Chaykhaboulaliyah's Blog


Suite Woudouu’ et istinjaa’

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 15, 2021
  1. Quelle est la manière recommandée de passer les mains mouillées sur les oreilles dans le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur les oreilles à trois reprises sur la partie apparente et sur la partie qui ne l’est pas avec une eau différente de celle qui a été utilisée auparavant. La manière de faire c’est d’introduire les index dans le trou de l’oreille, puis de les faire passer sur les plis de l’oreille. Ensuite, passer les pouces sur la partie des oreilles qui sont du côté de la tête et la troisième étape est d’accoler les paumes des mains mouillées sur les oreilles.

  1. Quel est le jugement de passer le doigt entre les orteils ?

Il est recommandé de passer un doigt entre les orteils des deux pieds, preuve en est le hadith de At-Tirmidhiyy qui signifie : « Passe ton doigt entre tes orteils ». Il a dit : « Il est recommandé de faire passer son auriculaire de la main gauche en partant du bas des orteils, en commençant avec le plus petit orteil du pied droit et en finissant avec le plus petit orteil du pied gauche. »

  1. Est-il valide de passer la main mouillée sur les pieds et pas sur les khouff, les bottines pour le woudou’ ?

Il n’est pas valide de passer la main mouillée sur les pieds pendant le woudou’ au lieu de les laver. Il n’y a pas de preuve en cela dans le verset en récitant ﴿وَأَرْجُلِكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾ avec une kasrah sous le lam, parce que cette kasrah ici, c’est ce que l’on appelle une kasrah pour le voisinage parce que le mot وَأَرْجُلِكُمْ est au voisinage d’un mot qui est avec une kasrah بِرُءُوسِكُمْ . Donc en raison de ce voisinage il y a une des deux récitations de ce verset où on peut réciter avec la kasrah, cela ne veut pas dire pour autant : passez vos mains mouillées sur vos pieds tout comme vous passez vos mains mouillées sur la tête. Ceci est dans le verset :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière alors lavez vos visages, vos mains et avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et vos pieds jusqu’aux chevilles ». Concernant et vos pieds jusqu’aux chevilles, il y a une récitation ou on récite وَأَرْجُلِكُمْ mais c’est une récitation avec une kasrah sous le lam en raison d’un voisinage avec un autre mot qui lui comporte une kasrah tout comme dans le hadith du Prophète ﷺ :

لَوْ دَخَلُوا جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ لَدَخَلْتُمُوه

Qui signifie : « S’ils entraient dans la tanière d’un dabb, une vieille tanière, vous les auriez suivis ».  Le dabb c’est un animal comestible de la famille des reptiles, il a une queue qui est rude et al-jouhr c’est sa tanière, son refuge. Donc la preuve ici qu’il y a cette kasrah pour le voisinage c’est ce hadith du prophète à propos de ce dabb, ce reptile qui est comestible : al-jouhr c’est ce que l’on appelle « maf^oul bihi », c’est-à-dire un complément d’objet direct et il est mansoub dans la langue arabe. Le complément d’objet direct, il est toujours avec une fat-hah.  C’est un nom qui a un qualificatif et خَرِبٍ c’est justement l’attribut de ce jouhr, de ce refuge, il est appelé un qualificatif النعت et le qualificatif s’accorde avec ce qu’il qualifie dans la grammaire, c’est-à-dire du point de vue grammatical, il est mansoub avec une fat-hah. Mais le Prophète n’a pas dit جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبًا avec la fat-hah sur le ba’ de خَرِب . Le Prophète a dit : جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ donc le mot خَرِبٍ est venu avec un tanwin kasrah en raison de son voisinage parce que c’est un mot qui est au voisinage du mot ضَبٍّ qui lui est majrour avec une kasrah. Il en est de même pour le mot أَرْجُلِكُمْ  qui est majrour selon une récitation, car il est au voisinage de رُءُوسِكُمْ qui a une kasrah. Normalement أَرْجُلِكُمْ est mansoub grammaticalement, car c’est un «maf^oul bihi» mais à cause du voisinage, il est avec une kasrah. Ce qui est à retenir de ce que nous venons de dire jusqu’ici, c’est que le mot الرِّجْلُ, le pied c’est un membre qui est à laver et on ne passe pas simplement la main mouillée dessus pour le woudou’. Certains savants ont dit que le pied est un membre sur lequel on passe la main mouillée mais cela est expliqué dans le cas où il est recouvert par un khouff. Ils ont dit : passez la main mouillée sur votre tête et sur les pieds lorsque vous portez des khouff, des bottines, avec les conditions indiquées par les savants de jurisprudence. Les deux manières de réciter, celle avec la fat-hah et celle avec la kasrah sont toutes deux authentifiées et confirmées du Messager de Allah .

  1. Cite certaines choses déconseillées pour le woudou’.

Il est déconseillé de ne pas dire bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim au début, de laver le membre gauche avant le membre droit, de gaspiller de l’eau pendant le woudou’, de laver un membre plus de trois fois, de laver moins de trois fois comme en se limitant à deux fois et il est déconseillé de prononcer des paroles qui ne comportent pas de bien au moment de faire le woudou’.

  1. Parle du gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’.

Le gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’ est déconseillé, elle enlève la récompense du woudou’ et elle a un effet sur la récompense de la prière. En effet, le Prophète ﷺ, très souvent, faisait le woudou’ avec un moudd et le moudd c’est le plein de deux mains jointes de taille moyenne. Il arrivait parfois que le Prophète ﷺ utilise jusqu’à six moudd. Ainsi, si la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ est d’un moudd ou va jusqu’ à 6 moudd, ceci est conforme à la pratique du Messager ﷺ.

  1. Qu’est-il recommandé de dire lorsque l’on finit de faire le woudou’ ?

Il recommandé au musulman, après avoir fini le woudou’, de se diriger vers la qiblah, de lever le regard vers le haut et de dire cette parole :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

 اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ لِقَوْلِهِ

Qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui Seul Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. ». Preuve en est la parole du Prophète ﷺ :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ يَتَوَضَّأُ فَيُسْبِغُ الْوُضُوءَ ثُمَّ يَقُولُ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ إِلَّا فُتِحَتْ لَهُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةُ يَدْخُلُ مِنْ أَيِّهَا شَاءَ

Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous qui fasse le woudou’, qui le fasse de la manière parfaite, puis qui dise cette invocation :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

sans qu’il ne lui soit ouvert les huit portes du paradis. Il y entrera par n’importe laquelle des portes qu’il voudra. » rapporté par Mouslim. Et At-Tirmidhiyy a rajouté dans sa version :

اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ

  1. Quelles sont les conditions pour pouvoir passer la main mouillée sur les khouff ?

Il est permis de passer la main mouillée sur les bottines, les khouff, pour le woudou’ au lieu de laver les pieds sous cinq conditions :

  1. Les deux khouff doivent être purs,
  2. Les khouff, les bottines, doivent cacher la totalité du pied, chevilles comprises, de tous les côtés c’est-à-dire de la partie latérale et en bas mais pas forcément par le haut,
  3. Il faut que l’on puisse marcher avec pour les besoins d’un voyageur,
  4. Les khouff doivent être imperméables à l’eau,
  5. Chausser les bottines après avoir terminé la totalité de sa purification, c’est-à-dire après avoir fini le woudou’.
  1. Quelle est la manière recommandée pour passer la main mouillée sur le khouff ?

La sounnah est de passer la main mouillée sur le dessus du khouff, de la bottine, et par dessous du khouff une fois seulement avec de l’eau. Il pose sa main droite au niveau de ses orteils par en haut et la main gauche sous son talon c’est-à-dire l’arrière du pied puis il fait passer sa main droite de l’avant des orteils vers la jambe et la main gauche de dessous le talon jusqu’aux orteils par en bas et il écarte un peu les doigts pour cela. 

  1. Quelle est la durée de l’autorisation de passer la main mouillée sur les khouff ?

Celui qui est en voyage, d’un voyage qui permet de raccourcir la prière, peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée durant trois jours nuits comprises. Celui qui est résident, peut bénéficier de cette autorisation pendant un jour et une nuit. En raison du hadith de Mouslim d’après Chourayh fils de Hani’ qui a dit : « J’ai interrogé ^Aliyy Ibn Abi Talib à propos du passage des mains mouillées sur les bottines, les khouff, il m’a répondu que le Messager de Allah ﷺ a autorisé trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident et celui qui fait un voyage dans lequel il est désobéissant, il a la même autorisation que celui qui est résident. » La durée est comptabilisée à partir du moment où il rompt son woudou’ après avoir mis les khouff et non pas à partir du moment où il s’est chaussé, ni à partir du moment où il a passé la main mouillée la première fois dessus.

  1. Que fait celui qui veut faire le woudou’ ou le ghousl et qu’il y avait un de ses membres qui était malade, que l’eau lui est nuisible et qu’il n’avait pas de pansement sur son membre malade ?

S’il n’avait pas de pansement ou d’attelle sur la partie malade, il devra faire le tayammoum pour le visage et les mains et laver les membres qui sont sains. Il n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement où il y a la maladie, et ce n’est pas un devoir pour lui de refaire la prière lorsqu’il guérira.

  1. Comment faire le woudou’ pour celui qui avait la maladie sur la main et qui n’avait pas de pansement dessus ?

Celui qui fait le woudou’, il lave le visage avec l’intention de faire le woudou’, ensuite il fait le tayammoum pour le visage et les mains avec une terre qui est purificatrice puis lave l’emplacement qui est sain de ses mains et de ses avant-bras. Pour ce qui est de l’emplacement qui est malade, il ne le lave pas parce que l’eau lui est préjudiciable. Il ne passe pas la main mouillée dessus non plus parce qu’il n’y a pas de pansement, ni d’attelle dessus puis il poursuit son woudou’, il passe la main mouillée sur la tête et se lave les pieds.

  1. Comment fait le ghousl celui qui est jounoub, qui a un de ses membres malade et qui n’avait pas sur l’emplacement de la maladie de pansement ni d’attelle ?

Il fait le tayammoum.  Les membres du tayammoum sont le visage et les mains avec les avant-bras puis il lave la partie qui est saine de son corps et ce n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement de la maladie parce qu’il n’y a pas d’attelle ou de pansement dessus. Ce n’est pas un devoir non plus de laver cette partie qui est malade parce que l’eau lui est préjudiciable et il ne lui est pas un devoir de refaire la prière quand il sera guéri.

  1. Que fait celui qui a mis un pansement comme un sparadrap sur un emplacement malade et qui voulait faire le woudou’ ou le ghousl ?

Celui qui a mis quelque chose qui cache l’emplacement de la maladie et qu’il lui est préjudiciable de l’enlever et de laver ce qui est recouvert, soit par l’aggravation de la maladie, soit par le retard de la guérison : il va laver ce qui est sain de son corps, il va passer la main mouillée sur la partie qui est malade et recouverte avec une attelle ou un pansement et il fait le tayammoum avec de la terre. Pourquoi passe-t-il sa main mouillée sur le pansement ? Parce que cela remplace le lavage de la partie saine de son corps mais qui a été recouverte par le pansement et qui a empêché l’eau d’y parvenir et le tayammoum c’est ce qui remplace le lavage de la partie qui est malade.

  1. Est-il est un devoir de refaire la prière pour celui qui a posé un pansement ou une attelle sur l’emplacement malade et qui par la suite a fait le woudou’ et la prière ?

S’il a posé le pansement sur un membre qui ne fait pas partie des membres du tayammoum, à savoir le visage, les mains et les avant-bras, comme s’il avait mis son pansement sur le pied : s’il était en état de purification, c’est-à-dire qu’il avait son woudou’, alors il ne devra pas refaire la prière quand il va guérir et quand il enlèvera le pansement.  En revanche, s’il a posé cette attelle ou ce pansement sur un autre membre que les membres du tayammoum alors qu’il n’avait pas le woudou’, il devra refaire par la suite quand il guérira les prières. Par contre, s’il a posé l’attelle ou le pansement sur un des membres du tayammoum comme la main, il devra refaire la prière après l’avoir enlevé c’est-à-dire quand il guérira.

  1. Cite ce qui annule le woudou’ ?

Ce qui annule le woudou’ c’est ce qui sort des orifices inférieurs, antérieurs ou postérieurs comme l’urine ou les gaz mais pas le maniyy. Le fait de toucher le sexe d’un humain ou l’anus avec l’intérieur des paumes de ses mains par contact direct, peau contre peau et pour un homme de toucher la peau d’une femme ‘ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas une mahram et qui est désirable, peau contre peau c’est-à-dire par le contact direct. La dernière chose qu’il cite c’est la perte de conscience c’est-à-dire la perte du discernement par une folie ou ce qui est de cet ordre ou un sommeil, mais pas le cas de celui qui s’est endormi en étant assis bien calé sur son postérieur, sur le siège qu’il occupe comme la terre ou le dos d’une monture, dans ce cas-là son woudou’ n’est pas annulé parce qu’il est sauf de la sortie de gaz ou ce qui est de cet ordre. Quant à celui sur qui est tombée une najaçah, une substance impure selon la loi de l’Islam, comme sur la main par exemple, cela n’annule pas le woudou’ selon l’unanimité des faqih.

  1. Quel est le jugement de celui qui s’est assuré avec certitude qu’il a fait le woudou’ mais il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas par la suite ?

S’il était certain d’avoir fait le woudou’ et qu’il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas après l’avoir fait, alors il considère qu’il a le woudou’. En revanche, s’il était certain qu’il n’avait pas le woudou’ et il a douté simplement sur le fait qu’il ait fait le woudou’ ou pas par la suite, alors il ne se considère pas comme ayant le woudou’.

  1. Qu’est-ce que l’istinja’ ?

L’istinja’ c’est le fait d’éliminer la najaçah, la substance impure selon la loi de l’Islam, de son orifice inférieur, antérieur ou postérieur après avoir fait ses besoins.

  1. De quoi fait-on l’istinja’ et avec quoi le fait-on ?

C’est un devoir de faire l’istinja’ suite à l’émission de toute substance impure selon la loi de l’Islam lorsqu’elle est humide, si elle sort de l’orifice inférieur, antérieur ou postérieur. On fait l’istinja’ avec de l’eau ou avec quelque chose qui est capable d’ôter la substance impure, quelque chose qui soit pur, quelque chose qui soit solide et qui ne soit pas respectable comme une pierre ou une serviette en papier ou en tissu.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas capable d’ôter la substance ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas capable d’éliminer la substance comme par exemple du verre ou du sable.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec quelque chose d’impur ou quelque chose qui a été rendue impure ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui est impure selon la loi de l’Islam comme la matière fécale d’un animal, ni avec quelque chose qui a été rendue impure comme une pierre salie par de l’urine.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide comme un chiffon humide ou une serviette en papier qui est humide.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas sèche et solide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas solide comme de la boue qui s’est agglomérée.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec ce qui est respectable ?

Il est interdit de faire l’istinja’ avait quelque chose de respectable comme du pain. Pour ce qui est de l’istinja’ avec des feuilles sur lesquelles il y a de la Science de la religion c’est de l’apostasie et de la mécréance si la personne est au courant de ce qu’il y a sur ces feuilles.

  1. Parle de la manière de faire l’istinja’ avec de l’eau et la manière de faire l’istinja’ avec de la pierre.

L’istinja’ avec de l’eau a lieu en versant de l’eau jusqu’à ce que l’endroit soit purifié. Pour ce qui est de l’istinja’ avec la pierre, c’est en passant trois fois la pierre ou plus sur l’endroit à nettoyer jusqu’à ce qu’il soit nettoyé même s’il reste des traces.

  1. Cite certains actes recommandés et certains actes déconseillés pour l’istinja’.

Il est recommandé de rapprocher sa jambe droite de son tronc, en étant accroupi, en s’appuyant sur son pied gauche lorsque l’on est assis parce que ceci est plus facile pour faire sortir ce qui va sortir. Il est déconseillé d’uriner debout, sauf s’il y a une excuse. Il ne parle pas par respect sauf s’il y a une nécessité, ni avec des paroles communes, ni avec des évocations de Dieu. S’il éternue, il loue Allah par son cœur et non pas par sa langue. Il ne fait pas l’istinja’ avec la main droite en raison du hadith de Mouslim d’après Salman qui a dit que le Messager de Allah ﷺ nous a défendu de faire l’istinja’ de la main droite. S’il le fait quand même c’est valide mais c’est déconseillé. Il est recommandé de faire al-‘istibra’. Al-‘istibra’ consiste à faire sortir le reste de l’urine après que le flux soit arrêté c’est à dire c’est recommandé dans le cas où il ne craint pas qu’il descende seul. Comment le fait-il sortir ? En se raclant la gorge ou ce qui est de cet ordre. En revanche, s’il craint que le reste de l’urine sorte suite à un effort ou autre alors c’est un devoir de faire l’‘istibra’. Il secoue la verge à trois reprises en raison du hadith du Prophète ﷺ :

إِذَا بَالَ أَحَدُكُمْ فَلْيَنْتُرْ ذَكَرَهُ ثَلاثَ مَرَّاتٍ

Ce qui signifie « Si l’un d’entre vous urine alors qu’il secoue à trois reprises la verge. », hadith rapporté par Ibn Majah. Il convient qu’il mette l’intention de faire l’istinja’ et qu’il accomplisse des actes recommandés et qu’il délaisse les actes déconseillés pour obtenir la récompense de la part de Dieu.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’urine ?

Si l’urine a séché ou si elle a dépassé le gland, il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’émission des selles ?

Si les selles ont séché ou qu’elles ont dépassé les parties accolées des deux fesses dans la position debout, alors il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Qu’est-il recommandé de dire en entrant pour celui qui veut aller faire ses besoins et qu’est-il recommandé de dire en sortant de l’endroit où il fait ses besoins ?

Il est recommandé d’entrer à l’endroit où l’on fait ses besoins avec le pied gauche et d’en sortir avec le pied droit. Il est recommandé de dire :

بِسْمِ اللَّهِ اللَّهُمَّ إِنِّى أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ

Ce qui signifie : « Je demande à ce que Allah me préserve de la nuisance des démons mâles et femelles. » La basmalah, la parole bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim c’est pour être voilé des yeux des jinns. Il est recommandé de dire lorsqu’il sort de là où il faisait ses besoins :

غُفْرَانَكَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَذْهَبَ عَنِّىَ الأَذَى وَعَافَانِى

C’est à dire : « Je remercie Allah d’avoir évacué de mon corps ce qui, s’il était resté à l’intérieur, aurait été une cause de nuisance pour moi et qui a fait que je garde ma bonne santé. ».


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