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Fiqh : La confirmation du mois de RamaDaan est par l’observation et non par le calcul

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 10, 2011
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Je commence par le nom de Allaah Ar-RaHmaan Ar-RaHiim

Préface

La louange est à Allaah, le Seigneur des mondes, Celui Qui a dit ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a transmis, prenez-le et ce qu’il vous a interdit, abstenez-vous en » et que Allaah élève en degré notre maître MouHammad qui nous a laissés sur la grande voie immaculée, dont la nuit est comme le jour, qu’Il élève en degré sa famille et ses compagnons et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Ainsi, le jeûne de RamaDaan est une adoration éminente et il suffit pour montrer son mérite, de citer la parole rapportée par le Prophète de la part de Allaah ta^ala (hadith qoudsiyy) qui a été rapportée par Al-Boukhaariyy ce qui signifie : »Tout acte du fils de ‘Adam lui vaudra une rétribution déterminée, sauf le jeûne, il est certes pour Moi et c’est Moi Qui en accorde la récompense correspondante ». Le jeûne de RamaDaan compte parmi les meilleurs actes d’obéissance et parmi les choses les plus honorables qui rapprochent de l’agrément de Allaah. Il est aussi l’une des plus importantes choses de l’Islam, conformément à ce qui est parvenu dans le hadith rapporté par les deux chaykh – Al-Boukhaariyy et Mouslim – ce qui signifie « L’Islam est construit sur cinq choses » et il  a compté parmi ces choses ce qui signifie: « Le jeûne de RamaDaan ».

Et pour la connaissance du commencement du mois de RamaDaan et de sa fin, il y a une voie à suivre et des lois à appliquer que notre Seigneur tabaaraka wa ta^aalaa a expliquées dans Son livre honoré, ce livre que la fausseté n’altèrera pas. Allaah soubHaanahou a aussi expliqué cette voie et ces lois par la langue de Son Prophète qui ne parle pas sous l’effet de la passion, mais c’est bien Jibriil qui lui a révélé la Sounnah – la parole prophétique – tout comme il est descendu avec le Qour’an. Ensuite, c’est de lui que les musulmans ont pris cette voie et ces lois et les ont appliquées depuis ses jours à lui jusqu’à nos jours.

Et cette méthode est basée sur l’observation du croissant à l’oeil nu dans les villes, les villages, les localités et les communes. Et tous ceux qui ont vécu dans les pays des musulmans et ont observé leurs habitudes telles que leur sortie pour l’observation du croissant, leur rassemblement dans les endroits où la vision est généralement aisée et les tirs de canon ou l’allumage des feux aux sommets des montagnes lorsque la vue [du croissant] est confirmée et ce, pour annoncer le commencement du mois honorable ou l’arrivée de la Fête (al-^iid) bénie.

De belles habitudes, dont les racines remontent au temps des compagnons honorables, que les gens de science ont supervisées à travers les siècles, auxquelles les gens de piété et de mérite ont tenu à participer et qui se sont établies chez les musulmans dans les différentes contrées de la terre.

Et voilà que l’on est surpris par une innovation récemment apparue, venant d’un groupe qui a fait irruption à notre époque et qui veut que nous abandonnions cette voie, que nous délaissions la méthode du Messager. Il voudrait que nous nous basions à la place sur les calculs des astronomes pour déterminer le début du jeûne et la date de la Fête de la fin du jeûne (^iidou l-fiTr) sans se baser sur le témoignage des gens crédibles et sur l’annonce des témoins justes (^adl) et vertueux. Ils se sont ainsi rassemblés en Amérique du nord, puis ils ont fait un vote !! Ensuite, ils ont décidé à la majorité !! d’adopter les calculs en se limitant à cela !! et de déterminer le commencement et la fin du mois de RamaDaan de l’année 1413 de l’hégire, ainsi que son commencement et sa fin pour l’année 1414 de l’hégire et d’obliger les musulmans à se restreindre à cela !! Ainsi cela a-t-il eu lieu et en une seule réunion qui s’est déroulée à l’aide des écrans de télévision !! Comme si les lois de la religion agréée par Allaah ta^ala étaient déterminées par les voix de la majorité ou se déduisaient par l’intermédiaire des avis.

‘Inna lil-laahi wa ‘innaa ‘ilayhi raaji^ououn, certes, nous appartenons à Allaah et nous reviendrons [pour Son jugement].

Bien au contraire, la déduction des lois est la tâche des moujtahid absolus (moutlaq) tels que Ach-Chafi^iyy, Malik, Abou Hanifah et ‘Ahmad, ou celle des moujtahid restreints au madh-hab (mouqayyad), comme l’Imam des deux haram (la Mecque et Médine) Al-Jouwayniyy, Al-Khattabiyy, ‘Ibnou Daqiqi l-^Id et Al-Halimiyy ou de tout savant qui a atteint leur niveau. Mais, parmi ces gens-là qui se sont réunis, lequel a atteint le degré de ceux que l’on vient de citer ou même le dixième du dixième de leur degré de science et de piété ? Bien au contraire, il n’y a parmi eux personne qui connaisse par cœur un seul manuel de base (matn) parmi les textes de la jurisprudence enseignés aux débutants. La Hawla wa laa qouwwata ‘il-laa bil-laahi l-^aliyyi l-^aDhiim, certes, sans la protection de Allaah personne n’est préservé contre les péchés et sans Son aide, personne n’a de force pour Lui obéir, Celui Qui domine Sa création par Sa puissance, Celui Qui a la prééminence sur toute chose importante.

Et nous, nous savons pertinemment qu’ils ne réussiront pas à convaincre la masse de la communauté de Mouhammad par leur parole ni à lui faire suivre leur voie innovée et déviée.

Comme celui qui lance des coups de tête au rocher pour l’ébranler

Il ne l’a même pas touché et, ses cornes dont il est fier, il les a écrasées

Mais, quand ils ont osé déclarer ce que l’on vient de citer et qu’ils l’ont publié, nous n’avons pu nous taire et il ne nous suffit pas de réprouver cela par le cœur. Et ce, parce que le conseil est un devoir pour les musulmans, ordonner le bien et interdire le mal est la devise des pieux. Nous avons voulu ainsi imiter les Gens de vérité en publiant le vrai et en frappant de nullité le faux, désirant la récompense et le salut au jour de jugement, et c’est ainsi que nous avons réalisé cette dépêche impromptue et que nous publions ce texte que nous avons nommé :

« Tathbiitou ‘Ahli l-‘Imaan fi l-I^timaadi li s-Sawmi ^alaa Rou’yati Hilaali RamaDaan ‘aw-Istikmaali Thalaathiina min Cha^baan », ce qui signifie « La confirmation des gens de la croyance que l’on se base pour le jeûne sur la vue du croissant de RamaDaan ou sur l’accomplissement à trente jours du mois de Cha^ban ».

Que Allaah fasse que ce texte comporte un profit généralisé. ‘Aamiin.

Chapitre des textes des savants se rapportant à cette question

Il n’y a pas de divergence entre deux musulmans que la façon de déterminer l’entrée et la fin du mois de RamaDaan est la fonction des spécialistes du fiqh [1] et la préoccupation des savants qui sont la référence en cela.

Les savants des quatre écoles de jurisprudence (madh-hab) se sont accordés que l’origine de la détermination du premier jour du mois de RamaDaan est la suivante :

Après le coucher du soleil du vingt-neuvième jour de Cha^baan, on guettera le croissant. S’il est vu, le jour suivant sera le premier jour de RamaDaan et s’il n’est pas vu, le jour suivant sera le trentième jour de Cha^ban et le jour d’après sera le premier jour de RamaDaan.

Ainsi ont procédé les musulmans dans tous les pays du monde. Et c’est avec cela que les spécialistes du fiqh ont donné leur avis de jurisprudence (fatwa). Ils ont ainsi prescrit que c’est bien cela qui est retenu, qu’il n’y a aucune considération à donner aux dires des gens qui se basent sur les calculs et les astronomes et que leurs paroles pour fixer le commencement ou la fin du jeûne ne sont pas à retenir.

1- Al-Maziriyy de l’école Chafi^iyy a dit : « Ils ont dit : et il n’est pas possible que ce qui est visé soit le calcul des astronomes parce que si les gens en avaient été chargés, ils ne seraient pas en mesure de le faire, en effet, ce calcul n’est connu que de quelques-uns et la Loi de l’Islam n’avise les gens que par ce qui est connu de leur masse. » Fin de citation

2- An-Nawawiyy, que Allaah lui fasse miséricorde a transmis cette parole et a été d’accord avec lui. Et il a dit dans son livre Rawdatou t-talibin : « Ce jeûne n’est pas un devoir à la suite de ce que donne le calcul de l’astronome, ni pour lui ni pour quelqu’un d’autre. » Fin de citation

3- Le HaafiDh Waliyyou d-Diin Al-^Iraaqiyy a dit que la totalité des savants qui suivent Ach-Chafi^iyy s’en tenaient à cela et que la loi concerne la vision et non autre chose. Il a dit : « Malik, Abou Hanifah et Ach-Chafi^iyy ainsi que la totalité des savants des prédécesseurs – le Salaf : les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire – et des successeurs – le Khalaf : les musulmans qui sont venus après les prédécesseurs – étaient avec cela. » Fin de citation. Ceci a été rapporté de lui par le dernier des grands linguistes, le Hafidh, le Faqih hanafiyy Mourtada Az-Zabidiyy dans son livre Charhou ‘Ihya’i ^Ouloumi d-Din, qui a été d’accord avec lui, puis il a dit : « Et ce qui prouve la non autorité de leur dire, c’est ce qui a été évoqué dans le hadith rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy et Al-Hakim de la parole de Abou Hourayrah ce qui signifie : »Celui qui vient consulter un devin ou un voyant … » jusqu’à la fin du hadith, puis il a dit : « Et le devin est celui qui prétend avoir la science de l’inconnu (ghayb) ou posséder une information sur les choses de l’avenir et le voyant est celui qui prétend savoir les choses enfouies, volées ou perdues. Celui-là, ainsi que l’astronome, le géomancien et celui qui utilise les pierres à cet effet sont tous inclus dans le terme devin et tous sont blâmables dans la loi de l’Islam. » fin de citation.

4- Chihabou d-Din Ar-Ramliyy le Chafi^iyy a dit dans son livre très connu Al-Fatawa, dans un passage sur la détermination du commencement du mois du jeûne [RamaDaan] : « Le législateur – le Prophète – n’a pas adopté le calcul, mais au contraire, il l’a complètement exclu en disant ce qui signifie : « Nous sommes une communauté qui n’a pas [été chargée de connaître le début des mois par] l’écriture et le calcul. Le mois est soit ainsi [vingt-neuf jours], soit ainsi [trente jours]. » Fin de citation

Et il a dit dans le livre Charhou l-Minhaj : « Nos compagnons -c’est-à-dire les Chafi^iyy- ont dit : [le commencement du mois de RamaDaan] ne s’établit pas par la parole des gens qui utilisent le calcul du temps même s’ils sont des gens fiables, ceci est l’avis correct et c’est ce à quoi se tenaient les compagnons de Abou Hanifah. » Fin de citation

5- Et il a dit dans le livre Ad-Dourrou l-Moukhtar parmi les livres des hanafiyy : « Il n’y a pas de considération à donner aux paroles des gens qui utilisent le calcul pour le jeûne. » Fin de citation

6- Et il a dit dans le livre Al-Fatawa l-Hindiyyatou l-Hanafiyyah : « Est-ce que la parole des experts fiables qui connaissent l’astronomie est une référence ? Ce qui est retenu, c’est qu’elle n’est pas acceptée comme cela est cité dans le livre As-Sirajou l-Wahhajj. » Fin de citation

7- Et Ibnou ^Abidin a dit dans son commentaire sur le livre Ad-Dourrou l-Moukhtar – qui compte parmi les livres les plus connus des savants Hanafiyy – : « Quand il dit que l’on ne se réfère pas à la parole de ceux qui utilisent le calcul, c’est-à-dire pour l’obligation du jeûne aux gens ». Bien plus, [il a été cité] dans [le livre] Al-Mi^raj : « On ne se réfère pas à leur parole et ce, par l’Unanimité et il n’est pas permis à l’astronome de faire [le jeûne] en se basant sur son propre calcul. » Fin de citation. Il a dit aussi dans Al-Hachiyah : « Les Imam des quatre écoles de jurisprudence (madh-hab) ont déclaré que ce qui est retenu, c’est qu’on ne considère pas la vue du croissant pendant la journée, mais ce qui est considéré, c’est sa vue de nuit et que l’on ne se réfère pas à la parole des astronomes. » Fin de citation

8- Dans le livre Ach-Charhou l-Kabir dans l’école de Malik : « Et [le commencement de] RamaDaan n’est pas confirmé par la parole d’un astronome. » fin de citation. Et dans le commentaire de ce livre (Al-Hachiyah) de Chamsou d-Din Ach-chaykh Mouhammad Ibnou ^Arafah, il est dit textuellement : « Quand il dit « non de la parole d’un astronome », il s’agit de celui qui calcule si l’arc du croissant  va apparaître telle nuit ou pas. » Fin de citation

9- Le Chaykh Mouhammad ^Oulaych Al-Malikiyy a dit : « Certes, on ne se base pas sur le calcul pour la connaissance du début du mois de RamaDaan. » Fin de citation Il a  mentionné cela dans le recueil de ses avis de jurisprudence (fatwa).

10- Al-Bajiyy, qui a fait le commentaire du Mouwatta’ et qui est l’un des plus connus parmi les faqih de l’école de Malik, que Allaah l’agrée, a dit la même chose. Bien plus, il a dit : « Les prédécesseurs – les gens du Salaf – ont été unanimes sur cela. » Fin de citation et ses paroles ont été rapportés par le Hafidh Ibnou Hajar dans son livre Fathou l-Bari et il a été d’accord avec lui.

11- De même, le Qadi Ibnou Rouchd le Malikiyy a rapporté l’unanimité dans ses Mouqaddimat. Il s’agit de Abou l-Walid Ibnou Rouchd le grand-père et non pas le petit-fils qui est un philosophe égaré comme Ibnou Sina (Avicenne).

12- Ibnou Bazizah a dit : « Si cela [la connaissance du début et de la fin des mois] avait été lié à ça -c’est-à-dire à la connaissance du calcul des évolutions des croissants- ce serait une chose difficile, car elle n’est connue que par un petit nombre de gens. » fin de citation

13- Cela a été rapporté de lui [par l’auteur de] Fathou l-Bari et il a été d’accord avec lui.

14- Al-Bouhoutiyy le Han~baliyy dans son livre Kach-chafou l-Qina^ et qui est l’un des plus connus parmi les faqih Han~baliyy des derniers siècles a dit : « Et s’il a fait l’intention de jeûner le trentième jour de Cha^ban sans aucun argument légal tel que la vue de son croissant [RamaDaan], l’accomplissement de Cha^ban [à trente jours] ou la présence de nuages, de difficultés ou de ce qui est équivalent, comme dans le cas de celui qui a jeûné en se basant sur le calcul et l’astronomie, même si plusieurs de leurs conclusions convergent, ou bien si le ciel est dégagé mais il n’a pas fait d’observation, alors son jeûne ne le décharge pas parce qu’il ne s’est pas basé sur ce qui est un argument du point de vue de la Loi de l’Islam. » Fin de citation

Il apparaît dans les exemples que nous venons de citer que les spécialistes du fiqh des quatre écoles s’accordent que l’on ne prend pas en considération les dires des gens qui utilisent le calcul, ni ceux des astronomes et des gens qui utilisent les calculs arithmétiques pour la connaissance du début et de la fin du mois de RamaDaan. Bien plus, nombre d’entre eux ont rapporté l’unanimité des savants sur ce point. On se base donc bien sur l’observation du croissant ou sur l’accomplissement de Cha^ban à trente jours, comme cela été rapporté par un nombre difficilement évaluable de spécialistes du fiqh de ces écoles. Et tout ceci est connu de celui qui a considéré avec attention les manuels de base (matn) résumés [1] sans même parler des ouvrages détaillés. Celui donc qui s’attache aux choses sur lesquelles sont la majorité des gens de la communauté, il est sauvé et celui qui s’écarte, il s’écartera en enfer.

Chapitre pour répondre à une équivoque

Ces gens ont dit : certes, le Messager a amené [les musulmans] à considérer la vue [du croissant] et non le calcul parce que la majorité des arabes à son époque ne savaient pas écrire ni calculer le mouvement de la lune. S’ils avaient su cela, il leur aurait indiqué le calcul. fin de citation

Et la réponse à cela vient de  différentes voies :

Premièrement : S’il en était tel qu’ils le prétendent et si le Messager avait voulu faire dépendre la loi [pour connaître le début du mois] de l’adoption du calcul, il leur aurait dit de consulter les gens compétents dans ce domaine, car bien qu’ils étaient peu nombreux, ces gens-là existaient et ils ne leur aurait pas dit de jeûner à sa vue [le croissant] et de cesser le jeûne à sa vue.

Deuxièmement : S’il en était tel qu’ils le prétendent, ceci ne serait pas inconnu de tous les savants musulmans qui nous ont précédé, ni à travers tant d’époques où l’astronomie était connue et répandue, alors que malgré la grande connaissance qu’ils avaient de cette science, ils se sont astreints à s’en tenir à ce qu’on a cité, à savoir l’observation [du croissant] ou l’accomplissement de Cha^ban à trente jours. En effet, ils ont su que le Messager de Allaah n’a pas voulu rattacher le jugement [concernant la connaissance du début et de la fin des mois] aux conjectures des astronomes ou aux calculs de ceux qui le détermine à l’aide des astres.

Et si ces gens, qui se sont singularisés, prétendent que tous ces savants étaient dans l’erreur, ils accusent donc toute la communauté d’égarement et cela suffit pour les déshonorer et les discréditer.

Et s’ils disent que les savants étaient sur la vérité, alors qu’ils reviennent à cette vérité et qu’ils abandonnent la disparité.

Troisièmement : La majorité des musulmans aujourd’hui ne connaissent pas les calculs des astronomes et ne les maîtrisent pas, avec exactitude comme cela existait à l’époque du Messager de Allaah. Rien n’a changé de ce point de vue. Ainsi, s’ils prétendent que cette ignorance des calculs des astronomes est la cause qui a fait que le jugement [concernant la connaissance du début et de la fin des mois] est lié à l’observation, cette cause demeure encore présente. Et s’ils disent que ce n’est pas cela la cause, alors ils auront ainsi abandonné leur parole et ils se seront rétractés.

Quatrièmement : Ce qui a été rapporté par Al-Bayhaqiyy d’après Soufyan Ibnou Salamah qui a dit : « Une lettre de ^Oumar Ibnou l-Khattab nous est parvenue alors que nous étions à Khanqin, qui nous apprenait que certains croissants de lune sont [certains mois] plus grands que d’autres. Ainsi, si le croissant est vu de jour, nous n’avons pas à rompre le jeûne [à l’occasion de la fin de RamaDaan] que si deux hommes musulmans l’ont vu la veille. » Fin de citation

C’est ici notre maître ^Oumar, que Allaah l’agrée, qui ne s’est pas seulement contenté de ne pas adopter le calcul, mais il a ordonné aussi à celui qui a vu le croissant de ses propres yeux dans la journée, de ne pas se baser sur cela parce que ce n’est pas sur cette vue-là que le Messager de Allaah nous a ordonné de nous baser ni celle qu’il nous a indiquée.

Et sa parole, que Allaah l’agrée : « Certains croissants de lune sont certains mois plus grands que d’autres » est claire pour les contredire et montrer leurs dires sur l’adoption du calcul sont faux, à moins qu’ils prétendent connaître la religion agréée par Allaah et connaître ce qu’a visé le Messager de Allaah mieux que notre maître ^Oumar. Loin s’en faut. « Certes, tout jeune homme n’est pas Maalik et toute épée n’est pas son sabre tranchant et inflexible ».

Et ce n’est pas tout Zayd qui pourrait s’enorgueillir de sa chevelure de jais

ni toute chevelure qui porte une couronne

Chapitre de leur contradiction avec les Hadiith clairs du Messager de Allaah

Que l’on sache que les promoteurs de cet avis singulier ont contredit beaucoup de hadith du Messager de Allaah , et si le musulman feuillette n’importe lequel des livres connus de hadith et qu’il regarde dans le chapitre du jeûne, il trouvera leur contradiction manifeste et flagrante. Il en sera étonné et se posera la question : comment ces gens là vont-ils retrouver le Messager de Allaah le jour du jugement, eux qui prétendent le suivre puis rejettent sa parole et la refusent ?

Et voici pour toi, qui quête la vérité, une sélection de ces Hadiith clairs :

1- Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de ^Abdoullah Ibnou ^Oumar que Allaah les agrée tous les deux, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Le mois compte vingt-neuf nuits, alors ne jeûnez pas jusqu’à ce que vous voyiez [le croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple] complétez le compte jusqu’à trente ».

Alors que ceux-là disent : nous jeûnons, que nous l’ayons vu ou non, que le ciel soit voilé ou non, du moment que l’astronome nous l’a ordonné !

2- Malik, Abou Daawououd, At-Tirmidhiyy et An-Naçaa’iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbaas que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Ne jeûnez pas jusqu’à ce que vous voyiez le croissant et ne rompez pas le jeûne jusqu’à ce que vous le voyiez et si toutefois l’observation est gênée [par des nuages par exemple], alors complétez le compte jusqu’à trente ».

Quant à eux, ils ont dit qu’il n’y a pas de considération à donner à la vue [du croissant], même si le Messager de Allaah l’a citée ! Et [ils ont dit que] la considération doit être donnée à l’avis de ceux qui fixent le temps par le calcul, même si le Messager de Allaah ne l’a pas cité !

3- Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi », ce qui signifie parfois vingt-neuf et parfois trente jours. fin de citation

Et dans la version rapportée par l’Imam ‘Ahmad ce qui signifie : « Nous sommes une communauté ‘oummiyyah qui n’écrivons pas et ne calculons pas [le début et la fin des mois] . Le mois est ainsi ou ainsi. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours ».

Al-Qadi ^Iyad a dit : »Le fait qu’il a qualifié [les membres de] la communauté de « ‘oummiyyah », c’est qu’ils ne calculent pas et n’écrivent pas lorsqu’ils ignorent [si le mois est de] trente ou vingt-neuf [jours]. Il n’a pas nié leur connaissance de pareils calculs, mais il les a qualifiés ainsi pour rejeter à leur sujet la conjecture basée sur les maisons astrologiques et les différentes méthodes de calcul sur lesquelles les non-arabes se basent pour leur [prétendu] jeûne et leur [prétendue] interruption du jeûne. » fin de citation

Et dans le livre Al-‘IHkaam : « Le fait d’établir le commencement du jeûne par le simple calcul contredit le texte. Et comment se baserait-on sur la parole de celui qui utilise le calcul alors que le Prophète le Sage Législateur dit ce qui signifie : « Si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours ». Et si celui qui utilise le calcul était un moyen légal pour la détermination [du début] du jeûne et de son interruption, alors le législateur ne l’aurait pas négligé. Bien plus, il a indiqué le contraire nous sommes une communauté ‘oummiyyah qui n’écrivons pas et ne calculons pas [le début et la fin des mois]. Le mois est ainsi soit ainsi ou soit ainsi. Et il a fait un cercle avec le pouce au troisième « ainsi ». Et ce « ainsi » signifie exactement trente. » Fin de citation

Le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a dit dans son explication de ce hadith : « Ainsi, il a relié le jugement concernant le jeûne et d’autres questions avec la vue [du croissant], pour les dégager de l’embarras dû au calcul éprouvant des cycles et des trajectoires. Le jugement pour le jeûne demeure et ce, même s’il vient après [les compagnons] des gens qui connaissent tout cela.

Bien plus, le contexte de la parole fait connaître le rejet radical de la dépendance du jugement sur le calcul et cela est clarifié par la parole qui signifie : « …  et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours » et il n’a pas dit : demandez donc aux gens qui utilisent le calcul. » Fin de citation.

Et Al-Qastalaniyy, que Allaah lui accorde sa miséricorde dans son livre ‘Irchadou s-Sari a également dit dans l’explication de ce hadith : « Nous ne sommes pas chargés d’utiliser pour déterminer les temps de nos adorations, ce qui nécessiterait que nous connaissions le calcul ou l’écriture. Notre adoration a été liée [à la considération] de signes clairs et de choses apparentes qui sont à la portée de la connaissance tant des gens qui utilisent le calcul que des autres. » fin de citation

Regarde alors comment ces prétentieux-là ont laissé de côté le Hadiith du Prophète de Allaah, et comment les savants de l’Islam et ses spécialistes du hadith sont sur une voie alors qu’ils sont eux sur une autre.

Certes, il n’est de préservation [contre les péchés] et de force [pour l’obéissance] que par Allaah, Celui Qui domine Sa création par Sa puissance, Celui Qui a la prééminence sur toute chose.

4- Al-Boukhariyy ainsi que d’autres ont rapporté que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « N’anticipez pas RamaDaan d’un ou deux jours. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours. » Fin de citation

Regarde, que Allaah t’accorde Sa miséricorde par Son aide, comment le Messager de Allaah a interdit de jeûner sans prendre en compte la vue [du croissant] ou l’accomplissement de Cha^ban à trente jours lorsque celle-ci a été gênée, comment il a considéré que telle chose était une anticipation de RamaDaan et l’a interdite.

Allaah est exempt de toute imperfection, une chose que le Messager de Allaah compte pour interdit, y a-t-il quelqu’un ayant un minimum de science et de piété pour oser le considérer comme permis ?!!

Le Hafidh Ibnou Hajar dans l’explication de ce hadith a dit : « …et le jeûne de RamaDaan est dépendant de la vue [du croissant], il n’y a donc pas besoin de se charger de plus que cela. » Fin de citation

Al-Qastalaniyy a rapporté de lui cette parole et a été d’accord avec lui.

5- Le Prophète a fortement insisté sur l’observation du croissant, si bien que lorsque certains des successeurs des compagnons ont dit que [d’après son épaisseur,] c’était un croissant de deux nuits et que d’autres ont dit qu’il était de trois, Ibnou ^Abbas leur a demandé : « Quelle nuit l’avez-vous vu ? », il ont dit telle et telle nuit, il a dit : « Le Messager de Allaah a dit  [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Certes, Allaah a prolongé sa durée pour que vous l’observiez. Il est de la nuit que vous l’avez observé [pour la première fois]. » Fin de citation

Cette parole du Messager de Allaah  est suffisante, puissent-ils le savoir, pour détruire tout ce qu’ils ont prétendu dans l’adoption du calcul.

Et il n’y a aucune considération à donner à quelle que parole qui provienne de qui que ce soit, tant qu’elle va à l’encontre de la parole du Prophète. On n’abandonne pas la parole de la meilleure des créatures pour celle de tel ou tel. Aussi, il n’est pas permis à celui qui prétend être musulman de s’opposer au texte du Messager de Allaah pour suivre les pensées qui traversent son esprit et les suggestions de son qarin, le démon qui  lui est affecté.

Comment se le permettre, alors que le Messager de Allaah a dit [rapporté par At-Tabaraniyy] ce qui signifie : « On peut accepter ou rejeter la parole de tout un chacun, sauf celle du Messager de Allaah ».

Et l’Imam Malik, que Allaah l’agrée, a dit : « Nous pouvons tous réfuter ou être réfutés, sauf celui qui occupe cette tombe (et il veut dire par là le Prophète) ».

C’est pour cela que l’Imam Ach-Chafi^iyy n’a pas considéré la parole des astronomes comme preuve dans pareilles questions.

Le HaafiDh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath a dit : « Et il y a [dans ce hadith] une riposte aux astronomes lorsqu’ils prétendent que [le début du mois] ne peut avoir lieu qu’aux dates [qu’ils ont] déterminées. Ach-Chafi^iyy a dit qu’il est possible que al-^id et l’éclipse aient lieu en même temps. Certains de ceux qui ont adopté les paroles des astronomes se sont opposés à lui. Les [savants] compagnons de Ach-Chafi^iyy se sont appliqués à réfuter la parole de celui qui s’est opposé à lui et ils ont réussi. » Fin de citation

Et il a dit aussi dans Al-Fath : « Dans sa parole[du Prophète] ce qui signifie : « Elle fait peur (l’éclipse) », il y a une riposte à ceux parmi les astronomes qui prétendent que l’éclipse est une chose habituelle qui a lieu selon des cycles et qui ne retarde  pas et n’avance pas. Si donc il en était comme ils disent cela ne comporterait pas d’intimidation et deviendrait comparable à l’alternance des marées des océans. Ibnou l-^Arabiyy leur a répondu, tout comme d’autres encore parmi les savants, par ce qui est compris du hadith suivant de Abou Mouça où il a dit ce qui signifie : « et il s’est levé effrayé, craignant que ce ne soit l’heure du jugement ». Ils ont dit que si l’éclipse était calculée à l’avance, il n’y aurait pas eu de frayeur …etc.. » Fin de citation

Celui donc qui suit les gens de science et de mérite, il boira d’une eau pure, claire de toutes choses néfastes et saine de toute nuisance. Alors que celui qui s’abreuve de l’eau trouble, qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même.

Chapitre pour répondre à une autre équivoque

Et parmi les choses auxquelles ils s’attachent pour embellir leur parole aux faibles d’esprit et pour les tromper, ils disent : « La subordination des modalités du jeûne aux calculs des astronomes et faire dépendre d’eux le commencement et la fin de ce mois ça unit les musulmans, ça les fortifie et ça empêche leur dispersion. » Fin de citation

Et ces paroles peuvent tromper le naïf mais ne trompent pas l’intelligent qui a de l’expérience. Car, il a été établi d’une façon irréfutable que les musulmans dans la péninsule arabique à l’époque du Messager de Allaah ne commençaient pas le jeûne tous le même jour dans toutes les villes et tous les pays. Et de même, cela s’est avéré à l’époque des Califes bien guidés, époque pendant laquelle l’Etat musulman s’est étendu, et aussi aux époques des Omeyyades, des Abbassides et des Ottomans pendant lesquelles la religion s’est propagée à l’est, à l’ouest, au nord et au sud. Bien plus, certains parmi ceux-là ont été cités par le Messager de Allaah dans un hadith sûr (sahih) et a fait leur éloge en disant [rapporté par ‘Ahmad] ce qui signifie : « Certes, Constantinople sera conquise. Quelle belle armée que cette armée [qui la conquerra] et quel bon chef que ce chef [de cette armée]. » fin de citation et effectivement Constantinople – l’actuelle Istanbul – a été conquise à l’époque du Sultan Ottoman Mouhammad Al-Fatih. Quelqu’un osera-t-il dire que le fait qu’ils ne jeûnaient pas le même jour les dispersait, affaiblissait leur force et leur cassait leur unité ?!

Et si le Messager de Allaah et ceux qui sont venus après lui l’avaient voulu, ils auraient ordonné aux gens d’allumer un feu sur les hauteurs des montagnes ou d’utiliser d’autres moyens que cela pour informer les musulmans des différents pays du commencement du mois pendant la même nuit et les obliger tous à jeûner le même jour. Seulement, ils ne l’ont pas fait bien qu’ils en avaient la capacité. Ils n’ont pas voulu causer de gène aux musulmans sur cette question [le commencement et la fin des mois] et cela ne leur a causé ni faiblesse ni retardement.

Seulement, la dispersion des musulmans et l’éparpillement de leurs rangs n’est dû qu’à la propagation de l’ignorance parmi eux des règles de la Loi de l’Islam, à leur faible attachement à l’exécution des lois de l’Islam et à la disparition des savants, conformément à ce qu’a dit le Messager de Allaah [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Certes, Allaah ne retire pas la science en l’arrachant des gens. Seulement, Il retire la science en retirant les savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savant, au point que les gens placeront des gens ignorants à leurs têtes. Ils leur demanderont des avis de religion. Ils leur répondront. Ils s’égareront et ils égareront les autres. » Fin de citation

Réfléchis donc toi qui est prudent vis à vis des conséquences : les musulmans priaient en se dirigeant tous vers une seule direction en Amérique du nord qui est le sud-est (et leurs  anciennes tombes en est une preuve concrète), puis Untel qui n’a pas de connaissances dans la religion est apparu – même s’il a certaines connaissances dans l’ingénierie ou ce qui est semblable -. Il a ainsi prétendu que la direction correcte, c’est le nord-est en se fondant sur des règles et des bases nouvelles qu’il a innovées et non en se basant sur les paroles des Imam ni sur leurs écoles. Certains de ceux qui n’ont pas de science de religion appartenant au parti appelé « Hizbou l-‘Ikhwaan » et certains de ceux qui réfutent le tawassoul ont saisi au vol ces paroles et les ont propagées parmi les gens. Ils se sont séparés en un groupe de gens qui a été trompé par ce nouvel avis et en un groupe de gens qui s’attachent à la vérité qui prévalait. Ils se sont donc divisés et se sont contredits.

Et non contents de cela, ils veulent aujourd’hui  encore une fois altérer la Loi de l’Islam sur la question du commencement du mois du jeûne en semant de nouvelles graines de discorde et en encourageant l’abandon du Qour’aan, de la Sounnah, de l’unanimité des savants des musulmans et des paroles des imam pour céder à leur  propre avis en dépit de tout cela.

C’est comme s’ils essayaient de défaire les noeuds de l’Islam un par un afin de parvenir à détruire la religion.

Or ce qui disperse véritablement les musulmans, c’est ce qu’ont fait ces gens là. Il est arrivé qu’en 1984, le moufti du Liban a ordonné de jeûner le jeudi sur l’avis d’un astronome libanais. Alors qu’il y avait un autre astronome qui a dit que le commencement du mois de RamaDaan serait le mercredi selon les études qu’il a faites. Un autre encore a trouvé qu’il commencerait le vendredi… Est-ce que c’est cela que l’on considère comme une unification de la parole ?!

S’ils connaissaient la vérité, ils sauraient que ce qu’ils adoptent, c’est ce qui disperse et désunit véritablement la communauté du Prophète Mouhammad.

C’est comme si ces gens ne savaient pas ce qu’ils disent et c’est comme si d’après leur prétention la communauté de Mouhammad, ses savants tout comme ses gens du commun n’avaient pas connu la vérité en matière de direction de la Qiblah, ni la réalité concernant le début du jeûne de RamaDaan, et ce durant quatorze siècles. Cela leur suffit de perdition et d’égarement.

Et s’ils étaient sincères, ils auraient laissé les gens sur la vérité, cette vérité qui concorde avec les actes des musulmans de par la terre entière sans leur compliquer les choses et sans faire dépendre le commencement de leur jeûne de calculs et de chiffres auxquels beaucoup ne comprennent rien.

Il aurait mieux valu pour eux qu’ils s’attachent à apprendre les bases de la croyance correcte, les piliers de la petite ablution, les conditions [de validité] de la prière et ce qui est semblable à cela parmi les choses dont le musulman a besoin, ou à interdire de boire l’alcool, de faire la fornication, de vendre la viande de porc et tout ce qui enivre, ou à mettre en garde contre les péchés de l’oeil, de l’oreille, de la langue, de la main et des jambes. Et celui qui ne s’est pas assis avec modestie devant les porteurs de la science ne conviendra pas pour guider autrui, même s’il le veut.

Et le Messager de Allaah a dit [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « La purification représente la moitié de la foi ». Et ceux-là ne connaissent pas la purification comme il se doit, tout comme ils ne connaissent pas la plupart des lois de la religion parce que leur maître et leur modèle Sayyid Qoutb les a amenés à faire preuve d’ascétisme envers l’apprentissage de la science de la religion. En effet, il a dit dans son livre de prétendue exégèse du Qour’an : « S’occuper de l’apprentissage des lois de la jurisprudence de la religion à notre époque est une perte de temps ». Ils l’ont alors suivi et par conséquent, ils ont péri. ‘Innaa lil-laahi wa ‘innaa ‘ilayhi raaji^ououn, certes, nous appartenons à Allaah et nous reviendrons [pour Son jugement].

Conclusion contenant un conseil

Il est devenu clair pour toute personne raisonnable que ce qu’ont prétendu ces gens-là qui ont contredit les quatre écoles, n’a pas d’utilité, que c’est beaucoup de bruit pour rien et rien moins qu’un mirage que l’assoiffé croit être de l’eau mais lorsqu’il s’en approche, il ne trouve rien.

Notre conseil pour tout musulman, c’est qu’il s’attache aux paroles des savants des quatre écoles auxquels la communauté du Prophète  est unanime à reconnaître leur grade élevé, et qu’il apprenne les lois du jeûne avant le début du mois de RamaDaan chez quelqu’un qui a réuni la connaissance et la fiabilité (^adaalah) et qui a reçu cette science de quelqu’un de tel et ainsi de suite, par chaîne de transmission jusqu’au Messager de Allaah. Et notre conseil aux musulmans dans chaque ville ou chaque région, c’est qu’une partie d’entre eux sorte pour observer le croissant après le coucher de soleil du vingt-neuvième jour. S’ils voient le croissant, le jour suivant sera alors le premier de RamaDaan. S’ils ne le voient pas et s’ils n’ont pas appris qu’un homme de confiance l’a vu dans une ville voisine, ils compléteront Cha^baan à trente jours puis ils jeûneront le jour d’après.

Mais si la vue du croissant a été établie d’une façon légale dans un pays éloigné du leur au point que les levers et couchers du soleil soient différents, et s’ils ont appris la nouvelle par la radio ou par un autre moyen, alors dans ce cas il y a eu deux avis des savants :

Certains d’entre eux ont dit qu’ils ne jeûnent pas et ils continuent le trentième jours de Cha^baan parce que les gens de chaque pays observent pour eux-mêmes (et c’est l’avis de l’Imam Ach-Chaafi^iyy et d’autres encore).

Et d’autres savants ont dit qu’ils jeûnent avec ceux qui l’ont vu (et c’est l’avis de l’Imam Abou Haniifah et d’autres que lui).

Et il n’y a pas de mal pour le musulman de suivre tel avis ou tel autre.

Mais dire que l’on se base sur les calculs des astronomes et sur les gens qui utilisent les calculs et leurs semblables, ces paroles ne sont pas prises en considération. Et celui qui prend cela pour argument, celui-là a fait une grave erreur. Et le Prophète a dit vrai lorsqu’il a dit [rapporté par Al-Boukhaariyy] ce qui signifie : « Toute condition qui n’est pas dans le Livre de Allaah, n’est pas valable, même s’il s’agit de cent conditions ».

Bonheur donc à celui qui s’est attaché à l’ensemble de la communauté des musulmans, à leur majorité et à la parole de leur Prophète. Les remords et les regrets au jour dernier [sont réservés] à celui qui a suivi un chemin autre que celui des croyants et qui s’est écarté de leur chemin bien tracé.

Wa soubHaanallaahi wa bi Hamdih, wallaahou ta^aalaa ‘a^lam.

Allaah est exempt de toute imperfection ; la louange est à Allaah et Allaah ta^aalaa sait plus que tout autre.

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Commentaires fermés sur Fiqh : La confirmation du mois de RamaDaan est par l’observation et non par le calcul

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