Chaykhaboulaliyah's Blog


Les waliyy (saints) de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes. Que Allaah honore notre Maitre Mouhammad et ses proches parents musulmans  et ses compagnons.

Allaah dit dans Sourat Younous, verset 62, ce qui signifie : « Certes les waliyy, les saints de Allaah ne seront pas atteints par la peur ni par le chagrin dans l’au-delà. »

Al Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Allaah ta^ala dit (ce qui signifie) : J’ai préparé pour mes esclaves vertueux une récompense qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un être humain. ». Allaah nous apprend dans Son Livre Clair, que les waliyy ne seront pas atteints par la peur c’est à dire qu’ils n’auront aucun châtiment dans le futur ni dans leur tombe, ni dans leur au-delà. Ils n’auront aucune difficulté à surmonter, ils ne seront pas attristés par ce qui se sera passé après avoir quitté le bas monde, ils seront donc en sécurité, ils auront la bonne nouvelle dans le bas monde et l’au-delà. Les savants ont expliqué quelle était cette bonne nouvelle dans le bas monde, c’est qu’avant de mourir, ils recevront des anges qui vont leur annoncer que Allaah leur a fait miséricorde et les a agréée, et ce sera une source de plaisir pour eux. Ces anges de la miséricorde vont venir auprès des saints de Allaah au moment de leur mort afin que la crainte de la mort se dissipe et disparaisse. En effet, un waliyy de par sa nature même, craint la mort, et ne penche pas vers elle, car la nature du waliyy est d’avoir un penchant pour la vie d’ici-bas, et une crainte de la mort, jusqu’à ce que les anges de la miséricorde descendent vers lui et lui annoncent la bonne nouvelle. À ce moment-là, toute crainte de la mort qu’il avait en lui sera dissipée.

Il y a parmi les saints ceux vers qui, au moment de leur mort, descendront 500 anges de la miséricorde, qui ont tous un bel aspect, comme si leurs visages rayonnants étaient des soleils. Ces anges de la miséricorde viennent auprès du saint avant l’arrivée de ^Azra’il, puis lorsque ^Azra’il vient à son tour, il annonce à ce saint la bonne nouvelle. Il y a certains saints qui voient ces anges et qui voient aussi beaucoup de prophètes et de saints. Certains autres voient le Messager de Allaah qui leur sourit et leur annonce la bonne nouvelle du Paradis. La vision du saint quand il voit le Messager à ce moment-là admet deux possibilités : (on traduit le terme ‘awliyaa, le pluriel de waliyy par les saints, c’est à dire ceux qui sont dévoués à Allaah et agrées par Lui) la première c’est que le Messager de Allaah vienne auprès de ce saint,  (notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde, a par la suite délaissé cet avis, et il était catégorique à dire que le Messager ne quitte pas sa tombe).

La deuxième c’est que Allaah fasse voir au saint de ses propres yeux le Messager de Allaah, qui se trouve dans sa tombe honorée, il le voit malgré la grande distance, il le voit comme s’il était devant lui, car Allaah accorde des choses extraordinaires à qui Il veut.

Parmi les saints, certains voient les anges de la miséricorde, alors qu’ils sont en bonne santé. Il a été rapporté de nombreux saints, ceux qui témoignent de cela. Il y avait un saint qui était connu pour ses prodiges. Il parlait de lui-même, il disait que chaque année il y avait deux anges qui venaient lui rendre visite. Puis il a dit l’année où il est décédé, que 4 anges lui avaient rendu visite cette année-là et qu’il s’était dit « il se peut que mon terme soit devenu imminent », il est décédé la même année. Ce qui témoingne en faveur de cette histoire c’est ce qui a été authentifié dans le hadith dans lequel le Messager de Allaah avait annoncé à sa fille Fatimah que Allaah l’agrée, lors de la maladie qui a précédé son décès, en lui parlant à voix basse, que Jibril venait réviser avec lui le Qour’an chaque année une fois et que cette année là il l’avait révisé avec lui deux fois, et qu’il pensait que c’était en raison de l’imminence de son terme. La révélation du Qour’an a justement pris fin cette année-là, dans laquelle Jibril avait révisé deux fois le Qour’an avec notre Prophète cette année-là. Tel est l’état des saints qui ont réussi à obtenir l’agrément et les hauts degrés, parce qu’ils ont suivi le Messager de la manière complète. S’ils n’avaient pas suivi le Messager de la manière la plus complète, ils n’auraient pas eu ce haut mérite. Quant à l’annonce du bien dont ils bénéficieront après leur mort il y a entre autre les deux anges honorables Mounkar et Nakir viennent interroger les esclaves vertueux, les waliyy de Allaah, ils posent leur question, et Allaah ta^ala raffermit le saint pour qu’ils puissent répondre avec facilité, sans avoir peur. Bien qu’il soit confirmé dans le hadith que les anges Mounkar et Nakir sont de couleur noir bleu, les saints ne seront pas apeurés, ils ne ressentiront aucune crainte devant l’aspect de ces deux anges. Puis les deux anges annonceront la bonne nouvelle à ce waliyy de Allaah en lui disant « Endors-toi comme un nouveau marié qui ne sera réveillé par l’être le plus cher de sa famille » et il dormira. Par ailleurs, l’âme du waliyy ne quitte pas son corps immédiatement après l’interrogatoire mais elle reste avec le corps et il ne subit ni tristesse, ni solitude, ni aucune peur de l’obscurité. Il a été authentifié dans le hadith du Messager de Allaah que Allaah tabaraka wa ta^ala élargit la tombe du croyant accompli, d’une étendue de 70 coudées sur 70 coudées et que sa tombe sera emplie de verdure et de lumière. Sa tombe sera illuminée comme une nuit de pleine nuit. Et Allaah est sans aucun doute sur toute chose Tout Puissant. Prenez par exemple la nuit du Qadr. Il se peut qu’un membre de la famille la voit, et qu’il réveille d’autres personnes et qui ne voient pas cette lumière tandis que lui il l’a voit, il verra donc une lumière immense. Il en est dans la tombe, Allaah éclaire la tombe pour les saints et si quelqu’un ouvre leurs tombes, il se peut que Allaah voile la vue de celui qui a ouvert la tombe et qui ne voit pas cette lumière que Allaah a créé dans la tombe du saint. Il ne verra non plus la verdure qui emplit sa tombe. Allaah ta âla rend étroit ce qui est étendu aux yeux de qui il veut parmi Ses esclaves. Et Il fait que ce qui est de faible quantité apparaisse en grande quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, et Il fait que ce qui est grande quantité apparaisse en faible quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, tout comme cela s’est produit pour les compagnons du Messager de Allaah à l’occasion de l’une de leurs conquêtes.

Le nombre des mécréants était le triple du nombre des compagnons du Messager de Allaah qui étaient venus pour le combat. Allaah a fait que leur faible nombre apparaisse élevé aux yeux des mécréants, et que le nombre des mécréants qui était élevé apparaisse comme faible aux yeux des croyants. Et rien ne rend Allaah impuissant. Il est donc un devoir de croire dans tout ce qui a été authentifié comme provenant de la part du Messager de Allaah, même si ce n’est pas habituel car certes la raison saine l’accepte. Pourtant il arrive que certains esclaves vertueux de Allaah qui sont des saints, Allaah leur montre l’état de la tombe d’un autre saint. Allaah leur montre l’étendue de cette tombe 70 coudées sur 70 coudées, Il leur montre combien elle est emplie de lumière, et d’autres caractéristiques qui nous sont parvenues dans le hadith sans que la tombe soit ouverte, alors qu’il y a une couche de terre entre eux et la tombe. Allaah fait que cette couche épaisse qui se trouve entre celui qui est à la surface et là où est mis le corps, toute cette terre devient transparente comme du verre. Ce que Allaah veut est, et ce Allaah ne veut pas n’est pas, personne ne peut empêcher la réalisation de la volonté de Allaah. Il est parvenu dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy d’après ^Abdoul-Lah ibnou ^Abbas que Allaah l’agrée lui et son père qu’un homme avait monté sa tente sur une tombe et il entendant venant de la tombe la récitation de sourat Al Mulk jusqu’à la fin de cette sourate. Il est parti en parler au Messager de Allaah et lui a appris ce qui s’est produit. Le Messager pour confirmer la véracité de sa parole, lui a dit ce qui signifie « C’est celle qui protège, celle qui sauve. » Ceci s’est produit pour un compagnon à l’époque du Messager.

Semblable à cela s’est produit également après l’époque des compagnons. En effet, il est parvenu par tawatour qu’un savant de Somalie qui était un waliyy de Allaah un faqih, un savant ascète, qui craignait Dieu et se consacrait à l’adoration de Allaah. Il s’appelait Mouhammad Idriis, à sa mort il avait un étudiant qui était vertueux, qui était au nombre des pieux, il était en train d’étudier auprès du chaykh dans un livre, comme il n’avait pas terminé l’étude du livre, ce chaykh est mort, et l’étudiant était profondément attristé. L’étudiant a vu le chaykh dans le rêve qui lui a dit « viens près de la tombe et ramène le livre avec toi. ». A son réveil, il a amené le livre qu’il avait étudié et qu’il n’avait pas fini, il s’est assis devant la tombe du chaykh et le chaykh à son habitude lui a expliqué le livre, jusqu’à terminer l’étude de tout le livre. Après cela, il a emmené un autre livre, et il est parti dans la tombe du chaykh et s’est assis face à lui, il s’est mis à lire mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh lui donner des explications. Parce que c’était là un secret, par la grâce de Allaah et ses bienfaits. Mais les secrets ne se poursuivent pas généralement, et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’arrêtent. Si tel est l’état des waliyy de Allaah, il convient de connaître les conditions de la sainteté pour que si quelqu’un veut suivre leur voie, et arriver à ce à quoi il sont arrivés, il saura comment prendre exemple sur leurs actes, sur leurs paroles, et sur leurs croyances qui sont conformes au Qour’an et au hadith. Le waliyy est donc le croyant qui a cru en Allaah et en Son Messager, qui a appris une part de la science de la religion, une part qui est obligatoire et qui est indispensable, même par transmission orale en assistant à des assemblées de gens de science, il a obtenu une part qui est indispensable pour la validité de la croyance, pour assurer la validité des actes tels que la prière et le jeûne. Il a connu également les péchés du cœur comme l’insincérité, l’infatuation, l’envie et l’orgueil. Il a connu les péchés de l’oreille, comme le fait d’écouter la médisance ou la namiimah délibérément, il a connu les péchés des mains comme frapper un croyant injustement, et il a également connu les péchés de la langue, comme le fait d’insulter, de faire la médisance ou la mécréance par la parole. Il a connu les péchés du pied comme le fait de marcher pour commettre un péché. Il a connu les péchés du sexe comme la fornication. Il a connu les péchés du ventre comme le fait de manger des choses interdites, et autre que cela qui lui est un devoir d’apprendre. Ensuite, il a appliqué cela à lui-même, en délaissant les péchés, qu’ils soient apparents ou cachés. Et il s’est embelli par l’application des obligations, et la meilleure des obligations est la croyance en Allaah et en Son Messager, puis vient la prière. Ensuite, il a multiplié les actes surérogatoires, mais ce n’est pas une condition pour la sainteté que d’accomplir toutes les sortes des actes surérogatoires, mais s’il persévère sur un ou deux sortes d’actes surérogatoires cela lui suffit pour la confirmation de la sainteté.  Parmi les actes surérogatoires qu’il est de l’habitude des saints de multiplier, il y a les prières surérogatoires pendant la nuit. Il y a également le grand nombre de paroles d’évocation par la langue, et la parole Laa ilaHa illa l-Laah étant la meilleure. Il y a aussi le tasbih qui vient juste après la parole Laa ilaHa illa l-Laah dans l’ordre de mérite. Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, l’un des compagnons qui avait beaucoup de sciences, et qui rapportait beaucoup de hadith du Messager de Allaah, il avait un wird, (une pratique habituelle), qu’il faisait tous les jours, c’est qu’il disait 12000 fois Soubhana l-Laah quotidiennement. Ceci est la condition pour la sainteté. De plus, le saint ne pratique pas ce que font les sorciers, les gens que l’on appelle des ^aza’im (ce sont ceux qui disent des paroles incompréhensibles pour que la sorcellerie ait lieu par ces paroles), ni ceux qui ne pratiquent darbou al mandal (ce sont ceux qui appellent les jinn, l’image du jinn leur paraît dans un miroir), ni ceux qui prétendent lire les lignes de la main, quiconque fait cela, est un grand pêcheur, ce n’est pas un saint. Quant aux waliyy, Allaah leur a éclairé le cœur. Allaah leur a accordé une persévérance sur leur piété. Ce n’est pas de leur habitude non plus que de pratiquer l’écriture de talismans (il s’agit de termes incompréhensibles) qui peuvent être en réalité des noms et des symboles désignant les grands démons qu’ils glorifient. Si ces talismans sont écrits et pliés de la manière qu’ils requièrent, alors par la Toute Puissance de Allaah, se réalisent parfois ce pour quoi ce talisman a été écrit. Ce ne sont pas des waliyy de Allaah ceux qui oeuvrent par le biais de la compagnie des jinn, selon des conditions mauvaises et qui sont requises par les jinn. Tout en sachant qu’il est possible que certains waliyy aient des compagnons parmi les jinn croyants qui cherchent la compagnie de ces humains vertueux, pour profiter de leur compagnie dans la religion. Il n’y a pas de contradiction entre le fait qu’il soit un saint parmi les humains, et le fait qu’un jinn vienne de temps en temps auprès de lui pour profiter de lui dans la religion. Mais ce qui contredit la loi c’est la pratique de ceux-là qui disent « Nous, nous avons fraternisé avec ces esprits ». Puis de l’habitude de ceux qu’ils appellent esprit ou rouhaniyy c’est qu’ils pénètrent dans le corps de l’homme et de la femme et qu’ils se mettent à parler par sa langue. Ceux-là ne sont pas des waliyy de Allaah, et le jinn qui est avec eux est un grand pécheur qui accompagne un grand pécheur. Par ailleurs, ceux-là n’ont pas la capacité de ramener l’âme d’un humain qui était mort, même si c’était un mécréant. Le waliyy de Allaah ne demande pas à un jinn de se mettre dans son propre corps, et de se mettre à parler avec sa bouche même si c’est pour réciter le Qour’an. Et même si ce jinn prétend qu’il est l’âme du chaykh Ar-Rifa^iyy ou du Chaykh al Jaylaaniyy, il s’agit là en réalité d’un jinn pervers. Et celui dans le corps duquel un jinn entre avec son accord, est quelqu’un de méchant, il est loin de la sainteté, de la distance qui sépare le ciel de terre, car cela est interdit, c’est quelque chose que Allaah a interdit (cela est nuisible). Par ailleurs, il y a des jinn qui sont des saints tout comme il y a des humains qui sont des saints. Celui qui est éprouvé par l’attaque des jinn, s’il se protège par des versets révélés par Allaah ta^ala, cela le protège de la nuisance des jinn. Le Messager récitait des paroles d’évocations de Dieu et lorsque les deux sourates du Qour’an, Al Mou^awidhatayn, sont descendues, il les récitait pour la protection, c’est pour cela que le Messager a instauré pour sa communauté la récitation des deux dernières sourates du Qour’an avec la récitation de Al ikhlas, avec une prononciation correcte des lettres, trois fois le matin, et trois fois le soir. Le matin, c’est à dire depuis l’aube, jusqu’à environ 2h après le lever du soleil et le soir, depuis le coucher du soleil, jusqu’à 3h après environ. Celui qui les récite régulièrement, il se sera protégé contre la nuisance des humains et jinn. Le Messager de Allaah a également enseigné ce qui permet de repousser la nuisance de la mauvaise suggestion, waswas. En soufflant trois fois du côté gauche lorsqu’il sent ces mauvaises suggestions, et de demander la protection à Allaah en disant ce qui signifie : Ô Allaah, je te demande de me protéger du mal du sheytan et de sa calamité. Et la personne ne continue pas à réfléchir à ses mauvaises suggestions. Il détourne sa réflexion à autre chose. En effet, le shaytan aime perturber le croyant, il aime le déranger, il ouvre la porte des mauvaises suggestions, pour qu’il devienne triste  et qu’il détourne son attention des bonnes choses. Il y a quelque chose qui est plus facile que la récitation des 3 Mou3awidhat, 3 fois, chaque jour, il y a 7 fois (« HasbiyalLaahou laa ‘ilaaha illaa houwa, 3alayhi tawakkaltou wahouwa Rabbou l 3archi l 3aDHiim ») après l’aube et après le coucher. « Allaah me suffit, il n’est de dieu que Lui, je me fie totalement à Lui, et Il est le Seigneur du Trône Eminent ».

Celui qui persévère à dire cela, Allaah le protège de nombreuses choses qui mènent à la perte comme d’être atteint par le mauvais œil et la sorcellerie. Le Messager de Allaah demandait à Dieu la protection en récitant les deux, alors qu’il est la plus pure de la création de Allaah, comment alors d’autres que lui n’aurait pas besoin de se préserver ? Il n’a pas dit Je suis le prophète de Dieu, la révélation me parvient matin et soir, les anges me soutiennent, je ne vais donc pas profiter de la préservation. Celui qui s’habitue à réciter les paroles de protection quand il est en bonne santé, cela le protègera encore plus lors de la nuisance des jinn et des humains. Et si Allaah n’avait pas accordé une grâce particulière et une protection pour ses esclaves croyants, hommes et femmes, les démons seraient encore plus terribles qu’ils ne le sont maintenant. S’il n’y avait eu la protection de Allaah, ils nous auraient arraché de terre. Les croyants sont des ennemis pour les demons, les démons n’ont pas délaissés les tentatives pour nuire au Messager de Allaah. Une fois iblis était sur une montagne, face à la porte de la Ka^bah et notre maître était en prosternation dans la Ka^bah. Iblis a juré qu’il piètinerait le Prophète Muhammad. C’est alors que jibril lui a donné un coup qui l’a fait volé jusqu’en Irak. Une fois, une armée de démons étaient venus et il y avait parmi eux quelqu’un qui avait une flamme de feu et voulait la jeter sur le Messager de Allaah. Allaah a donné au Messager la force et la capacité d’attraper l’un d’entre eux, il l’a étranglé jusqu’à ce qu’il fut en débacle, et qu’il fuit. Une autre fois, Iblis est venu associateurs, dans la péninsule arabique.

Iblis s’est introduit avec eux dans leur complot et a fait pencher l’avis d’assassiner le Prophète. Mais Allaah a repoussé leur ruse et leur stratagème et révélé à son prophète ce qu’ils étaient en train de comploter. Le Messager a quitté sa maison avant l’aube, il est parti de cet endroit, et lorsque les associateurs sont venus, ils n’ont trouvé que ^Aliyy ibnou abi Talib. Allaah a soutenu son prophète en révélant leur complot.

 

Les anges nous protègent !

 

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L’Islam a débuté étranger

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes, c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré de la part de Allaah, Celui qui accorde Ses bienfaits à Ses esclaves, et dont la bienfaisance englobe l’ensemble de Sa création, Celui Qui est très Miséricordieux envers les croyants, et que les invocations des anges les plus hauts degrés, soit exaucés en faveur de notre Maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi que de ses proches musulmans bons et purs.

Nous avons rapporté dans le Sahih de Mouslim avec une chaine de transmission ininterrompu que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie Cette religion a commencé étrangère, et finira étrangère comme elle a commencé, alors bonheur aux étrangers (ce sont ceux qui auront réparer ce qui auront corrompus de ma sounnah)

Le sens est que les musulmans étaient opprimés à la Mecque. Ils subissaient des nuisances de toute sorte, au point qu’ils avaient contraint sous la menace de mort à faire prononcer une parole de mécréance à un compagnon.

Allaah a fait descendre Sa parole du verset 106 de sourat An-Nahl

Le messager a posé la question à celui qui avait prononcé cette parole de mécréance puis avait posé la question sur son jugement. Comment était ton cœur quand tu as dit ce que tu as dit ? Est-ce que ton cœur était empli et apaisé par la foi ? Le compagnon a répondu Oui.

Ce verset comporte une preuve concernant ceux qui sont contraints par la menace de mort :

Car celui qui est contraint en étant menacé de mort, si dans son cœur, il se satisfaisait de la mécréance, alors il mérite le châtiment de Dieu. Mais si au moment de prononcer, il n’a pas ouvert son cœur à la mécréance, cela ne sera pas inscrit contre lui… En effet, celui qui se réjouit et se satisfait de la mécréance, celui-là a changé sa croyance, car auparavant son cœur était apaisé par la foi, puis il a changé la croyance de son cœur.

Quant à celui dont le cœur est resté ferme sur la foi, son cœur n’a pas changé, son cœur n’est pas ouvert à la mécréance, il ne sort pas de l’Islam.

Et cette éloquence que l’on trouve dans ce verset, n’est pas dans la capacité des humains.

Telle est donc l’explication de ce verset (106) de sourat an-nahl.

L’intention est donc à prendre en considération pour celui qui est sous la contrainte de mort.

C’est pour cela que les savants ont classé la mécréance en 3 catégories : une catégorie par la parole, même si elle n’est pas accompagnée par une intention, une autre catégorie c’est par le geste, qu’elle soit accompagnée par une intention ou pas, comme le fait de jeter le Mous’haf dans les ordures. Enfin, une catégorie par la croyance comme d’avoir pour croyance que Allaah ta^ala aurait une ressemblance avec ses créatures, ou de douter de l’existence de Allaah ou de croire qu’il serait au-dessus des cieux ou partout !

Celui à qui une mécréance a traversé l’esprit involontairement, mais qui n’y a pas cru par son cœur alors il ne sort pas de l’Islam.

La mécréance par la parole peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par les gestes : elle peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par la croyance, elle est effective par elle seule, sans qu’elle ne soit accompagnée d’une parole ou d’un acte.

 

Il y a un homme dans ce pays qui a renié la classification de la mécréance, celui-là c’est comme s’il avait clamé haut et fort son ignorance. Ne vous laissez pas méprendre, ne vous laissez pas tromper qu’un homme soit éloquent. Ce qui compte ce n’est pas le fait de trop parler, ce qui compte c’est plus d’être conforme à la vérité, tout comme l’a dit le Messager de Allaah ce qui signifie : « L’éloquence conforme à la religion ne consiste pas à trop parler ou à bien parler, mais c’est le fait de dire la vérité. »

Ne vous laissez pas tromper par l’éloquence car elle est de deux sortes : il y a l’éloquence dont le but est d’expliquer les sujets et de diffuser la vérité. Elle est louable. Il y a une deuxième qui consiste à embellir les propos, pour fait croire que c’est la vérité, alors que ce n’est pas la vérité. Le Prophète avait dit ce qui signifie : « Il y a des paroles éloquentes mais trompeuses ».

Revenons à l’explication du hadith que l’Islam a débuté étranger, le fait de dire que l’islam était étranger… signifie que les musulmans étaient opprimés, au début de la mission du Prophète, et ils ont été opprimés jusqu’à l’émigration du Messager par autorisation de Allaah.

 

Quant aux compagnons, les épreuves qu’ils avaient subies étaient terribles. La mère de ^Ammaar ibn Yaacir (Soumayyah) a ainsi été torturée jusqu’à la mort.

Yaacir qui était le père de 3ammar subit lui aussi une grande nuisance de la part des mécréants et ils l’ont tué.

Une partie d’entre les premiers compagnons subissait la nuisance physiquement, et une partie la subissait par les paroles. Par la suite, après l’émigration, les musulmans sont devenus plus forts.

 

Quant à sa parole « bonheur aux étrangers », c’est-à-dire ce seront ceux qui répareront ce qui sera corrompu de ma sounnah, après ma mort.

 

La piété et le ijtihad

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Allah soubhanah wata^ala dit dans Son livre dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Certains comprennent de ce verset un autre sens que le sens qui est visé. Il est donc obligatoire, de bien comprendre le sens qui est visé, pour ne pas comprendre le sens qui n’est pas visé selon les gens de la connaissance. Le sens véritable de ce verset : c’est l’ordre de la part de Allah aux esclaves de faire preuve de piété à l’égard de Allah.

 

La piété ce n’est pas le fait simple d’accomplir l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage ou d’aller souvent à la mosquée, ou de beaucoup réciter le Qour’an. La piété c’est quelque chose de très éminent, est qui est difficile pour les âmes faibles. La piété (At-Taqwa), même si c’est une parole qui est concise, légère à la prononciation, mais elle est lourde de sens. Car la piété englobe l’accomplissement de ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire et éviter tout ce qu’Il leur a interdit de faire. Ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, il y a parmi cela, ce qui concerne le cœur, les actes pour le cœur. Il a parmi ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, ce qui a parmi les actes pour le corps. Et il y a, ce qui est des connaissances, et il y a ce qui est des pratiques. La piété, ce n’est pas le simple fait d’accomplir l’image des actes. Que cela soit la prière ou le jeûne ou de rester tout le temps à la mosquée, ou de faire le pèlerinage, ou de multiplier les aumônes. La piété est basée sur deux choses importantes. La première est que l’esclave accomplisse ce que Allah lui a ordonné de faire, comme actes du cœur et actes du corps. Pour ce qui est des actes du cœur, il s’agit de connaître Allah tabaraka wata^ala et de connaître Son Messager. Une croyance qui est catégorique, qui ne comporte aucun doute et aucune hésitation. Et il a aussi, après cela la connaissance des fondements de la croyance, comme la croyance aux anges, comme la croyance aux messagers, comme la croyance au jour dernier, que sans aucun doute les gens seront rassemblés par leurs corps et leurs âmes, après la création à nouveau des corps qui ont été assimilés par la terre. Il ne s’agit pas uniquement de la résurrection des âmes. Il n’est pas suffisant de croire en la résurrection des âmes seulement. Il est indispensable de croire que la résurrection aura lieu par le corps et l’âme. Le corps sera créé à nouveau après son anéantissement.

 

Allah tabaraka wata^ala qui a créé les corps la première fois, est Tout puissant pour les créer à nouveau après leur anéantissement. Pour ce qui est de l’âme, depuis qu’elle s’est détachée du corps, après la mort existe et ne s’anéantit pas. Allah a créé l’âme pour qu’elle demeure sans être anéantie. L’anéantissement qui arrive à l’être humain, c’est la séparation entre l’âme et le corps. Ceci va arriver inéluctablement à chaque être humain, aux prophètes, aux martyrs et d’autres. Après la sortie de l’âme, l’âme ne va pas s’anéantir, elle va demeurer. Allah ta^ala a créé l’âme pour qu’elle reste. Les corps sont de deux catégories. Il y a des corps que Allah a créés et ils seront anéantis. Ils seront assimilés par la terre et vont disparaître. Et il y a des corps que Allah a créés et qui vont rester comme les corps des prophètes, et des martyrs qui sont morts dans le combat. Et également, autres que les prophètes et les martyrs, ceux pour qui Allah a voulu cela, comme certains saints et des créatures particulières pour qui Dieu a voulu cela.

 

La base des sujets obligatoires sur le plan de la connaissance, c’est-à-dire, ce qui est indispensable pour la validité de l’Islam et de la foi, c’est de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est cela la base de la religion sans laquelle la personne n’est pas croyante et n’est pas musulmane. Celui qui a réalisé cette connaissance, et qui a adhéré de manière catégorique, c’est-à-dire sans hésitation, sans aucun doute, c’est un musulman, c’est un croyant. Mais il ne sera un musulman accompli, que s’il fait tous les devoirs, tout ce que Allah a ordonné de faire. Et qu’il évite tout ce que Allah a interdit de faire. Les savants ont donné une règle : (Al-^ilmou awwalan thoumma l-^amal), « la connaissance d’abord ensuite les œuvres ». La connaissance dans ce contexte, cela concerne le fait de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est pour cela que les savants ont dit : « la science avant les œuvres. » Car les œuvres ne sont correctes que par la science, sans la science les actes et les pratiques, ne peuvent pas être correctes. Allah tabaraka wata^ala dit, dans sourate Mouhammad, verset 19 :

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لا إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ

(fa^lam ‘annahou la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wastaghfir lidhanbika walilmou’minina wal-mou’minat) ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de Dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et en faveur des croyants. »

 

Dans ce verset, Allah a fait que la connaissance a été cité en premier. La connaissance ici englobe la connaissance des fondements de la croyance et le fondement de la croyance, c’est de connaître Allah soubhanah wata^ala. Et lié à cela, la connaissance de Son Messager. Parmi les obligations que Allah a ordonné à ses esclaves de faire, il y a l’apprentissage de cette science qui est la science des fondements de la religion. Également, la science des lois, la science des jugements comme la connaissance des lois de la prière pour pouvoir l’accomplir de manière de correcte, conformément à ce que Dieu a ordonné et le reste des œuvres dont le musulman ne peut se passer du fait que ce soient des obligations d’ordre personnelle pour toute personne responsable. Celui qui a appris les fondements de la croyance, qui a appris la science indispensable de la religion, qui se rapporte aux œuvres pratiques et aux actes d’adoration pratiques, comme la prière, quels sont ses devoirs, quelles sont ses causes d’annulation et qui a appris les jugements du jeûne, quelles sont les obligations du jeûne, quelles sont les causes d’annulation du jeûne. Celui-là, aura accompli une partie de ce que Allah lui a ordonné de faire.

 

Dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

 

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Cela veut dire : Accomplissez ce que Je vous ai ordonné de faire. Que ce soit les connaissances ou les œuvres, accomplissez cela et, évitez ce que Je vous ai interdit de faire, que ce soit des actes du cœur ou des actes du corps.

 

Celui qui agit ainsi, Allah tabaraka wata^ala l’honorera par des connaissances que l’on appelle (al-^ilm l-ladounniyy), la science qui est accordée par Allah. Lorsque l’esclave croyant apprend ce que Allah lui a ordonné d’apprendre comme science indispensable et qu’il œuvre, et qu’il est sincère. Il agit ainsi uniquement pour gagner l’agrément de Dieu. S’il arrive à ce niveau, alors il sera apte à recevoir, cette science ladounniyy. C’est une science qui déborde, qui arrive directement dans le cœur de l’esclave croyant qui est pieux, c’est-à-dire sans qu’il n’apprenne par transmission. Mais s’il n’arrive pas au degré de la piété, c’est-à-dire s’il n’accomplit pas tout ce que Allah a ordonné de faire, y compris l’apprentissage de la science de la religion qui fait partie des obligations, s’il n’est pas ainsi, l’esclave n’aura aucune part dans cette science ladounniyy.

 

Beaucoup de gens vivent dans l’erreur, et se gourent. Ils n’apprennent pas le minimum indispensable de la science de la religion mais ils accomplissent l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage. Ils vont souvent dans les mosquées et multiplient les aumônes et ils pensent à tort, malgré leur ignorance de ce qui est indispensable de la science de la religion, ils pensent à tort qu’ils sont devenus aptes pour avoir cette science ladounniyy sans apprentissage. Ils disent mais nous nous faisons tout le temps la prière, nous faisons tout le jeûne, nous donnons tout le temps la zakat, nous donnons beaucoup d’aumônes, nous faisons beaucoup de récitation du Qour’an, d’évocations. Ils peuvent dire nous suivons telle tariqah, donc, nous sommes aptes à avoir cette science ladounniyy, et ils vont se croire aptes à avoir du kachaf, le dévoilement, des secrets qui sont cachés. Car à certains waliyy Allah leur dévoilent certaines choses cachées. Eux croient qu’ils sont arrivés à ce degré sans être passé par l’apprentissage du minimum de la science de la religion. Ces gens-là se gourent, et cette erreur va les mener à un grand danger.

 

Ces gens-là, pensaient que la piété était seulement d’accomplir l’image des œuvres, de la prière, du jeûne, de la zakat, de multiplier les aumônes et d’aller souvent à la mosquée. Ils pensent que c’est cela la piété. Mais ils se trompent. Ce n’est pas cela le critère qui indique la piété. C’est pour cela que beaucoup de personnes, qui se réclament de certaines voies soufiyy, de certaines tariqah, pensent qu’ils sont devenus aptes à cela. Ils se basent sur leurs illusions, sur leurs idées passagères. Alors que les saints, les saints véritables, accomplis, ceux qui ont suivis ce chemin, c’est-à-dire d’accomplir tous les devoirs et d’éviter tous les interdits, et parmi les devoirs, l’apprentissage du minimum indispensable de la science de la religion, dont aucune personne responsable ne peut se passer. Malgré, cela les saints ne se basent pas sur leurs idées passagères, mais même s’ils ont quelque chose qui vient à eux, ils se basent sur les critères de la religion, du livre de la Sounnah, c’est-à-dire le Qour’an. Ils évaluent ce qui leur vient à l’esprit par le Qour’an et les hadith, c’est à dire que si ce qui leur a traversé l’esprit est conforme au Qour’an et au hadith, alors ils sont contents et si cela est contraire alors ils le rejettent.

 

L’imam Al-Jounayd ‘Abou l-Qasim Al-Baghdadiyy, le soufiyy, il a été rapporté de lui qu’il a dit : « Il se peut que j’aie une pensée, (c’est à dire, parmi les pensées qui arrivent aux Saints), mais je ne l’accepte qu’après l’avoir confronté au hadith et au Qour’an. » Si cette pensée est conforme au Qour’an et au hadith, je le prends en considération, sinon je ne la prends pas en considération. Et les savants des fondements de la croyance ont dit l’intuition du Saint n’est pas une preuve. La preuve reste toujours le Qour’an et le hadith. Donc quand le moujtahid prend connaissance d’une question à laquelle il est confronté ou quelqu’un d’autre y est confronté et qui n’a pas fait l’objet d’un texte, alors il a l’aptitude de lui extraire le jugement à partir du Qour’an et du hadith, en fonction de sa capacité, de son effort et de sa compréhension que Allah lui a accordé. Et celui qui n’est pas moujathid, n’a pas à déduire des jugements de lui-même. Il n’a pas la légitimité, il n’a pas l’aptitude ni la légitimité d’essayé de déduire un jugement pour des évènements que cela soit des événements auxquels il est lui-même confronté ou d’autres que lui sont confronté et qui sont venus lui poser des questions. Il n’a pas à donner des fatwah, ni pour lui-même, ni pour autrui, c’est interdit. Car le Messager de Allah, nous a indiqué que parmi ceux qui entendent le Qour’an, ou le hadith, il y deux catégories de gens.

 

Il y a des gens qui peuvent simplement rapporter les termes qui ont entendus. Leur part est de transmettre les termes, c’est le cas de la plupart des musulmans. Et, il y a une autre catégorie qui a une part plus grande, c’est que Allah leur a donné une capacité intellectuelle très forte, de sorte à ce qu’ils soient capables d’extraire des jugements pour des questions à partir du Qour’an et du hadith. Des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte, mais il y a allusion à ses questions par une indication dans le Qour’an ou dans le hadith.

Il n’est pas permis de se baser sur des pensées, de sortes à ce que ces pensées, soient des preuves légales mais la référence pour ce qui est des jugements c’est de se référer aux moujtahid. Pour celui qui n’est pas moujtahid, il se réfère à celui qui est moujtahid.

Les priorités envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence,parents par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Parmi les manifestations de bienfaisance envers les parents car il est un devoir dans l’Islam d’agir avec bienfaisance avec les parents, il y a le maintien des relations de son père après le décès de son père. C’est-à-dire avec ses amis, il va leur rendre visite après la mort de son père, ou en agissant en bien avec eux. Et aussi, pour la mère, avec les amies de sa mère, ceux avec qui elle affectionnait avant de mourir, en agissant avec bienfaisance et en leur rendant visite. Notre Prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

إن من أبر البر أن يبر الرجل أهل ود أبيه بعد أن يولي

 

ce qui signifie : « Parmi les plus grandes manifestations de bienfaisance envers ses parents, c’est que l’homme entretienne les relations avec les relations de son père après le décès de son père. »

Et parmi la bienfaisance avec les parents, c’est de leur rendre visite après leur mort auprès de leur tombe. De leur faire des invocations auprès de leur tombe. Alors celui qui veut être bienfaisant envers ses parents, qu’ils leur obéissent dans toutes les choses indifférentes ou sinon la majorité. « Quand est-ce qu’il est un devoir d’obéir dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent à ses parents ? C’est lorsque la désobéissance entraîne un grand chagrin dans le cœur de ses parents. S’il ne leur obéit pas, cela leur brise le cœur qu’il ne leur obéisse pas. Mais si cela n’arrive pas jusqu’à ce point-là, au point d’être chagriné alors ce n’est pas un devoir d’obéir dans des choses indifférentes. Les savants ont donné un exemple, si le fils allait voyager et que l’un des deux parents, le père ou la mère, lui dit : non ne part pas en voyage. Et que ce voyage, ne comporte pas de nécessité. Dans ce cas, il devra abandonner son voyage, si ses parents se retrouvaient profondément chagrinés s’il partait. Il doit leur obéir dans ce cas. Un autre cas : si le père ou la mère ne voulait pas que son fils ou sa fille, ne sorte pas de la maison sans autorisation, et que s’il sortait sans autorisation cela les affecterait profondément, cela les chagrinerait profondément et que cela peut entraîner une déprime, dans ce cas, il ne leur est pas permis de sortir sans leur autorisation. Sortir dans ce cas-là, compte même parmi les grands péchés. La gravité de la désobéissance est fonction de la nuisance relative et proportionnelle à la nuisance, au tort chez les parents.

 

Et si le père ou la mère a demandé à leur fils, quelque chose d’indifférent, comme faire la vaisselle, ou de ranger la chambre, ou chauffer le repas ou préparer le thé ou ce qui est de cet ordre. Et que s’ils ne le font pas et que cela va entrainer un grand chagrin ou un grand tort dans le cœur du du père ou de la mère, alors il tombe dans le péché. Il a désobéi à Dieu en s’abstenant de faire cela.

Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Isra verset 23-24 :

 

وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ

أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا {23} وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

 (waqada  rabbouka ‘al-la ta^boudou il-la iyyahou wabil-l walidayni ‘ihsana ‘imma yabloughanna ^indaka-l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma  waqoul lahouma qawlan kariyman wakhfid  lahouma janaha dh-dhoulli mina r-Rahmati waqoul Rabbi r-hamhouma kama rabbayaniyy  saghira)

 

            Allah a ordonné à Ses esclaves quelque chose de catégorique, à savoir de ne l’adorer que Lui. Et Il nous a ordonné la bienfaisance envers les parents.

Et Ibnou ^Abas a dit : « Quand tu es en présence de tes parents, ne secoue pas tes vêtements, de crainte que la poussière ne les atteigne. »

 

Allah a même interdit dans le Qour’an de dire à ses parents, « ouf », c’est à dire celui qui souffle. C’est une onomatopée qui indique une exaspération. Si cela est interdit, que dire de ce qui est plus grave, de hausser la voix, de taper ou de claquer la porte.

 

Allah ordonne dans, sourate Al ‘Isra, verset 23-24,

« De ne l’adorer que Lui et a ordonné la bienfaisance envers les parents et Il a interdit de leur dire « ouf », et Il a interdit de les réprimander », c’est-à-dire de leur interdire de faire quelque chose qui ne te plait pas alors qu’eux aiment faire cette chose-là. Nous n’avons pas à leur dire : « non, tu ne peux pas faire telle chose » alors qu’ils aiment la faire et que ce n’est pas interdit, même si cela ne nous plaît pas.

 

            « Et parle leur avec des paroles douces », c’est-à-dire parle-leur avec des paroles douces, avec des belles paroles quand tu t’adresses à tes parents, c’est-à-dire recherche, utilise le bon comportement avec tes parents.

 

            « Sois humble avec tes parents », tellement tu as de la miséricorde pour eux. Tellement tu as de la tendresse pour eux, quand ils vont devenir âgés et qu’ils vont avoir besoin de toi le jour où, ils seront dans une faiblesse physique. Sois humble et sois modeste avec eux. Ne sois pas rude, sois doux avec eux. Ne parle pas avec dureté.

 

            « Dis : Ô Seigneur, fait leur miséricorde tout comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. » Beaucoup, se rendent compte de la valeur de leurs parents, quand ils ont des enfants.  Aussi, quand nous nous adressons à nos parents, nous ne les appelons pas par leur prénom, on les appelle par père ou mère. Les appeler par leur prénom est une mauvaise manière, un manque de respect. Et même si c’est quelqu’un qui est plus âgé que toi, tu utilises un titre pour l’appeler d’une manière convenable. Nous ne les appelons pas par leur prénom, comme c’est l’usage dans certains pays, qui n’ont pas cet enseignement des règles de comportement de notre belle religion.

 

Al-Hakim, ainsi que At-Tabaraniyy et Al-Bayhaqiyy, dans ses Chou^ab ont tous rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, qu’il a dit :

رضا الله في رضا الوالدين وسخط الله في سخط الوالدين

ce qui signifie : « Tu gagnes l’agrément de Dieu quand tes parents t’agrée, quand ils sont satisfaits de toi. Et tu encoures le châtiment de Dieu, si tes parents sont insatisfaits de toi. »

 

D’après Bahz Ibni Hakim, d’après son père, et d’après son grand-père, que Allah les agrée, il a dit : j’ai demandé : « Au Messager de Dieu : Quelle est la personne qui mérite le plus que je sois bienfaisante avec elle ? Et le Messager de Allah a répondu : ta mère. Et le compagnon a dit, ensuite qui ? Le Prophète a répondu, une deuxième fois : ta mère. Le compagnon a répondu : ensuite qui en troisième position ? Le Prophète a répondu :  ta mère.  Et il lui a dit ensuite qui ? Il lui a dit : ton père. En quatrième position. Puis de proche en proche. » Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy, et a été jugé haçan.

 

On comprend de ce hadith la priorité de la mère sur le père concernant la bienfaisance. Si la mère demande à sa fille ou à son fils quelque chose, et que le père demande autre chose, un ordre différent, de sorte que s’il obéissait à l’un des deux, l’autre serait en colère. Alors il priorise la mère, dans ce cas. Voilà la règle de la religion. Voilà ce que le Prophète nous a enseigné.

Conseils divers

Posted in cours général,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 31, 2018

Al ‘Islam

 

 

            « Al-Boukhariyy et Mouslim ont tous deux rapporté que lorsque le Messager de Allah, a reçu la révélation du verset :

وَأَنذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ

(wa’andhir ^achirataka l-‘aqrabin) qui signifie : « Avertie ton clan les plus proches », sourate A ch-Chou^ara’/ 214. Le Messager de Allah a appelé les gens de sa tribu et a escaladé le mont de AsSafa et les gens se sont réunis, soient ils étaient venus eux-mêmes, soient ils envoyaient quelqu’un qui les représentaient pour voir ce que le Prophète voulait leur dire. Et le Messager de Allah s’est adressé à eux, il leur dit :

يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ ، يَا بَنِي فِهْرٍ ، يَا بَنِي عَبْدِ لؤي، يَا بَنِي فلان، لَوْ أني أَخْبَرْتُكُمْ أَنَّ خَيْلا  بِسَفْحِ الْجَبَلِ تُرِيدُ أَنْ تُغِيرَ عَلَيْكُمْ صَدَّقْتُمُونِي ؟

 

ce qui signifie, « Ô vous les descendants de ^Abdoul-Mouttalib, ô vous les descendants de Fihr, ô vous les descendants de Lou’ay, ô vous les descendants de untel, si je vous annonçais que de l’autre côté de la montagne, il y a des cavaliers qui viennent pour vous attaquer, est-ce que vous allez me croire ? Ils lui ont dit : « Oui. » Il leur a dit alors :

فَإنِّي نَذِيرٌ لَكُمْ بَيْنَ يَدَيْ عَذَابٍ شَدِيدٍ

 

ce qui signifie : « Alors, je vous avertis d’un châtiment terrible. » C’est alors que ‘Abou Lahab, lui a dit : « Est-ce pour cela que tu ne nous réunis rien que pour nous dire cela ? Tabban laka ! Qui veut dire tu vas à ta perte. » Il a insulté le Messager, alors que personne d’autre n’avait insulté le Prophète, de tout ceux qu’il a rassemblé. C’est alors que Allah a révélé ce verset :

 

تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ

qui signifie : « Malheur à Abou Lahab. » sourate Al Masad. »

 

« La grâce de l’Islam, le bienfait de l’Islam, c’est le lien le plus fort entre les croyants, il n’y a pas un lien semblable au lien de l’Islam. C’est à partir de là, que nous devons nous aimer les uns les autres, nous devons entretenir les liens avec les uns les autres, nous devons nous rendre visite les uns les autres et nous devons nous donner le conseil les uns aux autres. »

 

« Le bienfait le plus éminent que Allah a accordé aux humains c’est l’Islam. Celui pour qui Allah veut un bien, il lui accorde la réussite pour l’Islam. Et celui pour qui Allah veut le mal, il ne lui accorde pas la réussite pour être musulman. »

 

            « Les gens de la vérité sont devenus comme des étrangers, car l’Islam lorsqu’il a commencé il était étranger et il va redevenir étranger tout comme il a débuté. Tout comme c’est le cas, à notre époque, à notre époque c’est l’époque où l’Islam est redevenu étranger. »

 

            « L’Islam c’est le meilleur bienfait que l’être humain reçoit dans cette vie du bas-monde. »

 

            « Si quelqu’un ne perd pas son capital, c’est comme s’il n’a pas perdu. Et le capital du musulman, c’est la croyance. La croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, et cette croyance, et la grâce est à Dieu, elle existe parmi nous. La majorité de ceux qui se disent musulmans ont cette croyance, même si dans les pratiques il y a un relâchement. Nous remercions Allah pour le fait qu’il y ait cette croyance parmi nous. »

 

            « Le plus éminent à des bienfaits que Allah accorde à l’être humain dans cette vie du bas-monde, c’est que Allah lui accorde la foi et le fait mourir croyant. »

 

            « La foi, Allah ta^ala, a fait que cela soit une lumière, une lumière qu’Il a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves, parmi les humains et les Jinn. Pour ce qui est des anges, les anges sont tous des croyants. »

 

            « La foi c’est le chemin pour être sauvé. »

 

            « Allah a éclairé les cœurs des croyants par la foi, c’est cela la lumière que Allah a créée dans les cœurs des gens. » [1]

 

            « La foi c’est comme une lumière que Allah ta^ala accorde, car c’est ce qui sauve de l’obscurité de la mécréance. »

 

            « Celui qui a reçu des biens du bas-monde, mais il a été privé de foi, c’est comme s’il n’a rien reçu. Et celui qui a eu la foi mais il n’a pas eu le bas-monde, celui-là, c’est comme s’il n’a été privé de rien du tout. »

 

            « Le sujet le plus important, qu’il a à conserver, c’est de persévérer sur l’Islam. Celui qui a cru en Dieu et en Son Messager et qui a persévéré sur l’Islam, c’est-à-dire il a évité la mécréance, quelques soient les péchés, qu’il commet, tant qu’il évite la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance jusqu’à mourir sur cet état. Alors, celui-là, soit Allah le préserve dans sa tombe de tout chagrin et dans l’au-delà de tout châtiment et Il le fait entrer au paradis. Ou alors Il le châtie à cause de ses péchés dont il ne s’est pas repenti avant de mourir puis Il le fait sortir du châtiment pour le faire entrer au paradis. Et après qu’il soit entre au paradis, il ne verra aucun chagrin aucune tristesse tout comme ceux qui sont entrés au paradis, sans châtiment au préalable. Mais le malheur, tout le malheur, c’est pour celui qui meurt mécréant. »

 

            « La base de la religion, les fondements de la religion, c’est l’intention qui est correcte, avec la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. Quant à celui qui n’a pas appris les croyances de ‘Ahlou s-Sounnah, il n’aura aucune récompense dans l’au-delà. »

 

            « Dans cette époque, s’est beaucoup manifesté ce que le Messager, a annoncé à propos de l’étrangeté de l’Islam. Car le Messager, a dit :

إن الإسلام بدأ غريباً وسيعود غريباً كما بدأ فطوبى للغرباء

ce qui signifie : « L’islam a débuté étrange, et il va redevenir étranger tout comme il a commencé. Bonheur aux étrangers ! » Les compagnons ont alors dit : « Qui sont donc ces étrangers pour qui tu as a fait des invocations de bien ? » Il a dit :

 

الَّذِينَ يُصْلِحُونَ إِذَا فَسَدَ النَّاسُ بعدي من سنتي

 

ce qui signifie : « Ce seront ceux qui vont rectifier, corriger ce que des gens auront corrompu dans ma loi. »

De nos jours, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas conformes, beaucoup de gens ont dévié de la Sounnah du Messager, c’est à dire de la loi du Messager, de la croyance et les jugements. Bonheur à celui qui fait partie de ceux qui appelle à la tradition du Messager de Allah, à sa Sounnah aussi bien sa croyance que ses pratiques. La louange est à Allah qui nous inspiré à nous attacher à la tradition du Messager et à nous appeler à cette tradition, c’est à dire la croyance et les jugements. Nous demandons à Allah ta^ala, qu’Il nous renforce, qu’Il nous soutienne et qu’Il nous fasse persévérer sur cela.

            Tous ceux qui aident dans ce travail, soit par son effort à lui-même, soit par sa contribution personnelle ou en motivant d’autres alors il aura, selon le jugement de Allah, une récompense imminente.

Celui qui œuvre directement dans cela, et celui qui aide celui qui œuvre dans cela, s’associe tous deux pour gagner des récompenses. Profitez de cette occasion, celui qui la réalise, il aura la récompense comme celle d’un martyr. Tout comme cela est parvenu dans un autre hadith. Le Messager a dit :

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجرشهيد

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid )ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va se propager au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » De nos jours, la plupart des membres de la communauté se sont relâchés. Honneur à celui qui s’attache à le Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qui fait face à ceux qui ne s’y conforment pas.

 

            « Les plus importants des sujets dans la religion agrée par Allah, et la plus bénéfique des choses pour l’au-delà, c’est la foi. La persévérance sur la foi en évitant la mécréance. C’est ainsi qu’a lieu la persévérance sur la foi. Celui qui évite donc la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance, jusqu’à mourir dans cet état alors celui-là le paradis lui est garanti. Par la grâce de Dieu et par la miséricorde de Dieu, il est indispensable qu’il rentre au paradis.

 

« Celui qui perd la croyance, il aura tout perdu. La croyance correcte c’est le capital de tout musulman. »

 

            « La croyance a été perdue par de nombreuses personnes qui prétendent l’Islam. Ils ne connaissent pas leur Créateur. Ils n’apprennent pas auprès des gens qui ont de la connaissance. Leurs pères et leurs mères ont négligé de leur enseigner. Et il se peut qu’ils soient comme eux des ignorants. »

 

            « La grâce la plus éminente que Allah accorde à Ses esclaves c’est l’Islam. Ceux à qui Allah accorde cette grâce, d’être sur la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, ceux qui avaient la croyance des compagnons du Messager de Allah. Alors ceux-là, Allah ta^ala leur a voulu du bien. Quant à celui qui n’a pas la croyance de Ahlou s-Sounnah, c’est-à-dire la croyance des compagnons du Messager de Allah, et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque, alors celui qui n’a pas eu cette croyance-là, il fait partie des perdants. »

 

             Que celui à qui Allah a accordé la réussite pour avoir la croyance de Ahlou s-Sounnah qu’il remercie Dieu. Aussi bien concernant les bases de la croyance, c’est-à-dire les fondements de la croyance et également les fondements des lois.

            Nous nous suivons ceux qui nous ont précédés. Les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque. Nous suivons la voie de ‘Ahlou s-Sounnah, celle qui a été suivie par les compagnons et leurs successeurs, et les successeurs des successeurs, et les successeurs des successeurs, ceux qui ont vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire et ceux qui sont venus après. »

 

            « La religion c’est une loi, ce sont des règles célestes que Allah a défini pour Ses créatures afin qu’elles les suivent.  Ce n’est pas un héritage consacré ou dédié à un groupe de gens uniquement. Certains l’ont considéré comme si c’était un héritage propre à eux, qu’ils ont hérité de leurs ancêtres. »

 

 

La religion céleste c’est l’Islam uniquement

 

            « La religion céleste c’est l’Islam. Et l’Islam, c’est la religion de la totalité des prophètes. Allah n’a pas agréé une autre religion pour Ses créatures, si ce n’est l’Islam. On peut dire les lois célestes. Adam avait une loi où il était permis qu’un frère épouse sa sœur, s’ils n’étaient pas jumeaux. Ensuite Allah a interdit cela dans les lois des prophètes qui sont venus après lui. Ceci est un exemple de différences dans les lois. Également, ^Isa, ^alayhi s-salam, quand il est venu, il eut la loi qui rend licite certaines choses qui étaient interdite dans le loi de Moïse. C’est cela le sens de la différence des lois célestes, c’est-à-dire la différence dans les jugements. Il n’est pas permis de dire : les religions célestes. Parce que dire cela, fait comprendre que Allah aurait accepté pour Ses créatures une autre religion que l’Islam. Adam était musulman par exemple, et il a enseigné à ses enfants l’Islam. Puis le prophète qui est venu après Adam, lui aussi était sur l’Islam. Et également, ^Iça, Mouça, et Mouhammad, tous étaient sur l’Islam[2]. Tous les prophètes, ont enseigné aux gens l’Islam. Celui qui a eu pour croyance, qu’il y avait une religion autre que l’Islam, que Dieu a agréé à Ses créatures par le passé, alors c’est un mécréant.

Quant à celui qui comprend par le terme « les religions », c’est-à-dire les lois, c’est-à-dire les jugements, et il a dit : « les religions célestes », dans le sens que ce sont les lois qui ont été descendues aux différents Prophètes, tout en ayant pour croyance que la religion que Allah a donné l’ordre de suivre, c’est uniquement l’Islam avec la variété des lois pratiques dans ce deuxième cas, il ne devient pas mécréant. »

 

La voie de Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah

 

« Parmi les sujets les plus éminents de l’Islam c’est de connaître la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah conformément à ses principes de bases. Croyance et principes qu’ont suivis les savants de l’Islam depuis l’époque du Messager, jusqu’à nos jours. Un conseil qui est très précieux, que l’on donne aux jeunes des musulmans : « Profitez de l’occasion d’être vivant pour apprendre cette croyance qui comporte la sauvegarde dans l’au-delà pour celui qui l’a. » C’est la croyance des gens de la vérité. Connaître Allah comme il se doit. Et de croire en Son Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam notre Maître Mouhammad. Et de faire suivre cela par la connaissance de ce qui rompt l’Islam. Et qui fait sortir la personne vers la mécréance. Et ce, en évitant les mécréances que les savants de ‘Ahlou s-Sounnah ont indiqué dans leurs ouvrages et dans leurs écrits. Quelle grande réussite pour le jeune qui aura achevé et réalisé cela. Le Messager de Allah a dit :

سبعة يظلهم الله يوم القيامة في ظل العرش يوم لا ظل إلا ظله

ce qui signifie : « Il y a sept catégories de personnes au jour du jugement qui seront à l’ombre du Trône, le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Et il a compté parmi eux, le jeune homme qui grandit dans l’obéissance à Son Seigneur. » Aujourd’hui beaucoup de gens sont dans l’insouciance de cela. Ils ont préféré les sciences du bas-monde au dépend de l’apprentissage de la bonne croyance. L’au-delà est une résidence qui n’a pas de fin. Celui qui aura appris cette croyance sur laquelle ont été les musulmans, il aura été sauvé des croyances égarées. Il y a environ deux cents cinquante ans un groupe est apparu et il a assimilé Allah à Ses créatures. C’est un groupe qui a pour croyance que Dieu est un corps qui est localisé dans la direction du haut. Et ce groupe considère que Allah est un corps qui a des membres, qui a une quantité de la taille du trône ou plus petit ou plus grand. Ces gens-là, ont contredit le Qour’an. Le Qour’an nous dit que Allah rien n’est tel que Lui. Il n’a pas de ressemblance avec ce monde d’aucune manière que ce soit. Allah n’est pas un corps de grande taille et n’est pas un corps de petite taille. Il n’est pas situé dans une direction ou dans un endroit. Parce que Allah ta^ala n’est pas un corps. Ce qui se trouve dans une direction ou dans un endroit est un corps, qu’il soit grand ou petit. Et les gens de la vérité ont tous été d’accord sur le fait que Allah, existe sans endroit. Ce groupe égaré, sa croyance est comme la croyance des non-musulmans. Les mécréants, ont pour croyance que Allah existe dans un endroit. Et ceux-là, ont été d’accord avec eux. Et, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont sortis de l’Islam. Et il y a un autre groupe qui est apparu il y a environ soixante-dix ans. Qui déclare mécréants les musulmans, et s’autorise de les tuer. Il s’agit du groupe de Sayyid Qoutoub, celui-là qui déclare mécréant les gouverneurs musulmans parce qu’ils appliquent autre que le Qour’an, bien qu’ils jugent dans plusieurs chapitres conformément à la loi de l’Islam, dans la science de l’héritage, dans le mariage, dans le divorce, dans le don et ce qui est recommandé. Ils déclarent mécréants les administrés par ce sultan et ils s’autorisent de le tuer. Et il y a un troisième groupe qui est apparu, qui dit que c’est l’homme qui créé ses actes, qui créé ses mouvements, ses immobilités, sa prononciation, son regard, sa réflexion. Or, le Qour’an nous apprend que : « Allah est le Créateur de toute chose », c’est-à-dire le Créateur des corps, Il est le Créateur des mouvements, Il est le Créateur des œuvres. Ces deux groupes, les gens les connaissent sous le nom « le groupe musulman ». Ils se sont eux-mêmes donné ce nom-là. Ils visent par cela que se sont eux les musulmans et nul autre qu’eux. Et le troisième groupe qui s’appelle « hizbou tahri», prétendent que celui qui meurt sans avoir fait un pacte d’allégeance, une promesse d’obéissance à un calife, il meurt comme ceux qu’ont adoré les idoles. Et ce groupe également, est apparu il y a environ soixante ans, ils sont apparus en Palestine. Et le groupe d’avant, le parti dit « des frères musulmans » sont apparus en Égypte. Méfiez-vous de ces trois groupes afin que vous préserviez votre religion. Et ceux qui œuvrent pour diffuser cette mise en garde et pour diffuser la science correcte, on espère pour eux qu’ils obtiennent le degré du martyr. Même s’ils meurent dans leur lit. Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

 

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجر شهيد

 

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid) ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va apparaître au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » Quel bonheur pour celui qui aura appris, qui aura appelé les gens à cela et qui s’est appliqué. Il s’est réalisé ce que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit, à savoir que notre époque, il y a beaucoup qui déforment la Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam c’est-à-dire sa croyance et ses lois. Ils n’ont pas conservé cela, ils se sont attachés à leurs avis personnels.  Ils appellent les gens à cela. Méfiez-vous, méfiez-vous d’eux. Et ceux qui empêchent leurs enfants et leurs épouses d’aller dans cela pour apprendre la science de la croyance, ils ont été privé de beaucoup de bien et ils auront un grand péché. Parce que la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, c’est le fondement même de l’Islam. Celui qu’il l’aura manqué, il aura accusé une grande perte. Quiconque aura connu la valeur de l’au-delà, n’acceptera pas cela pour lui-même. Et le Messager quand il a dit (Sounnati), il vise par-là la croyance et les jugements, ce n’est pas les s-Sounnah, c’est-à-dire les actes surérogatoires, même si les actes surérogatoires sont très importants dans la religion.

 

« Les savants, les anciens, les saints ont dit « Quoique tu imagines en ton esprit Allah n’est pas ainsi ! » Si tu l’auras imaginé comme étant un corps de grande taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine, comme un corps de petite taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et s’il tu l’imagine comme étant un corps impalpable, il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine comme un corps palpable, il n’est pas ainsi non plus. L’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy qui est le chaykh des soufi parmi les sages des soufi, a dit cette phrase. L’imam ‘Ahmad, qui est celui qui a l’école de Jurisprudence qui est connue, a dit cette phrase également. Et tous les savants, tous ont dit la même chose. »

[1] Tout comme dans le Qour’an Allah ta^ala dit : يَهْدِي اللهُ لِنُورِهِ مَن يَشَاء  ce qui signifie : « Allah guide vers la lumière qu’Il crée (c’est à dire la lumière de la foi) qui Il veut », sourate An-Nour / 35.

 

[2] Tous les prophètes étaient sur l’Islam. Ceux qui les ont suivis, qui ont témoigné de l’nicité de Dieu et qui ont témoigné du message de ces messagers, eux-aussi étaient sur l’Islam.

Les épreuves sont en réalité un bien pour le croyant !

Posted in cours général,Croyance,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur avril 18, 2018

La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad r, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.

 

Celui qui veut la sauvegarde de sa religion, qu’il diminue les paroles. Les épreuves qui arrivent au croyant sont un grand bénéfice pour lui. Mais, le mécréant, ne profite pas des épreuves qui lui arrivent. Quelques soient les souffrances du mécréant dans le bas-monde, cela ne va pas le soulager de ses péchés. Par l’épreuve qui lui arrive comme la maladie, ou autre, cela ne lui soulagera de ses péchés et ne lui sera d’aucune utilité dans l’au-delà. Mais le musulman, plus est-il éprouvé, plus grande sera sa récompense selon le jugement de Dieu. Tandis que celui qui est musulman, et qui, s’il est éprouvé, se rebelle contre Dieu, celui-là, aura perdu le bas-monde et l’au-delà. Certains, lorsqu’ils sont sujet à des douleurs terribles, ils commettent la mécréance. Ces gens auront perdu le bas-monde et l’au-delà. Dans le bas-monde, cette rébellion, ne va pas repousser d’eux l’épreuve, la souffrance. A l’exemple d’un homme qui a vécu, il y a des milliers d’années, c’était un arabe. Il était musulman, il est resté musulman pendant quarante ans. Et Allah a fait qu’une grande épreuve le touche, il a été touché par une très grande épreuve. Ses enfants sont partis à la chasse, et la foudre s’est abattue sur eux, et les a tués. Cet homme s’est rebellé contre Dieu. Il a dit : « Je ne l’adore plus, Il a tué mes enfants. » Donc, il a commis de la mécréance, il est sorti de l’Islam. Et il est resté sur sa mécréance et a persisté dessus. Quand des gens arrivaient dans sa ville, ils leur disaient : « Soit vous commettez la mécréance ou je vous tue ! ». Quelques temps plus tard, Allah a fait qu’un feu s’abatte sur sa région et a brûlé les gens, les animaux, tous ceux qui étaient dans cette vallée ont été brûlés ainsi que lui-même.  Cet homme a donc perdu le bas-monde ainsi que l’au-delà.  Sa mécréance ne lui a pas été profitable. La cause de tout cela, est qu’il n’a pas supporté l’épreuve et a commis une mécréance abominable. Certains, lorsqu’une épreuve leur arrive, soit ils commettent la mécréance ou ils abandonnent des obligations. Et certains parce qu’ils tombent malades, abandonnent la prière. Ceci est en réalité une grande perte pour eux. Et il y a parmi les gens, ceux qui commettent la mécréance. Il dit : « Pourquoi, est-ce que Dieu m’éprouve ? », par objection, il se rebelle contre Dieu. Cet homme, qui était arabe, faisait partie d’un peuple qui s’appelle le peuple de ^Ad, une tribu qui s’appelle ^Ad. Cet homme s’appelait Himar, fils de Malik. Certains arabes, appelaient leur enfant Himar, qui veut dire « âne ». Même parmi les compagnons, il avait un homme dont le père s’appelait Himar. Et, il avait même une femme dont les parents, dans la jahiliyyah avaient appelés, leur fille ^Asiyah, c’est-à-dire désobéissante. Mais le Messager l’a appelé Jamilah. Les arabes aussi appelaient Himar, Jahch, Kalb, cela veut dire mulet et chien. Celui qui a commis cette mécréance, abominable s’appelait Himar.

 

C’est pour cela que le conseil est de préserver sa langue et de patienter face aux épreuves. Le conseil les uns aux autres, c’est de patienter face aux épreuves et de préserver sa langue. Donc, celui qui parle beaucoup, soit il va tomber soit dans la mécréance, soit dans un péché, soit dans quelque chose de déconseillé. Beaucoup de gens tombent dans la mécréance à cause du fait de trop parler. Il y a parmi les paroles ce qui est un péché, il y a parmi les regards ce qui est un péché et parmi ce qui est de toucher qui est interdit. Le Messager a dit :

زنى العين النظر وزنى اليد اللمس وزنى الرجلين الخطى وزنى اللسان المنطق

(zina l-^ayni n-nadharou wazina l-yadi l-lamsou wazina r-rijlayni l-khouta wazina l-lisani l-mantiq) ce qui signifie : « Les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour les yeux, c’est le regard qui est interdit. Les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour la main, c’est le fait de toucher ce qui est interdit de toucher. Et les préliminaires à la fornication, qui sont interdits pour les pieds, ce sont les pas que l’on fait pour commettre l’interdit. Et les préliminaires à la fornication qui sont interdits pour la langue, ce sont les paroles qui sont interdites. »  Les paroles qu’un homme, peut tenir avec une femme qui est ajnabiyyah, pour avoir du plaisir, homme ou femme, et bien ceci est interdit. Ce n’est pas un grand péché, ce n’est pas la fornication mais ce sont des petits péchés et ils sont interdits. Le Prophète a dit :

وزنى الفم القبل (wazina l-fami l-qoubal) ce qui signifie : « Ce que la bouche peut commettre comme préliminaires à la fornication, c’est le baiser. » Mais tout ce que le Prophète cite ici, dans ce hadith, ce sont des petits péchés, ce ne sont pas des grands péchés. Et il cité aussi :

وزنى النفس أن تتمنى وتشتهي (wazina n-nafsi ‘an tatamanna watachtahi) ce qui signifie : « le préliminaire à la fornication que peut commettre l’âme, c’est de désirer et de souhaiter. » Le fait de « fantasmer », de s’imaginer, de la provoquer, de s’imaginer en train de faire l’interdit avec. Cela est interdit et c’est un péché pour l’âme. Les préliminaires à la fornication avec le cœur, c’est qu’il s’imagine qu’il est en train de serrer entre ses bras, il s’imagine cela en se procurant du plaisir. Ceci est interdit, et cela s’appelle le zina de al-nafs, les préliminaires à la fornication commis par l’âme. Mais, parmi tout ce qui a été cité dans ce hadith, ce qui est le plus fréquent c’est le zina l-^ayn, c’est les préliminaires à la fornication avec les yeux. C’est pour cela que le Messager a dit :

وكل عين زانية (wakoullou ^aynin zaniyah) ce qui signifie : « La plupart des humains ont ce regard qui est avec désir et tombent dans le péché. » Mais tout cela sont des petits péchés et non pas des grands péchés. Ce péché et d’autres petits péchés, peuvent être compensés par n’importe quelle bonne action. Si quelqu’un dit : la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, avec une bonne intention, le petit péché, a été compensé, grâce à cette bonne action. Et s’il dit : soubhana l-Lah, le petit péché est parti, et s’il dit : ‘Allahou ‘akbar ou s’il dit : Al-hamdou lil-Lah, dans le sens que l’on remercie Allah, que l’on glorifie Allah, et bien ce petit péché s’en va. Également, quand nous faisons le woudou’ correctement. Et avec une bonne intention, en recherchant les récompenses de la part de Allah, en espérant obtenir les récompenses par cet acte de la part de Allah. Quand il va laver son visage, les petits péchés qu’il aura commis avec sa bouche, avec ses yeux, vont tomber avec cette eau qu’il aura utilisée pour laver son visage. Et quand il lave ses mains, les petits péchés, qu’il a fait avec ses mains, vont s’en aller également. Et quand il lave ses pieds, les petits péchés qu’il a fait avec ses pieds vont s’en aller également. Allah ta^ala accorde une large miséricorde, avec largesse. »

 

(‘ahibba l-masakin) : Aime les mauvres !

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Le Messager de Allah, a donné des conseils à son compagnon ‘Abou Dhar Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Le Messager lui a donné beaucoup de conseil et le compagnon lui disait à chaque fois : « Ajoute-moi encore un autre conseil, ajoute-moi encore un autre conseil. » Il lui en a donné beaucoup. Parmi les conseils qui lui a donné :

أحب المساكين وجالسهم ولا تنظر إلى من هو فوقك وانظر إلى من هو دونك

(‘ahibba l-masakin wajalis-houm wala tandhour ila man houwa fawqaka wandhour ila man houwa dounak) ce qui signifie : « Aime les pauvres et tiens leur compagnie. » c’est ainsi que se comportait notre Prophète. Il était extrêmement modeste et qu’il aimait beaucoup les pauvres et il était souvent avec eux. « Il convient de ne pas convoiter la position de celui qui a plus que toi, et tire les leçons plutôt de ceux qui ont moins que toi. »

 

Le Prophète a enseigné à ce compagnon de ne pas se comparer toujours avec ceux qui ont plus que toi, non, mais considère toujours plutôt et regarde ceux qui ont moins que toi, c’est à dire pour la subsistance, les moyens financiers, la force physique, les choses du bas monde. Car si tu regardes ceux qui ont moins que toi, cela va t’aider à remercier Dieu pour les bienfaits qu’Il t’a accordé. Ceci concerne les sujets du bas-monde, la subsistance, la bonne santé dans le corps. Mais concernant les sujets de la religion, le musulman il convient qu’il essaye de se comparer à ceux qui sont plus forts que lui dans la religion. Pour qu’il s’améliore et qu’il obtienne selon le jugement de Dieu, les hauts degrés. Pour les sujets du bas-monde, tu peux chercher à gagner plus d’argent pour aider les pauvres, dans la bonne intention. Et le fait de se comparer ou de chercher à avoir, comme le fait de vouloir avoir dans les sujets du bas-monde, risque et peut entraîner à essayer d’avoir plus d’argent quitte à ce que ce soit d’une voie interdite. Rien que pour atteindre cette personne qui a plus que toi dans l’argent, et ce sera une cause de la perte de la personne. Les Prophètes de Dieu, les waliyy, les saints, leurs cœurs n’étaient pas attachés au bas-monde. Celui qui attache son cœur au bas monde, va à sa perte.   Il va être entraîner aux péchés et à commettre les grands péchés.

 

Il y avait parmi les fils de ‘Israil, un homme qui était très très riche. Il avait une grande fortune. Il avait un neveu, le fils de son frère. Et son neveu, était attaché à l’argent, il avait un grand amour pour l’argent. Il s’est mis à réfléchir, comment il pouvait avoir la fortune de son oncle, pour qu’il puisse en profiter. Il a tué son oncle et il a posé le corps devant la maison de gens qui n’ont rien à voir avec ce crime. Afin que ces gens-là, soient accusés et que lui soit blanchi. Il a dit : « C’est ces gens-là, cette famille, qui a tué mon oncle. » Les autres n’ont pas accepté l’accusation, alors que ce n’est pas eux. Et ceux qui était de sa tribu à lui, lui ont dit : « Comment vous ne voulez pas reconnaître que vous avez assassiné un des nôtres ? » Alors, il a failli avoir un combat entre les deux clans, le clan de ceux qui ont été accusé injustement et le clan de celui qui a accusé injustement. Ils se sont dit : « Attendez, il y a parmi nous un Prophète, nous n’allons pas nous combattre et nous allons lui demander. » Ils sont allés voir notre maître Mousa ^alayhi s-salam. Allah a révélé à notre maître Mousa de leur ordonner d’égorger une vache. Il leur a dit : « Vous égorgez une vache, et vous allez donner un coup avec celui qui a été assassiné avec une partie de cette vache. » Ils ont fait cela. Allah a ressuscité ce mort, qui a parlé. Il a dit : « C’est mon neveu qui m’a tué. » A ce point, la personne peut arriver quand elle aime l’argent, à tuer son propre oncle et à plus que cela. C’est pour cela que le Messager a recommandé de regarder celui qui a moins que nous dans les sujets de la subsistance et de ne pas considérer celui qui a plus que nous.

La bonne croyance au sujet de Dieu

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2018

Le plus important des sujets selon le jugement de Allah, celui qui est le meilleur d’entre eux, c’est de connaître Allah et Son messager comme il convient. Ce n’est pas le simple fait que la personne dise : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu, » par la langue. Il ne suffit pas, de simplement reconnaître par la langue. Il est indispensable de connaître par le cœur le sens de la ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah. Celui qui a connu le sens de : « la ilaha ‘il-la l-Lah, Il n’est de dieu que Dieu » et celui qui a connu le sens de « Mouhammadoun rasoulou l-Lah, Mouhammad est le Messager de Alla», comme il se doit, et qui a cru fermement par son cœur, en ce qu’il a su, qu’il n’a eu aucun doute, à propos de ce qu’il a su, celui-là, il lui est garanti la sauvegarde du séjour éternel en enfer, quel que soit le nombre de ses péchés, même s’il meurt dans l’insouciance, comme s’il n’a pas fait tous les devoirs, ou il a fait des péchés, nécessairement il entrera au paradis. Quel que soit le châtiment qu’il subira en enfer, indispensablement, il sortira de l’enfer pour rentrer au paradis. Mais celui qui n’a pas connu le sens, il répétait par la langue seulement qu’il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là, il n’en profitera pas après sa mort.

 

Dans le bas monde, il y a beaucoup de réalités qui nous sont cachées, mais après la mort, ces réalités vont être apparentes, le voile va se dissiper. Celui qui, parmi les gens, répétait : « il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le messager de Dieu », mais n’en a pas connu la signification, et qui est mort ainsi, il en a ignoré la signification, celui-là n’en profitera pas dans la tombe et dans l’au-delà.

 

La signification de : « la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, il n’est de dieu que Dieu » est que nul ne mérite l’extrême glorification, nul ne mérite que l’on se soumette à lui à l’extrême et que l’on se fasse humble à lui, si ce n’est Allah.  Allah ta^ala, est celui qui mérite de la part de Ses esclaves l’extrême soumission et l’extrême glorification. Il n’est permis de glorifier personne tout comme on glorifie Allah. Ni les anges, ni les prophètes, ni les saints. Ils ne méritent pas d’être glorifiés tout comme Allah est glorifié, mais nous les glorifions jusqu’à une limite qui leur convient, pas avec la même limite avec laquelle nous glorifions Dieu. La glorification de Allah est une glorification absolue, c’est l’extrême glorification. Nous le glorifions à l’extrême. Les anges et les prophètes, également glorifient Allah et se soumettent à Lui. Ils se font humbles à l’extrême pour Lui. Ils se soumettent à l’extrême plus que nous. Les prophètes et les anges sont les meilleures des créatures.

La signification de « La ilaha ‘il-la l-Lah », c’est : nul ne mérite l’extrême glorification si ce n’est Allah, nul autre que Allah ne mérite l’extrême glorification. Et « Allah » signifie un Être, c’est le nom d’un Être qui a les attributs de perfection. Il existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Il n’a pas de ressemblance avec les choses que nous avons vues et n’a pas de ressemblance avec les choses que nous n’avons pas vues. Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain. Il n’est pas quelque chose qui a une partie supérieure et une partie inférieure, comme l’être humain. Il n’a pas de ressemblance avec les objets qui n’ont pas d’âme, inanimés, comme les objets, le soleil, la lune ou les étoiles. Il n’est pas non plus comme l’air, la lumière et l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec tout cela.

 

Tout ce que l’on imagine dans notre cœur Allah en est différent :

مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذلك

 

(mahma tasawwarta bibalik fal-Lahou bikhilafi dhalik) ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. » Cette parole a été dite par l’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy, qui fait partie des plus grands saints, qui lorsqu’ils parlaient, leurs paroles étaient comme des pierres précieuses qui sortaient de leur bouche. Ce savant illustre avait dit cette phrase, qui l’a déduite du Qour’an. Allah, dans le Qour’an a dit :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

 

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », sourate Ach-Choura, verset 11. Allah ta^ala a dit de Lui-même, que rien n’est tel que Lui, c’est à dire que l’être humain n’a pas de ressemblance avec Lui, les objets éclairés n’ont pas de ressemblance avec Allah, comme le soleil, la lune et les étoiles, ni l’air, le vent, l’eau ni autre que cela parmi les choses qui sont impalpables. L’âme qui est créée, parmi les êtres vivants, créée, c’est à dire qu’elle a un début, certains ignorants disent que l’âme est une partie de Dieu. Selon leur prétention Allah serait incarné en nous, parce que l’âme est en nous, et cette âme, selon leur prétention, serait une partie de Allah. Ces gens-là n’ont pas connu Allah. Allah ne s’incarne pas dans quelque chose. Allah, ne prend pas place dans de la chair. Allah n’est pas incarné dans quoique ce soit et rien ne prend place dans Allah. Allah ne touche pas et Il n’est pas touché, le fait de toucher est une relation entre deux corps. Et            Allah n’est pas un corps. Il a créé ce monde sans qu’il n’y ait de contact, ni d’instrument, ni d’outil. Il n’est pas comme nous. Nous, lorsque nous construisons une maison, un bâtiment c’est avec des mouvements, avec des outils, avec des instruments, mais Lui, Allah n’est pas ainsi. Il nous a créés sans qu’il n’y ait de contact, sans qu’il n’y ait de Sa part des mouvements, sans contact avec des outils, c’est par Sa volonté éternelle, que toute chose s’est produite et qu’elle est entrée en existence. Allah a voulu de toute éternité, avant la création de ce monde, Il a voulu tout ce qui va se produire. Et tout ce dont Il a voulu l’existence, est entré en existence. Il a voulu de toute éternité avant qu’il n’y ait quoi que ce soit. De toute éternité, il n’y a que Dieu, que Allah. De toute éternité, il n’y a pas de trône, pas de ciel, pas de paradis, pas d’enfer, pas d’air, pas de lumière, pas d’obscurité.

 

C’est quelque chose que l’imagination n’arrive pas à réaliser. Si quelqu’un pose la question : « Comment par le passé, il y avait une existence sans lumière sans obscurité ? Ceci, est quelque chose que l’imagination ne réalise pas. La perception de l’être humain, ici, arrive à être étonnée. Mais nous croyons en cela. Nous disons, de toute éternité, il n’y a ni lumière, ni obscurité. Allah seul existe de toute éternité, ni lumière, ni obscurité, ni air, ni âme ni quoique ce soit. Lui seul est de toute éternité. Allah a créé avant toute chose l’eau. Et à partir de l’eau, Il a créé le Trône. Puis à partir de l’eau, également, Il a créé le qalam élevé. il s’agit d’autre que nos qalam à nous, le qalam est un instrument pour écrire. Et, Il a créé la table préservée, cette table préservée, n’est pas comme nos cahiers à nous, et non pas non plus comme ces tableaux sur lesquels nous écrivons. Mais c’est un corps qui est très grand. Il a une distance de cinq cents années, d’un bord à un autre.

 

Allah tabaraka wata^ala a fait grâce à notre Prophète Mouhammad, par le miracle de AlMi^raj, c’est à dire l’ascension, jusqu’à Sidratou l-Mountaha. la sidrah, est un arbre qui s’appelle le jujubier en français. Al Mountaha, c’est à dire de l’extrême, lorsqu’il est très loin. Et il a pu aller au-delà de cet arbre, du jujubier extrême. Il est monté plus haut que cet arbre, jusqu’à là où Dieu a voulu qu’il arrive. La finalité de ce miracle est pour que, Allah fasse découvrir à notre Maître Mouhammad des choses étonnantes des cieux, du monde céleste. (Nous déjà, sur terre quand nous regardons et que le ciel est dégagé, nous observons des choses étonnantes, en voyant toutes ces étoiles qui changent et pourtant, ce que nous voyons, au maximum c’est le premier ciel. Le Prophète est monté au-delà. Et déjà, dans les cieux, il y a des choses étonnantes, et parmi les choses étonnantes, il y a des mers. Il y a des mers dans l’espace au-dessus de nous. Il arrive parfois qu’il pleuve des poissons.) Afin que le Prophète augmente en certitude en Son Seigneur, en glorification de Son Seigneur, c’était là la finalité de l’ascension. Cet endroit où le messager est arrivé, était un endroit qu’a occupé le Messager. Il s’y est tenu à ce moment-là. Le Messager était situé là-bas. Mais Allah ta^ala existe sans endroit. Il n’est pas possible à Son sujet, qu’Il ait une situation. Il n’est pas possible qu’Il ait un endroit, ou une limite, tout comme cela a été rapporté de notre maître ^Aliyy, dans son livre Al-Hilyah de ‘Abou Nou^aym. Il a rapporté que notre maître ^Aliyy a dit :

من زعم ان الهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود

(man za^ama anna ‘ilahana mahdoud faqad jahila l-khaliqa l-ma^boud) ce qui signifie « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur Celui Qui est adoré. » Tout comme cela est également cité dans le livre de ‘Abou Ja^far AtTahawwiyy :

وتعالى عن الحدود والغايات، والأركان والأعضاء والأدوات، لا تحويه الجهات الست كسائر المبتدعات

 

(ta^ala ^ani l-houdoudi wal-ghayati wal-‘arkani wal-‘a^da’i wal-‘adawat, wala tahwihi l-jihatou s-sittou kasa’iri l-moubtada^at) ce qui signifie : « Il est exempt des limites, exempt des fins, exempt des coins, exempt des membres, exempt des organes. Et il n’est pas contenu dans les six directions tout comme le sont les créatures. » Il n’est pas possible que Allah ta^ala ait une étendue. Chaque corps a une étendue. L’homme a une étendue. La fourmi a une étendue. Mais Allah ta^ala n’est pas concerné par la limite et la quantité, car ce qui est concerné par la limite et la quantité a nécessairement besoin de qui lui a donné cette limite et cette quantité.

 

La finalité de l’ascension : c’est d’honorer le Prophète en lui faisant découvrir des choses surprenantes du monde céleste. Quant à celui qui a pour croyance, que Allah a un des attributs des humains, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme l’évolution, comme le changement, comme l’augmentation, comme la diminution, comme le fait de subir l’influence ou d’avoir des changements d’humeur, celui qui croit cela, une de ces choses à propos de Allah est un mécréant. Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains, il n’a pas connu Allah. Il doit changer sa croyance et de dire Allah existe pas comme tout ce qui existe. Il est exempt du comment, il est exempt de la quantité. Il est exempt du mouvement et de l’immobilité. Il est exempt de l’évolution et du changement et Il est exempt des changements d’humeurs. Puis, il revient à l’Islam en abandonnant cette mécréance par la croyance, en prononçant les deux témoignages. Allah ta^ala a créé les endroits, Il n’en a pas besoin. Ibnou Makkiyy a dit au sujet de Allah:

الله تعالى خلق المكان فلا يحتاج إليه

(‘Allahou ta^ala khalaqa l-makan fala yahtajou ‘ilayh) ce qui signifie : « Allahou ta^ala a créé l’endroit et Il n’en a pas besoin » C’est à dire qu’Il ne change pas. Celui qui s’est donné l’illusion que le Messager a eu ce voyage, cette ascension pour rencontrer Allah dans un endroit, là où Il se trouverait, où Il se situerait, nous lui disons : « Ceci est une ignorance de ta part au sujet de Dieu. Si Allah ta^ala avait eu un endroit, Il aurait eu des semblables. » Les anges du trône vivent autour du trône et les anges du premier ciel, les anges du deuxième ciel, les anges du troisième ciel, les anges du quatrième ciel jusqu’au septième vivent dans ces cieux. Tellement, les anges sont nombreux, notre Maître Mouhammad a dit :

ما في السموات موضع كف ولا شبر ولا ذراع إلا وفيه ملك قائم أو راكع أو ساجد

(ma fis-samawati mawdi^ou kaffin wala chibrin wala dhira^in ‘il-la wafihi malakoun qa’imoun aw raki^oun aw sajid) ce qui signifie : « Il n’y pas dans les cieux l’espace d’une main, ni d’un empan, ni d’une coudée sans qu’il ne soit occupé par un ange qui est debout, en inclination ou en prosternation. » Si Allah avait eu un endroit, Il serait semblable à Ses anges. Alors qu’Il dit dans sourate Ach-Choura verset 11 :

 

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ

(laysa kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui. » Il a nié à Son sujet la ressemblance avec les créatures. Et l’Imam Hibatou-l-Lah Ibnou Makkiyy, a composé un poème au sujet de la croyance de Abou Hassan Al‘Ach^ariyy. Et il a offert ce poème au Sultan Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a offert ce poème au Sultan pour qu’il l’enseigne dans les écoles. Auparavant, dans les écoles étaient enseignés des sujets intéressants, importants. C’est pour cela que ce poème fut appelé « Al^Aqida Salahiya », en référence à Salahou d-din Al-‘Ayyoubiyy.

Il a dit dans ce poème :

« Le Créateur de ce monde n’est pas contenu, par un quelconque endroit, Dieu est exempt de ressemblance,

Il existe de Toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire qu’Il ne change pas),

Il est exempt de l’endroit, et Il est exempt du fait de subir le temps. »

 

Auparavant Salahou d-din payait les muezzins après la prière, pour répéter la croyance musulmane, pour qu’elle reste gravée dans leurs cœurs. Donc, ceux-là qui ont cru que le Messager a été élevé jusqu’au septième ciel et au-delà, jusqu’à parvenir à un endroit où il aurait vu Allah car Allah ta^ala se trouverait là-bas, alors ceci est une ignorance au sujet de Allah et c’est un égarement. Ces gens-là, nous leur enseignons pour qu’ils abandonnent leur mécréance et qu’ils prononcent les deux témoignages. Sinon, ils meurent sur autre que l’Islam. Leur enseigner est un devoir. Tellement ils sont ignorants, certains ont dit, notre Maître Mouhammad s’est rapproché de Allah d’une distance comme une distance qui sépare un sourcil d’un autre sourcil. D’où ont-ils amené ces paroles laides ? Allah ta^ala dit dans sourate An-Najm, verset 9 :

ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّى {8} فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى

(thoumma dana fatadalla, fakana qaba qawsayni ‘aw ‘adna) mais eux ont expliqué ce verset de cette manière. Ils ont dit : Allah est descendu d’en haut par un mouvement et un déplacement, jusqu’à ce qu’il y ait entre Allah et Mouhammad, une distance comme celle-là. Quelle grande ignorance ! Ils ont assimilé Allah à ses créatures. Ils disent également que Allah, est assis sur une chaise, sur le Koursiyy, un piédestal ou sur le Trône (^arch), et qu’Il a laissé pour notre Maître Mouhammad un endroit pour s’asseoir à côté au jour du jugement. Et ceci, est parmi les plus profondes des ignorances, ceci est un démenti du Qour’an et ceci est une mécréance. Que Dieu nous en préserve.

la croyance correcte est que Dieu existe sans endroit !

La modestie, l’indulgence, la concordance

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur février 19, 2018
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   (al-hilmou wat-tawadou^) :

« Attachez-vous à œuvrer conformément au hadith :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum latakhfoulouna ^an afdali l-^ibadati at-tawadou^) ce qui signifie : « Certes vous passez à côté d’une des adorations les importantes et il s’agit de la modestie ». Le Messager r nous a appris que la modestie fait partie des meilleurs actes d’adoration et il a dit que beaucoup de gens passent à côté, beaucoup de gens passent à côté de la modestie, c’est-à-dire ils n’appliquent pas cela. Ils n’appliquent pas cette modestie qui fait partie des meilleurs actes d’adoration. Et c’est pour cela que parmi les règles de comportement de l’enseignent et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Parmi les règles de comportement de l’enseignant et de l’apprenant c’est de faire preuve de modestie. Attachez-vous à ce hadith et œuvrez conformément à ce hadith. Parmi les suites logiques de la modestie il y a l’indulgence. Il se peut que celui qui vient apprendre soit froid dans son comportement si l’enseignant ne patiente pas avec lui celui qui est venu apprendre et qui a cette froideur dans son comportement risque de partir. Par contre avec l’indulgence il va profiter jusqu’à obtenir cette part qui est requise, il va continuer jusqu’à obtenir cette part qui est requise. »

 

« La modestie et l’indulgence vont de pair. Certains savants ont dit :

الحلم زين العلم

(al-hilmou zaynou l-^ilm) c’est-à-dire l’indulgence c’est la parure de la science. »

 

« L’indulgent c’est celui qui a de la sagesse et qui patiente. Et dans l’époque où nous vivons celui qui est indulgent c’est quelque chose qui est devenu très rare. »

 

Il est possible de trouver quelqu’un d’ignorant et qui est indulgent mais l’indulgence avec la foi ça devient un grand honneur. Mais la simple indulgence cela tu peux le trouver même chez un mécréant. L’indulgence avec la piété ceci est un grand honneur selon le jugement de Dieu. ^Iça a décrit la communauté de notre maître Mouhammad, il a dit :

علماء حلماء بررة أتقياء كأنهم من الفقه أنبياء

(^oulama’ou houlama’ou bararatou ‘atqiya’ou ka’annahoum mina l-fiqhi ‘anbiya) ce qui signifie : « Les savants, indulgents, bienfaisants, pieux on dirait que ce sont des prophètes. ». »

 

« Khalid ‘Ibnou l-Walid était le chef de l’armée et notre maitre ^Aliyy était avec lui dans l’armée de notre maître Khalid. ^Aliyy n’a pas fait preuve d’orgueil, il n’a pas dit : Je suis mieux que lui, comment moi je sors avec celui qui n’est pas mon équivalent ni dans la science, ni dans l’ascendance, ni dans l’honneur, ni dans le courage. Regardez comment se comportaient les compagnons du Messager de Allah. Ils faisaient preuve de modestie les uns avec les autres et ils se donnaient le conseil les uns les autres et ils entretenaient les liens les uns avec les autres, ils faisaient preuve de concordance. »

 

« Attachez-vous à la modestie et à la patience pour la da^wah et attachez-vous à supporter la nuisance de la part des gens. »

 

« Je vous recommande l’indulgence et la patience et d’être doux avec les élèves. Là il parle de ceux qui donnent, enseignent aux élèves [celui qui perd vite patience]. Celui qui veut la réussite, celui qui veut la victoire qu’il agisse avec bienfaisance envers ses parents. »

 

Ne méprisez aucun musulman :

« Ne méprisez aucun musulman, même si vous trouvez qu’ils sont défaillants dans les actes d’adoration. Ne dites pas dans votre cœur qu’il ne vaut rien selon le jugement de Dieu. Qui vous fait savoir, il se peut que lui, Allah lui accorde de mourir musulman et Il lui accorde une sorte de martyr, les sortes de martyr sont nombreuses.

 

Il y a de nombreux musulmans même si chez les gens ils ne sont pas réputés mais selon le jugement de Allah tabaraka wata^ala ils ont un très haut degré. Parce que Allah leur accorde une sorte de martyr. Donc il ne convient pas de penser du mal d’un musulman. Si on nous dit que untel est mort et que nous savions qu’il était défaillant dans les actes d’adoration, il ne convient pas de le mépriser dans notre cœur et de dire : « celui-là il ne vaut rien selon le jugement de Dieu ». Nous disons plutôt : « Peut-être qu’il est mort sur la foi et que Allah lui a accordé une des sortes de martyr et donc selon le jugement de Dieu il est sauvé dans sa tombe et dans l’au-delà il n’a pas à être chagriné. »

 

   (At-tawadou^ afdalou l-^ibadah) :

« Je vous recommande de faire preuve de miséricorde entre vous, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et de faire preuve d’excellence de comportement et d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins que vous ou au-dessus de vous et de peu parler sauf pour dire du bien. »

 

« Le Messager de Allah r a dit :

إنَّكم لتغفلون أفضل العبادة التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali l-^ibadati t-tawadou^) ce qui signifie : « Vous passez à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie »  Le hafidh ‘Ibnou Hajar a dit : c’est un hadith qui a une bonne chaîne de transmission.

La modestie entraîne l’amour entre les gens. La modestie éloigne la répulsion, la modestie éloigne la répulsion ceci lorsqu’on s’y attache mais si on délaisse la modestie c’est l’effet inverse qui va se produire. N’eût été la modestie que Dieu a créé dans les prophètes les gens ne les auraient pas suivis et ne les auraient pas pris comme modèles. La modestie est une cause d’amour entre les frères, c’est une cause pour que les gens entretiennent les liens entre eux, la modestie est une cause pour que les gens se rendent visite les uns aux autres, la modestie est une cause pour que les gens s’offrent des cadeaux les uns aux autres et la modestie est une cause pour patienter face à la nuisance des autres. Et le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu ne se réalise que par la modestie. Parce qu’il est fréquent et c’est très probable que la personne voit de son frère quelque chose qui la dérange, soit un dérangement qui est supportable, qui est léger, soit un dérangement qui est plus grand. Le fait de s’aimer pour l’agrément de Dieu donne des fruits, le tatawou^, c’est-à-dire le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre. Par le tatawou^ c’est le fait de délaisser son opinion pour l’opinion de l’autre le peu qui est accompli ainsi donne énormément de bien. Par contre si on délaisse le tatawou^ ceci va entraîner la perte du bien, ou la diminution du bien.

Parmi les choses qui renforcent l’amour il y a le fait de se rendre visite les uns les autres et ça sème dans les cœurs l’amitié, le fait de se rendre visite les uns les autres. Si quelqu’un a su que son frère musulman va lui rendre visite son amour va augmenter pour lui et si l’autre va agir de la même manière, l’amour aussi va augmenter dans les deux sens et en tout cela il y a un grand bien. Embellissez-vous par cela car les actes de bienfaisance vont augmenter ainsi et évitez de ne pas accomplir cela et que chacun d’entre vous se demande, se rend des comptes à lui-même à ce sujet. »

 

 

   (al-‘ikram) :

« Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre Al-‘Adab que le Messager de Allah r a dit :

المؤمن كالجمل الأنف، إن قيد انقاد وإن استنيخ على صخرة استناخ

(al-mou’minou kaljamali l-‘anif, in qida nqad wa’in istounikha ^ala sakhratin ‘istanakh) Le Messager r a comparé le croyant à un chameau qui a un trou dans son museau. Malgré sa grande taille, malgré sa puissance si c’est quelqu’un d’adulte ou un enfant qui le tire il va le suivre.

La signification de ce hadith est qu’il convient que le croyant soit doux avec son frère, il convient qu’il ne fasse pas preuve d’orgueil avec lui, il convient qu’il soit docile, qu’il soit facile à manier.  Il convient qu’il ne soit pas dur, il lui obéit tant qu’il ne lui demande pas de désobéir à Allah mais si c’est quelque chose qui est blâmable il ne lui obéit pas. C’est ainsi qu’il convient que les croyants soient obéissants, doux qu’aucun d’entre eux ne fasse preuve d’orgueil vis-à-vis de son frère, aucun d’entre eux ne soit dur à manier, qu’ils soient tous dociles les uns envers les autres comme le chameau. »

 

  (min kamali t-tawadou^) :

« Le Prophète il faisait lui-même les tâches ménagères à la maison tout comme les gens font. Il n’était pas orgueilleux ou hautain comme certains il était modeste et il faisait les tâches ménagères à la maison c’est-à-dire il se servait lui-même. Par exemple il faisait lui-même la traie de sa brebis c’est lui qui allait la faire et c’est lui qui réparait ses sandales, ses semelles, c’est lui qui raccommodait son vêtement s’il y avait quelque chose qui méritait d’être raccommodé c’était lui-même qui le faisait. Tout cela est une marque d’une parfaite modestie. »

 

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan) :

« Les saints n’aiment pas ceux qui sont orgueilleux, ils aiment plutôt être avec les croyants qui sont modestes, qui ont des cœurs humbles. Le Messager a demandé à son Seigneur :

اللهم أحيني مسكينا وأمتني مسكينا، واحشرني في زمرة المساكين

(‘Allahoumma ‘ahyini miskinan wa’amitni miskinan wahchourni fi zamrati l-masakin) ce qui signifie : « Ô Allah fais que je vive humble et modeste, fais que je meure humble et modeste et fais que je sois rassemblé au Jour du Jugement avec ceux qui sont humbles et modestes. »

 

Le mot (miskin) a deux emplois : le sens de celui qui est pauvre qui n’a pas d’argent qui lui suffit on l’appelle (miskin) et celui qui est modeste qui n’a pas d’orgueil on l’appelle aussi (miskin). C’est ce deuxième sens que le Messager a demandé à avoir. Les prophètes de Dieu quand ils observent les gens, ils savent que tout le monde se comporte conformément à ce que Dieu lui a prédestiné. Celui qui est faible, celui qui est fort aucun des deux ne va dépasser ce que Dieu lui a prédestiné. Tu trouves les enfants d’un même homme et ils ont la même mère ; l’un est actif, vigoureux bouge et l’autre est chétif, faible et peut-être même idiot. Pourquoi ? Parce que Allah ta^ala est Celui Qui accomplit ce qu’Il veut de Ses esclaves. Et les prophètes et les saints savent que tout le monde sont concernés par la prédestination de Dieu. Quand ils observent quelqu’un d’actif, d’intelligent ils savent que c’est grâce à l’aide de Dieu et ceux qui ont un état qui est différent, ils savent aussi que c’est Allah qui leur a donné cette caractéristique. »

 

    L’ascèse :

« Je vous recommande d’être des modèles pour les autres en délaissant le superflu. Mou^adh ‘Ibnou Jabal que Allah l’agrée, quand le Messager de Allah r l’a dépêché au Yémen pour enseigner aux gens, il lui a dit :

إياك والتنعم فان عباد الله ليسوا بالمتنعمين

(‘iyyaka wat-tana^^oum, fa’inna ^ibada l-Lahi laysou bi l-moutana^^imin) ce qui signifie : « Garde-toi du superflu parce que les esclaves vertueux de Dieu ce ne sont pas des gens qui recherchent le superflu ». Rechercher le superflu est un obstacle sur le chemin de celui qui recherche l’au-delà. »

 

« Habituez-vous à diminuer le superflu ceci vaut mieux pour la religion et pour la vie du bas monde. »

 

« Fais preuve d’ascèse dans ce bas monde et recherche plutôt les actes pour l’au-delà. »

 

« Ne vous réfugiez pas dans le confort et dans le superflu. Le Salaf vertueux, s’ils ont diffusé la religion c’est parce qu’ils ont délaissé le superflu. S’ils étaient attachés au superflu l’Islam ne se serait pas propagé. »

 

« Combien de savants sont tombés dans le péché parce qu’ils recherchaient le superflu. Ne pas se satisfaire du peu de subsistance c’est cela qui les a amenés aux péchés comme leur âme ne s’est pas suffi du peu leur main s’est tendue vers l’interdit. »

 

« Soyez des modèles pour autrui, soyez des modèles pour autrui en délaissant le superflu. Les conséquences du superflu sont préjudiciables pour celui qui recherche l’au-delà. »

 

Les épreuves

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Histoire,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

Le Messager de Allah a dit :

من يرد الله به خيرا يصب منه

 (man youridi l-Lahou bihi khayra yousib minhou) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves ». Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. Il veut dire que si Allah veut pour un esclave croyant un haut degré, il fait que s’abattent sur lui les épreuves du bas monde, et Il le protège des épreuves dans la religion mais Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Et parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la pauvreté, la nuisance des gens et ce qui est de cet ordre quelques soient les différentes sortes. Les épreuves du bas monde sont nombreuses, comme quelqu’un qui perd ses biens à causes des bombes, ou dont ses biens sont pillés. Les pervers, les grands pécheurs, les mécréants lui pillent ces biens, ceci est une grande épreuve. Et celui qui est blessé dans son corps c’est une épreuve. Que cela ait entraîné la mort ou pas. Parce qu’il aura enduré les douleurs de la blessure et les différentes douleurs, tout cela fait partie des épreuves, des épreuves du bas monde.

Quant aux épreuves dans la religion, c’est comme, cet homme qui est éprouvé par le fait de ne pas faire la prière, ou par le fait de boire de l’alcool, ou par le fait de consommer les biens interdits ou tout autre péché, tout cela, sont des épreuves dans la religion. Si Allah agrée un de ses esclaves que cela soit un humain ou jinn, Il lui multiplie les épreuves du bas monde et Il le protège des épreuves dans la religion. Il ne convient pas que l’homme dise, comme certains qui disent : « Que c’est de mauvaise augure, depuis que je me suis consacré à la religion, à l’adoration de Allah, j’ai subi des épreuves qui s’abattent sur moi ». Qu’il ne dise pas l’adoration ne m’a pas laissé tranquille. Il ne dit pas : le fait que je m’empresse et que je me consacre à l’adoration, cela n’a pas été une source de bonheur pour moi. Parce que les épreuves se sont abattues et sont devenues nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration. Il n’est pas permis de dire de telles paroles, c’est une erreur. Ceci est une tromperie de chaytan. C’est le chaytan qui lui projette cela dans son cœur. Le chaytan lui dit : « Tu n’étais pas ainsi lorsque tu n’étais pas consacré à l’adoration maintenant que tu te consacres à l’adoration, ces épreuves se sont abattues sur toi ». Tout cela pour le ramener à l’état antérieur, pour le faire reculer. C’était quelqu’un qui avançait, qui se dirigeait vers le bien pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, puis le chaytan va le faire reculer et le ramener en arrière. Ceci fait partie des duperies de chaytan. Il convient à l’homme, si sa religion est sauve et que les épreuves se multiplient qu’il remercie Allah. Si les épreuves arrivent à ses biens, à son corps, au fait que les gens s’attaquent à lui injustement, qu’il remercie Allah toutes les fois que les épreuves augmentent et qu’il ne se rebelle pas contre Allah. Ces épreuves même si elles sont dans le bas monde, et même si cela provoque une nuisance pour lui et cela lui fait du mal, mais selon le jugement de Allah, c’est une élévation dans les degrés.

 

Combien de Prophètes ont été tué par les fils de ‘Israil ? Et les Prophètes sont les meilleures créatures de Allah et ne sont pas négligeables selon le jugement de Dieu. Ils sont honorables, pour Dieu, mais malgré cela ils ont été éprouvés dans le bas monde. Parmi eux, il a ceux qu’Il a éprouvé par la nuisance des gens. Les mécréants, les fils de ‘Israil, ont tué un grand nombre de Prophètes. Yahya ^alayhi s-salam, par exemple, c’était le fils de la tante maternelle de ^Iça ^alayhi s-salam, il a subi de fortes nuisances. La nuisance est arrivée au point qu’il fût assassiné. Il y avait un roi injuste qui avait épousé une femme. Cette femme est devenue âgée et elle a perdu la beauté qu’elle avait. Et elle avait une fille qui était élevée par ce roi. Ce n’était pas la fille du roi. Et elle lui a dit : « épouse ma fille », pour ne pas quitter le confort et le bien être qu’elle avait grâce à ce roi. Et ce roi, lui a dit, je vais demander le jugement à Yahya pour savoir si cela est autorisé ou pas dans la religion. Il a alors posé la question à Yahya qui lui a dit que c’est haram, interdit. Alors, le roi a dit à sa femme, que Yahya lui a dit que c’est un péché. Elle a alors dit : Cet homme tue le, comment il t’interdit cela ? Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux faire ? Il a pris en compte sa parole et il l’a alors tué Yahya. On lui a ramené la tête de Yahya dans un saut et une goutte de sang est tombée par terre et s’est mise à bouillir. Le sang était en ébullition et n’a cessé de bouillir et la terre n’absorbait pas ce sang. Allah a fait qu’un mécréant est venu les attaquer. Il est venu d’Irak et a tué soixante-dix mille personnes de son royaume, c’est alors que le sang de Yahya s’est calmé. Ce sang est resté en ébullition jusqu’à ce qu’il y ait eu soixante mille personnes du groupe de ce roi mauvais qui ont été tuées. Yahya était un Prophète honorable selon le jugement de Allah. Il n’était pas méprisable pour Allah. Allah a fait que ce roi l’ait attaqué, et que Yahya soit tué, jusqu’à ce qu’on lui ramène la tête de Yahya jusqu’à lui, ce n’est pas parce que Yahya ne comptait pas ou n’avait pas de valeur selon le jugement de Dieu. Mais c’était pour que Allah augmente Yahya en honneur. C’est pour cela que maintenant on dit que Yahya, son corps est enterré dans un endroit et sa tête dans un autre endroit. A Saïda, au sud du Liban, il y a un maqam. On dit que c’est le maqam du prophète de Allah Yahya, les gens le visitent. Et il y a un autre endroit, où l’on dit la même chose. Il y a également Zakariyya, qui est son père qui est un prophète de Dieu, ce sont les mécréants des fils de ‘Israil qui l’ont tué. Ces deux Prophètes ont été connus par leur nom. Quant aux Prophètes que les fils de Isra’il ont assassinés, ils sont nombreux, on ne connaît pas leurs noms. Allah ta^ala n’a pas cité le nom de ces prophètes qui ont été assassinés par les fils de ‘Israil. Mais Allah dit dans sourate ‘Ali ^Imran verset 181 :

وَقَتْلَهُمُ الأَنبِيَاء بِغَيْرِ حَقٍّ

 

(waqatlahoumou l-‘anbiya’a bighayri haqq) ce qui signifie : « Et leurs assassinats de Prophètes injustement ».

 

Quant aux épreuves qui ont touché les épreuves autres que l’assassinat comme la maladie, la nuisance de la part des gens cela était fréquent. Nouh, ^alayhi s-salam, il a patienté pour appeler à la religion les gens. Il disait à son peuple, entrer dans l’Islam, soyez croyants, délaisser ces idoles que vous adorez. Il est resté neuf cent cinquante années parmi eux, où leur disait adorez Allah et délaissez ces choses. Et son peuple se moquait de lui, l’insultait et le rabaissait devant les gens. Il a énormément enduré de leur part. Également notre maître Mouhammad, que Allah l’honore et honore ses frères Prophètes, qui a enduré énormément et a eu beaucoup de nuisances de la part des associateurs et a enduré beaucoup de maladies. Quand il avait de la fièvre, elle était le double, c’est à dire que la température et la force de cette fièvre était le double de ce qui touchait les autres personnes. Beaucoup de gens lorsqu’ils se consacrent à l’adoration et à la piété, ils sont touchés par le peu d’argent et de bien. Il n’est pas permis à l’être humain de délaisser l’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis qu’il dise : l’adoration ne m’a pas amené de bonheur. Il ne dit pas que l’obéissance ne lui a pas amené du bonheur depuis qu’il s’est consacré à l’accomplir, de dire que depuis il a été touché par des épreuves. Il n’est pas permis de dire cela. […] »

 

 

Le fait de s’attacher à la croyance des gens de vérité :

Le chaykh que Allah l’agrée a dit : « Le plus éminent des bienfaits que Allah accorde à ses esclaves, c’est qu’ils soient sur la croyance des gens de la vérité. Il s’agit des compagnons et de ceux qui les ont suivis générations après générations, siècles après siècles. Ceci est le plus éminent des bienfaits de Allah à son esclave. Et la croyance des gens de la vérité c’est ce que le khalaf a transmis de la part du Salaf. Et celui qui vit sur cette croyance et qui meurt sur cette croyance sera ressuscité avec les gens qui seront en sécurité sauvé du châtiment de Allah. Et le plus important de la croyance des gens de la vérité se sont deux choses, la croyance en Allah et en Son messager et la croyance en l’unicité de Allah ta^ala dans la création des choses. Concernant la croyance en Allah ta^ala, c’est d’avoir pour croyance que Allah existe pas comme autre que Lui, Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables ni les caractéristiques des corps impalpables.

 

Et ceci est basé sur le fait que Allah ta^ala est Celui Qui existe, Qui n’a pas de début à Son existence. Et tout autre que Lui est entré en existence et il existe après ne pas avoir existé. Toutes les choses, autres que Allah, ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction, il n’y a aucune des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, le changement, le fait d’avoir une couleur ou le fait d’avoir un changement d’humeur. Allah ta^ala est celui qui a pour attribut de ne pas avoir de début à Son existence et est Celui à qui n’arrive pas de changement. Car le changement nécessite qui le fait exister. Dans ce monde, on voit les signes du changement. C’est pour cela que c’est obligatoire tant selon la raison que selon la loi, que ce monde soit entré en existence c’est à dire qu’il existe après avoir été précédé de néant. Par ailleurs, ce n’est pas suffisant d’exempter Allah du corps palpable ou du corps impalpable, en ayant pour croyance qu’Il lui arrive des caractéristiques entrées en existence. C’est un devoir d’exempter Allah, de toutes caractéristiques entrées en existence. La vie de Allah, est un attribut éternelle, exempt de début, exempt de fin, qui ne change pas, à qui Il n’arrive ni augmentation, ni diminution. Ainsi que Sa Science qui est exempte d’augmenter ou de diminuer. Il en est de même pour Son ouïe ou Sa vue. Il voit ce qui est visible sans qu’Il ne lui arrive de vision et entend ce qui est audible sans qu’Il ne lui arrive d’audition. Mais Il entend d’une ouïe qui est exempte de début et exempte de fin. Et Il voit les choses qui sont visibles par une vue qui est exempte de début et exempte de fin et n’est pas comme l’ouïe de Ses créatures ni la vue de Ses créatures. Il en est de même pour Sa puissance et Sa volonté, elles sont toutes les deux exemptes de début et exemptes de fin, elles ne sont pas comme la puissance et la volonté des esclaves. La puissance des esclaves est entrée en existence, puis elle diminue puis elle augmente. La volonté des esclaves aussi est entrée en existence, elle diminue et elle augmente. Il en est de même pour la parole de Allah ta^ala ce n’est pas quelque chose qui entre en existence après ne pas avoir existé. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se succèdent ou se précèdent les unes les autres comme notre parole. Notre parole, est des sons avec des lettres, dont certaines précèdent les autres. Quant à la Parole de Allah, ce ne sont pas des sons et des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence dans l’Etre de Dieu, puis qui augmente et qui diminue ou qui est entrecoupée de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, il aura connu Allah. Des lors, les actes d’adorations seront valides de sa part. Sa prière, son jeune, son pèlerinage, sa zakat, la récitation du Qour’an et autres que cela seront valides de la part de Allah. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance et qui a eu la croyance contraire, ses actes d’adorations ne seront pas valides de sa part, et toutes les sortes d’adorations.

 

Et le sujet le plus important après cela, c’est d’avoir la croyance en l’unicité de Allah dans ses actes. L’acte de Allah, c’est de faire exister, de créer. Quant aux actes des créatures, ce n’est pas par le fait de faire exister ou de créer. C’est à dire que c’est Allah ta^ala qui fait entré en existence ce qui n’existe pas. Les corps c’est Lui qui leur a donné l’existence après qu’ils n’existaient pas. Les mouvements des corps, les immobilités des corps, leurs paroles tout cela c’est Allah qui les a fait passer du néant à l’existence. Si l’être humain, dit des paroles de plein gré, par sa propre volonté délibérément, ce n’est pas lui qui crée ces paroles mais c’est Allah qui les lui créées. Il est en de même pour ses réflexions, ses perceptions, ses réflexions, ses connaissances tout cela c’est Allah qui les créé dans l’être humain. Personne ne crée quoique ce soit, ni mouvement, ni immobilité si ce n’est Allah.

 

Ce deuxième sujet est le sujet le plus important des sujets de la croyance. Celui qui a contredit le tanzih, et qui a eu pour croyance que Allah est un corps localisé dans la direction du trône il n’aura pas connu Allah. Et celui qui a pour croyance que Allah est caractérisé par des mouvements et des immobilités, c’est quelqu’un qui a ignoré Son seigneur et il est mécréant. Et celui qui a pour croyance que Allah est tout le temps immobile, il est ignorant de Son créateur. Car l’immobilité est une caractéristique des créatures et le mouvement aussi est une caractéristique des créatures. Et celui qui qualifie le créateur par ces deux caractéristiques ou une des deux caractéristiques alors c’est quelqu’un qui a ignoré Son créateur. Ces deux sujets sont les deux sujets les plus importants de la croyance. Après cela, les sujets de la religion, parmi ceux-là ; il y ceux qui font partie de la croyance et ceux qui font partie des actes du corps. Et une partie de ces actes, certains sont obligatoires, celui qui les délaisse il est dans le péché et celui qui les accompli, il est récompensé. Il aura une récompense selon le jugement de Allah.

 

Par ailleurs, Allah tabaraka wata^ala a autorisé aux musulmans d’innover dans la religion agrée par Allah ce qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, et c’est ce que nous appelons la bonne Sounnah, la bonne tradition. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints ont innové dans la religion agrée par Allah ta^ala est qui est conforme avec le Qour’an et le hadith est une bonne tradition. On ne dit pas : cette chose le Messager ne l’a pas faite c’est donc une mauvaise tradition, une mauvaise innovation ou une innovation interdite. Nous ne disons pas cela. Il y a parmi les gens qui étaient les successeurs des compagnons qui ont innové dans la religion quelque chose que le Messager n’a pas faite.

 

Il y a même eu des gens parmi les savants de l’Islam qui sont venus après les successeurs des compagnons qui ont innové des choses que le Messager n’avait pas faites et qu’il n’avait pas mentionné. Le Messager n’a pas dit : « faites cette chose », donc ce sont des choses qui ont été innovées par les successeurs, les savants des successeurs des compagnons ceux qui sont pieux dans la religion, ce sont de bonnes traditions. Il en est de même, pour ce qui a été innové dans la religion après eux, qui ne contredit pas le Qour’an et le hadith, c’est une bonne tradition. Parmi les premières des choses qui ont été innovées par les musulmans à l’époque des compagnons, c’est ce qui a été innové par autres que les compagnons, il y a le fait de mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an et également de mettre les harakah. Les compagnons n’ont pas mis les points sur les lettres du Moushaf et en dessous et n’ont pas mis non plus le tachkil, les points. Ils l’ont écrit, dicté par le Messager sans mettre les points et sans mettre le tachkil. Mais c’est quelqu’un parmi les successeurs des compagnons qui a innové cela à l’époque des compagnons.

 

Egalement ce qui a été innové parmi les savants du salaf et des successeurs, il y a les mihrab, dans les mosquées. Les mosquées n’avaient pas de mihrab concave. La mosquée du Messager et les mosquées des compagnons également ne comportaient pas de mihrab. C’est le savant, ascète qui était aussi calife des musulmans, ^Oumar ‘Ibnou ^abdi l-^Aziz que Allah l’agrée, qui les a innovés ? C’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui, les mosquées des musulmans n’avaient pas de minarets. Et après cela, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Et parmi, les choses qui ont été innovées après cela il y la commémoration du mawlid, la naissance du Prophète et également la tariqah. La commémoration du mawlid, durant le mois de rabi^ou l-‘awwal, a été faite par un roi pieux, conquérant, un savant. Et les savants de l’Islam ont accepté cela et les musulmans l’ont pratiqué jusqu’à nos jours. Et cette pratique date de plus de huit cents années.

 

Il est en de même, pour la tariqah rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles ont été innové par des savants pieux, et ascètes. Le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy et le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, ce sont les deux qui ont innové la Tariqah. Puis après cela, des savants Saints ont innové des tariqah nombreuses toutes sont des causes pour gagner l’agrément de Allah. Et c’est une chose qui est appelée une bonne tradition. Toutes ces choses qui ont été innové par les savants de l’Islam, sont appelées une bonne tradition.

 

Après toutes ces explications, nous ne prêtons aucune attention à tous ceux qui contredisent ce sujet. Car ils disent à propos de ces choses qui sont de bonnes innovations, ils les appellent des innovations interdites. Mais à ces gens-là, nous n’accordons aucune considération à leurs paroles. Ce sont des gens qui eux-mêmes pratiquent des choses qui n’existaient à l’époque du Messager, des choses qui ont été innovées par les savants de l’Islam, et ils en renient certaines. Alors que les deux ont été fondée sur le Qour’an et le hadith. Les Mous-haf qui comportent des points et des chakl, ils l’utilisent tout comme nous nous l’utilisons. Et les minarets et les mihrab également, ils les font tout comme nous nous les faisons. Ce sont des gens qui ne s’attachent pas à la balance selon la loi de l’Islam mais ils s’attachent à leurs passions. Ce qu’ils leur plaisent ils l’acceptent, et la chose qui ne leur plaisent pas, ils disent c’est une mauvaise innovation et une mauvaise innovation. Ce ne sont pas des gens qui suivent les preuves, ce sont des gens qui suivent leurs passions. Pourquoi ont-ils accepté le chakl et les points dans les Moushaf, pourquoi ont-ils accepté la construction des minarets et les mihrab dans les mosquées alors qu’ils interdisent les tariqah et la commémoration du Mawlid. Sans preuve, ils interdisent et rendent licite. Alors nous ne prenons aucune considération à leurs paroles.

 

Pour ce qui est des tariqah, la première qui a été fondée, c’est la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiri^yyah. Le chaykh ^Abdou l-Qadir ainsi que le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah les agrée tous les deux, étaient contemporains en Irak. Quant au chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, il est descendant de notre maître Al-Housayn ‘Ibnou ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. C’était un faqih de l’école chaféite. L’imam Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, le Chafi^iyy, qui était celui qui a consigné l’école, a dit, au sujet des caractères de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy : « C’est lui qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager. »

 

Et ce qu’a dit ici Abou l-Qasim Ar-Rafi^iyy, d’autres parmi les Saints et les gens de son époque, les chaykh se sont accordés à dire que le chaykh ‘Ahmad Ar Rifa^iyy est le chaykh qui a le plus haut degré. Et, ce qui est une caractéristique de la Tariqah de notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, elle a un mérite par rapport à toutes les autres c’est que Allah a préservé ceux qui suivaient notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy de deux croyances qui sont les pires mécréances.

 

La première : c’est de dire que Allah s’incarne (rentre) dans les personnes.

Et la deuxième : est de dire que Allah et ce monde, sont une seule et même chose. Ces deux mécréances se sont introduites chez certains Qadiriyy, chez certains Chadhiliyy, et chez certains Naqchabandiyy et d’autres encore. A notre époque, il y a des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah et qui disent que Allah nous en préserve, que Allah est à l’intérieur de toutes personnes, hommes et femmes. Et, il y parmi ceux-là ceux qui disent que, Allah nous en préserve, que Allah et ce monde est comme la glace et l’eau qu’elle contient. Certains, Chadhiliyah ont dit cela et ils ont même dit que ce monde, c’est comme la glace et l’eau qui est à l’intérieur c’est Allah. Ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des juifs car ils ont considéré que toute chose est un lieu pour Dieu.

 

Et les autres, le chaykh a dit, ils ont considéré que toute chose est une partie de Dieu. Ici au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de toute personne. Et ils ont même rajouté, ce mur est Allah et toi tu es Allah.

 

Allah ta^ala a protégé la tariqah Rifa^iyyah de cela. Parce que son Chaykh, de la tariqah Rifa^iyyah reniait fortement durant sa vie ces deux groupes, ceux qu’on appelle al-houlouliyyah ceux qui disent que Allah s’incarne dans les choses et at-tahadiyyah ceux qui disent l’unité de l’existence de Allah, que Allah et ce monde ne font qu’un. Ils mettaient en garde fortement dans certains de ses ouvrages et dans ses cours. Car il était quelqu’un qui veillait à donner beaucoup de cours. C’est la raison pour laquelle, il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Il enseignait en début de journée, dans la science du fiqh, dans le hadith, dans le tafsir et à la fin de la journée également. Et le jeudi, il se dédiait à l’exhortation. Il prenait place sur une chaise élevée, pour que les gens puissent le voir, tellement il y avait de gens qui assistaient à son assemblée et ses exhortations étaient nombreuses. Les émirs, les savants les soufiyy et les gens du commun assistaient à son assemblée d’exhortations.

 

Une fois, il était assis sur sa chaise pour l’exhortation et dans cette assemblée, il se trouvait qu’il y avait des juifs et des sabéens. Les sabéens, sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ses paroles, environ huit mille de ceux-là sont entrées en Islam. Et parmi les gens de Ahlou s-Sounnah qui étaient dans l’insouciance et dans les péchés, quarante mille se sont repentis. Et parmi les prodiges que Allah lui avait accordés, c’est que se réunissaient chez lui, une nuit dans l’année, plus de cent mille personnes. Ils se réunissaient, et il leur donnait suffisamment à manger et à boire. Tous mangeaient et buvaient alors qu’il n’était ni un roi ni quelqu’un qui avait un poste de ministre. Sa famille ne comportait pas de ministre ni de roi. Mais lui, grâce à un secret que Allah lui a accordé, il donnait à manger à tout ce grand nombre de personnes qui leur suffisaient pour manger et pour boire. Il était surnommé Abou l-^Alamayn, celui qui a les deux bannières, et aussi Abou l-^Abbas et le chaykh de la petite boiteuse. Car un jour, il est sorti visiter un village où il avait des gens, des disciples qui le suivaient. Ils l’ont accueilli, hommes et femmes. Et parmi eux, il y avait une petite fille qui était boiteuse, qui était bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh, elle s’est dirigée vers lui et lui a demandé des invocations. Elle lui a dit, je ne supporte plus, tellement les filles du village se moquent de moi. Il a fait des invocations à Allah en sa faveur, sa jambe est devenue droite sur le champ, son dos est devenu droit aussi, elle a perdu sa bosse et ses cheveux ont poussé. Tellement les gens étaient étonnés par ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de al-^Ourayja, c’est à dire le chaykh qui a soigné, qui a guéri cette fille boiteuse. Tellement il s’occupait de science et plus particulièrement de science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été protégée. Jusqu’à nos jours, il n’y a pas qui, parmi les gens, de sa tariqah, qui disent que Allah est incarné dans les choses, ou dans certaines choses, ou quelqu’un qui dise que Allah est une seule et même chose, ni qui dise que Allah est unique puis s’est multiplié. Il n’existe pas, dans sa tariqah, des gens qui disent ces paroles abominables et la louange est à Allah.

 

Par ailleurs, l’imam Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj. Al-Hallaj, est mort avant notre Maître l’imam ‘Ahmad, trois cents ans environ. Il mettait en garde contre lui, il disait : « il n’est pas sur la vérité », s’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : « je suis Allah ». Parce que Al-Hallaj disait « je suis Al-Haqq », c’est à dire : « je suis Allah ». Que Dieu nous en préserve. Car parmi les noms de Allah, il y a Al-Haqq. Notre ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que c’était un égaré. Et c’est cela la vérité, et la plupart des soufiyy ont dit « Al-Hallaj ne fait pas partie des notre ». C’est pour cela que par le passé, très peu nombreux étaient ceux qui faisaient l’éloge de Al-Hallaj. Mais de nos jours, ils sont devenus plus nombreux. Si tu prends place avec certains Qadiriyy tu les entends faire l’éloge de Al-Halaj. Et si tu prends place avec certains chadhiliyy, tu les entends faire son éloge et si tu prends place avec certains Naqchabandiyyah également tu les entends faire son éloge et d’autre également que ces gens-là, mis à part les Rifa^iyyah. Car ils ont su, qu’il était égaré car le chaykh de la tariqah Rifa^iyyah a dit que Al-Hallaj est un égaré et ceci est une des faveurs de la tariqah Rifa^iyyah. »

La croyance musulmane

Posted in cours général,Croyance,islam,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2018

« Il y a de nombreuses voies qui permettent de faire du bien et de gagner du bien. Et certaines voies sont meilleures que d’autres. Certaines sont plus profitables et c’est pour cela qu’il convient de prioriser le plus important d’abord. Les voies sont nombreuses mais ne sont pas toutes équivalentes. Et le plus important des sujets de la religion, celui auquel il convient d’accorder le plus important des connaissances et le plus prioritaire c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wajama^ah. C’est la croyance suivie par le Salaf et le Khalaf. Le Salaf ce sont les gens des trois premiers siècles, qui étaient sur la croyance des compagnons. Et il aura toujours la majorité qui restera sur la croyance des compagnons jusqu’au jour du jugement. Parce que Allah ta^ala a promis à Son prophète que sa communauté ne sera pas égarée. Et que la majorité ne va pas s’égarer. La majorité de ceux qui se disent musulmans sont sur la croyance des compagnons. Et ne sont pas des égarés.  Mais ceux qui se sont écartés, ceux qui se sont singularisé de la croyance des compagnons se sont eux qui vont s’égarer sans aucun doute. Et ceci s’est produit. »

 

« Le plus éminent des bienfaits que Allah ta^ala nous a accordé c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. La plus éminente des grâces de Allah est la croyance de ‘Ahlou Sounnah, la croyance suivie par les compagnons et ceux qui les ont suivis. Que les musulmans ont hérité, successeurs auprès des prédécesseurs, depuis quatorze siècles, et cette voie la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-jama^ah est également la croyance qu’avaient eu les califes et les sultans.

Et parmi les sultans, qui avaient eu la croyance ach^arite en rapport à l’imam ‘Abou l-Hasan Al-‘Ach^ariyy, parmi ceux qui avaient cette croyance, il y le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy, que Allah lui fasse miséricorde. En Occident, il est connu sous le nom de Saladin, que Allah lui fasse miséricorde. Le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy s’appelait Yousouf. C’était un savant de l’Islam, il connaissait le Qour’an par cœur, un livre de jurisprudence Chafi^ite qui s’appelle At-Tanbih, et connaissait aussi par cœur, un autre livre Al-Hamasah. Ce sultan, Salahou d-din Al-Ayyoubiyy avait accordé une grande importance et s’occupait particulièrement de la croyance ‘Ahlou s-Sounnah, la croyance ach^arite. Il accordait une grande importance à la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah au point qu’il avait donné l’ordre au mou’adhin de réciter la croyance ‘ach^arite du haut des minarets pour que les voisins des mosquées les entendent. Et il a ordonné, l’enseignement du livre de la croyance ach^arite aux plus jeunes tout comme aux plus âgés, même ceux qui étaient dans les Koutab (madrasah), où les enfants apprennent. Ils apprenaient cette croyance, et cette croyance est celle qui figure dans le livre qui s’appelle Hada’aqou l-fousouli wa jawahirou l-^ouqoul. »

 

 

  Les péchés des mécréants ne seront pas pardonné sauf par l’Islam :

« Le sens du hadith :

اللهم اغفر لقومي فإنهم لا يعلمون

(‘Allahoumma ghfir li qawmi fa’innahoum la ya^lamoun) quand il a fait cette invocation en faveur de son peuple qui n’était pas musulman. Et nous savons que nous ne demandons pas le pardon en faveur d’un non musulman. C’est une demande de pardon pour que leur mécréance soit effacée par l’Islam et non une demande de pardon pour leur mécréance. C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah ! Fais-les rentrer en Islam », mais cela ne veut pas dire : « Ô Allah pardonne leur leurs péchés et qu’ils restent mécréants ». C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah pardonne leur mécréance par leur entrée dans l’Islam ». Cela ne veut pas dire de leur effacer leurs péchés avant qu’ils ne deviennent musulmans.

 

Cette invocation veut plutôt dire « Ô Allah efface leur, leur mécréance par l’Islam ». Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par son entrée dans l’Islam.  Le mécréant d’origine, c’est celui qui n’est pas un apostat. Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par l’Islam, quelques soient ses aumônes ou les services aux pauvres, aux miséreux, aux veuves. Aucun petit péché ne lui sera pardonné avant son entrée en Islam. »

« Quiconque aura démenti la loi de l’Islam, de n’importe quelle manière, Allah ne lui pardonne que par son entrée en Islam. Celui qui dément la loi de l’Islam, ce qu’il a fait est grave. Et ce qui expie la mécréance, est par l’entrée en Islam. Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Anfal verset 38 :

قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ

(qoul l-lil ladhina kafarou ‘an yantahou youghfar lahoum ma qad salafa) ce qui signifie : « Les mécréants s’ils abandonnent leur mécréance, il leur sera pardonné leurs péchés antérieurs ». Le mécréant même s’il a tué mille musulmans, s’il rentre en Islam, il lui sera pardonné grâce à son Islam. L’islam lui efface tous ses péchés antérieurs. »

« Le mécréant ne profitera d’aucune de ses œuvres dans l’au-delà. Car il a mécru en Dieu et en Son messager. Les insectes selon le jugement de Dieu sont meilleurs que le mécréant. Allah ta^ala a révélé dans le Qour’an, dans sourate Al-Anfal verset 55 :

إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِندَ اللهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ فَهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَ

(‘inna ch-charra d-dawabbi ^inda l-Lahi l-ladhina kafarou fahoum la you’minoun) ce qui signifie : « Les pires des êtres vivants, selon le jugement de Dieu se sont ceux qui ont mécru et qui ne sont pas croyants ». Le mécréant qui meurt sur sa mécréance, c’est la pire des créatures de Dieu. Tout ce que Dieu a créé, les insectes et même les animaux nuisibles comme les fauves, tous ceux-là sont meilleurs selon le jugement de Dieu que celui qui n’a pas été croyant. S’ils agissent en bien dans le bas monde, les mécréants, leur rétribution sera dans le bas-monde. Ils auront la subsistance et la bonne santé. Mais dans l’au-delà, ils n’auront aucune bonne rétribution. »

La miséricorde pour le mécréant est dans ce bas monde uniquement :

« Lorsque l’on fait une invocation de miséricorde en faveur d’un mécréant cela veut dire dans le bas monde et non pas la miséricorde dans l’au-delà. Ceux qui disent à propos d’un mécréant qui est mort mécréant, « Que Dieu lui fasse miséricorde », deviennent mécréants. Dans le bas-monde le mécréant aura bénéficier des bienfaits que Dieu a voulu qu’il prenne. Ces bienfaits qu’il a pris et dont il a profité dans le bas-monde sera une source de châtiment pour lui dans l’au-delà. Car il n’a pas remercié Dieu. Le remerciement c’est l’Islam, c’est de croire en Allah et en Son Messager. Et s’il avait cru en Allah et en Son Messager que Allah a envoyé pour être suivi, pour que l’on croit en sa véracité, il aura remercié Dieu. Mais le simple fait d’agir avec bienfaisance envers les pauvres, envers les miséreux, donner des aumônes aux veuves et les orphelins, il n’aura rien de toutes ces aumônes dans l’au-delà.

Le mécréant, quoiqu’il agisse en bien avec les gens, il n’aura pas remercié Dieu. Mais le musulman, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés lui, il aura remercié Dieu. S’il se maintient dans ce degré, de délaissement des péchés et d’accomplissement des devoirs, alors il est appelé « Chakour », c’est à dire quelqu’un qui à persévérer dans le remerciement de Dieu. Allah ta^ala dit dans sourate Saba’ verset 13 :

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour », c’est à dire qui persévèrent dans l’accomplissement des devoirs et le délaissement des péchés. Parmi les musulmans très peu sont chakour.

Ach-chakour c’est celui qui est arrivé au degré de la Sainteté. Le chakour, est un waliyy. Quant à celui qui fait beaucoup de bonnes actions, même s’il était musulman, on ne dit pas de lui qu’il est chakour, tant qu’il n’est pas pieux.

وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour » cette ‘ayah, désigne les saints parmi les musulmans, les waliyy. Ceux qui ont la croyance correcte et qui accomplisse assidûment les devoirs et qui délaissent beaucoup d’interdits. S’il n’arrive pas au degré de la piété, aucun d’entre eux, ne sera appelé chakour. Si des personnes accomplissent beaucoup de devoirs et délaissent beaucoup de péchés mais ne sont pas arrivées au degré de la piété, alors elles ne seront pas appelées chakour. Mais les croyants, les pieux et les non pieux, sont très nombreux. Mais ceux qui ne sont pas nombreux ce sont les chakour, mais les autres musulmans sont très nombreux. »

La mécréance et le chirk sont de différents niveaux :

« Ils ne sont pas tous d’un même niveau. Certains sont plus graves que d’autres. Il y a : une association majeure (‘Ach-chirkou l-akbar) et une association mineure (‘Ach-chirkou l-asghar). L’association majeure c’est ce qui fait sortir de la communauté. Et l’association mineure ne fait pas sortir de l’Islam. Al-koufr également est de différents niveaux. Il y a un koufr qui fait sortir de la communauté et il y a un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. Certains grands péchés, sont appelés koufr mineurs comme juger par d’autres loi que la loi de l’Islam est un koufr mais qui est mineur. Gouverner en appliquant d’autres lois que la loi de l’Islam est un koufr qui est mineur mais ce n’est pas un koufr majeur, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. »

La connaissance est une chose et la foi une chose :

« A propos de Ja^far ‘Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée que lorsqu’il est revenu après une période d’absence, le Messager s’est levé pour lui et l’a embrassé entre ses yeux. Une personne peut embrasser un musulman entre ses yeux, sur ses joues, sur sa main tout cela est permis. Le Messager ses mains et ses pieds ont été embrassés, par les compagnons.

Deux juifs à Médine, étaient en train de discuter. Et l’un d’entre eux a dit : « Nous allons poser cette question à Mouhammad ». Ils lui ont réservé une question, que même parmi les juifs, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la réponse. Ils lui ont posé la question et il leur a donné la réponse. Ils lui ont dit : « Tu es donc Prophète ». Et le Prophète leur a dit :

ما يمنعكما أن تتبعاني

(ma yamna^oukouma ‘an tatabi^ani ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce qui vous empêche de me suivre alors? ». Ils ont répondu en mentant : « Nous avons pour croyance qu’il n’y aura de Prophète, qu’un descendant de Dawou». Mais avant de partir, ils ont embrassé les mains et les pieds du Prophète, tellement ils avaient reconnu qu’il avait pour connaissance la réponse. La connaissance est une chose et la foi est autre chose. Ces deux-là ont su que notre maître Mouhammad était un Prophète, ils ont eu la connaissance mais ils n’ont pas cru, ils n’ont pas été croyants. Il n’est pas suffisant de connaître, de savoir mais il est indispensable de faire soumettre son âme à cette vérité, c’est à dire que son âme accepte cette chose et qu’elle l’ait pour croyance. Les juifs savaient que Mouhammad était un Prophète tout comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, avec la même certitude. Mais, très peu d’entre eux sont devenus croyants. Les chrétiens, à cette époque-là, étaient plus proche de la foi. Le roi de l’Abyssinie que l’on appelle en arabe « AlHabachah » (actuelle Ethiopie), était chrétien. Il est entré en Islam et a cru au Messager alors qu’il était dans son pays. Comment le message lui est parvenu ? Par l’intermédiaire de certains compagnons sont allés chez lui en Abyssinie et lui ont parlé du Prophète Mouhammad, et il est entré dans l’Islam.

A sa mort, il avait atteint le degré de la sainteté. C’est à l’époque du Messager de Allah qu’il est mort, et il n’avait jamais rencontré le Prophète, mais avait cru en lui. Après sa mort, on voyait de la lumière, la nuit, jaillir de sa tombe jusqu’au ciel. Il était appliqué dans l’Islam jusqu’à devenir un saint. Le Messager, le jour de sa mort, a accompli pour ‘Ashamah An-Najachiyy, la prière funéraire de l’absent. Le Messager était à Médine. Allah lui a révélé que An-Najachiyy était mort. Il a dit à ses compagnons :

قوموا نصلي على أخيكم أصحمة

(qoumou nousalli ^ala ‘akhikoum ‘ashamah) ce qui signifie : « Levez-vous, nous allons faire la prière funéraire pour votre frère ‘Ashamah. » An-Najachiyy s’appelait ‘Ashamah. An-Najachiyy est le titre donné de tous les rois d’Ethiopie. Et lui s’appelait ‘Ashamah. » Il est mort en Abyssinie et les gens de Médine ont fait la prière funéraire pour lui. »

La parole de Allah ta^ala est unique :

« ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : وحدة كلام الله تعالى (wahdati kalami l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « La parole de Allah ta^ala est unique ». L’imam ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy Al-‘ichbiliyy, mort en l’an sept cent dix-sept de l’hégire. Tout comme Al-Bayhaqiyy a cité cette phrase : وحدة كلام (wahdatou kalami) ce qui signifie : « La parole de Allah est unique. » Il l’a cité dans deux de ses livres. ‘Ahlou s-Sounnah ont pour croyance que Allah ta^ala a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Allah parle d’une parole qui n’est pas de lettres, ni de voix. La parole qui est de lettres et des sons, cette parole-là est créé. Allah n’a pas pour attribut quelque chose qui entre en existence. ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-’Akbar a dit :

نحن نتكلم بالآلات والحروف والله يتكلم بلا ألة ولاحرف

(nahnou natakallamou bil’alati walhouroufi wal-Lahou yatakallamou bilaalatin wala harf) ce qui signifie : « Nous nous parlons avec des organes et des lettres mais Allah parle sans organe, ni lettre. » La parole de Allah qui n’est ni lettres, ni sons, est une parole qui est exempte de début et exempte de fin et qui ne s’interrompe pas. Il n’est pas possible que Allah parle puis se taise. La parole qui est un attribut propre à Allah n’est pas des lettres, ni un son. Les humains et les jinn dans l’au-delà, vont entendre la parole de Allah qui n’est ni des lettres ou un son. Quant à la parole qui est des lettres et un son, comme le Qour’an que nous récitons, ou comme At-Tawrat, Al-‘Injil ou Az-Zabour, ce sont des expressions de l’attribut de la Parole de Allah. Ce n’est pas l’attribut même de la parole de Allah. Allah ta^ala, nous a appris qu’Il crée les choses par Sa parole. Et tout ce que Allah a créé et tout ce qui va être créer, tout cela c’est par la parole de Allah. C’est la signification du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون

(‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de toute éternité. » Le verset n’a pas pour sens que Allah prononce la lettre « kaf » et la lettre « Noun ». Prononcer des lettres c’est la caractéristique des créatures et prétendre par ailleurs, que pour créer, quelque chose, Allah prononce « koun », veut dire qu’Il crée après avoir prononcé et ceci est impossible car Allah ne dépend pas du temps et ne change pas. Mais le sens est Qu’Il crée les choses dont Il a voulu l’existence, de Toute éternité par Sa parole qui n’est pas des lettres qui n’est pas un son. Et cela la signification de la parole du verset 82 dans sourate Yasin :

إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون (‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de tout Eternité. » Quant à la parole que certains disent : « Il est exempt d’imperfection celui qui est entre le kaf et le Noun. » ce sont des paroles laides qui ne sont pas du Qour’an, ni du hadith ni des gens de Science. »

‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy que Allah l’agrée :

« Par le passé, deux cent ans, après l’émigration, à l’époque de l’état Abbasside. Les Abbassides sont de Ibnou ^Abbas et les Omeyyades de Banou Oummayyah.

Certains des gouverneurs des musulmans ont obligé les gens à dire le Qour’an est créé. Certains ont dit cette phrase et d’autres ont refusé. Ces gouverneurs, quand ils disaient que le Qour’an est créé, ils visaient les lettres du Qour’an qui sont créées. Mais la phrase : « Le Qour’an est créé », il est interdit de la dire dans l’absolu. Pourquoi ? Il faut savoir que le Qour’an est l’expression de la Parole de Allah qui est de Toute éternité. Le livre qui a été révélé au Prophète Mouhammad, sont des expressions, ce sont des lettres qui sont une expression de la Parole de Allah qui est de toute éternité. Ces lettres-là sont créées. Mais le mot « Qour’an », exprime l’attribut de la parole de Allah qui est de Toute éternité. Donc, l’attribut de la parole de Allah, nous ne disons pas qu’il est créé. Même si les lettres sont créées, comme le Qour’an est le nom de l’attribut de la parole de Allah qui est de toute éternité, nous ne disons pas que le Qour’an est créé. Allah a des attributs, comme l’ouïe, la puissance, la volonté et parmi Ses attributs il y a la Parole. L’attribut de la Parole s’appelle Qour’an, ‘Injil, Tawrat. Le nom des livres est aussi le nom de l’attribut de la parole de Dieu. Donc, on ne dit pas la phrase : « le Qour’an est créé », pour pas que les gens croient que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, a refusé de dire cette phrase « le Qour’an est créé. » A cette époque, le gouverneur de l’époque, a chargé cent cinquante personnes pour le fouetter en une seule nuit. L’Imam Ahmad a patienté pour ne pas dire cette phrase. Il y avait aussi un autre grand savant, ‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé. Sa tête a été coupée pour cela, est plantée sur une lance. Ils ont chargé un gardien pour qu’il tourne cette tête, pour pas qu’elle soit dans la direction de la qiblah, tellement il y avait de l’injustice. Mais cette tête coupée, s’est mise à réciter sourate Yasin, correctement. Allah lui a accordé un prodige, en récitant sourate Yasin, coupée du corps de ce savant. La nuit, lorsque les gardiens baissaient la garde, la tête se remettait en direction de la qiblah, alors qu’elle était enfoncée dans une lance. Puis après cela, ils l’ont enterré. Ceci s’est produit à Bagdad, il y a mille cent années. Ces gouverneurs ont nui aux gens. Ils voulaient qu’ils disent que le Qour’an est créé. Ils ont torturé un certain nombre de savants, mais les savants, certains d’entre eux ont patienté et d’autres n’ont pas patienté. Ceux qui n’ont pas patienté les ont suivis. Mais nous notre croyance est que le Qour’an qui est récité par la bouche, avec un son, cette récitation-là, est créée. C’est Allah qui l’a créé. Mais le Qour’an qui désigne l’attribut de la parole de Dieu, qui est de toute éternité, n’est pas des lettres, ni un son. Nous avons pour croyance qu’Il est de toute éternité et qu’il n’est pas créé. »

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