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Biographies : 3Aliyy Ibnou Abii Taalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Aliyy le fils de ‘Abou Talib

Le quatrième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est notre maître le père de Al-Haçan, Abou l-Haçan, ^Aliyy fils de Abou Talib, fils de ^Abdou

l-Mouttalib fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf. Il est le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah et le gendre du Prophète. Il est le père de Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux maîtres des jeunes gens du Paradis. Il était le premier des enfants à être entré en Islam. C’était un des illustres de cette religion. Il était l’un des conquérants et des courageux des plus reconnus. Il était un modèle pour les ascètes et faisait partie des plus réputés des orateurs, des éloquents et des savants qui œuvrent conformément à leur science. Sa mère est Fatimah fille de ‘Açad, fils de Hachim. Il est né dix ans avant l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad. Il avait grandi dans la maison du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et il était surnommé Haydarah. Il était dit que c’était sa mère qui lui avait donné ce surnom.

Pour ce qui est de son appellation Abou Tourab, c’est le Messager de Allah qui le lui avait donné. Cette appellation a une histoire. Un jour, le Messager était entré chez Fatimah, sa fille qui était l’épouse de ^Aliyy, et  l’avait interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui avait dit :

« أين ابن عمِك »

(‘Ayna bnou ^ammik)

ce qui signifie: « Où est le fils de ton oncle paternel ? ». Elle répondit : « Il est là-bas, allongé dans la mosquée ». C’est alors que le Messager de Allah partit le voir. Il le trouva allongé mais sa cape avait glissé de son dos. Le Prophète se mit à enlever le sable (tourab) qui était collé à son dos en lui disant :

« اجلس أبا تراب »

(‘Ijlis ‘aba tourab)

ce qui signifie : « Assieds-toi Abou Tourab ». Par Allah, il n’y avait pas autre que le Messager de Allah qui lui avait donné cette appellation et il n’y avait pas un surnom que ^Aliyy aimait plus que ce surnom.

Il y a pour cette appellation une autre histoire car le Prophète lui avait donné ce surnom Abou Tourab à une autre occasion. En effet, une grande épreuve s’était abattue sur Qouraych. Abou Talib qui était le père de ^Aliyy avait beaucoup d’enfants et peu d’argent. C’est alors que le Messager  avait pris ^Aliyy chez lui avant même qu’il ne commence à recevoir la révélation. Al-^Abbas le frère de Abou Talib et l’oncle du Prophète avaient pris en charge Ja^far pour alléger la charge à Abou Talib.

Sa description

Il était, que Allah l’agrée, un homme de taille moyenne,  à la peau couleur du blé. Il avait une barbe large de couleur blanche qu’il ne teignait pas. Il l’avait teinte une fois avec du henné puis avait abandonné. Il était chauve, avait un ventre assez gros,  de larges épaules et de grands et fins biceps. Il avait un beau visage, des mollets musclés et fins à leurs extrémités. Il avait de grands yeux de couleur très noire contrastant avec le blanc et sur lesquels avait été vu une fois, du kouhl. Il avait des paumes grasses, beaucoup de poils et on voyait ses dents quand il riait. Il était parmi les plus courageux des compagnons. Il était de ceux qui avaient le plus de connaissance pour émettre des jugements et de ceux qui étaient les plus ascètes dans le bas monde. Il ne s’était jamais prosterné pour une idole. Lorsqu’il marchait, il était ferme et décidé. Il n’avait jamais mené un combat avec quelqu’un sans qu’il n’ait eu le dessus. Il était courageux et toujours victorieux de ceux qu’il rencontrait.

Il a été rapporté que Mou^awiyyah avait dit à Dirar AsSouda‘iyy : « Décris-moi ^Aliyy ». Il lui avait répondu : « Evite-moi cela ». Mais il lui avait dit : « Non, je veux que tu me le décrives ». Il dit : « S’il est nécessaire que je le décrive, par Allah, il était très fort, il parlait peu mais bien, il était juste lorsqu’il émettait des jugements, la science jaillissait de ses côtés et la sagesse sortait de sa bouche. Il évitait le bas monde et sa beauté et il trouvait le plaisir dans la nuit et sa solitude. Il était beau et très éloquent, il méditait beaucoup. Il était parmi nous comme l’un d’entre nous. Il nous répondait lorsque nous l’interrogions et il était tellement proche de nous que nous ne lui parlions presque pas avec égard. Il avait beaucoup de respect pour les gens de la science. Il rapprochait de lui les miséreux. Le plus fort n’avait pas espoir que ^Aliyy dise quelque chose de faux pour l’aider et le plus faible ne perdait pas espoir que ^Aliyy lui donne justice. Je témoigne qu’une fois, alors que la nuit était tombée et que les étoiles étaient nombreuses dans le ciel. Je l’avais vu ayant pris sa barbe dans sa main en train de gémir comme le malade. Il pleurait comme celui qui était chagriné et disait : « Ô toi bas monde, va entraîner quelqu’un d’autre que moi ! Est-ce que tu veux me provoquer ou quoi ?! Je t’ai divorcée par trois fois (NDLR : le bas monde est un mot féminin en arabe) et il n’y a pas de reprise. L’âge dans le bas monde est court et malheur, malheur à celui qui n’a pas beaucoup de provisions pour le long voyage et la solitude du chemin ». ». C’est alors que Mou^awiyyah se mit à pleurer : « Que Allah fasse miséricorde à Abou l-Haçan, il était par Allah comme tu l’as décrit. Quel est ton chagrin pour lui, Ô Dirar (maintenant qu’il est mort) ». Il lui répondit : « J’ai le chagrin de la femme à qui l’on a égorgé son fils sur ses genoux ».

Ses habits

Khalid Ibnou ‘Oummayyah a dit : « J’ai vu ^Aliyy qui avait son pagne qui se rapprochait de ses genoux ». Et ^Abdou l-Lah Ibnou Abi l-Houdhayl a dit : « J’ai vu ^Aliyy avec un qamis, s’il tirait le bras de la chemise il arrivait jusqu’à l’ongle et s’il le relevait il arrivait à mi-bras. Il mettait un pagne (‘izar) qui était élevé (c’est-à-dire il ne descendait pas bas) et on lui a fait la remarque. Il a dit : « Ceci aide à augmenter le khouchou^ dans le cœur, pour que ce soit un modèle pour le croyant (C’est-à-dire que ça aide pour la modestie plutôt que d’avoir quelque chose de long qui descend plus bas) ». Il a été vu une autre fois avec un pagne à mi-mollets et une cape qui était proche du pagne. Il avait un bâton avec lequel il marchait dans les marchés. Il ordonnait aux gens de faire preuve de piété à l’égard de Allah et de vendre correctement. Il leur disait : « Soyez larges lorsque vous mesurez ou pesez pour les gens ». Il mettait un bandeau de couleur noire sur sa tête et portait le turban noir. Avant lui, notre bien-aimé Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le jour de la conquête de la Mecque, avait mis un turban de couleur noire et avait laissé pendre une partie de son extrémité.

Notre maître ^Aliyy mettait à sa main gauche une bague sur laquelle était inscrit : « محمد رسول الله » ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah » et : « لله الملك » ce qui signifie : « à Allah appartient la souveraineté ».

Son ascèse

^Ammar Ibnou Yacir, que Allah l’agrée, a rapporté :  Le Messager de Allah a dit à ^Aliyy :

إن الله قد زيّنك بزينة لم يزين العباد بزينة أحبَّ منها، هي زينة الأبرار عند الله ، الزهد في الدنيا. فجعلك لا ترزأ »

«  من الدنيا «  أي لا يصيب من  الدنيا «  و لا ترزأ الدنيا منك شيئًا ، ووصب لك المساكين «  أي أ دام  لك المساكين

فجعلك ترضى بهم أتباعًا ويرضون بك إمامًا

(‘inna l-Laha qad zayyanaka bizinatin lam youzayyini l-^ibada  bizinatin ‘ahabba minha, hiya zinatou l-‘abrar ^inda l-Lah, azzouhdou fi d-dounya. faja^alaka la tarza’ou mina d-dounya ‘ay la yousibou mina d-dounya wa la tarza’ou d-dounya minka chay’a, wa wasaba laka l-maçakin « ay ‘adama laka l- maçakin » faja^alaka tarda bihim ‘atba^an wa yardawna bika ‘imaman)

ce qui signifie: « Allah t’a embelli par une parure. Il n’a pas accordé meilleure qu’elle aux autres esclaves. C‘est la parure des ‘abrar  selon le jugement de Allah (des bienfaisants et des pieux). Il s’agit de azzouhd dans le monde (c’est-à-dire de ne pas être attaché au bas monde), l’ascèse et Il a fait que tu n’obtiennes pas du bas monde et  que le bas monde ne prenne rien de toi. Il a fait que les pauvres t’aiment et te suivent, que tu soit satisfait d’eux lorsqu’ils te suivent, et qu’eux soient satisfaits de toi en tant qu’imam ».

Un jour Ibnou t-Tayyah est venu à lui et lui a dit : « Emir des croyants, le Trésor des Musulmans s’est rempli d’or et d’argent ». Alors ^Aliyy a dit : « Allahou ‘akbar » et il s’est relevé en s’appuyant sur Ibnou t-Tayyah jusqu’à arriver au Trésor des Musulmans Baytou l-mal en disant : « Ô, toi la jaune et toi la blanche, allez entraîner quelqu’un d’autre que moi » (NDLR : La jaune et la blanche c’est l’or et l’argent) et il a distribué tout ce qu’il y avait jusqu’à ce qu’il ne reste ni dinar ni dirham (dinar ce sont les pièces d’or et dirham ce sont les pièces d’argent). Puis il a ordonné qu’on nettoie le Trésor des musulmans (C’est une construction) et il accomplit dedans deux rak^ah.

Il a été rapporté qu’une fois, il était rentré dans le Trésor des Musulmans (Baytou l-mal) et y avait vu quelques richesses. Il avait alors dit : « Je ne veux pas voir ça ici, alors que des gens ont besoin ». Il ordonna que ces richesses soient partagées et elles le furent. Il ordonna qu’on balaie le Trésor des Musulmans et il s’y endormit.

Un jour, ^Aliyy, que Allah l’agrée, est monté sur le minbar et a dit : « Qui veut acheter de moi mon épée que voici ? Si j’avais eu le prix d’un pagne je ne l’aurai pas vendu ». C’est alors qu’un homme s’est levé et lui a dit : « Moi je te prêtes l’argent d’un pagne ».

Une autre fois,  il a acheté des dattes pour un dirham et les a emmenées dans un drap. On lui a dit : « Emir des croyants, ne veux-tu pas que nous le portions pour toi ? ». Alors il a répondu : « C’est le chef de la famille qui est prioritaire pour le porter ». Des gens l’ont blâmé une fois pour ses vêtements et il a dit : « Qu’avez-vous avec mes vêtements ? C’est mieux ainsi afin de ne pas tomber dans l’orgueil et que les musulmans prennent exemple sur cela ».

Ses prodiges

D’après Al-‘Asbagh, il a dit : « Nous étions avec ^Aliyy près d’un endroit où Al-Houçayn allait être enterré plus tard ». (NDLR : c’est-à-dire que ce fait est relaté bien avant l’assassinat de Al-Houçayn) et ^Aliyy dit : « Voici l’endroit où ils vont se tenir, voici l’endroit où ils mettront leurs bagages et voici l’endroit où leur sang va couler. Ce sont des jeunes hommes de la famille de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » (c’est-à-dire que Allah a dévoilé à notre maître ^Aliyy ce qui allait arriver).

D’après ^Aliyy Ibnou Zadhan : « Une fois, ^Aliyy a dit des paroles et un homme l’a démenti en disant :  « Ce n’est pas vrai ce que tu dis ». C’est alors que ^Aliyy lui a dit : « Je fais une invocation contre toi si je suis véridique » et l’homme lui a répondu : « Oui ». Alors il a fait une invocation contre lui. L’assemblée ne s’est pas terminée que cet homme a perdu sa vue, devenant aveugle.

Abou Dharr, que Allah l’agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a envoyé appeler ^Aliyy. Je suis parti dans sa maison, je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. Je suis revenu et j’en ai parlé au Messager de Allah qui m’a alors dit :

« عد إليه ادعه »

(^oud ‘ilayhi d^ouh)

ce qui signifie : « Retourne-s-y et appelle-le ». Je suis reparti pour l’appeler et j’ai entendu le bruit d’un moulin (Ce qu’on utilise comme une pierre qui tourne pour moudre le grain). C’est alors que j’ai regardé et j’ai vu le moulin moudre tout seul sans que personne ne le fasse tourner. Je l’ai appelé. Il sortit heureux et je lui ai dit que le Messager de Allah l’appelait. Il est alors venu. Je restais ensuite pour voir le Messager de Allah qui me dit :

« يا أبا ذر ما شأنك »

(ya ‘aba dharr ma cha’nouk)

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu as ? ». Je lui dis : « Ô Messager de  Allah, j’ai vu quelque chose de très étonnant. J’ai vu le moulin moudre dans la maison de ^Aliyy et personne ne le faisait tourner ». (NDLR : C’est un des prodiges de notre maître ^Aliyy).

Une fois, deux hommes qui s’étaient disputés étaient venus voir ^Aliyy pour qu’il arbitre entre eux. Alors qu’il s’était assis au bas d’un mur, un homme qui passait lui dit : « Ô Emir des croyants, ces jours-ci, les murs tombent dans Médine, fais attention ».  Alors ^Aliyy lui répondit  : « Poursuis ton chemin. Allah me suffit ». Il a prononcé la sentence entre les deux hommes, s’est levé et le mur est tombé juste après !

Il a été rapporté du Prophète, qu’il a dit :

« أقضى أمتي علي »

(‘aqda ‘oummati ^Aliyy)

ce qui signifie « Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est ^Aliyy ». Et d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a dit : « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens c’est ^Aliyy Ibnou Abi Talib ». Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Nous discutions entre nous et nous disions que  celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était ^Aliyy Ibnou Abi Talib ».

Une preuve de sa force et de son extrême intelligence pour juger est ce qui suit : Lorsque le Messager de Allah l’avait envoyé au Yémen, il apprit que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel avait été attrapé un lion. Le premier tombé entraîna dans sa chute un second qui en entraîna un troisième qui lui même fit tomber un quatrième. Le lion les blessa et ils moururent de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se disputèrent jusqu’à faillir s’entre-tuer. ^Aliyy leur dit alors : « Moi, je prononce la sentence pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah pour qu’il juge entre vous. Vous prenez des tribus qui ont creusé le piège : un quart du prix du sang, un tiers du prix du sang, la moitié du prix du sang et tout le prix du sang. (NDLR : Le prix du sang est de cent chameaux) Le premier tombé aura le quart du prix du sang car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet ». Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah et l’ont rencontré près du maqam de ‘Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement ». C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a ^Aliyy qui nous a déjà donné une sentence ». Lorsqu’ils lui ont dit ce que ^Aliyy avait dit, le Messager confirma cette sentence. Ceci témoigne de sa grande intelligence.

Il a été également rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il avait émis un jugement entre deux personnes qui étaient en train de manger ensemble. L’un avait cinq morceaux de pain avec lui et l’autre en avait trois. Un troisième venu leur avait demandé la permission de manger avec eux, et de partager leur repas. Ils l’y autorisèrent.  Ils mangèrent tous de façon équivalente. Le troisième arrivé leur donna huit dirham et leur dit : « ça, c’est en contre-partie de ce que j’ai mangé de votre nourriture ». Les deux hommes se disputèrent pour partager ces huit dirham. Celui qui avait cinq morceaux de pains dit : « Moi, je prends cinq dirham et toi je t’en donne trois ». Mais celui qui avait ramené trois morceaux de pain  répondit : « Non, on les partage à parts égales : quatre – quatre ». Ne se mettant pas d’accord, il partirent  voir ^Aliyy, que  Allah l’agrée. C’est alors que ^Aliyy dit à celui qui avait trois morceaux de pain : « Accepte la proposition de ton ami ». (C’est-à-dire prend trois dirham et laisse ton ami prendre cinq) Mais celui qui avait trois morceaux de pain refusa et dit : « Moi, je ne veux que la vérité même si elle est amère ». Alors ^Aliyy lui dit : « Pour la vérité qui t’est amère, tu n’as droit qu’à un seul dirham et lui, il en prend sept. » Il lui dit : « Et comment cela Emir des croyants ? » Il lui répondit : « Parce que huit dirham, c’est vingt-quatre tiers et les cinq morceaux de pains représentent quinze tiers. Et les trois morceaux de pain représentent neuf tiers. Vous avez mangé à parts égales. Toi tu as mangé huit tiers, et de tes neuf tiers d’origine, il te reste un tiers. Quant à ton ami, il a mangé huit tiers et il lui reste de ce qu’il a ramené sept tiers. Le troisième a pris huit tiers c’est-à-dire un tiers de chez toi et sept tiers de ton ami. Tu auras donc une part sur huit de ce qu’il a donné des huit dirham et lui aura sept parts sur huit des huit dirham. Tu auras donc un dirham et ton ami aura huit dirham. Alors l’homme dit : « Maintenant, j’accepte. »

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Biographies : Outhman Ibnou 3Affaan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Outhman Ibnou ^Affan

Le troisième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est Abou ^Abdi l-Lah, fils de ‘Abi l-^As, fils de ‘Oumayyah, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf, fils de Qousayy le Qourachite et sa mère est ‘Arwa, fille de Kourayz, fils de Rabi^ah, fils de Habib, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf.

Il est né dans la ville de AtTa‘if six ans après l’année de l’éléphant et il est entré en Islam sur les mains de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah les agrée tous les deux. Il avait alors trente-neuf ans et cela s’était produit avant que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne s’installe dans Darou l-‘Arqam.

Ainsi notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, fait partie des premiers à être entré en Islam, ceux-là que Allah a évoqué par Sa parole dans le Qour’an :

﴾ والسابقون الأولون من المهاجرين والأنصار والذين اتبعوهم بإحسان رضي الله عنهم ورضوا عنه ﴿

سورة التوبة /  آية – 100

(wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya

l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh)

[sourat At-Tawbah/100].

Ce qui signifie: « Et les premiers prédécesseurs parmi les Emigrants et les Partisans et ceux qui les ont suivis avec rectitude, Allah les agrée et ils ont accepté l’Islam pour religion ».

Il fait partie des dix à qui le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis dans un seul hadith en une seule fois. Un hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad :

أبو بكر في الجنة وعمر في الجنة وعلي في الجنة وعثمان في الجنة وطلحة في الجنة والزبير في الجنة و »

عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد بن أبي وقاص في الجنة  وسعيد بن زيد في الجنة

« وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة

(Abou Bakr fi l-jannah wa ^Oumar fi l-jannah wa ^Aliyy  fi l-jannah wa ^Outhman  fi l-jannah wa Talhah  fi l-jannah wa zZoubayr  fi l-jannah wa ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf  fi l-jannah  wa Sa^d  bnou Abi Waqqas fi l-jannah wa Sa^id bnou Zayd  fi l-jannah wa Abou ^Oubaydah bnou l-Jarrah fi l-jannah)

Ce qui signifie: « Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au paradis, ^Aliyy sera au paradis, ^Outhman sera au paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d Ibnou Abi Waqqas sera au paradis, Sa^id Ibnou Zayd sera au paradis et Abou ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah sera au paradis ».

^Outhman, que Allah l’agrée, était le premier à avoir accompli l’Emigration en compagnie de sa femme et de sa famille. Il a accomplit les deux Emigrations, la première pour Al-Habachah (l’Abyssinie) et la deuxième Emigration pour Médine l’Illuminée. Il était le premier à avoir mis de l’encens dans la mosquée et le premier à avoir ajouté un deuxième appel à la prière le vendredi. Il était le premier à avoir donné un salaire à ceux qui appellent à la prière, il était le premier à avoir délégué aux gens de donner leur zakat, il était le premier à être investi du califat durant la vie de sa mère et il était le premier à avoir instauré un responsable de la police.

Il a été auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lors de toutes les grandes conquêtes mis à part la conquête de Badr, car son épouse Rouqayyah était malade ce jour-là. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a ordonné de rester à ses côtés pour la veiller mais le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a quand même compté au nombre des combattants de Badr et lui a donné sa part du butin.

La mention de ses épouses et de ses enfants

Avant la descente de la révélation sur le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ^Outhman, que Allah l’agrée, a épousé la fille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Rouqayyah. Elle a accompli l’Emigration avec lui jusqu’à l’Abyssinie (Al-Habachah) et elle est morte en étant son épouse durant les nuits de Badr.  C’est Rouqayyah qui lui a donné pour fils ^Abdou l-Lah et c’est pour cela qu’il a été surnommé Abou ^Abdi l-Lah, le père de ^Abdou l-Lah, alors qu’auparavant il était surnommé Abou ^Amr, le père de ^Amr. Puis le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a donné en mariage son autre fille ‘Oummou Kalthoum et elle est restée son épouse jusqu’à sa mort en l’en 9 de l’Hégire et c’est ainsi que ^Outhman a été surnommé  «Dhou n-Nourayn » : celui qui a les deux lumières, car il a épousé deux des filles du Messager de Allah.

Il a épousé, que Allah l’agrée, Fakhitah, la fille de Ghazwan qui lui a donné le petit ^Abdou l-Lah, puisqu’il a eu un autre ^Abdou l-Lah de sa première femme. Il a épousé par la suite ‘Oummou ^Amrou, la fille de Joundoub Ad-Dawsiyyah qui lui a donné pour fils ^Amr, KhalidAban, ^Oumar et Maryam. Il a épousé également Fatimah la fille de Al-Walid fils de Al-Moughirah qui lui a donné Al-Walid, Sa^id et ‘Oummou Sa^id. Il a épousé  ‘Oummou l-Banin la fille de ^Ouyaynah Al-Ghazariyyah qui lui a donné ^Abdou l-Malik.  Il a épousé Ramlah la fille de Chaybah qui lui a donné pour filles ^A‘ichah, ‘Oummou ‘Aban et ‘Oummou ^Amr.  Il a épousé également Na‘ilah la fille de Al-Farafisah Al-Kalbiyyah qui lui a donné pour fille Maryam et il a été dit qu’elle lui a donné ^Anbasah et une autre sœur à elle qui s’appelle ‘Oummou l-Banin.

La mention de sa description physique

Il était, que Allah l’agrée, de taille moyenne, il n’était ni grand ni petit, il avait un beau visage de couleur blanche teintée de rouge et une peau fine. Ses articulations étaient grandes, il avait les épaules larges et il avait beaucoup de cheveux sur la tête et une grande barbe.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de son mérite

Beaucoup de spécialistes des biographies et des conduites des prédécesseurs ont composé des chapitres qui contiennent des faits remarquables de la vie de ^Outhman, que Allah l’agrée, tant que At-Tirmidhiyy, que Allah l’agrée, a composé un livre propre à cela qu’il a appelé « Manaqibou ^Outhman ».

Il y a parmi cela ce qu’a rapporté Mouslim dans les mérites de ^Outhman que ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était assis avec sa cuisse qui était dévoilée. C’est alors que Abou Bakr a demandé la permission d’entrer, il lui a permis et il a gardé sa position. Ensuite ce fut ^Oumar et le Prophète a gardé encore sa position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer il a rabaissé son pagne pour couvrir sa cuisse. Lorsque les gens furent partis, ^A‘ichah a dit : « Ô Messager de Allah, Abou Bakr a demandé la permission ainsi que ^Oumar, tu leur as permis d’entrer et tu as gardé ta même position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer, tu as rabaissé ton vêtement. Il a dit :

« يا عائشة ألا أستحيي من رجل، و اللهِ إن الملائكة لتستحيي منه »

(Ya ^A‘ichah ‘ala ‘astahyi min rajoulin wa l-Lahi ‘inna l-mala‘ikata latastahyi minh)

ce qui signifie: « Ô ^A‘ichah comment n’éprouverai-je pas de la pudeur d’un homme devant qui les anges éprouvent de la pudeur ».

Ibnou l-Jawziyy a rapporté de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il était en compagnie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans l’une des propriétés des gens de Médine. C’est alors qu’un homme est venu et a demandé la permission qu’on lui ouvre. Le Prophète a dit à Abou Mouça :

« افتح له وبشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». J’ai ouvert (NDLR : Il s’agit de Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) et j’ai trouvé Abou Bakr et je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis. Ensuite quelqu’un d’autre a demandé à ce qu’on lui ouvre, le Prophète lui a dit :

« افتح له و بشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre et annonce lui-la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». Ce fut ^Oumar, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Ensuite ce fut un autre homme qui a demandé à ce qu’on lui ouvre et le Prophète était allongé, c’est alors qu’il s’est assis et il a dit :

« افتح له و بشره بالجنة على بلوى تصيبه »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah  ^ala balwa tousibouh)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du paradis et qu’il aura une épreuve ».  Ce fut ^Outhman, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis et je lui ai rapporté ce que le Prophète m’avait dit. C’est alors que ^Outhman a dit : C’est l’aide de Allah que je recherche. Il s’agit de  l’épreuve suite à laquelle il a été assassiné lorsque des gens qui avaient semé la discorde avaient assiégé sa maison à Médine.

Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre consacré au mérite des compagnons ainsi que Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud, An-Naça‘iyy, Ibnou Majah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal que la montagne de ‘Ouhoud a tremblé alors qu’il y avait dessus le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, en compagnie de Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, que Allah les agrée tous. C’est alors que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« اسكن أُحد، فما عليك إلا نبي وصدّيق وشهيدان »

(‘Ouskoun ‘ouhoud fama ^alayka ‘illa nabiyyoun wa siddiqoun wa chahidan)

ce qui signifie: « Apaise-toi ‘Ouhoud, il y a sur toi un prophète, un siddiq et deux martyrs ». (NDLR : Le siddiq est Abou Bakr et les deux martyrs sont  ^Oumar et ^Outhman et ceci est sans aucun doute un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire que Allah a fait savoir au Prophète que ^Oumar et ^Outhman allaient mourir tués).

Dans le livre At-Tarikh d’Ibnou ^Açakir d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : j’ai vu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, depuis le début de la nuit jusqu’à ce que l’aube se soit levée il avait ses mains levées et il faisait des invocations pour ^Outhman en disant :

« اللهم عثمان رضيت عنه فارض عنه »

(Al-lahoumma ^Outhman raditou ^anhou farda ^anh)

ce qui signifie: « Ô Allah je suis satisfait de ^Outhman alors agrée-le ». Et le fait que  le Prophète fasse des invocations pour lui durant toute une nuit est sans aucun doute un caractère et un mérite de notre maître ^Outhman.

Le Hafidh Abou Nou^aym Al-‘Asfahaniyy dans son livre « Hilyatou l-‘Awaliya » d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : ^Outhman Ibnou ^Affan a gagné le paradis deux fois auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, la première lorsqu’il a creusé le puit de Roumah et la deuxième lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah.

Bi’rou Roumah était un puits dont l’eau était vendue aux musulmans mais ^Outhman, que Allah l’agrée, a acheté le puits et l’a creusé davantage. Il en a fait un bien duquel tous les musulmans pouvaient prendre sans contrepartie et c’est un puits qui est jusqu’à aujourd’hui connu à Médine l’Illuminée. En ce qui concerne le détail de la préparation de l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah, d’après ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy, ^Abdou r-Rahman Ibnou Khabbab As-Soulamiyy, a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un discours et il a incité les gens à contribuer à préparer l’armée de la difficulté. C’est alors que ^Outhman a dit : Je me charge de cent chameaux avec tous leurs bagages et ce qu’il leur faut. Puis le Prophète a encore incité les gens à donner et ^Outhman a dit : Je me charge de cent autres chameaux avec toutes leurs charges. As-Soulamiyy a dit : J’ai vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire en bougeant sa main et en disant :

« ما على عثمان ما عمل بعد هذا »

(Ma ^ala ^Outhman ma ^amila ba^da hadha)

ce qui signifie : « Ce qu’a fait ^Outhman maintenant le décharge de ce qu’il pourrait  faire par la suite ».

Et l’auteur a dit dans la version de Al-Hakim An-Nayçabouriyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, d’après ^Abdou r-Rahman Ibnou Soumrah que ^Outhman était venu au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec mille dinars et lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté il les a mis près du Prophète et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les prenait par sa main et disait :

« ما ضرّ عثمان ما عمل بعد اليوم »

(ma darra ^Outhman ma ^amila ba^da l-yawm)

ce qui signifie : « Rien de ce que ^Outhman pourrait faire par la suite ne risque de lui nuire après ce qu’il a fait aujourd’hui ». Et il a répété cela deux fois.

L’auteur de Hilyatou l-‘Awaliya a rapporté de Ach-Cha^biyy d’après Masrouq d’après ^Abdou lLah Ibnou Mas^oud qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a vu ^Outhman Ibnou ^Affan le jour de la préparation de l’armée de la difficulté, il faisait des allers-retours. Le Prophète a dit :

«اللهم اغفر لعثمان ما أقبل وما أدبر، و ما أخفى و ما أعلن، و ما أسرّ و ما أجهر »

(Al-lahoumma ghfir li^Outhman ma ‘aqbala wa ‘adbara wa ma ‘akhfa wa ma ‘a^lan wa ma ‘asarra wa ma ‘ajhar)

ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ^Outhman pour ce qu’il a fait  et ce qu’il risque de faire, ce qu’il a fait au grand jour et ce qu’il a fait en cachette ».

Et tout comme AtTabaraniyy a rapporté du fils de ^Oumar qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« عثمان أحيا أمتي و أكرمها »

(^Outhman ‘ahya ‘oummati wa ‘akramaha)

ce qui signifie: « ^Outhman a redonné vie à ma communauté et l’a honorée ».

^Outhman a rassemblé le Qour’an honoré

Al-Boukhariyy a mentionné dans son Sahih le début de l’affaire du rassemblement du Qour’an dans un même livre. Il est dit que  Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée, a demandé à ce que Zayd Ibnou Thabit, qui fait partie de ceux qui ont retranscrit la révélation au Prophète, vienne à lui. Zayd est donc  venu à lui et ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, était auprès de Abou Bakr à ce moment-là. AsSiddiq, que Allah l’agrée, a dit à Zayd : « ^Oumar est venu à moi et il m’a dit qu’il y a beaucoup de ceux qui mémorisent le Qour’an qui ont été tués aujourd’hui, le jour de Al-Yamamah et je crains que beaucoup parmi ceux qui connaissent le Qour’an par cœur meurent  et je pense qu’il faudrait que tu ordonnes de rassembler le Qour’an. »

C’est alors que Zayd, qui était donc en présence de Abou Bakr auprès de ^Oumar, a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « Comment veux-tu que nous fassions quelque chose que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas faite ?! » Alors ^Oumar que Allah l’agrée lui a répondu : « Ceci, par Allah, est quelque chose de bien ».

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Zayd a dit : « ^Oumar à chaque fois me répétait la même chose jusqu’à ce que Allah éclaire mon cœur pour cela, et qu’il accepte cela. J’ai pensé la même chose que ce qu’a pensé ^Oumar à ce sujet. »

Zayd Ibnou Thabit, que Allah l’agrée, a cherché à rassembler le Qour’an et il le rassemblait des différents endroits où il était retranscrit : entre autres sur des petites pierres fines et aussi à partir des poitrines des gens. Ce qu’il a retranscrit s’est retrouvé sur plusieurs feuillets et ces feuillets ont été déposés et rassemblés chez Abou Bakr, que Allah l’agrée, jusqu’à sa mort. Puis ces feuillets sont restés chez ^Oumar jusqu’à sa mort et ensuite chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux.

Lorsque ^Outhman, que Allah l’agrée, a reçu le pacte d’allégeance de Calife, il a demandé le conseil auprès des compagnons et leur avis était qu’il rassemble tout le Qour’an dans un seul livre. C’est alors que ^Outhman, que Allah l’agrée, a réuni un certain nombre de compagnons. Abou Dawoud a dit : « Ils étaient douze hommes de Qouraych et des Partisans de Médine (Al-‘Ansar). Il y avait également parmi eux ceux qui avait retranscrit la révélation. Il a demandé aussi à ce qu’on ramène de chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah l’agrée, les feuillets que Zayd Ibnou Thabit avait rassemblés et il les a retranscrits dans un seul livre ».

Dans le livre « Fat-hou l-Bari » d’Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée a dit : « Qui parmi les gens écrit le mieux? » Ils lui ont répondu : « Zayd Ibnou Thabit » Et il leur a demandé : « Qui est celui qui prononce le mieux ? » Ils lui ont dit : « Sa^id Ibnou l-^As ». Il a dit : « Alors, que ce soit Sa^id qui dicte et Zayd qui écrive ». »

Lorsqu’ils eurent fini de transcrire le Moushaf en un seul livre, il a ordonné à ce qu’on en fasse plusieurs copies qu’il a envoyées aux différentes régions. Il y a eu divergence sur le nombre de copies : Certains ont dit que c’était quatre copies. D’autres ont dit cinq. Il a également été dit six et sept. Puis il a rassemblé toute autre que ces copies-là du Qour’an et il les a brûlées. Il a ordonné aux différentes régions d’utiliser ces copies du Moushaf.

^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé le Qour’an lorsqu’il y a eu beaucoup de divergences sur la manière de réciter, selon les différences des langages des arabes. Les gens avaient eu des divergences les uns avec les autres et certains avaient accusé d’autres d’erreurs ; comme il a craint que la chose ne s’amplifie, il a rassemblé tout le Qour’an selon le langage de Qouraych –c’est-à-dire la manière de réciter de Qouraych– mais cela ne veut pas dire qu’il a empêché que l’on récite le Qour’an avec les autres prononciations des arabes et ce, car il est rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن هذا القرءان أنزل على سبعة أحرف فاقرءوا ما تيسر منه »

(‘inna hadha l-Qour’an ‘ounzila ^ala sab^ati ‘ahroufin faqra’ou ma tayassara minh)

Ce qui signifie : « Ce Qour’an a été révélé avec sept récitations alors récitez ce que vous pouvez du Qour’an ». Et ces manières de réciter sont aujourd’hui transmises : Il y a sept récitations qui ont une forte chaîne de transmission et sept autres qui ont une moins forte chaîne de transmission. Ici, il s’agit de l’écriture :  il l’a écrit selon la récitation des gens de Qouraych.

L’éloge des gens à son sujet

L’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit: « ^Outhman était de ceux qui ont accompli les bonnes œuvres, qui ont fait preuve de piété, qui ont été croyants et qui ont agit en bien et Allah aime ceux qui agissent en bien. » Cela a été rapporté par Al-‘Asfahaniyy dans Hilyatou l-‘Awliya.

L’Imam ‘Ahmad, que Allah l’agrée, a dit d’après Rouhaymah la grand-mère de AzZoubayr Ibnou ^Abdi l-Lah qu’elle a dit : « ^Outhman jeûnait toute la vie et il veillait toutes les nuits sauf une toute première partie de la nuit où il faisait un petit somme. »

Ibnou Sirin, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L’épouse de ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a dit lorsqu’ils l’avaient assiégé et voulaient le tuer : « Que vous le tuiez ou que vous le laissiez, il veillait toute la nuit et il récitait tout le Qour’an en une seule rak^ah« . », rapporté par Ibnou l-Jawziyy.

Ibnou ^Açakir a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou Mahdiyy qu’il a dit : « ^Outhman a deux caractères que Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée, n’avaient pas : il patientait jusqu’à être tué injustement et il a rassemblé les gens pour avoir un seul Moushaf, un seul livre du Qour’an ».

L’auteur a dit au sujet de la biographie de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, le troisième Calife

En plus de ce que notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé comme  bons caractères  il y avait l’indulgence, la science, la générosité, la pudeur, la pureté, l’ascèse et il était parmi les gens celui qui était le plus modeste.

Ibnou S^ad a rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ar-Roumiyy qu’il a dit: « ^Outhman apportait de nuit l’eau du woudou lui-même. Il lui a été dit : Si tu l’avais ordonné à certains serviteurs, ils te l’auraient ramené et t’auraient épargné de le faire toi-même. Il  a répondu : non, la nuit est pour eux, ils se reposent. »

Et l’Imam ‘Ahmad a rapporté d’après Al-Haçan que Allah l’agrée, qu’il a été interrogé au sujet de ceux qui faisaient la sieste dans la mosquée (c’est-à-dire ils dormaient ou ils s’allongeaient simplement dans la mosquée au milieu de la journée). Il a répondu : « Il m’est arrivé de voir ^Outhman Ibnou ^Affan faire la sieste dans la mosquée alors qu’il était ce jour-là Calife et les pierres avaient laissé des traces sur ses côtés et on disait : voici l’Emir des croyants, voici l’Emir des croyants. »

Et  d’après Charhabil Ibnou Mouslim, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée, donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu’Emir des croyants et il rentrait chez lui pour manger du vinaigre et de l’huile » (NDLR : Tout ceci est une preuve de sa grande modestie et de sa grande ascèse, que Allah l’agrée).

La mention de son califat

Trois nuits après l’enterrement de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a reçu l’engagement et le pacte d’obéissance en tant que Calife, c’était une nuit d’un lundi  du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Il a ainsi été Calife à partir du mois de Mouharram de la vingt-quatrième année de l’Hégire et il a vécu douze ans en tant que Calife. Il utilisait le même sceau (c’est-à-dire la même signature) que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme Abou Bakr et ^Oumar que Allah les agrée.

Durant son califat, que Allah l’agrée, les musulmans ont mené des conquêtes. Ils ont conquis beaucoup de pays et le pays de l’Islam s’est ainsi étendu. Parmi ces pays qui avaient été conquis, il y avait l’île de Chypre, KarmanSijistan, Kaboul et d’autres pays  d’Afrique.

Le récit de son martyr et ce qui lui était arrivé

Les conquêtes se sont multipliées pour  la communauté islamique et  la souveraineté s’est étendue à différents pays :  les arabes se sont alors mélangés avec beaucoup d’autres nations et communautés de langues différentes. C’est à ce moment-là que les gens ont beaucoup porté atteinte au Calife et les rumeurs ont augmenté à Médine l’Illuminée. Les dirigeants de la discorde ont alors écrit à leurs différents groupes dans plusieurs  pays pour leur dire de  tous se rendre à Médine (NDLR : Pdans l’objectif de  semer la corruption et trahir le Calife). C’est alors qu’ils ont assiégé sa maison pendant plusieurs jours et notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, disait:  » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a promis quelque chose et je patiente. » Rapporté par At-Tirmidhiyy dans Manaqib ^Outhman.

D’après ^A‘ichah , que Allah l’agrée, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« يا عثمان إنه لعل الله يُقَمّصُكَ قميصًا، فإن أرادك المنافقون على خلعه فلا تخلعه حتى تلقاني »

(ya ^Outhman innahou la^alla l-Laha youqammisouka qamisan fa’in ‘aradaka l-mounafiqoun ^ala khal^ihi fala takhla^h hatta talqani)

Ce qui signifie : « Ô ^Outhman il se peut que Allah te donne un habit –c’est-à-dire il vise par là le califat– Et si les hypocrites veulent que tu l’enlèves, ne l’enlève pas jusqu’à ce que tu viennes à ma rencontre ». Rapporté par Al-Hakim et At-Tirmidhiyy.

C’était ce que voulaient ces semeurs de trouble, ils souhaitaient que ^Outhman abandonne sa responsabilité de Calife et le Prophète lui a recommandé de ne pas le laisser. Ils avaient même diffusé que ^Outhman était de faible personnalité et qu’il n’arrivait pas à régler les affaires. Ces gens  semaient ainsi la discorde, alors que ^Outhman avait un très haut degré. CIl était le troisième après Abou Bakr et ^Oumar dans cette communauté.

Lorsqu’il est parvenu à notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, que les semeurs de discorde avaient assiégé ^Outhman et qu’ils l’avaient même empêché d’obtenir de l’eau et  voulaient l’assassiner, ^Aliyy a envoyé trois grands récipients remplis d’eau.  Il a également dit à ses deux fils Al-Haçan et Al-Houçayn : « allez tous les deux avec vos épées pour rester devant la porte de ^Outhman et  ne laissez personne parvenir jusqu’à lui ». AzZoubayr et Talhah ont à leur  tour envoyé leurs fils. Plusieurs compagnons firent de même afin d’empêcher les gens d’entrer pour tuer ^Outhman, que Allah l’agrée. (NDLR : Ceci est encore une preuve que les grands compagnons comme notre maître ^Aliyy étaient du rang de ^Outhman et ce n’est pas comme certains qui prétendent que ^Aliyy n’était pas d’accord pour le califat de Abou Bakr, ^Oumar ou de ^Outhman. Au contraire il s’est rallié totalement aux Califes Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman et la preuve c’est qu’il avait envoyé ses deux fils pour défendre ^Outhman.)

Mais  des hommes parmi ceux qui voulaient du mal à notre maître ^Outhman, ont  escaladé par le côté  la maison des ‘Ansar -des Partisans- jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la maison de ^Outhman et ils sont entrés tandis qu’il récitait le Qour’an et qu’il faisait le jeûne. L’un d’entre eux lui a alors donné un coup d’épée mais Na‘ilah sa femme s’est interposée et les doigts de sa main ont été coupés.

Il n’y avait, hormis ^Outhman, que Allah l’agrée, personne d’autre avec elle à ce moment-là dans la maison. Il a ainsi été tué et il est mort martyr, que Allah ta^ala l’agrée, le vendredi, dix-huit nuits du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 35 de l’Hégire : Il avait alors quatre-vingt-dix ans et il a été dit plus que cela. Il a également été dit moins que cela. Il a été enterré la nuit du samedi entre al-maghrib et al-^ichadans le cimetière de Al-Baqi^ à Médine l’Illuminée.  AzZoubayr a dirigé la prière funéraire en sa faveur.

Notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a dit avant son assassinat : « J’ai vu hier le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve et il y avait avec lui Abou Bakr et ^Oumar. Ils m’ont dit : patiente, tu viendras à côté de nous à l’heure de manger la nuit prochaine. » C’était l’interprétation qu’il allait mourir la nuit suivante.

Ibnou l-‘Athir a rapporté dans son livre « Al-Kamil fi t-Tarikh » des vers de poésie de Hassan Ibnou Thabit Al-‘Ansariyy au sujet de ceux  qui étaient venus d’Egypte à Médine et ils s’étaient réunis pour tuer notre maître ^Outhman. Il a dit des vers de poésie afin  de  les blâmer car ils avaient délaissé la conquête des  ennemis pour  venir conquérir les compagnons du Prophète et  tuer ^Outhman Ibnou ^Affan alors qu’il habitait à Médine et qu’il était auprès du Prophète !

C’est là une faible partie de la grande biographie, de l’océan des mérites de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah ta^ala l’agrée, et que Allah le rétribue pour l’Islam et pour les musulmans en bien. Nous demandons à Allah qu’Il nous profite par ses bénédictions et qu’Il nous rassemble avec son groupe et qu’Il nous fasse mourir sur sa croyance et son amour.

Certes Allah soubhanahou est tout-puissant et Il est miséricordieux pour Ses esclaves.

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Biographies : Oumar Ibnou l Khattab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Oumar Ibnou l-Khattab

Le deuxième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est ‘Abou Hafs, ^Oumar fils de Al-Kattab, fils de Noufayl, fils de ^Abdou l-^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Rizah, fils de ^Adiyy fils de Ka^b, fils de Lou’ay. Il est le Calife bien guidé, surnommé [par le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam] Al-Farouq, soit celui qui discerne entre le vrai et le faux, celui qui a été équitable lors de son Califat. Il est, parmi les Emigrants, l’une des premières personnes à être entrée en Islam. Il fait partie des dix [Compagnons] à qui le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis. Il était l’un des gendres du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’un des grands savants parmi les Compagnons, de ceux qui ne craignaient pour l’amour de Allah le blâme de quiconque. A ce sujet, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam disait pour évoquer le mérite de ^Oumar Al-Farouq :

« إن الله جعل الحق على لسان عمر و قلبه »

(‘Inna l-Laha ja^alaal-haqqa ^ala liçani ^Oumara wa qalbih)

ce qui signifie : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ^Oumar et qu’elle soit dans son cœur ».

Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, était d’une blancheur éclatante avec de légères rougeurs. Il était grand de taille, chauve, ses cheveux étaient simplement des deux côtés de la tête, mais le dessus était dégarni. Wahb fils de Mounabbih, a dit que la description de ^Oumar avait été mentionnée dans At-Tawrah (la Torah) comme étant « dur comme fer, un prince fort ».

Il entra en Islam alors qu’il avait 26 ans. Ce fut après l’entrée en Islam de quarante hommes et dix femmes. Cependant, d’autres ont dit qu’il était entré en Islam après quarante cinq hommes et onze femmes.

Le récit de l’Islam de notre maître ^Oumar

Ibnou l-Jawziyy a cité dans le livre « Sifatou sSaffwah », le récit de l’entrée en Islam de notre maître ^Oumar. D’après ‘Anas fils de Malik, que Allah l’agrée, ^Oumar, armé de son épée, sortit un jour et rencontra un homme de la tribu de Bani Zouhrah qui lui dit :

– « Où vas-tu donc ^Oumar ? ».

– « Je veux tuer Mouhammad », dit-il.

– « Ne crains-tu pas la vengeance de la tribu de Bani Hachim et celle de Bani Zouhrah en l’assassinant ? ».

– « Je vois que tu as changé ta religion », reprit-il.

– « Veux-tu que je t’apprenne ce qui est plus surprenant encore ?! Ta sœur et ton beau frère ont également délaissé ta religion (c’est-à-dire qu’ils sont entrés en Islam) ».

^Oumar se précipita alors chez eux et les trouva en train de réciter Sourat « Taha » ; il leur dit : « Vous avez apparemment abandonné votre religion ». Et son beau frère lui répliqua : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que la tienne ? ». C’est alors que ^Oumar sauta sur lui pour le frapper violemment ; sa sœur accourut afin de protéger son mari, mais de sa main, ^Oumar la frappa également : son visage devint ensanglanté. Elle dit : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion  ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». ^Oumar a perdu ainsi tout espoir en ce qui concerne sa sœur et son beau frère ; il leur dit alors : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise » et il récita ainsi la Sourat « Taha » jusqu’à arriver à la parole de Allah :

إنني أنا الله لا إله إلا أنا فاعبدني وأقم الصلاة لذكري ﴿

سورة طه /  آية – 14

(‘innani ‘ana l-Lahou la ‘ilaha illa ‘ana fa^boudni wa ‘aqimi ssalata lidhikri)

[sourat Taha /14]

ce qui signifie : « Certes Allah c’est Moi, il n’y a point de dieu sinon Moi. Adore-Moi et accomplis la prière pour M’évoquer ». C’est ainsi que son cœur s’ouvrit pour l’Islam. Il dit ensuite : « Dites-moi où se trouve Mouhammad » et il partit à Darou l-‘Arqam où, à la porte, se trouvaient Hamzah, Talhah ainsi que d’autres Compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam apprit l’arrivée de ^Oumar, il sortit, et prit ^Oumar par ses habits et la gaine de son épée et le secoua de ses mains ; ^Oumar ne put se contenir et se retrouva à genoux. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « N’est-il donc pas venu le temps pour toi, Ô ^Oumar, de délaisser ta fausse religion ! » et ce dernier reprit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé, et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ». C’est alors que les gens se trouvant dans Darou l-‘Arqam dirent la parole Allahou ‘Akbar tellement fort que ceux qui se trouvaient dans la Mosquée Al-Haram l’entendirent. L’entrée en Islam de notre maitre ^Oumar eut lieu en l’an 6 après le début de la Révélation, et certains ont dit en l’an 5.

Les mérites de notre maître ^Oumar

L’équité de ^Oumar et sa gestion des affaires musulmanes étaient choses réputées chez lui, aussi bien avant qu’il ne reçoive le pacte d’obéissance lors de son califat comme après. Les récits au sujet de son équité sont encore plus nombreux pour être rassemblés dans un seul livre !

Parmi les récits sur sa préoccupation des Musulmans, il y a ce qui suit : Il y avait des commerçants qui firent une halte dans la salle de prière et ^Oumar, que Allah l’agrée, demanda à ^Abdou r-Rahman fils de ^Awf : « Que dis-tu de veiller sur eux cette nuit de crainte que des voleurs ne les attaquent ? ». Ils ont ainsi veillé tous les deux pour surveiller leur marchandise. C’est alors que ^Oumar entendit des pleurs d’enfant, il se dirigea vers la mère et lui dit : « Crains Allah, agis en bien envers ton enfant ! ». Il reprit sa place et entendit à nouveau les pleurs du petit nourrisson. Il retourna voir la mère et lui dit la même chose que la première fois. A la fin de la nuit, il entendit encore les pleurs de l’enfant et questionna la mère :

– « Pourquoi ton fils ne dort pas la nuit ? ».

– « Ô esclave de Allah, je voulais le sevrer mais il refuse », dit-elle.

– « Et pourquoi donc veux-tu le sevrer ? ».

– « Car ^Oumar n’accorde une aide, que pour les enfants qui sont sevrés, il ne donne pas pour ceux qui n’ont pas été sevrés ».

– « Et quel âge a-t-il donc ? », reprit ^Oumar.

– Tant de mois.

Alors ^Oumar lui a dit :

– « Non, ne t’empresse pas pour le sevrer ».

Il accomplit ensuite la prière de l’aube en ayant les larmes aux yeux ; il était gagné par les pleurs. Lorsqu’il prononça le salam, il dit : « Malheur à toi ^Oumar, combien d’enfants musulmans as-tu tué ? ». Puis il ordonna d’appeler parmi les gens et de propager : « Ne vous empressez pas de sevrer vos enfants, nous donnerons une aide pour chaque nouveau-né en Islam. » et il a écrit que cet ordre soit diffusé dans les différentes contrées. Ceci est une preuve de la miséricorde de notre maître ^Oumar envers la Communauté de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi les récits sur la miséricorde et la compassion de notre maître ^Oumar en faveur des musulmans : un des jours de Ar-Ramadah, l’année de la grande sécheresse à Médine, il fut égorgé une jeune chamelle afin que sa viande soit distribuée aux gens, et la meilleure partie fut réservée pour ^Oumar sans qu’il ne le sache. Lorsque, après l’avoir cuisinée, on la lui a ramenée, il dit :

– « D’où provient cela ? »

– « Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui répondit-on.

– « Quel mauvais gouverneur je fais si, de la chamelle, je mange la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon ».

Puis, il a ordonné à ce qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les bouts de pain dans l’huile. Ensuite, il dit à Yarfason serviteur : « Yarfaprends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh, (qui est un endroit à Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin ; donne-le leur afin qu’ils en mangent ».

Pour ce qui est de son ascétisme, le fait qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde, que Allah l’agrée, il y a beaucoup de récits rapportés. Comme ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy dans  « Sifatou sSafwah » : un jour notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, donna un discours aux gens, alors qu’il était calife. Il portait un pagne et sur ce pagne il y avait douze rouq^ah, pièces de retouche (c’est ce qu’on fixe sur un trou à un vêtement) et ‘Anas a dit que sur le vêtement qu’il portait aux épaules, il y en avait trois.

Il s’adonnait beaucoup aux actes d’adoration et il craignait beaucoup Allah.

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, son père disait : « Je crains, si un bélier meurt sur les rives du l’Euphrate, que Allah ne demande des comptes à ^Oumar », c’est-à-dire que par sa grande rigueur, il craignait qu’il arrive une chose sur laquelle il en aurait à rendre des comptes. Son grand souci était de gérer au mieux les affaires des Musulmans.

Il dit également : « ^Oumar est décédé en jeûnant les jours les uns à la suite des autres » c’est-à-dire qu’à la fin de sa vie, il jeûnait tous les jours, que Allah l’agrée.

D’après Sa^id fils de Al-Mousayyib il a dit : « ^Oumar aimait la prière en pleine nuit ».

Parmi les mérites de notre maître ^Oumar : il était présent lors de la bataille de Badr et également lors de toutes les autres batailles avec le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il fait partie des Compagnons qui ont persévéré et ont été au côté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Que Allah l’agrée,  parmi ses mérites : il était le premier à avoir ordonné à utiliser la datation par les mois lunaires à partir de l’année de l’Émigration du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est lui qui a donc instauré le calendrier de l’Hégire. Il était le premier à avoir rassemblé les gens pour accomplir la prière de At-Tarawih derrière un seul imam, alors qu’auparavant chacun l’accomplissait seul. Il était également le premier à avoir veillé aux affaires des Musulmans pendant la nuit, c’est-à-dire à faire des inspections de nuit pour veiller sur les Musulmans. Il veillait à ce que les gens douteux ne leur nuisent pas. Il fut aussi le premier à avoir utilisé un bâton pour corriger les gens et le premier à avoir composé des répertoires pour l’état des Musulmans, dans lesquels étaient inscrites les affaires des gens. Il fut donc le premier à avoir utilisé des registres et également le premier à être surnommé l’Emir des Croyants.

L’éloge du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en faveur de notre maitre ^Oumar

Il y a de nombreux hadith qui ont été rapportés faisant l’éloge de notre maître Al-Farouq, que Allah l’agrée, et montrant ses mérites et ses caractères louables. Parmi ces hadith, il y  a des hadith dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué sa sincérité dans son adoration pour Allah ta^ala, sa rigueur et sa force pour défendre la religion agréée par Allah, pour défendre la Communauté Islamique et pour faire régner la justice entre les Musulmans. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ^Oumar, que Allah l’agrée :

« والذي نفسي بيده ما لقيك الشيطان سالكًا فجًا إلا سلك فجًا غير فَجّك »

( wa l-la-dhi nafsi biyadihi ma laqiyaka ch-chaytanou salikan fajjan ‘illa salaka fajjan ghayra fajjik ).

« Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, le chaytan ne te rencontre pas un jour sur un chemin sans qu’il prenne un autre que le tien ! ». Et At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Majah et Al-Hakim ont rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

«أشد أمتي في أمر الله عمر »

( ‘achaddou ‘oummati fi ‘amri l-Lah ^Oumar )

Ce qui signifie : « ^Oumar fait partie de ceux qui, dans ma Communauté, ont le plus de rigueur au sujet de la Religion ».

Parmi les paroles qui ont été rapportées de lui que Allah l’agrée

Il a été rapporté de notre maître Al-Farouq que Allah l’agrée de nombreuses exhortations et des sagesses éminentes. Parmi cela sa parole que Allah l’agrée : « Rendez-vous des comptes avant d’avoir à en rendre. Et pesez vos actes avant qu’ils ne vous soient pesés. Votre jugement dans l’au-delà sera plus facile si vous vous rendez des comptes dans cette vie-là. Et embellissez-vous pour le jour de la grande exposition.

يومئذ تعرضون لا تخفى منكم خافية ﴿

سورة الحاقة /  آية – 18

(Yawma‘idhin tou^radouna la takhfa minkoum khafiyah).

[sourat Al-Haqqah / 18]

ce qui signifie : « Ce jour-là vous serez exposés, rien de vous ne sera caché ».

Et dans ces propos, il y a une forte incitation à ce que l’esclave se demande des comptes à lui-même, et qu’il réfrène les passions de son âme. Qu’il l’empêche de suivre ses passions afin d’être sauvé dans son bas monde et dans son au-delà.

Parmi les paroles de Al-Farouq, que Allah l’agrée, également sa parole rapportée par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar d’après Al-‘Ahnaf Ibnou Qays, il a dit : « Ô Ahnaf celui qui rit beaucoup, il n’inspire plus beaucoup le respect, et celui qui se réjouit, on se moquera de lui, et celui qui répète une chose, il sera connu par cette chose, et celui qui parle beaucoup, il risque beaucoup de dire des mauvaises paroles, et celui qui dit beaucoup de mauvaises paroles, il aura peu de pudeur, et celui qui aura peu de pudeur, il aura peu de scrupule, et celui qui a peu de scrupule, son cœur meurt. Voici ^Oumar que Allah l’agrée qui conseille de manière très pertinente et oriente vers ce qu’il convient d’avoir comme comportement. C’est-à-dire le fait d’être sérieux, de ne pas trop rire sans raison, de ne pas plaisanter beaucoup pour que le respect inspiré par la personne ne soit pas diminué. De la sorte, les gens profitent davantage de lui, et ses propos auront de l’effet sur eux quand il les guide et les oriente. En effet, le fait de beaucoup parler sans nécessité, sans intérêt, sans profit, ne comporte pas de bien. C’est pour cela qu’il convient que la personne raisonnable se surveille dans ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.

Dans Manaqibou ^Oumar toujours de Ibnou l-Jawziyy, il est mentionné que ^Oumar a dit : « Ne pense pas du mal d’une parole qui est sortie de la bouche d’un musulman alors que tu peux lui trouver une explication en bien ».  Tant que nous savons du bien sur la personne, nous en pensons du bien. Et Allah sait ce qu’il y a dans le for intérieur de chacun et ce que cachent les cœurs. Quant à nous, nous avons reçu l’ordre de penser du bien car Allah ^azza wa jall dit :

يا أيها الذين ءامنوا اجتنبوا كثيرا من الظن إن بعض الظن إثم ﴿

سورة الحجرات /  آية – 12

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ijtanibou kathiran mina dhdhanni ‘inna ba^da dhdhanni ‘ithm).

[sourat Al-Houjourat / 12]

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup le fait de penser du mal car dans certains cas c’est un péché ».

Dans ces propos également, il a dit : « Trois choses grâce auxquelles tu gagnes l’amour de ton frère : tu lui passes le salam lorsque tu le rencontres, tu lui laisses la place dans l’assemblée et tu l’appelles par l’appellation qu’il aime le plus ».

Cela a été cité par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar avec d’autres termes. On comprend de ce conseil l’incitation de réunir ces trois caractéristiques car cela renforce les liens et l’unité, pour que la société soit fondée sur des bases saines et fortes.

Parmi ses sagesses étonnantes, il y a ce qu’a rapporté Al-‘Ahnaf Ibnou Qays : « Apprenez avant d’assurer les responsabilités », c’est-à-dire apprenez le fiqh et la science avant de rechercher le pouvoir, avant de devenir des maîtres pour les gens.

Et que l’on sache qu’il a été rapporté de ^Oumar également des paroles utiles dans la médecine, parmi lesquelles sa parole : « Gardez-vous de trop manger, car cela entraîne la paresse et réfrène d’accomplir la prière et cela nuit au corps. Recherchez ce qui est utile dans votre nourriture car vous éloignera du fait  d’être gourmand, et c’est meilleur pour le corps et cela aide pour accomplir les actes d’adoration. Et la personne n’ira à sa perte que lorsqu’elle préfèrera ses désirs au détriment de sa religion ».

Et il a dit : « Gardez-vous de trop manger de viande car la viande peut avoir une addiction comme l’addiction au vin ». Et ^Oumar que Allah l’agrée a préféré ne pas trop manger de viande car cela comporte un signe de superflu.

Son décès

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu la matinée du 27 de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Alors qu’il dirigeait les gens dans la prière de asSoubh, l’un des esclaves de Al Moughirah qui était surnommé Abou Lou’lou’ah (qui était mazdéen) était venu, et il l’a poignardé plusieurs fois avec un couteau en forme de Y, puis il s’enfuit en poignardant chaque personne qu’il croisait de droite et de gauche. Et lorsqu’il a vu qu’il ne pouvait pas s’échapper, il s’est poignardé et en est mort.

Avant que son âme sorte Al-Farouq que Allah l’agrée a demandé à son fils ^Abdou l-Lah qu’il fasse le compte de ses dettes et qu’il les rembourse à ses créanciers. Puis il lui dit : « Va voir ^A’ichah, que Allah l’agrée, et dis-lui que ^Oumar Ibnou l-Khattab demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux compagnons. »

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est parti et lui a demandé l’autorisation, elle lui a répondu : « Je voulais me préserver cette place pour moi mais aujourd’hui je vais le préférer au détriment de moi-même ».

Et il fut enterré auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et d’Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée.

Les faits remarquables de l’émir des croyants ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, ont atteint un haut niveau, de sorte que les savants, les historiens et les biographes citent des chapitres et des chapitres pour énumérer ses faits remarquables. Il y a parmi eux ceux qui ont composé des livres spécifiques pour énumérer les faits remarquables de sa vie comme Ibnou l-Jawziyy qui a énuméré ses mérites et ses caractères dans un très grand livre. Il y a aussi As-Souyoutiyy qui a composé un livre à lui qu’il a appelé Al-Ghourar fi fada’ili ^Oumar et beaucoup d’autres encore.

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Biographies : Abou Bakr As-Siddiiq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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Abou Bakr AsSiddiq le premier des califes vertueux

Sa biographie

Il est Abou Bakr AsSiddiq il s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibnou ^amir Al-Qourachiyy, il a été dit que dans la jahiliyyah il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah et que le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son ascendance rejoint celle du Messager de Allah en la personne de Mourrah fils de Ka^b. Sa mère s’appelle ‘Oummou l-Khayr Salma et certains ont dit Layla fille de Sakhr fils de ^Amir et elle est la cousine paternelle de Abou Qouhafah.

Il est né trois ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était de teint blanc, il avait un corps très mince, ses favoris n’étaient pas fournis, avait très peu de chaire sur le visage et son front était large. Il est rapporté par ‘Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné et du katm (sorte de plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Il faisait partie des dignitaires de Qouraych et de leurs savants. Il était indulgent, il inspirait le respect. Il était téméraire, il était courageux, patient, généreux et miséricordieux. Il est le plus généreux des compagnons et fut le premier homme à entrer en Islam ; il avait alors trente-sept ans. Il a vécu vingt-six ans dans l’Islam. Il lui a été fait un pacte d’allégeance, il fut désigné calife le jour du décès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – en l’an onze de l’hégire et les compagnons ont tous été unanimes sur son califat.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou sSafwah qu’il a été appelé ^atiq, surnom au sujet duquel il y eut trois avis. Le premier rapporté de ^A’ichah qui a été interrogé au sujet de ce surnom ^atiq de Abou Bakr. Elle a dit : Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a regardé un jour et a dit :

« هذا عتيق الله من النار »

( Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar ).

Ce qui signifie : « Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer ». Le deuxième serait que c’est un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’avait dit Mouça Ibnou Talhah. Et le troisième avis c’est qu’il fut appelé ainsi en raison de la beauté de son visage. Et c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a surnommé Siddiq. Il a dit :

« يكون بعدي إثنا عشر خليفة أبو بكر الصديق لا يلبث إلا قليلا »

( Yakounou ba^di ‘ithna ^achara khalifah Abou Bakr AsSiddiq la yalbathou illa kalilan ).

Ce qui signifie : « Viendra après moi douze califes, Abou Bakr AsSiddiq ne restera que peu ». Et ^Aliyy Ibnou Abi Talib jurait par Allah que Allah a fait descendre le surnom de Abou Bakr à du ciel. Fin de citation.

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak, notre dame ^Aichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : « Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis ». Il leur a dit : « Il a véritablement dit cela ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il a dit : « Alors il dit vrai. Moi je le crois en d’autres sujets que cela. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir ». Et c’est à partir de là qu’il fut surnommé AsSiddiq. Rapporté par As-Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa.

L’histoire de son entrée en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre Sifatou sSafwah que le premier qui est entré en Islam fut Abou Bakr » et Ibnou ^Abbas dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr que Allah lui fasse miséricorde ».

Il est parvenu au sujet de son Islam, que Allah l’agrée qu’il vit un jour dans le rêve, alors qu’il était au pays de Ach-Cham, que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Qu’il les avait pris par sa main et qu’il les avait serrés contre sa poitrine, et qu’il les a recouverts de sa cape. Puis il se réveilla de son sommeil. Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le rêve, et le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? ». Il lui répondit : « De la Mecque ». Il lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? ». Il lui répondit : « Du commerce ». Alors le rahib lui dit : «apparaîtra dans ton époque un homme appelé Mouhammad Al-‘Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de Banou Hachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat et dans AzZabour. Quand notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée entendit la description du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – son cœur s’attendrit et il se languit de le voir.

Peu de temps après Abou Bakr, que Allah l’agrée, rencontra le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et entra en Islam. Il fut ainsi le premier à entrer en Islam parmi les hommes.

Ses faits remarquables et ses mérites

D’après Asma‘ Bintou Abi Bakr que Allah l’agrée, on appela Abou Bakr et  on lui dit : « Accours ! Rejoins ton compagnon ». Il sortit alors de chez nous et entra à la mosquée en disant : « Malheur à vous, vous voulez tué un homme parce qu’il dit Mon Seigneur c’est Allah alors qu’il vous a amené les preuves de la part de votre Dieu !! ». Il a dit : « C’est alors qu’ils se sont détournés du Messager de Allah et qu’ils se sont tournés vers Abou Bakr ». Abou Bakr est alors revenu vers nous et il a dit : « Tabarakta ya dha l-jalali wa l-ikram ». Et ceci a été rapporté par Ibnou-l Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée était présent auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de Badr et de toute les batailles. Il est resté ferme auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de ‘Ouhoud. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est rentré en Islam il possédait quarante mille dirham. Grâce à cet argent, il affranchissait les esclaves musulmans et il renforçait les musulmans. Il n’avait jamais bu du vin , ni dans la jahiliyyah ni dans l’Islam. Et il était le premier à avoir rassemblé le Qour’an.

Mouhammad Ibnou Ishaq a dit que sur ses mains cinq parmi les dix, qui avaient reçus l’annonce de bonne nouvelle qu’ils seraient au paradis, sont entrés en Islam il s’agit de : ^Outhman Ibnou ^Affan, Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah, AzZoubayr Ibnou l-^awwam, Sa^d Ibnou Abi Waqqas, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf que Allah les agrées.

Abou Bakr que Allah l’agrée était un homme qui pleurait facilement. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Parmi ses mérites que Allah l’agrée, il y a ce dont a témoigné ^Oumar Ibnou l-Khattab qui a rapporté : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit aujourd’hui je vais faire mieux que Abou Bakr si jamais je peux faire mieux que lui un jour. J’ai ramené la moitié de mes biens,  le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – m’a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Je lui ai répondu : « La même chose ». Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Il a répondu :  « Je me fie à Allah » (« Je leur ai laissé Allah et Son messager »). J’ai dit je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  a dit :

« ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر »

( Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr ).

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un bien qui m’a autant profité que le bien de Abou Bakr ». C’est alors qu’ Abou Bakr s’est mis à pleurer et il a dit : « Mais moi et mon argent nous sommes tout à toi Ô Messager de Allah ».

Et ‘Anas a dit lorsque ce fut la nuit de la grotte lors de l’émigration, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou quelque chose elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre ». Abou Bakr entra et tâtonna avec ses mains et chaque fois qu’il trouvait un trou il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Lorsqu’il eut utilisé toute sa cape, il a dit : il est resté un trou. Il mit alors son talon dessus pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit : « Fa’ayna thawbouka ya Aba Bakr ». Ce qui signifie : « Ou est donc ta cape Ô Abou Bakr ? ». et il lui apprit ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallamleva les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement ». et Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah – Tome 1 page 33.

Et d’après AzZouhriyy, il a dit : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a dit à Hassan Ibnou Thabit qui était un poète qui faisait de l’éloge : « ‘Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? ». Ce qui signifie : « As tu dis des vers d’éloge au sujet de Abou Bakr ? ». Haçan lui a dit : « Oui ». Le Prophète lui a dit : « Qoul wa ‘ana ‘asma^ ». Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute ». Et Hassan a dit les deux vers de poésie qui signifient : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer ».

Alors le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a souri au point que l’on voyait ses molaires. Puis il a dit : « Sadaqta ya Hassan houwa kama qoult ». Ce qui signifie : « Tu dis vrai ô Hassan il est véritablement comme tu l’a décris ». Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

La piété de Abou Bakr, que Allah l’agrée

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre « Sifatou sSafwah », d’après Zayd bni ‘Arqam, que Abou Bakr AsSiddiq avait un esclave. Un soir, cet esclave lui ramena de la nourriture et en prit une bouchée quand l’esclave lui demanda : « Pourquoi ne m’interroge tu pas sur la provenance et l’origine de ce que je te ramène alors que c’est ce que tu fais chaque nuit habituellement ? ». Abou Bakr lui répondit : « C’est la faim qui m’a amené à agir ainsi, d’où provient cette nourriture ? ». Il lui dit : « Je suis passé auprès de gens de la jahiliyyah, je leur ai fais une rouqyah et ils m’avaient promis de me donner quelque chose en contrepartie.  Et aujourd’hui je suis passé auprès d’eux, ils étaient en train de fêter un mariage et m’ont donné de leur nourriture. Abou Bakr dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte ». Il introduisit sa main dans sa bouche et provoqua le vomissement mais la bouchée qu’il avait avalée ne sortit pas. On lui dit : « Elle ne sortira que si tu bois de l’eau ». Il demanda alors qu’on lui apporte un verre d’eau et se mis à boire et à vomir jusqu’à faire sortir cette bouchée. On lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée ». Il dit : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais  faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – dire :

« كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به »

( Koullou jasadin nabata min souhtin fan-narou awla bih ).

Ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire ». Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée». Et ceci est une preuve de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Sa prise en charge du califat

Abou Bakr, que Allah l’agrée, reçut un pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah le jour du décès du Messager de Allah. C’est-à-dire qu’il fut désigné comme calife. C’était le lundi douze nuits passées du mois de rabi^ou l-‘awwal de la onzième année après l’Emigration du Messager de Allah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons partirent pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui tendit la main et ^Oumar la lui serra, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite ce fut les Mouhajiroun– ceux qui firent l’Emigration – puis les ‘Ansar – ceux qui accueillirent les Partisans, qui accueillirent les Emigrants à Médine- qui firent de même. En effet, ils lui firent aussi allégeance et désignèrent Abou Bakr en tant que calife. Le lendemain eut lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, certains égarés,  Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat, il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar et ceux qui sont comme lui parmi ceux qui ont émigré (également), les Partisans. Ce sont eux qui le désignèrent calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. C’est par la suite que les autres personnes le suivirent, ceux qui donnèrent l’exemple et firent, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné pour calife, il donna un discours, loua Allah par ce qui est digne de Lui et fit Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ». Fin de citation.

Comment il désigna  ^Oumar Ibnou l-Khattab comme successeur, que Allah les agrée tous les deux

Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté de Ibnou Mas^oud – le compagnon- qu’il a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Mouça lorsqu’elle dit à son père  : « Loue les services de Mouça » et  Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il  fut inspiré au sujet de Youçouf et qu’il dit à son épouse : « Agis en bien envers lui ». C’est-à-dire que Abou Bakr était  bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur.

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il sentit la mort proche, il appela ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab ». C’est alors que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui dit : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans que tu aies plus de connaissance que moi à ce sujet». Alors Abou Bakr lui dit : « Même ». ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf dit: « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui ». Puis il appella ^Outhman Ibnou ^Affan et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar ». C’est alors que ^Outhman lui dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous ». Il lui dit : « Malgré cela parle-moi de lui ». Alors ^Outhman lui dit: « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous». Et il demanda également l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de ‘Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin et les ‘Ansar ceux qui ont fait l’Emigration et les Partisans. Donc une concertation avec les compagnons ayant les plus hauts degrés eut lieu avant que Abou Bakr le désigne et ils furent unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar que Allah l’agréé.

Ibnou ^Açakir a rapporté de Yasir Ibnou Hamzah qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : « Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ? » Alors les gens ont dit : « Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah ». C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit : « Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar ». Alors Abou Bakr lui a dit : « C’est  ^Oumar ». Cela fut rapporté par As-Souyoutiyy dans son livre « Tarikh l-Khoulafa». Certains disent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar mais ceci est faux, au contraire, c’était ^Aliyy qui avait suggéré à Abou Bakr que ce soit ^Oumar, que Allah l’agrée.

Son décès

Il tomba malade, que Allah l’agrée, et décéda en l’an 13 de l’hégire à l’âge de soixante-trois ans. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours. Il fut enterré dans la maison de ^A’ichah sa tête au niveau des épaules du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , après qu’il ait recommandé cela. Médine a tremblé en pleurs et les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib vint en pleurant, rapidement, jusqu’à arriver au niveau de la porte et il s’adressa à lui et lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé  dans Son livre Siddiq par Sa parole :

« و الذي جاء بالصدق وصدّق به »

سورة الزمر /  آية – 33

( Wa l-ladhi ja’a bissidqi wa saddaqa bihi )

Sourat AzZoumar/‘ayah 33.

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al-^icha’ huit nuits avant la fin de de Joumada al-‘akhirahde l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait soixante-trois ans. Il avait recommandé que son épouse qui le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – . ^Oumar dirigea la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar et ceux qui descendirent dans sa tombe furent son fils ^Abdou r-Rahman ainsi que ^Oumar, ^Outhman et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

AsSiddiq mourut et laissa comme descendance ^Abdou l-Lah, ‘Asma’ dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah, Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

Nous demandons à Allah ’Il nous rassemble avec le groupe des véridiques, qu’Il nous fasse persévérer à les suivre et qu’Il nous fasse mourir sur leur amour.

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