Chaykhaboulaliyah's Blog


L’INDULGENCE, L’AMOUR MUTUEL, LA VISITE & FAIRE CONNAISSANCE

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 20, 2017

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à  Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté dans leur Sahih respectifs, d’après le compagnon Abou Houreyra que Allah l’agrée que le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Il y a 5 droits qu’un musulman a sur son frère musulman ». Et le prophète a cité, c’est :

  1. De rendre le salam,
  2. De rendre visite à celui qui est malade,
  3. Le tachmit de celui qui éternue. On va voir ce que cela veut dire le tachmit de celui qui éternue,
  4. De suivre son convoi funéraire, c’est-à-dire de marcher avec le convoi funéraire,
  5. De répondre à son invitation.

 

Le tachmit de celui qui éternue est une règle de comportement, c’est une règle de politesse. Et certains savants ont même dit que c’est un devoir que de faire le tachmit de quelqu’un qui éternue.

Alors comment est-ce que le tachmit a lieu pour celui qui éternue ? C’est comme l’a rapporté Abou Hourayrah, d’après le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie en français :

« Lorsque l’un d’entre vous éternue, et qu’il dit Al hamdoulil-Laah, c’est-à-dire je remercie Dieu, que son frère ou son compagnon lui dise yarhamouk Allah, c’est-à-dire que Dieu te fasse Miséricorde ».

Mais s’il ne dit pas Al hamdoulil-Laah, on n’est pas obligé de lui dire. Cette règle c’est lorsque celui qui éternue dit Al hamdoulil-Laah. Quand il dit Al hamdoulil-Laah, qu’est-ce qu’on lui fait ? Le tachmit.

C’est quoi le tachmit ? Selon certains c’est une règle de comportement, selon d’autres c’est un devoir. C’est quoi exactement ? C’est de lui dire yarhamouk Allah. Ça c’est dans le cas où lui dit al hamdoulil-Laah. Mais s’il ne le dit pas, on ne lui dit pas yarhamouk Allah.

Si on lui dit yarhamouk Allah, quelle est la règle de politesse pour celui qui a éternué ? Il va répondre. Qu’est ce qu’il va dire ? Yahdiikoumoul-Lahou wa youSlihou balakoum. C’est-à-dire que Dieu vous Guide et vous Apaise votre cœur.

 

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père ; Quand on dit le fils de ^Oumar, ^Oumar a eu plusieurs fils. Mais généralement celui qui rapporte les hadiths c’est ^Abdul-Laah. C’est celui que le prophète a dit de lui « qu’il est un homme vertueux ».

C’est ^Abdul-Laah le fils de notre maître ^Oumar Ibnou Al-Khattab que Allah les agrée tous les deux. Quand on dit tous les deux, c’est qu’on a parlé de deux personnes, on a dit ^Abdul-Laah le fils et ^Oumar son père.

D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est passé auprès d’un homme qui fait partie des AnSars. Les AnSars ce sont les partisans de Médine, c’est-à-dire les habitants de Médine qui sont entrés en islam et qui ont accueilli les Mouhajirouns, les émigrants, ceux qui sont venus de la Mecque.

C’était quelqu’un qui lui faisait des reproches, qui lui disait « pourquoi tu as de la pudeur ? ». Alors le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit ce qui signifie :

 

« Laisse le, la pudeur c’est quelque chose de bien ; la pudeur c’est une manifestation de la Foi ». Donc la pudeur, c’est quelque chose de louable.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à un compagnon qui s’appelle Al-‘Achajjal Min Qari, ce qui signifie en français :

 

« Tu as deux traits de caractères que Allah agrée ». Le compagnon a dit « quels sont-ils » ?

Et le prophète lui a dit ce qui signifie : «  L’indulgence et la pudeur ».

 

Et Allah agrée les deux ; Allah agrée l’indulgence et Allah agrée la pudeur. Ce compagnon a alors dit : « je remercie Dieu qui m’a accordé deux traits de caractère qu’Il agrée ». Parce qu’il sait que même si on a des qualités, c’est Allah qui nous les a créés. « La louange est à Allah qui m’a accordé deux traits de caractères qu’Il agrée », c’est ce qu’il a dit.

 

Et là quand on parle de pudeur, attention il s’agit de la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses vulgaires, les vilénies. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre la Science de la religion. Ce n’est pas la pudeur qui empêche la personne d’apprendre le minimum indispensable de la religion. La pudeur qui est louable c’est la pudeur qui mène la personne à délaisser les choses viles, les choses vulgaires, les choses vilaines.

 

Et d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

 

« Vous ne pourrez pas satisfaire et gagner le cœur de tout le monde par votre argent. Mais vous pouvez gagner le cœur des gens avec un visage souriant et avec un excellent comportement ».

 

Donc là c’est une incitation de la part du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à avoir un visage détendu, à être souriant, à faire preuve d’excellence de comportement. Et le visage reflète ce qu’il ya dans le cœur. Si le cœur est mauvais, ça se reflète sur le visage. Si le cœur est bon, ça se reflète sur le visage. Que la personne soit souriante, qu’elle soit avenante, qu’elle ait de l’empathie, ce sont des choses que notre religion recommande fortement.

 

 

Il y avait un homme qui s’appelle Yahya Ibnou ‘Aksam. Cet homme Yahya Ibnou ‘Aksam était connu pour sa grande indulgence. On le donnait en exemple quand on parlait d’indulgence, on citait Yahya Ibnou ‘Aksam. Un jour les gens lui ont posé la question ils lui ont dit « chez qui tu as apprit cette indulgence ? Comment tu as réussi à atteindre ce haut degré d’indulgence ? »

Il leur a dit « je l’ai apprise auprès de Qays Ibnou ^ASim ». Et c’est homme Qays Ibnou ^ASim que Allah l’agrée c’était un compagnon illustre, un compagnon du prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce sui caractérise ce compagnon Qays Ibnou ^ASim ? Le neveu de Qays Ibnou ^ASim, le fils de son frère, a assassiné son fils (le neveu de Qays Ibnou ^ASim a tué son cousin, qui est le fils de Qays Ibnou ^ASim). On a ramené ce jeune homme qui était donc assassin ligoté. C’était connu qu’il pouvait réclamer l’application de la Loi du talion. C’est-à-dire qu’il pouvait demander à ce qu’il soit exécuté à son tour. Parce qu’il avait assassiné et l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance.

 

La mécréance c’est le plus grave des péchés, pourquoi ? Parce que c’est le péché que Dieu ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Si quelqu’un meurt mécréant, Dieu ne lui pardonne pas. Il ira en enfer pour l’éternité. Même si dans cette vie il a fait du bien, il a aidé les miséreux, il a accueilli les pauvres chez lui, du moment qu’il est mort sur une autre religion que l’islam, il n’aura que l’enfer pour l’éternité. Même si lui était d’origine musulmane, mais qu’il a apostasié et qu’il est mort mécréant, il ira en enfer pour l’éternité. Et comme vous savez, il y a l’apostasie par la croyance, il y a l’apostasie par les actes et il y a l’apostasie par la parole.

 

L’apostasie par la croyance comme celui qui croit que Dieu est un corps, est assis dans le ciel, ou qui croit que Dieu est une lumière, ou qui croit que Dieu a une barbe, des jambes ou un pied, et des yeux, celui-là est sorti de l’islam par la croyance. Parce que la croyance des musulmans c’est que Allah n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures. Il n’est pas un corps, Il existe sans endroit et sans comment.

 

Il y a l’apostasie par les actes, comme celui qui jette le nom de Dieu dans les ordures ou il jette le Qour’an dans les ordures, ou il se prosterne pour une statue ; ça c’est un acte qui fait sortir de l’islam.

 

Et il y a l’apostasie par la parole qui  est très répandue à notre époque, au point que les gens disent des paroles qui les font sortir de l’islam et ne se rendent même pas compte qu’ils sont sortis de l’islam. Ils continuent leur vie normalement comme si de rien n’était. Ils ne savent pas que ce qu’ils ont dit les a fait sortir de l’islam. Et quand l’Ange de la mort viendra pour retirer leur âme, il leur annonce la mauvaise nouvelle qu’ils iront en enfer pour l’éternité.

Alors que peut-être que la personne a pensé qu’elle était partie au pèlerinage, elle faisait sa prière tous les jours, parce qu’elle a dit une parole qui contredit la religion. Comme certains lorsqu’ils sont en colère, ils insultent Dieu ou ils insultent la religion de l’islam, ou certains rendent licite quelque chose qui est interdit. Certains s’empressent de donner des jugements de leur tête et ils contredisent la religion. Ou rendent interdit quelque chose de licite, ou ils nient le caractère obligatoire de quelque chose d’obligatoire, ou ils rendent obligatoire quelque chose qui n’est pas obligatoire, ou ils nient le caractère méritoire de ce qui est méritoire. Ou au contraire ce sont des choses qui sont connues d’évidence et qui ne leur a pas échappé. Donc c’est pour cela que la personne doit faire attention. Elle ne dit pas des paroles qui contredisent la croyance musulmane. Par exemple elle ne dit pas que l’homme descend du singe, ça c’est une croyance qui fait sortir de l’islam !

Ou c’est une parole qui fait sortir de l’islam, ou c’est une écriture qui fait sortir de l’islam. La personne ne doit pas dire ou croire ou écrire quelque chose qui est contraire à l’enseignement du prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Donc celui qui a apostasié, qu’est-ce qu’il doit faire pour devenir musulman ? Il dit « la ilaha illa l-Lah, Mouhammadoun raçouloul-Lah ; il n’est de Dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu ».

S’il ne le fait pas, même si lui croit qu’il fait la prière tous les jours, certains quand tu leur donnes cette information, ils te disent « mais nous on dit toujours les deux témoignages, on fait la prière, on fait toujours les témoignages ». Oui mais quand tu fais soi-disant la prière, à l’origine même ta prière n’est pas correcte. Puisque tu n’as pas la condition de validité qui est d’être musulman. Donc tout ce que tu dis dans ce que tu prétends être une prière n’est pas compté, parce que tu n’as pas remplit la condition principale de validité qui est d’être musulman. C’est pour cela que c’est important d’apprendre quelles sont les choses qui font sortir de l’Islam pour s’en préserver. Et si jamais la personne est tombée dans un cas d’apostasie, de mécréance, qu’elle s’empresse de dire les deux témoignages dans l’intention de devenir musulmane.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim, on lui a ramené l’assassin de son fils, il était ligoté. Qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit : « libérez-le ». Et il a dit au jeune homme assassin « tu as désobéît à Dieu ». Parce qu’il a commis l’homicide.

Et comme on a dit, l’homicide c’est le plus grave des péchés après la mécréance, parce que la mécréance c’est le péché que Dieu ne pardonne pas. Et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut. Allah ne pardonne pas à celui qui meurt mécréant. Mais si quelqu’un meurt musulman chargé de beaucoup d’autres péchés autres que la mécréance, Dieu s’Il veut Il le pardonne et s’Il veut Il le châtie puis Il le fait rentrer au paradis. Dans tous les cas, le musulman, même s’il est châtié dans l’au-delà, il ne restera pas éternellement en enfer, il ira au paradis. La demeure finale du musulman même s’il est chargé de péchés, c’est le paradis. Alors soit le paradis directement sans châtiment préalable, soit après un châtiment.

Par contre, celui qui meurt mécréant, il restera en enfer pour l’éternité. Que Dieu nous en préserve.

 

 

Donc Qays Ibnou ^ASim lui a dit : « tu as désobéit à ton Seigneur et tu as rompu les liens avec tes proches parents » (puisqu’il a tué son cousin). C’est-à-dire qu’il a commit de graves péchés. Puis il l’a libéré, il lui a pardonné. Et il a donné à la mère de son fils 100 chamelles pour la consoler. Et ce compagnon Qays Ibnou ^ASim est devenu un exemple d’indulgence.

Vous voyez c’est quoi l’indulgence ? L’indulgence c’est  de patienter avec celui qui, dans certaines situations, certaines personnes perdent patience vite fait, certains perdent patience même avec des êtres qui leurs sont chers : avec son propre frère ou sa propre sœur, avec son enfant, avec ses parents. Les gens perdent patience alors qu’il convient qu’ils fassent preuve d’indulgence aussi bien avec les proches parents que ceux qui ne sont pas des proches parents. Donc l’indulgence est un caractère louable.

L’indulgence est un secret pour que tu puisses profiter des gens et leur profiter. Celui qui n’a pas d’indulgence, il ne profite pas des gens et il ne va pas leur profiter. Pour que tu puisses profiter aux autres, si quelqu’un est un enseignant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence, pour qu’il puisse profiter aux gens par son enseignement. Et celui qui est étudiant, il convient qu’il fasse preuve d’indulgence avec son enseignant pour qu’il puisse profiter de lui. Et ainsi de suite dans la vie de tous les jours.

Donc les gens ont donné Qays Ibnou ^ASim comme exemple de l’indulgence. Regardez à ce point, perdre son enfant ce n’est pas quelque chose de négligeable, ce n’est pas un chien écrasé. Et pourtant, il a pardonné à celui qui lui a tué son enfant.

 

 

Le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Quand vous vous saluez, serrez-vous les mains ». Ici bien sûr les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes. Parce que c’est une cause pour dissiper la haine qu’il peut y avoir dans les cœurs. Parfois il y’a de l’animosité dans les cœurs, on n’est pas tous maître de nos sentiments. Qu’est-ce qui est mauvais ? C’est de concrétiser un mauvais sentiment. Il se peut que la personne ait un mauvais sentiment vis-à-vis de quelqu’un d’autre. Le mot à la mode aujourd’hui c’est « je n’ai pas d’affinité avec quelqu’un ». Ça existe qu’il n’y ait pas d’affinités ou qu’il y ait même au-delà de ne pas avoir d’affinités. Mais il faut savoir contenir ce sentiment et ne pas le concrétiser, ne pas le manifester. C’est-à-dire ce qui transparait de toi, ton comportement vis-à-vis de tes frères et sœurs en islam, doit être correct vis-à-vis de la Loi. Même si tu n’as pas de penchant, même si tu as un semblant d’aversion, mais que cela n’impacte pas du tout ton comportement. Il faut que tu agisses correctement. Et ça, ça nécessite de combattre les penchants de ton âme. Parce que l’âme est faible, si tu la laisses faire, elle t’emmène droit dans le mur. Ce sentiment tu ne peux pas l’empêcher de venir mais tu peux l’empêcher de se manifester, de se concrétiser dans ton comportement avec les autres. Donc, tu l’étouffes ce sentiment quand il est mauvais. Et tu ne le laisses surtout pas transparaitre, ni par une parole, ni par un regard, ni par un geste. Tu l’enterres. Ce qui sort de toi, c’est uniquement ce qui est correct avec la Loi.

Qu’est-ce que la Loi nous incite à faire ? D’être souriant avec nos frères et sœurs, et bien tu gardes cela ; à dire la bonne parole, à offrir un cadeau,… Tu enterres les mauvais sentiments et tu ne les laisses pas transparaitre.

Et c’est ce que le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de faire : « serrez-vous la main ». Donc les hommes quand ils se saluent avec les hommes se serrent la main, les femmes quand elles se saluent avec les femmes elles se serrent la main.

Et il a dit également ce qui signifie : « offrez-vous des cadeaux, parce que c’est une cause pour que vous vous aimiez les uns les autres » ;

C’est important que les gens s’aiment les uns les autres car lorsque les gens s’aiment les uns les autres, ils seront plus forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Mais quand ils ne s’aiment pas les uns les autres, ils ne vont pas être forts pour ordonner le bien et interdire le mal. Et ordonner le bien et interdire le mal est un devoir important dans notre religion, c’est un principal devoir dans notre religion. Donc offrez-vous des cadeaux, aimez-vous et cela va dissiper la haine qui peut y avoir dans vos cœurs.

 

 

Un savant a recommandé à certains de ses élèves, il leur a dit : « je vous recommande de vous aimer les uns les autres, je vous recommande d’avoir de l’amour dans vos cœurs les uns pour les autres, je vous recommande de vous porter le conseil les uns aux autres, je vous recommande de vous rendre visite les uns aux autres, je vous recommande de vous faire des cadeaux les uns aux autres même si c’est quelque chose qui n’a pas une grande valeur ».

Un frère offre même un siwak. C’est quoi un siwak ? C’est une tige d’un arbre, c’est tout. Qu’est-ce que ça coute, qu’est-ce qu’on en fait ? On se frotte les dents avec et ça c’est quelque chose de très recommandée dans la religion. Beaucoup de gens ignorent le caractère recommandé du siwak. C’est une tige d’un arbre mais le meilleur arbre pour cela c’est al ‘arak. C’est pour ça qu’on dit ^oud al ‘arak.

Même une tige d’un arbre tu l’offres, même si c’est quelque chose qui n’est pas de très grande valeur. Tu offres ce que tu peux, parce que s’offrir des cadeaux renforce l’amour.

 

Dans le hadith Qoudsiyy, le messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit Allah dit ce qui signifie : « Mon agrément est gagné par ceux qui s’offrent des cadeaux les uns aux autres sincèrement ».

 

Qu’est-ce que ça veut dire sincèrement ? C’est-à-dire que l’objectif n’est pas un objectif du bas monde. Mais leur objectif est de gagner l’Agrément de Dieu, de gagner des récompenses de la Part de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qu’il fait pour attirer l’attention de l’autre ou parce qu’il a besoin de lui ou il se dit je vais faire quelque chose maintenant parce que dans une semaine je vais avoir besoin de lui, je vais lui emprunter un objet de chez lui ou je ne sais autre calcul… Non.

C’est un cadeau qu’il offre d’une manière désintéressée c’est-à-dire son seul objectif est de gagner l’Agrément de Dieu. C’es-à-dire gagner l’Agrément de Dieu ? C’est-à-dire qu’il se dit dans son cœur moi je fais cette chose parce que Dieu l’agrée, c’est pour gagner des récompenses de la Part de Dieu. Et les récompenses me sont utiles pour le jour du jugement. C’est ça mon objectif, je n’ai pas d’autres objectifs que cela. Je n’attends pas qu’il soit reconnaissant, je n’attends pas qu’il me fasse la même chose. Je veux le faire uniquement pour l’Agrément de Dieu.

 

Et ce n’est pas une condition que lorsque tu offres un cadeau, que ce soit du même niveau ou de la même valeur. Si quelqu’un a offert à un autre 1000 dinar, même si l’autre il peut lui offrir que ce qu’il peut faire, même un siwak, et ce conformément au hadith. Parce que si tu le fais, tu te dis que le prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de le faire donc je le fais. C’est-à-dire j’obéis à cet ordre et donc ça c’est une chose qui te donne des récompenses. Et qui n’a pas besoin de récompenses ? Au jour du jugement tu ne sais pas, peut-être que la petite aumône que tu as faite va te sauver du châtiment de l’enfer. La balance de tes œuvres, des bonnes actions et des mauvaises actions, peut-être que ce qui va faire pencher la balance du côté de tes bonnes œuvres, c’est le quart d’une datte que tu as donné en aumône.

 

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « préservez-vous du feu de l’enfer, même avec la partie d’une datte ».

Cette partie ce n’est pas une condition que ce soit la moitié. Toi quand tu ouvres une datte, tu n’as pas forcément deux moitiés. Parfois tu as un petit bout, parfois ¼, parfois 3/4, parfois tu as 1/3 et 2/3. Même cette partie si tu vas au marché personne ne va te l’acheter, si tu la donnes en aumône, ça peut être ça qui va te sauver au jour du jugement. Que chacun ne dise pas « non moi je n’ai pas besoin de faire cet acte pour gagner des récompenses ».

Chacun d’entre nous a besoin, tu cherches, il faut être opportuniste. Opportuniste dans le sens positif du terme, dans le sens à œuvrer pour l’au-delà. Tu ne rates aucune occasion pour gagner des récompenses. Quelqu’un te sollicite, te demande « viens, aide-moi à faire telle chose », tu t’empresses, tu cours. Tu te dis que c’est une occasion pour gagner des récompenses.

 

Le chaykh a dit « parmi les bienfaits que Dieu vous a accordé, c’est que les gens ont besoin de vous ». Quand quelqu’un, tu lui demandes de t’aider, tu le sollicites. Celui qui est censé, qui est intelligent, se dit al-hamdoulil-Laah c’est un bon signe que je vais pouvoir aider pour gagner des récompenses.

 

Mais bien-sûr il ne faut pas oublier l’intention !  Pour gagner des récompenses, il faut que tu te rappelles que tu fais cela pour gagner l’Agrément de Dieu. Si quelqu’un te sollicite ou sollicite ton aide, tu le fais pour gagner des récompenses, pour l’Agrément de Dieu. Mais bien-sûr tu le fais quand il s’agit d’une demande d’aide pour quelque chose de bien. Si quelqu’un te demande d’aider pour présenter un plateau d’alcool pour qu’il boive, tu ne vas pas dire « moi je fais la bonne intention », là c’est un péché. On met la bonne intention quand il s’agit d’un acte agrée. On ne va pas aider quelqu’un à faire quelque chose de déconseiller ou d’interdit.

 

Et notre prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il recevait un cadeau, il disait souvent ce qui signifie : « emmenez ce cadeau chez une telle parce qu’elle aimait khadija ».

Après la mort de Khadija, le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas oublié. Certains d’entre nous, la personne est encore vivante et ils l’ont oublié comme si elle était morte. Elle tombe malade, elle va à l’hôpital, personne ne demande après elle, personne ne lui rend visite comme si elle était morte. Alors qu’il convient qu’on se demande les uns après les autres, comment vas-tu, et on le fait toujours de manière désintéressée, pas pour l’agrément de Dieu.

Le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était reconnaissant pour ce que son épouse Khadijah avait fait avec lui.

 

Et le prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans ce qu’a rapporté Mouslim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban, a dit ce qui signifie :

« Il y avait un homme qui est parti rendre visite à un frère à lui, un frère en islam, dans un autre village. Allah lui a envoyé un Ange pour l’interroger sur la raison de cette visite qu’il entreprenait :

  • L’ange lui a dit « où vas-tu comme ça ? ».
  • L’homme lui a dit « je vais rendre visite à un frère qui est dans ce village ».
  • L’ange lui a dit « est-ce que tu es redevable dans quelconque bien envers lui ? ».
  • L’homme a dit « non, sauf que je l’ai aimé pour l’Agrément de Dieu ».
  • L’ange lui a dit « je suis l’envoyé de Dieu à toi. Je t’informe que Dieu t’a agréé tout comme tu as aimé ton frère ».

 

Regardez ce qu’il a gagné, les portes du bien sont très grandes. Simplement, il faut avoir présent l’intention. Les savants ont dit que c’est ça qui distingue l’acte que tu fais par habitude de l’acte que tu fais en tant qu’acte d’obéissance. C’est grâce à l’intention que ça change. Ce que tu faisais par habitude, comme par exemple une femme qui cuisine tous les soirs pour son mari. Si elle le fait pour l’Agrément de Dieu, elle a des récompenses. C’est-à-dire que l’intention transforme ton acte que tu fais par habitude en un acte qui peut te donner des récompenses. Si tu vois un verre d’eau, tu le bois, tu te désaltères parce qu’il fait chaud. Mais si tu le fais pour gagner des récompenses ou pour avoir plus de forces pour accomplir des actes d’obéissance, tu seras rétribué en cela. C’est pour cela que c’est important de se surveiller pour Dieu. De toujours se rappeler que nous avons des comptes à rendre, et que lorsque je vais parler, je vais agir, je vais avoir une croyance ou une pensée, n’importe, je me surveille pour Dieu. Si c’est quelque chose de mauvais je m’en éloigne, si c’est quelque chose de bien je le fais pour l’Agrément de Dieu. Ainsi, je gagne des récompenses.

 

Se rendre visite les uns aux autres est quelque chose de très important. Surtout si ton frère ou ta sœur s’est absenté depuis longtemps, ou s’il a subit une épreuve ou si c’était une grave maladie qui l’a atteint. Qu’il ne s’écoule pas une longue période sans que tu ne vois ta sœur ou ton frère et sans demander après lui.

Si tu as la capacité d’aller lui rendre visite, tu vas lui rendre visite. Si tu ne peux pas, tu y fais parvenir un salam par l’intermédiaire de quelqu’un ou tu l’appelles au téléphone.

 

Il est parvenu dans un hadith prophétique honoré, que le croyant lorsqu’il sort pour rendre visite à son frère croyant, il y a un Ange qui va lui dire (c’est-à-dire un Ange parmi les Anges de la Miséricorde, il se peut qu’il l’entende et il se peut qu’il ne l’entende pas ; la plupart du temps il ne l’entend pas. Mais si Allah veut qu’il l’entende alors il l’entendra), « tu marches vers un grand bien. Ta marche est un bien et toi tu agis en bien. Et Allah t’accorde une résidence au paradis pour ce que tu es en train de faire, pour cette visite à ton frère».

 

Entretenir les liens en rendant visite comporte un bien éminent. Qu’un musulman rende visite à son frère musulman pour l’Agrément de Dieu, ceci comporte une grande récompense. Une récompense plus grande que s’il allait sortir pour se promener.

La visite a des règles aussi. Ce n’est pas qu’il va lui rendre visite quand l’autre est occupé ou quand il a autre chose à faire ou il reste longtemps alors que l’autre attends quand est-ce qu’il va partir ou bien il va ouvrir l’armoire pour regarder ce qu’il a. Le croyant il convient qu’il soit léger. La visite c’est quelque chose qui va égayer le cœur de celui à qui tu vas rendre visite. Ce n’est pas pour le déranger. Même la visite d’un malade il y a des règles, il convient de les apprendre.

 

Et le messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Celui qui va rendre visite à un malade le matin, Allah Charge 70.000 Anges qui demandent le pardon en sa faveur jusqu’au soir et il aura un jardin au paradis ». C’est pour cela, quand tu vas rendre visite à un malade, essaie de le faire le plus tôt. Si c’est la journée, le plus tôt dans la journée. Parce que tu auras 70.000 Anges qui demandent le pardon en ta faveur jusqu’au soir. Et en plus, il aura un jardin au paradis pour cette visite.

« Et celui qui va rendre visite à un malade le soir, Allah Charge pour lui 70.000 Anges qui font des invocations de demande de pardon en sa faveur jusqu’au matin et il aura un jardin au paradis ». C’est-à-dire quand tu vas rendre visite la nuit après le coucher du soleil, fais-le le plus tôt. Et là aussi comme on a vu, il ne s’agit pas de rendre la chose plus dure pour le malade. C’est-à-dire que tu vas lui rendre visite c’est pour lui égayer le cœur, pour le soulager, pour lui dire « ce n’est pas grave ce que tu as In cha’ Allah ». Tu ne lui racontes pas des choses qui vont l’attrister, le chagriner encore plus. Tu vas au contraire faire en sorte de lui remonter le moral, et tu ne restes pas longtemps pour ne pas le fatiguer. Tu fais en sorte que ce soit léger.

 

Egalement il y a des règles de comportement que notre religion enseigne et recommande. Et ce qui fait gagner les cœurs des gens c’est quand tu parles avec quelqu’un et que ce sont des paroles utiles. Pas de la mécréance ou bien des paroles qui sont un péché.

Quand il s’agit de paroles utiles, tu manifestes que tu es en train de l’écouter mais pas celui qui est en train de le couper tout le temps comme certains parfois ils ne se rendent pas compte. Il lui pose une question et il attend même pas qu’il réponde, il lui parle d’un autre sujet. Il lui dit « comment vont les enfants ? ». Après il lui dit « mais tu sais j’ai été l’autre jour au magasin j’ai trouvé … ». Tu as posé la question sur ses enfants et tu n’as même pas attendu la réponse. La règle c’est que lorsque tu parles avec quelqu’un, tu écoutes ce qu’il te dit bien-sur quand il ne s’agit pas de péchés ou de mécréance. S’il s’agit de péchés ou de mécréance tu ne le laisses pas parler car ce n’est pas quelque chose de bien. Ce n’est pas soit disant un respect de laisser quelqu’un déblatéré de la mécréance.

Il convient de bien écouter la personne, de lui montrer que tu es attentionné, que tu prêtes attention à ce qu’il dit et tu l’encourages, tu lui donnes l’occasion de s’exprimer pour dire quelque chose de bien, que ce soit qu’il parle de lui-même ou qu’il parle de quelque chose qui le concerne ou quelque chose qui l’intéresse.

 

Si quelqu’un rencontre un autre et commence à discuter avec lui, il engage la conversation sans lui demander par exemple quel est son nom, comment l’autre va se sentir ? Si tu parles avec une personne sans prendre la peine de lui demander son nom, comment est-ce qu’il va se sentir ? Le minimum des sentiments qui peut avoir c’est que celui avec qui il parle ne prête pas attention à lui, en faisant comme s’il ne l’intéresse pas. Parce qu’il n’a même pas dénié l’interroger à propos de son nom complet. Alors que, si au tout début de la conversation, il lui avait dit, et ça c’est le mieux, ou pendant qu’il parle « comment vous vous appelez ? ». Ou « j’aurai bien aimé connaître votre nom ». Cela aurait été plus avenant, plus empathique avec  celui avec qui il parle. Et le fait de faire connaissance c’est une Sounnah.

 

La bienséance, le bon comportement, c’est quelque chose qui est dans notre religion. Ce ne sont pas des gens qui ne sont pas de notre religion qui vont nous donner des leçons sur cela. Notre religion nous a donné et nous continuons à donner des leçons aux gens sur le bon comportement. Simplement il y a beaucoup d’ignorances malheureusement à notre époque. Dans notre époque, certains par leur ignorance, ils croient qu’être musulmans c’est être une brute. Que Dieu nous en préserve.

La civilisation, la beauté, l’élégance, la finesse, tout cela c’est dans notre religion. Jusqu’à étudier l’histoire, ce que les musulmans ont construit, ce qu’ils ont produit, les connaissances qu’ils ont diffusés alors que d’autres étaient dans la décadence. Eux étaient des brutes. Celui qui étudie un minimum de l’histoire il le sait. Donc il ne faut pas se laisser influencer par les médias qui, parce qu’aujourd’hui ils ont profité de deux ou trois têtes brûlés qui ont fait des dégâts, qu’ils essaient de changer l’image et cacher la réalité.

 

Certains ne prennent pas la peine de poser la question de demander comment s’appelle leur interlocuteur. Parfois, à cause de l’orgueil qu’ils ont dans leurs cœurs. Ou parce qu’il n’accorde pas d’importance à faire connaissance ou à quel qu’autre défaillance concernant la culture de se comporter avec les gens. Quelle que soit la situation, il convient de connaître le nom de celui avec qui tu parles.

Il se peut que quelqu’un dise : «  à quoi cela me sert-il de connaître le nom de quelqu’un que je vais quitter et peut-être je ne vais plus jamais revoir. Et qu’est-ce que je vais récolter de cela ».

 

La réponse est de se poser la question « qu’est-ce que tu perds en posant la question en demandant le nom de la personne avec qui tu parles ? ». Peut-être que cette personne va devenir un ami intime pour la vie. Combien de gens sont devenus des amis très proches parce qu’ils ont eu la peine de faire connaissance et de connaître le nom des uns des autres. Et de toute manière, les gens ont besoin les uns des autres. Et souvent le besoin réunit les personnes avec d’autres. Aujourd’hui, peut-être que tu penses que tu n’as pas besoin de cette personne mais demain peut-être que tu en as besoin.

 

De toute manière, prendre connaissance du nom de cette personne, en plus du fait que ce soit une bonne habitude, si l’intention est bonne et si l’objectif est sain, ceci contribue à gagner l’amour et l’amitié de cette personne. Ceci contribue à rentrer dans son cœur.

Et la modestie intervient beaucoup dans le fait de connaître le nom de l’autre personne. Celui qui est modeste ne trouve aucune barrière pour faire connaissance avec les autres. Au contraire, il est extrêmement heureux.

 

Nous demandons à Allah qu’il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse profiter par ce que nous avons apprit et qu’Il nous augmente en connaissances.

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