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Ad Daliil al qawiim : 5.1     L’indication que le tawhid est la meilleure des sciences

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Sache que l’honneur de cette science par rapport à d’autres sciences est relatif au fait qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir les fondements de la religion, c’est-à-dire la connaissance de Dieu et de son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est les fondements de la religion. Comme il se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir connaître Dieu et connaître son messager. Cette science est la plus honorable des sciences. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Il a cité en premier l’ordre de savoir, de connaître le tawhid avant l’ordre de la demande du pardon parce que le tawhid se rapporte à la science des fondements et que la demande de pardon se rapporte aux sciences dérivées. La parole de Allah qui signifie « sache » c’est une parole adressée au messager ﷺ. Le messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre est pour insister sur cette connaissance et c’est un ordre qui s’adresse à sa communauté. La parole de Allah « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu » signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes », il a fait que l’ordre de connaître le tawhid a été prioritaire, a précédé l’ordre de la demande du pardon l’istighfar et la raison en cela c’est que la connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements et se consacrer pour l’istighfar, à la demande du pardon fait référence à la science des branches, des sciences dérivées. Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 28 :

﴿يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله وءامنوا برسوله يؤتكم كفلين من رحمته ويجعل لكم نورا تمشون به ويغفر لكم والله غفور رحيم﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu. Croyez en son messager, Il vous accordera beaucoup de miséricorde, il vous accordera une lumière qui vous permettra d’avancer et Il vous pardonnera vos péchés. Certes, Allah est celui qui pardonne les péchés et qui est miséricordieux ».

Dans ce verset honoré, Allahou tabaraka wa ta^ala ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard et la piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés. En d’autres termes, Il ordonne l’ordre de persévérer sur la foi. Donc le sens de ce verset est un ordre au croyant de faire preuve de piété à l’égard de Dieu et de persévérer sur leur foi. Quant à la parole « وءامنوا برسوله » « Wa ‘aminou birasoulihi » c’est-à-dire persévérez sur la foi en son messager, car la piété à l’égard de Dieu, elle n’est valide qu’avec la croyance en Dieu et à la croyance en son messager. Et ceux qui font cela dans la suite du verset, Dieu promet aux croyants en Dieu et en son messager qu’Il leur accordera deux parts de miséricorde. Et en plus du fait qu’il leur accordera deux parts de miséricorde, Il leur accordera une lumière qui leur éclairera leur chemin. Tout cela c’est pour ceux qui croient en Dieu, ceux qui font preuve de piété à l’égard de Dieu, c’est-à-dire qui font les devoirs, qui évitent les péchés et qui croient en son messager.

Et l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, dans son livre Al-fiqh al-absat a dit : « Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements et la connaissance ici en al-fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir ». Ainsi, le fiqh dans la Religion, la connaissance dans la Religion englobe le fait de connaître Dieu et de connaître le messager et de connaître les fondements de la croyance. Comme cette connaissance dans la religion, le fiqh dans la Religion englobe la connaissance de Allah, la connaissance de son messager, la connaissance des fondements dans la croyance, pour ces raisons Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». C’est comme s’il disant que « En définitive, connaître la croyance et connaître les jugements, ça, c’est la meilleure des œuvres. Al-Qaradawiyy qui fait partie des personnages de cette époque blâme la connaissance dans la religion. Al-Qaradawiyy, que Dieu nous en préserve, il blâme la connaissance dans la religion et les preuves rationnelle. Il appelle la connaissance des Lois, des actes d’adoration que ce soit les conditions de validité, les piliers, les devoirs, les actes recommandés, il appelle tout cela la science qui est sèche ou non fertile ou inutile. Ainsi, par exemple dans son livre qui s’appelle «     » dit : « Ceux qui se sont basés sur les preuves de l’entrée en existence avec tout ce que cette exposition comporte comme inutilité et défaillance dans son contenu ». On parle de quoi ? On parle de la preuve de l’entrée en existence. C’est quoi cette preuve ? C’est lorsque le croyant dit : « Le monde change et tout ce qui change entre en existence a un début et tout ce qui entre en existence nécessite qui l’a fait exister et c’est Dieu ». C’est cette argumentation qu’on appelle l’argumentation de l’entrée en existence. Al-Qaradawiyy blâme cela, il dit que ça, c’est des choses inutiles, il les blâme. Alors que le premier des quatre grands imams de la communauté, le plus ancien des quatre, l’imaam Abou Hanifah, qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». Et il (Abou Hanifah) a dit : « La base du tawhid et ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine, c’est cela la science majeure al-fiqh al-akbar. La science du tawhid c’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu, ce qui est digne de Lui et ce qui n’est pas possible à son sujet. Qu’est-ce que nous disons à propos de la science du tawhid ? C’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu et ce qui est digne de Lui tabaraka wa ta^ala. Et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah ^azza wa jall et ce qui est obligatoire à son sujet pour nous de connaître soubhanahou wa ta^ala. Pour cela Abou Hanifata n-Na^man a appelé cette science, la science majeure. Pour nous faire comprendre, pour nous faire savoir que cette science c’est la science la plus honorable, la meilleure, meilleure que toute autre science.

Que l’on sache que la connaissance de Allah ta^ala et de ses attributs est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus obligatoire et la plus prioritaire. Elle s’appelle également la science des fondements et la science du tawhid, la croyance en l’unicité et la science de la croyance « al-^aqidah ».

Elle s’appelle la science des fondements de la religion, la science du tawhid, donc le tawhid c’est la croyance en l’unicité et elle s’appelle la science de la croyance « al-^aqidah ». Que nous disions la science des fondements ou que nous disions la science du tawhid ou que nous disions la science de la croyance le sens est le même. Elle a été cette science appelée la science du tawhid en raison du plus célèbre de ses objets de recherche qui est justement l’unicité de Dieu par son être, par ses attributs et par ses actes. Lorsque nous parlons du tawhid de Allah, l’unicité de Dieu, c’est-à-dire nous parlons de l’unicité de Dieu de Son être, l’unicité de Ses attributs et l’unicité de Ses actes. Ça veut dire que Allah, Il est unique par Son être, il est unique par Ses attributs, Il est unique par Ses actes. Donc cette science a été appelée la science du tawhid parce que le sujet qui a été le plus célèbre, qui était étudié dans le cadre de cette science c’est justement le tawhid, c’est-à-dire l’unicité de Dieu.

Le prophète ﷺ s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et comme ayant atteint les plus hauts degrés dans cette science : il a dit ce qui signifie : « Je suis celui d’entre vous qui connait le plus Dieu et qui le craint le plus ». Le sens de son propos que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est qu’il est celui qui connait son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu. Cela veut dire que le messager de Allah ﷺ est celui qui connait le plus son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu et il est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures. Même si lorsqu’il parlait son oratoire concerne aussi bien les compagnons qu’autre que les compagnons. Le sens de sa parole ^alayhi ssalatou wa s-salam est qu’il est celui qui connait le plus Allah et qui craint le plus Allah. Cette science donc est la plus importante des sciences à obtenir, la plus légitime à prioriser et à glorifier. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Le sens de fa`lam « sache », c’est-à-dire persévère sur cela, car le messager depuis qu’il a grandi, il connaît son seigneur et il le craint. Preuve en est ce qui est parvenu avec Adam ^alayhi s-salam. La toute première fois que l’âme a été insufflée dans le corps de Adam il a éternué et il a dit al-hamdou li l-Lah. C’est un signe pour nous qu’il est croyant, qu’il a la foi, qu’il croit en Dieu. Alors qu’à cette époque-là il n’était pas encore prophète messager. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam depuis son enfance, il connaissait son seigneur. Même si à son époque que ce soit à La Mecque ou ailleurs dans les pays arabes il n’y avait pas des gens qui connaissaient la science de la religion. Mais Allahou ta^ala a préservé le prophète des mauvaises croyances, des croyances des associateurs. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam n’avait pas pour croyance leur mauvaise croyance de l’époque. Il a grandi sur le tawhid, la croyance en l’unicité de Dieu. Cependant, il ne connaissait pas les détails des jugements de l’Islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle. C’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi. Tout comme Allahou ta^ala le lui a révélé dans le Qou’raan qui indique cela. Le sens de ce verset justement est que Dieu a fait descendre la révélation au prophète Mouhammad ﷺ et dès lors il a connu ce qu’est le Qou’raan et il a connu le détail de la foi. Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation il n’était pas croyant, pas du tout ! Mais le sens du verset est que « Avant que Dieu ne te fasse parvenir la révélation, tu ne connaissais pas le Qou’raan et tu ne connaissais pas le détail de la foi ». Donc la parole de Allah ta^ala « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » signifie : « Persévère sur la connaissance du tawhid, de l’unicité de Dieu » et ce qui est visé par cet ordre c’est d’autres que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Pourquoi les savants ont dit que ceux qui sont visés par cet ordre ce sont autre que le prophète Mouhammad ? Parce que le prophète Mouhammad il est préservé, il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi un seul instant. Ceux qui sont visés par cet ordre « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu », c’est la communauté du prophète, c’est-à-dire vous les croyants restez ferme sur la croyance en Dieu. Après lui avoir ordonné de persévérer sur la foi, il lui a ordonné de demander le pardon. Il lui a ordonné de demander le pardon par la langue et l’istighfar la demande du pardon par la langue, il y a ce qui est parvenu dans le Qour’an et il y en a ce qui est parvenu dans le hadith. Ce qui est parvenu dans le Qour’an honoré, ce qui est parvenu dans le hadith honoré, tout cela ce sont des actes de demande de pardon par la langue. Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, c’est-à-dire il a fait précéder la croyance en l’unicité de Dieu sur la demande du pardon, il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres. Et la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi, cette croyance qui est un acte du cœur c’est la meilleure des œuvres. Comme Allah a mentionné le tawhid en premier lieu, Il nous a fait comprendre que c’est la meilleure des œuvres et Il nous a fait comprendre qu’il n’y a pas d’acte qui soit bénéfique sans la connaissance de Dieu, sans la croyance en l’unicité de Dieu. Cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles à partir des livres et de la sounnah, s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a également été appelée la science de al-kalam ? La raison de son appellation avec ce nom-là, c’est le grand nombre de gens, d’opposants et de gens qui ont contredit à ce sujet parmi ceux qui se réclament de l’Islam, et les longs débats (kalam) qui ont été menés par Ahlou s-sounnah pour décréter et prouver la vérité. Tout comme cette science s’appelle donc la science de la croyance, la science du tawhid, la science des fondements, elle s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a été appelée la science de al-kalam ? C’est parce qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont opposés à l’Islam dans cette science. Justement un des savants qui a défendu cette science, la science de la croyance en l’appelant la science de al-kalam. Il a dit : « Cette science de al-kalam a été critiquée, blâmée par des gens qui n’ont pas de cervelle et que leur critique ne porte aucune nuisance à cette science. Tout comme lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, si quelqu’un prétend qu’il ne voit pas sa lumière, ça ne va pas nuire au soleil ». Concernant ce qui est rapporté comme blâme de la science de al-kalam de la part de certains imams comme l’Imam Ach-Chafi^iyy et d’autres. Ce qui est visé par le blâme de la science de al-kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que nous la connaissons, mais c’est le blâme du kalaam qui est blâmable, des paroles des gens égarés qui a été appelé aussi kalam. Ce que Ach-Chafi^iyy et d’autres imams illustres ont blâmé comme kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que défini par les savants de Ahlou s-sounnah, mais c’est surtout le kalam, les propos des égarés de ceux qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ce sont les gens des mauvaises innovations comme les mou^tazilites, comme les khawarij, ces gens-là n’est-ce pas qu’ils ont abordé le sujet de l’être de Dieu et le sujet des attributs de Dieu et notamment l’attribut de la parole. Ils l’ont abordé, mais avec des propos qui sont incorrects, qui sont faux. Donc c’est Ach-Chafi^iyy et d’autres parmi les imams ont blâmé leurs expressions à eux. Donc Ach-Chafi^iyy et d’autres imams qui ont blâmé par leurs expressions al-kalam, ils ont blâmé l’approche des mauvais innovateurs, c’est-à-dire ceux qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ils n’ont pas blâmé le kalaam de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. Parce que les propos et la manière d’aborder les sujets de la part Ahlou s-sounnah, le kalam de Ahlou s-sounnah, ce kalam que Ahlou s-sounnah ont décrété au sujet de la connaissance de Dieu, de la connaissance des attributs de Dieu, de la connaissance du messager de Dieu, de la connaissance des attributs des messagers cela est une chose correcte et une science qui est correcte, il n’y a aucun blâme, aucun reproche là-dessus. La science de al-kalam qui est correct, c’est la science qui est conforme aux règles de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire la voie sur laquelle était le salaf vertueux des musulmans des trois premiers siècles de l’hégire. Il a été dit également que la raison de l’appellation de cette science, la science de al-kalam c’est parce que la plus célèbre des divergences à ce sujet fut la question de kalamou l-Lah, l’attribut de la parole de Dieu, s’Il est de toute éternité, ce qui est la vérité, ou entré en existence accidentelle, ce qui est faux. Que disons-nous à propos de la parole de Dieu ? La parole de Dieu est éternelle exempte de début tout comme tous Ses attributs, car il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait pour attribut un attribut qui soit entré en existence. Les Hachwiyyah ont dit que la parole de Allah est une voix et des lettres au point que certains Hachwites ont exagéré jusqu’à dire que cette voix est de toute éternité exempte de début et que les formes des lettres qui sont dans le Moushaf sont de toute éternité, exemptes de début. Ils ont ainsi contredit la raison saine. On peut dire Hachwiyyah et Hachwiyyah. Il s’agit des assimilationnistes des mouchabbihah. Tout comme les assimilationnistes contemporains on les appelle les wahhabites, mais les anciens assimilationnistes sont appelés Hachwiyyah ou Hachawiyyah. Et le sens de Hachwiyyah, c’est-à-dire ce sont des gens qui sont loin du bien. Qu’est-ce qu’ils ont dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu ? Ils ont dit : « La parole de Dieu c’est une voix et des lettres ». Alors que la voix, elle est créée et les lettres sont créées, comment prétendent-ils que la parole de Dieu serait une voix et des lettres. Certains ont fait preuve d’outrance, ils ont exagéré au point de dire que la voix selon eux, la voix de Dieu, elle est de toute éternité. Et la voix ou le son, un son c’est soit ce qui provient de l’air qui traverse une trachée-artère et par l’articulation des lèvres et la langue ou le son c’est ce qui se produit par l’entrechoquement de corps. Voilà ce qu’ils ont dit à propos du son. Ils ont dit que selon eux Allah aurait une voix qui est de toute éternité, qui est sans début. Et ils ont également dit à propos des formes des lettres comme la lettre ba’, la lettre sin, ces lettres avec lesquelles on écrit l’alphabet arabe, ils ont dit que ces formes-là elles sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils disent des choses que la raison n’accepte pas. Est-ce qu’il y avait des feuilles avant que les feuilles ne soient fabriquées ? Forcément les feuilles sont entrées en existence. De plus l’encre avec laquelle une lettre écrasée sur un support, cette encre elle n’est pas de toute éternité, forcément elle a un début. Comment osent-ils dire ou prétendent-ils que les formes des lettres qui sont sur le Moushaf sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils ont contredit la raison saine. C’est-à-dire quelqu’un qui a une raison saine ne tient pas de tel propos. Quand tu écris le mot Allah ; alif, lam, lam, ha’ ; qu’est-ce que tu dis à propos de cette forme que tu as écrite ? Tu dis c’est Allah. Le mot en tant que tel qui est tracé avec des lettres en arabe, qu’est-ce qu’on dit de ce mot ? On dit Allah. Si quelqu’un te demande de lire ce que tu as écrit, qu’est-ce qu’il va dire ? Il va dire Allah et quand tu dis à quelqu’un qui tu adores, il va dire Allah. Est-ce qu’en disant j’adore Allah, il vise les lettres qu’il a tracées ? Mais il vise plutôt l’être qui est exempt de début, exempt de fin. Pour cela on ne dit pas que la parole de Allah c’est une voix et des lettres comme ont dit ces gens-là. Donc ça, c’est la parole des mouchabbihah, des assimilationnistes. Qu’ils soient anciens ou récents, ils ont tous assimilé Allah à ses créatures.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans d’autres que lui, comme dans l’arbre auprès duquel Mouça a entendu la parole de Dieu, et non pas dans le sens qu’il a un attribut d’essence, qui est propre à son être, qui serait un de ses attributs. Il s’agit des moutazilites que Dieu les enlaidisse davantage. Et c’est partant de là que les mou^tazilites nient le fait que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, qui s’appelle le Qour’an qui soit un attribut exempt de début, exempt de fin, propre à son être et qui ne soit pas des lettres ni une voix. Les gens de la vérité, Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah confirme que Dieu a l’attribut de la parole. Ils confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Dieu ait une quelconque ressemblance avec les créatures.

Ahlou as-sounnah, les gens de la vérité, ont dit que Allah parle d’une parole qui est propre à son être qui est exempte de début, exempte de fin qui n’est pas de lettre ni une voix et qui ne varie pas par la variété des langues. À partir de là, nous savons que Ahlou s-sounnah, les gens de la vérité, les sunnites sont sur la voie du juste milieu entre deux extrêmes. L’extrême des assimilationnistes et l’extrême des mou^tazilites. Nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites qui ont renié le fait que Dieu ait un attribut parce que celui qui renie un attribut de Dieu c’est un mécréant, car nier l’attribut de la parole à Dieu revient à lui attribuer le fait d’être muet. Quel est le contraire de parler ? C’est être muet. Donc nier que Dieu ait un attribut de parole, revient à dire qu’il est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Tout comme nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites. Également nous ne disons pas ce qu’ont dit les mouchabbihah, les assimilationnistes. Les assimilationnistes, eux ils n’ont pas nié que Dieu ait un attribut, ils l’ont confirmé, mais ils l’ont comparé et assimilé à celui des créatures. Même s’ils ont confirmé l’attribut de la parole, mais ils ont dit que c’est un attribut avec une voix et avec des lettres. Or les lettres sont créés tout comme la voix elle est créée. Quelle est la preuve que les lettres sont créées, c’est le fait qu’elles se suivent, après le ba’ il y a le sin, après le sin il y a le mim etc. Tout comme les lettres et la voix sont créées, nous les nions au sujet de l’attribut de Dieu. Pour cela Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah sont sur la voie du juste milieu entre les mou^tazilites et les assimilationnistes.

Le sujet de la science de al-kalam, c’est d’étudier, c’est-à-dire de rechercher les preuves, à partir des créatures de Dieu, afin de confirmer l’existence de Dieu et ses attributs de perfection, et également à partir des textes de Loi à partir desquels les preuves sont extraites. Cette science est conforme aux règles de l’Islam et n’est pas fondée sur les règles de la philosophie, car les philosophes ont des paroles à ce sujet qui sont connues chez eux par les Ilaahiyaat. Nous avons vu que la science de la croyance a une priorité et un honneur sur les autres sciences, car elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de son prophète et cette science, la science de al-kalam consiste à rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour confirmer l’existence de Dieu. Cependant, cette science de al-kalam est régie par des règles conformes à l’Islam et non pas conformes aux règles des philosophes. Et les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent ces sujets au titre de l’argumentation par la raison à propos de la validité de ce qui est parvenu du messager de Dieu, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. La raison selon les savants du tawhid est donc un témoin en faveur de la Loi et n’est pas un fondement pour la religion. Les philosophes ne prennent pas en compte ce que les prophètes ont transmis. Les philosophes disent : « Nous nous passons de la parole du prophète ». C’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ce qu’ils disent. C’est pour cela que l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée conformément à l’approche des philosophes parce que les philosophes ont des paroles sur ces sujets qu’ils qualifient de ilaahiyaat. La croyance est appelée ilaahiyaat, c’est-à-dire les règles qui se rapportent à la croyance en Dieu. Pour cela dans certains pays leurs universités qui sont de religion ils les appellent les ilaahiyaat. Ils visent par cela la croyance. Et malgré cela nous n’abordons pas ces sujets de croyance avec l’approche des philosophes, mais nous abordons ce sujet conformément aux règles de l’Islam. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah ﷺ et tout ce que le messager ﷺ a amené ne contredit pas la raison. Parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la Loi. La Loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte. Tout comme l’a dit le Hafidh, le faqih Al-Khatib Al-Baghdadiyy. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy dit que la Loi, c’est-à-dire la croyance de l’Islam elle comporte ce que la raison accepte, mais ce que la raison n’accepte pas, il n’y a pas dans la croyance de l’Islam. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de ce qu’il y a dans la Loi en terme de croyance, mais n’est pas une base, un point de départ pour la croyance. Quant aux philosophes, ils ont considéré que la raison est une base, un fondement, sans accorder d’attention à ce qui est parvenu des prophètes comme informations. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre l’étude par la raison et ce qui est parvenu des prophètes. Tout en sachant que l’étude par la raison saine n’aboutit pas à autre que ce qui est venu dans la Loi et ne le contredit pas. Allahou tabaraka wa ta^ala a manifesté des miracles avec les prophètes. Pourquoi est-ce que Allah a accordé des miracles aux prophètes ? Pour que la personne sensée, la personne dotée de raison par l’observation de ces miracles reconnait et connait la véracité de ce que les prophètes ont amené comme informations. Comment est-ce que la raison serait elle annulée ? Comment est-ce que l’observation, c’est-à-dire l’observation par la raison serait-elle mise de cotée ? Celui qui est sensé lorsqu’il observe, lorsqu’il réfléchit il est bien guidé. Également celui qui est sensé, qui utilise correctement sa raison lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire par la raison que celui qui a eu un miracle est véridique quand il dit qu’il est un envoyé de Dieu. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que ce qui est parvenu dans la Loi de l’Islam en termes de croyance. Dieu a incité ses esclaves dans le Qour’an à observer Sa souveraineté pour connaître Sa toute puissance. Dieu dit dans sourat Al-A^raf verset 185 :

﴿أولم ينظروا في ملكوت السماوات والأرض﴾

Et dans sourat Foussilat verset 53 :

﴿سنريهم ءاياتنا في الأفاق وفي أنفسهم حتى يتبين لهم أنه الحق﴾

Qu’est-ce qui est parvenu dans le verset 53 de sourat Foussilat ? Nous allons leur montrer les signes des preuves de notre existence, des preuves de notre toute puissance, des preuves de notre science et ceci est dans le bas-monde. Celui qui réfléchit, qui médite, qui observe les créatures de Dieu, la souveraineté de Dieu il aboutit, il conclut, il parvient à l’existence de Dieu, à Sa toute puissance, à Sa science.

Également dans sourat Adh-Dhariyat verset 21, Allah ta^ala nous incite à réfléchir à propos de notre propre être à nous en tant qu’être humain. La création de l’être humain, ses différents états de l’être humain sont des preuves de l’existence de Dieu, sont des preuves de la toute-puissance de Dieu, de Sa sagesse, de Sa science et de Sa perfection. C’est pour cela que cette science, la science de al-kalaam, la science de la croyance a pour objet et a pour objectif de réfléchir, de méditer à propos de la création de Dieu pour parvenir à l’existence de Dieu. Du fait que cette science, la science de la croyance, la science de l’unicité, la science de al-kalaam, de la connaissance de son sujet nous avons su que cette science est la plus honorable des sciences.

S’il a été dit : « Il n’a pas été rapporté que le prophète que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science ni d’un de ses compagnons qu’il aurait appris ou enseigné à d’autres que lui cette science, mais que cette science s’est produite après leur disparition bien longtemps. Si cette science avait été importante dans la religion, le compagnon et leurs successeurs lui auraient prioritairement accordé de l’importance ». Nous répondons : « Si l’on vise par cette parole, par ce discours qu’ils (les compagnons) ne connaissaient pas l’être de Dieu, ses attributs, son unicité et son exemption, et la véracité de son messager et la validité de ses miracles par la preuve rationnelle, mais qu’ils auraient reconnu cela par simple imitation, cela est loin de la vérité et abominable comme propos. Preuve en est ce que certains compagnons ont dit : « Nous avons d’abord appris les fondements de la foi avant d’avoir appris le Qour’an, puis nous avons appris le Qour’an et notre foi s’en est accrue ». Pour cela nous ne disons pas à propos des compagnons qu’ils ne connaissaient pas l’être de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas l’unicité de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas ses attributs, ça c’est faux !

Et Dieu a répliqué dans son livre à ceux qui imitent leur ancêtre dans l’adoration des idoles par Sa parole dans sourat Az-Zoukhrouf le verset 23. Dans ce verset ces gens ont été blâmés, pourquoi ? Parce qu’ils avaient suivi leurs ancêtres dans leur religion. Allahou ta^ala a blâmé ces associateurs parce qu’ils ont dit : « Nous avons trouvé nos ancêtres associés à Dieu, à avoir une religion et nous les avons suivi aveuglement sans preuve ». C’est-à-dire que ces gens-là avaient suivi leurs ancêtres dans leur association à Dieu sans aucune preuve qui établisse la validité de leur religion. À partir de cela, nous comprenons que la connaissance de la preuve est chose requise.

On comprend de ce texte du Qour’an que le fait de suivre sans preuve, d’imiter sans preuve à propos de la connaissance de Dieu est interdit. Le fait de suivre sans preuve à propos de la connaissance de Dieu n’est pas permis. Parce que dans le fait d’imiter sans preuve, il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour réfléchir et méditer. Nous avons reçu l’ordre de réfléchir, nous avons reçu l’ordre de méditer, nous avons reçu l’ordre de déduire à partir des créatures de Dieu l’existence de Dieu et Ses attributs de perfection. Pour cela notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « C’est quelque chose laid de la part de celui qui a reçu la raison d’en éteindre la lumière et d’en annuler l’intérêt » et il a ajouté que la raison est une lumière qui permet de s’éclairer alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit : « Ce n’est pas permis d’imiter aveuglement concernant la connaissance de Dieu ». Pourquoi ce n’est pas permis ? Parce que dans l’imitation il y a une annulation du profit, du bénéfice de la raison.

Si par ailleurs, l’on vise par cela (c’est-à-dire ceux qui soulèvent cette objection) que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues dans cette terminologie établie chez les spécialistes de cette science comme le terme « jawhar » ou substance, « al-^arad » ou caractéristique de la substance, « al-ja’iz » ou le possible rationnel, « al-mouhal » ou l’impossible rationnel, « al-hadath » ou l’évènement ou l’accident, « al-qidam » ou l’exemption de début oui cela nous le concédons, ils n’avaient pas employé ces termes-là. Oui, il est vrai que les compagnons qui ont reçu cette religion du prophète et qui nous l’ont transmise grâce à eux de génération en génération, c’est vrai qu’ils n’ont pas employé cette terminologie qui a été instaurée par les spécialistes de cette science. Comme le terme « jawhar » ou communément traduit par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est définit par soit même comme les corps. La substance, elle est soit composée, soit élémentaire. Lorsqu’elle est élémentaire, il s’agit de la substance élémentaire. Qu’est-ce que la substance élémentaire ? C’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite. En d’autres termes, la substance élémentaire c’est plus petite créature que Dieu ait crée. La substance, lorsqu’elle n’est pas élémentaire, elle est composée, c’est celle qui se compose de deux substances élémentaires ou davantage. Alors pour ce qui est de la définition du mot « jawhar » non pas dans la terminologie de la croyance, mais dans la terminologie de la langue arabe c’est l’origine de la chose, l’essence de la chose.

Pour ce qui est du mot « al-^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance. Comme le mouvement d’un corps, son immobilisation, son immobilité ou sa situation dans un endroit. Les spécialistes du tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu ont convenu de ce vocabulaire, de cette terminologie. Qu’est-ce qu’ils disent à propos du monde, de cet univers ? Ce sont des substances et des caractéristiques. Pour ce qui est du jaa’iz c’est ce qu’on traduit par possible rationnel, c’est ce dont on peut concevoir dans la raison l’existence et l’inexistence. Tout comme du point de vue rationnel nous pouvons parfaitement concevoir notre existence, nous pouvons également concevoir notre inexistence. Parce que nous faisons partie de ce qu’ils appelaient possible rationnel.

Pour ce qui est du terme « mouhal » si on veut prendre sa définition dans la langue arabe non pas dans la terminologie de la science de la croyance « al-mouhal » c’est ce qui détourne de la direction de ce qui est correct vers le faux. Et du point de vue de la terminologie de la science de la croyance quand on dit « mouhal » on le traduit par impossible rationnel c’est ce qui implique un sens qui est faux de tout point de vue. Comme par exemple l’existence ou la réunion du mouvement et de l’immobilité en un même emplacement, dans un même corps. Il est impossible selon la raison que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il y a parmi les créatures de Dieu celles qui sont tout le temps immobile comme les sept cieux et il y a les créatures de Dieu qui sont tout le temps en mouvement comme les étoiles. Pour ce qui est de l’être humain, il est parfois en mouvement, il est parfois immobile. Et donc il est impossible du point de vue rationnel que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il a cité le mot hadath parmi les exemples de terme qui sont utilisés dans cette science, c’est ce qu’ils ont traduit par évènement ou accident c’est ce qui a lieu après n’avoir pas existé.

Concernant le terme « al-qidam » c’est l’exemption de début, il vise par cela ce qui n’a pas de début à son existence. Si ceux qui soulèvent cette objection contre cette science en disant « Oui, mais les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, pourquoi vous les utilisez ? » on dit oui, on concède le fait que c’est vrai les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes-là.

Cependant, nous opposons à cela le même argument pour les autres sciences. En effet, il n’a pas été rapporté du prophète ﷺ ni de ses compagnons qu’ils aient employé le terme de « nasikh » abrogeant ou « mansoukh » abrogé ou « moujmal » ce qui nécessite une indication ou « moutachabih » non explicite et d’autres termes encore, tout comme cela est employé chez les spécialistes du Tafsir. Tout comme il y a des termes qui concernent la science de la croyance qui n’ont pas été rapportés de la part des compagnons, il y a aussi des termes dans d’autres sciences comme l’exégèse du Qour’an, le Tafsir qui n’ont pas été utilisés par les compagnons. Comme le fait de dire que ça c’est nasikh abrogeant ou mansoukh abrogé. Qu’est- ce que « an-nasikh » ce qui abroge ? C’est ce qui est appliqué en tant que règle. Qu’est-ce qui est abrogé « al-mansoukh », c’est la règle qui n’est plus appliquée. Tout comme c’est parvenu dans le hadith du messager de Allah ﷺ lorsqu’il a dit ce qui signifie en français : « Je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes maintenant visitez les ». Le mot « naskh » à l’origine signifie effacement ou arrêt ou le fait d’enlever. Cette définition est très jolie en arabe, très concise. Généralement ce sont des définitions très compactes pour les retenir. Qu’est-ce que l’abrogation ? L’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement qui est confirmé par un texte antérieur, un texte précédent et s’il n’y avait pas eu cette abrogation, ce texte antérieur serait toujours effectif et applicable. Et l’abrogation c’est quelque chose qui est ultérieur à un ancien jugement. L’abrogeant, celui qui abroge est ultérieur, postérieur au premier texte. En d’autres termes, c’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement, d’une ancienne Loi, d’une ancienne règle, l’arrêt de son application par l’arrivée d’une nouvelle règle. C’est le fait de cesser l’application d’un jugement légal antérieur, c’est-à-dire de cesser l’application d’une règle à l’acte de la personne responsable par un jugement ultérieur. Pour prendre l’exemple du hadith qui signifie : « Je vous avais précédemment interdit, défendu de visiter les tombes (ça c’est le jugement antérieur). Maintenant, visitez-les (c’est le jugement ultérieur, postérieur qui maintenant à appliquer) ». Donc ce terme-là d’abrogeant ou ce qui abroge et ce qui est abrogé, ce n’était pas quelque chose qui était utilisé par les compagnons ou par le prophète, c’est une terminologie qui est nouvelle. Également le terme « moujmal », c’est ce qui nécessite plus d’indications et qu’est-ce que l’indication ici ? C’est de donner au sujet d’ôter la confusion, la problématique autour d’un sujet pour un éclaircissement, c’est-à-dire pour que le sujet soit clair et très évident. Il se peut qu’un texte soit « moujmal ». Le « moujmal » ça peut être un Qour’an ou ça peut être un hadith. Qu’est-ce qui est parvenu dans le hadith ? Les Qadarites sont les mages, mazdéens de cette communauté. Puis il y a eu une indication qui est venue dans un autre hadith qui dit : « Qui sont ces qadarites ? », ce sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de prédestination. Le premier texte nécessite une indication, c’est un texte « moujmal », les Qadarites sont les mazdéens de cette communauté, qui sont-ils ? Donc c’est un texte qui nécessite une indication. L’indication est venue ultérieurement dans un autre hadith. Eux les mou^tazilites de leur méchanceté, qu’est-ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : les Qadarites c’est Ahlou s-sounnah, ils parlent de nous qu’on est les mage, mais comme il y a eu un autre hadith qui dit c’est qui les Qadarites ? Ce sont ceux qui renient la prédestination, pas ceux qui confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, ils confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, nous confirmons que tout ce qui entre en existence est conformément à la science de Dieu, à la volonté de Dieu, à la puissance de Dieu, c’est les mou^tazilah eux qui renient cela. Il y a également un autre terme « moutachaabih », ce terme-là il ne nous est pas parvenu comme ayant été employé par les compagnons, par le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Et donc le « moutachabih », ce qui n’est pas explicite est de deux sortes. La première sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact où le jour du jugement va avoir lieu et la deuxième sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que peuvent connaître les gens versés dans la science. Comme la signification, le sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa », les savants qui sont versés dans la science, ils ont expliqué que cela veut dire que Allah domine le trône. Chez les gens du tafsir, de l’exégèse le mot nasikh, mansoukh, moujmal, moutachabih ce sont des mots qui sont usités. Même s’il n’a pas été rapporté du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ni de ses compagnons qu’ils avaient utilisé ce terme, ce sont des termes qui sont corrects. Pourquoi alors reprocher aux spécialistes de la croyance uniquement l’utilisation de termes qui sont corrects même s’ils n’ont pas été employés par le prophète et les compagnons. Ni « al-qiyas » l’analogie, « al-istihsan » l’approbation, « al-mou^aradah » l’opposition, « al-mounaqadah » la contradiction, « ach-chart » la condition, « as-sabab » la raison, « al-^il-lah » l’agent causal, et d’autres termes encore tout comme cela est employé chez les faqih, spécialistes de jurisprudence. Le terme « al-qiyas » dans la langue arabe signifie l’équivalence, l’égalité. Du point de vue de la terminologie dans cette science de jurisprudence, quand on parle de qiyaas, c’est de donner un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence pour la causalité du jugement, pour ce qui fait ce jugement. Selon la terminologie de la jurisprudence, l’analogie « al-qiyas » c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement, à un sujet dont le jugement n’est pas connu, le jugement d’un autre sujet qui lui est connu en raison d’une causalité entre les deux. Comme le cas du jugement qui est parvenu dans un texte pour la femme esclave, il a été déduit pour l’homme esclave. Et donc l’istihsan, c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’y ait une preuve, c’est un argument que le moujtahid a en lui-même, mais pour lequel il n’a pas amené de preuve, c’est lui qui approuvé cela. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même, mais qui ne constitue pas une preuve, lui il a approuvé cela, mais ça ne constitue pas une preuve, ce qu’il a dans son cœur n’est pas une preuve. Il y a mou^aradah, c’est l’opposition, c’est de donner une preuve contre celui à qui la preuve a été donnée. Et donc « al-mounaqadah » un autre terme, c’est qu’une chose contredise une autre. Et ils ont utilisé d’autres terminologies comme « At-tard » et « ach-chart ». Ach-charT, c’est la condition. Ils disent à propos de la condition, c’est ce qui est indispensable pour la chose, mais qui ne fait pas partie de la chose. N’est-ce pas que le woudouu fait partie des conditions de la prière. Par le woudouu ont peut faire la prière, mais le woudouu, il ne fait pas partie de la prière. La prière est accomplie avec le woudou, mais le woudouu ne fait pas partie de la prière. Quand il a dit « as-sabab », « as-sabab » c’est la raison, c’est dans la langue arabe ce qui fait parvenir à autre chose. Dans la terminologie de la jurisprudence, quand on dit que telle chose est un sabab de cette chose, c’est une raison, c’est toute description qui est claire, qui est bien défini, qui indique par la preuve textuelle, par la preuve qui peut être entendue qu’elle explique le jugement religieux. Donc tous ces termes-là qui viennent d’être rappelés ici, ce sont des termes qui sont utilisés, usités chez les faqih, les spécialistes de jurisprudence. Donc ce ne sont pas des termes qui ont été rapportés ou été employés par le prophète et ses compagnons et pourtant on peut les utiliser. Tout comme il y a des termes qui sont dans la science de la croyance que le prophète et les compagnons, il n’a pas été rapporté qu’ils les aient employés. Également il y a des termes dans d’autres sujets religieux que le prophète et les compagnons n’ont pas employé, mais qu’il nous est permis d’employer. Ni l’emploi des termes « al-jarh » la critique, « atta^dil » la fiabilisation, « al-ahad » rapporté par des individus, « al-mach-hour » célèbre, moutawatir ou « sahih » authentique ou « gharib » étrange ou d’autres que cela comme cela est employé chez les spécialistes du hadith.

Le mot Jarh dans la science du hadith, c’est ce qui considère comme non fiable celui qui rapporte. A l’opposé du ta^diil, c’est la confirmation du caractère fiable de celui qui rapporte. Et donc dans la terminologie du fiqh ; donc on a vu la terminologie du hadith ta^dil veut dire quelque chose et dans la terminologie de la jurisprudence ça veut dire autre chose ; c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas sur les petits péchés. Qu’est-ce que les spécialistes de « al-jarh » et de « atta^dil » à propos de rapporter les paroles de quelqu’un qui s’appelle Haram, ils ont dit c’est défendu. Al-jarh c’est de considérer non fiable celui qui rapporte. Les spécialistes du hadith, ils emploient des termes qui n’ont pas été rapportés du prophète ou des compagnons. Tout comme on dit de certains ahadith qui sont des hadith de ahad. La plupart des hadith du prophète ﷺ sont des hadith qualifiés de ahad. C’est les hadith qui sont rapportés par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons. Ce n’est pas tous les hadith du prophète ﷺ qui sont moutawatir. Certains hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont des hadith moutawatir. Qu’est-ce que les hadith moutawatir ? Ce sont les hadith rapportés à partir d’un grand nombre et les premiers qui rapportent se basent sur l’observation. Comme le hadith du jaillissement de l’eau des mains du prophète ﷺ. Comme le hadith du tronc de palmier qui a gémi par languissement du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. On dit que c’est un hadith moutawatir. Qui l’a rapporté ? Un grand nombre de compagnons du prophète ﷺ qui ont été témoins que le tronc a pleuré parce qu’il se languissait du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Qu’est-ce que les spécialistes du hadith ont dit à propos du hadith du gémissement du tronc de palmier ? C’est un hadith moutawatir. Parce qu’il a été rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et les premiers s’appuient sur une observation. Et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et le nombre de ceux qui rapportent n’est pas plus faible que la limite fixée pour le moutawaatir et c’est par ce mode de transmission du moutawatir que le Qour’an nous est parvenu. Exactement de la même manière que nous est parvenue, nous a été rapporté le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Les hadith moutawatir du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont environ soixante-dix hadith. Alors que les hadith qui sont rapportés du prophète ﷺ sont d’environ cent mille hadith. Les spécialistes du hadith comme notre Chaykh, Chaykh `Abdou l-Lah rapporte du prophète cent mille hadith. Et malgré tout cela, parmi tous ces hadith combien sont moutawatir parmi ces cent mille ? Environ soixante-dix. Le poids de preuve d’un hadith moutawaatir est semblable au poids de la preuve que constitue le Qour’an. Mais est-ce que tous les hadith du prophète sont moutawatir ? Non ! La plupart des hadith sont des hadith qu’on qualifie de ahad c’est-à-dire rapportés par des individus un, deux ou trois. Pour ce qui est du hadith mach-hour, c’est le hadith célèbre, rapporté par trois ou plus des compagnons du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. C’est pour cela que ces spécialistes de cette science du hadith tantôt ils qualifient un hadith de ahad ou parfois ils le qualifient de mach-hour ou il le qualifie de moutawaatir. Et parfois ils le qualifient, ils disent qu’il est sahih ou haçan ou mouda^if.

Le hadith sahih, c’est le hadith authentique. C’est un hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas un sens qui contredit un verset ou une information moutawatir ou une unanimité et qu’il est rapporté par ceux qui sont dignes de confiance. Le hadith est dit sahih, authentique du point de vue de son authenticité, de sa fiabilité et juste après le moutawatir. Pour cela les spécialistes du hadith parfois ils disent à propos d’un hadith pour indiquer sa grande authenticité, ils disent et le hadith est sahih. Et parfois ils qualifient un hadith de « gharib ». On peut traduire littéralement par étrange. Qu’est-ce que ça veut dire un hadith étrange ou gharib ? C’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue, c’est une chaine de transmission qui est ininterrompue jusqu’au messager de Allah ﷺ sauf que celui qui le rapporte du messager de Allah ﷺ c’est une seule personne qui est un successeur ou un successeur de successeur. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences parce que ces termes n’ont pas été rapportés du prophète. Ce que nous avons vu concernant la science du tafsir, la terminologie qui a été employée par les spécialistes du tafsir, de l’exégèse du Qour’an, la terminologie qui a été employée par les spécialistes de la jurisprudence, la science des Lois, la terminologie qui est employée par les spécialistes du hadith et également la terminologie qui est employée et qui est défini par les spécialistes de la croyance. Est-ce qu’il faudrait rejeter tous ces termes pour la raison que le prophète et les compagnons ne les ont pas employés ? Si nous appliquions cette règle prétendue par ces gens-là alors nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine et de notre religion islamique. Est-ce que celui qui dit cela ose affirmer qu’il serait obligatoire de rejeter ces sciences pour cette raison-là, tout en sachant qu’à l’époque du prophète ﷺ les mauvaises passions et les mauvaises innovations n’étaient pas apparues. Par conséquent, il n’y avait pas eu de besoin à s’engager dans les détails de telles terminologies.

Définition des termes :

Le mot « jawhar » désigne ce qui a un emplacement, un endroit et qui est défini en soit. La substance « jawhar » est soit unitaire soit composée. La substance unitaire, c’est la substance élémentaire. C’est la partie qui ne se divise pas d’un corps. Tellement elle est petite, elle ne se divise plus. La substance qui est composée, c’est celle qui est composée de deux substances élémentaires ou plus.

Le « ^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance.

Le ja’iz, c’est le possible rationnel, ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Dans la langue le mot « mahal » ou « mouhal » c’est ce qui implique d’être faux, quelque chose de faux, quelque chose de corrompu de tout point de vue.

Et « al-hadath » c’est ce qui entre en existence, c’est ce qui existe après n’avoir pas été.

« Al-qidam » c’est-à-dire ce qui n’a pas de début à son existence dans cette terminologie.

« Nasikh » Ce qui abroge, c’est le jugement ou la Loi qui est à appliquer. L’abrogation ou « naskh », c’est l’annulation ou la non-application d’un jugement antérieur et l’application d’une nouvelle règle qui est postérieure.

« Al-mansoukh » ce qui est abrogé, c’est ce qui n’est plus appliqué.

« Al-moujmal » c’est ce qui nécessite une indication.

« Al-bayan » c’est l’indication, c’est de faire sortir un sujet qui peut être problématique à une explication qui est claire.

Ce qui n’est pas explicite est « moutachabih » et de deux sortes. L’une de ces deux sortes c’est ce que seul Dieu sait comme la date exacte du jour du jugement. La deuxième sorte c’est ce que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaître.

« Al-qiyas » ou l’analogie c’est dans la langue l’égalité ou l’équivalence et du point de vue de la terminologie dans la jurisprudence, l’analogie c’est de donner à un sujet dont le jugement n’est pas connu un jugement qui est connu pour un autre sujet en raison d’une causalité entre les deux sujets.

« Al-mou^aradah », c’est l’opposition c’est dans le sens que quelque chose qui empêche une autre et « Al-mou^aradah » l’opposition c’est de donner la preuve qui est opposée à celui qui a avancé une preuve avant.

« Al-mounaqadah » ou l’annulation c’est l’une des deux choses par une autre ça c’est dans la langue.

« Ach-chart » la condition, c’est ce par quoi la chose est complète et qui ne fait pas partie de la chose.

« As-sabab » ou en français la raison, c’est ce qui permet de parvenir à une chose. Et donc la raison, ici ce n’est pas raison dans le sens rationnel, la raison dans le sens de la cause, c’est toutes caractéristiques apparentes, bien déterminées que la preuve textuelle indique comme étant une présentation d’un jugement de religion. La raison par exemple quand on dit : « Quelle est la raison qui indique que les cinq prières sont obligatoires ? » c’est ça le sens de raison ici. C’est toute description apparente, bien définit que la preuve textuelle, un hadith par exemple présente, indique comme définissant un jugement de religion.

« Al-jarh » c’est la critique qui fait que celui qui rapporte n’est pas considéré fiable.

« At-Ta^dil », c’est au contraire considéré fiable celui qui rapporte.

« Al-^adl » c’est dans la terminologie de la jurisprudence, celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits et qui évite les actes qui sont indécents. En d’autres termes, c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits péchés et qui conserve le comportement de ses pères, de ses semblables.

On qualifie le hadith « ahad » rapporté par des individus, c’est un hadith rapporté par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons.

Le hadith « mach-hour » ou célèbre, c’est celui qui est rapporté par trois ou plus gens de confiance.

Le moutawatir c’est ce qui est rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et il n’est pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir. Il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par soixante-dix compagnons. Et il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par quinze compagnons. C’est ce qui est rapporté par un grand nombre d’un grand nombre de sorte qu’il ne soit pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir et les premiers qui l’ont rapporté se basent sur une observation.

Qu’est-ce qu’on qualifie de « sahih » dans la terminologie du hadith ? C’est ce qui comporte le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style et dont le sens ne contredit pas de verset du Qour’an ni de nouvelle moutawatir et ni l’unanimité des savants et ceux qui le rapportent sont de confiance. Le « sahih » ou hadith authentique, c’est le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité et dont le sens ne contredit pas un verset ni de nouvelle moutawatir ni l’unanimité et que ceux qui le rapportent sont de confiance.

Le « gharib » ou étrange c’est le hadith dont la chaine de transmission remonte jusqu’au messager de Allah. Chacun le dit d’après celui qui l’a précédé et le dernier dit : « D’après le messager de Allah ». Sauf que celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons ou un successeur des successeurs des compagnons.

Abou Hanifah que Allah l’agrée a dit en guise de réponse à ceux qui disent pourquoi vous parlez de science de al-kalam, alors que les compagnons n’en ont pas parlé ? Il a répondu : « leur exemple, l’exemple des compagnons c’est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte. Ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et notre exemple à nous, est comme des gens qui ont en leur présence qui les combat, et qui avons eu besoin d’exhiber des armes ».

Abou Hanifah que Dieu l’agrée, il est dans quelle catégorie ? Il est dans la catégorie des tabi`ites, des successeurs des compagnons. Il est parvenu dans une version qu’il a rencontré cinq compagnons et dans une autre version, qu’il a rencontré six compagnons. L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée est le plus ancien des quatre, il est avant l’imam Malik, avant l’imam Ach-Chafi^iyy et avant l’imam Ahmad.

Abou Hanifah que Allah l’agrée c’est celui qui a l’école de jurisprudence très connue. Il est né en l’an 80 de l’hégire et il est mort l’année 150 de l’hégire. C’est lui qui a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisent la voie de Ahlou s-sounnah. A son époque le voyage généralement prenait beaucoup de temps parce qu’il n’y avait pas les moyens de locomotion que nous avons à notre époque comme l’avion, le bus, la voiture, le train. Il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui sont des opposants à la voie de Ahlou s-sounnah. Où se trouvait-il ? Il se trouvait en Irak, il se trouvait à Baghdad, là où il est enterré. C’est à lui que la question a été posée pourquoi vous parlez de science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Parce qu’ils n’ont pas pu le vaincre dans les débats, il avait le dessus par les preuves et les arguments. C’est pour cela qu’ils lui ont dit pourquoi est-ce que vous parlez de la science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Et donc il a répondu l’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte donc ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et il a dit notre exemple à nous est comme des gens qui ont en leur présence qui les combatte et qui avons eu besoin d’exhiber des armes. Si telle était la situation à l’époque de Abou Hanifah que dire de nos jours. Pour cela il est indispensable de maîtriser pareille science. Il est indispensable de maîtriser les sujets de croyance pour répliquer au mouchabbihah et à d’autres. Pas uniquement pour répliquer à ceux qui prétendent l’Islam, mais également pour répliquer aux athées, aux philosophes et autres. C’est une obligation communautaire collective qu’il y ait au sein des musulmans dans chaque ville qui réponde à ces égarés.

Les fondements de cette science, la science du tawhid existait bel et bien parmi les compagnons et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux. Parler à ce sujet en répliquant aux gens des mauvaises innovations a commencé à l’époque des compagnons. Le premier parmi les compagnons à parler de ce sujet fut ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah honore son visage. Il avait répliqué et coupé court aux paroles des kharijites (Khawarij) avec les arguments. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ceux qui prétendent que la nature crée les choses et que le monde n’a pas de créateur. Il a donné les preuves aussi à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil qui sont des anthropomorphes, avec des paroles précieuses qui ne laissent aucune réplique possible. Par ailleurs, le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas ont tous deux répliqué aux mou^tazilites. L’illustre savant Ibn ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, a coupé court aux kharijites avec les arguments également. La science de at-tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu qui est la plus honorable des sciences, les fondements de cette science étaient disponibles, existaient chez les compagnons. La différence est qu’ils étaient beaucoup plus forts dans la langue de sorte que lorsqu’ils entendaient la parole de tawhid, la parole La ilaha illa l-Lah que le prophète leur avait enseigné, ils en comprenaient tout ce que nous disons avec force détail et dont nous remplissons des livres et des livres à notre époque. Tout cela grâce à leur maîtrise de la langue des Arabes. Et ceci n’est pas spécifique à la phrase « Il n’est de dieu que Dieu » « La ilaha illa l-Lah », mais c’est tout ce que le prophète leur avait enseigné. Et c’est ainsi qu’ils comprenaient également les versets du Qour’an. Il suffisait ainsi par exemple que le prophète leur récite sourat Al-Ikhlas « قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ » pour en comprendre les différents sens que nous nous comprenons si on nous donne des explications et des Tafsir par des exégèses. Pour cela, que les fondements de cette science étaient disponibles, existaient parmi les compagnons plus encore qu’entre ceux qui sont venus après eux. Mais comme l’a dit Abou Hanifah que Allah l’agrée : « L’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas quelqu’un qui était là pour les combattre ». Les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons. Le premier à avoir répliqué aux égarés c’était ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah l’agrée. C’était lui qui avait coupé court aux paroles des kharijites avec les arguments avant de les combattre. Auparavant, ils étaient dans son armée, ils combattaient à ses côtés ces kharijites. Puis ils se sont retournés contre lui, ils ont déclaré mécréant notre maître ^Aliyy et se sont mis à le combattre. Quelle était la raison ? Pourquoi ils s’étaient retournés contre lui ? C’était qu’il lui reprochait d’avoir accepté l’arbitrage entre lui et Mou^awiyah. Ils sont partis d’un verset qu’ils ont mal expliqué. Ils ont dit comment est-ce qu’il accepte l’arbitrage alors que Dieu dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ». Et notre maître ^Aliyy leur a répliqué en disant : « Vous citez une parole de vérité, c’est un verset, c’est une parole de Dieu, mais le sens que vous voulez donner à ce verset est un sens qui est faux ». Parce que comme l’ont dit les spécialistes du Tafsir, de l’exégèse du Qour’an ce verset a été révélé à propos de Ya^qoub ^alayhi s-salam. Parce que notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam, il avait des fils et ses fils étaient beaux, ils avaient un bel aspect physique. Il avait peur que ses fils ne soient atteints par le mauvais œil. Imaginez 10 très beaux hommes qui rentrent dans un même endroit, il avait peur pour eux. Donc quand il les avait envoyés en Égypte, il leur a dit : « N’entrez pas tous du même côté, entrez de côté séparé pour pas que vous soyez atteint par le mauvais œil si vous apparaissez tous ensemble » et après il a dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ », c’est-à-dire que même si on prend cette cause n’adviendra que ce que Dieu a voulu. Bien que notre maître ^Aliyy ait répliqué aux Khawaarij, mais malgré cela ils l’ont déclaré mécréant et ils l’ont combattu. Il a été rapporté également que ^Aliyy que Dieu l’agrée avait débattu et coupé court à la parole d’un dahlit. Les dahlit ce sont qui ? Ce sont ceux qui prétendent que le monde n’a pas de créateur. Également il a été rapporté que notre maître ^Aliyy a donné les preuves et il a coupé court de sorte qu’il n’y avait plus aucune réplique possible à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil. D’après Nou^man Ibnou Sa^d, il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence du gouvernement, donc la maison de ^Aliyy que Allah l’agrée et Nawouf Ibnou `Abdi l-Lah est entré, il s’est adressé à notre maître ^Aliyy, il lui a dit : « Ô émir des croyants devant la porte il y a 40 hommes mécréants des fils de ‘Israil » ». Alors ^Aliyy que Dieu l’agrée lui a dit amène les, je vais m’en occuper. Quand ils étaient devant notre maître ^Aliyy, ils lui ont dit : « Ô ^Aliyy décris nous ton Dieu, celui qui est au ciel comment il est, quand est-ce qu’il a existé ? » et ils lui ont dit « Sur quoi il se trouve, sur quoi il est assis » selon eux. Pourquoi lui ont-ils dit cela ? Parce que ce sont des anthropomorphe, ce sont des assimilationnistes, ils ont pour croyance que Dieu est dans la direction du haut et leur croyance est que Dieu est établi sur le trône. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Alors ^Aliyy s’est assis et il s’est mis à leur parler, il leur a répliqué. Il s’est relevé, il était allongé, il s’est assis alors qu’il était allongé et il leur a dit : « Ecoutez bien ce que je vais vous dire et ce n’est pas la peine de chercher la réponse auprès de quelqu’un d’autre ». Il leur a dit Allah est Al-‘Awwal celui qui est exempt de début, il n’est pas engendré à partir d’autre chose et Il ne s’incarne pas dans les illusions. Ce n’est pas un aspect ou une forme qu’on essaie d’imaginer et il n’est pas contenu dans un endroit. Ce n’est pas un être qui a existé après n’avoir pas été et il a dit : celui qui prétend que notre Dieu a une limite, une quantité il n’aura pas connu le seigneur, Celui qui mérite d’être adoré. Il n’y a pas que ^Aliyy parmi les compagnons qui ont pratiqué cette science, la science du tawhid, mais également d’autres compagnons comme le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas. Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que le prophète a décrit comme étant un homme vertueux, il a répliqué aux mou^tazilites qui sont apparus à son époque. Ibnou ^Abbas le fils de Al-^Abbas qui est connu comme étant l’exégète par excellence du Qour’an lui aussi il a répliqué aux mou^azilites. L’illustre savant Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père a coupé court aux kharijites avec les arguments également des kharijites qui se sont rebellés contre ^Aliyy. Cette science, la science du tawhid a bel et bien existé parmi les compagnons. Elle était disponible cette science plus que chez ceux qui les ont suivis.

Parmi les successeurs, il y a eu le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz qui a répliqué aux qadarites et qui a composé une épitre pour leur répliquer. C’est une épitre concise. Il a pu répliquer et couper court aux paroles des compagnons de Chawdhab le kharijite. Le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz en plus du fait qu’il soit le gouverneur général des musulmans, c’était un savant, un moujtahid et qui maîtrisait les différentes sciences. Au niveau de la science de la Religion, le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz était comme l’imam Ach-Chafi^iyy, comme l’imam Malik que Dieu les agrée. ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz le calife bien guidé, il a répliqué aux qadarites et il a composé une épitre qui est concise et qui était très forte pour leur répliquer. Cette épitre est très connue, elle est célèbre, elle a été rapportée par Abou Nou^aym. Il n’a pas seulement répliqué aux mou^tazilites, mais il a répliqué également aux kharijites et il a coupé court aux compagnons de Chawdhab le kharijite. Qui leur a répliqué ? C’est le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Puis Zayd fils de ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib avait un écrit dans lequel il a répliqué aux qadarites à partir du Qour’an. Qui est ce Zayd ? Zayd c’est le petit-fils de ^Aliyy que Dieu les agrée. Tout comme son grand-père avait répliqué à ces gens-là, lui aussi il leur a répliqué. Quand est-ce que ces groupes qui contredisent le messager de Allah ﷺ sont apparus ? C’était à l’époque de ^Aliyy et le premier groupe à être apparu, c’était le groupe des khawarij, des kharijites. A son époque également il y a certains qui avaient fait preuve d’outrance dans leur amour pour ^Aliyy. Tellement ils avaient dépassé les limites, donc ils ont fait preuve d’outrance, ils lui ont dit devant lui à ^Aliyy, ils lui ont dit : « Tu es notre Dieu, tu es notre créateur, tu es notre pourvoyeur ». Il leur a dit : « Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange et je bois tout comme vous vous mangez et vous buvez ». Malgré cela ils ont persisté sur leur entêtement, sur leur égarement, sur leur mécréance. Il y a eu également Al-Haçan fils de Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. C’est aussi le petit-fils de notre maître ^Aliyy que Dieu les agrée. Zayd qu’on a cité toute à l’heure c’était le petit-fils de ^Aliyy par son fils Al-Houçayn et ce Haçan que nous citons maintenant, c’est le petit-fils de ^Aliyy par Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. Al-Haçan qui a répliqué, son père s’appelle Mouhammad et le père de Mouhammad c’est notre maître ^Aliyy et sa mère c’est une femme du clan de Bani Hanifah, c’est pour ça qu’elle a été appelé Hanafiyyah. Il s’appelle Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah du nom de sa mère. Il y a eu également un juge légal, un Qadiyy qui s’appelle Iyaas fils de Mou^awiyah le Qadiyy a lui aussi répliqué aux qadarites. Iyaas fils de Mou^awiyah a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Par le passé qui était investi de la fonction de juge ? C’était celui qui avait le plus de science dans la ville. Iyaas fils de Mou^awiyah, le Qadiyy c’est lui qui a répliqué aux qadarites. Habib fils de Ach-Chahid avait entendu Iyaas fils de Mou^awiyah dire : « Je n’ai jamais répliqué à des gens qui suivent leur passion avec toutes mes capacités intellectuelles hormis les Qadariyyah ». Comment il a répliqué aux qadarites Iyaas fils de Mou^awiyah ? Il a dit : « J’ai dit aux qadarites : C’est quoi l’injustice pour vous ? ». Ils ont répondu « C’est que l’homme prend quelque chose qui n’est pas à lui ». Alors il a dit : « Je leur ai répliqué, je leur ai dit : Allah à lui appartient toute chose ». Il les a cassés juste avec cette phrase concise. Les mou^tazilites ont qualifié Dieu d’être injuste. Ils ont dit : « Comment est-ce qu’Il châtie ses esclaves pour des choses qu’Il a créé et qu’Il a voulu pour eux, c’est de l’injustice ». Quelle est la raison de cette parole ? C’est qu’ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature, ils se sont égarés et ils ont égaré autrui. Parmi ceux qui ont répliqué au qadarites, il y a le Qadiyy Iyaas fils de Mou^awiyah. Il a dit : « Je n’ai pas eu à avoir besoin de toutes mes capacités intellectuelles pour répliquer à un groupe des mauvaises passions hormis les qadarites ». Il leur a juste demandé « Quelle est la définition de l’injustice pour vous ? » Ils ont dit : « C’est que quelqu’un prenne quelque chose qui n’est pas à lui » et ça, c’est correct. L’injustice c’est d’agir dans ce qui appartient à autrui sans son accord. L’injustice, c’est d’accorder à la chose autre que sa juste place. L’injustice, c’est de contredire l’ordre et l’interdiction de celui qui ordonne et interdit. Tout cela nous fait comprendre que l’injustice c’est quelque chose d’impossible au sujet de Dieu. Parce que Allah est Celui à qui appartient toute chose. Parce que Dieu, c’est lui qui ordonne et qui interdit. Il n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. C’est pour cela qu’il leur a répliqué et qu’ils n’ont plus rien trouvé à dire lorsqu’il leur a dit : « A Allah appartient toute chose, donc l’injustice est impossible à son sujet ». Et Az-zouhriyy a donné un jugement à ^Abd al-Malik fils de Marwan une fatwa selon laquelle les qadarites étaient apostats. Tout comme cela a été cité par l’imam ^Abdou l-Qahir At-tamimiyy dans son livre ‘Ousoulou d-Din. Il n’y a pas lieu de reprocher aux gens de la vérité, à Ahlou s-sounnah d’étudier et de maîtriser la science du tawhid. Les bases, les principes de cette science existaient chez les musulmans des prédécesseurs, du salaf tout comme c’est le cas chez les successeurs des khalafs. Qui sont les salafs ? Ce sont les compagnons, leurs successeurs et les successeurs des successeurs. Rabi^at ar-ra’y, le chaykh de l’imam Malik tout comme l’imam Al-’Awza^iyy ont coupé court à la parole de Ghaylan fils de Mouslim le qadarite. A l’époque des successeurs des compagnons, il y avait un homme qui s’appelle Ghaylan, il était qadarite et il a été coupé court au débat avec lui par les preuves.

De même Al-Haçan Al-Bisriyy s’est occupé de cette science. Il fait partie des plus illustres des successeurs des compagnons tabi`iyy parmi les gens du salaf. Après tout cela, il n’y a pas lieu à quiconque de nous blâmer pour étudier cette science. Cette science, la science du tawhid est la plus honorable des sciences parce qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

S’il est dit, mais Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaine de transmission authentique d’après Ibn ^Abbas qu’il a dit : « Réfléchissez à propos de toute chose et ne réfléchissez pas à propos de l’être de Dieu, ceci est défendu ». La réponse est que la défense qui est parvenue de réfléchir à propos du Créateur avec l’ordre de réfléchir et de méditer à propos de la créature, cela implique de méditer et d’utiliser la raison et l’observation dans la souveraineté de Dieu dans les cieux et la terre afin de déduire par cela l’existence du Créateur et qu’il n’a aucune ressemblance avec ses créatures. Et celui qui n’a pas connu le Créateur, qu’il ne le distingue pas de ses créatures, comment pourrait-il appliquer cette parole de compagnon ce « athar » authentique ?! Le fait de méditer, de réfléchir et d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en sérénité, en apaisement et en certitude quant à la parfaite toute puissance de Dieu et sa sagesse. Pourquoi avons-nous reçu l’ordre de réfléchir et de méditer à propos des créatures de Dieu ? Parce que cela nous augmente en certitude, en la parfaite toute puissance de Dieu. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude en l’existence de Dieu. La certitude qu’il est sur toute chose tout puissant, que rien ne le rend impuissant, qu’Il est le créateur de tout ce qui est bénéfique, utile et nuisible et qu’il n’y a pas de créateur pour ce qui est profitable et utile et pour ce qui est nuisible hormis Lui soubhanah. Celui qui étudie par sa raison les créatures de Dieu, il saura que les causes ne sont créatrices de rien parmi les choses qui sont bénéfiques ou les choses qui sont nuisibles. Cependant, Dieu crée suite à ces causes ce qu’Il veut et ce qu’Il a su de toute éternité qu’il aura lieu. Ainsi, le médicament ne crée pas la guérison et la nourriture ne crée pas le fait d’être repu, rassasié. Et ce n’est pas l’eau qui crée la satiété. Ce n’est pas le feu non plus qui crée la brûlure. Preuve en est que le feu, n’a pas brûlé ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dedans, mais c’est bien Dieu qui est le créateur de tout cela. C’est Dieu qui est le créateur de la guérison lorsqu’on prend le médicament et c’est Dieu qui crée le fait d’être rassasié lorsque l’on prend ou consomme un morceau de pain par exemple.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les preuves des sujets de croyance islamique pour déduire l’existence de Dieu et la confirmation de ses attributs de science, de puissance, de volonté, d’unicité et ainsi de suite. La manière la plus complète en cela c’est que chacun d’entre nous apprenne les preuves qui confirme la croyance de Ahlou s-sounnah, preuve à partir du Qour’an et preuve selon la raison pour combattre les assimilationnistes et les autres groupes semblables. Pour cela les gens de science ont dit que l’apprentissage des preuves pour répliquer aux groupes égarés est un devoir, c’est un devoir collectif. Il est indispensable qu’il y ait à chaque époque des gens qui soient forts, qui maîtrisent la science de Ahlou s-sounnah, qui soient capables de réfuter les tentatives de mise en doute provoqué par les athées. Bien que ce ne soit pas des gens qui se disent musulmans, qui se réclament de l’Islam, mais il est indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à leur tentative de mise en doute. Il est également indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à ceux qui se disent musulmans, mais qui se sont égarés, qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah. Comme ceux qui à notre époque ont pour croyance que Dieu est un corps qui monte et qui descend. Tout comme ceux qui ont pour croyance que Dieu a rempli par son être le trône et certains d’entre eux ont pour croyance que Dieu est plus petit que le trône et d’autres ont pour croyance que Dieu est plus étendu, plus grand que le trône. Apprendre les répliques contre ces groupes égarés est une obligation tout comme l’ont dit les faqih et les quatre écoles islamiques. Aucun imam digne de considération n’a porté atteinte à cette science, n’a critiqué cette science, n’a remis en cause cette science qui est maîtrisée par Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah, qu’ils soient du salaf ou du khalaf. Ça veut dire qu’il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit à propos de ce sujet parce qu’il n’y a pas parmi eux de savants qui soient considérés.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que « la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk, l’association à Dieu, cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par Al-Kalaam », cela n’est pas dans l’absolu. Mais il vise les mauvais innovateurs les qadarites et d’autres qui ont contredit les textes de la Loi, le livre et la sounnah et qui se sont approfondis dans leurs mauvaises passions corrompues. Quant au kalam, les débats qui sont conformes au livre et à la sounnah, qui éclaircissent les réalités de la chari^ah, de la Loi notamment lors de l’apparition des zizanies et des mauvaises innovations, c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité. Ach-Chafi^iyy ne l’a pas blâmé.

Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée maitrisait et comprenait cette science. Il avait débattu avec Bichr Al-Mirrisiyy, Hafs al-fard et il a coupé court à leur débat en les faisant taire. On peut dire Al-Marisiyy et Al-Marrisiyy. Cela n’est pas valide de dire que Ach-Chafi^iyy n’aurait pas déclaré mécréant ce groupe de mou^tazilah. Et ce qui est rapporté et qui fait comprendre l’inverse, il est interprété par l’autre groupe des mou^tazilah. Tout comme on le sait le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Et ma communauté se partagera, se divisera en 73 groupes, tous seront en enfer sauf un seul ». Quand il a dit que tous seront en enfer, cela ne veut pas dire que tous sont mécréants. Mais c’est comme l’ont dit certains gens de science « Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance ». Cependant, tous ceux-là qui ont contredit la voie correcte, ils méritent l’entrée en enfer. C’est ça l’explication de ce qui est parvenue dans le hadith « Qui seront tous en enfer ». Parmi ceux-là il y a les mou^tazilah. Combien sont les mou^tazilah ? Environ une vingtaine de groupes. Certains d’entre eux, des mou^tazilah, des vingt groupes, de sous-groupes des mou^tazilah certains sont arrivés jusqu’à la mécréance, d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Ceux d’entre les Qadariyyah, les mou^tazilah qui prétendent que Dieu est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal, ils sont devenus mécréants. Également ceux qui parmi les mou^tazilah prétendent qu’après que Dieu ait crée en l’esclave la capacité de créer son acte, Il est devenu impuissant à lui créer son acte ce groupe-là également est mécréant. Mais ceux qui parmi les mou^tazilah se sont limités à dire que Dieu ne sera pas vu dans l’au-delà, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette parole. Également parmi les mou^tazilah ceux qui ont dit que le Qour’an est créé et qui ont porté cette phrase sur les termes qui sont révélés, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette phrase. Également ceux qui parmi les mou^tazilah ont dit que le musulman qui a commis un grand péché il restera éternellement en enfer s’il meurt sans se repentir comme les mécréants, les savants n’ont pas déclaré mécréant les mou^tazilites qui disent cela également. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui dit que l’esclave crée ses actes. C’est pour cela que la règle chez les savants c’est qu’il y a parmi les mou^tazilites ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a parmi les mou^tazilites ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy et de ses semblables concernant les paroles qui pourraient faire croire qu’il ne déclare pas mécréant les groupes qui suivent leur passion, les mauvais innovateurs, c’est une parole qu’il convient d’expliquer comme concernant les groupes qui ont eu des croyances qui ne font pas sortir de l’Islam. Mais par contre si un groupe comme les mou^tazilah si parmi eux il y a certains qui nient que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, ça c’est de la mécréance sans aucun doute. Celui qui nie un des attributs obligatoires pour Dieu sans aucun doute c’est un mécréant. Parce que celui qui nie l’attribut de la parole au sujet de Dieu, il aura implicitement dit que Dieu est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Pour cela que Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a déclaré mécréant HafS al-fard après avoir débattu avec lui et qu’il lui ait donné les preuves après quoi il ne pouvait plus rien dire. Également pour Bichr Al-Marrisiyy.

Les mou^tazilah à leur début, par le passé, ils ne déclaraient pas haut et fort toutes leurs mauvaises croyances au grand jour. Par le passé, il n’y avait pas une déclaration explicite des mou^tazilah la parole que « L’homme crée ses propres actes ». Mais cette déclaration explicite de leur mécréance est apparue à l’époque d’un homme qui s’appelle le Qadiyy ^Abdl Jabbar qui est un de leur tête. Le croyant, il faut qu’il soit explicite et qu’il dise haut et fort pour confirmer la vérité et prouver l’infondée de ce qui est faux. Pour ne pas qu’ils induisent les gens dans la confusion et qu’ils comprennent le contraire de ce qui est correct. Et il est parvenu dans le livre Al-‘Awsat de Ibnou l-Moundhir que Al-Marrisiyy est un mécréant, c’est un athée. Et il a été rapporté de Hafs Al-Fard lui-même que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant. Suite à ce que Hafs Al-Fard avait dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu. La mécréance des mou^tazilah n’est pas uniquement à propos des actes de l’homme et de la création des actes de l’homme. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui nient les attributs obligatoires au sujet de Dieu. Certains d’entre eux disent : « Allah, Il sait, mais sans science » et ça c’est une mécréance. Même s’il dit que Allah sait, le fait de dire sans science ça fait tomber dans la mécréance. Ce n’est pas parce qu’il a dit que Allah sait que ça va l’épargner de cette déclaration de mécréance. Parce que celui qui nie la science au sujet de Dieu, il aura attribué à Dieu l’opposé, le contraire de la science. Également ils sont déclarés mécréants les mou^tazilah lorsqu’ils disent que Dieu après la création des corps il est incapable de créer les actes que font ces corps. Il y a également parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur des actes qui proviennent de la personne malgré elle alors que les actes qui proviennent de plein gré de la personne ce n’est pas Dieu qui en est le créateur. Pour ces 3 affirmations, les mou^tazilah sont déclarés mécréants.

Al-Bayhaqiyy et d’autres ont rapporté une autre expression de Ach-Chafi^iyy : Que l’esclave vienne au jugement de Allah ^azza wa jall avec tout péché hormis le chirk, c’est-à-dire l’association à Dieu cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ces passions. Et il y a une autre version, la version de Zakariyya fils de Yahya As-Sadji qui rapporte de Ar-Rabi^ à propos de ce même évènement. Il a dit Ach-Chafi^iyy est venu à nous un jour alors qu’ils débattaient au sujet du qadr, de la prédestination. Il leur a dit : « Soit vous quittez notre assemblée soit vous nous côtoyez, mais avec bonne croyance et bon comportement ». Puis il a dit que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tous péchés excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ses passions. Qu’est-ce que Ach-Chafi^iyy a visé par cette parole ? Il a voulu blâmer la voie des Qadarites. Preuve en est ce qu’ils disent « Que de venir avec une de ses mauvaises passions ».

Justement les passions ici en arabe « ahwa » c’est le pluriel de « hawa » le singulier, c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie du salaf. Il a voulu par cela blâmer la voie des Qadarites et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet. C’est comme si Ach-Chafi^iyy voulait suivre en cela ce qu’il a été rapporté de `Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, qu’il rapporte du prophète ﷺ qu’il a dit : « Ne côtoyez pas les gens qui remettent en cause al-qadr, la prédestination et n’ouvrez pas le débat avec eux ». Pour cela Al-Haçan Al-Bisriyy a surnommé les qadarites, les mou^tazilah qui littéralement veut dire le groupe qui est rejeté. Un jour un d’entre eux de ces Qadarites a commencé à parler dans l’assemblée de Al-Haçan Al-Bisriyy que Dieu l’agrée et Al-Haçan Al-Bisriyy lui a dit de s’isoler d’eux, de les quitter, de s’éloigner d’eux d’où leur appellation, leur dénomination des mou^tazilah de groupe qui est rejeté.

Les passions c’est le pluriel de « hawa », c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie sur laquelle est le salaf. Il s’agit donc de ce à quoi s’attachent les mauvais innovateurs dans la croyance, comme les kharijites, les mou^tazilites, les mourji’ah, les najjariyyah et d’autres. Ce sont les 72 groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith célèbre mach-hour qui signifie : « Et cette communauté se divisera en 73 groupes, 72 iront en enfer et un seul au Paradis et c’est Al-Jama^ah, la majorité », rapporté par Abou Dawoud. Le groupe sauvé est un seul groupe. Malgré cela ce groupe constitue la grande majorité de ceux qui se disent musulmans. Pour ce qui est des autres groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith, ils sont nombreux, ils sont au nombre de 72. Parmi ces groupes il y a les mou^tazilah qui à eux seuls représentent une vingtaine de groupe de ces 72. Et parmi ces groupes, il y a les assimilationnistes qui sont un groupe. Par le passé il était surnommé les Qaramiyyah. Tout comme ils étaient appelés également Hachawiyyah. À notre époque, ils sont appelés Wahhabiyyah. Parmi les groupes qui ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il y a les Kharijites (khawarij) qui se sont écartés de ^Aliyy alors qu’auparavant ils faisaient partie de son armée et ils combattaient à ses côtés. Les kharijites également sont une vingtaine de groupes. Quand nous disons une vingtaine de groupes c’est-à-dire parmi les 72. Les mou^tazilah également parmi les 72 représentent une vingtaine de groupes. Parmi les groupes égarés également, il y a les mourji’ah. C’est un groupe qui se prétend musulman, qui se réclame de l’Islam, mais qui ne sont pas musulmans. Ils avaient pour croyance que le croyant, le musulman quoi qu’il fasse comme péché c’est-à-dire sans se repentir, il n’est pas châtié. Ils ont prétendu que tout comme aucun acte d’obéissance n’est bénéfique, n’est profitable à celui qui est mécréant, ils ont dit aucun péché de manière analogue n’est préjudiciable pour un croyant. Ils ont fait une fausse, une mauvaise analogie et ils se sont égarés. Il est vrai qu’aucune bonne action n’est profitable pour celui qui est mécréant, car le mécréant quoiqu’il accomplisse comme image des actes d’obéissance il n’en tirera pas profit en termes de récompense. Quant à leur prétention qu’aucun péché n’est nuisible pour le croyant, ça c’est une parole qui contredit la vérité. Ça veut dire que c’est de la mécréance et c’est de l’égarement, parce que le croyant, il subit un préjudice par les péchés qu’il commet. Le croyant, il subit une nuisance, ça lui nuit le fait de commettre des péchés. N’est-ce pas que le prophète a dit par exemple à propos des sept péchés qui mènent à la perte : « Évitez les sept péchés qui nuisent, qui sont préjudiciables, qui mènent à la perte ». Tandis que les mourji’ah prétendent que le croyant n’est pas châtié quel que soit les péchés qu’il fait tant qu’il est croyant. Selon eux la foi est une sorte de protection contre le châtiment. Et donc ils ont été appelés mourji’ah parce que le mot irjah signifie retardé ou reculé ou protéger. Le mot qui est la racine de leur appellation qui est al-irjah, c’est le fait de retarder, de reculer, de mettre un frein, d’éloigner. Et la raison de leur égarement, c’est leurs mauvaises compréhensions de certains textes. Ils ont mal compris par exemple un verset « . » ils ont compris que seul le mécréant sera châtié. Alors que le verset n’a pas pour signification ce à quoi ils ont abouti, mais le sens de ce verset est que le châtiment qui a été cité avant ce verset-là dont il est question-là c’est un châtiment qui n’est appliqué qu’aux mécréants. Ce groupe-là grâce à Dieu c’est comme s’ils ont complètement disparu. Il n’en reste plus aucun selon ce que nous savons comme a dit notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde, mais ils restent mentionnés dans les livres de science. Il dit les najjariyyah, c’est qui les najjariyyah ? C’est également un des groupes égarés. Les najjariyyah, c’est un sous-groupe de mou^tazilah. Ils sont des hommes qui suivent Mouhammad fils de Al-Houçayn fils de An-Najjar. Ils disent que Allah veut par Lui-même et non pas par un attribut qui s’appelle la volonté et ça c’est de la mécréance également. Quand il a dit et d’autres, c’est-à-dire ce qu’il a mentionné, ici c’est juste un échantillon ce n’est pas une liste exhaustive.

Le messager ﷺ tout comme c’est parvenu à propos du hadith qui porte sur la communauté, il nous a mis en garde contre ces différents groupes. C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. Dans une version, il a dit à propos du groupe qui sera sauvé, il a dit « Tous iront en enfer hormis un seul et c’est la majorité » c’est-à-dire la plupart de ceux qui se disent musulmans. Dans une autre version, il a été rapporté qu’il a dit que le groupe qui sera sauvé c’est le groupe qui aura la même croyance que le prophète avait et ses compagnons avaient. Et nous par la grâce de Dieu nous sommes sur la croyance qu’avait le prophète et les compagnons. La majorité des musulmans de ceux qui se disent musulmans ont la bonne croyance, la croyance qui est agréée par Dieu. Tandis que la croyance d’autre que Ahlou s-sounnah, autre que les sunnites, leur croyance n’est pas agrée par Dieu. Pour cela le prophète a dit que ces groupes qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah seront en enfer. C’est-à-dire que même si eux se présentent comme étant musulmans, mais leur croyance n’est pas agrée. Et au troisième siècle de l’hégire, il y a eu 2 illustres savants qui ont résumé la croyance des compagnons. C’était 2 illustres savants parmi les meilleurs des gens de leur époque. Ils ont résumé, énoncé et écrit la croyance des compagnons et ceux qui ont suivi correctement les compagnons jusqu’à nos jours. Mais eux bien sûr quand ils l’ont fait, c’est-à-dire ils ont résumé la croyance depuis les compagnons jusqu’à leur époque à eux. Et ce en présentant et en indiquant qu’elles étaient les preuves textuelles et les preuves rationnelles de cette croyance. Et ils avaient en plus de cela répliqué contre ceux qui avaient dévié et c’était en composant des écrits qui résumaient, indiquaient, présentaient et expliquaient la croyance des compagnons et de ceux qui les ont suivis correctement. Ils n’ont pas seulement répliqué à ceux qui ont dévié par rapport à la voie des compagnons, mais également ils ont répliqué aux athées. Et ils furent célèbres parmi Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah les sunnites. Le sunnite dès lors, depuis leur époque à eux, chaque sunnite qui suivait donc la croyance des compagnons et ceux qui avaient suivi les compagnons se réclament depuis leur apparition à ces deux savants-là se réclamaient de l’un de ces 2 illustres savants. Et ces deux savants sont Abou Mansour Al-Matouridiyy et Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy. Et jusqu’à nos jours Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah, les sunnites se réclament de ces 2 illustres imams et la plupart des pays musulmans sont sur la voie, la croyance de ces 2 imams.

Al-Bayhaqiyy a dit dans manaqib Ach-Chafi^iyy ce qui suit : « Je dis Ach-Chafi^iyy a visé par ces paroles Hafs et ses semblables parmi les mauvais innovateurs. C’est ce qu’il vise avec tout ce qui a été rapporté de lui dans le blâme de al-kalam, le blâme de ceux qui suivent cette voie. Sauf que certains rapporteurs de cette parole ont employé ce terme et d’autres l’ont restreint. Certains ont employé ce terme dans l’absolu et d’autres l’ont restreint. Dans la restriction de ceux qui l’ont restreint, il y a la preuve de ce que Ach-Chafi^iyy visait ». Puis il a dit : « Comment la parole de Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah serait-elle blâmable selon Ach-Chafi^iyy alors que lui-même a parlé dans cette science ?! Il a même débattu avec ceux avec lesquels il a débattu. Il a dévoilé les duperies de ceux qui ont essayé de diffuser à ses compagnons quelques mauvaises passions qu’ils avaient ». C’est pour cela qu’il n’y a pas de considération à ceux qui essaient de détourner la parole de Ach-Chafi^iyy sur cette question. Ach-Chafi^iyy maîtrisait parfaitement la science de la croyance et il répliquait à ceux qui contredisaient la bonne croyance. Et comme vous savez Abou Hanifata n-Na^maan il a appelé cette science, la science majeure. Par ailleurs comment Ach-Chafi^iyy selon ces calomniateurs blâmerait-il cette science alors que lui-même il l’a maîtrisait et il en a parlé et que Ach-Chafi^iyy avait débattu avec certains comme Bichr Al-Marrisiyy et Hafs Al-Fard. Parmi ceux qui étaient présents lors de ce débat, il y avait l’élève de Ach-Chafi^iyy qui s’appelle Ar-Rabi^ fils de Soulayman. Ar-Rabi^ fils de Soulayman avait dit : « J’étais présent lorsque Ach-Chafi^iyy avait débattu avec Hafs Al-Fard ». Il a donné deux chaines de transmission, il a dit : « Moi j’étais présent et Abou Chou^ayb m’a rapporté aussi ». Et il a dit : « Et je sais aussi qu’il y a ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi l-Hakam qui était présent également. On a besoin de ces noms pour savoir qui était présent dans cette assemblée de Ach-Chafi^iyy. Ar-Rabi^ fils de Soulayman, c’est l’élève de Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’étais présent aux côtés de Ach-Chafi^iyy ». Deuxième point Abou Chou^ayb m’a rapporté et il a dit : « Et je sais par ailleurs que ^Abdou l-Lah fils de ^Abdi l-Hakam était présent également » et un autre qui s’appelle Youçouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent également et la personne en question avec laquelle Ach-Chafi^iyy avait débattu, c’était qui ? C’était Hafs Al-Fard et Ach-Chafi^iyy le surnommait Al-Mounfard le singulier. Alors Hafs cet égaré dans l’assemblée qu’est-ce qu’il a fait ? Il a essayé d’ouvrir la discussion avec qui ? Avec ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam. Il lui a posé la question. ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam lorsque Hafs Al-Fard lui a dit : « Qu’est-ce que tu dis à propos du Qour’an ? » Il a refusé de lui répondre. Hafs Al-Fard s’est détourné vers Youçouf fils de ^Ammar, il lui a posé la même question « Que dis-tu à propos du Qour’an ? » et à son tour il n’a pas voulu répondre et les deux lui disaient poses ta question à Ach-Chafi^iyy. Pas explicitement, mais ils lui montraient Ach-Chafi^iyy, c’est lui qui peut te répondre. Il a posé la question à Ach-Chafi^iyy et Ach-Chafi^iyy a présenté plusieurs preuves et le débat s’est prolongé. Et Ach-Chafi^iyy a eu le dernier mot, il a eu le dessus en lui donnant les preuves que la parole du Qour’an c’est la parole de Allah et que la parole de Allah n’est pas créée et il a déclaré mécréant Hafs Al-Fard. Et Ar-Rabi^ plus tard il a rencontré Hafs Al-Fard et comment il lui a résumé le débat ? Il lui a dit : « Ach-Chafi^iyy, il a voulu me tuer ». Ça veut dire que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant Hafs Al-Fard et que c’est une mécréance qui consiste à quitter l’Islam et ce n’est pas comme certains essaient d’expliquer al-koufr par l’ingratitude, le manque de reconnaissance pour les bienfaits que Dieu agrée. La preuve est sortie de la bouche du concerné de Hafs Al-Fard, il a dit que « Ach-Chafi^iyy voulait m’exécuter ». Ibn ^Açakir a dit dans « tabyin kadhib al-mouftari » : « Ach-Chafi^iyy que Allah lui fasse miséricorde, a visé par sa parole uniquement le kalam –propos– de Hafs Al-Fard, le qadarite et ses semblables ».

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a bien déclaré mécréant Hafs Al-Fard après avoir débattu avec lui et après lui avoir donné les preuves qui ne lui permettait plus de dire quoi que ce soit. Il lui a dit : « Tu as mécru en Dieu l’éminent ». Et Hafs Al-Fard disait par la suite « Ach-Chafi^iyy voulait me trancher le cou, c’est-à-dire qu’il s’est rendu licite selon la Loi de l’Islam mon exécution ». Quelle est la raison de cela, pourquoi Ach-Chafi^iyy avait-il déclaré mécréant Hafs Al-Fard ? Parce que Hafs Al-Fard reprenait les propos des mou^tazilah. Quel était la parole de Hafs Al-Fard qui est la parole des mou^tazilah ? Ils disent que Allah parle d’une parole qu’Il crée dans des créatures à Lui. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole qui est Son attribut, un attribut des sens, l’attribut de Son être. C’est ainsi que les mou^tazilah disent à propos de l’attribut de la parole de Dieu. Et quiconque renie l’attribut de la parole à Dieu ce n’est pas un croyant et il dit à propos du Qour’an qu’il est créé. La croyance des mou^tazilah est que Allah n’a pas de parole qui soit propre à Son être, qui soit un attribut de son être. Les mou^tazilah prétendent que Dieu parle en créant une parole dans d’autres que Lui comme l’arbre auprès duquel Moïse se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui croit, qui a cette croyance parmi les mou^tazilites ce n’est pas un musulman. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui a cette croyance. Pour cela que plus tôt nous avons vu que parmi les mou^tazilites il y a ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Les mou^tazilah ont eu plusieurs paroles par lesquelles ils ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah. Il y a parmi les paroles que les mou^tazilah ont dites, celles pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et il y a parmi les paroles celles pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Parmi les questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, il y a cette parole de Hafs Al-Fard. En l’occurrence ici c’est qu’ils ont pour croyance que Dieu n’a pas d’attribut propre à Son être. Qu’est-ce qu’ils disent à ce sujet ? Ils disent que Dieu parle par une parole qu’Il crée dans d’autres que Lui comme selon eux la parole qu’il a créé dans l’arbre auprès duquel Mouça se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui nie un des attributs obligatoires selon la raison pour Dieu, il devient mécréant. Et nous avons précédemment vu que ça ne les sauve pas de la mécréance que de dire que Allah sait puisqu’ils disent sans science. Parce que quand ils disent sans science cela revient à nier un attribut obligatoire selon la raison pour Dieu.

Question : Qu’est-ce que Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah dit à propos du Qour’an ?

Au tout début nous disons le Qour’an c’est la parole de Dieu. Pour cela les gens de science ont empêché que l’on dise le Qour’an est créé excepté dans un cadre d’enseignement, un contexte d’enseignement. Pour pas que quelqu’un croit que ces feuilles sur lesquelles les mots sont tracés et que ces mots en tant que tels et les lettres qui sont dessus. Pour pas que quelqu’un croit qu’ils ne seraient pas créés.

Le Qour’an c’est la parole de Dieu. Cependant, comme notre Chaykh l’a dit : « Le terme Qour’an a 2 emplois ».

Le mot Qour’an est employé pour désigner la parole, l’attribut de l’être de Dieu, cette parole, cet attribut qui n’est pas des mots, qui ne sont pas des sons, qui ne sont pas des langues. Le terme Qour’an est employé également pour désigner les livres révélés dont certains sont en arabe, d’autres en araméen, d’autres en hébreu. Donc le terme Qour’an a 2 emplois, il est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu, il est employé pour désigner les termes qui sont révélés au prophète.

Le Qour’an a été révélé en langue arabe. Tout comme l’Évangile a été révélé en araméen et la Torah a été révélée en hébreu. Lorsque nous parlons d’Évangile, lorsque nous parlons de Torah nous visons les livres authentiques qui avaient été révélés aux prophètes respectifs. Ce n’est pas une condition de préciser à chaque fois « d’origine » ou « d’authentique », mais c’est lorsque nous parlons des livres qui ont été falsifiés, c’est là qu’il est indispensable de préciser que ce sont des livres falsifiés.

Quand nous disons l’Évangile, ça veut dire le livre qui a été révélé à Jésus ^alayhi s-salam. Lorsque nous parlons de Torah, nous visons le livre qui a été révélé à Moïse ^alayhi s-salam. Tout comme lorsque nous disons le Qour’an, nous visons le livre qui a été révélé à Mouhammad que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.

Ainsi, le mot Qour’an c’est un terme qui est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu et qui est employé également pour désigner les termes qui sont en arabe qui ont été révélés au prophète Mouhammad. Si l’un d’entre nous ouvre le Moushaf, le livre du Qour’an et qu’il récite, qu’est-ce qu’il est en train de réciter ? Il aura récité les termes qui ont été révélés. Ces termes sont une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu. Ces termes qui sont révélés sont des termes créés. Nous les récitons par notre langue, par notre bouche, nous l’entendons par nos oreilles, nous le mémorisons dans nos poitrines. C’est une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des mots, qui n’est pas des sons.

Dans un cadre d’enseignement, qu’est-ce que nous disons à propos des termes révélés ? Nous disons qu’ils sont créés parce que les feuilles sont créées, l’encre elle est créée, les lettres sont créées. Pour pas que quelqu’un ait pour croyance le contraire de la vérité, mais dans l’absolu on ne dit pas « Le Qour’an est créé ». Pour pas que quelqu’un ait l’illusion que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. Voilà en résumé la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah.


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