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Comment faire la prière selon Maalik

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Les causes d’annulation de la prière

 

Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi les causes d’annulation, il y a :

 

1/ Parler délibérément pour une autre raison que pour corriger la prière. C’est par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli. Cependant, la parole qui est dite pour corriger la prière ne l’annule pas. C’est le cas lorsque l’imam oublie une sourah après la Fatihah ou s’il oublie l’inclination et qu’on lui dise alors : tu n’as pas récité la sourat (ma qara’ta s-sourah) ou tu n’as pas fait le roukou^ (ma raka^ta). Cela n’annule pas la prière si ces paroles ne sont pas nombreuses, mais elle le sera dans le cas contraire.

 

2/ De nombreux mouvements.

 

3/ Faire un mouvement excessif, comme un bond excessif c’est-à-dire un grand bond.

 

4/ Ajouter un pilier gestuel, comme si on fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.

 

5/ Le simple mouvement si c’est pour jouer comme si on tire la langue à quelqu’un, ou si on bouge sa paupière, comme si on cligne de l’œil pour jouer.

 

6/ Manger ou boire, même s’il s’agit d’une petite quantité, si cela a été fait tout en se rappelant qu’on est dans la prière.

 

7/ Le hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.

 

8/ L’intention d’interrompre la prière, ou faire dépendre son interruption de la survenance d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.

 

9/ Souffler de la bouche, délibérément.

 

10/ L’éclat de rire.

 

11/ Ajouter, par oubli, autant de rak^ah que celles de sa prière.

 

12/ Ravaler délibérément le vomi. Si on le ravale en étant capable de le rejeter, la prière est annulée.

 

13/ Se rappeler durant sa prière qu’on a à rattraper cinq prières ou moins. C’est-à-dire que si on se rappelle, en étant dans la prière, qu’on a à rattraper cinq prières ou moins, la prière est annulée si le temps qui reste suffit pour les rattraper. Mais si on se rappelle qu’on a plus de cinq prières à rattraper, la prière n’est pas annulée.

Les conditions de validité de la prière

 

Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :

 

1/ Le woudou.

 

2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple. Ceci est selon un avis dans l’école, toutefois et selon un autre avis réputé dans l’école, la prière n’est pas annulée par la présence d’une najaçah.

 

3/ S’orienter vers la direction de la qiblah.

 

4/ Que le temps de la prière ait commencé.

 

5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.

 

6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.

 

7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains. Selon un avis fort dans l’école, la cuisse de l’homme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Cet avis a été jugé plus argumenté par Ibnou l-Hajj Al-Malikiyy et d’autres encore.

 

La connaissance des temps des prières

 

Parmi les devoirs, il y a cinq prières par jour et nuit :

 

1/ La prière de adhdhouhr

 

2/ La prière de al-^asr

 

3/ La prière de al-maghrib

 

4/ La prière de al-^icha

 

5/ La prière de assoubh

 

Il est du devoir de chaque musulman pubère, sain d’esprit et pur (pour la femme, pure du sang des menstrues et des lochies) d’accomplir ces obligations dans leurs temps respectifs.

Il n’est pas permis de les anticiper par rapport à leurs temps, c’est-à-dire les accomplir avant l’entrée de leurs temps, ni de les reculer par rapport à leurs temps sans excuse, car Allah ta^ala dit :   فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ الَّذِينَ هُمْ عَن صَلاتِهِمْ سَاهُونَ}﴿

(fa-wayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) dont on comprend : « Ceux qui, font la prière en les retardant sans excuse méritent le wayl » [sourat AlMa^oun / 4-5].

Ce qui est visé ici [dans la ‘ayah] par le sahw dans la prière c’est le fait de retarder la prière par rapport à son temps jusqu’à l’entrée du temps de la prière suivante. Allah menace du wayl ceux qui font une prière après la fin de son temps. Le wayl est le châtiment terrible

 

La prière

 

Comment tu accomplis la prière du dhouhr

 

Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ للهِ قَانِتِين َ  ﴿

(hafidhou ^ala ssalawati wa ssalati l-wousta wa qoumou li l-Lahi qanitin) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane. Veillez à accomplir les prières surérogatoires dans l’humilité » [sourat Al-Baqarah : 238].

Le Messager de Allah a dit :

((خمس صلوات كتبهن الله تبارك وتعالى على العباد من أتى بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عهد عند الله تبارك وتعالى عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء غفر له))

(khamsou salawatin katabahounna l-Lahou tabaraka wa ta^ala ^ala l-^ibad, man ‘ata bihinna lam youdayyi^ minhounna chay’an istikhfafan bihaqqihinna kana lahou ^inda l-Lahi tabaraka wa ta^ala ^ahdoun ‘an youdkhilahou l-jannah ; wa man lam ya’ti bihinna falayça lahou ^inda l-Lahi ^ahdoun ‘in cha’a ^adh-dhabahou wa ‘in cha’a ghafara lah) ce qui signifie : « Ce sont cinq prières que Allah tabaraka wa ta^ala a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération à leurs mérites, a une promesse de la part de Allah tabaraka wa ta^ala de l’entrée (ou le faire entrer) au paradis. Celui qui ne les aura pas accomplies n’aura pas de promesse de la part de Allah : s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera » [rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad].

 

Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ;, ni avant ni après.

 

La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :

La première rak^ah

1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en t’orientant vers la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).

2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant de faire l’intention peu avant le takbir.

 

3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1] en levant les avant-bras de sorte que les mains soient au niveau des oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).

4/ Se tenir debout pour la prière.

5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en-dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour la personne de sexe masculin de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds.

6- La récitation de sourat Al-Fatihah : Il suffit de la réciter en bougeant la langue, même si on ne s’entend pas soi-même. Il est quand même préférable de s’entendre réciter. La Fatihah est récitée sans la basmalah selon l’avis réputé de l’école. Mais, il n’y a pas de mal si on dit la basmalah. Il est une condition de réciter les ayah les unes à la suite des autres, de les réciter dans l’ordre et de prononcer les lettres de leurs points d’articulation (sortir les lettres de leur point de prononciation (c’est comme ça dans le moukhtasar)) respectifs. Cette récitation de Al-Fatihah est un devoir pour l’imam ainsi que pour celui qui fait la prière seul mais elle ne l’est pas pour celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

La Fatihah est :

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1}  الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3}  إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4}  اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6}  غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim                                                                

Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin                                                            1

Ar-Rahmani r-Rahim                                                                                   2

Maliki yawmi d-Din                                                                                      3

‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in                                                      4

‘Ihdina ssirata l-moustaqim                                                                        5

Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim                                                             6

 ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la ddallin                                                          7         

 

dont on comprend :

 

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Ar-Rahman, Ar-Rahim

Celui à Qui appartient le jour du jugement

C’est Toi Que nous adorons (expliquer en bas de page brièvement car je pense à la compréhension des gens qui n’ont pas forcément pris de cours avec nous) et c’est Ton aide [de créer ce qui nous est utile] que nous recherchons

Guide-nous au chemin de droiture

Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Ta grâce et non celui de ceux qui encourent Ton châtiment ni de ceux qui sont égarés

Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :

( ءامــيـن) (Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».

Il est recommandé de réciter après la Fatihah du Qour’an dans la première et la deuxième rak^ah.

Il est recommandé  aussi pour l’Imam et à celui qui fait la prière seul de réciter la Fatihah et la sourat après à voix basse.

 

7- Se tenir debout pour la récitation de la Fatihah.

 

8- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent toucher tes genoux (voir figure n° 26).

Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.

Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre », trois fois.

9- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent d’un coup d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah).

 

10- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge », ceci concerne l’imam et celui qui fait la prière seul mais pas celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd), cette recommandation concerne aussi celui qui prie en étant dirigé.

 

11- La quiétude dans la position debout

 

12- La prosternation par deux fois : la prosternation revient à poser le front et le nez par terre. Ce n’est pas une condition que le front soit découvert. Si on se prosterne le front contre le sol sans que le nez touche le sol, la prosternation est valable (voir figure n° 29-a).

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te baisses pour faire la prosternation : Allahou ‘akbar.

Il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre», trois fois.

 

13- La quiétude dans la prosternation :

Il est recommandé que tu poses tes mains au voisinage de tes oreilles, ou un peu plus bas, que ta main soit posée sur le sol, les doigts tendus et orientés vers la qiblah tout en les maintenant collés les uns aux autres. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation. La femme, quant à elle,  serre son corps.

14- La position assise entre les deux prosternations.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te relèves de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.

 

Il est également permis de s’asseoir.

15- La quiétude dans cette position assise.

 

16- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.

 

17- La quiétude dans cette prosternation.

 

18- Se relever pour la deuxième rak^ah : Il est recommandé que celui qui fait la prière garde les mains sur les genoux le temps de se relever de la prosternation et qu’il mette d’abord les mains et ensuite les genoux lorsqu’il descend pour la prosternation.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.

 

La deuxième rak^ah

 

19- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 17. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Par la suite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.

 

 

20- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud, qui fait partie des actes recommandés de la prière. Tu relèves donc la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies.

 

21- Tu récites, après t’être assis suite à la deuxième prosternation, le premier tachahhoud qui est également un acte recommandé. C’est :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh

qui signifie : « Les salutations appartiennent à Allah ; les multiplications du bien appar­tiennent à Allah ; les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah ;

Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions

Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah L’unique Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager.

Il est recommandé de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement à l’avant [2].

 

22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.

 

23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah, sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.

 

La quatrième rak^ah

 

24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.

 

25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Cette position assise est recommandée sauf le temps nécessaire pour prononcer le salam et qui est dans ce cas c’est un devoir. Le tachahhoud est également recommandé ici, selon l’avis le plus répandu et le plus argumenté dans l’école.

Pose tes mains sur tes cuisses.

 

Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk.

Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de iftirach.

 

26- Tu récites le deuxième tachahhoud qui consiste à dire :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

« At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh »

Il est recommandé de dresser l’index en le courbant légèrement à l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.

27- Tu fais l’invocation en faveur du Prophète r, ce qui est recommandé : La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.

« Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama sallayta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid ;

Allahoumma barik ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama barakta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid »

qui signifie : « Ô Allah élève en degré Mouhammad et les proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as élevé en degré ‘Ibrahim et les disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

Ô Allah accorde des bénédictions à Mouhammad et aux proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as accordé des bénédictions à ‘Ibrahim et aux disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

 

 

Avertissement important : On apprend à l’enfant et aux autres, de ne pas prolonger le son (li) lorsqu’il prononce le mot (salli) afin qu’il ne dise pas salli, c’est-à-dire en ajoutant un ya car ce serait une parole adressée à une personne de sexe féminin. Le sens devient alors non valable et faux. On lui apprend donc de la prononcer avec la lettre lam doublé, ayant une kasrah et sans prolongation. On lui apprend aussi de faire la distinction entre la prononciation de la lettre sin et celle de la lettre sad.

 

 

Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :

ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.

(Rabbanaatina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahha».

 

28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.

La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum.

Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage orienté vers la qiblah.

Il est recommandé pour l’imam, pour celui qui prie seul, ainsi que pour le ma’moum –celui qui prie en étant dirigé– de dire le salam à voix haute.

 

29- Respecter l’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités.

 

Ainsi, tu auras terminé la prière du dhouhr.

 

Comment tu fais la prière du ^asr

 

La prière du ^asr est de quatre rak^ah.

 

Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu fais l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.

 

Comment tu fais la prière du maghrib

 

La prière du maghrib est de trois rak^ah.

 

Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.

Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [3]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.

Celui qui fait la prière fait l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.

 

 

 

Comment tu fais la prière du ^icha

 

La prière du ^icha est de quatre rak^ah.

 

Tu accomplies la prière du ^icha comme la prière du dhouhr mais tu fais l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha.

Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [4].

 

Comment tu fais la prière du soubh

 

La prière de soubh est de deux rak^ah.

 

Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète et le salam, comme on l’a vu précédemment.

 

Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [5] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha.

 

Il est recommandé de réciter, avant l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation de l’humilité –qounout– dans la prière du soubh, et c’est cela le mieux. Il est toutefois permis de le faire après s’être redressé de cette inclination.

 

 

L’invocation du qounout –l’humilité– est :

اللهم إنا نستعينك ونستغفرك ونؤمن بك ونتوكل عليك ونثني عليك الخير كله، نشكرك ولا نكفرك ونخنع ونخلع ونترك من يكفرك، اللهم إياك نعبد ولك نصلي ونسجد وإليك نسعى و نحفد، نرجو رحمتك ونخاف عذابكإن عذابك الجد بالكافرين ملحق.

 

(Allahoumma ‘inna nasta^inouka wa nastaghfirouka wa nou’minou bika wa natawakkalou ^alayka wa nouthni ^alayka l-khayra koullah, nachkourouka wa la nakfourouka wa nakhna^ou wa nakhla^ou wa natroukou man yakfourouk,

Allahoumma ‘iyyaka na^boudou wa laka nousalli wa nasjoudou wa ‘ilayka nas^a wa nahfid, narjou rahmataka wa nakhafou ^adhabaka ‘inna ^adhabaka l-jidda bi l-kafirina moulhaq)

qui signifie : « Ô Allah, nous demandons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous fions à Toi et nous Te remercions par toutes les louanges (pour tous les bienfaits ?); nous Te remercions et nous ne Te sommes pas ingrats, nous détestons, nous nous innocentons et nous délaissons ceux qui mécroient en Toi . Ô Allah, c’est Toi Que nous adorons, c’est pour Toi que nous faisons la prière et nous nous prosternons, pour gagner Ton agrément nous œuvrons et nous agissons, nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment, certes Ton châtiment immense parviendra aux mécréants ».

 

Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations (et non pas un lieu de résidence pour Dieu car Allah existe sans endroit). Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.

 

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il se dirige vers la qiblah en étant debout ;

2- Il dit la parole (Allahouakbar) d’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé, dans les deux premières rak^ah de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.

4- Il fait l’inclination de sorte que les paumes des mains puissent approcher ses genoux, tout en marquant une quiétude.

5- Il se redresse en marquant la quiétude.

6- Il s’assoit sur la chaise par exemple

7- La première prosternation : il se penche pour la prosternation avec la quiétude de sorte que son front passe devant ses genoux

8- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude

 

 

9- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en observant la quiétude

10- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.

11- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations–, l’invocation en faveur du Prophète s’il se trouve dans la dernière rak^ah.

12- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se retourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et vers la gauche pour la deuxième.

 

Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha, celui qui fait la prière fait la même chose que dans la première et la deuxième rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.

 

 

La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah, en étant debout

2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout

4- Il s’assoit sur la chaise puis s’incline de sorte que sa tête soit face à ce qui est devant ses genoux, en marquant une quiétude.

 5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude.

6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude.

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque une quiétude.

8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.

9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante.

10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.

La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout pour faire la prière

 

Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accompli en étant assis. Il fait ce qui suit :

 

1- Il s’assoit en se dirigeant vers la qiblah ;

2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière.

3- Il récite la Fatihah en étant assis.

 

Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).

La prière en assemblée

 

 

Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :

 )) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين (( رواه مسلم.

qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept degrés la prière de l’homme seul » [rapporté par Mouslim].

Afin que la prière du ma’moum [6] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :

1- Se tenir derrière l’imam. Il est déconseillé de le devancer dans l’emplacement de la prière, sauf en cas de nécessité. Il a été dit que cela est interdit mais n’annule pas la prière.

2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.

3-Que le ma’moum fasse l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit par son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée.

4- Ne pas s’incliner ni se relever de son inclination avant que son imam ne s’incline. S’il le fait délibérément, sa prière est annulée.

5- Il est interdit de tarder à suivre son imam d’un pilier gestuel, si cela est sans excuse.

 

 

 

 

La prière funéraire

 

 

 

Comment tu fais la prière funéraire

 

La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis donc en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter les causes de son annulation.

 

1- Tu fais face à la qiblah, avec ton buste.

 

2- Tu fais l’intention avec ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il n’est pas une condition que l’intention soit faite conjointement à la parole de takbirAllahou ‘akbar–. Si l’intention précède le takbir de peu, elle est valable.

 

3- Tu fais la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar tout en étant debout.

 

4- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

5- Tu fais la deuxième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans  t’incliner.

 

6- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

7- Tu fais la troisième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

8- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

Information utile : L’Imam Malik, que Allah l’agrée, a désapprouvé que le mort soit déposé à l’intérieur de la mosquée et que l’on y fasse la prière funéraire en sa faveur.

 

9- Tu fais la quatrième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

10- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

Il n’est pas une condition de réciter une invocation particulière. Il suffit de dire : Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou. Mais il est recommandé de s’appliquer dans les invocations en sa faveur.

 

11- Le salam une seule fois. Il est dit à voix basse, sauf l’imam qui élève sa voix afin que les gens proches de lui puissent l’entendre.

Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah

Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah

12- Il est une condition pour la validité de la prière funéraire qu’il y ait un imam. Si elle est accomplie sans imam c’est-à-dire chacun tout seul et non en assemblée, elle sera refaite.

 

Information utile : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitika) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».

 

Si le mort n’est pas musulman et que celui qui reçoit les condoléances est musulman, il lui sera dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbaraka) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ». Mais il ne lui sera pas dit : (wa ghafara limayyitika) qui signifie : « et qu’Il pardonne à ton défunt » car Allah ta^ala dit :

     ﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء

qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça/48].

 

La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, à savoir croire en Son unicité ta^ala.

 

Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :

 ﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ

(ma kana li n-nabiyyi….) qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur des associateurs, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113]

 

[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah est plus éminent en degré que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِير ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].

[2] Abou Dawoud a rapporté dans ses sounan que le messager de Allah, lorsqu’il levait l’index il le courbait légèrement vers l’avant ; ceci signifie que Allah existe sans endroit et cette élèvation du doigt est par glorification de Allah.

[3] dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[5] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[6] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.

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