Chaykhaboulaliyah's Blog


L’interrogatoire de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le messager de Allah a dit « … » rapporté par Ibnou Hibban, ce qui signifie « Quand l’homme est enterré, viennent à lui deux anges bleus noirs, l’un s’appelle Mounkar et l’autre Nakir et ils lui disent « que disais-tu de cet homme Mouhammad ? » et il dira ce qu’il disait auparavant. Si il était croyant, il dira « c’est l’esclave de Allah et Son messager, je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager ». Les anges lui diront « Certes, nous savions que tu dirais cela » puis sa tombe sera élargie de soixante dix coudées sur soixante dix coudées et sera illuminée pour lui. Puis on lui dira « dors » alors il dormira du sommeil du nouveau marié qui ne sera réveillé que par l’être le plus cher de sa famille jusqu’à ce que Allah le ressuscite  de cette  couche-là ».

Après que la personne soit enterrée, deux anges viennent à elle et leur couleur n’est pas du noir pur mais du noir teinté de bleu et c’est une couleur effrayante. Le croyant pieu, il n’aura pas de peur lorsqu’il les verra. Le pieu, Dieu lui raffermit le cœur et il répondra. Ils vont lui dire « Que disais-tu de cet homme Mouhammad ? ». Ces deux anges sont d’une couleur effrayante, ils sont d’une couleur noire teintée de bleu. Le mécréant aura peur d’eux. Quant au croyant pieux, il n’aura pas peur à la vue de ces deux anges. Le pieu, c’est le croyant qui faisait les devoirs et évitait les interdits. Le musulman, qu’il soit pieu ou pas, il saura répondre, il répondra au sujet de Mouhammad. Le pieux en plus, il n’aura pas de la peur à leur vue, Dieu lui raffermit le cœur et ces deux anges ne vont pas le regarder d’un regard de colère. Quant au mécréant, il sera terrorisé à leur vue, tout ceci se passe dans la tombe. Ceci est un hadith du prophète c’est-à-dire que la personne reprendra conscience quand elle sera dans sa tombe, c’est une preuve que l’âme revient au corps pour l’interrogatoire par ce deux anges Mounkar et Nakir. Leur nom en arabe Mounkar et Nakir, ils ont été appelés ainsi car ils inspirent la peur. Certains savants ont dit qu’il s’agit de deux anges, c’est eux qui viennent interroger chaque fois que quelqu’un est enterré et d’autres savants ont dit qu’il y a un groupe d’anges, chacun d’entre eux est appelé Mounkar et un autre ensemble, chacun des individus de cet ensemble est appelé Nakir, de sorte que chaque fois qu’il y a un mort, un représentant de ce groupe et un représentant de cet autre groupe vont pour interroger le mort et ces deux anges parlent toutes les langues, chacun, l’interrogatoire lui sera adressé dans la langue qu’il comprend. Même Azrail, l’ange de la mort, il se peut que Allah lui donne des représentants comme des sosies. Dieu lui donne d’autres corps que le corps d’origine qu’il gère tout comme l’un d’entre nous gère sa main. Lui c’est un seul être qui est un ange qui s’appelle ^Azra’il, c’est lui qui est chargé de retirer l’âme des vivants pour qu’ils meurent, et il se peut que Dieu lui donne des sosies (chabah) de sorte qu’au même instant où plusieurs personnes meurent un représentant de ^Azrail va pour retirer l’âme et c’est ^Azrail qui gère cela. Une fois qu’il retire l’âme du corps, c’est ensuite les anges de la miséricorde ou les anges du châtiment qui reprennent l’âme. La mort, c’est la sortie de l’âme du corps et cette sortie de l’âme du corps n’est pas facile, c’est quelque chose de très éprouvant. Pour le mécréant, c’est comme si c’était un amas de laine attaché sur des épines et qu’on tire. C’est selon l’état de la personne, tellement la personne éprouve de la douleur que certains ne peuvent plus parler, peut-être certains voient les anges de la miséricorde alors ils sont dans un état plus paisible et d’autres, peut être qu’ils voient les anges du châtiment mais ils ne peuvent plus parler tellement c’est douloureux et c’est selon l’état de la personne, ce qui aide la personne à ne pas tomber dans l’insouciance, c’est de se rappeler qu’elle va mourir, qu’elle se prépare pour ce qui vient après la mort. Il s’agit d’œuvrer pour ce qui vient après la mort. Une fois que Azrail retire l’âme du corps, ce sont les anges de la miséricorde ou les anges du châtiment qui reprennent l’âme. Les anges sont des créatures honorées, ce ne sont pas des hommes et ce ne sont pas des femmes. Ce ne sont pas des corps palpables. Azrail est un ange, Mounkar et Nakir sont des anges, les anges sont les créatures de Dieu les plus nombreuses, avec chacun d’entre nous, il y a deux anges qui écrivent ce que nous faisons. Il y a un ange qui nous inspire le bien comme il y a avec chacun d’entre nous un chaytan qui nous inspire le mal. Les anges ne désobéissent jamais à Allah, ce sont tous des musulmans et ils sont très forts, très puissants, ils ne se reproduisent pas, ils ne mangent pas, ne boivent pas. Après que Azrail retire l’âme du corps, il donne cette âme soit aux anges de la miséricorde soit aux anges du châtiment. Les anges de la miséricorde ont un très bel aspect. Quant aux anges du châtiment, ils ont un aspect qui inspire la peur. Ces anges ne laissent pas l’âme entre les mains de Azrail, si c’est une âme d’un croyant, ce sont les anges de la miséricorde, ils emmènent cette âme jusqu’au ciel et si c’est une âme d’un mécréant, ils l’emmènent jusqu’à un endroit qui est dans la septième terre, qui s’appelle Sijjin. Dans le hadith qu’on a vu au début du cours, les deux anges Mounkar et Nakir interrogent cette personne qui est enterrée et ils vont lui dire « que disais-tu de cet homme », ils vont parler dans la langue qu’il comprend. Ils vont interroger la personne au sujet de notre maître Mouhammad. Quand ils vont lui dire « que disais-tu de cet homme Mouhammad », le prophète ne sera pas présent lorsqu’ils vont interroger mais lorsqu’on dit « cet homme », c’est un démonstratif, c’est-à-dire, celui qui est connu. La personne interrogée va répondre, elle va dire ce qu’elle disait de son vivant. Le musulman avant de mourir, il disait que « ^abdoullahi wa raçoulouh » le croyant va dire que c’est l’esclave de Allah et Son messager. Allah lui inspire la bonne réponse. Chaque musulman va répondre cela. Qui ne peut pas répondre correctement ? C’est celui qui niait ou qui était catégorique pour dire que le prophète n’était pas un envoyé de Dieu. Le mécréant, que ce soit un mécréant déclaré ou un mécréant hypocrite, c’est celui qui manifestait l’apparence d’un musulman alors qu’en réalité, il était incrédule. Celui-là ne va pas pouvoir répondre correctement, tous deux vont dire « je disais comme les gens ». Le croyant qui est mort sur la piété, sa tombe sera élargie. Une coudée c’est deux empans, c’est un peu moins qu’un demi mètre (quarante cinq centimètres) donc soixante dix coudées donc environ trente cinq mètres sur soixante dix coudées environ trente cinq mètres. Il ne va pas être comprimé dans sa tombe et d’autres, il leur arrive que leur tombe soit étendue plus que cela comme c’est arrivé à un compagnon qui s’appelle Al-^Ala’ Ibnou l-Hadramiyy, c’était un grand saint. Sa tombe a été élargie à perte de vue. Ces compagnons après l’avoir enterré, ils étaient dans une conquête, il est mort dans la conquête et ils l’ont enterré là où il était mort, les gens de la région leur ont dit « c’est une région où il y a beaucoup de fauves, creusez davantage, enfoncez-le bien dans la terre de crainte que les fauves déterrent son corps et ne le dévorent ». Ils sont repartis à nouveau pour creuser et ils ont vu que la tombe était étendue à perte de vue et ils ne l’ont pas retrouvé. La tombe du croyant pieu est également éclairée d’une lumière comme la lumière de la pleine lune et il lui sera ouvert une porte qui donne sur le Paradis et les souffles du Paradis lui parviendront alors qu’il est dans sa tombe. Sa tombe sera pleine de verdure, il sera déposé dans sa tombe des plantes qui viennent du Paradis, des plantes vertes. Et tout cela est véritable, ce n’est pas une illusion mais  Allah voile cela aux yeux des gens, il se peut que certains, Dieu leur voile et ils ne voient pas cela et il se peut que Dieu le dévoile pour certains. Quelle est la sagesse que ces choses nous soient cachées ? Tout ce qui concerne la tombe et l’au-delà, c’est que le croyant croit en des choses cachées. C’est une preuve de sa foi qu’il croit en des choses qu’il ne voit pas et sa récompense est encore plus grande puisque nous croyons en ce que notre prophète nous a transmis, c’est une manifestation de notre part de notre croyance en la véracité du prophète qui ne ment pas et c’est plein de récompenses pour le croyant. Après cet interrogatoire, il sera dit au pieu « dors », il s’endormira du sommeil du nouveau marié qui est réveillé par la personne qui est la plus chère de sa famille. Il ne va pas ressentir de chagrin, il ne va pas ressentir d’ennui ni de tristesse. Quant aux autres, de nos jours, avant de mourir, les gens ont une peur dite naturelle de la mort, chacun d’entre nous a cette peur dite naturelle, Dieu a créé cela en les gens mais après cela, le pieu sera apaisé parce que Allah lui a apaisé le cœur. Il a été rapporté que lors de la mort, lorsque le pieu reçoit l’annonce de bonne nouvelle qu’il fait partie des pieux, les anges lui diront  « le salam à toi oh toi qui est un waliyy » –un saint, alors il n’aura plus peur ni de la mort ni de la tombe, c’est pour celui qui était pieu, celui qui est mort en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les interdits. Alors il n’aura plus peur de la tombe ou si il commettait des péchés avant de mourir, il s’en est repenti. Notre prophète a dit « … » « Celui qui fait le repentir d’un péché est comme celui qui n’a pas commis de péché ». Notre prophète nous a rapporté comment une femme musulmane mais elle était fornicatrice, elle faisait partie des bani Isra’il. Dieu lui a pardonné parce qu’elle a  donné à boire à un chien assoiffé dans son soulier. La personne ne néglige aucun bien qu’elle puisse faire. Le prophète a dit ce qui signifie « Préservez-vous du châtiment de l’enfer même avec la moitié d’une datte en aumône. Même la moitié d’une datte, peut être cet acte, c’est ce qui va te sauver du châtiment de l’enfer. Ne néglige aucun bien que tu peux faire et notre vie nous est comptée, chaque instant qui passe nous rapproche de notre terme. Profitons de ces instants pour faire le bien.

Dans la suite du hadith, notre prophète a dit « .. . », c’est-à-dire « Si il était hypocrite -c’est-à-dire si ce mort qui est interrogé par les deux anges était hypocrite, il montrait en apparence qu’il était musulman alors qu’en réalité, il ne l’était pas, soit parce qu’il ne croyait pas au Paradis ou il ne croyait pas en l’enfer ou il ne croyait pas au prophète ou qu’il attribuait à Dieu le corps ou il attribuait à Dieu l’habitation du ciel, il avait une mauvaise croyance – il dira « je ne sais pas, j’entendais les gens dire quelque chose et je disais comme eux ». Ils lui diront « certes, nous savions que tu dirais cela car tu étais surpris et tu aurais peur et tu ne pouvais pas cacher cela », en fait lui il aimerait bien cacher mais tellement il aura peur, sa langue va le trahir, cet homme va dire cela sous l’effet de la surprise mais tellement il est apeuré, c’est comme si c’était un lapsus, c’est comme si il va dire quelque chose qu’il voulait cacher et les deux anges vont lui dire « on savait que tu allait dire cela ». Puis il sera dit à la terre de se refermer et elle se refermera sur lui jusqu’à ce que ses côtes s’entrecroisent. Il subira une pression tellement forte que ses côtes vont s’entrecroiser, il restera dans le châtiment jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette tombe et ce qui l’attendra par la suite est encore plus douloureux. Le châtiment en enfer pour le mécréant n’a pas de fin. Celui qui est intelligent, qui utilise correctement sa raison, il dit  « le message du prophète m’est parvenu je n’ai pas d’excuse, le message m’est parvenu donc à moi d’œuvrer correctement, d’appliquer les devoirs et d’éviter les interdits ». Quant à celui qui fait preuve d’orgueil, soi disant comme de nos jours, certains veulent faire de l’ironie, ils remettent en cause des choses qui sont véridiques, ce sont eux qui sont les perdants.

Dans le commentaire de ce paragraphe, le chaykh a dit « quand les deux anges interrogeront le mécréant, ils vont lui dire « quel est ton Dieu ? qui est ton Seigneur ? » ils savent que ce mécréant va répondre « je ne sais pas » car ils savent qu’il ne va pas répondre par conviction, on sait que aider quelqu’un à dire de la mécréance, c’est de la mécréance, quelqu’un qui aide quelqu’un à dire une parole qui est de la mécréance, il sait qu’il est chrétien, il lui dit « c’est quoi ta religion ? » il est en train de lui faire dire de la mécréance, c’est de la mécréance, emmener quelqu’un dans une église pour faire de la mécréance ou dans une synagogue ou dans un temple de bouddhistes, c’est de la mécréance. Les anges ne commettent pas la mécréance, ils ne vont pas aider quelqu’un à dire de la mécréance. Quand ils vont interroger, ils savent que lorsqu’il va répondre, ce mécréant, cela ne sera pas pour manifester sa mécréance, c’est sa langue qui va le trahir, c’est par lapsus, il va essayer de cacher mais il ne pourra pas. D’autres ont interprété cela autrement, ils ont dit « quand il va répondre, il ne va pas répondre sur son état actuel, il va rapporter ce qu’il avait comme croyance par le passé, il va dire qu’avant de mourir, il ne croyait pas en cela mais que maintenant il sait que c’est la vérité ». Il rapporte un discours en disant « l’année dernière, j’ai dit telle phrase ». Lui aussi, il dit « quand j’étais vivant, je ne croyais pas mais maintenant, je sais que c’est la vérité », les anges ne l’auront pas aidé à dire de la mécréance. Lorsque la tombe va se refermer sur ce mort, ses côtes vont s’entrecroiser et il restera dans ce châtiment jusqu’à la résurrection et après le Jour du Jugement, il subira d’autres châtiments encore et après les châtiments du Jour du Jugement, il entrera en enfer, les châtiments seront encore plus douloureux. Ces deux hadith ont été rapportés par Ibnou Hibban et il les a jugés sahih. Dans le premier, il y a confirmation que l’âme retourne au corps et que le mort a une perception sensorielle. Dans le deuxième hadith, il y a une preuve que l’âme est présente dans le corps lorsqu’il est dans sa tombe et que le mort s’endort et c’est tant que le corps n’est pas anéanti, cette félicité sera pour le croyant fort, c’est celui qui accompli les devoirs et évite les interdits, celui au sujet duquel le messager de Allah a dit « … » rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih, le hadith signifie « Le bas monde est comme une prison pour le croyant et comme un lieu de fatigue. C’est lorsqu’il quitte le bas monde qu’il quittera la prison et le lieu de fatigue », il s’agit du croyant accompli, c’est-à-dire que le croyant, la félicité qui l’attend dans l’au-delà est telle que le bas monde pour lui c’est comme une prison tellement il y a du bien dans l’au-delà, c’est-à-dire que cette vie du bas monde par rapport à la félicité de l’au-delà cette vie est comme une prison, c’est comme un lieu de fatigue de faim, c’est une résidence de fatigue, de faim, d’épreuves. Le croyant qui est éprouvé dans cette vie, c’est un bien pour lui, soit grâce à ces épreuves face auxquelles il patiente, soit il gagne des récompenses, il lui est expié des péchés. Le prophète a dit « même l’ongle cassé », si un croyant, si il lui est cassé un ongle et qu’il patiente c’est une source de bien pour lui parce que le croyant, il ne se rebelle pas contre Dieu, il s’humilie à l’extrême pour Dieu. Le livre de Ibnou Abi d-Dounya s’appelle « Ahwalou l-qoubour ». L’auteur a rapporté de Abou-l-Qacim Ishaaq…, il a dit « j’ai entendu ? m’a rapporté d’un homme qui creusait les tombes dans un cimetière. Cet homme a dit « j’ai creusé deux tombes, j’étais en train de creuser la troisième et c’était la canicule. Alors, je suis resté dans la troisième et j’ai mis ma cape au dessus du trou pour me faire de l’ombre. Tandis que j’étais ainsi, j’ai vu deux personnes venir sur deux montures, ils sont venus au niveau de la première tombe et l’un a dit à l’autre, « écris chez toi » le deuxième lui a dit « qu’est-ce que tu veux que j’écrive ? » il a dit « un farçakh sur un farçakh » – un farçakh c’est une unité de longueur qui dépasse le kilomètre. « Ensuite ils sont partis au niveau de la deuxième tombe. Le premier a dit au deuxième « écris chez toi », il lui a dit « que veux tu que j’écrive ? », il a dit « à perte de vue » et à la troisième, il lui a dit « un fitr sur un fitr » – un fitr ce n’est même pas un empan, la troisième dans laquelle celui qui creusait les tombes se trouvait à l’ombre. Et l’homme a dit « je me suis assis en attendant les convois funéraires. Un homme  est venu, il n’y avait pas beaucoup de gens qui l’accompagnait. Ils sont venus devant la première tombe et j’ai demandé à ceux qui l’accompagnait « qui est cet homme que vous allez enterrer ? » ils ont répondu « c’est un porteur d’eau qui vendait de l’eau aux gens, c’était quelqu’un qui était modeste et qui avait une famille nombreuse » et ceux qui accompagnaient son convoi funéraire ont dit « il n’a laissé rien en héritage ». L’homme qui creusait les tombes a  répondu « rendez l’argent que vous avez amassé pour lui, rendez le à ses enfants ». Il raconte « ensuite, on a ramené un deuxième convoi, et il n’y avait personne d’autre que ceux qui portaient le mort. Ils ont demandé une tombe et ils sont partis devant la tombe au sujet de laquelle les deux anges avaient dit « à perte de vue ». L’homme qui creusait les tombes a dit « qui est ce mort ? », ils ont répondu « c’est quelqu’un qui est étranger et qui est mort près d’une décharge. L’homme qui creusait les tombes a dit « je ne prend rien d’eux », il a fait gratuitement et il a fait la prière funéraire avec eux en faveur de cet homme. Celui qui meurt loin de sa famille et de son pays c’est un bon signe pour lui si il est musulman et c’était le cas pour cet homme. L’homme qui creusait les tombes a dit « je m’étais assis en attendant le troisième convoi funéraire, j’étais en train d’attendre jusqu’au temps de la prière de al-^icha ‘ ». Il a dit « on a ramené une femme d’un des princes et quand je leur ai demandé de me payer mon dû, pour avoir creusé la tombe, ils m’ont frappé à la tête et ils n’ont pas voulu me donner et ils l’ont enterrée dans cette tombe ». Cela a été rapporté par le hafidh Abou-l-Qacim.

Il y avait un homme qui pratiquait l’usure, qui prêtait de l’argent aux gens et qui demandait en plus du remboursement un profit et il était arrivé une fois de prendre de force une femme mariée à son mari qui était pauvre. Quand il est mort, les gens qui l’ont enterré ont vu de la fumée sortir de sa tombe. Ils ont demandé aux savants, les savants ont dit « récitez le Qour’an et demandez à tous ceux à qui il a fait subir une injustice qu’ils lui pardonnent ». Ils ont fait le tour à tous ceux à qui il a nuit de son vivant pour qu’ils lui pardonnent pour qu’à la fin, ils n’ont plus vu de fumée sortir de la tombe.

Ensuite,  lorsque tout le corps est désintégré, c’est-à-dire que tout le corps est assimilé par la terre et qu’il devient poussière et qu’il ne reste que le petit os de l’extrémité de la colonne vertébrale (le coccyx), l’âme du croyant pieu va au Paradis. Les âmes des désobéissants musulmans, ceux qui commettaient de grands péchés et qui sont morts sans se repentir, leur âme vont dans l’espace compris entre le ciel et la terre et certains dans le premier ciel. Les âmes des mécréants après la désintégration du corps vont à sijjin qui est un endroit dans la terre la plus basse, c’est-à-dire la septième terre. Cet os qui se trouve au bout de la colonne vertébrale même si il est brûlé, il reste, il est petit de la taille d’un grain de moutarde. Il a été rapporté dans le hadith que le prophète a dit « … » c’est-à-dire que c’est à partir de cet os que le corps de l’homme a été constitué, et autour de cet os que son corps sera reconstitué pour le Jour du Jugement. Le jour du Rassemblement, Dieu créé les corps à nouveau pour ceux dont les corps ont été assimilés par la terre parce qu’il y a ceux dont les corps ne seront pas assimilés par la terre, les prophètes, les martyrs leur corps ne seront pas assimilés par la terre et certains saints également. Quant à ceux dont les corps ne seront pas assimilés par la terre, ce sont les prophètes, les martyrs et certains saints. Les martyrs, leur âme monte directement au Paradis.  Qui va être excepté de l’interrogatoire des deux anges ? Ce sont les prophètes, les martyrs morts  dans le combat et l’enfant qui est mort avant la puberté. Les saints, hommes et femmes après que la terre assimile leur corps, leur âme  monte au Paradis et leur âme se déplacera au Paradis sous la forme d’un oiseau qui va consommer des fruits du Paradis et après la résurrection, les âmes reviennent à leur corps et ils entreront au Paradis et à ce sujet, il a été rapporté un hadith rapporté par l’imam Malik « … » après que les corps des saints et des saintes sont assimilés par la terre, leur âme sera au Paradis qui consommera des fruits du Paradis  mais ils ne vont pas à la place qui leur est réservée après le Jour du Jugement. Ils profiteront du Paradis mais pas encore de la place qui leur est réservée après le Jour du Jugement.

LES INVOCATIONS

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : ( Ad-dou^a’ou moukh-khou l-^ibadah). Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy, ‘Abou Dawoud et Ibnou Hibban. Les différents textes, que ce soit le Qour’an ou le hadith, font allusion aux dou^a.

Le mot dou^a est traduit en français par l’invocation, le fait de demander à Dieu. Et le Messager, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : ( Ad-dou^a’ou moukh-khou l-^ibadah) rapporté par At-Tirmidhiyy. Ce hadith signifie que l’invocation occupe une place très importante dans l’adoration. Le fait d’invoquer Allah est  l’une des plus grandes manifestations d’adoration de Allah. Autrement dit, le fait d’invoquer Dieu est un acte qui fait rapprocher de l’agrément de Allah. Mais, le plus important après la croyance en Dieu et en Son Prophète, c’est d’accomplir les cinq prières. Et justement, la prière comporte des invocations. Dans l’invocation, il y a une supplication envers Allah. Celui qui demande à Dieu, il Le supplie et manifeste ainsi son besoin envers le Créateur. Autant dire que celui qui invoque est faible et qu’il a besoin de Allah Qui est Tout- Puissant. Et c’est encore une manifestation qui montre que la personne ne peut se passer  de Dieu ; elle a besoin de Dieu.

Lorsque l’esclave invoque Dieu, soit  un péché qui lui sera  pardonné, soit un bien qu’il a demandé lui sera accordé rapidement, soit un bien lui sera accordé plus tard.

L’invocation que notre Prophète disait le plus souvent, c’est : (Allahoumma rabbanaatina fi d-dounya haçanah wa fi l-‘akhirati haçanah wa qina ^adhaba n-nar) ce qui signifie : « Seigneur, accorde nous un bienfait dans le bas monde, c’est-à-dire dans cette vie, et un bienfait dans l’au-delà, c’est-à-dire après la mort, et préserve-nous du châtiment de l’Enfer ». C’est une invocation qui est vraiment très globale, car elle comporte une demande de bien dans cette vie, dans l’Au-delà et une demande de préservation du feu de l’Enfer. Parmi ceux qui ont rapporté les paroles du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, d’aucuns ont expliqué le sens de cette invocation en disant que le bienfait dans ce bas monde fait allusion à la science. D’autres ont dit  qu’il s’agit d’une femme vertueuse. Quant au bienfait dans l’Au-delà, c’est le Paradis.

D’après Chahr Ibnou Hawchab : « J’ai demandé à ‘Oummou Salamah,  que Allah l’agrée,  une femme qui était compagnon du Prophèter et qui est devenue son épouse  : « Ô toi, mère des Croyants, quelle était l’invocation que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, disait le plus souvent ? ». Elle a répondu : « Il disait : (Ya mouqalliba l-qouloub thabbit qalbi ^ala dinik). (Ya Mouqalliba l-qouloub), ce qui signifie : « Ô Allah, Ô Toi Qui fait changer les cœurs ».

Les cœurs des personnes changent, parfois la personne penche vers telle chose, parfois elle penche vers autre chose. Nos cœurs changent, et tout ce qui change l’est par la volonté de Allah. Ainsi donc, c’est Allah Qui fait changer les choses, mais Lui ne change pas.

Donc, cette invocation signifie : « Ô Toi, mon Dieu, Qui fait changer les cœurs, fais que mon cœur persévère et reste stable sur la religion que Tu agrées ». Cela est une autre version c’est-à-dire que d’autres personnes ont rapporté cette invocation comme étant celle que le Prophète disait le plus souvent. Ce hadith est rapporté par At-Tirmidhiyy.

Le conseil consiste à  s’attacher à cette invocation en la disant tous les jours. En effet, en disant cela, la personne espère que Dieu va l’exaucer et qu’elle persévère sur cette vérité, sur la religion que Dieu agrée. Et  Dieu n’agrée aucune religion autre que l’Islam. L’Islam est la religion de tous les prophètes, depuis ‘Adam jusqu’à Mouhammad. Tous les prophètes sont musulmans. Et Dieu n’ordonne pas de suivre une religion autre que l’Islam et Il n’agrée pas une religion autre que l’Islam. Donc, si nous demandons cela, c’est que nous espérons être sur la religion que Dieu agrée jusqu’à quitter ce bas monde. Et ce qui compte, c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt parce que les cœurs changent. Et nous invoquons Dieu pour que nos cœurs soient fermes et persévèrent sur ce bien qu’ils ont connu. Le cœur de  notre Prophète est stable sur la foi. Toutefois, s’il répétait cette invocation, c’était pour l’enseigner à sa communauté. En effet, Allah ta^ala a préservé  le Prophète de tout ce qui est contraire à l’Islam. Par conséquent , s’il répétait cette invocation, ce n’est  pas parce qu’il avait peur que son cœur ne change. Il sait que Allah a fait que son cœur reste stable sur cette croyance  correcte. C’est pour nous enseigner, nous les membres de sa communauté, en demandant cela à Allah.

Parmi ses invocations, notre maître Dawoud, ^alayhi s-salam -qui était aussi un prophète-  comme nous l’a appris notre Prophète Mouhammad, disait : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka houbbaka wa houbba man youhibbouka wa l-^amala l-ladhi youballighouni houbbaka Allahoumma j^al houbbaka ‘ahabba ‘ilayya min nafsi wa ahli wa mina l-ma’i l-barid) qui signifie : « Ô Allah, je demande à gagner Ton agrément, et je Te demande de gagner l’amour de ceux qui T’aiment. Je te demande de m’accorder la réussite à accomplir les actes qui me font gagner Ton agrément. Ô Allah, fais que l’amour que j’ai pour Toi soit plus grand que l’amour que j’ai pour  ma personne et pour ma famille, et plus fort que l’amour que j’ai pour  l’eau fraîche. ».

Un Compagnon honorable qui s’appelle ‘Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, disait : « Le Messager de Allah disait des invocations avec beaucoup de paroles. Nous n’en avons pas retenu la totalité ». [C’est-à-dire que le Prophète disait tellement d’invocations qu’ils ne  les ont pas toutes retenues.] Et un jour, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a demandé :  » Est-ce que vous voulez que je vous donne une invocation qui regroupe toutes celles que vous n’avez pas pu retenir ? Vous dites : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min khayri ma sa’alaka minhou nabiyyouka Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  »

Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande le meilleur de ce que t’a demandé ton Prophète Mouhammad », (Wa ‘a^oudhou bika min charri masta^adha minhou nabiyyouka Mouhammad), « Et je recherche la protection contre tout ce dont ton Prophète Mouhammad a recherché la protection », (Wa ‘anta l-mousta^an wa ^alayka l-balagh wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah). Et on recherche l’aide de Allah ; et il n’est de préservation contre les péchés ni de force pour les obéissances que par Allah, Lui Qui est supérieur à tout par le degré et Qui est digne de toutes les glorifications.

Il y aussi des règles de comportement qu’il convient d’adopter lorsqu’on invoque Dieu. D’abord, il s’agit de veiller ou de rechercher les moments propices. Il y a des moments qui sont favorables pour les invocations, c’est-à-dire des moments où l’on espère que l’invocation est exaucée. Comme le jour de ^Arafah, qui est le jour où les pèlerins qui vont à La Mecque pour faire le Pèlerinage, vont sur le Mont de ^Arafah, qui se trouve à environ une quinzaine de kilomètres de La Mecque. Ce jour-là, qui correspond au neuvième jour de Dhou l-Hijjah, et à la veille du jour du sacrifice, le jour où les Musulmans égorgent le mouton pour perpétuer la tradition du prophète ‘Ibrahim, ^alayhi s-salam. Ce jour-là, on espère que l’invocation est exaucée. Donc ceci parmi les jours de l’année. Parmi les mois, c’est pendant le mois de Ramadan que l’on espère que les invocations sont exaucées. Parmi les jours de la semaine, c’est le jour du vendredi où l’on espère que l’invocation est exaucée. Pendant la nuit, c’est durant le dernier tiers de la nuit que l’on espère que les invocations sont exaucées. La nuit commence par le coucher du soleil et elle se termine par le lever de l’aube. On compte cette durée et l’on divise par trois. Et c’est le dernier qui précède l’aube où l’on espère que l’invocation est exaucée. Donc comme dans le hadith qui est connu : (yanzilou Rabbouna). Cela ne veut pas dire que Dieu occupe un espace car Dieu est le Créateur de tous les endroits. Il n’a pas besoin des endroits. La croyance des Musulmans, c’est que Dieu existe sans endroit. Donc, ce hadith, que signifie-t-il ? Car il fait partie des hadith qui ont un sens, dans la langue arabe, apparent et qui a un sens qui n’est pas apparent, c’est-à-dire que le sens apparent implique des choses qui ne sont pas correctes dans la Religion. Donc, ce n’est pas le sens apparent qui est à retenir de ce hadith. Et l’on n’attribue pas à Dieu la descente ou le mouvement. Mais, les savants ont dit que ce hadith signifie que Allah ordonne à un ange et que cet ange descend pendant le dernier tiers de la nuit et il appelle celui qui invoque Dieu et Dieu l’exauce. En effet, Dieu est exempt de l’endroit. Ce hadith est un hadith qu’on appelle moutachabih, non explicite.

On a vu qu’il y a les moments propices aux invocations. Également parmi les règles de comportement des invocations, la deuxième règle de comportement, c’est de rechercher un état qui soit propice, par exemple lorsque la pluie tombe. La tombée de la pluie est un moment qui peut être propice à l’exaucement des invocations. Donc, c’est un moment qui peut correspondre à un moment où l’invocation sera exaucée. La pluie est quelque chose de bien, elle est un bienfait.  On n’insulte pas la pluie.

Lorsqu’on s’apprête à accomplir la prière obligatoire- il y a cinq prières obligatoires par jour- et juste avant, il y a l’annonce que la prière va être accomplie. Ce n’est pas l’appel à la prière, al-‘adhan, qui  précède un peu. Quand les Musulmans se rassemblent dans la mosquée et qu’ils se lèvent pour faire la prière, il y en a un qui fait l’annonce, al-‘iqamah. Autrement dit, c’est ce qui va précéder l’accomplissement effectif de la prière. À cet instant-là aussi,  c’est un moment qui peut être propice à l’exaucement des invocations.

Également, entre le moment où il y a l’appel à la prière, al-‘adhan, et le moment où il y a l’annonce de la prière, al-‘iqamah, c’est  aussi est un moment où l’invocation peut être exaucée.

De même, on espère que l’invocation de celui qui fait le jeûne est exaucée. Donc, c’est un état qui est bon  puisqu’il est en train de se priver des plaisirs du bas monde pour gagner l’agrément de Dieu. Donc, cela est un état où l’on espère que l’invocation sera exaucée.

Aussi, lorsque la personne est en prosternation dans sa prière, on espère que son invocation sera exaucée. La personne pose son front ; le visage est une partie honorée du corps. Et quand on le met au sol par humilité pour le Créateur, Celui Qui nous a créés, Qui nous a donné l’existence, on ne se prosterne pas pour autre que Lui. Et dans cette position-là, on espère que l’invocation est exaucée.

Troisièmement, parmi les règles de comportement, c’est de se diriger vers la Qiblah, c’est-à-dire la direction de la Ka^bah qui est cette construction qui se trouve dans la ville de La Mecque et qui est recouverte généralement d’une étoffe noire. C’est une construction de forme cubique qui se trouve à La Mecque et c’est la direction que notre Prophète nous a ordonné de prendre lorsqu’on accomplit la prière. C’est un lieu honoré, mais cela ne veut pas dire que Dieu habite là-bas. En effet,  Dieu n’habite pas les endroits ; Il est le Créateur des endroits et Il existe sans endroit.

Donc, parmi les règles de comportement des invocations, il est bien de se diriger vers la Qiblah quand on veut invoquer Dieu et de lever les mains vers le ciel. Mais là aussi, cela ne veut pas dire que Dieu habite en haut, car Dieu est le Créateur des endroits. Pourquoi alors lever les mains vers le ciel ? Quelle est la sagesse  qui réside en cela ? D’une part, c’est parce que le ciel est une direction pour les invocations, tout comme la Ka^bah est une direction pour la prière. Et d’autre part, c’est parce que les miséricordes et les bienfaits nous viennent du ciel. Et le ciel est un lieu honoré, puisque c’est un lieu de résidence pour les anges. Les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils sont tous des saints. Les anges sont tous des esclaves vertueux qui ne désobéissent pas à Dieu. Ils font ce que Dieu leur ordonne. Les anges ne sont pas des hommes et ils  ne sont pas des femmes. Ils ne mangent pas, ne boivent pas et ils ne se reproduisent pas. Ils sont très forts. Sous leur véritable apparence, ils ont des ailes. Mais, ils peuvent prendre l’apparence d’hommes beaux, mais sans l’organe génital.

Les anges habitent le ciel et le nombre des anges est le plus grand de celui de toutes les créatures de Dieu. Ce sont les créatures les plus nombreuses de par le nombre. Ils sont tous obéissants. Ils ont une volonté, tout comme nous avons une volonté. Mais ils ne choisissent que l’obéissance alors que parmi les humains et les jinn, d’aucuns choisissent la désobéissance. Donc, nous nous dirigeons vers le ciel parce que, dans les invocations, c’est du ciel que descendent les miséricordes. Le ciel est notre direction, notre orientation pour les invocations, tout comme la Ka^bah est notre orientation pour la prière, et parce que le ciel est un lieu honoré puisque personne ne désobéit à Allah dans le ciel puisque les habitants du ciel sont tous des créatures qui obéissent à Dieu. Et celui qui invoque Dieu et qui tend ses mains vers le ciel après avoir terminé son invocation, il se passe la main sur le visage. Car, il espère que les miséricordes et les bénédictions qu’il a pu obtenir profiteront à son corps.

Une autre règle de comportement qu’il convient d’avoir dans l’invocation, c’est de ne pas élever la voix. Il convient  d’invoquer Dieu à voix basse, c’est-à-dire ce n’est pas complètement en chuchotant et ce n’est pas à voix haute ; c’est entre les deux. Ce n’est pas complètement inaudible et ce n’est pas fort ; c’est entre les deux, voire  à voix basse.

La cinquième règle de comportement, c’est de ne pas se charger d’utiliser des paroles rimées, as-saj^. C’est une manière de parler en prose rimée. C’est de la prose, ce n’est pas de la poésie, mais c’est rimé. Par conséquent, ce n’est pas la peine de se charger d’invoquer Dieu avec de la prose rimée. Pour invoquer Dieu, certaines personnes se chargent de composer des paroles qui sont rimées, on parle ici des paroles en langue arabe. Ce n’est pas une condition. On peut invoquer Dieu même si ce n’est pas de la prose rimée, même avec des paroles tout à fait habituelles.  Effet, il convient à celui qui invoque Dieu d’être en situation de supplier, parce qu’il est en train de demander au Créateur. Donc, il risque de détourner son attention de cette finalité-là, de supplier le Créateur pour chercher à choisir les mots qui conviennent à cette prose, aux rimes qu’il recherche.

Parmi les récits du passé, il y a un qui est parti auprès des gens du Salaf, auprès de quelqu’un qui faisait des invocations avec le saj^. Et il lui a demandé : « Pourquoi tu fais cela ? J’ai vu Habib Al-^Ajmiyy qui était un homme connu pour son invocation pleine de bénédictions, qui demandait en disant :  » Ô Allah, fais que nous soyons bons. Ô Allah, ne nous dévoile pas au jour du Jugement. Ô Allah, accorde-nous la réussite pour faire le bien  » ». Et les gens répétaient après lui. C’est-à-dire que c’était des paroles tout à fait simples. Ce n’est pas la peine de se charger en recherchant  des paroles où on compose de la prose rimée qui détourne l’attention. Il convient d’avoir un état d’humilité, un état où on se rappelle qu’on a besoin du Créateur, qu’on ne se passe pas du Créateur, ne fut-ce le temps d’un clin d’œil.

Et c’est cela qui est important. C’est pour cela que le Prophète a dit : (Ad-dou^a’ou moukh-khou l-ibadah) c’est-à-dire que l’invocation a une place importante dans la Religion , car grâce à cette invocation, les gens se rappellent. Souvent, les gens ont tendance à se retrouver dans l’insouciance. Et ils s’oublient. Ils oublient que c’est Dieu Qui leur a donné l’existence. Ils oublient que c’est Dieu Qui leur permet de bénéficier des bienfaits qu’ils ont. Ils oublient que Dieu a dominé toutes les créatures par la mort ; quoi que les gens fassent, personne ne va échapper à la mort. Et il convient à celui qui invoque Dieu, de se rappeler cela, et de se rappeler son besoin du Créateur, en faisant preuve d’humilité pour espérer que Dieu l’exauce.

La sixième, c’est justement cet état de crainte dans le cœur, d’humilité, de respect, de glorification du Créateur. Il convient d’avoir son cœur empli de crainte, empli de respect, empli d’humilité envers Dieu, Qui est notre Créateur.

La septième consiste à être catégorique dans sa demande, de demander véritablement à obtenir ce qu’on recherche. Autrement dit, il ne s’agit pas de demander de manière détachée ou machinale, il s’agit de  demander en espérant véritablement obtenir ce que l’on demande. Et celui qui demande espère le bien de la part du Créateur. Il espère sincèrement que Dieu lui accorde ce qu’il demande, en étant quasi certain qu’il va obtenir ce qu’il demande, en mettant dans son cœur comme s’il était certain d’obtenir ce qu’il demande à Dieu.

La huitième règle de comportement, c’est d’insister sur la demande et de répéter trois fois. C’est bien de répéter trois fois. En effet, un Compagnon du Prophète qui s’appelle Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il faisait une invocation, il la faisait trois fois. Et lorsqu’il demandait quelque chose, il la demandait trois fois. Cela est rapporté par Mouslim.

Et il convient que la personne ne perde pas patience, qu’elle ne dise pas : « J’ai demandé et Dieu ne m’a pas accordé » car c’est une règle de comportement. Celui qui adopte cette position, c’est comme s’il disait : « Moi, j’ai fait une faveur à Dieu en Lui demandant », alors que c’est nous qui avons besoin de Dieu, ce n’est pas Dieu Qui a besoin de nous. Dieu n’a pas besoin de nos invocations.

Donc,  il convient à celui qui a invoqué Dieu et qui a obtenu ce qu’il recherche, de dire : « La louange est à Dieu ». Grâce à ces bienfaits, on accomplit les bonnes choses. Et celui qui n’a pas obtenu ce qu’il a demandé, qu’il dise : « La louange est à Allah » dans tous les cas, « Je remercie Dieu », dans tous les cas. C’est-à-dire que la personne reste ferme et imperturbable, qu’elle ne laisse  pas perturber par tel ou tel événement. Il lui convient de demander et de  provoquer les causes ; et Dieu fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient. Il accorde à qui Il veut et prive qui Il veut. Il n’a de compte à rendre à personne. En ce qui nous concerne, nous avons des comptes à rendre à Dieu, mais Dieu n’a de compte à rendre à personne. S’Il accorde à quelqu’un un bien, c’est par Sa grâce. Et s’Il le prive, rien ne L’en empêche.  Allah ta^ala,  n’est pas injuste en privant du bien quelqu’un parce que l’injustice, c’est agir avec le bien d’autrui d’une manière non conforme à l’ordre et à l’interdiction de  celui à qui cela appartient. L’injustice, c’est d’agir avec quelque chose qui ne nous appartient pas. Or, tout appartient à Dieu. Par conséquent, Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient.

La neuvième règle de comportement consiste à commencer ses invocations par la louange à Dieu, en remerciant Dieu. En arabe, on dit : (Al-hamdou li l-Lah) et l’invocation en faveur du Messager de Allah : salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est-à-dire on demande à Dieu qu’Il honore et qu’Il glorifie davantage le Prophète Mouhammad , car il est le meilleur de tout ce que Alluah a créé. Il est celui qui est porteur du message de l’Islam à l’humanité. Il est celui que Dieu a choisi parmi tous Ses esclaves, pour être le dernier des prophètes et le meilleur de tous les prophètes. Quand nous disons : (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après l’énoncé de son nom, cela veut dire : « Ô Dieu, élève davantage le Prophète Mouhammad et préserve sa Communauté de ce qu’il craint pour elle ». Donc, on commence l’invocation par la louange à Allah : (al-hamdou li l-Lah) et par l’invocation en faveur du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il a été rapporté d’un homme qui s’appelle ‘Abou Soulayman Ad-Daraniyy : « Celui qui veut demander quelque chose à Allah, qu’il commence par l’invocation en faveur du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Puis, qu’il demande ce qu’il veut, ensuite qu’il termine son invocation par l’invocation en faveur du Prophète ». Il a ajouté : « Parce que Allah ^azza wa jall agrée les deux invocations en faveur du Prophète, celle que la personne a dite au début et celle qu’il a dite à la fin. Et Allah accorde avec largesse, Il accorde ce qu’il y a entre les deux invocations ». Donc, il convient que la personne recherche les actes de bien.

La dixième règle de comportement, c’est le repentir. C’est de faire le repentir, de rendre les choses prises injustement et réparer les droits éventuellement outrepassés. Le repentir consiste à regretter d’avoir commis des désobéissances, regretter d’avoir désobéi à Dieu, cesser de faire cette chose qui est mauvaise, arrêter de faire les péchés et avoir la ferme intention de ne pas refaire ce péché. Et s’il s’agit de droit que la personne a outrepassé, par exemple quelqu’un a insulté ou s’il a fait la médisance ou la calomnie ou bien s’il a volé ou usurpé, elle doit réparer le mal qu’elle a fait. Et bien sûr, il est convenable de consommer ce qui est licite, de ne pas consommer ce qui est interdit. La consommation ne  signifie pas forcément faire parvenir au ventre ; elle englobe les vêtements, le logement. Donc,  il est convenable de ne pas avoir un bien qui provient d’une source interdite. Cela concerne l’argent issu du gain usuraire,  du vol ou de l’usurpation. Il convient de veiller à ce que la source de son argent soit  issue d’une source que Dieu agrée, de ne pas consommer des choses qui proviennent d’une source que Dieu a interdite.

Dans le hadith, Mouslim a rapporté qu’il y avait un homme qui était toujours en voyage. Il  avait les cheveux ébouriffés et ses vêtements étaient pleins de poussière. Il tendait ses mains au ciel et demandait à Dieu : « Accorde-moi telle chose ». Mais, sa nourriture était d’une source interdite, sa boisson était d’une source interdite, ses vêtements proviennent d’une source interdite. Comment l’ invocation  d’une pareille personne pourra-t-elle être exaucée? Cet homme n’a pas pris les causes, même s’il était en situation de voyageur, car on espère que l’invocation  du voyageur est exaucée. Même s’il était détaché du bas monde puisque ses cheveux semble-t-il n’étaient pas bien peignés, et que ses vêtements étaient plein de poussière ; mais comme sa nourriture et sa boisson sont d’une source interdite, comme ses vêtements proviennent d’une source interdite, comment son  invocation  sera-t-elle exaucée ?

Et avec tout cela, il est à savoir que l’invocation ne change pas la prédestination. Nous savons que tout ce qui entre en existence, c’est Dieu Qui a voulu son existence. Il n’existe pas  une seule chose dont Dieu ne veut pas l’existence. En effet, si quelqu’un dit qu’il y a des choses dont Dieu ne veut pas l’existence, c’est comme s’il a dit que Dieu est impuissant. Et celui qui est impuissant n’est pas Dieu. Parmi les conditions de la divinité, c’est la Toute- Puissance. Donc tout ce qui entre en existence est par la volonté de Dieu. Tout ce qui entre en existence est par la Création de Dieu. Dieu sait que tout ce qui entre existence  allait entrer en existence. En effet, les attributs de Dieu sont de toute éternité. Les attributs de Dieu ne dépendent pas du temps. Dieu n’est pas comme nous. Nous, nous apprenons les choses que nous ignorions. Il nous arrive de vouloir une chose alors qu’auparavant nous ne la voulions pas. Il nous arrive l’inverse aussi, avoir voulu quelque chose puis de ne plus la vouloir. Ce  sont autant de signes qui montrent que nous avons un début puisque ce sont des changements. Et celui qui change a besoin de qui le fait changer, de qui lui donne l’existence. Or, Dieu ne change pas. Nous avons su par la raison qu’Il a pour attribut la volonté parce que ce monde existe. Il y a bien eu un Créateur Qui lui a donné l’existence et ce Créateur en a voulu l’existence. Donc forcément, Il a l’attribut de la volonté. Par conséquent, l’attribut de la volonté de Dieu ne change pas. Tout ce qui a lieu et tout ce qui aura lieu sont par la volonté de Dieu.

Nous ne savons pas ce que Dieu nous a prédestiné. Mais, nous agissons et nous demandons en espérant le bien. N’est-ce pas que l’on sait que si nous guérissons d’une maladie, c’est parce que Dieu a voulu que nous guérissions, mais cela ne nous empêche pas de prendre des médicaments, tout en sachant que ce ne sont pas les médicaments qui vont créer la guérison, mais c’est Dieu Qui crée la guérison. Dieu fait que ce médicament soit une cause de guérison. Et s’il veut qu’il ne soit pas une cause de guérison, eh bien la guérison n’aura pas lieu. C’est-à-dire que ce n’est pas la créature qui crée. Il y a un seul Créateur Qui est Dieu. Donc, Dieu a prédestiné les choses, mais nous ne les savons pas. Donc, nous agissons et nous demandons. Nous invoquons Dieu en espérant le bien. Si le musulman invoque Dieu et  que Dieu a voulu de toute éternité que ce qu’il a demandé se réalise, on dit que son invocation est exaucée. Et il sera récompensé pour avoir invoqué Dieu, parce qu’il aura fait un acte que Dieu agrée. Si le musulman invoque Dieu et que Dieu ne lui a pas prédestiné cette chose qu’il avait demandée, on dit que son invocation n’a pas été exaucée. Mais, il aura quand même une récompense pour avoir invoqué Dieu. Dans les deux cas, que son invocation soit exaucée parce qu’elle correspondait à ce que Dieu a prédestiné ou que son invocation ne soit pas exaucée parce qu’elle ne correspondait pas à ce que Dieu a prédestiné, le musulman est gagnant puisqu’il aura une récompense. Et cette récompense sera une source de bien pour lui dans l’Au-delà.

C’est pour cela qu’il est très bien d’invoquer Dieu, parce que cela donne des récompenses et cela rappelle sa faiblesse et son besoin du Créateur.

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Quelques informations utiles sur le jeûne de Ramadan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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Il a été rapporté de Ibnou ^Oumar qu’il a dit : Lorsqu’il voyait le croissant de lune, le Messager de Allah disait :

(( اللَّهُ أكبر اللّهمّ أهلّه علينا بالأمن والإيمان والسّلامة والإسلام والتّوفيق لما يحبّ ربّنا ويرضى ، ربّنا وربّك اللَّهُ ))

(Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahil-lahou ^alayna bi l-‘amni wa l-‘imani wa s-salamati wa l-‘Islam, wa t-tawfiqi lima youhibbou Rabbouna wa yarda, Rabbouna wa Rabbouka l-Lah)

[rapporté par Ad-Darimiyy] ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre, ô Allah, fais que le croissant de ce mois soit pour nous celui d’un mois de sécurité, de foi, de salut, d’Islam et de succès pour accomplir ce que notre Seigneur aime et agrée. Notre Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah« .

Il a été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Moulaykah qu’il a dit : J’ai entendu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As dire : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

(( إنّ للصّائم عند فطره دعوة : اللّهمّ إنّي أسألك برحمتك الّتي وسعت كلّ شىء أن تغفر لي ذنوبي ))

(‘Inna li ssa‘imi ^inda fitrihi da^wah : Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bi rahmatika l-lati waci^at koulla chay’in ‘an taghfira li dhounoubi)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : « Lors de la rupture de son jeûne, le jeûneur a une invocation : Ô Allah, je Te demande par Ta miséricorde qui s’étend sur toute chose de me pardonner mes péchés« .

Le jeûne du mois de Ramadan béni est une adoration éminente, que Allah a spécifiée de particularités. Parmi ces particularités, il y a ce qui a été rapporté dans le hadith qoudsiyy :

(( قال الله تعالى : كلّ حسنة بعشر أمثالها إلى سبعمائة ضعف إلاّ الصّيام فإنّه لي وأنا أجزي به ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Chaque bonne action en vaut dix et [peut être récompensée] jusqu’à sept cents fois hormis le jeûne, il est certes pour Moi et c’est Moi Qui en accorde la récompense correspondante« .

Ce qui fonde l’obligation du jeûne de Ramadan, c’est la ayah :

)كُتِبَ عَلَيكُمُ الصِّيَامُ(

ce qui signifie : « Le jeûne vous a été prescrit« , et sa parole r :

(( بني الإسلام على خمس شهادة أن لا إله إلاّ الله وأنّ محمّداَ رسول الله وإقام الصّلاة وإيتاء الزّكاة وحجّ البيت وصوم رمضان ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq [principaux devoirs] : le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison [Sacrée] et le jeûne de Ramadan« .

 

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire par l’une des deux choses suivantes :

1- en ayant complété Cha^ban à trente jours ;

2- en ayant vu le croissant de lune de Ramadan, la nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban, conformément à la parole du Prophète :

((صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غُمَّ عليكم
فأكمِلوا عِدّة شعبان ثلاثين يوماً
))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, les auteurs des Sounan et d’autres qu’eux] ce qui signifie : « Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

Il a été rapporté dans le hadith sûr :

((من نسي وهو صائم فأكل أو شرب فليتمّ صومه فإنّما أطعمه الله وسقاه))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui a oublié en faisant le jeûne et qui a donc mangé ou bu, qu’il poursuive son jeûne, c’est Allah Qui l’a nourri et abreuvé« .

 

Le Messager de Allah a dit :

(( من ذرعه القيء (أي غلبه) وهو صائم فليس عليه قضاء ومن استقاء فليقض ))

[rapporté par Al-Hakim et les quatre] ce qui signifie : « Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu’il faisait le jeûne ne doit pas de rattrapage, mais celui qui l’a provoqué doit rattraper« .

 

D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit :

((كان رسول الله r يدركه الفجر وهو جنب من أهله ثم يغتسل ويصوم))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le Messager de Allah était atteint par l’aube alors qu’il était jounoub de sa femme puis il faisait le ghousl et il faisait le jeûne« .

      Ce qui est recommandé lors du jeûne     

Il est recommandé de faire certaines choses lors du jeûne :

a – s’empresser à rompre le jeûne, une fois qu’on s’est assuré du coucher du soleil, en raison de la parole du Messager : (( لا يزال النّاس بخير ما عجّلوا الفطر )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les gens vont bien tant qu’ils s’empressent de rompre le jeûne« .

Il est aussi recommandé de rompre le jeûne avec des dattes. Si on n’en trouve pas, que l’on rompe avec de l’eau et ceci, avant d’accomplir la prière de al-maghrib, conformément à la parole du Messager :

(( إذا أفطر أحدكم فليفطر على تمر فإن لم يجد فليفطر على ماء فإنّه طهور ))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Lorsque l’un de vous rompt le jeûne, qu’il le rompe avec des dattes, s’il n’en trouve pas, qu’il le rompe avec de l’eau, elle est certes purificatrice« .

Et on dit : (( اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت ))) (Allahoumma laka soumt, wa ^ala rizqika ‘aftart) [rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est pour Toi que j’ai jeûné et c’est avec Ta subsistance que je rompts le jeûne« .

Il est indispensable avant de rompre le jeûne, de s’être assuré du coucher du soleil et il ne suffit pas de se fier simplement à l’appel à la prière de la radio. Il arrive parfois qu’il ait lieu certaine précipitation à diffuser l’appel avant son temps, comme cela a déja eu lieu dans le passé dans certains pays.

b – Retarder le sahour – le dernier repas – jusqu’à la fin de la nuit, avant l’aube, même si c’est une gorgée d’eau. D’après ‘Anas qui a dit : le Messager de Allah r a dit : (( تسحّروا فإنّ في السّحور بركة )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Prenez le sahour, certes, il y a dans le sahour une bénédiction« .

c – De même, il est encore plus important pour le jeûneur de préserver sa langue du mensonge, de la médisance, des paroles vulgaires et autres encore parmi les choses interdites.

Sache, mon frère musulman qu’il est plus facile de faire preuve de patience pour persévérer dans l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala que d’avoir à endurer Son châtiment.

Alors, empêche ton ventre de consommer ce qui est interdit pendant la période où tu ne jeûnes pas c’est-à-dire la nuit, empêche ta vue du regard illicite et empêche-toi de dire les paroles laides, illicites comme le mensonge et la médisance, qui consiste à mentionner ton frère en Islam par ce qui lui déplaît, sans raison légale en citant des choses qui sont vraies à son sujet, et cela en son absence. Aussi, abstiens-toi de faire ce qui est indécent, cesse les querelles, la sécheresse dans tes comportements et les disputes.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de la parole de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit :

(( إنّما الصّوم جنّةٌ (أي وقايةٌ) فإذا كان أحدكم صائما فلا يرفث ولا يجهل وإن امرؤ قاتله أو شاتمه فليقل : إنّي صائم إنّي صائم ))

ce qui signifie : « Certes, le jeûne est une protection. Si l’un de vous était en train de jeûner, qu’il n’ait pas de rapport sexuel et qu’il ne fasse pas preuve d’indécence et si quelqu’un le provoque ou l’insulte, qu’il dise : Certes, je suis en train de jeûner. Certes, je suis en train de jeûner« .

De la même façon, il est encore plus important pendant Ramadan de s’empêcher d’écouter tout ce qu’il est interdit d’écouter, et d’empêcher le reste des organes, comme la main et le pied de commettre les péchés et les interdits.

De même, il est recommandé de faire preuve de beaucoup de générosité, d’entretenir les liens de proche parenté, de réciter beaucoup le Qour’an et de faire retraite dans la mosquée (al-i^tikaf) et plus particulièrement pendant les dix derniers jours. Ainsi, Mouslim a rapporté d’après Ibnou ^Oumar, que le Prophète faisait retraite dans la mosquée pendant les dix derniers jours de Ramadan.

Il est aussi recommandé de donner de quoi rompre le jeûne aux jeûneurs. Le Messager de Allah a dit :

((من فطّر صائماً كان له مثل أجره غير أنّه لا ينقص من أجر الصّائم شىء))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit que le hadith est fiable et sûr] ce qui signifie : « Celui qui donne à rompre le jeûne à un jeûneur, aura une récompense équivalente à la sienne sans que la récompense du jeûneur ne soit en rien diminuée« .

Il est enfin recommandé de dire, si on était insulté : je suis en train de jeûner, je suis en train de jeûner (‘inni sa‘im, ‘inni sa‘im).

D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, il a été rapporté que le Messager de Allah a dit :

 ((من مات وعليه صيام صام عنه وليّه)) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui meurt et devait rattraper des jours, son plus proche parent jeûne pour lui« .

Le Messager de Allah a dit :

(( أيّام التّشريق أيّام أكل وشرب ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les jours de at-tachriq sont des jours où on mange et o on boit« .

Le jour du doute, c’est le trentième jour de Cha^ban dans le cas où certaines personnes ont dit avoir vu le croissant de lune de Ramadan, par exemple des personnes comptant parmi les grands pécheurs (faciq), des femmes, des enfants ou autres de ceux dont la parole ne confirme pas le début du jeûne. Le Prophète a interdit de jeûner ce jour par sa parole :

((لا تقدّموا رمضان بيوم أو يومين صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غمّ عليكم فأكملوا عدة شعبان ثلاثين يوماً ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « N’anticipez pas Ramadan d’un ou deux jours. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

D’après Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le Messager de Allah a dit :

(( من صام رمضان ثمّ أتبعه ستّاً من شوّال كان كصيام الدّهر ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui jeûne Ramadan et le fait suivre par [le jeûne de] six jours de Chawwal est comme celui qui jeûne toute une vie« .

 

La Zakat de la fin du jeûne (Zakatou l-fitr)

 

C’est une zakat sur le corps et non sur le bien. Elle est un devoir pour chaque musulman s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant est de un sa^ de l’aliment de base le plus courant du pays.

Le sa^ du Prophète est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne.

Elle est donnée à un miséreux dans le besoin et qui a droit à la zakat. Il est du devoir de l’homme de donner la zakat de la fin du jeûne (fitrah) de son épouse musulmane et de ses enfants qui ne sont pas pubères et de tout proche qui est à sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir pour lui, par exemple les pères et mères. Il n’est pas un devoir de payer la zakat de la fin du jeûne de quelqu’un qui est mécréant. D’autre part, il n’est pas valable de donner la zakat de la fin du jeûne de l’enfant pubère sauf avec son autorisation. Que l’on fasse donc attention à cela car beaucoup de gens ne prennent pas ce jugement en considération et donnent la zakat de l’enfant pubère sans son autorisation.

Lors de l’acquittement de la zakat de la fin du jeûne, il est indispensable de faire l’intention lors du retrait de la part à verser. Le retrait, c’est mettre de côté la part qui va être donnée en zakat, par exemple en disant dans son cœur : ceci est la zakat de mon corps. Ceci est conforme à la parole du Messager :

(( إنّما الأعمال بالنّيّات ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Certes, les [bons] actes ne valent que par l’intention« .

La zakat de la fin du jeûne devient un devoir avec le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan, sur celui qui a vécu une partie de Ramadan et une partie de Chawwal. En conséquence, il est un devoir pour le tuteur de la payer sur le nouveau-né qui est né le dernier jour de Ramadan. C’est un devoir de la payer avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la reculer plus tard que cela sans excuse. Il est permis de la donner à partir du début de Ramadan. Ce qui est préférable, c’est de la donner avant la prière de la Fête, pendant la matinée du jour de la Fête.

D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Prophète se rendit chez Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée, qui lui présenta du pain et de l’huile. Le Prophète en mangea puis il dit :

((أفطر عندكم الصّائمون وأكل طعامكم الأبرارُ وصلّت عليكم الملائكة))

(‘aftara ^indakoumou ssa‘imoun, wa ‘akala ta^amakoumou l-‘abrar, wa sallat ^alaykoumou l-mala‘ikah)

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, que les pieux partagent votre repas et que les anges fassent des invocations en votre faveur« .

D’après Mou^adh Ibnou Zouhrah, il lui a été rapporté que le Prophète, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

((اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت))

(Allahoumma laka soumtou, wa ^ala rizqika ‘aftart)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est par recherche de Ton agrément que j’ai jeûné et c’est avec ce que Tu m’as donné en subsistance que je rompts le jeûne« .

D’après Ibnou ^Oumar, il a dit : Le Messager de Allah, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

(( ذهب الظّمأ وابتلّت العروق وثبت الأجر إن شاء الله ))

(dhahaba dhdhama’ou wa btallati l-^ourouqou, wa thabata l-‘ajrou ‘in cha‘ Allah)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « La soif s’est dissipée, les vaisseaux se sont irrigués et la récompense est confirmée si Allah le veut« .

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La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de AzZoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance manifeste

de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

Et la récompense du ijtihad nous confirmons

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyah n’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui et ici, cela ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

(man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi, les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

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Se remettre à Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 1, 2010
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  La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad, tous ses frères prophètes messagers et les membres de sa famille bons et purs.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-elle pas à la parole du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui dise « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue et te donne ce que tu mérites pour ce que tu fais. Il est un intrus chez toi, il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « N’importe quelle femme qui meurt avec son époux qui est satisfait d’elle entrera au paradis »

Et au sujet du hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles :la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attaches-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, de boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté,

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer,  demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  نيام فإذا ماتوا انتبهوا الناس », « An-Nasou niyam fa ‘idha matou intabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

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