recommandé de laver les deux en même temps, la droite et la gauche il n’est pas recommandé de laver la droite en premier comme par exemple de laver les joues lors du lavage du visage ou laver les mains ou passer les mains mouillées sur les oreilles dans ce cas on fait les deux en même temps.

42- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque vous faites le woudou commencez par la droite » cela a été rapporté par les quatre et ça été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

C’est-à-dire de commencer par la droite pour les mains et les pieds avant la gauche. Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque vous faites le woudou commencez par la droite ». Si la personne ne fait pas cela c’est déconseillé.

43- D’après Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah que Allah l’agrée, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a fait son woudou puis il a passé sa main mouillée sur l’avant de son crâne et sur le turban et sur les bottines, rapporté par Mouslim.

Lorsque le compagnon a dit que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a passé la main mouillée sur l’avant de sa tête ils ont dit que c’est recommandé de ne pas passer les mains mouillées sur moins que l’avant du crâne. Pour ce qui est du passage de la main mouillée sur le turban c’est-à-dire le turban que le messager avait porté, un turban tel que la sounnah est réalisée. Ceci est une preuve qu’il est permis de passer la main mouillée sur une partie du crâne même si ce n’est pas la totalité du crâne. Cependant, comme le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a passé la main mouillée sur an-nasiyah qui est la partie avant du crâne, les savants ont dit que c’est recommandé de ne pas faire moins que cela, au moins l’avant du crâne au moins an-nasiyah. Si la personne s’était limitée à passer la main mouillée sur un seul cheveu dans la limite du crâne cela aurait été suffisant, mais pour avoir la sounnah il s’agit de passer la main mouillée sur pas moins que l’avant du crâne qui est an-nasiyah.

44- D’après Jabar Ibnou ^Abdi l-Lah que Allah les agrée tous les deux, concernant la description de la manière avec laquelle le prophète ﷺ faisait son pèlerinage, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Commencez par ce que Allah a mentionné dans le verset en premier », cela a été rapporté par An-Naça’iyy et dans cette version c’est sous la forme impérative et selon Mouslim c’est sous la forme de l’information.

Ce hadith du messager de Allah ﷺ même s’il est parvenu à propos du pèlerinage, mais le sens est général, la portée de ce jugement est générale. C’est pour cela que les savants ont dit que pour l’ordre des actes dans un acte d’adoration c’est le même ordre dans lequel ils ont été mentionnés dans le Qour’an, qu’il s’agisse de pèlerinage ou de woudou ou autre.

45- D’après lui également que Allah l’agrée, le prophète ﷺ lorsqu’il faisait le woudou il lavait ses coudes, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy avec une faible chaîne de transmission.

46- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas de woudou pour celui qui n’a pas évoqué le nom de Allah », cela a été rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, Ibnou Majah avec une faible chaîne de transmission, At-Tirmidhiyy a rapporté d’après Sa^iyd Ibnou Zayd et Abou Sa^iyd la même chose, mais Ahmad a dit rien de ce hadith n’est authentifié.

Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit à propos de ce hadith qu’il n’est pas sahih.

Au tout début du woudou il est recommandé pour celui qui fait le woudou de dire Bismi l-Lah. La sounnah c’est de dire Bismi l-Lah, mais la manière complète c’est de dire Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim.

Si la basmalah, la tasmiyah, la parole Bismi l-Lah a été omise que ce soit délibérément ou par oublie il est recommandé pendant le woudou de dire « Bismi l-Lahi ‘awwalahou wa ‘akhirah », ‘awwal le début du woudou c’est au tout début du lavage des mains. Il évoque le nom de Allah, il dit Bismi l-Lah puis il commence par laver les mains, il fait l’intention de faire des actes recommandés et lorsqu’il arrive au lavage du visage il fait l’intention de faire le woudou.

47-D’après Talhah fils de Mousarrif d’après son père d’après son grand-père que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai vu le messager de Allah ﷺ séparer le rinçage de la bouche et l’introduction de l’eau dans les narines », rapporté par Abou Dawoud avec une faible chaîne de transmission.

Le rinçage de la bouche c’est d’introduire de l’eau dans la bouche, de remuer l’eau dans sa bouche puis de la cracher. Al-‘istinchaq c’est d’inspirer l’eau dans le nez par le biais de la main. Le rinçage de la bouche est un acte recommandé et l’inspiration de l’eau dans le nez est un acte recommandé. Il peut se rincer la bouche d’abord puis inspirer de l’eau dans le nez en second lieu. Cependant, le fait de faire les deux en même temps c’est-à-dire de recueillir de l’eau dans le creux de sa main de mettre un peu de cette eau dans la bouche et le reste d’inspirer dans le nez cela vaut mieux. Le mieux c’est de le faire de manière abondante c’est-à-dire le rinçage de la bouche et l’inspiration de l’eau dans le nez sauf dans le cas où il fait le jeûne. Dans ce que nous disons de manière abondante, c’est lorsqu’il fait parvenir l’eau jusqu’au fond de sa gorge et le fait de le faire en abondance pour l’inspiration de l’eau dans le nez, l’‘istinchaq c’est en faisant arriver l’eau jusqu’à la limite du khaychoum.

49- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd que Allah l’agrée pour décrire le woudou, il a dit ensuite il a introduit sa main dans l’eau et il a mis de l’eau dans le creux de sa main et il a mis un peu d’eau dans sa bouche et il a inspiré avec le nez, il a fait cela a trois reprises, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

50- D’après ‘Anas que Allah ta^ala l’agrée, le prophète ﷺ a vu un homme qui s’est lavé les pieds lors du woudou, mais il a laissé une petite partie comme l’espace d’un ongle qui n’a pas été mouillé qui est resté sèche, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit ce qui signifie : « Retournes pour mieux faire ton woudou », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

C’est un homme qui a fait son woudou, mais quand il a lavé les pieds il a laissé une partie comme la surface d’un ongle qu’il n’a pas lavé elle est restée sèche, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam l’a vu il lui a dit ce qui signifie : « Retournes pour faire le woudou mieux que ça ».

51- D’après lui également (‘Anas) que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ utilisait un moudd d’eau pour son woudou et utilisait de un sa^ à cinq moudd pour son ghousl, hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est recommandé que l’on utilise un moudd d’eau pour le woudou, le moudd dans la Loi c’est le plein de deux mains jointes. S’il utilise moins d’eau que cela pour son woudou ce n’est pas déconseillé et même s’il utilise plus que cela il n’y a pas de mal c’est-à-dire ce n’est pas interdit. Certains de ceux qui prétendent maîtriser la science du hadith prétendent qu’utiliser plus qu’un moudd pour le woudou serait interdit. Tellement ce sont des gens qui sont ignorants et qui n’ont pas de scrupule à parler sans science, ils ont dit qu’utiliser plus qu’un moudd pour le woudou serait interdit. Pourquoi prétend-il cela ? Parce qu’il a lu dans des livres de hadith que le messager avait utilisé un moudd pour son woudou et quatre moudd pour son ghousl. Effectivement c’est bien de ne pas utiliser beaucoup d’eau dans son woudou, mais ce n’est pas interdit d’utiliser plus qu’un moudd.

La plus grande quantité que le messager ﷺ avait utilisée pour son woudou était six moudd, c’est-à-dire six pleins de mains jointes pour la totalité de son woudou ﷺ et ce pour une sagesse de la part du messager de Allah ﷺ puisqu’il avait fait à une occasion le woudou avec le plein de deux mains jointes, un moudd et une fois il avait fait avec six moudd. Car la personne peut dans certains cas être pressée et dans d’autres cas elle peut ne pas être pressée. Dans le cas où la personne est extrêmement pressée elle ne va pas faire son woudou parfaitement avec un seul moudd. Certains ont posé la question à un savant, ils lui ont dit comment le prophète a-t-il pu faire le woudouavec un seul moudd ? Il a répondu : « Allah est tout puissant à faire en sorte que le moudd devienne comme un océan pour le messager ﷺ ».

52- D’après ^Oumar que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque fois que l’un d’entre vous fait son woudouet qu’il le fait parfaitement puis qu’il dit ‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘ila l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh sans que les huit portes du paradis ne lui soient ouvertes, il pourra entrer par n’importe laquelle qu’il souhaitera », rapporté par Mouslim et At-Tirmidhiyy qui a ajouté « Allahoumma j^alniyy mina t-tawwabiyn wa j^alniy mina al-moutatahhiriyn ».

C’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée qui a rapporté ce hadith. C’est lui qui a rapporté cette formulation du messager de Allah ﷺ que l’on dit après avoir terminé le woudou et grâce à laquelle la personne pourra entrer au paradis par n’importe laquelle des huit portes du paradis. Ce qui est visé par l’ouverture des portes du paradis c’est-à-dire elles lui seront ouvertes au jour du jugement, celui qui fait cela aura cette immense récompense.

Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde appliquait ce hadith, mais en levant les yeux vers le ciel ne fusse que quelques instants, même s’il n’était pas à l’extérieur et qu’il ne pouvait pas voir le ciel, il lève les yeux vers le haut, il regarde en direction du plafond.

Chapitre passer la main mouillée sur les bottines, les khouff

53- D’après Al-Moughiyrah Chou^bah que Allah l’agrée, il a dit j’étais en compagnie du prophète ﷺ, il avait fait son woudouet je me suis baissé vite fait pour lui retirer ses khouff, mais il m’a dit ce qui signifie : « Laisse-les, je les ai mis alors qu’ils sont purs » il a passé la main mouillée sur les khouff, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les quatre mise à part An-Naça’iyy ont rapporté que le prophète ﷺ avait passé la main mouillée sur la partie supérieure du khouff et la partie inférieure, mais il y a une certaine faiblesse dans la chaîne de transmission de cela.

Du hadith nous comprenons une première chose c’est que pour pouvoir passer la main mouillée sur le khouff il faut les porter en ayant la purification. Concernant ce passage des mains mouillées sur le khouff pour qu’il soit suffisant il faut qu’il ait lieu sur la partie supérieure du khouff même si c’est une partie infime. Si la personne se limite à passer la main mouillée en dessous du khouff ce n’est pas suffisant, ce n’est pas valable, car ce qui est rapporté de l’acte du prophète ﷺ c’est qu’il passe la main mouillée sur la partie supérieure du khouff.

54- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit si les sujets de la religion, les lois étaient déduites par l’avis personnel nous aurions passé la main mouillée en dessous du khouff plutôt que de passer la main mouillée par-dessus, alors que j’ai bien vu le messager de Allah ﷺ passer la main mouillée sur la partie supérieure du khouff, cela a été rapporté par Abou Dawoud avec une bonne chaîne de transmission.

Par la parole de ^Aliyy nous comprenons que les règles de la religion nous sont connues en suivant le messager ﷺ et non pas en faisant des déductions de nous-mêmes. Concernant la religion nous suivons le messager ﷺ et non pas en suivant notre avis personnel et notre réflexion. En d’autres termes, c’est un devoir pour la personne d’apprendre une des écoles considérées comme telle auprès des gens de la connaissance, car les règles de la religion, les jugements ne sont pas déduits par la simple réflexion personnelle, preuve en est la parole de notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée. La manière complète de la sounnah, ce qui est recommandé c’est de passer la main mouillée aussi bien sur la partie supérieure que la partie inférieure du khouff, comment fait-il cela ? C’est en posant sa main droite au niveau des orteils et en mettant sa main gauche sous son talon et une fois qu’il a posé sa main droite au-dessus des orteils et sa main gauche en dessous du talon il va faire deux mouvements qui sont dans le sens inverse l’un de l’autre, c’est-à-dire avec sa main qui est au niveau des orteils par-dessus il la ramène vers l’arrière au niveau du bas de la jambe et la main qui est en dessous du talon il va la pousser vers l’avant jusqu’à arriver en dessous de ses orteils. Mais s’il se limite à passer la main mouillée sur une toute petite partie du haut de son pied même si c’est la superficie d’une phalange cela est suffisant et s’il se limite de passer la main mouillée en dessous du khouff, par-dessous son pied cela n’est pas suffisant selon l’avis apparent et selon l’école.

55- D’après Safwan fils de ^Assal, il a dit : « Le prophète ﷺ nous ordonnait quand nous étions en voyage de ne pas retirer nos khouff durant trois jours et trois nuits sauf si c’était à cause d’une janabah, mais si c’était des selles ou de l’urine ou un sommeil nous ne les retirions pas », rapporté par An-Naça’iyy, At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Khouzaymah, ces deux derniers l’ont jugé sahih.

56- D’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ a autorisé le passage de la main mouillée sur le khouff durant trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et un nuit pour celui qui est résident », cela a été rapporté par Mouslim.

De ce hadith nous comprenons que celui qui effectue, qui accomplit un voyage qui permet de raccourcir la prière, c’est-à-dire un voyage de deux étapes il passe la main mouillée, il peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée sur ses bottines pendant trois jours au lieu de se laver les pieds. Pour ce qui est du résident il bénéficie de cette autorisation pendant un jour et une nuit.

57- D’après Thawban que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a envoyé un bataillon et leur a ordonné lors de leur woudou de passer la main mouillée sur ce qui couvre leur tête c’est-à-dire leur turban et ce qu’ils portent à leur pied c’est-à-dire les khouff, cela a été rapporté par Ahmad, Abou Dawoud et Al-Hakim qui l’a jugé sahih.

Le mot sariyyah désigne une partie de l’armée parce qu’elle est rapide dans son déplacement.

Dans ce hadith nous comprenons que le messager ﷺ a ordonné à ses compagnons de passer la main mouillée sur les khouff. Il y a une grande différence entre passer la main mouillée sur les bottines, les khouff et se limiter à passer la main mouillée sur les pieds au lieu de les laver.

Passer la main mouillée sur les pieds au lieu de les laver n’est pas suffisant pour la validité du woudou. C’est pour cela qu’il y a une grande différence entre passer la main mouillée sur le pied et passer la main mouillée sur les bottines.

58- D’après ^Oumar que Allah l’agrée, un hadith qui est mawqouf c’est-à-dire qui s’arrête dans sa chaîne de transmission au compagnon et d’après ‘Anas, marfou^ c’est-à-dire hadith qui dans sa chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète, il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous fait son woudou et qu’il met ses khouff il peut passer la main mouillée dessus et il fait la prière avec », il ne les retire (s’il veut) que pour une janabah, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy ainsi que Al-Hakim qui l’a jugé sahih.

Lorsque quelqu’un fait son woudou, il termine le woudou il peut mettre les khouff pour pouvoir bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées sur les bottines. Il a dit ce qui signifie : « Il ne retire ses bottines, s’il veut il peut les garder sauf s’il se retrouve jounoub ». S’il se retrouve jounoub alors qu’il portait le khouff, que devra-t-il faire ? Il devra faire son ghousl. Il ne va pas passer la main mouillée pour faire le ghousl, mais il va retirer le khouff pour laver ses pieds, il devra lever l’état du grand hadath. S’il fait son ghousl et qu’il a son woudou il pourra mettre à nouveau ses khouff et bénéficier d’une nouvelle période d’autorisation de passage de main mouillée dessus. Si quelqu’un fait le ghousl et que durant le ghousl il ne touche pas son sexe ni son anus alors son woudou n’est pas annulé. Si après cela il met ses khouff il pourra bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées dessus. En d’autres termes, si après avoir mis ses khouff il annule son woudou il refait le woudou, mais au lieu de laver les pieds il peut se limiter à passer la main mouillée sur les bottines.

59- D’après Abou Bakrata que Allah ta^ala l’agrée, d’après le prophète ﷺ il a autorisé au voyageur de bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées sur les bottines durant trois jours et trois nuits et pour celui qui est résident un jour et un nuit s’il avait fait son woudou puis qu’il a porté ses khouff il pouvait passer les mains mouillées dessus, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy et Ibnou Khouzaymah l’a jugé sahih.

Il est autorisé pour le woudou de celui qui est résident de passer la main mouillée sur le khouff pendant un jour et une nuit. Pour celui qui est voyageur, c’est-à-dire qui accomplit un voyage qui permet de raccourcir la prière en l’occurrence il s’agit d’un voyage de deux étapes ou plus durant trois jours avec leurs nuits, il peut bénéficier de cette autorisation. Il commence à compter à partir du moment où il a rompu le woudou pour la première fois après avoir porté les khouff. Il ne va pas compter la période qui s’est écoulée entre le moment où il a porté ses khouff et le moment où il a rompu le woudou pour la première fois. Il commence à compter cette période à partir du moment où il a annulé son woudou pour la première fois après avoir mis ses khouff. Il peut par exemple avoir annulé son woudoupar une émission de gaz, prenons l’exemple de quelqu’un qui a mis ses khouff en ayant la purification complète, après avoir fait son woudou, après avoir complété son woudou il met ses khouff, après quelques heures ou après une journée il a rompu son woudou par exemple par l’émission de gaz quand il termine l’émission des gaz c’est-à-dire à partir du moment où il a fini l’émission des gaz il commence à compter la période. S’il est résident, il va compter un jour et une nuit, s’il était voyageur il compte une période de trois jours et trois nuits. Quant à celui qui est désobéissant dans son voyage il ne bénéficie pas plus que la durée de celui qui est résident, car les autorisations, les permissions ne sont pas données si la personne commet un péché. Nous parlons bien d’un voyage qui en soi est un voyage interdit comme celui qui voyage pour aller commettre la fornication ou pour tuer quelqu’un injustement. Celui qui accomplit un voyage qui est en soit interdit il ne pourra pas bénéficier de trois jours et trois nuits, mais il ne bénéficie que d’un jour et une nuit comme celui qui est résident. Contrairement au cas de celui qui accomplit un voyage qui n’est pas un voyage interdit comme si par exemple il faisait un voyage d’obéissance ou un voyage qui est indifférent. Si par exemple s’il avait fait le voyage pour rendre visite à ses proches, il s’agit là d’un voyage d’obéissance. Un tel voyage autorise de passer la main mouillée sur les khouff pendant trois jours et trois nuits mêmes si durant son voyage il a commis un péché comme s’il a regardé d’un regard interdit ou s’il a bu de l’alcool ou s’il a volé du moment que son voyage en soi n’est pas un voyage interdit il peut bénéficier de cette autorisation de trois jours et trois nuits.

60- D’après ‘Oubayy Ibnou ^Imarah que Allah l’agrée, il a dit : « Ô messager de Allah est ce que je peux passer la main mouillée sur mes khouff », il lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux le faire durant 1 jour ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux aussi 2 jours ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux trois jours ? » le messager lui a dit : « Oui et autant que tu veux », cela a été rapporté par Abou Dawoud, mais il a dit qu’il n’est pas fort.

Chapitre ce qui annule le woudou

61- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit : « Les compagnons du messager de Allah ﷺ à son époque attendaient la prière de Al-^icha jusqu’à somnoler au point que leur tête penchait de sommeil sans que le corps ne se penche, ensuite ils faisaient la prière directement sans refaire le woudou », rapporté par Abou Dawoud, qui a été jugé sahih par Ad-Daraqoutniyy et la version de base se trouve dans Mouslim.

Dormir sans que la personne ne soit bien assise calée sur son postérieur cela annule le woudou. Par le sommeil la personne ne se rend pas compte de la conversation des gens qui sont autour, contrairement à la somnolence qui est une étape qui précède le sommeil. Celui qui somnole, il se rend compte des bruits qui sont autour sans forcément bien comprendre ou se rendre compte de ce qu’ils disent. La somnolence n’annule pas le woudou, contrairement au sommeil si c’est dans une position qui n’est celle de celui qui est assis bien calé sur son postérieur. Quant aux prophètes, tous les prophètes le sommeil n’annule pas leurs woudou parce que leurs cœurs sont toujours éveillés.

62- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit « Fatimah la fille de Abou Houbaych était venue voir le prophète ﷺ et lui a dit : « Ô messager de Dieu je suis une femme qui a l’’istihada, j’ai toujours des écoulements, est-ce que j’arrête de faire la prière ? », il lui a dit ce qui signifie : « Non, il s’agit là comme d’une hémorragie et ce n’est pas les menstrues. Lorsque la période de tes menstrues arrive alors tu ne fais pas la prière, lorsqu’elles s’achèvent tu te nettoies de l’écoulement de sang et tu fais la prière » », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Al-Boukhariyy a rapporté ce qui signifie : « Ensuite tu fais le woudoupour chaque prière » et il a indiqué que Mouslim l’avait omis délibérément.

La femme qui a les menstrues s’arrête de faire la prière. Lorsque les menstrues prennent fin la femme devra faire le ghousl pour pouvoir faire la prière. Quand est-ce qu’elle fait le ghousl ? Après la fin de l’écoulement des menstrues.

Si elle a eu des écoulements pendant sa période inter menstruelle, il ne s’agit pas de menstrues, mais d’une ‘istihada. Avec l’écoulement de l’’istihada la femme fait la prière contrairement aux écoulements des menstrues, mais avec certaines conditions, et ce après le début du temps de la prière et après avoir fait l’‘istinja et l’élimination de toutes najaçah non tolérable. Elle fait le woudou dans l’intention de se rendre permis d’accomplir la prière et elle ne fait pas en sorte qu’il y ait un long intermède entre le woudou et la prière.

63- D’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée, il a dit j’étais quelqu’un qui avait beaucoup de madhi et j’ai demandé à Maqdad de poser la question de manière anonyme au prophète ﷺ, il lui a posé la question et le prophète lui a dit ce qui signifie : « Celui qui émet du madhi devra refaire le woudou », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Beaucoup de vertueux sont éprouvés par le fait d’avoir beaucoup de madhi. Notre maître ^Aliyy bien qu’à l’époque il était marié avec notre dame Fatimah il émettait beaucoup de madhi. Beaucoup de vertueux sont éprouvés par cela parce que c’était quelque chose qui indique une certaine force, mais il avait de la pudeur à poser la question directement au messager en raison de Fatimah, il a demandé à l’un de ses compagnons qui était à Maqdad de poser la question au prophète. Al-Maqdad qui a posé la question au prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Il faut qu’il se lave le sexe » et c’était avant, auparavant il faisait le ghousl pour chaque prière obligatoire au point que sa peau s’était fissurée avant de connaître le jugement.

Quand il a connu le jugement il a abandonné le ghousl systématique pour chaque obligation et cela était plus facile pour lui, c’était une épreuve de la part de Allah pour que sa récompense soit plus élevée.

On apprend à partir de là que l’émission du madhi et l’émission de wadiyy ne rendent pas obligatoire le ghousl, mais ce sont deux substances qui sont najis, qui sont impures selon la Loi de l’Islam, il est un devoir de laver l’endroit quand ils sortent.

64- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le prophète ﷺ avait embrassé une de ses épouses puis il est parti faire la prière sans refaire le woudou, cela a été rapporté Ahmad et Al-Boukhariyy l’a jugé da^^if.

65- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous ressent quelque chose dans le ventre et il n’a pas été catégorique, est-ce qu’il a émis quelque chose ou pas, qu’il ne quitte pas la mosquée, qu’il reste à l’intérieur sauf s’il a entendu un bruit, c’est-à-dire l’émission que quelque chose qui a fait un bruit ou il a senti une odeur », cela a été rapporté par Mouslim.

L’émission des gaz par orifice inférieur postérieur annule le woudou, soit suite à cette émission, soit il entend un son, soit il y a une odeur.

Par la passé la plupart des mosquées quand c’était des mosquées qui étaient dédiées pour la prière il n’y avait pas d’endroit pour faire ses besoins ni pour faire le woudou. Lorsqu’un terrain est dédié pour qu’il soit une mosquée on ne prend pas une partie de ce terrain pour en faire des toilettes ou des lieux de woudou, tout ce qui a été dédié par waqf n’est pas utilisé autrement que pour la prière. Même si les gens ont construit en sous-sol où ils ont construit à l’étage, aucune partie n’est utilisée autrement que pour faire la prière. Si dans certaines mosquées contemporaines on trouve des lieux pour les ablutions ou des toilettes on déduit une possibilité c’est que ce qui a été en waqf pour être une mosquée l’a été après la construction. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit que : « La personne si elle n’entend pas de bruit ou elle ne sent pas d’odeur qu’elle ne quitte pas la mosquée », c’est-à-dire sous-entendu pour refaire le woudou parce que ce n’est pas quelque chose qui annule le woudou. Il est permis à la personne de rester à l’intérieur de la mosquée sans avoir le woudou, mais bien sûr garder le woudou est quelque chose qui est recommandé, il y a une récompense de la part de Allah tabaraka wa ta^ala. Il y a une grande différence entre l’émission de gaz et une confusion que peut avoir quelqu’un au niveau du bas-ventre. Ressentir des gaz dans le ventre ce n’est pas quelque chose qui annule le woudou. Également l’émission des gaz par la vagin n’est pas quelque chose qui annule le woudou pour la femme.

66- D’après Talaq fils ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit : « Un homme a posé la question, il a dit : J’ai touché mon sexe puis il a dit si un homme touche son sexe alors qu’il fait la prière devra-t-il faire le woudou ? », le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Non, ce n’est qu’une partie de ton corps », cela a été rapporté par les cinq et ça été jugé sahih par Ibnou Hibban et Ibnou l-Madiniyy a dit il est meilleur que le hadith de Bousrah.

67- D’après Bousrata la fille de Safwan que Allah l’agrée, elle a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui touche son sexe qu’il refasse le woudou », cela a été rapporté par les cinq, il a été jugé sahih par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban et Al-Boukhariyy a dit c’est ce qui est le plus authentique qui ait été rapporté dans ce chapitre.

Et dans une autre version rapporté par At-Tirmidhiyy « Celui qui touche son orifice antérieur alors qu’il refasse le woudou ».

Parmi les causes d’annulation du woudou, il y a le fait de toucher l’orifice inférieur antérieur d’un être humain avec l’intérieur de la main. Toucher l’orifice inférieur antérieur d’un être humain que ce soit de soi-même ou d’autrui, d’un homme ou d’une femme, petit ou âgé, vivant ou mort. Ici le mot qui est parvenu dans la version de At-Tirmidhiyy c’est l’orifice et donc l’orifice ici englobe aussi bien le sexe de l’homme, que son anus, que le lieu de rencontre des deux lèvres chez la femme. Ce qui est mentionné dans le hadith c’est de la personne elle-même et ce qui est autre que la personne elle-même c’est par analogie, mais le jugement ne s’applique pas à l’orifice d’un animal ou d’un oiseau, les toucher n’annule pas le woudou. Nous parlons de l’orifice inférieur d’un être humain et ceci dans le cas où ça ait lieu avec l’intérieur de la main.

Qu’est-ce que l’intérieur des mains ici ? C’est ce que l’on ne voit pas lorsqu’on pose une main contre l’autre en écartant légèrement les doigts. Quand il a précisé l’intérieur des mains, il exclut le dos de la main, également lorsqu’il a dit l’intérieur des mains il exclut le bout des doigts, également il exclut le côté de la main et également les parties latérales des doigts, ça n’est pas quelque chose qui va annuler le woudou. Lorsqu’il touche un orifice avec l’intérieur des mains avec contact direct, cela annule le woudou.

68- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui vomit ou qui a du sang qui coule de son nez ou qui a des remontées gastriques ou qui a du madhyy alors qu’il refasse son woudou pour refaire la prière », rapporté par Ibnou Majah et il a été jugé da^^if par Ahmad et d’autres.

69- D’après Jabir Ibnou Samourah que Allah l’agrée, un homme interrogeait le prophète ﷺ, il lui a dit : « Est-ce que je refais le woudouaprès avoir mangé de l’agneau ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Si tu veux », il lui a dit : « Est-ce que je refais le woudou après avoir mangé du chameau ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », rapporté par Mouslim.

En raison de ce que le prophète ﷺ a dit un certain nombre de chafi^iyy parmi lesquels An-Nawawiyy ont retenu l’annulation du woudou pour celui qui mange du chameau. Dans les deux cas que cette viande ait été mangé cru ou cuite. Comme le messager avait répondu à la première question « Est-ce que je refais le woudou quand je mange du mouton », le prophète a dit ce qui signifie : « Si tu veux » et quand la question était à propos de la viande de chameau, il a dit ce qui signifie : « Oui », les savants ont retenu ce jugement.

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée avait dit que le jugement serait celui-là sous caution que le hadith soit sahih. Or le hadith est bel et bien sahih, c’est Al-Bayhaqiyy et An-Nawawiyy et d’autres qu’eux qui l’ont jugé comme tel. Quant aux autres savants ils ont retenu le caractère recommandé uniquement, ils ont dit c’est recommandé de refaire le woudou après avoir mangé du chameau.

Comme il a été rapporté que le prophète ﷺ avait fait le woudou après avoir mangé du chameau, certains savants ont expliqué cet acte comme étant recommandé simplement et d’autres ont dit que consommer du chameau est une cause d’annulation du woudou et qu’il fallait refaire le woudou pour la prière après cela.

70- D’après Abou Hourayrata que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le ghousl d’un mort alors qu’il fasse le ghousl et celui qui a porté un mort alors qu’il fasse le woudou », cela a été rapporté par Ahmad, An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan, mais Ahmad a dit : « Rien dans ce chapitre n’est sahih ».

Se laver, faire le ghousl après avoir lavé un mort c’est quelque chose de recommandé selon les chafi^ite et selon la majorité des savants. Mais selon l’imam ^Abdou r-Rahman Al-‘Awza^iyy c’est un devoir que de faire le ghousl.

Abou Rafi^ a rapporté que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le lavage mortuaire à quelqu’un et qui ne le dévoile pas, Allah lui pardonne quarante fois », cela a été rapporté par Al-Hakim et Al-Bayhaqiyy. C’est-à-dire celui qui lave un mort et qui ne le dévoile pas Allah lui pardonne quarante fois. Ce hadith même s’il n’est pas sahih notre chaykh a dit qu’on peut l’appliquer.

71- D’après ^Abdou l-Lah le fils de Abou Bakr que Allah les agrée tous les deux, dans l’écrit qu’avait fait écrire le messager de Allah ﷺ a Li^amri Ibnou Hazm, il lui a dit ce qui signifie : « Que seul quelqu’un qui est en état de purification touche le Qour’an », cela a été rapporté par Malik et on l’appelle hadith moursal et An-Naça’iyy l’a rapporté avec une chaîne qui est continue ainsi que Ibnou Hibban et c’est un hadith qui est qualifié de ma^loul.

72- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Le messager de Allah ﷺ évoquait Allah dans toutes ses situations », cela a été rapporté par Mouslim et Al-Boukhariyy l’a fait mou^allaq.

La signification de la parole que le messager évoquait Allah dans toutes les situations, c’est-à-dire qu’il évoquait Allah lorsqu’il était jounoub et lorsqu’il ne l’était pas. Il évoquait Allah quelle que soit la situation, c’est-à-dire qu’il évoquait Allah quand il marchait, il évoquait Allah quand il était assis, il évoquait Allah quand il était allongé. Dans toutes les situations, quel que soit l’état le messager évoquait Allah, il ne laissait pas une occasion sans le faire. Dire soubhana l-Lah est une évocation, dire Allahou ‘akbar est une évocation, dire al-hamdou li l-Lah est une évocation. Que veut dire faire une évocation c’est-à-dire faire les louanges de Dieu. Ce hadith est retenu comme preuve pour confirmer la validité de ce que font les gens de nos jours lorsqu’ils accompagnent un convoi funéraire en évoquant Dieu à haute voix, car l’évocation qu’elle soit faite à haute voix ou à voix basse c’est dans tous les cas un remerciement de Dieu. Il n’y a donc aucune objection à émettre à l’encontre de ceux qui évoquent Allah à voix haute quand ils accompagnent un convoi funéraire. Certains savants ont dit qu’il est recommandé pour ceux qui accompagnent le convoi funéraire d’évoquer Dieu à voix basse et certains savants ont dit que si ceux qui accompagnent le convoi funéraire risquent de commettre le péché de la médisance pendant cet accompagnement alors que ceux qui accompagnent fassent l’évocation de Dieu à voix haute pour les empêcher de commettre la médisance.

73- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le prophète ﷺ avait fait al-hijamah et il avait fait après cela la prière sans refaire le woudou, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy.

Il est arrivé que le messager ﷺ ait fait al-hijamah au niveau de la tête et entre les épaules. Non seulement il avait fait al-hijamah, mais également il a fortement incité la communauté à pratiquer cela. En effet al-hijamah est une source de guérison qui est certaine. De nos jours les médecins ont connu l’intérêt de la hijamah, ils se sont mis eux également à extraire le mauvais sang à faire al-hijamah. Le messager ﷺ avait fait al-hijamah un jour puis il a donné le sang qui était extrait à ^Abdou l-Lah le fils de Az-Zoubayr que Allah l’agrée. Il lui a dit ce qui signifie en français : « Cache-le dans un endroit le plus discret possible », c’est alors que ce compagnon a bu ce sang. Lorsque le messager lui a dit ce qui signifie : « Qu’as-tu fait avec ce sang ? » il lui a répondu : « Je l’ai caché dans un endroit le plus discret possible, je l’ai bu ». Ce compagnon ^Abdou l-Lah Ibnou Az-Zoubayr par la bénédiction du sang du prophète était devenu le plus ferme par le cœur et le plus patient pour l’adoration de Dieu.

74- D’après Mou^awiyah, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque la personne s’endort qu’elle refasse le woudou », rapporté par Ahmad et AtTabaraniyy.

Il y a un ajout dans la version de Abou Dawoud qui rapportait de ^Aliyy qui est différente de la première partie du hadith, mais dans les deux parties il y a une faiblesse dans la chaîne de transmission.

Abou Dawoud rapporte une autre version qui elle passe par le compagnon Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux dans laquelle il attribue la parole au prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Le woudou est à refaire pour celui qui s’endort en étant allongé » et il y a également une faiblesse dans cette chaîne de transmission.

Parmi les causes d’annulation du woudouil y a le fait de s’endormir autrement qu’assis bien calé sur son postérieur. Celui qui ne perd pas le woudou en dormant c’est celui qui est assis bien calé sur son postérieur de sorte qu’il n’y ait pas d’espace entre son postérieur et l’emplacement où il est assis. C’est cela la signification de sa parole qui signifie : « Et celui qui s’endort alors qu’il refasse le woudou ».

Quant aux prophètes ils ne perdent pas le woudou en dormant, car leur cœur reste toujours éveillé.

  • Qu’est-ce que le sommeil ? Le sommeil en réalité c’est un relâchement du corps, c’est une perte de sensibilité et c’est un état où l’on n’entend pas la parole de ceux qui sont autour.

Ce n’est pas la même chose que la somnolence qui elle n’annule pas le woudou dans tous les cas.

  • Qu’est-ce que la somnolence ? La somnolence c’est l’état dans lequel celui qui somnole entend la parole de ceux qui sont autour de lui sans comprendre ce qu’ils disent et c’est un état dans lequel il ne fait pas de rêve.

Quant au sommeil c’est le contraire, le sommeil fait partie des causes d’annulation du woudou.

75- D’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il arrive que le chaytan vient à l’un d’entre vous pendant qu’il fait la prière et il souffle au niveau de son bassin de sorte que la personne croit qu’elle avait émis des gaz alors qu’en réalité elle n’en a pas émis. Si la personne récent cela qu’elle ne délaisse pas sa prière jusqu’à ce qu’elle entende un bruit ou qu’elle sente une odeur », rapporté par Al-Bazzar.

La signification de la parole du prophète ﷺ est que la personne n’arrête pas la prière, ne considère pas avoir annulé son woudou jusqu’à avoir la certitude, c’est-à-dire soit entendre un bruit soit sentir une odeur. S’il entend un bruit ou qu’il sent une odeur, il aura ainsi la certitude qu’il a bien perdu son woudou. La signification de ce hadith est qu’il n’est pas obligatoire de refaire le woudous’il en a douté si on a émis des gaz ou pas.

L’origine de ce hadith figure dans les deux sahih d’après le compagnon ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd.

Mouslim a rapporté une version semblable par l’intermédiaire du compagnon Abou Hourayrah que Allah l’agrée.

Al-Hakim rapporte d’après le compagnon Abou Sa^iyd que Allah l’agrée un hadith dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète ﷺ dans lequel le messager a dit ce qui signifie : « Lorsque le chaytan vient à l’un d’entre vous pour lui suggérer qu’il a annulé son woudou qu’il lui dise tu es menteur », cela a été rapporté par Ibnou Hibban avec une autre version « Qu’il dise en lui-même ».

Du simple fait que la personne a douté elle n’annule pas sa prière même si elle s’est imaginé qu’elle avait émis des gaz. Il arrive que le chaytan fasse traîner un poil au niveau de l’anus pour faire croire à la personne qu’elle a émis des gaz et ça la perturbe. Le chaytan aime perturber le croyant, le chaytan c’est cela son principal objectif. Il arrive également qu’il souffle au niveau de l’orifice de la personne pour lui faire croire qu’elle a émis des gaz, que la personne ne réagisse pas à cela, ne fasse pas attention à cela sauf si elle entend un bruit ou qu’elle sente une odeur. Il agit de la même manière s’il a l’illusion qu’il a émis quelque chose d’humide, suite à une simple illusion il n’arrête pas la prière. Tant que la personne n’a pas eu la certitude en entendant un bruit ou en sentant une odeur, qu’elle n’interrompe pas sa prière.

Chapitre la manière de faire ses besoins

76- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lorsqu’il allait pour faire ses besoins il ôtait sa bague, cela est rapporté par les quatre et le hadith est dit ma^loul.

Le messager de Allah ﷺ portait une bague en argent. Toute la bague était en argent et même la partie supérieure de la bague était en argent. Tout comme cela est parvenu dans ce qu’a rapporté Abou Dawoud que Allah l’agrée. ‘Anas le serviteur du prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Le prophète ﷺ avait pris une bague en argent et il portait cette bague au niveau de l’auriculaire droit », tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans son sahih. Al-Boukhariyy rapporte également à la suite de ce hadith que le compagnon a dit : « Il m’arrive de voir l’éclat de cette bague dans son auriculaire ». Mouslim a rapporté de ‘Anas qu’il arrivait au prophète ﷺ de porter sa bague dans sa main gauche et ‘Anas quand il a dit ce hadith il a montré l’auriculaire de la main gauche. Ce qui était écrit sur la bague c’était « Mouhammad raçoulou l-Lah », c’était écris sur trois lignes : première ligne Mouhammad, au-dessus raçoul et au-dessus le terme Allah. Les savants ont dit comme Al-‘Isnawiyy : « Ce que j’ai retenu c’est qu’on lisait cette phrase à partir du bas afin que le nom de Allah soit au-dessus des autres mots » et lorsqu’il le portait ﷺ il mettait le haut de la bague à l’intérieur de la main et le messager ﷺ a posé le sceau de la bague sur les écrits. Dans le livre de Ach-Chama’il et d’autres d’après le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux, le prophète ﷺ avait un sceau, une bague en argent et il scellait avec les écrits, mais il ne la portait pas. Tout ce sur quoi est écrit le nom de Allah ou le nom du messager ou Jibril ou autre comme du Qou’ran la personne l’éloigne et ne le fait pas entrer avec elle quand elle va faire ses besoins. S’il l’emmène avec lui là où il fait ses besoins, ce n’est pas interdit, mais c’est déconseillé.

Trois jours ou trois nuits après l’enterrement de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan reçu le pacte d’allégeance pour être calife des musulmans. Le sceau qu’avait utilisé ^Outhman était le même qu’avait utilisé Abou Bakr et qu’avait utilisé ^Oumar. C’est-à-dire que la bague du messager de Allah ﷺ après le messager de Allah cette bague est allée chez notre maître Abou Bakr AsSiddiq et après notre maître Abou Bakr c’est notre maître ^Oumar qui l’a récupéré puis ce fut notre maître ^Outhman jusqu’au jour où notre maître ^Outhman qui se tenait au bord du puits appelé ‘Alis et notre maître ^Outhman faisait tourner la bague dans sa main et il l’a perdu dans ce puits. Il a ordonné que l’on cherche cette bague pendant trois jours les gens ont fait des recherches. Ils ont ratissé carrément tout le puits sans pour autant retrouver la bague, cette bague comportait un secret. Après cela il y eut pas mal de perturbation et de révolte qui ont amené au décès et à l’assassinat justement de notre maître ^Outhman que Allah l’agrée.

77- D’après lui également que Allah l’agrée, le prophète ﷺ lorsqu’il allait pour faire ses besoins avant d’entrer il disait « Allahoumma inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubouthi wa l-khaba’ith ».

Ces deux mots respectivement al-khoubouthou et al-khaba’ith sont des pluriels de khabith et de khabitha. C’est-à-dire que celui qui dit cette invocation il demande à Allah qu’il le préserve des démons mâles et femelles. Les chaytan, les démons apprécient beaucoup les endroits où l’on fait les besoins. Quant aux croyants d’entre les jinn eux ils ne les aiment pas. Dans la version rapportée par At-Tirmidhiyy il a rajouté au tout début de cette invocation la phrase « Bismi l-Lah ». Selon et en fonction de la version rapportée par At-Tirmidhiyy il est recommandé de dire « Bismi l-Lah Allahoumma inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubouthi wa l-khaba’ith ».

78- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ quand il allait pour faire ses besoins, je portais moi avec un garçon qui est de mon âge un récipient comportant de l’eau et un instrument et le messager ﷺ faisait l’‘istinja avec de l’eau », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Le messager dans ce hadith comme quand il allait faire ses besoins ‘Anas portait un petit récipient comportant de l’eau. Pour ce qui est de l’instrument dont a parlé ‘Anas dans le hadith il s’agit d’une longue barre. Quand le compagnon a parlé de l’endroit où le prophète faisait ses besoins c’est-à-dire c’était à l’extérieur, en effet lorsqu’il faisait le woudou il se dirigeait vers cet endroit vers cet instrument où il se cachait en posant ses vêtements, sur cette tige.

Le hadith est une preuve qu’il est permis de demander à l’enfant de servir et qu’il est permis de faire l’‘istinja avec de l’eau. Celui qui rapporte le hadith c’est ‘Anas Ibnou Malik qui a été dix ans au service du prophète ﷺ. Lorsque le messager ﷺ est arrivé à Médine sa mère, la mère de ‘Anas qui s’appelle Oummou Soulaym a confié ‘Anas au prophète pour qu’il soit à son service. Lorsqu’il a dit : « Je portais moi et un garçon comme moi », cela veut dire qu’il est permis de demander à un enfant de servir quelqu’un d’adulte.

79- D’après Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Prends le récipient et il est parti jusqu’à disparaître de ma vue et il a fait ses besoins », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Et dans une autre version Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah a commencé son hadith en disant : « Le messager de Allah m’a dit ». À partir de ce hadith les savants ont dit qu’il convient de s’éloigner lorsque l’on veut faire ses besoins. Il est recommandé de s’éloigner des gens lorsque l’on fait ses besoins afin que l’on n’entende pas des bruits qui sont émis et qu’on ne sente pas l’odeur. Le hadith est une preuve de se cacher lorsque l’on fait ses besoins, de s’éloigner, mais ce n’est pas un devoir.

80- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Préservez-vous des deux causes qui provoquent la malédiction, le premier c’est celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou celui qui fait ses besoins à l’ombre ou les gens recherchent de l’ombre », rapporté par Mouslim.

En fait, il s’agit ici des deux causes de malédiction et dans la version de Mouslim les compagnons ont posé la question quelles sont-elles donc. Le sens de ce hadith est éviter les causes de malédiction qui vont être cités, car ce sont deux causes qui provoquent la malédiction de la part des gens très souvent. Le messager de Allah ﷺ a appelé le fait de faire ses besoins sur le chemin par lequel les gens passent ou à l’ombre où les gens recherchent l’ombre, ce sont deux causes de malédiction parce que les gens maudissent celui qui agit de la sorte. Certains savants Chafi^iyy ont dit que cet acte est un péché et d’autres ont dit que cet acte est déconseillé et ils ont dit que l’emplacement, l’endroit où on voit le soleil un endroit qui est exposé au soleil en hiver est semblable à l’endroit ombragé en été.

Abou Dawoud a rapporté de Mou^adh en plus de ce qui a été cité précédemment le terme « mawarid », c’est-à-dire des sources ou des voies d’eau, sa version est ce qui signifie : « Préservez-vous des trois choses qui provoquent la malédiction », il a dit « al-biraz » on va expliquer ce terme plus tard dans les sources d’eau sur le chemin et à l’ombre et Ahmad rapporte de Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux ou il y a des flaques d’eau et il y a dans les deux hadith une faiblesse.

Dans ce hadith le messager nous dit de nous préserver des trois causes de malédiction. Le mot « mawarid » dans ce hadith c’est-à-dire les voies d’eau. Ce qui est visé ici c’est de faire ses besoins c’est-à-dire d’émettre des matières fécales. Il y a eu mention d’une des deux sortes de besoins et la deuxième le fait d’uriner a été rattaché par analogie à la première tout comme cela a été mentionné dans le livre Al-Mouhadhab et d’autres. Parmi les choses qui provoquent la malédiction, c’est-à-dire les gens maudissent celui qui fait cela c’est de faire ses besoins dans les voies d’eau et sur le chemin et également à l’ombre.

AtTabaraniyy à son tour il a rapporté un hadith par l’intermédiaire de Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar avec une faible chaîne de transmission dans laquelle le prophète a défendu de faire ses besoins sous les arbres fruitiers et sur les berges de la rivière qui coule.

81- D’après Jabir que Allah ta^ala l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque deux hommes font leur besoin que chacun se cache devant l’autre et qu’ils ne discutent pas, car Allah n’agrée pas cela », rapporté par Ahmad, il a été jugé sahih par Ibnou s-Sakan et Ibnou l-Qattan et c’est un hadith qui est qualifié de ma^loul.

Il est recommandé de se taire lorsque l’on fait ses besoins. Parler au moment où l’on émet ce qui sort est déconseillé sauf si c’est par nécessité. Les savants ont même dit que s’il éternuait qu’il remercie Dieu par son cœur sans bouger la langue.

82- D’après Abou Qatadah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ne prenez pas votre sexe avec la main droite en urinant » c’est-à-dire que ce n’est pas quelque chose de méritoire.

Ce n’est pas recommandé de toucher son sexe pendant l’urine. Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre de ne pas toucher avec son sexe avec la main droite en urinant, il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous urine qu’il ne prenne pas son sexe avec la main droite, qu’il ne fasse pas l’‘istinja avec la main droite et qu’il ne souffle pas ou qu’il ne respire pas à l’intérieur du récipient ». Al-Boukhariyy a rapporté cela quand quelqu’un urine il ne prend pas son sexe avec la main droite, il ne fait pas l’‘istinja, il ne s’essuie pas avec la main droite et qu’il ne souffle pas dans le récipient dans lequel il boit. Ici dans ce hadith le messager a défendu de s’essuyer avec la main droite suite aux selles. Quand le prophète a dit ce qui signifie : « qu’il ne souffle pas dans le récipient » c’est-à-dire quand il boit il ne souffle pas dans le récipient à l’intérieur, mais s’il l’éloigne pour respirer d’abord c’est ça la sounnah, c’est ça qui est recommandé c’est-à-dire de l’éloigner pour souffler, mais pas souffler dedans. C’est une chose que le messager a défendu de faire, mais c’est pour un excès de bon comportement, c’est pour l’excès dans la recherche de la propreté.

Le messager ﷺ buvait en trois fois, une première puis une deuxième puis une troisième et à chaque fois avant de boire il disait « Bismi l-Lah » et après avoir bu il dit « Al-hamdou li l-Lah » comme notre chaykh a fait pour nous enseigner. A chaque fois avant de boire il disait « Bismi l-Lah » et après il disait « Al-hamdou li l-Lah » en trois fois et il ne soufflait pas à l’intérieur du récipient duquel il buvait. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et les termes de cette version sont ceux de Mouslim.

83- D’après Salman que Allah l’agrée, il a dit le messager de Allah ﷺ nous a défendu de nous diriger vers la Qiblah pour déféquer ou uriner, il nous a défendu également de faire l’‘istinja avec la main droite ou de faire l’‘istinja avec moins de trois pierres ou encore de faire l’‘istinjaavec quelque chose d’impur ou avec un os, rapporté par Mouslim.

Les sept ont rapporté de Abou ‘Ayyoub que Allah l’agrée ne vous dirigez pas vers la Qiblah et ne lui tournez pas le dos pour déféquer ou uriner, mais dirigez-vous dans une autre direction.

Il est interdit de se tourner vers la Qiblah ou de lui tourner le dos dans chacune des deux situations pour uriner ou déféquer s’il n’y a pas devant soit quelque chose de la hauteur de deux tiers de coudée au moins même si cet obstacle est un drap que nous avons étendu et qu’il y ait entre soit et cet objet qui est de deux tiers de coudée de hauteur au moins qu’il y ait une distance de trois coudées au maximum. Ceci vaut dans la terre où c’est une campagne c’est-à-dire quelque chose de cet ordre ou il y a une étendue plate devant soi ou ce qui est de cet ordre. Par contre s’il s’agit d’un endroit qui a été dédié pour faire les besoins alors se diriger vers la Qiblah ou lui tourner le dos pour uriner ou déféquer n’est pas interdit.

Quant à la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Orientez-vous plutôt vers l’Est ou vers l’Ouest », ceci en prenant en compte la plupart des pays de la terre, mais pas pour celui qui se trouve à Jiddah par exemple. A Jiddah il ne se dirige pas vers l’Est ou vers l’Ouest, mais cette règle de se diriger vers l’Est ou l’Ouest c’est dans la plupart des pays sur terre.

Quant à la signification de la défense d’utiliser des os pour al-‘istinja, car les os sont une nourriture pour les jinn. Faire son ‘istinja avec des os est un péché.

Lorsque les jinn se sont réunis avec le messager de Allah ﷺ une nuit à l’extérieur de Médine, ils l’ont interrogé à propos de leur nourriture. Le messager leur a accordé pour nourriture les os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé en évoquant le nom de Allah, c’est-à-dire l’animal qui est égorgé de manière licite. Les os sont donc la nourriture des jinn croyants et non pas des jinn qui ne sont pas croyants. Allah ta^ala fait que ces os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé correctement Allah fait qu’il soit recouvert de chaire encore plus lorsque ces os se retrouvent chez les jinn. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a défendu de faire l’‘istinja avec les os et dans la version rapporté par Mouslim il a dit ce qui signifie : « C’est la nourriture de vos frères » c’est-à-dire les croyants parmi les jinn. Nous parlons bien des os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé de manière correcte. Quant aux os d’un animal qui est maytah qui est un cadavre cela n’a pas de considération. Les os qui proviennent d’un animal d’un cadavre qui sont impurs cela n’attirent pas les jinn.

Chapitre du ghousl et le jugement de celui qui est jounoub

92- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah ta^ala l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit : « Al-ma’ou mina l-ma », hadith rapporté par Mouslim et il est tiré aussi dans Al-Boukhariyy.

Ce qui est rapporté dans Mouslim « Inna ma l-ma’ou mina l-ma » c’est-à-dire qu’il est un devoir de faire le ghousl avec de l’eau suite à l’émission de l’eau qui est connue, c’est-à-dire le maniyy. Ce hadith est donc une preuve de l’obligation de faire le ghousl suite à l’émission du maniyy dans tous les cas de figure. Il y a eu deux versions de ce même hadith, une première « Inna ma l-ma’ou mina l-ma » et la deuxième « Al-ma’ou mina l-ma ». Parmi ce qui rend obligatoire le ghousl, il y a l’émission du maniyy. Le sens de ce hadith est qu’il est un devoir de faire le ghousl avec de l’eau suite à l’émission de l’eau qui est connue, qui est le sperme ou le maniyy. Par l’émission du maniyy, le ghousl est obligatoire et il s’agit d’un jugement commun pour les hommes tout comme pour les femmes. Nous parlons de l’eau qui sort des orifices inférieurs avec les caractéristiques connues pour le maniyy, c’est-à-dire comme Allah l’a décrit dans le Qour’an par la parole « … ». Il est connu avec certains signes entre autres c’est qu’il sort par à coup et son nom de maniyy dérive du verbe youmna c’est-à-dire qu’il est déversé, mais sinon on l’appelle ma c’est-à-dire eau. Tout comme cela est indiqué par le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Oummou Salamah. La preuve est ce qui figure dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Oummou Salamah, elle a dit : « Oummou Soulaym est venu voir le messager de Allah ﷺ et lui a dit : certes Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant la vérité, est-ce que la femme doit faire un ghousl lorsqu’elle fait un rêve ». Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Oui si elle voit de l’eau », c’est-à-dire le maniyy.

93- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’homme a un rapport avec son épouse il doit le ghousl », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Mouslim a rajouté ce qui signifie : « Et même s’il n’émet pas de maniyy ».

Le rapport rend obligatoire le ghousl qu’il ait émis un maniyy ou pas.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce dont nous comprenons : « Lorsque l’homme adopte la position avec son épouse pour faire le rapport avec elle (ici il a indiqué qu’il s’agit d’un rapport) alors le ghousl est obligatoire ». C’est-à-dire dès lors qu’il y a un rapport, il y a obligation de faire le ghousl qu’il y ait eu émission de maniyy ou pas.

94- D’après Oummou Salamah que Allah l’agrée, Oummou Soulaym qui est l’épouse de Abou Talhah a dit : « Ô messager de Allah, Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant la vérité ou ce qui est de notre religion, est-ce que la femme doit faire le ghousl si elle fait un rêve érotique », il a répondu ce qui signifie : « Oui dès lors qu’elle voit l’eau », le hadith est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Oummou Salamah, c’est la mère des croyants, c’est l’une des épouses du prophète ﷺ. Oummou Salamah qui est l’épouse du prophète, c’est elle qui rapporte le hadith, ellea dit : « Une femme qui s’appelle Oummou Soulaym est venue interroger le prophète » et Oummou Soulaym c’est l’épouse de Abou Talhah. Oummou Soulaym l’épouse de Abou Talhah a posé la question, elle a dit : « Ô messager de Allah ﷺ, Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur déplacée et qu’on demande les sujets de notre religion, est-ce que la femme doit faire le ghousl lorsqu’elle fait un rêve érotique » et le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Oui si elle voit l’eau », c’est-à-dire le maniyy. Oummou Soulaym a fait une introduction, elle a préparé la question qu’elle voulait poser. Elle a préparé la question en disant que Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant les sujets qui concerne la religion pour préparer la question qui aborde un sujet duquel généralement on éprouve de la pudeur. Or la pudeur dont il est question dans la question de Oummou Soulaym c’est la pudeur du point de vue de la langue parce que la pudeur selon la Loi est toujours un bien. La parole de Oummou Soulaym est expliquée ainsi, c’est que Allah n’ordonne pas d’éprouver de pudeur concernant la religion. En d’autres termes, que Allah ne défend pas que l’on énonce la vérité. Cette femme a posé la question, elle a dit : « Est-ce que la femme doit faire le ghousl après un rêve érotique ». Qu’est-ce qu’elle visait par érotique ici, par le rêve érotique, c’est elle a rêvé avoir un rapport par exemple que son mari a un rapport avec elle. Donc elle pose la question si elle voit dans le rêve son mari avoir un rapport avec elle.

Cela est indiqué par une autre version rapportée par Ahmad toujours par l’intermédiaire de Oummou Soulaym. L’autre version de l’imam Ahmad, Oummou Soulaym a dit : « Ô messager de Allah, lorsque la femme voit dans le rêve que son mari a un rapport avec elle, est-ce qu’elle doit faire le ghousl ? ». La réponse du messager ﷺ est sa parole qui signifie : « Oui, si elle voit l’eau » c’est-à-dire si après son réveil elle constate qu’elle a émis du maniyy et de ce hadith les savants ont déduit la preuve que toutes les femmes peuvent avoir un rêve érotique. Et il y a une preuve également dans ce hadith de l’obligation de faire le ghousl pour la femme lorsqu’elle émet du maniyy. ^Abdou Razzaq a rapporté à propos de cet épisode la parole du prophète qui signifie : « Lorsque l’une d’entre vous voit de l’eau comme on voit les hommes », c’est-à-dire s’il sort de la femme exactement comme il sort de l’homme alors le ghousl devient obligatoire. Et Ahmad a rapporté ce qui est de cet ordre, la parole du prophète qui signifie : « La femme n’a pas à faire de ghousl jusqu’à ce qu’elle émette du maniyy tout comme l’homme en émet ». De ce hadith les savants ont déduit que le maniyy de la femme sort, c’est-à-dire est apparent tout comme il est apparent chez l’homme. Donc si la femme émet du maniyy, elle doit faire le ghousl tout comme l’homme doit le faire.

95- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, le messager ﷺ a dit à propos de la femme qui voit dans le rêve ce que l’homme voit, il a dit ce qui signifie : « Elle fait le ghousl », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Mouslim a rajouté à ce récit une autre partie qu’il rapport c’est la question de Oummou Salamah qui a posé « Est-ce que cela peut avoir lieu » et le messager a répondu ce qui signifie : « Oui, comment alors l’enfant ressemblerait-il à sa mère ».

A la question de Oummou Salamah, le messager ﷺ a confirmé à Oummou Salamah que la femme peut émettre du maniyy quand elle voit un rêve érotique tout comme l’homme.

Pour bien insister le messager ﷺ a implicitement expliqué à Oummou Salamah que la femme a un maniyy tout comme l’homme en a, c’est-à-dire que si les femmes n’avaient pas eu de maniyy tout comme les hommes en ont comment l’enfant peut-il ressembler parfois à sa mère. En d’autres termes, le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Si ce n’était pas l’eau de la mère et l’eau du père qui se mélangeaient et de ces deux eaux Allah a créé l’enfant comment y aurait-il ressemblance de l’enfant à l’un ou à l’autre de ses parents ? ». Et dans un autre hadith, le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque c’est l’eau du père qui a le dessus sur l’eau de la mère l’enfant lui ressemblera et c’est si c’est l’eau de la mère qui a le dessus sur l’eau du père l’enfant lui ressemblera ».

Tout comme cela est rapporté dans un autre hadith lorsque le messager ﷺ il lui a été posé trois questions dont seul un prophète en connait les réponses. Les trois questions étaient quelle est la première des nourritures que les gens du paradis vont manger lorsqu’ils rentreront au paradis ? Et la deuxième question était comment l’enfant ressemble-t-il à ses parents ? Et la troisième question était quel est le premier des grands signes annonciateurs du jour du jugement ? Et comme l’a expliqué le messager ﷺ : « Si c’est le maniyy du père qui a le dessus sur le maniyy de la mère alors l’enfant ressemblera au père et si c’est l’eau de la mère qui a le dessus sur l’eau du père alors l’enfant ressemblera à la mère ». Donc de ce hadith nous déduisons que la mère a un maniyy tout comme le père a du maniyy contrairement à ce que prétendent certains médecins de cette époque, ils nient que la femme ait un maniyy.

96- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Le messager de Allah ﷺ faisait le ghousl suite à l’une de quatre choses ; suite à la janabah, le vendredi, suite à al-hijamah et après avoir fait le lavage funéraire » rapporté par Abou Dawoud et Ibnou Khouzaymah l’a jugé sahih.

Le hadith est une preuve du caractère méritoire du ghousl dans une de ces quatre situations, mais le hadith ne veut pas dire que le ghousl est obligatoire dans chacune de ces quatre situations.

Pour ce qui est de la janabah, le ghousl est obligatoire tout comme nous l’avons vu précédemment.

Pour ce qui est du ghousl du vendredi concernant son jugement et concernant le temps où il est fait il y a divergence. Pour ce qui est du jugement du ghousl du vendredi, la majorité des savants sont d’avis qu’il est recommandé. La preuve en est le hadith de Samourah qui signifie : « Celui qui fait le woudou pour le jour du vendredi et bien tant mieux il a fait une bonne chose et celui qui fait le ghousl, le ghousl est meilleur ». C’est-à-dire qu’il est recommandé pour celui qui veut se rendre à la prière du vendredi de faire le ghousl même si la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour lui. C’est-à-dire qu’il est recommandé pour l’enfant de faire le ghousl pour la prière du vendredi s’il veut se rendre pour l’accomplir. Même le voyageur, il lui est recommandé de faire le ghousl le vendredi s’il compte se rendre pour l’accomplir. Preuve en est le hadith de Al-Boukhariyy qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se rend à la prière du vendredi qu’il fasse le ghousl ». Le ghousl du vendredi est donc recommandé. Le ghousl du vendredi, c’est le ghousl sur lequel il y a le plus d’insistance, c’est celui qui est le plus important parmi le ghousl surérogatoire. Il y a des ghousl qui sont recommandés dans la Loi de Allah et parmi les ghousl recommandés sur lesquels il y a le plus d’insistance et il y a le ghousl du vendredi. Certains imams ont même dit que le ghousl du vendredi était un devoir et il s’agit de l’imam Ahmad, mais la majorité des savants sont d’avis que c’est un ghousl qui est recommandé. Donc ceci c’est ce qui se rapporte au ghousl du vendredi.

Pour ce qui est du temps de ce ghousl, il commence par le levé de l’aube véritable. Par le levé de l’aube du vendredi commence le temps de ce ghousl recommandé et le temps de ce ghousl s’achève lorsqu’il n’a plus espoir d’accomplir la prière du vendredi. Parce que ce ghousl, il est fait pour l’accomplissement de la prière du vendredi.

Il est déconseillé de ne pas faire ce ghousl sans excuse. Il aura une récompense s’il fait la prière du vendredi s’il n’a pas fait le ghousl, mais la récompense est moindre.

Donc dans le hadith le messager ﷺ a cité qu’il est recommandé de faire le ghousl suite à al-hijamah. Al-hijamah c’est l’extraction du mauvais sang et il est recommandé de faire un ghousl suite à cela. En raison du hadith de ‘Anas dans lequel le prophète ﷺ a fait la hijamah puis il a fait la prière et il n’a pas fait le woudou, cela indique que ce ghousl est recommandé. Al-hijamah, l’extraction du sang il vaut mieux qu’elle ait lieu au printemps et le mieux pour Al-hijamah c’est qu’elle soit faite le 17, le 19 ou le 21 du mois lunaire, du mois arabe. Donc pour Al-hijamah le mieux c’est qu’elle soit faite au printemps et celui qui veut faire la hijamah le mieux c’est qu’il la fasse le 17, le 19 ou le 21 de chaque mois arabe. Et il vaut mieux éviter la hijamah le samedi. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Ce qui est connu de l’imam Ahmad, c’est qu’il n’aimait pas que l’on fasse la hijamah les mercredis et les samedis ». Pour cela le chaykh a dit : « Evitez la hijamah ces deux jours, vaut mieux ». Dans le hadith, il est rapporté ce qui signifie : « Si dans vos médicaments il y avait une source de guérison alors on les trouverait dans une gorgée de miel ou dans une extraction de la part du mihjab ou une brûlure par le feu ». Le sens du hadith est qu’il y a une cause de guérison, c’est un remède ces trois choses que le messager a mentionnées. La première chose que le prophète ﷺ a mentionnée, c’est une gorgée de miel, c’est-à-dire boire du miel est quelque chose d’extrêmement bénéfique. Le messager ﷺ l’a recommandé pour certains durant sa vie. Et il a cité en second lieu ce que al-hajab c’est-à-dire celui qui extrait le mauvais sang fait. Il y a al-hijamah qui est extrêmement bénéfique et il y a également le fait de se    une brûlure par le feu. Le messager ﷺ a lui-même fait la hijamah au niveau de la tête et au niveau du dos entre ses épaules et il a beaucoup encouragé à faire la hijamah. De nos jours les médecins ont reconnu son caractère bénéfique et ils extraient eux également le sang par l’intermédiaire de al-hijamah. Pour ce qui est de la quatrième situation pour laquelle le ghousl est recommandé, c’est le fait de faire le ghousl après avoir fait le lavage funéraire. Le ghousl après avoir lavé un mort est recommandé. En raison de ce qui est rapporté du prophète ﷺ, la parole qui signifie : « Celui qui lave un mort alors qu’il fasse le ghousl ». La parole du prophète ﷺ indique que ce ghousl est recommandé. Il n’y a pas de différence entre le fait que celui qui lave le mort le lave seul ou à plusieurs. Le fait de faire le ghousl après avoir lavé un mort selon la majorité des savants ce ghousl est recommandé, mais selon Al-’Awza^iyy il est un devoir. Si c’est une seule personne qui fait le lavage funéraire d’un mort, cette personne il lui est recommandé de faire le ghousl par la suite. Également s’il y a plusieurs personnes qui font le lavage funéraire d’un même mort il leur est recommandé à eux tous de faire le ghousl après le lavage funéraire.

97- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée dans le récit de Thoumamata fils de ‘Outhal lorsqu’il était entré en Islam le prophète ﷺ lui a ordonné de faire le ghousl, rapporté par ^Abdou l-Razzaq et la partie d’origine du hadith est rapportée par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Lorsqu’un non-musulman entre en Islam, il lui est recommandé après son entrée en Islam de faire le ghousl dans le cas où lorsqu’il n’était pas musulman, il ne s’est rien produit de lui qui rende obligatoire le ghousl. En d’autres termes, si avant son entrée en Islam il s’est retrouvé dans une chose qui rend obligatoire le ghousl alors après son entrée en Islam il doit faire le ghousl. Si par exemple une femme n’était pas musulmane, elle avait eu ses menstrues puis elle s’est retrouvé en période inter menstruelle puis elle est entrée en Islam, celle-ci doit faire le ghousl pour la prière, car elle s’est retrouvée dans une situation quand elle n’était pas musulmane qui rend obligatoire le ghousl. Mais si elle était entrée en Islam avant qu’elle n’atteigne la puberté et qu’elle n’avait pas encore eu ses menstrues et qu’elle n’a pas eu quelque chose qui rend obligatoire le ghousl dans ce cas après son Islam il lui est simplement recommandé de faire le ghousl et le ghousl n’est pas valable avant l’entrée en Islam. Parce que l’adoration n’est pas valable de la part de quelqu’un qui n’est pas musulman. Il y a une différence entre le caractère recommandé et le caractère obligatoire. Ce qui n’est pas permis c’est de retarder l’entrée en Islam de quelqu’un en lui disant d’aller faire le ghousl. Celui qui dit à quelqu’un qui veut entrer en Islam, il lui dit d’aller faire le ghousl alors il sort de l’Islam. Parce qu’en lui indiquant d’aller faire le ghousl il se sera satisfait du fait qu’il reste encore non musulman pendant un certain temps.

Certains ignorants lorsque quelqu’un vient les voir pour leur dire moi je veux entrer en Islam, qu’est-ce qu’ils lui disent ? Ils disent par leur ignorance va faire le ghousl puis reviens pour que je te dise comment prononcer les deux témoignages. Celui qui lui dit cela, il sort de l’Islam parce qu’il se sera satisfait du fait qu’il reste encore non musulman pendant un certain temps. Donc celui qui lui a dit d’aller faire le ghousl, il sort de l’Islam parce qu’il aura accepté que ce non-musulman reste encore un certain temps non musulman. Ce qu’il devait lui dire c’est de prononcer immédiatement les deux témoignages, de dire « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » ou ce qui est de cet ordre. Pour ce qui est du ghousl qu’il avait fait avant de prononcer les deux témoignages il est inutile parce que l’acte d’adoration n’est valable que de la part de celui qui est musulman. La purification n’est pas valable de la part d’un non-musulman. Quelqu’un qui n’est pas musulman, il n’est pas valide de sa part de faire le ghousl ni pour lever le petit hadath ni pour lever le grand hadath, car sa mauvaise croyance empêche la validité de sa purification. Sa croyance est impure donc la purification n’est pas valable de sa part. Tandis que son corps n’est pas impur. La parole de Allah « Inna ma l-mouchrikouna najas » cela concerne leur croyance, c’est leur croyance qui est impure et non pas leur corps. Que son corps soit humide ou pas, il n’y a pas d’impureté qui se déplace de son corps, mais c’est surtout sa croyance qui est impure. Si un non-musulman veut faire le woudoualors son woudoune sera pas valable tant qu’il n’est pas musulman. Et s’il voulait lever le grand hadath alors qu’il n’est pas encore musulman, ce n’est pas valable de sa part. Pour cela le non-musulman quand il veut entrer en Islam, d’abord il entre en Islam ensuite il fait le ghousl, il ne commence pas par le ghousl. Au contraire, s’il commence par faire le ghousl, puis il prononce les deux témoignages pour devenir musulman, il ne profitera pas de ce ghousl qu’il a fait. Pourquoi il n’a rien profité de ce ghousl qu’il fait avant d’entrer en Islam ? Parce que d’une part il n’aura pas de récompense et d’autre part s’il était jounoub, il le reste encore malgré le ghousl qu’il a fait avant son Islam. Mais le ghousl est valide de sa part après son entrée en Islam, après qu’il ait prononcé les deux témoignages. Pour cela, il n’est pas permis de dire à un non-musulman qui veut entrer en Islam « Lave toi le corps, ensuite reviens pour que je t’enseigne comment dire les deux témoignages ». On lui dit plutôt : « Prononce les deux témoignages, dis : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » puis après cela il lui dit de faire le ghousl. Pourquoi est-ce qu’il lui demande après avoir prononcé les deux témoignages de faire le ghousl ? Pour que le hadath il en soit déchargé s’il s’est retrouvé jounoub à cause d’un rêve érotique ou ce qui est de cet ordre.

98- D’après Abou Sa^iyd que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman pubère se doit de faire le ghousl du vendredi », rapporté par les sept c’est-à-dire qu’il y a insistance sur le caractère recommandé de ce ghousl.

Il a été confirmé que le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman pubère se doit de faire le ghousl du vendredi », il y a donc ici une insistance sur ce caractère recommandé, c’est-à-dire qu’il s’agit-là d’une sounnah mou’akkadah, c’est-à-dire un acte très recommandé.

Entre autres informations que nous déduisons de ce hadith, c’est que le terme wajib peut être utilisé dans le sens de l’acte très recommandé et pas seulement ce qui est un devoir. Tout comme le terme sounnah peut venir dans le sens de la croyance que le messager ﷺ a amené. Tout comme dans le hadith qui signifie : « Il y a six catégories de personnes que j’ai maudit, que Dieu maudit et que tout prophète dont l’invocation est exaucée a maudit » et à la fin il a cité un de ces six « C’est celui qui délaisse ma sounnah » ici la sounnah signifie ma croyance, ma Loi. Mais donner au terme sounnah ce qui est différent de al-fard, de l’obligation, c’est-à-dire dans le sens de la simple recommandation, ceci est une terminologie sur laquelle se sont accordés les faqih, les spécialistes de la Loi. Et de la sorte il est valable d’appeler une obligation qu’elle est sounnah, c’est-à-dire qu’elle est légiférée, qu’elle est de la Loi du messager ﷺ, mais bien sûr en évitant tout risque de confusion ou suggestion que ce ne serait pas quelque chose qui est obligatoire. Tout comme dans le hadith le mot wajib peut venir dans le sens d’autre que le devoir, mais de la chose qui est recommandée. Egalement le terme sounnah peut dans le hadith signifier ce qui est de la Loi du prophète sa croyance et pas uniquement quelque chose de recommandé. La sounnah quand ce terme figure dans un hadith, la plupart du temps c’est dans le sens de la voie du messager que ce soit les devoirs ou autres. Mais les faqih quand ils disent d’une chose elle est sounnah, ils visent par là ce qui est en deçà de al-fard, de l’obligatoire.

Ainsi, dans le hadith rapporté par Al-Hakim et d’autres dans lequel le messager ﷺ a indiqué qu’il y a six catégories de personnes qu’il a maudites, que Allah maudit et que tout prophète exaucé a maudit et parmi ces six, le messager a cité celui qui délaisse sa sounnah. Ce qu’il vise ici, c’est celui qui délaisse la croyance que le messager a amené. Lorsque le messager ﷺ a dit qu’il a maudit celui qui délaisse sa sounnah, ça ne veut pas dire qu’il a maudit celui qui délaisse les actes recommandés, les sounnah du woudou ou bien les actes recommandés des sounnah des prières, c’est-à-dire les prières surérogatoires et ce qui est de cet ordre. Dans ce hadith dans lequel le messager a maudit certaines catégories de personnes, il s’agit de celui qui délaisse sa sounnah dans le sens de sa croyance. C’est-à-dire le mot sounnah ici a pour sens la croyance du prophète. Et dans ce même contexte, il y a l’explication du hadith qui signifie : « Celui qui s’attache à ma sounnah lorsque la corruption se diffusera au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr », il s’agit ici de celui qui s’attache à la croyance du prophète ﷺ et qui ne s’en écarte pas et pas simplement celui qui fait les actes recommandés du woudou.

Celui qui s’attache à la croyance de Ahlou sSounnah wa lJama^ah dans cette époque dans laquelle il y a beaucoup d’égarement, il aura la récompense d’un martyr. Pourquoi a-t-il cette immense récompense ? À cause du grand nombre de personnes qui s’opposent à lui. Parce que comme c’est le cas dans notre époque, celui qui s’attache à la croyance de Ahlou sSounnah wa lJama^ah il se peut que les membres de sa propre famille chez lui s’opposent à lui. Il se peut que ses amis s’opposent à lui. Il se peut que ses connaissances s’opposent à lui. Pourquoi est-ce qu’ils s’opposent à lui ? Parce qu’il ordonne le bien et il interdit le mal. Il suit une opposition, il se peut même qu’il subisse des injustices et des nuisances tout comme c’est le cas dans notre époque. Et c’est ce qui est rapporté dans le hadith de Al-Bayhaqiyy dans lequel le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma croyance lorsque la corruption va se diffuser au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr ».

99- D’après Samourah fils de Joundoub que Allah l’agrée, il a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou le vendredi tant mieux c’est une bonne chose et celui qui fait le ghousl, le ghousl est encore mieux », rapporté par les cinq et il a été jugé haçan par At-Tirmidhiyy.

Celui qui fait le woudou pour le vendredi, le messager ﷺ a dit : « Fabiha wa ni^mat », fabiha c’est-à-dire il a pris l’autorisation, il a bénéficié de l’autorisation. Wa ni^amt c’est-à-dire c’est une bonne chose, c’est un bon acte ce qu’il a fait. Même si le messager ﷺ a fait l’éloge de celui qui fait le woudou pour le vendredi, mais ceci n’empêche pas que sa récompense elle est inférieure à la récompense de celui qui fait le ghousl. Puisque le messager lui-même a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le ghousl, le ghousl c’est mieux ». Celui qui fait le woudou pour la prière du vendredi, le messager ﷺ a fait son éloge et ceci indique qu’il aura quand même de la récompense, ça ne veut pas dire qu’il n’aura pas du tout de récompense parce qu’il n’a pas fait de ghousl.

Nous avons vu que le ghousl du vendredi est un acte très recommandé et c’est une des choses sur laquelle le messager a beaucoup insisté.

100- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ nous faisait réciter le Qour’an tant qu’il n’était pas jounoub », rapporté par Ahmad et les cinq et il s’agit là de l’expression rapportée par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé sahih et qui a été jugé haçan par Ibnou Hibban.

La récitation du Qour’an adoucit les cœurs tout comme elle éduque les âmes et cette récitation du Qour’an guide vers les bonnes œuvres et les caractères louables. La récitation du Qour’an honoré comporte des règles qu’il convient à celui qui veut la faire à respecter. Entre autres, il convient que celui qui récite le Qour’an ait présent dans son cœur qu’il est en train d’invoquer Allah et il convient donc qu’il récite dans un état tel qu’il ressent la glorification de son seigneur.

Entre autres règles de comportement, c’est que celui qui veut réciter le Qour’an, il convient qu’il le fasse en ayant le woudou et le messager ﷺ, il n’appréciait pas, il souhaitait toujours quand il évoquait Allah de l’évoquer en ayant la purification tout comme cela est rapporté dans le hadith de l’imam Malik et d’autres. L’imam Malik et d’autres ont rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de Abou Bakr que dans la lettre que le messager ﷺ a fait écrire à ^Oumar Ibnou Hazm que le Qour’an ne soit touché que par quelqu’un qui soit tahir. Or ce terme de touhour, il désigne celui qui a la purification du grand hadath tout comme celui qui a la purification du petit hadath. Et tout comme ce terme de touhour désigne celui qui a la bonne croyance et également pour celui qui n’a pas d’impureté sur son corps. Or il est rapporté d’un autre hadith, tahara en question ici c’est la purification du grand hadath. En raison de ce qui a été rapporté de notre maître ^Aliyy que Allah honore son visage, le messager de Allah ﷺ ne les faisait réciter le Qour’an que s’ils n’étaient pas jounoub.

101- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il veut avoir un deuxième rapport qu’il fasse un woudou entre les deux », rapporté par Mouslim et Al-Hakim a rajouté ceci donne plus de vigueur.

Les quatre ont rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit que « Le messager de Allah ﷺ s’endormait après avoir eu un rapport sans pour autant toucher l’eau », mais ce hadith est classé par les savants comme étant ma^loul.

Le fait de se purifier est quelque chose d’éminent dans la religion agrée par Allah. La purification, c’est-à-dire le ghousl suite à la janabah et accomplir le woudou de manière parfaite ce sont des choses qui sont très importantes, éminentes dans la religion de l’Islam.

La purification ici, c’est-à-dire le fait de faire le ghousl après avoir été en état de janabah et également de faire le woudou de manière qui soit complète.

Qu’est-ce qu’al-janabah ? Al-janabah à l’origine c’est soit la sortie du maniyy dans le rêve soit avoir un rapport. Donc la janabah c’est une de deux choses ; soit le rapport, soit l’émission du maniyy dans le rêve par exemple. Pourquoi dit-on que c’est la sortie du maniyy dans le rêve par exemple ? Parce qu’il se peut que le maniyy soit émis en dehors du rêve. Dès lors que le maniyy est émis alors le ghousl devient obligatoire. Également s’il y a le rapport, il y a obligation du ghousl.

La purification est un sujet éminent dans la religion agrée par Allah à propos de laquelle l’homme sera interrogé au jour du jugement. L’homme sera interrogé tout comme la femme sera interrogée. Si la femme n’apprend pas dans ce bas-monde comment accomplir la purification de manière conforme à la Loi de Allah ta ^ala, malheur à elle dans l’au-delà. Et l’homme également s’il n’apprend pas dans ce bas-monde comment accomplir la purification de manière conforme à la Loi de Allah, malheur à lui dans l’au-delà. La purification ici c’est le sens large, c’est la purification de la janabah, c’est la purification des menstrues, c’est la purification des lochies et la purification du petit hadath également et c’est le sens le plus large.

Si le musulman ne maitrise pas ces sujets, malheur à lui au jour du jugement.

L’émission du maniyy que ce soit dans le rêve ou pas fait que la personne est dite jounoub. Pour ce qui est du rapport également, dès lors que le gland est introduit dans le vagin, ceci s’appelle un rapport et il rend obligatoire le ghousl qu’il y ait eu émission de maniyy ou pas. L’émission de maniyy rend obligatoire le ghousl et le rapport rend obligatoire le ghousl pour l’homme tout comme pour la femme. L’interruption, la fin du sang des menstrues également rend obligatoire le ghousl. Également la fin des menstrues, les lochies cela également rend obligatoire le ghousl.

Que comprend t’on de tout cela ? C’est qu’il y a des choses qui rendent obligatoires le ghousl. Celui qui n’apprend pas les règles du ghousl et du woudou, il mérite le châtiment de Allah dans l’au-delà. La pudeur sur ce sujet n’est pas une excuse selon le jugement de Allah. Preuve en est ce qui est arrivé avec Oummou Soulaym qui avait fait une introduction avant de poser cette question, elle a dit : « Allah agrée que l’on n’éprouve pas de pudeur déplacée concernant la religion ». Quelle a été sa question ? Elle a dit : « Est-ce que la femme doit faire le ghousl si elle a fait un rêve érotique ? ». Comme c’est un sujet qui peut être, certaines pourraient éprouver de la pudeur pour la poser, elle, elle avait introduit cette question par l’introduction précédente. Le messager de Allah ﷺ lui a répondu ce qui signifie : « Oui si elle voit l’eau », c’est-à-dire si elle s’est vu dans le rêve avoir un rapport ou faire des préliminaires du rapport et qu’elle a vu le maniyy, c’est-à-dire dans ce cas-là elle doit faire le ghousl.

Oummou Soulaym c’est une femme des ‘Ansar, des partisans, des femmes de Médine. Les femmes des ‘Ansar et les musulmans qui étaient de Médine veillaient beaucoup à apprendre les sujets de la religion. Les femmes des ‘Ansar, les partisans, ce n’était pas à cause de la pudeur qu’elles n’apprenaient pas la religion. Leur pudeur ne les empêchait pas d’apprendre la science de la religion, mais c’est ce qu’il convient pour les femmes de ne pas éprouver de pudeur pour apprendre la science de la religion. C’est-à-dire qu’elles n’éprouvent pas de pudeur pour apprendre les sujets des menstrues, les sujets de la purification, de la janabah etc.

Comme cela a été rapporté de Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il veut en faire un deuxième alors qu’il fasse le woudou entre les deux rapports » et il y a une autre version de Khouzaymah et de Al-Bayhaqiyy dans laquelle le messager a précisé qu’il s’agissait du même woudou qu’il ferait pour la prière. Al-Hakim a rajouté à la version de Abou Sa^iyd la parole qui signifie : « Ceci donne plus de vigueur pour la deuxième fois qu’il le fait ». Ce hadith est une preuve du caractère méritoire de faire le woudou pour celui qui veut avoir un deuxième rapport avec son épouse. Pour cela les savants ont dit qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub de faire le woudou lorsqu’il veut dormir ou faire un autre rapport. Et ils ont également dit qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub s’il voulait boire ou manger, qu’il fasse le woudou ceci est un allègement du hadath et c’est pour son nettoyage, c’est pour sa propreté. Et quelle intention met-il pour ce woudou ? Il met l’intention de la sounnah du ghousl. Les gens de science ont cité qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub de laver son orifice inférieur antérieur et de faire le woudou s’il veut manger boire, dormir ou avoir un autre rapport et il lui est déconseillé de délaisser ce woudou. Est-ce que c’est un devoir de le faire ? La majorité des savants ont dit que ce n’est pas un devoir. En raison du hadith de Al-Boukhariyy dont le sens apparent est : « Lave ton orifice inférieur antérieur puis fais le woudou ». Les savants ont expliqué ce hadith, ils en ont fait une interprétation en disant que l’ordre ici n’est pas un ordre d’obligation, mais c’est un ordre de recommandation tout cela pour concilier entre les différentes preuves. Donc Al-Boukhariyy a rapporté le hadith qui signifie : « Lave l’orifice inférieur antérieur, puis fais le woudou », les savants ont dit que ce n’est pas une obligation ici, mais c’est le caractère recommandé. Ils ont expliqué ainsi ce hadith pour concilier entre cette version et la version rapportée par Ibnou Khouzaymah et Ibnou Hibban dans leurs sahih respectifs à partir de la parole du fils de ^Oumar. Le fils de ^Oumar a interrogé le prophète ﷺ, il lui a dit ce qui signifie : « Est-ce que l’un d’entre nous peut dormir alors qu’il est Jounoub ? » et le messager a dit ce qui signifie : « Oui et s’il veut il fait le woudou auparavant ». Lorsque les savants ont dit qu’il fait le woudou s’il veut, ils ont déduit que le woudou pour le jounoub est recommandé et non pas obligatoire.

102- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lorsqu’il faisait le ghousl suite à la janabah, il commençait d’abord par laver ses mains. Ensuite il déversait avec sa main droite de l’eau sur la gauche et il lavait son orifice inférieur antérieur. Ensuite il faisait le woudou, puis il prenait de l’eau et il introduisait ses doigts au niveau du cuir chevelu, puis il remplissait sa main à trois reprises et il déversait sur sa tête, puis il versait sur le reste de son corps et il lavait enfin ses pieds, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et cette version est celle de Mouslim.

Et dans la version de Maymounah que Allah l’agrée, le messager ﷺ prenait de l’eau, il versait sur son orifice inférieur antérieur qu’il lavait avec sa main gauche.

Et dans une version, il a essuyé sa main sur le sol et dans une autre version « Je lui ai ramené une serviette, il ne l’a pas prise » et dans cette version « il secouait l’eau de sa main ».

Dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après ^A’ichah, le prophète ﷺ quand il faisait le ghousl de la janabah il commençait par laver ses mains, puis il faisait le woudou tout comme il le fait pour la prière, puis il introduisait ses doigts dans l’eau, puis il introduisait ses doigts dans ses cheveux au niveau du cuir chevelu, puis il verset avec ses mains de l’eau à trois reprises sur sa tête, puis il faisait en sorte que cette eau recouvre tout le reste de sa peau. Donc le sens apparent du hadith est que le prophète ﷺ faisait le woudou d’abord avant de faire le ghousl. Comment appelle-t-on ce woudou ? C’est un acte recommandé du ghousl. Ça veut dire avant de faire le ghousl il est recommandé de faire le woudou. Puis le messager ﷺ introduisait ses doigts au niveau du cuir chevelu. Pourquoi le faisait-il ? Pour faciliter l’arrivée de l’eau jusqu’au niveau du cuir chevelu. Agir de la sorte facilite plus l’arrivée de l’eau jusqu’au cuir chevelu. C’est du hadith de ^A’ichah que Allah l’agrée que les savants ont pris la manière avec laquelle on commence le ghousl et comment on le finit. Comme s’est rapporté par ^A’ichah il commence par laver les mains, puis il fait le woudou de même que celui qu’il ferait pour la prière, puis il prenait de l’eau il introduisait au niveau du cuir chevelu au niveau du crâne, puis le messager ﷺ déversait de l’eau à trois reprises sur son corps. Il fait cela d’abord pour la partie droite, ensuite il le fait pour la partie gauche et après avoir lavé au niveau du cuir chevelu, il fait en sorte que l’eau parvienne à tout le reste de son corps.

Ces deux hadith indiquent donc la manière de faire le ghousl depuis le début jusqu’à la fin, le hadith de ^A’ichah et le hadith de Maymounah.

D’abord il lavait ses mains avant de les introduire dans le récipient duquel il allait prendre de l’eau. Tout comme le hadith de ^A’ichah l’a indiqué, le messager ﷺ commençait par se laver les mains avant, puis il faisait le woudou.

103- D’après Oummou Salamah que Allah ta^ala l’agrée, elle avait posé la question : « Ô messager de Allah, je suis une femme qui attache mes cheveux. Est-ce que je les dénoue pour le ghousl après la janabah ? ». Et dans une version « Pour le ghousl après les menstrues ? ». Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Non, il te suffit de déverser de l’eau sur ta tête à trois reprises ».

Dans la version de Mouslim du hadith de Oummou Salamah que Allah l’agrée, elle a demandé : « Ô messager de Allah, je suis une femme qui fait des nattes avec mes cheveux. Est-ce que je les dénoue pour me laver suite à la janabah ? ». Il lui a dit ce qui signifie : « Il te suffit de déverser sur tes cheveux trois fois de l’eau ensuite tu verses de l’eau sur le reste du corps et ceci est une manière pour que tu sois purifiée ».

Alors comment les savants ont expliqué ce hadith ? Ils ont dit ceci vaut dans le cas où cette manière d’attacher les cheveux n’empêche pas l’eau de parvenir à tous les cheveux et à toute la peau. Donc ils ont dit qu’il lui est suffisant de ne pas dénouer ses nattes dans le cas où l’attache qu’elle a mise n’empêche pas l’eau de parvenir à toute la natte, à tous les cheveux et à toute la peau. Pourquoi ont-ils dit cela ? Pour concilier entre les différentes versions des hadith parvenus du messager ﷺ.

104- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Je n’autorise pas à une femme qui a les menstrues ni à quelqu’un qui est jounoub d’entrer dans la mosquée », rapporté par Abou Dawoud et il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

La signification est qu’il n’autorise pas à quelqu’un qui a les menstrues et qui est jounoub de rester dans la mosquée et ce hadith est sahih, sa chaine de transmission est confirmée.

Les savants des quatre écoles se sont accordés à propos du sens de ce hadith. Les savants des quatre écoles se sont accordés à dire qu’il est interdit à celle qui a les menstrues de rester dans la mosquée.

Il n’est pas permis, c’est-à-dire que c’est un péché pour elle, à celle qui a les menstrues de rester dans la mosquée que ce soit pour l’intention du dhikr ou l’intention de la science. Si elle reste à l’intérieur de la mosquée alors qu’elle a les menstrues, elle ne gagne que des péchés.

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Et quel bien elle va acquérir si elle contredit la parole du messager de Allah ﷺ ». Est-ce que l’on obtient le bien en contredisant la parole du prophète ﷺ ? Non ! Bien sûr.

Cette question n’a pas fait l’objet de divergence entre les écoles islamiques. Toutes les écoles islamiques se sont accordées à dire que la femme qui a les menstrues, il lui est interdit de rester dans la mosquée que ce soit pour assister à un cours ou pour autre chose. Ceux qui contredisent cela on ne leur prête aucune attention. Ceux qui prétendent qu’il est permis à la femme qui a les menstrues d’entrer dans la mosquée pour y rester alors qu’elle a les menstrues, ces gens-là contredisent la parole du messager ﷺ. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, certains qui prétendent être des chouyoukh appellent à contredire la parole du messager ﷺ. Certains de ceux qui ne font que suivre, au lieu de s’aligner et de suivre la parole du messager ﷺ ils ne font que suivre ceux qui contredisent la parole du messager ﷺ. Ils prennent partis de ceux qui contredisent la parole du messager ﷺ. Notre chaykh a dit : « Est-ce qu’il y a donc un prophète après notre maître Mouhammad ﷺ ? Est-ce que Allah envoie un nouveau prophète après notre maître Mouhammad ﷺ ? ».

Si le messager lui-même a dit ce qui signifie : « Je ne rends pas licite à une femme qui a les menstrues ou quelqu’un qui est jounoub de rester à l’intérieur de la mosquée qui va leur rendre licite cela ? » Comment la foi et la contradiction du hadith du messager de Allah par entêtement se réunissent-ils ? Comment la personne peut-elle en même temps être croyante et contredire le messager ﷺ et le démentir ? Si le messager ﷺ dit à propos de quelque chose qu’elle est interdite et qu’un chaykh dit que cette chose est licite, la parole de qui allons-nous prendre ? Bien sûr la parole du messager ﷺ.

La règle c’est celle qui a été énoncée par le messager ﷺ qui signifie : « Je ne rends pas licite le fait de rester dans la mosquée pour quelqu’un qui a les menstrues ou qui est jounoub ».

105- D’après elle que Allah l’agrée, elle a dit : « Nous faisions le ghousl, le messager de Allah ﷺ et moi-même et nous prenions de l’eau à partir d’un même récipient, nos mains se croisaient de ce récipient, nous faisions chacun le ghousl de la janabah », rapporté par accord de Al-Boukhariyy et Mouslim et Ibnou Hibban a dit : « Nos mains se rencontraient ».

Et « d’après elle » ici il s’agit de ^A’ichah que Allah l’agrée tout comme cela été mentionné dans le hadith précédent. ^A’ichah que Allah l’agrée a dit « Je faisais le ghousl, le messager de Allah ﷺ et moi-même et nous puisions l’eau avec nos mains à partir d’un même récipient ». C’est-à-dire qu’elle et le messager prenaient chacun de son côté avec leurs mains et ils prenaient de l’eau du même récipient. Ils faisaient tous deux le ghousl de la janabah dans la version de Al-Boukhariyy et Mouslim « Nos mains s’alternaient chacun à son tour dans le récipient pour prendre de l’eau » et dans la version de Ibnou Hibban « Nos mains se rencontraient dans le récipient pour prendre de l’eau » et ce hadith est une preuve qu’il est permis que l’homme et la femme fasse le ghousl à partir d’une même eau qui est contenue dans un même récipient. ^A’ichah que Allah l’agrée, la mère des croyants, Allah lui a accordé un caractère particulier, des spécificités qu’Il n’a pas accordées à autre qu’elle. D’après Al-Qaçim fils de Mouhammad, d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Allah m’a accordé dix mérites sur les autres femmes du prophète ﷺ ». On lui demanda « Quelles sont donc ces dix particularités, ô toi la mère des croyants ? ». Elle a répondu : « Le messager n’a pas épousé une autre femme     que moi et il n’a pas épousé une femme dont le père et la mère ont tous deux accompli l’émigration de La Mecque à Médine et Allah a révélé mon innocence de ce dont j’ai été accusé calomnieusement à partir de ce qui est écrit dans la table préservée dans le ciel ». Et Jibril lui a amené un       en image sur un bout de tissu et Jibril lui a dit : « Epouse-là c’est ta femme » et nous faisions le ghousl lui et moi, nous prenions de l’eau à partir d’un même récipient et il ne faisait pas cela avec une autre de ses épouses. Là est la preuve du hadith que nous avons cité. Ici nous avons compris ce qui a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et ce qui a été rapporté par Ibnou Hibban les particularités que Allah n’a pas accordé à une autre de ses épouses. Et ^A’ichah disait : « Et le messager ﷺ faisait la prière et j’étais devant lui et il ne faisait pas cela avec une autre de ses épouses » et elle a dit : « Il recevait la révélation alors que j’étais avec lui et cela n’arrivait pas avec une autre de ses épouses. Allah ta^ala a fait que son âme a été retirée alors qu’il adossait sur ma poitrine et il est mort la nuit où c’était mon tour de nuitée et il a été enterré dans ma pièce ». Avec toutes ces spécificités, toutes ces caractéristiques Khadijah la première des épouses du prophète ﷺ était meilleure que ^A’ichah que Allah l’agrée. Également Allah a spécifié ^A’ichah que Allah l’agrée par le fait qu’elle fut et qu’elle est toujours la femme de l’humanité qui a le plus de science. Il n’y a pas eu et il n’y aura pas une femme qui ait plus de science que ^A’ichah. Non seulement les femmes de cette communauté, mais les femmes de toutes les communautés. Elle a plus de science que Maryam, elle a plus de science que Khadijah, elle a plus de science que Fatimah, elle a plus de science que Aciyah, mais ceci est une faveur qu’elle a eu et cette faveur qu’elle a eu n’implique pas le mérite.

106- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque poil est chargé d’une janabah alors laver vos poils et nettoyez votre peau », rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui l’a jugé faible, Ahmad le rapporte de ^A’ichah que Allah l’agrée avec la même chaine de transmission du même ordre et la situation du même ordre et dans cette chaine il y a un rapporteur qui est inconnu.

Ce hadith est une preuve qu’il est un devoir de laver la totalité du corps à l’occasion de la janabah. Aucune partie du corps n’est excusée, mis à part le fait de se rincer la bouche et le nez il y a divergence à ce sujet. Selon l’imam Ahmad, le fait de se rincer la bouche et de se rincer le nez c’est un devoir, aussi bien pour le woudou que pour le ghousl. Alors que pour les autres imams quand ils parlent de se rincer la bouche ou de se rincer le nez chez les autres imams ce n’est pas comme chez l’imam Ahmad un devoir, mais c’est recommandé. Et pour ce qui est de faire parvenir de l’eau à la totalité du corps, ceci est un devoir pour lever la janabah. Il n’y a divergence qu’à propos du fait de se rincer la bouche et de se rincer le nez.

Chapitre le tayammoum

107- D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq choses qui n’ont pas été accordées à quelqu’un d’autre avant moi ; j’ai été soutenu par la peur des gens qui me craignent à une distance d’un mois de marche. Allah a fait que toute la terre pour moi peut être un lieu de prière et un moyen de purification. Chaque personne pour qui le temps de la prière est arrivé qu’elle fasse la prière » et il a cité le hadith.

Ce hadith est rapporté de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qui est un des grands compagnons. Ce même Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy a fait un voyage de deux mois de marche rien que pour entendre un hadith que le messager ﷺ a dit et qu’un compagnon l’a entendu directement de lui. Ce compagnon a fait le voyage depuis Médine jusqu’en Égypte pour entendre de la bouche d’un compagnon un hadith que ce compagnon avait entendu directement du messager ﷺ tout cela pour indiquer combien ils étaient attachés à écouter et à entendre la science par transmission, les hadith du prophète ﷺ.

Dans le hadith de Houdhayfah que Allah l’agrée, rapporté par Mouslim, il a dit ce qui signifie : « Et la surface de la terre, cette terre est pour nous un moyen de purification dans le cas ou ne disposons pas d’eau ».

Houdhayfah également est un des illustres compagnons du messager ﷺ. Il s’agit de Houdhayfah fils de Al-Yaman qui a été surnommé le dépositaire du secret du messager de Allah ﷺ. Ce n’est pas parce que le secret que le messager avait dit, il ne l’avait dit qu’à Houdhayfah Ibnou l-Yaman, mais il avait également annoncé à d’autres compagnons comment allait être l’état de certains qui étaient hypocrites, mais Houdhayfah était le seul qui a survécu les autres étaient morts. Pour cela ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée après le décès du messager ﷺ n’allait faire de prière funéraire en faveur de quelqu’un que lorsqu’il voyait que Houdhayfah était dans les rangs. Il voyait le convoi funéraire, s’il voyait que parmi les gens qui s’apprêtaient à faire la prière funéraire il y avait Houdhayfah, il allait faire à son tour la prière funéraire. S’il ne voyait pas Houdhayfah il n’allait pas faire la prière funéraire pour cette personne.

D’après ^Aliyy selon Ahmad, le messager a dit ce qui signifie : « Et le sol de la terre est pour moi un moyen de purification ».

Pour ce qui est de la version de Ahmad, elle est rapportée par l’intermédiaire de ^Aliyy le cousin du prophète ﷺ. Et il est celui parmi les compagnons qui a le plus de science, mais il n’est pas celui qui est le meilleur d’entre eux.

Preuve en est que le messager ﷺ pour inciter sa fille Fatimah à encourager à épouser ^Aliyy, il lui a dit ce qui signifie : « Je t’ai donné en mariage à l’homme qui a le plus de science dans ma communauté ».

D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq (c’est-à-dire spécificités ou mérites ou caractéristiques) comme un autre n’a reçu ». Il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq caractéristiques que personne d’autre avant moi n’a reçues » et c’est chose connue qu’elles ne seront pas accordées à quelqu’un d’autre après lui. Donc il s’agit-là de spécificité que le messager a et que d’autres que lui n’ont pas. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive puisqu’il a été confirmé que Allah lui a accordé d’autres spécificités que ces cinq-là.

La première qu’il a mentionnée, il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé que mon ennemi me craint à une distance d’un mois de marche » et là il s’agit d’une spécificité du prophète ﷺ et pas pour sa communauté. Ainsi, Allah a spécifié son prophète par cela. Allah a fait que les cœurs des associateurs sont emplis de peur à une distance d’un mois de marche du prophète ﷺ.

Il a dit ce qui signifie : « Et il m’a été accordé toute la terre comme lieu de prière », c’est-à-dire un lieu de prosternation et ceci n’est pas spécifique à un endroit en particulier. Cette spécificité n’a pas été accordée à d’autres que lui ﷺ. Il a dit ce qui signifie : « Toute la terre a été pour moi un lieu de prière et un moyen de purification », c’est-à-dire quelque chose qui permet de s’autoriser la prière.

Ce hadith est donc une preuve du moins cette parole que la terre est un moyen pour se purifier, pour lever le hadath, c’est un moyen qui permet de lever le hadath comme l’eau parce qu’ils ont en commun ce caractère de pouvoir lever le hadath.

La suite du hadith qui signifie : « Chaque personne pour laquelle le temps de la prière a commencé, qu’elle fasse la prière », c’est-à-dire qu’elle peut la faire dans n’importe quel endroit. Pour que le temps de la prière commence pour eux, ils peuvent accomplir la prière que ce soit chez eux à la maison, au travail, dans les mosquées, sur la route et ceci n’a pas été accordé à autre que cette communauté du prophète Mouhammad ﷺ. Par le passé, les communautés antérieures se devaient de faire la prière dans des endroits spécifiques. De ce hadith nous comprenons qu’il est permis à la communauté du prophète de faire le tayammoum avec la terre s’ils ne trouvent pas d’eau. Quand ils n’ont pas trouvé d’eau, ils peuvent faire le tayammoum et faire la prière même s’ils étaient jounoub. Ceci est accordé au prophète ﷺ et à sa communauté.

Quant aux communautés des prophètes antérieurs, s’ils ne trouvaient pas d’eau ils attendaient jusqu’à trouver de l’eau. C’est pour cela que le messager ﷺ au tout début de ce hadith, il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq choses », c’est-à-dire particulièrement cinq choses qui n’ont pas été accordées aux communautés antérieures.

Les communautés antérieures n’avaient pas la possibilité de faire le tayammoum, le tayammoum est quelque chose de spécifique à la communauté du prophète Mouhammad ﷺ.

Dans les communautés antérieures, ils faisaient le woudou. Preuve en est ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy de Sarah, l’épouse de ‘Ibrahim avait fait le woudou avant de rentrer dans la terre de ceux qui rentrent qui prenaient de force les belles femmes. Ce hadith veut dire que Allah ta^ala a autorisé à la communauté du prophète Mouhammad le tayammoum s’il n’y a pas d’eau ou si la personne est incapable de faire le woudou parce que l’eau lui est nuisible. Si quelqu’un est incapable de faire le woudou ou le ghousl, il peut faire le tayammoum et faire la prière. Également si l’usage de l’eau lui est préjudiciable, il peut faire le tayammoum et faire la prière.

Par le passé si quelqu’un était jounoub dans une nuit froide et il craignait s’il se lavait avec de l’eau que cela ne lui nuise dans son corps, qu’est-ce qu’il faisait ? Il faisait le tayammoum. Ici nous ne parlons pas de douleur, nous parlons de nuisance. Il y a une différence entre la nuisance et la douleur.

Par le passé un homme âgé a dit au chaykh que Allah lui fasse miséricorde : « Quand il fait très très froid que j’utilise l’eau froide ça me fait mal », le chaykh il lui a posé la question, il lui a dit : « Est-ce que c’est nuisible pour toi ? », l’homme a répondu « non », le chaykh lui a dit : « Tu ne peux pas alors faire le tayammoum ».

Quand est-ce que la personne fait le tayammoum ? Quand elle craint si elle utilisait l’eau que ce ne soit nuisible pour elle ou dans le cas où elle ne trouve pas d’eau pour faire son woudou ou son ghousl.

108- D’après ^Ammar Ibnou Yacir que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ m’a envoyé pour une mission et je me suis retrouvé jounoub et je n’ai pas trouvé d’eau. Je me suis alors frotté sur le sol comme un cheval aurait fait (ou un animal) et je suis allé voir le prophète ﷺ (le sol c’est-à-dire la terre) et je lui ai dit ce que j’ai fait. Le prophète m’a dit ce qui signifie : « Il t’aurait suffi de faire ainsi avec tes mains » puis il a tapé la terre avec ses mains une seule fois, puis il a passé la main gauche sur la main droite et il a passé les mains sur la partie extérieure de ses paumes puis son visage », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et cette version est celle de Mouslim.

Et dans une version de Al-Boukhariyy, il a tapé le sol avec ses mains puis il a soufflé dessus et il a passé ses mains sur son visage et les paumes de ses mains.

Ce hadith est rapporté par ^Ammar Ibnou Yacir qui compte parmi les illustres compagnons que Allah l’agrée. ^Ammar que Allah l’agrée était entré en Islam parmi les premiers et il a été torturé à La Mecque à cause de son Islam. Son père et sa mère sont morts sous la torture. Sa mère s’appelait Soumayyah et son père s’appelait Yacir. Ils étaient les deux premiers martyrs dans l’Islam. Il a accompli la première émigration en Abyssinie et ensuite à Médine. Le messager ﷺ l’a surnommé At-T   et     et il compte parmi les premiers à avoir accompli l’émigration. Il est donc inclus dans ceux dont Allah fait l’éloge dans le Qour’an honoré. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Les premiers qui sont entrés en Islam parmi les émigrants et les partisans ». Il est aussi l’un de ceux à qui le messager a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis. Le messager ﷺ n’a pas seulement annoncé la bonne nouvelle aux dix, mais il a annoncé à d’autres qu’ils seront au Paradis. Tout comme il a annoncé la bonne nouvelle à dix compagnons dans un même hadith, il a annoncé la bonne nouvelle du Paradis dans un même hadith à trois compagnons. Preuve en est, le prophète a dit ce qui signifie : « Le Paradis se languit de trois » et il a cité ^Ammar, Bilal et ^Aliyy. Il a également été présent lors de la bataille de Badr et des autres batailles. Il a été tué dans la bataille de Siffin auprès de ^Aliyy que Allah l’agrée. Il est mort alors qu’il avait 73 années. Il est celui à qui le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Tu seras tué par le groupe injuste ». Cette parole que le messager lui a adressée que « Ce sera le groupe injuste qui va te tuer » est un des miracles du messager ﷺ. Qu’est-ce que ^Ammar a dit ? Il a dit « Le prophète ﷺ m’a envoyé pour une mission, je me suis retrouvé jounoub et je n’ai pas trouvé d’eau ». Qu’est-ce que ^Ammar a dit ? « Je me suis frotté tout le corps sur le sol, sur la terre tout comme un animal l’aurait fait ». Il a dit « Puis je suis allé voir le prophète ﷺ pour lui rapporter ce que j’ai fait » et le messager lui a dit ce qui signifie : « Il t’aurait suffi de faire ainsi avec tes mains ». Parce que dans le hadith le verbe qui est utilisé c’est le verbe qala qui est habituellement utilisé pour dire alors que même l’acte on peut dire qu’il l’a dit comme ça de sa main. Puis il a frappé le sol un coup avec ses mains. Puis il a passé la main gauche sur sa main droite et la partie supérieure extérieure de ses mains et son visage. C’est-à-dire que le messager ﷺ lui a indiqué la manière avec laquelle il devait faire pour le tayammoum. C’est-à-dire que le messager ﷺ lui a indiqué la manière qui est conforme à la Loi pour le tayammoum. Il lui a ainsi renseigné que c’était ce qu’il avait eu l’ordre de faire, mais il est indispensable qu’il y ait deux coups sur le sol pour le tayammoum, un seul ne suffit pas. Un seul coup ne suffit pas comme suggèrerait le sens apparent dans ce hadith. Le tayammoum nécessite deux coups sur le sol. Tout comme il a été rapporté de Al-Hakim d’après le fils de ^Oumar que le     est en donnant deux coups. Les gens de science comme notre chaykh ont dit que le tayammoum il ne suffit pas pour cela de faire un seul coup, il faut deux coups. Et pour ce qui est du hadith de ^Ammar précédemment cité, les savants ont dit qu’il comporte la preuve que ce qui est indiqué dans la Loi c’est de taper la terre avec les mains. Le hadith de ^Ammar est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version que nous avons étudiée est celle de Mouslim. Et dans la version de Al-Boukhariyy, le prophète ﷺ a frappé le sol de ses mains puis il a soufflé dessus et il a passé avec ses mains sur son visage et ses mains. Le hadith de ^Ammar on déduit qu’il est méritoire, c’est conforme à la Loi de frapper le sol avec les mains. Il est indispensable de frapper à deux reprises le sol tout comme nous allons le voir dans le hadith du fils de ^Oumar.

109- D’après le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le tayammoum c’est deux tapes sur le sol. Une première tape sur le sol pour le visage et une deuxième pour les mains » », rapporté par Ad-Daraqoutniyy et les imams ont jugé sahih la chaine de transmission jusqu’au compagnon.

De ce hadith nous déduisons que le visage tout comme les mains, les avant-bras font partis des membres concernés par le tayammoum. Il y a deux coups qu’on donne sur le sol ; un premier pour le visage et un deuxième pour les mains et les avant-bras. Quand il met ses mains sur le sol, il le fait avec l’intention de s’autoriser l’accomplissement de la prière obligatoire. De la parole du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Tu tapes un coup pour le visage et un deuxième coup pour les mains et les avant-bras » nous comprenons que le visage et les mains et les avant-bras font partie des membres concernés par le tayammoum. Les mains sont concernées dans le tayammoum jusqu’au coude comme dans le woudou. Et obligatoirement il passe ses mains sur le visage avant de les passer sur les mains et les avant-bras. Et il est un devoir que tu déplaces les mains de terre et ces mains quand il les déplace il le fait avec l’intention de se rendre autoriser l’accomplissement de la prière obligatoire. S’il a mis cette intention de s’autoriser la prière obligatoire, se sera implicitement autorisé la prière des cinq prières ainsi que toute prière qu’il a fait le vœu de faire et également la prière funéraire. L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : le fait qu’il y ait deux coups pour le tayammoum est un acte d’adoration pur tout comme le fait qu’il faut trois pierres pour l’‘istinja. Le minimum de l’‘istinja qui est suffisant c’est le fait d’essuyer à trois reprises, même si au bout de la première fois il a eu nettoyage, il est indispensable de rajouter deux autres. Le nombre de coups sur le sol dans le tayammoum c’est un ordre que l’on accomplit par acte d’adoration tout comme pour l’‘istinja il y a un nombre qui lui aussi doit être accompli en tant qu’acte d’adoration. Et si la terre était meuble, il suffit de poser les mains dessus sans taper. Quand ils disent taper c’est-à-dire leur objectif c’est de pouvoir déplacer et de faire en sorte que des grains de terre soient collés aux mains avant de les déplacer sur les membres du tayammoum. Donc ce n’est pas une condition que de donner un coup. Ce qui compte c’est qu’il y ait de la poussière de la terre qui accroche ces mains. S’il a mis ses mains, il les a juste posé sur de la terre poussiéreuse et que de la poussière de cette terre a collé à ses mains cela est suffisant. C’est-à-dire même s’il n’a pas tapé le sol, parce que ce qui compte c’est que de la poussière s’attache à ses mains.

110- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le sol de cette terre est un moyen pour l’ablution du musulman (c’est-à-dire pour le tayammoum) même si durant dix ans il ne trouve pas d’eau pour faire le woudou. Lorsqu’il trouve de l’eau qu’il craigne Allah et qu’il la fasse parvenir à sa peau », rapporté par Al-Bazzar, jugé sahih par Ibnou l-Qattan et Ad-Daraqoutniyy a jugé correct son ‘irsal, At-Tirmidhiyy rapporte ce qui est du même ordre d’après Abou Dharr et At-Tirmidhiyy l’a jugé sahih.

Ce hadith a été rapporté par l’intermédiaire de Abou Hourayrah, celui parmi les compagnons du prophète ﷺ qui a rapporté le plus de hadith.

Dans le hadith il y a eu le mot assa^id, les spécialistes de la langue ont dit assa^id, c’est la partie apparente de la terre, que ce soit de la terre ou autre tout comme l’a dit AzZajjaj et autres. Assa^id chez la plupart c’est la terre et chez certains imams de la langue, il s’agit de ce qui est apparent sur cette terre que ce soit de la terre ou autre même si c’est une pierre sur laquelle il n’y a pas de terre ou un rocher sur lequel il n’y a pas de terre.

Dans ce hadith nous comprenons que le musulman peut faire le tayammoum durant autant de temps que nécessaire même si c’est dix ans tant qu’il ne trouve pas d’eau il peut faire le tayammoum.

Dans sa parole « ‘Idha wajada l-ma », il n’y a qu’une preuve que dès lors qu’il trouve de l’eau ce sera un devoir pour lui que de l’utiliser pour son ablution. Donc si quelqu’un fait le tayammoum parce qu’il ne trouve pas d’eau, dès lors qu’il voit de l’eau alors son tayammoum est annulé. S’il fait le tayammoum parce qu’il n’a pas d’eau et qu’il a trouvé de l’eau avant de s’engager dans la prière son tayammoum sera annulé. A l’origine il faut utiliser de l’eau et le tayammoum c’est une solution de repli. Si quelqu’un fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau pour le woudou et qu’avant de s’engager dans la prière il voit de l’eau alors son tayammoum sera annulé en raison du hadith du messager ﷺ que nous venons de voir.

Ce n’est pas dans tous les cas que l’on fait le tayammoum parce qu’on ne trouve pas de l’eau. Parfois on fait le tayammoum parce que l’eau est nuisible. La parole du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Dès lors qu’il trouve de l’eau alors qu’il la fasse parvenir à sa peau », c’est une preuve que l’origine à la base on utilise de l’eau.

Le tayammoum ne lève pas le hadath, mais il rend permis l’accomplissement de la prière. Qu’est-ce qui lève l’état de hadath ? C’est l’eau. L’eau lève l’état du grand hadath et l’état du petit hadath. Comme l’a dit l’auteur le tayammoum ne lève pas le hadath, mais autorise l’accomplissement de la prière, c’est pour cela que celui qui fait le tayammoum il met l’intention de faire ce qui lui rend permis d’accomplir la prière. Pour cela, celui qui a été jounoub et qui a fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau, il devra faire le ghousl lorsqu’il va trouver de l’eau. Il en est de même pour tous les hadath que ce soit suite à la janabah, suite à des menstrues ou suite à des lochies. À partir de là on sait que le tayammoum il ne lève pas le hadath, mais il permet d’accomplir la prière.

Si l’endroit dans lequel il a fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau est un endroit où généralement on trouve de l’eau alors il devra refaire la prière qu’il avait faite avec ce tayammoum. Et lorsqu’il arrive à un endroit où il y a de l’eau et que le temps de la prière est fini, il va la rattraper.

Comme on a vu au début le sa^id, c’est-à-dire la surface de la terre est un moyen de faire le tayammoum pour le croyant.

Selon l’imam Ach-Chafi^iyy le tayammoum n’a lieu qu’avec de la terre, mais chez d’autres savants, il est valable de faire le tayammoum avec de la pierre. Chez l’imam Malik et l’imam Abou Hanifah, il est valable de faire le tayammoum avec de la pierre. Il s’agit ici de la pierre qui est naturelle et non pas ce qui a été cuit dans un four. Donc nous parlons des pierres naturelles qu’on trouve au bord des rivières ou des mers. Une telle pierre est valide pour faire le tayammoum. A l’origine dans ce sujet, c’est la parole de Allah « … » Ach-Chafi^iyy l’a expliqué comme étant la terre qui est pure et purificatrice. Alors que les trois autres imams Malik, Abou Hanifah et Ahmad ont expliqué assa^id comme étant tout ce que l’on peut trouver à la surface de la terre. Avec tout ce qui est à la surface de la terre, englobe de la terre poussiéreuse et des pierres.

Ach-Chafi^iyy a pris pour preuve que assa^id c’est uniquement la terre et non pas la pierre. La parole du prophète ﷺ qui signifie : « Toute la terre pour moi est un lieu de prière et le sol qui constitue de la terre à la surface est un moyen de purification ou un moyen pour faire le tayammoum ».

111- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, il a dit : « Deux hommes sont partis en voyage et lorsque le temps de la prière est arrivé ils n’avaient pas d’eau, ils ont fait le tayammoum, c’est-à-dire qu’ils ont utilisé la surface de la terre et ils ont fait la prière tous les deux. Ensuite ils ont trouvé de l’eau et c’était encore le temps de la prière. L’un d’entre eux a refait la prière et le woudou et l’autre ne l’a pas refaite. Puis ils sont partis voir le messager de Allah ﷺ et lui ont cité ce qu’ils ont fait et le messager a dit à celui qui n’a pas refait la prière : « Tu as agi conformément à la sounnah et ta prière aura suffi et au second il lui a dit tu auras une double récompense » », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

Dans le hadith il a été rapporté que deux hommes sont partis en voyage et ils n’avaient pas d’eau. La prière étant arrivée, ils n’avaient pas d’eau, ils ont fait le tayammoum puis la prière. Puis il s’est trouvé qu’ils ont pu avoir de l’eau, ils ont vu de l’eau alors que le temps de la prière n’était pas encore fini. Puis l’un d’entre eux a refait la prière et le woudou, en vérité il n’avait pas fait le woudou la première fois, mais il a fait le woudou parce que le tayammoum est un moyen qui permet de faire la prière. Le deuxième n’a pas refait la prière, puis ils sont partis voir le messager ﷺ, ils lui ont cité ce qu’ils avaient fait. Qu’est-ce qu’ils lui ont dit ? Que l’un des deux a refait et l’autre pas.

Le messager ﷺ a dit à celui qui n’a pas refait la prière « ‘Asabta s-sounnah » c’est-à-dire « Tu as fait exactement ce qu’il faut faire dans la Loi ». Donc il lui a dit ce qui signifie : « Tu as agi conformément à la sounnah », c’est-à-dire à ce qu’il faut faire selon la Loi de l’Islam et ta prière t’auras suffi, pourquoi ? Parce qu’il a bien fait la prière dans son temps parce qu’il n’avait pas trouvé d’eau et c’est ce qu’il fallait faire. Et il s’est adressé au second et le second ici c’est celui qui a refait la prière après avoir trouvé de l’eau. Il lui a dit ce qui signifie en français : « Tu auras le double de récompense, la récompense de la prière que tu as faite en faisant le tayammoum avec la terre et la récompense de la prière que tu as faite parce que tu as fait le woudou avec l’eau ».

112- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, à propos de la parole de Allah dans sourat An-Niça’ ‘ayah 43 ﴿وَإِن كُنتُم مَّرْضَىٰٓ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ﴾. Ach-Chafi^iyy a dit à ce sujet : « Allah a autorisé le tayammoum que dans deux cas, que dans deux situations ; la première c’est le voyage et le besoin de l’eau et l’autre c’est la maladie. Qu’est-ce qui est arrivé dans le hadith précédent ? Ils avaient besoin de faire la prière, le temps de la prière est arrivé, ils étaient en voyage, ils n’ont pas trouvé de l’eau. Donc du verset ainsi que du hadith, nous comprenons que Allah a autorisé le tayammoum dans le cas du voyage et de ne pas trouver de l’eau. Et le deuxième cas où le tayammoum est permis, c’est le cas de la maladie comme c’est cité dans le même verset « Si quelqu’un est malade de certaines maladies alors il fait le tayammoum ». Nous parlons de la maladie avec laquelle l’usage de l’eau est éprouvant. Que la personne soit malade d’une certaine maladie et quelle trouve de l’eau que ça lui est nuisible, elle fait le tayammoum. Qu’elle soit malade ou en voyage ou qu’elle trouve de l’eau ou pas, si elle est malade elle a cette autorisation, quel que soit le cas où elle se trouve. Il a dit « Si l’homme avait des blessures ou d’autres sortes de maladies de la peau et qu’il se retrouve jounoub et qu’il craint de mourir s’il se lavait pour le ghousl alors il fait le tayammoum tout comme cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy.

Ibnou ^Abbas a donné un exemple pour illustrer le verset : si quelqu’un est atteint de blessures par exemple quand il est dans une situation particulière ou bien des sortes d’ulcères ou des blessures au niveau du corps, la peau qui est atteinte comme certaines maladies de la peau. Dans le cas où il se retrouver jounoub et qu’il craint s’il utilise de l’eau de mourir à cause de cette maladie qu’il a, qu’est-ce qu’il fait dans ce cas-là ? Il fait le tayammoum. Ce hadith a été rapporté mawqouf c’est-à-dire avec une chaine de transmission qui arrive jusqu’à Ibnou ^Abbas par Ad-Daraqoutniyy et certains l’ont rapporté avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’au prophète ﷺ.

Ce hadith comporte la preuve du caractère légal de faire le tayammoum pour celui qui est jounoub s’il craint de mourir.

Le fait que Ibnou ^Abbas ait mentionné ces deux types de maladies comme les blessures et il a cité la varicelle ou les maladies de cet ordre, ce n’est qu’un exemple qu’il a donné parce que par ailleurs toutes maladies qui est éprouvantes pour la personne permet de faire le tayammoum pas uniquement celles qu’il a cité.

113- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit « J’ai eu un os qui s’est cassé, j’ai demandé au messager de Allah ﷺ qu’est-ce que je pouvais faire, il m’a ordonné de passer la main mouillée sur ce qui couvre ma blessure », rapporté par Ibnou Majah avec une chaine de transmission.

^Aliyy a parlé, il a eu une fracture dans un des membres du woudou. Donc il a posé la question au messager de Allah ﷺ qu’est-ce qu’il pouvait faire pour le woudou alors qu’il a cette fracture. Il a posé la question au messager de Allah ﷺ sur ce qu’il devait faire pour le woudou et le messager lui a donné l’ordre de passer la main mouillée sur l’attelle, c’est-à-dire ce qui recouvre le membre fracturé et c’est ainsi que le croyant il convient qu’il fasse pour le woudou quand il a une attelle, c’est de passer la main mouillée sur l’attelle.

Les savants ont divergé à propos de l’attelle, l’imam Malik a dit : « Si la majeure partie du corps n’est pas recouvert de l’équivalent de ce que l’on appelle aujourd’hui un plâtre, une attelle en général. Si la majeure partie du corps est saine alors il passe la main mouillée sur son attelle et il n’a pas besoin de faire le tayammoum ».

Selon l’imam Malik si la majeure partie du corps n’est pas recouverte de l’attelle, mais pas de plâtre sur la majeure partie. Que la majeure partie de son corps est saine, mais qu’il a une attelle que sur une petite partie, selon Malik il lave la partie qui n’est pas couverte et il passe la main mouillée sur ce qui est couvert et il n’a pas besoin de faire le tayammoum, il n’a pas besoin de refaire la prière.

Selon l’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée, il faut qu’il passe la main mouillée sur l’attelle et il faut qu’il fasse le tayammoum. Selon l’imam Ach-Chafi^iyy, il passe la main mouillée au lieu de laver la partie qui est saine et qui est couverte par l’attelle et il fait le tayammoum au lieu de laver la partie malade qui est couverte par l’attelle.

Comme c’était le cas de notre maître ^Aliyy que l’attelle a été placée au niveau de sa main et de son avant-bras. Il va passer la main mouillée sur l’attelle au lieu de laver la partie saine qui a été couverte par l’attelle. Même si la fracture est à l’extrémité au niveau de la paume de la main, l’attelle pour qu’elle tienne, nécessairement va recouvrir une partie qui est saine, qui n’est pas fracturée, qui n’est pas malade ici. C’est pour cela que chez l’imam Ach-Chafi^iyy, il passe la main mouillée sur l’attelle pour remplacer le lavage de la partie qui est saine, mais qui s’est retrouvée recouverte par l’attelle et il fait le tayammoum au lieu de laver la partie malade qui s’est retrouvée recouverte par l’attelle.

114- D’après Jabir que Allah l’agrée, il a dit à propos de l’homme qui a eu une blessure et qui a fait le ghousl puis qui est mort : « Ce qui aurait suffi c’est de faire le tayammoum, de recouvrir sa blessure par un tissu et de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps », rapporté par Abou Dawoud avec une chaine de transmission qui comporte une faiblesse et il y a divergence à propos de celui qui le rapporte.

Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy que Allah l’agrée, rapporte ce qui s’est passé avec cet homme qui a eu une blessure à la tête. Cet homme qu’est-ce qui lui est arrivé ? Il s’est retrouvé jounoub et il a fait le ghousl. À cause de ce lavage, à cause de ce ghousl il est mort. Qu’est-ce que Jabir a dit ? Il a dit : « Ce qui aurait été suffisant c’est qu’il fasse le tayammoum. C’est de recouvrir sa blessure par un tissu, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps ». Le hadith de Jabir est une preuve que la personne peut faire en même temps les trois, c’est-à-dire le tayammoum, le passage de la main mouillée et le lavage. Preuve est qu’il a dit qu’il aurait pu se suffire de faire le tayammoum et ce en présence de ce qui est malade et recouvert par le tissu, la partie blessée de sa tête. Ce qui aurait été suffisant pour lui, c’est de faire le tayammoum, de recouvrir sa blessure en mettant un tissu, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps. La blessure était au niveau de sa tête. S’il était incapable de faire parvenir l’eau jusqu’à sa blessure alors il fait le tayammoum et il passe la main mouillée sur ce qui est couvert.

Du hadith du prophète ﷺ nous comprenons que s’il y avait un des membres du woudouquiétait blessé il doit faire le tayammoum. Et le reste du corps qui n’est pas recouvert, il va le laver, il va rependre de l’eau dessus.

Cet homme avait une blessure au niveau de la tête, qu’est ce qui est obligatoire ? C’est de faire le ghousl et comme il était blessé il n’a pas pu faire le ghousl. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Mettre un bout de tissu et passer la main mouillée dessus. Ce hadith fait suite à un évènement particulier tout comme ça été rapporté par Abou Dawoud.

Jabir rapporte il a dit : « Nous étions partis en voyage et l’un d’entre nous a été atteint par une pierre. Donc une pierre l’a blessé à la tête et quand il s’est endormi il a fait un rêve érotique et il a émis du maniyy. Il a demandé à ses compagnons, il leur a dit : « Est-ce que vous savez si j’ai une autorisation pour faire le tayammoum ? », ils lui ont dit : « Nous ne pensons pas que tu aies une autorisation pour faire le tayammoum alors que tu peux utiliser de l’eau » Il s’est lavé et il est mort ». Jabir poursuit, il a dit : « Lorsque nous étions arrivés auprès du messager de Allah ﷺ on lui annonça cela, il a dit ce qui signifie : « Ils l’ont tué, que Dieu les rétribue pour cela ». Le messager ﷺ a fait donc une invocation contre eux parce qu’ils lui ont donné un avis sans science. Il a fait une invocation contre eux, puis il a dit ce qui signifie : « Pourquoi n’ont-ils pas posé la question quand ils ne savent pas ? », Celui qui ne sait pas son remède c’est de poser la question, c’est-à-dire de s’adresser aux gens de science. Et le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Ce qui aurait été suffisant c’est qu’il fasse le tayammoum, qu’il recouvre la blessure avec un tissu, puis qu’il passe la main mouillée dessus et qu’il lave le reste de son corps », jusqu’à la fin du hadith.

115- D’après Ibnou ^Abbas que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, il a dit : « C’est une sounnah que de faire avec le tayammoum une seule prière, puis de faire le tayammoum pour la prière suivante », rapporté par Ad-Daraqoutniyy avec une chaine de transmission très faible.

D’après Ibnou Ibnou ^Abbas que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, il a dit : « C’est une sounnah » c’est-à-dire une tradition prophétique, une tradition du prophète ﷺ et ce qui est visé là c’est-à-dire que c’est la voie du prophète, c’est sa Loi qu’un homme n’accomplisse pas, ici il s’agit d’un homme tout comme une femme n’accomplissent pas plus d’une prière avec un même tayammoum. Puis il fait le tayammoum pour la prière obligatoire suivante. C’est pour cela que les gens de science ont dit : « Qu’à travers le tayammoum la personne peut faire une prière obligatoire et autant qu’elle veut de prière surérogatoire ».

C’est ainsi que nous avons su que l’eau est utile pour lever le hadath et que c’est ça l’origine pour la purification et que le tayammoum est un moyen de s’autoriser, de se rendre permis l’accomplissement de la prière.

Suite Woudouu’ et istinjaa’

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 15, 2021
  1. Quelle est la manière recommandée de passer les mains mouillées sur les oreilles dans le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur les oreilles à trois reprises sur la partie apparente et sur la partie qui ne l’est pas avec une eau différente de celle qui a été utilisée auparavant. La manière de faire c’est d’introduire les index dans le trou de l’oreille, puis de les faire passer sur les plis de l’oreille. Ensuite, passer les pouces sur la partie des oreilles qui sont du côté de la tête et la troisième étape est d’accoler les paumes des mains mouillées sur les oreilles.

  1. Quel est le jugement de passer le doigt entre les orteils ?

Il est recommandé de passer un doigt entre les orteils des deux pieds, preuve en est le hadith de At-Tirmidhiyy qui signifie : « Passe ton doigt entre tes orteils ». Il a dit : « Il est recommandé de faire passer son auriculaire de la main gauche en partant du bas des orteils, en commençant avec le plus petit orteil du pied droit et en finissant avec le plus petit orteil du pied gauche. »

  1. Est-il valide de passer la main mouillée sur les pieds et pas sur les khouff, les bottines pour le woudou’ ?

Il n’est pas valide de passer la main mouillée sur les pieds pendant le woudou’ au lieu de les laver. Il n’y a pas de preuve en cela dans le verset en récitant ﴿وَأَرْجُلِكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾ avec une kasrah sous le lam, parce que cette kasrah ici, c’est ce que l’on appelle une kasrah pour le voisinage parce que le mot وَأَرْجُلِكُمْ est au voisinage d’un mot qui est avec une kasrah بِرُءُوسِكُمْ . Donc en raison de ce voisinage il y a une des deux récitations de ce verset où on peut réciter avec la kasrah, cela ne veut pas dire pour autant : passez vos mains mouillées sur vos pieds tout comme vous passez vos mains mouillées sur la tête. Ceci est dans le verset :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière alors lavez vos visages, vos mains et avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et vos pieds jusqu’aux chevilles ». Concernant et vos pieds jusqu’aux chevilles, il y a une récitation ou on récite وَأَرْجُلِكُمْ mais c’est une récitation avec une kasrah sous le lam en raison d’un voisinage avec un autre mot qui lui comporte une kasrah tout comme dans le hadith du Prophète ﷺ :

لَوْ دَخَلُوا جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ لَدَخَلْتُمُوه

Qui signifie : « S’ils entraient dans la tanière d’un dabb, une vieille tanière, vous les auriez suivis ».  Le dabb c’est un animal comestible de la famille des reptiles, il a une queue qui est rude et al-jouhr c’est sa tanière, son refuge. Donc la preuve ici qu’il y a cette kasrah pour le voisinage c’est ce hadith du prophète à propos de ce dabb, ce reptile qui est comestible : al-jouhr c’est ce que l’on appelle « maf^oul bihi », c’est-à-dire un complément d’objet direct et il est mansoub dans la langue arabe. Le complément d’objet direct, il est toujours avec une fat-hah.  C’est un nom qui a un qualificatif et خَرِبٍ c’est justement l’attribut de ce jouhr, de ce refuge, il est appelé un qualificatif النعت et le qualificatif s’accorde avec ce qu’il qualifie dans la grammaire, c’est-à-dire du point de vue grammatical, il est mansoub avec une fat-hah. Mais le Prophète n’a pas dit جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبًا avec la fat-hah sur le ba’ de خَرِب . Le Prophète a dit : جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ donc le mot خَرِبٍ est venu avec un tanwin kasrah en raison de son voisinage parce que c’est un mot qui est au voisinage du mot ضَبٍّ qui lui est majrour avec une kasrah. Il en est de même pour le mot أَرْجُلِكُمْ  qui est majrour selon une récitation, car il est au voisinage de رُءُوسِكُمْ qui a une kasrah. Normalement أَرْجُلِكُمْ est mansoub grammaticalement, car c’est un «maf^oul bihi» mais à cause du voisinage, il est avec une kasrah. Ce qui est à retenir de ce que nous venons de dire jusqu’ici, c’est que le mot الرِّجْلُ, le pied c’est un membre qui est à laver et on ne passe pas simplement la main mouillée dessus pour le woudou’. Certains savants ont dit que le pied est un membre sur lequel on passe la main mouillée mais cela est expliqué dans le cas où il est recouvert par un khouff. Ils ont dit : passez la main mouillée sur votre tête et sur les pieds lorsque vous portez des khouff, des bottines, avec les conditions indiquées par les savants de jurisprudence. Les deux manières de réciter, celle avec la fat-hah et celle avec la kasrah sont toutes deux authentifiées et confirmées du Messager de Allah .

  1. Cite certaines choses déconseillées pour le woudou’.

Il est déconseillé de ne pas dire bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim au début, de laver le membre gauche avant le membre droit, de gaspiller de l’eau pendant le woudou’, de laver un membre plus de trois fois, de laver moins de trois fois comme en se limitant à deux fois et il est déconseillé de prononcer des paroles qui ne comportent pas de bien au moment de faire le woudou’.

  1. Parle du gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’.

Le gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’ est déconseillé, elle enlève la récompense du woudou’ et elle a un effet sur la récompense de la prière. En effet, le Prophète ﷺ, très souvent, faisait le woudou’ avec un moudd et le moudd c’est le plein de deux mains jointes de taille moyenne. Il arrivait parfois que le Prophète ﷺ utilise jusqu’à six moudd. Ainsi, si la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ est d’un moudd ou va jusqu’ à 6 moudd, ceci est conforme à la pratique du Messager ﷺ.

  1. Qu’est-il recommandé de dire lorsque l’on finit de faire le woudou’ ?

Il recommandé au musulman, après avoir fini le woudou’, de se diriger vers la qiblah, de lever le regard vers le haut et de dire cette parole :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

 اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ لِقَوْلِهِ

Qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui Seul Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. ». Preuve en est la parole du Prophète ﷺ :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ يَتَوَضَّأُ فَيُسْبِغُ الْوُضُوءَ ثُمَّ يَقُولُ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ إِلَّا فُتِحَتْ لَهُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةُ يَدْخُلُ مِنْ أَيِّهَا شَاءَ

Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous qui fasse le woudou’, qui le fasse de la manière parfaite, puis qui dise cette invocation :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

sans qu’il ne lui soit ouvert les huit portes du paradis. Il y entrera par n’importe laquelle des portes qu’il voudra. » rapporté par Mouslim. Et At-Tirmidhiyy a rajouté dans sa version :

اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ

  1. Quelles sont les conditions pour pouvoir passer la main mouillée sur les khouff ?

Il est permis de passer la main mouillée sur les bottines, les khouff, pour le woudou’ au lieu de laver les pieds sous cinq conditions :

  1. Les deux khouff doivent être purs,
  2. Les khouff, les bottines, doivent cacher la totalité du pied, chevilles comprises, de tous les côtés c’est-à-dire de la partie latérale et en bas mais pas forcément par le haut,
  3. Il faut que l’on puisse marcher avec pour les besoins d’un voyageur,
  4. Les khouff doivent être imperméables à l’eau,
  5. Chausser les bottines après avoir terminé la totalité de sa purification, c’est-à-dire après avoir fini le woudou’.
  1. Quelle est la manière recommandée pour passer la main mouillée sur le khouff ?

La sounnah est de passer la main mouillée sur le dessus du khouff, de la bottine, et par dessous du khouff une fois seulement avec de l’eau. Il pose sa main droite au niveau de ses orteils par en haut et la main gauche sous son talon c’est-à-dire l’arrière du pied puis il fait passer sa main droite de l’avant des orteils vers la jambe et la main gauche de dessous le talon jusqu’aux orteils par en bas et il écarte un peu les doigts pour cela. 

  1. Quelle est la durée de l’autorisation de passer la main mouillée sur les khouff ?

Celui qui est en voyage, d’un voyage qui permet de raccourcir la prière, peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée durant trois jours nuits comprises. Celui qui est résident, peut bénéficier de cette autorisation pendant un jour et une nuit. En raison du hadith de Mouslim d’après Chourayh fils de Hani’ qui a dit : « J’ai interrogé ^Aliyy Ibn Abi Talib à propos du passage des mains mouillées sur les bottines, les khouff, il m’a répondu que le Messager de Allah ﷺ a autorisé trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident et celui qui fait un voyage dans lequel il est désobéissant, il a la même autorisation que celui qui est résident. » La durée est comptabilisée à partir du moment où il rompt son woudou’ après avoir mis les khouff et non pas à partir du moment où il s’est chaussé, ni à partir du moment où il a passé la main mouillée la première fois dessus.

  1. Que fait celui qui veut faire le woudou’ ou le ghousl et qu’il y avait un de ses membres qui était malade, que l’eau lui est nuisible et qu’il n’avait pas de pansement sur son membre malade ?

S’il n’avait pas de pansement ou d’attelle sur la partie malade, il devra faire le tayammoum pour le visage et les mains et laver les membres qui sont sains. Il n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement où il y a la maladie, et ce n’est pas un devoir pour lui de refaire la prière lorsqu’il guérira.

  1. Comment faire le woudou’ pour celui qui avait la maladie sur la main et qui n’avait pas de pansement dessus ?

Celui qui fait le woudou’, il lave le visage avec l’intention de faire le woudou’, ensuite il fait le tayammoum pour le visage et les mains avec une terre qui est purificatrice puis lave l’emplacement qui est sain de ses mains et de ses avant-bras. Pour ce qui est de l’emplacement qui est malade, il ne le lave pas parce que l’eau lui est préjudiciable. Il ne passe pas la main mouillée dessus non plus parce qu’il n’y a pas de pansement, ni d’attelle dessus puis il poursuit son woudou’, il passe la main mouillée sur la tête et se lave les pieds.

  1. Comment fait le ghousl celui qui est jounoub, qui a un de ses membres malade et qui n’avait pas sur l’emplacement de la maladie de pansement ni d’attelle ?

Il fait le tayammoum.  Les membres du tayammoum sont le visage et les mains avec les avant-bras puis il lave la partie qui est saine de son corps et ce n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement de la maladie parce qu’il n’y a pas d’attelle ou de pansement dessus. Ce n’est pas un devoir non plus de laver cette partie qui est malade parce que l’eau lui est préjudiciable et il ne lui est pas un devoir de refaire la prière quand il sera guéri.

  1. Que fait celui qui a mis un pansement comme un sparadrap sur un emplacement malade et qui voulait faire le woudou’ ou le ghousl ?

Celui qui a mis quelque chose qui cache l’emplacement de la maladie et qu’il lui est préjudiciable de l’enlever et de laver ce qui est recouvert, soit par l’aggravation de la maladie, soit par le retard de la guérison : il va laver ce qui est sain de son corps, il va passer la main mouillée sur la partie qui est malade et recouverte avec une attelle ou un pansement et il fait le tayammoum avec de la terre. Pourquoi passe-t-il sa main mouillée sur le pansement ? Parce que cela remplace le lavage de la partie saine de son corps mais qui a été recouverte par le pansement et qui a empêché l’eau d’y parvenir et le tayammoum c’est ce qui remplace le lavage de la partie qui est malade.

  1. Est-il est un devoir de refaire la prière pour celui qui a posé un pansement ou une attelle sur l’emplacement malade et qui par la suite a fait le woudou’ et la prière ?

S’il a posé le pansement sur un membre qui ne fait pas partie des membres du tayammoum, à savoir le visage, les mains et les avant-bras, comme s’il avait mis son pansement sur le pied : s’il était en état de purification, c’est-à-dire qu’il avait son woudou’, alors il ne devra pas refaire la prière quand il va guérir et quand il enlèvera le pansement.  En revanche, s’il a posé cette attelle ou ce pansement sur un autre membre que les membres du tayammoum alors qu’il n’avait pas le woudou’, il devra refaire par la suite quand il guérira les prières. Par contre, s’il a posé l’attelle ou le pansement sur un des membres du tayammoum comme la main, il devra refaire la prière après l’avoir enlevé c’est-à-dire quand il guérira.

  1. Cite ce qui annule le woudou’ ?

Ce qui annule le woudou’ c’est ce qui sort des orifices inférieurs, antérieurs ou postérieurs comme l’urine ou les gaz mais pas le maniyy. Le fait de toucher le sexe d’un humain ou l’anus avec l’intérieur des paumes de ses mains par contact direct, peau contre peau et pour un homme de toucher la peau d’une femme ‘ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas une mahram et qui est désirable, peau contre peau c’est-à-dire par le contact direct. La dernière chose qu’il cite c’est la perte de conscience c’est-à-dire la perte du discernement par une folie ou ce qui est de cet ordre ou un sommeil, mais pas le cas de celui qui s’est endormi en étant assis bien calé sur son postérieur, sur le siège qu’il occupe comme la terre ou le dos d’une monture, dans ce cas-là son woudou’ n’est pas annulé parce qu’il est sauf de la sortie de gaz ou ce qui est de cet ordre. Quant à celui sur qui est tombée une najaçah, une substance impure selon la loi de l’Islam, comme sur la main par exemple, cela n’annule pas le woudou’ selon l’unanimité des faqih.

  1. Quel est le jugement de celui qui s’est assuré avec certitude qu’il a fait le woudou’ mais il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas par la suite ?

S’il était certain d’avoir fait le woudou’ et qu’il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas après l’avoir fait, alors il considère qu’il a le woudou’. En revanche, s’il était certain qu’il n’avait pas le woudou’ et il a douté simplement sur le fait qu’il ait fait le woudou’ ou pas par la suite, alors il ne se considère pas comme ayant le woudou’.

  1. Qu’est-ce que l’istinja’ ?

L’istinja’ c’est le fait d’éliminer la najaçah, la substance impure selon la loi de l’Islam, de son orifice inférieur, antérieur ou postérieur après avoir fait ses besoins.

  1. De quoi fait-on l’istinja’ et avec quoi le fait-on ?

C’est un devoir de faire l’istinja’ suite à l’émission de toute substance impure selon la loi de l’Islam lorsqu’elle est humide, si elle sort de l’orifice inférieur, antérieur ou postérieur. On fait l’istinja’ avec de l’eau ou avec quelque chose qui est capable d’ôter la substance impure, quelque chose qui soit pur, quelque chose qui soit solide et qui ne soit pas respectable comme une pierre ou une serviette en papier ou en tissu.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas capable d’ôter la substance ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas capable d’éliminer la substance comme par exemple du verre ou du sable.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec quelque chose d’impur ou quelque chose qui a été rendue impure ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui est impure selon la loi de l’Islam comme la matière fécale d’un animal, ni avec quelque chose qui a été rendue impure comme une pierre salie par de l’urine.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide comme un chiffon humide ou une serviette en papier qui est humide.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas sèche et solide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas solide comme de la boue qui s’est agglomérée.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec ce qui est respectable ?

Il est interdit de faire l’istinja’ avait quelque chose de respectable comme du pain. Pour ce qui est de l’istinja’ avec des feuilles sur lesquelles il y a de la Science de la religion c’est de l’apostasie et de la mécréance si la personne est au courant de ce qu’il y a sur ces feuilles.

  1. Parle de la manière de faire l’istinja’ avec de l’eau et la manière de faire l’istinja’ avec de la pierre.

L’istinja’ avec de l’eau a lieu en versant de l’eau jusqu’à ce que l’endroit soit purifié. Pour ce qui est de l’istinja’ avec la pierre, c’est en passant trois fois la pierre ou plus sur l’endroit à nettoyer jusqu’à ce qu’il soit nettoyé même s’il reste des traces.

  1. Cite certains actes recommandés et certains actes déconseillés pour l’istinja’.

Il est recommandé de rapprocher sa jambe droite de son tronc, en étant accroupi, en s’appuyant sur son pied gauche lorsque l’on est assis parce que ceci est plus facile pour faire sortir ce qui va sortir. Il est déconseillé d’uriner debout, sauf s’il y a une excuse. Il ne parle pas par respect sauf s’il y a une nécessité, ni avec des paroles communes, ni avec des évocations de Dieu. S’il éternue, il loue Allah par son cœur et non pas par sa langue. Il ne fait pas l’istinja’ avec la main droite en raison du hadith de Mouslim d’après Salman qui a dit que le Messager de Allah ﷺ nous a défendu de faire l’istinja’ de la main droite. S’il le fait quand même c’est valide mais c’est déconseillé. Il est recommandé de faire al-‘istibra’. Al-‘istibra’ consiste à faire sortir le reste de l’urine après que le flux soit arrêté c’est à dire c’est recommandé dans le cas où il ne craint pas qu’il descende seul. Comment le fait-il sortir ? En se raclant la gorge ou ce qui est de cet ordre. En revanche, s’il craint que le reste de l’urine sorte suite à un effort ou autre alors c’est un devoir de faire l’‘istibra’. Il secoue la verge à trois reprises en raison du hadith du Prophète ﷺ :

إِذَا بَالَ أَحَدُكُمْ فَلْيَنْتُرْ ذَكَرَهُ ثَلاثَ مَرَّاتٍ

Ce qui signifie « Si l’un d’entre vous urine alors qu’il secoue à trois reprises la verge. », hadith rapporté par Ibn Majah. Il convient qu’il mette l’intention de faire l’istinja’ et qu’il accomplisse des actes recommandés et qu’il délaisse les actes déconseillés pour obtenir la récompense de la part de Dieu.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’urine ?

Si l’urine a séché ou si elle a dépassé le gland, il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’émission des selles ?

Si les selles ont séché ou qu’elles ont dépassé les parties accolées des deux fesses dans la position debout, alors il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Qu’est-il recommandé de dire en entrant pour celui qui veut aller faire ses besoins et qu’est-il recommandé de dire en sortant de l’endroit où il fait ses besoins ?

Il est recommandé d’entrer à l’endroit où l’on fait ses besoins avec le pied gauche et d’en sortir avec le pied droit. Il est recommandé de dire :

بِسْمِ اللَّهِ اللَّهُمَّ إِنِّى أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ

Ce qui signifie : « Je demande à ce que Allah me préserve de la nuisance des démons mâles et femelles. » La basmalah, la parole bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim c’est pour être voilé des yeux des jinns. Il est recommandé de dire lorsqu’il sort de là où il faisait ses besoins :

غُفْرَانَكَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَذْهَبَ عَنِّىَ الأَذَى وَعَافَانِى

C’est à dire : « Je remercie Allah d’avoir évacué de mon corps ce qui, s’il était resté à l’intérieur, aurait été une cause de nuisance pour moi et qui a fait que je garde ma bonne santé. ».

Q & R Purification : Le wouDouu’

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2021
  1. Qu’est-ce que la purification ?

La purification c’est de faire ce qui rend la prière permise à savoir le woudou’, le ghousl, le tayammoum ou l’élimination de najaçah.

  1. Quelle est la preuve qu’il n’est valide de lever un état de hadath et d’éliminer une substance impure qu’avec de l’eau purificatrice ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat An-Niça’ :

﴿فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا﴾

Ce qui signifie : « lorsque vous ne trouvez pas d’eau alors faites le tayammoum ».

Et le Messager de Allah ﷺ, lorsque le campagnard avait uriné dans la mosquée, il a dit :

صُبُّوا عَلَيْهِ ذَنُوبًا مِنْ مَاءٍ

Ce qui signifie : « versez dessus un seau rempli d’eau », tout comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. L’ordre ici est pour indiquer l’obligation. Si autre que l’eau pouvait lever le hadath ou éliminer la substance impure, il n’aurait pas été un devoir de laver l’urine avec de l’eau, ni de faire le tayammoum quand on n’en dispose pas.

  1. Quelles sont les différentes eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification ?

Les eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification sont au nombre de sept : l’eau de la pluie, l’eau de la mer, l’eau de la rivière, l’eau du puit, l’eau de source, l’eau de la neige et l’eau de la grêle, c’est-à-dire l’eau qui est obtenue après leurs fontes respectives.

  1. Qu’est-ce que le woudou’ ?

Le woudou’, c’est utiliser l’eau sur des membres bien particuliers en commençant avec l’intention. Le woudou’ est une condition pour la validité de la prière en raison de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière, alors lavez vos visages, vos mains ainsi que vos avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et lavez vos pieds jusqu’aux chevilles ».

  1. Cite un hadith qui indique le mérite du woudou’.

An-Naça’iyy a rapporté dans ses Sounan que le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَنْ تَوَضَّأَ كَمَا أُمِرَ وَصَلَّى كَمَا أُمِرَ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

Ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou’ tout comme il en a reçu l’ordre, puis a fait la prière tout comme il en a reçu l’ordre, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs », c’est-à-dire les petits péchés, même s’il en avait commis des milliers et des milliers. Ces petits péchés ne seront effacés par le woudou’ que pour celui qui l’aura fait parfaitement, c’est-à-dire d’un woudou’ qui est conforme au woudou’ du Messager de Allah ﷺ. Ainsi, il convient de ne pas gaspiller l’eau utilisée pour le woudou’, ne pas laver plus que trois fois chaque membre, ne prononcer pendant le woudou’ que des paroles de bien, évoquer le nom de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, au tout début du woudou’, se laver les membres en passant la main avec ad-dalk sur tous les membres, passer la main mouillée sur la totalité de sa tête, que l’intention soit pour rechercher l’agrément de Dieu, comme en disant par le cœur : je fais le woudou’ par recherche de l’agrément de Allah et que l’eau soit d’une source licite qu’il est permis d’utiliser.

  1. Cite les piliers du woudou’.

Les piliers du woudou’ sont au nombre de six : l’intention, le fait de se laver le visage, le fait de se laver les mains jusqu’aux coudes, avant-bras et coudes compris, passer la main mouillée sur une partie de la tête, laver les pieds jusqu’aux chevilles et respecter l’ordre. Le pilier fait partie du woudou’ et sans lui, le woudou’ n’est pas valide.

  1. Cite quelques actes recommandés du woudou’.

Parmi les actes recommandés du woudou’ il y a la tasmiyah, c’est-à-dire le fait de dire bismilLah au moment de laver les mains, laver les mains trois fois, utiliser le siwak, se rincer la bouche, inspirer de l’eau et se moucher, le triplement du lavage des membres, commencer par la droite avant la gauche pour ce qui est des mains, des avants bras et des pieds, passer les doigts entre les doigts de la main et les orteils, passer les mains mouillées sur les oreilles, la partie apparente et la partie cachée, passer la main mouillée sur la totalité de la tête, utiliser peu d’eau, passer la main sur les membres pour les laver, laver un membre avant que le précédent ne sèche, faire la ghourrah, il s’agit de laver au-delà de la limite obligatoire du visage de tous les côtés, et at-tahjil, c’est-à-dire laver au-delà de la limite obligatoire des avants bras et des pieds.

  1. Parle de la manière de faire le woudou’ qui soit conforme à la sounnah.

Lorsque la personne s’apprête à faire le woudou’, elle commence son woudou’ avec l’intention d’être récompensée pour les actes recommandés qui précèdent le lavage du visage. Elle dit par exemple par son cœur : j’accomplis les actes recommandés du woudou’ pour me rapprocher de l’agrément de Dieu. Il est également recommandé de se diriger vers la qiblah, de se laver les mains trois fois en passant les doigts entres les doigts de l’autre main et d’évoquer le nom de Allah au moment de laver les paumes des mains. Délaisser l’évocation du nom de Dieu, la tasmiyah, pour le woudou’ est déconseillé. Quant à celui qui oublie de dire la tasmiyah au début de son woudou’ et qu’il s’en rappelle pendant le woudou’, il la récite en disant : bismilLahi ‘awwalahou wa ‘akhirah, qui signifie : par le nom de Allah au début et à la fin. Il est également recommandé d’utiliser peu d’eau pour le woudou’ et après avoir lavé les mains, il est recommandé d’utiliser le siwak, le frottoir à dents, puis de se rincer la bouche et le nez à trois reprises en remplissant le creux de la main avec de l’eau et en introduisant l’eau dans la bouche et le nez, ensuite cracher et se moucher. Il est recommandé de faire cela avec exagération c’est-à-dire de faire parvenir l’eau au fond de la bouche et des deux côtés des dents lorsque l’on se rince la bouche et d’inspirer l’eau jusqu’à la faire parvenir à la limite du point de nasalisation, al-khaychoum, excepté durant le jeûne. Et il est recommandé de dire les deux témoignages :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

et de les répéter pendant le woudou’. Il est déconseillé de parler le langage des gens dans lequel il n’y a pas de bien. Par la suite, il est recommandé de mettre l’intention dans le cœur au tout début du lavage du visage sans que ce soit une condition de le dire par la bouche : je fais le woudou’ pour gagner des récompenses de la part de Dieu, puis laver le visage c’est-à-dire la partie apparente du visage à trois reprises. Il est recommandé de commencer à laver le visage par la partie haute du visage. Parmi les choses qu’il est un devoir de laver du visage, il y a la partie rouge qui apparait des lèvres lorsque la bouche est fermée et la partie apparente des paupières lorsqu’elles sont fermées. Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de l’œil ni l’intérieur de la bouche, ni l’intérieur du nez. Pour ce qui est de la limite du visage, du point de vue de la longueur, elle débute là où les cheveux commencent à pousser chez la plupart des gens et elle va jusqu’au menton qui est la partie la plus basse de la mâchoire inférieure sur laquelle pousse les dents du bas. Pour ce qui est de la largeur, elle est du tragus d’une oreille à l’autre tragus, mais le tragus ne rentre dans ce qu’il est un devoir de laver.

S’il y a une légère pilosité sur le visage, il est un devoir de la laver et de faire parvenir l’eau jusqu’à la peau. En revanche, si la pilosité est épaisse, il n’y a pas d’astreinte à laver ce qui est à l’intérieur excepté pour ce qui suit : les sourcils, la moustache, les poils qui poussent sous la lèvre inférieure, les cils qui sont les poils qui poussent sur les limites des paupières, les poils qui poussent sur les fronts et les poils qui poussent sur la partie latérale du visage, au niveau des oreilles. Toutes ces parties citées, il est un devoir d’en laver l’intérieur même si la pilosité est épaisse. Ce qui est épais, c’est ce dont on ne voit pas la peau à travers et ce qui est léger c’est le contraire. Si la barbe pousse vers le bas à partir du côté du menton et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de faire couler l’eau sur la partie apparente et il est recommandé d’introduire les doigts des mains dans la barbe épaisse à partir du bas de la barbe. Il est également de recommandé de faire al-ghourrah, c’est-à-dire de laver une partie de ce qui entoure le visage. Ensuite il est recommandé de laver les mains et les avants bras à trois reprises, coudes compris, avec ce qu’il y a dessus comme pilosité et ongles en commençant par l’extrémité de la main, les doigts, et de laver la main droite avant la main gauche : commencer par la gauche est déconseillé. Il est recommandé de croiser les doigts des deux mains à chaque lavage et de passer la main en même temps que l’on passe l’eau, c’est-à-dire de l’accompagner avec la main sur le membre à laver. Il est recommandé de faire à la suite c’est-à-dire de laver un membre avant que le précédent ne sèche. Il est recommandé de faire at-tahjil c’est-à-dire de laver au-delà de la limite du coude mais de ne pas laver l’épaule.

Ensuite, passer la main mouillée sur une partie de la tête à titre d’obligation. Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête en commençant par l’avant de la tête, en posant ses deux mains dessus. Coller bout à bout les deux index, l’index de la main droite et l’index de la main gauche, poser les pouces sur les tempes dont les emplacements sont entre l’œil et l’oreille, puis faire passer les mains de l’avant de la tête vers l’arrière puis les ramener à la position initiale. Faire cela à trois reprises. Ensuite, passer la main mouillée sur les oreilles c’est-à-dire la partie apparente qui correspond à ce qui est du côté de la tête et la partie intérieure qui est du côté du visage avec une nouvelle eau. La manière recommandée de faire est de suivre avec ses deux index les plis de l’oreille et de passer le pouce sur la partie apparente qui est du côté de la tête, ensuite d’introduire les deux index dans la trompe, puis après avoir sorti l’index, poser les paumes des mains mouillées sur les oreilles. Ensuite laver les pieds avec les chevilles à trois reprises et ce qu’il y a sur les pieds comme pilosité, ongles et fissure. Les chevilles, ce sont les deux os protubérants des deux côtés du pied au point de rencontre entre le pied et la jambe. Il est recommandé de laver un peu au-dessus des chevilles, et de passer entre les orteils l’auriculaire de la main gauche à partir du bas des orteils en commençant par le petit doigt du pied droit et en terminant avec le petit orteil du pied gauche. Il est recommandé d’utiliser la main gauche pour laver les pieds. Après avoir fini le woudou’, il est recommandé de se diriger vers la qiblah et de lever le regard vers le haut et de dire :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ

Ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu Lui seul Il n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager, Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir, fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. Tu es exempt d’imperfection, Ô Allah je Te remercie, je témoigne qu’il n’est de dieu que Toi, je Te demande de me pardonner et d’accepter mon repentir. »

  1. Est-il un devoir de faire parvenir l’eau jusqu’à l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et l’intérieur de ses favoris qui sont épais lors du woudou’ ?

Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et les deux ^aridh qui sont épais. On distingue deux choses en arabe, al-lihyah, ce sont les poils qui poussent au niveau du menton et les deux ^aridh, qui sont les poils qui poussent au niveau de la mâchoire inférieure des deux côtés. Ces deux parties, si elles sont épaisses il n’est pas un devoir d’en laver l’intérieur dans le woudou’. C’est épais lorsqu’on ne voit pas la peau à travers.

  1. Est-il un devoir de laver la barbe qui dépasse le niveau du menton vers le bas lors du woudou’ ?

Quand la barbe est épaisse et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de verser dessus de l’eau sur la partie apparente en tant que prolongement de la limite du visage, c’est-à-dire sur la partie de la barbe qui pousse au niveau du menton vers le bas. Le menton est la limite des deux mâchoires inférieures, ce sont les os qui commencent en dessous des oreilles et qui finissent vers la partie basse du visage.

  1. Qu’est-ce que l’emplacement dit de at-tahdhif ? Est-il un devoir de le laver pour le woudou’ ?

L’emplacement de at-tahdhif, ce sont les cheveux qui rentrent dans le front dans la partie supérieure, qui sont au niveau latéral du crâne des deux côtés entre ce que l’on appelle an-naz^ah et la partie élevée de l’oreille. An-naz^ah est la limite où il n’y a plus de cheveux des deux côtés de l’avant du crâne et le haut de l’oreille, c’est le point de contact entre l’oreille et la tête. Si quelqu’un tendait un fil à partir de an-naz^ah jusqu’à la partie haute de l’oreille, les cheveux qui sont en dessous de ce fil du côté du visage doivent être lavés et ce qui est au-dessus du fil du côté de la tête, ce n’est pas un devoir de le laver.

  1. Est-il un devoir de laver les saletés qu’il y a sous les ongles pour le woudou’ et le ghousl ?

Les saletés qui peuvent rester sous les ongles, les savants ont divergé à leur sujet : est-ce que cela invalide la purification ? Certains ont dit que c’est excusé pour le woudou’ et le ghousl et d’autres ont dit ce n’est pas excusé, c’est un devoir de les enlever.

  1. Quel est le jugement d’évoquer Allah dans l’endroit où l’on fait ses besoins ?

S’il évoque Allah avec sa langue dans l’endroit où l’on fait ses besoins, ceci est déconseillé. Mais s’il évoque Allah dans l’endroit où on se lave et dans lequel il n’y a pas où faire ses besoins, c’est-à-dire que c’est un endroit que l’on utilise uniquement pour se laver et pas pour faire ses besoins alors ce n’est pas déconseillé d’évoquer Allah.

  1. Parle du siwak.

Le siwak c’est ce qui permet de se frotter les dents que ce soit de l’arbre de al-‘arak ou autre. L’utilisation du siwak est recommandée pendant le woudou’ et lorsqu’on s’apprête à faire la prière. Parmi ses bénéfices, le siwak permet de purifier la bouche, il renforce la gencive, il multiplie les récompenses, il blanchit les dents, il aide à mieux articuler les lettres, il rappelle le témoignage au moment de la mort, il aide à la sortie de l’âme, il renforce l’intelligence et la vue et c’est une cause pour avoir beaucoup de subsistance. Il est également recommandé d’utiliser le siwak avec la main droite et de faire passer le bâton du côté droit de la bouche puis sur le palais de la bouche doucement et sur la partie horizontale des molaires.

  1. Quelle est la manière recommandée de passer la main mouillée sur la tête pendant le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête. Il commence par l’avant de la tête. Il pose ses deux mains dessus, il colle ses deux index l’un à l’autre, il pose ses pouces sur les tempes, puis il dirige ses mains collées ainsi vers l’arrière du crâne puis il les ramène à l’endroit où il a commencé, puis il fait cela à trois reprises. Les tempes c’est l’emplacement qui se trouve entre l’œil et l’oreille.

Q&R à propos de l’apostasie

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 21, 2021

  1. Indique les différentes catégories d’apostasie.

L’apostasie c’est le fait de rompre l’Islam. Elle est de trois sortes : croyances, actes et paroles.

  1. Donne quelques exemples de croyances de mécréance.

C’est par exemple croire que Allah habite dans un endroit ou que Allah serait un corps ou qu’Il aurait une forme ou une couleur ou croire qu’un des prophètes serait venu avec une autre religion que l’Islam.

  1. Donne quelques exemples d’actes de mécréance.

Un acte de mécréance, c’est comme le fait de jeter le Mous-haf dans les ordures, de se prosterner pour une idole ou pour un chaytan.

  1. Donne quelques exemples de paroles de mécréance.

Une parole de mécréance, c’est comme insulter Dieu ou un des prophètes, ou se moquer de la prière.

  1. Quel est le jugement de celui qui dit une parole de mécréance en état de colère ?

La colère n’est pas une excuse. De nombreuses personnes commettent de la mécréance au nom de la colère. Elles insultent leur Créateur ou insultent la religion de l’Islam. L’homme doit glorifier Allah quel que soit l’état dans lequel il se trouve, qu’il soit en colère ou qu’il soit satisfait. Bonheur donc à celui qui applique la recommandation du Messager de Allah ﷺ qu’il a donnée à un homme qui l’avait interrogé : « Qu’est ce qui va me sauver du châtiment de Allah ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère ». Cela veut dire que la colère mène au châtiment de Allah. Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, alors ne te mets pas en colère, c’est-à-dire abandonne la colère car la colère c’est quelque chose qui mène à la perte. Il se peut qu’elle mène la personne à la mécréance, il se peut qu’elle l’amène à tuer quelqu’un injustement ou à rompre les liens avec ses proches parents et il se peut que la colère entraine d’autres corruptions encore. L’Imam An-Nawawiyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : si un homme était en colère contre son fils ou son esclave et qu’il se mette à le frapper violemment et qu’un autre homme lui dit : « N’es-tu pas musulman ? » c’est-à-dire comment frappes-tu ton enfant ou ton esclave de manière aussi violente ? N’es-tu pas musulman ? S’il répond « non » délibérément, il devient mécréant parce qu’il aura prononcé la mécréance de son plein gré.

  1. Quel est le jugement de celui qui renie un des jugements de la loi ?

Celui qui renie par le cœur ou par la langue un jugement de la loi après l’avoir su, il devient mécréant. C’est le cas de celui qui renie le fait que le feu de l’enfer restera éternellement, sans fin, ou qui renie l’obligation des cinq prières obligatoires, ou qui se rend licite de boire de l’alcool, ou qui interdit le mariage dans l’absolu, ou qui renie que la loi ait incité à faire telle chose comme la prière de al-witr.

  1. Quel est le jugement de celui qui dénigre Allah ou Ses messagers ou Ses Livres ou Ses anges ou Ses jugements ou Sa promesse ou Sa menace ou les signes représentatifs de Sa religion ?

Toute parole, acte ou croyance qui indiquent un rabaissement et une moquerie à l’égard de Allah, de Ses messagers, de Ses livres, de Ses anges, des jugements de la religion, de Sa promesse du Paradis, de la récompense ou bien Sa menace de l’enfer et du châtiment, ou des signes représentatifs de la religion, c’est-à-dire ce qui est célèbre comme faisant partie des sujets de la religion comme la prière, le pèlerinage, l’appel à la prière. Celui qui se moque de cela, il commet de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui a eu une croyance de mécréance ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a prononcé une parole de mécréance et qui a dit les deux témoignages tout en doutant à propos de ce qui est provenu de lui ?

Celui qui a eu une croyance de mécréance, ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a dit une parole de mécréance, son témoignage, avec le doute concernant ce qu’il a fait, cru ou dit, est une mécréance ou pas, ne lui sera pas profitable. Il est indispensable qu’il soit catégorique par le cœur que ce qui s’est produit de sa part est une mécréance.

  1. Mentionne certaines règles grâce auxquelles on peut reconnaitre la mécréance.

Celui qui se satisfait de la mécréance, ou qui apprécie la mécréance, c’est-à-dire qu’il a eu pour croyance que c’était quelque chose de bien, ou qui ordonne à autrui de commettre de la mécréance, ou qui force autrui par la contrainte à faire de la mécréance, ou qui aide autrui à commettre de la mécréance, ou qui s’est réjoui de la mécréance d’autrui, ou a souhaité la mécréance d’autrui, ou a appelé iman, foi, une mécréance, ou il a fait un acte qui indique au mécréant de demeurer sur sa mécréance pendant un certain temps, ou qui a eu l’intention de commettre la mécréance dans le futur, ou qui a fait dépendre sa mécréance par l’arrivée de quelque chose en disant : si telle chose se produit, je deviens mécréant, ou s’il a hésité à devenir mécréant ou pas, dans tous ces cas il aura commis de la mécréance. Il en est de même s’il empêche quelqu’un d’entrer en Islam, ou s’il a appelé l’Islam une mécréance, ou s’il considère laide quelque chose que la loi de l’Islam a considérée bonne tout en sachant qu’elle était bonne, ou il a considéré une bonne chose ce que la loi de l’Islam a considérée comme étant une mauvaise chose tout en sachant qu’elle était une chose mauvaise, ou encore celui qui apprécie le péché ou il a considéré licite le péché tout en sachant que c’est un péché, ou alors il a considéré interdit quelque chose de licite tout en sachant qu’elle était bien licite, ou alors il a renié une obligation tout en sachant que c’est une obligation dans la religion, ou alors il a renié un des jugements de la loi après l’avoir su, ou il a considéré obligatoire ce qui ne l’est pas tout en le sachant.

  1. Quel est le jugement de celui qui fait un acte qui ne provient que d’un mécréant ?

Celui qui fait un acte qui ne provient que de la part d’un mécréant, comme s’il s’était prosterné pour quelqu’un pour l’adorer alors il aura commis de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui déclare mécréant un musulman sans aucune mauvaise interprétation ?

Celui qui déclare mécréant un musulman alors qu’il sait que c’est un musulman, il n’a pas su de lui quelque chose qu’il pensait être une mécréance alors il devient mécréant. Comme s’il lui disait toi mécréant, il voulait dire par là que sa religion c’est de la mécréance, il devient mécréant. Pourquoi ? parce qu’il a considéré l’Islam qui était la religion de cette personne musulmane comme étant de la mécréance. Mais s’il lui dit tu es mécréant et qu’il vise par là qu’il ressemble au mécréant dans la bassesse de ses actes alors il ne devient pas mécréant mais il s’est chargé d’un grand péché.

  1. Cite une preuve à partir du Qour’an qui indique que la moquerie à l’égard de Dieu et de Son Messager est de la mécréance.

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat At-Tawbah, versets 65 et 66 :

﴿وَلَئِنْ سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ قُلْ أَبِاللَّهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِؤُونَ لا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Et si tu les interroges, ils te diront mais nous ne faisions que discuter et plaisanter. Dis : « Est-ce de Allah, de Ses ‘ayah et de Son Messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après votre foi ».

  1. Cite une preuve du hadith que celui qui dit une parole de mécréance délibérément c’est un mécréant.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّ الْعَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ لا يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا

Ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave dise une parole dans laquelle il ne voit aucun mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer une distance de soixante-dix automnes », c’est-à-dire qu’il se peut que l’homme dise une parole qu’il ne considère pas nuisible et il ne la considère pas comme étant un péché, mais à cause de laquelle il descendra soixante-dix ans en enfer jusqu’à parvenir au fond de l’enfer. Et le hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy.

  1. Cite certains cas d’exceptions à la mécréance par la parole.

Il y a des exceptions de la mécréance par la parole dans certains cas où celui qui la commet ne sort pas de l’Islam :

  • Le cas de celui qui commet un lapsus linguae
  • Le cas de la perte de conscience
  • Le cas de la contrainte
  • Le cas du discours rapporté de la mécréance d’autrui sans l’apprécier ni s’en satisfaire
  1. Qu’est-ce que le lapsus linguae ?

C’est lorsque quelqu’un dit une parole de mécréance sans volonté mais la parole est sortie de sa bouche et n’avait pas pour objectif de la dire, absolument pas. Comme celui qui voulait dire : et je ne suis pas au nombre des associateurs, sa langue a fourché, il a fait un lapsus et a dit : et je ne suis pas au nombre des musulmans. Celui-là, n’en est pas chargé.

  1. Qu’est-ce que la perte de conscience ?

La perte de conscience, c’est le fait de ne pas être conscient, c’est celui qui a perdu sa raison. S’il a parlé en étant dans cet état en disant des paroles de mécréance, alors il n’est pas jugé mécréant parce qu’il n’est pas responsable dans ce cas-là. Ce jugement englobe celui qui est endormi, celui qui est fou et ceux qui sont du même ordre comme le saint lorsqu’il perd la raison.

  1. Quel est l’état de contrainte ?

C’est le cas où la personne dit de la mécréance par sa langue mais parce qu’elle est menacée de mort ou ce qui est du même ordre, c’est-à-dire quelque chose qui entraine la mort. Celui qui dit une parole de mécréance par sa langue sous la contrainte d’être tué et ce qui est de cet ordre alors que son cœur est empli de foi, il ne devient pas mécréant. Celui qui est contraint sous la menace, c’est celui qui a été menacé par autrui d’être exécuté s’il ne commet pas la mécréance, dans le cas où celui qui l’a menacé était capable de mettre à exécution sa menace et que le menacé croit en cela ; c’est-à-dire qu’il croit au fait qu’il va le faire et il n’a pas trouvé de moyen pour se débarrasser hormis en faisant ce qu’il lui a été demandé.

  1. Quel est le cas de discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier ?

Le discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier c’est que quelqu’un rapporte de la mécréance qui s’est produite d’autrui, sans qu’il ne soit satisfait de cette mécréance ni qu’il ne l’apprécie et tout en utilisant le discours rapporté, comme s’il dit untel a dit et il cite sa mécréance.

  1. Que doit faire celui de qui est provenu une apostasie ?

Il est un devoir pour celui qui a commis une apostasie, c’est-à-dire une mécréance, de revenir immédiatement à l’Islam c’est-à-dire en prononçant les deux témoignages par la langue de sorte qu’il puisse s’entendre. Il n’est pas suffisant qu’il dise l’expression par le cœur. Et il doit également avoir pour croyance que ce qu’il a commis est une mécréance. Par ailleurs, il n’entre pas en Islam en disant « astaghfirou-lLah », au contraire cela l’augmente en péché et en mécréance parce que par cette parole, il demande le pardon alors qu’il est mécréant. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, ne pardonne pas la mécréance du mécréant et ses péchés alors qu’il est sur son état. Preuve en est la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dans sourat An-Niça’ :

﴿إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللَّهُ لِيَغْفِرَ لَهُمْ﴾

Ce qui signifie : « Certes ceux qui ont mécru et qui ont été injustes, Allah ne leur pardonnera pas ».

  1. Quelle est la preuve à partir du hadith qu’il n’est pas permis au mécréant de dire « astaghfirou-Llah » alors qu’il est sur sa mécréance ?

Ibn Hibban a rapporté de ^Imran Ibn Houçayn que Allah l’agrée, qu’il avait dit qu’un homme c’est-à-dire un associateur était venu voir le Messager de Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Mouhammad, ^Abd al Mouttalib [c’est-à-dire ton grand père] est meilleur que toi pour son peuple : Il leur donnait à manger du foie et de la bosse de chameau [c’est la partie la plus haute du dos de chameau et c’est un met luxueux chez les arabes] et toi, tu les mènes à s’entretuer [c’est-à-dire dans le jihad] », mais le Messager de Allah ﷺ lui a répliqué par ce que Allah a voulu qu’Il lui réplique suite à son insulte. Cet homme qui a insulté le Prophète, lorsqu’il voulait partir, il lui a dit : « maintenant je vais partir, qu’est-ce que tu me conseilles de dire », c’est-à-dire enseigne-moi des paroles que je puisse dire. Alors le Prophète ﷺ lui a enseigné une invocation, il lui a dit tu dis :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى

Ce qui signifie : « Ô Allah, préserve-moi du mal de mon âme, et indique-moi ce qui est le mieux pour moi ». L’homme est parti, il n’était pas encore entré en Islam. Quelque temps après, cet homme est revenu et a dit au Messager de Allah ﷺ : « je suis venu te voir et tu m’as dit de dire Allahoumma qini charra nafçi wa-^zim li ^ala ‘archadi ‘amri et qu’est-ce que je dis maintenant que je suis entré en Islam ? », il lui a dit de dire la parole :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِى مَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ وَمَا عَمَدْتُ وَمَا أَخْطَأْتُ وَمَا جَهِلْتُ

Ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi du mal de mon âme, réserve-moi ce qui est le mieux pour moi, Ô Allah pardonne-moi ce que j’ai commis comme péché en cachette et ce que j’ai commis comme péché au grand jour, ce que j’ai fait délibérément, ce que j’ai fait par erreur et ce que j’ignore ». Ce hadith sahih est une preuve que tant que l’homme est mécréant, il ne lui est pas permis de dire « astaghfirou-Llah » preuve en est que le Messager n’a pas enseigné l’istighfar al-lafdhiyy hormis après que cet homme est entré en Islam.

  1. Cite quelques lois relatives à l’apostasie.

Celui qui apostasie l’Islam aura perdu son jeûne et son tayammoum. Il est interdit de consommer de l’animal qu’il aurait égorgé. Il n’hérite pas de ses proches parents musulmans qui vont mourir et il n’est pas permis de faire la prière funéraire en sa faveur lorsqu’il meurt. Il n’est pas permis d’enterrer cet apostat dans les cimetières des musulmans. Son proche parent musulman ne va pas hériter de lui après sa mort. Les biens laissés par l’apostat iront au trésor des musulmans.

  1. Quel est le jugement du mariage de celui qui a apostasié l’Islam

Celui qui apostasie avant la consommation du mariage avec son épouse, son contrat de mariage est annulé. Elle ne lui est plus licite même s’il retourne à l’Islam excepté avec un nouveau contrat de mariage. Et de même son contrat de mariage sera annulé chez Ach-Chafi^iyy s’il apostasie après avoir consommé le contrat de mariage et qu’il n’est pas revenu à l’Islam dans la durée d’attente post maritale. S’il revient à l’Islam avant la fin de la période d’attente post maritale alors il n’a pas besoin de renouveler son contrat de mariage selon Ach-Chafi^iyy. La durée de la période d’attente post maritale est de trois puretés, trois périodes inter-menstruelles pour la femme à qui il arrive d’avoir des menstrues, elle est de trois mois lunaires pour la femme qui n’a pas les menstrues et pour celle qui est enceinte la période d’attente post-maritale dure jusqu’à ce qu’elle accouche. L’apostat, il n’est pas valide de lui faire un contrat de mariage avec une musulmane ou avec autre qu’une musulmane, même avec une apostate comme lui.

  1. Est-ce qu’on juge qu’un apostat comme étant apostat du simple fait qu’une seule personne témoigne de cela contre lui ?

On ne juge pas apostat du simple fait qu’un seul témoignage d’apostasie contre lui ait été fait même si c’est quelqu’un qui est digne de confiance, pas même par le témoignage de deux femmes. Mais il est jugé apostat par le témoignage de deux hommes dignes de confiance. L’homme digne de confiance, c’est le musulman qui évite les grands péchés et qui ne multiplie pas les petits péchés de sorte à ce qu’ils dépassent en nombre ses actes d’obéissance. C’est quelqu’un qui respecte la dignité de ses semblables. Il ne fait pas quelque chose comme faire voler les pigeons sur les toits ou danser, même si ce n’est pas une danse interdite, ou manger dans le marché tout en marchant, s’il ne fait pas partie des gens du marché, ou d’avoir le métier d’éboueur si la nécessité ne l’a pas amené à le faire, ou encore multiplier les blagues qui ne comportent pas d’intérêts, même si elles sont autorisées ou jouer beaucoup aux jeux d’échec.

Le souHouur

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 19, 2021
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La louange est à Allaah, que l’honneur et l’élévation soient accordés au messager de Allaah.

Le souHouur est un acte d’adoration éminent que Allaah ta`aalaa a accordé à ses esclaves musulmans, c’est une recommandation prophétique et un don très précieux.

Celui qui l’applique il en sera rétribué et il obtiendra beaucoup de bienfait et celui qui le délaisse il sera privé de beaucoup de bénédiction et le souHouur renouvelle la vigueur pour les adorations et c’est quelque chose qui augmente l’application des jeûneurs dans leur jeûne. C’est quelque chose qui renforce leurs organes et leur cœur pour accomplir ce que Allaah `zza wa jall agrée ce qui comporte un bien pour eux dans leur religion et dans leur bas monde.

Ainsi Ibnou Maajah, Al Haakim ont rapportés de Ibnou `abbaas que Allaah l’agrée lui et son père que le prophète Sallallaahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Faite vous aidez par la nourriture du saHouur pour le jeûne de la journée et pour les veillées surérogatoires la nuit. »

Le souHouur fait donc partie des causes les plus éminentes dans la loi par lesquelles on recherche à accomplir le jeûne de manière parfaite et les actes d’obéissances.

C’est également une des plus grande tâches qui renforcent celui qui la pratique à délaisser la nourriture et les plaisirs, c’est quelque chose qui permet d’avoir plus de force tout comme c’est une pratique qui est une tradition prophétique. Pour cela, il est indispensable d’éduquer la communauté hommes, femmes, enfants, personnes âgées et de faire en sorte qu’ils s’appliquent, qu’ils grandissent sur cet acte d’obéissance.

Il est recommandé aussi de faire le souHouur en raison du Hadiith de al Boukhaariyy et Mouslim d’après Anas ibn Maalik que Allaah l’agrée que le Prophète a dit ce qui signifie : « Prenez le saHouur car il y a dans le saHouur des bénédictions. »

Alors le faite de consommer, le faite de manger s’appelle « le souHouur » avec le « ou », quant au « saHouur » avec la fat-Hah, c’est ce qui est mangé, c’est la nourriture que l’on mange pendant le souHouur.

Ainsi lorsque le prophète a dit «  tasaHHarouu » il y a une incitation de sa part Sallallaahou `alayhi wa sallam pour sa communauté à prendre le saHouur et c’est un ordre de le faire et une incitations à le faire.

Cet ordre est au titre de la recommandation par Unanimité non pas à titre de l’obligation, c’est-à-dire que ce n’est pas un devoir.

An-Nawawiyy a dit que les savants ont été unanimes à dire que le souHouur est quelque chose de recommandé et qu’il n’est pas un devoir.

Le souHour est réalisé en acte sounnah en consommant en grande quantité ou en petite quantité. Ainsi d’après abouu sa^iid al-khoudriyy que Allaah l’agrée, le messager de Allaah Sallallaahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le souHour est tout de bénédiction, alors ne l’abandonnez pas, même si l’un d’entre vous prend une gorgée d’eau, Allaah `azza wa jall honore et les anges font des invocations en faveur de ceux qui prennent le saHouur. » Hadiith rapporté par AHmad avec une forte chaine de transmission.

Le temps du souHouur commence par la moitié de la nuit.

Comment calculer la moitié de la nuit ? … On compte combien il y a de temps en heures et en minutes entre le coucher du soleil et le temps de l’aube, puis on divise par deux, et on rajoute ce que l’on trouve au temps de Maghrib.

Les savants ont divergé quant au sens de cette bénédiction et qu’est ce qu’il est visé.

Ibnou Hajar a dit dans son livre « FatHoul  baarii » un livre qu’il a fait pour l’explication de SaHiiH de Al Boukhaariyy a dit : « la bénédiction dans le souHouur est réalisé par différents moyens. Il s’agit d’abord de pratiquer la tradition prophétique, c’est quelque chose également qui permet de se renforcer pour accomplir les actes d’adorations, c’est quelque chose qui permet de repousser le mauvais caractère ou le mauvais comportement suscité par la faim.

C’est également une cause pour donner une aumône à celui qui mendie à ce moment là ou de se réunir avec quelqu’un pour manger ensemble. C’est également une cause pour évoquer Dieu, pour invoquer Dieu dans ce temps où on espère que l’invocation est exaucée et c’est également une opportunité pour la personne de mettre l’intention de jeûner si elle a oublié de le faire avant de dormir. »

Et ibn daqiiq a dit dans son livre iHkaam al ‘aHkaam que « cette bénédiction il est possible qu’elle se réfère à des sujets de l’au-delà ».

En effet, le fait de pratiquer la tradition prophétique implique d’obtenir la récompense et d’augmenter la récompense, et il est possible que l’intérêt de souHouur soit un bénéfice pour un sujet du bas monde en l’occurrence de renforcer le corps pour pouvoir jeûner et lui faciliter sans que se soit quelque chose d’éprouvant.

Par ailleurs, la sounnah c’est de retarder le souHouur tant que la personne ne se retrouve pas à douter si l’aube est levée ou pas.

La preuve vient du Hadiith rapporté par Al Boukhaariyy et Mouslim que le messager de Alaah Sallallahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Ma communauté est dans un bon état tant qu’ils s’empressent de rompe le jeûne et qu’il tarde à prendre le saHouur. »

Et c’est également un moyen qui permet de se renforcer pour accomplir les actes d’adorations.

Si jamais la personne a douté, c’est à dire si elle hésitait si la nuit est finie ou pas ? C’est-à-dire est ce que l’aube s’est levée ou pas ? Alors dans ce cas il n’est pas recommandé pour elle de retarder le souHouur, mais le mieux c’est de ne pas le faire en raison du Hadiith qui est authentique rapporté par an-naçaa’iyy et at-tirmidhiyy qui signifie : « Délaisse ce qui suscite le doute chez toi et attache toi a ce qui ne suscite pas le doute chez toi. Et d’après Zayd ibn Thaabit que Allaah l‘agrée, il a dit : « Nous avons pris le saHouur avec le messager de Allaah Sallallaahou `alayhi wa sallam puis il s’est levé pour faire la prière ». Je lui ai posé la question : « Combien de temps il s’est écoulé entre l’appel à la prière et le souHouur ? »  Il a répondu : « Le temps de réciter 50 ayahs du Qour’aan » Hadiith rapporté par al-boukhaariyy.

Ô Allaah, toi qui existe sans endroit, accorde-nous d’entrer au paradis sans châtiment !

Ô Allaah, Accorde-nous de Te voir alors que nous serons au paradis et que tu es sans endroit !

Ô Allaah nous t’invoquons, exauce nos invocations, ô Allaah pardonne nous nos péchés et nos manquements.

Ô Allaah pardonne aux croyants et aux croyantes, les vivants d’entre eux tout comme les morts.

Parle-moi de croyance de l’Islam !

Posted in cours général,Croyance par chaykhaboulaliyah sur avril 6, 2021
  1. Parle de l’attribut du courage des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Il n’y a pas parmi eux un seul qui soit peureux, qui soit d’un cœur faible. Un compagnon avait dit lorsque la bataille battait rage, nous nous protégions par le Messager de Allah ﷺ, c’est-à-dire que nous nous protégions par lui lorsque la bataille était à son apogée. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a ainsi accordé à notre Prophète Mouhammad ﷺ la force de quarante hommes forts. Quant à la peur naturelle, cela n’est pas impossible au Prophète, comme de craindre l’attaque conjointe des mécréants contre lui pour le tuer. Tout comme cela est parvenu dans le Qour’an à propos de notre Prophète Mouça ^alayhi s-salam qu’il a dit :

﴿فَفَرَرْتُ مِنْكُمْ لَمَّا خِفْتُكُمْ﴾

Al-firar, ne donne pas l’impression du manque de courage, ce n’est pas la fuite.

  1. Parle de l’éloquence des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes dans leur totalité sont éloquents. Ils parlent d’un langage clair, compréhensible. Il n’y a pas parmi eux quelqu’un qui n’articule pas correctement ou qui bafoue lorsqu’il parle de sorte que sa langue fourche. Il n’y a pas non plus dans leur langue de maladie qui fasse que leur parole soit incompréhensible pour ceux qui l’écoutent. Et Adam ^alayhi s-salam était très éloquent. Il parlait toutes les langues. Il conversait avec ses fils de paroles claires et ce n’était pas avec un langage des signes. Et Adam avait une belle voix. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَا بَعَثَ اللَّهُ نَبِيًّا إِلَّا حَسَنَ الْوَجْهِ حَسَنَ الصَّوْتِ وَإِنَّ نَبِيَّكُمْ أَحْسَنُهُمْ وَجْهًا وَأَحْسَنُهُمْ صَوْتًا اهـ رَوَاهُ الإِمَامُ أَحْمَدُ

Ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul Prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix », rapporté par l’Imam Ahmad. Mouslim a rapporté de Joubayr fils de Mout^im que Dieu l’agrée qu’il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ réciter sourat At-Tour ﴿وَالطُّورِ mon cœur a failli s’envoler, c’est-à-dire tellement la voix du Prophète était belle ﷺ. Pour ce qui est de notre Maître Mouça ^alayhi s-salam sa langue était affectée par le charbon qu’il avait pris et placé dans sa bouche quand il était encore enfant devant Pharaon. C’est-à-dire que ce charbon a laissé une légère trace dans la chaire mais n’avait pas affecté son éloquence, ni sa manière de parler, ni sa bonne articulation ni la prononciation les lettres. Et il parlait plutôt correctement. Sa parole était claire, compréhensible, il ne changeait pas une lettre à la place d’une autre, il n’y avait pas en lui quelque chose qui soit considérée comme un défaut chez les gens. Il a invoqué Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, quand la révélation lui est parvenue et il a dit ce qui signifie : « Délivre ma langue », c’est-à-dire que cette trace a disparu de sa langue.

  1. Parle de l’attribut de l’intelligence des Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient extrêmement intelligents, c’est-à-dire perspicaces, il leur est donc impossible la stupidité, c’est-à-dire l’idiotie. Et il n’est pas digne d’eux qu’ils soient idiots car Allah les a envoyés pour qu’ils transmettent le message, qu’ils indiquent la vérité et pour qu’ils donnent les preuves contre les mécréants qui s’entêtent. S’ils avaient été idiots les gens les auraient fuis en raison de leur stupidité et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il n’accorde pas le statut de Prophète et le statut de Messager à des stupides.

  1. Parle de certaines choses qui ne sont pas possibles aux Prophètes de Dieu parmi les attributs.

Il est un devoir de croire que Allah, exempté de tout imperfection soit-Il, a préservé les Prophètes du mensonge, de la trahison, de la vilénie, de la vulgarité, du manque de courage, de l’idiotie, c’est-à-dire de la stupidité et les a préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés, c’est-à-dire des péchés qui comportent une indécence, une bassesse comme le fait de voler un grain de raisin. Ils sont préservés de tout cela avant de recevoir leur statut de Prophète tout comme après.

  1. Quel est le sens de la trahison ?

La trahison c’est le contraire du conseil. Et il se peut que la trahison ait lieu par les actes comme de consommer quelque chose qui nous a été confiée ou par la parole comme de renier qu’on nous ait confié quelque chose ou encore par l’attitude, comme celui qui fait croire aux gens qu’il est apte à assumer qu’on lui confie des choses alors qu’il ne l’est pas.

  1. Quel est le sens de la vilénie ?

La vilénie est une caractéristique des gens bas, des gens viles, comme le fait de regarder furtivement des femmes ajnabiyyah avec désir.

  1. Qu’est-ce que la vulgarité ?

La vulgarité, c’est le fait d’agir de manière qui soit contraire à la sagesse ou encore de dire des paroles abominables que l’âme considère laides.

  1. Qu’est ce que la couardise (le manque de courage) ?

La couardise, c’est avoir un cœur qui est faible.

  1. Quelle est la signification de Sa parole, exempté de tout imperfection soit-Il, a propos de Youçouf ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ وَهَمَّ بِهَا لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾

Certains exégètes parmi les gens de la vérité ont dit ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ﴾ c’est-à-dire que la femme du haut dignitaire d’Egypte avait tenté d’amener Youçouf à commettre l’adultère avec elle. Et le sens de ﴿وَهَمَّ بِهَا﴾  , c’est-à-dire que Youçouf a pensé la pousser pour se débarrasser d’elle. Et la parole ﴿لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾ , c’est-à-dire que Allah lui a fait savoir : « Que toi Youçouf si tu poussais cette femme, elle va dire à son mari il m’a poussé pour m’obliger à l’adultère. Il ne l’a donc pas poussée. Il lui a plutôt tourné le dos en s’éloignant d’elle. Elle lui a alors déchiré sa chemise par derrière et ce fut une preuve contre elle. Il est donc un devoir de croire que les Prophètes sont préservés de commettre les grands péchés et d’envisager de les faire. Il n’y a pas parmi les Prophètes qui commette la fornication ou qui l’envisage, c’est-à-dire, qui a pour objectif de le faire. Quant à ce qui est rapporté mensongèrement que Youçouf aurait envisagé de commettre la fornication, qu’il aurait ouvert son pagne et qu’il aurait pris la position avec la femme du haut dignitaire avec la position que l’homme a avec son épouse, c’est-à-dire tout comme un homme ferait avec son épouse, cela est infondé et n’est pas digne d’un des Prophètes de Allah.

  1. Parle de l’exemption des Prophètes de tout ce qui repousserait de l’acceptation de l’appel de leur part.

Il est un devoir de croire qu’il est impossible aux Prophètes tout ce qui repousserait les gens de l’acceptation de l’appel de leur part, comme les maladies repoussantes, comme la gale, comme la lèpre, comme le vitiligo, comme le fait que des vers sortent du corps. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a fait que les Prophètes soient un modèle pour les gens, Il les a envoyés pour appeler à la religion de l’Islam, il n’est donc pas possible qu’ils tombent malades d’une maladie qui repousse les gens d’eux. S’ils pouvaient être atteints de maladies repoussantes, les gens les auraient fuis et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il ne fait pas que de telles maladies les atteignent. Quant à la maladie qui est extrêmement douloureuse, même si elle provoque un évanouissement, de telle maladies leur sont possibles. On sait à partir de là que ce que prétendent certains ignorants à propos du Prophète de Allah Ayyoub ^alayhi s-salam (Job), que des vers avaient dévoré son corps et qu’il arrivait qu’un ver tombe, qu’il le reprenait, qu’il le remettait à sa place dans son corps et qu’il lui disait « O toi créature de mon Dieu, mange la subsistance qu’Il t’a accordé », tout cela est pure mensonge et calomnie et cela comporte l’attribution du grand péché à l’un des Prophètes de Dieu parce que nuire à son corps est interdit. Et l’interdiction de tel acte est compris dans la parole de Allah de sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous tuez pas ». Ainsi, Ayyoub (Job) ^alayhi s-salam, il n’y avait pas de vers qui sortaient de son corps. Cependant Allah l’a éprouvé d’une grande épreuve qui s’est prolongée dix-huit ans, il a perdu ses biens, ses enfants, puis Allah Lui a donné la bonne santé la richesse et lui a accordé à nouveau beaucoup d’enfants.

  1. Parle de la préservation des Prophètes de la mécréance.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont obligatoirement préservés contre la mécréance avant leur statut de Prophète tout comme après. Quant à ce qui est parvenu dans le Qour’an, en l’occurrence la parole de Ibrahim à propos de l’astre quand il l’a vu ﴿هَذَا رَبِّى﴾  c’est sous-entendu une forme interrogative mais qui comporte une réponse négative. C’est comme s’il disait est-ce donc là mon Seigneur comme vous le prétendez ? Quant à Ibrahim ^alayhi s-salam, il savait pertinemment bien avant cela que la divinité n’est que pour Allah, preuve en est Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, dans le Qour’an :

﴿مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien mais il était sur la droiture, musulman, il n’était pas au nombre des associateurs ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam faisait du commerce de statues et qu’il disait aux gens achetez ce qui ne vous profite pas et ne vous nuit pas car les Prophètes ont combattu l’adoration d’autre que Dieu et n’ont pas encouragé les gens à cela.

  1. Parle de la préservation des Prophètes des grands péchés.

Il est obligatoire que les Prophètes soient préservés des grands péchés, c’est-à-dire les grands péchés comme boire de l’alcool, la fornication ou le suicide. Il n’est donc pas permis de croire que notre maître Lout aurait bu de l’alcool, qu’il aurait commis l’adultère, l’inceste avec ses deux filles. Il n’est pas permis de croire non plus que notre maître Younous se serait jeté à la mer pour se suicider. Il n’est pas non plus permis de croire que notre Prophète Mouhammad ﷺ aurait envisagé de se jeter par-dessus du sommet d’une montagne pour se suicider. Celui qui croit cela devient mécréant car le suicide est un grand péché, c’est le plus grave des péchés après la mécréance et l’on ne conçoit pas que cela se produise de la part d’un Prophète. L’interdiction de cela est comprise dans la parole de Dieu dans sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous donnez pas la mort »

  1. Quelle est la preuve qu’il est possible que les Prophètes commettent un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse ?

Parmi les preuves qu’il est possible que les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse se produisent de la part des Prophètes, Il y a la parole de Allah dans sourat Taha :

﴿وَعَصَى ءَادَمُ رَبَّهُ﴾

C’est-à-dire que : « ‘Adam a commis une erreur en consommant de l’arbre que Allah Lui a interdit ». Allah Lui a interdit de consommer et il n’a pas obtempéré à cet ordre quand il était au Paradis et cela était avant qu’il ne reçoive la révélation du statut de Prophète. Et ce péché de Adam, n’est pas un grand péché comme le prétendent les chrétiens qui l’appellent le péché capital, mais c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse. Le chaytan lui a suggéré de manger de cet arbre sans entrer dans son corps tout comme Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿فَوَسْوَسَ إِلَيْهِ الشَّيْطَانُ قَالَ يَا ءَادَمُ هَلْ أَدُلُّكَ عَلَى شَجَرَةِ الْخُلْدِ وَمُلْكٍ لَّا يَبْلَى

Ce qui signifie : « Le chaytan lui a suggéré une mauvaise suggestion, il lui dit Ô Adam, veux-tu que je t’indique l’arbre de la vie éternelle et d’une souveraineté qui n’aura pas de fin », et il est tombé dans la désobéissance, c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ou de bassesse de caractère, puis il en a fait le repentir.

  1. Quel est le jugement de celui qui attribue aux Prophètes, un nom qui est laid ?

Il est un devoir de croire que Allah a préservé les Prophètes d’avoir des noms qui sont laids, mauvais, qui dérivent de quelque chose de mauvais ou dont est dérivé quelque chose de mauvais. Celui qui leur attribue un nom abominable et laid, il les aura diminués. Une fois cette règle connue, on comprend qu’il n’est pas permis de dire que le nom du Prophète Lout dérive de al-liwat qui est la sodomie ou que la sodomie dériverait du nom de Lout. Ainsi al-liwat, la sodomie c’est un terme arabe et Lout c’est un prénom qui n’est pas arabe. Comment quelqu’un prétendrait-il que c’est un dérivé de al-liwat – la sodomie – ou que al-liwat la sodomie dériverait du nom de Lout. Et la dérivation de la langue arabe est à partir du substantif (al-masdar) et non pas à partir du verbe. Al-haririyy a dit : « le substantif c’est la base – et quelle base – et c’est à partir de ce substantif qu’on dérive le verbe ».

  1. Cite certaines choses qui sont impossibles aux Prophètes

Il est impossible aux Prophètes la folie, la sénilité et l’influence de la sorcellerie sur leur raison ou leur comportement. Et il n’arrive pas de leurs corps, ni de leurs bouches, ni de leurs vêtements une mauvaise odeur. Il n’y avait pas eu parmi eux quelqu’un qui avait une maladie, un handicap dans son physique, un défaut physique. Il n’y avait pas parmi eux de boiteux ni d’aveugles de naissance.

Jésus, Al Mahdi, Abraham et Mouhammad

Posted in cours général,Croyance,Histoire par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2021
  • Quelle est la preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam et pourquoi était-il surnommé Al-Macih ?

 Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat ‘Ali ^Imran

﴿فَلَمَّا أَحَسَّ عِيسَى مِنْهُمُ الْكُفْرَ قَالَ مَنْ أَنْصَارِى إِلَى اللَّهِ قَالَ الْحَوَارِيُّونَ نَحْنُ أَنْصَارُ اللَّهِ﴾

Ce qui signifie : « Lorsque ^Iça ^alayhi s-salam, Allah Lui a révélé qu’il y aura des mécréants parmi eux, il a dit qui seront mes partisans ? et les apôtres ont dit, nous nous sommes les partisans », c’est-à-dire « des partisans qui soutenons la religion agréée par Allah ». Il a été révélé à leur sujet :

﴿ءَامَنَّا بِاللَّهِ وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Nous avons cru en Allah, et témoigne que nous sommes musulmans ».

Les apôtres, al-hawariyyoun, ce sont des élèves de Jésus, ils étaient sur l’Islam preuve en est leur parole :

﴿وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Témoigne que nous sommes des musulmans ». Ceci est une preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam, car c’est lui qui leur a enseigné cette religion. Comment ^Iça aurait une autre religion que l’Islam comme le prétendent certains ignorants alors que Dieu dit :

﴿وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِين﴾

Ce qui signifie : « Celui qui suit autre que l’Islam pour religion elle ne sera pas acceptée de lui, dans l’au-delà il sera au nombre des perdants ». Donc selon leur prétention, Jésus, le Prophète envoyé, serait dans l’au-delà parmi les perdants ? Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat Al-An^am :

﴿وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ﴾

Ce qui signifie : « Nous leur avons à tous accordé un degré supérieur au reste des mondes », c’est-à-dire que tous les Prophètes de Allah sont les meilleures des créatures.

Quant au surnom de Jésus Al-Macih, le Messie, il a été dit que c’était en raison de ses nombreux déplacements sur terre afin d’enseigner aux gens la religion agréée par Allah, pour les appeler à l’adoration de Allah Lui Seul. Et il a été dit qu’il a été surnommé ainsi parce qu’il passait (masaha) sa main honorée sur celui qui était lépreux, qui était aveugle de naissance et ils guérissaient par la volonté de Dieu. Mais cela ne veut pas dire que ^Iça avait une autre religion que l’Islam.

  • Quelle est la preuve de la descente de notre Maitre ^Iça ^alayhi s-salam du ciel ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿ وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِ ﴾

Ce qui signifie : « Il est certes un signe annonciateur du Jour du Jugement », c’est-à-dire que la descente de notre maître ^Iça du ciel est un signe parmi les grands signes annonciateurs du Jour du Jugement. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

لَيُوشِكَنَّ أَنْ يَنْزِلَ فِيكُمْ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِى حَتَّى يُسَلِّمَ عَلَىَّ وَلَأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ، رَوَاهُ الْحَاكِمُ فِى الْمُسْتَدْرَكِ

Ce qui signifie : « Certes ^Iça le fils de Maryam va bientôt descendre parmi vous, il sera un gouverneur équitable, il va traverser Médine pour faire un pèlerinage ou une ^Oumrah, Il se rendra auprès de ma tombe afin de me passer le salam et je lui rendrai sans doute le salam », rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak.

Il est un devoir de croire que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam va descendre sur terre et il gouvernera en appliquant la loi de Mouhammad ﷺ. Il descendra du ciel alors qu’il aura les mains posées sur les ailes de deux anges. Et Al-Mahdiyy se trouvera à ce moment-là à l’Est de Damas, il se sera apprêté à accomplir la prière de l’aube. Al-Mahdiyy va le voir, il va l’attendre et lorsque notre maître ^Iça arrivera sur terre, Al-Mahdiyy va reculer pour laisser ^Iça diriger la prière. Mais notre maître ^Iça lui dira « dirige cette prière, c’est pour toi qu’elle a été annoncée », c’est-à-dire « qu’on a fait Al Iqamah pour que tu sois l’Imam de cette prière » et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam fera la prière en étant dirigé par Al-Mahdiyy pour ainsi faire comprendre aux gens qu’il est descendu sur terre pour appliquer l’Islam et œuvrer conformément à la loi de Mouhammad ﷺ . Après cette première fois, ce sera notre maître ^Iça qui dirigera les gens dans la prière parce qu’il est un prophète et le prophète est meilleur que le saint tandis que Al-Mahdiyy c’est un saint parmi les saints de Allah.

Et à l’époque de ^Iça, il y aura un miracle éclatant qui renforcera l’Islam. Tout lieu où parviendra le regard de ^Iça, où parviendra le souffle de ^Iça, les mécréants qui s’y trouveront vont mourir. Il ne restera plus sur terre un seul mécréant.

  • Qui est Al-Mahdiyy qui est attendu ?

Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que ne se réalisent les grands et les petits signes annonciateurs. Quant aux petits signes, il y a parmi eux la diminution de la science et l’augmentation de l’ignorance, c’est-à-dire l’ignorance des sujets de la religion, les nombreux homicides et injustices, le grand nombre de maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant, le grand nombre de charlatans et d’orateurs qui sèment la discorde, la prétention de gens à la prophétie et les attaques des différentes communautés contre la communauté de Mouhammad tout comme s’ils entouraient un plat de nourriture en l’entourant de toute part. Tout cela s’est réalisé. Parmi les derniers signes des petits signes à apparaitre, il y a l’apparition de Al-Mahdiyy et ceci est confirmé dans le hadith authentique rapporté par Ibnou Hibban dans son Sahih, Abou Dawoud dans ses Sounan, At-Tirmidhiyy dans son Jami^, Al-Hakim dans Al-Moustadrak du hadith de ^AbdoulLah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah ﷺ qu’il a dit :

لا تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى يَمْلِكَ النَّاسَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ بَيْتِى يُواطِئُ اسْمُهُ اسْمِى وَاسْمُ أَبِيهِ اسْمَ أَبِى فَيَمْلَأُهَا أَىِ الأَرْضَ قِسْطًا وَعَدْلًا

Ce qui signifie : « Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que les gens ne soient dirigés par un homme de ma famille dont le prénom est comme mon prénom et dont le prénom du père est comme le prénom de mon père, il emplira la terre de justice et d’équité ».

Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, s’appelle Mouhammad fils de ^AbdoulLah. Il est soit haçaniyy, descendant de Al-Haçan, soit houçayniyy, descendant de Al-Houçayn, tous deux fils de Fatimah que Allah l’agrée. C’est un homme de grande taille, d’un teint basané, son visage est comme un astre dans sa beauté et sa clarté. Il a un front dégagé, un nez droit, des yeux noirs larges et des sourcils fins et longs qui sont proches sans être collés, sur sa joue droite il y a un grain de beauté noir, il a une barbe épaisse et des dents brillantes. Il va naître à Médine l’illuminée. Il va grandir là-bas, ensuite il ira à la Mecque honorée où les saints vont lui faire un pacte d’allégeance puis il s’installera dans le pays de Ach-Cham. Il est parvenu dans Al ‘Athar qu’il sera accompagné au tout début par un ange qui va marcher avec lui et qui va dire aux gens « Voici le Calife que Allah vous a désigné sur terre, Al-Mahdiyy, alors suivez-le ». Il a été rapporté également dans Al ‘Athar que Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, apparaîtra au tout début à Médine l’illuminée, il sera accompagné de mille anges qui vont lui donner du renfort. Ensuite il ira à la Mecque honorée là où l’attendront trois cents saints qui seront les premiers à lui faire un pacte d’allégeance. Il y aura une armée qui va se constituer pour le combattre et Allah va faire que toute cette armée soit ensevelie sous terre dans un endroit entre la Mecque et Médine. Après cela, il va s’installer dans les pays de Ach-Cham. A l’époque de Al-Mahdiyy il y aura une famine. Le croyant accompli, à ce moment-là, sera rassasié par la glorification de Dieu, le tasbih et le taqdis, c’est-à-dire en évoquant Dieu et en le glorifiant. Et il y aura entre ^Iça et Al-Mahdiyy sept ou neuf années.

  • Quelle est la preuve que Mouça ^alayhi s-salam était sur l’Islam ?

Il est un devoir de croire que notre maître Mouça ^alayhi s-salam n’était pas un juif, mais il était sur l’Islam comme le reste des prophètes. Preuve en est que les magiciens, lorsqu’ils ont été croyants en Mouça et qu’ils sont devenus musulmans, ils ont invoqué Allah pour qu’Il raffermisse leur cœur sur la foi et l’Islam. Ils ont dit : « Seigneur, accorde-nous la patience et fait nous mourir musulmans ».

  • Parle de la croyance aux livres célestes.

Il est devoir de croire aux livres célestes qui ont été révélés aux Messagers de Dieu qui sont au nombre de cent quatre et le plus réputé, le plus célèbre, c’est le Qour’an qui a été descendu à notre maître Mouhammad en arabe. Il y a aussi la Torah, c’est-à-dire d’origine, qui a été révélée à notre Maître Mouça en hébreu, l’évangile d’origine qui a été révélée à notre Maître ^Iça en araméen et les psaumes qui ont été révélées à notre Maître Dawoud en hébreu. Ainsi, Ibn Hibban a rapporté dans son Sahih le hadith de Abou Dharr, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « J’ai demandé au Messager de Allah combien de livres Allah a fait descendre. ». Le Prophète a répondu ce qui signifie : « Cent quatre livres. Il a été descendu à Chith cinquante Livrets, ont été descendus à Akhnoukh, c’est-à-dire à Idris, trente Livrets, ont été descendus à Ibrahim dix Livrets, ont été descendus à Mouça avant la Torah dix Livrets, il a été descendu la Torah, l’Evangile, Az-Zabour et le Qour’an ». La Torah et l’Évangile ont été déchirés et falsifiés, mais on ne dit pas qu’ils ont été élevés au ciel.  Et il y a des livres qui ont été élevés. Il a été rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Les mages, les mazdéens, ils avaient un livre et une science qu’ils étudiaient », rapporté par Abou Dawoud d’après le hadith du fils de ^Oumar. C’est-à-dire qu’ils étaient sur l’Islam, ils avaient un livre céleste et une science qu’ils étudiaient. Puis leur roi s’est enivré un jour, il a bu de l’alcool et s’est retrouvé ivre et a commis l’inceste avec sa sœur. Et lorsqu’il a repris connaissance, les gens ont entendu ce qu’il a fait et l’ont su. Alors il a réuni ses chefs, des dignitaires de son royaume et leur a dit : « Est-ce que nous serions critiqués pour avoir fait ce que ‘Adam a fait ? ‘Adam faisait marier ses fils avec ses filles, il ne nous est pas permis de discréditer ou de considérer comme faux ce que ‘Adam faisait ». Alors certains l’ont contredit et blâmé pour ce qu’il avait fait et d’autres ont été d’accord. Le roi a été satisfait de ceux qui étaient d’accord avec lui et il a torturé les autres, il a tué ceux qu’il a pu tuer jusqu’à imposer son avis. Notre Maître ^Aliyy a dit : « Lorsqu’ils ont fait cela, leur livre a été élevé, ils ne l’ont plus retrouvé et la science qu’ils avaient auparavant a été retirée de leur cœur, c’était la science de l’Islam, ils se sont retrouvés à adorer le feu ». Tandis que le Qour’an honoré, Allah le préserve de toute falsification en raison de la parole de Allah :

﴿إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Ce qui signifie : « Certes nous avons fait descendre le Qour’an et nous le préserverons ». A la fin des temps le Qour’an sera élevé au ciel et il ne restera plus un seul verset sur terre.

  • Parle de la foi de la croyance en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal

Il est un devoir de croire en la prédestination qu’elle soit du bien ou du mal, c’est-à-dire que tout ce qui entre en existence que ce soit du bien ou du mal est par la prédestination de Allah qui est de toute éternité, c’est-à-dire que c’est Allah qui l’a fait exister conformément à Sa Science éternelle et à Sa volonté éternelle. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

الإِيمَانُ أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « La foi c’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et que tu croies en la destinée du bien et du mal », rapporté par Mouslim. Le mot al-qadar, quand il est employé on peut en viser l’attribut de Allah, c’est-à-dire le fait qu’Il prédestine et il en est visé ce qui est prédestiné, c’est-à-dire ce que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a prédestiné parmi les créatures. Et c’est ce deuxième sens qui est visé dans la parole du Prophète ﷺ :

وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ

Ce qui signifie : « Que tu croies en ce qui est prédestiné qu’il soit du bien ou du mal ». Le mot qadar a été mentionné une première fois dans le sens de l’attribut de Allah de prédestiner puis le pronom « hi » fait référence au mot qadar mais cette fois-ci dans le sens de ce qui est prédestiné parce que l’attribut de Allah est exempt de défaut, on ne qualifie pas l’attribut de Allah de mauvais ou de mal.

  • Parle de certains sujets qui se rapportent à la croyance au message de notre Prophète Mouhammad ﷺ.

Il est un devoir de croire qu’il est le Messager de Allah ﷺ et qu’il est le dernier des Prophètes, c’est-à-dire le dernier d’entre eux et qu’il est le maître des humains en raison de sa parole ﷺ :

أَنَا سَيِّدُ وَلَدِ ءَادَمَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَلا فَخْر رَوَاهُ التِّرْمِذِىُّ

Ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au Jour du Jugement et je ne dis pas cela par vanité », rapporté par At-Tirmidhiyy, c’est-à-dire je ne dis pas ça par fierté mais bien pour mentionner les grâces que Allah m’a accordées.

  • Parle de certains attributs obligatoires pour les Prophètes.

Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allah est obligatoirement attribué de véridicité, d’honnêteté, de courage, d’éloquence et d’extrême intelligence.

  • Parle de l’attribut de la véracité pour les Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient véridiques. Il leur est impossible le mensonge car le mensonge est un défaut qui ne convient pas au rang de Prophète. Ainsi notre Maître Mouhammad ﷺ était connu parmi les gens de la Mecque, il était surnommé Al-‘Amin, l’honnête, en raison de sa véracité, de son honnêteté et de sa chasteté. Aucun mensonge n’est provenu de lui, jamais. Quant à la parole de Ibrahim ^alayhi s-salam, à propos de son épouse Sarah, quand il a dit : « c’est ma sœur » alors qu’elle n’était pas sa sœur de sang, c’était en raison du fait qu’elle était sa sœur dans la religion dans l’objectif de la préserver de la nuisance de ce roi tyran. Ce n’est donc pas un mensonge dans le fond et dans la forme, mais c’est une véracité. Ibrahim a visé qu’elle était sa sœur dans la religion, ce n’était donc pas un mensonge. N’est-ce pas que Allah dit, ce qui signifie : « Les croyants sont certes des frères ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam a dit un mensonge car les prophètes sont exemptés du mensonge.

Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit de son épouse Sarah « C’est ma sœur » lorsqu’il était arrivé dans le royaume d’un tyran mécréant. C’était l’habitude de ce roi, que toute belle femme qui pénétrait dans son royaume, était emmenée chez lui pour qu’il commette la fornication avec elle. Et Sarah faisait partie des plus belles des femmes. Ce roi avait pour habitude que si cette femme était la sœur d’un homme, il la laissait, sinon il la prenait. Un de ses espions lui a dit : « Aujourd’hui, il y a une femme parmi les belles femmes humaines qui est arrivée dans ton royaume ». Il a dit : « Ramenez-là moi ». Lorsqu’il l’a vue, il n’a pas pu se contenir. Il a tendu sa main vers elle et sa main s’est paralysée, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus la bouger. Il lui a dit : « fais-moi des invocations », elle a invoqué Allah et il a retrouvé l’usage de sa main et à nouveau, il n’a pas pu se retenir, il a tendu sa main vers elle une deuxième fois et sa main s’est paralysée. Il a perdu espoir et a été catégorique qu’il ne tenterait plus jamais après cela. Il lui a dit : « fais-moi des invocations, je ne ferai plus aucune tentative avec toi », et il a retrouvé l’usage de sa main.

  • Quelle est la signification de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, à propos de notre Prophète Ibrahim :

﴿بَلْ فَعَلَهُ كَبِيرُهُمْ هَذَا فَاسْأَلُوهُمْ إِنْ كَانُوا يَنْطِقُونَ﴾

Qui signifie : « C’est plutôt l’un d’entre eux qui l’a fait, posez-leur la question s’ils pouvaient répondre ! »

Il est un devoir de croire que les prophètes sont exemptés du mensonge. Quant à ce qui est parvenu à propos de Ibrahim dans ce verset, ce n’est pas un mensonge, c’est une vérité du point de vue du fond et de la forme. Son peuple était un peuple d’idolâtres et Ibrahim ^alayhi s-salam voulait faire quelque chose à leurs idoles qui soit un argument contre eux, puissent-ils se réveiller de leur léthargie et de leur insouciance. Et c’était une habitude de son peuple d’organiser une fête pour leurs idoles à l’extérieur de leur ville. Lorsque c’était le jour de leur fête, ils sont sortis de la ville et le Prophète Ibrahim ^alayhi s-salam s’est rendu au temple où étaient entreposées les idoles. Il a trouvé une grande idole et plusieurs petites. Il a pris de sa main une hache et s’est mis à détruire les petites statues jusqu’à faire en sorte qu’elles soient complètement détruites puis il a accroché la hache au cou de la plus grande des statues de sorte que lorsque son peuple revient, il leur montre que les statues ne peuvent même pas se protéger d’une nuisance. Et notre Maître Ibrahim ^alayhi s-salam donne ainsi l’argument à son peuple mécréant. Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à son peuple : « C’est la plus grande qui a fait cela (c’est à dire qui les a détruites), posez-leur donc la question si elles peuvent parler.» En effet, c’était la plus grande des idoles qui l’avait amené à détruire les autres idoles tellement il était exaspéré par leur exagération dans leur glorification de cette grande statue en embellissant son apparence. Cela l’a amené à détruire les petites statues et à humilier la plus grande. L’attribution de l’acte à la plus grande des idoles est donc une attribution métaphorique. Il n’y a pas de mensonge en cela.

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