Attributs des prophètes : mise en garde
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـٰنِ الرَّحِيمِ
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
La louange est à Allah et que Allah élève davantage en degré le Messager de Allah et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle
Les attributs des prophètes et mise en garde contre des fausses histoires qui circulent au sujet des prophètes de Allah
La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.
An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.
Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.
La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.
Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.
L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.
Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ‘ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.
La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.
La différence entre les prophètes et les messagers
Sache que le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.
Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.
Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.
Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.
Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].
Le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.
Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.
C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.
Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de At–Tahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.
Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».
De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.
De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.
Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Isra’il qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Isra’il mais le mécréant des fils de ‘Isra’il n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Isra’il et le mécréant des fils de ‘Isra’il qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».
Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».
Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :
Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison. D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.
Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.
Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.
En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.
Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.
Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.
Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.
Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :
(Wa ^asa ‘adamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et ‘Adam a désobéis à son Seigneur ».
Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.
Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.
De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.
Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient surnommé As–Sadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.
La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.
Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ‘ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha … ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ‘ayah.
En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.
AVERTISSEMENT
Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].
Dans cette ‘ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.
En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ». Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ‘ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.
Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.
Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et il n’y a pas parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».
Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir que ce qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.
Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].
Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.
Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.
Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.
De même, leur est impossible toute maladie repoussante.
Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité, la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».
Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.
Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.
Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.
Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.
En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa vie. Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.
Quant à celui qui dit que ‘Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa z–zaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».
Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ‘ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».
Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître ‘Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père ‘Adam.
Celui qui dit que ‘Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.
AVERTISSEMENT
Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din Az–Zarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».
Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».
Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme ‘Adam soit un terme arabe.
Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie – car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».
Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « ‘Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».
Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a précédé pour le commettre ! ».
Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.
Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.
Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.
De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.
Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre. Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).
Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).
Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.
Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.
Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.
Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).
De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.
En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre. Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.
questions utiles
Questions/réponses
Q1 – Que signifie la prole : « raditou bi l-Lahi rabba » ?
R : – Je suis content de ce que Allah est mon Seigneur.
Q2 – Que signifie la parole : « hasbiya l-Lah » ?
R : – Allah me suffit pour ce dont j’ai besoin (pour ce qui m’importe ou me préoccupe).
Q3 – Que signifie : récite (Qoul houwa l-Lahou ‘ahad) ainsi que la sourate «‘annas »et la sourate «‘al-falaq » matin et soir trois fois, « takfika min koulli chay’ » ? Que signifie : « takfika min koulli chay’ » ?
R : – […] Tout ce qui te nuit, te suffisent pour te protéger de tout ce qui te nuirait.
Q4 : – Que signifie la parole : « rabbi ch-rah li sadri wa yassir li ‘amri » ?
R : – C’est-à-dire fais que mon cœur se réjouisse du bien (……) facilite-moi l’obtention de ce que je désire de bien.
Q6 : – Que signifie la parole : « al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘adhhaba ^anni l-‘adha wa ^afani » ?
R : – (‘al-‘adha), ces choses qui sortent de mon corps, et qui, si elles y restaient me nuiraient, ces choses, je loue Allah pour avoir fait que mon corps en soit débarassé ; et je loue Allah Qui me maintient en bonne santé.
Q7 : – Que signifie la parole : « allahoumma bika ‘asbahna wa bika ‘amsayna wa bika nahya wa bika namout » ?
R : – Cela signifie : [Ô Allah] Tu nous as maintenus en vie jusqu’à ce matin et Tu nous as fait atteindre vivants ce soir ; c’est par Ta puissance que nous vivons et notre vie est par Ta volonté, de même la mort que nous aurons.
Q8 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayka ayyouha n-nabiyy » ?
R : – Que Allah te protège du mal que tu redoutes, invocation qui s’étend à la communauté.
Q9 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin » ?
R : – Que Allah nous protège et protège Ses esclaves vertueux du mal.
Q10 : – Dans le tachahhoud, que signifie la parole : « ‘ali Mouhammad » ?
R : – Les croyants parmi ses proches.
Q11 : – Que signifie la parole : « ‘asbahna wa ‘asbaha l-moulkou lil-Lah », et la parole : « ‘amsayna wa ‘amsa l-moulkou lil-Lah » ?
R : Nous sommes parvenus au matin et la souveraineté est immuablement à Allah. Et nous avons atteint le soir la souveraineté est immuablement à Allah.
Q12 : – Que signifie la parole : « sami^al-Lahou li man hamidah » ?
R : – Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge.
Q13 : – Que signifie la parole : « soubhana rabiya l-‘A^la »
R : – Mon Seigneur Lui Qui est plus élevé en degré que tout autre, est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui.
Q14 : – Que signifie la parole : « ‘allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa housni ^ibadatik » ?
R : – Accorde-moi de pouvoir T’évoquer et d’accomplir l’acte d’adoration que Tu acceptes.
Q15 : – tahou najahan wa ‘akhirahou falaha »
R : – C’est-à-dire un bien. Fais que le début de cette journée soit un bien pour moi ; dans son milieu facilite mon affaire ; et fais qu’en sa fin j’aie ce que je désire de bien.
Q16 : – Que signifie la praole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja » ?
R : – Il a fait que cela descende aisément par cet orifice étroit.
Q17 : – Que signifie la parole de Allah ta^ala : (wa la tanharhouma)
R : – An-nahr, c’est la parole dure.
Q18 – Que signifie la parole : « ‘assalamou ^alaykoum » par quoi le musulman salue son frère en Islam ?
R : – Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.
Q19 : – Et la parole : « wa ^alaykoumou s-salam » ?
R : – Pareillement. C’est-à-dire : Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.
Q21 : – Que signifie la parole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi kafani wa ‘awani »
R : – Kafani, C’est-à-dire IL m’a facilité l’obtention du rizq (ce qui m’est profitable), et ‘awani signifie : IL m’a accordé un refuge.
Q22 : – Que signifie la parole : « sajada wajhi lil-Ladhi khalaqah »
R : – Par glorification, par humilité pour Celui Qui l’a créé, il a appliqué son front sur le sol. En cela, il y a l’extrême humilité car le visage est la plus honorable des parties apparentes du corps. .
Q23 : – Que singifie la parole : « wajjahtou wajhiya lil-Ladhi fatara s-samawati wa l-‘ard » ?
R : – J’ai visé par mon acte d’adoration l’agrément du Créateur, Celui Qui a créé les cieux et les la terre.
Q24 : – Dans la parole de Allah ta^ala : (wa koullan faddalna ^ala l-^alamin), ici que signifie le mot ‘al-^alamin ?
R : – Al-^alamoun, ce sont les créatures. Les prophètes sont les meilleurs créatures de Allah. Ils sont meilleurs que les anges. Bien que les prophètes mangent, se désaltèrent, dorment…, car leur temps n’est pas tout entier dans l’adoration. Les anges, eux, tout leur temps est dans l’adoration., Rien de ce qui occupe les humains, tel que le fait de se nourrir ou autre que cela n’occupe les anges. Pourtant, les prophètes sont meilleurs car la crainte qu’ils ont de Allah dans leurs cœurs est plus grande que la crainte qu’il y a dans les cœurs d’autres qu’eux. Ainsi, s’il était dit : pourquoi est-ce que les prophètes sont meilleurs que les anges, alors que les anges ne désobéissent pas à Allah, pas même le temps d’un clin d’œil et que ni la nourriture ni quoi que ce soit d’autre de cet ordre-là n’occupent leurs instants ? la réponse est de dire : Allah élève en degré qui Il veut par rapport à qui Il veut parmi Ses créatures car Il ne tire profit de l’obéissance de personne et ne subit de nuisance par les péchés de personne.
Q25 : – Nous n’avions pas trouvé de terme pour traduire celui de « mash », aussi avons-nous mis : « passer la main mouillée sur la tête », cette traduction est-elle acceptable ? Est-ce que nous y rajoutons : « ou ce qui est du même ordre [que cela] » de sorte qu’il ne soit pas mis comme condition le fait de passer la main en particulier, ou est-ce que nous nous contentons de dire : « passer la main mouillée » étant donné que c’est ainsi que cela se fait la plupart du temps ?
R : – Cela convient. Au fait, autre que la main, cela suffit. Toutefois c’est le faire avec la main qui est la base et le caractère recommandé ne se réalise pas autrement, à moins que l’on ait une excuse. Celui qui mouille un tissu et le passe sur la tête sans excuse n’aura pas de récompense.
Q26 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière : prononcer quelque parole qui relève de (kalamou n-nas) [la parole des gens]. Comment traduire cela ? Par : « autrement que pour faire l’évocation de Allah » ? ou plutôt : « si celui qui est en train de faire la prière dit quelque chose de ce que le gens disent d’ordinaire en dehors de la prière » de quelle manière traduire au juste ?
R : – Le fait de parler autrement que pour faire l’évocation de Allah. Il a été rapporté dans le hadith que dans la prière, il n’est pas valable de parler de la parole des gens. Ce qui visé en l’occurrence c’est la parole qui n’est pas de celles que Allah a rendu permises dans la prière. Quant à l’évocation de Allah, l’évocation de Son messager, l’invocation faite pour soi ou en faveur d’autrui, cela est permis.
Q27 : – Que signifie la parole : « ‘allahouma j^alal li fi qalbi nouran wa fi liçani nouran wa j^al fi sam^i nouran wa j^al fi basari noura » ?
R : – [Ô Allah, fais qu’il y ait pour moi] du bien dans tous ces organes.
Q28 : – Que signifie al-mou^afat lorsque nous disons : « wa ^afini fi man ^afayt » ?
R : – Et protège-moi des maladies parmi ceux que Tu as protégés.
Q29 : – Que signifie la praole : « wa tawallani fi man tawallayt » ?
R : – Aide-moi avec ceux que Tu as aidés, c’est-à-dire fais que je sois de ceux-là.
Q30 : – Que signifie la parole : « wa barik li fi ma ‘a^tayt » ?
R : – Accorde-moi des bénédictions dans ce que Tu m’as donné.
Q31 : – Que signifie la parole : « wa qini wa srif ^anni charra ma qadayt » ?
R : – De ce que Tu as prédestiné comme mal, protège-moi. Cela ne signifie pas « de ce dont Tu as voulu que cela m’arrive » mais plutôt de ce dont Tu as voulu que cela arrive à certaines de Tes créatures.
Q32 : – Que signifie la parole : « fa ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk » ?
R : – Tu prédestines pour Tes créatures et personne ne prédestine pour Toi, c’est-à-dire rien de la part de quiconque ne Te profite ni ne Te nuit.
Q33 : – Que signifie la parole : « wa ‘innahou la yadhillou man walayt » ?
R : – Celui que Tu as honoré ne sera pas rabaissé. Même si certaines gens lui nuisent et le dénigrent, il a un grand honneur. Les prophètes, beaucoup d’entre eux furent tués par les mécréants et beaucoup d’entre eux subirent des nuisances sans que cela arrivât jusqu’à l’assassinat. Malgré cela, selon le jugement de Allah, l’honneur des prophètes est très grand car la nuisance qui les a atteints de la part des gens les augmente en honneur selon le jugement de Allah.
Q34 : – Que signifie la parole : « fa ‘inna salatakoum ma^roudatoun ^alayya » [c’est-à-dire au prophète]?
R : – Les anges lui exposent [au prophète] cela : untel a invoqué pour que tu sois davantage élevé en degré, Ô prophète de Allah. Certaines personnes, le Prophète entend leurs invocations et leur salam, de ses oreilles il les entend et pour ; d’autres, ce sont les anges qui exposent au prophète les invocations faites par eux.
Q35 : – Parmi les caractéristiques du prophète : al-hilm, ainsi que le courage et la patience. Que signifie : al-hilm ?
R : – Faire preuve de patience face à la nuisance des gens et à leurs mauvais comportements en s’abstenant d’agir en mal en retour.
Q36 : – Que signifie : « la yaslouhou l-kadhibou fi jiddiw-wa la hazl »
Il [le mensonge] n’est pas permis. Il convient d’enseigner cela aux enfants car beaucoup grandissent en considérant permis le mensonge dit en plaisantant.
Q38 : –
R : – As–salihat, c’est ce que Allah a rendu obligatoire comme actes d’obéissance : la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat.
Q39 : –
R : – Le woudou’, le ghousl suite à la sortie de maniyy et pour ce qui est de cet ordre c’est la moitié de la foi, c’est-à-dire une grande partie. At–touhour (la purification) est une grande partie de la foi, cela ne signifie pas qu’il lui est équivalent.
Q40 : –
R : – Allahou ‘ahkamou l-hakimin : Son jugement est meilleur que le jugement d’autre que Lui car il n’y a dans Son jugement ni erreur ni injustice.
Q41 : –
R : – Les actes de bien ne sont acceptés qu’assortis de l’intention [adéquate], c’est-à-dire que la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat, si la personne [qui accomplit tel ou tel de ces actes] ne met pas l’intention, si elle n’accompagne pas l‘acte de l’intention, elle n’aura pas de récompense et cet acte ne sera pas valable ; ce sera comme si l’acte n’avait pas été accompli.
Q43 : –
R : – Les ‘aqlam des anges avec lesquels ils écrivent sur la Table Préservée et « les feuillets sur lesquels ils écrivent ont séché » signifie que ceci s’est produit avant qu’arrive à l’être humain ce va lui arriver.
Q44 : –
R : – On dit ceci d’une chose pour laquelle il n’y a pas de récompense et qui n’est pas un péché non plus. Faire cette chose ou ne pas la faire, c’est du même ordre. Par exemple manger ce matin : qu’on ne le fasse pas ou qu’on le fasse, c’est du même ordre ; de même concernant le repas de ce soir, que la personne le prenne ou non c’est du même ordre c’est-à-dire : que tu le fasses ou que tu ne le fasses pas il n’y a pas de récompense.
Q44- pourquoi ne donnent-t-ils pas l’exemple du mensonge ? Qu’ils donnent quelque chose en exemple.
Q45- Comme la prière, sauf qu’il y est permis de parler.
Q46- Accorde-moi la bonne santé. Le malade invoque pour avoir une bonne santé et celui qui ne l’est pas invoque aussi pour avoir une bonne santé.
Q47- La mosquée dans laquelle on accomplit la prière du vendredi. En effet, à Harare, les gens n’accomplissent la prière du vendredi que dans une seule mosquée. A Harare, il y a quatre-vingt mosquées. Il en est ainsi dans la plupart des villes, la prière du vendredi ne se fait que dans une seule mosquée. A la Mecque et Médine, c’était le cas auparavant jusqu’à il y a environ deux cents ans ; par la suite ils se sont mis à multiplier [les assemblées de prière du vendredi dans plusieurs lieux]. Aussi, Ach-Chafi^iyy aussi dit qu’il n’est pas valable qu’il y ait deux assemblées simultanées de prière du vendredi dans une même ville.
Q48- qui parle beaucoup des gens en mal.
Q49- celui qui joue avec les dés c’est comme s’il plongeait sa main la chaire et le sang du porc.
Q50- (ahsani sourah= sous le meilleur des aspects ?) La forme de l’être humain est parmi les meilleurs des formes et il est droit, marchant avec ses pieds et mangeant à l’aide de ses mains. Cela signifie « de belle morphologie » et ne signifie pas la beauté du visage ; cela signifie « sous la plus belle des morphologies ».
Q51- C’est là est un grand mal. Cela signifie que mépriser son frère en Islam est un grand mal, un très grand mal.
Q52- Celui qui est ton ennemi n’aura pas d’honneur, ni selon Ton jugement, ni selon le jugement des meilleurs des gens, même si, selon l’apparence, il a un honneur aux yeux de ses semblables et à cela il n’y a pas à accorder de considération.
Q54- Cela signifie « je demande pour vous la sauvegarde de la part de Allah » il s’agit des croyants de parmi les humains et les jinn qui se trouvent derrière [celui qui dit cela] , même s’il n’y a aucun humain avec lui. De même, les anges, il se peut qu’ils accomplissent la prière derrière une personne si sa prière est valable. Celui qui accomplit sur une terre déserte la prière en assemblée précédée de l’appel à la prière (‘adhan) et de l’annonce (‘iqamah), il prie derrière lui des jinn et des anges en rang à perte de vue.
Q56- La belle parole est une aumône. Toute belle parole qu’une personne prononce est une aumône c’est-à-dire qu’elle est récompensée de cela, tout comme l’on est récompensé de l’aumône que l’on fait.
Q57- Le sevrage est à l’âge de deux ans
Q58- « Remercie-moi » c’est le remerciement de Allah qui est d’accomplir les obligations et de se garder des péchés. Quant au remerciement des parents, c’est d’agir envers eux avec bienfaisance. « Wa ilayya l-masir » signifie « Vous reviendrez tous à Mon jugement »
Q60- Les humains et les jinn. N’est-ce pas qu’ils furent sur la bonne guidée par sa cause ?
Q61- « Ouch-hidouka » signifie « Tu sais cela ». Quant à « wa hamalata ^archik…. », cela signifie par l’expression de leur état, c’est-à-dire c’est comme s’ils témoignaient que Allah mérite cela.
Q62- L’origine de quoi ils furent créés c’est la lumière mais à présent ils ont un corps spécifique, impalpable.
Q63- viens à ce qui est réussite, à savoir la prière.
Q 65 : – « yahdi », c’est-à-dire [ici] mène les gens vers -. « youktaba », c’est-àdire que les anges écrivent à son sujet qu’il est un menteur, tant il aura menti, à cause de cela i sera écrit à son sujet qu’il est un menteur.
Q67 – « salimah », c’est-à-dire : il n’y a rien en lui [le paradis] qui déplaise.
Q 69 – Dans la ‘ayah, quelle est la signification de « fa ‘ahsana souwarakoum » ? Est-ce que nous parlons à ce sujet de « beauté de l’aspect extérieur » ?
Le chaykh a dit : Allah vous a créés sous une forme belle, Il ne vous a pas faits tels que les animaux le visage tourné vers le sol, et Il vous a pourvus de mains à l’aide desquelles vous mangez.
Q 70 – : Lorsque l’on dit : « par la volonté de Allah », qu’est-ce que cela signifie ?
Le chaykh a dit : « par Sa volonté », cela signifie qu’Il n’est pas contraint. Allah n’est pas contraint, nul ne Le contraint jamais.
Q 72 : – Et lorsque l’on dit : « par Sa prédestination » ?
Le chaykh a dit : Faire exister la chose selon Sa science. Conformément à Sa science éternelle Il crée la chose. Cela ne signifie pas réfléchir, car Allah est exempt de cela. Réfléchir est le fait de l’être entré en existence, il ne doit pas être attribué à L’Eternel la réflexion ou le fait de réflécir.
Q 74 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière, il est dit dans le texte arabe : « trois mouvements consécutifs », est-ce que nous gardons cela tel quel pour l’enseigner aux enfants, ou bien est-ce que nous citons l’autre avis, à l’argument plus fort ?
Le chaykh a dit : [Plutôt] l’autre avis……….. Selon cet autre avis, [ce qui est cause d’annulation] c’est le mouvement qui s’est prolongé autant de temps qu’il en faut pour l’accomplissement d’une rak^ah. Cet avis-là est plus en conformité avec les hadith dans lesquels il fut rapporté ce par quoi l’on comprend que le prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fit durant une même prière davantage que trois mouvements, tels que le hadith où il est rapporté que le prophète ouvrit la porte qui était fermée dans la direction de al-qiblah à ^A’ichah et poursuit sa prière, et ce hadith est un hadith sûr, rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad.
Q 76 : – Au cours de l’invocation, il est rapporté que le petit [l’enfant] dit : « wa ‘atoubou ‘ilayk ». Selon quelle signification traduire cela ?
Le chaykh a dit : c’est-à-dire je Te demande [Ô Allah] de changer mon état, que de mauvais celui-ci devienne meilleur.
Q 77 : – Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala : (fa man chahida minkoumou ch-chahra fal-yasoumh) ?
Le chaykh a dit : – C’est-à-dire celui qui atteint le mois [de Ramadan] en étant vivant, il lui est obligatoire de jeûner.