Chaykhaboulaliyah's Blog


Les lois des mosquées

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabaraka wa ta^ala dit dans sourate Al ‘Isra’/verset 36 : « wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm, inna s-sam^a wal baSara wal fou’ada koullou ‘oula’ika kana ^anhou mas’oulan ».

Ce qui signifie : « ne dis pas des paroles sans connaissances, ne parle pas sans sciences, ne parle pas de sujets dans lesquels tu n’as pas apprit ce qui est correct et ce qui n’est pas correct. Avant de parler apprends ».

Avant d’aborder des sujets, apprends d’abord ce que Dieu nous a autorisé, ce que Dieu a  ordonné et ce qu’IL nous a interdit ensuite tu abordes ces sujets. N’aborde pas les sujets comme certains ignorants à notre époque disent : « oui oui esprit critique, qu’est-ce que tu en penses, qu’est-ce que dis-tu toi, ». Et les gens se mettent à dire des paroles peut-être même qu’ils vont contredire la religion sans s’en apercevoir. Ne parles pas sans connaissances.

Et dans le 2ème partie de ce verset, Allah nous apprend que « l’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela la personne aura des comptes à rendre ». Elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses yeux, elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec ses oreilles et elle aura des comptes à rendre sur ce qu’elle fait avec son cœur.

Et il a été rapporté dans le Jami^de At-Tirmidhiyy, c’est le recueil de hadith de At-Tirmidhiyy et plus particulièrement dans le livre du silence AS-SamT du hafidh ^Abdul-Lah fils de Mouhammad Abou Bakr Al-Qourachiyy : « qul khayran wa illa faskout », ce qui signifie : « dis du bien ou alors tais-toi ».

En effet, une des plus grandes pertes de l’être humain, c’est de parler sans connaissances, sans sciences, c’est-à-dire sans savoir que ce qu’il dit est autorisé ou pas. De sorte qu’il va considérer licite, ou au contraire il va dire d’une chose qu’elle est interdite sans connaitre la preuve dans la Loi de Dieu. C’est-à-dire sans avoir apprit dans la Loi de Allah qu’est-ce qu’il en est, la personne dit : « la la haram » ou « la yajouz ». Certains, pire, au sujet des choses qui sont licites ils te disent : « chirk ». Certains l’ignorance les à aveugler. A propos de choses licites ou mêmes recommandées, ils sont capables de dire « que c’est de la mécréance, ça revient à attribuer un associé à Dieu », tout ça à cause de l’ignorance.

Dire qu’une chose est licite ou dire d’une chose qu’elle est interdite s’il n’y a pas de preuve selon la Loi de Dieu sur laquelle s’appuyer, cette parole qui est caduque, c’est une parole qui n’a aucun poids. Et non seulement elle est nulle et non avenue, mais c’est une cause de perte, une cause de grand châtiment pour la personne qui la dite.

En effet les gens de science, les gens de la piété, les gens de l’ascèse ont beaucoup apprécié la parole « la ‘adri ». La ‘adri c’est-à-dire je ne sais pas. Lorsque la personne n’a pas de connaissances, qu’elle dise «la ‘adri », qu’elle dise « je ne sais pas ». Si elle ne sait pas si telle chose est permise ou interdite, qu’elle réponde je ne sais pas.

Il a été rapporté de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée le 4ème calife, qu’il fut interrogé à propos d’une chose. Qu’est-ce qu’il a répondu ? Il a répondu : « la ‘adri, ma abradaha ^alal kabidi an ‘ous’ala ‘an chay’in la a^lamouhou fa ‘aqoula la ‘adri ».

Donc à propos d’une question qui lui a été posée, notre maître ^Aliyy a dit : « je ne sais pas ». Il a dit ce qui signifie : « combien je suis apaisé, je suis soulagé, je suis serein  lorsque l’on me pose une question à propos de quelque chose que je ne sais pas et que je réponde je ne sais pas ».

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a été confirmé de lui de manière authentique, qu’il fut interrogé au sujet de certaines choses et il répondit : « la ‘adri, je demande à Jibril ».

Et qu’est-ce qu’il a fait alors ? Il a demandé à Jibril. Jibril ^alayhi s-salam est l’ange chargé de la révélation, c’est lui qui est un envoyé de Dieu aux messagers et aux prophètes. Notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé à notre maître Jibril et Jibril à son tour a répondu la même chose : « je ne sais pas, je demande au Seigneur», pour la même question.

Jibril a demandé à Allah ta ^ala et Allah a apprit à Jibril quelle était la réponse. Puis Jibril est venu au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit ce que Dieu lui a apprit.

Cette question était à propos des meilleurs endroits sur terre et des pires endroits sur terre. C’était un compagnon qui a demandé au prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « quels sont les meilleurs endroits sur terre et quels sont les pires des endroits sur terre ? ». Et dans une autre version : « les meilleurs des régions habités sur terre et les pires des régions habités sur terre ».

Jibril ^alayhi s-salam a dit : « khayroul biladil maçajid » et dans une version « khayroul biqa^il maçajid wa charrou l-biqa al aswaq».

C’est-à-dire : « les meilleurs des endroits sur terre ce sont les mosquées et les pires des endroits sur terre ce sont les marchés ».

En effet, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à quelques compagnons ce qui signifie : « ne sois pas le premier à aller au marché et ne sois pas le dernier à quitter le marché, car le chayTan aime les marchés ».

Le prophète a utilisé une expression : « ba^da fiha wa farrakh ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le chayTan aime beaucoup les marchés.

Pourquoi ? Car dans les marchés :

  • il y’a des gens qui jurent par le nom de Dieu mensongèrement et il y’a beaucoup de gens qui décrivent de manière fausse leurs marchandises. Par exemple, il dit : « c’est une bonne marchandise, c’est une belle qualité » alors qu’il y’a des défauts et il sait qu’il y’a des défauts dans ses marchandises.
  • Il y’a beaucoup de disputes dans les marchés, les gens se disputent dans les marchés.
  • Il y’a la tromperie et la fraude.

C’est pour cela que les marchés sont les pires des endroits sur terre.

 

Allah dit dans Son livre honoré : « wa anna l-maçajida lil-Lah fala tada^ou ma Allahi ‘ahada ».

C’est-à-dire que « les endroits qui ont été construit pour l’adoration de Dieu, pour reconnaître Son Unicité, pour glorifier Dieu, ce sont les mosquées ». Et donc le verset « lil-Laah » c’est une attribution, c’est une adjonction d’honneur, ce sont des endroits qui appartiennent à Dieu. Et ce sont des endroits honorés selon le jugement de Dieu parce que ce sont des endroits qui ont été érigés pour adorer Dieu exclusivement sans Lui attribuer d’associés.

« fala tada^ou ma Allahi ‘ahada », c’est-à-dire « n’attribuez pas d’associés à Allah ».

Adorez Allah uniquement, reconnaissez Son Unicité et soyez sincères dans votre adoration de Dieu.

Allahou ta ^ala a glorifié les mosquées, ce sont des endroits honorés. Allah a honoré les mosquées car les mosquées sont des symboles pour les musulmans.

 

Allah ta ^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « celui qui glorifie les symboles de la religion (celui qui dans son cœur leur accorde une grande place, beaucoup de respects, beaucoup d’honneurs, celui qui respecte les symboles de la religion), ceci est une preuve de piété, une manifestation de piété du cœur ».

Les symboles ici c’est tout ce qui est représentatif de la religion comme par exemple la prière, le jeun, le pèlerinage, la zakat et ce qui est de cet ordre. Celui qui les glorifie, ceci est une manifestation de piété.

Il nous est interdit de rabaisser un de ces rites ou symboles de la religion. Au contraire, celui qui est responsable doit glorifier tout ce qui est représentatif de la religion. Nous devons honorer tout ce qui est représentatif de la religion.

 

Et parmi ce qui est représentatif de la religion, il y’a les mosquées. Pour cela, salir la mosquée avec des choses répugnantes ou avec des choses pires comme les substances impures (la najaçah) selon la Loi de l’islam, si c’est par rabaissement de la mosquée parce que c’est un endroit de prière et que la personne la salit pour la rabaisser, alors ceci est une apostasie. Qu’est-ce que c’est l’apostasie ? C’est la sortie de l’islam, c’est de la mécréance.

Si la personne est musulmane et qu’elle salit la mosquée avec des choses répugnantes ou impures pour la rabaisser parce qu’elle est un lieu de prière, alors elle sort de l’islam elle n’est plus musulmane. Même si elle dit : « moi je n’ai pas l’intention de quitter l’islam ».

Mais dans le cas où ce n’est pas par rabaissement de la mosquée et qu’il la salit avec quelque chose de répugnant comme avec du crachat par exemple (ce n’est pas impur selon la Loi de l’islam) ou il la salit avec quelque chose d’impure selon la Loi de l’islam mais pas par rabaissement, alors dans ce cas ce n’est pas de la mécréance mais c’est interdit.

Si c’est une mécréance, la personne doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ». C’est ainsi que celui qui n’était pas musulman devient musulman. Si c’est un péché alors la personne doit faire le repentir mais elle n’a pas à dire les deux témoignages car elle n’est pas sortie de l’islam.

 

Celui qui salit donc un emplacement de la mosquée délibérément avec une najaçah (c’est la substance impure selon la Loi de l’islam comme de l’urine, du sang,…), alors il commet un péché.

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit : « tandis que nous étions un jour dans la mosquée auprès du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un campagnard est venu, il est parti pour uriner à l’intérieur de la mosquée ». Vous savez à l’époque du prophète, le sol c’était de la terre.

« Alors le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux compagnons ce qui signifie : ne le bousculez pas, laissez le ». Ils l’ont laissé jusqu’à ce qu’il a terminé d’uriner. Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  l’a appelé et lui a dit ce qui signifie : « ces mosquées ne sont pas pour qu’on urine dedans ni qu’on les salisse avec des choses répugnantes. Mais ce sont des endroits pour l’évocation de Dieu, pour l’accomplissement de la prière, pour la récitation du Qour’an ».

Puis le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a ordonné a un homme d’apporter un seau d’eau qu’il a versé sur l’urine. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Pourquoi est-ce que le prophète leur a demandé de le laisser ? Car s’ils le bousculaient alors qu’il était en train d’uriner, ça va salir encore plus d’endroits.

 

Dans le passé, les mosquées étaient recouvertes de pierres, de terre. Celui qui crache dans une mosquée il commet un péché. C’est interdit en raison du hadith de Al-Boukhariyy et Muslim qui signifie : « cracher à l’intérieur de la mosquée c’est un péché. Comment expier ce péché ? En recouvrant de terre ce crachat ».

 

 

Par ailleurs, accomplir la prière en assemblée ceci est meilleur que d’accomplir la prière seule. Et ça dépasse de 27 degrés la prière en étant seule. La personne qui fait la prière en assemblée aura plus de récompenses de 27 degrés que si elle faisait la prière seule. Regardez le mérite de la prière en assemblée.

Par ailleurs, les pas que le musulman fait pour accomplir la prière en assemblée, ils lui seront comptés comme des récompenses selon le jugement de Dieu. Il aura des récompenses autant de pas qu’il accomplit. Pour chaque pas qu’il fait il sera élevé d’un degré et délivré d’un péché. Tout comme cela a été confirmé de manière authentique dans les deux Sahih de Al-Boukhariyy et Muslim. D’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « lorsque l’homme fait la prière en assemblée, cette prière en assemblée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son marché de plus de 20 degrés. Parce que si l’un d’entre vous fait son wouDou’ (c’est-à-dire parfaitement), puis il va à la mosquée et il n’a pas d’autres objectifs en se rendant à la mosquée que d’y accomplir la prière (car certains vont à la mosquée pour changer d’air ou pour se reposer, d’autres vont à la mosquée pour discuter), chaque pas qu’il fait il lui sera une cause pour être élevé d’un degré et être délivré d’un péché, jusqu’à ce qu’il arrive à la mosquée. Une fois à la mosquée, il est considéré comme étant en train de faire la prière tant qu’il est en train d’attendre la prière. Tout le temps qu’il attend la prière c’est comme s’il était en train de la faire. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans l’assemblé dans laquelle il a fait la prière ». C’est-à-dire que tu fais la prière et tu ne bouges pas, tu restes à ta place.

Pas comme certains, dès qu’ils passent le salam on dirait qu’ils sont dans des starting block. Dès qu’il dit « as salamou ^alaykoum », il commence la course.

 

La prière est une occasion pour être apaisé, c’est pour gagner du réconfort. Tu es entrain d’adorer Dieu, tu es en train de glorifier Celui qui t’a créé, Celui qui fait battre ton cœur, Celui qui fait passer ta nourriture d’un orifice et qui fait sortir de deux orifices différents. Imagine que tu t’es bloqué ? Les gens ne pensent pas à ça et disent « ouais c’est normal ». Non ce n’est pas normal, c’est un bienfait que Dieu t’a accordé. Si nous énumérions tous les bienfaits que Dieu nous a accordé, si on passait tout notre temps à le glorifier, ce ne serait pas suffisant.

Combien de temps passe dans l’insouciance ? Combien de temps passe dans la frivolité, dans les loisirs, dans des choses inutiles, dans des choses qui souvent ils poussent le châtiment dans l’au-delà ?

Celui qui est intelligent c’est celui qui ne gaspille pas son temps. C’est celui qui est opportuniste. Dans quel sens ? Il essaie de gagner à chaque instant, à chaque souffle d’air des récompenses. Même si tu marches dans la rue, même si la femme ne couvre pas sa zone de pudeur et qu’elle est dans la rue et qu’elle fait du dhikr, elle dit « la ilaha illa l-Lah », elle gagne des récompenses. Donc pourquoi perdre ces occasions de gagner ces récompenses.

 

Que disent les anges à propos de cette personne qui a terminé sa prière et qui n’a pas bougé ? Ils disent : « Allahoumma r-hamhou Allahoumma ghfir lahou ». Ce qui signifie : « Ô Allah fais lui Miséricorde, Ô Allah accorde lui le repentir ». Et ce, tant qu’il n’a pas rompu son wouDou’, c’est-à-dire qu’il est à sa place et a gardé son wouDou’, les anges lui font des invocations. Ceci est rapporté par Muslim.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah vous efface vos péchés et vous élève en degré ? ».

Les compagnons ont dit : « bien sûr Ô messager de Allah ».

Il leur a dit ce qui signifie : « faire le wouDou’ suite aux difficultés ». Quand vous êtes dans des situations difficiles ou par exemple certains quand il fait froid, malgré cela ils font le wouDou’ même avec de l’eau fraîche. Même si c’est quelque chose où il ya des difficultés, vous faites le wouDou’ et vous le faites parfaitement.

« Et vous marchez beaucoup pour les mosquées ». C’est-à-dire que vous faites beaucoup de pas pour vous rendre vers les mosquées, vous vous rendez souvent vers les mosquées. « Attendre la prière après avoir accomplit la prière ». Quand tu finis une prière, tu attends la suivante. Tu penses à ta prière, tu ne restes pas dans l’insouciance. Et tu te prépares pour la prière.

 

Il y avait un Saint, pour vous dire combien les saints ont le cœur tourné dans l’au-delà. Ils n’ont pas leur cœur noyé dans le bas monde. Les gens se sont levés ensemble pour faire la prière en assemblée. Eux ils voulaient lui dire : « tu diriges notre prière ». Et lui avait peur de la responsabilité et il a dit à un autre. Comme l’autre lui aussi voulait insister pour que ce Saint dirige la prière, qu’est-ce qu’il lui a dit ? Il lui a dit : « moi je la fais maintenant et toi tu la fais pour la suivante ». Qu’est-ce qu’il lui a dit le Saint ? Il lui a dit : « tu as beaucoup d’espoir ». C’est-à-dire tu espères vivre jusqu’à la prière suivante. Ce sont des gens qui pensent toujours à ce que la mort vienne à n’importe quel moment. Pas comme l’un d’entre nous, il fait des projets : « l’été qu’est-ce que je vais faire, l’hiver qu’est-ce que je vais faire, l’année d’après qu’est-ce que je vais faire, dans 10 ans qu’est-ce que je vais faire ? ». C’est bien de planifier mais dans le sens de le faire sans oublier de penser à la mort tout le temps. Parce que si tu penses que tu vas quitter cette vie, ça  sera un motif supplémentaire pour œuvrer pour l’au-delà. Ça ne veut pas dire que tu arrêtes toutes les machines et tu dors. Non ! Tu travailles encore plus.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui fait la prière de al ^icha’ en assemblée, c’est comme s’il a veillé la moitié de la nuit en prières surérogatoires ». Donc si tu fais la prière de al ^icha’ en assemblée, qu’est-ce que tu gagnes ? C’est comme si tu as passé la moitié de la nuit à faire des prières surérogatoires, des récitations de Qour’an, des invocations et des évocations.

Et s’il fait en plus la prière as-Soubh en assemblée, c’est comme s’il a passé toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Donc s’il fait al ^icha’ en assemblée, il gagne la moitié de la nuit, et s’il fait al ^icha’ et as-Soubh c’est comme s’il a gagné toute la nuit en acte d’adoration surérogatoire.

Regardez combien il y’a d’insistance dans la Loi de l’islam à faire la prière en assemblée.

 

Il a été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « annonce la bonne nouvelle à ceux qui partent la nuit dans l’obscurité pour se rendre à la mosquée, ils auront une lumière parfaite au jour du jugement ».

Le fait de marcher la nuit dans l’obscurité, mais ça c’était à  l’époque où il n’y avait pas de lumière ni d’électricité dans la rue, c’était la nuit obscur, c’est comme si tu marchais les yeux fermés. A notre époque, c’est quelque chose qu’on a raté car il y’a toujours de la lumière dans la rue.

 

‘Abou Mouslim Al-Khawlanii que Allah l’agrée, il partait d’un endroit qui s’appelait Dariya (l’emplacement où il habitait s’appelait Dariya) jusqu’à la mosquée de Béni ‘Oumeyade à Damas, dans l’obscurité. Il marchait sans rien avoir avec lui pour lui éclairer le chemin. Il n’y avait ni électricité, ni bougies, ni chandelles ni quoi que ce soit. Alors que la distance entre Dariya et la mosquée ‘Oumeyade à Damas dépasse plus de 10km. Aujourd’hui, l’un d’entre nous même si c’est dans la lumière, il ne marche pas les 10km.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est déconseillé de vendre et d’acheter à l’intérieur de la mosquée. Il a été authentifié du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter à  l’intérieur de la mosquée, ne lui faites pas des invocations pour que son commerce soit gagnant ». Donc c’est déconseillé. Mais ce n’est pas interdit. Qu’est-ce que ça veut dire que c’est déconseillé ? Ça veut dire que si la personne ne le fait pas, elle a des récompenses. Mais si elle le fait, elle ne s’expose pas à un châtiment.

Encore moins s’il ya une nécessité de le faire. C’est quoi la nécessité ? Comme par le passé dans la mosquée Al-haram, il y avait des gens qui vendaient de l’eau. Et c’était une extrême chaleur, il n’y avait pas de ventilateur ni de climatiseur. Et les gens ne pouvaient pas facilement sortir s’ils avaient soif, de repartir ou de revenir. Il y avait des gens qui étaient des vendeurs d’eau, ils vendaient de l’eau pour que les gens boivent. Ils leur donnaient à boire de l’eau de Zamzam. Et les gens en contrepartie leur donnaient un peu d’argent.  Donc là il y’a une nécessité, il y avait un besoin, il y avait une grande chaleur qui fait que la personne a besoin de boire sans quitter sa place. C’est quelque chose qui lui permet d’étancher sa soif. Et ce n’était pas facile de quitter la mosquée, de sortir de la mosquée pour aller boire à l’extérieur. Et ça arrive aussi à la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à la période de pèlerinage où les gens viennent visiter le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Là encore il n’y a pas de caractère déconseillé.

Ceci dans le cas où celui qui donne de l’eau son objectif était de la vente. Mais si son objectif n’est pas de vendre mais simplement de gagner des récompenses, c’est encore moins déconseillé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, c’est qu’il est permit de dormir à l’intérieur de la mosquée. Aussi bien pour quelqu’un qui est étranger que pour quelqu’un qui est de la ville. ^Abdul-Lah Ibnou ^Oumar Ibnou l-Khattab, qui est le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab le 2ème calife que Allah les agrée tous les deux, il passait la nuit dans la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Personne ne lui a dit : « pourquoi tu dors ici, tu as ta maison pas loin de là ». Il faisait la prière et dormait à cet endroit.  Donc on peut dormir à l’intérieur de la mosquée sans qu’il n’y ait de caractère déconseillé.

 

Discuter à l’intérieur de la mosquée, quel est le jugement ? Quelqu’un qui parle des sujets de ce bas monde ?

Il n’y a pas de péchés en cela tant qu’il dit des paroles qui ne sont pas une désobéissance ni une médisance. De telles discussions, de telles conversations sont permises. Elles ne font pas perdre de récompenses. Si quelqu’un demande : « comment va la famille, comment vont les enfants, qu’est-ce que tu fais, …», il parle de sujet où il n’y a pas de péchés, il n’y a pas de caractère déconseillé. Cela est autorisé.

 

Il ya des gens qui ont attribué deux hadiths mensongèrement au messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que le messager n’a pas dit.

  • La première c’est : « parler à l’intérieur de la mosquée dévore les bonnes actions tout comme le feu dévore le bois ». Ceci est faux, c’est un mensonge. Si quelqu’un voit ces paroles écrites dans une mosquée, elle doit les enlever car elles sont fausses. Et de plus l’information que comporte ces paroles, c’est un sens qui est mauvais. Car à l’époque du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens parlaient et disaient des paroles qui n’était pas de la religion ni des évocations de Dieu. Dans le Sahih de Al-Boukhariyy, il y avait deux compagnons qui se trouvaient dans la mosquée du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. L’un devait de l’argent à l’autre. Le créancier voulait récupérer son argent, il lui a dit : « rends moi mon argent ». Et leurs voix se sont élevées. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait signe au créancier qui s’appelait Ka^b Ibnou Malik, de pardonner à l’endetté la moitié de la dette. Pourquoi le hadith est cité ici ? C’est pour dire que le messager ne leur a pas reproché de discuter de leur dette à l’intérieur de la mosquée. Il ne leur a pas dit : « pourquoi vous parlez à l’intérieur de la mosquée d’un des sujets du bas monde ? Comment vous faites autre que l’évocation de Dieu, autre que la récitation du Qour’an, autre que le tasbiH ou le takbir, ou autre que la révision de la science de la religion ?».

De ce hadith qui est Sahih, qui a été rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres, nous avons la preuve qu’il est permit de parler dans la mosquée en évoquant des sujets du bas monde et que ceci n’est pas interdit. Les paroles qui sont interdites à l’extérieur de la mosquée sont également interdites à l’intérieur de la mosquée. Il y’a une exception toutefois. Si quelqu’un discute et que cela va perturber une personne qui fait la prière ou qui récite le Qour’an, c’est interdit. Et cela concerne aussi les personnes qui sont en train d’étudier la science de la religion. Si par exemple dans le centre il y’a une assemblée de la science de la religion et que des gens sont en train de parler de sorte à ce que ça les perturbe, c’est haram. Ou des gens qui font du dhikr et que des gens discutent de sorte à les perturber, c’est interdit. Faites le rappel pour ne pas que les gens tombent dans le péché.

 

Certains quand ils font un rappel, c’est pour avoir le dessus. C’est pour se montrer comme si lui sait et l’autre ne sait pas. Ou bien soit disant pour marquer un but : « ça y est je l’ai fait taire ! ». Non ce n’est pas ça l’objectif, quand tu interdits un mal tu le fais pour l’agrément de Dieu. Vérifie ton intention. Ça c‘est très important. Car l’âme a tendance à vouloir toujours être supérieure, donc il va lui dire pour se montrer supérieur à lui, pour le faire taire. Ce n’est pas quelque chose de louable, il peut tomber dans le péché s’il fait preuve d’orgueil ou autre. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Il doit vérifier son intention avant puis il s’adresse à lui avec douceur.

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah accorde plus de résultats pour ce qui est fait avec douceur que ce qui est fait avec dureté et violence ».

Donc fais le avec le sourire. Quel est ton objectif au bout du compte? C’est que tu veux le sauver du péché et tu veux gagner des récompenses. Donc fais le de manière élégante, de manière subtile, de manière gentille. De plus, tu as plus de chance d’atteindre ton objectif si tu le fais avec douceur qu’avec violence.

Donc si quelqu’un est en train de faire la prière ou qu’il récite le Qour’an, c’est interdit de le perturber que ce soit avec des paroles du bas monde ou des paroles de religion.

Ou même si tu récites à côté de lui ou autre. Si quelqu’un veut réciter le Qour’an, alors qu’il récite de manière à ne pas perturber l’autre. Celui qui parle qu’il ne perturbe pas non plus celui qui récite le Qour’an.

 

Il ne faut pas oublier une chose, c’est que dans notre religion, le musulman est respectable. Quand on dit que le musulman a une hourba, c’est quoi ? C’est la respectabilité.

Même si toi tu ne le supportes pas, tu es jaloux, tu gardes ça dans ton cœur, tu l’étouffes et tu ne le manifestes pas. Tu te comportes de manière correcte, rigoureuse. C’est normal, certains peuvent avoir des sentiments. Nous ne sommes pas tous maîtres de nos sentiments. Parfois tu dis : « celui-là je ne le supporte pas, pourquoi c’est toujours lui, pourquoi ce n’est pas moi ». Tu étouffes ce sentiment et tu ne le concrétises surtout pas, ni par une parole, ni par une croyance, ni par un acte, ni rien. Tu essaies d’atténuer ce sentiment au maximum. Et tu te comportes de manière correcte comme la Loi de l’islam te l’a ordonné. Allah ta ^ala a fait qu’on n’est pas maître de nos sentiments. On ne peut pas aimer certains d’un amour dans le sens de la passion, du désir. Mais les sentiments on les cantonne dans un container hermétique et on se comporte de manière correcte. Il ne faut pas que ça déborde, ça salit, ça devient de mauvaises paroles, de mauvais regards, de mauvais gestes, non.

 

  • Le deuxième hadith qui est aussi mensongèrement attribué au prophète, ils disent : « que celui qui parle dans la mosquée en disant des paroles du bas monde, Allah lui fait perdre des récompenses de 40 ans ». Cela est aussi un mensonge. Il a été authentifié que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il lui arrivait de rester la nuit avec un groupe de ses compagnons dans la mosquée. Et les compagnons se mettaient à discuter des souvenirs avant comment ils faisaient dans la jahiliyya, avant d’entrer en islam. C’est-à-dire comment les gens se comportaient, c’était des choses qui étaient drôles. Et eux riaient et le prophète souriait. Dans ce hadith Sahih rapporté par At-Tirmidhiyy et dans le hadith avant, il y’a des preuves que parler à l’intérieur de la mosquée et dire des paroles qui ne comportent pas de péchés, rire pas pour quelque chose d’interdit, ne fait pas perdre des récompenses et c’est quelque chose d’autorisé.

 

Parmi les lois relatives aux mosquées, il est permit de s’asseoir de manière mouhtabiyan. C’est une manière de s’asseoir comme en tenant ses jambes avec ses mains (en repoussant les jambes vers sa poitrine et en les tenant avec les mains). C’est également permit de s’asseoir en tailleur (croiser les jambes). Toutes les manières de s’asseoir sont autorisées dans la mosquée. Et on peut même s’allonger dans la mosquée. Même si la personne est allongée et dirige ses jambes vers la qibla’, c’est permit ce n’est pas interdit. Il y’a des ignorants qui lorsqu’ils voient qu’une personne dirige ses pieds vers la qibla’, ils disent : « non non ne fais pas comme ça ». Il faut arrêter ces gens là, les empêcher de faire cela. Car ils sont en train d’interdire aux gens de faire des choses qui sont licites. Interdire cela c’est de l’égarement. Avec quelle preuve selon la Loi de l’islam ils interdisent cela ? Il n’a pas été rapporté du messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il est interdit cela. Ce qui est interdit c’est de tendre les pieds vers le Qour’an ou vers un livre de sciences de religion ou vers un des noms de Dieu. C’est-à-dire si le Qour’an ou le livre de sciences de religion ou une feuille sur laquelle il y’a le nom de Dieu n’était pas sur un endroit élevé, mais en face du pied de la personne, ça c’est interdit. Mais si lui, tends ses pieds et que le livre est au-dessus sur une armoire, cela n’est pas interdit.

L’interdiction ici c’est par respect pour le nom de Allah ou pour le Qour’an.

Par contre rabaisser le livre du Qour’an comme en posant les pieds dessus, ça c’est de la mécréance. Et celui qui commet une mécréance ou une apostasie, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages : « je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu ».

 

Parmi les lois relatives aux mosquées qui sont recommandées, c’est de les nettoyer, de les parfumer en brûlant de l’encens. Comme par exemple en brûlant du loubban, qui est une gomme arabique. C’est de la résine qui sort des arbres. Ou avec Al ^Oud, qui est une sorte de bois venant des pays d’Asie et qui est très parfumé. Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’encensait avec le corps, il les brûlait pour se parfumer le corps avec.

Et la mosquée du messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, on y brulait de l’encens depuis l’époque de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab jusqu’à nos jours, chaque vendredi sans interruption. Ça c’est une tradition qui a été perdu dans certains pays, les gens l’ont arrêté. Celui qui revivifie cette tradition en brûlant de l’encens dans la mosquée, il est concerné par le hadith de Ibnou Majah, qui signifie : « celui qui revivifie une bonne tradition qui a disparu après moi, il en aura la récompense et il aura la récompense de ceux qui vont la refaire après lui, sans qu’il ne leur soit diminué quoi que ce soit de leur récompense ».

S’il ya quelque chose de bien qui a disparu, celui qui la refait comme par exemple brûler de l’encens dans la mosquée, alors c’est quelque chose qui a disparu dans certaines villes, il aura la récompense chaque fois que quelqu’un va la refaire. Il aura une part de récompense.

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons de ceux que lorsqu’ils écoutent une parole, ils suivent le meilleur qu’ils entendent et qu’ils l’appliquent. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une fin heureuse et qu’Il fasse que nous soyons au nombre des gens du paradis et de la félicité. ‘aamiin

 

 

 

Wa l-Lahou ta ^ala ‘a^lam wa ahkam.

 

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