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Biographies : Abou Bakr As-Siddiiq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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Abou Bakr AsSiddiq le premier des califes vertueux

Sa biographie

Il est Abou Bakr AsSiddiq il s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibnou ^amir Al-Qourachiyy, il a été dit que dans la jahiliyyah il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah et que le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son ascendance rejoint celle du Messager de Allah en la personne de Mourrah fils de Ka^b. Sa mère s’appelle ‘Oummou l-Khayr Salma et certains ont dit Layla fille de Sakhr fils de ^Amir et elle est la cousine paternelle de Abou Qouhafah.

Il est né trois ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était de teint blanc, il avait un corps très mince, ses favoris n’étaient pas fournis, avait très peu de chaire sur le visage et son front était large. Il est rapporté par ‘Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné et du katm (sorte de plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Il faisait partie des dignitaires de Qouraych et de leurs savants. Il était indulgent, il inspirait le respect. Il était téméraire, il était courageux, patient, généreux et miséricordieux. Il est le plus généreux des compagnons et fut le premier homme à entrer en Islam ; il avait alors trente-sept ans. Il a vécu vingt-six ans dans l’Islam. Il lui a été fait un pacte d’allégeance, il fut désigné calife le jour du décès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – en l’an onze de l’hégire et les compagnons ont tous été unanimes sur son califat.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou sSafwah qu’il a été appelé ^atiq, surnom au sujet duquel il y eut trois avis. Le premier rapporté de ^A’ichah qui a été interrogé au sujet de ce surnom ^atiq de Abou Bakr. Elle a dit : Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a regardé un jour et a dit :

« هذا عتيق الله من النار »

( Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar ).

Ce qui signifie : « Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer ». Le deuxième serait que c’est un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’avait dit Mouça Ibnou Talhah. Et le troisième avis c’est qu’il fut appelé ainsi en raison de la beauté de son visage. Et c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a surnommé Siddiq. Il a dit :

« يكون بعدي إثنا عشر خليفة أبو بكر الصديق لا يلبث إلا قليلا »

( Yakounou ba^di ‘ithna ^achara khalifah Abou Bakr AsSiddiq la yalbathou illa kalilan ).

Ce qui signifie : « Viendra après moi douze califes, Abou Bakr AsSiddiq ne restera que peu ». Et ^Aliyy Ibnou Abi Talib jurait par Allah que Allah a fait descendre le surnom de Abou Bakr à du ciel. Fin de citation.

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak, notre dame ^Aichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : « Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis ». Il leur a dit : « Il a véritablement dit cela ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il a dit : « Alors il dit vrai. Moi je le crois en d’autres sujets que cela. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir ». Et c’est à partir de là qu’il fut surnommé AsSiddiq. Rapporté par As-Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa.

L’histoire de son entrée en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre Sifatou sSafwah que le premier qui est entré en Islam fut Abou Bakr » et Ibnou ^Abbas dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr que Allah lui fasse miséricorde ».

Il est parvenu au sujet de son Islam, que Allah l’agrée qu’il vit un jour dans le rêve, alors qu’il était au pays de Ach-Cham, que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Qu’il les avait pris par sa main et qu’il les avait serrés contre sa poitrine, et qu’il les a recouverts de sa cape. Puis il se réveilla de son sommeil. Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le rêve, et le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? ». Il lui répondit : « De la Mecque ». Il lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? ». Il lui répondit : « Du commerce ». Alors le rahib lui dit : «apparaîtra dans ton époque un homme appelé Mouhammad Al-‘Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de Banou Hachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat et dans AzZabour. Quand notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée entendit la description du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – son cœur s’attendrit et il se languit de le voir.

Peu de temps après Abou Bakr, que Allah l’agrée, rencontra le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et entra en Islam. Il fut ainsi le premier à entrer en Islam parmi les hommes.

Ses faits remarquables et ses mérites

D’après Asma‘ Bintou Abi Bakr que Allah l’agrée, on appela Abou Bakr et  on lui dit : « Accours ! Rejoins ton compagnon ». Il sortit alors de chez nous et entra à la mosquée en disant : « Malheur à vous, vous voulez tué un homme parce qu’il dit Mon Seigneur c’est Allah alors qu’il vous a amené les preuves de la part de votre Dieu !! ». Il a dit : « C’est alors qu’ils se sont détournés du Messager de Allah et qu’ils se sont tournés vers Abou Bakr ». Abou Bakr est alors revenu vers nous et il a dit : « Tabarakta ya dha l-jalali wa l-ikram ». Et ceci a été rapporté par Ibnou-l Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée était présent auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de Badr et de toute les batailles. Il est resté ferme auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de ‘Ouhoud. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est rentré en Islam il possédait quarante mille dirham. Grâce à cet argent, il affranchissait les esclaves musulmans et il renforçait les musulmans. Il n’avait jamais bu du vin , ni dans la jahiliyyah ni dans l’Islam. Et il était le premier à avoir rassemblé le Qour’an.

Mouhammad Ibnou Ishaq a dit que sur ses mains cinq parmi les dix, qui avaient reçus l’annonce de bonne nouvelle qu’ils seraient au paradis, sont entrés en Islam il s’agit de : ^Outhman Ibnou ^Affan, Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah, AzZoubayr Ibnou l-^awwam, Sa^d Ibnou Abi Waqqas, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf que Allah les agrées.

Abou Bakr que Allah l’agrée était un homme qui pleurait facilement. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Parmi ses mérites que Allah l’agrée, il y a ce dont a témoigné ^Oumar Ibnou l-Khattab qui a rapporté : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit aujourd’hui je vais faire mieux que Abou Bakr si jamais je peux faire mieux que lui un jour. J’ai ramené la moitié de mes biens,  le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – m’a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Je lui ai répondu : « La même chose ». Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Il a répondu :  « Je me fie à Allah » (« Je leur ai laissé Allah et Son messager »). J’ai dit je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  a dit :

« ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر »

( Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr ).

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un bien qui m’a autant profité que le bien de Abou Bakr ». C’est alors qu’ Abou Bakr s’est mis à pleurer et il a dit : « Mais moi et mon argent nous sommes tout à toi Ô Messager de Allah ».

Et ‘Anas a dit lorsque ce fut la nuit de la grotte lors de l’émigration, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou quelque chose elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre ». Abou Bakr entra et tâtonna avec ses mains et chaque fois qu’il trouvait un trou il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Lorsqu’il eut utilisé toute sa cape, il a dit : il est resté un trou. Il mit alors son talon dessus pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit : « Fa’ayna thawbouka ya Aba Bakr ». Ce qui signifie : « Ou est donc ta cape Ô Abou Bakr ? ». et il lui apprit ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallamleva les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement ». et Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah – Tome 1 page 33.

Et d’après AzZouhriyy, il a dit : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a dit à Hassan Ibnou Thabit qui était un poète qui faisait de l’éloge : « ‘Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? ». Ce qui signifie : « As tu dis des vers d’éloge au sujet de Abou Bakr ? ». Haçan lui a dit : « Oui ». Le Prophète lui a dit : « Qoul wa ‘ana ‘asma^ ». Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute ». Et Hassan a dit les deux vers de poésie qui signifient : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer ».

Alors le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a souri au point que l’on voyait ses molaires. Puis il a dit : « Sadaqta ya Hassan houwa kama qoult ». Ce qui signifie : « Tu dis vrai ô Hassan il est véritablement comme tu l’a décris ». Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

La piété de Abou Bakr, que Allah l’agrée

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre « Sifatou sSafwah », d’après Zayd bni ‘Arqam, que Abou Bakr AsSiddiq avait un esclave. Un soir, cet esclave lui ramena de la nourriture et en prit une bouchée quand l’esclave lui demanda : « Pourquoi ne m’interroge tu pas sur la provenance et l’origine de ce que je te ramène alors que c’est ce que tu fais chaque nuit habituellement ? ». Abou Bakr lui répondit : « C’est la faim qui m’a amené à agir ainsi, d’où provient cette nourriture ? ». Il lui dit : « Je suis passé auprès de gens de la jahiliyyah, je leur ai fais une rouqyah et ils m’avaient promis de me donner quelque chose en contrepartie.  Et aujourd’hui je suis passé auprès d’eux, ils étaient en train de fêter un mariage et m’ont donné de leur nourriture. Abou Bakr dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte ». Il introduisit sa main dans sa bouche et provoqua le vomissement mais la bouchée qu’il avait avalée ne sortit pas. On lui dit : « Elle ne sortira que si tu bois de l’eau ». Il demanda alors qu’on lui apporte un verre d’eau et se mis à boire et à vomir jusqu’à faire sortir cette bouchée. On lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée ». Il dit : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais  faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – dire :

« كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به »

( Koullou jasadin nabata min souhtin fan-narou awla bih ).

Ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire ». Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée». Et ceci est une preuve de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Sa prise en charge du califat

Abou Bakr, que Allah l’agrée, reçut un pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah le jour du décès du Messager de Allah. C’est-à-dire qu’il fut désigné comme calife. C’était le lundi douze nuits passées du mois de rabi^ou l-‘awwal de la onzième année après l’Emigration du Messager de Allah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons partirent pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui tendit la main et ^Oumar la lui serra, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite ce fut les Mouhajiroun– ceux qui firent l’Emigration – puis les ‘Ansar – ceux qui accueillirent les Partisans, qui accueillirent les Emigrants à Médine- qui firent de même. En effet, ils lui firent aussi allégeance et désignèrent Abou Bakr en tant que calife. Le lendemain eut lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, certains égarés,  Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat, il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar et ceux qui sont comme lui parmi ceux qui ont émigré (également), les Partisans. Ce sont eux qui le désignèrent calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. C’est par la suite que les autres personnes le suivirent, ceux qui donnèrent l’exemple et firent, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné pour calife, il donna un discours, loua Allah par ce qui est digne de Lui et fit Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ». Fin de citation.

Comment il désigna  ^Oumar Ibnou l-Khattab comme successeur, que Allah les agrée tous les deux

Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté de Ibnou Mas^oud – le compagnon- qu’il a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Mouça lorsqu’elle dit à son père  : « Loue les services de Mouça » et  Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il  fut inspiré au sujet de Youçouf et qu’il dit à son épouse : « Agis en bien envers lui ». C’est-à-dire que Abou Bakr était  bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur.

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il sentit la mort proche, il appela ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab ». C’est alors que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui dit : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans que tu aies plus de connaissance que moi à ce sujet». Alors Abou Bakr lui dit : « Même ». ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf dit: « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui ». Puis il appella ^Outhman Ibnou ^Affan et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar ». C’est alors que ^Outhman lui dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous ». Il lui dit : « Malgré cela parle-moi de lui ». Alors ^Outhman lui dit: « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous». Et il demanda également l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de ‘Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin et les ‘Ansar ceux qui ont fait l’Emigration et les Partisans. Donc une concertation avec les compagnons ayant les plus hauts degrés eut lieu avant que Abou Bakr le désigne et ils furent unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar que Allah l’agréé.

Ibnou ^Açakir a rapporté de Yasir Ibnou Hamzah qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : « Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ? » Alors les gens ont dit : « Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah ». C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit : « Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar ». Alors Abou Bakr lui a dit : « C’est  ^Oumar ». Cela fut rapporté par As-Souyoutiyy dans son livre « Tarikh l-Khoulafa». Certains disent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar mais ceci est faux, au contraire, c’était ^Aliyy qui avait suggéré à Abou Bakr que ce soit ^Oumar, que Allah l’agrée.

Son décès

Il tomba malade, que Allah l’agrée, et décéda en l’an 13 de l’hégire à l’âge de soixante-trois ans. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours. Il fut enterré dans la maison de ^A’ichah sa tête au niveau des épaules du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , après qu’il ait recommandé cela. Médine a tremblé en pleurs et les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib vint en pleurant, rapidement, jusqu’à arriver au niveau de la porte et il s’adressa à lui et lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé  dans Son livre Siddiq par Sa parole :

« و الذي جاء بالصدق وصدّق به »

سورة الزمر /  آية – 33

( Wa l-ladhi ja’a bissidqi wa saddaqa bihi )

Sourat AzZoumar/‘ayah 33.

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al-^icha’ huit nuits avant la fin de de Joumada al-‘akhirahde l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait soixante-trois ans. Il avait recommandé que son épouse qui le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – . ^Oumar dirigea la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar et ceux qui descendirent dans sa tombe furent son fils ^Abdou r-Rahman ainsi que ^Oumar, ^Outhman et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

AsSiddiq mourut et laissa comme descendance ^Abdou l-Lah, ‘Asma’ dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah, Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

Nous demandons à Allah ’Il nous rassemble avec le groupe des véridiques, qu’Il nous fasse persévérer à les suivre et qu’Il nous fasse mourir sur leur amour.

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