Chaykhaboulaliyah's Blog


Le sacrifice

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2016

La louange est à ALLAAH le Seigneur des mondes, que ALLAAH Honore et Elève davantage le rang de notre Maître MouHammad Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’IL préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à ALLAAH qu’IL nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’IL nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’IL nous augmente en connaissance. Et nous LUI demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allaah qu’IL fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Sachez que DIEU vous fasse Miséricorde par la réussite qu’IL accorde, que le sacrifice, al-‘ouDhiya est ce que l’on égorge parmi les 3 catégories de bétails pour se rapprocher de l’agrément de ALLAAH, le jour de l’^id, et les 3 jours de At-tachriiq. Donc ce que nous égorgeons pour nous rapprocher de l’agrément de DIEU dans cette période de jour de l’^id et les 3 jours de At-tachriiq, c’est ce qu’on appelle al-‘ouDhiya, le sacrifice.

Et ce que nous avons commencé hier samedi 03 septembre 2016, c’était le 1er de Dhoul-Hijjah de l’année 1437. Donc nous entamons les 10 premiers jours du mois de Dhoul-Hijjah, qui fait partie des mois du pèlerinage. Et puisque le jour du 09 de Dhoul-Hijjah c’est le jour de ^Arafah, c’est le meilleur jour de l’année, il est très recommandé de le jeuner pour celui qui n’est pas en train de faire le pèlerinage, dimanche prochain (soit le 11/09/2016). Et le lendemain, le lundi 12/09/2016 sera donc le jour de l’^id. Nous parlons donc du jour de l’^id qui est l’^id al-‘aDHa où le mot ‘aDHa signifie le sacrifice.

Il ya unanimité du caractère méritoire de ce sacrifice. Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit « méritoire » ? C’est-à-dire que ca donne des récompenses. Le terme méritoire englobe tout ce qui fait rapprocher de l’agrément de DIEU, que ce soit quelque chose d’obligatoire ou de surérogatoire. A l’origine donc du caractère méritoire de  ce sacrifice (avant même l’unanimité puisque l’unanimité est une preuve, il ya unanimité des savants moujtahid du caractère méritoire de ce sacrifice), il y’a la parole de ALLAAH, il y’a des versets du Qur’aan entres autres : « wal boudna ja^alnaaha lakoum min cha^aa’iril-Laah ; et un autre verset : « faSalli li rabbika wanHar» qui signifie « accomplis la prière et égorge pour ton Seigneur».

Il s’agit d’un acte très recommandé, (le sacrifice, égorger le jour de l’^id et les 3 jours de at-tachriiq), c’est une sounnah mou’akkada selon l’imam Ach-Chafi^iyy et selon la plupart des imams. La plupart des imams ont suivi cet avis que c’est très recommandé dans le cas où la personne n’a pas fait le vœu de faire le sacrifice. Vous savez qu’il est permis de faire un vœu d’accomplir un acte méritoire, mais dès lors qu’on fait le vœu, alors nous devons le tenir. Si un vœu est fait, on doit le tenir. On ne fait pas le vœu de n’importe quoi, on ne fait pas le vœu de faire un péché, ni d’éviter un péché. Parce que faire un péché n’est pas méritoire et éviter un péché c’est obligatoire. On ne fait pas le vœu d’accomplir les 5 prières obligatoires ou de ne pas les accomplir, parce qu’on ne fait pas le vœu de quelque chose d’obligatoire ni de quelque chose d’interdit. On peut faire le vœu de quelque chose qui est méritoire mais pas le vœu de quelque chose d’indifférent. Et dès lors que la personne a fait le vœu, c’est un de voir pour elle que de le respecter. Donc si quelqu’un a fait le vœu de faire le sacrifice le jour de l’^id, alors il doit respecter ce vœu.

L’imam Maalik que ALLAAH l’agrée a eu l’avis que le sacrifice était un devoir.

L’imam Abou Haniifah que ALLAH l’agrée a dit : « il est un devoir pour celui qui réside dans le pays où il dispose d’un seuil de zakat comme 200 dirhams ». C’est-à-dire qu’il a un certain niveau de richesse.

 

Le sacrifice on ne le fait pas au nom de quelqu’un qui est déjà mort, si quelqu’un est mort on ne va pas égorger pour lui. Mais il est permit de faire un sacrifice puis de lui offrir la récompense, avec l’invocation en disant « Ô ALLAAH fais parvenir une récompense semblable à cet acte que je viens de faire à l’âme de untel ». C’est ça offrir la récompense.

 

Le sacrifice soit il est fait par vœu, soit il est fait de manière surérogatoire sans que ce soit suite à un vœu. Dans les deux cas, on fait un sacrifice.

Dans le cas où la personne a fait le vœu de faire un sacrifice le jour de l’^id, quelles sont les conséquences ? Les conséquences sont que l’animal qu’il a égorgé n’est plus sa propriété dès lors qu’il a fait le vœu. C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permit une fois cet animal égorgé de manger de sa chaire. Parce qu’il a fait le vœu que ce soit un sacrifice pour DIEU, il ne peut pas le consommer lui-même. Il devra le distribuer aux nécessiteux.

Et si la personne égorge l’animal de manière surérogatoire, c’est-à-dire qu’il n’a pas fait le vœu mais il aime égorger cela pour l’agrément de DIEU. Dans ce deuxième cas, elle peut consommer de la chaire de cet animal qu’elle a égorgé pour l’agrément de DIEU, elle peut en manger et c’est même recommandé qu’il en mange. Et ce n’est pas un devoir d’en manger de l’animal qu’elle égorge pour le jour de l’^id. Et il peut en offrir même pour les gens qui sont riches, des gens qui ont les moyens.

 

Le temps du sacrifice : à partir de quand peut-on égorger un mouton ou un animal pour l’agrément de DIEU ?

Le temps commence après le lever du soleil du jour de la fête, c’est-à-dire le 10ème jour de Dhoul-Hijjah.

 

Combien de temps après le lever du soleil ? Le temps de faire 2 rak^ah qui est la prière de l’^id et 2 discours qui sont les 2 discours après la prière de l’^id, contrairement à la prière du vendredi. Pour la prière du vendredi, l’imam commence par donner 2 discours puis l’assemblée fait une prière de 2 rak^ah. Pour l’^id c’est l’inverse, ils font d’abord 2 rak^ah puis l’imam donne 2 discours. C’est en prenant en compte des rak^ah qui ne sont pas trop longues et des discours qui ne sont pas trop longs après le lever du soleil, on fait passer ce temps là et à partir de là le temps de l’égorgement commence. Que celui qui veut égorger a fait la prière ou pas, dans les deux cas, c’est ça le temps. Même si lui dit « moi je ne la fais pas cette prière », dans tous les cas il n’égorge pas. S’il veut réaliser l’acte recommandé, faut qu’il attende ce laps de temps. Parce que la prière de l’^id n’est pas une prière obligatoire. C’est une prière qui est surérogatoire.

 

Durée : Le temps de l’égorgement, c’est-à-dire de ce sacrifice, dure jusqu’au coucher du soleil du 3ème jour de At-tachriiq. Quels sont les 3 jours de At-tachriiq ? Ce sont le 11, le 12 et le 13 du mois de Dhoul-Hijjah. C’est lorsque les pèlerins vont à Mina pour lancer les pierres dans les 3 bassins.

Il est permit que la personne égorge la nuit mais c’est déconseillé. Pourquoi c’est déconseillé ?

  • De crainte qu’il n’égorge pas au bon endroit,
  • ou qu’il se blesse lui-même,
  • ou qu’il tarde à distribuer la viande encore fraîche aux nécessiteux.

La nuit de l’^id, quand les pèlerins descendent de ^Arafah et qu’ils se dirigent vers la Mecque, ils passent par Mousdalifa puis ils vont à Mina où ils lanceront les 7 pierres dans le grand bassin. S’il était en train de faire le pèlerinage, le meilleur moment pour lui d’égorger c’est après avoir lancé les 7 pierres dans le grand bassin mais avant qu’il ne fasse le rasage du crâne pour les hommes ou la  coupe de cheveux pour les femmes.

 

Pour ce qui est du lieu du sacrifice, c’est le lieu où se trouve celui qui veut sacrifier. Concernant le caractère permit d’emmener la viande ailleurs que là où elle a été égorgé, il y’a 2 avis.

 

Qu’est-il suffisant d’égorger comme sortes de bétail pour le jour de l’^id ? Il y’a plusieurs sortes :

  • Parmi les ovins(c’est-à-dire les moutons et les brebis) : il est suffisant d’égorger 1 jaza^. Qu’est-ce que al jaza^ des ovins ?
  • C’est le mouton ou la brebis qui a 1 an lunaire selon l’avis le plus fort.
  • Ou qui a perdu ses dents de devant.

Mais il y’a eu d’autres avis selon lesquels même si l’agneau a 6 mois c’est suffisant. Mais d’autres ont dit qu’il faut qu’il ait 8 mois.

Un mouton suffit pour la personne qui égorge pour elle.

  • Parmi les caprins (c’est-à-dire les chèvres et les boucs) : il est suffisant d’égorger un thaniyy. Qu’est-ce que al thaniyy ?
  • c’est-à-dire la chèvre ou le bouc qui a 2 ans lunaire révolus et qui a entamé la 3ème année lunaire. Mais il y’a un avis faible qui dit qu’1 an suffit.
  • Il est suffisant d’égorger ce qui est plus grand que al jaza^ et que le thaniyy, c’est-à-dire même s’il a 3 ans ou 4 ans et cela est mieux.
  • Il est suffisant d’égorger un mâle ou une femelle.

 

  • Parmi les bovins, ce qui est suffisant c’est ce qui a 2 ans
  • Parmi les camélidés (c’est-à-dire les chameaux et dromadaires), c’est ce qui a 5 années révolues.

Un bovin ou un camélidé suffit pour 7 personnes. C’est-à-dire que 7 personnes peuvent s’associer ensembles pour acheter une vache ou un chameau et le sacrifier à cette occasion.

Mais il est mieux qu’1 personne sacrifie un mouton que d’être 7 à s’associer pour sacrifier un chameau ou une vache.

 

 

Il n’est pas suffisant d’égorger au titre du sacrifice de l’^id, un animal qui a un défaut apparent, comme :

  • Une bête qui est boiteuse ou une bête qui est borgne,
  • Un défaut qui a un effet sur le manque de chaire, c’est-à-dire de sorte que l’animal n’a pas beaucoup de chaire ou ça diminue la quantité de viande de manière claire,
  • Un animal dont une partie de l’oreille a été coupé.

 

Il est suffisant dégorger l’animal qui a été castré ou l’animal qui a perdu ses cornes, ou l’animal qui a une partie de sa corne cassée ou l’animal qui a perdu ses dents tant que cela n’affecte pas sa santé, c’est-à-dire que cela n’a pas de conséquence qui fait qu’elle soit devenue maigre

 

 

Les meilleurs des sacrifices que l’on puisse faire, c’est :

  • L’animal qui est le plus beau
  • L’animal qui est le plus gras
  • L’animal qui est le plus bon
  • L’animal qui est le plus complet.

 

 

Et dans l’ordre des priorités,

  • La bête de couleur blanche est mieux à être sacrifié que la bête qui a quelques rougeurs sur sa blancheur
  • La bête qui est châtain ou marron par rapport au blanc est meilleure que l’animal qui a du blanc et du noir
  • L’animal qui a du blanc et du noir est meilleur à être sacrifié que celui qui est noir.

 

 

La manière d’égorger et de sacrifier :

  1. Si, sur l’animal qu’on compte égorger il y’avait de la laine et qu’il n’ya pas d’intérêt à ce que cette laine soit tondue, mais qu’il n’ya pas de nuisance à ce qu’on laisse cette laine, alors ce n’est pas permit de la tondre. On laisse la laine. Mais s’il y avait une nuisance sur cette laine, alors il est permit de tondre cette laine et d’en tirer profit. Cependant s’il la donne en aumône cela vaut mieux.
  2. Il a été authentifié que le Messager de ALLAAH Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a sacrifié 2 béliers de couleur blanche, qu’il a égorgé de sa propre main honorée, Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam. Il a dit bismil-Laah et il a dit ALLAAHOU ‘akbar avant de les égorger.
  3. Il y’a 5 choses recommandées au moment d’égorger :
  4. La parole bismil-Laah
  5. L’invocation en faveur du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam
  6. Se diriger avec l’animal qu’on veut sacrifier vers la Qiblah
  7. At-takbiir, la parole ALLAAHOU ‘akbar
  8. Et faire une invocation pour que ALLAAH accepte cet acte. L’invocation qu’il peut dire c’est « bismil-Laahi wa ALLAAHOU ‘akbar, wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam. Allaahoumma minka wa ilayk fataqabal minnii »

Ce qui signifie :

« Bismil-Laah C’est-à-dire je commence mon acte en évoquant le nom de DIEU,

ALLAAHOU ‘akbar c’est-à-dire ALLAAH mérite plus de Vénération et de Glorification que tout autre. ALLAAHOU ‘akbar ne veut pas dire que DIEU est Grand comme on trouve dans certains journaux. La science de la religion on ne l’apprend pas dans les journaux. Il n’est pas question de taille ici ni de dimension par ce que ALLAAH n’est pas un corps. ALLAAH est le Créateur des corps, IL n’est pas attribué par les dimensions.

Wa Sallal-Laahou ^alaa raçoulihi MouHammad wa ^alaa ‘alihi wa SaHbihi wa sallam, c’est-à-dire que ALLAAH Honore et Elève davantage en degré Son Messager MouHammad ainsi que sa famille et ses compagnons.

Allaahoumma minka wa ilayka fataqabal minnii, c’est-à-dire « Ô ALLAAH c’est un animal dont TU nous as accordé la propriété et que nous T’offrons. Ô ALLAAH accepte de moi ». Ou alors il dit : « Ô ALLAAH accepte cette offrande de untel (si ce n’est pas le propriétaire qui l’égorge, c’est-à-dire que lui est en train d’égorger pour quelqu’un d’autre).

 

 

La sounnah pour les ovins, les bovins et les caprins c’est que l’animal soit posé sur son flanc gauche, les pattes en direction de la qiblah.

 

Ce qui est déconseillé pour l’égorgement, c’est qu’au moment de l’égorger, la personne lui couper la totalité de la tête. On égorge mais on ne va pas au-delà des 2 conduits de respiration et d’alimentation. On ne tranche pas la tête du premier coup. Quand l’âme sort et au moment de la dépecer, oui on peut lui trancher la tête.

 

Il est recommandé pour l’homme que ce soit lui-même qui fasse son sacrifice. C’est-à-dire qu’il n’ya pas un boucher qui égorge pour lui par exemple.

Et c’est recommandé pour la femme qu’elle demande à un homme dégorger pour elle mais elle peut égorger elle-même. Ce n’est pas une condition. Aujourd’hui il y’a tellement d’ignorances que les gens sont étonnés et font des conjectures sur des choses qui n’ont rien à voir. Parfois ils disent « mais si elle a les menstrues ? » Mais cela n’a rien à voir avec les menstrues ! C’est normal, ALLAAH nous a rendu licite de manger de cette chaire et pour la manger on passe par cela (l’égorgement).

S’il a fait le vœu d’égorger au moment d’égorger, il met cette intention qu’il s’agit d’un sacrifice suite à un vœu.

S’il égorge sans que ce soit suite à un vœu, alors il met l’intention qu’il sacrifie pour gagner des récompenses de la part de DIEU. Bien sûr, il lui est autorisé de demander à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui.

Il est recommandé que le propriétaire de l’animal pour lequel le sacrifice est fait soit présent au moment du sacrifice. Même s’il mandate quelqu’un d’égorger pour lui et qu’il n’est pas présent c’est valable. Mais ce qui est recommandé et pour avoir plus de récompenses c’est que la personne soit présente lorsque cela est fait.

Ainsi, Al Bayhaqiyy a rapporté de Abou Sa^yd Al Khoudry que ALLAAH l’agrée, que le Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a dit à sa fille FaTimah que ALLAAH l’agrée, ce qui signifie : « lèves-toi et sois présente au moment de ton sacrifice. Soit témoin quand l’animal va être égorgé car par la première goutte de sang qui va sortir de cet animal, il te sera pardonné tous tes péchés antérieurs ».

Le mieux, s’il demande à quelqu’un d’autre d’égorger pour lui, que cet autre soit un homme musulman. Mais s’il demande à un mécréant qui fait partie des gens du livre ou à une femme, c’est valable. Parce qu’ils font partie des gens que s’ils égorgent on peut consommer.

 

Quand est-ce que le propriétaire de l’animal met l’intention quand il va mandater quelqu’un d’autre ?

Il met l’intention que c’est un sacrifice pour DIEU quand il va la donner à celui qui va l’égorger. Dès lors qu’il mandate quelqu’un pour qu’il égorge à sa place, c’est valable du moment que celui qui mandate est musulman et a le discernement.

 

 

Si le sacrifice a été fait suite à un vœu, alors il faut le distribuer aux nécessiteux après l’avoir égorgé.

Dans le cas où le sacrifice n’est pas suite à un vœu, mais la personne veut le faire pour gagner des récompenses, alors l’animal après son égorgement, est partagé en 3 tiers :

  • 1/3 pour les pauvres,
  • 1/3 pour sa famille,
  • et 1/3 pour des cadeaux. Et parmi les cadeaux, il donne s’il veut même à des gens qui ont leur suffisance, c’est-à-dire des riches. Quand on dit riche dans la Loi de l’islam, cela ne veut pas dire qu’il est millionnaire mais qu’il a sa suffisance.

Ce n’est pas une condition pour les 3 tiers que ce soit des parties bien définies de l’animal pour une catégorie particulière.

Sont inclus dans les 3 tiers distribués, la tête et même la peau.

Par ailleurs même si l’animal est donné à un seul pauvre, c’est suffisant.

Et même si celui qui prend de l’animal qui a été sacrifié fait partie des descendants du Prophète Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam, c’est permis. Cependant, il n’est pas suffisant de donner l’animal au pauvre avant de l’avoir égorgé. Donc qu’il l’égorge et ensuite qu’il le donne. Egalement, tout comme on a vu, ce n’est pas une condition que celui qui fait le sacrifice égorge lui-même. Et ce n’est pas non plus une condition que celui qui va distribuer soit celui qui a sacrifié. Il peut aussi mandater.

Celui qui veut, il mandate quelqu’un digne de confiance, pour distribuer les animaux qui sont sacrifiés aux ayants-droits, et dit par exemple à quelqu’un en qui il a confiance « prends cet animal sacrifié et distribue-le aux pauvrex »

Aujourd’hui, on trouve des gens qui s’autoproclament « association de… » et rajoutent « islamique », et font après des choses qui ne sont pas conformes avec la Loi de l’islam, à cause de leur ignorance. C’est une preuve et ces gens là auront des comptes à rendre au jour du jugement. Ce n’est pas un jeu, ce n’est pas parce que la personne a une logistique qu’elle se permet de faire des choses qui ne sont pas conformes à la Loi de l’islam. Attention, car au jour du jugement les gens demanderont des comptes à cette personne si elle a été mandaté à faire certaines choses notamment pour la zakat par exemple. Il y’a des gens qui la collectent et ne la donnent pas aux ayants-droits. Leur responsabilité n’est pas quelque chose de facile, il faut apprendre et il faut craindre DIEU. Mais il y’a des gens qui n’apprennent pas et qui ne craignent pas DIEU, et s’autoproclament représentants de l’islam.

 

 

Parmi les actes recommandés pour le sacrifice, il y a  :

  • Bien aiguiser l’outil avec lequel on va sacrifier. On n’utilise pas un couteau qui n’est pas bien aiguisé, car il faut faire en sorte que ce soit le plus facile pour l’animal.
  • Faire passer le couteau en appuyant avec force, dans un sens puis dans l’autre. Au bout de 2 fois (pas 3, 4fois), il est censé avoir coupé ce qu’il devait couper.
  • Que celui qui égorge se dirige vers la qiblah et il dirige également l’animal qu’il sacrifie vers la qiblah. Il se met dans une position telle que l’animal est vers la qiblah et que lui-même est vers la qiblah.
  • Dire bismil-Laahi ar-raHmaani ar-raHiim au moment où il va égorger.
  • Ce qui est recommandé pour les chameaux c’est ce qu’on appelle an-naHr, c’est de couper à la racine du cou. Et pour les vaches, les moutons, c’est d’égorger, à savoir de couper le conduit qui est en haut du cou. La position n’est pas la même. Vous prenez l’équivalent de la thyroïde, vous la soulevez et vous égorgez juste en-dessous. Comment dit-on qu’on a égorgé le mouton ? C’est quand on coupe le conduit de la respiration et de la nourriture (le larynx et l’œsophage).
  • Pour le chameau, il est recommandé de l’égorger quand il s’appuie sur 3 pattes avec un genou plié et attaché. Sinon, lorsqu’il est accroupit. On laisse la patte droite avant libre et on attache les 3 autres.

Pour les bovins, ovins et caprins, on les mets comme cité plus haut, sur leur flanc gauche.

  • Une fois qu’il coupe le conduit de la respiration et de la nourriture, il est recommandé d’arrêter de couper, de ne pas aller au-delà. Et de ne pas séparer la tête du corps immédiatement. Il ne va pas dépecer (enlever la peau) immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas casser la colonne immédiatement après avoir égorgé, il ne va pas couper des pattes immédiatement après avoir égorgé, il ne bouge pas l’animal et il ne le déplace pas à un autre endroit mais il le laisse jusqu’à ce que l’âme sorte du corps. Et il ne l’attache pas après l’avoir égorgé, pour l’empêcher de se mouvoir.

Les choses prioritaires c’est :

  • D’emmener l’animal avec douceur au lieu où il sera égorgé,
  • De le mettre sur le flanc avec douceur,
  • De lui proposer de boire avant d’être égorgé,
  • De ne pas aiguiser le couteau devant l’animal pour ne pas l’effrayer
  • De ne pas égorger pas les animaux les uns devant les autres. Par exemple si c’est une famille et qu’ils veulent égorger ensembles, alors qu’ils mettent les animaux dans une pièce fermée puis ils égorgent un et finissent avec lui avant de ramener l’autre, et ainsi de suite… Ce n’est pas quelque chose de facile mais c’est pour ne pas effrayer l’animal.
  • Dire « Ô ALLAAH cet animal c’est TOI qui nous l’a accordé, c’est à TOI que nous l’offrons, Ô ALLAAH accepte-le de moi»

 

 

J’espère que cela a été utile pour que la personne comprenne comment on accomplit ce sacrifice qui comme vous le savez est une revivification de la tradition de notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, qui a égorgé un bélier que Jibriil lui a emmené du paradis lorsque ‘Ibraahiim a reçu l’ordre d’égorger son fils. Les savants ont dit que c’est son fils Isma^il et certains ont dit IsHaaq. Et lorsqu’il l’a emmené dans les montagnes pour l’égorger, son fils lui a dit « où est donc l’animal que tu voulais sacrifier ? », parce qu’au départ il lui a dit : « Ô mon fils j’ai vu dans le rêve que je faisais un sacrifice à DIEU ». Il lui a dit « fais ce que ALLAAH t’a ordonné ». Et quand ils sont allés dans les montagnes pour faire le sacrifice, il n’a pas vu d’animal. Son fils lui a demandé où est son sacrifice et il lui a dit « c’est toi que j’ai reçu l’ordre de sacrifier ». Et son fils a été de ceux qui s’empressent à obéir à DIEU et lui a dit « fais ce que DIEU t’a ordonné de faire ». Il lui a dit « passe le Salam à ma mère, éloigne tes vêtements de moi pour que mon sang ne te tache pas et que si ma mère le voit ça lui ferait mal ». Et quand il a voulu égorgé, le couteau n’a pas coupé. Et quand son fils lui a dit « alors pourquoi n’as-tu pas coupé ? Plante le couteau ». Il a voulu planter le couteau mais le couteau ne s’est pas planté. Et cela est une preuve que c’est DIEU qui Crée et que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. Et ALLAAH ta^ala a Compensé Isma^il par un bélier que Jibriil a ramené du paradis et que notre maître ‘Ibraahiim a donc égorgé. Et ceci est une preuve de l’empressement des prophètes à exécuter l’ordre de DIEU. Et c’est une preuve également que les ordres de DIEU comportent une Sagesse qui pour certaines nous sont connues, pour d’autres elles ne sont pas connues. Et ce n’est pas une condition de connaître la Sagesse pour exécuter l’ordre. Et c’est une preuve aussi que DIEU Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Pas comme certains disent qu’il est obligatoire que DIEU interdise de boire de l’alcool ou que c’est obligatoire que DIEU interdise de manger du porc. ALLAAH ta^ala s’IL voulait que le porc soit licite, IL aurait fait que le porc soit licite. ALLAAH Ordonne ce qu’IL Veut et IL Interdit ce qu’IL Veut. Ce sont des épreuves pour nous.

Il y a en cela une preuve que l’ordre n’est pas la Volonté : ALLAAH a ordonné une chose mais IL n’a pas voulu que cette chose ait lieue.

Dans ce récit il y a énormément de leçons que nous apprenons. Et nous nous revivifions cette tradition, nous faisons comme l’a fait notre maître ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam avec cette tradition.

Que ALLAAH agrée cet acte des musulmans et qu’IL Fasse que nous soyons de ceux qui entretiennent et qui persévèrent dans l’attachement à la sounnah de notre prophète, c’est-à-dire à sa croyance et à ses traditions qu’il a instauré.

 

 

Wa ALLAAHOU ta^ala a^lam wa aHkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.

 

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