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AN NASAFIYY : EXEGESE DE SURAT AL-KAHF DE 1 A 19

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 30, 2024
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D’après l’exégèse de An-Nasafiyy : sourate al-Kahf comporte 111 versets selon le calcul biṣriy ou 110 versets selon le calcul kūfiy C’est juste une différence selon le mode de calcul.

Verset 1 : Al-Ĥamdu Lillāhi Al-Ladhī ‘Anzala `Alá `Abdihi : louange à Allāh Qui a fait descendre sur Son esclave : c’est-à-dire Muḥammad Ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam

Al-Kitāba : Le Livre : c’est-à-dire le Qurʾān. Dieu a indiqué à Ses esclaves et leur a fait savoir comment Le remercier et comment Le louer pour la plus grande de Ses grâces qu’il leur a accordées et il s’agit de la grâce de l’Islam. Et pour ce qu’Il a fait descendre à Muḥammad Ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam comme livre qui est la cause de leur sauvegarde. Car ce Livre comporte ce que Dieu ordonne, ce que Dieu interdit, les récits des communautés qui nous ont précédées, les choses qui vont se produire dans le futur, les promesses et menaces de la part de Dieu dans l’au-delà, des exhortations, des rappels.

Wa Lam Yaj`al Llahu `Iwaj : Et Il a fait qu’il n’y a pas d’anomalie dans ce Livre : Dieu a fait qu’il n’y a pas d’anomalies dans ce Livre, tout est correct et droit. « al-ʿiwāǧ» désigne une anomalie dans les sens alors que « al-ʿawāǧ» désigne des objets qui sont tordus (comme si on dit à propos d’un bâton qu’il est, ʿawāǧ tordu). Cela veut dire qu’il n’y a pas de contradiction dans le Qurʾān et il n’y a pas quelque chose qui est contraire à la sagesse.

Verset 2 : Qayyimāan Liyundhira Ba’sāan Shadīdāan Min Ladunhu Wa Yubashira Al-Mu’uminīna Al-Ladhīna Ya`malūna Aş-Şāliĥāti ‘Anna Lahum ‘Ajrāan Ĥasanāan

de droiture : c’est-à-dire correct : Dieu a fait que ce Livre soit droit. Si Dieu nie qu’il y ait dans le Qurʾān une quelconque anomalie, Il aura confirmé qu’il est correct et l’intérêt de citer les deux, c’est-à-dire nier l’anomalie et confirmer la droiture, alors que, de prime abord, l’un des deux pourrait faire se passer de l’autre : en effet, combien de ceux qui sont droits et dont on a témoigné de la droiture, on trouve en eux une anomalie. Donc il s’agit d’une insistance pour indiquer qu’il n’y a même pas d’anomalie. C’est pour cela qu’il a nié l’anomalie et il a confirmé la droiture.

Une autre explication que An-Nasafī a donnée : qayyiman : pour montrer que c’est un Livre qui est témoin de la véracité des livres antérieurs.

Afin qu’il avertisse. Le mot « an-dhara » est un verbe qui admet deux compléments d’objet directs. Mais ici, il n’y a qu’un seul COD mentionné parce que le deuxième est sous-entendu. Ici c’est le premier COD qui n’est pas mentionné : afin qu’il avertisse ceux qui ont mécru. Ceux qui ont mécru n’est pas mentionné ici, il est sous-entendu. baʾsan : c’est le deuxième COD et cela signifie un châtiment. D’un châtiment terrible. An-Nasafiyy a dit que Dieu s’est limité à ne mentionner que l’un des deux COD, pour mettre l’accent sur ce deuxième qui est un châtiment terrible.

De Sa part : un châtiment que Dieu a créé.

Afin qu’il annonce la bonne nouvelle aux croyants qui accomplissent les bonnes œuvres, qu’ils auront une bonne rétribution. Et il s’agit du paradis. Ici il ya une récitation « wa-youbaš-šira » ; il y a une autre récitation selon Ḥamzaʾ et ʿAlī : « wa-yab-šoura »

Verset 3 : Mākithīna Fīhi ‘Abadāan ils vont demeurer dans cette récompense : qui est le paradis, à jamais.

Verset 4 : Wa Yundhira Al-Ladhīna Qālū Attakhadha Allāhu Waladāan afin qu’il avertisse ceux qui ont prétendu que Dieu a un fils. Il a mentionné ceux qui sont avertis. Il n’a pas mentionné de quoi ils sont avertis. C’est le contraire de la formulation du verset 2. Les mécréants ont déjà été avertis de ce qui les attend et c’est un terrible châtiment.

Verset 5 :  mā Lahum Bihi Min `Ilmin Wa Lā Li’ābā’ihim Kaburat Kalimatan Takhruju Min ‘Afwāhihim ‘In Yaqūlūna ‘Illā Kadhibāan : ils n’ont pas de connaissance à ce sujet. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas connaissance que Dieu a un fils. Leur parole, quand ils disent que Dieu a un fils, ce n’est pas une parole qui est issue d’une connaissance. Mais c’est une parole qui reflète une profonde ignorance. Cela veut dire qu’ils n’en ont pas de connaissance parce que c’est quelque chose dont on ne prend pas connaissance puisque c’est quelque chose d’impossible selon la raison. C’est quelque chose d’irréalisable. Quand on ne sait pas une chose, c’est soit parce qu’on est ignorant de la manière avec laquelle on peut connaitre cette chose, soit parce que cette chose est impossible. Ce verset montre qu’ils n’ont pas de connaissance que c’est une réalité que Dieu ait un fils.

Ni leurs parents : c’est-à-dire leurs prédécesseurs.

Quel grand mot : c’est quelque chose d’étonnant de leur part, comment osent-ils dire cela ? C’est comme s’il avait été dit : combien cette parole est grave !! Il s’agit de la parole qui dit que Dieu a eu un fils. Le terme « kalima » parole, peut être utilisé pour un discours, pour un poème, ce n‘est pas un mot unique : c’est une expression.

Qui est sorti de leurs bouches : ceci qualifie la parole qu’ils ont osé dire, sa gravité. Beaucoup des mauvaises suggestions du chayTaane restent dans le cœur des gens. Beaucoup des choses qui sont blâmables, les gens n’osent pas les dire mais ils les gardent. Alors que dire de cette parole, elle est grave et pourtant, ils ont osé la dire !! Eux, non seulement ils ont suivi les mauvaises suggestions du šayṭān mais en plus, ils les ont prononcées.

Ils ne disent que des mensonges : en arabe, le mot signifie « parole mensongère « c’est un qualificatif. C’est comme s’il avait dit : ils ne disent que mensongères. Le mot « parole » est omis.

Verset 6 :  Fala`allaka Bākhi`un Nafsaka `Alá ‘Āthārihim ‘In Lam Yu’uminū Bihadhā Al-Ĥadīthi ‘Asafāan ne sois pas chagriné du fait qu’ils se sont détournés de ton rappel : en effet, les mécréants se sont détournés, ils ont refusé d’écouter l’appel du Prophète ʿalayhi-š-šalāt wa-salām qui a été envoyé à tout le monde, arabes et non arabes, humains et djinns. Allāh Taʿālā le console par ce verset. Il incite Son Prophète à ne pas être chagriné.

S’ils ne croient pas en ce texte : il s’agit du Qurʾān.

Ne fais pas preuve de beaucoup de chagrin :  c’est pour indiquer un profond chagrin. Toi, tu as fait ce que tu pouvais, mais eux, ils n’ont pas cru. (Comme le cas de abū Ṭālib l’oncle paternel du Prophète). Comme quelqu’un dont les proches l’ont délaissé, il est chagriné et souhaite les retrouver.

verset 7 :  ‘Innā Ja`alnā Mā `Alá Al-‘Arđi Zīnatan Lahā : Allāh a fait qu’il y ait sur terre comme une parure pour elle : Dieua fait qu’il y ait sur cette terre ce qui est un embellissement pour elle, c’est-à-dire ce qui fait que la vie soit aisée et soit facile sur terre, des choses qui sont appréciées.

Linabluwahum ‘Ayyuhum ‘Aĥsanu `Amalāan : afin que Nous les éprouvions, qui d’entre eux agit mieux que l’autre. Les bonnes œuvres sur cette terre, c’est le fait de délaisser les bienfaits qu’il y a sur elle, c’est d’être ascète, d’avoir le cœur détaché du bas-monde.

Verset 8 :  Wa ‘Innā Lajā`ilūna Mā `Alayhā : et Nous avons fait que cet embellissement sur terre

Şa`īdāan Juruzāan : elle va devenir par la suite une terre plate. Elle va devenir plate, dure, sans plante, alors qu’auparavant, elle était verdoyante. Cela signifie que tous ceux qui étaient vivants vont mourir, au Jour du Jugement. Il a cité des signes généraux avec l’embellissement de la terre, avec les différents genres de créatures.

Verset 9 : Am Ĥasibta ‘Anna ‘Aşĥāba Al-Kahfi Wa Ar-Raqīmi : sais-tu que les compagnons de la caverne

Ce que Dieu a créé sur terre est encore plus éminent que le récit de la caverne où les compagnons sont restés en vie une longue période. Le mot « al-kahf » c’est une grotte ou bien une caverne, c’est-à-dire une ouverture large dans une montagne.

Wa « ar-raqīm » : une première explication est que c’est le nom de leur chien. Une deuxième explication est que c’est le nom de leur village. Troisième explication : c’est le nom d’un livre qui a été écrit à leur sujet. Quatrième explication : c’est le nom de la montagne où se trouvait cette grotte.

Notre šayẖ ʿAbd Allāh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : ce que certains prétendent, que la chamelle de Ṣāliḥ et que le chien des compagnons de la caverne vont aller au paradis, c’est infondé et il faut arrêter de dire cela. Les animaux qui ont vécu sur terre, aucun d’entre eux n’ira au paradis. De même, aucun oiseau n’ira au paradis. Lorsque quelqu’un sera au paradis, il ne désirera pas avoir de chien.  Dans le bas-monde, certains peuvent désirer avoir un chien, pour une utilité, comme monter la garde ou autre. Au paradis, les gens ne désirent que les choses qui sont belles. Même le tabac n’est pas désiré au paradis.

Kānū Min ‘Āyātinā `Ajabāan : ils étaient un signe étonnant de la toute-puissance de Dieu.

Verset 10 : ‘Idh ‘Awá Al-Fityatu ‘Ilá Al-Kahfi Faqālū Rabbanā ‘Ātinā Min Ladunka Raĥmatan :  et cite comment de jeunes gens ont trouvé refuge dans la caverne et ils ont dit ô notre Seigneur accorde-nous de Ta part une miséricorde. La miséricorde ici, c’est le pardon et la subsistance et la sécurité contre les ennemis.                                                                                                                                                                                                                                                            

Wa Hayyi’ Lanā Min ‘Amrinā Rashadāan : et réserve-nous pour notre situation (ils viennent de quitter leur peuple de mécréants) ce qui est un bien pour nous (ce qui nous permet d’avoir du bien. Autre explication : facilite-nous ce qui nous permet de gagner Ton agrément.

Verset 11 :  Fađarabnā `Alá ‘Ādhānihim Fī Al-Kahfi: Nous avons fait qu’il y ait sur leur ouïe dans la caverne. Le COD a été omis et il s’agit d’un voile : Nous avons fait qu’il y ait sur leurs oreilles un voile. Et c’est un voile abstrait, c’est le sommeil car ils se sont endormis. C’est-à-dire que Nous les avons fait s’endormir d’un sommeil profond, de sorte que les sons ne les réveillent pas.

Sinīna `Adadāan : pendant de nombreuses années. Azaǧ-ǧāǧ qui est un spécialiste de la langue a dit que ceci indique un nombre élevé d’années, qu’on a besoin d’énumérer tellement il est élevé.

Verset 12 : humma Ba`athnāhum : puis Nous les avons ressuscités : c’est-à-dire Nous les avons réveillés de leur sommeil.

Lina`lama ‘Ayyu Al-Ĥizbayni : pour que Nous leur fassions savoir lequel des deux groupes avait dit le nombre correct d’années. En effet, ils avaient divergé entre eux combien d’années ils étaient restés endormis. Quand ils se sont réveillés, ils ont divergé à propos de la durée de leur séjour dans la caverne. L’un d’entre eux a demandé : combien de temps sommes-nous restés dans la caverne ? L’un a dit : un jour ou peut-être moins d’un jour. D’autres ont dit : non, on est resté plus qu’un jour et c’est notre Seigneur Qui sait mieux que nous combien nous sommes restés.

‘Aĥşá Limā Labithū ‘Amadāan : afin que vous sachiez lequel de ces deux groupes a estimé mieux que l’autre la durée du séjour.

Le sens est : afin que Nous manifestions les choses telles que Nous les savons de toute éternité.

Verset 13 : Naĥnu Naquşşu `Alayka Naba’ahum Bil-Ĥaqqi : Nous te citons leur récit véritable.

‘Innahum Fityatun : ce sont des « fitya » pluriel de « fatā » c’est-à-dire un jeune homme et ça veut dire aussi un brave, celui qui fait le bien, qui cesse de nuire, qui ne se plaint pas, qui évite les interdits et qui fait preuve de noblesse d’âme.  Et il a été dit que « al- fatā » c’est celui qui ne prétend pas avoir fait une chose avant de la faire et il ne se vante pas après l’avoir faite.

‘Āmanū Birabbihim Wa Zidnāhum Hudáan : ils ont cru en leur Seigneur et Nous les avons augmentés en bonne guidée. Nous les avons augmentés en certitude. Ils faisaient partie de la cour rapprochée de Dèce (empereur romain de 249 à 251) qui était un roi tyrannique. Mais Dieu a fait que la foi s’est introduite dans leurs cœurs. Chacun d’entre est devenu musulman, sans savoir que les autres l’étaient devenus également. Ils se sont dits que chacun rencontre un autre et dise ce qu’il a dans son cœur.

Verset 14 : Wa Rabaţnā `Alá Qulūbihim : et Nous avons raffermi leurs cœurs, par la patience, la patience à quitter leur patrie, pour sauver leur religion, la patience pour avoir le courage à clamer haut et fort la parole de vérité et annoncer leur islam.

‘Idh Qāmū : lorsqu’ils se sont levés, face à ce tyran, sans prêter attention à lui lorsqu’il les a blâmés quand ils ont délaissé l’adoration des idoles.

 Faqālū Rabbunā Rabbu As-Samāwāti Wa Al-‘Arđi : ils ont dit : notre Seigneur est le seigneur des cieux et de la terre. Ils ont dit cela fièrement.  

Lan Nad`uwa Min Dūnihi ‘Ilahāan : nous n’allons pas adorer d’autre dieu que Lui.

Laqad Qulnā ‘Idhāan Shaţaţāan : le fait d’adorer autre que Dieu est une grande injustice.

Audio 3 : Verset 15 :  Hā’ulā’ Qawmunā Attakhadhū Min Dūnihi ‘Ālihatan : ceux-là, notre peuple, ils ont considéré un autre dieu que Dieu.

Lawlā Ya’tūna `Alayhim Bisulţānin Bayyinin : est-ce qu’ils sont capables d’amener une preuve claire de la validité de leur adoration ? C’est une question qui entraine une réponse négative car c’est impossible qu’ils apportent une preuve claire de la validité de leur adoration des idoles.   

Faman ‘Ažlamu Mimmani Aftará `Alá Allāhi Kadhibāan : qui est plus injuste que ceux qui ont calomnié Dieu en en Lui attribuant un associé ?

Verset 16 :   Wa ‘Idh A`tazaltumūhum: et lorsque vous vous êtes décidés à les fuir : ce sont les jeunes gens qui se sont dits ces paroles entre eux

Wa Mā Ya`budūna : et ce qu’ils adorent : c’est-à-dire leurs idoles

‘Illā Allāha : au lieu d’adorer Dieu. Ces gens-là reconnaissaient l’existence de Dieu mais ils Lui attribuaient des associés. Exactement comme les habitants de La Mecque. Une autre explication : c’est une information à propos de ces jeunes gens : leur peuple adorait des idoles mais eux, ils n’étaient pas des idolâtres. Ils étaient des musulmans de la communauté de notre maitre ʿ Īsā ʿlayhi s-salām

Fa’wū ‘Ilá Al-Kahfi Yanshur Lakum Rabbukum Min Raĥmatihi : abritez-vous dans la caverne, votre Seigneur vous accordera de Sa miséricorde : c’est-à-dire de la subsistance.

Wa Yuhayyi’ Lakum Min ‘Amrikum Mirfaqāan : et Dieu vous accordera ce qui vous profitera. Ils ont dit cela du fait de leur grande confiance en Dieu. Ils espèrent que leur grande confiance en Dieu leur profitera quand ils iront dans la caverne.  C’est une preuve de la pureté de leur certitude en Dieu. Une autre explication : c’est une information qu’un prophète de leur époque leur a donnée. Il leur a dit : allez dans la caverne et Dieu vous accordera votre subsistance.

Verset 17 : Wa Tará Ash-Shamsa ‘Idhā Ţala`at Tazāwaru : et tu observes le soleil quand il se lève, il s’écarte. An-Nasafī cite plusieurs manières de réciter le mot « tazāwaru » selon Kūfī ; « tazzāwaru » selon Aš-Šāmī. L’origine est az-zawr qui est le fait de pencher, décliner. Et ziyāra qui est le fait de visiter car c’est comme si on est penché dans sa direction. Et zūr c’est le fait de se pencher pour s’écarter de la vérité.  

`An Kahfihim : de leur grotte. Pour ne pas que les rayons leur parviennent.

Dhāta Al-Yamīni : du côté droit.

Wa ‘Idhā Gharabat Taqriđuhum : et quand il se couche, il s’écarte par la gauche. Cela veut dire que, durant toute la journée, ils sont à l’ombre, le soleil ne les atteint pas, ni lorsqu’il se lève, ni lorsqu’il se couche.

Dhāta Ash-Shimāli Wa Hum Fī Fajwatin Minhu : alors que ces jeunes gens sont dans un endroit qui est exposé au soleil mais Dieu a voilé le soleil pour ne pas qu’il les atteigne. Et il a été dit que leur grotte comporte une ouverture qui permet l’aération et la fraicheur et ils ne sentent pas la gêne d’être dans une grotte fermée.

ḏālika Min ‘Āyāti Allāhi : ce sont là des signes de la parfaite toute-puissance de Dieu. Tous ceux qui sont dans cette direction sont atteints par le soleil mais eux, ne le sont pas et c’est un honneur pour eux. Et il a été dit que l’entrée de la caverne est au nord ; ils sont donc protégés du soleil à tout moment.  

Man Yahdi Allāhu Fahuwa Al-Muhtadi : celui que Dieu guide, c’est lui le bien guidé.

Wa Man Yuđlil Falan Tajida Lahu Walīyāan Murshidāan: celui que Dieu égare, nul ne le guide.

Verset 18 : Wa Taĥsabuhum ‘Ayqāžāan Wa Hum Ruqūdun : si tu les voyais, tu croirais qu’ils sont éveillés : c’est une parole adressée à tout un chacun et pas seulement au Prophète. Mais en réalité, ils sont endormis. Il a été dit que leurs yeux étaient ouverts alors qu’ils étaient endormis, de sorte que si quelqu’un les voyait, il croirait qu’ils sont endormis.

Wa Nuqallibuhum Dhāta Al-Yamīni Wa Dhāta Ash-Shimāli : et on les fait se retourner à droite et à gauche. Il a été dit qu’ils changent de position deux fois par an. Et il a été dit qu’ils changent de position une fois seulement, le jour de ʿĀšūrā

Wa Kalbuhum Bāsiţun Dhirā`ayhi : et leur chien a les pattes écartées. C’est-à-dire collées au sol.

Bil-Waşīdi : soit au centre, soit à l’entrée de la caverne.

Lawi Aţţala`ta `Alayhim Lawallayta Minhum Firārāan : si tu regardais dans la caverne pour les voir, tu te serais détourné et tu te serais enfui.

Wa Lamuli’ta Minhum Ru`bāan : et tu aurais été empli de peur. Il y a d’autres récitations : avec une chaddah sur le lam pour Lamuli’ta et ruʿubā avec une ḍamma sur la lettre ʿin. Et c’est la peur qui emplit la poitrine et ce, en raison de ce qu’ils inspiraient comme respect ou en raison de leurs cheveux qui sont devenus longs, leurs ongles également et leurs corps qui étaient grands.

Verset 19 :  Wa Kadhalika Ba`athnāhum: et ainsi, Nous les avons ressuscités : c’est-à-dire que tout comme Nous les avons faits dormir de ce sommeil-là , Nous les avons également réveillés, pour manifester la toute-puissance de Dieu à faire dormir et à ressusciter.

Liyatasā’alū Baynahum : afin qu’ils s’interrogent les uns les autres : qu’ils prennent connaissance de leur état et ce que Dieu a fait d’eux, pour que ce soit une moralité pour eux, pour que ce soit une preuve de la parfaite toute-puissance de Dieu et afin qu’ils augmentent en certitude et qu’ils remercient Dieu pour les grâces qu’Il leur a accordées.

Qāla Qā’ilun Minhum : l’un d’entre eux a alors dit. C’était leur chef.

Kam Labithtum : combien de temps êtes-vous restés ?  

Labithnā Yawmāan ‘Aw Ba`đa Yawmin : un jour ou peut-être moins qu’un jour. C’est ce qu’une personne a pensé ; c’est une preuve qu’il est permis de faire une hypothèse en se basant sur une conjecture qui est la plus probable.

Qālū Rabbukum ‘A`lamu Bimā Labithtum : d’autres ont dit : votre Seigneur sait mieux combien de temps vous êtes restés. Ceux qui ont dit cela, c’est comme s’ils ont repris ceux qui ont parlé en premier. C’est comme s’ils ont su, par des preuves ou par une inspiration de la part de Dieu, que la durée était longue et que seul Dieu la connait. Il a été dit que lorsqu’ils sont entrés dans la caverne, c’était la matinée. Puis lorsqu’ils se sont réveillés, c’était le milieu de la journée. Et quand ils ont vu que leurs ongles étaient devenus longs ainsi que leurs cheveux, c’est là qu’ils ont dit que Dieu seul sait la durée. Quant à celui qui a dit qu’ils étaient restés un jour ou moins, il s’est basé sur le fait qu’ils se sont réveillés en milieu de journée alors qu’ils étaient partis le matin. Ibnou- ʿAbbās que Dieu les agrée lui et son père a dit : concernant le nombre des jeunes gens (qui n’est pas cité dans le verset) : un des jeunes a parlé en premier donc ça fait un, puis les autres ont dit et le pronom employé indique au moins trois personnes, donc ça fait un total de quatre personnes. Puis un autre groupe a parlé, ce qui indique qu’il y avait au moins trois personnes, donc le total est de sept.

Fāb`athū ‘Aĥadakum : envoyez l’un d’entre vous. Si vous n’avez pas le moyen de connaitre, faites autre chose qui vous importe, envoyez l’un d’entre vous et il s’agit de Yamlīǧā.

Biwariqikum : avec votre argent. Il y a une autre récitation « biwarqikum » selon Abū ʿAmr, Ḥamza et de Abū Bakr. Et al-wariq c’est l’argent métal, brut ou frappé en pièces.

 Hadhihi ‘Ilá Al-Madīnati : à la ville. La ville s’appelle Tarṣūṣ. Le fait qu’ils aient pris avec eux des pièces d’argent, lorsqu’ils se sont enfuis, est une preuve qu’ils se fient à Dieu et non pas qu’ils s’appuient sur les coïncidences et ce qu’il y a dans les récipients des gens. Il n’y a pas d’incompatibilité entre le fait de se fier à Dieu et de prendre par les causes. Un savant aimait beaucoup aller à La Mecque et il disait que ce voyage ne nécessite que deux choses : avoir une bourse qu’on attache à sa ceinture pour les frais du voyage et se fier à Dieu.

Falyanžur ‘Ayyuhā : et qu’ils voient qui d’entre eux (parmi les habitants de la ville)

 ‘Azká Ţa`āmāan qui a la nourriture la moins chère et de bonne qualité

Falya’tikum Birizqin Minhu : pour qu’il vous ramène quelque nourriture

Wa Līatalaţţaf : qu’il agisse avec douceur. Première explication :pour ne pas qu’on le trompe quand il va acheter de la marchandise. Deuxième explication : pour ne pas qu’on le reconnaisse.

Wa Lā Yush`iranna Bikum ‘Aĥadāan : et qu’il ne fasse rien qui attire l’attention sur nous. C’est-à-dire qu’il ne soit pas une cause pour qu’on sache qu’on est dans cette caverne et qu’on nous nuise.

Audio 4 :

20 ‘Innahum ‘In Yažharū `Alaykum Yarjumūkum ‘Aw Yu`īdūkum Fī Millatihim Wa Lan Tufliĥū ‘Idhāan ‘Abadāan

21 Wa Kadhalika ‘A`tharnā `Alayhim Liya`lamū ‘Anna Wa`da Allāhi Ĥaqqun Wa ‘Anna As-Sā`ata Lā Rayba Fīhā ‘Idh Yatanāza`ūna Baynahum ‘Amrahum Faqālū Abnū `Alayhim Bunyānāan Rabbuhum ‘A`lamu Bihim Qāla Al-Ladhīna Ghalabū `Alá ‘Amrihim Lanattakhidhanna `Alayhim Masjidāan

22 Sayaqūlūna Thalāthatun Rābi`uhum Kalbuhum Wa Yaqūlūna Khamsatun Sādisuhum Kalbuhum Rajmāan Bil-Ghaybi Wa Yaqūlūna Sab`atun Wa Thāminuhum Kalbuhum Qul Rabbī ‘A`lamu Bi`iddatihim Mā Ya`lamuhum ‘Illā Qalīlun Falā Tumāri Fīhim ‘Illā Mirā’an Žāhirāan Wa Lā Tastafti Fīhim Minhum ‘Aĥadāan

23 Wa Lā Taqūlanna Lishay’in ‘Innī Fā`ilun Dhālika Ghadāan

24 ‘Illā ‘An Yashā’a Allāhu Wa Adhkur Rabbaka ‘Idhā Nasīta Wa Qul `Asá ‘An Yahdiyani Rabbī Li’qraba Min Hādhā Rashadāan

25 Wa Labithū Fī Kahfihim Thalātha Miā’atin Sinīna Wa Azdādū Tis`āan

26 Quli Allāhu ‘A`lamu Bimā Labithū Lahu Ghaybu As-Samāwāti Wa Al-‘Arđi ‘Abşir Bihi Wa ‘Asmi` Mā Lahum Min Dūnihi Min Wa Līyin Wa Lā Yushriku Fī Ĥukmihi ‘Aĥadāan

27 Wa Atlu Mā ‘Ūĥiya ‘Ilayka Min Kitābi Rabbika Lā Mubaddila Likalimātihi Wa Lan Tajida Min Dūnihi Multaĥadāan

28 Wa Aşbir Nafsaka Ma`a Al-Ladhīna Yad`ūna Rabbahum Bil-Ghadāati Wa Al-`Ashīyi Yurīdūna Wajhahu Wa Lā Ta`du `Aynāka `Anhum Turīdu Zīnata Al-Ĥayāati Ad-Dunyā Wa Lā Tuţi` Man ‘Aghfalnā Qalbahu `An Dhikrinā Wa Attaba`a Hawāhu Wa Kāna ‘Amruhu Furuţāan

29 Wa Quli Al-Ĥaqqu Min Rabbikum Faman Shā’a Falyu’umin Wa Man Shā’a Falyakfur ‘Innā ‘A`tadnā Lilžžālimīna Nārāan ‘Aĥāţa Bihim Surādiquhā Wa ‘In Yastaghīthū Yughāthū Bimā’in Kālmuhli Yashwī Al-Wujūha Bi’sa Ash-Sharābu Wa Sā’at Murtafaqāan

30 ‘Inna Al-Ladhīna ‘Āmanū Wa `Amilū Aş-Şāliĥāti ‘Innā Lā Nuđī`u ‘Ajra Man ‘Aĥsana `Amalāan

31 ‘Ūlā’ika Lahum Jannātu `Adnin Tajrī Min Taĥtihimu Al-‘Anhāru Yuĥallawna Fīhā Min ‘Asāwira Min Dhahabin Wa Yalbasūna Thiyābāan Khuđrāan Min Sundusin Wa ‘Istabraqin Muttaki’īna Fīhā `Alá Al-‘Arā’iki Ni`ma Ath-Thawābu Wa Ĥasunat Murtafaqāan

32 Wa Ađrib Lahum Mathalāan Rajulayni Ja`alnā Li’ĥadihimā Jannatayni Min ‘A`nābin Wa Ĥafafnāhumā Binakhlin Wa Ja`alnā Baynahumā Zar`āan

33 Kiltā Al-Jannatayni ‘Ātat ‘Ukulahā Wa Lam Tažlim Minhu Shay’āan Wa Fajjarnā Khilālahumā Naharāan

34 Wa Kāna Lahu Thamarun Faqāla Lişāĥibihi Wa Huwa Yuĥāwiruhu ‘Anā ‘Aktharu Minka Mālāan Wa ‘A`azzu Nafarāan

35 Wa Dakhala Jannatahu Wa Huwa Žālimun Linafsihi Qāla Mā ‘Ažunnu ‘An Tabīda Hadhihi ‘Abadāan