Chaykhaboulaliyah's Blog


Jurisprudence : comment faire la prière

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2011

La prière

 

Comment tu accomplis la prière du dhouhr

 

Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى َ  ﴿

(hafidhou ^ala ssalawati wa ssalati l-wousta) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane » [sourat Al-Baqarah : 238].

Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ; ni avant ni après.

 

La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :

La première rak^ah

1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en faisant face à la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).

2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant, selon l’avis de l’imam Malik et l’imam Abou Hanifah, de mettre l’intention peu avant le takbir. Cela fait partie des piliers.

 

3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1], et cela fait partie des piliers, en tes avant-bras de sorte que les paumes de tes mains soient face aux oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).

4/ La position debout pour la prière pour celui qui le peut (figure n° 23) et cela fait partie des piliers.

5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour l’homme et le garçon de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds (voir figures n° 24 et 25).

 

Figure 22 : Fais face à la qiblah avec ton buste.

 

Figure 23 : Mets l’intention d’accomplir la prière en disant Allahou ‘akbar.

 

6- La récitation de sourat Al-Fatihah à basse voix: avec la basmalah ainsi que les lettres doublées et de faire sortir les lettres de leurs points de prononciation.

La Fatihah est :

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1}  الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3}  إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4}  اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6}  غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim                                                                

Al-hamdou li l-Lahi rabbi l-^alamin                                                             1

Ar-Rahmani r-Rahim                                                                                   2

Maliki yawmi d-Din                                                                                      3

‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in                                                      4

‘Ihdina ssirata l-moustaqim                                                                        5

Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim                                                             6

 ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la ddallin                                                          7         

 

 

 

Figure n° 24 : Pose ta main droite au-dessus de ta main gauche au niveau du poignet, en dessous de ta poitrine et au-dessus de ton nombril.

 

Figure n° 25

 

Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :

( ءامــيـن) (Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».

Il est recommandé  aussi de réciter après la Fatihah une partie du Qour’an, dans la première et la deuxième rak^ah.

 

7- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent arriver à tes genoux (voir figure n° 26).

Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.

Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim), trois fois.

 

 

Figure n° 26 : Fais l’inclination en tendant le dos et le cou comme une planche et en tiens droits les jambes.

 

8- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent simultanément d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah) (voir figure n° 27). Cela fait partie des piliers.

 

9- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines (voir figure n° 28) et cela fait partie des piliers.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge ».

Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd).

 

10- La quiétude dans la position debout

 

 

Figure n° 27 : la quiétude en étant dans l’inclination.

 

Figure n° 28 : Je me remets en position debout.

 

11- La prosternation par deux fois : cela consiste à poser une partie de ton front découvert, une partie de tes genoux et une partie du plat de tes doigts et de tes orteils par terre (voir figure n° 28-a). Cela fait partie des piliers.

Il est recommandé que tu dises lors de ta descente pour la prosternation : Allahou ‘akbar.

 

12- La quiétude dans la prosternation : il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus puissant et sait plus que tout autre », trois fois.

 

De plus, il est recommandé que tu poses tes mains au niveau qui fait face de tes épaules, que tu tiennes tes doigts groupés, tendus et orientés vers la qiblah. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation (voir figure n° 28-b). La femme, quant à elle, tient les parties de son corps les unes contre les autres (voir figure n° 29).

 

Figure n° 29-a : Prosterne-toi en posant une partie du plat des orteils en contact avec le sol.

 

Figure n° 29-b : Prosterne-toi en posant une partie de ton front, de tes genoux et du plat de tes doigts en contact avec le sol.

 

13- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire que tu te relèves de la prosternation pour la position assise et que tu t’assoies. Cela fait partie des piliers (voir figure n° 30).

Il est recommandé que tu dises lors de ton relèvement de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.

 

Figure n° 30 : La position assise entre les deux prosternations

 

Figure n° 30-a : Al-‘itirach

 

Figure n° 30-b : Al-‘iq^a

 

Il est également permis dans cette position assise : al-‘iftirach (voir figure n° 30-a). Il est permis aussi de s’asseoir selon la manière dite al-’iq^a (voir figure n° 30-b). S’il s’assoit d’une autre manière, ce n’est pas interdit.

Al-‘iftirach : le fait que celui qui prie mette son pied gauche sur le sol et s’assoit dessus et mette son pied droit en position droite, en posant les extrémités de ses orteils sur le sol (voir figure n° 30).

Al-’iq^a’ : le fait que celui qui prie mette l’extrémité de ses orteils sur le sol et mette ses fesses sur ses talons et ses genoux sur le sol (voir figure n° 31).

Il est permis aussi de s’asseoir comme dans la figure n° 31.

14- La quiétude dans cette position assise.

 

15- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.

 

16- La quiétude dans cette prosternation.

 

Figure n° 31

 

17- Se relever pour la deuxième rak^ah : tu te relèves de la prosternation en t’appuyant sur tes mains (voir figure n° 32) ou sur tes talons (voir figure n° 33).

Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.

 

La deuxième rak^ah

 

18- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 16. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Ensuite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.

 

Figure n° 32 : Tu te relèves en t’appuyant sur tes mains.

 

Figure n° 33 : Tu te relèves en t’appuyant sur tes talons.

 

19- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud : Tu relèves la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies (voir figure n° 34). Tout cela est recommandé.

 

20- Tu récites le premier tachahhoud et ce après t’être assis suite à la deuxième prosternation. C’est :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

At-tahiyyatou l-moubarakatou ssalawatou ttayyibatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah.

Qui signifie : « Les salutations bénies, les prières et les bonnes œuvres appartiennent à Allah ;

Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions

Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah. Cela est recommandé.

Il est recommandé aussi de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement vers l’avant.

 

Figure n° 34 : Assieds-toi pour réciter le premier tachahhoud.

 

Figure n° 35 : lèves ton index lorsque tu dis « ‘il-la l-Lah » en le courbant légèrement.

 

 

21-  Tu invoques Allah afin qu’Il élève le Prophète en degrés, tu dis alors : « Allahoumma salli ^ala Mouhammad », qui signifie « Allahoumma élève Mouhammad davantage en degrés, rajoute-lui en honneur, en éminence et en bénédiction ».

Avertissement important : il est enseigné à l’enfant lors sa prononciation de « salli » de ne pas prolonger le « li » de sorte à dire « salli » car en faisant ainsi, c’est comme s’il s’adresse à une personne de sexe féminin et la signification serait alors fausse et mauvaise. On lui enseigne d’appuyer sur le lam (c’est-à-dire la lettre l) avec la kasrah (c’est-à-dire la voyelle « i ») sans prolonger le « i ». On lui enseigne aussi la différence entre le sin (s) et le sad (s).

 

22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.

 

23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.

 

La quatrième rak^ah

 

24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.

 

25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Pose tes mains sur tes cuisses, tout comme cela est indiqué sur la figure n° 36.

Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk (voir figure n° 37).

Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de ‘iftirach, comme cela est indiqué sur la figure n° 30-a.

 

 

Figure n° 36 : Assieds-toi pour le dernier tachahhoud.

 

Figure n° 37 : Le tawarrouk.

 

 

 

 

26- Tu récites le deuxième tachahhoud :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

« At-tahiyyatou l-moubarakatou ssalawatou ttayyibatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah »

Il est recommandé de lever l’index en le courbant légèrement vers l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.

Abou Dawoud a rapporté du Messager de Allah que lorsqu’il levait son index pour le tachahhoud, il le courbait légèrement et ce pour faire comprendre que Allah existe sans endroit, et dans cet acte de lever l’index, il y a une indication de glorification de Allah.

 

Figure n° 38

 

27- Tu invoques en faveur du Prophète (assalatou ^ala n-nabiyy): La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.

« Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim wa ^alaali ‘Ibrahim ‘innaka Hamidoun Majid ;

Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim wa ^alaali ‘Ibrahim ‘innaka Hamidoun Majid« .

Si tu limites à dire « Allahoumma salli ^ala Mouhammad », la prière est valable et cela fait partie des piliers.

Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :

ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.

(Rabbanaatina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahhab, Celui Qui récompense ceux qui sont obéissants, avec générosité comme grâce de sa part ».

 

28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.

La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum. Cela fait partie des piliers.

Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage face à la qiblah (voir figure n° 38).

Il est recommandé aussi lors de la première taslimah de se tourner vers la droite et de se tourner ensuite vers la gauche lors de la deuxième taslimah (voir figure n° 39 et 40).

 

29- L’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités. Cela fait partie des piliers.

 

Ainsi, tu auras terminé d’accomplir la prière du dhouhr.

 

Figure n° 39 : Pour la première taslimah, tu te tournes vers le côté droit.

 

Figure n° 40 : Pour la deuxième taslimah, tu te tournes vers le côté gauche.

 

 

Comment tu fais la prière du ^asr

 

La prière du ^asr est de quatre rak^ah.

 

Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu mets l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.

 

Comment tu fais la prière du maghrib

 

La prière du maghrib est de trois rak^ah.

 

Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.

Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [2]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.

Celui qui fait la prière met l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.

 

 

 

Comment tu fais la prière du ^icha

 

La prière du ^icha est de quatre rak^ah.

 

Tu accomplies la prière du ^icha comme la prière du dhouhr mais tu mets l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha.

Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [3].

 

Comment tu fais la prière du soubh

 

La prière de soubh est de deux rak^ah.

 

Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam, comme on l’a vu précédemment.

 

Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [4] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha.

 

Il est recommandé de réciter, après s’être redressé de l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation du qounout dans la prière du soubh.

 

 

L’invocation du qounout est :

« Allahoumma hdini fiman hadayt wa ^afini fiman ^afayt wa tawallani fiman tawallayt wa barik li fima ‘a^tayt wa qini charra ma qadayt ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk ‘innahou la yadhillou man walayt wa la ya^izzou man ^adayt tabarakta rabbana wa ta^alayt ».

 

Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations. Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.

 

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah en étant debout.

2- Il dit la parole (Allahouakbar) d’entrée en rituel avec l’intention d’accomplir la prière.

3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.

4- Il s’incline de sorte que les paumes des mains puissent arriver à ses genoux, tout en marquant une quiétude (voir figure n° 41-a).

5- Il se redresse et marque la quiétude.

6- Il incline son dos à partir de sa position debout et descend davantage que pour l’inclination (voir figure n° 41-b)

 

 

 

 

 

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude (voir figure n° 42).

Selon certains, il a le choix entre faire comme cela ou bien de s’asseoir pour la prosternation et se penche de sorte à ce que sa tête arrive devant ses genoux tout comme c’est indiqué sur la figure n° 43.

 

Figure n° 42 : tu t’assois entre les deux prosternations avec la quiétude

 

Figure n° 43 : il se penche pour la prosternation avec la quiétude

 

 

8- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en marquant la quiétude (voir figure n° 44). Il est une condition qu’il se penche davantage que pour l’inclination.

9- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.

10- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah (voir figure n° 45). Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations– et l’invocation en faveur du Prophète r (assalatou ^ala n-nabiyy).

 

 

Figure n° 44 : Il se penche pour la deuxième prosternation avec la quiétude.

 

Figure n° 45 : Il s’assoit pour réciter le dernier tachahhoud.

 

 

 

11- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se tourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et se retourne vers la gauche pour la deuxième (voir figure n° 46).

 

Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha, celui qui fait la prière fait la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.

 

 

La prière de celui qui ne peut effectuer l’inclination après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la manière suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah, en étant debout

2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout (voir figure n° 47)

4- Il penche son dos vers l’avant, en étant debout, pour l’inclination (voir figure n° 48).

 

 

Figure n° 47

 

Figure n° 48 : Accomplis l’inclination avec la quiétude.

 

 

 

5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude (voir figure n° 49).

6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude (voir figure n° 50).

Selon certains savants, s’il veut, il s’assoit et penche vers l’avant pour l’inclination puis se redresse debout, ensuite il s’assoit et penche pour la prosternation davantage que pour l’inclination.

 

Figure n° 49 : Redresse-toi en marquant la quiétude.

 

Figure n° 50 : Prosterne-toi une première fois en marquant la quiétude.

 

 

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque la quiétude (voir figure n° 51).

8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.

9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante (voir figure n° 52).

10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.

 

Figure n° 51 : assieds-toi entre les deux prosternations, en marquant une quiétude.

 

Figure n° 52

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout dans la prière

 

Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accomplit en étant assis. Il fait ce qui suit :

 

1- Il s’assoit en faisant face à la qiblah ;

2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière (voir figure n° 53).

3- Il récite la Fatihah en étant assis (voir figure n° 54).

 

Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).

 


[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah plus puissant et sait plus que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].

[2] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à basse voix dans toutes les rak^ah. De plus, le ma’moum, dans la prière à haute voix, ne récite qu’à basse voix.

[3] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à voix basse dans les deux rak^ah.

[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à voix basse dans les deux rak^ah.

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