Chaykhaboulaliyah's Blog


Comportement et croyance : tenir une discussion

Posted in cours général,Croyance,société par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Réjouir le cœur des gens.

Si chacun de nous observe son cas à lui quand il est content, quand il est heureux qu’est-ce qu’il ressent : quand quelqu’un est à l’aise, heureux, cela a un impact sur son cœur ; même son ardeur, sa volonté, sa motivation augmentent. Cette vigueur va se refléter sur son corps et sur ses œuvres, elle va œuvrer encore plus. Mais si la personne est malheureuse ; généralement cela aura l’effet inverse sur ses œuvres et sur son corps.

Parmi les sujets plus importants qui font que les gens soient heureux c’est qu’ils trouvent qui parle avec eux des sujets qu’ils aiment, des sujets qui leur réjouissent le cœur. C’est quelque chose de requis pour la personne pour que les gens soient heureux avec elle, c’est de leur parler des sujets qui sont licites dans la Loi de l’Islam, des sujets qui leur réjouissent le cœur et non pas n’importe quels sujets. En d’autres termes, celui avec qui les gens sont heureux c’est important de ne pas négliger les règles de comportements et les principes de base. De sorte que la personne ne va pas être amenée à dire des paroles, même si cela va plaire à ces gens-là mais elle ne va pas respecter les règles de la religion ou de la décence. Il ne faut pas tomber bas, c’est cela qu’il est à retenir.

C’est pour cela qu’il est très important de savoir quels sont les sujets qui réjouissent le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Cela pour que tu trouves une voie vers son cœur. Pourquoi nous parlons de cela ? Parce que si quelqu’un se trouve dans une assemblée et que il se trouve avec des gens et qu’il leur parle d’un sujet de bien ; par exemple il leur parle d’un sujet de croyance, il leur parle d’un sujet où il les incite à faire les devoirs, un sujets où il va les inciter à délaisser les péchés, quand il a trouvé comment arriver à leurs cœurs, ils ne vont pas se lasser, ils vont au contraire être heureux de discuter avec une telle personne c’est pour cela que c’est très important de savoir comment discuter, comment aborder et comment réjouir le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Dans quel objectif ? Pour lui transmettre l’information qui est un bien pour cette personne. De sorte que même si dans la discussion les gens abordent un autre sujet, lui il va un peu dans leur sens tant qu’il ne commet pas de péché, il ne va pas non plus les inciter à commettre un péché, pourvu que lui il puisse récupérer la discussion et parler des sujets qui sont importants. Ce, parce que lorsqu’ils vont voir que lui il parle avec eux des sujets qui ne sont pas forcément le cours de religion qu’il voulait donner, après cela ils vont aimer écouter ce que lui il va leur dire comme chose de bien. Pour que les gens se réjouissent d’une discussion avec une personne et qu’ils aiment cette personne, qu’elle fasse preuve de sagesse pour leur réjouir le cœur. Qu’il aille un peu dans le sens des gens, et même si il fait de temps en temps des plaisanteries qui ne comportent pas de péché, cela va renforcer l’attachement des gens à lui et il pourra ensuite donner des paroles de bien qu’il veut leur donner dès le début. Voyez comme c’est important, et nous allons prendre un exemple de comment le Prophète faisait (^alayhi s-salatou wa s-salam).

Un jour des compagnons sont venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui demander une monture. Ils ont dit au Prophète : « Porte nous », c’est-à-dire « Donne nous une monture pour que l’on puisse faire un trajet ». Il leur a dit ce qui signifie : « Je vous donne pour monture le fils de la chamelle », ils ont dit : « Mais ô Messager de Allah, le fils de la chamelle qu’est-ce qu’il va nous faire ? », il leur a dit ce qui signifie : « Mais n’est-ce pas que les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle ? ». Eux, lorsqu’ils ont compris le fils de la chamelle, le sens qui vient c’est celui de petite taille et il leur a dit que même les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle. Il leur a dit cela pour leur réjouir le cœur. Vous voyez quel genre de plaisanterie on peut faire. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas menti lorsqu’il a dit cela. Le fils de la chamelle c’est bien un chameau.

Une telle plaisanterie dans laquelle il n’y a ni mensonge ni nuisance à un musulman. Retenez ces deux règles : pas de mensonge et pas de nuisance à un musulman. Cela c’est possible au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Certains des compagnons ont dit : « Ô Messager de Allah, tu plaisantes avec nous ! ». Les compagnons se sont sentis très bien, cela leur a réjoui le cœur. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qu’a rapporté at-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « Oui, je plaisante avec vous mais je ne dis que la vérité », même si le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) plaisante mais il ne dit pas des paroles mensongeres. Même lorsqu’il plaisante ce qu’il dit est vrai.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) portait Al-Haçan et Al-Houçayn parfois dans ses bras. Ce sont les deux petits du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a eu quatre filles et trois garçons. Tous sont morts pendant sa vie, sauf sa dernière fille Fatimah Az-Zahraa’. Elle est morte six mois après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Tous les garçons sont morts tout petits, ils n’ont pas dépassé les deux ans. Les filles se sont toutes mariées mais il n’y a que Zaynab qui a eu un enfant qui est mort, il s’appelle ^Aliyy. Et elle aussi était morte comme ses sœurs Rouqayyah et Oummou Kalthoum sans avoir laissé de descendants vivants. La seule qui a laissé des descendants vivants c’est Fatimah Az-Zahraa’ qui était mariée à notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Les deux garçons Al-Haçan et Al-Houçayn ont eu des descendants. Elle a eu un troisième fils qui s’appelle Al-Mouhçin mais il est mort lui aussi petit. Tous ceux qui sont descendants du Prophète aujourd’hui sont descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn. Le Prophète réjouissait le cœur de ses petits-enfants. Il portait Al-Haçan et Al-Houçayn. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il lui arrivait de réjouir le cœur de ses propres enfants à lui.

Une fois le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) marchait dans une des rues de Médine et il a vu un compagnon qui s’appelle Zahir fils de Hizam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a pris entre ses bras par derrière. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Qui achète cet esclave ? » c’est-à-dire celui qui a l’apparence d’un esclave. Cela ne veut pas dire que c’est un mensonge. Quand Zahir ce compagnon s’en est aperçu, il a dit : « Je n’ai pas eu une joie plus intense, plus grande, que le fait que mon corps soit collé au corps du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ».

Et il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu une femme qui s’appelle Oummou Khalid, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a complimentée sur ses vêtements. Il lui a dit ce qui signifie : « Qu’ils sont beaux tes vêtements ! ». Cela pour lui réjouir le cœur.

Réjouir le cœur des gens c’est une des choses qui fait gagner leur amour. C’est naturel chez les gens qu’ils sont attirés par celui qui leur réjoui le cœur. Allah a fait que c’est naturel chez les gens. Le fait de plaisanter avec des petites paroles qui réjouissent le cœur cela aide à ce que les gens t’aiment. En introduisant la joie dans leur cœur, cela entraîne l’amour des gens. Il y a des situations où il faut être absolument sérieux et il y a des situations qui permettent un peu de plaisanter. Pourquoi nous parlons de ce sujet, pour que celui qui a attiré le cœur des gens puisse leur transmettre ce qui leur est utile dans leur bas monde et dans leur au-delà. Un peu de plaisanterie renforce l’amour et l’amour va faire que les gens soient plus réceptifs. C’est cela l’objectif : que tu puisses enseigner aux gens ce qui leur sera utile. Et la plaisanterie, le fait de réjouir le cœur des gens. Cela va enlever ce qu’il y a dans les cœurs comme ennui et lassitude. Parfois dans les cœurs il y a de l’ennui et de la lassitude. Comment tu peux passer outre ? En parlant aux gens par des choses qui vont leur réjouir le cœur, et cela leur permet d’être plus réceptifs pour ce que tu vas leur dire.

Dans le hadith rapporté par Mouslim, également par An-Naça’iyy et Al-Bayhaqiyy, d’après Abou Dharr Ar-Rifa^iyy le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, au moins que tu sois à la rencontre de ton frère avec un visage souriant », c’est-à-dire que si tu vas vers ton frère avec un visage souriant pour gagner des récompenses de la part de Dieu, tu es récompensé. Cela c’est un bien qui ne coûte pas grand-chose, de sourire à ton frère ou pour la femme de sourire à ta sœur. C’est une bonne action qu’un musulman rencontre son frère avec un visage détendu et non pas crispé. Il y a des récompenses à réjouir le cœur de ta sœur ou de ton frère en Islam. Ceci est très facile. Sourire ne nécessite pas beaucoup d’efforts.

Il a été rapporté également du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que tout acte de bienfaisance comporte la récompense d’une aumône. L’aumône est un acte qui donne des récompenses mais il n’y a pas que l’aumône qui donne des récompenses. Tout acte de bien donne la récompense d’une aumône. Que tu souris à ton frère, que tu lui réjouisses le cœur, cela ce sont des actes de bienfaisance qui te donnent la récompense d’une aumône.

Et comme les actes de bienfaisance sont très nombreux et certains donnent plus de récompenses que d’autres. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a cité ce qui est le plus facile pour la personne, c’est qu’un homme vienne à la rencontre de son frère en Islam en étant souriant ou qu’une femme vienne à la rencontre de sa sœur en Islam en étant souriante. C’est quelque chose de facile, ce n’est pas grand-chose mais plus cela nécessite un effort plus cela mérite de récompenses. Avoir un visage souriant c’est l’apparence qu’il convient à la personne d’avoir lorsqu’elle va aborder les gens.
Les hadiths du Prophète orientent la personne à avoir un visage détendu même si dans son cœur il est chagriné. Il faut que tu apprennes à déconnecter entre ce qu’il y a dans ton cœur et ton visage. Lorsque tu es avec les gens ton visage est détendu même si dans ton cœur tu es chagriné.

Le fait d’être souriant, le fait d’avoir un visage souriant d’un sourire sincère cela tient compagnie aux gens et aux amis, cela rapproche le cœur des gens. Il a été dit qu’il y a trois choses du bas monde qui réjouissent le cœur : la femme obéissante, l’enfant bien éduqué et qui exécute ce qu’on lui demande et le frère qui est souriant. Et justement c’est de cela que nous parlons maintenant.

Il a été dit à Ibnou Samak parmi les savants : « Lequel parmi les frères (c’est-à-dire les musulmans) c’est celui qu’il convient d’entretenir avec les liens avec lui ? », il a dit : « C’est celui qui est attaché à sa religion, deuxièmement c’est celui qui est sensé, c’est quelqu’un qui agit de manière raisonnable. C’est celui qui ne te gêne pas lorsqu’il est auprès de toi, et lorsqu’il est loin de toi il pense toujours à toi. Si tu te rapproches de lui, il vient vers toi (il ne te fuit pas), et si tu prends tes distances, il se retire (c’est-à-dire il comprend que tu as besoin de te retirer un peu, il prend ses distances pour te laisser souffler). Si tu demandes son aide, il va te soutenir. Et ce qui concrétise son amour par ses actes dépasse ses paroles. » Il y a des gens qui te font de beaux discours, mais quand tu as besoin d’eux ils ne sont pas là. Voici quelques petites règles de gens qui ont de la sagesse et de l’expérience.
Pour gagner l’amour des gens et ceci est un signe de la réussite, il convient comme nous l’avons vu précédemment d’avoir un visage détendu, un visage qui est toujours avenant, et souriant avec sincérité. On ne parle pas d’hypocrisie ici. Pour sortir un sourire sincère c’est que tu as travaillé au préalable sur ton cœur. L’apparence c’est le reflet de l’intérieur. Nous parlons ici de l’apparence mais cela sous-entend que tu as travaillé sur ton for intérieur. Si quelqu’un n’a pas pour habitude de sourire, qu’il s’entraîne à cette belle qualité. Et ce n’est pas un défaut que d’apprendre à sourire. Qu’il fasse que son sourire prenne naissance dans son cœur et qu’il traverse ses lèvres afin que l’apparence de son visage soit détendue.
Et il ne va pas se charger de quelque chose de difficile et il ne sera pas perdant, c’est lui le gagnant, c’est lui qui aura réussi, c’est lui l’heureux si dans tous les cas il aura été sincère pour sortir ce sourire.

Que chacun retienne une chose c’est que le visage détendu et le sourire ce sont les principaux points qui vont faire en sorte qu’il laisse un bon impact quand il va rencontrer des gens pour la première fois. Ce afin qu’ils gardent un bon souvenir de toi. Il convient à la personne qu’elle prenne cela pour habitude, surtout lors de la première rencontre. Qu’elle aille vers les gens avec un sourire. C’est ainsi que la personne réussira dans ses actes et elle gagnera l’amour des gens.

Un autre sujet qui est très important, c’est le fait d’écouter les gens. Ecouter les gens est un art que beaucoup de gens négligent. Beaucoup de gens maîtrisent le fait de parler plus que le fait d’écouter. L’écoute c’est quelque chose d’important aussi. Certains lorsqu’ils se taisent, au lieu d’écouter ce que l’autre est en train de dire, ils réfléchissent sur ce qu’ils vont dire lorsque l’autre va se taire. Au lieu d’écouter, il est sur sa lancée, il attend juste que le second s’arrête et il va enchaîner sur sa lancée. Une question : « Est-ce qu’il y a un lien entre gagner l’amour des gens et écouter ce qu’ils sont en train de dire ? » la réponse est : « Oui, il y a un lien ». Si deux personnes se rencontrent et qu’une conversation s’engage entre les deux. Mais ils négligent ce que l’autre est en train de dire. Quel va être le sentiment du second ? Sans aucun doute il ne va pas être content, ni attiré. Il va se dire : « Je suis en train de parler, et il n’est pas en train de m’écouter ». Qu’il fasse une expérience : qu’il entre en discussion avec une personne et qu’il lui montre qu’il écoute ce qu’il est en train de dire. Il lui montre qu’il écoute ses paroles et qu’il ne le coupe pas, sauf dans un cas. Le cas c’est si tu crains que la personne dans la suite de la discussion tu t’attends à ce qu’elle dise une chose contraire à la religion. Dans ce cas tu la coupe de manière élégante, tu introduis la preuve que ce qu’elle allait dire n’est pas correct. Tu fais comme si tu vas la doubler pour le précéder sur le sujet et donner directement la preuve que cette chose est fausse, mais de manière élégante. Mais ceci c’est un art. Tu montres que tu écoutes car cela réjouit le cœur des gens et si au cours de la discussion tu remarques qu’il y a un risque qu’il dise quelque chose qui contredit la religion, tu vas anticiper et tu vas donner la preuve que ce que tu crains qu’il ne dise est faux et tu donnes directement la preuve. Voyez comme c’est important. Ce sont des choses qu’il convient d’apprendre.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lorsque quelqu’un lui parlait il ne se suffisait pas seulement de tourner le visage, il se tournait lui-même vers la personne. Voyez, ceci renforce l’amour. Et lorsque la personne t’aime tu peux lui enseigner la bonne croyance, l’exhortation. C’est pour cela que c’est important de savoir comment parler aux gens. Comment dire une parole qui lui réjouit le cœur, comment écouter ce qu’il est en train de dire, tu ne le coupes que si tu crains qu’il va dire une chose qui contredit la religion. Lorsque tu parles avec un individu, tu ne tournes pas juste le visage ; tu te tournes tout entier vers la personne car le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) faisait cela. Si tu prends en exemple le prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est quelque chose qui donne des récompenses.
Une règle : Celui qui va adresser la parole à quelqu’un ou qui va enseigner la religion. Ici nous parlons de la religion, nous ne sommes pas dans un salon pour jeunes femmes modèles pour le savoir-vivre. Nous, nous avons le savoir-vivre religieux et nous donnons des cours à ceux qui se disent donner le savoir vivre aujourd’hui. Notre religion comporte une expertise beaucoup plus importante que ce que certains prétendent. Celui qui donne un discours et celui qui va enseigner, il convient qu’il observe celui à qui il est en train d’adresser la parole. Il ne parle pas en ayant la tête dans les nuages. C’est important. Et d’autre part d’écouter. Si on t’invite à donner un discours et que l’un est en train de discuter, l’autre est en train de manger ; est-ce que cela va t’encourager à donner ton discours ? Non. Est-ce que tu vas être attiré par les gens qui sont dans cette assemblée ? Non. Est-ce que tu vas faire leur éloge ? Non plus. Habituellement ce n’est pas le cas. Ce que tu retiens dans ton cœur c’est que ce ne sont pas des gens qui t’ont encouragé dans ton cours ou ton discours, car ils ne prêtent pas l’oreille. Donc, retiens cela avec les autres.
Une règle que les savants ont donnée : l’étudiant de la science de la religion il convient qu’il soit en face de son enseignant, que ce soit par son cœur que par son visage. Même dans une assemblée de science, tu trouves certains qui sont adossés contre le mur, les jambes allongées et comme si « oui, oui… je suis en train d’écouter ». Quand tu vas apprendre une information de religion, il convient que tu sois face à celui qui te donne le cours. Ceci est important car cela aide ton cœur à bien assimiler ces informations que tu es en train de recevoir. Ecouter ce n’est pas quelque chose de difficile mais c’est une habitude à prendre. Tu vas l’acquérir en combattant les mauvais penchants de ton âme. Après cela devient un art d’écouter, d’encourager quelqu’un à émettre ses idées ; bien sûr quand ce sont des idées qui ne contredisent pas la religion. On ne va pas encourager quelqu’un à dire des choses fausses. Cela veut dire que celui qui sait écouter, il travaille sa patience, il doit la renforcer. Sa patience pour garder le silence pour ne pas interrompre celui avec qui il se trouve tant que ce qu’il dit ne contredit pas la religion. Il y a toujours ce « tant que » car on ne permet pas le faux. On ne va pas dire je vais écouter quelqu’un alors qu’il est en train d’insulter Dieu ou d’insulter le Prophète ou de rendre licite ce qui est interdit ou de rendre interdit ce qui est licite. Tant que ce n’est pas quelque chose qui contredit la religion, on l’écoute jusqu’à ce qu’il termine sa parole ou jusqu’à ce qu’il termine l’idée qu’il voulait passer.
C’était quelques petits rappels concernant des sujets très important dans notre époque.
Nous prenons un rappel concernant un sujet :

Il a été rapporté dans Mouslim et Al-Bayhaqiyy que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrange et il redeviendra étrange tout comme il a débuté, bonheur aux étrangers ! », les compagnons ont demandé : « Mais qui sont donc les étrangers ? », il a répondu ce qui signifie : « Ce seront ceux qui auront corrigé de ma loi/sounnah ce que les gens auront corrompu ».

Le mot sounnah ne signifie pas seulement la tenue vestimentaire, la manière de manger, comme certains le croient. Il n’y a pas que cela. Le mot « sounnah » peut avoir plusieurs sens. Parmi les sens du mot sounnah, c’est la loi du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire sa croyance et les jugements. Ceux qui vont réparer la sounnah du Prophète que les gens auront corrompue, c’est-à-dire ceux qui vont réparer dans la croyance et les lois ce que les gens auront corrompu. Il y a des gens qui vont corrompre la croyance tout comme on le voit aujourd’hui, ils diffusent de fausses croyances. Et il y a des gens qui propagent des informations fausses aux sujets des lois. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Bonheur à ceux qui vont réparer ce les gens auront corrompu de ma sounnah ». Dans ce hadith, il y a une annonce de bonne nouvelle à celui qui va s’attacher dans cette époque à la sounnah du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire qui va s’attacher à la croyance et aux lois, surtout dans cette époque où il y a de mauvaises croyances qui sont diffusées.

Si un assimilateur de Dieu avec Ses créatures prétend qu’il y a dans le Qour’an et les hadiths des preuves que Dieu serait dans la direction du haut. Comment lui rétorquer ? Nous savons pertinemment que Dieu (Allah) est le Créateur de toutes les directions, Il n’a pas besoin d’endroit ni de direction. Si un assimilateur prétend que Dieu est dans la direction du haut, on lui répond à partir des preuves rationnelles, à partir du Qour’an et du hadith. Ce groupe d’assimilateur, d’anthropomorphes, ils jouent sur les mots. Ils disent : « Ce que Dieu a confirmé pour Lui-même, nous le confirmons et ce que Dieu n’a pas confirmé pour Lui-même nous ne le confirmons pas », après cela ils disent : « Dieu n’a pas dit qu’Il est sans endroit, donc nous nous ne disons pas qu’Il est sans endroit », c’est cela qu’ils veulent dire. Ce sont des gens qui jouent sur les mots. Ils croient que Dieu est un corps, qu’Il a une ou deux mains, un œil, une jambe qu’Il met en enfer et que l’enfer va se remplir sans que sa jambe ne brûle. Regardez à quel point ils sont loin. Après cela ils disent : « Nous sommes musulmans ». Mais vous êtes loin de l’Islam ! Ce sont comme les idolâtres. Ils adorent un corps. Les musulmans n’adorent pas un corps. Allah est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps.
Quand ils disent nous ne confirmons pas au sujet de Dieu ce qu’Il n’a pas confirmé à Son Sujet. Ils veulent dire par là : « Nous, nous ne disons pas que Allah est exempt de l’endroit, des directions, du corps, du changement d’humeur, de l’immobilité, du mouvement, du déplacement et de tout ce qui est des caractéristiques des corps ». Alors que les musulmans, nous, disent que Dieu est exempt du corps, du mouvement, de l’immobilité, du déplacement, et tout ce qui est des caractéristiques des créatures. Tout ce qui est des caractéristiques des créatures, Dieu en est exempt. En est exempt signifie qu’Il n’a pas cela pour attribut. On ne dit pas que Dieu a pour attribut d’être en contact ou d’être séparé, ni qu’Il serait immobile ou en mouvement car le contact et la séparation, le mouvement et l’immobilité ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps ainsi Il n’est pas concerné par cela. C’est cela la croyance des musulmans.

Parmi les anciens mouchabihhah, les anciens assimilateurs de Dieu à Ses créatures, ils disaient que Dieu est une lumière qui brille. Certains disaient cela. Les mouchabihhah de notre époque qui se font passer pour des salafistes, mais qui sont en réalité des wahhabites, disent que Dieu est un corps palpable.

La preuve qu’ils attribuent le corps à Dieu, c’est qu’ils disent que dans l’au-delà lorsqu’il sera dit à l’enfer « es-tu rempli ? », il dira : « Non, non je peux prendre encore plus ». Ils disent que Dieu mettre sa jambe dedans et sa jambe ne va pas brûler. Voilà leur croyance. C’est une croyance stupide, abjecte. Il n’y a pas de différence entre eux et ceux qui adoraient les idoles ; les idolâtres fabriquaient ce qu’ils adoraient et eux (les mouchabihhah) ils l’ont imaginé. Si un de ses assimilateurs (mouchabihhah) vient vous voir et vous cite le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith est en contradiction avec un hadith moutawatir qui lui a été rapporté par quinze ou seize de compagnons ». Moutawatir est un adjectif et le nom c’est le tawatour. Le hadith moutawatir est un hadith rapporté par un grand nombre de personne de sorte que ce n’est pas concevable que ce soient des menteurs. Quinze ou seize compagnons ont entendu le Messager de Allah dire
حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله و إني رسول الله
Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a donc enseigné à ces quinze ou seize compagnons qu’il ne juge musulman quelqu’un que s’il entend de lui les deux témoignages.

Quelqu’un qui n’est pas d’origine musulmane comment tu vas le juger musulman, c’est en entendant de lui les deux témoignages à savoir : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ». C’est cela qui te permet de juger quelqu’un musulman. Ceci et un hadith moutawatir rapporté par un grand nombre de compagnons.

Le hadith de la femme esclave dans la version de Mouslim, car il y d’autres versions, auquel s’attachent becs et ongles les assimilateurs, qu’est-ce qu’il fait comprendre : il fait comprendre que le Prophète AURAIT (au conditionnel car ce n’est pas vrai) jugé la femme esclave croyante (car son propriétaire voulait la libérer si elle était croyante) uniquement parce qu’elle aurait dit Allahou fi s-sama’, or ceci est contre au hadith moutawatir. Nous jugeons musulman quelqu’un musulman parce qu’il dit « La ‘ilaha illa l-Lah » et non pas en disant : « Allahou fi s-sama’ ». Dans ce hadith de la femme esclave, le Prophète aurait dit : « ‘ayna l-Lah ? », elle aurait dit : « Fi s-sama’i », il aurait dit « man ‘ana ? » (Qui suis-je ?), elle a répondu : « Raçoula l-Lah » (le Messager de Dieu) et il aurait dit de l’affranchir. Ce hadith suggère que le Messager aurait jugé croyante une femme parce qu’elle aurait dit : « Allahou fi s-sama’ » or le hadith moutawatir nous indique que l’on ne juge musulman quelqu’un que s’il dit les deux témoignages, donc ce hadith est en opposition avec le moutawatir. Le moutawatir donne une information certaine. Le moutawatir dans son poids au niveau des preuves est au même niveau que le Qour’an. Pourquoi ? Le Qour’an est par tawatour. Le Qour’an nous est parvenu sans que ce soit une personne qui l’ait entendu, mais plutôt c’est un grand nombre qui a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à nous. C’est donc par tawatour. Le Qour’an entraîne une connaissance certaine car il n’est pas possible que tous ces gens aient menti. Idem pour le hadith moutawatir. On juge musulman que par les deux témoignages. Du point de vue de la force dans les preuves le Qour’an et le hadith moutawatir sont équivalent car ils sont venus tous deux avec ce même degrés de confiance, de fiabilité à savoir le tawatour. La version de Mouslim c’est un compagnon qui a cru entendre cela du Prophète, un seul. Selon la version de Mouslim il suffirait que quelqu’un dise « Allahou fi s-sama’ » pour qu’on le juge croyant, or celui qui dit : « Allahou fi s-sama’ », le sens apparent de cette parole c’est que Dieu serait dans le ciel, or ceci n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans est que Allah est sans endroit. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais ce hadith, cette version de Mouslim il y a des savants qui ont fait le commentaire de Mouslim et qui ont été d’accord avec cette version » et il te cite An-Nawawiyy, Ar-Razi et d’autres. Tu leur dis : « Oui, ils ont accepté qu’il est correct mais ils ne lui ont pas donné le sens apparent. Ils lui ont donné un autre sens que le sens apparent. Ils ont fait le ta’wil (c’est-à-dire donner un autre sens que le sens apparent). » Ces savants ont interprété la première parole « ‘ayna l-Lah » celle attribué au Prophète, ils ont dit que cela ne veut pas dire où est Dieu. Ce n’est pas cela le sens. Dans la langue il est valable de dire « ‘ayna untel » c’est-à-dire « quel est son degré/son importance ? ». Et la réponse « fi s-sama’ » ne veut pas dire dans le ciel, mais cela veut dire qu’il a une grande importance. Vous voyez, ceux qui l’ont interprété n’ont pas dit où est Dieu. Mais ils ont dit ‘ayna l-Lah c’est-à-dire quel est le degré / quelle est l’importance, et la réponse fi s-sama’ veut dire qu’Il a un très haut degré. Cela ne signifie pas que Dieu est dans le ciel, car Allah n’est pas dans le ciel. Il n’est pas en haut. Il est sans endroit. « ‘ayna l-Lah » veut dire : « Quelle est l’importance que tu accordes dans ton cœur à Allah ? ». Et elle en répondant « fi s-sama’ », elle a dit : « Un très grand degré ». Ce n’est pas selon le sens apparent que ces deux grands savants l’ont interprété mais c’est dans le sens de l’importance et du degré. On leur dit (aux mouchabihhah) : « Si vous aviez vous aussi interprété autrement que par le sens apparent vous ne seriez pas tombé dans la mécréance ». Si eux avaient fait comme ces deux savants, ils ne seraient pas tombés dans la mécréance. Mais s’ils donnent le sens apparent qui serait la confirmation de l’endroit à Dieu, ceci est de la mécréance. S’ils interprètent au sens apparent ils ont sur eux la déclaration de mécréance. S’ils retenaient le sens apparent de chaque texte, ce sera des contradictions entre les textes car dans le Qour’an il y a plusieurs versets qui ne sont pas des versets explicites. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Un exemple c’est le verset 99 de sourat As-Saffat :
وَقَالَ إِنِّى ذَاهِبٌ إِلَىٰ رَبِّى سَيَهْدِينِ
Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit selon le sens apparent : « Je vais vers mon Seigneur, Il va me guider », et lui partait d’Iraq pour rejoindre la Palestine. Cela ne signifie pas que ‘Ibrahim (Abraham) a quitté la Palestine pour rejoindre Dieu qui se trouverait dans la Palestine. Mais cela signifie : « Je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller ». Si les mouchabihhah retiennent le sens apparent ils vont dire que Dieu est dans la Palestine et dans le ciel. Il y a une contradiction. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Vous leur citez ce verset. S’il te dit : « Non, non cela veut dire je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller », on lui dit : « Donc tu as interprété. Pourquoi tu interprètes ici et pas là-bas ? Tu es en train d’agir arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un de correct avec une règle. Quand ça te chante tu interprètes et quand ça te chante tu ne veux pas interpréter ».

Les savants ont dit : « Tout ce dont le sens apparent est contraire aux versets explicites, on lui donne une interprétation qui est en concordance avec les versets explicites », c’est cela la règle. On lui donne donc une interprétation en conformité avec la langue arabe, car les textes sont en arabe et avec les versets qui sont explicites. Et le texte de référence pour l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créature c’est le verset numéro 11 de sourat Ach-Choura
ليس كمثله شىء وهو السميع البصير
Qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures, ni avec les êtres humains, ni avec les anges, ni avec les jinns, ni avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Ce monde il est composé de substances et des caractéristiques des substances. Il y a des corps et des substances élémentaires. Le corps c’est ce qui se divise et la substance élémentaire c’est la plus petite substance qui ne se divise pas tellement elle est petite. Les caractéristiques des substances, c’est ce qui advient au corps, comme la couleur, le mouvement et l’immobilité, le contact et la séparation. Allah n’a pas de ressemblance, ni avec les corps ni avec les caractéristiques des corps ; et Il est sans endroit et sans comment.

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