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Khoutbah : Contredire ses Passions, Délaisser les Désobéissances et le Récit de Dinar Al-^Ayyar

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 11, 2011
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La louange est à Allah et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au Prophète de Allah. Louanges à Allah l’Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide, c’est lui le bien-guidé ; et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad r est Son esclave et Son messager. Que Allah l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

Esclaves de Allah, je vous aime par recherche de l’agrément de Allah. Je vous souhaite les biens du bas-monde et de l’au-delà. Je vous incite à l’obéissance à Allah. je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim.

Ô toi qui a atteint les rangs élevés par la piété

Ne délaisse pas son honneur pour l’abaissement des péchés

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله ولتنظر نفس ما قدّمت لغد واتقوا الله إن الله خبير بما تعملون

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddmat lighad ; wa t-taqou l-Laha ‘inna l-Laha khabiroun bima ta^maloun)

[sourat Al-Hachr / 18] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, faites preuve de piété à l’égard de Allah et que chaque personne considère ce qu’elle a préparé pour le jour du jugement. Faites preuve de piété à l’égard de Allah, certes Allah sait ce que vous faites ».

Mes frères de foi,

Notre Prophète Mouhammad r a dit une parole qui comporte beaucoup de profit :

ليسَ الشديد من غلبَ الناسَ ولكنَّ الشديد من غلبَ نفسَهُ

ce qui signifie : « Le fort n’est pas celui qui a vaincu les gens. Le fort est plutôt celui qui a vaincu ses passions ».

L’homme, chers frères, voit son degré s’élever selon le jugement de Allah selon sa patience. La patience est de trois catégories. Patienter pour ne pas commettre l’interdit est le plus éprouvant. C’est la patience la plus forte. La deuxième est la patience pour accomplir les obéissances. La troisième est la patience face aux difficultés et aux catastrophes. Empêcher son âme pour ne pas commettre les interdits quels qu’ils soient, c’est la plus éprouvante des patiences.

Si tu fais une halte pour comprendre le sens de la patience, il s’agit de contrôler et contraindre son âme pour supporter une chose qu’elle déteste ou à quitter une chose qu’elle désire.

Contrains donc ton âme, toi mon frère musulman. Empêche-la de tomber dans ce qui est interdit. Dis-lui donc :

Ô mon âme, repens-toi donc car l’heure de la mort est arrivée

Contredis tes passions, les passions entraînent à la dissension

Chaque jour, nous avons un mort que l’on accompagne à sa tombe

Et par sa mort, nous oublions ce qu’ont laissé nos morts

Ô mon âme, qu’ai-je à voir avec des biens que je cumule

Du moment que je quitte ce bas-monde sans habits.

Esclaves de Allah, délaisser un seul péché vaut mieux selon le jugement de Allah qu’accomplir mille bonnes actions.

Retourne donc sur tes pas et abandonne la voie de l’insouciance. Entre par la porte de l’éveil. Rappelle-toi la parole de Allah ta^ala :

فمن يعمل مثقال ذرة خيرا يره ومن يعمل مثقال ذرة شرا يره

(faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah wa man ya^mal mithqala dharratin charran yarah)

[sourat AzZalzalah / 7-8] ce qui signifie : « Celui donc qui fait le poids d’un grain de poussière de bien, en sera rétribué et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal, en sera rétribué ».

Dans ces deux ayah, il y a l’incitation à faire peu et beaucoup de bien et la mise en garde de faire peu ou beaucoup de mal.

Rappelle-toi que l’interdit ou l’illicite (al-haram), c’est ce dont Allah a menacé du châtiment celui qui l’accomplit et a promis la récompense pour celui qui le délaisse.

Rappelle-toi que le Prophète r la nuit de l’ascension a vu des gens qui se disputaient de la viande pourrie et avariée et délaissaient la belle viande bien découpée. Ijibril a dit : « Ce sont des gens de ta communauté qui délaissent ce qui est licite et n’en goûtent pas pour consommer de l’interdit et mauvais. Ce sont les fornicateurs ».

Il a vu également des gens qui buvaient de la rouille qui sortait des corps des fornicateurs. Jibril lui a dit : « Ce sont les buveurs de khamr –vin et alcools– interdit dans le bas-monde ».

Rappelle-toi que tu auras des comptes à rendre au jour du jugement. Tu rendras des comptes sur ton argent, d’où l’as-tu acquis et en quoi l’as-tu dépensé. Si tu as acquis le bien à partir de ce qui est licite, gare à toi de le dépenser dans ce que Allah a interdit.

Rappelle-toi la parole de Allah :

فوربّك لنسألنّهم أجمعين عمّا كانوا يعملون

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun)

[sourat Al-Hijr / 92-93] ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient ».

Il est dit qu’un homme était connu sous le nom de Dinar Al-^Ayyar. Il avait une mère vertueuse qui l’exhortait souvent mais il ne s’exécutait pas. Un jour, il était passé par un cimetière. Il en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière au contact de sa main. Il a réfléchi et s’est alors dit : Malheur à toi Dinar, c’est comme si je voyais bientôt tes os devenir ainsi poussière et ton corps se transformer en terre. Il a regretté son laisser-aller et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a alors relevé la tête vers le ciel qui est la direction (qiblah) des invocations et non un lieu de résidence de Dieu : Allah n’y habite pas et Il n’a pas besoin du ciel ni d’autre chose. Allah existe sans endroit. Il a relevé la tête et a dit : Seigneur, mon Maître, je me remets à Toi pour tout ce qui me concerne, accepte-moi et fais-moi miséricorde. Il s’est ensuite dirigé vers sa mère en ayant changé de couleur, le cœur brisé et a dit : Mère, que fait-on de l’esclave qui s’était enfui lorsque son maître le retrouve ? Elle a dit : On lui donne à mettre des habits rugueux, une nourriture grossière et on lui attache les mains et les pieds. Il lui a dit : Je voudrai une joubbah –sorte de cape fermée sauf de la tête et des bras– en laine et fais de moi ce qui est fait de l’esclave qui s’était enfui. Lorsque la nuit tombait, il se mettait à pleurer à chaudes larmes en se disant : Malheur à toi Ô Dinar, peux-tu supporter le feu ? Comment t’es-tu exposé au châtiment du tout-puissant ? Il demeurait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit alors : ais de la pitié pour toi-même, mon fils. Il lui répondait : Laisse-moi donc me fatiguer un peu, puissé-je me reposer longtemps, mère. J’ai demain une longue station pour le jugement du Seigneur glorieux et je ne sais pas s’il sera ordonné que je sois dans une ombre dense (au paradis) ou bien dans la pire station (en enfer). Elle lui disait : Mon fils, prends donc une pause. Il disait : Je ne recherche pas la pause. C’est comme si tu voyais mère les créatures demain être conduites au paradis et moi être conduit en enfer avec ses gens.

Elle le laissait alors dans son état. Il se mettait à pleurer, à s’adonner aux actes d’adoration et à la récitation du Qour’an. Un soir, il a récité :

فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun)

[sourat Al-Hijr / 92-93] ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient ». Il médita au sujet de cette ayah éminente :

فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun)

[sourat Al-Hijr / 92-93] ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » et se mit alors à pleurer jusqu’à l’évanouissement. Sa mère l’avait alors appelé mais il ne lui répondit pas. Elle lui dit alors : Mon chéri, toi la prunelle de mes yeux, où sera notre rencontre ?

Il lui dit d’une faible voix : Mère, si tu ne me trouves pas dans les stations du jour du jugement, demande après moi auprès de Malik l’ange en charge de l’enfer. Puis il poussa un soupir après lequel il mourut, que Allah lui fasse miséricorde.

Sa mère lui a alors fait le lavage funéraire, elle l’a préparé et est sortie appeler les gens en leur disant : Ô vous les gens, venez tous pour faire la prière funéraire pour celui qui a été tué par le feu. Les gens étaient venus de toute part. On ne vit pas autant de gens ni des larmes plus abondantes que ce jour-là. Après l’avoir enterré, un de ses amis l’a vu dans le rêve la même nuit marcher au paradis portant sur lui une belle cape verte et il récitait :

فوربّك لنسألنّهم أجمعين عما كانوا يعملون

(fawaRabbika lanas’alannahoum ‘ajma^ina ^amma kanou ya^maloun)

[sourat Al-Hijr / 92-93] ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient » et il disait : Par Sa gloire et Son honneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné et a effacé mes péchés. Informez-en ma mère.

Ô Allah pardonne-nous, fais que le Qour’an soit le printemps de nos cœurs, la lumière de nos regards et de nos organes, Ô Toi le Seigneur des mondes.

Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu’à vous.

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