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Ad-Daliil al-qawiim : 77 78 79 80 81 82     Réfutation de mises en doute des moutazilites

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

77      Réfutation d’une tentative de mise en doute des moutazilites

Ils ont dit que l’injustice des esclaves les uns envers les autres est quelque chose qui se produit de leur part sans aucun doute, et que ce n’est donc pas quelque chose qui est voulue par Dieu. Preuve en est la parole de Allah :

﴿وما الله يريد ظلما للعباد﴾

Sourat Ghafir selon eux que Dieu ne veut pas l’injustice envers les esclaves.

Notre réponse à cela est que Allah a nié le fait d’être injuste Lui envers ses esclaves. Mais il n’a pas nié sa volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres. Ce qui est nié dans le verset, ce n’est pas la volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres et qu’il ait voulu cela. En effet, il a une volonté et un vouloir.

Quant au fait qu’ils s’attachent à la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

« Il n’agrée pas l’injustice pour Ses esclaves » et Sa parole :

﴿والله لا يحب الفساد﴾

« Allah n’agrée pas la corruption »

La réponse est qu’il n’y a pas d’implication entre l’agrément et la volonté tout comme ils l’ont prétendu. Parce qu’il se peut que l’un d’entre nous veuille quelque chose qu’il n’aime pas pratiquer en raison de son goût qui est laid ou son amertume.

78      Une autre réponse contre leur tentative de mise en doute

Les mou^tazilites ont dit : « Vous avez dit que Allah a voulu l’injustice de la part des esclaves, puis Il les punit pour cela dans l’au-delà et ça c’est une injustice ».

Nous leur disons en guise de réponse « Sa volonté de ce qui se produit de la part des esclaves comme injustice commise les uns envers les autres, puis leur punition pour cela dans l’au-delà n’est pas une injustice de Sa part.

Contrairement aux esclaves, leur volonté d’injustice est quelque chose de laid de leur part, car il leur est défendu de faire cela, ils ont l’ordre de délaisser cela. Il n’est pas concevable à propos de Son acte ta^ala quoi que ce soit qui lui soit défendu. Puisqu’il n’est pas concevable qu’il ait qui lui interdise quoi que ce soit, Il n’a personne pour lui donner d’ordre. Comme ce monde est Sa création, il Lui appartient, il est Celui qui agit dans Sa souveraineté, qui est Sa création. Il est impossible qu’Il soit qualifié d’injustice.

Par ailleurs, l’injustice n’est pas concevable hormis de la part de celui à propos duquel il est concevable qu’il soit ignorant, parce que l’injustice revient à placer les choses hors de leur place et contexte.

Quant à celui qui englobe par sa science toute chose et leur réalité ce n’est pas possible qu’il soit injuste.

Celui qui contredit à propos de cette question, ce sont les Qadariyyah, c’est-à-dire les mou^tazilites. Ils ont dit que celui qui est exempt de début, il est valide de sa part qu’il soit injuste, mais il n’est pas injuste parce que c’est quelque chose de laid.

Le résumé de la réponse à propos de cette question c’est que Allah ta^ala est celui à qui appartient véritablement les esclaves. C’est pour cela qu’Il a à leur ordonner des ordres et à leur interdire et il est donc concevable de leur part l’injustice. Leur injustice, c’est de contredire ses ordres et ses interdictions.

Quant à Lui, nul ne mérite de lui donner d’ordre ou d’interdiction. L’injustice n’est pas concevable de sa part, s’Il les punit pour avoir contredit Ses ordres et Ses interdictions.

Il n’y a pas d’analogie entre Allah à qui appartient toute chose et l’esclave qui ne possède que ce que Allah lui a donné de posséder et qui lui a fixé une gestion conformément à ce qu’Il lui a autorisé. S’il dépasse cette limite, il mérite la punition. Comment faire une analogie entre Celui qui possède véritablement toute chose et l’esclave qui, lui et ce qu’il possède, appartiennent à son créateur. Il n’y a aucun rapport.

79      Une réponse contre une duperie des moutazilites

Il se peut qu’ils prennent pour argument la parole de Allah :

﴿وَمَا خَلَقْتُ ٱلْجِنَّ وَٱلْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ﴾

Dans sourat Adh-Dhariyat.

La réponse est que le sens du verset est : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour [leur ordonner] l’adoration ». Il n’y a pas dans ce verset qu’Il n’a pas voulu qu’ils commettent du chirk, de l’association à Dieu ou qu’ils désobéissent. Preuve en est Sa parole ta^ala :

﴿وَلَا يَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟﴾

Jusqu’à la fin de sourat ‘Ali ^Imran qui signifie que : « Que ceux qui ont mécru ne pensent pas que ce que nous leur avons prédestiné est toujours un bien. Mais nous leur avons prédestiné pour qu’ils augmentent en péché et ils auront un châtiment humiliant ». Sa parole :

﴿إِنَّمَا نُمْلِى لَهُمْ لِيَزْدَادُوٓا۟ إِثْمًۭا﴾

Est explicite dans le sens que Allah a voulu qu’ils désobéissent. N’est-ce pas cela une parole explicite pour confirmer la volonté de Dieu que se produise des péchés de la part des esclaves et Sa parole :

﴿أولئك الذين لم يرد الله أن يطهّر قلوبهم﴾

Fait partie des plus explicites des paroles explicites pour confirmer la voie des gens de la vérité que Allah a voulu l’égarement des mécréants, Il n’a pas voulu leur bonne guidée.

Les mou^tazilites ont également pris pour argument Sa parole :

﴿سَيَقُولُ ٱلَّذِينَ أَشْرَكُوا۟ لَوْ شَآءَ ٱللَّهُ مَآ أَشْرَكْنَا وَلَآ ءَابَآؤُنَا وَلَا حَرَّمْنَا مِن شَىْءٍۢ ۚ كَذَٰلِكَ كَذَّبَ ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ حَتَّىٰ ذَاقُوا۟ بَأْسَنَا ۗ﴾

Jusqu’à la fin du verset de sourat Al-‘An^am / 148.

Ils ont dit : « Allah a répliqué aux associateurs leur parole » :

{لو شاء الله ما أشركنا ولا آباؤنا}

« Si Dieu le voulait nous n’aurions pas commis d’association ainsi que nos parents ». Allah les a blâmés pour cette parole dans laquelle ils ont confirmé Sa volonté de leur association, et si c’était valide, Il ne les aurait pas blâmés.

La réponse c’est que Allah ne les a pas blâmés pour leur croyance que leur association est par la volonté de Dieu, mais Il les a blâmés parce qu’ils pensaient que Dieu a agréé pour eux l’association et qu’Il la leur a ordonné. Tout comme Allah ta^ala dit dans sourat Al-A^raf :

﴿وَإِذَا فَعَلُوا فَاحِشَةً قَالُوا وَجَدْنَا عَلَيْهَا آَبَاءَنَا وَاللَّهُ أَمَرَنَا بِهَا قُلْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَأْمُرُ بِالْفَحْشَاءِ أَتَقُولُونَ عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ﴾

Il dit ce qui signifie : « Quand ils commettent un acte blâmable, ils disent : nous avons trouvé ainsi nos parents et Allah nous l’a ordonné. Dis que Allah n’ordonne pas les choses blâmables. Comment osez-vous dire à propos de Dieu ce que vous ne savez pas ». Allah nous a appris à propos des associateurs qu’ils disaient : nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de l’agrément de Dieu.

Les mou^tazilites ont pris pour preuve également Sa parole ta^ala :

﴿مَا أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍ فَمِنَ اللَّهِ وَمَا أَصَابَكَ مِنْ سَيِّئَةٍ فَمِنْ نَفْسِكَ﴾

Nous disons la réponse est que ce qui est visé par « al-haçanah » ici c’est la grâce et non pas l’obéissance et par « as-sayyi’ah » c’est l’épreuve et non la désobéissance. Preuve en est Sa parole :

﴿وَإِنْ تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ وَإِنْ تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِكَ قُلْ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ﴾

C’est-à-dire que le verset n’est pas sujet à controverse entre eux et nous. Le verset est à propos des mécréants qui, lorsqu’ils voyaient une fertilité, un bien-être ils disent : ça c’est de la part de Dieu. S’ils voyaient une sècheresse et une famine, ils disaient : ça c’est à cause du malheur de la religion de Mouhammad. Allah leur a répliqué et leur a dit ce qui signifie : « Dis : tout est de la part de Dieu. Pourquoi ces gens-là ne comprennent pas ce qui leur est dit ! » sourat An-Niça.

Semblable à cela sa parole à propos du peuple de Mouça dans sourat Al-A^raf qui signifie : « Lorsqu’une épreuve les atteint, ils disent que c’est à cause de Mouça et ceux qui sont avec lui ; n’est-ce pas que tout est de la part de Dieu, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas ». La signification de :

﴿مَّآ أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍۢ فَمِنَ ٱللَّهِ﴾

Dans sourat An-Niça, c’est-à-dire « Ce qui te touche ô toi être humain comme grâce, c’est un bienfait de la part de Dieu ».

﴿وَمَآ أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍۢ فَمِن نَّفْسِكَ﴾

C’est-à-dire ce qui t’arrive comme épreuve, c’est une rétribution pour ton péché, Dieu t’a puni pour cela. Comme la parole de Allah :

﴿وَمَآ أَصَٰبَكُم مِّن مُّصِيبَةٍۢ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُوا۟ عَن كَثِيرٍۢ﴾

Dans sourat Ach-Choura : « Tout ce qui vous arrive comme épreuves, c’est en raison de ce que vous acquérez et il pardonne la plupart ».

80      Réfutation

Les mou^tazilah ont dit que les péchés ne se produisent pas par la volonté de Allah, par sa prédestination et sa création mais plutôt par la volonté et la création de l’esclave.

Ils ont prétendu trouver pour preuve à ce sujet la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

Qui signifie : « Il n’agrée pas la mécréance pour Ses esclaves ».

Nous disons que l’agrément et l’ordre sont autres que la volonté, la prédestination et la création.

Dieu a prédestiné l’occurrence de la mécréance et de la désobéissance de la part des esclaves par leur propre choix. Elles se produisent donc par la création de Dieu, et leur acquisition. Allah en est le créateur et les esclaves ceux qui les acquièrent.

81      Une autre réponse 

S’ils disent : Comment Allah ordonne au mécréant de croire et Il a voulu de lui la mécréance ?

Nous disons : Comment lui ordonne-t-Il la foi alors qu’Il a su qu’il allait commettre la mécréance et qu’il ne croirait jamais ?

On dit au mou^tazilite : Est-ce qu’il peut arriver autre que ce que Dieu a su ? S’il répond « oui », il aura attribué l’ignorance à Dieu et c’est de la mécréance.

S’il dit : Il n’y aura pas lieu contraire à ce que Dieu a su, alors il aura reconnu la réalité. Ils n’ont pas de réponse ni détours à cette question.

Pour cela Ach-Chafi^iyy a dit : Dès lors que le qadarite reconnaît l’attribue de la Science, il est vaincu ; c’est-à-dire il a perdu le débat.

82      Réplique contre une duperie, une tentative de confusion à laquelle s’attachent les Mou^tazilites.

Les Mou^tazilites ont dit : L’ordre du contraire de ce qu’Il a voulu est contraire à la sagesse.

La réponse est que nous nous abstenons de dire que cela est contraire à la sagesse parce que la sagesse dans un ordre n’est pas restreinte à la réalisation de ce qui est ordonné.

Ce qui confirme cela c’est la parole d’‘Ibrahim à son fils qui signifie : « Certes, j’ai vu en rêve que je t’égorgeais alors dis-moi ce que tu en penses ».

Il a répondu : Père, fais ce que tu as reçu l’ordre de faire et tu verras, si Dieu le veut, que je fais partie de ceux qui patientent – sourat AsSaffat

Il n’a pas dit : Tu me trouveras au nombre de ceux qui patientent, sans dire « si Dieu le veut ».

Et si l’ordre impliquait systématiquement la volonté, alors il n’y aurait pas de sens dans la parole « si Dieu le veut », car l’ordre reçu par ‘Ibrahim d’égorger son fils impliquerait alors l’ordre de patienter pour son fils.

Donc si l’ordre d’égorger impliquait la volonté que cela ait lieu de la part d’‘Ibrahim, alors la patience de la part de son fils serait également voulue, preuve en est justement l’ordre.

La patience n’aurait alors plus aucun rapport avec l’ordre et la volonté.

Et donc cela est bien un ordre de sa part, mais il n’a pas voulu qu’il l’égorge.

Cela a été indiqué par Abou Mansour Al-Matouridiyy dans « At-ta’wilat ».

Abou Mansour, pour confirmer la différence entre la volonté et l’ordre, a dit : « Allah a ordonné à ‘Ibrahim de l’égorger et Il a compensé son égorgement par un bélier. Il n’est pas possible qu’Il ait voulu que cet acte ait lieu, l’acte d’égorgement, et que par la suite Il l’en empêche par ce qui le compense [le bélier] ! Ceci est en effet le signe du changement et donc de l’entrée en existence ainsi que le signe de l’ignorance. Ainsi donc l’ordre n’était pas en réalité ce qu’il voulait qu’il ait lieu.

Ad-Daliil al-qawiim : 73  74 75 76 D’autres preuves

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73      Une autre preuve

Comme il a été confirmé qu’Il a une volonté qui concerne tout être qui entre en existence, parce ce que ce qui valide rationnellement le rapport de Sa volonté, le fait que Sa volonté se rapporte au bien et à l’obéissance, c’est la possibilité rationnelle.

Or cette possibilité est commune entre tous. Il est donc obligatoire que Sa volonté concerne la totalité de ce qui est possible selon la raison et c’est ce qu’il fallait démontrer.

Il est confirmé également qu’Il est le créateur de leur totalité, le bien et le mal.

74      Une autre preuve rationnelle

Si l’acte de l’esclave était par sa création, il aurait connaissance de son acte de manière parfaite, nécessairement du fait qu’il a un choix, et que le choix dérive de la science. Or, il n’englobe pas par sa connaissance son acte.

De plus, chaque être doté de raison constate qu’il ne sait pas lorsqu’il parcourt une distance précise, quelles sont les parties de cette distance, les moments et les mouvements depuis son point de départ, jusqu’à son point d’arrivée.

Pareillement, lorsqu’il prononce des lettres, chaque être doté de raison sait de lui-même qu’il ne connaît pas quels sont les organes et muscles qui en sont les instruments, ainsi que les emplacements à partir duquel il y a les articulations ou encore les manières et les endroits de ces articulations.

Tout cela est clair et apparent. C’est ainsi que l’a décrété Al-Matouridiyy.

75      Une autre preuve

Si l’acte de l’esclave était créé par sa propre puissance alors cela aurait impliqué l’existence de deux êtres créateurs réellement pour une même chose, ce qui est impossible en raison de ce qu’implique l’existence de deux opposés, à savoir le besoin [de la chose pour exister] et le non-besoin [de cette même chose pour exister puisqu’elle aurait été déjà créée].

L’indication de cette implication est que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison. Or tout ce qui est possible selon la raison a lieu nécessairement par la puissance de Dieu, puisque c’est ce caractère possible qui implique le besoin de qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Ainsi, ce qui n’existe pas des deux ne se réalise pas. Or le caractère possible est une chose concevable et commune dans toutes les choses possibles selon la raison.

Cela implique que tout ce qui est possible selon la raison a besoin de Celui qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Sinon cela impliquerait le fait qu’une chose prévale sans qui la fasse prévaloir.

Ce n’est pas possible non plus que celui qui fasse prévaloir soit lui-même possible selon la raison. Cela impliquerait en effet l’enchaînement prétendument sans début. Celui dont l’existence est obligatoire est donc le Créateur de ce monde et toutes les choses possibles selon la raison ont lieu par Sa puissance.

Si l’acte de l’esclave avait lieu par sa propre puissance [indépendamment de la création de Dieu], cela impliquerait l’occurrence de ce qui est impossible selon la raison, précédemment cité, et c’est ce qu’il fallait démontrer.

76      Une autre preuve

S’il était possible que l’acte de l’esclave a lieu en étant créé par sa puissance alors il aurait été possible que les substances et la totalité des caractéristiques des substances soient par sa puissance à lui également.

Or ceci est infondé par accord entre nous et les mou^tazilites. Dire que l’acte de l’esclave est par la création de l’esclave est infondé, est impossible. L’indication de cette implication est que ce qui rend l’acte de l’esclave dans le besoin de qui fasse prévaloir, c’est son caractère de possible rationnel, le fait qu’il soit entré en existence. Or tous deux sont une même réalité qui se retrouve dans toutes les choses possibles selon la raison.

Dès lors que cela est clair, cela implique de dire que les actes des esclaves s’appuient pour leur entrée en existence sur la puissance de Dieu. Et cela n’exclut pas le fait que ces mêmes actes soient dans la capacité des esclaves, dans le sens qu’il les acquiert.

C’est bien Allah qui a créé la capacité dans l’esclave, cette capacité qui entre en existence ainsi que tout ce qu’il fait, tout comme sa volonté et ses mouvements. Ainsi par exemple, le mouvement est une création de Allah et une acquisition de l’esclave.

Si le mou^tazilite dit : « Cela est une contrainte qui contredit la responsabilisation [de l’esclave] », nous disons « Cela n’est pas une contrainte pure ; l’esclave perçoit évidemment la différence entre le mouvement qui est par sa capacité et les tremblements qui sont en dehors de sa capacité. De plus, comment [l’acte de l’esclave] serait-ce une création de l’esclave alors qu’il ne connaît pas le détail des mouvements qu’il acquière et leur nombre.

Si les deux extrêmes [la contrainte et l’indépendance] sont prouvés infondés, il ne reste plus que suivre le juste milieu, et de se résigner dans la croyance au fait qu’il ne s’agit pas d’une contrainte pure ni d’une indépendance. Ceci, car l’acte de l’esclave est créé par la puissance de Dieu et il est une acquisition pour l’esclave dans un sens moindre que la création, c’est-à-dire le fait de faire exister du néant. La voie des gens de la vérité sort comme le lait pur pour ceux qui le boivent et qui coule entre la graisse et le sang».

Ad-Daliil al-qawiim : 72 Information utile

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Az-Zarkachiyy a dit dans Tachnifou l-Maçami^ : « Allahou soubhanahou wa ta^ala agit par Sa volonté, Il a à faire exister un événement, un accident avant un autre et à faire exister un événement, accident après un autre conformément à Son choix ».

La preuve à ce sujet, c’est Sa parole ta^ala « وَرَبُّكَ يَخْلُقُ مَا يَشَآءُ » dans sourat Al-Qasas qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut ». La croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah est que Dieu n’est pas obligé, Il n’est pas contraint, Il n’a pas l’ordre de faire quoi que ce soit ni il ne lui est interdit de faire quoi que ce soit. La finalité ou l’objectif de cette information utile, c’est de rappeler que Dieu n’est pas contraint, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Pour cela que les gens de la vérité ont dit à propos de Dieu qu’Il agit par son choix. Et quand on parle d’acte au sujet de Dieu, ce n’est pas comme pour la créature. Notre acte à nous a lieu par un contact, notre acte à nous est en procédant à quelque chose. Quant à l’acte de Allah, il n’est pas par un contact ni en procédant à quelque chose. L’acte de Allah est Son attribut qui est de toute éternité et ce qui en résulte c’est ce qui entre en existence tout comme l’a dit l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée.

Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents et de nombreux bienfaits qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, Il nous a fait grâce de la foi, Il nous a fait grâce de la bonne santé et Il nous a fait grâce sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons et les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Dieu est obligé, c’est obligatoire pour Lui que de récompenser ceux qui sont obéissants. N’est-ce pas que nous avons vu que les mou^tazilites ont différentes choses, propositions certaines ils sont déclarés pour ce qu’ils disent et pour d’autres choses qu’ils disent également ce n’est pas quelque chose qui les fait sortir de l’Islam.

Parmi les choses pour lesquels ils sont déclarés mécréants, c’est lorsqu’ils disent que c’est obligatoire pour Dieu que de faire ce qui est le mieux pour l’esclave ou de récompenser l’esclave qui fait des actes d’obéissance. Que disons-nous à propos de Dieu ? C’est qu’Il agit par son propre choix, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. La preuve en est c’est la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’Il veut », c’est-à-dire tout ce qu’Il crée, il le crée par son propre choix, c’est ce qu’Il veut. Parce que s’Il n’agissait pas par Son choix, par Sa volonté Il serait contraint et celui qui est contraint il a un défaut et le défaut contredit la divinité. Ce monde est entré en existence conformément à la volonté de Dieu, par le choix de Dieu conformément à Sa science et par Sa puissance. Et ceci est confirmé par la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’il veut ». Quant à la parole des philosophes, des athées « Le monde aurait existé sans que ce ne soit par la volonté de Dieu » et ceci revient à contredire le Qour’an.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an : ﴿إن الله على كل شيء قدير﴾ dans sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout-puissant », c’est-à-dire que Dieu est tout puissant à créer les actes que nous accomplissons. Le fait de manger, le fait de boire, le fait de marcher, le fait de réfléchir, les idées passagères tout cela est entré en existence par la création de Dieu et par Sa prédestination. Donc ce n’est pas comme le disent les mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes. Parfois l’un d’entre nous peut avoir des idées passagères, des idées qu’il ne voulait pas avoir. Si déjà lui-même il ne veut pas avoir ces idées passagères alors comment est-ce que ce serait lui qui les aurait crée ?! Ça c’est la preuve de Ahlou s-sounnah, ce n’est pas comme le prétendent les mou^tazilah qui disent que Allah après avoir crée les corps Il est devenu impuissant à créer les actes qui proviennent de ces corps. Allah a crée les corps, Il a crée les actes. Donc aussi bien les actes qui sont un bien que les actes qui sont un mal, les actes qui sont de plein gré par le choix de l’esclave et les actes qui proviennent malgré l’esclave involontairement. La preuve que ce n’est pas l’être humain qui crée ce qui provient de lui, ce sont ces idées passagères que l’homme déteste et pourtant elles viennent à lui. Allah ta^ala est celui qui crée nos actes, Il est celui qui crée nos corps, Il est celui qui crée ce qui provient de plein gré de notre part, ce qui provient malgré nous et même les idées passagères, c’est Dieu qui en est le créateur. La parole de Allah qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout puissant », c’est-à-dire que tout ce qui est possible selon la raison, Dieu est tout puissant à le faire. Ces idées passagères, ces pensées qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il ne les aime pas, qu’il les déteste. Quelle que soient ces pensées, ces idées passagères, quelle qu’elles fussent abominables, quelle que soient laide ces pensées, quelle que soient ces pensées d’être humain du moment qu’il les déteste, qu’il les rejette il n’est pas chargé de ces mauvaises pensées. Quelle que soient laides ces mauvaises pensées, quelle qu’elles soient abominables ces mauvaises pensées tant que lui il les déteste il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester, il n’est pas chargé, elles ne sont pas inscrite dans ses mauvaises œuvres. Tant que lui il les déteste par son cœur, tant que lui il les rejette par son cœur par ce rejet il gagne les récompenses. Du moment qu’il déteste ces mauvaises pensées qui sont suggérées par le Chaytan, du moment qu’il ne les accepte pas par le fait de les détester il lui est inscrit des récompenses. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct, n’est pas vrai tant que lui il rejette cette mauvaise pensée il n’est pas chargé de cela. Il se peut qu’il ait une pensée qu’il n’y a pas d’au-delà, qu’il n’y a pas de paradis, qu’il n’y a pas d’enfer tant que lui il rejette ces mauvaises pensées, il les déteste elle n’a pas de conséquence sur sa foi.

Allahou ta^ala dit : ﴿فَعَّالٌۭ لِّمَا يُرِيدُ﴾ ce qui signifie : « Et Celui qui fait ce qu’Il veut » sourat Houd, c’est-à-dire Allahou ta^ala fait exister les choses qui sont entrées en existence par Sa volonté qui est de toute éternité. « Il fait ce qu’Il veut », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation, la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu a voulu qu’il existe aura lieu nécessairement. Rien n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Allah ﴿فَعَّالٌ لِّمَا يُرِيدُ﴾ c’est-à-dire que Sa volonté se réalise au détriment de toute chose.

On peut dire que Allah fait exister par Sa volonté qui est de toute éternité c’est correct. Il fait ce qu’Il veut par Sa volonté qui est de toute éternité. Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Le fait que Allah fait absolument ce qu’Il veut, Il l’a prouvé par Sa parole ta^ala :

﴿وَفِى ٱلْأَرْضِ قِطَعٌۭ مُّتَجَٰوِرَٰتٌۭ وَجَنَّٰ﴾

Ce qui signifie : « Il y a sur Terre des parts voisines » dans sourat Ar-Ra^d. C’est une information utile qui indique que Allah agit par Son choix. Entre autres preuves, c’est ce qui est parvenu dans sourat Ar-Ra^d qui signifie : « Il y a sur terre des parcelles voisines (des parts voisines) ». Il se peut qu’on trouve sur terre un sol qui est compact, dur et une autre parcelle à côté qui soit plutôt meuble. Il se peut qu’on trouve une parcelle de terrain qui soit fertil, bonne et une autre qui ne soit pas fertile, qui ne donne pas de fruits. Le fait que nous constations que sur terre il y a des parcelles voisines qui soient différentes les unes des autres, c’est une preuve qu’il y a un créateur qui fait exister les choses par Sa volonté, par Sa puissance et par Son choix.

Que chacun d’entre nous observe bien comment sur terre il y a des terrains, des parcelles qui sont différentes les uns des autres alors que la terre c’est une seule terre, mais la nature du terrain est différente ici et là. Ici attention on n’est pas en train de parler des pays différents ou des patries différentes ou des nations différentes, mais c’est la nature du sol. On parle bien de terrains qui sont proches, qui sont limitrophes, qui sont les uns à côté des autres et qui sont différents. Même si on pousse la réflexion plus que cela, déjà dans un seul terrain, ce terrain est irrigué de la même manière, il y a le même ensoleillement et pourtant on trouve des fruits qui sont différents. Les fruits viennent avec des goûts, des couleurs, des natures, des formes, des odeurs, des bénéfices et des particularités toutes différentes tout en sachant que la terre, le terrain est le même et que l’eau est la même. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Il y a en cela des signes pour des gens qui sont sensés ». Il y a dans cette variété de couleur, de goût, d’odeur des preuves et des arguments pour des gens qui sont sensés qui utilisent correctement leur raison. Quand Il a dit : « Des gens sensés » c’est-à-dire des gens qui déduisent correctement à partir de ces preuves l’unicité du créateur qui est tout puissant, qui crée toute chose selon une sagesse qui prédestine à toute chose. Ce n’est pas la nature qui a géré tout cela comme le prétendent ceux qui nient l’existence de Dieu ou que les choses qui sont entrées en existence, des événements, les incidents seraient entrés en existence comme ça d’eux-mêmes sans créateur. Pour cela le Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son Moukhtasar « Ce n’est ni la nature, ni les causes » et il a poursuivi en disant : « Leur entrée en existence est par Sa volonté, Sa puissance, Sa prédestination » etc. Dieu a donné par cet exemple, par ce qui est provenu dans le verset Dieu a donné un exemple rien qu’un exemple. Un autre exemple, les humains ont tous pour origine un seul être humain qui est Adam ^alayhi s-salam alors qu’ils sont différents dans le bien et le mal, dans la foi et la mécréance. Comme la différence des fruits alors que ces fruits ont été irrigués de leurs arbres par une même eau. Dans le verset de sourat Ar-Ra^d, Allah ta^ala nous apprend que sur terre il y a des parcelles voisines et des vergers qui comportent des vignes et des plantations, des palmiers de différentes variétés qui sont tous arrosés d’une même eau et nous avons des choix, nous avons des préférences dans les fruits des uns des autres, nous préférons certains fruits plutôt que d’autres et en cela il y a des signes pour des gens qui sont sensés, qui raisonnent correctement.

Un autre troisième exemple : que chacun d’entre nous réfléchisse et médite à propos de la feuille du murier. La feuille du murier a la même odeur, goût et couleur et quand c’est la gazelle qui en mange alors elle produit du musc. Quand c’est le ver à soie qui se nourrit de cette feuille de murier, le ver à soie produit de la soie et quand c’est le chameau qui mange de cette feuille de murier, c’est des matières fécales qui sortent et lorsque c’est les abeilles qui en consomment, elles produisent du miel. Et lorsque c’est une chèvre qui en mange, elle produit du lait. Allah ta^ala est sur toute chose tout puissant. Ceci est une preuve que Dieu agit et fait par choix. Donc il n’y a aucune considération à accorder à ces naturalistes, ceux qui prétendent que c’est la nature qui créée, ils disent « Dame nature » ni à ces philosophes, il n’y a aucune considération, rien.

Le résumé est que s’il agissait par nature comme ils le prétendaient alors ces créatures n’auraient pas été différentes bien que les causes soient les mêmes comme le feu pour la brûlure, l’eau pour la noyade ou le rafraichissement, le soleil pour le réchauffement. Cependant, toutes ces créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes. Parce que le même genre que ce soit les arbres comme par exemple un grenadier est arrosé par une même eau puis le goût des fruits diffère, il y a des grenades qui sont sucrées et il y a ce qui est acide, il y a des grenades qui sont acides. Ainsi, la variation de ces goûts avec la conformité de ce qui les alimentes et qui les fait grandir est une preuve que le Créateur agit par Son choix.

La voie des gens de la vérité est que Allahou tabaraka wa ta^ala agit par son choix.

La voie des prophètes ^alayhimou s-salam est que Allah agit par Son choix, par Sa volonté et non pas par sa nature. Il y a un avis des philosophes et il y a un avis des naturalistes, c’est-à-dire que les deux voies sont fausses. Les deux voies, aussi bien des philosophes que ceux qui disent que c’est la nature qui créée, les deux voies sont fausses. Que disent les philosophes ? Ils disent que ce n’est pas par la volonté de Dieu que les choses ont lieu. Qu’est-ce qu’ils disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa volonté qu’il a fait exister ce monde. Ça, c’est ce que disent les philosophes athées. Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ce n’est pas Dieu qui a créé ce monde. Qu’est-ce que l’imam Abou Ja^far AtTahawiyy a dit dans son traité de croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah ? Il a dit : « Toute chose se produit, toute chose a lieu par la volonté de Dieu ». Toute chose, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire les corps, ça veut dire les mouvements, ça veut dire les immobilités, ça veut dire les intentions, les objectifs, les idées passagères, tout cela est par la volonté de Dieu y compris les changements dans le cœur. En arabe, le cœur est appelé qalb qui veut dire aussi changer. Pourquoi il a été appelé qalb ? Parce qu’il change beaucoup. Les changements du cœur dans l’intention de la personne, de sa volonté, de ses choix est plus grand que l’eau quand elle se met à bouillir dans un chaudron. Vous voyez qu’elle change, ce qui est en haut devient en bas, ce qui est en bas devient en haut et etc. Lorsque l’eau se met à bouillir dans un récipient, elle bouge énormément, elle se déplace beaucoup. Le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau. Tout ce qui provient de l’esclave que ce soit ses mouvements, ses immobilités, les choses apparentes ou encore les choses qui sont dans le cœur, tout cela est conformément à la volonté de Dieu. Ce n’est pas la nature qui fait exister cela comme le prétendent les naturalistes et ce n’est pas par la nature des choses comme le prétendent les philosophes. Les naturalistes disent c’est la nature qui fait exister ces choses, la question c’est : est-ce que la nature a une volonté pour caractériser ces choses ? Alors que les philosophes anciens, qu’est-ce qu’ils disaient comme mécréance que Dieu nous en préserve ? Ils disent que Dieu est un agent causal, c’est une cause pour l’existence de ce monde. Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah ne tiennent pas des propos des naturalistes ni les propos des philosophes. Donc il y a 2 opinions, 2 avis ; il y a celui des naturalistes, ceux qui disent que c’est la nature et d’autres c’est l’avis des philosophes qui disent que Dieu est une cause, les 2 sont faux. Qu’est-ce que disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde et que ce n’est donc pas par Sa volonté et conformément à Sa science et par Sa puissance que ce monde a existé. Le fait qu’ils aient dit que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ils nient par cela la volonté de Dieu, la science de Dieu, la puissance de Dieu. Ils ont considéré que Dieu est un agent causal. Ils ont nié au sujet de Dieu la volonté et le choix et ça c’est de l’égarement. Tandis que les naturalistes, ils ont dit : « Ces choses-là existent par la nature ». Ils disent que c’est la chaleur, la froideur, la sécheresse et l’humidité, ils prétendent que ce sont les 4 éléments qui ont fait l’existence de ce monde. Donc les 2 groupes ; les naturalistes et les philosophes aucun des 2 n’attribuent l’existence des choses à Dieu et c’est pour ça que les 2 sont mécréants. Il y a eu même un qui prétendait être un chaykh et un savant qui a appelé Allah une ^il-lah, une cause, un agent causal. Il a même été au-delà pour dire que Dieu est la cause des causes. Or ça c’est la parole de qui ? C’est la parole des philosophes comme nous venons de dire. C’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nous n’avons pas besoin des prophètes », c’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nos pensées, nos réflexions nous font passées des prophètes, nous n’avons pas besoin des prophètes ». Celui qui appelle Allah une cause ou celui qui appelle Allah la cause des causes, est-ce que l’on dit de lui que c’est un musulman ? C’est pour cela qu’il faut faire extrêmement attention notamment contre les calomniateurs qui usurpent l’appellation de machaykh ou de gens de science. La règle est que Allah ta^ala agit par choix et par volonté.

Ad-Daliil al-qawiim : 71      Confirmation que l’acquisition des actes par les esclaves et que Allah est leur créateur, ils ne créent absolument rien de leurs actes

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

La voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah en raison de la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Certes, Allah est le Créateur de tous ceux qui agissent ainsi que de leurs actes ». Cela a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban du hadith du compagnon Houdhayfah. C’est un hadith dont la chaine de transmission est sahih (authentique) qui fait l’objet de l’accord quant à son statut de sahih (d’authentique). Lorsque nous disons qu’un hadith est sahih, c’est-à-dire il a obtenu le plus haut degré de l’authentification concernant le hadith.

Le sens de ce hadith, c’est que Allah crée tous ceux qui agissent et Il crée les actes de ceux qui agissent. Ici le terme san`ah qui figure dans le hadith signifie l’acte de l’être humain. Ici le terme san`ah ne fait pas référence au métier ou à la profession. L’acte en général, que ce soit un acte qui est fait par le corps ou un acte du cœur dans les 2 cas il est appelé san`ah et du point de vue de la langue arabe on peut dire san`ah et on peut dire soun`ah, c’est le même sens. Allah est le créateur de tous ceux qui agissent et Il est le créateur de l’acte de ceux qui agissent. Le sens donc est que Allah est le créateur de toute personne, tout être qui agit et Il est le créateur de l’acte de celui qui agit. Cela veut dire que Dieu est le créateur des esclaves qui accomplissent leurs œuvres c’est-à-dire qui agissent, qui ont des mouvements, des immobilités. Et c’est également Dieu qui est le créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves.

Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazilah tout comme nous l’avons vu dans un cours précédent. Les mou^tazilah qu’est-ce qu’ils prétendent ? Ils prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ses actes grâce à une capacité de puissance que Dieu lui a donnée. Un homme c’est un seul être, c’est un seul corps, mais ses actes qui proviennent de lui, ses mouvements, ses immobilisations peuvent être au nombre de millions. Si Dieu était le créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre les créatures de Dieu. Allahou tabaraka wa ta^ala est le créateur des corps et Il est le créateur des actes. Que ce soit des actes de bien ou les actes de mal. Que ce soit des actes qui proviennent de soi malgré soi ou des actes qui proviennent de soi de plein gré. Allahou ta^ala est le créateur de tout ce qui entre en existence. Et c’est cela la signification de la parole du tawhid lorsque nous disons qu’il n’est de dieu que Dieu, cela veut dire « Il n’y a de créateur que Dieu ». Car il n’y a pas autre que Dieu qui donne l’existence à ce qui n’existe pas. Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. L’homme acquiert ses actes et il ne les crée pas. L’acquisition est un sujet qui est autre que la création, car la création qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition en arabe al-kasab, c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement. L’esclave acquiert l’acte, c’est-à-dire il décide fermement d’accomplir l’acte. Cette décision ferme, c’est un acte de l’esclave. Quant à l’entrée en existence de ses actes, de ses mouvements, c’est par la création de Dieu. Donc les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu qui les leur crée. C’est Dieu qui crée ces actes en nous, mais ce n’est pas nous qui les créons, cependant nous les acquérons. Ses actes sont donc créés par Allah conformément à la volonté de Allah, à la science de Allah et à la prédestination de Allah. Tout comme les corps sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala, les actes également sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala. Tout ce qui entre en existence est par la volonté de Allah, conformément à la science de Allah et par la prédestination de Allah et par la parole de Dieu. Au sujet du feu dans lequel ‘Ibrahim a été jeté, Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie : « Nous avons dit au feu ». Dans le Qour’an au sujet de ce qui est arrivé à notre maître ‘Ibrahim quand son peuple de mécréant l’ont projeté dans un gigantesque brasier. Ici dans le verset, il y a le verbe qaala qui littéralement veut dire « dire », mais ici ça veut dire que Dieu a décrété de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim. Donc tout ce qui entre en existence, il est conforme à la volonté de Dieu, à la science de Dieu, à la prédestination de Dieu et au décret qui est de toute éternité de Dieu. Tout comme à propos de ce brasier, Dieu a ordonné de toute éternité qu’il soit fraîcheur et paix. Dieu a ordonné de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim ^alayhi s-salam.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Allah et ce qui Lui appartient, ne fût-ce qu’un clin d’œil ni une idée passagère ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conforme à la prédestination de Allah et à sa destinée, par Sa toute-puissance, Sa volonté et Son vouloir.

Il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une foi (croyance) ou une mécréance, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur doté de sagesse. Le terme moulk et le terme malakout parfois ont même sens. Ces deux termes sont employés en arabe, parfois c’est le terme moulk parfois c’est le terme malakout, mais ils ont le même sens et parfois ils n’ont pas le même sens. Al-moulk, la souveraineté est un terme qui est employé au sujet de ce monde terrestre et le terme malakout est employé pour désigner la souveraineté du monde céleste. Le monde il y a ce qui est terrestre et il y a ce qui est céleste. Nous et ce qui est en dessous de nous faisons partie du monde terrestre. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste. Quelle est la finalité de l’ascension du prophète Al-Mi^raj ? C’est de lui faire découvrir les choses étonnantes et surprenantes du monde céleste. Parfois ces deux termes sont synonymes, le terme moulk et le terme malakout sont employés dans le même sens et parfois ce sont deux termes qui sont employés pour désigner deux choses différentes. Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre que céleste ne fusse qu’un clin d’œil ni une idée passagère sans que ce soit par Sa création. Pas uniquement le clin d’œil, mais également les idées passagères ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conformément à la prédestination de Dieu et à Sa destinée. Et comme cela est parvenu dans le hadith que Dieu est le créateur de tous ceux qui agissent et leurs actes, cela indique que Dieu est le créateur des bons et des mauvais actes. Également ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilites. Donc il a dit : car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur. Ici le créateur c’est Allah. Celui qui est doté de sagesse, car Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Tout ce que Dieu a créé est pour une sagesse et tout ce que Dieu a ordonné de faire est avec une sagesse et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse en cela. Que nous connaissions la sagesse en cela ou pas. Quand il a dit par l’acte d’un créateur doté de sagesse, ça veut dire que Dieu ne fait pas quelque chose absurdement. Il n’est pas valide selon la raison que l’existence d’une partie d’entre ce qui est possible selon la raison ait lieu par l’Acte de Dieu et que l’existence d’une autre partie soit par l’acte d’autre que Lui. Ceci est la voie des gens de la vérité ; Allah n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait alors qu’eux le seront. Il est Celui à qui appartient véritablement toute chose. Il est Celui qui donne des ordres, qui fixe des interdits, mais pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. Pour cela, Il n’a pas de compte à rendre, Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. Alors qu’eux c’est-à-dire les esclaves auront des comptes à rendre, ils seront interrogés. Pourquoi ? Parce que Dieu nous a fixé des limites. Il ne nous est pas licite, il ne nous est pas autorisé, il ne nous est pas permis d’outrepasser ces limites que Dieu nous a fixées. Celui qui dépasse ces limites, il sera injuste envers lui-même, mais Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie des mécréants, le fait qu’Il châtie les mauvais c’est une justice de Sa part. Donc ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah lorsqu’ils disent « Comment Il châtie les esclaves, alors que c’est Lui qui crée leurs actes, ce serait alors une injustice de Sa part ». Ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature. Ils se sont égarés et ils ont égaré d’autres qu’eux. Il y a une grande différence entre la parole des gens de la vérité et la voie qu’ont suivie les mou^tazilites. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice, ils ont attribué à Dieu l’impuissance. Ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu. Alors que c’est Dieu qui vainc, c’est Dieu qui a Sa volonté qui prime. C’est-à-dire que nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut. Dieu est donc le créateur des corps, Il est créateur des actes. Ce qui est un bien de ses actes et ce qui est un mal parmi ses actes. Ce qui est une foi et ce qui est une mécréance. Ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave ou ce qui provient de manière involontaire de la part de l’esclave.

L’imam Abou Hanifah a dit dans Al-Wasiyyah : L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé ; comme l’auteur est créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Comme l’auteur des actes est lui-même créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Tout comme nous le savons, Abou Hanifah historiquement est le plus ancien des quatre imams. Et c’est un successeur des compagnons puisqu’il a rencontré quelques compagnons. Cet imam qui est connu, qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit que l’esclave avec ses œuvres est créé. L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé. Il a dit comme l’auteur lui-même des actes est créé puisque c’est l’esclave ici alors ses actes à plus forte raison sont eux-mêmes créés. Il a dit dans son livre Al-Fiqh Al-Akbar : La totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités sont leur acquisition, c’est-à-dire l’acquisition des esclaves au sens propre en réalité, et Allah ta^ala en est le Créateur, c’est Allah qui créé ces actes. Allahou ta^ala est le créateur des créatures. Les créatures n’avaient pas de capacité, elles sont faibles, elles sont impuissantes et Allah ta^ala est leur créateur, Il est leur pourvoyeur. Preuve en est la parole de Allah dans sourat Ar-Roum verset 40 « ٱللَّهُ ٱلَّذِى خَلَقَكُمْ ثُمَّ رَزَقَكُمْ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ » qui signifie : « Allah est celui qui vous crée, puis Il vous pourvoit, puis Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». Ceci est une des preuves de Ahlou s-sounnah que l’être humain est créé par Dieu tout comme tous ses actes et toutes ses œuvres. « Allah est celui qui vous crée, Il vous pourvoit, Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». L’acquisition donc al-kasab, ce que l’esclave acquiert il est soit licite soit il est interdit. Obtenir l’argent, les biens d’une source licite est licite et obtenir le bien, l’argent de source interdite est interdit. Les gens sont de trois catégories :

  • il y a le croyant qui est sincère dans sa foi,
  • il y a le mécréant qui renie, déclarant sa mécréance et
  • il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Allahou ta^ala a rendu obligatoire certaines œuvres à tous, aux croyants et aux mécréants. Il a ordonné aux croyants des œuvres, Il a ordonné aux mécréants de croire, d’être croyants et Il a ordonné aux hypocrites d’être sincères. En raison de la parole de Allah qui signifie : « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre seigneur ». Que veut dire « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de votre seigneur » ? Ça veut dire ô vous qui êtes croyants obéissez et vous qui êtes mécréants croyez et vous qui êtes hypocrites soyez sincère.

Abou Hanifah que Allah l’agrée, il a dit « La totalité des actes des esclaves, que ce soit leurs mouvements, leurs immobilités sont leurs acquisitions au sens propre en vérité, mais c’est Allah qui en est le créateur ». Et parmi les actes des esclaves, il y a ce qui est permis et qui est licite et il y a ce qui n’est pas permis et qui est interdit. C’est pour cela que ce qu’acquiert l’esclave, son acquisition, il y a parmi son acquisition ce qui est licite et il y a parmi son acquisition ce qui est interdit.

Al-Jahidh et An-NadhDham, qui sont tous deux des chefs des mou^tazilah, ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté et ça c’est de la mécréance. Celui qui a rapporté cela c’est l’imam Abd Al-Qahir At-Tamimiyy. Même s’ils prétendent que tous les actes de l’esclave sont créés par Dieu, mais que la décision ferme chez l’esclave, c’est l’esclave qui la crée, cela ne les sauve pas de la mécréance. Selon certaines têtes des mou^tazilites, la décision ferme n’est pas créée par Dieu et ça c’est de la mécréance. C’est pour cela que l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête des têtes des mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres ». Comme rappelez-vous ont a dit que les mou^tazilites leur masse, ils ne sont pas tous déclarés mécréants. Par contre leur tête comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy, les têtes des mou^tazilites il faut les déclarer mécréants tous sans exception. Qu’est-ce que nous avons vu ? Nous avons vu que les mou^tazilah ont atteint environ 20 groupes. Ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et ils ont des questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Tandis que leurs têtes eux comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy il faut les déclarer mécréants. Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit : « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres » et il a dit « Pour ce qui est de Wasil fils de ^Ata il est déclaré mécréant parce qu’il a mécru dans le chapitre de la prédestination par la confirmation de plusieurs créateurs de leurs œuvres hormis Allah ta^ala ». Les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Allah après avoir créé les corps de ses créatures, Il est devenu incapable, impuissant de leur crée leurs actes et ça c’est de la mécréance. Ils ont considéré chacun d’entre nous est créateur de ses actes. C’est un homme qui s’appelle Wasil fils de ^Ata qui dit cela. Pourquoi est-il devenu mécréant dans le sujet de la prédestination ? Parce qu’il a confirmé l’existence de plusieurs créateurs de leurs œuvres. Il a également innové une nouvelle catégorie, c’est lui qui a pour la première fois parlé d’un état intermédiaire entre l’état du croyant et l’état du mécréant concernant le grand pécheur. Or, ce que nous savons c’est que le grand pécheur, le pervers, quels que soient ses grands péchés il ne sort pas de l’Islam. Donc cette nouvelle innovation d’état intermédiaire entre les deux états, c’est à cause de cette mauvaise innovation que Al-Haçan Al-Bisriyy l’a chassé de son assemblée tout comme l’a rapporté Abou Mansour Al-Baghdadiyy. Puisqu’il l’a chassé, il lui a dit de s’écarter d’eux, ils ont été appelés les mou^tazilah, ceux qui s’écartent. Et dans le hadith le messager de Allah ﷺ les a surnommés les qadarites. Tout comme il nous a été rapporté qu’il a dit à leur sujet : « Les qadarites sont comme les mages, les mazdéens de cette communauté », mais après que Wasil fils de ^Ata a commencé à parler de ces sujets et que Al-Haçan Al-Bisriyy lui a ordonné de quitter l’assemblée, il a utilisé un terme ‘i^tazilouh. D’où leur appellation de mou^tazilah, c’est-à-dire le groupe qui est rejeté. Qu’est-ce que nous avons vu ? L’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il a dit « La déclaration de mécréance de chaque tête, chaque représentant des mou^tazilah est obligatoire ». Puis dans un autre endroit de son livre, l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il rapporte, il dit « Pour ce qui est de leurs chefs (il a cité une autre tête des mou^tazilites qui s’appelle Abou l-houzay) il a prétendu que les choses dont Allah est capable vont finir au point qu’après cela il n’est plus capable de quoi que ce soit ». Et pour ce qui est d’un autre de leur chef qui s’appelle An-NadhDham, lui il a prétendu qu’il n’y a pas de partie indivisible, que la division ne s’arrête pas et il a par conséquent dit que le créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et il ne sait pas combien il y a de subdivision. Les chefs des mou^tazilites quel que soit leur nombre, il faut les déclarer mécréants. Ils ont mécru par les paroles qu’ils ont dites. L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit comme si dans le livre Al-Mousayarah de Al-Kamal Ibnou l-hoummam et son livre At-tahrir est tiré de leur parole à tous deux. Puisque dans ces deux livres il figure que l’esclave crée une seule chose, qui est sa décision ferme et que cela est spécifique et excepté de la généralité de la Parole de Dieu :

﴿الله خالق كل شيء﴾

Dans la sourat Az-Zoumar, qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose » ; afin que la responsabilisation soit valide ! Fin de citation. Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité. Même s’ils prétendent que Allah est le créateur de toute chose excepté la décision ferme que l’esclave a, cela ne les épargne pas d’être déclaré mécréant. N’est-ce pas que Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « Allah a créé toute chose » ? Oui. N’est-ce pas qu’il est parvenu dans le Qour’an la parole de Allah qui signifie : « Y aurait-il donc un créateur autre que Dieu ? », c’est-à-dire qu’il n’y en a pas. Et Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Allah vous crée vous ainsi que ce que vous faites ». Il est également parvenu dans la Qour’an ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Comment après tous ces textes quelqu’un pourrait-il dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave lui-même et non pas par Dieu ? Et donc pour cela l’auteur dit : Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité et que reste-t-il après la vérité si ce n’est le faux. Cela lui a été attribué par Moullaa ^Aliyy Al-Qariyy qui a réfuté cette croyance. C’est-à-dire il a répliqué à ce qui est parvenu dans le livre Al-Mousayarah et At-tahrir. Il est possible également que ce passage n’existait pas dans le livre d’origine de Al-Kamal fils de l-hoummam. Il se peut que ces passages-là ne figuraient pas dans le livre d’origine qui a été écrit par Al-Kamal fils de l-hoummam c’est-à-dire les deux livres Al-Mousayarah et At-tahrir parce que Al-Kamal fils de l-hoummam est connu pour être un authentificateur.

Le texte de ce qu’il a dit dans le livre Al-Mousayarah : « La totalité de ce de quoi dépendent les actes des organes, que ce soient les mouvements ou encore le fait de délaisser certaines choses, qui sont tous des actes de l’âme comme le penchant, l’attrait, ou le choix, tout ceci est par la création de Allah. Il n’y a pas d’effet de la puissance de l’esclave en tout cela. Mais le champ d’intervention de la puissance de l’esclave réside dans sa décision ferme, suite à la création par Allah ta^ala de ces choses en l’esclave lui-même, d’une décision ferme sans hésitation [de la part de l’esclave] et d’une orientation véridique pour faire l’acte en cherchant à ce qu’il ait lieu ».

Jusqu’à ce qu’il dise : « Et c’est à partir de cette décision ferme qui existe par la puissance de l’esclave laquelle est créée par Dieu, que la responsabilisation est valide ainsi que la récompense et le châtiment, le blâme et l’éloge. [Et c’est à partir de cette décision ferme] que sont niées l’invalidation de la responsabilisation et la contrainte pure. Il suffit à spécifier le sens général [de la création], et afin de valider la responsabilisation [de l’esclave par Dieu], ce sujet unique, à savoir la décision ferme. Tout autre que cela, qui ne peut être énuméré parmi les actes partiels ou les abandons, tout cela est créé par Allah ta^ala, par Sa puissance, à l’origine, sans intermédiaire ». Fin de citation. Et c’est exactement la croyance des mou^tazilites. La croyance des mou^tazilites c’est que l’esclave crée ses actes. La différence entre cette parole que nous venons de voir et la parole des mou^tazilites, c’est que les mou^tazilites ont généralisé. Les mou^tazilites ont dit que tous les actes des créatures, des esclaves, des animaux tout cela est créé par ces créatures elles-mêmes. Même selon eux les insectes crées leurs propres actes et ceci est contraire à la voie de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. A savoir que personne ne crée quoi que ce soit, personne ne donne l’existence à ce qui n’existe pas hormis Dieu. Selon la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il n’y a pas d’exception pour ce qui provient des esclaves par leur propre volonté. Les mou^tazilites eux ils disent que tout ce qui provient de l’esclave par sa propre volonté est créé par l’esclave. Et les deux imams Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy et Abou Mansour Al-Matouridiyy ont tous deux explicitement dit qu’une telle croyance revient à attribuer des associés à Dieu. Car cette parole est contraire à la parole du tawhid à la parole qu’il n’est de dieu que Dieu, qui a été amené par tous les prophètes et les messagers.

La preuve de ce qu’ont dit Ahl s-sounnah, à savoir que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison, et que tout ce qui est possible est sujet à la puissance de Dieu, et que par conséquent, l’acte de l’esclave est sujet à la puissance de Dieu.

Il ne se produit rien de ce qui est sujet à la puissance de Dieu sans que ce soit par l’acte de Dieu de faire exister, car la puissance de Dieu est globale et universelle, tout comme Sa volonté est globale et universelle. Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison, cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus. Or ce n’est pas possible qu’un être empêche Celui dont l’existence est obligatoire selon la raison, de faire quoi que soit. Il est Celui Qui a le dessus et Qui réalise tout ce qu’Il veut. Que dit-on à propos des actes des esclaves ? Ils font partis de ce qui est possible selon la raison et tout ce qui est possible selon la raison il est entré en existence par la création de Dieu selon Sa volonté par Sa puissance. Pourquoi ? Parce que la puissance de Dieu concerne toute chose, elle est universelle. Tout comme la volonté de Dieu, également elle concerne toute chose, elle est globale et universelle. Et si Sa volonté n’avait pas été globale, Sa puissance n’avait pas été globale, ne concernait pas toute chose, Il aurait eu besoin de qui les aurait spécifiés par le fait de concerner certaines choses et pas d’autres. C’est pour ça qu’il dit : « Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus ». Or cette croyance est contraire à la parole de Allah qui signifie : « Et la volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Le verset «     » signifie que Allah réalise ce qu’il veut sans aucun manquement, sans aucun doute. Ce qu’Il veut il est indispensable qu’il soit réalisé. Ainsi Allahou tabaraka wa ta^ala s’Il veut qu’une chose ait lieu, elle aura lieu sans personne qui l’en empêche. Personne ne peut empêcher la réalisation de ce que Dieu a voulu qu’il ait lieu. Il est indispensable et il faut exempter Allah d’être vaincu. C’est une obligation rationnelle que Sa volonté se réalise en toute chose. Ce qui est impossible n’admet pas l’entrée en existence et ce qui est obligatoire selon la raison n’est pas caractérisé par l’entrée en existence et donc la volonté de Dieu se réalise dans tout ce qui est possible selon la raison. Pour cela il est parvenu dans le Qour’an honoré et la volonté de Allah se réalise nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut.

Ad Daliil al qawiim : 5.1     L’indication que le tawhid est la meilleure des sciences

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Sache que l’honneur de cette science par rapport à d’autres sciences est relatif au fait qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir les fondements de la religion, c’est-à-dire la connaissance de Dieu et de son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est les fondements de la religion. Comme il se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir connaître Dieu et connaître son messager. Cette science est la plus honorable des sciences. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Il a cité en premier l’ordre de savoir, de connaître le tawhid avant l’ordre de la demande du pardon parce que le tawhid se rapporte à la science des fondements et que la demande de pardon se rapporte aux sciences dérivées. La parole de Allah qui signifie « sache » c’est une parole adressée au messager ﷺ. Le messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre est pour insister sur cette connaissance et c’est un ordre qui s’adresse à sa communauté. La parole de Allah « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu » signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes », il a fait que l’ordre de connaître le tawhid a été prioritaire, a précédé l’ordre de la demande du pardon l’istighfar et la raison en cela c’est que la connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements et se consacrer pour l’istighfar, à la demande du pardon fait référence à la science des branches, des sciences dérivées. Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 28 :

﴿يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله وءامنوا برسوله يؤتكم كفلين من رحمته ويجعل لكم نورا تمشون به ويغفر لكم والله غفور رحيم﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu. Croyez en son messager, Il vous accordera beaucoup de miséricorde, il vous accordera une lumière qui vous permettra d’avancer et Il vous pardonnera vos péchés. Certes, Allah est celui qui pardonne les péchés et qui est miséricordieux ».

Dans ce verset honoré, Allahou tabaraka wa ta^ala ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard et la piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés. En d’autres termes, Il ordonne l’ordre de persévérer sur la foi. Donc le sens de ce verset est un ordre au croyant de faire preuve de piété à l’égard de Dieu et de persévérer sur leur foi. Quant à la parole « وءامنوا برسوله » « Wa ‘aminou birasoulihi » c’est-à-dire persévérez sur la foi en son messager, car la piété à l’égard de Dieu, elle n’est valide qu’avec la croyance en Dieu et à la croyance en son messager. Et ceux qui font cela dans la suite du verset, Dieu promet aux croyants en Dieu et en son messager qu’Il leur accordera deux parts de miséricorde. Et en plus du fait qu’il leur accordera deux parts de miséricorde, Il leur accordera une lumière qui leur éclairera leur chemin. Tout cela c’est pour ceux qui croient en Dieu, ceux qui font preuve de piété à l’égard de Dieu, c’est-à-dire qui font les devoirs, qui évitent les péchés et qui croient en son messager.

Et l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, dans son livre Al-fiqh al-absat a dit : « Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements et la connaissance ici en al-fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir ». Ainsi, le fiqh dans la Religion, la connaissance dans la Religion englobe le fait de connaître Dieu et de connaître le messager et de connaître les fondements de la croyance. Comme cette connaissance dans la religion, le fiqh dans la Religion englobe la connaissance de Allah, la connaissance de son messager, la connaissance des fondements dans la croyance, pour ces raisons Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». C’est comme s’il disant que « En définitive, connaître la croyance et connaître les jugements, ça, c’est la meilleure des œuvres. Al-Qaradawiyy qui fait partie des personnages de cette époque blâme la connaissance dans la religion. Al-Qaradawiyy, que Dieu nous en préserve, il blâme la connaissance dans la religion et les preuves rationnelle. Il appelle la connaissance des Lois, des actes d’adoration que ce soit les conditions de validité, les piliers, les devoirs, les actes recommandés, il appelle tout cela la science qui est sèche ou non fertile ou inutile. Ainsi, par exemple dans son livre qui s’appelle «     » dit : « Ceux qui se sont basés sur les preuves de l’entrée en existence avec tout ce que cette exposition comporte comme inutilité et défaillance dans son contenu ». On parle de quoi ? On parle de la preuve de l’entrée en existence. C’est quoi cette preuve ? C’est lorsque le croyant dit : « Le monde change et tout ce qui change entre en existence a un début et tout ce qui entre en existence nécessite qui l’a fait exister et c’est Dieu ». C’est cette argumentation qu’on appelle l’argumentation de l’entrée en existence. Al-Qaradawiyy blâme cela, il dit que ça, c’est des choses inutiles, il les blâme. Alors que le premier des quatre grands imams de la communauté, le plus ancien des quatre, l’imaam Abou Hanifah, qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». Et il (Abou Hanifah) a dit : « La base du tawhid et ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine, c’est cela la science majeure al-fiqh al-akbar. La science du tawhid c’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu, ce qui est digne de Lui et ce qui n’est pas possible à son sujet. Qu’est-ce que nous disons à propos de la science du tawhid ? C’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu et ce qui est digne de Lui tabaraka wa ta^ala. Et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah ^azza wa jall et ce qui est obligatoire à son sujet pour nous de connaître soubhanahou wa ta^ala. Pour cela Abou Hanifata n-Na^man a appelé cette science, la science majeure. Pour nous faire comprendre, pour nous faire savoir que cette science c’est la science la plus honorable, la meilleure, meilleure que toute autre science.

Que l’on sache que la connaissance de Allah ta^ala et de ses attributs est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus obligatoire et la plus prioritaire. Elle s’appelle également la science des fondements et la science du tawhid, la croyance en l’unicité et la science de la croyance « al-^aqidah ».

Elle s’appelle la science des fondements de la religion, la science du tawhid, donc le tawhid c’est la croyance en l’unicité et elle s’appelle la science de la croyance « al-^aqidah ». Que nous disions la science des fondements ou que nous disions la science du tawhid ou que nous disions la science de la croyance le sens est le même. Elle a été cette science appelée la science du tawhid en raison du plus célèbre de ses objets de recherche qui est justement l’unicité de Dieu par son être, par ses attributs et par ses actes. Lorsque nous parlons du tawhid de Allah, l’unicité de Dieu, c’est-à-dire nous parlons de l’unicité de Dieu de Son être, l’unicité de Ses attributs et l’unicité de Ses actes. Ça veut dire que Allah, Il est unique par Son être, il est unique par Ses attributs, Il est unique par Ses actes. Donc cette science a été appelée la science du tawhid parce que le sujet qui a été le plus célèbre, qui était étudié dans le cadre de cette science c’est justement le tawhid, c’est-à-dire l’unicité de Dieu.

Le prophète ﷺ s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et comme ayant atteint les plus hauts degrés dans cette science : il a dit ce qui signifie : « Je suis celui d’entre vous qui connait le plus Dieu et qui le craint le plus ». Le sens de son propos que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est qu’il est celui qui connait son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu. Cela veut dire que le messager de Allah ﷺ est celui qui connait le plus son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu et il est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures. Même si lorsqu’il parlait son oratoire concerne aussi bien les compagnons qu’autre que les compagnons. Le sens de sa parole ^alayhi ssalatou wa s-salam est qu’il est celui qui connait le plus Allah et qui craint le plus Allah. Cette science donc est la plus importante des sciences à obtenir, la plus légitime à prioriser et à glorifier. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Le sens de fa`lam « sache », c’est-à-dire persévère sur cela, car le messager depuis qu’il a grandi, il connaît son seigneur et il le craint. Preuve en est ce qui est parvenu avec Adam ^alayhi s-salam. La toute première fois que l’âme a été insufflée dans le corps de Adam il a éternué et il a dit al-hamdou li l-Lah. C’est un signe pour nous qu’il est croyant, qu’il a la foi, qu’il croit en Dieu. Alors qu’à cette époque-là il n’était pas encore prophète messager. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam depuis son enfance, il connaissait son seigneur. Même si à son époque que ce soit à La Mecque ou ailleurs dans les pays arabes il n’y avait pas des gens qui connaissaient la science de la religion. Mais Allahou ta^ala a préservé le prophète des mauvaises croyances, des croyances des associateurs. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam n’avait pas pour croyance leur mauvaise croyance de l’époque. Il a grandi sur le tawhid, la croyance en l’unicité de Dieu. Cependant, il ne connaissait pas les détails des jugements de l’Islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle. C’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi. Tout comme Allahou ta^ala le lui a révélé dans le Qou’raan qui indique cela. Le sens de ce verset justement est que Dieu a fait descendre la révélation au prophète Mouhammad ﷺ et dès lors il a connu ce qu’est le Qou’raan et il a connu le détail de la foi. Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation il n’était pas croyant, pas du tout ! Mais le sens du verset est que « Avant que Dieu ne te fasse parvenir la révélation, tu ne connaissais pas le Qou’raan et tu ne connaissais pas le détail de la foi ». Donc la parole de Allah ta^ala « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » signifie : « Persévère sur la connaissance du tawhid, de l’unicité de Dieu » et ce qui est visé par cet ordre c’est d’autres que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Pourquoi les savants ont dit que ceux qui sont visés par cet ordre ce sont autre que le prophète Mouhammad ? Parce que le prophète Mouhammad il est préservé, il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi un seul instant. Ceux qui sont visés par cet ordre « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu », c’est la communauté du prophète, c’est-à-dire vous les croyants restez ferme sur la croyance en Dieu. Après lui avoir ordonné de persévérer sur la foi, il lui a ordonné de demander le pardon. Il lui a ordonné de demander le pardon par la langue et l’istighfar la demande du pardon par la langue, il y a ce qui est parvenu dans le Qour’an et il y en a ce qui est parvenu dans le hadith. Ce qui est parvenu dans le Qour’an honoré, ce qui est parvenu dans le hadith honoré, tout cela ce sont des actes de demande de pardon par la langue. Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, c’est-à-dire il a fait précéder la croyance en l’unicité de Dieu sur la demande du pardon, il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres. Et la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi, cette croyance qui est un acte du cœur c’est la meilleure des œuvres. Comme Allah a mentionné le tawhid en premier lieu, Il nous a fait comprendre que c’est la meilleure des œuvres et Il nous a fait comprendre qu’il n’y a pas d’acte qui soit bénéfique sans la connaissance de Dieu, sans la croyance en l’unicité de Dieu. Cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles à partir des livres et de la sounnah, s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a également été appelée la science de al-kalam ? La raison de son appellation avec ce nom-là, c’est le grand nombre de gens, d’opposants et de gens qui ont contredit à ce sujet parmi ceux qui se réclament de l’Islam, et les longs débats (kalam) qui ont été menés par Ahlou s-sounnah pour décréter et prouver la vérité. Tout comme cette science s’appelle donc la science de la croyance, la science du tawhid, la science des fondements, elle s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a été appelée la science de al-kalam ? C’est parce qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont opposés à l’Islam dans cette science. Justement un des savants qui a défendu cette science, la science de la croyance en l’appelant la science de al-kalam. Il a dit : « Cette science de al-kalam a été critiquée, blâmée par des gens qui n’ont pas de cervelle et que leur critique ne porte aucune nuisance à cette science. Tout comme lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, si quelqu’un prétend qu’il ne voit pas sa lumière, ça ne va pas nuire au soleil ». Concernant ce qui est rapporté comme blâme de la science de al-kalam de la part de certains imams comme l’Imam Ach-Chafi^iyy et d’autres. Ce qui est visé par le blâme de la science de al-kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que nous la connaissons, mais c’est le blâme du kalaam qui est blâmable, des paroles des gens égarés qui a été appelé aussi kalam. Ce que Ach-Chafi^iyy et d’autres imams illustres ont blâmé comme kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que défini par les savants de Ahlou s-sounnah, mais c’est surtout le kalam, les propos des égarés de ceux qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ce sont les gens des mauvaises innovations comme les mou^tazilites, comme les khawarij, ces gens-là n’est-ce pas qu’ils ont abordé le sujet de l’être de Dieu et le sujet des attributs de Dieu et notamment l’attribut de la parole. Ils l’ont abordé, mais avec des propos qui sont incorrects, qui sont faux. Donc c’est Ach-Chafi^iyy et d’autres parmi les imams ont blâmé leurs expressions à eux. Donc Ach-Chafi^iyy et d’autres imams qui ont blâmé par leurs expressions al-kalam, ils ont blâmé l’approche des mauvais innovateurs, c’est-à-dire ceux qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ils n’ont pas blâmé le kalaam de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. Parce que les propos et la manière d’aborder les sujets de la part Ahlou s-sounnah, le kalam de Ahlou s-sounnah, ce kalam que Ahlou s-sounnah ont décrété au sujet de la connaissance de Dieu, de la connaissance des attributs de Dieu, de la connaissance du messager de Dieu, de la connaissance des attributs des messagers cela est une chose correcte et une science qui est correcte, il n’y a aucun blâme, aucun reproche là-dessus. La science de al-kalam qui est correct, c’est la science qui est conforme aux règles de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire la voie sur laquelle était le salaf vertueux des musulmans des trois premiers siècles de l’hégire. Il a été dit également que la raison de l’appellation de cette science, la science de al-kalam c’est parce que la plus célèbre des divergences à ce sujet fut la question de kalamou l-Lah, l’attribut de la parole de Dieu, s’Il est de toute éternité, ce qui est la vérité, ou entré en existence accidentelle, ce qui est faux. Que disons-nous à propos de la parole de Dieu ? La parole de Dieu est éternelle exempte de début tout comme tous Ses attributs, car il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait pour attribut un attribut qui soit entré en existence. Les Hachwiyyah ont dit que la parole de Allah est une voix et des lettres au point que certains Hachwites ont exagéré jusqu’à dire que cette voix est de toute éternité exempte de début et que les formes des lettres qui sont dans le Moushaf sont de toute éternité, exemptes de début. Ils ont ainsi contredit la raison saine. On peut dire Hachwiyyah et Hachwiyyah. Il s’agit des assimilationnistes des mouchabbihah. Tout comme les assimilationnistes contemporains on les appelle les wahhabites, mais les anciens assimilationnistes sont appelés Hachwiyyah ou Hachawiyyah. Et le sens de Hachwiyyah, c’est-à-dire ce sont des gens qui sont loin du bien. Qu’est-ce qu’ils ont dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu ? Ils ont dit : « La parole de Dieu c’est une voix et des lettres ». Alors que la voix, elle est créée et les lettres sont créées, comment prétendent-ils que la parole de Dieu serait une voix et des lettres. Certains ont fait preuve d’outrance, ils ont exagéré au point de dire que la voix selon eux, la voix de Dieu, elle est de toute éternité. Et la voix ou le son, un son c’est soit ce qui provient de l’air qui traverse une trachée-artère et par l’articulation des lèvres et la langue ou le son c’est ce qui se produit par l’entrechoquement de corps. Voilà ce qu’ils ont dit à propos du son. Ils ont dit que selon eux Allah aurait une voix qui est de toute éternité, qui est sans début. Et ils ont également dit à propos des formes des lettres comme la lettre ba’, la lettre sin, ces lettres avec lesquelles on écrit l’alphabet arabe, ils ont dit que ces formes-là elles sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils disent des choses que la raison n’accepte pas. Est-ce qu’il y avait des feuilles avant que les feuilles ne soient fabriquées ? Forcément les feuilles sont entrées en existence. De plus l’encre avec laquelle une lettre écrasée sur un support, cette encre elle n’est pas de toute éternité, forcément elle a un début. Comment osent-ils dire ou prétendent-ils que les formes des lettres qui sont sur le Moushaf sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils ont contredit la raison saine. C’est-à-dire quelqu’un qui a une raison saine ne tient pas de tel propos. Quand tu écris le mot Allah ; alif, lam, lam, ha’ ; qu’est-ce que tu dis à propos de cette forme que tu as écrite ? Tu dis c’est Allah. Le mot en tant que tel qui est tracé avec des lettres en arabe, qu’est-ce qu’on dit de ce mot ? On dit Allah. Si quelqu’un te demande de lire ce que tu as écrit, qu’est-ce qu’il va dire ? Il va dire Allah et quand tu dis à quelqu’un qui tu adores, il va dire Allah. Est-ce qu’en disant j’adore Allah, il vise les lettres qu’il a tracées ? Mais il vise plutôt l’être qui est exempt de début, exempt de fin. Pour cela on ne dit pas que la parole de Allah c’est une voix et des lettres comme ont dit ces gens-là. Donc ça, c’est la parole des mouchabbihah, des assimilationnistes. Qu’ils soient anciens ou récents, ils ont tous assimilé Allah à ses créatures.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans d’autres que lui, comme dans l’arbre auprès duquel Mouça a entendu la parole de Dieu, et non pas dans le sens qu’il a un attribut d’essence, qui est propre à son être, qui serait un de ses attributs. Il s’agit des moutazilites que Dieu les enlaidisse davantage. Et c’est partant de là que les mou^tazilites nient le fait que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, qui s’appelle le Qour’an qui soit un attribut exempt de début, exempt de fin, propre à son être et qui ne soit pas des lettres ni une voix. Les gens de la vérité, Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah confirme que Dieu a l’attribut de la parole. Ils confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Dieu ait une quelconque ressemblance avec les créatures.

Ahlou as-sounnah, les gens de la vérité, ont dit que Allah parle d’une parole qui est propre à son être qui est exempte de début, exempte de fin qui n’est pas de lettre ni une voix et qui ne varie pas par la variété des langues. À partir de là, nous savons que Ahlou s-sounnah, les gens de la vérité, les sunnites sont sur la voie du juste milieu entre deux extrêmes. L’extrême des assimilationnistes et l’extrême des mou^tazilites. Nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites qui ont renié le fait que Dieu ait un attribut parce que celui qui renie un attribut de Dieu c’est un mécréant, car nier l’attribut de la parole à Dieu revient à lui attribuer le fait d’être muet. Quel est le contraire de parler ? C’est être muet. Donc nier que Dieu ait un attribut de parole, revient à dire qu’il est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Tout comme nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites. Également nous ne disons pas ce qu’ont dit les mouchabbihah, les assimilationnistes. Les assimilationnistes, eux ils n’ont pas nié que Dieu ait un attribut, ils l’ont confirmé, mais ils l’ont comparé et assimilé à celui des créatures. Même s’ils ont confirmé l’attribut de la parole, mais ils ont dit que c’est un attribut avec une voix et avec des lettres. Or les lettres sont créés tout comme la voix elle est créée. Quelle est la preuve que les lettres sont créées, c’est le fait qu’elles se suivent, après le ba’ il y a le sin, après le sin il y a le mim etc. Tout comme les lettres et la voix sont créées, nous les nions au sujet de l’attribut de Dieu. Pour cela Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah sont sur la voie du juste milieu entre les mou^tazilites et les assimilationnistes.

Le sujet de la science de al-kalam, c’est d’étudier, c’est-à-dire de rechercher les preuves, à partir des créatures de Dieu, afin de confirmer l’existence de Dieu et ses attributs de perfection, et également à partir des textes de Loi à partir desquels les preuves sont extraites. Cette science est conforme aux règles de l’Islam et n’est pas fondée sur les règles de la philosophie, car les philosophes ont des paroles à ce sujet qui sont connues chez eux par les Ilaahiyaat. Nous avons vu que la science de la croyance a une priorité et un honneur sur les autres sciences, car elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de son prophète et cette science, la science de al-kalam consiste à rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour confirmer l’existence de Dieu. Cependant, cette science de al-kalam est régie par des règles conformes à l’Islam et non pas conformes aux règles des philosophes. Et les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent ces sujets au titre de l’argumentation par la raison à propos de la validité de ce qui est parvenu du messager de Dieu, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. La raison selon les savants du tawhid est donc un témoin en faveur de la Loi et n’est pas un fondement pour la religion. Les philosophes ne prennent pas en compte ce que les prophètes ont transmis. Les philosophes disent : « Nous nous passons de la parole du prophète ». C’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ce qu’ils disent. C’est pour cela que l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée conformément à l’approche des philosophes parce que les philosophes ont des paroles sur ces sujets qu’ils qualifient de ilaahiyaat. La croyance est appelée ilaahiyaat, c’est-à-dire les règles qui se rapportent à la croyance en Dieu. Pour cela dans certains pays leurs universités qui sont de religion ils les appellent les ilaahiyaat. Ils visent par cela la croyance. Et malgré cela nous n’abordons pas ces sujets de croyance avec l’approche des philosophes, mais nous abordons ce sujet conformément aux règles de l’Islam. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah ﷺ et tout ce que le messager ﷺ a amené ne contredit pas la raison. Parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la Loi. La Loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte. Tout comme l’a dit le Hafidh, le faqih Al-Khatib Al-Baghdadiyy. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy dit que la Loi, c’est-à-dire la croyance de l’Islam elle comporte ce que la raison accepte, mais ce que la raison n’accepte pas, il n’y a pas dans la croyance de l’Islam. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de ce qu’il y a dans la Loi en terme de croyance, mais n’est pas une base, un point de départ pour la croyance. Quant aux philosophes, ils ont considéré que la raison est une base, un fondement, sans accorder d’attention à ce qui est parvenu des prophètes comme informations. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre l’étude par la raison et ce qui est parvenu des prophètes. Tout en sachant que l’étude par la raison saine n’aboutit pas à autre que ce qui est venu dans la Loi et ne le contredit pas. Allahou tabaraka wa ta^ala a manifesté des miracles avec les prophètes. Pourquoi est-ce que Allah a accordé des miracles aux prophètes ? Pour que la personne sensée, la personne dotée de raison par l’observation de ces miracles reconnait et connait la véracité de ce que les prophètes ont amené comme informations. Comment est-ce que la raison serait elle annulée ? Comment est-ce que l’observation, c’est-à-dire l’observation par la raison serait-elle mise de cotée ? Celui qui est sensé lorsqu’il observe, lorsqu’il réfléchit il est bien guidé. Également celui qui est sensé, qui utilise correctement sa raison lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire par la raison que celui qui a eu un miracle est véridique quand il dit qu’il est un envoyé de Dieu. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que ce qui est parvenu dans la Loi de l’Islam en termes de croyance. Dieu a incité ses esclaves dans le Qour’an à observer Sa souveraineté pour connaître Sa toute puissance. Dieu dit dans sourat Al-A^raf verset 185 :

﴿أولم ينظروا في ملكوت السماوات والأرض﴾

Et dans sourat Foussilat verset 53 :

﴿سنريهم ءاياتنا في الأفاق وفي أنفسهم حتى يتبين لهم أنه الحق﴾

Qu’est-ce qui est parvenu dans le verset 53 de sourat Foussilat ? Nous allons leur montrer les signes des preuves de notre existence, des preuves de notre toute puissance, des preuves de notre science et ceci est dans le bas-monde. Celui qui réfléchit, qui médite, qui observe les créatures de Dieu, la souveraineté de Dieu il aboutit, il conclut, il parvient à l’existence de Dieu, à Sa toute puissance, à Sa science.

Également dans sourat Adh-Dhariyat verset 21, Allah ta^ala nous incite à réfléchir à propos de notre propre être à nous en tant qu’être humain. La création de l’être humain, ses différents états de l’être humain sont des preuves de l’existence de Dieu, sont des preuves de la toute-puissance de Dieu, de Sa sagesse, de Sa science et de Sa perfection. C’est pour cela que cette science, la science de al-kalaam, la science de la croyance a pour objet et a pour objectif de réfléchir, de méditer à propos de la création de Dieu pour parvenir à l’existence de Dieu. Du fait que cette science, la science de la croyance, la science de l’unicité, la science de al-kalaam, de la connaissance de son sujet nous avons su que cette science est la plus honorable des sciences.

S’il a été dit : « Il n’a pas été rapporté que le prophète que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science ni d’un de ses compagnons qu’il aurait appris ou enseigné à d’autres que lui cette science, mais que cette science s’est produite après leur disparition bien longtemps. Si cette science avait été importante dans la religion, le compagnon et leurs successeurs lui auraient prioritairement accordé de l’importance ». Nous répondons : « Si l’on vise par cette parole, par ce discours qu’ils (les compagnons) ne connaissaient pas l’être de Dieu, ses attributs, son unicité et son exemption, et la véracité de son messager et la validité de ses miracles par la preuve rationnelle, mais qu’ils auraient reconnu cela par simple imitation, cela est loin de la vérité et abominable comme propos. Preuve en est ce que certains compagnons ont dit : « Nous avons d’abord appris les fondements de la foi avant d’avoir appris le Qour’an, puis nous avons appris le Qour’an et notre foi s’en est accrue ». Pour cela nous ne disons pas à propos des compagnons qu’ils ne connaissaient pas l’être de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas l’unicité de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas ses attributs, ça c’est faux !

Et Dieu a répliqué dans son livre à ceux qui imitent leur ancêtre dans l’adoration des idoles par Sa parole dans sourat Az-Zoukhrouf le verset 23. Dans ce verset ces gens ont été blâmés, pourquoi ? Parce qu’ils avaient suivi leurs ancêtres dans leur religion. Allahou ta^ala a blâmé ces associateurs parce qu’ils ont dit : « Nous avons trouvé nos ancêtres associés à Dieu, à avoir une religion et nous les avons suivi aveuglement sans preuve ». C’est-à-dire que ces gens-là avaient suivi leurs ancêtres dans leur association à Dieu sans aucune preuve qui établisse la validité de leur religion. À partir de cela, nous comprenons que la connaissance de la preuve est chose requise.

On comprend de ce texte du Qour’an que le fait de suivre sans preuve, d’imiter sans preuve à propos de la connaissance de Dieu est interdit. Le fait de suivre sans preuve à propos de la connaissance de Dieu n’est pas permis. Parce que dans le fait d’imiter sans preuve, il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour réfléchir et méditer. Nous avons reçu l’ordre de réfléchir, nous avons reçu l’ordre de méditer, nous avons reçu l’ordre de déduire à partir des créatures de Dieu l’existence de Dieu et Ses attributs de perfection. Pour cela notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « C’est quelque chose laid de la part de celui qui a reçu la raison d’en éteindre la lumière et d’en annuler l’intérêt » et il a ajouté que la raison est une lumière qui permet de s’éclairer alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit : « Ce n’est pas permis d’imiter aveuglement concernant la connaissance de Dieu ». Pourquoi ce n’est pas permis ? Parce que dans l’imitation il y a une annulation du profit, du bénéfice de la raison.

Si par ailleurs, l’on vise par cela (c’est-à-dire ceux qui soulèvent cette objection) que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues dans cette terminologie établie chez les spécialistes de cette science comme le terme « jawhar » ou substance, « al-^arad » ou caractéristique de la substance, « al-ja’iz » ou le possible rationnel, « al-mouhal » ou l’impossible rationnel, « al-hadath » ou l’évènement ou l’accident, « al-qidam » ou l’exemption de début oui cela nous le concédons, ils n’avaient pas employé ces termes-là. Oui, il est vrai que les compagnons qui ont reçu cette religion du prophète et qui nous l’ont transmise grâce à eux de génération en génération, c’est vrai qu’ils n’ont pas employé cette terminologie qui a été instaurée par les spécialistes de cette science. Comme le terme « jawhar » ou communément traduit par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est définit par soit même comme les corps. La substance, elle est soit composée, soit élémentaire. Lorsqu’elle est élémentaire, il s’agit de la substance élémentaire. Qu’est-ce que la substance élémentaire ? C’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite. En d’autres termes, la substance élémentaire c’est plus petite créature que Dieu ait crée. La substance, lorsqu’elle n’est pas élémentaire, elle est composée, c’est celle qui se compose de deux substances élémentaires ou davantage. Alors pour ce qui est de la définition du mot « jawhar » non pas dans la terminologie de la croyance, mais dans la terminologie de la langue arabe c’est l’origine de la chose, l’essence de la chose.

Pour ce qui est du mot « al-^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance. Comme le mouvement d’un corps, son immobilisation, son immobilité ou sa situation dans un endroit. Les spécialistes du tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu ont convenu de ce vocabulaire, de cette terminologie. Qu’est-ce qu’ils disent à propos du monde, de cet univers ? Ce sont des substances et des caractéristiques. Pour ce qui est du jaa’iz c’est ce qu’on traduit par possible rationnel, c’est ce dont on peut concevoir dans la raison l’existence et l’inexistence. Tout comme du point de vue rationnel nous pouvons parfaitement concevoir notre existence, nous pouvons également concevoir notre inexistence. Parce que nous faisons partie de ce qu’ils appelaient possible rationnel.

Pour ce qui est du terme « mouhal » si on veut prendre sa définition dans la langue arabe non pas dans la terminologie de la science de la croyance « al-mouhal » c’est ce qui détourne de la direction de ce qui est correct vers le faux. Et du point de vue de la terminologie de la science de la croyance quand on dit « mouhal » on le traduit par impossible rationnel c’est ce qui implique un sens qui est faux de tout point de vue. Comme par exemple l’existence ou la réunion du mouvement et de l’immobilité en un même emplacement, dans un même corps. Il est impossible selon la raison que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il y a parmi les créatures de Dieu celles qui sont tout le temps immobile comme les sept cieux et il y a les créatures de Dieu qui sont tout le temps en mouvement comme les étoiles. Pour ce qui est de l’être humain, il est parfois en mouvement, il est parfois immobile. Et donc il est impossible du point de vue rationnel que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il a cité le mot hadath parmi les exemples de terme qui sont utilisés dans cette science, c’est ce qu’ils ont traduit par évènement ou accident c’est ce qui a lieu après n’avoir pas existé.

Concernant le terme « al-qidam » c’est l’exemption de début, il vise par cela ce qui n’a pas de début à son existence. Si ceux qui soulèvent cette objection contre cette science en disant « Oui, mais les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, pourquoi vous les utilisez ? » on dit oui, on concède le fait que c’est vrai les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes-là.

Cependant, nous opposons à cela le même argument pour les autres sciences. En effet, il n’a pas été rapporté du prophète ﷺ ni de ses compagnons qu’ils aient employé le terme de « nasikh » abrogeant ou « mansoukh » abrogé ou « moujmal » ce qui nécessite une indication ou « moutachabih » non explicite et d’autres termes encore, tout comme cela est employé chez les spécialistes du Tafsir. Tout comme il y a des termes qui concernent la science de la croyance qui n’ont pas été rapportés de la part des compagnons, il y a aussi des termes dans d’autres sciences comme l’exégèse du Qour’an, le Tafsir qui n’ont pas été utilisés par les compagnons. Comme le fait de dire que ça c’est nasikh abrogeant ou mansoukh abrogé. Qu’est- ce que « an-nasikh » ce qui abroge ? C’est ce qui est appliqué en tant que règle. Qu’est-ce qui est abrogé « al-mansoukh », c’est la règle qui n’est plus appliquée. Tout comme c’est parvenu dans le hadith du messager de Allah ﷺ lorsqu’il a dit ce qui signifie en français : « Je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes maintenant visitez les ». Le mot « naskh » à l’origine signifie effacement ou arrêt ou le fait d’enlever. Cette définition est très jolie en arabe, très concise. Généralement ce sont des définitions très compactes pour les retenir. Qu’est-ce que l’abrogation ? L’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement qui est confirmé par un texte antérieur, un texte précédent et s’il n’y avait pas eu cette abrogation, ce texte antérieur serait toujours effectif et applicable. Et l’abrogation c’est quelque chose qui est ultérieur à un ancien jugement. L’abrogeant, celui qui abroge est ultérieur, postérieur au premier texte. En d’autres termes, c’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement, d’une ancienne Loi, d’une ancienne règle, l’arrêt de son application par l’arrivée d’une nouvelle règle. C’est le fait de cesser l’application d’un jugement légal antérieur, c’est-à-dire de cesser l’application d’une règle à l’acte de la personne responsable par un jugement ultérieur. Pour prendre l’exemple du hadith qui signifie : « Je vous avais précédemment interdit, défendu de visiter les tombes (ça c’est le jugement antérieur). Maintenant, visitez-les (c’est le jugement ultérieur, postérieur qui maintenant à appliquer) ». Donc ce terme-là d’abrogeant ou ce qui abroge et ce qui est abrogé, ce n’était pas quelque chose qui était utilisé par les compagnons ou par le prophète, c’est une terminologie qui est nouvelle. Également le terme « moujmal », c’est ce qui nécessite plus d’indications et qu’est-ce que l’indication ici ? C’est de donner au sujet d’ôter la confusion, la problématique autour d’un sujet pour un éclaircissement, c’est-à-dire pour que le sujet soit clair et très évident. Il se peut qu’un texte soit « moujmal ». Le « moujmal » ça peut être un Qour’an ou ça peut être un hadith. Qu’est-ce qui est parvenu dans le hadith ? Les Qadarites sont les mages, mazdéens de cette communauté. Puis il y a eu une indication qui est venue dans un autre hadith qui dit : « Qui sont ces qadarites ? », ce sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de prédestination. Le premier texte nécessite une indication, c’est un texte « moujmal », les Qadarites sont les mazdéens de cette communauté, qui sont-ils ? Donc c’est un texte qui nécessite une indication. L’indication est venue ultérieurement dans un autre hadith. Eux les mou^tazilites de leur méchanceté, qu’est-ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : les Qadarites c’est Ahlou s-sounnah, ils parlent de nous qu’on est les mage, mais comme il y a eu un autre hadith qui dit c’est qui les Qadarites ? Ce sont ceux qui renient la prédestination, pas ceux qui confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, ils confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, nous confirmons que tout ce qui entre en existence est conformément à la science de Dieu, à la volonté de Dieu, à la puissance de Dieu, c’est les mou^tazilah eux qui renient cela. Il y a également un autre terme « moutachaabih », ce terme-là il ne nous est pas parvenu comme ayant été employé par les compagnons, par le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Et donc le « moutachabih », ce qui n’est pas explicite est de deux sortes. La première sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact où le jour du jugement va avoir lieu et la deuxième sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que peuvent connaître les gens versés dans la science. Comme la signification, le sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa », les savants qui sont versés dans la science, ils ont expliqué que cela veut dire que Allah domine le trône. Chez les gens du tafsir, de l’exégèse le mot nasikh, mansoukh, moujmal, moutachabih ce sont des mots qui sont usités. Même s’il n’a pas été rapporté du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ni de ses compagnons qu’ils avaient utilisé ce terme, ce sont des termes qui sont corrects. Pourquoi alors reprocher aux spécialistes de la croyance uniquement l’utilisation de termes qui sont corrects même s’ils n’ont pas été employés par le prophète et les compagnons. Ni « al-qiyas » l’analogie, « al-istihsan » l’approbation, « al-mou^aradah » l’opposition, « al-mounaqadah » la contradiction, « ach-chart » la condition, « as-sabab » la raison, « al-^il-lah » l’agent causal, et d’autres termes encore tout comme cela est employé chez les faqih, spécialistes de jurisprudence. Le terme « al-qiyas » dans la langue arabe signifie l’équivalence, l’égalité. Du point de vue de la terminologie dans cette science de jurisprudence, quand on parle de qiyaas, c’est de donner un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence pour la causalité du jugement, pour ce qui fait ce jugement. Selon la terminologie de la jurisprudence, l’analogie « al-qiyas » c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement, à un sujet dont le jugement n’est pas connu, le jugement d’un autre sujet qui lui est connu en raison d’une causalité entre les deux. Comme le cas du jugement qui est parvenu dans un texte pour la femme esclave, il a été déduit pour l’homme esclave. Et donc l’istihsan, c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’y ait une preuve, c’est un argument que le moujtahid a en lui-même, mais pour lequel il n’a pas amené de preuve, c’est lui qui approuvé cela. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même, mais qui ne constitue pas une preuve, lui il a approuvé cela, mais ça ne constitue pas une preuve, ce qu’il a dans son cœur n’est pas une preuve. Il y a mou^aradah, c’est l’opposition, c’est de donner une preuve contre celui à qui la preuve a été donnée. Et donc « al-mounaqadah » un autre terme, c’est qu’une chose contredise une autre. Et ils ont utilisé d’autres terminologies comme « At-tard » et « ach-chart ». Ach-charT, c’est la condition. Ils disent à propos de la condition, c’est ce qui est indispensable pour la chose, mais qui ne fait pas partie de la chose. N’est-ce pas que le woudouu fait partie des conditions de la prière. Par le woudouu ont peut faire la prière, mais le woudouu, il ne fait pas partie de la prière. La prière est accomplie avec le woudou, mais le woudouu ne fait pas partie de la prière. Quand il a dit « as-sabab », « as-sabab » c’est la raison, c’est dans la langue arabe ce qui fait parvenir à autre chose. Dans la terminologie de la jurisprudence, quand on dit que telle chose est un sabab de cette chose, c’est une raison, c’est toute description qui est claire, qui est bien défini, qui indique par la preuve textuelle, par la preuve qui peut être entendue qu’elle explique le jugement religieux. Donc tous ces termes-là qui viennent d’être rappelés ici, ce sont des termes qui sont utilisés, usités chez les faqih, les spécialistes de jurisprudence. Donc ce ne sont pas des termes qui ont été rapportés ou été employés par le prophète et ses compagnons et pourtant on peut les utiliser. Tout comme il y a des termes qui sont dans la science de la croyance que le prophète et les compagnons, il n’a pas été rapporté qu’ils les aient employés. Également il y a des termes dans d’autres sujets religieux que le prophète et les compagnons n’ont pas employé, mais qu’il nous est permis d’employer. Ni l’emploi des termes « al-jarh » la critique, « atta^dil » la fiabilisation, « al-ahad » rapporté par des individus, « al-mach-hour » célèbre, moutawatir ou « sahih » authentique ou « gharib » étrange ou d’autres que cela comme cela est employé chez les spécialistes du hadith.

Le mot Jarh dans la science du hadith, c’est ce qui considère comme non fiable celui qui rapporte. A l’opposé du ta^diil, c’est la confirmation du caractère fiable de celui qui rapporte. Et donc dans la terminologie du fiqh ; donc on a vu la terminologie du hadith ta^dil veut dire quelque chose et dans la terminologie de la jurisprudence ça veut dire autre chose ; c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas sur les petits péchés. Qu’est-ce que les spécialistes de « al-jarh » et de « atta^dil » à propos de rapporter les paroles de quelqu’un qui s’appelle Haram, ils ont dit c’est défendu. Al-jarh c’est de considérer non fiable celui qui rapporte. Les spécialistes du hadith, ils emploient des termes qui n’ont pas été rapportés du prophète ou des compagnons. Tout comme on dit de certains ahadith qui sont des hadith de ahad. La plupart des hadith du prophète ﷺ sont des hadith qualifiés de ahad. C’est les hadith qui sont rapportés par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons. Ce n’est pas tous les hadith du prophète ﷺ qui sont moutawatir. Certains hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont des hadith moutawatir. Qu’est-ce que les hadith moutawatir ? Ce sont les hadith rapportés à partir d’un grand nombre et les premiers qui rapportent se basent sur l’observation. Comme le hadith du jaillissement de l’eau des mains du prophète ﷺ. Comme le hadith du tronc de palmier qui a gémi par languissement du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. On dit que c’est un hadith moutawatir. Qui l’a rapporté ? Un grand nombre de compagnons du prophète ﷺ qui ont été témoins que le tronc a pleuré parce qu’il se languissait du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Qu’est-ce que les spécialistes du hadith ont dit à propos du hadith du gémissement du tronc de palmier ? C’est un hadith moutawatir. Parce qu’il a été rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et les premiers s’appuient sur une observation. Et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et le nombre de ceux qui rapportent n’est pas plus faible que la limite fixée pour le moutawaatir et c’est par ce mode de transmission du moutawatir que le Qour’an nous est parvenu. Exactement de la même manière que nous est parvenue, nous a été rapporté le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Les hadith moutawatir du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont environ soixante-dix hadith. Alors que les hadith qui sont rapportés du prophète ﷺ sont d’environ cent mille hadith. Les spécialistes du hadith comme notre Chaykh, Chaykh `Abdou l-Lah rapporte du prophète cent mille hadith. Et malgré tout cela, parmi tous ces hadith combien sont moutawatir parmi ces cent mille ? Environ soixante-dix. Le poids de preuve d’un hadith moutawaatir est semblable au poids de la preuve que constitue le Qour’an. Mais est-ce que tous les hadith du prophète sont moutawatir ? Non ! La plupart des hadith sont des hadith qu’on qualifie de ahad c’est-à-dire rapportés par des individus un, deux ou trois. Pour ce qui est du hadith mach-hour, c’est le hadith célèbre, rapporté par trois ou plus des compagnons du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. C’est pour cela que ces spécialistes de cette science du hadith tantôt ils qualifient un hadith de ahad ou parfois ils le qualifient de mach-hour ou il le qualifie de moutawaatir. Et parfois ils le qualifient, ils disent qu’il est sahih ou haçan ou mouda^if.

Le hadith sahih, c’est le hadith authentique. C’est un hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas un sens qui contredit un verset ou une information moutawatir ou une unanimité et qu’il est rapporté par ceux qui sont dignes de confiance. Le hadith est dit sahih, authentique du point de vue de son authenticité, de sa fiabilité et juste après le moutawatir. Pour cela les spécialistes du hadith parfois ils disent à propos d’un hadith pour indiquer sa grande authenticité, ils disent et le hadith est sahih. Et parfois ils qualifient un hadith de « gharib ». On peut traduire littéralement par étrange. Qu’est-ce que ça veut dire un hadith étrange ou gharib ? C’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue, c’est une chaine de transmission qui est ininterrompue jusqu’au messager de Allah ﷺ sauf que celui qui le rapporte du messager de Allah ﷺ c’est une seule personne qui est un successeur ou un successeur de successeur. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences parce que ces termes n’ont pas été rapportés du prophète. Ce que nous avons vu concernant la science du tafsir, la terminologie qui a été employée par les spécialistes du tafsir, de l’exégèse du Qour’an, la terminologie qui a été employée par les spécialistes de la jurisprudence, la science des Lois, la terminologie qui est employée par les spécialistes du hadith et également la terminologie qui est employée et qui est défini par les spécialistes de la croyance. Est-ce qu’il faudrait rejeter tous ces termes pour la raison que le prophète et les compagnons ne les ont pas employés ? Si nous appliquions cette règle prétendue par ces gens-là alors nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine et de notre religion islamique. Est-ce que celui qui dit cela ose affirmer qu’il serait obligatoire de rejeter ces sciences pour cette raison-là, tout en sachant qu’à l’époque du prophète ﷺ les mauvaises passions et les mauvaises innovations n’étaient pas apparues. Par conséquent, il n’y avait pas eu de besoin à s’engager dans les détails de telles terminologies.

Définition des termes :

Le mot « jawhar » désigne ce qui a un emplacement, un endroit et qui est défini en soit. La substance « jawhar » est soit unitaire soit composée. La substance unitaire, c’est la substance élémentaire. C’est la partie qui ne se divise pas d’un corps. Tellement elle est petite, elle ne se divise plus. La substance qui est composée, c’est celle qui est composée de deux substances élémentaires ou plus.

Le « ^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance.

Le ja’iz, c’est le possible rationnel, ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Dans la langue le mot « mahal » ou « mouhal » c’est ce qui implique d’être faux, quelque chose de faux, quelque chose de corrompu de tout point de vue.

Et « al-hadath » c’est ce qui entre en existence, c’est ce qui existe après n’avoir pas été.

« Al-qidam » c’est-à-dire ce qui n’a pas de début à son existence dans cette terminologie.

« Nasikh » Ce qui abroge, c’est le jugement ou la Loi qui est à appliquer. L’abrogation ou « naskh », c’est l’annulation ou la non-application d’un jugement antérieur et l’application d’une nouvelle règle qui est postérieure.

« Al-mansoukh » ce qui est abrogé, c’est ce qui n’est plus appliqué.

« Al-moujmal » c’est ce qui nécessite une indication.

« Al-bayan » c’est l’indication, c’est de faire sortir un sujet qui peut être problématique à une explication qui est claire.

Ce qui n’est pas explicite est « moutachabih » et de deux sortes. L’une de ces deux sortes c’est ce que seul Dieu sait comme la date exacte du jour du jugement. La deuxième sorte c’est ce que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaître.

« Al-qiyas » ou l’analogie c’est dans la langue l’égalité ou l’équivalence et du point de vue de la terminologie dans la jurisprudence, l’analogie c’est de donner à un sujet dont le jugement n’est pas connu un jugement qui est connu pour un autre sujet en raison d’une causalité entre les deux sujets.

« Al-mou^aradah », c’est l’opposition c’est dans le sens que quelque chose qui empêche une autre et « Al-mou^aradah » l’opposition c’est de donner la preuve qui est opposée à celui qui a avancé une preuve avant.

« Al-mounaqadah » ou l’annulation c’est l’une des deux choses par une autre ça c’est dans la langue.

« Ach-chart » la condition, c’est ce par quoi la chose est complète et qui ne fait pas partie de la chose.

« As-sabab » ou en français la raison, c’est ce qui permet de parvenir à une chose. Et donc la raison, ici ce n’est pas raison dans le sens rationnel, la raison dans le sens de la cause, c’est toutes caractéristiques apparentes, bien déterminées que la preuve textuelle indique comme étant une présentation d’un jugement de religion. La raison par exemple quand on dit : « Quelle est la raison qui indique que les cinq prières sont obligatoires ? » c’est ça le sens de raison ici. C’est toute description apparente, bien définit que la preuve textuelle, un hadith par exemple présente, indique comme définissant un jugement de religion.

« Al-jarh » c’est la critique qui fait que celui qui rapporte n’est pas considéré fiable.

« At-Ta^dil », c’est au contraire considéré fiable celui qui rapporte.

« Al-^adl » c’est dans la terminologie de la jurisprudence, celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits et qui évite les actes qui sont indécents. En d’autres termes, c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits péchés et qui conserve le comportement de ses pères, de ses semblables.

On qualifie le hadith « ahad » rapporté par des individus, c’est un hadith rapporté par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons.

Le hadith « mach-hour » ou célèbre, c’est celui qui est rapporté par trois ou plus gens de confiance.

Le moutawatir c’est ce qui est rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et il n’est pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir. Il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par soixante-dix compagnons. Et il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par quinze compagnons. C’est ce qui est rapporté par un grand nombre d’un grand nombre de sorte qu’il ne soit pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir et les premiers qui l’ont rapporté se basent sur une observation.

Qu’est-ce qu’on qualifie de « sahih » dans la terminologie du hadith ? C’est ce qui comporte le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style et dont le sens ne contredit pas de verset du Qour’an ni de nouvelle moutawatir et ni l’unanimité des savants et ceux qui le rapportent sont de confiance. Le « sahih » ou hadith authentique, c’est le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité et dont le sens ne contredit pas un verset ni de nouvelle moutawatir ni l’unanimité et que ceux qui le rapportent sont de confiance.

Le « gharib » ou étrange c’est le hadith dont la chaine de transmission remonte jusqu’au messager de Allah. Chacun le dit d’après celui qui l’a précédé et le dernier dit : « D’après le messager de Allah ». Sauf que celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons ou un successeur des successeurs des compagnons.

Abou Hanifah que Allah l’agrée a dit en guise de réponse à ceux qui disent pourquoi vous parlez de science de al-kalam, alors que les compagnons n’en ont pas parlé ? Il a répondu : « leur exemple, l’exemple des compagnons c’est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte. Ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et notre exemple à nous, est comme des gens qui ont en leur présence qui les combat, et qui avons eu besoin d’exhiber des armes ».

Abou Hanifah que Dieu l’agrée, il est dans quelle catégorie ? Il est dans la catégorie des tabi`ites, des successeurs des compagnons. Il est parvenu dans une version qu’il a rencontré cinq compagnons et dans une autre version, qu’il a rencontré six compagnons. L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée est le plus ancien des quatre, il est avant l’imam Malik, avant l’imam Ach-Chafi^iyy et avant l’imam Ahmad.

Abou Hanifah que Allah l’agrée c’est celui qui a l’école de jurisprudence très connue. Il est né en l’an 80 de l’hégire et il est mort l’année 150 de l’hégire. C’est lui qui a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisent la voie de Ahlou s-sounnah. A son époque le voyage généralement prenait beaucoup de temps parce qu’il n’y avait pas les moyens de locomotion que nous avons à notre époque comme l’avion, le bus, la voiture, le train. Il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui sont des opposants à la voie de Ahlou s-sounnah. Où se trouvait-il ? Il se trouvait en Irak, il se trouvait à Baghdad, là où il est enterré. C’est à lui que la question a été posée pourquoi vous parlez de science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Parce qu’ils n’ont pas pu le vaincre dans les débats, il avait le dessus par les preuves et les arguments. C’est pour cela qu’ils lui ont dit pourquoi est-ce que vous parlez de la science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Et donc il a répondu l’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte donc ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et il a dit notre exemple à nous est comme des gens qui ont en leur présence qui les combatte et qui avons eu besoin d’exhiber des armes. Si telle était la situation à l’époque de Abou Hanifah que dire de nos jours. Pour cela il est indispensable de maîtriser pareille science. Il est indispensable de maîtriser les sujets de croyance pour répliquer au mouchabbihah et à d’autres. Pas uniquement pour répliquer à ceux qui prétendent l’Islam, mais également pour répliquer aux athées, aux philosophes et autres. C’est une obligation communautaire collective qu’il y ait au sein des musulmans dans chaque ville qui réponde à ces égarés.

Les fondements de cette science, la science du tawhid existait bel et bien parmi les compagnons et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux. Parler à ce sujet en répliquant aux gens des mauvaises innovations a commencé à l’époque des compagnons. Le premier parmi les compagnons à parler de ce sujet fut ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah honore son visage. Il avait répliqué et coupé court aux paroles des kharijites (Khawarij) avec les arguments. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ceux qui prétendent que la nature crée les choses et que le monde n’a pas de créateur. Il a donné les preuves aussi à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil qui sont des anthropomorphes, avec des paroles précieuses qui ne laissent aucune réplique possible. Par ailleurs, le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas ont tous deux répliqué aux mou^tazilites. L’illustre savant Ibn ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, a coupé court aux kharijites avec les arguments également. La science de at-tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu qui est la plus honorable des sciences, les fondements de cette science étaient disponibles, existaient chez les compagnons. La différence est qu’ils étaient beaucoup plus forts dans la langue de sorte que lorsqu’ils entendaient la parole de tawhid, la parole La ilaha illa l-Lah que le prophète leur avait enseigné, ils en comprenaient tout ce que nous disons avec force détail et dont nous remplissons des livres et des livres à notre époque. Tout cela grâce à leur maîtrise de la langue des Arabes. Et ceci n’est pas spécifique à la phrase « Il n’est de dieu que Dieu » « La ilaha illa l-Lah », mais c’est tout ce que le prophète leur avait enseigné. Et c’est ainsi qu’ils comprenaient également les versets du Qour’an. Il suffisait ainsi par exemple que le prophète leur récite sourat Al-Ikhlas « قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ » pour en comprendre les différents sens que nous nous comprenons si on nous donne des explications et des Tafsir par des exégèses. Pour cela, que les fondements de cette science étaient disponibles, existaient parmi les compagnons plus encore qu’entre ceux qui sont venus après eux. Mais comme l’a dit Abou Hanifah que Allah l’agrée : « L’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas quelqu’un qui était là pour les combattre ». Les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons. Le premier à avoir répliqué aux égarés c’était ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah l’agrée. C’était lui qui avait coupé court aux paroles des kharijites avec les arguments avant de les combattre. Auparavant, ils étaient dans son armée, ils combattaient à ses côtés ces kharijites. Puis ils se sont retournés contre lui, ils ont déclaré mécréant notre maître ^Aliyy et se sont mis à le combattre. Quelle était la raison ? Pourquoi ils s’étaient retournés contre lui ? C’était qu’il lui reprochait d’avoir accepté l’arbitrage entre lui et Mou^awiyah. Ils sont partis d’un verset qu’ils ont mal expliqué. Ils ont dit comment est-ce qu’il accepte l’arbitrage alors que Dieu dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ». Et notre maître ^Aliyy leur a répliqué en disant : « Vous citez une parole de vérité, c’est un verset, c’est une parole de Dieu, mais le sens que vous voulez donner à ce verset est un sens qui est faux ». Parce que comme l’ont dit les spécialistes du Tafsir, de l’exégèse du Qour’an ce verset a été révélé à propos de Ya^qoub ^alayhi s-salam. Parce que notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam, il avait des fils et ses fils étaient beaux, ils avaient un bel aspect physique. Il avait peur que ses fils ne soient atteints par le mauvais œil. Imaginez 10 très beaux hommes qui rentrent dans un même endroit, il avait peur pour eux. Donc quand il les avait envoyés en Égypte, il leur a dit : « N’entrez pas tous du même côté, entrez de côté séparé pour pas que vous soyez atteint par le mauvais œil si vous apparaissez tous ensemble » et après il a dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ », c’est-à-dire que même si on prend cette cause n’adviendra que ce que Dieu a voulu. Bien que notre maître ^Aliyy ait répliqué aux Khawaarij, mais malgré cela ils l’ont déclaré mécréant et ils l’ont combattu. Il a été rapporté également que ^Aliyy que Dieu l’agrée avait débattu et coupé court à la parole d’un dahlit. Les dahlit ce sont qui ? Ce sont ceux qui prétendent que le monde n’a pas de créateur. Également il a été rapporté que notre maître ^Aliyy a donné les preuves et il a coupé court de sorte qu’il n’y avait plus aucune réplique possible à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil. D’après Nou^man Ibnou Sa^d, il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence du gouvernement, donc la maison de ^Aliyy que Allah l’agrée et Nawouf Ibnou `Abdi l-Lah est entré, il s’est adressé à notre maître ^Aliyy, il lui a dit : « Ô émir des croyants devant la porte il y a 40 hommes mécréants des fils de ‘Israil » ». Alors ^Aliyy que Dieu l’agrée lui a dit amène les, je vais m’en occuper. Quand ils étaient devant notre maître ^Aliyy, ils lui ont dit : « Ô ^Aliyy décris nous ton Dieu, celui qui est au ciel comment il est, quand est-ce qu’il a existé ? » et ils lui ont dit « Sur quoi il se trouve, sur quoi il est assis » selon eux. Pourquoi lui ont-ils dit cela ? Parce que ce sont des anthropomorphe, ce sont des assimilationnistes, ils ont pour croyance que Dieu est dans la direction du haut et leur croyance est que Dieu est établi sur le trône. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Alors ^Aliyy s’est assis et il s’est mis à leur parler, il leur a répliqué. Il s’est relevé, il était allongé, il s’est assis alors qu’il était allongé et il leur a dit : « Ecoutez bien ce que je vais vous dire et ce n’est pas la peine de chercher la réponse auprès de quelqu’un d’autre ». Il leur a dit Allah est Al-‘Awwal celui qui est exempt de début, il n’est pas engendré à partir d’autre chose et Il ne s’incarne pas dans les illusions. Ce n’est pas un aspect ou une forme qu’on essaie d’imaginer et il n’est pas contenu dans un endroit. Ce n’est pas un être qui a existé après n’avoir pas été et il a dit : celui qui prétend que notre Dieu a une limite, une quantité il n’aura pas connu le seigneur, Celui qui mérite d’être adoré. Il n’y a pas que ^Aliyy parmi les compagnons qui ont pratiqué cette science, la science du tawhid, mais également d’autres compagnons comme le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas. Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que le prophète a décrit comme étant un homme vertueux, il a répliqué aux mou^tazilites qui sont apparus à son époque. Ibnou ^Abbas le fils de Al-^Abbas qui est connu comme étant l’exégète par excellence du Qour’an lui aussi il a répliqué aux mou^azilites. L’illustre savant Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père a coupé court aux kharijites avec les arguments également des kharijites qui se sont rebellés contre ^Aliyy. Cette science, la science du tawhid a bel et bien existé parmi les compagnons. Elle était disponible cette science plus que chez ceux qui les ont suivis.

Parmi les successeurs, il y a eu le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz qui a répliqué aux qadarites et qui a composé une épitre pour leur répliquer. C’est une épitre concise. Il a pu répliquer et couper court aux paroles des compagnons de Chawdhab le kharijite. Le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz en plus du fait qu’il soit le gouverneur général des musulmans, c’était un savant, un moujtahid et qui maîtrisait les différentes sciences. Au niveau de la science de la Religion, le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz était comme l’imam Ach-Chafi^iyy, comme l’imam Malik que Dieu les agrée. ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz le calife bien guidé, il a répliqué aux qadarites et il a composé une épitre qui est concise et qui était très forte pour leur répliquer. Cette épitre est très connue, elle est célèbre, elle a été rapportée par Abou Nou^aym. Il n’a pas seulement répliqué aux mou^tazilites, mais il a répliqué également aux kharijites et il a coupé court aux compagnons de Chawdhab le kharijite. Qui leur a répliqué ? C’est le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Puis Zayd fils de ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib avait un écrit dans lequel il a répliqué aux qadarites à partir du Qour’an. Qui est ce Zayd ? Zayd c’est le petit-fils de ^Aliyy que Dieu les agrée. Tout comme son grand-père avait répliqué à ces gens-là, lui aussi il leur a répliqué. Quand est-ce que ces groupes qui contredisent le messager de Allah ﷺ sont apparus ? C’était à l’époque de ^Aliyy et le premier groupe à être apparu, c’était le groupe des khawarij, des kharijites. A son époque également il y a certains qui avaient fait preuve d’outrance dans leur amour pour ^Aliyy. Tellement ils avaient dépassé les limites, donc ils ont fait preuve d’outrance, ils lui ont dit devant lui à ^Aliyy, ils lui ont dit : « Tu es notre Dieu, tu es notre créateur, tu es notre pourvoyeur ». Il leur a dit : « Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange et je bois tout comme vous vous mangez et vous buvez ». Malgré cela ils ont persisté sur leur entêtement, sur leur égarement, sur leur mécréance. Il y a eu également Al-Haçan fils de Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. C’est aussi le petit-fils de notre maître ^Aliyy que Dieu les agrée. Zayd qu’on a cité toute à l’heure c’était le petit-fils de ^Aliyy par son fils Al-Houçayn et ce Haçan que nous citons maintenant, c’est le petit-fils de ^Aliyy par Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. Al-Haçan qui a répliqué, son père s’appelle Mouhammad et le père de Mouhammad c’est notre maître ^Aliyy et sa mère c’est une femme du clan de Bani Hanifah, c’est pour ça qu’elle a été appelé Hanafiyyah. Il s’appelle Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah du nom de sa mère. Il y a eu également un juge légal, un Qadiyy qui s’appelle Iyaas fils de Mou^awiyah le Qadiyy a lui aussi répliqué aux qadarites. Iyaas fils de Mou^awiyah a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Par le passé qui était investi de la fonction de juge ? C’était celui qui avait le plus de science dans la ville. Iyaas fils de Mou^awiyah, le Qadiyy c’est lui qui a répliqué aux qadarites. Habib fils de Ach-Chahid avait entendu Iyaas fils de Mou^awiyah dire : « Je n’ai jamais répliqué à des gens qui suivent leur passion avec toutes mes capacités intellectuelles hormis les Qadariyyah ». Comment il a répliqué aux qadarites Iyaas fils de Mou^awiyah ? Il a dit : « J’ai dit aux qadarites : C’est quoi l’injustice pour vous ? ». Ils ont répondu « C’est que l’homme prend quelque chose qui n’est pas à lui ». Alors il a dit : « Je leur ai répliqué, je leur ai dit : Allah à lui appartient toute chose ». Il les a cassés juste avec cette phrase concise. Les mou^tazilites ont qualifié Dieu d’être injuste. Ils ont dit : « Comment est-ce qu’Il châtie ses esclaves pour des choses qu’Il a créé et qu’Il a voulu pour eux, c’est de l’injustice ». Quelle est la raison de cette parole ? C’est qu’ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature, ils se sont égarés et ils ont égaré autrui. Parmi ceux qui ont répliqué au qadarites, il y a le Qadiyy Iyaas fils de Mou^awiyah. Il a dit : « Je n’ai pas eu à avoir besoin de toutes mes capacités intellectuelles pour répliquer à un groupe des mauvaises passions hormis les qadarites ». Il leur a juste demandé « Quelle est la définition de l’injustice pour vous ? » Ils ont dit : « C’est que quelqu’un prenne quelque chose qui n’est pas à lui » et ça, c’est correct. L’injustice c’est d’agir dans ce qui appartient à autrui sans son accord. L’injustice, c’est d’accorder à la chose autre que sa juste place. L’injustice, c’est de contredire l’ordre et l’interdiction de celui qui ordonne et interdit. Tout cela nous fait comprendre que l’injustice c’est quelque chose d’impossible au sujet de Dieu. Parce que Allah est Celui à qui appartient toute chose. Parce que Dieu, c’est lui qui ordonne et qui interdit. Il n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. C’est pour cela qu’il leur a répliqué et qu’ils n’ont plus rien trouvé à dire lorsqu’il leur a dit : « A Allah appartient toute chose, donc l’injustice est impossible à son sujet ». Et Az-zouhriyy a donné un jugement à ^Abd al-Malik fils de Marwan une fatwa selon laquelle les qadarites étaient apostats. Tout comme cela a été cité par l’imam ^Abdou l-Qahir At-tamimiyy dans son livre ‘Ousoulou d-Din. Il n’y a pas lieu de reprocher aux gens de la vérité, à Ahlou s-sounnah d’étudier et de maîtriser la science du tawhid. Les bases, les principes de cette science existaient chez les musulmans des prédécesseurs, du salaf tout comme c’est le cas chez les successeurs des khalafs. Qui sont les salafs ? Ce sont les compagnons, leurs successeurs et les successeurs des successeurs. Rabi^at ar-ra’y, le chaykh de l’imam Malik tout comme l’imam Al-’Awza^iyy ont coupé court à la parole de Ghaylan fils de Mouslim le qadarite. A l’époque des successeurs des compagnons, il y avait un homme qui s’appelle Ghaylan, il était qadarite et il a été coupé court au débat avec lui par les preuves.

De même Al-Haçan Al-Bisriyy s’est occupé de cette science. Il fait partie des plus illustres des successeurs des compagnons tabi`iyy parmi les gens du salaf. Après tout cela, il n’y a pas lieu à quiconque de nous blâmer pour étudier cette science. Cette science, la science du tawhid est la plus honorable des sciences parce qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

S’il est dit, mais Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaine de transmission authentique d’après Ibn ^Abbas qu’il a dit : « Réfléchissez à propos de toute chose et ne réfléchissez pas à propos de l’être de Dieu, ceci est défendu ». La réponse est que la défense qui est parvenue de réfléchir à propos du Créateur avec l’ordre de réfléchir et de méditer à propos de la créature, cela implique de méditer et d’utiliser la raison et l’observation dans la souveraineté de Dieu dans les cieux et la terre afin de déduire par cela l’existence du Créateur et qu’il n’a aucune ressemblance avec ses créatures. Et celui qui n’a pas connu le Créateur, qu’il ne le distingue pas de ses créatures, comment pourrait-il appliquer cette parole de compagnon ce « athar » authentique ?! Le fait de méditer, de réfléchir et d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en sérénité, en apaisement et en certitude quant à la parfaite toute puissance de Dieu et sa sagesse. Pourquoi avons-nous reçu l’ordre de réfléchir et de méditer à propos des créatures de Dieu ? Parce que cela nous augmente en certitude, en la parfaite toute puissance de Dieu. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude en l’existence de Dieu. La certitude qu’il est sur toute chose tout puissant, que rien ne le rend impuissant, qu’Il est le créateur de tout ce qui est bénéfique, utile et nuisible et qu’il n’y a pas de créateur pour ce qui est profitable et utile et pour ce qui est nuisible hormis Lui soubhanah. Celui qui étudie par sa raison les créatures de Dieu, il saura que les causes ne sont créatrices de rien parmi les choses qui sont bénéfiques ou les choses qui sont nuisibles. Cependant, Dieu crée suite à ces causes ce qu’Il veut et ce qu’Il a su de toute éternité qu’il aura lieu. Ainsi, le médicament ne crée pas la guérison et la nourriture ne crée pas le fait d’être repu, rassasié. Et ce n’est pas l’eau qui crée la satiété. Ce n’est pas le feu non plus qui crée la brûlure. Preuve en est que le feu, n’a pas brûlé ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dedans, mais c’est bien Dieu qui est le créateur de tout cela. C’est Dieu qui est le créateur de la guérison lorsqu’on prend le médicament et c’est Dieu qui crée le fait d’être rassasié lorsque l’on prend ou consomme un morceau de pain par exemple.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les preuves des sujets de croyance islamique pour déduire l’existence de Dieu et la confirmation de ses attributs de science, de puissance, de volonté, d’unicité et ainsi de suite. La manière la plus complète en cela c’est que chacun d’entre nous apprenne les preuves qui confirme la croyance de Ahlou s-sounnah, preuve à partir du Qour’an et preuve selon la raison pour combattre les assimilationnistes et les autres groupes semblables. Pour cela les gens de science ont dit que l’apprentissage des preuves pour répliquer aux groupes égarés est un devoir, c’est un devoir collectif. Il est indispensable qu’il y ait à chaque époque des gens qui soient forts, qui maîtrisent la science de Ahlou s-sounnah, qui soient capables de réfuter les tentatives de mise en doute provoqué par les athées. Bien que ce ne soit pas des gens qui se disent musulmans, qui se réclament de l’Islam, mais il est indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à leur tentative de mise en doute. Il est également indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à ceux qui se disent musulmans, mais qui se sont égarés, qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah. Comme ceux qui à notre époque ont pour croyance que Dieu est un corps qui monte et qui descend. Tout comme ceux qui ont pour croyance que Dieu a rempli par son être le trône et certains d’entre eux ont pour croyance que Dieu est plus petit que le trône et d’autres ont pour croyance que Dieu est plus étendu, plus grand que le trône. Apprendre les répliques contre ces groupes égarés est une obligation tout comme l’ont dit les faqih et les quatre écoles islamiques. Aucun imam digne de considération n’a porté atteinte à cette science, n’a critiqué cette science, n’a remis en cause cette science qui est maîtrisée par Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah, qu’ils soient du salaf ou du khalaf. Ça veut dire qu’il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit à propos de ce sujet parce qu’il n’y a pas parmi eux de savants qui soient considérés.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que « la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk, l’association à Dieu, cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par Al-Kalaam », cela n’est pas dans l’absolu. Mais il vise les mauvais innovateurs les qadarites et d’autres qui ont contredit les textes de la Loi, le livre et la sounnah et qui se sont approfondis dans leurs mauvaises passions corrompues. Quant au kalam, les débats qui sont conformes au livre et à la sounnah, qui éclaircissent les réalités de la chari^ah, de la Loi notamment lors de l’apparition des zizanies et des mauvaises innovations, c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité. Ach-Chafi^iyy ne l’a pas blâmé.

Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée maitrisait et comprenait cette science. Il avait débattu avec Bichr Al-Mirrisiyy, Hafs al-fard et il a coupé court à leur débat en les faisant taire. On peut dire Al-Marisiyy et Al-Marrisiyy. Cela n’est pas valide de dire que Ach-Chafi^iyy n’aurait pas déclaré mécréant ce groupe de mou^tazilah. Et ce qui est rapporté et qui fait comprendre l’inverse, il est interprété par l’autre groupe des mou^tazilah. Tout comme on le sait le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Et ma communauté se partagera, se divisera en 73 groupes, tous seront en enfer sauf un seul ». Quand il a dit que tous seront en enfer, cela ne veut pas dire que tous sont mécréants. Mais c’est comme l’ont dit certains gens de science « Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance ». Cependant, tous ceux-là qui ont contredit la voie correcte, ils méritent l’entrée en enfer. C’est ça l’explication de ce qui est parvenue dans le hadith « Qui seront tous en enfer ». Parmi ceux-là il y a les mou^tazilah. Combien sont les mou^tazilah ? Environ une vingtaine de groupes. Certains d’entre eux, des mou^tazilah, des vingt groupes, de sous-groupes des mou^tazilah certains sont arrivés jusqu’à la mécréance, d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Ceux d’entre les Qadariyyah, les mou^tazilah qui prétendent que Dieu est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal, ils sont devenus mécréants. Également ceux qui parmi les mou^tazilah prétendent qu’après que Dieu ait crée en l’esclave la capacité de créer son acte, Il est devenu impuissant à lui créer son acte ce groupe-là également est mécréant. Mais ceux qui parmi les mou^tazilah se sont limités à dire que Dieu ne sera pas vu dans l’au-delà, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette parole. Également parmi les mou^tazilah ceux qui ont dit que le Qour’an est créé et qui ont porté cette phrase sur les termes qui sont révélés, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette phrase. Également ceux qui parmi les mou^tazilah ont dit que le musulman qui a commis un grand péché il restera éternellement en enfer s’il meurt sans se repentir comme les mécréants, les savants n’ont pas déclaré mécréant les mou^tazilites qui disent cela également. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui dit que l’esclave crée ses actes. C’est pour cela que la règle chez les savants c’est qu’il y a parmi les mou^tazilites ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a parmi les mou^tazilites ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy et de ses semblables concernant les paroles qui pourraient faire croire qu’il ne déclare pas mécréant les groupes qui suivent leur passion, les mauvais innovateurs, c’est une parole qu’il convient d’expliquer comme concernant les groupes qui ont eu des croyances qui ne font pas sortir de l’Islam. Mais par contre si un groupe comme les mou^tazilah si parmi eux il y a certains qui nient que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, ça c’est de la mécréance sans aucun doute. Celui qui nie un des attributs obligatoires pour Dieu sans aucun doute c’est un mécréant. Parce que celui qui nie l’attribut de la parole au sujet de Dieu, il aura implicitement dit que Dieu est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Pour cela que Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a déclaré mécréant HafS al-fard après avoir débattu avec lui et qu’il lui ait donné les preuves après quoi il ne pouvait plus rien dire. Également pour Bichr Al-Marrisiyy.

Les mou^tazilah à leur début, par le passé, ils ne déclaraient pas haut et fort toutes leurs mauvaises croyances au grand jour. Par le passé, il n’y avait pas une déclaration explicite des mou^tazilah la parole que « L’homme crée ses propres actes ». Mais cette déclaration explicite de leur mécréance est apparue à l’époque d’un homme qui s’appelle le Qadiyy ^Abdl Jabbar qui est un de leur tête. Le croyant, il faut qu’il soit explicite et qu’il dise haut et fort pour confirmer la vérité et prouver l’infondée de ce qui est faux. Pour ne pas qu’ils induisent les gens dans la confusion et qu’ils comprennent le contraire de ce qui est correct. Et il est parvenu dans le livre Al-‘Awsat de Ibnou l-Moundhir que Al-Marrisiyy est un mécréant, c’est un athée. Et il a été rapporté de Hafs Al-Fard lui-même que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant. Suite à ce que Hafs Al-Fard avait dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu. La mécréance des mou^tazilah n’est pas uniquement à propos des actes de l’homme et de la création des actes de l’homme. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui nient les attributs obligatoires au sujet de Dieu. Certains d’entre eux disent : « Allah, Il sait, mais sans science » et ça c’est une mécréance. Même s’il dit que Allah sait, le fait de dire sans science ça fait tomber dans la mécréance. Ce n’est pas parce qu’il a dit que Allah sait que ça va l’épargner de cette déclaration de mécréance. Parce que celui qui nie la science au sujet de Dieu, il aura attribué à Dieu l’opposé, le contraire de la science. Également ils sont déclarés mécréants les mou^tazilah lorsqu’ils disent que Dieu après la création des corps il est incapable de créer les actes que font ces corps. Il y a également parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur des actes qui proviennent de la personne malgré elle alors que les actes qui proviennent de plein gré de la personne ce n’est pas Dieu qui en est le créateur. Pour ces 3 affirmations, les mou^tazilah sont déclarés mécréants.

Al-Bayhaqiyy et d’autres ont rapporté une autre expression de Ach-Chafi^iyy : Que l’esclave vienne au jugement de Allah ^azza wa jall avec tout péché hormis le chirk, c’est-à-dire l’association à Dieu cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ces passions. Et il y a une autre version, la version de Zakariyya fils de Yahya As-Sadji qui rapporte de Ar-Rabi^ à propos de ce même évènement. Il a dit Ach-Chafi^iyy est venu à nous un jour alors qu’ils débattaient au sujet du qadr, de la prédestination. Il leur a dit : « Soit vous quittez notre assemblée soit vous nous côtoyez, mais avec bonne croyance et bon comportement ». Puis il a dit que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tous péchés excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ses passions. Qu’est-ce que Ach-Chafi^iyy a visé par cette parole ? Il a voulu blâmer la voie des Qadarites. Preuve en est ce qu’ils disent « Que de venir avec une de ses mauvaises passions ».

Justement les passions ici en arabe « ahwa » c’est le pluriel de « hawa » le singulier, c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie du salaf. Il a voulu par cela blâmer la voie des Qadarites et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet. C’est comme si Ach-Chafi^iyy voulait suivre en cela ce qu’il a été rapporté de `Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, qu’il rapporte du prophète ﷺ qu’il a dit : « Ne côtoyez pas les gens qui remettent en cause al-qadr, la prédestination et n’ouvrez pas le débat avec eux ». Pour cela Al-Haçan Al-Bisriyy a surnommé les qadarites, les mou^tazilah qui littéralement veut dire le groupe qui est rejeté. Un jour un d’entre eux de ces Qadarites a commencé à parler dans l’assemblée de Al-Haçan Al-Bisriyy que Dieu l’agrée et Al-Haçan Al-Bisriyy lui a dit de s’isoler d’eux, de les quitter, de s’éloigner d’eux d’où leur appellation, leur dénomination des mou^tazilah de groupe qui est rejeté.

Les passions c’est le pluriel de « hawa », c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie sur laquelle est le salaf. Il s’agit donc de ce à quoi s’attachent les mauvais innovateurs dans la croyance, comme les kharijites, les mou^tazilites, les mourji’ah, les najjariyyah et d’autres. Ce sont les 72 groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith célèbre mach-hour qui signifie : « Et cette communauté se divisera en 73 groupes, 72 iront en enfer et un seul au Paradis et c’est Al-Jama^ah, la majorité », rapporté par Abou Dawoud. Le groupe sauvé est un seul groupe. Malgré cela ce groupe constitue la grande majorité de ceux qui se disent musulmans. Pour ce qui est des autres groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith, ils sont nombreux, ils sont au nombre de 72. Parmi ces groupes il y a les mou^tazilah qui à eux seuls représentent une vingtaine de groupe de ces 72. Et parmi ces groupes, il y a les assimilationnistes qui sont un groupe. Par le passé il était surnommé les Qaramiyyah. Tout comme ils étaient appelés également Hachawiyyah. À notre époque, ils sont appelés Wahhabiyyah. Parmi les groupes qui ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il y a les Kharijites (khawarij) qui se sont écartés de ^Aliyy alors qu’auparavant ils faisaient partie de son armée et ils combattaient à ses côtés. Les kharijites également sont une vingtaine de groupes. Quand nous disons une vingtaine de groupes c’est-à-dire parmi les 72. Les mou^tazilah également parmi les 72 représentent une vingtaine de groupes. Parmi les groupes égarés également, il y a les mourji’ah. C’est un groupe qui se prétend musulman, qui se réclame de l’Islam, mais qui ne sont pas musulmans. Ils avaient pour croyance que le croyant, le musulman quoi qu’il fasse comme péché c’est-à-dire sans se repentir, il n’est pas châtié. Ils ont prétendu que tout comme aucun acte d’obéissance n’est bénéfique, n’est profitable à celui qui est mécréant, ils ont dit aucun péché de manière analogue n’est préjudiciable pour un croyant. Ils ont fait une fausse, une mauvaise analogie et ils se sont égarés. Il est vrai qu’aucune bonne action n’est profitable pour celui qui est mécréant, car le mécréant quoiqu’il accomplisse comme image des actes d’obéissance il n’en tirera pas profit en termes de récompense. Quant à leur prétention qu’aucun péché n’est nuisible pour le croyant, ça c’est une parole qui contredit la vérité. Ça veut dire que c’est de la mécréance et c’est de l’égarement, parce que le croyant, il subit un préjudice par les péchés qu’il commet. Le croyant, il subit une nuisance, ça lui nuit le fait de commettre des péchés. N’est-ce pas que le prophète a dit par exemple à propos des sept péchés qui mènent à la perte : « Évitez les sept péchés qui nuisent, qui sont préjudiciables, qui mènent à la perte ». Tandis que les mourji’ah prétendent que le croyant n’est pas châtié quel que soit les péchés qu’il fait tant qu’il est croyant. Selon eux la foi est une sorte de protection contre le châtiment. Et donc ils ont été appelés mourji’ah parce que le mot irjah signifie retardé ou reculé ou protéger. Le mot qui est la racine de leur appellation qui est al-irjah, c’est le fait de retarder, de reculer, de mettre un frein, d’éloigner. Et la raison de leur égarement, c’est leurs mauvaises compréhensions de certains textes. Ils ont mal compris par exemple un verset « . » ils ont compris que seul le mécréant sera châtié. Alors que le verset n’a pas pour signification ce à quoi ils ont abouti, mais le sens de ce verset est que le châtiment qui a été cité avant ce verset-là dont il est question-là c’est un châtiment qui n’est appliqué qu’aux mécréants. Ce groupe-là grâce à Dieu c’est comme s’ils ont complètement disparu. Il n’en reste plus aucun selon ce que nous savons comme a dit notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde, mais ils restent mentionnés dans les livres de science. Il dit les najjariyyah, c’est qui les najjariyyah ? C’est également un des groupes égarés. Les najjariyyah, c’est un sous-groupe de mou^tazilah. Ils sont des hommes qui suivent Mouhammad fils de Al-Houçayn fils de An-Najjar. Ils disent que Allah veut par Lui-même et non pas par un attribut qui s’appelle la volonté et ça c’est de la mécréance également. Quand il a dit et d’autres, c’est-à-dire ce qu’il a mentionné, ici c’est juste un échantillon ce n’est pas une liste exhaustive.

Le messager ﷺ tout comme c’est parvenu à propos du hadith qui porte sur la communauté, il nous a mis en garde contre ces différents groupes. C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. Dans une version, il a dit à propos du groupe qui sera sauvé, il a dit « Tous iront en enfer hormis un seul et c’est la majorité » c’est-à-dire la plupart de ceux qui se disent musulmans. Dans une autre version, il a été rapporté qu’il a dit que le groupe qui sera sauvé c’est le groupe qui aura la même croyance que le prophète avait et ses compagnons avaient. Et nous par la grâce de Dieu nous sommes sur la croyance qu’avait le prophète et les compagnons. La majorité des musulmans de ceux qui se disent musulmans ont la bonne croyance, la croyance qui est agréée par Dieu. Tandis que la croyance d’autre que Ahlou s-sounnah, autre que les sunnites, leur croyance n’est pas agrée par Dieu. Pour cela le prophète a dit que ces groupes qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah seront en enfer. C’est-à-dire que même si eux se présentent comme étant musulmans, mais leur croyance n’est pas agrée. Et au troisième siècle de l’hégire, il y a eu 2 illustres savants qui ont résumé la croyance des compagnons. C’était 2 illustres savants parmi les meilleurs des gens de leur époque. Ils ont résumé, énoncé et écrit la croyance des compagnons et ceux qui ont suivi correctement les compagnons jusqu’à nos jours. Mais eux bien sûr quand ils l’ont fait, c’est-à-dire ils ont résumé la croyance depuis les compagnons jusqu’à leur époque à eux. Et ce en présentant et en indiquant qu’elles étaient les preuves textuelles et les preuves rationnelles de cette croyance. Et ils avaient en plus de cela répliqué contre ceux qui avaient dévié et c’était en composant des écrits qui résumaient, indiquaient, présentaient et expliquaient la croyance des compagnons et de ceux qui les ont suivis correctement. Ils n’ont pas seulement répliqué à ceux qui ont dévié par rapport à la voie des compagnons, mais également ils ont répliqué aux athées. Et ils furent célèbres parmi Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah les sunnites. Le sunnite dès lors, depuis leur époque à eux, chaque sunnite qui suivait donc la croyance des compagnons et ceux qui avaient suivi les compagnons se réclament depuis leur apparition à ces deux savants-là se réclamaient de l’un de ces 2 illustres savants. Et ces deux savants sont Abou Mansour Al-Matouridiyy et Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy. Et jusqu’à nos jours Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah, les sunnites se réclament de ces 2 illustres imams et la plupart des pays musulmans sont sur la voie, la croyance de ces 2 imams.

Al-Bayhaqiyy a dit dans manaqib Ach-Chafi^iyy ce qui suit : « Je dis Ach-Chafi^iyy a visé par ces paroles Hafs et ses semblables parmi les mauvais innovateurs. C’est ce qu’il vise avec tout ce qui a été rapporté de lui dans le blâme de al-kalam, le blâme de ceux qui suivent cette voie. Sauf que certains rapporteurs de cette parole ont employé ce terme et d’autres l’ont restreint. Certains ont employé ce terme dans l’absolu et d’autres l’ont restreint. Dans la restriction de ceux qui l’ont restreint, il y a la preuve de ce que Ach-Chafi^iyy visait ». Puis il a dit : « Comment la parole de Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah serait-elle blâmable selon Ach-Chafi^iyy alors que lui-même a parlé dans cette science ?! Il a même débattu avec ceux avec lesquels il a débattu. Il a dévoilé les duperies de ceux qui ont essayé de diffuser à ses compagnons quelques mauvaises passions qu’ils avaient ». C’est pour cela qu’il n’y a pas de considération à ceux qui essaient de détourner la parole de Ach-Chafi^iyy sur cette question. Ach-Chafi^iyy maîtrisait parfaitement la science de la croyance et il répliquait à ceux qui contredisaient la bonne croyance. Et comme vous savez Abou Hanifata n-Na^maan il a appelé cette science, la science majeure. Par ailleurs comment Ach-Chafi^iyy selon ces calomniateurs blâmerait-il cette science alors que lui-même il l’a maîtrisait et il en a parlé et que Ach-Chafi^iyy avait débattu avec certains comme Bichr Al-Marrisiyy et Hafs Al-Fard. Parmi ceux qui étaient présents lors de ce débat, il y avait l’élève de Ach-Chafi^iyy qui s’appelle Ar-Rabi^ fils de Soulayman. Ar-Rabi^ fils de Soulayman avait dit : « J’étais présent lorsque Ach-Chafi^iyy avait débattu avec Hafs Al-Fard ». Il a donné deux chaines de transmission, il a dit : « Moi j’étais présent et Abou Chou^ayb m’a rapporté aussi ». Et il a dit : « Et je sais aussi qu’il y a ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi l-Hakam qui était présent également. On a besoin de ces noms pour savoir qui était présent dans cette assemblée de Ach-Chafi^iyy. Ar-Rabi^ fils de Soulayman, c’est l’élève de Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’étais présent aux côtés de Ach-Chafi^iyy ». Deuxième point Abou Chou^ayb m’a rapporté et il a dit : « Et je sais par ailleurs que ^Abdou l-Lah fils de ^Abdi l-Hakam était présent également » et un autre qui s’appelle Youçouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent également et la personne en question avec laquelle Ach-Chafi^iyy avait débattu, c’était qui ? C’était Hafs Al-Fard et Ach-Chafi^iyy le surnommait Al-Mounfard le singulier. Alors Hafs cet égaré dans l’assemblée qu’est-ce qu’il a fait ? Il a essayé d’ouvrir la discussion avec qui ? Avec ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam. Il lui a posé la question. ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam lorsque Hafs Al-Fard lui a dit : « Qu’est-ce que tu dis à propos du Qour’an ? » Il a refusé de lui répondre. Hafs Al-Fard s’est détourné vers Youçouf fils de ^Ammar, il lui a posé la même question « Que dis-tu à propos du Qour’an ? » et à son tour il n’a pas voulu répondre et les deux lui disaient poses ta question à Ach-Chafi^iyy. Pas explicitement, mais ils lui montraient Ach-Chafi^iyy, c’est lui qui peut te répondre. Il a posé la question à Ach-Chafi^iyy et Ach-Chafi^iyy a présenté plusieurs preuves et le débat s’est prolongé. Et Ach-Chafi^iyy a eu le dernier mot, il a eu le dessus en lui donnant les preuves que la parole du Qour’an c’est la parole de Allah et que la parole de Allah n’est pas créée et il a déclaré mécréant Hafs Al-Fard. Et Ar-Rabi^ plus tard il a rencontré Hafs Al-Fard et comment il lui a résumé le débat ? Il lui a dit : « Ach-Chafi^iyy, il a voulu me tuer ». Ça veut dire que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant Hafs Al-Fard et que c’est une mécréance qui consiste à quitter l’Islam et ce n’est pas comme certains essaient d’expliquer al-koufr par l’ingratitude, le manque de reconnaissance pour les bienfaits que Dieu agrée. La preuve est sortie de la bouche du concerné de Hafs Al-Fard, il a dit que « Ach-Chafi^iyy voulait m’exécuter ». Ibn ^Açakir a dit dans « tabyin kadhib al-mouftari » : « Ach-Chafi^iyy que Allah lui fasse miséricorde, a visé par sa parole uniquement le kalam –propos– de Hafs Al-Fard, le qadarite et ses semblables ».

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a bien déclaré mécréant Hafs Al-Fard après avoir débattu avec lui et après lui avoir donné les preuves qui ne lui permettait plus de dire quoi que ce soit. Il lui a dit : « Tu as mécru en Dieu l’éminent ». Et Hafs Al-Fard disait par la suite « Ach-Chafi^iyy voulait me trancher le cou, c’est-à-dire qu’il s’est rendu licite selon la Loi de l’Islam mon exécution ». Quelle est la raison de cela, pourquoi Ach-Chafi^iyy avait-il déclaré mécréant Hafs Al-Fard ? Parce que Hafs Al-Fard reprenait les propos des mou^tazilah. Quel était la parole de Hafs Al-Fard qui est la parole des mou^tazilah ? Ils disent que Allah parle d’une parole qu’Il crée dans des créatures à Lui. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole qui est Son attribut, un attribut des sens, l’attribut de Son être. C’est ainsi que les mou^tazilah disent à propos de l’attribut de la parole de Dieu. Et quiconque renie l’attribut de la parole à Dieu ce n’est pas un croyant et il dit à propos du Qour’an qu’il est créé. La croyance des mou^tazilah est que Allah n’a pas de parole qui soit propre à Son être, qui soit un attribut de son être. Les mou^tazilah prétendent que Dieu parle en créant une parole dans d’autres que Lui comme l’arbre auprès duquel Moïse se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui croit, qui a cette croyance parmi les mou^tazilites ce n’est pas un musulman. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui a cette croyance. Pour cela que plus tôt nous avons vu que parmi les mou^tazilites il y a ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Les mou^tazilah ont eu plusieurs paroles par lesquelles ils ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah. Il y a parmi les paroles que les mou^tazilah ont dites, celles pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et il y a parmi les paroles celles pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Parmi les questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, il y a cette parole de Hafs Al-Fard. En l’occurrence ici c’est qu’ils ont pour croyance que Dieu n’a pas d’attribut propre à Son être. Qu’est-ce qu’ils disent à ce sujet ? Ils disent que Dieu parle par une parole qu’Il crée dans d’autres que Lui comme selon eux la parole qu’il a créé dans l’arbre auprès duquel Mouça se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui nie un des attributs obligatoires selon la raison pour Dieu, il devient mécréant. Et nous avons précédemment vu que ça ne les sauve pas de la mécréance que de dire que Allah sait puisqu’ils disent sans science. Parce que quand ils disent sans science cela revient à nier un attribut obligatoire selon la raison pour Dieu.

Question : Qu’est-ce que Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah dit à propos du Qour’an ?

Au tout début nous disons le Qour’an c’est la parole de Dieu. Pour cela les gens de science ont empêché que l’on dise le Qour’an est créé excepté dans un cadre d’enseignement, un contexte d’enseignement. Pour pas que quelqu’un croit que ces feuilles sur lesquelles les mots sont tracés et que ces mots en tant que tels et les lettres qui sont dessus. Pour pas que quelqu’un croit qu’ils ne seraient pas créés.

Le Qour’an c’est la parole de Dieu. Cependant, comme notre Chaykh l’a dit : « Le terme Qour’an a 2 emplois ».

Le mot Qour’an est employé pour désigner la parole, l’attribut de l’être de Dieu, cette parole, cet attribut qui n’est pas des mots, qui ne sont pas des sons, qui ne sont pas des langues. Le terme Qour’an est employé également pour désigner les livres révélés dont certains sont en arabe, d’autres en araméen, d’autres en hébreu. Donc le terme Qour’an a 2 emplois, il est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu, il est employé pour désigner les termes qui sont révélés au prophète.

Le Qour’an a été révélé en langue arabe. Tout comme l’Évangile a été révélé en araméen et la Torah a été révélée en hébreu. Lorsque nous parlons d’Évangile, lorsque nous parlons de Torah nous visons les livres authentiques qui avaient été révélés aux prophètes respectifs. Ce n’est pas une condition de préciser à chaque fois « d’origine » ou « d’authentique », mais c’est lorsque nous parlons des livres qui ont été falsifiés, c’est là qu’il est indispensable de préciser que ce sont des livres falsifiés.

Quand nous disons l’Évangile, ça veut dire le livre qui a été révélé à Jésus ^alayhi s-salam. Lorsque nous parlons de Torah, nous visons le livre qui a été révélé à Moïse ^alayhi s-salam. Tout comme lorsque nous disons le Qour’an, nous visons le livre qui a été révélé à Mouhammad que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.

Ainsi, le mot Qour’an c’est un terme qui est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu et qui est employé également pour désigner les termes qui sont en arabe qui ont été révélés au prophète Mouhammad. Si l’un d’entre nous ouvre le Moushaf, le livre du Qour’an et qu’il récite, qu’est-ce qu’il est en train de réciter ? Il aura récité les termes qui ont été révélés. Ces termes sont une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu. Ces termes qui sont révélés sont des termes créés. Nous les récitons par notre langue, par notre bouche, nous l’entendons par nos oreilles, nous le mémorisons dans nos poitrines. C’est une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des mots, qui n’est pas des sons.

Dans un cadre d’enseignement, qu’est-ce que nous disons à propos des termes révélés ? Nous disons qu’ils sont créés parce que les feuilles sont créées, l’encre elle est créée, les lettres sont créées. Pour pas que quelqu’un ait pour croyance le contraire de la vérité, mais dans l’absolu on ne dit pas « Le Qour’an est créé ». Pour pas que quelqu’un ait l’illusion que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. Voilà en résumé la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah.

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur mai 3, 2022

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah  a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah  a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah  a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah  dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de AzZoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire

                            de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

                                        Et la récompense du ijtihad nous confirmons

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyah n’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète  ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah  qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète  l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

 (man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi : les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah  :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah  :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah  :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas un éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est un éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

Transactions interdites : la vente d’une créance en contrepartie d’une dette

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur avril 19, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a la vente d’une créance en contrepartie d’une dette.

Il est interdit de vendre une créance en contrepartie d’une dette c’est-à-dire que quelqu’un qui détient une créance sur un autre, il lui est interdit de vendre cette créance qu’il détient contre une autre dette.

Il y a plusieurs cas de figure pour illustrer cela.

Si quelqu’un détenait une créance sur un homme qui s’appelle Zayd et l’échéance de cette créance n’est pas encore arrivée et le créancier voulait recevoir l’argent mais avant l’échéance.

Le créancier va voir une tierce personne qui s’appelle ^Amr et lui dit : “J’ai une créance sur Zayd pour qu’il me rembourse à la fin du mois (par exemple). Je te vends cette créance pour 500€ que tu me donneras maintenant ou dans 15 jours.

Nous sommes là dans le cas d’une vente en contrepartie d’une dette et cela est interdit.

L’intérêt de ^Amr est qu’il va avancer l’argent maintenant ou un peu plus tôt que l’échéance et va gagner plus que l’échéance.

A notre époque, il y a certaines institutions qui pratiquent ce type de ventes.

Par exemple : Quelqu’un va acheter une voiture avec des échéances de paiements et il a rempli des chèques et la société qui a vendu la voiture veut les liquider rapidement. La société va voir le banquier et va lui dire j’ai tant de chèques de cette personne, le cumul des chèques est de 20 000€ sur 5 ans, je n’ai pas envie d’attendre 5 ans. Je te les vends pour 15 000€  sur 4 ans.

Cela est une vente d’une créance contre une dette et c’est Haraam.

Un autre cas de figure :

Quelqu’un détient une créance sur quelqu’un d’autre par l’intermédiaire de la transaction qu’on appelle as salaam, la vente du salam. Comme s’il avait fait le salaam avec quelqu’un, il lui a donné 1 dinar pour qu’il lui livre du blé avec telle et telle caractéristique et telle et telle échéance.

Cela veut dire que celui qui a vendu ce blé avec un terme est endetté car il doit livrer le blé.

Celui qui a donné le dinar détient une créance sur celui qui lui a vendu le blé.

Le blé dont il est question est devenu à la charge du vendeur de le livrer et l’acheteur détient donc une créance sur le vendeur. Si celui qui détenait ce blé comme créance, va le vendre à quelqu’un d’autre pour un dinar qu’il lui donnera après un terme bien défini.

Nous sommes dans le cas de la vente d’une créance contre une dette car le blé n’a pas encore été réceptionné dans le cadre de cette vente de salaam.

Cette interdiction nous l’avons déduite à partir du Hadith du Prophète dans lequel il a dit ce qui signifie : “Le messager de Allaah a interdit de vendre une créance contre une dette.”

– Hadith rapporté par Al Haakim, Al Bayhaqiyy et autres qu’eux

Ce Hadith a été critiqué concernant sa chaîne de transmission. Mais les savants moujtahid l’ont toutefois mis en œuvre c’est-à-dire qu’ils ont appliqué ce Hadith.

Ceci est à l’identique du Hadith qui signifie : “Chaque prêt qui entraîne un profit est un ribaa.” 

Ce Hadith du point de vue de sa chaîne de transmission comporte une faiblesse. Mais le fait que les imams moujtahid l’ont appliqué, cela l’a renforcé.

Il est devenu authentique pour des raisons extrinsèques.

Par contre, vendre la créance à autre que le créancier mais pour un paiement immédiat, après l’arrivée du terme de cette créance, cela est permis.

Illustration : Si Bakr détient une créance sur ^Amr et l’échéance de cette créance est arrivée.

Bakr a vendu cette créance à Zayd pour un paiement immédiat. Et il a reçu de lui le prix immédiat. Ensuite, Zayd va voir ^Amr et lui demande d’être payé. Cela est permis.

Il y a accord des savants quant à l’interdiction de la vente d’une créance contre une dette.

Exemples de transactions interdites 2

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre par chaykhaboulaliyah sur avril 10, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a vendre de la viande contre un animal (qu’il soit licite ou non à la consommation, qu’il soit d’une même espèce ou non). Ce n’est pas une sorte de ribaa mais c’est une sorte de vente interdite.

L’interdiction vient du Hadith du Messager de Allaah dans lequel un compagnon a dit : “Le messager de Allaah a interdit de vendre de la viande contre un animal.”

Rapporté par Al Moustadrak dans le livre des ventes.

Cette vente là fait objet de divergence chez les savants. Certains imams ont autorisé cette vente pour la viande qui est licite.

Selon ces savants, vendre un animal contre un autre animal, s’ils sont de la même espèce est permis.

Par exemple : vendre un âne contre un mouton est valable. Mais ce qui n’est pas permis c’est de vendre un chien contre un animal qui est pur car le chien est un animal impur.

Si quelqu’un acquiert un chien mais pas par l’achat et que son objectif par ce chien est la surveillance d’un terrain, d’animaux ou d’une maison, cela est permis dans ce cas là.

Si quelqu’un avait de la viande séchée et l’autre avait de la viande séchée, pour qu’ils puissent procéder à la vente il faut qu’il y ait la même quantité car ce sont des aliments.

Par contre, si ce sont d’autres aliments qui ne sont pas secs, par exemple, de la viande qui n’est pas sèche, on ne peut pas la vendre avec une autre contrepartie car on ne sait pas exactement combien il y de viande dans chacune des deux.

Egalement, on ne peut pas vendre du fromage contre du lait, ou du fromage contre un autre fromage car on ne sait pas quelle est la quantité de lait qui est dans ce fromage là. Il doit y avoir équivalence pour ne pas tomber dans le ribaa.

De même, il n’est pas permis de vendre de la farine contre du pain car on ne sait pas quelle est la quantité de farine qui est entrée dans la composition du pain. Il doit absolument y avoir équivalence. 

Info utile : il n’est pas permis de vendre un animal vivant sur le critère du prix par kilo car si quelqu’un vend un animal vivant sur le critère du poids, alors les matières fécales et les saletés qui sont dans cet animal là vont être évaluées avec un prix. Or, on ne peut pas payer les matières fécales.

Comment se sortir de pareilles transactions ?

Pour que la transaction soit valide, on ne considère pas le prix comme étant sur le critère du poids même si on utilise le poids comme étant un élément qui va aider à l’estimation du prix.

Par exemple :

Le vendeur dit à l’acheteur : “Ce mouton pèse 30 kg.” 

Pour que l’acheteur fasse son estimation, sans que le vendeur lui dise je te vends chaque kilo pour 5€.

Puis il lui dit : “Je te vends ce mouton à 150€.

L’acheteur dit : “Je l’achète pour ce prix.

Alors cette transaction est valable.

Exemples de transaction interdites 1

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 3, 2022

Quelques transactions interdites

Il est interdit de vendre ce que l’on n’a pas encore reçu.

Par exemple : Si quelqu’un achète un bien qui est licite et duquel on peut profiter et d’un achat qui est valide selon la loi de l’islam, du simple fait qu’il a exécuté le contrat de vente valide, alors ce bien devient sa propriété.

Ici, la question porte sur la revente de l’objet : Quand est-ce qu’il peut le revendre ?

Selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy si quelqu’un achète un objet, il ne peut pas le revendre avant de l’avoir réceptionné.

Il n’est pas permis de vendre une marchandise avant que l’acheteur ne l’ait réceptionné.

Exemple : Si Zayd a acheté de ^Amr un Saa^ de blé. Le blé est une marchandise licite de laquelle on peut profiter, dans le cas où l’achat est valide selon la loi. Du simple fait qu’il ait fait le contrat, la vente est valide et le blé devient la propriété de Zayd. Mais Zayd ne peut vendre ce blé qu’après l’avoir réceptionné.


Ce jugement dans l’école de  l’imam Ach Chaafi^iyy est général, c’est-à-dire pour toutes sortes de vente, que ce soit pour une nourriture ou autre.


Tandis que selon l’école de l’imam Maalik, il est permis de vendre ce que l’on n’a pas réceptionné pour toutes sortes de marchandises sauf pour la nourriture.

De plus, si une personne achète des outils ou une maison, selon l’imam Maalik, il peut les revendre sans les avoir réceptionnés, mais pas selon l’imam Ach Chaafi^iyy.

La réception diffère selon la marchandise.

  • Dans le cas où c’est un bien immobilier (terrain, appartement…) on dit qu’ils sont reçus lorsque :

1 il n’y a plus à l’intérieur de l’appartement d’autres affaires que celles de l’acheteur,

2 on permet à l’acheteur d’y accéder en lui donnant les clés (dans le cas d’un appartement/maison).

  • Pour ce qui peut être pris à la main, la réception a lieu lorsqu’on le tient dans la main. Après cela, il est permis de le revendre.
  • Dans le cas où ce n’est pas un bien immobilier et qu’on ne peut pas le tenir dans la main, la réception est faite lorsqu’on déplace la marchandise achetée de l’endroit qui est réservé au vendeur.

Par exemple : si quelqu’un achète une voiture, il la réceptionne lorsqu’il déplace sa voiture de l’endroit réservé au vendeur.

Ce n’est pas une condition, qu’il le réceptionne lui-même, cela peut aussi être quelqu’un qu’il a mandaté.

Quelques détails sur le ribaa ou gain usuraire

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2022
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Que le croyant prenne garde de toutes les sortes de ribaa et qu’il ne néglige aucune sorte de ribaa. En effet, les conséquences du ribaa sont dramatiques.



Il est apparu pour certaines personnes après leur décès alors qu’ils étaient dans leurs tombes, des traces de supplices et c’était des gens qui étaient auparavant connus pour la pratique du ribaa.  


Dans une des régions de l’Ethiopie il y avait un homme qui était connu pour pratiquer le ribaa et en plus de cela c’était quelqu’un de tyrannique. Même qu’une fois il était dans un convoi, sur sa monture et il a vu une femme qui lui a plu et son mari étant un pauvre démuni, il lui a pris son épouse de force. Puis, après la mort de cet homme, les gens ont vu, après l’avoir enterré, de la fumée sortir de sa tombe.


Sa famille s’est mise à consulter les chouyoukh. Alors un des chaykh leur a donné le conseil et a dit : “Allez demander à ceux de qui il prenait du gain usuraire, qu’ils l’excuse.
Sa famille s’est mise à demander aux gens de l’excuser. Beaucoup de gens se sont mis à réciter le Qour’aan sur sa tombe. Puis, au bout de sept jours, la fumée s’est arrêtée de sortir de sa tombe.

Toute personne qui prenait du ribaa des gens doit être redevable car cet argent d’intérêt qu’il a pris d’eux était injuste.

Il y un savant du salaf qui a dit qu’un muuslman est supplicié dans sa tombe subira 7 jours de supplices.

Un homme du salaf a dit : “Si le musulman subit un supplice dans sa tombe cela sera pour 7 jours mais ce que Allaah ne dévoile pas et beaucoup plus.”


Nous avons cité ce récit pour l’exhortation, pour faire le rappel de la gravité de ce péché et combien il convient de s’en éloigner.

L’auteur a dit : “Le ribaa est interdit aussi bien le pratiquer, le consommer, le prendre ou bien rédiger son contrat ou en être témoin.”


Le contrat du ribaa en soi est interdit, consommer l’argent issu du ribaa est interdit, témoigner de ce contrat entre deux personnes est aussi interdit.

De plus,

– Celui qui écrit le contrat de gain usuraire ou d’intérêt entre les deux contractants commet un péché par l’écriture de ce contrat.

– Celui qui fait un contrat de ribaa commet un grand péché.

– Celui qui consomme de l’argent qui provient de l’intérêt du gain usuraire commet un grand péché.

– Celui qui gère l’argent du ribaa commet un grand péché.

– Celui qui prend l’argent issu du ribaa commet un grand péché.

– Celui qui intervient dans l’écriture du contrat du ribaa commet un grand péché.

Mouslim a rapporté du compagnon Jaabir Ibnou ^Abdillaah que Dieu l’agrée que le Messager de Allaah a maudit celui qui consomme le gain usuraire, celui qui le donne à consommer, celui qui écrit son contrat, ses deux témoins, ils sont tous équivalents (c’est à dire qu’ils sont tous équivalent à tomber dans le péché).

Qu’est ce que Ar-ribaa ?

Il y a plusieurs cas de figures :

– La vente d’une des 2 monnaies précieuses (or et argent métal) contre une autre en fixant un délai de règlement (même si ce délai est court).

– La vente d’une monnaie précieuse contre l’autre mais sans prise de possession respective.

Par exemple :

Si quelqu’un dit : “Je te vends cet or contre cet argent que tu as.

L’autre répond : « J’achète.” 

Puis ils se séparent sans que chacun réceptionne ce que l’autre lui a vendu.

– Lorsqu’il y a une non équivalence s’il s’agit de la même espèce.

En effet, s’il s’agit de la même espèce, il y a ribaa en cas d’égalité c’est à dire que le ribaa arrive entre deux contrepartie de même espèce lorsqu’il y a disparité, avec un surplus d’un des articles du ribaa par son poids.


Comme par exemple la vente d’un dinar d’or contre deux dinars…

Quand il est dit avec une différence de poids, la référence c’est la pratique à l’époque du Messager de Allaah. Pour ce qui était pesé, il doit y avoir égalité sur le critère du poids et pour ce qui se vendait, il faut qu’il y ait équivalence sur le critère du volume.

A l’époque du Prophète, l’or était pesé et vendu sur le critère du poids. Et donc pour ne pas tomber dans le ribaa il faut qu’il y ait équivalence dans la quantité d’or.

De même, le critère du blé était le volume. Pour qu’il y ait équivalence il faut qu’il y ait volume équivalent.

La règle que nous venons de voir concernant le ribaa pour les monnaies précieuses est également à respecter pour les denrées alimentaires (blé, orge, riz, maïs…)


Si on applique les mêmes règles que celles vues précédemment pour les denrées alimentaires, il n’est pas permis de vendre les denrées alimentaires lorsqu’il s’agit d’espèces différentes qu’à deux conditions :

– L’absence du délai de règlement, 

– L’absence de séparation avant prise de possession respective.

Il faut que dans l’assemblée où il y a eu contrat de vente, les deux contractants échangent la marchandise et ne citent pas le délai. Et ils ne peuvent pas se séparer sans que chacun ait pris possession de ce que l’autre lui a vendu.

Tout comme les monnaies précieuses, lorsqu’il s’agit de denrées alimentaires de même espèce, il y a les deux conditions précédentes (pas de délai de règlement, pas de séparation avant échange respectif) et en plus il est une condition qu’il y ait équivalence.

Par exemple :

Si l’un d’entre eux dit : “Je te vends un wask d’orge (unité de volume) contre un wask d’orge.

ou il lui dit : “Je te vend un wask d’orge pour un wask de blé mais que tu me donneras demain.
Et chacun des deux est parti de son côté, ou l’un des deux a réceptionné ce que l’autre lui a vendu mais pas l’autre, alors c’est du ribaa.

Définition :

Le ribaa est un contrat qui englobe une contrepartie spécifique dont l’équivalence n’est pas déterminée selon les critères de la loi de l’islam au moment du contrat.

En général, ce n’est pas dans toutes ventes qu’il y a risque de ribaa.
Il y a un risque de ribaa seulement pour les aliments et les monnaies précieuses.

Exemples de scénarios où il y a gain usuraire :

– Vendre de l’or contre de l’or sans savoir qu’ils sont équivalents selon les critères de la loi.

– Vendre de l’argent métal contre de l’argent métal sans savoir qu’ils sont équivalents.

Par exemple : quelqu’un qui va chez le bijoutier pour vendre ses bijoux cassés contre un nouveau bijou et ce sans savoir s’ils sont équivalents ou non.

Même s’il s’avère que les deux quantités étaient équivalentes, mais au moment du contrat les deux parties n’ont pas su cela, alors la vente n’est pas valable.


Ce qui se pèse c’est selon le critère du poids et ce qui est mesuré c’est selon le critère du volume.


Autre cas de figure :

Lorsqu’il y a un retard dans le paiement de l’une des deux contreparties ou les deux.

Par exemple : une femme va chez le bijoutier et souhaite échanger ses bijoux cassés contre un bijou. Le bijoutier lui dit : “ma fille veut le porter cet après-midi, je te le vends après cela.”

Il y a un retard dans le paiement, donc il y a ribaa, donc la vente n’est pas valable.

Cette sorte de ribaa n’était pas connue chez les arabes. Mais le ribaa qui était connu chez les arabes c’est ce qu’on appelle aujourd’hui les prêts avec intérêts.



Et il y a aussi plus difficile que cela qui est l’usure.

Une personne fixe des échéances de remboursements et dit à une autre : “chaque fois que tu n’honores pas une échéance tu me dois encore plus.”


De nos jours, cela s’appelle le crédit revolving.

Le ribaa qui était connu chez les arabes c’est Ribaa Al-Qard (le prêt avec intérêt).
C’est lorsque quelqu’un détient une créance sur un autre avec remboursement à échéance et lorsque le terme arrive, le créancier va dire à l’emprunteur : soit tu me rembourses, soit si tu me demandes un délai supplémentaire je te rajoute tant.

Par exemple :

Le créancier va dire : “tu me donnes 1000 € dans un mois, mais si le mois prochain tu ne me les donnes pas alors je te rajouterai 1 mois mais tu me donneras 1 100 € et ainsi de suite…

Allaah a autorisé le prêt pour que les gens s’entraident et se soutiennent, et non pas pour qu’ils profitent les uns des autres. Celui qui veut faire des bénéfices qu’il fasse de la vente (bénéfice non limité) et non le prêt.

Les Hanafiites ont dit : “C’est cette première sorte de ribaa qui était pour la première fois interdite.”

Le Prophète a dit ce qui signifie : “Vendre de l’or contre de l’or, ou de l’argent métal contre de l’argent métal, ou du blé contre du blé, ou des dattes contre des dattes, ou des raisins secs contre des raisins secs, ou du sel contre du sel, c’est du ribaa sauf en quantité égale, avec prise de possession respective quel que soit la qualité (bonne ou mauvaise).”

Ach Chaafi^iyy a retenu de ce hadith qu’il n’est pas permis de vendre l’une des deux monnaies précieuses contre l’autre lorsqu’il s’agit de la même espèce avec un surplus ou un dépassement car il a été mentionné dans le hadith l’or contre l’or et l’argent métal contre l’argent métal et ce qui a été mentionné après cela c’est le blé contre le blé, l’orge contre l’orge. Après cela, il a été cité les dattes contre les dattes, le sel contre le sel.


Ach Chaafi^iyy en a déduit que tout ce qui est habituellement consommé que ce soit du sucre ou ce qui est de cet ordre, alors il est interdit de le vendre contre ce qui est de la même espèce avec un surplus.

Les différentes sortes de ribaa

Il y a 3 sortes de ribaa :

ribaa al-fadl : ribaa du surplus.

C’est la vente de l’une des deux contreparties potentiellement sujette au ribaa contre l’autre, mais avec un surplus (dépassement de l’une contrepartie sur l’autre).

Dans ces deux contreparties, il y a une cause potentielle de ribaa c’est-à-dire qu’elles sont soit deux monnaies précieuses soit deux aliments.
Les deux contreparties sont de la même espèce avec un surplus dans l’une des deux contreparties.

Par exemple : la vente de un dinar contre deux dinars ; ou bien la vente de deux dirham contre un dirham; ou un Saa^ de blé contre deux Saa^ de blé.

ribaa al-yad : ribaa de la main.

C’est la vente de l’une des deux contreparties contre une deuxième, toutes deux comportant potentiellement du ribaa avec un délai dans la réception des deux, c’est-à-dire celui qui ramène la contrepartie à la marchandise, et l’autre qui ramène le prix ; chacun des deux ne livre pas immédiatement ou avec retard de l’un des deux.

Les deux contractants se séparent avant prise de possession à condition qu’il s’agisse bien d’une marchandise qui soit potentiellement sujette au ribaa et que la cause potentielle du ribaa soit la même pour les deux.

Que signifie la “cause potentielle de ribaa est la même » ?

Dans le cas où les deux sont des aliments :

– ils sont tous deux recherchés pour être consommés comme aliment de base comme le blé ou l’orge,

– ou c’est un aliment qui est un accompagnement pour le pain comme les dattes,

– ou à titre de fruit comme les figues,

– ou à titre d’assaisonnement comme le sel ou le safran ou autre que cela.

Dans le cas du ribaa al-yad, il y a séparation sans prise de possession respective.

Comme par exemple, le blé contre de l’orge, ou comme du sel contre du safran, ou comme des dattes contre des raisins secs, ou comme des pommes contre des figues.

C’est donc un aliment contre un autre aliment mais avec des espèces différentes.

Il n’est pas une condition qu’il y ait équivalence mais il est une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée.

En effet, le Messager ^alayhi salaatou wa ssalaam a dit ce qui signifie : “Lorsqu’il s’agit d’espèces différentes, vendez comme vous voulez mais à condition qu’il y ait prise de possession respective.”

Si l’on vend du blé contre de l’orge, ou des dattes contre du raisins sec, ou des pommes contre des figues, cela est permis et ce n’est pas une condition qu’il y ait équivalence dans les quantités mais il est une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée du contrat.

Dans le cas où les deux marchandises qui ont été échangées sont des monnaies précieuses, même s’il s’agit d’espèces différentes comme vendre de l’or contre de l’argent ou l’inverse, la seule condition ici est qu’il y ait prise de possession respective.

Si quelqu’un veut acheter du blé avec une monnaie fiduciaire (billets de banque), alors il n’est pas une condition qu’il y ait prise de possession respective dans l’assemblée avant la séparation.

Si quelqu’un a vendu de l’or contre de l’or et avec une quantité d’or équivalente, puis les deux contractants ont marché ensemble pendant une certaine distance. Et avant de se séparer il y a eu prise de possession respective, alors cela est valable. En effet, le fait qu’ils ne se soient pas séparés est comme s’ils étaient dans l’assemblée de contrat.

Cela n’est pas considéré comme une séparation sauf si l’un des deux marche, sans le deuxième, de sorte qu’on puisse dire qu’il est parti.

Par contre, s’ils ont marché ensemble, leur jugement dans cette marche est comme le jugement de deux contractants qui sont encore dans l’assemblée du contrat.

ribaa an-nasa : ribaa avec fixation de délai de règlement.

C’est la vente de deux aliments ou de deux monnaies précieuses qui sont soit de même espèce soit d’espèces différentes en fixant un délai de règlement, même si celui-ci est très court (un instant ou une minute).

Cela est un ribaa et est donc interdit.

Si le contractant n’a pas mentionné oralement de délai de règlement, que les deux contractants sont restés dans l’assemblée de contrat une heure, qu’ils ne se sont pas séparés et qu’il n’y a pas eu de prise de possession respective, alors il n’y a pas encore eu ribaa.

Et si au bout d’une heure, chacun a vendu à l’autre, il n’y a pas de problème car il y a eu prise de possession dans l’assemblée.

Résumé :

Il n’est pas permis de requérir le délai par la parole.

Comme par exemple un contractant dit à un autre : “Je te vends ce dinar par ce dinar ou ce dinar contre ces dirhams ou ce blé contre ce blé, ou ce blé contre cette orge, que tu me donneras demain.

C’est la fixation du délai qui entraîne un ribaa et qui annule le contrat.


Le ribaa est spécifique aux monnaies précieuses (et non aux monnaies fiduciaires) car dans le hadith, le Prophète dit ce qui signifie : “L’or contre l’or c’est du ribaa sauf si c’est équivalent. Et l’argent métal contre de l’argent métal c’est du ribaa sauf si c’est équivalent.”

Ce Hadith est la preuve pour les imams qui ont dit que le ribaa ne concerne que les monnaies précieuses.

Le mot foulouss est un terme arabe qui concerne les pièces qui sont frappées en cuivre.

Si quelqu’un dit que les autres monnaies comme les billets de banques et les pièces de monnaie et d’autres métaux que l’or et l’argent, si elles n’ont pas été citées dans les textes du Qour’aan ou du Hadith, c’est parce qu’elles n’étaient pas utilisées par le passé et que si elles avaient été utilisées à ces époques-là, alors elles auraient été mentionnées dans un texte comme a été mentionné l’or et l’argent métal.

Réponse à quelqu’un qui dit cela : Non. Les pièces en cuivre sont bien utilisées dans les anciennes époques.

Preuve en est ce que certains HaafiDh ont rapporté du fils de ^Oumar que Dieu les agréee tous les deux qu’il citait un vers de poésie pour blâmer quelqu’un qui énumérait le vin, l’argent de ses amis de beuverie et qui déteste que le foulouss le quitte.

Cela signifie bien que le foulouss (pièces en cuivre) existait bien à l’époque des Salaf.

Explication du vers de poésie :

Le foulouss c’est pour dire que quelqu’un qui aimait boire le vin avec ses compagnons de boissons mais qui voulait boire de ce qu’eux achetaient car il ne voulait pas que le foulouss le quitte.

Le prêt avec intérêt :

C’est tout crédit dans lequel a été posé pour condition un bénéfice pour le créancier à lui seul ou un bénéfice pour le créancier et pour l’emprunteur. Dès lors que c’est un crédit qui entraîne un profit, c’est une transaction interdite qui s’appelle ribaa al-qard, le ribaa du prêt.

Le créancier peut prêter de l’argent et réclamer en retour le remboursement du capital avec un intérêt. Cet intérêt peut être en nature ou du même ordre que le crédit consenti.

Le créancier peut dire par exemple : “Je te prête 1000€ et tu me rends 1100€”.
Ici, le surplus est de la même nature que ce qui est prêté.

Ou alors il lui dit par exemple : “Je te prête 1000€, mais jusqu’à ce que tu me rembourses, j’utilise ton vélo gratuitement.

Le ribaa qui est dans ce que font les banques :

Par exemple, c’est le crédit dans lequel il y a bénéfice qui est requis en plus du remboursement du capital.

Cas de figure :

Le créancier va voir quelqu’un et lui dit : “Je te prête 1000€ à condition que tu me rendes 1100€.

S’il lui dit également : “Je te prête ces 1000€ et tu me rends 1100€ mais en franc suisse.

Cela a entraîné un bénéfice et donc c’est un grand péché.

il y a aussi eu profit donc péché.

Il n’est pas une condition dans l’interdiction de ce crédit qui a entraîné un profit, que les intérêts soient élevés.


En raison de la parole de Allaah qui signifie : “Si vous voulez faire le repentir du péché du ribaa alors ne réclamez que votre capital. Ne demandez rien de plus.”


Un autre exemple de ribaa où la personne réclame un surplus autre que de la même nature que ce qu’il a prêté : c’est comme si quelqu’un va prêter de l’argent à un autre avec échéance et il lui pose une condition qu’il habite chez lui gratuitement, ou avec un loyer inférieur au loyer courant et ce, jusqu’à ce qu’il rembourse, ou qu’il lui permette d’utiliser sa voiture gratuitement.

Ici il n’a pas réclamé de surplus mais comme c’est un crédit qui a entraîné un profit alors c’est un ribaa et cela compte au nombre des grands péchés.

Dans certains pays, ils donnent un nom détourné à cette transaction pour la rendre permise alors qu’elle est interdite selon l’unanimité.

Cependant, si l’emprunteur veut rétribuer son créancier par du bien et qu’il a remboursé la dette avec un surplus de lui-même, alors cela est permis. En effet, le fait de prêter est une bonne action, si cela est de la manière conforme à la loi de l’islam (pour l’agrément de Dieu); cela permet d’obtenir des récompenses.

Dans ce cas-là, le créancier ne commet pas de péché parce que ce n’est pas le créancier qui a posé cela pour condition; c’est l’emprunteur lui-même qui voulait récompenser la bienfaisance du créancier. Cela n’est pas du ribaa, c’est au titre du remerciement.

Le Prophète dit dans un Hadith ce qui signifie : « N’aura pas remercié complètement Dieu celui qui n’aura pas remercié les gens.”

Le Messager a fait l’éloge de celui qui rembourse plus que ce qu’il a emprunté.

Parmi les formes de ribaa il y a ce que font certains lorsqu’ils vendent une marchandise avec des mensualités.

Par exemple, si quelqu’un dit : “Chaque début de mois tu me donnes 70€. Si tu retardes le paiement des échéances, tu rajoutes des agios.” 
Le fait de réclamer un ajout est du ribaa.

S’il n’y avait pas eu cette condition d’agio, alors la vente aurait été validée. Il n’y aurait pas eu de gain usuraire, même s’il réclame une somme plus élevée grâce au paiement différé.

Par exemple, si quelqu’un dit : “Si tu veux ce livre, tu me payes 50€. Si tu veux l’acheter avec des échéances, tu me donnes 150€.


Cela est permis car il ne lui a pas encore vendu, cela est seulement une proposition.

Mais lorsqu’ils font le contrat l’acheteur doit préciser avec laquelle des deux formules le contrat a lieu. Il doit alors lui dire :  “je le veux avec paiement immédiat” ou “je le veux avec échéance. »

Par contre, s’ils se séparent avant que l’acheteur ait précisé laquelle des deux formules avec laquelle le contrat a eu lieu, alors c’est un péché.

Par exemple :

Le vendeur dit : “Je te le vends à 50€ à payer maintenant ou à 150€ à terme.

L’acheteur dit : « J’achète.” Puis il est parti.

Le vendeur a proposé deux formules, il est interdit à l’acheteur de dire j’achète sans préciser laquelle des deux formules il a choisi.


C’est ce cas de figure qui est indiqué comme étant interdit dans le Hadith. Dans le Hadith le Prophète a interdit deux ventes en une.

Abou Hourayrah a rapporté du Prophète qu’il a interdit deux ventes en une.

Si quelqu’un demande un paiement plus élevé lorsqu’il vend à échéance (paiement différé), on ne dit pas de lui que c’est un voleur.

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