Chaykhaboulaliyah's Blog


Quelques secrets pour une vie conjugale heureuse

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 30, 2013

 

La résidence du bonheur

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Amr Ibnou ^As qu’il a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a dit :

 

Ce qui signifie : « Ô Abdou l-Lah, on m’a dit que tu jeunais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits en prières surérogatoires. » Je lui ai répondu « oui, ô Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » il a alors dit :

 

 « Ne fais pas cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Veille certaines nuits et d’autres nuits ne veille pas car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton épouse a des droits sur toi ». Tout comme le mari a des droits sur son épouse, l’épouse a des droits sur son mari. Et les deux époux ne seront heureux et la vie conjugale ne sera emplie de bonheur entre eux que si chacun s’acquitte du droit de l’autre. La vie conjugale sera ainsi stable, les deux époux seront heureux, chacun des deux connait ce qu’il a comme droits et ce qu’il a comme devoirs. Et chacun va s’acquitter du droit de son partenaire sur lui. Il agit en bien avec lui. Il y a des règles de comportement et des caractères que la Loi de l’islam a incités d’avoir concernant l’épouse envers son époux afin que la vie conjugale soit heureuse. Pour que cette vie soit pleine de miséricorde et de sérénité et qu’il n’y ait pas de déstabilisation ou de destruction de cette vie conjugale. Parmi ces règles de caractère, il y a que l’épouse agisse en bien avec son mari. Elle s’acquitte de ses droits. Et que le mari agisse en bien avec son épouse. Que l’épouse obéisse à son mari dans tout ce qui fait gagner l’agrément de Allah et l’agrément de son Messager.

 

Le prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

أَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً عَلَى المَرْأََةِ زَوْجُها

 

(‘A^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar ‘ati zawjouha)

 

Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit également :

 

الجَنَّة دَخَلَتِ رَادُ عَنْها وَزَوجُها ماتَت امْرَئَةٍ يأَ

 

(‘ayyou mra’atin matat wa jawjouha ^anha radin dakhalati l-jannah)

 

 [Rapporté par At-Tirmidhiyy qu’il a jugé hacan]

 

 Ce qui signifie : « Toute femme qui meurt et qui laisse son mari satisfait d’elle, entrera au paradis ». L’épouse raisonnable et sensée est celle qui s’acquitte des droits de son mari.

 

 Allah tabaraka wa ta^ala dit :

 

الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنفَقُواْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ

 

(Ar-rijalou qawwamouna ^ala n-niça’i bima faddala l-Lahou ba^dahoum ^ala ba^din wa bima ‘anfaqou min ‘amwalihim)

 

[sourat An-Niça/ayah 34] Allah a fait que les hommes ont une responsabilité sur les femmes. D’ailleurs il a fait que le divorce soit prononcé par le mari. C’est le mari qui le prononce. Pourquoi donc ? Parce que la part de raison que Dieu a accordé à Ses esclaves hommes dépasse la part de raison qu’Il a accordé aux femmes. La part de raison de tous les hommes dépasse la part de raison de toutes les femmes. Il en est de même pour la force physique.

 

La force physique que Allah a accordée dans les hommes dépasse la force physique que Allah a créée dans toutes les femmes. Quelqu’un de sensé ne renie pas cela. C’est quelque chose de perceptible que l’on peut constater. Dans leur généralité, en globalité, les hommes sont plus forts que les femmes par la raison et par la force physique.

Ceux qui gouvernent le monde et dirigent les affaires des gens sont en général des hommes. Pour l’explication du hadith :

النِّساءُ ناقِصاةٌ عَقْلاً وَدِينًا

(‘an-niça’ou naqisatou ^aqlan wa dinan)

 

En général, en globalité le sens de ce hadith est que les femmes ont moins que les hommes du point de vue de la raison et de la religion. Ça c’est en général. Mais tu peux trouver des individus femmes qui sont fortes par la raison que beaucoup d’hommes. Mais si on fait la somme de toute la part de raison que Dieu a accordé aux hommes elle dépasse la somme de la part de raison que Dieu a accordé aux femmes. Et ce qui compte c’est la majorité.

 

La parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

ناقِصاةٌ َدِينًا

(naqisatou dinan)

 

C’est-à-dire  « elles ont moins que les hommes par la religion » ce n’est pas un rabaissement pour la femme mais la signification est que la femme n’obtient pas la récompense de la prière pendant toute sa vie tout comme l’homme, puisqu’elle a des périodes de menstrues. Elle s’arrête de faire la prière pendant les menstrues et pendant les lochies. Pour le jeûne également à cause des menstrues et des lochies, elle s’abstient de jeûner pendant un certain temps.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَلِرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ

 

(Wa li r-rijali ^alayhinna darajah)

 

 [sourat Al-Baqarah/228] ce qui signifie « Les hommes ont un degré supérieur sur les femmes ». Pourquoi ? Parce que c’est l’homme qui est chargé de subvenir à la charge de sa femme. Pourquoi est ce que l’homme est chargé de subvenir à la femme ? Parce qu’il possède une autorité sur elle. Pour cela, Allah ta^ala a fait que la charge obligatoire soit assurée par les hommes et donc les femmes par conséquent doivent s’attacher à l’autorisation du mari.

 

Quant à ceux qui veulent outrepasser ce que Allah nous a annoncé dans Sa Loi, il aura été injuste envers lui-même et il aura été injuste envers autrui. Ibnou Jawziyy a dit : « Il convient à la femme qui est raisonnable quand elle trouve un mari vertueux qu’il lui convient, de s’appliquer à gagner sa satisfaction et à éviter tout ce qui peut lui nuire car si jamais elle nuit à ce mari vertueux ou qu’elle fait quelque chose qui lui fait mal, il va se lasser d’elle et cela restera dans son cœur et peut-être à la première occasion, il va l’abandonner ou préférer une autre. Il se peut que lui, il trouve et il se peut que elle ne trouve pas un autre mari. »

 

Dans le sahih de Mouslim, un fils est mort à Abou Talhah. Abou Talhah avait une épouse qui s’appelle ‘Oummou Soulaym. Il avait un fils d’elle qui était nourrisson et il était mort. Elle a dit à sa famille c’est-à-dire à ses proches parents qui étaient chez elle et qui ont appris que leur fils était mort : « Ne le dites pas à Abou Talhah quand il va rentrer le soir pour qu’il ne soit pas affligé alors qu’il est en train de jeûner, cela va lui couper son appétit. Laissez-moi d’abord lui annoncer cette nouvelle ». Quand Abou Talhah est rentré elle lui a présenté son diner, il a mangé et il a bu. Puis elle s’est faite belle pour lui en mettant de beaux vêtements, en s’ornant de bijoux, de parure et de ce qui est de cet ordre de la meilleure manière et cela est une preuve de sa profonde certitude et de sa totale confiance en Dieu et de sa grande patience. Il eut un rapport avec elle. Quand elle a vit qu’il avait atteint son besoin, elle lui dit pour lui attirer l’attention, qu’il ne convient pas de se chagriner pour la mort de son fils quand il allait le savoir, car l’enfant est comme un bien qui nous est confié et qui va être repris. Elle lui dit : « Abou Talhah, dis moi si des gens ont prêté quelque chose à une famille et que par la suite, ils demandaient à cette famille qu’il la leur rende, c’est à dire cet objet qu’ils leur ont confié. Est ce que cette famille peut conserver ce qui leur a été confié et priver le propriétaire de ce qui leur a été confié ? » Il lui a répondu : « Non [c’est-à-dire  ils n’ont pas à les priver, s’ils veulent récupérer leur bien ils n’ont pas à les empêcher » elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu en faisant preuve de patience pour la mort de ton fils et n’ait pas un comportement qui te prive de cette récompense. Parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient, l’a repris. »

 

C’est alors que Abou Talhah fut en colère. [Ici quand il dit à propos de ce compagnon qui était en colère c’est-à-dire qu’il n’était pas content, cela ne veut pas dire qu’il s’est mit à taper sur les portes ou tout ce qui est devant lui. La colère, ce n’est pas quelque chose comme certains ignorants aujourd’hui, quand il n’y a pas lieu d’être en colère, ils ont des comportements qui sont indécents. Ça veut dire qu’il n’était pas content, c’est ça le sens de la colère ici.] Il a dit à ‘Oummou Soulaym : « Pourquoi tu me laisses jusqu’à avoir un rapport avec toi puis tu m’annonces le décès de ton fils ? »

 

Il partit de suite raconter ce qui lui était arrivé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comment ‘Oummou Soulaym avait agit avec lui alors que son comportement à elle indiquait sa totale confiance en Dieu et sa grande patience. Chose que de nombreux hommes sont incapables de faire.

Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur fit des invocations à tous deux et leur dit :

 

 بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما

 (baraka l-Lahou lakouma fi laylatikouma)

 

C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions dans ce que vous avez fait ensemble dans cette nuit » c’est-à-dire que ça soit une cause pour avoir un autre enfant et qu’il soit un enfant de bien.

Et ‘Anas qui rapporte le hadith a dit que ‘Oummou Soulaym tomba enceinte effectivement et c’était un exaucement de l’invocation du prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Oummou Soulaym, cette femme dont le cœur est éclairé par la bonne guidée du Prophète élu s’est embellie de patience quand elle a perdu son fils qu’elle a eut avec Abou Talhah.

 

Comment ‘Oummou Soulaym a atteint ce haut degré de patience si elle n’avait eut sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de la part de Allah ta^ala si les enseignements du maître  des Messagers salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était gravé dans son cœur. Ce n’est pas surprenant que tu trouves parmi les compagnons ceux qui étaient ainsi car leur Prophète est le maitre des gens. La meilleure des créatures. Celui parmi les gens qui se fient le plus à Allah. Et il a semé dans leur cœur cette soumission et cette glorification comme la parole du Seigneur des mondes

 

وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ

 

(Wa ma kana li mou’minin wa la mou’minatin ‘idha qada l-Lahou wa raçoulouhou ‘amran ‘an yakouna lahoum l-khiyaratou min ‘amrihim)

 

 

[sourat Al-‘Ahzab/36]. De cette ayah nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que l’esclave musulman accomplit.

Les récompenses sont différentes en fonction de la force de la certitude, de la véracité de l’intention et de sa qualité. Et tout cela, cette récompense n’est confirmée par quelqu’un que si la personne est sur l’islam. C’est-à-dire elle évite les mécréances par la parole, par les actes et par les croyances. Celui qui persévère sur l’Islam qui a eut son intention sincère, pour l’agrément de Allah ta^ala, qui a agit de manière conforme à la Loi de Allah, cette Loi qui nous a amenée Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il aura cette récompense.

Allah tabaraka wa ta^ala n’a besoin de rien et rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion.

 

Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et de persévérer sur cela c’est-à-dire de préserver ses organes, de préserver sa langue, de préserver son corps et de préserver son cœur. Celui qui ne préserve pas ses organes c’est-à-dire sa langue, son corps, son cœur de ce qui annule les actes, il est comme celui qui construit et qui détruit. Il construit puis il détruit. Il construit puis il détruit. Certains, quand ils se mettent en colère avec quelqu’un d’autre, quand ils se disputent avec quelqu’un d’autre, ils se mettent en colère et ils tombent dans une mécréance, ils insultent le Créateur ou ils insultent un prophète ou ils changent leurs croyances de l’islam, de la foi pour avoir une croyance qui contredit, il sera ainsi sorti de l’islam et ils devront alors prononcer les deux témoignages « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah » immédiatement pour revenir à l’islam.

 

Les dix conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage

 

Parmi les conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage, il y a dix conseils :

Elle lui a dit : sois pour ton mari comme une femme esclave, il sera pour toi comme un esclave et retiens dix conseils que j’ai mis en pratique et j’ai été heureuse avec ton père en les appliquant :

– Le premier, sois de celles qui se suffisent de peu « Al-qana^ah ».

– Le deuxième, écoute ses paroles et obéis lui.

– le troisième et le quatrième : Vérifie ce qu’il voit de toi et ce qu’il sent de toi. Fais en sorte qu’il ne puisse jamais voir quelque chose de laid chez toi et qu’il ne sente de toi que le meilleur des parfums.

– Le cinquième et le sixième : Fais bien attention au moment de son repas et de son sommeil. Parce que la faim brûle de l’intérieur et le manque de sommeil incite à la colère.

– Le septième et le huitième : veille sur ses biens, sur sa famille et sur ses enfants. Concernant les biens, le secret réside dans la bonne gestion. Concernant les enfants c’est de bien les élever.

– Le neuvième et le dixième : surtout ne sois pas heureuse quand il est chagriné, ne montre pas de joie en sa présence quand ton mari est chagriné. Et gare à toi de te montrer chagriné en sa présence si lui est heureux.

Et sache enfin que tu n’obtiendras de lui ce que tu veux que lorsque tu feras preuve d’altruisme c’est-à-dire que tu préfères son opinion à lui au dépens de ton opinion à toi et sans sa satisfaction à lui au dépens de la tienne.

 

Où trouve-t-on pareille mère dans cette époque, sauf celle à qui Allah a fait miséricorde. Et où sont les femmes qui appliquent dans cette époque ces recommandations ? Sauf celles à qui Allah a fait miséricorde.

 

La femme vertueuse, c’est celle qui est pieuse, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés, qui respecte le droit de Allah tabaraka wa ta^ala, qui respecte le droit de son mari. Elle ne manque pas aux droits. Et cette catégorie de femme est très peu nombreuse de nos jours.

 

Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

لا تُؤَدِّي المَرْأََةُ حَقَّ اللَّهِ حَتَّى تُؤَدِّي حَقَّ زَوْج

(la tou’addi l-mar’atou haqqa l-Lahi hatta tou’addiya haqqa zaouj)

 

[Rapporté par Ibnou Majah et Ibnou Hibban dans son sahih] ce qui signifie : « L’acquittement du droit de son mari sur elle est une condition pour la piété pour la femme »

 

Parmi les signes des femmes vertueuses c’est l’obéissance à leur mari dans tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Si le mari fait preuve de peu de patience alors la femme peut être plus forte avec la patience dont elle peut faire preuve.

Ceci vaut mieux pour elle si elle veut augmenter en degré selon le jugement de Allah.

Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Amr que le Messager de Allah a dit :

 الدُّنْيا مَتاع وَخَيْرِ مَتاعِ الدُّنْيا المَرْأََةُ صالِحًا

(Ad-dounya’ou mata^ wa khayri mata^i d-dounya’i l-mar’atou saliha)

 

Ce qui signifie : « dans ce bas monde il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».

 

La femme vertueuse aide son mari pour l’au delà. Dans le mariage, il y a une protection contre le chaytan. La femme vertueuse qui s’occupe de sa maison est une aide pour la religion par cette voie. Dans le mariage, il y a un combat contre les passions de l’âme. Il y a un exercice pour l’âme pour assumer des responsabilités, pour assumer la charge obligatoire de la femme, pour patienter avec les caractères de la femme, pour supporter la nuisance de sa part. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit. Elle lui obéit quand il lui ordonne, quand il lui donne des ordres. Et elle ne le contredit pas et elle n’est pas  al-‘annanah, ni mannanah, ni hannanah, ni haddaqah, ni barraqah, ni chaddaqah.

 

Al-‘annanah, c’est celle qui se plaint tout le temps, qui gémit tout le temps, qui se plaint.

Al-mannanah, c’est celle qui rappelle ses bienfaits à son mari, elle lui dit « j’ai fais telle chose pour toi.

Al-hannanah, c’est celle qui se languit d’un ancien mari. Elle a été mariée par le passé et elle se rappelle toujours le premier en présence du deuxième.

Al-haddaqah, c’est celle qui chaque fois qu’elle voit quelque chose, elle voudrait l’avoir et elle demande à son mari de les lui acheter.

Al-barraqah, c’est celle qui passe sa journée à se faire belle, à embellir son visage pour que son visage soit brillant.

Ach-chaddaqah, c’est celle qui parle beaucoup et dit des paroles qui ne comportent pas de biens.

 

Voilà les différentes catégories et de caractères qu’il convient à la femme vertueuse d’éviter.

 

 

Les droits du mari sur son épouse

 

 

Les droits du mari sur son épouse. Bonheur à celui qui a appris la science de la religion agrée par Allah et qu’il l’a appliqué et qui a enseigné à ses parents, à son épouse à ses enfants,  à ses bien aimés, à ses voisins, à tous ceux qui entendent la bonne parole et le conseil.

 

Khadijah que Allah l’agrée avait une grande place dans le cœur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, chaque fois qu’il l’a citait, il disait du bien d’elle et il louait sa bonne compagnie. ^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire ses éloges et demandait le pardon en sa faveur. Il a retenu son amitié et sa fidélité. Il honorait ainsi les amis de Khadijah après son décès. »

 

^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam égorgeait un mouton, il disait « Envoyez ce mouton aux amis de Khadijah [les femmes qui étaient les amies de Khadijah] » après la mort de Khadijah.

 

Elle était agréée et Allah l’a agréée, les anges l’ont aimée, et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a aimée  . Il disait ^alayhi ssalatou wa s-salam :

 

إنِّي رُزِقْتُ حُبَّها

(‘Inni rou’ziqtou houbbaha)

 

[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah m’a accordé de l’aimer » et nul ignore combien elle a aidé le Prophète, comment elle s’est tenue aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour le soutenir, pour l’aider à supporter les difficultés et les différentes sortes de nuisance. En effet, elle était une bonne femme vertueuse pour lui et que Allah l’agrée, elle était un modèle éminent de l’épouse croyante et pieuse. Que Allah honore et élève davantage en degré notre maitre Mouhammad et agrée la mère des croyants Khadijah.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse et qu’il est demandé à l’épouse dans la loi de l’islam d’assurer, c’est de ne pas l’empêcher de son droit de jouir d’elle sauf dans ce que la loi a interdit comme durant les menstrues ou les lochies, comme cela est connu dans la Loi.

 

Il est rapporté à la fin du troisième siècle de l’hégire qu’il y avait un imam qui était ascète, qui était adorateur, qui était un grand saint et cet imam avait beaucoup de prodiges. C’est un grand saint qui avait des prodiges. Dans son assemblée, dans son cours, il citait des choses qui correspondaient à ce que les gens dans l’assistance avaient dans leur cœur. Et il glissait dans ses cours ce qui leur permettait de résoudre leurs problèmes que ce soit concernant les sujets du bas monde ou l’au-delà. Les gens allaient assister à ses assemblées en raison de cette réputation qu’il avait.

Justement, il est arrivé qu’un homme qui était blanc a eut un enfant qui était noir, qui était différent de sa couleur à lui et la couleur de sa mère. Alors l’homme a douté de son épouse, il a pensé du mal d’elle. Il a pensé qu’elle était fornicatrice et il avait entendu parler de ce chaykh, que c’était un grand savant à qui Allah dévoile certaines choses c’est-à-dire Il donne le kachf, Il peut lui dévoiler certaines choses cachées. Quand il est rentré dans l’assemblée de ce savant, le chaykh l’a tout de suite dévoilé. Dans son cours il s’est mit à parler d’un sujet, il a dit : « Allah a interdit d’avoir un rapport lorsque la femme a ses menstrues, pour une sagesse. Celui qui fait cela et qui a un enfant de couleur brune, qui est différente de la couleur du père ou de la mère alors qu’il ne se blâme que lui-même. Si la couleur change, c’est parce qu’il y a eut un rapport durant les menstrues ».

 

Cet homme a pris peur et il a abandonné les mauvaises pensées qu’il avait eut au sujet de sa femme.

 

Le saint pour un intérêt religieux il se peut qu’il montre ses prodiges.

 

Il n’est pas permis à l’épouse d’empêcher son mari de jouir d’elle ou de se refuser à lui. Si elle ne répond pas au désir de son mari sans excuse valable alors elle commet un grand péché et les anges la maudissent. Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ فَباتَ غَضْبان عَلَيْها لَعَنَتْها الْمَلَائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ

(‘Idha da^a r-rajoulou imra’atahou ila firachihi fa’abat fabata ghadban ^alayha la^anat’ha l-lmala’ikatou hatta tousbiha)

 

[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Lorsque l’homme demande son épouse et qu’elle se refuse à lui sans raison valable et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudisse jusqu’au matin »

 

Le droit du mari de jouir de son épouse dans les limites de la loi de l’islam fait partie des plus importants des droits sur son épouse. Car le fait que la femme s’occupe du besoin de son mari à elle, dans ce sens est une grande cause pour le bonheur des deux époux. Et si elle néglige ce grand droit, cela entraine des différents et des disputes entre les époux. Souvent cela entraine à la destruction de la vie conjugale et par conséquent au divorce et à la perte. Il est à observer que de nombreuses épouses de nos jours négligent le droit du mari de jouir d’elle dans un moment où le mari en a un besoin et alors cette femme va quitter le lit de son mari sans excuse valable alors que le mari a besoin d’elle et elle ne prête pas attention à cela comme si ce n’était pas son mari. Elle aura ainsi été la cause d’une tristesse, d’un chagrin chez le mari, ce qui entraine des conséquences négatives sur la vie conjugale.

 

Un autre droit du mari c’est que la femme ne jeûne pas un jeûne surérogatoire, c’est-à-dire un jeûne autre que le jeûne obligatoire sans son autorisation. Pour ce qui est du jeûne obligatoire, comme le jeûne du mois de ramadan elle n’attend pas son autorisation. S’il ne lui autorise pas à le jeûner, elle ne lui obéit pas. C’est-à-dire qu’elle applique la règle :

 

لا طاعَةَ لِمَخْلُوقٍ في مَعْصِيَّةِ الخالِق

(la ta^ata li makhlouqin fi ma^siyyati l-khaliq)

 

Ce qui signifie : « On n’obéit pas à une créature dans quelque chose qui est une désobéissance au Créateur » rapporté par l’imam Ahmad.

Le jeûne empêche de jouir, si elle jeûne un jeûne surérogatoire, sans l’autorisation de son mari alors le mari ne pourra pas avoir un rapport avec elle. Or avoir un rapport avec elle c’est son droit à lui. C’est pour cela que le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy a dit :

 

لا يَحِلُّ لامْرَأَةٍ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُها شاهِدٌ – أَي حاضر- إلاَّ بِإِذْنِه 

(la yahillou li’imra’atin ‘an tasoumou wazaoujouha chahidoun – ’ay hadiroun – illa bi’idhnihi)

 

C’est-à-dire « Il n’est pas permis à la femme de jeûner un jeûne surérogatoire alors que son mari est présent, c’est-à-dire il n’est pas en voyage, sans son autorisation. » donc il s’agit bien du jeûne autre que le jeûne obligatoire. Il est arrivé à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que l’épouse de Safwan Ibnou l-Mou^attil s’est plainte à lui au Messager de Allah. Elle a dit : « Mon époux m’oblige à rompre le jeûne alors que je jeûne, il ne fait pas la prière de l’aube sauf après le lever du soleil » c’est alors que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé pour avoir plus d’éclaircissement à Safwan. Il lui a répondu : « Ô Messager de Allah quand elle dit que je ne me lève pas pour la prière de l’aube, sauf après le lever de soleil, nous sommes dans une famille et nous nous réveillons qu’après le lever du soleil. [Donc ça ne veut pas dire qu’il s’est levé dans le temps de l’aube et il n’a pas fait la prière]. » Et quand elle dit que je l’oblige à rompre le jeûne alors qu’elle jeûne. En fait, elle fait le jeûne surérogatoire et moi je suis un homme qui est jeune ».

Alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé, il n’a pas remis en cause ce que ce compagnon faisait. [Rapporté par Abou Dawoud]

 

Les faqih ont déduits à partir de ce hadith que si quelqu’un dort avant l’entrée du temps de la prière de l’aube, al-fajr, et qu’il s’est réveillé après le lever du soleil, il ne commet pas de péché s’il ne fait pas la prière de assoubh dans son temps.

Et qu’il est permis à l’homme d’obliger sa femme à rompre son jeûne, si son jeûne était surérogatoire et qu’il avait voulu avoir un rapport avec elle. Et qu’il n’est pas permis à la femme de faire un jeûne surérogatoire si son mari ne lui autorise pas

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué combien du droit du mari est éminent sur son épouse en disant :

 

لَوْ كُنْتُ آمِرًا أَحَدًا أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ لِأَمَرْتُ المَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِها

(laou kountou amira ‘ahada ’an yasjouda li’ahadin li’amartou l-lmar’ata ‘an tasjouda lizaoujiha)

 

 

Ce qui signifie : «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre [c’est-à-dire une prosternation de salutation] alors j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari. » [Rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres].

Dans ce hadith il y a l’indication qu’il n’est pas permis de se prosterner pour autre que Allah ^azza wa jall. Il y a également dans ce hadith l’indication du droit éminent du mari. Le mari a un droit sur son épouse et l’épouse a un droit sur son mari.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne fasse entrer personne chez lui sans son autorisation. La loi de l’islam interdit quelque chose que pour une sagesse mais de nombreuses personnes ignorent ces sagesses.

Il y a un évènement qui s’est produit dans l’Abyssinie, Al-Habachah. Il y avait un homme qui était un commerçant, il partait de chez lui et il laissait son neveu, le fils de son frère avec son épouse. Et ce jeune homme qui était son neveu, le fils de son frère, il les laissait dans une khalwah interdite c’est-à-dire, ils se retrouvaient deux personnes étrangères l’une et l’autre sans qu’une tierce personne ne les voit. Un jour, il est entré et il a vu que sa femme était avec son neveu dans une situation très mauvaise. Il a perdu sa lucidité et il a coupé l’oreille de son neveu.

Alors le fils de son frère avait un signe visible sur lui, qui était un signe de honte toute sa vie. Les gens le voient et ils disent « celui là, son oreille a été coupée pour cette raison là »

Cet homme, ce commerçant-là avait négligé d’appliquer la loi de Allah. S’il avait dit : « Maintenant, tu pars avec moi parce qu’il n’y a dans la maison que mon épouse » alors il l’aura préservé de tomber dans le péché.

C’est lui-même qui a provoqué le fait que cet homme se retrouve seul avec sa femme. Et cette khalwah, le fait que son neveu se retrouve seul avec son épouse, l’a entrainé à faire un acte qui est laid. Et cela a fait que toute la réputation de son neveu et de son épouse était devenue mauvaise. Tout cela parce qu’il a négligé d’appliquer la loi de Allah. C’est pour une sagesse que Allah tabaraka wa ta^ala a interdit qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme ajnabiyyah, qui n’est pas mahram.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit qu’un homme se retrouve seul avec une femme ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas mahram pour lui c’est-à-dire qu’il peut épouser un jour et il nous a indiqué que ce péché est un grand moyen pour le chaytan de semer la corruption et la désobéissance entre un homme et une femme. Cette khalwah qu’un homme se retrouve seul avec une femme qu’il peut épouser un jour sans qu’une tierce personne ne les voit devant laquelle ils pourraient éprouver de la pudeur. Cette khalwah aide le chaytan a les entrainer aux péchés, soit à la fornication, soit à ce qui est moins que la fornication. Le Messager n’interdit une chose qu’avec une sagesse. Cependant certaines personnes peuvent connaitre la sagesse et d’autre peuvent ne pas la connaitre.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne quitte pas le domicile conjugal ou qu’elle ne voyage pas avec quelqu’un de ses mahram sauf avec l’autorisation de son mari. Il n’y a pas en cela une diminution du rôle de la femme mais au contraire, c’est une préservation et une protection pour elle.

Parmi les choses utiles à ce sujet c’est de mentionner ce que les savants ont dit. Le fait que la femme et surtout l’épouse reste chez elle et de ne pas sortir de chez elle sans nécessité, cela vaut mieux pour elle. Ceci est pour l’intérêt de la femme car c’est un surcroît de chasteté et de protection pour elle. Et comme les spécialistes de la jurisprudence ont cités, ils ont dit que pour la femme, il convient qu’elle fasse preuve d’un surcroît de couverture de sa zone de pudeur. Et il y a en cela un grand intérêt pour la femme.

 

Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَقْرَبُ ما تَكُونُ المَرْأَةُ إِلى وَجْهِ الله (أَيْ إِلى طاعَةِ اللهِ) إِذا كَانَت في قَعْرِ بَيْتِها

(‘aqrabou ma takounou l-lmar’atou ila wajhi l-Lahi – ‘ay ila ta^ati l-Lahi – ’idha kanat fi qa^ri baytiha)

 

 

Ce qui signifie : « L’endroit dans lequel la femme est le plus proche de l’obéissance à Allah c’est lorsqu’elle est au sein de sa maison. [Rapporté par At-Tabaraniyy]

 

Parmi les droits de son mari sur son épouse c’est que la femme priorise le droit de son mari sur le droit de ses proches parents. Car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ta^ala. Si la famille de la femme lui ont ordonné quelque chose et que son mari lui a ordonné autre chose, une chose qui ne comporte pas de désobéissance, alors elle obéit à son mari et pas à sa famille. C’est cela le sens de la parole du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam :

 

وَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا

(wa haqqou n-nasi bi l-lmar’ati zaoujouha)

 

 Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari. »

Il a été rapporté de la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle, avait dit « J’ai demandé au Messager de Allah qu’elle est la personne qui a le plus grand droit sur l’homme ». Il a répondu :

أُمُّهُ

(‘oummou)

 

Ce qui signifie : « c’est sa propre mère ». Je lui ai dit : « et qu’elle est personne qui a le plus grand droit sur la femme ? ».  Il a dit :

زَوْجُها

(zawjouha )

Ce qui signifie : « son époux » 

Ce hadith a été rapporté par Ahmad et il a été jugé sahih par Al-Hakim et Al-Bazzar avec une bonne chaine de transmission.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle ne fait pas preuve d’exaspération avec lui et elle ne se plaint pas de la difficulté matérielle ou d’un mauvais état. Et qu’elle ne multiplie pas les paroles de critiques et de blâmes de sorte à lui nuire par ses paroles ou qu’elle lui brise le cœur. Au contraire, selon la loi, il est requis de la femme qu’elle montre sa satisfaction, sa suffisance du peu de subsistance et qu’elle respecte la fatigue de son mari pour assurer la subsistance et qu’elle ne lui demande pas plus que le besoin de crainte qu’il ne tombe dans la recherche de subsistance d’une voie interdite.

 

La femme vertueuse et sensée, c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur et qui recherche le paradis et qui s’éloigne totalement de tout ce qui est interdit et qui se satisfait du peu de la subsistance halal et qui met en garde son époux de suivre les voies interdites, les chemins interdits.

Que Allah ta^ala fasse miséricorde aux épouses du salaf, puisque l’épouse vertueuse quand son mari sortait de sa maison pour aller chercher la subsistance, elle lui disait : « Méfie-toi d’obtenir la subsistance d’une voie interdite ».

 

Nous pouvons patienter pour endurer la faim et la difficulté mais nous ne pouvons pas patienter pour endurer le feu de l’enfer.

 

Il a été rapporté qu’une femme des fils de ‘Israil c’est-à-dire des communautés musulmanes qui ont précédés la communauté de notre maître Mouhammad. cette femme était musulmane et elle était adoratrice, elle était vertueuse, elle était la fille d’un roi. Un homme fils de roi l’a demandé en mariage. Alors elle a refusé de l’épouser. Puis elle a dit a une femme esclave à elle : « va et cherche moi un mari qui soit ascète, qui soit pieux, qui soit adorateur, et qui soit surtout pauvre »

Sa servante est partie, elle a trouvé un pauvre, adorateur et pieux. Elle l’a ramené à sa maitresse. Cette fille de roi lui a dit : « Si tu veux m’épouser, je viens avec toi à qui nous fait le contrat de mariage » Et c’est ce qu’il fit.

Ils ont fait le contrat de mariage, puis elle lui a dit : « Emmène-moi chez ta famille. » Alors il lui a dit : « Par Allah, je ne possède rien d’autre que cette cape qui est sur mon dos, que j’utilise pour me couvrir avec la nuit et un vêtement pour moi le jour ». Alors elle lui a dit : « Je t’ai accepté ainsi ».

 

Une fille de roi qui dit à un pauvre et qui est ascète « Je t’ai accepté ainsi » et c’était un homme qui gagnait sa subsistance au jour le jour et lui ramenait la nuit ce qui lui permettait de manger. Cette femme ne mangeait pas la journée, elle faisait le jeûne par recherche de l’agrément de Dieu. Lorsqu’il lui ramenait quelque chose, elle rompait le jeûne et elle louait Allah ta^ala dans tous les cas. Elle lui a dit « Maintenant j’ai pu me consacrer à l’adoration de Dieu ».

Un jour, il n’a rien pu amener. Alors, il prit peur et cela fut fortement éprouvant pour lui. Il se dit : « Mon épouse est assise chez elle à la maison, elle fait le jeûne, elle attend quelque chose que je lui ramène pour rompre le jeûne » alors il s’est levé,  il a fait le woudou’, il a fait une prière et il a invoqué Son Seigneur tabaraka wa ta^ala et il a dit : « Ô Allah, Tu sais que je ne T’ai pas demandé quelque chose pour cette vie d’ici bas, mais je Te demande pour faire plaisir à mon épouse qui est vertueuse. Ô Allah, donne moi une subsistance de Ta part. Certes, Tu es Celui Qui accorde avec profusion. C’est alors qu’une grosse perle tomba du ciel. Il l’a prit et l’emmena chez son épouse. Quand elle vit cette grosse perle, elle fut étonnée. Elle lui a dit « D’où as-tu donc amené cette perle ? Je n’ai jamais vu une telle perle chez moi. »

Alors, il lui a dit : « J’ai cherché ma subsistance comme c’est de mon habitude aujourd’hui mais je n’ai rien pu gagner, j’ai alors invoqué mon Seigneur soubhanahou wa ta^ala  et Il m’a accordé cette perle qui est tombée du ciel. »

Cette femme lui dit alors : « Retourne à cette endroit, dans lequel tu as invoqué Allah et supplie Allah et demande lui et tu dis : « Ô Allah, ô Allah ô mon Seigneur. Si c’est quelque chose que Tu nous accordes dans cette vie ici bas alors fait que ce soit plein de bénédictions mais si c’est quelque chose que Tu nous réserves pour l’au-delà alors fait qu’elle remonte au ciel. »

L’homme fit ce que son épouse lui demanda, c’est alors que la perle remonta au ciel. Il revint chez elle et il lui a appris cela. Elle lui dit : « La louange est à Dieu Qui nous a montré ce qu’Il nous réserve dans l’au-delà ».

Puis elle lui a dit : « Ca ne m’est égal maintenant si je n’ai aucune richesse dans cette vie ici bas qui va à sa fin. » et elle a remercié Allah pour cela.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est la bonne vie conjugale. C’est le fait qu’elle agisse correctement avec lui. Et ceci est une base fondamentale dans le bonheur conjugal.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle soit respectueuse avec lui quand elle parle avec lui. Qu’elle essaie de lui donner du plaisir, c’est-à-dire par exemple, elle se parfume pour lui, elle se fait belle pour lui, tout comme lui il le souhaite. Elle ne va pas faire preuve d’arrogance avec sa beauté. Elle ne va pas rabaisser son mari s’il n’est pas beau, s’il est laid. Elle ne va pas faire preuve de vanité avec son argent, ou avec son origine, si elle était riche ou d’une grande famille. Au contraire la femme sensée c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur. Elle obéit à son mari dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ^azza wa jall, elle ne lui nuit pas dans ses paroles et ses actes. Elle ne va pas divulguer le secret qu’il lui a confié, même à sa famille à elle. Et elle fait preuve de tendresse envers ses enfants. Elle veille sur eux en leur assurant une éducation islamique que Allah ta^ala agrée et que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam aime. Elle protège sa langue pour ne pas dire des paroles qui blessent son mari et qui font mériter le châtiment de son Créateur. Elle ne crie pas devant lui. Elle ne lui dit pas par exemple : « Tu es lourd, tu ne comprends pas » ou ce qui est de cet ordre comme paroles qui nuisent au mari et qui lui brisent le cœur.

 

Si chacun des deux époux applique cela ils auront fermé la porte du mal et ils auront ouvert la porte de l’amour, de l’amitié, de la sérénité et ils auront tous deux une grande récompense.

 

Il convient à l’homme qu’il agisse envers son épouse avec beaucoup de sagesse mais pas au point qu’elle ne soit plus respectueuse envers lui. Il convient qu’il assure les dépenses avec modération de sorte qu’il ne la fasse pas vivre dans la difficulté mais qu’il ne gaspille pas son argent et qu’il enseigne ce dont elle a besoin comme science de la religion. Il l’exhorte et lui rappelle le châtiment de Allah si elle cherche la facilité dans la religion. Il est tendre et doux avec elle quand elle accouche. Il lui tient compagnie et il ne lui montre pas qu’il est chagriné si elle a eut une fille. Il ne divulgue pas son secret, il ne pense pas du mal d’elle, il ne la divorce pas quand elle est en menstrues ou dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eut un rapport avec elle car sinon il sera tombé dans le péché mais le divorce reste effectif. Allah a ordonné des choses pour la femme qu’Il n’a pas ordonnée à l’homme et également Allah a ordonné des choses à l’homme qu’Il n’a pas ordonné à la femme. Chacun des deux doit patienter pour accomplir ce que Allah a ordonné en étant sincère pour rechercher l’agrément de Allah. Que chacun cherche l’exemple et trouve le modèle dans la conduite des Prophètes et des vertueux qui l’ont précédés.

 

Il convient à la femme d’avoir une bonne vie conjugale avec son mari, en se faisant belle pour lui, en se parfumant, en étant douce quand elle parle avec lui. Elle ne parle pas si son mari est en colère. Elle ne le charge pas de ce qu’il ne peut pas supporter. Elle se suffit du peu, elle ne demande pas quelque chose pendant le rapport, et elle essaie de peu parler. Elle ne va pas trop souvent chez ses voisines. Elle ne demande pas à son mari des choses qui sont lourdes pour lui pour les assurer et elle ne multiplie pas les plaintes.

Il convient aussi qu’elle soit une bonne gestionnaire de sa maison. Qu’elle aime accomplir la prière et à l’adoration de son Seigneur. Qu’elle priorise le droit de son mari sur son avis à elle et celui de ses proches parents. Elle fait preuve de tendresse avec ses enfants. Elle ne va pas insulter souvent les enfants. Elle ne va pas remettre en cause la parole de son mari. Elle ne va pas tirer fierté de sa beauté ou de son argent, elle ne divulgue pas son secret. Si son mari meurt, elle s’endeuille pour lui, elle ne se fait pas belle, elle ne se parfume pas pendant la période d’attente post maritale.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ

(wa ^achirouhounna bi l-lma^rouf)

[sourat An-Niça’/19] Ce qui signifie : « Assurez à vos femmes une vie conjugale sans nuisances, sans manquement dans leurs droits. »

 

Celui qui agit d’une bonne manière avec son épouse fait partie des meilleurs des croyants. C’est-à-dire celui qui fait preuve de tendresse, de miséricorde et de bienfaisance. Les meilleurs des hommes, ce sont ceux qui agissent avec bienfaisance avec leurs femmes de sorte qu’il fait preuve de modestie avec son épouse. Il agit en bien avec elle. Il lui pardonne ses mauvais actes. Il ne répond pas au mal par le mal, il agit avec sagesse et intelligence avec elle. Bien agir avec son épouse est quelque chose de requis de la part du mari. Il est requis qu’il agisse en bien avec elle et elle aussi il convient qu’elle agisse bien avec lui. Il convient que le mari ne fasse pas preuve d’orgueil avec son épouse, il ne va pas faire preuve de tyrannie mais il agit avec elle avec miséricorde.

 

Certains ignorants musulmans agissent mal avec leurs épouses, ces gens là ne connaissent pas la loi de l’islam, ni les règles de comportement de l’islam. C’est à partir de là que apparait l’importance de ce qui nous est parvenu du Messager puisqu’il a incité sa communauté que lorsque quelqu’un qui est attaché à la religion et qui a un bon comportement qui vient demander la main de leur fille de ne pas tarder à la marier. C’est-à-dire qu’il ne regarde pas s’il est pauvre ou si la dot est faible, la dot qu’il peut assurer. Mais qu’ils prennent plutôt en considération son attachement à la religion agréée par Allah et à son excellent comportement. C’est ce qui convient de prendre en considération chez le musulman pour lui donner en mariage sa fille. S’il a vu que cet homme avait un bon comportement et qu’il était attaché à la religion, qu’il ne tarde pas, qu’il s’empresse de lui marier sa fille. Qu’il lui facilite, qu’il ne lui rende pas la tâche difficile.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا جَاءَكُم مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ وَإِلَّا تَكُنْ فِتْنَةٌ  فِي الأَرْضِ وَفَسَادٍ عَرِيض

(idha ja’akoum man tardaouna dinahou wa khoulouqahou fazawwijouhou wa ‘illa takoun fitnatoun fi l-l’ardi wa fasadin ^arid)

 

 [Rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Si un homme vient vous demander la main de votre fille et qu’il a un bon attachement à la religion et un bon comportement alors mariez-le. Sinon il y aura une grande corruption sur terre et beaucoup de mal » Celui qui n’agit pas ainsi mais qui au contraire tarde ou refuse le marier à quelqu’un qui a ces caractères parce qu’il recherche plus d’argent ou il recherche plus de pouvoir ou une meilleur réputation cela va les exposer à la discorde et à la corruption sur terre, à la corruption des caractères des filles et des garçons.

 

 

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas cessé de montrer son amour pour ses épouses. Il a même recommandé à ses compagnons cela. Il est parvenu dans le hadith, que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إذَا أَحَبَّ أَحَدُكُم أَخَاهُ فَلْيُعْلِمْهُ

(‘idha ‘ahabba ‘ahadoukoum ‘akhahou falyou^limhou)

 

[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise c’est-à-dire qu’il lui dise « ‘inni ‘ouhibouka fi l-Lah » c’est-à-dire « je t’aime pour l’amour de Dieu ». Ou il lui dit « ‘ana ‘ouhiboukoum fi l-Lah », « je vous aime pour l’agrément de Allah. »

 

Que dire alors pour les épouses, pour l’épouse qui est son associée dans ses joies, dans ses chagrins et celle qui est son partenaire à la maison. Il a même été rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle a dit : « J’ai demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui, parmi tes épouses seront au paradis ? » il a répondu :

 

أَنتِ مِنهُن

(‘anti minhounna)

 

Ce qui signifie : « Tu en fais partie » Tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans le sahih.

Et il a été authentifié d’après ^Ammar Ibni Yaçir qu’il a dit :

 

إِنَّهَا زَوْجَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَة

(‘innaha zawjatouhou fi d-dounia wa l’akhirah)

 

Ce qui signifie : « Elle est son épouse, dans le bas monde et dans l’au-delà »

En plus de tout cela, rien n’empêche le Prophète de manifester son amour pour son épouse devant les plus proches des gens à lui. Ce qui renforce l’amour encore plus.

Il a été rapporté de ^A’ichah qu’elle a dit : les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont envoyés Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour parler à son père. Elle a demandé l’autorisation au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui était en compagnie de ^A’ichah quand elle était malade et il a autorisé à sa fille de rentrer. Elle est rentrée et elle a dit : « Ô Messager de Allah, tes autres épouses m’ont envoyé à toi pour te demander la même part que la fille de Abi Tahafa, c’est-à-dire la fille de Abou Bakr AsSiddiq. » C’est alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَيْ بُنَيَّةُ أَلَيْسَ تُحِبِّيْنَ مَا أُحِبُّ

(‘ay bounayyatou ‘alaysa touhibbina ma ‘ouhibbou)

 

Ce qui signifie : « Ô ma fille n’est ce pas que tu aimes ce que j’aime ? » Elle a répondu « Bien sûr que si, ô Messager de Allah » Alors il lui a répondu :

 

فَأَحِبِّي هَذِهِ لِعَائِشَة

(fa’ahibbi hadhihi li^A‘ichah)

 

Ce qui signifie : « Alors aime cela pour ^A’ichah »

 

Et dans le sahih de Al-Boukhariyy le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a envoyé ^Amr Ibnou l-^As à la tête d’une armée qui s’appelle zatou s-salaçil, il a dit : « Je suis parti le voir et je lui ai dit : quel personne tu aimes le plus ? » il a répondu :

 

« ^A’ichah »

 

Je lui ai dit : « parmi les hommes ? » il a répondu :

 

أَبوُهَا، أبو بَكْر

(‘abouha, ‘Abou Bakr)

 

ce qui signifie : « son père » c’est-à-dire Abou Bakr .

Je lui ai dit : « Ensuite qui donc ? » Il a répondu :

 

« ^Oumar »

 

 Et il a énuméré certains hommes.

 

^Oumar Ibnou l-^As a dit « Je me suis tu de crainte qu’il ne me cite à la fin » jusqu’à la fin du hadith.

 

Donc l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour la mère des croyants ^A’ichah était manifeste, et ceci est moutawatir c’est-à-dire que ça été rapporté d’un grand nombre à un grand nombre de personnes auprès des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au point que lorsque l’un d’entre eux voulait offrir un cadeau au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils faisaient en sorte que cela coïncide le jour où le Messager était chez ^A’ichah.

Comment n’en serait il pas ainsi alors que les compagnons surnommaient ^A’ichah « habibatou raçouli l-Lah » c’est-à-dire la bien-aimée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est la bien-aimée, elle est chère au cœur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est celle qui a dépassé les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par de nombreux mérites. Parmi lesquels le fait que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a passé les derniers jours qui ont précédés sa mort, lors de la maladie de sa mort chez ^A’ichah et quand il est mort il avait sa tête entre la poitrine de ^A’ichah et le cou de ^A’ichah et c’était le jour qu’il passait chez ^A’ichah. Et il a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Regardez ce grand mérite, cette grande faveur qui a été accordé à notre dame ^A’ichah que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam endurait beaucoup les douleurs de la maladie qui précèdent sa mort, il a dit :

 

أَيْنَ أَنَا غَدًا

(‘ayna ‘ana ghadan)

 

 C’est-à-dire « Demain je serais chez qui parmi mes femmes ? » Ils lui ont dit : « chez une telle ». Il a dit :

 

أَيْنَ أَنَا بَعْدَ غَدًا

 (‘ayna ‘ana ba^da ghadan)

 

Ce qui signifie : « Chez qui après demain ? » Ils lui ont dit : « Chez une telle » c’est alors que ses épouses ont compris que par la question qu’il posait, il cherchait chaque jour, il voulait arriver au tour de ^A’ichah que Allah l’agrée. C’est alors que les épouses du Prophète lui ont dit : « Ô Messager de Allah, nous faisons dons de nos jours à notre sœur ^A’ichah. » hadith sahih et il y a accord dans son caractère de sahih.

 

Ce fut elle qui a veillé sur lui pendant la maladie qui a précédé sa mort et quand le moment du départ était arrivé la tête du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était posée sur ^A’ichah. ^A’ichah a décrit cette situation, elle a dit : « Parmi les grâces que Allah m’a accordé c’est que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam décéda chez moi, lorsque c’était mon tour avec sa tête entre ma poitrine et mon cou. Et Allah a réuni entre sa salive et ma salive le jour de sa mort, puisque ^Abdou r-Rahman était rentré et ^Abdou r-Rahman portait à sa main un siwak et moi j’appuyais le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam sur moi et j’ai vu son regard se diriger vers le siwak de ^Abdou r-Rahman et j’ai compris qu’il voulait le siwak. Je lui ai dit « veux tu que je le prenne ? » et il m’a fait oui de la tête. Je le pris et quand la douleur fut terrible pour lui, je lui ai dit : « veux tu que j’adoucisse le siwak pour toi ? » et il hocha à nouveau la tête. C’est alors que je l’ai adouci dans ma bouche puis je le lui ai donné. » Jusqu’à la fin du hadith. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fut enterré là où il mourut dans la chambre de ^A’ichah. Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam décéda, elle n’avait que 18 ans et elle était parmi les femmes qui avaient le plus de science de jurisprudence et de science. ^A’ichah après le Prophète enseignait aux hommes et aux femmes jusqu’à ce qu’elle décéda, quand elle avait 66 ans la nuit du mardi, sept nuits passées de ramadan de l’an 57 de l’Hégire. Que Allah te fasse miséricorde, ô toi ^A’ichah la mère des croyants, une large miséricorde et qu’Il nous réunisse avec toi dans Al-Firdaws al-a^la, certes Il est sur ce qu’Il veut tout puissant et Il sait tout de Ses esclaves.

 

Le Messager est donc mort dans la maison de son épouse ^A’ichah car Allah ta^ala a prédestiné pour ^A’ichah ce grand honneur. Quand il était mort, il avait neuf épouses. Allah ta^ala n’a pas fait que le décès du Prophète est lieu dans la maison de Hafsah la fille de ^Oumar, ni la maison de ^amlah, ni ‘Oummou Habibah ni d’autres mais bien chez ^A’ichah. Allah l’a honorée et lui a accordée un mérite de faire d’elle la femme qui a le plus de science de jurisprudence dans l’absolu. Allah n’a pas créé de femmes qui aient plus de science de jurisprudence que ^A’ichah. Pourquoi donc toute cette faveur, tout cet honneur ? Car elle était aimée d’un amour véritable. Elle était pure dans son amour pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a aimé le Messager pour l’agrément de Dieu.

 

Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Prophète a dit :

 

 تَصافَوِ الحُبَّ فِي اللَّهِ

(tasafawi-lhoubba fil-Lahi)

 

C’est-à-dire « Aimez-vous les uns les autres pour l’agrément de Allah, d’un amour qui est pur. » Et la signification de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même comme bien. Il ne le trompe pas, ni dans la pratique, ni dans les actes, ni par la parole et il est sincère dans son amour, un amour pur pour son frère. Dans ce sens que, s’il voit son frère profiter d’un bien, il se réjouit pour lui, il est heureux pour le bien que son frère reçoit. Et s’il le voit dans un autre état, il déteste cela pour lui et il essaie de l’en libérer.

En résumé, il ne le trompe pas, il ne lui embellit pas le faux, il lui porte le conseil, pour qu’il corrige ce qu’il a comme mauvaises choses. S’il voit que son frère par exemple ne fait pas la prière, il le dirige pour qu’il l’accomplisse. Il le met en garde contre les dangers de l’abandonner. Et s’il voit que son frère ignore les sujets de la religion, il lui indique, il le guide, il le dirige vers quelqu’un qui lui enseigne la science correcte. C’est cela le sens de s’aimer pour l’agrément de Dieu.

 

Celui qui suit ce chemin, il aura une grande réussite. Mais le simple fait de se réunir, de se rassembler, de se rencontrer tout en se trompant, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au delà. Car il se peut que l’aimant, celui qui t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. C’est pour cela que les maris devront avoir ce caractère éminent pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit comme importance de ce caractère, de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, c’est que ceux qui s’aiment pour l’agrément de Dieu de cette manière qui a été décrite, au jour du jugement lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux ils seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil. Ils seront à l’ombre du Trône et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend par la suite. Ce sont ceux là qui s’aiment pour l’agrément de Allah. Ils se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché, ni pour le mal. Ce qui les réunit, c’est l’obéissance à Allah. Loin des objectifs du bas monde, ils ne se trompent pas les uns les autres. Ils ne se dupent pas les uns des autres. Ils ne s’indiquent pas les uns aux autre le mal, l’égarement, ni l’injustice. Au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala, alors veille toi mon frère et veille toi ma sœur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là. Ô Allah Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde, Fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.

 

 Il est parvenu dans le hadith qoudsiyy que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : c’est-à-dire : Allah dit :

المُتَحابُونَ بِجَلَالِي لَهُم مَنَابِرٌ مِن نُورٍ يَوْمَ القِيَامَةِ

 (‘al-moutahabbouna bijalali lahoum manabiroun min-nourin yawma lqiyamah)

 

 Ce qui signifie : «ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément aura des chairs de lumière au jour du jugement. » la chair, al-minbar c’est ce sur quoi on s’assoit. Et ceci aura lieu avant leur entrée au paradis. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du Trône sur des minbars, des chairs, comme des fauteuils de lumière de sorte que les gens seront heureux pour eux. Les Prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les Prophètes aient un degré supérieur, mais lorsqu’ils verront cela pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils seront agréablement surpris, ils seront heureux, ils se réjouiront pour eux.

L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie, il n’y a pas d’hypocrisie, dans ce sens que s’il voit que son ami est dans une mauvaise situation, il ne lui embellit pas ce mal. Il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et il le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Et parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie, il n’y a pas d’hypocrisie mais ils s’entraident pour l’obéissance pour donner le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam lorsqu’ils se rencontraient, ils se rappelaient l’un et l’autre la parole de Allah ta^ala:  

 

وَالْعَصْرِ

إِنَّ الإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ

إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ

(wa l^asri ‘inna l’insana la fi khousr ‘illa lladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihati wa tawasaw bilhaqqi wa tawasaw bissabri)

 

C’est-à-dire « Allah jure par al-^Asr que la plupart des gens, vont à leur perte, sauf ceux qui sont croyants et qui ont agis en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la patience et la bonne croyance et l’obéissance à Allah et la patience pour accomplir les actes d’obéissance. »

 

Le fait de s’aimer les uns autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône au jour du jugement. Et le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le hadith qoudsiyy :

 

حَقَّت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِيْنَ فيَّ

(haqqat mahabbati li l-moutahabina fiyya)

 

C’est-à-dire « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres pour Mon agrément »

 

Bien sûr si ce que nous avons dit concerne le fait qu’un musulman aime son frère musulman, à plus forte raison cet amour pour l’agrément de Dieu au sein du couple entre le mari et son épouse. La femme vertueuse fait partie des quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. Tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par le hafidh Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy C’est-à-dire « le bonheur du bas monde – c’est-à-dire le bonheur dans cette vie ici bas – c’est par exemple une grande maison, une voiture ou une monture paisible, une épouse vertueuse et un bon voisin » ce sont les quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. C’est-à-dire que celui qui a ces quatre choses il vivra heureux, et il se peut que ces quatre choses aident pour accomplir les sujets de la religion et donc cela lui profitera pour son au-delà. Mais cela ne veut pas dire que celui qui aujourd’hui a une grande maison ou une monture paisible ou un voisin qui est bon ou une épouse vertueuse alors que cela implique forcément que dans l’au-delà il sera heureux. Non !

 

La base de l’Islam c’est de croire en Allah et en Son Messager. Celui qui obtient cela, il aura obtenu la meilleure des œuvres. Et celui qui n’obtient pas cela, alors il a perdu tout bien car il aura perdu la félicité de l’au-delà et c’est la félicité de l’au-delà qui est perpétuelle  et qui n’aura pas de fin.

 

Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle aide son mari pour sa religion, en l’aidant dans les sujets de la subsistance, en s’occupant de la maison, ce qui l’aide à se libérer pour la science de la religion et pour les œuvres. La base c’est donc la religion. Si elle n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle corrompe l’attachement à la religion de son mari à cause de son mauvais comportement. Ce qui va lui empoisonner la vie. Il en est de même si la femme a un mauvais comportement, sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Pour cela, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a incité que nous épousions la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala qui agit avec bienfaisance envers son mari, qui lui obéit dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ta^ala.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit :

 

تُنْكَحُ المَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِدِينِهَا فَاظْفَر بِذاتِ الدِّينِ تَرِبَت يَدَاك

(tounkahou l-mar’atou li ‘arba^ li maliha wa li jamaliha wa lihasabiha wa lidiniha fadhfar bidhati d-dini taribat yadak)

 

Ce qui signifie : « la femme est généralement recherchée en mariage pour quatre critères. Certains cherchent son bien, d’autres la beauté, d’autres sa famille, son ascendance, sa lignée et d’autres son attachement à la religion. Alors recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras. »

Cette expression que le Prophète a utilisé « talibat yadak » indique son insistance et une incitation de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam à épouser la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala , qui œuvre, qui agit avec son mari avec bienfaisance envers lui, en lui obéissant dans ce qui permet de gagner l’agrément de Allah.

 

Il y a dans le hadith un encouragement de la part du Messager de Allah aux femmes pour apprendre les sujets de la religion. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah a dit :

 

خَيرُكُم خَيْرُكُم لأَِهْلِهِ وَأَنَا خَيرُكُم لِأَهْلِي

(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi wa ‘ana khayroukoum li ‘ahli)

 

C’est-à-dire « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec ses femmes » c’est-à-dire « Je suis celui qui agit le plus en bien avec l’épouse. Moi, j’agis mieux que vous avec mes épouses. Mon comportement avec mes épouses est meilleur que les vôtres avec vos épouses. Et ceux d’entre vous qui agissent le mieux avec leurs épouses sont meilleurs que les autres (meilleurs musulmans) »

 

Le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam parmi son excellent comportement, quand il passait la nuit chez une de ses épouses, au matin, quand il sortait il passait voir chacune d’entre elles. L’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune de ses épouses et il disait : as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh ahla l-bayt. Il va devant la porte de l’une d’entre elles et il lui passait le salam, puis il passait devant la porte d’une autre et il passait le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne lui passer le salam, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu. Il est celui que Allah agrée le plus salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Regardez ce comportement, quelle joie il introduit dans le cœur de ses épouses avec ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il se comporte avec bienfaisance envers son épouse. Ce n’est pas en faisant preuve d’orgueil et d’oppression mais il agit avec son épouse avec miséricorde, avec compassion, avec patience, avec sagesse, non pas en étant dur avec elle et en agissant mal avec elle. N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme ils le souhaitent ? Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, son péché est grand dans l’au-delà. Allah ta^ala le punit dans l’au-delà, il fait que certaines de ses bonnes actions, le nombre qui correspond à ses injustices lui soit prélevées, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe il demande le pardon à son épouse. S’il demande le pardon à son épouse avant de mourir, il ne sera pas punit à cause de cela.

Le Messager vaquait aux tâches à la maison comme tout le monde. Il faisait la trait de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait. Il réparait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparations. Il n’agissait pas avec les gens à l’image des rois avec leurs sujets. Al-Boukhariyy a rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, quand elle fut interrogée « Que faisait le Messager de Allah à la maison ?» Elle a répondu : « Ce que chaque homme fait chez lui. » c’est-à-dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison.»

 

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : « La modestie est quelque chose qui est requis au sein d’un couple».

Les Prophètes ^alayhimou s-salam sont les gens les plus modestes parmi les esclaves de Allah. C’est pour cela que chaque Prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons, a été berger dans sa vie. Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait paître les moutons pendant un certain temps quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre un troupeau de moutons du Prophète Chou^ayb pendant 10 ans. Pourquoi ? Parce que faire paître les moutons comporte le fait de supporter une fatigue. Celui qui est berger, il est ainsi préparé pour gérer les gens, en supportant leurs difficultés. La modestie est demandée avec les personnes âgées et avec les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres. Tout cela par l’agrément de Allah. La modestie entraîne l’amour alors que l’orgueil est blâmable. Selon la modestie du croyant, à l’égard de Allah, son degré est élevé jusqu’à être au plus haut de ^illiyyin. La modestie appelle et entraine l’amour. Pour cela le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِنَّكُم لَتَغْفُلُونَ عَن أَفْضَلِ العِبادَةِ التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali-l^ibadati t-tawadou^)

 

[Rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans son livre al-amali]

 

ce qui signifie : « Certes, vous passez à côté d’une des meilleures adorations, à savoir la modestie »

 

Lorsque l’homme est chez lui, il se sert lui-même et s’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

مَنْ تَوَاضَعَ لِلَّهِ دَرَجَةً رَفَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى  يَجْعَلَهُ فِي أَعْلَى عِلِّيِّينَ وَ مَن تَكَبَّرَ عَلَى اللَّهِ دَرَجَةً وَضَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَسْفَلَ سَافِلِيْن

(man tawada^a lil-Lahi darajatan rafa^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘a^la ^illiyyin wa man takabbara ^ala l-Lahi darajatan wa da^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi  ‘asfala safilin)

 

Ce qui signifie : « celui qui fait preuve de modestie d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré. Jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^illiyyin [^illiyyin est au dessus du septième ciel]. Et celui qui fait preuve d’orgueil d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au plus bas des niveaux [c’est-à-dire de niveau moral] à savoir la perte, c’est-à-dire qu’il est perdant qu’il soit un époux ou une épouse. Donc  c’est en fonction de la modestie du croyant selon le jugement de Allah, par recherche de l’agrément de Allah que ce croyant est élevé en degré jusqu’à être dans les plus haut des degrés». [Rapporté par l’imam Ahmad]

 

Le fait que le mari agisse avec bienfaisance avec son épouse, cela est quelque chose de requis. Il est parvenu dans le hadith :

 

إِذَا أَحَبَّهَا أَكْرَمَهَا وَإِذَا كَرِهَهَا لَمْ يُهِنْهَا

(‘idha ‘ahabbaha ‘akramaha wa ‘idha karihaha lam youhinha)

 

Ce qui signifie : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore et s’il l’a déteste, il ne l’humilie pas »

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a appelé la modestie, afdali l^ibadat c’est à dire « parmi les meilleurs des actes d’adoration ». Le tatawou^  également est quelque chose de requis, c’est-à-dire la concordance est quelque chose de requis car le fait que l’époux et l’épouse chacun profitent de l’autre, n’est réalisé qu’avec la concordance.

Que veut dire la concordance tatawou^ c’est d’être d’accord sur ce qui comporte un bien, c’est-à-dire s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé parce que son partenaire a comme compréhension et comme connaissance, chacun profitera ainsi de l’autre. C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour la réussite d’une vie conjugale. Le mari agit avec bienfaisance avec son épouse, en étant modeste avec elle. Il lui fait miséricorde pour sa faiblesse. Et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.

 

La douceur entre les époux : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

مَا كَانَ الرِّفْقُ فِي شَيْءٍ إِلَّا زَانَه

(ma kana-rrifqou fi chay’in ‘illa zanah)

 

[Rapporté par Mouslim] dans son sahih

ce qui signifie : « Chaque fois que la douceur intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. »  et dans une autre version de ce hadith :

 

إنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ

(‘inna l-Laha youhibbou rrifqa fi-l’amri koullihi)

 

Ce qui signifie : « Allah agrée la douceur en toute chose. La douceur c’est le contraire de la violence. Allah ^azza wa jall agrée pour Son esclave croyant qu’il utilise la douceur en toutes choses.»[Rapporté par Mouslim]

Celui qui veut être ainsi, alors qu’il suive le comportement du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir des caractères et des comportements qui correspondent au comportement du Prophète.

 

Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec la douceur et pas avec la violence. Car de nombreuses personnes quand elles ordonnent le bien avec la douceur, cela entraine des résultats et les gens vont les suivre. Mais utiliser la dureté avec eux ne va pas faire atteindre le résultat dans la plupart des cas. Parmi ce qui est une forme de douceur c’est que si tu veux ordonner à ton épouse qui n’a pas accomplit l’obligation, une des obligations de Dieu comme la prière (une des cinq prières par exemple) c’est que tu ne lui ordonnes d’accomplir cette obligation religieuse avec une manière qui n’entraine pas la contradiction par entêtement. Et à plus fortes raisons, si tu veux interdire quelque chose de blâmable c’est-à-dire « tu veux enlever un mal », si tu utilises la douceur pour interdire cette chose interdite et pour ordonner le bien. Cela va te donner plus de résultats et ils vont te suivre pour ce que tu les appelles.

Parmi ce qui constitue une forme de douceur, c’est de bien étudier le cas de ton épouse à laquelle tu veux donner le conseil. Si tu trouves que ton épouse comprend par un signe, alors tu te suffit de le faire avec un signe. Sinon, tu utilises une expression explicite. Que le mari fasse attention pour choisir la manière que l’épouse accepte, pour pas qu’elle se trouve fière dans son amour propre en commettant le péché. Beaucoup de personnes, l’orgueil les empêche d’accepter la vérité même s’ils savent que ce qu’on leur dit est vrai. La dureté dans certains cas peut amener l’inverse et l’opposé de ce qui est recherché et il y a pour cela de nombreux exemples.

 

Il y avait parmi ces exemples un homme qui avait un pouvoir à l’époque du calife ^Oumar ibnou l-Khattab. Il avait agit avec un mauvais comportement avec un musulman pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la ka^bah. C’est alors qu’on lui a appliqué la loi du talion immédiatement alors qu’il venait d’entrer en islam. Et il avait en plus un pouvoir et une autorité dans son pays. Cela a entrainé pour lui une forme d’orgueil, et il a apostasié l’Islam car il n’avait pas supporté qu’on applique la loi du talion avec lui parce qu’il s’était mal comporté avec individu parmi les musulmans qui n’avaient pas de pouvoir.

 

Les gens sont de différents états. Il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes un conseil, ils l’acceptent, et il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes le conseil, ils ne l’acceptent pas. Alors si tu penses qu’elle n’accepte pas de toi le conseil dans ce moment là, tu peux le laisser pour plus tard.

 

De même si une femme parle à son mari, de manière dure et froide il lui donne le conseil et il ne va pas agir avec elle de la même manière avec la froideur et la dureté. Il ne la frappe pas si elle a délaissé la prière. Les savants ont dit : « Il ne la frappe pas mais il lui donne le conseil »

Même celui qui a un âne chez lui, s’il frappe violemment cet âne sans raison il mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane qui est respectable selon le jugement de Allah.

 

La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la violence est fondamentale pour accepter la vérité et pour se soumettre à la vérité. Et également agir avec bienfaisance avec celui des deux qui a mal agit. Le mari devra éviter la dureté avec son épouse, il devra agir intelligemment avec elle.

Il lui parle de manière douce, il fait preuve de modestie avec son épouse. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’une douceur est retirée d’une chose elle l’enlaidit. Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, tout comme Allah l’a dit à Son Messager :

 

فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ

(fabima rahmatin mina l-Lahi linta lahoum wa law kounta fadh-dhan ghalidha lqalbi lanfaddou min hawlika)

 

Ce qui signifie : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux et si tu avais été rude d’un cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi » [sourat Ali ^imran/159] c’est-à-dire que la douceur que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, est par la miséricorde de la part de Allah. C’est une réussite de la part de Allah. S’il avait été rude et froid, d’un cœur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui. Tout comme cela est parvenu dans le hadith :

 

إِنَّ اللَّهَ يُعطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لَا يُعْطِي عَلَى العُنْفِ

(‘inna l-Laha you^ti ^ala rrifqi ma la you^ti ^ala l^ounfi)

 

Ce qui signifie : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté »[Rapporté par Mouslim]

c’est-à-dire « Agissez les uns avec les autres avec douceur, avec amour » que dire alors avec celle qui partage ta vie. N’est ce pas que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

خَيرُكُم خَيْرُكُم لأِهْلِهِ

(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi)

 

Ce qui signifie : « Font partis des meilleurs d’entre vous, ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes »il y a donc ainsi une incitation pour agir avec douceur avec l’épouse, avec un comportement excellent.

Quelque soit la corruption et le mal, il est corrigé avec la sagesse et la douceur. Il est donc demandé de la part des deux époux, d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’avoir un sourire sur le visage, d’avoir une belle parole quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent les gens bienheureux et ce sont les caractères du croyant. A l’image d’une abeille qui consomme de quelque chose de bon et qui fabrique quelque chose de bon. Et si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.

 

L’excellent comportement même lors de la colère.

 

Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَكْمَلُ المُؤْمِنِينَ إِيمَانًا أَحْسَنُهُم خُلُقًا وَخِيَارُكُم خِيَارُكُم لِنِسَائِهِ

(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqa wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihi)

 

Ce qui signifie : « les croyants qui ont le degré le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses. »

Celui qui a un excellent comportement, il va l’avoir également quand il va être avec son épouse. L’excellent comportement c’est de supporter la nuisance d’autrui, de cesser de nuire aux autres et d’agir avec bienfaisance.

 

Les caractères que nous a recommandés le livre de Allah ta^ala c’est-à-dire les caractères qui sont mentionnés dans le Qour’an honoré : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres. Tous les caractères de bien, Allah les a ordonnés dans le Qour’an. Ils font partie des caractères du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

                                                                                                                                                                   

Safiyah bintou hou’ayy que Allah l’agrée a dit : « le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie puis m’a épousé. Et il a fait que ma dot soit justement mon affranchissement. Je rencontrais alors certaines de ses autres épouses qui me disaient « Ô toi la fille du juif » et je voyais que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam agissait en bien et avec douceur avec moi, il m’honorait. Il est rentré un jour et il m’a trouvé en train de pleurer, il m’a dit :

 

مالَكِ؟

(malaki?)

 

Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as ? » Je lui ai dis « Certaines de tes épouses font preuve de fierté envers moi et elles me disent « tu es la fille du juif » »

Safiyah a dit : « J’ai vu alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en colère [Ce n’est pas une colère qui l’emmène a agir d’une manière qui n’est pas conforme à la sagesse] et il m’a dit :

 

إِذَا قَالُوا لَكِ أَوْ فَخَرُوكِ فَقُولِي أَبِي هَارُونَ وَعَمِّي مُوسَى

(‘idha qalou laki ‘aw fakharouki faqouli ‘abiHarouna wa ^ammi Mouça)

 

Ce qui signifie : « Si elles te disent encore cela ou si elle font preuve de fierté avec toi, répond leur « Mon père c’est Haroun, le Prophète et mon oncle maternel c’est le Prophète Mouça » » hadith haçan sahih [Rapporté par At-Tirmidhiyy]

 

Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam  quand il était contrarié par ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et il disait :

 

اللَّهُمَّ اغفِر لَهَا ذَنْبَهَا وَ أَذْهِب غَيْظَ قَلْبِهَا وَأَعِذْهَا مِن مُعضَلَاتِ الفِتَن

(‘Al-Lahoumma ghfir laha dhanbaha wa ‘adhhib ghaydha qalbiha wa ‘a^idhha min mou^dalati lfitani)

 

Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne lui son péché et fais partir la colère de son cœur et préserve-la des discordes qui mènent à la perte » hadith sahih haçan Rapporté par Ibnou^akir dans son livre al arba^in fi maniqibi oummahati l-mou’minin.

 

Regardez comment était l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam envers ses épouses. C’est cela le véritable amour. Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s- salam a dit :

 

مَا مِنْ شَيْءٍ أَثْقَلَ فِي المِيزَانِ مِنْ حُسْنِ الخُلُق

(ma min chay’in ‘athqala fi-lmizani min housni l-khoulouq)

 

ce qui signifie : «L’excellence de comportement a un grand degré, une grande valeur dans l’islam. »

[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih]

 

Cela ne veut pas dire que l’excellence de comportement est plus importante et prioritaire que la croyance en Dieu. Non ! Ce qui profite à la personne c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu, c’est ainsi que la personne s’élève en degrés . C’est ainsi que la personne augmente en degré. Ayez le dessus sur les passions de vos âmes, sur vos passions.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué que la meilleure des manières d’agir avec les gens c’est de répondre à la nuisance avec la bienfaisance. Même s’il est licite et permis au musulman de se venger de celui qui a été injuste envers lui, en agissant envers lui à l’identique de ce qu’il lui a fait. Mais le Messager nous a indiqué ce qui est le mieux, à savoir d’excuser celui qui a été injuste envers soi, pour gagner des récompenses de la part de Dieu.

Preuve en est ce qu’a rapporté Ibnou Hibban dans son sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à Jabir ibnou Salim : que Allah l’agrée quand Jabir l’a interrogé « Ô Messager de Allah enseigne moi des choses que Dieu t’a enseigné. »

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :

 

فَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ

(fa’ini mrou’oun chatamaka bima la ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fih)

 

Ce qui signifie : « Si quelqu’un t’insulte en te disant des paroles, en t’attribuant des choses qui ne sont pas en toi, ne répond pas en l’insultant par des choses qui sont véritablement en lui. »

Jabir Ibnou Salim faisait partie des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Quand il a entendu du Messager de Allah ^alayhi ssalatou wa s-salam ce hadith, il n’a jamais insulté quelqu’un jusqu’à la fin de sa vie, même pas un animal. Les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’empressaient pour mettre en pratique ce que Allah ta^ala leur ordonne. Ils s’empressaient, ils prenaient l’initiative pour appliquer les ordres du Qour’an et du hadith.

C’était une seule phrase que le Messager lui avait enseigné

 

إِن  شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ

(‘in chatamaka bima ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fihi)

 

« S’il t’insulte par ce qui est en toi, alors ne l’insulte pas par ce qui est en lui », il l’a mise en œuvre depuis ce moment là jusqu’à sa mort.

Et d’après Mou^adh Ibnou ‘Anas Allahl’agrée le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit :

 

مَن كَظَمَ غَيْظًا وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أَنْ يُنْفِدُهُ دَعَاهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَلَى رُؤُوسِ الخَلَائِقِ يَومَ القِيَامَةِ

(man kadhama ghaydhan wa houwa qadiroun ^ala ‘an younfidouhou da^ahou l-Lahou soubhanahou wa ta^ala ^ala rou’ousi lkhala‘iqi yawma lqiyama)

 

[Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui ont dit que c’est un hadith haçan] ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère alors qu’il était capable de l’exécuter, Allah soubhanahou wa ta^ala le priorise sur les gens au jour du jugement pour qu’il choisisse parmi les femmes du paradis celle qu’il veut. Alors soit de ceux qui ont une grande patience, qui pardonnent beaucoup. Le pardon est un caractère des gens nobles. »

Ibnou Hibban a rapporté également avec une chaine de transmission du degré de sahih que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

لَيْسَ الشَّدِيدُ مَن غَلَبَ النَّاسَ وَلَكِنِ الشَّدِيْدَ مَن غَلَبَ نَفْسَهُ

(layça ch-chadidou man ghalaba n-nasa wa lakini ch-chadidou man ghalaba nafsahou)

 

Ce qui signifie : « celui qui est fort véritablement, ce n’est pas celui qui a le dessus sur les gens, mais celui qui est fort c’est celui qui arrive à vaincre les passions de son âme, celui qui est fort, c’est celui qui a le dessus et qui vainc les passions de son âme, qui arrive à se contenir. »

 

Abou Bakr Alla ‘al a rapporté dans son livre « Makarimou l-‘akhlaq »  que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « j’habitais entre les deux pires voisins ^ouqb bnou abi mou^ayth et Abou Lahab, ils jetaient devant ma porte des saletés chaque jour » c’est-à-dire que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam supportait les nuisances alors qu’il était le plus courageux des créatures de Dieu dans l’absolu. Et Allah lui a accordé une force physique de 40 hommes. Malgré cela, son caractère était de pardonner et d’excuser.

 

Mais attention, ce que certains racontent sur le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Des gens, des juifs jetaient des ordures devant sa porte et qu’un jour il n’a pas trouvé les ordures qu’on jetait habituellement et qu’il allait leur rendre visite pour demander après eux, cela est un pur mensonge. C’est une calomnie qui n’a aucun fondement dans les livres de la sounnah pure.

 

Il est parvenu dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy dans le livre al-‘adab qui est un chapitre composé dans l’excellence de comportement, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à ^Ouqbab ibnou ^Amir quand il l’a interrogé « Comment être sauvé ô Messager de Allah ? »Il lui a dit :

 

تَصِلُ مَن قَطَعَكَ وَتُعْطِي مَن حَرَمَكَ وَتَعْفُوا عَنْ مَنْ ظَلَمَك

(tasilou man qata^aka wa tou^ti man haramaka wa ta^fou ^an man dhalamaka)

 

Ce qui signifie : « Tu entretiens les relations avec ceux qui les ont rompus avec toi, tu donnes à celui qui t’a privé, et tu pardonnes à celui qui a été injuste avec toi »

Ce sont là trois caractères éminents, qui étaient des caractères du Messager et il n’y a pas de meilleur comportement que celui du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,  que Dieu le rétribue de la meilleure rétribution pour nous.

 

En effet, habituer son âme à supporter la nuisance des autres est un moyen pour obtenir des hauts degrés. Celui qui arrive à se contenir lors de la colère, il aura préservé son âme et il l’aura protégé.

Combien de crimes ont eu lieu à cause de la colère ? Combien de ruptures de lien entre proche parents, entre frères à cause de la colère ? Combien de disputes, combien de conflits ont eu pour cause le fait de ne pas contenir son âme lors de la colère ?

Combien de divorces, combien de répulsions ont eut lieu entre deux époux à cause de la colère ? Et le plus dangereux en cas de colère, c’est la mécréance, comme ceux qui ne craignent pas Dieu et ils insultent Dieu parce que son épouse la contredit. Parce qu’il lui a ordonné quelque chose ou parce que son fils lui a désobéit et n’a pas exécuté ce qu’il lui a ordonné de faire. L’imam An-Nawawiyy dans son livre rawdatou ttalibin a dit « Si un homme est en colère contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment. Et un qu’un autre lui dise « N’es tu donc pas musulman ? »S’il répond « Non » [c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman] délibérément [c’est-à-dire de son propre chef] même s’il était en colère, son jugement est qu’il devient mécréant. » Plus d’un savant parmi les chafi^iyy, les hanafiyy et les malikiyy et d’autres ont énoncé cela.

 

Si tu fais face à un problème dans ta vie de tous les jours, que ce soit chez toi, dans ton travail, dans la rue ou n’importe où ailleurs, ne sois pas en colère pour avoir le dernier mot, étouffe ta colère, préserve ta langue des paroles qui sont laides. Pardonne à celui qui a été injuste envers toi. Sois de ceux qui pardonnent, sois doux, ne sois pas dur avec un cœur rude.

 

Allah  ta^ala dit :

 

لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرِ وَذَكَرَ اللَّ هَ كَثِيرًا

(laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l’akhiri wa dhakara l-Laha kathira)

 

 [sourat Al-‘Ahzab/21] Ce qui signifie : « Vous avez en la personne du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam un excellent exemple. Vous qui espérez le jour du jugement dernier, gagner le paradis et qui évoquez beaucoup Allah »

 

Voici Nouh ^alayhi s-salam il a vécu parmi les siens pendant 950 ans, il les a appelés à l’adoration de Allah, il les a appelés au paradis alors qu’eux l’ont démenti, ils le frappaient au point qu’il s’évanouissait mais il n’a pas arrêté de persévérer d’appeler son peuple à la religion agréée par Allah. Il répondait à la nuisance avec la bienfaisance. Tous les Prophètes étaient ainsi. Ils appelaient à l’adoration de Allah pour sauver les gens de la mécréance, pour sauver les gens du châtiment de Allah dans l’au-delà, alors que les mécréants leur répondaient avec les insultes et la nuisance, et eux ils augmentaient en patience et en bienfaisance envers eux en les appelant à l’adoration de Dieu pour les sauver de l’état dans lequel ils se trouvent.

 

C’est ainsi qu’étaient les Prophètes et celui qui veut les hauts degrés, il va suivre les Prophètes. Il ne suit pas ses passions, celui qui patiente et qui excuse et qui ne répond pas au mal avec le mal mais il répond avec la bienfaisance, celui là il aura suivi le chemin des Prophètes.

Celui qui répond au mal par le bien même mille fois ou plus alors il aura accompli quelque chose d’éminent selon le jugement de Allah.

 

Dans at-tawrat al-‘asliyyah, le livre qui a été révélé à notre maitre Mouça ^alayhi s-salam, il est parvenu la description de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne répond pas au mal avec le mal. Mais il pardonne et il excuse et c’est ainsi qu’étaient les Prophètes. Ils répondaient à la nuisance avec la bienfaisance alors que les deux époux suivent ce chemin car c’est ainsi que leurs âmes vont s’améliorer.

 

Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib, il fait partie des meilleurs des gens de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Un jour un homme l’a insulté de face et l’a humilié, jusqu’à être repus d’insultes mais il ne lui a pas répondu. L’autre homme s’est mis à répéter des insultes et Zaynou l-^Abidin ne bougeait pas, il ne lui a pas répondu, c’est comme s’il ne l’avait pas entendu. Zaynoul-^Abidin inspirait le respect comme un roi tellement il avait une belle apparence, tellement il était respectable. Mais malgré cela il était modeste pour l’agrément de Dieu. Cet homme lui a dit « C’est toi que je vise par mes paroles d’insultes » c’est comme s’il lui disait «  tu ne comprends pas ? » Mais ^Aliyy Zaynou l-^Abidin lui a dit « Et moi je fais exprès de me détourner, je ne bronche pas, je ne te réponds pas ». Non seulement il ne lui a pas répondu mais en plus il a agit en bien avec lui, il lui a donné de l’argent, il lui a donné de l’or en plus du fait qu’il n’a pas répondu à ses insultes par d’autres insultes. L’autre, son état s’est amélioré. C’est ainsi que sont les saints, les waliyy, ils se comportent ainsi. ^Aliyy Zaynou l-^Abidin, tellement il avait un bel aspect, une belle apparence, il inspirait le respect comme les rois et malgré cela il agissait en bien avec les gens. Il agissait en bien envers celui qui agissait en bien et avec celui qui n’agissait pas en bien.

 

Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy également. Il était extrêmement modeste. Il arrivait que quelqu’un agisse en mal avec lui et lui, il agit avec miséricorde et douceur. Un jour, un juif qui était l’a rencontré, c’était un des savants des juifs et notre maitre Ahmad était accompagné de ses élèves et de ses disciples. Ce juif avait entendu que notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy avait atteint un très haut degré dans la modestie. Il s’est dit « je vais tester cet homme »il lui a dit « Eh toi, maitre ! C’est toi qui es le meilleur ou le chien ? », il lui a répondu « Si je suis sauvé sur le pont au jour du jugement je serais meilleur ». C’est alors que le juif s’est mis à pleurer et est entré en islam lui, ainsi que sa famille.

 

Il a été rapporté également qu’un vertueux a voulu divorcer sa femme, on lui a posé la question : « Qu’est ce qui ne te plait pas en elle ? ». Il a répondu « La personne raisonnable, la personne sensée ne dévoile pas de tels secrets ». Il l’a divorcé, il lui a été dit « Pourquoi tu l’as divorcée ? ». Il a répondu « Pourquoi voulez vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? » c’est-à-dire que « elle était mon épouse puis, maintenant, elle n’est plus mon épouse, pourquoi voulez vous que je parle d’elle ? »

 

C’est ainsi que sont les gens vertueux. Ils font preuve de piété à l’égard de Allah, ils demandent des comptes à leurs âmes pour leur comportement et pour leurs paroles. De plus, le mari aura une récompense s’il ordonne à sa femme de faire la prière et de faire le jeûne. Il aura la récompense parce qu’il ordonne le bien. Tout comme il a une récompense lorsqu’il subvient à sa subsistance. S’il subvient à la subsistance de son épouse à partir d’argent qui est licite, il a une récompense. Quant à celui qui dépense à partir d’un argent qui est interdit, il n’aura que des péchés.

 

 

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre, d’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire :

كُلُّكُم رَاعٍ

( koulloukoum ra^in)

 

C’est-à-dire « Vous êtes tous responsables ». Celui qui est responsable ici, c’est celui à qui quelque chose à été confiée et qui a en charge de préserver ce qui lui a été confié. Donc il est requis de sa part l’équité et, d’assurer ce qui est de l’intérêt de ce qui lui a été confié.

 

Et chacun d’entre vous aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. Et l’homme est responsable de sa famille.

La responsabilité de l’homme ici, c’est qu’il gère les affaires de sa famille et il garantit le fait de leur faire parvenir leurs droits.

 

Concernant la responsabilité de la femme, elle est responsable dans sa maison et qu’elle gère les affaires de sa maison et elle gère les enfants, les serviteurs et elle donne le conseil au mari à propos de ce dont elle est responsable.

 

Le serviteur est responsable pour préserver ce dont il est responsable, c’est-à-dire les choses qui sont de son ressort.

Il y a dans ce hadith l’indication de la part du bien aimé, élu, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’importance que chacun assume la responsabilité qui lui est dévolue. Ces paroles, ce hadith, c’est la parole du maitre des premiers et des derniers. Il y a dans ces paroles une indication et un conseil pour bien travailler et bien assurer cette responsabilité.

L’imam est responsable et aura des comptes à rendre à propos de ses administrés. L’homme est responsable de sa famille et aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. La femme est responsable de la maison de son mari et elle aura des comptes à rendre. Chacun d’entre vous est responsable et chacun aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable.

 

L’homme n’a pas été créé absurdement dans ce bas monde. Allah nous a créés et Il nous a ordonné de L’adorer. Il nous a ordonné de persévérer sur la foi jusqu’à la mort.

Allah ta^ala dit :

وَ اعْبُد ربَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِين

( wa ^boud Rab-baka hatta ya’tiyaka lyaqin)

  [Sourat Al-fajr/99] ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort »

Que chacun d’entre nous assume la responsabilité qui lui incombe dans ce bas monde afin d’être au nombre de ceux que Allah agrée et pour qu’il soit heureux dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

Le chapitre suivant : recommandez-vous le bien envers les femmes

 

Notre Seigneur tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

 

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءَ وَاتَّقُواْ اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا

(Ya ‘ayyouha n-nas t-taqou Rabbakoum l-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wabaththa minha rijalan kathiran wa niça’a wa t-taqou l-Laha l-ladhi tasa’alouna bihi wa l-‘arhama ‘inna l-Laha kana ^alaykoum raqiba)

 

[Sourat An-Niça/1] qui signifie « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Celui qui vous a créés à partir d’une seule âme, d’une même âme [c’est-à-dire de Adam ^alayhi s-salam] et à partir de cette première personne qui est Adam, Allah a créé son épouse qui est Hawwa. Et des deux il a fait que ce soit engendré beaucoup d’hommes et de femmes et craignez Allah Celui que vous adorez, Celui par Lequel vous vous demandez les uns les autres et craignez Allah en maintenant les liens avec les proches parents. Certes Allah sait tout de vous. »

 

La relation conjugale dans la Loi de l’Islam, Allah ^azza wa jall a fait qu’elle soit basée sur l’amour, sur la tendresse, sur la sérénité et sur la miséricorde entre les deux époux afin que chacun se réfugie et trouve du réconfort chez l’autre et pour que les liens de l’amour, et de la miséricorde et de la tendresse se renforce entre eux deux, et pour que les deux époux s’entraident  dans cette vie conjugale pour accomplir ce que Allah ta^ala agrée et ce que Son Messager a ordonné.

 

Allah soubhana l-Lahi ta^ala  dit :

 

وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِّتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لِآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ

(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum ‘azwaja litaskounou ’ilayha wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah ‘inna fi dhalika li’ayatin liqaoumin yatafakkaroun)

 

[sourat ar-roum/21] Ce qui signifie : « Et parmi les signes que Allah a crée, c’est Qu’Il a fait que vous ayez des épouses auprès desquelles vous vous réfugiez, vous retrouvez le réconfort. Et Il a fait qu’il y a entre vous de l’amour et de la miséricorde. Certes il y a en cela des signes pour des gens qui utilisent correctement leurs raisons. »

 

Il y a dans la première ayah l’ordre de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Il y a aussi un avertissement sur le fait que l’origine de tous les êtres humains est à partir d’une même personne, en l’occurrence Adam ^alayhi s-salam et que tout le monde humain dérive de cette même personne. Il y a aussi l’incitation à la concordance, à l’amour, à la tendresse. Et il y a aussi l’indication que la base de l’espèce humaine adorait Allah ta^ala, c’est-à-dire que Adam et Hawwa étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah seul et qu’ils faisaient preuve de piété à l’égard. Ils obéissaient à Allah ^azza wa jall. Il convient également que tous ceux qui sont de sa descendance soient ainsi. Il y a donc dans ce message général, l’ordre pour les humains de faire preuve de piété et la piété c’est la barrière entre l’homme et les péchés.

 

Concernant la parole de Allah ta^ala : 

الَّذِي خَلَقَكُم مِن نَفْسٍ وَاحِدَة

(‘al-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidah)

 

C’est-à-dire que « Allah a fait que vous soyez tous issus de ‘Adam ^alayhi s-salam. » Il y a ici une indication pour délaisser la fierté déplacée et l’orgueil puisque vous êtes tous issus du même homme. Pourquoi être orgueilleux ?!!! Et Hawwa, Eve l’épouse de Adam a été créée à partir d’une côte de sa cage thoracique, la côte gauche. Allah a pris de Adam une de ses côtes alors que Adam était endormie.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée a dit que Hawwa a été créée à partir de la plus petite côte gauche chez l’être humain. Allah, Celui qui fait sortir les plantes à partir des graines et Qui fait que ces plantes grandissent pour devenir des épis et des arbres, Il a fait que de la côte gauche de Adam soit un corps, celui de Hawwa.

 

Tout comme Allah ta^ala dit :

وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا

(wa khalaqa minha zawjaha wa bath-tha minhouma rijalan kathiran wa nisaa)

                                                                                                                                

C’est-à-dire qu’Il a crée à partir de Adam Hawwa et il a fait que la descendance soit issue d’eux deux, de Adam et de Hawwa.

Donc la mère de toute l’humanité c’est Hawwa. Cette ayah est une indication que la descendance des humains est à partir d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas comme le prétendent certains avec une cellule qui peut être prélevée pour être implantée mais c’est à partir d’un homme et d’une femme.

 

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapportés d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ، فَإِنَّ المَرْأَةَ خُلِقَت مِنْ ضِلْعٍ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلَاه، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيْمَهُ كَسَرْتَه، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَل أَعْوَج، اِسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا

 

(wa stawsou bi n-nisa‘i , fa ‘inna lmar’ata khouliqat min dil^in, wa ‘inna ‘a^waja chay’in fi ddil^i ‘a^lah, ‘in dhahabta touqimahou kasartah, wa ‘in taraktahou  lam yazal ‘a^waj, istawsou bin-nisa’i khayran)

 

 Ce qui signifie : « Recommandez vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte. Et la partie la plus tordue de la côte, c’est la partie supérieure. Si tu veux la corriger tu vas la casser et si tu la laisses, elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. »

 

Allah n’a pas créé Hawwa à l’image d’une enfant, puis qui a grandit petit à petit jusqu’à devenir adulte. Il l’a créée dès le départ sous son aspect avec lequel elle a vécu, âgée, grande de taille, d’une taille qui correspond à la taille de Adam ^alayhi s-salam.

 

Il y a dans le hadith une indication qu’il est requis de patienter avec la femme car elle a été créée à partir d’une côte qui est tordue. C’est la plus petite côte gauche de Adam ^alayhi s-salam.

 

Allah ta^ala dit :

وَ بَثَّ مِنْهُما

(wa bath-tha mihouma)

C’est-à-dire « qu’Il a fait que se diffuse et ait lieu à partir de ces deux premières personnes Adam et Hawwa »

 

رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا

(rijalan kathiran wa nisaa)

C’est-à-dire « beaucoup d’hommes et de femmes »

 

وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ

(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum)

 

C’est-à-dire « Et parmi les signes que Allah vous a donné c’est qu’Il a crée à partir de votre espèce »

 

أَزْوَاجًا

(‘azwaja)

 

C’est-à-dire à partir des humains Il a fait qu’il y ait des hommes et leurs épouses.

 

Les femmes et les hommes sont de la même espèce, l’espèce humaine.  Les hommes sont des humains et les femmes sont des humains mais les femmes sont comme des sœurs pour les hommes, c’est ainsi que cela est rapporté dans le hadith de Abou Dawoud d’après ^A’ichah.

Hawwa a été créée de la côte de ‘Adam et toutes les femmes à la suite après Hawwa ont été créées à partir du mélange de l’eau de l’homme et de la femme.

 

لِتَسكُنوا إلَيهَا

(li taskounou ‘ilayha)

 

C’est-à-dire « Afin que vous trouviez du réconfort auprès d’elle »

وَجَعَلَ  بَيْنَكُم مَوَدَّةً وَرَحْمَة

 (wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah)

 

c’est à dire « et Allah a fait qu’il y a au sein de vos couples entre vous hommes et femmes de l’amour et de la miséricorde.» 

 

Il y a là une preuve de l’éminence de la puissance de Allah tabaraka wa ta^ala.

 

Chapitre : La bonne vie en commun et le danger de renier le bienfait du mari.

 

Parmi les informations utiles que nous rappelons aux femmes pour qu’elles soient exhortées c’est de bien vivre en commun avec leur mari et d’indiquer l’importance du droit du mari au point qu’un des savants qui éduque ses élèves, un savant illustre, (c’est notre chaykh) il a conseillé une de ses élèves qui était mariée en lui enseignant comment adresser la parole à son mari, comment agir en bien avec lui, comment vivre correctement en commun avec lui. Il lui a dit quand tu lui parles et tu te tiens devant lui, fais le comme si tu étais devant un roi éminent, dans ta tenue et dans le fait de lui adresser la parole considère le comme si c’était un roi éminent.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

لاَ تُؤْذِي امْرَأَةٌ زَوْجَهَا فِي الدُّنْيَا إِلَّا قَالَتْ زَوْجَتُهُ مِنَ الحُوْرِ العِيْن: لَا تُؤذِيْهِ قَاتَلَكِ اللَّه، فَإِنَّمَا هُوَ عِنْدَكِ دَخِيْل يُوْشِكُ أَنْ يفَارِقَكِ إِلَيْنَا

(la tou’dhi mra’atoun zawjaha fi d-dounia ‘illa qalat zawjatouhou mina lhouri l^in : la tou’dhihi qatalaki l-Lah, fa’innama houwa ^indaki dakhil youchikou ‘an youfariqaki ‘ilayna)

 

Ce qui signifie : « Si jamais une femme nuit à son mari dans le bas monde, son épouse (de son mari) qui fait partie des Hour al ^in, les femmes du paradis, lui diront « Ne lui nuit pas, que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité, bientôt il va te quitter pour nous rejoindre » » [Rapporté par At-Tirmidhiyy]

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est que l’épouse ne renie pas le mérite de son mari et sa bienfaisance. La femme qui est raisonnable doit absolument éviter de renier le mérite de son mérite, son bienfait, ses actes de bien. Et ce caractère est important pour la stabilité de la vie conjugale. Très peu de femmes mariées prennent en compte cela. En effet, beaucoup de femmes renient le bienfait du mari au moindre mal de sa part. Au moindre mal du mari, elle renie tout le bienfait qu’il lui a fait par le passé. Et c’est pour cela que les femmes sont majoritaires dans le feu de l’enfer tout comme l’a annoncé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que Ahmad et d’autres ont rapportés avec différentes versions qui sont proches les unes des autres, ce dont le sens global est que Allah tabaraka wa ta^ala a montré au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que les femmes étaient la plupart des gens de l’enfer, elles étaient majoritaires en enfer.

Quand certaines femmes compagnons ont posé la question au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à propos de la raison pour laquelle les femmes étaient majoritaires en enfer, il a répondu :

 

لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ العَشِير

(li’annakounna toukthirna lla^na wa takfourna l^achir)

 

C’est-à-dire « Parce que, vous les femmes vous utilisez beaucoup les paroles de malédiction, comme celles qui maudissent leurs enfants ou qui maudissent leurs maris et parce que de nombreuses femmes renient le bienfait du mari – c’est-à-dire elle renient ce que leur mari leur a fait comme bien.- et elles amoindrissent le bien qu’il leur fait » et ceci est une réalité qui est observée chez de nombreuses femmes avec leur époux dans cette vie conjugale.

 

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a même détaillé cette question, il a dit :

 

فَلَو أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ ثُمَّ رَأَت مِنْكَ سُوْءًا قَالَت مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيرًا قَطّ

( falaw ‘ahsanta ‘ila ‘ihdahounna d-dahra thoumma ra’at minka sou‘an qalat ma ra’aytou minka khayran qatt)

Ce qui signifie : « Si tu as agis en bien avec l’une d’entre elles pendant toute la vie et puis un jour, elle a vu de toi un écart elle te dit « je n’ai jamais vu de bien de toi » »

Renier le bienfait du mari fait partie des grands péchés. Si une femme dit à son mari, qui lui a fait beaucoup de bien par le passé « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part » n’est ce pas que le cœur de ce mari est comme blessé de cette parole ? Il y a une grande nuisance dans de telles paroles.

 

Par ailleurs, ces paroles de malédiction et ces paroles de reniement du bienfait du mari ont pour cause la plus fréquente la colère. Pour cela il est demandé de la femme croyante de se contenir lors de la colère. Qu’elle ne dépasse pas avec sa langue les limites pour commettre la désobéissance à Allah tabaraka wa ta^ala pour maudire celui qui ne mérite pas la malédiction et pour nuire le mari en reniant ses bienfaits. La principale cause de nuisance, ici c’est la colère.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam a recommandé à sa communauté d’abandonner la colère. La colère pour prendre partie pour sa propre personne ce n’est pas quelque chose qui est appréciée. Méfiez vous donc, vous les femmes, celles d’entre elles qui ont un mari pour ne pas renier le bienfait du mari quelque soit la colère qui peut l’atteindre, quelque soit la détérioration de la situation entre eux d’eux qui peut arriver jusqu’à la répulsion au fait qu’ils se détestent l’un et l’autre, qu’elle ne renie pas le bienfait que son mari lui a fait par le passé. Qu’elle se limite simplement à demander son droit si elle avait un droit selon la loi de l’Islam, sinon qu’elle se taise. Dans l’au-delà il y a la rétribution de la personne pour ce qu’elle a dit comme paroles et il y aura une rétribution pour les actes qu’elle aura accomplit. La personne rendra des comptes pour les paroles interdites, les paroles que l’homme dit et qui sont de l’ordre du haram quelle qu’elles soient. Et les paroles interdites sont très nombreuses, pour les actes interdits, la personne rendra des comptes également. Ce jour là Allah tabaraka wa ta^ala dévoile les choses qui étaient cachées, les choses que l’homme dissimulait dans sa poitrine. Tous ces sujets Allah ta^ala  les manifeste ce jour là. Pour cela, il convient aux femmes et à autre que les femmes de s’éloigner, du fait de renier les bienfaits c’est-à-dire la bienfaisance. Chers frères musulmans, chères sœurs musulmanes l’Islam a beaucoup insisté sur le droit de la femme sur son mari et il a beaucoup insisté sur le droit du mari sur son épouse.  L’Islam n’a pas été injuste envers la femme pour donner quelque chose injustement aux hommes. Et l’inverse également, il n’a pas donné injustement à la femme au détriment de l’homme. L’Islam est équitable concernant les hommes et les femmes.

 

Concernant ce hadith que nous avons cité, cette mise en garde des femmes c’est pour inciter les femmes à éviter ce caractère détestable, afin qu’elle ne tombe dans l’interdit et il ne faut comprendre de ce hadith ce que certains ignorants ont cru comprendre, les ignorants hommes ou femmes, que la femme n’aurait pas de droits sur son mari et qu’elle n’aurait pas de valeur dans la société. Au contraire le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous rapporte ce qu’il a vu et observé tel qu’il est. Il n’est pas permis de déformer le sens du hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il est demandé d’apprendre à la fille depuis sa naissance et son discernement, depuis qu’elle prend conscience, il convient de lui enseigner les sujets indispensables de la science de la religion, les sujets qu’elle doit apprendre après la puberté concernant la croyance et les lois. Il convient aussi de l’élever dans un cadre islamique vertueux basé sur les caractères louables afin qu’elle soit un pilier actif pour construire une société utile. Afin qu’elle soit une mère vertueuse, une épouse vertueuse qui connait le droit de son mari sur elle et elle s’en acquitte, qui connait son mérite et ses bienfaits afin qu’elle ne les renie pas. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala  dit :

 

وَلَا تَنْسَوا الفَضْلَ بَيْنَكُم

(wa la tansaw lfadla baynakoum)

 

Ce qui signifie : « N’oubliez pas le mérite que les uns ont sur les autres », si quelqu’un nous a fait un jour un bien, ne l’oubliez pas.

 

Ainsi cette femme gagnera l’agrément de son Seigneur ^azza wa jall. Elle obtiendra sa récompense et sa miséricorde dans les jardins du paradis.

 

Le dernier chapitre : conclusion du cœur

 

Qu’il est beau de terminer notre sujet avec les paroles des maitres des Messager, l’imam des pieux, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui comporte une annonce de bonne nouvelle pour la femme et pour l’épouse vertueuse qui s’acquitte des droits que Allah lui a indiqués et des droits de son mari sur elle. Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا صَلَّتِ المَرْأَةُ خَمْسَهَا وَصَامَت شَهْرَهَا وَحَفِظَت فَرْجَهَا وَأَطَاعَت زَوْجَهَا قِـيْلَ لَهَا ادْخُلِي مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّةِ شِئْتِ

(‘idha sallati lmar’atou khamsaha wa çamat chahraha wa hafidhat farjaha wa ‘ata^at zawjaha qila laha dkhouli min ‘ayyi ‘abwabi ljannati chi’ti)

 

[Rapporté par Al-Bazzar] d’après ‘Anas et par Ibnou Hibban d’après Abou Hourayrah ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et qu’elle fait le jeûne du mois de ramadan et qu’elle se préserve des relations sexuelles interdites et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit « Entre par la porte du paradis que tu veux, entre au paradis par la porte que tu voudras. » »

 

Le sens de ce hadith est que la femme musulmane et croyante qui, dans le bas monde a fait la prière tout comme Allah lui a ordonné, qui a fait le ghousl, qui a fait le jeûne de ramadan tout comme Allah le lui a ordonné, qui a obéit à son mari, qu’elle ne lui a pas désobéit dans certaines choses qui sont interdites envers son mari alors elle entrera par la porte qu’elle voudra parmi les huit portes du paradis car toutes les portes du paradis sont de très bel aspect, et quand tu vois une porte, tu oublies par la beauté l’autre. Le mari et l’épouse, s’ils s’entraident dans le bas monde pour accomplir ce que Allah agrée, si chacun des deux ordonne à l’autre le bien et interdit à l’autre le mal, au jour du jugement le mari ne va pas fuir son épouse et son épouse ne va pas fuir son mari.

Quant à ceux qui s’entraidaient dans le bas monde pour les péchés, qui ne s’entraidaient pas pour l’obéissance à Allah, ces couples là vont se fuir au jour du jugement. Elle va le fuir et lui va la fuir. Pourquoi donc ? Lui, il va avoir peur qu’elle ne lui réclame des droits qu’il aurait bafoués, des choses envers lesquelles il a été injuste envers elle. Et elle, elle va avoir peur qu’il ne réclame ses droits c’est-à-dire des choses où elle aurait été injuste envers lui dans le bas monde. Le père et le fils également sauf si dans le bas monde s’ils s’entraident pour le bien, s’ils se donnaient le conseil et qu’ils ne s’entraidaient pas pour la désobéissance, ils ne s’entraident que pour le bien. Cela, au jour du jugement ils ne vont pas s’enfuir les uns des autres.

 

Chers frères, attachez vous à la science de la religion, c’est grâce à la science de la religion que tu sauras ce que ton épouse a comme droits sur toi. Et elle, elle saura qu’est ce qu’elle a comme droit sur elle. Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a expliqué en disant :

 

أَوْلَى النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا : أَحَقُّ  النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا وَأَحَقُّ النَّاسِ بِالرَّجُلِ أُمُّهُ

(‘awla n-naçi bi l-mar’ati zawjouha ; ‘ahaqqou n-naçi bi l-mar’ati zawjouha wa ‘ahaqqou n-naçi bi r-rajouli ‘oummouhou)

 

Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère. ». Grâce à la science de la religion, l’épouse et l’époux sauront chacun quels sont leurs devoirs envers Dieu. Il est rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Mou^adh que Allah l’agrée qu’il a dit : « j’étais un jour derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur un âne qui lui appartenait et qu’il appelait ^Oufayr. Et il m’a dit :

 

يَا مُعَاذ هَلْ تَدْرِي حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِه وَحَقُّ العِبَادِ عَلَى اللَّهِ

(Ya Mou^adh hal tadri haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi wa haqqa  al-^ibadi ^ala l-Lahi)

 

Ce qui signifie : « Ô Mou^adh sais-tu quels sont les devoirs que les esclaves ont envers leur Seigneur, envers Allah et qu’est ce qu’Allah a promis a Ses esclaves ? » je lui ai dis « Allah sais plus que tout autre et Son Messager sait. » Il a dit :

 

فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ أَنْ يَعْبُدُوْهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْءًا

(fa’inna haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)

 

Jusqu’à la fin du hadith ce qui signifie : « Le droit que Allah a sur Ses esclaves, le devoir des esclaves envers Dieu c’est d’adorer Allah et de ne pas lui attribuer d’associé ».

 

Le premier des devoirs pour les esclaves, c’est de connaître Allah, de croire en Lui, qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblances avec Ses Créatures car s’il avait eu une ressemblance avec Ses Créatures, Il aurait été semblable à elle et il n’aurait pas été valable qu’il soit un Dieu. Il est également un devoir de connaitre Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est-à-dire d’avoir la croyance que notre maître Mouhammad est le Messager de Allah véritablement et qu’il est véridique en tout ce qu’il a emmené, que ce soit concernant les sujets qu’il nous a annoncés, comme allant se produire dans le futur, comme les sujets de l’au-delà, ou encore concernant les communautés antérieures ou le caractère licite ou interdit de certaines choses. Si l’homme a connu Allah comme il se doit et qui a connu le Messager comme il se doit et qui a cru fermement par son cœur et a prononcé par sa langue, alors il aura accompli le meilleur des devoirs, le plus prioritaire et ainsi il se sera garanti la préservation du séjour éternel en enfer.

 

Nous demandons à Allah la piété, la chasteté et la richesse de l’âme et nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons au nombre de Ses esclaves, qui ont les comportements de Son Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde de bien prendre modèle sur les Prophètes, les saints et les vertueux. Ô Allah nous te demandons le pardon, la préservation dans le bas monde et dans l’au-delà et notre dernière invocation est Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin.

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